2 mai 2019 Volume 3 Numéro 5
La voix francophone d’Orléans
PAGE 3 Une Tchèque à la découverte de l’Ontario français
PAGE 5 La SFOPHO présente « La petite histoire du parc de la Ferme Cardinal »
Prochaine édition 30 mai
PAGE 6 L’amour compte double, une histoire d’amour humoristique
Le MIFO lance sa programmation artistique 19/20
L’auteure-interprète, Marie-Clo, chante lors du lancement de la programmation artistique 2019-2020 au Centre des Arts Shenkman, le 24 avril. PHOTO : FRED SHERWIN
Jean-Marc Pacelli L’Orléanais La programmation artistique 2019-2020 du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a été lancée en grande pompe le 24 avril dernier au Centre des Arts Shenkman, devant près de 500 personnes et plusieurs internautes, via Facebook Live. La nouvelle programmation, qui compte 19 artistes franco-ontariens, est la première mouture d’Anne Gutknecht, qui a pris la relève de Sylvie-Anne Groulx à titre de directrice artistique du MIFO en mai 2018 : « C’est excitant de voir la réaction du public, de voir ce qui va les enchanter au premier regard. C’est comme présenter un beau gâteau qu’on est prêt à partager », image Mme Gutknecht. Et ce gâteau a été partagé de belle façon grâce à des performances de Sara Dufour, Marie-Clo, Mathieu Lafontaine (Bleu Jeans
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Bleu), Patrick Groulx et Sam Breton. Dans le volet chanson, une grande variété de styles s’offre au public, de Zachary Richard à Ariane Moffatt, en passant par Marc Hervieux. Le 25 septembre marquera aussi le retour du Kaléidoscope musical, auquel participeront Julie Kim, Kimya, Moonfruits, Mehdi Cayenne et Mélissa Ouimet. En plus de faire la première partie du spectacle d’Ariane Moffatt, la Franco-Ontarienne Marie-Clo offrira également un spectacle solo. L’artiste invite ceux qui ne la connaissent pas à venir découvrir son style indie électro-pop : « C’est un style intéressant et accessible. Oui, il y a des sons uniques et on prend des risques, mais ce sont des chansons très accrocheuses. » La chanteuse est aussi très fière de son association avec le MIFO : « C’est un organisme avec des gens qui appuient leurs SUITE À LA PAGE 2
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EN BREF Dictée Richelieu Laporte ORLÉANS – Le 13 avril dernier, la grande finale de la 15e édition de la Dictée Richelieu Laporte avait lieu au MIFO. Le thème était le cheminement historique du Mouvement Richelieu et s’intégrait aux célébrations du 75e anniversaire du Richelieu International, fondé à Ottawa en 1944. C’est M. Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), qui lisait l’épreuve finale. Auparavant, une dictée initiale avait été donnée à près de 2100 élèves de 7e année des 12 écoles secondaires de langue française participantes de la région d’Ottawa, durant la Semaine de la francophonie. Les trois meilleurs élèves de chaque école avaient par la suite été invités à la grande finale. Les lauréates suivantes ont reçu des bourses: 1re et 2e place à Alexia Gauthier et Héloïse Lebel, respectivement, toutes deux de l’École secondaire publique De La Salle et 3e place à Angelina Zahkari du Collège catholique Mer Bleue.
L’Orléanais sur le web ORLÉANS – Une version électronique de L’Orléanais est maintenant disponible sur le web. De plus, nous avons une page Facebook et une page Twitter. Pour consulter la version électronique du journal : issuu.com/orleanais. Pour accéder à la page Facebook : https://www.facebook.com/pg/journal.lorleanais/posts/. Pour accéder à la page Twitter : twitter.com/LOrleanais.
Le MIFO lance sa programmation artistique 2019-2020 Suite de la page 1 artistes de façon incroyable. Tu veux recevoir leurs conseils parce que tu leur fais confiance et ils savent ce qu’ils font. » En jeunesse, Mme Gutknecht promet que les adultes auront autant de plaisir que les enfants lors des représentations de L’écho de l’écume, Les routes ignorées et La légende de Barbe d’Or. La nouvelle saison marquera aussi le retour de la danse alors que la compagnie de danse franco-ontarienne, Lua Shayenne, présentera Kira. Du côté des variétés, Fred Pellerin montera sur scène pour deux supplémentaires et Messmer fascinera le public d’Orléans avec son nouveau spectacle Hypersensoriel. Les arts du cirque seront aussi à l’honneur avec Blizzard de FLIP Fabrique, un ajout de dernière minute : « J’ai vu le spectacle en février et j’ai eu un coup de foudre. J’ai dû l’ajouter en dernière course », explique Mme Gutknecht. La série théâtre, quant à elle, offrira la populaire comédie Tanguy, Comment je
Nage-O-Thon de la Francophonie : un grand succès ORLÉANS – Le 11 et 12 avril dernier, le Nage-O-Thon de la Francophonie, organisé par l’Association Champlain Fondateur (ACF), a eu lieu au Centre récréatif François-Dupuis. L’ACF, en collaboration avec le Mouvement Desjardins et les deux conseils scolaires, le CEPEO et le CECCE, a recueilli environ 23 000 $ pour le Centre Résidentiel Champlain Fondateur de Maison Fraternité. Ce centre vient en aide aux jeunes ayant des problèmes de dépendance et de toxicomanie.
2 • 2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5
Dernière AGA de la Caisse populaire Trillium ORLÉANS – Le 16 avril dernier, plus de 350 sociétaires étaient reçus par la Caisse populaire Trillium, dans le Pavillon L’Excentricité de La Cité, pour un repas suivi d’une dernière Assemblée générale annuelle. En effet, à compter du 1er janvier 2020, la caisse sera connue sous le nom commercial de « Caisse Desjardins Ontario ». Lors de l’assemblée, les membres ont été informés d’une nouvelle ristourne qui récompensera plus de monde. Ils ont aussi reçu des informations concernant leur nouvelle caisse, qui aura été le résultat d’une analyse approfondie en 2017 sur la faisabilité d’un projet de regroupement des 11 caisses de l’Ontario et de la Fédération des caisses populaires de l’Ontario (FCPO). Ce projet avait déjà été discuté le 27 novembre dernier, lors d’une Assemblée générale extraordinaire. Avec ce regroupement, la nouvelle caisse deviendra la plus importante du Mouvement Desjardins en termes d’actif, et sera composée de 130 000 membres.
