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L'Orléanais 31 mars 2022

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31 mars 2022, Volume 6 Numéro 4

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 Une famille souhaite un accès adapté aux parcs d’Ottawa

PAGE 5 La petite histoire de l’avenue Beauchamp

Prochaine édition 28 avril

PAGE 7 Trèva Cousineau gagne le prix Bernard Grandmaître

La levée des mesures sanitaires accueillie avec joie

Trèva Cousineau a remporté le prix Bernard Grandmaître le 7 mars dernier. L’article à ce sujet se trouve en page 7.PHOTO : FRED SHERWIN

Rebecca Kwan IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais C’en est fini du passeport vaccinal et du couvre-visage dans nombre d’endroits en Ontario. Ces allégements tombent à pic pour plusieurs commerces d’Orléans, qui, après deux longues années de pandémie, sont ravis de pouvoir accueillir à nouveau leur clientèle sans contraintes, sans protocoles « étouffants ». C’est précisément l’avis de Susan Fahel, propriétaire du Café Latté Cino, sur le chemin Tenth Line. « Un coup de pouce que nous avons certainement apprécié », décrit-elle. En plus de ne plus avoir à présenter une preuve vaccinale depuis le 1er mars et à porter un couvrevisage depuis le 21 mars, les différentes salles peuvent désormais accueillir jusqu’à 100 % de leur capacité. Une possibilité réjouissante pour la propriétaire. « Une fois les mesures levées, la plupart

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Jocelyne Lauzon

des clients sont revenus en masse », raconte justement Mme Fahel. « L’augmentation du nombre de places assises a eu un impact énorme et la plupart de nos clients en ont profité. Cela a été excellent pour les affaires ». N’en reste que pour le Café Latté Cino, c’est l’enjeu de la vaccination qui suscitait le plus de réserves chez les clients. Une hésitation qui a vite fait d’être oubliée une fois les mesures sanitaires levées. « Notre clientèle a augmenté, car de nombreux clients attendaient la levée des restrictions en matière de vaccination », note la propriétaire. La levée du passeport vaccinal en a toutefois inquiété quelques-uns. « Certains de nos clients qui viennent depuis toujours avaient une certaine appréhension au début, mais cela n’a pas semblé les déranger outre mesure puisqu’ils continuent à venir », a remarqué Mme Fahel, qui parle d’adaptation et de mise à niveau.

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EN BREF Nouvelle adresse pour les tests de dépistage

ORLÉANS – Depuis le 25 mars dernier, les gens qui désirent faire un test de dépistage pour la COVID-19 doivent se rendre au Carrefour santé d’Orléans, situé au 2225, chemin Mer-Bleue. La clinique de dépistage COVID-19 de Ray-Friel, qui avait initialement ouvert ses portes en octobre 2020, n’offre plus ses services depuis le 22 mars. À titre de rappel, les tests moléculaires (RCP et tests moléculaires rapides) sont prioritaires pour les personnes présentant un risque accru de complications graves et celles qui vivent et travaillent dans des environnements à haut risque. Les tests moléculaires ne sont donc plus recommandés pour toutes les personnes de la communauté présentant des symptômes compatibles avec la COVID-19.

Prolongement de BrianCoburn approuvé OTTAWA – Le 23 mars dernier, le conseil municipal a approuvé la conception fonctionnelle du prolongement du boulevard Brian-Coburn et du Transitway de Cumberland entre les chemins Navan et Blair. Le prolongement de la chaussée et de la voie rapide pour autobus devraient réduire la durée des déplacements en transports en commun et en améliorer la fiabilité, en plus de répondre à la demande entre Orléans-Sud et la zone urbaine du sud, ainsi que l’autoroute 417. De nouveaux sentiers polyvalents permettront aux piétons et aux cyclistes de rejoindre Blackburn Hamlet, le parc-o-bus de Chapel Hill, la communauté de Bradley Estates, le sentier Prescott‑Russell et les sentiers de la CCN.

Solidarité avec l’Ukraine

ORLÉANS – John et Natalie Sanko, les Chevaliers de Colomb et le restaurant Soul Stone se sont associés pour offrir un service au volant au goût de l’Ukraine le 4 avril, de 16 h à 20 h devant Soul Stone. Des pierogis et du bortsch seront vendus et tous les bénéfices seront versés au Fonds de crise humanitaire en Ukraine de la Croix-Rouge.

Adoption d’un nouvel impôt à Ottawa

OTTAWA – Le 23 mars, le conseil municipal a approuvé la mise en place d’un impôt sur les logements non principaux laissés vacants pendant plus de 184 jours par an. « Le fait d’exiger des propriétaires qu’ils paient 1 % de la valeur imposable de ces logements vise à les encourager à occuper, à vendre ou à louer leurs propriétés afin d’accroître l’offre de logements à Ottawa », peut-on lire sur le site de la Ville. L’impôt sera ajouté à la facture finale de l’impôt foncier chaque année, et les revenus nets financeront le logement abordable. Cette nouvelle mesure devrait générer annuellement environ 6,6 millions de dollars. Elle sera mise en œuvre en 2022 et la première déclaration et facturation annuelle commencera en 2023.

