N°5 D
ÉCEMBRE
201
8 - FÉVR
IER 2019
À DÉCOUVRIR :
HI OIRES D'EAU À L'AQUARIUM
PALAIS DE LA PORTE DORÉE
P.4 L'ENVERS DU DÉ OR, 2E ÉDITION
P.10 PORTRAIT DE SLIMANE DAZI
P.23 LE NOUVEAU HOMMES & MIGRATIONS
LE JOURNAL DU PALAIS 2
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C’E AU PALAIS QUE ÇA SE PASSE ! Welcome ! Migrations et hospitalité, du 6 octobre au 11 novembre 2018. — 01, 02, 05 & 07 Va voir là-bas si j'y suis, de Thierry Thieû Niang avec dix danseurs de l'Atelier des artistes en exil. — 03 & 04 Regarde-moi, exposition, portraits géants. — 06 L'expérience de l'ordinaire, de Benjamin Loyauté, Nuit Blanche.
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ÇA GAZOUILLE
Vos meilleures photos du Palais sur les réseaux sociaux
@lisa_otjacques
@herve1956
@lordxnes
@laurevarennes
PHOTOS : ANNE VOLERY © PALAIS DE LA PORTE DORÉE
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3 LE JOURNAL DU PALAIS
Enfin, pour le premier week-end de février, nous vous espérons nombreux pour L’Envers du décor, 2e édition. L’occasion de (re)découvrir le Palais sous un autre angle avec des performances à tous les étages. À ne pas manquer ! Belle(s) visite(s) au Palais !
DOSSIER HISTOIRES D'EAU À L'AQUARIUM
LES ACTUS DU PALAIS
4 LES ACTUS DU PALAIS
Des débats contre les clichés
6 DOSSIER
Histoires d’eau à l’Aquarium
10 PORTRAIT
Rencontre avec Slimane Dazi, L’étranger de Paris
12 AGENDA
Tous les événements et les ateliers des trois prochains mois
22 VU PAR...
Le Palais vu par Ghazel
23 DU CÔTÉ DES LIVRES
OURS
Présidente du conseil d’administration : Mercedes Erra Président du conseil d’orientation : Benjamin Stora Directrice générale : Hélène Orain Directeur du développement, des publics et de la communication : Benjamin Bechaux
Responsable de la communication : Thibaud Giraudeau Rédactrice : Elodie de Vreyer Maquette : Sandy Chamaillard Illustration 4e de couv :
Hommes & Migrations fait peau neuve
24 VU / ENTENDU AU PALAIS
Le Palais croqué par Laurence Le Chau
Laurence Le Chau L'AQUARIUM TROPICAL, NOVEMBRE 2018 - PHOTO : © CYRIL ZANETTACCI IMPRIMÉ SUR PAPIER 100% RECYCLÉ PAR L'IMPRIMERIE
MÉRIDIONALE D’IMPRESSION E T D E C O M M U N I C AT I O N
© CYRIL ZANETTACCI
Côté Musée, l’exposition Persona grata continue. N’oubliez pas de faire profiter vos proches du billet hospitalité, vous leur offrez l’entrée !
© JAN MAMMEY ET FALK MESSERSCHMIDT
Avec l’exposition AQUA, votre aquarium préféré met l’accent sur une ressource rare et précieuse, l’eau. Indispensable pour le bien-être de nos pensionnaires et notre vie de tous les jours, on vous en raconte toutes les facettes. À l’heure du dérèglement climatique, de la fonte des glaces, de l’augmentation du niveau des mers, il est urgent de s’en préoccuper et de former les générations futures à une vigilance de tous les instants.
SOMMAIRE
L'HIVER AU PALAIS !
ACTU DU PALAIS
LE JOURNAL DU PALAIS 4
MUSÉE
Les équipes du Palais travaillent sur la prochaine exposition, ParisLondres. 19621989, qui ouvrira ses portes en mars prochain.
MUSÉE
LA MÉDIATHEQUE, ’EST AUSSI EN LIGNE Avis aux curieux d’histoire de l’immigration : le catalogue des ressources de la Médiathèque est à présent disponible sur notre site Internet. Films, revues, livres généraux ou spécialisés… Il vous aidera à trouver tous les contenus du fonds de la Médiathèque. Retrouvez le catalogue sur www.histoire-immigration.fr
© JAN MAMMEY ET FALK MESSERSCHMIDT
© AMADOU GAYE/DOCPIX.FR
MUSIQUE ET MIGRATIONS
VESTIGES FANTÔMES Avec l’installation « Les statues meurent aussi », les traces cachées et oubliées du passé colonial refont surface. Une porte monumentale chinoise, un pont khmer, des statues à l’abandon et plusieurs pavillons en ruine... Au Jardin d’agronomie tropicale, situé en bordure du bois de Vincennes, ces vestiges intrigants et muets sont les derniers témoins d’une Exposition coloniale, celle de 1907. Ceci à quelques centaines de mètres d’un autre survivant, bien plus monumental, de cette époque, le Palais de la Porte Dorée, construit pour l’Exposition coloniale universelle de 1931. Des lieux comme ceux-ci, liés à l’histoire coloniale française, Falk Messerschmidt, Jan Mammey et Fabian Reimann en ont
déjà recensés une centaine à Paris et ses abords. Dès 2013, les deux premiers avaient imaginé l’affiche d’un musée colonial imaginaire, en partant d’une photo du salon Reynaud, au Palais de la Porte Dorée. Falk Messerschmidt : « Nous avions cherché et jamais trouvé, à notre étonnement, ni en France ni en Europe, un musée de l’histoire coloniale ». Fasciné par « ces lieux fantômes, abandonnés ou réaffectés, où l’on trouve rarement des panneaux explicatifs ou commémoratifs », l’artiste a voulu poursuivre le projet. Une résidence à la Cité Internationale des Arts lui a permis de travailler sur un catalogue des vestiges coloniaux. Avec Les statues meurent aussi – sur les traces de l’histoire coloniale française, le trio d’artistes allemands a souhaité «rassembler ces traces » dispersées. Les « re-raconter aussi par association d’idées, d’images, de textes, poursuit Falk Messerschmidt. Car, bien que fidèles aux faits, nous ne sommes pas
des historiens ». Que faire de ces vestiges, quelle place doiventils occuper dans la mémoire collective ? Un texte de l’écrivain Arno Bertina fera le lien entre les 500 images projetées dans le hall Marie Curie, avec un dispositif très immersif. Ces documents d’archives et photos des artistes seront projetés sur les murs mais aussi, sur des éléments de mobilier de l’Exposition coloniale de 1931. Pour l’occasion, vitrines, bibliothèques et chevalets sortiront des réserves du Palais. Coproduite avec le Goethe Institut Paris, l’exposition tire son nom d’un célèbre court-métrage d’Alain Resnais et Chris Marker, interdit jusqu’en 1964 pour sa dénonciation du colonialisme.
EN SAVOIR PLUS Commissariat de l’exposition : Katharina Scriba (Goethe-Institut Paris) et Stéphane Malfettes (Palais de la Porte Dorée). Du 1er février au 3 mars 2019, dans le Hall Marie Curie.
ZOOM
ACTU DU PALAIS LE HIFFRE LÉ
© RÉGIS FIGAROL
4820 IDENTITE(S) Rendez-vous le 12 janvier pour une lecture performée et artistique du roman autobiographique de Slimane Dazi, Indigène de la Nation. C’est dans le cadre de la résidence d’écriture organisée par Le GREC (Groupe de recherches et d'essais cinématographiques) et le Musée qu’Identité(s) est née. Cette performance est le fruit d’une rencontre entre deux hommes, Slimane Dazi et Régis Figarol, et entre deux genres artistiques, la photographie et la littérature. Identité(s) questionne l’humanité en unissant la lecture d’Indigène de la Nation et la projection de « De beaux lendemains… », série de portraits photographiques de personnes migrantes par Régis Figarol. Sur scène, des personnalités du monde cinématographique parmi lesquels Cyril Leconte ou Samir Guesmi viendront rythmer la performance en participant à la lecture. Le 12 janvier à 16h30, Auditorium (voir le portrait p. 11) Gratuit
4820, c’est, en centimètres, la hauteur de N°3 (Voile migrante), de l’artiste chilien Enrique Ramirez. Les dimensions de cette voile enchâssée dans 20 cadres font référence aux 4820 migrants disparus en Méditerranée en 2016. L’œuvre évoque à la fois l’appel du large et ses dangers. Elle est à découvrir, parmi beaucoup d’autres, dans l’exposition Persona grata, où des artistes contemporains interrogent l’hospitalité et l’accueil. Persona grata, jusqu'au 20 janvier 2019 !
