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L'Orléanais 30 avril, 2020

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30 avril 2020 Volume 4 Numéro 5

La voix francophone d’Orléans

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Denis Gagnon : « S’en sortir… sans sortir », voilà notre espoir

Une Orléanaise qui s’investit dans sa communauté

Prochaine édition 28 mai

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La petite histoire ... de la Salle Soeur-PaulIrène

Croisière de rêve torpillée par la COVID-19

Michel et Lucie Cayouette sont tout sourire lors d’un arrêt en Uruguay au début de leur croisière en Amérique du Sud. PHOTO COURTOISIE

Jean-Marc Pacelli Initiative de journalisme local – APF – Ontario Après avoir passé près de deux semaines confinés dans leurs cabines pendant la pandémie de la COVID-19, les couples Gilles Laporte et Denise Lemire, et Michel et Lucie Cayouette ont finalement pu quitter leur bateau de croisière et rentrer chez eux, à Orléans, le 3 avril dernier. « On était soulagés d’arriver. On a une cour et on peut y aller prendre de l’air quand on veut », se réjouit Michel Cayouette, qui ne cache pas avoir ouvert toutes les fenêtres de la maison à son retour. « Ce n’est pas grand, une cabine de 15 m2 », seconde sa conjointe. Elle ajoute que la première semaine à la maison a été passée à laisser sortir la pression accumulée… et à écouter en rafale des épisodes de District 31! Le retour au bercail n’a cependant pas eu le même effet pour tous : « C’était pire qu’être sur

le bateau! Qu’on n’ait pas accès à nos petitsenfants ou à notre fils en croisière, c’est normal. Mais ils sont à dix minutes de chez nous et on ne peut ni les voir ni faire des activités avec eux. Il faut aussi recommencer à faire nos repas », lance à la blague Denise Lemire. Les deux couples sont montés à bord du Zaandam le 7 mars dernier pour une croisière qui leur ferait visiter certains pays d’Amérique du Sud. « La première semaine s’est très bien passée. La nourriture était excellente, le service superbe, le divertissement de grande qualité et les passagers étaient super sympathiques », raconte Lucie Cayouette. Mais voilà que la réalité mondiale a rattrapé les croisiéristes : « On nous a annoncé que l’arrêt à Ushuaïa était annulé parce que l’Argentine fermait ses ports », se rappelle Gilles Laporte. Peu après, le Chili a annoncé qu’il ferait de même prochainement. Le bateau a donc SUITE À LA PAGE 2

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EN BREF Messes francophones en mode virtuel à Orléans ORLÉANS – Le 19 avril dernier à 10 h 30, la paroisse Saint-Joseph d’Orléans a diffusé, pour une première fois de façon virtuelle, sa messe dominicale. Elle était présidée par Mgr Maurice Dionne, curé de la paroisse, et animée par les chants de Cossie et Urbain à partir de leur domicile. La paroisse espère continuer à offrir une telle messe virtuelle, le dimanche, le temps que durera les restrictions de la pandémie. Le lien est sur la page d’accueil du site web : www.stjosephorleans.ca. Les paroisses Sainte-Marie et Notre-Dame-des-Champs ainsi que la chapelle Saint-Claude ont une messe dominicale virtuelle présidée par le curé Mgr Daniel Berniquez, dans la chapelle de l’église Sainte-Marie. Le lien pour la messe est sur la page d’accueil du site web : www.saintemarieorleans.org.

Le Festival franco-ontarien est reporté OTTAWA – Le Festival franco-ontarien, qui devait avoir lieu du 11 au 13 juin, sera plutôt présenté du 24 au 26 septembre de cette année, un report forcé par la pandémie de la COVID-19. Le festival coïncidera donc avec le Jour des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens, qui a lieu annuellement le 25 septembre. Au moment de sa création en 1976, le Festival franco-ontarien s’inscrivait dans les célébrations entourant la fête des Canadiens français du 24 juin. Ce n’est qu’en 2010 que l’Assemblée législative de l’Ontario proclamait le 25 septembre, Jour des FrancoOntariennes et des Franco-Ontariens. Pour l’instant, tout indique que le festival sera présenté comme à l’habitude, au parc Major, à Ottawa.

