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Le Journal du Palais n°9. Décembre 2019 - Février 2020

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N°9

D ÉCEMB

2020 RE 2 019 - ÉVRIER F

AU PALAIS :

L’ENVERS DU DÉCOR

P.6 COMMENT LE MUSÉE CHOISIT-IL SES OEUVRES ?

P.4 RETOUR DU MOBILIER RUHLMAN

P.5 L’ÉCREVISSE BLEUE DE L’AQUARIUM


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C’EST AU PALAIS QUE ÇA SE PASSE ! Welcome ! a accueilli la 3e édition du festival Visions d’exil, du 1er au 10 novembre 2019. — 01 & 06 Concert du Dighya Moh-Salem band — 02 Bal participatif À vous de danser — 03 Défilé-performance Contamination — 04 Performance Tala Lelo (Regarde aujourd’hui) — 05 Spectacle de danse Corps en transe — 07 Concert 47SOUL. 04

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PHOTOS : ANNE VOLERY

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ÇA GAZOUILLE

Vos meilleures photos du Palais sur les réseaux sociaux

@angelique.gcn

@sara.not

@joanna_blch

@oskiep84


3 LE JOURNAL DU PALAIS

Côté Aquarium, l’exposition Baleinopolis continue et de nouvelles installations prennent place pour en apprendre encore un peu plus sur l’univers fascinant des cétacés. Cet hiver au Palais, profitez-en !

DOSSIER

4 LES ACTUS DU PALAIS

Retour du mobilier Ruhlmann

6 DOSSIER

Comment le Musée choisit-il ses œuvres ?

10 PORTRAIT

Rencontre avec Eleftérios Kechagioglou

12 AGENDA

Tous les événements et les ateliers des trois prochains mois

22 LE PALAIS VU PAR... 23 DU CÔTÉ DES LIVRES

Présidente du conseil d’administration : Mercedes Erra Président du conseil d’orientation :

Benjamin Stora Directrice générale : Hélène Orain Directeur du développement, des publics et de la communication : Benjamin Bechaux

Responsable de la communication : Thibaud Giraudeau Rédactrice : Elodie de Vreyer Conception graphique : Sara Campo Maquette : Sandy Chamaillard Illustration 4e de couv : Laurence Le Chau

Les immigrations à hauteur d’enfant

24 VU & ENTENDU AU PALAIS

Le Palais croqué par Laurence Le Chau

PHOTO : © CYRIL ZANNETTACCI. IMPRIMÉ PAR L'IMPRIMERIE

MÉRIDIONALE D’IMPRESSION E T D E C O M M U N I C AT I O N

© ANNE VOLERY

LES ACTUS DU PALAIS

Laurent Petit

OURS

PHOTOS : ANNE VOLERY

Objet parlant et vivant, le Palais aussi évolue avec vous. Et cet hiver, la programmation sera riche ! Pour la 3e édition de L’Envers du décor, arts du cirque, performances et concerts investissent tous les espaces et donnent une parole nouvelle au plus bel édifice Art déco de la capitale.

© LORENZÖ

Qu’attendez-vous d’un musée ? Au Musée national de l’histoire de l’immigration, les objets nous parlent. Ils sont les témoins d’un parcours, d’une histoire, personnelle ou collective, mais aussi d’une société qui réfléchit sur elle-même. C’est pourquoi nos collections permanentes se modifient et s’enrichissent. Profitez d’une visite guidée pour les (re)découvrir !

SOMMAIRE

OBJETS TÉMOINS OBJETS PARLANTS


ACTU DU PALAIS

LE JOURNAL DU PALAIS 4

MUSÉE

Après avoir accueilli plus de 90 000 visiteurs, l’exposition Paris-Londres. Music migrations ferme ses portes le 05 janvier 2020. Plus que quelques semaines pour redécouvrir Jimmy Cliff, Rachid Taha et Kassav’… Dépêchez-vous !

MUSÉE

CAPITALES ET DIVERSITÉ CULTURELLE

Comment les flux migratoires à Paris, Londres, Madrid et Berlin ont-ils transformé les dynamiques culturelles et artistiques ? Hommes & Migrations mène l’enquête… En vente à la billeterie.

© LORENZÖ

DERNIERS JOURS POUR PARIS-LONDRES !

RETOUR DU MOBILIER RUHLMANN Le mobilier Art déco du décorateur a été restauré. Il va retrouver sa place dans le salon Reynaud, consacré à l’Afrique. C’était l’un des deux salons d’apparat destinés à recevoir les invités de prestige lors de l’Exposition coloniale de 1931. Le salon Reynaud, du nom du ministre des Colonies, s’apprête à retrouver son mobilier, après six mois de restauration. Ces meubles inscrits au titre des Monuments historiques sont l’œuvre de Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933), artiste, ensemblier créant décors et mobiliers, alors au sommet de son art. « Ils ont été très peu utilisés

commente Hélène Bocard, conservatrice en chef du patrimoine. Ce salon était avant tout une vitrine du savoir-faire de Ruhlmann et une façon de promouvoir les matériaux exotiques venus des colonies, qu’il affectionnait ». Choisi par l’architecte du Palais Albert Laprade lui-même, Ruhlmann avait fait sensation six ans plus tôt lors d’une autre exposition internationale, celle des Arts décoratifs et industriels de Paris en 1925. Décoration intérieure spectaculaire, meubles luxueux : le pavillon éphémère baptisé l’hôtel du Collectionneur avait imposé cet autodidacte comme une figure majeure de la période Art déco. L’ébène et le cuir brun dominent dans le mobilier du salon Reynaud, en écho au grand décor peint par Louis Bouquet. On y trouve un bureau en forme de lyre en ébène et en bronze, avec un plateau en galuchat (peau de requin) orné de filets d’ivoire.

Ruhlmann a aussi dessiné une vitrine-argentier, quatre fauteuils-clubs dits « éléphants », deux chaises tripodes et un fauteuil de bureau pivotant et basculant. Grâce au mécénat de Christian Louboutin, qui a aussi financé la restauration récente du mobilier Printz (salon Lyautey), tout a été confié cet été aux restaurateurs du Mobilier national. L’électrification a aussi été refaite, notamment pour les deux gigantesques vases éclairants de Raymond Subes.

VENEZ LES REDÉCOUVRIR ! Du vendredi 31 janvier au dimanche 2 février lors du festival L’Envers du décor. Des projections seront organisées dans les deux salons historiques Reynaud et Lyautey. Des visites du Palais sont régulièrement organisées et passent notamment par les deux salons. Renseignements à l’accueil.


ZOOM

ACTU DU PALAIS

LE CHIFFRE CLÉ

© D.R.

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CÉTAMADA, LA MAJESTÉ DES BALEINES À BOSSE Chaque année, entre juillet et octobre, des centaines de baleines à bosse reviennent sur la côte Est de Madagascar, au large de l’île Sainte-Marie, pour s’y reproduire. Dans le cadre de l’exposition Baleinopolis, les sociétés secrètes des cétacés, une installation présente le travail mené sur place par Cétamada. Depuis 2009, cette association conjugue l’observation scientifique des cétacés, l’écotourisme, le développement local et l’éducation à l’environnement des habitants de l’île. Elle est la cofondatrice d’un congrès international consacré aux baleines à bosse. L’installation Cétamada vous fera découvrir la beauté de ces majestueux cétacés par des vidéos et des photographies grand format. Vous pourrez également vous mettre dans la peau d’un écovolontaire observateur de baleines à bosse. L’association est une pionnière des sciences participatives, une pratique en plein essor qui implique des citoyens dans le recueil de données scientifiques. Jusqu’au 5 janvier 2020.

5 LE JOURNAL DU PALAIS

L'ANIMAL STAR

L’ÉCREVISSE BLEUE DE FLORIDE

C’est le nombre d’espèces différentes de cétacés, ces mammifères marins vedettes de l’exposition Baleinopolis, les sociétés secrètes des cétacés. On les classe en deux groupes : les cétacés à dents (odontocètes) et ceux à fanons (mysticètes). Le plus petit est très rare : le dauphin Cephalorhynchus hectori maui mesure 1,60 m et pèse 50 kg. La baleine bleue, Balaenoptera musculus, est le plus grand animal existant : elle mesure 30 mètres pour un poids de 150 tonnes ! Exposition Baleinopolis, jusqu’au 21 juin 2020.

MUSÉE

DEUX NOUVELLES EXPOSITIONS EMPRUNT, MODE D’EMPLOI

Trois autres expos itinérantes sont disponibles : Bande dessinée & Immigrations, Frontières, Ciao Italia !. Le prêt des expositions est entièrement gratuit quel que soit l’emprunteur (associations, collectivités, institutions culturelles, établissements scolaires, etc.). Contact : itinerance@palaisportedoree.fr

INSOLITE !

