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L'Orléanais 17 septembre, 2020

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17 septembre 2020 Volume 4 Numéro 10

La voix francophone d’Orléans

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Orléans réagit à la crise des opioïdes

Prochaine édition 15 octobre

Retour de la programmation artistique au MIFO

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La petite histoire de l’avenue Lacroix

Les candidats de Cumberland se prononcent Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Le 5 octobre prochain se tiendra l’élection partielle qui déterminera qui des 10 candidats en lice représentera le quartier Cumberland à la table du conseil municipal. Le scrutin est devenu nécessaire lorsque Stephen Blais a démissionné de son poste après avoir remporté une autre élection partielle, cellelà visant à occuper le siège laissé vacant par Marie-France Lalonde à Queen’s Park. L’Orléanais a cru bon de contacter chacun des candidats pour leur poser la question suivante : « Comment comptez-vous soutenir la communauté francophone si vous êtes élu(e)? »

Rangée du haut : Patrick Uguccioni, Yvette Ashiri et Denis Lebrèche Milieu : Lyse-Pascale Inamuco, Catherine Kitts et Henry Valois Rangée du bas : Mark Scharfe, Jensen Boire et Craig MacAuley

Yvette Ashiri, qui a entre autres siégé au comité de gouvernance de l’hôpital Montfort, affirme qu’elle travaillera « de très près avec le MIFO, les leaders et groupes communautaires francophones du quartier de Cumberland et d’Ottawa dans toute sa diversité. Je créerai

une table de concertation pour des rencontres périodiques afin de connaître les besoins, d’avoir un agenda et de faire des suivis de notre parcours commun. » De son côté, A. Bruce Faulkner, qui s’est également présenté aux élections municipales de 2014 à Kanata-Sud et à l’élection partielle de 2019 à Rideau-Rockcliffe, affirme qu’il n’hésitera pas à défendre les intérêts des francophones : « Ce sont les citoyens qui me dicteront la politique à adopter et non l’inverse. Si leurs demandes répondent aux préoccupations des citoyens, je l’appuierai. » Lyse-Pascale Inamuco, qui a travaillé en tant qu’adjointe spéciale de l’ancienne ministre libérale provinciale Nathalie Des Rosiers affirme que les « services en français font partie de mes priorités et surtout l’accès à l’information en français. Je vais plaider également pour du financement pour les organisations comme la

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EN BREF

Orléans réagit à la crise des opioïdes Rebecca Kwan Initiative de journalisme local – APF – Ontario

Visite du maire à Orléans ORLÉANS – Le 28 août dernier, le maire Jim Watson a visité le quartier Innes en compagnie de la conseillère Laura Dudas. Une douzaine d’arrêts étaient au menu afin de permettre au maire de voir comment les petites entreprises et les organismes communautaires relevaient les défis causés par la COVID-19. Parmi les lieux visités figuraient la Ferme d’Orléans, le MIFO, le RAFO, Critter Jungle, ainsi que les nouvelles structures de jeux au parc Carrière, récemment renommé le parc LaurierCarrière. Le changement de nom, initié par la SFOPHO, avait pour but « d’honorer adéquatement Laurier Carrière pour sa contribution à l’éducation en français et pour prévenir que les gens pensent qu’il y avait autrefois une carrière à cet endroit », a indiqué l’organisme.

Une étudiante honorée ORLÉANS – Au cours d’une cérémonie virtuelle tenue le 25 août, le Fonds de Bour-ses pour Étudiants canadiens noirs (FBECN) a remis quatre bourses de 6000 $ chacune à des élèves de la région. Parmi ceux-ci se trouvait Soleilah Menelek Nosifort. Originaire d’Haïti, la jeune femme qui a fréquenté le Collège catholique Mer Bleue a entamé en septembre des études à l’Université Carleton dans le but de devenir avocate spécialisée dans les droits de la personne. « Ses professeurs la décrivent comme une étudiante créative, sérieuse, ouverte d’esprit. Soleilah est reconnaissante envers les adultes qui l’ont entourée et qui lui ont permis de réaliser ses rêves », pouvait-on lire dans le communiqué émis par le FBECN. Cet organisme fondé en 1996 a pour objectif de permettre à de jeunes Noirs studieux et prometteurs de devenir les leaders de demain et d’assurer ainsi le développement de la communauté.

Campagne de financement prolongée ORLÉANS – La campagne de financement « St-Joseph d’Orléans… un patrimoine à sauvegarder! », qui cherchait à amasser 5 millions de dollars en cinq ans pour les rénovations de l’église et qui devait prendre fin le 30 septembre, a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2020 : « Malheureusement la pandémie nous a forcés à annuler les dernières activités de collecte de fonds et a réduit significativement nos chances de solliciter un dernier coup de cœur avant la fin de la campagne », a indiqué Michel Lepage, président de la campagne, par courriel. Les personnes intéressées peuvent communiquer avec la paroisse au (613) 824-2472 ou consulter le site stjosephorleans.ca.

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Qu’il s’agisse de surdoses de fentanyl, de morphine, d’héroïne ou même de méthadone, la communauté d’Orléans est désormais mieux outillée pour prévenir ou remédier aux manifestations locales de la crise des opioïdes qui fait rage un peu partout au pays. Les surdoses d’opioïdes, substances à fort potentiel de dépendance, sont courantes dans la capitale d’après les données colligées par Santé publique Ottawa. Épidémiologiste pour Santé publique Ottawa, Cameron McDermaid indique que les décès accidentels par surdose d’opioïdes seraient en hausse chez les résidents ottaviens depuis quelques années. D’après un outil interactif propulsé par Santé publique Ontario, 1  450 Ontariens auraient perdu la vie pour causes liées aux opioïdes en 2018, l’année comptant le plus de cas reportés selon leurs chiffres. « L’un des plus grands défis liés à la collecte de données en matière de crise des opioïdes, c’est que les victimes de surdoses ne se retrouvent pas toutes dans les services d’urgence », explique M. McDermaid. Par conséquent, plusieurs cas de surdose finissent par passer sous silence, conclut l’épidémiologiste. Le Service de police d’Ottawa dit pour sa part prendre les cas de surdose très au sérieux. « Nous continuons à travailler avec nos partenaires de la santé publique pour sensibiliser la communauté aux risques de l’abus d’opioïdes », explique le sergent d’état-major James McGarry. « Nous nous engageons également à enquêter sur les sources d’opioïdes illicites », affirme-t-il. Question d’inverser les effets potentiellement mortels d’une surdose d’opioïde, les résidents d’Orléans peuvent notamment se procurer une trousse de Naloxone au Centre

de ressources communautaire OrléansCumberland (CRCOC), situé au 240 boulevard Centrum. Une carte mise en ligne par le gouvernement de l’Ontario indique d’autres lieux où se procurer une trousse. L’antidote, pouvant être administré par injection ou par vaporisation nasale, permet de faciliter la respiration en cas de surdose. « Quand une personne est en surdose d’opioïdes, sa respiration ralentit, voire s’arrête complètement. Si elle est utilisée immédiatement, la naloxone peut aider la personne à respirer normalement de nouveau et à reprendre connaissance », peut-on lire sur le site Web de Santé publique Ottawa. « Notre centre est un distributeur officiel de trousses de Naloxone pour la communauté d’Orléans », assure Luc Ouellette, directeur général du CRCOC, le plus grand centre multiservice situé à l’est de la Ville d’Ottawa. « Les résidents peuvent prendre rendez-vous avec nos préposés à l’accueil afin de venir chercher leur trousse. » M. Ouellette tient toutefois à souligner l’importance d’être adéquatement formé avant d’administrer le médicament. « La formation est offerte au moment du ramassage de la trousse afin de combiner distribution et éducation », explique le directeur général. Bien que le CRCOC n’offre pas de programme spécifique visant à réduire l’utilisation des opioïdes, le centre compte quelques agences partenaires sur place et en ligne qui offrent des services de soutien en matière de dépendance et d’abus de substances. Divers programmes tels que le programme d’échange de seringues NESI et le programme axé sur la dépendance Smart Recovery/AA offrent des services de soutien, en plus de quelques agences comme le centre Rideauwood, le centre Serenity Renewal et le CAP, recense M. Ouellette.


