Immobilier MARS 2026
ENTRETIEN Espaces verts et îlots de fraîcheur sont très recherchés en ville. Une psychologue urbaine explique pourquoi page 12 En collaboration avec
VISITE PRIVÉE En Lavaux, une ancienne ferme écrit une nouvelle page de son histoire avec une rénovation fidèle à l’âme des lieux page 16 Ne peut être vendu séparément
AVANT-PROPOS 3
Impressum
Gestion de projet «Le Temps»: Julia Chivet, Clémence Lamirand (responsables «Le Temps Immobilier»), Célia Héron (rédactrice en chef adjointe Le Temps) Simon Moreillon (chef d‘édition), Nicolas Gressot (conception et graphisme), Samira Payot (responsable correction), Gian Pozzy, Miguel Borreguero (traduction), Olivia Wermus Genevay (iconographie). «Le Temps Publicité»: Marché régional Sébastien Cretton (Head of Regional Sales), Stéphane Visinand (Senior Account Manager), Camille Monteiro (coordination). «NZZ Residence»: Beat Balzli (rédacteur en chef), Christina Hubbeling (responsable éditorial), Kim Dang (rédaction), Claudio Gmür (conception et graphisme), Sonja Favre (iconographie), Daniela Salm (cheffe de projets). NZZone: Marché national Anne-Sandrine Backes (Head of Business Unit Romandie), Denise Morach (Product Manager) et Irene Giordanelli (Account Manager). Impression: Stämpfli AG, Berne Contact: publicite@letemps.ch Editeur: Le Temps SA, avenue du Bouchet 2, 1209 Genève, +41 22 575 80 50.
(PHOTO DE COUVERTURE: CATHERINE GAILLOUD)
(DAVID WAGNIERES/LE TEMPS)
«Le Temps Immobilier» est un magazine réalisé par l‘équipe «Le Temps Content Creation», en partenariat avec «NZZ Residence». Il paraît quatre fois par an en tant que supplément commercial du «Temps». Numéro 1/2026, 13 mars 2026
Les empreintes de l’Histoire Vivre dans un ancien silo à sucre? C’est le choix fait par Aude, qui a aménagé à Neuchâtel un logement original, chaleureux et atypique, dans un environnement purement industriel et quelque peu radical. Elle y a librement créé de toutes pièces une habitation qui ne ressemble à aucune autre mais qui allie parfaitement l’historique du bâtiment à son histoire personnelle. Dans un cadre brut, «à l’architecture qui ne cherche pas à être aimable» souligne-t-elle, et au volume à apprivoiser, son loft est devenu un espace à l’image de sa propriétaire, avec tout le cachet de son passé sucré. Cette préservation de l’histoire d’un site passe notamment par la conservation des matériaux d’origine. Prenez le bois par exemple: vivant et changeant avec le temps et les années, il renvoie au passé et au savoir-faire d’une époque. Véritable témoin durable, il confère une âme à une structure ou un appartement. Amanda et Nicolas ont justement décidé de faire revivre une ancienne ferme presque abandonnée, passée au fil des décennies de bâtiment agricole à centre de vacances, afin qu’elle devienne leur lieu de vie rêvé. Sans occulter son histoire, là aussi très riche, et son passé, très mouvementé. Un pari osé mais gagné. Le chantier lui a offert une nouvelle vie, la ferme située dans le Lavaux s’est retrouvée. Ces transformations et rénovations illustrent tout l’intérêt de préserver notre bâti. Un logement doit savoir évoluer avec son temps, sans pour autant renier ses racines. Un lieu chargé d’histoires, qui parvient à dialoguer avec ses nouveaux habitants et son nouvel environnement, saura toujours séduire. Un projet authentique qui n’oublie pas son passé émerveillera à coup sûr ses visiteurs. Ainsi que nos lecteurs. ■
Clémence Lamirand Responsable «Le Temps Immobilier»
Voir notre charte des partenariats
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Ombre élégante Avec les stores verticaux de STOBAG, sublimez chaque oasis de bien-être. Véritables filtres de lumière, ils laissent entrer la lumière naturelle tout en préservant l’intimité. Avec élégance et confort, profitez d’un large choix de coloris et de niveaux de protection pour créer des espaces harmonieux et personnalisés.
Design suisse. Depuis 1964.
stobag.com
SOMMAIRE 5
22
16 (CATHERINE GAILLOUD)
(TOMASRAGINAX/IMAGO)
À L’AFFICHE Avec l’arrivée des beaux jours, il est temps d’équiper les terrasses et jardins page 6
27 (CATHERINE GAILLOUD)
VISITE PRIVÉE A Neuchâtel, un ancien silo à sucre a été transformé en habitations. Parcourez l’original loft du quatrième page 27
RENCONTRE Alice Hollenstein, psychologue urbaine et architecturale, revient sur notre besoin de verdure et de nature page 12
BÂTIMENT D’EXCEPTION La tour Gehry d’Arles, monument incroyable, abrite des artistes et scientifiques qui, ensemble, pensent un avenir plus durable page 42
VISITE PRIVÉE Une ferme quasiment abandonnée renaît de ses cendres dans le Lavaux et s’offre une nouvelle vie page 16
DÉCRYPTAGE Découvrez des techniques pour préserver le bois et le rendre plus durable page 22
ANNONCES IMMOBILIÈRES Genève 35 Vaud 39 LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
6 À L’AFFICHE
Vivre au grand air Faire le bon choix, c’est déjà avoir parcouru une bonne moitié du chemin… Voici quelques idées pour profiter pleinement de ses extérieurs, avec des aménagements de jardin originaux, astucieux et bien sûr confortables Textes: Kim Dang
Retour vers le futur
Du lever au coucher du soleil La marque Manutti a été fondée à Deerlijk, à 70 kilomètres de Bruxelles (Belgique). Depuis plus de vingt ans, son fondateur et designer Stephane De Winter fabrique des meubles d’extérieur haut de gamme pour les résidences privées, les hôtels, les yachts et les complexes touristiques du monde entier. Ses créations présentent un design intemporel, des matériaux durables et une intéressante alliance entre artisanat et technologie. manutti.com
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Le bureau de design new-yorkais Wentrcek Zebulon s’est fait un nom grâce à ses meubles avant-gardistes. Il vient de créer sa propre marque de mobilier d’extérieur. Son premier produit, le fauteuil «Lounge 500», possède une forme sculpturale caractéristique, à la fois légèrement rétro et futuriste. Le bloc en fibre de verre et les coussins magnétiques sont fabriqués aux Etats-Unis. sun-set.us
Un grand classique Avec sa nouvelle ligne «Deville», le Français Julien Renault revisite le look classique du mobilier de bistrot. Les lignes courbes et les proportions généreuses s’inspirent des créations Thonet. Grâce à l’aluminium utilisé, ces chaises empilables et ces tables pliantes conviennent particulièrement bien aux extérieurs urbains. hay.com
(PHOTOS: DR)
À L’AFFICHE 7
Ambiance plage Ils sont bien curieux, ces monstres carrés. Les fauteuils de plage présentés dégagent autant une impression de bien-être qu’une certaine nostalgie. La nouvelle version haut de gamme de Garpa offre en effet protection contre le vent, ombre et confort. Grâce à ses roulettes, elle permet à ses utilisateurs de changer rapidement de vue, tandis que ses repose-pieds coulissants et son dossier inclinable transforment le siège en une chaise longue double, idéale pour prendre confortablement le soleil. garpa.ch
Tout en légèreté La chaise «MYMI» de GamFratesi s’inspire du style et de la décoration des cafés parisiens. Facile à déplacer, élégante et féminine, elle associe un motif tressé en fibre Dedon, légère et résistante aux intempéries, à une coque incurvée avec des pieds en aluminium. Une petite table ronde avec un socle en osier vient parfaitement souligner son charme intemporel et urbain. dedon.de
Profiter de l’extérieur Sous la devise «Oasis of Now», Cassina propose de nombreuses options pour se créer un havre de paix alliant confort et élégance. Avec un style doux inspiré des années 1960, la ligne «Vidalenta» de Patricia Urquiola se révèle à la fois minimaliste et sophistiquée. Des structures métalliques épurées soutiennent des coussins moelleux et généreux. Une gamme complète qui offre des moments décontractés, depuis sa terrasse ou son balcon. cassina.com LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
8 À L’AFFICHE Taillées dans la pierre Les poignées sculptées en métal massif de Dornbracht offrent une grande liberté de choix. Ainsi, la collection «The Rock» propose, au-delà de sa version métallique, des mélanges intéressants, avec de la pierre naturelle notamment. Les boutons peuvent aussi être personnalisés et combinés avec des becs d’autres séries. dornbracht.com
Une structure parfaitement carrée Le designer Konstantin Grcic propose une interprétation très contemporaine de la mosaïque traditionnelle. Avec sa collection «DIN», inspirée de l’architecture modulaire du quartier Hansa à Berlin, cette ligne comprend quatre éléments modulaires disponibles en huit couleurs et deux finitions (mate et brillant). Avec un total de 64 carreaux en céramique et six éléments spéciaux supplémentaires pour les angles et les profilés, vous aurez l’embarras du choix. mutina.it
Un design très affûté Les créations de la marque allemande Vallone sont avant-gardistes, élégantes, fonctionnelles et finalement bien éloignées des standards habituels des objets dédiés à la salle de bains. La dernière-née, la collection «Atelier», séduit par ses ambivalences. A la fois provocante et apaisante, elle associe un lavabo en marbre et un miroir dont la surface passe progressivement d’un brossage flou à une finition claire. vallone.de LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Votre exigence, notre engagement.