Sa couleur bleu électrique l’a rendue très populaire auprès des aquariophiles. L’écrevisse bleue de Floride (Procambarus alleni) est originaire de cette partie des États-Unis, dont elle adore les eaux stagnantes des marécages. Comme toutes les écrevisses, elle a cinq paires de pattes, dont les trois premières sont équipées de pinces. Et elle a la faculté de sortir sur la terre ferme : en stockant de l’eau dans ses branchies, elle peut continuer à respirer dehors. D’une taille de 9 à 15 cm, cette écrevisse détritivore (de « détritus ») est peu exigeante question nourriture. Dans la nature, elle mange tout, des cadavres d’animaux aux végétaux divers, sans oublier des petits poissons vivants. L’écrevisse bleue de Floride a une cousine qui fait bien des dégâts dans les eaux françaises : l’écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii), reconnue espèce exotique envahissante qui s’attaque aux invertébrés et aux têtards. Elle est aussi porteuse d’un champignon qui tue les écrevisses locales.

Mondes tsiganes, une histoire photographique et Paris-Londres. Music migrations ont désormais leur version itinérante. Pour faire connaître l’histoire de l’immigration sur tout le territoire, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose des versions itinérantes de ses expositions temporaires. « Les expos itinérantes sont conçues pour tous les publics, adolescents comme adultes, et s’accompagnent, en Ile-de-France, d’une offre de médiation », commente Zoé Barry du service Réseau & Partenariats. L’ambition est aussi de créer du débat. C’est le cas par exemple avec Paris-Londres. Music migrations (1962-1989), qui interroge par ricochet la place de la musique dans les luttes actuelles. L’exposition itinérante donne à voir mais aussi à entendre, via un dispositif multimédia, la bande-son de ces années où musique et militantisme se mêlaient étroitement. Le nouveau dispositif itinérant Mondes tsiganes, une histoire photographique (1860-1980) explore quant à lui la façon dont l’image des communautés tsiganes s’est construite en France. Trois regards photographiques se conjuguent par le biais de plusieurs séquences reflétant l’histoire sociale, politique et économique de ces communautés en France.


DOSSIER

LE JOURNAL DU PALAIS 6

COMMENT LE MUSÉE CHOISIT-IL SES ŒUVRES ? EN 2020/2021, LE MUSÉE ÉVOLUE ! En ce moment, une nouvelle scénographie liant les histoires individuelles à la Grande Histoire se prépare. Les parcours de vie vont rejoindre le nouveau parcours permanent. Et c’est pourquoi, à partir du 12 janvier, la galerie des dons ferme ses portes. Patience, bientôt, on vous dévoilera tout…

Le Musée national de l’histoire de l’immigration présentera en 2021 sa nouvelle exposition permanente. Deux fois par an, il acquiert de nouvelles œuvres et documents pour enrichir ses collections. Selon quels critères ? Dans quels buts ? Y a-t-il des débats ? On vous dit tout.

L

’échelle du bateau de sauvetage en mer l’Aquarius a t-elle sa place au Musée ? Ce jour de juin 2019, le débat est vif au sein de la commission d’acquisition de l’Établissement. L’échelle, qui permettait aux personnes secourues de monter sur le bateau de SOS Méditerranée, est un symbole fort. Mais elle pèse six tonnes et comment évoquer la coque du bateau auquel elle était attachée ? La décision est prise de ne pas l’acquérir. « Cela n’aurait pas eu de sens. Acquérir, pour un musée national, c’est s’engager à préserver mais aussi à montrer », commente Sébastien Gokalp. Directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration, il siège deux fois par an à la commission d’acquisition. Composée de représentants du Musée, de l’État et de personnalités scientifiques, elle examine les propositions faites par les responsables des trois collections (histoire, société, art contemporain).


PHOTO : © D.R.

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TEOFIL ANTAR KWIATKOWSKI, JEUNE POLONAISE SAISIE PAR LE FROID, DÉTAIL, 1842.


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Objets du parcours de vie de Cristina Diaz Vergara, don au MNHI, 2018 : 01 Arpillera — 02 Gouge, compas, certificat d’inscription comme artisan et passeport chilien. 03 et 03 Ceinture et bijou Mapuche. 05 Moataz NASR, DOME, 2011. Achat par le MNHI en 2018. Photos © Anne Volery/EPPPD

Ces regards croisés sont depuis le début une spécificité du Musée : celui des historiens pour contextualiser deux siècles d’immigration en France. Celui des anthropologues parce que l’immigration est aussi une aventure personnelle. Quant aux artistes contemporains, ils sensibilisent autrement les visiteurs aux questions migratoires. Les collections sont jeunes. Deux ans avant son ouverture en 2007, le Musée n’en avait aucune ! « Le choix a été fait de réunir des œuvres, objets, documents et témoignages traitant de l’immigration, présentés de façon thématique », explique Sébastien Gokalp. Le sujet était alors peu regardé par les autres musées. « Cela nous a permis de construire des collections de qualité, car nous étions les seuls à avoir une réflexion de fond sur l’histoire et les représentations de l’immigration ». La collection d’art contemporain compte ainsi quelques œuvres d’artistes aujourd’hui reconnus comme Mohamed Bourouissa, Chen Zhen, Bouchra Khalili... C’est le cas aussi de Kader Attia,

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qui explore les déchirements de l’exil. Ou de Barthélémy Toguo, dont l’installation Climbing down (2004), des lits superposés sur six niveaux pour symboliser la promiscuité des foyers de migrants, a été acquise par le Musée.

conditions ‘pour l’éternité’ et à le faire connaître. On ne peut tout acquérir ! » Longtemps les acquisitions ont concerné surtout des objets et œuvres du XXe et XXIe siècle. Elles se sont étoffées à la faveur des expositions temporaires.

l’exposition permanente. « Nous développerons aussi des focus thématiques sur des sujets aussi divers que la culture, le logement ou le droit d’asile ». La collection d’art contemporain va elle aussi prendre de l’ampleur. Sébastien Gokalp précise : « Nous essayons de constituer au fur et à mesure des séries cohérentes ». Parmi les récentes acquisitions figure le Dome de Moataz Nasr, acquis en 2018. C’est une tente en lattes de bois qui repose sur un lit de cristal. Une lumière à la fois douce et puissante en émane, filtrée à travers les lames tressées du bois. Le mot « amour » en arabe, projeté vers le ciel, irradie le dôme. Toutes les œuvres ne sont pas aussi accessibles et le directeur du Musée reconnaît des débats parfois animés au sein de la commission. « On se pose la question de savoir si les visiteurs comprendront », sourit-il. La collection historique compte environ 4000 items, dont 70 % de photographies, ainsi que des archives et affiches. Parmi les dernières acquisitions, on

« Tout objet, même donné, a un coût. Il entre dans une collection nationale, nous nous engageons à le conserver ‘pour l’éternité’ et à le faire connaître ». De nombreux critères d’acquisition entrent en jeu : la pertinence par rapport au sujet bien sûr, la valeur symbolique, l’originalité de l’approche, l’état de conservation, la qualité esthétique ou la complémentarité avec d’autres acquisitions... « Tout objet, même donné, a un coût !, rappelle le directeur. Il entre dans une collection nationale, nous nous engageons à le conserver dans de bonnes

Le Musée s’oriente désormais vers des items plus anciens, en lien avec son nouveau parcours permanent. Rouvert en mars 2021, il sera chronologico-thématique et débutera en 1789. Seront notamment abordées « les immigrations du XIXe siècle, comme celle des Polonais ou des Italiens », commente Émilie Gandon. Elle est responsable de la collection historique et porte la refonte de


9 LE JOURNAL DU PALAIS

3 QUESTIONS À SÉBASTIEN GOKALP DIRECTEUR DU MUSÉE NATIONAL DE L’HISTOIRE DE L’IMMIGRATION

Parmi les récentes acquisitions du Musée figure une toile du peintre d’origine polonaise Teofil Antar Kwiatkowski, Jeune Polonaise saisie par le froid. Pourquoi avoir acheté cette toile de 1842 ?

trouve des lettres du peintre Moïse Kisling racontant son départ de Pologne et son arrivée à Marseille. Autres acquisitions récentes, une série d’affiches de films français et étrangers ainsi qu’une autre, consacrée aux affiches politiques et militantes. « C’était une occasion unique d’acquérir une collection cohérente qui retrace, depuis les années 1960, l’évolution des combats pour les droits des personnes d’origine étrangère », poursuit Émilie Gandon. Les objets donnés par des personnes issues de l’immigration constituent sans doute la plus originale des trois collections. « Dès le départ du projet, il y avait une volonté de faire du patrimoine autrement. D’où cet appel aux dons des particuliers et leur exposition dans un endroit dédié qui était la Galerie des dons. Une forme de reconnaissance mutuelle forte entre les donateurs et la France », commente Élisabeth Jolys Shimells, responsable de la collection de société. Avec la refonte, la Galerie disparaît car les dons seront intégrés

Tout d’abord, le parcours de ce peintre est très représentatif de l’immigration polonaise des années 1830, que nous souhaitons évoquer dans notre prochain parcours permanent. Comme Kwiatkowski, comme Frédéric Chopin, qu’il a souvent peint, environ 6000 Polonais sont arrivés à Paris après l’échec d’une insurrection contre les Russes. Cette Jeune Polonaise, qu’on peut interpréter comme une nostalgie d’exilé, nous permet aussi d’enrichir la partie relative au XIXe siècle dans nos collections. C’est une priorité pour la refonte de notre parcours permanente car l’essentiel de nos acquisitions jusqu’ici concernait le XXe siècle. Enfin, l’œuvre de Kwiatkowski est une peinture et nous en avons peu.

