Le
JOURNAL des deux rives 3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Janvier 2013
Numéro 108
L'interco', une PME familiale qui ne connaît pas la crise !
La PME « Cardo » est installée aux manettes de l'interco'; cet outil est sur les rails avec un périmètre à 12. Cela dit, des interrogations subsistent : la contestation s'éteignera-t-elle avec le nouveau président Philippe Tautou ? Comment résoudre l'équation financière avec moins de subventions et dans un contexte de « fronde fiscale généralisée » ? Enfin, quel sera l'impact de la crise sur les grands projets de l'interco' ? Voir pages 23 à 26. (Photos J2R)
Carrières
Morainvilliers
Verneuil
Démissions en cascade
Une mini-crèche pour vos « P'tites bouilles »
L’ADIV - environnement
Coup de théâtre le 13 décembre 2012 au conseil municipal : Après José Aparicio (Modem), c'est Mireille Bourbon-Perez, ex-première adjointe, qui démissionne.
La gérante de la SARL Les P'tites bouilles, Laëtitia Martins, spécialiste dans le handicap et sa mère, Hélène Martins, assistante maternelle, ont des atouts à faire valoir pour réussir ...
C’est par une phrase choc que, le 14 décembre 2012, l’association accueille le public et les adhérents qui sont venus assister à l’assemblée générale ...
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au conseil municipal
mobilise ses adhérents
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www.restaurantsaintmartin.com
Formules & menus nouveaux
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LE JOURNAL DES
éditorial
JANVIER 2013
La vigie des deux rives
S
i le niveau historiquement bas d’une conjoncture économique incertaine conduit un certain nombre d'entre nous à s'interroger sur leur avenir, force est de constater que dans le même temps les responsables politiques locaux, apparemment devenus très éloignés des populations, continuent d’offrir de réelles opportunités de contestations. Néanmoins, les institutions fonctionnent, les experts expertisent, les décideurs délibèrent et la demande de concertation est satisfaite, du moins formellement. Reste pour la population l’impatience, la demande, d’être entendue. On consulte les instances légales et les décideurs décident mais sans tenir compte des avis négatifs. Les observations lors des réunions ou des enquêtes publiques restent sans effet. Vigilant, le Journal des Deux Rives (J2R), dès janvier, s’interroge sur la gouvernance de l’Interco’ : « La CA2RS : mariage de raison ou calcul politique ? » et met en relief des déséquilibres de représentativité entre les communes. Mars. Quelques alertes (récurrentes) soulignent les enjeux de la campagne législative : projets autoroutiers, développement durable et problème des logements ouvrant des débats qui perdureront après la réélection du député de droite Arnauld Richard. Que l'on soit investi de responsabilités associatives ou simple citoyen, la demande est forte d’implication dans les projets locaux. C’est un fait qui apparaît comme un changement d'époque. Fini la « langue de bois », il convient pour les décideurs de s'adapter, notamment en veillant à réajuster régulièrement leur stratégie de communication. Mais les nouvelles mesures qui entrent en vigueur rendent un résultat qui, à la réflexion, apparaît « contrasté » puisqu’en avril, le J2R peut afficher : « L’interco’ contestée », en prenant comme exemples la décharge de Triel, l’Écoport des deux rives tout en se questionnant sur la viabilité (déficits en vue ?) du projet « Cœur vert » (liste non limitative). Pour y voir clair dans cet environnement mouvant et
très complexe, il est indispensable d'être informé des choix qui s’affichent ou qui ne s’affichent pas. Le J2R s’y emploie. Plus que jamais, après la « tornade des élections », fort est de constater que « le business reprend » de plus belle : dix mille habitants de plus à Carrières d’ici 2023 (projet Centralité), des PLU (plan local d’urbanisme) qui « bétonnent », le projet « Axe majeur » d’Andrésy, une « marche citoyenne » contre les remblais à Triel et, malgré l’échec de la candidate PS locale, une alternance politique au niveau national s’est réalisée. Aucun des soucis causés par ces projets controversés n’est arrivé à faire changer les décisions. Pire ! À Triel, trois désaccords se cumulent entre la population et les autorités (préfectorale et municipale) : le PLU (augmentation irréaliste de la densité), le projet de vente d’un terrain historique (intérêt général sacrifié au bénéfice de l’intérêt privé) et « les remblais » (même motif). Résultat : une « manif » place de la mairie le 15 décembre. Derniers avatars avant la succession du président de l’Interco’, le projet « Centralité » de Carrières est bloqué par treize (!) recours. Autres projets contestés, concernant une série de liaisons routières (A104, Pont d’Achères, RD190, RD30, RD154…) qui « ne tiennent compte ni de l’avis défavorable de la population, ni de l’avis du commissaire enquêteur ! ». Et l’ADIV - Environnement d’ajouter : « L’aveuglement dont fait preuve le département est inacceptable ! » Telle une vigie attentive à son environnement, le J2R, au fil de ses articles, n'a depuis sa création d'autre objectif que de guider ses lecteurs dans cette réflexion citoyenne en leur apportant des éclairages sur des sujets toujours d’actualité, en les alertant sur des projets majeurs, connus ou parfois méconnus, souvent porteurs de conséquences pour les générations futures.
... [il] est indispensable d'être informé des choix qui s’affichent ou qui ne s’affichent pas.
Bonne lecture. Bonne année 2013.
www.journal-deux-rives.com
LA Rédaction
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LE JOURNAL DES
SOmmaire
JANVIER 2013
Le Journal des deux rives
ÉDITORIAL La vigie des deux rives
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actualité locale Andrésy
Ribault rompt le
conventionnement avec
Baby-Loup
Centre ancien : couacs et déboires
Carrières
« Le personnel municipal est traité comme du kleenex
!»
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Démissions en cascade
Chanteloup Confluence Triel Verneuil Vernouillet
au conseil municipal
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Le CPF s'installe dans ses nouveaux locaux
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Pour ceux qui se lèvent tôt !
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Pour une solidarité intercommunale
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L'A 104 : la confusion règne Les décharges, un cadeau
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empoisonné pour des générations
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On ne veut « PLU » de concertation L’ADIV-Environnement mobilise ses adhérents avec un « fil rouge » UFC Que choisir rentre dans l'ère de la conso-citoyenneté
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Enfin le commissariat !
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Eternit en flammes ! Une mini-crèche pour Morainvilliers vos « P'tites bouilles »
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Orgeval
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Pour la mobilité des chômeurs
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Transports
Arnaud Richard s’intéresse au devenir d’EOLE
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Andrésy et Conflans : les nouveaux couloirs aériens de Roissy CDG Le député Jacques Krabal
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questionne le gouvernement
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Grand Paris, Grand Roissy, c'est plus d’avions sur la Boucle
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Dossiers
Nuisances Aériennes Tribune Politique Interco'
SPORTs Boxe anglaise Course à pied
Élection sans surprise Prévention des déchets : la CA2RS s'active Port de Triel : la concertation repart
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L’Open Boxing Adidas : l’essor de la boxe féminine
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Les Kenyans en force
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20 Bornes : encore des Kenyans
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CULTURE
un Jour un livre
Bloc-notes de l'Histoire
Festival
Cuisine Recette
Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq , Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Pierre Tassain et Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : David D'Aubin, Glenn Bergeot et Robert Landsberger. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : 2ds-créations
www.journal-deux-rives.com Le Siècle par Ken Follett L’exploitation du gypse à Chanteloup-les-Vignes Court-métrages à Triel : ovations du public
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Des oignons farcis dans leur riz safrané
Dernières nouvelles 4
Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063
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LE JOURNAL DES
ACtualité locale
JANVIER 2013
Andrésy
Ribault rompt le conventionnement avec Baby-Loup La crèche Baby-Loup accueille des enfants 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cet équipement parapublic propose son accueil à des parents habitant dans les villes environnantes des Deux Rives.
conseil municipal du 29 mars 2012 , en précisant que « les familles [andrésiennes] qui ont recours à Baby-Loup sont tout à fait capables de financer la différence... ». Il a également minimisé cette affaire : « Il y a très peu de familles qui justifient d'en profiter vraiment [l'accès à BabyLoup] , mais on ne peut le faire à n'importe quel coût ». Dans la formation du coût, sur 10 € (tarif horaire), 4 € sont Andrésy n'a pas renouvelé payés par la CAF, 3 € par la villa convention la liant avec Bale, 1 € par la famille ; 0,50 € par by-Loup. Cela a entraîné des Le maire veut aussi modifier la grille tarifaire de Baby-Loup. (J2R) situations inextricables pour une dizaine de par enfant et par mois ? « On a eu la corde au le Conseil général des Yvelines et 1,5 € par cou ! », a souligné Claude. « On a écrit, contacté d’autres sources de financement. Andrésy familles d'Andrésy. Presque tout le monde est fasciné par la le préfet, le conseiller général des Yvelines (NDLR : voulait un traitement spécifique qui consiscrèche Baby-Loup : elle bénéficie d'un zoom M. Joël Tissier), le maire, M. Hugues Ribault, tait à demander un peu plus d'effort financier médiatique notamment depuis 2010 avec les mais rien ne bouge ! », a corroboré Fanny. Les à ces familles andrésiennnes. La direction visites de Mme Elisabeth Badinter, la philo- deux mères de famille monoparentale sont de Baby-Loup n'a pas souhaité modifier le sophe, et de l'ancienne secrétaire d'État à la solidaires dans ce malheur kafkaïen : l'aide conventionnement, estimant que cette crèJeunesse et à la vie associative, Mme Jean- apportée par K d'urgences pour une durée li- che a été créée pour des parents de familles nette Bougrab, sans parler de l'ancienne mi- mitée leur a donné l'envie de se battre et de monoparentales qui tentent de se sortir de la nistre de la famille Mme Nadine Morano. Il demander des comptes aux élus. Justement, spirale chômage-pauvreté-isolement... Joël Tissier, le conseiller général (EELV) du Cela fait six mois que ces familles s'épuifaut construire mille Baby-Loup disait-on. canton d'Andrésy, a envoyé une lettre à Hu- sent en tentant de s'en sortir par le haut. gues Ribault, maire (UMP) d'Andrésy, dans Certes, la crise économique frappe aussi les Andrésy ne joue pas le jeu Lors de la visite de Christine Kelly, pré- laquelle le conseiller général qualifie d’ « ini- budgets communaux mais dans la détresse sidente-fondatrice de K d'urgences le 15 oc- que » cette situation et contraire aux droits actuelle, ces familles devraient être plus que tobre 2012 à la crèche emblématique, il est des femmes « à travailler, s’assumer matérielle- prioritaires. C'est juste et nécessaire pour sortir des enfants (âgés de 3 et 4 ans) de la ressorti que deux familles monoparentales ment et élever dignement leurs enfants ». précarité quotidienne... r ne peuvent plus bénéficier, via la convention communale, des services de la crèche Sortir de la spirale (1) Nous avons modifié leurs prénoms pour des raiBaby-Loup. En effet, il n’existe ni à Andrésy, « chômage-pauvreté-isolement » sons de confidentialité. Le maire d'Andrésy n'a pas souhaité (2) Nous avons interrogé son chef de cabinet début ni dans les villes limitrophes une offre de garde similaire. Cette fondation a tissé des s'exprimer(2). Par contre, il a été très clair au novembre 2012. liens privilégiés avec la crèche Baby-Loup. Parfois, une crèche est le carrefour de tous Joël Tissier : « c'est une situation inique » les aspects de la vie, même des phénomènes (Extraits d'un lettre adressée à M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy) les plus pénibles : la solitude des parents, la « Antérieurement, lorsqu’elles [les mamans en question] travaillaient de nuit, elles bénéfipauvreté et le recul des aides. ciaient des services de Baby-Loup pour garder leurs enfants, crèche bien connue située à La triste réalité s'affiche : certaines comChanteloup-les-Vignes. En effet, il n’existe ni à Andrésy, ni dans les villes limitrophes une offre de garde similaire. munes de droite – Triel en 2010 et mainDésormais, elles ne bénéficient plus de ce service du fait que la ville d’Andrésy n’a pas recontenant Andrésy – ne jouent pas le jeu de duit sa convention avec Baby-Loup. consolider ce service auprès des familles des Toutes deux m’ont confié qu’elles t’ont sollicité pour t’exposer leur cas, qui, à mon sens, est Deux Rives. extrêmement sensible. Leurs deux courriers sont à ce jour restés sans réponse. Deux mères, Claude et Fanny(1), foncSi je me permets de te solliciter aujourd’hui, c’est avant tout parce que ces mamans élèvent tionnaires au sein du ministère de l'Intérieur, seules leurs enfants... sont affligées : comment faire pour couvrir Connaissant l’attachement que tu portes à l’emploi et à la famille, je m’étonne de cette situation que je qualifierais d’inique. les dépenses d'une nourrice agréée, soit 900 En te remerciant de bien vouloir réexaminer ce dossier avec bienveillance, reçois cher Hueuros par enfant et par mois, tandis que le gues mes sincères salutations. » tarif de Baby-Loup leur revient à 300 euros www.journal-deux-rives.com
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LE JOURNAL DES
ACtualité locale
JANVIER 2013
Andrésy
Centre ancien : couacs et déboires La rénovation des berges de Seine a multiplié les malfaçons, avec des bus qui ne pouvaient plus circuler. Quant à la réhabilitation du centre ancien, il a été l’occasion d’une passe d’armes incroyable entre le maire et l’opposition qui a été jusqu’au constat d’huissier, que le maire lui-même a interdit...
Le premier tronçon du grand chantier Axe majeur d’Andrésy a été achevé : quelques centaines de mètres de berges de Seine rénovées, entre la rue Jean Monnet et la double allée de tilleuls du boulevard Noël-Marc. Cette simple mise en bouche avant le plat de résistance que constituera le boulevard, jusqu’au marché n’a pas pour autant été une partie de plaisir tant pour la municipalité de Hugues Ribault, que pour les riverains. Et il aura fallu des sacrées reprises de chantier pour venir à bout de premières malfaçons majeures. Déjà en septembre dernier, les plans avaient dû être revus suite au mécontentement des riverains. Les uns se plaignant de trottoirs insuffisamment larges, les autres refusant tout bonnement le stationnement devant leur porte. Sans parler du refus unanime des habitants de voir s’installer des caméras de vidéosurveillance devant leur porte ou leur mur de jardin. Réalisée par la société de BTP Le Foll, la rénovation des quais de Seine a eu lieu en octobre. Nouveaux trottoirs côté maison avec des stationnements, voirie, puis piste cyclable bidirectionnelle rétrécie et promenade piétonnière en bois. Mais pour caser tout cela entre les maisons et la Seine, il a fallu serrer. A la fin du chantier, côté mairie, c’est une totale satisfaction : Hugues Ribault et sa majorité s’épanchent sur la beauté du projet dans le journal municipal (octobre 2012) : « Vous pouvez vous rendre compte de la qualité de cette réalisation », écrivent-ils, « beaucoup d’Andrésiens nous ont déjà fait part de leur appréciation très positive du réaménagement (…), tous ont trouvé que ce travail a été parfaitement exécuté et valorise vraiment cette voie sur berge ». Étonnant exercice d’autosatisfaction au regard des erreurs de conception du projet. Dès la réou6
verture des quais de Seine, en effet, les bus ne peuvent plus emprunter la voirie sans rouler sur… la piste cyclable, et, de fait, sans enjamber le petit muret séparant les voiries douces des véhicules. Deux lignes de bus y passent et la voirie se révèle insuffisamment large. Il suffit « L’architecte et les exécutants n’ont pas fait leur travail correctement ». (DR) qu’une voiture garée morde sur la voirie et les bus ne passent plus. Et ce n’est pas tout : les travail correctement ».(3) Et pourtant : « M. Mazagol, en nouveaux ralentisseurs posent problème. L’un des tant qu’adjoint à la ville pour les travaux, était présent et a deux a été coulé devant une porte de jardin d’un supervisé le chantier du début à la fin, il avait les plans depuis particulier qui ne peut plus l’ouvrir. La riveraine septembre », tient à souligner la riveraine interrogée. Une autre histoire rocambolesque se déroulait touchée témoigne pour le journal de l’épisode rocambolesque : « Quand les ouvriers ont commencé à couler autour de l’exposition publique, en mairie, de la sele goudron des trottoirs et du ralentisseur, je me suis tenue de- conde tranche des travaux, entre les quais de Seine vant ma porte en leur disant que je ne bougerais pas à moins et le marché. « Un beau et nouveau centre ville » était qu'ils ne me coulent le goudron sur les pieds. Ils m'ont dit présenté aux habitants. Et en plein milieu de l’expo, avoir reçu les ordres de la mairie, j'ai donc exigé de parler à le dernier tract du collectif « Dessinons ensemble notre M. Mazagol [maire-adjoint aux Travaux]. Au téléphone, ville » (qui s’oppose à certains choix du projet) était celui-ci m'a demandé de laisser faire et m'a dit qu'il était plus affiché avec forces annotations et ratures non signées mais écrites de la main du maire-adjoint aux facile de casser et de refaire. » Dès la première semaine de réouverture des Travaux. Deux éléments ont mis le feu aux pouquais, une inondation apparaît : les égouts étaient dres : d’une part, le tract agrandi était intitulé par la saturés en raison du ralentisseur qui faisait cuvette. mairie : « tract de l’opposition » ; d’autre part un élu ou L’entreprise est donc revenue : les égouts ont été un habitant avait ajouté au stylo sur le document : curés et de nouveaux travaux ont dû être réali- « pourquoi une opposition aussi nulle ? ». Côté collectif, on s’insurge : « La majorité municisés car – nouvelle découverte - les canalisations n’étaient pas raccordées entre elles. Mi-décembre, pale a affiché dans cette exposition [notre] dernier tract annoté des interventions nocturnes ont été réalisées pour de commentaires diffamatoires, calomnieux et injurieux. Il est renforcer et gainer l’ensemble des canalisations des scandaleux que le maire ait accepté qu’un tel document, ainsi annoté, puisse rester affiché dans une exposition publique ». quais. Le groupe Andrésy citoyenne - qui refuse cet La municipalité s’est résignée à refermer les quais pour revoir le projet, durant la semaine pré- amalgame - a alors décidé de constater par huiscédent les fêtes de Noël, pour le plus grand mal- sier l’affichage tendancieux. L’huissier de justice a heur du commerce local. L’un des ralentisseurs a exigé l’accord du maire pour réaliser son constat. été totalement cassé et refait. Et surtout, la voirie a Hugues Ribault le lui a refusé. Après le départ de été élargie au niveau du virage de la rue J. Monnet l’huissier, le maire a décidé de retirer immédiate(en supprimant des places de stationnement) pour ment le tract incriminé. faire passer plus aisément les bus. Deux interrogations subsistent : un huissier de Face à la grogne des riverains et des commer- justice doit-il demander son accord pour réaliser çants, le maire-adjoint aux Travaux, Alain Mazagol un constat dans une exposition publique en maidécline toute responsabilité : « Je rappelle à certains que rie ? Le maire a-t-il le droit de refuser un constat les travaux de voiries ont été transférées à la CA2RS » et réalisé par huissier ? que les reprises de chantier – qui seraient « normaCes épisodes en disent long sur le niveau de les » dans ce genre de dossiers – « sont repris sans frais tension qui règne au sein des forces sociales andrépar les entreprises »(1). Attaqué sur les réseaux sociaux siennes. Le grand projet de rénovation du centre (Voir Facebook « Andrésy, notre ville ! ») par des An- ancien n’a pas encore réellement démarré qu’il drésiens sur l’accumulation des erreurs du projet, agite déjà beaucoup le landerneau andrésien ! r M. Mazagol s’est énervé : « Je suis tellement surpris de la bêtise de certains ! »(2). L’un des élus de la majorité (1) http://www.facebook.com/groups/99552600391/ , 18/12/12, 21h25 de M. Ribault, Jean de Saint-Pierre, a défendu son (2) 18/12/12, 21h16, op. cit. préc. collègue : « L’architecte et les exécutants n’ont pas fait leur (3) 15/12/12, 14h25, op. cit. préc. www.journal-deux-rives.com
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Carrières-sous-Poissy
« Le personnel municipal est traité comme du kleenex ! »
Dans une vidéo exclusive sur le site du J2R(1), Loïc Laporte, ancien salarié à la ville de Carrières-sousPoissy, nous y révèle les difficultés pour faire valoir les droits élémentaires du salariat au sein d’une collectivité de la CA2RS.