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Susan Fahel est la propriétaire du Café Latté Cino situé au coin d’Innes et du chemin Tenth Line. PHOTO : JEAN-MARC PACELLI

Les propriétaires d’entreprises attendent un retour à la normale Suite de la page 1

« Certains clients choisissent de planifier leurs visites aux heures les plus calmes de la journée, lorsqu’il y a moins de monde. Il semble qu’ils soient un peu plus à l’aise de cette façon », donne-t-elle pour exemple. Quant au Club de gymnastique Les Sittelles, c’est le retrait du port du masque qui fait la joie des abonnés. « Puisque nous sommes dans les sports, nous trouvons que le retrait du masque permettra aux athlètes une meilleure oxygénation », estime d’ailleurs Jocelyne Legault, directrice générale du club. « On a vraiment hâte de revoir les sourires des enfants! ». Bien entendu, tel que préconisé par la province, le port du masque demeurera un choix individuel. Le Club de gymnastique Les Sittelles ne fait pas exception. « Les clients auront l’option de porter ou non leur masque », confirme la directrice générale.

CANADA

Un problème se pose néanmoins au Café Latté Cino. Une pénurie de maind’œuvre rend la partie beaucoup plus serrée. « C’est un problème auquel nous sommes confrontés, comme tant d’autres entreprises », reconnaît la propriétaire. « Notre plus grand défi actuellement est de trouver du personnel pour travailler. Il y a toujours une pénurie de personnes qui reviennent sur le marché du travail et nous en avons besoin de plus en plus pour pouvoir revenir complètement à la normale ». C’est notamment pour éviter l’épuisement professionnel que le café souhaite agrandir son équipe. « Une fois que ce problème sera résolu et que nous aurons une équipe solide, les choses s’amélioreront dans tous les domaines du service et de l’expérience globale du client », est d’avis Mme Fahel, confiante que les jours meilleurs sont, cette fois-ci, là pour de bon.

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

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Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

MFLalondeMP.ca


ACTUALITÉ Une famille souhaite un accès adapté aux parcs André Magny L’Orléanais Melissa Madore et David Benay habitent dans le sud d’Orléans. Ils ont deux merveilleuses petites filles, Eloïse, 6 ans, et Laurence, 2 ans. La famille pourrait filer le parfait bonheur. Sauf que Laurence est atteinte du syndrome de Rett. Une maladie génétique, qui altère son système nerveux central. La maladie est surtout présente chez les filles. Pourquoi? En raison d’un désordre neurologique grave, causé par une mutation affectant un gène situé sur le chromosome sexuel X. Cela provoque une déficience intellectuelle, pouvant s’apparenter à un profil autistique. Divers symptômes peuvent aussi apparaître comme la scoliose. On note aussi la perte de l’usage des mains ou l’incapacité de marcher. Une fille entre 10 000 et 15 000 naissances en sont atteintes. Mais ce sont avant tout des enfants, qui ont aussi envie d’aller jouer dans un parc. Les gens connaissent peu ce syndrome. « Je ne leur en veux pas, dit David Benay. Moi-même avant le diagnostic récent de Laurence, je n’en savais rien. » Pour l’heure, la petite Lolo ne parle pas. Elle ne marchera probablement jamais confie son papa. Cependant, la famille a décidé de

sensibiliser son milieu, grâce notamment à une page Facebook, mais aussi une pétition demandant un meilleur accès aux parcs. Laurence et sa famille fréquentent notamment le parc Tulip Tree. « On veut que Laurence se fasse des amis. On veut que les gens la voient », tient à préciser David, qui est aussi enseignant. Sur le site de la pétition, on peut y lire que « Lolo adore le parc. Pour l’instant, elle est capable de jouer, car elle est petite. Quand elle sera plus grande et en fauteuil roulant, elle ne pourra pas profiter du parc, car ils ne sont pas faits pour les enfants comme Lolo. » À titre d’exemple, toutes les marches ne sont pas nécessairement standards pour une personne handicapée. Plus de 11 500 signatures ont été récoltées jusqu’à maintenant. Dans cette campagne de sensibilisation, David Benay est reconnaissant du soutien obtenu à Orléans. De nombreux commerçants ont mis la main à la pâte pour appuyer la démarche. Le papa de Laurence et d’Éloïse mentionne notamment Lacroix Sport, qui a aidé à concevoir des t-shirts Lolo Team ou encore Trophée Martin, qui a offert des bracelets. Et le soutien des autorités, lui? La conseillère Laura Dudas est évidemment au fait de la pétition.

La famille Benay-Madore au grand complet : Melissa, Éloïse, David et Laurence. PHOTO : VIVIAN BERTRAND PHOTOGRAPHY Questionnée sur celle-ci, elle affirme « soutenir pleinement l’accessibilité des équipements dans les parcs. » Les nouveaux parcs d’Ottawa sont d’ailleurs créés en suivant les règles des standards ontariens d’accessibilité. Quant aux plus anciens, les nouveaux équipements installés sont conçus pour « être accessibles et inclusifs pour l’ensemble des

utilisateurs des parcs », assure Mme Dudas. Tout cela a évidemment un coût, difficilement chiffrable selon la conseillère « en raison d’une multitude de facteurs selon le parc concerné. » Pour l’heure, du haut de ses deux ans, pendant combien de temps Laurence pourrat-elle profiter pleinement des parcs de son voisinage?