Que pouvez-vous nous dire de Marée rouge, ce triptyque en acrylique et stylo bille sur cartes du monde de l’artiste iranienne Ghazel que le Musée vient d’acquérir ? C’est une artiste que nous suivons depuis ses débuts : ses œuvres Urgent et Me sont entrées dans nos collections dès 2007. Ghazel questionne les notions de déraci-

au parcours. « Il est maintenant couramment admis que l’histoire individuelle a droit de cité dans les musées. Ce ‘Panthéon subjectif’ a lancé le mouvement, poursuit-elle. À présent nous allons nous concentrer sur l’articulation des témoignages, des faits historiques et des œuvres d’art au sein de la nouvelle exposition permanente. Ainsi, nous

nement et d’appartenance, mais aussi les migrations contemporaines et les effets de la guerre. Ses cartes sont une représentation du monde mais aussi et surtout une métaphore de son propre nomadisme. Ce travail sur les cartes s’inscrit dans les thématiques que nous abordons. Les œuvres de Ghazel viennent enrichir un ensemble déjà existant consacré à la cartographie.

Le Musée est régulièrement sollicité pour recevoir en don des objets témoins d’un parcours migratoire. Pouvez-vous nous donner un exemple récent ? En 2018, la collection s’est enrichie du parcours de Cristina Diaz Vergara, réfugiée chilienne arrivée en France en 1974. Nous n’avions pas d’objet ni de témoignage illustrant un parcours d’exilé chilien. Certains de ces objets font sens par euxmêmes, comme l’arpillera, cette broderie réalisée par les familles de prisonniers politiques pendant la dictature. D’autres objets acquis - le don est gratuit, mais il faut néanmoins passer par la commission d’acquisition -, sont symboliques. À l’image des outils qu’utilisait Cristina Diaz Vergara, artisane dans son pays. Cette partie de la collection met en valeur la singularité des destins individuels, même s’ils s’inscrivent dans un mouvement migratoire plus vaste.

reconnectons plus encore les parcours individuels à l’histoire de France ». La politique d’acquisition récente ne se limite plus aux objets illustrant ces parcours. Elle s’attache aussi à ceux qui rendent compte de faits de société, comme les objets de l’Aquarius. La prochaine commission devrait ainsi se pronon-

cer sur l’acquisition de bancs portant de nombreux graffiti. Ils ont été inscrits par des étrangers en situation irrégulière, au Tribunal de grande instance de Bobigny. Au total, environ 10 % de la collection sont actuellement exposés. Le reste est inventorié et entreposé en réserve, prêté régulièrement à d’autres musées.


ELEFTÉRIOS KECHAGIOGLOU , PHOTO : © OLIVIER RAVOIRE - PPCM, PHOTO : © CLUB BAGNEUX.


PORTRAIT

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ELEFTÉRIOS KECHAGIOGLOU , PHOTO : © OLIVIER RAVOIRE - PPCM, PHOTO : © CLUB BAGNEUX.

RENCONTRE AVEC ELEFTÉRIOS KECHAGIOGLOU L’aventure a démarré dans un gymnase municipal de Bagneux, « chaque dimanche matin ». Les habitants du quartier des Tertres-Cuverons, classé en zone prioritaire, rêvaient de proposer des activités de cirque et de qualité. Ce serait le Plus petit cirque du monde (PPCM). Vingt-sept ans après sa création, il a bien grandi ! Ce cirque sans animaux, reconnu bien au-delà des frontières de l’Hexagone investira du 31 janvier au 2 février le Palais de la Porte Dorée. Pour L’Envers du décor, six trampolinistes montreront dans le Forum tout le spectre des acrobaties aériennes. D’autres acrobates investiront les salles. « Ce sera un spectacle déambulatoire, sans séparation entre la scène et le public, comme on les adore », commente Eleftérios Kechagioglou, directeur du PPCM. Parmi les artistes présents, peutêtre, des jeunes de Bagneux. « Une dizaine d’anciens élèves sont devenus professionnels », précise-t-il non sans fierté. Car sous son magnifique chapiteau en forme d’origami imaginé par Patrick Bouchain et Loïc Julienne, le PPCM fait bien plus que des spectacles. La transformation sociale du territoire, la formation et la création artistique sont ses trois axes de développement. Il forme 5000 habitants par an, dont 28 classes, rayonne dans le monde entier grâce à des collaborations artistiques.

Il dirige le Plus petit cirque du monde, qui mêle création artistique, formation et transformation sociale du quartier de Bagneux, où il est installé. Le Palais invitera le Cirque pour L’Envers du décor, du 31 janvier au 2 février février.

Et ses fondateurs siègent toujours au conseil d’administration. Diplômé en affaires et relations internationales à Sciences-Po, Eleftérios Kechagioglou y est arrivé comme trapéziste. « Le cirque est un art populaire et marginal, où les artistes prennent le risque de défier la vie et la mort sur scène. Ça m’a toujours fasciné », explique-t-il. Persuadé qu’on peut « apporter plus de changements avec l’art qu’avec la politique », il finit par lâcher l’ONG qui l’emploie pour devenir responsable péda

gogique puis directeur du PPCM en 2007. Le Cirque emploie aujourd’hui 28 équivalents temps plein, dont un quart vivent à Bagneux. Les débuts ne furent pas simples : « on est venu occuper un territoire où il y avait du trafic ». Au fil des ans, le chapiteau est devenu un lieu central. Lors des « vendredis baraques », les habitants y organisent activités et débats. « Ici cohabitent une école artistique, un centre socioculturel et un lieu de création. Ici, les gens se rencontrent ».

Pour répondre aux demandes des jeunes du quartier, Eleftérios Kechagioglou développe le hiphop et l’acrobatie urbaine. Parce que les habitants s’étonnent d’assister à des spectacles « avec uniquement des Blancs », il noue des collaborations avec des artistes africains et antillais. Et parce qu’il voit dans le cirque un formidable outil d’inclusion, il cofonde un réseau international, CARAVAN, pour développer le cirque social. Il résume : « des projets plus connectés aux réalités économiques et sociales des territoires, c’est essentiel ». Cette année, le Cirque est sollicité pour repenser l’aménagement urbain. Eleftérios Kechagioglou a lancé des visites et des ateliers avec les enfants et futurs utilisateurs du lycée général, le premier de Bagneux. Un projet mené avec la ville, les urbanistes et l’architecte Patrick Bouchain. « L’idée, c’est de construire le lycée du futur, avec notamment un tiers-lieu culturel », explique le directeur. Une mission qui montre à quel point les circassiens sont devenus incontournables.

SON ACTU À partir de janvier, le Plus petit cirque du monde présentera son nouveau spectacle d’acrobaties, L’Esquive, à la Scène nationale des Gémeaux à Sceaux. C’est une déclinaison de ce spectacle qui sera proposée au Palais, lors de L’Envers du décor, du 31 janvier au 2 février.


