Skip to main content

PFA Français

Page 1

PFA

une pĂŞche responsable


PFA : Une pêche responsable

gerard van balsfoort, président de l’association des chalutiers-congélateurs de la pêche pélagique

2

Nos océans sont l’habitat de milliers d’espèces de poissons et fruits de mer qui apportent leur contribution vitale à l’alimentation d’une population mondiale de 7 milliards d’êtres humains. Ils fournissent aussi des moyens d’existence à la flotte de pêche, aux pêcheurs et à leurs communautés. Les membres de l’Association des chalutiers-congélateurs de pêche pélagique pratiquent une pêche durable, sans endommager les fonds marins afin de préserver l’écosystème, basée sur une gestion efficace des ressources halieutiques. De cette manière les futures générations pourront aussi tirer profit de cette source précieuse de nourriture et de revenus. La capacité à contribuer à l’approvisionnement alimentaire futur est essentiel du fait que la population mondiale atteindra 9 milliards d’individus d’ici 2050. Mais pour ce faire les pratiques et la gestion durables de la pêche ne suffisent pas ; il faut aussi une meilleure rentabilité afin que le poisson reste abordable. Selon certains, les capacités de capture de la flotte de PFA sont énormes, mais pour situer la question dans son contexte, la pêche combinée de toutes les compagnies

de pêche affiliées ne représente qu’1,5% de la pêche pélagique mondiale. Ces compagnies et PFA sont très conscientes de leurs responsabilités. PFA agit en étroite collaboration avec les scientifiques internationaux, les organisations environnementales, les gouvernements et les organismes de gestion des pêches afin que les recherches approfondies puissent apporter les informations nécessaires à la pratique de la pêche durable et à la gestion efficace des ressources halieutiques, y compris la prévention des prises accessoires involontaires, dans tous les océans où nous opérons. Nous sommes fiers de voir deux de nos compagnies de pêche porter le prestigieux label MSC, garantie d’une pêche durable : le hareng de l’Atlantique Nord et le hareng de la Mer du Nord. Nos efforts sont une réponse aux demandes que la société a commencé à poser sur l’industrie de la pêche suite aux débats sur les dangers d’une surpêche lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992 et du sommet mondial des Nations Unies sur le développement durable à Johannesburg en 2002. Depuis lors, les gouvernements, les organisations environnementales et le grand public ont étudié très en détail le secteur international de

la pêche. PFA attache une grande importance au débat public, car ce dialogue avec les observateurs nous permet de garder le cap sur notre mission. Ces prochaines années nous étendrons ultérieurement notre position sur le marché international et nous continuerons d’exercer un rôle de premier plan en ce qui concerne les pratiques commerciales durables et responsables. Ceci englobe de nombreux secteurs : par exemple, l’équipement de réfrigération à bord des navires de PFA a été converti en vue d’un fonctionnement écologique et un certain nombre d’innovations permettent de réduire la consommation de carburant et de développer ultérieurement la pêche sélective. La présente publication est axée principalement sur notre future politique, et revient sur nos récents efforts en matière de durabilité. Nous y avons également inclus les commentaires de représentants d’organisations d’envergure, avec lesquelles nous travaillons, qui s’expriment sur nos activités et leur impact sur l’environnement et la société. N’hésitez pas à consulter les développements et activités actuelles de PFA sur www.pelagicfish.eu. Gerard van Balsfoort, Président de l’Association des Chalutiers-Congélateurs de la Pêche Pélagique 3


5.500.000 repas de poissons par jour en afrique

La pêche à des fins alimentaires Les poissons de haute qualité capturés par les membres de PFA et directement congelés à bord des navires sont uniquement destinés à la consommation humaine directe et ne seront pas convertis en farines de poisson pour nourrir les élevages de poissons ou les animaux.

Espèces Les navires de PFA capturent des petits poissons pélagiques comme le hareng, le maquereau, le chinchar la sardine, le merlan bleu, le pilch d, ard et la grande argentine.

Le Merlan Bleu

Environ 90% de notre pêche est exportée hors du marché européen, notamment dans les pays à revenus moyens faibles comme le Ghana, l’Egypte et le Nigeria. Notre poisson est abordable et sain et contient des protéines et des acides gras oméga 3 de haute qualité, essentiels pour un bon régime alimentaire. Les poissons capturés par les membres de PFA apportent au minimum 6 millions de repas par jour, dont 5,5 millions en Afrique, équivalant à 2,5 milliards de repas de poissons par an. De cette manière, PFA apporte une contribution essentielle à la sécurité alimentaire mondiale.

