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6 février 2020 Volume 4 Numéro 2

La voix francophone d’Orléans

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Rencontre avec le conseiller municipal Matthew Luloff

Un enfant glisse sur une colline au Centre des arts Shenkman lors de la Fête Frissons, le 1er février. PHOTO ÉQUIPE

Prochaine édition 5 mars

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La petite histoire du... chemin Mer Bleue

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Un vrai coup de foudre pour « Vaches, the musical »

Février : Mois de l’histoire des Noirs au Canada Rebecca Kwan L’Orléanais « Ensemble pour une communauté forte », telle est la devise mais aussi le précepte de l’Association canadienne pour la promotion des héritages africains (ACPHA). À l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, l’ACPHA, en partenariat avec les conseils scolaires régionaux et l’Université d’Ottawa, prend le temps de souligner non seulement le poids des victoires, mais aussi des épreuves, surmontées par les Canadiens d’ascendance africaine au fil des années. L’histoire remonte à bien plus longtemps qu’à la décision de la Chambre des communes en décembre 1995 de reconnaître le mois de février tel que le mois officiel commémorant l’histoire des Noirs au Canada. Les personnes d’ascendance africaine contribuent d’ailleurs depuis maintenant plusieurs siècles au façonnement du patrimoine canadien et au développement culturel du pays. Que ce soit quant à la lutte pour des droits et des valeurs

considérés aujourd’hui comme acquis ou par rapport à la diversité des sociétés, l’apport de ces communautés est désormais ancré dans l’histoire canadienne. Le Mois de l’histoire des Noirs est l’occasion, plus que jamais, de « vaincre les stéréotypes qui entravent le plein épanouissement dans la société des Canadiens d’ascendance africaine et d’assurer la pérennité de cette culture », explique Najat Ghannou, présidente de l’ACPHA depuis maintenant quatre ans. Dans le cadre de son implication au sein de l’association, Mme Ghannou contribue à mettre en œuvre des activités sociales et culturelles misant à promouvoir les talents et le savoir-faire des membres de la communauté afro-américaine en Ontario. « Très peu de Canadiens savent que des Africains sont devenus des esclaves sur le territoire canadien », soulève Mme Ghannou, soulignant également le rôle substantiel que joue l’éducation et la sensibilisation dans SUITE À LA PAGE 7

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EN BREF Élections partielles à Orléans le 27 février ORLÉANS – Les électeurs d’Orléans sont appelés aux urnes le 27 février prochain. Le siège pour cette circonscription est vacant à Queen’s Park depuis la dé mission de la libérale Marie-France Lalonde qui a été élue le 21 octobre pour représenter la circonscription au niveau fédéral. Le conseiller municipal Stephen Blais se présente pour le Parti libéral tandis Manon Parrot Natalie Dimitra Stephen Blais Montgomery que Natalie Dimitra Montgomery sera la candidate progressiste-conservateur et Manon Parrot le sera pour les néodémocrates.

Inauguration de la Maison de la francophonie d’Ottawa OTTAWA – Le 30 janvier, la Coopérative multiservices francophone de l’Ouest d’Ottawa (CMFO) et le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) ont officiellement inauguré la Maison de la francophonie d’Ottawa, située au 2720 chemin Richmond. L’événement a eu lieu en la présence de centaines de personnes y compris plusieurs dignitaires du niveau fédéral, provincial et municipal ainsi que des représentants du CEPEO et de nombreux partenaires ayant contribué à ce grand projet de société longtemps attendu. Ce nouveau carrefour communautaire francophone permettra aux francophones et aux francophiles de l’Ouest d’Ottawa de se rassembler.

Départ d’Édith Dumont à la tête du CEPEO

2 • 6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2

OTTAWA – Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a récemment annoncé qu’à compter du 13 avril prochain, Édith Dumont quittera ses fonctions de directrice de l’éducation et de secrétaire-trésorière du CEPEO, postes qu’elle occupait depuis 2012, pour devenir la première vice-rectrice aux partenariats, aux collectivités et à l’international de l’Université de l’Ontario français (UOF). L’UOF prévoit ouvrir ses portes à Toronto en septembre 2021. Mme Dumont a travaillé 32 ans au sein du CEPEO et a été la première femme à diriger cette organisation. Ann Mahoney, l’actuelle surintendante de l’éducation, la remplacera dans les fonctions de directrice de l’éducation sur une base intérimaire.

Deux Orléanais finalistes pour le prix Michel-Prévost ORLÉANS – Le 28 février prochain, le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) tiendra, en partenariat avec l’Université Saint-Paul, la 14e édition du prix Michel-Prévost à l’Université Saint-Paul, 223 rue Main, de 17 h à 19 h. Ce prix vise à souligner l’excellence d’un article publié dans la revue Le Chaînon, la seule publication destinée à l’histoire de l’Ontario francophone. Trois auteurs/autrices d’articles publiés ont été retenus comme finalistes pour le prix, et deux des trois sont d’Orléans : Pierre Chartrand pourson article « Adélard Chartrand, figure de proue de l’éduction en Ontario français » et Diego Elizondo pour son article « Histoire du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, 1998-2018 ».