MÉDIATION
NOS EXPOS VOYAGENT
MODE D'EMPLOI Pour emprunter une exposition, adresser la demande au service « réseau et partenariats » qui confirmera sa disponibilité. L’emprunt est gratuit, il nécessite juste la signature d’une convention de prêt. 38 partenairesdiffuseurs du Musée, en région, peuvent également mettre les expositions à disposition. Informations : itinerance@palais-portedoree.fr ou 01 53 59 64 01.
5 LE JOURNAL DU PALAIS
L'ANIMAL STAR
LA TORTUE SILLONNÉE INSOLITE !
Le mâle peut peser 100 kg pour 80 cm. Originaire des savanes, la tortue sillonnée (Centrochelys sulcata) est la plus grosse des tortues africaines. Capable de résister à la chaleur du jour et au grand froid de la nuit dans la région du Sahel, elle se protège du soleil et trouve de l’humidité en creusant des terriers à plus d'un mètre de profondeur. A la saison des amours, ça bastonne entre les mâles ! L’écaille longue située à l’avant de leur plastron sert à retourner l’adversaire sur le dos. D’où le surnom de tortue à éperons. Herbivore, ce reptile est classé « espèce vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Ses ennemis ? L’urbanisation et la désertification. Elle est aussi attrapée pour être mangée. En captivité, les tortues sillonnées, ovipares, se reproduisent très bien. Celles de l’Aquarium viennent de Biotropica, en région rouennaise.
Le Musée met ses expositions itinérantes à disposition partout dans l’Hexagone, avec des médiateurs en Ile-de-France. Depuis leur lancement, en 2015, les expositions itinérantes du Musée national de l’histoire de l’immigration ont été accrochées 450 fois dans toute la France. « C’est primordial pour nous de faire voyager ces expositions pour contribuer à changer, partout, le regard sur l’immigration et aller au devant des publics des territoires », commente Agnès Arquez Roth, chef du service « réseau et partenariats » au Musée. Dans les écoles, mairies, centre culturels ou encore musées, ce prêt de bâches sur pied, aisément transportables, est totalement gratuit. En Ile-de-France, quatre médiateurs en service civique au Musée assurent par ailleurs la présentation et des rencontres autour des expos. Trois expos sont disponibles et l’équipe planche actuellement sur Mondes tsiganes. « Nous réfléchissons aussi à un dispositif de médiation autour de la cartographie, qui se révèle un excellent outil pour déconstruire les idées reçues », conclut Agnès Arquez Roth.
DOSSIER
LE JOURNAL DU PALAIS 6
HISTOIRES D’EAU À L’AQUARIUM VISITER L'EXPOSITION AQUA. L'eau de haut en bas à l'Aquarium tropical Jusqu'au 18 août 2019 Plein tarif : 7 €/ Tarif réduit : 5,5 €, gratuit pour les moins de 4 ans. (inclus le billet d'entrée à l'Aquarium et à l'exposition temporaire) Du mardi au vendredi de 10h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 19h. Nocturne tous les mercredis jusqu'à 21h (sauf le 26 décembre et le 2 janvier).
Comment fabriquer l’eau ? Quel poisson supporte l’eau douce et la mer ? À l’occasion de l’expo « AQUA. L’eau de haut en bas », découvrez les petits secrets de l’or bleu à l’Aquarium tropical.
Q
uel est le point commun entre l’Aquarium tropical et la Grande barrière de corail australienne ? Ici aussi, les coraux peuvent stresser. L’équipe de l’Aquarium sait en repérer les signes. « On les voit rentrer leurs tentacules », commente Dominique Duché, qui dirige le lieu. Cela se produit durant les week-ends de forte affluence, lorsque l’augmentation du gaz carbonique dégagé par les visiteurs entraîne l’acidification nocive de l’eau. « Bien sûr, cela ne va pas jusqu’au blanchissement qui affecte les coraux dans la nature, poursuit le directeur. Le lundi, jour de fermeture, permet de rétablir l’équilibre ». Menacés par le réchauffement climatique et l’acidification, les récifs coralliens, qui représentent seulement 0,1 % des eaux marines, concentrent 25 % de leur biodiversité. Au fil des ans, l’Aquarium est devenu expert dans leur reproduction et collabore régulièrement avec le Museum national d’Histoire naturelle. Créé pour l’Exposition universelle de 1931, l’Aquarium, alors un des plus grands d’Europe, n’a longtemps présenté que des espèces d’eau douce. Quand il a accueilli ses premières tortues de mer, il les a d’ailleurs installées... en eau douce. C’était dans les années 1960.
PHOTO : © CYRIL ZANETTACCI
7 LE JOURNAL DU PALAIS
L'AQUARIUM TROPICAL
LE JOURNAL DU PALAIS 8
« On les trempait régulièrement dans l’eau salée mais on ne savait pas encore créer et entretenir les bacs d’eau de mer », précise Dominique Duché. Car l’eau marine, c’est un peu plus que de l’eau mélangée à du sel. Les aquariologistes n’en ont eu la maîtrise parfaite que dans les années 1980. Quant à l’eau douce, elle présente de grandes différences de température, d’acidité, de concentration en oxygène ou de turbidité (présence de matières en suspension). Pour comprendre comment se fabriquent les 400000 litres d’eaux des 84 bacs de l’Aquarium, direction le sous-sol. C’est un enchevêtrement de tuyaux, de vannes et de cuves. Au commencement du processus, il y a l’eau du robinet. Elle est déminéralisée avant un ajout de sels minéraux correspondant au milieu aquatique que l’on veut reconstituer. Des sacs de sel spéciaux permettent de recréer de l’eau de mer : « ils contiennent bien sûr du sel, 35 grammes par litre
d’eau, mais aussi une cinquantaine de sels différents », précise Jean-Daniel Galois, aquariologiste. L’eau circule en continu, perpétuellement filtrée à travers du sable et du charbon actif,
dégradation des océans, ce sont les eaux douces (moins de 3 % des eaux du globe) qui sont les plus menacées. Parce qu’elles sont situées près des activités humaines et qu’elles comptent beaucoup d’espèces dites endé-
« Notre Terre est un gigantesque bac d’aquarium. On a hérité d’un quota d’eau il y a 3,5 milliards d’années, il n’y aura pas de rab ! » avec bien sûr des ajouts ponctuels d’Eau de Paris. Deux fois par semaine, les cinq aquariologistes contrôlent le niveau de différents composants, comme l’azote issu des crottes de poissons, le phosphate et, pour l’eau de mer, les oligo-éléments. Les coraux, très sensibles à ces derniers, reçoivent leur dose chaque lundi. Si l’actualité évoque régulièrement et avec raison la
miques, adaptées à un milieu très spécifique. « Si le réchauffement climatique dégrade ces eaux, ces espèces ne peuvent aller s’adapter ailleurs », poursuit Dominique Duché. Selon « l’indice planète vivante » publié en octobre par l’organisme WWF, les rivières sauvages ont vu les populations de poissons, d'amphibiens et de reptiles chuter de 83 % en un peu plus de 40 ans.
