Skip to main content

Journée du franco-ontarien 2026

Page 1

51

ans de vert & blanc pour la francophonie

« Depuis plus de 25 ans, nous sommes • Nous acceptons de nouveaux patients • Nous traitons les patients anxieux • Nous acceptons le programme dentaire Canadien

fiers de fournir un service exemplaire à la communauté francophone locale. Le 25 septembre, célébrons jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes et drapeau franco-ontarien! » — Dre CHANTAL PLANT

• Nous aimons traiter les enfants PRENEZ RENDEZ-VOUS DÈS AUJOURD’HUI! (613) 834-5959 ottawafamilydentist.com 2668, rue Innes (situé dans la Blackburn Shoppes Plaza)


100 ANS DE MYSTÈRE ET D’INFLUENCE NOUVELLE EXPOSITION TEMPORAIRE 29 octobre 2026 - Printemps 2028

Et si une organisation secrète ayant marqué l’histoire des Canadiens français était née ici même, à Eastview ? Près d’un siècle après sa fondation, le Muséoparc Vanier vous invite à lever le voile sur cette mystérieuse organisation. Découvrez ses codes, ses rituels, ses secrets et le rôle qu’elle a joué dans la défense des intérêts francophones au Canada.

Et vous, saurez-vous garder le secret ? 300, av. des Pères-Blancs, 2e étage Ottawa, Ontario K1L 7L5 613-842-9871 | museoparc.ca

Mon Beau Drapeau (Nouvelle génération) MON BEAU DRAPEAU (NOUVELLE GÉNÉRATION) Jean-Pierre Perrault/ /Brian BrianSt-Pierre St. Pierre Jean-Pierre Perreault Ils ont fait souche dans ce pays blanc. Ils ont su donner tellement d’enfants, Qui, une fois devenus grands, Ont résisté aux conquérants. Je te chante, mon beau drapeau Des Francos de l’Ontario. Je te lève, brandi bien haut. Pour que vous voyiez bien, Nous sommes Franco-Ontariens. Fidèles à leur passé lointain, Parlant la langue des Anciens. Fiers d’être venus et d’être restés, D’être encore là après tant d’années. (D’être encore là, fiers d’être restés.) Je te chante, mon beau drapeau Des Francos de l’Ontario. Je te lève, brandi bien haut. Pour que vous voyiez bien, Nous sommes Franco-Ontariens.

2 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Levons-le ce beau drapeau. (Levons-le! Levons-le! Levons-le! Ya!) Hissons-le toujours plus haut, (Toujours plus haut, toujours plus haut) Plus haut. (Toujours plus haut, mon beau drapeau!) Je te chante, mon beau drapeau Des Francos de l’Ontario. Je te lève, brandi bien haut. Pour que vous voyiez bien, Nous sommes Franco-Ontariens. Aujourd’hui et demain!


Notre drapeau met en valeur « notre place » Il y a Il51y aans, le drapeau franco-ontarien, 44 ans, le drapeau conçu parfranco-ontarien, le professeur d’histoire conçu par Gaétan Gervais, et Michel Dupuis, un étudiant en scile professeur ences politiques de première année à la même université, est déployé officiellement pour la première fois le 25 septembre 1975, à l’Université Laurentienne de Sudbury. Le drapeau est riche en symboles, le vert et le blanc symbolisant l’été et

lel’hiver vert de etl’Ontario. le blanc symbolisant l’été et La fleur du trille blanc à la droite est la l’hiver de l’Ontario. fleur emblème de la province La fleur du officielle trille blanc à la droide l’Ontario tandis que la fleur de lys àdela te est la fleur emblème officielle est le rappel de l’apartenance au peulagauche province de l’Ontario tandis que la ple Canadien français. fleur de lys à la gauche est le rappel En 1977, l’Association canadiennefrançaise d’éducation de l’Ontario (ACFEO), organisme fondé en 1910 pour

d’histoire Gaétan Gervais, et Michel Dupuis, un étudiant en sciences politiques de première année à la même université, est déployé officiellement pour la première fois le 25 septembre 1975, à l’Université Laurentienne de Sudbury. Le drapeau est riche en symboles,

de l’apartenance au peuple Canadien français. En 1977, l’Association canadiennefrançaise d’éducation de l’Ontario (ACFEO), organisme fondé en 1910 pour défendre le droit à l’éducation en français

défendre le droit à l’éle ducation en français en Ontario, adopte drapeau francoen Ontario, adopte le drapeau francoontarien. ontarien. Le 29 juin 2001, le drapeau francoLe 29 reçoit juin 2001, le drapeau francoontarien le statut de symbole ofontarien reçoit le statut de symbole officiel ficiel de la province par l’Assemblée de la province par l’Assemblée législative législative de l’Ontario et devient ainsi reconnu au même titre que le drapeau de