Kieng Gov oeuvre dans le domaine de la pâtisserie depuis plus de 25 ans et est la propriétaire des deux Délice Royal situés à Orléans. PHOTO: SAMUEL GOSSELIN-BÉLANGER

L’amour pour la pâtisserie : une histoire de famille Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais Après un passage à Montréal pour apprendre l’art de la pâtisserie, Kieng Gov a décidé d’ouvrir son premier magasin afin de faire connaître son art à la population d’Orléans. Vingt-cinq ans plus tard, la pâtisserie Délice Royal offre encore et toujours à ses clients des produits uniques et faits à la main. C’est à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie de Québec (ITHQ) que la pâtissière d’expérience a appris les rudiments de la pâtisserie et de la boulangerie. C’est à ce moment que tout a commencé. Après avoir quitté la métropole québécoise, Kieng a décidé, après quelques années, d’ouvrir son propre magasin de pâtisserie qui compte aujourd’hui une quinzaine d’employés. « J’ai décidé de venir m’installer à Ottawa puisque je n’étais plus heureuse à Montréal. Je voulais faire mes propres choses et être mon propre patron. Mes frères et mes sœurs m’ont toujours dit que j’avais un certain talent dans la pâtisserie et ils m’ont vendu l’idée de mettre sur pied notre propre magasin. À ce moment, j’ai eu un déclic, j’ai dit pourquoi pas. » C’est ainsi que le Délice Royal d’Orléans a vu le jour en 1995, sur la promenade Forest Valley. Une dizaine d’années plus tard, une nouvelle succursale était mise sur pied, cette fois sur le chemin Watters, aussi à Orléans. Encore aujourd’hui, le Délice Royal reste une histoire de famille. « Dans ma famille, je suis la seule à avoir de l’expérience dans le domaine de la pâtisserie. En revanche,

ma famille est là pour m’appuyer dans les tâches connexes du commerce. » Malgré ses 25 ans d’expérience, Kieng souhaite parfaire son apprentissage afin de s’améliorer pour ultimement offrir le meilleur d’elle-même dans ses réalisations gastronomiques. « Je ne cesse d’apprendre. J’apprends, j’apprends et j’apprends encore. C’est un art qui se perfectionne toujours et je veux le maîtriser. » La venue de Kieng à Ottawa il y a 25 ans est simple. À cette époque, aucun commerce n’offrait de pâtisseries fines françaises. C’est pourquoi, elle souhaitait avoir son propre magasin afin « d’offrir un produit de qualité » à la population d’Orléans et des environs. Aujourd’hui, la situation est plutôt similaire, mais des magasins de grande surface comme Loblaws, par exemple, offre désormais des pâtisseries pour ses clients. À part ceux-ci, l’offre est plutôt limitée en ce qui à trait aux pâtisseries. Kieng est consciente de la concurrence qui existe présentement avec les géants comme Loblaws et Metro. « Bien sûr que ça nous fait une petite compétition, mais je ne suis pas inquiète. J’aime nos produits et nos clients aussi. Nous avons une clientèle loyale et nous savons que nous offrons des produits de bonne qualité. » En effet, s’il y a bien une chose qui rend Kieng encore plus fière, c’est bien la qualité de ses produits. Un aspect avec lequel les grosses compagnies ne peuvent rivaliser. « Tous nos produits que vous voyez sur nos étagères sont faits à la main. Il n’y a aucune pâtisserie achetée. En quelque sorte, c’est l’authenticité de mes produits qui me démarque des autres. »


ACTUALITÉ Rencontre avec le conseiller municipal Matthew Luloff Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est au Complexe récréatif Bob MacQuarrie - Orléans que le conseiller municipal francophile Matthew Luloff a choisi de rencontrer le journal. Le choix n’était pas anodin. Ayant grandi à Orléans, il y a passé maintes heures au cours de sa jeunesse, en plus d’y avoir travaillé à titre de sauveteur. Le 4 janvier dernier, on y inaugurait un mur d’escalade à la piscine, un projet sur lequel il a commencé à travailler en 2019. En jetant un coup d’œil à sa feuille de route, un fil conducteur semble unir le passé et le présent du politicien : « Servir ma communauté et mon pays est quelque chose qui me tient à cœur », confirme-t-il. Ce même désir de servir le pousse à s’enrôler comme réserviste auprès des Governor General’s Foot Guards en 2002. Quatre ans plus tard, il joint la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et déménage au Manitoba. De 2008 à 2009, il est déployé dans un avant-poste de combat situé dans le district de Panjwai, en Afghanistan : « C’était une expérience incroyable,

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mais tellement difficile », se rappelle l’ancien militaire. En effet, comme plusieurs soldats, il est diagnostiqué du syndrome de stress post-traumatique : « C’était un moment très difficile pour moi. Mais j’ai fait une thérapie avec un psychologue et j’étais déterminé à améliorer le sort des anciens combattants. » Parmi ses Matt Luloff actions, il fait du bénévolat auprès du député Sean Casey, alors critique libéral en matière d’anciens combattants, en plus de participer à l’élaboration de la plateforme électorale touchant les anciens combattants pour le Parti libéral en 2015. Il travaille ensuite auprès du ministre de la Défense, Harjit Sajjan. Le fait d’être devenu le conseiller municipal d’Orléans en octobre 2018 lui permet de poursuivre son souhait d’aider ses frères d’armes, lui qui sert de liaison entre la Ville et les membres des

Forces armées et leurs familles. « On développe aussi un programme avec Anciens Combattants Canada et Soldier On pour donner plus d’appui aux vétérans d’Ottawa en santé mentale, en logement ou pour trouver de l’emploi. » Ses commettants civils ne sont pas en reste, lui qui s’est lancé en politique avec la ferme intention d’améliorer, entre autres, les centres récréatifs et les bibliothèques, qu’il considère comme les piliers d’une communauté. Il a d’ailleurs tenu promesse. Outre le nouveau mur d’escalade au Complexe récréatif Bob MacQuarrie – Orléans, la bibliothèque municipale située sur 10th Line offre maintenant l’emprunt d’instruments musicaux.

