FONDS FRANÇAIS POUR L’ENVIRONNEMENT MONDIAL
Rapport annuel 2003
FONDS FRANÇAIS POUR L’ENVIRONNEMENT MONDIAL
Rapport annuel 2003
Sommaire INTRODUCTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5 OBJECTIFS,
PRINCIPES D’INTERVENTION ET INSTITUTIONS
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
• Les principes d’intervention . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 • Rappel des institutions du FFEM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8 • FEM et FFEM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10 BILAN D’ACTIVITÉ 2003 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11 • Projets engagés en 2003 et ventilation par domaine d’intervention . . . . . . . . . . . . .11 • Les projets identifiés en 2003 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14 LES
AUTRES ACTIVITÉS DU
SECRÉTARIAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
• La mise en oeuvre du protocole de Montréal relatif à la couche d’ozone . . . . . . . . .17 • La mise en oeuvre du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19 • Documents de communication du FFEM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21 • Exemples d’actions de capitalisation ou de communication du FFEM en 2003 . . . .22 BILAN
CONSOLIDÉ D’ACTIVITÉ DU
• • • • • • ANNEXES
FFEM (1994-2003) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27
Les données générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27 Les projets biodiversité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .30 Les projets effet de serre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .35 Les projets eaux internationales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .39 Les projets mixtes biodiversité et effet de serre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .42 Le projet polluants organiques persistants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .45 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .47
• Membres du comité de pilotage, du CST et agents du Secrétariat . . . . . . . . . . . . . .48 • Le cycle du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50
Introduction
2003
EST L’ANNÉE DE MISE EN ŒUVRE DES ORIENTATIONS définies dans le cadre de programmation stratégique du FFEM pour le biennum 2003-2004 approuvé par son comité de pilotage de février 2003.
Il traite du ciblage thématique et géographique, de l’amélioration du cycle des projets, de la capitalisation, de la communication, du développement des partenariats et des cofinancements. Des résultats significatifs ont été enregistrés par le FFEM dans de nombreux domaines en 2003. L’amélioration de l’instruction des projets et la mesure de leur impact a été renforcée avec : • une plus grande rigueur sur les demandes de prise en considération de projets au stade d'identification, • l’utilisation systématique du cadre logique avec indicateurs de résultats et d’impacts, • la capitalisation et la communication à intégrer dans l'instruction de projets. Les engagements sur le biennum 2003-2004 ont été rendus cohérents avec les objectifs du cadre de programmation stratégique. Toutefois un accent particulier devra être mis dans le futur sur les projets effet de serre ainsi que sur la région Méditerranée. La situation des décaissements et des engagements a été en nette amélioration par rapport aux années précédentes, avec notamment une augmentation de 76 % par rapport à l’année 2002. Le renforcement de la capitalisation a été significativement engagé s’appuyant sur les rapports de fin de projets et des post évaluations. En 2003, huit rapports de fin de projets ou de post évaluation ont été effectués couvrant les principaux domaines et géographies du FFEM. Un séminaire sur les orientations du FFEM en matière de biodiversité s’est tenu en avril, en présence de quatre-vingt représentants de la recherche, des ONG et du secteur privé. La stratégie de communication et de sensibilisation des tiers a été résolument dynamique avec une participation active du FFEM à des évènements majeurs concernant l’environnement mondial en 2003 : • la semaine nationale du développement durable en juin conduite sous l’égide du MEDD et avec la présidence de la Secrétaire d’état au développement durable ; • le congrès mondial sur les aires protégées de Durban, manifestation décennale organisée par l’UICN en septembre ; une plaquette sur les orientations et projets du FFEM dans le domaine de la biodiversité a été établie ;
• le forum mondial de l’eau de Kyoto en mars : l’exposition "eau et culture" a été inaugurée par le Prince Nahurito et la Princesse Masako, en présence du Ministre délégué à la Coopération et de l’Ambassadeur pour l’environnement ; dans le cadre de la session "une décennie de gestion des eaux internationale" organisée par le FEM, le FFEM a présenté les résultats de l’étude sur la gestion intégrée des bassins versants et des zones côtières qui vise à étendre les problématiques des eaux internationales aux bassins versants et aux zones côtières ; une plaquette sur les orientations et projets du FFEM dans le domaine des eaux internationales a été établie ; • le forum régional maghrébin sur les changements climatiques organisé par le PNUD à Marrakech en mars ; • la 9ème conférence des parties signataires de la convention sur les changements climatiques à Milan en décembre. Un guide des mécanismes de projet prévus par le protocole de Kyoto en trois tomes a été établi conjointement avec la DREE, la MIES et le FFEM. Ce document est préfacé par le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et la ministre de l’écologie et du développement durable ; • au premier Sommet mondial de la société de l’information, à Genève en décembre, les activités du FFEM ont été intégrées dans la plaquette "l’AFD et la société de l'information", diffusée à cette occasion. Le secrétariat du FFEM a poursuivi et renforcé en 2003 ses activités d’appui et de conseil auprès du ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, du ministère des affaires étrangères, du ministère de l’écologie et du développement durable et de la mission interministérielle d’effet de serre s’agissant tout en particulier du Fonds multilatéral pour la protection de la couche d’ozone et du Fonds pour l’environnement mondial. En conclusion, l’année 2003 a permis de replacer le FFEM sur une trajectoire claire de recherche de qualité des actions, de capitalisation des savoirs et des savoir-faire et de communication avec tous ses partenaires. Cette stratégie vise à en faire un instrument efficace au service des engagements de la France en matière d’environnement mondial et de développement durable et responsable.
Marc-Antoine MARTIN Secrétaire général du FFEM
Objectifs, principes d’intervention et institutions
L
a finalité du FFEM est d’inciter les pays en développement et à économie en transition à adopter des projets et des programmes de développement durable et responsable, compatibles avec la préservation de l’équilibre à long terme de notre planète.
L’objectif du FFEM est plus précisément de contribuer au financement, sous forme de subventions, de projets de développement ayant un impact significatif et durable sur l’un ou l’autre des grands domaines de l’environnement mondial : • la biodiversité, • l’effet de serre, • les eaux internationales, • la couche d’ozone 1, et depuis 2002 : • la dégradation des sols incluant la désertification et le déboisement, • les polluants organiques persistants.
Les principes d’intervention Le FFEM intervient : • pour renforcer la prise en compte de l’environnement mondial en appui de projets de développement économique et social, • en appui à des réalisations concrètes dans les pays bénéficiaires, • avec une démarche d’apprentissage et en appui à des projets novateurs ou exemplaires, • à la demande et sous la responsabilité d’un de ses cinq partenaires institutionnels, • en cofinancement minoritaire, • en outil additionnel de l’aide extérieure française, comptabilisé en aide publique au développement. Pour la période 2003-2006, les ressources du FFEM ont été renforcées avec une dotation de 67 millions d’euros. Ainsi, le montant total des trois dotations publiques du FFEM depuis 1994 s’élève à 201 M€. La subvention moyenne du FFEM par projet est en moyenne de 1,1 millions d’euro et représente entre 15 et 35 % du coût total des projets.
1) Les projets relatifs à la protection de la couche d’ozone font l’objet d’une procédure spécifique, présentée ci-après.
7
Rappel des institutions du FFEM ■ LE COMITÉ DE PILOTAGE Le comité de pilotage est l’instance de décision du FFEM. Présidé par le représentant du ministère chargé de l’économie (direction du trésor), il réunit les institutions suivantes (liste des membres en annexe) : • Ministère chargé de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, • Ministère chargé des Affaires Etrangères, • Ministère chargé de l’Environnement, • Ministère chargé de la Recherche, • Agence Française de Développement. Il s’est réuni trois fois en 2003 (avril, juillet et novembre). Lors de ces réunions, le comité se prononce sur : • les fiches d’identification après avis du comité scientifique et technique ; • les rapports d’évaluation, ce qui permet ensuite au secrétariat d’engager les fonds ; • la politique générale du FFEM et les recommandations au secrétariat.
■ LE COMITÉ SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE (CST) Composé de dix membres le CST (liste des membres du CST en annexe) : • émet des recommandations au stade des fiches d'identification ; • est associé au processus d'instruction et fait des observations au stade de l'engagement, le cas échéant ; • anime et effectue des travaux relatifs aux aspects scientifiques et techniques de l'environnement mondial ; • participe, avec le secrétariat, aux initiatives visant à informer et sensibiliser les partenaires français et internationaux sur les enjeux de l'environnement mondial.
■ LE SECRÉTARIAT DU FFEM Le secrétariat du FFEM est une structure légère, rattachée à la direction de la stratégie de l’Agence Française de Développement. En 2003, la composition de ce secrétariat est la suivante (liste des agents en annexe) : • un responsable, secrétaire général ; • un ingénieur "biodiversité" et "désertification" ; • un ingénieur "eaux internationales" et "projets forestiers" ; • un ingénieur "effet de serre" et "couche d'ozone" ; • un cadre de gestion ; • trois assistantes.
8
Deux consultants longue durée assistent le secrétariat pour les activités de l’ozone et pour les actions de la facilité des actions exécutées conjointement (cf. supra). Les activités opérationnelles du secrétariat se répartissent en trois catégories :
• L’instruction et le suivi des projets financés par le FFEM Il s’agit de la mission première et principale du secrétariat. Elle implique un important travail d’examen des projets, d’information et de concertation avec les différents partenaires français (publics, privés et associatifs) ou étrangers (bilatéraux ou multilatéraux). Progressivement, le travail d’instruction des fonctions d’évaluation ex-ante, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation ex-post est de plus en plus approfondi.
• La participation aux travaux sectoriels ou thématiques menés en France sur les thèmes de l’environnement mondial Le secrétariat assure une fonction importante d’information des partenaires de l’aide au développement. En outre, le secrétariat participe activement à un certain nombre d’instances ou d’initiatives (comité stratégique de l’ADEME, réunions périodiques de la Mission interministérielle de l’effet de serre…). Le secrétariat a contribué, sous l'égide du ministère chargé de l'Economie, au document de stratégie sectorielle de la Banque mondiale sur la forêt. Il a également contribué, sous l'égide du ministère chargé des Affaires Etrangères, à l'évaluation rétrospective de la Coopération française dans le secteur forestier et aux travaux préparatoires du Comité interministériel de coopération internationale et de développement (CICID). A cette activité peut être reliée la participation aux travaux interministériels relatifs aux conventions (climat-biodiversité) et plus largement au développement durable.
• Le suivi des mécanismes multilatéraux de financement de l'environnement mondial Cette fonction concerne deux institutions : le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Fonds multilatéral du protocole de Montréal (FMPM). Le suivi du FEM est une mission importante pour le secrétariat du FFEM. Il permet à l’équipe du secrétariat, d’une part, d’être bien informée des stratégies, programmes et projets du FEM et, d’autre part, de faire valoir des points de vue argumentés par sa propre expérience sur dix années d’activités. Le responsable du secrétariat est membre suppléant du représentant de la Direction du trésor au conseil du FEM. Cette mission consiste à : - formuler des avis sur les activités opérationnelles du FEM, le portefeuille du FEM et les documents de stratégie, les instruments, les compétences et son organisation ; - préparer avec la Direction du trésor, le ministère des Affaires étrangères et le ministère chargé de l’Environnement, les réunions du conseil du FEM et examiner les projets et orientations qui lui sont soumis. Le suivi du Fonds multilatéral pour l’application du protocole de Montréal relatif à la protection de la couche d’ozone, s’effectue en association avec la Direction du trésor, le ministère des Affaires étrangères et le ministère chargé de l’Environnement et consiste à participer activement aux réunions de son comité exécutif (trois par an), à suivre ses activités opérationnelles et à participer autant que de besoin aux réunions des parties (cf. ci-dessous).
