étudiant 5 mars 2020 Volume 3 Numéro 5
La voix des étudiants francophones d’Orléans
Prochaine édition 2 avril
La natation, un sport qui gagne à être connu
COR-19-055
APPRENDS À PENSER
COMME UN PRO
5 mars, 2020 • Volume 3, Numéro 5 A1
Quelques membres des Titans de Gisèle-Lalonde lèvent le trophée après leur victoire contre les Lancers de Sir Wilfrid Laurier dans la compétition garçons sénior niveau 1, lors du championnat de basketball le 26 février. PHOTO : FRED SHERWIN
Frédérique Desjardins, 10e année Collège catholique Mer Bleue La natation est souvent un sport oublié, noyé parmi de nombreux autres, comme le soccer ou le basketball. Pourtant, il requiert beaucoup d’entraînement et demande d’apprendre des techniques de nage assez précises. Cette année, l’équipe de natation du Collège catholique Mer Bleue est constituée d’élèves de la 9e à la 12e année, ayant différents niveaux d’habiletés en natation. Tous savent nager, n’ayez crainte! Ils sont classés selon leur âge et leur appartenance ou non à un club. Ceux qui souhaitent faire de la compétition sont classés dans une catégorie, appelée « Open », où ils pourront compétitionner contre d’autres élèves du même niveau. Pour les élèves qui n’ont jamais fait de compétition et qui ne font pas partie d’un club, ils seront placés soit dans la catégorie Novice, Junior (9e-10e) ou Senior (11e-12e). Les pratiques se déroulent les mercredis à la piscine Ray-Friel. Les élèves s’y rendent après l’école grâce aux professeurs accompagnateurs qui les organisent. L’heure d'entraînement inclut un réchauffement et un ensemble de longueurs permettant d’améliorer la technique et l’endurance de la nageuse ou du nageur en vue des compétitions. La saison de natation pour le secondaire se déroule de septembre à janvier. De septembre à novembre, les élèves du Collège catholique Mer Bleue se pratiquent une fois par semaine. Les compétitions débutent en décembre. La première compétition est pour les novices, donc pour les élèves qui n’ont jamais fait de compétition et qui ne font pas partie d’un club. La deuxième compétition est pour tous les autres élèves : Junior, Senior et Open. Ces derniers compétitionnent pour le grand championnat appelé OFSAA (Ontario Federation of School Athletic Associations). Ce grand championnat a souvent lieu à Toronto ou à Windsor en mars. Le Collège catholique Mer Bleue a été représenté à deux reprises à la OFSAA en natation (en 2018 et 2017). L’an dernier, l’élève participante s’est rendue à Toronto avec l’entraîneure, Mme Drouin, et a terminé 16e en Ontario pour le 100 mètres. Bon succès aux nageuses et nageurs pour les compétitions à venir dans les prochaines semaines!
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Grève: c’est moins drôle quand on a toutes nos dents Estelle Miville-Déchêne, 12e année École catholique Garneau Qu’est-ce qui abrite les cauchemars des parents ainsi que des élèves finissant leur secondaire, mais qui a un rôle étoile dans les rêves des plus jeunes? C’est la redoutable grève. Pour un enfant, une grève, c’est pratiquement une journée d’intempérie! Ils restent chez eux, jouent dehors, ou plus probablement, jouent aux jeux vidéo… il n’y a pas de souci. Pour les parents et les adolescents, c’est généralement une autre histoire. À compter du 30 septembre 2019, le Syndicat canadien de la fonction publique a annoncé qu’on débuterait des moyens de pression affectant la majorité des conseils scolaires en Ontario. Inclusivement, les quatre syndicats d’enseignants en Ontario soient, l'Association des enseignantes et enseignants francoontariens, la Fédération des enseignantes
et des enseignants de l'élémentaire, la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires et l'Association des enseignants catholiques angloontariens collaborent ensemble face au gouvernement de Doug Ford. Ils se plaignent de la taille des classes et du salaire, entre autres. Le syndicat et ses enseignants réclament une augmentation de salaire de 2 % tandis que la nouvelle loi adoptée par le gouvernement Ford limite les augmentations salariales du secteur public à 1 % par an. Aussi, ils s’opposent à l’augmentation de la taille des classes tandis que le gouvernement provincial veut imposer des augmentations de 22,5 à 25 élèves en moyenne au secondaire. Ceci dit, on a récemment observé la grève du zèle dans des écoles ontariennes : en général, le personnel de l’école fait le strict minimum de leur emploi. Des journées de grève complètes au niveau