Malgré sa lourde charge de travail, l’homme de 35 ans, qui a accordé une entrevue en français, réussit à réserver au moins trois soirs par semaine et une journée par weekend à sa petite famille, lui qui a récemment accueilli, avec sa conjointe Laura, une petite fille prénommée Elizabeth. À deux ans des prochaines élections, il n’hésite pas à confirmer qu’il se représentera dans Orléans : « Le municipal, c’est le palier de gouvernement le plus proche des citoyens. C’est là que je peux faire la plus grande différence et j’ai encore beaucoup de travail à faire. Je veux me concentrer sur le développement économique d’Orléans pour y attirer des emplois privés et publics », conclut-il.

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6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2 • 3

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4 • 6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2

S’afficher en français

Vieillir et profiter de la vie vont de pair

Je suis né dans l’environnement francophone de la basse-ville d’Ottawa et j’y ai vécu jusqu’à mon adolescence. En 1956, j’ai déménagé avec mes parents à Eastview (maintenant Vanier), encore dans un environnement majoritairement francophone. En 1978, marié et père de deux enfants, j’ai opté avec mon épouse d’élever notre famille à Orléans, un petit village d’environ 15 000 personnes et majoritairement francophone à l’époque. Cependant, j’ai découvert en peu de temps, que nous avions déménagé dans un village en pleine évolution démographique avec une forte concentration d’anglophones qui voulaient eux aussi s’acheter une maison et vivre dans ce paisible village non loin de la ville d’Ottawa. Certains francophones d’Orléans commençaient à s’inquiéter de l’environnement francophone et des services en français. J’étais parmi ces francophones et je me suis joint à un groupe qui mijotait la création du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO). Une fois le MIFO fondé, j’en suis devenu le 1er président des activités socio-culturelles, lesquelles rassemblaient les familles francophones et contribuaient à faire connaître l’organisme à ses débuts. Le MIFO, qui a brillament réussi dans le domaine communautaire, a amélioré la qualité de vie des Orléanais francophones et francophiles de tout âge. Cependant, l’implication de l’organisme dans l’affichage et dans l’offre de services en français par les commerces et les organismes à Orléans s’est graduellement effacée. Nous en venons donc à la situation présente où l’affichage est de loin majoritairement en anglais uniquement, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur des commerces, ainsi que dans leur publicité. Il en est ainsi pour l’offre de service en français aussi. Vu que plus de la moitié d’Orléans est maintenant bilingue, ne devraitil pas y avoir un plus gros effort pour desservir la population de façon bilingue? Où sont les milliers de francophones, où sont les milliers d’anglophones gradués des cours d’immersion en français lorsque nous demandons un service en français dans un commerce? S’ils sont là, comment pouvons-nous les reconnaître? À mon avis, le Business Club d’Orléans (BCO), la Zone d’amélioration commerciale (ZAC) et nos représentants politiques devraient en faire plus pour encourager nos commerces à respecter cette dualité linguistique. Ceci est sans oublier qu’il est important que chacun d’entre nous s’affiche comme francophone en s’adressant en français. Ceci démontrera aux commerçants que nous existons et qu’il est avantageux financièrement de nous servir en français. Pour sa part, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a un projet intitulé Bonjour/Welcome. Si vous allez sur le site www.bonjourwelcome.ca vous pourrez en prendre connaissance à l’aide d’humoristes franco-ontariens, entre autres, Vincent Poirier et Stéphane Guertin.

Je dis souvent : « La seule façon de vivre voyagent encore un peu, mais passent beaucoup longtemps… c’est de vieillir. » Un peu redondant de temps à côtoyer les gens de leur âge dans les cette maxime, mais vraie. Du moment qu’on naît, clubs sociaux. Ils commencent à se bourrer de on commence à vieillir et tout au long de notre pilules, ce qui allonge leur vie sociale et familiale, vie, on espère vivre aussi longtemps que nos aïeux à la grande joie de leurs enfants qui réalisent, et même les dépasser, ce qui arrive la plupart du vers l’âge de 50 ans, qu’ils embarqueront dans le temps. même bateau dans quelques années. Dans notre enfance, nos parents semblent Parfois, un peu plus tard, on découvrira qu’une vieux à première vue. Dans maladie grave et incurable, notre adolescence, ils sont, mais souvent contrôlable, se pour nous, vraiment vieux manifestera, comme dans mon d’apparence et de mentalité. cas. On ne sait pas combien Ils ne nous comprennent pas, d’années il nous reste, mais c’est l’âge ingrat pour les jeunes l’espoir y demeure quand notre qui n’ont plus de place avec conjoint ou conjointe ainsi que les enfants, et qui essaient de nos enfants sont là. Réflexion se tailler une place parmi les Si la vie gâte une bonne partie adultes, tout en ne sachant pas trop comment de la population des aînés, ce sont les avancements procéder. Expériences de jeunesse, décisions médicaux qui en sont plus souvent qu’autrement maladroites, toujours cherchant l’originalité sans responsables. Diabète, pression artérielle élevée s’apercevoir que les autres de notre âge font de et tout autre « maladie de vieux » est contrôlable même, ce qui conduit à une uniformité dans la avec médicaments et suivis chez son médecin. diversité. Et les parents sont encore plus vieux. Il reste encore plusieurs années pour faire de Dans notre vingtaine, les parents semblent petits voyages, danser aux clubs dits de « L’âge avoir plus de « bon sens » et on a migré de d’or » et jouir de la vie encore, aussi longtemps l’adolescence à la maturité sans trop y laisser de que possible. traces permanentes dans la plupart des cas. On Les 50 ans sont devenus des 60 ou 70 ans et ils aménage parfois avec son amoureuse ou amoureux disent souvent : « Que la vie est courte, comme dépendamment de qui on choisit. Dans la plupart ça passé vite ! » Nous voilà rendus, nous aussi, des cas, on choisit le sexe opposé, mais de nos des gens du troisième âge. Il faut profiter nous jours, il y a tant de variantes qu’il est difficile pour aussi de la vie comme nos parents l’ont fait. Nos les parents de prédire quelle orientation leur jeune enfants sont bien établis, on s’envole vers des choisira, mais en général c’est pas mal standard. pays lointains, on profite de ces belles années de Notre vie se passe d’habitude sans trop retraite. d’anicroche, à moins d’un accident ou d’une La vie commence, une vie de loisirs et maladie qui nous rendra la vie souvent misérable. d’espoir, remplie d’amitiés. Éventuellement, un On atteint l’âge de 40 ans et c’est là qu’on des conjoints s’éteint, dans la consternation de son s’aperçoit que nos parents, si toujours en vie, entourage et de sa famille. deviennent vraiment vieux à notre point de vue. La vie est comme un chandail de laine humide Imagine, ils ont 65 ou 70 ans, à la retraite. Ils qu’on met à la sécheuse : trop courte.

