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Catalogue Beaux livres :: septembre - novembre 2022 :: Serendip & Paon

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Disponibles


DR AW Une maison de caractères DR AW

Cambon vit et travaille à Grenoble. En parallèle à ses études de peinture et lithographie aux Beaux-arts d’Avignon il publie ses premiers dessins d’humour dans Hara-Kiri ou l’Almanach Vermot. Depuis, il dessine dans la presse dauphinoise ou pour le Journal des arts, la Lettre du cadre, Bastille, Causette ou Nectart. Lauréat en 2013 du prix Press Cartoon Europe pour un dessin satirique sur la guerre en Syrie, on lui doit des recueils de cartoons, « La Vache ! » et « La Vache ! la suite » aux éditions Glénat, « Froid moi ? Jamais !» aux éditions Iconovox. Il a participé à quelques expositions de dessins seul ou en groupe, à Langnau, Paris, Lyon ou Strasbourg.

ZOISEAUX Un livre du Dessinateur Cambon, aux éditions Draw-Draw. Parution en mars 2022 - Environ 500 exemplaires 23 x 16 cm - 50 pages - 22 euros Impression des illustrations en Risographie. Compositions typographiques en caractères mobiles, plombs & bois. ISBN : 978-2-9555626-7-3


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ZOISEAUX : UN LIVRE À LIRE A VOIX HAUTE


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Des Zoiseaux, oui, Mais avec beaucoup De plomb dans l’aile !


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Avec ce nouvel ouvrage ludique et graphique à lire et regarder à plusieurs, les éditions Draw-Draw poursuivent leur exploration décalée du monde ornithologique.


Cabine Geoffroy Pithon

Isbn : 978-2-902565-15-3 (Éditions Fotokino avec les Quinconces & L’Espal, Scène nationale du Mans)

Imprimé en quadri fluo sur Munken Lynx Rough1000 exemplaires Sortie : Décembre 2021 12€ ---« Cabine », c’est une exposition de Geoffroy Pithon à l’Espal, Scène nationale du Mans, à l’automne 2021. Cabine, c’est aussi un ouvrage publié par Fotokino : des pages encartées, toutes pliées différemment, à lire comme un livre de peinture, ou bien à assembler à la manière de parois de papier : avec ces pages, vous pouvez construire de nouveau une cabine. Sol, murs, plafond, tout y est.


Un cahier Michel Quarez

Isbn : 978-2-902565-17-7 32 pages brochées 1400 exemplaires Sortie : février 2022 12€ ---Cette publication est le fac-similé d’un cahier de dessin de Michel Quarez (1938– 2021). Graphiste et peintre, il n’a cessé toute sa vie de placer la couleur au cœur de ces deux pratiques qui, chez lui, n’en faisaient qu’une. Ses innombrables cahiers étaient tout autant des espaces de recherche que d’imagination. Ils témoignent de la puissance des figures et des signes qui ont alimenté les affiches que Quarez a signées durant des décennies, et qui font aujourd’hui partie de l’histoire du graphisme.

Co-édité par Fotokino et L’Artothèque de Caen à l’occasion de l’exposition MICHEL QUAREZ à L’Artothèque, Espaces d’art contemporain de Caen, du 27 novembre 2021 au 26 février 2022, ce cahier a été imaginé avec Michel Quarez avant sa disparition, et constitue le dernier projet éditorial de l’artiste.


Listen Richard McGuire

Isbn 978-2-902565-16-0 Impression offset Quadri fluo sur Munken Polar 150g 1500 exemplaires Sortie : décembre 2021 12€ ---Listen est un livre sonore, une partition graphique retranscrivant des sons du quotidien sur 32 pages : un chien qui aboie, la radio, un porte de voiture qui claque… quelques sons de rien du tout parmi ceux qui rythment nos journées.

Durant le premier confinement, Richard McGuire a quitté l’hyper-centre de New York pour aménager à Beacon, une petite ville paisible située au nord de New York, en pleine nature. « Il y a 11 fenêtres dans ma maison, ce qui me permet de capter les sons qui arrivent de tous les côtés. Ce que l’on entend dans Listen vient de là. Le fait d’avoir habité en ville si longtemps fait que l’on devient hypersensible à tous les sons de la campagne, c’est comme s’ils étaient amplifiés. C’est le point de départ de ce livre, mais il y a aussi l’idée de codifier graphiquement les sons, c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. »


Sempre Milanese Nathalie Du Pasquier Nathalie Du Pasquier s’installe à Milan en 1979 et devient l’un des membres fondateurs du groupe Memphis qui se forme autour d’Ettore Sottsass. Durant ces années, elle dessine de nombreux textiles, tapis, motifs, objets et meubles, et lorsque le groupe se dissout en 1987, elle redonne à la peinture une place centrale dans son travail. Quel que soit le support, design ou peinture, son travail reste fait d’assemblages qui échafaudent, sur toile, papier, textile ou en volume, des architectures de formes et de couleur. S’y mêlent dans une joyeuse liberté des natures mortes, des motifs électriques, des paysages domestiques et des jeux de construction, comme autant d’espaces visuels à explorer du regard. Sempre Milanese est une balade au long de ce parcours atypique, dans une sélection de travaux datant du début des années 1980 à aujourd’hui. Cet ouvrage est une nouvelle édition, augmentée de 16 pages, de notre précédent livre Sempre Milanese paru en 2019.

Isbn 978-2-902565-19-1 64 pages Format 17 x 22 cm Sortie : avril 2022 18€ • Reliure suisse à couture apparente Couverture en sérigraphie sur Papago Rigical 320g Intérieur offset sur Munken Lynx Rough 120g


Septembre


COLLEC TION SONAR

ART&FICTION

DESSIN

Helge Reumann

Sudation

Artiste, illustrateur et auteur de bandes dessinées, Helge Reumann n'a pas besoin des mots pour raconter des histoires. Son regard, tranchant et critique, se pose sur l'actualité de notre monde, le dessin vient ensuite en révéler la fascinante absurdité. Dans ce nouveau Sonar, Helge Reumann rassemble une soixantaine de nouveaux dessins acides où l’industrie capitaliste est passée au crible. Les atmosphères sont étouffantes, mais le rire surgit lorsque la pression atteint son comble. Tous les mensonges publicitaires sont pointés du doigt. Les voitures qui sont censé nous offrir la

liberté semblent obéir à des actes terroristes, les chimères du New management poussent les êtres au bord du précipice et l’ivresse qu’est censé nous offrir le luxe nous menace de supplices divers et variés. Le dessin est impitoyable, séduisant et retors. Nous sommes mis à nu et la glu, qui envahit tous nos systèmes, révèle la violence sous-jacente qui se cache dans la construction mercantile de nos illusions.

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16 x 22.5 cm, 64 pages 978-2-88964-032-4 chf 24 / euro 19 — genre dessin, carnet d’artiste sujets abordés dessin, figures, architecture, graph, supermarché, amiante, sigles, voitures, avions format isbn

lignes e d e d n o m n u s n Plongée da roisent c e s ù o n io s n te te à h au x Pistols.. e S s le t e s b o c a J . Edgar P N DANS DES ATIO HARGÉE EN SUD C E ÈR H SP O M AT NTE. TAPISSÉS D’AMIA OFFICE- SPACES

———Helge Reumann est né en 1966 à Zürich. Il fait ses études à l’Ecole des Arts Décoratifs de Genève et obtient son diplôme en 1990. Dès 1996, il crée plusieurs studios, notamment Elvis Studio, associé à Xavier Robel. Au-delà de quelques compétences techniques et d’un certain goût pour l’expérimentation graphique, Reumann crée un univers décrivant un monde corrosif, où l’espoir est régulièrement brisé par le fanatisme politique ou religieux, les obsessions de tous bords.———


H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N

EXTRAITS


H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N

EXTRAITS


H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N

EXTRAITS


H E LG E R E U M A N N | S U DAT I O N

EXTRAITS


COLLEC TION SONAR

ART&FICTION

DESSIN

Fred Fivaz

Démontage

L’inspiration principale de l’artiste genevois Fred Fivaz pour ce nouveau Sonar est un ouvrage de philosophie, à savoir Métamorphoses d’Emanuele Coccia. En effet, dans ce travail, Fred Fivaz explore les rapports que chacune et chacun entretient avec les différents objets de son quotidien. Il met en scène, par un dessin élégant et raffinés, des personnages patibulaires auxquels nous parvenons à nous identifier et les confronte à des environnements reconnaissables mais déformés. Tables, caisses, coins d’atelier ou de cuisines forment un décor changeant dans lequel ces figures hybrides se meuvent. À l’inverse d’une marque suédoise bien

connue, Fred Fivaz monte et démonte les kits de ces objets qui nous entourent et, peut-être malgré nous, nous façonnent. Ainsi, sa vision graphique singulière décrit les tourments contemporains de la vie elle-même face à un monde technocratiques et matérialiste.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 2 S E P T E M B R E 2 0 2 2 —


isbn

———Un peu suisse, un peu français, un peu graphiste, un peu dessinateur, Fred Fivaz est né le cul entre deux chaises à Genève en 1973 en pleine crise pétrolière. Il a exercé en France et en Suisse puis au Canada puis à nouveau en Suisse. Il dessine pour faire des affiches de théâtre, des pochettes de vinyle, des livres pour enfants, des signalétiques éphémères, des bandes dessinées et d’autres choses dont il ne connait pas encore l’existence. ———

AMORPHO SUIVEZ LES MÉT RUCTIVISTES DE ST N O C ES C PA DANS LES ES DE CONTRÔLE . NOTRE SOCIÉTÉ

© Philippe Weissbrodt

16 x 22.5 cm, 64 pages 978-2-88964-033-1 chf 24 / euro 19 — genre dessin, carnet d’artiste sujets abordés dessin, figures, géométrie, vie, construction, signes, taches, métamorphoses, tables, boîtes format

tre de Sempé à la rencon Malévitch ! SES DU VIVANT


F R E D F I VA Z | D É M O N TAG E

EXTRAITS


F R E D F I VA Z | D É M O N TAG E

EXTRAITS


F R E D F I VA Z | D É M O N TAG E

EXTRAITS


F R E D F I VA Z | D É M O N TAG E

EXTRAITS


Orfeo Lunar

Jesus Cisneros

L’artiste espagnol Jesús Cisneros conçoit ici une fiction dessinée à la forme inédite, et revisite l’imaginaire allemand de l’entre-deux guerre, associé à George Grosz, Otto Dix, Kurt Weill ou Hanns Eisler.

Isbn : 978-2-902565-18-4 1200 exemplaires Sortie : septembre 2022 18 € • 64 pages Format 140 x 225 mm Reliure Bodonienne

Construit en plusieurs chapitres relatant la création d’un spectacle d’avant-garde qui sera censuré par les nazis, Orfeo Lunar nous parle d’une époque, peut-être trop semblable à la nôtre, où le monstre cher à Bertolt Brecht émergeait du ventre de la bête. Ce livre est aussi l’occasion de découvrir le travail incroyable de Jesús Cisneros, illustrateur nourri d’art populaire et d’art brut, au travers d’une galerie de personnages fantasmagoriques.

Couverture en cours


ÉDITIONS OUÏE/DIRE

LES MAINS DANS LA TERRE De Louise Collet & Marc Pichelin

Mise en vente : 7 juin 2022 Prix public : 23 € Collection 27x37 Livre format 27 x 37 cm, dos carré collé, cousu, couverture rigide 52 pages couleur Éditions Ouïe/Dire

Les mains dans la terre

En été 2019, Louise Collet s’intéresse au Jardinots (jardins familiaux de Chamiers, anciens jardins cheminots). Elle fait la connaissance d’Albert, de Milou et des autres jardiniers et se met à les observer. Accompagnée de Marc Pichelin, ils regardent les jardiniers planter, semer, sarcler, récolter, … Ils les écoutent parler de leurs pratiques, de leurs techniques et de leurs vies. Les jardiniers se confient aux artistes. Louise Collet dessine pendant que Marc Pichelin écoute et prend des notes. Louise Collet réalise des portraits morcelés de ces jardiniers. Chaque jardin a une palette de couleurs définie en fonction de la saison, de la lumière et de l’ambiance du jardin au moment de la rencontre. Les jardiniers ne sont jamais montrés directement : elle les représente à travers leurs gestes, leurs outils et leurs jardins. Elle brosse ainsi un portrait en creux, subtil et sensible. En décalant son regard, l’artiste nous en dit beaucoup sur les jardiniers et leur savoir-faire.

Marc Pichelin

Louise Collet

Les deux auteurs mêlent alors les textes et les images pour composer des mosaïques. Les jardins sont suggérés plus que représentés. Ils sont évoqués au travers de détails infimes et de paroles des jardiniers.

Louise Collet : Artiste, Née en 1996 / Vit et travaille à Étampes Diplômée de l’École Boulle, de l’ENSAD (Paris) et de la Kyoto City University of Arts au Japon (Nihonga, peinture traditionnelle japonaise), Louise Collet développe ses recherches dans le cadre de résidences, d’expositions et de projets éditoriaux. Influencée par la littérature contemporaine et la peinture traditionnelle japonaises, Louise Collet développe un travail motivé par l’observation du réel, et notamment de la relation que l’humain entretient avec son environnement et de son rapport au quotidien. Emprunte de lenteur, sa pratique se nourrit de minutie et de concentration accrue, donnant au non-spectaculaire une place importante. Marc Pichelin : Créateur sonore, musicien et scénariste, Né en 1967 à Albi. Il travaille et vit à Périgueux où il développe des travaux en lien avec le spectacle vivant (danse et théâtre), la musique improvisée, l’installation sonore et la phonographie. Au sein de la Compagnie Ouïe/Dire, dont il est le co-fondateur avec Jean-Léon Pallandre, il met en place des projets de résidence d’artistes, de création et d’édition. Le travail phonographique de Marc Pichelin est imprégné de quotidien. Il est à l’écoute du monde proche, pas d’un monde fantasmé ou exotique, mais celui de la vie de tous les jours, avec ses travailleurs, ses paysages, ses rumeurs. La pratique de la phonographie lui permet une observation simple et discrète de l’environnement et des hommes. Marc Pichelin a mené de nombreux projets en France dont Les bruits de couloir à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais, Un petit quelque chose aux EHPAD de Thiviers et Excideuil, Ici on travaille encore aux abattoirs de Bordeaux… Il a également travaillé sur de nombreux projets à l’étranger tels que North of the north en Norvège, Capitale : Vientiane au Laos ou encore Izmit, épicentre en Turquie. Musicien expérimentateur formé à la musique électroacoustique, il élabore des dispositifs instrumentaux mêlant haut-parleurs, synthèse analogique et objets hétéroclites qu’il met en jeu dans des spectacles ou en concert.


CARTES PRINTANIÈRES Juliette Maroni Les éditions du Trainailleur proposent une série de six cartes printanières. Dessinées par Juliette Maroni, ces six cartes aux tons chatoyants accueilleront des petits mots glissés derrière la couverture, accrochés au frigo ou envoyés classiquement par voie postale. Elles sont vendues par lot de six cartes différentes, accompagnées de leurs jolies enveloppes orange.

Cartes postales | 15 x 10,5 cm | Lot 6 cartes et enveloppes | 2 couleurs offset | 1000 exemplaires 12 € (prix public conseillé) soit 2 € par carte + enveloppe Disponibilité : Juin 2022

2 place de la Concorde de Sèvre 44200 Nantes

06 43 67 50 12 contact@trainailleur.fr

http://trainailleur.fr siret n° 812 204 774 00010


Novembre


Beaux-Livres & Livres d'artistes - p.1 - p.43 Photographie - p.44 - p.102 Écrits sur l'art & Écrits d'artistes - p.103 - p.123 Architecture & Urbanisme - p.123 - p.160 Musique - p. 161 - p.165 Cinéma - p.166 - p.194


Disponibles


C O L L E C T I O N T H E CO L L E C TO R ' S F I L E S

ART&FICTION

PHOTOBOOK

Nicolas Delaroche

30 private art collections in China

De quoi s'entoure un collectionneur ou une collectionneuse d'art en Chine ? Comment s'articulent le local et le globalisé ? L'intime et la façade ? Le goût et les conventions de classe ? Les intérieurs documentés par l'artiste au cours d’une enquête minutieuse qui lui a fait entrevoir des lieux rarement visités permettent de déceler les mutations culturelles qui sont à l’œuvre en Chine. Le livre témoigne ainsi d’une période clé dans l’histoire contemporaine de ce pays, qui voit coïncider le rapatriement des antiquités chinoises et l'engouement exponentiel pour l’art contemporain international de la nouvelle bourgeoisie chinoise.

Dans ce contexte, la discussion entre l’artiste et le collectionneur sinophile Uli Sigg, ainsi que la contribution de Jean-Jacques de Dardel, ancien ambassadeur de Suisse à Beijing, permettent d’éclairer les liens complexes qui unissent la Suisse, plateforme tournante et zone franche de l'art contemporain mondial, à la Chine, qui exige sa place et pèse de tout son poids sur ce marché. La conception graphique du livre est l'œuvre de Jeremy Schorderet. L’ouvrage s’adresse à la communauté de l’art dans son ensemble, aux amateurs de culture chinoise et à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la constitution de collections et sur la mise en scène des biens culturels.

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16.7 x 23 cm, 136 pages 978-2-88964-023-2 chf 36 / euro 36 — genre photobook sujets abordés collectionneurs, Chine — textes de Nicolas Delaroche, Éléonor de Pesters, Uli Sigg et Jean-Jacques de Dardel format isbn

un De quoi s'entoure un e collectionneur ou Chine ? n e t r 'a d e s u e n n o ti collec ES PRIVÉS DE

C BEIJING , LES ESPA À I A H G N A SH E D NNEURS S ET COLLECTIO SE EU N N IO T EC 30 COLL ENT. D’ART SE DÉVOIL

———Photographe plasticien, Nicolas Delaroche mène depuis dix années une carrière interdisciplinaire, couronnée à maintes reprises, notamment par le Prix de la relève photographique de Pro Helvetia, d’un projet d’exposition à la Biennale d’architecture de Venise 2021 et d’une invitation à réaliser un Kunst am Bau au Gymnase de Chamblandes à Pully en Suisse. Dans sa pratique artistique, il défend l’importance d’une mutation du médium photographique vers de nouveaux supports telle que la céramique. Parallèlement, il poursuit depuis 2009 des enquêtes photographiques au sein de collections d’art privées dans le but d’interroger le statut des œuvres et de leur rapport à l’espace domestique. Ce travail a été conduit dans divers pays, notamment en Chine et au Brésil, et une suite est en préparation pour 2021 en France.———


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SEPTEMBRE 2022

La galerie du Tournant 10 ans d'art contemporain Hors collection Éditions À plus d’un titre Format à l’italienne 29,7 par 21 180 pages quadri Prix : 25 € / CHF.- 33 ISBN 97829174868108

10 ans d'art contemporain Sylvie Friess et d’Alexandre Vidal, tous les deux respectivement photographe et architecte, ont créé cette galerie à la sueur d’un chantier partagé, poursuivant avec pugnacité la réalisation d’un projet de réhabilitation d’une grange en galerie d’art contemporain, un grand bâtiment en bordure de la route qui longe le lac d’Aiguebelette, là au milieu de la nature. Ce très bel espace lumineux articulé sur plusieurs niveaux accueille depuis 2012 de grandes expositions. Seul ou à deux, les artistes ont tout loisir d’occuper l’immense espace et la hauteur incroyable de la grange ainsi restructurée. Les grandes ouvertures dans les murs à l’étage, proposent des tableaux ouverts sur le changement saisonnier de la végétation qui borde le lieu. Avec l’association de nombreux amoureux des arts, ils ont ainsi accueilli dans cet espace incroyable, vingt-quatre artistes, et monté une vingtaine d’expositions gratuites et ouvertes à tous. Ils ont aussi accueilli des lectures, des concerts ou des spectacles. Dix ans qu’ils œuvrent à ouvrir nos regards, nourrir nos émotions, déranger nos cerveaux, élever nos esprits, chahuter nos sensibilités…

Distribution pour la France : SERENDIP LIVRES : 10, rue Tesson 75010 Paris contact@serendip - livres.frFax : 09 594 934 00 /// tél. : 01 40 38 18 14 - gencod dilicom : 3019000119404 Distribution et diffusion pour la Suisse : Éditions D'en bas - Rue des Côtes-de-Montbenon 30 1003 Lausanne Tél. +41 21 323 39 18


Nouveau titre 2022

Communiqué

PEAU Jérome Mayer

Peau est un livre de couvertures. Couvertures manipulées, transportées, couvrant durant trente ans les pages de Jérôme Mayer. Surfaces de carton, papier, cuir, métal, plastique qui protègent écrits, dessins, collages, mémos, ratures, oublis. Ici invisibles factuellement mais couverts de ces peaux qui se donnent à voir, et presque toucher. Liminales, simples et complexes, elles illustrent le spectre des routes de l’artiste. Balises de temps dépassés ou en suspens, ces couvertures sont une timeline des présents qui l’ont tatoué. La trace de l’instant dans le geste accidentel ou volontaire du pli, de la griffe, de la tache y est enregistrée sur l’objet porté-emporté. Radeaux de poches, ces peaux sont un portrait géopoétique d’une traversée.

