étudiant 8 décembre 2022, Volume 5 Numéro 3
La voix des étudiants francophones d’Orléans
Prochaine édition : 5 janvier
Le choix le plus écologique pour votre sapin de Noël
Si vous choisissez de célébrer Noël avec un vrai sapin ou un sapin artificiel, il est important de penser à son impact potentiel sur l’environnement. PHOTO FICHIER
Myriam LeBlanc 10e année École secondaire catholique Garneau Décembre : le mois le plus excitant de l’année! Dès la première tombée de neige, l’esprit du temps des fêtes s’installe. La musique de Noël se fait entendre, les familles se rassemblent, les décorations sortent de leurs boîtes. La magie de Noël s’imprègne en nous. J’ai toujours adoré décorer mon sapin avec ma famille. Dans le salon, nous le plaçons au même endroit à chaque année, on l’enveloppe de guirlandes et le garnit de boules décoratives, tout en chantant des chansons traditionnelles de Noël. Chez nous, le sapin est synthétique. Mais chez bien d’autres, nous retrouvons de véritables arbres. La question repose alors : laquelle des deux options est la meilleure pour l’environnement? Ceux prônant les arbres artificiels sont fiers de réduire la coupe des arbres, tandis que ceux préconisant l’usage de vrais sapins refusent de croire que les arbres fabriqués à base de plastique pourraient être plus écologiques. Une recherche de Ellipsos a confirmé que « les sapins artificiels ont une empreinte carbone trois fois plus lourde face aux changements
climatiques et à l’appauvrissement des ressources naturelles » comparativement aux vrais sapins. Cela dit, les vrais sapins sont un meilleur choix pour la planète! Peu importe votre préférence, certaines précautions peuvent être adoptées pour réduire l’empreinte écologique de votre arbre. Si vous achetez un sapin naturel, il est fortement suggéré de s’assurer qu’il provient d’une ferme locale qui n’utilise pas (ou peu) de pesticides qui pourraient nuire à la nature. Puis, en choisissant votre sapin artificiel, il est préférable d’éviter les arbres faits de PVC, car ce plastique est non seulement mauvais pour l’environnement mais aussi pour notre santé. Il est aussi recommandé d’utiliser votre arbre artificiel pendant un minimum de 20 ans pour minimiser son poids écologique. Même si c’est le temps des fêtes, nous devons nous soucier de notre environnement. On a seulement une planète et un nombre limité de ressources naturelles que nous devons utiliser intelligemment. Noël n’est pas une exception pour arrêter de réduire notre consommation, réutiliser nos articles et recycler tout ce que l’on peut. Joyeux Noël!
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Une mauvaise interprétation des immigrants au Québec Djenyolta Nelson, 12e année Collège catholique Mer Bleue N’ayant jamais porté d’intérêt à la politique, ce ne serait certainement pas aujourd’hui que je développerai une passion pour celle-ci. Toutefois, surprise par moimême, les débats et entrevues qui ont mené aux élections du 3 octobre au Québec ont piqué ma curiosité. Ainsi, durant l’entrevue de monsieur Jean Boulet, un député de l’Assemblée nationale du Québec, celui-ci n’a pas fait bon usage de ses mots et a fini par dire des paroles acerbes. Monsieur Boulet a affirmé que les deux problèmes majeurs au Québec en viennent à l’économie et au fait que 80 % des immigrants ne travaillent pas. Il est vrai que j’aurais voulu une fois de plus garder le silence, mais quand c’est trop, c’est trop!
Bien que M. Boulet se soit excusé auprès du public, il est insensé pour moi, en tant qu’immigrante, de faire comme si rien ne s’était passé. Veut veut pas, il est enfin temps de discuter de la mauvaise perception des immigrants au Québec. J’en parlerai aussi longtemps qu’il faudra, car aujourd’hui, j’accepte finalement le fait que l’indifférence ne fait pas partie de mes gènes. D’abord, ce propos controversé qu’a abordé monsieur le député ne reflète aucunement l’hospitalité du pays. Autrement dit, il fait appel à l’hypocrisie. C’est-à-dire, le Canada n’a pas reçu pour rien le titre du pays le plus accueillant au monde en raison des 400 000 immigrants qu’il accueille chaque année depuis le début du 21e siècle. Mais, il est important de réaliser
qu’accueillir signifie beaucoup pour les immigrants. C’est, en fait, une précieuse opportunité qu’on nous donne; mais quand on donne honnêtement, on ne cherche pas non plus à recevoir quelque chose en retour. Parce que dire que l’économie et que les immigrants qui ne travaillent pas sont des problèmes sous-entend aussi que le Canada n’accueille pas les immigrants de tout bon cœur, mais plutôt pour les utiliser au meilleur fonctionnement de l’économie. Dans tous les cas, même si tous les immigrants travaillaient, l’écart salarial restera toujours problématique. En effet, il y a de cela 30 ans, ceux-ci gagnaient environ 4 % de moins que les Canadiens nés dans le pays, tandis que maintenant les deux partagent un écart de 10 %. Or, M. Boulet aurait aussi dû prendre en considération les femmes musulmanes.
