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L'Orléanais 15 octobre 2020

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15 octobre 2020 Volume 4 Numéro 11

La voix francophone d’Orléans

PAGE 3 De jeunes conteurs d’ici prochainement sur nos écrans

Prochaine édition 11 novembre

PAGE 4 Denis Gagnon : L’automne, merveilleux temps de l’annéee

PAGE 7 Le petite histoire de l’avenue Omer-Lacasse

Catherine Kitts l’emporte dans Cumberland

Catherine Kitts est la nouvelle conseillère du quartier Cumberland. PHOTO FICHIER

Jean-Marc Pacelli L’Orléanais L’élection partielle qui a eu lieu le 5 octobre dernier a pris fin sans grand suspense, alors que Catherine Kitts a été élue conseillère municipale du quartier Cumberland devant neuf adversaires en obtenant 54,44 % du suffrage en sa faveur. Yvette Ashiri a terminé en deuxième position avec l’appui de 21,92 % des électeurs, suivie de Lyse-Pascale Inamuco, avec 9,07 % des votes. Avec une avance de plus de 2800 votes sur sa plus proche rivale, Mme Kitts a tenu à souligner le travail de son équipe : « Je pense que le travail acharné de mes bénévoles est visible dans ce résultat et que notre message a été entendu par les citoyens. » Avec un quartier dont une partie de la population demeure en zone urbaine et une autre en zone rurale, Mme Kitts est consciente que les préoccupations de ses commettants peuvent

varier d’un bout de son secteur à un autre. Elle assure toutefois que sa propre expérience de vie la met dans une position qui lui permet de comprendre les doléances de tout un chacun. En effet, ayant grandi à Orléans, la jeune femme a déménagé l’année dernière à Navan avec son conjoint, qui a grandi sur une ferme. Avec un conseil municipal déjà au travail depuis 2018, l’arrivée de Mme Kitts au sein de l’équipe n’a pas tardé, elle qui a été assermentée dès le lendemain de son élection. Une cérémonie publique a, quant à elle, eu lieu le 14 octobre dernier. À peine assermentée, la conseillère a déjà du pain sur la planche. Parmi ses priorités figurent le budget de la Ville d’Ottawa qui sera présenté au conseil en novembre et la révision des limites de quartiers. À l’égard du budget, elle souligne que, compte tenu des temps difficiles engendrés par la

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EN BREF Coup de pouce pour le RAFO ORLÉANS – La députée fédérale Marie-France Lalonde, le député provincial Stephen Blais et la conseillère municipale Laura Dudas ont profité du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes pour aller constater la progression des travaux de réfection de la toiture de la grande salle du Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO). Construite il y a 45 ans, celle-ci a connu quelques infiltrations d’eau au cours des deux dernières années. Les travaux ont été rendus possibles grâce à une subvention de 35 000 $ de La Fondation Trillium de l’Ontario et une autre de 35 000 $ du Fonds pour les espaces communautaires de Patrimoine canadien. Plus tôt dans la journée, les trois politiciens avaient aussi participé, en compagnie du conseiller municipal Matthew Luloff, à une levée du drapeau avec des représentants du RAFO, du MIFO et de la SFOPHO, en plus de souligner l’ouverture récente du Bistro L’Entre-Deux.

Décès de Jean Malavoy ORLÉANS – La francophonie ontarienne a perdu un de ses fiers représentants le 3 octobre dernier, alors que le décès de Jean Malavoy, 71 ans, a été annoncé par Radio-Canada. Né en France et arrivé au Canada à l’âge de deux ans, M. Malavoy a occupé plusieurs fonctions importantes, parmi lesquelles figurent celles de directeur général de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, de cocréateur de Contact Ontarois et de directeur de la Fondation Trillium. Mentionnons aussi qu’il a été Jean Malavoy le tout premier directeur général de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario en 2006, rôle qu’il a dû quitter quelques mois plus tard pour des raisons familiales et de santé. Au moment de son décès, il était le directeur général du Muséoparc Vanier.

