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Le

JOURNAL des deux rives 2,20 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 97

Val-de-Seine II : et maintenant... Mars 2011

Page 22 Les commerçants du Val-de-Seine I ont déposé un recours contre le promoteur SPP. Le bras de fer continue.

20 et 27 mars : éLECTIONS CANTONALES DU CANTON D’ANDRéSY

Sortant : l’UMP

Challenger : le PS

Outsider : les verts

Hugues Ribault et Caroline Raison

Michèle Chateau et Jean-François Thil

Joël Tissier et Laurence Wastl

(page 6)

(page 7)

(page 8)


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LE JOURNAL DES

éditorial

mars 2011

Réconcilier les antagonismes, est-ce possible ? C

omme le cours incertain de nos vies, Ah ! ça y est ! Le grand (gros) mot est lâché ! pratiquer la démocratie n’est pas un long En France, c’est vrai, le mot collaboration, depuis fleuve tranquille. Surtout si les désaccords qu’il a été dévoyé, est devenu tabou. Mais la guerre sont amplifiés par des polémiques sinon stériles, du est loin derrière nous, et les idées des adversaires moins inopportunes. Car, qu’attendent les électeurs ne sont pas des armes. Elles ressemblent plus aux de leurs élus ? Bien malin celui qui pourra en faire pièces d’un puzzle s’imbriquant les unes dans les l’inventaire exhaustif. Nombreux sont ceux qui autres au service de tous. Si les structures de décision ne sont pas favorables veulent tout et son contraire... A condition, s’ils sont conservateurs, que leur à de telles pratiques, il faut trouver des volontaires propre environnement, devenu familier, ne soit dans chaque camp. pas perturbé. S’ils se disent progressistes, d’accord L’assemblée des élus, qui reste un des fondements pour le changement, mais plutôt chez le voisin. de la démocratie représentative, devient une Certains ont besoin d’aide mais tous souhaitent, tribune, source d’ambiguïtés, de malentendus et c’est humain, que le quotidien ne leur donne et quelquefois de règlements de comptes(1). La pas trop de soucis et que l’avenir soit assuré. Seuls démocratie directe (voir la Suisse) ne résiste pas à un immobiliste récurent qui les révolutionnaires envisagent pourrait pourtant être compensé verbalement… une révolution, Les idées par une démocratie réellement dont le scénario est à choisir dans participative, que ceux qui tiennent une panoplie hétéroclite. des adversaires les places rejettent ou manipulent. Alors que faire ? L’usage de consultations(2), commisne sont pas Suivant le vieux dicton qui assure sions, comités, etc, quand ils existent curieusement que «ce ne sont pas des armes... et fonctionnent durablement, est les girouettes qui tournent, mais un autre moyen d’expression de c’est le vent», il faudrait ratisser large. D’un bout à la vox populi qui reste souveraine. Représenter l’autre de l’échiquier des représentants du peuple, n’a jamais voulu dire récupérer. Le peuple n’a pas au moins localement, l’éventail des «bonnes» idées abandonné son pouvoir à ses représentants, il ne l’a est moins large qu’on ne le croit habituellement : que délégué. Et provisoirement. A eux d’en user Andrésy,Triel et Verneuil fourmillent d’exemples... avec modération, sans exclusives, sans invectives(3), La réalité rattrape toujours les utopies, même les plus mais plutôt dans un esprit d’échanges. «réalistes». Ce qui fait la différence fondamentale, Travailler tous ensemble, ce n’est pas se priver de c’est l’exercice effectif du pouvoir. La majorité l’a, son pouvoir pour les uns ou se compromettre les autres ne l’ont pas. pour les autres. Au contraire, c’est faire preuve de Toutefois la représentativité de ces derniers reste maturité politique. Et laisser au vestiaire la plupart intacte par leur droit de proposer, et leur mission de ses velléités partisanes permet de pratiquer ne souffre pas de différence. Leur faiblesse vient honnêtement les institutions républicaines dans de l’impuissance à mettre en œuvre les idées le respect réciproque, afin de mériter à la fois qu’ils portent et des entraves qu’on met en face sa fonction d’élu et d’assumer totalement la de leur force de proposition. Le but commun responsabilité qui s’y rattache. étant de choisir les enjeux les meilleurs, toutes les Claude BAROUH suggestions, tous les avis quelle qu’en soit la source, ne sont pas à rejeter sans examen. Les uns doivent Affaire Gautry contre le maire de Carrières-sous-Poissy. les «vendre», les autres doivent être à l’écoute et (1) (2) A Andrésy, la consultation populaire sur un projet d’urbanisme. (3) Echange virulent dans le Triel-infos, n° 111. avoir la lucidité de collaborer. 3

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Sommaire

mars 2011

ÉDITORIAL

Le Journal des deux rives

Réconcilier les antagonismes, est-ce possible ?

page

3

élections cantonales

Une élection locale à valeur de test national Le sortant Hugues Ribault : «J’ai franchement confiance» Michèle Chateau :

page 5

pages 6 et 7 page 8

créer un département plus solidaire

Joël Tissier, l’épouvantail du premier tour

page

9

actualité locale andrésy carrières chanteloup maurecourt triel verneuil

Pour une ville solidaire et dynamique

vernouillet

pages

10 et 11

pages 12 et 13

L’omniprésent Eddie Aït fait son show Gentrification

La municipalité protège la faune et la flore

page

14

page

15

Joël Mancel : «Imaginons Triel dans dix ans»

pages 16 et 17

Philippe Tautou : «Les objectifs du mandat seront tenus !»

pages 18 et 19

L’Europe aide un territoire rural de Seine Aval

page 21 page 22

«Las Vegas-sur-Seine» ou «Ok Corral» ?

environnement

L’Hautil

Quel devenir pour le Massif de l’Hautil...

page 23

tribune

Projet en débat Un contre-projet sur le port des Deux rives Prospective La grandeur est-elle encore possible ? Le COPRA s’invite... A 104

pages 24 et 25 page 26 page 27

associations

Expositions

sports Athlétisme Patinage Escrime

Le forum des métiers propose des orientations Collections et collectionneurs

page

29

Kessely, double championne de France...

page

30

Clément Pinel veut un titre

page

31

Les Mureaux et Triel sur le podium au Carré d’As

page

32

page

33

CULTURE

Un jour un livre bloc-notes de l’histoire C oups de coeur

cuisine

Le nègre du président Qui était Jean Zay ?

pages

Gérard Jugnot et son «paquet» Diego Menéndez à la Maison des Arts

Le fromage a aussi son histoire Recette en bref

4

pages

34 et 35 page

36

page

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38 et 39

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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0311 I 79525. ACOSTA.COOPACTIVE R.C.S. PONTOISE 490 151 271. Siret 490 151 271 00023 NAF 70.22Z. TVA FR 76 490 151 271. Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine. Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est un journal à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que le journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, Michèle Ballery, Christine Briquet, François Darcq, Damien Delerin, Robert Landsberger, Pierre Tassain, Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : Hubert Pinel, Philippe Sénèque, Michel Stotzenbach et Franck Trognée. Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. Abonnement 10 numéros : 20 € Prix unitaire : 2,20 €.

www.journal-deux-rives.com Plutôt que la reprise pure et simple du contenu rédactionnel de l’édition papier, ce site a vocation de complément. Il offre des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter. Rubriques : actualité locale, associations, opinions, culture, nature, sport, cuisine, etc. Nous vous invitons à le découvrir et à nous faire part de vos opinions et suggestions... : trielnews@free.fr


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élections cantonales

mars 2011

Andrésy-Chanteloup-maurecourt

Une élection locale à valeur de test national Les élections cantonales dans les trois communes* d’Andrésy, Chanteloup et Maurecourt mettent aux prises sept candidats dont les trois principaux qui ont été interviewés ci-dessous. Le sortant, Hugues Ribault (UMP), est menacé. L’issue de cette élection pèsera considérablement sur les projets d’aménagement et de développement économique du territoire. Elle est regardée de près par les états-majors UMP, PS et EE-LV et recèle des enjeux tant nationaux que locaux. Parmi sept candidats, il n’y a que deux femmes (et cinq remplaçantes !). Deux candidats sont parachutés et trois sont Andrésiens. Chanteloup est sous-représenté avec une seule candidate. En comptabilisant les remplaçants, 43 % sont Andrésiens. Notons enfin deux binômes d’une seule commune.

Enjeux locaux et test pour l’UMP Le président du CG 78, Alain Schmitz, espère « un triomphe » à ces cantonales… Il est

bien le seul : le contexte national est délétère pour la majorité UMP. Le canton d’Andrésy, traditionnellement à droite grâce à sa principale ville, est un test pour l’UMP. Alors que les places pour les élus UMP seront chères pour les prochaines sénatoriales, Hugues Ribault joue très gros sur cette élection. Fortement investi dans les instances décisionnaires du département où il cumule exactement 20 fonctions différentes (sans compter ses fonctions liées à son poste de maire et à son poste de vice-président de l’interco), très impliqué dans de nombreux dossiers liés au développement économique et à l’aménagement du territoire (M. Ribault est président de l’agence d’urbanisme de la Seine-Aval, AUDAS), le candidat sortant a beaucoup à perdre. M. Ribault soutient les projets d’aménagement de la Seine-Aval, la construction de logements et les projets routiers qui redessineront la vallée de la Seine. Certes, il n’est pas le seul, mais il est un maillon essentiel pour la plaine de Chanteloup. Maillon un peu « envahissant » pour certains de ses amis élus de l’interco… Certains ne verraient pas d’un mauvais œil qu’il morde la poussière. Le maire d’Andrésy s’est, de surcroît, fragilisé tout seul en mettant sur la place publique un projet d’aménagement des coteaux de l’Hautil qui a été refusé massivement par sa population. Il s’en défend, mais M. Ribault a subi, en juin dernier, une cuisante défaite et a redonné un nouveau souffle aux oppositions locales (écologiste et socialiste). Le canton sera touché par deux projets routiers majeurs : la A104 et le pont d’Achères. Le collectif anti-A104, COPRA, ne l’a pas caché : ses

adhérents espèrent une défaite de M. Ribault. L’un des membres du conseil d’administration nous a confié que « si M. Ribault était réélu, nous aurions l’autoroute… ». Enfin, l’enjeu de cette cantonale est aussi local : il va niveler les forces en présence pour les Municipales d’Andrésy de 2014. Une défaite de M. Ribault fragiliserait sa troisième candidature et donnerait peut-être des idées à quelques adjoints aux dents longues. Les scores des candidats EE-LV et PS seront examinés de près : les écologistes talonnent dorénavant les socialistes à Andrésy. Entre un Jean-François Thil qui tente un comeback et la toute nouvelle section EE-LV d’Andrésy, cette élection est l’avant-match qui peut déterminer la tête de liste aux prochaines municipales. Enfin, rappelons que cette élection cantonale se jouera dans la plus grande des trois villes : Andrésy. En effet, M. Ribault, en 2004, avait été élu grâce aux voix andrésiennes. Il avait été minoritaire dans les deux autres communes. Mais le PS doit faire le plein des voix à Chanteloup pour éviter la concurrence d’EELV. Dernier paramètre : l’abstention, souvent forte aux Cantonales. Plus elle le sera, plus le candidat sortant aura des chances d’être réélu. Si M. Ribault sort du premier tour avec 40-45 %, il sera en ballotage favorable. En-dessous, le canton pourrait basculer… On l’aura compris : une élection passionnante à plus d’un titre ! .-La rédaction (*) Un canton de 25 798 habitants. Scrutin majoritaire uninominal direct à deux tours. Il permet d’élire un conseiller général des Yvelines, pour trois ans, jusqu’à la réforme des collectivités territoriales. Seuls les candidats ayant obtenu au moins 12,5 % des voix des inscrits peuvent se maintenir au second tour.

Candidats

Remplaçants

Partis

Slogan de campagne

Jean-Claude Frot (Andrésy) François Siméoni Philippe Gautry Joël Tissier (Maurecourt) Hugues Ribault (Andrésy) Michèle Chateau (Andrésy)

Nadine Bartolacci (Andrésy) Régine Bara Annette Fort Laurence Wastl (Andrésy) Caroline Raison (Chanteloup) Jean-François Thil (Andrésy)

MoDem FN DVD Europe Ecologie Les Verts UMP

Mouni Coudoux (Chanteloup)

Daniel Tual (Chanteloup)

Front de Gauche

Un nouvel équilibre pour les Yvelines Contre le système UMPS Alerte à tous les abus ! L’alternative, c’est Europe Ecologie- Les Verts L’expérience au service de la passion Pour des Yvelines solidaires, innovantes et durables Pour un département solidaire, écologique et citoyen

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PS

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élections cantonales

mars 2011

Andrésy-Chanteloup-maurecourt

Le sortant, Hugues Ribault : «J’ai franchement confiance» Fier de son bilan, Hugues Ribault (UMP) propose un développement écologique équilibré du canton. Le candidat sortant UMP est confiant dans l’issue de ces Cantonales : «Des actions concrètes, un développement équilibré sur les trois communes et mon appartenance à la majorité départementale» sont des atouts forts pour le canton.

Hugues Ribault connaît son principal adversaire : le candidat d’Europe Ecologie (EELV). Le maire d’Andrésy n’a en effet jamais évoqué le candidat socialiste. Dans un discours décomplexé et offensif, le conseiller général sortant considère que les militants locaux d’EE-LV n’ont pas le monopole de l’écologie… encore moins les compétences. Enfin, Hugues Ribault refuse, durant cette campagne, tout étiquetage UMP : « Je n’ai qu’une étiquette : la Majorité départementale ! ». Le Journal des Deux Rives. - Qu’est-ce qui motive votre candidature pour un nouveau mandat de conseiller général ? Hugues Ribault. - D’abord le contexte actuel, au niveau du territoire, qui m’incite à me représenter. Ensuite, le bilan de mes actions sur le canton que je considère comme excellent. J2R.- Est-ce si important d’être réélu ? H.R.- Je pense que oui. D’abord pour continuer le travail avec la majorité départementale à laquelle j’appartiens. Ensuite, je suis préoccupé en constatant les autres candidatures. J2R,- Vous insistez sur la poursuite du travail : quel bilan tirez-vous de vos actions de conseiller général ? H.R.- Pendant mon mandat, les trois villes du canton (Andrésy, Chanteloup et Maurecourt) ont profité de nombreux dispositifs et aides financières du département. Sous mon mandat de conseiller général, ce n’est pas moins de 35 millions d’€ qui ont été investis sur le canton ! J2R.- Quelles sont les plus grandes fiertés que vous tirez de votre mandat ? H.R.- J’ai particulièrement travaillé sur nos

départementales : la RD 55 a été totalement refaite, réorganisée, avec des trottoirs sécurisés. La RD 48 est terminée. La passerelle pour piétons entre Andrésy et Fin d’Oise est décidée et se fera… Autre réussite : l’action de ma dernière année a été déterminante pour obtenir une nouvelle caserne de pompiers à Chanteloup. Voilà du concret, de la réalisation ! Je considère que c’est un bilan positif. J2R.-Il y a aussi la spécificité de Chanteloup… H.R.- Et c’est pour cela que Caroline Raison, conseillère municipale à Chanteloup, m’accompagne dans l’élection. J’aime bien Caroline, qui représente idéalement Chanteloup – ville à problématiques différentes et particulières. Je m’appuie sur sa grande expérience. Caroline a longtemps travaillé avec et pour Pierre Cardo. Chanteloup a profité d’un contrat social de territoire et des aides à la restructuration urbaine (notamment la Maison de l’enfance). Je me suis occupé de Chanteloup qui a reçu beaucoup d’aides. La ville s’est transformée. J2R.- Revenons à la politique… Le contexte n’estil pas défavorable aux candidats étiquetés UMP ? H.R.- Je pense que c’est hors-sujet : c’est une élection locale, on n’est pas du tout dans un débat politique. Je suis seulement labellisé « Majorité départementale », sous la bannière « Ensemble pour les Yvelines »… J2R,- Oui, mais « Ensemble pour les Yvelines », c’est bien l’UMP départementale ? H.R.- ... Je vous arrête tout-de-suite : la seule étiquette que j’aie, c’est bien « Ensemble pour les Yvelines…» J2R,- Y a-t-il, pour vous, un réel suspense dans cette élection cantonale ? H.R.- J’ai franchement confiance… J2R.- Y a-t-il aussi dans ce canton une « prime au sortant » ?

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H.R.- La prime au sortant n’a de valeur que si les habitants sont informés du travail réalisé. C’est ce que nous faisons actuellement. Puis, dans la dernière ligne droite, nous présenterons nos projets pour le prochain mandat… J2R.- Est-ce un atout d’être dans la majorité du Conseil général des Yvelines ? H.R.- C’est évident ! Etre dans la majorité est précieux. Avec les enjeux du territoire, les problèmes de transports, d’activités économiques, du chômage et du logement, un élu peut œuvrer efficacement et de l’intérieur quand il est dans la majorité. En tant que conseiller général, je suis président de l’agence d’urbanisme de Seine-Aval (AUDAS) et je participe au développement du territoire. De même, c’est bien en tant que président de la commission départementale de la présence postale que j’ai pu résoudre les problèmes de la Poste de Maurecourt. Croyez-moi, sans ma présence, le problème serait toujours là à Maurecourt ! Je suis très présent. Regardez mes statistiques de présence au conseil général des Yvelines. Je n’ai été absent qu’une fois – et c’était pour la bonne cause : j’accompagnais des collégiens en Normandie pour un projet de devoir de mémoire. Je suis toujours là dans les commissions… J2R.- Dans votre ville, Andrésy, l’échec de la consultation sur votre projet d’urbanisation de la gare et des coteaux de l’Hautil en juin dernier peutil vous affaiblir ? H.R.- Aujourd’hui, je suis très fier de l’avoir fait. Le résultat n’a pas été très bon. On n’était pas sûr de la gagner mais on voulait mettre sur la place publique la question du développement de la ville. On est devenu la ville la plus « concertante ». Il y a de vrais débats de quartiers dans ma

Caroline Raison, suppléante du candidat UMP, et l’affaire Baby-Loup Rappelant sa « grande fierté que Hugues m’ait fait confiance et m’ait appelée pour cette élection », Caroline Raison, conseillère municipale de la majorité à Chanteloup, n’a pas voulu prendre position sur l’affaire de la crèche Baby-Loup : « Je ne me prononce pas sur une affaire judiciaire en cours. Par ailleurs, le débat, à Chanteloup, est actuellement trop animé. Je réitère bien sûr l’importance du principe de laïcité dans les espaces publics. Je rappelle d’ailleurs que la construction de la mosquée, à Chanteloup, s’est faite dans l’harmonie. »


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Andrésy-Chanteloup-maurecourt ville. Connaissez-vous une autre commune qui publie tous les mois un magazine municipal ? Mais, sur la zone de la gare, c’est acquis. Il y aura des logements. Les Andrésiens ont différencié gare et coteaux. Sur les coteaux, on n’y touche pas. Mais on m’a dit que j’avais des idées intéressantes : l’idée des Belvédères, des vues à préserver, ou encore de l’agriculture de proximité… on m’a dit que c’était génial ! De même, les Andrésiens ont compris que 42 logements sur 20 ans, c’est très peu dans la Seine-Aval ! On m’a accusé de vouloir « bétonner » les coteaux alors que je proposais un développement très équilibré. J2R.- Justement… Vos adversaires vous reprochent de ne pas vous soucier de l’environnement… H.R.-Et qui a protégé la colline, les sites, les vues d’Andrésy ? C’est moi et mon équipe ! Peut-être que j’ai - mais je ne suis pas le seul - du mal à faire passer le message que je suis autant protecteur de l’environnement que ceux qui se disent « écologistes »… J2R.- C’est vrai que votre campagne est très axée sur l’écologie… Et que pensez-vous justement de votre adversaire d’Europe Ecologie ? H.R.- Moi, je ne suis pas dans le discours « écolo-bobo »… où on ne doit jamais rien toucher. Pour moi, c’est une vraie régression pour notre pays. Je suis partisan d’une écologie équilibrée, qui ne doit pas aussi oublier la solidarité, les logements, la culture pour tous… D’ailleurs, sur notre canton, quand j’entends les écologistes s’écrier : « Pas d’autoroute ! Pas d’autoroute !... », je me dis qu’ils ne sont pas responsables. J2R.- Pont d’Achères et A104 : voilà deux dossiers justement où vous êtes très présent mais critiqué aussi par les défenseurs de l’environnement… H.R.- Effectivement, sur la A104, j’ai toujours été très présent. J’ai entendu tellement de choses, notamment chez les autres candidats ! On m’a mis sur le dos le tracé vert [tracé définitif] alors que je n’y étais pas favorable, mais comme c’est le tracé retenu, je veux maintenant des protections pour les riverains… J’ai proposé le tracé blanc, qu’on appelait d’ailleurs « le tracé d’Andrésy », qui était idéal. Certains maintenant se réapproprient le blanc : c’est scandaleux et mensonger ! Mais le COPRA a compris ma position et changé son discours… Maintenant que c’est le tracé vert, je me battrai bec et ongles pour faire passer la connexion départementale [dit pont d’Achères, au niveau de l’ile de la Dérivation, à Carrières, qui traverse la Seine au même endroit que le tracé vert de la A104, NDLR] en sous-fluvial. Mais je voudrais rappeler aux écologistes que si, demain, il n’y a pas d’autoroute, ce seront alors nos départementales qui deviendront des autoroutes à ciel ouvert. En effet, demain, la boucle de Chanteloup sera désenclavée : c’est obligatoire pour le développement économique, et il y aura le port d’Achères.

