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L'Orléanais 3 février 2022

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3 février 2022, Volume 6 Numéro 2

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 Mise à jour sur la pénurie de main-d’oeuvre

PAGE 13 La petite histoire du boulevard d’Orléans

Prochaine édition 3 mars

PAGE 15 Martin Deschatelets : de Harry Potter à Netflix

La St-Valentin offre de l’espoir aux restaurateurs d’ici

Les résidents de la région ont profité du beau temps de la fin de semaine pour faire du ski de fond, de la raquette ou tout simplement pour se promener. FRED SHERWIN

Jocelyne Lauzon

André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Puisqu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, après la réouverture à 50 % de leur capacité, les restaurateurs comptent sur la Saint-Valentin pour relancer avec amour leurs cuisines. Si vous mangez une pizza en forme de cœur le 14 février, il y a de bonnes chances qu’elle ait été confectionnée chez Dough Bros, sur le boulevard Centrum, à Orléans. Voisin du Ciné Starz, la pizzéria, qui se spécialise dans le prêt pour emporter et la livraison, a ouvert ses portes en mai 2020, explique la co-propriétaire Kayla Ghazarian. Il fallait être courageux pour ouvrir en pleine pandémie. Dough Bros fait partie du lot des cinq restaurants comme le Jamaican Homestyle Cuisine ou encore le Bad Alibi, qui n’ont pas

hésité à se lancer en affaires à Orléans malgré la COVID-19, explique Rita Chalabi, responsable du volet communication et engagement des membres au sein de la Zone d’amélioration des affaires (ZAA) du Cœur d’Orléans. Sauf quelques exceptions comme la Brasserie SainteMarthe, qui ont temporairement cessé leurs activités, ces nouveaux venus n’ont pas fermé comme d’autres restaurants orléanais d’ailleurs. « On peut dire que la Saint-Valentin peut améliorer les affaires, ça donne vraiment un coup de pouce », assure Rita Chalabi. Même chose du côté de Kayla Ghazarian. Avec son acolyte Tony Hanna, sans rien dévoiler encore d’officiel, la propriétaire de la pizzeria parle du 14 février où Dough Bros devrait connaître une journée particulière « comme l’an dernier avec nos pizzas en forme de cœur ».

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La St-Valentin offre de l’espoir aux restaurateurs Suite de la page 1

Avec les dernières semaines, particulièrement difficiles, on comprendra que les restaurateurs doivent user d’ingéniosité pour se démarquer. Il est clair aussi que les commandes à emporter ont la cote. Même si les restos peuvent ouvrir leurs portes à 50 %, « s’il n’y a pas de plats à emporter, il n’y a rien pour les restaurateurs », constate Mme Chalabi. Avec la petite lumière qui semble visible au bout du tunnel, Kayla Ghazarian espère vraiment que les prochaines semaines verront « la fin des restrictions pour les restaurants d’Orléans. » Et afin de montrer de la solidarité envers les commerçants d’Orléans, Rita Chalabi donne un conseil aux gens : « Réservez tôt. Plein de restos annoncent déjà des menus spéciaux pour la Saint-Valentin. » Vous hésitez quelle table vous allez offrir à votre amoureux ou votre amoureuse le soir du 14? Le groupe Orléans Ontario Foodie sur Facebook pourrait vous venir en aide. Le seul objectif de ce groupe privé fondé

par Frank Chabot est de faire connaître « les trésors cachés de ce quartier » et les expériences fantastiques dans tel ou tel resto d’Orléans. En ces temps de pandémie, défense de publier des critiques négatives. « Nous ne voulons pas tuer un restaurant pour un faux pas d’un soir. Les gens sont humains et nous faisons tous des erreurs un jour ou un soir ou l’autre » est-il clairement indiqué sur leur site. Décidément, il y a de l’amour dans l’air.

INVESTMENTS-INSURANCES-MORTGAGES

GROUP HEALTH & PENSIONS

EN BREF Contact ontarois sera 100 % virtuel et adapté OTTAWA – Après avoir annulé l’édition de Contact ontarois qui devait se tenir à Ottawa en janvier, l’équipe de Réseau Ontario a décidé de présenter une formule adaptée et entièrement virtuelle de l’événement du 4 au 7 avril. Cette édition, qui souligne le 40e anniversaire de Contact ontarois, sera présentée en deux parties. La première commencera le 18 février avec une conférence de Chantal Petitclerc sur la résilience et par une performance du groupe Improtéine. La deuxième partie sera diffusée via la plateforme Swapcard du 4 au 7 avril. Les artistes auront alors la chance d’y présenter leur spectacle prévu pour l’édition de janvier et les diffuseurs de l’Ontario auront une offre artistique leur permettant d’assurer leur programmation pour l’année 2022-2023.

Une activité spéciale pour l’APFFO ORLÉANS – L’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) a concocté une activité pour le mois du patrimoine. L’APFFO accueillira comme conférencière, madame Madeleine Meilleur, directrice générale du Muséoparc de Vanier et ex-ministre provinciale, qui discutera de leur nouvelle exposition ainsi que du progrès de la reconstruction de la cabane à sucre. Cette présentation aura lieu le jeudi, 24 février 2022, à compter de 19 h en format virtuel. Une courte période de questions suivra. Par la suite, l’APFFO promet de dévoiler son site web. Si vous désirez recevoir le lien pour assister à cette activité, contactez l’APFFO avant le 23 février par téléphone au 613741-6216 ou par courriel à l’adresse APFFO2015@outlook.com.


ACTUALITÉ

Mise à jour sur la pénurie de main-d’œuvre à Orléans Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais La pandémie n’a pas manqué de mettre nombre d’entreprises d’Orléans à rude épreuve. Fermetures intermittentes, restrictions sanitaires à respecter, vient s’ajouter à ces défis une forte pénurie de main-d’œuvre. Cela dit, alors que le personnel se fait rare dans des secteurs comme la restauration ou l’hôtellerie, le milieu de la santé à Orléans, lui, se porte bien. « C’est difficile pour certains de nos membres de garder leurs employés alors que le gouvernement continue d’imposer la fermeture des entreprises », dépeint Tannis Vine, directrice générale de la ZAC du Cœur d’Orléans. « Chaque fois qu’il y a un nouveau confinement, certains de nos membres perdent du personnel ». Le monde de la restauration est notamment durement touché par cette problématique, fait état Mme Vine. « Avec les fermetures imprévisibles au sein du secteur, nos membres nous disent que certains employés

quittent tout simplement l’industrie en faveur de quelque chose de plus stable », partage-t-elle. La vague Omicron a eu l’effet d’une douche froide pour les entreprises déjà fragilisées par près de deux ans de pandémie, renchérit la directrice générale, en faisant nommément référence aux centres d’entraînement d’Orléans, brutalement affectés par le dernier confinement. « Cette fois-ci, les gymnases ont été durement touchés, étant donné qu’il s’agit généralement de leur période de l’année la plus rentable », rapporte-t-elle. Dans le but devenir en aide aux entreprises à la recherche de personnel, la ZAC du Cœur d’Orléans partage les offres d’emploi de ses membres et a fait appel à un expert en relations humaines pour parler de l’embauche et du maintien des employés dans son magazine l’année dernière. Mais malgré ces efforts et même si certaines entreprises offrent des incitatifs à l’embauche, « il a été extrêmement difficile d’embaucher et de maintenir le personnel

dans les secteurs les plus touchés », conclue, résignée, la directrice générale. Toutefois, pour les cliniques Echo Audiology et NewUPhysio, à Orléans, la situation est complètement différente. « Je n’ai pas eu de problèmes à date à trouver des professionnels de la santé et à maintenir une équipe », partage pour sa part Julie Bossé, propriétaire et physiothérapeute principale à la clinique Julie Bossé NewUPhysio, située sur la promenade Vantage. « Les hôpitaux ou plus gros centres semblent avoir plus de problèmes [de pénurie de personnel] présentement », remarquet-elle. « Heureusement, ce scénario ne s’applique pas à moi pour le moment », note la propriétaire, soulagée.

