Normand Labrie de l’UOF et Lynn Casimiro de La Cité ont signé une entente permettant à leurs élèves de bénéficier de programmes conjoints. Voir l’article à la page 3. (PHOTO FOURNIE)
Notre patrimoine :
La petite histoire de la cour Gervais
Prochaine édition 30 avril
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Portrait : Edith Gibeault, 27 ans d’engagement financier
Hausse de conflits
et de harcèlement dans des écoles
Rebecca Kwan
L’Orléanais – IJL
Le journal La Presse révélait, à la fin février, que les insultes et les gestes violents dans les écoles du Québec sont de plus en plus fréquents. Sans toutefois pouvoir rapporter un phénomène comparable, le directeur de l’éducation au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), Marc Bertrand, laisse entendre que son conseil scolaire observe une hausse des signalements liés à des situations de conflits interpersonnels ou de harcèlement.
Selon lui, cette augmentation est néanmoins principalement attribuable à « une sensibilisation accrue des élèves et du personnel, qui reconnaissent davantage les comportements inacceptables et les dénoncent plus rapidement ».
« Cette réalité s’inscrit également dans un contexte de croissance soutenue de l’effectif scolaire dans le secteur d’Orléans, ce qui signifie qu’un plus grand nombre d’élèves fréquentent
nos écoles », explique le pédagogue.
M. Bertrand assure que « chaque situation rapportée est prise au sérieux et traitée avec rigueur, conformément à la Loi sur l’éducation de l’Ontario et aux directives administratives du Conseil ».
Il ajoute que « lorsqu’un incident est signalé, la direction de l’école procède à une enquête afin de bien comprendre les faits et d’intervenir de manière appropriée ».
« Selon la nature de la situation, l’école peut également collaborer avec ses partenaires, y compris les services policiers, lorsque cela s’avère nécessaire. »
Pour éviter que de telles situations ne se produisent, le CECCE mise sur la prévention dans ses écoles et chacun de ses établissements scolaires dispose d’un formulaire de dénonciation accessible en ligne.
Mère de deux adolescents de 15 et
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EN BREF
Visite d’Ivanie Blondin
ORLÉANS – Le 12 mars dernier, la patineuse de vitesse et médaillée olympique Ivanie Blondin a visité ses anciennes écoles du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), à Orléans. Elle s’est d’abord rendue à l’École secondaire catholique Garneau, puis à l’École élémentaire catholique Des Voyageurs, où elle a rencontré des élèves ayant suivi ses performances aux derniers Jeux olympiques. Lors de ces rencontres, l’athlète a présenté son parcours, abordé la persévérance et l’engagement, et répondu aux questions des jeunes. Les élèves lui ont réservé un accueil chaleureux, exprimant leur fierté envers ses réalisations. Cette visite a permis aux élèves d’échanger avec une athlète d’élite issue de leur communauté et de mieux comprendre les étapes menant au sport de haut niveau.
De nombreux spectacles
ORLÉANS – La programmation culturelle francophone du printemps à Orléans proposera une série d’activités en théâtre et en musique au cours des mois d’avril et de mai. Le Théâtre du Village d’Orléans présentera la pièce L’art de vivre, de Liliane Gougeon Moisan, du 23 au 25 avril à l’amphithéâtre de l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges. Mise en scène par Stella Chayer Demers, cette production du volet jeunes adultes réunira 11 artistes de la région et abordera les réalités contemporaines à travers le parcours de jeunes adultes confrontés à des changements inattendus. Parallèlement, la Troupe des Joyeux Retraités du Rendez-vous des aînés francophones d’Ottawa (RAFO) présentera la pièce Un coin du ciel, écrite par Line Perreault et mise en scène par Pierrette Boisvert. Les représentations sont prévues du 24 avril au 3 mai, avec des séances en soirée et en après-midi. Une formule souper-théâtre sera offerte lors de certaines représentations. Enfin, Les Chansonniers d’Ottawa monteront sur scène avec leur spectacle Droit devant! les 30 et 31 mai au Centre des arts Shenkman. Les intéressés peuvent communiquer avec les divers organisme pour obtenir l’information nécessaire pour l’achat de billets.
