N°4 S
EPTEMBR E
-
V EM NO
BRE 2018
À DÉCOUVRIR AU MUSÉE :
EXPOSITION PERSONA GRATA
PALAIS DE LA PORTE DORÉE
P.4 LES REN ONTRES DÉBATS
P.5 LE POISSON ÉLÉPHANT
P.12 LA PROGRAMMATION WEL OME !
LE JOURNAL DU PALAIS 2
PHOTOS 2 et 5 : ANNE VOLERY © PALAIS DE LA PORTE DORÉE / PHOTO 3 : PIERRE POITRAT © PALAIS DE LA PORTE DORÉE / PHOTO 1, 4, 6 et 7 : CYRIL ZANNETTACCI © PALAIS DE LA PORTE DORÉE
C’E AU PALAIS QUE ÇA SE PASSE ! Palazzo, la terrasse estivale du Palais a vibré tout l'été. Elle joue les prolongations jusqu'au 6 octobre pour Nuit blanche.
ÇA GAZOUILLE
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3 LE JOURNAL DU PALAIS
Profitez-en !
© D.R.
Selon le dictionnaire, un lieu hospitalier est un lieu où l’on est « accueilli et traité avec générosité ». Alors, pour la rentrée, le Palais de la Porte Dorée vous propose un programme dense et généreux placé sous le signe de l’hospitalité. Rendez-vous à l’exposition Persona grata et aux événements de WELCOME !, dans lesquels des artistes nous interpellent sur l’accueil que nous réservons aux migrants. Nous vous attendons aussi au nouveau cycle de conférences Plein cadre pour réfléchir ensemble à l’actualité de notre société. Rendez-vous encore à l’Aquarium tropical pour tout découvrir du cycle de l’eau avec AQUA. L’eau de haut en bas. Journées du Patrimoine, cinéma, concerts, ateliers jeune public, le Palais vous ouvre toujours plus grand ses portes.
SOMMAIRE
SOYONS HOSPITALIERS !
DOSSIER PERSONA GRATA
LES ACTUS DU PALAIS
4 LES ACTUS DU PALAIS
Des débats contre les clichés
6 DOSSIER
Art et hospitalité Persona grata, une exposition à découvrir au Musée
10 PORTRAIT
Rencontre avec Benjamin Loyauté, artiste
12 AGENDA
Tous les événements et les ateliers des trois prochains mois
26 VU PAR...
Le Palais vu par Karim Kal
OURS
Présidente du conseil d’administration : Mercedes Erra Président du conseil d’orientation : Benjamin Stora Directrice générale : Hélène Orain Directeur du développement, des publics et de la communication : Benjamin Bechaux
Responsable de la communication : Thibaud Giraudeau Rédactrice : Elodie de Vreyer Maquette : Sandy Chamaillard Illustration 4e de couv : Laurence Le Chau
27 DU CÔTÉ DES LIVRES
La bibliothèque idéale de l'hospitalité
28 VU / ENTENDU AU PALAIS
Le Palais croqué par Laurence Le Chau
KIMSOOJA, BOTTARI-TRUCK - MIGRATEURS, 2007-2009, COLLECTION MUSÉE NATIONAL DE L’HISTOIRE DE L’IMMIGRATION © PHOTO BY THIERRY DEPAGNE, COURTESY OF MAC VAL AND KIMSOOJA STUDIO IMPRIMÉ SUR PAPIER 100% RECYCLÉ PAR L'IMPRIMERIE
MÉRIDIONALE D’IMPRESSION E T D E C O M M U N I C AT I O N
ACTU DU PALAIS
LE JOURNAL DU PALAIS 4
MUSÉE
Près de 3000 festivaliers sont venus visiter la « tente sans frontière » du Musée au Sziget festival cet été.
PALAIS
WEL OME ! 2ÈME ÉDITION Cette année encore, la programmation Welcome ! Migrations et hospitalité vous propose de découvrir gratuitement le travail d’artistes français ou migrants : performances, ciné-débats, danse, colloque… Programme complet : voir p. 12. Retrouvez ces informations sur palais-portedoree.fr
© PHOTO : ANNE VOLERY
© D.R.
LE MUSÉE ÉTAIT À BUDAPEST
LES RENCONTRES-DÉBATS
DES DÉBATS ONTRE LES LI HÉS Le nouveau cycle de conférences évoque l’hospitalité et les migrations en Méditerranée. Président du conseil d’orientation du Palais de la Porte Dorée, l’historien Benjamin Stora aime rappeler les circonstances de sa création. « Jean-Marie Le Pen était arrivé au deuxième tour de la présidentielle. Le Président Jacques Chirac a voulu ce lieu comme un lieu de confrontations d’idées ». Depuis le début de son mandat il y a quatre ans, l’historien poursuit sur cette voie. Sur les sujets d’actualité clivants, la tentation est grande pour les médias de donner surtout la parole aux deux camps, sans laisser beaucoup de place à l’explication ou à la nuance. « Il faut laisser la possibilité la plus large aux citoyens et associations de prononcer leur
point de vue, estime Benjamin Stora. Et combattre les fantasmes et les stéréotypes ». D’où ce cycle de conférences lancé il y a quatre ans, en prise directe avec l’actualité et les expositions du Musée. Cette année, on parlera notamment hospitalité et migrations en Méditerranée, en lien avec l’exposition Persona grata. Chaque conférence a été pensée avec un partenaire expert du sujet, dans une approche historique et pluridisciplinaire. Le cycle s’ouvre le 25 septembre, avec un débat évoquant le bilan de la gauche sur le sujet de l’immigration. Le 23 octobre, il sera question d’hospitalité, entre éthique et politique, en partenariat avec la revue Esprit. Troisième rendez-vous le 27 novembre : Migrations en Méditerranée : le naufrage de la solidarité ? Les intervenants évoqueront la disparité des réactions des Etats européens face à ce drame, disparité qui laisse aux acteurs humanitaires la responsabilité du sauvetage
et du soin. Ce débat est organisé avec l’Institut de recherche et d’études Méditerranée MoyenOrient (iReMMO). La dernière session de l’année 2018, le 5 décembre, sera consacrée à Abdelmalek Sayad, qui a révolutionné la recherche en sociologie de l’immigration. En complément de ce cycle de conférences, la programmation Hors champs propose des rencontres organisées au Palais ou chez ses partenaires, le Cnam et la Fondation Jean Jaurès. Ces rencontres souhaitent apporter un éclairage nouveau sur des questions aussi variées que : Qu’est-ce que la gauche postcoloniale ? à la Fondation Jean Jaurès, le 18 octobre ; Expériences migratoires et trajectoires professionnelles le 8 novembre, au Cnam ; L’art en migration, le 6 décembre, au Musée, en partenariat avec le Cnam. Gratuit Réservation conseillée sur www.musee-immigration.fr
ZOOM
ACTU DU PALAIS
© D.R.
LE HIFFRE LÉ
USAGES ET MESSAGES DES ARTS OLONIAUX Rendez-vous les 10 et 11 octobre pour le colloque Les arts coloniaux. Circulation d’artistes et d’artefacts entre la France et les colonies. Les arts de la période coloniale relèvent aussi bien d’ambitions artistiques que d’enjeux économiques et politiques. A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les artistes et les artefacts circulent en masse entre la France et ses colonies. Les expositions universelles et coloniales sont alors les vitrines à travers lesquelles s’expriment le discours et l’idéologie du dominant. Au croisement de l’histoire de l’art, de la sociologie et des études postcoloniales, le colloque organisé conjointement par le Palais de la Porte Dorée et le musée du quai BranlyJacques Chirac interroge le rôle des productions artistiques dans « la colonisation des esprits ». Durant cette période, la France organise la production artistique dans son empire et l’évalue à l’aune du modèle occidental. Stimuler les arts dits « indigènes » et mettre en place des structures imposant de nouveaux modèles constituent alors les deux plans du dessein colonial duquel émerge la figure ambigue de l’« artiste indigène ». Ce colloque pluridisciplinaire est organisé en partenariat avec le musée du quai Branly-Jacques Chirac et le centre François-Georges Pariset – Université Bordeaux-Montaigne.
Retrouvez le programme complet sur www.histoireimmigration.fr
150
150 c’est, en nombre de litres, la consommation quotidienne d’eau d’un Français. Rien de commun avec la dizaine de litres dont dispose un agriculteur malgache. Pour cette ressource précieuse à l’origine de toute vie, certains pays se disputent aujourd’hui le contrôle des fleuves. Pour tout connaître de l’eau, son cycle, ses liens avec la vie, de l’océan au robinet, rendez-vous en famille à l’exposition « AQUA. L’eau de haut en bas ». Du 20 octobre au 19 août 2019, à l’Aquarium tropical !
AU PALAIS
UN PETIT MOR EAU D’ELYSÉE LE MOBILIER PRINTZ EN RESTAURATION
L’ébéniste Eugène Printz (1889-1948) affectionnait le bois de palmier du Gabon ou de Guyane. Il a signé pour le salon Lyautey – classé comme le salon Reynaud - deux grandes portes d’entrée, six portes, une plinthe, un parquet marqueté ainsi que des sièges en bois laqué et velours. Sans oublier quatre pièces d’exception : un grand bureau, une table à dessin et deux tables-lampes.
5 LE JOURNAL DU PALAIS
L'ANIMAL STAR
LE POISSON-ÉLÉPHANT INSOLITE ! Encore un pensionnaire de l’Aquarium qui a une drôle d’allure ! Si Gnathonemus petersii est plus souvent appelé poisson-éléphant, c’est à cause de son barbillon, une sorte de filament cartilagineux en forme de trompe. Situé sous son menton, le barbillon lui permet de fouiller le sol des lacs d’Afrique où il vit, pour trouver des proies. Avec cet animal d’une trentaine de centimètres, il y a souvent de l’électricité dans l’eau ! Il fait partie des poissons électriques qui ont la faculté de produire et de recevoir des signaux électriques de faible intensité, sans danger pour les hommes. Au niveau de sa queue, il émet des petites décharges qui informent les autres poissons-éléphants sur sa maturité sexuelle, son état de santé et sa place dans le groupe. Les signaux électriques lui permettent aussi de repérer des proies ou des obstacles proches de lui.
