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TARA EXPEDITIONS : UN AN AUX PÔLES
TErrE BLANCHE NUIT NOIrE
TARA EXPEDITIONS UN raison AN AUX PÔLES Chacun y vient pour:une
THE GLASTONBUR TERRE BLANCHE
Immobile, le Tara fait corps avec la glace qui dérive lentement. Un voilier navigant par le déplacement d’une mer de glace. Une nef de survie pour les hommes. Un bateau extraordinaire, avec une coque en aluminium capable de résister aux formidables pressions du froid. Un vaisseau taillé pour l’exploit.
RY NUIT EXPERIENCE NOIRE PHOTOGRAPHIE VINCENT HILAIRE / TARA EXPEDITIONS
Vincent Hilaire révèle pour la première fois dans un livre et une exposition les images extraordinaires de sa dernière mission à bord du Tara, en Antarctique (2011) et dans le cercle Arctique (2008). Un an au total, passé aux pôles, dans la nuit, les crissements de la banquise et le grognement des ours polaires. A bord d’un vaisseau d’exception, Vincent raconte le bout du monde, une autre planète et la vie de 10 à 14 hommes d’équipages, marins, scientifiques, journalistes, en huit clos dans l’immensité blanche, cherchant avec opiniâtreté à tâter le pouls malade de la terre à ses extrêmes.
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Le novergien gelé, homo icebergus : Audun Tholssen (un guide des glaces). Cette photo montre a quoi on ressemble apres 1/4 d’heure dehors dans la nuit polaire.
Par Sébastien Di Silvestro
C
Correspondance de bord. Première vision après Longyarben dans les îles Spitzberg. Au travers du hublot du Twin Otter (un bi-moteur utilitaire) bringuebalé par les vents du nord, apparaît la silhouette du Tara. Image irréelle d’une goélette fantôme, sertie dans les glaces de la banquise. Vincent Hilaire grave l’instant dans sa mémoire. Ici commence une nouvelle vie. Une mission rare et tant attendue, à la suite de JeanLouis Etienne et de Sir Peter Blake. Car la Goélette n’est pas un navire comme les autres. Elle est profilée pour l’aventure et les pires conditions. C’est volontairement que son Capitaine, Hervé Bourmaud, s’est laissé avaler par la banquise. Car ce deux mats de 36 mètres possède une coque en aluminium capable de résister à de fortes pressions. Alors après avoir étudié l’évolution du phytoplancton sur les océans du globe, les scientifiques embarqués veulent mesurer la fonte des glaces, la dérive, rassembler autant de données que possible à partager avec la communauté internationale. Le Tara posé, cristallisé comme une base Pilot Press feature n° : PP 0021211
“ A un moment, j’ai l’impression que ce n’est plus un bateau mais un chapiteau de cirque avec ces lumières qui attirent un spectateur improbable”. Ce sont juste les lumières du bateau, un phare dans la nuit”.
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Montage de l’armature d’une tente de survie russe. Solide, fiable, pas facile a monter la “kapch” typique de Siberie. Une crinoline geante...
Photographier n’est pas simple quand la nuit force la pause longue sur une banquise bancale en mouvement. Quand le déclencheur à distance oblige à sortir les mains douloureuses de ses gants. Quand le moment de la photo intervient après toute une journée de manœuvres, de ski, de portage de matériel lourd, de corvées de glace...
polaire dans la mer de glace navigue immobile avec la banquise. Tout autour : rien, personne. Nous sommes alors en 2007, et les nouvelles ne sont pas bonnes. Les prélèvements effectués indiquent une fonte bien plus rapide que prévue. Si les climatologues tablaient sur une disparition totale en 2050, le point de non retour pourrait advenir d’ici à 2015. Mais pour l’heure, Vincent Hilaire, nommé correspondant de bord, débarque comme sur la lune, dans cette aventure initiée depuis 7 ans par Etienne Bourgeois et Agnès B. D’abord, bien sûr, le froid. Moins 11 degrés, autant dire l’été sous ces latitudes. Et les moins 30 approchent avec la pleine nuit. Il faut marcher sur la banquise, sur 4000 mètres de fonds à côté du camion emportant son précieux avitaillement : des bananes, des œufs, du lait etc… Et puis le bruit surtout. Celui d’une avalanche permanente de craquements sourds, de cette banquise en dérive P i l o t PPirleosts Pfreeastsu rfee ant°u r:e PnP° 0:0 2B1P2 1011 1 1 1 1
nuptiale avec la Goélette, se pressant contre la coque de toute sa masse continentale. Sensation étrange de déplacement immobile vers une destination encore inconnue se mesurant jour après jour par GPS. Une succession de jours qui ne se lèvent pas. Une nuit continuelle de dérive glacée. 100 ans après la première expérience humaine de ce type menée par le Norvégien Fridjtof Nansen. L’aventure.
