étudiant 4 mars 2021, Volume 3 Numéro 5
La voix des étudiants francophones d’Orléans
Prochaine édition 1er avril
Les effets de la COVID-19 chez les jeunes Eunice Saint-Fleur, 7e année Collège catholique Mer Bleue Ici et par là, on entend des rumeurs sur tous les sujets possibles, spécialement la COVID-19. Les problèmes internationaux ont surgi, tout comme les drapeaux « ça va bien aller »! Chaque fois que j’en vois, cela me donne du courage et me permet de voir le bon côté des choses. La COVID-19 en particulier m’a permis de remarquer plusieurs problèmes à travers le monde. Personnellement, cela m’a aidée à être plus reconnaissante envers Dieu pour tout ce que je possède. Il y a aussi plusieurs astuces pour se sentir moins seul en isolement! Ensemble, on peut s’entraider et même se rencontrer sur Meet ou Zoom à distance! « L’Union fait la force! » La pandémie est très difficile surtout pour les adolescents. Remplie de hauts et de bas. Pas de longue soirée chez ses amis et pas de nouveaux restaurants où manger! Depuis le 13 mars dernier, tout a changé. La plupart d’entre nous avons célébré nos anniversaires confinés chez nous, vu la
pandémie. Il y a plusieurs choses à faire, spécialement en ce temps où l’école à la maison a été prolongée après les vacances de Noël. D’ailleurs, comme on fait l’école à la maison depuis un bout de temps, nous sommes bourrés de devoirs! Ça aide à gérer le temps vide quand on s’ennuie, tout seul. La pandémie pour nous les jeunes, c’est comme une lutte. En attendant qu’elle se termine, on en profite pour aller dehors, faire des FaceTime et avoir plus de temps libre! Alléluia! Cependant, on passe plus de temps en famille, etc. Parfois, on ne voit que le côté négatif de cet événement : « Oh! on est pris à la maison », « Je m’ennuie à mourir ici! », « Je déteste porter un masque! ». Bref, toutes sortes de crises lançant un cri à l’aide pour « que cette pandémie disparaisse en un coup de baguette ». Cela fait penser à une histoire provenant tout droit d’un bien réel cauchemar! Nous avons passé tellement de temps devant un écran à travailler durant les heures de cours. Mais au fond, nous apprenons à nous débrouiller, ce qui est essentiel dans la vie.
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Finissants COVID-19 : terminer le secondaire en ligne Maya Wong-Fortin, 12e année École secondaire Gisèle-Lalonde Avec la pandémie, plusieurs élèves de la maternelle à la douzième année font l’école à travers un écran. Plusieurs changements sont apportés à la salle de classe, mais il y a encore plus de changements pour ceux rendus à la dernière étape du secondaire. Nous nous préparons en ligne pour le postsecondaire tout en essayant de savourer l’année finale comme élève avant l’âge adulte. Le personnel enseignant fait d’énormes efforts pour nous encourager dans notre transition au postsecondaire. Dans mon cas, ils ont créé un Google Classroom pour tous les élèves de la douzième de l’école, où sont affichés des avis de sessions d’information, foires virtuelles, outils de recherche, rappels d’admission, bourses, etc.
On nous rappelle toujours de consulter quelqu’un si nous avons des questions ou besoin d’aide. Les conseillers et souvent les enseignants sont ravis de nous appuyer. De la maison, nous pouvons les contacter avec peu d’efforts en envoyant un courriel ou en restant quelques minutes après le cours. Comme avant la COVID-19, postuler pour des programmes se fait en ligne. Nous devons satisfaire des exigences pour nos cheminements postsecondaires choisis : nos moyennes, les cours prérequis et le diplôme d’études secondaires. En ligne, ce ne sont pas tous les cours qui sont offerts chaque quadrimestre. Il y a alors beaucoup d’échanges de courriels au début de chacun des quadrimestres pour donner priorité aux cours prérequis des douzièmes. Ce processus peut être stressant; je trouve
que c’est encourageant et soulageant de faire certaines parties, comme remplir des formulaires d’admission ou de bourses, avec des amis sur un appel. Pour célébrer la fin du parcours au secondaire, traditionnellement, on a une cérémonie de remise des diplômes, un bal des finissants et des photos de graduation. L’année dernière, plusieurs écoles n’ont pas tenu de tels événements. Cette année, ils pourraient être repoussés ou animés à distance, mais rien n’est trop clair pour les étudiants. Heureusement, nous prendrons encore des photos de graduation en sessions individuelles à l’école. Après s’être tous engagés à différents parcours postsecondaires, il devient moins facile de rester en contact avec les amis du secondaire. C’est souvent le cas, mais pour
des finissants en ligne pendant une pandémie comme nous, cette distance débute un an plus tôt. Par exemple, je n’ai pas été capable de dire au revoir à mes amis finissants l’an passé et je ne sais plus quand je les reverrai. C’est triste de penser que les relations créées pendant ces dernières années pourraient disparaître comme ça. C’est pourquoi il est si important de faire l’effort de rester en contact avec eux à travers les médias sociaux quand nous ne nous voyons pas. En tant que finissante en ligne, je regrette l’effet qu’a la pandémie sur ma vie sociale, mais académiquement, je n’ai trouvé aucun problème de plus qu’en personne. En général, l’année de la transition entre 17 et 18 ans n’est pas facile. Persévérez et l’effort que vous y consacrez ne pourra que vous profiter.