Absence de français – Lettre à Doug Ford

2 • 30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5

ONTARIO – Le 15 avril dernier, trois députés provinciaux libéraux de la région, Stephen Blais (Orléans), Lucille Collard (Ottawa-Vanier) et Amanda Simard (Glengarry-Prescott-Russell) ont conjointement écrit une lettre au premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, demandant d’ajouter une composante en français à ses mises à jour quotidiennes concernant l’évolution de la crise de la COVID-19. Les députés l’ont exhorté d’ajouter un représentant du gouvernement pour résumer les déclarations faites en anglais durant les conférences de presse et de répondre aux questions en français des journalistes. Leur demande est basée sur le fait que bon nombre d’aînés francophones, qui sont les plus vulnérables face au virus, ne comprennent pas l’information communiquée par le gouvernement ontarien et se tournent vers les séances d’information du premier ministre du Québec, François Legault, pour recevoir des communications en français qui sont cruciales pour leur santé et leur sécurité.

Un premier recteur pour l’Université de l’Ontario français ONTARIO – Le Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF) a récemment annoncé la nomination d’André Roy à titre de premier recteur permanent de l’établissement. Il entrera en fonctions officiellement le 1er août 2020, ayant fait son chemin dans l’administration universitaire depuis le milieu des années 2000, principalement dans des universités du Québec. Il est présentement doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université Concordia à Montréal, poste qu’il occupe depuis 2014, après un séjour de 3 ans à l’Université de Waterloo, en Ontario, à titre de doyen de la Faculté de l’environnement. L’UOF prévoit accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2021.

Denise Lemire et Gilles Laporte en cabine à bord du Zaandam. CRÉDIT: COURTOISIE

Croisière de rêve torpillée par la COVID-19 Suite de la page 1 mis le cap vers ce pays avant qu’il ne soit trop tard pour y faire descendre ses passagers et organiser leur rapatriement. Le Chili a toutefois fermé ses ports plus tôt qu’annoncé, empêchant le débarquement. Malgré les changements, l’atmosphère sur le Zaandam est restée positive : « La croisière s’amusait encore. On a parcouru

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Les enfants amputés qui ont perdu un membre en raison d’un accident, comme Flavien, ont un important message de prudence à transmettre à leurs pairs : « Repérez les dangers avant de commencer à vous amuser! » Pour en savoir plus ou obtenir des ressources sur la prévention, rendez-vous à amputesdeguerre.ca/ jouez-prudemment.

le détroit de Magellan, on a vu des glaciers, des dauphins, des baleines et de beaux oiseaux », raconte Lucie Cayouette. Même lorsque tous ont été sommés de se confiner en cabine le 22 mars, le moral est demeuré bon. Les passagers s’occupaient à lire, à jouer aux cartes, à faire des sudokus et des mots croisés ainsi que des jeux et exercices proposés sur les téléviseurs en cabine. C’est le 27 mars, à l’annonce de quatre décès à bord, que la gravité de la situation s’est fait sentir : « La croisière ne s’amusait plus, là. Ça nous a frappés », confirme Michel Cayouette. Le navire a obtenu la permission d’accoster en Floride le 3 avril. Les passagers ont été pris en charge, du bateau jusqu’au comptoir d’enregistrement d’Air Canada à Toronto. Remise de masques et de gants, escorte policière, contrôle de santé : rien n’a été laissé au hasard. « J’admire l’efficacité avec laquelle ça s’est fait. Le jeudi soir, on était au large de Fort Lauderdale, attendant la permission d’accoster. Le vendredi soir, on était à la maison », souligne Gilles Laporte. En plus des quatre décès, 250 passagers ont démontré des symptômes de la COVID-19, dont une douzaine de cas confirmés. Quatorze personnes ont eu besoin d’un transfert urgent à l’hôpital. Pour lire un compte-rendu détaillé du voyage, visitez orleansonline.ca/orleanais. LRV notaires, s.e.n.c.r.l. Saint-Jérôme Avis de clôture d’inventaire Avis est par les présentes donné, qu’à la suite du décès de JEAN-GUY VAILLANCOURT survenu le vingt et un janvier deux mille dix-neuf (21 janvier 2020), en son vivant domicilié à Ottawa, province de l’Ontario, un inventaire des biens du défunt a été fait par les liquidatrices de la succession, le 27 février, devant Me Caroline BÉLAND, notaire, conformément à la loi. Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l’étude de Me Caroline BÉLAND, notaire sise au 100 rue de la Gare, Saint-Jérôme (Québec), J7Z 2C1 (450-432-4134). Donné ce 27 février 2020. Caroline BÉLAND, notaire