Des meubles du designer Pierre Paulin remplacent provisoirement le mobilier du salon Lyautey, parti en restauration. C’était une commande de François Mitterrand pour son bureau élyséen. Dans les réserves du Mobilier national, Hélène Bocard, conservatrice en chef du patrimoine, a repéré ces meubles créés en 1984 par le décorateur Pierre Paulin (1927-2009). Onze d’entre eux rejoindront le salon Lyautey, remplaçant provisoirement le mobilier réalisé par Eugène Printz en 1931. Ces meubles en bois et métal laqué bleu nuit sont revêtus pour certains d’une garniture en cuir bleue. S’y ajoutent un fauteuil pivotant en bois d’amarante recouvert de tissu et deux meubles en bois exotique d’inspiration coloniale. « La dominante bleue devrait s’accorder avec la fresque du salon », commente Hélène Bocard, satisfaite d’avoir trouvé, pour ce mobilier du Palais « un remplaçant exceptionnel aussi bien par la qualité, que par le nom de son créateur et le prestige de son commanditaire ». Une fois le mobilier Printz revenu, à l’été 2019, celui du salon Reynaud, meublé par Jacques-Emile Ruhlmann, partira lui aussi en restauration au Mobilier national. Affaire à suivre…
DOSSIER
LE JOURNAL DU PALAIS 6
ART ET HOSPITALITÉ VISITER L'EXPOSITION Persona grata au Musée national de l’histoire de l’immigration Du 16 octobre 2018 au 20 janvier 2019 Tarif : 6 €, gratuit pour les moins de 26 ans. Du mardi au vendredi de 10h à 17h30 Le samedi et le dimanche de 10h à 19h Persona grata au MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne Du 16 octobre au 24 février 2019 Tarif : 5 € tarif plein, 2,5€ tarif réduit, gratuit pour les moins de 26 ans. Du mardi au vendredi de 10h à 18h Le samedi, le dimanche et les jours fériés de 12h à 19h Une entrée achetée dans l'un des musées, vous donne accès à l'autre musée gratuitement.
À LIRE
La fin de l’hospitalité. L’Europe, terre d’asile ? par Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc, Ed Flammarion, 8€.
Comment l’art contemporain parle-t-il de l’hospitalité ? Comment entre-t-il en dialogue avec la philosophie ? Persona grata est le fruit d’une collaboration inédite avec le MAC VAL et avec deux philosophes, Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc.
P
ersona grata. Qui connaît encore la signification de cette locution latine ? Et qui ne connaît pas surtout son opposée, la beaucoup plus usitée, Persona non grata, « celui qui n’est pas le bienvenu » ? Persona grata, c’est aussi le titre de l’œuvre néon (2016) de Lahouari Mohammed Bakir qui a donné son nom à la nouvelle exposition croisée du Musée national de l’histoire de l’immigration (MNHI) et du MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Mohammed Bakir joue de la confusion entre les deux expressions, commente Isabelle Renard, cheffe du service des collections et des expositions au MNHI, « pour nous amener à réfléchir sur les conditions de l’accueil et de l’hospitalité ». C’est bien tout le propos de l’exposition Persona grata. Comment les artistes contemporains évoquent-ils, de plus en plus nombreux, l’exil, l’accueil, l’hostilité ? Pour parler différemment d’un sujet d’une actualité souvent tragique, l’idée a germé d’une collaboration avec le MAC VAL, dont l’importante collection d’art contemporain fait écho à celle du MNHI.
© ZINEB SEDIRA / DACS, LONDON, COURTESY THE ARTIST AND KAMEL MENNOUR, PARIS/LONDON
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ZINEB SEDIRA, MIDDLESEA, 2008, STILL
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01 SOCIETE REALISTE, U.N. Camouflage, 2012 © Adagp, Paris. — 02 Laura Henno, Koropa © Henno — 03 Laure Prouvost, The Parle Ment Metal Man offering drinks, 2017. Photo © Bertrand Huet / Tutti images. 04 Lahouari Mohammed Bakir, Persona grata, 2016 © Adagp, Paris 2018. 05 Bruno Serralongue, Chemin à l’aube 2, Calais, Juillet 2006 © Coll. Musée national de l’histoire de l’immigration. 06 Zineb Sedira, MiddleSea, 2008 - Still © Zineb Sedira / DACS, London - Courtesy the artist and kamel mennour, Paris/London. 04
Persona grata, c’est une exposition présentant des œuvres différentes en deux lieux différents. Le MAC VAL expose majoritairement des œuvres du MNHI et réciproquement, auxquelles s’ajoutent quelques œuvres prêtées. Isabelle Renard assure le commissariat de l’exposition au MNHI avec Anne-Laure Flacelière, chargée de l’étude et du développement de la collection au MAC VAL. Seule œuvre présentée sur les deux sites, U. N. Camouflage, du collectif Société Réaliste, accueille les visiteurs. Elle comprend au total 193 drapeaux - le nombre d’Etats membres des Nations Unies. Dans ce grand détournement des symboles nationaux, chaque nouveau drapeau reprend les couleurs d’un emblème national mais ré-agencées dans un motif de type camouflage militaire ne permettant plus d’identifier le drapeau d’origine. Ainsi revisités, « ils sont comme l’allégorie d’un monde de libre circulation où les territoires n’existeraient plus », commente Anne-Laure Flacelière. On en est loin. « C’est un sujet dramatisé alors que seulement
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3% de la population mondiale vit hors de son pays, insiste le philosophe Guillaume Le Blanc, professeur à l’université ParisDiderot. On assiste aujourd’hui à un repli des Etats sur leurs frontières et en même temps à une
reçoit et celui qui est reçu, en fait des égaux. La nécessité du départ, les dangers du voyage, l’accueil ou l’hostilité, le déracinement… Au MNHI, le parcours en cinq parties a été imaginé par les com-
Des œuvres poétiques, aux significations souvent ambiguës. mobilisation de la société civile pour aider ceux qui arrivent ». L’hospitalité, ce geste de « proposer un chez soi à quelqu’un, pour une durée limitée », selon sa définition, a fait place à l’hostilité des Etats. « En pratique, elle se limite souvent à des sauvetages de gens, ce qui n’est pas une politique d’accueil ». Les civilisations anciennes faisaient pourtant de l’étranger un accueilli, rappelle-t-il dans l’ouvrage coécrit avec Fabienne Brugère, professeure de philosophie à l’université Paris 8 VincennesSaint-Denis. Au point d’avoir donné naissance à ce mot unique de la langue française, « hôte » qui, désignant à la fois celui qui
missaires avec les philosophes. Auteurs l’an dernier de La Fin de l’hospitalité, ils ont écrit les textes qui accompagnent les différentes parties. « Nous voulions que cette exposition à huit mains ne soit surtout pas moralisatrice, mais qu’elle suscite la réflexion avant tout », résume Isabelle Renard. « Ce qui nous a intéressés, c’est de mettre en correspondance des mots, des idées et des œuvres d’art sensibles sur un même sujet » poursuit Fabienne Brugère. Hormis les reportages photographiques de Bruno Serralongue dans la « jungle » de Calais, il y a peu de documentaires présentés. Les commissaires et les philo-
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sophes ont privilégié des œuvres plus poétiques, aux significations souvent ambiguës. Comme Nightmare, également de Mohammed Bakir. Sous un ciel noir strié évoquant les mailles d’un filet, une tente blanche est posée. Elle rappelle celle, réconfortante, d’un peuple nomade, mais angoisse par sa blancheur fantomatique et l’absence d’humain. Sur l’exil, plusieurs œuvres mettent en scène la mer, tout à la fois horizon d’espoir et tombeau funeste, à l’image de la Voile migrante d’Enrique Ramirez. Hommage à son père fabricant de voiles sous la dictature de Pinochet, cet objet symbole de liberté a une hauteur de 4820 mm. Le chiffre fait référence au nombre de migrants officiellement morts en un an en Méditerranée. Les dangers de l’exil, ce sont aussi les trafiquants d’hommes. Koropa a été tourné en pleine mer, voici deux ans, entre les Comores et leur voisine française, Mayotte. Ce courtmétrage de Laura Henno part à la rencontre de Patron, jeune assistant du commandant Ben, un passeur de clandestins qu’il s’ap-
9 LE JOURNAL DU PALAIS
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3 QUESTIONS À FABIENNE BRUGÈRE ET GUILLAUME LE BLAN PHILOSOPHES, AUTEURS(1), ASSOCIÉS À PERSONA GRATA. Vous êtes philosophes. Pourquoi ce choix du reportage de terrain pour écrire sur l’hospitalité ?
prête à remplacer. Car Patron fera un parfait chef de bord : jeune mineur, il n’encourt pas la prison s’il est arrêté par la police française. Après le départ, la difficile arrivée. Les tampons administratifs géants de Barthélémy Toguo (The New World’s Climax III) évoquent à la fois des totems et les employés d’administration préposés aux tampons qui décident du sort des nouveaux arrivants. Plus dissuasif encore est le drapeau tricolore du collectif Claire Fontaine (Untitled - Fresh monochrome/ black/Grey/red). Il est réalisé avec une peinture anti-invasion, une matière qui ne sèche jamais, normalement appliquée sur murs et grilles pour marquer les intrus. « Peu d’artistes contemporains ont illustré la main tendue pourtant par de nombreux individus et associations », reconnaît Anne-Laure Flacelière. On retrouvera notamment dans cette partie de Persona grata le travail de l’association Charpentiers sans frontières photographié par Bruno Serralongue. Ou la silhouette dégingandée, corps bâton et tête constituée d’un écran télévisé,
Fabienne Brugère : Michel Foucault disait qu’il y a plus d’idées dans le monde que les intellectuels ne l’imaginent. Cette philosophie de terrain est inscrite dans nos parcours respectifs. Nous avons voulu aller voir, pour ensuite écrire et faire des propositions. C’était notre façon d’agir face à cette crise qui laisse tant de gens démunis et qui est vouée à durer. Guillaume Le Blanc : Il nous fallait saisir sur le vif, de la façon la plus sensible, de Calais à la frontière italienne ou au camp berlinois de Tempelhof, ce qu’il en est de l’hospitalité. A Calais, nous avons cherché la jungle. Elle n’est sur aucune carte, signalée par aucun GPS. Comment être reconnu comme un humain quand le lieu où l’on vit n’est représenté nulle part ? L’hospitalité, simplement, c’est arriver à créer un lieu pour des vies privées de lieux. Vous évoquez cette tradition de l’hospitalité qui remonte à l’Antiquité. Qu’est-ce qui a changé pour que l’accueilli soit à nouveau considéré, avant tout, comme un étranger ? G. L. B. : Du côté des Etats, on est passé de l’hospitalité à l’hostilité. J’y vois une conséquence de la crise des États-nations. Cette nation, gouvernants et gouvernés ne savent plus trop comment la définir – et pourtant, regardez l’engouement de tout un pays pour la victoire française en Coupe du monde ! -.