Et l’étendue des zones humides a réduit de moitié depuis 1900. À l’Aquarium, on peut voir la grande diversité de ces milieux d’eau douce. Par exemple, celui où évoluent les poissons électriques des fleuves africains. Dans leur environnement naturel, on ne les verrait pas tant l’eau est riche de matières en suspension. Pour communiquer dans cette obscurité, s’orienter et chasser, ces espèces ont adapté des muscles capables d’émettre des champs électriques. La puissance d’une anguille électrique lui permet de foudroyer un caïman ! Il est des milieux aussi où la mer et l’eau douce se côtoient. Ce sont notamment les mangroves, ces forêts de palétuviers immergés dans une eau salée saumâtre, à la riche biodiversité. « C’est à la fois une nurserie pour les espèces marines et terrestres et aussi un garde-manger », explique Dominique Duché. Sur de nombreuses côtes d’Asie ou d’Afrique, elles sont détruites pour faire face au développe-
9 LE JOURNAL DU PALAIS
AQUA. L’EAU DE HAUT EN BAS
PHOTOS 1, 4, 5 & 6 : © ANNE VOLERY - PHOTOS 2 & 3 : © CYRIL ZANETTACCI
LA NOUVELLE EXPOSITION DE L'AQUARIUM TROPICAL
ment industriel, agricole et aquacole. Parmi les animaux de la mangrove qu’on peut voir à l’Aquarium, il y a l’étonnant poisson archer. Il crache au-dessus de l’eau de puissants jets d’eau pour faire tomber les insectes qui constituent son repas. Que devient un poisson d’eau douce mis dans la mer ? Il meurt déshydraté. Un poisson de mer déposé dans l’eau douce périt noyé. Dans les deux cas, c’est parce que leur corps va chercher sans succès à rétablir un équilibre avec l’eau extérieure. Et pourtant certains poissons dits euryhalins ont la faculté de vivre dans les deux eaux. Les raies qui remontent le delta du Mékong, mais aussi les anguilles et bien sûr le saumon, qui naît en eau douce, part en mer puis revient se reproduire en eau douce, ont ces extraordinaires capacités d’adaptation. Jusqu’au 18 août 2019 Aqua, l’eau de haut en bas, alerte sur ces dangers qui pèsent sur « l’or bleu » bien commun de l’hu-
Elle constitue 65 % du corps humain, 75 % de notre cerveau et en être privé nous fait mourir au bout de seulement trois jours. « Aqua, l’eau de haut en bas » a pour ambition de sensibiliser petits et grands aux enjeux de l’eau face aux changements sociétaux et climatiques, à la nécessité de sa préservation aussi. L’eau, à l’origine de toute vie, n’est pas une énergie renouvelable. C’est la même qui circule depuis 3,5 milliards d’années : c’est le cycle de l’eau. Un premier module(1) l’explique, avant de présenter les dangers qui pèsent aujourd’hui sur l’« or bleu », notamment la pollution et la surexploitation. Parmi les exemples présentés, celui de la mer d’Aral, qui commence tout doucement à se régénérer grâce à une mobilisation internationale. L’image de ses bateaux échoués dans une mer de sable a marqué les esprits. Ce lac salé d’Asie centrale, grand comme deux fois la Belgique, avait été presque totalement asséché pour la culture du coton dès les années 1960. L’eau devient aussi une source de tensions croissante entre pays, alors qu’1,1 milliard de Terriens n’ont toujours pas accès à l’eau potable. C’est le cas sur le plateau du Golan entre Israël et la Syrie, ou encore en Asie où la construction de barrages au Inde ou en Thaïlande réduit l’accès
manité (lire l’article ci-contre). « Notre Terre est un gigantesque bac d’aquarium !, rappelle Dominique Duché. On a hérité d’un quota d’eau il y a 3,5 milliards d’années, il n’y aura pas de rab ! C’est toujours la même, qui s’évapore, gèle, pénètre dans le sol, ruisselle, forme rivières et océans et s’évapore à nouveau ». Face à ces enjeux, l’Aquarium tropical veut devenir « aqua-
à l’eau pour les pays voisins. Pourtant, c’est l’objet d’une deuxième partie(2), il existe aujourd’hui de formidables outils de surveillance, grâce notamment aux satellites. On peut repérer par exemple la prolifération d’algues toxiques, lutter contre la pêche illégale, détecter la diminution des stocks d’eau ou l’arrivée de cyclones. L’exposition montre comment les satellites peuvent notamment permettre de mieux gérer les ressources en eau douce. Une troisième partie, adaptée aux plus jeunes, est consacrée à Eau de Paris(3). Que se passe-t-il quand on tourne le robinet ? A l’intérieur d’une canalisation factice, les enfants expérimentent cinq des principales étapes de traitement mises en œuvre pour que l’eau de la Seine et la Marne devienne potable. Des médiateurs seront régulièrement présents pour répondre aux questions des visiteurs. Jusqu’au 18 août 2019 à l’Aquarium tropical. (1) « Eau, l’expo », réalisée par le Museum d’histoire naturelle de Toulouse. (2) « Eau du haut », réalisée par le Museum d’histoire naturelle de Toulouse et la Cité de l’Espace. (3) « Eau de Paris » réalisée par Eau de Paris. L’organisme propose aussi un lieu d’information et de sensibilisation du public : le Pavillon de l’eau, au 77, avenue de Versailles dans le 16e arrondissement.
rium engagé », affirme Benjamin Béchaux, directeur du développement des publics et de la communication. Des ateliers et visites sont déjà menés avec l’équipe de médiation du Palais. « Nous souhaitons aujourd’hui aller bien plus loin, en rendant les visiteurs pleinement acteurs », poursuit Benjamin Béchaux. En proposant par exemple à des volon-
taires de faire des inventaires d’animaux ou en mettant en contact via Skype des élèves français et ceux d’outremer qui observent les animaux dans des aires marines éducatives. Enfin, 35 classes franciliennes sont déjà volontaires pour présenter, à la prochaine Fête de l’océan, en juin, le résultat de leurs rencontres avec des chercheurs.
PORTRAIT
11 LE JOURNAL DU PALAIS
SLIMANE DAZI - PHOTO : © MARIE PLANEILLE
SLIMANE DAZI L’ÉTRANGER DE PARIS Peut-on être un acteur reconnu mais devoir justifier devant l’administration française que l’on maîtrise la langue dans laquelle on tourne ? C’est la situation absurde de Slimane Dazi. Deux scènes dans Un Prophète de Jacques Audiard (2009) auront suffi à graver son visage dans les mémoires. Visage émacié, yeux bleus perçants, l’acteur a ce qu’on appelle « une gueule » de cinéma. Il le déplorerait presque. « En France, je suis trop souvent réduit à cela. Les réalisateurs étrangers me proposent des rôles plus intéressants ». Il tourne actuellement un film irlandais sur un centre d’accueil de demandeurs d’asile (Direct provision). « Le sujet est abordé avec justesse et une vraie neutralité, à travers trois points de vue : celui des migrants, de l’administration et de la police ». Le film de Jacques Audiard a lancé une carrière débutée en 2002, en pur autodidacte. Cinéphile depuis l’adolescence, Slimane Dazi a intégré le milieu en devenant ventouseur, celui qui réserve des lieux de tournage. « C’est Rengaine, que son réalisateur Rachid Djaïdani aura mis neuf ans à sortir, avec zéro centime, qui m’a appris le métier », insiste-t-il. Le film a reçu au Festival de Cannes 2012 le prix de la Critique internationale. Et l’acteur a enchaîné les tournages : des séries (Braquo, Le Bureau des légendes), des courts-métrages et des films comme Les Derniers parisiens, Les Hommes libres, ou encore
L’acteur sera au Palais le 12 janvier pour présenter son autobiographie romanesque et politique, Indigène de la nation.
Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch. Son parcours de vie, mais aussi la marginalisation des quartiers populaires où il a grandi et la difficulté à intégrer le rang des « vrais Français »… Ces sujets sont au cœur d’Indigène de la Nation (éd. Don Quichotte), son autobiographie. « Indigène de la nation, c’était le nom donné aux musulmans d’Algérie quand elle était département
français, rappelle Slimane Dazi. Ce livre c’est à la fois un cri de colère et un cri du cœur. Pour que nous soyons enfin considérés comme des membres de la nation et non pas des Français de seconde zone. » Il le raconte dans son livre : à 57 ans, ce natif de Nanterre, titi parisien jusqu’à l’argot, est toujours titulaire d’une carte de séjour et d’un passeport algérien, privé du droit de vote en France.
