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L'Orléanais 28 avril 2022

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28 avril 2022, Volume 6 Numéro 5

La voix francophone d’Orléans depuis 2017

PAGE 3 Des citoyens se mobilisent pour l’Ukraine

PAGE 5 La petite histoire de la promenade Décoeur

Prochaine édition 26 mai

PAGE 7 Le MIFO lance sa programmation artistique 2022-2023

La DG du MIFO décorée de l’Ordre de la Pléiade

Marie-Claude Doucet, la directrice générale du MIFO, a été faite chevalière de l’Ordre de la Pléiade lors d’une cérémonie virtuelle le 11 avril dernier. PHOTO : COURTOISIE DU MIFO

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 11 avril dernier, la directrice générale du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), Marie-Claude Doucet, a été l’une des six personnes à être faites chevalières de l’Ordre de la Pléiade. Bien qu’elle n’en soit pas à sa première reconnaissance, Mme Doucet avoue avoir été complètement surprise lorsqu’elle a appris qu’elle serait décorée de la médaille de l’Ordre. « Quand le choc initial de l’annonce est passé, je ne pense pas qu’il n’y ait personne qui peut être offensé d’une telle reconnaissance, surtout que les candidatures sont analysées par des gens qui ont un regard très externe sur ce qu’on fait. » Remise par la section ontarienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, cette distinction est destinée à reconnaître « les mérites éminents des personnalités qui se distinguent en servant les idéaux de la

Francophonie », peut-on lire sur le site internet de l’organisme. Le fait que la reconnaissance est directement liée au travail fait pour l’épanouissement de la langue française a permis à Mme Doucet de remettre en perspective certaines des décisions qu’elle et son équipe prennent : « Ça m’a fait penser qu’il ne faut jamais sous-estimer chaque petit geste qu’on fait. Bien souvent, il y a des décisions qu’on prend au MIFO en pensant que c’est une bagatelle, mais on voit qu’un geste fait des petits ou que, à cause de ce geste, d’autres initiatives sont développées. » Le fait que la cérémonie de remise des médailles soit tenue en mode virtuel a mis un frein à l’intention de la directrice générale d’aborder le sujet de la construction du nouveau MIFO avec les parlementaires présents. Elle assure toutefois que ces politiciens et politiciennes avaient déjà été rencontrés à ce sujet ou étaient

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L’Ordre de la Pléiade

EN BREF Les Orléanais félicitent Ivanie Blondin

Vente débarras communautaire

ORLÉANS – Le 21 mai prochain, l’Association communautaire du Grand Avalon (ACGA) tiendra sa vente débarras communautaire annuelle. L’événement aura lieu à l’intérieur des bornes de l’Association, soit au sud du chemin Innes entre Tenth Line et le chemin Trim. Les participants peuvent avoir leurs adresses indiqué sur la page Facebook de l’ACGA en envoyant un message privé à : Facebook.com/Greater.Avalon. En cas de pluie, la vente se tiendra le 28 mai..

Un symposium pour les élèves ayant des besoins particuliers

OTTAWA – Du 11 au 13 mai prochain, le Consortium Centre Jules Léger tiendra le premier symposium provincial pour les professionnels de l’éducation qui travaillent avec les élèves ayant des besoins particuliers. Ce symposium virtuel visera à offrir des conférences et ateliers ainsi que des activités de réseautage permettant de mettre en lumière les pratiques gagnantes et se concerter pour le développement du plein potentiel des élèves ayant des besoins particuliers. Le 11 mai, les parents avec un ou des enfants ayant des besoins particuliers pourront assister gratuitement à une conférence offerte par Julie Benoit, une professeure au programme Éducation en services à l’enfance au Collège La Cité, qui abordera entre autres les stratégies à mettre en place pour agir en tant qu’ambassadeurs pour son enfant. Pour obtenir plus de détails ou s’inscrire, les parents peuvent visiter le site web ccjl.ca.

Prêts pour l’élection

ORLÉANS - La campagne électorale provinciale a commencé officieusement à Orléans dimanche avec l’ouverture du bureau de campagne du député libéral sortant Stephen Blais sur le boulevard Saint-Joseph. La véritable campagne commencera le 4 mai, lorsque le bref officiel sera déposé. Blais a remporté le siège lors d’une élection partielle en février 2020. Il a battu sa plus proche rivale, la candidate conservatrice Nathalie Montgomery, par plus de 8000 voix. La candidate conservatrice cette fois-ci est Melissa Felian, agente principale d’investissement à Industrie Canada qui a été parachutée par le Parti conservateur. Felian s’est présenté pour les conservateurs aux élections fédérales de Markham-Thornhill en septembre dernier et a perdu face à la candidate libérale Mary Ng par plus de 13 000 voix. Le candidat du NPD est Gabriel Bourdon, qui a occupé divers postes au sein de l’Alliance de la Fonction publique du Canada. La candidate du Parti vert est la militante communautaire de longue date et organisatrice du parti, Michelle Peterson. Elle s’est présentée pour le Parti vert à Orléans aux élections fédérales de 2019 et a terminé quatrième derrière la candidate du NPD. Liam Randall, de son côté, se présente pour le nouveau parti New Blue.

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bien au fait du dossier. À ce sujet, Mme Doucet affirme que la réalisation des plans et devis continuent d’avancer avec les architectes et que le début des travaux est prévu au printemps 2023. « C’est sûr que pour l’AGA [en juin] on aura des choses à montrer à notre communauté », informe la DG tout en mentionnant qu’un magazine spécial sur le MIFO sera publié par Le Droit à la mi-mai et contiendra des « clins d’oeil » du projet à venir. Initialement prévu plus tôt, le début des travaux a été reporté en raison de l’inflation des marchés : « En reportant les travaux, on espère qu’il y aura une stabilisation sinon une baisse des prix pour nous permettre de ne pas avoir de mauvaises surprises. » Les cinq autres personnes à avoir été faites chevaliers de l’Ordre de la Pléiade lors de la cérémonie du 11 avril sont la Dre Vera Etches, médecin chef de Santé publique Ottawa, Jean-Claude Carrière de New Liskeard, Faouzi Metouilli de Toronto, Pierre Riopel d’Alban et Dorine Tcheumeleu de Belle River.