Quand j’entends les écologistes s’écrier « On ne veut rien...! » et tout refuser, ce n’est pas responsable. Non : l’écologie, c’est de dire : protégeons les habitants ! Faisons le sousfluvial ! C’est ce que je fais. J2R.- En conclusion, y a-t-il, pour vous, un réel suspens dans cette élection cantonale ?

H.R.- J’ai franchement confiance au regard de mon bilan de conseiller général. Je rappelle que la majorité du département ne changera pas à la suite des Cantonales dans les Yvelines et je fais partie de cette majorité : un atout indispensable pour les Andrésiens, les Chantelouvais et les Maurecourtois. -L.R.

Un Conseil général sortant peu représentatif de la population yvelinoise Les statistiques sont quelquefois redoutables… Mais les 39 élus actuels du Conseil général sont assez éloignés du profil sociologique des Yvelinois. Assemblée âgée, masculine, dont un dixième est à la retraite, et qui cumule (surtout avec des postes de maire). Le plus jeune conseiller général a 34 ans. Les conseillers généraux font partie des familles nombreuses françaises : la moyenne des enfants se situe au-delà de trois, avec un record détenu par le conseiller général, maire de Sartrouville, énarque et haut fonctionnaire, Pierre Fond (9 enfants). Qui a dit que le statut d’élu était stressant ?... Dans les Yvelines, les élites politiques re-

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joignent les élites socioprofessionnelles. La proportion de dirigeants d’entreprise est impressionnante. Parmi les cadres supérieurs et assimilés, on retrouve tout-demême cinq enseignants. Le département yvelinois se targue de sa «vallée de l’automobile» : il y a en effet trois élus qui travaillent ou ont travaillé pour PSA ou Renault (dont M. Ribault). Finalement, 53 % des Yvelinois (les catégories employés et professions intermédiaires) ne sont pas représentés dans cette assemblée. Le renouvellement, s’il a lieu, sera très relatif, au regard de profil sociologique des candidats dans les cantons renouvelables.


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Andrésy-Chanteloup-maurecourt

Michèle Chateau : créer un département plus solidaire Elle est l’une des deux femmes parmi les sept candidats. Elle connaît par cœur son adversaire principal. Elle est accompagnée, dans cette élection, par un poids lourd local : l’ancien maire d’Andrésy, Jean-François Thil…

Michèle Chateau repart au combat contre le sortant UMP, Hugues Ribault. Les socialistes, dans cette cantonale, ont deux priorités : l’environnement et le social. Avec un seul ennemi à battre : Hugues Ribault, candidat UMP sortant et déclaré. Le deux se connaissant par cœur : Michèle Chateau, conseillère municipale d’opposition à Andrésy et ancienne maire-adjointe de JeanFrançois Thil, son suppléant pour les prochaines cantonales. Tout deux sont présents sur les marchés du week-end dans les deux principales villes du canton, Andrésy et Chanteloup, et discutent avec les passants. Se faire connaître, rassurer, discuter... Renouer aussi des liens pour Jean-François Thil, maire d’Andrésy dès 1977, mais en retrait de la vie politique locale pendant dix ans…

résultats de la consultation organisée en juin dernier (rejet à 70 % par les électeurs). « Avec Jean-François Thil, nous avons créé un Collectif destiné à défendre ce patrimoine francilien, face au saccage annoncé par le maire d’Andrésy [H. Ribault]. Et nous avons gagné ! », rappelle Michèle Chateau qui, si elle est élue, « proposera la création d’un Espace naturel sensible pour protéger les coteaux de l’Hautil ».

Renforcer les actions sociales du département Deuxième thème fortement développé par les socialistes du canton, la question des solidarités. Leur programme est riche en la matière : accompagnement pour le maintien à domicile des personnes âgées, actions pour améliorer l’insertion sociale dans les entreprises, créations de maisons de santé « pour lutter contre la désertification médicale », au moment où

maire d’Andrésy, n’a pas apprécié le tract de son adversaire, Hugues Ribault, qui présente son bilan de conseiller général : « M. Ribault présente des sommes d’argent distribuées par le Conseil général sur les trois villes : il donne l’image d’un département «pompe à fric». Sinon, rien ne se dégage de la communication de M. Ribault : quel engagement at-il de sa ville ? De son canton ? Moi, j’ai une certaine idée de ma ville et de mon territoire. Son seul engagement qui ressort tourne autour de l’automobile. Pour lui, on a l’impression que les habitants, la cité n’existent pas… ».

Un soutien d’élus nationaux...

Michèle Chateau et Jean-François Thil ont un comité de soutien qui se garnit à l’approche des élections : de nombreux élus soutiennent les deux candidats. Et en premier lieu, la vice-présidente du Sénat, Catherine Tasca, ou le président de la Région, conflanais d’origine. JeanPaul Huchon. Michèle Chateau a reçu aussi le soutien des maires de Conflans-Sainte-Honorine (Philippe Esnol) et de Vernouillet (Marie-Hélène Lopez-Jollivet). La venue de cette dernière au marché d’Andrésy a été chaleureusement appréciée. (Photo) Défendre Petite ombre au tale patrimoine bleau : l’absence renaturel marquée du maire du canton PRG de CarrièresSi leur adversaire sous-Poissy, Eddie Aït, UMP, Hugues Ribault, qui a refusé d’apporter fait tout pour évacuer son soutien à Michèle les questions politiChâteau, pour ne pas ques et… son étiquet- M-H Lopez-Jollivet est venue sur le marché d’Andrésy épauler les candidats PS. froisser ses collègues te, Michèle Chateau est de l’intercommunalité bien là pour le rappeler – tous UMP, dont M. et ne laisse pas passer l’occasion de répéter le canton vient de perdre son dernier pédia- Ribault. que « la droite, au pouvoir sans partage dans tre… Michèle Chateau promet des « actions Michèle Chateau croit en ses chances et les Yvelines, a mis en œuvre un programme de fond et l’arrêt des politiques actuelles qui compte sur les militants socialistes de Chandu «chacun pour soi» dans le domaine social, ne font que parer au plus pressé ». teloup - en premier lieu les conseillers muet du tout automobile dans les transports ! », La candidate socialiste rappelle son opposi- nicipaux chantelouvais, dont Estelle Roréférence à l’ancienne activité de M. Ribault tion à la A104 « en zones urbanisées », ainsi des -pour creuser un écart décisif avec le (cadre chez PSA) et à ses positions pro-rou- qu’au pont d’Achères. Il faut, selon Michèle principal adversaire du premier tour : Joël Tistes (francilienne A104 et pont d’Achères). Chateau, renforcer « les liaisons par bus en- sier, candidat d’Europe Ecologie-Les Verts. Les candidats socialistes portent le fer sur tre les trois villes et Conflans et Poissy », Ensuite, au second tour, avec le contexte l’environnement dans un canton où le vote et stopper le « tout automobile dont le national politique que l’on connaît, Michèle écologiste a fait une percée remarquée. Au conseiller général sortant, maire d’Andrésy, Chateau et les socialistes sont conscients de cœur de l’élection, l’épineuse question du en bon petit soldat de la majorité départe- leur chance inespérée de remettre en selle un projet d’urbanisation des coteaux de l’Hau- mentale, a été un applicateur fidèle ! ». mouvement socialiste en perte de vitesse sur til, à Andrésy, n’est pas enterrée, malgré les Son suppléant, Jean-François Thil, deux fois Andrésy, depuis leur défaite de 2001.-L.R.

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Andrésy-Chanteloup-maurecourt

Joël Tissier, l’épouvantail du premier tour Le canton d’Andrésy se démarque par la montée du vote écologiste (Europe Ecologie-Les Verts, EE-LV) depuis 2007. Une section locale EE-LV a même été créée. Son candidat, Joël Tissier (Photo), est une figure locale respectée pour ses compétences environnementales. Premier adjoint aux finances et à l’environnement de Maurecourt, M. Tissier fait peur aux socialistes pour le premier tour, et à Hugues Ribault pour le second. Le candidat EE-LV propose un programme axé sur la protection des zones naturelles du canton et sur l’économie verte. Joël Tissier s’appuie d’abord sur son bilan de premier adjoint à l’environnement de Maurecourt : il a classé un vaste espace naturel en zone protégée sur l’Hautil. De même, la commune réalise actuellement une ambitieuse « renaturation » des berges de l’Oise. (voir page 15). L’élu de Maurecourt s’est rapproché des militants écologistes d’Andrésy lors de la fameuse consultation sur le projet d’urbanisation des coteaux de l’Hautil voulu par le maire d’Andrésy, Hugues Ribault. De cette période a germé le ticket EE-LV Maurecourt/Andrésy : Jöel Tissier et Laurence Wastl, conseillère municipale d’opposition et l’une des plus farouches opposantes au maire en place.

Condamnation de « l’écoblanchiment » du candidat UMP

Le candidat écologiste a rapidement été agacé par la campagne très verte du candidat UMP sortant. L’équipe de campagne d’EELV a d’ailleurs modifié sa communication pour répondre aux tracts du maire : « Hugues Ribault, pour reprendre un terme à la mode, s’inscrit dans le «Green Washing» ou «écoblanchiment» : il surfe sur l’écologie et communique sur l’environnement. Mais M. Ribault n’a pas, comme tout «véritable écologiste» qui se respecte, une vision élargie qui lui permettrait d’évaluer l’impact de ses décisions en termes de charge sur le capital nature. Par exemple, au moment où nos terres arables disparaissent au rythme de 60 000 hectares par an et que notre population tend à croître, il paraît farfelu de bâtir sur le coteau d’Andrésy qui, de plus, constitue un capital d’usage pour les Andrésiens,

quelque chose qui a de la valeur à leurs yeux et à leur cœur mais que l’on ne peut pas chiffrer. Ce coteau fait partie de leur bien-être », analyse Joël Tissier. Autre point d’achoppement avec Hugues Ribault : les subventions accordées par le Conseil général aux villes du canton. Jöel Tissier a fait ses calculs : « Le Conseil général des Yvelines, sous l’impulsion du conseiller général Hugues Ribault et de sa majorité UMP, distribue moins d’euros par habitant que la moyenne des départements français ». Et puis, « dans ses tracts, le candidat UMP a oublié de rappeler le plus gros projet voté par le Conseil général sur le canton : 100 M€ pour un pont 2x2 voies qui passera au-dessus de l‘île de la Dérivation (Carrières) face aux immeubles d’Andrésy-Denouval. Le pont reliera Achères, Andrésy, Chanteloup et Triel. Le candidat UMP a voté le projet de ce pont, dont le trafic quotidien est estimé à 20 000 véhicules. » L’adversaire de Ribault insiste : « Rien de concret n’est prévu pour mieux irriguer la boucle de Chanteloup par des lignes de transports en commun. Si la francilienne est à péage - ce qui est probable vu l’état catastrophique des finances de l’Etat - il y a fort à penser que le trafic va inonder les voies secondaires des villes. »

Les écolos décomplexés sur l’économie

Jöel Tissier a aussi, durant cette campagne, développé le thème de l’économie verte : « Etre écologiste, c’est travailler pour faire fructifier et mettre en harmonie trois capitaux : humain, naturel et économique. Le capital humain représente les compétences, les savoir-faire, les savoir-être qui font que nous pouvons vivre en bonne harmonie. Le Capital naturel ou écologique doit être préservé car il n’est pas inépuisable et reste le support du capital économique. Ce dernier rassemble l’ensemble des biens matériels, tant individuels que collectifs en nature ou en espèces. Ce que disent les écologistes, c’est que ce dernier doit assurer sa croissance sans liquider les deux autres. » Par ailleurs, le candidat vert rappelle que « 25 000 emplois peuvent être créés dans les Yvelines grâce à l’économie verte. Par exemple, pour un million de chiffre d’affaires dans l’isolation des bâtiments, 16 emplois sont créés, contre trois seulement dans le raffinage du pétrole ». Sur le développement économique de la boucle de Chanteloup tel qu’il est mené par les maires de l’intercommunalité, là encore, l’accusation « d’écoblanchiments » n’est pas loin : l’interco communique sur les éco-

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matériaux et son exemplarité en matière de développement durable, mais c’est une plateforme logistique de hard-discount qui s’installe sur la boucle, générant un nouveau trafic de camions. «La boucle de Chanteloup sera-t-elle plus compétitive que d’autres agglomérations accueillant des entreprises qui se lancent presque toutes dans l’éco- construction ? Rien n’est moins sûr. Les emplois seront-ils à destination de ceux qui vivent dans la boucle de Chanteloup ? Rien n’est moins sûr non plus. De nombreuses zones industrielles desservies par des axes routiers et ferroviaires sont en friches ou à moitié vides. Il serait plus intelligent de les réutiliser plutôt que de pratiquer cette fuite en avant du « chacun sa zone d’activités » pour les collectivités locales. Certaines villes se sont totalement défigurées et asphyxiées dans cette course aux recettes ». Le match du premier tour se jouera entre les candidats écologiste et socialiste. Les socialistes se savent menacés par Joël Tissier et parce que le vote écologiste est déjà monté à 25% à Andrésy. On craignait des attaques entre les deux camps proches, mais la campagne s’est déroulée sans anicroches. Hugues Ribault a déjà cristallisé toutes les attaques… Paradoxalement, les militants d’EE-LV sont moins inquiets pour le second tour : ils se savent moins marqués politiquement que le PS et pensent faire le plein des voix pour menacer le sortant, Hugues Ribault. La section départementale a fait ses comptes : seuls deux cantons seraient prenables dans les Yvelines. Celui d’Andrésy en fait partie. Ce qui aurait un retentissement politique majeur dans le département. -L.R.


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Andrésy

Pour une ville solidaire et dynamique Hugues Ribault : «Continuer à rassembler les pièces du puzzle pour qu’Andrésy demeure une ville solidaire et dynamique.»

Le maire UMP et candidat aux prochaines cantonales a insisté sur le thème de l’environnement et du développement durable lors de cette soirée des vœux, tout en réitérant son soutien aux projets routiers du territoire. Avec l’ouverture du complexe sportif Stéphane Diagana, le bilan 2010 se révélait assez flatteur pour Andrésy. Un peu frustrante, cette cérémonie des vœux pour le bon maire d’Andrésy… Parce que le canton est en campagne électorale, parce que Hugues Ribault, maire et conseiller général sortant, est le candidat UMP-NC des élections cantonales de mars 2011, l’édile d’Andrésy ne pouvait présenter de projets pour cette année, au risque d’invalidation de sa possible victoire en mars prochain. Restait à l’équipe municipale, à son directeur de cabinet (toujours très présent) et à son service communication, le bilan 2010 des actions municipales. La soirée a aussi servi à peaufiner la nouvelle image du candidatmaire qui surfe dorénavant à fond sur la mode écologique. La première adjointe au maire, Annick Delouze-Wolff, comme tous les ans, commença

la soirée par dresser un panégyrique du maire. Car un élu de la République, en France, ne se doit pas seulement d’avoir une légitimité légale (par le vote). Il doit aussi revêtir une aura charismatique.

«Hugues : tu es notre inspirateur ! Notre moteur... !» Alors, Mme Delouze-Wolff, manifestement sincère, rendit un hommage vibrant à la personnalité du maire : « Un homme d’une grande capacité d’ouverture, de dialogue… Tu es notre moteur, notre inspirateur ! Que de chemin parcouru pour la ville depuis ton élection en 2001 ! Tant de projets concrétisés en qui plus personne ne croyait, mais qui voient le jour depuis que tu nous as rassemblés autour de toi… Ta volonté d’échanges avec les habitants, de souhait de démocratie que peu d’élus ont le courage de faire et d’assumer… ». Mais - et c’est une spécificité andrésienne comme tous les ans, on rend aussi hommage à la femme du maire : « Il ne faut pas oublier ta chère épouse, Chantal, qui donne, elle aussi, de nombreuses heures pour le bien d’Andrésy. » Mme Ribault, très active au sein du CCAS ou du comité de jumelage, assise dans le public à chaque conseil municipal est, en effet, la première militante de son mari. Place au bilan de l’année écoulée sous forme d’un diaporama rythmé, bien structuré et efficace. 2010 fut d’abord marquée par de grands chantiers, comme le complexe sportif Stéphane Diagana et son parc, ou comme

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Une crèche pas comme les autres... 10

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le projet immobilier de la rue des Courcieux. Andrésy reste la référence culturelle de l’intercommunalité : de nombreux événements ponctuèrent la vie andrésienne. Les enfants ont pu profiter de plusieurs spectacles ou de rencontres avec de grands sportifs (Roland Jourdain et Sébastien Rouault), et bientôt de nouveaux tableaux numériques interactifs dans les écoles. Regroupés dans une catégorie « rarissime », le film a rappelé le projet de passe à poissons, le nouveau bateau de la ville et, très rapidement, « la consultation des Andrésiens ». Ce sera la seule référence de toute la soirée à la consultation organisée par le maire, en juin dernier, sur son projet d’urbanisation touchant l’ancien collège, la gare et surtout les coteaux de l’Hautil – projet massivement rejeté par 70 % des votants. Pas un mot, dans le discours du maire, sur cet événement pourtant central de l’année 2010. On pouvait s’y attendre tant l’amertume du maire est forte sur cette affaire, mais l’absence de tout propos sur le résultat de la consultation était fâcheux pour un maire qui se targue d’appliquer un Agenda 21, censé mettre au cœur des décisions les citoyens… En présence d’Arnaud Richard, député, de Pierre Cardo, président de l’interco’ et d’Alain Schmitz, président du Conseil général des Yvelines, Hugues Ribault a promis de « continuer à préserver la ville, mais aussi à avancer, à innover pour améliorer la qualité des services ». Mais le maire a prévenu : « Les temps sont difficiles : nos moyens ris-


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ANDRÉSY

quent de diminuer ». Phrase elliptique mais peut-être pas innocente : au lendemain des Cantonales qu’il espère emporter, le conseil municipal se réunira pour voter le budget, et une hausse des impôts n’est pas du tout exclue.