Correction Dans notre édition du 4 avril dernier, une erreur s’est glissée dans l’article « Chaude lutte au 3e concours Épelle-Moi Canada ». Ce sont les 3 premiers gagnants de chaque cycle qui iront représenter la région d’Orléans à Toronto le 5 mai prochain et non les 2 premiers.
suis devenu musulman et Jack, une pièce franco-ontarienne avec des surtitres en anglais. Le Théâtre du Village d’Orléans sera aussi présent avec la pièce Léda ou le cheval qui rêve. En humour, les grands de l’industrie et les artistes de la relève fouleront les planches, parmi lesquels Mario Tessier, Sam Breton, Simon Gouache et Katherine Levac. Patrick Groulx sera aussi de passage, lui qui s’était permis une sabbatique de 5 ans entre Job : humoriste et Groulx, son nouveau spectacle. L’humoriste tient toutefois à rassurer ses fans : « Je ne suis pas rouillé! J’ai rodé mon show 67 fois. Je n’en avais jamais fait autant! » Au cours de son spectacle très personnel, il aborde, entre autres, sa paternité et sa séparation, un sujet plus sensible qu’il ne l’aurait cru : « Je me suis rendu compte, pendant le rodage, qu’il y a beaucoup de grandes blessures par rapport aux séparations et qu’on a encore de la misère à en rire. » La liste complète des spectacles est accessible au mifo.ca/spectacles.
Hélène Leclair
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à Ottawa pour les francophones de la région Hélène Leclair, M.A Counseling et praticienne en hypnose et en arts d’expression Le counseling est un accompagnement vers un mieux-être et un changement positif. Les raisons de consulter sont presqu’à l’infini, selon les besoins de chacun car on a tous besoin d’aide ou d’un coup de pouce à l’occasion. L’hypnose démystifiée : ce n’est pas de la magie ni de l’hypnose de spectacle L’hypnose est un ensemble de techniques apprises qui n’a rien à voir avec les pouvoirs occultes. L’hypnose est comme une méditation guidée qui vous amène dans un état de relaxation. Vous demeurez conscient et en contrôle tout en vous donnant la permission de laisser aller votre imaginaire. Vous n’aurez pas « à faire la poule! » L’art thérapeutique démystifié : pas besoin d’être artiste Les arts favorisent l’expression libre et spontanément de nos pensées et de notre ressenti comme lorsque nous étions enfants. L’attention n’est pas mise sur le résultat esthétique et la technique mais sur le processus et la symbolique. Et vous, quel changement voulez-vous apporter dans votre vie? • • • • •
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ACTUALITÉ
Une Tchèque à la découverte de l’Ontario français Diego Elizondo Chercheur indépendant en histoire et patrimoine franco-ontariens L’Ontario français n’a presque plus de secret pour une jeune Tchèque. Alice Luňáková, une étudiante de 25 ans, a découvert la richesse de la culture francoontarienne dans le cadre d’un échange d’étude de huit mois à l’Université Laurentienne, à Sudbury. Originaire de Prague, l’étudiante à la maîtrise en enseignement de l’anglais et du français pour les enfants à l’Université Masaryk, a profité de l’échange pour s’immerser dans la vie franco-ontarienne. L’Orléanais s’est entretenu avec elle avant les coupures du 15 novembre dernier du gouvernement Ford. Qu’est-ce qui t’as incitée à étudier au Canada ? Je voulais essayer de vivre dans un endroit bilingue et aussi découvrir le français canadien. Est-ce que ton intégration dans la communauté franco-ontarienne s’est faite rapidement?
Oui, assez rapidement et plus facilement que parmi les anglophones. Je trouve que les Franco-Ontariens sont assez fiers de leur culture et ils aiment la partager et la montrer aux étrangers. Quelle est la grande ressemblance entre l’Ontario français et la République Tchèque ? Le rôle central que joue l’Église dans l’organisation sociale. Quelle œuvre théâtrale franco-ontarienne t’as plu ? La parole et la loi [création collective de 1979 par le Théâtre La Corvée inspirée de la lutte au Règlement 17]. Ceci a donné une image de l’histoire franco-ontarienne et le défi des Franco-Ontariens à se battre pour leur langue. Tu as séjourné en France. À ton arrivée au Canada, as-tu trouvé l’accent franco-ontarien difficile à comprendre ? Les expressions, notamment ? Oui, l’accent était complètement différent. Ç’a pris du temps à s’habituer. Il y avait des mots que je ne comprenais pas parce qu’ils ne sont pas utilisés en
France. Par exemple « souper », « écouter un film », « pourriel » et « il fait frette. » (Rires). Parle-nous du cours sur le patrimoine franco-ontarien que tu as suivi à l’Université de Sudbury. C’est un cours enseigné par Daniela Moisa, une nouvelle professeure à l’Université de Sudbury. Il était question de notions générales telles que « qu’est-ce le patrimoine ? », mais aussi de recherche autonome : chaque étudiant devait travailler sur un projet de son choix pendant un semestre. Le mien s’appelait « L’observation du patrimoine franco-ontarien lors des entrevues ». Je rencontrais hebdomadairement, pendant une heure, un étudiant francophone de l’Université de Sudbury afin de découvrir son patrimoine culturel et familial au gré de conversations. Ses réponses et pensées sont très utiles pour ma maîtrise. J’ai entre autres découvert que la belle-mère de l’étudiant possède un livre de recettes qui a été écrit par
sa mère, lequel ayant une grande valeur symbolique. J’ai même passé une fin de semaine avec cette famille, ce qui m’a permis d’observer les coutumes et la vie quotidienne de la famille francoontarienne. Je suis devenue très proche de cette famille et elle m’a aidée à m’intégrer. En terminant, quelle est la perception du français chez les étudiants de la République Tchèque ? Le français est perçu comme une langue très difficile et peu utile. J’ai moimême commencé à apprendre le français par hasard. À 15 ans, j’ai changé d’école où l’allemand n’était pas enseigné, mais le français, oui. Je ne voulais pas au début, je pensais qu’elle était trop difficile, mais après un mois, je suis tombée complètement amoureuse de cette langue. Ça m’a tellement plu que j’ai continué à l’étudier. Règle générale, après l’anglais, les étudiants tchèques préfèrent l’allemand, l’espagnol et même le russe.
Assemblée générale annuelle 10 juin 2019 à 16 h 30 Centre des Arts Shenkman, 245 Boul. Centrum Si vous êtes bilingues et que vous êtes intéressés à devenir membre du conseil d’administration, nous vous prions de soumettre votre candidature par courriel à isylla@crcoc.ca ou en personne au Centre par le 27 mai 2019.
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2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5 • 3
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Quand colère rime avec réforme scolaire!