9
FEM et FFEM Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM, GEF en anglais) est un fonds multilatéral officiellement créé en 1994. Pour la période 2003 – 2006 ses ressources ont été renouvelées à hauteur de 3 MdUSD, la France y contribuant pour 164 M€. Le FEM est un mécanisme financier de mise en œuvre des conventions internationales (biodiversité, changements climatiques, désertification, polluants organiques persistants). Le FFEM est un fonds bilatéral créé en 1994 et abondé par le budget de l’Etat. Il s’ajoute à la contribution de la France au FEM. Sur le plan opérationnel le FFEM ne s’appuie pas sur des agences de mise en œuvre, mais chaque projet financé par le FFEM est présenté sous la responsabilité d’une des cinq institutions représentées à son comité de pilotage (cf. ci-dessous). Le FFEM, comme le FEM, s’appuie sur un comité scientifique et technique, doté d’un rôle consultatif. Les différences, en termes d’activités, entre les deux mécanismes sont les suivantes : • Le FFEM consacre près de 50 % de ses ressources à l’Afrique Subsaharienne ; le FEM en consacre environ 20 % ; • le FFEM donne la priorité aux projets de développement économique et social des pays bénéficiaires incluant des composantes d’environnement mondial ; le FEM peut intervenir sur des projets de protection ou de conservation sans composante de développement économique et social ; • le FFEM finance des projets de développement comprenant des renforcements de capacités ; le FEM peut financer de la recherche et des petits projets ; • la part du FFEM dans le coût total des projets est en moyenne de 15 % et est plafonnée à 50 % ; celle du FEM est de 30 % et n’est pas plafonnée. • sur 117 projets identifiés au 31.12.2003 au niveau du FFEM, 26 associent des ressources du FEM.
10
Bilan d’activité 2003
A – PROJETS ENGAGES EN 2003 ET VENTILATION PAR DOMAINE D’INTERVENTION On trouvera ci-dessous, les listes des projets par domaine d’intervention, suivies des descriptifs de projets représentatifs. En 2003, le comité de pilotage a approuvé 12 projets pour engagement pour un montant de 11,84 M€. BIODIVERSITE En 2003, 4 projets dans le domaine de la biodiversité ont été approuvés pour engagement et représentant 3,16 M€ : 2 pour l’Afrique, 2 pour l’Amérique Latine. Le MAE en a présenté 2 et le MEDD 2.
Date projets engagés
Titre du projet
Pays
Montant (en euro)
Institution
30/04/2003
Gestion des terroirs de chasse villageoise pour la production durable de viande de brousse
Centrafrique
1 000 000
MAE
30/04/2003
Aménagement du parc marin de la baie de M'nazi et de l'estuaire de la Ruvuma
Tanzanie
630 000
MAE
04/07/2003
Protection de la biodiversité de l'aire de conservation marine de l'île de Coco
Costa Rica
27/11/2003
Communautés indigènes du parc national de Canaïma
Vénézuela
TOTAL AFRIQUE (2 PROJETS)
1 630 000 1 065 000
MEDD
470 000
MEDD
TOTAL AMERIQUE LATINE (2 PROJETS)
1 535 000
TOTAL (4 PROJETS)
3 165 000
11
LE PROJET DE PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ DE L'AIRE DE CONSERVATION MARINE DE L'ÎLE DE COCO AU COSTA RICA L’Ile de Coco, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, constitue un site d’une diversité écologique remarquable. Ses eaux renferment une faune et une flore exceptionnelles, tandis que les espèces terrestres de l’île se sont développées de façon endogène depuis l’émergence de l’île. Cette richesse a justifié la création par le Costa Rica de l’aire de conservation marine de l’île de Coco (ACMIC). Une telle situation privilégiée n’est cependant pas à l’abri de toute menace. L’île souffre de la présence d’espèces introduites par l’homme, qui fragilisent son écosystème. La richesse des eaux fait également de ce site unique un lieu de plongée de renommée internationale. L’île constitue enfin un pôle d’attraction pour les activités de pêche. Le projet a pour objet de minimiser ces dangers. Il concerne plusieurs domaines, en particulier les moyens de surveillance de l’ACMIC, la sensibilisation des pêcheurs aux questions de préservation de la faune marine, la connaissance du suivi des milieux marins et la gestion des espèces exogènes. Le projet de protection de l’île de Coco a l’ambition, sur trois ans, d’améliorer la préservation des ressources halieutiques et de la biodiversité océanique. Il est également un pas important vers la création d’un parc océanique international couvrant le triangle Coco, Malpello, Galapagos. Le montant total des engagements de la communauté internationale s’élève à 3 540 000 €. Le FFEM y participera à hauteur de 1 065 000 €, la partie costaricienne apporte plus de 1 381 000 € et le FEM/PNUD fournit un financement de 975 000 €.
EFFET DE SERRE En 2003, 4 projets dans le domaine de l’effet de serre ont été approuvés pour engagement et représentant 5,45 M€ : 1 pour la Chine, 2 pour l’Europe de l’Est, 1 pour l’Amérique Latine. Le MRT en a présenté 1, le MAE 1, le MEDD 2. Date projets engagés
Titre du projet
Pays
27/11/2003
Efficacité énergétique et développement durable du secteur résidentiel
Chine
TOTAL ASIE (1 PROJET) 04/07/2003
Recyclage des gaz associés au pétrole Ile de Kolguev (étude)
27/11/2003
Structuration d'une filière régionale bois-énergie dans le Sud de la Lituanie
12
Programme de véhicules au gaz naturel dans le district Fédéral de Mexico et dans l'Etat de Mexico
2 700 000
Institution MEDD
2 700 000 Russie Lituanie
TOTAL EUROPE DE L'EST (2 PROJETS) 27/11/2003
Montant (en euro)
204 183 1 050 000
MRT MEDD
1 254 183 Mexique
1 500 000
TOTAL AMERIQUE LATINE (1 PROJET)
1 500 000
TOTAL (4 PROJETS)
5 454 183
MAE
LA RÉDUCTION D’ÉMISSION DE GAZ À EFFET DE SERRE EN CHINE Le FFEM joue un rôle de "fer de lance" dans de nombreuses initiatives de protection et de gestion de l’environnement et participe au débat international. En Chine, le Fonds a lancé un projet de réduction d’émissions de gaz à effet de serre par le développement et la mise en œuvre de mesures de maîtrise de l’énergie dans le secteur résidentiel. Ce projet repose sur une série d’opérations immobilières exemplaires menées dans le domaine de la réhabilitation de logements anciens et de la construction neuve, en milieu urbain et rural. Trois zones sont concernées : la province d’Heilongjiang au nord du pays, la ville de Pékin et la ville de Shanghai. Elles portent sur 600 000 m2 de logements pour un objectif de réduction d’au moins 50 % de la consommation d’énergie pour le chauffage, et de 30 % pour la climatisation. Dans ce contexte, le projet devrait se traduire par une économie de CO2 de 23 000 tonnes/an. A l’échéance de dix ans, les économies pourraient atteindre, par effet d’entraînement, 2,3 millions de tonnes.
MIXTES (BIODIVERSITE et EFFET DE SERRE) En 2003, le comité de pilotage a approuvé pour engagement 1 projet "mixte" concernant l’Afrique représentant 0,87 M€. Ce projet a été présenté par l’AFD. Date projets engagés
Titre du projet
Pays
30/04/2003 Projet d'aménagement des UFA attribués à la CIB
Congo
TOTAL (1 PROJET)
Montant (en euro) 873 000
Institution AFD
873 000
Le projet d'aménagement des unités forestières d’aménagement (UFA) attribuées à la société Congolaise Industrielle du Bois (CIB), initialement en biodiversité, a été reclassé en mixte en 2003
EAUX INTERNATIONALES En 2003 dans le domaine des eaux internationales, 3 projets ont été approuvés pour engagement et représentant de 2,34 M€ : 1 l’Amérique Latine, 1 l’Europe de l’Est, 1 Méditerranée. Le MAE a présenté 1 projet, le MEDD en a présenté 2.
Date projets engagés 30/04/2003
Titre du projet Protection environnementale du Rio de la Plata et de son front maritime
Pays Argentine/ Uruguay
TOTALAMERIQUE LATINE (1 PROJET) 04/07/2003
Gestion transfrontière du bassin de la Koros/Crisuri TOTAL EUROPE DE L'EST (1 PROJET)
27/11/2003
Système aquifère du Sahara septentrional TOTAL MEDITERRANEE (1 PROJET) TOTAL (3 PROJETS)
Montant (en euro) 1 005 000
Institution MAE
1 005 000 Hongrie/ Roumanie
1 024 000
MEDD
1 024 000 315000
MEDD
315 000 2 344 000
13
LE PROJET "SYSTÈME AQUIFÈRE DU SAHARA SEPTENTRIONAL" Partagé entre l’Algérie, la Libye et la Tunisie, le système aquifère du Sahara septentrional (SASS) couvre une superficie de plus d'un million de km2 et comporte d'immenses réserves en eau dont une partie est renouvelable. Conscient de l’importance de ce bassin pour les trois pays, des risques de l’amenuisement de ses eaux et des répercussions que cela engendrera sur l’environnement et les populations concernées, le FFEM, en liaison avec les pays intéressés, soutient un projet ayant pour finalité la gestion pérenne, partagée et concertée des eaux de cet aquifère. Une première phase de ce projet a permis de disposer d’une vision intégrée du bassin, de créer une dynamique de concertation et d’échange entre les pays, d’identifier et de renforcer les compétences locales. La seconde phase du projet a pour objectif de renforcer et compléter les dispositifs initiés au cours de la première phase. Elle vise à améliorer les performances du système de gestion intégré par l’élaboration d’informations plus précises, essentiellement dans les zones à risque mises en exergue au cours de la première phase et qui sont les plus exploitées et les plus vulnérables. Le projet s’attache tout particulièrement à renforcer et pérenniser les mécanismes de concertation initiés au cours de la première phase.
B – LES PROJETS IDENTIFIÉS EN 2003 En 2003, le comité de pilotage a donné son accord pour 15 fiches d’identification, soit un montant de 16,79 M€.
■ RÉPARTITION DES 15 PROJETS IDENTIFIÉS
14
Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Afrique Subsaharienne
6
7,15
43 %
Amérique Latine/Caraïbes
4
4,95
29 %
Asie/Pacifique
3
4,18
25 %
Méditerranée
1
0,31
2%
Europe de l'Est
1
0,20
1%
TOTAL
15
16,79
100 %
Domaine
Nbre de projets
Montant en M€
%
Biodiversité
7
6,23
37 %
Effet de serre
4
6,15
37 %
Eaux internationales
3
3,01
18 %
Nouvelle fenêtre
1
1,40
8%
TOTAL
15
16,79
100 %
■ COMMENTAIRES GÉNÉRAUX L’année 2003 présente, par rapport aux années antérieures, les caractéristiques suivantes : • au plan des domaines d’intervention, on constate une répartition conforme aux objectifs du cadre stratégique 2003 – 2004 du FFEM ; • au plan géographique par contre, les régions Méditerranée et Europe de l’Est sont plutôt sous représentées par rapport à ces objectifs ; • au plan institutionnel, la ventilation des projets identifiés en 2003 par les institutions-membres du comité de pilotage a évolué de la façon suivante : MAE (6 projets / 5 en 2002), MEDD (4 projets / 3 en 2002), AFD (2 projets / 2 en 2002), MRT (1 projet / 0 en 2002), MINEFI (1 projet / 0 en 2002) et conjointement MAE-AFD (1 projet / 0 en 2002).