Telle est la situation des Algériens nés ici avant l'indépendance de leur pays en 1963. Slimane Dazi relate les tracasseries pour passer les frontières, le racisme ordinaire, l’humiliation de devoir passer un examen attestant de sa maîtrise de la langue française. Comme parrain, Slimane Dazi participera également au jury qui sélectionnera, au Musée national de l’histoire de l’immigration, un projet de court-métrage sur le thème des frontières. Le lauréat bénéficiera ensuite d’une résidence de réalisation de six mois au Musée, en partenariat avec le GREC (Groupe de recherches et d’essais cinématographiques). « Ce lieu, il faut le faire visiter à tous les jeunes, ceux issus de l’immigration et ceux qui ne le sont pas ! » Les courts-métrages, il adore. « C’est certainement là que j’ai eu à interpréter mes plus beaux personnages. Dans les longs-métrages, très souvent, les enjeux financiers tuent la beauté dramatique et tragique des sujets complexes ».
Le samedi 12 janvier, 16h30 à l’auditorium du Palais de la Porte Dorée, performance lecture d’Indigène de la nation avec le photographe Régis Figarol, suivie d’une séance de dédicaces. Gratuit
SON ACTU Slimane Dazi tourne actuellement dans une série de JeanPierre Mocky et enchaîne les tournages à l’étranger (Danemark, Norvège, Irlande et Ethiopie) pour deux films danois et irlandais.
L'ENVER EXPOSITION
PHOTO : © CYRIL ZANNETTACCI
© © JAN MAMMEY ET FALK MESSERSCHMIDT
LES STATUES MEURENT AUSSI SUR LES TRACES DE L’HISTOIRE COLONIALE FRANÇAISE
Donner carte blanche à de jeunes artistes pour métamorphoser le Palais de la Porte Dorée : c’est L’Envers du décor. La première édition de ce week-end résolument festif, participatif et surprenant avait rassemblé plus de 11 000 personnes. Du 1er au 3 février 2019, venez - encore plus nombreux - vous étonner !
INFOS PRATIQUES
Vendredi 1er février de 18h à minuit, samedi 2 février de 10h à minuit, dimanche 3 février de 10h à 19h. Gratuit, à l'exception des concerts. Retrouvez toute la programmation sur www.palais-portedoree.fr
DU 1ER FÉVRIER AU 3 MARS HALL MARIE CURIE Les traces de l’époque coloniale sont omniprésentes et se retrouvent sous d'innombrables formes à Paris et dans toute la France. Elles échappent pourtant souvent à l’attention du public. Les lieux de mémoire et plaques commémoratives s’y rapportant sont chose rare. Les artistes allemands Jan Mammey, Falk Messerschmidt et Fabian Reimann se sont penchés sur le passé colonial français. Depuis 2016 un inventaire cartographique de plus de 100 lieux a déjà été effectué, 2000 photos ont été réalisées. Ces photos et des textes réassemblés par les artistes seront projetés sur le mobilier d’origine du Palais, utilisé lors de l'Exposition coloniale internationale de Paris en 1931. Une coproduction du Goethe-Institut Paris et du Palais de la Porte Dorée. Lire aussi page 4.
INSTALLATION
NUISETTE
UNE ŒUVRE D’ANNE FERRER DU 1ER FÉVRIER AU 3 MARS HALL MARIE CURIE Cette installation aérienne se présente sous la forme d’un immense écran horizontal comme un grand bas-relief aérien de textile ultra léger. Son titre, Nuisette, fait référence aux tenues légères des années 1930. Flottant au-dessus des têtes dans le Hall Marie Curie du Palais qui accueille l’exposition Les Statues meurent aussi – Sur les traces de l’histoire coloniale française, elle permet d’occulter la lumière zénithale du lieu et de créer une nuit factice.
INSTALLATIONS
LE PALAIS REVU PAR LES ELEVES DES ARTS DECO LES 1ER, 2 ET 3 FÉVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS Depuis 250 ans, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (EnsAD) forme et révèle des talents uniques. Elle est aujourd’hui largement reconnue dans les sphères internationales artistiques, culturelles et économiques. Un modèle pédagogique unique, une large ouverture sur le monde et un pôle de recherche hors normes, placent l’École dans le cercle restreint des grandes écoles d’art, de design et de mode. Une soixantaine d'élèves issus de différentes spécialisations (Architecture intérieure, Cinéma d’animation, Design textile et matière, Design vêtement et Scénographie) s’emparent des espaces du Palais pour nous faire voir le bâtiment à travers leur regard de jeunes créateurs.
S DU DÉ OR SPECTACLES
CONCERTS
PHOTO : © D.R.
PHOTO : © CYRIL ZANNETTACCI
LES 1ER, 2 ET 3 FÉVRIER PLUSIEURS ESPACES DU PALAIS Forte de son succès lors de la première édition, l’Agence nationale de psychanalyse urbaine (ANPU) revient. Ses visites à la fois savantes, décalées et burlesques vous proposent de redécouvrir l’histoire du Palais de la Porte Dorée et d’explorer l’inconscient colonial. L’ANPU vous propose aussi de participer à des « opérations divan », séances d’analyse individuelles pas tout à fait orthodoxes. L’Agence est née en 2008 d’un collectif d’architectes, de sociologues et de psychanalystes de comptoir. Elle s’efforce depuis de psychanalyser le monde entier en se heurtant régulièrement à toutes sortes de barrières mentales qu’elle essaye de renverser avec les moyens du bord.
LES 1ER, 2 ET 3 FÉVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS Ils aiment surgir par surprise dans des jardins, boutiques, cafés, au coin de la rue ou chez les gens. Bref, partout, sauf dans des salles de spectacle. La danseuse Johanne Saunier, la soprano Eléonore Lemaire et le musicien Richard Dubelski investissent les coins et recoins du Palais de la Porte Dorée. Ces ballets confidentiels sont autant d’invitations à ressentir différemment la danse, la musique et l’espace.
BABEL
ARCHITECTURES SONORES PHOTO : © JEAN SYLVAIN LE GOUIC
POP-UP CHORÉGRAPHIQUES ET VOCAUX
L’INCONSCIENT COLONIAL FRANÇAIS SUR LE DIVAN
SPECTACLE
VENDREDI 1ER FÉVRIER 20H30 AUDITORIUM & FORUM Après être passé derrière les synthés du groupe Juveniles, c’est avec la compagnie de ses différentes machines et autres modulaires bricolés que Le Comte se produit en solo. Constitués de boucles en évolution perpétuelle, ses morceaux rappellent la musique d’Alessandro Cortini (NIN) ou de Tangerine Dream. Le Comte compose des architectures musicales qui s’écoutent autant qu’elles se ressentent. Payant
SAMEDI 2 FÉVRIER 15H PARVIS Imaginez une grande colonne penchée et éphémère, haute de 15m, qui se construit en direct avant d’être démantelée tout aussi vite. L’artiste Jordi Galí organise régulièrement des ateliers dans les centres d’accueil de migrants. Avec une vingtaine d’entre eux, il assemblera les bâtons de bois composant cette tour de Babel imposante et fragile. Cette étape de création est proposée en collaboration avec la Briqueterie CDC du Val de Marne (projet européen Migrant Bodies Moving Borders).
CONCERTS
POSSIBLE MUSICS
INSTALLATION
PHOTO : © PHILIPPE STIRNWEISS
PHOTO : © CYRIL ZANNETTACCI
MÉTOÏKOS
LES 1ER, 2 ET 3 FÉVRIER SALONS ASIE ET AFRIQUE Le laboratoire d’expérimentation urbaine et sociale Kassandras propose un accès particulier et immersif aux salons Reynaud et Lyautey. Constitué d’une plateforme par salon, le dispositif guide le visiteur vers les fresques, le mobilier du salon et le plonge au cœur de ces espaces encore chargés de la présence de leurs prédécesseurs.
© LA BRIQUETERIE
VISITES-SPECTACLES
SPECTACLES
VOIX IN SITU LES 1ER, 2 ET 3 FÉVRIER TOUS LES ESPACES DU PALAIS Qu’elles soient chantées, parlées, chuchotées, rappées, slamées, électroniques, robotisées… les voix se répandent dans les volumes majestueux du Palais pour faire résonner toutes les rumeurs du monde. Dirigés par le metteur en scène Antoine Gindt, le chef d’orchestre Léo Warynski et la scénographe Elise Capdenat, des parcours musicaux associeront des chanteurs de l’ensemble Les Métaboles et des élèves de l’EnsAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris) qui réaliseront des installations scénographiques, des costumes et des mises en lumière. Des ateliers seront proposés aux spectateurs pour participer à un grand concert final, dimanche 3 février à 18h.