Hausse des inscriptions dans les clubs sportifs André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Un mois et demi après la fin des Olympiques de Pékin, ces jeux de la pandémie ont déjà des effets sur les surfaces glacées orléanaises. Petite visite dans l’entourage du patinage de vitesse et du curling. Il était moins deux quand L’Orléanais lui a téléphoné. Michel Rivet, l’entraîneur-chef du Club de patinage de vitesse Gloucester Concordes, faisait ses valises pour partir vers Calgary dans le cadre de la Coupe du Canada. Cependant, impossible pour le généreux entraîneur de ne pas prendre du temps pour parler du succès de ses anciennes patineuses, Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann. Il a entraîné la première à compter de 8 ans, la seconde à 11 ans. « La technique, c’est ça qui fait progresser un athlète », analyse Michel Rivet. La leçon semble avoir porté ses fruits puisque les deux anciennes du club ont gagné la médaille d’or dans la poursuite par équipe féminine. Après les trois médailles d’Isabelle et

les deux d’Ivanie dans la capitale chinoise, Michel Rivet mentionne qu’il y a eu une vingtaine de personnes qui ont manifesté de l’intérêt pour les divers programmes du club, qui ne compte pas moins de 70 % de francophones parmi ses membres. Le succès des deux anciennes patineuses d’Orléans est arrivé à point, car avec la pandémie, Michel Rivet avoue que Gloucester Concordes avait perdu quelques athlètes, faute de compétitions. Les succès d’Ivanie Blondin, Isabelle Weidemann, mais aussi de Valérie Maltais ont également entraîné des répercussions de l’autre côté de la rivière. Josée Morissette, administratrice au club CPV de Gatineau affirme qu’il y a eu « un petit boom d’inscriptions depuis les JO. Sur nos 113 inscriptions, on a eu 12 patineurs qui ont fait un essai depuis la présentation des JO et qui se sont inscrits pour la fin de la saison. » Mais ce n’est pas tout, CPV Gatineau compte également huit patineurs en provenance d’Ottawa. Outre la réputation de

certains entraîneurs, des frais d’inscription moins élevés du côté québécois expliquent aussi l’attrait pour venir patiner à Gatineau. Michel Rivet le mentionnait en entrevue, contrairement à CPV, qui a le soutien financier de Gatineau, Gloucester Concordes doit payer pour la location de la glace. Isabelle Morissette ajoute que « nous avons un ratio à respecter de patineurs qui viennent hors de Gatineau, c’est pour cette raison qu’on en accepte seulement quelques-uns chaque année. » Deux clubs de curling sont en fonction près d’Orléans, le Navan Curling Club et le Cumberland Curling Club. La pandémie aussi a été sévère concernant le nombre d’inscriptions. La présidente du club de Navan, Alicia Krolak, explique que la COVID 19 a eu « un effet significatif sur l’abandon de certains membres au niveau des diverses ligues ». Cependant, le programme d’initiation au curling pour les adultes d’une durée de 10 semaines reste, lui, très populaire. De

plus, sans nécessairement préciser si la présence de John Morris et de Rachel Homan à Beijing a eu une certaine influence, Mme Krolak remarque qu’il y a « un intérêt marqué pour le double mixte au point que nos cours concernant ce type de compétition sont un succès. » D’ailleurs, « plusieurs de ces nouveaux membres sont d’Orléans ainsi que de Rockland et Cumberland », précise la présidente. À l’Association de curling de la vallée de l’Outaouais (OVCA), qui regroupe 43 clubs de curling dans l’Est ontarien et dans l’Ouest québécois, Paul Hennessey, le directeur des communications, souligne qu’en effet, les Olympiques amènent une hausse des inscriptions. Le curling étant une activité pour tout le monde, selon lui, ce sport mérite d’être apprécié tant pour son aspect physique que stratégique. Il invite d’ailleurs les curieux à s’inscrire au programme Learn to Curl ou à certaines portes ouvertes en visitant https://justtryit.ovca.com ou encore le http://www.trycurlingnow.ca.