Même son de cloche pour la propriétaire et audiologisteen-chef d’Echo Audiology, Karine Bossé. « Je ne peux pas dire que nous avons eu un Karine Bossé problème à trouver des employés dans mon domaine, mais je pense aussi que j’ai été chanceuse de trouver mes deux nouvelles collègues de la dernière année », confie-t-elle. « Quant à manquer le travail dû aux règles d’isolement, oui ça nous est arrivé, mais nous avons bien géré à date ». « On s’estime quand même chanceux de ne pas avoir à subir autant de lockdown que d’autres entreprises », renchérit-elle. « Oui nous avons beaucoup de protocoles à mettre en place et à gérer chaque jour, mais au moins on peut travailler », se console l’audiologiste-en-chef.

COVID-19 : les garderies continuent à s’adapter André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Au moment où le gouvernement de l’Ontario dévoile des chiffres concernant le taux d’absentéisme dans les écoles de la province, comment se vivent les mesures sanitaires dans les établissements orléanais chargés du développement des amis de Cannelle et Pruneau? Depuis le 3 janvier, les services à la petite enfance de la région d’Orléans reçoivent toutes les semaines de la part de Santé publique Ontario, du Bureau de santé publique Ottawa et le ministère de l’Éducation de l’Ontario les directives à adopter dans leur établissement, que ce soit en matière d’isolement ou de la divulgation des tests positifs. En principe, les parents sont avisés par une note de service à chaque nouvelle directive. Presque deux ans depuis le début de la pandémie, on répète toujours le même verbe : s’adapter. Par exemple, la modification de la période d’isolement. De 10 jours, elle est maintenant passée à cinq. Est-ce mieux ou pire? Pour Lisa Décoste, directrice des programmes aux Services à l’enfance et à la famille à La Coccinelle, « c’est mieux parce que la période d’isolement est plus courte, mais c’est pire parce que le nouveau

variant est plus contagieux et qu’il y a plus d’employés ou d’enfants qui doivent s’isoler. » Mais comme il n’y a plus de fermeture de groupe ou de programmes dictés par la Santé publique en cas de COVID-19, ça devrait être un plus, non? Lisa Décoste apporte un bémol : « Parfois, tous les enfants et le personnel d’un groupe doivent s’isoler, alors ça revient quand même à fermer la salle ou le groupe. » À La Coccinelle, on affirme que l’absence des enfants isolés en raison de symptômes à la garderie est relativement semblable à celle de la dernière vague. Cependant, « malgré toutes les mesures que nous mettons en place pour assurer la sécurité des enfants et du personnel, plusieurs parents choisissent de garder leurs enfants à la maison par peur du virus, ce qui fait que nos groupes ne sont pas remplis à leur pleine capacité », rapporte la direction. Puisque la santé des enfants et du personnel est au cœur des préoccupations des milieux liés à la petite enfance, en ce qui concerne La Coccinelle, depuis le 6 décembre dernier, elle « a mis en place une politique de vaccination complète obligatoire pour tout le personnel, incluant les suppléantes », précise la directrice des programmes. À cela s’ajoutent évidemment l’auto-

dépistage (questionnaire servant à détecter les symptômes), l’équipement de protection individuelle comme les masques médicaux ou N95, la distanciation physique et, bien sûr, le lavage des mains. S’il y a des ressources qui se prononcent, d’autres hésitent. Au Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), étantdonné que « la situation évolue quotidiennement », L’Orléanais n’a pu mettre la main sur aucun commentaire, en dépit de nos deux demandes. Selon le gouvernement ontarien, une garderie comme la Coccinelle ne serait pas tenue de prévenir les parents en bas d’un taux d’absentéisme (personnel et enfants) de 30 %. Par contre, la direction préfère prévenir les parents concernés lorsqu’il y a un cas de COVID-19, confirmé par un test rapide dans le groupe de leur enfant. Cependant, on hésite à donner une statistique précise d’absences en lien avec la pandémie. « Nous préférons que ces données ne soient pas publiées, car les parents qui liraient l’article pourraient mal interpréter ces données et s’inquiéter inutilement », confie Francine Beaudoin, la directrice générale. Toutefois, qu’on se rassure, en cas d’absence chez le personnel régulier, les services à la Coccinelle continuent d’être

offerts, grâce aux suppléantes régulières. Mme Beaudoin dévoile tout de même un chiffre intéressant démontrant l’utilité des mesures appliquées : entre le 1er juillet 2021 et le 15 janvier 2022, le taux d’absentéisme s’est situé entre 0,7 % et 2 %, sur un nombre total d’environ 300 employés. Quant aux données rendues publiques par le gouvernement, celles au sujet des plus petits (les maternelles) sont amalgamées dans les données globales du Ministère pour chaque école, sans aucun détail, en ce qui concerne les plus jeunes. De plus, « les données pour les garderies ne sont pas comptabilisées », précise le service de communication du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Les parents doivent donc s’en remettre à la transparence des professionnels travaillant avec leurs bouts de chou. Au-delà des défis pour une direction comme celle de La Coccinelle pour trouver le personnel francophone apte à assurer la suppléance en cas d’absence, du côté des enfants, selon Lisa Décoste, ils « sont toujours aussi heureux de venir au service de garde et de pouvoir jouer avec leurs amis », grâce notamment à la créativité des intervenantes qui continuent « d’offrir des programmes amusants et éducatifs pour les enfants », assure-t-elle.

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Le Plan d’action pour les langues officielles La ministre de Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, aura une année fort occupée. En plus de déposer un projet pour moderniser la Loi sur les langues officielles dans les prochaines semaines, elle devra voir à l’élaboration du prochain Plan d’action quinquennal pour les langues officielles, qui couvrira la période de 2023 à 2028. Depuis la publication du premier plan en 2003, les plans d’action quinquennaux sont devenus le principal moyen utilisé par le gouvernement fédéral pour définir ses priorités en la matière et mettre en place des outils et des programmes pour appuyer la vitalité des communautés. Au total, une quinzaine de ministères et d’organismes fédéraux reçoivent des fonds à travers les plans d’action pour les langues officielles. Ces financements visent notamment à appuyer l’accès à des services en français et à renforcer les communautés en situation minoritaire en ciblant de multiples secteurs, dont l’éducation, l’immigration, la petite enfance, la justice, la santé, la culture et le développement économique. En plus de prévoir un financement de base pour les organismes communautaires francophones, les plans d’action ont aussi mené à la mise en place de plusieurs initiatives structurantes au sein des communautés. En entretien avec Francopresse en novembre dernier, Mme Petitpas Taylor avait indiqué qu’aucune date n’était encore fixée pour le début des consultations devant mener à l’élaboration du prochain Plan d’action. Or, le temps presse pour entamer cet exercice qui permettra de déterminer les priorités des communautés. Les consultations pancanadiennes pour le Plan 20182023 s’étaient déroulées entre juin et décembre 2016, soit plus d’un an avant sa publication en mars 2018. Nous sommes déjà à près de 8 mois de retard en comparaison à l’échéancier précédent. Le prochain plan devra non seulement permettre de renforcer les mesures visant une intégration réussie des personnes immigrantes au sein des communautés, mais aussi viser à ce que le gouvernement puisse atteindre des objectifs beaucoup plus ambitieux en matière d’admissions d’immigrants francophones. Pour les 11 premiers mois de l’année 2021, période pour laquelle les données sont disponibles, le taux d’immigration francophone est seulement de 1,95 %. Il apparait improbable que la cible de 4,4 % d’immigration francophone à l’extérieur du Québec, fixée en 2003, soit atteinte avant son échéance prévue l’année prochaine. Il est urgent de mettre en place des mesures pour rectifier la situation afin d’éviter d’accentuer le déficit démographique auquel sont confrontées les communautés. Un volet devrait aussi être consacré aux mesures à mettre en place pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs-clés pour la vitalité des communautés, notamment dans les domaines de la petite enfance, de l’éducation primaire et secondaire et de la santé. Le gouvernement s’est déjà engagé à mettre en place une stratégie pour soutenir les entrepreneurs des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Guillaume Deschênes-Thériault, Francopresse