M. Laporte a enchaîné trois CDD d’affilée... Début 2012, le non renouvellement du CDD fut l’aboutissement de ses demandes répétées de respecter le droit du travail et de la Santé. Contacté par la rédaction, Eddie Aït s'explique : Pour le maire de Carrièressous-Poissy, cette affaire lui semble « bien artificielle ». Bien au contraire, pour un avocat-conseil consulté par Loïc Laporte, cette affaire peut s'assimiler à « une pratique illégale » du code du travail : d'abord, parce que les horaires n'ont pas été imprimés en toutes lettres sur le contrat CDD signé en 2009 (voir ci-contre). À titre d'exemple, un contrat CDD d'une commune voisine appartenant à la CA2RS montre que cette clause est indispensable, même dans le ca-
d'hébergement). Chez les gardiens carrierois, « on travaille facilement cinquante heures par semaine », des horaires couplés à des heures supplémentaires nombreuses : en l'espace d'un week-end, les vingt-cinq heures supplémentaires sont parfois exécutées par les gardiens des complexes sportifs. Sans oublier l'événementiel : « Pendant le lancement de CarrièresPlages, [Loïc] a travaillé 70 heures par semaine mais bien rémunérées ». Puis, la situation s'est dégradée : Un CDD mal ficelé et signé par le Maire. (Photo J2R) « On va trouver une solution », lui dre d'un remplacement temporaire de la a-t-on rétorqué lorsque Loïc demandait une juste rémunération... pour ses « heures fonction publique non titulaire (pièce 3). Un expert en RH consulté explique supp ». La coupe a été pleine fin 2011. Tous qu'un(e) salarié(e) peut effectivement demander une requalification de son les gardiens ont exigé leur juste rémucontrat en CDI si une des clauses du code nération. « Prime » ou « salaire », peu imde travail n’est pas respectée. Mais cela porte le libellé, les agents municipaux peut prendre du temps et coûte de l'ar- « ont revendiqué et obtenu 2 400 euros de regent si l'on passe par la case contentieux. tards » ; mais la confiance était brisée en« Chez les gardiens municipaux, il y a plusieurs tre la municipalité et le personnel qui se cas ayant ce type de contrat », nous explique sent traité « comme du klennex ». Du jetable aussi : À chaque revendication auprès de Loïc Laporte. Certes, certains sont logés par la mu- la hiérarchie, ils se sont entendus dire : nicipalité et cela compense un peu le bas « Si vous n'êtes pas contents... vous n'avez qu’à niveau de rémunération (6 heures supplé- démissionner ! » Malgré une blessure en janvier 2012 qui mentaires par semaine égalisent le frais
LE MAIRE RÉAGIT ! Selon Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy : « ...Monsieur LAPORTE a été engagé par la Ville du 1er juillet 2009 au 14 avril 2012, en qualité de gardien de complexes sportifs. Les missions de gardiennage diffèrent, par nature, des missions confiées aux agents administratifs et comportent nécessairement une amplitude horaire importante, ainsi que le précise d’ailleurs la fiche de poste remise à Monsieur LAPORTE lors de son recrutement. Pour autant, la Ville s’est toujours attachée à compenser les sujétions inhérentes à cette fonction en rémunérant, notamment, les heures supplémentaires effectuées et en lui proposant un logement de fonction à titre gratuit qu’il a refusé, préférant rester chez ses parents, étant précisé que l’intéressé était alors âgé d’une trentaine d’années. Ceci étant, des discussions ont abouti avec l’intéressé et la Ville n’a été saisie d’aucun contentieux. Quant à la nature des tâches confiées à Monsieur LAPORTE, je ne conteste pas que ce dernier ait pu être amené, exceptionnellement, à installer une barrière en prévision d’un événement étant, ainsi qu’il le relate lui-même, "présent sur site" à cette occasion. Toutefois, une telle demande s’inscrivait dans le cadre des missions qui lui étaient confiées, lesquelles nécessitent d’effectuer ponctuellement certaines prestations en complément des missions de gardiennage, et ne m’apparaît pas excéder le "cadre légal". En revanche, après vérification auprès de mes services, j’indique que Monsieur LAPORTE n’a jamais effectué de travaux d’électricité et n’est jamais intervenu sur des équipements électriques, ainsi qu’il le relate. Monsieur LAPORTE n’a d’ailleurs, à ma connaissance, jamais signalé un tel problème à mes services. Enfin, j’indique que la Ville a été amenée à proposer à Monsieur LAPORTE de s’inscrire dans une démarche d’emploi plus stable, par voie de stagiairisation, proposition qu’il a refusée. Souhaitant pérenniser ses équipes, la Ville n’a en conséquence pas souhaité renouveler le contrat à durée déterminée de Monsieur LAPORTE, arrivé à terme le 14 avril 2012. Un agent a depuis été recruté sur le poste laissé vacant par Monsieur LAPORTE... Telles sont les précisions que je souhaitais vous apporter sur cette affaire qui me semble bien artificielle. En définitive, je constate que Monsieur LAPORTE, s’estimant "mal payé" pour le travail qui lui était confié, en a tiré logiquement les conséquences, décision qu’il ne m’appartient pas de commenter. Il ne m’appartient pas davantage de commenter les choix de vie d’un jeune homme, qui ne sont pas sans rappeler ceux de "Tanguy" dans le film éponyme. »
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ACtualité locale
JANVIER 2013
Carrières-sous-Poissy poids... Il a utilisé « des outils électriques (380 V tri-face) sans aucune formation préalable ». En outre, il a « conduit des utilitaires sans formation et sans aucun ordre de mission », au mépris de la loi et de la sécurité routière. Décidé, Loïc Laporte a consulté ses avocats-conseils et surtout cherché des appuis dans son entourage pour faire face à une sorte d'injustice digne du XIXe siècle : marche ou crève ! Lui a préféré À Andrésy, les CDD affichent les horaires. (Photo J2R) dire stop et envoyé un courriel à l’a conduit à un mois d'arrêt de travail, Loïc sa hiérarchie pour demander que son droit a été obligé par la hiérarchie de porter des soit respecté : « Je travaille 37 heures et demi
Démissions en cascade au conseil municipal Coup de théâtre le 13 décembre 2012 au conseil municipal : Après José Aparicio (Modem), c'est Mireille Bourbon-Perez, ex-première adjointe, qui démissionne.
La socialiste, Mireille Bourbon-Perez était, au départ du mandat du maire, Eddie Aït, première adjointe. D'autre part, M. José Aparicio (MODEM) estime qu'il n'est plus possible de continuer à faire semblant. La magie de la campagne de 2008 est finie et la réalité est telle que les divergences entre le conseiller municipal centriste et Eddie Aït s'accumulent. Il a envoyé sa lettre de démission le 26 novembre dernier. Tensions et discords Depuis octobre dernier, le torchon brûle entre le tandem Mireille Bourbon-PerezJosé Aparicio et Eddie Aït suite à l'article « Le peuple est en colère »,(1) publié sur le site J2R. Le premier édile de Carrières et conseiller régional (PRG) a demandé à M. Aparicio de rectifier le tir car : « [tu] ne m'avais pas dit que cette visite [celle du député Morange le 13 octobre] allait faire l'objet d'une publication et encore moins d'une photo... ». Mais le centriste a tenu bon et a dit ce qu'il avait sur le cœur : « Le journaliste est libre d'interpréter ce qu'il a entendu comme il le souhaite et ceci en fonction des données qu'il a 8
et pas 50 heures ! » Et que sa paie soit aussi honorée : « Vous me devez de l’argent ! », leur a-t-il réclamé. C'était le signal pour que la municipalité le licencie par une lettre de « non renouvellement du CDD » de février 2012. Presque résigné, Loïc Laporte lâche : « Depuis qu'Eddie Aït est arrivé, on a dévalorisé notre travail... et la dignité a pris un coup ! » La question est de savoir si la capacité à encaisser des coups reste entière chez les « oubliés du Code de travail » dans la commune phare de la CA2RS. r (1) http://www.journal-deux-rives.com/actu/02705fin-cdd-carrieres-sous-poissy .
entre les mains... ». En somme, José Aparicio explique, en prenant le cas de ce projet du Parc du peuple de l'Herbe, que la méthode Aït a ses limites : peu de transparence, pas de concertation même au sein de sa majorité municipale. En bref, la coupe est pleine ! Deux piliers de la victoire de 2008 s'en vont. (Photo J2R) L'heure de démissions Dans une lettre daqui avait également contribué à la victoire tée du 25 novembre, M. José Apari- nette et sans bavure de 2008 de Eddie Aït. cio a démissionné afin de mettre fin à Après les dissensions entre Mireille Bour« cette mascarade ». Désormais, il considère bon-Perez et Eddie Aït, le centriste Apaqu'il est libre de se montrer avec n'importe ricio démontre que les choses ne vont pas qui et de s'exprimer librement sur n'importe bien à Carrières-sous-Poissy. quel sujet local. Cette volonté de laver le linge sale en M. Aparicio explique avec sévérité : public continue notamment en conseil « Les informations ne circulent plus entre nous et municipal de décembre. Ô surprise, Miles quelques réunions de préparation au conseil mu- reille Bourbon-Perez, ancienne 1 re adjoinnicipal auxquelles nous avions droit ont disparu. te, a démissionné du conseil municipal Pire, lors de notre dernière discussion, j’ai malheu- avec fracas. Pour elle, il n'est plus tenable reusement constaté que vous (Eddie Aït) preniez de travailler avec un autocrate tel qu’Eddes libertés avec la vérité.Vous avez dénaturé des die Aït. Elle a expliqué ses raisons, qui faits dans l’unique but de les tourner à votre avan- rejoignent celles de José Aparicio, pour tage. Ma conception de l’action politique et munici- démissionner. pale est trop éloignée de la vôtre pour que je puisse La donne politique a été bouleversée cautionner ce type d’agissements et ces dérives dans à Carrières-sous-Poissy. C'est un amuselesquels les égos de certains prennent le pas sur l’in- gueule de la prochaine campagne municitérêt collectif ». pale de 2014... r Voilà comme se terminent « les amours de (1) http://www.journal-deux-rives.com/actu/02553-peu2008 » d'un conseiller municipal centriste, ple-colere
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JANVIER 2013
Chanteloup-les-vignes
Le CPF s'installe dans ses nouveaux locaux 967 000 € ont été nécessaires pour la nouvelle installation du Centre de Promotion par la Formation (CPF), association créée en 1981.
Il y avait de l’émotion non feinte chez Annick Wolff, la directrice du CPF ce 11 décembre, place des Arcades, lors de l’inauguration des nouveaux locaux de cette association créée en 1981. « Pour tout vous dire, glissait-elle tout de go, même si nous étions bien dans cette maison de caractère, avenue de Poissy, il est évident que cette installation ne peut que nous conforter dans notre action d’insertion socio-professionnelle auprès de plus de 1.000 stagiaires à l’année qui fréquentent la structure. Ici, l’espace est suffisamment spacieux pour travailler dans de meilleures conditions ». À l’évidence, l’association, forte de neuf salariés, que préside Pierre Gour depuis de nombreuses années, qui collabore avec la Mission locale intercommunale, le Pôle Emploi, l’organisme de formation, destiné aux salariés, le Fongecif, et l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) vaut bien les 967.000 € qui ont été nécessaires à cette installation en plein cœur de la cité. « En effet, cet emménagement entre dans le cadre du grand projet de ville que nous avons initié il y a plus de 10 ans, a annoncé Catherine Arenou, le maire. Une bonne dose d’énergie a été nécessaire pour bâtir ce nouveau visage de Chante-
loup auquel je tiens ». Côté gros sous, sur les 967.000 €, la ville a financé à hauteur de 120.000 €, tandis que la région Îlede-France a subventionné pour 200.000 €. Du côté de l’ANRU (Agence nationale de renouvellement urbain), ce sont 517.000 € qui ont été alloués, contre Des nouveaux locaux plus spacieux. (Photo J2R) 120.000 € en ce française, qui mobilise de 200 à 600 heures qui concerne le bailleur social Opievoy. Pour l’élue, cette inauguration a été l’oc- de formation, que financent la région, le casion de présenter les principales activités Fongecif et l’OFII. A ce sujet, Mme Wolff du CPF qui assure pas moins de 80.000 heu- s’est inquiétée de la perte d’une précieuse res de formation dans l’année, tout en rece- subvention de 100.000 €, sur un budget de vant plus de 500 demandeurs d’emploi dans 700.000 €, que vient de décider l’OFII. « Ce le cadre de l’accompagnement spécifique. qui ne nous empêchera pas de nous battre pour « Incontestablement, c’est le secteur de la restaura- trouver d’autres sources de financement indispention, préparant notamment aux CAP cuisine, servi- sables en faveur de ce pôle favorisant une remise ce en salle et agent polyvalent en restauration, bénéfi- à niveau à visée professionnelle ». Ce centre de ciant d’un dispositif régional, spécifiquement destiné formation ne veut pas rester isolé au sein aux 16-25 ans, dispensant plus de 660 heures de de cette cité puisqu’il organisera une grande formation, qui retient mon attention. Et, plus parti- fête de quartier, réunissant institutionnels, culièrement, ce restaurant d’application, permettant associatifs et habitants, tout en mettant en de déjeuner deux à trois fois par semaine, devenu place une action solidaire pour les familles touchées par la maladie d’Alzheimer de l’un depuis un haut lieu de la gastronomie locale ». Second volet ? La linguistique, destinée de leurs proches. r à assurer un apprentissage de la langue
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Chanteloup-les-vignes
Pour ceux qui se lèvent tôt ! Catherine Arenou, maire UMP salue la décision du STIF et de la SNCF de maintenir la ligne de bus de 4h 40 qui relie la gare de Chanteloup-les-Vignes à la gare de Poissy. La SNCF prévoyait de supprimer un service de bus matinal au départ de la commune de Chanteloup-les-vignes. Dans un courrier adressé à Madame le maire, la SNCF justifie la suppression du bus de 4h 40 car « sa fréquentation est de moins de 10 voyageurs par jour et les coûts qu'elle engendre ne sont donc pas justifiés ». La société publique suggère aux usagers le covoiturage, une proposition contre laquelle le maire s'est insurgé : « Proposer du covoiturage à des travailleurs qui ont parfois du mal à se payer un ticket de Transilien et encore plus de difficultés à passer le permis de conduire, quel cynisme ! Je me suis battue pour le maintien de ce service de bus qui quitte la gare de Chanteloup-les-Vignes à 4h 40 pour rejoindre la gare de Poissy à 4h 55. Mais plus qu’une question de transport, il en va de l’accès à l’emploi des citoyens courageux et toujours trop peu nombreux à répondre à ce type d'emploi. Dans un pays qui a du mal à réduire son taux de chômage, il faut garder à l’esprit que ces travailleurs rendent service à la Nation pour des emplois difficiles et ra-
rement bien rémunérés ». « [Chanteloup] se situe à environ 20 km de Paris ! Cela fait longtemps que l’on dit que les zones urbaines sensibles sont captives, alors peut-on trouver meilleur exemple d’isolement que le nôtre ! Le covoiturage était Maintien du bus de 4h40 à Chanteloup-les-Vignes : Messieurs Peppy une réponse pour le (DR) et Huchon, la France qui se lève tôt vous dit merci ! moins maladroite de la part de la SNCF face à un souci de rentabilité rappelle que « pour de nombreux Chantelouvais, du STIF ; mais cela traduit quelque chose de plus dans ces catégories d'emplois, perdre une heure de profond. Les banlieues ont pourtant largement par- transport, c’est perdre leur emploi ». Catherine Arenou salue le revirement de ticipé à l’élection du président actuel. Je suis certes une femme de droite, mais l'égalité des territoires la SNCF : « Pendant les précédentes campagnes était plus qu’une simple étiquette sur le frontispice présidentielles ou législatives, certains affirmaient d’un hôtel particulier du 7e arrondissement, Rue de que le culte du profit et de la rentabilité n'était pas Varenne il y a quelque années ! », déclare Cathe- leur conviction première. Je suis heureuse de constater rine Arenou. que la région Île-de-France et une grande entreprise Une grande partie de la population, es- comme la SNCF retrouvent la raison et le sens du sentiellement des femmes élevant seules service public. Car avant de penser l’accès à l’emploi, leurs enfants, travaillent dans le secteur des il faut penser à la mobilité et au désenclavement des services, du nettoyage, dans l’hôtellerie, dans territoires des plus exclus. Je m’engage à défendre ces la fonction publique hospitalière et carcérale, travailleurs de l'aube au bénéfice de la Nation ». r ou à l'aéroport de Roissy. Catherine Arenou
Pour une solidarité intercommunale La maire (UMP) de Chanteloup-les-Vignes était l’invitée de l’émission « Périphéries », sur France Inter, dimanche 18 novembre.
Catherine Arenou a dressé le portrait de sa commune, qui souffre de dotations financières insuffisantes. Chanteloup, « ville pauvre ». La maire et vice-présidente de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine a rappelé quelques données frappantes sur la situation de la ville : sur un budget annuel de 17 millions d’€, les dépenses de solidarité en représenteraient le tiers. « Le potentiel fiscal est de 600 € par habitant et seuls 28 % des Chantelouvais sont imposables », a-telle expliqué. 10
Face à des ressources faibles, les aides étatiques deviennent insuffisantes. Par ailleurs, il est « difficile de faire un budget lorsqu’on ne sait pas ce qu’on va obtenir de l’État ». Les conséquences sont importantes. Ainsi, le maire de Chanteloup explique les conséquences sur le mouvement associatif : « On ne peut leur promettre d’année en année les mêmes subventions ». Le travail social est donc difficile à établir sur le long terme. Autre exemple, dans le cadre des projets pilotés par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), la ville pouvait avoir le droit à un financement pour construire une bibliothèque. Mais : « Nous n’aurions eu le droit qu’aux murs. Il nous fallait ensuite sept employés pour faire fonctionner la bibliothèque. C’est actuellement impossible ». Le budget de la ville est grevé par les www.journal-deux-rives.com
charges de personnel : « 62 % de notre budget est absorbé par la masse salariale. C’est normal : les Chantelouvais ont besoin d’accompagnement humain ». Catherine Arenou a donné l’exemple du périscolaire : les enfants peuvent rester en centre de loisirs pour « 45 centimes la demi-journée, alors que cela coûte à la ville entre 15 et 20 € par enfant ». La maire de Chanteloup a trouvé le ton juste pour décrire la situation d'une « ville pauvre »… Catherine Arenou a fini son intervention en lançant un appel à la solidarité locale : « Nos 600 € par habitant sont à comparer avec les 2.000 € par habitant de potentiel fiscal dans certaines communes voisines. Et 75 % de logements sociaux à Chanteloup, ce n’est pas un choix mais un fait. Tout le monde doit comprendre que la solidarité des plus riches est nécessaire : que la ville voisine qui a 5 % de logements sociaux nous donne de la solidarité ! ». r
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confluence
L'A 104 : la confusion règne
Les AG du COPRA contribuent à faire le point sur ce dossier complexe.