■ PROJETS IDENTIFIÉS EN 2003 ET VENTILATION PAR DOMAINE D’INTERVENTION BIODIVERSITE En 2003, 7 projets ont été approuvés par le comité de pilotage, au stade de l’identification : 3 en Afrique, 2 en Amérique Latine, 1 en Asie, 1 dans le Pacifique, pour un montant total de 6,23 M€. Date projets identifiés
Titre du projet
04/07/2003
Conservation d'espèces endémiques
27/11/2003
Conservation et gestion de la faune dans le Kalahari
27/11/2003
Programme de développement du parc national de Quirimbas
Pays
Montant (en euro)
Institution
Seychelles
400 000
MAE
Botwana
1 000 000
MEDD
Mozambique
700 000
AFD
TOTAL AFRIQUE (3 PROJETS) 04/07/2003
Zones protégées et partage des avantages (OECO)
30/04/2003
Appui aux communautés indigènes dans le parc de Roraima
2 100 000 Antilles
1 482 000
MAE
Vénézuela
470 000
MEDD
TOTAL AMERIQUE LATINE (2 PROJETS) 30/04/2003
Parc national de Ream et mangrove de Prey Nup
04/07/2003
Préservation et utilisation de l'agro-biodiversité des plantes à racines et tubercules
1 952 000 Cambodge
1 500 000
AFD
Vanuatu
677 000
MAE
TOTAL ASIE/PACIFIQUE (2 PROJETS)
2 177 000
TOTAL (7 PROJETS)
6 229 000
15
EFFET DE SERRE En 2003, le comité de pilotage a approuvé 4 fiches au titre de l’effet de serre : 1 en Afrique, 1 en Amérique Latine, 1 en Asie et 1 en Russie, pour un montant total de 6,15 M€. Date projets identifiés 27/11/2003
Titre du projet Mise en œuvre du mécanisme de développement propre (MDP) dans le secteur forestier
Pays
Montant (en euro)
Institution
Régional Afrique
2 450 000
MAE
TOTAL AFRIQUE (1 PROJET) 30/04/2003
Transport collectif au GNC dans la métropole de Mexico
2 450 000 Mexique
TOTAL AMERIQUE LATINE (1 PROJET) 27/11/2003
Programme de développement d'un système intégré durable transports collectifs du grand Hanoï
Recyclage des gaz associés au pétrole de l'île de Kolguyev (étude)
MAE
1 500 000 Vietnam
TOTAL ASIE (1 PROJET) 04/07/2003
1 500 000
2 000 000
MEFI/DREE
2 000 000 Russie
204 183
TOTAL EUROPE DE L’EST (1 PROJET)
204 183
TOTAL (4 PROJETS)
6 154 183
MRT
EAUX INTERNATIONALES En 2003, le comité de pilotage a approuvé 3 fiches au titre des eaux internationales : 1 en Afrique, 1 en Méditerranée, 1 en Amérique Latine, pour un montant total de 3 M€.
Date projets identifiés
Titre du projet
à l'autorité du bassin du Niger (ABN) gestion intégrée des 27/11/2003 Appui ressources en eau du fleuve Niger
Pays
Montant (en euro)
Institution
Régional Afrique
1 200 000
AFD/MAE
TOTAL AFRIQUE (1 PROJET) 30/04/2003 Système aquifère du Sahara
1 200 000 Algérie/Libye/ Tunisie
315 000
Colombie
1 494 794
TOTAL MEDITERRANEE (1 PROJET) 30/04/2003 Lutte contre l'érosion et la sédimentation du Rio Magdalena
MEDD
315 000
TOTAL AMERIQUE LATINE (1 PROJET)
1 494 794
TOTAL (3 PROJETS)
3 009 794
MAE
NOUVELLE “FENETRE” : LES POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS En 2003, le comité de pilotage a approuvé 1 fiche au titre de la nouvelle fenêtre "polluants organiques persistants" (POP), pour un montant de 1,4 M€ et concernant l’Afrique.
Date projets identifiés 27/11/2003
Titre du projet Programme d'élimination et de prévention de la résurgence des stocks de pesticides obsolète TOTAL AFRIQUE (1 PROJET)
16
Pays
Montant (en euro)
Institution
Régional Afrique
1 400 000
MEDD
1 400 000
Les autres activités du Secrétariat LA MISE EN ŒUVRE DU PROTOCOLE DE MONTREAL RELATIF A LA COUCHE D’OZONE Le Fonds multilatéral du protocole de Montréal a pour objectif de financer sous forme de dons des projets de réduction des substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO) dans les pays en développement. Les projets financés par le Fonds multilatéral peuvent être mis en œuvre par le PNUE, le PNUD, l'ONUDI, la Banque mondiale, mais aussi par les pays contributeurs sur financement bilatéral. Le secrétariat du Fonds français pour l'environnement mondial est chargé d'assurer la mise en œuvre des projets présentés par la France au Fonds multilatéral du protocole de Montréal relatif à la protection de la couche d'ozone. Les financements correspondant à ces projets viennent en déduction de la contribution française au Fonds multilatéral, dans la limite de 20 %. Cette limite correspond à environ 2 MUSD par an, soit 1,68 M€. Si les financements sont bilatéraux, le processus de décision reste multilatéral. Les projets doivent être approuvés par le comité exécutif du Fonds multilatéral. Celui-ci a élaboré un certain nombre de principes et de critères d'éligibilité et d'intervention auxquels les projets doivent répondre. Commencée en 1994, cette activité bilatérale en matière d'ozone a enregistré une croissance, comme l'atteste l'évolution du montant annuel des projets financés. Depuis 1999, les engagements sont comptabilisés sur la période triannuelle d’approbation du Fonds : 1994/1996 : 1,23 M€, puis 1997/1999 : 5,18 M€ et 2000/2002 : 1,90 M€. Précisons que les projets au titre du protocole de Montréal diffèrent sensiblement des projets financés dans le cadre du FFEM : ce sont dans l'ensemble des projets de moindre ampleur et ciblés sur l'élimination des SAO. Quatre modes d'intervention sont prévus : • l'aide à l'élaboration d'un programme pays : ce document est un état des lieux de la consommation de SAO dans les différents secteurs ; • l'aide à l'identification et à la formulation de projets d'investissement : il s'agit de recenser les entreprises concernées et d'évaluer les besoins techniques et financiers correspondants ; • la mise en œuvre des projets d'investissement : ces projets consistent le plus souvent en conversion d'équipements industriels ou en conversion du processus de production ; • l'assistance technique, de formation, de sensibilisation du public et de renforcement institutionnel.
17
Au travail de mise en œuvre des projets s'ajoutent pour le secrétariat des activités de coordination et de valorisation de l'expertise française dans le domaine de l'ozone, et de mobilisation des pays en développement, notamment en faveur de ces financements. Depuis 1994, 79 projets présentés par le FFEM ont été approuvés par le comité exécutif du Fonds multilatéral (en date du 31/12/2003). Ces projets se répartissent ainsi :
Type
Nombre de projets
Pays concernés
Programmes des pays (CPG)
3
Madagascar, Mauritanie, Vietnam, Laos
Renforcement institutionnel (INS)
1
Mauritanie
Projet d’investissement (INV)
20
Liban, Iran, Maroc, Mauritanie, Mali, Côte d’Ivoire, Syrie, Inde
Préparation de projets (PRP)
13
Liban, Iran, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Vietnam, Côte d’Ivoire, Mali, Syrie, Chine, Costa Rica, Ghana, Jordanie, Proche Orient, UEMOA
Assistance Technique (TAS)
30
Liban, Projet régional pour l’Afrique de l’Ouest, Maroc, Côte d’Ivoire, Iran, Syrie, Madagascar, Vietnam, République Centrafricaine
Formation (TRA)
12
Liban, Maroc, Sénégal, Mauritanie, Iran, Malaisie, Côte d’Ivoire, Madagascar, Thaïlande, République Centrafricaine
TOTAL
79
L’activité 2003 a été essentiellement marquée par : • la présidence française du sous-comité d’examen des projets du comité exécutif du Fonds multilatéral, • l’approbation des premiers projets multi-annuels (Inde : 3 MUSD – Iran : 2 MUSD) à décaisser en plusieurs tranches annuelles. Par ailleurs, le secrétariat du FFEM pour le compte du ministère chargé de l’économie, des finances et de l’industrie a été très impliqué dans le processus d’évaluation du Fonds multilatéral. Il a, à ce titre, participé à de nombreuses réunions tant au niveau français, européen qu’international. Cette implication forte du secrétariat sera maintenue pendant toute l’année 2004. Enfin, la présidence du sous-comité des projets du comité exécutif du Fonds multilatéral et le processus de recrutement du nouveau secrétaire du Fonds ont largement mobilisé le secrétariat du FFEM.
18
LA MISE EN ŒUVRE DU PROTOCOLE DE KYOTO SUR LA REDUCTION DES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE A la suite de la convention sur les changements climatiques de Rio (1992), trois "instruments" ont été prévus dans le cadre du protocole de Kyoto (1997) pour promouvoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre : • les échanges de permis d’émissions s’applique aux échanges de droits d’émission entre pays industrialisés de l’annexe 1 de la convention ; • la mise en oeuvre conjointe (MOC) concerne le transfert entre pays développés ou entre pays à économie en transition de l’Europe de l’Est et pays développés de certificats de réductions d’émission ; • le mécanisme de développement propre (MDP) concerne le transfert entre pays développés et pays en développement de certificats de réductions d’émissions. L’année 2003 a été essentiellement marquée par la conférence des parties (COP9) à Milan qui a permis en particulier de préciser les règles applicables aux projets de séquestration du carbone. On a assisté à une forte augmentation du nombre de projets MDP en cours de préparation, en Asie et en Amérique Latine notamment. Les méthodologies associées aux projets MDP sont maintenant assez bien définies en accord avec le conseil exécutif du MDP. L’année 2003 a été également marquée par des progrès importants d’organisation des structures nationales d’accueil des projets MDP dans les pays hôtes. Les fonds carbone existants (Prototype carbon fund, CF, CERUPT, ERUPT) ont été largement souscrits avec des portefeuilles de plusieurs centaines de millions d’euros et un grand nombre de fonds MOC et MDP bilatéraux (Italie, Espagne, Canada, Danemark, Autriche) ou multilatéraux nouveaux sont en cours de création (CAF, SFI, BERD, Community development carbon fund, Biocarbon fund, …). Cette dynamique générale a été principalement alimentée par la future mise en route de la directive européenne sur les quotas d’émission et sa directive complémentaire (linking directive) qui prévoit la possibilité pour les entreprises de recourir au MDP pour respecter leurs obligations. La facilité d’appui aux actions exécutées conjointement (FAAEC), mise en place fin 2001 par le FFEM, avec une équipe de deux experts à mi-temps et un budget prévisionnel de 2 M€ sur 3 ans, a poursuivi en 2003 ses activités sous contrôle de son comité de pilotage. • Information/formation/perfectionnement des acteurs français et des pays hôtes intéressés à présenter des projets MOC ou MDP. • Préparation et édition d’un guide approfondi de la MOC et du MDP en trois volumes, en français et en anglais, à l’intention des acteurs économiques français et de leurs partenaires étrangers et préparation des spécifications d’un site Internet spécialisé francophone. Ce travail a été piloté par la MIES, la DREE et le secrétariat du FFEM. • Elaboration de documents pédagogiques sur le MDP et d’une importante base documentaire spécialisée sur le marché du carbone.
