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L'Orléanais étudiant 31 mars 2022

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étudiant 31 mars 2022, Volume 4 Numéro 6

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition : 28 avril

L’équitation : Certainement un sport

Dans cette édition de L’Orléanais étudiant, Amélia PotvinO’Brien (non photographiée), étudiante écrivaine et passionnée des chevaux, explique pourquoi l’équitation est un sport. PHOTO FICHIER

Amélia Potvin-O’Brien, 8e année École secondaire publique Louis-Riel Depuis longtemps, l’équitation a été définie comme un art, un loisir et un sport qui relie le cheval et son cavalier. Il y a eu beaucoup de débats sur la question de le qualifier comme un sport possiblement parce que des films ont été créés donnant la perception que c’est une activité facile. Quatre éléments ont été identifiés pour qu’une activité soit reconnue comme un sport : l’effort physique requis, la compétition, la réglementation et la pratique fédérée. Un athlète équestre a pu confirmer que ce sport demande beaucoup d’efforts comme la force, l’équilibre, la flexibilité et l’agilité. En plus de l’aspect physique, un cavalier a affirmé que c’était aussi un exercice mental de stratégie, de raisonnement, de mémoire et de confiance. Tous ceux qui ont fait un tour à cheval ont été capables de confirmer la fatigue physique et mentale après l’activité. Plusieurs compétitions ont été développées dans la discipline de l’équitation : le rodéo, les sauts d’obstacles, le polo et le dressage pour en nommer quelques-uns. Depuis 1912,

trois disciplines équestres ont fait partie des Jeux olympiques. Ici, au Canada, il y a des compétitions chaque année au niveau local, provincial et national. Les sports équestres ont mis en place des règlements stricts que ce soit au niveau amateur ou professionnel. Canada Équestre a publié dans ses règlements des détails sur le vêtement du cavalier, les dimensions nécessaires pour le mors du cheval et même pour la hauteur du cheval. La fédération équestre internationale (FEI) est une entité qui a été créée en 1921. Sa mission principale est : « d’aider au développement des sports équestres en promouvant, régulant et administrant les compétitions internationales ». Le FEI a beaucoup travaillé avec les fédérations nationales des pays membres. Pour conclure, l’équitation est un sport qui a été sous-estimé. Ce qui est unique de ce sport est que ça met deux athlètes en relation : le cheval et son cavalier. L’équitation satisfait tous les éléments qui définissent un sport. Pour ceux qui doutent toujours de le qualifier de sport, vous êtes encouragés à l’essayer pour vous-même!

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Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Passer d’une pandémie internationale à une guerre Danica Xatruch, 11e année École secondaire catholique Garneau Alors que la pandémie commence à s’estomper, voilà que la Russie envahit l’Ukraine et déclenche la guerre sur ce territoire européen. Et si cela ne suffisait pas, la menace nucléaire du président russe, Vladimir Poutine, plane dangereusement sur le monde entier, suscitant des craintes sérieuses au sein de la population. On pensait pourtant qu’on aurait droit à une brève accalmie après deux années de crise sanitaire et d’incertitudes pandémiques. Manifestement, Poutine avait d’autres idées en tête… Avec la guerre qui fait rage et la fatigue qui

s’accumule depuis le début de la pandémie, le niveau général d’anxiété augmente de façon significative à l’échelle nationale, voire mondiale. Quoiqu’il soit difficile de comparer le stress ressenti par les millions d’Ukrainiens qui fuient les bombardements russes avec les effets qu’entraîne ce climat anxiogène chez certaines personnes plus près de nous, il demeure vrai que les incidences psychologiques sont et seront notables. En effet, les experts affirment que l’imprévisibilité et le sentiment d’impuissance que génère la guerre en Ukraine mineront la santé mentale de millions de gens aux quatre coins du monde.