Il est encore plus difficile pour les immigrantes de religion musulmane, en raison de la loi sur la laïcité de l’État, alias la loi 21 au Québec, qui interdit le port des signes religieux tel que le hijab. Ainsi, elles ont l’obligation de choisir entre leurs valeurs et leur carrière. Et avec de l’empathie, on peut voir que ce n’est pas chose aisée pour ces femmes de se détacher de leurs croyances religieuses, surtout celles qui proviennent de pays où la religion domine. En résumé, dire que 80 % des immigrants ne travaillent pas, ça sonne très mal. À une époque où les gens sont encouragés à être de grands travailleurs en raison de l’état de l’économie et du capitalisme, ça fait penser que les immigrants ne font rien de leur journée. Et croire ça, c’est vraiment ce qu’on appelle « être dans le déni ».
Cette année, pourquoi ne pas donner en plus de recevoir ?
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Raphael Drouin, 6e année École le P.A.V.É Le temps des fêtes arrive à grands pas, et pour plusieurs, c’est le déballage des cadeaux. Cette année, je vous propose d’ajouter une nouvelle tradition familiale qui vous réchauffera le cœur; l’art de donner. Donner ? Eh oui, vous avez bien lu ! Le dictionnaire Larousse définit donner comme étant « Céder, offrir gratuitement à quelqu’un quelque chose qu’on possédait ou qu’on a soi-même acheté à cet effet, lui en faire cadeau ». Donner est pourtant beaucoup plus que cela. C’est aider ceux qui en ont besoin, c’est s’épanouir en tant qu’humains, c’est aider des causes que nous tenons à cœur et c’est un geste altruiste qui nous rend heureux.
Quelle différence mon aide fait-elle ? Partout dans le monde, des gens ont besoin de notre aide. Par exemple, en Ukraine, plusieurs personnes ont besoin de l’aide immédiate pour plusieurs choses. Nous n’avons pas besoin de regarder si loin que ça, par exemple, au Canada, des sans-abris ont besoin d’assistance. Des familles entières qui n’ont pas assez pour se nourrir. D’ailleurs, ce ne sont pas seulement les humains qui ont besoin d’aide. Les animaux, les plantes et les écosystèmes entiers ont besoin de notre aide. Même le plus petit geste peut faire la plus grande des différences. Donner, pas seulement de l’argent Quand on pense à donner, on pense souvent à faire un don monétaire. C’est cependant loin d’être la seule façon d’agir.
Vous pouvez faire de petits gestes chaque jour pour aider en pelletant la neige du voisin, en faisant un don de denrées à la Banque alimentaire locale ou en donnant des jouets ou des vêtements qui ont légèrement été utilisés à une friperie. Par quoi commencer ? Difficile de se tromper quand on aide. Voici cependant quelques suggestions pour commencer du bon pied : participer à la levée de fonds Wiggle Waggle Walk and Run de la Société protectrice des animaux d’Ottawa, écrire des lettres à des personnes âgées dans des résidences et pour des soldats déployés outre-mer, « adopter » un animal sauvage par le biais de la Fédération canadienne de la faune ou le Fonds mondial pour la faune, cuisiner des biscuits faits maison pour de premiers répondants, ramasser
des déchets, aider quelqu’un à apporter ses épiceries jusqu’à sa voiture, écrire une lettre de remerciements pour votre facteur ou factrice, marcher le chien du voisin, faire une couverture avec des nœuds et la donner à, par exemple la Mission d’Ottawa, laisser une carte-cadeau de 5 dollars sur le parebrise des voitures des voisins, ou encore faire du bénévolat à des endroits où vous rencontrez l’âge minimum requis. La seule limite à ce que vous pouvez faire est votre imagination. Penser plus loin que soi-même Peu importe si vous fêtez Noël, Hanoukka, Kwanzaa, Santa Lucia, la Saint-Nicolas, le Nouvel An, le solstice d’hiver, l’Épiphanie ou simplement le fait qu’il n’y a pas d’école pendant deux semaines, toutes les raisons sont bonnes pour donner.
