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L'Orléanais étudiant 29 avril 2021

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étudiant 29 avril 2021, Volume 3 Numéro 7

La voix des étudiants francophones d’Orléans

Prochaine édition 27 mai

Notre danse sur le thème de l’anxiété

Le Collège catholique Mer Bleue est situé sur le chemin Renaud à proximité du lotissement Trailsedge. PHOTO FICHIER

Karissa Martin et Clara Lessard, 7e année Collège catholique Mer Bleue Le Collège catholique Mer Bleue offre de belles possibilités pour plaire à tous les goûts. En arts, nous avons eu la chance d’approfondir nos connaissances en danse et en mouvement. Pour notre tâche sommative, il fallait créer une danse avec une équipe de 5-6 personnes. Puisque notre enseignante a trouvé notre danse superbe, elle nous a demandé de nous prendre en vidéo ainsi que de rédiger un texte sur notre expérience et c’est ce que vous lisez présentement. Pour commencer, on va vous présenter le thème que nous avait assigné notre enseignante pour notre danse : l’anxiété, soit les symptômes qu’on ressent et ce qu’on fait pour le gérer. Séparément, les membres de l’équipe ont créé des mouvements qui allaient bien avec la danse qu’on devait faire. Ensuite, nous nous les avons présentés pour qu’après, nous puissions combiner nos mouvements pour faire une chorégraphie qui allait bien avec le thème d’anxiété. Il y a souvent une chanson ou une trame sonore qui accompagne la danse pour que ça soit plus intéressant ou émotif. Bien sûr, nous sommes allés avec une chanson instrumentale

qui allait bien avec la chorégraphie. Notre musique est quand même assez émotive et ça va très bien avec les mouvements de notre danse. Peut-être que vous connaissez déjà cette chanson ou peut-être pas, mais la chanson que nous avons sélectionnée est « Comptine d’un autre été, l’après-midi », qui se trouve dans le film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain et que vous pouvez aussi écouter sur l’application de musique Spotify, si vous êtes curieux d’en entendre la mélodie. Ensuite, nous avons pratiqué à la maison et pendant les récréations pour que notre danse soit magnifique et superbe, sans erreur. Ça prend du temps pour créer un morceau d’art si articulé. Mais avec une semaine pour le faire, on peut dire qu’il y avait beaucoup d’efforts mis pour cette danse. Après cette expérience, notre équipe est plus proche que jamais. Notre relation est passée de camarades de classe, à un groupe d’amies qui vivent des expériences ensemble. Karissa, Clara, Mia, Musa, Élika et Priya sont les élèves du Collège catholique Mer Bleue qui ont participé à cette occasion amusante et créative. C’était une bonne leçon d’apprentissage en danse!

COR-20-063

C’EST LE BON TEMPS POUR DEVENIR

INDISPENSABLE


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

La pandémie : l’occasion pour faire de nouvelles choses Valérie LeVasseur, 7e année Sophie LeVasseur, 10e année École secondaire publique Louis-Riel L’ancien premier ministre britannique Sir Winston Churchill disait que l’on ne doit jamais gaspiller une bonne crise. La pandémie est une triste situation, mais nous devons y faire face et prendre des mesures pour développer des projets et réaliser des rêves. Trop souvent, les individus sont dépendants des autres et des processus de la vie au point ou lorsqu’une crise casse le modèle dans lequel les gens baignent, il y a une crise d’identité et un mal de vivre. Nous avons décidé de continuer à bâtir nos rêves avec le principe que demain sera mieux qu’aujourd’hui. C’est difficile la pandémie, mais lorsque l’on construit nos projets, on va y arriver tôt ou tard, si nos efforts sont continus.

Écrire des textes sur Louis Riel est un projet de deux sœurs dont l’objectif est de mettre en lumière le combat et la volonté d’un individu qui est un héros pour les francophones, les autochtones, dont les Métis et la grande société canadienne. Louis Riel représente l’idéal d’un individu voulant améliorer le sort des communautés au Manitoba suite aux changements dans la société, la démographie manitobaine et le développement économique de l’Ouest canadien. Le Manitoba de 1870 était en grande ébullition suite à la venue d’immigrants européens et de Canadiens en quête d’un meilleur destin. Ceci a eu pour conséquence un bouleversement de la société pour les autochtones au Manitoba et la nécessité de développer de nouvelles règles juridiques et politiques afin d’assurer un avenir aux différents groupes qui composent la

population manitobaine. Comme Louis Riel était francophone, il y avait un attachement profond à la langue française et à sa protection ayant compris les difficultés que vivaient les autres francophones au pays. La notion d’égalité entre les francophones, anglophones et autochtones était à la base de sa pensée politique et sociale, ce qui à l’époque était une nouvelle conception des relations entre différents groupes. Louis Riel a fait face à un changement profond, créant une crise au sein des habitants du Manitoba. Comme Churchill le disait, Louis Riel a profité de l’occasion pour faire avancer les droits des trois communautés présentes au Manitoba en enchaînant la Constitution canadienne. Ceci comprenait la place du français et de l’anglais dans les instances parlementaires, judiciaires et législatives.