La communauté franco sur le radar de Kitts Suite de la page 1 pandémie, ses commettants désirent que la Ville dépense l’argent de façon responsable et qu’elle tâchera de faire respecter leur volonté. Elle affirme aussi qu’elle aura un oeil attentif sur l’augmentation de la taxe foncière : « Je sais que l’augmentation proposée est de 3 %. Je ne veux pas qu’elle soit plus haute que cela. C’est l’augmentation maximale. » Quant à l’épineux dossier des limites de quartiers, Mme Kitts affirme avoir déjà indiqué aux consultants qui travaillent sur le dossier son désaccord avec les propositions : « La communauté francophone de Cumberland est contre la fusion avec le quartier Osgoode. Je pense qu’une fusion menacerait l’importante population francophone dans l’est de la ville. La fusion n’est pas la meilleure solution et nous devons avoir de meilleures options. » La prochaine élection municipale étant prévue dans deux ans seulement, Catherine Kitts assure avoir dressé la liste des dossiers à attaquer en priorité : « Un sujet qui revenait souvent était la

vitesse et la conduite dangereuse. Je crois qu’il faut en faire plus pour la sécurité routière. Une autre priorité est la phase 2 du train léger qui arrive à Orléans. C’est une grande opportunité pour le développement économique, mais on a beaucoup à apprendre des erreurs de la phase 1. Il y a aussi l’état des routes dans certaines zones qui doit être adressé. » Un autre dossier qu’elle aimerait boucler avant que son mandat ne prenne fin est le manque de ressources en français, plus particulièrement dans les bibliothèques. Elle rappelle d’ailleurs que ses propres parents ont choisi de déménager à Orléans en 1978 dans le but d’élever des enfants bilingues et de profiter de la présence francophone : « Je pense que l’importante population francophone est une des raisons pour lesquelles les gens déménagent à Orléans. Ça ne devrait donc pas être un défi d’élever des enfants bilingues dans une ville bilingue. Alors, je vais m’assurer que les ressources francophones soient plus répandues dans toutes les bibliothèques de la ville. »

Don majeur pour le Carrefour santé

Prix pour les jeunes qui se sont distingués ORLÉANS – Connaissez-vous un jeune de moins 18 ans qui se démarque par son aptitude et ses talents? Ou peut-être y aurait-il un jeune qui donne généreusement de son temps et de son énergie pour le bien-être d’autrui et dans le but d’améliorer la qualité de vie de sa communauté? Si le nom d’un jeune vous vient à l’esprit, soumettez sa candidature à l’un des prix que remettra L’Orléanais à des jeunes qui se sont distingués. Les candidats doivent être âgés de moins de 18 ans et doivent habiter le secteur de la Ville d’Ottawa se trouvant à l’est du boul. St-Laurent, à partir du 1er septembre 2020. Les candidats seront jugés selon leurs réalisations entre 1er septembre 2019 et le 31 août 2020. Les candidatures proposées doivent inclure le nom, l’adresse et le numéro de téléphone du candidat et de la personne qui le propose, en plus d’un texte résumant les réalisations du candidat. Vous pouvez faire parvenir votre soumission par courriel au OYA@orleansstar.ca ou par la poste au 745, croissant Farmbrook, Orléans, K4A 2C1. La date limite pour les soumissions est le 31 octobre. Pour de plus amples renseignements, visitez le www.orleansonline.ca/OYA_francais ou communiquez avec Fred Sherwin au 613-447-2829.

www.issuu.com/orleanais 2 • 15 octobre, 2020 • Volume 4, Numéro 11

ORLÉANS – Le 7 octobre dernier, la Fondation Montfort a reçu un don d’un million de dollars de M. Yves Tremblay et Mme Sylvie Villeneuve pour le développement du Carrefour santé d’Orléans. « Au nom de toute notre équipe, je tiens à remercier sincèrement Yves et Sylvie pour leur contribution exceptionnelle au succès du Carrefour santé d’Orléans », s’est exclamé Me Ronald Caza, président du Conseil d’administration de la Fondation Montfort. Cet important appui financier permettra à Montfort et à ses partenaires d’innover et de fournir des soins et services exemplaires à la communauté de l’est d’Ottawa par l’entremise d’un nouveau modèle de soins, centré sur le patient et ses besoins, et ce dans les deux langues officielles.


Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Une douzaine d’enfants âgés de 6 et 7 ans ont eu la chance de participer à l’enregistrement d’une série télévisée les 26 septembre et 3 octobre derniers, alors que la compagnie montréalaise Maki Média s’est installée dans les locaux du Mouvement d’implication francophone d’Orléans. La série J’animagine, qui s’adresse aux enfants de 3 à 5 ans, se déclinera en 30 épisodes animés de deux minutes et demie, et devrait être diffusée à l’automne 2021 sur les ondes de TFO et d’Unis TV. Les participants n’avaient pas de répliques à apprendre, mais devaient plutôt faire appel à leur imagination, puisqu’ils ont eu à raconter deux ou trois histoires, avec l’aide d’une accompagnatrice comme coach d’histoires, devant une petite équipe de production pour une durée maximale de deux heures. Les seules contraintes que devaient respecter les jeunes conteurs étaient que les histoires devaient commencer par « Il était une fois… » et être dénuées de violence. Pour les enfants, il s’agissait d’une chance en or pour exercer leur vocabulaire, pour se