Une Orléanaise qui s’investit dans sa communauté Jean-Marc Pacelli Initiative de journalisme local – APF – Ontario Depuis plus de 10 ans, Rachelle Lecours contribue bénévolement au mieux-être de sa communauté. Ses efforts et ceux de son équipe rayonnent bien au-delà du Grand Avalon, quartier dont elle préside l’association communautaire depuis 2018. Née dans les Cantons-de-l’Est, au Québec, le parcours vers Orléans de cette cadette de huit enfants commence à la fin des années 1950. Sa famille déménage alors à Cornwall, où se construit le barrage Moses-Saunders : « C’est là que se trouvait l’ouvrage. Mes parents ne parlaient pas anglais, donc ç’a été difficile pour nous! Heureusement, on a pu étudier jusqu’à la 8e année en français », se rappelle celle qui avait 7 ans au moment du déménagement. Rachelle Lecours déménage ensuite à Vanier pour des études à l’Université d’Ottawa. Diplômée d’une concentration en psychologie en 1974, elle se lance aussitôt dans une carrière dans la fonction publique, qui se conclura par une retraite bien méritée en 2000. « Au cours des dernières années, j’étais tellement occupée que je travaillais douze heures par jour », témoigne-t-elle. Pourtant, vous n’entendrez pas Mme

Lecours se plaindre de cet horaire chargé! Elle admet être une personne qui aime être constamment occupée. D’ailleurs, peu de temps après sa retraite, elle se lance dans le bénévolat familial : « C’est moi qui gardais mes petits-enfants avant qu’ils commencent l’école », affirme celle qui est arrivée à Orléans à la fin des années 1970. Rachelle Lecours décide de s’investir dans la Portobello South Community Development Association (maintenant l’Association communautaire du Grand Avalon) en 2008 et en devient la secrétaire. Quelques années plus tard, un projet de construction controversé d’Habitat pour l’humanité attire l’attention de l’association : « La Ville d’Ottawa contrevenait à presque tous les règlements de zonage. Sur une rue avec des résidences unifamiliales, on nous proposait un édifice qui ressemblait à une école! » Grâce à un travail de coopération entre l’association communautaire, la Ville et Habitat pour l’humanité, la construction commence en 2013. « J’ai mis plusieurs heures de bénévolat sur le chantier : sablage des murs, peinture, poser des tuiles, etc. C’était un projet valorisant pour moi et je suis devenue bonne amie avec ces familles », affirme Mme Lecours. Depuis, les projets s’accumulent,.

Rachelle Lecours a contribué à mettre sur pied le jardin GisèleLalonde. CRÉDIT: COURTOISIE RACHELLE LECOURS comme la Fête FrancOrléans organisée dans le cadre de la Journée des FrancoOntariens et des Franco-Ontariennes, et Êtes-vous prêts?, une conférence sur les mesures en cas d’urgence. Femme de son époque, Mme Lecours participe aussi à des initiatives environnementales, ayant obtenu une subvention de la Ville pour permettre aux étudiants de l’École secondaire publique GisèleLalonde de faire un potager. La même année, des arbres fruitiers sont plantés à

l’école pour créer une forêt comestible : « Je me souviens d’avoir jardiné avec des jeunes qui étaient emballés de faire du jardinage et de protéger l’environnement. » En regardant tout ce qu’elle a accompli, Mme Lecours avoue avoir un regret : « Je regrette qu’il n’y ait pas plus de gens qui veuillent s’impliquer dans la communauté en tant que bénévoles. Le bien-être de notre communauté en vaut la peine », conclut-elle..