Nominations recherchées
ORLÉANS - Le Club Rotary d’Orléans a lancé l’édition 2026 de son Prix de reconnaissance jeunesse, une initiative visant à souligner l’engagement et la force de caractère de jeunes de la communauté. Chaque année, ce programme met en valeur des jeunes d’Orléans qui se démarquent par leur attitude, leur persévérance et leur contribution positive à leur milieu. Les écoles ainsi que les organismes communautaires locaux sont invités à soumettre des candidatures de jeunes qu’ils estiment méritants. Les nominations devaient être déposées au plus tard le 3 avril 2026. Les lauréats seront honorés lors de la cérémonie annuelle de remise des prix, prévue le 14 juin à 13 h 30, au Centre des arts Shenkman. Par cette initiative, le Club Rotary d’Orléans poursuit son objectif de reconnaître et de valoriser l’engagement des jeunes dans la communauté locale.
Hausse de conflits et de harcèlement dans des écoles
Suite de la page 1
17 ans, Geneviève Losier, rapporte ne pas avoir eu vent de situations préoccupantes dans l’école que fréquentent ses enfants.
« Mes enfants n’ont jamais été témoins ni de violence ni de harcèlement », affirme l’Orléanaise. « J’imagine qu’il y a des exceptions, mais à ma connaissance à leur école, ça se passe plutôt bien. »
Geneviève Losier confie que « le “pire” dont je me souviens ce sont les enfants qui se plaignent que certains enseignants ne les laissent pas aller aux toilettes pendant leur cours, ce que la direction corrige toujours rapidement – les élèves ont le droit d’y aller ».
Mme Losier est au courant que l’école de ses enfants se sert d’un « système de dénonciation anonyme », elle ne sait toutefois pas à quel point il est utilisé parmi les élèves et leur famille.
« Le personnel de l’école fait aussi des rappels aux élèves au sujet des règlements de base aux élèves, mais au besoin, l’école pourrait en faire plus, et impliquer les
parents », croit-elle.
Pour sa part, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) assure lui aussi avoir « des mécanismes et des procédures en place afin que nos élèves et notre personnel puissent signaler toute situation préoccupante, et pour intervenir de façon rapide, appropriée et respectueuse ».
L’équipe média du conseil scolaire déclare que le CEPEO privilégie « une approche éducative et préventive qui favorise le respect, l’inclusion et le développement de relations positives ».
Du 15 avril au 31 mai
Étape 1 : Inscrivez un projet À partir du 27 mars, inscrivez-vous à ottawa.ca/menage ou par téléphone au 3-1-1.
Étape 2 : Nettoyez
Encouragez d’autres personnes à se joindre à vous! Sac au Sol • Commission de la capitale nationale (CCN) • ROMCO
Marc Bertrand
1500 nouveaux appartements projetés à Orléans
André Magny L’Orléanais – IJL
Sur la table à dessin du promoteur Forum Asset Management de Toronto et du cabinet d’architectes SVN, se retrouvent quatre tours entre 35 et 40 étages, destinées à être construites dans le secteur du 530 croissant Brisebois et du boulevard Centrum. Verrontelles vraiment le jour?
Projet financé par le privé, la Ville d’Ottawa a évidemment été contactée par les promoteurs pour des fins d’analyse. C’est l’urbaniste Kelly Livingstone, qui est le planificateur responsable du dossier.
Interrogé sur le fait qu’il s’agit sans doute du plus important développement immobilier d’une telle hauteur à Orléans, M. Livingstone précise au départ que le Plan officiel d’Ottawa de 2022, guidant la croissance de la ville, « soutient généralement l’aménagement d’immeubles de grande hauteur à proximité des stations de transport en commun ».
Ça ne signifie pas pour autant que la ville a déjà dit oui. « Toutes les constatations et recommandations éventuelles seront présentées dans un prochain rapport du personnel destiné au Comité de la planification et du logement. » Pour le moment, le personnel de la ville est en
train d’évaluer si le projet correspond à l’ensemble des politiques municipales, dont les exigences du Règlement de zonage, selon les propos de M. Livingstone.
Le projet zoné dans le district 1 de Matthew Luloff reçoit en partie la bénédiction du conseiller.
Selon lui, le fait que le projet propose la construction de 1500 logements est en soi « bénéfique pour Orléans ».
Ces appartements seraient une alternative aux maisons unifamiliales, puisque selon lui certaines personnes souhaitent « réduire leur espace ou accéder au marché de l’habitation pour la première fois. Une densification réfléchie, surtout à proximité du transport en commun, peut également soutenir les entreprises locales et améliorer l’accès aux services. »
Même son de cloche du côté du Cœur d’Orléans, l’organisme sans but lucratif à vocation économique. Selon sa directrice générale Tannis Vine, c’est une bonne chose que les plans incluent des espaces commerciaux au rez-de-chaussée, « ce qui peut contribuer à dynamiser le paysage urbain ».