Une des leçons que l’on doit retirer est sa force de caractère, une vision d’un futur et le désir que les individus puissent vivre en harmonie dans un nouveau contexte juridique, politique et économique au Manitoba. Voilà pourquoi écrire est d’une grande importance pour nous. L’écriture nous sert d’outil pour gérer la crise actuelle, mais aussi, bâtir un idéal et un futur avec nos rêves respectifs. Il est certain que nous vivons tous des moments de peine et de solitude par suite de l’absence de nos amis et la perte d’activités sportives. Mais nous allons passer au travers, car il existe dans l’humain, une résilience, une force de faire face à l’adversité afin que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. L’avenir est à ceux qui luttent et nous appartenons à ce groupe.

Mon expérience au Canada à l’école secondaire Gisèle-Lalonde Mehdi Benallegue, 11e année École secondaire publique GisèleLalonde Bonjour! Je suis Mehdi Benallegue, élève de la 11e année à l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde. J’ai immigré de l’Algérie au Canada durant l’été 2018. Une fois installé à Ottawa, j’ai été mis en contact à travers le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) avec une élève de 9e année à l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde. Elle m’a dit beaucoup de bien de l’école, et j’ai choisi d’y commencer mon secondaire. Durant mes trois années au Canada, il

n’a pas toujours été facile de m’intégrer. L’école m’a cependant beaucoup assisté dans ce processus. Mes enseignant(e)s étaient très aimables et m’ont aidé avec plein de conseils sur la vie au Canada ou sur comment surmonter les barrières culturelles et sociales auxquelles j’ai dû faire face. J’ai aussi eu l’occasion de participer à de nombreuses nouvelles activités, comme un parcours d’arbre en arbre ou du ski, grâce aux sorties organisées chaque année. Le programme d’assistance aux nouveaux arrivants mis en place à l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde m’a aussi offert du soutien pour mon apprentissage à l’école en

m’aidant à organiser ma charge de travail. J’ai aussi beaucoup apprécié l’environnement linguistique offert par l’école. Tous les cours et communications avec le personnel enseignant sont en français, ce qui m’a aidé à mieux surmonter la barrière de langue à Ottawa. Il y a aussi beaucoup d’autres activités organisées à différents moments de l’année pour socialiser avec d’autres élèves. Par exemple, je me suis fait plusieurs amis avec qui je n’ai jamais eu de cours en commun auparavant. Je suis très heureux de faire partie de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde et des occasions qui m’ont été ouvertes pour

faciliter mon intégration au Canada. Je peux maintenant dire que je suis complètement à l’aise dans mon nouveau chez-moi et je sais que ça n’aurait pas été possible sans tout le personnel de ma nouvelle école, les amis que je m’y suis faits et les efforts mis pour créer un environnement ouvert et inclusif. Je remercie donc toutes les personnes qui ont rendu ceci possible. Merci pour votre travail qui permet d’accueillir des centaines d’élèves chaque année et de leur fournir non seulement une école, mais aussi un lieu où ils peuvent s’épanouir, peu importe leur origine. Allez les Titans !

Poursuivez vos interrogations sur la nature humaine et la foi avec notre B.A. spécialisé avec majeure en foi, éthique et justice. A2 • 29 avril 2021 • Volume 3, Numéro 7

ustpaul.ca


Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Génération Z: sommes-nous trop sensibles? Jamie Chamberlain, 12e année École secondaire catholique Garneau Récemment, sur l’application populaire TikTok, un mystérieux phénomène est sorti de nulle part. Une dispute a éclaté entre la génération Y, aussi connue sous le nom anglophone millenials, et la génération Z, dont je fais partie en tant qu’adolescente de 17 ans. La génération des millenials englobe les gens nés de 1980 à 2000 tandis que la génération Z englobe ceux nés de 2000 à 2010. La différence entre ces deux générations peut sembler très mince, mais il y a un véritable choc culturel entre l’adolescence durant les années 1990 et celle durant les années 2010. Cette chicane m’a fait penser à l’une des critiques les plus communes de la génération Z : les jeunes qui en font partie