Douce retraite pour la reine du country francophone Rebecca Kwan L’Orléanais

Marie King et sa fille au Festival Western de St-Tite lors de l’une de ses dernières performances en 2018. PHOTO : C.A. KING aujourd’hui décédé. La carrière des deux artistes a vite fait de s’entremêler, Marie King devenant une part importante du Bob King Show en plus de servir d’inspiration pour des compositions originales telles que My Petite Marie et French Canadian Girl signées Bob King. Les mélodies à succès qui ont marqué la carrière musicale de « la reine du country

francophone » ont survécu à l’épreuve du temps et sont encore aujourd’hui écoutées par les amateurs d’airs country. La chanteuse vedette a d’ailleurs été intronisée en 1993 au Ottawa Valley Country Music Hall of Fame et honorée en 2013 à l’occasion de la soirée Gala des prix Trille Or au Centre des arts Shenkman où son influence sur la sphère musicale country franco-ontarienne a été saluée.

30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5 • 3

À l’âge de 85 ans, l’artiste autrefois connue comme « la reine du country francophone », Marie King née Farley, profite aujourd’hui d’une retraite bien méritée. Originaire de Navan, la chanteuse a marqué le palmarès musical de l’Est du Canada dans la fin du 20e siècle avec ses nombreuses compositions et interprétations de musique country d’expression française. Après avoir occupé la scène musicale pendant la majorité de sa vie, la chanteuse a pris la décision de mettre ses jours de performance derrière elle depuis maintenant quelques années. Ponctuée de grands hits tels que sa chanson-reprise à succès, Quand le soleil dit bonjour aux montagnes, et deux de ses compositions originales inspirées de ses enfants, Ma petite Carole et Mon petit Bobby, la carrière musicale de la chanteuse franco-ontarienne aura duré près de 60 ans. C’est « par soucis d’éviter les longs déplacements et la fatigue de la route » que l’artiste s’est résolue à quitter la scène, explique sa fille, Carole Ann King, avec qui elle s’est d’ailleurs produite en duo pendant près de 40 ans. Du reste,

Carole Ann King poursuit, pour sa part, un parcours musical indépendant entamé depuis le milieu des années 80, avec le lancement prochain d’un troisième album. Produit en collaboration avec Dani Daraîche, la fille d’une étoile francophone homologue à Marie King, la chanteuse Julie Daraîche, l’album est intitulé Les Filles de… et se veut un salut aux deux artistes aujourd’hui retirées du monde du spectacle. « C’est un projet pour nos mères, comme un hommage », raconte la chanteuse Carole Ann King, qui reprend d’ailleurs plusieurs chansons coups de cœur des deux icônes de la musique country francophone sur les pistes de l’album. Carole Ann King a également honoré le riche parcours musical de sa mère en colligeant et en consignant les souvenirs de la pionnière du country francophone dans le livre L’autre côté de la montagne paru en août 2017 aux éditions Marcel Broquet. En passant par ses débuts sur scène dans la vallée de l’Outaouais et dans l’Ouest du Québec, le livre aborde ensuite la rencontre de la chanteuse avec son conjoint, un membre du groupe des Happy Wanderers, le chanteur country Bob King,


Nouveau coronavirus 2019 (COVID-19)

Vos efforts pour vaincre la COVID-19 marchent. Pour freiner la propagation, nous comptons sur vous pour continuer de :

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Rester chez vous autant que possible

Respecter l’écart sanitaire d’au moins 2 mètres

Vous laver les mains soigneusement et fréquemment

Nous comptons sur votre détermination et votre coopération pour freiner la propagation. 4 • 30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5

La COVID-19 peut être mortelle. Ne mettez pas votre famille et vos amis en danger. Restez chez vous. Tenez bon. Sauvez des vies. Consultez ontario.ca/nouveaucoronavirus Payé par le gouvernement de l’Ontario


« S’en sortir… sans tous les Canadiens? sortir », voilà notre espoir Radio-Canada pour

Marc Poirier, Francopresse

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 350 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

