Le
JOURNAL des deux rives
Juin - juillet 2011
2,50 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 99
Le PS chasse sur les terres de l’UMP
Pages 5 à 7 Manuel Valls (PS), candidat à la primaire socialiste, en visite à Vernouillet, a fait campagne sur la sécurité... le thème le plus «vendeur» de la droite. (Page 24) (Photo J2R)
Interco’
VerNEUIL
Andrésy
question Passer de six à douze communes pose des problèmes institutionnels, financiers et politiques. Comprendre les enjeux est indispensable. Le schéma proposé est-il cohérent ? A-t-il un avenir, notamment financier ? état actuel de la CA2RS.
Cette affaire est emblématique de l’absence de culture de la négociation et de la pratique de la démocratie directe en France. Elle traduit aussi une absence de transparence dans la manière de présenter et d’expliquer une opération d’une telle importance.
L’année scolaire qui se termine aura été marquée, à Andrésy, par un projet exceptionnel de classes concernant deux écoles (Marottes et Denouval). Avec la participation de six classes (de la moyenne section de maternelle au CM1) et de sept enseignants.
(page 23)
(page 14)
L’élargissement de la CA2RS en
(pages 5 à 10)
Avenue du Château : Les riverains s’opposent au maire
Le chanteur Alain Schneider participe à un projet scolaire
di P sp la on ce ib s le s
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LE JOURNAL DES
éditorial
juin - juillet 2011
Un déni de démocratie
D
ans son De la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville opposait la vitalité de la démocratie américaine locale – malgré des normes comptables approximatives – à l’atonie de la vie publique de la commune française, mais qui pouvait, elle, s’enorgueillir de comptes tenus au cordeau. Quand on analyse le cas de la Communauté d’agglomération des 2 Rives, on constate finalement que, si beaucoup d’eau a coulé sous le pont de Triel, Tocqueville - qui a fréquenté assidûment la région - pourrait à loisir souligner que les mœurs de la démocratie locale n’ont que peu évolué. Mais à qui la faute ? Ne nous méprenons pas ! La première responsabilité est celle du citoyen, insuffisamment exigeant envers l’institution publique locale, et qui ne se mobilise qu’à l’occasion des élections, donnant ainsi un quitus bien pratique aux élus, mais dont il ne manquera pas de payer le prix. La participation de plus en plus faible aux élections est un signe particulièrement inquiétant en ce sens qu’il fragilise les bases même de la démocratie et, au-delà, du contrat social, fondement de la République. Plus inquiétant encore, en se plaçant en simple consommateur de la chose publique, le citoyen en oublie son rôle d’acteur, de détenteur du pouvoir suprême et de pièce maîtresse du débat public. À l’inverse, il est plus prompt à râler qu’à débattre, plus enclin à quémander des passe-droits et à défendre des avantages catégoriels qu’à construire un projet collectif. Il est bien plus passionné dans l’art de la flagornerie et de la compromission que dans l’exigence morale que requiert la lourde responsabilité de contrôle qu’il devrait exercer sur l’action des élus dans la conduite des affaires publiques. Fréquentez les conseils municipaux, et vous verrez les bancs réservés au public bien dégarnis, quand ils ne sont pas vides !
sont élus par à peine 30% des voix, elles-mêmes représentant 60 à 70% des inscrits. Finalement, pour certaines communes, les élus siégeant au Conseil de la Communauté d’agglomération ne représentent qu’à peine 20% des inscrits ! La Communauté ne serait-elle pas l’instance idéale où réintroduire par équité une part de proportionnalité ? La loi sur le regroupement des communes est un modèle de confiscation de la responsabilité citoyenne car elle n’exige pas l’adhésion expresse des citoyens au projet de communauté et rend celle-ci quasi-irréversible. Si on comprend le souci du législateur de rationaliser le mille-feuilles administratif français, cette volonté doit également s’accompagner d’une exigence de vitalité de la démocratie. Car ne nous trompons pas : une architecture publique, aussi perfectionnée soit-elle - et on peut faire confiance à nos gouvernants pour nous en bâtir de splendides - ne remplacera jamais l’action de citoyens conscients de leurs devoirs et exigeants dans leurs attentes. La nouvelle loi RCT (Réforme des Collectivités Territoriales) réduit la libre administration des collectivités en corsetant vigoureusement leur capacité à lever des ressources locales, et oblige ainsi les communes à se regrouper dans une approche administrative et technocratique. Seul petit progrès : les élus des conseils des Communautés pourront être élus au suffrage universel. Pour le reste, c’est une Commission départementale composée du préfet et d’élus locaux qui organise la mise en commun des territoires dans un gigantesque jeu de puzzle. La décision finale revient aux représentants des Conseils municipaux qui ont eux - et c’est là la dernière fenêtre ouverte - la faculté de consulter leur population. Encore une fois, les citoyens sont priés de regarder ailleurs pendant que des instances politico-administratives décident de leur avenir à leur place. Nous appelons les citoyens à exiger de leurs élus que soient organisées des consultations, comme la loi le permet, sur les schémas d’organisation de la Communauté d’agglomération. Sans quoi, la construction de l’intercommunalité n’est pas un progrès, mais constitue un véritable déni de démocratie.- M. Kleiche
Nous appelons les citoyens à exiger de leurs élus l’organisation de consultations locales sur l’interco’ comme la loi le permet.
Certains s’interrogent : quelle est la légitimité d’un Conseil qui n’est composé que de membres des majorités des différentes communes (conséquence du scrutin majoritaire à deux tours), sans que les oppositions soient représentées ? Or, la démocratie exige une majorité et une opposition. Dans le cas des triangulaires, par exemple, certains conseils municipaux
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LE JOURNAL DES
Sommaire
Juin - juillet 2011
ÉDITORIAL
Un déni de démocratie
page
3
interco : une réforme en question Schéma intercommunal :
incohérences et contradictions
C
té
d’agglomération et économies d’échelle
pages 5 et 6 page 7
page 8 CA2RS : plus d’impôts et plus de personnel ! page 9 La CA2RS a-t-elle un avenir ? Maurecourt : réalisme économique et risque politique page 10 Centralité et éco-pôle pages 11-13
bouleversent la concertation
actualité locale andrésy
Un projet pédagogique exemplaire Condamnation judiciaire et « bonnet d’âne »
page page
Qui instrumentalise qui ? carrières chanteloup Magellan’s business Avec les passionnés de voitures anciennes
La Compagnie des Contraires s’installe La cloche trielloise du 3e millénaire a sonné ! Et encore PLU...s de béton
triel
page 16 page page
17 18
page 19
pages 20-21
verneuil Avenue du Château : pas une sinécure pour Tautou ! vernouillet Le PS chasse sur les terres de l’UMP
environnement
14 15
page 23 page 24
Cirena
Les nuisances aériennes vont «massacrer notre territoire»
page 25
gaz de schiste :
La Seine-aval, un nouveau Gasland ?
page 26
écologie
2,5 km des berges de Seine réhabilités
page 27
:
tribune sports
Les leçons du « printemps arabe »
page 29
Dette grecque : Comment assumer de ne dire jamais !
page 30
rugby natation
La folle journée des champions triellois Hommage à «Guy Porta»
page
32
handball
2e tournoi des Etoiles,une belle réussite
page
32
«Sur la route», le rouleau original Jack Kerouac
page
33
Boues dans la plaine de Triel
page
34
Une palapa à la Villa Savoye
page
35
Le charme de l’art et du langage
page
36
Le boucher des vaniteux
page
37
page 31
CULTURE un jour un livre
bloc-notes de l’histoire ballades en Yvelines
«Octuor-sur-Seine»
de
BIEN ÊTRE gastronomie
en bref 4
pages
38-39
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Le Journal des deux rives Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0311 I 79525. ACOSTA.COOPACTIVE R.C.S. PONTOISE 490 151 271. Siret 490 151 271 00023 NAF 70.22Z. TVA FR 76 490 151 271. Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine. Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est un journal à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que le journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq, Damien Delerin, Robert Landsberger, Pierre Tassain, Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : Rachel Banon, Gaston De Roche, Bernard Foine, Mustapha Kleiche, André Metzger et Nestor. Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. Abonnement 10 numéros : 23 € Prix unitaire : 2,50 €. Attention : en raison de l’augmentation du prix du papier, l’exemplaire, à partir du numéro 99, passe à 2,50 €.
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juin - juillet 2011
INTERCO
Une réforme en question
Schéma intercommunal : incohérences et contradictions La réforme des collectivités territoriales engagée par le gouvernement Fillon rendait obligatoire l’appartenance à une intercommunalité. Les Yvelines étaient en retard puisqu’une centaine de communes restaient isolées. Cette réforme a comme objectif principal de créer un double pôle département/région et communes/intercommunalités permettant la simplification du cadre institutionnel ainsi que la constitution de métropoles, autour d’un bassin de vie. En se limitant au nord des Yvelines, le moins que l’on puisse dire c’est que les décisions du préfet ne remplissent pas les objectifs assignés par le projet de loi. Les enjeux de politique locale ont été trop forts. Pire : les regroupements de communes proposés contredisent les propres recommandations du représentant de l’Etat qui dataient de 2007 !
La découverte en avril dernier de la carte définitive de regroupement intercommunal proposée par le préfet des Yvelines a jeté dans l’expectative les spécialistes et certains élus : les propositions de regroupements (nous nous limiterons au nord des Yvelines) relèvent majoritairement des enjeux politiques locaux. Le souci de cohérence territoriale, censé guider la réforme, est largement passé à la trappe. De Mantes à Saint-Germain-en-Laye, le constat est atterrant : - Limay la communiste et Issou la socialiste qui se regroupent en interco croupionne pour refuser d’intégrer la communauté d’agglomération de Mantes (CAMY) pilotée par l’UMP ; - l’interco socialiste de Meulan/Les Mureaux
(De gauche à droite) Frédérick Bernard (PS), maire de Poissy, François Gourdon (UMP) maire de Villennes à la lumière de l’intercommunalité... (Photo J2R)
qui se coupe de l’interco Seine-Mauldre des communes UMP de Flins et d’Aubergenville ; - notre CA2RS pilotée par l’UMP Cardo qui réussit l’exploit de n’intégrer aucun des deux pôles dominants de son bassin de vie (Poissy et Conflans) tout en incorporant des villages, atomisant encore plus son territoire ; - l’éléphantesque interco « Seine et Forêts », créée de toutes pièces par le préfet, sans cohérence territoriale, coupée par la forêt de Saint-Germain, regroupant plus de deux fois plus d’habitants que la CA2RS ; - l’interco défensive Maisons-Lafitte/Le Mesnil le Roi, c’est-à-dire le choix de ne pas regrouper Saint- Germain et Maisons-Laffitte, alors même que la première sera couplée avec Conflans-Sainte-Honorine ! Pour notre Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), l’avenir demeure incertain. L’analyse des trois principaux critères censés justifier le regroupement des communes démontre clairement que la CA2RS reste une construction purement politique (voir tableau, page 6). Si notre interco vient de se doter d’un « projet structurant » - mais elle part de zéro avec une plaine à développer intégralement -, elle ne respecte pas ou mal les deux autres critèwww.journal-deux-rives.com
res de constitution d’une intercommunalité (« le périmètre cohérent » et « l’impératif de rationalisation »). Voir le tableau page 6. La CA2RS reste un regroupement de moyennes et petites communes franciliennes. Elle n’est pas un bassin de vie (voir page 9, « La CA2RS a t-elle un avenir ? »). En définitive, notre interco a toutes les caractéristiques d’une interco dite « défensive » c’est-à-dire mono-colore (une construction entre élus de droite, Carrières n’étant à gauche que depuis 2008) et, surtout, qui refuse d’être absorbée par une grande ville voisine.
Quand les décisions de 2011 du préfet contredisent les directives du préfet de 2007…
La CA2RS est donc bien une illustration des incohérences du schéma intercommunal des Yvelines. S’ajoutent à cela des contradictions qui demeurent l’aspect le plus choquant. En effet, la carte intercommunale proposée en avril dernier s’oppose de manière spectaculaire au « schéma départemental d’orientation sur la coopération intercommunale » de 2007, écrit par les propres services du préfet des Yvelines !
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INTERCO
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Une réforme en question Ainsi, côté Mantes, le rapport de 2007 « confirmait une logique de fonctionnement autour d’un même pôle Mantes/Limay ». Résultat : Limay et Mantes ne feraient pas partie de la même interco, selon le schéma décidé en avril 2011. Le regroupement imposé de Saint-Germain, Achères, Poissy et Conflans-Sainte-Honorine est le summum de l’incohérence, même les maires sont d’accord, en premier lieu celui de Conflans-Sainte-Honorine, Philippe Esnol. Qu’on les rassure : le rapport de 2007 n’en voulait pas ! On peut ainsi y lire que « la forêt de Saint-Germain constitue une coupure », avec à l’ouest une population « sous forte influence des emplois parisiens », à l’est (Carrières, Poissy), des habitants « dépendants des pôles d’emplois de proximité ». Le rapport soulignait la différence existant entre Saint-Germain et ses environs qui constituent la « petite couronne en voie d’achèvement » et Poissy/Achères « à l’urbanisme à développer ou à renouveler ». Le préfet, à l’époque, insistait, en conséquence, sur l’existence de « deux bassins de vie : Poissy et Saint-Germain » qui excluait, de surcroît Conflans-Sainte-Honorine et Achères !
En 2007 : une interco «Poissy-Conflans-Boucle de Chanteloup-Les Mureaux » !
Et où devait aller ces deux villes ? On vous le donne en mille : « Conflans et Achères devraient se tourner à l’ouest pour réaliser un schéma de cohérence intégrant la boucle de Chanteloup, le cas échéant jusqu’aux Mureaux » ! En définitive, les services de l’Etat considéraient comme pertinent et souhaitable l’agrandissement de notre interco vers Achères et Conflans, si possible avec un élargissement vers Les Mureaux (et donc l’interco « Vexin Centre Seine Aval »). Cette logique de territoire autour de la Seine, de Poissy jusqu’aux Mureaux était d’autant plus souhaitée qu’elle « s’inscrirait dans les perspectives de développement pris en compte dans l’OIN Seine Aval ». Résultat des courses pour notre CA2RS : aucune recommandation préfectorale respectée, aucun pôle majeur intégré et intégration de 4 villages parmi les 6 communes nouvelles… Comment expliquer un tel écart entre les souhaits des autorités et cette réalité peu enthousiasmante ? Le préfet avait reçu comme consigne de ne froisser aucun élu de droite, du centre ou sans étiquette à quelques mois des Sénatoriales qui s’avèrent extrêmement délicates pour la majorité présidentielle. Au niveau local, une seule explication demeure : celle d’un Pierre Cardo qui semble refuser tout partage du pouvoir. Car il est évident que l’arrivée d’un grand pôle dans la CA2RS comme Conflans ou Poissy rebattrait les cartes et menacerait le pouvoir du président actuel de la CA2RS. Nous sommes hélas devant une situation où, manifestement, les intérêts de politique locale sont passés devant l’intérêt général.
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Les « conditions nécessaires » à la création d’une intercommunalité, selon la préfecture La CA2RS les remplit-elle ? 1. Un « périmètre cohérent et pertinent»
- La présence d’un schéma de cohérence NON territoriale (SCOT) - Un périmètre d’un seul tenant et sans OUI : les six communes, bientôt 12, font enclave partie d’un seul tenant, de part et d’autre de la Seine. C’est ce qui explique que Vernouillet soit obligée de rejoindre la CA2RS. - La couverture intégrale d’une aire NON : les six villes font partie d’aires urbaine (pôle d’au moins 5000 emplois et urbaines différentes. C’est là une grave couronne dont 40% des actifs travaillent lacune : le « bassin de vie » CA2RS n’existe dans le pôle). pas. Carrières est tournée vers Poissy, Andrésy vers Conflans. Les grands pôles d’emplois sont à l’extérieur de la CA2RS. Voir notre article : « La CA2RS a-t-elle un avenir ? ». - Une échelle adaptée à l’exercice des NON : outre la dimension économique compétences transférées (un territoire déjà évoquée ci-dessus, rappelons aussi adapté aux réalités économiques et que les pôles d’éducation se situent à Conflans ou à Poissy selon les villes de sociales) la CA2RS (sans parler de Cergy pour le supérieur). De même, un chômeur andrésien pointe au pôle Emploi de Conflans. A l’exception de Triel RG, les grandes zones de chalandise sont aussi à l’extérieur de la CA2RS…
2. Un projet structurant - Un programme commun d’aménagement du territoire
OUI : la CA2RS a voté un projet de développement qui prévoit des zones économiques (Boucle) et des zones à urbaniser (Carrières, coteaux de l’Hautil entre Triel, Chanteloup et Andrésy). Notons que ces profondes transformations à venir n’ont pas reçu l’aval des populations puisqu’elles ont été décidées par le conseil communautaire, institution non élue.
3. Une rationalisation nécessaire - Un espace de solidarité financière - Disparition de syndicats intercommunaux - Meilleure lisibilité de l’intercommunalité
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OUI : la CA2RS a sa fiscalité propre NON : nos communes ne sont pas forcément gérées par les mêmes syndicats, comme l’assainissement de l’eau ou les déchets (SIDRU ou SIVATRU). NON : un critère certes très subjectif. Néanmoins, la création récente d’un journal communautaire (Actus) trahit le déficit de notoriété de la CA2RS aux yeux des habitants que les élus tentent de combattre. On retrouve ici le problème de l’absence d’un sentiment d’appartenance commun des habitants des six villes actuelles de la CA2RS.
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INTERCO
Une réforme en question
Communauté d’agglomération et économies d’échelle Selon Pierre Cardo, l’interco aurait permis des économies et des réductions de charges. Mais, que signifient « économies d’échelle » ? Comment une collectivité publique peut-elle en obtenir ? Enfin : cette affirmation estelle étayée par des données probantes ? Il est permis sérieusement d’en douter.
Faut l’avouer : à la rédaction cet édito nous a titillés… Depuis que Pierre Cardo a décidé de rendre visible notre interco en publiant une Lettre de la Communauté d’agglomération (CA2RS) intitulée Actus, nous étions habitués à des articles consensuels. Mais la Lettre n° 7 (mars 2011) y déroge : le premier article (qui fait office d’édito) « Transferts : la CA2RS maîtrise ses effectifs » veut démontrer que notre interco « n’est pas une couche supplémentaire du millefeuille » administratif et aurait permis de réaliser des économies d’échelle, « notamment grâce à la mutualisation » des moyens. Un édito non signé – on peut supposer y retrouver la patte du président Cardo… mais offensif : « certaines idées reçues ont la vie dure » commence-t-il. En effet, certains mauvais esprits, ou esprits simples, osent encore penser que notre intercommunalité n’est pas efficace et n’a pas permis de substantielles économies aux habitants contribuables. N’en déplaisent à nos élus, nous faisons partie de ceux qui se posent encore cette question.
Le raisonnement est alors simple : une structure intercommunale avec transferts des compétences (donc avec « transferts des charges et des coûts de ces compétences ») permet d’être plus efficace. Certaines activités sont assurées au niveau communautaire permettant une baisse des coûts unitaires (l’entretien de la voirie) et le poids de l’interco permet d’obtenir des prix plus intéressants lors des appels d’offre. Ne reste qu’à prouver, chiffres à l’appui, ces économies d’échelle. Et déjà, l’Actus de la CA2RS s’emmêle les pinceaux : celle-ci insiste sur les transferts de personnels des communes à l’interco… tout en avouant avoir dû créer deux nouveaux postes de direction dans les services techniques. Il y a donc bien eu hausse de la masse salariale ! La CA2RS a dû en effet faire face à l’un des problèmes de l’accroissement de la taille d’une unité productive cherchent des économies d’échelle : l’apparition de nouveaux coûts dits de « coordination » et de « transaction » : la taille augmente, les activités à remplir se complexifient et il faut donc des salariés qui seront en charge de gérer ces problèmes d’échange, de négociation et de coordination entre les échelons et entre les communes. D’ailleurs, globalement, l’édito d’Actus confirme que les salariés de la CA2RS sont issus de transferts à 85%. Restent donc 15% des emplois qui ont été créées. La baisse du coût salarial unitaire n’a donc pas été démontrée. Autre tentative de démonstration : pas un centime de plus n’a été demandé aux contribuables des six villes concernées car « le financement de ces postes est assuré par la dotation que l’Etat verse ». Mais d’où viennent les ressources de l’Etat ?...
Économies d’échelle ?
Impact sur les contribuables ?
Notre interco serait donc source de baisse des coûts… Tentons d’examiner plus en détails cette assertion. Pour cela, revenons à la définition du phénomène économique tant vanté par la CA2RS : les économies d’échelle. Une organisation productive - entreprise mais aussi administration - réalise des économies d’échelle lorsqu’elle est capable d’augmenter sa production tout en réduisant son coût par unité produite. En effet, toute unité de production a divers coûts fixes indépendants des quantités produites. Dès qu’elle existe, une entreprise ou une administration aura des frais généraux, des dépenses de fonctionnement qu’il s’agira donc de compenser par une hausse des quantités produites, sources de revenus supplémentaires (hausse de la recette unitaire pour une entreprise).
La rationalisation des dépenses n’est pas corroborée par l’analyse détaillée des données (voir l’article « Plus d’impôts et plus de personnel ! », p.8). De surcroît, l’intercommunalité est censée aussi faire disparaître les syndicats intercommunaux qui gèrent certains services publics afin de réduire les dépenses publiques : pari perdu pour la CA2RS (voir p.6). Tentons autre chose : les économies d’échelle issues de la constitution de la communauté d’agglomération pourraient néanmoins se traduire en monnaies trébuchantes par une baisse des impôts communaux. D’ailleurs, l’édito l’affirme : « les charges des communes de l’agglomération ont donc baissé. » Ce qui n’est ni plus ni moins qu’un mensonge : depuis la date de création de la CA2RS, en 2006, aucun habitant d’Andrésy, de Carrières, de Chanteloup, de www.journal-deux-rives.com
Triel, de Verneuil n’a vu ses impôts locaux baisser. Les Andrésiens et les Triellois ont encore le souvenir bien vivace d’une hausse de plus de 10% de leurs taxes locales à payer. Verneuil bat des records de taux de prélèvements obligatoires. Enfin, lors du dernier conseil communautaire (avril 2011), trois villes (Andrésy, Carrières, Verneuil) ont vu leur taxe d’ordures ménagères augmenter. Où sont donc passées les économies dans un contexte de moins d’Etat ? Un dernier élément nous fait encore douter de la réalité des économies d’échelle dans la CA2RS. C’est le rapport extrêmement sévère réalisé en 2005 par la Cour des Comptes sur les intercommunalités qui cumulent « les doublons de personnels et qui ne s’accompagnent guère de baisse d’impôts communaux ». Rapport antérieur à la constitution de notre CA2RS. Mais en quoi notre interco diffère-t-elle de celles constituées antérieurement ? Tout n’est pas simple : le regroupement de communes en intercommunalités n’entraîne pas automatiquement et par simple coup de baguette magique des économies d’échelle. Ce n’est donc pas toujours « une idée reçue ». Là encore, revenons à l’analyse économique : un accroissement de la taille d’une unité de production s’accompagne donc d’une hausse des coûts et de gains éventuels (les économies d’échelle). Mais il faut que les secondes compensent la première, autrement dit que l’intercommunalité atteigne une « taille critique » lui permettant de profiter de rendements d’échelle croissants. Dans le cas de l’administration territoriale, les spécialistes ont recours au « périmètre pertinent ». Une interco sera économiquement optimale si elle respecte le principe de la continuité territoriale (un seul tenant, sans enclave), si sa taille « est adaptée à l’exercice de compétences transférées », enfin, si elle répond « aux exigences de cohérence spatiale, économique, de solidarité financière et sociale ». Un « périmètre pertinent » est celui dans lequel les déplacements domicile-travail sont majoritaires. On serait à moins de 40% dans la CA2RS. D’où l’enjeu du développement économique de la boucle de Chanteloup. La CA2RS n’a pas encore trouvé sa taille critique. Et l’avenir ne nous incite pas à l’optimisme. Un : les dotations de l’Etat aux intercommunalités se raréfient. Deux : la CA2RS, en s’étendant vers le sud, va devoir faire face à des coûts supplémentaires sur un territoire étalé et de moins en moins homogène… Pas évident pour les économies d’échelle ! -L.R.