À L’AFFICHE 9
Développer, acheter, vendre, louer et estimer un bien immobilier unique avec l’expertise Move Properties.
Moser Vernet & Cie, Valorisations Immobilières SA Rue du Rhône 118 - 1204 Genève move-properties.ch LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
10 À L’AFFICHE
Petite mais polyvalente Avec seulement 15 centimètres de largeur, la «Dedica Duo» est l’une des machines à expresso les plus compactes du marché. L’appareil est prêt à l’emploi en 40 secondes. En plus d’une buse à mousse de lait, il est désormais équipé d’une fonction Cold Brew pour préparer un doux café glacé. Le choix de couleurs est large, entre Comforting Green, Glowing Pink, Metallic et White Harmony. delonghi.com
Comme les pros! C’est avec «Italia» qu’Arclinea a commencé à travailler avec Antonio Citterio en 1988. Cette cuisine a été la première à apporter l’esthétique des cuisines professionnelles dans les foyers: acier, grands plans de travail en inox, doubles éviers et ustensiles accessibles et visibles. Aujourd’hui encore, cette ligne aux tons clairs est synonyme de précision technique et de fonctionnalités variées. arclinea.com
Un blanc élu couleur de l’année La couleur de l’année, choisie par Pantone, offre à tous les secteurs industriels l’occasion de se mettre en avant. Le fabricant de cuisines Officine Gullo vante ainsi cette année les avantages du Cloud Dancer, un blanc neutre qui se marie particulièrement bien avec les surfaces métalliques telles que l’or, le laiton, le chrome, le nickel satiné, le cuivre ou le gunmetal. officinegullo.com LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
12 INTERVIEW
«Le besoin de nature est profondément ancré en nous tous» Les parcs urbains sont-ils nécessaires? Où trouvons-nous des espaces verts? Et de combien de ces espaces avons-nous vraiment besoin? £Alice Hollenstein, psychologue urbaine et architecturale, propose des pistes de réflexion Texte: Marius Leutenegger
E
n 2008, la population des villes dépassait pour la première fois, à l’échelle mondiale, la population des campagnes. Et depuis, l’exode rural n’a fait que s’accentuer. Qu’est-ce qui attire les gens en ville?
L’urbanisation est particulièrement marquée dans les régions offrant peu de possibilités de travail, par exemple dans les pays en voie de développement, mais aussi en Europe méridionale ou dans l’ancienne Allemagne de l’Est. Chez nous, il n’y a pas d’urbanisation?
Si, mais en Suisse, les villes s’étendent principalement en raison de la migration: des personnes jeunes avec un bon niveau de formation, venant de Suisse ou de l’étranger, sont attirées par les possibilités de travail intéressantes offertes en ville, tandis qu’une partie de la population locale quitte celle-ci parce que le rapport avantages-coûts est plus intéressant dans les communes périphériques. La pandémie de Covid-19 a bien montré que, chez nous également, l’attrait des villes repose principalement sur des facteurs professionnels: lorsque l’économie a été paralysée, les gens ont plutôt eu tendance à vouloir s’éloigner des cités urbaines. Pourquoi nous sentons-nous bien en pleine nature? LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Le besoin de campagne et l’attachement à tout ce qui vit, les plantes, les animaux, sont profondément ancrés dans la nature humaine. Cet attachement est appelé biophilie. Son origine ne reste pas très claire mais de récentes recherches montrent toutefois une nette préférence humaine pour les paysages et les environnements qui ont, autrefois, favorisé la survie. Nous apprécions par exemple une prairie fleurie parce qu’elle nous renvoie à la richesse de la nature. Nous aimons les paysages avec des ruisseaux, des places ombragées sous les arbres et des lacs, parce qu’ils nous offrent une meilleure base existentielle. Autrement dit, l’attrait actuel pour la campagne, qui se traduit notamment par l’engouement pour la lutte à la culotte, s’inscrirait dans l’évolution biologique de notre espèce?
L’attrait pour une Suisse primitive est probablement et principalement lié à un besoin identitaire et sécuritaire. Dans un monde globalisé et fébrile, des traditions comme la lutte à la culotte offrent un sentiment de sécurité. Il y a un bénéfice que nous avons tous constaté: une promenade en forêt nous fait tout simplement du bien. A quoi cela tient-il?
La recherche montre que l’hormone du stress,
le cortisol, se dégrade plus rapidement dans le cadre d’une activité légère en pleine nature. D’une part, nous sommes occupés et nous ne nous ennuyons pas, d’autre part, notre attention n’est pas ciblée. Ce qui veut dire?
La ville requiert sans cesse notre attention: là, un signal lumineux, un peu plus loin, un manteau qui nous fait envie, puis le vrombissement d’une voiture. Dans la nature, nos sens sont également sollicités mais ils sont
«L’attrait des villes repose principalement sur des facteurs professionnels» ALICE HOLLENSTEIN, PSYCHOLOGUE URBAINE
moins ciblés par des stimuli particuliers. Nos pensées se déroulent plus librement. Un autre point important est ce qu’on appelle la cohérence: en forêt, le monde est en ordre, nous ne voyons pas de sans-abri, pas de déchet, rien qui pourrait nous préoccuper. Cela a un effet rassurant.
INTERVIEW 13
«De petits îlots de nature situés en ville nous font déjà du bien»
(DR)
A quoi ressemblerait le parc urbain idéal? Alice Hollenstein
Psychologue urbaine et architecturale, Alice Hollenstein est codirectrice de Center for Urban & Real Estate Management (Curem) à l’Université de Zurich et fondatrice d’Urban Psychology GmbH. Cette entreprise élabore des concepts et conseille des propriétaires immobiliers et des communes sur différents thèmes autour de l’interaction homme-environnement.