Adam et Ève se retrouvent à la taverne Cette discussion possible se passait il y a messieurs avaient des opinions assez radicales à plusieurs années dans une taverne alors que les propos des églises et l’enseignement antérieur. femmes n’y étaient pas admises, soit avant le 23 « Chacun son opinion », comme on disait. janvier 1969. Jos, lui, croyait encore dur comme fer qu’Adam La discussion avait commencé la journée avant, et Ève avaient existé et défendait la théorie avec de bonne heure le matin quand vigueur. Albert (Bert), lui, était nos quatre travailleurs sortaient tout à fait à l’opposé et n’en de l’usine de transformation le croyait pas un seul mot. Larry, matin. C’était la coutume : on lui, était ouvert à la discussion travaillait le shift de nuit puis tandis que Jules ne parlait on allait Chez Jack prendre presque pas et jouissait surtout un déjeuner liquide comme de la compagnie de ses amis, Réflexion on disait. Ce repas, composé car il était comme on disait dans de bière, d’oeufs dans le vinaigre et de langues le temps « un vieux garçon ». de porc soutenait ces braves hommes pendant -Tu crois ça toi Jos qu’Adam et Ève furent les plusieurs heures. premiers êtres humains sur la Terre. Voyons donc, Le retour à la maison n’était pas toujours ta… ça se peut pas. Comment sont-ils apparus plaisant. L’épouse ou la conjointe n’était pas cal…? d’accord avec le comportement de son conjoint -Tu vois Bert, c’est le bon Dieu qui les a faits. Il et il s’en suivait des discussions très animées, a fait Adam avec un peu de poussière… parfois assez violentes, et la vaisselle diminuait -Ç’a du être du bon sable, car les hommes, c’est dans les armoires pour se retrouver pas loin de du solide, de s’exprimer Larry. l’homme pas mal sous l’influence de son déjeuner -Oui mon chum, c’est du solide. Il ne s’est pas liquide. satisfait de ça et a pris une côte d’Adam et a mis Après avoir passé la nuit à travailler, il au monde une chose encore plus belle; la femme. fallait bien se coucher pour affronter une autre -Ouais, c’est là que le trouble a commencé. longue nuit à dépecer la viande de porc. Il s’en -Voyons donc, la femme c’est la plus belle suivait aussi de longues discussions théoriques chose que Dieu a créée. Perdre une côte et faire commencées Chez Jack la journée avant. Parfois, une femme, c’est formidable en cal… S’il fallait le ton montait quand l’argument se perdait parmi qu’il n’y ait pas de femmes, comment tu penses le bruit des couteaux à dépecer et les jurons qui que tu serais né? accompagnaient le tout. -Ouais c’est bien vrai. Aujourd’hui Chez Jack, la discussion tournait -Mais pourquoi il a pris une côte ? Si je me autour de la Création et surtout d’Adam et Ève. touche les côtés, j’ai le même nombre de côtes, Le catéchisme ayant été le cours le plus important chaque côté. des années d’école de ces quatre gars-là, ils étaient -Je suppose qu’on peut se passer d’une côte, tous pas mal connaissants des choses qu’on leur mais pas d’une oreille. avait enseignées. La religion avait commencé à -Jack, quatre autres drafts. battre de l’aile avec la nouvelle génération et ces Et la discussion continua.

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

!

er d i a s u o v r u Ici po Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

MFLalondeMP.ca


La petite histoire... du boulevard d’Orléans L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Alton Legault Auteur principal (1re partie) Le boulevard d’Orléans, route collectrice urbaine #56, traverse le cœur d’Orléans du nord au sud, depuis le ravin St-Louis jusqu’au chemin Navan, sur une distance d’environ 7 km. Il tient son nom du quartier/village né de la paroisse Saint-Joseph créée en 1860, avec un bureau de poste appelé « Orléans » pour le démarquer des autres sites paroissiaux du même nom. De 1922 à 1974, le village existe en tant que « Police Village of St-Joseph d’Orleans » avant d’être absorbé dans la municipalité régionale d’Ottawa-Carleton. Depuis 2001, il fait partie de la grande municipalité d’Ottawa. L’histoire du boulevard d’Orléans est un peu l’histoire de la transformation fulgurante du village d’Orléans en banlieue d’Ottawa. Tout commence en 1971 avec l’achat des terres des Sœurs de la Charité par le

développeur immobilier Costain pour l’aménagement de nouveaux quartiers résidentiels (Convent Glen au nord et Chapel Hill au sud). Les boulevards Jeanne d’Arc et d’Orléans serviront de routes collectrices reliant ces divers quartiers. Le boulevard d’Orléans Nord est aménagé sur le lot 4 de la 1re concession du front outaouais, sur des terres défrichées et cultivées au cours des années par, entre autres, les familles Aylwin (1855), Dupuis et Cousineau (1889) avant de faire partie de la Ferme Saint-Louis des Sœurs de la Charité (1950-1970). Le boulevard d’Orléans voit le jour en 1975 avec l’ouverture de l’É́ cole secondaire publique Cairine Wilson, rendant hommage à la première sénatrice, Cairine Reay Wilson, née McKay (1882-1962). En 1976, le boulevard d’Orléans s’étend au sud jusqu’au boulevard St-Joseph, en enjambant le Queensway (route 174), sans bretelles d’accès pour limiter la circulation automobile dans le cœur du village. Pour ce faire, on procède à la démolition de la maison patrimoniale de la famille Cousineau. En 1979, le centre commercial Convent Glen, au coin du boulevard Jeanne d’Arc Nord, fait son apparition pour desservir la population croissante des quartiers Convent

Glen et Orléans Wood. Le terrain raviné entre l’école et le centre commercial est aménagé en parc des Mystères en 1986, comme possible parc de sculptures. L’église Orleans United Church au coin de la voie Silver Creek ouvre ses portes en 1988. En 1983, on procède au prolongement du boulevard d’Orléans vers le sud jusqu’au chemin Boyer. On assure ainsi le développement du quartier Jardins d’Orléans (Orleans Gardens) sous les auspices de la Société d’hypothèques et du logement du Canada (SCHL) sur les terrains de la station transmission sans fil de la Défense nationale (1947-1968). Ces terres avaient été déboisées, défrichées et cultivées au cours des années par les familles de Hugh MacHarry (1855) (2e maître de poste à Orléans), Joseph Mantha et Paul Boyer (1886), Félix Cousineau (1892), Pierre Guérin (1908) et Ernest et Rose Charrette (1942-1980). La nouvelle voie contourne le magasin de fleurs de Roger Laporte (1976), devenu le salon funéraire Kelly (1982), et traverse la rue Notre-Dame (complétée en 1962). Elle monte ensuite l’escarpement au-delà de l’École secondaire catholique Garneau, œuvre de Vincent Barsona, conseiller

scolaire, et de l’architecte Paul Schoeler, ouverte en 1972 et rendant hommage au poète canadien-français, Félix-Antoine Garneau. Le boulevard d’Orléans traverse alors le boulevard Jeanne d’Arc Sud qui est prolongé vers l’est au même moment. À cette intersection, le centre commercial Orléans Gardens (autorisé en 1988) s’installe avec un poste d’essence Esso (lieu de nombreux lave-o-thons, remplacé par une pharmacie à la fin des années 1990), et un magasin Your Independent Grocer, géré par Pierre Groulx et Mario Lalande (1991) et par la famille Dessureault (2008). En 1986, l’École élémentaire catholique Blessed Kateri Tekakwitha, au coin de la promenade Beauséjour, ouvre ses portes et rend hommage à une autochtone mohawk (1660-1680) béatifiée en 1980. Événement troublant, en avril 1985, un petit avion Cessna atterrit d’urgence sur le boulevard d’Orléans près de la route 174 sans créer de dégâts. En 1992, l’église Resurrection Lutheran Church ouvre ses portes sur le haut de la butte, au coin sud-ouest de la rue NotreDame, à proximité de la rue Carrière qui ne sera ouverte sur le boulevard d’Orléans qu’en 1995.