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INTERCO
Une réforme en question
La CA2RS : plus d’impôts et plus de personnel ! Quel est le bilan de la CA2RS en matière fiscale ? Malgré la pauvreté de chiffres, un bilan s’impose. Les six vice-présidents de la CA2RS ont manqué à leur devoir d’information et aucun maire n’a communiqué à sa population sur cette question vitale.
On justifie souvent la création des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) par la recherche d’une gestion plus efficiente et optimale des deniers publics. Alors que la CA2RS (Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine) fête ses cinq années d’existence et que la nouvelle loi sur la réforme des collectivités locales entre en vigueur, il nous a paru intéressant de dresser un bilan de l’impact de notre EPCI sur les finances des communes.
Graphique 1
En l’absence de données financières disponibles sur le site du ministère du budget et du peu d’empressement de la CA à nous communiquer les comptes, nous n’avons pas eu d’autre choix que de retracer l’évolution de paramètres clés sur les 10 ans et les comparer avec les données consolidées des communes et de la CA pour l’année 2010, seule année pour laquelle nous disposons de données partielles mais exploitables. La question fiscale se pose dans les six communes indépendamment de la fiscalité de la CA2RS. Le graphique 1 (ci-dessus) montre pour les six communes l’évolution de la fiscalité entre 2006 et 2010 : sauf Chapet,
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toutes les villes de la CA2RS ont enregistré des hausses allant de 11% à 33%. En revanche, les deux autres postes (masse salariale et dette) affichent une certaine stabilité depuis 2005. Pour les impôts locaux, on constate effectivement l’impact de la création de la CA2RS, puisque en 2006 il y a eu une baisse de près de 15% par rapport à 2005. Cependant, cette baisse est très vite rattrapée et dès 2007, les impôts payés par les contribuables aux seules communes augmentent de près de 8% pour s’établir à environ 29 millions d’euros. Par la suite, on assiste à une maîtrise de la croissance des impôts si bien qu’entre 2005 et 2010, l’augmentation n’est que de 3% environ, bien inférieure à l’évolution de l’inflation pendant la même période (9,7%). La situation est totalement différente pour les charges de personnel : alors qu’une partie non négligeable des compétences a été transférée à la Communauté d’agglomération, l’impact de ce transfert n’apparaît pas dans le compte des dépenses communales. On assiste bien à une légère baisse de près de 2,5% entre 2006 et 2007. Mais très vite, ces charges croissent et s’établissent en 2010 à près de 40 millions d’euros, soit une progression de plus de 32% entre 2005 et 2010. Une telle progression correspond à plus du triple de l’inflation. Il sera intéressant, dans un prochain numéro, de se pencher sur les raisons d’une telle évolution.
Augmentation de la pression fiscale Concernant la situation fiscale consolidée1 en 2010 (CA et communes regroupées), l’évolution démontre une nette augmentation de la pression fiscale entre 2005 et 2010. Le graphique 2 (ci-dessus à droite) est éloquent. Les impôts locaux totaux (représentant la www.journal-deux-rives.com
Graphique 2
totalité des impôts levés par les communes et la Communauté) ont augmenté de plus de 45% entre 2005 et 2010, alors que l’inflation s’établissait sur la même période à 9,7%. Les charges de personnel ont littéralement explosé avec une progression de près de 50% en cinq ans, passant de 29 millions d’euros à 43 millions. Seule la progression de la dette (10% entre 2005 et 2010) est restée en ligne avec la progression de l’inflation.
Conclusion : un mille-feuille épaissi Cette première analyse (approchée puisque nous ne disposons pas de l’ensemble des comptes) montre que, loin d’apporter des économies dans la gestion, la création de la Communauté a eu pour effet une inflation des coûts en personnel et une augmentation des impôts : non seulement la création de la Communauté n’a pas atteint les objectifs annoncés d’optimisation dans la gestion des deniers publics, mais elle a été davantage une source de dépenses supplémentaires. Ses activités se sont donc rajoutées plutôt que substituées à celles des communes. Alors qu’on attendait une réduction du mille-feuilles, celui-ci s’est, au contraire, grassement épaissi. Le fait que ces augmentations soient dispersées entre communes et communauté n’aident pas le citoyen à se faire une véritable opinion de la compétence et de l’efficacité de ses élus. M. KLEICHE
(1) Pour la Communauté, nous ne disposions que des comptes (partiels) 2010. Nous n’avons donc pas pu mener une comparaison sur l’évolution entre 2005 et 2010.
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Une réforme en question
La CA2RS a-t-elle un avenir ? L’arrivée prévue de six nouvelles communes dans la Communauté d’agglomération de 2 Rives pose plus d’interrogations qu’elle n’apporte de réponses…
Vernouillet, Médan et Villennes, mais aussi Orgeval, Morainvilliers et Les Alluets-le-Roi. La Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine va s’élargir mais sort affaiblie des décisions prises par l’Etat.
Les bonnes nouvelles : Orgeval et Vernouillet
Certes, l’arrivée de Vernouillet est cohérente et attendue. De toute façon, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire, n’avait pas le choix : au nom du principe de continuité territoriale, pour rejoindre Poissy, il aurait fallu que Villennes et Médan (villes de droite) acceptent aussi d’intégrer une interco avec le pôle économique local (mais de gauche…). Vernouillet apportera une plus-value foncière et économique à la CA2RS. La maire PS a déjà reçu le soutien total et franc des maires de Verneuil et de Triel pour son projet Val de Seine II constitué d’un hypermarché et d’une centaine de boutiques permettant à la CA2RS de se doter de « son » centre commercial, au risque de déstabiliser le tissu artisanal local et d’accroître la concurrence de la grande distribution sur un territoire déjà bien trop garni... De même, Orgeval et sa vaste zone commerciale constituent un pôle d’emploi intermédiaire... et cette ville sera la 2e puissance économique de la CA2RS, derrière la ville de Carrières-sous-Poissy.
Une CA2RS atomisée et...
Qu’ont en commun les Andrésiens, les Triellois avec les Morainvillois ou les habitants des Alluets-le-Roi ? Le territoire de la CA2RS s’étire vers des zones agricoles au sud, sans cohérence territoriale aucune. L’arrivée de ce Club des 5 complexifiera la gouvernance de la communauté d’agglomération. Anecdote frappante : la salle du conseil communautaire de Carrières sera trop étroite pour accueillir tous les élus des 12 villes : où la CA2RS va t-elle déménager ? Et à quel coût pour le contribuable ? Avec ses douze communes, la CA2RS comptera 91994 habitants mais restera une petite interco, du niveau de la celle du « Vexin Centre Seine Aval » (autour des Mureaux et de Meulan). La commune principale de la CA2RS – Verneuil – n’est que la 30e commune yvelinoise en nombre d’habitants. Outre son faible poids démographique, la CA2RS de Pierre Cardo a donc réussi l’exploit de n’intégrer aucun pôle socioéco-
nomique des Yvelines et du territoire Seine-Aval dont elle fait partie. La CA2RS est située entre les deux grands pôles locaux que sont Poissy et Les Mureaux (plus de 5000 emplois chacun). C’est ainsi que la nouvelle CA2RS à douze communes confortera le caractère centrifuge du territoire Seine-Aval (allant de Mantes à Conflans). Dans une étude précise de notre territoire, l’INSEE1 avait constaté que la Seine-Aval « retenait assez peu ses salariés » puisque seuls 43% des résidents y travaillaient. Avec plus de 10 000 emplois, Poissy reste le pôle économique le plus puissant, devant Saint-Germain, Conflans et les Mureaux. Au-delà, les habitants de la SeineAval vont travailler à Cergy et Argenteuil. Les cinq plus grands pôles d’emplois du territoire Seine-Aval qui représentent plus de 50% du total sont tous à l’extérieur de la CA2RS (Poissy, Aubergenville, Rosny, Les Mureaux, Mantes) : c’est dire si la CA2RS restera longtemps un nain économique !
Urbanisation de la boucle et montée des trafics routiers
Parallèlement, la CA2RS a d’ambitieux projets d’urbanisation afin de respecter son PLH (Plan local d’habitat) qui prévoit 2 500 logements supplémentaires pour 2013. Les projets immobiliers, notamment à Carrières et à Verneuil, mais aussi la constitution d’une « couronne nord urbaine » entre Triel, Chanteloup et Andrésy permettront un accroissement substantiel de la population de la CA2RS. Cette augmentation de la population qui travaille majoritairement en dehors de la CA2RS augmentera sensiblement le nombre et l’intensité des trajets domiciletravail. La nouvelle CA2RS, applaudie par son président, ne relève pas du « périmètre pertinent » de constitution d’une communauté d’agglomération, tel que le définit l’INSEE. Néanmoins, les dirigeants de la CA2RS sont bien conscients de l’actuel faiblesse économique du territoire, avec notamment un bas taux d’emploi (0,38 %), signifiant que les troisquarts des habitants de la CA2RS vont travailler en-dehors du territoire 2. D’où l’ambitieux projet de développement économique de la boucle, centré officiellement sur les « éco-matériaux » et le recyclage des déchets, avec, notamment, le futur port de Triel. Mais tout est à construire alors que de puissantes zones économiques existent déjà, aux Mureaux, à Poissy ou à Cergy. Maurecourt l’a, d’ailleurs, très bien compris en déclinant l’offre d’intégration à la CA2RS « qui n’apporte à [notre] commune que de bien faibles garanties pour l’avenir », selon sa municipalité (voir page 10 ). En attendant que les entreprises s’installent sur la plaine et que le port de Triel se www.journal-deux-rives.com
construise, il faudra bien absorber, avec les projets immobiliers prévus au sein de la CA2RS, les flux routiers croissants entre la CA2RS et les pôles d’emploi externes. Deux projets routiers d’envergure sont prévus : le pont Achères/Andrésy et sa prolongation routière dans la plaine jusqu’à Triel, ainsi que le prolongement de la francilienne A104 entre Andrésy, Carrières et Poissy. Mais le maire de Carrières, Eddie Aït, s’oppose à l’autoroute (qui traversera sa ville), tout en construisant des logements au bord du tracé prévu et en soutenant un développement économique sur la plaine qui rendront de plus en plus nécessaire l’autoroute. Bref, où est la cohérence dans tout cela ?
Déficit démocratique
Dans cette problématique, il y a aussi une dimension subjective et affective autour du « vivre-ensemble ». La CA2RS part avec un gros handicap : sa constitution, son mode de gouvernance puis son projet de développement (avec des objectifs ambitieux de construction de logements) n’ont jamais reçu l’aval de la population. Toutes ces décisions sont prises en conseil communautaire qui a lieu en semaine à 19 heures, sans élu d’opposition et avec une absence de représentativité des majorités municipales : la petite Chapet a droit à un élu pour 375 Chapétois alors que Verneuil se contente d’un élu pour… 3750 Vernoliens, soit un rapport de 1 à 10. Les comptes-rendus des procès-verbaux ne reprennent pas les débats du conseil. Le détail des votes n’est jamais donné. Bref, c’est l’opacité générale. Disons-le sans ambages : l’avenir du territoire se construit sans ses citoyens ! De toute façon, comment construire un avenir commun sans sentiment d’appartenance commun ? Car la CA2RS reste un territoire hétéroclite : Andrésy regarde vers Conflans, Verneuil vers Les Mureaux et Carrières est connectée à Poissy. Ce dernier cas est le plus symptomatique : comment concevoir, dans ce découpage intercommunal, une coupure entre ces deux villes qui se font face à face et qui sont autant intimement liées d’un point de vue économique ? Finalement les conditions objectives et subjectives ne semblent pas remplies pour que la CA2RS ne devienne une intercommunalité viable à long terme, sans rattachement, à terme, à l’un ou plusieurs pôles environnants : Poissy, Les Mureaux et Conflans. -L.R. (1) « Déplacements domicile-travail dans les Yvelines. Les pôles de Versailles/Vélizy/Saint-Quentin-en-Yvelines et de Seine-Aval concentrent l’essentiel des échanges », C. Rannou-Heim, Insee Ile-de-France, Sophie Gonnard, Conseil général des Yvelines, 2008. (2) « Seine-Aval : un emploi sur six lié à l’activité des usines Renault-Flins et PSA Peugeot Citroën-Poissy », F. Grésèque, V. Pic, J. Roy, Insee, 2008.
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Une réforme en question
Maurecourt entre réalisme économique et risque politique Toutes les villes doivent rejoindre ou créer des intercommunalités. Maurecourt sera la seule commune des Yvelines à rejoindre un autre département, en l’occurrence le Val d’Oise et Cergy-Pontoise. Problème : la ville abrite un conseiller général des... Yvelines fraîchement élu : Joël Tissier d’Europe Ecologie Les Verts. Si, pour Maurecourt, le choix de Cergy est rationnel économiquement, il demeure risqué politiquement pour le représentant du canton au département... Le regroupement intercommunal peut se réaliser entre communes de départements différents. C’est ainsi que certaines villes normandes ou de l’Essonne vont se regrouper avec des communes du 78. Une seule commune – Maurecourt – va réaliser le chemin inverse. La décision de Maurecourt est tombée à un moment mal choisi : un mois après l’élection du premier élu vert au Conseil général des Yvelines, Joël Tissier, qui est aussi maire-adjoint aux Finances de Maurecourt. Un grand nombre d’habitants du canton reste effectivement surpris du choix de Maurecourt : comment un élu du 78 peut-il gérer une ville qui décide de rejoindre le 95 ? Chez les adversaires, notamment à l’UMP, défaite lors de cette Cantonale, il ne s’en est pas fallu davantage pour se remobiliser. Son adversaire et maire d’Andrésy, Hugues Ribault, s’est étonné de ce choix et se demande si M. Tissier est encore légitime. Mais c’est son bras droit et traditionnel porte-flingue, Denis Faist, qui porte actuellement les attaques les plus sévères contre Joël Tissier. Le leader local du Nouveau Centre sur le canton et maire-adjoint aux Finances d’Andrésy a appelé à « la démission » du nouveau conseiller général. Il faut savoir que M. Faist a un vieux contentieux avec M. Tissier qui l’avait battu aux Municipales 1995 à Maurecourt. Le 17 juin, Denis Faist a proposé une motion aux représentants du syndicat de distribution de l’eau du confluent SIDEC (regroupant notamment les communes de Conflans, Chanteloup, Andrésy et Maurecourt) demandant l’exclusion de Maurecourt. L’élu d’Andrésy a été soutenu par les représentants de la société des eaux de Fin d’Oise, la SEFO (partenaire économique d’Andrésy) et... Conflans (voir notre encadré). Mais les élus de Chanteloup (pourtant UMP) et, surtout, l’autre représentant d’Andrésy se sont abstenus – traduisant un conflit manifeste au sein de la majorité andrésienne. La motion n’est pas passée mais la garde rapprochée de M. Ribault compte bien poursuivre l’offensive. Face à ses opposants, si le maire de Maure-
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G. Rutault, maire de Maurecourt, a choisi «Cergy plutôt que les petits». (Photo J2R)
court, Gérald Rutault, est resté étrangement silencieux, Joël Tissier, lui, a justifié le choix de sa commune en rappelant que « les intercommunalités se fondent en fonction de la cohérence géographique et économique des territoires ». Les élus de Maurecourt ont comparé les trois propositions d’intercommunalité : la CA2RS (présidée par Pierre Cardo), Conflans et, donc, la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (CACP). Seule cette dernière a été capable d’apporter des garanties financières solides à la ville de Maurecourt. Pour M. Tissier, le choix de Cergy-Pontoise se justifie par : «- Une cohérence territoriale : les Maurecourtois font en priorité leurs courses sur Conflans-Sainte-Honorine et Cergy. Beaucoup travaillent ou font leurs études à Cergy... - Le dynamisme économique : l’agglomération de Cergy Pontoise représente 100 000 emplois et 4 000 entreprises aux portes de Maurecourt. Il eut été irresponsable en cette période de chômage massif d’éviter de travailler avec le plus grand pôle économique du Nord Ouest francilien. C’est aussi un grand pôle de formation universitaire. - La solidité de l’institution : la CACP est une intercommunalité solidement établie, visible, dotée de services structurés et capable de se financer durablement en cette période de crise et de concurrence économique exacerbée. » Par ailleurs, l’élu de Maurecourt déplore « les attaques politiciennes » de son ancien adversaire, Hugues Ribault. L’argument reprenant l’antienne qu’un élu doit « défendre son canton » est en effet un peu démagogique : les conseillers territoriaux, tout comme www.journal-deux-rives.com
les députés, sont peut-être l’émanation d’un territoire mais représente et travaille pour la collectivité ou l’Etat pour lequel il est élu. Le nouveau conseiller général vert appelle à la raison les élus d’Andrésy : « soyons sérieux, ne réduisons pas à une querelle de clocher un débat aussi important. Il faut dès aujourd’hui intégrer les intercommunalités d’avenir, celles qui constituent des vecteurs économiques de premier plan. Cergy-Pontoise est de celles là. Dans le secteur de Maurecourt, il n’y en a pas d’autres et c’est ce qui a guidé le choix des élus de Maurecourt comme sûrement demain celui de nos détracteurs. » Alors, pour Maurecourt, c’est « Cergy plutôt que les petits ! »... En définitive, le choix du réalisme économique au prix d’un risque politique local...-L.R.
Conflans cafouille puis soutient Maurecourt
Les représentants de Conflans au SIDEC ont voté la motion demandant l’exclusion de Maurecourt du syndicat. Quelques jours après, le maire PS, Philippe Esnol contactait la presse pour « désavouer le vote du délégué de Conflans du SIDEC qui a pris position de sa propre initiative, sans [le] consulter. » Ce pataquès tombe mal pour le maire de Conflans qui se présente en 2e position sur la liste PS des Sénatoriales et qui aura besoin du soutien des élus EELV du 78. Alors, M. Esnol tente de calmer le jeu : « je réaffirme mon soutien sans réserve à la ville de Maurecourt qui conformément à son bassin de vie naturellement tourné vers le Val d’Oise, demande son rattachement à la CACP ».
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analyse
projets urbains
Centralité et éco-pôle Seine-aval bouleversent la concertation A la mise en place de l’Opération d’intérêt national (OIN), dont le protocole a été signé dès 2008, étaient prévus la création de 2 500 logements par an, d’emplois sur place ou encore du renforcement des transports en commun plus nombreux. Sur le plan local, ce gigantesque projet n’est pas appréhendé par les habitants. La dernière réunion d’information, tenue à Triel, a apporté la preuve de la justesse de cette analyse.
Articulation, cohérence et légitimité démocratique sont les clefs pour mieux appréhender ce vaste bouleversement en deux temps qui se profile sans que les véritables objectifs de l’aménagement intercommunal soient débattus entre les habitants et leurs élus. En analysant deux projets emblématiques – Centralité1 à Carrières et l’éco-pôle – de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), une imbrication politico-technique s’est affirmée depuis 2008, date des dernières municipales, au détriment
d’une concertation globale avec les habitants de l’interco. La centralité fait défaut à Carrières-sousPoissy. Ce problème urbain fut un des thèmes de campagne des élections municipales de 2008. En outre, l’éco-pôle, un projet économique de la Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS), a été présenté au public le 31 mai 2011 à Carrières-sousPoissy. Pour les Triellois, ce fut le cas le 30 juin 2011 pour expliquer les enjeux de l’aménagement de ce projet gigantesque (200 ha) dans la Boucle de Chanteloup, au cœur de la CA2RS. À partir d’une étude exhaustive de tous les documents rendus publics (ou disponibles sur internet) et des connaissances du terrain, une première analyse permet une contribution au débat public sur le caractère « gigantesque » des mutations en cours dans les communes des Deux Rives. En deuxième lieu, comme l’ont constaté de nombreuses associations locales, les débats publics furent pauvres : absence de concertation2 avec les habitants de la CA2RS. Le projet Eco-pôle Seine aval a eu des débuts tardifs mais renforcés à Carrières-sousPoissy. Philippe Tautou, vice-président de la CA2RS en charge de l’aménagement de l’espace et l’élaboration d’un projet de territoire, était en première ligne sur ce dossier le 31 mai 2011. Ce projet s’articule avec l’OIN et sa doctrine dominante qui consiste à « optimiser le foncier » en raison de l’exigence «emploi » et des besoins en matière urbaine
(logements, infrastructures, équipements publics...). Selon l’EPAMSA3, l’éco-pôle est un projet qui vise à « développer une activité économique industrielle et artisanale liée aux nouvelles filières de l’éco-industrie ». Depuis l’approbation par le Conseil d’administration de l’Epamsa le 25 octobre 2010, ce projet table sur une création de trois mille emplois (à terme). Les instigateurs de ce projet ont souligné la « vocation à s’intégrer au mieux dans son environnement proche et à apporter une vraie valeur ajoutée pour le territoire. » En réalité, c’est également la déclinaison de la doctrine dominante de l’OIN, qui consiste à toujours « valoriser le foncier » peu cher dans les espaces interstitiels, tel celui de la Boucle (qui couvre, pour rappel, environ 700 ha). Lors de cette première séance d’information au public, pour Eddie Aït, le « magicien de la Plaine », on ne voit pas forcément « la globalité » du parti d’aménagement global. En d’autres termes, chaque composant (centralité, éco-pôle, espace naturel sensible) s’inscrit dans une procédure administrative et juridique. Cependant, pour ce qui le concerne, « il y a articulation, voire une cohérence ! » Pour le premier édile de Carrières-sous-Poissy, c’est une évidence de défendre sa logique et sa cohérence, en premier chef, de sa ville, Carrières-sous-Poissy. En outre, on peut noter que l’acquisition foncière agit comme un catalyseur de projets. Alain Schmitz a d’ailleurs souligné ce
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projets urbains fait lors du lancement du projet «Fabrique 21» : « C’est grâce à un foncier pas cher que ces projets peuvent se faire... » et verront le jour. L’Epamsa et l’établissement foncier des Yvelines (EFY) ont entamé une restructuration foncière de taille. Ainsi, la ZAC éco-pôle engloberait deux anciennes ZACs « plantées » : la ZAC multi-sites de Triel4 et la ZAC de 3 cèdres. Selon Claude Garrau, directeur de l’EFY, sur les 200 hectares, soixante-quinze ont déjà été acquis par l’EFY. S’ajoute à cette restructuration foncière la réalisation future d’un parc écologique de 113 hectares5 en bords de Seine... Faut-il encore souligner que Carrières-sousPoissy remporte sur ce point la palme en termes d’engagement financier du Conseil général ? Par conséquent, on est tentés d’avancer l’idée que ce qui est utile pour Carrières serait aussi utile pour les CA2RS. Or, on se souvient qu’Eddie Aît avait déterminé sa logique en rentrant à l’interco en 2008 : l’interco doit servir ses objectifs (municipaux) suite à son élection triomphale. En conséquence, cette cohérence municipale ne signifie pas forcément cohérence intercommunale.