d’un Metal Men de Laure Prouvost (The Parle Ment Metal Man offering drinks). Au final, Persona grata invite à renouer avec le caractère uni-
Pour redéfinir avec facilité la nation, les Etats rétablissent le fantasme de la frontière, la séparation entre le dedans et le dehors, le « eux » et le « nous ». F. B. : Ce n’est pas la première fois : la haine de l’étranger s’est construite de façon cyclique au cours de l’histoire. Dans la loi française, un « délit d’hospitalité » est même apparu en 1995. On constate que la démocratie perd de sa valeur, permettant l’installation de régimes de moins en moins démocratiques. Comment les Etats peuvent-ils redevenir hospitaliers ? G. L. B. : Contre la culture de la peur qui s’est installée, de nombreux gouvernés considèrent toujours que l’hospitalité est moins un péril que l’occasion de nouer des liens. Les Etats devraient faire davantage confiance à la société civile. Il leur appartient aussi de combattre la peur par des arguments rationnels, comme la baisse constante des demandeurs d’asile en Europe. Il faut enfin développer une éducation internationale, la réelle connaissance des pays d’où viennent les migrants. Et définir avec précision les conditions d’une vraie hospitalité politique, au lieu de secourir puis de rendre invisibles les secourus. A lire aussi de Guillaume Le Blanc : Vaincre nos peurs et tendre la main (Flammarion, 2018). (1) La Fin de l’hospitalité (Flammarion, 2017).
versel et joyeux de l’hospitalité. En témoigne Dome, la très belle œuvre de l’Egyptien Moataz Nasr. Elle figure une yourte en lattes de bois posée sur du cris-
tal. La douce lumière qui en émane projette vers le ciel le mot « amour » en arabe, invitation certaine à l’élévation et à la méditation.
PORTRAIT
11 LE JOURNAL DU PALAIS
BENJAMIN LOYAUTÉ - PORTRAIT © BENJAMIN LOYAUTÉ STUDIO, PHOTO : DYLAND PERRENOUD
BENJAMIN LOYAUTÉ LE POUVOIR D’UN BONBON L’artiste investit le Palais en octobre avec une installation, un film, des sculptures et des performances centrées sur le rêve et le partage nés de la création d’une confiserie. BENJAMIN LOYAUTÉ - TO WHOM IT MAY CONCERN © BENJAMIN LOYAUTÉ STUDIO
S’il vous offre l’un de ses loulouptis, ne décevez pas Benjamin Loyauté en avalant aussitôt cette sucrerie meringuée parfumée à la rose. Car les bonbons de cet artiste pluridisciplinaire sont bien plus que des bonbons. Depuis quatre ans, autour de cette confiseriesculpture dont il vient de créer une édition universelle, baptisée Candygraphies, ce toucheà-tout construit une œuvre évolutive. C’est à découvrir au Palais du 6 au 28 octobre à l’occasion de Nuit Blanche. L’artiste se définit comme un « fabricant d’histoires » et s’est fait connaître pour son travail sur l’héritage immatériel des communautés. L’expérience de l’ordinaire, présentée au Palais de la Porte Dorée, invite à une réflexion sur la magie et le pouvoir des objets ordinaires. Au fil des voyages et des rencontres, celui qui vit entre Bruxelles, Beyrouth et les pays où il travaille, a affuté son regard. « Au quotidien, le trop visible nous devient invisible », poursuit-il. Benjamin Loyauté a découvert la Syrie en 2001 et n’a cessé de retourner dans la région. « J’aime profondément cette partie du monde, son histoire et son archéologie au caractère universel, explique le presque quadragénaire. C’est pour moi un berceau de l’humanité, en proie à des conflits qui provoquent l’altération et la perte. » Dans les rues, il revoit encore
les chariots vendant des Qabaqib Ghawar, petits sabots syriens en sucre. Ils ont disparu par endroits avec la guerre. Pour réveiller le souvenir des jours d’avant et faire survivre l’héritage, Benjamin Loyauté imagine une autre sucrerie reprenant la forme d’une sculpture antique, l’idole aux yeux. « Les confiseries sont des objets-liens, raconte-t-il, elles donnent lieu à des souvenirs particuliers qui, partagés, deviennent universels ». Il fait fabriquer son louloupti, enregistre les souvenirs qu’il éveille dans un camp de déplacés à la frontière syrienne. Il les introduit dans un film,
The Astounding Eyes of Syria - le bruit des bonbons. Il aurait pu s’arrêter là. Mais non. De performances en rencontres, l’artiste écrit de nouveaux chapitres à l’histoire. Il s’émerveille : « Ce bonbon m’a permis de créer un monde partageable, de réveiller cet ordinaire qui est la matière même de nos vies et auquel on prête si peu attention. » Lorraine Gobin dirige le fonds de dotation culturel Rubis Mécénat, qui a passé commande de L’expérience de l’ordinaire. Elle loue la générosité et l’humilité de l’artiste : « Il est dans une forme d’art socialement engagé, qui se développe
aux Etats-Unis, mais très peu en France ». Quand vous aurez un louloupti, prière donc de vous replonger dans vos souvenirs et de le manger en famille ou entre amis, comme un révélateur de vos voyages intérieurs. Des boîtes de ce « contenu magique » offertes lors de Nuit Blanche seront bientôt distribuées en édition dans de nombreux musées de par le monde. Une partie des ventes va à des actions directes d’éducation et de dialogue dans des zones de conflits. « Mais ce travail d’édition n’a rien d’humanitaire, insiste Benjamin Loyauté. C’est un acte artistique engagé, comme mes sculptures et mes films. A la société artistique du dire, je préfère celle du faire. Chacun peut agir pour rendre le monde un peu moins cynique ».
Inauguration pour Nuit Blanche le samedi 6 octobre à 18h jusqu'au dimanche 7 octobre à 4h. L’œuvre restera visible gratuitement aux horaires habituels du Palais jusqu’au 28 octobre. Tous les dimanches de 14h à 18h, l’artiste sera au Palais pour des rencontres avec les visiteurs et des personnalités du monde de la culture. Une commande de Rubis Mécénat.
SON ACTU L’artiste poursuit son projet autour de la force du langage des objets et explore d’autres « objets magiques » qui ont le pouvoir de réveiller la parole. Sa prochaine exposition s’intitulera Teaspoons in wartime (Les petites cuillères…).
WEL
AGENDA
LE JOURNAL DU PALAIS 12
OCTOBRE
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11
NOVEMBRE
2 ÈME ÉDITION
MIGRATION ET HOSPITALITÉ 8
TRAMWAY
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BUS
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PORTE DORÉE
Avec WELCOME ! le Musée s’engage pour que l’accueil des migrants reste une valeur forte de notre société. Danse, théâtre, concerts, arts plastiques et débats, la programmation éclectique fait la part belle à des créations originales. Face à l’hostilité, faisons preuve d’hospitalité ! Retrouvez toute la programmation Welcome ! et Visions d’exil sur histoire-immigration.fr
D’ARIANE MNOUCHKINE
PHOTO : © MICHÈLE LAURENT
CONCEPTION GRAPHIQUE : SARA CAMPO
THE CANDY HEAP SALE © BENJAMIN LOYAUTÉ STUDIO
DE BENJAMIN LOYAUTÉ
NUIT BLANCHE LE DERNIER CARAVANSÉRAIL GOOD CHANCE THEATRE BINÔME FESTIVAL VISIONS D’EXIL
PALAIS DE LA PORTE DORÉE 293 AVENUE DAUMESNIL, 75012 PARIS MÉTRO
LE DERNIER CARAVANSERAIL (ODYSSEES)
NUIT BLANCHE : L’EXPERIENCE DE L’ORDINAIRE
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POUR NUIT BLANCHE, DU SAMEDI 06 AU DIMANCHE 7 OCTOBRE DE 19H À 4H PUIS JUSQU’AU 28 OCTOBRE EN ACCÈS LIBRE PENDANT LES HORAIRES D’OUVERTURE DU PALAIS FORUM Pour Nuit Blanche, le plasticien Benjamin Loyauté investit le Palais avec une œuvre monumentale. Avec L’expérience de l’ordinaire, il écrit une nouvelle étape de son œuvre évolutive et participative réalisée à partir d’un bonbon mystère, le Louloupti. Le temps d’une visite, la confiserie nous invite à l’échange, à questionner notre rapport aux choses simples, qui nous entourent ou nous échappent… (voir p. 11). Rencontres entre visiteurs selon un protocole défini par l’artiste, les dimanches 14, 21 et 28 octobre, de 15h à 17h. Une commande de Rubis mécénat. Gratuit
SAMEDI 13 OCTOBRE À 16H CINÉMA AUDITORIUM En 2006, trois ans après la création de son spectacle Le Dernier Caravansérail (Odyssées), Ariane Mnouchkine réalise un film d’après celui-ci pour, dit-elle, « tenir la promesse faite à ceux dont nous racontons les histoires : leur rendre la parole. Laisser une trace de ceux qui n’en laissent pas, dont on n’écoute ni les cris ni les murmures. Ceux qu’on a fait taire, toujours. » Ceux dont il est ici question sont Afghans, Kurdes ou Iraniens : « ceux que l’on nomme réfugiés, clandestins, migrants, et qui, entre eux, s’appellent plus noblement les voyageurs ». Ariane Mnouchkine est allée à leur rencontre lors de leurs escales européennes, indonésiennes, néozélandaises (Sangatte, Douvres, Lombock). Nourri de ces récits de vie, Le Dernier Caravansérail (Odyssées) déploie de façon poétique et visionnaire une fresque saisissante sur les migrations en temps de guerre. Musique de Jean-Jacques Lemêtre, lumière de Bernard Ziztermann, images de Jean-Paul Meurisse, montage de Catherine Vilpoux
Une coproduction ARTE France, Le Théâtre du Soleil, Bel Air Media, Berbère TV, avec la participation de TV5 Monde et de ZDF Theaterkanal. Durée : 4h30 avec entracte et collation offerte Tarifs : 12/9€ Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
OME ! PHOTO : © D.R.