sont trop sensibles. Mais est-ce une mauvaise chose? Comme la plupart des jeunes de mon âge, j’utilise quotidiennement les réseaux sociaux. La génération Z est la première génération à avoir grandi avec des bidules électroniques à portée de main presque en tout temps. Il est évident que l’accès constant à la technologie et l’Internet peut être nocif, mais est-ce qu’il a réellement rendu la génération Z plus à fleur de peau? En 2021, le sujet de la santé mentale est beaucoup moins tabou qu’il l’était il y a une décennie. Les jeunes sont plus à l’aise à admettre qu’ils consultent un thérapeute ou qu’ils sont déprimés et anxieux. L’Internet a ses défauts, mais il est aussi devenu un endroit où les jeunes partagent leurs sentiments avec leurs pairs et recherchent

de l’aide. Les adolescents sont ainsi plus conscients que d’autres font face aux mêmes problèmes qu’eux. Mais le combat est loin d’être fini. Les jeunes font souvent face à des personnes qui se moquent de la façon dont ils gèrent leurs émotions. Les adolescentes sont ridiculisées pour être trop émotives tandis que les garçons sont encouragés à ne pas montrer leurs émotions. Il y a beaucoup de stigmatisation autour des garçons qui pleurent ou qui sont affectueux envers leurs pairs, même si ces comportements sont normaux. Laisser les adolescents s’exprimer est important, car renfermer des émotions négatives peut être très néfaste pour la santé mentale. Plusieurs recherches démontrent d’ailleurs que le taux de suicide chez les hommes est souvent plus élevé que chez les

femmes. La génération Z est jugée trop sensible, mais à mon avis, ce n’est pas une mauvaise chose. Comprendre ses propres émotions est important et vital pour s’épanouir. Un jeune ne devrait pas avoir honte d’être triste ou malheureux. De nos jours, au lieu de souffrir seuls, les jeunes peuvent avoir des conversations honnêtes avec leurs pairs sans se sentir jugés. Peu importe si vous considérez la génération Z comme trop sensible ou non, pensez à ceci : en 1990, le taux de morts par suicide au Canada était de 2,08 %. En 2017, il était de 1,65 %. Est-ce que ce chiffre pourrait baisser encore plus si on encourageait les discussions sur la santé mentale au lieu de les juger futiles et exagérées? C’est un pensez-y-bien.

L’impact des réseaux sociaux sur la génération d’aujourd’hui Sarah Sow, 12e année École secondaire publique De La Salle Aujourd’hui, il est difficile de rester concentré avec nos appareils électroniques à côté. Nous en prenons conscience chaque jour, car notre capacité à retenir les choses diminue et nos priorités deviennent de moins en moins importantes. Imaginons-nous passer 3 heures sans toucher nos appareils. Un effet de manque s’installera automatiquement, car nos téléphones, tablettes ou ordinateurs sont devenus une partie de nous. Les impacts de nos appareils nuisent à notre vie scolaire, sociale, personnelle et à notre image. Pourquoi sociale? Je vais vous donner un exemple très simple: il n’y a pas très longtemps, à table pendant le petitdéjeuner, nous lisions ce qui était marqué

sur les boîtes de céréales et parlions avec les personnes assises avec nous. Aujourd’hui, nous préférons regarder une série Netflix. C’est devenu automatique! La vie scolaire est devenue plus difficile; les moyennes baissent. Nous passons tellement de temps sur les réseaux sociaux que parfois il nous arrive d’oublier que nous avons des évaluations et des devoirs à terminer pour le lendemain, ce qui fait que le lendemain, nous avons un effet de surprise… Oh! J’ai oublié que j’avais une évaluation et un devoir à terminer aujourd’hui! Notre vie personnelle est dépendante des réseaux sociaux. Je m’explique. Aujourd’hui, tout ce que nous faisons est partagé, vu et publié à nouveau. Quand nous sommes en vacances, nous ne profitons pas de ce qui nous entoure; ce qui nous

intéresse, c’est de partager ce que nous faisons, mangeons, etc. Dès lors, notre vie personnelle ne nous appartient plus, mais appartient au public. C’est donc eux qui décident de la suite des événements de notre vie, de notre image et aussi de notre humeur, car un mauvais commentaire peut gâcher toute une journée. Nous pouvons nous organiser en limitant notre durée de temps sur les réseaux sociaux. De base, les réseaux sociaux ont pour objectif de pallier le problème de distance dans les relations humaines, tout comme les appels et SMS par téléphone. Il ne s’agit que de garder le contact, de rapprocher les êtres humains. Mais aussi, sous l’angle professionnel, ils permettent de partager son travail, de faire connaître sa compagnie et de proposer ses services.