Artiste : Auteure :

Jérome Mayer Catherine Lemaire

Prix public : N° de pages : Format : Reliure : Poids : Tirage : Impression :

20.00 € 64 pages 16 × 22 cm Broché 250 g. 300 exemplaires SNEL, Vottem.

20 exemplaires ont été numérotés et signés par l’artiste. Conception graphique et mise en page : NNstudio.

Diffusion Paon Diffusion 44 Rue Auguste Poullain, 93200 Saint-Denis, France +33 7 88 97 35 80 contact@paon-diffusion.com Distribution Serendip Livres (Belgique, France, Europe) et Servidis (Suisse) Dépôt légal : D/2022/14941/01 ISBN : 978-2-9602558-5-0 © 2022 Jérome Mayer, pour les images © 2022 Hématomes, pour la présente édition

Hématomes Éditions 2, Quai de la Dérivation 4020 Liège Belgique +32 (0) 4 277 01 75 info@hematomes.be

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Evènements collatéraux PEAU est un dispositif déployant un ensemble de pièces : un livre (2022, Hématomes éditions), des objets, écrits, dessins, impressions, flux sonores et filmiques. PEAU peut être défini comme une pellicule, l’enregistrement d’un film transparent qui ne tente pas de protéger un corps mais d’exposer son exposition au temps. Dans cadre plusieurs expositions/présentations de livre sont programmées: Exposition au Clignoteur, galerie à Bruxelles / http://leclignoteur.be Exposition aux Drapiers, galerie à Liège (mai 2022) Exposition à l’Espace d’exposition du dispositif envisagé (dates en discussion pour 2022) : BATT COOP, 33 Rue Doudeauville - 75018 Paris. https:// battcoop.org/fr/

Biographie de Jérome Mayer Paris, 1967. Vit et travaille à Bruxelles Artiste transdiciplinaire, j’essaie dans mon acte d’écrire par le film, le dessin, l’objet-trace ou signe, de viser une captation du tremblement émotionnel, de la mémoire du corps au présent, du corps à corps avec le temps et l’instant, dans le moment qui n’existe qu’une fois. Je déploie et diffuse ce travail en dispositifs d’exposition. Fondateur du label de production WILDWEED, je développe un champ de créations de flux, d’objets et d’empreintes performatives dans des collaborations avec des artistes sonores, visuels, des musiciens et performeurs. www.jeromemayer.com vimeo.com/showcase/wildweedproductions

Postface de Catherine Lemaire Les images de PEAU sont des images sensorielles. Je les regarde mais elles demandent plus. Elles réclament que j’épouse leur texture, que je passe le doigt sur leur grain. Leur velouté me parle. Peau est une érotique de la surface. J’y reste ; je la scrute. Je vois alors ses crevasses et cicatrices, ses accidents et ses étendues. Et puis, ne faut-il pas parfois draguer les profondeurs et ramener en surface ce qui s’y endormait ? Sans tout à fait racler le fond, naturellement, auquel cas, la création s’épuise. Les ombres tapies comme les grands absents, les cachés et les invisibles, les inconscients et les indicibles, bref cette grande foire qui nous tumulte, ne faut-il pas, de temps en temps, la raconter à la superficie, l’alléger, la délester ? Pourtant, ces images tiennent seules. Jérôme a ôté les peaux pour que le contenu devienne informe. Il s’éloigne de tout saisissement, ainsi. Il a fait sécher ces peaux sur d’antiques claies. Il leur a donné une autonomie, pour renverser l’ordre logique de ce qu’on regarde, observe et scrute. Trouver donc une logique de la peau. Visiter ses recoins. S’attarder, pour une fois. Donner un statut à ce qui n’aurait pu être que rebut. Créer, somme toute ; inventer, par le regard qui dure et persiste, une stature à ces peaux. C’est tout le travail de Jérôme que de faire tenir l’image pour elle-même. Son art est assemblage et affranchissement. Dans La dernière image comme dans cet ouvrage-ci, il détourne un destin et transforme le négligé en visible. Ce qui surgit de ces épidermes se suffit. Il dessaisit l’objet de sa fonction tout comme de sa destination, être un carnet, rassembler le disparate et en être le garant, quelque part. Et le renvoie à ce qu’il est pour lui, par delà, à une image qui déjà nous dit. Ici le petit bout de la lorgnette est grossit, c’est devenu un réflexe. Nous sommes des images qui présentons ; mais nous nous refusons à représenter. En aucun cas nous ne nous portons garantes de ce que nous contenons. En aucun cas nous n’en


serions même la synthèse. Nous nous lisons autrement que nos intérieurs invisibles. Regardez-nous pour nous-mêmes. Je suis une peau, j’offre un contour. Regardez-moi pour moimême. Le contour a sa propre métaphysique, vous ne le saviez pas ? Ces images-ci ne souffrent pas d’interprétations. Au diable les tentations de faire sens et de parler à leur place. Pitié, que rien ne se recouvre, que l’un ne vienne pas dire à la place de l’autre ce qu’il signifie. Que les mots ne lisent pas les images, ou seulement si la langue se déplace et crée rupture plutôt que superposition. Si la description est erronée, alors seulement, peut-être, je peux m’aventurer à déécrire les images :

Là trois lignes qui se regardent sans oser s’approcher, et un peu plus loin une torsade qui voudrait les réunir toutes. Une tache me résiste et me nargue, elle me rappelle les nuages qui forment et déforment d’improbables tableaux. N’est-ce pas un profil au nez aquilin terminé en corps fantôme ? N’est-ce pas une larme volante qui vient à sa rencontre ? La trace ne fait signe que par ce qu’elle laisse de côté. Déjà éparse, par définition disons. Et dans son caractère ténu et têtu, elle provoque. Généralement, une émotion. C’est mieux, une émotion. Un geste autographique Une photo d’identité aux contours trop précis Une calligraphie délictueuse Comme une giclée de sperme sombre Une froissure d’urgence Commise par une main tremblante Il y a aussi le cahier d’écolier Celui qui crie qu’il veut des réponses Comme d’autres des vérités Et puis là, la mathématique s’impose 2+1 Mais je me laisse le soin De compter Jusqu’à un Jusqu’à deux Pas plus loin Il n’y a pas d’égal et pas d’addition Partout de l’encre Qui impressionne Et pourrait être du sang Ne vous laissez pas berner par sa couleur innocente Enfin, plus loin des lettrines égarées tentent de reformer un mot c’est celui que j’écris c’est celui-ci PEAU


Quelques pages issues du livre


Quelques pages issues du livre


Quelques pages issues du livre


Venise & Paola

Antonin Detemple

Vider la Fiac 160 photographies n&b 21 x 27 cm - 320 pages couverture à rabats sérigraphiée isbn : 978-2-9582660-0-4 25 €

« Donner au décrochage de la FIAC des allures de gigantesque installation. »


Paris, grande verrière du Grand Palais

« Je suis seul à présent et je marche le long des allées, sillons de murs vides à perte de vue, dessinant des chemins sans destination, aboutissant à des impasses. »

« Sur chaque panneau, à une hauteur d’un mètre soixante‑dix environ, un ou deux trous, parfois plus. L’arrachage a fait gonfler le plâtre et la peinture sur leur circonférence, formant de petits cratères. Je m’approche, de ces orifices émane une présence et une absence, je m’approche encore, mon oeil presque collé à la circonvolution, mes cils éffleurent la surface, ma paupière cligne. »

On est frappé par l’ironie douce de cette approche de l’appareil artistique, long labyrinthe blanc marqué par l’empreinte de l’absence, plongée angoissante et onirique dans les coulisses d’un décor dont on peine à s’extraire. Murs mis à nu et gobelets froissés, la résonance du vide nous parle et livre, à la manière d’un flip book, une petite vague scélérate à chaque traversée. La neutralité et la simplicité de la démarche d’Antonin nous agace autant qu’elle nous fascine et questionne par là même la fabrique de l’art contemporain.


Antonin Detemple est photographe, il a réalisé ce reportage alors qu’il travaillait en qualité de manutentionnaire au démontage de la FIAC. Diplômé en 2016 à l’IsdaT (Toulouse), son travail s’attache au concept de mouvement. Les formes qui se dégagent : installations, sculptures, images fixes ou animées, édition, cherchent à faire circuler des sujets de périodes et de géographies variées. Fasciné par les constructions holistiques, il cherche à animer des gestes à priori simples, mais chargés de strates et de significations variées.

Venise & Paola aiment jouer avec les livres. Présentations détendues d’éditions improbables et organisation du COUCOU MINOU FESTIVAL, ils se retrouvent aujourd’hui autour du projet d’Antonin.

Venise & Paola


Venise & Paola

Antonin Detemple

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Octobre


ADVERSE DÉPLI Loïc Largier « D’un travail imprimé dont le support est l’album, je décalque certains éléments contenus dans les cases (lignes du décor le plus souvent). Redessinant un dessin, je deviens dessinateur du seul geste, sans arrière pensée formelle ou liée à un sujet, me constituant au fil des copies un répertoire. De ce répertoire enflant au fil des dessins et du temps s’élaborent alors à partir de contraintes liées au hasard (sélection, composition,...) des ensembles dessinés qui constituent l’objet même de mon travail. Composant ainsi un certain nombre de dessins dont la finalité est l’impression, numérique dans un premier temps, photocopie dans un second, afin de revenir à ce plat, à cette surface plane qui favorise (peut-être) l’accès à quelque chose de l’ordre de l’image. C’est ensuite dans la multiplicité des « projections » possibles que se poursuit cette exploration de la ligne dessinée. Se rapportant rapidement à la question de l’écriture, en ce qu’elle est tentative de rendre visible une pensée en train de se faire, de la rendre graphiquement signifiante, lisible, les différents supports tendent à rendre intelligible ce mouvement. »

52 pages n&b (avec pliages et rabats) 20 x 30 cm, 15 € 979-10-95922-52-0 — octobre 2022 Vente ferme


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Bernard Voïta

Recto Verso, postscriptum bernard voïta

Près de quatre mois avant l’ouverture de son exposition “Recto Verso” au Kunstmuseum de Soleure, Bernard Voïta profite d’une fermeture technique du musée pour investir les lieux, y installer des répliques en carton de ses sculptures

RECTO VERSO POST SCRIPTUM

et délimiter aux murs ses travaux photographiques par des rectangles lumineux. Cette proto-exposition, où l’espace du musée est utilisé comme celui d’une maquette grandeur nature, est alors photographiée, en noir et blanc, comme on le ferait de n’importe quelle exposition.

Éditeur : Surfaces Utiles, Bruxelles Format : 23 × 26 cm, 60 pages Langue : FR & EN Photographies : Fabrice Schneider Édition et mise en page : Olivier Bertrand Texte : L'Ombre, Hans Christian Andersen Impression : Cassochrome, Waregem Tirage : 300 ex. Cet ouvrage a reçu le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles. ISBN : 978-2-931110-07-2 Prix : 25 €

À propos de Bernard Voïta Depuis la fin des années 80, Bernard Voïta développe un travail singulier qui interroge le statut de l'image comme représentation de l'espace. Ses recherches prennent la forme de sculptures, d’installations, de vidéo et surtout de photographies. Cellesci sont le lieu d’une tension permanente entre perception et perspective, construction mathématique et présence ontologique. Tout se passe comme si la même forme avait plusieurs images, lesquelles se renvoient contradictoirement les unes aux autres selon une dialectique de l’ordre et du désordre où se fait jour la tension jamais apaisée qui travaille toute image sous son apparente immobilité.

Ce matériel photographique qui constitue en quelque sorte l’archive de son projet occupa la première partie du catalogue Recto Verso publié pour l’occasion par Kunstmuseum Solothurn Verlag Für Modern Kunst.

Recto Verso, postscriptum met en dialogue et à valeur égale les deux temps de cette même exposition de Bernard Voïta : celle, ouverte au public du 11 août au 21 octobre 2018, photographiée en couleur et son fantôme photographié plus tôt, en noir et blanc, entre le 10 et le 14 avril 2018. La confrontation systématique de ces deux moments nous invite continuellement à réévaluer notre point de vue en tant que spectateur d'une exposition réinventée par le biais de son archive. L'Ombre, le conte d'Andersen reproduit pour l'occasion dans ce livre d'artiste, contribue à entretenir cette ambiguïté.


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Novembre


C AT. M O N O G R A P H I E S

ART&FICTION

MONOGRAPHIE

Nicole Schweizer (éd.)

Sarah Margnetti P R I X C U LT U R E L M A N O R VAU D 2 0 2 2

Maîtrisant la technique du trompe-l’œil, Sarah Margnetti a développé un style pictural qui combine illusions d’optique et motifs abstraits, qu’elle déploie principalement en peintures murales monumen-tales, parfois sur toile. Les motifs convoqués dans ses œuvres représentent des fragments de corps, le plus souvent féminins, dont la fonction est parfois détournée (une oreille devient un corps, un corps un cerveau, etc.) ou démultipliée. Ils surgissent ou se fondent dans des éléments d’architecture ou d’ameublement tirés du monde du théâtre – rideaux, balustrades, fauteuils, etc.

Parmi les organes sensoriels, l’oreille est un motif récurrent : elle disparaît dans les nœuds du bois d’un décor en trompe-l’œil, prolonge l’ornement d’une cheminée, se métamorphose en palette d’artiste ou prend la place des yeux. La pratique de l’artiste semble ainsi valoriser l’écoute plutôt que la parole ou la vision, jouant et déjouant les motifs traditionnels de l’histoire de l’art, celui du corps féminin plus particulièrement.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 4 N OV E M B R E 2 0 2 2 —


21 x 27 cm, env. 140 pages 978-2-88964-039-3 chf 35 / euro 28 — genre monographie sujets abordés peinture, peinture murale, trompe-l’œil — textes de Camilla Paolino langues fr./ang. format

S D’OPTIQU ENTRE ILLUSION GR APREMIÈRE MONO E T N A IN SC FA UNE RICHE ET NET TI À SAR AH MARG PHIE CONSACRÉE

© Valerianne Poidevin

isbn

yatides r a C , x u a e id r , s le Oreil émères h p é s le a r u m s e r Peintu Trompe-l’oeil ... TR AIT, E ET MOTIFS ABS

———Sarah Margnetti (née en 1983, vit et travaille à Bruxelles) est titulaire d’un Bachelor en Arts Visuels de l’École cantonale d’art de Lausanne / ECAL (2005-2009) et d’un Master en Arts Visuels HES-SO, Work.Master de la Haute École d’Art et de Design / HEAD – Genève (2013 – 2015). Elle a également suivi une formation technique à l’Institut Van der Kelen-Logelain à Bruxelles, l’une des premières écoles dédiées à l’étude de la peinture décorative. Elle est la lauréate du Prix culturel Manor Vaud (2022) et du Swiss Art Awards (2018). Son travail a été présenté à l’international, entre autres au Commun, Genève ; CAN, Neuchâtel ; La Villa du Parc, Annemasse ; Last Tango, Zurich ; SALTS, Bâle ; Stems Gallery, Bruxelles. ———


A N N E C R AU S A Z | L’ I M AG I E R D E S S E N S

EXTRAITS

Sarah Margnetti, INTIMACY, acrylique et peinture à l’huile sur toile, 100 x 179 cm, 2021 Courtoisie l’artiste (photo : Hugard & Vanoverschelde)

Sarah Margnetti, Inner Space, acrylique et peinture à l’huile sur toile, 150 x 100 cm, 2021 Courtoisie l’artiste (photo : Farzad Owrang)


A N N E C R AU S A Z | L’ I M AG I E R D E S S E N S

Sarah Margnetti et Charlotte Herzig, TROPES, Vue de l’exposition, Ferme de la Chapelle, 2019, (photo : Nicolas Delaroche, archivesmodernes.org)

EXTRAITS


Disponibles


Éditions Autonomes Dossier de presse

Murs de l’Atlantique Julie Hascoët


MURS DE L’ATLANTIQUE est une recherche menée autour du territoire breton, qui propose un dialogue visuel entre deux phénomènes : les restes du Mur de l’Atlantique - ces blockhaus qui constellent le littoral de manière lourde et permanente ; les free parties, ces fêtes techno illégales, qui apparaissent spontanément dans les campagnes et sur les côtes, avant de disparaître aussitôt. Murs de son, enceintes fortifiées, campements improvisés, radicalité des matériaux, des sons et des éléments : ce projet s’intéresse aux façons d’occuper des espaces – les marges, en l’occurrence ; à l’architecture – qu’elle soit inaltérable ou, au contraire, rudimentaire ; et à la fête - lue comme une opération de guérilla, permettant une brèche hors de toute catégorisation, de tout contrôle. En suivant le littoral, en parcourant les chemins de traverse, et à partir de la figure du mur, ce projet vient questionner la construction d’une identité collective, le sentiment d’appartenance à une communauté – aussi temporaire soit-elle – qui se vit dans le secret et dans l’illégalité. Ce travail retrace sept ans de fêtes et de dérives. Éditions Autonomes Dossier de presse

Nous avons apporté le plus grand soin à la conception éditoriale, la méthode d’impression, les différents papiers et le façonnage. • Format 168x213mm • Couverture rigide marquée à chaud noir mat sur papier toilé vinyle gris • dos carré cousu collé • cahier de 96 pages quadri offset sur arctic volume 135gr • cahier de 20 pages noir offset sur materica Verdigis 120gr • Texte et images : Julie Hascoët • Conception éditoriale : Nathalie Bihan et Julie Hascoët • Conception graphique : Nathalie Bihan et Antonin Faurel • Impression : Gráfica Maiadouro S.A. • Traduction en anglais : Guilvic Le Cam • ISBN : 978-2-490487-23-3 • Dépôt légal : 2e trimestre 2022 • 120 pages / 30 € • Achevé d’imprimer à 650 exemplaires en mai 2022 • Sortie officielle au 10 juin, à l’occasion de l’exposition « Pas sommeil. La fête dans tous ses états » de Julie Hascoët, William Kentridge et Mark Neville au FRAC et aux Champs libres à Rennes. • Pré-commandes sur le site www.editionsautonomes.com à partir du 6 juin. Contact presse : Nathalie Bihan, éditrice, 06 82 56 52 62 Éditions Autonomes, 17 rue Fautras, 29200 Brest, France editionsautonomes.com info@editionsautonomes.com Contact artiste : Julie Hascoët, photographe experiments.fr contact@experiments.fr Ce livre a été en partie financé via le dispositif Contre vents et marées, avec le soutien de la Région Bretagne en collaboration avec a.c.b - art contemporain en Bretagne et la Galerie le Carré d’Art à Chartres de Bretagne. Merci à toutes les personnes qui, de près ou de loin ont rendu ce projet possible, un merci tout particulier aux sound systems.

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C’est un coin de campagne tranquille. 1. C’est un coin de campagne tranquille que la courbe d’une départementale est venue traverser, reliant quelques bourgades éparses entre les étendues silencieuses de champs laissés en friche. Des zones boisées, des chemins de terre, des merles et des geais qui jouent à cache-cache par-delà les fossés. L’odeur de l’iode dans l’air qui annonce le littoral à quelques bornes à peine. C’est ici qu’on a grandi. Un peu loin de tout, à l’abri. Le trou du cul du monde, comme on dit. Au bistrot du village, une poignée d’anciens accueille la tombée du jour à grand renfort de galopins. Ils pourraient tout aussi bien commander des pintes, ce serait plus commode – mais c’est une tradition, le galopin, un rituel imperturbable. Alignés contre le comptoir en bois lustré, ils enquillent les verres et les histoires tandis que le clocher sonne péniblement un souvenir de vêpres. Dix-neuf heures, par là. Une vieille publicité Amer-Picon trône au-dessus d’un miroir qui ne reflète plus grand chose. Sur le parking de la mairie et à deux pas du bar, quelques voitures se sont

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regroupées, fouillis d’affaires et de passagers, un A fraîchement collé à l’arrière d’un carrosse. Les portières sont laissées grandes ouvertes et une ribambelle de basses compactes dégueulent d’un autoradio assurément poussé au-delà de ses capacités. Ça parle fort, ça ricane. Assis tant bien que mal sur le rebord des coffres alourdis par les cartons de bière, les « jeunes du village » agitent des bouteilles en plastique sans étiquette, et le liquide orange de transiter de main en main avant de disparaître dans les gosiers à mesure que l’heure tourne. On taxe des feuilles slim et puis on roule des joints. Depuis la vitre du troquet, les vieux du bled commentent : leur allure débraillée, les coupes de cheveux douteuses, les pantalons trop larges. Le style garçon-manqué. Les manières qui se perdent. Et le patron de battre en retraite, parce qu’il les a vus grandir ici, ces gosses, année après année : il faut bien que jeunesse se passe. Chaque samedi c’est pareil. On se rejoint sur la place en attendant que l’info tombe. Un SMS circule, qui donne déjà le ton. La date, le numéro de boîte vocale, « area 22 » et puis « tenez-vous prêts ». Ce soir, ce sera dans le secteur : le collectif qui pose, c’est une bande qu’on


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Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

TO DANCE WITH THE DEVIL est un corpus développé autour du personnage de Catherine, la mère du photographe.