Cohérence intercommunale sans concertation globale En reprenant le jargon de l’EPAMSA, il s’agit de mettre en œuvre l’OIN avec ses composants – développement économique, fourniture de logements, amélioration du réseau et de l’offre de transports – dans une démarche de « mise en valeur de l’environnement », avec ou sans le consentement de l’ensemble des habitants. Pour le moment, c’est plutôt sans... Concrètement, Pierre Cardo mise sur une filière qui ne sera ni l’automobile, ni l’aéronautique... Mais il prend un sacré pari avec notre territoire (et notre environnement) car l’irréversibilité de ses choix est évidente. La Centralité (42 ha), l’espace naturel sensible à Carrières (113 ha), l’éco-pôle (200 ha), le cœur vert (150 ha), la couronne urbaine nord (estimée à 100 ha, dont 42 ha ont fait l’objet d’un refus par les Andrésiens en juin 2010)
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et le projet d’aménagement de la pointe de Seine (estimée à 10 ha sur la ville de Verneuil-sur-Seine) conduiraient à « consommer le foncier, la matière première du territoire ». Au total, presque 600 ha de la CA2RS sont déjà alloués d’une manière arbitraire par les techno-administratifs de l’EPAMSA. En principe, les élus disposent des prérogatives mais le facteur prépondérant reste dans les mains des financeurs (Conseil général, Conseil régional, État, Europe et parfois les communes...). Celui qui paie décide ! Même si l’Epamsa s’engage en matière de qualité environnementale et de responsabilité sociale pour la mise en œuvre de ses opérations d’aménagement, le CAPITAL NATUREL de la boucle serait utilisé d’une manière irréversible. À partir du moment où l’OIN et des intercommunalités se dessinent avec plus de prérogatives et de compétences (dont les quatre obligatoires : développement économique, voirie, aménagement et environnement), la cohérence communale n’est plus celle qui est mise en œuvre par l’EPAMSA car l’échelle territoriale a été modifiée sans le consentement direct des habitants ! On ne peut que déplorer et constater les dégâts. Certes, le protocole (page 35) stipule que « rien ne se décide » sans l’accord de la mairie. Mais que voulez-vous que fasse le maire de Chapet (2 000 habitants) face à une armada de juristes, techniciens, architectes, experts, et la majorité des élus qui l’encouragent, l’incitent, l’influencent à dire oui à un aménagement d’envergure ? Même si sa population peut hésiter, douter, réfléchir sur le parti d’aménagement proposé et parfois lutter pour un environnement de qualité. Au final, on a transféré le rôle de maître d’ouvrage de l’élu (c’est-à-dire le maire au niveau de la commune) à la technocratie. Malgré les annonces et les effets de communication, les habitants de la CA2RS ne sont pas directement associés à la concertation globale de ces grands projets de territoire[8]. Pour ceux qui croient que le support internet peut remplacer une bonne réunion publique, il est pédagogique de regarder le cas du Port de Triel : les réunions précèdent et alimentent les sites... D’une manière classique, c’est
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le contenu qui commande l’outil d’information et de diffusion et non pas l’inverse. Des réunions ponctuelles ont été ciblées pour les Carriérois et pour les Triellois. Un collectif d’associations6 s’est parallèlement manifesté devant le commissaire enquêteur du projet de la centralité : pourquoi les documents d’enquêtes ne sont-ils pas consultables dans les autres communes de la CA2RS ? Quel sera l’impact de la A104 sur le projet de centralité ? Pourquoi tant de logements d’ici à 2023 ? Selon ce collectif, l’enquête proposée (sur la centralité) ne fournit aucun élément rassurant à ce propos. Le collectif associatif conclut donc que les documents proposés dans l’enquête publique du projet centralité ne montrent pas que la création de 2 800 logements entre 2011 et 2023 peut « s’accompagner » de créations d’emplois locaux. Une autre association (Association d’Environnement du Val-deSeine) a révélé les « réserves » de l’Autorité environnementale7 du 10 novembre 2010 : une meilleure prise en compte des prescriptions du PPRI ; équipements complémentaires pour une alimentation en eau potable suffisante, pour la gestion des eaux usées et pour assurer le ramassage et le traitement des déchets. La pollution des sols et la servitude de la A104 (si construite à niveau) pourraient mettre en cause l’opportunité de l’urbanisation de cette zone... Certes, c’est seulement un avis mais la question de fond reste posée. Plus directement, ce collectif avait demandé le 29 novembre 2010 par écrit à Pierre Cardo d’organiser un « débat public sur les aménagements prévus » dans l’interco. La missive accuse la CA2RS : les 26 associations « déplorent que des projets structurants de développement à horizon 20 ans (+53% croissance démographique, +75,7% croissance en nombre du logements...) n’aient été portés à la connaissance des populations que par la diffusion d’un n° hors série de la lettre de la CA2RS », contenant de fortes imprécisions sur les aménagements et équipements (routes, ponts, transports en commun...). Il faut saisir la Commission nationale du débat public (CNDP) jugent ces associations intrépides, pour traiter « la globalité de l’aménagement
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projets urbains dans l’espace et dans le de transports) des hatemps ». Hélas, les assobitants actuels et comciations représentatives ment améliorer cette se sont rendu compte mobilité dans les années que les décisions admià venir ? Quel est le rôle nistratives et juridiques du citoyen dans la déavaient été votées et marche « bulldozer » des avalisées par l’EPAMentités technocratiques SA et son conseil d’adadoubées par le pouvoir ministration. politique ? Spectateur, En fin politique, Pierre acteur ou indifférent ? Cardo les a conviées En pleine modificapour les écouter... mais tion des périmètres cela n’a rien donné non intercommunaux, il plus. De plus, deux faudra re-examiner la personnalités de ce colpertinence entre prolectif, Michel Cullin et jets, le territoire et la Claude Loiseau (d’IDF concertation avec les Environnement), ont habitants. Maintenant, carrément claqué la c’est aux habitants de porte le 4 mai 2011. « la CA2RS de donner (J2R) Le possible a atteint Les «six copains» autour d’un président consensuel. une nouvelle impulses limites » a conclu sion et une cohérence Michel Cullin. C’est une drôle de façon territoriale dans un véritable contexte de d’établir une concertation entre les élus et les écoute et dialogue développement durable. Les élus sauraient associations soucieuses de l’environnement réduits au minimum accueillir des propositions pour mieux artidans les Deux Rives. À la décharge de Pierre culer les objectifs de la CA2RS avec ceux de Cardo, c’était Philippe Tautou qui présidait Les représentants de la CA2RS sous-esti- l’OIN. Le temps est arrivé pour un véritable ment la légitimité de s’approprier le terri- débat public autrement, la CA2RS peut s’encette séance « houleuse » du 4 mai. toire par ses habitants. La concertation est liser comme ce fut le cas de l’Europe. un moment privilégié pour les habitants. Il Légitimité démocratique leur permet de donner leur avis au maître Rodrigo ACOSTA, Revenons à l’éco-pôle et au lancement de d’ouvrage, voire d’enrichir la réflexion sur le urbaniste devenir de leur ville. La démarche de concerla phase d’information/concertation du 31 mai 2011. En présence de David Morgant, tation organisée d’une manière loyale vise à directeur de l’EPAMSA, Philippe Tautou a mieux appréhender les attentes, les enjeux (1) Crèche, école, espace culturel…, 25 000 m2 SHON commerces et activités tertiaires dans une fourchetproposé la vision et la cohérence explicitées en termes de développement économique, de te située entre 2 000 à 4 000 m² SHON. ci-dessus. Pour lui, « la concertation est faite des besoins en infrastructure et en équipeentre les élus car (ils) sont légitimes (NDLR : ment public dans un contexte de développe- (2) Concertation avec la participation des habitants devrait impliquer un processus d’échange-débat politiquement parlant); c’est (leur) travail ! » ment durable (où une certaine sanctuarisation qui les partis d’aménagements avant que le choix soit du paysage va à l’encontre de la doctrine do- sur entériné par les pouvoirs publics. La participation des Circulez y a rien à voir ! à la vie de la CITE au sens classique du terme « Une ZAC déficitaire, c’est inimaginable », minante de « mettre en valeur » le foncier... citoyens devrait conduire à un véritable débat public sans coma conclu le vice-président chargé de l’aména- de la Plaine). plaisance. En dernier lieu, c’est l’élu (ou les pouvoirs qui décident en connaissance de cause des gement au sein de la CA2RS. La densité se- Et puis, allons droit au but : les élus, man- publics) conclusions de ces échanges entre les élus et les habidatés par les citoyens en 2008, avaient été rait faible : 50% de la ZAC ferait l’objet des tants. Autrement, il peut émerger une incompréhension droits de construire (m2 de SHON) tandis démocratiquement élus pour défendre et se du choix politique, voire une contestation populaire. En aucune manière cela équivaut à une « délégitimisapositionner sur une certaine cohérence loque 30% seraient attribués à l’espace public. tion » du politique. cale, strictement municipale. Au niveau de Certes, Philippe Tautou a admis que « ces l’intercom, la légitimité démocratique est (3) L’Établissement Public d’Aménagement du Mantois projets vont modifier l’environnement d’ici Seine Aval - EPAMSA - assure le pilotage de l’Opéraà 2016 » mais « c’est le prix à payer pour l’an- largement diluée, voire absente ; en outre, les tion d’Intérêt National Seine Aval (OIN) depuis 2007. minorités ne sont même pas représentées et L’EPAMSA collabore avec les collectivités pour impulcrage de notre territoire au Grand Paris ». ser des projets répondant aux objectifs fixés dans le C’était le moment de vérité et sans langue de parfois, les conseils communautaires ressem- cadre de l’OIN. L’EPAMSA porte le risque financier de bois : pas de concertation mais de l’informa- blent plus à « un club de six bons copains » l’opération d’aménagement avec le concours généraqui sont toujours d’accord pour construire lisé des aides publiques. tion à prendre ou à laisser. du « consensus mou » autour d’une doctrine (4) Notamment en raison d’un accord du mai 2011 avec qui vient d’en haut. l’aménageur Espace Conseil, devenu entre-temps SPP, Un club de copains à la CA2RS Par ses actes lourds de conséquences, la CA2RS commet la même erreur qui avait été commise par les instigateurs de la ZAC de 42 hectares à Andrésy. Peut-être les habitants veulent-ils du calme et du paysage « dans son état » yvelinois et non pas du bétonnage systématique comme en première couronne ? Selon une étude internationale8, l’augmentation de la quantité d’espaces verts est nécessaire pour réduire le réchauffement climatique en milieu urbain. Cette étude contredit la doctrine dominante de vouloir à tout prix valoriser, optimiser le foncier !
Le temps du débat public
Imaginons une hypothèse de travail : le projet de filière éco-construction ne réussit pas sa greffe ici dans les Deux Rives. Dans ce cas, nous aurions un territoire non seulement saccagé par nos futurs anciens élus, mais il faudrait aussi s’interroger sur un certain nombre de questions de fond : pourquoi avoir gaspillé le foncier d’une manière inconsidérée ? Valoriser le paysage est-il compatible avec l’écologie et donc la sauvegarde des espaces « vides » sans exploitation capitaliste ? Quels sont la place et le rôle de la mobilité (et des réseaux www.journal-deux-rives.com
société de placements et de participations...
(5) Financé largement par le Conseil général des Yvelines, soit 17 millions euros par an pour des acquisitions foncières dans le cadre d’une opération ENS, espace naturel sensible. (6) ADIV-Environnement - ADRESP – Andrésy Qualité Pour Tous - COPRA-184 (Comité de Carrières) et Pissefontaine-Environnement. (7) Conseil général de l’environnement et du développement durable, avis délibéré sur le projet ZAC « Nouvelle centralité à Carrières-sous-Poissy », n° Ae : 2010-39. (8) Publié début juin 2011 par le think-tank anglais RICS, cette analyse corrobore celle des SAFER de mai 2011 : « En France, nous sommes à un niveau critique. Par conséquent, il n’y a donc plus un hectare à perdre ».
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Andrésy
Un projet pédagogique exemplaire L’année scolaire aura été marquée, à Andrésy, par un projet de classes exceptionnel concernant deux écoles (Marottes et Denouval), six classes (de la moyenne section de maternelle au CM1) et sept enseignants marqué par une collaboration exemplaire entre tous les acteurs de l’éducation nationale.
Au cœur du projet : la découverte du monde musical avec un chanteur professionnel de renommée nationale, Alain Schneider, qui s’est concrétisé par deux concerts et la création par les enfants de chansons. Les classes de maternelles et de primaires ont toutes organisé, durant l’année, des séances dédiées à la musique, et notamment cinq ateliers avec Alain Schneider. Dans le cadre d’une découverte des cinq sens, les maternelles ont développé des activités d’écoute et d’éveil musical avec le chanteur. Toutes les classes concernées ont passé de longues heures avec le chanteur afin de créer une chanson. Virginie Saint-Marcoux, enseignante aux Marottes, nous explique : « les enfants ont d’abord trouvé une idée, un thème. Par exemple, ma classe de maternelle a voulu raconter l’histoire de deux petits flocons. Il a fallu ensuite trouver une phrase type qui représente le cœur du refrain (« Flocon, flocon, où êtes-vous ? »). Les pri-
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Un projet ambitieux... et pédagogique.
maires ont travaillé les rimes envisageables. De cette phrase type, les élèves ont ensuite cherché la mélodie idéale. » Ce travail était inscrit dans les projets d’école. En plus des ateliers organisés avec Alain Schneider, les enfants ont été sensibilisés aux sons et aux instruments avec des séances d’écoute, de production et d’identification de sons. Des parents musiciens ainsi que l’école de musique ont participé à cette découverte. Parallèlement, les deux écoles ont participé à l’exposition «Sculptures en l’île» en créant des œuvres d’art avec des produits métalliques récupérés et recyclés, produisant des sons. Toutes les créations sont encore visibles sur l’île Nancy. Ce travail de longue haleine s’est concrétisé par deux concerts d’Alain Schneider, deux soirées remarquables dans lesquelles on a assisté à une formidable communion entre les équipes enseignantes, les enfants et les parents. Chaque petit bambin présent (et beaucoup de parents !) dans la salle connaissait par cœur les chansons
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d’Alain Schneider et se dandinait sur leur chaise. Un grand moment d’émotion s’empara de la salle lorsque ce fut le tour des classes d’aller sur scène chanter leurs chansons, accompagnés par Alain Schneider et ses musiciens. Pour les moyens de maternelle : « Les arbres sont tout nus - ils ont perdu leurs feuilles – le vent a soufflé fort – aujourd’hui, c’est l’hiver…». Plus curieux, les grands : « Deux petits flocons, qui jouent à cache-cache – Tombent dans la neige, ils se sont perdus – Deux petits flocons doux comme une chanson – Deux petits flocons rentrent à la maison ». Enfin, les CM1, très créatifs : « Dans le futur – J’ai vu des choses extraordinaires - … - J’ai fait d’la moto sur une gelée d’eau – Des Martiens bavards accoudés au bar – disent des bobards, fumant des canards ». A projet ambitieux, souci financier. Ce fut la seule petite ombre au tableau : les concerts ont en effet nécessité la location de matériel couteux et la municipalité, si elle a prêté gracieusement la salle Julien Green, n’a financé que trois des cinq ateliers de musique organisés avec Alain Schneider. Les deux écoles ont terminé l’année avec un déficit… Un grand bravo aux enseignants des petits et des grands – Marion Brouiller, Kamir Detais, Frédéric Exposito, Virginie Saint-Marcoux, Brigitte Long, Mme Daunis et M. Madeira pour ce projet abouti qui a su remplir sa fonction éducative par la création, l’art et le jeu pour le plus grand bonheur des enfants et de leur parents. Un projet de classe construit progressivement sur une année, vécu et soutenu par les parents. Rien qu’à constater les yeux admiratifs des enfants, lors des concerts, on ne doute plus qu’il leur en restera un souvenir inaltérable ! -L.W.
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andrésy
Condamnation judiciaire et « bonnet d’âne » pour Ribault La municipalité d’Andrésy a été sévèrement condamnée par le tribunal administratif pour non respect des droits de l’opposition. Pour l’ensemble de son oeuvre, Hugues Ribault s’est vu décerner l’un des 10 « bonnets d’âne » 20102011 par l’association nationale des élus de l’opposition. La cérémonie a eu lieu dans les salons prestigieux du Sénat.
Hugues Ribault, l’ancien chouchou de l’UMP yvelinoise, est bien au fond du trou. Après la déroute électorale (perte de son poste de conseiller général), voilà la déroute judiciaire, suivi d’un Bonnet d’âne. « Que le meilleur perde ! » Le maire d’Andrésy a été condamné par la justice, fin avril, pour non respect des droits d’expression et d’information des conseillers municipaux de l’opposition. Le tribunal admnistratif (TA) de Versailles a d’abord annulé les délibérations concernant le règlement intérieur du conseil municipal, entachées d’illégalité. Pour les élus de l’opposition, il était impossible de poser certaines questions « ne relevant pas des compétences de la municipalité », selon le maire. Impossible aussi de poser plus de 3 questions. Au centre du contentieux, la limitation des
« Bonnets d’âne » la petite boutique des horreurs
Douze élus avec, sur la tête, un « bonnet d’âne » de la démocratie locale. Leurs exploits : « débat budgétaire à huisclos, questions de l’opposition limitées [Andrésy] ou sans débat, création d’un second groupe majoritaire fantôme pour une tribune dans le journal de la ville [Andrésy], suspension des tribunes de l’opposition pendant les campagnes électorales [Andrésy], attribution de subventions à des associations tenues par la famille du maire, tribunes de l’opposition modifiées ou absentes [Andrésy], lecture mensongère par le maire de délibération, absence de micro pour l’opposition, intimidation physique… »
tribunes de l’opposition dans le journal municipal : bien que mensuel, le maire avait imposé une seule tribune trimestrielle à l’opposition. Celle-ci n’était pas distincte des tribunes des majorités UMP & NC, qui avaient le droit aux deux-tiers de la page. Le règlement interdisait toute tribune « non conforme à la morale ». De plus, l’opposition ne pouvait s’expri- Le groupe d’opposition «Andrésy citoyenne» a été reboosté par la (DR) mer dans les autres Justice et puis a été encouragé par l’AELO au Sénat. publications de la - « J’ai encore la légitimité des Andrésiens et mairie (notamment Les Lettres du Maire), je n’ai pas de leçon à recevoir de Madame ainsi que sur le site Internet de la ville. Hu- Château, qui, à propos des Cantonales, degues Ribault a aussi été condamné pour la vrait la mettre en veilleuse »… suppression unilatérale des tribunes lors des périodes électorales. Malgré sa condamnation, le maire continue D’autres délibérations concernant le débat aussi de ne pas publier les tribunes de l’opbudgétaire (DOB) ont été annulées par le position dans le journal municipal. TA au prétexte que les conseillers munici- Les péripéties judiciaires du maire d’Andrésy paux ne recevaient qu’un résumé du rapport ne sont pas passées inaperçues : l’association préalable au DOB et qu’il leur fallait aller en nationale et apolitique des élus locaux de mairie pour avoir le rapport complet. Les l’opposition (AELO) a récompensé Hugues élus ne pouvaient aussi soumettre des amen- Ribault d’un… « Bonnet d’âne » pour l’endements le jour du conseil. semble de son œuvre. Les élus de l’opposiAu total, le maire d’Andrésy a été condamné tion andrésienne ont été invités dans les sapour une quinzaine d’irrégularités – bilan très lons du Sénat (l’AELO étant parrainée par la lourd qui a amené le rapporteur du tribunal sénatrice… UMP, Jacqueline Ripoull) pour à s’étonner d’« un règlement intérieur si res- recevoir le prix. L’AELO a distribué trois « trictif et contenant autant d’atteintes au droit Bonnets de Marianne » pour des élus locaux à l’information des conseillers municipaux ». exemplaires en matière de démocratie loHugues Ribault demandait 10 000 € de dom- cale et, donc, 12 Bonnets d’âne aux élus (de mages et intérêts aux plaignants. Somme droite et de gauche) les moins respectueux considérée comme « non justifiée » par le TA vis-à-vis de leurs oppositions. qui s’est dit « surpris » d’un tel montant. Sa présidente, Clotilde Ripoull, a rappelé Suite à cette condamnation fin avril, dès le que les Bonnets d’âne « récompensent les conseil municipal de mai, le maire a voulu maires condamnés par la justice adminisimposer un nouveau règlement intérieur aux trative, parce qu’ils ont notamment censuélus du conseil, sans préalablement l’envoyer ré sans raison valable des tribunes de leur pour lecture aux élus (et, évidemment, sans opposition dans les journaux municipaux, concertation préalable). L’opposition l’a me- limité arbitrairement le temps de parole en nacé à nouveau de porter plainte. Ce conseil conseil municipal, refusé de transmettre des municipal du 18 mai a été marqué par des documents essentiels pour l’information de échanges de mots doux entre les élus de l’opposition …Ces bonnets d’âne sont desl’opposition et le maire : tinés aux maires qui se sont révélés être des - « vous avez été condamné, c’est sérieux ! » autocrates locaux ». Notons que parmi les - « cela n’est pas du tout sérieux du tout sur 12 Bonnets d’âne, il y a la présence de deux le fond. Ce n’est pas un problème », a rétor- anciens députés ! qué le maire, toujours droit dans ses bottes. Les élus de l’opposition ont profité de l’ul- « Vous avez perdu votre légitimité démo- time conseil municipal avant l’été pour offrir cratique puis votre légitimité juridique, les le « bonnet d’âne » au maire. Pour ce dernier, conclusions s’imposent d’elles mêmes. » les vacances sont les bienvenues… -L.R. www.journal-deux-rives.com
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Carrières-sous-Poissy
Qui instrumentalise qui ? Dans la guérilla juridicoadministrative entre Eddie Aït, maire de Carrièressous-Poissy, et Philippe Gautry, entrepreneur et ancien colistier d’Aït, la toile de fond reste politique mais les coups sont bien personnels. Un dommage collatéral : la nouvelle section syndicale CFDT.
Avant d’examiner l’affaire CFDT de Carrières, le contexte doit être rappelé : ces deux anciens comparses s’étaient ligués, dans le cadre de la campagne municipale de 2008, contre le sortant UMP, M. Daniel Schalck. Pour une double question de personnalité et d’une facture impayée (devenu l’objet d’un conflit juridique où Aït avait été sommé par le tribunal civil de payer la moitié du montant demandé...), les deux hommes ont donc entamé un long conflit juridico-médiatique qui se cristallise à chaque fois que le contexte carriérois le permet. Deux exemples récents l’attestent.
Fleurs et épines
Début mai, Philippe Gautry a publié un communiqué expliquant que la mairie de Carrières-sous-Poissy l’a discriminé lors de l’événement annuel, le marché de fleurs, organisé par les services de la mairie. Philippe Gautry s’est plaint : après avoir téléphoné pour s’inscrire le 26 avril, la mairie n’a pas voulu lui vendre des places en prétextant, selon Gautry, « de ne plus avoir de place et que tout était complet ». Enervé, et «ne voulant pas en rester là», M. Gautry a demandé à un confrère fleuriste de Conflans Sainte-Honorine de s’inscrire «à sa place» pour vendre des fleurs ensemble. Plus que surpris, «son inscription en bonne et due forme» est donnée par la mairie le 29 avril. Pour la ville de Carrières, « cette manifestation avait été annoncée depuis plusieurs mois (octobre 2010) dans diverses publications municipales telles que le Guide de la Saison Culturelle 2010-2011, Le Kiosque, le site internet. Il s’agit de documents à destination prioritaire des Carriérois et des commerçants locaux... » Plus précisement, la mairie explique que : « l’espace disponible sur la Place de l’Eglise Saint Joseph était occupé à 100%.» Malgré cela, Philippe Gautry paraît être prêt à déposer une plainte contre la municipalité de Carrières sous Poissy pour « discrimination ». Contacté par nos soins, la mairie a balayé d’un revers de main tout soupçon de discrimination. « De toute façon il a vendu
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ses fleurs avec son copain... de quoi il se plaint ? S’est-il piqué avec des roses ? » ironise-t-on à la mairie. Impasse totale pour les deux parties adverses.