la province. Il devient donc l’emblème officiel de la

de l’Ontario et devient ainsi reconnu au communauté franco-ontarienne. même que le 2006, drapeau la province. En titre décembre le de maire du Grand Il devient donc l’emblème officiel la Sudbury, John Rodriguez, réalisedeun communauté franco-ontarienne. geste important en faisant hisser le drapeau En décembre 2006, le maire du Grand franco-ontarien devant l’hôtel de ville de Sudbury, John Rodriguez, réalise un geste Sudbury, la ville où le drapeau a été créé. important en faisant hisser le drapeau Il y flotte maintenant en permanence. franco-ontarien devant l’hôtel de ville Le 26 avril 2010, la loi de Sudbury, la ville où le drapeau a été créé. faisant officiellement le 25 sepIl y flotte maintenant en permanence. tembre le Jour des FrancoLe 26 avril 2010, la loi faisant officielleOntariens et des ment le 25 septembre le Jour des FrancoFrancoest adoptée à Ontariens Ontariennes et des Franco-Ontariennes l’unanimité l’Assemblée est adoptée à par l’unanimité par l’Assemblée législative de l’Ontario. législative de l’Ontario. Cette Cettejournée journée déjà célébrée célébrée étaitétaitdéjà comme « la fête du drapeau » de comme « la fête du par dranombreuses institutions scolaires peau » par de nombreuses deinstitutions langue française en Ontario. scolaires de langue Le drapeau franco-ontarien française en Ontario. flotte maintenant en permanence Le drapeau francodevant l’hôtel de ville d’Ottawa. ontarien flotte cemaintenant De plus, drapeau en permanence devant fait partie intégrante des l’hôtel de ville d’Ottawa. Monuments de la francoDe plus,de ce drapeau fait phonie l’Ontario. partie intégrante des 16 Monuments de la francophonie de l’Ontario.

Nous désirons souhaiter un joyeux 44ème anniversaire du Drapeau Franco-Ontarien! Le 25 septembre, le CRCOC salue la résilience et les contributions de la francophone et francophile •communauté Chirurgie des ongles incarnés d’Orléans-Cumberland et des environs.

crcoc.ca

Melissa Cloutier Chatel, DPM

www.orleansfootclinic.com | 3012, boul. St. Joseph, Suite 201

• Prix pour les réalisations à vie • Temple de la renommée • Gagnant du prix Platinum • Services bilingues

Fière de vous servir en français!

19 septembre, 2018 • Volume 3, Nu

Jocelyne Lauzon

Courtier Immobilier Agréé Remax Affiliates Realty Ltd/Ltée, Brokerage

3 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

• Évaluation biomécanique complète • Orthèses plantaires sur mesure • Traitement au laser • Radiographies • Analyse posturale par imagerie 613-830-4357 105-240 boul. Centrum Blvd. • Podopédiatrie (enfants) • Cors, callosités, verrues • Blessures sportives plantaires


L’immigration francophone redessine Orléans André Magny L’Orléanais – IJL

L’arrivée croissante de francophones issus de l’immigration transforme progressivement les organismes communautaires et les écoles d’Orléans. Loin de fragiliser la francophonie locale, cette diversité lui insuffle une vitalité nouvelle, tout en exigeant une adaptation des services. Pour Mélanie Routhier-Boudreau, directrice générale du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), cette évolution est positive. « Je pense que ce sont des occasions pour enrichir la vitalité de notre communauté », affirme-t-elle. Dans un tel contexte, l’organisme cherche à faire évoluer ses programmes afin qu’ils reflètent la population actuelle, que ce soit au niveau des services de garde ou au plan récréatif et culturel. Cette orientation constitue d’ailleurs une priorité de son nouveau plan stratégique 2025-2029. La programmation culturelle s’est également diversifiée. L’initiative Les soleils de,

consacrée notamment au Maghreb, au Congo et à l’Afrique du Sud, a attiré des centaines de participants, parfois à guichets fermés en 2025. « Ce ne sont vraiment pas des événements qui sont créés par le MIFO, ce sont des événements qui sont créés par ces communautés-là », souligne la directrice générale. Si la formule des Soleils risque quelque peu de changer, la directrice assure que la programmation du MIFO avec des artistes comme le rappeur Waahli ou encore la musique sénégalaise de Zale Seck vont dans cette direction. Des organismes d’accompagnement Responsable des communications pour deux programmes, le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario (RSIFEO) et le Point d’accueil francophone (PAF), Lorvenson Larose explique que ces deux organismes, relevant d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), travaillent respectivement avec d’autres fournisseurs de services francophones, mais aussi directement dans le cas du PAF avec ceux qui veulent s’installer à Ottawa et particulière-

Annonce aux 50 ans et plus! Vous voulez briser la routine, bouger et faire de nouvelles rencontres ? Le Club 60 Orléans vous attends ! Venez-vous amuser avec nous dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Au programme tous les mercredis: •

Jeu de cartes;

•

Bingo avec prix à gagner;

•

Événements spéciaux: dîners, soupers thématiques, danses, fêtes, quilles, whist militaire.