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En direct via Zoom

Avis - Assemblée générale annuelle 2022 Rejoignez-nous à l'occasion de notre 34e AGA pour voir comment nous avons traversé cette pandémie. Elle aura lieu virtuellement le:

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30 MAI

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ORLÉANS – Le 24 avril dernier, plusieurs personnes d’Orléans et des environs se sont rendues à l’extérieur du Complexe récréatif Bob MacQuarrie afin de féliciter la double médaillée olympique Ivanie Blondin. En plus d’avoir droit à un barbecue gratuit, les gens qui se sont déplacés pour souligner la Journée Ivanie Blondin à Ottawa ont eu l’occasion d’obtenir un autographe et de se faire prendre en photo avec l’athlète franco-ontarienne.

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À bientôt !

17 H


ACTUALITÉ André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Bien que l’invasion de l’Ukraine n’en finisse plus de finir, les citoyens d’Ottawa, dont les Orléanais, s’activent pour tenter de rendre le moins pénible possible l’éventuelle installation en sol canadien de réfugiés ukrainiens. À cet égard, la conseillère municipale du quartier Innes et mairesse suppléante, Laura Dudas, rappelle qu’en mars, le maire Jim Watson a écrit à Sean Fraser, le ministre canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, « pour exprimer la volonté de la Ville d’Ottawa d’accueillir les réfugiés ukrainiens et de travailler de concert avec le gouvernement fédéral afin de trouver des solutions pour bien les soutenir à leur arrivée. » Du côté scolaire, plusieurs écoles du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) mettent en œuvre diverses initiatives d’appui envers les familles ukrainiennes. À Orléans, l’École élémentaire publique Des Sentiers a récemment organisé une semaine spéciale témoignant de sa solidarité envers le peuple ukrainien. La communauté scolaire de l’école était invitée à envoyer des messages de paix. Chaque message a servi à faire grandir le mouvement pour la paix et à promouvoir la mission de l’UNESCO « Construire la paix dans l’esprit

des hommes et des femmes ». De plus, la communauté scolaire de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde fait en ce moment une collecte de fonds pour la Croix-Rouge; celle-ci servira à venir en aide aux Ukrainiens. Des journées en jaune et bleu sont également organisées, dont une à l’École élémentaire publique Le Prélude, où les discussions autour de l’importance de la paix dans le monde ont lieu, et où l’esprit de solidarité est partagé. Pour le CEPEO, selon le service des communications, « il est primordial de mettre au premier plan l’équité, l’inclusion et la bienveillance tout en s’assurant d’offrir des chances égales de réussite pour chaque apprenant quel que soit son parcours de vie. » Sans préciser les noms, le CEPEO mentionne également qu’une rencontre doit avoir lieu avec des partenaires spécialisés en immigration afin d’élaborer des « pratiques gagnantes en matière d’accueil et d’intégration des nouveaux arrivants, plus particulièrement les Ukrainiens. » En ce qui concerne le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), le service des communications dit ne pas avoir eu « l’occasion de sonder les écoles du secteur d’Orléans », souligne le service des communications. Toutefois, sa page web détaille l’aide que le

CECCE, en tant que conseil scolaire, offre aux réfugiés ukrainiens qui viendront la consulter. Tout enfant ukrainien pourra intégrer « son nouvel environnement en douceur par le biais d’un groupe d’accueil virtuel qui sera animé par un membre de l’équipe du CECCE qui pourra discuter en ukrainien, en anglais et en français, selon les besoins des enfants. » Ordinateur et accès à Internet seront offerts à ceux et celles qui s’inscriront au CECCE. Au cas où le conseil scolaire catholique accueillerait des petits réfugiés avant l’été, ceux-ci pourront aussi profiter de camps d’été en pleine nature ou profiter de diverses activités offertes par des membres du CECCE. Le programme de la prématernelle pour les petits de trois ans est aussi proposé aux parents, qui auraient à s’exiler à Orléans. Enfin, le site invite les parents à lui faire part de leurs besoins. Une trousse a également été partagée avec le personnel enseignant afin de mieux répondre aux questions des élèves et les encourager à avoir une attitude bienveillante face au conflit et aux partis impliqués. En ce qui concerne la paroisse de StJoseph d’Orléans, l’assistant-curé Diego Rebeles n’a pas pu confirmer à L’Orléanais si sa communauté chrétienne était sur le point d’accueillir des gens de Kiev ou d’ailleurs. Il n’en savait rien non plus concernant les

PHOTO : DIEGO REBELES

Des citoyens d’Orléans se mobilisent pour l’Ukraine

paroisses avoisinantes de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall. Néanmoins, St-Joseph d’Orléans incite déjà depuis plusieurs semaines les paroissiens, par l’intermédiaire du bulletin paroissial, non seulement à prier pour un règlement du conflit, mais à «contribuer matériellement à soulager les souffrances causées par cette invasion» en donnant de dons aux trois organismes suivants : Catholic Near East Welfare Association, Développement et Paix ainsi que la Croix-Rouge.

Densification à prévoir dans les prochaines années André Magny IJL – Réseau.Presse – L’Orléanais Construire davantage la cité ou s’éloigner de notre voisin, quitte à polluer davantage? La question n’est pas simple, mais mérite d’être posée. « La densification, c’est tendance! » Celui qui parle ainsi est Orléanais depuis 15 ans. Professeur en urbanisme et en développement international à l’Université d’Ottawa, Huhua Cao explique que la ville doit utiliser les terrains vacants de façon efficace. Il donne souvent comme exemple Toronto où il est difficile de s’y installer en raison du manque de terrains. Résultat, l’étalement urbain s’en suit avec un nombre croissant de voitures et de CO2 supplémentaire. David Wise, gestionnaire à la Planification de politiques à la ville d’Ottawa, suit l’universitaire sur ce terrain : « Ottawa a participé à un certain nombre d’études sur la gestion de la croissance et des infrastructures et sur les besoins en logements. Ces études ont catégoriquement démontré qu’il est