élémentaire aussi bien que secondaire font maintenant partie des moyens de pression. Dans ces cas, les élèves restent à la maison. De sa part, Stephen Lecce, le ministre de l’Éducation, exprime que la grève des enseignants est simplement irresponsable. Il affirme que ceci pénalise les parents ainsi que les élèves ontariens de façon injuste. Il réitère vouloir simplement moderniser le système d’éducation et accuse le syndicat des enseignants de résistance culturelle. Le gouvernement et le syndicat ne semblent pas prêts à faire de compromis, créant une situation d’impasse depuis un moment. On ne voit toujours pas de semblant d’entente à l'horizon, alors il faudra que les ontariens s’habituent à cette situation inconfortable. Que représente cet inconfort chez les parents et les étudiants plus âgés du secondaire? Du côté des parents, on voit une crise de recherches frénétiques pour un
petit voisin ou l'adolescent de l’amie de la cousine du beau-père qui pourrait faire du gardiennage. Ce n’est pas évident pour les familles dont les deux parents travaillent et tout d’un coup les écoles font la grève. Pour cette raison, la province a offert aux parents une indemnité de 25 $ à 60 $ par jour de grève d’école élémentaire ou de garderie. La situation est allégée, oui, mais compensée? Définitivement pas. Chez les élèves du secondaire, on commence aussi à remarquer de l’inconfort. Surtout, les élèves de 12e année qui vont majoritairement poursuivre des études postsecondaires s’inquiètent. Pour eux, c’est la dernière année d’études avant de finir le secondaire et les jours d’apprentissage perdus peuvent résulter en manque de connaissances importantes. On espère bien que le tout se règlera au plus vite.
A2 • 5 mars, 2020 • Volume 3, Numéro 5
Ça bouge à Des Sentiers avec la brigade intramuros Sophia Robitaille et Élise Wilson, 5e année École élémentaire publique Des Sentiers À l’école élémentaire publique Des Sentiers, nous avons une brigade intramuros et nous en faisons partie. Nos responsabilités consistent à préparer les activités pendant l’heure du dîner et inviter les élèves de la 1re année à la 6e année à participer aux jeux pendant la récréation. Les membres de la brigade se réunissent au gymnase à la première récréation chaque lundi pour choisir les jeux déjà votés au préalable par les élèves de l’école. Trois fois par semaine, la brigade fait un message à l’interphone pour inviter les élèves à venir jouer activement pendant 40 minutes lors de la récréation du dîner. De plus, nous organisons le « Vendredi sans soucis ». Cette activité est un temps où les élèves peuvent se détendre en jouant à des jeux de société, en lisant un livre, en tricotant, en dessinant, en créant des bracelets ou autres. Les élèves qui y participent doivent apporter leur
propre matériel. Nous faisons jouer de la musique douce et nous plaçons des matelas pour que tout le monde s'installe. Nous sommes onze élèves dans la brigade intramuros, donc il y a toujours au moins trois élèves de la brigade qui sont présents pour aider à installer le gymnase, à expliquer les consignes du jeu et à assurer que le tout se déroule bien. Toutefois, même si nous sommes dans la brigade, cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas participer aux activités. Tout le monde de la brigade effectue leur tâche avec enthousiasme, car nous aimons voir tous les élèves avoir du plaisir. Lors des activités, nous accueillons en moyenne 70 élèves et pendant le « Vendredi sans soucis », nous accueillons environ 160 élèves. Nous aimons beaucoup voir le nombre de participants augmenter à chaque fois. Notre défi est d’inviter le plus grand nombre d’élèves au gymnase à participer à ces jeux amusants. Chaque fois, le nombre de participants grandit ! N'oubliez pas, tout le monde est le bienvenu aux activités !