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Langues officielles : un grand pas en avant C-13, le projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles constitue une grande avancée pour la francophonie canadienne. La majorité des demandes effectuées par les représentants des communautés ont été prises en compte. Toutefois, la réforme actuelle ne doit pas se limiter à ce projet. Plusieurs des modifications à la Loi seront suivies par la mise en place de règlements d’application, de politiques et de programmes, en plus du prochain Plan d’action pour les langues officielles. La version modernisée de la Loi prévoit l’obligation pour le gouvernement fédéral d’adopter une politique en matière d’immigration francophone comprenant des objectifs, des cibles et des indicateurs. Les précisions entourant une nouvelle cible en immigration francophone, pourront se faire au moment de l’élaboration de cette nouvelle politique. Il s’agira d’un moment propice pour réfléchir à une cible plus ambitieuse, répondant aux aspirations actuelles des communautés francophones et à leurs besoins de croissance. Il y a aussi le dossier du bilinguisme à la Cour suprême. La modification proposée consacrerait le droit d’être entendu dans la langue officielle de son choix sans service d’interprétation, mais ne constitue pas une obligation pour le gouvernement fédéral de nommer des juges bilingues. Des francophones pourraient être entendus par un nombre restreint de juges sans contrevenir à la version modernisée de la Loi. Il serait ainsi nécessaire d’amender la Loi sur la Cour suprême pour faire du bilinguisme un critère de nomination. Si C-13 est adopté, le gouvernement s’est déjà engagé à adopter des règlements connexes qui permettront de mieux saisir la portée réelle de plusieurs éléments inclus dans le projet de loi. Il est prévu que l’un d’eux viendra préciser les mesures positives que les institutions fédérales doivent prendre afin de favoriser l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire. La grande question qui se pose actuellement concernant la nouvelle Loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale, édictée par le projet de loi C-13, est celle des critères qui seront utilisés pour déterminer les régions concernées. Il serait pertinent de les préciser dès maintenant afin de mieux comprendre la portée de ces nouvelles mesures pour les communautés francophones en situation minoritaire. Les consultations précédant l’élaboration du projet de loi ont été l’occasion de discuter et de documenter plusieurs enjeux d’importance, que ce soit la pénurie de places en garderie, le financement des établissements postsecondaires francophones ou l’appui aux médias communautaires. Les informations colligées pourront servir afin de bonifier le prochain Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028. À noter que les investissements supplémentaires associés au Plan d’action permettront de juger du sérieux du gouvernement fédéral à l’égard du principe d’égalité réelle entre les langues officielles au Canada qu’il cherche à renforcer avec la présente réforme. Guillaume Deschênes-Thériault, Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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La où pousse un immense drapeau C’est en juillet 2011 que nous sommes allés nom de la plante originale. Ce nom est en effet un dans l’Ouest canadien. Beau voyage à travers acronyme pour : CANadian Oil Low Acid. les prairies du Manitoba, de la Saskatchewan et Le Canada est le premier producteur d’huile de l’Alberta. On nous avait souvent dit que ce de Canola au monde. Cette activité ajoute chaque paysage serait ennuyeux, mais au contraire, ce année 19,3 milliards de dollars à l’économie fut fort agréable. J’y reviendrai canadienne et compte pour plus dans une autre chronique de 249 000 emplois canadiens éventuellement. et 12,5 milliards de dollars en Ce qui m’a vraiment frappé, salaires. Le pays exporte 90 % ce sont ces immenses champs, de sa récolte dans 50 pays non pas ces champs de blé du monde. Les États-Unis, la couleur or à perte de vue, mais Chine, le Japon et le Mexique Réflexion ce sont ces espaces à ne plus en sont les plus importants finir de millions de petites fleurs jaunes. C’est importateurs. C’est sous différentes formes que en les examinant de près qu’on réalise que ces le canola est exporté, soit sous forme de graines, délicates fleurs cruciformes sont si belles. Donc, d’huile ou de tourteau, résidus solides après des champs tout jaunes prêts pour la récolte à extraction qui servent de nourriture très protéicourte échéance. Quel spectacle! née pour les animaux. C’est aussi une plante La plante Canola produit une excellente huile. très résiliente qui peut survivre à une certaine Durant notre visite chez un producteur d’huile sécheresse ou au froid. de Canola, le représentant nous disait que cette Donc, ces champs jaunes d’une immensité huile est une invention canadienne faite à partir imposante m’avaient beaucoup impressionné de la plante modifiée par attrition qui s’appelait et j’ai pris plusieurs photos sous divers angles. auparavant Rape Seed, de la famille Brassicaceae. Ce n’est qu’en fouinant ces jours-ci dans mes La nouvelle plante produit une huile moins acide, photos de ce voyage que j’ai constaté que en quantité supérieure mais riche en matières certaines photos donnaient l’impression que grasses. Elle peut ainsi contribuer à réduire le ces champs n’étaient en fait que d’immenses risque de maladies cardiaques, en réduisant le drapeaux ukrainiens, ce que je ne réalisais pas taux de cholestérol LDL dans le sang, lorsqu’elle à ce moment-là. Je voulais donc partager une de est utilisée à la place des graisses saturées. ces photos avec vous en appui à ces Ukrainiens On donna à cette plante modifiée le nom de écrasés par des forces maléfiques d’un voisin/ Canola, nom plus convenable et attrayant que le cousin sans scrupule.

Denis

Gagnon

orleansstar.ca/orleanais issuu.com/orleanais


NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire... de l’avenue Beauchamp L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.