logique de densifier l’aménagement pour la viabilité financière comme pour la résilience sociale et environnementale de la Ville. » D’accord, mais professeur Cao, comment inciter les gens à demeurer le long du Canal Rideau? « Le transport en commun! Plus on va mettre le prix du billet bas, plus on fait concurrence aux autos. » Que répond la ville à cette proposition? Pat Scrimgeour, directeur des Systèmes-clients et de la Planification du transport en commun, explique que « les tarifs du transport en commun sont établis par le Conseil. Comme l’indique la motion du conseiller Hubley lors de la réunion du Conseil municipal du 13 avril, le personnel d’OC Transpo examine la possibilité d’une étude comprenant, entre autres, l’examen de diverses structures tarifaires liées à l’achalandage. » Est-ce à dire que le coût du billet standard à 3,60 $ pourrait diminuer si les bus et le O-Train sont toujours pleins? Sans aller jusque-là, M. Scrimgeour mentionne que « si l’étude est approuvée, le Conseil disposera de données pertinentes

pour prendre des décisions éclairées sur les structures tarifaires actuelles. » Une étude attendue d’ailleurs avec intérêt par les conseillers municipaux dont Laura Dudas du quartier Innes. De son côté, David Wise est conscient de l’importance à accorder à la densification. « À la fin de 2021, la Ville a adopté le nouveau Plan officiel, qui vise à porter le taux de densification à 60 % de l’ensemble des mises en chantier de logements d’ici 2046, soit dans 25 ans. » Ce nouveau Plan officiel devrait viser des cibles de densité pour l’ensemble des secteurs de la ville dont Orléans, « afin de rehausser la densité et la diversité des logements par rapport à l’offre actuelle », ajoute David Wise. La mairesse suppléante Laura Dudas ajoute que ce plan prévoit plus de densification que de nouveaux développements. Elle précise que les élus voient « déjà plusieurs nouveaux projets à travers la ville qui trouvent cet équilibre entre l’intégration avec

les communautés environnantes, tout en construisant une densité substantielle autour de zones comme les centres de transport en commun. » Si la densification s’annonce avec plein de promesses, ça ne veut pas dire qu’il faut garder les bras croisés. Le défi sera de taille. « À Ottawa comme à Toronto, la crise du logement exerce de fortes pressions, qui font monter les prix du logement. Le problème est exacerbé par la version actuelle du Règlement de zonage, qui est caduque, restrictive et qui permet de construire des immeubles de quatre logements ou plus sur seulement 10 % de l’ensemble des lots résidentiels disponibles », affirme David Wise. Pour résoudre ce problème, la Ville devra travailler de concert avec le gouvernement provincial et le fédéral. Il faudra que les infrastructures suivent également. Ce qui veut dire gérer les eaux pluviales, la capacité de viabilisation, le transport, les parcs pour suivre l’évolution des quartiers.

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Les produits de l’érable

De la cohérence svp! Du projet de loi C-13 aux investissements supplémentaires, les avancées sont notables au chapitre des langues officielles depuis le retour au pouvoir des libéraux en 2015. Or, les faux pas le sont également, ce qui illustre un manque de cohérence au sein du gouvernement. Le mois de mars a débuté avec le dépôt du projet de loi C-13 visant à moderniser la Loi sur les langues officielles du Canada. La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, s’est rendue au lieu historique national de Grand-Pré le 1er mars, premier jour du Mois de la francophonie, pour en faire l’annonce. La symbolique était forte. Moins d’un mois plus tard, on apprenait que ses collègues à la Justice et à Emploi et Développement social Canada prévoyaient porter en appel le récent jugement dans le dossier des services d’aide à l’emploi francophones en Colombie-Britannique. La nouvelle a suscité l’indignation au sein des communautés francophones à travers le pays. Moins d’une semaine plus tard, le gouvernement a abandonné l’idée de porter en appel le jugement. Malgré ce dénouement positif, ces tergiversations illustrent un degré de sensibilité inégal aux langues officielles au sein du Cabinet. Dans les dernières années, plusieurs membres du Cabinet fédéral sont montés aux barricades pour défendre les intérêts des francophones lorsque leurs acquis étaient mis en péril par des gouvernements provinciaux conservateurs, notamment en Ontario, en Alberta et au Nouveau-Brunswick. Le fédéral n’est toutefois pas toujours un modèle en la matière. Dans la dernière année, ce même gouvernement a omis de prévoir des clauses linguistiques dans les ententes pour la mise en place de services de garde abordables. L’exemple des services à l’emploi en Colombie-Britannique illustre pourtant qu’en l’absence d’engagements explicites dans ce type d’ententes, les risques sont grands pour les francophones d’être laissés pour compte. En août 2016, le premier ministre Trudeau s’est engagé à ne nommer que des juges bilingues à la Cour suprême du Canada, contrairement à son prédécesseur Stephen Harper. Il s’agissait d’une avancée à souligner, qui a cependant été suivie de plusieurs autres nominations d’envergure qui sont passées outre la maitrise de la langue française. Du côté du Sénat, Justin Trudeau a rompu une tradition qui remontait à Wilfrid Laurier consistant à assurer une représentation acadienne de la Nouvelle-Écosse. Depuis son arrivée en poste, il aurait eu amplement le temps de rectifier le tir, ayant procédé à cinq nominations dans cette province. Dans l’Ouest, il n’y a désormais plus qu’une sénatrice francophone alors qu’il y en avait deux jusqu’en 2018. Le respect des langues officielles n’est pas qu’une question de droits linguistiques. Il s’agit aussi d’un exercice de leadeurship politique. Le premier ministre devrait être un modèle en la matière et veiller à assurer une cohérence au sein de son Cabinet. Or, à l’heure actuelle, Justin Trudeau et son gouvernement cumulent plutôt plusieurs faux pas évitables. Ceux-ci font ombrage au travail des ministres et députés du caucus gouvernemental qui ont à cœur les intérêts des communautés francophones. Guillaume Deschênes-Thériault, Francopresse