Là où le bât blesse pour certaines personnes interrogées, c’est en ce qui concerne les
places de stationnement.
L’urbaniste Kelly Livingstone confirme que le projet prévoit « 136 places de stationnement pour visiteurs et 753 places de stationnement pour les vélos. » Rien pour les résidents. La Ville d’Ottawa ne peut exiger « la mise en place de places de stationnement dans les zones protégées de grandes stations de transport en commun » en raison du projet de loi 185, qui a déjà reçu la sanction royale en 2024.
Ce sera effectivement le cas avec le Train léger sur rail (TLR), qui desservira Orléans.
Mais pour Mme Vine, en ce moment, le TLR n’est pas encore opérationnel à Orléans. En raison de cette absence, « le manque de places de stationnement résidentielles pourrait poser des difficultés aux résidents, au quartier environnant et aux commerces » est d’avis la gestionnaire.
De son côté, le conseiller Luloff se dit aussi préoccupé par le stationnement, ce qui pourrait entraîner « un débordement sur les rues avoisinantes ».
Il mentionne à L’Orléanais qu’il a soulevé ces enjeux auprès du personnel municipal et du promoteur. Il ne s’agit pas de lui donner « un chèque en blanc ».
Directeur général d’Écologie Ottawa,
William van Geest estime que la densification urbaine peut s’avérer un avantage important par rapport à l’étalement urbain, ce qui « permet de préserver les milieux naturels en périphérie ».
Et en concentrant les habitations près des services et des transports, ce type de projet peut réduire la dépendance à l’automobile.
Cependant, ces bénéfices potentiels s’accompagnent de défis non négligeables. William van Geest souligne notamment l’empreinte carbone associée à la construction de bâtiments de grande hauteur avec des matériaux comme le béton et l’acier.
Si le projet est approuvé, Écologie Ottawa formule plusieurs recommandations telle l’intégration de normes élevées d’efficacité énergétique, comme des bâtiments à consommation nette zéro. « Il est essentiel que ces tours deviennent des modèles en matière de performance environnementale », affirme William van Geest.
Si on se fie aux informations données par Kelly Livingstone, la date prévue pour l’examen de la demande de modification du Règlement de zonage par le Comité de la planification et du logement est prévue le 20 mai 2026.
Nouvelle entente entre La Cité et l’UOF
L’Orléanais
La Cité et l’Université de l’Ontario français (UOF) ont conclu une nouvelle entente qui permet à davantage d’étudiants du collège ottavien de bénéficier de programmes conjoints entre La Cité et l’université située à Toronto.
Les étudiants diplômés des programmes de La Cité en création de contenu médiatique, journalisme, publicité et communication marketing, et relations publiques pourront désormais intégrer la troisième année du baccalauréat spécialisé en communication et médias numériques de l’UOF et obtenir un diplôme universitaire en deux ans seulement.
Ces établissements postsecondaires appellent le fruit de ces partenariats « des parcours de type “2+2’’ ».
En bref, les étudiants qui empruntent cette voie peuvent obtenir une double diplomation en quatre années d’études seulement; deux ans au collège, et deux ans à l’université.
Les universités partenaires de La Cité reconnaissent le diplôme collégial des étudiants inscrits au sein des programmes reconnus et leur accordent des équivalences universitaires qui leur permettent d’intégrer un cursus à partir de la troisième année et de décrocher un baccalauréat spécialisé en deux
ans de cours universitaires.
La Cité et l’UOF avaient déjà conclu une entente en 2022 qui permettait aux étudiants en techniques de médias et communications numériques d’intégrer la troisième année du baccalauréat spécialisé en communication et médias numériques de l’UOF.
Des programmes populaires
Selon le vice-président à l’enseignement et à la recherche du Collège La Cité, Frédéric Thibault-Chabot, les parcours de type «2+2» sont particulièrement prisés auprès des étudiants.
« Nous constatons un intérêt soutenu pour ce type de cheminement, qui offre une grande flexibilité aux étudiants », expliquet-il.