LA LUNE ÉTAIT DEVENUE NOTRE SOLEIL « J’avais l’impression de vivre ma vie comme je le devais », raconte Vincent avec ce sourire généreux de ceux qui souhaitent partager, de ceux qui se découvrent eux même en découvrant ailleurs, comme beaucoup
Instant magique ou la lumière de la faille et de la lune communique. La terre et le ciel. Et de chaque côté de la faille, un homme et une femme.
Chargement de matériel scientifique au tout debut de la nuit polaire encore claire. Un moment pour prendre un bon bol d’air apres quelques jours de tempête coinçant les hommes dans
dans le cercle très fermé des « polaires ». Amateurs s’abstenir. Car après un accueil par l’équipage du navire aussi chaleureux qu’il gèle à l’extérieur, Vincent va rapidement entrer dans le concret de sa mission. A bord, chacun est un membre de l’équipage avant ses propres tâches. La sienne ? Filmer, interviewer, photographier, raconter, faire vivre au quotidien cette aventure solitaire. Accompagner les scientifiques pendants les mouillages, les carottages, les manœuvres, être partout, faire le lien avec l’extérieur mais aussi entre les hommes dans cet isolement total. L’avion repart, il découvre les 3 mètres carrés de sa cabine, un sourire radieux aux lèvres. Au travail. Premières sorties. Photographier n’est pas simple quand la nuit force la pause longue sur une banquise bancale en mouvement. Quand le déclencheur à distance oblige à sortir les mains douloureuses de ses gants. Quand le moment de la photo intervient après toute une journée de manœuvres, de ski, de portage de matériel lourd. Au terme de ces 2 expéditions, Vincent Pilot Press feature n° : BP 011111
Hilaire affichera une perte de 15 kilos au compteur et un réveil musculaire en proportion. Parmi les tâches quotidienne : la corvée de glace pour ramener quelques 200 litres d’eau à bord. Devoir la chercher loin pour ne pas entamer la plaque autour du navire. La popote, la vaisselle ou l’incinération des déchets dans un fût rythment la vie du bord. L’homme jubile dans ces efforts avec la simplicité rieuse de ses co-équipiers du bord, tous passionnés, qualifiés, polyvalents, partageant plus dans cette solitude à 14 que pendant bien des années à terre. C’est l’espace de cette vie que Vincent s’attachera à photographier. Une vie faite d’espace. Alors ses clichés ne mettent pas en scène ces images attendues de l’effort. D’homme tirant, poussant, transpirant sous la neige, crispés par l’effort. Pas de filtre bleu, rouge, vert, de flashs pour « faire science » lors des missions. Les images de Vincent font une place au vide intégral. Au sentiment d’éloignement du monde. A l’éloignement des hommes du navire, seul
mince point de lumière lointain, unique cordon ombilical de la survie dans un territoire aussi merveilleux qu’hostile. Vincent Hilaire privilégie, les ambiances, la lumière naturelle de « cette lune qui était devenue notre soleil », la pose lente en miroir de la longue dépose du navire filant imperceptiblement sur la banquise. Le flou de bougé qui restitue si bien ces mouvements saccadés, tailladés par le froid et ces images captées par l’entrebâillement d’une capuche polaire. Blanc sidéral. Noir sépulcral. Le noir et blanc sur la banquise, c’est une évidence… Et un clin d’œil, au-delà du temps, à celui des explorateurs dont les missions de découvertes du monde se poursuivent avec le Tara par la découverte de l’état du monde. Sur sa frange la plus éloignée. Sur le toit du monde que la poésie nous conte toujours vierge mais que les prélèvements démontrent asphyxié par le plastique. Vincent nous expose la beauté intacte, in vivo de nocce, d’un continent sombrant en silence.