Constat et revendications de la CFDT
A priori rien d’anormal de créer une section syndicale pour s’organiser et défendre les droits Deux anciens comparses qui iront jusqu’au bout... (Montage J2R) des travailleurs et fonctionnaires de la Le document pose encore une liste de revenfonction publique territoriale. Et puis, une dications notamment, section CFDT (syndicat modéré) : c’est plu- - ne pas mettre en péril l’équilibre des servitôt bien vu d’un maire de gauche (encore ces et par conséquent la qualité de service ; plus modéré...) qui prône, à longueur de - améliorer les conditions de travail de cercommuniqués de presse, des valeurs proches tains agents... de ce syndicat républicain... Plus de cinquan- - inclure les directeurs et chefs de service te personnes se sont réunies en assemblée dans la chaîne de décision... » générale le 25 mars pour acter la dite création. Et là, surprise : le compte-rendu de la La CFDT en colère et réunion est à charge contre la gouvernance Aït pas concerné du maire, Eddie Aït. «On a volé un document interne à la secUne version PDF de six pages a été trans- tion CFDT78 ! » nous explique la secrétaire mise à toutes les rédactions dans les Deux nouvellement élue de la section carrièroise. Rives (par qui ?...). Qui a passé le PDF à la presse ? On vous le On se frotte les yeux en lisant le compte- donne en mille : Philippe Gautry ! rendu de la CFDT de la mairie de Carrières : Ce dernier explique avoir reçu dans sa boîte mutisme, dysfonctionnements, comporte- aux lettres (placée face à la mairie de Carments et agissements quasi-illégaux seraient rières) « par une main anonyme » le documonnaie courante au sein de la mairie de ment en question. D’abord surpris, Philippe Carrières-sous-Poissy. La gestion du per- Gautry a pris son courage à deux mains et sonnel relèverait des priorités politiques du - probablement pour faire vaincre la liberté maire PRG, loin de l’intérêt général. Ce der- d’expression et le respect de la presse - a dénier aurait tenu des « propos disgracieux » cidé de diffuser le document sur Internet... sur son personnel communal. en commençant par son site. Ce document est accablant : l’impossibi- Mais, pour la section CFDT78 locale, «c’est lité d’échange avec l’autorité territoriale contraire à l’effet recherché... De plus, ce(NDLR : le maire) aggravé par l’absence lui ou celle qui a transmis ce document à la de D.G.S. (Directeur Général des Services), presse a voulu instrumentaliser le syndicat crée une organisation générale tournée vers CFDT78; c’est un assassinat du projet !». le sens politique plutôt qu’administratif. La Manifestement, la secrétaire de section est difficulté de certains agents devant se défen- dépassée par l’ampleur médiatique de cet dre seul face à l’Autorité Territoriale ou au événement. Au niveau départemental, ThéTribunal Administratif. Un manque d’équité rèse Lodé, une ponte du syndicalisme yvelidans le traitement des agents au sein de la nois, admet ne pas être au courant de l’excollectivité.... » ploitation politico-médiatique de cette fuite. Selon ce document à charge, quatorze dys- Une de nos sources internes à la mairie exfonctionnements constituent le socle du plique : « Eddie Aït ne se sent pas concerné problème au sein de la gestion du travail et par cette affaire !» La CFDT78 devrait attade l’organisation du service RH dont trois quer ceux qui ont rendu public l’information et notamment le site Mediaseine. points suivants : «- pertes de courrier et d’autres documents Impossible d’avoir une réaction d’Eddie Aït (exemples : congé parental... demandes de qui semble se résigner à un mutisme médiatique - événement unique pour un maire formation, avancement de grade); prompte à réagir sur toute question locale, - reclassement inapproprié ; - absence de contrat de travail pour les per- intercommunale, régionale et... nationale. Eddie Aït est-il souffrant ? -R.A. sonnes vacataires.» www.journal-deux-rives.com
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Chanteloup-les-vignes
Magellan’s business* Pas de panique ! C’est la consigne que cherche à faire passer la direction de la minientreprise (Entreprise des Vignes) du collège Magellan de Chanteloup-les-Vignes le 30 avril, en pleine préparation du concours régional qui a eu lieu le 11 mai, organisé par l’association «Entreprendre pour apprendre».
Les commandes de bacs en plastique pour être commercialisés n’ont pas été reçues du fournisseur. Adrien «découvre les aléas» dans le fonctionnement d’une entreprise. Que faire ? Parmi les seize collègues d’Adrien, quelqu’un propose une solution : envoyer un courriel de confirmation de la commande et surtout les horaires de livraison au collège Magellan. Ouf ! On peut poursuivre la tâche d’entrepreneur afin de se préparer au rendez-vous du 11 mai à l’Espace Lumière d’Epinay-sur-Seine. Cette mini-entreprise, composée des élèves de troisième au collège Magellan de Chanteloup-les-Vignes, répond à une double attente, pédagogique et environnementale. Sur le plan environnemental, et selon la plaquette de présentation, les futurs entrepreneurs se sont aperçus que pour faciliter les gestes quotidiens du tri - sélectif, le produit (la poubelle) était apte et pratique afin d’améliorer le tri en amont (chambres d’enfants... cuisine de la maison ou de l’appartement). Le prix s’élève à 7,9€ et 15 € les deux. S’inscrivant dans la lignée du développement durable, la mini-entreprise veut participer à la préservation de l’environnement en incitant les clients (donc les foyers des Deux Rives) à mieux consommer et surtout à ne pas gaspiller.
Pédagogie
La pédagogie est partie intégrante de la démarche : la découverte professionnelle de trois heures durant l’année scolaire permet à l’encadrement de suivre un groupe de jeunes (16) afin de simuler le fonctionnement d’une activité commerciale. Les notions classiques d’entrants, de coût de fonctionnement, de commercialisation, de distribution ont été abordées... L’activité a été choisie par les membres (associés !) de la mini-entreprise; des étapes classiques sont suivies : immatriculation au registre de commerce, conventionnement, ressources humaines, recherche d’actionnaires et de fournisseurs. Il s’est également dégagé un leadership, notamment pour s’exprimer en public et échanger avec les autres, sur la stratégie
Encouragés par le Journal des Deux Rives et par les commerçants du marché d’Andrésy, les mini-entrepreneurs ont été accueillis d’une manière favorable par des clients et des passants du marché les 11 et 18 juin. Un stand a été mis à disposition par Nicole Vialo, régisseur du marché. Bilan : le mini-entreprise a fait un tabac... (J2R)
commerciale ou sur d’autres points générés par le fonctionnement quotidien de l’entreprise. Trois professeurs (Anne Levacher, Gilles Lecorsier et Tony Paquet) ont aussi conseillé les «mini-entrepreneurs» dans les phases de conception, de la mise en oeuvre et de la commercialisation du produit. Cette mini-entreprise a été soutenue et encouragée par l’association «Entreprendre pour apprendre» et a bénéficié des outils méthodologiques de CitésLab (un dispositif pour la création d’entreprise à la Maison de l’emploi 78).
Participation au championnat
Le 11 mai s’est déroulée à l’Espace Lumière d’Epinay-sur-Seine la cinquième édition du Championnat régional des mini-entreprises, organisée par l’association «Entreprendre pour apprendre» en Ile-de-France, lien externe, qui promeut la création de mini-entreprises dans les collèges et les lycées. L’objectif est de faire découvrir l’entreprise et son fonctionnement à travers une expérience concrète de production d’un bien ou d’un service. Il s’agit de mini-entreprises réelles, mais à but pédagogique. Les minientrepreneurs sont des jeunes de 14 à 25 ans en : - collège (heures de découverte professionnelle), le collège Magellan y participa, - lycée général, - lycée professionnel, - C.F.A., - B.T.S., - université, www.journal-deux-rives.com
- écoles supérieures. Le championnat régional constitue une étape importante dans la vie des mini-entreprises qui y participent. Il est qualificatif pour le championnat national. Le but de cette manifestation est de rassembler les mini-entrepreneurs et de leur offrir un lieu d’échange. Ainsi, les jeunes sont amenés à présenter et à vendre leurs produits sur des stands. Ils se retrouvent en situation commerciale et sont directement confrontés à des clients potentiels. Ils sont dès lors amenés à adapter leurs attitudes, à construire un véritable argumentaire commercial ou encore à faire face à la concurrence. Pour cette année scolaire 2010-2011, cent mini-entreprises ont été créées en Ile-deFrance. Le Jury était présidé par Guillaume Le Floch, jeune créateur entrepreneur de « FOOT IN FIVE » à Epinay-Sur-Seine, et se composait de représentants du monde de l’éducation et de l’entreprise en binômes. Les décisions du jury ont été prises en fonction de quatre critères : - la présentation générale de l’entreprise (organisation, stand, communication), - l’équipe (acquis personnels, esprit d’équipe, compréhension du fonctionnement d’une entreprise…), - l’activité (produit ou service), - les aspects financiers. -L.R. * Les jeunes du collège Magellan montent une affaire...
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Chanteloup-les-vignes
Avec les passionnés de voitures anciennes
Le prestige de l’Hispano-Suiza à la parodie de la Forest.
14% : un chiffre qui ne fait pas peur aux propriétaires des vénérables automobiles et motos pétaradantes qui ont participé ce 19 juin à la traditionnelle course de côte de Chanteloup-les-Vignes. D’un côté les passionnés de voitures anciennes, souvent de riches collectionneurs, de l’autre des spectateurs venus admirer les belles mécaniques et rêver un peu devant ces carrosseries habillant des moteurs d’un autre
âge mais qui, toujours vaillants, propulseront bientôt les belles et leurs occupants sur le parcours ô combien sinueux des 900 m et des 8 virages de l’épreuve. On y retrouve le charme un peu désuet de ces meetings qui font revivre une époque où pionniers et riches amateurs étaient confrontés à la toute nouvelle reine, l’automobile. Aujourd’hui, ce moyen de transport devenu pourtant indispensable est aussi décrié qu’utilisé. Mais la
(Montage J2R)
part du rêve est toujours là, sauvegardée par ces courageux conducteurs et leurs passagers qui n’hésitent pas à rouler dans des voitures devenues mythiques, parcourant quelquefois des centaines de kilomètres pour le plaisir des yeux et la joie que procurent ces rencontres entre amis partageant les mêmes expériences, surtout si elles paraissent un peu décalées. -C.s.B.
La Compagnie des Contraires s’installe Jeudi 26 mai, la Compagnie des Contraires, lors d’une soirée animée par sa directrice artistique et fondatrice, Neusa Thomasi, a présenté un spectacle inaugurant la nouvelle saison. La bonne humeur était de rigueur et la nouvelle saison s’annonce riche en activités et en surprises. Ce soir, les invités (public et officiels) ont pu découvrir un poète à l’écharpe blanche qui a lu… un poème, trembler au bruit du gumboot, une danse inventée par les mineurs d’Afrique du Sud, s’étonner de la richesse acrobatique du hula-hoop, admirer l’adresse de deux jeunes femmes suspendues entre deux voiles rouges ou se laisser entraîner dans le rythme argentin des tambours (assourdissants) et des bolas claquant sur un sol renouvelé. Le sol ? Mais c’est du ciment ! En effet, le chapiteau s’est installé sur un cercle de 21 m en dur. Et l’on apprend que ce repère magique restera à Chanteloup pendant trois ans ce qui permettra d’agir à plus long terme.
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Après vingt ans de « culture à portée de rue », c’est la « sérénité et la pérennité telle qu’on l’aime » qui, à travers l’offre culturelle, invente une nouvelle façon de vivre en harmonie et favorise les échanges culturels. Pour Neusa Thomasi, c’est aussi le moyen d’atteindre l’un des buts qu’elle s’est fixée : « Agir ensemble et rapprocher les popu-
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lations des différentes villes grâce à l’art. » Comment ? Par le partage des arts du cirque : trapèze, corde, échelle, équilibre sur objets, acrobatie, jonglage... Magie, car « la culture, c’est la magie qui s’installe à Chanteloup » et aussi des actions de développement avec les ateliers participatifs, les spectacles et des nouveautés comme le théâtre et les ateliers itinérants de monocycle, de sculpture d’argile et de recyclage. Jouer ensemble, participer à des activités, créer du lien social et s’approprier le chapiteau pour qu’il devienne une sorte de « rond-point des arts des 2 Rives de Seine. » Tel semble être, dans un futur prévisible, ce que deviendra ce lieu symbolique : un « point de départ et de diffusion de la culture dans la ville. » Neusa Thomasi n’a-t-elle pas commencé sa présentation de la soirée en déclarant « qu’il y a toujours quelque part de l’espoir » ? - C.s.B.
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Triel-sur-seine
LES NOUVELLES DES FÉVRIER-MARS 2010 ACtualité locale VERNOUILLET
La cloche trielloise e du 3 millénaire a sonné ! Le miracle triellois s’opèret-il actuellement ? Une nouvelle cloche en avril ! La visite de l’évêque Eric Aumonier le 19 juin marque aussi le départ d’une nouvelle ére... avec la cité Saint-Martin.
Dimanche 24 avril 2011 a enfin eu lieu l’inauguration de la seconde cloche de l’église Saint-Martin de Triel. Ouvert en décembre 2000 par l’équipe d’Amour Quijoux, à cette époque maire de Triel, poursuivi lors du mandat suivant par Jean-Pierre Houllemare, c’est finalement Joël Mancel, l’actuel élu qui a vu aboutir le projet. Il a eu l’honneur de procéder à l’installation de «Christiane-Claude-Bernadette», en présence du père Silvano Béllomo, cure de Triel, qui s’est beaucoup dépensé pour parvenir à ce résultat, et d’une foule bigarrée de Triellois venus assister à cet événement historique. En effet, un chantier et trois mandats résument l’histoire de la deuxième cloche de Triel.
Deux cloches valent mieux qu’une
Il n’y a, depuis 1957, qu’une cloche dans le beffroi de l’église Saint-Martin de Triel. Elle s’appelle « Elisabeth-Charlotte-Philippe » comme celle qui l’avait précédée avant que ses 1250 kg ne soient, en 1955, frappés par
(juridique et financier) placementdescommerç s’implanter sur l’autre s priétairesvont-ils,semet à nouveau avec l’amé Selonnosinformations, merçantscraignentdep cassésdesretardsd’allu dossierhautementtechn tique.Mais,lestroisqua « Christiane-Claude-Bernadetmerçantssemblentdéci te » (630 kg seulement) se trouBail emphytéotique et «Sileprojetdoitsefaire,q ve à ses côtés pour longtemps. C’est la première étape verspropriété une du Val-de-Seine I maintenant,carl’incertitud restauration d’autres éléments Le«capitalismenaturel»impliquede peuventêtredesfacteursdéfa de l’église. Bien qu’on puisse s’étonner laisser dans « l’état naturel » un site cedossier»,soulignelapr qu’une municipalité ait pris après l’initiative de ce partenariat avec exploitation. D’ailleurs, la loi la boutique Phildar. Les la paroisse, n’oublions pas que un traitement de la pollution tels que la proximité, le s exige ce projet correspond bien au avant souhait d’un grand nombre dede céder la propriété polluée. et la co-propriété du ce Triellois, et qu’il a rapidement C’est pour cela que le propriétaire conduisent à justifier u été pris en charge par va quiprocéder de Le 19 juin l’évêque de Versailles, Eric Aumonier s’est à l’utilisation d’un bail mententrelescommerç droit. Car ce furent près de 150 rendu à l’Eglise de Triel pour inaugurer l’ensemble de et le propice promoteur emphytéotique entre 25et70 C’était personnes qui répondirent à la bâtiments(durée de la Cité Saint-Martin. pour Desjo réunion de relance du ans 29 mai échanges institutionnels : (deEn gauche à droite) toutcas, laCommiss !) àdes l’aménageur. 2007, et qu’ensuite bien d’autres M-H Lopez-Jollivet et C. Guédon discutent avec l’évêA cela une incertitude ju- mentaled’aménagemen Triellois ont souscrit sous l’im- s’ajoute que Eric Aumonier. pulsion de Claude Guédon, On reviendra les détails de la nouvelle Saint(CDAC)cité veille au bon dé ridique concernantsur le Val-de-Seine inlassable serviteur des bonnes Martin, mais force est de constater que cette inaugurade cette procédure d I : les propriétaires des murs et les causes. tion par l’évêque en personne a galvanisé les troupes Enfin, le 9 mai, c’est dans les de la communauté catholique de Triel-sur-Seine et Parmi de (deux mois). les commerçants ducentrecommercial ateliers de la Fonderie Camille ses environs. Au-delà des divergences dans les mésentants de cette comm actuel ont signé en 2007 un protoHavard de Villedieu-les-Poêles thodes de père Silvano Bellomo, le résultat est proqu’elle fut fondue, et lecole 25 maid’accord élus et l’aide trois personnes est aujourd’hui bant car ilqui a réussi à forcer le destin (avec de la 2008 qu’elle a été bénie par Eric municipalité et ses paroissiens) pour fournir un absolue d caduc. Si le protocole était revalidé, une majorité lieu Aumonier, évêque de Versailles. d’animation (culturel, jeunesse...) tant attendu par les ner (si quatre étaient po il permettrait un bon déroulement -C.s.B. fidèles de Triel. -R.A. De plus, la contrainte environnementalegénèredesincertitudes.Le propriétairedusiteenvisagépourle transfert, Eternit, devrait traiter correctementlapollutionemmagasinée danslesol.Ilesttempsdeseposerla question la foudre. Fendue en deux, elle de la dépollution de ce site, fut refondue avec le métal de maltraité par un industriel qui avait celle-ci, une plaque rappelle exploité l’événement. Aujourd’hui, 24 lesressourceshumaineset avril 2011, foncières durant des décennies.
Boucherie Charcuterie Traiteur VIANDES DE QUALITÉ M. et Mme SOFIANOS 18, Clos du Verger 78480 Verneuil-sur-Seine
Tél. : 01 39 71 04 64
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Triel-sur-seine
Et encore PLU...s de béton Une présentation PLU...s ou moins bonne aide beaucoup à poser les vraies questions. Le 6 juin, à l’Espace Senet à Triel-sur-Seine, le futur PLU (Plan local d’urbanisme) de Triel a été présenté pour information à la population, devant plus de 150 personnes.
La réunion s’est déroulée en trois temps : un diagnostic complet et ses enjeux ont été brillamment présentés par Axelle Mabru et Jean-Christophe Monnet du cabinet d’urbanisme URBALLIANCE. Ensuite, Jean-Yves Six, maire-adjoint à l’urbanisme, a expliqué et présenté les axes d’élaboration du Plan d’aménagement de développement durable (PADD). Enfin, un échange a eu lieu entre le public et le panel présent.
Un diagnostic complet...
Basé sur les statistiques de l’INSEE et de l’IAURIF(1) en plus d’un questionnaire adressé à la population (2008-2009), les dix dernières années ont été observées à la loupe dans toute leur dimension urbaine. Certains enseignements sont à noter : - Triel se caractérise par une croissance démographique confortable (+8%) entre 1999 et 2007 en raison d’un solde migratoire positif et d’un solde naturel favorable ; - Triel est confronté à deux phénomènes classiques : le vieillissement de la population (qui conduit à une suroffre des F3 et F4) et une décohabitation (qui conduit à une demande de foyers F1 à F2). - Le nombre de personnes salariées a progressé de +18% entre 1999 et 2007 et parallèlement, le taux de chômage y est plus faible que ceux de la CA2RS et des Yvelines ; les cadres sont largement représentés avec un tiers des personnes en activité salariale. - La mobilité traverse une évolution de taille : bien que 80% des actifs travaillent hors de la commune, l’usage de la voiture individuelle recule au profit du transport en commun (réseaux SNCF, RER, bus). Il n’existe pas de liaisons douces, ni fiables, entre les gares de la zone élargie au périmètre de l’intercommunalité. Il faut noter que le manque de solutions adaptées aux besoins croissants en matière de transports freine cette évolution en cours. Néanmoins, la majorité des foyers triellois possède deux voitures ou plus... Les transports en commun (TCSP) et des projets (la Tangentielle, la liaison RD 190 et RD 30 sur la Plaine, la ligne RER E...) devraient se profiler à moyen ou à long terme. - En matière d’habitat social, Triel se situe
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36 hectares de terre, matière première pour les promoteurs et outil de production durable pour les agriculteurs. Le citoyen devrait pouvoir choisir... (Photo J2R)
dans une situation en pleine évolution : depuis 2008, un effort a été fait pour construire des logements sociaux et ainsi suivre le principe de la loi SRU, qui stipule que 20% des logements devraient être sociaux. Le parc actuel du logement social se situe à 379 logements gérés par onze bailleurs sociaux. La moyenne du logement est le 3 pièces et 75% des occupants de ces logements sociaux sont des familles monoparentales. Actuellement, il existe cinq projets de logements sociaux en cours. - En ce qui concerne l’habitat individuel, les propriétaires occupants sont largement représentés à Triel dans un contexte pavillonnaire. Outre Andrésy et Chapet, Triel se caractérise par un phénomène d’ancrage : en moyenne, les habitants y restent plus de dix ans. L’organisation spatiale de Triel est composée de cinq entités : Les Coteaux et le Plateau de l’Hautil (où existe un risque d’effondrements) ; le centre-ville et l’espace hyper-urbanisé autour de l’axe entre la Poste et la Gendarmerie ; le secteur sud avec une zone pavillonnaire peu dense et une zone artisanale... le long de la RD 190 ; la Plaine et la zone en friches au-dessus de la voie ferrée, une zone actuellement utilisée par l’agriculture (et toujours en exploitation) ; enfin la zone Rive gauche marquée par un PPRI en raison du risque d’inondations. Trois entrées de ville urbaines (venant de Vaux, de Carrières et de Vernouillet) et trois autres naturelles (venant de Jouy-le-Moutier, de Boisement et de Chanteloup) complètent le panorama spatial de Triel. - En matière d’occupation des sols, l’analyse est basée sur les données de l’IAURIF entre 1982 et 2008. La forêt (la zone boisée !) est www.journal-deux-rives.com
relativement préservée. En revanche, l’agriculture a enregistré une chute spectaculaire de 12% (pour des raisons de pollution de la Plaine). L’espace naturel (si l’on inclut la zone anciennement agricole) continue de céder du terrain face à la consommation foncière de l’urbanisme (habitat, activités économiques de retraitement de déchets, équipements publics de type routes...). La part de l’habitat individuel a grimpé de 30% durant cette période. En 2008, l’habitat individuel couvre 24% de la surface totale de la ville de Triel contre 17,5% en 1982. Cela dit, l’espace bâti pour l’habitat collectif a aussi progressé, notamment durant les trois dernières années. - Quelques points sont à noter sur la polarité et les équipements publics. Ont été soulignés les points forts suivants : un taux d’équipement public actuel « satisfaisant » (crèches, écoles, Cosec, espaces culturels et scientifiques tel le Parc aux Étoiles), trois complexes sportifs et de loisirs « d’envergure » (parc municipal, stade Gaston de Chirac et le Cosec). Pour l’avenir, la future maison des jeunes entre le Cosec et le Collège «Les Châtelaines», et la reconversion de l’ancienne école «Charles Dupuis» en Maison des associations. De plus, la ville a obtenu le label « ville la plus sportive des Yvelines en 2007 ». Quant à la polarité (lieu de commerces et de passage), le centre-ville et le petit centre commercial des Châtelaines offrent des biens et des services sans pour autant satisfaire totalement la clientèle. - La dynamique économique est absente, malgré la suroffre des banques et des coiffeurs : avec un artisanat faible et peu de détaillants, les carences sont énormes ; une paupérisation des rez-de-chaussée est évi-
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ACtualité locale
Triel-sur-seine dente ; un commerce de proximité toujours fragilisé par les autres points d’attraction dans les communes environnantes (CC à Orgeval, CC à Chambourcy, deux Leclerc et bientôt un CC Val-de-Seine II rénové à Vernouillet...) et une inaccessibilité pour les piétons pour se rendre notamment au centre-ville. - Quelle place sera réservée au parking au centre-ville et aux Châtelaines ? La voirie et son trafic sur la RD190, ainsi que la voie ferrée, sont-ils des contraintes structurelles qui ne conduisent pas nécessairement à la réalisation d’un urbanisme classique ? Selon les experts d’URBALLIANCE, une coupure urbaine existe indéniablement. Une proposition serait de revitaliser le centre-ville le long du tissu existant... et autour du parc Senet. Des propositions qui n’ont pas été développées... - Pour répondre partiellement à ces carences urbaines, les projets de la CA2RS et le projet de CC Val-de-Seine II vont peut-être produire des effets positifs pour Triel sur la durée. L’écopôle sur Carrières-sous-Poissy et Triel (la Plaine), par exemple, fournira des activités et donc des emplois d’ici à 2012. Extension urbaine en deux phases, dont l’une entre Triel et Chanteloup Les projets de la CA2RS et les axes d’action de l’OIN-Seine-Aval induisent les choix d’aménagement de cette volonté politique de révision du PLU. En fait il s’agit, selon le maire, M. Joël Mancel, de « construire sur la zone entre Triel et Chanteloup-les-Vignes sans recommencer les erreurs commises des années 70 » dans le quartier de la Noë. Il s’agirait donc de modifier l’usage de sol de 36 ha. Un des cinq projets phares de la CA2RS (la couronne urbaine nord) conduirait à la « superficialisation » ou au «bétonnage» des Coteaux. Il faut prendre en compte aussi les exigences du PLH (Plan local d’habitat), qui suppose la construction d’environ 90 logements/an à Triel et 350 logements/an dans la CA2RS et, a fortiori, 2 500 logements/an dans le périmètre de l’OIN-Seine Aval (51 communes). - Une deuxième phase consiste à construire sur la zone classifiée « espaces d’anciens vergers » des Echenêts au Nord. Pour chaque site à urbaniser, il faudrait prévoir un budget de 20 000 euros pour la viabilisation de cha-
que logement. Le problème d’assainissement autonome individuel devrait par ailleurs être réglé. Comment ? Aucune proposition n’a encore été faite. On souligne simplement qu’il existe 700 cas de logements connaissant ce type de problème. Dans ces deux cas d’urbanisation future, des questions de fond se posent. Qui va payer la facture ? Le propriétaire, l’usager final ou le contribuable triellois ? Vaste question à laquelle ni le panel d’experts, ni les élus présents n’ont apporté de réponse. Une simple esquisse de doctrine n’a même pas été avancée ce lundi 6 juin. Seule réponse de la part de l’adjoint à l’urbanisme, Jean-Yves Six : « On devrait attirer des promoteurs... et le bilan prévisionnel de la ZAC devrait répondre à ce type de questions. » Autrement dit, on ouvre à l’urbanisation et on négociera après la densité (COS plus ou moins faible) avec les opérateurs-aménageurs. Les enjeux urbains de Triel sont de plusieurs ordres : en matière d’habitat, répondre à la demande croissante de la démographie implique une construction qui préserve le cadre de vie (aéré et végétalisé !) ; poursuivre le processus de construction pour atteindre les 20% de logements sociaux (loi SRU oblige) ; encourager et encadrer les opérations immobilières pour les intégrer au mieux dans le tissu urbain existant. En ce qui concerne le centre-ville, il est indispensable de revitaliser le tissu économique local, de réorganiser les zones de parking et de favoriser l’accueil des commerçants. Quant aux entrées de ville, il faudra renforcer l’identité et la signalétique de Triel. En parallèle, les transports collectifs devraient être améliorés en tentant de « faire pression » sur le STIF et la CA2RS. En termes d’environnement, la ville devrait s’attacher à poursuivre le «maintien» des espaces verts, ainsi que la « mise en valeur du patrimoine bâti local ». Le PADD ou Plan d’aménagement et de développement durable Ce document oriente les choix publics dans le territoire. Ce n’est pas un document opposable aux tiers, mais il peut faire l’objet d’une volonté de surseoir à une décision et (ou) au parti d’aménagement. Dans la perspective démographique de 14 000 habitants en 2015, le PLU prévoit une ville avec plusieurs points forts : - Ville attractive avec une préservation et une diversification du parc immobilier existant. Points forts : l’environnement, la Seine... et la disponibilité foncière qui permet d’étendre le tissu urbain afin de créer deux quartiers distincts : la couronne urbanisée entre Chanteloup et Triel au sud Claude Loiseau (IDF environnement) défend l’agriculture uret l’espace « des Echebaine dans la Boucle. (Voir son interview sur notre site.) (DR) nêt » au nord. www.journal-deux-rives.com
- Ville dynamique avec un centre-ville requalifié et une offre nouvelle de commerces, en espérant « avec confiance » l’ouverture du centre commercial Val-de-Seine II. - Ville accessible via la nouvelle offre de transports en commun et les réseaux routiers qui vont s’améliorer. - Ville accueillante : Triel serait prête à faire face à des défis démographiques, économiques et environnementaux.