D’autre part, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), un mois de guerre en Ukraine a entraîné le déplacement de 4,3 millions d’enfants, soit plus de la moitié de la population enfantine du pays, estimée à 7,5 millions. D’ailleurs, il précise qu’il s’agit d’un des déplacements d’enfants à grande échelle les plus rapides depuis la Seconde Guerre mondiale. En tant qu’adolescente, je ne peux m’empêcher de songer aux jeunes qui sont plongés dans cette tragédie et qui sont contraints au déracinement pour échapper à la violence insensée et aux dangers qui les guettent. Aucun enfant ne devrait connaître la terreur, la perte, la souffrance et les

bouleversements que les jeunes Ukrainiens ont subis au cours des derniers mois. Certains ont été séparés de leurs familles, d’autres ont été abandonnés, et d’autres encore ont été tués ou blessés dans les attentats russes. La guerre a également eu des conséquences dévastatrices et inédites sur les infrastructures civiles et sur l’accès aux services fondamentaux, laissant d’innombrables Ukrainiens sans eau potable et sans abris. Bien que la guerre qui a éclaté en Europe soit loin de toucher le sol canadien, elle s’est néanmoins immiscée dans notre quotidien, nos discussions et nos réflexions. Si bien, qu’on se demande : Comment cette guerre se terminera-t-elle?

Vivre normalement alors que des bombes éclatent ailleurs Justin Hamon, 11e année École secondaire catholique BéatriceDesloges Je n’ai aucune idée comment cela est arrivé, mais je ne suis plus au Canada. Je me suis couché comme tout autre jour et la prochaine chose que je découvre est que je suis dans une maison que je ne reconnais pas. Il y a une odeur très distincte… je sens du soufre et de la poudre à canon. J’ai ouvert les rideaux par curiosité seulement pour me retrouver face au canon d’un char d’assaut russe. À ce point-ci, je me souviens d’une chose très spécifique : la peur d’avoir un canon visé vers soi. J’étais si paniqué que j’ai fermé les rideaux aussi vite que je les avais ouverts. Sans hésitation, je suis allé en dessous des boîtes au sous-sol et j’y suis encore… J’entends quelque chose… Ils sont ici, si vous trouvez cette lettre, dites à ma famille que je me suis échap…. Hélas! La vie est sans conteste impré-

visible… On ne se rend pas compte comment une journée normale dans la vie d’une société peut devenir un cauchemar total le lendemain. C’est précisément ce qui est arrivé en Ukraine il y a à peine quelques semaines. Nous sommes seulement capables de nous imaginer ce qui se produit dans la journée d’une personne en Ukraine en ce moment. Sans vivre dans ce pays lointain, je suis absolument certain, par contre, que beaucoup d’entre eux ne se sentent pas en sécurité chez eux. Ce genre de peur ne devrait peser sur personne dans aucune circonstance. Comme nous sommes chanceux de ne pas avoir à faire face à ces atrocités. J’aimerais pouvoir dire cela de toute personne soumise à cette terreur collective. Je ne souhaite cette réalité à personne… Ce conflit, cette guerre, cette violence m’invitent à vouloir transmettre un message important à tous : prenez le temps de faire

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le moindre geste pour aider votre prochain en lui tenant la porte, en lui offrant un compliment ou même en la réconfortant lorsqu’il est triste. Nous ignorons la réalité de l’autre, plus précisément, ce qu’il porte sur ses épaules et ainsi, un geste aimable peut bel et bien faire toute la différence entre une terrible journée et une journée légèrement plus heureuse.

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Ce texte de Justin Hamon, élève de 11e année à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges, témoigne de tout le désarroi et l’impuissance de plusieurs Canadiennes et Canadiens regardant la guerre sévir en Ukraine sans pouvoir agir. C’est donc avec le besoin de vouloir faire une différence que Tristan Marcoux et ses collègues du cours de Politique 12e année de l’École secondaire catholique BéatriceDesloges ont mis sur pied une campagne de financement afin de faire un don à la Croix-Rouge, organisme venant en aide aux

Ukrainiennes et aux Ukrainiens touchés par la guerre. Un élève de la classe explique que : « Cette cause nous tient à cœur. Nous voulons faire tout pour aider l’Ukraine et les jeunes de notre âge qui souffrent en ces temps difficiles. » Le groupe a créé un groupe virtuel proposant des activités virtuelles, des pétitions, de l’information provenant d’articles sans biais, ainsi que des vidéos de solidarité enregistrées par des élèves afin de sensibiliser les membres de leur communauté scolaire. Tristan Marcoux et ses camarades de classe implorent toutes et tous de s’informer et de donner selon leurs moyens en soulignant que : « des familles perdent leurs maisons, des enfants perdent leurs amis et des millions de personnes perdent leur sentiment de sécurité pendant que nous vivons confortablement dans un pays du G7. »