Le livre document le principe de marginalité et de dérive à travers la complexité de la famille et questionne la place de la normalité dans l'anormal, à travers différents schémas temporels et narratifs, liant images d'archives, documents, textes et images contemporaines. Photographies et texte: Mickael VIS Postface : Rémi COIGNET Conception graphique / Graphic design : BIZZARRI-RODRIGUEZ Format : 15 x 21 cm – Couverture + 272 pages Reliure en dos carré cousu collé Le matériau de la couverture est du SKIVERTEX® VICUANA Blue SXV5217, avec un marquage Or et recouvert d’une jaquette pliée qui reprend une image de la mère de l’artiste : Catherine et le démarrage du texte qui nous plonge dans ce récit. Chaque chapitre est marqué par une rupture de papiers : De l’Arena Bulk Ivory 90g (Fedrigoni) pour les images d’archives Du Bengali Corail 80g pour la retranscription des documents d’archives De l’Offset 90g pour les images contemporaines


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Exemples de double-pages.

Chapitre CATHERINE

Chapitre SEBASTIEN


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Chapitre OURAGAN


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Chapitre GEORGES

L’ensemble du livre est traduit en anglais : à la fois le texte de Mickaël VIS et la postface de Rémi Coignet avec un élégant système de vignettes pour conserver la concordance des documents.

ISBN : 979-10-97416-59-1 Premier tirage de 500 exemplaires Prix de vente : 45 € TTC


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Extraits du texte de Mickaël VIS. Dans le livre, ce texte est réparti en 16 fragments numérotés.


Rue du Bouquet // To Dance with the Devil de Mickaël Vis

Extraits de la postface de Rémi Coignet

Début décembre 2020. Nous sommes confinés. Il fait nuit et moche lorsqu’en fin de journée, je reçois un e-mail d’un certain Mickael Vis. Il m’écrit sur les conseils de mon amie Elina. Je lis : « To dance with the devil est un corpus développé autour du personnage de ma mère Catherine, morte du sida en 1999. Elle a mené, jusqu'à sa mort, une vie de marginale, disputant avec la vie elle-même un combat d'une intensité folle. Droguée, sa relation avec son premier fils, Sébastien, a été tumultueuse. Elle lui a montré le chemin menant aux drogues. Il est devenu un ouragan de violence. Elle entretient ensuite une relation amoureuse avec son propre père. Je suis le fils de cette union interdite. » Ma première réaction est de penser « c’est trop gros pour être vrai ». Et je retourne à la préparation de mon repas. Puis je songe « c’est trop gros pour ne pas être vrai. » Et je reviens à mon ordinateur. En parcourant le PDF joint au message, je réalise la force inouïe de ce récit. Et les questions primordiales qu’il soulève : la liberté et la marge, la place de la société dans nos vies et dans la morale… Déjà, il n’est plus question de faits, mais d’une œuvre. Deux heures plus tard, je réponds à Mickael que je serai ravi de faire sa connaissance. ————— Je le rencontre quelques semaines plus tard à son arrivée à Paris — il vit entre ici et Helsinki — et je lui propose de l’aider, dans la mesure de mes moyens, à publier son histoire. Il me semble que c’est un travail puissant et par son thème une pièce importante au débat public. ————— Depuis six mois maintenant que Mickael m’a demandé d’écrire ce texte, je n’arrive à rien de satisfaisant. Finalement, ces notes seront le récit de mon échec à écrire, comme La Résidence de JH Engström était celui de l’incapacité à photographier dans une ville étrangère. ————— Été 2021. Je relis Totem et Tabou, mais à part une franche rigolade dans les premières pages à propos des « sauvages » d’Australie1, rien pour moi. Je me promets d’aller vérifier dans une édition plus récente si la traduction a été amendée. ————— Comment dès lors pourrais-je connaître Catherine, Georges ou Sébastien que je n’ai jamais rencontrés ? Ils ne peuvent être, pour moi, que des personnages au sein d’une œuvre. Aussi autobiographique soit-il, un récit inscrit toujours les faits dans un dispositif. ————— Le dispositif mis en place par Mickael vise à organiser le chaos et à ordonner des souvenirs dans un travail de constitution de la mémoire. : Images de famille, lettres et documents administratifs sont des strates, des niveaux de sens, que le texte vient malaxer. Des signes s’ajoutent aux signes. Quant aux photos noir et blanc, évanescentes, qu’il a prises, je les vois comme des trous dans la mémoire, comme des blancs dans un discours, des points de suspension…


Septembre


C O L L E C T I O N C AT. P H OTO B O O K

ART&FICTION

PHOTOBOOK

Vincent Jendly

Lux in tenebris

Lux in tenebris est un voyage en mer inédit et intime. L’auteur, Vincent Jendly, photographe, a embarqué à bord de cinq cargos de marine marchande pour éprouver sa relation ambivalente avec l’eau, développée après avoir échappé à la noyade lorsqu’il était enfant. Ici, dans l’univers étrange des grands cargos, la nuit est hostile : dans les ténèbres les plus profondes, quand le temps est couvert et que le bateau disparaît complètement, plus rien ne le distingue de l’eau, et la mer invisible devient encore plus abyssale. Lors de son premier voyage, quand Vincent Jendly aperçoit une lueur indéterminée à l’horizon, il se revoit ouvrir les yeux après son accident, dans la lumière éclatante baignant ses proches

qui le veillent, et il voit la vie dans la mort. Le résultat de ces voyages souvent inconfortables, parfois dangereux, est un travail cathartique, un défi aux ténèbres. Lux in tenebris est le dernier travail personnel de Vincent Jendly, réalisé entre 2015 et 2020. Il a été présenté pour la première fois au festival Images Vevey en septembre 2020 et a été montré cet été 2021 au festival Images Gibellina, en Sicile, puis au Musée de la Photographie de Charleroi, en Belgique.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 2 S E P T E M B R E 2 0 2 2 —


isbn

———Vincent Jendly est né à Fribourg (Suisse) en 1969. Il a grandi en France et s’est installé à Lausanne en 1994, où il vit et travaille actuellement. En 2009, il a pris le parti radical de changer de vie et de se consacrer entièrement à la photographie de manière professionnelle. Le photographe a réalisé sa première série sur la ville de New York de 2009 à 2012. Elle a rapidement fait l’objet de plusieurs expositions personnelles, distinguée dans des prix internationaux, et plusieurs fois publiée. Sa série récente Lux in tenebris a été montrée au festival Images Vevey en 2020, puis au festival Images Gibellina et au Musée de la photographie de Charleroi (Belgique) en 2021. ———

MER UN VOYAGE EN ÈBRES UN DÉFI AUX TÉN

© Emilien Itim

24.5 x 33 cm, 144 pages 978-2-88964-043-0 chf 55 / euro 45 — genre photobook sujets abordés mer, cargos, documentaire, voyage — texte de Vincent Jendly langues fr/ang format

ue , q ti r a th a c il a v a tr « Dans ce soin : e b is a v a j’ t n o d e c j’ai trouvé p ou r y it u n la s lu p e tt o je ne fl sens e m e J . s e r b è n té s défier le coucher. » u a il e v é r u d t n a viv E, INÉDIT ET INTIM


V I N C E N T J E N D LY | LU X I N T E N E B R I S

EXTRAITS


V I N C E N T J E N D LY | LU X I N T E N E B R I S

EXTRAITS


V I N C E N T J E N D LY | LU X I N T E N E B R I S

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V I N C E N T J E N D LY | LU X I N T E N E B R I S

EXTRAITS


Nouveau titre 2022

Communiqué

TURLUPIN 2 Michael Dans

Mes images ne font pas bander — Michael Dans

Couverture temporaire

Michael Dans évoque et questionne la soumission de l’homme face aux industries et à nos sociétés contemporaines. Dans ce nouveau tome de «Turlupin» déguisé en magazine féminin cette fois, l’artiste poursuit son travail de déconstruction des images (du porno, du sexe, de la vie en couleurs, du bondage, du veganisme et du fétichisme...). Il est enrichi d’un texte-fiction de Myriam Leroy qui se glisse dans la peau d’une modèle: « Tourne-toi sur le côté gauche, s’il te plaît. Raaah, putain, tes hanches m’inspirent. Couchée sur une table de tatoueur, un photographe en embuscade dans le dos et une maquilleuse affairée sur son cul, Charlotte s’apprêtait à être mitraillée ». Artiste : Auteure :

Michael Dans Myriam Leroy

Prix public : N° de pages : Format : Reliure : Poids : Tirage : Impression :

20.00 € 96 pages 18.7 × 26.8 cm Dos carré collé 320 g. 300 exemplaires SNEL, Vottem.

15 exemplaires seront été numérotés et signés par l’artiste. Conception graphique et mise en page : NNstudio.

Diffusion Paon Diffusion 44 Rue Auguste Poullain, 93200 Saint-Denis, France +33 7 88 97 35 80 contact@paon-diffusion.com Distribution Serendip Livres (Belgique, France, Europe) et Servidis (Suisse) Dépôt légal : D/2022/14941/03 ISBN : 978-2-9602558-6-7 © 2022 Michael Dans, pour les images © 2022 Hématomes, pour la présente édition

Hématomes Éditions 2, Quai de la Dérivation 4020 Liège Belgique +32 (0) 4 277 01 75 info@hematomes.be

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Biographie de Michael Dans

Biographie de Myriam Leroy

Diplômé en peinture de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Michaël Dans multiplie les expositions solos et collectives et les résidences artistiques. De la même manière qu’il mène une vie itinérante, habitant tour à tour à Liège, Amsterdam, Helsinki, Berlin, Anvers…, Michael Dans s’exprime avec des techniques aussi différentes que l’installation, la performance, la sculpture, le dessin ou la photographie. Cette diversité se retrouve également dans les sujets abordés (mort, solitude, érotisme, enfance) et les formats utilisés : du dessin au mikado géant en passant par le lancé de 17 pierres précieuses dans un pré à l’occasion de Kunst & Zwalm.

Myriam Leroy, est journaliste, chroniqueuse, auteure, réalisatrice de documentaires et romancière belge. Dans ses livres, elle traite du féminisme et de la place des femmes dans la société1.

Depuis ses débuts, cet éclectisme lui permet d’échapper à tout type de catégorisation et de surfer avec aisance à travers les codes de l’art contemporain. Ainsi, Michael Dans inscrit chaque fois sa proposition dans un rapport spécifique avec les contextes d’exposition (architectural, conceptuel, etc.) afin qu’elle génère une pertinence propre. De manière subtile et ludique, il profite des différentes propositions de travail qui lui sont faites pour construire des interventions en perpétuel décalage et riches en détournements de situations. A la frontière des objets et des attitudes, il crée des œuvres porteuses de messages transmis à l’aide d’un humour cynique et critique sur un fond de mélancolie, d’introspection et d’érotisme.

Elle est l’auteure de la pièce de théâtre «Cherche l’amouré, jouée à guichets fermés au Théâtre de la Toison d’Or à Bruxelles et ailleurs en Belgique. Son premier roman, «Ariane», paraît en janvier 2018 aux éditions Don Quichotte. C’est le récit d’une amitié toxique entre deux adolescentes qui font l’apprentissage de la séduction et de la cruauté dans la bourgeoisie de province belge des années 1990. Son deuxième roman, «Les yeux rouges», paraît en août 2019. C’est un roman partiellement autobiographique qui traite d’un insidieux et inexorable harcèlement à l’heure du numérique. Elle coproduit avec Florence Hainaut un documentaire intitulé #SalePute dénonçant la violence particulière dont les femmes sont victimes sur internet14. Elles racontent leur expérience, ainsi que celle d’autres femmes notoires, qui ont dû faire face « aux érotomanes [puis à] la haine misogyne, les insultes, les menaces de viol et de mort »14. De leur point de vue, il y a un problème systémique sur les réseaux sociaux et « se faire traiter de « sale pute » tous les jours par des milliers de personnes alors que nos collègues masculins, qui font exactement le même métier [de journaliste], ne subissent pas le même sort, c’est bien faire l’objet d’une haine dirigée contre le genre féminin. »14


Extrait de la préface de Myriam Leroy [...] Les photos de Michael Dans, c’était comme faire la fête les néons allumés: cruel. Ce n’était jamais joli ou complaisant, ni dans un sens ni dans un autre. Charlotte y percevait une mise en scène burlesque des fragilités des modèles. Une expérience envoûtante, hantante, terrible. Si photoshop était convoqué, il s’agissait plutôt de souligner les ratés et non les estomper ni de les sublimer. Sur les clichés de Michael Dans, il y avait des vergetures, de la cellulite et des bourrelets, mais ce n’était pas aimable, non, pas mignon, pas « body positive ». Ce n’était pas infamant non plus. Mais c’était le contraire d’Instagram. Une poésie glauque dont on n’avait pas, ou plus l’habitude. Le corps était au centre du dispositif mais l’histoire qu’il racontait ne parlait pas de chair ou de sensualité. Elle disait combien le monde, même et surtout avec un nez de clown, était triste. Enfin, c’était ça que Charlotte pensait en regardant le travail de Michael Dans. Triste et poignant, encore plus avec le déguisement, les collerettes, les plumes dans le cul et les accessoires « farces et attrapes ». [...]


TURLUPIN N°1 \ SOUMISSION Une production Michael Dans Textes de Emmanuel Lambion et Dorothée Duvivier

Mes images ne font pas bander — Michael Dans Michael Dans évoque et questionne la soumission de l’homme face aux industries et à nos sociétés contemporaines avec des photographies hautes en couleur de clownesses et de bondage dans le magazine Turlupin N°1 \ Soumission. Cet ouvrage a été publié à l’occasion de l’exposition « Bye Bye His-Story » au Centre de la Gravure et de l’Image Imprimée inaugurée le 27 mars 2021. Il est enrichi de deux textes critiques de Dorothée Duvivier (Attachée scientifique au B.P.S.22) et d’Emmanuel Lambion (Directeur du Centre de la Gravure et de l’Image Imprimée).

Auteurs :

Michael Dans Dorothée Duvivier Emmanuel Lambion Prix public : N° de pages : Format : Reliure : Poids : Tirage : Impression :

15.00 € 48 pages 21 × 28 cm Broché 200 g. 250 exemplaires SNEL, Vottem.

20 exemplaires ont été numérotés et signés par l’auteur. Conception graphique et mise en page : NNstudio.

Diffusion et distribution : Europe Hématomes Éditions — info@hematomes.be Belgique et Luxembourg: Adybooks — ad@adybooks.be Dépôt légal : D/2021/14941/01 ISBN : 978-2-9602558-0-5 © 2021 Emmanuel Lambion et Dorothée Duvivier, pour les textes © 2021 Michael Dans, pour les photographies © 2021 Hématomes, pour la présente édition

Hématomes Éditions 2, Quai de la Dérivation 4020 Liège Belgique +32 (0) 4 277 01 75 info@hematomes.be Hématomes Éditions


Biographie de Michael Dans

Extrait du texte d’Emmanuel Lambion

Diplômé en peinture de l’Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Michaël Dans multiplie les expositions solos et collectives et les résidences artistiques. De la même manière qu’il mène une vie itinérante, habitant tour à tour à Liège, Amsterdam, Helsinki, Berlin, Anvers…, Michael Dans s’exprime avec des techniques aussi différentes que l’installation, la performance, la sculpture, le dessin ou la photographie. Cette diversité se retrouve également dans les sujets abordés (mort, solitude, érotisme, enfance) et les formats utilisés : du dessin au mikado géant en passant par le lancé de 17 pierres précieuses dans un pré à l’occasion de Kunst & Zwalm.

[...] Car si les femmes clowns — non censurées par Instagram — semblent a priori moins dérangeantes que des représentations de femmes activant et assumant la réalisation de leurs fantasmes sexuels, déviants par rapport à l’idée de norme, elles expriment de façon chatoyante l’aliénation première et violente des sociétés patriarcales qui ont longtemps poussé les femmes à se grimer, à travestir une nature pragmatique pour se conformer à une chosification et à des canons esthétiques destinés à attirer et séduire le regard masculin.

Depuis ses débuts, cet éclectisme lui permet d’échapper à tout type de catégorisation et de surfer avec aisance à travers les codes de l’art contemporain. Ainsi, Michael Dans inscrit chaque fois sa proposition dans un rapport spécifique avec les contextes d’exposition (architectural, conceptuel, etc.) afin qu’elle génère une pertinence propre. De manière subtile et ludique, il profite des différentes propositions de travail qui lui sont faites pour construire des interventions en perpétuel décalage et riches en détournements de situations. A la frontière des objets et des attitudes, il crée des œuvres porteuses de messages transmis à l’aide d’un humour cynique et critique sur un fond de mélancolie, d’introspection et d’érotisme.

De façon similaire, les corps masculins capturés en pleins fantasmes de soumission SM, mettent le doigt sur la norme tout aussi aliénante de l’homme dominateur et conquérant qui conditionne l’éducation des jeunes garçons. [...]

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フ ェ リ ッ ク ス

F E L I X BY

FELIX T H E S A I Z

ASBL LE MULET 31 avenue Arnold Delvaux 1180 Bruxelles info@lemulet.com www.lemulet.com


Rien de bien neuf, le plafond s’effrite, la peinture s’entache, ce sont des usures de fatigue, des raisons sans raison fournies à l’aube de la dégradation – l’architecture en berne – des quatrièmes de pages jonchent le sol, il s’agit de littérature en attente de moments venus. Cet extrait, tiré d’un inédit de Félix The Saiz, reflète, en quelque sorte, l’esprit de la série proposée ici en vue d’un projet d’édition. Usures de fatigue, raisons sans raison, quatrièmes de pages, littérature en attente de moments (déjà) venus : tout est là, sur ces affichettes A4 dont le photographe a glané l’image au fil des rues, six années durant. Le mot littérature n’est pas de trop : il dit que ces chats perdus dont on devine l’aura plus que la silhouette et les yeux voire parfois un seul œil - plus que l’expression, ces images qui ressemblent à des pans de murs effrités, racontent autant d’histoires. Les contempler c’est se perdre dans un territoire qui n’est plus celui des humains, ou si peu, un territoire en marge, parcouru par des créatures furtives, familières de la survie comme celles qui hantent un certain cinéma des années septante, celui de la résilience et de la nostalgie. Paradoxe. Ces individus si personnels que sont les chats, que l’on prétend aimer pour leur indépendance, soudain nous manquent, terriblement. Une fois disparus, ils n’illustrent plus la liberté triomphante, celle qui vaque d’îlot en îlot et de cour en jardin en autant d’expéditions secrètes. Non. Une fois laborieusement fichés, racontés en quelques lignes naïves sur une photo plus ou moins réussie, ils incarnent l’angoisse de l’amour perdu, la quête de retrouvailles improbables et une éternité de questions sans réponses. Car les chats ont des raisons sans raison , c’est bien là leur essence. Ils errent, et tout humain qui les recueille devrait savoir que chaque semaine, chaque année gagnée sur la disparition ou la mort est une victoire de cette sauvagerie qui jamais ne les abandonne. Si nous les recueillons, c’est pour un temps, si nous les aimons, c’est pour nousmêmes. Vivants, inséparables de la merveille de l’instant, ils sont les miroirs de nos solitudes et de nos joies. Disparus, ils deviennent autant de souvenirs pieux, d’ex-voto en forme d’affichettes que le passage des saisons dégrade, que l’humidité fait mousser, petits fantômes, images spirites. Ces affichettes couturées d’intempéries sont à l’image de la vie de celui qui les a repérées et choisies pour des tirages soigneusement médités, dont l’apparence conservera l’esprit de ces fantomatiques trouvailles. Caroline Lamarche, 12/08/2021


フ ェ リ ッ ク ス

F E L I X BY

FELIX T H E S A I Z

• LIVRE

• Thème : PHOTO

• 300 PAGES + 3 JAQUETTES DIFFÉRENTES

• Prix de vente : 20€

• Format : 13 CM X 18 CM (VERTICAL)

• ISBN : 978-2-931133-06-4

• COUVERTURE SOUPLE

• Parution : JUIN 2022

• Tirage : 750 EXEMPLAIRES

• photographe : FELIX THE SAIZ

• Rayon : BEAUX-ARTS

• Graphisme : STUDIO DIRK


フ ェ リ ッ ク ス

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FELIX T H E S A I Z


À l’origine Gaëtan Chevrier


Etendard de l’économie capitalisme de la fin du 20e siècle, Hong-Kong est tout autant intrigante que perturbante, interrogeant les manières dont les hommes établissent leurs milieux de vie.

À l’origine / Gaëtan Chevrier

À l’origine

La cité-état, qu’elle a longtemps constitué, a été façonnée par la géographie du capitalisme mondial. Colonie britannique pendant 150 ans, rétrocédée à la Chine en 1997 en préservant un statut de région administrative spéciale censé fonctionner jusqu’en 2047 sous l’adage du système imaginé par Deng Xiaoping « un pays, deux états », elle est aujourd’hui la proie d’un tiraillement géopolitique pour lequelles hommes et leurs libertés sont mis à rude épreuve. À l’origine est un regard sur une ville, dépassant son identité complexe pour mieux interroger les rapports qu’entretiennent l’homme et la nature. 2

Sur La Crête

couverture provisoire

éditions


À l’origine / Gaëtan Chevrier

À l’origine Photographies / Gaëtan Chevrier Fiction / Anthony Poiraudeau Texte critique / Maëlle Tessier Coordination éditoriale et conception graphique / Sur la Crête éditions 35 € ISBN : 978-2-9559747-9-7 Couverture avec toilage et embossage. Reliure à la suisse Largeur (cm) : 21 Hauteur (cm) : 33 Nombre de page : 112 Parution : septembre 2022 Tirage : 400 exemplaires

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Gaëtan Chevrier, designer de formation, appréhende la photographie en autodidacte et se perfectionne au travers de workshops à Paris et à Arles. Il développe sa propre activité de photographe indépendant depuis 2006. Sa pratique artistique porte sur la représentation du paysage et sa transformation par l’homme. Parallèlement, il mène un travail de commande auprès des acteurs de l’architecture et de l’urbanisme en proposant une approche sensible et humaine des espaces construits ou en devenir.