Trois interrogations pour conclure... temporairement
En conclusion, le diagnostic URBALLIANCE (2011) concorde avec celui de CITADIA (2009) sauf sur trois points : - Selon les hypothèses du PLH (2009) et les RP (2005), l’objectif de population avait été fixé à 14 000 habitants à l’horizon 2020 pour CITADIA, tandis que pour URBALLIANCE ce chiffre serait rapidement atteint en 2015... On s’interroge sur cette différence d’objectifs démographiques. - L’état des équipements publics : insatisfaisant et pas aux normes selon CITADIA. Sur la grille finale des besoins recensés en matière d’équipements, ce bureau d’études avait chiffré les besoins en termes fonciers et en termes financiers. L’urbanisation implique un coût d’urbanisation très important et CITADIA l’avait souligné en 2009 : « Compte tenu de la réceptivité actuelle du territoire et du rythme de construction constaté récemment, la commune fait face à de larges ambitions pour demain, avec des conséquences sur son niveau d’équipements et la gestion globale des espaces de la ville. » (page 73). - Choix d’aménagement : il est clair que CITADIA avait préconisé une démarche consistant à « faire la ville sur elle-même », et non pas ouvrir l’urbanisation dès à présent. Une série d’îlots bâtis ont été pointés comme excellents sites pour retisser le tissu urbain de fond en comble. Sur la zone interstitielle entre Chanteloup et Triel, CITADIA avait caractérisé cet espace : « Outre son enjeu écologique lié aux prescriptions du SDRIF, le site Feucheret-Cerisaie, en tant qu’espace naturel ouvert, présente l’une des plus belles vues sur la boucle, sur la Seine et sur l’Hautil. Il entre dans une relation de covisibilité avec l’arc des coteaux de Villennes-sur-Seine. » (page 66). Pourquoi ces divergences d’analyse ? Estce la méthodologie ? Est-ce la commande publique qui a conduit à une modification dans les résultats structurant ce diagnostic urbain ? Pourquoi cette ouverture à l’urbanisation basée sur un écart important dans les prévisions démographiques ? Est-ce le souhait de la population ? Ce sont là des interrogations pertinentes qui demandent des réponses claires pour une meilleure compréhension de la révision du PLU en cours et de l’avenir de Triel. Rodrigo ACOSTA (1) Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région Île-de-France.
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L’avenue du Château : pas une sinécure pour Tautou ! Alors que l’enquête publique s’est achevée le 25 juin, les questions restent entières sur la véritable nature du projet de rénovation de l’avenue du Château. En effet, de nombreux riverains non seulement contestent le bienfondé de l’appropriation par la Municipalité des voies leur appartenant, mais s’interrogent également sur la véritable finalité de cet aménagement. Comment en est-on arrivés à cette situation de confrontation entre l’intérêt privé et l’intérêt général ?
Un projet phare de la mandature…
La municipalité a démarré en janvier 2011 les travaux de rénovation de l’avenue du Château. Cette opération est programmée en trois phases qui s’étaleront de janvier 2011 à avril 2012. Faisant suite à l’engagement pris par le candidat Tautou lors des élections municipales de 2008, il s’agit d’un projet emblématique, ainsi décrit dans une luxueuse plaquette : « Constatant les dégradations importantes de la chaussée et des trottoirs et de la maladie de la plupart des arbres, il a été décidé que cet axe historique et stratégique de notre ville devait être totalement repensé, rénové et réaménagé. » Avec un budget de 4 millions d’euros, dont une partie à la charge de la commune et le reste pris en charge par la Communauté d’Agglomération des 2 Rives de la Seine (CA2RS), le Conseil général et le Conseil régional, cette rénovation représente presque trois années d’investissement au regard d’une année moyenne.
Cinq réunions en cinq mois…
Toute l’année 2010 a été consacrée à la préparation de l’opération, conduite par les services de la CA2RS, sous l’autorité de M. Tautou en sa qualité de Vice-président. M. Tautou, en tant que maire de la ville, exposait l’opération aux habitants du quartier. Ce sont ainsi pas moins de cinq réunions qui ont été organisées entre février et mai 2010. À cette occasion, plusieurs modifications ont été apportées au projet pour répondre aux doléances des riverains. Tout paraissait alors baigner dans la volupté des eaux douceâtres de l’unité, dont rêvent tous les élus qui veulent pratiquer la démocratie locale, le débat public et le consensus général. Sauf que certains habitants ont commencé à se poser des questions. Et de suspecter le maire et vice-président de la CA2RS de leur cacher ses véritables intentions. De fait, ils ont entrevu derrière l’opération classique de rénovation de voirie un programme d’aménagement beaucoup plus ambitieux, visant à faire de la gare de Vernouillet-Verneuil une gare structurante du projet RER Éole 2020. La Gare des Clairières de Verneuil suppri-
mée, l’aménagement du quartier de la Gare permettrait d’absorber la croissance de trafic de bus et autres véhicules engendrée par cette réorganisation des transports publics. La CA2RS en fait état dans ses bulletins.
Les riverains font de la résistance…
Face à cette situation, certains habitants du quartier se sont organisés et ont formé une association de défense : l’Association des amis et riverains du château et du quartier de la Gare. Celle-ci pense détenir l’arme absolue qui lui permettrait de stopper les travaux : une grande partie des voies de ce quartier, soit 10% de sa surface ou 1,8 hectares, appartient en réalité aux riverains. Alors que les premiers arbres viennent à peine d’être abattus, une résidente a délivré deux assignations le 18 février et le 2 mars respectivement à la CA2RS et à la Ville de Verneuil. M. Tautou, constatant la faiblesse de son dossier sur la question de la propriété des voies et échaudé par l’expérience de l’aménagement de l’avenue des Cottages, qui est également une voie privée, a proposé le 1er mars au Conseil municipal le lancement d’une procédure de « transfert d’office dans le domaine public des voies du quartier de la gare et le lancement d’une procédure d’enquête », autorisant également le maire « à conduire la procédure administrative […] et à saisir éventuellement le Préfet du département en cas d’opposition des propriétaires. » Cette procédure, votée à l’unanimité, concerne les deux avenues et cinq rues du quartier.
La ville gagne son procès…
Le 31 mars 2011, l’ordonnance du Juge des Référés a débouté la résidente au motif que les travaux n’avaient pas atteint sa propriété. Il ne s’agit donc pas d’une décision sur le fond, le juge estimant que l’intention de nuire de la CA2RS et de la Ville n’était pas établie. Au mois d’avril puis de mai, les riverains ont reçu un courrier les informant de la décision de la Municipalité du transfèrement d’office et sans indemnité des voies privées dans le patrimoine de la Ville, celle-ci prenant à sa charge tous les frais annexes. Ni la décision du Conseil municipal, ni le jugement en référé du Tribunal n’ont, semble-t-il, fait fléchir la combativité de certains riverains : ils ont décidé de faire revivre l’Association Syndicale Libre (ASL), en sommeil depuis plusieurs décennies (certains évoquent 1949 !), malgré le doute sur le fondement juridique d’une telle décision, émis publiquement lors de la réunion de (re) constitution qui s’est tenue le 15 juin. Ayant pris acte du jugement du Tribunal, www.journal-deux-rives.com
certains riverains sont décidés à porter le combat lors de la troisième phase des travaux qui devrait concerner essentiellement des voies privées.
Quelle est la véritable nature de l’opération ?
L’affaire du quartier de la gare ne fait donc que commencer. Les points de vue et les intérêts sont différents entre les riverains euxmêmes d’une part, entre les riverains et la ville d’autre part. En effet, certains habitants, dont beaucoup viennent de découvrir qu’ils sont propriétaires de voies privées, estiment que le transfèrement de quelques dizaines de mètres carrés de superficie ne porte pas préjudice à leurs intérêts. Ils souhaitent tout simplement que le calcul de l’impôt foncier soit réduit en conséquence. Il est également compréhensible qu’il y ait divergence de position entre ceux qui voient leur propriété amputée de quelques dizaines de mètres carrés et ceux qui le sont de centaines de mètres carrés. Enfin, concernant la crainte de voir le quartier devenir le lieu d’un intense trafic de bus, certains demandent la mise en place d’aménagement pour atténuer le bruit, tandis que d’autres exigent le transfert de la gare de l’autre côté de la voie SNCF. La Ville s’estime dans son bon droit sur la base de l’antériorité de l’usage public des voies et rappelle les efforts de concertation menés tout au long de l’année 2010.
Premiers enseignements…
Cette affaire est emblématique du manque de culture de la négociation et de la recherche de l’intérêt général : elle traduit d’un côté une absence de transparence dans la manière d’exposer une opération très importante en omettant les points essentiels, et de l’autre le combat pour des objectifs qui sont, à ce jour, confus entre le refus légitime d’un projet d’aménagement pouvant modifier profondément la vie du quartier et la recherche de compensations financières, qui restent à justifier. Rappelons qu’une compensation de l’ensemble des voies privées du quartier de la Gare coûterait à la ville près de cinq millions d’euros, au prix moyen du foncier non construit à Verneuil. C’est là une somme considérable hors de portée du budget de la Ville. N’oublions pas non plus que près de cinq hectares de voies se trouvent dans la même situation… Il est à souhaiter que l’enquête publique qui s’est achevée le 25 juin permette une prise en compte de l’intérêt général, avec ses avantages et ses inconvénients pour tous les acteurs concernés. M. Kleiche
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vernouillet
Le PS chasse sur les terres de l’UMP Des visites de terrain et des discours s’annoncent avec l’arrivée du PS sur le terrain de son adversaire principal, l’UMP.
de moyens, tant pour les forces de l’ordre qu’il faut « réorganiser » que pour la justice : « Il faut revoir toute la chaîne pénale », ajoutant que les installations faisant appel à des techniques (vidéosurveillance,…) doivent être utilisées comme solutions complémentaires. Des expériences ont été évoquées, telle Acte 1 : la sécurité selon Manuel la création d’une police intercommunale en mission sur une ligne de tramway traValls, député de l’Essonne versant plusieurs communes. Mercredi 8 juin, il Un autre principe à rétablir : celui du ress’est passé un évé- pect des règles. Il doit passer par l’exemnement qui montre ple, qui devrait venir d’en haut et aussi que la sécurité des par l’éducation, du rôle des parents, de biens et des per- la place des jeunes dans le système édusonnes ne laisse pas catif et des différents encadrements Le maire de Vernouillet et ses deux invités. régionaux, des députés de la circonscription, la gauche locale in- structurels à mettre en place. différente, surtout Des valeurs se trouvent inversées aux yeux mais surtout de conseillers municipaux et de Mme Marie-Hélène des jeunes quand les trafics rapportent plus délégués des conseils municipaux qui repréLopez Jollivet, maire qu’un vrai travail, quand certaines zones sentent 95% des électeurs des sénateurs. de Vernouillet, qui a sont confisquées par une délinquance qui les Catherine Tasca sera la tête d’une liste rassemblant l’ensemble des composantes de la invité Manuel Valls (photo ci-dessus), maire rend dangereuses, écoles comprises. d’Évry, député de l’Essonne et président de Et quelle est la place des libertés individuel- gauche et la représentation du territoire. En l’agglomération Évry Centre Essonne, à ex- les, quand l’insécurité physique règne, que seconde position, le maire (PS) de Conflansposer ses idées, préférant évoquer la sécurité des « zones de non-droit » existent, ces li- Sainte-Honorine, Philippe Esnol, n’a pas été bertés fondamentales ne sont-elles pas aussi tendre avec ses collègues UMP qui siègent plutôt que l’insécurité. C’est sans tabou mais en homme politique en danger ? Pas de remède immédiat mais au Sénat, et en particulier avec le président d’expérience que Manuel Valls s’est livré des initiatives qui prendront du temps pour Gérard Larcher, qui a suivi le gouvernement après avoir prétendu défendre le point de devant élus, représentants des quartiers et faire changer les mentalités. journalistes à un exposé simple et direct à Le contenu du débat est apparu davantage vue des élus locaux. propos de la police, la justice, la vidéo-sur- comme une série de diagnostics des maux Rappelons que Catherine Tasca a été miveillance, le respect des règles, la nation, le de notre société que de solutions que l’on nistre et député avant d’occuper le fauteuil domaine carcéral, la petite et la grande dé- trouvera peut-être dans son livre Sécurité : de sénateur. Et elle n’a pas manqué de rapla Gauche peut tout changer. Aussi, place peler que si les territoires sont les mêmes linquance… Pas d’idées révolutionnaires, ni de retour en à l’initiative locale en redéployant, à travers les compétences, elles, sont différentes. Le arrière – même s’il n’a pas pu s’empêcher une décentralisation renouvelée, les respon- Sénat doit selon elle jouer un « rôle histod’évoquer mai 68 – mais des propositions sabilités et le transfert des moyens vers les rique de modérateur » quelle que soit l’imdans de nombreux domaines, presque un collectivités locales et, comme l’affirme M. portance des textes. Le « programme légisprogramme… (primaires socialistes obli- Valls : « Le maire doit être un acteur essentiel latif incroyablement chargé » et l’usage de la « procédure accélérée » ont empêché les gent ?) avec des exemples concrets comme mais il doit en avoir les moyens. » aller-retours entre les deux Assemblées qui cette réorganisation de la police qui lui per- favorisent le débat politique et permettent met de reprendre contact avec le terrain afin de mieux connaître le quartier et ses habitants Acte 2 : Catherine Tasca rentre l’écoute des experts. afin qu’un climat de confiance s’établisse en scène pour les élections sé- En somme, il faut que les Chambres prennent leur temps, même lorsque le régime progressivement. Sans oublier, déclinés en natoriales présidentiel est devenu « directif, voire autoprojets sur le long terme, les augmentations Sur invitation de Mme Lopez-Jolli- ritaire. » vet, maire (PS) de Vernouillet, Ca- Selon Guy Poirier, maire de Meulan-en-Yvetherine Tasca, sénatrice (PS) des lines, les réformes en projet vont vers une Yvelines, a rencontré les maires et re-centralisation des pouvoirs. Il s’agit pour conseillers municipaux des envi- lui d’une régression de la décentralisation qui enlèverait aux collectivités locales leur rons. Le thème principal a porté sur les autonomie fiscale – et donc financière – et prochaines élections sénatoriales, provoquerait en termes de subventions des sur la réforme administrative qui injustices entre les communes. pourrait entrer en vigueur en 2014, Présents dans le débat, les élus Verts, dont mais aussi sur un bilan de la manda- Jean Mallet, maire de Mézy, sont intervenus ture (6 ans) ainsi que des perspecti- pour exprimer leur soutien à Catherine Tasves de transformation de la deuxiè- ca et c’est avec un enthousiasme certain que la soirée s’est terminée sur le souhait de perme Chambre de la République. Rappelons que dans chaque cir- mettre au Sénat d’occuper la place qui est la conscription, le collège électoral sienne dans une démocratie parlementaire, Le député Valls, devant élus, représentants des se compose de l’ensemble des en faisant basculer la majorité sénatoriale. quartiers écoute le retour du terrain. (Photo J2R) conseillers généraux, des conseillers -C.s.B.
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Environnement
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Cirena
Les nuisances aériennes vont «massacrer notre territoire» Pour la manifestation du samedi 14 mai à Conflans-Sainte-Honorine, tous les ingrédients étaient là, sauf un - le public, pourtant directement concerné par les nuisances. Cette première mobilisation, suite à la fin de l’enquête publique (le 1er avril) fut donc une «quasi réussite». Suite à l’avis mitigé de la Commission d’enquête, l’épreuve de force continue... Des élus de tous bords politiques ont accompagné le cortège (environ 750 manifestants selon notre estimation qui concorde avec celle des RG) et manifesté leur désaccord total avec la première version de la modification proposée par la Direction général de l’aviation civile (DGAC). Organisée par le collectif contre les nuisances aériennes, le Cirena et la ville de Conflans-Sainte-Honorine, la manifestation a commencé à 15 heures. Dans une ambiance estivale, tous les élus se sont mis devant le cortège pour entonner en choeur des slogans tel «NON, NON à la pollution de l’air». Après avoir marché environ 700 mètres sur la N 184, un podium a permis aux élus de prendre la parole pour dénoncer l’unilatéralisme de la DGAC.
Prise de parole politique
Tous les élus, de gauche et de droite, ont plaidé pour une «modification de la donne», et certains élus comme Gérald Rutault, maire de Maurecourt, ont déploré le manque de mobilisation de la population. Certains ont même surenchéri : Philippe Esnol (PS), maire de Conflans et Conseiller général des Yvelines, a souligné qu’il irait jusqu’au Longjumeau, la ville dont le maire est Mme le Ministre de l’écologie, Nathalie KosciuskoMorizet (ou NKM) dans le département de l’Essonne. «Il est insupportable de voir que la DGAC continue à nous faire croire que ce projet est bon pour les habitants de la Confluence... BASTA...» Un peu plus et M. Esnol nous aurait conduit à une mini-révolution. D’autres élus l’ont joué plus classique : Ghislaine Senée, conseillère régionale (EELV) et maire d’Evecquement, a expliqué que «grâce à cette première mobilisation, les élus auraient la possibilité de contrer la DGAC». Hugues Ribault, maire d’Andrésy (UMP) et Joël Tissier, conseiller général EE-LV ont, pour une fois, tenu le même langage : le premier - l’ancien conseiller général - a dit : «Nous sommes à l’écoute du Cirena». Le second - le nouveau Conseiller général - a ajouté : «Nous nous opposons à la modification des couloirs (aériennes)». Toutes les communes du Vexin sont contre cette «mascarade de concertation» qui, selon certains, serait entachée d’illégalité. Car
selon le député UMP de la 7e circonscription, Arnaud Richard, la version du dossier en amont de l’enquête publique ne serait pas celle présentée lors de la procédure. Il y a «un misfit» (NDLR : proposons un dico anglaisfrançais à notre jeune député !) : c’est-à-dire une mésentente (ou incompréhension) entre les associations contre ces nuisances et les experts de la DGAC sur la notion de la Confluence. Il fallait «sauvegarder» la Confluence, a t-on dit. Le problème est de Certains manifestent d’une manière cohérente contre croissance aérienne... (Photo J2R) savoir où se trouvent les li- l’expansion de lapression sur les experts de la Commission mites pour les uns (c’est-à-dire, les experts) d’enquête pour que l’avis soit défavorable... et pour les autres (les associations qui re- Deux étapes sont à franchir : l’avis de la comprésentent les habitants qui seront affectés mission de concertation de l’environnement par ces modifications prévues). Alors que et l’avis de l’ACNUSA1 qui permettraient au le Grenelle de l’Environnement s’était fixé gouvernement de prendre une «sage décicomme objectif une amélioration du cadre sion». Ce que veut le député Richard est simde vie et de la santé des habitants, pourquoi ple : l’augmentation de l’altitude de 300 mètres en est-on arrivé là ? et la réduction de tout type de nuisance.... En En définitive, le député Arnaud Richard a revanche, il est contre la modification propofait une synthèse de la situation tout en at- sée par la DGAC et notamment l’élargissetendant une réponse à la question orale po- ment-déplacement des couloirs aériens. Et, sée par lui-même au gouvernement. Il a eu comme les élus de gauche, le député a appelé une réponse de M. Mariani (cf. encadré ci- à une plus forte mobilisation, sinon «ce sera le dessous); il a rencontré NKM avec la volonté massacre de notre territoire !»- R.A. de la faire changer d’avis. Au moins de faire
Rétropédalage ou avis défavorable ?
Selon la réponse à Arnaud Richard, Thierry Mariani, secrétaire d’Etat chargé des transports explique : «Nous sommes cependant conscients que des avis contradictoires peuvent être relevés par l’enquête publique dont nous allons maintenant tirer les enseignements. Le processus de mise au point du projet et de concertation va à présent se poursuivre avec le recueil de l’avis de la commission consultative de l’environnement de l’aéroport, puis de celui de l’ACNUSA1. Des décisions ministérielles seront prises ensuite, prenant en compte les résultats de la concertation ainsi que les remarques répétées, et certainement justifiées, que vous avez faites sur la situation de Conflans-Sainte-Honorine après que de nombreux riverains vous aient interpellé à plusieurs reprises...» Rapport de la Commission d’enquête : un avis favorable… défavorable ! La commission d’enquête portant sur le projet de la DGAC a publié ses conclusions le 16 mai. Si la Commission donne un avis globalement favorable quant au relèvement des altitudes de survol, elle estime nécessaire de différer la décision ministérielle de mise en application du présent projet aux fins de compléments d’études. Sur 112 pages, ce rapport passe en revue la procédure et évoque quelques «incidents» ici et là, sans faire une allusion directe à la manif de Conflans... Le rapport donne, certes, un avis favorable, avec quatre réserves de taille (notamment de faire une étude d’impact sur la faune et sur la flore...). En outre, il émet deux réserves fondamentales concernant la révision des trajectoires et la suppression des mouvements de nuit. Ce faisant, la commission donne raison aux 4OO5 particuliers, élus et représentants d’association, qui ont exprimé un avis défavorable lors de l’enquête publique puisque, si l’administration ne lève pas ces réserves, conditions suspensives, l’avis de la commission est « réputé défavorable ». Or, la DGAC a déjà rejeté la réserve concernant les vols de nuit. Le CIRENA considère donc l’avis de la Commission d’Enquête comme étant défavorable au projet de la DGAC. (1) Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires www.journal-deux-rives.com
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Environnement
gaz de schiste
La Seine-aval, un nouveau Gasland ? Jeudi 9 juin, un ciné-débat, organisé par ATTAC78, s’est déroulé au cinéma Frédéric Dard des Mureaux, à 20 h 30, autour du film « Gasland » et du gaz de schiste.