GOOD CHANCE THEATRE
MARDI 16 OCTOBRE PARVIS DU PALAIS HOPE SHOW - RESTITUTION PUBLIQUE DES ATELIERS : SAMEDIS 20 ET 27 OCTOBRE À 15H SAMEDI 3 NOVEMBRE À 14H Le Good Chance Theatre installe son dôme éphémère sur le parvis du Palais du 16 octobre au 3 novembre. Le credo de cette association ? Faire rencontrer des migrants et des artistes autour d’ateliers artistiques. Musique, kung-fu, peinture, marionnette, théâtre, danse, poésie... Le programme est ouvert à l’inattendu et aux talents de chacun. Chaque semaine, le Hope show propose une restitution publique des ateliers ouverte à tous.
13 LE JOURNAL DU PALAIS
MIGRATIONS, QUELLES RÉPONSES POUR L’EUROPE VENDREDI 19 OCTOBRE 9H30 À 18H COLLOQUE AUDITORIUM Comment l’Europe gère-t-elle la question des migrations ? Quels problèmes pose cette gestion ? Quelles solutions sont envisagées ? En adoptant à la fois la vision des pays d’origine et d’accueil des migrants, et à travers une approche positive, Europartenaires et EuropaNova s’associent pour proposer un moment d’échange sur les migrations. Entre perspective historique et débat actuel, des experts et acteurs de la société civile s’exprimeront lors de tables rondes. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
HOSPITALITÉ ENTRE ETHIQUE ET POLITIQUE MARDI 23 OCTOBRE À 19H TABLE RONDE AUDITORIUM L’hospitalité est-elle d’abord une valeur qui engage l’adhésion subjective de chacun, ou un principe qui fonde la possibilité d’une action et conduit à développer une véritable politique de l’accueil ? Tandis que les Etats se dérobent à leurs obligations en matière d’asile, on voit aujourd’hui se multiplier les pratiques privées de l’hospitalité, mais aussi les réactions de peur, d’indifférence ou de rejet. Face aux questions que soulève la venue de l’étranger dans nos sociétés aujourd’hui, que peut-on dire des dilemmes de l’hospitalité ? En présence de Guillaume Le Blanc, Fabienne Brugère, Isabelle Alfandary (Collège international de philosophie).
En Partenariat avec la revue Esprit.
Gratuit
Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
BINÔME
MATHIAS OU L’ITINÉRAIRE D’UN ENFANT PAUMÉ JEUDI 18 OCTOBRE À 20H LECTURE – SPECTACLE FORUM Avec Binôme, un chercheur devient l’objet d’étude d’un auteur de théâtre qui écrit une pièce librement inspirée de leur rencontre. De son entrevue au Palais avec l’économiste El Mouhoub-Mouhoud, l’écrivaine Marilyn Mattei a tiré la matière d’un court récit : les parents de Mathias, 14 ans, lui annoncent qu’un « invité » va devoir partager sa chambre avec lui. Il décide de faire bloc. Le spectateur est invité à suivre toutes les étapes de ce projet de création - de la rencontre filmée du scientifique et de l’artiste à la mise en lecture finale du texte – et, à la fin, donner son avis. Tarifs : 12/9€ Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
LES ESPIÈGLES RENCONTRE AVEC LES JEUNES DE L'ASMIE
Film animation de Janis Cimermanis – Lettonie, 2016.
SAMEDI 27 OCTOBRE À 15H RENCONTRE PROLOGUE Association de solidarité qui vient en aide aux mineurs isolés originaires d’Afrique, l’ASMIE redonne la possibilité à ces adolescents d’être acteur de leur propre vie. Au Palais, des jeunes de l’ASMIE prennent la parole à travers une installation-conférence pour raconter leur quotidien. Le temps d’une rencontre autour de cette production, ils proposent un contre point à l’exposition Persona Grata.
Durée : 45 min Gratuit
Accessible avec le billet de l’exposition
DIMANCHE 21 OCTOBRE 16H CINÉMA AUDITORIUM Ces quatre courts-métrages, inspirés des bandes dessinées du caricaturiste allemand Wilhem Busch, explorent la cohabitation entre les animaux et les hommes. Dans un monde où les animaux prennent le pouvoir, vivez les aventures des Espiègles !
WEL
AGENDA
VA VOIR LÀ-BAS SI J’Y SUIS
VENDREDI 02 NOVEMBRE À 20H30 DANSE FORUM Wael Alkak compose une musique électronique qui fusionne les genres. Opérant un travail de mémoire sur la culture syrienne, il mixe sur scène ses projets Neshama (2012) et Men Zaman (2017) avec de nouvelles compositions électroniques. Ses performances mélange de rythmes traditionnels du Levant (chaâbi), de chants populaires, de musique électronique et d'improvisations live - laissent entendre la blessure de son peuple, tout en proposant un style inédit à la croisée des différentes cultures qu'il a rencontrées. Sons du synthétiseur et mélopées du buzuq mènent le public à la transe.
SUMAILA TOUNKARA PHOTO : © CLÉMENT FÉAT
DE THIERRY THIEÛ NIANG
WAEL ALKAK LIVE PHOTO : © AURELIAMAZOYER
LE JOURNAL DU PALAIS 14
Festival coproduit par l’atelier des artistes en exil et le Musée national de l'histoire de l'immigration.
Avec Nidal Abdo (Guinée), Yara AL Hasbani (Syrie), Ibrahim Dialo (Guinée), Mahmoud El Haddad (Égypte), Daouda Nganga (Congo Brazzaville), Cleve Nitumbi (Ukraine), Perside Selaka (Côte d'Ivoire), Karim Sylla (Guinée), Lassine Traoré (Mali), Soumaila Tounkara (Mali), des musiciens et des invités. Technique : Jimmy Boury (France). Gratuit
Gratuit
REGARDE-MOI
PORTRAIT : © OMAR IBRAHIM
Pour sa seconde édition, le festival Visions d'exil met en exergue la figure de l’Exilé. Qui sont ces femmes et ces hommes qui ont réussi à passer nos frontières ? Quelles épreuves ont-ils traversées ? Comment l’art en interroge-t-il nos représentations ?
VENDREDI 02 NOVEMBRE À 19H DANSE Thierry Thieû Niang et dix danseurs de l’atelier des artistes en exil investissent les espaces du Palais. Ensemble, ils composent des danses comme des paysages intérieurs, abstraits, biographiques aussi, qui interrogent l’absence et la présence, l’identité et la fiction.
VERNISSAGE VENDREDI 02 NOVEMBRE EXPOSITION DU 02 NOVEMBRE AU 02 DÉCEMBRE HALL MARIE CURIE Depuis toujours, la figure de l’Exilé fait l’objet de nombreuses spéculations. Synonyme d’insécurité, de crises et de problèmes, il viendrait mettre en péril notre confort et nos habitus. Afin de donner un nouveau visage à cet « autre » qui dérange, cinq portraits géants et une frise monumentale ont été commandés à six artistes travaillés par l’exil : Lina Aljijakli (Syrie), Mahmoud Halabi (Liban), Omar Ibrahim (Syrie), Kubra Khademi (Afghanistan), Hura Mirshekari (Iran) et Kouka Ntadi (France). Gratuit
OME !
15 LE JOURNAL DU PALAIS
VA VOIR LÀ-BAS SI J’Y SUIS
QUANDO CHEGAR O MOMENTO (DÔRA)
LE JEUNE YACOU YACOUBA KONATÉ
JE PASSE 1 & 2
PHOTO : © MEDHAT SOODY
DE JUDITH DEPAULE D’APRÈS LES RÉCITS DE 14 ARTISTES EN EXIL
SAMEDI 03 NOVEMBRE À 18H SPECTACLE FORUM Passés de l’autre côté pour avoir fui la guerre, les conflits ethnicistes, les répressions politiques, les discriminations sexuelles, les ségrégations ethniques... Arrivés avec un visa, par la route ou la Méditerranée ou contraints de rester en France, 14 artistes livrent leur portrait en vidéo et leur récit d’exil porté par des interprètes. Images de Samer Salameh (Palestine-Syrie), avec Mathilde Bigan, Raphaël Bocobza, Fernand Catry, Pauline D’Ozenay, Anouk Darne-Tanguille, Nino Djerbir, Nicolas Gachet, Mouradi M’Chinda, Pablo Jupin, Marie Levy, Morgane Peters, Nathan Roumenov, Frédérico Semedo Rocha, Angelica Kiyomi Tisseyre-Sekine (France). Gratuit Durée : 2 parties de 55 min chacune Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
DIMANCHE 04 NOVEMBRE À 15H SPECTACLE JEUNE PUBLIC HALL MARIE CURIE À PARTIR DE 5 ANS Poussé à partir de son pays, la Côte d’Ivoire, le jeune Yacou passe par le Cameroun, le Niger, la Tunisie et la Lybie avant de prendre la mer pour rejoindre l’Italie puis la France. Chaque événement qu’il a vécu est l’occasion d’une nouvelle chanson accompagnée aux percussions. Tout au long du récit, les spectateurs sont invités à chanter et à danser. Le Jeune Yacou relate les épreuves que traversent tous ceux que la guerre oblige à fuir et met en lumière la condition des réfugiés. Avec Yacouba Konaté (texte, chant, composition, Côte d'Ivoire) et Wally Saho (percussions, Gambie). Gratuit Durée : 45 min Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
TOI, C’EST MOI DIMANCHE 04 NOVEMBRE À 16H CINÉMA AUDITORIUM A PARTIR DE 6 ANS Une sélection de films d’animation sur l’exil de réalisateurs d’ici et d’ailleurs. Avec Toi c’est moi, les jeunes sont familiarisés à la question de l’autre, aux épreuves de l’exil, à la difficulté d’oublier les traumatismes et à la difficulté de trouver ses marques dans un nouveau pays. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
PHOTO : © D.R.