Ce dernier précise toutefois qu’il « est difficile pour La Cité de quantifier précisément le nombre de personnes qui poursuivent dans ces parcours, puisque les étudiants peuvent se diriger vers différents établissements partenaires selon les ententes en place, et que le Collège n’a pas de visibilité complète sur leur cheminement une fois qu’ils et elles intègrent un autre établissement ».
« Les retours que nous recevons sont toutefois généralement très positifs : les
étudiants apprécient la possibilité de combiner une formation plus expérientielle au Collège avec des études universitaires qui viennent approfondir les aspects théoriques », indique M. Thibault-Chabot.
D’après le vice-président à l’enseignement et à la recherche, « le modèle ‘’2+2’’, ainsi que nos autres parcours de transfert, constituent des options de parcours très avantageuses pour les étudiants qui souhaitent obtenir un diplôme collégial ainsi qu’un baccalauréat ».
« Ces cheminements offrent des avantages concrets, dont une économie de temps et d’argent, puisqu’ils permettent d’obtenir deux diplômes en quatre années d’études, ainsi que l’acquisition de compétences techniques approfondies très recherchées sur le marché du travail. »
La présidente-directrice générale du Collège La Cité, Lynn Casimiro, abonde dans le même sens et se réjouit que « cette entente favorise la mobilité étudiante et permet d’obtenir un baccalauréat spécialisé tout en valorisant la formation pratique déjà acquise au collégial ».
« L’élargissement de l’entente conclue en 2022 confirme, une fois de plus, l’alignement des programmes de l’UOF et du Collège La Cité », renchérit, pour sa part, la responsable
du pôle d’études en Cultures numériques de l’UOF, Hela Zahar.
Une variété de partenariats
En plus de l’Université de l’Ontario français, la Cité a également au-delà de 180 ententes d’arrimage avec plus d’une vingtaine d’établissements postsecondaires au pays, dont des universités francophones et bilingues de l’Ontario, des universités anglophones de la province et des établissements ailleurs au Canada.
L’Université d’Ottawa, l’Université SaintPaul et l’Université de Montréal figurent notamment parmi les établissements partenaires.
Plus de 30 programmes collégiaux de La Cité sont admissibles à ce type de transfert postsecondaire.
Rebecca Kwan
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Colère mal dirigée
Au début du mois de mars, trois synagogues de la région de Toronto ont été la cible de fusillades effectuées depuis des véhicules en mouvement, causant des dommages matériels mineurs. Deux de ces fusillades ont eu lieu tard le soir, alors que les synagogues étaient vides. La troisième s’est produite alors que des fidèles se trouvaient encore à l’intérieur du bâtiment. Heureusement, personne n’a été blessé.
Au moment de la rédaction de cet éditorial, aucune arrestation n’avait été effectuée en lien avec ces incidents, et aucun mobile n’avait été établi. Il est tout à fait possible, voire très probable, que ces attaques aient été perpétrées par une ou plusieurs personnes réagissant à la campagne militaire menée par Israël depuis trois ans à Gaza, ou à ses récents bombardements en Iran et à son invasion du sud du Liban.
Mais soyons clairs : personne au sein de la communauté juive du Canada n’a quoi que ce soit à voir avec ces actions. Celles-ci sont menées par le gouvernement israélien de droite dirigé par Benjamin Netanyahu. Et bien que certains membres de la communauté juive canadienne puissent soutenir les actions du gouvernement israélien — que ce soit parce qu’ils partagent des opinions sionistes similaires ou parce qu’ils appuient Israël et son droit de se défendre — ce n’est pas le cas de tous les Canadiens juifs.
Il est catégoriquement inacceptable de profaner une synagogue, ou tout autre lieu de culte. Agir ainsi démontre une ignorance extrême et un niveau de malveillance qui n’a pas sa place dans ce pays et qui devrait être poursuivi avec toute la rigueur de la loi.
Regrouper la communauté juive en un seul bloc homogène est tout aussi raciste que de faire de même avec n’importe quelle autre communauté ethnique. La communauté juive se compose de trois principaux courants religieux ainsi que d’un judaïsme séculier. Les trois principaux courants religieux sont le judaïsme orthodoxe (incluant les juifs hassidiques), le judaïsme conservateur et le judaïsme réformé.
Bien qu’il ne s’agisse pas d’un courant religieux à proprement parler, le sionisme est un mouvement nationaliste qui, au minimum, affirme le droit d’Israël d’exister et, dans ses formes les plus extrêmes, revendique le droit d’Israël sur l’ensemble du territoire palestinien, incluant Gaza et la Cisjordanie.