La ville attire par ses nombreuses offres et ses vastes possibilités mais c’est à la campagne que nous allons nous détendre. Cette ambivalence ne finit-elle pas par créer de la frustration et de l’insatisfaction, puisque nous ne pouvons pas avoir les deux à la fois?
Tout d’abord, il doit remplir de nombreux critères comme offrir de l’ombre et des endroits ensoleillés, ne pas devenir trop chaud en été et ne pas être trop venteux en hiver. Et puis, il y a ce qu’on appelle l’affordance, à savoir l’invitation à utiliser ce lieu ou sa potentialité. Des objets comme des bancs, des tables, une balançoire, un bassin, peut-être encore un bistrot, invitent différents groupes d’utilisateurs à diverses activités. Les enfants peuvent jouer, les personnes âgées observer, d’autres peuvent simplement profiter du calme. Un parc doit aussi offrir des lieux de retraite. Où puis-je pleurer dans une ville lorsque je suis triste? Où un couple d’amoureux peut-il aller se promener? Où des ados peuvent-ils se défouler? Dans un parc. Le parc idéal est donc… un parc classique!
Un parc qui remplit ces différentes conditions
fonctionne. Tout simplement. Des arbres, une place de jeux, un pré, une offre de restauration… Il y a aussi de nouveaux parcs, mais qui sont parfois moins attrayants, notamment parce que leur offre d’activités n’est pas claire ou ne répond pas à un besoin. Résultat: personne ne l’utilise. Un exemple représentatif peut être les appareils de fitness. L’un des principes clés pour le développement de notre environnement construit est la «densification» : loger davantage de personnes sur la même surface au sol, par exemple en construisant des immeubles plus hauts. Cela semble logique mais, malgré cela, la densification ne progresse que très lentement. Quelles sont les résistances internes déclenchées par ce concept de densification?
La densification accroît la concurrence pour des ressources limitées. Si on construit des im-
En psychologie, on parle de conflit d’appétence: nous devons choisir entre plusieurs objectifs positifs, mais incompatibles entre eux. Certains essaient alors d’avoir les deux – un appartement au centre-ville et un mayen. En Suisse, il est relativement aisé d’avoir le meilleur des deux mondes puisque l’on est rapidement hors de la ville. Pourquoi avonsnous encore besoin de parcs urbains?
Tout le monde n’a pas le temps ni la possibilité de sortir fréquemment de la ville. De plus, des espaces de détente proches du lieu de vie favorisent les échanges sociaux. De petits îlots de nature nous font déjà du bien. Des études montrent par exemple qu’un bâtiment est jugé plus beau s’il y a des plantes devant celui-ci et les rues arborisées sont perçues plus positivement que des rues sans arbres. Mais la présence de nature en ville n’est pas seulement importante pour notre perception et les diverses activités qu’elle permet, elle l’est aussi pour des raisons climatiques. Les arbres, par exemple, influencent fortement le climat d’une ville.
Idéalement, un parc au cœur de la ville doit disposer de zones ombragées, rester frais en été et proposer aux citadins des espaces pour échanger et se retrouver. (SALVATORE DI NOLFI/KEYSTONE)
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
14 INTERVIEW En ville, la surface des logements est souvent réduite. Les habitants recherchent donc des espaces de vie en extérieur, si possible bien verts. (SALVATORE DI NOLFI/KEYSTONE)
meubles plus haut, ils prendront peut-être la lumière à certains voisins. La pression sur l’espace public augmente, les piscines sont plus sollicitées et il devient difficile de trouver une place de parc. A cela s’ajoutent une surcharge sensorielle et un sentiment d’oppression. On parle volontiers du stress lié à la densification. Dans la plupart des pays, les villes sont beaucoup plus denses qu’en Suisse. Et les villes médiévales étaient aussi nettement plus denses que nos villes actuelles. Pourquoi parle-t-on tant, en Suisse, de ce stress?
L’accoutumance joue un rôle dans la perception de la compacité. Celui ou celle qui a grandi dans un environnement fortement densifié aura moins de problèmes avec celui-ci. Le fait que l’on parle beaucoup, en Suisse, du stress dû à la densification est probablement lié à l’accroissement relativement rapide de la population suisse, au cours de ces dernières années. Existe-t-il une règle empirique permettant de déterminer le besoin d’espace d’une personne pour qu’elle se sente bien?
Ce n’est pas comme avec les lapins, pour lesquels nous pouvons dire qu’un certain nombre d’individus peuvent cohabiter sur une telle surface. Il n’y a pas de chiffres indiquant, par exemple, la surface nécessaire d’un appartement pour que ses habitants s’y sentent bien. Dans le cas d’un apLE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
«Les parcs doivent inviter différents groupes d’utilisateurs à diverses activités» ALICE HOLLENSTEIN, PSYCHOLOGUE URBAINE
partement, d’autres facteurs que la surface tels que la disposition des pièces, le nombre de fenêtres, la vue, les matériaux utilisés ou le climat intérieur sont également déterminants. Comment résoudre cette opposition entre la nécessaire densification et la résistance à celle-ci?
Nous sommes en plein débat. Je suis curieuse de voir comment la Suisse va gérer cette situation à long terme. Je m’attends à un bon compromis helvétique: on va peut-être limiter un peu la migration vers les villes et promouvoir un peu la construction de logements, améliorer la qualité de l’habitat et s’habituer à vivre de nouveau dans des appartements un peu plus petits. Où peut-on trouver des lieux de retraite en ville?
Pour la plupart des gens, leur appartement est le premier lieu de retraite. Le café du coin peut aussi l’être. Il est également intéressant de noter
que les musées semblent avoir, sur les gens, un effet proche de celui de la nature. Le besoin d’espace a considérablement augmenté. Actuellement, il est de plus de 46 m² par habitant, alors qu’il était d’environ 26 m² en 1962. Pourquoi avons-nous besoin de toujours plus de place?
Cela est probablement lié à une préférence pour une certaine distance et une sphère privée, ainsi qu’au statut social. Celui ou celle qui dispose d’une plus grande surface d’habitation a aussi davantage de possibilités. Il faut toutefois relever que, selon les données actuelles, la surface par habitant recule de nouveau légèrement. Si on se contentait de nouveau de la surface d’habitation moyenne d’avant 1980, soit environ 35 m², cela libérerait 100 millions de mètres carrés de surface habitable et permettrait de résoudre de nombreux problèmes. Comment pourrait-on promouvoir une certaine sobriété?
D’un côté, par des incitations purement économiques, en rappelant les avantages de louer un appartement plus petit. Parallèlement, les lois jouent un rôle important. J’estime que, dès lors qu’un appartement est subventionné, il faut des règles claires pour son attribution. L’architecture est aussi un facteur très important: dans un projet raffiné, la surface habitable joue un rôle moins important que dans un banal projet de barres d’immeubles. ■
N S
PRÉPAREZ VOTRE JARDIN POUR LA SAISON ƒ AVEC SA BATTERIE DE QUALITÉ. DE STIHL.
Vous obtiendrez de plus amples informations auprès de votre commerce spécialisé STIHL ou sur stihl.ch/fr
La belle saison arrive enfin. Le système AK vous permet de tondre, de couper, de scier ou de nettoyer dans le jardin et autour de la maison. Et ce, avec une batterie adaptée à tous les appareils.
PUISSANCE DE BATTERIE. DE STIHL.