SAMEDI 03 NOVEMBRE À 16H DANSE Voir ci-contre, p. 14.
PHOTO : © MEDHAT SOODY
DE THIERRY THIEÛ NIANG
MARDI 06 NOVEMBRE À 12H30 CINÉMA AUDITORIUM Le film reconstruit la trajectoire de la militante brésilienne d’extrême-gauche Maria Auxiliadora Lara Barcelos (Dora). Engagée dans la guérilla contre la dictature, elle est bannie au Chili, qu’elle fuit après le coup d'État en 1973 pour le Mexique, la Belgique et l’Allemagne, où, assignée à résidence à Berlin-Ouest, elle se suicide le 1er juin 1976. À travers le geste de Dora, le film approche la condition des exilés politiques en Europe, en particulier des femmes. Un documentaire de Luiz Albero Sanz et Lars Säfström, Allemagne, Espagne, Portugal, Suède, 1978, 64 min. En partenariat avec le Festival des 3 Continents, « Exil(s) : devenir étranger » 2017. Projection suivie d'un débat avec Lars Säfström, coréalisateur du film. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
MARDI 06 NOVEMBRE À 18H DÉBAT HALL MARIE CURIE La nouvelle loi asile-immigration « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie », réforme le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) sur le territoire français. Le Gisti, Groupe d’information et de soutien des immigrés, qui milite depuis 1972 pour l’égal accès aux droits et à la citoyenneté sans considération de nationalité et pour la liberté de circulation et d'installation, décrypte le nouveau texte. Avec Karine Parrot, professeure de droit, membre du Gisti. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
PHOTO : © N’KRUMAH LAWSON DAKU
LAMMA ORCHESTRA
DERWISHA
DE KARAM ALZOUHIR D’APRÈS UN TEXTE DE CLAIRE AUDHUY
MERCREDI 07 NOVEMBRE À 20H CINÉMA AUDITORIUM Derwisha est un quartier d’Alger. Ici, une maison, toujours en chantier, est un lieu de passage pour des migrants en route vers l’Europe. Une nuit, la maison est attaquée. L’expulsion des habitants est imminente. Michelle, Fabrice, Rodrigue et leurs voisins décident de s’organiser pour se défendre, protéger la maison, sans mettre en péril leurs rêves. Doivent-ils fuir ? Mais pour aller où ? Et s’ils choisissent de rester ? Quels risques prennent-ils ? Un film de Leïla Beratto et Camille Millerand – France, 2018, documentaire, 50 min. Séance suivie d’une rencontre avec les réalisateurs. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
DIRE L’EXIL MARDI 06 NOVEMBRE À 20H CONCERT AUDITORIUM Le Lamma Orchestra, mené par Gandhi Adam, compositeur et musicien soudanais d’exception, rassemble des musiciens de toutes origines et propose un style nilo-groove qui mixe jazz et chants nilotiques des différentes régions du Soudan. L’orchestre fait revivre des chants traditionnels entrainants au caractère universel que les spectateurs peuvent reprendre en chœur. Avec Ghandi Adam (flûte, Soudan), Papus (basse, Guinée), Arthur Links (guitare, France), Waheed Margani (chant, Soudan), Igor Osipov (piano, Russie), Pitt Cédric Huseyn (batterie, Cameroun), Nabil Suliman (chant, Soudan), Nouradden Youssif (chant, Soudan). Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
UN NÔTRE PAYS !
JEUDI 08 NOVEMBRE À 20H SOIRÉE LITTÉRAIRE Quand on est réfugié et homme ou femme de lettres, quel portrait fait-on de ses semblables ? Comment se perçoit-on ? Autobiographie, fiction, littérature, poésie, auteurs et autrices racontent à leur façon ce qu’ils et ce qu’elles sont et déjouent les a priori. Lecture de textes de et par Ousmane Doumbouya (Guinée), Farzaneh Haschemi (IranAfghanistan), Fabrice Kolonji (République démocratique du Congo), Mohamed Nour Wana (Soudan-Tchad-Lybie). Musique : Omar Haydar (guitare, Syrie) Soirée animée par Stéphanie Chevrier, directrice des éditions La Découverte. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
PHOTO : © @OROUBAH DIEB
LA NOUVELLE LOI ASILE IMMIGRATION
WEL
AGENDA
PHOTO : © CAMILLE MILLERAND
LE JOURNAL DU PALAIS 16
VENDREDI 09 NOVEMBRE À 20H SPECTACLE MUSICAL AUDITORIUM À PARTIR DE 9 ANS C’est l’histoire de « ptit bonhomme », un enfant migrant qui arrive en Europe avec sa « maman coquelicot ». Comment trouver du beau et des couleurs dans l’horreur, traverser la mer sans être mouillé, vivre dans un autre pays qui va devenir le sien ? Contes et rêves d’enfants sont réunis dans une partition qui associe musiques expérimentale, orientale, concrète et du jazz, pour convoquer des sentiments simples et complexes, à l’image du parcours d’un réfugié. Avec Clément Adolff (batterie, programmation, France), Karam Alzouhir (alto, clavier, Syrie), Claire Audhuy (narration, France) Séance suivie d’un échange avec la compagnie. Durée : 1h15 Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
OME !
17 LE JOURNAL DU PALAIS
YACOUBA KONATÉ
SAMEDI 10 NOVEMBRE À 16H CINÉMA AUDITORIUM Une proposition pour faire converser deux époques et deux esthétiques sur ceux qui en partant deviennent étrangers.
DIALOGUE D’EXILÉS
Arrivés à Paris après le coup d'État de septembre 1973 qui renverse le gouvernement démocratique de Salvador Allende, des réfugiés politiques chiliens tentent d’organiser leur vie quotidienne et la résistance en exil. Avec Dialogues d’exilés, Raoul Ruiz analyse une société malade, perdue dans ses discours. Un film de Raoul Ruiz – Chili, France, 1974, 104 min.
DES SPECTRES HANTENT L’EUROPE
La vie quotidienne des migrants (Syriens, Kurdes, Pakistanais, Afghans et autres) dans le camp d’Idomeni. En attendant de traverser la frontière gréco-macédonienne pour emprunter la route des Balkans, adultes et enfants font des queues pour manger, boire du thé, consulter un médecin. Un jour, l'Europe décide de fermer ses frontières. Les habitants d’Idomeni décident, à leur tour, de bloquer les rails qui traversent la frontière.
PHOTO : © D.R.
SAMEDI 10 NOVEMBRE À 15H SPECTACLE JEUNE PUBLIC HALL MARIE CURIE À PARTIR DE 5 ANS Voir p. 15
À VOUS DE DANSER
PHOTO : © D.R.
CINÉMA ET DÉBAT
PHOTO : © MEDHAT SOODY
LE JEUNE YACOU
DIMANCHE 11 NOVEMBRE À 15H BAL HIP HOP AUDITORIUM Essayez-vous au Hip-Hop dans le Palais ! Bouba Colorz, danseur reconnu de hip-hop et de break, organise un grand bal avec l’aide des danseurs de l’atelier des artistes en exil. Entre démonstration et danses avec le public aux sons de DJ Senka, la soirée sera animée ! Un bal dirigé par Bouba Colorz (Centrafrique). Musique DJ Senka (France). Avec les danseurs de l’atelier des artistes en exil : Ibrahim Dialo, Mahmoud El Haddad, Cleve Nitumbi, Karim Sylla, Lassine Traoré, Soumaila Tounkara Gratuit
Un film documentaire de Maria Kourkouta & Niki Giannari – France, 2016, 99 min. Débat entre les deux films : Gabriella Trujillo, de la Cinémathèque française, spécialiste de Raoul Ruiz, Guillaume Morel, cofondateur de Survivance, distributeur des Spectres hantent l’Europe, Denis Gouzerh pour Usage du Monde 21 - associé à l’événement. En partenariat avec le Festival des 3 Continents, « Exil(s) : devenir étranger » 2017. Gratuit Réservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
Visions d'exil se prolonge au MAC VAL Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, au Théâtre Sénart - scène nationale et à la Cité Internationale des arts.
SEPTEMBR
AGENDA
PERSONA GRATA KOROPA © HENNO
TRUCK MIGRATEUR © YKIMSOOJA
PERSONA GRATA
AU MUSÉE DIMANCHES 21, 28 OCTOBRE, 11, 18, 25 NOVEMBRE, 9 ET 16 DECEMBRE 11H En compagnie des commissaires de l’exposition ou d’une conférencière, découvrez les œuvres et les artistes de l’exposition Persona grata.
AU MUSÉE DU 16 OCTOBRE 2018 AU 20 JANVIER 2019 Comment les artistes explorentils les questions de l'appel à l’hospitalité ou du déni de celleci ? De quelle manière s’emparentils des questions d’hospitalité, de précarité ou encore d’autorité administrative et de répression ? À travers une sélection de 40 œuvres qui déplacent le curseur, interrogent et interpellent, Persona grata propose une approche sensible de ces grandes questions de société. Avec des œuvres de Sarkis, Pierre Huyghe, Judit Reigl, Xie Lei, Dan Stockholm, Halida Boughriet, Éléonore False…
À L’AQUARIUM DU 20 OCTOBRE 2018 AU 19 AOÛT 2019 AQUA. L’eau de haut en bas invite le public à une promenade au fil de l’eau dans sa dimension universelle, depuis l’espace jusqu’à nous : l’eau vue par les satellites, l’eau et la vie, l’eau et les hommes, l’eau et la société, l’eau de la source au robinet. Proposée par le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, la Cité de l’Espace et Eau de Paris, cette exposition interactive est particulièrement adaptée au jeune public. mardi > vendredi de 10h à 17h30 samedi et dimanche de 10h à 19h Plein tarif : 7 €/ Tarif réduit : 5,5 € de 4 ans : gratuit (inclus le billet d'entrée à l'Aquarium et à l'exposition temporaire)
LE PALAIS DE LA PORTE DOREE
Durée : 1h ~ Tarif : 9 €/7,5 €/15 € (2+2) Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
VISITES DEGUIDÉES
DE BERTRAND BOSSARD
PHOTO : ANNE VOLERY © EPPPD
AQUA L’EAU DE HAUT EN BAS
À L’AQUARIUM DIMANCHES 28 OCTOBRE, 11 ET 25 NOVEMBRE ET 9 DECEMBRE 11H D’où vient l’eau des nuages ? D’où vient l’eau que l’on boit tous les jours ? Pour tout savoir sur le parcours de l’eau, découvrez avec un médiateur de l’Aquarium l’exposition AQUA. L’eau de haut en bas.