Dans un communiqué du 10 décembre, le COPRA 184(1) alerte la population sur les méthodes du gouvernement : il avance masqué d'une manière « sournoise »... Concrètement, l'appel d'offres qui avait été lancé par l'État en décembre 2011 se poursuit avec une « attribution du marché » à un cabinet d'études de Reims. Le COPRA 184 avait découvert le pot aux roses : concernant l’appel d’offres lancé par l’État en 2011 sur la « Réalisation des études du prolongement de la Francilienne (A104) entre Méry-sur-Oise et Achères, en vue de l’enquête publique (départements 78 et 95) », le marché vient d'être attribué. Cette attribution a été publiée par le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) dans le site internet des « marchés publics et privés ». La valeur totale finale de ce marché est de 979350 euros. Ces informations sont consultables sur Internet (2). Le marché comporte une tranche ferme et une tranche conditionnelle définies ci-dessous : - Tranche ferme : études préalables à l'enquête publique, assistance à la maîtrise d'ouvrage pour la concertation à mener
(Photo J2R)
jusqu'à l'enquête publique, dossier des études préalables à l'enquête d'utilité publique, dossier d'enquête d'utilité publique, dossier des engagements de l'État, dossier du programme de l'opération pour le prolongement de la Francilienne entre Méry-surOise et Achères. - Tranche conditionnelle : étude de trafic pour le prolongement de la Francilienne entre Méry-sur-Oise et Orgeval. Pour le COPRA, l’État « continue d’avancer sournoisement sur le dossier A104 sans en avertir ni les populations concernées, ni les associations qui doivent légalement être tenues au courant des évolutions du projet. De plus, cette étude confirme que l’État a pris la décision de limiter le prolongement de l’A104 à Achères et donc de procéder par phasage de l’ouvrage, ce qui rend caduques toutes les études précédentes sur le trafic et les intérêts socio-économiques liés à l’ouvrage ». En outre, la puissante association des riverains se plaint de ne pas être écoutée, ni invitée : les demandes de RV auprès du Ministre délégué aux Transports, M.Frédéric Cuvillier, faites en juin 2012 et réitérées à plusieurs reprises en septembre et octobre derniers, étaient restées sans réponse. « Le projet A104 sera réexaminé » Le collectif associatif contre le prolongement de l'A104 entre Méry et Orgeval www.journal-deux-rives.com
vient de recevoir un courrier du Ministre délégué chargé des transports, Frédéric Cuvillier. Ce dernier annonce que les projets d’infrastructures de transports engagés par l’ancienne majorité de droite vont être « réexaminés ». L’actuel gouvernement regrette que le Schéma national des Infrastructures de Transport (SNIT), présenté en 2011, « comporte un montant évalué à 245 milliards d’euros d’opérations, dont 88 à la charge de l’État, à réaliser sur 25 ans, mais sans préciser les priorités, ni les solutions de financement nécessaires à sa réalisation ». Après le Canal Seine Nord et la plateforme multimodale d’Achères, voilà le projet de la Francilienne qui semble contesté « au regard de la situation actuelle et des perspectives sur les finances publiques, rappelées par l’audit de la Cour des comptes ». Une seconde raison est évoquée par M. Cuvillier pour s’interroger sur la pertinence de l'A104 sur le territoire Seine Aval : il faut aussi « tenir compte de la priorité du gouvernement qui entend donner aux transports du quotidien et à la rénovation des réseaux existants ». C’est la confusion totale qui règne au sommet de l’État sur ce dossier : pendant que le ministre rassure les opposants à l’autoroute, ses services lancent les appels d’offre sur le chantier, entre Méry et Achères. r (1) COllectif pour la Protection des Riverains de l’Autoroute A184 (devenue A104) (2) http://www.ouestmarches.com/les-marches-publicset-prives/detail/Realisation-des-etudes-du-prolongement-de-la-Francilienne-A104-entre-Mery-sur-Oise-etAcheres-en-vue-de-l-enquete-publique-departements78-et-95--Meeddm-PARIS-75732/171180
Eddit Aït réagit « Dans ce contexte, le COPRA 184 appelle tous les élus (maires, conseillers régionaux, conseillers généraux et députés) à refuser le piège qui consisterait à réaliser l’autoroute de Méry-sur-Oise à Achères et qu’ensuite, au sud d’Achères, le flux des 120 000 véhicules/jour emprunte la voirie locale des communes voisines (Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine, Verneuil, Vernouillet, Médan, Orgeval…) en apportant alors des nuisances sonores et une pollution olfactive insupportables pour les populations. » Communiqué de fin décembre 2012
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Triel-sur-seine
Les décharges, un cadeau empoisonné pour des générations Depuis que l'arrêté autorisant la réouverture de la décharge située à l'entrée de Triel a été publié, de nombreuses réactions d'opposition se sont manifestées. Les rencontres à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye et les échanges de courrier qui ont suivi laissent à penser que les responsables de ce dossier oublient ou ne tiennent pas assez compte d'une donnée : les décharges représentent un danger pour la santé et l’environnement. À
quel prix la réouverture de la dé-
Triel est-elle « vendable » ? S’il est question aujourd'hui de remblais, il ne faut pas oublier que l'objectif initial était la réalisation à terme d'un « parc photovoltaïque » qui n’est plus d’actualité. Des associations environnementales invitées(1) ont participé à une réunion sur le sujet, organisée à la demande du souspréfet Philippe Court. Ce dernier a semblé accepter d'étudier les aménagements de son arrêté du 16 novembre 2011. Étaient présents : Pierre Cardo (président de la CA2RS), la DRIEE(2), Joël Mancel (maire de Triel) et Jean-Yves Six (maire-adjoint chargé du dossier), différentes associations de l'environnement et les propriétaires fonciers de la plaine. Assez rapidement, la discussion a porté sur les problèmes de fond. Le représentant de la DRIEE a apporté une information « inédite » : de l'amiante a été utilisée pour recouvrir les déchets de 1990 à 1997, ce qui était accepté à l'époque. Un décret l'a interdit depuis. En 1997, il a été établi que l'usage d'une décharge pour une autre affectation entraînait, du fait de l'amiante, son confinement par un mètre de remblai. Surprise de l'ensemble des présents, mais manifestement il y a obligation légale à réaliser ce remblai avant tout aménagement. Lors du débat, il a été proposé de procéder en deux étapes : - limiter à un mètre le dépôt de remcharge de
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blais et prévoir une couche conséquente pour la finition en terre végétale ; - effectuer de nouvelles mesures de portance ; - limiter à 2 ans le chantier au lieu des 6 prévus ; - ramener la masse de remblais à 1,5 Mt au lieu de 4,2 prévus ; - réduire les nuisances liées au transport des matériaux (camions). En revanche, le chiffre d'affaires d'EMTA serait réduit d'autant, ce que le sous-préfet se charge de renégocier en réajustant les obligations d'EMTA. Une démarche « amiable » possible « dès lors que la ville de Triel aura éteint l’action contentieuse qu’elle a engagée contre l’arrêté préfectoral du 16 novembre 2011 » (3). Or, le maire de Triel avait fait neuf propositions énumérées dans une lettre du 6 octobre, d’où il ressort qu’il désire poursuivre le débat, demande un « moratoire de six mois » et annonce « que la ville déposera dans les délais impartis un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 16 novembre 2011 ». Décret qu’il qualifie d’« invendable » à la population. Qu'en est-il à ce jour ? La possibilité d’aboutir à un compromis semble fragile car de nombreuses questions restent en suspens et les enjeux économiques, financiers et environnementaux apparaissent bien trop contradictoires pour s'accorder. De fait, les remblais sont devenus une fin en soi pour l'entreprise EMTA, filiale
de Véolia. Lâchera-t-elle le pactole car les 4,2 millions de tonnes deviendraient « seulement » 2,1 millions de tonnes. La population dit « Non à la décharge » et la mairie de Triel s’enferme dans une apparente contradiction, car si l’arrêté est « invendable » à la population, les neuf conditions une fois remplies le rendront-elles « vendable » à des habitants qui ne semblent pas prêts d’accepter la réouverture d'une décharge fermée il y a des dizaines d’années et qui a laissé de bien mauvais souvenirs ? S’ajoute l’éventualité d’un « recours » qu’exercerait la mairie de Triel contre l’arrêté. Une grande victoire La presse nous a appris le 12 novembre que le député-maire (UMP) de Chambourcy vient d’obtenir l’abandon d’un projet de centre de stockage de déchets inertes (4,5 Mt !) à Aigremont (lieudit Les Frévaux). Ce qui lui a permis de déclarer qu’il s’agit d’une « victoire pour les habitants et pour l’environnement...». Un coup d’œil sur une carte fait apparaître la proximité géographique des deux sites (Aigremont et l’entrée de Triel), ce qui nous amène à penser que Triel va gagner deux fois : l’ère d’accueil des gens du voyage et la décharge qui entraînera une noria de camions et des risques de pollution des nappes souterraines. r 1 - Les Amis de Triel, Pissefontaine Environnement, AEVS (Association Environnement Val-de-Seine), DEFSIT-CAPESA, Association Sauvegarde d'Épone. 2 - DRIEE : Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie. http://www.driee.ilede-france.developpement-durable.gouv.fr/ 3 - Lettre du sous-préfet du 6 novembre.
Décharges et lixiviats Les déchets constituant une décharge produisent, sous l’effet du stockage, de la fermentation et de la pluie, un « jus de décharge » appelé aussi « lixiviat » ou « percolat ». Ces noms savants désignent simplement un liquide complexe contenant des matières organiques et d’autres polluants (métaux lourds etc.) qui doivent faire l’objet d’une surveillance réglementée dont les résultats doivent être accessibles à tous, sans doute auprès de la DRIEE ou de la Préfecture. Pour les comprendre, il faut avoir les valeurs réglementaires de chaque polluant surveillé comme indiqué dans les textes. Par ailleurs, il faudrait au préalable faire des recherches afin de vérifier l’exact état réglementaire de l’installation (date de fermeture, réglementation adaptée en cours, responsabilité de l’exploitant, de l’État, des multiples propriétaires…). L’accès à ces informations permettrait de lever les incertitudes concernant l’état de la décharge de Triel, car il ne faut pas oublier que les « jus de décharges » sont une menace pour les sols et la ressource en eau. Autre questionnement : est-il raisonnable de recouvrir l’existant de millions de tonnes de déchets dits « inertes » qui compresseraient les couches inférieures ? Quelle étude a permis d’anticiper les effets prévisibles d’un tel cadeau empoisonné que nous laisserions aux générations futures ? Devant la complexité du problème et en attendant de trouver de « bonnes » réponses aux questions environnementales et sanitaires posées, pourquoi ne laisserions-nous pas le site en l'état ?
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On ne veut « PLU » de concertation Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est un document clé pour l'aménagement et l'organisation future de l'espace. Les enjeux ont été décuplés par la mise en cause du PLU par la préfecture, par les habitants et par l'ancien maire. Avec la mini-manifestation organisée le 15 décembre, c'est aux habitants de prendre le relais... et d'exprimer leur (mé) contentement. Face aux revendications de davantage de concertation de la part de la population, Joël Mancel, le maire, décide une prolongation de l’enquête publique sur la révision générale du PLU jusqu’au 7 janvier 2013. Plus de deux ans de travail, des séances houleuses au Conseil municipal, dont le dernier en date du 6 décembre ; des réserves émises au Conseil communautaire, sans oublier le veto de la Préfectorale, le PLU est devant un (dernier ?) obstacle de taille : les habitants ne veulent PLUs de ce document qui envisage une démographie galopante : « Les Triellois sont-ils d'accord pour passer de 12.000 habitants (en 2012) à 20.000 à l'horizon 2025 ? » Le J2R a déjà publié trois articles de fond sur le sujet qui posent en filigrane cette même question de perspective démographique(1). Pourquoi en est-on arrivé là ? Problème d'incompétence, de nonchalance politique, de mauvaise com' ? Tout à la fois. Et dire que Jean-Yves Six, adjoint à l'urbanisme, chargé de l'urbanisme depuis dix-sept ans, s'y est pris comme un débutant : d'abord, la CA2RS a savonné la planche de Triel en transmettant tout le dossier (dont les réserves émises par la CA2RS en juillet 2012) à la préfecture des Yvelines. Sans oublier la triste réalité que Triel est un bazar incompréhensible pour le commun des serviteurs de l'État. Même un des conseillers municipaux de la majorité trielloise s'est résigné : « Quand on n'a pas les appuis politiques, on reste droite sur la légalité... » Sans provoquer l'État ! Quatre mesures provocatrices Depuis vingt-quatre mois, des retards s'accumulent sur ce dossier. Le 26 avril 2012, M. Six avait expliqué que l'enquête publique se déroulerait en septembre 2012... et, en outre, que
« la municipalité trielloise se mettrait hors la loi » car elle limiterait la capacité de construire volontairement, que « cela ne passerait pas le contrôle de la légalité ». Après le coup de tonnerre de la Préfecture, M. Six a minimisé : « La consultation avec les personnes publiques (environ 50) dont la Préfecture a pris du temps et cela est incompressible ! » Effectivement, le projet de PLU n'était pas conforme à la loi en septembre 2012, notamment avec ses quatre mesures provocatrices(2) et le projet de PLU n'était pas cohérent vis-à-vis des dispositions d'aménagement de la CA2RS. Par conséquent, des amendements ont été demandés, effectués et préparés pour l'enquête publique de décembre 2012. Pis, ces modifications, qui sembleraient mettre en cause l'économie générale du projet initial présenté (voir supra), n'ont pas fait l'objet d'une concertation avec les élus en commission urbanisme du 26 septembre 2012. Ainsi, une note préfectorale de douze pages n'a pas été transmise en commission malgré les demandes répétées des élus minoritaires. Le maire avait donné son accord et puis s'est rétracté quelques jours plus tard. Au final ces tergiversations risquent de compromettre le planning politique de JeanYves Six, qui se voyait déjà l'architecte du renouveau de Triel en mettant en avant un PLU flambant neuf en 2013. Juste une année avant les élections municipales de 2014. Reprise du flambeau par les « Amis de Triel » Ainsi, les habitants, par le biais de la puissante association nymbiste « Les Amis de Triel », ont pris le flambeau de la contestation, notamment au rassemblement du 15 décembre : « Non au Plan local d'urbanisme » explique le tract distribué actuellement dans les 5.000 boîtes aux lettres. Le tract reprend maladroitement les motifs du veto préfectoral : NON à la : 1 ) Réouverture de la « Décharge » dans la Plaine. 2 ) Densification dans la zone FeucheretsBasins prévue de 35 à 50 logements à l’hectare. 3 ) Construction d’une « aire de grand passage » de 150 places pour les « Gens du Voyage » soit plus de 600 personnes. En plus, les « Amis » réclament une « réunion publique » pour que les habitants prennent conscience des récentes modifications sur le projet de PLU après le veto préfectoral. Joël Mancel a tergiversé : oui au départ et puis non ! Ainsi, les « Amis » se refusent à hypothéquer www.journal-deux-rives.com
l'avenir de Triel(3). On est loin du temps où Jean-Yves Six fanfaronnait sur le PLU lors de l'adoption en conseil municipal du projet de PLU(4) : « Une ville de la CA2RS nous regarde en exemple de concertation et nous a demandé des conseils... Le projet de PLU de Triel est une belle réussite dans tous les sens du terme ». r (1) www.journal-deux-rives.com/actu/01253-peu-pluurbanisation-triel www.journal-deux-rives.com/.../02398-interco-triel-nejoue-pas-collectif www.journal-deux-rives.com/actu/02445-plu-triel-retoque-etat (2) Plus de densification sur la zone à urbaniser est demandé : allant de 35 à 50 logements à l'hectare dans la zone de Feucherets-Basins ; l'indication sur le PLU d'une « aire de grand passage » selon la loi et le schéma départemental ; non intervention sur les hauteurs de la décharge de la Plaine car la servitude étatique prime sur le PLU triellois ; ouverture illégale (en présence de la pollution à l'amiante) à l'urbanisation d'une zone de 10 ha à côté du nouveau pont de Triel. (3) http://www.triel-sur-seine.fr/IMG/pdf/2_1_arret_plu_ padd.pdf (4) http://www.triel-sur-seine.fr/IMG/pdf/2012_05_10_ del01_arret_du_projet_de_plu_et_bilan_de_la_concertation.pdf
L'ancien maire réfute le projet de PLU(1) Le 6 décembre, en réunion publique du conseil municipal, l'ancien maire Jean-Pierre Houllemare est intervenu au conseil municipal : « Vous prévoyez maintenant la construction, d'ici à 2025, de 2.764 logements dont 1.106 en secteur aidé. La population sera de 20.224 habitants, alors que l'objectif à terme du PLU actuel et du PLU arrêté était d'environ 15.000. Les Triellois sont-ils d'accord pour passer de 12.000 habitants à 20.000 habitants en 13 ans ? Les réponses (différentes !) de MM. le Maire et de M. Six, adjoint chargé de l'urbanisme, ont de quoi surprendre : M. le Maire semble découvrir le sujet, pourtant écrit en toutes lettres dans les documents présentés à l'enquête (pages 9 et 10 du document PLU - 1 Rapport de Présentation - Modifications à apporter au document) et M. Six réfute toute utilisation du terme "modification", présent à de multiples reprises dans tous documents, prétextant – entre autres – que le basculement des zones 3AU en 2AU au sud (et au nord qu'il oublie !) de la commune ne se fera pas... alors qu'il est inscrit en 2020/2025, si le PLU est approuvé...." Pour toutes ces raisons, l'ancien maire considère les modalités de cette enquête publique susceptibles de contestation, compte tenu notamment de la réforme des enquêtes du 1er juin 2012 visant à l'amélioration de la participation du public... (1) Devant l'importance du débat pour l'avenir de Triel, la Rédaction, dans le but d'apporter un nouvel éclairage au « dossier PLU de Triel », publiera une analyse contraire à l'avis de M. Houllemare. C'est aussi, pour l'auteur Ludovic Lea, sa réponse contradictoire à l'article appelant à manifester contre le PLU devant la mairie de Triel samedi 15 décembre.
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verneuil-sur-seine
L’ADIV-Environnement mobilise ses adhérents avec un « fil rouge » C’est par une phrase choc que le 14 décembre 2012, l’association accueille le public et les adhérents qui sont venus assister à l’assemblée générale : « Nous commencerons par une réunion d’informations relative à "la toile infernale" du réseau routier que tisse en toute opacité le Conseil général »
ge serait la déviation de la RD154.