Louis V. Patry, Rédacteur en chef

Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 350 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

! r e d i a s u o v Ici pour Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

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étudiant 6 février 2020 Volume 3 Numéro 4

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition 5 mars

Des produits de l’esclavage dans nos maisons?

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6 février, 2020 • Volume 3, Numéro 4 A1

Le changement climatique est accusé d'être un des facteurs majeurs derrière les récents feux de brousse en Australie qui ont brûlé des millions d'hectares de terrain et tué des millions d'animaux. Voir l'article à la page 3. PHOTO: SHUTTERSTOCK

Louis-Philippe St-Arnaud, 11e année École catholique Garneau L’esclavage est souvent perçu comme une horreur que l’humanité a dépassée. Toutefois, d’après la fondation Walk Free, qui publie régulièrement un index global sur l’esclavage, 40,3 millions de personnes aujourd’hui sont victimes de ce qu’on appelle l’esclavage moderne. La forme la plus répandue de cette pratique est la servitude pour dettes. Les victimes doivent travailler indéfiniment à un salaire très bas pour payer une dette dont l’intérêt monte continuellement, selon la fondation End Slavery Now. Les dettes sont causées par des frais de recrutement exorbitants pour ces emplois. Au Canada, l’équivalent de 15 milliards de dollars américains de produits importés par année risquent d’être issus de l’esclavage moderne. Il s’agit surtout d’appareils électroniques, de vêtements et de fruits de mer. En 2014, l’ONG (organisation non gouvernementale) Vérité a publié un rapport révélant que dans l’industrie des composantes électroniques de la Malaisie (un des plus grands exportateurs au monde), 90% des travailleurs interrogés durent donner leur passeport à leur employeur et 22% furent trompés par rapport à leur salaire ou d’autres conditions. D’autres travailleurs ont avoué au journal The Guardian travailler entre 12 et 14 heures par jour et être prisonniers des dettes de recrutement. Les enfants sont aussi affectés. Selon un rapport d’Amnistie Internationale publié en 2016, près de 40 000 enfants en République démocratique du Congo minent le cobalt utilisé pour fabriquer les batteries de nos appareils électroniques au salaire d’un dollar par jour, certains ayant l’âge de 7 ans. Aucun équipement de protection n’est utilisé, causant des problèmes de santé. Ce cobalt fut notamment lié aux chaînes de production de Apple, Samsung, Microsoft et Tesla, parmi d’autres compagnies. Par ailleurs, la demande de vêtements peu coûteux du monde occidental encourage les compagnies à les produire où la main d’œuvre est mal payée. Par exemple, au Bangladesh, le second plus grand exportateur de vêtements du monde, le salaire minimum pour les travailleurs est de 95 dollars américains par mois depuis décembre 2018, alors que la coalition Global Living Wage recommande 214 dollars comme salaire décent. Tout compte fait, ces conditions de travail inacceptables demandent de l’action chez les consommateurs de l’Ouest. D’après le rapport de la fondation Walk Free, le Canada est parmi les pays faisant le moins pour lutter contre cette injustice. Il est clair que l’esclavage moderne mérite plus d’attention de notre gouvernement et des compagnies dont nous achetons.


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Comment le CCMB nous aide à gérer le stress Charlotte MacDonald, 8e année Collège catholique Mer Bleue Beaucoup de jeunes élèves, surtout ceux qui sont en septième année, sont stressés pour la rentrée scolaire puisque tout est nouveau. Mais la rentrée peut aussi être stressante pour tous les niveaux scolaires. L’incertitude et le changement peuvent causer de l'anxiété à tout le monde. Ici, au CCMB (Collège catholique Mer Bleue), on s’assure que la rentrée à l’école est vécue dans le meilleur environnement possible. Donc, le personnel enseignant et les membres du GDE (Gouvernement des élèves) préparent quelques activités amusantes pour occuper les élèves à la rentrée. De plus, ces derniers ont une journée au complet pour s’habituer à leur nouvel environnement puisque la durée des cours

est diminuée et les pauses augmentées pour éviter le stress des retards de la première journée d’école. Aussi, le personnel enseignant offre un dîner hot-dog pour les élèves en après-midi. Lorsque la première journée est terminée, la plupart des élèves sont plus à l’aise dans leur nouvel environnement et sont prêts à vivre une journée régulière avec leur horaire régulier, pour commencer leur année. Lors des cours de bienveillance, une fois toutes les six semaines, la direction et les directions adjointes font des rencontres par niveau pour établir des nouvelles règles et un bon code de vie. En plus de ceci, si un élève ne se sent pas confortable avec quelque chose, les membres du personnel du Phare et de l’Orientation sont toujours là pour l’aider si il ou elle est dans une mauvaise situation, autant