Durée : 1h30 ~ Tarif : 10 €/7 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
© PASCAL LEMAITRE © PALAIS DE LA PORTE DORÉE
mardi > vendredi de 10h à 17h30 samedi et dimanche de 10h à 19h Tarif unique : 6€ ~ de 26 ans : gratuit (inclus le billet d’entrée au Musée, à sa collection permanente et à l'exposition temporaire)
AQUA L’EAU DE HAUT EN BAS © FRANÇOISGRUNBERG, MAIRIE DE PARIS
LE JOURNAL DU PALAIS 18
AU PALAIS SAMEDIS 1ER ET 29 SEPTEMBRE, 13 ET 20 OCTOBRE, 3 ET 17 NOVEMBRE ET 1ER ET 15 DECEMBRE 11H De sa création pour l’exposition coloniale de 1931 à l’ouverture des portes du Musée national de l’histoire de l’immigration en 2007, découvrez la riche histoire du Palais de la Porte Dorée. Du bas-relief de sa façade d’Alfred Janniot, aux fresques de son Forum, en passant par les deux salons de Paul Reynaud et du maréchal Lyautey, le Palais vous dévoile ses multiples trésors. Durée : 1h30 ~ Tarif : 10 €/7 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
AU PALAIS DIMANCHES 16 SEPTEMBRE, 21 OCTOBRE, 4 NOVEMBRE ET 2 DECEMBRE 15H Laissez-vous entraîner par votre « guide », Bertrand Bossard, dans l’histoire, les coulisses et les mystères du Palais. Avec Bertrand, tout devient possible. Dépaysement garanti. Durée : 1h ~ Tarif : 10 €/7 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
E > NOVEMBRE
19 LE JOURNAL DU PALAIS
VISITE CAFÉ TOUS LES VENDREDIS 13H30 Pour profiter d’une pause culture et détente, venez découvrir une œuvre du Palais à la loupe, à travers une question phare. L’occasion d’en savoir plus sur le Musée, les expos du moment, ou sur les habitants de l’Aquarium, puis de partager et d’échanger autour d’un café.
MICRO-VISITES TOUS LES WEEKENDS DE 14H A 18H Toutes les heures, un médiateur vous propose de décrypter rapidement une œuvre de l’exposition Persona grata tout en portant un regard sur l’histoire de l’immigration et des migrations mondialisées. Durée : 20 mn Gratuit, avec le billet Musée
AUTOUR DES CARTES TOUS LES WEEKENDS 15H30 Les migrations internationales :
enjeu contemporain fort, les migrations internationales n'ont jamais autant été évoquées et, paradoxalement, jamais aussi peu expliquées. Les étrangers en France : qui sont les migrants en France depuis 150 ans ? D’où viennent-ils, pourquoi partent-ils ? Pourquoi s’installent-ils en France ? Durée : 40 mn Gratuit, avec le billet Musée
CAFÉS LITTERAIRES SAMEDI 29 SEPTEMBRE 16H30 SAMEDI 23 NOVEMBRE 16H30 Les rendez-vous littéraires du Musée de l’histoire de l’immigration reprennent pour vous faire découvrir le meilleur de l’actualité littéraire en lien avec les thématiques de l’immigration, l’identité, l’intégration ou de l’exil… Programmation à venir sur www.histoire-immigration.fr
© DENIS HURTAUD
Durée : 40 mn Tarif unique avec 1 café : 8.5 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
Le samedi 15 et dimanche 16 septembre, nous vous ouvrons grand nos portes. Le temps d’un week-end, percez les secrets du Palais avec des visites guidées originales. Des galeries du Musée aux allées de l’Aquarium, du sous-sol au toit, le Palais dévoile ses multiples facettes. Visites architecturales, contées ou déguidées, et même une chasse aux trésors dans l’Aquarium, à chaque visiteur son format de visite ! Pour l’occasion les collections et les activités sont accessibles à tous gratuitement. Et, pour finir la journée dans la bonne humeur, tout le monde sur la piste de danse pour notre bal Great Black Music avec Martin Messonnier sur le parvis du Palais !
LE JOURNAL DU PALAIS 20
SAUVAGES, AU CŒUR DES ZOOS HUMAINS
AGENDA
SEPTEMBR Y LE PLEIN ADRE
© GROUPE DE RECHERCHE ACHAC
QUAND L’HISTOIRE É LAIRE L’A TUALITÉ DES MIGRATIONS AVANT-PREMIÈRE MERCREDI 26 SEPTEMBRE 18H Pendant plus d’un siècle, de 1810 à 1940, des hommes ont exhibé d’autres hommes en les présentant comme des sauvages ou des monstres. Plus d'un milliard et demi de visiteurs sont venus observer 35 000 exhibés à travers l’Europe et dans le monde entier, lors d’Expositions universelles ou coloniales, dans des zoos, des cirques ou des villages indigènes reconstitués. Film documentaire Sauvages, au cœur des zoos humains fait ressurgir ce pan oublié de l’histoire de l’humanité. Avec le concours des plus grands spécialistes internationaux, il retrace les destins de six exhibés, s’appuyant sur des archives inédites, des images exceptionnelles et les témoignages de leurs descendants. Un film de Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet – France, 2018. Co-écrit avec Coralie Miller et raconté par Abd al Malik En partenariat avec Arte. La projection sera suivie d’une table ronde et d’un débat avec la salle avec Benjamin Stora, Sandrine Lemaire, Abd al Malik, Bruno Victor-Pujebet et Pascal Blanchard (animateur du débat). Durée : 1h30 - Gratuit
COLLOQUE LES ARTS COLONIAUX CIRCULATION D’ARTISTES ET D’ARTEFACTS ENTRE LA FRANCE ET SES COLONIES PALAIS DE LA PORTE DOREE MERCREDI 10 OCTOBRE DE 9H A 17H MUSEE DU QUAI BRANLY-JACQUES CHIRAC 35 QUAI BRANLY, 75007 PARIS JEUDI 11 OCTOBRE DE 9H15 A 21H Voir p. 5.
Fidèle à son objectif de diffusion des connaissances, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose, avec ses partenaires, un cycle mensuel de rencontres dédié aux réalités migratoires. Avec « Plein cadre », les migrations sont analysées à travers leurs enjeux politiques et éthiques, et comprises dans toute leur profondeur historique pour lutter contre les préjugés. Gratuit Reservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
LA GAUCHE ET L’IMMIGRATION : QUEL BILAN ? AUDITORIUM MARDI 25 SEPTEMBRE 19H Quels rapports la gauche et, plus particulièrement, le Parti socialiste entretiennent-ils avec l’immigration ? Comment comprendre l’évolution idéologique et politique des associations antiracistes des années 1980 à aujourd’hui ? Comment la gauche peut-elle de nouveau tenir un discours audible et utile pour les étrangers de France ? En partenariat avec la Fondation Jean Jaurès.
HOSPITALITÉ, ENTRE ETHIQUE ET POLITIQUE AUDITORIUM MARDI 23 OCTOBRE 19H Voir Welcome !, p. 13
MIGRATIONS EN MEDITERRANEE : LE NAUFRAGE DE LA SOLIDARITE ? AUDITORIUM MARDI 27 NOVEMBRE 19H Si le secours aux naufragés des routes migratoires est un devoir en mer Méditerranée comme ailleurs, leur accueil sur la terre ferme est devenu l’un des enjeux géopolitiques et humains majeurs de l’Europe. La disparité des réactions des pays européens tend à renvoyer aux acteurs humanitaires toute la charge du sauvetage et du soin. À l’échelle méditerranéenne, l’hospitalité dépend ainsi en plus en plus de la mobilisation des sociétés civiles et des organisations non gouvernementales. Dans ce contexte, la mare nostrum, mer de rencontres des cultures humaines, serait-elle devenue le centre contemporain de l’exclusion et du rejet ? En partenariat avec l’Institut de recherche et d’études Méditerrannée Moyen-Orient (iReMMO).
E > NOVEMBRE
ABDELMALEK SAYAD © D.R.
ABDELMALEK SAYAD, LE PARCOURS D’UNE PENSEE
AUDITORIUM MERCREDI 5 DÉCEMBRE 19H De son poste d’instituteur dans la Casbah d’Alger, en pleine guerre d’Algérie, à son entrée au CNRS à Paris en tant que directeur de recherche en sociologie, comment le parcours biographique d’Abdelmalek Sayad a-t-il contribué à construire sa pensée ? Sa trajectoire de vie entre l’Algérie et la France aurait-elle servi de premier laboratoire à ses questionnements ? Quel est le creuset de cette pensée en mouvement qui, loin de tout système, a révolutionné la recherche en sociologie de l’immigration ?
HORS HAMPS Toute l’année, le Musée de l’histoire de l’immigration, en partenariat avec le Cnam ou la Fondation Jean Jaurès, vous propose d’analyser des questions d’actualité avec des spécialistes au cours de conférences informées et critiques. Gratuit Reservation conseillée : www.histoire-immigration.fr
QU’EST-CE QUE LA GAUCHE POSTCOLONIALE ? FONDATION JEAN JAURES JEUDI 18 OCTOBRE 19H 12 CITÉ MALESHERBES, 75009 PARIS Trop méconnu du champ politique et intellectuel, le courant des « décoloniaux » bénéficie pourtant d’une médiatisation importante et régulière. Comment définir ce courant ? Que retenir de ses combats et des questions qu’il pose ? Quels risques représente ce courant et quels défis soulève-t-il pour un combat antiraciste qui doit demeurer plus que jamais universel ? En partenariat avec la Fondation Jean Jaurès.