Aucun de nous ne pourra passer sous silence Québec). Ce sirop est stocké dans des contenants la connaissance des produits de l’érable. Oui, d’acier inoxydable et remisé dans d’immenses tout le monde connait ce beau liquide ambre na- hangars. Cette façon de faire régularise le prix turel qui goûte tellement bon. C’est un des rares du sirop et permet aux acériculteurs d’avoir un produits, avec le miel, qui requiert très peu ou prix convenable pour leur produit, peu importe pas de transformation avant la la saison. Comme pour la proconsommation humaine. La duction d’œufs, de porc et de sève comme telle transporte lait, il y a des quotas à suivre. 46 composés nutritifs essentiels Par exemple pour l’année à la vie, à la croissance et à la 2022, on permet 7 millions protection de l’arbre d’où elle d’entailles de plus. C’est un est tirée. Le plus beau, c’est contingentement bien strict qui Réflexion qu’elle ne contient que 9 g de ne fait pas l’affaire de tous. glucides et 35 calories pour 375 mL ! Quand j’étais tout jeune, mes parents faisaient Ce sont les autochtones qui furent les premiers bouillir la sève dans un immense chaudron de à en découvrir et à en développer la fabrication fer suspendu au-dessus d’un feu ouvert. Il fallait à partir d’arbres bien précis, soit les érables et toujours qu’il y ait de la surveillance, car le sirop leurs cousines, les plaines. Il faut faire bouillir qui bouillait pouvait déborder en tout temps. 40 unités de sève pour en sortir une unité de C’était très difficile de contrôler ce feu ardent. sirop. Très énergivore, mais le bois est toujours Pour empêcher le débordement des bulles, il à proximité. fallait toucher le dessus des bouillons avec une Ne pas confondre avec le « sirop de poteau » « couenne de lard » et le tour était joué. Pour fabriqué en usine à partir de sirop de maïs et de contrôler la température d’ébullition, il fallait, saveur artificielle d’érable. Pas recommandé. soit ajouter du bois ou enlever des cendres C’est le Québec qui est le premier producteur extrêmement chaudes. de sirop d’érable au monde avec 70 % de De nos jours, des tuyaux apportent la production totale, suivi par le Nouveau- automatiquement l’eau des arbres au bâtiment. Brunswick, le nord-est des États-Unis et Le liquide passe par l’osmose qui enlève environ l’Ontario. Mais, au Québec seulement, les 40 % de l’eau de la sève. Ensuite, sous un acériculteurs sont assujettis à au moins dix lois, contrôle automatique, la sève épurée se déverse qui contrôlent les quotas, les normes de qualité, dans la bouilloire pour finir en ce beau sirop une la vente et la distribution du sirop d’érable, entre fois la température exacte atteinte. Le sirop se autres. filtre automatiquement et la mise en canne est Par exemple, un producteur de sirop peut vendre prête. Quel changement! à partir de chez lui en petite quantité seulement. Le produit final est ce beau sirop et ses sousLa grande production doit être forcément produits, soit le sucre, le beurre, les flocons et acheminée à travers les PPAQ (l’organisation maintenant de l’alcool à l’érable. Mais, quoi de des producteurs et productrices acéricoles du mieux qu’une bonne tire d’érable sur la neige ?

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

!

er d i a s u o v r u Ici po Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.

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Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800 /LalondeMF

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NOTRE PATRIMOINE La petite histoire... de la promenade Décoeur L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO www.SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Rachel Major Auteure principale La promenade Décoeur, située dans le lotissement ouest d’Avalon du quartier 19 Cumberland, s’étend du chemin Tenth Line jusqu’au chemin Mer Bleue. En 2014, la Ville d’Ottawa a approuvé le nom de cette voie publique en l’honneur de Jean Décoeur. Celui-ci est président et propriétaire de la compagnie Atrel Engineering Ltée dont la spécialité est l’aménagement de terrains ainsi que la restauration d’infrastructures et de routes. Originaire de l’Est de l’Ontario, Jean Décoeur a poursuivi ses études en génie civil à l’Université d’Ottawa. Fondée en 1990, l’entreprise Atrel Engineering Ltée puise son expertise dans le domaine de l’ingénierie municipale, civique et

environnementale dans la région d’Ottawa. M. Décoeur dirige l’entreprise composée surtout d’ingénieurs et de techniciens. Les conceptions innovatrices de M. Décoeur ont été mises en œuvre dans toute la ville d’Ottawa, à Vanier, Rockliffe, Barrhaven, Nepean, Kanata et Orléans. L’aménagement de terrains, de trottoirs et d’égouts dans des développements domiciliaires et commerciaux à Avalon, Chapel Hill et Quarry Glen comptent parmi ses projets les plus importants réalisés à Orléans. Jean Décoeur est membre de l’association Professional Engineers of Ontario. Il est membre du Regroupement des gens d’affaires (RGA) de la capitale nationale et de la Greater Ottawa Home Builders’ Association. Il s’investit aussi dans sa communauté. Il a accordé 25 000 $ pour qu’un centre sportif soit construit dans l’Est de l’Ontario et il a fait des dons monétaires importants à l’Hôpital Montfort. Trois grands parcs, des appartements, des condos et des maisons ainsi qu’une

école élémentaire francophone se trouvent sur la promenade Décoeur. Suite à une proposition de la SFOPHO, la Ville d’Ottawa a accepté, en 2015, que le parc situé au 229, voie Hepatica, qui donne aussi sur la promenade Décoeur, porte le nom de Henri Rocque pour honorer cet enseignant. Celui-ci avait été directeur de l’ancienne école Préseault, président du Police Village d’Orléans, ainsi que maire de l’ancien canton de Cumberland. Le parc comprend des structures de jeu et un terrain de ballon-panier. En 2018, la Ville d’Ottawa a nommé le parc au 655, promenade Décoeur en honneur de Don Boudria, ancien politicien. Celui-ci avait été conseiller du canton de Cumberland, député provincial de Prescott-Russell, député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell et ministre et leader du gouvernement à la Chambre des communes. Le parc comporte des structures de jeu, un terrain de baseball et un parc canin entièrement clôturé. En février 2021, la Ville d’Ottawa a nommé le parc situé au 560, promenade

Décoeur, Hunsdeep Rangar, par respect pour ce leader communautaire et ancien organisateur en chef du Festival sudasiatique annuel d’Ottawa décédé subitement à 43 ans en 2019. Ce parc offre un vaste terrain de verdure et d’arbres en plus d’une structure de jeu. À l’intersection des promenades Décoeur et des Aubépines, se trouve l’École élémentaire catholique NotrePlace, nom de la célèbre chanson de Paul Demers, devenue l’hymne officiel de la francophonie ontarienne. Jean Décoeur continue de concevoir et de mener à bien des projets dans notre communauté. Nous en sommes très heureux.