11 mai 2011, une loi UMP, remettant en cause l’exploitation des gaz et pétroles de schiste, est votée. Une loi qui, aux yeux des collectifs «anti-gaz» et de la Gauche, ne règle pas tout. Le problème du gaz de schiste est exposé dans le film/doc de Josh Fox : Gasland. Sorti le 6 avril et nominé aux Oscars en 2011, ce film est une enquête sur la ruée vers le gaz de schiste aux États-Unis. Il dénonce les conséquences sur l’environnement, sur la santé et la dangerosité d’une technique d’exploitation : « la fracturation hydraulique horizontale ». Elle provoque des failles à l’aide d’un liquide, composé de nombreux produits chimiques, sous pression afin de libérer les ressources de la roche. Eaux, sols et vies ont été pollués et ruinés par les exploitations de gaz et pétrole de schiste. Aucune législation, ni réglementation n’étaient prévues. Les exploitants étaient même délivrés des limitations en rigueur pour protéger l’eau et l’air. Le film laisse entendre que la raison première animant l’exploitation du gaz et pétrole de schiste est l’argent. Les compagnies paieraient d’ailleurs le silence des habitants. Certaines fourniraient des cuves d’eau aux victimes. L’eau, sortant des robinets des victimes, est tellement polluée, qu’elle prend alors feu. Depuis que les effets secondaires de ces exploitations sont connus, des moratoires
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contre elles sont demandés par de nombreux pays. Dernier événement en date, Blackpool, en Angleterre, fut secoué par un séisme de 1,5 sur l’échelle de Richter. Les autorités ont suspendu des opérations de forage utilisant la technique. Le séisme s’est produit lors de son utilisation.
Point sur la loi
Sophie Primas, L’exploitation du gaz de schiste est une «forte hypothèse» en Seinedéputée de la aval. (DR) circonscription tion de la fracturation. Même si la technique des Yvelines incluant Les Mureaux, cosigne est utilisée à titre expérimental, les dégâts sur la loi UMP. La loi dit que les permis délivrés l’environnement seront là. Julien Renault a seront annulés si les exploiteurs ne propo- souligné que la rentabilité économique était sent pas une autre technique que la fractura- nulle. Le rapport consommation/production hydraulique horizontale interdite, dans tion en général pour le pétrole ou le gaz est un délai de deux mois. Sinon, les permis doi- de 1 baril consommé pour 20 produits. Pour vent être annulés. Pour les «anti-gaz», la loi le gaz et pétrole de schiste, il est de 1 pour 1. est insuffisante et laisse la porte ouverte aux Cependant, cela rapporte aux exploitants. recherches dites “scientifiques” et assujettit Dans les Yvelines, deux permis ont été délil’abrogation aux déclarations des foreurs. vrés pour l’exploitation de pétrole de schiste. « Le mythe de la fracturation hydraulique L’un est sur un secteur appelé « Yvelines » écologique est inatteignable », a déclaré Phi- (comprenant la Seine aval) et l’autre autour lippe Martin, député socialiste. À Droite, de Plaisir. Un permis signifie un périmètre François-Michel Gonnot, député UMP, si- d’exploitation. Il peut y avoir de nombreux gnataire de la loi, dit qu’il faut « trouver des forages pour un même permis. Ces foraméthodes substitutives moins traumatisan- ges sont réalisables sur des plateformes ou tes » et « garder la porte ouverte ». concessions existantes. Bizarrement, ces Vendredi 10 juin le texte, encore affaibli, est deux permis ont été passés en fin 2007 et passé au Sénat. Il autorise cette technique à fin 2008. Ils ne sont en principe plus d’acdes fins d’expérimentation. La France sera- tualité. Pourtant, ils apparaissent toujours t-elle le prochain « Gasland »? dans la liste des permis accordés. Des veilles citoyennes s’organisent pour surveiller l’actiLes Yvelines, un Gasland ? vité des plateformes partout en France. Ces Julien Renault, de la coordination Île-de- exploitations sont très consommatrices en France des collectifs contre le Gaz et pétrole eau et en camions. Il faut plus d’une quarande Schiste, est venu animer le débat avec taine de camions pour assurer le bon foncle Collectif Seine Aval Contre le Gaz et le tionnement d’une plateforme. Pétrole de Schiste. Il est venu apporter ses À travers les questions de la cinquantaine de « connaissances sur le sujet ». Ce n’est pas personnes présentes, le débat est revenu sur la première fois qu’il anime un débat à la la loi, la position des politiques, le productisuite de « Gasland ». Ce film fait le tour de la visme, le lien avec le combat F1, la mobilisaFrance actuellement. « Le public est toujours tion et la société. Jean Mallet, Maire de Mésurpris », explique Julien Renault pour défi- zy-sur-Seine et conseiller régional EE-LV nir la perception des spectateurs. Pour lui, la d’Île-de-France, était le seul élu présent. loi ne va pas empêcher les forages et l’utilisa- Damien DELERIN www.journal-deux-rives.com
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Environnement
écologie
2,5 km des berges de Seine réhabilités Qui s’est déjà promené milieux qui sont perturbés au bord de la Seine entre par le manque d’entretien le pont de 2003 (du CD ce qui se traduit par la pré2) et la Marina du Port St sence non négligeable de Louis a pu constater que déchets, de végétaux indél’ancien chemin de halage sirables et par la fermeture qui avait existé jadis, n’était de milieux intéressants…. qu’envahissement végétal, Dans le but de valoriser le amoncellement de gravas développement écologique et alignements de tas de du milieu et d’accueillir le détritus accumulés depuis grand public, des travaux des lustres. Or, une action forestiers ont été entrepris. de réhabilitation a été déciLimiter les espèces végédée par le Conseil Général tales invasives au dépend (voir ci-dessous). Le public d’une végétation locale peut jouir de 2500 m de adaptée et, d’autre part, promenade qui prolonge créer un cheminement piécelle des berges en allant Des espèces végétales adaptées au milieu (à gauche) et l’accueil organisé ton permettront un accès (Photo J2R) vers le pont de Triel. Hélas, par le SMSO (à droite). aux berges de Seine. Enfin, à l’autre bout du chemin, le plusieurs portions de berlong des berges, depuis le Chemin des Moines jusqu’au port il semble ge aux caractéristiques et morphologies différentes ont été choisies que rien ne soit prévu… dommage. dans la perspective de «valoriser la dynamique écologique.» Sécurité, ouverture au public oblige, écologie en respectant faune et flore de cette « zone humide », nettoyage en règle qui coûte la moitié Dimanche 22 mai les participants à la randonnée familiale «Seine en du budget alloué à cet aménagement, voilà pour les objectifs. Selle» organisée par le SMSO on a apprécié les trois parcours converTrès proche, la présence de l’étang Cousin semble ne pas être étran- geant à la Base de loisirs Val-de-Seine. Partis de Mantes-la-Jolie c’est gère à la préoccupation écologique1 : «Ce site classé en ZNIEFF 25 km de berges à apprécier : d’Andrésy, c’est 18 km, et depuis Le recense de nombreuses espèces animales (dont le Martin pêcheur, Pecq les plus téméraires couvrirent courageusement plus de 40 km ! le Chevalier cul-blanc, le Chevalier guignette le Grand gravelot le Une façon écologique et tonifiante de découvrir des bords de Seine Grèbe castagneux, Gorge-bleue à miroir, … parmi les 140 espèces inconnus en empruntant un moyen de transport d’avenir : le vélo.- recensées pour l’avifaune) ainsi que tout un cortège floristique asso- C. s. B. cié aux milieux humides et aquatiques. A l’échelle du secteur, la va- (1) Marché de travaux pour l’aménagement des berges de la Seine à Triel-sur-seine lorisation du patrimoine écologique passe par une réhabilitation des (78) page 5.
Un milieu humide à protéger
Le projet se situe sur la commune de Trielsur-Seine le long des berges de Seine au droit de l’étang Cousin à l’aval du rejet de Seine de l’usine des Grésillons. Le site d’intervention s’étend sur une bande de 20 m et un linéaire de 2500 m. Consistance des travaux - Cet aménagement des berges intervient dans le cadre de mesures compensatoires liées à l’impact de la construction de la 1ère tranche de l’usine d’épuration Seine Grésillons située dans une ZNIEFF1 de type 1. Le SIAAP2, maître d’ouvrage a confié au SMSO3 la maîtrise d’ouvrage délégué. Les solutions proposées devront, prioritairement, permettre de conserver, renforcer et améliorer le patrimoine écologique du site proposé en bord de Seine tout en apportant des solutions durables de traitement des désordres qui pourraient être constatés sur la berge. Dans l’exécution de la mission, la prise en compte de la valeur paysagère du secteur est également souhaitée en vue de l’accueil du public. A cet effet, les solutions proposées s’attacheront à conforter l’ambiance fluviale du site, notamment en prévoyant des ouvertures visuelles transversales donnant à voir
une section du fleuve et la rive opposée, ou longitudinale donnant à voir le fleuve dans sa continuité. L’accueil du public impliquera nécessairement un nettoyage du site. L’ensemble des aménagements proposés devra répondre à la vocation écologique des milieux humides. Travaux - Les travaux proposés sur cette zone d’étude sont alors de 3 types : • Des travaux forestiers afin de limiter voire éradiquer le développement des espèces invasives, et paysagers pour favoriser le développement des espèces végétales adaptées au milieu. • Un nettoyage des berges avec de lourdes opérations de déblaiements, de ramassages, de tri des déchets mais également de mise en défense du site pour éviter l’apparition de nouveaux dépôts sauvages. • La valorisation écologique des berges en mettant en valeur les diverses caractéristiques morphologiques des berges et donc des www.journal-deux-rives.com
dynamiques écologiques associées. Coût et Planning - Le coût prévisionnel des travaux est estimé à 167.641,00 € HT. Fin des travaux prévus pour juin 2011. (Texte communiqué par Mélanie Ledru, coordinatrice du projet SMSO) (1) ZNIEFF : Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique. (2) SIAAP : Syndicat intercommunal d’assainissement de l’agglomération parisienne. (3) SMSO : Syndicat Mixte d’aménagement, de gestion
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Vers la démocratie ?
Les leçons du « printemps arabe »
La démocratie s’alimente - comme une fleur - de l’échange, pollen de la liberté...
Avec les soulèvements qui, partis de Tunisie et d’Égypte, ont gagné d’autres pays arabes, peut-on espérer que la deuxième décennie du XXIe siècle autorise plus d’optimisme que les dix dernières années du siècle précédent et les dix premières de l’actuel ? En 1989-1990, l’émancipation des prétendues « démocraties populaires », l’effondrement de l’Union soviétique, le règlement du conflit Irak-Iran et la fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud laissaient augurer le triomphe de la liberté et de la justice à travers le monde. Il n’en fut rien, bien au contraire : nous avons assisté à vingt années de régression dans la sauvagerie, à deux décennies où les progrès de la démocratie en Amérique latine ne pouvaient occulter l’enracinement des dictatures (Syrie, Iran, Birmanie...), l’oppression de minorités ou de micro-États par des régimes hégémoniques (Tibet, Caucase, Palestine, Sri Lanka, Soudan...), le retour de conflits armés mobilisant les techniques de destruction les plus avancées (guerre du Golfe, guerre d’Afghanistan, guerre d’Irak...), le réveil des affrontements religieux (Sous-continent indien, Proche-Orient...) et, surtout, le retour des génocides du fait de la Serbie en Bosnie-Herzégovine (Srebrenica) et du gouvernement hutu au Rwanda. L’histoire prend-elle en ce moment une nouvelle direction ? On aimerait le croire dans le contexte présent, marqué en France par le
succès du manifeste Indignez-vous ! de Stéphane Hessel et, surtout, par la contestation des « Indignés » espagnols qui s’élèvent contre le chômage, la précarité, la corruption et les dérives de la démocratie. Sans préjuger de l’avenir, on peut relever dès à présent trois points remarquables dans le processus qui se développe sur les rives méridionale et orientale de la Méditerranée. A Benghazi, Sanaa ou Damas comme à Tunis ou au Caire, c’est au départ un peuple « à mains nues » qui, par sa seule protestation non violente mais massive et résolue, s’en est pris à une dictature corrompue et prédatrice, servie par une police omniprésente, une justice aux ordres et des médias sous contrôle. Quelle leçon de courage, sachant que dans tous les pays, fût-ce dans des proportions inégales, tués et blessés ne se comptent plus ! Ensuite, la cause pour laquelle ces femmes et ces hommes, souvent très jeunes, ont risqué leur vie, c’est celle qui a entraîné les révolutionnaires de 1789 en France, leurs successeurs du « Printemps des peuples » qui a traversé l’Europe de 1848, ou ceux qui ont affronté les blindés soviétiques à Berlin-Est, Budapest ou Prague pendant la « guerre froide » ; c’est aussi celle des prédécesseurs des soulèvements actuels qui ont arraché l’indépendance à la puissance coloniale : c’est la cause de la liberté, de l’égalité et de la dignité. Il y a là une éclatante confirmation de l’universalité des droits de l’homme, n’en déplaise aux potentats du tiers-monde qui s’efforcent de les discréditer comme une exportation des pays riches ou aux conservateurs de tous bords qui considèrent la démocratie comme une spécialité réservée à ces mêmes pays. Autre leçon des insurrections actuelles : le www.journal-deux-rives.com
(Citation orientale)
rejet des dictatures et la revendication de démocratie se situent sur un terrain qu’en France on qualifierait de « laïque ». Le mouvement auquel nous assistons ne mêle aucunement la religion à la lutte politique : il ignore le programme des islamistes. C’est d’autant plus remarquable que l’orthodoxie musulmane prône une société « holiste »1, un modèle d’organisation qui confère au religieux le contrôle du politique, du juridique et du social. On vérifie ce que les observateurs du monde musulman notent depuis plusieurs années : la génération actuelle, plus informée et plus individualiste, est « post-islamiste » ; c’est foncièrement la même insurrection qui s’est dressée en 2009 contre le régime islamique d’Ahmadinejad, en 2011 contre les régimes anti-islamistes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi ou El-Assad2. Les suites durables du mouvement ne se dessinent pas encore avec précision et ne seront peut-être pas les mêmes dans les différents pays. Nous savons que rien n’est plus difficile que de réussir une révolution, de passer d’un système autocratique à une démocratie apaisée. Dans l’immédiat cependant, compte tenu aussi des événements survenus en Côte d’Ivoire, quel superbe pied de nez au discours de Dakar (26 juillet 2007), dans lequel M. Sarkozy prétendait que « l’homme africain (n’était) pas assez entré dans l’Histoire » ! Ne seraient-ce pas plutôt nos dirigeants actuels et leurs devanciers - qui ont manqué le train de l’histoire en soutenant de bout en bout des dictatures honnies par les citoyens ? André METZGER (1) Doctrine philosophique, qui, en sciences humaines, conduit la connaissance de l’individuel vers le général, du particulier à l’ensemble. (2) Voir sur ce point une analyse bien documentée d’Olivier Roy dans Le Monde des 13/14 février 2011, intitulée : « Révolutions post-islamistes ».
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santé financière des collectivités
Dette grecque : Comment assumer de ne dire jamais ! L’affaire DSK bat tous les records du buzz médiatique, chassant des premières pages internet la nouvelle pourtant récente et sensationnelle de l’élimination de Ben Laden !
Ce qui est certain en revanche, c’est que M DSK n’est plus aux commandes du FMI au moment où l’Europe se retrouve à nouveau confrontée à un nouvel épisode d’une crise financière qui n’en finit pas. C’est en spectateur de sa résidence forcée de Broadway Avenue et non au cœur des négociations comme il y a deux ans qu’il assiste aux péripéties d’un marchandage difficile et âpre autour de la dette grecque et, à travers celle-ci, de l’avenir du système financier européen. En effet, le Gouvernement grec, par la voix de son Premier ministre, a reconnu que le paquet de mesures liées au prêt de la Troïka1 du FMI n’a pas eu les effets escomptés. La dégradation de la note souveraine de la Grèce, reflet de cette situation, fait perdre à la Grèce tout espoir de pouvoir retourner sur le marché financier en 2012 comme cela était envisagé lors du plan de refinancement de mai 2010. En conséquence, la Grèce demande non seulement que soit versée la prochaine tranche de 12 milliards d’euros du prêt de 110 milliards accordé il y a un an bien qu’elle n’ait pas respecté ses engagements mais aussi l’octroi d’un nouveau prêt de 60 à 65 milliards d’euros correspondant à des nouveaux besoins. Déjà plombée par une dette de 300 milliards d’euros, correspondant à 150% de son PIB, consacrant une part de plus en plus importante de son budget à rembourser les intérêts de la dette, l’équation budgétaire de la Grèce commence à faire vaciller les esprits les plus solides. Or, les pays « vertueux » du Nord de l’Europe refusent d’accroître leurs dépenses budgétaires pour jouer les locomotives. Ce qui pose des problèmes de débouchés pour un pays essentiellement dépendant du marché européen comme la Grèce. Par ailleurs, le plan d’austérité en réduisant le nombre de fonctionnaires et leurs salaires, en coupant dans les dépenses budgétaires, y compris d’investissement a réduit à néant le peu de capacité de rebond de l’économie grecque. Combien même celle-ci serait en mesure de croître de manière durable, certains spécialistes ont calculé qu’il lui faudrait dégager pendant 20 ans un surplus budgétaire de 8% par an pour absorber sa dette! Ce sont là des
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performances hors de portée des meilleures économies européennes ! Dans ces conditions, certains commencent à évoquer le scénario d’une restructuration de la dette, hypothèse qui n’avait jamais été envisagée par les créateurs de l’Euroland. En effet il faut éviter le scénario de la crise argentine2 qui entraînerait la faillite du système bancaire grecque et une crise bancaire des établissements bancaires européens. Il s’agit en réalité d’une faillite organisée qui permettrait aux créanciers de sauver une partie de leur mise en échange d’un abandon substantielle de créance. En réduisant le montant de la dette, la restructuration agit comme une dévaluation sans avoir pour effet négatif d’augmenter le nominal du stock de la dette (qui reste toujours en euros), contrairement à une sortie de l’euro qui aurait pour effet d’augmenter le montant de la dette. Est-elle pour autant exempte de tout danger ? Évidemment, non ! L’inconvénient principal serait le signal donné que les autres pays mal en point de l’Euroland devront également passer par la case restructuration, ce qui provoquerait une grave crise de confiance. C’est pourquoi la BCE rejette avec vigueur ce scénario catastrophe et continue de plaider pour un renforcement des mesures de discipline plus agressifs au risque, selon certains spécialistes, de précipiter la mort d’une Grèce guérie de ses maux budgétaires. Alors que l’Allemagne semblait ouverte à l’idée d’une restructuration organisée, elle semblait avoir choisi de s’aligner sur la BCE en déclarant qu’il ne pourrait y avoir de solution qu’avec la BCE, puis a encore changé son fusil d’épaule pour exiger que le secteur privé prenne sa part du fardeau de la restructuration. De son côté, le FMI, dont le refus de procéder dans les prochains jours au décaissement de sa quote-part signifierait de facto la faillite de la Grèce incapable d’honorer sa prochaine échéance, se pose en arbitre entre les différents acteurs européens. Ses règles internes lui interdisent en effet de financer tout Etat qui ne serait pas en mesure d’honorer dans l’année ses engagements vis-à-vis de ses créanciers. Il exige des européens l’adoption rapide d’un scénario de sortie de la crise qui doit contenir un engagement des pays de la zone euro à se porter garant de la solvabilité de la Grèce. Cependant, quelque soit le scénario retenuon s’achemine vers une solution qui ne ferait que repousser une inévitable et douloureuse restructuration à l’échéance de 2013. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre 2011 et 2012, la Grèce doit rembourser 96 milliards d’euros (62 milliards de bons arrivés www.journal-deux-rives.com
à maturité et 34 milliards d’intérêts) et recevra 12 milliards de la part de la Troïka. Le financement de la différence (84 milliards) sera assuré par le nouveau prêt de la Troïka pour un montant de 60 à 65 milliards, par un programme de privatisation et de nouvelles coupes dans les dépenses. Mais que se passera-t-il ensuite ? Comment la Grèce financera-t-elle ses besoins et le remboursement de ses dettes après 2012 ? En tout cas, le retour escompté de la Grèce sur le marché financier prévu pour 2012 apparaît rétrospectivement comme particulièrement optimiste et semble devoir être reporté… aux calendes grecques.
Effet collatéral : les collectivités
Les communes de la CA2RS, à l’instar de nombreuses collectivités françaises, vont devoir affronter cette période lourde de menaces dans une situation budgétaire fragilisée. Comparé à des communes de même strate, leur marge de manœuvre budgétaire s’est réduite plus fortement en sortie de crise. Or l’entrée en vigueur de la nouvelle Réglementation des Collectivités Territoriales réduit la capacité de mobilisation des impôts locaux encadrant strictement certains d’entre eux (comme les deux taxes qui remplacent la taxe professionnelle). La perspective d’une nouvelle crise financière dans les deux ou trois prochaines années risquent de rendre compliquée l’installation des nouvelles communautés en cours de formation. En effet, étant donné le corsetage voulu par l’Etat pour encadrer l’action des collectivités locales en matière fiscale et la politique de rigueur budgétaire du Gouvernement, les collectivités territoriales devront recourir à de la dette pour financer leur programme d’investissement, dans une conjoncture de crise financière. Or les établissements de crédit, échaudés par la crise des dettes souveraines que l’on avait longtemps cru réservée aux seules économies émergentes d’Asie ou d’Amérique du Sud, vont devoir se montrer beaucoup plus regardantes sur la santé financière des collectivités locales. Et intégrer une marge pour risque en fonction de la qualité de la signature qui renchérira le coût des prêts : la croyance selon laquelle prêter aux Etats et aux Collectivités dans les pays de la zone Euro ne présente aucun risque est en train de fondre au rythme de la valeur des créances grecques ! M. Kleiche
(1) La Troïka est composée de l’Union européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne. (2) L’Argentine a fait défaut au début des années 2000 entraînant une double crise, bancaire et financière.
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SPORTS
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Rugby
La folle journée des champions triellois Le dimanche précédent avait déjà été une journée historique pour le Rugby Club de Triel (RCT) qui envoyait, pour la première fois de son histoire, ses deux équipes seniors (première et réserve) en finale de leur série (Promotion d’honneur Ile-de-France). La finale régionale le 8 mai face à Villiers-sur-Marne, très serrée de bout en bout, et départ agité par un coup de pied de pénalité, a conduit Triel au septième ciel.
La journée a commencé à Montmorency, par la finale des équipes réserve, avec une affiche croustillante pour qui connaît le rugby local : un derby entre les clubs voisins (rivaux pour l’occasion) de Triel-sur-Seine et des Mureaux. Tout se présente bien pour les Triellois qui mettent leurs adversaires sous pression dès la 5e minute (essai de Mathieu Alrivie) et gardent la main sur le match durant toute la première mi-temps, mais sans parvenir à prendre le large au score. Et ce qui devait arriver, arriva : le réveil des Mureaux. Un essai en force et une pénalité les installent en tête durant une grande partie de la deuxième mi-temps. Heureusement, une ultime pénalité réussie par Mathieu Boron pour Triel (des 45 mètres) envoie les deux équipes dans les prolongations. Dès le début, Les Mureaux mettent Triel sous pression. Les joueurs du RCT font le dos rond, attendant la bonne opportunité. Elle n’arrivera qu’à trois minutes de la fin. Mathieu Alrivie - surnommé le « Passe-Partout de Triel » - surgit pour aller inscrire l’essai de la victoire après une course de 70 mètres... avec cette victoire, triel empoche donc le titre. Vu des tribunes, un beau match, quoique difficile pour certains. Vincent Kerlo, l’entraîneur de Triel, a reconnu à la fin de la journée avoir failli mourir durant cette rencontre… S’il avait su à ce moment ce qui l’attendait par la suite. Premier bouclier de la journée pour le RCT. Il reste alors aux supporters quelques heures à patienter en regardant les nombreux matchs qui se jouaient, Montmorency accueillant cette année l’ensemble des finales territoriales d’Ile-de-France.