Quand : Tous les mercredis de 13 h à 16 h

4 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Où : Au sous-sol de l’église St-Joseph, 2757 boul. Saint-Joseph, Orléans, ON K1C 1G4 $ Coût : Carte de membre 20 $ Venez-nous rencontrer pour un café et jaser avec nos membres ! Infos : Pierre L. Robinson, président par courriel robinlp01@gmail.com Facebook : Vous pouvez visiter notre page sous le nom Club 60 Orléans en cliquant sur le Logo du club afin d’y accéder. Partagez l'invitation avec vos proches ! < La vie est belle >

ment à Orléans. Les chiffres sont éloquents. Selon M. Larose, en 2025, la capitale canadienne a reçu environ 12 000 résidents permanents francophones. De son côté, le PAF, sorte de guichet unique, réunissant divers partenaires, dont les conseils scolaires, La Cité collégiale ou des organismes d’établissement, a pu servir environ 2500 nouveaux arrivants. Lorvenson Larose et son équipe reçoivent quotidiennement du Centre francophone du Grand Toronto une liste d’au moins 40 personnes ayant choisi la région d’Ottawa, dont Orléans. Cependant, tous ne viendront pas au PAF une fois rendus à Ottawa, précise M. Larose. L’objectif est de fournir « un maximum d’informations possibles » pour la réussite d’une véritable intégration, que ce soit à travers des outils imprimés, numérisés, les rendez-vous en ligne ou sur place. Des écoles accueillantes Cette croissance francophone se manifeste aussi dans les écoles à Orléans, notamment

chez celles du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Selon les chiffres obtenus auprès de la surintendante de l’éducation, France Goulard, en 2025-2026, plus de 1000 élèves d’origine camerounaise y étaient inscrits, alors qu’environ 200 enfants étaient d’origine haïtienne. La République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Burundi et le Rwanda sont également bien représentés dans les écoles du CECCE. Loin de voir un obstacle au climat des classes, cette nouvelle diversité modifie la dynamique linguistique des classes… de façon positive. « Les élèves qui proviennent de l’Afrique, surtout, qui ne parlent pas nécessairement l’anglais, ça aide à franciser nos propres enfants », constate avec plaisir Mme Goulard. Le personnel se diversifie lui aussi. Une mission menée au Cameroun lui a permis de mieux comprendre le parcours scolaire des élèves, mais aussi de soutenir le recrutement d’employés francophones qualifiés.

SUITE À LA PAGE A6

JOURNÉE DES FRANCO-ONTARIENS ET DES FRANCO-ONTARIENNES

25 SEPTEMBRE ENSEMBLE, BÂTISSONS DES COMMUNAUTÉS PLUS FORTES

eorc-creo.ca 613-741-6025


Le français d’Orléans face à sa propre croissance Rebecca Kwan L’Orléanais – IJL

Le paysage orléanais s’est beaucoup transformé au cours des dernières années, et le développement immobilier en plein essor n’est pas près de s’arrêter. Ce développement immobilier rapide pourrait avoir un impact sur le poids démographique des francophones dans certains quartiers de la banlieue. C’est du moins ce qu’estime le président de l’ACFO Ottawa, Bobby Bourdeau. « Orléans change et grandit rapidement [...] Lorsqu’un secteur accueille beaucoup de nouveaux résidents en peu de temps, le portrait démographique se transforme forcément », commence le militant francophone. D’après lui, il ne faut toutefois pas voir le développement telle une menace. La question est plutôt « de s’assurer que la francophonie grandisse avec Orléans et qu’elle demeure visible, vivante et rassembleuse dans les nouveaux quartiers ». « On ne peut pas tenir pour acquis que parce qu’Orléans a toujours eu une forte identité francophone, ce sera automatique-

ment le cas dans 10 ou 20 ans », souligne M. Bourdeau. « Une communauté francophone forte, ça s’entretient : par nos écoles, nos organismes, nos institutions, notre culture, mais surtout en créant des occasions de vivre en français au quotidien. » Selon Bobby Bourdeau, « le français doit pouvoir être vu, entendu et utilisé naturellement dans la vie de tous les jours » pour assurer la vitalité de la langue dans le quartier. Le président de l’ACFO Ottawa ajoute que le développement immobilier rapide « ne veut pas nécessairement dire qu’il y a moins de francophones en nombre absolu ». « Il peut même y en avoir davantage », soulève-t-il. « Par contre, si la population générale augmente plus rapidement que la population francophone, le poids relatif des francophones peut diminuer. » Bobby Bourdeau rappelle par ailleurs que la francophonie d’Orléans et d’Ottawa évolue. « Elle est aujourd’hui beaucoup plus diversifiée, notamment grâce à l’immigration francophone. Cette nouvelle francophonie fait pleinement partie de l’avenir du français

dans la région », affirme-t-il. Quoi qu’il en soit, le président de l’ACFO Ottawa assure que « le français est encore très présent à Orléans ». Promouvoir les projets francophones La présidente de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), Nicole Fortier, estime pour sa part que « peu importe que la proportion [de francophones à Orléans] change ou pas, l’important est de promouvoir de gros projets qui alimentent l’identité francophone ». Elle donne en exemple la construction actuelle des nouveaux locaux du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) ou encore le projet de la SFOPHO présentement en cours de planification, le Parc de la francophonie canadienne. « La construction rapide à Orléans doit faire attention à ne pas nuire à Orléans au complet, sans égard à la langue », croitelle. « Ce n’est pas une bonne idée de construire des logis sans stationnement parce qu’Orléans reste encore une banlieue du centre-ville d’Ottawa et les gens ont encore