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Engagés dans des projets d’ici Fonds d’aide au développement du milieu Grâce à ce fonds, la Caisse Desjardins Ontario soutient des projets porteurs qui ont des retombées réelles sur les collectivités ontariennes. Faites une demande pour bénéficier d’une contribution financière : desjardins.com/ontario Date limite : 31 mai 2022

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NOUVELLES DU QUARTIER

Le printemps est enfin arrivé! Les arbres bourgeonnent, et je ne peux pas m’empêcher de ressentir un sentiment d’optimisme avec l’arrivée des saisons plus chaudes. Nous avons commencé notre jardinage et j’ai hâte de me salir les mains avec mes filles! Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont contacté lorsque nous avons eu la COVID le mois dernier. Ce fut une période très difficile, mais heureusement, nous nous en remettons tous très bien. Je ressens toujours de la fatigue, mais je m’efforce pour rester actif afin de passer au travers. Je sais que beaucoup d’entre nous ont souffert tout au long de cette pandémie de différentes manières, certains d’entre nous ont attrapé le virus, d’autres ont perdu des êtres chers, certains ressentent encore les effets sur leur santé mentale et d’autres encore ont perdu des occasions d’affaires et du travail. Nous avons travaillé dur pour vous tenir au courant de tout ce qui se passe dans le quartier et dans la ville, grâce à nos vidéos mensuelles, des mises à jour quotidiennes sur les réseaux sociaux et de nouvelles approches pour vous informer, comme notre série Turning The Tables sur Facebook et mon site internet. Nous espérons sincèrement que tout le monde a bénéficié de nos fréquentes communications.

Par monts et par vaux…

SOUTENIR L’UKRAINE

Les assouplissements et la levée des restrictions de santé publique nous ont permis de revenir dans la communauté. C’était merveilleux d’être rejoint par mes collègues, la famille Sanko et les Chevaliers de Colomb pour amasser des fonds pour la Croix-Rouge en faveur de l’Ukraine. Merci au restaurant Soul Stone d’avoir servi de point central et d’avoir contribué à faire de cet événement un succès. Et merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir, c’était impressionnant à voir!

CÉLÉBRATION POUR LA SCHOOL OF ROCK

La conseillère Dudas et moi nous sommes joints à Andy et Rick pour célébrer les huit ans de la School of Rock au cœur d’Orléans. Je suis tellement impressionné par l’excellent travail des instructeurs et des étudiants de cet incontournable du boulevard Saint-Joseph. Étant moi-même un musicien local, je cherche toujours des moyens d’inclure ces étudiants incroyables à nos événements. Si vous avez des enfants qui s’intéressent à la musique, n’hésitez pas à les consulter. Ils ont même des programmes pour adultes!

Soutenir nos anciens combattants

Ma présence au sein du Groupe de travail pour les anciens combattants d’Ottawa se poursuit avec sérieux. Du logement à une deuxième carrière, en passant par la santé et le bien-être, nous avons un impact majeur ici dans la capitale nationale. Nous organiserons sous peu un symposium pour les médecins de famille sur les soins aux anciens combattants. Cet événement aura lieu à la Légion royale canadienne, filiale 632, ici même à Orléans. Notre président du groupe de travail sur la santé, Claude, et le coprésident, André, organisent cet événement aux côtés du Collège des médecins de l’Ontario depuis des mois. Je suis tellement fier du travail que cet incroyable groupe de bénévoles a pu accomplir au cours des deux dernières années.

Récemment, j’ai rejoint le maire et le conseiller King pour leur montrer le travail encourageant qui est fait pour assurer la transition et soutenir les anciens combattants sans abri à la Maison des anciens combattants. Ce projet de logement supervisé, soutenu par une initiative de logement multiconfessionnelle, est un projet pilote extrêmement réussi pour les soins de nos anciens combattants. Je soutiens activement une expansion de ce projet pilote, en particulier pour prendre soin des femmes et des anciens combattants avec des familles. Si vous souhaitez soutenir ce projet ou en savoir plus, vous pouvez visiter leur site internet ici : www.multifaithhousing.ca/veterans-house.html J’ai également visité le Pearly Health Centre et j’ai rencontré nos anciens combattants en soins de longue durée. Les responsables y renforcent leur capacité à devenir un centre d’excellence dans les soins aux personnes âgées et aux anciens combattants. Les programmes dans les espaces de ce bâtiment sont phénoménaux et vous pouvez voir la joie sur les visages des résidents. J’ai eu la chance de m’arrêter et de discuter avec quelques-uns des vétérans qui travaillaient sur des projets dans leur studio. Le personnel et les bénévoles font un travail formidable et engageant auprès de nos anciens combattants ici même à Ottawa. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’excellent travail qu’ils accomplissent ou si vous souhaitez y contribuer, vous pouvez visiter leur site internet ici : perleyhealthfoundation.ca

Assurer la sécurité des citoyens

La sécurité commu– nautaire continue d’être une priorité pour moi. À la suite du succès de son projet pilote, la Ville d’Ottawa a élargi son programme de contrôle automatisé de la vitesse et j’ai pu obtenir l’installation d’un nouveau radar sur Tenth Line à Amiens en face de l’école secondaire Sir Wilfrid Laurier. Une signalisation est en place indiquant que le radar photo est en cours d’utilisation.

Partagez vos événements!

Dans le cadre de mon engagement à bâtir notre communauté, j’ai installé des babillards communautaires dans les principaux parcs de toutes les associations communautaires du quartier. Je veux m’assurer que nous utilisons tous les outils dont nous disposons pour rester en contact et à jour. Ces babillards sont entretenus par les associations communautaires. Si vous souhaitez partager votre événement ou quelque chose dans lequel vous êtes impliqué, veuillez contacter l’association communautaire de votre quartier. C’est une autre façon de rester en contact et j’étais heureux de continuer à soutenir nos associations communautaires avec cet investissement.