L’ADIV : Informer et agir L’ADIV-Environnement est active sur de nombreuses questions environnementales, en particulier : • Le combat juridique contre la déviation de la RD154 à travers le bois de Verneuil et la plaine de Chapet. • Les aménagements prévus dans le cadre de l’« Opération d’Intérêt Nationale » (OIN Seine Aval) sur le territoire de la « Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine » (CA2RS) comme l’urbanisation massive, la création de ponts, de routes, le devenir Constatant que les aménagements des espaces verts et des terres agricoles. routiers prévus dans notre région sont • Les différents projets prévus dans les présentés séparément, alors qu’ils ap- communes : port de Triel-sur-Seine, base paraissent comme faisant partie d’un de loisirs, aéroport des Mureaux, liaison ensemble global, il a été montré à l’as- 2x2 voies Achères-Vernouillet, etc. sistance que les projets de déviation de En effet, ce projet porte atteinte à l’inla RD154 et la liaison RD190-RD30, tégrité de la forêt de Verneuil, transforà laquelle s’ajoute la création du pont mée en « une petite enclave boisée » et laisse d’Achères, s’imbriquent pour constituer la porte ouverte à « d’autres routes en direcce que l’ADIV-Environnement qualifie de tion des Mureaux et de l’A13 ». Autres effets « machine infernale », dont le premier roua- collatéraux : de nombreux hectares d’agriculture péri-urbaine seront saExtrait de la « pétition pour un moratoire » crifiés, ainsi que proposée par l’ADIV-Environnement la tranquillité Que faire ? des riverains. Demander à nos élus de la transparence et de la cohérence : Les autres - de la transparence, en nous présentant des études d'impact globales projets (liaison tenant réellement compte des vraies hypothèses, et notamment celles RD190-RD30 et concernant I'A104. pont d’Achères) - de la cohérence, en ne nous demandant pas de résoudre l'équation impossible de futurs problèmes de circulations qui ne sont dus qu'à leurs auxquels nous projets d'urbanisation inappropriés et disproportionnés. avons consacré Et qu'on ne nous dise pas que nous refusons le progrès ! Si gouverner plusieurs artic'est prévoir, alors nos dirigeants feraient mieux de regarder de plus près le futur sur la base des tendances sociologiques qui s'esquissent : cles sont pour moins de circulation automobile, aspiration à une meilleure qualité de vie, l’ADIV-Envidécroissance de la population francilienne. La logique d'aujourd'hui, ce ronnement non n'est pas de construire toujours plus, ni de favoriser la circulation automobile. pas une amélioRefusons ce futur rétrograde, au nom de la préservation de notre cadre de ration pour l’envie, au nom des générations à venir. vironnement et Comment agir ? le trafic routier, ADIV-Environnement invite tous les habitants de Vernouillet, Médan, Chamais au contraipet, Verneuil, Achères, Poissy, des communes de la boucle de Chanteloup, re un choix qui et au-delà à signer la « pétition pour un moratoire » (voir site internet de l'ADIV). ne peut que Quelle échéance ? « les détériorer » N'attendons pas pour signer et faire signer cette « pétition pour un moraet « engorger à toire » à nos amis, voisins. Il sera présenté au plus tard en 2014 à tous les terme tout le réseau candidats aux élections locales municipales, cantonales et régionales. routier ». 14
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Le Conseil général des Yvelines n’a « tenu aucun compte de l'avis défavorable donné par le commissaire-enquêteur, de la majorité des élus, des associations et des personnes ; il a demandé au Préfet de déclarer ce projet d'utilité publique », et que « l’ADIV-Environnement n'est pas seule à refuser ce projet inacceptable ». Il faudra donc « utiliser tous les moyens légaux pour faire reculer ce projet ». Un fil rouge 2012-2014 : 10 00 signatures ! Parmi les moyens d’actions annoncés, outre les distributions de tracts, les participations aux commissions, les réunions publiques et la création d’un collectif d’associations, le président Michel Cullin a décrit et distribué un dossier à faire circuler, constitué d’une « lettre à mon voisin », d’un descriptif des projets routiers qualifié de « toile infernale » et d’une pétition pour un moratoire à adresser au Conseil général des Yvelines, refusant d'accepter l'aménagement de notre région par des opérations successives de saucissonnage. Nous demandons au Conseil général des Yvelines de suspendre tout début de travaux routiers, tant qu'une étude d'impact globale n'aura pas été réalisée prenant en compte l'ensemble des projets en cours d'étude : - la déviation de la RD154 qui coupera la ville en deux; - La liaison RD30-RD190-Pont d'Achères ; - le bouclage (partiel ou total, public ou à péage) de la Francilienne (A104) entre Méry-sur-Oise et Orgeval ; - le contournement des Mureaux ; - les liaisons à l'A13-C13-F13-Vallée de la Mauldre. Objectif : globaliser les projets Ainsi, en proposant cette méthode originale d’amener chacun des volontaires à motiver son voisinage immédiat au danger potentiel qui le menace directement, l’ADIV-Environnement espère obtenir du Conseil général une suspension des travaux dans l’attente d’une étude d’impact préliminaire. r Plus d'informations: www.adiv-environnement.org
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verneuil-sur-seine
UFC Que choisir rentre dans l'ère de la conso-citoyenneté
Yvon Balut, président de UFC Que choisir.
Le samedi 24 novembre, l'association UFC Que choisir à Verneuil-surSeine a fêté ses 30 ans. Une palette de personnalités(1) était présente pour tirer un bilan de l'action de cette association et surtout pour lui donner des perspectives pour les années à venir. Le préfet Michel Jau et Yvon Balut, le président de UFC Que choisir, ont marqué la séance avec la même idée : concilier le consommateur et le citoyen face à une complexité grandissante de la société moderne. UFC Que choisir fait unanimité : Philippe Tautou dans son introduction, Raymonde Gode et Jean Bertoliatti-Fontana, les fondateurs de l'association locale, Robert Brehon, administrateur national et le préfet Michel Jau ont tous souligné le rôle prépondérant de l'association consumériste et citoyenne. Il s'agit d'informer le public et d'agir contre « le broyage des citoyens » par la technocratie et par les puissants. Rééquilibrage entre l'offre et la demande L'État, représenté par Michel Jau – dans un long éloge – a souligné qu'UFC Que choisir est une « émanation de la société » et, par conséquent, un des piliers de la justice dans un contexte républicain. Le préfet a discouru sur la nécessité de trouver un équilibre entre les forces de l'offre (la grande distribution,
les vendeurs de meubles, sites Harmonie entre le citoyen internet…) et les forces de la et le consommateur demande. Quitte à organiser, Pour les 30 ans de « sagesse » ou les Novoire « administrer ». L'État de- ces de perle, l'UFC Que choisir Val-de-Seine vrait participer davantage à ce continue à « aider les consommateurs à vivre leur rééquilibrage en donnant plus quotidien », selon les propos de la fondatrice de poids à ceux qui défendent de cette belle association. En écho, Jean Bertoliatti-Fontana, un autre ancien président, les sans-grades. Informer, agir, proposer explique le B-A.BA de leur engagement local des mesures nouvelles aux contre le dérapage du prix et la concurrence pouvoirs publics sont les in- déloyale. Ici, on retrouve une sorte d'hargrédients à cette nouvelle ère monie entre la logique citoyenne et celle du de la conso-citoyenneté. Ro- consommateur lambda. Que peut-on souhaiter pour l'avenir ? La bert Brehon, administrateur (Photo J2R) national d'UFC Que choisir, a concrétisation d'une loi mettant en œuvre dressé des caps importants déjà franchis au une class-action à la française(2). C'est-à-dire, niveau national : plus de 500.000 citoyens à faire des procès en groupe contre telle ou achètent chaque mois la doyenne de nos pu- telle personne morale ou physique qui porte blications, le mensuel Que Choisir, 500.000 fa- atteinte aux principes du code de la consommilles et donc quelques 3 millions de lecteurs. mation. L'accès équitable à la justice et la Le cadet, le site Quechoisir.org avec 65.000 régulation bancaire sont des axes d'action abonnés, se porte également très bien. C’est pour les associations telles que l'UFC Que dire l’engouement qu’il y a pour ce que l’on choisir Val-de-Seine. Il y a donc de la marge dit, ce que l’on écrit, ce que l’on fait. Et puis, et du travail pour les bénévoles d'aujourd'hui « la petite dernière » s’appelle QC santé : « Elle se et ceux de demain... r porte bien, nous dit M. Brehon. Elle n’est d’ailleurs (1) Philippe Court, sous-préfet de Saint-Germain ; Arnaud Richard, député de la 7e circonscription ; Philippe déjà plus si petite que ça, sa croissance rapide nous Tautou, conseiller général, maire de Verneuil et viceémerveille : du haut de ses 5 ans à peine, plus de président de la CA2RS ; Michel Vigier, conseiller général ; François Garay, maire des Mureaux ; Guy Poirier, 50.000 abonnés l’ont déjà adoptée ». maire de Meulan-en-Yvelines ; Ghislaine Senée, maire d'Evecquemont, conseillère régionale ; Marie-Hélève Pour lui, les consommateurs ont une soif Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet. Comment dans un État de droit peut-on supporter d’accéder à une information véritablement (2) l’idée qu’en matière de consommation, le préjudice subi ne soit jamais réparé même s’il a été avéré ? Il y a frusindépendante et à la crédibilité renforcée. Et tration lorsque, en 2005, le Conseil de la Concurrence a les adhérents de l’UFC Que Choisir peuvent confirmé dans sa totalité l'arrêté de la Cour d’Appel de et de la Cour de Cassation, dans l’affaire des opés’abreuver avec le bulletin UFC Que Choisir Paris rateurs de téléphonie mobile – un groupe de consommateurs ne peut être le point d’appui d’une procédure Val-de-Seine, qui se renouvelle avec toujours en réparation de toutes les victimes abonnées. plus de couleurs, de pages, de rubriques. L’UFC Que Choisir Val-de-Seine est un exemple de cette qualité d’accueil et de ce service professionnel avec : - plus de 500 adhérents, cap symbolique franchi cette année ; - soixante bénévoles particulièrement actifs pour assurer les centaines d’heures de permanence et les nombreuses enquêtes de terrain menées dans le département, sans oublier les représentations dans les instances clés (CDEC...). Et nul doute que dans les prochains mois, avec une équipe dynamique, sous l’impulsion du Président, M. Yvon Balut, l’activité de l'UFC Que choisir Val-de-Seine Un couple type : citoyen-consommateur. (J2R) va « décoller » ! www.journal-deux-rives.com
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vernouillet
Enfin le commissariat ! Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet, a signé fin novembre 2012 le permis de construire du futur commissariat de secteur situé à Vernouillet : Neuf ans de combat pour maintenir des forces de police nationale sur le Canton de Triel. Il aura fallu quasiment 10 ans au canton de Triel-sur-Seine pour qu’un commissariat de secteur voit le jour. Annoncé dans un premier temps en 2003, le projet de création du commissariat a été avorté par la préfecture des Yvelines en 2010, estimant que « la création d’une circonscription de sécurité publique n’apparaissait pas se justifier sur un plan opérationnel ». Malgré cette désapprobation, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet, a fait la demande, à travers le Syndicat intercommunal à vocation unique du commissariat de police (Sivucop) du canton de Triel-sur-Seine, de réétudier le dossier. Cette nouvelle demande stipulait le transfert de l’actuel poste
de police au sein d’un nouveau bâtiment, destiné à accueillir un commissariat de secteur réunissant les villes de Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. En 2011, Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur a confirmé la création du commissariat Le président du syndicat à vocation unique, Joël Mancel, a fait la demande du permis de construide secteur tout en garantissant au Sire. (Crédit photo : Mairie de Vernouillet - facebook) vucop le maintien du même nombre de fonctionnaires de police que dans l’ac- les travaux. Celle-ci a établi sa réputation tuel poste. En effet, il s’agit d’une condition grâce à son approche écologique. Pascal Bruposée par la Région Île-de-France, afin que nel-Orain, architecte de l’agence, se revendile financement du projet puisse aboutir. Le que de faire partie des « trois ou quatre agendébut des travaux est prévu en janvier 2013 ces d’architecture en France à avoir la certification pour une livraison en fin d'année. Le coût de internationale LEED (Leadership in Energy and la construction est évalué à près de 1,62 mil- Environmental) ». La structure sera construite lions d’euros. Le Conseil régional d’Île-de- à partir de bardage en bois, de chaudière à France le subventionne à hauteur de 60%, le gaz à condensation et également de toitures végétalisées. reste est pris en charge par le Sivucop. Cependant, il met en avant certaines difL’emplacement du nouveau commissariat se situe rue Arnoult-Laroche à Vernouillet. ficultés dues au compromis entre sécurité et Cette structure offrira des conditions de écologie : « Les vitrages doivent être pare-balles, ce travail mieux adaptées aux missions de la qui les rend peu performants sur le plan écologique. police. De plus, le bâtiment disposera d’une Il n’y a en outre qu’un seul fabriquant sur le marcaractéristique innovante puisqu’il sera ché, qui fixe les prix qu’il veut... ». « éco-construit ». La ville a fait appel à l’agence Voilà donc une belle initiative pour la séd’architecture PBO pour prendre en charge curité publique du niveau du Canton. r
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vernouillet
Eternit en flammes ! Le dépôt a été entièrement détruit par les flammes. (Photo : N.Quéru et S. Rodier)
Pendant trois jours, les flammes ont envahi les anciens entrepôts d'Eternit. 1.600 tonnes de lin ont brûlé à 800°. Les soldats du feu sont intervenus pour combattre cet incendie d'une ampleur sans précédent dans les Deux Rives. Pour le moment, on ne connaît pas les causes de l’incendie. C'était impressionnant de voir les flammes depuis la plaine de Triel. Le vendredi 28 décembre, en fin d'après-midi, un violent incendie d'entrepôts s'est déclaré sur la commune de Vernouillet. Les entrepôts en question, de 4.000 m2, se trouvent sur le site d'Eternit. Plusieurs riverains ont alerté les pompiers pour une intervention rapide et exemplaire. Mais l'ampleur du feu a fait durer le sinistre sur trois jours... L'opération a mobilisé une centaine de pompiers du département durant toute la nuit de vendredi à samedi. Selon une riveraine, citée par un site internet associatif le dimanche soir, le feu était toujours actif 48 heures après : « Je suis passée aux abords du site, l'incendie n'est pas éteint car on
aperçoit encore des flammes et plus aucun pompier n'est sur place ! » Selon cette même source, le mardi soir, des poussières volaient dans l’air près du Centre commercial Val-de-Seine. Ce site est répertorié comme étant un site très pollué dans la liste du ministère de l’environnement. Le feu a provoqué des nuisances Cela dit, interrogé le 2 janvier 2013 par la rédaction, les pompiers des Yvelines ont estimé que le feu était maîtrisé depuis lundi 31 décembre 2012. Pour les soldats du feu, cet incendie nécessitait l'engagement du groupe « feu industriel », composé de plusieurs fourgons de pompage et d'une chaîne de commandement départementale. Ces grands moyens ont permis de réduire le risque de propagation de cet incendie aux alentours. La mairie de Vernouillet a alerté les riverains et s'est proposée d'accueillir certains foyers dans un gymnase de la ville. Pour le maire de Vernouillet, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, « des nuages et poussières ont provoqué des nuisances mais le risque sanitaire n'a pas été présent ». Le maire a par ailleurs informé Joël Mancel, maire de Triel, qui devait, à son tour, informer ses concitoyens sur cet incident. Les pompiers yvelinois « ont établi plusieurs lances à eau, dont deux lances canons portables et deux lances sur échelles aériennes pour maîtriser ce
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violent incendie, visible à plusieurs kilomètres aux alentours ». Selon le site des pompiers des Yvelines, le foyer du feu était localisé dans un endroit où « un stockage de ballots de lin de 25.000 m³ » a été repéré. En d'autres termes, 16.000 tonnes de lin ont brûlé à une température de 800°. Pour les pompiers en action, « grâce à l’action combinée des lances, le feu a été circonscrit dans son environnement et les structures du bâtiment attenantes préservées ». Le
futur promoteur du centre commer-
cial propriétaire des lieux
À l’heure actuelle, l'origine du feu n'est pas encore définie et une enquête suit son cours pour déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’un acte criminel. Le propriétaire du site Eternit et le propriétaire du lin (la société SPP, par ailleurs promoteur du futur centre commercial du Val-de-Seine) ont été convoqués par les autorités compétentes. r
FEU NON TOXIQUE ET PAS DE TRACE D'AMIANTE
Dans un communiqué de janvier 2012, la mairie de Vernouillet explique que les tests effectués sur place n'indiquent pas de danger pour la Santé. Le feu n’a consumé que des ballots de lin (1.600 tonnes !). Ce stockage, appartenant au promoteur SPP (Société de Participations et de Placements), qui sera le maître d'ouvrage du futur déplacement du Centre commercial Val-de-Seine, n'était pas connu des autorités compétentes au moment des faits. L’unité médicale des pompiers a par ailleurs confirmé l’absence de fumées toxiques pour le voisinage. Par mesure de précaution, la Direction départementale du Travail (DDT) a cependant renforcé les mesures d’interdiction d’accès au site. Eternit, l’exploitant du site, a procédé à des analyses de qualité de l’air suite au sinistre. Celles-ci n’ont relevé aucune trace d’amiante. Cela dit, ces tests ont été effectués par Eternit, qui n'a pas intérêt à dire le contraire ! Donc tout va bien « Madame la marquise ».
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Controverse
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Morainvilliers - orgeval
Une mini-crèche pour vos « P'tites bouilles » La gérante de la SARL Les P'tites bouilles, Laëtitia Martins, spécialiste dans le handicap et sa mère, Hélène Martins, assistante maternelle, ont des atouts à faire valoir pour réussir dans ce secteur de la petite enfance et en particulier à Morainvilliers.
D'abord, l'idée de créer une mini-crèche, qui accueille dix berceaux, s'est imposée quasi-naturellement car les deux femmes baignent dans le secteur de la petite enfance depuis longue date : Hélène Martins, la mère, a « toujours travaillé » aux écoles primaires. En outre, sa fille, Laëtitia est diplômée spécialisée dans le handicap. Ensemble, elles ont déjà monté une structure depuis juin 2011 à Maules. Celle-ci marche bien et a servi de prototype pour la suite. Cette mini-crèche à côté de la mairie de Morainvilliers est sous la forme juridique d'une SARL classique. Il est rare d'assurer
ce type de service (public ?) par une gestion totalement privée mais cela a le mérite de fonctionner ici dans les 2 Rives. Un personnel qualifié (3 temps pleins), un espace agréable, dix berceaux (dont une option pour un berceau pour enfant handicapé), une cuisine et un jardin leur permettent d'accueillir dix enfants (de deux mois à six ans) selon les besoins des parents. La Caisse d'allocation familiale (CAF) et le Conseil général couvrent une partie du coût de fonctionnement de la crèche. Mais, la crèche n'est pas nécessairement le mode de garde le plus économique car le coût correspond à un pourcentage des revenus, dégressif selon le nombre d'enfants. Laëtitia Martins explique : « Nous fonctionnons comme une crèche collective et nos prix sont comparables et nous avons fait les mêmes démarches pour obtenir notre agrément ». La visite d'un médecin PMI avant de signer le bail avec la propriétaire d'un vaste local (105 m2 au RDC + le jardin) les a convaincu que le site avait un fort potentiel. La CAF et le Conseil général des Yvelines ont traité ce dossier et accordé leurs autorisations qui ont, par
La famille Martins offre un service profes(Photo J2R) sionnel.
la suite, ouvert les voies d'un conventionnement. En six mois, ces investissements (150.000 € de travaux HT dont le 80% de 120.000 € subventionnés par la CAF) ont permis son ouverture en septembre 2012. « Ce sont des personnes sérieuses et vos enfants sont bien traités ! » nous explique une mère de famille. Cela tombe bien car les Martins sont là pour fournir le meilleur service aux « P'tites bouilles »... des nouveaux logements qui seront livrés en 2013 à Morainvilliers et à ses alentours. r 4 Allée des Tilleuls - 78630 Morainvilliers Tél. : 01 39 75 84 30 lesp-titesbouilles@orange.fr
Pour la mobilité des chômeurs La CA2RS bénéficie d’une aide européenne pour innover en matière de transport. Ce service « expérimental » durera trois ans.