Nicole Fortier

besoin de voiture pour faire leurs commissions et pour leurs activités sociales », tientelle notamment à souligner. « Ça touche les francophones comme les anglophones. C’est la communauté au complet qui est affectée. »

Députée fédérale – Orléans

Député provincial – Orléans Député provincial à Orléans

(613) 834-1800 Marie-France.Lalonde@parl.gc.ca MFLalondeMP.ca

(613) 834-8679 Sblais.mpp.co@liberal.ola.org stephenblais.ca

Marie-France LALONDE

5 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Le vendredi 25 septembre marque la Journée des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, une occasion de souligner les contributions culturelles, historiques, sociales, économiques et politiques des francophones de la province.


L’immigration francophone redessine Orléans

6 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Suite de la page A4


Trop peu de places en garderie francophone Des responsables de service de garde à Orléans attestent que le manque de places en garderie francophone dans la banlieue a un impact substantiel sur les jeunes familles, qui doivent parfois se tour-ner vers des services en anglais. Et d’après la présidente-directrice générale des services à l’enfance et à la famille à La Coccinelle, Francine Beaudoin, cette solution de rechange n’est pas sans conséquence. « Il a été démontré que le service de garde pour les enfants de zéro à quatre ans est la porte d’entrée pour apprendre à parler en français, à développer son identité francophone et à vivre la culture francophone », explique-t-elle. À son avis, un service de garde francophone « bien structuré » a le potentiel de jouer « un rôle crucial dans l’apprentissage du

français et l’enracinement identitaire des enfants ». « L’identité francophone se construit dès la petite enfance, au contact de la langue, des modèles francophones et de la culture francophone », précise Mme Beaudoin. « Un enfant qui fréquente une garderie francophone dans une école francophone continuera son parcours scolaire du primaire en français dans cette même école et ceci augmente les probabilités qu’il poursuive sa scolarité collégiale en français et qu’il fasse ensuite partie des adultes qui établiront leur famille dans la communauté francophone d’Orléans et de l’Ontario. » « C’est comme ça qu’on peut assurer la pérennité du français à Orléans et en Ontario. » Mme Beaudoin explique que ses garderies doivent malheureusement refuser, chaque année, des places à des enfants de zéro à quatre ans, pour lesquels les admis-

sions en garderie sont beaucoup plus limitées. « Nous avons de longues listes d’attente dans toutes nos garderies pour ces groupes d’âge », rapporte-t-elle. La situation est différente pour les enfants de 4 à 12 ans, souligne néanmoins la directrice. Davantage de locaux sont mis à disposition pour ce groupe d’âge par le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) et le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO). Des places très limitées Rachel Gouin est directrice générale du Centre d’appui et de prévention, le CAP, qui opère des centres éducatifs, dont Le petit chêne, à Orléans. Cette dernière aussi affirme devoir malheureusement refuser des places à des familles francophones, faute d’espace. « Lorsque nous avons ouvert les inscriptions pour le nouveau centre

Francine Beaudoin

Rachel Gouin

éducatif à Orléans, Le petit chêne, nous avons reçu 200 demandes en une semaine... nous n’avions que 49 places à offrir », raconte Mme Gouin. « Nous accueillons 30 nouveaux poupons par année à travers nos sites. Ça ne suffit tout simplement pas. » Tout comme Mme Beaudoin, Rachel Gouin estime que la fréquentation de garderies anglo-

phones a un impact « énorme » sur les enfants provenant de familles francophones. « Quand un jeune enfant fréquente un centre éducatif en anglais, il ou elle risque de perdre le français et les parents risquent de l’inscrire dans une école anglophone pour la suite », soutient-elle. « C’est aussi une perte identitaire et culturelle. »

Montfort : une histoire à célébrer, pour des générations Il y a des histoires qui appartiennent à toute une communauté. Celle de Montfort en fait partie. Elle rappelle d’où vient la fierté franco-ontarienne : de combats menés et gagnés, et de ce qu’une communauté peut accomplir quand elle se tient debout.

Trente ans plus tard, Montfort est toujours debout. Plus qu’un hôpital universitaire, il demeure le symbole de ce qu’une communauté peut accomplir lorsqu’elle refuse de renoncer à ses droits, à sa langue et à son avenir.

