étudiant 28 mai 2020 Volume 3 Numéro 7
La voix des étudiants francophones d’Orléans
Prochaine édition 15 octobre
Le confinement, ce n’est pas mon affaire
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28 mai, 2020 • Volume 3, Numéro 7 A1
Le gouvernement provincial de l'Ontario a décrété que les écoles publiques seront fermées pour le reste de l'année scolaire 20192020. PHOTO FICHIER
Arianne Meunier, 5e année École élémentaire publique L’Odyssée Bonjour, mon nom est Arianne et je suis en 5e année à l’école élémentaire publique L'Odyssée et le confinement, ce n’est pas mon affaire !!! Je me réveille en pyjama et je me couche dans le même. Je ne peux pas penser à un jour où je me suis brossé les cheveux sans que quelqu'un dans ma famille me le rappelle. J’ai besoin d’une coupe de cheveux, mais puisque les salons de coiffure sont fermés, ma mère s'est offerte de les couper. Mais je vous le dis que ça n'arrivera pas ! J’ai tout vu sur Netflix, Disney et YouTube, alors trouver un film pour toute la famille le vendredi, pas facile ! Je n’aime pas le confinement, mais je suis quand-même chanceuse parce que nous le passons au chalet. Tous les jours, nous allons marcher pour environ une demi-heure et parfois plus longtemps. À quelques reprises, ma soeur et moi avons pêché au bord d’une roche. Nous avons attrapé qu’un seul poisson. On a décidé de le laisser aller puisqu'il était plein d’oeufs. Adieu repas ! Je voudrais bien me baigner au lac, mais cette année, le mois de mai n’est pas le meilleur temps pour la baignade. Il n'y a même pas un mois que la glace est fondue. On deviendrait des cubes de glace en peu de temps. Voir nos amis... Impossible ! Au lieu, je les appelle pour jouer à des jeux vidéo et leur parler. C'est différent, mais ça fait l'affaire ! J'ai aussi hâte de les revoir en personne. Acheter nos provisions nous oblige à changer nos habitudes. On ne peut pas aller au magasin comme avant. Nous commandons beaucoup en ligne. Tout arrive dans de grosses boîtes en carton. Ma soeur est soudainement devenue une ingénieure en construction. Il y a du carton partout. Également, plusieurs de ces provisions arrivent toutes en gros sacs. Nous avons mangé tellement de salades, au moins une fois par jour ! Je vous dis que si j'étais mon cochon dinde, je serais au paradis ! On a aussi reçu beaucoup de farine ! Ma mère a sous-estimé le montant de 20 kilogrammes. C’est un gros sac de farine. L'avantage est qu’on a fait beaucoup de gâteaux au chocolat. Tellement, que je connais la recette presque par coeur. Finalement, le confinement, ça pourrait être pire que ça.
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Louis-Riel immortalisé par Postes Canada Sophie Levasseur, 9e année École publique Louis-Riel L’école secondaire publique LouisRiel est fière que Postes Canada ait tout récemment émis un timbre portant sur la résistance de la rivière Rouge. Le timbre est une reproduction d’une photo qui représente les conseillers du gouvernement provisoire de la nation métisse de 1870 avec au centre, Louis Riel. La date d’émission du 6 novembre 2019 souligne le 150e anniversaire de la résistance de la rivière Rouge menée par les Métis de 1869 à 1870 pour revendiquer leurs droits lors des événements conflictuels qui ont mené à la création de la province du Manitoba. Un Comité national des Métis est créé en tant que gouvernement provisoire au début de décembre 1869 avec à sa tête,
Louis Riel. En 1869, le gouvernement canadien acquiert de la Compagnie de la Baie d’Hudson, un vaste territoire qui s’étend vers l’ouest et le nord, incluant la totalité du Manitoba actuel. La colonie de la rivière Rouge, composée en majorité de Métis, craint de perdre ses droits territoriaux et culturels. Dirigés par Louis Riel, ils décident alors de former un gouvernement provisoire pour négocier avec le gouvernement canadien. La Loi de 1870 sur le Manitoba est alors promulguée, ce qui aboutit à l’entrée de la première province de l’ouest dans la Confédération le 15 juillet 1870. Précédemment, Postes Canada émit le 6 mai 1985 un timbre commémoratif de 32 cents sur Gabriel Dumont à partir d’une œuvre originale de Grundy intitulé La prise de Batoche. Le timbre
portant numéro 1049, a un portrait de Gabriel Dumont en surimpression sur une scène représentant le dernier assaut de la bataille de Batoche. Le timbre marque le centenaire de la Rébellion du Nord-Ouest à Batoche en 1885. Le peuple métis, né de l’union d’Européens principalement francophones avec les peuples autochtones, s’opposa au système de colonisation de l’ouest du Canada. Gabriel Dumont, né au Manitoba en 1837 et membre d’une famille métisse influente, grandit dans les vastes plaines de l’Ouest canadien, chassant le bison. Parlant le français et six langues autochtones, il devient chef militaire des Métis sous la gouverne de Louis Riel. Ne possédant pas de titre légal de propriété sur les terres, les Métis établissent un gouvernement provisoire, mais les
rebelles perdent la bataille de Batoche le 12 mai 1885. Dumont quitte le Manitoba et s’enfuit aux États-Unis où il rejoint le cirque de Buffalo Bill pour revenir à Batoche en 1893, et décède en 1906.