Le 10 décembre dernier, le Conseil communautaire de la CA2RS (Communauté d'agglomération des 2 rives de Seine) a adopté une délibération qui ne coûtera rien à l'intercom' pendant trois ans(1). Le fonds européen de solidarité aide les zones urbaines à faible potentiel. Au départ, ce sont les Mureaux qui devaient en profiter. Manque de chance, les Mureaux n'a pas eu le « talent » d'utiliser ces fonds. Et par conséquent, une initiative innovante et très pragmatique sera mise en place ici dans les 2 Rives : la location de véhicules électriques à destination des demandeurs d’emploi. Malgré des distances courtes (entre 10 et 15 km), les chômeurs de la CA2RS sans moyen
de transport, ne peuvent bénéficier du développement des bassins d’emploi : Le Mantois, Saint-Ouen l’Aumône, et Cergy-Pontoise). La faible qualification, la flexibilité et la précarité conduisent à innover pour faciliter la mobilité des chômeurs. En troisième lieu, il existe un fort potentiel d’emplois dans le secteur des services à la personne dans l'aire du Mantois : 1.375 personnes sont potentiellement concernées sur l'interco'. En attendant la mise en place d'une véritable politique des transports en commun, il faut expérimenter avec les moyens disponibles aujourd'hui. La CA2RS s'est vue proposer, sur trois ans, l’expérimentation d’un service de location d’une douzaine de véhicules électriques (« Zoé » ou « Twizy ») avec et sans permis, destiné à ses demandeurs d’emploi. Cette expérimentation permettra de définir les carences en matière de transport et de proposer des améliorations du maillage territorial tout en variant les modes de réponse (lignes www.journal-deux-rives.com
régulières, transport à la demande…) Ce sont les acteurs de l’Emploi(2) - réunis dans une commission ad hoc - qui désigneront les bénéficiaires. La location sera accompagnée de propositions de solutions, visant à l’autonomie de la mobilité à l’issue de la période de location. La stabilisation dans un statut salarial devra permettre ensuite l’accès à d’autres solutions propres à l’entreprise (co-voiturage ou ramassage de salariés), ou propres au salarié (achat d’un véhicule, obtention du permis de conduire…). Une évaluation sera faite régulièrement. Après ces trois années d’expérimentation sans frais, la CA2RS pourra établir un bilan et envisager ou non de pérenniser ce service. r (1) Projet à la fois social et tourné vers la transition énergétique, la CA2RS compte entièrement financer son expérimentation grâce aux aides conjointes de l’Europe (Fonds Social Européen), de l’Etat, de la Région et du Département, particulièrement associé à la réflexion et de la Maison de l’Emploi (MDE). (2) Pôle Emploi, les Relais Emploi Conseil de la CA2RS, les missions locales et les travailleurs sociaux.
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Transports
Arnaud Richard s’intéresse au devenir d’EOLE en Seine aval, la clef du développement d’un secteur fragile ». On peut remarquer qu’Arnaud Richard (peut-être pour faire court) n’a pas évoqué l’aspect environnemental, alors que la question intervenait « lors de l’examen des crédits écologie, développement et aménagements durables ».
Nouvelle rame du RER A. (Photo J2R)
C’est à l’occasion des discussions portant sur la loi de finances 2013 que le député UDI Arnaud Richard a interpellé le Gouvernement sur le prolongement de la branche ouest de ce RER « E » qui, depuis La Défense, passerait par Poissy pour aller jusqu’à Mantes. Dans sa réponse, le ministre des transports, Frédéric Cuvillier s’est montré « rassurant » mais peu précis. Des arguments, des idées fortes « M. le Ministre, pouvez-vous nous confirmer que EOLE n’est pas du vent ? » C’est par ce trait d’humour que le député Arnaud Richard a présenté sa question. En effet, le prolongement vers Mantes du RER E fait l’objet de rumeurs porteuses d’incertitudes (comme d’autres « grands projets ») qu’il serait temps de lever. La question, bâtie sur l’argumentation de trois idées fortes, évoque l’importance de ce projet pour : « assurer des dessertes régulières et de qualité... répondre aux besoins des habitants, actuels et futurs... soutenir les projets de développement économique nombreux sur le territoire ». Le député rappelle opportunément qu’il est prévu de construire « 2.500 logements par an » et que « ce projet est, dans l’écheveau des projets 20
« Dans le cadre du Grand Paris ou d’autres projets » Frédéric Cuvillier a confirmé que ce projet était « ambitieux ». Et d’ajouter : « Il a été évalué, et comme tout projet, il est amené à évoluer dans l’évaluation, précisément parce que les études se poursuivent dans le cadre de l’AFITF (voir encadré ci-dessous) qui a mobilisé des moyens pour ces études qui apportent des précisions à l’ensemble du projet ». Dénonçant « ceux qui, depuis un certain nombre de semaines ou de mois, envoient de mauvais signaux et créent des craintes dans nos territoires, et qui inquiètent injustement les populations », le ministre, en accord avec le député, confirme que « le projet EOLE est en effet un des projets structurants » et qu’il « participe des enjeux du transport quotidien pour les Franciliens et les Parisiens ».
Pour conclure sur son « souci constant d’efficacité du transport quotidien, dans le respect de la hiérarchisation, de la soutenabilité [!] et de l’efficacité, dans le cadre du Grand Paris ou d’autres projets qui pourraient répondre aux préoccupations des Franciliens et des Parisiens ». Voilà une série de réserves qui atténue le propos. Que cache l’idée du « respect de la hiérarchisation » ? Qu’est-ce que sous-entend le terme « soutenabilité » accolé à « efficacité » ? Surtout employés dans le cadre incertain du Grand Paris... Des explications viendront peut-être plus tard. En attendant, cette réponse plus courte et moins argumentée que la question elle-même, rassure notre député. Pourtant, c’est un peu court, surtout qu’il n’est fait nulle part allusion à la moindre date. Sans parler de cette conclusion rédigée en termes convenus : le Ministre a terminé ainsi sa réponse au député: « Nous sommes là pour réaliser, pour la compétitivité des territoires, l’efficacité au service quotidien des Français ». Quand la décision dépend d'une agence des pouvoirs publics dont le rôle est contesté et qui, bien que présidée par un parlementaire, n'est soumise à aucun contrôle parlementaire, il nous est difficile d'être optimistes et il nous faut conclure comme Arnaud Richard : « Dont acte mais à suivre de très près ! » r Claude BAROUH
L’AFITF critiquée par la cour des comptes
Répartir les investissements transport. L’agence de financement des infrastructures de transport de France (abrégé en AFITF) est un établissement public administratif national (EPAN) français chargé de coordonner le financement de grands projets d'infrastructures de transport. Il agit sur le financement de projets d'intérêt national ou international pour la réalisation ou à l'aménagement d'infrastructures routières, ferroviaires, fluviales ou portuaires. Il participe également à la création ou au développement de liaisons maritimes régulières de transport de fret. En principe, les investissements de l'AFITF doivent se répartir de la manière suivante : 70 % pour le fer, 25% pour les routes et 5% pour les projets fluviaux. Selon la vie du rail : Philippe Duron, député socialiste du Calvados, membre de la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire de l’Assemblée, a été nommé président de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). Un poste décisif à l’heure où le gouvernement s’apprête à « mettre de l’ordre » dans le Snit (schéma national d'infrastructures de transports), comme l’a dit Frédéric Cuvillier, ministre des Transports. Et à ne conserver vraisemblablement que l’indispensable. Selon son rapport : la Cour des comptes propose de supprimer l'agence de financement des infrastructures (AFITF) et critique le peu de lisibilité de son action, qui échappe notamment au contrôle parlementaire. Un organisme « transparent, sans autonomie financière », dont les obligations sont assumées par l'État sans aucun contrôle parlementaire : l'Afitf ne serait-elle qu'un levier de coûts incontrôlable, opérant dans un flou nuisible aux finances publiques ? La Cour des comptes, qui passait récemment au crible la programmation et l’exécution budgétaires réalisées en 2011 par les missions de l’État, s’est spécialement penchée sur le fonctionnement de cette agence quand il s’est agi de s’attaquer à la mission « Écologie, développement et aménagement durables ».
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Dossiers
JANVIER 2013
nuisances aériennes
Andrésy et Conflans : les nouveaux couloirs aériens de Roissy CDG
Le Collectif Inter-associatif du Refus des Nuisances aériennes (Cirena) a envoyé une photo des survols aériens de Roissy sur la partie yvelinoise aux élus du territoire. Andrésy et Conflans peuvent être survolées par plusieurs centaines d’avions tous les jours. La municipalité d’Andrésy est solidaire du Cirena.
Par vent d’est, les avions se succèdent au-dessus des habitations andrésiennes et conflanaises de 5 heures à plus de 22 heu-
res et à des altitudes très basses, jusqu’à 1 500 mètres d’altitude seulement. Jean-François Michel, Andrésien et porte-parole du collectif contre les nuisances aériennes(voir page 22), constate que les « nuisances existent aussi par vent d’ouest : Andrésy est de plus en plus survolée par des avions au décollage, évoluant à un peu plus de 3.000 mètres. Ils sont particulièrement bruyants ».
« Un ministre des Transports déconnecté des réalités » La carte des survols est très instructive : Andrésy et Conflans se situent en plein sur l’un des couloirs aériens de Roissy. Les lignes bleues sont les tracés des arrivées à l'aéroport Charles de Gaulle ; les lignes jaunes les arrivées au Bourget. Le CIRENA a constaté
que mercredi 24 octobre a été « l’une des pires pour Andrésy et Conflans : nous avons pu compter 40 survols entre 5h30 et 6h30 du matin. Des survols très bruyants qui ne respectent ni le sommeil, ni les droits élémentaires des Andrésiens et Conflanais », précise J.-F. Michel. Le CIRENA se félicite de l'action de la mairie d'Andrésy. Il continue sa lutte malgré le changement de gouvernement : « Une administration bornée, un ministre des Transports déconnecté des réalités quotidiennes de centaines de milliers de Franciliens et qui refuse de nous recevoir », s’insurge le collectif. Mais ce dernier remercie le maire d’Andrésy, Hugues Ribault (UMP), pour avoir déposé un recours contre la réorganisation des survols en novembre 2011 : « Il est absolument nécessaire de continuer ce combat », conclut Jean-François Michel. r Lionel Wastl
Le député Jacques Krabal questionne le gouvernement Si depuis plus d'un an des avions passent en plus grand nombre au-dessus de nos têtes, c'est la conséquence d'une décision de la ministre de l'écologie de l'époque, Mme Kosciusko-Moriset.
Jacques Krabal, député maire de Château-Thierry pour le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste, interroge M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports, au sujet des nuisances de plus en plus nombreuses que subissent les populations riveraines des aéroports parisiens. Le mécontentement des riverains Il était temps que le dossier des modifications des couloirs aériens refasse surface. « Depuis le 15 novembre 2011, la ministre de l’écologie de l’époque, Mme Kosciusko-Morizet, prenait un arrêté relatif au relèvement de 300 mètres des altitudes d’approche des aéroports parisiens. Le but affiché était de réduire par deux le bruit. Résultat : trois décibels en moins, soit un gain imperceptible à l’oreille. » Mais les conséquences pour les riverains de la boucle de Chanteloup comme pour les habitants de l’Aisne et de la Seine-
et-Marne subissent des nuisances aériennes de plus en plus graves. Les 17.000 tonnes de kérosène consommées par an se traduisent par de fines particules et autres aérosols polluants, ainsi que du bruit. Sévère envers l'ancienne ministre sur la question de la concertation, le député ajoute (ce que les habitants ont toujours pensé) que les « concitoyens ont eu le sentiment d’avoir été bafoués, piétinés ». Et que sur le fond, « rien n’a changé ». « Améliorer la qualité de vie » Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche, confirme que « ces deux arrêtés, pourtant pris par l’ancienne ministre de l’écologie et de l’environnement, ont eu des effets que vous dénoncez à juste titre : leur conséquence directe a été l’extension à l’est de l’Île-de-France des nuisances sonores et l’augmentation du nombre de survols sur plusieurs de ces départements ». S’ensuit l’énoncé de la position du Conseil d’État, qui a rejeté la demande de suspension d’exécution et le constat que « la procédure a été viciée (…). Aujourd’hui, nous sommes en plein contentieux. Le Conseil d’État n’a pas encore jugé sur le fond de façon définitive ; il ne nous est donc pas possible d’engager de modification ». Dommage. C’est une façon habile de www.journal-deux-rives.com
repousser la décision à (bien) plus tard. Pendant ce temps, les victimes de la pollution continuent de subir les conséquences néfastes d’une décision censée « améliorer la qualité de vie de centaines de milliers de personnes ». Les gouvernants changent, les méthodes devraient également changer. Ce qu’un ministre a fait, un autre ministre (son successeur) pourrait logiquement le défaire. Mais non. Cependant, tous les espoirs ne sont pas perdus car le ministre va « demander des évaluations des résultats, une concertation renouvelée en confiance, notamment avec les élus, et une sensibilisation des acteurs concernés par cette question ». Dont acte. La position de l'actuelle ministre de l'écologie, qui n'a pas été questionnée, serait intéressante à connaître. La balle ne serait-elle pas dans le camp des associations ? Car c'est le moment de se faire entendre haut et fort, directement et/ou par les représentants nouvellement élus (y compris ceux des Yvelines). D'autres solutions ont été avancées, meilleures que celles adoptées par l’ex-ministre de l’écologie. Il suffirait de les étudier sérieusement. r C.s.B.. Texte intégral : http://jacqueskrabal.com/?p=1101
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nuisances aériennes
Grand Paris, Grand Roissy, c'est plus d’avions sur la Boucle Notre région subit depuis des années des nuisances aériennes, sonores et atmosphériques considérables, générées par le trafic en provenance et en direction de Roissy CDG. Grand Paris, Grand Roissy, régions en concurrence...
Les autorités de l'État veulent développer Roissy encore et toujours. L'État veut faire atterrir et décoller plus d'aéronefs à Roissy quel que soit le prix à payer pour la population ! Et pour y parvenir, l'État et l'Administration n'hésitent devant rien : il faut voir à quelles manipulations indignes d'une démocratie les autorités se sont livrées pour faire voter par la Commission Consultative de l'Environnement de Roissy le projet NKM de relèvement des altitudes ! Pour nous, survolés de la Confluence et de la vallée de la Seine, cela se traduit depuis la mise en application de ce projet en novembre 2011 par une dégradation supplémentaire de notre qualité de vie : des passages de plus en plus fréquents, à peine plus hauts mais toujours aussi bruyants. Le CIRENA se bat pour faire triompher une plateforme de revendications de bon sens qui a pour objet de soulager les populations de ces nuisances et de leur permettre de jouir de l'intégralité de leurs droits énoncés dans de nombreuses conventions ou dé-
clarations : droit à la santé, à la tranquillité, respect de la vie privée, de la qualité de vie etc. Il a dénoncé sans relâche et dès l'origine ce faux projet de relèvement des altitudes, masquant un vrai projet d'augmentation du trafic et tous les faux semblants de la DGAC et de ses épigones. Or, que faut-il constater aujourd'hui ? Ce combat n'a pas réussi à empêcher la mise en œuvre de la réorganisation prévue par NKM même si : - le commissaire-enquêteur a donné un avis favorable au projet, mais avec de telles réserves qu'il peut être considéré comme défavorable. - le Conseil d'État a jugé l'arrêté NKM comme étant entaché d'illégalité. - de nombreux élus de tous niveaux et de tous bords contestent, y compris devant les tribunaux, la validité de cet arrêté.