Hareng

Le Chinchard

4

Le Maquereau

Le Pilchard

La Sardine 5


Notre choix – une production alimentaire durable en mer Les poissons pélagiques comme le hareng de la Mer du Nord forment de vastes bancs de poissons. Par conséquent, les stocks que nous capturons sont particulièrement abondants et très concentrés à certains endroits selon la saison. Les poissons sont capturés en quantités contrôlées au meilleur moment et au meilleur endroit, sur une période relativement courte. Les propriétaires de navires de PFA ont délibérément choisi de congeler la pêche à bord, si bien que nous devons transporter notre usine. Par conséquent, la taille imposante des navires est liée aux installations de traitement et de stockage présentes à bord et non pas à la capacité de pêche du navire. Cette stratégie permet de congeler le poisson immédiatement pour qu’il garde une fraîcheur optimale et le traitement efficace à bord garantit un produit final d’excellente qualité, riche en protéines, et abordable même dans les pays d’Afrique les plus pauvres. Un autre avantage est que nous n’avons pas besoin d’aller et venir continuellement des lieux de pêche, ce qui réduit les voyages inutiles ainsi que notre consommation de carburant et l’empreinte carbone totale. 6


Une faible empreinte carbone

Le traitement à bord

La production d’aliments de tous types impose des contraintes à notre planète en termes d’émissions de carbone, et tous les producteurs de produits alimentaires sont mis sous pression pour diminuer leurs émissions de CO2.

Les navires de PFA mesurent de 60 à 140 mètres de longueur. Environ 80% de la capacité d’un chalutiercongélateur est utilisée pour le tri, le traitement, la congélation et le stockage à froid à bord.

grâce à nos techniques de pêche efficaces, l’empreinte carbone des espèces pélagiques est faible Par rapport aux autres sources de protéines animales, comme le boeuf, le porc, la volaille et le poisson d’élevage, le poisson pélagique sauvage a une empreinte carbone bien plus faible car il n’a pas besoin d’être nourri artificiellement et n’exige pas non plus l’utilisation de réserves d’eau souvent peu abondantes. Par ailleurs, les poissons pélagiques sont capturés de manière efficace.

L’empreinte carbone du poisson sauvage, du poisson d’élevage, de la volaille, du porc et du boeuf (source: RIVM) 8

Grâce à notre technique de pêche et de production efficace, les protéines produites par les poissons pélagiques ont une empreinte carbone bien plus faible que celle de toutes les autres productions de protéines animales.

de pêche bien supérieure par jour (jusqu’à 1 000 tonnes dans certains cas). Les conditions de travail sur nos grands navires sont sécuritaires. Les navires transportent en moyenne 35 à 50 personnes, qui travaillent sur des quarts alternatifs de quatre heures. Selon le type de pêche et le temps, les sorties de pêche durent de 3 à 4 semaines.

La capacité de pêche est limitée par la capacité de congélation sur 24 heures, si bien que les navires dépourvus d’installations de congélation ont une capacité

la taille de nos navires est liée aux installations de traitement et de stockage à bord

1. capture dans l’eau de mer refroidie, 0˚C 2. tri & congélation 3. emballage & stockage (-20˚C) 4. logement

4 1

2

3

9


L’importance du poisson pélagique pour l’approvisionnement alimentaire mondial

entretien avec árni mathiesen fao, assistant du directeur général pour la pêche & aquaculture 10

“Les pays développés consomment une plus grande quantité de poissons que les pays en voie de développement pour la simple raison que le poisson – et les protéines animales en général – est trop onéreux. Le poisson pélagique, en termes d’éléments nutritifs par dollar dépensé, soutient avantageusement la comparaison avec la plupart des autres espèces de poissons, en particulier les poissons de mer. Par conséquent, l’exportation des espèces pélagiques moins onéreuses vers ces pays permet d’augmenter la consommation de poisson des populations les plus pauvres et d’ajouter un élément nutritionnel précieux à leur régime alimentaire quotidien.