Maëlle Tessier se situe à la croisée de la recherche, la pratique et l’enseignement de l’architecture : Architecte praticienne et co-gérante de l’agence tact architectes à Nantes, Professeure à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes de Théorie et Pratique de la Conception Architecturale et Urbaine, Docteure en histoire de l’architecture contemporaine depuis 2012 et engagée dans une HDR au sein du laboratoire GERPHAU depuis début 2018.

Anthony Poiraudeau a fait des études d’histoire de l’art qui l’ont conduit à Paris et à un enviable poste de réceptionniste-standardiste bilingue. Rêvant ensuite d’ailleurs, il est revenu vivre dans sa région natale, à Nantes, où il se voyait vivre de sa chasse dans les bois, ce que son végétarisme, une urbanisation insoupçonnée du secteur et les exigences de confort de son chat ont contrarié. Amateur de voyages en train, de chefs-lieux et de fromage, il est aussi professeur de littérature et d’écriture à l’école des beaux-arts de ClermontFerrand. Il a publié deux livres aux éditions Inculte – Projet el Pocero (2013) et Churchill, Manitoba (2017) – et participe aux revues La moitié du fourbi et 303.

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À l’origine / Gaëtan Chevrier


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À l’origine / Gaëtan Chevrier


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À l’origine / Gaëtan Chevrier


En botanique, un habitat naturel est constitué de deux entités : le biotope, ensemble des éléments physiques et chimiques d’un milieu et la biocénose, ensemble des êtres vivants et des liens vitaux qu’ils entretiennent entre eux.

À l’origine / Gaëtan Chevrier

[…]

L’habitat existe parce qu’il met en lien. Et nous, nous n’existons qu’en relation, nos habitats en sont le support, ils permettent les interactions et les échanges, de l’effleurement à la persistance.

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[…] Maëlle Tessier / ‘‘ (Im)plantations ’’ extrait du texte critique accompagnant les images du livre À l’origine

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À l’origine / Gaëtan Chevrier


Faire état du déjà-là, ne plus fabriquer à partir de l’effacement, prendre acte de ce qui est, faire à partir de ces milliers d’infrastructures, de tunnels, de voiles de béton, de trajectoires de réseaux, de creusements et de ramifications, d’étagements superposés en sortant de ces décennies qui ont détruit et arasé pour reconstruire à partir du vide ; c’est ainsi que se joue l’à-venir de nos mondes habités.

À l’origine / Gaëtan Chevrier

[…]

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[…] Maëlle Tessier / ‘‘ (Im)plantations ’’ extrait du texte critique accompagnant les images du livre À l’origine

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À l’origine / Gaëtan Chevrier


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www.editionsurlacrete.com


Novembre


Rue du Bouquet // Métamorphoses de Letizia Le Fur

Métamorphoses, chapitre 3 de Mythologies Par Letizia Le Fur

Les chapitres L'origine et L'âge d'or ont été présentées dans le précédent livre de Letizia Le Fur (paru en 2021, livre épuisé). Ce chapitre Les Métamorphoses, poursuit son interprétation sensible des mythes. Ce deuxième livre, inspiré de l'œuvre éponyme d'Ovide, évoque les transformations des êtres lorsqu'ils doivent séduire, conquérir ou fuir, dans une nature où le végétal, l’animal et minéral peuvent se mélanger.

ISBN 979-10-97416-57-7 Prix de vente : 45 € TTC (non définitif) Conception graphique: BIZZARRI-RODRIGUEZ Photographies : Letizia Le Fur Textes : en attente Ouvrage bilingue : Français et Anglais

Descriptif du livre : 88 pages + couverture - 23,5 x 32 cm - Français et Anglais Couverture rembordée sur carton Papiers : Munken lynx 130 g / couché brillant 150 g / Fedrigoni Materica Clay 120 g Reliure cartonnée, cahiers cousus, dos droit repincé, coupe franche en tête et pied


Rue du Bouquet // Métamorphoses de Letizia Le Fur

Exemples d’images


Rue du Bouquet // Métamorphoses de Letizia Le Fur


Rue du Bouquet // Métamorphoses de Letizia Le Fur La quête de beauté de Letizia Le Fur se mêle intimement avec son amour pour la mythologie grecque dans son interprétation photographique contemporaine des mythes d’Hésiode ou d’Ovide. Travaillant la couleur comme le ferait un peintre, un héritage de son parcours aux Beaux-Arts, Letizia convoque la force de paysages sauvages, la poésie de la nature environnante, les corps nus et des animaux dans ses photographies empreintes de mystère. Inspiration de Letizia Le Fur Les Métamorphoses d'Ovide sont une oeuvre capitale de L'Antiquité, un poème qui par son ampleur et son type de vers, l'hexamètre dactylique, relève de l'épopée, mais une épopée singulière, une épopée mythologique qui confronte les hommes et les dieux à travers des récits souvent dramatiques. Beaucoup de violence mais aussi beaucoup de magie. Ovide nous offre une multitude d'explications sur la Nature et le monde avec ce qu'il sait le mieux manier : la poésie. La richesse du texte tant sur le plan mythologique, que sociologique ou que physique et métaphysique, nourrit le travail de Letizia Le Fur dans sa quête d’harmonie et de beauté.


C O L L E C T I O N S H U S H L A R RY

ART&FICTION

RÉCIT

Stéphanie Lugon

Jeune femme dans un intérieur lausannois

Préoccupée par la Jeune fille dans un intérieur pompéien du peintre Charles Gleyre, Stéphanie Lugon, historienne de l’art, tente de comprendre ce qui constitue l’effet obnubilant du tableau. Bon ok, ses fesses sont splendides. Mais est-ce suffisant pour expliquer son pouvoir d’attraction ? Pourquoi ce nu ne la laisse-t-elle pas tranquille ? Qu’est-ce qui s’y joue qui la tourmente ? Se prenant comme propre objet d’étude, l’auteure sonde les profondeurs pour trouver les feux allumés par l’œuvre. Elle creuse les couches historiques, se fraie un chemin dans une constellation d’images, retrace l’itinéraire intérieur qui la lie au tableau.

En cherchant à débusquer ce qui forme et précède son regard, Stéphanie Lugon se détache progressivement de sa discipline cérébrale et laisse affleurer les bruissements de son corps et de ses émotions. Elle convoque son expérience intime pour en faire un outil d’analyse et donner à percevoir la puissance de la peinture.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 2 S E P T E M B R E 2 0 2 2 —


isbn

ES SENS ET QUES AFFOLEMENT D RELLE DU UCTION CULTU R ST N O C LA R SU CORPS FÉMININ REGARD SUR LE

© Mathilda Olmi

11 x 17.5 cm, env. 80 pages 978-2-88964-030-0 chf 14.90 / euro 12 — genre récit, littérature suisse sujets abordés sensation, peinture, corps format

ves à Réflexions sensiti de partir d’un tableau Charles Gleyre... TIONNEMENT

———Suite à des études en histoire de l’art et littérature anglaise aux Universités de Lausanne et de Zurich, Stéphanie Lugon (*1985) obtient en 2011 un Master en muséologie à l’Institut Courtauld à Londres. Elle est également au bénéfice d’un CAS en dramaturgie (Unil – Manufacture). Conservatrice de musée, elle envisage l’écriture comme un moyen de ranger le monde, comme une offrande et comme une consolation. ———


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«La plupart des historiens de l’art sont tout aussi mal à l’aise face à la question des émotions, si bien qu’ils préfèrent écrire sur les formes, les couleurs, les influences ou le contexte historique. Or les sentiments sont non seulement incontournables, mais cruciaux pour la compréhension d’une œuvre d’art. Ce sont eux qui lui confèrent son sens.» Siri Hustvedt, Une femme regarde les hommes regarder les femmes

«Je ne crois pas trop à cette idylle entre un tableau et le visiteur, qui serait éveillé soudain à quelque chose par la toile, juste en la regardant. Je crois à des conflits plus violents, conflits avec tout ce qui ne se trouve pas dans un musée, avec tout ce qui y est enfermé et y meurt, doucement, suffoqué par l’accumulation des œuvres et des gens.» Patrice Chéreau, Les visages et les corps

1 Elle émerge. C’est-à-dire elle refait surface progressivement. Elle ne surgit pas d’un coup comme ça pouf. Ça se fait au fur et à mesure, en scred. Des vagues d’images, de sons, d’odeurs s’échouent dans ma conscience pendant la journée – les rouleaux se déversent, puis se retirent, charrient d’autres impressions, qui disparaissent à nouveau. Elle en fait partie, discrètement, en arrière-plan, au point d’émergence de ma conscience. Elle reste sur le rivage parfois, observe l’océan des perceptions, les bras autour des genoux. Elle se balade, puis replonge. Elle ne tient pas particulièrement à attirer mon attention ou à se rendre intéressante. Elle fait sa vie d’image. Elle débarque définitivement un soir de printemps, convoquée par un entrelacement de signaux. Les couleurs denses et lourdes du tapis d’Orient, les catelles imitation porphyre de la salle de bains, le rituel du coucher, sortir de la douche, préparer un thé, attraper un livre. Je me penche pour allumer la lampe de chevet, pieds nus sur la peau de mouton Ikea. L’appartement est dans une

EXTRAITS

semi-obscurité, le duvet rabattu déplie la fraîcheur du soir. Le réseau de textures et de sensations l’appelle. L’écho est si fort que je prends conscience de sa présence. Je ne suis plus tout à fait seule. Elle se déploie dans mon souvenir. Je me la remémore. Je la regarde, troublée par son apparition, surprise par l’évidence de son irruption. Elle ne fait pas de cas, bien évidemment. Mais désormais nous sommes deux : moi dans mon intérieur lausannois, elle dans son intérieur pompéien.

2 Au départ, les musées m’ont plu parce que c’est bien rangé tout comme il faut, et parce qu’on entend le silence. On le remarque au bruit net des semelles qui claquent sur le sol, on dirait que c’est pour de faux, comme les bruitages d’un film. Les galeries feutrées imposent une lenteur, une gravité presque aquatique, qui aiguise l’attention. On est comme des gros poissons qui errent sans but (des poissons quoi). Dans un musée, tout est à sa place, jusqu’au moindre clou précisément planté. Tout est maîtrisé de a à z, température et humidité incluses. Les œuvres sont soigneusement choisies, la lumière aussi, la couleur des murs, le design des bancs, voire l’architecture complète du bâtiment, et, pour certaines institutions, même l’aménagement de ce que l’on observe non pas dans le musée mais depuis ses fenêtres. C’est un fantasme de maniaque, fracturé de plein fouet par les œuvres. Qu’elles déploient le chaos de l’Histoire ou plongent aux racines de l’expérience humaine, elles déchirent le calme apparent, pulsent une énergie vitale saisissante, une folie organisée. C’est comme une fanfare qui déboulerait sur des patins à roulettes dans un bureau d’architectes scandinaves. Le contraste brutal entre la structure archi-contrôlée, rigide, coincée, et l’effervescence délirante des œuvres, déclenche quelque chose de l’ordre d’une charge érotique. La tranquillité des musées est un mirage. On a attendu quasi un siècle pour un nouveau bâtiment qui puisse accueillir la collection du Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne


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(MCBA). Genre littéralement : en 1924, alors que le musée est installé au Palais de Rumine depuis 1906, « la direction réclame le transfert du Musée dans un bâtiment indépendant » afin de pouvoir exposer la collection qui s’agrandit au fil des acquisitions et des donations importantes. Ça fait pas mal long hein cent ans, quand même. On ne s’en rend sans doute pas compte, mais ça nous a manqué. Une œuvre d’art c’est comme un morceau de musique, ça se voit une fois, puis deux, puis trois, puis en boucle, à faire chialer les voisins de rage. Un regard ça se forge comme une oreille ou un palais. Regarder un tableau c’est le garder dans ses yeux à nouveau, encore et encore, s’user la rétine sur la toile, le reconnaître en tout point et pourtant être surprise, toujours, par l’émotion qu’il suscite. Il y a des œuvres qui n’en peuvent plus tellement elles ont des choses à nous dire, elles nous sautent au visage ou à la gorge, nous prennent d’assaut. Il y a celles qui sont discrètes, qui tissent leurs liens en secret, qui patientent. Il y a celles qui repoussent, qui fatiguent, qui réconfortent, excitent, révoltent, ennuient. Il y a celles qu’on ignore, qu’on évite, celles qui ne parlent qu’aux autres. Et puis il y a nous. Nos rapports aux œuvres fluctuent constamment. Ils sont composés d’une multitude de données qui évoluent et se transforment. Les œuvres parlent de nous, de notre attention, de notre regard. De notre humeur, de notre expérience. Elles parlent des autres qui sont autour (les autres œuvres, les autres gens). C’est une étrange valse, une dentelle qui se brode d’image en image, d’année en année, en un mouvement perpétuel, vivant. Une collection, ça s’apprivoise comme un animal sauvage. 3 La première fois que je la vois, c’est au vernissage de l’accrochage dans l’aile ouest du nouveau musée, en mars 2020. Je la connais de vue, mais je ne l’ai jamais rencontrée en vrai. C’est le carnage de la Saint-Barthélemy de François Dubois qui ouvre la première galerie, accroché en place d’honneur sur un mur mobile au centre de la salle. Une espèce de Où est Charlie ? gore du 16e siècle. Elle, on la découvre en tout dernier, après avoir fait

EXTRAITS

le tour des murs bleu cobalt. Elle est suspendue au verso du massacre des Protestants, en retour de paroi. Elle tourne le dos à la suite des temps, refermant sur elle-même cette première partie des siècles. Sa peau est brûlante de lumière. Nue, sur le point de se coucher, elle remplit une lampe à huile. Le creux de ses reins est au centre de la toile, leur chute nous fait glisser jusqu’à ses fesses. Charnues, elles aimantent le regard : leur rondeur rebondie, leur teinte rosée, le délicat déhanché, l’ombre arquée du pli fessier, qui mène en douceur jusqu’aux cuisses. Difficile de ne pas être éblouie et hypnotisée par leur éclat. Et embarrassée, aussi, étonnamment, alors que voir des miches dans un musée, c’est rarement une surprise. Si l’on parvient à détacher son regard, on tombe sur une lyre en équilibre sur un tabouret en bois sculpté, posée sur une étoffe grenadine, probablement la tunique qu’elle vient d’ôter. Suspendu à son bras gauche, un drap blanc soyeux effleure un marchepied. Un lit coupe la profondeur de l’espace, il est orné d’un drap indigo au revers lilas et liseré cuivre, d’un coussin brodé or et d’un traversin dont la couleur renvoie à celle du vêtement et à celle du ruban décorant le tambourin au pied du candélabre en bronze. La finesse et le réalisme léché de l’exécution transmettent la somptuosité de l’environnement, le faste et le luxe antiques qui entourent la jeune femme. Le décor est typisch d’une maison de Pompéi : les murs colorés en rouge et noir (big up Jeanne Mas), les frises aux motifs floraux, les palmettes et les volutes. Charles Gleyre, l’artiste, peint la scène en 1867, trente-trois ans après avoir visité la ville italienne. Les instruments et la boîte de parchemins ont valu à l’œuvre d’être renommée Sapho par les commentateurs du 19e siècle. Une poétesse grecque du 7e siècle avant J.-C. dans un intérieur romain du 1er siècle après, niveau crédibilité historique c’était vraiment n’importe quoi mais c’est resté, la fameuse citoyenne de Lesbos étant particulièrement tendance à l’époque (poème de Baudelaire, tout ça). A l’arrière-plan on trouve une petite table sur laquelle sont disposés un flacon, une coupelle et


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un collier de perles de couleurs. A gauche, un braséro éteint devant une colonne ionique surmontée d’une statue de Minerve, dont la position s’apparente à celle de la jeune femme, bras droit relevé et contrapposto. Selon la lumière qui se reflète sur la peinture, on aperçoit une espèce d’aura autour de la déesse, un repentir sans doute, où elle apparaît grandie d’une bonne tête. Quelques détails animaliers encore, les fauves qui ornent le tabouret, l’un menaçant la chair du mollet gauche, et le sphinx du côté opposé, à hauteur du coude droit. Le contraste entre le froid lisse et mat de l’opus sectile (version chic des tomettes) et le molletonné de la descente de lit en léopard me procure un plaisir esthétique renversant. J’entends la différence de son, clair d’un côté, étouffé de l’autre, qu’occasionnerait un léger déplacement du tabouret. Je sens l’effet des deux textures sous la plante de mes pieds enfermés dans mes bottes d’hiver. Je n’ai jamais séjourné dans une maison patricienne sur la côte amalfitaine (encore moins il y a 2000 ans), mais ça ne m’empêche pas d’avoir des flashbacks très précis. L’air du soir, chargé de thym et de sel, qui soulève légèrement la poussière et s’enroule autour de mes chevilles. L’accalmie du crépuscule. La terre prend une grande respiration, les fauvettes s’envolent sans bruit. Je ferme les yeux. La finesse des détails de la peinture et la sensualité de son corps me font défaillir. J’ai une soudaine envie de burrata et de vin rouge. Malgré sa peau qu’on semble pouvoir toucher, sa chair qui palpite et la délicatesse renversante de l’ensemble, je ne chavire pas complètement. Quelque chose me chicane. Elle a un truc chelou au niveau de ses proportions. Sa taille me semble trop allongée, comme celle d’un centaure. D’un côté son haut du corps est massif et musclé, ses épaules plutôt pataudes, son cou épais, limite goitreux. De l’autre, ses hanches et ses fesses me paraissent gracieuses, et ses cuisses plutôt fuselées. Est-ce que la dichotomie que je constate est imputable à mon regard 21e siècle ? Pas vraiment. Un historien qui la commente en 1867 fait part d’un sentiment similaire. Il la juge trop maigre, à part ses fesses qui lui paraissent « un

EXTRAITS

peu grosses ». Certes c’est exactement l’opposé de mon avis (apparemment il aurait préféré un nageur olympique), mais si on met de côté l’évolution de l’idéal féminin, on reste raccord sur le fait qu’il y a quelque chose qui cloche, quelque chose de disharmonieux qui fige cette jeune femme dans une certaine artificialité. Il s’avère que le bas du corps est inspiré par une sculpture antique, une Vénus callipyge, exposée au musée de Naples. Un dessin de Gleyre de cette sculpture existe, il est probable qu’il date d’un court séjour italien au début des années 1830 lors duquel sa visite au musée est attestée. La déesse en marbre relève sa tunique et se contorsionne pour regarder au-delà de son épaule droite afin de mater ses fesses – soit directement, soit dans l’eau qu’on est libre d’imaginer à ses pieds. Pour son tableau, Gleyre reprend la position des jambes et du bassin, mais évacue la torsion du haut du corps. La jeune Pompéienne est complètement de dos et n’a pas conscience du spectacle qu’elle offre. Ainsi, pour moi qui regarde, l’effet est très différent. Dans le cas de la Vénus grecque, je vois grosso modo Beyoncé qui checke ses miches dans le miroir de son penthouse au milieu d’un clip. Dans le cas de l’œuvre de Gleyre, je suis introduite dans l’intimité d’une anonyme sans qu’elle en ait conscience. J’assiste à une scène que je ne suis pas censée voir. L’artiste me place dans une position voyeuriste. Il y a une jeune fille nue et du non-consentement dans l’air. Est-ce que ce ne serait pas cela qui me dérange, plus que ses proportions ? Après tout, des cous goitreux et des corps rigidement néo-classiques, c’est du Gleyre tout craché. Ce serait donc ça, le malaise que je ressens à la fixer ? Un warning féministe qui s’allume ? J’en doute. S’il s’agissait de ma seule clé de lecture, mon cerveau serait la salle de contrôle de Tchernobyl à chaque visite de musée. Ce qui se joue entre elle et moi est d’un autre ordre, plus mystérieux, moins évident. Pourquoi cette œuvre me semble-t-elle particulière ? Quelle conversation initie-t-elle avec moi que je n’ai pas avec les autres ?