Pour compliquer davantage les choses, toutes les personnes qui se définissent comme sionistes ne soutiennent pas nécessairement les actions militaires du gouvernement israélien à Gaza et au Liban. Le soutien au droit d’Israël d’exister dans le cadre d’une solution à deux États n’est pas incompatible avec d’autres positions. Par ailleurs, tous les Juifs ne s’identifient pas comme sionistes.
À la suite de l’incursion du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, des sondages réalisés en Israël ont montré que 65 % des répondants s’identifiaient comme sionistes à divers degrés. Dans une étude menée en 2025 par l’Institut israélien de la démocratie, 29 % des Juifs israéliens interrogés se définissaient comme religieux ou comme sionistes convaincus.
Tout cela pour dire que regrouper tous les Juifs dans une même catégorie est tout simplement erroné et ignore le fait qu’il existe de nombreux Juifs qui soutiennent une solution à deux États et une paix durable.
– Fred Sherwin, propriétaire
Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli
Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry
L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 40 150 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.
Joyeuses Pâques
Pâques est la plus ancienne et la plus importante fête du christianisme. Elle commémore le passage de la mort à la vie, avec la résurrection de JésusChrist trois jours après sa crucifixion le Vendredi saint.
Le Nouveau Testament la situe le surlendemain de la Passion, c’est-à-dire le « troisième jour ». C’est le cœur de la foi chrétienne.
La célébration de Pâques est précédée par le carême, période de pénitence de 40 jours qui commence le mercredi des Cendres et se termine le Samedi saint. Elle suit la Cène (célébrée le Jeudi saint), dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples la veille de sa Passion et commence par la veillée pascale.
avec des coutumes populaires axées sur le renouveau et le partage. Les œufs sont des symboles de renaissance et de vie nouvelle, utilisés dans l’Antiquité (Égypte, Perse) pour fêter le printemps. Les œufs en chocolat sont apparus au XVIIIe siècle pour remplacer les œufs de poule décorés. Le lapin de Pâques est une représentation de la fertilité et de l’abondance, probablement issu de traditions germaniques.
Des Ardennes au Canada
Attestée depuis le IIe siècle, Pâques trouve ses racines dans la Pâque juive (Pessah), qui commémore la libération des Hébreux de l’esclavage en Égypte sous la conduite de Moïse et le passage de la mer Rouge.
Ce n’est donc pas seulement une fête religieuse, mais aussi une fête païenne qui représentait autrefois la célébration du printemps, de la renaissance et du retour de la lumière après les longs mois d’hiver.
Pâques tombe entre le 22 mars et le 25 avril. La date est fixée par le concile de Nicée au premier dimanche après la première pleine lune qui suit le 21 mars, date de l’équinoxe de printemps.
Chaque année, on offrait des œufs peints qui symbolisaient la création et la fécondité à la déesse de la fertilité dont le nom change selon les régions du monde : Ishtar en Babylonie, Astarté chez les Phéniciens ou encore Eostre pour les peuples celtiques. Selon les historiens et linguistes, Eostre aurait donné le mot Ostern en allemand et Easter en anglais, qui signifient Pâques.
Aujourd’hui, la célébration religieuse voisine
Les coutumes varient d’un pays à l’autre. En France, à partir du Jeudi saint, les cloches des églises cessent de sonner en signe de deuil afin de commémorer la mort du Christ. Elles carillonnent à nouveau le jour de Pâques pour annoncer sa résurrection. Pour expliquer ce silence aux enfants, les parents leur racontaient que les cloches étaient parties à Rome pour être bénies par le Pape avant de revenir en France pour déposer des chocolats dans les jardins.
Les Canadiens célèbrent Pâques comme les autres pays occidentaux. Les chrétiens assistent à des services religieux le Vendredi saint et le dimanche de Pâques. En général, on célèbre cette fête en se réunissant en famille, en partageant un repas, en effectuant une chasse aux œufs de Pâques ou en échangeant des œufs et des lapins en chocolat ou de petits cadeaux.
Parmi les aliments traditionnellement consommés à Pâques citons l’agneau, directement associé au Christ (l’Agneau de Dieu), le jambon, issu des rites païens du printemps, le pain et les gâteaux, qui représentent la fertilité dans de nombreuses traditions païennes. Les brioches rondes du carême se dégustent au Canada et elles contiennent des raisins de Corinthe et des épices. Le Vendredi saint ou le lundi de Pâques sont des jours fériés au Canada. Joyeuses Pâques.
