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Le

JOURNAL des deux rives

Avril - mai 2011

2,20 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 98

tissier pourra-t-il tenir longtemps ?

Pages 5 à 7 Joël Tissier (Europe-Ecologie - Les-Verts) vainqueur des cantonales, figure-t-il les prémisses d’un séisme politique ? la tâche de l’élu écologiste semble titanesque... Saura-t-il compter avec l’appui des associations ?

vErNEuil

triEl

iNtErCo

lE ruGBY CluB DE triEl CHAmpion 2011

mAurECourt lÂCHE lA CA2rs

Philippe tautou, le maire, vise deux objectifs : maintenir un niveau élevé de ressources provenant des droits de mutation, et favoriser une dynamique démographique lui assurant des contributions directes plus importantes. y aurait-il une cagnote ? Et pour quoi faire ?

Montée en honneur et qualification pour la finale régionale, le RC Triel a réalisé une magnifique saison 2011. Et l’apothéose le 8 mai à montmorency après avoir battu villiers-surmarne. le Journal des 2 Rives s’associe à la joie de cette magnifique équipe, une vraie «dream team !»

le 28 avril à versailles, le préfet des yvelines, michel Jau, a dévoilé le projet de schéma intercommunal devant la nouvelle Commission départementale de coopération intercommunale. le débat commence par le choix de maurecourt de se joindre à Cergy. En revanche, vernouillet entre dans la Ca2rS.

DiX Ans Du JEu DE l’impôt Et DE lA DEttE

(pages 23 et 24)

(page 27)

(page 8)


D&S COIFFURE

FEMMES - HOMMES- ENFANTS Des coiffeuses qualifiées vous attendent avec ou sans rendez-vous du mardi au jeudi de 9h à 12h et de 14h à 19h vendredi de 9h à 19h samedi de 9h à 18h

Tél.

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LE JOURNAL DES

éditorial

AVRIL - mai 2011

Les mauvais et les bons projets

L

es citoyens du Nord des Yvelines, disons de notre canton jusqu’au Mantois, se sont vus proposer depuis quelques années de nombreux projets, s’agissant de leur environnement, de leur urbanisme, de leur économie locale, voire de tous ces domaines à la fois. Certains sont morts, rapidement, comme le circuit de Formule 1 de Flins, le relais téléphonique de l’Hautil, le déclassement de 25 hectares dans la forêt de Vaux-sur-Seine pour y installer une décharge.

ral, qui est présenté et expliqué en amont en totale transparence, et qui rencontre l’assentiment de la population. Il suffit qu’une seule de ces qualités ne soit pas présente lors de son cheminement pour que le projet rencontre de fortes oppositions et finalement morde la poussière. Aucun des projets cités plus haut ne s’inscrivait dans ce cadre positif, qui aurait dû le conduire au succès. A l’ère de l’électronique, les mobilisations citoyennes vont et s’amplifient à la vitesse d’un clic, les créations de Collectifs aussi.

D’autres prévus depuis 25 ans, comme le bouclage de la Francilienne (dite A104), n’ont toujours pas vu le jour. D’autres encore, comme l’urbanisation des coteaux de l’Hautil sur Les élus ont du mal Andrésy, ont été retoqués par la à comprendre que population.

la donne a changé : beaucoup se situent encore dans un cadre passéiste...

D’autres enfin, comme le centre commercial Val-de-Seine sur Vernouillet, font déjà l’objet de recours, retardant d’autant leur très hypothétique construction.

Il semble que les élus aient encore bien du mal à comprendre que nous avons changé d’ère : beaucoup se situent encore dans un cadre passéiste, hiérarchisé, dans lequel l’élu représente L’autorité et La vérité d’un «Saint Jean Bouched’or». Cette vision est totalement révolue.

Une autre l’a remplacée : l’élu est désormais «payé» La liste est donc longue de ces projets annoncés, par le citoyen pour servir l’intérêt général avec son assentiment, sous son contrôle, et en totale transpuis repoussés, voire abandonnés. parence. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que ces Espérons que ceux qui ont soutenu le projet de projets étaient ou sont mauvais et perçus comme l’urbanisation des coteaux de l’Hautil sauront s’en tels par la population. souvenir. A l’inverse qu’est ce donc qu’un bon projet ? C’est un projet qui tient compte de l’intérêt géné- Robert LANDSBERGER

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LE JOURNAL DES

SommairE

AVRIL - mAI 2011

ÉDITORIAL

Le Journal des deux rives

lEs mAuvAis Et lEs Bons proJEts

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ANALYSE POLITIQUE

lA viCtoirE DEs vErts DAns lEs DEuX rivEs, un «sÉismE politiQuE» ? unE CAmpAGnE mAuDitE pour lE sortAnt

intErCo’

pAGEs 5 Et 6 pAGE 7

lA CA2rs vErsion 2011 FACE À son DEstin

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mÉGAstArpArtY 2011, l’EspACE Au FÉminin

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ACTUALITÉ LOCALE AnDrÉsY

unE riviÈrE ArtiFiCiEllE... moBilisAtion Du CollÈGE ContrE lA BAissE DEs moYEns

CArriÈrEs

GÉrArD lArCHEr ArpEntE lE tErrAin skAtE pArk, un ÉQuipEmEnt sportiF AttEnDu

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CHAntEloup J. BouGrAB Et E. BADintEr En visitE À BABY-loup CEttons 2 sE ConCrÉtisE

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mAurECourt lEs GArGAntuADEs, lE sAlon Du livrE GourmAnD 16 Et 17 triEl vErnEuil

GÉrArD lArCHEr En pÉDAGoGuE protECtion DE l’HAutil, DEs mAirEs s’EnGAGEnt ! l’AvEnir Est AuX ÉpluCHurEs - pAniErs Bio «ROUGE COMME LE CIEL » primÉ Au FEstivAl DEs Juniors DiX Ans Du JEu DE l’impôt Et DE lA DEttE

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ENVIRONNEMENT

Bruit

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moBilisAtion ContrE lEs nuisAnCEs AÉriEnnEs

TRIBUNE

port DEs 2 rivEs lEvons lEs AmBiGuÏtÉs !

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SPORTS ruGBY FootBAll

triEl, lA BEllE sAison D’ovAliE 12E tournoi DEs EtoilEs DE Foot

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JuDo

AuDrEY sÉnÉCHAl, CHAmpionnE DEs YvElinEs

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CULTURE un Jour un livrE BloC-notEs DE l’HistoirE

nouvEllE rEContrE

lE rouGE, lE noir Et lEs Droits DE l’HommE

AGEnDA

30 Et 31

lA BAtEllEriE À ConFlAns Fin D’oisE

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FEu rouGE

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v. tHomAs unE ArtistE, DEuX tAlEnts

BEAuX-Arts

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AND THE WINNER IS…

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Coup DE CoEur DE lA rÉDACtion

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CUISINE

rECEttE

puBlicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine. Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr le Journal des deux rives est un journal à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que le journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq, Damien Delerin, Robert Landsberger, Pierre Tassain, Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : Yvon Balut, Rachel Banon, Fabien Dézé, Hélène Ghékière, Mustapha Kleiche, Christian Le Goff, J-P Marotte et Patrick Questier. Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. aBonnement 10 numéros : 20 € prix unitaire : 2,20 €. ATTENTION : en raison de l’augmentation du prix du papier, le numéro à partir du mois prochain passera à 2,50 €.

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lE GoÛt DE l’ilE-DE-FrAnCE

lA sAlADE DE CrEvEttEs AuX AGrumEs

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Notre site internet offre des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter. Rubriques : actualité locale, associations, opinions, culture, nature, sport, cuisine, etc. Nous vous invitons à le découvrir et à nous faire part de vos opinions et suggestions...


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AVRIL - mai 2011

analyse Politique

Andrésy-Chanteloup-maurecourt

la victoire des Verts dans les Deux Rives, Un «séisme politique» ? Joël Tissier (EE-LV) a emporté le canton « Andrésy-Chanteloup-Maurecourt » lors des élections de mars. Le fief UMP de Pierre Cardo est tombé. Quelles sont les implications politiques de ce bouleversement politique ? Va-t-on vers une remise en cause du projet de développement du territoire ? Ce voyage vers un retour récent donne un outil de réflexion en trois parties (analyse de la campagne et ses résultats, conséquences politiques probables, épilogue) avec une série de zooms pour mieux compléter le panorama de cette élection qui restera dans les annales de l’histoire locale. Le 27 mars 2011, l’issue de l’élection cantonale partielle d’Andrésy était claire. Avec 58,8 % des voix, le candidat d’EE-LV, Joël Tissier, a réalisé un exploit sans précédent sur une terre qui a toujours été de droite. Il n’est pas trop fort de dire qu’il a laminé son adversaire, Hugues Ribault, conseiller sortant UMP et maire d’Andrésy (41,2 %).

Retour sur la campagne et ses résultats

En cette folle soirée du dimanche 27 mars, les compteurs se sont affolés : personne ne prévoyait un tel écart de voix entre Joël Tissier et le candidat UMP sortant, Hugues Ribault. Ce dernier, fort de soutiens politiques de poids, d’une logistique de communication impressionnante et d’une campagne active de terrain, a été laminé. Le candidat vert a poussé l’exploit jusqu’à battre sévèrement le maire d’Andrésy dans sa ville. Les conséquences politiques tant sur la circonscription que sur Andrésy sont majeures. Au regard de la gifle subie par le sortant, il est évident que les électeurs ont aussi sanctionné les projets structurant la boucle de Chanteloup décidés par l’interco, par le département ou par l’Etat (Opération d’Intérêt National Seine Aval), qui se font sans concertation et ne laissent pas d’inquiéter les habitants sur le devenir de leur cadre de vie. Beaucoup pensaient que le sursaut de participation (+1,6 point entre les deux tours) pouvait avantager le candidat UMP, Hugues Ribault. En fait, Joël Tissier a creusé davantage l’écart par rapport au premier tour. Le candidat d’Europe Ecologie - Les Verts est arrivé en tête dans les trois villes : 58 % à Chanteloup, 55,4 % à Andrésy et... 69,9 % à Maurecourt.

H. Ribault : les raisons d’un échec

Ce second tour a ressemblé à une Berézina pour Hugues

Joêl Tissier et Laurence Wastl, vainqueurs des élections cantonales au nord des Yvelines, annoncent-ils le début d’un séisme politique ? (Photo J2R)

Ribault et ses colistiers municipaux, qui n’en croyaient pas leurs yeux à mesure que s’inscrivaient les résultats sur le grand écran de la salle Julien-Green. Visages hagards, têtes basses... Mais Hugues Ribault est resté digne jusqu’à la fin. Un seul élu de la majorité municipale est venu féliciter Laurence Wastl, conseillère municipale d’opposition à Andrésy et suppléante de M. Tissier. Côté public, largement acquis à Joël Tissier mais isolé de l’équipe Ribault à l’avant-scène par une double rangée de barrières installée par les services de la mairie - la victoire avait quelque chose de tellement énorme que les épanchements furent modérés. Après dix ans de règne sans partage sur www.journal-deux-rives.com 5

Andrésy. Hugues Ribault a été sanctionné pour ses projets locaux contestés (projets immobiliers en centre ville, urbanisation des coteaux...) ou pour ses prises de position favorables sur certains grands projets structurants (prolongement de la A104, pont d’Achères au sud de la ville...). « Le contexte national défavorable » ne peut expliquer le résultat : d’ailleurs, c’est bien le candidat EELV qui a été élu et non la candidate PS. Il y a bien une spécificité andrésienne et une demande écologique locale forte. Malgré des moyens supérieurs, soutenu de facto par deux municipalités (Chanteloup et Andrésy) le candidat sortant a fait des erreurs de communication : la visite bling-


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analyse Politique

AVRIL - mai 2011

Andrésy-Chanteloup-maurecourt bling de Rachida Dati, des tracts trop denses, souvent impersonnels et, surtout, une profession de foi pour le second tour agressive, presque menaçante envers les électeurs, sur le thème : «C’est moi ou le chaos ».

Conséquences politiques probables

Le canton d’Andrésy - toujours à Pierre Cardo, toujours à droite - est tombé. Les conséquences sont majeures. Politiquement, la circonscription devient gagnable pour la gauche. Le successeur de Pierre Cardo, Arnaud Richard, inconnu et non-élu, peut se faire du souci. De surcroît, lors de cette élection, en soutenant avec excès le candidat UMP défait, Arnaud Richard ne s’est pas fait que des amis parmi les vainqueurs. Raison du courroux de l’équipe Tissier : le courrier du député à en-tête de l’Assemblée nationale envoyé aux dernières heures de la campagne à des centaines d’électeurs du

L’équipe Ribault bien mauvaise perdante...

Fin de campagne tendue, à Andrésy, entre les militants de M. Ribault (ses élus) et ceux de M. Tissier. La veille du vote, l’équipe Ribault est allée coller des affiches sur le portail d’une des élues de l’opposition municipale. Laurence Wastl, remplaçante de Joël Tissier, déplore l’attitude des amis de M. Ribault, suite à la soirée des résultats dimanche : «Nous sommes allés coller les résultats, suivis d’un simple «Merci» sur nos panneaux officiels de la ville. Durant la nuit, certains élus de la majorité sont allés les décoller... Je déplore de tels agissements anti-démocratiques. Il faut savoir accepter les défaites.» Dès le lendemain matin, lundi 28 mars, ordre était donné aux services de la ville d’effacer toute trace de la campagne sur les panneaux de la ville. En moins de cinq heures, la ville d’Andrésy voyait disparaître les affiches... Manifestement, à la mairie, l’amertume est à la hauteur de la défaite.

Ribault offensif dans la défaite Malgré la déculottée, le candidat sortant ne lâchait rien. A peine connus tous les résultats, M. Ribault lâchait à la presse : «Il faut désenclaver la Boucle de Chanteloup et il faut un développement économique. Le pari vert est un vote refuge ; Tissier veut nous faire revenir à l’ère des bougies...» M. Ribault craint des «difficultés à venir pour notre territoire.» Certes, M. Ribault va repenser sa stratégie locale mais l’essentiel est que «l’UMP reste majoritaire dans les Yvelines».

canton et qui traite presque d’incompétent le nouveau conseiller général des Yvelines. Localement, il est évident que Hugues Ribault est extrêmement affaibli à mi-mandat. Les Municipales de 2014 deviennent subitement ouvertes avec une force écologique déjà puissante sur Andrésy et qui puisera encore des forces avec les projets actuels contestés sur la ville (rénovation des berges de la Seine et urbanisation des coteaux de l’Hautil...) Ribault pourra-t-il briguer un troisième mandat ? Côté EE-LV, le score remarquable à Andrésy a montré la capacité de mobilisation de la remplaçante de Joël Tissier et conseillère municipale d’opposition, Laurence Wastl. L’effondrement du PS local évitera une bagarre interne entre les forces de gauche andrésiennes pour les prochaines échéances locales. Tout converge dorénavant vers un candidat d’EE-LV pour les Municipales. Inquiétudes aussi au niveau de la communauté d’agglomération des Deux rives de Seine (CA2RS) : dans un contexte défavorable, avec les nouveaux projets intercommunaux alentours d’une puissance bien supérieure à la CA2RS, la perte d’un conseiller général UMP et la menace d’EE-LV sur la ville d’Andrésy fragilisent Pierre Cardo. Le projet de développement de la CA2RS touche la ville d’Andrésy sans que ses habitants aient été consultés. On pense bien sûr au projet «couronne nord» entre Chanteloup et Andrésy qui prévoit une urbanisation des coteaux. Le «déficit démocratique» de la CA2RS s’est traduit aussi dans les urnes : les Andrésiens ont en même temps sanctionné les projets de notre interco. Sanction aussi des projets liés à l’Opération d’Intérêt National (OIN) «Seine-Aval» qui prévoit le développement économique ainsi que la construction de logements sur la plaine et sur les coteaux... toujours et encore. Enfin, l’Etat, le Conseil général, l’AUDAS (agence d’urbanisme) et la chambre de commerce perdent un élu de poids pour le projet A104. Le prolongement de la Francilienne prend un peu plus de plomb dans l’aile.

Epilogue : Ribault et les coteaux d’Andrésy, des destins liés... On l’aura compris, les conséquences sont multiples, tant du point de vue politique qu’économique. Mais que les partisans de M.

Dans un bureau de vote de Chanteloup : « Tissier… Tissier… » Un bureau emblématique de Chanteloup, le numéro 4, là où le vote FN avait été très fort au 1er tour. Décompte des bulletins : « Tissier, Ribault, Tissier…», et puis, de plus en plus de « Tissier, Tissier, Tissier… » La vague verte se confirmait, même à Chanteloup, ville de la remplaçante de M. Ribault, Caroline Raison. Tissier gagnait avec 58 % des voix dans le fief de Pierre Cardo ! Report des voix parfait pour Tissier qui récupérait les votes du centre et de la gauche. En revanche, pour l’UMP, le vote contestataire FN fut un problème insoluble. Dans l’ensemble, Joël Tissier gagnait dans quatorze bureaux de vote sur dix-sept ! C’était la Berezina pour Hugues Ribault, candidat de la majorité départementale. Tissier ne s’y trompent pas : leur victoire tient probablement plus d’une inquiétude, voire d’un rejet des projets portés ou liés au maire d’Andrésy que d’une adhésion franche à toutes les propositions écologiques. Quant à M. Ribault, son destin politique semble décidément lié à une localisation précise : les coteaux d’Andrésy. En 2001, son élection à la tête de la ville tenait beaucoup à l’affaire du contentieux sur un premier projet immobilier touchant les coteaux, dans lequel était embourbé - à son corps défendant - le maire sortant et son adversaire, Jean-François Thil. Dix ans plus tard, jour pour jour, un autre projet d’urbanisation - cette fois-ci porté par M. Ribault - sur ces mêmes coteaux naturels a eu la peau du conseiller général Ribault... - R.A. & L.W.

Le Collectif contre l’urbanisation des coteaux a également contribué à la dynamique de la victoire des Verts. (Photo J2R - juin 2010)

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analyse Politique

AVRIL - mai 2011

Andrésy-Chanteloup-maurecourt

Une campagne maudite pour le sortant L’analyse ville par ville et les réactions politiques démontrent que la donne politique a changé dans ce fief de droite.

Au premier tour, avec un score très nettement moins favorable qu’en 2004 (42,38%), le sortant Hugues Ribault (UMP) pouvait être inquiet de ses 29,1%, soit juste 2,4 points d’avance sur Joël Tissier (EE-LV), qui a surpris tout le monde avec un 26,7%, laissant la candidate socialiste, Michèle Chateau (17,8%) loin derrière. Le taux de participation s’était élevé à 38%, une vraie déception pour tous les candidats.

Deux surprises et deux remises en question

Au premier tour, deux surprises majeures ont frappé l’observateur de la politique locale. D’abord, le Front national s’est installé durablement avec 17% dans le canton. A Chanteloup-les-Vignes il a fait 23% et il faut noter les résultats obtenus dans les bureaux 1 et 4 (mairie et l’école maternelle J. Curie) où il a obtenu respectivement 24% et 32% ! M. Ribault, avec un piètre 17% , a été même battu par le FN (18%) à Maurecourt ! Ensuite, et cela est plus réconfortant pour les Républicains, le candidat EE-LV atteint un record historique dans le canton où il frôle les 27%. En outre, le PS s’est effondré (17,8%) avec un résultat très inférieur au niveau national. (1) Les autres candidats n’ont pas atteint la barre des 5%. C’est un véritable échec pour le PS local, surtout à Andrésy. Une première remise en question s’impose. Le sortant Hugues Ribault n’a donc pas réussi à dépasser le seuil des 30% de votants à ce premier tour. Ce pourcentage est le même que celui obtenu en juin 2010 lors de la consultation démocratique sur l’urbanisation des coteaux de l’Hautil. Pour le sortant Hugues Ribault, ce mauvais score est attribué « à l’ambiance pas de tout favorable au niveau national... » M. Ribault se voulait, au soir du premier tour, encore optimiste : « J’arrive premier à Chanteloup et à Andrésy. ». De plus, pour le candidat sortant, les électeurs l’ont « interpellé » mais « pas sanctionné ». Le sortant avait trois défis à relever avant le second tour : mobiliser malgré l’absence de réserve de voix, récupérer un maximum des voix de la « vague Marine Le Pen, et stopper cette déferlante écolo-citoyenne, portée par Joël Tissier, qui a fait trembler les notables

Les fans de Ribault et certains de ses colistiers étaient médusés par le verdict des urnes... Tristesse et incompréhension font partie d’une campagne. (Photo J2R 2011)

de l’UMP ici dans les Deux rives, et notamment dans le canton d’Andrésy.» Joël Tissier, qui était en ballottage favorable, a largement battu le sortant : 58,8% contre 41,2%. Certains voient dans ce résultat comme un séisme politique. D’autant qu’un front uni PS, MODEM et Front de Gauche s’était constitué entre les deux tours. Localement, dans cette coalition, on retrouvait tous les ténors locaux qui avaient appelé à voter « non » à la consultation de M. Ribault de juin dernier.