7 décembre 2026 25e anniversaire de la victoire en Cour d’appel 1er février 2027 25e anniversaire de l’acceptation du jugement par le gouvernement 24 février 2027 30e anniversaire de l’annonce de fermeture de Montfort 20 mars 2027 30e anniversaire de la chaîne humaine autour de Montfort 22 mars 2027 30e anniversaire du Grand ralliement avec 10 000 personnes

UNE FRANCOPHONIE AUDACIEUSE POUR DES COMMUNAUTÉS EN SANTÉ

7 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Rebecca Kwan L’Orléanais – IJL


11e édition pour le livre franco-ontarien André Magny L’Orléanais – IJL

Le 25 septembre, la campagne J’achète un livre franco-ontarien invitera de nouveau le public à soutenir les écrivains, illustrateurs, éditeurs et libraires de la province. Pour sa 11e édition, l’initiative mise autant sur la découverte que sur un geste d’achat concret. Lancée il y a 11 ans par Mireille Messier, autrice franco-torontoise de livres jeunesse, et le poète franco-ontarien de Sudbury Michel Dallaire, l’initiative est maintenant dirigée par Marie-Josée Martin et Véronique Sylvain, autrices établies à Ottawa, appuyées par Martine Noël, détentrice d’un doctorat en littérature franco-ontarienne. Cette dernière explique que définir le livre franco-ontarien demeure complexe. Contrairement au livre québécois, il ne constitue pas une catégorie

distincte chez les grands détaillants. « Le livre franco-ontarien n’est donc pas comptabilisé », précise-t-elle, ce qui empêche l’organisme d’obtenir des statistiques globales sur les ventes. Et que signifie être un auteur franco-ontarien? La campagne retient une définition ouverte : la personne peut être née en Ontario, y habiter, y travailler ou publier ailleurs. « L’important surtout, c’est que cette personne revendique un lien d’appartenance avec la province », résume Mme Noël.

Un geste militant C’est le cas de l’autrice à succès Andrée Poulin à qui l’on doit près d’une vingtaine de romans jeunesse. L’écrivaine originaire d’Orléans parle avec ferveur de cette initiative. Dans un milieu où la chaîne du livre demeure fragile et où les ou-

vrages franco-ontariens doivent rivaliser avec les productions québécoise, française et anglophone du Canada et des États-Unis, cette journée permet de braquer les projecteurs sur la littérature francophone d’ici. « Choisir d’acheter un livre en français, d’acheter un livre franco-ontarien, c’est comme une sorte de geste concret pour résister à cette assimilation-là », affirme-telle. Andrée Poulin a d’ailleurs consacré un ouvrage à l’identité franco-ontarienne. À la découverte de l’Ontario français, publié aux Éditions L’Interligne, est un abécédaire jeunesse où chacune des 26 lettres présente un événement, un lieu ou une personnalité importante de l’Ontario français. Un livre paru en 2012, toujours disponible, et qui illustre justement l’enjeu de « découvrabilité » auquel font face les œuvres franco-ontariennes.

Une vitrine nécessaire Propriétaire de la librairie Le coin du livre, Nathalie Savard constate une progression d’environ 20 % des ventes de livres franco-ontariens au cours des cinq dernières années à l’occasion de J’achète un livre franco-ontarien. Cette croissance ne doit toutefois rien au hasard. Dans son commerce, des sections leur sont consacrées toute l’année, tandis que des présentoirs bien visibles les mettent en valeur pendant la campagne. Celle qui est surnommée « le pilier, une incontournable » par Andrée Poulin, en raison de son engagement dans le milieu, assure que sa librairie, créée en 1958, a vendu l’an dernier près de 600 exemplaires franco-ontariens durant la semaine de l’événement, notamment à des écoles et par l’entremise de sa boutique en ligne. La lauréate en 2026 du Prix

Saphir - distinction remise par la Fondation franco-ontarienne pour reconnaître l’excellence et l’engagement des femmes franco-ontariennes, rappelle que les auteurs et les maisons d’édition de l’Ontario français ont besoin de cet espace pour rejoindre leurs lecteurs.

Un calendrier pour patienter En attendant diverses activités menant vers le 25 septembre comme le lancement du livre Francis et Fanie d’Élise Goulet Padersen, qui se tiendra le 19 à la Librairie du coin, histoire de guider les lecteurs, J’achète un livre franco-ontarien propose sur son site un calendrier de l’avant littéraire jusqu’au 25 septembre. Chaque jour, une recommandation sur un livre est dévoilée. Attention, les cases ne s’ouvrent qu’à la date prévue. Et au lieu d’un chocolat, c’est une gâterie littéraire qui est offerte.

8 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

FIER DIFFUSEUR DES TALENTS D’ICI

8e KALÉIDOSCOPE MUSICAL

Avec Shauit, McLean, Caroline Savoie et Flora Luna, sous la direction artistique de Mario Lepage (Ponteix)

Mer 18 nov. 2026, 19 h

QUAND LES ORTEILS AURONT DES DENTS

Effet Papillon

DAMIEN ROBITAILLE Mer 9 déc. 2026, 19 h

Dim 29 nov. 2026, 14 h

PROGRAMMATION ET BILLETS :