Un candidat-maire à fond dans l’écologie Le maire a décidé de revêtir les habits verts du protecteur de l’environnement. Car la consultation locale de juin dernier avait renforcé son image très « développement économique ». De surcroît, son soutien aux projets routiers locaux (pont d’Achères et A104) est un boulet à chaque échéance électorale. Et face à un vote écologiste fort sur sa ville, face aux 70% de « non » lors de la consultation sur l’urbanisation des coteaux, Hugues Ribault mise à fond, durant cette campagne électorale, sur l’écologie. Les références en la matière furent multiples : les projets environnementaux comme la passe à poissons (« Une première réalisation en Europe, symbole de notre volonté de préservation de l’environnement ») ou la rénovation des berges de Seine (pourtant fortement impopulaire chez les riverains). Le maire rappela souvent que la ville s’était engagée dans un processus d’Agenda 21 (pourtant vidée de sa substance par l’absence d’ateliers de travail avec la population...) Au niveau intercommunautaire, Hugues Ribault a insisté aussi sur les dimensions environnementales du projet de territoire qui « répond aux attentes de la population en équilibrant avec justesse développement économique et emploi, privilégiant l’économie verte, la création de logements avec mixité sociale, la réalisation d’un cœur vert, d’une trame verte agricole et écologique sur les versants de l’Hautil largement en friches, et habités de plus en plus de façon illégale ». M. Ribault oublia de rappeler le projet de la couronne urbaine nord de l’interco qui prévoit bien des constructions sur le versant andrésien de l’Hautil…

Après l’écologie... les routes Mais les réflexes reviennent vite et Hugues Ribault fut le seul des maires de l’intercommunalité à développer et à défendre les pro-

L’analyse de l’opposition Pour Julien Besnard, de l’opposition Andrésy Citoyenne : «Voilà donc la nouvelle posture du maire : un élu soucieux de l’environnement. On comprend que M. Ribault veuille oublier sa déroute lors de la consultation locale de juin dernier : 70% des Andrésiens ont refusé son projet de bétonnage des coteaux de l’Hautil. Mais tout de même ! Il ne faut pas oublier aussi son soutien au circuit de formule 1, au pont d’Achères et au projet A104. Qui peut croire que le maire se soucie d’écologie ? Ce soir, la plaisanterie ne s’est pas arrêtée là : Hugues Ribault, qui continue d’affirmer gérer avec rigueur les finances de la ville ! Nous attendons avec impatience le conseil municipal qui suivra les Cantonales de mars prochain : nous voterons alors le budget en espérant que M. Ribault et son équipe ne nous refassent pas le coup des Municipales 2008, où ils avaient augmenté fortement les impôts le lendemain de leur victoire.» jets routiers du territoire. Il faut rappeler que le collectif anti- A104, le COPRA, avait, ce soir-là, distribué des tracts à l’entrée de la salle : ses membres désiraient se faire entendre d’un maire défenseur de la A104 et qui exclut dorénavant le COPRA du forum des associations de la ville. C’est donc en s’adressant indirectement aux membres du COPRA que Hugues Ribault défendit les projets routiers (pont d’Achères, au sud du quartier Denouval, et francilienne A104), certes sans les nommer, tout en usant de ficelles déjà éprouvées : « Nous ne pouvons oublier les routes, car ce n’est pas demain que nos populations pourront se passer de voitures et que les camions disparaîtront. Nous sommes tous favorables pour privilégier le transport de marchandises par voie fluviale ou par rail. Mais il faut aussi adapter le réseau routier et désenclaver notre territoire, en protégeant la population. Or, le meilleur moyen de les protéger, c’est surtout d’éviter toute utilisation intempestive de nos départementales qui – si les décisions ne sont pas prises rapidement – deviendront de vraies autoroutes définitivement en milieu urbain et à découvert. » Menace prophétique pourtant dénuée de fondements puisque les flux de circulation stagnent, voire baissent sur notre territoire rive droite depuis quelques années, selon les statistiques du Conseil général des Yvelines… Tout comme son alter ego Philippe Tautou (à Verneuil-sur-Seine), Hugues Ribault réitéra son soutien à la majorité présidentielle et salua « des décisions courageuses du président de la République, du gouvernement et de

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nos parlementaires, dont les réformes nombreuses, même si elles ne font pas toujours plaisir, sont courageuses et efficaces. Elles permettent de doter la France des meilleures conditions possibles pour faire face à la crise ». Affirmations qui risquent de revenir, tel un boomerang, frapper le candidat UMP aux prochaines élections cantonales (1)… Avant de lacher les troupes vers le buffet, le maire d’Andrésy réaffirma sa volonté de « continuer à rassembler les pièces du puzzle pour qu’Andrésy demeure une ville dynamique et solidaire ». Prochaine pièce de puzzle : une réélection au Conseil général des Yvelines en mars prochain. Lionel Wastl (1) Quelques semaines après cette cérémonie des voeux, les collèges du canton ont, par exemple, pu «profiter» des «réformes courageuses et efficaces du gouvernement»... Ce qui a mis dans l’embarras Hugues Ribault... Affaire à suivre.

Le Journal des Deux Rives note le buffet…

La première adjointe au maire avait beau affirmer que les services de restauration de la ville « assuraient, ce soir, avec brio le buffet », ce dernier ne fut pas une réussite. Andrésy a battu un record : au bout de 30 minutes, il n’y avait plus de salé. Du début à la fin, la qualité fut des plus médiocres et sans charme, malgré l’amabilité du personnel. La ville s’est rattrapée quelque peu en servant un crémant du Bugey de qualité très correcte.


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mars 2011

Carrières-sous-Poissy

L’omniprésent Eddie Aït fait son show

Etonnant spectacle lors de la cérémonie des vœux à Carrières-sur-Seine le 14 janvier : le maire PRG de la ville, entouré des élus UMP du canton, de la Communauté d’agglomération, et des Yvelines, a rendu un long et vibrant hommage aux élus de droite. L’opposition municipale s’est réjouie de ce véritable meeting UMP.

Du beau monde sur scène ce soir-là ! Des dizaines de maires, de conseillers territoriaux, un sénateur et, surtout, le président UMP du Conseil général des Yvelines. Le jeune maire de Carrières (PRG) était donc idéalement entouré pour démarrer son one-man-show traditionnel de l’année. D’abord, un film relatait les événements écoulés de l’année. On ne pouvait qu’être admiratif devant le travail technique effectué : les Carriérois ont pu profiter d’un film rythmé et de grande qualité. Le summum fut atteint au moment de la présentation, en accéléré sur plusieurs jours, du montage de l’opération « Carrières-Plage » 2010. La présentation du bilan 2010 confirmait la force de la municipalité actuelle : une pro-

pension à créer de l’événementiel coûte que coûte. A cet effet, le maire et son équipe semblent avoir une faculté d’innovation infinie en la matière. Car fêter la « Libération de Carrières », il fallait y penser ! Tout comme la première édition de la « Chasse aux œufs » ou des « Assises de la coopération décentralisée ». Le maire et son équipe sont capables de démultiplier à l’infini une thématique à fêter, comme la première édition de « la deuxième Guerre mondiale à travers la philatélie »... Ça bouge à Carrières et ça va bouger encore en 2011 ! Le maire, Eddie Aït, a longuement présenté les grands projets de la ville qui rythmeront l’année 2011. Et même... très longuement. Car si les discours des maires durent en général une vingtaine de minutes, Eddie Aït va, lui, tenir le micro près d’une heure. Que retenir de ce discours-fleuve, entrecoupé maintes fois par des remerciements et des cadeaux offerts aux élus et aux hauts fonctionnaires présents ? D’abord que la ville, aux dires de M. Aït, est mieux gérée : « Les emprunts toxiques contractés par mes prédécesseurs » n’existent plus. Il a été demandé une baisse de 8% des dépenses de tous les services municipaux. Conséquence : 6 M € ont pu être investis en 2010. La dette par habitant s’est réduite à 75 €, contre 260 € en 2010. Ensuite que la ville se soucie de ses enfants : 42 nouveaux berceaux en 2013, un espace «J» sera créé et représentera « un es-

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pace d’autonomie pour les jeunes ». Enfin, un skate park de plus de 1000 m² est prévu.

Insécurité et projet de restructuration du centre ville

Le maire de gauche a très longuement développé le thème de l’insécurité, en s’entourant, sur scène, du commissaire et du sous-préfet : « Il faut mettre fin au sentiment d’insécurité et d’impunité. Nous constatons une perte des notions de respect et une hausse des troubles à l’ordre public. La ville veut être ferme. En 2008, nous avons demandé un effectif de la police nationale. Des engagements ont été pris par le ministère en 2011. Nous resterons vigilants ». Le maire a rappelé enfin l’installation de caméras de « vidéo-tranquillité » et une prochaine convention entre les polices municipale et nationale en 2011. Autre long développement, le vaste projet d’urbanisation du centre de Carrières-sousPoissy dit « Centralité » : « Nous sommes à la recherche d’un cœur de ville pour réunifier Carrières, créer un lien avec la Seine. Le futur Carrières démarre en 2011 avec le quartier Pissefontaine ». Les premiers logements sont prévus pour 2015. Et, en 2020, Carrières aura un nouveau centre de vie qui fait déjà rêver : « Un lieu où se mêleront harmonieusement logements, équipements publics, parc habité, commerces diversifiés, cinéma, agora ». En outre, une passerelle


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mars 2011

Carrières-sous-Poissy Les flatteries de soirée aux élus de droite (morceaux choisis)

pour liaisons douces entre sa ville et Poissy sera aussi construite.

Aït rend hommage à Alain Schmitz et à sa majorité UMP Le maire s’est enfin longuement épanché sur le plus grand parc paysager et récréatif des Yvelines sur les bords de Seine. « Le Conseil général s’est engagé à investir, sur 5 ans, 14 M € », a rappelé M. Aït, avant de féliciter et d’ovationner longuement les membres élus du Conseil général des Yvelines présents à la tribune : son président, Alain Schmitz, le vice-président, J-F Raynal et les conseillers généraux, MM. Tautou et Ribault. Pour ce dernier, en campagne électorale pour le renouvellement de son mandat, ce fut un moment inespéré, un véritable meeting. Le président prit même la parole, fait unique dans toutes les Yvelines, comme il le confirma lui-même : « Eddie a réussi l’exploit de me faire venir. Je déroge à la règle en prenant la parole ce soir. Le Conseil général a en effet décidé de classer 113 ha en espace naturel sensible afin de créer ce parc récréatif et paysager qui sera un poumon vert sans équivalent. »

Le Journal des Deux Rives note le buffet…

A Carrières aussi, on a pu constater quelques économies sur le budget du buffet, par rapport à l’an dernier ! En l’occurrence, les plateaux de légumes crus avec mayo faisaient un peu « cheap ». Néanmoins, on a apprécié les sucettes salées et les macarons au chèvre ou au poivron... Les fours chauds orientaux étaient un peu mous (probablement réchauffés au micro-ondes). Un buffet un peu moins garni que l’an dernier, mais globalement satisfaisant. Côté boissons, la ville de Carrières aura été la seule à proposer à ses concitoyens du champagne, très honorable de surcroît. Rendons hommage ici à la mairie qui a gâté ses invités.

On l’aura compris : les projets de la municipalité sont fortement dépendants des financements des collectivités territoriales à majorité UMP : la Communauté d’agglomération (présidée par Pierre Cardo), le Conseil général des Yvelines, mais aussi l’Etat avec le projet d’Opération d’intérêt national SeineAval et l’établissement qui pilote ses projets de développement : l’EPAMSA (présidé par M. Schmitz). Ceci explique grandement les hommages appuyés de M. Aït aux élus UMP et la volonté de ne pas froisser la majorité présidentielle en évitant toute considération de politique nationale déplaisante à leur égard. Tout juste le maire de gauche de Carrières a-t-il osé une phrase (une seule) durant son long discours : « Il faut rompre avec cette logique de la réforme générale des politiques publiques quand elle porte atteinte à la sécurité des biens et des personnes », immédiatement conclue par un lapidaire : « Bon, ça c’était le côté polémique », avec sourire et clin d’œil aux élus de droite…

Aït ou l’art de transcender le clivage gauche-droite... En définitive, entre le long discours sur l’insécurité, l’absence remarquée d’élus de gauche (notamment les maires d’Achères, de Conflans-Sainte-Honorine et surtout de Poissy – seul Vernouillet faisait exception) et la multiplication des hommages appuyés aux élus UMP, l’électeur carriérois – peu au fait de l’actualité politique - pouvait légitimement se demander si Eddie Aït était un homme politique de gauche ou un homme politique de droite… Sentiment étrange partagé d’ailleurs par certains élus ancrés à gauche de sa majorité qui nous ont confié leur « étonnement » face à un tel panégyrique en l’honneur des élus de droite, particulièrement en cette période électorale… Manifestement heureux, entouré de l’ensemble des élus, Eddie Aït conclut sa longue intervention en citant Beaumarchais et en pensant fort à ses ennemis (dont un certain Philippe Gautry qui l’a envoyé au tribunal) : « Quand le mal a toutes les audaces, le bien

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- Au président Alain Schmitz (UMP) : « Pour la constance de vos engagements sur notre commune... Pour la confiance que vous nous apportez... Pour ce très beau cadeau, le parc paysager »... - Au vice-président du CG78, J-F. Raynal (UMP) : « Merci à mon ami Jean-François ». - Au conseiller général UMP et maire de Verneuil, Philippe Tautou : « Philippe, c’est une vraie histoire d’amour entre nous, maintenant. Philippe, tu suis avec rigueur, intérêt et constance les projets d’aménagement de la Boucle dans l’intérêt communautaire. » - Au conseiller général UMP et maire d’Andrésy, Hugues Ribault : « Mon ami et compère Hugues, que l’on peut applaudir pour son engagement à travers ses projets » (NDLR : M. Ribault est actuellement en campagne électorale pour le renouvellement de son mandat, sous l’étiquette UMP-NC). - A Pierre Cardo, président (UMP) de la CA2RS : « Notre CA2RS, Pierre, sous ton impulsion, a atteint son degré de maturité. »

L’analyse de l’opposition Les élus minoritaires UMP ne sont pas fâchés de la tournure de la soirée, très à l’avantage des élus de droite. Le comportement du maire ne surprend pas outre mesure l’opposition : « Eddie Aït a toujours été un formidable opportuniste ! ». Et de rappeler, comme l’an dernier, que derrière beaucoup d’actions « soi-disant nouvelles » du maire, se cachent de simples changements patronymiques. Il en va ainsi du traditionnel forum des associations qui est devenu, avec le nouveau maire, le « village des assoc’ »... L’opposition municipale rappelle aussi que « beaucoup de projets ne sont pas portés par la ville, mais par l’interco ou l’Etat »... donc par des élus UMP. Pour les élus de la « minorité » (terme utilisé par le maire), au-delà de ces vastes projets qui redessineront la ville sur une ou deux décennies, il manque des « projets fédérateurs, concertés avec la population : Eddie Aït est polarisé sur le très long terme et oublie le quotidien des Carriérois », estiment-ils. Autre sujet d’inquiétude, les finances de la ville : « Nous sommes mal informés, au conseil municipal ; l’opacité règne en la matière... ». Enfin, l’opposition s’inquiète du mode de gouvernance du maire qui semble déstabiliser le personnel communal : « Une douzaine de cadres de la mairie sont partis en deux ans. Il n’y a pas de directeur général des services depuis mars dernier ! ».

doit avoir tous les courages »… Le public pouvait alors se ruer sur le buffet… Lionel Wastl


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mars 2011

Chanteloup-les-vignes

Gentrification* Après vingt mois de chantier et un jeu efficace des acteurs entre l’élu, le constructeur et le donneur d’ordre, la Foncière Logement a permis la réussite apparente du «Hameau des Vignes».

Dans le cadre du Grand Projet de Ville (GPV) sous financement de l’ANRU, la Foncière Logement et le constructeur, Consortium Français de l’Habitation (CFH) ont aménagé un ensemble immobilier de 38 logements et 10 maisons individuelles à Chanteloup-les-Vignes. Situé dans le quartier Est de la commune, l’ensemble immobilier (5 800m² SHON) du Hameau des Vignes, implanté sur une surface de 7 300 m², comprend 3 bâtiments collectifs de 3 niveaux et 10 maisons individuelles, de 4 et 5 pièces. L’accès au parking souterrain de cette résidence se fera par la rue des Marottes. Un jardin central, commun à tous les résidents, est aménagé dans le coeur de ce programme, avec une aire de jeux pour enfants. Les maisons individuelles ainsi que les appartements situés en rez-de-chaussée disposent, quant à eux, de jardins privatifs. L’ensemble immobilier comprend un parking souterrain pour les résidents. Cette nouvelle construction ne devrait donc avoir aucune incidence sur le stationnement des riverains des bâtiments adjacents. Un des immeubles présente toutefois des défauts au niveau des finitions du ravalement, à la colère de l’architecte. Pour le reste, sachez

Catherine Arenou coupe le ruban lors de l’inauguration du 24 février. (Photo J2R)

que tous les acteurs de la filière construction ont rejoint le camp des satisfaits lors de la visite des appartements témoins.

Belle brochette d’élus

L’inauguration a eu lieu le 24 février devant une belle brochette d’élus : le député Arnaud Richard, le conseiller général Hugues Ribault, le maire de Chanteloup-les Vignes, Catherine Arenou, et une vingtaine d’acteurs socio-économiques et autres partenaires. Aux dires de l’architecte, Christophe Chapon, le résultat est « au top » car l’exposition au soleil des appartements est double, voire triple dans certains cas. Les économies d’énergie seront conséquentes pour les locataires ou propriétaires de ces logements. Les entrées sont sécurisées et la « finition » est magnifique dans un cadre verdoyant. En

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bref, ce programme permet de diversifier l’offre de logements sur la Ville et « de répondre à la demande sur le bassin d’emplois de la vallée de Seine ». Tout est dit dans cette phrase, car les 48 logements ne bénéficieront pas aux « foyers à faible revenu » de Chanteloup-les-Vignes, qui resteront dans des « cages à lapin » avec des dépenses exorbitantes en matière de chauffage. De toute manière, tous les appartements sont déjà réservés, notamment dans le cadre du «1% patronal». Ce sont des logements avec un financement PLI (Prêt Locatif Intermédiaire) et PLS (Prêt Locatif Social), qui permettent de réduire la TVA pour les constructeurs... Bien vu, mais les mal-logés peuvent toujours se débrouiller avec la filière des marchands de sommeil. À la fin, la seule consolation est le fait de constater que le groupe de médiation de Chanteloup est toujours présent pour construire une passerelle entre les « pauvres» et les « bobos », nouveaux arrivants avec un pouvoir d’achat plus conséquent. En conclusion, le phénomène de gentrification s’opère actuellement dans les 2 Rives. On bâtit pour une population plus « friquée » selon un observateur de l’inauguration. En attendant que les pauvres partent ou se débrouillent.- R.A. (*) La gentrification désigne une forme particulière d’embourgeoisement qui concerne les quartiers à problèmes. Elle passe par la transformation de l’habitat, voire de l’« espace public » et des commerces. Cette notion s’insère dans le champ de la « ségrégation » sociale et implique un changement dans la division sociale de l’espace intra-urbain, qui passe aussi par sa transformation physique.

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MAURECOURT

La municipalité protège la faune et la flore A partir de ce numéro du Journal des Deux Rives, l’actualité locale s’enrichit de la présence de Maurecourt. Depuis plusieurs années, la commune a engagé des travaux de restructuration des berges de l’Oise Gérald Rutault, le maire, et Joël Tissier, premier adjoint, nous exposent les objectifs du projet qui doit entrer bientôt dans sa phase de réalisation.

« Située au confluent de la Seine et de l’Oise, la ville de Maurecourt est un petit poumon vert à trente minutes de Paris en RER. Mais si les berges de l’Oise présentent un beau patrimoine végétal, elles ont malheureusement pâti de la présence, pendant plusieurs années, d’un chantier naval en ruines. Résultat : celles-ci sont jonchées de déchets, d’épaves de voitures… Un entretien s’impose. Au départ, la ville songe à tout raser pour réaliser un parc. « C’est en demandant conseil au service des espaces naturels du département que nous avons pris conscience que cela aurait été une grave erreur », concède le Maire, Gérald Rutault. L’équipe du Conseil général des Yvelines vient sur place et rend son verdict : raser la végétation équivaudrait à mettre en péril un riche potentiel floristique et faunistique. Afin de recenser précisément les espèces présentes, l’équipe communale réalise alors un diagnostic écologique. Pour cela, elle sollicite l’aide de la Région Île-deFrance, qui la dirige vers le cabinet Biotope et finance à hauteur de 70 % une étude d’un coût de 2 500 €.