SAMEDI 2 FÉVRIER À PARTIR DE 19H30 AUDITORIUM & FORUM Cette soirée imaginée par l’anthropologue et DJ hambourgeois Phuong Dan Nguyen et le Goethe-Institut de Paris explore les richesses et ambiguïtés de la fascination des musiciens pour les pays lointains. À 19h30, Johannes Ismaiel-Wendt propose une conférence sonore autour des boîtes à rythmes : les clichés qui demeurent dans leurs airs préenregistrés, la façon de les détourner. A 20h, les DJ Jan Schulte et Vidal Benjamin revisitent la musique dite de production, destinée à l’illustration auditive des médias et pétrie de stéréotypes. La soirée se poursuit avec Andrew Pekler et Lena Willikens. Le premier fera entendre les ambiances qu’il a inventées pour les îles imaginaires répertoriées dans les cartes marines. La seconde marie la techno, la house et l’exploration des scènes africaines et asiatiques. Payant
AGEN
LE JOURNAL DU PALAIS 14
TRUCK MIGRATEUR © YKIMSOOJA
PERSONA GRATA
AU MUSÉE JUSQU'AU 20 JANVIER 2019 Comment les artistes explorent-ils les questions de l'appel à l’hospitalité ou du déni de celle-ci ? De quelle manière s’emparent-ils des questions d’hospitalité, de précarité ou encore d’autorité administrative et de répression ? À travers une sélection de 40 œuvres qui déplacent le curseur, interrogent et interpellent, Persona grata propose une approche sensible de ces grandes questions de société. Avec des œuvres de Sarkis, Pierre Huyghe, Judit Reigl, Xie Lei, Dan Stockholm, Halida Boughriet, Éléonore False… Mardi > vendredi de 10h à 17h30 samedi et dimanche de 10h à 19h Tarif unique : 6€ ~ de 26 ans : gratuit (inclus le billet d’entrée au Musée, à sa collection permanente et à l'exposition temporaire et également pour le volet de Persona grata au MAC VAL). Nocturne tous les mercredis jusqu'à 21h (sauf le 26 décembre et le 2 janvier 2019).
AQUA L’EAU DE HAUT EN BAS
À L’AQUARIUM JUSQU'AU 19 AOÛT 2019 AQUA. L’eau de haut en bas invite le public à une promenade au fil de l’eau dans sa dimension universelle, depuis l’espace jusqu’à nous : l’eau vue par les satellites, l’eau et la vie, l’eau et les hommes, l’eau et la société, l’eau de la source au robinet. Proposée par le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, la Cité de l’Espace et Eau de Paris, cette exposition interactive est particulièrement adaptée au jeune public. Mardi > vendredi de 10h à 17h30 samedi et dimanche de 10h à 19h Plein tarif : 7 €/ Tarif réduit : 5,5 € de 4 ans : gratuit (inclus le billet d'entrée à l'Aquarium et à l'exposition temporaire). Nocturne tous les mercredis jusqu'à 21h (sauf le 26 décembre et le 2 janvier 2019).
KOROPA © HENNO
PERSONA GRATA
AU MUSÉE DIMANCHES 9* ET 16 DÉCEMBRE 6, 13** ET 20 JANVIER, SAMEDI 19 JANVIER 11H En compagnie des commissaires de l’exposition ou d’une conférencière, découvrez les œuvres et les artistes de l’exposition Persona grata. * Dimanche 9 décembre : Visite en anglais. ** Visite à deux voix avec le MACVAL suivie d’une visite au MACVAL à 16h. Visites gratuites.
Durée : 1h30 ~ Tarif : 10 €/7 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
NDA
15 LE JOURNAL DU PALAIS
© JULIEN FALSIMAGNE
LE PALAIS DE LA PORTE DOREE
© PASCAL LEMAÎTRE
AU PALAIS SAMEDIS 1ER, 15 ET 29 DÉCEMBRE, 12 ET 26 JANVIER, 9 ET 23 FÉVRIER 11H De sa création pour l’exposition coloniale de 1931 à l’ouverture des portes du Musée national de l’histoire de l’immigration en 2007, découvrez la riche histoire du Palais de la Porte Dorée. Du bas-relief de sa façade d’Alfred Janniot, aux fresques de son Forum, en passant par les deux salons de Paul Reynaud et du maréchal Lyautey, le Palais vous dévoile ses multiples trésors.
Durée : 1h ~ Tarif : 9 €/7,5 €/15 € (2+2) Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
© ANNE VOLERY
© ANNE VOLERY
© FRANÇOISGRUNBERG, MAIRIE DE PARIS
À L’AQUARIUM DIMANCHE 9 ET SAMEDI 22 DÉCEMBRE, SAMEDIS 5 ET 19 JANVIER, 16 FÉVRIER, ET 2 MARS 11H D’où vient l’eau des nuages ? D’où vient l’eau que l’on boit tous les jours ? Pour tout savoir sur le parcours de l’eau, découvrez avec un médiateur de l’Aquarium l’exposition AQUA. L’eau de haut en bas.
MICRO-VISITES
AUTOUR DES CARTES
AQUA, L’EAU DE HAUT EN BAS
Durée : 1h30 ~ Tarif : 10 €/7 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
TOUS LES WEEKENDS 15H30 Les migrations internationales :
enjeu contemporain fort, les migrations internationales n'ont jamais autant été évoquées et, paradoxalement, jamais aussi peu expliquées. Les étrangers en France : qui sont les migrants en France depuis 150 ans ? D’où viennent-ils, pourquoi partent-ils ? Pourquoi s’installent-ils en France ? Durée : 40 mn Gratuit, avec le billet Musée
TOUS LES WEEKENDS DE 14H A 18H Toutes les heures, un médiateur vous propose de décrypter rapidement une œuvre de l’exposition Persona grata tout en portant un regard sur l’histoire de l’immigration et des migrations mondialisées. Durée : 20 mn Gratuit, avec le billet Musée
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LE JOURNAL DU PALAIS 16
Fidèle à son objectif de diffusion des connaissances, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose, avec ses partenaires, un cycle de rencontres dédié aux réalités migratoires. Au musée, les migrations sont analysées à travers leurs enjeux politiques et éthiques, et comprises dans toute leur profondeur historique pour lutter contre les préjugés.
INFOS PRATIQUES Gratuit Réservation conseillée : www.histoireimmigration.fr
ABDELMALEK SAYAD, LE PARCOURS D’UNE PENSEE AU MUSÉE MERCREDI 5 DÉCEMBRE 19H De son poste d’instituteur dans la Casbah d’Alger, en pleine guerre d’Algérie, à son entrée au CNRS à Paris en tant que directeur de recherche en sociologie, comment le parcours biographique d’Abdelmalek Sayad a-t-il contribué à construire sa pensée ? Sa trajectoire de vie entre l’Algérie et la France aurait-elle servi de premier laboratoire à ses questionnements ? Quel est le creuset de cette pensée en mouvement qui, loin de tout système, a révolutionné la recherche en sociologie de l’immigration ? Avec Mohammed Harbi, ancien haut fonctionnaire, historien et universitaire algérien, Raoul Weexsteen, géographe, ancien directeur de recherche au CNRS, Salima Amari, docteure en sociologie, Afranio Garcia, maître de conférences à l’Ehesse et Amin Perez, docteur en sociologie (intervention par skype).
L’ART EN MIGRATION AU MUSÉE JEUDI 6 DÉCEMBRE 19H Quelles questions esthétiques pose l’art en migration ? Comment les expressions artistiques prennent en compte les réalités migratoires ? En quoi l’art et les artistes peuvent contribuer ou pas à l’intégration des migrants ? Cette rencontre se concentrera sur les relations de l’art avec les dynamiques culturelles et sociales issues des migrations afin de mieux comprendre en quoi les phénomènes migratoires sont devenus l'un des enjeux de la scène artistique mondiale. En partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).