projeter dans leur imaginaire, pour structurer leurs phrases, pour organiser leurs pensées, en plus de développer leur persévérance, peut-on lire sur le site web de l’entreprise. Quand le tout aura été épuré dans une salle de montage, l’histoire sera ensuite remise à des « artistes de talent qui prendront un plaisir fou à l’animer ! Le résultat : 30 petits bijoux qui expriment, avec la voix de vrais enfants, tout le charme, la folie et l’humour dont ils sont capables », peut-on aussi lire sur le site web de l’entreprise. Aux dires de Madeleine Lévesque, productrice exécutive et coprésidente de Maki Média, tous ont quitté le MIFO satisfaits de ce qu’ils avaient vécu : « Les parents et les enfants, dont certains en particulier, étaient tellement heureux d’être là. C’était tellement positif comme expérience… peut-être même à cause de la COVID, qui limite nos activités et sorties. Certains nous ont remerciés, parce qu’ils font l’école à la maison et que ça leur a permis une sortie. » En principe, Orléans ne devrait être qu’un arrêt parmi plusieurs villes canadiennes : « En tant que chaîne franco-ontarienne, TFO veut des enfants franco-ontariens. Puisque Unis représente le français hors Québec, ça

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De jeunes conteurs d’ici prochainement sur nos écrans

serait swell si on pouvait aller au NouveauBrunswick et au Manitoba, par exemple », a expliqué la productrice. Ceci permettra aussi de présenter un portrait juste de la francophonie canadienne, empreinte d’une grande variété culturelle et, surtout, d’accents : « C’est très important pour nous de montrer qu’on parle tous français, mais qu’on ne parle pas tous de

Un appui de taille pour un passionné de dessins Samuel Gosselin-Bélanger L’Orléanais L’initiative Ottawa Bilingue a présenté, en août dernier, le projet activation BD Invasion chez Mirror Comics Studios, soutenu par l’ACFO d’Ottawa et le gouvernement canadien. Cette dite initiative permettra la traduction, l’adaptation, le design et l’édition de six différentes bandes dessinées dans un tome de 500 pages, le tout en français. Ce financement d’un montant de 8000 $, s’échelonnera jusqu’en février 2021. Fondée en 2015, la compagnie ottavienne Mirror Comics Studios a vu le jour par l’entremise de son créateur et propriétaire, Dominic Bercier, lui-même un mordu de bandes dessinées. Étant un artiste aux multiples talents, il a d’ailleurs contribué en tant qu’auteur ou illustrateur à ces six œuvres. C’est donc dire que Ghost King : A Book of Changes, Mission Arizona, The Bird Caller, Please Daddy, Hold My Hand, Treadwell : Journey into a Dream seront les bandes dessinées adaptées pour le public francophone. Ces six projets font partie de la collection PopTerra, réalisés entre 2010 et 2015.

À la suite de l’annonce du partenariat, Dominic n’a pas caché sa joie. D’ailleurs, le principal intéressé dit avoir retrouvé le désir de créer dans la langue de Molière. « En faisant La Ballade de Jimmy et Rose cette année en version française, c’est comme si j’avais retrouvé un vieil ami perdu de vue depuis trop longtemps. Un profond désir de communiquer en français comme avant a refait surface et n’a cessé de grandir en moi », a-t-il mentionné d’emblée à L’Orléanais. Au moment d’écrire ces lignes, le bédéiste travaillait sur son projet SIGNAL Saga en plus du livre The Hope Book. Pour le principal intéressé, son amour pour le milieu des bandes dessinées ne date pas d’hier. Crayon à la main, c’est dès l’âge de six ans que Dominic a commencé à laisser parler son imagination sur un bout de papier. À travers les années, il a reçu plusieurs prix distinctifs, dont la première place au Salon du livre de l’Outaouais en 1988, en autres. Il était à peine âgé de 11 ans. Afin de parfaire son éducation ainsi que son art, Dominic a effectué une formation classique en arts visuels à l’École secondaire publique De La Salle, à Ottawa. D’ailleurs, le talent de Dominic a été remarqué rapidement puisque le leader en