Deux victoires serrées mais capitales pour la confiance en l’avenir du RCT.
Les Sangliers confirment avec honneur
Le deuxième grand moment de la journée commence à 15 h. 30 avec la finale des équipes premières opposant le RCT Triel à l’Entente Sportive Villiers-sur-Marne (ESV) qui disputait sa quatrième finale régionale en quatre ans. L’enjeu a longtemps paralysé les deux équipes jouant sur un faux rythme. Pendant la première mi-temps, Villiers-sur-Marne s’en sort mieux en exploitant efficacement ses temps forts et les erreurs du RCT avec deux essais (dont 1 transformé) et une pénalité, contre seulement deux pénalités pour Triel. À la fin de la première mi-temps, l’ESV vire donc en tête sur le score de 15 à 6. Rien n’est perdu a priori pour Triel, mais l’impression que son adversaire tout de même que son adversaire s’installe légèrement au-dessus. La deuxième mi-temps continue sur le même tempo. Chaque équipe encaisse une pénalité, portant le score à 18-9 à moins de dix minutes de la fin. Soudain, en un instant de folie, le match bascule. Une action collective de Triel conduit à un essai de Thierry Jacob. Le RCT revient à 2 points de l’ESV, autant dire pas grand chose !! Il y a le feu au lac dans les deux camps. Les bords du terrain se réveillent, le ton monte, les supporters chauffent leurs joueurs. Chaque équipe tente de pousser son adversaire à la faute. À ce jeu-là, c’est l’équipe la plus fraîche qui l’emporte. Il était écrit que le dimanche 8 mai serait la journée de Triel. À deux minutes de la fin, l’ESV concède une pénalité, facilement passée par Alexandre Bonneau pour le RCT. Triel inverse le score et ne cédera plus rien. Au coup de sifflet final, cadres et supporters du RCT envahissent le terrain pour une immense fête. Embrassade, pleurs, chants, phowww.journal-deux-rives.com
(DR)
tos, vidéos, tout y est. Une voisine envoie un texto dans lequel elle dit « n’avoir jamais vu autant de mecs pleurer ». Les joueurs prennent la pose sous les poteaux et s’offrent un tour d’honneur largement mérité. L’attente est longue pour la remise du deuxième bouclier car il fallait attendre la fin de la finale Honneur aux alentours de 18 heures. Le trophée n’en est que plus beau... Les joueurs gravissent la tribune et brandissent leurs deux boucliers côte à côte.
Un satisfecit général
Doublé historique donc pour un club, qui avait commencé la saison sur un souvenir encore amer : une descente en Promotion Honneur mal vécue (après trois années de montées successives), et un changement de président et d’entraîneur. Il faut croire que les bases étaient solides et que la mayonnaise a bien pris. Et ce n’est pas fini : le 15 mai, le RCT a affronté l’US Martres-de-Veyres (Auvergne) en 32e de finale du Championnat de France. (NDLR : perdu malheureusement). Dans l’immédiat, savourons le bonheur de cette double victoire et laissons la parole à quelques uns de ses acteurs : • Vincent Kerlo (entraîneur) : Le match a été sa «seconde mort» de la journée. Notre jeu était très mal parti. Heureusement les joueurs ont su tenir jusqu’au bout. Les joueurs ont adhéré au message porté par le duo qu’il formait avec Lionel Fernandes. À propos du championnat de France : « Chaque match est aussi beau qu’une finale régionale ». • Nicolas Ferret (capitaine) : Match difficile, il a fallu tenir pour aller marquer les points à la fin. « Joueurs solidaires et concentrés jusqu’au bout », ce qui est un leitmotiv de toute le saison. On s’en sort bien parce que l’opposition était belle. Nestor
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SPORTS
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natation
Hommage à «Guy Porta» Samedi 28 mai 2011 s’est déroulée l’édition 2011 des « 12 heures de natation » organisée par le Cercle Aqua-Sport des Mureaux (C.A.M) à la piscine de Bécheville. Cette manifestation, qui existe depuis 2001, est gratuite et ouverte à toutes les personnes sachant nager 50 mètres. Cette journée s’est conclue avec un relais de natation entre des nageurs valides et handisports.
Une magnifique journée
C’est sous un soleil magnifique que ce challenge amical a accueilli ses 132 participants. Plus de 350 000 mètres ont été parcourus par les nageurs. Avant 2001, le C.A.M et ses bénévoles organisaient déjà ce challenge sur une durée de 24 heures. C’était un peu long ! Ils ont ainsi décidé de passer à 12 heures en 2001. Les amateurs et les compétiteurs s’y retrouvent. De nombreux partenaires, comme la Mairie des Mureaux, l’Amicale des Résidents du Quartier de la Route de Verneuil, le Cercle d’Escrime des Mureaux, Citroën ou encore le Crédit Agricole, ont aidé Claude Magnin, président du club, afin d’assurer le bon fonctionnement et la logistique des « 12 heures ». Des membres du club Trinosaure (le Triathlon des Mureaux) et des pompiers sont venus nager. Salim Boufenara, conseiller municipal délégué au sport, et Vincent Rouleau, di-
recteur adjoint des sports, sont également venus s’assurer que tout se passait bien. Pour la deuxième année, des nageurs handisports ont participé au challenge avec les personnes valides. Marc Bachelet, un des conseillers techniques dé(DR) partementaux Après l’effort le réconfort... de poser pour l’éternité. de la Fédération Française Handisports, est venu sensi- ceux pour les amateurs et ceux pour les nabiliser les nageurs et les membres du C.A.M geurs du Club des Mureaux – afin que tout aux techniques et matériels utilisés par les le monde soit satisfait de la soirée. «handisports». À partir de 19h30, les na- Lors de la remise des prix, le vainqueur de la geurs handisports ont participé à un relais coupe «Guy Porta», en honneur de l’ancien avec des valides. Marc Bachelet a également président du C.A.M, décédé aujourd’hui, a participé au relais avec 12 autres nageurs va- été tiré au sort. Ainsi, c’est le jeune Maxime Nantier, nageur lides membres ou non du C.A.M. du CAM, qui a reçu la récompense «Guy Plusieurs catégories d’âges – allant du plus Porta» des mains de Laura Houiller, une najeune nageur au plus âgé des participants – geuse confirmée du C.A.M. À la fin, tous se furent récompensées vers 22 heures. Deux sont donnés rendez-vous aux Mureaux pour types de récompenses ont été décernés – l’édition 2012.-D.D.
2 tournoi des Etoiles de handball,une belle réussite e
Le dimanche 29 mai, le Triel Handball Club (THBC) a organisé à l’Hautil, avec succès, la 2e édition du Tournoi des Etoiles du Handball. Les organisateurs ont accueilli soixante équipes, venues de toute la région parisienne (78, 92 et 95). Plus de 700 jeunes âgés de huit à seize ans, licenciés au sein d’un club de handball ou voulant découvrir le handball par l’intermédiaire de licences événementielles, se sont affrontés sur des terrains en herbe de l’Espace Gaston de Chirac à l’Hautil, dans un cadre verdoyant et estival. Une équipe de soixante-cinq bénévoles a donné le maximum pour le bon déroulement de cet événement sportif annuel. Cette journée a permis à chacun, compétiteur ou spectateur de prendre du plaisir et de passer une superbe journée. L’ensemble des participants ont été récompensés au terme du tournoi, en présence de Léon Janus, adjoint chargé des sports. De nouvelles animations ont été mises en place tout au long de cette journée, telles qu’un radar pour mesurer la vitesse des tirs et un atelier de précision, au plus grand bonheur des enfants, qu’ils recevaient un cadeau après y avoir pris part. Pour toute information complémentaire, vous pouvez consulter le site des organisateurs : http://www.triel-handball.org. Les bénévoles du THBC se sont donnés rendez-vous à l’année prochaine, puisque jamais deux sans trois……
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Palmarès 10 ans mixtes : 1) ACHERES 1 – 2) TRIEL HANDBALL CLUB – 3) CA MANTES 1 12 ans mixtes : 1) MAISONS-LAFFITTE – 2) EAUBONNE 3 – 3) LEVALLOIS 14 ans mixtes : 1) LEVALLOIS – 2) VERNOUILLET – 3) HOUDAN 1 16 ans féminines : 1) ACHERES 1 – 2) ELANCOURT – 3) POISSY 16 ans masculins : 1) AS MANTES – 2) LEVALLOIS 1 – 3) HOUDAN 1
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Un jour un livre
«Sur la route», le rouleau original de Jack Kerouac Les circonstances
1951 : un jeune écrivain qui n’a encore publié qu’un seul roman, à l’écriture maîtrisée, élégante, mais conventionnelle, voire désuète pour l’époque, passe trois semaines sur sa machine à écrire, entouré de T-shirts qui sèchent autour de lui tandis qu’il transpire dans un autre, à taper un texte, à un rythme endiablé que ses amis écrivains lui envient. Particularité : il ne tape pas sur des feuilles de papier qu’il glisse dans la machine au fur et à mesure, mais sur un immense rouleau qu’il a confectionné lui-même en collant des feuilles bout à bout. À la fin des trois semaines, il propose son manuscrit à plusieurs éditeurs qui le refusent tous ; six ans s’écouleront avant que son livre soit enfin publié. Ça, c’est la légende. Dans la réalité, le jeune écrivain, bien que tapant très vite, s’arrêtait de temps en temps pour compulser les carnets qu’il avait disposés sur sa gauche, avant de reprendre de plus belle son rythme frénétique. Ensuite, il a pris son temps avant de tenter de le faire publier, remaniant sans cesse son texte, qui sera aussi considérablement retouché par son éditeur avant de voir enfin le jour et de connaître la célébrité que l’on connaît. 2007 : l’on publie enfin le rouleau original aux États-Unis, trois ans plus tard en France, et l’on peut dire que c’est un événement, car même les inconditionnels qui connaissaient le livre par cœur ont pu en découvrir une (toute ?) autre version.
Un nouveau texte
La première chose qui frappe, et c’est peutêtre la plus importante, c’est que le livre n’est composé que d’un seul et unique paragraphe, tout comme l’était le texte du rouleau, qui défilait tel une route. L’éditeur a même décidé de respecter la typographie, au point de friser parfois le futile, car où est l’intérêt de garder le soulignage des mots, là où tout tapuscrit utilise les italiques ? Deuxième point important : l’ancienne version de Sur la route avait recours à des pseudonymes, alors que l’original utilise les véritables noms des personnes concernées, comme celui de son ami,
Jack Kerouac a dépeint une Amérique des pauvres et des perdants, qui a toujours existé... et existera comme dans toute société occidentale. (DR)
le célèbre poète Allen Ginsberg.
Ambivalence et rupture Et nous voilà au cœur de la force de ce livre : il se veut un roman, mais il est autobiographique ; il est le compte rendu de cinq voyages à travers les États-Unis effectués par l’auteur, mais il inclut des épisodes qu’il avait écrits trois ans auparavant dans des premiers jets. Car ce que la légende ne dit pas, c’est qu’en amont des trois semaines d’écriture frénétique, il y eut trois ans de tâtonnement, de transition graduelle pour passer de la prose recherchée de son premier roman, Avant la route (The Town and The City) à cette « écriture spontanée » qu’il souhaite équivalente aux mélodies jazz qu’il apprécie tant (il se déclare lui-même « poète jazz »), le rapprochant de ses amis Allen Ginsberg et William Burroughs, qui n’hésitent pas à explorer leur moi et leurs addictions, et dont les écrits font scandale.
Un livre important
Disons-le tout net : le livre n’est pas devenu la Bible de la génération hippie pour rien : c’est un fabuleux voyage à travers un payscontinent, où les paysages défilent à plus ou moins grande vitesse suivant le véhicule dans lequel notre narrateur a été pris en stop, où les rencontres de passage lui (et nous) font découvrir des personnalités de toutes sortes, du plus roublard au plus naïf, où l’amitié semble être le moteur de ses longs déplacewww.journal-deux-rives.com
ments : il voyage au départ pour retrouver son ami Neal Cassady, avec qui il va ensuite repartir sur la route. Neal Cassady est au cœur du « roman », puisque son nom apparaît dès la première phrase et qu’il conclut le livre. Kerouac ne cache pas son admiration pour celui qui, lui aussi, veut devenir écrivain et que le narrateur n’hésite pas à qualifier de « saint Américain » dans un texte qui s’affiche clairement comme une quête spirituelle (« la vie est sacrée et chaque moment est précieux »). Mais bien évidemment, le but ultime, c’est la connaissance de soi, dût-elle nécessiter une longue errance dans les bas-côtés de l’Amérique, celle des pauvres et des perdants, et qui a toujours existé : lorsqu’il passe plusieurs semaines à cueillir du coton en Californie pour un salaire de misère, nous sommes replongés dans Les Raisins de la colère ! Le roman reste toujours d’actualité, comme certaines œuvres récentes, pas forcément littéraires, ont pu le montrer (voir Into The Wild). Se (re)plonger dans Sur la route, ce n’est donc pas que (re)découvrir les années de la beat generation. Dans tous les cas, pour que le plaisir soit total, il est recommandé de le lire comme il a été écrit : vite ! Bernard Foine Traduction de Josée Kamoun du livre «On the Road, The Original Scroll», sur la route de Jack Kerouac, Gallimard, 512 pages, 24 euros.
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Bloc-notes de l’Histoire
Boues dans la plaine de Triel Ancienne plaine alluviale qui a servi de terrain d’épandage d’eaux usées durant un siècle, a un passé agricole et un avenir qui n’est pas original.
Pour certains, c’est une zone humide artificielle1 : «La plaine de Triel-sur-Seine qui s’inscrit à l’ouest d’une large boucle de la Seine, appelée souvent boucle de Chanteloup car le très ancien petit village de Chanteloup-les-Vignes, accroché aux coteaux du masssif de l’Hautil, domi- Vue depuis les hauteurs de la forêt de l’Hautil. ne l’ensemble de la plaine. L’homme, depuis qu’il pratique l’agriculture, sait combien les plaines alluviales représentent des terres d’un milieu particulier, artificiellement protrès productives en raison des nombreuses et duit par l’homme mais qui, paradoxalement, riches alluvions qui s’y sont déposé. Jusqu’au constitue une aubaine pour la faune et la milieu du XIXe siècle, ce fut le cas de la bou- flore de notre région qui trouve là un milieu cle de Chanteloup et des terres en bordure de substitution devenu rare au voisinage des de Seine, tandis que de nombreux vergers grandes agglomérations.» avaient pris place au pied des coteaux dont certains, abandonnes, sont encore visibles. Rappel historique Avec les grands remaniements de la ville de Paris dans la deuxième moitié du XIXe siècle Pendant un siècle, des épandages d’effluents et l’accroissement de la population, se sont urbains - eaux usées, gadoues et composts posés les problèmes d’assainissement et en d’ordures ménagères - ont été réalisés sur les particulier d’élimination des eaux usées de la terres cultivées des communes d’Achères, ville. Les égouts de la ville de Paris devaient Triel-sur-Seine, Chanteloup-les-Vignes, Carêtre traités à la campagne et un très important rières-sous-Poissy, Andrésy etc. Les champs réseau d’acheminement fut créé à l’Ouest de d’épandage ont représenté 2500 ha (Yvelines la capitale, déversant les eaux usées tantôt à et Val d’Oise). Ces épandages, qui ont donc Croissy-sur-Seine, tantôt à Achères, tantôt à débuté vers l’époque du Baron Haussmann, Triel-sur-Seine en fonction des débits. On proviennent de l’agglomération parisienne, équipait alors ce réseau de stations d’épura- Paris et petite couronne, mais les commution qui sembleraient aujourd’hui très rudi- nes riveraines y ont également participé en mentaires puisqu’elles permettaient simple- déversant discrètement leurs eaux usées. Ces ment de trier les plus gros déchets inertes, terrains ont été associés à la pratique du male reste étant tout simplement épandu à ciel raîchage du fait d’intérêts réciproques entre ouvert par un circuits de rigoles et de vannes. ces deux activités. En effet les sols concernés L’eau s’infiltre alors par simple gravité au sont assez pauvres et l’apport de matières travers des couches naturelles du sous-sol, organiques ainsi que l’irrigation (gratuite !) souvent sableuses, avant de regagner le bas- ont permit d’y développer cette activité. sin hydraulique souterrain de la Seine. Cette technique relativement simple est aussi très Une plaine en devenir efficace mais elle ne répond plus aujourd’hui aux exigences techniques modernes et pré- En 1909, la région de Triel était la troisième sente par ailleurs l’inconvénient de produire zone d’épandage alimentée par l’émissaire des odeurs peu agréables pour les riverains. général. Le pont suspendu de Triel apparaît Toutefois, les bassins d’épandage présen- reliant les deux rives de la Seine (à la droite tent l’aspect de zones humides naturelles de la carte postale). Le village de Triel est en favorisant une végétation spécifique qui traversé par la route nationale 13 (actuelle s’installe d’autant plus durablement que l’ac- RD 190) et les îles étaient cultivées. La partie tivité d’épandage des eaux est régulièrement concave de la boucle de la Seine était alors entretenue. Nous sommes donc en présence consacrée à l’épandage agricole des eaux
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d’égouts. La culture libre (propriété et gestion privées) était surtout vouée à l’arboriculture fruitière. La partie domaniale était principalement consacrée à la culture fourragère. Au milieu, dans la plaine, les bâtiments de la ferme domaniale des Grésillons avait une surface de 91 ha dont 50 ha en prairie naturelle et artificielle. L’irrigation par eau d’égout a été accueillie avec enthousiasme par les cultivateurs de la région de Triel, ruinés vers 1900 par la crise du phylloxéra, la disparition de la vigne et par la chute des cours de l’abricot, deuxième culture fruitière des coteaux. Les livraisons du midi par train concurrençaient les fruits nobles de la région. L’irrigation relançait les espérances des cultivateurs indépendants. Ils plantèrent sur les pentes des pommiers et poiriers à taille basse, avec cultures intercalaires irriguées à l’eau d’égout. Dans la plaine, la culture maraîchère dominera. La façon d’irriguer dans la plaine sera ici influencée par le personnel qui venait de Croissy et de Montesson. Etant située en fin d’émissaire, la région de Triel se devait de traiter l’eau usée livrée dans sa totalité. C’est pourquoi il était impératif de concevoir des solutions pour traiter en toute saison et par tout temps le surplus de débit non utilisé en irrigation. Pour cette raison, la culture fourragère, comme à Pierrelaye sur les terrains domaniaux de la Ville de Paris, jouait le rôle de régulateur. A partir de 1909, une station d’épuration fut construite par lits bactériens pour renforcer ce rôle. Elle pouvait traiter 20 000 m3 dans les lits rectangulaires qui étaient remplis de mâchefers. La distribution des eaux décantées primaires sur les lits se faisait par pont baladeur à entraînement hydraulique. Ils fonctionneront jusqu’à la construction des premières stations d’épuration par boues activées à Achères. Une station moderne d’épuration biologique a été construite sur le site des Grésillons cent ans après l’aménagement du site pour l’épandage agricole. Son extension est en construction. Enfin, des projets pharaoniques d’urbanisation de cette plaine, convoitée par les aménageurs depuis des décennies, est en projet… mais ça c’est une autre histoire. Claude Barouh (1) D’après un article de J.M. Lapios - Ingénieur Ecologue AFIE.
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ballades en yvelines
Une palapa à la villa Savoye A Poissy, la villa Savoye accueille l’exposition Sitio (site, lieu), de Santiago Borja, artiste mexicain, fasciné depuis toujours par les créations de Le Corbusier. C’est dans la cadre des «Ballades en Yvelines» qu’on peut voir jusqu’au 25 septembre cette double palapa (refuge en Maya) inversée nommée Destinérrance (contraction de destination et errance), inspirée par la culture Maya. Cette installation démesurée vient en résonance avec la construction sur pilotis toute proche, la Villa Savoye. Sur une proposition de Cécile Desbaudard, commissaire indépendant, l’artiste mexicain Santiago Borja présente trois types d’œuvres Destinérrance, la série de Tapis et Cosmogonie suspendue. Leurs points communs : ce sont des techniques, matières, coloris et tissus indiens traditionnels. Quant à Cosmogonie suspendue, c’est un tissage fabriqué selon les techniques et matériaux Mayas, fixée au-dessus de la terrasse de la Villa, elle dévoile les motifs de représentation du cosmos de cette communauté indienne. Santiago Borja fait aussi se rencontrer arts plastiques et architecture au travers d’installations in situ. Mais, l’originalité de sa démarche c’est le croisement des savoir-faire traditionnels des communautés mexicaines Mayas par la réalisation d’un objet architectural majeur constitué des deux palapas figurant un improbable sablier gigantesque qu’il a érigé près de la Villa. De cette coexistence des opposés, que concrétise la superposition de deux structures verticales identiques dont l’une est inversée, Destinerrance, installée dans le parc, nous parait être le miroir d’elle-même. D’un petit habitat ou refuge traditionnel Maya élaboré à partir de bois et de feuilles de palmiers de Chiit du Yucatân (Mexique), l’artiste mexicain Santiago Borja, a révélé une autre dualité, celle qui s’établit entre matériaux industriels (la Villa) et matériaux naturels (la double pa-
lapa inversée).
Un lieu inspiré
La Villa Savoye, construite en 1929 par Le Corbusier, pour Pierre et Eugénie Savoye, est l’un des fleurons de l’architecture moderne, classé monument historique en 1965. Conçue pour être la maison de villégiature de la famille, elle fut d’abord baptisée «Les L’architecte Santiago Borja (à gauche) devant sa palapa, entouré de (Photo J2R) Heures Clai- ses amis mexicains. res». Construite de 1929 à 1931 au sommet d’un plateau, à Qui est Santiago Borja ? Poissy elle coûta près d’un million de francs. Le Corbusier a quarante deux ans, il a déjà Santiago Borja est né en 1970 à Mexico. Il toute une expérience professionnelle et un a étudié l’architecture et les arts plastiques grand acquit théorique qui lui permettent de à Mexico, Londres et Paris. Son travail, qui faire de cette villa un manifeste architectural. compile préoccupations plastiques et arSa conception reprend la théorie des Cinq chitecturales, s’exprime à travers des instalpoints d’une architecture nouvelle définis lations in situ, objets architecturaux, peinpar l’architecte en 1927 : pilotis, plan libre, tures et photographies. Depuis quelques façade libre, fenêtre en longueur et toit terannées, il conçoit l’architecture telle une rasse sensés déclencher chez tous les hommatière malléable sur laquelle il intervient mes des émotions universelles dites primaipar ajouts d’éléments… res. -C.s.B. En 2011, en plus de son exposition personInformations pratiques nelle Sitlo à la Villa Savoye, il participe à la Parc de la Villa Savoye manifestation Histoires non encore raconOuverture : mardi - dimanche, 10 h - 18 h tées organisée par Cécile Bourne-Farrell et (10 h -17 h en septembre) Martine Michard, à Saint-Cirq-Lapopie et Tarif : 7€ / réduit : 4,5€ le Parcours d’art contemporain en Vallée Adresse : 82 rue de Villiers - 78300 Poissy du Lot. www.villa-savoye.monuments-nationaux.fr
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«Octuor-sur-Seine»
Le charme de l’art et du langage Philippe Prévost et François Nugues sont des pionniers de l’art et de la culture dans les Deux Rives. Vouloir organiser une manifestation culturelle inédite à Triel était un pari audacieux : ils sont néanmoins parvenus à «faire entrer le théâtre en ville et mettre l’accent sur trois principes : «...pas d’emmerdement, avoir envie de participer, de la qualité !» Satisfait, l’insatiable Philippe : «Ce fut une rencontre de toutes les formes d’expressions possibles (peinture, sculpture, théâtre, chant, musique), qui s’appuya sur le mélange des générations». En clair, «Octuor» s’affirme comme étant une démarche globale, un atelier d’écriture et de peinture pour et par les résidents de la maison de retraite «Les Tilleuls», qui a permis la publication d’un recueil (50 pages) de poèmes sobres et touchants. Entre les 12 et 16 mai, les artistes (une soixantaine) ont installé et exposé leurs oeuvres, et tenu des ateliers (écriture, peinture...). L’ancien maire de Triel, Jean-Pierre Houllemare et l’actuel Joël Mancel ont inauguré cet événement culturel de concert le 13. Selon François Nugues, l’autre instigateur de cet événement, le bilan est le suivant : «Nous avons vibré ensemble, ri, chanté et
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même dansé.» Stimuler l’écriture, proposer des textes susceptibles d’être repris par des comédiens, proposer un atelier de poésie pour les dames de la maison de retraite de Triel et un atelier de peinture sont des actions concrètes réalisées durant le weekend d’Octuor. De plus, «quatre jeunes musiciens exceptionnels, voix, accor- Les artistes présents garderont un grand souvenir... (DR) déons» ont emballé mière, et ils sont partis sans avoir la réponse. la salle Rémi-Barrat. Léa, Guillaume, Aurélien et Julian ont offert Dans l’art il n’y a peut-être pas de réponses, des moments de joies sincères et délicieux… seulement des questions intimes et indiscrèL’Octuor triellois (après Andrésy en 2007) tes qui font le charme de l’incertitude.» montre bien que «cette jeunesse est un es- Tous les artistes étaient donc satisfaits de ce week-end. Ils garderont un grand souvenir, poir pour notre temps». surtout ils pourront expliquer aux compGérard, un autre participant à «Octuor» et tables et autres apothicaires que la Culture avance : «Léonard de Vinci, Michel Ange et n’a pas de prix lorsqu’une poignée d’homtant d’autres se sont demandés toute leur vie mes et de femmes décident de s’investir ce que pouvaient représenter la perfection dans l’art pour le plus grand bonheur des des gestes, des couleurs, des formes, de la lu- tous.-G.d.R.