Pandémie mondiale : malédiction ou occasion à saisir Angélica Labelle, 12e année École secondaire publique Louis-Riel La COVID-19. La seule chose qui a su déstabiliser l’inébranlable et perturber l’imperturbable. D’une manière ou d’une autre, nous avons tous été touchés par cette pandémie mondiale. Cela dit, de nouveaux millionnaires ont vu le jour grâce aux démarrages d’entreprises en ligne ou encore en investissant dans la bourse. De nouvelles entreprises ambitieuses ont eu d’excellents démarrages. Certains sont dans la meilleure forme de leur vie en tirant avantage du temps à la maison et d’autres vont obtenir leur diplôme universitaire/secondaire avec mention d’excellence. Mais comment est-ce possible? Dans ce nouveau monde, c’est facile de blâmer le
coronavirus pour nos échecs et notre manque de motivation, car il est impossible de réussir dans une pandémie mondiale... n’est-ce pas? Lorsqu’une baisse de motivation et de désir d’avancer survient, c’est souvent dû au manque de stimulation du cortex préfrontal du cerveau, qui joue un rôle dans la motivation et la prise de décision. Durant cette pandémie, le confinement et le manque de contacts humains ont su affecter cette partie importante du cerveau, responsable de la stimulation de soi. Reste que certaines personnes se lèvent encore au petit matin pour réussir leur journée et ainsi atteindre leurs rêves et objectifs. Pourquoi ? On peut voir la COVID-19 d’une des deux manières suivantes : une malédiction et une bonne raison pour tout abandonner ou
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encore une occasion pour s’améliorer. Ceux qui réussissent bien, même durant ces temps de pandémie, sont ceux qui avaient déjà la bonne mentalité. C’est à nous de choisir. Votre manière de voir les choses maintenant peut avoir un impact sur le reste de votre vie. Je suis une étudiante en 12e année à l’école secondaire publique Louis-Riel et j’ai traversé les mêmes épreuves que mes camarades de classe. Pas de bal de fin d’année, des restrictions à n’en plus finir, et la liste continue. Cependant, j’ai tout de même réussi à signer une lettre d’intention avec l’Université York à Toronto pour intégrer leur équipe de soccer féminine pour la saison 2021-2022, tout en étudiant dans un programme réputé, intitulé Kinesiology and Health Sciences. C’est une belle réussite pour n’importe qui
dans n’importe quelles circonstances, mais d’avoir tout de même réussi à poursuivre mon chemin dans une situation comme maintenant, c’est encore mieux. Mon histoire a commencé dans une petite ville au fond du Québec et maintenant, je suis fière de dire que j’irai dans une des meilleures universités au pays pendant une pandémie mondiale. Je ne suis pas quelqu’un d’extraordinaire, juste une jeune fille avec des rêves et une détermination plus grande que la COVID-19. Nous sommes tous dans le même bateau, mais nous n’allons pas tous couler. Il est temps de faire une différence dans notre propre vie avec nos propres moyens. Faites de cette journée la meilleure depuis le début de la pandémie. On est en finale de la coupe du monde et on perd 1-0. À vous de jouer!
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L’importance d’inclure la culture africaine à l’école Sarah Sow, 12e année École secondaire publique De La Salle Tout d’abord, les Africains font partie de la race humaine. L’inclusion de la culture africaine dans les écoles leur sera donc bénéfique afin qu’ils connaissent leurs origines, valeurs, coutumes, et traditions. Chaque élève qui prendra connaissance de l’histoire et des cultures d’Afrique se rendra compte que c’est un peuple comme les autres avec ses forces et ses faiblesses : loin d’être le continent sauvage, pauvre et sans avenir que ceux qui ont écrit l’Histoire veulent faire croire. Ensuite, il est important pour les élèves africains de connaître leurs origines, savoir qu’ils avaient leurs écritures, leurs livres, leurs plantes pour la médecine, qu’ils façonnaient leurs vêtements par leurs propres moyens avec des outils naturels, leurs architectes, leurs mathématiciens, physiciens, philosophes, etc.