dans les pays à faibles revenus et déficits alimentaires la part du poisson pélagique dans la consommation totale de poisson a atteint 29% La consommation de poisson pélagique est d’environ 3,4kg par habitant et par an, ce qui représente environ 18% de la consommation mondiale de poisson, alors qu’un quart de l’apport mondial de protéines de poisson provient des espèces pélagiques. Dans les pays à faibles revenus et déficits alimentaires la part du poisson pélagique dans la consommation totale de poisson a atteint 29% et l’apport en protéines de poisson a augmenté de 32%. En termes d’apport total en protéines animales, la part du poisson pélagique est de 4%, et atteint 8% dans les pays à faibles revenus et déficits alimentaires. Ces chiffres soulignent encore une fois l’importance de la pêche pélagique pour l’approvisionnement alimentaire mondial, et son rôle essentiel dans l’alimentation des populations pauvres et sous-alimentées. Concernant ce dernier aspect, en particulier, on observe qu’un pourcentage important des prises de pélagiques est actuellement destiné à la production de farines de poisson représentant une direction possible de nouvelle croissance. Par conséquent, le développement constant de l’industrie doit être encouragé tant que nous nous engagerons en même temps à utiliser ces ressources de manière durable à long terme.

fao Le Département de la Pêche et de l’Aquaculture de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estime que la pêche et l’aquaculture ont la capacité, s’ils sont soutenus et développés de manière réglementée et dans le respect de l’environnement, de contribuer à l’amélioration significative du bienêtre des communautés pauvres et désavantagées des pays en voie de développement et à la réalisation de plusieurs Objectifs du Millénaire pour le Développement, comme la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la protection environnementale et de la biodiversité. Le Département a pour objectif d’apporter sa contribution à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et des objectifs établis lors du Sommet Mondial sur le Développement Durable et du Sommet Mondial de l’Alimentation.

Le commerce du poisson pélagique s’est régulièrement développé et les investissements majeurs dans les technologies de traitement, de stockage et de 11


transport ont permis aux chaînes d’approvisionnement de se mondialiser de plus en plus. On observe également un autre aspect positif avec l’augmentation du volume total des importations de pélagiques pour la consommation humaine de 140% (données 2009) et de 261% dans les pays en voie de développement sur la période 1990-2010. Ceci reflète l’importance croissante du poisson pélagique destiné à la consommation humaine directe, notamment dans les pays en voie de développement, où les petites espèces pélagiques de faible valeur comme le maquereau et le hareng apportent une source d’éléments nutritifs essentiels.”

production mondiale d’espèces pélagiques Au cours des 20 dernières années la production mondiale d’espèces pélagiques de 37 à 41 millions de tonnes par an est restée relativement constante. Ce chiffre représente 43% des prises mondiales et 31% de la production totale avec l’aquaculture. La pêche pélagique est principalement concentrée en Amérique du Sud, dans l’Est de l’Asie, l’Asie du Sud-est et l’Europe du Nord. Ces régions représentent environ 70% des prises totales de pélagiques. (Source: FAO) 12

Projets pour l’avenir Nous nous engageons à poursuivre la politique de PFA de production durable et responsable. Notre objectif est de renforcer ultérieurement notre collaboration avec les sciences marines en nous engageant activement dans la récolte de données scientifiques sans lesquelles la recherche ne pourrait plus être développée. Nous voulons aussi collaborer et investir dans la recherche sur la relation entre l’écosystème marin et notre technique de pêche et sur la manière de réduire ultérieurement les prises accessoires involontaires en développant continuellement des engins, techniques et équipements de pêche plus sélectifs. Nous souhaitons conserver les certifications MSC que nous possédons déjà et en acquérir, si possible, de nouvelles dans les eaux de l’UE et au-delà. Nous voulons dans le cadre de nos actions établir un équilibre entre l’économie et l’écologie afin que les générations futures puissent aussi profiter de la mer comme source d’alimentation et de revenus. La sécurité à bord restera une première priorité et recevra toute notre attention. 13