NIKAMU MAMUITUN – CHANSONS RASSEMBLEUSES

Créations In Vivo

PATENTEUSES

Mer 7 oct. 2026, 20 h

Ven 23 oct. 2026, 19 h 30

CÉLESTE LÉVIS Jeu 4 mars 2027, 19 h

ZALE SECK Jeu 6 mai 2027, 20 h

LA SUPPLÉMENTAIRE

MIFO.CA


Orléans manque de soins de longue durée en français Les besoins en soins de longue durée en français sont criants à Orléans, selon le député provincial de la banlieue, Stephen Blais, qui rapporte que l’offre actuelle est « loin de répondre à la demande ». « À mesure que notre population vieillit, la demande croissante pour les soins de longue durée en français a atteint un point critique », signale-t-il. « Les listes d’attente pour obtenir un lit désigné pour les soins en français, notamment à la Résidence Saint-Louis, restent à un niveau inacceptable », donne-t-il pour exemple. M. Blais avertit que « l’impact humain de cette pénurie est grave ». « Lorsque les aînés francophones, particulièrement ceux et celles qui vivent avec la démence ou l’Alzheimer, sont placés dans des établissements sans personnel

bilingue, ils risquent de se retrouver isolés linguistiquement, ce qui peut aggraver leur déclin cognitif et leur causer du stress », soutient-il. Il ajoute que « lorsque des familles sont obligées d’accepter une place à l’extérieur d’Orléans simplement pour obtenir un lit, les aînés sont éloignés de leur réseau de soutien, ce qui représente un lourd fardeau pour leurs proches ». M. Blais aimerait que la province adopte une stratégie « concrète », qui comprendrait une attribution ciblée de nouveaux lits de soins de longue durée désignés pour les soins en français et une stratégie pour une main-d’œuvre bilingue. De longues listes d’attente L’Hôpital Montfort, qui opère le Carrefour santé Aline-Chrétien, à Orléans, abonde dans le même sens. Le directeur des communications à l’Hôpital Montfort, Martin

www.wasteconnections.com

Sauvé, explique que le Carrefour santé Aline-Chrétien n’offre pas de soins de longue durée sur place, mais Santé Montfort, situé derrière l’Hôpital Montfort, fournit ces services à la population francophone de l’est de l’Ontario. M. Sauvé observe une hausse de la demande de soins de longue durée en français. « Dans le secteur que dessert Montfort, on anticipe une croissance de la population de 65 ans et plus de 80 000 personnes d’ici 10 ans. La Ville d’Ottawa se classe d’ailleurs deuxième parmi les 49 secteurs de recensement de l’Ontario au chapitre de la croissance de population projetée d’ici 2035 », rapporte-t-il. « Plus de 4600 personnes attendent une place en soins de longue durée dans la région de Champlain, dont plus de 300 pour le Centre de soins de longue durée Montfort », poursuit-il. « Parmi les personnes inscrites sur notre liste d’attente,

Santé Montfort. PHOTO : COURTOISIE 90 % sont francophones. » M. Sauvé souligne d’ailleurs que « les francophones de l’est d’Ottawa ont beaucoup perdu avec la fermeture, en 2023, de deux foyers désignés ou identifiés en vertu de la Loi sur les services en français, totalisant 220 places, le Madonna Care Community à Orléans et le Foyer St-Jacques à Embrun ». Il rappelle, tout comme M. Blais, que « la langue est un déterminant de la santé ».

« La recherche démontre que les personnes qui reçoivent des soins dans leur langue obtiennent de meilleurs résultats et courent moins de risque d’événements indésirables », rapporte M. Sauvé. « Pour une personne aînée, souvent en perte d’autonomie cognitive, vivre dans un milieu où sa langue et sa culture sont pleinement respectées n’est pas un luxe : c’est une condition de qualité et de sécurité des soins. »

Fier de faire partie d’une communauté Franco-Ontarienne

9 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Rebecca Kwan L’Orléanais – IJL


10 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Nous sommes là pour aider les travailleurs et employeurs affectés par les droits de douane. Apprenez-en plus à Canada.ca/soutien-droits-de-douane

Les jeunes, présents en français sur le Web André Magny L’Orléanais – IJL L’idée préconçue est que les jeunes ne consomment pas de français dans les réseaux sociaux. Mais certains faits donnent à penser que ce n’est pas toujours le cas. Comment inciter les adolescents à consommer davantage de contenu numérique en français dans un univers dominé par l’anglais? Au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), une partie de la réponse consiste à leur donner les moyens de créer ce contenu. Depuis février 2026, les élèves du secondaire disposent de « l’application des élèves », une plateforme interne où ils publient et consultent du contenu francophone créé par leurs pairs et modéré par des adultes. Les résultats sont imposants. Environ 53 % des élèves du secondaire ont consulté la plateforme, qui a généré 259 714 consultations. À Orléans, l’engouement est également. L’École secondaire catholique Garneau compte 192 publications et plus de 24 000 consultations; le Collège catholique MerBleue, 468 publications et près de 28 400 consultations; enfin, à Béatrice-Desloges, on a compté 391 publications et 38 300 consultations. « Lorsqu’on fournit aux élèves une plateforme qui leur permet de consommer du contenu francophone, on peut voir un engouement et une forte utilisation », constate le surintendant de l’éducation, Nya Njeuga. Pour lui, le succès de l’application tient notamment à son fonctionnement : les adultes modèrent, mais ce sont les jeunes qui créent. Après les radios étudiantes, on en serait donc rendu à des créateurs étudiants de contenu. La FJCF vient en renfort Sans nier que l’anglais occupe une place considérable dans l’univers numérique des jeunes francophones, le français est loin d’avoir disparu de leurs écrans. C’est du moins l’avis de Madeleina Daigneault, vice-présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF). Selon le Baromètre jeunesse 2025, réalisé auprès de quelque 300 jeunes d’expression française de 14 à 25 ans hors Québec, 41 % des répondants utilisent autant le français que l’anglais pour s’informer de