Alexis Rapicault, 8e année Centre d’excellence artistique de l’Ontario École publique De La Salle Depuis le début de la pandémie de COVID-19, on cherche tous un coupable à cette crise, un responsable sur lequel pouvoir poser les charges morales et monétaires. Il y en a qui accusent la Chine, les marchands animaliers de Wuhan, les chauves-souris, les pangolins… On cherche le condamnable sans trop chercher. Pourtant, très peu se sont accusés. L’homme a une grande part de responsabilité à cette pandémie et celles à venir. La déforestation a une grosse conséquence environnementale, le dérèglement climatique. Un de ses multiples
effets négatifs peu connus est le risque aux humains de contracter une maladie peu connue des scientifiques, qui pourrait conduire à une épidémie. Cet effet se voit considérablement dans les tropiques. Il y a de plus en plus d’habitants et on continue à déboiser au niveau mondial. La superficie forestière par habitant a été divisée par deux en 25 ans dans les tropiques. Alors les animaux et nous sommes de plus en plus concentrés dans ce qui reste des forêts, ce qui facilite l’échange de pathogènes. La COVID-19 venait, à la base, de la chauve-souris qui a utilisé comme animal relais le pangolin, encore à l’état sauvage. Une fois capturé, on l'a exposé dans le marché animalier de Wuhan. Il y a trois problèmes à cela. Comme
beaucoup d'animaux là-bas, le pangolin est un animal sauvage qui n’a jamais été apprivoisé pour vivre près de l’homme. Deuxièmement, un nouvel animal non domestiqué et ne sortant pas d’un élevage devrait recevoir plusieurs tests et vaccins pour être sûr qu’il ne transporte pas de virus qui pourraient être conséquents pour l’homme. Puis, les animaux domestiques et animaux sauvages ne devraient pas être exposés les uns à côté des autres pour éviter le risque de contamination. La même chose s'est produite en Malaisie. On a déboisé pour faire des fermes à cochons. Les chauves-souris qui vivaient dans la forêt se retrouvaient sans abri et nourriture. Donc elles se réfugiaient dans les granges ou les arbres fruitiers que les fermiers avaient plantés.
Elles mangeaient les fruits des arbres et laissaient tomber le reste par terre. Les cochons mangeaient les restes contaminés sans tomber malades. C’était les éleveurs et ceux qui mangeaient la viande qui tombaient malades. Le virus Nipah fit une centaine de morts et plus d’un million de cochons abattus. Dans les deux cas présentés, qui est le coupable ? La chauve-souris, les cochons, le pangolin ou l’homme ? En continuant le déboisement massif, comme nous le faisons, le risque d’épidémie ne fait qu'accroître. J’espère que les gens réaliseront toutes les facettes cachées des décisions économiques humaines et changeront leurs habitudes. Car une nouvelle épidémie plus forte nous menace toujours.