au niveau académique que pour l’aider à s’organiser afin que sa rentrée se fasse le plus harmonieusement possible. On a aussi échangé des trucs lors de notre dernière période de Bienveillance à savoir comment gérer notre stress. L’activité physique, parler à des amis, à nos parents ou aux adultes de l’école sont de bonnes façons de bien gérer toutes les situations stressantes. Aussi, faire des activités qu’on aime, par exemple jouer un instrument de musique, écrire, bouger, faire du sport, lire, cuisiner, regarder un bon film avec des amis, profiter de la nature en famille… On peut même utiliser des applications technologiques, écouter des chansons francophones ou faire des activités de pleine conscience pour nous aider. Si tu ne te sens pas confortable avec les membres du Phare, n’importe

quels enseignants et le personnel de l’administration sont disponibles et prêts à t’aider pour que chacun devienne le meilleur étudiant qu’il peut possiblement être. Il y a une règle stricte sur l’anti-intimidation pour que tous les élèves soient traités de la même façon avec le même respect et surtout de façon bienveillante pour tout le monde. De plus, les pauses au CCMB sont d’une durée de sept minutes et il n’y a pas de cloche, ce qui prévient le stress chez les étudiants. Il y a des horloges partout et la plupart des élèves portent des montres. L’atmosphère de l’école est donc plus calme et apaisante. Alors, fini le stress de la rentrée au CCMB! Le personnel enseignant est là pour vous rassurer et aider tous leurs élèves à passer une bonne rentrée. Une belle année qui va passer tellement vite!

Maissa Zemni, 8e année École publique Gisèle-Lalonde À l’école secondaire publique GisèleLalonde, nous avons deux clubs Enviro : celui de l’intermédiaire 7e et 8e années, dont la responsable est Mme Chamberlain, et celui du secondaire pour les 9e à 12e, supervisé par Mme Lavigne, Mme Côté, Mme Soustelle et M. Caron. Nous avons une ou deux rencontres par semaine pour discuter de l’environnement et organiser des activités amusantes destinées à encourager les élèves à s’engager en environnement. L’école a aussi sa propre ruche d’abeilles, installée aux Serres Robert Plante à Navan, dont le miel est vendu à la communauté. Il est délicieux!

À l’école, nous trouvons aussi une ruche pédagogique qui contient des informations au sujet des abeilles et leur habitat; les élèves peuvent s’amuser à lire les données et à observer l’intérieur de la ruche. De plus, plusieurs membres des clubs Enviro s’occupent de La Serre Karyne, sous la supervision de Mme Bengle, une mère bénévole qui est responsable de l'espace. La serre contient un jardin de papillons ainsi qu’une forêt comestible où plusieurs fruits et légumes biologiques sont plantés et récoltés pour le cours d’alimentation de Mme Côté. Durant leur temps libre, plusieurs élèves font du bénévolat à la serre, en semant, en arrosant ou en cueillant…

Le club Enviro et quelques classes aident à s’occuper de La Serre Karyne. Par ces initiatives, les membres font de leur mieux pour avoir l’école la plus écologique! D’ailleurs, saviez-vous que l’école secondaire publique GisèleLalonde a obtenu le niveau Platine de la certification ÉcoÉcoles Canada en 2017, 2018 et 2019? Voici quelques actions faites par le club Enviro en 2019 : • Capsules vidéo, triage de déchets ; • Visites de classes, explications à propos des bacs de recyclage ; • Recyclage et tri des déchets à chaque vendredi ; • Midi sans déchet ; • Boutique Éphémère d’échange de

vêtements ; • Semaine de la Terre (Chasse au trésor et activités mandalas sur les animaux en voie de disparition) ; • Journée P’tite laine ; • Campagne de sensibilisation à la protection des abeilles ; • Halloween-o-grammes écologiques ; • Manifestation, Journée d’action mondiale contre les changements climatiques ; • et encore plus! Comme vous pouvez le constater, les membres du club Enviro de l’école secondaire publique Gisèle-Lalonde sont de vrais passionnés de l’environnement et s’engagent à promouvoir les actions écoresponsables auprès de leur communauté scolaire.

APPRENDS À PENSER COR-19-055

A2 • 6 février, 2020 • Volume 3, Numéro 4

Tout sur les clubs Enviro à l'école Gisèle-Lalonde

COMME UN PRO


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Le changement climatique en est-il la cause Catherine Brideau, 11e année École catholique Béatrice-Desloges Horreur en Australie… Depuis plusieurs semaines, les tragédies en Australie captent l’attention de la population mondiale. Cependant, les incendies sont en réalité présents depuis le début du mois de septembre. Plusieurs organisations mondiales, incluant la Croix Rouge, se sont précipitées pour venir en aide aux sinistrés australiens qui veulent que leur cauchemar prenne fin. D’abord, les routes du sud-est de l’Australie, en Nouvelle-Galles du Sud, ont été ouvertes à nouveau après la première grande vague de chaleur. Cette dernière avait débuté la chaîne d’incendies à travers le pays. Suite à la réouverture des routes, les pompiers et citoyens ont pu apercevoir l’ampleur des dégâts. Les arbres étaient brûlés, et ceux pouvant être dangereux furent coupés. Même les

poteaux d’électricité étaient tous affectés et non fonctionnels. De plus, parmis les dégâts, plus de 500 millions d’animaux ont été retrouvés morts brûlés, incapables d’échapper aux flammes. Ce nombre est très choquant, mais ce qui choque davantage, c’est la comparaison entre le nombre d’habitants et le nombre d’animaux réduits en cendres. Il y a 25 millions d’habitants en ce moment en Australie et environ 500 millions d’animaux y sont morts. Ce nombre d’animaux est donc vingt fois plus élevé que le nombre d’habitants! Parmi ces 25 millions d’habitants, 24 d’entres eux ont été victimes des flammes. Les routes sont encore bloquées dans certains endroits et plusieurs ne retrouveront plus jamais leurs maisons, non seulement parce que l’accès aux routes est impossible, mais aussi parce que de nombreuses maisons sont en ruines.