Ils ont dit...

Quelles étaient les causes de ce tsunami ? Il y a eu des facteurs locaux : la consultation citoyenne de juin 2010 avait affaibli le sortant. Le report des voix du FN a posé problème. D’ailleurs, M. Siméoni (FN) a invité l’UMP «à venir le voir pour négocier les 1000 votants du Canton des futures échéances.» Pour les PS par la voie de Stéphan Olivier, le résultat était «satisfaisant» et a prouvé que l’union intelligente payait. Le PS a par ailleurs maintenu ses positions dans les Yvelines (Plaisir, Saint-Cyr, Conflans...). Eddie Aït, président du groupe PRG au Conseil régional d’Ile-de-France, s’est réjoui : « Je me félicite des scores obtenus par les forces de gauche présentes au second tour des élections cantonales de mars 2011. De façon certaine, l’UMP nauséabonde de Nicolas Sarkozy et de Jean-François Copé a été sévèrement condamnée par les Français...

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Désormais, la gauche sait qu’elle gagne quand elle est rassemblée. Il faut que le PS, premier parti à gauche, prenne conscience de cette réalité et travaille durablement pour que nous puissions tous ensemble remporter l’élection présidentielle de 2012. » Rappelons néanmoins qu’Eddie Aït avait refusé de soutenir officiellement la candidate socialiste, Michèle Chateau, tout en ne s’exprimant pas non plus en faveur du candidat d’EE-LV. Pour les Verts, selon Annie Poursinoff, députée, «on sent le vote d’adhésion aux idées des Verts; on a soutenu Joël Tissier, qui va jouer un rôle de relais dans les instances du Conseil général pour insuffler des idées nouvelles et des pratiques en phase avec l’attente des citoyens des Yvelines». Sur le même thème, le conseiller régional vert, Jean Mallet, avait déclaré : «Tissier assurera une présence importante pour les idées EE-LV dans le Conseil général, et cela permettra d’avoir de l’information en amont et d’anticiper sur des projets non pertinents comme celui du projet de F1». Pour le nouveau conseiller général, Joël Tissier, «le collectif a primé dans la démarche qui était la nôtre; nous avons mené une campagne avec des thèmes nationaux, mais des implications locales. Le pont d’Achères reste à réétudier.» R. ACOSTA et L. WASTL (1) Au premier tour, le P.S. était en tête avec 25,5%, l’U.M.P deuxième avec 16,09%, et le Front National troisième avec 14,55% des votes. A noter également une abstention qui frôlait les 56%.


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INTERCO

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regroupement de communes

La CA2RS version 2011 face à son destin Le 28 avril à Versailles, le Préfet des Yvelines, Michel Jau(1), a dévoilé le projet de schéma intercommunal devant la nouvelle CDCI, Commission départementale de coopération intercommunale.

Plusieurs surprises, deux déceptions et une étape importante sont à retenir. Les membres de la CDCI ont unanimement salué la qualité des réunions d’information et des dialogues échangés jusqu’à présent, et qui ont permis d’établir une proposition de schéma largement consensuelle. Plusieurs élus ont suggéré, soit des modifications, à bref délai, soit des négociations entre eux. On remarque en effet que des petites intercommunalités figurent encore sur la carte alors qu’elles appartiennent par ailleurs à un bassin de vie différent de celui proposé par le Préfet (exemple dans le Vexin SeineAval autour des Mureaux). Il faut se rappeler qu’une centaine de communes n’était jusque là rattachée à aucune structure de coopération intercommunale, comme Maurecourt, Vernouillet et le club de 5s (Médan, Villennes, Orgeval, Morainvilliers et les Alluets-leRoi). Ce club a pour le moment choisi de rejoindre l’interco des 2 Rives.

Deux déceptions...

D’abord Maurecourt, la ville modèle en matière de développement durable, a choisi d’aller vers le département du Val-d’Oise (95). Le site internet «Cergyvie», dans son édition du 27 avril, donnait un avant-goût de cette absorption : «L’agglomération de Cergy-Pontoise (CACP) a voté hier soir (26 avril) un accord de principe à la demande d’adhésion de la commune de Maurecourt.» Ce qui a fait, ni plus ni moins, la une de La Gazette du Val d’Oise du 27 avril. Maurecourt avait demandé à adhérer à la CACP le 8 avril dernier. Son équipe municipale, avec à sa tête Gérald Rutault et son Conseiller général Joël Tissier, ont argué de la solidité des finances de la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, de la méthode et des équipements publics suffisamment rodés dans le 95. Ces qualités ont rassuré les élus de Maurecourt. Pierre Cardo s’est dit déçu, car il y croyait dur comme fer : l’intégration de cette commune emblématique lui aurait permis de voir s’agrandir le territoire et surtout de disposer de réserves foncières pour son projet de territoire basé sur l’éco-construction et la

filière bois. La «caution environnementale» des élus de Maurecourt aurait aussi pu équilibrer la tentation de la logique «tout béton» du vice-président en charge de l’aménagement, Philippe Tautou. Cela dit, et en attendant une analyse politique plus fine, les Maurecourtois se sont ralliés au plus offrant. Ils ont fait avec leurs élus le choix de la facilité : ils préfèrent l’agglomération qui donne le plus... Des équipements culturels, la piscine de Jouy-le-Moutier et la richesse économique d’un des grands pôles économiques en Région parisienne ont convaincu les édiles de Maurecourt que le 95 était plus fort que le 78, notamment lorsque l’on prend en compte l’image historique dégradée de la Plaine.

Une belle (sur)prise...

Notre interco conduit aussi à des dérapages de certains «bloggeurs» qui ne se rendent pas compte des l’impact de certains propos outranciers. Ainsi orgevalmag.com avait publié le 27 avril un billet très négatif pour les habitants des Deux Rives, et en particulier, pour ceux de la Plaine de la CA2RS. Une fois de plus, on attise la peur de l’autre, de l’étranger, de la couleur, on joue sur la réputation, sur le voile de fumée. Heureusement, le webmaster a choisi d’enlever le terme «racaille» de son billet. Il est décevant de voir que les habitants du club chic des 5 et de la Rive gauche en général ne se soient pas ouverts à l’interco pour une raison quasi-ségrégative. D’ailleurs, pour mémoire, Vernouillet avait déjà en 2005 sorti cet épouvantail territorial. L’écoconstruction se consolide graduellement ici dans les Deux Rives : un port et des entreprises-fournisseurs seront bientôt opérationnels dans la Plaine. Force est de constater que Pierre Cardo avait vu juste. Ce projet existe et permet une perspective pérenne dans le périmètre des douze ou peutêtre quatorze villes choisies. Pour Pierre Cardo, il s’agit de «s’unir pour avancer dans nos projets», et surtout ne pas les retarder. Voilà pourquoi il n’accepterait pas facilement Poissy. Le rapport de forces a changé : il y a dix ans, l’ancien maire UMP Jacques Masdeu-Arus avait refusé publiquement une interco avec les communes de la Plaine en raison de la manne produite par Peugeot. Désormais, Frédérik Bernard, le maire socialiste de Poissy, est orphelin et sans aucun levier politique ni financier. De plus, le préfet Jau l’a inclu dans une agglomération mastodonte de plus de 200.000 habitants (CC Seine et Forêt) qui englobera Achères, Conflans-Sainte-Honorine et SaintGermain-en-Laye plus huit autres communes de plus petite taille. Le conseil municipal de Vernouillet et ne

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peut qu’intégrer la CA2RS, avec le sourire de son maire, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, comme elle en a l’habitude. Sa tentative de se joindre à Poissy, Achères et Conflans-Sainte-Honorine a échoué. De plus, cela lui aurait permis de se remettre en selle pour les Législatives 2012 (elle est une des personnalités montantes du PS dans la 7e circonscription) et de garder peut-être sa mairie en 2014. Et pourquoi pas d’aller à la conquête du futur poste de conseiller territorial ? Le club des 5 (Médan, Villennes, Orgeval, Morainvilliers et les Alluets-le-Roi) rejoindra l’interco pour des raisons d’affinités politiques. Chaque commune garde son autonomie, et la méthode établie de «construire un consensus permanent» constitue le point d’équilibre entre la «cellule démocratique communale» et le souci d’efficacité dans la gestion et les décisions publiques. Aucune des communes de l’interco ne dépasserait les 20.000 habitants d’ici à dix ans, et la préservation de l’environnement est un argument fort pour sauvegarder la qualité de vie de ces communes chic de la Rive gauche. Pourquoi pas ?

Face à un destin commun

A première vue, on dirait que toutes les «communes pauvres financièrement parlant se seraient ralliées à la CA2RS». Or, la construction d’un territoire tient surtout à son devenir. La CA2RS est un périmètre choisi par des élus qui détiennent la légitimité démocratique. L’avenir de nos territoires se joue maintenant ; il confirmera ou infirmera si ce destin commun était le bon. Parmi les avantages majeurs qui plaident en faveur de cette union, on citera un rééquilibrage des territoires profitable à tous, entre la Rive droit plus industrieuse, et la Rive gauche plus résidentielle et agricole. Dans un contexte de repli sur soi et de refus de l’immigration, rappelons l’histoire américaine lorsque les immigrés irlandais, qui ont permis de concrétiser le rêve américaine, arrivèrent devant la baie de New York : «Venez ici les fatigués, les pauvres, les masses affamées de liberté»(2). -R.A. (1) La CDCI désignée le 16 avril dernier et présidée par le Préfet, est composée de plusieurs collèges : • 19 maires repartis en 3 collèges suivant la taille des communes (dont les maires de Saint-Germain-en-Laye, de Poissy, de Vernouillet, de Plaisir et des Mureaux), • 19 présidents de communautés, dont Pierre Cardo et Gérard Larcher, • 2 présidents des syndicats de communes, • 2 conseillers Régionaux, dont Eddie Aït, • 5 conseillers Généraux, dont Jean-François Raynal. (2) du Poète Emma Lazarus : «Give me your tired, your poor, Your huddled masses yearning to breathe free,» Source : site du «Statue of Liberty National Monument».


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INTERCO

AVRIL - mai 2011

parc aux étoiles

Mégastarparty 2011, l’espace au féminin L’Observatoire de Triel, situé dans le Parc aux Etoiles sur l’Hautil, a consacré les 12 et 13 mars à «l’Espace au Féminin». Les clubs, les associations d’astronomie d’Ile de France et la société d’astronomie de France ont proposé au public, pendant deux jours, des activités passionnantes, qui attirèrent plus de sept-cents visiteurs.

L’astronomie fascine par l’immensité qu’offre un domaine d’exploration qui nous oblige à aller au-delà de notre imagination. Comment concevoir ces espaces qui se chiffrent en unités astronomiques (distance de la terre au soleil) ou en années-lumière. C’est loin les étoiles, c’est immense, les galaxies. Heureusement qu’il y a de gentilles astronomes qui mirent à notre portée sinon leurs connaissances (qui sont également immenses) du moins un éclairage intelligent et accessible même pour ceux qui n’y connaissent rien. La première conférence avait pour objectif d’expliquer «Comment nous savons que les trous noirs existent» et Mme Suzy Collin-Zahn a su captiver son auditoire par des propos et des illustrations qui vous plongent dans des concepts abstraits à la limite du poétique. Autre sujet, autre mobilisation de l’imagination avec des images étonnantes pour nous faire presque «sentir» la présence des anneaux de Saturne. Et Mme Cécile Ferrari vit quotidiennement l’expédition puisqu’elle participe à la mission Cassini. Cette sonde, qui parcourt le système solaire, a permis des découvertes sensationnelles, et les images spectaculaires que nous montre avec enthousiasme la conférencière illustrent une partie de son travail de recherches. Des millions de km nous séparent de Saturne, la sonde spatiale s’en est approchée de quelques milliers, projetant ainsi l’intelligence humaine à proximité de ce qui était l’inconnu ou la spéculation, il n’y a pas si longtemps. La «formation des galaxies» reste un mystère malgré les efforts que Mme Françoise Combes a mis à nous dire, à nous montrer, à nous expliquer, avec des mots simples comment, il y a quelques milliards d’années (!) la «matière» s’est transformée en une autre «matière». Pur produit des découvertes récentes, la connaissance de ces phénomènes complexes et lointains semble familière à la conféren-

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cière qui, avec toute la rigueur scientifique indispensable nous a permis de (presque) pénétrer visuellement dans cet univers démesuré. Nos sens humains ne pouvaient les percevoir depuis la Terre, il a fallu inventer tout un appareillage qui aujourd’hui depuis l’espace nous transmet des images et des données que les spécialistes mettent des années à dépouiller. Les quelques dizaines de minutes accordées aux conférencières ont permis une certaine «vulgarisation scientifique», amorce pour permettre à chacun d’approfondir ensuite le sujet de son choix ? Plus près de nous, dans le système solaire, le propos sur « Les comètes et astéroïdes, retour sur nos origines » a permis à Mme Anny-Chantal Levasseur-Regourd d’exercer son talent de pédagogue. En effet, les comètes, nous en avons vues, les astéroïdes, nous en avons peur, le système solaire, nous sommes dedans et ses dimensions paraissent imaginables. Alors quoi de neuf ? Eh bien des sondes les ont approchées, des photos ont été transmises. Et sous nos yeux apparaissent des gros cailloux aux formes inattendues dont la matière (plutôt spongieuse) reste encore à étudier. Quant à la «vie» des comètes, elle n’a (presque) plus de mystère : formée

de glaces et de poussière, proches du soleil elles s’échauffent, perdent de la matière, et leur «chevelure» s’étire spectaculairement. Quand elles s’éloignent c’est l’effet inverse qui se produit et nous apprenons ainsi qu’à l’échelle du temps astronomique les comètes sont éphémères. Ces quatre conférences, qu’un public attentif a perçues diversement en fonction de ses propres connaissances on les doit aussi aux organisateurs Philippe Gineste de la direction du Parc aux Etoiles ainsi qu’à Patrick Roux du centre Astronomique des Yvelines. Ils ont su explorer, à travers le thème «L’Espace au Féminin», un sujet plus vaste lors d’une table ronde éclairant, exemples à l’appui, la place qu’occupent les femmes dans le domaine très vaste de la recherche scientifique et de l’astrophysique en particulier. Vocation, formation, expérience professionnelle, anecdotes pertinentes. Les échanges se sont situés bien au-delà du thème proposé pour mettre en relief ce qui paraissait le plus important : l’enthousiasme, l’individu par rapport à son activité, les difficultés rencontrées, la spécificité de certaines missions... Claude BAROUH

Ont participé à la table ronde, de gauche à droite : Claudie Haigneré (première femme astronaute française, ancienne ministre) - Suzy Collin-Zahn (chercheur retraitée) Danielle Briot (astronome à l’observatoire de Paris-Meudon, laboratoire GEPI : Galaxie - Etoile - Physique - Instrumentation) - Marie-Claude Paskoff (professeur agrégée de physique, rédactrice en chef de la revue L’astronomie de la SAF depuis 1999) - Cécile Ferrari (maître de conférence à l’université Paris VII, service d’astrophysique du CEA Saclay) (Voir ci-dessus). Françoise Combes (astronome à l’Observatoire de Paris, laboratoire d’étude du rayonnement et de la matière enastrophysique) - Anny-Chantal Levasseur Regourd (astrophysicienne, professeur à l’Université Pierre et Marie-Curie, Paris 6). Ces deux dernières ne figurent pas sur la photo. (Photo J2R) www.journal-deux-rives.com


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aCtualité loCalE

AVRIL - mAI 2011

aNdréSy

Une rivière artificielle... L’inauguration de la passe à poissons d’Andrésy et la signature de la convention pour son ouverture au public, ont eu lieu vendredi 1er avril, en présence d’une foule d’invités venus découvrir que l’événement n’était pas un poisson d’avril, mais bien la concrétisation du premier ouvrage réalisé dans le cadre du programme «Seine aval».

Le projet vise à rétablir la continuité piscicole sur la Seine jusqu’à sa confluence avec la Marne, conformément à la réglementation fixée par le code de l’environnement et la loi sur l’Eau. Creusée à travers l’île Nancy, au droit du barrage de navigation, c’est une rivière artificielle de 180 m de longueur sur 10 m de large dotée d’un parcours pédagogique, qui a été réalisée tout au long du site. L’ouvrage, dont le but est d’obtenir un retour de peuplement des poissons migrateurs dans la Seine, présente une esthétique qui deviendra familière aux promeneurs en plus d’être utile aux poissons. Car même si aujourd’hui on compte plus d’une trentaine d’espèces, certains migrateurs ont disparu (saumon, truite de mer, anguille, alose et lamproie). Ce sont des espèces qui, pour se reproduire, ont besoin de

se déplacer entre les eaux douces et la mer afin de réaliser complètement leur cycle biologique. De fait, toutes ces espèces se reproduisent en rivière et grossissent en mer, sauf l’anguille, qui suit le processus inverse.

le poisson continue son périple vers l’amont

Le principe d’une passe à poissons est donc simple : il s’agit d’attirer les poissons en aval du barrage et de les inciter à passer par une voie d’eau artificielle qui contourne ce barrage. Ainsi le poisson doit en trouver l’entrée, la franchir sans retard ni blessure préjudiciables à sa migration, et continuer son périple vers l’amont. Ici, contrairement à la conception classique des passes à poissons par «bassins successifs», la rivière artificielle qui traverse l’île Nancy se rapproche du fonctionnement d’une rivière naturelle et garantit de meilleurs résultats pour le rétablissement de la continuité piscicole tout en tenant compte des stratégies paysagères locales et de la végétalisation du site. Les berges de la rivière artificielle ont été requalifiées par l’utilisation de techniques végétales pour la stabilisation et la protection contre les eaux (plantes semi-aquatiques, boutures de saules, lits de ramilles de cornouillers sanguins, merisiers à grappes, sureau, viorne et fusain). Au total près de 3000 arbres, arbustes et plantes aquatiques auront été plantés.

un ruban bien coupé

Sont venus couper le ruban symbolique et prononcer pour certains un discours attendu : le sous-préfet Philippe Court, le président du

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Une crèche pas comme les autres... 10

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Conseil général Alain Schmitz, Hugues Ribault, maire d’Andrésy, le président des Voies Navigables de France (VNF) et député de la Somme, Alain Gest. (Photo ci-dessous )A. Richard, député de la septième circonscription des Yvelines, Guy Fradin, le directeur général de l’Agence de l’eau Seine-Normandie,

dES arBrES CENtENairES aBattuS Certains Andrésiens sont, parait-il, furieux de voir dorénavant le barrage : ceuxci le jugent inesthétique, mais avant il était masqué par des centaines d’arbres centenaires, tous abattus. De plus, pour ces critiques, les poissons ne passeront pas dans la passe avant... quinze ans puisqu’il faut construire six autres passes en aval de la Seine ! Quant aux oiseaux, rappelons à ce sujet que l’expert-ornithologue de la ville s’est désolidarisé de l’aménagement fait par VNF du site.


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AVRIL - mai 2011

ACtualité locale

ANDRÉSY

Forte mobilisation du collège contre la baisse des moyens A Chanteloup (voir page 15) et à Andrésy, enseignants et parents d’élèves des collèges manifestent depuis mars contre la réduction des moyens horaires imposée par l’inspection académique. La mobilisation est forte à Andrésy. Elle s’est invitée dans les débats des Cantonales.

res-adjoints de la ville, les élus de la majorité, le directeur de cabinet du maire et quelques militants UMP. Tous se sont alors positionnés devant la banderole. Face à une telle pression, les parents ont du céder la place et se retrancher au bout du marché. Ian Robertson, un autre élu du Conseil d’administration du collège, s’est plaint du comportement «inadmissible» de M. Ribault et de ses acolytes : «Ces derniers nous ont traité d’opportunistes... et qu’il ne fallait pas manifester près de la fontaine (NDLR : du marché d’Andrésy). On est en République, que je sache ! «

Quarente-deux heures en moins : voilà ce que devait subir le collège Saint-Exupéry d’Andrésy à la rentrée prochaine. Les enseignants du collège déplorent que le collège d’Andrésy « soit le moins bien doté parmi les établissements de même catégorie dans les Yvelines ». Concrètement, cela se traduira par la suppression de demi-groupes de langues, d’heures de soutien en natation pour les non nageurs en 6e ou en« accompagnement personnalisé », d’heures de cours en Français et de la fin des dédoublements en SVT, physiques et techno. De plus, le collège devra abandonner ses projets éducatifs, notamment son projet CNRD (Concours national de la Résistance et de la déportation) qui avait reçu un prix de l’Education nationale !