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A2 • 8 décembre 2022 • Volume 5, Numéro 3
DÈS JANVIER
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Une série valorise l’engagement des jeunes Maissa Zemni, 11e année École secondaire publique GisèleLalonde TFO produit une série documentaire intitulée Les Zultras sur les différents jeunes canadiens impliqués au sein de leur communauté. J’ai eu l’occasion de participer à ce beau projet en tant que jeune engagée et dévouée à la cause environnementale, qui me tient réellement à cœur. En effet, l’année dernière, j’ai eu la chance de collaborer avec l’organisme Chantiers Jeunesse afin de réaliser un reportage qui porte sur divers enjeux environnementaux. Plusieurs spécialistes, élèves et écologistes ont pu témoigner dans ce reportage en offrant des solutions aux jeunes qui ont besoin de cet espoir pour croire dans un avenir meilleur.
De plus, le président de l’organisme 1000 tonnes, M. Jimmy Vigneux a pu parler de ses expériences personnelles. Le président du parti vert Tunisie a pu aussi témoigner des injustices environnementales sur la rive sud de la Méditerranée. Une élève ainsi qu’une spécialiste en études marines et biodiversité ont également pu témoigner. Le 23 novembre dernier, j’ai eu l’occasion de présenter ce reportage aux jeunes élèves du club enviro de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde. Cette séance a été filmée par TFO, ce qui a mené à un échange très enrichissant permettant de comprendre la perspective de chaque personne concernant les causes de la pollution océanique. Certains ont même témoigné avoir auparavant souffert d’une anxiété environ-
nementale. L’éco anxiété devient de plus en plus répandue chez les jeunes de notre âge. Celle-ci se décrit comme étant une grande inquiétude liée au futur de notre terre ainsi qu’aux enjeux préoccupants. Le tournage nous a permis, en tant que jeunes, de discuter des problèmes qui nous préoccupent, mais surtout de nous sentir entendus. J’ai pu continuer le tournage le 25 novembre chez moi, et puis, j’ai réalisé à quel point ces émissions permettent aux jeunes de poursuivre leurs implications et leur engagement au sein de leurs communautés, car ils se sentent valorisés. En fait, ce que je souhaite aux jeunes, c’est de poursuivre leurs implications dans les domaines environnementaux qui les passionnent afin de faire une différence et d’avoir un impact positif.
Maissa Zemni
Lever le rideau : À l’oubliette Roméo et Juliette Kamille Maxwell, 11e année École secondaire catholique BéatriceDesloges Une claque en plein visage! C’est la sortie d’un nouveau documentaire Netflix qui m’ouvre les yeux sur les problèmes d’amour au sein de la société actuelle. Sorti le 16 août 2022, L’Envers du Sport : la petite amie imaginaire augmente graduellement sa popularité après avoir fait le top 10 de la plateforme Netflix. Manti Te’o, joueur de la NFL, voit sa relation secrète en ligne tomber en mille morceaux, ce qui fait basculer sa vie ainsi que sa carrière. Celui-ci est l’une des nombreuses victimes du « Catfishing ». Disons que cette œuvre m’a incitée à
réfléchir à ce qui en est de notre passion du romantisme. Notre société serait-elle aussi dégradante pour créer une nouvelle identité au nom de l’amour? Ce n’est pas surprenant que 53 % des Américains avouent avoir modifié leur profil pour paraître plus attirants. Les gens choisissent les photos les plus séduisantes sur un site de rencontre dans le but de trouver une relation amoureuse, une notion totalement ridicule. Ne peuvent-ils pas revenir à la réalité?! Que dire alors de l’authenticité? Je dirais qu’une personne est si désespérée de trouver son âme sœur, l’être parfait qu’elle oublie de regarder avec les yeux du cœur. C’est ce que j’appelle le
désillusionnement de l’amour. En route, chevalier, vers notre imagination idéaliste! En effet, la technologie a introduit plusieurs bouleversements par rapport au raisonnement psychologique de l’amour. Ce qui était jadis considéré comme un sentiment pur n’est devenu qu’une illusion de mensonges et de vulgarité. Bien que certains cherchent une fin heureuse, d’autres n’ont que le désir de satisfaire leur curiosité. Les bonnes intentions ont été remplacées par une chasse égocentrique. Tout idiot ayant des attentes beaucoup trop élevées, lors d’un choix de partenaire, a mené un nouveau mouvement de la fausse représentation de la beauté. Une taille mince, des courbes accentuées,
Un choix pour la réussite. Vous êtes entre de bonnes mains à Boréal!