Ouais! C’est samedi matin que nous avons reçu perplexe quant au respect qu’on refuse de nous notre commande d’épicerie pour deux semaines. accorder. Après un bout de temps, j’aime mieux Notre gendre est allé chercher tout ce dont nous regarder les émissions sur la nature traitant des aurons besoin pour cette période et nous a livré wombats de l’Australie ou les lémuriens de le tout à la porte. Quel beau geste pour nous qui Madagascar, entre autres. sommes condamnés à ne pas sortir de cette maison Cette pandémie affecte aussi l’économie dont les murs intérieurs semblent se rapprocher. Pas mondiale. Les cotes à la bourse dégringolent, les question de lui serrer la main pour industries et les PME sont forcées le remercier ou de l’approcher de fermer envoyant un grand de plus de deux mètres pour ne nombre de chômeurs dans la rue. pas nous infecter mutuellement. La Russie et l’Arabie Saoudite Il a fallu laver tous les fruits et sont en guerre commerciale du légumes ainsi que le « cannage », pétrole, ce qui met à genoux nos disposer des sacs et nettoyer le producteurs canadiens, surtout en comptoir. Maintenant, il ne s’agit Alberta, n’étant plus capables de Réflexion que de faire la cuisson dont mon survivre à la crise. Il y a toutefois épouse prend charge ; moi, je l’accompagne, mais des avantages à la pompe pour les automobilistes, c’est à la table que je suis le meilleur! car là, les prix sont très intéressants, mais personne Pour passer le temps, nous faisons une ou deux ne sort: nous sommes confinés! marches par jour avec nos amis/voisins, laissant L’après-guerre a été témoin des Baby Boomers, deux mètres entre nous et essayant de laisser de la crise du verglas et les milléniaux, et je m’attends côté le sujet du jour, la COVID-19, pour parler de à ce que cette nouvelle pandémie crée la génération choses plus intéressantes, comme une excursion de COVIS qui verra des enfants nommés Horacio, pêche qui arrivera un jour. J’essaie de regarder moins Covin ou Covine. d’émissions de télévision concernant le coronavirus, Nous ne pouvons pas nier que la présente situation mais je ne manque pas les présentations de M. est très sérieuse, mais certaines personnes ne la Trudeau qui introduit de grandes sommes d’argent prennent pas au sérieux. Certains arrivent du soleil dans notre société pour contrebalancer les effets de permanent et se dirigent vers le magasin, avant de cette pandémie. Certains dénigreront son approche se rendre chez eux. Les exigences gouvernementales mais, « Quand on veut battre son chien, on trouve prohibent ce comportement et sont associées à des toujours un bâton… », et certains ont le bâton pas peines sévères, ce que ces gens n’ont pas compris, mal proche. ayant passé l’hiver à ne pas savoir ce qui est vrai ou M. Legault, pour sa part, fait un excellent travail faux, influencés par le comportement de l’homme malgré qu’il ne représente qu’une province, mais la à la couette blonde. Comme disait M. Legault : situation étant similaire dans le reste du pays, ses « Enwaye à maison ! » Il y a plusieurs exemples conseils sont toujours pertinents. Il s’est avéré un comme ça à travers le pays, ce qui fait que nous excellent leader pour son peuple. En Ontario, nous devrons nous isoler plus longtemps, avec moins de n’avons pas ce privilège, car notre interlocuteur ne chance de pratiquer notre sport favori, et spécialement parle pas français et aucune traduction instantanée le golf ou la pêche pour un grand nombre. n’est malheureusement disponible. Ça me rend « S’en sortir… sans sortir », voilà notre espoir.

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

r!