16 VISITE PRIVÉE
Rénovée avec retenue, la ferme conjugue blanc lumineux et touches anthracite, laissant la vedette au jardin et à la pergola, qui structure l’extérieur.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
VISITE PRIVÉE 17
Après des années d’errance, une ferme renaît En Lavaux, Amanda et Nicolas Brunner ont redonné un nouveau souffle et une unité à une ferme morcelée au gré des années. Une rénovation réalisée avec une grande justesse Texte et photos: Catherine Gailloud
A
u cœur du hameau du Daley, sur les coteaux escarpés de Lavaux, une ancienne ferme a retrouvé de la voix. Longtemps silencieuse, presque oubliée, elle avait pourtant connu mille vies par le passé. Un lieu chargé d’histoires mais privé d’élan, comme en attente d’un nouveau chapitre. «On sentait que la maison avait beaucoup vécu mais qu’elle n’avait pas dit son dernier mot», sourit Amanda Brunner. Lorsqu’ils découvrent la propriété en 2020, presque par hasard, ce n’est pas le coup de foudre immédiat. Les volumes sont cloisonnés, les murs marqués, les circulations peu lisibles. Mais là où d’autres auraient vu un chantier trop lourd, le couple perçoit immédiatement un immense potentiel. L’achat est finalisé la veille du premier confinement, timing audacieux, pour ne pas dire téméraire. «Sur le moment, cela semblait complètement fou. Finalement, avec le recul, c’était probablement le meilleur moment possible», confie Nicolas Brunner.
Préserver l’âme, ouvrir les volumes
La ferme du Daley n’a jamais été une maison ordinaire. Dès l’origine, elle conjugue vie agricole et accueil de vacanciers, passant d’une maison paysanne à une pension de va-
Devant la verrière au charme très britannique, Nicolas, Amanda et Buddy profitent de la cour intérieure, dont le sol est habillé de pierres du Tessin.
cances animée. En 1949, un incendie ravage le bâtiment, qui est alors immédiatement reconstruit. Dix ans plus tard, le bâtiment est divisé en deux. Les propriétaires suivants y vivront près de quarante ans sans entreprendre de rénovation majeure. Lorsque Amanda et Nicolas en prennent possession, la maison est saine mais figée, morcelée, prisonnière de ses propres cloisons. Dès le départ, leur objectif est clair: préserver l’esprit du lieu tout en lui insufflant fluidité, confort et modernité. Chaque pièce est modélisée en 3D avant le début du chantier, afin d’anticiper les interventions et d’affiner les proportions. Les travaux se déroulent sur un temps court mais à un rythme intense, presque comme une chorégraphie parfaitement préparée. Un seul mur est abattu, celui qui séparait la cuisine d’une petite pièce attenante, pour créer un véritable cœur de maison. «On ne voulait surtout pas tout ouvrir. Juste faire respirer la maison là où cela était nécessaire», explique Nicolas, qui a vécu le chantier de l’intérieur. Il ne se contente pas de superviser. Il s’implique, prend six semaines de congé et travaille aux côtés des artisans. Chaque midi, il prépare le repas pour toute l’équipe. «Il était important pour nous de vivre le chantier, pas de le regarder de loin. Ces moments partagés ont créé une vraie énerLE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
18 VISITE PRIVÉE
En haut à gauche: Baigné de lumière grâce à la verrière, l’espace gagne en profondeur. Les panneaux WoodUpp apportent une texture enveloppante et l’escalier conservé dans son état d’origine rappelle l’histoire du lieu.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
En bas à gauche: Dans le couloir, L’Oreille qui voit de Philippe Starck (2008), imaginée pour l’hôtel Fasano à Rio, déploie son cadre argenté et reflète la courbe de l’escalier d’origine.
En haut à droite: Dans la chambre du couple, la lumière traverse la fenêtre et ouvre la vue sur la verdure environnante. Un fauteuil Poliform, une table Muuto et une lampe Fritz Hansen composent un décor sobre.
En bas à droite: Au cœur de la cuisine, l’îlot noir Poliform rappelle une platine de DJ, hommage discret à la passion de Nicolas pour la techno. Les suspensions Kaiser Idell en soulignent la mise en scène.
VISITE PRIVÉE 19
gie collective», raconte-t-il. Une dynamique qui imprègne encore aujourd’hui la maison, où rien ne semble ni forcé ni figé.
Des choix guidés par le vécu
Les choix de matériaux et de décoration prolongent cette philosophie. La réutilisation est privilégiée, ponctuée de clins d’œil personnels. Dans la cuisine, l’aménagement signé Poliform s’articule autour d’une cuisinière noire centrale, pensée comme une table de mixage. «La cuisine, c’est un peu mon poste de commande. J’aimais l’idée qu’elle fonctionne comme une régie», sourit Nicolas, grand passionné de cuisine et de musique. Dans le prolongement de la cuisine, le mur de la vaste salle à manger se pare d’un papier peint figurant une forêt de sapins,
«La cuisine, c’est un peu mon poste de commande. J’aimais l’idée qu’elle fonctionne comme une régie»
Le carrelage à cabochons noirs structure l’espace avec rigueur. Les suspensions Yanzi et les chaises N°1 de Fritz Hansen donnent une élégance aérienne à l’ensemble.
NICOLAS BRUNNER, PROPRIÉTAIRE
qui étire les perspectives et amplifie subtilement les volumes. Le sol en carrelage noir et blanc à cabochons évoque l’atmosphère des brasseries parisiennes. A l’étage, dans la salle de bains des enfants, un papier peint orné de méduses raconte les souvenirs de plongée en famille, tandis que les carreaux métro rendent hommage aux origines britanniques d’Amanda. «On avait envie que chaque détail raconte quelque chose de nous, sans jamais prendre le dessus sur la maison», précise-t-elle. A la tête de Batiplus, adresse du design contemporain, Amanda et Nicolas Brunner vivent cette activité au quotidien. Une immersion permanente, prolongée par les salons internationaux, de Milan à Copenhague, où ils captent l’air du temps et le réinterprètent ici, avec mesure et précision. La rénovation joue finement sur les contrastes. Les éléments d’origine, escaliers patinés, structures apparentes, proportions généreuses, sont conservés, comme des repères. Autour d’eux, des matériaux contemporains viennent structurer les volumes: lambris verticaux, sols graphiques, mobilier aux lignes nettes. Sous les combles, un bureau lumineux devient un refuge créatif, intime, presque introspectif. C’est ici que Nicolas travaille, entouré d’objets choisis, porteurs d’histoires. Sur le mur, un portrait attire particulièrement le regard: celui de son père, photographié au Pérou. «Cette photo, je l’ai prise presque sur le vif, lors d’un
Ci-dessus: Comme un loft secret niché sous les toits, ce salon avec mini-cuisine et home office joue le contraste entre sol noir et volumes blancs. Les pièces Vitra, Moroso, Flos, USM et Muuto en affirment l’élégance contemporaine. A gauche: Dans cette chambre baignée de lumière, le fauteuil Egg de Fritz Hansen apporte une touche iconique à l’ambiance volontairement épurée.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
20 VISITE PRIVÉE
En haut: Sous les grands arbres, le jardin conjugue énergie et douceur: on y joue, on s’y repose, on y laisse le temps filer. A gauche: Entre bois patiné et feuillage dense, la tonnelle abrite un ensemble outdoor Pedrali, parfait équilibre entre chic discret et esprit champêtre. A droite: Du garage à l’atelier créatif: bricolage, peinture et musique s’y côtoient. Les larges baies vitrées, soulignées de clairesvoies, structurent la façade avec finesse.