19
• Contribution à la réflexion sur la stratégie climat et carbone de l’AFD (appui documentaire, participation à des réunions, commentaires sur documents, participation à des réunions avec la Banque mondiale). Ces documents ont été présentés à l’occasion de plusieurs réunions nationales et internationales (notamment réunion d’industriels organisée par Entreprises pour l’Environnement et participation à l’organisation d’un "side-event" à Milan lors de COP9 sur la politique française climat). • Identification de projets MOC ou MDP avec des industriels français. Appui à certains d’entre eux pour sélectionner des projets potentiels et initier leurs dossiers. • Montage de dossiers de projets avec quelques pays en développement. L’année 2003 a été marquée par la signature de plusieurs accords de coopération du gouvernement français avec des pays tiers dans le domaine du MDP (Colombie, Chili et Maroc notamment) et des négociations avec plusieurs autres pays (Chine, Brésil, Mexique, Lituanie), créant ainsi un cadre plus favorable pour le montage de projets bilatéraux. Enfin, la FAAEC a participé à une mission en Pologne et Hongrie dans le cadre du suivi du projet "Fonds d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de carbone" (FONDELEC) financé par le FFEM, qui met en œuvre une vingtaine de projets de cogénération et d’efficacité énergétique dans l’industrie (avec examen de leur éligibilité à la MOC).
20
DOCUMENTS DE COMMUNICATION DU FFEM
21
EXEMPLES D’ACTIONS DE CAPITALISATION OU DE COMMUNICATION DU FFEM EN 2003 ■ LE SÉMINAIRE BIODIVERSITÉ, PARIS, AVRIL 2003 Après huit années d’activité du FFEM dans le domaine de la biodiversité, il a été décidé d’organiser un séminaire avec les acteurs spécialisés français, afin de présenter le bilan des actions et de discuter de nouvelles stratégies à adopter pour le futur. Le séminaire a été organisé le 1er avril 2003 à l’invitation du comité scientifique et technique et du secrétariat du FFEM. Cinquante-cinq personnes ont répondu à l’invitation, représentant l’ensemble des acteurs : • la recherche (CNRS, Muséum d’histoire naturelle, CIRAD, IRD, IDDRI, INRA) ; • les organismes internationaux et publics français (UICN, UNESCO, Institut français de la biodiversité, Bureau des ressources génétiques, Office national de la chasse et de la faune sauvage, Fédération des parcs naturels régionaux, parcs zoologiques) ; • les ONG et fondations privées (WWF, Conservation International, Bird Life, Noé Conservation, Nature et découverte, IGF, Solagral, Fondation Nicolas Hulot) ; • les services techniques des ministères (MAE et MEDD) et de l’AFD. Après une présentation du portefeuille1 de projets, le séminaire a été organisé en trois débats : • thématiques à développer : secteurs techniques d’intervention, priorités géographiques et par écosystèmes ; • efficacité du FFEM, problèmes de pérennisation des projets et de mesure de leur impact ; • collaborations possibles avec les autres acteurs, capitalisation et diffusion de l’expérience du FFEM.
RÉSUMÉ
DES INTERVENTIONS
Priorités thématiques et géographiques La position du FFEM par rapport aux priorités des initiatives internationales a été débattue : programmes de travail thématiques et transversaux de la CBD, priorités géographiques défendues par les ONG internationales (hot spots, écorégions), liste rouge de l’UICN.
1) La maîtrise d'ouvrage des projets de biodiversité financés par le FFEM est effectuée par : . les gouvernements et les administrations décentralisées (60 % des projets) ; . les organisations non gouvernementales (28 % des projets) ; . des organismes privés (7 % des projets) ; . les organisations des Nations Unies (5 % des projets). La répartition par écosystème s’effectue de la manière suivante : . écosystème forestier tropical : 37 % ; . écosystème aride et de savane : 32 % ; . écosystème d’eau douce, marin et côtier : 19 % ; . écosystème forestier tempéré : 12 %.
22
Pour les participants, le FFEM doit, malgré sa relative petite taille, servir de catalyseur pour mettre en place des projets innovants, tant du point de vue des mécanismes que des thèmes abordés. Sur le plan géographique, la large répartition des projets a été soulignée et les participants se sont demandés si le FFEM n’avait pas intérêt à centrer son aire d’intervention. Les propositions suivantes de thématiques à renforcer au sein du FFEM ont été citées : • l’intervention dans des milieux fortement anthropisés avec des programmes de réhabilitation des milieux à biodiversité très dégradée ; • l’aménagement du territoire (occupation future des sols) et la multi-fonctionnalité comme outils méthodologiques de gestion à long terme de la biodiversité ; • en complément de la priorité accordée à la valorisation économique de la biodiversité, l’intervention sur des espèces et espaces très menacés ayant une valeur patrimoniale ou sociale sans espoir de retour économique à court terme ; • le renforcement des capacités dans les états pour une définition des politiques nationales, une meilleure application des conventions internationales et pour la prévention des risques biotechnologiques ; • la biodiversité intra spécifique des espèces cultivées ou apparentées. Sur le thème du renforcement des capacités, il a été souligné l’importance des programmes systématiques du GEF, qui pose la question de la valeur ajoutée pour le FFEM d’intervenir sur ce créneau. Beaucoup de participants ont souhaité une intervention du FFEM dans les COM, et plus particulièrement dans les TOM qui présentent une biodiversité d’importance mondiale, sans mettre de moyens à hauteur des enjeux (5 des 25 hot spots mondiaux sont dans les COM). Devant l’impossibilité statutaire actuelle du FFEM à intervenir en territoire français ou en pays OCDE, les participants ont alors souligné la nécessité de soutien des politiques régionales de coopération à partir des COM. Les participants ont également souhaité l’augmentation du nombre de projets dans les îles et les zones côtières qui supporteront 80 % de la population mondiale dans 25 ans. Efficacité du FFEM Les thématiques abordées ont été les suivantes : le mode de financement des projets, leur pérennité et les indicateurs de suivi et d’impact. Les notions de la poursuite des actions après projet et de la pérennité des financements ont été des points clef de la discussion. Il semble nécessaire pour les participants de déterminer de nouveaux mécanismes de financement qui assureraient cette pérennité. La durée classique moyenne de trois-quatre ans des projets a été critiquée. Cette durée n’est pas assez longue pour assurer un investissement progressif et un désengagement progressif, ni a fortiori les changements durables de comportement recherchés. Les sommes d’argent considérables (parfois trop importantes) qui arrivent en début de projet contraignent souvent les responsables de projet à se concentrer sur les taches administratives de dépense. Il semble nécessaire pour les participants de développer une stratégie de sortie de projet, au niveau de la pérennisation financière comme au niveau de la pérennisation politique avec le développement des capacités.
23
Des propositions ont été émises par de nombreux participants pour permettre une meilleure pérennisation de l’action menée : • Participer à des fondations (trust funds) dont seuls les intérêts seraient utilisés à long terme ; • Imaginer des projets sur une durée longue (10 ans) avec des montants annuels faibles après l’investissement initial. Par ailleurs, plusieurs participants ont demandé que le FFEM finance des projets de plus petite taille. Cette initiative permettrait de soutenir et favoriser la créativité des acteurs de la société civile du Sud, notamment africains, qui n’ont pas les capacités d’accéder aux ressources du FFEM, laissant ainsi le monopole aux états. Cet outil permettrait aussi de faire face aux situations de crise, fréquente en matière de biodiversité. En ce qui concerne les indicateurs et la mesure des impacts, les difficultés méthodologiques de mesure de variation de la biodiversité à l’échelle géographique et temporelle des projets ont été soulignées, en rappelant les difficultés rencontrées par le FEM et la CBD. Cependant, les participants ont trouvé absolument essentiel de développer ces outils. Ce processus de suivi à moyen et long terme (la bonne évaluation étant celle faite dix ans après) doit faire partie inhérente de la démarche du FFEM. Il serait intéressant de faire émerger des organismes capables d’effectuer ce suivi.
Alliance du FFEM avec les acteurs de la biodiversité. Communication et diffusion Les participants ont souligné la nécessité d’un rapprochement entre chercheurs et opérateurs de terrain. Les chercheurs ne sont pas suffisamment sollicités par les projets et travaillent avec leurs propres objectifs. Ce rapprochement devrait être structuré. L’IFB et le BRG (pour les ressources génétiques) pourraient, par leur mandat, être les lieux où s’effectueraient ces rencontres. L’UICN France est pour sa part intéressée à un partenariat construit avec le FFEM. Divers outils d’échange et de diffusion ont été recommandés : • évaluation systématique des projets, et comparaison par groupe de projets de même nature, permettant des comparaisons et recommandations génériques sur les meilleures pratiques, ainsi qu’une publication de ces résultats ; • séminaires thématiques entre les partenaires des projets ; • inclusion dans les projets d’une obligation contractuelle de publication des protocoles de suivi et de diffusion publique des résultats.
■ LA CONFÉRENCE MONDIALE SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, MOSCOU, SEPTEMBRE 2003 Suite à une proposition du président Vladimir V. Putin au G8, la conférence mondiale sur le changement climatique a été organisée fin septembre à Moscou. Cette réunion a réuni plusieurs milliers de scientifiques de tout pays.
24
Les principales conclusions sont les suivantes : • l’augmentation de la température moyenne de la surface de la terre est de 0,6°C sur les 100 dernières années ; • 11 des 13 plus chauds évènements observés depuis 1860 ont eu lieu durant les 10 dernières années ; • les années les plus chaudes ont été 1998 et 2003 ; • la diminution de la couverture glacière et la fonte de la calotte arctique sont établies ; • le niveau de la mer a augmenté d’au moins 10 centimètres sur les 100 dernières années ; • l’accentuation de la variabilité du climat et des évènements extrêmes est avérée. Les recommandations peuvent être résumées ainsi : 1. sur le plan scientifique : augmentation des moyens de recherche pour mesurer, suivre et prévoir les changements climatiques ; 2. sur le plan social : aide aux diverses communautés pour se prémunir contre les conséquences du changement climatique ; 3. sur le plan économique : étude plus approfondie sur les coûts possibles liés aux politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre et aux impacts négatifs des changements climatiques ; 4. sur le plan politique : les dispositions du protocole de Kyoto ne font clairement pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique, notamment russe. La Russie n’a pas saisi cette manifestation pour annoncer sa ratification du protocole de Kyoto. Les pétroliers seraient plutôt favorables à cette ratification. La Duma l’est moins dans un contexte électoral visant à afficher des perspectives de croissance forte (doublement du PIB dans les 10 ans à venir) et à réaffirmer la suprématie de la nation russe. Le protocole est perçu comme un frein au développement et aux activités énergétiques, notamment gazières, que la Russie s’efforce de promouvoir : le gaz russe représente le tiers des importations européennes.