Malheureusement, la fumée suffocante produite par les feux n’affecte pas seulement les environs. En effet, le Chili, un pays situé à une distance de 12 000 km des feux, a repéré de la fumée. Ils disent même qu’ils sont affectés, eux aussi, par des phénomènes météorologiques. La Nouvelle-Zélande affirme en outre qu’une odeur âcre suivie d’un brouillard toxique a donné au soleil une teinte rouge ou dorée au-dessus de leur pays. Les NéoZélandais avisent que la situation est telle que les glaciers commencent à brunir. Ce ne sont pas seulement ces pays qui sont affectés. Non, en plus de la cendre et de la fumée, les incendies émettent du CO2 qui se propage dans l’atmosphère de la terre, réduisant le peu d’années restantes avant que le changement climatique ne soit irréversible. En décembre, malgré que de toute évidence le pays était en crise, le Premier

ministre, Scott Morrison, qui a tout récemment renouvelé son soutien envers l’industrie de charbon australienne, était parti en voyage à Hawaii avec sa famille. À son retour, il s’excusa auprès des Australiens pour son absence. Depuis, des manifestations ont lieu, le pays en feu et les Australiens sont visiblement en colère envers M. Morrison. En somme, malgré les preuves flagrantes du changement climatique, plusieurs préfèrent encore ignorer leur existence et d’autres les nient. L’Australie en est une preuve évidente. Les évènements liés au climat ont malheureusement envoyé non seulement le pays, mais le monde entier, en crise Est-il trop tard pour l’Australie? Est-ce trop tard pour la planète entière? D’autres vagues de chaleur s’annoncent dans les prochaines semaines et les Australiens, bien entendu, se préparent tristement au pire.

Le Prélude, une école pour tous les goûts école élémentaire du CEPEO à avoir un programme de musique instrumentale. La musique est notre spécialité! Pour faire partie de l’harmonie, il faut passer une audition pour la gamme chromatique ou jouer une petite pièce. L’harmonie est pour les élèves de la 4e à la 6e année. Il est important de se présenter aux répétitions avant les heures de classe en plus des pratiques lors des dîners. Il est aussi possible d’emprunter les instruments pour pratiquer à la maison. Il y a aussi des concerts et des compétitions tout au long de l’année scolaire. Si vous êtes des passionnés de la terre, du sol et du jardinage, le club écolo est

L’université peut commencer avec Boréal.

pour vous! Notre club écolo a pour but de sensibiliser les élèves. Nous avons un programme de recyclage et de compostage. De plus, nous encourageons les élèves à apporter des dîners sans déchets pour réduire notre production de rebuts. Nous avons aussi des élèves qui s'occupent du mur de plantes à l’entrée de l’école. Enfin, le club écolo englobe aussi le club de jardinage où les élèves récoltent une variété de légumes. Pour nos sportifs, le CEPEO offre des festivals sportifs multisports. Ces festivals ont pour but d’encourager la collaboration entre les élèves de différentes écoles. Les élèves peuvent participer seulement à un

festival sportif par année pour donner la chance à plusieurs élèves de participer. À l’école élémentaire Le Prélude, nous soulignons aussi les efforts des élèves et nous les félicitons pour leurs bons coups. Les valeurs de l’école sont la francophonie, la collaboration, l’engagement communautaire, l’autonomie ainsi qu’être écoresponsable. Tous les deux mois, nous avons un rassemblement pour féliciter les deux étoiles de chaque classe qui ont remporté un certificat de bons coups. Nous sommes vraiment gâtés d’être dans une école qui offre une variété d’activités qui touchent les intérêts de plusieurs élèves.

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6 février, 2020 • Volume 3, Numéro 4 A3

Ellie Sabourin, 5e année École élémentaire publique Le Prélude Le Prélude, mon école! Plusieurs écoles du CEPEO (Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario) offrent une gamme de programmes spécialisés dans leurs écoles. À mon école, Le Prélude, nous sommes choyés d’avoir des enseignants engagés qui nous encouragent et nous appuient dans toutes les matières scolaires et qui nous permettent de participer à différents clubs. À l’école élémentaire publique Le Prélude, nous avons un programme de musique enrichi. Nous sommes la seule


A4 • 6 février, 2020 • Volume 3, Numéro 4

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L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal (1re partie) Il y a des pistes qui prennent du temps à trouver leur chemin dans le paysage humain. Tel est le cas du chemin Mer Bleue, traversé par un corridor hydroélectrique, qui s’étend sur une distance de 4 km depuis le chemin Innes jusqu’à la tourbière Mer Bleue, au-delà du chemin Navan. Au XIXe siècle, les colons défrichent les terres et aménagent une piste de terre battue servant de ligne de démarcation, appelée Grande ligne ou Boundary (Line) Road, entre les cantons de Cumberland et de Gloucester. Le sentier donne accès aux fonds de terre des propriétaires habitant soit la 10e ligne, la 3e ligne (chemin Innes) ou le « Brook » (chemin Navan-Bearbrook). Ce sentier ne peut