Acquisitions foncières A partir de ces conclusions et des avis recueillis auprès de plusieurs bureaux d’études, Joël Tissier, premier adjoint au maire, responsable des finances et de l’environnement, bâtit un cahier des charges pour un réaménagement des berges. Cette fois, c’est le cabinet Aquasylva, spécialisé dans l’aménagement des milieux aquatiques, qui est sollicité, en 2004-2005, pour élaborer des propositions. Là encore, la Région finance 70 % du coût de ce travail qui s’élève à 44 000 €. «Nos investissements se justifient par la politique en faveur des berges, des voies navigables et des continuités écologiques que nous

menons de longue date », explique-ton à la Région. Engager des travaux de restructuration nécessite, au préalable, d’acquérir les terrains. Réalisé en 2004, l’inventaire met au jour la présence de vingt-huit espèces d’oiseaux : chouette chevêche, martinpêcheur, pic-vert, etc. Entre 2002 et 2004, la commune révise son plan local d’urbanisme (PLU). Le site du Face aux constats d’érosion des berges, d’appauvrissement des chantier naval et un paysages et de perte de biodiversité, le génie végétal permet de ancien terrain de recréer une berge stable, dotée d’un écosystème riche et diversifootball mitoyen, fié et assurant les fonctions naturelles d’une berge. qui couvrent 4,5 ha, sont alors classés en zones naturelles, ce qui fin 2010, avec pour maître d’ouvrage le interdit toute urbanisation. Après négocia- Syndicat Mixte d’aménagement, de gestion tions, la commune achète ces deux terrains et d’entretien des berges de la Seine et de pour seulement 100 000 €, auprès de l’admi- l’Oise (SMSO). nistrateur judiciaire du site industriel et de Au programme : éclaircies dans la végétal’agence foncière et technique de la région tion, implantation de barrières végétales parisienne, propriétaire du site sportif. L’ac- pour protéger les berges de l’érosion et du quisition est subventionnée à hauteur de 30 batillage (impact des vagues dû au passage 400 € par le département et de 30 000 € par des bateaux), développement de ripisyles (1), l’agence des espaces verts (AEV), rattachée etc. Des études sur la pollution des sols seront menées. Enfin, la création d’un chemin à la Région Île-de-France. Mais les berges ne sont pas le seul objet de surplombant le fleuve, avec un « crochet » l’attention de la ville. L’équipe communale a allant jusqu’à la berge, est envisagée, en vue repéré deux continuités écologiques: « L’une de l’ouverture du site au public. passe le long de l’Oise, l’autre va du fleuve jusqu’à la colline de l’Hautil, un massif boisé Vers une agriculture biologique à l’extérieur de la ville, qui fait la jonction avec le plateau agricole du Vexin », expose Sur les terres agricoles de la commune, MaureJoël Tissier. Maurecourt décide alors de sol- court vise la mise en place progressive de praliciter auprès du département, chargé des tiques non agressives pour l’environnement, Espaces Naturels Sensibles (ENS), le clas- pour peut-être parvenir, un jour, à une agriculsement de certaines zones en ENS. L’intérêt ture biologique. « Il s’agit de créer des conditions de la procédure est que la ville est alors prio- propices au maintien de la flore et de la faune, ritaire pour acheter les parcelles concernées, mais aussi de protéger des pesticides les nomdès lors que le Conseil général lui délègue le breuses zones potentielles de captage d’eau redroit de préemption. De plus, ce classement pérées le long du fleuve »,explique Joël Tissier. permet d’obtenir des subventions pour l’ac- Maurecourt a signé plusieurs conventions avec quisition du foncier. En mai 2008, le Conseil le Syndicat d’Aménagement Foncier et d’Étagénéral des Yvelines donne son accord pour blissement Rural d’Île-de-France (SAFER) : classer plusieurs secteurs couvrant 18 hecta- l’organisme se charge de la prospection de parres : une partie le long des berges, le secteur celles et alerte la collectivité chaque fois qu’un qui relie l’Oise à l’Hautil et, à l’intérieur des terrain se libère en zone agricole. Il est aussi terres, une vallée riche en carrières qui abri- mandaté par la commune pour rechercher des agriculteurs à tendance « bio », prêts à s’installer tent des chauves-souris. La partie des berges basses, qui correspond sur son territoire. » à l’ancien chantier naval, va faire l’objet (Source : site internet de Maurecourt.) d’aménagements, lesquels vont fortement s’inspirer des recommandations d’Aquasylva. Le premier coup de pioche sera donné (1) Végétation adaptée aux berges. 15 www.journal-deux-rives.com


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mars 2011

Triel-sur-seine

Joël Mancel : «Imaginons Triel dans dix ans» Lors de la soirée des vœux, le 7 janvier, le maire de Trielsur-Seine, Joël Mancel, s’est félicité des projets qui redessineront l’environnement de la ville, notamment un nouveau centre commercial... à Vernouillet. En évitant toute référence au contexte politique national, le maire est resté local et très sensible aux questions écologiques, non sans quelques contradictions. La cérémonie a été marquée par une longue coupure de courant et, surtout, par le refus des trois groupes d’opposition municipale de rejoindre le maire sur l’estrade. Une décision politique risquée, mais qui illustre la dégradation des relations entre la majorité UMP et les oppositions.

L’équipe municipale de Triel a accueilli la population sur une scénographie plutôt réussie, tournée vers la protection de l’environnement et rythmée par la célèbre citation du Mahatma Gandhi : « Soyons le changement que nous voulons dans le monde », affichée sur les murs du complexe sportif. Joël Mancel, maire (UMP) de Triel-sur-Seine et maître de cérémonie, a donc présenté « le changement que la mairie veut dans Triel »… en laissant de côté, cette année, son étiquette UMP et les questions nationales. Le maire s’est contenté de présenter les projets locaux et intercommunaux dans un discours au ton posé et rassurant.

2011 : l’année internationale de la forêt... et de l’Hautil ?

La protection de l’environnement est devenue un leitmotiv pour tous les maires de l’interco. A Triel, l’une des priorités de 2011 sera la forêt de l’Hautil : « 2011 est l’année internationale de la forêt », a rappelé Joël Mancel.

Le rond-point qui sera redessiné sur la RD 190.

Et après une année 2010 bien menaçante pour le massif de l’Hautil avec l’affaire de la décharge illégale de Vaux-sur-Seine, mais aussi avec le projet d’urbanisation sur les coteaux d’Andrésy (toujours porté, rappelonsle, par la Communauté d’agglomération), la municipalité trielloise compte travailler de concert avec le mouvement associatif local pour proposer des mesures protectrices de l’Hautil : « Avec l’association Bien Vivre à l’Hautil, nous participerons activement à la protection de la forêt ». Une promesse heureuse qui pourrait donner des idées aux maires environnants, toujours rétifs à travailler avec les associations locales environnementales, jugées « politiques ». Le maire de Triel a présenté à nouveau le projet de « ferme photovoltaïque » (expres-

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(Photo J2R)

sion plus alléchante que « centrale »…) de 55 ha prévue sur la plaine de Chanteloup. Mais en raison de « contraintes encore fortes », M. Mancel n’a pu avancer de date. (NDLR.Depuis, ce projet a été mis en cause par un décret de décembre 2010 !) Toujours sur la plaine, la restructuration de l’entrée sud de la ville (avec un « rond-point de la RD190 redessiné ») intégrera une « coulée verte », avec, éventuellement « un golf » - projet lointain et beaucoup moins éco-compatible…

Révision du PLU et menaces sur les coteaux de l’Hautil

Toutes les générations auront le droit à leur projet : la ville va construire une « micro-crèche de 10 berceaux aux horaires décalés et élargis » ainsi qu’une unité de soins pour les


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mars 2011

Triel-sur-seine personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La ville de Triel va se lancer dans la révision de son Plan local d’urbanisme (PLU) et Joël Mancel a proposé à la population « d’imaginer ce que sera [sa] ville dans la prochaine décennie. Il s’agira notamment de redessiner le cœur de la ville et aussi d’imaginer l’avenir entre Triel et Chanteloup ». Derrière cette phrase sibylline, le maire voulait évoquer l’aménagement et l’urbanisation prévue dans le projet de développement de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine entre les deux villes. Car la révision d’un PLU sert aussi à rendre urbanisables des zones encore préservées… Les associations et les riverains ne manqueront pas de suivre le processus de révision du PLU qui « durera 72 semaines », a prévenu le maire.

La difficile conciliation du commerce local triellois et de la grande distribution

Au sujet du commerce local, le maire n’a pas eu peur des contradictions : Joël Mancel veut « dynamiser et renforcer l’attractivité de la ville en rénovant l’actuel marché couvert » afin de recevoir davantage de commerces. Pour l’édile, il s’agit de « reconquérir le centre ville ». A cette occasion, la ville devrait signer un Contrat Centre Ville avec le Conseil général des Yvelines afin de « développer le commerce de proximité ». Il faut déplorer que Triel soit la seule commune du territoire de son envergure à ne pas avoir de vrai marché. Sans sourciller, le maire a surpris l’assemblée en évoquant tout de go le projet du centre commercial Val de Seine II sur Vernouillet. Destiné à remplacer le centre actuel, ce projet d’une galerie de 90 boutiques et d’un hypermarché « Carrefour de 4500 m² » (étonnements dans la salle), est vivement critiqué par les actuels commerçants de Val-de-Seine I. (Voir page 22) Pour certains commerçants de Triel, ce projet rappelle de bien mauvais souvenirs : il serait étonnant que face à un tel projet de grande distribution, les commerçants triellois ne se fassent pas entendre… Même la maire de Vernouillet, lors de sa cérémonie des vœux, n’avait pas osé annoncer la superficie de cet hypermarché…

L’analyse de l’opposition

Du jamais vu : les trois groupes d’opposition ont refusé de monter sur l’estrade pendant le discours du maire. C’est peu dire de l’état calamiteux des relations entre la majorité UMP et les oppositions PS/MoDem/divers droite. L’ancien maire de Triel, J.-P. Houllemare, mordant dans la condescendance, s’est déclaré « déçu par son ancien adjoint » [Le maire actuel, NDLR]. Les oppositions condamnent les « mises au point » du maire dans le journal municipal, suite aux tribunes de l’opposition. M. Mancel a réussi à réconcilier les trois groupes : « Les élus minoritaires ont décidé de mettre en commun leur libre expression » face « aux propos faux, outranciers, d’une totale mauvaise foi, tenus par le maire et son équipe ». L’opposition affirme que la mairie a « renégocié la dette pour trouver des sommes disponibles afin de contenir les impôts (…), mais en doublant la durée du remboursement ». Pour les trois groupes, les projets de la majorité UMP se font « sans concertation, sans budget, sans lendemain ». la pénombre, M. Mancel termina imperturbablement son discours en remerciant ses services pour « les éclairages et le son » - ce qui eut pour effet de déclencher un immanquable éclat de rire général. Dans le noir, les repères disparurent et les

barrières sociales s’effacèrent : élus, acteurs locaux et simples citoyens se mêlèrent pour se ruer vers le buffet. Chacun expérimenta la dégustation à l’aveugle. Lionel Wastl

Le Journal des Deux Rives note le buffet… Très belle mise en scène du buffet et personnel très aimable. Les petits fours salés, très variés, étaient en quantité largement suffisante. Le sucré fut moins convaincant. Côté boissons, la mairie de Triel doit être félicitée : des jus de fruits bio, issus des vergers de Chambourcy, étaient proposés. Pour l’alcool, pas de champagne, mais les Triellois pouvaient déguster un très bon crémant issu du Jura. Le buffet de Triel peut espérer remporter la Flûte d’or ou la Saucisse d’honneur qui récompenseront le meilleur buffet de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine.

Jöel Mancel, un maire dans le noir...

La cérémonie prit un tour étrange lorsque la salle fut plongée dans le noir, à la fin du discours du maire, pendant une vingtaine de minutes. Sans micro, dans

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verneuil-sur-seine

Philippe Tautou : «Les objectifs du mandat seront tenus !» En présence du président du Sénat, Gérard Larcher, le maire (UMP) de Verneuil, Philippe Tautou, a délivré le 10 janvier à ses concitoyens un message optimiste sur le devenir de la ville et de la Communauté d’agglomération. Dans un discours à tonalité fortement politique, M. Tautou a aussi rappelé que « les réformes étaient indispensables ». Dans la quête d’une éventuelle place aux sénatoriales, l’élu UMP a incontestablement marqué des points lors de cette cérémonie. La remise d’une médaille de la ville à l’ancienne directrice de l’école privée Notre-Dame a déclenché une (nouvelle) brouille avec l’opposition municipale socialiste.

C’est dans une mise en scène toujours aussi soignée que le maire, Philippe Tautou a reçu les habitants pour la traditionnelle cérémonie des voeux. Politiquement parlant, le maire et conseiller général a aussi marqué des points en recevant la plus belle brochette d’élus des cérémonies qui auront ponctué notre territoire durant le mois de janvier, avec la présence de deux sénateurs, dont notamment le Président du Sénat, Gérard Larcher.

«Je vous souhaite une excellente année, ainsi qu’à l’UMP !» Selon nos sources, Philippe Tautou viserait une place de sénateur. Or, les places vont être très chères dans les Yvelines, au regard du contexte défavorable à l’UMP. Gérard Larcher a d’ailleurs déjà commencé à faire le ménage chez les éventuels prétendants centristes. C’est donc dans ce contexte particulier que Philippe Tautou a accueilli le président du Sénat : « Je vous présente tous mes voeux, M. Larcher, en espérant que 2011 sera une

Philippe Tautou, maire et conseiller général et Pierre-Claude Dessaignes, son premier adjoint (Photo J2R)

excellente année pour le président, le gouvernement et l’UMP ! » La longue cérémonie des vœux a démarré par le film des « réalisations 2010 », qui s’est vite révélée une véritable épreuve pour les habitants, venus nombreux à la cérémonie.

création de petits jardins familiaux qui permettront de développer des séquences pédagogiques avec les écoles de la ville. Une très belle initiative, saluée par tous. Enfin, le grand événement culturel de l’année restera la venue exceptionnelle de Gérard Jugnot.

Un bilan 2010 événementiel et culturel riche

La seule commune à évoquer les projets de l’interco...

En effet, les Vernoliens ont dû ingurgiter un interminable et fastidieux film, sans rythme, au montage déplorable et à la sonorité défaillante. Il serait bon que les services de communication de la ville de Verneuil aillent faire un stage chez leurs homologues andrésiens ou carriérois. Dans le bilan de l’année, on pouvait retenir plusieurs événements. D’un point de vue culturel, le spectacle des lumières sur le château ou les « sept jours de fête du cinéma », ainsi que la fête de l’air sur l’aérodrome sont à remarquer. La ville n’a pas oublié ses jeunes avec un nouvel espace dédié à leurs activités ou l’extension de la restauration scolaire. Enfin, la ville de Verneuil s’équipe aussi de caméras de surveillance. Mais attention : ici, on parle d’opération « Tranquillité publique ». Côté projets, la municipalité continuera ses opérations de rénovation urbaine courant 2011. Les travaux de l’avenue du Château démarrent, après concertation avec les riverains. La gare routière va être repensée et réaménagée. Une nouvelle médiathèque verra le jour. Une promesse ancienne va enfin se concrétiser : le chemin des Aulnes qui « reliera les parcs de la ville ». La ville va développer un projet « Jardin pour l’enfance » avec la

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Verneuil aura été la seule commune de l’interco à évoquer, durant sa présentation filmée, les projets de la communauté d’agglomération des Deux Rives de la Seine (CA2RS). Rappelons que la femme du maire n’est autre que la directrice de la communication de la CA2RS. Lors de cette présentation, on pouvait retenir les objectifs ambitieux en matière de logements de l’interco’ (construction de près de 400 logements par an), et surtout, de la

Le Journal des Deux Rives note le buffet…

Sensible réduction des moyens financiers alloués au buffet cette année. Verneuil est traditionnellement l’une des meilleures « tables», mais les habitués ont pu constater un recul tant au niveau quantitatif que qualitatif. Les petits fours salés ont d’ailleurs disparu rapidement des tables. Le buffet vernolien, joliment agencé, était composé notamment d’un coin « crêpes sucrées » qui a eu un certain succès. Les petits fours sucrés étaient dans l’ensemble honorables. Par contre, comme l’an dernier, les services de la ville continuent de servir un crémant d’Alsace exécrable, indigne du statut de la plus grande ville de l’interco !


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verneuil-sur-seine future « couronne urbaine nord, entre Triel, Chanteloup et Andrésy ». Soit le grand projet d’urbanisation des coteaux de l’Hautil, pourtant rejeté massivement par les Andrésiens, en juin dernier, lors de la consultation organisée par le collègue de Philippe Tautou, le maire d’Andrésy, Hugues Ribault. Preuve que rien ne semble avoir changé dans les instances décisionnelles, malgré la consultation locale !

Quand le maire met son étiquette UMP... Après le film, place au discours du maire, entouré des élus du conseil municipal. Philippe Tautou l’a souvent répété : en tant que maire, la politique et les étiquettes politiques n’auraient pas leur place. Et pourtant, l’édile UMP commença son discours par des considérations politiques nationales, tout en réaffirmant clairement son appartenance à la majorité présidentielle. Philippe Tautou a en effet martelé que « les réformes étaient indispensables au niveau national ». Maniant l’art de la litote, le maire a justifié les mouvements sociaux récents (appelés prudemment « désarroi ») par « le changement radical des repères et la mondialisation ». Mais, « pour préparer l’avenir il n’y a pas d’autre alternative que de réformer notre pays et de redéfinir le rôle de chacun.» A cet égard, la réforme territoriale - avec la suppression des conseils généraux - a bien pour finalité de « favoriser les synergies, supprimer les doublons et simplifier. Merci à nos parlementaires, particulièrement les sénateurs, car une nouvelle dynamique territoriale peut s’instaurer », a conclu Philippe Tautou, passant sous silence le mécontentement général des élus de tous bords sur cette réforme. Une fois les devoirs de l’élu UMP remplis, place aux considérations locales. Le maire a pu affirmer, ce soir, que « les objectifs du début de mandat seront assurément tenus ».

Christine Gaucher et Danielle Thévenin ont reçu le médaille de la ville de Verneuilsur-Seine. (DR)

Premièrement, « aller chercher des ressources auprès de nos partenaires ». M. Tautou a remercié les conseils régional et général pour leurs subventions. Deuxièmement, « relancer la construction de logements, soit 300 logements au minimum sur le mandat ». Enfin, « réorganiser les services municipaux ». A la suite du film, le maire de Verneuil a poursuivi l’hommage à la Communauté d’agglomération des Deux Rives de la Seine (CA2RS), qui a dorénavant une « liste longue de projets ; une volonté collective des élus au-delà des différences. »

Optimiste ! Finalement, le maire de Verneuil a livré un message optimiste, tant au niveau national qu’intercommunal : La CA2RS est caractérisée par la « beauté de ses paysages, sa biodiversité, la présence de la Seine », qui nécessitent un « développement durable de notre territoire ». Enfin, citant « un président de la République – une fois n’est pas coutume », Phi-

Gérard Larcher, président du Sénat, Pierre Cardo, président de la CA2R, et les édiles Fabienne Deveze (Morainvilliers), Joël Mancel (Triel) et Catherine Arenou (Chanteloup).

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lippe Tautou livra un dernier message à sa population : « L’homme politique s’exprime d’abord par ses actes ; c’est d’eux dont il est comptable ; discours et écrits ne sont que des pièces d’appui au service de son action ». Seule citation du discours du maire (qui en comprenait plusieurs) sans mention d’auteur. Peut-être parce qu’il était… socialiste ?- L.W.

L’analyse de l’opposition Au nom du groupe PS, Christian Hoisnard, conseiller municipal, s’est déclaré « choqué » de la remise de la médaille de la ville à l’ancienne directrice de l’école Notre-Dame des Oiseaux, Danielle Thévenin : « M. Tautou, élu de la République, récompense une école privée, au moment où l’on supprime des enseignants du public. Certes, la direction de Notre-Dame fait des choses très bien, mais nous sommes dans une République laïque ! ». Côté actions municipales, l’opposition PS rappelle que certaines se faisaient attendre depuis longtemps : « Ça fait 15 ans qu’on évoque la médiathèque... ». L’opposition déplore aussi l’état de fragilité du petit commerce local : « Trois d’entre eux ont fermé en un mois, mais là, on n’en parle pas ! ». M. Hoisnard rappelle aussi que « tous les projets prévus pour 2010 n’ont pas été réalisés, notamment certains travaux dans la ville ». M. Tautou avait aussi annoncé lui-même, dans son discours des voeux 2010, l’enregistrement vidéo de toutes les séances du conseil municipal : « Le projet n’a pas avancé du tout. Le maire et ses adjoints n’en ont plus jamais parlé. Néanmoins, nous rappelons à M. Tautou que l’opposition PS y est tout-à-fait favorable ». L’autre groupe d’opposition, Verneuil en Scène - sans étiquette - n’a pas voulu faire de commentaires lors de cette soirée.


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vernouillet

L’Europe aide un territoire Quand élus, agriculteurs et associatifs se réunissent pour faire émerger des projets destinés à créer des liens durables entre monde agricole et zones urbaines, ils bénéficient de fonds européens.

Inclus dans le périmètre plus large de l’Opération d’intérêt national Seine Aval, le territoire LEADER(1) du Groupe d’action locale Seine Aval, composé de 16 communes pour 135 000 habitants, bénéficie d’une enveloppe de I 070 000 € du FEADER (2) sur la période 2009-2013 pour financer des projets visant à créer des liens durables entre les mondes agricole et urbain.