4 • 2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5
Après les mathématiques et l’éducation sexuelle, la réforme scolaire amorcée par le gouvernement Ford se poursuivra par un nombre accru d’élèves par classe. De quoi mobiliser le monde scolaire. Les débrayages en avril des élèves ontariens du secondaire ont été suivis par une manifestation de leurs enseignants et de leurs parents contre les nouvelles mesures préconisées par la ministre de l’Éducation, Lisa Thompson. Au secondaire, celles-ci visent à faire passer de 22 à 28 le nombre moyen d’élèves dans les classes de la 9e à la 12e année. De la 4e à la 8e année, ce sera un élève de plus par classe. Pourquoi? « Afin d’harmoniser davantage l’effectif des classes du secondaire avec celui des autres provinces et territoires du Canada. » Le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Rémi Sabourin, s’insurge contre une telle décision. Il n’est pas le seul. L’ensemble des enseignants ontariens se mobilise. À l’AEFO, se sont joints le Syndicat canadien de la fonction publique – Ontario (SCFP), la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO), l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA) et la Fédération des enseignantesenseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO). Dans une déclaration commune, les représentants des enseignants dénoncent les nouvelles politiques du gouvernement conservateur affirmant plutôt que « des effectifs de classes moins nombreux améliorent l’attention et les attitudes envers l’apprentissage, tout en permettant au personnel enseignant et aux travailleuses et travailleurs en éducation d’offrir une attention personnalisée aux élèves. Cela mène à des gains sociaux et économiques à long terme. » Ce n’est pas tout. Rémi Sabourin mentionne également que les nouvelles décisions gouvernementales stipulent qu’à la prochaine rentrée, les élèves devront obligatoirement suivre quatre cours donnés via l’apprentissage électronique (à distance). Dans un tel cas, le ratio de 28 élèves sera dépassé. Cet apprentissage en ligne pourrait se faire au détriment de certains cours comme les arts ou la musique. Et qu’en sera-t-il des élèves ayant des difficultés d’apprentissage? L’ex-enseignant de Barrie se pose la même question. « Nous ne croyons pas que ça favorisera ces élèves. » Pour M. Sabourin, à terme, cette augmentation d’élèves pourrait se traduire par un manque d’effectifs dans le milieu scolaire francoontarien. D’ici environ trois ans, il prévoit qu’il y aura « 300 enseignants de moins ». Déjà, en mars, le ministère ontarien de l’Éducation avait prévenu les conseils scolaires de la province d’y aller avec la pédale douce dans l’embauche de nouveaux enseignants, ce qui ferait craindre un gel des effectifs selon l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC). Ces transformations – coupes, diront certains - du monde de l’éducation en Ontario pourraient-elles aussi avoir une incidence sur les programmes de formation des enseignants francophones? Selon M. Sabourin bien « que le gouvernement n’en fasse pas mention », ça ne l’étonnerait pas qu’il y ait éventuellement des coupes dans ce domaine également.
L’amitié, ça se retrouve partout, si on s’y met Entre-temps, à L’Excite, un groupe variant On se demande parfois ce qui se passe aux restaurants le matin lors des déjeuners dits entre quatre à dix femmes francophones, sans « express ». Je me suis donc permis d’observer nom officiel, se rassemblent tous les mardis discrètement les habitudes des gens dans deux matin, à la même table, avec la même serveuse. institutions au service rapide: Le Timdonald et À leur table ronde de coin, on parle des « soap » francophones que chacune essaie de décortiquer, L’Excite. essayant de prédire l’avenir des Au Timdonald, il y a ceux et personnages. On parle aussi celles qui attendent à la porte d’amis et d’amies, de conjoints pour leur provision de bagels, et surtout de travaux qui devront de beignes et autre délices. êtres entrepris à courts et Dans une lignée de véhicules, moyens termes, travaux parfois se mêlent aux gens de la embryonnaires qui germent construction, de jolies dames tranquillement. et des messieurs à cravate s’en Réflexion Assises à l’autre bout de allant au travail, tous attendant leurs mets préférés. « Et avec ça, un grand café, L’Excite, se trouve les dames de la Red Hat trois crèmes et trois sucres », dit ce gros monsieur Society, femmes flamboyantes aux grands chapeaux rouges qui parlent de choses aux bretelles noires. Les portes s’ouvrent et la foule s’avance. semblables, mais dans la langue de Shakespeare. Des couples de gens âgés sont aussi installés à Commandes diverses et on repart. Après quelque temps, commencent à arriver les « réguliers », en des tables avoisinantes, discutant paisiblement et grande partie des hommes retraités, qui viennent d’autres, lisant chacun leur journal en mangeant de déménager de resto. L’autre institution a leurs toasts et en buvant leur bon café chaud. Au Timdonald, une heure plus tard, il demeure modernisé l’établissement afin d’y intégrer une aire auto et ainsi faire moins de place aux tables encore une bonne partie de la table des réguliers. Les anglophones y trouvent leur compte tandis peu payantes. On s’installe donc tout en se taquinant l’un que les francophones discutent de politique. Entre une étudiante avec écouteurs aux oreilles l’autre, mais souvent c’est le même qui est pris en otage. Anglophones et francophones s’échangent connectés à son iPhone en poche. Elle retrouve des commentaires, des nouvelles du matin, des ce qui semble être un confrère de classe déjà nouvelles de la dernière partie des Sénateurs et/ branché sur le WIFI gratis de l’établissement. - Comment sont tes cours à l’université ? ou des Canadiens. Quelques histoires grivoises y - Les cours sont genre… un peu raides, mais trouvent aussi leur chemin dans la conversation. Dans un autre coin, s’installe un grand la prof est pas mal cool. Et toi ? Ils se parlent de musique, de Netflix et d’amis monsieur à l’air affable, mais qui semble porter un malheur en lui. Il est seul, mange un beigne en commun en sirotant un chocolat bien chaud. à l’érable, boit un café moyen et ne lève que Après une heure environ, les deux se lèvent, se rarement les yeux. Plus tard, deux jolies dames connectent sur leur iPhone, écoutant du Eminem, viennent s’asseoir avec lui. « Bonjour mon oncle. Taylor Swift et même les Beatles. Après ces observations, je conclus donc qu’il Ça fait un bout qu’on vous a vu. Ça va bien quand même depuis le départ de ma tante ? » s’y trouve beaucoup de sortes d’amitiés, toutes aussi bonnes les unes que les autres. Et de là la conversation.