L'ENVER SPECTACLES ET PERFORMANCES

Donner la parole aux artistes pour faire vibrer le Palais de la Porte Dorée : c’est L’Envers du décor. Concerts, performances et installations investissent les espaces du Palais pour une troisième édition encore plus surprenante. Cette année, les artistes mettent le geste poétique à l’honneur lors de ce rendez-vous résolument contemporain et créatif. Du vendredi 31 janvier au dimanche 2 février 2020, découvrez le Palais comme vous ne l’avez jamais vu ! INFOS PRATIQUES

Vendredi 31 janvier de 18h à minuit, samedi 1er février de 10h à minuit, dimanche 2 février de 10h à 19h. Gratuit. Retrouvez toute la programmation sur www.palais-portedoree.fr

L’ESQUIVE © I. ANNEIX ET H. COMBAL-WEISS

LE PLUS PETIT CIRQUE DU MONDE

DU 31 JANVIER AU 2 FÉVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS Et si les arts du cirque vous faisaient voir le Palais de la Porte Dorée autrement ? Lieu hybride d’innovation et de transmission, le Plus petit cirque du monde c’est à la fois une fabrique artistique, un laboratoire de lien social et une école des “arts du risque” (cirque, hip-hop, nouvelles formes de cultures urbaines). Mettant le geste acrobatique à l’honneur, il cherche de nouvelles formes d’écriture et de nouveaux rapports avec le public. Trampolines, bascules coréennes et roue Cyr, les artistes du Plus petit cirque du monde prennent le Palais comme un nouveau terrain d’expérimentation. Avec L’Esquive, les trampolinistes réinvestissent les volumes du Grand Forum avec un numéro de voltige audacieux et poétique. Bascule, une représentation de bascule coréenne, anime le Hall d’honneur avant qu’un numéro de roue de Cyr ne prenne la relève au sein du Hall Marie Curie. Pour finir, les visiteurs sont conviés à suivre La Horde dans les pavés, une déambulation acrobatique à tous les étages. Un voyage acrobatique pour petits et grands à ne pas manquer ! À découvrir, le portrait de Eleftérios Kechagioglou, directeur du Plus petit cirque du monde p.11.

VISITES-PERFORMANCES

L’EX-EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS SUR LE DIVAN SAMEDI 1ER ET DIMANCHE 2 FEVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS L’Agence nationale de psychanalyse urbaine (ANPU) revient au Palais pour poursuivre son exploration de l’inconscient colonial à travers des visites à la fois savantes, décalées et désopilantes. Cet inconscient constituant le refoulé le plus sournois et le plus retors qu’il leur a été donné d’affronter, l’ANPU se confronte de nouveau aux stéréotypes liés à la période coloniale. L’Agence est née en 2008 d’un collectif d’architectes, de sociologues et de psychanalystes de comptoir. Elle s’efforce depuis de psychanalyser le monde entier en se heurtant régulièrement à toutes sortes de barrières mentales qu’elle essaye de renverser avec les moyens du bord. À découvrir, le Palais vu par Laurent Petit, comédien de l’ANPU, p. 22.


ERS DU DÉCOR INSTALLATION VIDÉO

CONCERT

PRÉSENCES TYPOGRAPHIQUES

CONCERT

AWIR LEON

© RUEDI BAUR

VENDREDI 31 JANVIER AUDITORIUM 20H30 François Przybylski alias Awir Leon est un artiste multifacette : auteur, chanteur, compositeur et danseur. La voix céleste de cet amateur d’ambiances indie-tronica entre en résonnance avec son nom de scène : Awir signifie “ciel” en gallois. Awir Leon c’est avant tout une musique aux nombreuses influences, qui ignore les frontières. Avec Man Zoo, son nouvel album, l’artiste poursuit sa belle ascension vers les espaces vaporeux d’une soul électronique envoutante et onirique. Avant d’être Awir, François a eu plusieurs vies. Enfant, il baigne déjà dans la musique, bercé par les sons de la Motown et des musiques traditionnelles africaines qui imprègnent ses productions de tons chauds et de cette rythmique physique presque indomptable. Danseur pendant plusieurs années, il collabore avec des chorégraphes pour qui il compose des créations musicales originales, notamment Emanuel Gat et Amala Dianor, invité au Palais pour le Grand Festival 2018.

DU 31 JANVIER AU 2 FÉVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS L’Envers du Décor invite Ruedi Baur à investir les espaces du Palais et à le métamorphoser le temps d’un week-end. Designer, il a toujours pensé son activité dans le contexte de l’espace public. Il démarre d’ailleurs sa carrière comme graphiste pour de nombreuses institutions culturelles. Ruedi Baur revendique un design interdisciplinaire dans ses projets de signalétique, d’identité visuelle comme de scénographie. Pour L’Envers du décor, l’artiste-designer donne la parole au lieu, ses fresques et son bas-relief. Textes littéraires, scientifiques et poétiques, projetés sur les murs du monument, racontent l’histoire des hommes et des femmes représentés au Palais mais jamais entendus. Ils sont accompagnés de travaux graphiques et vidéos des étudiants de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD).

© JULES FAURE

© IAN ROBINSON

MAUVAIS ŒIL

SAMEDI 1ER FÉVRIER AUDITORIUM 20H30 Des beats de la trap aux mélismes des voix autotunées, de Tonton du bled du 113 au jargon multiculturel de PNL, plusieurs générations d’immigrés ont mélangé leurs sons et leurs mots à ceux de leur terre d’accueil. Le duo Mauvais Œil prend le parti de cette double identité en mariant Orient et Occident comme les deux faces d’une même amulette. Des mélodies de l’Algérie à celles de la Roumanie, Sarah et Alexis tentent des alliances singulières entre rythmes traditionnels et sons électroniques. Mélanges de synthés acid-house et de violons orientaux ou de rythmiques cold-wave et de textures psychédéliques, ils osent tout ! Dans le sillage d’Altin Gün et Acid Arab, ce duo fera vibrer l’Auditorium.

DJ SET

DJ SET

HADI ZEIDAN

SOULIST

EXPOSITION

VENDREDI 31 JANVIER HALL D’HONNEUR 22H Créateur des fameuses soirées What the Funk et membre du duo électro soul Souleance, Soulist aime le mélange des genres entre Soul, Funk, Disco, Hip hop, Beats, House et Musiques Latines, le tout dans un esprit UK Funky. C’est en revenant d’Angleterre pour Paris, qu’il commence à monter des soirées boogie, disco, avec des DJs mais aussi des groupes qui se prêtent à une ambiance de club : Bonobo, Gilles Peterson, Quantic, Flying Lotus, Jungle, Floating Points, Pedro Winter, Amp Fiddler ou Dj Shadow… Ses sets sont de véritables fusions explosives, pour toutes les oreilles.

© ANNE LISE FRANJOU

DU 31 JANVIER AU 2 FÉVRIER ESCALIERS NORD Un nouveau medium pour qu’émane une parole nouvelle du Palais de la Porte Dorée : telle est la proposition de Philippe Rekacewicz, cartographe du Monde Diplomatique notamment. Présence cartographique, c’est avant tout la volonté d’une œuvre collaborative liant le texte et l’image cartographiée. Prenant pour point d’ancrage, les archives du Palais et les cartes de l’Exposition coloniale de 1931, Philippe Rekacewicz encadrera les étudiants de l’EnsAD dans la réalisation d’une proposition visuelle commune. Elle prendra place dans les escaliers Nord, ouverts pour l’occasion au public, avec les cartes spécialement créées pour l’évènement.

© ANTON BUNDENKO

PRÉSENCES CARTOGRAPHIQUES

SAMEDI 1ER FÉVRIER HALL D’HONNEUR 22H Hadi Zeidan, originaire du Liban, débusque dans un tour du monde musical les sonorités de sa Beyrouth natale. Il s’inspire des rythmes de cette ville cosmopolite et festive, destination rêvée de soirées électro, pour nous proposer un DJ set qui nous téléportera de l’autre côté la Méditerranée.


AGEN

LE JOURNAL DU PALAIS 14

PARIS-LONDRES MUSIC MIGRATIONS (1962-1989) AU MUSÉE JUSQU’AU 05 JANVIER 2020 Du début des années 1960 à la fin des années 1980, de multiples courants musicaux liés aux flux migratoires ont transformé Paris et Londres en capitales multiculturelles. Paris-Londres. Music Migrations (1962-1989) explore, à travers un parcours immersif et chronologique, les liens denses et complexes entre migrations, musiques, luttes anti-racistes et mobilisations politiques. Tarif unique : 6€ ~ de 26 ans : gratuit (inclus le billet d’entrée au Musée, à sa collection permanente et à l'exposition temporaire).

BALEINOPOLIS LES SOCIETES SECRETES DES CETACES

INFOS PRATIQUES TARIFS VISITES GUIDÉES

10 € (+ de 18 ans) 7 € (- de 18 ans) Réservation obligatoire : reservation@ palaisportedoree.fr

Mardi > vendredi de 10h à 17h30 > Samedi et dimanche de 10h à 19h

À L’AQUARIUM  JUSQU’AU 21 JUIN 2020 L’Aquarium tropical invite ses visiteurs à un voyage merveilleux à la rencontre des baleines à bosse, cachalots, orques et dauphins, à une plongée au plus près de leurs sociétés et à découvrir l’univers encore largement méconnu des cétacés.