EXPÉRIENCE MIGRATOIRES ET TRAJECTOIRES PROFESSIONNELLES CNAM MARDI 8 NOVEMBRE 18H 292 RUE SAINT-MARTIN, 75003 PARIS Les expériences migratoires tout à la fois construisent et reflètent les trajectoires professionnelles. La migration peut favoriser l’ascension sociale ou déclencher un déclassement. Les choix migratoires peuvent, inversement, être provoqués par la situation sociale et professionnelle. Voici une exploration des ruptures, des bifurcations et des réinventions possibles entre parcours migratoire et vie professionnelle. En partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).
21 LE JOURNAL DU PALAIS
L’ART EN MIGRATION AUDITORIUM PALAIS DE LA PORTE DORÉE JEUDI 6 DÉCEMBRE 19H Quelles questions esthétiques pose l’art en migration ? Comment les expressions artistiques prennent en compte les réalités migratoires ? En quoi l’art et les artistes peuvent contribuer ou pas à l’intégration des migrants ? Cette rencontre se concentrera sur les relations de l’art avec les dynamiques culturelles et sociales issues des migrations afin de mieux comprendre en quoi les phénomènes migratoires sont devenus l'un des enjeux de la scène artistiques mondiale ? En partenariat avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).
AGENDA
SEPTEMBR
© PHOTO ANNE VOLERY
LE JOURNAL DU PALAIS 22
LES CINÉVOYAGEURS
OUVRE-MOI LA PORTE
DIMANCHES 28 OCTOBRE, 11 ET 25 NOVEMBRE ET 9 DECEMBRE 10H30 À PARTIR DE 6 ANS Après une courte visite de Persona grata pour découvrir les œuvres de l’exposition, les participants s’essayent à la fabrication d’un flip book qui permet de relier, par la magie de l’image animée, le voyageur et les symboles de l’hospitalité.
DIMANCHES 21 OCTOBRE, 4 ET 18 NOVEMBRE, 2 DECEMBRE 10H30 À PARTIR DE 6 ANS La lumière, la main, le chemin ou le pont sont autant de représentations de l’hospitalité qui sont au cœur de l’exposition Persona grata. Les enfants et leurs familles pourront s’emparer de ces symboles pour imaginer leur œuvre d’art. Grâce à la technique du patchwork, ils réaliseront un paysage caché derrière une fenêtre imaginaire… qu’ils pourront ensuite ramener chez eux..
© VÉRONIQUE BESNARD
Infos pratiques Tarif ateliers : 6 € ( de 18 ans), 10 € ( de 18 ans), 20 € (2 adultes et 2 enfants) Ateliers 3 - 5 ans : 1 adulte accompagnateur obligatoire. Tarif 1 adulte et 1 enfant : 6 € Réservation obligatoire : reservation@palais-portedoree.fr
Durée : 2h
Durée : 2h
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23 LE JOURNAL DU PALAIS
PLIC ET PLOC, ARTISTES
© VÉRONIQUE BESNARD
MARDI 23 ET JEUDI 25 OCTOBRE, SAMEDIS 3, 10, 17, 24 NOVEMBRE ET 1ER DECEMBRE 10H30 3-5 ANS Plic et Ploc, deux petites gouttes d’eau, entraînent les enfants dans des expérimentations artistiques autour de l’eau. Après une croisière dans l’exposition AQUA. L’eau de haut en bas, les artistes en herbe pourront découvrir les secrets des techniques du lavis et de l’encre soufflé, et laisser vagabonder leur imagination et leurs pinceaux au fil de l’eau ! Durée : 1h
SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 SEPTEMBRE, MERCREDIS 24 ET 31 OCTOBRE, VENDREDIS 26 OCTOBRE ET 2 NOVEMBRE 11H À PARTIR DE 6 ANS ET EN FAMILLE Un trésor est caché quelque part dans l’Aquarium ! Saurez-vous résoudre les énigmes pour mettre la main dessus ? En observant les poissons et les mille richesses de la faune et de la flore de l’Aquarium, vous pourrez certainement le retrouver. Relèverez-vous le défi ? Durée : 1h Présence d’un parent obligatoire : 6€
OÙ SONT LES COULEURS DE L’EAU ?
MON PETIT CHEVAL DES MERS
© FREEPIK
CHASSE AU TRESOR
SAMEDIS 8 ET 29 SEPTEMBRE, DIMANCHES 9 ET 30 SEPTEMBRE 10H30 3-5 ANS L’atelier commence par une petite visite de l’Aquarium où les enfants pourront rencontrer le petit poisson noir et blanc qui rêvait d’être coloré. Pour l’aider, ils partiront à la recherche des couleurs qui se cachent dans l’Aquarium pour les donner à ce poisson... Et avec la technique de la sérigraphie, le poisson pourra prendre vie. Durée : 1h
VOTRE ANNIVERSAIRE AU PALAIS ! SAMEDIS 6, 13, 20 ET 27 OCTOBRE, MARDI 30 OCTOBRE ET JEUDI 1ER NOVEMBRE 10H30 3-5 ANS Petit cheval des mers deviendra grand ! Venez découvrir ces petites merveilles de la mer que sont les hippocampes. Après leur avoir rendu visite à l’Aquarium, les enfants pourront les décliner de mille et une manières en découpage, collage et coloriage. Durée : 1h
Tous nos ateliers sont déclinables dans notre formule anniversaire : 1 atelier + 1 salle à disposition pour le goûter. Tarif : 120 € pour un groupe de 12 enfants. Durée : 2h30. Pour plus d’information sur les créneaux disponibles, contacter : reservation@palais-portedoree.fr
LE JOURNAL DU PALAIS 24
AGENDA
SEPTEMBR
INÉ MÔMES
INÉ SAMEDI
Les 3es dimanches du mois, le Palais vous propose une séance cinéma en famille.
Un samedi par mois, le Palais vous invite à questionner votre regard sur les migrations.
A partir de 3 ans. Gratuit Sur réservation : www.histoire-immigration.fr
DIMANCHE 16 SEPTEMBRE À 16H
DANS LA FORÊT DE OUKYBOUKY
Gratuit Sur réservation : www.histoire-immigration.fr
SAMEDI 22 SEPTEMBRE À 16H
NOUS VENGERONS NOS PERES
SAMEDI 13 OCTOBRE DE 16H À 22H
LE DERNIER CARAVANSERAIL (ODYSSEES) Voir Programmation WELCOME !, p. 12
SAMEDI 10 NOVEMBRE À 16H
DES SPECTRES HANTENT L’EUROPE DIALOGUE D’EXILES Voir Programmation WELCOME !, p. 17
SAMEDI 24 NOVEMBRE À 15H30
MIGRANTES. GENRE ET SEXUALITE EN IMAGES
Il fait bon vivre dans la forêt de Oukybouky. Pourtant, les souris Lucien et Sam-la-Vadrouille, Maître Lièvre et la famille Écureuil doivent rester prudents car certains voisins ont parfois le ventre creux et les dents longues... Un film de Rasums A. Sivertsen, 2017, fiction-animation, 72min. DIMANCHE 21 OCTOBRE À 19H
LES ESPIÈGLES Voir Programmation WELCOME !, p. 13
DIMANCHE 4 NOVEMBRE À 16H
TOI, C’EST MOI Voir Programmation WELCOME !, p. 15
DIMANCHE 18 NOVEMBRE À 16H
POLICHINELLE ET LES CONTES MERVEILLEUX 4 courts métrages emmènent les enfants dans un monde haut en couleurs où se mêlent magie des contes et aventures merveilleuses.
Un film de Giulio Gianini et Emanuele Luzzati – France, 2018, 36 min.
Ils s’appellent Chorowicz, Cyroulnik, Glichtzman, Feldhandler... Ils sont nés après-guerre, en France. Venues d’Europe centrale et orientale, leurs familles d’origine juive avaient émigré dans les années 1920 et 1930 pour fuir l’antisémitisme et la misère. Après la Shoah, ils ont grandi avec des fantômes, entre colère, désir de vengeance et volonté de changer le monde. Dans les années 1960-1970, ils sont devenus militants. Ce film relate leurs histoires, aussi bien personnelles que militantes et donne à voir, à travers leurs engagements internationalistes et profondément antifascistes, l’audace de ces années contestataires.
Un film Documentaire de Florence Johsua et Bernard Boespflug, 2017, France, 52 min La projection sera suivie d’un débat avec Florence Johsua, Coréalisatrice et maîtresse de conférence à l’Université Paris Nanterre.
DÉBAT AVEC EXTRAITS Dans la littérature, le cinéma et les sciences sociales, les représentations de la migration dessinent souvent une ligne de partage. D’un côté les hommes qui fuient la pauvreté et la violence. De l’autre les femmes, qui les accompagnent ou les rejoignent, invisibles et assignées à leur place dans l’ordre familial. Or, la réalité est plus complexe : les femmes peuvent aussi décider de tracer leur propre route. Séance organisée et animée par Eric Fassin, Caroline Ibos et Manuela Salcedo, en partenariat avec l’Université Paris Lumières, le LEGS, le CNRS, avec le soutien de l’Institut national de l’audiovisuel et du MNHI.
E > NOVEMBRE SAMEDI 8 DÉCEMBRE À 16H
HUMAN FLOW
INÉ MIDI Les 1ers jeudis du mois, à l’heure de la pause déjeuner, le Palais vous propose une séance de un ou plusieurs courts métrages pour prendre le temps de s’évader. Gratuit Sur réservation : www.histoire-immigration.fr
JEUDI 4 OCTOBRE À 12H30
DE CHATILA NOUS PARTIRONS
JEUDI 6 DÉCEMBRE À 12H30
CARTE BLANCHE À CINEMAS 93 L’Aide au film court est le dispositif de soutien à la création, à la production et à la diffusion du Département de la Seine-Saint-Denis. Il est coordonné par Cinémas 93 depuis sa création en 2005. Ce programme propose une sélection de trois films soutenus entre 2008 et 2017.