COUPS DE BLUES, COUPS DE CŒURS ET COUPS D’ÉCLATS
A
ce moment du tango polaire, moins que la beauté en péril, la question cruciale qui anime l’équipage à ce moment, c’est de savoir si la dérive conduira le Tara vers le Groënland, avec la crainte que l’épaisseur de la glace ne rende particulièrement périlleuse la désincarcération du navire, ou la « sortie swalbardaise » du côté des îles Spitzberg. Vincent raconte cet épisode sous la forme de paris ouverts entre les membres du bord alors que les plongées montraient la formation d’une quille de glace de huit mètres de profondeur sous le navire ! Le Tara sera-t-il manoeuvrable ? Mais comme rien n’est improvisé à bord du Tara, l’équipage a confiance. Pilot Press feature n° : PP 0021211
Nuit polaire profonde. - 30 degrés “ Les pas ont pris un sens car ils me faisaient penser à ceux d’Armstrong sur la lune. On nous a appelé les “Taranautes”, car nous étions sur une nef seuls au milieu de nulle part. Et pourtant nous sommes vraiment là”
Les chiens sont là pour japper en cas de mouvement de la banquise ou pour prévenir de l’arrivée d’un ours polaire. Ce qui arrivera de nombreuses fois. Dont une pendant que Vincent rédige le journal de bord. Vincent fonce sur le pont, le projecteur suit les cercles lents de l’animal autour de la coque. Un autre soir, c’est la mer de glace qui entre en tumulte, se casse en crêtes de compressions illustrant la violence des mouvements invisibles. Une aventure c’est aussi un spectacle permanent d’images hors du commun. Chaque jour, Vincent filme, monte, diffuse tout en préparant son travail noir et blanc pour lequel il rééclaire toute la coque avec quelques mandarines. Mais dans cet isolement, il y a aussi, les coups de blues. Chacun passe par là avec les autres pour l’en sortir. Pour Vincent, ce sera le petit coup de grisou tombera le jour de son anniversaire qui souligne l’isolement et la fatigue physique. « Je m’étais levé du pieds gauche, ce jour là. Mais Minh Ly, le médecin de bord, trouve les mots, et l’équipage me fait participer à la préparation Pilot Press feature n° : BP 011111
de la soirée de fête. J’ai vite retrouvé le moral et la pêche », se souvient Vincent. C’est comme ça les aventures humaines, affairés à faire de grandes choses dans des conditions extrêmes, ce sont souvent les petits riens qui vous plombent ou vous font remonter à la surface. En descendant d’un pick-up, au retour à Longyarben, dans un moment de ces moments incongrus que partagent les hommes resserrés, Vincent Demande au très respecté Etienne Bourgeois, le directeur de Tara Expedition « si il pouvait regarder mon cul ! Il regarde et se marre avant de blanchir un peu. Je venais de m’ouvrir sur 20 centimètres de long et profondeur une fesse, sans aucune sensation, le froid aidant », rit encore Vincent. Par contre, dans l’adversité, pas de temps pour le spleen ni la rigolade, quand, le Tara fini par se dégager au bout de longs mois, il faut faire face lors du convoyage vers Lorient à un ouragan. Une dépression de force 10 avec l’anémomètre bloqué à 81 nœuds (160 kilomètres heures). « Les rafales de
A bord, le Sauna hebdomadaire est le moment de récréation. Juste une fois par semaine pour économiser l’énergie. 120° d’amplitude thermique entre l’extérieur et l’intérieur.
vent nous avaient obligé à affaler toute la toile avant d’exploser littéralement la trinquette (petite voile d’avant) maintenue pour nous permettre de garder un minimum de cap. Ce jour là, après avoir résisté aux compressions de glace, j’ai compris que Tara était un bateau à part, taillé pour l’exploit, pour les exploits ». Comme les gars de la mer. Vincent titrera « Tara fatigué, secoué mais libéré ! ». Comme ses compagnons de mer.