INSTALLATION CÉTAMADA À L’AQUARIUM   JUSQU’AU 5 JANVIER 2020 L’association Cétamada collecte des données scientifiques d’observation de baleines à bosse autour de Madagascar et travaille également à la sensibilisation au milieu marin des populations locales et des guides touristiques. Elle vous invite à découvrir la beauté de ces animaux majestueux à travers une exposition de vidéos et de photographies grand format.

PARIS-LONDRES

MUSIC MIGRATIONS (1962-1989)

INSTALLATION JOSHUA BARTON À L’AQUARIUM   DU 10 JANVIER 2020 AU 16 FEVRIER 2020 Photographe animalier professionnel, Joshua Barton s’intéresse à l’abondance de la faune sous-marine. Il s’est rendu aux quatre coins du monde pour capturer des moments uniques : orques, baleines à bosse et cachalots, à travers tous les océans. Le travail de Joshua Barton, publié dans National Geographic ou encore dans le Washington Post, s’impose aujourd’hui comme une référence dans le domaine de la photographie sous-marine. À l’occasion de Baleinopolis, il viendra présenter ses œuvres, sous forme d’une exposition de photographies et de vidéos de ses expéditions. Plein tarif : 7 €/ Tarif réduit : 5,5 € / de 4 ans : gratuit (inclus le billet d’entrée à l’Aquarium et à l’exposition temporaire).

LES VAUTOURS © JEAN LOUIS RANCUREL

INFOS PRATIQUES

AU MUSÉE SAMEDIS 28 DÉCEMBRE ET 4 JANVIER 11H En compagnie d’une conférencière, découvrez les œuvres et les artistes de l’exposition Paris-Londres. Music migrations (1962-1989). Durée : 1h30


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15 LE JOURNAL DU PALAIS

VISITES CONTÉES

© JULIEN FALSIMAGNE

© ANNE VOLERY

VISITE GUIDÉE HISTORIQUE ET ARCHITECTURALE DU PALAIS

AU PALAIS SAMEDI 25 JANVIER 11H De sa création pour l’exposition coloniale de 1931 à l’ouverture des portes du Musée national de l’histoire de l’immigration en 2007, découvrez avec un conférencier la riche histoire du Palais de la Porte Dorée. Du bas-relief de la façade l’Alfred Janniot aux fresques du Forum, en passant par les deux salons Art déco de Paul Reynaud et du maréchal Lyautey, le Palais vous dévoile ses multiples trésors.

Durée : 1h30

MICRO-VISITES TOUS LES WEEKENDS DE 14H A 18H Toutes les heures, un médiateur propose de décrypter une œuvre, une date ou un ensemble d’objets des collections du Musée sous un angle particulier. Micro-visites Paris-Londres. Music migrations (1962 – 1989) : tous les weekends jusqu’au 5 janvier 2020. Micro-visite de la Galerie des dons : les 11 et 12 janvier 2020. Micro-visites de l’exposition permanente Repères : tous les week-ends à partir du 18 janvier 2020.

BALEINOPOLIS

Durée : 20 mn Gratuit avec un billet Musée ou Palais.

AU MUSÉE SAMEDIS 11 JANVIER ET 15 FEVRIER 11H L’exposition permanente Repères présente aux visiteurs 200 ans d’histoire de l’immigration en France en croisant les regards historiques, ethnographiques et artistiques. Durée : 1h30

VISITE GUIDÉE GALERIE DES DONS AU MUSÉE SAMEDI 21 DECEMBRE 11H Intégré à l’exposition permanente Repères et remanié en 2019, ce parcours appréhende l’histoire collective par le biais d’histoires individuelles, en présentant une trentaine de témoignages de parcours de migrants. Vivier d’histoires édifiantes et souvent touchantes, la visite invite à un moment de partage qui libère la parole. Durée : 1h30

© CETAMADA

VISITES DES GALERIES PERMANENTES À L'AQUARIUM SAMEDIS 14 DÉCEMBRE, 18 JANVIER ET 8 FÉVRIER 11H Le commissaire de l’exposition Baleinopolis, Olivier Adam, vous embarque dans un voyage inédit, au cœur de la société des baleines, géants aquatiques qui nous fascinent autant qu’ils nous intriguent. Baleines, dauphins et cachalots n’auront bientôt plus de secrets pour vous !

AUTOUR DES CARTES

© ANNE VOLERY

© PASCAL LEMAÎTRE

Durée : 1h30

VISITE GUIDÉE REPÈRES

AU MUSÉE SAMEDI 7 DÉCEMBRE 11H En famille ou entre amis, laissez-vous guider par un conteur qui vous fera découvrir autrement le Musée et ses collections.

Durée : 1h

DÉCOUVERTE SCIENTIFIQUE DE L’AQUARIUM À L'AQUARIUM SAMEDI 22 FÉVRIER 11H Comprendre le vivant, l’eau, l’alimentation, la symbiose entre les êtres et ainsi la nécessité de la préservation de notre environnement par le biais d’une visite avec un médiateur scientifique. Durée : 1h

TOUS LES WEEKENDS 15H30 Les migrations internationales :

enjeu contemporain fort, les migrations internationales n'ont jamais autant été évoquées et, paradoxalement, jamais aussi peu expliquées. Les étrangers en France : qui sont les migrants en France depuis 150 ans ? D’où viennent-ils, pourquoi partent-ils ? Pourquoi s’installent-ils en France ? Durée : 40 mn Gratuit avec un billet Musée ou Palais.


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LE JOURNAL DU PALAIS 16

© KANE REINHOLDTSEN

ACCUEILLIR LES REFUGIES : LE PARI DE LA RURALITE

VOILÉE/DÉVOILÉE OU LA CONSTRUCTION D’UN PROBLEME ?

INFOS PRATIQUES Gratuit Réservation conseillée : www.histoireimmigration.fr

MERCREDI 4 DÉCEMBRE 19H Les polémiques récentes sur le port du voile dans l’espace public questionnent nos représentations et les discours contemporains autour de l’immigration et du vivre-ensemble au sein de la République. Le cadre légal régulant l’expression des croyances (religieuses ou non) de chacun, la laïcité serait-elle devenue la nouvelle de fracture au sein de la société française ? Quelle est la place de l’immigration dans ces représentations d’une altérité menaçante ? Dans ce débat épineux, le Musée de l’histoire de l’immigration propose un éclairage historique sur la question en explorant le lien entre immigration et laïcité. Avec la participation de Bariza Khiari, présidente de l’Institut des cultures de l’islam, Olivier Le Cour Grandmaison, politologue, Latifa Ibn Ziaten, présidente et fondatrice de l’association IMAD et Jean Baubérot, historien et sociologue de la laïcité (sous réserve).

IMMIGRATION : LE LEXIQUE DE L’EXTREME-DROITE A-T-IL GAGNE LE DEBAT PUBLIC ? MERCREDI 15 JANVIER 19H Sur les sujets liés aux migrations et au vivre ensemble, les mots employés donnent prise à quantité d’assignations identitaires, de raccourcis historiques, de préjugés culturels qui alimentent les comportements de rejet. En politique, dans les médias ou au sein la société civile, les discours démagogiques et populistes se nourrissent de la peur des migrants. Les catégories d’extrême droite auraientelles achevé de coloniser le discours public ? Comment en est-on arrivé là ? Avec quels mots lutter contre la haine de l’autre ? En partenariat avec la Fondation Jean Jaurès. Avec la participation de Gérard Noiriel, historien, directeur d’études à l’EHESS, président du Comité de vigilance sur les usages de l’histoire (CVUH) et de Benjamin Stora, historien, président du Conseil d’orientation du Palais de la Porte Dorée.

MERCREDI 12 FÉVRIER 19H À l’heure où les débats sur la crise des migrants continuent de diviser la scène internationale, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose d’évoquer la question de l’accueil des réfugiés en rural. Dans le contexte des élections municipales (du 23 au 30 mars), comment les communes péri-urbaines et rurales appréhendent-elles l’enjeu des migrations au sein de leur territoire ? Comment l’installation des migrants change-t-elle le regard que les territoires ruraux portent sur eux-mêmes ? En partenariat avec le CESE.