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Une exposition revient sur les 75 ans de l’ACELF Ericka Muzzo Francopresse L’Association canadienne d’éducation de langue française fête cette année ses 75 ans. Pour souligner cet anniversaire, le Centre de recherche en civilisation canadiennefrançaise a mis sur pied une exposition physique et virtuelle qui revient sur l’évolution du « premier organisme à rallier les intervenants du monde éducatif de langue française de l’ensemble du Canada ». Depuis le 18 janvier, le grand public peut y voir des photos d’archives, des lettres patentes et d’autres documents fondateurs. Peu d’organismes de la francophonie canadienne ont la vie aussi longue que l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) a rappelé l’historien et professeur à l’Université d’Ottawa Michel Bock à l’ouverture d’une table ronde organisée à l’occasion du lancement de l’exposition « L’ACELF, 75 ans à la promotion de l’éducation en français (1947-2022) ». « L’ACELF est à peu de chose près

la seule instance politique et associative — une des rares en tout cas — à avoir survécu aux grands bouleversements idéologiques, culturels et institutionnels de la seconde moitié du 20e siècle. Elle représente aujourd’hui l’un des rares lieux où peuvent encore se réunir et exprimer leur solidarité les représentants du Québec et des communautés francophones du Canada », souligne le chercheur, qui a collaboré à la création de l’exposition. Le président de l’ACELF, Marcel Larocque, rappelle que l’organisme « a failli disparaitre à la fin des années 80 pour des raisons assez nébuleuses. Depuis cette époque, à l’interne, on connait notre histoire ». « En gros, on est passés d’un organisme généraliste en éducation francophone, avec une programmation récurrente sur une base annuelle, à une association performante avec des objectifs pluriannuels précis et des plans d’action rigoureux avec des résultats à atteindre », résume-t-il. Depuis 2002, le créneau de l’ACELF est

« la construction identitaire ». Sur son site Web, l’organisme précise qu’il se donne pour objectif « d’aider les jeunes à faire une place significative à la langue française et à la culture francophone dans leur vie » et de « renforcer la vitalité des communautés francophones du Canada en exerçant notre leadership en éducation » et en outillant les enseignants. Pour Diane Gérin-Lajoie, professeure émérite rattachée au Département des programmes d’études, de l’enseignement et de l’apprentissage de l’Université de Toronto, « les gens qui bénéficient le plus du travail de l’ACELF, ce sont les enseignantes et les enseignants qui ont la possibilité d’aller chercher du matériel qui va les aider à composer avec la réalité de la salle de classe ». Annie Pilote, sociologue de l’éducation et professeure titulaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, estime pour sa part que « la plus grande contribution de l’ACELF aura été de garder le projecteur sur l’évolution des

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enjeux relatifs à la langue française en éducation à travers le temps ». « L’ACELF a vraiment réussi à faire ce virage-là pour que tous les francophones se sentent inclus et qu’ils se retrouvent à travers son action », estime-t-elle. « De nos jours, on parle beaucoup des enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion dans nos établissements d’enseignement, et on a parfois l’impression que le français est oublié; pourtant, c’est au cœur de ces préoccupations. Des associations comme l’ACELF ont le rôle de nous rappeler qu’on ne doit jamais tenir pour acquises toutes ces avancées qui ont été faites au niveau de l’éducation de langue française au Canada », soutient Annie Pilote. « Je pense qu’il est plus important que jamais de continuellement rappeler les conditions inégales auxquelles sont confrontés les francophones lors de leur parcours scolaire et au fil du développement de leur carrière professionnelle en français » comme le fait l’ACELF, d’après la sociologue.


Martin Deschatelets : de Harry Potter à Netflix André Magny L’Orléanais Originaire de Sturgeon Falls, Martin Deschatelets se distingue par ses designs numériques, ses bandes dessinées, sa collaboration avec Disney, mais aussi par les créations qu’il développe au sein de sa compagnie, Expired Comics. Et tel un père Noël dans son atelier, il est en train de peaufiner entre les quatre murs de sa maison à Orléans un jeu vidéo qui devrait prendre vie plus tard cette année. Après des études au Collège Boréal de Sudbury ainsi que dans la région de Toronto au Collège Sheridan, Martin Deschatelets décroche, à la fin de ses études, un contrat avec IMAX pour un film d’Harry Potter. « Je ne me souviens plus si c’était le 6e ou le 7e! » Ce dont il se souvient cependant, c’est que ce fut une très bonne école pour ses débuts dans l’animation 3D, alors qu’il devait modeler notamment des paysages, qu’on retrouvera dans Le prince de sangmêlé et Les reliques de la mort. Par la suite s’en est suivi un déménagement vers Ottawa. Loin de regretter ce changement, Martin Deschatelets constate que les emplois sont mieux rémunérés ici et que le coût de la vie est également moins cher à Orléans. Il s’est d’ailleurs trouvé un

emploi au sein de Mercury Filmworks, l’une des grosses firmes canadiennes dans le domaine du numérique artistique. C’est là que l’aventure avec les Studios Disney débute. Récemment, grâce aux contrats décrochés par la firme canadienne, M. Deschatelets a travaillé sur des séries comme Le fantôme et Molly McGee Wiki et Hilda diffusées sur Netflix. Bédéiste également, l’artiste a produit pour le compte du Réseau du patrimoine francoontarien (RPFO) la bande dessinée L’ordre de Jacques-Cartier. Après le premier tome sorti en 2018, le deuxième devrait l’être sous peu. C’est important pour Martin d’avoir aussi des créations en français, « parce que je suis francophone; ça me permet d’avoir des personnages avec une personnalité francoontarienne. » La nouvelle année s’apprête déterminante En plus de contribuer à des séries diffusées sur Netflix et faire de pour Martin Deschatelets. Bien qu’il ne créer des bandes dessinées, Martin Deschatelets prépare un jeu puisse pas tout dévoiler, le projet d’un vidéo mystère. PHOTO : COURTOISIE nouveau jeu vidéo proposé « à l’un des trois gros joueurs » dans le domaine occupe une trois ans. « Ce n’est pas un petit projet », qu’est-ce qui passionne le plus Martin place particulière dans son quotidien. lance-t-il fièrement. Outre lui et ses Deschatelets? Visiblement, ce projet de jeu C’est sa propre boîte Expired Comics qui associés d’Orléans, il a également demandé vidéo semble avoir la cote. « La possibilité va le produire. Déjà, une première démo la collaboration d’élèves du secondaire d’avoir le contrôle sur la direction artistique, est terminée et sera envoyée sous peu à provenant notamment du Collège Algonquin. la musique » illumine la voix de l’artiste. Qui cette fameuse compagnie de production.T:9.75"Huit personnes travaillent sur ce nouveau jeu. sait, le fameux jeu vidéo sera peut-être sous C’est une création qui a débuté il y a Entre la BD et l’animation numérique, le sapin en décembre prochain.