Dans quelque temps, le Conseil d'État va se prononcer sur le fonds de l'arrêté NKM. La justice va trancher, certes, mais nous ne savons pas encore dans quel sens. Quelle que soit la décision du Conseil d'État, au bout du compte, ce sont les politiques qui décident. Et pour que la souffrance des populations arrive aux oreilles des ministres dans leurs bureaux capitonnés, il faut qu'elles fassent du bruit ! C'est donc le moment d'écrire ou de téléphoner aux élus, à la DGAC, aux ministères ! C'est le moment de rejoindre le CIRENA et de participer à son AG le 24 janvier 2013. C'est le moment de se mobiliser ! r Jean-François Michel porte-parole du CIRENA Assemblée Générale le 24 janvier 2013 à 20h30 à Conflans-Sainte-Honorine, salle Eugène Lecorre, 8 quai Eugène Lecorre
Faux semblants et vrais coquins Le 5 septembre dernier, la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a fait abroger par le gouvernement l’arrêté pris par Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 novembre 2011. Cette opération est un véritable tour de passe-passe qui ne règle en rien le problème des nuisances intolérables que subissent plusieurs centaines de milliers de Franciliens du fait de la réorganisation du trafic aérien en Île-de-France, induite par l’arrêté NKM. Le nouvel arrêté, signé par le directeur de la DGAC et non par la ministre, n’est qu’une vague opération de toilettage destinée à masquer quelques vices de formes de l’arrêté précédent, entaché d’illégalité selon l’ordonnance du Conseil d’État du 16 avril 2012. Ce nouvel arrêté reprend rigoureusement les dispositions du précédent. Il est donc aussi nuisible. Le CIRENA a chargé son avocate, Maître Marie-Pierre Maître (Cabinet Huglo-Lepage) de déposer au plus vite un nouveau recours en annulation devant le Conseil d’État pour faire échec à cette mascarade. Jean-François MICHEL
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Élection sans surprise Le 17 décembre dernier tout le gratin politique de l'interco' était là : 44 conseillers communautaires, le député Arnaud Richard et un public fort nombreux. Philippe Tautou a été élu par une majorité confortable (63% de votants). Philippe Tautou, conseiller général des Yvelines, premier Vice-président de la CA2RS, maire de Verneuil-sur-Seine et président d'une multitude de commissions et de syndicats, est désormais président de l'interco' par une majorité confortable : 28 sur 44 votants. Le poil à gratter de la CA2RS Le doyen de l'assemblée délibérante, Robert Bellemin, élu d'Andrésy, a présidé la séance. Après les formalités d'usage (appel aux présents...), la prise de parole s'est effectuée. L'étonnant Denis Faist d'Andrésy s'exprima, et critiqua ouvertement la gouvernance de la CA2RS : pour l'ancien candidat MoDem aux législatives, la campagne pour cette élection, n'a « pas été démocratique ». Il a relu la Charte signée par les élus historiques de la CA2RS qui expliquait que pour être président, l'élu(e) « ne devait pas être en situation de cumul de mandats ! » Voilà un coup bas contre son compère UMP. Denis Faist continua sur « le manque de solidarité entre les communes » pauvres et riches, petites et grandes... il aurait pu ajouter de l'Ouest et de l'Est ! Denis Faist a même eu le courage de s'auto proclamer « le poil à gratter » de la CA2RS. Tiens le J2R va l'embaucher au sein de son comité de rédaction ! Plus sérieusement, Denis Faist a demandé plus
« d'huile » dans les rouages du fonctionnement de l'interco' ; plus d'équilibre entre les communes, plus de rigueur dans les finances. Ces dernières critiques à peine voilées ont mis en colère Pierre Cardo qui a sèchement demandé « quelle était donc sa conclusion ». Denis Faist n'a pas franchi le Rubicon. Légitimité démocratique interrogations Cela dit, le vote avec un seul candidat posait des problèmes d'ordre de légitimité démocratique. Avoir un seul candidat fait penser à un régime africain des années 70 ou celle de la Corée du Nord. Heureusement, à la sollicitation de Pierre Cardo, le simple conseiller municipal de Chanteloup, MarieHélène Lopez-Jollivet décida de se présenter non pas pour disputer la présidence de la CA2RS à Philippe Tautou, mais pour continuer cette « longue histoire » politique avec Ph. Tautou. L'intéressé, Philippe Tautou, a fait une courte déclaration pour dire et redire son engagement pour un territoire en devenir : il a cru au projet de Pierre Cardo en passant de six à douze communes ; il le poursuivra car « [Il] s'estime un fervent partisan de l'intercommunalité et au fait intercommunal ».Contre la critique du cumul des mandats, M. Tautou a lancé : « [J'ai] demandé au Conseil général des Yvelines et [il] a eu l'accord de principe de la part du président Alain Schmitz d'alléger ses tâches dans les domaines de compétences qui sont les siens au sein du Conseil général... » Le vote a eu lieu sans aucune bavure. Philippe Tautou a récolté 28 voix; Marie-Hélène Lopez-Jollivet 9 voix et les bulletins blancs 7 voix. Félicitations ! Après le vote, le nouveau patron politique de la CA2RS, a ému son auditoire en répétant deux mots clés pour les années à venir : consensus et intercommunalité. Pour lui, qui connaît tous les débats qui font rage ! de la CA2RS, la population a des fortes attentes et il
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faut lui expliquer le sens des projets de l'interco'. Il s'est dit être conscient de la tâche qui l'attend : « [Il] serait plus disponible pour le territoire de la CA2RS et pour sa nouvelle délégation... ou présidence. Nous devons rester soudés, c'est un impératif ; la CA2RS doit suivre l'intérêt général sinon les risques seraient énormes... » La famille de la CA2RS est nombreuse et par conséquent l'interdépendance est la clé pour mieux avancer. « [La CA2RS] a des projets structurants... soyez fiers et portez ces projets afin de sortir grandis ! » Une interrogation de fond consiste à poser et formuler ce qu'est l'intérêt général. Qui a la légitimité démocratique pour le faire ? Vu la genèse et l'anticonstitutionnalité de la CA2RS, la définition même de cet intérêt général pose problème pour les citoyens clairvoyants et habitants des douze communes de la CA2RS. De plus, on n'a pas la totalité de la diversité politique au sein de l'assemblée délibérante car les « autres minorités » sont exclues. Le vote du 17 décembre a aussi permis d'élire les neuf nouveaux vice-présidents(1). Enfin, le nouveau président doit être plus transparent en terme d'éthique. Son épouse, Mme Tautou, qui a servi la CA2RS pendant des années par ses qualités professionnelles au cabinet de Pierre Cardo devrait démissionner de son poste. En faisant cela, le nouveau président montrera qu'une nouvelle ère commence véritablement ici dans les Deux Rives. Ainsi, personne ne pourrait le taxer d'être « cumulard » dans un contexte de népotisme. r R.A. (1) Neuf vice-présidents ont été élus. Eddie Aït ( Carrières-sous-Poissy) devient Premier vice-président, puis viennent Hugues Ribault (Andrésy), Joël Mancel (Triel), Catherine Arenou (Chanteloup), Marie-Hélène Lopez-Jollivet (Vernouillet), Yannick Tasset (Orgeval), François Gourdon ( Villennes), Fabienne Devèze (Morainvilliers) et Jean-Louis Francart (Chapet). Les Alluets et Médan ne seront pas oubliés puisqu’ils continueront à siéger au Bureau. Les délégations seront attribuées au prochain conseil communautaire courant janvier.
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Prévention des déchets : la CA2RS s'active Jeudi 22 novembre 2012, au Parc aux Étoiles de l’Hautil, c’est devant une assistance pas assez nombreuse mais motivée, composée essentiellement d’« acteurs du territoire » qu’a été présenté le lancement du programme local de prévention des déchets (PLP).
Des poubelles bien garnies ! Chacun d'entre nous jette en moyenne chaque année 390 kg de déchets (poubelles, containers...) plus environ 200 kg qui sont apportés en déchetteries. Actuellement, ces déchets sont triés mais il faut diminuer leur quantité car réduire la quantité de déchets, c’est aussi réduire la consommation de ressources non renouvelables, limiter les rejets de gaz à effet de serre et, au niveau local, avoir moins recours à l'incinération ou à l’enfouissement. S’ajoutent la maîtrise des coûts et la possibilité de donner une seconde vie à des matériels (réparation, remploi...). L’objectif du PLP est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école qu’en faisant ses achats, c'est-à-dire en consommant. Du diagnostic à l’action Dès la présentation par Philippe Tautou, maire (UMP) de Verneuil-sur-Seine, conseiller général et vice-président de la CA2RS chargé de l’environnement, le ton est donné : en partenariat avec l’ADEME et la Région Île-de-France, un certain nombre « d'actions opérationnelles » seront mises en œuvre. Préalablement « élaborées suite à un diagnostic du territoire avec les acteurs concernés et en cohérence avec le plan régional de prévention », ces actions concernent chacun d’entre nous puisqu’elles ont pour objectif de « réduire de 7 % la production d'ordures ménagères et assimilés par habitant pendant les cinq prochaines années ». Le PLP a été engagé il y a un an, cette première année a été consacrée à élaborer un « diagnostic territorial de la gestion des déchets ». 24
Maintenant, c’est la phase suivante qui verra l’élaboration d’un « programme d’actions », avec la participation de groupes de travaux autour des thématiques suivantes : la réducPhilippe Tautou (à.g.), le nouveau président de l'interco' se met à tion des déchets (Photo J2R) fond à l'écologie. organiques et le compostage, l’éco-consommation ou achats cles qui permettent de réduire les quantités de vélos pauvres en déchets, la réparation et le réem- jetés en déchetterie ou aux encombrants, alors qu'ils ploi, la réduction de la toxicité des déchets et peuvent encore servir » et ainsi de les remettre aussi l’éco-exemplarité de la collectivité. en service. Pas trop pédagogique, cette soirée, riche Certains s’y sont déjà mis en révélations, nous a démontré que chacun Après un exposé un peu abstrait, des peut tirer des bénéfices environnementaux, exemples concrets ont été évoqués. Valables sociaux et économiques de la prévention des au bureau, à la maison et dans la rue, des déchets et localement de prendre le relais expériences ont lieu actuellement comme d’objectifs nationaux. r par exemple : une promotion de l’eau du C.s.B. Le Syndicat Intercommunal pour la Revalorobinet(1) « à boire sans modération », ou l’or- (1) risation et l’Élimination des Déchets et Ordures regroupe 129 communes et couvre les ganisation de visites de grandes surfaces(2) Ménagères 2/3 de l’Essonne, soit près de 740 000 habitants. (en direction des familles afin de démontrer (2) Monoprix au Blanc Mesnil et Carrefour à Genevilliers. comment acheter des produits avec « moins (3) Brest, Rennes, Nancy, Aubervilliers... de déchets » (emballages ? gros volumes ?) ou Contact CA2RS : d.bedin@agglo2rs.fr encore des sensibilisations au compostage Comment diminuer en habitat collectif(3). L’autre aspect intéresla production de déchets ? sant de la lutte contre le gaspillage alimentaire est celui de la solidarité, afin de secourir Chaque geste compte car nous pouvons tous agir de manière concrète et systématique. les plus démunis (CCAS, association carita• Mieux acheter, c'est penser aux déchets futives, concessionnaires des marchés etc.). Et turs dès l'étape du choix, en privilégiant les un débat s’est instauré à propos du gaspillaproduits ayant moins d'emballage et ceux qui ge dans les familles ou dans les collectivités sont réparables et rechargeables ; c'est acheter d'occasion voire emprunter ou louer. (cantines), causé quelquefois par une mau• Mieux utiliser, c'est réduire la quantité des vaise interprétation des dates figurant sur les produits utilisés en respectant les doses presemballages. Existant et motivation Évoquant le difficile démarrage de la collecte du verre puis du papier, la motivation de tout un chacun à réduire son « offre » de déchets reste à trouver, du moins au début. Pourtant, la réussite d'une organisation de Chanteloup-les-Vignes, le Relais, montre qu'en récupérant (via des containers) des vieux vêtements, on peut recycler, et ça marche ! Autre exemple près de chez nous : « À Cergy, des structures de l'économie sociale et solidaire animent des ateliers de réparation des cywww.journal-deux-rives.com
crites et en privilégiant les produits réutilisables. • Moins jeter, c'est prolonger la durée de vie des produits, donner ou vendre ce dont on ne se sert plus, composter ses déchets organiques... C'est l'affaire de tous : • Les consommateurs : multiplier les gestes pour devenir éco-consommateurs ; • Les industriels : proposer mieux pour moins de déchets ; • Les collectivités et les administrations : donner l'exemple et informer ; • Les pouvoirs publics : sensibiliser et mobiliser.
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Port de Triel : la concertation repart
Une péniche et son pousseur entrent dans la darse du port actuel.
2010, 2011... Les huit réunions de concertation du projet d’« écoport des 2 rives » ont permis aux participants de se faire une idée assez précise du futur port et aussi du dialogue que les élus locaux et « Ports de Paris » ont appelé « concertation » vis-à-vis des riverains et des associations.
Novembre 2012 , une « seconde étape de concertation » est annoncée, précédée par la publication d’un appel d’offre (clos le 18 juin dernier) concernant des « Études d'avantprojet pour l'aménagement du port urbain de Trielsur-Seine ». En guise de concertation L'intérêt des habitants et des associations (288 participants), les très nombreuses interventions souvent pertinentes (216 questions et avis exprimés), une multitude de réponses argumentées, un contre-projet présenté et étudié (mais rejeté), des ateliers thématiques et la visite du port de Limay pour s’achever sur des conclusions qui « tiennent compte des avis exprimés ». Résultat : il y est envisagé « la co-élaboration avec les représentants des riverains et les partenaires d’un cahier de prescriptions architecturales et en-
(Photo J2R)
vironnementales annexé au cahier des charges des futures clients », ainsi qu’une démarche identique « en matière d’exploitation ». Sera également prévue une future « mise en place d’un Comité local d’information portuaire, sorte de comité de voisinage, qui sera installé dès le lancement des travaux et maintenu au long de l’activité du port ». Voilà l'aboutissement bien éloigné des « actions concrètes » espérées : des comités. Bien sûr, les attentes des participants allaient très au-delà de ces instances consultatives. Déception, insatisfaction, frustrations... Quelques exemples : - Une demande concernant la possibilité « de faire cohabiter le développement fluvial de tourisme et l’écoport » avait été évoquée par les riverains de Villennes. Proposition rejetée sans appel pour raison de sécurité, parce que « cohabitation non envisageable de l'actuelle activité de plaisance dans la conception du nouveau port (incompatibilité entre activité économique et activité de loisirs, de tourisme) et manœuvrabilité impossible des péniches dans la darse ». - Un conseiller municipal de Triel pose le problème de la continuité piétonne de la berge par l’installation d’une passerelle audessus de la passe en Seine (entrée du port). Cette hypothèse, dont le financement « reste à étudier », n’apparaît finalement pas dans le plan d’aménagement retenu à l’issu de la concertation. - « Que comptez-vous faire pour limiter les nuisances routières, sonores et visuelles ? » Cette queswww.journal-deux-rives.com
tion a induit plusieurs réponses : d’abord, « les nuisances sonores liées aux manœuvres seront limitées puisque l’entrée des péniches dans la darse se fera en cassant le courant en amont... ». Visuellement. La réponse repose entre autres sur « l’implantation de trois larges bandes plantées d’arbres et orientées nord/sud [afin] de créer des continuités visuelles et écologiques avec le paysage des bords de Seine... ». Quant aux nuisances routières, s’il est bien admis que le transport fluvial est présenté comme tout éco (économique, écologique etc.), on peut s'interroger : où est la cohérence si la RD190 qui, actuellement, offre deux voies de circulation, est prévue à six voies (dont deux pour les transports en commun) dans un autre projet ? Cacophonie ou dialogue de sourds ? Depuis cette « phase de concertation réglementaire », la polémique n’a pas cessé, avec en point d’orgue la dernière campagne des élections législatives. Le consensus est introuvable, le projet de Port de Triel est considéré comme « une aberration écologique, territoriale et surtout économique ». Le porte-parole du collectif de Villennes, l'APTERS (Association pour la Protection et la Tranquillité des Rives de Seine), déclare : « On nous a roulés dans la farine » pendant cette période de « pseudo concertation », critique que de nombreux participants partagent(1). Le porte-parole demande ainsi « l'abandon du projet de Ports de Paris ». 25
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Un aménagement prévu et retenu.
(DR)
Restant droit dans ses bottes, le président de la CA2RS(2) condamne « la désinformation » et se félicite d’avoir mené une « concertation exemplaire » (voir chiffres ci-dessus). C’est un peu court comme argumentation. On joue le quantitatif ou le qualitatif ? En effet, ces multiples échanges ont été suivis avec intérêt par les nombreux participants, dont certains étaient peu habitués à être confrontés à des problématiques aussi techniques. Les réponses (techniques et parfois politiques), assez compréhensibles et souvent illustrées, ont quelque fois déclenché des polémiques mais éclairé le projet. Ce dernier n’a pratiquement pas subi de modifications (ou si peu). Et puis, en mai, on ne peut que constater(3) que « les campagnes électorales ont ceci d’utiles qu’elles révèlent une pathologie souvent fréquente chez nos candidats : la démagotitude. L’un des projets phare de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, le port industriel de Triel, a
été une belle occasion de mesurer à quel point deux candidats semblent touchés par ce mal cyclique. L’un des protagonistes découvre le projet, l’autre s’inquiète, rien de nouveau sinon que l’enjeu de la crédibilité argumentaire de nos politiques en prend un coup ». Le round suivant (mais il y en aura d’autres) rappelle l’hostilité des riverains de Villennes(4) et voit surgir une pétition de 2 500 signataires qui demandent, sans succès pour l’instant , « de retirer le projet ». Concerter n'est pas simplement informer
Début novembre, le journal n°3 de la concertation annonce que la seconde étape démarrera prochainement et que l’écoport de Triel est en bonne voie. Après un rapide rappel des épisodes précédents, accompagné du plan issu de la concertation, ci-dessus, rien ne manque : même style, même argumentation ; quant aux engagements, confirmation est
donnée pour voir s’installer des entreprises d’éco-construction, mais il est aussi habilement précisé que « ce port ne servira pas à la collecte des ordures ménagères ». Dont acte. Et les autres déchets ? On apprend aussi que le dossier d’enquête publique est en cours d’instruction et que l’étude d’impact sera transmise (quand ?) pour avis à l’autorité environnementale. Et surprise, le port d’Achères est évoqué car « si le port d'Achères est réfléchi comme une plateforme multimodale, d'échelle régionale voire interrégionale, le port de Triel-sur-Seine sera un port urbain de taille réduite, avec une desserte exclusivement locale. Les deux ports, aux activités différentes, seront complémentaires. Une interaction entre les deux ports est donc à prévoir ». Voilà qui mériterait des explications, à moins que l’on fasse référence à l’étude économique réalisée par Ports de Paris (voir encadré). Enfin, et c’est le nouveau directeur de l’agence Seine-Aval qui l’écrit : « Concernant les engagements vis-à-vis des riverains, il nous faudra continuer le dialogue avec les habitants. Je souhaite une critique constructive pour réfléchir ensemble au projet ». Voilà pour l’intention de Ports de Paris. Qu’en est-il des élus locaux ? Car attention, il ne faudra plus confondre le sens de « concertation » : « conférer ensemble pour préparer l’avenir » (Quillet-Flamarion) ou « politique de consultation des intéressés avant toute décision » (Robert). Et informer : « mettre au courant » ou « donner connaissance d’un fait ». r C.s.B. (1) - Août 2011 http://www.journal-deux-rives.com/ actu/01493-port-triel-on-nous-roule-fa... (2) - Septembre 2011 http://www.journal-deux-rives.com/actu/01568pierre-cardo-repond-opposan... (3) - Mai 2012 http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02221-projet-port-triel-bal-hypoc... (4) - Octobre 2012 http://www.journal-deux-rives.com/actu/02538port-triel-nouveau-mensonge...
Le port industriel de Triel est-il cohérent avec le développement durable ? « Projets territoriaux. La plateforme portuaire de Triel-sur-Seine s’inscrit dans un contexte de synergie intéressant avec la ZAC des Trois cèdres en projet. En effet, le développement d’une activité d’éco-construction sur ce site permettrait d’apporter des trafics supplémentaires au port public (l’objectif retenu dans cette étude est de 50.000 tonnes à terme). Réciproquement, le port constitue un atout pour le territoire et la ZAC, qui deviennent plus attractifs aux yeux des entreprises souhaitant s’installer. De même, le développement d’une plateforme portuaire s’inscrit dans une démarche assez cohérente vis-à-vis du secteur des activités éco-curatives et du traitement des déchets déjà installés dans la zone. » Ainsi, le transit de déchets via les ports publics était identifié par Port Autonome de Paris (devenu Ports de Paris) comme une piste à explorer. De même, la région préconise pour le transport des déchets de nouvelles installations comme des plateformes fluviales ou ferrées qui doivent trouver leur place au sein de l’urbanisation dense. Pour rappel, le tonnage de déchets transportés par voie fluviale en 2008 a augmenté de 257 700 t par rapport à 2005, pour un tonnage total de 512 700 t. Et même si le PREDMA préconise des actions pour une baisse du volume total des déchets produits, une progression de 400 000 t du transport fluvial de déchets pour 2019 par rapport à la situation 2005 est envisagée par la prise en compte des potentiels de transfert de déchets vers des modes alternatifs. Le projet de plateforme portuaire à Triel est donc en cohérence avec les développements territoriaux locaux et les orientations stratégiques régionales, en particulier dans le domaine des éco-filières.
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Boxe anglaise
L’Open Boxing Adidas : l’essor de la boxe féminine En cette fin d’année 2012, la ville de Chanteloup-lesVignes a accueilli le deuxième rassemblement de l’Open Boxing Adidas. Ce tournoi est indéniablement une vitrine de la boxe féminine en réunissant plus d’une centaine de participantes du monde entier. Neuf délégations étaient présentes.