INSCRIPTIONS EN RELATION DES TRACES COLONIALES AUX EXPRESSIONS PLURIELLES DU VENDREDI 14 FEVRIER AU DIMANCHE 16 FEVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS À partir d’une approche décoloniale et plurilingue de l’inscription graphique dans l’espace public, l’artiste-designer Ruedi Baur propose de réfléchir aux différentes formes d’inscription des espaces et des corps. Au sein des inscriptions, il y a celles qui imposent, celles qui marquent une appartenance ou encore celles qui accueillent et qui rendent accessibles les espaces et les relations. Des étudiants, des professionnels, des créateurs et chercheurs d’un réseau international d’universités et d’écoles d’art et design, viendront présenter leurs travaux de recherche et développement au Palais durant une manifestation de trois jours, entièrement dédiée à ces questions. Le Palais de la Porte Dorée accueillera pour l’occasion des installations artistiques, un colloque ainsi que différents ateliers créatifs pour petits et grands. Projet mené par l’association Civic City. Avec le soutien de la direction générale de la création artistique et de la délégation générale de la langue française et des langues de France du ministère de la Culture. En partenariat avec le Palais de la Porte Dorée et l’institut de recherche-création dix—milliards— humains.


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17 LE JOURNAL DU PALAIS

RENCONTRE AVEC SOFIA AOUINE ET MEDHI CHAREF

SALON LITTEXIL

ZEINA ABIRACHED, LE PIANO ORIENTAL © CASTERMAN 2015

NOUVELLES ODYSSÉES. MYTHES ET MIGRATION

SAMEDI 14 DÉCEMBRE 16H30 À l’occasion de la parution des livres Rhapsodie des oubliés (Editions La Martinière) et Rue des pâquerettes (Editions Hors d’atteinte), deux Odyssées modernes, le Palais de la Porte Dorée vous invite à une rencontre littéraire interrogeant le mythe du pays d’accueil et la question de l’exil.

INFOS PRATIQUES Entrée libre et gratuite. Sur réservation dans la limite des places disponibles : www.histoireimmigration.fr

Né en Algérie, Medhi Charef fait le récit, avec Rue des pâquerettes, de son arrivée en France en 1962, dans le bidonville de Nanterre. Il décrit le froid, l’humiliation et le racisme ordinaire, mais aussi cet instituteur qui l’initie à la littérature ou la douceur d’une voisine. Rue des Pâquerettes raconte l’absurdité de l’exil, la boue du bidonville et les silences rentrés mais aussi la soif de mots d’un enfant avide de raconter ce qu’il comprend du monde qui l’entoure.

Rhapsodie des oubliés, le premier roman de Sophia Aouine raconte l’histoire d’Abad, treize ans, vivant dans le quartier de la Goutte d’Or, à Barbès, Paris XVIIIe. C’est l’âge des possibles : la sève coule, le cœur est plein de ronces, l’amour et le sexe torturent la tête. Pour arracher ses désirs au destin, Abad devra briser les règles. À la manière d’un Antoine Doinel, qui veut réaliser ses 400 coups à lui. Le roman raconte sans concession le quotidien d’un quartier et l’odyssée de ses habitants. Derrière les clichés, le crack, les putes, la violence, le désir de vie, l’amour et l’enfance ne sont jamais loin.

SAMEDI 15 FÉVRIER 11H – 18H FORUM ET MÉDIATHÈQUE De l’Ulysse d’Homère à celui de Joyce, l’histoire de la littérature ne cesse de raconter l’exil. Pour obtenir refuge et exister, les migrants d’aujourd’hui doivent eux aussi produire des récits. Le Musée national de l’histoire de l’immigration accueille des auteurs, des revues et des éditeurs indépendants, le temps d’une après-midi consacrée au thème de l’exil et de la migration dans la littérature contemporaine. Pour sa 4e édition et à l’occasion de la manifestation Inscriptions en relation - des traces coloniales aux expressions plurielles, le salon invite des auteurs, des graphistes et des éditeurs indépendants à échanger avec les publics et à dédicacer leurs ouvrages. Tables rondes : . Le « polar », un genre littéraire exposé aux intrigues migratoires. . Les présences africaines autour de la littérature de langue française. . Le graphisme au service de la littérature de l’exil. En partenariat avec le Collège d’études mondiales Fondation Maison des Sciences de l’homme. Programmation à retrouver sur : www.histoire-immigration.fr


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LE JOURNAL DU PALAIS 18

AQUARIUM

© PIERRE POITRAT

POT DE BALEINE

VENDREDI 27 DÉCEMBRE, DIMANCHES 29 DÉCEMBRE ET 3 JANVIER 10H30 3-5 ANS Baleine à bosse, cachalot, orque ou dauphin... À l’occasion de l’exposition Baleinopolis, les enfants fabriquent, à l’aide de matériaux recyclés, leur propre petit cétacé. Durée : 1h

INFOS PRATIQUES

AQUARIUM

PLOUF !

TARIFS ATELIERS :

10 € (+ de 18 ans) 6  € (- de 18 ans) Réservation obligatoire : reservation@ palaisportedoree.fr

© CYRIL ZANNETTACCI

AQUARIUM

LE CARNAVAL DES CETACES

BOULE DE POISSONS SAMEDI 14 DÉCEMBRE 10H30 3-5 ANS Les fêtes de fin d’année arrivent à grand pas. C’est l’occasion pour les enfants de venir créer une décoration originale ! Des petits poissons ronds nageront autour du beau sapin !

SAMEDIS 28 DÉCEMBRE ET 11 JANVIER, JEUDIS 26 DÉCEMBRE ET 2 JANVIER 10H30 3-5 ANS Qui fera le plus gros plouf dans l’eau ? Dans l’exposition Baleinopolis, les enfants découvrent la taille réelle des cétacés avant de fabriquer leur propre baleine !

Durée : 1h

Durée : 1h

AQUARIUM

MON PETIT CHEVAL DES MERS SAMEDIS 8, 15 ET 22 FÉVRIER 10H30 3-5 ANS Petit cheval deviendra grand ! Venez découvrir ces petites merveilles de la mer que sont les hippocampes. Après leur avoir rendu visite à l’Aquarium, les enfants les déclinent de mille et une manières en découpage, collage et coloriage. Durée : 1h

FÊTES DE FIN D’ANNÉE À L’AQUARIUM

MARDIS 11 ET 18 FÉVRIER, JEUDIS 13 ET 20 FÉVRIER 10H30 3-5 ANS C’est l’heure des défilés et au carnaval des cétacés, tous les participants doivent être masqués ! Un atelier festif où les enfants réalisent leur masque pour se déguiser en dauphin, en orque ou en baleine. Durée : 1h30

GUIRLANDE DE POISSONS DIMANCHE 1ER ET 15 DÉCEMBRE 10H30 6-10 ANS En préparation des fêtes de fin d’année, les enfants créent des petits poissons ronds, étoiles de mers et autres habitants des aquariums qui pourront nager autour du sapin ! Durée : 1h30


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19 LE JOURNAL DU PALAIS

AQUARIUM

MUSÉE

ATELIER DE DECOUVERTE SCIENTIFIQUE

MA MAISON MELI-MELO MERCREDI 12 ET 19 FÉVRIER 10H30 6-10 ANS Les jeunes participants sont invités à s’inspirer des récits personnels d’immigrés pour imaginer et créer, en patchwork, une maison idéale, où ils pourraient vivre en harmonie avec les autres. Durée : 1h30

© VÉRONIQUE BESNARD

© CYRIL ZANNETTACCI

MUSÉE

AQUARIUM

SAMEDIS 18 JANVIER, 15 ET 29 FÉVRIER 10H30 6-10 ANS Un médiateur scientifique propose une activité autour des collections vivantes de l’Aquarium ou de l’exposition Baleinopolis : comprendre l’acoustique et les chants de baleine, découvrir les curiosités de l’Aquarium… Un seul but : découvrir la démarche scientifique en s’amusant ! Durée : 1h30

CORAIL EN PAGAILLE

Durée : 1h30

© ANNE VOLERY

MUSÉE

LA FABRIQUE A RYTHMES

SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 10H30 6-10 ANS Les instruments de musique sont une source d’inspiration pour les artistes ! À l’aide de matériaux de récupération, les participants fabriquent des instruments réels ou imaginaires, en s’inspirant des œuvres de l’exposition Paris-Londres. © CYRIL ZANNETTACCI

© ANNE VOLERY

DIMANCHES 12 ET 26 JANVIER ET 23 FEVRIER 10H30 6-10 ANS Le corail mérite toute notre attention ! Les participants découvrent le foisonnant univers de couleurs au cours d’une visite des bassins de l’Aquarium dont ils s’inspirent ensuite pour créer leurs propres coraux à l’aide de pochoirs et d’encre soufflée.