«Une maison qui nous ressemble»
voyage que je lui ai offert pour ses 65 ans. Ce voyage, c’était une manière de le remercier pour tout ce qu’il avait fait pour moi.» L’image dégage une sérénité rare. Un homme apaisé, habité par une forme de bonheur tranquille. Ailleurs, un coin lecture et écoute de musique se glisse naturellement sous la charpente. «On voulait une maison qui s’adapte à nos usages, pas l’inverse», résume Amanda.
AMANDA BRUNNER, PROPRIÉTAIRE
Un jardin comme pièce à vivre
La transformation la plus spectaculaire se trouve sans doute à l’extérieur. Ancienne cour sans réelle fonction, le jardin devient un espace structuré et apaisant. Le sol est pavé de pierres du Tessin, une allée en bois traverse l’ensemble tel un ponton. Au centre, un érable déploie sa silhouette sculpturale. La pergola, enveloppée par la vigne, devient une véritable pièce à vivre, protégée du LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Alimenté par la récupération d’eau de pluie, le bassin devient un refuge naturel pour se rafraîchir aux heures les plus chaudes.
soleil et ouverte sur la pelouse. «Le jardin devait être aussi habité que la maison, vivant», souligne Nicolas. Hortensias et essences locales garnissent cet écrin végétal respectueux de la faune et de la flore environnantes, prolongeant naturellement l’esprit du lieu. Aujourd’hui, la ferme du Daley n’est plus un vestige du passé mais une maison pleine de vie. Un lieu habité avec justesse, où mémoire, design et nature avancent ensemble, sans nostalgie ni excès. «Ce que l’on cherchait, ce n’était pas une maison parfaite, mais une maison qui nous ressemble», conclut Amanda. Mission accomplie. ■
Rénover intelligemment. Trouvez l’inspiration près de chez vous.
ssion Suppre
leur lo de la va
è cative d
s 2028
T TENAN ES N I A M I M ER RÉNOVE DES ÉCONO ET FAIRD’IMPÔTS !
UN ESPACE POUR VOS RÊVES Dans nos 20 expositions réparties dans toute la Suisse, vous trouverez l’inspiration qui touche et séduit. Un lieu où vos idées prennent forme et deviennent concrètes. Avec nous, planifiez votre nouvelle salle de bains, vos revêtements de sols et de murs, votre cuisine ou encore l’aménagement de vos espaces extérieurs. Nous proposons des produits et des matériaux de haute qualité, conçus pour durer. Vous bénéficiez également d’un accompagnement personnalisé qui vous apporte sécurité et sérénité – de la première idée jusqu’à la réalisation finale. Nous vous aidons à transformer votre vision en réalité. Plus d’informations :
Téléphone 0800 120 000
www.getaz-miauton.ch/fr/rendez-vous
SA L LE D E BA INS | REV ÊT EMENTS D E SO L S ET D E M URS | CU ISINES | AMÉNAG EMENT EXT ÉR I E UR
22 DÉCRYPTAGE
Patine grise et feu noir Le bois est un matériau vivant qui évolue au fil du temps. Des techniques telles que le pré-vieillissement ou la méthode japonaise «shou sugi ban» permettent de contrôler ces changements et d’accroître la durabilité du bois Texte et photos: Manuela Talenta
L
e bois se compose avant tout de cellulose, d’hémicellulose et de lignine. Sa surface change sous l’effet de la lumière, de l’humidité et des variations de température. Lars Schnüriger, ancien peintre en bâtiment est devenu conseiller en protection du bois et chef de produit Golden Oil chez Diotrol (entreprise située à Dulliken (SO) qui produit et commercialise des lasures de protection du bois), connaît parfaitement ces phénomènes. «Sous l’effet de l’interaction des rayons ultraviolets et des intempéries, la lignine se décompose et le bois est affecté par des micro-organismes», introduit-il. Notamment par la pourriture blanche, la pourriture brune et le champignon du bleuissement. Dans le meilleur des cas, cela se traduit par une patine grise. Celle-ci est non seulement jugée noble mais elle rend le bois durable. Cela dit, s’il y a trop d’humidité, le bois pourrit. Le mode de vieillissement du bois dépend donc largement de sa situation, du climat et d’éventuelles infestations. Et bien sûr de sa qualité. Un parfait exemple de l’importance de bien choisir son bois: la maison Bethlehem, qui se trouve à l’intérieur du mur d’enceinte de la résidence Ital Reding, à Schwyz. Construite en 1287, elle passe pour la plus ancienne maison de bois d’Europe. Elle est naturellement devenue grise en quelques endroits.
Le bois doit pouvoir respirer Avec le temps, les façades en bois prennent souvent une teinte grisée. (TOMAS RAGINA/ALAMY STOCK PHOTO)
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Le grisaillement naturel du bois prend du temps. Il en résulte souvent une patine irrégulière, visible notamment sur la maison Bethle-
DÉCRYPTAGE 23
hem. Lars Schnüriger explique: «Prenez une façade en épicéa ou en mélèze, les bois les plus utilisés chez nous, avec un petit avanttoit: en bas, le bois se dégrade plus vite, tandis qu’en haut, là où il est protégé par l’avant-toit, il garde plus longtemps son aspect originel.» Bien des maîtres d’ouvrage souhaitent cependant un grisaillement homogène visible dès le premier jour. C’est ce que propose la méthode dite du pré-vieillissement, aussi appelée «lasurage». Les lasures exploitent à leur profit les effets de micro-organismes qui infestent le bois, notamment par des pigments qui imitent la décoloration naturelle par les champignons et produisent une patine grise uniforme à la surface du bois. «On simule ainsi une infestation», précise Lars Schnüriger. En l’occurrence, on parle d’un enduit hydrophobe qui protège le bois d’un excès d’humidité sans pour autant l’asphyxier. «Parce que le bois doit pouvoir respirer», poursuit l’expert. L’effet est durable: les surfaces pré-vieillies résistent en général des décennies durant. Outre le pré-vieillissement, il existe d’autres méthodes pour ennoblir visuellement le bois, tout en le rendant résistant. Une des techniques les plus anciennes nous vient du Japon: le shou sugi ban ou yakisugi. Pour ce faire, au pays du Soleil levant, on recourt en priorité au cèdre du Japon que, là-bas, on nomme «Sugi», tandis que «Yaki» signifie «grillé» ou « «flam-
Les surfaces prévieillies résistent en général durant des décennies mé». Le shou sugi ban ou le yakisugi correspond donc à du bois grillé. La carbonisation confère non seulement au bois une énorme résistance mais aussi un aspect caractéristique: un noir d’encre, mat et souvent doté d’une structure subtile évoquant un fin craquelé. Autrement dit un réseau de craquelures souvent visible dans les peintures à l’huile ou les enduits de façade.
Couche de charbon protectrice
Yves Wyrsch est menuisier et dirige l’entreprise Artrox à Stans (NW), spécialiste des aménagements en bois. Il sait bien comment cette méthode millénaire est mise en œuvre: «On abat un arbre et, idéalement, on le stocke quelques mois. Ensuite, on le scie et on le sèche longuement jusqu’à ce que son humidité se réduise à 10-15%.» Quand les planches bien séchées sont utilisées pour une façade, leur profil est raboté. En principe, elles sont alors prêtes à
Les façades bien entretenues présentent une harmonieuse teinte noire. (TOMAS RAGINA/IMAGO)
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
24 DÉCRYPTAGE l’usage. Mais dans le shou sugi ban, il existe encore une étape décisive: les planches sont passées de bout en bout à la flamme de gaz. «Quand le bois brûle, il produit une couche protectrice de charbon, si bien qu’il faut du temps avant qu’une solive de bois ne se brise», décrit Yves Wyrsch. Lors de la formation de charbon, le bois se densifie et perd beaucoup de sa capacité d’absorption. Sur un morceau de bois carbonisé, l’eau dégouline et les nuisibles n’y trouvent pas d’intérêt. Cela dit, pour que le shou sugi ban réussisse, il faut de la précision. «La température doit être bien maîtrisée. Si elle est trop élevée, le bois tourne en cendre. Si elle est trop basse, la planche n’est pas suffisamment protégée», souligne-t-il.