Quel soutien pour les francophones Suite de la page 1

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Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans afin d’appuyer leur projet d’un musée nous éduquant, entre autres, sur les contributions des fondateurs d’Orléans qui étaient francophones. » Catherine Kitts, qui a terminé deuxième lors de l’élection municipale dans le quartier d’Orléans, se dit fière de sa fibre franco-ontarienne : « [J]e veux assurer l’offre active de services francophones, protéger la culture distincte du quartier menacée par la fusion avec le quartier Osgoode, préconiser l’amplification de ressources à la bibliothèque municipale et faciliter les services de garderie francophones permettant aux enfants de développer langue et culture franco-ontarienne dès le bas âge. » Denis Labrèche, qui siège à titre de président de l’Association communautaire de Carlsbad Springs en plus d’être l’un de ses fondateurs, affirme que « [c]omme nouveau conseiller, je m’engage à adresser le Conseil en français régulièrement. Ottawa a 15 % de francophones, je trouve que cela est

important, pour notre langue, pour notre communauté franco-ontarienne. Je vais évaluer les divers services offerts par la Ville dans notre secteur pour vérifier que les résidents peuvent obtenir des excellents services en français. » Craig MacAulay, qui s’était présenté dans la course à la mairie d’Ottawa en 2014 et en 2018, a choisi de ne pas y aller de main morte avec sa réponse envoyée au journal : « La communauté francophone a été malmenée par les politicien$ corrompus du #WatsonClub (Stevie Blais, Catherine Kitts, Patrick Uguccioni, George Darouze, Tim Tierney, Matt Luloff, Keith Egli, Jan Harder, Eli El-Chantiry, Scott Moffatt, Allan Hubley, Laura Dudas). Votez pour un francophone pure laine (Denis, Yvette, Lyse-Pascale, Craig, Mark). » Mark Sharfe, qui a été policier pendant près de 30 ans au sein de la police d’Ottawa, ne voit pas le français comme un enjeu. S’il avoue avoir appris à parler la langue, il ne cache pas ne jamais y avoir eu recours lors de ses patrouilles dans le quartier Vanier : « Dès que je commençais à parler avec un membre de cette communauté en

français, avec mon fort accent anglais, il passait à l’anglais [...] J’ai constaté que l’anglais est la langue de l’argent et qu’il n’est pas juste de demander aux politiciens de promouvoir le français. » Finalement, Patrick Uguccioni l’éditeur du journal communautaire Your Community Voice, rappelle qu’il appuie la politique de bilinguisme de la Ville d’Ottawa : « Si je suis élu, je vais m’assurer que mon cabinet est entièrement bilingue; je me pencherai sur les préoccupations des résidents francophones du quartier Cumberland en travaillant étroitement avec les leaders francophones de la communauté. Je verrai aussi à ce que les programmes culturels et de loisirs de la Ville d’Ottawa soient offerts en français. Finalement, j’encouragerai les entreprises locales à offrir des services en français et à mettre des affiches bilingues. » Jensen Boire et Henry Valois ont été contactés afin de connaître leur opinion sur le sujet, mais ces deux candidats n’ont pas donné suite à notre demande. En plus du scrutin tenu le 5 octobre, les électeurs pourront voter par anticipation les 28 et 29 septembre.

L’orléanais septembre 2020 1/8 H • 2,75 x 4,8 po.

La réouverture sécuritaire des écoles nous tient tous à cœur. C’est pourquoi, avec la collaboration de responsables de la santé, de conseils scolaires et d’éducateurs, le gouvernement de l’Ontario a élaboré un plan exhaustif qui permettra de veiller à la sécurité des élèves et du personnel. • Des mesures visant le respect de la distance physique seront appliquées : séparation des pupitres, affiches, indications au sol et couloirs à sens unique. • Le port du masque sera obligatoire pour le personnel et les élèves de la 4e à la 12e année. • L’hygiène des mains sera renforcée grâce à la désinfection et au lavage des mains. Payé par le gouvernement de l’Ontario.

• Il y aura plus de personnel infirmier dans les écoles. • Les mesures visant le nettoyage des écoles seront améliorées.

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O’Toole et le français Après trois comptages, le Parti conservateur du Canada a élu Erin O’Toole, un chef qui parle français. L’élection d’un chef bilingue peut surprendre à la suite de la controverse linguistique soulevée au début de la campagne au leadeurship. Né à Montréal, O’Toole n’a cependant appris le français qu’à l’âge de 18 ans, quand il a intégré l’Aviation royale du Canada en ColombieBritannique. Après 12 ans de service militaire, il a pratiqué le droit commercial jusqu’à sa première élection, lors d’un scrutin partiel en 2012. Il a été ministre des Anciens Combattants dans le dernier gouvernement Harper. Le fait qu’il parle mieux français que les trois autres candidats à la chefferie n’est cependant pas très important ; ce qui l’est beaucoup plus, c’est sa compréhension de la nation canadienne-française. Là-dessus, on peut se poser des questions. O’Toole a affiché au moins trois courtes vidéos en français sur le site Web de sa campagne au leadeurship. Dans l’une d’entre elles, il explique pourquoi il a appris le français : parce qu’il « respecte le Québec et les francophones à travers le Canada, pour bien comprendre le cœur et l’âme de la nation québécoise, pour réellement représenter la nation québécoise et tous les francophones du Canada… ». Finalement, il affirme que le français est « la langue fondatrice du Canada ». Plusieurs lecteurs auront probablement décelé l’accent mis sur le Québec et d’autres documents affichés sur le même site Web démontrent que c’est son intérêt principal. Il y parle d’une « nation québécoise forte » et de son engagement à « renforcer la reconnaissance de la nation québécoise ». Il y décrit son engagement à respecter la spécificité du Québec et ses compétences provinciales. Pour O’Toole, les « francophones du Canada » semblent être un afterthought, une bonne façon de terminer une belle phrase politique. Nulle part dans ses documents O’Toole ne parle du développement des communautés francophones du Canada. Ni de la réforme pourtant primordiale de la Loi sur les langues officielles. Remarquez que ses opposants n’en ont pas parlé non plus ; tout comme le gouvernement Trudeau, qui nous promet cette modernisation de la Loi depuis 2015, mais qui a récemment profité de la pandémie pour remettre ça aux calendes grecques. Il y aura une élection fédérale d’ici quelque temps. Certains prévoient même un scrutin à l’automne. D’ici là, il est important que tous les francophones du pays et surtout les conservateurs francophones fassent comprendre à O’Toole que le bilinguisme canadien n’en est pas un bilinguisme de régions comme en Suisse. Nos langues officielles s’appliquent partout au pays et nos communautés linguistiques minoritaires ont besoin d’un champion à Ottawa. Notre engagement politique doit d’ailleurs viser tous les partis. En plus du Québec, il y a au Canada au moins une vingtaine de circonscriptions où les francophones forment un bloc politique qui peut faire basculer une élection. Il est temps que nos politiciens s’en rendent compte. Réjean Grenier, Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