À 15 jours des championnats de France, il s’agissait d’un véritable test pour nos jeunes boxeuses françaises. Les 27, 28 et 29 décembre 2012, le Ring de Chanteloup et l’AS Boxe de Poissy ont organisé, en association avec la Ville de Chanteloup-les-Vignes et l’Agglomération des 2 rives de Seine, Un combat pas comme les autres. (Photo : Ville de Chanteloup-les-Vignes) la deuxième édition de l’Open Boxing Adidas. Près de 106 boxeuses ont fait le déplacement en provenance des quatre ami disparu en retraçant les meilleures lignes sieurs championnes de France et d’Europe, à l’image de Pauline Leconte ou encore Escoins du monde. Françaises, Finlandaises, de sa carrière. À présent, place au sang et à la sueur. Sur telle Mossely. Les résultats sont consultables Québécoises, Espagnoles, Néerlandaises, Italiennes, Belges, Grecques et Polonaises se les deux rings mis à disposition dans la salle, sur le site internet du J2R(1). sont engagées dans les catégories cadettes, la tension est à son comble. L’œil avisé de juniors et seniors. Par ailleurs, il convient de Jean-Pierre Cossegal affirme que « le niveau L’ascension de la boxe féminine L’organisation d’un tournoi tel que préciser que la fédération française était bien général est indéniablement plus relevé que lors de la précédente édition au niveau des catégories élites, à la l’Open Boxing Adidas participe fortement à représentée à travers la participation de neuf fois concernant les boxeuses tricolores et les boxeuses l’essor de la boxe féminine dans l’Hexagone régions provenant de tout l’Hexagone. étrangères ». Le niveau est assez homogène et et dans le monde. La première édition avait les combats intenses. déjà reçu un très bon accueil suite à l’écho Un hommage et des combats Dans l’enceinte du gymnase David Au cours de la compétition, la fédération qui a été répercuté dans les médias et aussi Douillet, l’esprit est sain. Lors de la cérémo- polonaise et la fédération canadienne do- dans les milieux concernés. D’après Jeannie d’ouverture, la maire de Chanteloup-les- minent les débats. La moitié des boxeuses Pierre Cossegal, cet événement a été créé en Vignes, Catherine Arenou, a fait part de la polonaises présentes font partie de l’élite réponse au « tournoi de Noël à Saint-Nazaire, « fierté d’organiser cette nouvelle édition » pour les mondiale avec un palmarès prestigieux. qui en est à sa 5e édition et qui n’était réservé qu’aux Chantelouvais. Concernant les boxeuses de la province du garçons. L’idée de départ pour l’Open Boxing AdiTout au long des trois jours de compé- Québec, il s’agit de la meilleure équipe en- das était de créer un tournoi pour la gente féminine tition, les organisateurs n’ont pas oublié de gagée en termes de qualité et de nombre de durant la même période. Puis, comme Dominique saluer la mémoire de Frankie Lesage, décédé combats. Quant à nos Françaises engagées Drouot avec sa fille et les filles de son club étaient en 2010, avec notamment la présence de son cette année, les résultats sont très encoura- aux portes des équipes de France, elles commençaient frère, Patrick. Frankie Lesage a été durant geants pour la suite, malgré le fait qu’elles à faire leur chemin. Ensuite, il y a eu l’idée d’associer plusieurs années un cadre technique recon- ont décroché moins de podiums par rapport Adidas pour créer une ceinture et une compétition innu de la Fédération Française de Boxe et le à l’édition précédente. Certaines boxeuses ternationale. Mais il faut noter un handicap -qu’il grand patron de la boxe chez les filles. Jean- comme Fanny Galle, engagée en senior n’y avait pas l’année dernière-, on est exactement Pierre Cossegal, speaker de la compétition moins de 60 kg, ont pu conserver leur titre en parallèle sur le tournoi à Saint-Nazaire qui est et expert reconnu par ses pairs, a célébré un et leur ceinture face à une concurrence de ouvert aux féminines cette année, chose qui n’existait chaleureux et émouvant hommage pour son meilleure qualité. À noter la présence de plu- pas jusqu’à présent ». Par conséquent, face à www.journal-deux-rives.com
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Boxe anglaise même chose, ainsi que les régions au sein des comités. Tout cela pousse au développement et à l’accroissement de la boxe féminine. Le résultat c’est donc plus de boxeuses, plus de résultats et à travers ces compétitions, les boxeuses s’aguerrissent avec davantage d’expérience. L’ensemble est très positif ». En définitive, l’Open Boxing Adidas est un vrai succès pour la boxe féminine. Saluons l’investissement réalisé par les organisateurs, à l’instar de Dominique Drouot, Vendelin Weiss et Jean-Pierre Cossegal, ainsi qu’aux participantes pour le spectacle offert aux spectateurs des Deux Rives. r Glenn BeRGEOT (1)http://www.journal-deux-rives.com/actu/02778-2eedition-open-boxing-adidas-vitrine-boxe-feminine
Les Polonaises sont au zénith de la boxe féminine internationale. (Photo J2R)
la concurrence du tournoi de Saint-Nazaire, le petit nouveau affiche sa volonté de s’imposer comme une compétition féminine de référence dans le calendrier pugilistique pendant la période des Fêtes. De plus, cette compétition internationale permet aux boxeuses de s’exposer et d'enchaîner les combats. Ainsi, les participantes tricolores peuvent se préparer et se tester en côtoyant le haut niveau avant l’échéance des championnats de France qui se dérouleront à partir du 15 janvier 2013. « Malheureusement, ce n’est pas un succès populaire. Mais cela permet à beaucoup de personnes d’assister à la confirmation de la boxe féminine. Je ne parle pas de découverte car désormais la boxe féminine est une discipline olympique depuis Londres 2012. Toutes les filles, ensemble, ont franchi un pallier supplémentaire au niveau international, c’est une reconnaissance essentielle », nuance Jean-Pierre Cossegal. En pleine ex-
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pansion sur le plan sportif, la boxe féminine est donc en quête de notoriété auprès du grand public. Cependant, l’Open n’est qu’à l’aube de son histoire et les deux premières éditions promettent un bel avenir pour ce sport. Un avenir positif Lorsqu’on pose la question à Jean-Pierre Cossegal au sujet de l’avenir de la boxe féminine, ce dernier n’hésite pas une seconde : « L’avenir pour la boxe féminine va aller en s’accentuant de manière positive puisque les chiffres parlent d’eux-mêmes avec l’effectif de pratiquantes, le nombre de participations aux compétitions nationales et internationales de celles-ci, le nombre de compétitions qui sont créées pour étayer et amplifier le calendrier international ; les autres pays font la
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Vendelin Weiss (entraîneur de Chanteloup) et Charlène Poly affichent leur satisfaction. (DR)
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Course à pied
Les Kenyans en force À la 57e édition du Cross international des Mureaux, Albert Rop (24'20''), Cyprian Kimurgor (24' 24'') et Paul Melly (24 ' 27'') ont raflé les trois premières places du podium au parc de Bècheville le 2 décembre 2012. En outre, parmi les dix coureurs placés dans le top 10, sept appartiennent à l'Armada Kenyanne. À 15 heures précises, le top de départ a été donné pour la course d'As. Sous un soleil radieux mais dans un froid sibérien, les concurrents de cette 57e édition ont rapidement avalé les sentiers de ce mythique tracé de Bècheville. Il fallait courir plus de 9 km (trois boucles). Dès le départ, on consata que les champions étaient au rendez-vous dont Paul Melly (le vainqueur de 2011). Il devait affronter une forte concurrence avec notamment son compatriote Albert Rop, Mohammed Moustaoui (Maroc), Oleksandr Matviychuk (Ukraine),Tesfaye Feyisa (Ethiopie), Hamid El Mouaziz (Maroc), David Weldeselaie (Erythrée) et Evgeny Pischalov (Russie). Du côté français, Nicolas Fernandes (champion de France du demi-marathon 2012), Karim Tahiri (vice-champion de Francesur 1.500 mètres)
et Nicolas Joseph (Ua Versailles) ont fait partie du premier groupe prétendant à figurer parmi le top 10 de la course. Explications entre champions La bagarre a eu lieu à la dernière boucle. L'Ethiopien, Tsegaye Mekonnen (dossard 4) et le Keynian Isaac Langat (dossard 17) ont pris les choses en main en raison des accélérations... devant un public acquis à leur cause. Le trio de Kenyans mène une allure infernale. (J2R) Paul Melly (dossard 1) avait comme tactique de sentir le groupe leader avant de partir à la reconquête de son titre. Mais, le futur et Paul Melly (24 ' 27 ''), qui a fermé la marche. vainqueur, Albert Rop a vite compris qu'il fallait rester dans le groupe de tête qui mena un rythme La relève est prête Interrogé par la rédaction, Paul Melly a effectiinfernal pendant les deux premières boucles sous les encouragements du public. Par la vitesse (plus vement expliqué « avoir eu mal » à garder le rythme de 20 km/h), la dizaine de leaders a rapidement endiablé de cette jeunesse Kenyanne. Par ailleurs, creusé l'écart entre les favoris et les autres concur- Paul Melly avait participé à deux courses les deux rents qui étaient aussi là pour faire « un coup » (amé- dernières semaines de novembre 2012. Sans vouliorer leur temps c'est déjà bon à prendre). loir être méchant, le héros est fatigué (question Pendant les accélérations menant à la ligne d'âge aussi) mais les deux jeunes Kenyans - Rop et droite de l'arrivée, le groupe de tête a commencé à Kumorgor - qui participaient pour la première fois se disloquer. Rapidement, le trio de Kenyans (Rop, au Cross international des Mureaux ont démontré Kimurgor, Melly), suivi par l'Ethopien Mekonnen que la relève est prête pour les années à venir. et le Marocain Moustaoui ont pris un avantage de Pour sa 57e édition, le Cross international des 50 mètres sur les autres concurrents. A ce moment, Mureaux a frappé fort avec un plateau de spécialisles deux Kenyans Albert Rop et Cyprian Kimurgor tes venus du monde entier. Le 2 décembre, ce sont ont pris le large et Paul Melly a été devancé par une plus de 1.000 spécialistes internationaux qui se sont trentaine de mètres. Sur la ligne droite et en sprint, déplacés pour la victoire sur le tracé mythique du c'était Albert Rop (24 ' 20'') le meilleur de la journée Parc de Bècheville. r car il a pris le dessus sur Cyprian Kimurgor (24 24'') D. DELERIN
20 Bornes : encore des Kenyans
Après la victoire des Vendéens en 2011, les 20 Bornes d'Andrésy a vécu une transition de taille : le demi marathon s'est s'internationalisé.
car les conditions climatologiques ne favorisaient pas les Kenyans (froid et vent). Côté femmes, Severine Jacqueray Duhamel (1 h 25' 6'') s'est assurée une belle première place, suivie de Claire Ackermann (1 h 31' 5'') et de Nathalie Bauduceau (1 h 32' 3'').
Deux Kenyans, Patrick Ngugi (1 h 12' 32'') et Morris Ngorege Wambui (1 h 13' 37'') ont dominé la course phare d'Andrésy, mais Yann Lombardot ( 1 h 13' 38''), licencié du PLM Conflans a failli créer une belle surprise en quasi-prenant la deuxième place. Les Keynans avec leur leader Patrick Ngugi ont dominé depuis le 5e km. Ngugi a certes amélioré le temps du vainqueur de l'année dernière par 43 seconds. Une éternité ! Le record (1 h 9') n'a pourtant pas été battu
13,5 km et 5,8 km Dans la course de 13,5 km, Mohamed Soltani a facilement vaincu avec un temps de 45' 21''. Tesfeyh Bezabih (46' 27'') est arrivé deuxième et Yannick Caillot (46' 57'') a fermé la marche du podium pour cette catégorie exigeante. Après sa victoire à Verneuil-sur-Seine, Guillaume Maldonado a frappé encore ici dans les 2 Rives dans la course de 5,8 km. Maldonado ( 18' 52'') a remporté la course, suivi de près www.journal-deux-rives.com
d'Hervé Perrin (19' 07'') et de Guillaume Rémy (19' 11'') le pensionnaire d'Issou. Hervé Thiol (19' 19''), le Triellois, a réussi une belle quatrième place et surtout s'est assuré le leadership du Challenge des 2 Rives. Plus de 2.000 concurrents ont participé à cette 30e édition qui est organisée par le municipalité et avec l'apport des bénévoles du Cercle de nageurs d'Andrésy (CNA), des Pousse-Cailloux et de bien d’autres associations d’Andrésy. Certes, les difficultés sont grandes pour la tenue de ce rendez-vous sportif majeur, mais cette édition a vu une série d'anomalies : podiums mal enregistrés, coureurs égarés, micros défaillants et surtout des animateurs « has been ». r R.A. Résultats : http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02688-20-bornes-andresy-victoire-keyniens
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Un jour un livre
Le Siècle par Ken Follett Ken Follett est un auteur britannique, auteur de nombreux best sellers comme L'arme à l'œil, Le réseau Corneille ou Les piliers de la Terre, tiré à vingt millions d'exemplaires à travers le monde et adapté en série télévisée. Follett est passé maître dans une technique narrative qui mêle personnages et événements historiques à des personnages de fiction. C'est dans l'Histoire et ses drames qu'il puise la trame de l'intrigue : il y plonge ainsi le lecteur en choisissant des époques très troublées, où le chaos et la barbarie emportent les Hommes dans les ténèbres de leur âme. De la fiction et de l'Histoire Comme ces livres sont aussi un plaidoyer contre la barbarie, ce qui reste d'humain finit par vaincre, mais le prix à payer pour cette victoire des Hommes est à la mesure de l'enfer de la sauvagerie. L'ambition de l'auteur dans Le Siècle, en deux volumes, est de peindre une grande fresque du XXe siècle à travers des personnages et des familles de fiction, de nationalités différentes : anglaise, française, américaine, allemande, russe. Ces hommes et ces femmes traversent les drames de la Première Guerre Mondiale. Ils prennent part aux convulsions du monde, mais Follett n'oublie pas que ce sont d'abord des êtres humains avec leur vie de famille, leurs joies, leurs
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peines, leurs amours et leurs vices. À leur manière, ils sont le plus souvent acteurs des grands événements du monde, de l'avantguerre de 14 aux tranchées et à la Révolution russe dans le premier tome ; de la prise de pouvoir par un gang de criminels en Allemagne, jusqu'à sa déroute totale, après une guerre qui fera 50 millions de victimes dans le second tome. Follett introduit des personnages historiques comme Roosevelt et Staline, conférant au récit un surcroît de réalisme, d'autant que le lecteur est sans cesse invité à pénétrer ces grands événements historiques qui vont décider du monde d'aujourd'hui. Le style narratif de Follett séduira les lecteurs les plus récalcitrants à l'Histoire. C'est tant mieux, car comment comprendre notre monde si l'on ignore sa genèse ? Présentation de l’éditeur : Traverser le XXe siècle De l’émergence du IIIe Reich à l’aube de l’ère atomique, la grande aventure du XXe siècle telle que personne ne l’a jamais racontée. 1933, Hitler s'apprête à prendre le pouvoir : l'Allemagne entame les heures les plus sombres de son histoire et va entraîner le monde entier dans le barbarie et la destruction. Cinq familles de nationalités différentes, intimement liées, vont être emportées par le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale. Amours contrariées, douloureux secrets, tragédies, coups du sort... Des salons du YachtClub de Buffalo à Pearl Harbor bombardé, des sentiers des Pyrénées espagnoles à Londres sous le Blitz, de Moscou en pleine évacuation à Berlin en ruines, le lecteur est pro-
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jeté au cœur des drames mais aussi des joies vécues par ces femmes et ces hommes exceptionnels, qui vont tenter chacun à leur manière de faire face au milieu du chaos. Entre épopée historique et roman d'espionnage, histoire d'amour et thriller politique, ce deuxième volet de la magistrale trilogie du Siècle brosse une fresque inoubliable. Un auteur à succès Ken Follett, né au pays de Galles en 1949, compte parmi les plus grands auteurs de thrillers et de romans d'espionnage mais c'est avec ses romans historiques qu'il a connu ses plus grands succès. La technique narrative qu’il a mise au point dans ses romans est parfaitement contemporaine. Elle se rattache à l'écriture du cinéma et des séries télévisées. Effets narratifs très visuels avec des descriptions détaillées, psychologie des personnages aisément mémorisable, découpage s'accélérant progressivement jusqu'au dénouement final. Paru en 2010, La Chute des géants est le premier volet du Siècle. L’hiver du monde en est le second volet. Ken Follett vit à Stevenage en Angleterre, avec son épouse.r Robert Landsberger
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Bloc-notes de l'Histoire
L’exploitation du gypse à Chanteloup-les-Vignes
Des carrières ont existé à Chanteloup dès le XVe siècle mais elles étaient exploitées à titre individuel pour améliorer le quotidien.
« La véritable exploitation commerciale dura de 1764 à 1935. La carrière s'étendait sur 37,5 ha, de la place Saint-Jean au nord jusqu'à Pissefontaine à l'Ouest, soit 40 km de galeries sur une hauteur et une largeur de 7 à 73 m sous le bois de l’Hautil. »(1) Le travail à Chanteloup se développa pendant des siècles par la culture de la vigne produisant des vins blancs et rouges mais ce n’était pas la seule activité économique. Les carrières, une ville à l’envers(2) Une ressource locale autre que la vigne se fait jour à partir du XVIIe siècle : le plâtre. Mais pendant longtemps, il ne s’agit que de petites fouilles à ciel ouvert permettant aux paysans d’extraire un peu de gypse qu’ils apportaient au « marchand plâtrier ». L’abbé Pacaud signale le nom de l’un d’eux, Pierre Vallin, avant 1680. L’exploitation profonde ne devait commencer qu’avec le XIXe siècle et durer jusqu’aux alentours de 1935. On en trouve de nombreux témoins dans la toponymie. Sente des chemins du plâtre, rue de la plâtrière. Dans les bois de Chanteloup, les multiples « effondreries » ou « effendrilles », dont certaines se sont produites ces toutes dernières années, ont pour origine l’écroulement des anciennes galeries abandonnées. Une
L'ancienne plâtrière de Chanteloup-les-Vignes d'après une carte postale ancienne.
entrée de carrière était encore béante tout récemment rue de la plâtrière, une autre est toujours visible à la Côte Séveraine. Aux mineurs de profession se joignent des vignerons qui venaient faire des journées en morte saison ; les femmes occupaient leur hiver à rapetasser les sacs de jute très fin, « boudins » de 25 kg ou gros sacs de 50 kg. La cuisson du gypse se faisait aux fagots dans la plâtrière même, ce qui n’était pas traité sur place était évacué vers Triel, où on le chargeait sur des péniches sous forme de cailloux ou de blocs de gypse. Les galeries formaient sous le sol un réseau de rues et d’avenues désignées par des panneaux d’après les directions qu’elles sui-
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(DR)
vaient : rue de Rouen, rue de Dieppe, rue de Vaux, rue de Cheverchemont… On s’y déplaçait avec des lampes à carbure. Dans cette ville à l’envers, le minerai était transporté par wagonnets, déplacé par traction animale puis électrique. Les enfants en sortant de l’école allaient à la Plâtrière mettre les cailloux en cubes pour faciliter le métré. Tout était payé à la tâche. Des fardiers, tirés par des chevaux, descendaient l’actuelle D 22 pour approvisionner Carrières et Poissy. Puis, ils furent relayés par le camion à vapeur du père Faux, qui marchait au charbon. Le Cercle d’Études Historique et Archéologique de Poissy écrit, dans sa monographie sur Carrières-sous-Poissy :
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Bloc-notes de l'Histoire
L'ancienne plâtrière de Pissefontaine à Triel. (DR)
« Le plâtre cuit constituant les enduits (des habitations) provenait des plâtrières de Chanteloup et de Triel. Les gens de Carrières apercevaient les fumées en provenance des cheminées de ces plâtrières. Avant la guerre de 1914, celle de Chanteloup possédait un camion à vapeur dont le bandage des roues était en fer. Ce camion, qui pouvait contenir 300 sacs de plâtre, empruntait toujours le même chemin, ce qui créait sur la route de Chanteloup des ornières très importantes ». Progrès sensationnel : vers 1920, les camions Pierce, roulant sur des bandages en caoutchouc, assurèrent le service ; le soir, ils étaient remisés à Pissefontaine, à l’endroit où s’élèvent maintenant quelques immeubles modernes. Un système productif non durable(3) La marginalité qui caractérise l’Hautil, les difficultés de développement et d’aménagement du territoire que rencontrent certaines communes, sont héritées de décisions prises par le passé, et pas seulement en matière de
gestion des risques. L’exploitation du gypse elle-même était un mode de gestion du territoire voué à prendre fin tôt ou tard. Le massif de l’Hautil a fourni de la pierre aux exploitants jusqu’à épuisement du banc de gypse : tout le système productif de la carrière, avec ses immenses volumes extraits dans les années 1970, a pris fin tout à coup. La ressource a été exploitée jusqu’à son épuisement : il s’agit d’une gestion non durable du territoire, qui est passé d’une intense activité d’extraction à son abandon complet en très peu de temps, entraînant des déséquilibres. Dès 1804, Bouty déclare faire vivre 60 familles à Triel avec son exploitation, soit 500 personnes. Il faut de la main d’œuvre non seulement pour extraire la pierre, mais aussi pour la transporter et la transformer en plâtre. Toute une économie locale repose sur ces carrières. À la fin de l’exploitation de la carrière de Port Maron, en 1979, les ouvriers ont dû être reclassés dans d’autres chantiers, par exemple ceux de Taverny.