Un premier pas et une manif

Le ton monte

Les trois fédérations de parents d’élèves (FCPE, PEEP et AAPEA) se sont rapidement mobilisés et ont fait irruption dans la campagne des Cantonales de mars à Andrésy. Un groupe de parents d’élèves du collège Saint-Exupéry a investi le marché du samedi 19 mars. En plein campagne électorale, entre les candidats Ribault (UMP), Chateau (PS) Tissier (EELV) et leurs militants. Banderole et tracts en main, les parents se sont positionnés en plein cœur du marché. Sylvie Dubois, mère élue au Conseil d’administration du collège nous explique qu’il faut « profiter du contexte électoral ». Cette intrusion dans la campagne n’a pas été du goût du sortant UMP, Hugues Ribault et de ses militants qui sont allés à leur rencontre pour regretter que le tract distribué ne rappelait pas le courrier envoyé à l’inspecteur académique par M. Ribault, en tant que conseiller général (voir encadré ci-contre). Rapidement le ton est monté. L’adjointe à la scolarité de la ville, Mme Perroto est montée en première ligne pour déplorer «la récupération politique de cette affaire par la FCPE». Elle a été rejointe par les autres mai-

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Cette mobilisation et le courrier de M. Ribault ont permis de récupérer sept heures sur les quarante-deux initialement perdues. Les parents et enseignants ont multiplié les opérations médiatiques, avec notamment un arrêt des cours de deux heures un matin avec un sit-in devant les grilles du collège. Sans perturber l’entrée des enfants, parents et enseignants ont échangé sur la problématique de l’éducation publique en cette période de réformes à outrance. Pour M. Capezzaro, professeur de physique à Saint-Exupéry, «les moyens proposés par l’Inspection académique pour l’année prochaine dégraderont fortement les conditions de travail de nos enfants. La mobilisation commune de professeurs, de parents d’élèves et de certains élus a permis d’obtenir une augmentation de sept heures de notre dotation horaire globale. Mais c’est insuffisant !» Enfin, le 2 avril, une «manifestation calme de quatre-vingt personnes» (selon les propres termes de la commandante des Renseignements généraux -RG) a été organisée dans la ville. Bien encadrés par une quinzaine de policiers et les RG, les manifestants ont parcouru la ville dans une ambiance bon enfant et sous le soleil. Dans le défilé, le nouveau conseiller général des Yvelines du canton, Joël Tissier (EE-LV) qui venait de battre… Hugues Ribault : « J’ai voulu témoigner de ma solidarité : nos collèges du canton sont directement touchés par les réformes du gouvernement ». Par contre, aucun élu de la ville d’Andrésy n’était présent à la manifestation.

La suite ?

Les relations entre les acteurs du collège et les élus d’Andrésy ne vont pas sortir indemnes de cette affaire. La colère est d’ailleurs montée d’un cran à la fin de la marche quand la nouvelle de la convocation de deux directeurs d’écoles d’Andrésy à l’inspection académique (IA) s’est diffusée. Motif : le tract www.journal-deux-rives.com

hugues Ribault et l’effet boomerang

Cérémonie des vœux d’Andrésy, 13 janvier 2011. Devant 700 Andrésiens, en fin de discours, le maire UMP se félicite « des décisions courageuses du Président de la République, du Gouvernement et de nos parlementaires dont les réformes nombreuses, même si elles ne font pas toujours plaisir, sont courageuses et efficaces. Elles permettent de doter la France des meilleures conditions possibles pour faire face à la crise ». Avec la suppression de quarant-deux heures rémunérées, la ville de M. Ribault ne pouvait être mieux servi ! Manifestement, les réformes sont bonnes pour les autres. Car une fois informé, le maire a immédiatement partagé l’émotion des parents et enseignants. Le candidat pour sa réélection au Conseil général des Yvelines, avec son étiquette UMP, a bien sûr mesuré le risque électoral de cette affaire. Son discours de janvier pouvant lui revenir – tel un boomerang – en pleine tête. Alors M. Ribault a écrit à l’inspecteur académique pour « partager l’étonnement des enseignants et parents ». Mais, le maire et l’adjointe à la scolarité, Mme Perroto, se sont toujours opposés aux actions entreprises par les parents et profs : manifestations, banderoles sur les murs du collège… Tout cela « risquait d’être récupéré politiquement » et donnait « une mauvaise image du collège et de la ville », selon M. Ribault. Comment s’opposer à une baisse des moyens horaires du collège, sans manifester et ameuter les médias, tout en soutenant les réformes du gouvernement ? Telle était la quadrature du cercle de M. Ribault dans cette affaire. appelant à cette manifestation a été distribué aux sorties des écoles, en début de semaine, sans enveloppe, ce qui est contraire aux usages. Comment l’IA a-t-elle pu être mise au courant de ce tract ? Bien que le maire d’Andrésy ait nié avoir été à l’origine de cette fuite, des acteurs au cœur du dossier nous ont bien confirmé que l’IA a bien été prévenue par les élus de la ville. L’inspecteur académique devrait rendre visite au collège, début mai. Parents et enseignants restent vigilants : il faudra attendre juin et les derniers arbitrages pour savoir à quelle sauce sera mangé le collège SaintExupéry d’Andrésy. - L.W.


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ACtualité locale

AVRIL - mai 2011

Carrières-sous-Poissy

Gérard Larcher arpente le terrain Gérard Larcher, président du Sénat, a rencontré Eddie Aït le 18 mars et Catherine Arenou le 22 mars au Sénat, respectivement maires de Carrières-sousPoissy et de Chanteloup-lesVignes. Que fait-il ici dans les Deux Rives ? Prépare-til les élections sénatoriales ? «Bien sûr que non !» nous assurent-on.

Vendredi 18 mars, en mairie de Carrières-sous-Poissy, Gérard Larcher, président du Sénat, a rencontré Eddie Aït, maire et Conseiller régional d’Ile-de-France. Cet entretien fut l’occasion de présenter les divers problèmes rencontrés par la ville (logements, sécurité, A 104, petite enfance...) ainsi que les grands projets urbains et structurants de la ville et de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine. « En tant qu’institution représentative du territoire, le Sénat est particulièrement attentif aux projets et aux politiques menés par les élus locaux. Monsieur Larcher a été très à l’écoute des préoccupations de la ville » a indiqué Eddie Aït.

Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, vice-présidente de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, vice-présidente de l’Association des maires ville et banlieue, a, pour sa part, été conviée au Sénat par Gérard Larcher pour une entrevue le 22 mars. Catherine Arenou s’est, elle aussi, faite la porte-parole, au cours de Eddie Aït, conseiller régional PRG et maire de Carrières-souscet entretien avec Poissy a accueilli Gérard Larcher, sénateur et président du Séle président de la nat. (DR) Chambre représentative des collectivités territoriales, des diffi- La question majeure du Fonds national de cultés rencontrées à Chanteloup-les-Vignes péréquation prévu par la loi de finances 2011, et plus généralement dans les villes classées entre intercommunalités à fort potentiel financier vers les intercommunalités à faible en « Zones Urbaines Sensibles ». La maire de Chanteloup a réaffirmé l’indispen- potentiel financier, a été abordée. sable soutien financier de l’Etat pour pérenniser l’ensemble des dispositifs. Des questions Catherine Arenou a enfin relayé les interrogaessentielles ont été soulevées comme le re- tions des maires «ville et banlieue» quant aux nouvellement urbain, la santé, la prévention… modalités d’application de ce fonds destiné à avec notamment la question cruciale du maintien des moyens de l’Education nationale dans préserver les communes les plus pauvres des intercommunalités. - L.R. les «Zones d’Education Prioritaire».

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AVRIL - mai 2011

Carrières-sous-Poissy

Skate park, un équipement sportif attendu Installé au complexe sportif Alsace, le skate park propose plus de 1000 m2 dédiés à la pratique sportive urbaine.

Depuis le lancement des travaux en janvier, le skate park est un sujet de curiosité dans les deux Rives. D’abord, le financement a été rapidement bouclé (bravo pour l’efficacité d’Eddie Aït !) et le Conseil régional paie la quasi-totalité du projet (213 000 euros TTC). Attendu depuis dix ans à Carrièressous-Poissy, les travaux de construction du skate-park ont été bouclés en moins de trois mois. Pierre Morange, député UMP des Yvelines et J-F Reynald, conseiller général UMP étaient présents à l’inauguration le samedi 26 mars pour faire la figuration.

Trois ateliers et un «bowl» Ensuite, premier équipement de ce genre sur l’ensemble des communes des Deux Rives, le Skate Park présente une spécificité : il propose un bowl, une sorte de cavité qui permet aux fans du skate-bord de s’améliorer avec des figures de style sans commune mesure avec les équipements de Verneuil-surSeine et de Vernouillet. Le roller, le skate et le BMX apparaissent en effet ces dernières années comme un phénomène de société et mobilisent de nombreux adeptes. Ces sports étant le plus souvent pratiqués dans la rue et sans organisation réglementée, la municipalité a donc souhaité proposer un équipement sportif identifié et facilement accessible. La conception a été assurée sur les conseils de l’association «ABC Skate-park». D’une emprise correspondant à un espace géométrique rectangulaire de 50 x 20 mètres, autrement dit d’une surface de 1000 m² environ, le skate-park comprendra trois ateliers distincts : un bowl (sorte de bol enfoncé dans le sol, voir photo ci-contre) avec une partie basse (rayon 1,80m) et une partie haute (rayon 2m), une funbox modulaire (table surélevée avec un tremplin pour les sauts, et un parcours d’initiation (lanceur droit, rails...) Eddie Aït, maire (PRG) de Carrières et conseiller régional d’Ile-de-France, était aux anges devant son bijou : « Je suis satisfait d’un tel équipement qui répond à une véritable demande de la jeunesse de la ville, et permet la diversification de l’offre sportive sur la commune. Prochaine étape : la réalisation d’un équipement dénommé «City stade» au premier trimestre 2012. » S’agit-il d’un stade communal ? On l’imagine...

Eddie Aït, conseiller régional et maire de Carrières, J-F Reynal, conseiller général et Pierre Morange, député-maire de Chambourcy, ont inauguré le skate park tant attendu par les Carriérrois. (Photo DR)

En attendant un autre «prowess» financière, les utilisateurs du skate park sont venus essayer le nouvel équipement et étaient satisfaits de la qualité de la glisse et ceux qui sont venus pour le cocktail ont savouré le pétillant et les amuses gaule. - L.R.

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Chanteloup-les-vignes

Mmes Bougrab et Badinter en visite à Baby-Loup

Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la vie associative, et Elisabeth Badinter, philosophe, et marraine de la crèche, se sont rendues le 30 mars dernier à Chanteloup-lesVignes pour apporter leur soutien et faire l’éloge de Baby-Loup.

Tout avait été organisé pour une visite programmée de longue date mais repoussée en raison d’un calendrier trop chargé de la secrétaire d’Etat. Tous les représentants de la République étaient présents : le sous-préfet Philippe Court pour l’Etat, Michèle VitracPouzoulet pour la Région Ile-de-France et Catherine Arenou pour la ville de Chanteloup. La Communauté d’agglomération des deux Rives (CA2RS) avait un message à faire passer : selon Pierre Cardo, la visite de ce jour à Chanteloup-les-Vignes aura permis à Jeannette Bougrab de «saisir l’intérêt que présente le projet Baby-Loup pour bien des parents, mais aussi l’impact que peut avoir une médiatisation à outrance des problèmes religieux sur des votes extrêmes.» Voilà un message pour «la Sarkozie» ! La visite de Jeannette Bougrab avait, en

effet, un caractère symbolique destiné à «montrer son attachement» à cette crèche emblématique d’un combat pour la laïcité en France. En plus, Mme Bougrab a souligné que : «La crèche est un lieu de cohésion sociale» où «l’émancipation des femmes et l’égalité se conjuguent» pour permettre à chacun(e), à la fois, de travailler, et de vivre en famille Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Natalia d’une manière paisible Baleato, directrice de la crèche et Elisabeth Badinter, philosodans un monde de- phe se sont réunies le 30 mars à Chanteloup. (Photo J2R) venu ultracompétitif et de plus en plus générateur de stress. En ce Baby-Loup en France... dans le cadre d’un qui concerne le message philosophique, Eli- service public à la française.» La directrice de sabeth Badinter avec sa force de conviction la crèche, Natalia Baleato et tout son encatranquille, a donné le la : «Baby-Loup est un drement ont compris qu’une première étape lieu de débat pour la laïcité». Le dernier avis était franchie. Maintenant c’est au législateur de la Halde conforte les arguments des dé- et au pouvoir en place de prendre le dossier fenseurs de la crèche car il est clair: «Le collège de la Haute autorité recomman- à bras le corps. Notre député, Alain Richard, de au gouvernement... d’examiner l’oppor- n’était pas présent mais devrait agir dans ce tunité d’étendre aux structures privées des sens. secteurs social, médico-social et de la petite Plutôt qu’un énième débat sur la laïcité, enfance chargées de missions de service pu- comme l’a dit, Elisabeth Badinter, il s’agit là blic ou d’intérêt général, les obligations - d’un combat quotidien et surtout de terrain, notamment de neutralité, qui s’impose aux et non pas un combat électoraliste, voire déstructures publiques de ces secteurs. (page magogique. 2 de l’avis de la Halde du 28 mars 2011)». Elisabeth Badinter a aussi lancé un défi : «Il Rodrigo ACOSTA faudra au moins une centaine de crèches

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AVRIL - mai 2011

Chanteloup-les-vignes

Cettons 2 se concrétise Lancement d’une opération de 39 400 m² pour le compte de LIDL. Livraison en 2012.

Le 21 mars 2011-Goodman, le groupe international d’immobilier a annoncé la pose de la première pierre de la plate-forme logistique de 39 392 m² à Chanteloup-les-Vignes (78) pour l’enseigne de distribution LIDL. A cette occasion, une cérémonie s’est tenue en présence de Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, Pierre Cardo, président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), Arnaud Meheust et Jean Koch, co-gérants de LIDL, Jean-François Mounic, Directeur Général Europe du sud (France – Italie – Espagne) Goodman, Emmanuel Deport, Directeur Grands Comptes Goodman. Selon le promoteur, l’emplacement est idéal pour l’essor du LIDL dans les Yvelines : le nouveau centre de distribution permettra à LIDL d’approvisionner une quarantaine de magasins situés dans la région ouest de l’Ilede-France. La plate-forme, qui maîtrise trois types de températures (froid « négatif », froid « positif » et température ambiante) comprendra six cellules et s’étendra sur une surface de 37 065 m² destinés à accueillir un entrepôt logistique et 2 327 m² à usage de bureaux. Jean-François Mounic, Directeur Général de Goodman pour la France et l’Europe du Sud a commenté cet événement qui cristallise le

Le nouveau centre de distribution LIDL sera-t-il compatible avec le développement durable cher à Pierre Cardo ? (DR)

projet économique de la CA2RS : «Le début des travaux de la plate-forme logistique de Chanteloup-les-Vignes est la concrétisation de ce projet d’importance pour le développement de LIDL. Nous nous félicitons de la mise en œuvre de ce projet de plate-forme logistique de grande qualité qui nous permet de renforcer notre présence européenne.» Pour sa part, Pierre Cardo, président de la CA2RS a souligné : « L’implantation de cette plate-forme logistique représente pour notre territoire une formidable opportunité de dé-

velopper l’activité économique. Nous nous félicitons de ce partenariat avec Goodman et LIDL qui contribuent pleinement à créer de l’emploi pour les habitants de notre territoire, dans le respect de notre démarche de développement durable ». Le développement du nouveau centre de distribution a été pré-financé par LIDL et lui sera cédé par Goodman à la livraison, soit en début d’année 2012. L’aménageur de l’opération est l’Agence foncière et technique de la Région parisienne (AFTRP). - L.R.

Le lobbying éducatif efficace En décembre 2009, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes avait crié avant d’avoir mal. Pour elle, les besoins réels existent, voire s’accroissent en raison de la mutation urbaine de Chanteloup. Entre 2011 et 2014, la municipalité prévoit une augmentation annuelle de 133 enfants de plus dans les écoles maternelles, primaires et secondaires (soit 413 enfants au total sur la période). Actuellement, 1360 enfants assistent aux écoles ! Les annonces faites par l’Inspection académique concernant les moyens et les postes affectés pour la rentrée 2011-2012 ont suscité une «profonde inquiétude au sein de la communauté éducative et des parents d’élèves.» Comme c’est son habitude, Catherine Arenou, épaulée par Rolande Figuière, adjointe au maire, chargée des questions scolaires, a pris son bâton de pèlerin pour convaincre l’Inspection académique que Chanteloup a besoin de stabilité. Chanteloup se reconstruit, à la fois, pour ses équipes d’enseignants, et stabilité de moyens pour mener à bien une politique de réussite scolaire qui porte déjà ses fruits. Ainsi, l’Inspection académique a rassuré le maire. Deux certitudes sont à mettre en avant : une augmentation de 20% des moyens «sont envisagés à effectif constant». La pérennité sera l’axe de travail afin de conforter les équipes pédagogiques pour ainsi mettre en oeuvre une politique éducative digne de ce nom dans une zone «toujours marquée par une certaine fragilité sociale». «Il appartiendra au principal d’établissement du collège d’allouer ces

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suppléments de moyens» explique l’édile de Chanteloup. L’essentiel c’est de conjuguer les efforts de l’Etat, du Conseil général et de la commune pour «contrer le phénomène de ghettoïsation urbaine en oeuvre depuis les années 70». Chanteloup-les-Vignes a réussi non seulement à se donner une nouvelle image mais surtout à favoriser la réussite scolaire car «elle représente le premier levier de toute inser- De gauche à droite: Mmes Figuière tion sociale et profession- et Arenou, et M. Gaillard. (Photo J2R) nelle,» a souligné Rolande Figuière. Enfin, pour cette adjointe au maire, ce projet éducatif local assure la continuité de la chaîne éducative afin de consolider les avancées urbaines et sociales d’un lieu emblématique de la problématique urbaine, Chanteloup-les-Vignes. - R.A.

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Maurecourt

Les Gargantuades... Un mariage de la gastronomie et de la musique.