l’actualité. Près du tiers privilégient l’anglais, contre 25 % qui s’informent surtout en français. Pour l’Ontario, certains chiffres laissent songeurs : seulement 16 % des jeunes utilisent principalement le français sur Internet. Cependant, 36 % naviguent autant en français qu’en anNya Njeuga glais, alors que 59 % des jeunes francophones sondés consomment quotidiennement du contenu culturel en français sur les réseaux sociaux. « Les jeunes vivent leur francophonie différemment des générations d’avant », souligne Madeleina Daigneault, qui estime que la situation est parfois dramatisée. Du côté des parents Si l’utilisation des réseaux sociaux en anglais par les jeunes n’est pas nécessairement l’un des premiers sujets en tête de liste pour l’organisme franco-ontarien Parents partenaires en éducation (PPE), c’est toutefois un sujet pour lequel il y a des actions qui sont posées à travers des Webinaires produits par l’organisme ou sa chaîne YouTube. Le président de PPE, Paul Baril mentionne que des conférences ont eu lieu en présence et de manière virtuelle sur la saine utilisation des médias sociaux auxquelles ont manifestement participé des parents orléanais. Le message que passe PPE à ses membres, c’est d’encourager leurs enfants à publier en français, même dans les réseaux anglophones. « Plus nos enfants vont aller voir du contenu francophone, plus l’algorithme va automatiquement leur présenter des documents en français, des influenceurs en français, des publicités en français », note M. Baril. Et, ajoute-t-il, les parents restent des exemples pour les enfants, même des ados. S’ils ne consomment que du contenu anglais, il y a fort à parier que leur progéniture en fera tout autant.


Pertes majeures pour la francophonie (2025-2026)

Bernard Grandmaître Bâtisseur politique et communautaire Né un 24 juin à Eastview (Vanier), il est décédé le 28 octobre à 92 ans. Maire de Vanier à partir de 1974 et député libéral d’Ottawa-Est (Ottawa-Vanier) dès 1984, il est reconnu comme le « père de la Loi 8 sur les Bernard services en français Grandmaître de l’Ontario ». Ministre délégué aux Affaires francophones sous le gouvernement de David Peterson, il a assuré le droit aux services en français par cette loi adoptée en 1986. Elle a contribué à la création du collège La Cité et à la protection de l’Hôpital Montfort. Il a reçu l’Ordre du Canada et deux doctorats honorifiques, a été décoré de l’Ordre de la Pléiade et a été adoubé par la Compagnie des Cent-Associés francophones. En 1999, l’ACFO Ottawa a créé les prix Bernard-Grandmaître. Gérard Lévesque Avocat, une voix pour les droits linguistiques Né dans la Basse-ville d’Ottawa, il est décédé le 13 avril à 79 ans. Il a dirigé l’ACFO provinciale (l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario) et l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario, présidé Gérard Lévesque le Conseil de la vie française en Amérique et a milité au sein de l’Association canadienne d’éducation de langue française. Chroniqueur juridique dans L’Express de Toronto et Le Franco de l’Alberta, il y traitait des droits linguistiques. En Ontario, ses efforts ont mené à la reconnaissance du droit des Franco-Ontariens à gérer leurs écoles et en Alberta, à la reconnaissance de la place du français dans les tribunaux. Me Lévesque a reçu entre autres, l’Ordre des francophones d’Amérique, la médaille du

125e anniversaire de la Confédération et le prix Bastarache-Charron. Il a été décoré de l’Ordre de la Pléiade et adoubé par la Compagnie des Cent-Associés francophones. Jeanne Sabourin Pionnière du théâtre franco-ontarien Née à Ottawa, elle est décédée le 22 juin à 95 ans. Comédienne, elle a cofondé plusieurs troupes, dont L’Atelier, première compagnie professionnelle de théâtre francophone à Ottawa, qu’elle a dirigée Jeanne Sabourin dès 1965. Elle a cofondé et présidé Théâtre Action, organisme provincial voué au développement du théâtre franco-ontarien. Elle a joué entre autres, au Théâtre de l’Île, au Centre national des arts et au Théâtre français de Toronto, contribuant également à la sauvegarde de ce dernier vers 1988. Elle a dirigé pendant quinze ans le Bureau franco-ontarien du Conseil des arts de l’Ontario où elle a créé Contact ontarois avec Jean Malavoy pour favoriser la diffusion des arts de la scène et le réseautage des artistes. Elle est honorée par un prix éponyme remis aux artistes. Pierre Dufault Journaliste et communicateur de grande culture Né dans la Basse-Ville d’Ottawa, il est décédé le 31 octobre à 90 ans. Débutant sa carrière à la radio CKCH de Hull en 1955 notamment comme descripteur des parties de football des Rough Riders d’Ottawa, il s’est Pierre Dufault joint à Radio-Canada Ottawa, (télévision CBOFT) puis au Service des sports à Montréal, devenant une grande voix des matchs télévisés de la Ligue canadienne de football. Il a présenté le bulletin sportif de fin de soirée et a couvert plusieurs Jeux olympiques, Jeux du Commonwealth et de nombreuses élections. Il a coécrit un Lexique du football en français dont les termes se retrouvent dans la banque terminologique du gouvernement canadien et il a cofondé Promédia, une école de radio, télévision et diction. Il a été intronisé au