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BiEN-ÊTRE
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gastronomie
Le boucher des vaniteux Une fois de plus, la mode nous vient d’Outre-Atlantique et d’Outre-Manche, mais là pas question de haute couture ou d’art contemporain : je vais vous parler de boucherie. Là-bas, les bouchers stars fleurissent ; ils sont jeunes, ils sont rock and roll, découpent la viande en musique et donnent des cours du soir à tout les citadins branchés de New-York ou de Londres. Qu’ils s’appellent Tom Mylan, l’artisan boucher de Brooklin (The Meat Hook – Le croc de boucher) ou Tim Wilson, le boucher le plus fashion de Londres (The Ginger Pig), ils ont cassé le mythe du boucher ventru et rubicond au tablier taché de sang. La viande revient à la mode et c’est une bonne chose car en France, la consommation (bovin, porc, mouton, cheval) ne cesse de diminuer : La baisse est de 3,1% par rapport à 20071. La part de consommation en France de viande bovine (bœuf et veau) est aujourd’hui de 29%, contre 39% en 1970. À l’inverse, la consommation de viande de volailles est passée de 16 à 28%2. Plusieurs facteurs sont en cause : impact de l’élevage intensif sur l’environnement, développement du mouvement végétarien,... Le principal facteur étant le souci du consommateur visà-vis de sa santé. Depuis les années 2000, les crises sanitaires se multiplient : vache folle, poulet à la dioxine, grippe aviaire, puis grippe porcine… On comprend mieux pourquoi le consommateur soucieux de sa santé réduit sa consommation de viande ! En manger moins pourquoi pas, mais alors choisir la qualité. Jeune étudiante, il y a déjà bien longtemps, j’ai travaillé dans un supermarché et je peux vous dire que le traitement infligé à coup de poudre de perlimpinpin à un pauvre steak, pas très fier dans sa barquette en polystyrène pour le rendre présentable quelques jours de plus, est assez abominable et défie toutes les lois de la gastronomie et de l’amour des bons produits, peut-être même de la santé. Ma naïveté me porte à croire qu’il s’agissait d’un cas isolé…
Viande : choisir la qualité
Donc, choisir la qualité, qu’est-ce que cela signifie ? En premier lieu, aller faire ses achats chez un artisan boucher qui saura vous conseiller, choisir le morceau adéquat pour le plat que vous souhaitez réaliser. Morceau à griller, à braiser ou à rôtir… pas toujours évident de choisir quand l’on n’est pas un as de l’anatomie du bœuf ou du mouton ! Ensuite, faites confiance à votre instinct : regardez la vitrine, la diversité et la fraîcheur des produits présentés, la propreté de la boutique et des employés, la qualité des conseils qui vous seront prodigués et puis goûtez. Personnellement, j’ai deux-trois bouchers près de chez moi qui ne m’ont jamais déçue, alors je reste fidèle et c’est une stratégie payante. Autre indice : de plus en plus de bouchers
affichent la provenance des carcasses en allant jusqu’à mentionner le nom et l’adresse de l’éleveur, gage de traçabilité et de bêtes élevées traditionnellement.
Quelques recettes, astuces et un blog
À Asnières : l’affineur de viandes
Maintenant, si vous avez envie de vivre une expérience culinaire unique, allez à Asnières au Couteau d’argent rencontrer Yves-Marie Le Bourdonnec ; ce n’est pas à côté, je sais, mais je vous jure que vous ne regretterez pas le déplacement. C’est plus qu’un boucher, c’est un affineur de viandes. C’est l’homme qui produit pour le chef Yannick Aléno (Le Crillon) le fameux burger, que le New York Times a sacré meilleur burger du monde en 2008 – la gloire pour un boucher français ! C’est aussi lui qui, en discutant avec une amie fromagère de l’affinage des fromages, a eu l’idée d’affiner ses côtes de bœufs Wagyu au whisky pendant 90 jours. Il va chercher dans une ferme de Burgos en Espagne cette race de bœufs élevée au muesli et au vin rouge bio (pour les antioxydants) qui se rapproche du célèbre bœuf de Kobé, au Japon. Un conseil, il faut réserver votre côte de bœuf plusieurs jours à l’avance car sa renommée est telle que, tout comme on ne va pas dîner chez Alain Ducasse sans réservation, on ne peut arriver au Couteau d’Argent sans avoir commandé sa pièce ! Il y en a d’autres comme Hugo Desnoyer de la boucherie Régalez-vous, connu pour son amour du métier, son œil très sûr pour la sélection de bêtes sur pieds directement chez les éleveurs. Il les choisit pas trop jeunes, ayant déjà vêlé deux ou trois fois pour que la viande soit bien persillée, ce qui fait de lui un boucher d’exception, aux produits d’une qualité rarement vue ailleurs. Ce grand artisan a même pris soin de sélectionner un abattoir (à Villeneuve-sur-Lot) avec qui travailler et d’y passer des consignes très précises comme, par exemple, de ne pas laver les carcasses au jet d’eau, afin que la viande garde ses qualités gustatives. C’est constitué un réseau d’éleveurs qui respecte les animaux, les nourrissent bien avec de bons produits, sans farines animales, sans antibiotiques. Le mode d’élevage est la première étape pour obtenir une bonne viande de grande qualité. Pour ceux que le sujet intéresse, je ne saurais trop vous recommander de lire ou de relire le roman de Jonathan Coe, Testament à l’anglaise, qui aborde entre autres le développement de l’élevage intensif. Sans trop vous en dévoiler, je peux vous garantir que vous ne regarderez plus jamais un plat surgelé ou un poulet emballé du même œil ! Rachel BANON (1) Source Agreste Conjoncture – Ministère de l’Agriculture (2) Source étude FranceAgrimer
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C’est la période des BBQ et des Planchas, voici quelques idées de marinade qui vous permettront de tester plusieurs bouchers. Marinade pour bœuf ou mouton/agneau : - ¾ d’huile d’olive - ¼ de citron jaune - Ail pilé - Sel (sauf pour le bœuf) - Poivre - Thym - Romarin Marinade pour volaille et porc : - 1/2 d’huile d’olive - 1/4 de citron jaune - ¼ de miel assez neutre (acacia, toutes fleurs, trèfle…) - Ail pilé - Sel - Poivre - Thym Marinade asiatique : - 2/3 de sauce soja - 1/3 de Mirin (sorte de saké très doux et assez liquoreux que l’on trouve facilement au rayon asiatique des supermarchés) - Ail pilé - Gingembre frais - Zeste de citron vert - Piment frais ou d’Espelette (Surtout pas de sel, la sauce soja étant assez salée) Quelques astuces : - Faites mariner vos viandes au moins deux heures, idéalement la veille. - Au lieu de les faire mariner dans un plat, faites-le dans un sac de congélation, la marinade « entourera » mieux la viande et vous pourrez la masser au travers du sac de temps en temps pour que la viande s’imprègne bien des saveurs. Profitez bien de vos déjeuners et dîners d’été en famille ou entre amis, et bon été à tous ! Retrouvez Rachel Banon sur http://coupd-food-a-andresy.over-blog.com/
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EN BRef... ANDRÉSY
• Sculptures en l’Ile.
De juin à septembre, se tient l’exposition d’art moderne qui fait la fierté d’Andrésy : Sculptures en l’Ile. Trois lieux, cinquante artistes et des dizaines d’œuvres. C’est le menu qui sera servi à la Maison du Moussel, dans le parc de l’Hôtel de ville, et dans les allées, clairières et sous bois de l’Ile Nancy par le commissaire de l’exposition, Philippe Cyroulnik. Claude Lévêque, acteur majeur de la scène contemporaine internationale, est l’invité d’honneur de cette 14e édition de Sculptures en l’Ile. Après avoir représenté la France à la Biennale d’art contemporain de Venise en 2009, il propose une installation inédite mettant en scène la Maison du Moussel. Venez découvrir des oeuvres représentatives de la sculpture contemporaine dans un cadre naturel. Ainsi que d’étonnantes œuvres d’art réalisées par les maternelles et primaires des écoles d’Andrésy.
• Aménagement des berges et vidéosurveillance.
Depuis octobre 2010 l’aménagement des berges à Andrésy pose des problèmes. Le SMSO, bras technique des collectivités yvelinoises, est en charge des travaux en vue d’améliorer le cadre de vie. Cependant, les riverains n’ont pas été consultés et surtout se plaignent de l’insécurité pour les piétons et pour les joggeurs. Sans parler de l’insécurité des biens et des personnes. Du coup, le maire veut installer de la «vidéoprotection» selon ses termes. Emotion chez certains : l’opposition municipale et la Ligue de Droits de l’Homme (LDH) ont constitué un «Collectif d’étude et de réflexion sur la vidéosurveillance à Andrésy» (CERVA), qui a réuni, le 20 juin, une centaine de personnes pour en débattre.
• Fronde des nageurs à Andrésy.
Depuis le 10 juin, rien ne va plus entre la municipalité andrésienne et le club de natation, le Cercle des Nageurs d’Andrésy, (CNA). La raison : le déplacement de créneaux horaires en soirée qui ne permettra plus aux enfants de s’entraîner. Alors, le 19 juin les nageurs ont manifesté. C’est du jamais vu de mémoire d’Andrésien : plus de 150 personnes ont défilé dans la ville jusque sous les fenêtres du maire, en pleine week-end de festivités. Au même moment, le maire était sur l’île pour une cérémonie. Une fois les esprits un peu calmés, Hugues Ribault a daigné traverser le fleuve, debout dans son « Pavillon bleu » pour recevoir les dirigeants du CNA. Pour Hugues Ribault, les dossiers chauds s’accumulent…
• Coteaux d’Andrésy un an après !
Juin 2010 : les Andrésiens disaient « non » au projet d’urbanisation des coteaux. Juin 2011 : la ZAC des « Belvédères » est annulée par le conseil municipal. C’est la première décision officielle du maire. Ne reste plus qu’à annuler le projet d’urbanisation des coteaux au niveau de l’interco et du territoire Seine-Aval.
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CARRIèRES-SOUS-POISSY
• Emprunts toxiques.
Le 23 juin, Carrières-sous-Poissy a rejoint l’Association nationale «Acteurs publics contre les emprunts toxiques », qui réunit des collectivités affectées par des emprunts toxiques ou à hauts risques. Carrières-sous-Poissy est affectée, car la dette actuelle s’élève à 13,2 millions d’euros dont la plus grande partie est constituée par des prêts à risques. C’était l’oeuvre d’un grand «financier» et ancien maire, Daniel Schalck. Depuis 2008, un long travail de renégociation auprès d’organismes bancaires a donc été mené mais le risque financier pour la commune reste intact. Cette association doit permettre de mutualiser les moyens pour faire face aux actions judiciaires.
• Le prix « évillementiel »
pour Carrières-sur-Glace.
maternelles (ATSEM), avaient manifesté le 28 Février 2011 devant la mairie à l’appel du syndicat SUD. La maire de Chanteloup avait, alors, apporté des garanties aux employées. Mais aujourd’hui, entre la municipalité et le syndicat SUD, c’est à nouveau le conflit... en raison de revendications salariales des employées ATSEM. Le maire, Catherine Arenou, refuse de rembourser les heures prélevées illégalement depuis 2008. Ainsi SUD et treize ATSEM ont-ils déposé un référé de provision auprès du tribunal administratif de Versailles. En plus, depuis un an, le syndicat SUD est en procès, contre le maire pour trois cas : les ATSEM, un agent du service des sports et un ex-agent qui, lui, est représenté aux prudhommes.
TRIEL-SUR-SEINE
• ROTARY,
soirée «sponsoring».
La soirée de remerciement des donateurs, Le jeudi 19 mai, la Ville de Carrières-sous- organisée par le Rotary-club de Triel-VerPoissy a été récompensée pour « Carrières neuil-Vernouillet, ainsi que la cérémonie de sur Glace ». Elle a reçu le prix e´Villementiel remise des dons annuels, se sont déroulées, - prix de l’événement des communes - dans mercredi 8 juin, au restaurant le Coq au Vin la catégorie Sport. à Triel, en présence de Philippe Tautou, maire de Verneuil, Joël Mancel, maire de Triel, et MarieHélène Lopez-Jolivet, maire de Vernouillet. Le club rotarien fait partie d’une organisation «Le Rotary International», à la devise maintenant bien connue «Servir d’abord», qui comporte 1 200 000 membres et 33800 clubs. Par les moyens qu’il Présentation des chiens guides d’aveugles. (J2R) récolte, il peut agir au niveau mondial ou Après Carrières Plage en 2010, c’est un autre local. Après une rapide présentation du événement majeur, organisé à Carrières- Rotary international et des actions du club, sous-Poissy, qui est ainsi récompensé par marquant fortement son implication locale, un jury de professionnels. Eddie Aït, maire Bruno du Plessis de Grenédan, président du et Conseiller régional d’Ile-de-France, a ac- club local, est passé à la remise des dons : 4 cueilli ce prix avec satisfaction : « C’est la abris tentes avec matériel et outils de survie confirmation des choix opérés par la muni- pour 11 personnes, matériel éducatif pour cipalité en termes d’animations et d’activités. l’Afrique, lors du 4L Trophy, parrainage Ces choix sont les bons : ils répondent aux de l’association de lutte contre la mort suattentes des habitants. Rappelons qu’il s’agit bite du nourrisson, « Naître et Vivre », aide d’un prix national ». à un mal voyant de retrouver une certaine autonomie en fournissant un chien guide de mal-voyant, par l’intermédiaire de l’associaCHANTELOUP tion Ecole de Chiens Guides pour Aveugles et Malvoyants de Paris et de la région Pari• Semaine de l’environnement. er Du 25 juin au 1 juillet, le Centre social sienne (ECGAMVP), représentée par Mme Grains de Soleil a organisé la semaine de Cécile Guilbault. (Voir photo ci-dessus). l’environnement et du développement durable, en partenariat avec les services munici- • Port des Deux Rives, paux, l’AVEC, la Compagnie des Contraires et le SIVaTRU. Cet événement est la concré- fin de la «concertation». tisation des travaux réalisés tout au long de La première réunion publique de « restitul’année par les petits Chantelouvais au sein tion » s’est tenue à Triel-sur-Seine lundi 9 mai. C’est devant une salle comble et modes différentes structures de loisirs. tivée que les représentants de Ports de Paris ont fait le bilan des huit mois au cours • «Arenou, des sous !» desquels huit réunions publiques ont permis Au cri d’ « Arenou, des sous », une quinzaine à 221 participants de poser 194 questions. d’agentes territoriales spécialisées des écoles Voilà pour le quantitatif. Quant au reste… www.journal-deux-rives.com
Lors des échanges, il apparaît que les éléments économiques, dont la plus-value en termes d’emplois et de « création de richesse » qu’amènera ce port et la zone d’activités qui le jouxtera, ne sont pas contestés. C’est l’environnement (bruit, paysage, risques…) et la pérennité du tourisme fluvial qui sont en question (Marina). Sur ce dernier point, c’est Philipe Tautou, maire de Verneuil et Conseiller général qui a botté en touche, reportant les solutions à… plus tard. Antoine Berbain, (directeur de l’aménagement à Ports de Paris) s’est efforcé d’expliquer que les engagements de Ports de Paris allaient au-delà de la concertation pour « s’engager sur la prise en compte de l’environnement dans le processus d’aménagement et d’exploitation. » Retenons : la démarche ISO 14001 (?), de nouvelles installations garantissant une insertion paysagère et environnementale, des conventions clients contraignantes, etc. Mais aussi un volet exploitation qui prévoirait des horaires adaptés, pas d’entreprise SEVESO, ou la création d’une zone d’attente pour les bateliers…
• Le maire «défend l’intérêt privé».
C’est dans ces termes que l’ancien président de la Base de loisirs de Verneuil-sur-Seine, Jean-Louis Berthet, qualifie la décision de Joël Mancel concernant le refus de «clôturer le périmètre foncier» de la Base de loisirs à proximité du restaurant Coq au vin. Plus directement, l’ancien président Berthet explique, dans une lettre datée du 18 mai que la rédaction s’est procurée : «Je suis désolé de constater qu’un élu porte atteinte à la protection et à l’utilisation du domaine public pour favoriser un intérêt privé, d’ailleurs totalement infondé.» Selon les termes de la lettre, le propriétaire du Coq au vin n’a aucun droit sur cette portion du domaine public régional et le fait qu’il fasse tondre cette parcelle sans autorisation ne lui donne pas le droit d’empêcher le gestionnaire légitime de protéger cet espace.»
• Les habitants de l’Hautil bloqués par des travaux !
Fin avril, des travaux de réfection de la chaussée ont été entrepris sur la RD22 entre la rue de la Chapelle et Boisemont. Les habitants du hameau ont connu un certain nombre de désagréments. L’accès au domicile des riverains a même été interdit aux automobiles pendant 48 heures. En fait, alors que près d’un kilomètre de route était fermé à la circulation, rien n’avait été prévu pour le ramassage scolaire, ni pour le ramassage des poubelles ou la distribution du courrier. Peu d’informations avaient été données aux riverains : déviation, fermeture, heures du chantier, tout cela sentait l’improvisation au détriment des habitants. A tout cela s’est ajouté quelques frayeurs et de belles engueulades. Les travaux ont été diligentés par le Conseil Général des Yvelines (plus de 400 000 €), dans le cadre de son programme 2010, concernant la modernisation des routes. Mais ce n’est pas tout ! Certains d’entre nous ont pu constater dimanche soir 26 juin que la RD22 était barrée par les pompiers et les gendarmes à mi-chemin entre l’Hautil et Chanteloup-les-Vignes. Un énorme fontis s’est ouvert à moins de 10 mètres de la
route, qui est barrée jusqu’au 30 juin. Le maire de Trielsur-Seine a pris un arrêté d’interdiction, des barrières solides ont été mises en place et il va falloir attendre que le Conseil Général diligente les travaux. La RD 22 a été depuis ouverte à la circulation.
V ER NEUIL-SURSEINE
• La fête à Ver-
L’Hautil a un fontis de plus... dommage qu’il soit si près de la RD 22.
neuil c’est le cirque !
Chaque année, la brocante de Verneuil attire chineurs et curieux, des familles entières y vendent et y achètent… de tout. Comme dans toutes ces foires vide-greniers. Mais à Verneuil, il y a une spécificité : un thème festif, style « fête au village » améliorée. Le monde du cirque, voilà ce qui attendait les visiteurs. Trampoline, manèges, trapèze, jonglerie, clowns et même des oies. Des vraies, avec un chien de garde et ses maîtres. Des oies obéissantes, caqueteuses juste ce qu’il faut, déambulant dodues et dignes au milieu des mangeurs de merguez, hot-dogs et frites bien garnies d’un ketchup rouge dégoulinant à souhait. On a pu admirer le « professionnalisme » du chien, aucune oie ne s’est égarée. Étaient-elles savantes ? « Bien sûr ! », répond Pépiloué, qui présente dans le parc de la mairie son numéro de dressage. Mais c’est sur un stand tout proche qu’on a pu entendre le mot de la faim : « T’as vu tous ces futurs foies gras et ces confits qui se promènent au soleil ? », s’est esclaffé un restaurateur qui restera aussi anonyme que songeur en face de cet étalage de fantasmes gastronomiques.
• Dîner-débat sur Louis XIII.
Dans le prolongement de son ouvrage, paru en août 2008 aux éditions Perrin, JeanChristian Petitfils a présenté le 17 mai son Louis XIII, un Roi méconnu à la Base de loisirs du Val-de-Seine. Le jeune Louis XIII (déjà, commencer avec un numéro pareil fait réfléchir si l’on est superstitieux) avait été traumatisé par la mort de son père, Henri IV. Apprendre à régner et à servir l’idéal monarchique ont été l’un des priorités de sa courte vie (mort à 42 ans). Son règne, traversé par une suite invraisemblable d’épreuves, prépare et annonce celui de Louis XIV. Cet ouvrage se veut une réhabilitation d’un roi qui avait oeuvré pour l’unité du Royaume dans un contexte de guerres et de complots (les Médicis n’étant pas étrangers à ces pratiques). Il avait aussi mis en oeuvre une politique fiscale moderne qui avait provoqué des révoltes, notamment en Bretagne... Louis XIII était mesquin, dur et impitoyable avec ses adversaires politiques. Certains avaient vu en lui un misogyne. Mais l’auteur Petitfils refute l’idée que Louis XIII ait été «homosexuel». Renversant les idées reçues, Jean-Christian www.journal-deux-rives.com
Petitfils a redonné ici toute sa place à ce souverain méconnu, animé par la passion de la gloire et de la grandeur de la France.
VERNOUILLET
• Grève réussie à Carrefour market.
C’est dans ces termes que l’on peut comprendre le communiqué de la CGT du 17 juin 2011 concernant la grève chez Carrefour market en mai 2011. Le commerçants du CC Val-de-Seine respirent. L’intersyndicale FO-CFDT-CGT a décidé de mettre fin au conflit en raison des avancées, mais la CGT reste vigilante pour la suite. La CGT était pionnière dans le combat avant que les autres syndicats (FO et CFDT) viennent la joindre. (Voir aussi notre reportage sur notre site et dailymotion).
• La Vernolitaine, une belle reprise...
Sous un soleil intense, les 300 coureurs de la Vernolitaine ont participé avec joie à la course hors piste la «Vernolitaine» le 26 juin. Vincent Vetillard s’est entouré d’un groupe de bénévoles du club Vernouillet Athlé, et a obtenu l’appui de la municipalité pour relancer cette course qui n’avait pas eu lieu depuis quelques années. Pierre Lirruty, dossard numéro 883, gendarme de profession, a remporté la course phare de 10 km avec un temps de 34’ 13’’. Originalité de cet événement sportif, l’une des courses était un relais «Duo» (féminin, masculin ou mixte) ouvert aux coureurs nés avant le 1er janvier 1997. Mme le maire y a participé...
• L’étang du Gallardon... pas clôturé.
Sous l’impulsion de M. Berthet, le Syndicat mixte avait intenté une action en justice pour contrer la décision du conseil municipal de s’opposer au projet de clôture du Gallardon. Marie-Hélène Lopez-Jollivet s’y était clairement opposée, avec le soutien de Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, défendant un développement durable de l’activité de la base, respectueuse de l’environnement. Le 24 juin dernier, le nouveau président du syndicat Jean-François Raynal, vice-président du Conseil général des Yvelines, a donné raison à Vernouillet et demandé le retrait de la requête auprès du TA concernant la clôture de l’étang.
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