LES INSTRUMENTS DE MUSIQUE A TRAVERS LE MONDE

SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 DECEMBRE 10H30 6-10 ANS Les enfants apprennent à recycler, assembler et inventer des instruments à partir d’objets et matériaux issus de la récupération en milieu urbain ! Cet atelier vous propose de découvrir ces instruments faits de trois fois rien qui rythment la vie des capitales de Dakar à Londres en passant par Paris. Durée : 2h

Durée : 2h

VOTRE ANNIVERSAIRE AU PALAIS ! Découvrez notre formule anniversaire : 1 atelier + 1 salle à disposition pour le goûter. Tarif : 200 € pour un groupe de 8 enfants (3-5 ans) ou 10 enfants (6-10 ans) maximum. Durée : 2h30. Pour plus d’information sur les créneaux disponibles, contacter : reservation@palais-portedoree.fr


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LE JOURNAL DU PALAIS 20

THE REMAINS

SONIC SEA

© D.R.

SOIRÉE ROCK AGAINST POLICE

© D.R.

DIMANCHE 19 JANVIER 14H À l’heure des débats sur l’action dévastatrice de l’Homme sur les environnements marins, le documentaire Sonic Sea revient sur l’impact du bruit marin industriel et militaire sur les baleines et autres espèces marines. Immergeant les spectateurs dans une symphonie de sons naturels dont les baleines, les dauphins et les autres animaux marins dépendent pour survivre, il met en lumière la façon dont cette harmonie s’est vue bouleversée par l’arrivée fracassante d’une cacophonie provoquée par l’Homme. Privés de leur habitat acoustique naturel, la capacité de ces animaux marins à prospérer et à survivre est menacée. Un film rempli d’espoir rappelant que le destin de l’océan est inextricablement lié au nôtre.

Auditorium Gratuit Réservation conseillée : reservation@ palaisportedoree.fr

Un film de Nathalie Borgers, Autriche, 2018, documentaire, 1h30min. Projection en avant-première suivie d’une discussion entre le public, les équipes du film et des spécialistes du sujet évoqué. Dans le cadre de la 17e édition du Festival International du Film des Droits Humains de Paris.

LA PLANÈTE DES GEANTS DIMANCHE 15 DÉCEMBRE 14H Des techniques de chasse inédites et une communication complexe ont permis aux grands mammifères marins, géants des mers, de prospérer. François Sarano, océanographe et ancien compagnon du Commandant Cousteau, plonge dans les eaux profondes à leurs côtés. Au large de l’île Maurice, il nage avec les plus grands prédateurs de la planète : les cachalots, s’approchant au plus près de ces géants de cinquante tonnes, qui savent se montrer tendres, jusqu’à danser avec eux. Un film de Guillaume Vincent, France, 2016, documentaire, 50 min. En présence d’Olivier Adam, commissaire de l’exposition Baleinopolis et de François Sarano, plongeur océanographe.

MERCREDI 22 JANVIER 19H En partenariat avec le GREC (Groupe de recherches et d’essais cinématographiques), le Musée de l’histoire de l’immigration propose une soirée Rock Against Police, avec une projection en avant-première du film de Nabil Djedouani, Rock Against Police, réalisé dans le cadre de la 5e édition de la Résidence Frontières suivie de la performance MENFI avec DJ set.

ROCK AGAINST POLICE

Un film de Michelle Dougherty, Daniel Hinerfeld, 2016, documentaire, 60 min. En présence d’Olivier Adam, commissaire de l’exposition Baleinopolis.

Au début des années 80, les expulsions de jeunes immigrés et les meurtres en banlieue française, commis par la police ou de simples citoyens, se multiplient. En réaction, un réseau informel se constitue pour réagir collectivement en organisant une série de concerts intitulés Rock Against Police dans les cités. L’initiative prend de l’ampleur. À travers la rencontre de Rabha, Mounsi et Mogniss, militants et acteurs du mouvement Rock Against Police, se nouent les fils de la petite et de la grande Histoire. Rock Against Police explore cette mémoire dissipée mais pourtant bien vivante de la banlieue française. Un film de Nabil Djedouani, France, 2019, documentaire, 30 min. Projection suivie d’une performance avec DJ set.

MENFI

Proposition originale de KasbaH, de son vrai nom Nadir Moussaoui, MENFI s’affirme comme une performance vivante, engagée dans un combat d’images. La performance associe l’imagerie des luttes du mouvement Rock Against Police de Nabil Djedouani aux rythmes des platines électro orientales de KasbaH. Nadir Moussaoui nous fait découvrir sa musique tournée vers l’Orient dans un live électro surprenant évoluant entre la house, la techno médicinale et les méditations dub.

LES MAITRES DES ABYSSES

© D.R.

INFOS PRATIQUES

MERCREDI 11 DÉCEMBRE 20H Au cours des dernières années, des milliers de personnes ont disparu en traversant la Méditerranée. Mais qu’advient-ils des réfugiés morts ou disparus lors de cette difficile épreuve de la mer ? Prenant pour point d’ancrage le naufrage d’un bateau de migrants en Méditerranée, Nathalie Borgers appuie son récit sur une narration double. Sur l’île de Lesbos, à la frontière de l’Europe, The Remains suit ces habitants qui sauvent les passagers, ramassent des corps inanimés et tentent de donner une sépulture à des corps non identifiés ou d’entretenir leurs tombes. En parallèle, à Vienne, au cœur de l’Europe, une famille syrienne tente en vain de faire le deuil de parents disparus et dont les corps n’ont jamais été retrouvés.

DIMANCHE 23 FÉVRIER 14H Grâce aux balises émettrices portées par les mammifères marins, à des caméras abyssales et à des images scanner en 3D, Les Maîtres des Abysses révèle des animaux souvent méconnus et leur remarquable adaptation physiologique aux pressions des grandes profondeurs. Le film met en lumière la manière dont les avancées technologiques nous permettent aujourd’hui d’explorer les abysses et les remarquables performances d’apnéistes de ces mammifères. Un film de Bertrand Loyer, France, 2017, documentaire, 52 minutes. En présence d’Olivier Adam, commissaire de l’exposition Baleinopolis.


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21 LE JOURNAL DU PALAIS

CINÉ MÔMES

© D.R.

L’ENFANT AU GRELOT ET AUTRES COURTS

ZIBILLA OU LA VIE ZÉBRÉE D’ISABELLE FAVEZ

CINÉ MÔMES

CINÉ MÔMES

© D.R.

PETITS CONTES SOUS LA NEIGE

RAYURES !

DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 16H30 À PARTIR DE 3 ANS

Un court-métrage de Jacques-Rémy Girerd, France, 1998.

Des pas dans la neige C’est l’hiver, il fait nuit et la neige forme un beau tapis blanc. Un petit loir sort de l’hibernation et découvre des traces de pas, pas plus grandes que les siennes. Il décide alors de les suivre… Un court-métrage de Makiko Sukikara, Japon, 2010.

L’oiseau et la feuille Sur une branche dénudée flotte encore une feuille dorée. Un souffle de vent et la voilà emportée à travers la blanche forêt hivernale. Aussitôt, l’oisillon s’envole et se lance joyeusement à sa poursuite. Le renard s’en lèche déjà les babines... Un court-métrage de Lena von Döhren, Suisse, 2012.

Durée : 40 min

© D.R.

L’enfant au grelot Alors que le facteur Grand-Jacques s’en revient de sa tournée par une froide journée d’hiver, il aperçoit un mystérieux panier d’osier qui descend du ciel. Le facteur découvre, à l’intérieur du couffin, un nourrisson reposant sur un coussin brodé. Mais d’où vient cet enfant oublié du monde qui sait parler avec les étoiles ?

© D.R.

Programme de trois courts-métrages d’animation :

DIMANCHE 19 JANVIER 16H30 À PARTIR DE 3 ANS C’est l’hiver et la magie des fêtes de fin d’année s’invite dans l’auditorium ! Père Noël, luge enchantée et autres pêches aux étoiles émerveillent les plus petits pour un début d’année tout en douceur. Programme de sept courts-métrages d’animation : Le réveilleur de Filip Diviak, République Tchèque, 2017. Drôle de poisson de Krishna Nair, France, 2017. La luge et le dragon de Eugenia Zhirkova, Russie, 2017. Pêcheurs d’étoiles de Han Zhang, États-Unis, 2016. Biquettes de Ekaterina Filippova, Russie, 2016. La famille Tramway de Svetana Andrianova, Russie, 2016. Le sceptre du Père Noël de Alexey Alekseev, Russie, 2018. Durée : 40 min

DIMANCHE 23 FÉVRIER 2019 16H30 À PARTIR DE 3 ANS Un programme de deux courts-métrages d’animation : Zibilla ou la vie zébrée Arriver dans une nouvelle école c’est difficile, surtout lorsqu’on est victime des brimades de ses camarades. Zibilla, une jeune zébrelle adoptée par une famille de chevaux commence à détester les rayures qui la rendent différente. Quand on lui vole son doudou, ni une ni deux, elle part à sa recherche et l’aventure commence… Un court-métrage d’Isabelle Favez, France, 2019.