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Pourquoi choisir la forêt Larose pour ta prochaine excursion en vélo Makayla Casarez-Noel, 8e année École secondaire publique Louis-Riel Une sortie à la forêt Larose est juste ce dont tu as besoin pour te vider la tête et t’amuser dans la nature. C’est une super belle place à visiter et pour faire du vélo. Je vais vous parler de mon expérience dans cette forêt unique. Le 7 octobre 2021, moi et ma classe du programme VéloTechno avons eu la chance d’aller à la forêt Larose pour faire notre première sortie de vélo de montagne. Nous étions tous super excités pour cette sortie, car nous avons déjà fait des sorties en vélo de route en groupe classe, mais nous n’avions jamais fait du vélo de montagne ensemble. La forêt est située près du village de Bourget, à environ 50 km d’Ottawa. Nous

avons pris un des autobus de l’école puisque le trajet à vélo aurait été un peu trop long. Lors de cette sortie, il y avait plus d’une composante. Nous avons non seulement fait du vélo, mais nous avons aussi fait une activité pédagogique sur l’histoire de la forêt Larose (lire un texte en groupe classe) dans un super beau pavillon en bois. Nous avons aussi eu une petite leçon sur les arbres et la déforestation et la plantation de Larose. Je trouve que cette journée était une journée inoubliable pour le programme VéloTechno. Les pistes étaient super belles, il y avait des bosses et un wallride dans la forêt. Il y avait aussi un grand pavillon où nous avons dîné dans la nature. Mais de telles sorties n’arrivent pas seulement en claquant des doigts, elles prennent pas mal

de préparation de la part des enseignants comme : organiser le transport, trouver un endroit où nous pouvons aller faire du vélo, planifier des activités pédagogiques en lien, etc. Les élèves doivent aussi se préparer. Nous avons fait deux sorties dans le passé avant d’aller à la forêt Larose, une au parc Rockcliffe et une à l’île Pétrie. Donc on avait un peu d’expérience en groupe classe. Non seulement ça, mais notre enseignant d’éducation physique, M. Pontbriand, nous a amenés sur plusieurs tours de vélo à Greens Creek pour pratiquer nos techniques de descente et de montée et pour nous donner une petite idée de ce qui s’en venait. Je pense que je parle pour tous les élèves quand je dis que cette journée à la forêt Larose était inoubliable pour le programme

et je suis contente que j’aie eu la chance d’y aller. Je suggère fortement de visiter la forêt Larose pour découvrir le vélo de montagne.

Cet été, protégeons les tortues marines de l’île Pétrie Maïssa Zemni, 10e année École secondaire publique GisèleLalonde Avec l’arrivée du printemps et la fin des restrictions sanitaires, nous allons reprendre nos promenades et nos activités en plein air, du côté de l’île Pétrie. Il ne faut pas oublier tous les petits animaux qui eux aussi accueillent la belle saison, tout comme nous. Je pense en particulier aux tortues marines qui sont particulièrement vulnérables. Étant une jeune engagée dans la protection de l’environnement, je cherche continuellement des solutions aux différents enjeux qui menacent l’environnement. Cette année, j’ai voulu en apprendre davantage sur les océans et la biodiversité marine. Malheureusement, avec la pan-

démie, c’était ardu de continuer à m’engager et à en apprendre davantage sur divers sujets. Cependant, toujours grâce à la pandémie, j’ai eu l’occasion de participer à une formation qui s’est déroulée en ligne, puisque des gens de pays différents y participaient. En fait, c’était une formation qui portait sur les tortues marines ainsi que sur les divers enjeux liés à la conservation marine en Méditerranée, plus spécifiquement en Afrique du Nord. Plusieurs pays étaient engagés dans ce projet comme la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Libye, l’Égypte, etc. En tant que jeune Canadienne d’origine tunisienne, j’ai voulu participer à cette expérience en ligne malgré le décalage horaire de 6 heures.