comics et superhéros, Marvels Comics, souhaitait avoir son crayon. Et ce n’est que le début. Après avoir obtenu son diplôme du Ontario College of Art and Design de Toronto en 2002, le bédéiste a pu montrer tout son talent pour de grandes Dominic Bercier c o m p a g n i e s américaines. En revanche, pour chaque haut, il y a eu un bas. En effet, la vie de Dominic n’a pas toujours été rose. « J’ai vécu de sérieux problèmes de santé mentale pour lesquels j’ai reçu un diagnostic quelques années plus tard. « Pendant 20 ans, j’ai foncé, malgré tout, de tout mon être dans la BD, tout en combattant de graves symptômes de ma maladie et des effets secondaires de la médication. Le tout s’est réglé en 2020 (…) Nos rêves peuvent nous sauver. Pour moi, c’est la BD qui m’a sauvé !! ».

la même façon. On veut spécifiquement entendre des enfants avec des accents différents. Moi, je trouve l’accent francoontarien archi charmant », a-t-elle confié. Toutefois, dans un contexte de pandémie, de tels déplacements pourraient s’avérer difficiles : « Si c’est impossible, nous allons probablement revenir en Ontario », a conclu Mme Lévesque.

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La désinformation qui fait mal Depuis que je tiens cette chronique sur Francopresse, j’ai sciemment évité d’écrire au sujet du président américain, Donald Trump. Je l’ai mentionné quelques fois en parlant de politiciens dangereux, mais jamais je ne lui ai consacré une chronique entière. Je me disais que vous en aviez probablement assez de voir son nom dans les autres médias et sur les réseaux sociaux. Mais là, Trump atteint de la COVID-19, c’est la nouvelle du mois et il est difficile de passer à côté. Surtout que, de mémoire de vieux journaliste, rares sont les nouvelles qui ont suscité autant de désinformation. Dès que l’annonce a été faite que Trump était atteint de la COVID-19, les théories du complot ont explosé sur les réseaux sociaux. On pouvait bien sûr s’attendre à ce que les pro-Trump accusent les démocrates d’avoir infecté le président, ou que les conspirationnistes de QAnon blâment sa maladie sur la « cabale pédo-sataniste » qui gouverne le monde – ben oui, ces idiots croient à ça. Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est de voir des gens et des médias qui recherchent habituellement la vérité commencer à douter de la nouvelle. Plusieurs ont commencé à affirmer que c’était une fausse nouvelle, une stratégie politique afin de susciter la sympathie. D’autres ont cru que, à la suite de sa déconfiture au premier débat présidentiel, c’était une façon pour Trump de se défiler des prochaines rencontres. Certains ont même pensé que, craignant sa défaite lors de l’élection présidentielle, il préparait une excuse. Et ce qui m’a le plus déboussolé, c’est qu’en lisant ces théories, j’y ai presque cru pendant quelques instants! Et oui, même moi qui, lorsque j’étais éditeur du journal Le Voyageur, avais fait inscrire en première page cette devise : « L’artifice se dément toujours et ne produit jamais les mêmes effets que la vérité ». Ayoye! Quoi qu’il advienne de sa carrière politique, voilà peut-être le pire héritage que nous laissera Donald Trump : en mentant dès qu’il ouvre la bouche, il nous a habitués à ne rien croire de ce qu’il dit. Et quand ce ne sont pas ses propres mensonges, cet homme sans conscience se fait un plaisir de colporter les théories les plus abracadabrantes afin de brouiller la vérité. Lorsque ces fausses affirmations et autres théories du complot sont colportées par des réseaux sociaux omniprésents, il est clair que la réalité est salement malmenée. Une société saine doit partager une réalité commune. Cela ne veut pas dire qu’on soit toujours d’accord sur tout, mais, pour citer la Constitution des États-Unis, nous devons au moins convenir de certaines vérités inaliénables. Le monde doit se rallier à une réalité commune, une réalité qui ne soit pas soumise aux élucubrations, aux sautes d’humeur et autres attaques de démagogues. C’est ce que je souhaite. Je souhaite aussi qu’en se rétablissant, le président Trump recouvre un peu de bons sens. Pourquoi est-ce que j’en doute? Réjean Grenier Francopresse

Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli

L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 44 000 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc., 745 crois. Farmbrook, Orléans. Faites parvenir toute demande et commentaire à l’adresse suivante orleanais@orleansstar.ca. Fier membre de l’APF (Association de la presse francophone)