Le tigre sans rayures Un petit tigre décide d’entreprendre un long voyage dans l’espoir de trouver ses rayures. Un court-métrage de Raúl Robin’ Morales Reyes, France, 2018.

Durée : 40 min


VU PAR

LE JOURNAL DU PALAIS 22

LE PALAIS VU PAR LAURENT PETIT « Le Palais ressemble pour moi à une maison hantée, tellement il est chargé d’une histoire coloniale dont la société française ne sait trop quoi faire encore aujourd’hui. Je trouve courageux et salutaire que l’équipe du Palais s’attache à exorciser ce lieu avec une programmation très variée. Et je suis fier de participer à ces vastes séances d’exorcisme via les visites de l’ANPU programmées lors de L’Envers du décor, les 1er et 2 février (1). J’aime particulièrement la maquette de l’Expo coloniale et la salle des grandes fresques, pour leur aspect spectaculaire et grandiloquent. J’y ai remarqué que des cartouches, destinés à recevoir les devises nationales des pays colonisateurs, étaient restés vides. Comme si l’artiste avait pressenti que ces empires s’effondreraient. J’aime aussi les magnifiques ferronneries de Raymond Subes qui sont un hommage aux moucharabieh orientaux, une référence à la Révolution Industrielle qui a accéléré la colonisation et aussi une allusion à la prison, aux chaînes des esclaves. Pour moi, ce sont des messages codés laissés par les artistes. J’espère un jour faire de ces visites guidées un film, car toute la France devrait connaître ce lieu et cette histoire. »

PHOTO : LAURENT PETIT ® D.R.

Comédien

(1) Également les 21 et 22 mars pour le Grand festival.

24H CHRONO À chaque numéro du Journal, un membre de l'équipe nous emmène dans les coulisses du Palais

MATHIAS DREYFUSS Il dirige le département des ressources pédagogiques au Musée national de l’histoire de l’immigration. Cet historien travaille avec l’Éducation nationale pour former les enseignants et leur fournir des ressources sur le sujet des migrations.

9 h 30  Rendez-vous avec les trois professeures-relais qui travaillent avec Mathias Dreyfuss. Elles enseignent dans les académies partenaires (Paris, Créteil, Versailles) et sont au Musée un à deux jours par semaine. Leur rôle : rédiger les documents pédagogiques. L’équipe évoque les nouveaux programmes scolaires. Le sujet des frontières y a été renforcé. Il faut actualiser les documents existants et en penser de nouveaux. 10 h 40

Coup de fil d’un enseignant inspecteur toulousain, qui souhaite

organiser une formation pour des conseillers pédagogiques au Musée. L’Établissement forme, chaque année, 1100 professeurs de toute la France.

11 h Réunion de travail avec les autres directions du Palais pour préparer le Grand festival, semaine d’éducation et d’actions contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT. Mathias Dreyfuss propose une journée de formation sur la déconstruction des stéréotypes. 14 h

Échange avec un enseignant d’un lycée de

Champigny-sur-Marne et le rectorat de Créteil sur le projet pédagogique « Champigny, ville monde ». L’équipe des ressources pédagogiques suggère des actions à mener et des artistes à inviter.

16 h 15

Rendez-vous avec les conservatrices du musée du Quai Branly pour y voir l’une des œuvres pressenties pour une prochaine expo, loin des idées reçues : Juifs et musulmans en France. Comme commissaire exécutif, Mathias Dreyfuss élabore le synopsis et choisit les œuvres. Il y en aura plus de 200 !


DU CÔTÉ DES LIVRES

23 LE JOURNAL DU PALAIS

LES IMMIGRATIONS À HAUTEUR D’ENFANT

MASSAMBA, LE MARCHAND DE TOURS EIFFEL

LES VITALABRI

Jean-Claude Grumberg et Ronan Badel, Actes Sud Junior. Dès 6 ans.

Béatrice Fontanel et Alexandra Huard, Gallimard Jeunesse. Dès 6 ans.

RUE DES QUATREVENTS

Jessie Magana et Magali Attiogbé, les éditions des Éléphants. Pour les 6-10 ans.

ENFANTS D’ICI, PARENTS D’AILLEURS Carole Saturno (textes) et plusieurs illustrateurs, Gallimard Jeunesse. Pour les 9-13 ans.

La médiathèque Abdelmalek Sayad propose 440 titres jeunesse, à partir de 18 mois. Des albums et documentaires librement empruntables. Des banquettes colorées, un tapis : l’espace jeunesse récemment réaménagé de la médiathèque Abdelmalek Sayad est une invitation à la pause lecture. 440 titres y attendent les jeunes lecteurs : albums, fictions, documentaires, bandes dessinées, mais aussi textes de théâtre et de poésie. Ce fonds jeunesse, comme le reste de la médiathèque, présente l’histoire, la mémoire et les cultures de l’immigration. Les albums en constituent l’essentiel. « Certains sont accessibles dès l’âge de 18 mois et identifiables comme tels dans nos rayons », commente Charlotte Perdriau, bibliothécaire. La sélection fait la part belle aux éditions de qualité, richement illustrées, avec des ou-

vrages publiés par exemple par Le Sorbier ou Rue du Monde. Ou les éditeurs spécialisés en théâtre comme Heyoka Jeunesse et Les éditions théâtrales. « Le théâtre et la poésie permettent d’aborder, au-delà du sujet de l’exil, celui plus large de l’identité », commente la bibliothécaire. S’il y a peu de BD jeune public sur le sujet, les ados peuvent consulter le fonds adulte, riche de plus de 570 titres. Parmi les ouvrages notables, il y a cette série, Français d’ailleurs, coéditée par le Musée national de l’histoire de l’immigration et Autrement Jeunesse. Le récit par Valentine Goby d’un parcours de migrant à hauteur d’enfants, avec un dossier complémentaire, écrit par un spécialiste. Ce mois-ci, l’un des

quatre coups de cœur de Charlotte Perdriau s’intitule Massamba, le marchand de tours Eiffel, « un album superbement illustré sur un sujet très actuel, rarement traité ». Deuxième choix : Rue des Quatre-vents, « un album subtil qui montre de façon très accessible l’évolution physique d’une rue et celle des différentes populations qui s’y succèdent ». Le troisième ouvrage sélectionné est Les Vitalabri, « les pérégrinations d’une famille en déplacement permanent car elle n’est bien accueillie nulle part ». Dernier coup de cœur enfin : Enfants d’ici, parents d’ailleurs, « un ouvrage pionnier, écrit par une historienne et réédité avec un superbe graphisme et différents niveaux de lecture ».

PRATIQUE L’équipe de la médiathèque est à votre disposition pour vous conseiller dans vos lectures et vous accompagner dans vos recherches. Vous pouvez la contacter sur mediatheque. sayad@palais-portedoree.fr et par téléphone au 01 53 59 15 92. Le prêt à domicile est gratuit pour tous, à partir de 14 ans, sur présentation d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile de moins de trois mois. La carte de lecteur permet d’emprunter 3 livres et 2 DVD pour trois semaines. Les dernières acquisitions et une sélection de ressources pédagogiques se trouvent sur le site du Musée : www.histoire-immigration.fr, onglet « Ressources » / « Ressources documentaires »/ « Espace jeunesse ».


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PRÉPAREZ VOTRE PROCHAINE VISITE ! Nous vous accueillons du mardi au vendredi de 10h à 17h30 et du samedi au dimanche de 10h à 19h. Dernier accès 45 min avant la fermeture (pour pouvoir vraiment en profiter !). Pour venir jusqu’à nous, les transports en commun ou le vélo, c’est bien ! Métro 8 – Tramway 3a – Bus 46 – Vélib – station Porte Dorée. Nos (petits) prix : Musée (expo inclus) - 6 € (gratuit pour les moins de 26 ans et tous les 1er dimanche du mois) / Aquarium (expo inclus) - 7 € (gratuit pour les moins de 4 ans) / Palais (Musée + Aquarium + expos) - 10 € ! Pour toutes les informations et réservations : 01.53.59.64.30 / reservation@palais-portedoree.fr ~ 293, avenue Daumesnil – Paris 12e – Accès par l’entrée administrative pour les personnes à mobilité réduite. Nos actus, les bons plans, vos avis ! palais-portedoree.fr palaisdelaportedoree @PPDoree


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Le Journal du Palais n°9. Décembre 2019 - Février 2020 by Palais de la Porte Dorée - Issuu