Denis
Gagnon
André Magny, Francopresse
Rédacteur en chef.............Louis V. Patry Pigiste principal...........Jean-Marc Pacelli Ventes.........................Danielle Sylvestre L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est appartenu et exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)
Bonne fête des mères
ĂŠtudiant 2 mai 2019 Volume 2 NumĂŠro 7
La voix des Êtudiants francophones d’OrlÊans
Prochaine ĂŠdition 30 mai
Un militantisme pacifique par et pour les jeunes
Des Êtudiants manifestent contre les changements en Êducation mis de l’avant PHOTO : ÉTIENNE RANGER - LE DROIT
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2 mai, 2019 • Volume 2, NumÊro 7 • A1
par le gouvernement Ford devant l'École publique De Le Salle le 4 avril.
Yasmine Zemni, 11e annÊe École publique Gisèle-Lalonde À 13 h15 exactement, le jeudi 4 avril, des Êlèves frÊquentant des Êcoles secondaires en Ontario ont manifestÊ contre les coupures en Êducation imposÊes par le gouvernement provincial. Parmi ces coupures, on dÊplore l’augmentation de la moyenne du nombre d’Êlèves par classe, l’obligation pour chaque Êlève de prendre quatre cours en ligne, la rÊforme du curriculum de santÊ sexuelle, l’abolition du tÊlÊphone cellulaire en salle de classe et plus encore. Le walk-out fut organisÊ par les Êlèves pour dÊfendre leurs intÊrêts. Les membres du personnel et de la direction des Êcoles n’avaient pas le droit de soutenir ni d’encourager ces initiatives collectives. Les Êtudiants ont donc dÝ organiser ces manifestations pacifiques en comptant sur leurs pairs pour assurer le bon dÊroulement du walk-out. La mission première de ces manifestations fut de demander aux politiciens de l’Ontario d’être à l’Êcoute de leurs besoins et de s’assurer de placer la jeunesse et le système de l’Êducation au coeur de leurs prioritÊs. Sans vouloir remettre en question les intentions du gouvernement progressiste-conservateur, les Êlèves ont manifestÊ leur dÊsaccord par rapport aux coupures qui influenceront pÊjorativement leur quotidien à titre d’Êlève. Par exemple, l’un des objets des manifestations fut le nombre d’Êlèves moyen en salle de classe qui passera de 22 à 28. Ce nouveau modèle pÊdagogique indique que moins d’attention sera accordÊe aux Êlèves ayant des besoins particuliers et que la majoritÊ des Êlèves ontariens n’aura plus accès à un enseignement individualisÊ et personnalisÊ. Suite à ces manifestations, plusieurs Êlèves ont pu tÊmoigner de leurs inquiÊtudes au gouvernement par rapport à leur avenir en Ontario suite aux rÊformes. Radio-Canada rapporte même que plus de 700 Êcoles ont pris part à ce mouvement provincial dirigÊ par la jeunesse qui prend en
Une foule record pour le Centre des Arts Shenkman Amélie Trottier, 12e année École catholique Garneau Le 28 mars dernier, de jeunes artistes de 7e et 8e année ont foulé les planches de la salle Harold-Shenkman à Orléans, dans une mise en scène signée Pierre Labelle. L’enseignant de Garneau qui prendra sa retraite cette année, souhaitait depuis longtemps monter un spectacle de cette envergure: « Les étoiles étaient alignées, et avec mes amis dans d’autres écoles, M. Blais (Mer Bleue), M. Bilodeau (Béatrice-Desloges) et M. Gagnon (SamuelGenest), l’occasion s’est présentée. Je me suis dit que c’était le temps de partager ce que je faisais avec la GANG et de donner l’occasion aux élèves d’outrepasser les murs de l’école. » Le groupe d’acteurs novices de Garneau (la GANG) est la troupe de théâtre 7-8. Pierre Labelle a toujours tenté de mettre en scène des pièces du répertoire franco-ontarien pour faire découvrir aux élèves la diversité des textes. Dans le spectacle Théâtre Franco 11/17, les spectateurs ont eu la chance de voir 14 extraits de pièces maintenant considérées comme les « classiques » franco-ontariens.
Ce fut donc une expérience hors de l’ordinaire pour la soixantaine d’élèves participants. « Quand M. Labelle parlait gros, je pensais pas gros de même! C’était beaucoup plus gros que ce que je pouvais m’imaginer », dit Hugo Brisson, un élève de Garneau. Celui-ci, qui jouait dans l’extrait de La machine à beauté de Robert Bellefeuille, partage que c’était une chance de montrer qu’il était Franco-Ontarien. Son ami, Alexi Denis, qui lui, était dans l’extrait de Hawkesbury Blues de Jean-Marc Dalpé et Brigitte Haentjens, dit qu’il a beaucoup aimé que tout était en français et que tout le monde s’y donnait à fond. En plus, un record fut établi grâce aux 3500 spectateurs en trois jours. Du jamais vu pour le Shenkman, autant pour les évènements francophones qu’anglophones. C’est donc une grande fierté pour M. Pierre Labelle, et une merveilleuse façon de terminer sa carrière dans le milieu de l’enseignement. Cependant, ce n’est pas la retraite qui l’empêchera de faire du théâtre puisqu’il envisage déjà un retour sur les planches. Il confie aussi ne pas avoir fait son dernier show avec les élèves. Pour lui, le spectacle Théâtre Franco 11/17 n’était pas un rêve de fin de carrière, c’était
Emma Bastien, Alexi Denis et Benoît Ménard dans La machine à beauté de Robert Bellefeuille au Centre des Arts Shenkman, le 28 mars dernier. PHOTO : MANON une question de cheminement. Alors, peut-être que sa carrière d’enseignant tire à sa fin, mais son cheminement dans le milieu artistique est loin d'être terminé.
Roxanne Boucher, 11e année École catholique Béatrice-Desloges Je suis certaine que je ne suis pas la seule personne qui est au bout de sa patience quant à recevoir la réponse : « Ça va dépendre du nouveau gouvernement », chaque fois que je pose une question concernant mon avenir. Tout le brouhaha a commencé lorsque le Parti conservateur de monsieur Doug Ford a remporté les élections provinciales en juin 2018. Pour moi, une élève francophone étudiant le théâtre au secondaire, les alarmes ont commencé à sonner au moment où le gouvernement a retiré son soutien financier de l’Université de l’Ontario français et a aboli le Commissariat aux services en français, tout ceci, selon monsieur Ford, au nom des « défis financiers » de la province. Je ne peux prétendre être experte de la situation économique de l’Ontario, mais mon intuition me dit de me mettre sur mes gardes. Quand le ministère de l’Éducation annonce une réforme et que le gouvernement enlève 25 millions de dollars en éducation, je me dis qu’il vaut mieux appeler Marty McFly puisque nous semblons reculer dans le temps.