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L’automne, merveilleux temps de l’année C’est le commencement de septembre. Le soleil quitte l’horizon plus tôt, ils ferment la soupape à rouge du matin se lève lentement, on dirait qu’il leur base, empêchant la majeure partie de cette sève commence à avoir froid lui aussi. Un petit frimas nourrissante de se rendre à leur cime. C’est le temps s’est installé sur le pare-brise de mon auto et je sens de la grande transformation. déjà ce petit frisson familier qui me monte dans le Mi-octobre. Le petit frisson du matin s’est dos à l’ouverture de la porte de la maison. transformé en glace sur mon auto. Il faut se préparer C’est bien beau dehors, c’est frais, ce qui me à affronter cet hiver auquel je n’ai jamais pu porte à penser à ce dicton ancien, m’habituer ni apprécier à sa juste autant anglais, français, que du valeur. Moyen-Orient, là où le berger La montagne est flamboyante de faisait brouter les moutons rouge et de jaune, laissant toutefois dans les montagnes. Il fallait se passer quelques piques verts de préparer pour le soir qui s’en ces épinettes noires qui refusent de venait et mettre son troupeau changer de couleur. Elles sont aussi à l’abri, si possible. On n’avait affectées par ces changements, ce Réflexion pas les MétéoMédia de nos jours. qui n’est pas apparent à nos yeux. On avait seulement l’expérience des anciens et de Chez elles se produisent beaucoup de changements leurs dictons maintes fois vérifiés : « Ciel rouge le chimiques complexes tels que l’augmentation du soir laisse bon espoir. Ciel rouge le matin, pluie en taux de sels et de sucres solubles et, dans certains chemin ». cas, la production de composés antigels, qui ont Mais, que c’est beau cet automne anticipé. tous pour but d’augmenter la résistance au froid des Que c’est beau ce ciel merveilleux, cette fraicheur tissus vivants. qui survient alors que l’été climatisé nous forçait Fin octobre. La majeure partie des feuilles sont à « s’encabaner » dans de l’air de compresseur. tombées. Les écureuils se gavent de glands, de Chanceux sommes-nous de pouvoir profiter de faines et toutes autres provisions pour l’hiver qu’ils ces commodités, mais nous demeurons toutefois entassent sous les racines ou dans les trous des vulnérables à la température. arbres. Les organismes ont déjà commencé à faire Les jours avancent, les oiseaux sont en grande leur travail de décomposition de ce tapis brun de majorité partis vers le sud, laissant derrière eux les feuilles, ce qui donne une senteur tout à fait agréable canards ainsi que ces voiliers d’outardes qui fendent pour ceux et celles qui se promènent dans les bois à le ciel en formation de pointe de flèche. Quelques ce temps-là de l’année. Quel arôme, quels souvenirs ! feuilles jaunâtres jonchent déjà le sol. Novembre dans la soirée. Plus de soleil, mais la Fin septembre, c’est officiellement l’automne. pluie anticipée se change en quelques brins de neige. Ces érables qui nous ont donné ce beau sirop Petit tapis blanc qui se changera éventuellement au printemps ornent graduellement les flancs de en bancs de neige. L’automne, c’est merveilleux. montagnes de couleurs variées. Ils ressentent aussi Il y a juste l’hiver à passer et le printemps nous cette fraicheur et, combiné au fait que le soleil émerveillera à nouveau !

Denis

Gagnon

CANADA

Marie-France LALONDE Députée/MP Orléans

! r e d i a s u o v Ici pour Bureau de circonscription 255, boul. Centrum, 2ième étage Orléans, ON K1E 3W3 marie-france.lalonde@parl.gc.ca 613.834.1800


NOTRE PATRIMOINE

La petite histoire… de l’avenue Omer-Lacasse L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques ayant trait aux noms francophones des voies publiques, des parcs, des salles et des installations d’Orléans. Ces chroniques sont écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO - www. SFOPHO.com) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans. Monique Montpetit Auteure principale L’avenue Omer-Lacasse est une petite voie sinueuse bordée de 25 maisons dans le secteur de Queenswood Sud et est accessible à partir du croissant Cottonwood au nord de l’avenue Des Épinettes, entre le chemin Tenth Line et le boulevard Jeanne d’Arc. Après l’approbation du canton de Cumberland, le secteur Queenswood s’agrandit de 1981 à 1986 lorsque le Groupe Minto transforme les terres arables en un projet domiciliaire de 700 maisons, créant ainsi le quartier nommé Queenswood Sud incluant de nouvelles rues, parmi lesquelles l’avenue Omer-Lacasse. Omer, fils de Joseph Lacasse et d’Olivine Maisonneuve, naît en 1899, à Clarence