« UN ETE AUSTRAL »
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our sa deuxième mission 2010-2011 à bord du Tara, c’est en correspondant expérimenté que Vincent montera à bord. Direction, le pôle sud, où personne n’a jamais vécu. Une terre gelée appartenant aux animaux. Un mer où le Tara évoluera librement entre les icebergs. Il rejoint son navire à Capetown en Afrique du Sud. Et débarquera à Valparaiso au Chili, 6 mois plus tard, de retour des terres sublimes de la Reine Maud P Pi il lo ot t P Pr re es ss s f fe ea at tu ur re e n n° ° : : B PP P 0021211
En mer de Weddel. Pour faire les manipulations scientifiques le skipper devait slalomer au moteur entre les nombreux icebergs attachĂŠ par un cable au fond avec un materiel pesant quelque 750 kilos. Moments de tension.
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Légende :
L’homme jubile entre l’île de Joinville et l’île d’Urville, alors que le nombre de « glaçons » augmentent autour du bateau et que l’équipage assiste médusé au spectacle des icebergs et montagnes qui finissent par se confondre avec le blanc du ciel. (l’Antarctique) en passant par Buenos Aeres, Ushaïa, traversant l’un des passages de navigation les plus difficiles au monde (le passage du Drake), dans des conditions idéales ; puis la Patagonie, Puerto Montt et Valparaiso. 26.000 kilomètres sur 3 océans, avec de nombreuses stations scientifiques. Le « room mate » de Vincent s’appelle Mike Lunn. Un grand marin néo-zélandais, forcément taciturne, l’officier de pont en charge de toutes les manoeuvres à la voile. Autant dire l’homme clé dans cette succession de récifs glacés et piégeux. Ils se lient d’amitié. Passionné de photo, il aidera Vincent à se trouver au bon endroit, au bon moment en prenant regulièrement le zodiac, pour des spots photographiques aussi courts qu’intense. Le navire file. Entre les glaces, on ne peut s’arrêter longtemps. Après les mouillages d’échauffement du nouvel équipage et trois jours de navigation brumeuse, Vincent voit se découper sur fond de mer étale une forme immense et lumineuse. Il s’apprête à photographier son premier iceberg tabulaire (en forme de table). Un colosse de glace avec des bords de 80 mètres de haut, pour plusieurs centaines de mètres de long. Une surface réfléchissante tellement formidable qu’elle projette dans les nuages un halo de lumière comme un projecteur de cinéma géant. Une image miroir dans le ciel gris. Puis le Tara retrouvera enfin les glaces…Un matin, un scientifique du bord montre à Vincent ses mesures de la thermocline (la zone de transition thermique entre les eaux superficielles et les eaux profondes). Il croque une madeleine de Proust au goût d’embruns. Il se souvient de son grand père, un militaire de marine devenu ingénieur océanographe spécialiste de Pilot Press feature n° : PP 0021211
A Capetown, au depart de l’Afrique du Sud. Pour six mois de mer de l’Antarctique au Chili. Photo prise par un photographe de l’AFP à bord d’un bateau suiveur.
la banquise, qui enfant, lui montrait comment avec des colorants on pouvait voir les mouvements invisibles des eaux. Comment lire la mer. Le journaliste photographe avait toujours voulu monter à bord d’une expédition marine, mais ce jour là, il réalise pourquoi il y est arrivé, pourquoi il y est à sa place. L’homme jubile entre l’île de Joinville et l’île d’Urville, alors que le nombre de « glaçons » augmentent autour du bateau et que l’équipage assiste médusé au spectacle des icebergs et montagnes qui finissent par se confondre avec le blanc du ciel. L’équipage entier passe le temps la tête relevée comme assistant à un miracle de beauté qui n’en finira pas de surprendre. Ils débarquent à terre au pays des manchots, des volcans, mesurant sans relâche toutes les données hydrographiques et géologiques. Vincent Hilaire saisit les hautes lumières de ces terres réfléchissantes tirant du blanc au plus profondes nuances de bleu. Dernière station : « Deception island » dans la grisaille. Blues mécanique sur le retour, même
par le mythique Cap Horn, après un mois d’Antarctique. Un an aux pôles en 2 missions humanistes. Que peut-il bien se passer, après tant d’expériences extraordinaires, quant on repose le pied à terre ? Prendre le temps de partager, de profiter, juste quelques mois pour préparer son exposition, sortir un livre. Pour raconter pendant quelle formidable aventure, il a eu le privilège de saisir la virginité lointaine de ces terresA Avant qu’elles ne disparaissent dans le blanc de notre mémoire.