Suzanne Benoit Auteure principale L’avenue Beauchamp, connue sous le nom de First Avenue jusqu’en 1971, est située dans la subdivision Hiawatha Park, dans le quartier Convent Glen. Cette avenue, traversant la voie Ravine, était coupée par un ravin et se poursuivait en direction nord jusqu’à la voie Radisson. En 2017, le tronçon nord de l’avenue Beauchamp débutant au ravin jusqu’à la voie Radisson est devenu la voie ScottDupuis. Quand, en juin 1971, le conseil de Gloucester adopte des changements de noms de rue à Hiawatha Park pour éviter des similitudes avec d’autres rues dans la région d’Ottawa-Carleton, il choisit les noms d’habitants de longue date, d’où le

choix de Beauchamp, nom de Thérèse et Roger Beauchamp qui y résident avec leur famille depuis 1954. Thérèse Beauchamp, fille de Régis Beauchamp et de Florence Gareau, naît en 1930 à Clarence Creek en Ontario. Roger, fils de Hervé Beauchamp et de Léona Tessier, naît en 1930 dans le village voisin, à Saint-Pascal-Baylon. Le couple se marie en 1952 à Clarence Creek, vit à Vanier pendant deux ans, puis déménage à Orléans, dans le secteur de Hiawatha Park. Le couple aura sept enfants : Réjean, André, Georges, Normand, Guy, Claire et Lise. Thérèse travaille à la fonction publique fédérale pendant 28 ans. Roger, pour sa part, exerce le métier de débosseleur. Il a un atelier, connu sous le nom de Roger’s Body Shop, sur la même propriété que la maison familiale, là où on trouve maintenant une nouvelle maison au 906 avenue Beauchamp. Son entreprise était reconnue dans la région pour le travail méticuleux de Roger. En 1956, lorsqu’un avion militaire s’écrase sur la Villa Saint-Louis, Roger est

un des premiers sur les lieux. Il rapporte avoir vu des religieuses sauter des fenêtres pour fuir les flammes. Il en conduit cinq à l’Hôpital général d’Ottawa. Au milieu des années 1980, la famille déménage dans une maison voisine maintenant disparue et remplacée par celle qui porte le numéro 910 avenue Beauchamp. Réjean et André reprennent le commerce de leur père. André y travaille pendant deux ans, puis vend sa part à son frère. Trois ans après, Réjean vend le commerce et la maison qu’il habite avec sa famille. En 1988, Roger et Thérèse s’installent dans leur chalet à Treadwell en Ontario. Roger décède en 1989 et est inhumé dans le cimetière de la paroisse Très-Sainte-Trinité à Rockland. Thérèse déménage à Rockland en 1997 et y habite toujours. L’avenue Beauchamp a accueilli un autre commerce important. Au début des années 1960, Maurice Saumur et Léon Laverdure, maîtres ébénistes, construisent un atelier d’ébénisterie portant le nom de Saumur et Laverdure Woodwork, au 926 avenue

Beauchamp. En 1969, Léon Laverdure se retire de l’entreprise qui prend alors le nom de Saumur Woodwork Shop. Cet atelier produit des meubles et divers articles en bois sur commande de clients provenant d’aussi loin que Montréal. L’atelier ferme ses portes à la fin des années 1970. Aujourd’hui, la bâtisse est aménagée en logements de location. Cette avenue quelque peu méconnue a son histoire unique comme toutes les autres voies publiques d’ailleurs, et c’est l’histoire de chacune d’elles qui contribue à retracer l’histoire d’Orléans et des familles qui y ont habité.

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En route vers la m aternelle et le jardin d 'enfants WEBINAIRE 4 La rentrée approche ; êtes-vous prêts? 21 avril, à 18h30

Participez en grand nombre ! ecolecatholique.ca/enroute 6 • 31 mars 2022 • Volume 6 Numéro 4


Avis de consultation publique sur la délivrance

d’un nouveau permis de foyer de soins de longue durée pour Établissement de soins de longue durée Champlain, foyer de SLD qui sera situé à Orléans, Ontario Le ministère des Soins de longue durée (MSLD) examine une proposition de DTOC II Long Term Care LP, par son associé commandité, DTOC II Long Term Care MGP (société en nom collectif) ainsi que des partenaires de celui-ci, DTOC II Long Term Care GP Inc. et Arch Venture Holdings Inc. (« le titulaire de permis ») pour délivrer un permis de foyer de soins de longue durée (SLD) pour Établissement de soins de longue durée Champlain (le « foyer »), foyer de SLD de 60 lits actuellement situé au 428, chemin Front Ouest à L’Orignal, Ontario. La proposition comprend : • le réaménagement des 60 lits du foyer à un nouvel emplacement situé au 1161, chemin Montréal à Orléans, Ontario (le « foyer de remplacement »); • l’aménagement de 164 lits de SLD supplémentaires alloués par le MSLD qui seront inclus dans le projet d’aménagement proposé de 224 lits, sous réserve du respect de toutes les exigences visant les permis en vertu de la Loi de 2007 sur les foyers de soins de longue durée (la « Loi »); • la délivrance d’un nouveau permis d’une durée maximale de 30 ans pour l’exploitation de 224 « nouveaux » lits au foyer de remplacement, à la suite de l’aménagement. Si vous avez des commentaires ou des avis et souhaitez les porter à l’attention du MSLD, vous pouvez : Les présenter oralement lors d’une réunion publique par téléconférence qui aura lieu le 13 avril 2022, à 10 heures. Le numéro de téléphone à composer pour la réunion est le 1 855 340-1607. Lorsqu’on vous y invite, veuillez saisir le code d’accès du participant 5870503#. Les soumettre par écrit au plus tard le 20 avril 2022 : a) par courriel à LTCHomes.Licensing@ontario.ca; ou b) par la poste à l’adresse suivante : Directeur en vertu de la Loi de 2007 sur les foyers de soins de longue durée Ministère des Soins de longue durée Direction de la planification des immobilisations 438, avenue University, 8e étage Toronto, (Ontario) M5G 2K8 Les détails concernant la consultation et la réunion seront affichés le 30 mars 2022 sur le Registre ontarien des consultations publiques sur les permis de foyers de soins de longue durée qui se trouve à la page https://www.ontario.ca/fr/page/registre-ontarien-des-consultationspubliques-sur-les-permis-de-foyers-de-soins-de-longue-duree. Vous pouvez également envoyer un courriel à LTCHomes.Licensing@ontario.ca pour recevoir de plus amples détails sur la réunion. Veuillez indiquer le nom du foyer de SLD et citer le projet no 22-054 dans toutes vos observations écrites. Dans le cadre de l’examen du MSLD, le directeur prendra en considération toutes les soumissions écrites et orales avant de prendre une décision définitive concernant la proposition.