être continu au sud, surtout en raison de la présence d’une immense tourbière que les colons francophones appellent « mer bleue » en raison du reflet bleuté de la brume matinale recouvrant de grands champs de bleuets. Aujourd’hui, ce sentier se poursuit plus au sud sous le nom de chemin Boundary à Carlsbad Springs. Pendant longtemps, le chemin Boundary entre la 3e ligne (chemin Innes) et la tourbière n’est guère peuplé. Au sud, les familles installées le long du chemin Navan, comme les Cléroux, profitent de la terre sablonneuse et riche pour pratiquer la culture maraîchère. John Cléroux tiendra magasin au coin du chemin Navan. Plus au nord, au-delà de la 4e ligne (chemin Renaud), en raison du sol glaiseux, les colons, comme les Taillefer, Proulx, Richer, Joanisse et Roy, exploitent plutôt des fermettes traditionnelles (à bétail) autosuffisantes. En 1940, Willes Ladouceur (19122007) s’installe avec son épouse, Eugénie Schnupp (1917-2001), sur une terre, côté Gloucester, dotée d’une maison en bois équarri (construite en 1856). Le père de Willes, Alexis, y exploitait sa ferme depuis 1914. Willes et Eugénie y élèvent leurs cinq enfants, sans électricité (avant

PHOTO: GRACIEUSETÉ DE DENYSE AMYOT

La petite histoire… du chemin Mer Bleue

Peinture de la maison Ladouceur sur le chemin Mer Bleue, démolie en 2014. 1950) et sans téléphone (avant 1959). On doit parcourir le chemin de terre battue gravouillée, poussiéreux et cahoteux, à pied pour se rendre à l’école et en boghei ou en « cutter » tiré par des chevaux dont Willes était un fier amateur, pour se rendre au village. En 1943, John Cléroux se plaint que les chars d’assaut de la Défense nationale, qui se servent de la tourbière et de champs environnants comme champ de tir et de parachutage, rendent le chemin Boundary impraticable et la tourbière dangereuse pour les cueilleurs de bleuets. En 1948, Roger Pharand lance sa ferme

laitière au coin nord-est des chemins Innes et Boundary (chemin Mer Bleue). En 1951, Gérard Ouellette installe la sienne en face des Ladouceur, sur l’ancienne terre de Lucien Gauthier (1936), voisine de la famille d’Édouard Galipeau (1938). Pendant plus de 25 ans, ce seront les principaux résidents sur la partie nord de ce chemin plus que centenaire. Pendant tout ce temps, les deux conseils de canton se disputent la responsabilité partagée de cette voie qui est sur le territoire de Gloucester, mais surtout utilisée par les résidents de Cumberland. Suite le 5 mars

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6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2 • 5

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L’école francophone

6 • 6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2

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Un vrai coup de foudre pour « Vaches, the musical » Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais La 39e édition de Contact ontarois a une fois de plus permis aux amoureux de la scène d’être aux premières loges de spectacles hauts en couleur mettant en vedette les talents d’ici. Ce rendez-vous annuel aura rassemblé 1200 personnes en plus de produire 27 Vitrines grand public. Cette année, 400 participants ont posé leur candidature. Parmi eux, 52 artistes ont eu la chance de se produire au Centre des arts Shenkman. D’ailleurs, une participation à un événement comme Contact ontarois, qui s’est déroulé du 15 au 17 janvier dernier, peut s’avérer une excellente porte d’entrée pour ceux et celles souhaitant évoluer à l’échelle nationale. Ainsi, l’événement produit par Réseau Ontario aura permis aux artistes comme

l’ex-participante de Star Académie en 2012, Mélissa Bédard, d’avoir la chance d’interpréter un extrait de leur spectacle lors des différentes vitrines. «  Contact ontarois est une bonne place pour avoir le pouls du public, mais aussi du monde de l’industrie. Ça nous permet d’acquérir un bagage exceptionnel. Des rassemblements de la sorte nous permettent de grandir et d’avancer en tant qu’artiste », a-t-elle mentionné. En plus de regrouper les arts de la scène comme le chant et la danse, cette nouvelle édition offre un vent de renouveau avec la comédie musicale. En effet, l’organisme franco-ontarien Créations In Vivo a offert un spectacle unique intitulé  Vaches, the musical qui est d’ailleurs inspiré de faits réels. Pour Dillon Orr, le metteur en scène de cette pièce, les retombées de Contact ontarois sont plus grandes de ce que l’on

pense. Elles sont positives, non seulement pour les artistes, pour le public, mais aussi pour les arts d’ici. « Contact ontarois permet à In Vivo, mais aussi à tous les artistes de célébrer notre culture et les talents de chez nous. » D’ailleurs, en plus de Créations In Vivo, plusieurs autres artistes franco-ontariens ont foulé les planches du Centre des arts Shenkman. On peut penser notamment à Edouard Landry, Janie Renée, De Flore, Reney Ray et Les Chiclettes. Ayant comme mandat de faire rayonner les arts francophones à travers le pays, des artistes provenant du Québec et des Maritimes ont pu également faire état de leur talent devant le grand public. De ceux-ci, il y a le chanteur acadien Wilfred LeBouthillier qui se dit fier de participer à un événement francophone de cette ampleur. «  N’importe quel événement

francophone à l’extérieur du Québec, c’est sûr que ça me rejoint puisque je viens d’un milieu minoritaire. C’est un honneur de participer à un événement de la sorte. » Lors du gala de fermeture, une grande variété de prix ont été remis aux artistes. D’ailleurs, Créations In Vivo et leur création Vaches, the musical ont volé la vedette avec une récolte historique de quatre prix : le Prix Coup de foudre Réseau Ontario, le Prix Acadie, le Prix ROSEQ et le Prix Coup de foudre Salut ! D’autres artistes de la région se sont démarqués. En effet, Les Chiclettes et De Flore ont respectivement remporté le Prix RGE et le Prix du Festival International de la Chanson de Granby. Réseau Ontario a déjà confirmé une 40e édition de Contact ontarois, qui se déroulera du 12 au 16 janvier 2021 à Ottawa.