Pour que le shou sugi ban réussisse, il faut de la précision
(POND5 IMAGES/IMAGO)
Le processus ne concerne que la couche la plus extérieure de la planche. Le bois est ensuite brossé et huilé. Le résultat est durable et 100% naturel. «On n’utilise aucune espèce de produit chimique, à lui seul, le feu suffit», confirme Yves Wyrsch. En Europe, en lieu et place du cèdre, on recourt en général à de l’épicéa, du mélèze ou du sapin. «Ce type de façade coûte évidemment plus cher que son équivalent en bois brut» ajoute-t-il. Mais, en échange, elle se conserve presque éternellement et ne nécessite pas d’entretien. Le prix d’une façade Yakiwood, nom des produits Artrox traités sur le mode shou sugi ban, équivaut grosso modo à celle d’une bonne façade lasurée avec soin.
La qualité paie
La méthode japonaise shou sugi ban consiste à carboniser le bois, le rendant plus résistant. Cette technique donne aussi au bois un effet craquelé. (IMAGO)
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Si l’on ne souhaite pas carboniser ou pré-vieillir une façade, on peut en effet s’en remettre à la classique pose de lasure. Mais là aussi la qualité est déterminante. «Un bon produit est fait de composants qui pénètrent le bois et qui y demeurent des années avant de se décomposer lentement. Un enduit de moins bonne qualité se remarque parce qu’il s’écaille en gros lambeaux», commente Lars Schnüriger. Ce qui compte, c’est le liant. «Les lasures à l’huile donnent souvent un résultat particulièrement bon parce qu’elles se lient harmonieusement avec la structure du bois. Car le bois contient de toute façon de telles huiles», complète-t-il. Judicieusement utilisées, les lasures peuvent assurer une protection pendant une dizaine d’années avant qu’il faille renouveler l’enduit. ■
François-Bellot 10-12
CC Planète Charmilles
À proximité du Palais de Justice
Dans un quartier vivant
Hôtel particulier de prestige divisible en deux. Entièrement rénové en 2020, alliant charme et modernité.
Au cœur du centre commercial des Charmilles, plusieurs arcades disponibles.
1158 m2
66 m2 à 312 m2
CHF 663.–/m2
Prix sur demande
Tunnel 7
Lausanne 20 bis
Au coeur de Carouge
À deux pas de la gare
Magnifique plateau sous comble, idéal pour une agence de communication, bureau d’architecte ou d’ingénieur.
Bureau dans un étage élevé, avec sa propre entrée comprenant un open space et deux salles de conférences.
192 m2
161 m2
CHF 310.–/m2
Route de Chêne 36 1208 Genève T +41 22 849 64 83 locom@spg.ch Développement • Vente • Gérance • Direction de travaux • spg.ch
CHF 530.–/m2
Im
i l i b mo D éc
b em
re 2
er
025
s prè hé nic ux , ine bois m lu nit t u ge é u men ref tair, r paré s Un u sé ÉE al Mü end re v v RIV t êt E P êt du e 26 e peu IT N g r a VIS ne fo at p d’u r tisan ue atiq leur et a clim la va ent ussi m a e ng mais t cha , le emen ion tat nneig age 23 ns e p É E ifier l’ iliers H C R od ob MA d à m imm ten biens de s En co
ll ab
ora
tion
ave
c
Votre rendez-vous conseils et inspirations
Une diffusion élargie auprès d’un lectorat ciblé
Prochaines parutions:
19 juin 30 octobre 18 décembre
Un espace réservé aux offres immobilières
VISITE PRIVÉE 27
Dans un ancien silo à sucre, un loft délicieusement chaleureux Architecte d’intérieur, Aude Girod a investi un ancien silo industriel du vallon de Serrières. Un loft pensé comme un manifeste, où l’architecture brute dialogue avec la couleur, l’art et les souvenirs de voyages Texte et photos: Catherine Gailloud
Ancien silo à sucre de l’usine Suchard, le bâtiment a été transformé en logements tout en conservant sa silhouette cylindrique emblématique.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
28 VISITE PRIVÉE
Ci-dessous: Jeu d’ombres et de métal sur les marches striées: un détail des escaliers extérieurs qui rappelle la vocation industrielle du bâtiment. Ci-dessous en bas: Minimalisme graphique pour l’étagère String Furniture, qui dessine une ligne claire au-dessus du plan noir. Sur ses plateaux, les objets, ustensiles et vases oscillent entre utilité et raffinement.
E
lle n’a pas cherché un appartement, elle a attendu un choc. Choc qu’Aude Girod a ressenti, comme une évidence, alors qu’elle découvre l’intérieur d’un silo transformé en loft situé à Neuchâtel. «J’ai été immédiatement séduite par la radicalité du lieu, par son architecture qui ne cherche pas à être aimable.» Architecte d’intérieur et fondatrice de Studio Phileas, elle repère tout de suite le potentiel de ce volume atypique, vertical, presque sculptural. Un espace qui a du sens, avec son propre parcours, ses choix, son regard, mais aussi avec son besoin de vivre dans un lieu fort, unique. Le bâtiment, construit en 1964, servait autrefois à stocker le sucre nécessaire à la
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
VISITE PRIVÉE 29
Ci-dessous: La décoratrice joue l’équilibre avec la lumière traversante: table sculpturale, chaises aux formes organiques et suspension graphique, le tout de la marque GUBI, composent une scène précise, réchauffée par un tapis Bakhtiari aux rouges profonds. Ci-dessous en bas: Sous une œuvre expressive de Jürg Häusler, la console accueille une composition d’objets choisis. Les pièces Ferm Living dialoguent avec les tasses Ottolenghi.
production de chocolat et de confiseries de la compagnie Suchard. Posé au fond du vallon de Serrières, au pied de la rivière et du viaduc du train, il appartient à ces architectures industrielles fonctionnelles, sans concession décorative. Après l’arrêt de la production, le silo connaît plusieurs vies, avant d’être transformé en 2022 par l’architecte André Kuenzy en un ensemble de six lofts et un studio. Une reconversion sobre, qui conserve la force du béton, la verticalité du volume et l’identité brute du lieu. Aude Girod s’installe au quatrième étage à l’été 2023, avec son fils de 14 ans. Le loft, livré presque nu, offrait une liberté totale. Une page blanche, mais avec un cadre fort, imposant ses règles et ses contraintes.
Ci-dessus: Quand la lumière décline, la terrasse devient un salon à ciel ouvert face au viaduc. Les Desert Chair et la Pond Table de Ferm Living sont complétées par une table basse en marbre du Guatemala signée GUBI.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
30 VISITE PRIVÉE A gauche: Entre carnets, textiles et palettes de couleurs, Aude Girod compose ses projets. Les étagères Ferm Living accueillent ses archives.