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Mon attachement à la francophonie ontarienne Le tout a commencé alors que j’allais encore ce qui l’entourait. Son principe était de ne pas être à l’école de rang à Gagnon et que je m’occupais contre les Anglais, comme elle disait dans le temps, de balayer le plancher les soirs après la classe, mais d’être pour les francophones en tout temps, ce moyennant un montant forfaitaire annuel. qui faisait une grosse différence. Ce principe nous Près de la cheminée du vieux poêle se trouvait fut inculqué en très bas âge et demeura avec moi une petite armoire que personne n’avait ouverte tout au long de ma vie. Je ne sais pas où elle l’avait pendant plusieurs années. De la vieille peinture appris, mais elle pouvait parler anglais, ce qui nous recouvrait les pentures et scellait, impressionnait beaucoup. en fin de compte, la porte au La base était jetée. J’adoptai cadre. Ma curiosité l’emporta un le principe de ma mère « Pas soir et, avec beaucoup d’efforts, je CONTRE les Anglais, car ils ne parvins à l’ouvrir pour constater disparaîtront pas, mais POUR les qu’il y avait à l’intérieur deux francophones. » Je suis donc allé vieux registres de présence, que à l’école secondaire dite bilingue nous avons sauvés d’ailleurs pour ensuite aller trois ans à Réflexion avant la démolition de l’école en un collège anglophone. Je m’y 1965. En plus de ça, je découvris un drapeau, oui adaptai. Plus tard je m’impliquai de plus en plus dans un drapeau anglais en bon état qui ne semblait pas la démarche éternelle de nous faire reconnaître dans avoir servi depuis plusieurs années. Je l’ouvris et, à cette province qui a tendance à nous oublier. mes yeux, il était bien beau. Je remis tout en place et, Arrivé à Orléans, c’est là que la francophonie aussitôt arrivé à la maison, j’en parlai avec ma mère, entra plus profondément en moi. Je m’impliquai décrivant avec minutie ma découverte. dans plusieurs associations francophones et aidai « Ça, mon garçon, ce n’est pas notre drapeau. autant que je le pouvais à promouvoir notre belle C’est un drapeau que l’école devait exhiber alors langue. que nous étions sous le Règlement 17**. On a un Oui, nous étions au parc Landsdowne pour le drapeau canadien, mais pas un drapeau pour nous, grand rassemblement de 10 000 personnes, oui, francophones de l’Ontario. Ça, c’est un drapeau pour nous étions là et nous serons toujours là pour hisser les Anglais, mais pas pour nous. » et tenir bien haut notre propre drapeau. Ma mère Dans notre patelin à Gagnon, il n’y avait pas avait finalement raison; nous avons maintenant notre d’anglophones, à l’exception de deux familles dans propre drapeau. Célébrons! la paroisse de Limoges. Il faut dire qu’on n’avait pas **Le règlement 17 est un règlement du ministère l’occasion de les côtoyer souvent. Plus tard, j’ai pu de l’Éducation de l’Ontario, adopté en 1912 par mettre les choses en place et j’ai compris ce que ma le gouvernement conservateur du premier ministre mère voulait dire. sir James P. Whitney. Le règlement interdit l’usage Notre mère avait un esprit bien ouvert et malgré le du français « comme langue d’enseignement et de fait qu’elle n’avait fréquenté l’école de Gagnon que communication » dans les écoles bilingues des pendant 3 ans jusqu’en 1911, elle s’intéressait à tout réseaux publics et séparés.

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

!

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Retour de la programmation artistique au MIFO Jean-Marc Pacelli L’Orléanais

Après une disette de six mois, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a annoncé le 4 septembre dernier le retour de sa programmation artistique à l’automne : « Nous avions hâte de pouvoir recommencer à présenter des spectacles, des films et des expositions », a expliqué Anne Gutknecht, directrice artistique du MIFO. Les spectacles sur scènes reprendront du service les vendredis d’octobre et de novembre à 19 h au 6600, rue Carrière, sous le thème Les vendredis culturels - Une raison pour sortir de son salon : « Les sorties culturelles peuvent enfin recommencer à Orléans! Nous invitons la communauté à sortir de son salon et de se déplacer dans le nôtre pour (re)découvrir des artistes d’ici », a lancé Mme Gutknecht. Pour l’instant, trois spectacles sont prévus et ils seront présentés devant un maximum de 50 personnes. C’est le groupe Improtéine qui donnera

le coup d’envoi en foulant les planches du MIFO le 16 octobre avec leurs sketchs, chansons et situations ridicules entièrement improvisées. La semaine suivante, Mafane présentera La ruée vers l’autre, un spectacle composé d’histoires qui parlent de déracinement, de pertes de repères, de choc culturel, mais aussi de rêve, d’espoir, de résilience et de rencontres. Stéphane Guertin, du groupe Improtéine, reviendra le 13 novembre au MIFO afin d’y présenter EAU : Sortir la tempête du verre, un conte dans lequel l’artiste vous fera naviguer entre humour et poésie. Les billets sont en vente par téléphone et en ligne pour le grand public depuis le 10 septembre et le seront en personne au MIFO à partir du 21 septembre. Afin de réduire le plus possible la manipulation de papier et d’argent, l’organisme encourage fortement les acheteurs à se procurer les billets à l’avance, en ligne ou par téléphone. Ceux qui préfèrent un achat à la porte devraient favoriser l’utilisation d’une carte

de crédit ou de débit sans contact, bien que l’argent comptant sera accepté. Cinéma – Une fois par mois, un maximum de 50 cinéphiles pourra assister à la projection d’un film francophone d’ici ou d’ailleurs. Fait intéressant à noter, une partie du Festival Objectif Cinéma, qui se déroulera du 5 au 8 novembre, se fera pour la première fois sous forme virtuelle. Le film français La bonne épouse sera présenté le 9 octobre. Galerie d’art – Les expositions mensuelles reprendront dès le 1er octobre dans la Galerie d’art Eugène-Racette. La première exposition, intitulée Destruction et reconstruction de l’artiste MaGi, pourra être vue du 1er au 27 octobre. Un vernissage est prévu en compagnie de l’artiste le 2 octobre de 19 h à 21 h. Suivront ensuite Komi Seshie (du 30 octobre au 24 novembre) et les Créateurs de la Petite-Nation (27 novembre au 4 janvier). Que ce soit pour un spectacle, un film,

Improtéine foulera les planches du MIFO le 16 octobre avec un spectacle entièrement improvisé. PHOTO COURTOISIE ou une visite à la galerie d’art, le MIFO a mis en place toutes les procédures et les mesures sanitaires requises afin de répondre aux directives de Santé publique Ottawa. Un guide à cet effet est d’ailleurs disponible sur le site de l’organisme.

NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire… de l’avenue Lacroix L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.

Suzanne Benoit Auteure principale L’avenue Lacroix est située dans le secteur de Queenswood Heights près de l’école Reine-des-Bois et du centre communautaire Queenswood Heights. La rue a la forme d’un fer à cheval, les deux extrémités donnant sur la promenade Duford. En 1957, Émile Duford et Gilberte Giroux vendent leur terre, incluant le terrain qui deviendra Queenswood Heights. Selon la tradition orale, Gilberte aurait insisté auprès des promoteurs pour que des rues du projet domiciliaire portent le nom des familles pionnières d’Orléans. Celui des Lacroix était du nombre pour honorer la contribution d’Octave Lacroix

et sa famille au développement du village. C’est vers la fin des années 1960 qu’apparaît l’avenue portant ce nom. Octave Albert (1877-1946), le fils de François Lacroix et Marie-Flavie Labelle, naît dans la région de Carlsbad Springs, qui s’appelait alors Cathartic, et est baptisé à Cyrville, en Ontario. Octave épouse Clémentine Cléroux à Orléans en 1904. Ils acquièrent une terre de 33 acres de Moses Daigneault et Samuel Dumaux dans le rang St-François (chemin Innes). Le couple aura 15 enfants : Salomon, Oscar, Victor, Armand, Lionel, Léonard, Aurèle, Henri, Yvonne, Marie-Rose, Lucille et quatre autres enfants qui sont décédés en bas âge. En 1918, Octave agrandit son exploitation en achetant 50 acres de son voisin Antoine Lalande. Plus tard, il achète deux autres terres dans le rang StJean-Baptiste (chemin Tenth Line). Ses fils Salomon, Oscar et Victor achètent des terres non loin de celles de leur père. En plus d’être jardinier et commerçant d’animaux, Octave possède un troupeau de vaches Holstein dont il tire un revenu substantiel en vendant le lait à la Laiterie d’Ottawa. Après le décès d’Octave, son

épouse prend la relève avec ses plus jeunes fils. Des membres de la famille Lacroix ont habité la maison paternelle, située au 3484 chemin Innes, jusqu’en 1984. En 1947, Victor (1912-1956) et son épouse Edna Dumas achètent la Boucherie d’Orléans de la famille d’Émile Brisebois, située à l’emplacement actuel du Rhoda Institute, un centre islamique de bien-être spirituel, au 2871 boulevard St-Joseph. Le couple aura 9 enfants : Fernande, Ernest, Claire, Viola, Jeannine, Odette, Carmelle, Diane et Raymond. En plus d’être propriétaire d’une boucherie florissante, Victor est commissaire coordonnateur du premier groupe de la Ligue du SacréCœur et pompier volontaire. En 1956, son fils Ernest (1934-2010) lui succède à la boucherie, ayant appris le métier de son père. Ernest et son épouse Marguerite Dumouchel auront 9 enfants: Louise, Jacques, Luc, Carole, Daniel, Marc, Denis, Paul et Jean. La boucherie ferme ses portes en 1969. En 1976, Ernest fonde Ameublement Prestige Furniture qu’il gère jusqu’à la prise en charge par son fils Denis en 1987. L’emplacement de ce commerce

Debout à droite devant la boucherie : Ernest Lacroix. PHOTO COURTOISIE est maintenant occupé par le Upper Room Home Furnishings, au 1344 promenade Youville. Ernest, fier franco-ontarien, a été actif dans plusieurs organismes, parmi lesquels la Chambre de commerce d’Orléans. Plusieurs membres de la famille entrepreneuriale des Lacroix sont inhumés au cimetière Saint-Joseph d’Orléans.