À vrai dire, les coupures imposées s’appliquent aux programmes « non-essentiels », ce qui ne spécifie personne en particulier, mais je ne peux imaginer un politicien se dire : « Oh, le théâtre, la musique, on ne peut pas couper là-dedans! » Allons-nous devoir retourner à jouer de la flûte à bec, peindre à l’eau et faire de petites saynètes jusqu’à la fin de notre secondaire? De plus, il semble que les élèves ont trop d’espace et d’attention à l’école, et devraient, par conséquent, être répartis plutôt comme des sardines. Et oui, nous allons passer d’une moyenne de 22 élèves par classe à un beau gros 28. Ceci, encore une fois, joue un rôle dangereux dans la survie des arts au secondaire. Dans les programmes spécialisés en arts, les classes deviennent plus petites et cela nous donne la chance de recevoir de l’enseignement personnalisé. En revanche, si les classes augmentent à presque 30 élèves, ce ne seront plus des cours spécialisés, ce seront des cours de gardiennage avec les seules consignes étant « touche pas », « tais-toi » et « fais attention ». Bon, si nous regardons la situation d’un point de vue
objectif, on peut comprendre que pour un bureaucrate qui tente de régler les dettes d’une province, les cours « non-essentiels », tels que les arts, semblent être l’endroit le plus évident pour effectuer des coupures. Ceci dit, je crois qu’il faut démontrer qu’avec la voie dans laquelle se dirige notre société, les arts enseignent aux élèves des compétences qui sont de plus en plus recherchées dans le marché du travail. En d’autres mots, il faut montrer l’innovation des élèves artistiques et le potentiel qu’ils présentent à long terme. Selon l’Analyse de l’écosystème culturel de l’Ontario, « Quarante-trois pour cent des artistes du Canada vivent en Ontario. » Il faut alors souligner le fait que des programmes « non-essentiels » sont, en effet, une composante essentielle de l’attraction de notre province, et que cette attraction a le pouvoir d’attirer les touristes et d’améliorer la situation économique de l’Ontario. Bref, je sais que les artistes n’ont pas été spécifiquement visés et que j’anticipe carrément la fin du monde, mais si nous ne prenons pas garde, les arts pourraient aller en voie de disparition aussi vite que le Commissariat a été aboli.
LA OÙ LES ÉTUDIANTS DEVIENNENT
COR-18-075
A2 • 2 mai, 2019 • Volume 2, Numéro 7
Les arts « non essentiels » en voie de disparition?
DES EXPERTS
Des élèves participent aux mini-cours d’enrichissement Noémie Fortin, 9e année Collège catholique Mer Bleue L’année scolaire 2018-2019 tire bientôt à sa fin, ce qui annonce l’arrivée de plusieurs activités et, parmi celles-ci, se retrouvent les mini-cours d’enrichissement. Pendant les mini-cours, les élèves passeront une semaine (du 6 au 10 mai) à l’Université d’Ottawa ou au collège La Cité afin d’apprendre à propos d’un sujet de leur choix. Ce programme, qui est offert chaque année aux jeunes de la 8e à la 11e année depuis 1981, est toujours une expérience très enrichissante pour ceux qui ont la chance d’y participer. Cette année, plusieurs élèves du Collège catholique Mer Bleue y participeront et, pour plusieurs, cela ne sera pas la première fois. Grâce à la panoplie d’ateliers offerts en français comme en anglais tels que Environnement protéger la nature en la comprenant mieux, Les drones : bien plus que des jouets entre les mains de géographes! ou Devenir premier ministre du Canada en cinq jours!, les élèves sont presque garantis d’y trouver un sujet qui pique leur curiosité. « C’est une expérience mémorable! On apprend beau-
coup de choses très intéressantes pendant les ateliers », affirme Marie-Eve Aubin, une élève de 9e année qui participera à l’activité pour la deuxième fois cette année. Afin de prendre part à la 39e édition des cours, le élèves intéressés se rendront à l’un des deux établissements pour participer au programme de leur choix. Les jeunes profiteront de cette expérience afin d’enrichir leurs connaissances ainsi que de clarifier leurs intérêts quant à leurs études postsecondaires. En effet, les mini-cours pourraient bien les aider à cibler un domaine dans lequel ils voudraient poursuivre leurs études. Alexann Boutin, qui a participé au cours Violence, pauvreté et services sociaux, en 2018, nous a dit que les mini-cours d’enrichissement ont été un merveilleux moment pour apprendre de nouvelles choses et lui ont permis de créer de bons souvenirs. Le 4 mai 2019, l’établissement offre une journée d'accueil où chaque participant et parent accompagnateur aura la chance de recevoir un guide de l’élève, une courte présentation de son cours ainsi qu’une visite guidée de sa classe par son enseignant assigné. Ceci permettra aux participants, comme aux parents, de se familiariser avec
le déroulement de la semaine. Vers la fin de l’expérience, chaque élcve recevra un certificat de participation, ce qui conclut sa semaine. Il est certain que les mini-cours cette année seront aussi mémorables que l’an dernier.
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se rencontrent à l’heure du midi une fois par mois. Les différents mois de l’année scolaire ont plusieurs thèmes pour les photos. Par exemple, les thèmes de décembre 2018 étaient les lumières de Noël, les photos culinaires et la nature morte. Durant le mois, les élèves et les enseignants prennent des photos en lien
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* Pour être éligible, vous devez avoir obtenu votre diplôme de l’école secondaire avant 2019.