e d i a s u o v r u Ici po

Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

@MFLalonde

30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5 • 5

Quand un organisme comme la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada propose que le diffuseur public crée un deuxième centre de production au pays, c’est que l’insatisfaction est grande. Pour le président de la FCFA, Jean Johnson, c’est un constat d’échec envers Radio-Canada. « On souhaite qu’un jour, ils se réveillent. On doit sortir une partie de la programmation et l’installer ailleurs pour que ce soit un reflet de nos communautés, pour avoir un contenu pancanadien. » L’idée d’un deuxième centre de production ailleurs qu’au Québec est l’une des recommandations principales de la FCFA du Canada incluses dans son mémoire sur le renouvèlement des licences de Radio-Canada et de CBC remis au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). La Société nationale de l’Acadie (SNA), qui a également envoyé un mémoire au CRTC, prône elle aussi une décentralisation de la production de Radio-Canada, jugée beaucoup trop centrée sur le Québec. Selon la présidente, Louise Imbeault, il y a différents moyens pour atteindre ce but. « Pourquoi tous les recherchistes pour les émissions du réseau sont à Montréal? Pourquoi il n’y a pas de recherchistes dans les régions? » Ce n’est pas d’hier que les francophones de l’extérieur du Québec dénoncent le peu de place qu’ils occupent dans la programmation nationale de RadioCanada. Les dirigeants de l’institution se sont souvent engagés à améliorer la situation. Louise Imbeault estime qu’il est grand temps que l’on passe des paroles aux actes. « Radio-Canada, par l’entremise de ses chefs, de ses leadeurs et gestionnaires, a pris l’engagement d’un meilleur reflet des régions, une participation des régions. Il faut que ces engagements-là soient assumés par le personnel en ondes ou sur le web. C’est là où les changements doivent s’effectuer. » D’un côté comme de l’autre, les deux organismes soulignent qu’il n’est pas question de ne pas approuver le renouvèlement de la licence de Radio-Canada. « Radio-Canada est une institution importante pour les francophones du pays, notamment pour les Acadiens et les Acadiennes, précise Louise Imbeault. On ne pourrait pas se donner un moyen de communication de cette envergurelà seulement en s’appuyant sur les entreprises privées ou communautaires. Pour nous, c’est essentiel. Si on n’avait pas cette institution-là, il faudrait l’inventer. Donc, les commentaires qu’on fait sur Radio-Canada ne portent pas sur l’essentiel même de Radio-Canada, mais sur sa façon de répondre aux exigences. » Voici quelques exemples de répartition du contenu: - Cinq radiojournaux du midi: Québec 47%; extérieur du Québec 6%. - Cinq éditions de Midi info (radio): Québec 37%; extérieur du Québec 2%. - Cinq éditions de 24/60 (RDI): Québec 41%; extérieur du Québec 0,25%. - Site internet (vérifié à 9 h pendant cinq jours): Québec 30% (9 textes) extérieur du Québec 7% (2 textes). Cette piètre présence de la réalité de la francophonie canadienne de l’extérieur du Québec désole Jean Johnson. « Je trouve ça très décevant qu’en 2020, on n’a pas réussi à faire plus de progrès que ça. Nous on veut que le citoyen québécois, que la société civile québécoise, on veut qu’elle nous connaisse. Mais si on ne parle pas de nous, ils ne nous connaîtront pas. » C’est à compter du 25 mai à Ottawa que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes tiendra ses audiences sur les licences de Radio-Canada et CBC qui viennent à échéance le 31août prochain. Le dernier renouvèlement des licences date de 2013.


Observation des étoiles

6 • 30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5

photographie par T.H. B

La Voie lactée

2,5 heures de tracés d’étoiles


n

Bur

Nébuleuse de la Rosette à 5000 années-lumière de la Terre

30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5 • 7

autour de Polaris

M4 (à droite), un amas globulaire près de l’étoile Antarès (à gauche) dans la constellation du Scorpion


CONTRIBUEZ À RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA COVID-19 PRENEZ CES MESURES POUR RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA MALADIE À CORONAVIRUS (COVID-19) :

Suivez les conseils de votre autorité locale de santé publique.

Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche.

Lavez vos mains fréquemment avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes.

Évitez les contacts rapprochés avec des personnes malades.

Toussez et éternuez dans le creux de votre bras et non dans vos mains.

SYMPTÔMES

Utilisez un désinfectant pour les mains à base d’alcool lorsqu’il n’y a pas d’eau et de savon sur place.

Restez à la maison autant que possible et si vous devez sortir, assurez-vous de respecter les consignes d’éloignement physique (environ 2 mètres).

SI VOUS PRÉSENTEZ DES SYMPTÔMES

Les symptômes de la COVID-19 peuvent être très faibles ou graves, et leur apparition peut survenir jusqu’à 14 jours après l’exposition au virus. Restez à la maison et isolez-vous pour éviter de transmettre la maladie à d’autres.