L'ENCLAVE
Un village minuscule où quelques habitants silencieux sont absorbés par de répétitives tâches. Une forêt sombre où d'étranges hommes en haillons et à la peau foncée, se préparent à un mystérieux assaut. Entre les deux, un no man's land inhospitalier, délimité par un très haut grillage.
Un film de Jacky Goldberg – France, 2008, fiction, 11min. Production Cinequanon
+ Réalisé par l’artiste de renommée internationale Ai Weiwei, Human Flow aborde l'ampleur catastrophique de la crise des migrants et ses terribles répercussions humanitaires.
Un film documentaire de Ai Weiwei, Allemagne, 2017, 140 min.
Tarek, Sobhe et Jalal sont réfugiés palestiniens. Ils sont nés dans les camps de Sabra et Chatila au Liban, dans les années 80. En 2011, ils y ont créé le centre de soutien scolaire et une maternelle Rêve de réfugiés. Durant les cours, lors des projets qu'ils mènent à l'intérieur des camps comme dans leur quotidien, ils donnent l'exemple. Lors de sa création, Rêves de réfugiés accueillait 40 enfants. Ils sont plus de 600 aujourd'hui. Le documentaire est le fruit de trois années de tournage au cœur du centre.
Un film de Antoine Laurent, France, 2018, documentaire, 44min. Avant-première en partenariat avec Périphérie 93 et le Grec.
MARDI 6 NOVEMBRE À 12H30
QUANDO CHEGAR O MOMENTO (DÔRA) Voir Programmation WELCOME !, p. 15
25 LE JOURNAL DU PALAIS
CAMBODIA 2099
Phnom Penh, Cambodge. Sur Diamond Island, joyau de modernité du pays, deux amis se racontent les rêves qu'ils ont faits la veille.
Un film de Davy Chou – France, Cambodge, 2014, drame, 21min. Production Vycky Films
+
JUNK LOVE
Sajaad et sa femme Rachna sont tous deux gérants d’un fastfood indien. A l’aube de la cinquantaine, ils suivent calmement le cours de leur vie et n’imaginent pas qu’il puisse en être autrement. Pourtant, un soir, une jeune cliente vient prendre place à une table. Elle porte le nom de Judith et adore les chicken tandoori burgers. Elle reviendra, jour après jour, s’immisçant dans la vie du couple.
Un film de Jonathan Rochart, France, 2017, fiction, 29min. Production Cheval deux Trois
VU PAR
LE JOURNAL DU PALAIS 26
LE PALAIS VU PAR KARIM KAL « Pour moi, le Palais c’est avant tout le Musée national de l’histoire de l’immigration. Je le vois comme un espace de recherche, de réflexion et de restitution sous forme d’expositions. C’est un musée d’histoire mais qui traite de sujets qui font notre actualité. Un lieu de combat crucial, qui interroge les représentations les plus courantes sur l’immigration et l’altérité. L’exposition Mondes tsiganes, qui s’est achevée en août, en est la parfaite illustration. Images d’Alger, ma première œuvre présentée au public en 2003, inaugurait un regard porté sur l’ailleurs depuis une terre d’émigration comme l’Algérie. Ma deuxième œuvre présente dans l’exposition permanente, Les Miroirs, donne à voir les conditions de vie de vieux migrants retraités d’un foyer Adoma à Evry. »
Artiste photographe
BIO EXPRESS PHOTO : KARIM KAL - ® D.R.
Karim Kal est né en 1977 d’un père algérien et d’une mère française. Il s’est formé aux Beaux-arts de Grenoble et à l’école de photographie de Vevey. Son travail explore les questions des migrations et des identités territoriales à travers l’environnement urbain.
24H CHRONO À chaque numéro du Journal, un membre de l'équipe nous emmène dans les coulisses du Palais. 9 h DÉMONTAGE
FLORENCE TEDESCO Cheffe du département des expositions, elle coordonne tous les intervenants dans la préparation, le montage et le démontage des expositions. Un travail qui demande réactivité et organisation, en lien avec les commissaires et l’ensemble des équipes du Musée.
Après cinq mois d’exposition, les œuvres de Mondes tsiganes sont décrochées sous la responsabilité de la régisseuse des expositions, puis repartent chez leur propriétaire. Florence Tedesco supervise ces opérations. Dès la dépose de la scénographie - décors, éclairages… - le montage de l’exposition suivante peut démarrer. Le planning des expositions est établi jusqu’en 2021 !
11 h 15 CONTRATS Florence Tedesco boucle le contrat avec la Galleria
Continua pour pouvoir accueillir l’œuvre Dome de Moataz Nasr dans Persona grata. Des modalités de l’installation à celles d’une éventuelle acquisition par le Musée, il faut tout prévoir. Elle négocie aussi les contrats des commissaires et met en place les marchés de consultation d’entreprises.
14 h 30 TOURNAGE Rendez-vous dans l’auditorium avec une équipe de tournage et les deux philosophes Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc pour une interview de l’artiste Lahouari Mohammed Bakir.
L’une des cinq interviews inédites présentées dans l’exposition.
16 h 45 SCÉNOGRAPHIE Premier rendez-vous avec les commissaires, la cheffe de projet et le scénographe retenu pour l’exposition Paris-Londres, prévue en mars 2019. Il faut « une scénographie spectaculaire », pour une expo que les commissaires veulent dynamique et ludique. Ceci dans le respect du budget préparé par Florence, une fois la liste des œuvres établie. C’est parti pour six mois de travail acharné jusqu’à l’ouverture !
DU CÔTÉ DES LIVRES
27 LE JOURNAL DU PALAIS
LA BIBLIOTHÈQUE IDÉALE DE L'HOSPITALITÉ
VERS LA PAIX PERPÉTUELLE
d’Emmanuel Kant
FRÈRES MIGRANTS
de Patrick Chamoiseau
TROIS FEMMES PUISSANTES
ELDORADO
de Laurent Gaudé
de Marie Ndiaye
Les choix des philosophes Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc. VERS LA PAIX PERPÉTUELLE D’EMMANUEL KANT (1795) Dans cet essai de philosophie politique, Kant pose les conditions d’une paix de droit entre les Etats. Parmi les conditions qui doivent permettre de la construire : une constitution républicaine pour chaque État, un fédéralisme des États libres et une hospitalité universelle. Pour Fabienne Brugère : « Cet ouvrage pose la question, plus que jamais d’actualité, d’une hospitalité politique et non pas compassionnelle. Il explique la manière dont un Etat peut établir une norme juridique de l’hospitalité. Kant pense le droit d’accueil comme un droit de visite, que toute personne peut faire valoir à tout endroit de la Terre, parce que justement tous les hommes partagent cette Terre. »
FRÈRES MIGRANTS DE PATRICK CHAMOISEAU (SEUIL, 2017) L’ouvrage est à la fois un essai, un poème et un manifeste en faveur des migrants qui risquent chaque jour leur vie pour des lendemains meilleurs. L’écrivain y dénonce la mondialisation déshumanisante et l’obsession du profit qui transforme le monde, les communautés anciennes et leurs valeurs. Pour Fabienne Brugère : « C’est l’œuvre d’un poète qui raconte sa propre vision de la crise des migrants. Le langage poétique de Patrick Chamoiseau introduit un rapport à la beauté sur ces sujets qui méritent bien, c’est trop rare, qu’on en parle de façon belle. »
TROIS FEMMES PUISSANTES DE MARIE NDIAYE (GALLIMARD, 2009) Prix Goncourt 2009, il juxtapose le récit de trois vies de femmes brisées puis résistantes. Fanta s’étiole dans une province française après avoir quitté son Sénégal natal pour rejoindre son mari. Norah, avocate parisienne, vit de difficiles retrouvailles avec son père. Khady est contrainte à l’exil par le veuvage et la pauvreté. Pour Guilllaume Le Blanc : « C’est un très beau livre sur le pouvoir des femmes. L’une des trois part vers l’Europe via le détroit de Gibraltar où elle se retrouve détenue par des passeurs. Je pense que la littérature a vraiment contribué à faire réfléchir sur l’accueil et la montée des drames sur l’hospitalité. »
ELDORADO DE LAURENT GAUDÉ (ACTES SUD, 2006) Le livre raconte les destins croisés d’immigrants clandestins et d’un commandant chargé de surveiller leurs embarcations en Sicile. Pour Guilllaume Le Blanc : « Ce roman décrit l’immigration clandestine de l’intérieur. On y voit les deux côtés de la mer : le commandant et les exilés qui risquent leur vie pour arriver dans ce nouvel Eldorado. Dans le même temps deux frères soudanais font route vers la Lybie. Ce roman des migrations est vu à travers les yeux et les rêves des « vaincus » et restitue leur pouvoir de vivre ».
VU / ENTENDU AU PALAIS
PRÉPAREZ VOTRE PROCHAINE VISITE ! Nous vous accueillons du mardi au vendredi de 10h à 17h30 et du samedi au dimanche de 10h à 19h. Dernier accès 45 min avant la fermeture (pour pouvoir vraiment en profiter !). Pour venir jusqu’à nous, les transports en commun ou le vélo, c’est bien ! Métro 8 – Tramway 3a – Bus 46 – Vélib – station Porte Dorée. Nos (petits) prix : Musée (expo inclus) - 6 € (gratuit pour les moins de 26 PALAIS DE LA PORTE DORÉE ans et tous les 1er dimanche du mois) / Aquarium (expo inclus) - 7 € (gratuit pour les moins de 4 ans) / Palais (Musée + Aquarium + expos) - 10 € ! Pour toutes les informations et réservations : 01.53.59.64.30 / reservation@palais-portedoree.fr ~ 293, avenue Daumesnil – Paris 12e – Accès par l’entrée administrative pour les personnes à mobilité réduite. Nos actus, les bons plans, vos avis ! palais-portedoree.fr palaisdelaportedoree @PPDoree