En septembre 2004, lors d’une réunion de la Commission Animation et Culture de Maurecourt , nous établissions le calendrier des manifestations de l’année à venir. Depuis 1995 nous avions déjà créé pas mal de nouveaux événements (marché de Noël, repas-concerts, courses de rollers, expositions diverses, théâtre, concerts, printemps de poètes, etc), mais nous cherchions un nouveau concept qui rassemble, en un même lieu, une grande diversité d’activités et de public. L’idée vint alors de réunir, l’espace d’un week-end, les arts de la table et de la musique. Nous étions quelques épicuriens, amateurs de Rabelais qui, en 1534, écrivit GARGANTUA. Quelques lignes de ce truculent ouvrage allaient inspirer l’esprit de la future manifestation : « Il commençoit son repas par quelques douzaines de jambons, de langues de bœuf fumées, de boutargues, d’andouilles, et telz aultres avant coureurs de vin. Ce pendant quatre de ses gens luy guettoient en la bouche, l’un après l’aultre, continuement, moustardes à pleines palerées. Puis beuvoit un horrificque traict de vin blanc. Après, mangeoit selon la saison, viandes à son appétit, et lors cessoit de manger quand le ventre luy tiroit. A boyre n’avoit poinct fin ny canon, car il disait que les bournes de boyre estoient quand la personne beuvant, le liège de ses pantoufles enfloit en hault d’un demy pied …… … Après s’esbaudissoit à chanter musicalement à quatre et cinq parties, ou sur un thème à plaisir de gorge. Au regard des instruments de musique, il apprit à jouer du luth, de l’épinette, de la harpe, de la flûte allemande à neuf trous, de la viole et de la sacquebutte. » S’inspirant de la veine rabelaisienne, la «commission animation et culture» se mit alors au travail pour organiser la nouvelle animation de printemps qui allait tout naturellement s’appeler les «Gargantuades de Maurecourt». La première édition eut lieu les samedi 16 et dimanche 17 avril 2005. Pendant deux jours, à l’Espace Gérard-Blondeau et au Square Jacqueline-Drapier, un marché des produits du terroir côtoya un festival de la voix. Le public fut ravi, les producteurs exposants également : après cet essai concluant, il fallait donc ancrer cet événement dans le calendrier maurecourtois. Ainsi, depuis six ans, grâce à l’enthousiasme de la bande des bénévoles engagés dans l’aventure, les Gargantuades se renouvellent et se développent. Au printemps de chaque année, une vingtaine de producteurs venant de différentes régions de France présentent leurs produits de qualité : foie gras, vins fins, fromages, escargots, jambons, cidre fermier, champagne, bières artisanales, épices, et tant de bonnes choses qu’on en redemande ! Le public peut

Côté jardin, côté cuisine...

déguster sur place ou acheter pour emporter les mets et nectars présentés par les producteurs eux-mêmes. Pendant les deux jours des Gargantuades, des groupes de musiques du monde viennent ponctuer de nourriture artistique les dégustations des visiteurs gastronomes. Au fil des années, nous avons ainsi pu découvrir des groupes russes, irlandais, sud-américains, croates, corses, bretons, et aussi franciliens. Chaque année des associations musicales maurecourtoises apportent également leur contribution au festival. Des animations et activités diverses ont aussi été présentées, suivant les années, des conférences sur le jardinage bio, un village gallo-romain, des animaux de la ferme, le troc de plantes, un souffleur de verre, des jeux anciens…sans limite d’age. En 2010, à l’initiative de l’équipe de la Bibliothèque municipale, un salon du livre

(Photo J2R)

gourmand est venu se greffer aux Gargantuades. Des cuisiniers (ères) de grand renom viennent y présenter leurs recettes et leurs livres (de cuisine) et les dédicacent dans une bonne humeur communicative. Les démonstrations de recettes sont effectuées devant un public nombreux qui peut ensuite déguster le résultat. 2011 reconduit ce salon du livre gourmand avec cette fois encore des invités prestigieux (voir ci-contre). Cette année, pour la 7e édition des Gargantuades, nous souhaitons qu’à nouveau la réunion de la musique, de la lecture et de la bonne chère, le mariage «de l’art et du lard» perpétuent la tradition conviviale du village pour le plus grand plaisir de tous les Maurecourtois et de leurs visiteurs. Car, pour la gastronomie comme pour la lecture, c’est le partage qui compte. Christian LE GOFF

Caroline Giraud, Gérald Rutault, Joël Tissier, Patrick Quertier, Christophe Felder accueillent le public nombreux. (Photo J2R)

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MAURECOURT

...et le Salon du livre gourmand Rendez-vous incontournable autour de la gourmandise et de la musique, les Gargantuades existent à Maurecourt depuis 6 ans et proposent un marché du terroir et un festival de la voix pour tous les amateurs de musique, de vins, de charcuterie et de gastronomie. Il manquait un volet culturel à cette manifestation, c’est donc logiquement que j’ai pensé à un salon littéraire entièrement consacré à cet art.

Lectures gourmandes

La lecture mène à tout, même à la gastronomie et le rôle d’un bibliothécaire est bien d’en donner l‘appétit. J’ai donc proposé ce projet à la municipalité qui l’a accueilli avec enthousiasme. Cette manifestation, unique dans notre région, souhaite séduire non seulement les gourmands, et les gourmets mais aussi les amateurs d’art culinaire ou les novices dans l’art de la cuisine. En effet, ce secteur éditorial connaît une expansion importante. En quelques années, nos aspirations de consommateurs ont changé. Le livre de cuisine ne concerne plus le « traditionnel » livre de recettes, qui ne ressemble plus guère à celui de nos grands-mères, mais à un livre attrayant, facilitant la réalisation des préparations, et ouvrant à tous le monde de l’art culinaire.

Convivialité et découvertes

L’art de la mise en scène s’invite dorénavant dans toutes les cuisines et à toutes les tables. Pour ce salon, le souhait de la municipalité était d’y trouver un espace de convivialité et de découvertes, à l’image des Gargantuades, et c’est ce vers quoi nous tendons : faciliter échanges et savoir-faire. Réunir autour du livre, de la lecture et de la culture, tous ceux qui s’y intéressent, faire découvrir le monde de la gastronomie au grand public, promouvoir le livre et la lecture, confirmer les ambitions de la municipalité en matière d’éducation artistique et culturelle, c’est inviter le public pour un voyage au cœur des livres et des saveurs. Le premier salon a eu un grand succès et a fédéré un public différent de celui des Gargantuades. Public qui a pu rencontrer des chefs, des auteurs et échanger autour de la gourmandise, des mots et des mets. Cette année, pour cette deuxième édition, le thème des épices a été choisi.

La lecture mène à tout, même à la gastronomie...

Des invités prestigieux A l’Espace Gérard-Blondeau, nous aurons l’honneur de recevoir Christophe Felder, qui sera notre parrain. Ce maître-pâtissier français a fait ses preuves chez Fauchon et Guy Savoy, puis, à 23 ans, il entre à l’hôtel de Crillon comme chef-pâtissier et honorera ce poste durant 15 ans. Chevalier des Arts et lettres, Christophe Felder est considéré, par certains critiques, comme le créateur des desserts à l’assiette qu’il a rendus célèbres et dont il a insufflé le renouveau en France. Il travaille actuellement comme conseiller au Japon. Il a notamment élaboré la nouvelle carte de desserts de la société Henri Charpentier, la plus grande entreprise de pâtisserie française au Japon. Depuis 2001, il diffuse l’art de la pâtisserie grâce à ses nombreux livres de recettes dont le concept des leçons de pâtisserie, expliquées et photographiées en pas-à-pas. Une véritable innovation qui, depuis son lancement, a convaincu un grand nombre de lecteurs. Aujourd’hui Il est à son compte, formateur (notamment à l’école d’Yssingeaux) et auteur de livres de cuisine à succès. Mais ce n’est pas tout, il a deux hôtels à Strasbourg, et un à Obernai, ouverts avec des amis d’enfance, et propose aussi des cours de pâtisse-

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(Photo J2R)

rie au Jardin d’Acclimatation à Paris. C’est avec beaucoup de gentillesse qu’il a accepté de parrainer notre deuxième Salon du Livre Gourmand, et il sera présent toute la journée du 30 avril. Il sera accompagné par des invités : Babette de Rozières, célèbre chef et chroniqueuse dans l’émission de France 5 : « C à vous », en alternance avec Julie Andrieu, et chaque samedi sur France Ô « Les petits plats de Babette » ; Kilien Stengel, auteur gastronomique français ; Philippe Delacourcelle, chef du restaurant « Le Pré-Vert » de Paris, et Emmanuelle Andrieu, auteur de nombreux livres culinaires. Patrick Quertier


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Triel-sur-seine

Gérard Larcher en pédagogue Triel a eu l’honneur d’accueillir le président du Sénat, vendredi 22 avril.

Le deuxième personnage de l’Etat, par ailleurs sénateur des Yvelines, est venu expliquer l’intercommunalité en phase d’achèvement. Les 262 communes des Yvelines que comptent les Yvelines doivent impérativement intégrer une structure de coopération intercommunale. Il reste encore cent-trente communes à choisir une interco d’ici à la fin août 2011. La seule élue socialiste de Triel, Michèle Goetz, a boycotté la réunion. Pour elle, le président du Sénat est déjà en campagne pour sa réélection à la tête du Sénat en septembre 2011. Pour Gérard Larcher, il est indispensable de terminer la phase commencée par les lois Chevènement et la Gauche. Il s’agit de rendre efficaces la gestion des dépenses publiques et les décisions dans l’optique d’une meilleure gestion du territoire. En fait, pour lui, le «consensus» existe au Parlement car seuls les communistes se sont prononcés contre cette réforme. Lui-même, sur le point précis du conseiller territorial (élu hybride représentant la région et le département) a changé d’avis. Réticent au départ, il a évolué vers un OUI rassurant. Cependant, pour ce qui concerne la commune, «elle reste toujours la cellule de la base démocratique». Sur le calendrier de la mise en place de la réforme territoriale, le temps s’accélère : le 28 avril 2011, le préfet a installé la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) avec mission d’instruire et de valider le choix et(ou) les préconfigurations des futures intercommunalités. (Voir page 8) Elle compte 48 membres dont le préfet Michel Jau pour débattre, délibérer et valider les

Une pédagogie subliminale est nécessaire pour faire passer un calendrier serré. Ici Joël Mancel, maire, écoute Gérard Larcher. (Photo J2R)

choix finaux du schéma intercommunal. Le 30 novembre la CDCI doit se prononcer à partir des propositions «négociées» entre les communes et validées par la CDCI. Entre fin août et novembre toutes les négociations sont possibles et imaginables, et des surprises de dernière minute sont probables. Justement, trois ou quatre dossiers sont encore épineux avec des blocages en perspective ! Revenons à la procédure de préconfiguration de l’intercommunalité à venir. La CDCI peut modifier les périmètres à condition de réunir deux-tiers des voix de ses membres. La date butoir est pour le 31 décembre 2011. Les dés seront alors jetés. Le cas de communes rurales a également été évoqué. Pour certaines, la réforme est subie comme une marche forcée imposée par la feuille de route des CDCI, notamment les délais jugés particulièrement déraisonnables. Ils risquent fort de favoriser les combinai-

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sons plus ou moins louables de la part de notabilités locales soucieuses de sauvegarder leur influence et leurs moyens. De toute manière, l’interco’ des deux Rives devrait s’élargir à une quinzaine de communes (Le club des Cinq est composé de Médan, Villennes, Orgéval, Les Alluets-le-Roi, Morainvilliers... Vernouillet est obligée par la continuité territoriale. Evecquemont et Ecquevilly s’interrogent). La continuité territoriale devra être respectée. Le président du Sénat, Gérard Larcher, après son discours, s’est prêté à un échange avec trois conseillers municipaux sur la fiscalité, sur le risque de modification de ce schéma intercommunal si l’alternance politique venait à se concrétiser en 2012. Pour lui, la Gauche se soucie également du développement de l’intercommunalité, parce que cette réforme répond à un impératif d’efficacité au service d’un projet de territoire. -R.A.


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Triel-sur-seine

Protection de l’Hautil, des maires s’engagent ! Jeudi 7 avril, au Parc aux Etoiles de Triel-sur-Seine le « Collectif pour la protection de l’Hautil » accueillait plus d’une dizaine de maires ou de représentants des municipalités concernées par le Massif de l’Hautil. Cette initiative du Collectif s’inscrit dans la continuité de son action précédente, la justice ayant obligé l’entreprise Petit-Didier à fermer « sa » décharge du bois de FortVache (Vaux-sur-Seine).

La nouvelle action entreprise s’avère beaucoup plus ambitieuse. Il s’agit d’obtenir des pouvoirs publics le classement du Massif de l’Hautil dans son ensemble en « Forêt de protection » accompagné d’un projet de « Charte forestière ».

Mobilisation de tous Il faudra cette fois de mobiliser toutes le communes concernées (une quinzaine) ainsi que les deux départements concernés (Yvelines et le Val-d’Oise) et donc tous les élus locaux. C’est pourquoi cette réunion a été l’occasion pour chacun d’exprimer son intérêt pour une forêt proche mais, comme l’a montré l’exposé introductif, c’est un espace géographique qui manque d’unité administrative. Malgré l’absence de deux communes ayant sur leur territoire une zone importante du Massif (Vaux-sur-Seine et Chanteloup-lesVignes), c’est dans une ambiance de franche convergence que s’est conclu l’échange entre les membres du Collectif, un public mobilisé et les représentants des municipalités présents (1). Plusieurs maires se sont déplacés en personne, ce qui marque leur intérêt pour cette initiative.

Le seul espace encore naturel En effet, s’il apparaît que jusqu’à présent le Massif de l’Hautil était un puzzle qui n’avait d’autre unité que géologique et géographique, demain seront possibles le classement en Forêt de protection et une Charte forestière. Ce seront là, il faut le souhaiter, le premier élément fédérateur qui enclenchera le processus d’unification et d’harmonisation d’initiatives aujourd’hui dispersées. Les pro-

« Gouverner c’est prévoir », dit le proverbe. C’est aussi s’engager.

jets de chacun pourront s’inscrire dans un cadre global et pérenne. Alors qu’hier seul l’apport économique des forêts était mis en avant, aujourd’hui s’y ajoutent un besoin social et un souci écologique. Un intervenant a même laissé entendre que c’est « le seul espace encore naturel ». En effet l’urbanisation et l’agriculture ont tellement modifié le paysage qu’il ne reste plus que ces massifs boisés et les coteaux qui les entourent où la biodiversité peut encore être préservée. Les meilleurs défenseurs des forêts seraient les citadins.

Forêt périurbaine et convergences Or l’Hautil se situant entre l’Oise et la Seine, que le Massif est près le Cergy-Pontoise et d’autres zones urbanisées il entre dans la catégorie des forêts périurbaines. A travers les différents propos que les uns et les autres ont tenus et soutenus, il ressort que l’initiative du Collectif, a en plus du mérite d’exister, celui d’arriver au bon moment. Il y a quelques années (2004) des associations trielloises, soutenues par la municipalité d’alors, avaient voulu mobiliser l’opinion, mais l’idée de Charte forestière n’avait pas soulevé d’échos enthousiastes. Ce n’est plus le cas actuellement et il faut s’en réjouir. Protection de l’environnement, gestion durable, couloirs écologiques, puits de carbone, etc. Même si l’on ne sait pas toujours ce que ces termes recouvrent, ils apparaissent dans

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(Photo J2R)

tous les propos, car qui oserait ne pas être écologiste aujourd’hui ? Engagement tardif ? Effet de mode ? Opportunité d’opinion ? Vraies convictions durables ? Peu importe. Mais s’il faut assumer ses responsabilités d’élu, il faut aussi agir dans le sens de son discours. Les associations regroupées en Collectif agissent en « déclencheur ». Aux élus de saisir la balle au bond et avec elles de prendre ensemble le relais. C’est un challenge gagnant/gagnant d’où tout le monde sortira vainqueur. « Gouverner c’est prévoir », dit le proverbe. C’est aussi s’engager. Il faut donc que sans tarder les prochains Conseils municipaux soient informés du projet, qu’ils prennent officiellement position, et délibèrent afin qu’ils s’engagent aux côtés du Collectif, pour qu’un jour prochain, après de longues procédures administratives, le Massif de l’Hautil et ses coteaux deviennent des lieux sauvegardés et pérennes, échappant ainsi à une lente destruction. Claude Barouh (1) Nous remercions les représentants des communes suivantes de leur présence qui signifie l’intérêt qu’elles portent au projet : Andrésy, Boisemont, Condécourt, Courdimanche, Evecquement, Jouy-le-Moutier, Menucourt, Meulan-en-Yvelines, Maurecourt, Triel-surSeine, Vauréal et la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise.


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Triel-sur-seine

L’avenir est aux épluchures Qu’est-ce que le compostage ? Sa vie, son œuvre, son usage… Eh bien, « c’est un procédé de dégradation biologique maîtrisé de matières organiques en présence d’air. Il aboutit à la production d’un amendement organique : le compost.»

Dans cette définition savante chaque mot compte et nécessite une explication comme a pu s’en apercevoir la vingtaine de personnes (1) qui a assisté à l’exposé des représentantes du SIVATRU (2). Ces dernières ont su aimablement traduire en termes simples le processus de transformation qui valorisera les épluchures, les déchets végétaux du jardin et de la maison via un effort de méthode, une certaine discipline de remplissage, et bien sûr un composteur. (Photo) L’objet en bois ou en plastique est volumineux, aéré et recyclable. L’exposé fut clair, complet, un peu pédagogique et limité au compostage domestique. Tout ce qu’il faut mettre et comment le faire, tout ce qu’il ne faut pas mettre et pourquoi. Tels furent les

propos encourageants complétés par l’usage du compost et les limites du procédé. Chacun des participants est reparti avec son composteur, un petit seau et un guide du recyclage individuel. En plus d’être écologique cette action est économique. En effet, un des buts de cette distribution (gratuite) de matériel (le composteur) et de connaissances (la matinée pédagogique) se place l’intention de diminuer

Paniers bio Nous entendons tous parler, de plus en plus, du système des AMAP (Aide au Maintien d’une Agriculture Paysanne) destiné à préserver une agriculture durable en permettant d’acheter des produits d’alimentation à un juste prix. Les consommateurs se lient au producteur par un contrat pour lui acheter, sur une saison, une partie de sa production. L’association trielloise Pissefontaine Envi-

ronnement crée un atelier, « Le Panier de Pissefontaine », qui fonctionnera selon les mêmes principes qu’une AMAP, sans en porter le titre.

Certification ECOCERT

• L’agriculteur bio (certifié ECOCERT), Nicolas Neff, s’engage à fournir des légumes bio de qualité à un juste prix. Ce prix est calculé en fonction du prix de gros de ce type de produits à Rungis multiplié par 1,4 (alors que les magasins le multiplient par 1,5 ou 2). Pour offrir un éventail plus large, il pense créer un GIE avec deux autres producteurs bio. • Les consommateurs qui souhaitent bénéficier de ces paniers, après adhésion à Pissefontaine Environnement, s’engagent à lui acheter, pour une saison, une part de sa production. Le versement pourra être effectué de trois façons : un seul pour l’année, quatre versements, ou dix mensualités. Ils s’engagent aussi à s’investir dans l’atelier : participer, par roulement, aux distributions ; gérer les versements à l’agriculteur ; rechercher des recettes de légumes.

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le tonnage des déchets collectés et traités par le SIVATRU, et donc son coût. Ainsi, apparemment, tout le monde y gagne, même les vers de terre qui sont les bienvenus car ils participent à « la pasteurisation du compost ». Nombreux sont les jardiniers qui recyclaient déjà leurs déchets, mais que ceux qui ne compostent pas encore ne culpabilisent pas. C’est simple : il suffit d’être volontaire. Les municipalités s’engagent, les citoyens y viennent, les composteurs compostent et le produit ainsi obtenu est ensuite réutilisé pour fertiliser, nourrir, aérer la terre. Il n’y a plus qu’à prendre l’habitude de procéder à la répartition convenable des feuilles, épluchures et autres végétaux qui rempliront ce nouvel habitant écologique du jardin : le composteur. - C.s.B.

(1) Réunion du 26 mars à l’Espace Rémi-Barrat, à Trielsur-Seine. (2) Pour tout renseignement :SIVATRU - Syndicat Intercommunal pour la Valorisation et le Traitement des Résidus Urbains. Siège Social : ECOPOLE - Chemin des Graviers - Triel-sur-Seine. Téléphone : 01-34-0124-10 - Télécopie : 01-39-74-10-18 E-mail : sivatru@ sivatru.fr

Les tarifs des différents paniers • Le panier pour 1 personne (environ 4 légumes différents) : 8 €. • Le panier pour 2 personnes (5 à 6 légumes) : 13 €. • Le panier pour 4 personnes (6 légumes) : 19 €. • Le panier pour 6 personnes (6 légumes) : 24 €. La municipalité de Triel, qui nous a soutenus dans cette création, met à notre disposition un local pour la distribution de ces paniers et nous l’en remercions. Celle-ci aura lieu tous les vendredis, de 16h à 20h. La première distribution aura lieu le 20 mai. Les personnes intéressées peuvent se manifester : - soit par courriel auprès de Pissefontaine Environnement : pissefontaine.environnement@gmail.com, ou au 06.31.32.18.19 (Hélène Ghesquière, présidente) - soit auprès de Jean-Pierre Marotte (coordinateur de l’atelier) au 06.67.47.57.74 ou jpmarotte@gmail.com H. Ghesquière et J-P Marotte


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«Rouge comme le ciel » primé au Festival des Juniors Le Festival des Juniors a clos son édition 2011 le 5 avril au cinéma Frédéric Dard des Mureaux par l’attribution du Grand Prix au film «Rouge comme le ciel». Cette conclusion s’est faite avec l’attribution du prix et la projection d’un court métrage mettant en scène le quartier des Musiciens et Ecclésiaste Lemba, un petit jeune qui monte…

du Meilleur film pour enfants. A ce palmarès, et dans le cadre du Festival du film de Schlingel, on peut encore ajouter le Prix du meilleur acteur, où il a été récompensé Luca Capriotti, qui joue Mirco, et le Prix du Jeune public. A cette avalanche de prix, il faut encore ajouter le Prix du meilleur film du Festival international du film de Tel-Aviv, le Prix du meilleur film et le Prix du meilleur réalisateur du Festival international du film de San Luis.