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4 Ainsi, après des décennies d’attente, de négociation, d’espoirs déçus, de découragement et de persévérance, la collection du MCBA est enfin aux cimaises, offerte, implorant les regards, avide de s’y soumettre. L’ironie est presque palpable lorsqu’au lendemain du vernissage, le vendredi 13 mars, le Conseil fédéral déclare la fermeture des institutions culturelles afin de freiner la propagation du coronavirus. Suite au discours d’Alain Berset, monstre potin dans tous les bleds du Canton, les aïeux cultureux se retournant dans leur tombe, consternés par un renvoi de plus, marmonnant quelque chose à propos d’une malédiction. La fête fut brève. Je les imite dans mon lit, mi-incrédule, mi-affolée, me crispant un peu plus à chaque notification de ma boîte mail. Newsletter après newsletter, les fermetures et les fins de saison prématurées ruissellent. J’ai le souffle coupé à l’idée d’une vie sans théâtre, sans musée, sans cinéma, sans concert, sans danse, sans bibliothèque. J’ai oublié à quoi ça ressemble. Puis le semi-confinement est déclaré, trois jours plus tard. On met tout sur pause pour une durée indéterminée. On suspend. Ce sera une vie d’intérieur. Les drames se jouent à 19h30 au téléjournal, avec Revaz, l’immanquable rendez-vous de la journée (enfin le seul quoi). Les applaudissements sortent des théâtres et envahissent les rues à heure fixe. A défaut de peintures j’observe la naissance du printemps, les ombres qui s’élargissent au fur et à mesure que les feuilles poussent ; la chorégraphie des pétales des cerisiers ; les concertos démentiels des moineaux. La sidération et l’incrédulité font place au calme et à la résignation. Le brouillard du chaos se dissipe : on compte ses privilèges et on traverse. Dans ce contexte si particulier, de toutes les œuvres vues la veille de la fermeture, et de toutes celles que j’ai pu voir tout court, c’est donc cette peinture, ou plutôt cette femme, dans son intérieur pompéien, qui remonte. Elle tournoie dans mon esprit, habite mes mouvements, partage mon espace restreint. Je la gratifie d’une qualité

prémonitoire. Par le biais de mon regard à ce moment précis de l’histoire contemporaine, elle est alourdie d’une couche dramatique supplémentaire, d’un poids historique additionnel. Mon expérience ricoche sur la sienne. Elle incarne l’instant qui précède le point de bascule. Elle est l’insouciance juste avant les bouleversements : avant l’éruption, avant la pandémie. Elle est le fantôme antique qui m’annonce que Fortuna s’apprête à tourner sa roue. Au fur et à mesure des jours, son rôle prophétique cède la place à celui de talisman. Elle reste dans les parages et surgit à intervalle fréquent, sans raison apparente. Quand je bois mon café, quand j’écoute de la musique. Mon stream of consciousness me ramène inlassablement vers elle, comme si je prenais toujours la même route et qu’elle faisait du pouce toujours au même endroit. Elle devient l’emblème de ma réclusion. Elle me tient compagnie dans les étirements du temps confiné. Elle ne s’appelle pas Sapho. Du moins je refuse de l’appeler comme ça. Déjà l’incohérence historique m’agace, mais surtout le nom est tellement chargé, tellement lourd, qu’il dresse un écran opaque entre elle et moi. Je ne peux pas prendre Sapho en auto-stop, ça ne fonctionne pas. Ou plutôt si, ce serait super, mais avec la montagne de casseroles de fantasmes patriarcaux et hétéronormés qu’elle se trimballe, il faut être lucide, elle passera jamais dans la bagnole. Il faudrait d’abord tout démêler, détricoter, dénouer. Ça m’épuise avant même d’avoir commencé. Elle a eu d’autres titres : Jeune fille dans un intérieur pompéien, bien sûr, qui est toujours d’actualité (quoiqu’entre parenthèses), mais aussi La Muse, La liseuse, La jeune fille à la lampe, selon les catalogues de vente et d’exposition. Nous on va l’appeler Frédérique. Fred, c’est bien. Déjà c’est plus pratique, et ensuite ça lui va beaucoup mieux. [...]


C O L L E C T I O N S H U S H L A R RY

ART&FICTION

RÉCIT

David Gagnebin-de Bons

Album sans famille

Album sans famille est un corpus uchronique d’images décrites où l’auteur tente de reconstruire un lien d’apaisement et d’espoir avec le monde. Dans une langue riche et jalonnée d’indices, le récit fait émerger des scènes définitives et sensorielles : celles d’une suite possible de notre monde, toujours imparfaite et incomplète, mais en apparence toujours inéluctable. Des images nous parviennent, racontées par une voix solitaire et perdue dans le temps. Celles de cet album de photographies retrouvé mais auquel manque pour toujours une famille. Cet album sans sorties dominicales, sans fêtes… Aucun enfant assis sur le muret, aucune grande roseraie ; ni mariages, ni hasard d’un instant domestique. Dans l’album, se révèlent entre les vides laissés par les pages arrachées, les plaines

commémoratives d’une guerre trop proche, les mégapoles inhumaines et la présence insistante de sa créatrice, une femme, photographe comme l’auteur du livre. Parfois accompagnée, elle traverse ce « pays d’après », étonnamment semblable au nôtre, miroir familier de nos fantasmes littéraires d’un monde qui s’affaisse lentement et sans bruit sur sa fin. Dans ses photographies, pourtant, la force silencieuse des compositions semble tenir ses sujets dans un tout porteur, sinon d’espoir, du moins de sens. Bien sûr, l’album est criblé de vides. Des planches en ont été arrachées, trois peut-être, sans qu’il soit possible de dire pourquoi, après une série de paysages et avant les dernières pages de garde. Tout contre la reliure, je vois le liseré effrangé de la fibre épaisse. Sous la pulpe des doigts, une crête de montagne miniature.

— E N L I B R A I R I E E N F R A N C E / B E LG I Q U E L E 4 O C TO B R E 2 0 2 2 —


11 x 17.5 cm, 72 pages 978-2-88964-034-8 chf 14.90 / euro 12 — genre récit, littérature suisse sujets abordés photographies, composition, dessin abstrait, absence format

AVEC SUBTILIT OTS SUBSTITUE LES M S N BO E -D IN EB DAVID GAGN AUX IMAGES

© Philippe Weissbrodt

isbn

m de Histoire d’un albu où le , s e id v e d lé ib r c s photographie ansforme tr ts n e s b a s le r u s regard uvenirs... o s n e s e s è th o p y h les APHE É, LE PHOTOGR

———David Gagnebin-de Bons est un photographe suisse né en 1979. Il est diplômé de l’Ecole d’Art Appliqué de Vevey, où il enseigne actuellement. Son travail est orienté vers la narrativité des rêves et les liens entre la littérature, les lieux de mémoire et le médium photographique. La photographie devient un outil pour ouvrir de nouveaux espaces d’imagination pour le spectateur à travers un processus continu de narration d’histoires personnelles. ———


DAV I D G AG N E B I N - D E B O N S | A L B U M S A N S FA M I L L E

Soit les herbes sont couchées par le vent, soit la pluie a été si forte qu’elle a tout aplati. xx La route trace d’abord un grand trait. Il a plu, et sous les flaques, des pierres descellées brillent d’un éclat plus vif. La route est inégale, mal terrassée et les nids de poule forment de petits trous noirs où la lumière du soir n’entre plus. La route est attaquée par le vide. Tout de suite, un pont se dessine. Il est très ancien. Le lit du ruisseau est asséché et une végétation luxuriante d’orties et de luzerne a envahi les remblais. Là, les couleurs sont plus éclatantes que partout ailleurs. Avant de s’engager sur le tablier, la route tourne légèrement, et l’on peut voir des étais qui soutiennent la petite hauteur de la voûte: deux mètres, tout au plus. Installée à la hâte, probablement pour laisser passer un convoi lourd, la structure métallique est restée en place. xx Il est difficile de dire si le pont est le sujet de l’image. Il est pourtant au tout premier plan, très proche. Une fois celui-ci franchi, la route serpente paisiblement dans les collines. L’herbe est de plus en plus rase au fur et à mesure que le regard s’éloigne, jusqu’à laisser peu à peu apparaître des zones sablonneuses. S’approche-t-on de la mer, ou, ici comme ailleurs, le désert fait-il son chemin depuis les entrailles sèches de la terre? Dans le lointain, le tracé dessiné est interrompu par l’horizon et plonge dans le hors champ de la photographie.

EXTRAITS

Autre chose : c’est encore après la guerre, parce que l’homme porte la cordelette tressée de fils d’or qu’avaient les soldats démobilisés. Le reste de ses vêtements est absorbé au fond d’une ombre trop dense. Par un effet de la lumière dont la source est incertaine, seuls émergent les reflets éclatants de la fourragère, qui de l’épaulette, disparaît sous l’aisselle avant de réapparaître. Elle forme alors un noeud d’ornement complexe et boudiné. Affaissé sur la banquette avant d’une voiture, l’homme a posé une main sur la portière ouverte, côté passager. Il est sans fatigue ni lassitude, mais ses jambes déployées en un large “V” et son autre bras tombé dans la nuit de ses cuisses expriment une paresse naturelle. La paresse des dimanches et des longues traversées en campagne. Le portrait d’un amant ? L’obscurité est partout autour de cette scène. L’image, très graphique, est de lignes de tôle et de taches de chair.


DAV I D G AG N E B I N - D E B O N S | A L B U M S A N S FA M I L L E

La femme est debout devant le monument. Dressé à l’avant-plan, dans une pose solennelle, son corps en cache le socle sur lequel est très probablement inscrit quelque chose: un nombre de morts, une date, le nom d’un visiteur, la description d’un évènement public. La femme se tient au centre, à l’avant de la sculpture. C’est la photographe de l’album. Même sans en distinguer les traits, on reconnaît sa jeunesse et sa silhouette. xx Dans ces années-là, les monuments du nord semblent avoir été fondus par un même atelier, quel qu’en soit l’objet. Ils sont tout en pointe, à la manière des étoiles qui coiffaient le haut des sapins de Noël, mais ces pointes sont sans ordre. Immenses et rouillées, elles s’étendent anarchiquement en tous sens, dans un équilibre qui semble au spectateur toujours plus précaire au fur et à mesure qu’il s’en approche. Les rayons de l’étoile s’étendent jusqu’au-dessus de la femme et couvrent les coins supérieurs du cadre. A ses pieds, elle a déposé un sac de toile presque vide qui déséquilibre la composition. L’image tombe, comme le monument, et pourtant, c’est à cause de cette simple forme, tapie aux côtés de la femme, que le temps, vertigineux, suspend sa chute.

EXTRAITS

Rescapé du temps, de l’espace, l’album est posé sur mon lit, ouvert et pourtant illisible. Bien sûr, il est criblé de vides. Des planches en ont été arrachées, trois peut-être, sans qu’il soit possible de dire pourquoi, après une série de paysages et avant les dernières pages de garde. Tout contre la reliure, je vois le liseré effrangé de la fibre épaisse. Sous la pulpe des doigts, une crête de montagne miniature. xx Exercice poussif de la collecte des souvenirs, imitation ratée de l’album de famille, à lui seul, cet arrachage peine à raconter son peu d’abondance et l’économie qui le traverse. Rarement plus d’une photographie par page, jamais de vis-à-vis sauf pour les vues de la grande ville. “Le grand voyage à la ville” ai-je envie de sous-titrer, mais de légendes ou de titres, il n’y en a pas. Sans éviter complètement les thèmes imposés, –l’armée, le tourisme, son pays et les autres–l’album est marqué par le manque. Est-ce parce que les années d’après-guerre ont été si pénibles, ou plus simplement, comme tous les éléments le laissent à penser, parce que, faisant déjà de la photographie son métier, celle à qui l’album a d’abord appartenu n’accordait qu’une attention réduite aux images de sa vie? Il faudrait des lettres, des cartes postales, des billets pour le savoir. Il faudrait une famille pour comprendre. Pourtant, dans cette insuffisance de signes, certaines images sont saturées par la vie de la photographe. Les moins contrôlées, les plus inattendues. Sur toutes celles-ci, le flou, les ombres et le grain suintent de la surface sensible du papier. Par leur rare présence, elles imprègnent les pages laissées vides alentours.


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D’abord, les buissons épineux, des argousiers auxquels l’hiver a arraché les feuilles et les baies, et devant encore, des touffes éparses d’herbes qui surnagent çà et là dans la boue d’un terrain détrempé. En plaques sales, la neige persistante dessine, sur l’étendue qui mène à l’étang et aux arbustes, un motif qui, si je plisse les yeux, évoque les images terribles de la guerre. Les crânes frappés d’alopécie: ceux des soldats soumis aux traitements radiopharmaceutiques préventifs, ceux des civils soumis aux attaques aveugles menées par les soldats. Les régiments du front, emmitouflés dans les combinaisons NBC jaunes; à la force d’une seule main, leurs drôles d’armes en forme de fusil d’enfants, rondes et colorées, silencieuses comme la peur. La population des grandes villes de H. et de F., hagarde, dans les rues mystérieusement intactes mais elles aussi, silencieuses comme la peur. Derrière ce champ percé de neige, et au-delà de ces barbelés de bois mort, se trouve l’étang. Un arbre y est tombé et son reflet dans l’eau stagnante forme avec lui un ovale presque parfait où le réel et son image sont réconciliés. Lieu d’un passage qui perce la surface tranquille de l’eau que n’agite aucune ride, et sur laquelle aucun oiseau ne se pose plus. L’étang lui-même est comme un ovale plus grand qui vient embrasser et étendre cette composition complète. Le ciel, à l’arrière, est strié des silhouettes dénudées d’une rangée de bouleaux qui ferment le paysage de l’étang, de la neige et des arbustes. Cette image aussi est faite à la tombée du jour, et il est impossible de dire si elle est en noir et blanc, ou si c’est le crépuscule et le froid qui ont emporté le peu de joie qu’auraient amené ici le vert d’un jeune trèfle, ou le bleu vif d’un geai perdu dans la grisaille. En dessous de l’image, quelqu’un a noté au crayon, d’une écriture effacée, légère et penchée: “L’étang où tu étais”.

EXTRAITS

Ce doit être à nouveau un site de la guerre. Pas un champ de bataille, mais une plaine commémorative comme celles qui s’étendent d’ouest en est, sur la ligne de l’ancien front. Je peux le dire par la végétation rase et primitive que foulent au pied les marcheurs équipés pour parcourir une distance de plusieurs heures. Visible, l’horizon paraît très abaissé, écrasé par le stratus et incertain dans la brume qui se lève à bonne distance sur l’étendue plate et herbeuse, presque sans collines ni vallon. Assurément, si des hommes se sont battus ici, ce n’était que pour mourir. Les trois randonneurs posent de face, et portent aux visières de leurs casquettes identiques une main orthogonale. Seule celle de l’homme, à la droite des deux femmes, est gantée de blanc, et son geste précis n’en est que plus solennel. Sur chaque visage, l’ombre combinée de la main et des visières rend d’autant plus difficile la lecture de leurs traits déjà atténuée par la grande distance qui les sépare de nous. Trois piquets dressés dans la grisaille de l’hiver. xx Jouent-ils à la guerre, comme l’auraient fait d’autres à leur place, arrivés par hasard jusque-là au cours d’une promenade à l’itinéraire étudié en vitesse – la pente, la durée, et peut-être la météo, oui… mais l’endroit, le lieu-dit, qui l’aurait retenu ? Le corps de l’une des deux femmes est déporté vers la photographe, comme si elle venait de lui crier quelque chose, ou de l’avertir d’un point particulier relatif au cadrage. L’homme semble être le plus tendu des trois. Derrière eux, sans que le contre-jour ne vienne gâcher la scène, le soleil est à peine plus qu’un point perçant le stratus. Il est à la fois cette source d’énergie très concentrée, très puissante, et très lointaine. Acérée par le froid et prête à s’effondrer. Sur cette image, le soleil est près d’imploser.


DAV I D G AG N E B I N - D E B O N S | A L B U M S A N S FA M I L L E

EXTRAITS


éditions Trente-trois morceaux

Kurt Schwitters

Homme par-dessus bord Proses 1932-1947 Traduit de l’allemand par Sabine Macher Postface de Sabine Macher

À paraître : novembre 2022 ISBN 9791093457154 23 euros

16 x 21 cm 352 pages

Les textes rassemblés dans Homme par-dessus bord ont été écrits par Kurt Schwitters au cours des années 1932-1947, de la veille de l’accession au pouvoir des Nazis à son exil forcé à travers la Norvège puis l’Angleterre, jusqu’à sa mort. Les récits documentaires et autobiographiques y font pendant à des formes de contes et d’histoires. Ces textes, écrits dans une sorte de sténographie et qui n’ont pas été publiés du vivant de Schwitters, sont à la fois un portrait de l’artiste dans ces années d’avant-guerre et de guerre et un laboratoire mobile d’invention littéraire. C’est ce « pour soi » de l’écriture qui donne aujourd’hui à ces textes une vivacité et une fraicheur si particulières. Le merveilleux, le bricolage quotidien des matériaux vus et entendus, le goût du récit et des métamorphoses, et finalement l’humour, y répondent à l’arrière-plan désastreux du fascisme et de la guerre, et aux épreuves d’une vie en exil.

contact Paul Ruellan +33 (0)7 83 88 30 63 editions@trente-trois-morceaux.com

Faire la carte Vincent Weber L’Énéide Virgile, trad. Pierre Klossowski Voyage en Grèce Gastone Novelli Épiphanies James Joyce Street life Joseph Mitchell

Artiste plasticien, sculpteur et écrivain, Kurt Schwitters (1887-1948) est une figure majeure de la modernité artistique. Dans le sillage du mouvement Dada, il a créé son propre mouvement, «Merz», dont il fut l’unique représentant (le terme « Merz » étant apparu découpé dans le mot « Kommerzbank » à la faveur d’un collage, après que Schwitters ait été refusé par le club Dada de Berlin en 1918). Pionnier dans les domaines du collage, de l’installation, de l’architecture («Merzbau»), mais aussi de la poésie typographique et sonore, Schwitters participe dès lors, en figure indépendante, aux grands mouvements modernistes des années 1920. Après l’arrivée au pouvoir des Nazis, il est classé au rang des artistes dégénérés et forcé progressivement à l’exil, à travers la Norvège puis l’Angleterre. Au cours de cette période, il poursuit obstinément ses créations plastiques (collages et peintures de portraits et de paysages plus classiques, dont la vente lui assurait parfois des moyens de survie) et l’écriture d’une œuvre littéraire mêlant récits, contes, pièces de théâtre, poèmes et manifestes. Son livre le plus célèbre, Anna Blume, est écrit en 1919, mêlant poèmes et proses. On peut citer également Auguste Bolte et ses nombreux manifestes rassemblés dans I (manifestes théoriques et poétiques), mais surtout le continent encore largement inexploré des textes restés inédits de son vivant, publiés en cinq volumes dans l’édition allemande Kurt Schwitters. die literarischen Werke (Dumont Verlag, 1975).

éditions Trente-trois morceaux 68 rue Montesquieu 69007 Lyon www.trente-trois-morceaux.com

Parus aux éditions Trente-trois morceaux

diffusion paon-diffusion.com distribution serendip-livres.fr

En regardant le sang des bêtes Muriel Pic Zé Gus Sauzay Dans le décor Vincent Weber La Crèche Giorgio Manganelli Listen to me / Écoutez-moi Gertrude Stein Brecht et la Méthode Fredric Jameson Nouvelle du menuisier qu’on appelait le Gros – Vie de Brunelleschi Antonio Manetti Poèmes Yvonne Rainer Dialogues avec Leuco Cesare Pavese Le Gualeguay Juan L. Ortiz


Extrait Je suis assis ici avec Erika (extrait) 1936 Je suis assis ici avec Erika devant ma petite maison sur mon île norvégienne et je viens de boire mon café. Quand je lis cette phrase, je n’en reviens pas, tellement j’en suis fier, mais j’en reviens quand même, car, bien que tout soit vrai au millimètre près comme je l’ai écrit, rien n’est vrai pour autant. Celui qui sait que ma femme s’appelle Helma pense adultère, amour sulfureux, ravissement de l’instant en lisant Erika dans la première phrase, mais il se trompe, car Erika, c’est ma petite machine à écrire. Et celui qui n’a pas encore été sur mon île norvégienne pense que ma petite maison est une villa, ou du moins imagine une maison de campagne construite dans le style Bauhaus ou un sympathique cabanon de chasse. Il fait fausse route, car ma petite maison est une remise en bois réquisitionnée. Mais l’orgueil le plus démesuré me guette en parlant de mon île norvégienne. N’empêche qu’elle est tout simplement ravissante, ça, la jalousie ne peut le lui disputer, tellement belle que je ne peux avec mon Erika la décrire à personne qui ne soit pas encore venu.


ARGUMENTAIRE

Collection

[LES ESSAIS VISUELS]

PRENDRE DES PHOTOS AU MUSÉE ?

EN LIBRAIRIE OCTOBRE 2022

Quand les visiteurs gardent l’œil sur l’objectif par

Sébastien APPIOTTI

S

i la pratique photographique au musée n’est pas nouvelle, en l’espace de quelques années, les appareils photo compacts numériques puis les smartphones ont considérablement modifié le rapport à l’exposition par la pratique photographique. Certaines institutions en France s’en sont inquiétées, comme le prouve l’interdiction totale appliquée au musée d’Orsay. Dans d’autres lieux, les pratiques photographiques des visiteurs sont au contraire explicitement encouragées. Historiquement, deux visions s’affrontent autour des pratiques photographiques du public : la première présente positivement la photographie comme un droit légitime. L’autre la dépeint comme une entrave à la relation directe avec l’œuvre et la dévalorise en la présentant comme une pratique narcissique ou récréative.

979 10 92305 91 3 17 ¤ TTC 184 pages, broché, 12x20 cm

La complexité des tensions autour de ces questions au musée nécessite de les repenser au regard de l’évolution de la pratique photographique depuis le XIXe siècle. Sébastien Appiotti revient sur les conflits professionnels et de société autour de la photographie amateure au musée, mais aussi sur ces dispositifs qui cherchent à orienter le regard et les pratiques du public au sein des expositions, en particulier en lien avec les réseaux sociaux.