Modernisation et valorisation

Depuis son lancement le 30 mars 2009, le projet Leader Seine Aval a permis de faire émerger et de soutenir financièrement huit projets locaux, sélectionnés au travers de son comité de programmation qui réunit des membres publics (élus locaux) et privés (acteurs socioprofessionnels, associations...), pour un total de près de 160 000 € du FEADER et 387 000 € de crédits publics nationaux (Conseil régional, Conseil général des Yvelines, communes et «inter-cos», EPAMSA (3), etc. Le FEADER intervient également en contrepartie de crédits du Conseil régional et des communes du territoire pour financer l’animation et la gestion nécessaire à la mise en œuvre de Leader. Voici les huit projets locaux retenus : - Modernisation d’une exploitation maraîchère sur la commune de Vernouillet (aménagement

d’éco-construction) pour la plaine de Chanteloup-les-Vignes, portée par la communauté d’agglomération des 2 rives de la Seine. Ce dernier projet s’intègre plus globalement dans la revalorisation d’espaces agricoles pollués sur la plaine de Chanteloup-les-Vignes par le biais de cultures non-alimentaires devant servir au développement de plusieurs filières liées à l’éco-construction.

d’un local maraîcher et acquisition de nouvelles machines frigorifiques). - Création d’un magasin commercial sur la commune de Vernouillet pour la vente directe de la production de l’exploitant qui porte le projet, et de onze autres exploitations voisines (aménagement de l’espace de vente et des surfaces extérieures afférentes). - Diversification d’une exploitation céréalière d’Ecquevilly vers des cultures fruitières (fraises, framboises, cerises, rhubarbe, herbes aromatiques), dans une optique de vente directe à la ferme. - Modernisation d’une exploitation agricole spécialisée en cultures fruitières à Ecquevilly (installation d’une couverture anti-pluie sur un verger de cerisiers de 10 hectares). Des projets de diversification des exploitations agricoles (circuits courts, accueil pédagogique). - Etude de valorisation des circuits courts agricoles afin d’identifier l’amont et l’aval de la filière : producteurs d’une part, utilisateurs-consommateurs et distributeurs d’autre part. - Formation, préparation et coordination de 3 agriculteurs en vue de la mise en place d’ateliers pédagogiques d’animation sur l’arboriculture et le maraîchage. Des projets d’aménagement agricole et paysager - Opération d’aménagement dans le cadre de la protection des cultures sur la zone agricole protégée de Vernouillet (restauration, amélioration et préservation des terres agricoles et de leurs qualités écologiques, agronomiques et paysagères sur le secteur de la ZAP). - Opération en lien avec l’hydraulique agricole dans le cadre du projet de «cœur vert» (aménagement d’espaces agricoles et paysages en milieu périurbain, en lien avec l’émergence d’une filière

Phase d’expérimentation

On envisage l’implantation et l’utilisation de miscanthus, plante non invasive, peu consommatrice d’intrants, et qui offre de multiples débouchés (litières, énergie thermique, dépollution, biomatériaux/polymère). Le FEADER intervient pour financer une phase d’expérimentation sur 7 ha avec mise en place d’un système d’irrigation en goutte à goutte, en complément du Fonds européen de développement régional, qui a déjà permis de réaliser une première étude de faisabilité pour la conception et la réalisation de ce projet «cœur vert».

Stéphanie Peigney-Couderc DRIAAF Ile-de-France, (D’après le bulletin d’Ile-de-France Environnement - Liaisons n°128 octobre 2010)

(1) LEADER ou Liaison Entre Actions de Développement de l’Economie Rurale. L’objectif est d’expérimenter des projets innovants, à petite échelle, portés par des acteurs publics (collectivités) ou privés (associations, entreprises...). Sur notre territoire, ce projet s’articule avec l’Opération d’intérêt national Seine-Aval. (2) Fonds Européen Agricole de Développement Rural. (3) Etablissement public d’aménagement du Mantois Seine-Aval

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vernouillet

«Las Vegas-sur-Seine» ou «OK Corral » ?

Depuis 2006, la fin du centre commercial Val-de-Seine a été programmée par les pouvoirs publics, à défaut d’une gouvernance territoriale. Depuis un an, cette affaire empoisonne la politique et l’économie locales. Notre analyse d’un passé récent reste d’actualité (1) : le retard du transfert de ce centre commercial est une illustration de la non-gouvernance locale entre les décideurs politiques, afin d’aménager globalement l’ensemble des deux rives de la Seine. Pire, l’affaire risque de devenir un règlement de comptes à la fois commercial et politique. Depuis, l’imbroglio juridique a succédé à l’annonce de la décision « favorable » de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), par Mme MarieHélène Lopez-Jollivet (PS), aux voeux du maire de janvier 2011 à Vernouillet. Satisfaite de la décision administrative du 29 décembre 2010, la première magistrate s’est réjouie trop tôt, car les commerçants du Val-de-Seine ont déposé le 3 février dernier un recours en Commission nationale d’aménagement commercial, contestant à la fois sur le fond et sur la forme la décision de la Commission départementale d’aménagement commercial. Le promoteur, malgré cet inconvénient, table sur une ouverture en 2014.

Jackpot façon « Las Vegas » Avant d’analyser certains arguments du recours, revenons à la négociation (ou à l’absence de négociation) entre le promoteur, la Société de participations et de placements (SPP) à Paris VIIIe, et les commerçants de la galerie commerciale, qui se sentent désabusés et « trahis par leur maire », Mme LopezJollivet. Un petit cycle de négociations a eu lieu durant le mois de janvier ; cependant, cette temporisation n’a abouti à aucune solution juridique, ou financière. Les promoteurs ont manifestement joué la montre, « obnubilés par la force de la décision de la CDAC » du 29 décembre 2010 : les négociateurs de la SPP ne voulaient rien céder... ni aux commerçants, ni aux propriétaires. « C’est de la quasi-expropriation pour un kopek », a lâché un propriétaire foncier adhérant à l’association des commerçants, et par ailleurs membre du syndic de co-propriété. Pour la SPP, c’est 1 200 € le mètre carré ou RIEN ! « C’est du vol, il n’y a pas d’autre mot », a commenté Alain-Henri Barrière, gérant d’un salon de coiffure et d’une boutique de chaussures, avant de conclure : « Il ne faut pas l’oublier, ce projet, c’est le jackpot pour la ville, mais sur notre dos. » (Le Parisien du 21 décembre 2010). C’est du quitte ou double dans une ambiance de casino digne de Las Vegas. En

résumé, les promoteurs et les « consultants de l’EPAMSA » (selon la présentation faite auprès des commerçants en réunion) jouent le gros lot et veulent rafler la mise tout de suite. De plus, au risque d’être taxé d’avidité, le promoteur s’est permis de faire des demandes inconcevables, voire surréalistes : grignoter quelques parcelles de plus dans le quartier de la Grosse pierre. Ainsi, un des « négociateurs » de la SPP a proposé que la mairie leur cède le terrain de football (en face de Jardiland) afin de faire, par la suite, des concessions aux commerçants ! C’était du chantage foncier sans vergogne. Et les usagers du terrain du football ? Libres à eux d’utiliser les terrains agricoles adjacents, inondables selon le PPRI. Mais à ce jeu-là, la prudence est de mise, car la roue de la fortune peut rapidement tourner. « Las Vegas-sur-Seine » pourrait rapidement devenir un cauchemar pour la SPP. En juin 2006, ce même projet avait été refusé par la Commission nationale (CNEC à l’époque) parce qu’il risquait « d’affecter l’équilibre entre les différentes formes de commerce » de la zone de chalandise, compte tenu de la surdensité commerciale existant avant même sa réalisation. Autrement dit, la saturation de ce type de centre commercial est notoire. L’échec commercial de « Family Village » à Aubergenville renforce la pertinence et l’actualité de cet avis. En outre, la concentration d’une enseigne comme CARREFOUR est patente, compte tenu de la forte présence des enseignes de ce groupe dans la zone de chalandise du projet. C’est une position dominante que négligent les règles de la libre concurrence, au détriment du consommateur. Par ailleurs, la défense des consommateurs est un des critères qui n’ont pas été respectés car l’avis de la CDAC n’incluait pas leur point de vue (absent ce jour du débat !). Un autre point qui affaiblit l’avis favorable de la CDAC est le manque cruel de transports en commun. Aucun bus ne dessert la zone future du projet de centre commercial. Les gares ferroviaires sont éloignées et cet éloignement pose problème pour la circulation douce. En l’absence d’un réseau de circulation douce, c’est extrêmement dangereux. Vive la voiture ! À quand un plan de déplacement durable ? Cela nous amène au débat de l’intercommunalité, et notamment l’entrée ou non de Vernouillet dans la CA2RS, où les jeux et les enjeux s’opèrent sans aucune raison autre que partisane. (2) Revenons à la décision favorable de la CDAC du 29 décembre 2010, qui souligne « la réhabilitation d’une friche industrielle ». Enterrer par encoffrement l’amiante n’est

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pas traiter un problème de pollution à long terme. C’est de la méthode Coué. L’écosystème est aussi négligé car aucune étude sérieuse n’a été présentée par le promoteur sur l’impact de ce projet sur la faune et la flore. La prétendue contribution du projet à l’animation urbaine d’un quartier « hypothétique» en bord de Seine et le traitement architectural et paysager du projet se basent sur un argumentaire vide de sens. La prétendue labellisation « économe » en énergie est aussi sujette à question (3).

OK Corral en perspective

Pour les commerçants, l’heure des comptes a sonné : soit une solution financière s’offre à eux, soit l’opération capote. Et le temps est un redoutable facteur dans ce type de projet. Trois commerçants, dont le leader Bernard Gil, mènent la contre-offensive depuis l’Assemblée générale extraordinaire du 21 décembre 2010, où une unanimité s’est dégagée des deux associations (propriétaires et commerçants) pour le « dépôt d’un recours contre le projet Val-de-Seine II ». Pour les commerçants, qui s’appuient sur un argumentaire fortement juridique, le projet aura « un impact négatif en matière de développement durable, d’aménagement du territoire et de protection des consommateurs». D’autre part, la revendication financière des commerçants reste sensiblement justifiée : « Les gens ont travaillé pendant vingt-cinq ans et, aujourd’hui, on veut les spolier », s’est emporté Serge Leroy, gérant de Century 21 (4). Il est temps de revenir à la table des négociations avec un esprit d’ouverture et de concession. Autrement, les trois acteurs principaux de cette opération – la puissance publique incarnée par la mairie de Vernouillet, le promoteur et les commerçants – ne sortiront pas indemnes d’un contentieux juridique qui s’éterniserait. Dans « OK Corral » il y a «règlement de comptes», et tous peuvent périr... Que de gâchis en perspective ! - R.A. (1) «Qui veut la peau du CCVS ?», Journal des Deux Rives, page 23, n°95 Voir aussi : http://www.journal-deux-rives.com/ villes/61-vernouillet/522-vernouillet-moment-decisif-pour-lecentre-commercial-.html (2) Pierre Cardo a déclaré : « Vernouillet a préféré se tourner vers ses amis de gauche » et Marie-Hélène Lopez-Jollivet a rétorqué: « Ce n’est pas un choix politique, c’est une stratégie à long terme. J’essaie de me projeter dans le futur, et Pierre Cardo le sait très bien ». Le Parisien du 25 janvier 2011. (3) Quelle norme s’applique au projet ? RT 2005 ou RT 2012 ? La norme RT 2012 est pourtant déjà en vigueur. (4) Ce dernier a insisté sur « le vol » par l’équation suivante : 1 290 €/m2 proposé, alors que certains ont acheté à 2 000 €/m2, il y a plusieurs années. Le Parisien du 21 décembre 2010. Nota bene : Le nom DECK78 a été choisi pour commercialiser cette «promenade shopping des Yvelines».


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Environnement

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massif de l’Hautil

Quel devenir pour le Massif de l’Hautil... Le Massif de l’Hautil, un « poumon vert » pour beaucoup, côté Yvelines comme pour l’agglomération de Cergy, subit depuis des décennies d’innombrables agressions qui ont mis en danger sa pérennité environnementale. Cette situation doit cesser. C’est l’objectif que s’est fixé le Collectif pour la protection de l’Hautil, accompagné par de nombreux élus locaux.

interdit d’accès sur sa plus grande partie, ce qui a permis un développement important de la biodiversité. C’est ainsi qu’y cohabitent aujourd’hui de nombreuses espèces, tant de faune et de flore remarquables qu’il faut protéger.

Des enjeux multiples Mais ce n’est pas tout. Des enjeux de territoire et de paysage ainsi que des enjeux sociaux et environnementaux seront à prendre en compte, et les propositions d’actions sont nombreuses et variées. En voici quelques exemples : - Préserver l’espace naturel en classant le massif de l’Hautil en « Forêt de Protection » afin de stopper le mitage de la forêt et des coteaux, et aussi préserver les espaces naturels, agricoles et semi-naturels. Il faudra limiter les nuisances sonores, élaborer une stratégie de gestion des déchets en forêt, mais aussi en lisières, afin de limiter la pollution. - Favoriser les ensembles naturels. C’est favoriser les continuités biologiques et fonctionnelles entre les différentes parties du Massif séparées par des axes outiers (RD1, RD22, RD922, etc.). Ralentir et sécuriser le trafic routier sur tous ces axes et favoriser l’accès par des circulations douces comme un jalonnement cyclable, ou améliorer l’accès et la circulation des cavaliers et des promeneurs.

Jusqu’au milieu du siècle dernier ce furent les extractions de « pierre à plâtre » qui ont laissé des traces indélébiles, galeries souterraines abandonnées et fontis gigantesques en surface. Puis ce furent les dépôts sauvages d’industriels irresponsables. Récemment la décharge sur plusieurs hectares de déchets du bâtiment, située sur le territoire de Vaux-sur-Seine, n’a pu être stoppée que par une procédure judiciaire. Projets ou tentatives d’urbanisation des coteaux (Andrésy), de lotissements (Triel) ou de zones artisanales (Jouy-leMoutier) ne sont que la partie LA PROCEDURE DE CLASSEMENT visible d’autres programmes préEN FORET DE PROTECTION visibles dans l’avenir (OIN Seine Aval).

Forêt et coteaux : un massif unique C’est pourquoi il est temps de consolider la destination de ce territoire (1250 ha) et d’interdire administrativement tout changement d’usage de la forêt et des coteaux. C’est le but que s’est fixé le Collectif pour la protection du Massif de l’Hautil, qui rassemble des associations, des villes et des particuliers situés dans les Yvelines et le Val-d’Oise. Car douze communes se partagent le Massif : Jouy-le-Moutier, Maurecourt, Chanteloup-les-Vignes, Triel-sur-Seine, Vaux-sur-Seine, Boisemont, Evecquemont, Courdimanche, Menucourt, Condécourt et Meulan-en-Yvelines. Deux communes, Triel-surSeine et Vaux-sur-Seine détiennent environ 67% d’un massif

- Sécuriser les parties de la forêt que l’on pourra ouvrir au public. II s’agit de sécuriser les chemins et les parties de la forêt situés en zone blanche ou bleue (PPR). Afin d’en faciliter l’accès ou d’en assurer une plus grande continuité. Mais en contrepartie il faudra interdire l’accès aux zones protégées (zones rouges et zones présentant un grand intérêt écologique). - Favoriser la biodiversité, gérer la faune, valoriser les ressources forestières, mais aussi réguler la faune sauvage afin de limiter, par exemple, la surpopulation de sangliers. Ce qui permettra ensuite de réduire le nombre de jours de chasse. - Développer la connaissance, l’information, et favoriser les usages paisibles de la forêt, protéger, valoriser et faire connaître le patrimoine culturel et historique, et pourquoi pas, créer un écomusée.

Un massif périurbain ? Des statuts juridiques assurant la protection des territoires naturels, parc ou réserve naturelle nationale ou régionale, arrêté de biotope, charte forestière, existent. Celui concernant la forêt de protection est le moins bien connu. Actualisé récemment, ce statut semble particulièrement adapté aux forêts périurbaines comme le Massif de l’Hautil, proche de Cergy-Pontoise.

Proposition de classement par le Préfet ↓↓↓ Elaboration d’un procès-verbal de reconnaissance et d’une notice explicative ↓↓↓ Etablissement d’un relevé cadastral avec la liste des propriétaires concernés, ainsi que d’un plan de situation ↓↓↓ Notification à chaque propriétaire ↓↓↓ Mise à l’enquête publique du projet de classement ↓↓↓ Rapport du commissaire enquêteur ↓↓↓ Avis du ou des conseils municipaux ↓↓↓ Avis de la commission départementale des sites ↓↓↓ Classement par décret en Conseil d’Etat ↓↓↓ Publication au J.O. et publicité de classement en mairie

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Reste à enclencher le long processus qui doit être initié par le préfet jusqu’au classement par le Conseil d’Etat. C’est pourquoi une Charte forestière transitoire pourrait être envisagée. Le statut juridique de forêt de protection constitue actuellement l’outil juridique de protection le plus efficace. En effet, il interdit non seulement tout défrichement conduisant à la disparition de la forêt, mais aussi toute modification des boisements contraire à l’objectif du classement, comme par exemple la biodiversité. Ce statut de forêt de protection peut s’appliquer à des forêts domaniales, communales ou privées, et son rôle principal est de conserver l’intégrité d’un massif et d’éviter ainsi son morcellement. Claude BarouH (D’après une étude de l’association BVH).


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TRIBUNE

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projet en débat

Un contre-projet sur le port des Deux Rives Dans le cadre du programme d’aménagement de la plate-forme portuaire de Triel-sur-Seine, les premières réunions de concertation, qui ont eu lieu fin 2010, ont permis aux habitants de Villennes-sur-Seine de prendre connaissance du projet.

Un groupe de riverains de l’ile de Villennes-sur-Seine a travaillé sur un contre-projet dans le site, avec pour objectif de concilier les intérêts économiques de la Boucle de Seine, tout en assurant la meilleure intégration du projet, et en limitant ses impacts. L’idée directrice de cette initiative est d’associer l’Eco-Port aux intérêts économiques, écologiques et touristiques et de respecter la pratique séculaire de la plaisance et des loisirs nautiques. Notre proposition s’articule autour de quatre axes majeurs : • Optimisation de l’intégration de la zone portuaire (manœuvrabilité des péniches, réduction de la consommation de carburants et des rejets de CO2, réduction significatives des nuisances sonores). meilleure fluidité et sécurité du trafic fluvial. • Aménagement du merlon (meilleure intégration paysagère, rampart végétal pour préserver la faune existante, rampart contre les nuisances sonores). • Contrôle des coûts et des surfaces. • Préservation d’une zone de plaisance sécurisée indépendante du port industriel.

Des riverains se sont embarqués pour un débat avec J-M Gaulier, architecte-paysagiste d’Urbicus, et Colette Villeneuve de Ports de Paris. (Photo J2R)

de Seine existant. Un chenal d’environ 450 mètres de long sur 30 mètres de large et 6,5 mètres de profondeur, qui intègre dès l’origine les estacades destinées au chargement et au déchargement. Ainsi, l’activité hydraulique est peu perturbée. Cette implantation linéaire de la zone portuaire, sur le concept de « l’arrêt au stand», réduit sensiblement la complexité des manœuvres des péniches. En découlent une diminution significative du bruit, de la consommation de carburants, et des rejets de CO2 engendrés par les manœuvres des péniches.

Ce chenal permet également une très bonne accessibilité à la zone portuaire. Aussi, cette alternative permet-elle de réduire le temps Nous proposons une alternative au projet d’accès aux estacades et d’augmenter la par la création d’un chenal parallèle au bras productivité des activités industrielles de la zone. Au sujet de la manœuvrabilité des péniches, le projet actuel de Ports de Paris propose un réaménagement de l’entrée de la darse existante, qui implique qu’une péniche de 110 mètres de long doive manœuvrer sur un bras de Seine de 146 mètres de large pour accéder - presque à angle droit - dans la darse. Le projet alternatif résout ce problème majeur grâce à la création d’une entrée en aval de l’entrée actuelle, tout en conservant sur un bras de Seine plus large l’enEntrée de la darse du port, état actuel. (Photo J2R) trée de la darse actuelle.

Optimisation de l’intégration de la zone portuaire

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Aménagement du merlon

Les terres saines de la zone de creusement du chenal viennent contribuer à l’aménagement paysager du merlon, en augmentant d’une part sa hauteur actuelle pour atteindre 12 mètres (taille d’éventuelles constructions sur la zone portuaire telles que prévues par Ports de Paris), et en prolongeant, d’autre part, légèrement le merlon jusqu’à l’ouverture de la darse actuelle. Le volume de terre restant est alors utilisé pour étendre la surface foncière existante dans la darse, dans une logique économique de contrôle et d’optimisation des coûts et des surfaces. C’est en créant ce chenal que nous créons un îlot. Cet ilot constitue un rempart végétal composé d’arbres à feuillage persistant de 4 à 6 mètres de hauteur sur un merlon surélevé jusqu’à 12 mètres et légèrement étendu. L’îlot devient un rampart écologique contre des nuisances sonores et visuelles depuis Villennes-sur-Seine et crée un effet de renvoi des poussières dans l’atmosphère. Le rapprochement du merlon, du chenal, des quais et des estacades assure également une protection visuelle grâce à un angle de vue modifié, notamment pour les riverains des coteaux de Villennes-su-Seine et de Médan.

Optimisation des coûts et des surfaces Dans le cahier des clauses techniques du projet « Programme d’aménagement dura-


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TrIBUNE

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projet en débat

ble de la plate-forme portuaire de Triel-surSeine » de Ports de Paris, juin 2010, tel qu’il a été présenté dans l’atelier du 3 février 2011, il est précisé que le projet nécessite impérativement une reprise de la darse actuelle par dragage. Il s’agit précisément de draguer près de 200 000m3 de boues (sans doute polluées) qui nécessiteront transport et stockage, voire destruction définitive. PROJET ALTERNATIF La surface de creusement du chenal engendre le déplacement d’environ 90 000 m3 de terres saines à moindre coût (lié au transport et/ou à la destruction des matières). Tout cela implique une étude financière approfondie de la parte de Ports de Paris. La darse actuelle n’est potentiellement que très peu modifiée (zone de renflouement) et, laisse place dans sa partie inférieure au développement d’une future zone touristique de plaisance. Notre projet alternatif ouvre par conséquent une voie parallèle de conciliation entre développement industriel et développement touristique. L’alternative optimise les surfaces de voies d’eau et des terrains.