Un court métrage réalisé aux Mureaux

Inauguré le 23 mars à l’Espace Maurice-Béjart de Verneuil-sur-Seine, en présence de la comédienne Luce Radot, l’édition 2011 s’est achevée le 5 avril au cinéma Frédéric Dard aux Mureaux. Le président du jury, Philippe Mory, acteur gabonais, était déjà le premier président du Festival des Juniors lors de la première édition. Cette année, le président et son jeune jury ont donc attribué le Grand Prix à « Rouge comme le ciel », un film italien, réalisé par Cristiano Bortone, sorti le 6 octobre 2010. L’histoire s’inspire de la vie de Mirco Mencacci, un des ingénieurs du son les plus talentueux d’Italie.

Le synopsis du film

«Mirco perd la vue à l’âge de dix ans et doit poursuivre sa scolarité dans un institut spécialisé. Loin de son père, il ne peut plus partager avec lui sa passion du cinéma. Il trouve pourtant le moyen de donner vie aux histoires qu’il s’invente: il enregistre des sons sur un magnétophone puis coupe les bandes, les colle et les réécoute. L’école très stricte n’approuve pas du tout ses expériences et fait tout pour l’en écarter. Mais Mirco, loin de se résigner, poursuit sa passion...»

Une réalisation plusieurs fois récompensée

En dehors du Festival des Juniors, « Rouge comme le ciel » a reçu de nombreuses récompenses dans d’autres manifestations cinématographiques. Au Festival international du film de Montréal pour la jeunesse (FIFEM), il a obtenu le Grand Prix, au Festival «Cinekid » d’Amsterdam, la Mention Spéciale du Jury, au Festival international du film de Sao Paulo, le prix du Meilleur Film de Fiction, au Festival européen pour la jeunesse des Flandres le Prix du Public, et au Festival international du film de Hambourg le Prix

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Dans le cadre du Festival dynamique espoirs banlieues interne au Festival des Juniors : le film « Rédemption » a été présenté au public. Ce court-métrage a été coréalisé par San John de SAN JOHN PRODUCTIONS dans la cité des Musiciens aux Mureaux et par Alahyane Fahd. Ecclésiaste Lemba, jeune Muriautin, connu pour avoir posé avec plus de 300 vedettes, y tient le premier rôle. Ce jeune homme rêve de devenir acteur. Ce n’est pas un rêve, mais un objectif professionnel qu’il s’est fixé. Avec ce court métrage, il fait en quelque sorte ses débuts à l’écran.

Rencontre avec E. Lemba

Journal des 2 Rives.- «Quel effet, la projection de «Rédemption» devant une salle pleine vous a-t-elle procurée ?» Ecclésiaste Lemba.- Franchement, au début, j’avais un peu la chaire de poule de voir plus de 150 personnes venues, pour la plupart, pour mon court métrage. J’étais angoissé à l’idée que les gens puissent être déçus. Mais au contraire, les gens se sont montrés fiers de moi et m’ont même félicité ! J2R.- Parlons un peu de ce film, tourné dans le quartier des Musiciens aux Mureaux. De quoi parle-t-il exactement ? E.L.- Il parle de rédemption. L’histoire est celle d’un jeune, issu d’une famille chrétienne, mais qui ne pratique plus car il a sombré dans l’alcool, la délinquance et la drogue, suite à des problèmes familiaux et personnels, et qui finit par se repentir en lisant la Bible.... J2R.- Ce court métrage a été réalisé par San John. Vous avez déjà participé à plusieurs de ses réalisations. Est-ce que cela a fait partie de vos motivations pour participer à la réalisation de ce film ? E.L - Oui, car je connais San John depuis plusieurs années, et vraiment, je m’entends super bien avec lui. Quand il a eu l’idée de réaliser un court métrage dans la cité sensible des Musiciens, au début je pensais qu’il blaguait. Mais une fois sur les lieux du tournage, j’ai www.journal-deux-rives.com

pris tout au sérieux. J’ai joué le mieux possible le rôle qu’il m’avait demandé d’interpréter. J2R.- Parlez-nous un peu des autres jeunes qui ont participé au tournage ? E.L.- Ce sont des jeunes issus du quartier que je connais très bien car ce sont des amis. Ils n’ont pas d’expérience dans le milieu du cinéma, mais en tout cas, à présent, je peux dire qu’ils ont vraiment du talent ! J2R.- Est-ce que cette expérience vous motive encore davantage pour devenir acteur ? E.L.- Oui bien sûr ! D’ailleurs je pars en août à plusieurs mois pour le tournage de mon premier long métrage, à Montréal, au Canada. Je peux vous dire d’avance que ce film sera très très lourd. Je vous réserve de très grosses surprises d’ici janvier 2012 ! Le court métrage muriautin est la preuve que les objectifs du “Festival des Juniors” sont réalisables. Quant à « Rouge comme le ciel » le concours de critique va permettre de choisir le jeune jury 2012. Le Grand Prix du Festival des Juniors sera remis officiellement à Cristiano Bortone en octobre 2011 pour le lancement du concours de critique. - D.D.


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verneuil-sur-seine

Dix ans de gestion : le jeu de l’impôt et de la dette

En 2001, Jacques Massacré, maire sortant, est battu aux élections municipales par son ancien adjoint Philippe Tautou. Ce dernier avait rapidement démissionné peu après le début du 2e mandat pour des oppositions d’objectifs et de méthodes. Principal clivage : les finances de la ville. Le démissionnaire estimait que les maire se livrait à une politique d’investissements qu’il jugeait mégalomaniaque au regard des besoins et des capacités financières de la ville.

augmentées de 25% et celle sur le foncier non-bâti et la taxe professionnelle 11,8%. Comme l’a relevé la rapport de la Cour régionale des Comptes en 2004, cette décision a permis de ramener la capacité de désendettement de la ville de 50 ans en 2001 à 8 ans en 2002.

Une dette de 50 ans

Cette augmentation arrivait dans un contexte déjà difficile pour les habitants. En effet, les Vernoliens payaient déjà des impôts élevés en raison d’une affaire malheureuse dite « Affaire des Bois de Verneuil », survenue en 1977, à l’issue de laquelle la ville avait perdu le procès intenté par le promoteur immobilier. Verneuil n’avait échappé à la mise sous tutelle que grâce à l’aide du Conseil régional qui avait repris une partie importante du domaine forestier de Verneuil.

Fraîchement installé, Philippe Tautou fit procéder à un audit des finances de la ville, qui montra qu’avec une capacité de désendettement( ) de 50 ans, Verneuil était à la limite de l’insolvabilité. Prenant à témoin les Vernoliens de cette situation dont il accentua l’effet négatif lors de réunions publiques «anxiogènes», M. Tautou prit finalement la décision d’augmenter les impôts. Les taxes d’habitation et sur le foncier bâti furent ainsi

9000

Conscient de l’état d’exaspération des Vernoliens face à une trop forte pression fiscale, Philippe Tautou s’est alors inscrit dans une démarche de réduction puis de maîtrise drastique de l’endettement. Compte-tenu de la faiblesse des ressources fiscales due à l’absence d’activités économiques, cette politique était assortie d’une politique d’investissement prudente voire timide.

Le style Tautou…

Cette démarche allait signer le « style Tautou », qui ne s’est pas démenti depuis maintenant 10 ans : une gestion des finances basée sur le maintien de recettes à un niveau

élevé, une maîtrise des dépenses et une politique d’investissement prudente voire timide, le tout optimisé grâce à la mutualisation permise par la communauté d’agglomération.

… Maximiser les recettes tout azimut

Tout d’abord, le maire, aidé par son mandat de Conseiller général, fait feu de tout bois pour faire bénéficier sa ville de subventions départementales, régionales et nationales. Si cette stratégie a pour effet bénéfique de soulager les finances municipales, elle a aussi pour conséquence d’étaler la réalisation des investissements. L’impression donnée est celle de projets constamment reportés voire abandonnés, ou dont les délais ne sont pas maîtrisés. Par ailleurs, en maintenant une vive dynamique immobilière, la ville vise deux objectifs. Tout d’abord, elle entend maintenir un niveau élevé de ressources provenant des droits de mutation, qui représentent près de 10% des impôts directs en 2010 (alors qu’elles ne représentaient que 5% en 2009 en raison de la crise immobilière). Elle cherche ensuite à favoriser une dynamique démographique lui assurant des contributions directes plus importantes. Ainsi, la population de Verneuil a augmenté ces dix dernières années plus vite que celle des Yvelines sur la même période (4% contre 6,5%). Malheureusement, en l’absence d’investissements à la mesure de cette dynamique, cette stratégie a pour conséquence d’engorger des infrastructures

Evolution du montant des taxes d'habitation et de foncier 2001-2010 (en k€)

8000

Verneuil sur seine

7000

Andrésy

6000 5000

Carrières sous Poissy

4000

Chanteloup

3000

Triel

2000

Vernouillet

1000 0 2001

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ACtualité locale

AVRIL - mai 2011

verneuil-sur-seine publiques déjà saturées. 10000 La troisième source de revenu 9000 provient des services offerts par la ville, en particulier la cantine 8000 scolaire, la crèche ou l’Ecole de 7000 musique. La ville a modifié en 2010 les tarifs municipaux afin, 6000 justifiait le maire, d’introduire plus 5000 d’équité. Si cette réforme avait 4000 bien permis de réduire la facture des foyers les plus modestes, elle 3000 a en revanche reporté une grande 2000 partie de la facture sur les classes moyennes. Si bien qu’aujourd’hui, 1000 le coût d’un repas pris à la cantine 0 scolaire de l’école primaire peut coûter pour cette catégorie de citoyens pratiquement le double de celui pris au collège ! Enfin, depuis 2001, le maire maintient un niveau de pression fiscale très élevé au regard des autres villes des Yvelines, et même de l’ensemble des villes françaises de même type (de même «strate» selon le jargon technique consacré). Ainsi, entre 2001 et 2010, la taxe d’habitation a augmenté de pratiquement 50% à Verneuil alors que pour les villes de même strate, cette augmentation n’a été que de 30%. S’il est vrai que les habitants d’Andrésy et de Triel-sur-Seine ne sont pas mieux traités avec des taxes ayant évolué très fortement pendant cette même décennie, comme on peut le voir sur le graphique, les habitants de Verneuil restent cependant les champions avec le niveau de taxe d’habitation le plus élevé des Yvelines (18,98%), à comparer aux 15,88% de Chanteloup-les-Vignes, les 14,80 % d’Andrésy ou les 15,02% de Vernouillet. En ce qui concerne la taxe sur le foncier bâti (19,44% à Verneuil), seules une douzaine de communes, sur les 262 que comptent les Yvelines, appliquent un taux plus élevé que celui de Verneuil.

Une maîtrise des dépenses à la peine…

Côté dépenses, la ville a affiché comme priorité la maîtrise de la masse salariale, une mutualisation des charges d’investissement et de gestion à travers la participation à la communauté de communes, devenue communauté d’agglomération. Le maire déclare également n’entreprendre que les seuls investissements nécessaires et pour lesquels il est possible de mobiliser un maximum de subventions, et en favorisant ceux qui engendrent le moins de charges récurrentes. Cependant les résultats sont loin d’être au rendez-vous. La ville a en effet échoué à résorber la masse salariale qui reste à un niveau très élevé, voir inquiétant (58,68% des dépenses réelles) en raison notamment d’un transfert de charges vers la Communauté d’agglomération, inférieur à ce qui avait été annoncé. Par ailleurs, l’effet d’appartenance à la Communauté d’agglomération, qui avait permis au départ de mobiliser davantage de recettes de la dotation globale de fonctionnement (subvention de l’Etat) commence à s’estomper, en

Evolution des impôts entre 2001 et 2010 (en k€) Verneuil sur seine Andrésy Carrières sous Poissy Chanteloup Triel Vernouillet 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

l’absence d’une véritable stratégie commune et intégrée de développement.

La fin de la malédiction de la dette pour Verneuil ?

Malgré l’échec relatif de la maîtrise des dépenses, la Ville de Verneuil a réussi à ramener la dette importante que supportait la Ville depuis de nombreuses années à un niveau très acceptable. Ce résultat a été obtenu grâce au maintien d’une forte pression fiscale conjuguée à une politique d’investissements à l’économie et des services municipaux chèrement facturés. Ainsi la dette globale de Verneuil (comprenant le budget principal et les différents comptes rattachés) est passée de 14,97 millions d’euros en 2006 à 10,5 millions d’euros fin 2010. Sur cette période la Ville a remboursé plus de 5 millions d’euros. La capacité de désendettement de Verneuil est aujourd’hui autour de 6 ans, alors qu’elle dépassait allègrement dix ans il y a encore quelques années. L’objectif d’une dette ramenée à un niveau raisonnable étant atteint, Verneuil dispose désormais de nouvelles marges budgétaires qui conduisent à se demander s’il est bien nécessaire de maintenir un tel niveau de pression fiscale.

Cagnotte ou pas cagnotte ?

Cette question fut au cœur du débat qui a animé l’examen du compte administratif 2010 et du budget prévisionnel 2011, lors de la séance du conseil municipal du 29 mars 2011. Après la présentation du compte administratif par Pierre-Claude Dessaignes, premieradjoint aux finances, le groupe VRG(2) a fait remarquer qu’une fois encore le budget d’investissement a été réalisé seulement à 50% par rapport à ce qui avait présenté au budget prévisionnel. Et que cette situation est récurrente puisque les budgets précédents étaient également exécutés au mieux à 50% du prévisionnel. Si les dépenses sont surestimées, les recettes, elles, sont systématiquement sous-estimées, si bien qu’en réalité la ville dégage d’année en année des résultats qui sont reportés, et cela malgré des remboursements conséquents de

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la dette. La représentante de VRG, Muriel Condolf, a interrogé le maire sur l’utilisation qu’il envisageait de cette cagnotte. Ne pourrait-on imaginer, par exemple, lors de la prochaine campagne électorale, de bonnes nouvelles aux Vernoliens... Le représentant de l’autre groupe d’opposition, Verneuil-en-Scène, Gérard Schiettecatte a estimé que la ville recourrait très faiblement à la dette, préférant financer les investissements par les impôts. Lors de l’examen du budget d’assainissement, il s’est déclaré surpris du recours substantiel à l’impôt (via une subvention du budget principal de la commune au bénéfice du budget d’assainissement) plutôt qu’à un emprunt. En effet, au regard d’une gestion saine des finances publiques, et même légale, le principe de base du financement de l’eau et de l’assainissement était à la charge de l’usager et non le contribuable. Cette opération lui paraissait malvenue, compte-tenu du niveau élevé des impôts auquel sont soumis les Vernoliens. L’équipe municipale a réfuté l’idée selon laquelle la pression fiscale est maintenue artificiellement à un niveau élevé. Philippe Tautou a rappelé les contraintes qui pèsent sur Verneuil, « une ville pauvre », et sa volonté d’une politique pragmatique visant à entreprendre les investissements en fonction de la capacité budgétaire de la collectivité. Il a ajouté que chaque projet est mûrement pensé, et que si son financement s’avère trop exigeant au regard du niveau budgétaire, il est reporté ou annulé. Sur un ton mi-sérieux, le maire a indiqué que cela ne l’empêchait de penser que cette cagnotte pouvait être utile lors des prochaines élections. Mustapha KLEICHE (1) La capacité de désendettement* représente le nombre d’années nécessaire à la collectivité pour rembourser sa dette si elle y consacrait chaque année l’intégralité de son autofinancement courant. «La capacité de désendettement reflète une situation financière convenable en dessous de 7 ans. Entre 7 et 10 ans, la capacité de désendettement témoigne d’une situation plus tendue mais susceptible d’amélioration. Au-delà de 10 ans, la capacité de désendettement reflète une situation financière difficile voire très dégradée » [Coutière A. et Profit A., 2001, Financement des collectivités locales, SEFI édition, page 262]. (2) Verneuil-Rive-Gauche (opposition).


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Environnement

AVRIL - mai 2011

BRUIT ET cOULOIRS AéRIENS

Forte mobilisation contre les nuisances aériennes Est-elle une prélude de la méga-manif du 14 mai ?

Les populations des villes du Nord-Ouest francilien(1) sont survolées par les avions lors de leur procédure d’approche de l’aéroport de Roissy. Pour reprendre les propos du CIRENA (2) on constate qu’après avoir imaginé « des espoirs de voir enfin la situation des survolés du nord-ouest francilien s’améliorer durablement par l’adoption d’un certain nombre de mesures, suite aux récentes « Rencontres du Grand Roissy », force est de constater aujourd’hui que les espoirs des survolés du nord-ouest francilien se sont transformés, une fois de plus, en désillusion ». Le projet de la DGAC(3), semblait a priori séduisant puisqu’il prévoyait le relèvement de 300 m de l’altitude de survol des avions, mais la réalité est tout autre car il s’agit, en fait, purement et simplement d’un transfert de nuisances sur des territoires habités par plus de 200 000 habitants. Ce projet visait initialement à diminuer les nuisances sonores autour des aéroports parisiens, conformément aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Or, au final, la modification envisagée et soumise à enquête publique a pour conséquence d’étendre ces nuisances à des communes qui étaient moins ou pas touchées auparavant. « Les engagements de madame la secrétaire d’État Nathalie Kosciusko-Morizet de 2007 ne sont pas tenus par Mme la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet en 2011. » Pourtant des solutions alternatives existent comme, par exemple, celles que le CIRENA propose : l’augmentation d’un degré de l’angle d’approche des aéronefs, la descente continue à 1800 m sans palier, et la modification des trajectoires au-dessus de zones

Coup de colère

La DGAC persiste et signe ! Suite à la décision prise en décembre 2007 par les secrétaires d’Etat, Mme Kosciusko-Morizet et M. Bussereau, de rehausser de 300 mètres les altitudes des avions en phase d’atterrissage sur la plate-forme de Roissy, la DGAC a élaboré un projet particulièrement néfaste pour les populations les plus éloignées de la plate forme. En effet, celui-ci impose une modification des trajectoires qui va entraîner le survol de zones d’habitations qui n’en subissaient pas jusqu’à présent (plus de 200 000 personnes concernées), et l’augmentation des nuisances dans des secteurs très urbanisés déjà gravement touchés. Ce projet est inacceptable !

Le panel d’élus a présenté une convergence d’idées qui conforte les exigences du CIRENA. La décision prise par la DGAC fut unanimement contestée. (Photo J2R)

faiblement urbanisées. Propositions restées sans réponse à ce jour. C’est pourquoi la forte mobilisation lors de la réunion publique du 6 avril à Conflans-Sainte-Honorine peut faire basculer une décision inacceptable. Devant plus de 200 personnes, les maires des communes concernées et les élus ont exprimé unanimement leur avis défavorable sur l’enquête publique en cours. Les protestations des orateurs ont reçu les applaudissement du public qui n’a pas manqué de retenir les engagements que chacun des intervenant a pris, notamment d’intervenir auprès des autorités pour que l’action s’accorde avec la parole. Le développement économique du transport aérien ne doit pas avoir pour conséquence des nuisances insupportables pour les habitants survolés, comme l’a écrit Anny Poursinoff (députée EE-LV des Yvelines) à la ministre : « Les pollutions diverses générées par le trafic aéroportuaire ne sont pas sans effets tant pour la santé que pour la qualité de vie des riverains.» Philippe Esnol (maire PS de Conflans-Sainte-Honorine et Conseiller général), par lettre du 14 mars 2011, n’a pas manqué de rappeler à la ministre : «Je crois savoir qu’à Longjumeau, dont vous êtes la maire, vous avez fait des nuisances aériennes un cheval de bataille municipale. Le 5 décembre 2007 par exemple, sur votre blog de campagne (www. pourlongjumeau.com), on pouvait lire : «Vous le savez, j’ai fait depuis plusieurs années de la lutte contre les nuisances aériennes l’un de mes plus farouches combats. Chaque Longjumellois le constate quotidiennement : le bruit émis par les avions est une source de plusieurs maux. En premier lieu sur la santé, et je songe ici à celle des enfants, perturbés

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notamment dans leur sommeil. On imagine les impacts à l’école...» Une réalité qui vaudrait pour les petits Longjumellois, mais pas pour les petits Conflanais, Achérois, Neuvillois et autres enfants de la Confluence ?» Arnaud Richard (député radical de la 7e circonscription des Yvelines), particulièrement sensible à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, conclut en mettant en avant lui aussi un argument écologique : «Cette situation, particulièrement préjudiciable pour la santé et la tranquillité des habitants, ne me semble pas conforme aux engagements du Grenelle de l’Environnement.» Et demande à la ministre « de bien vouloir me faire connaître les mesures que vous envisagez de prendre, avec la DGAC, afin de rendre ce projet conforme aux préoccupations de nos concitoyens...» Cette réunion visiblement unitaire conforte les exigences que n’a pas manqué de rappeler le président du CIRENA : - Relèvement des altitudes de survol de nos villes du Nord-Ouest Francilien au-dessus de 3000 m et amélioration des trajectoires et des procédures d’approche, - Limitation impérative du nombre de mouvements annuels sur Roissy à un maximum de 500.000 (2 fois Orly), - Suppression définitive des vols de nuit et instauration d’un véritable couvre-feu de huit heures d’affilée sur Roissy (de 23 heures à 7 heures) comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé. - C. s. B. (1) Conflans-Sainte-Honorine, Achères, Andrésy, Maurecourt, Triel-sur-Seine, Boisement, Vaux-sur-Seine, Courdimanche, Jouy-le-Moutier, Menucourt, Neuvillesur-Oise, Vauréal, Carrières-sous-Poissy, Poissy, Cergy-Pontoise. (2) Collectif Inter-associatif du Refus des Nuisances Aériennes. (3) Direction Générale de l’Aviation Civile.