Temple de la renommée du football canadien à titre de journaliste. Il était le frère de Colette Devlin, animatrice, le frère d’André Dufault, diacre, l’oncle de Luce Dufault, chanteuse et le neveu d’Ernest Dufault, écrivain, connu sous le nom de Will James. Monique Cousineau Langues officielles et essor des médias francophones Née à Sturgeon Falls, elle est décédée le 4 juin à 94 ans. De 1970 à 1982, elle a dirigé le Centre des Jeunes de Sudbury (Carrefour francophone) où elle s’est engagée auprès de la jeunesse. Présidente du Comité-AcMonique tion de Sudbury, Cousineau elle a contribué à l’implantation de Radio-Canada à Sudbury (CBON-FM) et des débuts de programmation française de TV Ontario. Dès 1982, elle s’est consacrée à la promotion des langues officielles et a été nommée représentante du Commissariat aux langues officielles pour l’Ontario. Elle a reçu la Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II. Un fauteuil dédicacé a été inauguré à la Place des Arts du Grand Sudbury. Marie King Pionnière, la « reine du country francophone » Née Marie Farley à Navan dans le rang Ste-Martine, aussi appelé rang des Chartrand, qui correspond aujourd’ hui au chemin Trim à Orléans, elle est décédée le 9 août à l’âge de 91 ans. Pionnière majeure du Marie King country féminin francophone en Ontario et au Québec, elle a amorcé sa carrière en 1957. Son disque Quand le soleil dit bonjour aux montagnes a franchi la barre des 300 000 exemplaires vendus. Elle a enregistré plus d’une vingtaine d’albums et a accumulé trois disques d’or. Auteure-interprète, elle a reçu le Prix hommage au Gala des Prix Trille Or et plusieurs nominations au Gala de l’ADISQ. Elle a été intronisée au Ottawa Valley Country Music Hall of Fame.

Rolande Faucher Spécialiste des langues officielles, militante francophone Née dans la Basse-Ville d’Ottawa, elle est décédée le 15 novembre à 84 ans. Installée à Orléans en 1968, elle a milité pour la francophonie dans les arts, l’éducation et la santé. Son engagement a commencé lorsqu’elle Rolande Faucher s’est jointe, à l’invitation de Gérard Lévesque, au Comité consultatif de langue française du Carleton Board of Education. Présidente du comité, elle a contribué avec Vincent Barsona, à l’obtention d’une école secondaire à Orléans, aujourd’hui l’École secondaire catholique Garneau (1972). Elle a présidé le Conseil de l’éducation et de la formation franco-ontarienne et l’ACFO, où elle a notamment plaidé en 1998 pour une université franco-ontarienne, et a participé en 2013-2014 aux États généraux sur le postsecondaire en Ontario français. Spécialiste des langues officielles, elle a travaillé au Comité des langues officielles et à la Bibliothèque du Parlement. Durant les années de crise de l’Hôpital Montfort, elle a siégé au conseil d’administration, et a aussi œuvré au Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario. Présidente du MIFO en 1986 et l’âme derrière un centre culturel, son rêve d’un édifice pour l’organisme s’était réalisé en 1985 avec l’appui de Gérald Lacombe. Jouant un rôle important dans les débuts du Studio des jeunes d’Orléans, elle en a été présidente en 1980, avant l’intégration du Studio au Centre en 1985. Elle a œuvré au développement de La Nouvelle Scène à Ottawa de 1996 à 2002. Elle a été vice-présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, a siégé au Comité consultatif des affaires francophones et siégé à titre de représentante de la communauté au Comité directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa. Elle a publié la biographie de Jean-Robert Gauthier et a signé le chapitre portant sur l’éducation dans un collectif publié par la SFOPHO. Elle a reçu le prix Séraphin-Marion, le prix Champlain, le prix du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa, l’Ordre du mérite de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario, l’Ordre des francophones d’Amérique et a été faite chevalière de l’Ordre de la Pléiade.

11 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10

Nicole Patry Contribution spéciale Depuis septembre 2025, des francophones bien connus nous ont quittés. L’Orléanais a cru bon de rendre hommage à certains d’entre eux.


12 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Journée du franco-ontarien 2026 by Orléanais - Issuu