POLITIQUE DE LA VILLE : PERMIS DE DECONSTRUIRE ? AU MUSÉE MARDI 22 JANVIER 19H La politique de la ville vient de célébrer ses 40 années d’existence. Cette politique publique dédiée aux quartiers populaires fait l’objet de nombreux débats et controverses en France. Tantôt décriée pour son coût et son absence d’efficacité, la politique de la ville a profondément évolué ces dernières années (priorités, mode de gouvernance…). Elle reste aujourd’hui encore une source de financement majeure pour les acteurs associatifs qui œuvrent au rétablissement de l’égalité républicaine dans les quartiers. Quel bilan peut-on tirer après 40 années d’existence et de mise en œuvre sur les territoires ? Comment traiter le lien évident entre la question de l’immigration et des banlieues sans verser dans l’amalgame ou la confusion ?
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17 LE JOURNAL DU PALAIS
CAFÉ LITTÉRAIRE
JADD HILAL ET AMINATA AIDARA
ADRIEN BOSC ET ESTELLE-SARAH BULLE
AU MUSÉE MARDI 26 FÉVRIER 19H Une enquête récente de l’Institut national d’études démographiques (Ined) mesure la part des discriminations religieuses au sein de la société française. Si l’appartenance religieuse constitue bien l’un des motifs de discrimination inscrits dans la loi, elle dépend aussi d’un ensemble normes qui pourraient se heurter à l’idéologie laïque républicaine. Devant la place des religions au sein de la République, perçue comme problématique par certains, l’action politique se serait déplacée de la lutte contre les discriminations religieuses vers la défense de la laïcité. La laïcité serait-elle devenue un nouveau facteur de discrimination ?
INFOS PRATIQUES Entrée libre et gratuite. Sur réservation dans la limite des places disponibles : www.histoireimmigration.fr
AU MUSÉE SAMEDI 8 DÉCEMBRE 16H30 Avec Des ailes au loin, premier roman dynamique où même les drames se prêtent à l'humour, l’auteur Jadd Hilal narre les destins de Naïma, Ema, Dara et Lila, quatre femmes libano-palestiniennes tenaces, déterminées, attachantes. De 1930 aux années 2000, de Haïfa à Genève, de mère en fille, ces quatre voix nous font partager la panique des départs dus à la guerre et leur exigence de liberté. Un secret hante les membres d'une famille éclatée entre la France et le Sénégal. Mais un jour, le silence se rompt et une quête de vérité commence. Ce premier roman traverse les villes et ouvre la voie aux différents personnages pour démasquer les injustices historiques qui façonnent nos vies intimes. Avec Je suis quelqu'un, Aminata Aidara déploie une multitude de voix pour "le fils de l'Autre".
ESTELLE-SARAH BULLE © D.R.
RELIGIONS ET LAÏCITÉ, AU RISQUE DE LA DISCRIMINATION
AMINATA AIDARA © FRANCESCA MANTOVANI - EDITIONS GALLIMARD
© ANNE VOLERY
ADRIEN BOSC © D.R.
JADD HILAL © D.R.
CAFÉ LITTÉRAIRE
AU MUSÉE SAMEDI 19 JANVIER 16H30 Le Palais fait dialoguer deux auteurs autour d’histoires croisées entre métropole et Antilles. Capitaine, d’Adrien Bosc (Ed Stock), relate le départ du Capitaine-PaulLemerle du port de Marseille en 1941. À son bord les réprouvés de la France de Vichy, les immigrés de l’Est et républicains espagnols en exil, les juifs et apatrides, les écrivains surréalistes et artistes décadents fuient une Europe en feu, vers la Martinique. A travers l’odyssée de ces exclus de l’Histoire, Adrien Bosc dresse un saisissant panorama de la condition humaine. Estelle-Sarah Bulle, pour son premier roman Là où les chiens aboient par la queue (Ed Liana Levi), embrasse l'histoire de la Guadeloupe à travers le destin d'une fratrie antillaise partie dans la métropole dans les années 60. Écrit dans un beau français mêlé de créole, son roman polyphonique impose comme un hymne au métissage. Dans le cadre de la nuit de la lecture.
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LE JOURNAL DU PALAIS 18
MUSÉE
OUVRE-MOI LA PORTE
INFOS PRATIQUES TARIFS ATELIERS :
6 € (- de 18 ans) 10€ (+ de 18 ans) 20 € (2 adultes + 2 enfants)
ATELIERS 3 - 5 ANS :
1 adulte accompagnateur obligatoire. Tarif 1 adulte + 1 enfant : 6 €
DIMANCHES 2 ET 16 DÉCEMBRE, 13 ET 27 JANVIER, 24 FÉVRIER 10H30 À PARTIR DE 6 ANS La lumière, la main, le chemin ou le pont sont autant de représentations de l’hospitalité qui sont au cœur de l’exposition Persona grata. Les enfants et leurs familles pourront s’emparer de ces symboles pour imaginer leur œuvre d’art. Grâce à la technique du patchwork, ils réaliseront un paysage caché derrière une fenêtre imaginaire… qu’ils pourront ensuite ramener chez eux. Durée : 2h
MUSÉE
LE CINÉ-VOYAGEUR MUSÉE
Réservation obligatoire : reservation@ palais-portedoree.fr
DIMANCHES 9 DÉCEMBRE, 20 JANVIER 10H30 À PARTIR DE 6 ANS Après un moment dans l’exposition temporaire Persona Grata, découvrant les œuvres qui illustrent, les jeunes visiteurs rejoindront la salle d’atelier pour réaliser un thaumatrope permettant de relier, par la magie de l’image animée, le voyageur et les symboles de l’hospitalité. Le thaumatrope, ancêtre du cinéma, présente sur chaque face une image différente, que la persistance rétinienne associe lorsque l’on fait tourner très vite l’objet. Ainsi les participants apprendront à créer une symbolique par l’association de deux images, principe fondamental du montage cinématographique. Atelier animé par Laure Franquès.
Durée : 2h
CROQUIS NOMADES
HORS LES MURS
DIMANCHES 3, 10 ET 17 FÉVRIER, 3 MARS 10H30 À PARTIR DE 6 ANS Deux heures de visite dessinée avec l'illustrateur Damien Roudeau dans le Musée de l'histoire de l’immigration. Fort de son expérience avec les Carnettistes tribulants, Damien Roudeau propose une découverte de diverses techniques de croquis rapides et de jeux graphiques accessibles à tous lors d'une balade dans les collections du musée. Ces notes dessinées prises par les participants s'organisent dans un carnet accordéon d'un mètre de long, finalisé et mis en couleur en atelier.
EN PARTENARIAT AVEC LE MACVAL
Durée : 2h
CACHO -FIO
AU MACVAL JEUDI 27 ET VENDREDI 28 DÉCEMBRE, JEUDI 3 ET VENDREDI 4 JANVIER AU PALAIS SAMEDI 29 ET DIMANCHE 30 DÉCEMBRE, SAMEDI 5 ET DIMANCHE 6 JANVIER DE 10H À 12H ET DE 15H À 18H À PARTIR DE 8 ANS Un atelier conçu et mené par Antonin Heck autour de l’exposition Persona grata. Artiste autodidacte, A. Heck puise son inspiration dans la culture urbaine qui l’entoure pour produire des sculptures monumentales, des dessins ou des peintures. Sensible au recyclage, il s’intéresse à la circulation et à la réutilisation des matériaux pour produire des formes peuplées d’animaux et de figures quasi mythologiques. Réservation obligatoire : MACVAL : reservation@macval.fr Musée : reservation@palais-portedoree.fr
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19 LE JOURNAL DU PALAIS
AQUARIUM
PLIC ET PLOC, ARTISTES
SAMEDIS 1ER ET 15 DÉCEMBRE, 12 ET 26 JANVIER 10H30 3-5 ANS Plic et Ploc, deux petites gouttes d’eau, entraînent les enfants dans des expérimentations artistiques autour de l’eau. Après une croisière dans l’exposition AQUA. L’eau de haut en bas, les artistes en herbe pourront découvrir les secrets des techniques du lavis et de l’encre soufflé, et laisser vagabonder leur imagination et leurs pinceaux au fil de l’eau ! Durée : 1h
© ANNE VOLERY
AQUARIUM
AQUARIUM
CHASSE AU TRESOR
AQUARIUM
MON PETIT CHEVAL DES MERS
POISSON MOBILE SAMEDIS 8, 22 DÉCEMBRE, 19 JANVIER, 2, 9 ET 16 FÉVRIER 10H30 3-5 ANS Avec l'aide d'un adulte, les plus jeunes explorateurs du Palais fabriquent un poisson mobile à partir de matériaux de récupération. Place aux petites mains ! Après une visite de l’Aquarium tropical, accompagnés d'un de leurs parents, les tout jeunes visiteurs réaliseront leur propre poisson, en volume et tout en couleur, à partir de matériaux recyclés et de peinture. Durée : 1h
MERCREDI 26 ET VENDREDI 28 DÉCEMBRE, MERCREDI 2 ET VENDREDI 4 JANVIER, MERCREDI 27 FÉVRIER, VENDREDI 1ER ET 8 MARS, MERCREDI 6 MARS 10H30 À PARTIR DE 6 ANS ET EN FAMILLE Un trésor est caché quelque part dans l’Aquarium ! Saurez-vous résoudre les énigmes pour mettre la main dessus ? En observant les poissons et les mille richesses de la faune et de la flore de l’Aquarium, vous pourrez certainement le retrouver. Relèverez-vous le défi ? Durée : 1h ~ 7,5 € ( - de 18 ans), 10 € ( + de 18 ans).