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Catherine Kitts: Une voix forte pour la communauté franco de Cumberland Mes parents ont déménagé à Orléans en 1978 quand Orléans commençait à s’étendre. Ma mère, une fière Franco-Ontarienne, appréciait qu’Orléans ait une importante population francophone. Elle voulait élever sa famille là où il serait facile d’être bilingue et exposée à la culture française. Mes frères et moi sommes allés à l’école dans le conseil scolaire anglophone, mais inscrits dans le volet immersion française. J’ai continué à suivre des cours de français tout en poursuivant mon baccalauréat en journalisme à l’Université Carleton. En 2011, j’ai été embauchée comme rédactrice en chef du journal Orléans Star, mais grâce à ma scolarité, j’ai également contribué régulièrement au journal L’Express Ottawa. C’est à cette époque que je suis devenue très bien informée sur les enjeux dans l’est de la ville. Mes parents ont choisi Orléans parce qu’élever une famille qui parle les deux langues était important pour eux. Je veux que les générations futures continuent de s’installer dans l’est de la ville pour la même raison. Si je suis élue à l’élection partielle du

quartier de Cumberland le 5 octobre, je préconiserai l’amplification de ressources à la bibliothèque municipale et la facilitation des services de garderie francophones. Élever une famille bilingue dans une ville bilingue ne devrait pas être un défi. Nous devons mettre en place les bons outils pour que nos jeunes puissent développer un amour de la langue et de la culture francoontarienne dès le bas âge. C’est pourquoi il est important que le quartier de Cumberland ait un représentant qui non seulement peut parler le français, mais peut comprendre la situation des résidents francophones. L’année dernière, mon copain et moi avons déménagé à Navan. Sa famille sont agriculteurs dans la région depuis les années 50. Peu de temps après notre déménagement, Stephen Blais a annoncé qu’il s’en allait en politique provinciale et mon téléphone a commencé à sonner. C’est vraiment le soutien de la communauté qui m’a encouragé à inscrire mon nom sur le bulletin de vote de cette élection. Nous vivons dans une communauté géniale, mais il y a tout de même du travail à faire. Nous vivons une pandémie mondiale difficile et, en même temps, des projets de

Catherine Kitts est l’une des candidates de l’élection partielle dans le quartier Cumberland. PHOTO COURTOISIE grande envergure sont en cours dans notre ville. L’examen des limites du quartier (menaçant de fusionner une population importante de francophones avec un quartier à prédominance anglophone), notre déficit urbain croissant et l’étape 2 du train léger ne sont que quelques-uns des enjeux principaux auxquels le conseil sera confronté cette année. Le quartier de

Cumberland a besoin d’une représentation efficace par une personne qui est prête à écouter les résidents. Je crédite ma fibre franco-ontarienne pour une éthique de travail infatigable, et je vais travailler de façon acharnée pour cette communauté. Pour plus d’informations sur ma campagne, visitez www.catherinekitts.com.

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Le 25 sept n’a rien perdu de son importance pour les Franco-Ontariens Rebecca Kwan Initiative de journalisme local – APF – Ontario

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Date symbolique pour les francophones en Ontario, le 25 septembre marque annuellement un jour de célébration et de rassemblement où la langue, la culture et l’héritage des francophones en Ontario sont salués. Proclamé officiellement en 2010, le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes devra cette année s’adapter au contexte de la pandémie, mais il n’en perdra pas pour autant

ses couleurs ni son importance. « Pour la même raison que les Canadiens et Canadiennes célèbrent la Fête du Canada, le Jour des Franco-Ontariens et des FrancoOntariennes offre l’occasion de célébrer qui on est comme communauté », explique Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). « Ça fait plus de 400 ans qu’on est en Ontario, rappelle-t-il. Le 25 septembre rend donc non seulement hommage aux accomplissements de la communauté francophone

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Bon jour des franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens !

en Ontario, mais c’est aussi l’occasion de poser un regard sur l’avenir ». M. Jolin ajoute également qu’avant tout, le 25 septembre, c’est la fête de la francophonie et l’anniversaire du premier lever du drapeau franco-ontarien, qui a eu lieu en 1975 sur le campus de l’Université de Sudbury. « Il y a des francophiles qui sont derrière nous cette journée-là, il ne faut pas les oublier. Si tu parles français et que tu résides en Ontario, tu es franco-ontarien; tu fais donc partie d’une grande famille qui s’appelle la francophonie », déclare Carol Jolin. Trèva Cousineau, présidente du plus grand centre culturel et communautaire francophone en Ontario, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), dit voir le 25 septembre comme une occasion de reconnaître la place qu’occupent les francophones en Ontario. « C’est d’abord et avant tout une reconnaissance de notre place ici, dans notre province. Une reconnaissance [...] que nous sommes ici de par notre contribution à l’essor de nos organismes, de nos villes, de notre province et de notre pays », affirme-t-elle. « Il faut reconnaître qu’il n’y a pas si longtemps, on a voulu nous effacer, nous réduire, nous angliciser. On a fait tout un bout de che-

min depuis le Règlement 17 et le temps des orangistes », raconte la présidente en applaudissant la pérennité des Franco-Ontariens. « Nous sommes ici pour continuer, nous sommes ici pour y rester », conclut-elle avec fierté. Cette année, la pandémie représente évidemment un obstacle à plusieurs festivités impliquant des rassemblements. Mais pour Anik Régimbald-Cyr, directrice à l’École élémentaire catholique Saint-Joseph d’Orléans, ce n’est pas une excuse pour négliger les célébrations et les activités culturelles. « Il n’y a rien qui nous empêchera de célébrer! Il faudra juste le faire un peu différemment, avance-t-elle. Au lieu de faire les activités en grands groupes, ce sera fait à plus petite échelle et en ligne. Mais l’esprit y sera; on est ici et on est fiers de l’être! Rien ne nous empêchera de nous fêter », affirme la directrice avec aplomb. « Dans un contexte minoritaire, il est très facile de se perdre dans notre environnement. C’est la raison pour laquelle il est important de s’arrêter et de reconnaître notre parcours; celui que nos ancêtres ont tracé et que plusieurs défrichent encore pour nous amener là où nous sommes : forts et fiers », conclut Mme Régimbald-Cyr.

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Redécoupage des quartiers électoraux : quels impacts pour les francophones? Samuel Gosselin-Bélanger Initiative de journalisme local – APF – Ontario

La Ville d’Ottawa a lancé le 19 août la deuxième phase de consultations publiques de son projet de redécoupage des quartiers municipaux en vue des prochaines élections. Jusqu’au 25 septembre, le sondage en ligne et les six réunions virtuelles permettront aux citoyens de participer aux discussions, une occasion notamment pour les francophones et francophiles d’y ajouter leur grain de sel. Six options ont été mises de l’avant par les consultants des trois firmes embauchées par la Ville d’Ottawa, qui ont remis leur Rapport sur les options en juillet dernier. Le dernier examen majeur des limites de quartiers d’Ottawa a eu lieu en 2005 et a établi les 23 quartiers actuels de la capitale. Quatre des scénarios proposés conserveraient 23 quartiers ou plus, de sorte que la taille du conseil municipal ne devrait pas être réduite. Les deux premiers scénarios proposent respectivement l’ajout de deux et d’un siège à la table du conseil. Le troisième et le quatrième optent plutôt pour un statu quo, soit de conserver le nombre de sièges actuel, tout en redéfinissant les frontières des quartiers. La cinquième option propose une diminution à 17 quartiers. Le conseiller muni-

cipal du quartier d’Orléans, Matthew Luloff, craint que cela n’entraîne « une diminution des voix bilingues ou francophones » au conseil. À l’heure actuelle, indique-t-il, seuls trois conseillers sont en demande par les journalistes francophones pour leurs capacités à communiquer en français : Mathieu Fleury dans Rideau-Vanier, Jean Cloutier dans Alta Vista et lui-même. En fait, « toutes les options ont le potentiel de réduire les voix francophones à Ottawa », d’après M. Luloff. En revanche, le conseiller se dit content pour le secteur d’Orléans, qui pourrait bénéficier de cette refonte. Il souhaite d’ailleurs travailler de concert avec ses collègues des quartiers ruraux afin de poursuivre les efforts entamés en matière de francophonie, mais aussi pour que les résidents de ces quartiers soient également entendus à Ottawa. « La culture francoontarienne est quelque chose d’unique et nous avons cette responsabilité de la protéger », affirme-t-il. L’option six, qui fait l’objet d’un rapport supplémentaire, a été élaborée en août 2020 à la demande du conseil municipal afin de prendre en compte la croissance rapide attendue au cours de la prochaine décennie pour les quartiers de Barrhaven, GloucesterNepean-Sud et la zone suburbaine de