À l’école, les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines se limitent souvent à la traite négrière, à l’esclavage et à la colonisation. Il serait temps d’inclure d’autres sujets, par exemple : les guerriers, les rois, les différentes ethnies, les traditions, la monnaie, et les religions. Le continent africain a produit beaucoup de leaders et de guerriers remarquables qui ont marqué l’histoire. Avant le colonialisme, le continent africain était subdivisé en groupes et chaque groupe avait son guerrier qui était principalement son chef. La plupart des guerriers africains étaient des chefs d’autres groupes connus sous le nom de tribus. Ils avaient également l’habitude de diriger leur peuple tout le temps, y compris en temps de guerre. Voici des exemples de dirigeants et guerriers africains les plus renommés qui ont traversé l’histoire et accompli des exploits remarquables au
cours de leur vie : Ahmed Baba, chef de l’empire Songhaï. Almamy Suluku, un dirigeant très puissant qui fit de son royaume l’un des plus vastes de la Sierra Leone. Behanzin Hossu Bowelle (le requinroi), le roi le plus Cetshwayo puissant parmi les rois d’Afrique. kaMpande Steve Biko, un leader très influent qui a créé la SASO (association des étudiants sud-africains). Cetshwayo kaMpande (roi zoulou), un héros dans une guerre appelée la bataille d’Isandhlwana contre les Britanniques. Lorsque les Britanniques ont envahi le Zoulouland, il les a vaincus et a tué l’héritier du trône français du nom de prince Napoléon.
Duse Mohamed Ali, l’un des hommes influents du panafricanisme et un partisan de l’islam. Il y a tellement à découvrir et à discuter qu’un article de journal ne suffirait pas, même si on devait l’écrire qu’en résumé. Prendre la réalité de ses origines historiques permettrait au jeune africain d’avoir une meilleure perception de luimême et un respect du prochain. Ainsi les élèves d’origine africaine ne se sentiraient plus délaissés, diminués, malchanceux ou rejetés. Cela serait le début d’un changement pour la génération future. Ainsi nous pourrions donner une génération plus humaine et moins raciste. Diversifions les cours en y ajoutant des sujets moins dénigrants, car on ne peut le ressentir et l’imaginer tant qu’on n’est pas à la place de cet élève assis en train d’écouter que son peuple était esclave, sauvage et colonisé.
La pandémie nous invite à rêver aux voyages du passé Lydia Schaff, 11e année École secondaire Béatrice-Desloges Le voyage me manque… Alors, voyageons ensemble à travers un de mes plus beaux souvenirs. Dès que nous avons atterri, j’ai failli mourir. J’étais tellement excitée que je crie que nous sommes enfin à Los Angeles et j’ai failli m’étouffer avec ma gomme à mâcher! Los Angeles a tellement à offrir ; il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez y faire. Un des jours, nous sommes allés voir le célèbre signe de Hollywood. Je ne pouvais pas croire que j’étais vraiment rendue là! Ce que
j’avais vu sur les photos et dans les films, je le voyais dans la vraie vie. C’était incroyable, quelque chose dont je me souviendrai toujours! Après cela, je me suis simplement demandé pourquoi la lettre D du signe était si éloignée du reste du mot. Nous sommes aussi allés à la tournée des studios Warner Bros. et c’était de loin l’une des plus belles expériences que j’ai jamais vécues. J’ai pu voir des costumes faits pour des films comme Batman et bien d’autres. Tous les détails et la précision nécessaire pour confectionner ces costumes; je ne peux qu’imaginer combien de temps il faut
pour créer cet art. J’ai pu aller au plateau de tournage. L’expérience était si magique et si enrichissante d’autant plus qu’en tant qu’enfant, j’avais toujours rêvé de déménager à Los Angeles et d’être dans l’industrie des films. En faisant la tournée, nous avons rencontré la distribution d’une émission qui était très populaire - tellement excitant! Nous avons visité Hollywood Boulevard et Rodeo Drive. Il y a tellement de choses à voir : des gens en costumes, des musées de cire, des restaurants rappelant les années 60 et la Marche de la renommée. Tout cela me
donne l’impression de mener une autre vie. Je me suis toujours demandé si le monde riche reste heureux avec seulement l’argent. Ce voyage était vraiment un rêve devenu réalité pour une fille de 11 ans qui adorait danser, chanter et faire comme si elle était une superstar de Hollywood. J’ai toujours rêvé de vivre le style de vie que l’on trouve à Los Angeles. J’ai vu cet endroit dans des films, tout le monde célèbre y vit et tout était tellement génial pour moi. Je suis si heureuse d’avoir eu l’expérience d’une vie pour voir et faire partie de Los Angeles même si ce n’était que de passage....
COR-20-063
LES HÔPITAUX S’ARRACHENT
NOS DIPLÔMÉS
4 mars 2021 • Volume 3 Numéro 5 • A3
VIRTUELLES À l’élémentaire
DÉCOUVREZ L'ÉCOLE DU QUARTIER!
ECOLECATHOLIQUE.CA/PORTESOUVERTES A4 • 4 mars 2021 • Volume 3, Numéro 5