Février : Mois de l’histoire des Noirs au Canada Suite de la page 1 l’immuabilité de la diversité culturelle au Canada. Alors que l’influence des membres de communautés d’ascendance africaine a fortement contribué au développement du patrimoine canadien, cet élément crucial dans l’histoire du Canada n’est pas toujours mis en valeur, selon Mme Ghannou. À l’occasion du Mois de l’histoire des

Noirs, l’ACPHA organise, en lien avec le département des sciences sociales de l’Université d’Ottawa, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), des mises à l’écran de films, des conférences, des tables rondes et des jeux questionnaires afin de souligner le rôle que joue les communautés d’ascendance africaine dans la

mosaïque multiculturelle canadienne. D’ailleurs, le mois de février a pour thème cette année « Histoire de l’Afrique, histoire de l’humanité », rappelant à quel point cette culture a laissé sa marque dans l’évolution de la société canadienne et internationale. Comme par les années précédentes, l’ACPHA tiendra une soirée gala en l’honneur du Mois de l’histoire des Noirs, le

vendredi 6 mars. Les membres de la communauté, accompagnés d’artistes locaux et diversifiés, pourront alors se rassembler et explorer les différentes facettes culturelles africaines et haïtiennes grâce à des interprétations musicales folkloriques. La programmation complète et les détails quant aux activités thématiques sont disponibles sur la page web de l’ACPHA à www.acpha.ca.

l’ensemble Bel Canto du CNA dont est membre Olivier Brisson de la paroisse. Coût : 30 $ par récital. Forfait possible pour les deux récitals : 50 $. Billets disponibles au bureau de la paroisse – 613-824-2472 ou www.eventbrite.ca.

Jeudi 20 février 20e GALA DES PRIX BERNARD GRANDMAÎTRE DE L’ACFO OTTAWA à 18 h à l’édifice de l’Horticulture à Lansdowne, 1525 voie Princess Patricia. Tél. : 613-744-8982. Billets : www.acfoottawa.ca/billetsPrixBG.

en anglais de 19 h 30 à 20 h 30. Les kiosques d’information seront ouverts de 18 h à 21 h.

BABILLARD Dimanche 9 février 5e CONFÉRENCE DE L’ACFO OTTAWA « IDENTITÉS INTERSECTIONNELLES, AÎNÉS FRANCOPHONES » de 10 h à 12 h au RAFO, 3349 chemin Navan. 20 $ (Déjeuner inclus). Billets en vente à www.acfoottawa.ca ou à la porte, le matin de l’événement.

Dimanche : 16 février et 31 mai DEUX RÉCITALS DE MUSIQUE CLASSIQUE à 14 h à l’église SaintJoseph d’Orléans. En collaboration avec les pianos Steinway; en vedette : Frédéric Lacroix, pianiste, Denis Boudreault, ténor, Maxime Brisson, saxophoniste et

Mardi 18 février FÊTE DU PATRIMOINE À L’HÔTEL DE VILLE D’0TTAWA; 40 exposants au rez-de-chaussée, Place Jean-Pigott, 110 avenue Laurier Ouest, de 11 h 30 à 14 h. Gratuit.

Dimanche 23 février CONFÉRENCE PAR YAO ASSOGBA « L’AFRIQUE : MYTHES ET RÉALITÉS » de 13 h 30 à 15 h 30 à l’Institut canadien-français d’Ottawa, 316 rue Dalhousie; mobilité réduite : 87 rue York. Entrée libre. Mardi 25 février CONFÉRENCE SUR LES MESURES À PRENDRE EN CAS DE SITUATION D’URGENCE « ÊTESVOUS PRÊT? » commanditée par l’Association communautaire du Grand Avalon (ACGA), à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, 1999 av. Provence. Présentation en français de 18 h 15 à 19 h 15, suivie d’une présentation

Vendredi 28 février 14e ÉDITION DU PRIX MICHELPRÉVOST présentée par le Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO) de 17 h à 19 h à l’Université Saint-Paul, 223 rue Main. Deux des trois finalistes sont d’Orléans : Pierre Chartrand et Diego Elizondo. Renseignements : 613-7295769; www.rpfo.ca.

6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2 • 7

Lundi 10 février ESSENTIEL DE LA RCR à 9 h au RAFO, 3349 chemin Navan. André Lagroix animera cette séance d’information et de pratique en matière de réanimation cardio-respiratoire adaptée aux aînés. Inscription au préalable requise à la billetterie.

Dimanche 16 février 8e SOIRÉE DE PLAISIR EN FAMILLE PAR L’ASSOCIATION COMMUNAUTAIRE DU GRAND AVALON (ACGA) de 18 h à 20 h au parc Aquaview, 318 prom. Aquaview. Il y aura des promenades gratuites en wagon tiré par des chevaux, de la tire d’érable sur neige, du chocolat chaud et une patinoire illuminée avec des lumières photoluminescentes! Toutes les activités sont sans frais.

Jeudi 27 février LANCEMENT PAR L’APFFO DE SA TROUSSE D’INFORMATION à compter de 18 h au restaurant Gabriel Pizza, 2158 boul. St-Joseph, Orléans. L’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) lancera sa Trousse d’information intergénérationnelle. Il sera possible d’adhérer comme membre sur place (20 $). Souper aux frais de chacun. RSVP : apffo2015@outlook.com.


8 • 6 février, 2020 • Volume 4, Numéro 2

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L'Orléanais 9 février, 2020  

L'Orléanais 9 février, 2020  

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