La coopération avec la science PFA a une bonne réputation en matière de coopération scientifique et croit fermement que le partage des données est essentiel pour une bonne gestion des stocks de poissons. La collaboration avec le secteur scientifique permet également d’améliorer les techniques de pêche en vue d’une meilleure sélection et d’une meilleure prévention des prises accessoires. Au cours de ces dix dernières années, PFA a commencé et (co-)financé des projets de recherches dans les secteurs suivants : - stocks de poissons pélagiques en Mauritanie - prévention des prises accessoires de poissons plus gros comme les requins en Mauritanie - stocks de chinchards en dehors des eaux de l’UE - moteurs des navires plus écologiques - techniques de pêche plus sélectives en utilisant des équipements sonars spéciaux - Analyse de l’ADN des différentes populations de chinchards - Prédominance du hareng de Mer du Nord dans la partie nord de la Mer du Nord - Récolte de données scientifiques par les navires commerciaux En Mauritanie, PFA a investi dans : - l’achat d’équipements pour l’institut de recherches IMROP - l ’établissement d’un programme d’observateurs scientifiques dans le secteur de la pêche pélagique - l’établissement d’un projet d’informations sur les statistiques sur les prises 14

entretien avec martin scholten directeur de wageningen ur/imares

Martin Scholten, directeur de Wageningen UR/IMARES explique que PFA a déployé d’importants efforts dans le développement de programmes de gestion, et a largement contribué à l’élaboration de projets de recherches. “Il est essentiel de comprendre les processus de la mer et de la pêche, il est essentiel aussi que la science et le secteur de la pêche puissent coopérer, même si nous ne sommes pas toujours d’accord! La production de produits des océans est essentielle pour répondre à la demande croissante d’aliments riches en protéines dans le monde. Les compagnies membres de PFA sont parmi les plus efficaces et durables au monde. Elles pêchent pour l’alimentation humaine et non pour l’alimentation animale ! L’organisation est consciente que la pêche est un secteur dynamique en évolution constante et elle adapte ses stratégies en conséquence, à travers par exemple, le financement d’un important projet de recherche sur le merlan bleu, qui nous a apporté des informations supplémentaires sur l’état des stocks. En retour, il a permis d’aboutir à un projet européen prévoyant la réalisation d’enquêtes annuelles. PFA participe aussi à un nouveau projet de recherche pour lequel les navires récoltent des données qui sont ensuite transmises directement à IMARES. De cette manière ils nous permettront de mieux comprendre l’impact écologique des méthodes de pêche,” a dit Martin Scholten.

imares L’institut de recherches IMARES œuvre pour la protection durable, la récolte et l’utilisation des zones côtières maritimes et saumâtres. Il met en œuvre des recherches stratégiques et appliquées pour le développement écologique et économique. IMARES est le partenaire d’échange des connaissances des gouvernements, des compagnies et des organisations de la société civile qui s’occupent des ressources marines vivantes.

15


Qu’est-ce que PFA? L’Association des Chalutiers-Congélateurs Pélagiques représente les intérêts de 9 compagnies de chalutiers-congélateurs pélagiques européennes qui pêchent pour l’alimentation humaine. Les membres de PFA sont des compagnies responsables à gestion familiale, fondées pour la plupart à la fin du XIXe siècle, ayant acquis une expérience de pêche sur plusieurs générations et dotées d’une flotte de 23 navires. Elles sont intégrées verticalement et engagées dans la capture, le traitement, la distribution et l’exportation de poissons pélagiques.

Membres PFA Nos membres pêchent principalement le hareng du Nord-est de l’Atlantique, le maquereau, le chinchard et le merlan bleu. Toutes les prises sont soumises à des quotas conformes aux plans de gestion fondée sur la science. La prise européenne suit les règles de la politique de la pêche de l’UE et représente environ 80% de nos prises (moyenne des 10 dernières années jusqu’en 2011). Une grande part est exportée par les membres de PFA vers les pays en voie de développement en dehors de l’Union Européenne. 16

• Cornelis Vrolijk’s Visserij Maatschappij BV – Pays-Bas • Doggerbank Seefischerei GmbH – Allemagne • France Pélagique SAS – France • Interfish Ltd – Royaume-Uni • Jaczon BV – Pays-Bas • North Atlantic Fishing Company Ltd – Royaume-Uni • Parlevliet & Van der Plas BV – Pays-Bas • UAB Atlantic High Seas Fishing Company – Lituanie • W. van der Zwan & Zn BV – Pays-Bas 17


Une opération sûre Plus de 1500 personnes de 8 nationalités différentes travaillent sur les navires de PFA et tous les efforts sont déployés pour améliorer les conditions de travail de la manière suivante : - évaluation systématique des risques sur chaque navire et élaboration d’un plan d’action pour améliorer la sécurité du travail - alimentation saine à bord - encourager et favoriser l’éducation et les cours de remise à niveau - amélioration constante des conditions de travail. Les membres de PFA encouragent l’emploi de travailleurs locaux dans la flotte. En 2012 plus de 200 Mauritaniens ont travaillé sur nos navires.