Il existe maintenant des programmes de soutien financier ciblés T:5.425"

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3 février 2022 • Volume 6, Numéro 2 • 7 PR12971-163 FR.indd

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8 • 3 février 2022 • Volume 6 Numéro 2

Petite enfance


5e ANNIVERSAIRE DE L’ORLÉANAIS

Au service de la communauté depuis 2017 Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est le 19 janvier 2017 que la première édition du journal L’Orléanais était lancée en grande pompe. L’événement avait attiré plusieurs acteurs importants de la communauté venus souligner l’arrivée du mensuel qui allait combler un certain vide médiatique. En effet, TC Média venait de fermer le site web de L’Express d’Ottawa, qui se voulait la voix des francophones de la région d’Ottawa. La version papier n’existait plus depuis 2015. La naissance de L’Orléanais était le fruit d’une collaboration entre le nouveau propriétaire de l’Orléans Star, Fred Sherwin, et de Louis V. Patry, alors vice-président de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO). « Ce fut un honneur pour moi d’offrir à la communauté francophone son propre journal, mais cela n’aurait pas été possible sans les nombreux

journalistes et nos partenaires communautaires comme Desjardins, le Conseil public, le Conseil catholique et le MIFO. Nous les remercions infiniment et nous sommes impatients de poursuivre ces partenariats pendant encore plusieurs années », a exprimé M. Sherwin. En effet, pendant que le nouveau millénaire s’est avéré fatal pour plusieurs publications et qu’une pandémie mondiale en a affaibli bon nombre d’autres, L’Orléanais a pu survivre et continuer d’être offert gratuitement grâce au soutien de ses nombreux partenaires. Parmi eux se trouve Réseau.Presse, qui constitue l’unique réseau de journaux de langue française desservant la population franco-canadienne en situation minoritaire depuis 1976. Pour Louis V. Patry, qui a servi à titre de rédacteur du journal jusqu’en juillet 2020, l’arrivée de L’Orléanais donnait un outil important aux gens d’Orléans pour être au courant d’événements

L'Orléanais et le MIFO, ensemble au service des franco.

se déroulant chez eux, en plus d’en apprendre plus sur l’histoire et le patrimoine local. Tous des sujets qui n’étaient pas nécessairement couverts par d’autres médias locaux. Aujourd’hui, le journal est tiré à plus de 44 000 exemplaires et couvre une variété de sujets locaux en plus d’offrir du journalisme civique par l’entremise de sa participation à l’Initiative de journalisme local depuis avril 2020. Comptant maintenant 67 éditions, M. Patry peut regarder le chemin parcouru par son bébé avec une certaine fierté. « Je suis très reconnaissant envers Fred Sherwin, qui continue à produire L’Orléanais, et envers JeanMarc Pacelli, qui a accepté de me remplacer comme rédacteur en chef. Les deux font un excellent travail et continuent à produire un journal communautaire important pour la communauté francophone d’Orléans. J’apprécie aussi la contribution de Réseau.Presse et les commanditaires qui aident à L’Orléanais à survivre. »

Fred Sherwin, propriétaire de L’Orléanais, et Louis V. Patry, rédacteur en chef fondateur, tiennent la première édition du journal lors de son lancement le 19 janvier 2017. PHOTO FICHIER

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3 février 2022 • Volume 6, Numéro 2 • 9


Un nouveau traitement contre la COVID-19 Lambert Baraut-Guinet IJL – Réseau.presse – L’Aquilon Annoncée la semaine dernière par le gouvernement fédéral, l’arrivée du nouveau médicament contre la COVID-19 produit par les laboratoires Pfizer, le Paxlovid, marque une nouvelle étape dans la lutte contre la pandémie Efficace pour limiter le développement des formes graves de la maladie, ce nouveau traitement est en passe d’être distribué à travers les territoires et les provinces pour limiter l’afflux de patients dans les services de réanimation. Quelque 30 000 doses auraient d’ores et déjà été reçues par le gouvernement fédéral, si l’on en croit le communiqué de presse publié le lundi 17 novembre. Quelque 120 000 doses devraient suivre d’ici la fin mars, sur le million de traitements commandé au total par le gouvernement. Si la stratégie de proposer un traitement à la maison, comme c’est le cas du traitement de Pfizer, s’avère une excellente nouvelle, le faible nombre de doses acheminées dans les territoires à faible population laisse entrevoir certaines limites. Dans une notice sur la stratégie à adopter quant à la prescription de ce

traitement, le gouvernement propose trois principales recommandations : proposer le médicament en premier lieu aux personnes âgées ou immunodéprimées susceptibles de contracter des formes graves ou de ne pas répondre correctement aux autres traitements potentiels; approvisionner rapidement les collectivités isolées ne disposant pas des infrastructures ou personnels nécessaires à la prise en charge de formes graves; et renforcer la politique de test pour réussir à administrer le traitement dans la période de cinq jours où il demeure efficace. Ces trois recommandations laissent entrevoir la limite d’un traitement médicamenteux certes efficace et facile à prendre, mais relativement complexe à prescrire, cher et offert en quantité restreinte. Comme le souligne la Dre Emily McDonald, de l’Université McGill et co-autrice de l’étude ayant menée à la validation du Paxlovid en tant que traitement contre les formes graves de la COVID-19 : « Il faudrait que le médicament soit déjà sur place. Le gouvernement fédéral devrait expédier des doses aux différentes collectivités éloignées, et à

l’avance, mais comme il s’agit d’une pilule, c’est plus pratique que d’autres traitements qui doivent être conservés dans la glace ou qui sont par exemple sensibles à la température. Mais il faut aussi avoir accès aux tests. Cela n’a pas de sens d’avoir accès au médicament dans une région où l’on n’a pas accès aux tests. » Opérant uniquement lorsqu’administré dans les jours qui suivent le diagnostic de la COVID-19, soit par un test positif, soit lors de l’apparition de symptômes, le nouveau traitement devra donc être prêt à l’emploi là où les tests pourront être réalisés en quantité suffisante. Principalement pour les non vaccinés La métaanalyse publiée par l’Université McGill a comparé les effets de neuf traitements sur des bénéficiaires à risque de développer des formes graves de la COVID-19. La vaccination réduisant drastiquement le risque d’aggravation de la maladie en cas d’infection, ces études ont été majoritairement réalisées sur des patients non vaccinés, une faible minorité étant composée de personnes ne développant pas assez d’immunité contre le virus malgré la vaccination.

Les effets du traitement de Pfizer sur une population vaccinée sont difficiles à anticiper, comme l’explique la Dre McDonald : « Nous ne savons pas s’il [le nouveau traitement] sera efficace pour les personnes vaccinées à risque. Il aura un certain effet, car nous savons comment il fonctionne, mais nous ne savons pas s’il sera aussi efficace. » D’autres médicaments à considérer Le faible nombre de doses de Paxlovid disponibles combinées aux contraintes de sa prescription et de sa distribution amène notamment la Dre McDonald à souligner que d’autres traitements médicamenteux se montrent intéressants. La Fluvoxamine par exemple est un antidépresseur déjà présent en quantité dans les pharmacies à travers le Canada. Bien que moins efficace que la pilule de Pfizer pour prévenir le développement de forme grave de la COVID-19, elle permettrait tout de même de réduire de 25 % le risque d’hospitalisation (contre 85 % pour le Paxlovid). Comme nous l’explique la Dre McDonald, il faut utiliser tous les moyens médicamenteux disponibles pour traiter les bénéficiaires à risque.