Creek, en Ontario. En 1901, son père décède à l’âge de 35 ans, lorsqu’il est frappé par la foudre, laissant quatre enfants : Placide (1895-1967), Ernest (1897-1976), Omer et Emma, une fille décédée en bas âge. En 1903, Olivine épouse en secondes noces Hormidas Lamoureux, et en 1919, ils acquièrent une exploitation agricole, sur le lot B, dans le rang St-Jean-Baptiste (Tenth Line). Travailleur inlassable et robuste, Omer, sous la direction du curé Mgr Hilaire Chartrand, contribue à la construction de la nouvelle église Saint-Joseph d’Orléans, ouverte en 1922. Après avoir travaillé à la mine Hollinger, à Timmins, au début des années 1920, Omer épouse en 1923, Aldéa Parisien, fille de Edouard Parisien et de Rose Proulx d’Orléans. Attiré fortement vers les ÉtatsUnis, le jeune couple s’installe à Détroit pendant quelques années où Aldéa donnera naissance à Anna, leur fille unique, puis, en 1927, ils iront vivre à Escanaba, au Michigan. De retour à Orléans, Omer et Aldéa acquièrent en 1928, une terre dans le rang St-Jean-Baptiste, lot A, située près du coin nord-ouest des chemins Tenth Line et Innes,

et voisine d’une fromagerie. Ils cultivent leur terre et gèrent une production laitière pendant une trentaine d’années. En 1946, Omer est élu marguiller, et la même année il est membre du premier comité de direction de la Caisse populaire d’Orléans comme représentant du rang St-Jean-Baptiste. En 1948, Omer est élu pour exercer un mandat d’un an comme conseiller municipal du canton de Cumberland. Il présente la plus importante résolution que le conseil ait adoptée, soit la proposition d’un nouvel hôtel de ville à Leonard, le centre géographique du canton à l’époque. Au début des années 1960, il prend sa retraite, vend son exploitation et s’établit dans une maison située sur le boulevard St-Joseph où se trouve aujourd’hui le stationnement de Place d’Orléans à l’est de la Banque Royale. Après le décès de son épouse en 1964, sa fille Anna, veuve de René Galipeau depuis 1972, habite avec Omer jusqu’à la mort de ce dernier en 1985. Le petit-fils d’Omer, Royal Galipeau, entame une carrière politique, en 1982, qui durera jusqu’en 2015. Il a résumé la vie de son grand-père Omer ainsi : « Le devoir

Omer Lacasse était sa loi et la conscience, son maître. » En guise de reconnaissance de sa contribution envers la communauté, le canton de Cumberland a obtenu, en 1983, qu’une rue porte le nom d’Omer. Celui-ci repose dans le cimetière de la paroisse SaintJoseph d’Orléans, à l’ombre du clocher de son église, entouré de plusieurs membres de sa famille.

Un mouvement citoyen lutte contre le crime à Orléans Rebecca Kwan Initiative de journalisme local – APF – Ontario Le volume du signalement des crimes violents à Ottawa a connu une hausse de 10 % dans la dernière année. Cela s’explique notamment par la prolifération de menaces, de vols qualifiés et de voies de fait. C’est ce que révèle le Rapport annuel 2019 du Service de police d’Ottawa, publié plus tôt cet été. À Orléans, un mouvement citoyen se mobilise virtuellement en réaction à cette montée de la criminalité locale. Depuis 2018, près de 5000 utilisateurs Facebook se servent de la plateforme par l’entremise du groupe privé It’s Your City, Let’s All Help Make Orléans Safe. Ils y partagent préoccupations, conseils et alertes, question d’informer et de sensibiliser la communauté. C’est l’Orléanais Greg Shore qui est à la source de ce mouvement amorcé par un incident impliquant son fils, âgé de 14 ans à l’époque. « Ce jour-là, mon fils cadet était rentré à la maison ébranlé. Il m’avait raconté

s’être fait pourchasser par des jeunes après être allé chez un ami, se rappelle M. Shore. Les délinquants l’avaient menacé, menacé de mort, même », raconte le père de trois enfants. Après avoir signalé l’incident aux autorités policières, M. Shore s’en est remis à la plateforme Facebook pour passer le mot et mettre en garde les autres parents. « Il fallait que j’en parle—il faut absolument éviter de fermer les yeux sur ce genre d’incidents », soutient-il. En partageant l’histoire de son fils sur la plateforme, M. Shore s’est vu démarrer un mouvement qui perdure encore aujourd’hui. « Les réactions ont été incroyables! se remémore-t-il. Les gens tendaient la main, ils voulaient être proactifs plutôt que réactifs par rapport aux crimes dans le quartier », décrit M. Shore. Le mouvement s’est rapidement répandu dans Orléans tout entier. « J’ai créé le groupe It’s Your City, Let’s All Help Make Orléans Safe en partenariat avec d’autres résidents pour canaliser les discussions,