18

nous concentrons largement nos efforts sur la s ­écurité à bord des navires, pour laquelle pfa a acquis une bonne réputation

entretien avec nico bogaard Secrétariat conjoint cnv

Nico Bogaard, secrétariat conjoint chez CNV Vakmensen (affiliée à la Fédération Européenne des travailleurs du Transport) a expliqué que son organisation entretient de bonnes relations avec PFA, considérée comme un bon employeur. “Nous avons conclu des accords collectifs sur les conditions de travail des équipages européens et non européens, auxquels PFA a adhéré et les avons laissé établir les structures salariales”. “Nous concentrons largement nos efforts sur la sécurité à bord des navires, pour laquelle PFA a acquis une bonne réputation. La vie à bord est dure et finit par vous user, par conséquent nous essayons de trouver de nouvelles méthodes pour améliorer la sécurité. De simples mesures comme de nouvelles méthodes de chargement, de soulèvement et de transport, et le port obligatoire du casque font la différence. “Nous avons aussi sensibilisé les pêcheurs à la nécessité d’adhérer à tout moment aux pratiques de travail sécuritaires, notamment lors du filage et du virage des filets, et avons conseillé aux capitaines et collègues de rester informés des actions de l’équipage.

cnv Le syndicat CNV (affilié à la Fédération Européenne des Travailleurs du Transport) est engagé dans les conventions collectives de travail pour le secteur de la pêche, dans le dialogue social au niveau européen. PFA et ses membres travaillent en étroite collaboration avec le CNV dans ces secteurs.

“La santé de l’équipage est une autre question. Personnellement, je souhaiterais que les friteuses soient bannies car, comme quiconque, les pêcheurs prennent de plus en plus de poids. Un membre d’équipage qui ne parvient plus à passer par l’écoutille confortablement devient un danger pour lui-même!” 19


Le CC Stocks pélagiques Les Conseils Consultatifs pour les stocks pélagiques constituent l’un des organes de conseil de la Commission Européenne, du Parlement Européen et des Etats Membres sur la gestion des stocks de poissons. Ils sont financés par l’UE, les états membres et les organisations industrielles, de conservation et communautaires. “Les membres ne sont pas toujours d’accord mais nous prenons notre travail au sérieux et devons parfois faire des compromis”, dit Christine Absil.

La sélection des prises Des recherches sont effectuées pour développer des filets plus sélectifs, des sonars plus performants et des technologies d’imagerie en 3D afin de pêcher le bon type de poisson, de la bonne taille et en limitant les prises accessoires. Ceci permettra de garantir des pratiques de développement durable actuelles et futures.

20

entretien avec christine absil La fondation de la Mer du Nord

Christine Absil de la Fondation de la Mer du Nord explique que PFA a donné une impression positive en prenant la première grande compagnie de pêche à travers le processus de certification MSC, et que leur initiative a été immédiatement suivie par d’autres compagnies de pêche. “J’attends une attitude similaire, proactive et innovante de la part de PFA à travers d’autres activités durables”, dit-elle.

La pêche pélagique Les bancs de poissons pélagiques sont localisés au moyen d’échosondeurs, qui indiquent également leur taille et la profondeur où ils évoluent. Les poissons pélagiques forment habituellement des bancs à mi-profondeur si bien que les filets utilisés pour les capturer ne touchent pas le fond marin.

Le CC Stocks pélagiques propose le développement de plans de gestion de la pêche à long terme et des normes de contrôle des stocks de pélagiques. Il comprend parmi ses membres le Fonds Mondial pour la Nature et la Fondation de la Mer du Nord. PFA s’est engagée en 2006 dans la création du CC stocks pélagiques qui accueille aujourd’hui le secrétariat, intervient comme garant financier et est un membre actif de l’équipe de gestion. PFA est également active dans le Conseil Consultatif de la pêche lointaine en dehors des eaux de l’UE.

fondation de la mer du nord La Fondation de la Mer du Nord est une organisation environnementale indépendante engagée dans l’utilisation durable de la Mer du Nord par l’ensemble des partenaires. Christine Absil a créé en 2004 un guide intitulé “Fish to Eat traffic-light guide”, qui fournit aux consommateurs un aperçu clair de la durabilité de nombreuses espèces de poissons.

pfa a donné une impression positive en p ­renant la première grande compagnie de pêche à travers le processus de certification msc

21


Marine Stewardship Council Le Marine Stewardship Council (MSC) est une organisation indépendante, internationale à but non lucratif qui a développé un programme de certification tiers indépendant pour la pêche durable qui permet d’éviter la surpêche et de maintenir des stocks de poissons sains, qui a un faible impact sur la vie marine et une bonne gestion.