Dernières pensées

Alors que nous approchons de la fin de ce mandat, je tiens à vous remercier pour tout votre soutien dans la construction de notre communauté, le développement de notre économie et le soutien à ceux qui servent. Le travail que nous faisons ici ne peut pas être fait sans votre soutien, et cela compte tellement pour nous. Nous avons fait tellement de travail ensemble en améliorant nos espaces de parc; en améliorant notre infrastructure, y compris les sentiers et les ponts; en établissant des cadres politiques majeurs pour attirer de nouvelles entreprises à Orléans; et bien plus encore. Du fond du coeur, merci. Nous avions souvent l’habitude de nous plaindre que notre petit coin de ville n’obtenait pas l’attention qu’il méritait. J’ai été fier de continuer à construire à partir du travail acharné de Bob Monette pour faire passer Orléans à un niveau supérieur. Nous sommes une belle communauté et nous obtenons enfin toute l’attention que nous méritons. Et nous avons tellement plus de travail à faire ensemble.

Conseiller Quartier Orléans (613) 580-2471 // Matt.Luloff@ottawa.ca // www.MatthewLuloff.ca 6 • 28 avril 2022 • Volume 6 Numéro 5


Le MIFO lance sa programmation artistique Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Théâtre, humour, musique, jeunesse. C’est ce soir, avant le spectacle de Luce Dufault, que le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) dévoilera sa programmation artistique 2022-2023 au Centre des arts Shenkman à Orléans. Bien qu’Anne Gutknecht, directrice artistique du MIFO, aurait aimé faire un lancement comme les abonnés s’y sont habitués au fil des ans, avec cocktail et prestations, elle et son équipe ont dû se rendre à l’évidence que ce n’était pas possible cette année : « La pandémie nous oblige à revoir notre copie pour être un peu moins gros qu’à l’habitude. On n’a pas assez de personnel en ce moment pour gérer un lancement de saison comme on a pu le faire dans le passé. Au lieu d’avoir un lancement raté, on a décidé de prendre les gens en otage de façon très sympathique pour avoir un public lors de la présentation. » Mme Gutknecht ne cache pas que la préparation de la prochaine saison s’est avérée être un casse-tête de taille. Alors qu’elle cherche toujours une certaine équité homme/femme et une certaine diversité parmi les artistes, sans parler d’assurer une présence franco-ontarienne, tout en souhaitant plaire à un public varié,

elle a dû faire face à de nouveaux défis : « Comme tout réouvre en même temps, les tournées sont extrêmement chargées. Ç’a aussi été compliqué par le fait qu’on a encore des spectacles qui datent de 2020 qui vont finalement être présentés cette année. Donc ç’a été un casse-tête de s’assurer que ces spectacles tournent encore et de décider si on les présente encore », explique la directrice. D’ailleurs, Mme Gutknecht tient à souligner la fidélité des clients qui ont conservé leurs billets au travers des « redondances de dates » depuis 2020 pour des spectacles comme ceux de Mario Tessier et de Marc Hervieux : « Je les en remercie parce que c’est ensemble qu’on arrive à maintenir ce beau spectacle vivant. C’est vraiment un écosystème entre les agences, les artistes, les diffuseurs et le public. » La saison 2022-2023 sera présentée dans son centre culturel de la rue Carrière ainsi qu’au Centre des arts Shenkman. Encore une fois cette année, le Kaléidoscope musical sera de retour pour célébrer la Journée des Franco-Ontarien(ne)s, cette fois avec Le R Premier, Geneviève et Alain, De Flore et Patrick Pharand. Marie Mai, Zachary Richard, Damien Robitaille et Les Rats d’Swompe, entre autres, présenteront aussi des spectacles. En humour, Marc Messier, Michel Barrette,

Simon Gouache, Michelle Desrochers et Dominic Paquet fouleront les planches. Pour les gens qui seraient incapables de faire un choix parmi l’offre, Anne Gutknecht y va de ses deux suggestions coup de coeur. VACHES, the musical, une comédie musicale franco-ontarienne se déroulant à Casselman pendant la crise du verglas sera présentée en « première mondiale » au Centre des arts Shenkman. Planète urbaine, « un voyage musical » à saveur hip-hop mettra en vedette Le R Premier, Samian, Kimya et Camille Viau.

« La particularité qui me tient à coeur, c’est que tous ces artistes sont francophones, mais des chansons, comme celles de Samian, seront chantées dans sa langue autochtone. Je trouve ça très important de démontrer qu’on est un centre culturel francophone et que ça passe aussi par la diversité de nos artistes francophones et surtout autochtones. » L’ensemble des spectacles pourra être vu au mifo.ca après le lancement. Les billets pour les abonnés privilège seront en vente à partir de demain, le 29 avril, et pour le grand public, le 2 mai.

Nouveau programme sport-études à l’école Garneau Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 1er avril dernier, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a annoncé un partenariat entre l’École secondaire catholique Garneau et l’École de danse Louise. Ainsi, les élèves de la 7e à la 12e année participant au programme pourront, dès la prochaine rentrée scolaire, bénéficier d’un horaire adapté. « Cela va assurément leur permettre d’être plus engagés dans leurs études quand ils et elles peuvent combiner leur passion à leur parcours scolaire », a lancé le conseiller scolaire Robert Rainboth. Pour Mélanie Bélair, la directrice de l’école de danse, l’entente initiée par le CECCE allait de soi : « On est un studio de danse francophone et on est dans le cœur d’Orléans. Garneau est aussi dans le cœur d’Orléans. On a les mêmes idées et les mêmes valeurs. On veut encourager la francophonie et on veut le bien-être de nos enfants. » Le directeur de l’éducation Marc Bertrand a d’ailleurs vanté les impacts d’un tel programme autant sur la réussite scolaire que sur la santé physique et mentale des élèves.

M. Bertrand, qui a quatre jeunes enfants, a aussi eu une pensée spéciale pour les parents : « On sait qu’ils passent plusieurs heures par semaine à assurer le transport de leurs enfants, qui sont souvent impliqués dans des activités parascolaires en soirée ou les fins de semaine. » Le programme permettra ainsi de minimiser les déplacements des parents, qui n’auront plus qu’à aller chercher leurs enfants au studio de danse en fin d’aprèsmidi, une navette les y ayant amenés plus tôt en journée. Disant que le CECCE était très enthousiaste à l’idée d’élargir son volet sport-études en place depuis l’automne 2021 à Garneau, Jason Dupuis, le surintendant de l’éducation, a profité de l’occasion pour annoncer que le Conseil collabore avec l’École de danse Louise afin d’explorer la mise en œuvre d’un deuxième programme sport-études, cette fois avec l’École élémentaire catholique SaintJoseph d’Orléans. « Au secondaire, il y a un petit peu plus de souplesse avec l’horaire. À l’élémentaire, il faut concocter un horaire qui permet aux élèves de quitter tôt et de faire en sorte qu’on est capable d’atteindre certains objectifs du programme », a précisé M. Dupuis,

Des représentants du CECCE et de l’École de danse Louise étaient tout sourire lors de l’annonce du nouveau programe. PHOTO : JM PACELLI tout en rappelant qu’un modèle était en place à l’École élémentaire catholique d’enseignement personnalisé La Source, qui offre un programme sport-études en partenariat avec le Club de gymnastique Les Sittelles depuis quelques années déjà.