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Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
À la découverte du rôle de l’élève conseiller Yasmine Zemni, élève conseillère scolaire Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario Et si les élèves avaient l’occasion de faire entendre leur voix au niveau du conseil scolaire ? Si on avait l’occasion de réunir des apprenants à travers tout un conseil scolaire pour les consulter par rapport aux enjeux qui leur tiennent à cœur ? Ne serait-ce pas extraordinaire d'accorder une voix consultative aux jeunes dans le processus de prise de décision ? En fait, tout cela existe bel et bien dans notre province ! Les décisions prises à l’échelle du conseil scolaire, peu importe leur nature, sont présentées à des élèves conseillers avant l’adoption. Le rôle de l’élève conseiller est peu connu, mais est certainement crucial à la représentation équitable de la jeunesse autour de la table de concertation. Depuis 1995, suite au rapport For the Love of Learning, les conseillers scolaires ont choisi d’intégrer des jeunes autour de la table. Ces derniers, élus parmi leurs pairs, ont la chance de siéger, tout comme le font les conseillers
scolaires, afin de s’assurer que les décisions prises et les projets entamés au sein des conseils reflètent leur quotidien. Ce rôle existe tant au sein des conseils scolaires anglophones que francophones depuis maintenant plus de deux décennies. L’impact de la création de ce poste est incommensurable. Non seulement les élèves se sententils écoutés et valorisés, mais les jeunes ont désormais l’occasion d’occuper de réelles positions de leadership. Par contre, il est complexe pour deux personnes de représenter plus de 16 000 jeunes, tout comme c’est le cas au Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario. C’est la raison pour laquelle on créa le Sénat des élèves du CEPEO (SECEPEO). En fait, c’est un comité formé de deux élèves par école secondaire qui se réunit mensuellement, qui travaille en sous-comités et qui offre des recommandations aux élèves conseillers, à la surintendance et à table du conseil scolaire. C’est donc une façon efficace de s’assurer que les élèves conseillers demeurent au courant des enjeux dans chacune des écoles
et de donner une voix à plusieurs élèves provenant d’une panoplie de régions différentes et pouvant apporter une variété de perspectives nouvelles. Afin de devenir sénateur - membre du SECEPEO - on doit se faire élire au sein de son école et c’est un processus qui pourra, éventuellement, mener à devenir élève conseiller si élu à la présidence ou à la vice-présidence du Sénat des élèves. Les rôles d’élève conseiller et de sénateur sont donc intimement liés ! Outre l’occasion de représenter ses pairs, ces rôles sont une opportunité d’apprentissage et de développement professionnel ! La plupart des élèves conseillers continuent leur engagement politique et communautaire au-delà de leur parcours à l’école secondaire. En conclusion, il est crucial de faire connaître le rôle de l’élève conseiller et d’encourager des jeunes à l’occuper ! C’est une manière d’avoir un impact concret sur l’environnement scolaire et communautaire qui nous entoure !
Notre système d’éducation : pour un avenir meilleur plus socialement aptes à la vie. Les élèves peuvent avoir de la difficulté à rester motivés dans les matières obligatoires. Ils terminent leur travail pour des raisons externes, comme l'approbation des parents ou pour maintenir leur note à un niveau élevé et non pour des raisons de satisfaction personnelle. Une étude menée auprès d'élèves de 5e année et d'élèves de 11e année a montré que l'engagement scolaire passe de 74 % à 32 %. Il vaut donc mieux privilégier la motivation intrinsèque qui amène l’élève à produire simplement pour se sentir bien ou pour accomplir un défi personnel. Les écoles traditionnelles ne donnent pas beaucoup de choix aux élèves. Les sciences et les mathématiques sont nécessaires dans la plupart des écoles. Or, plusieurs ne sont pas intéressés ni compétents dans ces matières, mais excellent ailleurs. Une école qui leur donne le choix de suivre les cours qui les intéressent pourrait les aider dans leur choix de carrière. La méthode Montessori est appliquée à un jeune âge pour préparer les élèves à l'avenir. Les enfants reçoivent un plan d'éducation individualisé où ils peuvent travailler selon leur propre rythme et selon leurs intérêts. Les
bienfaits d'une éducation Montessori de haute qualité sont l'indépendance, la confiance et la compétence. Puisque les enfants peuvent choisir leur propre travail, ils s'engagent plus facilement et approfondissent leurs propres connaissances, ainsi développant une confiance et des compétences qui leur permettent d’entreprendre avec succès les activités de la vie quotidienne. Ces écoles surpassent régulièrement les normes dans la plupart des tests et préparent mieux les apprenants à leur avenir. Ceci dit, est ce que toutes les écoles devraient être converties à la méthode Montessori? Les élèves d'aujourd'hui font face à un avenir incertain qui est en évolution rapide et qui demande plusieurs compétences et des connaissances différentes de ce qui était exigé auparavant. Nous en savons aussi beaucoup plus aujourd'hui sur l'apprentissage profond et efficace que lorsque les écoles publiques ont été créées. Si les écoles donnaient plus de liberté aux élèves et leur donnaient plus de choix, le taux de réussite et la motivation pour l'école augmenteraient. Comme on le voit dans les écoles Montessori, les élèves voudraient apprendre davantage et leur satisfaction alimenterait leur volonté d'apprendre.