Trèva Cousineau gagne le prix Bernard Grandmaître Jean-Marc Pacelli L’Orléanais C’est Trèva Cousineau qui a mis la main sur le prestigieux Prix Bernard Grandmaître, lors de la 22e édition de la soirée du même nom tenue le 7 mars dernier à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins. D’ailleurs, Mme Cousineau a tenu à féliciter l’ACFO Ottawa pour le maintien de ce gala annuel qui nous permet de découvrir, entre autres, des jeunes et de nouveaux arrivants qui travaillent fort pour faire progresser la francophonie ontarienne. Bien qu’elle n’en soit pas à son premier prix soulignant son travail d’engagement bénévole visant à promouvoir et à développer la francophonie, celle qui est surnommée le bouclier de la francophonie ne cache pas que celui-ci occupe une place de choix : « C’est une reconnaissance de ma communauté. L’ACFO Ottawa représente notre communauté francophone régionale. En plus, j’ai été présidente de l’ACFO provinciale. » À quelques mois de ces 85 ans, celle qui siège à titre de présidente de Dialogue Canada, de vice-présidente du Conseil sur le vieillissement d’Ottawa, de trésorière de l’Association du patrimoine familial francophone de l’Ontario (APFFO) et de secrétaire de l’Association Champlain Fondateur n’envisage pas de se retirer de sitôt : « Je suis vraiment chanceuse du point de vue de ma santé et de mon niveau d’énergie. Tant et aussi longtemps que ça dure, je vais continuer parce qu’il y a plein de choses à faire. » Parmi ces choses se trouve la construction du nouveau MIFO, un projet sur lequel elle a travaillé alors qu’elle était présidente du

conseil d’administration avec les autres membres du CA et la haute gestion. Afin de voir le projet aller jusqu’au bout, Mme Cousineau n’écarte pas la possibilité de soumettre sa candidature pour siéger une fois de plus sur le CA lors des prochaines élections en juin. Après avoir investi autant de temps et d’énergie dans des causes francoontariennes, se désole-t-elle du fait qu’il y a encore autant de travail à faire? « Il y en aura toujours », avoue-t-elle candidement. Elle se réjouit toutefois que les FrancoOntariens progressent, même si leur poids démographique diminue : « Notre francophonie est forte et convaincue, et notre jeunesse est encore plus active que nous l’étions. » Un point qui permettrait de faire un grand pas en avant, selon elle, serait que les francophones fassent l’effort de toujours demander un service en français. « Plus on l’exige, plus on va l’avoir. » Outre le Prix Bernard Grandmaître, sept autres prix ont été remis lors de cet événement. Le Patro d’Ottawa a été couronné organisme de l’année. Véronica Roy, s’est vu consacrer alliée de la francophonie de l’année et Laurier Hussein, jeunesse de l’année. Anthony Di Monte a été sacré intervenant en santé de l’année. De son côté, Ayoub Jlila a été choisi nouvel arrivant de l’année. Ama Ouattara a été nommée jeune leader de l’année, tandis qu’Éric Barrette a reçu le Laurier intervenant en éducation de l’année. Le Laurier Claudette-Boyer citoyen de l’année a été attribué à Solange Fortin.

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Orléans 1999 St Joseph Blvd, Unit 10 Orléans, ON 1-888-309-0134 *Les participants à l’essai gratuit doivent être des vendeurs privés, ou éligibles à l”aDP. Certains assureurspublics ne sont pas éligibles. Consultez la clinique pour plus de détails. L’offre est valable jusqu’au 30/04/2022 et peut être modifiée sans préavis. Une évaluation complète de l’audition est fournie gratuitement aux adultes âgés de 19 ans et plus. Les résultats de cette évaluation vous seront communiqués verbalement. Si vous demandez une copie du rapport audiologique, des frais seront appliqués. [1] La valeur des miles de récompense n’est pas transférable et dépend de certains modèles achetés. Veuillez attendre 45 jours pour que les miles soient affichés sur votre compte d’adhérent. Certaines conditions s’appliquent. Veuillez consulter la clinique pour plus de détails. Offres non valables au Québec. L’offre prend fin le 30/04/2022. Marques de commerce ®™ de AM Royalties Limited Partnership utilisées sous licence par LoyaltyOne, Centres Auditifs Roblliard, Co. et HearingLife Canada Ltd.