Cumberland. Cette option tient compte de cinq critères spécifiques détaillés dans le rapport, dont celui de « veiller à ce que les communautés d’intérêts similaires et géographiquement rapprochées soient situées dans le même quartier ». Pour Orléans, cela signifierait que les quartiers de Fallingbrook et de Queenswood Heights seraient unis et représentés par un seul conseiller municipal, une recommandation du conseiller Luloff. Toutefois, la sixième option comprend l’ajout de deux quartiers électoraux dans la zone suburbaine, mais aussi la fusion des quartiers ruraux de Cumberland et Osgoode, pour un total de 24 quartiers. « On estime que, d’ici 2026, 76 % de la population de Cumberland se trouvera en région suburbaine », justifie le rapport. Ce remaniement signifierait toutefois qu’un seul siège au conseil municipal représenterait ce nouveau secteur, une décision qui rend perplexe le conseiller municipal d’Orléans. « C’est complètement déplorable de faire ça. On ne peut pas avoir qu’une seule voix pour représenter ce grand quartier rural […] Je ne suis pas content des options présentées », s’indigne Matthew Luloff. Il craint que cette fusion n’augmente les chances qu’un conseiller unilingue anglo-

Le conseiller Matthew Luloff phone soit élu dans le secteur de Cumberland, un quartier historiquement francophone. « Cela représenterait un énorme défi pour l’élu de ce secteur puisqu’il devrait représenter les électeurs provenant des quartiers ruraux et ceux des quartiers urbains […] Les besoins entre les communautés anglophones et francophones peuvent également varier. C’est pourquoi il faut une meilleure représentation. » Il souligne toutefois que le processus décisionnel n’est pas encore terminé et que « l’opinion du public comptera pour beaucoup dans la balance ». Les intéressés ont jusqu’au 25 septembre pour participer au sondage en ligne.

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Le français dans les classes, l’anglais partout ailleurs?

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Dominique Vielleuse

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les adultes. Donc, une fois la confiance instaurée, c’est acquis pour l’apprentissage du français. » Selon elle, l’espoir refait surface avec les élèves des 11e et 12e années, alors que leur fierté identitaire semble revenir à ce moment-là. À l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde, par exemple, certains élèves ont choisi de faire leurs travaux sur des personnages historiques francoontariens. D’autres encore demandent à

monter une radio étudiante. D’après Dominique Vielleuse, c’est précisément à ce moment-là qu’il faut saluer les initiatives émanant des jeunes eux-mêmes. Notamment celles issues « du gouvernement des élèves », sorte de conseil scolaire qu’on retrouve dans diverses écoles, dont à Orléans. C’est grâce à de telles initiatives que les jeunes retrouveront véritablement le goût de parler français, à l’école comme ailleurs.

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Parfois malmené dès la cour de récré, le français n’a pas forcément la cote auprès des élèves, une réalité qui contribue à l’érosion de la langue à Orléans comme ailleurs. Dans ce quartier où les francophones se sont battus pour que la ville d’Ottawa n’omette pas d’inscrire son nom avec un « é », les écoles francophones sont parfois les témoins privilégiés de luttes âpres entre le français et l’anglais. Une vue de l’esprit que cet abandon de la langue de Jean Marc Dalpé par la nouvelle génération ? N’est-il pas surprenant de constater à quel point le français est malmené, même au sein des écoles francophones? « Pas du tout », affirme sans ambages Christian Bergeron, sociologue à l’Université d’Ottawa s’intéressant de près à la discrimination linguistique. Ce père de famille habite en plus Orléans. Il estime que « l’école reflète le quartier; à Orléans, c’est l’anglais qui est majoritairement utilisé. » Orléans, comme le reste de l’Ontario, s’est pourtant battu pour avoir des écoles francophones. Citant des chiffres de 2016 de Statistiques Canada, Christian Bergeron

rappelle que sur les 127 000 habitants d’Orléans, le tiers de la population est francophone, un poids qui risque toutefois de diminuer à mesure que le quartier se développe : « Ça se construit toujours un peu plus à Orléans. Ça attire les anglophones. » À cette notion démographique, il faut en ajouter une autre cruciale pour la vitalité du français; M. Bergeron explique que dans un couple exogame, quand la mère est anglophone et le père francophone, seulement 22% des enfants vont à l’école française, un chiffre qui monte à 43% dans le cas inverse. Ce phénomène contribue à l’érosion du français dans la région, puisque dans l’est de l’Ontario, ce qui inclut Orléans, un peu plus de 60% des couples sont exogames. Au bout de la ligne, le sociologue pose la question : « Comment vaincre l’insécurité linguistique en milieu minoritaire ? » La directrice des services pédagogiques au sein du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), Dominique Vielleuse, ne réfute pas les chiffres de Christian Bergeron. Elle aussi, elle a des oreilles pour entendre les ados. « En 9e et 10e année, ce n’est pas cool de parler français. C’est plus facile avec les petits; eux, ils veulent être en lien avec

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André Magny Initiative de journalisme local – APF – Ontario

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André Magny Initiative de journalisme local – APF – Ontario Le français a parfois la vie dure dans les écoles francophones en milieu minoritaire. Mais plutôt que de contraindre les élèves à adopter le français, le personnel enseignant tente de leur faire vivre la langue de Molière comme une richesse, rivalisant de créativité pour trouver des activités à la fois pédagogiques et ludiques. Pour Dominique Vielleuse, directrice des services pédagogiques au sein du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), il ne s’agit pas de contraindre les ados à parler français, mais plutôt de les convaincre « que le français est une langue d’ouverture au monde. Que les accents font partie de la richesse de la francophonie. » Il ne faut pas oublier, men-

tionne la directrice, que le CEPEO reçoit dans ses écoles des élèves venus de partout comme d’Asie, d’Europe ou encore d’Afrique de l’Ouest. Dans ces conditions, le français est parfois en concurrence non seulement avec l’anglais, mais avec d’autres langues. Le souhait disant « qu’à l’école, on voudrait que tu parles français » s’accompagne aussi d’actions concrètes. Que ce soit le CEPEO ou le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), les enseignants ne ménagent pas leur énergie pour montrer à leurs élèves que le français, ça peut être cool. D’un atelier sur les cuillères au cours duquel un animateur culturel montre la fabrication de ces instruments traditionnels en plus de faire jouer de la musique néo-trad, en passant par des ateliers de cuisine, à l’écoute de listes musicales franco-

phones ou de l’improvisation théâtrale, le personnel enseignant trouve mille et une façons d’enraciner la francophonie dans le plaisir. « De telles activités permettent de faire du bricolage en français, de la chanson en français ou de cuisiner en français », énumère Mme Vielleuse. En matière de construction identitaire, les écoles d’Orléans se fient souvent au matériel produit par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), comme sa Banque d’activités pédagogiques ou encore le jeu « Voyage en francophonie canadienne ». Grâce à une carte interactive et une ligne du temps, les élèves peuvent ainsi découvrir les déplacements des francophones au Canada. Les outils créés par l’ACELF permettent ainsi aux écoles d’intégrer la construction identitaire de la francophonie dans toutes

Photo : Eliott Reyna – Unsplash

Intégrer le français à la construction identitaire des adolescents

les sphères d’enseignement, renforçant petit à petit le sentiment d’appartenance chez les jeunes. Évidemment, la rentrée scolaire de cette année va bousculer les 17 500 élèves du CEPEO comme ceux du CECCE. À Orléans, les élèves du secondaire seront en classe un jour sur deux. Les activités culturelles axées sur le français vont-elles en pâtir? Dominique Vielleuse men-

tionne que si ces activités se font plus rares de manière physique, elles continuent toutefois d’être offertes en ligne. Cela permettra également aux élèves contraints de suivre essentiellement leurs cours à la maison d’avoir accès aussi à ces activités. « Cela fait partie de l’offre d’apprentissage en ligne que nous proposons », conclut Mme Vielleuse.