22

entretien avec camiel derichs regional director europe marine stewardship council

« PFA a été l’une des premières grandes pêcheries européennes à demander la certification MSC en 2006. La certification pour la pêche au hareng en mer du Nord a été renouvelée en 2011. Cela a permis de confirmer une nouvelle fois la bonne santé du stock de hareng de la mer du Nord, les impacts modérés sur l’écosystème dans cette pêcherie par la flotte de PFA, ainsi que le bon système de gestion global qui régit les pêcheries de hareng de la mer du Nord. PFA a joué un rôle de pionnier en favorisant la certification MSC dans les pêcheries de hareng européennes. Cela a permis à de nombreuses entreprises de transformation, notamment en Allemagne, en Pologne, en Suède et aux Pays-Bas, de développer des produits de consommation qui portent désormais l’écolabel MSC. Aujourd’hui, la demande du marché de produits de la mer certifiés MSC, synonyme de vérification indépendante de la durabilité, connaît une croissance constante. Dans certains pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou la Suède, cette demande commence à provenir des consommateurs. La certification MSC ajoute de la valeur aux pêcheries certifiées, et améliore leur réputation. Le MSC espère qu’au cours des années à venir, PFA étendra son engagement dans le programme MSC pour les pêcheries auprès desquelles elle est engagée en Europe ainsi que d’autres parties du monde. Pour que cela soit possible, les stocks dans lesquels les navires de PFA pêchent doivent être en bonne santé et disposer de leur pleine capacité de reproduction. Par ailleurs, les stocks doivent être sujets à des niveaux d’exploitation modérés afin de garantir leur bon état. De plus, l’impact sur l’écosystème doit être limité, et ce de manière démontrable. Il est nécessaire de disposer d’une gestion et d’un contrôle solides pour respecter les normes du MSC. »

le marine ­stewardship council Le Marine Stewardship Council (MSC) est une organisation indépendante, internationale à but non lucratif qui a développé un programme de certification tiers indépendant pour la pêche durable.

23


Contribuer au développement des économies En employant un équipage local et des travailleurs provenant des pays en voie de développement, les membres de PFA ont eu impact positif sur leur niveau de vie, favorisant aussi la croissance économique et le développement social dans les régions qui en ont le plus grand besoin. Au Nigeria, par exemple, les membres de PFA emploient des hommes et des femmes de la région pour décharger les prises et utilisent le réseau d’entrepôts frigorifiques local pour livrer des poissons de haute qualité nutritive à la population locale. Nos compagnies membres sont exceptionnellement bien placées pour évaluer si les pays en pleine réforme répondent aux besoins des entreprises sur le terrain. De cette manière nous pouvons aider l’UE à négocier les accords les plus justes avec les pays partenaires. Nous espérons que notre rôle en tant que conseillers conduira vers la conclusion d’accords plus durables, avantageux pour tous et viables dans une perspective à long terme. 24


Intervenir en dehors de l’UE Quel que soit l’endroit où nous pêchons, nous soutenons et adhérons aux normes environnementales, sociales et de sécurité européennes strictes. Depuis le milieu des années 1990, nos navires pêchent dans les eaux non communautaires dans le cadre d’accords de pêche entre l’UE et les pays tiers. Nous pêchons de manière transparente, légale et responsable, en nous appuyant sur les meilleurs avis scientifiques disponibles. Les pêcheurs locaux ont toujours la priorité et notre présence ne peut qu’être complémentaire. Cependant, nous ciblons des espèces différentes dans des eaux beaucoup plus profondes, plus de 12 milles nautiques au large des côtes. Nous apportons aussi notre contribution à la recherche scientifique locale dans le domaine de la pêche, pour remédier au manque de données nécessaires à l’évaluation du niveau des stocks. Nos efforts ont créé de la valeur sur toute la chaîne d’approvisionnement et ont eu un impact socio-économique positif.