JEUDIS 27 DÉC. ET 3 JANVIER, SAMEDI 23 FÉV. 10H30 3-5 ANS Petit cheval des mers deviendra grand ! Venez découvrir ces petites merveilles de la mer que sont les hippocampes. Après leur avoir rendu visite à l’Aquarium, les enfants pourront les décliner de mille et une manières en découpage, collage et coloriage. Durée : 1h
VOTRE ANNIVERSAIRE AU PALAIS ! Tous nos ateliers sont déclinables dans notre formule anniversaire : 1 atelier + 1 salle à disposition pour le goûter. Tarif : 120 € pour un groupe de 12 enfants. Durée : 2h30. Pour plus d’information sur les créneaux disponibles, contacter : reservation@palais-portedoree.fr
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LE JOURNAL DU PALAIS 20
CINÉ MIDI
CARTE BLANCHE À CINEMAS 93 JEUDI 6 DÉCEMBRE À 12H30
© D.R.
L’Aide au film court est le dispositif de soutien à la création, à la production et à la diffusion du Département de la Seine-Saint-Denis. Il est coordonné par Cinémas 93 depuis sa création en 2005. Ce programme propose une sélection de trois films soutenus entre 2008 et 2017.
Gratuit Réservation obligatoire : reservation@ palais-portedoree.fr
Un film de Jacky Goldberg – France, 2008, fiction, 11min. Production Cinequanon
+ JUNK LOVE Sajaad et sa femme Rachna sont tous deux gérants d’un fastfood indien. A l’aube de la cinquantaine, ils suivent calmement le cours de leur vie et n’imaginent pas qu’il puisse en être autrement. Pourtant, un soir, une jeune cliente vient prendre place à une table. Elle porte le nom de Judith et adore les chicken tandoori burgers. Elle reviendra, jour après jour, s’immisçant dans la vie du couple.
CINÉ PREMIÈRE
ÇA RESTE ENTRE NOUS
Un film de Jonathan Rochart, France, 2017, fiction, 29min. Production Cheval deux Trois
+ CAMBODIA 2099 Phnom Penh, Cambodge. Sur Diamond Island, joyau de modernité du pays, deux amis se racontent les rêves qu'ils ont faits la veille. Un film de Davy Chou – France, Cambodge, 2014, drame, 21min. Production Vycky Films
CINÉ SAMEDI
HUMAN FLOW
VENDREDI 7 DÉCEMBRE 19H30 Les Asiatiques sont peu ou mal représentés en France, et les communautés sont souvent décrites comme « invisibles », « discrètes » ou encore « modèles ». Elles ont pourtant des rapports à l’identité, des aspirations et préoccupations qui sont tout aussi divers et variés que leurs origines, leurs parcours et leurs modes de vie. Une websérie documentaire de Grace Ly, Irène Nam, 2017. Coproduction Keystone Live Avant-première de trois épisodes, suivie d’un débat autour du thème « Être asiatique en France » animé par Grace Ly, coproductrice, et en présence de six témoins ayant participé au webdocumentaire.
© MARS FILMS
Auditorium Philippe Dewitte
L'ENCLAVE
Un village minuscule où quelques habitants silencieux sont absorbés par de répétitives tâches. Une forêt sombre où d'étranges hommes en haillons et à la peau foncée, se préparent à un mystérieux assaut. Entre les deux, un no man's land inhospitalier, délimité par un très haut grillage.
© PAMELATAM
INFOS PRATIQUES
SAMEDI 8 DÉCEMBRE 16H Réalisé par l’artiste de renommée internationale Ai Weiwei, Human Flow aborde l'ampleur catastrophique de la crise des migrants et ses terribles répercussions humanitaires. Un film documentaire de Ai Weiwei - Allemagne, 2017, 140 min.
NDA
21 LE JOURNAL DU PALAIS
CINÉ PREMIÈRE
REVENIR
AVANT PREMIÈRE
© D.R.
FEDERICO FRANCIONI © D.R.
RUE GARIBALDI
VENDREDI 18 DÉCEMBRE 20H Kumut Imesh, un réfugié de la Côte d’Ivoire habitant maintenant en France, retourne sur le continent africain pour y tenter de retracer, avec une caméra à la main, le chemin qu’il a pris lorsqu’il a dû fuir la guerre civile.
JEUDI 14 FÉVRIER 19H30 « En France depuis un an, Inès et Rafik, frère et sœur, à la fois Siciliens, Italiens, Tunisiens, s’interrogent sur le sens de leur identité. Leur rapport au monde passe à travers les écrans : les appels vidéo avec leurs parents restés en Sicile et avec le reste de la famille en Tunisie, mais aussi sous forme de journal intime enregistré. Ils habitent à 30 minutes de Paris, à Villeneuve-Saint-Georges, vers Orly. Dans le ciel, les avions passent. À mon arrivée, ils me montrent fièrement le nom de leur rue, rue Garibaldi ».
Un film de David Fedele et Kumut Imesh, 2018, 83 min. La projection sera suivie d’un débat qui clôture la 16e édition du Festival International du Film des Droits Humains de Paris.
CINÉ MÔMES
© MARS FILMS
© D.R.
EN SORTANT DE L’ECOLE
HUMAN FLOW DE AI WEIWEI
DIMANCHE 20 JANVIER 16H Treize petits chefs-d’œuvre animés avec un escargot capitaine, des étourneaux étourdis et pleins d’autres animaux foufous mais aussi des moments où l’on prend juste le temps de regarder, d’observer et d’apprécier le temps qui passe.
MYRTILLE ET LA LETTRE AU PERE NOËL
CINÉ SAMEDI
REPRÉSENTATION DES MINORITÉS ET NOUVEAUX ENGAGEMENTS
Trois courts-métrages de Camille Chaix, Hugo Jean, Juliette Jourdan, Edmunds Jansons, Marie Pillier, Kevin Roger, Dace Riduze, 2017, animation, 42 min.
© D.R.
ROKHAYA DIALLO ET GRACE LY © D.R.
MEDIA WEBDOC
© D.R.
DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 16H À PARTIR DE 6 ANS Une souris, un biscuit et une petite fille vont vivre d’étonnantes aventures. En trois tours, l’amitié se révèle là où on ne l’attend pas, la curiosité ouvre les portes d’un monde plein de surprises, et la magie de Noël nous offrirait presque un voyage sur la Lune !
CINÉ MÔMES
29 ÉDITION DU FESTIVAL CINE JUNIOR e
Un film de Claude Roy - France, 2018, 13X3 min.
CINÉ MÔMES
Un court-métrage documentaire de Federico Francioni - France, 2018, 25 min. Avant-première pour le lancement de la résidence Frontières 2019 et Restitution de la résidence 2018, en présence du GREC et des Parrains de la résidence Frontières 2018, Farid Bentoumi, réalisateur, et Slimane Dazi, auteur et comédien.