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TRIBUNE

AVRIL - mai 2011

pORT DEs 2 RIVES

Levons les ambiguïtés ! En fin de concertation, l’association «UFC Que choisir» se détermine sur le projet de port de Deux rives. Cette réflexion intègre les dernières données techniques, politiques et économiques avant la dernière réunion de concertation du 9 mai.

La visite du port de Limay offrait un grand intérêt sur la façon dont Ports de Paris a mené la conception, la construction et le développement du port de Limay. Elle a permis d’apprécier les différentes techniques d’aménagement des quais, des berges et d’une manière générale du plan d’eau pour assurer une navigabilité satisfaisante. Les discussions ont rapidement évolué vers les aménagements paysagers et les concepts architecturaux des bâtiments du port, ce qui à notre sens ne constitue pas la première priorité. Nous ne doutons pas des capacités de Ports de Paris en matière d’esthétique, mais ce débat détourne l’attention du problème fondamental de la conception de la partie fluviale. La priorité est d’assurer le bon fonctionnement d’un plan d’eau a vocation économique tout en respectant au mieux l’environnement.

Limay, un exemple à suivre ?

Cette visite a remis en lumière la nécessité de connaître autant que possible l’utilisation future du port de Deux rives, car elle conditionne la conception des quais et d’une manière générale du plan d’eau. Limay est un exemple d’une évolution possible assez bien maitrisée. Selon le degré de connaissance de l’évolution du port de Deux rives, le concept des quais peut évoluer de façon significative. L’existence à proximité d’installations de retraitement des ordures ménagères et autres déchets, d’usines de traitement des eaux, de carrières, milite pour des quais à pondéreux (1). Cependant, la présence relativement proche d’usines de production mécanique (véhicules notamment) et de nombreux centres commerciaux, pourrait entraîner le développement d’un trafic marchand conteneurisé ou non. En fonction de cette connaissance parcellaire de l’usage futur du port, nous sommes partisans de quais classiques polyvalents dans un plan d’eau simplifié (sans estacades) avec une entrée en aval équipée de viroles (2) à axe vertical pour limiter la taille de l’entrée. Les efforts paysagers seraient orientés vers les berges de la Seine (outre les aménagements paysagers, à terre, dans l’enceinte du port).

Comment aborder la problématique du projet du port de 2 rives ? Par une approche globale ou sectorielle ? La visite de Limay concrétise la concertation. (Photo J2R)

Un autre point qui nous semble important, est de définir de façon assez précise les types de flotteurs(3) qui auront accès au port. La fixation des dimensions maximales (longueur, largeur et tirant d’eau) des convois fluviaux, qui sont des paramètres déterminants, permettra de lever certaines ambiguïtés dans la conception du port... Nous regrettons cependant que cette visite (du port de Limay) se soit terminée par une séance de style débat public sur une option de port non validée techniquement (Triel). Nous avons demandé à ce que le projet alternatif « Villennes » ne soit pas éludé et qu’il fasse l’objet d’une évaluation technique sérieuse. Un débat sur le sujet sans cette étude ne pouvait aboutir qu’à une discussion stérile.

Il faut faire évoluer la loi...

Pour avancer, le projet « Villennes » est techniquement dépendant de la possibilité de rendre le bras rive droite navigable pour les convois fluviaux et dans quelles conditions. En l’absence de cette possibilité, l’option port-canal devient caduque, même en dehors de toute contrainte financière. On ne peut demander raisonnablement aux mariniers de faire marche arrière puis de repartir en avant pour entrer dans un port-canal. C’est nautiquement aberrant. Par ailleurs le type de convoi fluvial, s’il doit admettre des longueurs de 110 m voire plus, en largeur de 11 m (soit 4 conteneurs) ne peut se contenter des dimensions de la darse-canal proposée et des volumes de déblaiements indiqués.

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Nous maintenons par ailleurs nos objections concernant la compatibilité de la plaisance et d’un trafic marchand pour des raisons de sécurité de la navigation notamment, à cause des voiliers. La base de Verneuil, proche, peut satisfaire la plaisance dans de meilleures conditions. Nous confirmons la nécessité de faire évoluer, au niveau national, la législation sur les bruits rayonnés par les convois fluviaux puisque la solution existe. Il s’agit certes d’une opération de longue haleine (projet de loi et décrets d’application), mais qui devient un objectif majeur dans le cadre du Grenelle de l’Environnement qui préconise, à juste titre, le développement de la voie fluviale. Nous souhaiterions qu’à l’avenir, soient bien séparées les réunions techniques concernant la conception du port, des discussions sur les choix économiques et financiers, qui ne sont pas de même ordre. Cela éviterait les palabres liés au mélange des genres. Yvon BALUT, président de l’UFC Que choisir Verneuil

(1) Pondéreux : «Se dit d’un matériau de densité élevés utilisé dans l’industrie. (Les pondéreux sont souvent transportés en grand volume et à un faible coût.)» - Petit Larrousse : «Qui pèse beaucoup» - Petit Robert. (2) Virle : en navigation fluviale, se dit d’un poteau métallique ancré au fond de l’eau à l’entrée d’un port, sur lequel la péniche ou la barge vient amarrer sa proue pour lui faciliter la manoeuvre de pivotement qu lui permettra de se présenter dans l’axe de l’entrée. (3) Terme désignant la péniche ou la barge.


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SPORTS

AVRIL - mai 2011

rugby dans les 2 rives

Triel, la belle saison d’ovalie Montée en honneur et qualification pour la finale régionale, le RC Triel a réalisé une magnifique saison 2011 de rugby. Apothéose : we are the champions (19-18). Relégué en Promotion d’honneur à l’issue de la saison 2009-2010, le RC Triel repartait de zéro à l’aube de la saison 2011. Le club changeait alors d’entraîneur et renouvelait l’effectif en incorporant des joueurs expérimentés. Vincent Kerlo débarqua à la tête de l’équipe en septembre 2010, secondé par l’ancien demi-de-mêlée du MLSGP, Lionel Fernandes, au poste d’entraîneur-joueur. Véritable taulier de l’équipe, cet ex-joueur de Fédérale 2 se souvient pourtant avoir eu des sueurs froides lors de son arrivée : « Lors des premiers entraînements je n’étais pas rassuré, le niveau était faible. Mais peu à peu les joueurs ont progressé et désormais c’est le jour et la nuit par rapport au début de saison. Je pense que le groupe a encore une grande marge de progression ». Un groupe réceptif et assidu aux entraînements qui s’est découvert une véritable âme au fil des matchs pour devenir quasi-invincible. Car avec treize victoires en seize matchs, le bilan est presque parfait pour le RCT.

Un début de saison en douceur...

Les rugbymen du RCT ont réussi leur doublé historique le 8 mai 2011.

tes par Feret, Schurger et Leclerc, avant de finir d’enfoncer le clou par un essai collectif en fin de match. Plus qu’une simple victoire, c’était une vraie démonstration (31-5) et « le match le plus abouti de la saison », selon Vincent Kerlo. Le retour sur terre fut d’autant difficile. Le 21 novembre, les Triellois se montraient inexistants sur le terrain d’Etampes (21-17). Avec trois victoires et deux défaites en cinq matchs, le bilan était mitigé.

La machine se met en route

Pourtant, rien n’avait été facile en début de saison. Le premier match des Triellois le 3 octobre laissa même craindre le pire. Dépassés, ils furent largement dominés sur le terrain de l’Isle Adam (28-8). Mais les deux semaines de trêve ont fait le plus grand bien aux hommes de Vincent Kerlo, qui accueillirent Fresnes la rage au ventre. Serré jusqu’au bout, un match nul se profila car à quelques minutes de la fin le score est encore égale (9-9). Mais dans les arrêts de jeu, Bertrand Poré délivrait le stade Gaston-de-Chirac en inscrivant l’essai victorieux. L’entraîneur yvelinois ne cacha pas son soulagement après ce premier succès : « On a été bons défensivement, les joueurs ont été récompensés de leurs efforts ». La saison du RC Triel était lancée. Une semaine plus tard, le club glanait son premier succès à l’extérieur, sur le terrain de Bonneuil-sur-Marne (0-11). Au-delà de la victoire, c’est la solidité défensive qui impressionna les entraîneurs. Le premier grand test intervint le 7 novembre lors de la réception du leader, jusque-là invaincu, le RC Neuilly-sur-Marne. Et cette fois-ci, c’est offensivement que les yvelinois sortirent le grand jeu, étouffant leurs adversaires en inscrivant trois essais en huit minu-

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Cette défaite dans l’Essonne s’est avérée salvatrice pour le RC Triel. Le forfait de Bonneuil le 12 décembre les place en situation favorable au classement. Restés un mois sans jouer à cause des intempéries, les Rouge et Noir entament 2011 sur les chapeaux de roues et se montrent irrésistibles. Ils triomphent tour à tour à Neuilly (10-12), face à l’Isle-Adam (32-6) et contre Etampes (46-21), assurant définitivement leur qualification pour les plays-off. N’ayant plus rien à espérer la première place du groupe était inaccessible le RC Triel aligne une équipe bis lors de l’ultime déplacement à Fresnes. Si le score est sans appel en faveur des joueurs du Val-de-Marne (36-3), l’entraîneur yvelinois se veut toutefois positif : « Je suis certain qu’avec une équipe au complet on aurait pu les battre. Ils ne sont pas si impressionnants que ça. Si on les retrouve en plays-off, on prendra notre revanche. » Il ne croit alors pas si bien dire.

Invincible en phase finale

Après un nouveau mois sans compétition, Triel entame la phase finale pleine d’envie. L’objectif avoué de l’équipe est de terminer dans les deux premiers pour accéder au championnat d’Honneur l’an prochain. Le premier match propose un derby Trielwww.journal-deux-rives.com

(DR)

Limay. En difficulté, les Triellois forgent leur victoire destin dans les dernières minutes en marquant un essai par Moncomble, pour s’imposer sur le score de 17 à 6. La semaine suivante, ils prennent leur revanche sur Fresnes (15-24) qui les avait humiliés en phase de poule. Irrésistibles, ils s’imposent ensuite facilement face à Chelles (3210) avant d’assurer la montée en Honneur sur le terrain de Limay (14-28). Enfin, désireux de terminer la saison en beauté, ils s’imposent de nouveau devant leur public face à Fresnes (25-7), ce qui les qualifie pour la finale régionale. A la fin de la rencontre, le président Marc Chalvidal laisse exploser sa joie : « Je suis très content de l’éclosion de ce groupe. Le club se construit petit à petit et on pourra peut-être viser encore plus haut dans les prochaines années. » Et pour ne pas ternir le bilan, ses joueurs lui feront un dernier cadeau, celui d’être invaincu en phase finale en s’imposant sur le terrain de Chelles (10-15) lors de l’ultime journée. Six victoires en six matchs, le bilan est parfait.

La finale régionale en ligne de mire

Avant de tirer un trait définitif sur cette saison exceptionnelle, le RC Triel avait un dernier objectif à remplir. Celui de remporter la finale régionale le 8 mai à Montmorency. Ce match tenait à cœur à Vincent Kerlo qui déclarait : « Gagner la finale serait la récompense de tous nos efforts depuis septembre. Etre le meilleur club de Promotion d’Honneur de la région c’est super intéressant. Ce sera en tout cas une grande fête ». Eh bien, c’est fait ! Après tout ce qu’ils ont montré depuis plusieurs mois déjà, il aurait fallu être très fort pour battre nos rugbymen triellois. Fabien Dézé


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SPORTS

AVRIL - mai 2011

football et judo

19 juin : 12e Tournoi des Etoiles de football

Le Club de Football de Triel-sur-Seine organise son 12e Tournoi des Etoiles sur les terrains de l’Espace Gaston-de-Chirac à l’Hautil, le dimanche 19 Juin 2011. Le Triel Athlétic Club aura le plaisir d’accueillir lors de cette manifestation près de 600 enfants des écoles de Football (de sept à douze ans), des clubs voisins et de la région parisienne. Cette date, proche du 18 juin,

sera celle de l’appel du Triel Athlétique Club « Esprit Club » pour les 56 équipes de jeunes footballeurs qui préconisent l’esprit sportif et le fair-play. Pour votre agrément, divers stands de restauration et buvette seront à votre disposition. Soyez nombreux à nous rejoindre et pour partager la joie de nos jeunes footballeurs. (Photo TAC)

Audrey Sénéchal, championne de Judo des Yvelines La judoka trielloise, Audrey Sénéchal, est une élève comme les autres : elle fréquente l’école Camille Claudel, elle participe à toutes les activités péri-scolaires... En plus, elle partage une passion sportive : le Judo. Depuis son arrivée d’Achères en 2007, le Judo Club de Triel (JCT), a accueilli avec plaisir cette espoir du tatami. Stéphane Peuvret, le lundi soir, et Ali Benkerroums, le vendredi, ont entraîné Audrey pour préparer la phase éliminatoires de 2011. Le 3 avril lors des finales des ligues des Yvelines à Trappes, elle a gagné avec acharnement et discipline cinq matchs en phases éliminatoires pour devancer en finale Sarah Adjovi du club versaillais. Audrey s’est classée même première au podium dans la catégorie des moins de 52 kg «Benjamines». Ce podium représente une consécration pour cette jeune championne, qui pratique aussi l’athlétisme. Surpris ? Pas tellement, car pour la championne, «l’entraînement a payé» et le mental suit... D’ailleurs, ses parents abondent dans ce sens : «Depuis qu’elle fait de la compétition, elle est parmi les meilleures !» De toute façon l’objectif familiale était d’aller jusqu’au but de la dé-

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marche à Trappes. Selon Sophie Sénéchal, sa mère, «elle est une battante!» Cela dit, Cédric Sénéchal, son père, rélativise : «L’important est qu’elle se fasse plaisir sur le tatami pendant les compétitions». Le fan club maison d’Audrey constitué de sa mère Sophie et sa soeur Marion, considère qu’Audrey a atteint son objectif sportif... en gagnant contre de grandes équipes comme Versailles, Plai- La famille Sénéchal : Marion, Audrey la championne, Sophie, sir, Saints-Arnoult... la maman, et Cédric le père. (Photo J2R) En parallèle, Manon Dauptain, une copine d’Audrey, a été clas- gré l’insuffisance des moyens financiers. sée 3e ex-æquo chez les Minimes. Elle est Audrey, ceinture verte à 11 ans, a entrepris donc qualifiée pour les épreuves régionales. un chemin qui va peut-être la conduire vers Justement, ce podium est d’autant plus im- d’autres sommets sportifs. portant qu’il montre que la petite équipe de Triel peut s’offrir des champion(ne)s mal- - R.A. www.journal-deux-rives.com


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Un jour un livre

Le rouge, le noir et les droits de l’Homme Deux livres viennent de paraître à propos de la Chine : « L’arrogance chinoise », classé dans la catégorie « économie internationale », et « La philosophie du porc… », un roman. Deux aspects parmi tant d’autres de ce qu’est devenu l’Empire du Milieu.

Plus personne n’ignore que la Chine s’est éveillée, ni que son insatiable appétit est loin d’être satisfait. N’en déplaise à ceux qui ont plusieurs fois présagé l’explosion en vol d’un système économique par trop conquérant, le Pays du milieu entend non seulement dominer définitivement la scène internationale, mais imposer à l’avenir ses propres règles. Ce phénomène mérite décryptage et analyse et le livre d’Erik Izraëlewicz permet d’approfondit le diagnostic tout en nuançant les conclusions provisoires. Mais la Chine a mangé son pain blanc, estime l’auteur. Il va lui falloir, dans les années qui viennent, faire reposer sa dynamique sur son marché intérieur, réussir dans les services aussi bien qu’elle l’a fait dans l’industrie, se convertir à l’économie verte et devenir innovatrice là où elle se contentait de copier. Autant de défis qui sont loin d’être gagnés. On regrettera seulement que l’auteur reste plus discret sur les transformations politi-

L’auteur

Erik Izraëlewicz est né à Strasbourg en 1954. Ancien éditorialiste au quotidien Le Monde, // a été directeur de la rédaction des Echos, puis directeur de la rédaction de La Tribune. Il est l’auteur chez Grasset de Ce monde qui nous attend (1997), Le Capitalisme zinzin (1999, Prix du meilleur livre d’économie), et Quand la Chine change le monde (2005). Actuellement il dirige le journal Le Monde.

ques que tous ces défis - qu’ils soient ou non relevés - risquent de provoquer. Dans Le Figaro du lundi 28 février 2011, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a lu le dernier livre du nouveau directeur du journal Le Monde, Erik Izraëlewicz, nous livre son interprétation personnelle de la stratégie de la Chine. « Les trois éléments de la stratégie chinoise identifiés par les professionnels de la diplomatie, de chaque côté de l’Atlantique, restent clairs. A l’intérieur, atteindre «l’Harmonie» par une forte croissance, notamment celle du marché domestique. Cela signifie la sécurisation de l’approvisionnement en matières premières, la poursuite des réformes, y compris, peut-être, dans le domaine politique, et la recherche d’une croissance plus durable, plus sociale. Dans la région, assumer un leadership en Asie, et pour cela développer les capacités militaires pour assurer la sécurité de la région. Dans le monde, participer progressivement à la gouvernance mondiale et aux influences culturelles, dans la logique de ses intérêts et d’un équilibre multipolaire, et... être reconnu pour cela. Face à cette stratégie, la mauvaise réponse, c’est la peur. Pour cela, l’appel d’Erik Izraëlewicz à la lucidité est bénéfique. La bonne réponse, à la française, à la question chinoise en ce début du XXIe siècle, doit s’articuler autour de trois priorités : le respect, respect des États et de leur culture, la réciprocité, réciprocité du respect et des échanges, la régulation, régulation des équi-

libres sur la planète. Je laisse le mot de la fin à Erik Izraëlewicz : « Même si la montée en puissance de la Chine est douloureuse (mais stimulante) pour le monde occidental, elle est aujourd’hui préférable à tout autre scénario ! » L’arrogance chinoise Erik Izraëlewicz, Grasset, Collection Essai 253 pages – 18 €

L’extrait, page 169

Présentation de l’éditeur

« La Chine sait qu’elle doit changer son modèle de croissance. L’expérience japonaise l’inquiète. Elle serait davantage attirée par le parcours de Singapour ou de la Corée du Sud. Mais dans ces deux pays, l’Etat, toujours puissant, a accepté d’accroître le jeu de la concurrence, de libéraliser les importations et de déréguler le système financier - d’accroître la liberté économique de ses concitoyens. Trouver de nouveaux moteurs pour sa croissance : c’est en réalité à Pékin l’antienne de tous ses dirigeants depuis près de dix ans. Le XIe Plan quinquennal (2006-2010) en avait déjà fait son épine dorsale. La croissance chinoise devait moins dépendre de l’exportation, de l’assemblage industriel et de la copie, davantage s’appuyer sur la consommation de ses concitoyens, les services à la personne et l’innovation. Les résultats ne sont pas probants. »

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La Chine tient ses promesses. Elle devrait dépasser les Etats-Unis et devenir la première puissance économique mondiale avant la fin de cette décennie. En trente ans, le niveau de vie des 1,3 milliard de Chinois a déjà été multiplié par dix. L’Empire du Milieu ne veut plus des leçons d’un Occident décadent. Elle est prête à lui asséner les siennes. Mariage d’une économie de marché et d’un système politique autoritaire, ce régime, que l’auteur appelle l’«illibéralisme», séduit. Sommes-nous alors au bord d’un divorce douloureux avec le monde occidental ? Combien de temps accepterons-nous de voir classer, rétrograder, juger nos Etats, nos universités ou nos grandes entreprises par le Dragon Rouge ? Comment lutter à armes égales avec un nationalisme industriel sans égal ? Faut-il se retirer d’un marché aussi vaste ? Six ans après son ouvrage visionnaire, « Quand la Chine change le monde », Erik Izraëlewicz dresse ici un constat terrifiant. La Chine a pris sa revanche. Economie émergente, elle s’est transformée en puissance arrogante !