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2 mai, 2019 • Volume 2, Numéro 7 • A3
Emmanuelle Guyot, 10e année École publique L’Académie de la Seigneurie Prenez votre appareil photo ou votre téléphone, et préparez-vous! Un moment photo pourrait survenir à tout moment. À l’Académie de la Seigneurie de Casselman, nous avons plusieurs clubs pour appuyer et dccvelopper les intérêts des élèves. L’un de ces clubs est le club de photographie, un club permettant la rencontre d’enseignants et d’élèves partageant des intércts similaires. Ceuxci aimant saisir un moment dans le temps. Le club de photographie à l’Académie de la Seigneurie ne compte que quelques membres, car il s’agit de sa première année d’existence. Ce groupe d’individus
Le festival Quand ça nous chante, et les Rebelles 7 Elisabeth Olangi, 11e année Glory Djouaka,11e année Schalom Lokanga,10e année École publique Louis-Riel Le festival Quand ça nous chante vise à rassembler les jeunes des écoles secondaires francophones de l’Ontario afin de leur offrir l’espace et les outils nécessaires pour se plonger dans l’univers musical et pour vivre une expérience unique et transformatrice entourée de professionnels de la musique et d’autres mélomanes. Cette année, des élèves de l'École secondaire publique Louis-Riel y ont participé, et cela semble être le déclenchement d'un nouveau départ pour la musique dans leur vie ainsi que dans leur école. C’est le lundi 1er avril 2019 que sept élèves, représentant Louis-Riel, se sont mis en route vers l’École secondaire publique L’Équinoxe, à Pembroke, pour la 18e édition du festival Quand ça nous chante. Le trajet pour s’y rendre aurait pu être long et déplaisant, mais en fait, il y avait de la musique tout au long du voyage et diverses discussions étaient au rendez-vous. À leur arrivée, tout était mis en place pour maximiser l’acquisition de connaissances et leur appropriation par l’entremise d’expériences authentiques. D’après Glory Djouka, élève de 11e année de Louis-Riel : « On a eu deux formations qui ont marqué ma façon de m’exprimer en tant qu’artiste. Avec celle de Marie Clô, nous avons appris l’importance de la perception, de l’image qu’on donne aux
gens de nous-mêmes. Elle a aussi discuté de la question de s’adapter aux opportunités qui s’offrent à nous. » La seule élève de 10e année du groupe de Louis-Riel, Schalom Lokanga, ajoute : « Je me souviens de notre deuxième atelier avec Joanne Morra, une artiste, non seulement en chant, mais aussi diplômée en arts visuels et en photographie, qui nous a parlé de son parcours en musique, qui ne s'avérait pas très prometteur pour elle, sachant qu’elle est une personne assez timide. Sa sensibilité m’a paru aussi magnifique que remarquable. À travers cela, ce qui m'a semblé le plus important à retenir est de ne jamais se limiter, même si c'est dur, toujours tenter, mais surtout prendre le temps qu'il faut, faire les choses étape par étape afin d’aboutir à de bons résultats qui nous seront bénéfiques dans l’avenir. » Comme il est dit, le festival Quand ça nous chante permet aux divers élèves de s'exprimer, alors quoi de mieux qu’une scène permettant à chacun de présenter son incroyable talent. Dans une première partie de l'après-midi, le spectacle fut ouvert et la salle de spectacle s’est remplie d’acclamations. Quand fut arrivé le tour des Rebelles 7, c’est un rythme bien déterminé qui menait la cadence. Il passa de classiques légers, à très rapides et entraînants. À la fin, ce sont des félicitations ainsi que plein de mots d'admiration et d'encouragements qui sortirent de la bouche de leurs petits admirateurs.
Elisabeth Olangi, Schalom Lokanga et Glory Djouaka Un événement inoubliable, ceci dit, elles l'affirment : « Cette expérience a été le déclenchement d’une belle grande histoire d'amitié. Nous nous sommes non seulement découvertes, mais aussi on a su faire beaucoup mieux : devenir une famille. » Bref, cette fusion si forte saura surprendre plusieurs dans le futur. Tout est possible pour ceux qui sont unis et qui ne baissent pas les bras. La preuve est que la chorale de Louis-Riel en sera la prochaine étape pour elles et tous ceux qui voudront s’y joindre.
Un militantisme pacifique par les jeunes Suite de la page A1 main sa responsabilité civique et politique. En conclusion, ces manifestations ont certainement eu un pouvoir d’influence sur le caucus d’autant plus qu’elles ont été suivies par la manifestation du personnel enseignant à Queen’s Park.
La jeunesse revendique ses droits à une éducation de qualité et elle a opté pour cette approche mobilisatrice pour faire parvenir ses besoins au gouvernement ontarien. Comme l’ont répété en choeur les élèves de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde, « Sauvons notre futur, cessez les coupures! »
Saisir le moment : la photo, c’est un envol ! A4 • 2 mai, 2019 • Volume 2, Numéro 7
Suite de la page A3 avec les thèmes, et les insèrent dans un dossier Google partagé à tous les membres du club. De ces clichés, quelques-uns sont sélectionnés par les membres du club et seront exposés sur la page Facebook de l’école : https:// www.facebook.com/EESPLAcademieDeLaSeigneurie/ Ce club compte des photographes en 9e et 10e année, ainsi que trois enseignants passionnés de la photographie. Ces photographes amateurs veulent mettre en valeur les objets, les animaux, la nourriture et les paysages. Ils photographient selon ces thèmes afin de mettre en valeur les éléments naturellement jolis ainsi que les éléments artificiels de la vie quotidienne. « J’adore la photographie puisque c’est un passe-temps
qui me relaxe et qui m’amuse beaucoup », dit MarieClaude MacGregor, élève de 10e année à l’Académie de la Seigneurie, et membre du club de photographie. Les élèves peuvent se servir d’un téléphone cellulaire ou d’un appareil photo pour prendre les photographies selon les thèmes et les intérêts. Durant la prise de photos, certaines photos sont embrouillées ou trop sombres alors les membres du club se servent de l’éditeur LUMINR. Ce logiciel est beaucoup plus simple à utiliser et comprend moins d’étapes pour embellir et retoucher les photos que d’autres logiciels. Cet éditeur est disponible à l’école pour contribuer au développement créatif de tous ceux et celles impliqués dans le club.