Évitez de visiter des personnes âgées ou des personnes ayant des problèmes de santé, car elles sont plus susceptibles de développer une maladie grave.

Téléphonez avant de vous rendre chez un professionnel de la santé ou appelez votre autorité locale de santé publique.

Si votre état s’aggrave, appelez immédiatement votre professionnel de la santé ou votre autorité de santé publique et suivez ses instructions.

8 • 30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5

FIÈVRE (supérieure ou égale à 38 °C)

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POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR LA COVID-19 : 1-833-784-4397

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NOTRE PATRIMOINE

L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Monique Montpetit Auteure principale Le 8 septembre 2017, le Collège catholique Mer Bleue, situé au 6401 chemin Renaud entre les chemins Navan et Mer Bleue, nomme une de ses salles « Salle Sœur-Paul-Irène » pour rendre hommage à cette ancienne enseignante et directrice des écoles Saint-Joseph et Préseault à Orléans, de 1938 à 1960. La Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) est le maître d’œuvre du projet avec l’appui du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Lors de la cérémonie d’inauguration, le local est béni et une plaque est dévoilée sous le regard admiratif de représentants

de la Congrégation des Sœurs de la Charité d’Ottawa, de la SFOPHO, du CECCE, de membres de la communauté et d’élèves. Par la suite, quelques sœurs, soutenues par un jeu de guitare rythmé, entonnent le chant Oui, j’ai rêvé que la principale intéressée a maintes fois accompagné au piano lors de sa direction de chorales. Sœur Paul-Irène, née Irène Rouette, et son frère jumeau, Paul-Émile, naissent en 1905, à Pointe-du-Lac (Québec), et grandissent au sein d’une famille de dix enfants. Dès leur jeune âge, ils reçoivent de profondes valeurs chrétiennes de leurs parents, Rose-Anne Alarie et Oscar Rouette. Attirée vers la vie religieuse, Irène choisit le nom Sœur Paul-Irène. En 1938, la Congrégation des Sœurs Grises de la Croix (Sœurs de la Charité d’Ottawa), présente à Orléans depuis 1885, mandate Sœur Paul-Irène pour enseigner à l’Académie Saint-Joseph, située sur le boulevard St-Joseph, à l’ouest du ruisseau Bilberry. L’année suivante, à l’ouverture de l’école Saint-Joseph numéro 15 Gloucester, située un peu plus à l’ouest de l’Académie, la religieuse conserve son poste d’enseignante puis en devient

directrice. En 1955, l’école ne suffit plus aux besoins d’une clientèle scolaire grandissante; une nouvelle école, nommée Préseault en l’honneur du curé de la paroisse, l’abbé Ernest Préseault, est construite sur la rue St-Pierre. Sœur Paul-Irène en accepte la direction tout en assumant ses responsabilités à l’école Saint-Joseph. En 1956, l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario (ACFEO) remet à Sœur PaulIrène l’Ordre du Mérite scolaire francoontarien. Tout au long de sa carrière, Sœur Paul-Irène consacre sa vie à Dieu, à la jeunesse étudiante et à la communauté. Elle forme une chorale d’enfants pour animer la messe dominicale; douée d’une superbe voix de soprano, elle se réserve le privilège d’interpréter les couplets en solo. Elle s’occupe aussi de préparer les cérémonies de première communion, de confirmation et de profession de foi à l’église. À l’occasion de la Fête-Dieu, elle fait souvent dresser et décorer un autel et reposoir devant l’école Saint-Joseph. En 1957, la religieuse offre au grand public un spectacle musical et théâtral pour souligner le jubilé du curé Préseault.

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PHOTO: SOEURS DE LA CHARITÉ D’OTTAWA

La petite histoire… de la Salle Soeur-Paul-Irène

Sœur Paul-Irène Femme fière, vaillante et dévouée, elle organise des soirées récréatives, saynètes ou concerts, en l’occurrence, la fête de Noël ou le Concours de français. Au cours de sa vie à Orléans, elle se dévoue à former la jeunesse. En plus, avec amour et charité, elle rend visite aux malades, aux familles défavorisées et aux personnes âgées au sein de la communauté. Décédée le 26 mars 1988, à l’âge de 82 ans, Sœur Paul-Irène repose au cimetière Notre-Dame d’Ottawa auprès de ses consoeurs en religion.