Préservation d’une petite zone de plaisance sécurisée indépendante du port industriel

Rappelons que dans son projet, Ports de Paris s’interdit de mêler dans son projet port industriel et port de plaisance, en invoquant des problèmes liés à la sécurité du trafic, du fait des manœuvres complexes des péniches entrantes et sortantes et de la fréquence du trafic des bateaux de plaisance. Ce projet alternatif présente - on le re-

marquera encore une fois l’avantage de diminuer fortement les risques d’insécurité liés aux manœuvres. Notre chenal, zone linéaire, permet d’éviter totalement les manœuvres dans le bras de Seine et dans la darse. Il est désormais possible de concilier trafic fluvial industriel et zone de plaisance indépendante en toute sécurité. Le tissu économique local se caractérise par une activité industrielle importante. Chacun peut aisément comprendre la nécessité du développement de l’emploi dans ce secteur des deux rives de Seine. Une réalité à prendre en compte tout comme l’existence des activités de plaisance nautique dans notre Boucle de Seine. Cette Boucle de Seine précisément doit rester un atout majeur et une opportunité de développement touristique durable. Une activité qui, si elle est préservée, participe également au développement économique local, alors que les sites de plaisance sur la Seine en Ile-de-France sont peu nombreux. Le développement industriel ne doit pas se faire au détriment du développement touristique : ces deux activités sont génératrices d’emplois et de revenus et doivent pouvoir coexister. Nous rappelons que la base nautique de Saint-Cloud (92), extrêmement bien intégrée, a permis de redynamiser une zone historiquement industrielle, totalement inexploitée ces dernières années. En conclusion, notre projet alternatif comporte de nombreux avantages financiers, économiques et écologiques. Il apparait évident qu’il constitue une base de réflexion et d’étude très sérieuse dont Ports de Paris peut s’inspirer. Pierre Cardo, président de la CA2RS, manifeste son intérêt pour notre projet alternatif et nous confirme que celui-ci sera étudié avec la plus grande attention. Nous nous félicitons que notre projet emporte l’adhésion de la mairie de Villennes-sur-Seine. Le maire, François Gourdon, soumettra ce projet alternatif au vote lors du prochain conseil municipal. Nous espérons vivement que Ports de Paris ainsi que la

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La concertation continue Afin de comprendre les spécificités d’un port fluvial, son fonctionnement comme son environnement industriel et paysager, le groupe de concertation s’est déplacé pour une visite du port de Limay-Porcheville, dans la Mantois. Bien que la surface de ses installations et sa vocation soient différentes du futur port des Deux rives, un point commun a été constaté : la dimension de la darse est équivalente. Construites vers la fin des années 70, à une époque où la réglementation était moins précise qu’aujourd’hui, les installations ont dû être réaménagées il y a quelques années dans un esprit de développement durable : prescriptions architecturales, cohérence avec le paysage naturel, aménagement des berges, etc. Mais l’aspect environnemental, s’il a été amélioré, ne correspond que de loin à celui promis pour le port des Deux rives. Cette rencontre a permis aux visiteurs de discuter et de se faire une idée de la place que les espaces verts ou la hauteur des bâtiments, par exemple, doivent occuper dans la réalisation du projet, objet de la concertation actuelle. Autre sujet de discussion, la proposition alternative d’aménagement du port des Deux rives. Ports de Paris a communiqué un plan qui montre que cette proposition est bien à l’étude et qu’une réponse sera donnée après chiffrage. Il s’ensuit une prolongation d’un mois dans la planning prévu.- C. s. B. CA2RS retiendront notre projet alternatif pour arrêter définitivement le plan d’aménagement du port de Triel-sur-Seine. Nous sommes à la disposition des ingénieurs et des économistes des équipes de Ports de Paris et de la CA2RS pour dialoguer avec l’esprit de concertation affiché pour ce projet. Franck TROGNéE et Philippe SéNèQUE (Porte-paroles du «Projet Alternatif »)


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prospective

La grandeur est-elle encore possible ?

En lisant le numéro 94 du Journal des Deux Rives (daté novembre 2010), j’ai été frappé par la richesse du débat, des informations, des opinions, bref, de tout ce qui fait la vigueur et la sérénité d’une démocratie... locale...

Et pourtant j’ai comme une petite angoisse... Serions-nous devenus aveugles, sourds et muets (c’est le secret du bonheur pour les trois petits singes !) ? Pouvons-nous vraiment croire à un avenir florissant, à des projets réalistes et utiles pour la collectivité - je veux parler de notre petite communauté d’agglomération de communes, bien sûr -, s’il n’existe pas à très court terme un véritable redémarrage économique pour le pays tout entier et par conséquent pour l’Europe tout entière ? À quoi servirait un magnifique plan d’urbanisation dans la superbe vallée de la Seine avec ses infrastructures routières, ses équipements sociaux, s’il n’y a pas d’entreprises suffisamment stables pour s’engager à rester 20 ans ?

Gouverner c’est prévoir ! Comment voulez-vous croire encore, pour la jeune génération qui devra s’installer, qu’elle pourra travailler dur avec une véritable récompense et une véritable reconnaissance de son travail et de son talent ? Et aussi, comment pourrions-nous accueillir dignement des familles affamées venues du bout du monde qui ne visent qu’à une seule chose : survivre ? Il nous faudrait des emplois de très faible qualification, dans un premier temps, des écoles adaptées pour intégrer leurs enfants dans une culture nouvelle, former également les adultes accueillis aux métiers de demain afin de valoriser leur potentiel d’intelligence, maintenir un système de protection sociale et de santé digne de ce nom en faisant contribuer toutes les richesses produites... (la TVA sociale ?) J’entends déjà les récriminations des théoriciens de l’économie et de la politique : « La relance ne se décrète pas ! » Soit ! Mais le père de la sociologie, Auguste Comte a écrit : « Gouverner c’est prévoir ! »

Prérogatives régaliennes Où est donc passé le fameux génie français ? Combien de brevets nos Belles Têtes Pensantes ont-elles déposés cette année ? Ne pourrions-nous pas recréer de l’emploi

si, en France, en Europe, on s’intéressait à produire, à nouveau, ce que d’autres, ailleurs, auront patiemment copié et amélioré (pour nous les revendre, soi-disant à vil prix), ne serait-ce que pour faire la preuve de notre génie ? Nous nous targuons d’avoir la meilleure agriculture du monde ! La richesse et la diversité de nos productions en témoignent formellement. (Cocorico !) Peut-être serait-il souhaitable cependant de fabriquer nous-même les machines dont nous avons besoin et de ne pas acheter du John Kormic ou du Macdire. À cela, les incontournables experts déclarent que la loi du marché reste le meilleur garant de notre liberté. Ce qu’ils oublient de préciser c’est qu’il s’agit uniquement de la liberté des entrepreneurs et des commerçants et pas de celle des consommateurs. Ils - les consommateurs-citoyens - électeurs - sont devenus les otages d’oligopoles dans tous les domaines : grande distribution, services publics, santé, loisirs... (Exemple à Triel : eau, ordures ménagères, transports...) L’État a abandonné ses prérogatives régaliennes et s’est débarrassé, au nom du libéralisme, de ses moyens de ressources et de régulation. Au nom des contraintes européennes il s’oblige à défendre une fausse concurrence déjà organisée à Bruxelles. Dans les débats télévisés de la TNT, des mauvaises langues parlent même des consignes suggérées par Berlin !

Grandeur et barbichette L’idée généreuse de l’Europe et de sa monnaie unique a servi de leurre pour bon nombre de citoyens européens. L’Europe sociale ne s’est pas faite. Malgré le NON au référendum, les décideurs n’ont même pas eu la pudeur d’évoquer une quelconque lacune d’information du public visant à expliquer ce à quoi les électeurs s’engageaient... Les «Elites Dirigeantes», feraient bien de prendre garde de ne plus regarder le bon peuple avec la condescendance habituelle, voire le mépris, tant il est vrai que les petites combines de certains pour survivre constituent la meilleure des protections pour ceux qui creusent le gruyère de l’intérieur : je te tiens, tu me tiens par la barbichette... Charles de Gaulle avait écrit : « Il n’est de politique que de grandeur ! » Il a également dit, de manière plus discrète : «Il n’y a de politique que dans le possible ! » N’oublions pas l’Histoire : en 1945, le même Charles de Gaulle, conscient du poids que pesait la classe ouvrière sur l’avenir politique du pays, avait oeuvré pour reconstruire le

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pays en lui donnant un avenir. Elle a bien retroussé ses manches et reconstruit le pays, ce qui a permis de voir fleurir une industrie prospère et juteuse. Les 30 Glorieuses ont permis de développer un marché de biens de consommation sans précédent dans l’histoire sociale. Tout le monde y a trouvé son compte et personne ne trouvait choquant le train de vie ostentatoire de certains. À l’époque, il n’ y avait pas le chômage... Aujourd’hui, les contraintes écologiques et énergétiques vont nous obliger à réduire notre frénésie de consommation, qu’elle soit essentielle ou futile ! Mais pour cela il faudra un pouvoir politique fort et cohérent, insensible aux chants des sirènes ou des lobbys électoraux...

Discours idéaliste… discours réaliste… Qu’il s’agisse de l’industrie, de l’agriculture ou des services, il faudra s’assurer que les règles seront respectées, et cela ne se fera qu’avec des moyens réels et des résultats clairement affichés. Il y aura conflit d’intérêts et il faudra convaincre que notre potentiel de richesses à venir se situe dans des modes de production préservant l’environnement, la qualité, et aussi le respect de ceux qui travaillent et produisent. Discours idéaliste ? Aussi idéaliste que de continuer à afficher sur nos monuments la devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité. Et pour cela il nous faudra aussi, avec force et vigueur, faire respecter la Laïcité ! C’est le seul moyen de faire échec aux déplorables habitudes quasi féodales de maintenir en tutelle la pensée individuelle et de favoriser ainsi les coteries sur le terrain de l’économique. L’importance de l’enseignement privé en France illustre parfaitement ce risque. Il a occupé la place laissée vacante par l’État qui s’est désengagé de ses responsabilités dans ce domaine. Ce n’est pas la pensée religieuse, qui reste la liberté de chacun, qui est en cause, mais l’influence des groupes liés au religieux sur les choix éthiques que notre société doit élaborer pour tous, dans l’intérêt commun. Michel STOTZENBACH (un lecteur)


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PrOJET

mars 2011

A104 et port d’achères

Le COPRA s’invite aux cérémonies des villes favorables à la A104 Le puissant collectif contre le projet de la A104 entre Méry et Orgeval est venu perturber les cérémonies des vœux des maires favorables au projet autoroutier. Deux cibles privilégiées : les maires de Conflans-SainteHonorine (Philippe Esnol) et d’Andrésy (Hugues Ribault). Les militants ont distribué des tracts à l’entrée des salles de réception pour rappeler que 2011 sera décisive, puisque l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique se déroulera cette année. Le COPRA s’est fait particulièrement bruyant à Conflans, ce qui a mis en colère Philippe Esnol, mécontent du tract distribué, et qui s’est déclaré décidé à poursuivre pour diffamation le collectif anti A104. Deux faits nouveaux en 2010 ont remobilisé les troupes du COPRA. D’une part le revirement du maire de Conflans, longtemps opposant farouche, devenu l’un des supporters les plus acharnés de la A104. Philippe Esnol (PS) est déjà surnommé le « Besson

de la A104 ». Il assure avoir obtenu un souterrain intégral dans Conflans. « Faux », affirme le COPRA : « Le maire de Conflans n’en a jamais apporté la preuve, et ce projet a un coût déjà insupportable de près de 3 milliards d’€ ». Il apparaît donc peu probable que l’Etat puisse satisfaire les exigences conflanaises. Second fait nouveau : le « gigantesque » projet du port d’Achères de 420 hectares, face au vieux Conflans et à Andrésy et à ses « murs de containers ». Un projet « passé sous silence » lors des débats publics de la A104 et qui, « après PSA Poissy » devient un nouvel « alibi à la réalisation de la A104 ». L’autoroute à 120 000 véhicules par jour traverserait Conflans et Carrières, passerait sur la rive gauche en longeant Achères, avant de frôler les quartiers sud d’Andrésy. Cette dernière fut la seconde cible privilégiée du COPRA : le maire, Hugues Ribault, a toujours défendu la A104 et s’est satisfait de la décision du tracé vert. L’édile d’Andrésy ne veut plus du COPRA, depuis deux ans, dans le forum des associations de la ville. Hugues Ribault a répondu au COPRA, dans son discours des vœux, en rappelant que les routes n’étaient pas à « oublier . Il faut adapter le réseau routier et désenclaver notre territoire, tout en protégeant la population ».- L.W.

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Diffamation ou pas ?

L’association COPRA 184 a fait une rentrée remarquée au début de l’année 2011. Certains maires, dont M. Philippe Esnol, ne sont pas contents de cet activisme... Et ce dernier a menacé de vouloir porter plainte... pour «diffamation». Mais le COPRA persiste à militer en informant les habitants d’un projet pharaonique, c’est-à-dire le port d’Achères, qui supposerait la construction d’une liaison routière en milieu urbain, c’est-à-dire la A104 ! Le COPRA ne veut pas se laisser «entrainer dans la spirale politique, c’est peine perdue» explique son communiqué de janvier 2011, envoyé par Philippe Poix, secrétaire de l’association COPRA 184. Il poursuit : «Est-il réellement malhonnête, insultant et irrespectueux, comme il nous l’est reproché, de porter à la connaissance des populations un projet qui va modifier la vie au quotidien des habitants de toute une région ?» S’il est vrai qu’aujourd’hui, un projet doit prendre en compte les contraintes environnementales, un port de cette envergure (400 hectares) reste un port, et ce ne sont pas quelques arbres et fleurs qui feront disparaître les quais, les aires de stockage de conteneurs empilés sur plusieurs étages, les grues et les voies d’accès, sources de recrudescence de circulation de poids lourds. Un vrai débat en perspective.- R.A.

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associations

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Vie associative

Le forum des métiers propose des orientations C’est le collège Jean-Zay de Verneuil qui a organisé cette année la rencontre parents, collégiens et professionnels, afin d’échanger des informations sur les orientations. Samedi 5 février, de nombreux élèves accompagnés de leurs parents sont venus rencontrer les représentants des formations du bassin, ainsi que les professionnels qui ont décrit leur quotidien documents à l’appui. Ainsi, chacun a pu parler de son métier avec passion. Parmi les interlocuteurs, de nombreux organismes officiels, de grandes entreprises ainsi que les conseillères d’orientation qui ont tous insisté sur le rôle des parents pour aider l’adolescent à construire son projet. Bientôt se présenteront d’autres occasions de retrouver les représentants de ces formations, lors des Journées Portes Ouvertes des lycées généraux du secteur, ainsi que les voies alternatives au tronc commun qui peuvent intéresser nombre de collégiens de 3e. Echanger et transmettre, telle est la devise d’une association présente pour la premère

fois au forum. «L’Outil en Main», c’est son nom, a l’intention dès la prochaine rentrée de proposer aux jeunes de 9 à 14 ans des ateliers d’initiation aux métiers du patrimoine. Ce projet, qui a de nombreux soutiens, se fera avec d’authentiques gens de métier, de vrais outils, dans de vrais ateliers. Souhaitons que de (Photo J2R) nombreux métiers Les collégiens écoutent la présentation de M. Hüe. soient représentés, car ce sera un lieu d’échanges et d’initiation, où les Mais nous aurons l’occasion de revenir sur jeunes découvriront les activités liées au patrimoine cette initiative pleine de promesses quand elle par des hommes et des femmes de métier, bénévo- se réalisera.- C.s.B les, dans un cadre aussi réel que possible. Pour plus d’informations : www.loutilenmain.asso.fr

Collections et collectionneurs

Dis-moi ce que tu collectionnes et je te dirais qui tu es ! Ce pourrait être la devise de l’observateur de ces deux jours que l’Association Philatélique et Cartographique du Canton de Triel (APCCT) a organisés à Triel, Espace RémiBarrat, pendant lesquels des collectionneurs venus de tous les horizons ont pu fouiller, échanger, et même acheter qui des timbres, qui des vieux papiers, des livres rares ou les traditionnelles cartes postales anciennes. Collectionner, c’est faire œuvre utile, c’est conserver un certain patrimoine. En effet c’est le collectionneur qui, attribuant à un thème une cote d’amour sans forcément y ajouter une référence monétaire, fait un geste de sollicitude envers l’objet. De banal, usuel, il devient pièce conservée, préservée, réhabilitée et même magnifiée. Il est sauvé de l’usure et de la destruction en suspendant son usage. Mais le collectionneur est aussi un créateur : il n’y aurait pas de collection sans lui, car si l’homme crée l’objet, c’est le collectionneur qui crée la collection. Et beaucoup de collections sont à l’origine des musées. Actuellement, ce qui fait un tabac depuis quelques années ce sont les capsules de bouchons de champagne, plaques de muselets pour les spécialistes. Présentés en grand nombre, bien rangés dans leurs présentoirs rouge, les jolis petits ronds de métal ont

été objets de convoitise pour certains, et d’achat ou d’échanges pour les autres, qui étaient venus pour ça. La variété des sujets présentés peut surprendre, mais il faut savoir que ces capsules sont «personnalisées» et parfois produites en tirages limités. Ce sont celles qui ont la faveur des amateurs. Cette année les cartes téléphoniques, les fèves de galettes des rois ou encore les timbres ont rencontré des amateurs, car c’est lors des foires comme celle-là que le col-

lectionneur a le plus de chances de trouver la perle rare, objet de toutes ses recherches. Toutefois, même s’il la trouve, toujours insatisfait, il recommencera a chercher l’autre pièce qui manque au puzzle que constituent les pièces de sa (ses) collection (s). Alors souhaitons bonne pioche aux heureux et persévérants collectionneurs, car d’autres foires et expositions ne manqueront pas de leur être proposées par les clubs (et les marchands) des environs. - C. s. B.

L’«Aventure du plus léger que l’air» caractérisa le 11e Salon APCCT. (Photo J2R)

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Athlétisme

Kessely, double championne de France, retrouve sa forme Haoua Kessely, du club Vernouillet Athlé, revient en forme et s’octroie un doublé lors des Championnats de France seniors en salle. En réalisant 13 m 91 au triple saut et 6 m 47 au saut en longueur, lros des Championnats de France d’athlétisme en salle qui se sont déroulés à Aubières (Puy-de-Döme) les 19 et 20 février derniers, Haoua Kessely s’était qualifiée pour les Chamionnat d’Europe à Bercy. Son retour en scène avait pu avoir lieu en dépit d’une b lessure au tendou d’Achille qui avait ralenti sa préparation. Un bon résulatat malgré son handicap. Son entraîneur, Sémy Saghouani, relate son week-en des championnats de France. Le samedi 19, au complexe sportif Jean Jellez, Kessely avait affaire à fort partie. Eloise Lesuer, la recordwoman de France, était la «femme à battre». Selon Sémy, Kessely avait son ramené à un niveau excellent et «cela était un bon indicateur pour la suite des événements.» Elle avait même effectué «un départ lancé «sans se signaler auprès de son entraîneur». Cette Kessely-là avait envie d’en découdre. C’est de la fibre des champions. Au deuxième essai dans la période d’échauffement, pour Kessely, rebelote; et «Elle a continué à mordre encore d’au moins cinq pieds». Il fallait donc reculer encore de cinq pieds. Le temps pressait car Kessely était appelée pour la compétition. Après, c’était du bonheur : «Pour la demoiselle Kessely, après un premier essai mordu de peu, le concours est devenu paisible.» Après avoir frisé la catastrophe (deux essais mordus), elle gagna le concours avec 6 m 47 pour un minimum fixé à 6 m 52 (il manquait 5 cm). Dommage car elle aurait pu être qualifiée pour Bercy dans la discipline du saut en longueur. Vernouillet Athlé s’est vite mis au boulot pour la deuxième journée, celle du triple saut. Dimanche 20 février, Kessely ne semblait pas affectée par la relative «déception» du samedi. Elle s’est échauffée d’une manière excellente. La consigne de l’entraîneur était simple : «Placer un saut (magnifique) sur les 2 premiers essais!». L’entraîneur Sémy s’est posté au même endroit que la journée précédente. «Seul, il n’y avait personne autour de (lui). C’était comme pour un présage : On m’a laissé la place

Haoua Kessely radieuse d’avoir ravi son titre à la favorite, Eloise Lesuer.

pour me défouler,» explique-t-il une semaine après l’événement qui allait se dérouler devant lui. Premier essai : 13 m 77. L’entraîneur s’est interrogé : «Kessely était à 2 cm de son record personel. Et la machine de guerre s’est mise en marche. Deuxième essai : magnifique, pour l’entraîneur Sémy, «c’est la terre qui a tremblé, et le speaker annonçait que Kessely avait atteint «les minimas pour les Championnats d’Europe à Bercy. C’était énorme !» Cela dit, il fallait gérer la suite, notamment le retour possible de la double championne olympique camerounaise. Mais Kessely était «intouchable ce jour-là» malgré quelques imperfections techniques à la fin de la compétition. Kessely a assuré son SAV : ses sauts suivants n’étaient pas aussi bons, mais le compte était bon. Elle resta autour de son record personnel. Pour l’entraîneur, l’heure de la délivrance était arrivée : «Depuis le temps que l’on attend ce déclic, Kessely est la seule représentante française au triple saut sur la liste des sélectionnées pour les Championnats d’Europe en salle qui ont eu lieu les 4 et 5 mars.» En outre, c’était sa première sélection chez

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(DR)

les seniors (A) après avoir été sélectionnée sept fois en équipe France juniors. Son doublé près de Clermont-Ferrand était historique car personne n’avait gagné le triple saut et la longueur.-D.D.