le visage lisse et parfait, une bonne grandeur, de gros muscles sont des standards quasi impossibles à atteindre, mais que la majorité recherche activement chez son « amoureux parfait ». Les plateformes de sites de rencontre et de médias sociaux influencent négativement le développement du sentiment dit réel de l’amour. Regarde une photo et hop! Celle-ci attire l’œil. Sans connaître la personne, un espoir falsifié est créé: « Elle sera parfaite tout comme dans sa description ». Et le résultat final? La déception, bien sûr! Si elle n’est pas à ton goût, glisse vers la gauche et recommence la chasse! Pan! Une nouvelle cible en moins de deux « swipes ».
Un choix qui change tout.
8 décembre 2022 • Volume 5 Numéro 3 • A3
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
L’évolution du chandail des Sénateurs d’Ottawa Sophie LeVasseur, 11e année Valérie LeVasseur, 8e année École secondaire publique Louis-Riel Les Sénateurs d’Ottawa ont lancé leur troisième chandail de hockey cette année en reprenant des éléments des chandails d’autrefois. Le chandail « Rétro revampé », dévoilé par la Ligne nationale de hockey avec les 31 chandails des autres équipes, incorpore le centurion romain. Ce dernier symbole avait été remis sur les chandails des Sénateurs pour la saison 2020-2021. Sur fond noir, on a repris le chandail des séries de Coupe Stanley de 2006-2007 et le troisième chandail, lancé en 1997. L’uniforme des Sénateurs d’Ottawa a beaucoup changé au fil du temps. Au départ, les Sénateurs d’Ottawa s’appelaient « Le Club de hockey d’Ottawa » en français. Ils jouèrent leur première partie lors de la deuxième édition du Carnaval d’hiver de Montréal en 1884. L’uniforme à cette époque était rouge et noir, avec des rayures. Cet uniforme initial a été celui de l’équipe pendant ses deux premières années d’existence. Par la suite, le chandail a changé de couleur et adopté l’or et le bleu jusqu’à ce que l’équipe modifie le chandail avec rayures horizontales. Les premiers chandails du Club de hockey d’Ottawa ont été marqués d’incohérences mineures dans les couleurs et les rayures. Ceci résultait du fait que les chandails étaient tricotés à la main, sans patrons définis et avec
1901
2006-2007
2022-2023
un élément marquant qui est la présence de col dans les chandails ; le col deviendra constant avec le temps jusqu’au départ des Sénateurs au début des années 1930. L’équipe s’est doté de surnoms afin de créer un engouement chez les amateurs de hockey en s’affiliant à la nouvelle association amateure d’Ottawa nommé Ottawa Athletic Amateur Association (OAAA). L’équipe adopte les couleurs rouge, noir et blanc de l’Association incluant le logo triskélion. Le Club de hockey d’Ottawa sera connu sous le nom des Generals d’Ottawa à partir des années 1890 et s’inspire du dit logo
« triskélion », un symbole représentant trois jambes humaines. Le logo utilisé par les Generals d’Ottawa comportait les trois jambes espacées par des branches. Ce chandail était blanc avec une bordure noire, arborait le logo de l’Association, et se complétait par des culottes blanches et des bas noirs. En 1896, l’équipe adoptait de nouvelles couleurs, soit la route, le blanc et le noir, et l’uniforme était composé de bandes horizontales rayées en format d’enseignes de barbier. Ce style sera utilisé par le club jusqu’à leur départ pour St-Louis au
Missouri en 1934. Toutefois, pendant les saisons 1900 et 1901, le Club de hockey a utilisé un chandail uni avec seulement la lettre « O » sur le devant, identique à la conception des chandails du Club de football d’Ottawa. En 1902, l’équipe changea de nom en reprenant les couleurs du passé, suite à la restructuration de l’équipe. Les couleurs redevaient le rouge, le blanc et le noir, et le surnom de l’équipe devint les Sénateurs d’Ottawa. L’uniforme était de nouveau composé de bandes rayées à l’horizontale en format d’enseignes de barbier.
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