Je vous propose de changer vos habitudes pour vous aider dans le quotidien en évaluant votre problème. Prenez une pause et éloignez-vous des réseaux sociaux pour vous vider l’esprit et commencer à rompre avec vos mauvaises habitudes. Désactivez votre compte Twitter, Instagram, Facebook, Snapchat et tout autre réseau social que vous pourriez avoir pendant 2 à 3 heures par jour. C’est une excellente façon de vous donner un peu d’espace pour vous libérer de votre situation sans avoir à supprimer vos comptes. Durant cette pause, définissez un calendrier afin de savoir quand et si vous allez restaurer vos comptes. Je vous invite donc tous à trouver des activités saines visant à remplacer l’objet de votre dépendance aux réseaux sociaux

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Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario

Sortir de l’ombre : savoir puiser courage en elles Camille Houle, 11e année École secondaire catholique BéatriceDesloges Une sur trois. C’est le nombre de femmes qui disent avoir été victimes de violence domestique au cours de leur vie. Malheureusement, c’est un problème de grande envergure à l’échelle mondiale depuis beaucoup plus longtemps que notre société ne voudrait l’avouer. Évidemment, la pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. En avril dernier, une femme sur dix indiquait se sentir anxieuse face à la possibilité d’être victime de violences conjugales lors du confinement. En regardant les données sorties récemment; ce sentiment était justifié. En plus d’une hausse de 12 % des interventions policières liées à des conflits conjugaux, Hébergement Femmes Canada a observé une hausse des appels dans 61 des maisons d’hébergement

au sein de l’organisme. Ces statistiques en elles seules sont alarmantes, mais ce qui est tout aussi inquiétant est ce qui suit après les dénonciations des victimes... Pour préciser, je fais référence à la façon dont la société traite les femmes (et les hommes d’ailleurs) qui trouvent le courage de partager leurs histoires. Pourquoi aborder ce sujet? Un nom parmi plusieurs : Élisabeth Rioux. Pour mettre en contexte, cette jeune maman, entrepreneuse, youtubeuse et influenceuse avec plus de 1,7 million d’abonnés sur Instagram semblait filer le parfait bonheur sur les réseaux sociaux. Un nouveau-né adorable, une grande maison moderne, des voyages exotiques, une famille parfaite... En vérité, sous cette façade se cachait une triste réalité. Cet hiver, elle a dévoilé qu’elle avait été victime de violence

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conjugale de la part de son ex-petit ami et le père de sa fille; Bryan McCormick. Élisabeth s’est armée de sa plateforme pour aider d’autres femmes et ouvrir un dialogue sur une problématique dissimulée, mais très présente dans la société. À la suite de son témoignage, certaines personnes ont une fois de plus démontré pourquoi tant de victimes craignent de dénoncer. Plusieurs l’ont blâmée, ne l’ont pas crue et certains ont même nié son témoignage. C’est complètement déplorable! Le fait que des gens qui ne connaissent même pas Élisabeth aient une opinion et se questionnent sur ce qu’elle avance… quel culot! De plus, lors d’un reportage à LCN, où l’on abordait la situation, une chroniqueuse a eu des propos déplacés et a carrément ridiculisé Élisabeth en parlant de son mode de vie, son corps, et même le nom de son

enfant. Bref, des opinions qui n’avaient pas leur place dans un enjeu aussi délicat et important que la violence conjugale. Est-ce vraiment la façon de traiter des personnes qui ont su faire preuve d’immense bravoure? Élisabeth, du haut de ses 23 ans, a su trouver le courage de dire la vérité au monde, même en connaissant les répercussions possibles et probables. Ça, c’est tout à son honneur! Malheureusement, cet incident dépeint la triste réalité du jugement, des remises en question et des critiques auxquelles font face les victimes. Il est grand temps que ça change. Une porte est ouverte depuis longtemps et le changement nous attend de l’autre côté. Il faut seulement que la société trouve la volonté de s’éduquer et de s’ouvrir l’esprit si l’on veut un jour avoir une chance de franchir cette porte ensemble.


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