8 • 31 mars 2022 • Volume 6 Numéro 4

Davantage de services de santé mentale et de lutte contre les dépendances en français à Ottawa À l’éditeur : Les francophones d’Ottawa peuvent désormais bénéficier d’une avancée importante en matière de services de santé en français dans le secteur de la santé mentale et de la lutte contre les dépendances : le Centre Amethyst pour femmes toxicomanes (Amethyst) a récemment obtenu sa désignation en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario. Cette nouvelle signifie que les programmes de traitement de la toxicomanie, de traitement du jeu problématique, et de promotion de la santé sont désormais offerts en français par Amethyst. La désignation d’Amethyst permet à davantage de personnes s’identifiant comme femmes et / ou relevant de la diversité de genres d’avoir accès à des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances dans leur langue à Ottawa. Cet enjeu est fondamental, puisque dans le secteur de la santé mentale et de la lutte contre les dépendances, la communication est le premier outil de rétablissement. C’est pourquoi il est crucial que les francophones puissent accéder à des services dans leur langue. Il s’agit d’une question de qualité des soins, de sécurité et d’équité. Les services d’Amethyst sont offerts gratuitement aux résidentes d’Ottawa. Il suffit d’appeler au 613-563-0363 pour en faire la demande. Le Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario (le Réseau) et Amethyst sont fiers de l’ampleur du travail accompli. En effet, l’obtention d’une désignation en vertu de la Loi sur les services en français est un ouvrage de longue haleine, puisque les organismes

doivent développer et structurer rigoureusement leur offre de services en français. Les organismes de santé désignés doivent se conformer à une séries d’exigences qui permettent d’assurer qu’ils ont la capacité d’offrir en tout temps des services en français de manière équitable, et de qualité équivalente aux services offerts en anglais. Les organismes désignés doivent également soumettre une attestation de conformité tous les trois ans afin de démontrer qu’ils continuent de respecter les exigences de désignation. En tant que reconnaissance légale, la désignation est donc en quelque sorte un sceau de qualité pour les services de santé en français. C’est pour cette raison que le Réseau appuie 59 organismes de santé dans leurs démarches désignation : il s’agit de la meilleure façon de s’assurer que les francophones aient accès à des soins équitables dans leur langue. Pour en savoir sur les services offerts par le Centre Amethyst pour femmes toxicomanes, veuillez visiter le site web de cet organisme : amethyst-ottawa.org Pour en savoir plus sur la désignation et sur ses avantages pour la communauté francophone, veuillez visiter le site web du Réseau : rssfe.on.ca - Jeannette F. Muzinga, coordinatrice de promotion de la santé, Centre Amethyst pour femmes toxicomanes - Jacinthe Desaulniers, présidente-directrice générale du Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario

orleansstar.ca/orleanais issuu.com/orleanais


Sport-études gymnastique au CECCE : virevolter en français ! Si votre enfant fait des pirouettes depuis toujours et ne rate jamais l’occasion de démontrer son savoir-faire aux membres de la famille, alors le programme sport-études gymnastique offert par le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) est une option à considérer. Ce programme francophone unique dans la région d’Ottawa est offert depuis 2017 aux élèves de la 4e à la 12e année en partenariat avec le club Les Sittelles d’Orléans. Il permet à l’élève de développer ses habiletés en offrant un horaire flexible qui combine les études et l’entraînement. Tout cela dans un climat positif où on peut s’épanouir dans un milieu francophone et catholique. Le programme est accessible aux élèves de la 4e à la 6e année de l’École élémentaire catholique d’enseignement personnalisé La Source et aux élèves de l’École secondaire catholique Garneau de la 7e à la 12e année.

Les élèves de la 9e à la 12e année peuvent aussi s’inscrire au programme à l’école catholique de leur secteur, mais contrairement aux élèves de Garneau, les jeunes gymnastes n’auront pas accès à la navette quotidienne menant au club Les Sittelles. Créé en 1980, Les Sittelles est le seul club de gymnastique francophone de la région d’Ottawa. Le club est en nomination cette année pour un prix décerné à Ottawa dans la catégorie du club de gymnastique de l’année. La directrice générale Jocelyne Legault a remporté le prix Saphir 2021 catégorie Entrepreneure décerné à des femmes d’exception. « Le Club Les Sittelles est bien heureux de son partenariat avec le CECCE et le programme sport-études », commente-t-elle.