■ LA 9
ÈME
CONFÉRENCE DES PARTIES DE LA CONVENTION SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, MILAN, DÉCEMBRE 2003 L’appui, cohérent avec les orientations stratégiques du cadre de programmation stratégique du FFEM, a porté sur les négociations relatives aux financements spéciaux dans les pays en développement décidés à Marrakech en 2001 et sur la présentation des orientations et actions de la France à l’international dans le domaine des changements climatiques. Dans le cadre de plusieurs évènements parallèles, la stratégie climat de la France a été exposée (MIES, DREE, FFEM, AFD). Le montant total des financements publics français à l’international dans le domaine des changements climatiques (actions d’adaptation et d’atténuation) est estimé à 150 M€/an , dont 55 M€/an pour la DREE, 3,5 M€/an pour le MAE, 70 M€/an pour l’AFD, 1,4 M€/an pour l’ADEME et 6 M€/an pour le FFEM, le reste concernant le FEM et divers autres acteurs.
25
Les importantes conséquences physiques, économiques, sociales et politiques du réchauffement de la planète dans les pays en développement, devront à l’avenir être prises en compte dans les stratégies de développement durable, de lutte contre la pauvreté et de protection de l’environnement de ces pays et donc dans les programmes et projets financés par le FFEM. De plus, ceux-ci devront évoluer pour faciliter la mise en place, le moment venu, des mécanismes de développement propre ou de mise en œuvre conjointe. En effet, ces derniers offrent des perspectives de financements supplémentaires aux programmes ou projets actuels, en particulier dans les domaines des forêts, de l’agro-écologie (séquestration de carbone) et du développement urbain et industriel (efficacité énergétique dans l’habitat et les transports…).
26
Bilan consolidé d’activité du FFEM (1994-2003) A – LES DONNÉES GÉNÉRALES Au total, de 1994 à 2003, le FFEM a commencé ou achevé l’instruction de 117 projets, soit une capacité potentielle d’engagements de 127,7 M€. Sur ces 117 projets, 105 ont été évalués et engagés pour un montant de 105,2 M€.
■ RÉPARTITION PAR DOMAINE ET ÉVOLUTION ENTRE 1994 ET 2003 Les projets se répartissent de la façon suivante :
Domaine
Nbre de projets
Montant en M€
%
Objectifs du cadre de Programmation stratégique 2003 -2004 en (%)
Biodiversité
57
52,6
41 %
36 %
Effet de serre
27
33,1
26 %
35 %
Eaux internationales
16
19,9
16 %
10 %
Mixtes (biodiversité/ effet de serre)
16
20,7
16 %
12 %
Nouvelle Fenêtre
1
1,4
1%
7%
TOTAL
117
127,7
100 %
100 %
Nouvelle Fenêtre
Mixtes (biodiversité/ effet de serre) Biodiversité Eaux internationales
Effet de serre
27
■ RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Objectifs du cadre de Programmation stratégique 2003-2004 en (%)
Afrique Subsaharienne
55
59
46 %
40 %
Amérique Latine/Caraïbes
26
27
21 %
20 %
Asie/Pacifique
11
13
10 %
12 %
Méditerranée
13
17
14 %
15 %
Europe de l'Est
10
11
8%
13 %
Multi-pays
2
1
1%
-
TOTAL
117
127,7
100 %
100 %
Multi-pays Europe de l'Est
Méditerranée Afrique subsaharienne
Asie/Pacifique
Amérique latine/ Caraïbes
■ RÉPARTITION PAR INSTITUTION-MEMBRE La répartition par institution-membre des 117 projets identifiés se compose ainsi : Institution-membre
Nbre de projets
Montant en M€
%
AFD
31
32,0
25 %
MAE
44
45,3
35 %
MEDD
20
23,0
18 %
MINEFI
8
12,5
10 %
MRT
7
5,8
5%
Autres et émetteurs multiples dont KfW
7
9,0
7%
TOTAL
117
127,7
100 %
50 40 30
44 20
31 20
10
8
7
7
MEFI
MRT
Autres
0 AFD
28
MAE
MEDD
■ ETAT D’AVANCEMENT DES PROPOSITIONS SOUMISES AU FFEM L’avancement de l’instruction des 117 projets identifiés se présente comme suit (en nombre de projets) Domaine
Nbre de projets identifiés
Nbre de projets engagés
Nbre de projets dont la convention est signée 1
Biodiversité
57
45
45
Effet de serre
27
30
29
Eaux internationales
16
15
10
Mixte
16
15
23
Nouvelle fenêtre
1
0
0
TOTAL
117
105
107
1) certains projets donnant lieu à plusieurs conventions de financement, le total "conventions signées" peut être supérieur au total "projets engagés" pour un secteur d’activité donné. Le nombre de conventions signées intègre les projets en cours de décaissement ou soldés. 2) y compris l’étude "bassin du Jourdain".
■ COMMENTAIRES Par domaine, les engagements cumulés de 1994 à 2003, dans les domaines de la biodiversité et des eaux internationales, permettent d’atteindre largement les objectifs du cadre de programmation stratégique du biennum 2003 – 2004. Mais ils seront plus difficilement atteints dans les domaines de l’effet de serre et de la nouvelle fenêtre. Par géographie, la répartition des engagements cumulés réalisés à fin 2003 montre que l’objectif géographique Afrique est sécurisé, mais que l’objectif Méditerranée et Europe de l’Est est moins atteint, compte tenu des engagements relatifs importants en Amérique Latine et dans les Caraïbes. La bonne qualité des maîtrises d’ouvrage en Amérique Latine dans le domaine de la biodiversité et la difficulté à instruire des projets éligibles au FFEM dans le domaine de l’effet de serre en général, expliquent en grande partie ces résultats. Enfin, les institutions-membres qui présentent les projets sont par ordre décroissant (en valeur et en nombre) le MAE, l’AFD, le MEDD, le MINEFI/DREE, le MRT. Ceci reflète bien les implications de ces institutions dans les domaines et régions concernant le FFEM.
29
B - LES PROJETS BIODIVERSITÉ ■ PORTEFEUILLE DE PROJETS Nota : certains projets donnant lieu à plusieurs conventions de financement, le total par ligne ne correspond pas au total des projets identifiés ou engagés. Le portefeuille "biodiversité" comprend 57 projets représentant 52,63 M€ instruits dont 46 projets engagés représentant 40,3 M€. La priorité Afrique - Méditerranée est largement respectée, avec 63 % des montants des projets pour cette zone.
30
On trouvera, ci-après, la liste des projets après identification. Les 7 projets identifiés en 2003 sont précisés en ROUGE.
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
21/10/1994
07/07/1995 Gestion & préservation de l'écosystème du banc d'Arguin
21/10/1994
à la mise en œuvre pilote de l'unité de 15/04/1996 Appui conservation d'Arly
21/10/1994
à la réhabilitation et à la valorisation du parc 15/04/1996 Appui national du Niokolo Koba
15/03/1995
Pays
Montant (euro)
Institution
Mauritanie
671 843
MAE
Burkina Faso
378 378
AFD
Sénégal
686 021
MAE
Zimbabwé
766 819
MAE
07/07/1995
de la biodiversité après éradication des Tsé-Tsé 22/11/1995 Maintien des aires protégées du bassin du Zambèze - appui à la valorisation durable des forêts 20/09/1996 Biodivalor tropicales
Gabon
450 792
MAE
07/07/1995
à la protection de la biodiversité dans le bas delta 01/04/1997 Appui mauritanien
Mauritanie
609 796
AFD
07/07/1995
à la protection des écosystèmes des terroirs 20/12/1996 Appui villageois de Kouré et du Dallol Bosso
Niger
304 898
AFD
15/04/1996
mise en valeur d'espaces naturels terrestres 20/09/1996 Protect.gestio, et marins d'intérêt écologique majeur
Mayotte
495 459
AFD
01/04/1997
en place de projets pilotes de protection et 29/06/2000 Mise valorisation de la biodiversité dans le cadre du PAE
1 326 306
MAE
30/09/1997
06/05/1998 Projet de conservation de la biodiversité de la péninsule du Cap
Afrique du Sud
914 694
AFD
30/09/1997
des pollutions et restauration des écosystèmes 18/02/1999 Réduction du Parc National Elizabeth et du Lac George
Ouganda
1 158 613
MRT
29/09/1998
17/06/1999 Appui aux unités de conservation de la faune
762 245
AFD
1 100 000
AFD
435 000
MAE
Guinée
1 300 000
AFD
Sénégal
900 000
AFD
1 524 490
AFD
770 000
MAE
18/02/1999 12/09/2000 Préservation et gestion des aires protégées de la Pendjari 18/02/1999
de la biodiversité avec un développement 17/06/1999 Maintien durable dans la vallée du Zambèze (phase 2)
09/11/1999
07/03/2000
26/03/2001 Observatoire de la Guinée maritime des ressources halieutiques par les 26/03/2001 Préservation communautés de pêcheurs Projet d'aménagement et de développement de la région de l'Ouest Benoue entre élevage et faune sauvage autour des 26/03/2001 Interactions aires protégées
27/11/2000
29/03/2002 Antilopes sahelo-sahariennes
27/11/2000
06/07/2001 Agrobiodiversité du sorgho
27/11/2000
06/07/2001 Appui à la gestion durable de la pêche crevettière
26/03/2001
30/11/2001 Plateau Mahafaly
26/03/2001
30/04/2003 Gestion des terroirs de chasse au développement du tourisme de nature en 29/03/2002 Appui Afrique centrale 30/11/2001 Développement de l'aire protégée de Meru
24/05/2002
Conservation in situ de la biodiversité, valorisation des pratiques et des productions horticoles
15/11/2002
Réseau "Conservancies"
15/11/2002
Conservation & valorisation de la biodiversité et des éléphants Gourma
09/11/1999 07/03/2000
26/03/2001 06/07/2001
15/11/2002
30/04/2003 Parc marin de Mnazi Bay
04/07/2003
Conservation d'espèces endémiques
27/11/2003
Conservation et gestion de la faune dans le Kalahari
27/11/2003
Programme de développement du parc national de Quirimbas TOTAL AFRIQUE (32 projets)
Madagascar
Burkina Faso Bénin Zimbabwé
Cameroun Tchad Régional Afrique Burkina Faso/Mali
1 385 000
MEDD
1 300 000
MRT
Madagascar
1 056 000
AFD
Madagascar
900 000
AFD
Centrafrique Régional Afrique Kenya
1 000 000
AFD
939 000
AFD
1 860 000
AFD
Ethiopie
1 000 000
MAE
Namibie
1 700 000
MAE
Mali
1 723 000
MAE
Tanzanie
630 000
MAE
Seychelles
400 000
MAE
Botwana Mozambique
1 000 000 700 000
MEDD AFD
30 148 354
Nota : - les 4 intitulés "Conservation d’espaces naturels littoraux dans le bassin méditerranéen" constituent un projet unique, - les 3 intitulés "Protection et valorisation des récifs coralliens (Petites Antilles)" constituent un projet unique.