Quatorzième aux qualifications à Bercy Avec le meilleur de ses trois essais à 13,82 m, Haoua n’a pas pu se qualifier pour la finale du concours du triple saut lors des Championnats d’Europe en salle à Bercy. Le huitième et dernier ticket pour la finale était à 14,01 mètres !

Réactions de Kessely et de son entraîneur «Je suis un peu déçue, c’est sûr. J’étais fatiguée et... il m’a fallu du temps» pour m’améliorer. «Avec un ou deux essais de plus, j’aurais peut-être pu faire mieux et aller au-delà des 14 mètres !» Pour Semy, l’entraîneur, «Haoua a fait un bon premier Championnat d’Europe en salle... Elle n’a rien à regretter.»


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SPORTS

mars 2011

patinage artistique

Clément Pinel veut un titre

Clément Pinel vise un titre aux Championnats de France de patinage artistique.

Le Triellois Clément Pinel est patineur artistique depuis l’âge de 4 ans. Il a aujourd’hui 15 ans et appartient au Club de Cergy dans la catégorie 14-16 ans. Il s’entraîne six jours par semaine, du début septembre à la mijuin. Le Triellois prend quelques vacances jusqu’au fin juin et repart en stage d’été pour six nouvelles semaines : trois à Toulon et trois à Méribel. Son entraînement l’oblige à une scolarisation par correspondance, puisqu’il n’existe aucune structure sport-études pour sa discipline. Clément participe aux compétitions nationales depuis trois ans. Après une saison en première division en 2009, il s’aligne actuellement en deuxième division. Malheureusement, comme tout sportif de haut niveau, Clément rencontre des problèmes physiques : depuis décembre 2009, il accumule les douleurs aux chevilles et aux genoux en raison de sa croissance.

Depuis fin novembre tites vacances, Clément 2010, il a pu reprendre fait des stages de coméun entraînement nordie musicale ou de DJ. mal. Le début d’année Il se passionne par tout 2011 a été marqué par ce qui touche au specune première place au tacle vivant : musique Tournoi de France à (il est pianiste), danse, Rouen. La semaine cirque (il est jongleur et suivante, il remportait monocycliste…) la Coupe Régionale des Bords de Marne Son avenir, il le voit à Neuilly-sur-Marne. dans le patinage, bien Début février, il monte sûr, et tentera de desur la 2e marche du venir international. Il a podium à Courbevoie un bon exemple à Cer(92). Sa dernière comgy-Pontoise : le Champétition sélective aura pion d’Europe Florent eu lieu à Garges-lesAmodio, un copain de Gonesse, le 13 mars. patinage. Actuellement, Clément fait partie des Clément prépare égatrois meilleurs patilement son diplôme de neurs de sa catégorie. moniteur. Par la suite, Il envisage un podiumClément, un champion multicartes. (DR) il compte intègrer une aux Championnats de troupe de patineur pour France qui auront lieu à Neuilly-sur-Mar- des tournées de galas. Il fourmille d’idées ne, le week-end du 25 et 26 avril. sur son avenir et les moyens de les concréEt en dehors, me direz-vous ? Pendant les pe- tiser.- H.P.

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mars 2011

escrime

Les Mureaux et Triel sur le podium au Carré d’As Les 22 et 23 janvier, le Cercle d’Escrime des Mureaux a organisé son challenge annuel «Le Carré d’As». Contrairement à l’an dernier, cette édition fut une réussite tant au niveau de podium que de nombre de participants. Triel ESC a donné une belle prestation et Les Mureaux se placent parmi les meilleurs...

Le Carré d’As organisé par le Cercle d’Escrime des Mureaux (CEM) est un challenge amical qui se déroule durant deux journées pour deux compétitions. L’édition 2011 s’est déroulée dans une ambiance sportive de bonne qualité. Le 22 janvier après-midi, le challenge s’est ouvert par la compétition d’épée pour les benjamins, minimes, cadets, juniors, seniors et vétérans. Trente-sept compétiteurs, toutes catégories, y ont participé. Les membres du Triel ESC figuraient dans la compétition à l’épée. L’équipe du Triel ESC a surpris tous les favoris et s’est payé le luxe d’un podium : la troisième place, derrière Les Mureaux, eux-mêmes derrière le leader, Rueil-Malmaison. En revanche, les Triellois se sont imposés dans la catégorie senior. Raphaël ForestDodelin, François Mertine et Florian Baude, tous les trois de Triel, ont pris d’assaut le podium : la première, la deuxième, et la troisième places ont été respectivement gagnées par ce trio triellois. Et pour couronner le tout, la cinquième place a été remportée par un autre Triellois, Emilien Bastide. L’espoir du Club des Mureaux, Marie Taranoff, 4e de la Ligue de Versailles, a gagné la compétition cadettes.

Le Cosec des Mureaux a accueilli environ 70 participants au Carré d’As. (DR)

Le Pecq, Louveciennes et Les Mureaux. Ces deux derniers clubs sont arrivés ex-aequo au classement. François Garay, maire des Mureaux, Albert Bischerour, maire-adjoint au sports, et Salim Boufenara, conseiller municipal au sports, sont passés durant le week-end encourager les participants. Le bilan de cette édition

2011 est positif : une réussite pour le club hôte, Les Mureaux, et également pour son président Gérard Massault. Ce dernier a remercié tous les bénévoles, membres ou non du club des Mureaux. Au total, plus d’une centaine d’escrimeurs ont participé et beaucoup étaient satisfaits d’être venus se mesurer aux meilleures lames des Yvelines dans le cadre de ce challenge amical.- D.D.

Challenge des clubs (Compétition épee)

Clubs Rueil-Malmaison C.E Les Mureaux Triel ESC Houilles G.O C.E Louveciennes US Le Pecq Hautil-Fin d’Oise Chaville C.E Saint-Germainen-Laye Bois-Colombes

Saint-Germain au fleuret

Le 23 janvier à partir du 9 heures, la compétition fleuret s’ouvrait pour les poussins «hors-concours». Les poussins et pupilles étaient très nombreux dans les autres compétitions : 70 petits fleurettistes s’étaient affrontés pendant toute la journée. Le club de Saint-Germain-en-Laye a remporté la coupe devant l’US

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Points 24 23 17 11 10 4 3 4 3 3

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LESJOURNAL NOUVELLES FÉVRIER-MARS 2010 LE DES DES mars 2011

ACTUALITÉ LOCALE cULTURE

VERNOUILLET Un jour un livre

Le nègre du président De plus, la contrainte environnementalegénèredesincertitudes.Le propriétairedusiteenvisagépourle transfert, Eternit, devrait traiter corEntre roman et pamphlet : rectementlapollutionemmagasinée «L’ennui avec nos hommes danslesol.Ilesttempsdeseposerla politiques c’est qu’on croit questiondeladépollutiondecesite, faire leur caricature, alors maltraité par un industriel qui avait qu’on fait leur portrait.» exploitélesressourceshumaineset Sennep foncières durant des« décennies. Le Nègre du président

»

se

Bail emphytéotique présenteetexplicitement compropriété du Val-de-Seine I me un «roman»,

du moins Le«capitalismenaturelc’est »implique de ce qui est écrit laisser dans « l’état naturel » un site sur la couverture. Mais la si loi le après exploitation. D’ailleurs, terme est impriexige un traitement de pollution mélasous le titre, c’est un roman avant de céder la propriété polluée. de « politique C’est pour cela que leréalité propriétaire », assez va procéder à l’utilisation bail inégal.d’un C’est-àdire que ce texte emphytéotique(duréeentre25et70 s’inscrit dans anstradition !) à l’aménageur. une littéraire qui se veut divertissante, quis’ajoute donne uneune description de la sociéA cela incertitude juté et de l’âme humaine, mais n’épargne perridique concernant Val-de-Seine sonne. Telle cette « Hauteleassemblée pour la frime ils te rebattent les oreilles avec I : lesoùpropriétaires des murs etleur les grande sagesse. Tu parles ! Plus de trois cents commerçants commercial là-dedans, t’enlèvedu les centre cumulards, les sonotones, ceuxont qui roupillent, d’utiles et actuel signé encinquante 2007 un protoencore dans les bonnes sessions. » cole d’accord qui est aujourd’hui Parfois, «pour que le film marche, il fallait caduc. Si protocole était s’assurer la le claque. La claque enrevalidé, politique, ceux qui sont dans les premiers rangs et il permettrait un bon déroulement peuvent vous retourner une salle, ce sont les

(juridique et financier) pour le déplacementdescommerçantsvoulant s’implanter sur l’autre site. Les propriétairesvont-ils, semettre d’accord journalistes.» Après trente ans d’observation de la vie politique l’auteur reconnaît : « ? J’ai à nouveau avec l’aménageur tout appris de Lui. Que tout ne tenait qu’en Selonnosinformations,quatrecomces cinq mots : je communique, je te nique ! merçants craignent depayer lesvite.» pots Mon vrai mérite est d’avoir appris très Mais qui c’est , « Lui » ?d’allumage Mais le « Saint cassés desretards dePace tron » bien sûr. Car « il n’y a pas de hasard, hautement technique etpoliildossier n’y a que des rencontres. Je suis d’accord avec ça.Mais, Ma rencontre cet improbable tique. lestroisavec quarts descompersonnage a dynamité ma vie. Je suis tombé merçants semblent décidés àsuivre: sur le meilleur des artificiers. J’ai commencé à«pétarader ! Chaque jour, Lui, Il te Sileprojetdoitsefaire,qu’ilsefournisfasse sait ta double dose d’adrénaline. Et le mieux, maintenant, car l’incertitude et le temps ou le pire, c’est que t’avais aucune envie de peuvent desfacteurs pour venir t’enêtre plaindre. C’est défavorables comme ça que tu chopes ce satané virus delalapropriétaire politique. T’acce dossier », souligne de ceptes d’y mettre un orteil et tout y passe. la boutique Les arguments Ta zigounette Phildar. avec, et ceci n’est pas qu’une image. » tels que la proximité, le savoir-faire Jusqu’au jour où le porte-plume du président et la co-propriété centremot actuel produit un discours déjàdu prononcé pour mot un an auparavent. « Ça c’est passé un 29 conduisent à justifier un arrangeoctobre. Un vendredi, puisqu’ils m’ont passé ment entre lescommerçants actuels au napalm le samedi à l’aube.» et le promoteur Desjouis. Le roman devient alors le support d’une réEntoutcentrée cas,la départeflexion surCommission l’analyse du sujet, la politique et l’observation des courtisans « sans cesse mentale d’aménagement commercial en train de courir sur un champ de mines en(CDAC) au bon tre barbelésveille de la bassesse et déroulement les rares cimes de l’honneur.» société contemporaine décrite de cetteLaprocédure d’instruction sans détours mais sur un ton d’amertume et (deux mois). Parmi huitl’anecdote repréde répétitions baroques où,les depuis éclairante d’intimités sentantsjusqu’aux decettedescriptions commission (cinq tarifées, se succèdent diatribesqualifiées,) et sentiment élus et trois personnes de vengeance à peine masqués. Des règleune majorité doit se dessiments de compteabsolue avec un milieu professionnel familier ?étaient L’auteurpour n’étantetpas avare nerjadis (si quatre quatre de confidences et autres aveux complaisants,

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contre,ladécisionseraitdéfavorable pour le transfert…). On peut regretter aussi la non concertation publiquede compte (quid avec de ne serait-ce pas un règlement lui-même qu’il en 214 pagesde d’un récit l’impact surrègle le commerce proxidont l’éclat ne à brille que par ce qu’il voudrait mité àTriel, Verneuil-sur-Seine et dénoncer : « Les ressorts du pouvoir et de la même à Vernouillet). courtisanerie ». -C. s. B. En effet, l’enquêtepublique n’estplusnécessaire La romance pour ced’une type d'implantation démission commerciale depuis l’adoption loi Le «porte-plume» de Sarkozy, écœuréde parlales abus de pouvoir, les bassesses de couloir, les LME pour la modernisation de coups(Loi tordus et autres vilenies qui se passent à l’Elysée, décide d’une action suicidaire... Il l’économie). est immédiatement remercié et son silence acheté. Mais sera-t-il vraiment muselé ? Enconclusion, épousant le rôleet desans porte-plume du PrésiEn seprononcer dent, comme d’autres en sont les «porte-flinsur le fond cerévèle dossier, gues», l’auteurde nous l’enversle duretard décor. A la lumière de son personnage, éminence du transfert de ce centre commergrise de la République ou nègre «défroqué» du candidat président Sarkozy, cial est puis uneduillustration de lelalecteur nonarpente dans ce roman les arcanes du pouvoir gouvernance locale entre décideurs et décode les jeux et enjeux du sérail. Une visite guidée, et secrète de l’Elysée politiques pourprivée aménager globaleavec intrigues, fonctionnement opaque, abus ment l’ensemble desàdeux rives dela de pouvoir, acteurs prêts tout pour conserver leurs privilèges, sans oublier l’omnipréSeine. Se sence de la pose familleégalement et du clan. laquestion

politique du rôle de la CommunauJournaliste politique au Monde puis au Nouvel Daniel Carton estdeux aujourd’hui téObservateur, d’agglomération des rives écrivain et journaliste indépendant. Il est avec sansetVernouillet. Cet«enjeu auteurou d’essais de documents dont Bien c’est off » : ce que les journalistes aentendu peut-être été le levier de négopolitiques ne racontent jamais (2003 - Albin Michel). pour « S’ils savaient à Paris... ce quelelatransFrance ciation faire accepter d’en haut ne voit plus » (2005 - Albin Michel), «Unedu campagne off commercial : chronique interdite de la course fert centre dans un à l’Elysée » (2007 - Albin Michel) et un premier roman, « Mélanine (romanmorose. – 2008 - Fayard). contexte plus» que

Il poursuit, avec ce livre, dans la lignée de ses précédentes enquêtes Rodrigo et documentsACOSTA «dénonciateurs ».acosta@nouvelles-des-deux-rives.com


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cULTURE

mars 2011

BLOC-NOTES DE L’HISTOIRE

Qui était Jean Zay ? Le collège de Verneuil-surSeine porte le nom de Jean Zay. Nous avons voulu savoir qui était ce ministre de l’Instruction et des Beaux arts du Front Populaire, ce résistant, dont la vie, la carrière et la fin tragique sont plus qu’exceptionnelles, exemplaires. Député à 27 ans, ministre à 31 ans, prisonnier politique à 36 ans, assassiné à 39 ans : l’itinéraire de Jean Zay est dense, fulgurant et tragique. Jean Zay (1903-1944) est un homme politique français né à Orléans et mort assassiné en juin 1944 par la Milice à Molles. Il fut ministre du Front Populaire. On lui doit les grandes réformes qui marquent encore à ce jour les principes de la scolarité à la française.

Un républicain méconnu

Né d’un père juif laïc et d’une mère protestante et il milite aux Jeunesses laïques et républicaines. Bachelier en 1923, il entre comme journaliste au « Progrès du Loiret ». En 1928, il devient avocat et s’inscrit au barreau d’Orléans. C’est à partir de cette période qu’une grande carrière s’ouvre devant lui. Militant en vue au Parti Radical et Radicalsocialiste, il est logiquement élu député de la première circonscription du Loiret de 1932 à 1936. Après être apparu comme « chef de file des jeunes radicaux » et l’un des artisans

du Front Populaire, il est réélu. Durant cette période, il rencontre Madeleine Drieux, qu’il épouse en 1931. De cette union naissent deux filles : Catherine en octobre 1936 et Hélène en 1940. En 1936, Jean Zay entre dans le ministère Sarraut comme sous-secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil. Le 4 juin, il est appelé par Léon Blum au poste de ministre de l’Education Nationale et des Beaux-Arts, il a alors 32 ans. Lors de son passage au Ministère, entre 1936 et 1939, Jean Zay met en œuvre les réformes suivantes : • Prolongation de la scolarité, de 13 à 14 ans, à partir d’octobre 1937. • Ouverture d’un très grand nombre de classes. • Introduction de l’éducation physique obligatoire dans les horaires et construction de terrains de sport. • Organisation de l’orientation professionnelle. • Développement de l’hygiène scolaire et création de cantines. • Essor des colonies de vacances avec en particulier la « Jeunesse en plein air. » • Paiement des vacances aux suppléants. • Construction de lycées (féminins notamment) et création de postes. • Impulsion donnée à l’enseignement technique. • Instauration de la médecine préventive et encouragement à la pratique du sport. •Augmentation du nombre des boursiers et du taux des prestations versées. • Institution du Centre National de la Recher-

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che Scientifique (CNRS).

• Création du musée de l’Homme. • Ouverture du Palais de la découverte. • Projet d’Ecole Nationale d’Administra-

tion.

Les temps de guerre

La guerre met fin à sa carrière de ministre. Lorsqu’il s’engage, le 2 septembre 1939, il entend partager le sort de sa génération sur le front. Le 18 juin 1940, il se rend à Bordeaux pour participer à une séance extraordinaire de la Chambre des députés et partir pour l’Afrique du Nord avec d’autres parlementaires. Il s’embarque alors sur le Massilia avec des hommes comme Mendès France où le nouveau pouvoir les fait arrêter. En juin 1940, il est condamné à la déportation et à la dégradation militaire, peine jamais prononcée depuis l’affaire Dreyfus, pour une durée indéterminée, par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand. Il est détenu successivement au fort SaintNicolas à Marseille puis à la prison de Riom. Il subit une violente campagne de presse orchestrée par Philippe Henriot, ministre de l’Information du gouvernement de Vichy, réclamant la condamnation à mort du « Juif Jean Zay ». Durant ces années de souffrances physiques et de tortures morales, il prend des notes qui lui donnent une grande force. Celles-ci seront rassemblées dans un livre en 1945, sous le titre : « Souvenirs et Solitude ». Le 20 juin 1944, il est enlevé durant son transfert à la prison de Melun et assassiné par des miliciens de Joseph Darnand dans un bois à Molles dans l’Allier.- C.s.B. Si vous voulez en savoir plus - Jean Zay, la vie et l’œuvre - Marcel Ruby - Ed. Corsaire - Souvenirs et Solitude - Jean Zay - Ed. Talus d’approche - Chroniques du Grenier - Jean Zay - Ed. L’Ecarlate


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mars 2011

BLOC-NOTES DE L’HISTOIRE Deux écrivains de convictions différentes s’unissent dans un même éloge de Jean Zay

Olivier Barbeau et Roger Karoutchi ont écrit un livre en 2006 qui retrace la vie et l’œuvre exceptionnelle de Jean Zay. Le paradoxe de ce livre c’est qu’il est l’œuvre d’un homme de droite (Roger Karoutchi) qui façonne une sorte de panégyrique (bien que l’éditeur s’en défende) d’un homme de gauche (Jean Zay). Deux justifications s’imposent : celle de l’éditeur puis celle des auteurs. « Figure majeure de la IIIe République, Jean Zay fut député radical à vingt-sept ans et ministre de l’Instruction, comme on disait alors, à trente et un. Il a connu les troubles des années 1930, la menace des Ligues et de la guerre civile, le Front populaire de 1936, la difficile conversion d’une France rurale en une puissance industrielle, alors qu’à l’extérieur le pays se trouvait pris en tenaille par les dictatures, jusqu’à son effondrement face aux fascismes. L’oeuvre ministérielle de Jean Zay est d’une exceptionnelle richesse : le festival de Cannes, l’Ena, le statut moderne des droits d’auteur, le CNRS, et même les bibliobus lui doivent leur existence ! Mais c’est surtout dans l’éducation que son action fut la plus considérable : avec une remarquable avance sur son temps, ce grand pédagogue a posé les fondements de ce qui deviendra le système scolaire moderne. Si la guerre n’avait pas mis un terme à sa carrière, il est certain que Jean Zay aurait pu accomplir

encore beaucoup. C’est ce destin tragique que nous racontons ici : sa carrière politique fulgurante bien sûr, ses projets et son oeuvre visionnaire, son emprisonnement par le régime de Vichy, son assassinat par la Milice en 1944, mais aussi ses épreuves et ses faux-pas. En notre époque de crise idéologique profonde, il est nécessaire de faire retour sur cette période de l’histoire de France qui, plus que toute autre, a vécu l’angoisse du lendemain, les luttes et les déchirements. La situation des années 1930, à bien des égards, est comparable à celle que nous vivons aujourd’hui : l’historien y décèle la même lassitude démocratique, la même crise économique, la même désespérance populaire face à ses dirigeants. Retracer les erreurs de l’une pourrait bien être un moyen efficace pour éviter les mauvais pas de l’autre. Ni panégyrique ni instruction à charge, cette biographie se veut un récit fi-

Artisan

dèle sur l’un des hommes politiques les plus remarquables du XXe siècle. » Pourquoi s’intéresser à un homme de gauche quand on partage soi-même des convictions qu’il est convenu d’appeler «de droite» ? Qu’estce qui peut nous pousser à écrire la biographie de Jean Zay, radical-socialiste, nous qui défendons résolument des points de vue qui, à son époque, auraient été en opposition avec lui ? La question ne manquera pas de nous être posée. Répondons-y dès maintenant. D’abord il nous semble que Jean Zay fait partie de ces grands hommes que leur oeuvre exemplaire place au-dessus des considérations de chapelle, des appartenances partisanes. Comme certains monuments font partie à tout jamais du patrimoine commun des Français, certains destins deviennent la propriété de tous les citoyens de notre République. Nul ne peut plus qu’un autre se réclamer de tels trésors nationaux, au motif qu’il en serait plus proche. Ni panégyrique ni instruction à charge, cet ouvrage se veut un récit fidèle, quoique non universitaire, de la vie de Jean Zay. En rédigeant sa biographie, nous souhaitions réparer une injustice : celle de l’oubli relatif dans lequel il est tombé depuis cinquante ans. Demandez aujourd’hui à un homme ou une femme de moins de trente-cinq ans s’ils connaissent Jean Zay, et vous constaterez vite que ce nom n’occupe aucune place dans la mémoire collective, alors que ceux de Blum ou Mendès France jouissent toujours d’une notoriété méritée.