En plus d’une soirée portes ouvertes pour les élèves de la 7e à la 12e année tenue le 20 avril dernier, les familles qui désireraient manifester leur intérêt pour le programme sont invitées à remplir le formulaire à cet effet.

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École élémentaire publique

Le Prélude

École élémentaire publique

L’Odyssée

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École secondaire publique

Gisèle-Lalonde


Votre café protège-t-il les oiseaux? Charles Fontaine IJL – Réseau.Presse – Le Droit Les trois quarts des plantations de café dans le monde sont cultivés avec des pratiques qui ne laissent aucune place aux oiseaux dans leur environnement ou qui détruisent l’habitat forestier, mentionne Smithsonian Bird Friendly. Ce zoo et institut de la conservation de la biologie a donc créé une certification qui aide à préserver l’habitat des oiseaux et autres espèces animales. Le marché du café Bird Friendly a pris son envol vers la fin des années 1990 en Amérique du Nord. Cette certification assure que les plantations de café poussent à l’ombre, donc dans des systèmes forestiers complexes qui incluent de nombreuses espèces d’arbres à des hauteurs différentes. Ainsi, les oiseaux peuvent retrouver leur habitat naturel dans les hauts arbres qui côtoient les caféiers. Toutefois, la plupart des fermes de cafés rasent ces forêts pour y implanter une mono-culture et produire davantage de café. Certains plants de cafés poussent mieux au soleil, donc le rendement est plus élevé lorsque les entreprises emploient cette méthode. Dans ces conditions, les oiseaux qui installaient leur nid dans un de ces arbres

se retrouvent sans maison. Graeme Auld est professeur à l’école de politique publique et d’administration à l’Université Carleton. Il a rédigé le livre Constructing Private Governance: The Rise and Evolution of Forest, Coffee, and Fisheries Certification (Construire une gouvernance privée: l’essor et l’évolution de la certification des forêts, du café et de la pêche), où il compare les différents programmes de certifications pour les secteurs de la forêt, du café et de la pêche. Il explique que parmi les nombreuses plantations de cafés de variété robusta et arabica, certaines peuvent tolérer de vivre dans les sous-bois et n’ont pas besoin d’autant de lumière directe du soleil. Dans ces milieux, on retrouve d’autres espèces de plantes pour d’autres types de culture, comme des bananiers. Par contre, certaines plantes ont besoin de la lumière du soleil pour grandir. Les fermes ont découvert avec le temps qu’un certain champignon, communément appelé la rouille du caféier, infectait les feuilles de café qui poussaient à l’ombre. Elles ont alors concentré leurs efforts pour transformer ces forêts diversifiées en monoculture de cafés qui jouissent de la lumière du soleil pour croître. Les oiseaux sont alors pris au

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les arbres déjà présents nuit à l’habitat et à la diversité des oiseaux. Même si ces méthodes sont le plus couramment utilisées dans les fermes à café, elles ne sont pas les seules visées. Le marché du cacao présente aussi des lacunes à ce sujet. Parmi toutes les certifications dans le domaine du café (biologique, équitable, Bird Friendly), le Smithsonian Bird Friendly est celle qui assure le mieux une protection des oiseaux, mais rien n’est garanti à 100 %, souligne Graeme Auld. « Si tu es vraiment préoccupé par ça, entreprends une conversation sur cette certification avec ton torréfacteur local. Si les clients posent ce genre de questions, les torréfacteurs doivent avoir des réponses. Il ne faut pas que le consommateur achète ces produits sans poser de question en pensant qu’il fait sa part pour régler le problème. Il faut que les clients soient éduqués sur leur consommation de café », ajoute-t-il. En discutant avec les torréfacteurs, Graeme affirme qu’on peut se procurer du café responsable, même si le logo Bird Friendly n’apparaît pas. « On peut acheter du café durable, même sans la certification. Certains torréfacteurs entretiennent des relations fortes avec les fermiers pour s’assurer d’une production durable. »

Inscrivez-vous aux réunions publiques de la Commission d’enquête sur le réseau de train léger sur rail d’Ottawa La Commission invite le public à partager ses opinions concernant le réseau de train léger sur rail d’Ottawa.

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25 et 26 mai 2022 19 h – 21 h (HNE) Centre Shaw, 55, promenade du Colonel By, Ottawa Pour en savoir plus ou pour vous inscrire afin de participer aux réunions et faire une déclaration, visitez www.enquetepubliquesurletlrdottawa.ca/réunions-publiques. Les réunions peuvent être regardées sur le site Web de la Commission et sur le réseau Rogers, chaînes 22 (anglais) et 23 (français). Vous pouvez aussi contacter la Commission à l’adresse info@enquetepubliqueTLRO.ca ou en appelant le 1-833-597-1955 pour toute demande de renseignements généraux ou pour communiquer des renseignements qui serviront à l’enquête de la Commission.