APPRENDS À PENSER COR-19-055
A2 • 28 mai, 2020 • Volume 3, Numéro 7
La crise de la COVID-19 : de cause à effet
COMME UN PRO
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Les travailleurs des épiceries: nos héros modernes Jamie Chamberlain, 11e année École catholique Garneau Le héros traditionnel tel que nous le connaissons porte une cape; il brandit son épée fièrement en caracolant sur son cheval fidèle. Afin de sauver sa bien-aimée, il affronte le monstre cruel sans jamais perdre son sang-froid. Il est évident que cette représentation d’un héros est franchement démodée et clichée. En 2020, alors que le monde est chamboulé par la pandémie de COVID-19, un nouveau type de héros est reconnu: les travailleurs de première ligne. Que ce soit les docteurs ou les gens qui livrent de la nourriture style UberEats, ces gens qui semblaient n’être qu’une petite partie de notre quotidien sont maintenant ceux qui empêchent le monde de s’écrouler. Il y a plusieurs différences entre eux et le
héros typique, mais ils ont en commun leur bravoure indéniable. Parmi ces personnes courageuses, nous retrouvons les travailleurs des épiceries. Aller à l’épicerie, une activité autrefois banale, est maintenant la ligne entre la vie et la mort pour certains, soit ceux plus vulnérables en cas de maladie. Toutefois, s’y rendre est souvent inévitable. Après tout, il faut se nourrir durant ce temps de quarantaine. C’est pourquoi beaucoup de personnes se présentent aux épiceries et achètent en masse ce dont ils ont besoin pour éviter plus d’exposition au virus. Cependant, éviter le virus n’est pas facile pour les travailleurs des épiceries. Faisant partie de ce groupe de personnes, j’ai vu ma vie changer devant mes yeux; mon travail à temps partiel se transformait alors que plus de mesures de précaution
ingénieuses furent mises en place. Le port des gants obligé, la quantité de clients limitée, des vitrines en plexiglas installées, entre autres. Il est entendu qu’il est difficile de se protéger complètement, mais ces préventions aident définitivement. Lorsque je suis au travail, je vois mes collègues garder une mine positive. Je vois des jeunes faire preuve d’immense responsabilité et d’une éthique de travail impressionnante. Je vois chaque personne faire preuve d’un courage admirable. Je ne suis qu’une simple adolescente de 16 ans; il est bizarre de me qualifier comme une travailleuse essentielle pendant cette pandémie. Or, mon respect et admiration pour mes collègues et tous ceux travaillant dans des épiceries sont infinis; ces gens sont réellement fantastiques. Durant ce temps de quarantaine, aller
à l’épicerie est maintenant une expérience différente. Il y a plusieurs règles à suivre et plus d’inquiétudes et de doutes. Il est important de garder en tête que cette période de crise représente également une période d’adaptation pour plusieurs, incluant les supermarchés qui tiennent essentiellement à assurer la sécurité et la santé de leurs clients tout comme celles de leurs employés. Gardons notre respect et notre patience à l’épicerie, car ce sont ces employés qui gardent les estomacs des Canadiens remplis. Quand vous coupez votre concombre, pensez au travailleur qui a livré ce concombre, à l’employé qui a placé celui-ci sur les étagères, au caissier qui l’a passé à sa caisse et placé dans un sac afin que vous puissiez l’apporter à la maison et le manger. Maintenant plus que jamais, ces gens gardent notre pays en vie.
Ça va bien aller : passe-temps en confinement santé australien, se garder occupé avec un passe-temps créatif peut réduire le taux d’anxiété et la dépression. De plus, ce dernier peut améliorer l’humeur générale, et les activités en groupe peuvent renforcer les relations interpersonnelles. En effet, les passe-temps les plus recommandés sont, entre autres, l’activité physique, l’art, la musique et le jardinage. Donc, comment se débrouillent les élèves de la communauté pendant l’isolement ? Autres que les travaux requis par l’école, ils se détendent avec de diverses activités. Quant à Justin Bercier, élève de 12e année, tout se fait en famille. « On prend le temps pour jouer en famille. Je joue des jeux de société avec mes frères. On fait aussi du jardinage, des matchs de basketball et on se joue des tours sur l’un et l’autre ! », dit-il. Sur un ton plus
L’université peut commencer avec Boréal.