www.orleansonline.ca/orleanais
PHOTO CRÉDIT : FABRICE NONEZ
Félicitations ! C'est grâce à la gentillesse de monsieur Louis V. Patry, que j'ai l'occasion de lire L'Orléanais étudiant. C'est toujours avec un intérêt grandissant que je lis vos textes qui sont la voix des étudiants et (étudiantes) francophones d'Orléans. Félicitations et continuez, vous êtes bientôt professionnels. Bravo ! – Huguette Parent, sco
NOTRE PATRIMOINE
La petite histoire… parc de la Ferme Cardinal L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Suzanne Benoit Auteure principale ce mois-ci Les parcs de voisinage sont de petits espaces publics où les résidents peuvent se rendre à pied. Ils favorisent la vie communautaire en offrant un lieu où ils peuvent se reposer, interagir et s’amuser. C’est le cas du « parc de la Ferme Cardinal », situé au 2001 promenade Wildflower, à l’intersection de l’avenue des Épinettes et de la promenade Wildflower, dans le secteur de Queenswood Heights. On y trouve de nombreux arbres matures et des espaces gazonnés. Un terrain de soccer et une piste de course invitent les jeunes et les moins jeunes à la pratique de sports. Le parc est aussi doté d’une structure de jeu pour les grands et d’un espace clôturé contenant des structures de jeux pour les petits. Le ravin Billberry, en bordure du parc, se prête à l’exploration puisque la végétation est abondante, et les petits animaux sont nombreux. Le parc est inauguré le 20 novembre 1990 en hommage
à Trefflé Cardinal et son fils Misael qui ont exploité une ferme à cet endroit pendant de nombreuses années. Trefflé est nommé dans la publication produite pour souligner le 125e anniversaire de la paroisse Saint-Joseph comme un des premiers arrivés à Orléans. Trefflé (1849-1929), fils d’Isidore Cardinal et de Marguerite Cardinal, est originaire de Sainte-Philomène, Québec. En 1870, il achète une parcelle du lot C, concession 10, dans le rang Saint-Jean-Baptiste, dans le canton de Cumberland. Il défriche le terrain et bâtit une maison de pièces, une grange et une étable. L’année suivante, il achète une parcelle du lot A, concession 11, dans le canton de Cumberland. En 1874, il épouse, à Orléans, Mathilde Prévost (1859-1880), fille de Félix Prévost et de Délima (Rose de Lima) Paquette de Clarence Creek. Trefflé a 24 ans, et Mathilde en a 15. Le couple aura deux enfants : Mathias (1875-1880) qui meurt à l’âge de cinq ans et Hilaire (Henry) (1878-1968). Hilaire s’engage à un jeune âge comme cuisinier dans les chantiers dans l’Ouest canadien. En 1905, il épouse Martha Caroline Lee, fille de William Samuel Okakitiw Lee et de Rose Bobtail Chief, à Guillingham, Alberta. Le couple aura trois enfants : Alice (1906-1938), Joseph (1908-1970) et Robert (1909-1972). Joseph, dont la profession est garde-forestier et garde-chasse, est le père de Douglas Cardinal, l’architecte du Musée canadien de l’histoire. Suite le 30 mai
Trefflé Cardinal et Mathilde Prévost
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2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5 • 5
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LA SCÈNE CULTURELLE L’amour compte double, une histoire d’amour humoristique Mélodie Maxwell L’Orléanais Tout a débuté avec le déménagement à la campagne d’un couple marié. Leur mariage semblait être en ordre, mais Gaston (Roch Beauchamp) pensait autrement. C’est lorsqu’il a annoncé à Violette (Glady’s Rocque) son départ vers la ville, dû à un emploi et bien sûr une autre femme, que la quête amoureuse de Violette a pris un tour. L’amour compte double, une création de Norm Foster, présente le parcours de Violette, une femme nouvellement indépendante, vers les retrouvailles de l’amour. Une adaptation francophone de la pièce, par Josée La Bossière, a récemment pris place et se poursuit jusqu’au 5 mai sur la scène du RAFO, le Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa. La Troupe des joyeux Retraités a reproduit cette œuvre avec succès. Faisant face au décor d’une maison charmante et typique de la campagne, les comédiens ont pu offrir tout un spectacle à la communauté d’Orléans et d’ailleurs. « J’avais une vision, je me disais que c’est un texte qui passe encore aujourd’hui, ça n’a pas changé, la vie », affirme Pierrette Boisvert, metteure en scène. L’amour compte double est une comédie romantique. Dès le début, cette pièce a su charmer le public, tout en le faisant rire. En effet, lorsque Gaston annonçait son départ à Violette, il était clair que le couple avait des problèmes de relations. Violette a tenté de le faire rester en évoquant :
« Me semble que vivre ensemble c’est ben un minimum ! » Le jeu des comédiens était fort, malgré que monter cette pièce a été un défi pour eux. Avec la distribution de rôles entre seulement quatre personnages, la charge de travail était lourde. Par contre, les comédiens ont surmonté cet obstacle avec splendeur et aisance. « J’ai adoré, c’était un très beau rôle ! C’est une belle histoire d’amour », a affirmé Glady’s Rocque, comédienne. Tout au long de la présentation, le public ne cessait de rire. Les comédiens ont fait ressortir une bonne dose d’humour avec leur personnage. Il y avait un bon contraste entre les notes sérieuses et celles plutôt comiques. Notamment, Violette était une des plus grandes touches humoristiques de la pièce. Autant dire, au moment où Bob (Gilles Roy) de la caisse populaire a avoué à Violette qu’il essayait de la séduire, elle a répondu : « Ben essaye plus ! » La pièce de théâtre porte bien son titre de comédie romantique. De même, Violette a dû passer par trois hommes pour finalement trouver l’amour. L’amour compte double a fait vivre au public un tour de montagne russe remplie d’émotions. La pièce a même enseigné une leçon importante : l’heureux élu n’est jamais bien loin, et ce, surtout à la campagne. Ce fut une pièce de théâtre captivante du début à la fin. Cette œuvre, dans laquelle joue également Bernard Chagnon, a reçu une ovation debout par le public qui l’a
Glady’s Rocque et Roch Beauchamp apparaissent dans la récente production de L’amour compte double. PHOTO : MÉLODIE MAXWELL grandement appréciée. Tout compte fait, le RAFO est un excellent diffuseur de rires et de plaisir en plein cœur d’Orléans. La prochaine représentation théâtrale sera celle de la pièce Ma Tante, une comédie de Richard Gratton, au mois de novembre. Il est encore possible de se procurer des billets au RAFO pour L’amour compte double en composant le 613-834-6808 (Billetterie).
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6 • 2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5
La nouvelle ristourne, ça fait jaser. Maintenant plus accessible, la ristourne évolue pour qu’encore plus de membres reçoivent leur part des surplus. Détails et conditions : desjardins.com/ristourne
BABILLARD Vendredi 3 mai PIÈCE DE THÉÂTRE « ON T’AIME MICKAËL GOUIN! » : comédie, parodie de Encore Spectacle et Théâtre La Marjolaine. Distribution : Marie-Soleil Dion, Mickaël Gouin, Léane-Labrèche Dor et Olivier Aubin; à 20 h au Centre des Arts Shenkman. Billetterie : 613-580-2700, en personne au 245 boul. Centrum ou www.mifo.ca. Mardi 7 mai 9e AGA DE LA SFOPHO au Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO), 3349 chemin Navan. 17 h 30 : repas léger gratuit pour les membres; 15 $ pour les nonmembres, et une carte de membre leur sera remise s’ils le désirent. Début de l’AGA à 18 h 30. Infos : 613-720-2325. Mercredi 8 mai OBJECTIF CINÉMA : « EDMOND » une comédie française de Alexis Michalik à 19 h 30 au Cinéstarz Orléans, 250 boul. Centrum. Coût : 8 $ (adulte) et 6 $ (enfant). Vendredi 10 mai SPECTACLE DE LUCE DUFAULT à 20 h à l’église Saint-Joseph d’Orléans dams le cadre de la campagne de financement de la paroisse. Coût : 45 $. Billets en vente au secrétariat de la paroisse et au www. eventbrite.ca.