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5 mars, 2020 • Volume 3, Numéro 5 A3
Gabrielle Paris, 12e année École catholique Béatrice-Desloges L'éducation a été et sera toujours cruciale pour réussir dans la vie. Cependant, si le système éducatif ne suit pas le rythme de la société d'aujourd'hui, il pourrait devenir un fardeau. Le système éducatif n'est pas très différent de celui des années 1950. Les écoles fonctionnent comme le modèle d'une usine industrielle: les élèves sont placés dans les mêmes groupes d'âge et on attend d'eux qu'ils apprennent la matière de la même manière et tous au même rythme dans des blocs de temps fixes. Certaines écoles ont proposé de nouveaux programmes qui incluent plus d'autonomie et de coopération et qui mettent l'accent sur le suivi du développement unique de chaque élève. Une méthode d’éducation qui s'appuie sur la façon dont les enfants apprennent naturellement, c’est la méthode de Montessori. Cette méthode est introduite en 1907 par Maria Montessori. Des scientifiques ont constaté qu’une méthode d’enseignement qui est davantage concentrée sur le développement personnel plutôt que sur des examens faisait que les enfants étaient plus mûrs, plus créatifs et
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Gisèle-Lalonde : l’école du monde à Orléans Marissa Galko, 12e année École publique Gisèle-Lalonde L’école secondaire publique GisèleLalonde est fière d’être une « école du monde ». Ce sentiment est démontré par le biais des nombreuses activités à l’école qui soulignent les gens dans leur communauté, le Programme du diplôme du Baccalauréat International (IB), plusieurs voyages culturels à travers le monde ainsi que l’accueil d’étudiants internationaux. L’une des activités que souligne l’école en février est le Mois de l’histoire des Noirs. Étant une école dont la population étudiante provient d'origines très diversifiées, les élèves et les enseignants font leur part pour célébrer les différentes cultures. Une élève impliquée au sein des activités de ce mois, Wanag Daahir, explique que l’école a fait plusieurs activités incroyables au courant des dernières années pour démarquer ce mois, telles que la poésie, l’art affiché à travers
l’école, les danses et même un dînerpartage : « En tant qu’étudiante noire, je me sens acceptée et soutenue par mon école et je suis certaine que de nombreux autres étudiants se sentent autant appréciés ». De plus, l’école fait autant d’efforts pour souligner différents groupes présents à l’école Gisèle-Lalonde telle la Journée du chandail orange qui souligne les injustices vécues par les gens issus des Premières Nations dans les pensionnats, ainsi que la Semaine nationale de l’immigration francophone et la Journée des FrancoOntariens et des Franco Ontariennes. De plus, l’école se distingue comme une école du monde avec l’existence du Programme du diplôme de l'IB, offert aux élèves de la 7e à la 12e année. Le programme, reconnu mondialement, a comme but de former les élèves pour qu’ils deviennent des citoyens du monde. Les enseignants enrichissent leurs leçons à l’aide du profil de l’apprenant, qui contient dix qualités qui aident à développer
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tous les aspects de l’apprentissage telles que l’ouverture d’esprit et l’audace. L’ensemble du programme vise à offrir une éducation plus enrichissante. Un aspect important pour l’école est d'offrir la chance aux élèves de s’enrichir culturellement ainsi qu’académiquement. C’est pourquoi l’école Gisèle-Lalonde offre la possibilité de participer à des voyages culturels. En 8e année, les élèves ont la chance de faire un voyage échange avec des étudiants français du Collège Saint Exupéry à Marolles-en-Hurepoix. Une élève de 12e année, AudréeAnne Chauret, raconte son expérience du voyage-échange : « En janvier 2016, j’ai accueilli ma correspondante chez moi pour deux semaines. Lors de son séjour, je l’ai initiée à la culture canadienne, incluant les fameuses queues de castor au centre-ville d’Ottawa. En France, nous avons eu la chance de visiter les attractions touristiques de Paris ainsi que celles du Mont-Saint-Michel, un lieu absolument
stupéfiant ! Je n’oublierai jamais cette expérience unique ! » De plus, en 10e année, tous les étudiants sont éligibles pour un voyage au Costa Rica. « Ce fut le meilleur voyage de ma vie. Nous avons fait la cueillette de café, de la tyrolienne dans la jungle et nous avons même aperçu des singes ! Par contre, mon coup de cœur fut la pura vida; j’ai compris le sens véritable des mots famille et communauté. Cette culture montre que la joie de vivre est supérieure à l’argent. Je suis revenue avec des souvenirs inoubliables et un nouveau sens de pura vida », dit Marianne Lessard, une élève qui a pris part au voyage en 2017. L’école continue de célébrer le monde qui nous entoure ainsi que les cultures qui l’habitent. Chaque année, l’école continuera ses activités de célébrations culturelles, les voyages autour du monde et l’accueil d’élèves internationaux.
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