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Choisir de chanter en français… d’Ottawa Paul-François Sylvestre Initiative de journalisme local – APF – Ontario Peut-on être artiste de la chanson et avoir du succès sans devoir s’installer à Montréal ou à Toronto? Est-ce un choix déchirant quand on vit dans une ville comme Ottawa? Voici ce qu’en pensent la formation musicale francoontarienne LGS (Le Groupe Swing) et le duo bilingue Moonfruits. « On doit choisir son camp, soit bûcher à Ottawa par solidarité, soit rêver d’une éventuelle carrière à Montréal », lance Michel Bénac de LGS. « Le networking est intéressant à Toronto, mais les retombées ne sont pas garanties », ajoute Alex Millaire de Moonfruits. Fondé en 1999 par Michel Bénac, le Groupe Swing se distingue par une volonté de transformer la chanson folklorique canadienne-française en y ajoutant des saveurs de musique électro-pop américaine. Tout en se réinventant

au fil des ans, il demeure fidèle à ses racines urbaines-folk. En vingt ans de carrière, Swing est nommé au gala de l’ADISQ dans la catégorie Album de l’année – Traditionnel (2004) et aux Prix Juno pour Album francophone de l’année (2009). Entre 2001 et 2016, le groupe remporte 13 prix Trille Or, dont Groupe de l’année (2005, 2007, 2009, 2011) et Meilleure performance (2001, 2005, 2007). Cette reconnaissance a souvent incité Michel Bénac à s’installer à Montréal, « une ville qui nous apparaît comme la poule aux œufs d’or pour tout artiste francophone ». Il y a, en revanche, le risque de perdre son identité. « Culturellement, je suis Franco-Ontarien et ce qui m’est unique finirait par disparaître. » Alex Millaire et Kaitlin Milroy, d’Ottawa, ont fondé Moonfruits, un groupe alternatif-folk bilingue. Leur premier album, Début, paraît en 2014. L’album Ste-Quequepart

(2017) a la saveur d’un court métrage mêlant chanson et conte français-anglais. Il décroche un prix Chanson SOCAN, un Stingray Rising Award, ainsi que trois nominations et un prix Trille Or 2019 en cours de route. L’attrait vers Toronto taraude parfois le duo. « Le networking y est plus intéressant, reconnaît Alex Millaire, mais ce n’est pas parce qu’on vit là qu’on joue plus. » Et le coût de la vie dans la Ville Reine constitue aussi un obstacle de taille. Millaire souligne qu’Ottawa commence à avoir une masse critique d’artistes de la chanson à temps plein. Des tournées peuvent s’organiser si on sait comment s’y prendre. « Nous sommes un groupe autogéré qui n’a pas besoin d’un booker ou impresario. Ottawa est un gros village qu’on connaît bien et qui nous connaît bien. Ça vaut son pesant d’or. » Selon Michel Bénac, certains artistes de l’Ontario français se

Kaitlin Milroy et Alex Millaire des Moonfruit: « Ce n’est pas parce qu’on vit à Toronto qu’on joue plus. » PHOTO CRÉDIT : JADEN D. - TINKERBOX CREATIVE MEDIA sont installés à Montréal par souci carriériste. En retour, ils ont perdu une part de leur identité. « J’en connais un dont les enfants n’ont plus de racines franco-ontariennes. De plus, l’industrie québécoise n’est pas encore à l’heure de la francophonie pancanadienne », ajoute-t-il.

Quant à Alex Millaire, vivre dans un endroit près de sa famille et de la nature revêt une importance capitale. « J’aime bien pouvoir m’évader dans le parc de la Gatineau ou le long de la rivière des Outaouais. Faire des gros sous n’est pas tout », conclut-il.

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Un athlète d’Orléans fait sa place dans la NFL Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais Eli Ankou, 26 ans, a grandi au sud d’Ottawa avant de déménager à Orléans à l’âge de neuf ans. Malgré le fait qu’il habite maintenant aux États-Unis pour vivre de sa passion, Ankou n’a pas oublié ses racines francoontariennes. « J’essaie habituellement de revenir à Orléans en février et en juin, mais cette année, c’est plus difficile à cause de la COVID-19. J’espère pouvoir y retourner au début de l’année 2021 », lance d’emblée le joueur de ligne défensive des Colts d’Indianapolis dans la NFL. Ankou était jusqu’à tout récemment un membre des Browns de Cleveland, mais ce dernier a été réclamé au ballotage par les Colts le 7 septembre dernier. Il aura été également de passage avec les Jaguars de Jacksonville durant deux saisons ainsi que les Texans de Houston. Ankou a débuté le football à 13 ans, mais c’est vers ses 15 ans qu’il est tombé amoureux de ce sport. C’était devenu son mode de vie. Au secondaire, le footballeur a évolué pendant quatre saisons avec les Knights de l’école secondaire St. Peter à Orléans, avant d’aller s’exiler aux États-Unis. D’ailleurs, il

garde d’excellents souvenirs de son passage avec les Knights, dont celui de sa conquête du Championnat de la ville d’Ottawa. Il s’est ensuite dirigé vers les États-Unis pour y jouer avec les Bruins de l’Université de Californie et de Los Angeles (UCLA), dans la NCAA. Il a d’ailleurs reçu une bourse complète pour ses études. Pour se rendre dans NFL, l’athlète de 6 pieds et 3 pouces a dû repousser ses limites, en composant avec une blessure importante au genou droit subie en 2018. « J’ai dû garder ma tête froide et rester concentré sur mon retour au jeu. Il faut savoir rebondir et travailler encore plus fort », se souvient-il. Ankou se dit d’ailleurs très fier d’être Franco-Ontarien et de pouvoir partager sa culture aux États-Unis : « Quand tu sors de l’Ontario et tu t’en vas ailleurs au Canada ou même aux États-Unis, tu remarques que le français est peu commun et que c’est quelque chose de rare de le parler. Alors, c’est quelque chose que tu portes avec fierté. » Il a même enseigné la langue de Molière à ses coéquipiers chez les Browns en y apportant une touche bien particulière : « Lorsque tu as une bonne relation avec tes coéquipiers, c’est là que tu peux partager ta culture aux autres. Pour moi, c’est le français et le sirop d’érable », dit-il en riant.

L’Ottavien Eli Ankou dans l’uniforme des Browns de Cleveland dans la NFL. PHOTO COURTOISIE En plus de performer sur le terrain, Eli Ankou redonne à son prochain. En effet, il s’engage beaucoup dans la communauté à travers son organisme Dream Catcher Foundation, qui a pour but d’aider le développement des communautés autochtones au Canada et aux États-Unis, en offrant des ressources essentielles comme de l’eau potable

à celles-ci. Il a également mis sur pied un camp de football pour les jeunes de la région d’Ottawa qui se déroule à l’École secondaire publique Louis-Riel à Gloucester. Pour les amateurs de football, il est possible de revoir de l’action, dès maintenant, puisque la saison de la NFL s’est entamée le 10 septembre dernier.