D’une surface de 100 m², prolongée par une jolie terrasse, l’espace est alors uniquement structuré par la salle de bains. Aude Girod choisit d’y ajouter une chambre fermée pour son fils puis dessine un long mur de rangements tout en hauteur, jusqu’au plafond de 3,5 mètres, qui accompagne la circulation et renforce la lecture longitudinale de l’appartement. Ce mur devient un élément structurant, à la fois fonctionnel et graphique.
«J’ai été immédiatement séduite par la radicalité du lieu et par son architecture qui ne cherche pas à être aimable» AUDE GIROD, PROPRIÉTAIRE
Pour elle, vivre dans un loft implique d’en accepter la fluidité et les usages ouverts. Sa chambre reste volontairement décloisonnée. Une estrade sur mesure accueille le lit et s’impose comme un véritable élément architectural: bibliothèque sur son pourtour, rangements intégrés, dressing dissimulé derrière la tête de lit. Une manière de définir l’espace sans jamais le fermer. «Je voulais profiter pleinement du loft, sans le figer ni le découper inutilement.» Pensé comme un lieu de vie autant qu’un outil de travail, l’espace fonctionne au quotidien comme un show-room vivant. Aude Girod y reçoit ses clients dans un cadre non figé. «J’aime montrer les choses dans un contexte réel, avec leur vécu et leurs usages visibles.» LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
VISITE PRIVÉE 31
Les matières, les couleurs et les associations se découvrent naturellement, au fil de la visite. Le lieu devient alors un support de discussion, un terrain d’échange où différents projets se construisent à partir du ressenti, des volumes et de la lumière. Cette proximité entre espace privé et espace professionnel nourrit une approche intuitive, et sensible de l’architecture d’intérieur. Tout y est pensé avec précision. Les lignes sont claires, les fonctions lisibles, les circulations évidentes. Rien n’est laissé au hasard.
Couleurs subtiles, matières sensibles Les murs circulaires et le corridor sont blancs afin de laisser respirer les volumes et d’accompagner la douceur des arrondis. La couleur intervient par touches, comme un outil de définition des univers plutôt qu’un simple effet décoratif. Dans la cuisine, un rose pâle et poudré répond parfaitement à la teinte aubergine des meubles, révélant ainsi des nuances changeantes selon la lumière et le moment de la journée. Le coin nuit se teinte d’un vert mastic très clair, presque impercep-
Sur fond d’architecture brute, les formes arrondies dominent : le fauteuil Pacha de Pierre Paulin (réédité par GUBI) apporte son esprit seventies, la table basse Doric de GamFratesi affirme une présence sculpturale. Le canapé Rico et les accessoires Ferm Living complètent la scène.
PUBLICITÉ
Acheter ou vendre un bien immobilier en toute simplicité avec Remaximal. Tous les services d‘un seul prestataire, le professionnel de l‘immobilier le plus réputé. Évaluer un bien immobilier maintenant
www.remax.ch
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
32 VISITE PRIVÉE
En haut au centre: Le lit repose sur une estrade dessinée sur mesure par Aude Girod, pensée comme un socle architectural intégrant bibliothèque et rangements. Une manière subtile de structurer le volume sans le cloisonner.
tible, qui évolue avec l’éclairage naturel et artificiel. Dans la salle de bains, un carrelage Bisazza mauve grisé, qui apporte de la profondeur, est en parfaite harmonie avec les pourpres des meubles et des vases. Le mobilier, aux lignes simples et intemporelles, traduit l’attachement d’Aude Girod au design scandinave. Chaises et table Gubi, accessoires Ferm Living, étagère String… Habi-
A gauche en haut: Sur la console, le miroir des années 1970 chiné apporte une note rétro assumée. Autour, échantillons, pinceaux et couleurs composent un paysage créatif en mouvement.
«Je voulais profiter pleinement du loft, sans le figer ni le découper inutilement»
Ci-contre: A portée de main, une pile d’ouvrages consacrés à l’architecture contemporaine dialogue avec de petites pièces décoratives, posées sur une table Ferm Living aux proportions intéressantes.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
AUDE GIROD, PROPRIÉTAIRE
tuée à travailler avec ces marques, l’architecte d’intérieur les intègre ici de manière fluide, sans chercher l’effet signature. Mais ce sont tous ces objets qui donnent sa véritable personnalité au lieu: pièces artisanales, souvenirs de voyages en Asie, objets chinés en brocante ou chez des antiquaires. Un décor vivant et adaptable. «J’aime les intérieurs qui racontent quelque chose, qui évoluent avec ceux qui les habitent.»
VISITE PRIVÉE 33
L’art occupe une place essentielle dans l’appartement. Grâce à une mère collectionneuse, qui prête volontiers ses œuvres, les accrochages évoluent au fil du temps, apportant au loft une respiration permanente. Une œuvre de Carmen Perrin, une lithographie de Bram van Velde, un dessin de Jürg Häusler, une peinture de Wèlé Bertschinger dialoguent avec l’architecture et les objets. A ces prêts s’ajoutent des choix personnels: une photographie intrigante de Didier Illouz, posée sur une bibliothèque, ainsi que des affiches d’Otto Dix et de Tom Thomson. Aude Girod revendique une affinité particulière avec Dimore Studio, pour sa palette chromatique dense et sa manière de mêler vintage et modernité, créant une véritable émotion. Elle apprécie aussi les démarches plus conceptuelles, à la fois poétiques et rigoureuses, comme l’épure maîtrisée de Joseph Dirand. En matière de design, elle privilégie les pièces justes, dessinées pour durer plutôt que pour séduire, comme le design intemporel du duo GamFratesi.
Un art de vivre entre béton et lac
A trois minutes à pied du lac de Neuchâtel, le silo s’inscrit finalement dans un art de vivre simple et fluide. Promenades le long de
l’eau, plage de Serrières, sauna en hiver avec plongeon revigorant, terrasse en été. La ville se vit à pied, au rythme des saisons et des envies. De retour à l’intérieur, la grande table à manger devient le cœur de l’appartement, alors lieu de partage et de retrouvailles entre amis et en famille. Un lieu où l’architecture industrielle devient le socle d’un intérieur chaleureux, personnel et profondément contemporain. ■
Ci-dessus: Entre héritage et réinterprétation, la salle de bains assume ses contrastes: paravent chinois ancien trouvé chez un antiquaire, meuble chiné puis repeint, affiche d’Otto Dix en point focal.
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
34 SOMMAIRE
(TONY CORDOZA/GETTY IMAGES)
Annonces immobilières
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Genève
35
Vaud
39
GENÈVE 35
BELLEVUE
Villa rénovée avec piscine CHF 3’350’000.REF. : MBM
Dans un quartier résidentiel calme à proximité immédiate de toutes les commodités, cette belle maison offre une surface habitable d’environ 220 m2 répartie sur deux niveaux. Entièrement rénovée, elle comprend un vaste séjour avec cheminée, une cuisine ouverte sur la salle à manger, quatre chambres et un studio indépendant. Un grand jardin arboré orienté sud abrite une piscine chauffée. Un garage, un couvert et plusieurs places de parking complètent avantageusement ce bien. Théry Schir +41 79 636 23 96 thery.schir@move-properties.ch
move-properties.ch LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
36 GENÈVE
LES ÉCRINS DE PINCHAT
Promotion de quatre villas de haut standing THPE La sublime promotion Les Écrins de Pinchat : ensemble de quatre villas de standing, conçues dans un style architectural contemporain et raffiné. Situées au calme absolu, sur le plateau de Pinchat, elles offrent un cadre de vie privilégié, entre campagne et proximité immédiate des centres de Genève et du Vieux-Carouge. Chaque villa se développe sur trois niveaux et un sous-sol aménagé, reliés par un ascenseur privatif. 6,5 pièces – 4 chambres Dès 338 m² utiles Terrasse, pergola et jardin privatif Construction de haut standing (THPE)
Prix d'achat: dès CHF 3’720’000.–
Comptoir Immobilier SA Cours de Rive 7 1204 Genève Tél. : +41 22 319 88 03 E-mail : ventes-geneve@comptoir-immo.ch Site : comptoir-immo.ch/projets/les-ecrins-de-pinchat
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
GENÈVE 37
Villas Serenity – Cologny
Deux villas neuves exceptionnelles Occupant une position dominante et préservée, ces résidences contemporaines redéfinissent les standards du luxe par leur équilibre. Déployées sur trois niveaux, elles offrent une surface généreuse de plus de 1 300 m², conçue comme un écrin de haute technologie au service du confort quotidien. Le regard est immédiatement capté par l’omniprésence du lac Léman. Ces deux propriétés sont complétées par des équipements de haute facture : spa privé, salle de sport, salle de projection et domotique de pointe. Une adresse dont la force réside dans sa sérénité autant que dans l’exception de son panorama.