explique M. Shore. C’est vraiment là que tout a commencé ». Deux ans après sa création, le groupe est toujours actif et donne le pouls de la réaction citoyenne à la hausse en criminalité dénoncée par le Service de police d’Ottawa. « Le groupe est un outil précieux qui permet aux parents de partager leurs expériences. Il nous aide à comprendre ce à quoi nos adolescents sont confrontés », partage Josée Léger, mère de deux enfants et membre du groupe depuis sa fondation. « Bien qu’au départ, le groupe, c’était une plateforme de partage pour les incidents d’intimidation et d’agressions, c’est devenu bien plus que ça. C’est un peu comme une grande surveillance de quartier », décrit encore Mme Léger. Le côté communautaire et social du groupe n’entrave toutefois pas la mission première des fondateurs : remédier au crime à Orléans. De pair avec les autorités policières, ils préconisent donc de signaler tout incident ou préoccupation directement à la police d’Ottawa.

« Étant donné que les groupes utilisant les médias sociaux ne sont pas surveillés, nous invitons les membres de la communauté à partager leurs préoccupations en signalant les crimes sur notre outil de déclaration en ligne », explique le département des relations communautaires du Service de police d’Ottawa. « Le signalement de ces incidents nous aide à répartir efficacement les ressources policières. »

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À Orléans, on embellit une serre et ses jardins Saviez-vous que nous avons la chance à Orléans d’avoir une des seules écoles canadiennes à posséder sa propre serre solaire ? La serre solaire de Karyne, inaugurée il y a 8 ans déjà, est le rêve et l’accomplissement de la famille Maisonneuve d’Orléans. En hommage à leur fille Karyne, décédée du cancer à l’âge de 8 ans, la famille Maisonneuve a démarré ce projet en 2006 à l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde afin de permettre la mise en pratique de sa mission environnementale et éducative pour ses élèves. Les élèves de l’é.s.p. Gisèle-Lalonde y développent leur expertise en environnement. Que ce soit par l’entremise des cours de sciences dont la biologie végétale, de physique, des cours d’alimentation ou bien des discussions animées sur l’écologie, la serre et ses jardins sont un laboratoire vivant qui carbure à l’énergie créée par ses étudiants. Cette année, l’école va pouvoir aménager les jardins et améliorer l’espace horticole autour de la serre grâce à l’appui de l’association Les Amis de la Mer Bleue et de la Société Waste Connections Canada,

qui ont alloué à ce nouveau projet une subvention de 30 000 $ qui sera administrée par l’Association communautaire du Grand Avalon. Dans les prochains mois, les élèves seront mis à contribution afin de créer un endroit d’apprentissage unique. Les élèves des classes de technologie vont construire neuf boîtes en cèdre pour créer un potager et vont également développer une classe extérieure sous une pergola dans les jardins. Les élèves de 7e et 8e année vont pouvoir appliquer leurs connaissances en conduction de la chaleur en construisant un petit four à pizza. Même les classes artistiques vont être sollicitées pour embellir la forêt comestible grâce à leurs tableaux sur la fleur au travers de l’histoire de l’art. Aménager des jardins est un apprentissage de toutes les saisons. Après des travaux prévus dès cet automne, l’école souhaite, au printemps, pouvoir planter toutes les plantes conseillées par son horticulteur-conseiller, Yves Marcoux, et son consultant en aménagement Sébastien Plante des Serres Robert Plante. Un des objectifs du projet pour les enseignants des classes d’alimentation

est d’augmenter l’offre maraîchère et ainsi offrir des collations santé autant aux élèves des écoles élémentaires qu’à leurs partenaires communautaires. À travers ce grand projet, les élèves vont développer des habiletés communautaires, environnementales et entrepreneuriales. C’est une chance inouïe dont bénéficie l’école.

Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Nul doute que cette expérience sera plus qu’enrichissante pour les élèves de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde ! Nous vous invitons à vivre avec les élèves chaque étape du projet sur les médias sociaux de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde, en espérant dans quelques mois pouvoir vous accueillir pour l’inauguration des nouveaux jardins.