Afin de limiter les risques de propagation pour nos membres et employés, merci d'utiliser les modes d'accessibilité offerts par AccèsD afin de limiter les contacts rapprochés et nous permettre d'assurer la prestation des services essentiels. Pour connaître les centres de services toujours accessibles : desjardins.com/covid-19 et sur notre application mobile

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30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5 • 9

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10 • 30 avril, 2020 • Volume 4, Numéro 5

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ORGANISME DU MOIS Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO) QUI SOMMES NOUS? En matière de francophonie, l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) se démarque depuis maintenant 50 ans dans la capitale nationale avec actuellement à sa tête Soukaina Boutiyeb comme présidente et Ajà Besler à la direction générale. L’ACFO Ottawa est un organisme sans but lucratif qui représente et rassemble la communauté francophone d’Ottawa.

l’organisme prend le nom d’Association des communautés francophones d’Ottawa en 2012, voulant reconnaître l’importance de la diversité dans la communauté francophone. Elle conserve toutefois son acronyme : ACFO Ottawa. L’ACFO Ottawa s’engage activement dans la communauté ottavienne à plusieurs niveaux. Elle a été active dans plusieurs revendications importantes parmi lesquelles le mouvement S.O.S. Montfort en 1997 et le mouvement pour MISSION une capitale officiellement bilingue, une L’ACFO Ottawa a pour mission cause qui a porté fruit avec la désignation de promouvoir la Francophonie et de officielle du statut bilingue de la Ville valoriser les intérêts collectifs de la d’Ottawa en 2017. communauté francophone dans toute sa Plus récemment, l’ACFO Ottawa diversité, au sein de la capitale nationale, a été très présente dans le mouvement tout en favorisant son rayonnement de la Résistance suite à l’annonce par partout en Ontario. le gouvernement de l’Ontario de la VERSION 16 octobre 2018dissolution du Commissariat aux services HISTORIQUE en français de l’Ontario et de la promesse Anciennement connu sous le nom rompue de soutenir financièrement le d’Association canadienne-française de projet de l’Université de l’Ontario français. l’Ontario, conseil régional d’Ottawa, L’ACFO a organisé quatre grandes

manifestations qui ont eu lieu le 1er décembre 2018, à Ottawa, conjointement aux autres manifestations dans les quatre coins de la province. ACTIVITÉ Préoccupé par les problèmes culturels des Franco-Ontarien.ne.s, l’ACFO Ottawa s’engage dans la promotion de plusieurs manifestations culturelles, notamment la célébration du Jour des Franco-Ontarien.ne.s chaque 25 septembre, et les prix Bernard Grandmaître qui soulignent les efforts exceptionnels des leaders francophones de notre communauté. L’ACFO Ottawa a aussi mis en oeuvre un projet artistique Nos Muralités. Ce projet avait pour objectif de réaliser une douzaine de murales pour célébrer la francophonie moderne et diverse, et ce, dans différents quartiers de la Ville d’Ottawa. Ces murales ont été réalisées par des artistes professionnel.le.s, en collaboration avec les membres des

communautés locales. Quatre de ces murales se situent à Orléans, notamment au MIFO, au Club de gymnastique Les Sittelles, à l’École élémentaire publique Jeanne-Sauvé et au Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO). En juin 2019, l’ACFO Ottawa a reçu une subvention de Patrimoine canadien pour son nouveau projet Ottawa Bilingue qui vise à renforcer le bilinguisme à Ottawa grâce à des micro-subventions qui seront versées aux entreprises et organismes de la capitale nationale. La première phase de ce projet a débuté à la fin novembre 2019. Le 20e gala pour la remise des prix Bernard Grandmaître, l’événement phare annuel de l’organisme, a eu lieu le 20 février 2020 à l’édifice de l’Horticulture à Lansdowne. Pour plus d’informations sur l’ACFO Ottawa, visitez notre site web : www. acfoOttawa.ca et suivez-nous sur Facebook : ACFO Ottawa et Twitter : @acfoOttawa.

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