objectifs personnels de mouvement ou de performance et participent à des compétitions de leur niveau. Chaque athlète est suivi par une équipe d’entraîneurs certifiés. Amanda Springate, une élève âgée de 14 ans qui est en 9e année à l’école Garneau, constate qu’elle peut s’entraîner sans nuire à ses études grâce à la navette quotidienne : « Le programme sport-études me donne la chance de partir de l’école plus tôt et d’aller m’entraîner à la gymnastique sans manquer trop de travaux et quand même assister aux cours obligatoires. » Pour de plus amples renseignements, visitez la page Web à l’adresse

ecolecatholique.ca/gymnastique

Un entraînement sur mesure Les élèves inscrits à ce programme sportétudes sont amenés à atteindre leurs

Un partenariat en « art » à Ottawa Peu de gens ont déjà eu la chance de voir la planète X12Q de l’univers 10, de lire au sujet de la chasse néolithique ou encore de tomber face à face avec un Jackalope. Bonne nouvelle ! Dorénavant, chacun, peu importe où il se trouve, peut

le faire grâce à un partenariat entre le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et La Nouvelle Scène Gilles Desjardins. Cette collaboration permet de vous présenter, dans le cadre d’une exposition virtuelle, les œuvres d’art d’élèves de 9e et 10e année du Programme d’apprentissage virtuel des écoles (PAVÉ), de l’école secondaire publique Omer-Deslauriers et de l’école Le Transit. « La diversité thématique des créations artistiques vous transportera dans l’univers émotif de nos apprenants, évoquant la résilience et l’innovation en ces temps particuliers. De plus, à travers ce partenariat, le CEPEO est heureux de contribuer au développement durable de notre communauté artistique francophone », affirme Dominique Carrière, responsable du projet et conseiller au CEPEO en recrutement scolaire et en développement communautaire et partenarial.

Planète X12Q de l’univers 10 Ilyass Najjar, 9e année Aquarelle sur coton

CEPEO. Un partenariat comme celui-ci nous permet d’accomplir nos mandats respectifs et de promouvoir l’excellence artistique des participants. Notre relation est née d’une complicité naturelle qui ne cesse de grandir. Nous sommes choyés de pouvoir accueillir ces élèves dans notre programmation et ainsi offrir une expérience artistique à nos publics », souligne Benoit Roy de la direction des partenariats et des événements de La Nouvelle Scène Gilles Desjardins.

Cette exposition, dévoilée en quatre phases, est en ligne dès maintenant

Ne manquez pas l’occasion de découvrir en primeur de nouveaux artistes francoontariens de la relève. Exposition virtuelle : nouvellescene.com

Donald’s Outing Reegan Giroux-Fischl, 9e année Acrylique sur toile

jusqu’au 31 août 2022 sur le site web de La Nouvelle Scène Gilles Desjardins. « C’est un privilège pour La Nouvelle Scène de s’associer encore une fois au rayonnement des talents des élèves du

cepeo.on.ca

31 mars 2022 • Volume 6, Numéro 4 • 9


L’engagement et la fierté de l’Université Saint-Paul Située au cœur d’Ottawa, l’Université Saint-Paul (USP) joue un rôle primordial dans le domaine de l’éducation franco-ontarienne. En mars 2019, l’USP est officiellement reconnue à titre de fournisseur de services en français, en vertu de la Loi sur les services en français de l’Ontario. Bien enracinée dans la collectivité franco-ontarienne, l’USP s’engage aussi à promouvoir les activités en français sur son campus. « Nous avons concentré nos efforts sur l’enrichissement des communautés francophones de l’Ontario en misant sur l’éducation et l’épanouissement professionnel de

notre population étudiante », affirme la rectrice de l’Université, Chantal Beauvais. L’USP collabore avec plusieurs établissements d’enseignement afin d’encourager les étudiants et les étudiantes à poursuivre leurs études en Ontario français. Parmi ces partenariats figurent, entre autres, le programme FOCUS du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, les ateliers Destination réussite et plusieurs ententes d’arrimage avec La Cité, le Collège Boréal et d’autres établissements francophones. Ces partenariats connaissent un succès notable puisque la proportion d’étudiants francophones à l’USP est passée de 38 % à 54 % en dix ans.

10 • 31 mars 2022 • Volume 6 Numéro 4

L’USP maintient également un milieu de vie francophone en prêtant ou en louant ses espaces libres à des organismes qui partagent sa mission, dont l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), la Société Santé en français, l’Atelier d’innovation sociale Mauril-Bélanger, et d’autres. Cela permet de renforcer la présence et la visibilité de la francophonie sur le campus.

Nos diplômé(e)s dans la communauté Une fois sur le marché du travail, plusieurs diplômé(e)s de l’USP s’engagent à offrir des services professionnels en français ou à promouvoir la francophonie.

« En tant que Franco-Ontarien, le bilinguisme et le soutien à la francophonie ont toujours été importants pour moi », affirme Dènik Dorval, diplômé de l’École d’innovation sociale ÉlisabethBruyère (USP). M. Dorval a fondé le programme bilingue de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), qui vise à développer le bilinguisme à Ottawa. En 2020, RelèveON a souligné la contribution de M. Dorval en lui décernant son prix Coup de cœur.


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31 mars 2022 • Volume 6, Numéro 4 • 11


École élémentaire publique

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12 • 31 mars 2022 • Volume 6 Numéro 4

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L'Orléanais 31 mars 2022 by Orléanais - Issuu