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dépourvu, eux qui ont besoin de structures de forêts complexes pour bien vivre. Et une forêt diversifiée amène automatiquement une diversité d’espèces d’oiseaux. Une équipe de biologistes des ÉtatsUnis et du Costa Rica ont paru l’article Long-term declines in bird populations in tropical agricultural countryside (Déclin à long terme des populations d’oiseaux dans les campagnes agricoles tropicales). Ils ont étudié de 1999 à 2010, au Costa Rica, 57 255 oiseaux de 265 espèces, dont 185 vivants dans les planta-tions de café. Ils ont réalisé que parmi 112 populations d’oiseaux, 69 étaient en déclin, 39 présentaient une stabilité et quatre étaient en croissance. On peut y lire : « Les habitats de la campagne costaricienne, en particulier ceux qui ont une plus grande couverture arborée, abritent de nombreuses espèces d’oiseaux et sont essentiels pour relier les populations d’oiseaux dans les vestiges forestiers. Des paysages agricoles diversifiés peuvent améliorer la capacité de biodiversité des campagnes tropicales, mais, pour la persistance à long terme de toutes les espèces d’oiseaux forestiers, de vastes zones protégées (au-dessus de 1000 hectares) sont essentielles. » Il va sans dire qu’une pratique qui élimine

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28 avril 2022 • Volume 6, Numéro 5 • 9


L’UNIVERSITÉ SAINT-PAUL

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ustpaul.ca 223, rue Main, Ottawa ON 613-236-1393 | 1-800-637-6859 L’Université Saint-Paul est le collège fondateur de l’Université d’Ottawa (1848), avec laquelle elle a conservé un lien de fédération depuis 1965. Saint Paul University is the founding college of the University of Ottawa (1848), with which it has been academically federated since 1965.

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L’école publique Carrefour Jeunesse : fière participante à l’EXPO Clarence-Rockland L’édition 2022 de l’EXPO ClarenceRockland aura lieu les 14 et 15 mai prochain à l’Aréna CIH au 8710, chemin de comté 17. Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) sera sur place lors de ce rassemblement communautaire important pour le secteur. C’est par la participation active de son école publique Carrefour Jeunesse que le CEPEO pourra rencontrer la population de Clarence-Rockland. « C’est avec un immense plaisir et une grande fierté que notre école prendra part à cet événement annuel. C’est l’occasion idéale de discuter avec notre communauté scolaire et d’échanger sur les impacts positifs de l’école sur nos apprenants », affirme Lucie LaHaie, directrice de l’école publique Carrefour Jeunesse.

NOUVEAUTÉ : ajout d’une 9e année À la suite de l’ajout d’une 8 année à l’automne 2021, l’école publique Carrefour Jeunesse accueillera une première cohorte d’élèves de 9e année à l’automne 2022. La vision pédagogique s’articulera autour d’un programme sportif, incluant un volet de bien-être et de plein air, les technologies des communications ainsi qu’avec le programme S.T.I.A.M (sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques). e

Sport, plein air et bien-être Une équipe d’experts se consacre entièrement au bien-être et à la bonne santé physique et mentale des élèves. De plus, des ententes de partenariats ont été mises en place avec des organismes communautaires de la région de Rockland pour favoriser la réussite des apprenants et de leur famille.

En outre, l’école bénéficie d’une cour avec de nombreux arbres, des espaces d’enseignement extérieurs, une grande pelouse ainsi que des structures de jeux afin de permettre un apprentissage dans un milieu naturel qui favorise la découverte de l’environnement. Ce milieu exceptionnel est conçu pour favoriser le sens d’écoresponsabilité des élèves. Plusieurs programmes environnementaux font partie des activités quotidiennes à l’école de la maternelle à la 8e année.

Technologies des communications Les élèves ont la possibilité de participer à plusieurs activités de communication en collaboration avec l’animateur culturel de l’école ainsi que les membres du gouvernement des élèves.

S.T.I.A.M. Ce programme offre une expérience de pédagogie authentique et immersive dans le domaine des sciences et de la technologie, de l’ingénierie, des arts et des mathématiques. Cette initiative pluridisciplinaire favorise la créativité et l’engagement chez les élèves à travers la réalisation de projets interactifs pertinents, intéressants et axés sur la découverte. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez communiquer avec l’école au 613-446-1248 ou encore visiter leur site web. Des visites personnalisées de l’école sont offertes dès maintenant.

cepeo.on.ca

Deux élèves de l’Académie des arts du CECCE dans la cour des grands Lorsqu’on affirme que des élèves de l’Académie des arts de l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, qui fait partie du programme parapluie passion-arts au CECCE, percent dans le métier, ce ne sont pas des paroles en l’air ! Deux élèves ont été choisies, l’une pour une série qui sera diffusée à TFO et l’autre pour une comédie musicale à Montréal ! Mya Skabar, élève de 11e année, jouera le rôle d’une gardienne de but dans la série franco-ontarienne Gang de hockey, qui sera diffusée sur TFO l’automne prochain. Tournée dans la région d’Ottawa, la série met le hockey féminin en vedette. Il s’agit du rôle principal. « J’ai réussi à obtenir ce rôle après une série de trois auditions », a raconté Maya Skabar au CECCE. Elle dit être « tombée en amour » avec le rôle de Nadie après avoir lu la description du personnage. « Je trouve qu’on a beaucoup de points communs et des traits de personnalités très similaires. »

Premier rôle à vie Ange-Élie Ménard, une élève de 9e année, se produira pour sa part cet été à Montréal dans la comédie musicale Annie qui est mise en scène par Serge Denoncourt et qui nous ramène à l’époque de la Grande Dépression en 1933. Maya Skabar

Ange-Élie Ménard

Pour cette série, elle a d’abord dû apprendre à être une gardienne de but. « Je ne suis définitivement pas une joueuse de hockey, admet-elle, mais je me sens beaucoup plus habile sur mes patins ! » Évidemment, tourner dans une série demande beaucoup de travail. « J’adore ce que je fais alors je ne m’en plains pas ! » Elle a toujours rêvé de faire ce métier et estime que sa formation lui permet de vivre différentes expériences sur les plateaux de tournage. « Je trouve que j’ai vraiment grandi en étant dans le programme de l’Académie des arts à Béatrice-Desloges. »

C’est après avoir passé quelques auditions que Ange-Élie Ménard a appris qu’elle avait été choisie pour jouer en alternance avec une autre comédienne le rôle d’Annie, qui est un des rôles principaux. « C’est mon premier rôle à vie dans le monde professionnel et j’espère que ça ne sera pas le dernier », de dire avec enthousiasme Ange-Élie. Elle aimerait bien poursuivre ses études en théâtre musical et suivre les traces de sa grandmère qui était chanteuse dans une troupe dans les années 1970 et 1980 et de sa mère qui a chanté dans plusieurs spectacles, notamment dans des productions de Québec Issime et du Cirque du Soleil.

passionarts.ecolecatholique.ca

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