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Réseaux sociaux, jeux vidéo : le CECCE offre des ateliers pour aider les parents à accompagner leurs enfants Depuis le début de l’année scolaire, le Conseil des écoles catholiques du CentreEst (CECCE) offre aux parents des ateliers mensuels produits par l’équipe de travail social, portant sur divers thèmes en lien avec la santé mentale. Que ce soit sur la gestion du stress ou la motivation scolaire, le but de chaque atelier est de sensibiliser les parents à ces concepts et de leur offrir une gamme de stratégies et d’outils. Pour chaque thème, le CECCE offre un atelier distinct pour les parents qui ont des enfants à l’élémentaire ou au secondaire, puisque selon la tranche d’âge, les défis peuvent être différents, de même que les stratégies à favoriser. Grâce aux ateliers, les parents sont mieux outillés afin d’accompagner leur enfant à travers les défis qui peuvent survenir au cours de l’année scolaire. Au mois de février, les parents pourront profiter de deux ateliers sur la thématique des réseaux sociaux, des jeux vidéo et de

la cyberdépendance. En cette ère du numérique, les élèves sont particulièrement touchés par les enjeux qui étaient pratiquement inexistants alors que leurs parents étaient écolières et écoliers. Il est alors très important d’aider les parents à reconnaître les défis que peuvent rencontrer leur enfant sur ces nouvelles plateformes. Atelier du 15 février 2022 : « Réseaux sociaux, jeux vidéo et mon ado : mieux comprendre pour mieux gérer ! » Les parents d’adolescents pourront assister à cet atelier animé par Sophie Caron, Jacqueline Hertner et Joëlle Moncrieff, toutes des travailleuses sociales du CECCE. Le but de cet atelier est de permettre aux parents de mieux comprendre le monde virtuel qui occupe une grande partie de la vie de leur enfant. Les parents apprendront, par exemple, à distinguer une utilisation modérée d’une utilisation problématique de la technologie.

Atelier du 16 février 2022 : « La technologie devenue un incontournable de la jeunesse : comment y faire face ? » Cet atelier sera offert aux parents ayant un enfant de niveau élémentaire. Les travailleuses sociales Cindy Robert et Karine Chartrand aideront les parents à comprendre l’impact que les écrans peuvent avoir sur leur enfant et des stratégies d’encadrement dans l’utilisation de la technologie. L’atelier va aussi permettre aux parents d’apprendre comment maintenir un bon équilibre entre le monde technologique et le monde analogue. Vous êtes invités à consulter la page web suivante pour toutes les informations au sujet des ateliers, et les liens de connexion : ecolecatholique.ca/ateliers

Le CEPEO célèbre le Mois de l’histoire des Noirs Le premier Café Communauté aura lieu le 3 février, sous le thème Comment parler de racisme à nos enfants ? et sera animé par M. YvesGérard Méhou-Loko, commissaire en équité et droits de la personne au CEPEO. Ceux et celles qui souhaitent s’y inscrire peuvent le faire depuis le 26 janvier 2022 sur le site web du CEPEO au cepeo.on.ca.

En ce début d’année, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a bien entamé la mise en œuvre de son plan stratégique 2020-2025 de concert avec la communauté scolaire et ses partenaires communautaires. Celui-ci est balisé par quatre (4) valeurs fondamentales : la bienveillance, l’excellence, l’innovation et le pluralisme. Concrètement, cette planification stratégique mène à des implications communautaires concrètes, significatives et enrichissantes. C’est dans cette optique que le CEPEO prend part, activement, à l’édition 2022 du Mois de l’histoire des Noirs. En effet, dès les premières heures du mois de février, le CEPEO organisera des ateliers et participera à plusieurs activités qui contribuent à lutter contre l’exclusion, la discrimination et le racisme. Parmi les activités prévues, on compte quelques webinaires animés par des experts en collaboration avec des

organismes communautaires qui sont des partenaires du CEPEO. Ces webinaires, intitulés Café Communauté, offrent un espace convivial et participatif où se rencontrent les familles nouvellement arrivées au Canada pour découvrir quelles sont les ressources disponibles qui peuvent favoriser leur épanouissement et leur intégration.

« C’est notre rôle en tant que parent de préparer nos enfants à faire face à la réalité de notre société. Nous devons leur apprendre à être empathiques et bienveillants. Nous avons le devoir de les outiller afin qu’ils développent une société inclusive et antiraciste. Le Mois de l’histoire des Noirs est un moment privilégié pour engager et sensibiliser l’ensemble des enfants sur l’importance du “vivre ensemble” », affirme M. Méhou-Loko. Suivra, le 18 février 2022, l’atelier Des rencontres réussies avec l’école de votre enfant : Votre voix est importante destiné aux parents d’élèves racisés qui sera présenté par madame Alice Audrain

de l’organisme à but non lucratif Parents pour la diversité. La présentation sera un moment d’apprentissage, d’échange et de partage avec la communauté des nouveaux arrivants et racisée. Cette présentation permettra d’aborder le racisme anti-noir à l’école. Elle proposera des stratégies de rencontres réussies à l’école et à la maison, et mettra l’accent sur les efforts et les moyens mis de l’avant par le CEPEO afin de favoriser l’équité, l’inclusion et l’égalité des chances. Plusieurs autres projets, dont un atelier de slam et un atelier sur la découverte des instruments de musique africains seront présentés. Tous les détails se retrouvent sur notre site web.

cepeo.on.ca

3 février 2022 • Volume 6, Numéro 2 • 11


École élémentaire publique

Le Prélude

École élémentaire publique

L’Odyssée

12 • 3 février 2022 • Volume 6 Numéro 2

École secondaire publique

Gisèle-Lalonde


étudiant 3 février 2022, Volume 4 Numéro 4

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition : 3 mars

Nouvelle étape franchie; plusieurs autres à venir

Avec le retour des semestres le 31 janvier dernier, les élèves du secondaire ont franchi un pas de plus vers la normalité. PHOTO : FICHIER

Lentz Prince, 11e année École secondaire catholique Garneau Un autre pas vers la direction de la normalité a été franchi le matin du 31 janvier 2022 : le retour des semestres. En effet, la dernière journée du mois de janvier a marqué le retour de l’horaire à quatre cours pour les élèves du secondaire. Bien que les choses semblent s’améliorer progressivement, autant dans le milieu scolaire que dans le reste du monde, il reste plusieurs étapes à franchir avant de pouvoir déclarer avoir atteint la fameuse lumière au bout du tunnel. À quand? J’aimerais bien vous donner une date, mais je suis aussi ignorant que vous à ce sujet. Donc, l’article d’aujourd’hui sera un peu différent. Puisque je suis dans l’incapacité de vous dire quand on verra la lumière au bout du tunnel, je vais plutôt faire la lumière sur les souhaits des élèves pour le reste de l’année scolaire. Pour ce faire, j’ai conduit un sondage dans les rangs estudiantins et voici les réponses qui sont ressorties le plus souvent.

Adaptation graduelle. En effet, les étudiants ont été chamboulés à gauche et à droite au cours des deux dernières années. Plusieurs élèves du secondaire n’ont jamais suivi l’école sous la forme de semestre, et pour ceux qui en ont eu l’occasion, cette routine a quelque peu disparu de leurs habitudes quotidiennes. Cela dit, les élèves espèrent que les enseignants soient cléments à leur égard. Une fréquence de devoirs peu effrénée, des évaluations qui ne se donnent pas toutes en même temps ou n’importe quelle autre solution qui donnerait le temps aux élèves de se réaccoutumer aux journées d’école à quatre cours. Socialisation – Un des grands aspects oubliés lors des deux dernières années est la socialisation face à face entre élèves. Certes, les technologies de communication se sont avérées de bons outils pour tenter de combler ce manque, mais cette compensation n’égale en rien les interactions en personne. De ce fait, les élèves réclament la permission d’être un peu plus libres de voir leurs amis.