L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.
Alton Legault, auteur
On reconnaît la modernité d’un développement urbain par le remplacement des voies linéaires par des artères en arabesques. On s’y perd de temps à autre, mais on y trouve parfois des enclaves sous forme d’agréables alcôves en retrait d’une voie principale.
Ainsi en est-il de la cour Gervais, accessible par la promenade Wilkie dans le secteur de Fallingbrook. Elle se situe sur le lot B de la 10e concession du front outaouais dans le canton de Cumberland.
La cour Gervais est ainsi nommée en hommage à la famille de Joseph Gervais. Joseph Emmanuel, fils d’Octave Gervais et d’Aurélie Cardinal, naît le 9 décembre 1878 à Orléans, alors que ses parents quittent la région de Beauharnois au Québec pour venir s’installer dans la région. À peine âgé de 18 ans, il épouse Marie Alice Saumure à Orléans le 25 janvier 1897. Ils auront 11 enfants.
En 1912, Joseph occupe le lot 1 du rang
St-Jean-Baptiste (10th Line), aussi appelé rang des Épinettes, alors qu’en 1920, il travaille la terre sur le lot C du même rang. La terre de 80 acres voisine les propriétés et le petit lac des Rothwell en haut des chutes Princesse Louise.
Joseph est délégué, comme son frère, Zénophile, à l’important Congrès agricole canadien-français de l’Ontario en 1929. Joseph agit aussi comme maître-chantre et directeur de la chorale de l’église SaintJoseph en 1933-1934. Il décède à Eastview le 26 février 1936 et est inhumé dans le cimetière Saint-Joseph d’Orléans; Alice décède le 16 décembre 1944.
L’un des fils de Joseph, Arthur, né le 28 janvier 1918, s’engage dans le 22e régiment à Québec en novembre 1940. Il y épouse Clémence Duchesne, le 27 juin 1942. Il quitte l’armée en octobre 1945 pour venir gérer la ferme paternelle que la famille lui lègue, car il a déjà plusieurs enfants à soutenir.
Arthur et Clémence auront 16 enfants, dont neuf survivront aux accouchements : Élisabeth, Paulette, Micheline, Louise, Rachelle, Constance, Paul, Gilles et Serge. Clémence est la première femme à accoucher de triplets à l’Hôpital général, rue Bruyère à Ottawa, en 1955; malheureusement les enfants meurent peu après la naissance. Ce
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qui n’empêche pas de famille de se retrousser les manches et de passer des soirées inoubliables de fêtes à domicile à danser au son du violon d’Arthur.
En 1966, Arthur vend la terre à Lesdon Realty, et s’installe avec Clémence sur la partie sud du lot 32 de la première concession du canton de Cumberland en face des chutes Princesse Louise de Taylor Creek. Arthur
décède le 30 août 1978, à l’âge de 60 ans; Clémence le rejoint le 6 avril 1987 à l’âge de 70 ans.
La cour Gervais a été aménagée au milieu des années 1980. Elle rappelle la présence d’une famille de fiers pionniers. Certains descendants demeurent toujours dans la région : leur fille, Louise Gervais, à Ottawa, et leur fils, Gilles, à Cumberland.
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Chaque cotisation de 100 $ peut donner droit à 20 $ de subventions, minimum. Ça donne le goût!
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Photo de Joseph Gervais et de sa famille. PHOTO DE COURTOISIE
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Edith Gibeault, 27 ans d’engagement financier
André Magny L’Orléanais
Solidement enracinée dans sa communauté orléanaise, Edith Gibeault est en poste depuis 27 ans au sein de la Financière Banque Nationale. Elle est une véritable source d’inspiration pour ceux et surtout pour celles qui veulent faire fructifier leur patrimoine.
Ce n’est pas parce que le 8 mars est passé que les projecteurs ne peuvent mettre en lumière le travail d’une gestionnaire de patrimoine de la trempe d’Édith Gibeault.
Après des études à l’École secondaire catholique Garneau, son parcours académique s’est poursuivi en finance à l’Université d’Ottawa.
Foncièrement engagée depuis plusieurs années au sein de sa communauté comme avec le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) lors de ses campagnes de financement, elle prend également une part active dans le Programme de mentorat pour jeunes femmes étudiantes de la Financière Banque Nationale. Ce programme vise à faire connaître la profession de conseillère en placement et à accroître la présence des femmes dans ce domaine. Deux heures par mois, elle reçoit une étudiante de l’Université
d’Ottawa, afin de la mettre au parfum de son travail.