31
Date projets identifiés
Date projets engagés
15/03/1995
22/12/1997
Conservation d'espaces naturels littoraux dans le bassin méditerranéen
Maroc
607 471
MEDD
15/03/1995
22/12/1997
Conservation d'espaces naturels littoraux dans le bassin méditerranéen
Tunisie
609 796
MEDD
15/03/1995
22/12/1997
Conservation d'espaces naturels littoraux dans le bassin méditerranéen
Liban
461 669
MEDD
15/03/1995
22/12/1997
Conservation d'espaces naturels littoraux dans le bassin méditerranéen (suivi-évaluation)
Régional/ Maghreb
91 469
MEDD
27/11/2000
15/11/2002
Aires protégées marines et côtières
1 475 000
MEDD
Titre du projet
Pays
Tunisie
TOTAL MEDITERRANEE (2 projets)
Date projets identifiés
Date projets engagés
15/03/1995
07/07/1995
Titre du projet
Institution
3 245 405
Pays
Montant (euro)
Institution
Protection & valorisation des récifs coralliens
Grenade
147 052
MAE
107 477
MAE
15/03/1995
07/07/1995
Protection & valorisation des récifs coralliens
St Vincent & Grenadines
15/03/1995
07/07/1995
Protection & valorisation des récifs coralliens
Sainte-Lucie
240 778
MAE
07/07/1995
01/04/1997
Développement communautaire & conservation de la Mata Atlantica (région d'Iguape)
Brésil
312 520
MEDD
22/11/1995
15/04/1996
Le conservatoire ethnobotanique OMAERE
Equateur
126 738
MAE
06/05/1998
18/02/1999
Appui à la conservation de la biodiversité de la Sierra Nevada
Colombie
988 784
MAE
29/09/1998
18/02/1999
Paraguay
1 141 301
MAE
18/02/1999
29/06/2000
Chili
1 000 000
MEDD
29/06/2000
30/11/2001
Conservation et valorisation de la biodiversité dans l'Etat d'Amapa
Brésil
1 140 000
MEDD
29/06/2000
26/03/2001
Actions pilotes de valorisation de la biodiversité dans le Pantanal du Rio Negro
Brésil
980 000
26/03/2001
30/11/2001
Utilisation durable des ressources forestières des Guyanes
06/07/2001
29/03/2002
30/11/2001
Consolidation d'un modèle de développement durable : Haut bassin du Rio Jejui et réserve naturelle de Mbaracayu Application du concept Parc naturel régional au développement durable des provinces Carrera et Capitan Prat
MAE
Régional Amérique Latine
1 620 000
MEDD
Renforcement du système national d'aires protégées
Cuba
1 500 000
MAE
15/11/2002
Conservation et valorisation de la biodiversité végétale en zones tropicales du Chaparé BIODESA
Bolivie
450 000
MRT
30/11/2001
04/07/2003
Protection de la biodiversité de l'aire de conservation marine de l'île de Coco
30/04/2003
aux communautés indigènes dans le parc 27/11/2003 Appui national de Canaïma
04/07/2003
Zones protégées et partage des avantages (OECO)
Costa Rica
1 065 000
MEDD
Vénézuela
470 000
MEDD
Antilles
TOTAL AMERIQUE LATINE (14 projets)
Date projets identifiés
Date projets engagés
/1994
07/07/1995
Conservation de la biodiversité dans les forêts des ghâts occidentaux
26/03/2001
29/03/2002
Réserve naturelle de EA SO
Titre du projet
1 482 000
MAE
12 771 650
Pays Inde Vietnam
24/05/2002
Appui au maintien de la préservation de la biodiversité en milieu rural urbain tropical
30/04/2003
Parc national de Ream et mangrove de Prey Nup
Cambodge
04/07/2003
Préservation et utiisation de l'agrobiodiversité des plantes à racines et tubercules
Vanuatu
TOTAL ASIE/PACIFIQUE (5 projets)
32
Montant (euro)
Laos
Montant (euro)
Institution
125 466
MAE
1 085 000
MAE
600 000
AFD
1 500 000
AFD
677 000
MAE
3 987 466
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
Pays
Montant (euro)
Institution
15/04/1996
& valorisat. écosystèmes en dodrouja 20/12/1996 Protect. bulgare
Bulgarie
286 604
27/11/2000
06/07/2001 Réseau de fondations pour la biodiversité
Hongrie
1 106 000
TOTAL EUROPE DE L'EST (2 projets) Date projets identifiés
Date projets engagés
MAE/MEDD MEDD
1 392 604
Titre du projet
Pays
Montant (euro)
Institution
30/09/1997
gestion sites Ramsar, par des actions 22/12/1997 Appui d'échanges techniques innovants
Multi-pays
381 123
MEDD
06/05/1998
à la gestion environnementale dans les zones 18/02/1999 Aide de concentration de populations réfugiées
Multi-Pays
701 265
MAE
TOTAL MULTI-PAYS (2 projets)
1 082 388
TOTAL (57 PROJETS)
52 627 867
■ RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE La répartition géographique des projets dans le domaine de la biodiversité est la suivante :
Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Afrique Subsaharienne
32
30
57
Amérique Latine / Caraïbes
14
13
24
Asie / Pacifique
5
4
8
Méditerranée
2
3
6
Europe de l'Est
2
1
3
Multi-pays
2
1
2
TOTAL
57
53
100
Europe de l'Est
Multi-pays
Méditerranée
Asie/Pacifique
Amérique latine/Caraïbes
Afrique subsaharienne
33
■ COMMENTAIRES Si l’on examine les types d’actions financées par le FFEM, on constate en première approche que les projets combinent des composantes d’intervention sur les trois priorités définies par la convention sur la diversité biologique : • la conservation, • l’utilisation durable des ressources issues de la biodiversité, • le partage des avantages issus de ces ressources. Une analyse plus fine montre que : • 36 % des projets financés par le FFEM ont au moins une de leurs composantes qui vise à conserver une aire juridiquement protégée (parc national en général) ; • la protection stricte de la faune et de la flore concerne 50 % des projets. Cette protection peut prohiber les activités économiques humaines par exemple dans certains parcs, et peut les réglementer, en dehors des zones protégées ; • le développement économique et social des communautés locales concerne 60 % des projets ; il consiste en l’amélioration du niveau de vie des communautés grâce aux retombées économiques générées directement ou indirectement par le projet, grâce à l’amélioration de la gestion des ressources naturelles issues de la biodiversité, ou grâce à de nouvelles activités économiques indépendantes de la biodiversité ; • l’exploitation des produits non ligneux concerne 56 % des projets et consiste en l’exploitation durable de l’ensemble des ressources non ligneuses issues de la biodiversité (viande de brousse, chasse, pêche, produits végétaux…) ; • le développement de l’écotourisme concerne 39 % des projets. Cette composante vise à l’amélioration des flux et des structures touristiques pour permettre aux projets de générer des revenus qui seront utiles pour la protection de la faune et de la flore et pour le développement des communautés locales ; • l’exploitation durable du bois concerne 15 % des projets ; • l’exploitation des ressources génétiques concerne 10 % des projets. Elle peut revêtir différentes formes notamment : la recherche et l’exploitation de nouvelles variétés agricoles avec le maintien du capital génétique des variétés traditionnelles, la recherche de nouvelles espèces dont le matériel génétique servira à l’élaboration de nouvelles molécules utilisables en industrie ou en usage traditionnel ; • l’appui institutionnel et juridique concerne 53 % des projets ; il peut consister en un soutien des autorités pour l’établissement d’une réglementation effective pour la protection de la biodiversité, un soutien pour l’établissement négocié de règles d’usage par les populations ; • la recherche concerne 12 % des projets.
34
C - LES PROJETS EFFET DE SERRE NOTA : certains projets donnant lieu à plusieurs conventions de financement, le total par ligne ne correspond pas au total des projets identifiés ou engagés.
■ PORTEFEUILLE DE PROJETS Le portefeuille dans le domaine de l’effet de serre comprend 27 projets représentant 33,1 M€ instruits dont 28 projets engagés représentant 27,06 M€. On trouvera ci-après la liste des projets après identification. Les trois projets identifiés en 2003 sont précisés en ROUGE. NOTA : les 3 intitulés "Chine. Construction phases 0, 1, 2 et 3" constituent un projet unique.