introspectif, Ramie Sy, élève de 9e année, s’amuse à découvrir de nouveaux talents : « Je m’amuse à apprendre comment tricoter à travers des vidéos sur YouTube et je me détends en dessinant. » Puis, un étudiant de la Cité collégiale, Cédrick Fortin, profite du temps pour s’occuper d’un projet personnel : « Je passe beaucoup de temps à jouer de la musique et le temps qu’on a en ce moment me permet de faire mes propres chansons. Aussi, j’ai récemment acheté une caméra pour explorer mon intérêt de la photographie. » Finalement, garder un plan de ses tâches peut grandement aider au sens d’accomplissement et d’organisation, comme c'est le cas pour Marianne Lessard. L’élève de 12e passe ses journées à cocher les tâches accomplies de sa liste. « Avoir un plan aide énormément à ma
santé mentale. Sur la liste se trouve mon entraînement (courir et divers exercices), pratique de piano, jardinage et la maîtrise de la cuisson d’un pain sourdough ! », ditelle. « En soirée, je vais faire des marches avec mes parents et ensuite je lis avant de me coucher. Je pense que dans ces temps inhabituels, il est important de maintenir des relations avec nos proches, mais aussi prendre du temps pour soi. » Il est indéniable que notre situation courante est différente de tout ce que nous avons vu auparavant. En fin de compte, il est rafraîchissant de voir que les élèves de notre communauté prennent ce temps avec un sourire et de l’inspiration pour l’amélioration personnelle. Dans tous les cas, les élèves se rassurent avec la fameuse phrase : « Ça va bien aller ! »
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28 mai, 2020 • Volume 3, Numéro 7 A3
Marissa Galko, 12e année École publique Gisèle-Lalonde Depuis le début de la pandémie mondiale, les gens ont dû s’adapter à leurs nouvelles vies à la maison. Pour certains, ce fut facile de remplir leurs journées de Netflix et de jeux vidéos. Quant aux autres, ils cherchent des façons plus créatives pour passer leur temps, et puis cette créativité en temps de confinement peut se montrer très bénéfique pour la santé mentale. La pandémie mondiale de la COVID-19 demande que tous restent à leur domicile pour faire leurs études ou travailler en ligne. Hors des heures de travail, les semaines deviennent longues si l’on n’a rien à faire. Il est recommandé que l’on adopte un passe-temps pour améliorer sa santé mentale. Selon le Département de
Conseil des écoles publiques de l'Est de Ontario
Un nouveau programme spécialisé en arts (PSA) à BD Éloïse Badin, 12e année École catholique Béatrice-Desloges Une école est un lieu ayant le pouvoir d’unir une multitude de personnes venant de parcours différents. L'École secondaire catholique Béatrice-Desloges ne fait pas exception à cette règle. Située à Orléans, dans une banlieue qui est tout proche d’Ottawa, construite lors de la fin des années 90, elle rassemble, pendant la semaine scolaire, environ 1400 élèves et elle est devenue la deuxième plus grosse école en Ontario français. Elle se différencie de la norme en offrant à ses élèves des expériences hors de l'ordinaire, axées sur diverses formes d’art.
Depuis 2004, plus de six-centcinquante élèves se sont inscrits au Programme Spécialisé en Arts (PSA) et près de quatre-cents ont été diplômés. Le programme cultive la passion que l’élève a déjà en lui et lui offre un endroit à s’épanouir et à croître. Les élèves apprennent l’excellence tout en assurant le bien-être de soi. Le PSA actuel met en valeur la musique, l’art visuel et le théâtre. Il y a maintenant presque vingt ans que le programme a été créé et, récemment, nous avons consulté la communauté à savoir quels sont ses besoins et quels sont ses désirs. Avec l’aide de nos proches collaborateurs d'Orléans, nous avons maintenant ajouté
une composante de danse et d’autres cours dans tous les domaines artistiques. Un programme renouvelé, quoi! En théâtre, nous allons désormais accorder plus d’importance à la comédie et comment bien jouer devant la caméra. L’ABC de l’humour est un des nouveaux cours qui sera offert aux élèves à l’automne 2020. Pour les élèves en arts visuels, l’art numérique prend de l’ampleur de nos jours. Ainsi, nous avons acheté plus de tablettes et d’ordinateurs Macintosh pour permettre aux élèves d’explorer davantage cette voie. En musique, il prépare les élèves pour le postsecondaire d’une manière qui est hors du commun.