Le Pc com : souvent j’y ai passé des journees de 15 heures pour monter les films, remplir les iptc, en pleine navigation. C’est le seul point de sortie vèrs l’exterieur.
VINCENT HILAIRE
C’est une longue histoire d’amour avec la mer. Enfant de Marseille, élevé dans le port et les Calanques,
depuis l’âge de 7 ans où il aura son premier rafiot, n’aura de cesse de se trouver des embarcations de plus en plus grandes. Son père, journaliste sportif, originaire de SaintMalo, lui offrira sa rencontre avec l’océan. Très jeune il boit les documentaires de Cousteau, Tazieff en engrangeant les œuvres complètes des aventuriers de Kessel en passant par Hémingway jusqu’à Jean-Louis Etienne. Son grand père, officier de marine revenu à la vie civile en tant qu’ingénieur océanographe spécialiste de la banquise achève la gestation de son imaginaire. La vie peut se saisir partout, mais la mer…Une autre bouffée d’émotion le traverse à l’évocation de sa grand mère, une amoureuse des vagues, capable malgré ses 3 enfants, de traverser le désert à moto comme la guerre, avec le sens des réalités et un sourire aux lèvres. « C’étaient des aventuriers de la vie », explique Vincent, qui tous lui avaient ouvert la voie. Jeune journaliste reporter d’image, Vincent avait postulé pour une nouvelle expédition produite pour canal plus. On reçoit le jeunot en lui causant polyvalence intégrale, diplôme de scaphandrier etc… Bref, on l’encourage à laisser tomber. Un mois plus tard Vincent revient après 180 plongées avec un diplôme de scaphandrier 2B. La production n’en revient pas. Ils l’engagent. Mais les fonds dégagent. Alors Vincent bossera pour Thalassa, puis
France 3 dont il couvre les locales et le national tant devant que derrière la caméra. Puis il devient rédacteur en chef adjoint à Orléans. Plus vraiment le profile de l’aventurier au long cours. Comme les icebergs, la vie vous déporte parfois au fil des courants.Alors, quant il voit passer les rushs d’un reportage sur le Tara, il va simplement sur internet, trouve un numéro, décroche son téléphone. La suite vient d’être écrite. Parce qu’il croit en sa chance. Parce que le photographe croit en la vie et l’unicité des expériences à faire. Alors Vincent plaque tout. Il sait, le cap a tenir sur sa boussole personnelle. L’exposition de ses expéditions se tient sur les rives du canal SaintMartin. C’est là que 20 ans plus tôt, il avait réalisé ses premiers clichés noir et blanc. Déjà, au fil de l’eau. La boucle est bouclée. Il plaque tout. Ce sera désormais l’aventure, l’aventure, l’aventure. A croire qu’en se libérant des glaces, le Tara n’était pas le seul oiseau des mers à s’être longtemps senti prisonnier. Toutes les images de Vincent Hilaire aux pôles crient cette joie infinie de la liberté sauvage en regard d’un monde balisé. D’un homme, petit point vertical, dans une nature immense qui le grandit. Pilot Press feature n° : PP 0021211
De retour a Paris, juste a côté de sa galerie, Vincent Hilaire se promene autour de SaintMartin où il a realisé, 20 ans auparavant, ses premieres photographies
De Marseille à l’Atlantique en passant par les pôles, et même à Paris, l ’eau a toujours été le fil conducteur de la vie de Vincent.
Dans la galerie Agnes B.
Le cafe de la Marine est le repère parisien des “Taranautes”
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