L’AUTEUR

LES POINTS FORTS

Sébastien Appiotti est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication au CELSA – Sorbonne Université (laboratoire GRIPIC). Ses recherches portent sur la connaissance des publics de la culture et de leurs pratiques, la conception et la réception de dispositifs de médiation numérique, ainsi que sur les pratiques et circulations de l’image photographique. Prendre des photos au musée ? est son premier ouvrage.

• 1re fois qu’un auteur met en discussion les débats autour des pratiques photographiques au musée et soulève des questions de société sur la pratique de la photo telle qu’elle est désormais permise par nos smatphones • Un des principaux spécialistes sur le sujet en Europe

également disponible en version ebook

• Une écriture simple et accessible

MkF éditions 1, rue Maison Dieu - 75014 Paris contact@mkfeditions.com

Plus d’informations sur : WWW.MKFEDITIONS.COM

Distribution/Diffusion : Serendip Livres


Collection

ARGUMENTAIRE

[LES ESSAIS VISUELS]

PRENDRE DES PHOTOS AU MUSÉE ?

EXTRAIT

"

par

Sébastien APPIOTTI SOMMAIRE

INTRODUCTION PHOTOGRAPHIER AU MUSÉE L’important, c’est de voir Ce que dit la loi Encart : On prend des photos au musée quand on trouve que quelque chose est beau Règlementer les pratiques Encourager les pratiques Encart : On prend des photos au musée quand on reconnaît quelque chose VISITEURS ET PHOTOGRAPHES : LE DÉBAT Des discours de « libération » de la pratique photographique Encart : On peut être gêné de voir un visiteur prendre des photos Les figures du visiteur photographe Du musée-cathédrale au musée-plateforme DES EXPOSITIONS QUI ENCOURAGENT LA PRATIQUE PHOTOGRAPHIQUE ? Encart : On prend des photographies pour les partager Photographiez, partagez ! Encart : On prend des photos pour devenir soimême créateur Il est interdit de photographier Encart : On prend des photos pour documenter sa visite et en garder un souvenir CONCLUSION : Pour une reconnaissance des pratiques photographiques au musée

MkF éditions 1, rue Maison Dieu - 75014 Paris contact@mkfeditions.com

Pour réguler les pratiques photographiques du public, le législateur a conçu des règlements et lois s’appliquant spécifiquement à l’espace du musée. Leur examen révèle les relations souvent conflictuelles entre l’institution et les acteurs sociaux de la reproduction (copistes, puis photographes) dès le XIXe siècle. C’est ce que montrent notamment les recherches d’Arnaud Bertinet consacrées aux musées français sous Napoléon III. L’historien relate la difficulté des copistes à faire accepter leur statut au sein de l’espace du musée. À l’époque, les copistes se faisaient de plus en plus nombreux : leur nombre est passé de 200 par jour au musée du Louvre en 1856, à 400 voire 500 dix ans plus tard (Dupuy, 1993 : 44). Les copistes ont rapidement été rejoints par les photographes qui sollicitaient également des autorisations. C’est sur la base du constat de l’« envahissement » du Louvre par les photographes, l’utilisation d’une chimie toxique pour la conservation des œuvres et des parquets, qu’est promulgué le décret du 17 juillet 1866 retirant l’ensemble des permis photographiques accordés par le musée. On retrouve la trace d’une levée de cette interdiction dans le règlement intérieur du Louvre en 1904, avec le rétablissement des demandes de permis pour peindre et photographier. Il faudra toutefois attendre la fin de la Première Guerre mondiale pour que la question des pratiques photographiques au musée soit de nouveau débattue, cette fois-ci à l’échelle nationale. La stratégie qui est alors choisie pour discipliner le corps des professionnels et des publics privés est celle de sa taxation. La pratique de reproduction au sens large est désormais autorisée, mais taxée, et permet de dégager de nouvelles ressources fiscales pour l’État (Krebs, 2013 : 57). La loi de finances du 31 décembre 1919 prévoit en effet de taxer la reproduction d’œuvres des collections nationales, quel que soit son médium : dessin, peinture, photographie et vidéo. Deux options s’offrent alors au public : ajuster sa pratique reproductive d’œuvres aux « grandes » occasions (expositions mémorables par exemple, ou opportunités de lier une visite à un souvenir amical ou familial) ; censurer la pratique en ellemême du fait de son poids financier. Pour les professionnels, la pratique est autorisée, mais strictement réglementée et taxée, ce qui impose un certain contrôle de ce qui est photographié ou filmé.

Plus d’informations sur : WWW.MKFEDITIONS.COM

Distribution/Diffusion : Serendip Livres


Disponibles


DOSSIER DE PRESSE

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

La présente édition est une production des Editions Fourre-Tout

Publication octobre 2021, dans la nouvelle collection Fonds de tiroirs

FICHE TECHNIQUE

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

ANARCHITECTE

ANARCHITECTE

AN AR CHI TEC TE Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

144 pages Hard Cover, format 150 * 190 mm Cette édition a bénéficié du soutien de la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Imprimeur : SNEL, Belgique Graphisme : NNstudio — Antoine Lantair et Pierre Geurts Diffusion en Belgique : Adybooks Diffusion pour le reste du monde : Editions Fourre-Tout. Éditions Fourre-Tout Directeur : Pierre Hebbelinck Responsable éditorial : Pierre Geurts 43 rue Fond-Pirette, B-4000 Liège, Belgique Téléphone : +32 (0)4 226 53 26 Email: fourretout@pierrehebbelinck.net

ÉDITIONS FOURRE-TOUT — COLLECTION FONDS DE TIROIRS

Anarchitecte est une collection de pamphlets satiriques décrivant le harcèlement que subit au quotidien un architecte à l’aube du XXIe siècle. L’auteur décortique les processus du métier en en faisant ressortir les clichés, les espoirs et les ambitions, le dysfonctionnement généralisé ainsi que ce qui est peut-être sa plus grande faiblesse: l’absence de reconnaissance du rôle de l’architecture dans les instances institutionnelles et décisionnelles. Du fond de sa Wallonie, Le Corvanderpius aiguise son arme la plus tranchante, la plume, pour dénoncer les absurdités de sa pratique professionnelle quotidienne. Sous couvert de chronique locale, son récit irrévérent transcende les frontières géographiques pour rassembler ses confrères au sein d’une fierté collective empreinte du désir de rendre sa dignité au « plus beau et au plus complet de tous les arts ». Marco Laterza Architecte Matera/Basilicate/Italie

EXTRAIT DE LA PRÉFACE Frédéric Saenen [...] La preuve que Verdique sut se faire satiriste est simple à établir : nul besoin d’être un fin connaisseur de la pratique du métier d’architecte pour apprécier la férocité de sa charge, ni pour en rire franchement. Satiriste, Verdique l’est rien qu’en comblant une lacune longue d’un siècle et demi : à travers la suite de portraits croqués et quintessenciés qui ouvre le volume, il dresse une physiologie complète de l’architecte [...]

978-2-930525-24-2

978-2-930525-24-2

Prix Public : 15 euros TTC Dépôt l’égal : D/2021/10.235/1 ISBN : 978-2-930525-24-2


ANARCHITECTE

Extrait de la préface

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

La présente édition est une production des Editions Fourre-Tout

« LE DERNIER ARCHITECTE DE LA DERNIÈRE GÉNÉRATION D’ARCHITECTES »

« Il n’y a que deux genres, le poème et le pamphlet » assenait Tristan Tzara, fondateur du mouvement dadaïste. Sans doute entendait-il par là qu’en littérature comme dans toute autre démarche artistique, seules deux attitudes sont possibles : la création renvoie effectivement à cette dimension de production, de fabrication) ou la destruction (l’une des origines du mot pamphlet serait le syntagme, grec à nouveau, pan phlégô, littéralement « je brûle tout »). Louis-Ferdinand Céline posait la même alternative quand il répondait du tac au tac au micro de Louis Pauwels en 1961 : « Quel est le genre d’homme que vous aimez le plus? – Le constructeur. Et que vous détestez le plus ? – Le destructeur. » Il y eut, au XXe siècle du moins, des architectes qui abandonnèrent leur discipline de départ pour devenir exclusivement écrivains, ce sera le cas d’un Michel Bataille ; des écrivains qui pratiquèrent excellemment l’architecture ainsi que d’autres formes d’expression artistiques, on pense alors au polymorphe Max Frisch ; des écrivains qui œuvrèrent, plus ou moins explicitement, en architecte, et l’exemple de Proust vient immédiatement à l’esprit, lui qui appliqua certains principes de l’Anglais Ruskin pour élaborer la cathédrale romanesque et mémorielle de la Recherche. Plus rares sont les écrivains qui sont véritablement entrés en dialogue intellectuel avec l’architecture, afin de dégager une essence commune au premier et au cinquième des Arts majeurs. La preuve que Verdique sut se faire satiriste est simple à établir : nul besoin d’être un fin connaisseur de la pratique du métier d’architecte pour apprécier la férocité de sa charge, ni pour en rire franchement. Satiriste, Verdique l’est rien qu’en comblant une lacune longue d’un siècle et demi : à travers la suite de portraits croqués et quintessenciés qui ouvre le volume, il dresse une physiologie complète de l’architecte – du moins en Belgique francophone. Tout y passe : le modus laborandi, mais aussi la mise vestimentaire, la gestuelle, l’élocution, jusqu’au teint et à la coiffure. On a vu Reybaud inclure dans sa caricature de l’arrivisme la figure de l’architecte-bohème. Verdique renverse la perspective en élargissant la perspective avec le client et ses desiderata aberrants, la typologie des revues d’architecture aux qualités fort variables, jusqu’aux vacanciers qui versent un regard méprisant et catastrophé sur leur nouvelle connaissance du moment dès qu’ils apprennent sa profession… À aucun moment, Verdique ne s’érige en juge contre toute son époque. Il ne se permet pas de parler de Culture majuscule, d’invoquer des valeurs supérieures et transcendantes, de s’immiscer dans les autres domaines artistiques. Par contre, il défend mordicus ce qu’il connaît mieux que personne, soit sa profession qui est un art. Il s’insurge de ce fait contre la complexification de l’exercice de sa passion et en appelle à la libération des cadres contraignants, du système coercitif qui étouffe les créateurs de son rang. Il s’insurge, en libertaire intégral, et mérite pleinement l’étiquette d’anarchitecte. Frédéric Saenen


ANARCHITECTE

La collection, les auteurs

Olivier Verdique alias Alvar Le Corvanderpius

La présente édition est une production des Editions Fourre-Tout

Une nouvelle collection intitulée “Fonds de tiroirs”

Les auteurs

En Europe et de par le monde, nos sociétés évoluent sans cesse. L’histoire des pratiques architecturales, de leurs mouvements, n’éclaire que faiblement et de manière marginale l’éventail des conditions de la pratique architecturale. Face aux transformations accélérées de l’après seconde guerre mondiale (les trente glorieuses suivies de trente ans de néolibéralisme, l’augmentation de la puissance des GAFAM, l’effondrement des économies en 2008, la pandémie en 2020,…), les architectes d’Europe et plus largement de chaque continent sont confrontés à de nombreuses questions et exposent par l’écriture leurs pratiques souvent inquiètes, engagées et créatives, pour tenter de leur donner des réponses vivantes et adaptées. Aujourd’hui Fourre-Tout a dans ses cartons cinq projets portant sur des textes souvent remisés au fond d’un tiroir par des architectes européens, écrits sans volonté réelle de publier. Ces textes possèdent une filiation avec ceux qui ont émergé d’un tiroir pour Franz Kafka, une malle pour Fernando Pessoa, un laptop pour Roberto Bolaño. Ils sont le résultat du besoin impératif de clarifier leur démarche. Ils sont souvent le fruit d’évènements particuliers. La vocation de la collection Fonds de tiroirs est de remettre en lumière ces mots laissés en friche.

Frédéric Saenen est né en Belgique, dans la région liégeoise, en 1973. Maître de conférences, il enseigne le FLE à l’Université de Liège depuis 1997. Il a publié plusieurs plaquettes et recueils de poésie entre 1997 et 2003 et a participé à de nombreuses lectures publiques. Romancier, il a publié dans la collection « Plumes du coq » des Éditions Weyrich La Danse de Pluton (2011), Stay Behind (2014) et L’Enfance unique (2017, Prix George-Garnir de l’Académie en 2018). Essayiste, il a notamment consacré des ouvrages au genre littéraire du pamphlet, à l’écrivain Pierre Drieu la Rochelle et à Camille Lemonnier. Critique littéraire, il publie régulièrement des recensions et des entretiens avec des personnalités du monde intellectuel sur le blog de la Promotion des Lettres belges Le Carnet et les instants ou des sites de référence tels que Parutions.com. En 2018, il est devenu rédacteur en chef de la Revue générale, la plus ancienne revue de sciences humaines et d’idées de Belgique.

Frédéric Saenen

Marco Laterza Né à Matera, dans le sud de l’Italie, en 1987, il s’est formé à l’architecture entre l’Italie, l’Espagne et la France. Il a travaillé avec Antonio Jiménez Torrecillas à Grenade (Espagne) et avec Bernard Quirot Architecte & Associés à Pesmes (France). En 2015, il est retourné à Matera où il a fondé l’agence d’architecture Laterza + Suarez. Depuis 2016, il coordonne les travaux de l’« Open Design School », un atelier multidisciplinaire expérimental de Matera 2019 – Capitale européenne de la culture. Il s’occupe de restauration, d’architecture, de design, de pratiques de co-création et d’autoconstruction. Il a donné des conférences à la Prince Sultan University de Riyad (Arabie Saoudite), à l’École d’architecture de Paris-Belleville (France) et au Centre culturel Kunstkraftwerk de Leipzig (Allemagne).


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Quelques pages intérieures


ANARCHITECTE

La genèse du livre en images

Références visuelles de la collection: vues rapprochées de mains d’auteurs.

Prototype à l’échelle du Blanco.

Recherche sur la dramaturgie de la page et de l’image de couverture

Calibrage des couvertures cartonnées, rapport entre l’épaisseur des plats et la finesse du dos rond.


ANDERLECHT — MOLENBEEK

DOSSIER DE PRESSE

Pierre Blondel Publication septembre 2022, dans la nouvelle collection Fonds de tiroirs. La présente édition est une production des Éditions Fourre-Tout, et a bénéficié du soutien de la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. FICHE TECHNIQUE

144 pages Hard Cover, format 150 * 190 mm Tirage : 750 exemplaires Imprimeur : SNEL, Belgique Graphisme : NNstudio — Antoine Lantair et Pierre Geurts DIFFUSION

Paon Diffusion 44 Rue Auguste Poullain, 93200 Saint-Denis, France +33 7 88 97 35 80 contact@paon-diffusion.com DISTRIBUTION

Serendip Livres (Belgique, France, Europe) et Servidis (Suisse) ÉDITEUR

Éditions Fourre-Tout Directeur : Pierre Hebbelinck Responsable éditorial : Pierre Geurts 43 rue Fond-Pirette, B-4000 Liège, Belgique Téléphone : +32 (0)4 226 53 26 Email: fourretout@pierrehebbelinck.net

L’art de Pierre Blondel entrouvre un espace intermédiaire entre réalité et fiction, d’une séduisante et étrange familiarité construite avec des moyens bien maîtrisés qui témoignent de sa double situation d’écrivain et d’architecte. Ses nouvelles se déploient dans les voisinages de ses futurs bâtiments, imaginés et pas encore construits. Le lecteur sera témoin du regard vif de l’architecte qui prend acte des permanences et transitions de la ville : la vie qui se répète mais qui, en laissant ses traces, construit le paysage des futures générations ; le désir difficile de l’individu de comprendre son identité à travers son histoire familiale, superposée aux lieux et à la société qui changent sans cesse autour de soi ; la ville elle-même qui est en devenir permanent sans oublier le passé quand l’urbain n’avait pas encore perdu le terrain vague, végétalisé, paradis des découvertes de l’enfance ; les difficiles rencontres entre périphérie et centre, entre vieux habitants et nouveaux immigrés. Tous ces thèmes qui sont articulés dans les deux narrations en faisant appel à une sorte d’ironie de détective qui surprendra le lecteur, confèrent la familière sensation d’une prochaine nostalgie propre à la vie urbaine. Stefan Simion

978-2-930525-24-2

PIERRE BLONDEL

18 €

978-2-930525-25-9

Prix Public : 18 euros TTC Dépôt l’égal : D/2022/10.235/1 ISBN : 978-2-930525-25-9


ANDERLECHT — MOLENBEEK

par Pierre Blondel

« LE PAYSAGE EST INCERTAIN »

[... ] Un peu plus jeune que moi, tu n’as sans doute jamais été moderne au sens où tu n’as pas cru qu’il était de ton devoir d’architecte de régenter le monde comme ce brave Corbu qui écrivait aux communistes en 1945 : « Je m’adresse à la CGT en disant : C’est pour vous, mais il faut enseigner à vos gens la discipline nécessaire ». Tu as terminé tes études en 1980, après les avoir entreprises à Saint-Luc de Tournai, dans ce sombre établissement néo-gothique de brique qui était sous l’influence de quelques Français que l’on ne voyait guère, très occupés qu’ils étaient à leurs affaires, certains d’ailleurs assez âgés : Pierre Pinsard y professait depuis un quart de siècle (né en 1906, il était célèbre pour ses églises de Douai, Armbouts-Cappel et Cambrai et surtout pour le couvent dominicain de Lille) ; enseignaient avec lui le Lillois Jean Dubuisson, né en 1914, constructeur de plus de vingt mille logements sociaux durant les Trente Glorieuses, et le Tourquennois Jean Willerval, né 1924, auteur d’aménagements d’une solide plasticité à Lille et, à l’époque, d’un projet fort décrié pour l’axe du quartier d’affaires de La Défense, une Tête-Défense giscardienne que la gauche allait « décapiter » dès l’été 1981 et remplacer par la Grande Arche de Spreckelsen. C’est le moment où le modernisme de ces architectes commençait à craquer, où commençait à se faire jour la crise postmoderne, ses refus et ses incertitudes, même si le mot lui-même, « postmoderne », n’était pas encore très répandu. En architecture, il était apparu vers 1975 mais en catimini. Charles Jencks ne publiait son célèbre Language of PostModern Architecture qu’en 1977. Une nouvelle situation, une nouvelle condition apparaissait, celle que Lyotard en 1979 désignait comme la Condition postmoderne. Peut-être n’en as-tu rien su, à Saint-Luc. Et tu avais d’ailleurs déjà fugué, quitté l’école pour travailler au Maroc et te faire diplômer au Jury central, au « tour extérieur » diraient les énarques français. Le sentiment postmoderne est complexe, divers, diffusé dans de multiples aspects de la pensée des années quatre-vingts. Il marquait l’affaiblissement de croyances que l’on pensait universelles, en particulier la confiance en la science et la technique, en l’émancipation et dans l’irrépressible progrès de l’humanité. Il installait une incrédulité durable face à ce que Jean-François Lyotard allait appeler les « grands récits », tant philosophiques que politiques. Tout cela s’est un peu effrité. Mais il reste chez certains, chez toi je pense, l’idée que l’architecture est une œuvre fragile, multiple. Que ce n’est pas un bloc de pure pensée. Pas plus que le « jeu correct et magnifique des volumes », même si elle n’abandonne pas les jeux formels et si ton travail s’y plaît, avec une certaine sobriété. Qu’elle est ouverte à diverses interprétations. Qu’elle est négociation, ruse parmi les normes et les politiques publiques, toujours urgentes, quantitatives et univoques. Qu’elle parle plusieurs voix et même plusieurs langues aujourd’hui, à l’âge des immigrations massives et du côtoiement des communautés. Qu’elle n’a pas à être didactique et qu’il n’est de toute façon pas sûr qu’elle soit comprise par ceux auxquels elle aimerait s’adresser. Qu’elle est en retour, pour ceux des architectes qui la pratiquent avec lucidité, l’un des meilleurs moyens de connaissance du monde social. Comme le métier de flic peut-être. De bon flic veux-je dire, à la Maigret. [...]

Extrait de la préface de François Chaslin


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La collection, les auteurs

par Pierre Blondel

Biographie de Pierre Blondel Pierre Blondel est né en 1956, à Bruxelles. Il voyage depuis 1973, vit avec Aïka depuis 1978, est architecte depuis 1980. Il est père depuis 1989, enseigne à l’université depuis 1993, écrit depuis 2008. Ses projets de logements sociaux et d’équipements ont été largement publiés et récompensés par de nombreux prix. Ses histoires, romans et nouvelles se passent, pour la plupart, à proximité ou dans des projets qu’il a, en tant qu’architecte, dessinés. Projets en devenir, construits ou abandonnés. Anderlecht-Molenbeek est son troisième livre publié, après LMS et autres histoires aux éditions Fourre–Tout et Professeur Toumani Inc. aux éditions Ercée. Anderlecht-Molenbeek prend comme cadre deux projets : la maison communale de Molenbeek, construite en 2017, et des logements sociaux à Anderlecht, en chantier.