10 et 11 mai à 20 h 12 mai à 14 h CONCERT « DE TRADITIONS ET D’AVENIR » DE LA CHORALE LES CHANSONNIERS D’OTTAWA au Centre des Arts Shenkman, 245 boul. Centrum. La troupe promet d’en mettre plein la vue et les oreilles pour célébrer leur 45e année. Billetterie : www.shenkmanarts.ca ou 613580-2700. Mercredi 22 mai IMPRO-BÉNÉFICE DU MIFO à 19 h 30 à La Cité, 801 promenade de l’Aviation. Une joute d’impro sans pareil entre Équipe Katherine Levac contre Équipe Patrick Groulx. Billets 75 $ au www.mifo.ca.
Mercredi 29 mai AGA DU RAFO à 19 h au 3349 chemin Navan. Infos : 613-834-6808 ou info@rafo.ca. Vendredi 31 mai RÉCITAL DE FRÉDÉRIC LACROIX, pianiste de renommée internationale, natif d’Orléans. À 20 h dans l’église Saint-Joseph d’Orléans dans le cadre de la campagne de financement de la paroisse. Coût : 30 $ (adultes), 15 $ (enfants). Billets : secrétariat de la paroisse, 2757 boul. Saint-Joseph et www.eventbrite.ca.
OBJECTIF CINÉMA : « Grâce à Dieu » un drame français à 19 h 30 au Cinéstarz Orléans, 250 boul. Centrum. Coût : 8 $ (adulte) et 6 $ (enfant).
Vendredi 7 juin 3e TOURNOI DE GOLF COMMUNAUTAIRE/ PAROISSIAL NOTRE-DAME-DES-CHAMPS au Anderson Links Golf Club, dîner BBQ à 11 h, droit de jeu, voiturette, souper poulet et côtes levées, etc. Coût : 135 $ par personne. Enregistrement : 613-850-1428.
Samedi 25 mai TOURNOI DE GOLF DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT DE LA PAROISSE SAINT-JOSEPH au Club de golf Nation. Coût : 120 $ (incluant le lunch, golf, prix, souper et voiturette). Nongolfeurs : souper-buffet : 35 $. Réservations et infos : 613-841-9038 ou 613-266-7563.
Dimanche 9 juin PIQUE-NIQUE ANNUEL AU PARC DU VILLAGE GAGNON vers 11 h au 1760 chemin Calypso à Limoges. Musique et visite de la Maison Pommainville (1880) convertie en musée. Gratuit. Apportez votre piquenique et consommations non alcoolisées. Infos : 613-824-1144.
De belles jambes,
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VARICES SANS CHIRURGIE Éliminées par injections guidées par ultrasons. VARICOSITÉS ET COUPEROSE Éliminez-les par de simples injections. Dre Lucie BEAUPRÉ Diplômée de l’American Board of Venous and Lymphatic Medicine
Ottawa
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ECOLECATHOLIQUE.CA/SECONDAIRE
2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5 • 7
ARTS et culture au secondaire
CHANSON
HUMOUR
THÉÂTRE
DANSE / VARIÉTÉS
JEUNESSE
21 13
22
25
27 SEP
OCT
OCT
19
19
19
19
19
19
SEP
SEP
SEP
GUILLAUME PINEAULT
FRED PELLERIN
KALÉIDOSCOPE MUSICAL
Guillaume Pineault
Un village en trois dés (supplémentaires)
MIFO
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
co-présentation avec
Moonfruits, Julie Kim, Mélissa Ouimet, Kimya et Mehdi Cayenne
26
12
SAM BRETON
ZACHARY RICHARD
MAUDE LANDRY
MIFO
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
Au pic pis à pelle
Gombo
En rodage
1er 2
23
18
24 OCT
OCT
NOV
NOV
NOV
NOV
19
19
19
19
19
19
19
OCT
27
4
2
15
TANGUY
COMPAGNIE DE DANSE LUA SHAYENNE
MESSMER
MARIE-MAI
L’ÉCHO DE L’ÉCUME
PHILIPPE-AUDREY LARRUE-ST-JACQUES
Les chemins errants
Hélas, ce n’est qu’un spectacle d’humour
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
MIFO
KIRA
Hypersensoriel
Elle et Moi
QW4RTZ
A Capella CENTRE DES ARTS SHENKMAN
13 DÉC
DÉC
DÉC
JAN
9
24
30
19
19
19
20
20
20
14
6
KATHERINE LEVAC Velours (supplémentaire)
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
14
JAN
6
FÉV 20
PATRICK GROULX
LES ROUTES IGNORÉES
COMMENT JE SUIS DEVENU MUSULMAN
BLEU JEANS BLEU
JULIEN LACROIX
ARIANE MOFFATT
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
GROULX
Ombres Folles
Simoniaques Théâtre
Perfecto
co-présentation avec
12
(jusqu’ici tout va bien)
Petites mains précieuses
présenté pendant le congé de mars (ON)
19
14
22
28 FÉV
MAR
MAR
MAR
MAR
20
20
20
20
20
20
20
FÉV
FÉV
6
P-A MÉTHOT
SARA DUFOUR ET MICHEL ROBICHAUD
PHILIPPE LAPRISE
MEHDI CAYENNE
JACK
Radio Batata
SURTITRES EN ANGLAIS
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
Faire le beau
Co-plateau
4
8 • 2 mai, 2019 • Volume 3, Numéro 5
JAN
17
Je m’en occupe
LA LÉGENDE DE BARBE D’OR
BLIZZARD
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
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CENTRE DES ARTS SHENKMAN
Théâtre du Nouvel-Ontario
Les Fabulateurs
FLIP Fabrique
AVR
AVR
AVR
MAI
6
15
21
28
20
20
20
20
20
20
20
ON VA TOUS MOURIR Laurent Paquin et Simon Boudreault
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
24
28
MAI
MAI
MAI
LES TROIS ACCORDS
MEHDI BOUSAIDAN
MARC HERVIEUX
MARIE-CLO
SIMON GOUACHE
MARIO TESSIER
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
MIFO
CENTRE DES ARTS SHENKMAN
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Beaucoup de plaisir
LIEUX DE PRÉSENTATION MIFO 6600, RUE CARRIÈRE (ORLÉANS)
Demain
BILLETS
Nos chansons
Marie-Clo
Une belle soirée
Transparent
PARTENAIRES PRINCIPAUX
MIFO.CA 613 830-6436 PRÉSENTATEURS DE SÉRIES
CENTRE DES ARTS SHENKMAN 245, BOUL. CENTRUM (ORLÉANS)
MIFO.CA 613 580-2700
HUMOUR
THÉÂTRE
DANSE / VARIÉTÉS
JEUNESSE