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Un jour un livre Un roman chinois dédié aux «âmes errantes du 4 juin»

La philosophie du porc et autres essais Préface de Vâclav Havel Textes choisis et présentés par J-Ph. Béja. Roman 304 pages 21 € Editeur : Gallimard

Prix Nobel de la paix 2010, Liu Xiaobo n’a pas pu être présent à Oslo. Il était en prison. En contrepoint de « L’arrogance chinoise » on peut lire « La philosophie du porc et autres essais », paru en mars, que nous présente son éditeur Gallimard. Le dissident chinois Liu Xiaobo a été condamné en décembre 2009 à onze ans de prison pour avoir prôné une évolution pacifique de la Chine vers la démocratie. On lui reproche d’être l’un des rédacteurs de la Charte 08, texte baptisé ainsi en référence à la Charte 77 tchécoslovaque. Né en 1956 à Changchun, Liu Xiaobo obtient un doctorat de littérature en 1988. En 1989, il participe au mouvement pour la démocratie à Pékin et, la nuit du 4 juin, s’interpose entre l’armée et les étudiants pour protester contre le massacre imminent. Arrêté le lendemain, il reprend son combat pour la démocratie dès sa libération. Depuis il ne cesse d’écrire pour dénoncer le post-totalitarisme du régime et demander le respect des droits de l’Homme. Ce combat l’a à nouveau conduit en prison. Les textes présentés ici témoignent de la grande force d’âme de Liu Xiaobo et de la pertinence de ses analyses du régime politique chinois. Son arrestation en 2008, puis sa condamnation à onze ans de prison en 2009 ont suscité nombre de protestations dans le monde. Il vient de recevoir le Prix Nobel de la paix qu’il a dédié aux «âmes errantes du 4 juin».

Présentation de l’éditeur

Liu Xiaobo n’a pas écrit de livre présentant l’essentiel de ses idées. Il s’est exprimé par des articles publiés soit dans la presse de Hong Kong, soit sur le net. Le présent recueil comporte une introduction retraçant sa biographie, puis une quinzaine d’articles répartis dans les cinq parties présentées ci-dessous. Une bibliographie et une chronologie le complètent pour en faire l’ouvrage de référence sur le plus important dissident chinois. Réflexions sur la littérature : dans « La crise », l’article qui l’a fait connaître en 1986, Liu Xiaobo dénonce la littérature de cicatrices, alors glorifiée par le régime. Cet article contient ses idées fondamentales sur la littérature. Le mouvement pour la démocratie de 1989 : il a profondément bouleversé les conceptions politiques et philosophiques de Liu Xiaobo. Nous présentons ses réflexions sur ce mouvement, notamment sur le rôle des simples citoyens dans la politique. Cette expérience l’a conduit à entreprendre une réflexion critique sur les formes de la résistance au totalitarisme. Vivre dans la vérité et la « philosophie du porc » : c’est surtout pour ses réflexions sur la nature du régime post totalitaire que Liu s’est fait connaître depuis 2000. Nous présentons ses articles sur l’idéologie du

Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix 2010

régime, sa description de la schizophrénie qui s’empare des cadres du régime autant que des intellectuels, et sa critique de ce qu’il qualifie de « philosophie du porc », cette vision du monde qui a conduit les intellectuels à se laisser « acheter » par le parti communiste. La société civile : si Liu Xiaobo est très critique de l’attitude des intellectuels, il ne perd cependant pas espoir car il estime que la société chinoise a montré sa capacité de résistance au post totalitarisme. Même si elle ne correspond pas aux critères définis par les politologues, une forme de société civile est apparue en Chine qui, par sa pression informelle, a conduit le pouvoir à accorder un certain nombre de droits aux citoyens.

Droits de l’homme en République populaire de Chine

La Charte 08 et les 6 articles qui ont conduit Liu à la prison, ainsi que sa plaidoirie devant le tribunal, présente un programme en dix-neuf points. Il réclame les droits de l’homme et de démocratiser le système politique chinois actuel jusqu’à l’instauration d’un système politique de type occidental en Chine et la privatisation de toutes les entreprises et terres agricoles. Le Quotidien du Peuple indique dans un article du 29 octobre 2010 que la Charte 08 « s’oppose à la dictature démocratique du peuple, au socialisme et à la structure unitaire de l’Etat, inscrits dans la Constitution chinoise » De nombreux observateurs ont qualifié de pauvre la protection des Droits de l’hom-

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(Photo DR)

me en République populaire de Chine. Parmi ces observateurs, on trouve notamment les États — en particulier les démocraties occidentales — ainsi que des organisations internationales et des organisations non gouvernementales. Officieusement, beaucoup de fonctionnaires chinois croient de manière injustifiée qu’en tant que pays en voie de développement, la Chine ne peut avoir les moyens de respecter les Droits de l’Homme comme le font les pays développés. Ils arguent du fait que beaucoup de pays occidentaux ont eux-mêmes négligé les droits de l’Homme (esclavage, travail des enfants) lors de leur ascension économique. En avril 2009 la Chine a engagé un plan sur deux ans afin d’améliorer la situation. Au préalable, il est indiqué que « le pays a une longue route devant lui pour améliorer la situation des droits de l’homme ». Mais il est promis une liberté d’expression accrue et une meilleure protection des citoyens : « L’État garantira les droits des citoyens à critiquer, donner leur avis, se plaindre et accuser les organes d’État et les fonctionnaires. »


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bLOC-NOTES DE L’hISTOIRE

La batellerie à Conflans Fin d’Oise Sait-on que la navigation en Basse-Seine, entre Conflans et Rouen, était extrêmement difficile au début du XIXe siècle ? Le sens normal du mouvement des marchandises, qui venaient de la Manche vers Paris, obligeait les bateaux à remonter le courant chargés.

La navigation était interrompue six mois par an à cause des basses eaux. Elle se faisait à l’époque par halage. Si six à huit chevaux suffisaient en général pour un bateau, dans certains pertuis(1), notamment au pont de Poissy, à Bougival, il en fallait une quarantaine. De plus, le chenal creusé dans le lit de la Seine, et où les bateaux pouvaient trouver suffisamment de profondeur, se rapprochait tantôt d’une rive, tantôt de l’autre, à cause des méandres. C’est ainsi qu’il fallait changer les chevaux 52 fois de rive entre Paris et Rouen. La construction des barrages d’Andrésy et de Denouval s’inscrivait dans un projet de canalisation de la Basse-Seine, projet conçu en 1835 par l’ingénieur Poirée pour accroître le «mouillage» dans le chenal et faciliter la navigation en toutes saisons. Cela aura aussi pour effet d’accroître la profondeur de l’Oise jusqu’à Pontoise, facilitant ainsi la navigation du nord de la France vers Paris (principalement pour le transport de la houille). La navigabilité ainsi donnée à la Seine et à l’Oise a eu sur Andrésy des conséquences importantes. C’est à partir de là que va se développer une activité liée à la navigation fluviale, dont il reste encore bien des traces aujourd’hui. En fait, il faudra la conjonction de deux éléments pour qu’Andrésy devienne à côté de Conflans-Sainte-Honorine un lieu actif pour la batellerie. La canalisation seule n’aurait guère touché notre commune du point de vue de la navigation si la traction mécanique ne s’était substituée au halage par les chevaux. Le «touage»(2) mis en œuvre en aval de Conflans vers 1860, et le remorquage à partir de 1880, vont révolutionner la navigation, principalement sur la Basse-Seine qui vient d’être canalisée par les barrages et écluses. Le touage est un système qui permet à un bateau (le toueur) de se tirer lui-même sur une chaîne ou un câble fixe immergé dans le lit de la Seine. Le toueur peut entraîner d’autres bateaux. Le toueur comportait une

Le toueur est un étrange bateau qui a participé activement à l’essor de la batellerie au XIXe siècle. On remarquera la chaîne à l’avant du toueur ainsi que le train de péniches qui suit.

machine à vapeur qui entraînait le tambour d’enroulement du câble. La difficulté principale résidait dans les croisements de deux toueurs circulant en sens contraire. Ils devaient opérer sur la même chaîne (ou le même câble) et exigeaient de désolidariser la chaîne ou le câble du tambour sur lequel elle était enroulée. L’invention du toueur à tambour électromagnétique assurera un peu plus tard une manœuvre plus sûre et plus rapide. Mais le toueur sera quand même détrôné par le remorqueur, beaucoup plus souple d’emploi. A partir de 1880, des remorqueurs à vapeur, ressemblant aux remorqueurs maritimes de la Manche et de l’estuaire de la Seine, sont utilisés pour la navigation fluviale. Ils ont des cheminées qui s’abaissent pour passer sous les ponts et crachent une épaisse fumée. Alors que le halage se contentait de relais pour les chevaux, toueurs et remorqueurs ont besoin de ports, d’ateliers de réparation et de révision, de bureaux de gestion. Andrésy, comme Conflans, au confluent de la Seine et de l’Oise, mais mieux orientée vers la Basse-Seine, est bien placée pour l’implantation de ces activités. La fin du siècle verra s’installer à Andrésy plusieurs sociétés de touage et de remorquage employant plus d’une centaine de personnes, dont beaucoup résident sur place. C’est sans doute la raison pour laquelle on trouve encore dans les quartiers est d’Andrésy, près de la Seine, nombre de petites maisons ornées de maquettes de péniches,

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d’ancres et autres souvenirs rappelant la profession batelière de leurs occupants. De même, on peut faire remonter à cette époque le développement d’une activité commerciale vivant des mariniers dont les bateaux stationnent en amont, à la limite d’Andrésy et de Maurecourt, en attente du toueur ou du remorqueur : cafés, commerces d’alimentation et d’accastillage, dont il reste encore quelques éléments sur les quais. - C. s. B. Références : J. Aubert, Barrages et canalisations, Paris, Dunod, 1949. F. Beaudouin, Conflans-Sainte-Honorine et la Batellerie, Association des Amis du Musée National de la Batellerie. (1) Sur la Seine, étranglement du fleuve (in Encyclopédie, Nouveau Larrousse illustré fin XIXe début XXe siècles). (2) Le touage Une chaîne métallique, fixée à ses deux extrémités, est immergée dans le cours d’eau. Le bateau-treuil, le toueur, équipé d’un moteur à vapeur, s’agrippe à cette chaîne et peut tracter un train d’une quinzaine de péniches : les péniches vides sont placées près du toueur, tandis que celles qui sont chargées restent à l’arrière pour rigidifier l’ensemble. Le touage sur la Seine entre Conflans-Sainte-Honorine et Paris fonctionna de 1855 à 1931 ; il fut progressivement remplacé par le remorquage.


LESJOURNAL NOUVELLES 2010 LE DES DES AVRIL -FÉVRIER-MARS mAI 2011

ACTUALITÉ LOCALE CulturE

VERNOUILLET NouvEllE

Feu rouge De plus, la contrainte environnementalegénèredesincertitudes.Le propriétairedusiteenvisagépourle transfert, Eternit, devrait traiter corJe suis un feu rouge. Ne croyez pas que je rectement pollution emmagasinée m’ennuie. Je la m’amuse comme un petit fou. J’observe les conducteurs danslesol.Ilesttempsqui des’arrêtent seposerdela vant mes humbles 3 mètres de haut. questiondeladépollutiondecesite, Tous me regardent, me scrutent. vous maltraité par un industriel quiSiavait saviez ce que c’est valorisant d’être autant exploitélesressourceshumaineset dévisagé. Je sais bien que ce n’estdes pas pour ma beauté, foncières durant décennies. ni mon élégance. Je change de couleur, c’est cela qui les intéresse. Bail emphytéotique et

propriété I Tenez : celui-là, du il a Val-de-Seine l’air très agacé, visage maussade, fermé, renfrogné. Ce n’est quand Le«capitalisme »implique de même pas parce quenaturel je suis au rouge et qu’il doit attendre deux petitesnaturel minutes»! un Ce site qu’il laisser dans « l’état ignore, c’est que si j’étais au vert, il passeaprès exploitation. D’ailleurs, la loi rait et serait arrêté devant ma copine du carrefour d’après. J’aime bien ma copine exige un traitement de la pollution: elle n’est pas bâtie comme moi ; elle est avant demoins céder la propriété plus fine, grande. Elle n’estpolluée. pas de la C’estgénération, pour celamais que même çale nepropriétaire fait rien, on se comprend quandàmême. Et puis on est relié, va procéder l’utilisation d’un bail quand je suis vert, deux minutes plus tard emphytéotique (durée entre elle est rouge, ça crée des liens ! 25et70 ans !) à l’aménageur.

En voilà un autre, il accélère, accélère à vide, A celauns’ajoute juencore impatientune ! Et incertitude puis j’ai entendu que bientôt, il n’y aura plus de carburant. ridique concernant le Val-de-Seine Alors à quoi ça sert d’en consommer davanI : les tage ? propriétaires des murs et les Encore un autre, du quicentre démarre en trombe : commerçants commercial Il n’a pas supporté deux minutes d’arrêt : actuel ontsont signé en 2007 un protoles humains étranges, deux minutes sur cole d’accord qui c’est est aujourd’hui douze heures de jour, pas beaucoup, mais sur une ? caduc. Si levie protocole était revalidé, Celui là, je n’arrive pas à le voir, dissimulé

il permettrait un bon déroulement

(juridique et financier) pour le déplacementdescommerçantsvoulant s’implanter sur l’autre site. Les propriétairesvont-ils,semettred’accord à nouveau avec l’aménageur ? Selonnosinformations,quatrecommerçantscraignentdepayerlespots cassésdesretardsd’allumagedece dossierhautementtechniqueetpolitique.Mais,lestroisquartsdescommerçantssemblentdécidésàsuivre: «Sileprojetdoitsefaire,qu’ilsefasse maintenant,carl’incertitudeetletemps peuventêtredesfacteursdéfavorablespour cedossier»,soulignelapropriétairede la boutique Phildar. Les arguments tels que la proximité, le savoir-faire et la co-propriété du centre actuel conduisent à justifier un arrangemententrelescommerçantsactuels et le promoteur Desjouis. Entoutcas,laCommissiondépartederrière des vitres teintées. Pourquoi ? Je mentale d’aménagement commercial trouve bizarre qu’on soit d’accord pour voir les autres, mais pas pour être vu. Il ou elle (CDAC) veille au bon déroulement se trouve peut être moche. Je ne comprends de d’instruction pas :cette moi je procédure me trouve moche, et pourtant tout le monde meParmi regarde.les huit repré(deux mois). Tiens, voilà un motard : celui-là, il porte un sentants casque à têtede decette mort.commission Vous croyez que(cinq c’est élus et trois personnes pour me faire peur ? Ou qu’il qualifiées,) veut faire peur aux autres ? Et puis quelle doit pétarade ! Pourune majorité absolue se dessiquoi tant de bruit ? ner (si quatre étaient pour et quatre

Boucherie Charcuterie Traiteur VIANDES DE QUALITÉ M. et Mme SOFIANOS 18, Clos du Verger 78480 Verneuil-sur-Seine

Tél. : 01 39 71 04 64 14 33

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contre,ladécisionseraitdéfavorable pour le transfert…). On peut regretter aussi la non concertation publique (quid de Pour se faire remarquer, pour montrer qu’il l’impact suril le commerce de! Les proxiexiste ? Mais existe puisqu’il vit humains sont étranges : d’autres mettent mité àTriel, à Verneuil-sur-Seineleur et radio ou un CD à fond, vitre ouverte : pourmême Enlancent-ils effet, l’enquoi vitreà Vernouillet). ouverte ? Peut-être un message, ou un crin’est de désespérance ? Pour quête publique plusnécessaire dire que dans leur auto, ils sont libres, libres pour de fairececetype qu’ils d'implantation veulent, alors qu’ilscomne le sont peut-être pas chez eux ou au merciale depuis l’adoption detravail. la loi Mais être dans notre pays, c’est dans LME (Loilibre, pour la modernisation de la tête. Moi, je suis bloquée, fixe, immobile l’économie). et pourtant je me sens libre, je communique, rouge, jeune, vert, jaune, vert. C’est vrai, parfois j’ai froid, vent et En conclusion, sans prononcer brouillard. Même et quand j’aise froid, il y en a qui me grillent.de Etce quidossier, vont se chauffer chez sur le fond le retard ma copine un peu plus loin. du transfert deaussi ce centre C’est vrai, je suis branchécommer: se mettre au vert, c’est à la mode d’après me cial est une illustration decelaque nondit ma copine, et je suis au vert une fois sur gouvernance localeentredécideurs trois ! politiques globalePour l’avenir,pour je suisaménager inquiet, comme tout le mondel’ensemble : partout ils construisent des rondsment des deux rives dela points sans feu rouge, sans mes amis, mes Seine. Se: pose également laquestion collègues il parait que les autos sont plus prudentes quand elles tournent. politique du rôle de la CommunauJe suis aussi inquiet parce que nous, les feux, té deux rives ond’agglomération va avoir de moins endes moins d’amis : ils installent des machines à fl asher ceux qui avec ou sans Vernouillet. Cet enjeu nous grillent. Donc les autos, elles vont préaférer peut-être été levier deque négotourner sur lesle ronds-points d’attendre le pour vert. faire accepter le transciation C’est vrai, parfois je broie du noir, et pourfert du centre commercial danspas! un tant c’est une couleur que je ne connais

contexte plus que morose.

Rodrigo ACOSTA robert laNdSBErGEr acosta@nouvelles-des-deux-rives.com


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rencontre

Victoria Thomas une artiste, deux talents Depuis qu’en 1999 Victoria Thomas a fondé l’association « L’art de l’icône », qui a rassemblé de nombreuses peintres d’icônes, et initié des expositions annuelles d’une qualité reconnue, elle a formé de nombreux élèves, mais aussi peint et « mis un peu de son âme » dans la réalisation d’un travail aux multiples facettes.

C’est ainsi qu’elle a été amenée à restaurer en 2008, des quatorze tableaux du Chemin de Croix de la Chapelle de l’Hautil. Une tâche qui la ramena à ses débuts à Bucarest, où elle participa à la restauration des vitraux et des fresques de l’église « Domnita Balasa ». Car Victoria Thomas ajoute à sa modestie un talent qui lui permet de s’exprimer par l’art graphique sous toutes ses formes.

De la «Tendresse» à «l’Allégorie de Pompei», un même mystère.

(Photo J2R)

La ville de Carrières-sous-Poissy sait dénicher le talent : M. Eddie Aït, le maire, (3e à gauche) entouré de Catherine Njok-Batha, adjointe à la Culture et de Victoria Thomas, a fait l’éloge de l’oeuvre de l’artiste, qui a reçu la médaille de la ville. (Photo J2R)

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rencontre Depuis, je participe à de nombreux salons…» Installée à Maurecourt en 1972, elle découvre les mystères de l’icône grâce aux cours de la professeure bulgare Elena Parocheva. Son travail donne des résultats éclatants, lumineux, reconnus par de nombreux prix et médailles : en 2007, les médailles d’argent et de bronze de La Société Académique de Paris «ARTS-SCIENCES-LETTRES».

dévoilent (un peu) ce monde intérieur qui habite tous les créateurs. Au visiteur de s’y laisser conduire. - C.s.B. (1) D’après Jean-Claude Larchet qui cite le Père Gré-

Profondément spirituelle 2011 sera marquée, pour Victoria Thomas, par une certaine consécration en tant qu’invitée d’honneur du troisième salon d’art de Carrières-sous-Poissy où elle a présenté une vingtaine L’icône cherche à reproduire l’essence de toiles, et lors d’une autre même de ce qu’elle représente. (Photo J2R) exposition, quasi simultanés à Triel, où le « Sens de Alors que l’icône demande beaucoup de ri- l’icône » rappela aux visiteurs gueur et l’observance de règles très strictes, que « l’icône (est l’) image conduisant vers une spiritualité parfaitement « d’un monde transfiguré » et codifiée », Victoria Thomas libère ailleurs un que « le réalisme de l’icône autre art de l’image. Les tableaux ont des titres ne reflète pas l’événement qui parlent d’eux-mêmes, comme « Tendresse » comme le miroir reflète un ou « Allégorie de Pompéi » (Voir photo à droite), objet, mais cherche toujours ou encore « Venise Santa Maria Della Salute » à reproduire l’essence même quand ce n’est pas le pastel « Le Tibétain ». de ce qu’elle représente. Elle Un moyen pour l’artiste d’exprimer sa vi- est, dans sa signification fonsion tout en douceur du « monde-décor » damentale, « spirituelle »(1). qui l’entoure. Ce mélange des genres n’est N’a-t-elle pas confié lors d’une exposition qu’apparent, car si l’icône reà Triel, « Je suis passionnée par l’art depuis présente un monde où les « l’enfance. D’origine roumaine, j’ai suivi des témoins de l’invisible » s’excours à l’école d’art décoratif de Bucarest priment par des représentapendant trois ans. Je suis arrivée, en France tions théologiques, les autres Victoria Thomas et Michèle Pascal, présidente de l’Asen 1965 où j’ai repris la peinture en 1987. œuvres de Victoria Thomas sociation des peintres de la vallée de la Seine (APVS).