Une nouvelle collection intitulée “Fonds de tiroirs” En Europe et de par le monde, nos sociétés évoluent sans cesse. L’histoire de l’architecture, de ses mouvements, n’éclaire que faiblement et de manière marginale l’éventail des conditions de la pratique architecturale. Face aux transformations accélérées de l’après seconde guerre mondiale (les trente glorieuses suivies de trente ans de néo-libéralisme, l’augmentation de la puissance des GAFAM, l’effondrement des économies en 2008, la pandémie en 2020,…), les architectes d’Europe et plus largement de chaque continent sont confrontés à de nombreuses questions et exposent par l’écriture leurs pratiques souvent inquiètes, engagées et créatives, pour tenter de leur donner des réponses vivantes et adaptées. Aujourd’hui Fourre-Tout a dans ses cartons cinq projets portant sur des textes souvent remisés au fond d’un tiroir par des architectes européens, écrits sans volonté réelle de publier. Ces textes possèdent une filiation avec ceux qui ont émergé d’un tiroir pour Franz Kafka, une malle pour Fernando Pessoa, un laptop pour Roberto Bolaño. Ils sont le résultat du besoin impératif de clarifier leur démarche. Ils sont souvent le fruit d’évènements particuliers. La vocation de la collection Fonds de tiroirs est de remettre en lumière ces mots laissés en friche. Tome 1 Olivier Verdique, Anarchitecte Tome 2 Pierre Blondel, Anderlecht — Molenbeek

STEFAN SIMION (4E DE COUVERTURE)

Ștefan Simion est Ph.D. maître de conférences à l’Université d’Architecture et Urbanisme « Ion Mincu » de Bucarest et titulaire du studio d’archi du 2e et 3e année d’étude. Il a enseigné à l’EPF Lausanne, l’École Internationale de Rabat, Pratt New York, Politecnica di Milano. Il est l’auteur du livre primé L’ambiguïté du chef-d’œuvre. 11 entretiens sur l’architecture de Livio Vacchini, édition Architext design, publié à la suite d’une recherche post-doctorale à l’EPF Lausanne *. Avec Irina Melita, il est fondateur et rédacteur en chef du magazine www. mazzocchioo. com et fondateur du bureau d’architecture www.theposter. ro. Parmi les derniers prix d’architecture remportés : Prix et Nomination pour deux maisons à la Biennale Internationale d’Architecture BETA 2020 ** et le 2e prix au concours international pour le nouveau siège du conseil départemental de Cluj ***. Après avoir remporté un concours national, POSTER a été curateur du pavillon roumain à la 17e édition de la Biennale d’architecture de Venise 2021 à travers le projet www.fadingborders.eu qui traite de la relation complexe entre migration et fonds bâti. FRANÇOIS CHASLIN

François Chaslin est architecte et critique, ancien professeur. Il a été directeur des expositions et du département Diffusion de l’Institut français d’Architecture. Journaliste, il a collaboré à plus d’une centaine de publications dans divers pays et principalement au Monde, à Libération, à El Pais et au Nouvel Observateur. Il a été rédacteur en chef de l’Architecture d’Aujourd’hui, et auparavant des Cahiers de la recherche architecturale et de Macadam et rédacteur en chef adjoint de Techniques et Architecture. Il a produit durant treize ans sur France Culture une émission hebdomadaire spécialisée, Métropolitains. Il est l’auteur de divers ouvrages, dont Les Paris de François Mitterrand, La Grande Arche, Une haine monumentale, essai sur la destruction des villes dans l’ex-Yougoslavie, Deux conversations avec Rem Koolhaas, et caetera, The Dutch Embassy in Berlin by Oma/Rem Koolhaas, de plusieurs monographies d’architectes dont Mario Botta, Tadao Ando, Kisho Kurokawa, Norman Foster, Henri Ciriani, Henri Gaudin, Christian de Portzamparc et André Bruyère, d’un recueil d’articles critiques : Jean Nouvel, critiques, d’un essai littéraire sur Le Corbusier : Un Corbusier et d’un pamphlet, illustré de ses propres dessins : Rococo. Nominé au Goncourt de la biographie, Un Corbusier avait reçu le prix spécial du jury du prix du livre d’architecture en 2016. Rococo, qui en est une sorte de rebond sur le mode du conte et de la fable, a reçu le prix du livre d’architecture 2019 et, pour ses qualités graphiques, à Varsovie la médaille d’or de l’European Design Award et à Amsterdam le Best Dutch Book Design, Student Selection .


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Rue du Bouquet // ABZ de Anyoji Beltrando

ABZ de Anyoji Beltrando

L’agence ANYOJI BELTRANDO a été́ fondée par Tomoko ANYOJI, architecte, et Yannick BELTRANDO, architecte et urbaniste. L’agence s’intéresse simultanément à toutes les échelles du projet architectural, urbain et métropolitain. Elle élabore des stratégies de territoire, propose des projets urbains ambitieux et pragmatiques, conçoit puis suit la réalisation de bâtiments et d’espaces publics. L’agence Anyoji Beltrando a fêté ses 10 ans en 2021. Elle profite de cette date anniversaire pour se retourner sur les projets réalisés, les étapes franchies pour mieux appréhender le futur. Ce livre témoigne de leur démarche de projet initiée avant la création de l’agence : un long travail de sédimentation, nourri de l’apport théorique d’auteurs et d’acteurs qu’ils ont rencontrés ou dont ils ont dévoré les publications. Il mêle, sous la forme d’un abécédaire ludique, photographies, dessins et texte. Ouvrage trilingue : français, anglais, japonais. ISBN 979-10-97416-58-4 Prix de vente : 45 € TTC (non définitif) Conception graphique: BIZZARRI-RODRIGUEZ Photographies : Clément Guillaume


Rue du Bouquet // ABZ de Anyoji Beltrando

Descriptif du livre : 256 pages + Jaquette Format : 19,0 x 26,5 cm (à la française) Pages intérieures : 256 Papier : ARENA NATURAL SMOOTH Blanc, 90 g/m² Impression : quadri + 1 couleur recto verso Jaquette 8 pages, 75,0 x 26,5 cm ouvert Papier : ARENA NATURAL SMOOTH Blanc, 120 g/m² Impression : quadri + 1 couleur recto verso Façonnage : Dos Carré Collé Cousu avec couture apparente Pliage et pose de la jaquette Exemples de double-pages


Rue du Bouquet // ABZ de Anyoji Beltrando


Rue du Bouquet // ABZ de Anyoji Beltrando


Rue du Bouquet // ABZ de Anyoji Beltrando

Extraits du texte ; Transformer l’existant Nous fondons notre démarche de projet sur l’existant, dans toute sa diversité historique, géographique, sociale et symbolique. Il devient une base de projet qu’il s’agit de comprendre, d’enrichir, de recomposer, de transformer et d’intensifier. Notre vision de la transformation est dénuée de toute nostalgie et de toute approche patrimonialisante qui viserait à un retour vers un état antérieur idéal. Bien au contraire, nous considérons que les ajouts, les densifications - ce que certains considéreraient comme des altérations - sont des éléments à prendre en compte dans les projets. Notre démarche s’attache à tout type de territoires urbains constitués ou ouverts, sédimentaires ou de fondation, ordinaires ou spécifiques.

La ville de demain est déjà là Nous ne partons pas du principe qu’il faut tout détruire ou tout repenser pour arriver au développement de la ville idéale. Au contraire, nous pensons que la ville idéale assume son héritage, qu’elle est un palimpseste qui intègre les époques précédentes avec une certaine subtilité. Il s’agit de considérer le territoire, tel qu’il est, dans le but de l’améliorer mais sans avoir peur de le transformer. Faire la ville sur la ville, expression des années 1980 fait partie de nos crédos, sans toutefois - comme à l’époque déconsidérer l’architecture moderne qui présente de grandes qualités, une générosité spatiale et de grands potentiels de transformations. Nous pensons qu’il s’agit aujourd’hui de poursuivre le travail de sédimentation urbaine des siècles passés, en évitant toute table rase inutile

Un monde fini La prise de conscience de la finitude du monde et du tarissement des ressources induit de nouvelles pratiques architecturales et urbaines. Ainsi, l’ère moderne basait sa croissance sur la consommation continue et infinie des ressources non renouvelables comme le foncier et les énergies fossiles, s’appuyant sur la voiture permettant un étalement urbain sans limite, induisant la séparation des fonctions et des populations dans l’espace urbain, la destruction des écosystèmes, des terres agricoles et maraichères la fin de la mixité fonctionnelle dans les constructions. La fuite en avant de l’étalement urbain induit une obsolescence permanente des constructions existantes, que l’on préfère abandonner pour reconstruire plus loin et moins cher.


Septembre


Nouveau titre 2022

Communiqué

SORTIR DU BOIS Un livre-manifeste

Nous voulons écrire l’histoire de Sortir du Bois, dans un livre qui se lit comme un roman noir et se lance comme un pavé. — Le collectif Sortir du Bois

SORTIR DU BOIS

Étymologiquement, probablement une référence à des créatures qui se cachent dans les bois, par exemple les loups, et qui peuvent en sortir et créer le danger.

UN LIVRE-MANIFESTE

Auteurs : Christine Mahy (Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté), Géraldine Brausch (Philocité), Jean-Philippe Possoz (Architecte), Chantal Degée (Les Sentinelles de la nuit), Frédéric Fabry (1000 kits asbl) Prix public : N° de pages : Format : Reliure : Poids : Tirage : Impression :

20.00 € 124 pages 14 × 20 cm Dos carré collé 420 g. 1500 exemplaires SNEL, Vottem.

Conception graphique et mise en page : NNstudio.

Hématomes Éditions 2, Quai de la Dérivation 4020 Liège Belgique +32 (0) 4 277 01 75 info@hematomes.be

Couverture temporaire

Dans cet ouvrage imaginé sans doute sous le coup de la colère mais aussi dans une volonté de partage d’expérience, on trouvera un journal de bord des actions du collectif depuis le premier confinement 2020, un nombre important de photographies prises sur le vif ainsi que des textes relatant des expériences ou faisant le point sur les manquements structurels, sociétaux ou politiques dans le domaine du sansabrisme.

Diffusion Paon Diffusion 44 Rue Auguste Poullain, 93200 Saint-Denis, France +33 7 88 97 35 80 contact@paon-diffusion.com Distribution Serendip Livres (Belgique, France, Europe) et Servidis (Suisse) Dépôt légal : D/2022/14941/01 ISBN : 978-2-9602558-4-3 © 2022 Collectif Sortir du Bois, pour les images © 2022 Les auteurs, pour les textes © 2022 Hématomes, pour la présente édition

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A propos du collectif

A propos du livre

Sortir du bois est né en mars 2020, lors du premier confinement, dans les coteaux liégeois. Des citoyens, habitants du quartier, mettent en place un système de distributions de vivres et de biens aux sansabris vivant à l’orée de leur quartier, dans les bois environnants. Très vite, ces quelques habitants ont été rejoints par des centaines de liégeois, wallons et autres pour répondre aux besoins. Ce sont près de 5000 repas qui ont été distribués, 6000 litres d’eau, 30 tentes, une centaine de sacs de couchage, des cuisinières de camping et des centaines de bonbonnes de gaz, des vêtements, du mobilier d’extérieur, des couvertures, des lampes de poches, des bougies, des piles, etc. qui ont été ainsi distribués grâce à la solidarité citoyenne. De biens matériels en conseils pratiques, le collectif crée un lien privilégié avec une vingtaine de personnes vivant dans les bois. La volonté de les sortir du bois amène à récolter des fonds par la vente de t-shirts, bonnets, sacs, etc. Aujourd’hui, une dizaine de personnes a quitté la vie en tente, des hébergements (colocation, caravanes, studio, hébergements chez l’habitant) leur sont proposés, dans l’attente de logements pérennes et individualisés. Sortir du bois est un projet qui vise à récolter des fonds et du matériel pour accompagner les hommes et les femmes, sans abris, avec ou sans papiers, vivants dans les bois, sous tente, sur le trottoir, en toutes saisons et à les soutenir dans un projet de logement, pour quelques nuits ou des périodes plus longues. Les fonds récoltés servent à la constitution de cautions locatives, de paiements de loyers, d’achats de matériels de première nécessité et d’habitations mobiles (caravanes, roulottes). Sortir du bois, c’est aussi un accompagnement quotidien de personnes en transition de logement ou en situation de précarité.

Il s’agit de raconter l’histoire du collectif, dans quel contexte il est né, mais aussi de laisser voir ce que recouvre le sans-abrisme aujourd’hui, par des photos et des témoignages. Des éclairages sur la précarité seront apportés par des professionnels de terrain mais aussi par des observateurs, militants engagés dans la lutte contre la pauvreté et la précarité. Ces regards permettent de dénoncer des difficultés tout en mettant en lumière la forte implication citoyenne à l’œuvre autour de Sortir du bois. Concrètement, on trouvera un journal de bord de nos actions depuis le premier confinement 2020, un nombre important de photographies prises sur le vif ainsi que des textes relatant des expériences ou faisant le point sur les manquements structurels, sociétaux ou politiques dans le domaine du sansabrisme.

sortirdubois.org facebook.com/sortirdubois scoop.it/topic/revue-de-presse-sortir-du-bois

Un livre de transmission L’ouvrage aura une vocation pédagogique (écoles, étudiants spécialisés) tout autant que professionnelle (associations, structures professionnelles ou bénévoles) et politique (plaidoyer). Nous sommes régulièrement contactés par des écoles pour parler de l’expérience citoyenne de Sortir du bois et du sansabrisme. Nous rencontrons des jeunes enfants dans des cours de citoyenneté, des étudiants de cursus sociaux, mais aussi des chercheurs (sociologie, anthropologie). Un livre de réseaux Des associations, qu’elles soient liées au sans-abrisme ou à des questions plus larges de solidarité et de citoyenneté, nous contactent également. Au cœur de ces rencontres, notre discours, tout autant que nos actions, est politique. Avec cet ouvrage nous espérons dépasser le contexte liégeois pour fédérer des énergies et trouver des relais amicaux dans tout l’espace francophone.


Quelques images extraites du livre


SEPTEMBRE 2022

éCoHabiter des environnements pluriels Muriel Girard, Béatrice Mésini (sous la direction de) Éditions Imbernon LE SUJET Ce volume d’Habiter. Cahiers transdisciplinaires a pour ambition d’approfondir la réflexion sur les modes d’habiter et les formes de cohabitation, centrés sur une approche écologique, économique et solidaire. En partant de la relation entre les êtres humains et leur environnement, du proche au lointain, chaque mode d’habiter est singularisé ici par l’étude de son « environnement ». * Nous postulons qu’il existe un « art d’habiter » les milieux (naturels, agraires, littoraux, urbains…) dans leurs dimensions géomorphologiques, historiques, économiques et sociologiques. Le concept d’éCoHabitat renvoie à la fois au partage de l’espace et à l’entraide pour accéder aux lieux et pour minimiser les impacts sur les milieux. Il s’agit aussi de privilégier un habitat économe qui ménage les êtres vivants, les sols et les ressources localisées (sociales, territoriales, naturelles, économiques, culturelles…). * Les seize contributions regroupées dans ce volume proposent une lecture pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales de l’hétérogénéité des conceptions, des pratiques et des réalisations de l’éCoHabitat dans l’espace et dans le temps. Plusieurs questionnements alimentent la réflexion des auteur·es : Comment habiter des environnements composés d’éléments physiques, climatiques, historiques, paysagers, socioculturels, qui constituent le voisinage de la personne ou d'un groupe, et qui sont susceptibles d’interagir avec lui ? * Le volume s’organise ainsi en trois parties. La première a trait aux modes de Cohabiter dans l’espace et le temps des coexistences : historiographique, biographique, monographique, morphologique et anthropo-zoologique. La deuxième partie de ce volume se focalise sur l’éCoHabiter dans des lieux et milieux saisis de manière large dans leurs espaces environnés. Les articles ici regroupés explorent les différents habitats en étant attentif au processus de projet, à ses acteurs résidents et aux tiers participants. Enfin, la troisième et dernière partie se centre sur les formes de cohabitation comme quête de reconnaissance, formes de solidarités et modes de résistance, en montrant les incessantes transactions qui traversent les situations individuelles et collectives, nécessitant délibérations, ajustements et compromis. ARGUMENTAIRE ● Un ouvrage sur une double actualité fondamentale : celle du vivre ensemble prenant en considération celle du logement, de l’habitat écologique appréhendée par des spécialistes de diverses disciplines.

PUBLIC VISÉ ● Étudiants : en architecture, urbanisme, anthropologie, géographie, etc. ● Professionnels confirmés désireux d'actualiser leurs connaissances ou de nourrir leur réflexion sur ces questions fondamentales aujourd’hui. CARACTÉRISTIQUES DE L’OUVRAGE Code Serendip Collection ISBN Format Nbre pages Broché, très illustré Prix

Habiter 21 x 24 cm 156 (à confirmer) 22€

SOMMAIRE Introduction : Muriel Girard, Béatrice Mésini Cohabiter dans l’espace et dans le temps : locus, domus, socius Gabriel II A-Avava Ndo Habiter les formes ethno-architecturales en milieu périurbain au Sahel Anaïs Gueguen Perrin Habitats des Guarani au Brésil et habitats participatifs en France : convergence et complémentarités pour penser l’habiter autrement Sylvia Amar (S’)Inspirer sans modéliser. Les écovillages, laboratoires d’un « éco-habiter mondialisé » Christine Schaut, Anne-Laure Wibrin, Emmanuelle Lenel Habiter le collectif. Analyse comparée de deux projets bruxellois Emmanuel Porte Vers un habiter anthropozoologique de la rue d’Ancien Régime. Quand chiens et humains cohabitent au sein d’un même voisinage (Madrid, 1700-1840) ÉCoHabiter des lieux et milieux environnés (sociaux, urbanistiques, climatiques) Amélie Flamand et Rémi Laporte Cohabiter un atrium « interclimatique » Geoffrey Mollé. La hauteur comme facteur d’écohabitabilité. Une ethnomésologie de l’habitat vertical en contexte métropolitain lyonnais Estelle Gourvennec L’accession sociale à la propriété en habitat participatif : de la participation instituée aux pratiques collaboratives quotidiennes Quentin Wilbaux L’éco-hameau du Pic au Vent à Tournai (Belgique), une expérience d’éco-habitat partagé Béatrice Mésini éCohabiter éphémère au cœur de l’industrie lourde. Le regard photographique de Jacques Windenberger 1971-74 Coproduction de l’habiter : vulnération, adaptation et transaction Joanna Antoine La transmission, une vulnérabilité pour l’habitat : cas d’étude de Marinaleda (Andalousie) et Lescar-Pau Emmaüs (Pyrénées) Markéta Fingerová Transformations du pavillon pour cohabiter avec sa famille ou un tiers lorsqu’on vieillit : relevé des pratiques observées Thomas Watkin La cohabitation intergénérationnelle comme dispositif solidaire durable à plusieurs échelles : proposition analytique à partir d’une recherche-projet Audrey Loury La participation en habitat autogéré un vecteur d’apprentissage solidaire et collectif Lucie Dubois Vie collective et pratiques écologiques dans un « lieu de vie de lutte » : l’ÉCohabiter à la « maison de résistance » de Bure Épilogue Anaïs Angéras Circumnavigations éCohabitantes. Photoethnographie de l’habitat « léger »


À l’origine Gaëtan Chevrier


Etendard de l’économie capitalisme de la fin du 20e siècle, Hong-Kong est tout autant intrigante que perturbante, interrogeant les manières dont les hommes établissent leurs milieux de vie.

À l’origine / Gaëtan Chevrier

À l’origine

La cité-état, qu’elle a longtemps constitué, a été façonnée par la géographie du capitalisme mondial. Colonie britannique pendant 150 ans, rétrocédée à la Chine en 1997 en préservant un statut de région administrative spéciale censé fonctionner jusqu’en 2047 sous l’adage du système imaginé par Deng Xiaoping « un pays, deux états », elle est aujourd’hui la proie d’un tiraillement géopolitique pour lequelles hommes et leurs libertés sont mis à rude épreuve. À l’origine est un regard sur une ville, dépassant son identité complexe pour mieux interroger les rapports qu’entretiennent l’homme et la nature. 2

Sur La Crête

couverture provisoire

éditions


À l’origine / Gaëtan Chevrier

À l’origine Photographies / Gaëtan Chevrier Fiction / Anthony Poiraudeau Texte critique / Maëlle Tessier Coordination éditoriale et conception graphique / Sur la Crête éditions 35 € ISBN : 978-2-9559747-9-7 Couverture avec toilage et embossage. Reliure à la suisse Largeur (cm) : 21 Hauteur (cm) : 33 Nombre de page : 112 Parution : septembre 2022 Tirage : 400 exemplaires

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Gaëtan Chevrier, designer de formation, appréhende la photographie en autodidacte et se perfectionne au travers de workshops à Paris et à Arles. Il développe sa propre activité de photographe indépendant depuis 2006. Sa pratique artistique porte sur la représentation du paysage et sa transformation par l’homme. Parallèlement, il mène un travail de commande auprès des acteurs de l’architecture et de l’urbanisme en proposant une approche sensible et humaine des espaces construits ou en devenir.

Maëlle Tessier se situe à la croisée de la recherche, la pratique et l’enseignement de l’architecture : Architecte praticienne et co-gérante de l’agence tact architectes à Nantes, Professeure à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes de Théorie et Pratique de la Conception Architecturale et Urbaine, Docteure en histoire de l’architecture contemporaine depuis 2012 et engagée dans une HDR au sein du laboratoire GERPHAU depuis début 2018.