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De plus, le risque d’effondrement engendré par ces carrières souterraines a toujours existé, même s’il est plus important depuis leur abandon (archives départementales) : des riverains signalaient, mécontents, l’apparition de fontis dans leurs champs, bien qu’aucun accident mortel ne soit à signaler en plusieurs siècles d’exploitation. Cependant, en observant la correspondance liée aux carrières de Vaux, Triel et Chanteloup, dans les archives départementales, on peut constater que rien n’était fait pour sanctionner les exploitants, au contraire : les maires affirmaient aux plaignants que l’activité était bénéfique pour la commune. Louis-François Bassier, maire de Chanteloup, soutient en 1849 l’ouverture de carrières « tant dans l’intérêt du pays que pour la classe ouvrière ». Tout au plus, les exploitants sont soumis à des amendes s’ils ne respectent pas les consignes de sécurité imposées par l’administration (comme fournir les plans des galeries ou ne pas creuser en dessous des routes). Dans tous les cas, l’activité est encouragée. On est donc en situation d’un risque jugé acceptable par les pouvoirs publics. Maintenant que l’exploitation est terminée et que les communes ne tirent plus aucun bénéfice de ces vides, le risque apparaît comme le résultat d’une situation héritée du passé, dont d’autres ont tiré profit, et dont la commune n’a plus que les inconvénients à subir. Le risque est alors considéré comme inacceptable. r C.s.B. (1) Mémoire en images Chanteloup-les-Vignes Frédéric Mollet et Manuelle Pefferkorn-Mazerand (2) Chanteloup-les-Vignes. Souvenirs du passé, l’histoire locale par l’image, vignerons, olatriers et maraîchers. Marc Demb. (3) Risques et marginalités dans le massif de l’Hautil. Approche géographique. Mémoire soutenu le 15/09/2009 par Kyomi ARRACHEA (pages 43 – 44)
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Festival
Court-métrages à Triel : ovations du public Si tu veux revoir ta mère, de Xavier Douin, prix du meilleur film. Après trois heures de festival, on sort satisfait d'une soirée cinéma (10 courtsmétrages) avec plein d'images et d'histoires racontées par les jeunes professionnels du 7e Art. Le 24 novembre au théâtre Octave-Mirbeau à Triel-sur-Seine, sous l'égide de l'association « Seinéma » et sous le parrainage de l'acteur Loup-Denis Ilion, plus de 150 spectateurs ont assisté au 2e Festival du court-métrage de Triel-sur-Seine. Les dix films sélectionnés par un jury de professionnels(1) ont été ovationnés par le public présent le 24 novembre 2012. On a également noté un court-métrage produit par les jeunes de Triel dans le cadre du stage d'initiation à la réalisation de films à la Maison des Jeunes par l'association « Seinéma ». Dans la première partie du festival, on s'est tout de suite rendu compte que l'édition 2012 avait un plus par rapport à celle de 2011. Catharsis de Cédric Prévost et La dernière caravane ont fixé la barre très haut. Catharsis est un film fantastique et imaginaire, contrairement à La dernière caravane qui traite le thème de la justice dans une société moderne et mondialisée. Ici, l'ouvrier est vu comme le dernier des Mohicans. La dernière caravane a remporté le prix de la mise en scène, qui a été largement applaudi par le public présent. Passons rapidement sur Dream Motion (un voyage onirique), pour regarder de près Ses Yeux, de Myrtille Bastard. Cette dernière, réalisatrice de métier, nous plonge dans un univers gris obscur : qui est derrière le niqab et le voile islamique ? Charly veut aller jusqu'au bout de sa recherche pour l'amour de sa vie. Mais il est grandement surpris à la fin. Ce film mérite bien le prix du scénario. L'apothéose du festival était le film Si tu veux revoir ta mère de Xavier Douin. Dans un petit village du sud de la France, un pré-ado vole une statue de la Vierge afin d'obtenir un vélo. Le film, fable de la complexité de
Les lauréats sont prêts pour le prochain festival de l'association Seinéma.
ce monde plein de violence et de non dits, porte une critique intrinsèque à la société de consommation. Xavier Douin, après avoir gagné le prix du meilleur film, a souligné que ce prix était une reconnaissance pour toute l'équipe de son travail fait depuis deux ans. La deuxième partie du festival était aussi relevée. Deux films, Her name is crazy et Le scooter de l'amour, abordent le même thème – l'amour et le désir. Dans le premier film d'Arnaud Sadowski et Loic Paillard, deux écorchés de la vie se rencontrent au hasard d'un Road trip dans le désert du Nevada. Une fille, qui sort de nulle part, permet à un écrivain raté de se réaliser et d'écrire l’œuvre de sa vie. Et la fille part dans l'oubli sans laisser des traces. Est-elle le fruit de l'imagination de l'écrivain pseudo-raté ? Dans le deuxième court-métrage, le scooter, élément phallique par excellence, sert de fil conducteur pour raconter l'histoire d'amour d'un jeune homme qui a tout raté dans le domaine de la drague. Her name is crazy d'Arnaud Sadowski et Loic Paillard a été primé par le public. Le prix public (avec un chèque de 300 euros) montre que les personnes présentes au festival étaient convaincues par les personnages et l'histoire de ce film, qui avait aussi la force des grands espaces nord-américains. Plus dans la provocation, Welcome Jeanine et In your man sont des films avec double registre, loufoque et burlesque. Loufoque car In your man de Keren Ben Rafael montre que l'obsession sexuelle peut devenir trop enwww.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
combrante dans le processus de déménagements. Le prix d'interprétation a été décerné aux deux acteurs du film In your man. Il est à noter l'absence du réalisateur ou des acteurs de ce film à la 2e édition du festival de Triel. Le film Welcome Jeanine de Jean-Michel Fête est un peu insensé, mettant en relief la surmédiatisation du sexe et la contrainte religieuse. Quand on mélange tout, le résultat peut être fatal dans la vie comme dans l'imaginaire d'un film. Le court-métrage en espagnol de l'Amérique centrale, Cuando sea grande de Jayro Bustamante, est une belle histoire de deux gamines – Cecilia et Alicia – qui se séparent du fait de la contrainte sociale et économique d’un pays pauvre et sans perspectives. Il s’agit d’un film hors catégorie. En conclusion, c'est une belle 2e édition qui démontre la pertinence de ce type d'événement culturel. Une dizaine de sponsors ont accompagné l'association « Seinéma » et son habile président Michael Debusschère. Espérons que l'année 2013 consolidera ce festival dans le paysage culturel des 2 Rives. r R.A. (1) Tudal Saunier, réalisateur et producteur. Guillaume De Ginestel, réalisateur et scénariste, Prix de la réalisation en 2011. Anne-Sophie Salles, réalisatrice et scénariste. Brice Ormain, comédien et réalisateur. Nicolas Coelho, réalisateur. Gilles Cherqui, comédien et scénariste. Julie Lefèvre, critique cinéma. Shirley Montsarrat, réalisatrice et productrice. Pour plus de renseignements assoc.seinema@gmail.com
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LE JOURNAL DES
Cuisine
Janvier 2013
Recette
Des oignons farcis dans leur riz safrané Innovez, creusez des gros oignons.
Les froides soirées d'hiver s'annoncent. Réchauffez les oignons farcis en les servant avec un riz safrané. Vous aurez une préparation colorée et chaleureuse dans laquelle les oignons, après avoir été creusés, farcis, rôtis et arrosés copieusement, trôneront au milieu de la table, offrant aux convives un régal pour les yeux et un plat délicieux. Pour 8 personnes Ingrédients - 8 oignons, de 8 à 9 cm de diamètre, pelés mais entiers - 4 c. à soupe d'huile d'olive ½ c. à café de quatre-épices 50 g de lard de poitrine, haché grossièrement 250 g de chair à saucisse 100 g de chapelure 3 c. à soupe de persil 1 c. à soupe d'origan ½ c. à café de cannelle en poudre 5 c. à soupe d'eau 25 g de beurre. Pour la sauce tomate 1 boîte de 400 g de tomates concassées 2 c. à soupe d'huile d'olive 1 gousse d'ail, finement hachée ½ c. à café de quatre-épices 1 feuille de laurier frais 2 c. à soupe de crème fraîche épaisse ¼ de c. à café de Tabosco une pincée de sucre roux, sel et poivre noir du moulin. 1- Mettre les oignons dans une grande casserole, couvrir d'eau, porter à ébullition. Baisser le feu, laisser frémir 10 à 15 min. Égoutter et laisser refroidir. 2- Retirer un chapeau sur chaque oignon et le creuser de l'intérieur avec un couteau aiguisé et une petite cuillère, en laissant 2 ou 3 couches d'oignon. 3- Poser les 8 oignons dans un grand plat allant au four et boucher les trous éventuels avec des morceaux d'oignon. Hacher la chair retirée et réserver 3 c. à soupe pour la sauce. Chauffer 2 c. à soupe d'huile dans une poêle et faire cuire l'oignon haché à feu doux, jusqu'à ce qu'il commence à se colo34
L'oignon se prête à tout type d'innovation culinaire.
rer. Ajouter le quatre-épices et laisser cuire encore un peu. Retirer et réserver. 4- Faite revenir le lard dans la poêle. Quand la graisse sort, ajouter la chair à saucisse, la faire dorer. Préchauffer le four à 190 °C (th. 6). 5- Mettre 80 g de chapelure dans une jatte et y ajouter les oignons cuits, la chair à saucisse plus la moitié du persil et l'origan. Assaisonner et mélanger pour former une farce homogène. 6- Garnir les oignons avec la farce. Verser l'eau autour des oignons et parsemer de beurre. Couvrir de papier d'aluminium et faire cuire 30 mn au four. 7- Pour la sauce : chauffer l'huile et faire cuire l'oignon réservé et l'ail jusqu'à ce qu'ils commencent à se colorer. Ajouter le quatreépices et faire dorer 2 mn, puis ajouter les
(Photo J2R)
tomates, le laurier et l'origan. Laisser cuire doucement à découvert 15 à 20 mn. 8- Retirer le laurier. Réduire la sauce en pâte lisse au robot. Diluer avec un peu d'eau tiède. Ajouter la crème à l'assaisonnement, quelques gouttes de Tabasco et le sucre. 9- Les oignons seront maintenant arrosés avec la sauce qui aura été versée tout autour. Couvrir le plat et le faire cuire encore 20 à 25 mn au four. Arroser souvent. 10- Mélanger le reste de la chapelure et le persil et verser sur les oignons, puis arroser avec l’huile restante. Remettre le plat au four et faire cuire à nouveau pendant 15 à 20 mn, jusqu'à ce que le dessus soit doré et croustillant. 11- Servir chaud aussitôt avec un vin rouge bien corsé. r C.s.B.
Recette du riz safrané 1 - Pour 8 personnes : 5 cl d'huile d'olive, 300 g de riz, 1 g de pistils de safran, 1 oignon, 80 g de beurre, 1 bouquet garni, gros sel, poivre. 2 - Éplucher l'oignon, le ciseler finement puis le faire cuire sans coloration au beurre dans une cocotte pouvant aller au four. Ajouter ensuite le riz (le mesurer pour préparer une fois et demie son volume d'eau chaude) et le faire nacrer en le faisant rouler pendant 2 mn dans le mélange chaud à l'aide d'une cuillère en bois. 3 - Ajouter le safran, le bouquet garni, du gros sel, puis mouiller avec l'eau très chaude. Bien mélanger et cuire à couvert 20 mn au four th 6 (180 °C). 4 - Lorsque le riz est cuit, le sortir du four, le laisser reposer afin qu'il gonfle puis l'égrainer avec une fourchette. 5 – Servir chaud en accompagnement des oignons farcis.
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DERNIÈRES NOUVELLES...
ANDRÉSY «Octuor-sur-Seine»
L’art de l’icône à « Galerie des Passions » Du 9 janvier au 3 février 2013, Espace Julien Green, à Andrésy, « La Galerie des Passions » présente les oeuvres de deux artistes : Victoria Thomas et son élève Martine Benedetti. Des oeuvres dans lesquelles l'art de l'icône leur a permis d'exprimer les représentations théologiques d'un monde invisible chargé de mystères. Une exposition à ne pas manquer. Au visiteur de se laisser conduire dans cet univers en sachant que « l'icône cherche à reproduire l'essence même de ce qu'elle représente ». Un message qui vaut quelques explications que les artistes se feront un plaisir d'exposer aux visiteurs lors de leur présence Espace Julien Green : samedi 12 et 26 janvier et dimanche 13, 20 et 27 janvier de : 14 h à 17 h. Entrée libre.
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CARRIèRES-SOUS-POISSY
Record : près de 20.300 € Téléthon Une nouvelle fois les Carriérois se sont illustrés par leur générosité à l’occasion des manifestations solidaires organisées pour la 26ème édition du Téléthon. Au total, près de 20.300 € ont pu être récoltés grâce aux associations, aux commerçants et aux entreprises qui ont parrainé la soirée d’ouverture. Eddie Aït, maire et conseiller régional d’Ile-de-France, se félicite de ce bon résultat malgré un contexte économique difficile. « Les 20.300 euros récoltés pour le Téléthon, - soit plus de 1,30 euros par habitant - sont le fruit des efforts des associations, de la Municipalité, des commerçants et des entreprises mobilisées pour l’occasion. Depuis la création de ce marathon télévisuel de la solidarité, bien des victoires ont été remportées. Les maladies rares, inconnues jusqu’à lors du grand public, sont sorties de l’oubli. De grandes avancées scientifiques ont jalonné ces années, si bien qu’aujourd’hui les premiers traitements voient le jour. Je suis très fier que ma ville participe à cet effort ! » Avec plus d’une trentaine de manifestations organisées au sein du Village du Téléthon (mini-kermesse, tombola, défi sportif, restauration, loto, marché de la solidarité, etc.) au Complexe Sportif Alsace, et près de 40 associations participantes, la mobilisation de chacun a permis de dépasser le montant récolté en 2011 (19.000€). Autres villes : Les premières estimations pour les autres villes sont les suivantes: 16.300 (Triel et Vernouillet), 14.000 (Verneuil), 3.300 (Villennes), 3.000 (Chanteloup), 1.800 (Orgeval). récoltés au
CHANTELOUP
Maladresses Le 21 décembre dernier, l'OPIEVOY, organisme HLM de référence, affichait la volonté de remanier l'antenne de Chanteloup. L’agence chantelouvaise ne serait plus composée que d’un technicien et d’une chargée
de clientèle. Ainsi, le responsable d’agence, l’assistante, le gestionnaire pré-contentieux et la conseillère sociale seraient mutés à l’agence de Mantes-La-Jolie. Face à cette décision, Catherine Arenou, maire (UMP) de la ville de Chanteloup-les-Vignes, faisait part de son mécontentement pour conserver l’agence de proximité « dont celle de Chanteloup qui n’est pas des moindres puisque, à elle seule, elle concentre 1.497 logements du francilien, soit près de 3% du parc immobilier régional de l’office », rappelle l’élue. Par conséquent, Madame Arenou a lancé une pétition afin de conserver le personnel initial de l’agence, « il est hors de question de subir une perte d’offre de services publics, à l’instar de la Caf et de La Poste. Encore une fois, cette décision unilatérale, pour laquelle la ville n’a pas été consultée, est le signe d’un profond mépris pour certains territoires que je ne saurais tolérer », se désole le maire. Devant ces revendications, l’OPIEVOY a confirmé, le 7 janvier 2013, sa « volonté forte » de rester présent sur le site de Chantelouples-Vignes. Ainsi, selon le groupe « les horaires actuels d’ouverture au public de l’antenne restent inchangés avec la présence de l’accueil, des chargés de clientèle et du gestionnaire technique. Un responsable sera toujours présent lors de l’ouverture de l’antenne ». L’OPIEVOY avance comme explication une maladresse dans leur communication.
TRIEL-SUR-SEINE
On nous écrit Suite à l’article signé titré « Pont d’Achères : les mensonges de Pierre Cardo et de la CA2RS », relatif à l’information sur l’enquête publique de la liaison RD30/RD190, l'ancien président de la Communauté d’Agglomération des 2 Rives de Seine, Pierre Cardo, nous précise dans un courrier du 20/9/2012 : « Vous avez raison, la phrase est incomplète. Il aurait fallu indiquer son avis négatif est consultatif, mais s’avère plutôt positif, notamment en termes d’impacts sur les sous-sols et le milieu naturel ou bien encore du point de vue du développement économique . L’article voulait simplement expliquer que le commissaireenquêteur avait motivé son avis négatif au projet sur un point, à savoir qu’il trouvait dommageable que les fonds publics soient utilisés pour le doublement du pont par un passage de l’A104 en sous-fluvial. J’assume donc le manque de clarté de l’article paru dans notre revue et je serai vigilant à l’avenir ». Mea culpa.
La Poste de Triel rouvre
dans un local flambant neuf
Enfin, le mardi 18 décembre a eu lieu la réouverture des locaux de la Poste de Trielsur-Seine. Après deux mois de chantier pour embellir et mettre aux normes l'ancien local, la Poste donne aux Triellois la possibilité de remercier les autorités compétentes qui avaient contribué à la mise en place d'un service postal digne de ce nom dans une ville de plus de 12.000 habitants.M. Danais, chargé du service postale à Meulan-en-Yvelines, Vaux-surSeine et Triel-sur-Seine était ravi d'accueillir les usagers/clients à la nouvelle Poste de Triel. Nouvelle car la façade a été embellie, l'accès handicapé a été mis en place, les guichets sont plus modernes et accueillants. En somme c'était un cadeau de Noël pour tous ceux qui ont râlé pendant des années en raison de la mauvaise condition d'accueil et de service de la Poste à Triel. Merci aussi aux élus qui avaient envoyé des lettres, mobilisé la population avec une pétition... et au personnel de la Poste qui a enduré des mauvaises conditions de travail pendant 20 ans. L'inauguration aura lieu en février 2013. Venez nombreux. r www.journal-deux-rives.com
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10 ₏ de rÊduction pour un repas à deux !* TVS QSºTFOUBUJPO EF DFUUF BOOPODF
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*Offre non cumulable, valable les soirs en semaine (du lundi au vendredi) et du samedi midi au dimanche soir, pour une addition d’un montant minimum de 40 ₏, jusqu’au 30/12/2012, pour un repas pris à deux dans le restaurant Campanile mentionnÊ sur ce document.
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