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Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

La féministe : membre de la société ou radicale ? Emmanuelle Connors-Lee, 11e année École secondaire Béatrice-Desloges Le 8 septembre est un jour important pour la politicienne berlinoise Angela Merkel. Lors d’une discussion avec Chimamanda Ngozi Adichie, une écrivaine nigériane, elle se déclare féministe. Il lui aura fallu 15 ans pour qu’elle évolue finalement sur la question du féminisme. Merkel admet qu’elle était timide face à ce sujet lors de son mandat. Toutefois, après 15 ans à titre de chancelière de l’Allemagne, elle a finalement donné son soutien à ce mouvement. Il est courageux de se déclarer féministe, mais pourquoi attendre aussi longtemps pour le faire ? C’est simplement parce que le mot « féministe » a une connotation négative. Les femmes ont souvent peur de s’associer à ce mouvement puisqu’il est perçu comme étant une idéologie radicale qui génère de

l’hostilité envers le sexe opposé. Je ne suis pas Angela Merkel, mais si je devais opiner sur son soutien tardif à la cause, je dirais qu’elle craignait la réaction du public et qu’elle a tiré avantage de la fin de son mandat pour finalement s’exprimer sur ce sujet sensible. Je félicite Merkel, mais pourquoi le féminisme est-il toujours un sujet de thèse en 2021-2022? Le débat n’est pas clos puisque la femme est encore victime d’un système créé pour qu’elle en soit désavantagée. En fait, la société repose sur des stéréotypes importants qui mènent à l’étiquetage des femmes. Elles peuvent donc s’attendre à ce qu’on leur impose des attentes : avoir des enfants, se marier, s’occuper de la maison et voir au bonheur des autres. Par conséquent, les femmes se sentent déchirées entre les attentes sociétales et leur propre désir,

comme celui d’avoir une carrière. En revanche, si on ouvre la porte à la pleine participation des femmes, nous pourrions créer une société auprès des nouvelles générations de jeunes femmes. La vie quotidienne des femmes semble graviter autour du besoin des hommes. Par exemple, des articles aussi banals que les vêtements et les sous-vêtements sont conçus pour accentuer nos courbes. Les sousvêtements, en particulier, sont souvent ornés de dentelles afin qu’ils crient l’effet de la séduction. Visiblement, notre société a toujours été axée sur les hommes et leurs besoins. Une société patriarcale donne aux femmes une infériorité qui est difficile à surmonter. Un exemple de cette société peut être retrouvé dans Cyrano de Bergerac. Les femmes, dites les précieuses, sont vues

comme étant un jouet convoité pour plaire aux hommes. Leur position dans la société n’a point d’utilité que de plaire aux autres. En vérité, si on compare les précieuses de cette pièce aux femmes de notre époque, on peut voir l’évolution du rôle de la femme. On le doit aux femmes courageuses qui se sont fait entendre et qui ont levé leurs voix pour dénoncer les normes sociétales qui les désavantagent. Évidemment, les objectifs du féminisme tels que l’égalité des sexes ne sont pas pleinement atteints. Toutefois, nous devons reconnaître que la femme d’aujourd’hui a plus d’occasions de vivre la vie qu’elle veut et non la vie qu’on lui donne. Bravo aux femmes qui peuvent s’exprimer en toute confiance. Je leur souhaite d’être bientôt perçues comme des membres de la société à part entière.

Un retour attendu pour les élèves de l’Ontario très contagieux, les cas de COVID ont augmenté et les hôpitaux ont recommencé à se remplir. Pour assurer la sécurité de tous, les élèves ne peuvent pas se présenter à l’école s’ils ont des symptômes reliés à la COVID, si des gens dans leur maison en ont ou s’ils ont voyagé hors du pays. La semaine d’enseignement à la maison a aussi permis à plus d’enfants de 5 à 12 ans de recevoir leur vaccin et à plus d’enseignants de recevoir leur 3e dose. Les élèves ont aussi reçu des masques de meilleure qualité et les écoles ont eu plus de filtres HEPA pour disposer au travers du bâtiment. En parlant de leur expérience avec l’école en virtuel, certains élèves racontent à quel point leurs amis et la collaboration en salle

de classe leur ont manqué. Suivre les cours en ligne peut être plus compliqué, surtout pour les élèves qui ont des problèmes de connexion. Au contraire, d’autres disent qu’ils aiment bien l’apprentissage virtuel. Les avantages sont de pouvoir rester à la maison sans avoir à se déplacer le matin, ne pas avoir à se préparer ou à devoir se changer. Les enseignants, quant à eux, sont heureux de revoir leurs élèves. Ils savent que les élèves apprennent mieux en personne et qu’ils peuvent beaucoup plus les aider de cette façon. Bien que les règlements de santé publique soient toujours en place, il y a énormément de commentaires positifs au sujet du retour en classe après la courte interruption. Il reste

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à espérer que les nouvelles stratégies mises en place par le gouvernement feront en sorte que nous suivrons l’apprentissage en présentiel et que nous pourrons bientôt vivre sans ce virus.

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A2 • 3 février 2022 • Volume 4, Numéro 4

25 + 26 FÉVRIER 2022

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Geneviève Bernier, 7e année Collège catholique Mer-Bleue Les élèves de l’Ontario sont maintenant de retour à l’école après les vacances de Noël et une première semaine de retour en classe en virtuel. Les élèves sont ravis de reprendre les cours à la normale, après que le gouvernement ait laissé les élèves retourner à l’école le 17 janvier. Avec plus de consignes sanitaires, les élèves et les enseignants espèrent continuer l’école en personne jusqu’à la fin de l’année scolaire. En temps de COVID, les semaines après les vacances de Noël sont des moments très risqués pour se rendre à l’école vu les regroupements possibles pendant les fêtes. Avec le nouveau variant Omicron qui est


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Grace Campbell, 12e année École secondaire Gisèle-Lalonde Lors des deux premières semaines du mois de décembre, les étudiants de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde ont contribué à une collecte de jouets et de denrées alimentaires. Le succès de ce projet fut possible grâce à la collaboration de Mme Suzie Larivière, membre du Comité Premières Nations, Métis, Inuit et Alliés ainsi qu’au leadership de deux membres du gouvernement des élèves de la dixième année, Haifa Zemni, ministre de la Francophonie, et Paniz Arbabi, représentante de marketing sénior. Le Centre de ressources communautaires Orléans-Cumberland a accueilli les denrées non périssables alors que les jouets ont été donnés au Centre Innuqatigiit, qui a pour but de soutenir les familles inuites. Afin de réaliser un projet aussi exigeant, Haifa et Paniz ont assuré l’organisation en choisissant la date de cueillette des articles avec la collaboration du gouvernement des élèves, et ont établi une ligne de communication avec les centres. Elles ont plus tard dévoilé les difficultés qu’elles ont rencontrées lors de cette étape, étant donné que les centres sont occupés lors du

temps des Fêtes. Grâce au dévouement de Haifa et Paniz, la promotion de ce projet fut remarquable et a entraîné des résultats extraordinaires. Le projet était rappelé chaque matin aux annonces matinales de l’école, ainsi que sur les réseaux sociaux. Les organisatrices anticipaient recevoir une ou deux boîtes de jouets. Pourtant, leurs attentes ont été surpassées, avec une récolte de plus d’une douzaine de boîtes de dons. « On voulait passer un message d’empathie dans l’école avec les dons, mais on a reçu beaucoup plus de boîtes que ce à quoi on s’attendait », affirme Haifa. Cette idée a pris naissance à la suite de la Journée nationale de la vérité et de réconciliation, quand Mme Larivière a effectué une reconnaissance de territoire avec les étudiants de l’école. Elle explique : « Dans la reconnaissance des territoires, il faut poser un geste concret envers la réconciliation. » C’est donc dans cette optique que les élèves ont organisé une collecte de jouets dans le cadre du temps des Fêtes. Le Centre Innuqatigiit a été ciblé puisque leur point focal est axé sur l’unité familiale et l’approvisionnement d’aide aux individus

PHOTO COURTOISIE

Un pas vers la réconciliation à l’ÉSP Gisèle-Lalonde

qui ont souffert des répercussions des écoles résidentielles. Les étudiants voulaient contribuer à une cause qui offre aux jeunes inuits un soutien à l’éducation et le maintien de leur culture, grâce au Centre Innuqatigiit qui est le centre le plus important dans le sud canadien en ce qui a trait à l’intégration des Inuits. L’initiative des élèves était un excellent moyen d’inculquer à la communauté de Gisèle-Lalonde des notions qui ne peuvent

pas être transmises dans une salle de classe. Selon Mme Larivière, les élèves ont compris concrètement le concept de la réconciliation et de la reconnaissance de territoire. Aussi, une élève de la 12e année ayant contribué au projet a reçu des écouteurs Beats d’une valeur de 130 $. Quelle sera la prochaine étape vers la réconciliation? L’éducation de la culture inuite par le moyen d’un échange culturel dans une communauté autochtone dans les années à venir?