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Des lecteurs partagent leur fierté - 1re partie Le Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO) désire souhaiter à tous les francophones et francophiles de la province une bonne Journée des Franco-ontariens et des Franco-ontariennes. Le RAFO est situé au 3349, chemin Navan, à Orléans. Sa mission consiste à veiller à l’amélioration de la qualité de vie des retraités franco-ontariens qui forment sa membriété en leur offrant une programmation sociale, culturelle, récréative et éducative bien ciblée. Joignez-vous au RAFO. Consultez notre programmation d’automne – COVIDavisée en vous rendant sur notre site Web. Pour plus de renseignements, communiquez avec le RAFO. RAFO 3349, chemin Navan, Orléans, ON K1W 0K7 Téléphone : 613-834-6808 Courriel : info@rafo.ca | Site Web : www.rafo.ca

« Ayant grandi dans une famille francophone avec une mère professeure de français, cette langue a toujours eu une grande place dans mon cœur. Je suis donc très fière d’être membre de la communauté franco-ontarienne, de plus en plus forte, grande et visible ici à Ottawa. En cette journée très importante pour nous, je dois aussi rendre hommage aux leaders qui se sont battus pour nos droits. Continuons sur la même voie! » – Maissa Zemni « Fierté, arrogance? Non, satisfaction légitime de soi. Je suis franco et fière de l’être, car, depuis les temps où d’autres ont voulu nous abaisser, nous expatrier, nous forcer à perdre notre langue, notre culture et nos droits, en tant que communauté, nous avons combattu et nous persévérons. Nous sommes, nous serons; nos monuments de la francophonie en sont la preuve. » – Trèva Cousineau, Fière francophone « Je suis fière d’être francophone parce que nous avons une si belle langue enrichie et merveilleuse. Nous avons un historique incroyable derrière notre langue. En plus, la francophonie est utilisée à différents endroits, ce qui veut dire qu’elle deviendra plus utile dans le monde du travail. » – Noémie Rochon « Aujourd’hui (et tous les jours), prenons notre place, rappelons-nous notre histoire, agitons notre drapeau, fêtons nos victoires, consommons notre culture, célébrons notre

Une AGA virtuelle via ZOOM cette année u

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Les non- membres de la SFOPHO doivent CONFIRMER leur participation avant le 1er octobre 2020 au : SFOPHO@gmail.com ou 613-720-2325

diversité et surtout, surtout, parlons notre belle langue. Bonne Journée des FrancoOntariens et des Franco-Ontariennes! – Nicole Fortier, Présidente, au nom de la SFOPHO « Je suis fière d’être Franco-Ontarienne, car nous habitons dans un milieu minoritaire et bien que nous devons nous battre chaque jour pour garder notre langue, nous survivons toujours. J’aime aussi que la culture franco-ontarienne diffère de la culture québécoise. Oui, il y a plusieurs similarités, mais en tant que Franco-Ontariens, nous devons nous battre constamment pour garder notre langue, alors nous ne la tenons pas pour acquise. » – Janick Simon « Ma fierté, c’est d’avoir accepté de relever un défi spécial et unique, la mise sur pied du MIFO, un projet irréaliste pour plusieurs et un beau défi pour d’autres. Mieux vaut rêver et aspirer à réaliser son rêve plutôt que de ne rien faire. C’était primordial pour la communauté francophone d’Orléans afin de contrer l’assimilation et manifester la fierté de notre langue et notre culture. Il fallait savoir se tenir debout et foncer malgré les embûches et les contraintes et c’est ce que nous avons fait et continuons à faire. Ma plus grande fierté de francophone est vraiment le succès d’un grand projet commun qui a contribué à prendre notre place de Franco-Ontariens à Orléans, notre MIFO.» – Jean-Guy Doyon, Cofondateur du MIFO

10e Assemblée générale annuelle de la SFOPHO Société franco-ontarienne du patrimoine et de l'histoire d'Orléans

Membres et non-membres de la SFOPHO : Un lien / accès à l'assemblée virtuelle vous sera acheminé par courriel au début du mois d'octobre en incluant aussi la documentation relative à cette assemblée.

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Célébrations franco-ontariennes et commémorations en 2020 Jean Yves Pelletier Contribution spéciale

Les Franco-Ontariennes et les Franco-Ontariens ont bien des raisons de célébrer en septembre. Les célébrations jouent un rôle important dans l’expression identitaire et l’appartenance culturelle des Franco-Ontariens et plusieurs anniversaires sont au rendez-vous, en commençant par ce 25 septembre : celui du drapeau francoontarien qui fête ses 45 ans. Le même jour, c’est la Journée des Franco-Ontariennes et des FrancoOntariennes qui a dix ans cette année. Le Réseau du patrimoine francoontarien (RPFO) vient de publier l’édition de l’été 2020 de sa revue Le Chaînon, seule revue patrimoniale en Ontario français. Des articles de fond soulignent deux événements marquants dans la vie française et religieuse de notre ville en 2020 : le 175e anniversaire des Sœurs de la Charité d’Ottawa et le 100e anniversaire de fondation des Sœurs de l’Institut Jeanne d’Arc. Ce qui est tout à fait particulier

dans le cas de ces deux congrégations féminines, c’est qu’elles sont franco-ontariennes. Ces deux congrégations religieuses se consacrent surtout à l’éducation et elles sont associées à plusieurs œuvres : couvents, écoles, pensionnats, noviciats, missions. Elles sont présentes à Ottawa et ailleurs. Mère Élisabeth Bruyère (18181876), issue des Sœurs de la Charité de Montréal, obtient que les sœurs de sa mission de Bytown (1845) s’affranchissent pour obtenir leur propre règle en 1856, devenant ainsi les Sœurs de la Charité d’Ottawa. Rappelons que les Sœurs de la Charité s’établissent à Orléans en 1885, s’occupent de l’éducation de 1890 à 1965, et dirigent la ferme Youville jusqu’aux années 1970. Elles sont encore présentes aujourd’hui à la Résidence Saint-Louis et à la Maison de retraite NotreDame-de-la-Providence. Les commémorations de 2020 pour souligner l’anniversaire incluaient le spectacle « Toi qui

veilles sur moi » (21 février), une messe solennelle (23 février) et le « Jour de la mère Élisabeth Bruyère à Ottawa » par la Ville d’Ottawa (25 février). C’est Mère Marie Thomas d’Aquin, née Jeanne Lydia Branda (1877-1963), qui fonde les Sœurs de l’Institut Jeanne d’Arc en octobre 1919, une congrégation d’origine diocésaine. À l’automne 2019 se sont tenus une célébration eucharistique du centenaire (6 octobre), le dévoilement d’une petite exposition permanente au Muséoparc Vanier (22 octobre) et l’inauguration d’une plaque devant l’ancien Institut Jeanne d’Arc au 489, promenade Sussex (1er novembre). Une exposition temporaire d’envergure, en cours de réalisation par le Muséoparc Vanier, sera présentée sur une période d’un an (décembre 2020 à décembre 2021). La Fiducie du patrimoine ontarien va ériger une plaque commémorative provinciale à Ottawa en 2021 pour honorer Mère Marie Thomas d’Aquin.

Le saviez-vous ? L’année 2020 marque les célébrations de plusieurs anniversaires dans la francophonie ontarienne : • 40e anniversaire de fondation de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario • 45e anniversaire du Festival franco-ontarien • 50e anniversaire du Théâtre du Nouvel-Ontario • 65e anniversaire de la première émission de télévision en langue française en Ontario à CBOFTOttawa

• 70e anniversaire du Carrefour francophone de Sudbury, autrefois le Centre des jeunes • 75e anniversaire du Club Richelieu Ottawa, premier club de la Société Richelieu, aujourd’hui le Richelieu International • 100e anniversaire de l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario, autrefois l’Association technologique de langue française d’Ottawa • 110e anniversaire de l’ACFEO/ ACFO/Assemblée de la francophonie de l’Ontario.