Artisan

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exposition beaux arts

And the winner is… portraits, paysages et fantasmes accompagnés de quelques abstraits formèrent souvent des assemblages qui ne manquaient pas d’inspiration. Dans cette large sélection se sont distinguées quelques pépites, expression de l’indéniable talent de nombreux artistes, souvent parmi les plus jeunes. Ils mériteraient de concourir dans une catégorie « premières œuvres » mais celle-ci reste à inventer. Une fois de plus le talent a été récompensé avec parcimonie, c’est ce qui fait la valeur des récompenses. De gauche à droite : Christine Widmer, déléguée à la Avec discernement le 8e Culture-Patrimoine, Joël Mancel, maire de Triel, J-P Vivaprix Louis Bril a récompenrez, président du salon. (Photo J2R) sé Marcel Lécluse qui avait déjà reçu les honneurs du Comme tous les salons des Beaux Arts celui jury l’an dernier. Le prix de la municipalité a de Triel a fait un choix parmi les œuvres que les artistes avaient au préalable présentées récompensé Véronique Blaizot et Résy Leret celles choisies ont permis d’apprécier les bani dans les catégories respectives « huile, qualités académiques des peintres de Triel acrylique » et « aquarelle, pastel ». et son canton. Petits et grands formats, La superbe vache normande de Michel De

Ruyck s’est vue attribuer un prix du Salon en attendant sa présentation éventuelle au salon de l’agriculture. Resy Urbani, décidément imbattable dans l’art de l’aquarelle et du pastel a bien mérité le prix du Salon dans cette catégorie. Applaudissements, champagne. Tout y était pour que ce 43e Salon permette à la plupart des artistes d’emporter un bon souvenir. En effet, comme aux Jeux Olympiques l’essentiel n’est-il pas de participer. - C. s. B.

M. Ruyck et sa Normande ont recueilli le suffrage des visiteurs. Ah, la vache !

Les coups de coeur de la rédaction 28 – 29 mai 10h à 18h Exposition annuelle des compagnons du Tour de main à Triel Salle Grelbin entrée libre

27 mai nocturne et 28 mai à partir de 10 h Espace Louis Armand à Carrièressous-Poissy 3e Salon du Livre Jeunesse et du Manga Librairie éphémère, expositions 10 h à 18 h

01 39 74 43 66

01 39 70 60 06 36

28 mai 10h à 18h Maurecourt Fête à l’ancienne Ferme et vieux métiers

12 juin au 25 septembre mardi-dimanche 10h - 18h Poissy Villa Savoye Exposition Tarif : 7 Euros Réduit : 4,5 Euros €

19 juin à partir de 9 h 30 Chantelouples-Vignes 114e Course de Côte

Calèche, jeux anciens, guinguette

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LE JOURNAL DES

BiEN-ÊTRE

AVRIL - mai 2011

Saveurs

Le goût de l’Ile-de-France Lorsqu’on vous parle de terroir, à quoi pensez-vous ? La Bourgogne et son vin, la Provence et ses olives, la Bretagne et ses fraises de Plougastel ? Eh bien moi je pense Ilede-France et ses choux de Pontoise, ses confitures d’Andrésy, son brie et sa moutarde de Meaux !...

Le plus souvent les gens sont fiers de leur terroir : invitez un Basque ou un Savoyard exilé en Région parisienne à votre table, et il vous parlera, avec des trémolos dans la voix, du «noir de Bigorre» de son enfance ou du «beaufort d’alpage» dont sa mère se sert pour gratiner les crozets. Moi-même suis très fière de mes origines auvergnates et rien ne me fait plus plaisir qu’une tranche de brioche de tomme. Alors un jour, je me suis demandée « Qu’est-ce qui peut rendre un Parisien fier de son terroir ? Et puis d’abord, y a t il un terroir parisien ? » Les Français vivent depuis quelque temps une nouvelle relation avec leur terroir et un désir de manger sain et frais, de savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent. Nous sommes entrés dans la mode des « locavores » (souhaitons lui longue vie !). Mais les Parisiens, me direz-vous ? Comment vont-ils faire ? Voici un début de réponse, ou plutôt quelques idées à « cultiver ». 75% de l’Ile-de-France sont composés d’espaces naturels dont la moitié est agricole, n’en déplaise au provinciaux qui amalgament souvent Paris et Ile-de-France (en province, un habitant de l’Ile-de-France est forcement un « Parisien »). Alors commençons par regarder autour de nous, puis élargissons un peu notre horizon. Connaissez-vous le chou de Pontoise ? Cette ancienne variété est toujours cultivée à côté de chez nous à Neuville-sur-Oise par M. Berrurier qui, comme son père avant lui et son grand-père auparavant, cultive cette variété de texture tendre et légère dont ils produisent même les graines. Juste à côté de chez nous on trouve aussi les champignons de Paris de la famille Spinelli, qui les cultive depuis trois générations dans 2000 m² de caves à Saint-Ouen-l’Aumône. Ou encore la famille Trappelli de Conflans (vente à la propriété, quai de Conflans, ou chez Univers Primeurs, à Conflans). Quelques fermes vers Auvers-sur-Oise vendent aussi leurs productions aux particuliers. Procurez-vous les confitures d’Andrésy, fabriquées à Maurecourt ; elles sont reconnues

et appréciées des fins gourmets : le chef étoilé Yannick Alléno y fait fabriquer la confiture servie à l’Hôtel Meurice. Le Paris-Brest a été inventé à Maisons- Laffitte en 1910 par le pâtissier Louis Durand, qui lui donna la forme d’une roue de bicyclette en honneur de la première course cycliste d’endurance. Une délicieuse bière est fabriquée dans le Vexin (Voir photo ci-dessus), et que dire de la poule de Houdan... Peu connue, cette poule fera une délicieuse poule au pot, chère au cœur de Henri IV. Je ne vous reparlerai pas des fabuleux fruits que Marc Surgis produit dans son verger de Vernouillet, ni du miel « de béton » qui ont déjà été évoqués dans de précédents articles. Plus à l’est de l’Ile de France, vous trouverez le brie de Meaux, dont la confrérie organise chaque année le concours national, ainsi que le vinaigre de Lagny, indispensable à la fabrication de la moutarde de Meaux, dont la société «Les Assaisonnements Briards-àNanteuil-lès-Meaux» est la seule détentrice de cette appellation. Le miel et le safran du Gâtinais, mais aussi l’agneau d’Ile-de-France sont produits en Seine-et-Marne. Dois-je vraiment continuer ?... le vin de Chanteloup, le miel des coteaux d’Andrésy (en vente, chez le boucher de la rue du Général Leclerc), le Noyau de Poissy, le cresson de Méréville, le vin de la commune libre de Montmartre et de Suresnes, le saucisson de Paris, qui n’a rien à envier à son cousin lyonnais… Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive et elle vous aidera, je l’espère, à préparer un repas « tout Ile-de-France » de l’apéritif au dessert ! Une devinette : quel produit originaire de Paris est consommé dans la France entière et est même devenue un symbole de la France à travers le monde entier ? La baguette parisienne bien sûr ! Alors, inventez, essayez, goûtez et créez vos propres recettes avec ces produits du terroir parisien et vos créations

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Proximité et «locavorisme» Retrouver légumes et fruits de plein champ sur vos marchés ! Il y a les vendeurs de fruits et légumes de Rungis, mais aussi quelques rares vrais producteurs locaux, de la plaine de Cergy, de Versailles ou de Chambourcy. Vous les retrouverez sur les marchés de Conflans : place Romagné le samedi et quais de Seine le dimanche. Leurs légumes sont plus beaux, cueillis le matin même et bien moins chers. Vous retrouverez un vrai producteur de fraises qui s’installe au marché du samedi, toujours à Conflans. Comment reconnaître ces producteurs? Simple : leur étal est peu varié (que des produits de saison) et proposent souvent des légumes un peu moins calibrés, voire sales… Mais ne vous arrêtez pas à cela ! Devenez « locavores » ! Le «locavorisme» consiste à n’acheter que des produits locaux. Le «locavore» est donc forcément aussi « saisonnarien » ! C’est le printemps, alors n’hésitez pas à acheter salades, asperges ou petits pois de saison et cultivés dans les Yvelines. Bien sûr, vous avez le droit d’acheter encore le reblochon ou de la viande… Mais prenez le réflexe de suivre les saisons. Justement, les produits laitiers sont à leur apogée en mai avec le retour des animaux dans les prés. deviendront vite des recettes de famille que vous pourrez transmettre à «vos enfants pour que eux aussi soient fiers de leur terroir au même titre que les petits Bretons ou les petits Provençaux. Il ne tient qu’à vous de leur donner une mémoire du goût, celle que l’on garde et que l’on souhaite recréer toute sa vie. Voila qui est quand même mieux que le goût standardisé et gras du KFC (si prêt de chez vous soit-il), non ? Rachel BANON Pour en savoir plus : http://www.moutarde-de-meaux.com/ http://www.confreriedubriedemeaux.fr/ http://www.noyaudepoissy.com/ http://api.miel.free.fr/topic/index.html http://www.safrandugatinais.fr/fr/bulbes.htm http://yves.bou.pagesperso-orange.fr/brasseries/vexin.htm http://www.andresy-confitures.com/ http://www.fermedestournelles.com/ http://cergy-village.fr/Produits%20locaux.html


LE JOURNAL DES

CuiSiNE

AVRIL - mAI 2011

rECEttE

La salade de crevettes aux agrumes Avec les beaux jours qui se manifestent très tôt cette année, on a déjà envie de recettes d’été, bien fraîches, faciles et rapides. Cette recette très colorée aux accents asiatiques ravira vos invités tout au long de la saison printanière et estivale. En entrée, avant un barbecue ou pour un pique-nique, elle sera de toutes les sorties ! 4 personnes préparation 20 min cuisson : 5 min inGrédients 400 gr de crevettes crues décortiquées 2 pamplemousses roses 3 oranges 4 cuillères à soupe d’huile d’olive ½ cuillère à café de cumin 1 bouquet de coriandre fraîche 2 cuillerées à soupe de graines de sésame torréfiées à sec (vous pouvez le faire vous-même, dans une petite poêle, quelques minutes à feux très vif. Attention, bien surveiller, cela va très vite !) Sel Poivre recette • Peler à vif les oranges et les pamplemousses, en prélever les segments. Le faire au dessus d’un saladier pour bien conserver le jus qui s’en écoule. Il servira à confectionner la vinaigrette.

• Faire chauffer 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive dans un wok (ou une sauteuse, ou une poêle) à feu vif. Y mettre le cumin à revenir 1 minute, ajouter les crevettes, saler et poivrer. • Faire cuire 5 minutes (jusqu’à ce que les crevettes soient bien roses et légèrement dorées. Laisser refroidir et réserver. • Pour la vinaigrette, mélanger 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive avec deux cuillerées à

soupe du jus de pamplemousse-orange. Saler, poivrer. Dans un saladier mélanger les segments d’agrumes, les crevettes et la vinaigrette. Parsemer de coriandre hachée et de graines de sésame. Servir bien frais. lionel WaStl

HORIZON FUNÉRAIRE

La différence POMPES FUNÈBRES ET MARBRERIE

• Organisation complète des obsèques

• Fourniture et pose de monuments en granit de toutes provenances • Travaux dans tous cimetières, caveaux de famille, articles funéraires • Prévoyance funéraire, contrats obsèques • Transport de corps en France et à l’étranger

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EN BrEf... ANDRÉSY

• Sculptures en l’Ile : l’exposition culturelle phare.

Du 20 mai au 25 septembre se tiendra cette année encore l’exposition d’art moderne qui fait la fierté d’Andrésy. C’est sous l’égide du Conseil général que sera donnée cette année encore l’occasion au grand public de voir dans une même exposition « un artiste invité international et des sculpteurs de la jeune sculpture contemporaine… » Trois lieux, cinquante artistes et des dizaines d’œuvres. C’est le menu qui sera servi à la Maison du Moussel, dans le parc de l’Hôtel de ville et dans les allées, clairières et sousbois de l’Ile Nancy par le commissaire de l’exposition Philippe Cyroulnik. A la Maison du Moussel, Claude Lévêque, artiste plasticien français, a installé, visibles à travers quatre confessionnaux noirs, un assemblage qualifié « d’évocations tragiques et faustiennes » qui « participe d’un imaginaire apocalyptique et d’une poétique de la catastrophe… » Ses « Perles noires » ont investi un lieu chargé d’une histoire passée, mais qui durant ces prochains mois servira d’écrin à une œuvre aussi éphémère que flamboyante.

• Le tribunal administratif annule deux délibérations.

La municipalité est condamnée pour non respect des droits de la minorité municipale. Une condamnation fâcheuse au moment où l’équipe au pouvoir se veut exemplaire dans la concertation en redémarrant un Agenda 21 - un programme d’actions mises en oeuvre en étroite concertation avec tous les élus et les habitants - au point mort depuis des mois... Deux délibérations votées par la majorité UMP-NC ont donc été annulées par le Tribunal administratif de Versailles le 14 avril 2011. La décision n° 0905178 du 14 avril, suite à l’audience du 31 mars 2011, et notamment l’article 1, stipule que «les décisions en date des 12 juin 2008 et 27 mars 2009 du maire de la commune d’Andrésy et la délibération n° II-3-7 du conseil municipal d’Andrésy du 27 mars 2009 sont annulées.» La première concerne le règlement intérieur du conseil municipal tandis que la seconde traite du budget 2009 de la ville.

CARRIÈRES-SOUS-POISSY

• Le maire rencontre le Recteur de la Grande Mosquée de Paris.

A l’invitation de Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Eddie Aït, maire et Conseiller régional d’Ile-de-France, et Driss Nala, conseiller municipal délégué à la laïcité, à la citoyenneté et à la lutte contre les discriminations, se sont rendus début mai à un déjeuner à la Grande Mosquée de Paris. Cette invitation faisait suite à la demande de Dalil Boubakeur, adressée au Président de la République, d’annuler le débat organisé par l’UMP sur la place des religions en France et plus particulièrement sur celle de l’Islam. Eddie Aït avait alors apporté son soutien au Recteur de la Grande Mosquée de Paris, parlant de « stigmatisation injuste de toute une

partie de la population française. Un débat qui met à mal les valeurs portées par notre République ». Cette rencontre a été l’occasion pour Eddie Aït de faire part de la mobilisation de la Municipalité de Carrières-sous-Poissy autour des valeurs de respect et de laïcité.

CHANTELOUP

• Vandalisme : l’incendie du camion de la Compagnie des Contraires.

Dans la nuit du 28 au 29 avril, le camion de la Compagnie des Contraires a été la cible d’un incendie criminel. La maire de Chantelouples-Vignes, Catherine Arenou, condamne avec la plus «grande fermeté cet acte lâche clairement dirigé contre le travail mené par la Compagnie des Contraires» et sa Directrice Neusa Thomasi. Cette dernière devait commencer le weekend du 7 mai un cycle d’animations dans les rues de Chanteloup-les-Vignes. Depuis 20 ans, elle poursuit avec un dévouement et une énergie admirables un formidable travail de terrain qui porte sur l’animation de l’espace public, la création artistique, l’accès à la culture et la prévention. De son côté, Arnaud Richard, le député de la 7e circonscription a également réagi avec fermeté et a condamné cet «acte inqualifiable qui vise une des principales animations à destination de le la population chantelouvaise. Cet acte pénalise en premier lieu les Chantelouvais». Selon le député radical, «la Compagnie des Contraires et sa directrice Neusa Thomasi contribuent depuis une vingtaine d’années à l’animation de la ville et notamment dans la Cité La Noé.» Il a tenu également «à témoigner son entier soutien au travail remarquable de cette association et de ses animateurs.»

TRIEL-SUR-SEINE

• Décharge municipale sauvage.

Près du chalet situé non loin de l’Observatoire du Parc aux Étoile sur l’Hautil, en pleine forêt, quel n’a pas été l’étonnement d’un habitant de découvrir une décharge de pierres, gravats et enrobés couvrant plusieurs dizaines de m². Un camion de la municipalité était présent sur le site, et des résidus de bitume brûlaient. Aussitôt, les investigations de l’association Bien Vivre à l’Hautil (BVH) et un article paru le 20 avril dans le « Courrier des Yvelines » ont confirmé les doutes : depuis plusieurs années cette décharge permettait à la ville d’économiser de l’argent, selon le directeur des services techniques, Philippe Cottereau. Dès qu’il fut prévenu de cette «anomalie», le maire Joël Mancel, alerté par le vice-président de BVH, qui ne cachait pas sa colère, a fait stopper les dépôts et aplanir le terrain. A quand la réhabilitation du lieu aujourd’hui devenu une plaie en pleine forêt ?

VERNOUILLET

• Deux actes de grand banditisme et une promesse de commissariat.

Le 30 mars, une tentative de braquage à la voiture-bélier a eu lieu contre une agence bancaire, au centre ville de Vernouillet. Il a échoué. Mais, le 4 mai, une nouvelle tentative

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a eu lieu au centre commercial Val-de-Seine, toujours contre une agence bancaire. Les élus vernolitains constatent amèrement la montée de la violence dans une ville pourtant réputée pour son cadre de vie calme et accueillant. Selon la maire Vernouillet, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, la municipalité «répond à la hauteur de ses moyens pour garantir la tranquillité des Vernolitains, en renforçant notamment les effectifs de la police municipale, mais ne peut en aucun cas se substituer à l’Etat. La ville demande donc sans équivoque à ce que l’Etat se positionne sur ses compétences régaliennes !» Le 28 avril, l’Etat, par le biais du sous-préfet, Philippe Court, a pris l’engagement de débloquer les moyens pour ouvrir un commissariat à Vernouillet. Cette attente, qui avait fait l’objet d’une promesse de l’ancien ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy en 2000, et de nombre de ses prédécesseurs, reste, hélas, d’actualité. Après la création d’une brigade canine de nuit au sein de la police municipale, la majorité municipale se réjouit donc de l’engagement sans équivoque de l’Etat et du soutien sans faille de la Région Ile-de-France sur ce dossier. Les blocages qui freinaient ce projet depuis des années semblent donc levés. Les Vernolitains présents ont d’ailleurs accueilli cette annonce de construction d’un nouveau commissariat sous des applaudissements.

VERNEUIL-SUR-SEINE

• Fête de la nature et de la biodiversité.

Le samedi 7 mai, le soleil et la Nature s’étaient donné rendez-vous pour la fête de la biodiversité... C’est à la mode. Cette journée « BiodiverCité, Biodivertissements » , dont la précédente édition remonte à mai 2005, s’est déroulée dans le parc du Talweg. Une dizaine de stands ont montré la variété des approches possibles de l’environnemental : faites des économies d’énergie avec l’association Energies solidaires, testez la bonne qualité de l’eau avec un distributeur-concessionaire de l’eau potable, triez les poubelles avec la CA2RS et le pôle éco-construction... Alliant les dimensions environnementale, pédagogique, patrimoniale et sociale, cette journée a été l’occasion de présenter les réalisations paysagères, les évolutions environnementales et durables, mais aussi la préservation et la mise en valeur des espaces verts de la ville. Un exemple : le projet de Chemin des Aulnes. Cette trame verte a été inauguré le même jour par Pierre Cardo et Philippe Tautou. En amont de cette manifestation, la ville de Verneuil-sur-Seine avait organisé un concours photos «2011, Année internationale de la forêt» du 11 avril au 5 mai 2011. Les photos envoyées par la population ont été exposées . Le public était au rendez-vous mais les affaires n’ont pas été très bonnes. Si vous avez raté cette fête à Verneuil, vous pouvez participer à la fête de la «vraie nature de Vernouillet» le dimanche 15 mai dans la « zone agricole protégée » ou à la fête de la Nature à la façon ADIV le samedi 21 mai à partir de 21h30 dans la forêt de Verneuil ?


LES VERGERS DES éPINETTES Vente de produits de la ferme (fruits et légumes) Marché de Vernouillet le samedi, Marché de Verneuil-sur-Seine les mercredi et dimanche...«Vivons avec les saisons !»


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