Anthony Poiraudeau a fait des études d’histoire de l’art qui l’ont conduit à Paris et à un enviable poste de réceptionniste-standardiste bilingue. Rêvant ensuite d’ailleurs, il est revenu vivre dans sa région natale, à Nantes, où il se voyait vivre de sa chasse dans les bois, ce que son végétarisme, une urbanisation insoupçonnée du secteur et les exigences de confort de son chat ont contrarié. Amateur de voyages en train, de chefs-lieux et de fromage, il est aussi professeur de littérature et d’écriture à l’école des beaux-arts de ClermontFerrand. Il a publié deux livres aux éditions Inculte – Projet el Pocero (2013) et Churchill, Manitoba (2017) – et participe aux revues La moitié du fourbi et 303.

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À l’origine / Gaëtan Chevrier


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À l’origine / Gaëtan Chevrier


En botanique, un habitat naturel est constitué de deux entités : le biotope, ensemble des éléments physiques et chimiques d’un milieu et la biocénose, ensemble des êtres vivants et des liens vitaux qu’ils entretiennent entre eux.

À l’origine / Gaëtan Chevrier

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L’habitat existe parce qu’il met en lien. Et nous, nous n’existons qu’en relation, nos habitats en sont le support, ils permettent les interactions et les échanges, de l’effleurement à la persistance.

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[…] Maëlle Tessier / ‘‘ (Im)plantations ’’ extrait du texte critique accompagnant les images du livre À l’origine

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À l’origine / Gaëtan Chevrier


Faire état du déjà-là, ne plus fabriquer à partir de l’effacement, prendre acte de ce qui est, faire à partir de ces milliers d’infrastructures, de tunnels, de voiles de béton, de trajectoires de réseaux, de creusements et de ramifications, d’étagements superposés en sortant de ces décennies qui ont détruit et arasé pour reconstruire à partir du vide ; c’est ainsi que se joue l’à-venir de nos mondes habités.

À l’origine / Gaëtan Chevrier

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[…] Maëlle Tessier / ‘‘ (Im)plantations ’’ extrait du texte critique accompagnant les images du livre À l’origine

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Profession : rock critic (volume 2) Sortie février 2022 en librairie Prix de vente public : 18 € Préface par Miossec ISBN 978-2-9554510-9-0. EAN : 9782955451090.

Avec les témoignages de : Lydie Barbarian (Libération), Philippe Barbot (Rolling Stone, Télérama), Christophe Basterra (Magic, Rock & Folk), Yves Bigot (Rolling Stone, Libération), Olivier Cachin (Freelance), Hugo Cassavetti (Télérama), Francis Dordor (Best, Les Inrocks), Patrick Eudeline (Rock & Folk), François Gorin (Rock & Folk, Télérama), Serge Kaganski (Les Inrocks), Charline Lecarpentier (Magic, Libération), Serge Loupien (Libération), Rebecca Manzoni (France Inter), Laure Narlian (France Télévisions, Les Inrocks), Yérim Sar (Vice, Mouv) et Arnaud Viviant (Freelance). Après un premier volume consacré à quelques pères fondateurs de la rock critic française Gonzaï édite aujourd’hui le deuxième tome de Profession : rock critic, un ouvrage de 400 pages qui persiste et signe avec les témoignages inédits de plusieurs ténors d’hier et d’aujourd’hui, de François Gorin à Hugo Cassavetti en passant par Yérim Sar et Rebecca Manzoni. Au total, 16 noms de la rock critic française nous racontent aujourd’hui leurs parcours, leurs galères, leurs joies et leurs espoirs pour ce métier qui n’en est pas un. « A la radio, l'écran est plus grand qu'au cinéma » aimait à dire Orson Welles. On serait tenté d’appliquer la même maxime au journalisme musical : toutes les vidéos du monde ne seront jamais aussi grandes que les châteaux de consonnes et de voyelles qu’on a pu construire en lisant certains des auteurs réunis au casting de ce volume 2 pensé comme la face B d’un vinyle. Remarques à propos de l’auteur. Journaliste depuis 2012, Albert Potiron écrit régulièrement pour Gonzaï. Il a notamment collaboré avec Technikart, Noisey, Playboy ou la revue Schnock. Depuis presque 10 ans, personne ne connaît sa véritable identité.


densité

NOUVEAUTÉ SEPTEMBRE 2022

Collection DISCOGONIE

Bruce Springsteen : Nebraska de Michaël Bourgatte

editionsdensite.fr

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En 1982 paraît Nebraska de Bruce Springsteen. Enregistré à la maison, sur un coin de table, avec une guitare et un harmonica, ce qui ne devait qu’une d i s cêtre o au départ gon i e maquette préparatoire à un album studio devient bientôt un de ses albums majeurs. Peut-être son plus grand disque ? Nebraska rompt avec l’univers électrisé des précédentes réalisations et contraste avec la rage rock de Born in the USA qui le révélera au très grand public deux ans plus tard. Springsteen dans son plus simple appareil dévoile un songwriting folk au cordeau. Chaque note, chaque mot est ciselé. Chaque ambiance, chaque histoire qu’il raconte est délicatement façonnée. Se lancer dans l’écoute de Nebraska c’est comme s’installer au volant de cette voiture dont la pochette nous offre une vue du capot et partir à la rencontre de ces femmes et de ces hommes ordinaires aux vies déchirées. Ces femmes et ces hommes que l’Amérique, on le sait, compte par milliers et dont Springsteen nous raconte les histoires. Alors en route.

L’auteur : Michaël Bourgatte est enseignant-chercheur, spécialiste des cultures visuelles. Il s’intéresse de loin à Bruce Springsteen avant de tomber un jour sur Nebraska. Le coup de foudre avec cet album phare de la musique folk américaine est instantané. Un disque qui le passionne aussi, car il est très imagé, depuis sa pochette jusqu’aux histoires qu’il raconte. Pour trouver l’inspiration, il prend la route du New Jersey, là où Nebraska a été enregistré et il puise dans l’esprit des lieux pour écrire. Parmi les ouvrages parus : Voir le sang des bêtes ? aux éditions Mkf, Le cinéma Utopia à Avignon de 1976 à 1994 chez Warm. Il est aussi l’auteur de nombreux articles du blog https://celluloid.hypotheses.org/ Michaël Bourgatte : Nebraska 12 € ISBN 9782919296361 10 x 18 cm, 96 p. broché, couverture à rabats 2 couleurs Diffusion/distribution Serendip : dilicom 3019000119404

À SUIVRE : Marianne Faithfull Broken English, The Pogues Rum, Sodomy and the Lash


DIFFUSION / DISTRIBUTION DISPONIBLES DANS LA COLLECTION DISGONIE CHEZ DENSITÉ OpératiOn DiscOgOnie (autOmne 2021) 1 exemplaire hors commerce de Nirvana : In Utero de Palem Candillier offert pour l’achat de 3 titres dans la collection

The Jimi Hendrix Experience : Are You Experienced Michel DELVILLE Qté : 11x18 / 72 p. / 10,5 €

+ 2% + 30 jours

Depeche Mode : Violator François-Emmanuel TRAPES 10x18 / 96 p. / 9,95 €

Qté :

Nick Drake : Five Leaves Left

My Bloddy Valentines : Loveless

Alain HERTAY / Alain PIRE

Guillaume BELHOMME

10x18 / 96 p. / 9,95 €

Qté :

10x18 / 96 p. / 9,95 €

Qté :

Neil Young : Harvest

Rage Against The Machine : RATM

Christophe PIRENNE

Christophe LEVAUX

10x18 / 84 p. / 9 €

10x18 / 96 p. / 9,95 €

Qté :

Robert Wyatt : Rock Bottom

Radiohead : OK Computer

Philippe GONIN

Michel DELVILLE

10x18 / 96 p. / 9,95 €

Qté :

10x18 / 96 p. / 9,95 €

Patti Smith : Horses

Pierre LEMARCHAND Qté :

10x18 / 168 p. / 11 € Palem CANDILLIER

Philippe GONIN Qté :

10x18 / 168 p. / 12,9 €

Nick Cave & The Mode Bad Seeds : Tender Prey Depeche : Violator François GIRODINEAU

Qté :

The Smiths : The Queen Is Dead

S. BISMUTH/ &96 N. FOUCAULT 10x18 p. / 9,95 € 10x18 / 96 p. / 9,95 €

Qté :

Qté :

Dominique A : La Fossette

François-Emmanuel TRAPES 10x18 / 108 p. / 10 €

Qté :

The Beatles : The Beatles

The Cure : Pornography 10x18 / 96 p. / 9 €

Qté :

Alain Bashung : Fantaisie Militaire

Véronique BERGEN 10x18 / 72 p. / 9 €

Qté :

T. JOURDAIN & P. LEMARCHAND 10x18 / 120 p. / 10,5 €

Qté :

Nico : The End...

Qté :Pierre LEMARCHAND 10x18 / 120 p. / 10,5 €

Qté :

Serge Gainsbourg : Histoire de Melody Nelson The Stranglers : Black And White My Bloddy Valentines : Loveless Philippe GONIN Anthony BOIL 10x18 / 120 p. / 10,5 euros Qté : Guillaume BELHOMME Nirvana : In Utero

10x18 / 96 p. / 9,95 € 10x18 / 120 p. / 10,5 euros Qté : Palem CANDILLIER

10x18 / 144 p. / 11,5 euros

Qté :

PJ Harvey : Dry

Guillaume BELHOMME TITRE ÉPUISÉ Qté :10x18 Qté : / 72 p. / 11,5 euros

Nirvana : In Utero

HORS COMMERCE Rage Against The Machine : RATM Palem CANDILLIER Qté : 10x18 / 120 p. / Gratuit

Christophe LEVAUX 10x18&/ Paon 96 p.- Bon / 9,95 € Serendip de commande

Qté :

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Éditions Autonomes Dossier de presse

La Clef, cinéma occupé 160 pages, 22 × 28 cm

Un regard sur 19 mois d’occupation du dernier cinéma associatif et indépendant parisien

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Paris, 20 septembre 2019, plusieurs collectifs et indépendants — cinéphiles, cinéastes, professionnel·le·s et artistes issu·e·s des squats culturels, étudiant·e·s, riverain·ne·s — se réunissent au sein de l’association Home Cinéma et décident d’occuper illégalement le cinéma La Clef de manière citoyenne et désintéressée. L’édition propose une lecture de cette aventure par deux graphistes auteurs dont le parcours est lié à l’occupation de La Clef. Un livre-objet singulier de grandes dimensions qui propose un voyage immersif au cœur d’une expérience collective et du combat pour la survie du dernier cinéma associatif parisien. Combat dont l’issue demeure encore incertaine alors que la date fatidique de l’expulsion est annoncée pour le 3 juin prochain.

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Ce livre est une carte blanche éditoriale confiée aux soins de deux graphistes auteurs : Vivien Le Jeune Durhin et Antonin Faurel. • ​Vivien Le Jeune Durhin, d ​ esigner graphique, artiste et sérigraphe, actif dans le monde des squats culturels et artistiques, • Antonin Faurel, designer graphique et co-fondateur de Mojito Bay, projet collectif de programmation en art contemporain, • Avec la participation active et la contribution de l’association Home Cinéma / La Clef Revival, • Portraits photographiques : Hugo Denis-Queinec, • État des lieux photographiques : Nathalie Bihan & Vivien Le Jeune Durhin • Texte : Inès Sarah Maalèj Nous avons apporté le plus grand soin à la conception éditoriale, la méthode d’impression, les différents papiers et le façonnage. • 160 pages, • dimensions 22 × 28 cm, • couverture rigide entoilée et sérigraphiée, • dos carré cousu collé, • impression offset quadri + Pantone neutral black et argent 877

La Clef, cinéma occupé 160 pages, 22 × 28 cm

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L’histoire de l’occupation du cinéma La Clef 19 mois d’occupation, 8000 adhérents, 100 bénévoles, 20000 entrées, plus de 300 séances, 100 cinéastes et invité.é.s Le cinéma La Clef est un cinéma historique, situé au cœur de Paris et né dans les années 70. Pendant presque 50 ans, le cinéma attire par sa programmation diversifiée, ses tarifs bas, ses débats avec des réalisateurs, l’accueil de festivals. La salle est ouverte par un entrepreneur passionné de cinéma puis, au début des années 80, en faillite, il est revendu au Comité d’entreprise de la Caisse d’épargne Île-de-France qui garde 2 salles sur 3 et transforme le reste du bâtiment en centre culturel pour ses salariés. En 2018, le cinéma ferme, le propriétaire des lieux cherchant à le revendre. Malgré deux tentatives de rachat de la part de l’ancien directeur Éditions Autonomes Dossier de presse

du cinéma puis des anciens salariés, le cinéma reste fermé. Les salarié·e·s se mobilisent au sein du collectif à La Clef pour sauver ce lieu emblématique par son histoire, par la diversité et la rareté de sa programmation et, surtout, par son fonctionnement associatif (devenu unique dans la capitale !). Les négociations avec le propriétaire n’aboutissent pas et, progressivement, les projecteurs se détournent de cette petite salle du Quartier latin. Le 20 septembre 2019, plusieurs collectifs et indépendants – des cinéphiles, cinéastes, professionnel·le·s et artistes issu·e·s des squats culturels, des étudiant·e·s, des riverain·ne·s – se réunissent au sein de l’association à but non lucratif Home Cinéma et décident d’occuper illégalement le Cinéma La Clef, de manière citoyenne et désintéressée. Le lieu devient un espace commun auto géré d’émancipation artistique et sociale. Les

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occupant·e·s s’engagent à quitter les lieux une fois assuré·e·s que La Clef restera un cinéma indépendant et, avant tout, associatif. Dès le lendemain du premier jour d’occupation, un film différent est proposé tous les soirs et à prix libre. Sans aucune hiérarchisation de genre, de durée, de moyens de production. Les films sont systématiquement montrés avec l’accord de leurs ayantdroits grâce à une solidarité inédite et majoritaire. La programmation se décide lors d’une réunion mensuelle de tous les programmateurs. Outre des films de répertoire, une importance majeure est accordée à la programmation d’œuvres rares et transgressives présentées par leurs auteurs, débouchant sur des rencontres et discussions avec le public. En parallèle, le propriétaire du bâtiment Éditions Autonomes Dossier de presse

attaque en justice les occupant·e·s. En décembre, le délibéré fait état d’une expulsion imminente du collectif. Grâce aux soutiens de son public, toujours plus conséquent et diversifié, d’une centaine de bénévoles, d’une partie de la presse, de professionnel·le·s, de politiques, Home Cinéma décide de faire appel. Les projections, au rythme métronomique d’un film par soir, se poursuivent. Pendant le premier confinement, un cycle de programmation hebdomadaire en plein air illumine la façade du cinéma, provoquant une couverture médiatique internationale. À mesure que la crise sanitaire et les décisions gouvernementales fragilisent le monde de la culture, en France et ailleurs, la lutte qui anime La Clef Revival devient un symbole de résistance qui dépasse frontières et enjeux locaux. À quelques semaines de la parution de cet ouvrage, les membres d’Home

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Cinéma occupent toujours les murs de La Clef, bien décidé·e·s à défendre, coûte que coûte, l’accès à la fabrication et à la découverte d’un cinéma libre, engagé, éclectique, vecteur de rencontres et de voyages, de politisation et d’émotions.

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Contact presse : Nathalie Bihan, éditrice +33(0)6 82 56 52 62 info@editionsautonomes.com Plus d’informations : https://laclefrevival.com/ https://editionsautonomes.bigcartel.com/ product/la-clef-cinema-occupe

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Nouveauté octobre 2022 arts • Cinéma • cinéma d’animation Blink Blank

Numéro 6 Automne/Hiver 2022

DOSSIER : Pop, rock, électro… RENCONTRE avec Normand Roger par Michael Dudok de Wit Compositeur de musique de films. FILMS & SÉRIES Entre articles et entretiens, aperçus de l’actualité de la création. > Critiques d’une douzaine de films courts, longs, VR et séries…

19,5x24,7 cm à la française 160 pages illustrées en couleurs couverture souple isbn 9782493524027 parution : 04 octobre 2022 prix de vente public 20€TTC imprimé par Dupliprint (53)

EN CHANTIER Travail de longue haleine, le cinéma d’animation permet qu’on porte un regard attentif sur des œuvres en cours. > Présentation de projets en cours de production

PASSÉ PRÉSENT Dossier consacré à un sujet historique trouvant une résonance dans l’actualité de la création. > Les adaptations de Pinocchio en animation, à l’occasion de la sortie de la version de Guillermo del Toro. LA FABRIQUE DE L’ANIMATION Le cinéma d’animation a des métiers, des questionnements et des écritures spécifiques. VOIX OFF Des personnalités livrent ici témoignages et réflexions à propos du cinéma d’animation ou de certains films.

BLINK BLANK c’est : Deux fois par an, 160 pages, un dossier thématique, des entretiens inédits, des points de vue critiques sur l’actualité, une incursion dans les coulisses de la création, un éclairage historique… La revue donne la parole aux critiques, historiens, chercheurs, observateurs attentifs de la vie des formes animées et aux artistes eux-mêmes. Éditions WARM 9 rue d’Aubert 53000 Laval warm-ed.fr Diffusion-distribution Serendip Livres 21 bis rue Arnold Géreaux 93450 L’île Saint-Denis Tél. : 01 40 38 18 14 contact@serendip-livres.fr gencod dilicom : 3019000119404

www.revue-blinkblank.com


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Novembre


Nouveauté novembre 2022 arts • Cinéma cinéma

Partager l’enfance, au cinéma Carole Desbarats

La représentation et le partage de l’enfance au cinéma Partager l’enfance, au cinéma s’appuie sur la fréquentation assidue et au long cours des films mettant en scène l’enfance et sur une expérience personnelle de pédagogue au contact avec l’enfance et la jeunesse pendant de nombreuses années. Cette étude s’intéresse à la manière dont la représentation de l’enfant a évolué depuis les débuts du cinéma jusqu’à nos jours, mais aussi à la manière dont ces représentations à l’écran ont été perçues par les spectateurs (adultes).

14x19 cm à la française 204 pages isbn 978-2-493524-0-34 parution : 04 novembre 2022 prix de vente public 20-22€TTC imprimé par Dupliprint (53)

Au travers de nombreuses analyses de films et de séquences contextualisées, nourries d’observations personnelles, l’autrice invite à une réflexion sur l’enfance au cinéma. Elle développe l’idée selon laquelle, tout au long de l’histoire du cinéma, deux représentations de l’enfant s’affrontent avec d’une part, une représentation mièvre et idéalisée qui semble avoir pour seul but de provoquer l’émerveillement, et d’autre part une représentation portée par de grands cinéastes et qui témoigne de la complexité de l’enfance, l’enfant étant considéré comme un être humain comme les autres.

Le Kid, Charlie Chaplin Éditions WARM 9 rue d’Aubert 53000 Laval warm-ed.fr Diffusion-distribution Serendip Livres 21 bis rue Arnold Géreaux 93450 L’île Saint-Denis Tél. : 01 40 38 18 14 contact@serendip-livres.fr gencod dilicom : 3019000119404

La façon dont un cinéaste traite un personnage d’enfant est un véritable révélateur de ses qualités de réalisateur.


Partager l’enfance, au cinéma cinéma

Sommaire Introduction

Le Tombeau des lucioles, Isao Takahata

Alors, par le détour symbolique qu’il propose, l’art peut amener à retrouver, fût-ce de manière éphémère, cette enfance dont nous sommes sortis lorsque nous avons consenti au réel.

Avant-propos (quelques repères) 1. Un enfant - Enfant, adolescent ? - Fils, fille de... et alii - Perceptions et représentations des enfants 2. Le personnage d’enfant - Le nourrisson - Garçonnets - Fillettes - Trans

Partager l’enfance, au cinéma 1. Partager l’émerveillement - Le Merveilleux - La fabrique de cette émotion-là 2. Innocent, d’emblée - Rester innocent au contact du Mal - Refuser le cliché ? - Quitter l’état d’innocence : l’initiation 3. Dénégations - Dénégation et nostalgie - Dénégation de la sexualité - Dénégation de la mort - Dénégation de la cruauté - Des enfants cabossés - Des enfants cruels Conclusion Index des films cités, bibliographie

L’autrice, Carole Desbarats Carole Desbarats a enseigné le français en collège et le cinéma à l’université. Elle a dirigé les études à La Fémis (École nationale supérieure des métiers de l’image et du son) puis créé le pôle communication à l’ENS Ulm. Elle accompagne l’association Les Enfants de cinéma depuis leur création en 1994. Essayiste, elle écrit sur le cinéma et les séries, notamment dans les revues Esprit et Blink Blank. Elle assure la direction artistique des Rencontres du Havre sur les séries.

Petite Princesse, Walter Lang

Bibliographie indicative : La culture au tournant, Emmanuel Laurentin et Carole Desbarats, Esprit, n°467, 2020 Culture?: changer de braquet, Carole Desbarats et Emmanuel Laurentin, Esprit, 2020. The West Wing : au cœur du pouvoir, PUF, 2016 Conte d’été, Eric Rohmer, Canopé éditions, 2012 Atom Egoyan, Dis voir, 2000 (par Carole Desbarats, Danièle Rivière, Paul Virilio…) La raison en feu ou la fascination du cinéma pour la folie, Acor, 1999 (par François Angelier, Paul Bretécher, Jean-Claude Polack, Carole Desbarats) L’effet Godard, Milan, 1989


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Quelques images des films évoqués dans le livre

Paper Moon, Peter Bogdanovich

Versailles, Pierre Schoeller

L’Été de Kikujiro, Takeshi Kitano

La Nuit du chasseur, Charles Laughton


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