Après plus de 25 ans dans le domaine des finances, Edith Gibeault est une fine observatrice de l’évolution des femmes dans le monde financier, en particulier en ce qui concerne la gestion du patrimoine.
Quand on parle de gérer son patrimoine, l’Orléanaise ne parle pas nécessairement du bas de laine qu’on cachait jadis sous son oreiller. Elle parle d’actifs financiers de l’ordre d’au moins 500 000 $.
Bien que ce chiffre puisse paraître élevé pour certains, Mme Gibeault en est convaincue : les femmes gèrent davantage d’argent qu’avant. Et pas seulement le leur. Celui aussi de leurs parents, car souvent, elles sont aussi de proches aidantes.
Viser l’autonomie financière
La gestionnaire de patrimoine rêvait de faire carrière dans le domaine des chiffres, mais elle souhaitait aussi mettre de l’avant le côté humain dans sa profession. Avec la gestion de patrimoine, elle a les deux puisqu’en gérant les sous de ses clients, elle entre aussi quelque part dans leur intimité. Si elle fait, bien sûr, affaire avec des hommes, de plus en plus de femmes font appel
à ses services. Pour elles, « ça représente une sécurité. » Selon Édith Gibeault, les femmes restent plus prudentes dans leurs placements. En revanche, elle voit beaucoup plus de femmes investir plus tôt qu’avant dans leur vie adulte. Certes, les femmes travaillent davantage à l’extérieur de la maison qu’il y a 60 ans, mais on parle aussi beaucoup plus d’économie dans les médias, car il y a plus d’argent en circulation.
Autre fait intéressant, contrairement à ce qu’on pensait, la philanthropie n’est plus l’apanage de la communauté anglophone. Selon Mme Gibeault, les femmes francophones sont de plus en plus philanthropiques.
Par contre, il y a un aspect un peu plus désolant pour elle dans le système d’éducation : alors que nos grands-parents ont connu les cours d’économie familiale, elle déplore que « les jeunes n’ont aucune idée comment gérer un budget. Ils veulent faire de l’argent rapidement, souvent pour imiter les influenceurs présents dans les médias sociaux. »
Pour celle qui prend tout de même le temps de jouer notamment au golf et au volley-ball malgré un métier prenant, elle
COURS • ACTIVITÉS ET ÉVÉNEMENTS
110, Place d’Orléans, 2e étage
a deux objectifs pour les années à venir. Premièrement, faire en sorte que son travail amène les femmes à s’intéresser toujours davantage à leurs finances, afin qu’elles acquièrent leur autonomie financière. Et deuxièmement, « je veux redonner à ma communauté; j’aimerais créer un organisme permettant d’aider les femmes à débuter dans le monde de la finance. » Gageons que ça ne prendra pas 27 ans pour réaliser tout ça.
PRINTEMPS
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Conditionnement
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• Soirée jeux de société
Et bien plus!
Pour tous les détails :
Edith Gibeault
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C’est ainsi que nous protégeons l’Ontario.
Au CECCE, la protection de l’environnement s’apprend… et se vit
À l’approche du Jour de la Terre, célébré le 22 avril, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est poursuit sa mobilisation en faveur de la protection de l’environnement et met en lumière des initiatives concrètes qui sensibilisent les élèves et les engagent à bâtir un avenir plus durable.
Au CECCE, la conscience environnementale se vit chaque jour, dans les salles de classe comme sur le terrain. Cette volonté de former des citoyennes et citoyens engagés se traduit par des gestes tangibles et des projets porteurs dans l’ensemble des écoles. À ce jour, 100 % des écoles du CECCE sont certifiées ÉcoÉcoles, 20 établissements sont équipés de panneaux solaires, 395 membres du personnel enseignant ont été formés à l’apprentissage en nature, et 50 tours de jardin sont actives dans les écoles.
Au-delà de ces réalisations, ce sont surtout les expériences vécues par les élèves qui donnent toute sa portée à cet engagement. L’apprentissage en nature, par exemple,
bienveillance
offre aux jeunes des occasions uniques d’apprendre en plein air, au rythme des saisons, dans un environnement stimulant et authentique. En explorant les milieux naturels, les élèves développent leur curiosité, leur sens de l’observation, leur compréhension des écosystèmes qui les entourent et l’importance d’en prendre soin.