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
Pays
Montant (euro)
Institution
07/07/1995
Gestion villageoise durable des massifs forêts sud20/12/1996 Mali & approvisionnement des combustibles domestiques urbains
22/11/1995
d'une composante électrification 17/06/1999 L'insertion décentralisée dans le projet de développement local
01/04/1997
30/09/1997 Projet Alizés électrification rurale
01/04/1997
18/02/1999 Centrale charbon-bagasse de Belle-Vue
17/06/1999
Développement de l'agro-écologie et stockage de 27/11/2000 carbone dans les agricultures intertropicales & méditerranéennes "Projet"
Multi-pays
2 286 735
AFD/MAE
17/06/1999
Développement de l'agro-écologie & stockage 09/11/1999 carbone dans les agricultures intertropicales & méditerranéennes "Programme transversal"
Multi-pays
762 245
AFD/MAE
09/11/1999
Développement gisements de phosphate carbonaté 07/03/2000 du Sénégal en minimisant l'émission de CO2 dans l'atmosphère
Sénégal
1 112 900
MRT
29/06/2000
Programme BM pour le renforcement capacités en 27/11/2000 Afrique en vue du Mécanisme de Développement Propre (MDP)
Afrique
375 000
MRT
26/03/2001
des résidus végétaux Rosso et zone du 30/11/2001 Carbonisation fleuve Sénégal
Mauritanie
600 000
MAE
2 450 000
MAE
Mise en œuvre du mécanisme de développement propre (MDP) dans le secteur forestier
27/11/2003
Mali
762 245
AFD/MAE
Burkina Faso
220 000
AFD
Mauritanie
762 245
AFD
Maurice
514 515
AFD
Afrique Régional
TOTAL AFRIQUE (9 PROJETS)
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
15/04/1996
d'électrification des zones rurales de 22/12/1997 Programme Bahia avec énergie renouvelable (phase 1)
09/11/1999
non polluants du district fédéral de 29/06/2000 Véhicules Mexico
collectif au GNC dans la métrople de 30/04/2003 27/11/2003 Transport Mexico TOTAL AMERIQUE LATINE (3 PROJETS)
9 845 885
Pays Brésil
Montant (euro)
Institution
381 123
MAE
Mexique
1 400 000
MAE
Mexique
1 500 000
MAE
3 281 123
35
Date projets identifiés
Date projets engagés
21/10/1994
20/09/1996
Electrification photovoltaïque d'atolls isolés dans le pacifique sud
30/09/1997
17/06/1999
30/09/1997
Titre du projet
Pays
Institution
Vanuatu
91 469
AFD
Amélioration de l'efficacité énergétique de la construction neuve (phase 0)
Chine
594 550
MEFI
10/10/2000
Amélioration de l'efficacité énergétique de la construction neuve (phase 1)
Chine
1 290 000
MEFI
30/09/1997
06/07/2001
Amélioration de l'efficacité énergétique de la construction neuve (phase 2)
Chine
1 400 000
MEFI
22/12/1997
17/06/1999
Développement par tiers investissement de la petite hydroélectricité en zones rurales isolées (phase 1)
Indonésie
610 000
MEFI
Extension du programme efficacité énergétique dans la construction (Shanghai)
Chine
600 000
MEFI
Efficacité énergétique dans la programmation de construction
Chine
2 700 000
Programme de développement d'un système intégré durable transports collectifs du grand Hanoï
Vietnam
30/11/2001 15/11/2002
27/11/2003
27/11/2003
TOTAL ASIE + PACIFIQUE (6 PROJETS)
Date projets identifiés
Date projets engagés
30/09/1997
09/11/1999
Fonds d'efficacité énergétique de réduction des émissions de carbone dans les pays de l'Est
15/11/2002
27/11/2003
04/07/2003
04/07/2003
Titre du projet
Pays
Institution MEFI
Structuration d'une filière régionale boisénergie
Lituanie
1 050 000
MEDD
Recyclage des gaz associés au pétrole de l'île de Kolguyev (étude)
Russie
204 183
MRT
3 254 183
Titre du projet
Pays
22/11/1995
06/05/1998
Tunisie
15/04/1996
01/04/1997
22/12/1997
26/03/2001
Programme d'efficacité énergétique dans la construction et réglementation thermique Amélioration de l'efficacité énergétique de parcs de logements collectifs Bois énergie en milieu urbain (amélioration de l'efficacité énergétique des hammams)
17/06/1999
06/07/2001
15/11/2002
Montant (euro) 2 000 000
Date projets engagés
24/05/2002
2 000 000 MEFI/DREE
Europe de l'Est
Date projets identifiés
27/11/2000
MEDD
9 286 019
TOTAL EUROPE DE L'EST (3 PROJETS)
Electrification décentralisée et pompage solaire en gestion déléguée avec investissement partagé Extension du projet efficacité énergétique dans la construction Projet de mise à niveau énergie-environnement de la zone industrielle de SidiBernoussi Zenata
TOTAL MEDITERRANEE (6 PROJETS)
TOTAL 27 PROJETS
36
Montant (euro)
Montant (euro) 1 905 612
Institution AFD
Liban
868 959
MEDD
Maroc
1 594 054
AFD
Maroc
1 600 000
AFD
Liban
640 000
AFD
Maroc
825 000
MAE
7 433 625
33 100 835
■ RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE La répartition géographique des projets dans le domaine de l’effet de serre est la suivante : Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Afrique Subsaharienne
9
10
30 %
Amérique Latine / Caraïbes
3
3
10 %
Asie/Pacifique
6
9
28 %
Méditerranée
6
7
22 %
Europe de l'Est
3
3
10 %
TOTAL
27
33
100 %
Europe de l'Est
Afrique subsaharienne Méditerranée
Asie/Pacifique
Amérique latine/ Caraïbes
La répartition sectorielle des projets "effet de serre" est la suivante : Secteur
Nbre de projets
Montant en M.EUR
%
Energie
10
7 423 406
23
Développement rural
2
3 048 980
9
Transports
3
4 900 000
15
Industrie et services
3
2 142 083
6
Habitat
6
9 999 121
30
Financier
2
2 375 000
7
Forêts
2
3 212 245
10
TOTAL
27
33 100 835
100
37
■ COMMENTAIRES Les projets dans le domaine de l’effet de serre de 1994 à 2003 touchent différents secteurs de l’économie. Les projets sont instruits dans le cadre de partenariat multi-acteurs. Le portefeuille du FFEM dans le domaine de l’effet de serre est, à fin 2003, un portefeuille riche et diversifié. La typologie des projets est la suivante : • l’efficacité énergétique permettant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) : - dans la production/distribution (centrales moins émissives, diminution de pertes réseau...) ; - dans l'utilisation (utilisation rationnelle de l'énergie par secteur : industrie, transport, habitat) ; - par substitution d'énergie (substitution du gaz au charbon…) ; • les énergies renouvelables permettant de moindres émissions de GES : solaire, hydraulique, éolien, biomasse, biocarburants, géothermie… ; • la forêt et le bois-énergie permettant la séquestration du carbone : la lutte contre la déforestation et contre la désertification ; • l'élimination des déchets organiques permettant la réduction des émissions de méthane : déchets domestiques (ordures ménagères) ou industriels (effluents agroindustriels…). Cette typologie peut plus précisément se décliner par secteurs d'application : énergie, transport, industrie, construction, développement urbain, développement rural, appui institutionnel.
38
D - LES PROJETS EAUX INTERNATIONALES ■ PORTEFEUILLE DE PROJETS NOTA : certains projets donnant lieu à plusieurs conventions de financement, le total par ligne ne correspond pas au total des projets identifiés ou engagés. Le portefeuille dans le domaine des eaux internationales comprend 16 projets représentant 19,87 M€ instruits dont 15 projets engagés représentant 17,18 M€. On trouvera ci-après la liste des projets après identification. Les trois projets identifiés en 2003 sont précisés en ROUGE. NOTA : les 2 intitulés "fleuve Sénégal" constituent un projet unique. les 2 intitulés "navire Lepse" constituent un projet unique.
Date projets identifiés
Date projets engagés
06/05/1998
29/06/2000
Appui à la gestion et à la répartition des eaux du Fleuve Sénégal et à la mise en place d'un observatoire
Afrique/Régional
600 000
MAE
06/05/1998
29/06/2000
Projet d'appui à la gestion du fleuve Sénégal
Afrique/Régional
750 000
MAE
18/02/1999
09/11/1999
VOLTA HYCOS
Afrique/Régional
1 000 000
MAE
27/11/2000
15/11/2002
Appui à la commission du fleuve Orange
Afrique/Régional
1 500 000
MAE
Appui à l'autorité du bassin du Niger (ABN) gestion intégrée des ressources en eau du fleuve Niger
Afrique/Régional
Appui à la gestion de la pollution sur le fleuve Zambèze
Zambie/Zimbabwe
27/11/2003 09/11/1999
26/03/2001
Titre du projet
Pays
TOTAL AFRIQUE (5 projets)
Montant (euro)
Institution
1 200 000 AFD/MAE 1 500 000
AFD
6 550 000
Date projets identifiés
Date projets engagés
30/04/2003
27/11/2003
Système aquifère du Sahara
Algérie/Libye/ Tunisie
315 000
MEDD
21/10/1994
21/10/1994
Gestion des ressources en eau dans le bassin du Jourdain (étude)
Méditerranée
290 676
MEFI
22/11/1995
17/06/1999
Projet pilote régional pour l'acquisition et la transmission des données hydrologiques
Méditerranée
1 830 000
MEFI
06/05/1998
29/03/2002
Appui à la mise en oeuvre du programme d'actions stratégiques en méditerranée
Méditerranée
1 828 000
MEDD
Titre du projet
TOTAL MEDITERRANEE (4 projets)
Pays
Montant (euro)
Institution
4 263 676
39
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
Pays
26/03/2001
30/04/2003
Appui à la protection environnementale du Rio de la Plata et de son Front maritime
Argentine et Uruguay
1 005 000
MAE
20/12/1996
17/06/1999
Mise en place d'un observatoire des ressources hydriques dans le bassin du Haut Paraguay
Régional/Amérique latine
1 894 179
MEFI
Lutte contre l'érosion et la sédimentation du Rio Magdalena
Colombie
1 494 794
MAE
30/04/2003
TOTAL AMERIQUE LATINE (3 projets)
Institution
4 393 973
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
Pays
26/03/2001
30/11/2001
Réalisation d'un plan de gestion du Bassin versant de la rivière Narva sur la frontière russoestonienne
Estonie et Russie
1 165 000
MRT
15/11/2002
04/07/2003
Bassin de la Köros/crisurl
Hongrie/Roumanie
1 024 000
MEDD
20/09/1996
30/09/1997
Récupération des éléments irradiés du navire Lepse
Russie
1 372 041
MAE
20/09/1996
30/09/1997
Récupération des éléments irradiés du navire Lepse (suivi-évaluation)
Russie
45 735
06/05/1998
09/11/1999
Appui à la gestion transfrontière du bassin de l'Irtysh
Russie/Kazakhstan
TOTAL EUROPE DE L'EST (4 projets)
Montant (euro)
1 060 000
Institution
MEDD
4 666 776
TOTAL (16 PROJETS)
19 874 425
Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Afrique Subsaharienne
5
6,55
33 %
Amérique Latine / Caraïbes
3
4,39
22 %
Méditerranée
4
4,26
21 %
Europe de l'Est
4
4,67
23 %
TOTAL
16
19,87
100 %
Europe de l'Est Afrique subsaharienne
Méditerranée
Amérique latine/Caraïbes
40
Montant (euro)
■ COMMENTAIRES Principales caractéristiques du portefeuille En application des recommandations des conventions ou forums internationaux (Rio 1992, La Haye 2000, Kyoto 2003) et de la directive cadre européenne, le FFEM focalise ses interventions sur l’appui à la gestion des eaux partagées : • la majorité des projets porte sur la gestion de bassins versants transfrontaliers, visant à faire émerger une gestion concertée de ces bassins par le renforcement des capacités de gestion des institutions qui en ont la charge ; • trois projets portent sur les eaux marines, et visent à réduire les émissions d’origine tellurique ; • un projet, instruit en 2003, vise à améliorer la gestion d’un bassin versant afin d’assurer la protection des écosystèmes lagunaires et marins en aval. Ce projet répond aux recommandations des experts formulées dans le rapport "Gestion des bassins versants et des zones côtières" présenté par le FFEM au forum mondial de l’eau (Kyoto, 2003). Mise en œuvre des projets L’instruction des projets "eaux internationales" est un exercice complexe du fait des montages internationaux qu’ils imposent et des enjeux stratégiques que représente la gestion des ressources en eaux partagées entre plusieurs états. Répartition géographique Le portefeuille montre une présence du FFEM dans l’ensemble des géographies éligibles, dans des proportions comparables. Ces projets soutiennent les organes de gestion des principaux bassins transfrontaliers de ces régions. Un accent particulier a été mis sur les grands bassins internationaux africains (Sénégal, Niger, Orange, Zambèze). Priorités thématiques et géographiques Les thèmes prioritaires d’intervention du FFEM s’intègrent dans la politique française de coopération dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Dans ce cadre, l’accent est mis sur les appuis aux organisation en charge de la gestion des bassins transfrontaliers identifiés comme prioritaires : Niger, Nil, Mékong. Par ailleurs, des thématiques nouvelles ont été introduites et peuvent faire l’objet de projets spécifiques, à savoir : • la gestion des bassins versants et protection des zones côtières ; • la gestion des eaux souterraines transfrontalières ; • la gestion des grands écosystèmes marins.