Le programme favorise non seulement l’apprentissage d’instruments ; il crée un univers permettant à l’élève de vivre de manière musicale. Les cours de musique offrent la chance aux jeunes musiciens d’étudier ce qui les intéresse vraiment, au niveau théorique, musicologique et en tant qu’artiste-interprète. En somme, le PSA est beaucoup plus qu’un programme spécialisé en arts. Pendant les moments difficiles du secondaire, la spécialisation offre aux élèves qui choisissent d’y participer un sentiment d’appartenance par excellence ainsi qu’un échappatoire ou un moyen de s’épanouir pleinement, à savoir par le monde merveilleux des arts.
Édith Dumont : la passion de l’éducation toujours vivante
A4 • 28 mai, 2020 • Volume 3, Numéro 7
Jean-Marc Pacelli Initiative de journalisme local – APF – Ontario En avril dernier, Édith Dumont quittait son poste de directrice de l’éducation et secrétaire-trésorière du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) pour se joindre à l’Université de l’Ontario français (UOF) à titre de vicerectrice aux partenariats, aux collectivités et à l’international. Ce changement de cap mettait fin à une carrière de 32 ans auprès du conseil public. Pourtant, c’est une carrière de psychologue qu’elle envisageait initialement : « Plus j’étudiais en psychologie, plus mes intérêts étaient marqués vers la façon qu’on apprend. J’étais intriguée par le fait que certaines personnes apprennent facilement, alors que c’est plus difficile pour d’autres. » Elle opte donc pour un baccalauréat en orthopédagogie, ainsi qu’un brevet d’enseignement, qu’elle obtient en 1988. Elle joint le CEPEO la même année. Au fil des ans, elle y occupera plusieurs fonctions, dont orthopédagogue, conseillère pédagogique, directrice d’écoles, surintendante de l’éducation et directrice de l’éducation, poste qu’elle obtient en 2012. À son arrivée initiale, Mme Dumont avoue avoir bénéficié d’un accueil
marquant : « J’ai été particulièrement touchée par l’accueil des autres profs. Je me souviens d’une enseignante chevronnée qui m’a dit : “J’aimerais que tu travailles avec moi. Tu vas voir, c’est un travail qui a ses exigences. Alors, viens me voir dans ma classe.” Par la suite, j’ai toujours eu une sensibilité pour les jeunes enseignants. Chaque fois qu’on en accueillait, je me faisais un devoir, dans mes fonctions de surintendante et de directrice de l’éducation, d’être présente. » En regardant dans le rétroviseur, plusieurs réalisations font la fierté de cette passionnée, dont l’ouverture de la Maison de la francophonie d’Ottawa, la réputation enviable à l’internationale de l’éducation en Ontario français et l’élargissement du réseau des écoles francophones dans la province. Son départ vers l’UOF l’empêchera toutefois de voir l’aboutissement du Comité consultatif systémique en équité et droits de la personne du CEPEO : « Le conseil est en projet pilote avec cinq conseils scolaires anglophones et un autre conseil francophone. Avec la mondialisation, qu’elle soit virtuelle après la COVID-19 ou en partie face-àface, c’est un endroit où l’on doit évoluer comme organisation. » D’ailleurs, le coronavirus est venu chambarder son dernier tour de piste au
Lors de sa dernière tournée des écoles, Édith Dumont (3e de la gauche) a reçu une « amie de poche » fabriquée par les élèves de l’École élémentaire publique Madeleine-De-Roybon à Kingston. CEPEO : « Quand on a annoncé mon départ, personne ne pouvait s’imaginer qu’on était à quelques semaines d’une pandémie internationale. Avoir eu une boule de cristal, j’aurais peut-être orchestré mon départ différemment, mais ça faisait une année que je préparais l’équipe. La relève est très forte. Les surintendants ont tous le potentiel d’exercer des fonctions exécutives. Le conseil a une table politique extrêmement sage et diversifiée », dit-elle en affirmant être partie avec une quiétude d’esprit.
Quant à ses nouvelles fonctions à l’UOF, Mme Dumont dit concentrer ses efforts sur des partenariats locaux qui rendront l’expérience d’apprentissage des étudiants la plus authentique possible. Pour les liens avec les collectivités et l’international, le temps viendra : « Tout se fait présentement de façon virtuelle. On va suivre le déconfinement et, dès qu’on pourra rencontrer des gens, on le fera. » L’ouverture de l’UOF est prévue en août 2021.
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