45 ANS!

Ensemble, célébrons avec fierté notre drapeau et notre francophonie! MP|Députée fédérale

Marie-France LALONDE (613) 834-1800 marie-france.lalonde@parl.gc.ca

MPP|Député provincial

Stephen BLAIS

(613) 834-8679 Sblais.mpp.co@liberal.ola.org

17 septembre, 2020 • Volume 4, Numéro 10 • A9


Des lecteurs partagent leur fierté - 2e partie « Être franco, c’est de parler à notre saveur tout en faisant partie d’une grande famille francophone à l’échelle mondiale. C’est être fier de nos origines et d’inventer le monde à force de patois, de raccourcis ou d’expressions colorées. C’est être curieux, fier et protecteur. C’est nous! » – Sophie Gagnon

CÉLÉBREZ LE JOUR DES FRANCO-ONTARIEN.NE.S AVEC L’ACFO OTTAWA ! 25 SEPTEMBRE 2020

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« Quel cadeau, cette francophonie! Dans un océan de langue anglaise qui a englouti la plupart des membres de ma famille, moi je double d’avantages. Je navigue dans cet océan, mais j’ai aussi la francophonie qui m’enrichit d’informations, de spectacles, de lectures, de télé-productions et de cinéma. J’en suis reconnaissante et très fière! » – Nicole Patry « Comment serrer toute une histoire d’une langue, qui est venue renouveler la face du monde, en quelques mots!? Pourrions-nous donc, ne pas lever la tête après tant de triomphes remportés? Tant de bienfaits répandus sur la planète, tant de

sublimes génies inspirés pour l’humanité. La graine de sénevé, le charme exquis du timbre des Latins, le chant de l’Éternel, les cantiques de l’amour et de prières! L’Enfant du passé, l’Avenir d’une génération, de l’Histoire jamais effacée! Parlons la belle langue française, pour qu’elle reste vivante dans les cœurs et les espaces... Écrivons-la toujours, pour que l’encre des yeux envahisse tous les océans de la culture! Dessinons-la avec des couleurs flamboyantes, l’étoile de foi, l’aurore d’espoir, le soleil qui rayonne l’Univers... Soyons fidèles à la francophonie. » – Sophia Matar, J.C.L. « Je suis un descendant culturel d’Étienne Brûlé, nourri de la terre de nos Premières Nations et animé par l’illumination de l’inconnu même 400 ans plus tard. Nos communautés actuelles, plus dynamiques que jamais, partagent itou cet esprit. Fiers ensemble, l’individu et la société, nous serons. » – Phil Gratton

SOULIGNONS LE JOUR DES FRANCO-ONTARIENNES ET DES FRANCO-ONTARIENS ! Une communauté tissée serrée

#FrancoCECCE A10 • 17 septembre, 2020 • Volume 4, Numéro 10


Décès de neuf francophones bien connus Louis V. Patry L’Orléanais Depuis le 19 septembre 2019, des francophones bien connus nous ont quittés. L’Orléanais a cru bon de rendre hommage à certains d’entre eux. Denis Carrière Ancien président du CSMO Denis Carrière est décédé le 12 juillet 2020 à l’âge de 86 ans. Il a présidé le Centre Séraphin-Marion d’Orléans (CSMO) de 1995 à 1997 et de 2003 à 2005, avant la fusion du centre avec le Denis Carrière Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO). Il a siégé au Conseil d’administration du MIFO de 2007 à 2010. Il a dévoué de nombreuses heures de bénévolat à ces deux organismes en plus de s’impliquer à la paroisse Notre-Dame-des-Champs. Daniel « Christophe » Bevilacqua Chanteur Christophe, né Daniel Bevilacqua, non loin de Paris, est décédé des suites d’un emphysème à Brest, en France, le 16 avril 2020 à l’âge de 74 ans. En 1965, Aline, une des premières Christophe chansons de cet auteur-compositeur-interprète, était un des slows favoris des soirées Bistros dans notre région, parmi lesquelles le Bistro d’Orléans. La même année, il chantait Les Marionettes, un autre succès des années yé-yé (19601970). Edgar Gallant Ancien président de la CCN et de la Commission de la Fonction publique du Canada Edgar Gallant est décédé à Ottawa, le 28 novembre 2019 à l’âge de 95 ans. Originaire de l’Île-du-Prince-Édouard, il a oeuvré dans divers domaines, entre autres les relations économiques internationales et les relations intergouvernementales canadiennes, et a agi comme président de la Commission de la capitale nationale (CCN) puis président de la Commission de la

Fonction publique du Canada. Défenseur exemplaire de la langue française et de l’éducation en français, il a présidé le comité directeur de la Fédération nationEdgar Gallant ale des conseils scolaires francophones du Canada et a inspiré la création du prix Edgar-Gallant. En 1998, M. Gallant a été le président fondateur du Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario. Plusieurs distinctions lui ont été discernées, notamment le grade d’Officier de l’Ordre du Canada et de l’Ordre de la Pléiade, entre autres. Alain Barrière Chanteur Alain Barrière, né Alain Bellec, est décédé à Carnac en France le 18 décembre 2019, à l’âge de 84 ans. A u t e u r- c o m positeur-interprète, il a connu dans les années 1960-1970, pluAlain sieurs succès tels Barrière que Elle était si jolie, Ma vie et Tu t’en vas. Installé au Québec pendant quelques années, il a continué à composer des chansons. En 2006, il a publié son autobiographie, Ma vie et a donné plusieurs concerts au Canada. En 2011, il a été contraint d’annuler deux spectacles dû à deux accidents vasculaires cérébraux.

Andrée Champagne Comédienne et politicienne Andrée Champagne est décédée de complications pulmonaires à Saint-Hyacinthe, le 6 juin 2020 à l’âge de 80 ans. Née en 1939, elle a incarné le Andrée rôle de Donalda Champagne pendant 15 ans dans la série télévisée Les belles histoires des pays d’en haut. Elle a également tenu des rôles dans Scoop et Omertà. Elle a créé sa propre entreprise de distribution

et a été successivement vice-présidente puis secrétaire générale de l’Union des artistes entre 1981 et 1984. Elle a été députée fédérale de 1984 à 1993 et sénatrice de 2005 à 2014. En 1991, Mme Champagne a reçu le grade de Commandeur de l’Ordre de la Pléiade et en 2018, elle a été nommée Membre de l’Ordre du Canada. Jean Pagé Animateur sportif Jean Pagé, animateur et journaliste sportif, est décédé du cancer à Morin-Heights, le 9 décembre 2019 à l’âge de 73 ans. Né à ChicouJean Pagé timi, il a animé la Soirée du hockey à Radio-Canada pendant 17 saisons et a fondé le magazine L’Actualité qu’il a dirigé pendant près de 25 ans. Andrée Lachapelle Comédienne Andrée Lachapelle est décédée à Montréal le 21 novembre 2019, à l’âge de 88 ans. Atteinte d’un cancer, elle avait demandé l’aide médicale à mourir. Née à Montréal en 1931, sa Andrée carrière s’est étenLachapelle due sur plus de 70 ans au théâtre, à la télévision et au cinéma, son dernier film étant Il pleuvait des oiseaux. Elle a aussi campé les rôles de Marie-Thérèse dans le téléroman Le temps d’une paix, Jeanne dans le film Cap Tourmente et Albertine dans la pièce Albertine en cinq temps. Mme Lachapelle a donné beaucoup de son temps à différentes causes sociales et humanitaires. Elle a reçu plusieurs distinctions telles que les titres d’Officier de l’Ordre du Canada en 1985 et Chevalier de l’Ordre national du Québec en 1988.

gnie Jean-Duceppe de 1991 à 2018 et il a présenté 44 créations québécoises. Il a aussi joué dans plus de 75 pièces, dont 34 productions alors qu’il était Michel Dumont directeur artistique. À la télévision, il a tenu des rôles dans Monsieur le ministre, Des dames de cœur, Omertà, Urgence et Yamaska, entre autres. Récipiendaire de trois prix Gémeaux pour son interprétation dans Omertà, Bunker, le cirque et Yamaska, il a été reçu Officier de l’Ordre national du Québec en 2013 et Membre de l’Ordre du Canada en 2019. Monique Leyrac Chanteuse et comédienne Monique Leyrac, née Tremblay, est décédée d’une insuffisance cardiaque à Cowansville au Québec, le 15 décembre 2019 à l’âge de 91 ans. Née dans un milieu modeste de Montréal, elle a Monique eu une carrière inLeyrac ternationale. Dans les années 1960, elle a interprété des chansons de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault et de Claude Léveillée. Après avoir mis en veilleuse sa carrière de chanteuse, elle s’est consacrée au théâtre et à la télévision, entre autres dans le feuilleton télévisé Des dames de cœur. Mme Leyrac a reçu plusieurs distinctions, parmi lesquelles le titre d’Officier de l’Ordre du Canada, le prix des arts de la scène du Gouverneur général, le titre de Chevalier de l’Ordre national du Québec et le prix Denise-Pelletier, celui-ci étant le prix du Québec pour les arts de la scène.

Michel Dumont Homme de théâtre Michel Dumont est décédé le 13 août 2020 à l’âge de 79 ans. Né à Jonquière, il a dirigé la Compa-

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Le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est est très heureux d’enfin retrouver ses quelque 26 000 élèves pour une année scolaire qui promet d’être inoubliable.

ANNÉE SCOLAIRE

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L'Orléanais 17 septembre, 2020 by Orléanais - Issuu