Hommage au personnel enseignant du CECCE... Cette année plus que jamais, le personnel enseignant méritait d’être souligné et célébré en grand à l’occasion de la Journée mondiale des enseignantes et enseignants. Ainsi, le 5 octobre dernier, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) a convié l’ensemble de la communauté scolaire à une cérémonie virtuelle organisée en l’honneur des enseignantes et des enseignants. Pour l’occasion, le CECCE a eu le plaisir de recevoir sur sa scène virtuelle, la présidente du CECCE, Johanne Lacombe, les membres du groupe franco-ontarien Improtéine, nouvellement nommés ambassadeurs de la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants, ainsi que le poète, auteur dramatique et romancier, Stefan Psenak qui a livré un vibrant hommage sur la profession. En voici d’ailleurs un extrait : « On a tous et toutes un souvenir marquant que nous a laissé une enseignante ou un enseignant de l’élémentaire et du secondaire. Quelqu’un qui a marqué notre parcours en nous stimulant, en nous encourageant à poursuivre nos rêves, en voyant en nous quelque chose qui nous

échappait à ce moment-là de notre parcours scolaire. Pandémie : on a beaucoup parlé des services essentiels, les services de santé, d’alimentation et d’autres secteurs, tous ces gens qui ont continué à travailler sans répit, malgré le fait qu’il a fallu s’adapter rapidement. J’ajoute à cette liste vous tous et toutes, enseignants et enseignantes, dont on a pu mesurer l’importance quand nous nous sommes retrouvés, du jour au lendemain, à faire l’école à la maison à nos enfants. Tout le monde n’est pas pédagogue, laissez-moi vous le dire en toute honnêteté. Nous sommes nombreux à avoir vraiment réalisé à quel point vous jouez un rôle crucial dans la vie de nos jeunes. Vous êtes des éveilleurs de conscience, des jardiniers qui veillent à ce que les arbres de la vie que sont les enfants et les ados poussent droit. Vous êtes des passeurs de connaissances et de savoir. Vous êtes des communicateurs et des allumeurs de passion. Vous êtes celles et ceux sur qui on s’appuie pour que les générations qui nous suivent soient encore meilleures que les précédentes. Vous travaillez tous les jours de votre vie professionnelle au

développement de vocations. Vous êtes des vecteurs de citoyenneté et de culture. Vous êtes les piliers de notre langue commune. [...] Pour revenir à Mandela, figure marquante de la lutte pour les droits et libertés du 20e siècle, et ce bien au-delà de l’Afrique du Sud, c’est par l’éducation populaire qu’il a, avec patience et minutie, réussi son pari de faire changer les choses. Je crois que cela est toujours d’actualité. Je dirais même plus d’actualité que jamais. Votre rôle auprès des élèves vise précisément à les doter d’un esprit critique, à leur donner ce qu’il faut pour qu’ils puissent penser par eux-mêmes et devenir des citoyens responsables et engagés. Car après tout, ce sont eux, demain, qui seront aux commandes. [...] Vous êtes pour moi les gardiens de notre trésor collectif. Et nous comptons sur vous pour le faire prospérer. Je vous félicite pour le travail extraordinaire que vous accomplissez. Je vous remercie de faire une différence. Je vous rends hommage, aujourd’hui, pour tout ce que vous êtes.

Enseignantes et enseignants, vous exercez une profession noble et nous sommes légion à vous en être reconnaissants. Et surtout, surtout, ne perdez jamais de vue que ce que vous faites, bien peu de gens en seraient capables. Je termine en paraphrasant Mandela : « Continuez de changer le monde. Il en a bien besoin. » En terminant, l’administration du Conseil tient une fois de plus à remercier et à féliciter ses enseignantes et enseignants, pour leur dévouement, leur engagement et leur résilience, surtout dans les circonstances actuelles. Par leur travail quotidien, cellesci et ceux-ci font une réelle différence dans la vie de plusieurs jeunes qui ont la chance de croiser leur route. Aux 1 867 enseignantes et enseignants des écoles catholiques du Centre-Est, merci d’avoir choisi le CECCE pour exercer votre profession et de contribuer à la réussite et au bien-être des élèves. Vous méritez grandement d’être reconnus! Pour visionner la cérémonie organisée en hommage aux enseignantes et enseignants du CECCE, vous êtes invités à suivre ce lien : www.ecolecatholique.ca/hommage.

15 octobre, 2020 • Volume 4, Numéro 11 • 7


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L'Orléanais 15 octobre 2020 by Orléanais - Issuu