Grâce à la formation, j’ai pu en apprendre plus sur des solutions et sur les projets qui ont été accomplis. Un des projets était la création de formations pour les pêcheurs afin de savoir quoi faire s’ils capturent une tortue marine. Chaque année, des centaines de tortues marines meurent, et certaines espèces sont même en voie de disparition. Plusieurs croient que le principal danger est causé par les pailles en plastique. Or, c’est plutôt le braconnage; plusieurs pêcheurs vendent ces tortues par le biais du commerce illégal. C’est donc pour cela que je tiens à sensibiliser les jeunes, mais également les adultes, au sujet des tortues marines et de notre biodiversité marine. C’est dans cette perspective que je compte

publier mon premier reportage environnemental sur les enjeux environnementaux avec l’aide de l’organisme Chantiers Jeunesse. Ce reportage sera disponible d’ici le 31 mars sur les plateformes de cet organisme. J’y invite différents intervenants à présenter leurs actions comme l’association 1000 tonnes,une organisation canadienne qui vise à protéger les écosystèmes marins et aquatiques. En fait, ce sera l’occasion pour moi d’inviter des jeunes à participer à une campagne de nettoyage de la plage et des rives de l’île Pétrie afin d’offrir un meilleur environnement à nos tortues. Nous pourrons ainsi contribuer de manière concrète à la sauvegarde des différentes espèces animales.

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PRÊT À REPENSER

LE MONDE DES AFFAIRES ? collegelacite.ca/administration 31 mars 2022 • Volume 4 Numéro 6 • A3


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Au coeur des valeurs essentielles des adolescents Mary Mikhaeel, 8e année Collège catholique Mer Bleue L’adolescence comporte plusieurs changements physiques et psychologiques importants qui varient d’une personne à l’autre. C’est une période mouvementée où un individu est à la quête constante de son identité et se compare constamment aux éléments de la société qui l’entoure. Toutefois, il existe des valeurs de base afin de s’épanouir davantage et surtout pour devenir la meilleure version de nousmêmes. Ces valeurs incluent le respect, l’organisation ainsi que l’ouverture d’esprit. Bien que ces valeurs soient fondamentales, il est important de noter qu’il en existe plusieurs autres. Tout d’abord, l’organisation donne l’occasion à une personne d’atteindre son plein potentiel. Cette habileté facilite les responsabilités et les tâches quotidiennes à

l’école aussi bien qu’à la maison. Elle est essentielle à la vie de tous les jours et devrait être une habileté acquise pour faciliter le cheminement jusqu’à l’âge adulte et sur le marché du travail. Lorsque les autres observent ce comportement, ils apprécient cette qualité et veulent être à cette image. S’organiser peut consister à gérer adéquatement son temps et ses devoirs. L’organisation est d’autant plus importante pour obtenir un horaire équilibré entre les diverses activités comme les équipes sportives, un emploi à temps partiel et même les corvées ménagères. Donc, à l’école comme au travail, il est très important d’être organisé afin de performer à son meilleur. Deuxièmement, l’ouverture d’esprit est l’une des valeurs essentielles pour qu’un adolescent puisse s’épanouir pleinement. L’ouverture d’esprit permet d’accepter plus facilement l’opinion et les idées des autres.

Celle-ci fait preuve de bienveillance qui permet d’apprécier les forces et les qualités des autres. En apprenant à se connaître, les élèves peuvent créer de nouvelles relations et faciliter leur parcours personnel. Une personne ouverte accueille son prochain sans préjudice ou d’idée préconçue. De cette façon, il y a beaucoup moins de malentendus. Lors du travail d’équipe, on inclut ses pairs équitablement. Bref, il faut avoir une ouverture d’esprit pour apprécier l’autre pour surtout apprendre à se connaître. Enfin, le respect est une valeur importante à avoir dès l’enfance. En se respectant les gens autour de nous, on obtient ainsi leur respect en retour, car une bonne action en attire une autre. Par ailleurs, le code de vie établi à l’école et dans plusieurs milieux publics assure la liberté de tous.

En effet, le respect est à la base même des enseignements de Jésus. Ceci contribue à une meilleure qualité de vie et rend les gens heureux. Le respect entraîne et favorise la paix dans toutes les sphères de la vie. Surtout ces temps-ci, la société est assoiffée de respect. Les événements actuels demandent et exigent beaucoup d’empathie envers autrui. Les adolescents sont assurément des personnes aptes à adopter positivement et ouvertement ces comportements. En conclusion, nous pouvons toujours nous améliorer davantage en adoptant des valeurs fondamentales de la personne humaine. L’organisation, le respect et l’ouverture d’esprit sont les premières valeurs que l’on doit intégrer dans notre vie. À part les valeurs humaines, quel autre élément nous permet de grandir pour devenir de meilleurs citoyens engagés pour la société de demain?

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