Un lieu unique au cœur de la nature
Le Centre agro-éducatif du CECCE, situé à Navan, constitue aussi un lieu phare de cet apprentissage concret. Avec sa vaste forêt, ses serres et ses petits animaux, il propose un environnement exceptionnel où les élèves découvrent l’agriculture durable, la biodiversité et les liens étroits entre l’humain et la nature. Ce lieu unique séduit par son approche pratique, immersive et profondément éducative.
Sommet Ensemble vers un futur Uni-Vert Dans cet esprit, le CECCE tiendra le 29 avril 2026 la 5e édition du Sommet
Ensemble vers un futur Uni-Vert, au Centre agro-éducatif. Organisé par et pour les élèves, cet événement rassemblera 250 jeunes du secondaire autour d’une programmation riche et variée. Les jeunes pourront participer à des ateliers touchant l'éducation autochtone, la zoothérapie, l'étude des écosystèmes aquatiques, l'engagement citoyen, ainsi qu'à des activités pratiques axées sur le développement durable comme le jardinage, le recyclage créatif, l'observation de la faune en nature et l'importance du transport en commun. À travers ces initiatives, le CECCE démontre que l’éducation relative à l’environnement, c’est aussi donner aux jeunes les moyens d’agir, ici et maintenant, pour un monde plus juste, plus vert et plus solidaire.
Une nouvelle école élémentaire publique ouvre ses portes à Orléans-Sud : inscrivez vos enfants dès maintenant !
C’est une nouvelle excitante pour toutes les familles d’Orléans-Sud ! Deux nouvelles écoles sont en construction dans le quartier : une école élémentaire et une école secondaire
Pour l’école élémentaire, l’ouverture est prévue pour l’année scolaire 20262027 Située au 675, voie Monardia, elle accueillera vos enfants dans un environnement moderne, sûr et chaleureux. Un service de garde sera également offert en partenariat avec le Centre d’appui et de prévention (CAP), pour soutenir les familles dans leur quotidien
L’école secondaire, quant à elle, ouvrira ses portes à la rentrée 2027-2028, offrant aux jeunes adolescents un lieu stimulant pour apprendre, se découvrir et tisser des liens durables
Pour accompagner les familles dès maintenant, le CEPEO a créé des pages dédiées à ces deux nouvelles écoles Elles permettent de découvrir toutes les informations importantes, de connaître les secteurs de fréquentation, d’exprimer votre intérêt et de poser directement vos questions à l’équipe de l’école
Pour en apprendre davantage sur l’école secondaire publique, consultez ce lien: https://cepeo on ca/a-propos/construction/esp-orleans-sud/
Pour en savoir plus sur l’école élémentaire, consultez la page dédiée sur ce lien: https://cepeo on ca/a-propos/construction/eep-orleans-sud/ Vous y trouverez : les détails du secteur de fréquentation ainsi qu’un formulaire d’intérêt pour poser vos questions directement à l’équipe de l’école
Une direction expérimentée et proche des familles:
La direction de la nouvelle école élémentaire a été confiée à Céline Labrèche, qui travaille sur ce projet depuis février 2026
Forte de son expérience dans l’ouverture de l’École élémentaire publique Mamawi en 2019qu’elle a dirigée pendant plus de sept ans - Mme Labrèche sait comment créer un accueil chaleureux pour les élèves et leurs familles, tout en assurant une organisation solide dès le premier jour
D’autant plus que les inscriptions en ligne pour la rentrée 2026-2027 sont déjà ouvertes !
Le Bureau des admissions : simple, rapide et à l’écoute
Pour faciliter encore plus les démarches, le Bureau des admissions (BEA), auparavant ouvert seulement en juillet et août, est maintenant accessible toute l’année
Même si l’inscription se fait en ligne, l’équipe du BEA est là au besoin, pour accompagner les parents pas à pas, répondre à toutes leurs questions et rendre le processus simple et rassurant
Pour toute information ou assistance : Courriel : inscription@cepeo on ca
Téléphone : 613 742-8960, poste 3004 (du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h)
Nous avons très hâte de voir cette nouvelle école ouvrir ses portes et d’accueillir vos enfants dans un lieu où apprendre rime avec plaisir et convivialité Le quartier d’Orléans va vibrer encore plus !
À vos inscriptions, n’attendez pas !
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