Prix d'achat: sur demande
FGP Swiss & Alps SA Cours de Rive 1 1204 Genève Tél. : +41 79 789 94 12 E-mail : h.chamorel@fgp-swissandalps.com Site : fgp-swissandalps.com
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
38 GENÈVE
Exclusivité à Pinchat : L'art de vivre en loft de jardin
Situé sur le plateau de Pinchat, ce rez-de-jardin de 375 m² occupe un ancien réservoir des Services Industriels ingénieusement reconverti. Ce loft aux lignes épurées offre un vaste espace de vie baigné de lumière, une suite parentale et trois chambres. Entièrement rénové avec des matériaux haut de gamme, le bien dispose de 102 m² de terrasses et d’un jardin privatif. Calme absolu à proximité immédiate de Carouge et de ses commodités.
Prix sur demande
Promotion “Les Écureuils” : Duplex à Bernex
Au sein d’une résidence intimiste de huit logements, ce duplex de standing de 5 pièces et 139 m² se distingue par des volumes bien pensés. Certifié HPE, il intègre des technologies modernes telles que le géocooling et des panneaux photovoltaïques. Un balcon de 18 m² orienté plein sud prolonge l'espace de vie sur un cadre verdoyant et calme, à proximité des commodités. Disponible dès l’automne 2027. Plus d'informations : www.saule53.ch. CHF 1'865'000.-
Nous contacter
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
+ 41 22 322 92 81
ventes@pilet-renaud.ch
VAUD 39
L’ART DE CHOISIR LA BONNE ADRESSE ! COURTAGE - MISE EN VALEUR
PAMPIGNY
ETOY
VALLAMAND - PORT
APPARTEMENT DE 5 PIÈCES
APPARTEMENT EN TRIPLEX
SUPERBE DUPLEX AVEC SPA
CHF 945'000.-
CHF 1'780'000.-
CHF 2'050'000.-
ORBE
VALLORBE
L’ABBAYE
LOCAL COMMERCIAL EN PPE
VILLA INDIVIDUELLE
VILLA INDIVIDUELLE
CHF 520'000.-
CHF 840'000.-
CHF 675'000.-
CHÂBLES
VILLARS-LE-COMTE
LAUSANNE
CHALET INDIVIDUEL
TOUT UN PETIT QUARTIER
IMMEUBLE LOCATIF
CHF 745'000.-
CHF 1'695'000.-
CHF 2'450'000.-
Curtet Immobilier Sàrl - Marlène Curtet & Julien Facchinetti Rue de la Plaine 34 1400 Yverdon-les-Bains
024 466 21 00 info@curtet-immobilier.ch
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
40 VAUD
Somptueuse propriété avec piscine et vue panoramique sur le lac Cette luxueuse propriété vous surprendra par sa conception unique: il s’agit d’une résidence exclusive occupant l’intégralité d’un immeuble résidentiel de prestige. Elle offre une surface habitable de 590 m² + sous-sol et bénéficie de 4 chambres à coucher en suite au 1er étage, chacune disposant de sa propre salle de bains et de son dressing. Les matériaux utilisés sont de premier choix et cette propriété de prestige offre un confort inégalé et des prestations haut de gamme, telles que l’espace wellness avec sa piscine intérieure avec hammam, sauna et salle de sport attenante, sa salle de cinéma avec son bar, l’ascenseur pratique desservant les 4 niveaux, sa cuisine luxueuse en coriandre, ses luminaires bien pensés, son système sono, etc. La propriété dispose d’un jardin clôturé de 1250 m², d’un studio indépendant pour le personnel, d’un garage double et de 4 places extérieures.
Prix: CHF 9 900 000.–
Bernard Nicod Nyon SA Peter Oscarsson Tél.: +41 78 891 20 31 Fax.: +41 22 990 90 73 peter.oscarsson@bernard-nicod.ch
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
VAUD 41
Nouvelle promotion
«Les Jardins de Céligny n°15» Projet immobilier d’exception, alliant architecture authentique, sérénité et nature. Ce programme comprend cinq appartements de standing, offrant des prestations raffinées et un confort absolu. Pensés pour privilégier espace et luminosité, ces appartements s’intègrent parfaitement dans leur écrin naturel grâce à de larges ouvertures et des espaces extérieurs, prolongeant ainsi les pièces de vie vers l’extérieur. Chaque détail a été minutieusement étudié pour concilier design élégant et bien-être quotidien. Certifiés THPE, ces appartements conjugueront performance énergétique, matériaux d’exception et sophistication architecturale, créant un cadre de vie exclusif où harmonie et raffinement se rencontrent. Nichée dans un écrin de verdure, cette promotion offre un équilibre parfait entre sérénité et accessibilité. Livraison estimée: juillet 2028. Achat en quote-part terrain.
Prix: Dès CHF 1 980 000.– parkings en sus
Bernard Nicod Nyon SA Peter Oscarsson Tél.: +41 78 891 20 31 Fax.: +41 22 990 90 73 peter.oscarsson@bernard-nicod.ch
LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
42 BÂTIMENT D’EXCEPTION
(IMAGO/TRAVEL-STOCK-IMAGE)
Un phare ultramoderne La tour de 56 mètres de haut attire immanquablement le regard. Sa surface métallique, brillante, reflète à la fois la lumière et le ciel de Provence. Mais cette tour conçue par l’architecte Frank O. Gehry (19292025) est bien plus qu’un simple bâtiment remarquable: elle symbolise une vision. C’est ici, au cœur du Parc des Ateliers, à la périphérie d’Arles (France), que la promotrice culturelle suisse Maja Hoffmann a créé, sous le nom de Luma, un lieu multidisciplinaire où artistes et scientifiques recherchent ensemble de nouvelles voies, pour un avenir plus durable. Tel un phare moderne, la tour Gehry illumine ce centre créatif unique. ■ Christina Hubbeling www.luma.org.
Le prochain numéro du magazine «Le Temps Immobilier» paraîtra le 19 juin. LE TEMPS IMMOBILIER | MARS 2026
Pour un avenir en équilibre.
minergie.ch/zero-net
Des cuisines pour tous les styles et tous les budgets Rénovation, transformation ou construction – votre nouvelle cuisine est censée vous procurer un plaisir durable. Nous sommes à votre écoute, car vos besoins individuels nous tiennent à cœur. Convenez d’un rendez-vous et laissez-vous inspirer dans l’une de nos 28 expositions de salles de bains et cuisines à travers toute la Suisse. sanitastroesch.ch
Salle de bains. Cuisine. Vie.