26

Au-delà des eaux communautaires, nous avons besoin d’une implication plus forte par les autorités des pays tiers – pour vérifier que tous les navires respectent les normes, et que les pays tiers ne doublent pas les excédents dans différents accords. Malheureusement, tous les opérateurs internationaux actifs dans les pays tiers et les eaux internationales ne respectent pas les normes de sécurité et environnementales européennes et cela mine nos efforts de promotion des pratiques durables dans ces régions. Le remplacement des opérateurs européens responsables par des opérateurs internationaux qui ont moins voire peu d’intérêt pour la sauvegarde de l’environnement n’irait pas dans l’intérêt d’un pays en voie de développement. Nous pouvons, dans le temps, apporter une contribution saine à la diffusion des principes environnementaux et des pratiques durables auprès de la population locale et favoriser la diffusion de normes équivalentes.


PFA et la Mauritanie Les activités de pêche en Mauritan

ie

PFA ont été présents De 1996 à 2012 les membres de le cadre de l’accord de dans dans les eaux de la Mauritanie ritanie dans le domaine partenariat européen avec la Mau t des prises de PFA de la pêche. Près de vingt pourcen proviennent de ces eaux. Mauritanie (en vigueur Le nouvel accord entre l’UE et la conditions techniques depuis décembre 2012) a établi des la viabilité commerciale qui compliquent considérablement ssions sont en cours des pêcheries. Actuellement des discu des amendements rter entre l’UE et la Mauritanie pour appo membres de PFA ne sont à cet accord. Depuis avril 2012 les iennes. plus présents dans les eaux mauritan vernement mauritanien Au milieu des années 1990 le gou r pêcher des espèces a invité les membres de PFA à veni pélagiques dans leurs eaux.

de chalutiers avait quitté Considérant que la flotte soviétique région connaissait une les eaux d’Afrique Occidentale, la ks de pélagiques. D’un situation de sous utilisation des stoc pêchait le démarrage de la point de vue biologique, rien n’em pêche pélagique. ode de pêche responsable Depuis lors, PFA adopte une méth avec davantage dans les pays d’Afrique Occidentale, e des recherches rsuit pou d’opportunités d’emploi et la riétaires de chalutiers de biologiques en Mauritanie. Les prop d’équipage mauritaniens PFA emploient environ 200 membres à bord de leurs navires. De plus, des formateurs, inspecteurs, agents et biologistes participent aussi aux activités de pêche pélagique.

entretien avec ad corten chercheur

Le chercheur Ad Corten participe intensément depuis 1998 à la pêche pélagique en Mauritanie. “Les propriétaires de chalutiers de PFA viennent de commencer à pêcher au large des côtes d’Afrique Occidentale. Ils m’ont demandé d’analyser les stocks de poissons. Cette première activité de recherche a été suivie par de nombreuses autres au fil des années. Quelques années auparavant, les Russes et les Français avaient fondé un institut de recherches et formé des personnes. Mais cette institution a interrompu ses activités au début des années 1990. Aujourd’hui, il existe un nouvel institut qui compte plusieurs structures et emploie 200 personnes. Nous avons apporté la connaissance, les ordinateurs, internet, des personnes formées, nous avons mis en œuvre des programmes de détection. Aujourd’hui, la Mauritanie possède de bonnes statistiques, une bonne base de données et peut comme tout autre pays de la région effectuer des écho-enquêtes. Grâce aux investissements des membres de PFA et du gouvernement hollandais ! Après toutes ces années, ici on m’appelle Monsieur Pélagique... Depuis 2012 l’Europe contribue aussi financièrement. Selon les normes européennes, les pays européens doivent avoir des observateurs à bord de leurs navires de pêche, peu importe l’endroit où ils naviguent. Nos observateurs étant bien formés, des observateurs mauritaniens sont aujourd’hui à bord des chalutiers hollandais. Un bon exemple d’initiative privée sont les projets d’entraide de la fondation KatwijkMauritanie. Les propriétaires de chalutiers ont apporté leur aide financière à la construction d’hôpitaux et d’écoles pour enfants. Une action positive pour la Mauritanie appauvrie et l’image même des propriétaires de chalutiers !’

‘ en mauritanie je suis monsieur pélagique’

29


Louis Braillelaan 80 2719 EK Zoetermeer The Netherlands info@pelagicfish.eu www.pelagicfish.eu


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
PFA Français by Pelagic freezer-trawler association - Issuu