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cULTURE

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Coups de coeur

Gérard Jugnot et son «paquet» Ce samedi 13 février, Gérard Jugnot fait un triomphe à Béjart avec «le Paquet ».

Une comédie écrite et mise en scène par Philippe Claudel. Depuis sa sortie au début de l’année dernière au Petit Théâtre de Paris, le « grand Jugnot » ne cesse d’enthousiasmer les spectateurs, notamment par la prestation impressionnante qu’il offre au public pendant une heure et demie, sur un texte difficile. Son humanisme parfois grinçant, mais son humour modeste distillé dans un public complice, réjouissent les spectateurs. Au lever de rideau notre comédien surgit seul sur scène, où ne se trouvent pour décor qu’un banc et une poubelle. Il transporte un énorme paquet semblant très lourd et fermement ficelé. Le hissant tant bien que mal sur le banc il donne l’impression d’y tenir plus qu’à tout. Drôle de paquet dont la forme rappelle par exemple... un corps humain! En le voyant le manipuler avec précaution, on pourrait penser même à sa femme... Mais le bonhomme, la cinquantaine, est pauvrement vêtu : un manteau ample, une veste étriquée, un pantalon élimé aussi fatigué que lui. Loin de nous révéler le contenu du paquet, dont il rajuste amoureusement les ficelles et dont nous, spectateurs, sommes avidés de connaître le mystère, Gérard Jugnot s’apprête à raconter son histoire... et des histoires. Il nous apprend qu’il n’est pas seul et même qu’il a beaucoup d’amis. Qu’il attire les amis! Il égrenne ensuite des passages de sa vie, tour à tour celui d’un philosophe, d’un rêveur suivi d’un révolté, d’un homme très riche, mais aussi un pauvre... enfin on ne sait

plus... on en oublie même son paquet! De petits mensonges en fausses confidences, on se laisse entraîner par sa verve. Parfois le personnage dérive dans la folie, et débite les uns après les autres, dans n’importe quel ordre, tous les termes dont il a entendu parler et qui lui passent par la tête : entendus à la radio, à la télé, dans les conversations politiques, techniques, culturelles, médicales... A ce propos, on peut regretter dans le texte un certain nombre de ces énumérations qui saoulent le spectateur, abasourdi à l’écoute d’un tel fatras hétéroclite. Et le phénomène se renouvelle à plusieurs occasions, sans apporter le moindre intérêt à l’aspect scènique. Il est vrai que sa raison d’être au final; il gagnerait cependant à être réduit pour maintenir l’attention de la salle. L’atmosphère de la pièce s’assombrit lorsque l’acteur nous révèle le départ de sa femme avec Merdureau, propriétaire de leur maison et de la voiture... Il tourne en rond sur la scène. Son visage, tout à coup, reflète l’effroi quand il s’écrie : « Chaque homme mérite ce qu’il a : le riche, sa fortune, Gérard Jugnot : à chacun son paquet ! (DR) le pauvre, son... Je l’ai lu sur la vitre d’une rame de métro, mais je à l’image de son paquet, contenant les seuls n’ai pas la suite... Rageusement il explique : depuis je ne peux plus retrouver la biens qui lui restent : ses souvenirs, ses rêves, ses abandons, ses lâchetés, ses laideurs. fin ! » En effet, malgré une recherche assidue, il ne La fin de sa phrase ne serait-elle pas : le paula retrouvera jamais. Dernière déconvenue, vre, son... paquet ? - Pierre Tassain

Diego Menéndez à la Maison des arts de Maurecourt « Je n’ai jamais cessé de cultiver l’intuition, la seule arme créatrice face à l’inconnu.» C’est par ces mots définitifs que se présente Diégo Menéndez, peintre originaire d’Argentine qui s’est installé et peint à Conflans-SainteHonorine depuis une trentaine d’années. Entre deux galeries, il a fait un détour par Maurecourt les 22 et 23 janvier 2011.

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Ses femmes aux grands yeux semblent porter leurs regards par-delà le visiteur qui ne peut s’empêcher d’évoquer Modigliani, que le peintre évoque : « Je me revois encore découvrant les corps orange des nus de Modigliani, les jungles pleines de mystère du Douanier, les visages aux yeux tordus du grand Pablo, et je me souviens de l’étrange sensation que cela me procurait.» Ces espaces imaginaires, ces nus colorés ou ces paysages tropicaux explorés par l’imagination du peintre ont éclairé pendant deux jours les murs de la Maison des Arts, permettant aux visiteurs, curieux de découvrir l’univers d’un peintre expressionniste heureux d’exposer dans sa région.- C.s.B.


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Cuisine

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recette

Le fromage a aussi son histoire Dès la préhistoire les hommes connaissent le fromage car l’origine du fromage remonte au néolithique, lorsque les tribus se sédentarisent et que les hommes deviennent éleveurs de chèvres, de brebis, de chameaux ou de rennes.

Dans l’antiquité, on recense les premières apparitions de fromage proprement dit chez les Sumériens et les Égyptiens. Les Grecs et les Romains ont fait du fromage de chèvre et de brebis leur alimentation principale et ce sont les Romains qui inventent le cantal au premier siècle de notre ère. Au Moyen-Age, les moines implantent leurs monastères où en quête de spiritualité, mais aussi pour exercer un travail manuel. Et s’ils se sont mis à la confection du fromage, c’est parce qu’ils possédaient d’importants troupeaux de vaches et qu’à la différence du lait, le fromage pouvait se conserver longtemps. En vendant leur

production, les moines assuraient ainsi leur autonomie. Au XVIIIe siècle, la production de lait (vache, chèvre, brebis) devient importante. La France compte plus de cinquante fromages en 1550. Le roquefort naît en 1666... dans une cave. Du XVIIIe siècle à l’ère industrielle, le fromage circule partout dans une Europe en effervescence. C’est en 1780 qu’une laiterie suisse s’installe sur les Champs-Elysées, et c’est Marie Harel qui invente, à Camembert… le camembert, en 1789. À la fin du XIXe siècle, la pasteurisation donne un coup de fouet à l’industrie fromagère et c’est l’organisation de la collecte du lait dans les fermes puis la création de fromageries industrielles dans l’Est, le Nord et la Meuse. Au XXe siècle, la France connaît une renommée internationale grâce à la qualité de ses trois cent soixante-cinq sortes de fromages. Si le premier fromage fondu est commercialisé en 1911 par la société suisse Gerber, La Vache qui rit naît dix ans plus tard. Les premiers fromages AOC apparaissent en 1975. Aujourd’hui c’est plus de mille sortes de fromages qu’on a recensé dans le monde.

Cake au fromage de chèvre

Préparation

Pour 4 à 6 personnes il vous faut :

Préchauffer le four à 180° c (th. 6). Dans une jatte, mélanger la levure et la farine. Dans un autre récipient, battre les œufs, l’huile et le lait. Saler et poivrer. Verser la préparation dans la farine puis mélanger et ajouter la mascarpone. Incorporer le fromage de chèvre réduit en miettes et les herbes ciselées. Verser la préparation dans un moule à cake beurré et légèrement fariné.

• 180 g de farine, • 1 sachet de levure, • 3 œufs, • 100 g de mascarpone, • 200 g de chèvre frais, • du basilic, • de la ciboulette, • 5 cl d’huile de sésame grillé, • 5 cl de lait, • 1 pincée de sel et poivre.

Une tradition d’Alsace : la tarte au fromage blanc

Pour 6 personnes il vous faut : • 300 g de fromage blanc, • 4 oeufs, 100 g sucre, • 25 cl lait, • 50 g de fécule, • 70 g farine blanche, • un peu de vanille, • un zeste de citron, • un fond de pâte brisée. Préparation Etaler la pâte dans le moule et la mettre au four chaud à 150 ° c (th. 5/6) quelques minutes. Travailler le fromage blanc avec les jaunes d’oeufs. Ajouter sucre, lait, fécule, farine, vanille et zeste de citron. Quand le mélange est homogène, mélanger les 4 blancs battus en neige, remplir le fond de tarte avec le mélange.

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Faire cuire au four pendant environ 50 mn. Après la cuisson, laisser reposer 5 mn avant de démouler. Servir en tranches avec une salade verte en entrée ou en dés pour l’apéritif. Boisson conseillée : un côte du Rhône village.

Cuire à four chaud (180 ° c - th. 6/7) pendant 30 minutes. Employer un moule assez haut (4 cm environ). Pour éviter l’affaissement du fromage blanc, retourner délicatement la tarte dans un plat après cuisson. Après refroidissement, remettre dans la position normale et saupoudrer largement de sucre glace la surface de la tarte. Boisson conseillée : un blanc d’Alsace.


le candidat UMP, Hugues Ribault. Et un débat sans fin s’en est ensuivi sur le thème ANDRÉSY de qui a demandé à voir qui ? Un cadre de • «Sauvegarde des Coteaux de l’Hautil». l’UMP a précisé que c’était à la demande Suite à la défaite du maire Hugues Ribault du candidat du Front National (et non le lors de la consultation publique du 30 juin contraire, comme l’affirme le candidat FN) 2010, l’association « Sauvegarde des Co- que M. Ribault a rencontré M. Siméoni. teaux de l’Hautil » est entrée dans une dy- En revanche, Siméoni tient une version des namique avec pour but de consolider cette faits différente : c’est le maire d’Andrésy première victoire. qui lui avait proposé de passer à l’Hôtel L’association s’est fixée deux objectifs : de ville. - le classement et la protection des Coteaux, Ont-ils évoqué le second tour des Cantopar le biais d’un classement en espace na- nales ? Non, affirme le cadre UMP. turel sensible (ENS) dans les Yvelines, Mais le candidat FN persiste et signe : le - la création d’une Fondation des Coteaux sortant, Hugues Ribault, «lui a proposé une de l’Hautil, reconnue d’utilité publique, négociation pour le second tour.» permettant d’obtenir des financements publics et privés (mécénat et réduction d’imCARRIèRES S/POISSY pôts), dont la mission sera d’administrer cet espace. L’association envisage à court terme • Débat sur l’Islam. la création d’une AMAP de proximité, Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy conservatoire des fruits et légumes, lien so- et conseiller régional d’Ile-de-France, apporte son soutien à la demande du recteur cial et solidaire avec les jardins familiaux. de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur • Deux parachutés. d’annuler le débat malsain prévu au plan Philippe Gautry, septième candidat surpri- national, et dénonce la stigmatisation d’une se des Cantonales, compte bien mettre de partie de la population française. l’animation dans cette campagne. Il a lancé Grâce à une large concertation avec sa campagne en se jetant dans la Seine (Jac- l’ « Union des Musulmans de Carrièresques Chirac l’avait promis, Gautry l’a fait). sous-Poissy », la Ville a choisi un terrain qui Au-delà du folklore, Gautry, le premier pa- accueillera la salle de prière, entre le Chemin rachuté, tient un discours populiste axé sur de Beauregard et la Rue de la Reine Blanla corruption ou les promesses non tenues che. Un bail emphytéotique devrait être sides élus et la nécessité d’opérations coup- gné au cours du premier semestre 2011. « Ce de-poing. lieu permettra à chaque citoyen de pratiquer Le deuxième parachuté est versaillais. Il sa religion, dans les limites pouvant être léest à l’origine d’une polémique locale : le gitimement posées à l’exercice des libertés candidat FN François Siméoni a rencontré d’expression et dans le respect des principes

E N B R e f. . .

laïques inscrits dans la loi du 9 décembre 1905. » souligne, Eddie Aït.

CHANTELOUP

• Rachida Dati fait le SAV. A chaque élection, son rite. Le samedi 5 mars à 11 heures, voilà l’arrivée de la star politique, l’ancienne ministre Rachida Dati. Trois photographes, un ancien député, un député, le candidat pour les cantonales (Hugues Ribault) et toute l’arrièregarde de l’UMP locale sont là pour se promener sur le marché de Chanteloup. Mais on peut s’interroger sur cette «peopolisation» de la politique. Et surtout sur son efficacité électorale pour le candidat UMP. Mme Dati a bel et bien rencontré les oubliés du quartier. Mais ces derniers voterontils toujours pour ceux qui «promettent plus» le temps d’une élection ? • Manifestation devant la mairie Des employés de la mairie, en majorité des femmes de ménage des écoles maternelles et primaires (catégorie ATSEM) ont manifesté le 1 er mars devant la mairie en déployant des banderoles : « On nous retire des heures, alors que l’on veut toutes travailler plus.» Pour Philippe Lory, délégué départemental SUD-Collectivités territoriales, ces agentes se font tout simplement «avoir» par un décret de l’ancien ministre de l’Education nationale, M. Darcos. Ce décret pré-

HORIZON FUNÉRAIRE

La différence POMPES FUNÈBRES ET MARBRERIE

• Organisation complète des obsèques

• Fourniture et pose de monuments en granit de toutes provenances • Travaux dans tous cimetières, caveaux de famille, articles funéraires • Prévoyance funéraire, contrats obsèques • Transport de corps en France et à l’étranger

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7 8 3 0 0 P o i s s y 78260 Achères 1, rue de l’Église

8, rue Carnot

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voit que leur durée légale de travail est fixée à mille six cent sept heures, soit trente-cinq heures par semaine. Ce syndicaliste a déposé un recours en référé devant le tribunal administratif, malgré les avancées de la part de la municipalité de Chanteloup. Cela dit, la municipalité fait désormais des propositions pour «ne pas trop pénaliser les ATSEM». Pour ses six écoles primaires, la ville de Chanteloup emploie vingtquatre agentes contractuelles faisant office d’ATSEM, dont deux stagiaires. Enfin - pour prévenir tout risque d’extension de cette grogne (ou d’une autre) à l’ensemble des autres communes de l’interco’- le directeur général des services de l’interco’ a reçu le syndicaliste Philippe Lory. (A suivre)

avait donc arraché à Brice Hortefeux la deuxième promesse ministérielle. Le député Richard tient désormais un engagement écrit et mis à jour, car le financement est loin d’être bouclé. Affiare à suivre donc, cette fois avec Claude Géant, le nouveau titulaire du poste ministériel.

du vote. Il y a donc 6 «contre» et 5 «pour». Les cinq associations membres de la commission et Jean Mallet, maire de Mézy-sur-Seine et conseiller régional d’Ile-de-France «refusent tout accroissement de trafic sur cet aérodrome qui se traduirait par des nuisances supplémentaires».

MAURECOURT

• L’ubiquiste

Urbicus ! Le cabinet d’architectes paysagistes sélectionné pour le projet «Port de Triel ou des Deux Rives» est Urbicus, le cabinet de l’OIN. L’architecte-paysagiste, J-M Gaulier, qui présente les «avancées écologistes», est le même que celui du projet d’urbanisation des coteaux de l’Hautil à Andrésy. Dans le temps, il s’était ridiculisé devant les Andrésiens (qui l’avaient sifflé) en affirmant que «les friches naturelles devaient TRIEL-SUR-SEINE être détruites», que «les «coteaux laissés à l’état sauvage (étaient) condamnés» et qu’il • Le commissariat du canton. Voilà dix ans après bien d’autres, était favorable au «mitage des coteaux de un ministre de l’intérieur, Nicolas l’Hautil». Sarkozy, avait promis un commissa- En revanche, dans la concertation sur le riat de plein droit aux responsables Port des Deux Rives, c’est un bon pédalocaux de la sécurité, réunis dans un gogue qui reste concentré sur l’essentiel : syndicat (SIVUCOP) créé en 2001. rendre acceptable aux riverains de VillenArnaud Richard, l’héritier poli- nes un projet industriel. tique de Pierre Cardo, et par voie de conséquence, élu au bénéfice VERNEUIL-SUR-SEINE de la majorité de Nicolas Sarkozy, est confronté à la dure réalité... des • L’affaire des ULM (suite). temps. Depuis lors, Sarkozy Nicolas Lors de la Commission Consultative sur est devenu président de la Républi- l’Environnement du 10 décembre 2010, que, mais le commissariat n’est tou- un vote a eu lieu à propos de l’installajours pas réalisé. tion des ULM sur l’aérodrome de VerArnaud Richard avait interpellé le futur neuil-les Mureaux. Le résultat a été serré : ex-ministre de l’Intérieur Brice Horte- 6 “contre” et 6 “pour”. Or, selon certains feaux sur ce dossier en raison du blo- membres de la commission, dont le précage financier et politique apparu au sident de l’ARQRV, la décision du souscours de la réunion du 30 juin 2010. préfet n’a pas été formulée lors du vote, Le 27 février dernier, Arnaud Richard mais notée après. Ce qui change le résultat

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• Réunion électorale. Conseiller général UMP, M. Ribault, maire d’Andrésy et candidat sortant, a dressé le 11 mars, devant un public plutôt acquis d’avance, l’inventaire des subventions qu’il a obtenues pour la commune de Maurecourt durant son mandat. Rien de plus normal pour un candidat en campagne, surtout sur les terres de son adversaire Joël Tissier (Europe Ecologie Les Verts). Arguments à l’appui, c’est plus en pédagogue charmeur qu’en candidat offensif que M. Ribault a convaincu son auditoire qu’il serait le représentant le plus efficace. En effet, pour lui, il faut, pour obtenir des subventions, que plusieurs conditions soient remplies : un projet présenté par la commune, soutenu par le conseiller général faisant partie de la majorité du Conseil, qui préside (ou anime) la commission qui instruit le dossier.A ce poste, il a toutes les chances d’obtenir satisfaction. S’il y a un fond de vrai dans cette affirmation, l’afficher ainsi surprend. Curieuse définition de la mission d’un élu, qui réduit la représentation démocratique à une action ressemblant à du lobbying, et laisse ainsi sous-entendre (a contrario) qu’un représentant de la minorité ou ne présidant pas de commission ne peut rien obtenir. Une soirée aboutie, riche d’enseignements. Mais on ne peut que regretter l’absence de contradicteur. De nos correspondants locaux.


LES VERGERS DES EPINETTES Vente de produits de la ferme (fruits et légumes) Marché de Vernouillet, le samedi Marché de Verneuil-sur-Seine, les mercredi et dimanche...«Vivons avec les saisons !»

Nos coups de cœur 23 mars 27 mars 1er avril à 20 h 30 au 5 avril à 10 h Frédéric-Dard Complexe Espace Louis aux Mureaux David Douillet Armand et Maurice- à Chanteloup à CarrièresBéjart à sous-Poissy Verneuil Festival 7e Foulée « La revue de cinéma de déglinguée » «Juniors» dans le cadre chantelouples-Vignes d’Antigel

3 avril 10 h à 18 h Place Foch à Triel-s-Seine

8 avril à 21 h Théâtre S. Signoret à Conflans

Balade «Rétro» en voitures d’exception

Concert de Sanseverino

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festivaldesjuniors. com

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Au profit de l’Arche Espérance

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