41
E - LES PROJETS MIXTES BIODIVERSITE et EFFET DE SERRE ■ PORTEFEUILLE DE PROJETS NOTA : certains projets donnant lieu à plusieurs conventions de financement, le total par ligne ne correspond pas au total des projets identifiés ou engagés. Le portefeuille comprend 16 projets représentant un total de 20,71 M€ identifiés et engagés. Date projets identifiés
Date projets engagés
21/10/1994
07/07/1995
Déforestation tropicale par agriculture itinérante sur brûlis
15/11/2002
30/04/2003
07/07/1995
Titre du projet
Pays
Institution
Ceinture tropicale
152 449
MAE
Aménagement de la congolaise CIB
Congo
873 000
AFD
09/11/1999
Appui à l'aménagement forestier durable
Gabon
1 200 000
20/12/1996
30/09/1997
Mise en oeuvre opérationnelle du réseau d'observatoires de surveillance écologique à long terme - ROSELT
Afrique Régional
1 341 551 MAE/MEDD
22/12/1997
07/03/2000
Environnement mondial et lutte contre la désertification (initiative régionale)
Afrique Régional
3 000 000
MAE
01/04/1997
06/05/1998
Gestion de l'information environnementa- Afrique Régional le dans le bassin du Congo
762 245
MAE
09/11/1999
07/03/2000
Appui au développement local (padl)
Burkina Faso
1 600 000
AFD
27/11/2000
30/11/2001
Projet de développement local de l'ouest (pdlo)
Burkina Faso
1 610 000
AFD
TOTAL AFRIQUE (8 PROJETS)
Date projets identifiés
Date projets engagés
20/09/1996
20/12/1996
Participation volet "projets démonstratifs" programme de protection des forêts tropicales du Brésil
Brésil
15/04/1996
20/09/1996
Contribution à la prise en compte de l'environnement dans la prospection pétrolière
22/12/1997
06/05/1998
26/03/2001
06/07/2001
26/03/2001
30/11/2001
06/07/2001
15/11/2002
Titre du projet
Conservation de la forêt naturelle tempérée chilienne - critères environnementaux de gestion durable Couloir biologique parcs Puracé et Cueva los Guacharos Gestion durable des ressources naturelles avec la participation des communautés indigènes Mapuches Conservation et développement des forêts subtropicales de montagne
Date projets identifiés
Date projets engagés
29/06/2000
30/11/2001
Titre du projet Gestion et aménagement d'une forêt communale pilote
TOTAL EUROPE DE L'EST (1 PROJET)
AFD/MAE
10 539 245
Pays
Montant (euro)
Institution
1 524 490
MAE
Bolivie
112 218
MAE
Chili
751 269
MAE
Colombie
1 600 000
MAE
Chili
1 695 000
MAE
Argentine
1 000 000
MAE
TOTAL AMERIQUE LATINE (6 PROJETS)
42
Montant (euro)
6 682 977
Pays Georgie
Montant (euro) 1 200 000 1 200 000
Institution KFW
Date projets identifiés
Date projets engagés
Titre du projet
Pays
intégré : gestion du parc naturel d'Ifrane et 29/09/1998 07/03/2000 Développement de ses zones périforestières
Maroc
TOTAL MEDITERRANEE (1 PROJET)
Montant (euro)
Institution
2 288 000
AFD
2 288 000
TOTAL 16 PROJETS
20 710 222
■ RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Afrique Subsaharienne
8
10,54
51 %
Amérique Latine / Caraïbes
6
6,69
32 %
Méditerranée
1
2,28
11 %
Europe de l'Est
1
1,20
6%
TOTAL
16
20,71
100 %
Europe de l'Est Afrique subsaharienne
Méditerranée
Amérique latine/Caraïbes
■ COMMENTAIRES Aménagements forestiers La forêt est un domaine où les thématiques de la biodiversité et de l’effet de serre se rejoignent : • la forêt tropicale humide est le principal réservoir de biodiversité dans le monde (50 % des espèces y seraient représentées) ; • la bonne gestion et la régénération des forêts exploitées permettent de préserver et d’augmenter la capacité de stockage de carbone de ces forêts. La démarche d’aménagement forestier durable doit permettre d’une part, de répondre aux besoins sociaux, économiques, écologiques et culturels des générations futures et présentes, et, d’autre part, de préserver la biodiversité et la capacité de production et de stockage de carbone de ces forêts.
43
Cette démarche est entreprise au travers de 9 projets (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Gabon, Géorgie, Maroc), représentatifs de problématiques complémentaires concernant : • la protection de la faune et de la flore ; • la gestion des filières (bois d’œuvre, bois de chauffe) par les populations locales ; • l’exploitation et valorisation des produits non ligneux par les populations locales ; • la valorisation des ressources génétiques ; • l’aménagement des zones périphériques des aires protégées et appui à la création de corridors biologiques.
Lutte contre la désertification La lutte contre la désertification a été incluse dès 2002 dans les points d’application possible du financement du FFEM. Ce domaine bénéficie par ailleurs d’importantes interventions de la coopération française, au travers de l’AFD et du ministère des affaires étrangères. Quatre projets figurent dans ce portefeuille de projets de lutte contre la désertification : • le projet "ROSELT", réseau d’observatoires en Afrique aride circum saharienne, qui collecte et exploite des données de terrain et de télédétection sur l’environnement et la gestion des ressources renouvelables. Il vise à renforcer et à diffuser les connaissances sur l’évolution de ces écosystèmes ; • l’initiative régionale désertification : ce projet a pour objectif de rendre plus accessibles les financements du FFEM aux projets de lutte contre la désertification de taille modeste, mis en œuvre par des opérateurs de terrain, tout particulièrement en Afrique sahélienne. Le maître d’ouvrage est le comité permanent inter états de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) ; • deux projets de développement local au Burkina Faso : s’appuyant sur un montage institutionnel très décentralisé, qui laisse aux populations locales la maîtrise d’ouvrage des investissements dans les villages, le FFEM prend en charge les investissements concernant la meilleure gestion des ressources naturelles (fertilité des sols, lutte anti-érosive, reboisement…).
44
F - LE PROJET POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS Le portefeuille de la "nouvelle fenêtre" comprend 1 projet identifié de 1,4 M€. Date projets identifiés
Date projets engagés
27/11/2003
Titre du projet
Pays
Programme d'élimination et de prévention de la résurgence des stocks de pesticides obsolète
Afrique Régional
TOTAL AFRIQUE (1 PROJET)
Montant (euro) 1 400 000
Institution MEDD
1 400 000
■ RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE La répartition géographique des projets "nouvelle fenêtre" est la suivante : Région
Nbre de projets
Montant en M€
%
Régional Afrique
1
1,40
100 %
TOTAL
1
1,40
100 %
45
46
Annexes
■ MEMBRES DU COMITÉ DE PILOTAGE, DU CST ET AGENTS DU SECRÉTARIAT ■ LE CYCLE DU PROJET
47
MEMBRES DU COMITÉ DE PILOTAGE, DU CST ET AGENTS DU SECRÉTARIAT LISTE DES MEMBRES ET DES SUPPLEANTS DU COMITE DE PILOTAGE (au 31/12/2003) ➤ MINISTÈRE DE L'ECONOMIE, ET DE L’INDUSTRIE
DES
FINANCES
➤ MINISTÈRE L’EDUCATION
DE LA JEUNESSE, DE NATIONALE ET DE LA
RECHERCHE • Direction du Trésor RAMON FERNANDEZ (PRÉSIDENT) Service des affaires européennes et internationales Sous-Direction "dette développement et marchés émergents"
DENIS DESPRÉAUX FRANÇOIS CLIN Directeur-Adjoint du département énergie, transports, environnement et ressources naturelles à la direction de la technologie
BRICE QUESNEL Chef de bureau
➤ MINISTÈRE DE L’ECOLOGIE DÉVELOPPEMENT DURABLE
• Direction des Relations Economiques Extérieures DHARMAN SURYANARAYANAN Chef du bureau des "financements publics" à la sous-direction de la politique financière
HENRI-LUC THIBAULT Chef de Service des affaires internationales
➤ MINISTÈRE
DES
AFFAIRES ETRANGÈRES
PHILIPPE LACOSTE Sous-Directeur de l’environnement et des accords économiques sectoriels MARC TROUYET FRANCIS STÉPHAN Sous-Directeur du développement économique et de l’environnement ALAIN LEPLAIDEUR Chargé de mission recherche, agronomie, environnement, biodiversité
48
➤ AGENCE FRANÇAISE
DE
ET DU
DÉVELOPPEMENT
ROGER GOUDIARD Adjoint du Directeur exécutif chargé de la stratégie ROBERT PECCOUD Directeur du département recherche et gestion des savoirs à la direction de la stratégie
P.S. : EN
GRAS
: membres titulaires
LISTE DES MEMBRES DU COMITE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE (au 31/12/2003) MICHEL GRIFFON (président du CST) Biodiversité Conseiller auprès du directeur général CIRAD BENJAMIN DESSUS Effet de serre CNRS MICHEL HAMELIN Effet de serre Chef du département des pays tiers ADEME
MICHEL COLOMBIER Effet de serre Directeur adjoint CIRAD - IDDRI
LOUIS-ALEXANDRE ROMANA Eaux internationales IFREMER
PHILIPPE MENANTEAU Effet de serre IEPE – Université de Grenoble
JEAN-MICHEL SALLES Biodiversité CNRS – Université de Montpellier
ANTOINE CORNET Biodiversité Eaux internationales IRD
DR. PATRICK DUNCAN Biodiversité Directeur de recherche CNRS
LISTE DES AGENTS DU SECRETARIAT DU FFEM MARC-ANTOINE MARTIN Secrétaire général (poste 3374) martinma@afd.fr
DENISE PARMENTIER Affaires générales et budgétaires (poste 3368) parmentierd@afd.fr
RÉMI GOUIN Biodiversité. Désertification (poste 3779) gouinr@afd.fr
LAURENCE ESTRADE Affaires générales et budgétaires / Secrétariat (poste 3093) estradel@afd.fr
PHILIPPE BOSSE Effet de serre (poste 3065) bossep@afd.fr CHRISTOPHE DU CASTEL Eaux internationales et forêts (poste 3310) ducastelc@afd.fr
VÉRONIQUE LEFEBVRE Secrétariat (poste 4116) lefebvrev@afd.fr
Deux experts externes traitent les projets : • de la facilité des activités exécutées conjointement, BERNARD MEUNIER (poste 3164) _faaec@afd.fr • de protection de la couche d’ozone – protocole de Montréal, BÉATRICE VINCENT (poste 3943) vincentb1@afd.fr.
FRANCE BRIAND Secrétariat (poste 3147) briandf@afd.fr
49
LE CYCLE DU PROJET Il compte cinq étapes principales :
1. IDENTIFICATION • rédaction d’une fiche d’identification par un des partenaires institutionnels en liaison avec le bénéficiaire potentiel • vérification de l’éligibilité du projet, • avis du comité scientifique et technique, • autorisation par le comité de pilotage à engager l’évaluation ex-ante du projet.
2. EVALUATION EX-ANTE • définition détaillée des modalités de mise en œuvre du projet et des points d’application du financement sur la base de sa faisabilité.
3. ENGAGEMENT • approbation par le comité de pilotage du projet, • autorisation du secrétariat à engager les fonds correspondants.
4. MISE EN ŒUVRE • mise en œuvre du projet par le bénéficiaire de la subvention. • gestion des fonds par l’AFD
5. POST-ÉVALUATION • Evaluation des impacts et des résultats après achèvement du projet. Une communication sur le projet après achèvement ou après post-évaluation est effectuée par l’institution-membre avec l’appui du secrétariat et/ou par les partenaires bénéficiaires. Cette communication peut porter sur un groupe de projets correspondant à une thématique ou une géographie communes.
50
Secrétariat du FFEM : Informations pratiques Adresse : FFEM/Agence Française de Développement 5 rue Roland Barthes – 75598 Paris cedex 12
Tél. : 33 (0) 1 53 44 42 42 Fax : 33 (0) 1 53 44 32 48
Email : ffem@afd.fr Web : www.ffem.net
51