Nouvelle étape franchie; plusieurs autres à venir Suite de la page A1

Ceci inclut les dîners à la cafétéria autant que les rencontres de quelques minutes durant les pauses. Ainsi, ils pourront se soutenir mutuellement dans leur réadaptation. Activités parascolaires – Un autre aspect fortement perturbé par la situation pandémique est la tenue d’activités parascolaires. Parmi celles-ci sont compris

les sports et tournois sportifs interscolaires, les clubs et associations d’élèves ainsi que les activités d’esprit d’école diverses. Bien que certaines de ces choses ont continué d’exister après mars 2020, plusieurs d’entre elles ont simplement été annulées. Ces activités peuvent être sous-estimées par certains, mais elles constituent une grande motivation pour plusieurs. Compte

tenu du nouveau défi que représente le retour des semestres, ces loisirs et divertissements seraient bien accueillis afin d’agrémenter les journées scolaires en plus de développer un sentiment d’unité entre les étudiants. Plus j’y pense, plus je crois que cet article devrait être adressé à la santé publique plutôt qu’aux directions scolaires, car la plupart des attentes des élèves sont

étroitement liées à la situation créée par la COVID-19. Le seul pouvoir qui est entre nos mains, c’est celui de respecter les directives des autorités sanitaires et espérer que la situation s’améliore rapidement. Parce que c’est bien beau de toujours devoir s’adapter, mais pour l’équilibre mental des jeunes, un vrai retour à la normale serait la bienvenue.

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L’histoire de Jeremy, le « roi du monde » Edward Rizk, 6e année École élémentaire publique l’Odyssée CHAPITRE 1 Chaque être humain est responsable de luimême. Ben… pour la plupart. Jeremy pense qu’il n’est pas juste son propre boss, mais aussi celui de tout le monde. Apparemment, il est le « roi du monde ». Sa page Facebook en dit beaucoup sur sa personnalité. Puis, avoir autant de pouvoir à 7 ans et demi, c’est étrange. Les enseignants à l’école St-Richard… euh, ils n’aiment pas son attitude. Les élèves ont des sentiments intenses envers lui. Jeremy est un gros intimidateur, à leurs yeux. Ce jeune garçon est constamment renvoyé à la direction. De plus, Jeremy a une sœur qu’il trouve énervante. Elle a beaucoup « d’attitude ». De toute évidence, les enfants de cette famille sont mal élevés. Les parents sont

extrêmement bizarres. Et c’est pour cette raison qu’ils sont souvent exclus. J’espère qu’ils en sont conscients. Pour mieux comprendre la situation, nous devons retourner au début. Quand Jeremy était bébé. CHAPITRE 2 Du moment où Jeremy est né, il disait à tout le monde quoi faire. Il pensait être le chef. Puis, si sa maman le prenait dans ses bras, il pleurait. Le temps a passé, puis sa première journée à l’école n’a pas été idéale… À l’école, il criait aux enseignants et poussait les élèves. Quand sa maman le ramenait à la maison, Jeremy était exigeant pour le reste de la journée. Jeremy me rappelle un élève que je connaissais en troisième année. Il lançait des chaises à notre prof. Avant, c’était mon ami, mais plus maintenant. Mais cette histoire n’est

pas à propos de lui. Jeremy a été expulsé de l’école St-Jefferson. CHAPITRE 3 La nouvelle école de Jeremy s’appelait St-Domerson. Après avoir été exclu de cette école, il est allé à l’école L’Aventure où, après avoir vu son dossier, on l’a renvoyé à la maison. Avant de commencer une pizza par la croûte, le père de Jeremy a crié à sa femme : - Hélène, viens ici maintenant! en voyant Jeremy. - Quoi? Oh la la! crie Hélène, surprise. - Chéri, que fais-tu ici? demande sa mère à Jeremy. - DONNE-MOI DE LA CRÈME GLACÉE! crie Jeremy. Jeremy faisait encore le trouble. Je blâme ses parents. Puis l’influence de sa sœur. D’école en école, Jeremy était renvoyé à la

maison au milieu de la journée. Ses parents en ont eu assez. Combien de fois se sont-ils fait déranger au milieu de la journée à cause de lui? Après le dernier incident, ils ont décidé d’envoyer Jeremy à l’école la plus stricte du monde, là où ils n’acceptent que les enfants les plus difficiles. CHAPITRE 4 L’école St-Richard est le type d’école qui change un élève. C’est là que Jeremy a changé. Il n’a pas vu beaucoup d’autres élèves. Une année est passée, puis il s’est fait 15 amis. Ensuite, il a encore changé d’école, cette fois-ci à cause de son bon comportement. Il a changé son horrible nom sur Facebook pour un nom respectable. Il vit maintenant avec une famille désorganisée qui démontre peu de bonnes manières. Son ancienne famille était plutôt composée de chanteurs amateurs.

Les horreurs cachées d’une guerre solitaire Aidan Abielmona, 6e année École élémentaire publique l’Odyssée C’était une nuit froide et silencieuse, dérangée seulement par le souffle du vent. Seul dans sa maison, Audie faisait un gros cauchemar. Il entendait des canons, des cris, des tirs. Il voyait ses amis, gémissant dans les pièges, incapables de bouger. Il regardait autour de lui et partout, il voyait des cadavres, des hommes et des femmes qui ont donné leur vie pour protéger leur pays. Chaque nuit, c’était la même chose. Il s’endormait, et puis, juste après qu’il ferme les yeux, ils faisaient les mêmes cauchemars… Ceux de la guerre… Ceux de la mort. Car lui, il était dans l’armée. Mais, il aurait préféré ne pas être dans ce champ couvert de sang, de boue, de cris et de tirs aussi forts que le tonnerre. Ce qu’il a vu, il y a 61 années, a changé

sa vie. Il avait 19 ans. Il travaillait dans une ferme, au Canada. C’était très ennuyeux. Donc, voilà pourquoi, quand la guerre a éclaté, il est allé le plus rapidement possible s’enrôler dans l’armée. Il ne savait pas ce qui l’attendait au front. L’entraînement était dur et rude. Quand le temps est venu de partir, il se sentait prêt. Il l’a regretté dès le deuxième jour. Il a vomi un nombre incalculable de fois à cause du mal de mer, il manquait de nourriture et il s’ennuyait. Quand il arriva, il entendit des cris et vit des soldats (Français, il paraît) qui s’enfuyaient en courant. Il était stupéfait de voir comment tant de soldats pouvaient avoir si peur. Alors, chaque matin, il essayait d’arrêter de penser à cette fichue guerre. Mais il ne pouvait pas. Il avait, en lui-même, une guerre solitaire.

A4 • 3 février 2022 • Volume 4, Numéro 4


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L'Orléanais 3 février 2022 by Orléanais - Issuu