SAMEDI 9 FÉVRIER 16H Rokhaya Diallo et Grace Ly, créatrices du podcast « Kiffe ta race » autour des questions raciales en France, décrypteront les nouvelles formes d'engagements et de militantisme à travers le Web et interrogeront les représentations des minorités dans la culture populaire et la diffusion des œuvres qui se réapproprient leurs narrations.
DIMANCHE 17 FÉVRIER 16H Le Festival Ciné Junior (du 13-26 février 2019) a pour ambition de permettre aux enfants et adolescents val-de-marnais de découvrir des films français et étrangers de qualité (des inédits ou des œuvres plus anciennes dont les cinémas ne peuvent plus disposer facilement) et d’aider concrètement la diffusion des films pouvant participer à un véritable éveil artistique du jeune public.
Avec Sonia Boton Gboh et Christin Bela, représentantes du Collectif La France Cachée.
En partenariat avec le Festival Ciné Junior en Val-de-Marne.
VU PAR
LE JOURNAL DU PALAIS 22
LE PALAIS VU PAR GHAZEL « Le Palais est le lieu où j’ai choisi de recevoir ma médaille de chevalier des Arts et des lettres. C’est une reconnaissance que je souhaite exprimer au Musée national de l’histoire de l’immigration, qui expose depuis neuf ans de façon permanente quatre affiches de ma série Urgent. Je trouve intéressant que mes œuvres (une autre, Me, est aussi dans la collection) soient présentées dans un musée d’histoire et perçues aussi comme des témoignages historiques. Dans ces affiches, je recherchais un Français pour un mariage blanc puis proposais un mariage blanc à un sans-papier. Un acte illégal, soulignant les problèmes des sans-papiers et valorisé dans un musée national. Le Palais, c’est aussi la frise chronologique des immigrés, dans l’escalier du Musée. Je suis fière d’y figurer. On y voit notamment Chopin ou Marie Curie, une preuve que l’arrivée d’étrangers en France n’est pas une nouveauté. »
Artiste visuelle
BIO EXPRESS GHAZEL © D.R.
Ghazel est une artiste Iranienne, plasticienne et performeuse, née à Téhéran en 1966. Elle vit en France depuis 1986. Son œuvre traite du déracinement, des migrations contemporaines et des effets de la guerre.
24H CHRONO À chaque numéro du Journal, un membre de l'équipe nous emmène dans les coulisses du Palais. 9 h 30 REPÉRAGES
ESTELLE COFFINET Chargée des activités commerciales, elle développe la location des salles du Palais à des entreprises, associations ou ministères, du devis initial au jour J et promeut le Palais auprès des professionnels. Vous souhaitez privatiser les espaces du Palais ? Contactez Estelle : location@palaisportedoree.fr
À deux mois de la soirée organisée par un cabinet d’architectes, le traiteur et les prestataires techniques sont en repérage. Estelle Coffinet rappelle les contraintes du bâtiment, classé Monument historique, comme l’impossibilité de cuisiner sur place ou la vigilance extrême accordée aux fresques murales. Sans oublier la tranquillité des poissons de l’Aquarium.
11 h DEVIS Une entreprise recherche un lieu pour y organiser ses
vœux, qui réuniront 800 personnes. Après avoir vérifié la faisabilité du projet et la disponibilité des salles, Estelle envoie à l’entreprise un premier devis. Augmenter les recettes de la location de salles, tout comme la vente de billets et le mécénat, est important : les sommes sont réinvesties dans l’organisation d’expos ou dans des aménagements.
14 h 45 COORDINATION Coups de fil et mails en série pour assurer en interne la préparation d’une soirée pour une grande société
de cosmétiques. Il faut faire valider au service sécurité la conformité des matériaux utilisés, prévoir les agents de sécurité, commander le nettoyage et réserver des guides-conférencières pour les visites privées de l’Aquarium et du Musée.
17 h J -1 Derniers préparatifs à la veille d’un séminaire d’entreprise. A la sécurité, Estelle transmet tous les horaires, listings et plaques minéralogiques des prestataires qui investiront, dès 7h du matin, le Palais. Elle y sera.
DU CÔTÉ DES LIVRES
23 LE JOURNAL DU PALAIS
HOMMES & MIGRATIONS FAIT PEAU NEUVE
La revue consacrée aux dynamiques migratoires évolue, plus connectée au Musée national de l’histoire de l’immigration. Changement de forme, changement de contenu. Plus d’un demi-siècle après sa création Hommes & Migrations, revue trimestrielle de
référence sur le sujet des migrations, continue d’évoluer. Avec notamment un portfolio, la nouvelle formule accorde une plus grande place
à l’image. Sur le fond, « l’ambition est de faire dialoguer davantage les sciences humaines et l’histoire de l’art », précise Marie Poinsot. Rédactrice en chef de la revue, elle souhaite « garder les articles approfondis qui ont fait la réputation de la revue, tout en travaillant la forme et notamment l’illustration, comme une revue de musée ». Ces changements font suite à une étude complète de la revue, tant sur son contenu éditorial que sur sa diffusion auprès des lecteurs et à la nécessité de se rattacher au nouveau projet scientifique et culturel du Palais de la Porte Dorée. Consacré à l’état de la recherche scientifique, « Le point sur », ouvre la revue. Cette partie est aussi bien centrée « sur l’histoire des migrations que sur leur impact dans la société d’arrivée et d’origine », poursuit la rédactrice en chef. Elle s’éloigne de sa dimension généraliste initiale. La deuxième partie, « Au Musée » tient plus de la revue culturelle, avec portfolio, dossiers et entretiens dédiés aux différentes activités du Musée national de l’histoire de l’immigration, du lauréat de son Prix littéraire à l’exposition du moment. « Champs libres », enfin, se veut un espace d’actualités et de débats sur l’hospitalité. Avec, insiste Marie Poinsot, « des colonnes ouvertes à des intervenants très divers et notamment aux acteurs de terrain, délaissés ces dernières années ».
On est loin de la revue de presse des débuts créée par l’association d’alphabétisation Amana pour les travailleurs sociaux. Les Cahiers nord-africains, créés en 1950, sont devenus Hommes & Migrations en 1965, avec la diversification des flux migratoires. « C’était déjà une revue pluridisciplinaire, avec un comité de rédaction scientifique indépendant qui existe toujours », commente Marie Poinsot. La revue est éditée depuis 2007 par le Musée national de l’histoire de l’immigration. Avec cette nouvelle formule, l’équipe de la rédaction de la revue espère aussi susciter l’intérêt des visiteurs du musée. Des débats et tables rondes sont déjà organisés avec les auteurs. La rédaction travaille en parallèle à la refonte du site internet de la revue, avec l’objectif de créer des articles donnant envie d’accéder aux milliers de contenus archivés d’Hommes et Migrations. « Pour la prochaine exposition, Paris-Londres, on a des centaines d’articles depuis les années 60 qu’il serait intéressant de faire connaître avec un regard critique », conclut Marie Poinsot.
EN SAVOIR PLUS SUR LA REVUE Retrouvez Hommes & Migrations et la liste de ses points de diffusion sur www.hommes-etmigrations.fr
VU & ENTENDU AU PALAIS
PRÉPAREZ VOTRE PROCHAINE VISITE ! Nous vous accueillons du mardi au vendredi de 10h à 17h30 et du samedi au dimanche de 10h à 19h. Dernier accès 45 min avant la fermeture (pour pouvoir vraiment en profiter !). Pour venir jusqu’à nous, les transports en commun ou le vélo, c’est bien ! Métro 8 – Tramway 3a – Bus 46 – Vélib – station Porte Dorée. Nos (petits) prix : Musée (expo inclus) - 6 € (gratuit pour les moins de 26 PALAIS DE LA PORTE DORÉE ans et tous les 1er dimanche du mois) / Aquarium (expo inclus) - 7 € (gratuit pour les moins de 4 ans) / Palais (Musée + Aquarium + expos) - 10 € ! Pour toutes les informations et réservations : 01.53.59.64.30 / reservation@palais-portedoree.fr ~ 293, avenue Daumesnil – Paris 12e – Accès par l’entrée administrative pour les personnes à mobilité réduite. Nos actus, les bons plans, vos avis ! palais-portedoree.fr palaisdelaportedoree @PPDoree