Issuu on Google+

Le

JOURNAL des deux rives

Novembre-décembre 2012

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 107

Le chaos s'installe dans l'interco'

Les treize recours du centre commercial Leclerc à Carrières ont stoppé net le «bulldozer de l'interco'» et ses conséquences peuvent être catastrophiques pour «un territoire en devenir» en raison de la complexité du dossier et de son effet boomerang. Quel que soit le résultat de ce bras-de-fer (échec ou réussite de la négociation en cours) entre l'interco' et Leclerc, les responsables (encadré) ne peuvent pas se dédouaner du risque d'installer le chaos dans l'interco' des 2 Rives. C'est peut-être déjà le cas ! (Photos J2R)

aNDRéSY

Triel-sur-Seine

carrières S/s Poissy

L'axe majeur

La décharge, est-elle «vendable» ?

Coup de théâtre :

La municipalité refuse la concertation et le collectif «Dessinons ensemble notre ville» a ouvert la voie de la «démocratie participative» par une réunion publique le 23 octobre (une centaine de personnes).

Depuis juin, de nombreuses réactions d'opposition se sont manifestées contre la réouverture de l'ancienne décharge. Après plusieurs rebondissements, une mise au point s'impose.

Un des projets phare de la CA2RS est mis en danger par une série de recours auprès du Tribunal administratif de la part du propriétaire du centre commercial Leclerc de Carrières. Eddie Aït se garde de communiquer sur le sujet.

pages 5-6

page 13

pages 7-8

toujours contesté

la centralité est bloquée


www.restaurantsaintmartin.com

Formules & menus nouveaux

Midi-express* : à partir de 13,50€ (plat du jour et café), 18 € (entrée, plat ou plat, dessert), 24 € (entrée, plat et dessert) et 28 € (entrée, plat, dessert, 1/2 bouteille d’eau et café).

*(sauf samedi et jours fériés)

Cuisine de saison produits frais

Soir : Deux formules à 31,50 € et 38,50 €

Réserver au 01 39 70 32 00 2/4 rue Galande - TRIEL


LE JOURNAL DES

éditorial

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

La CA2RS au bord de la crise de nerfs

D

epuis qu’elle a été créée en regroupant six communes qui n’avaient guère de projets communs, la population concernée par cette nouvelle intercommunalité s’est vue privée d’un droit de regard sur l’exercice du pouvoir par des membres désignés, issus des différents Conseils municipaux. Cette absence de légitimité démocratique n’a fait que s’accentuer avec l’élargissement, en janvier 2012, à six nouveaux membres qui n’étaient pas tous volontaires. Le J2R a démontré (1) l’anticonstitutionnalité de cette interco'. Mais qu’importe, car même avec une pléthore de vice- présidents (dix) c’est un (très) petit groupe qui décide pour tous. Les «  économies d’échelle  » promises, puisque qu’« ensemble on pèse plus lourd » se font attendre. Les réalisations significatives pour la population actuelle aussi. Pourtant des projets fleurissent (2), marqués du sceau de la préservation de l’environnement mais conçus suivant des principes de développement aujourd’hui considérés comme caducs par les économistes, donc contestables. Concertation, dialogue, information, consultations, experts, enquêtes… se succèdent qui n’ont aucun effet sur les oppositions d’habitants, de collectifs ou d’associations qualifiées. Résultat : une absence de reconnaissance par la population confortée par le refus d’une demande légitime d’un référendum en juin 2011 (3) et aussi par le mépris affiché avec lequel un avis négatif officiel a été présenté comme positif. (4) Toutefois cela n’étonne plus personne. Alors, depuis leur tour d’ivoire qu’observent nos fiers décideurs ? Le port de Triel est encore sérieusement contesté par les riverains (pages 23-24). La « viabilité

économique » du Cœur vert reste incertaine (J2R 104, avril-mai 2012, page 25). Un tour de passe-passe a imposé la réouverture de l’ancienne décharge de Triel (page 13). C’est, bien sûr, refusé par la population et ses élus. A Andresy un vent de fronde populaire s’élève contre l’aménagement d’un lieu historique. Heureusement qu’il y a, à Carrières-sous-Poissy, un maire, hyperactif pour sa commune, qui a obtenu l’immense parc du « Peuple de l’Herbe » et une « Centralité » qui verra surgir 4800 logements à moyen et long termes. Manque de pot, ce dernier projet est en panne (pages 7-8) sans compter le nombre de collectifs qui se multiplient à fin de demander plus de transparence et de respect pour la démocratie locale. Comme un malheur n’arrive jamais seul on peut se poser la question de l’avenir des autres projets de développement économique de la Boucle de Chanteloup, si le Canal Seine-Nord est abandonné ou remis à plus tard, ce qui aurait des conséquence sur le projet du Port d’Achères. La conception « très traditionnelle » de nos élus locaux siégeant à l’interco’, imbus de leur « légitimité démocratique » - limitée à leur commune, ce qu’ils semblent oublier - les incitent à ignorer qu’une vague pointe à l’horizon qui s’appelle «  démocratie participative » et qu’elle risque bien d’emporter ceux qui ne la voient pas arriver. «Comment on dit tsunami en langue de bois ? »

Anticonstitutionnalité, projets contestés, contentieux, dotations en baisse, rien ne va plus.

LA Rédaction

(1) Une CA2RS à 12... anticonstitutionnelle !, numéro 102, daté du janvierfévrier 2011, pages 19-20 (2) La Centralité, l'Ecopole pour l'écoconstruction, le Coeur vert (plantation de miscanthus sur 150 ha), la couronne urbaine entre Triel et Andrésy, et Parc de Berges de Seine ou Parc du peuple de l'Herbe (113 ha). (3) Suite à un débat transversal sur l'urbanisation dans les Deux Rives, organisé par six associations connues et reconnues par leurs expertise et savoir-faire. (4) Voir http://www.journal-deux-rives.com/actu/02470-pont-acheres-mensonges-pierre-cardo-ca2rs

www.journal-deux-rives.com

3


LE JOURNAL DES

SOmmaire

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Le Journal des deux rives

ÉDITORIAL

La CA2RS au bord de la crise de nerfs

page

3

actualité locale Andrésy Carrières Chanteloup Confluence Orgeval Triel Verneuil Vernouillet

Une rénovation du centre ancien contestée Coup de théâtre : La Centralité est bloquée

pages

5-6

pages

7-8

Catherine Arenou reçoit la légion d’honneur Un coup de pouce pour faire renaître l'espoir

page

10

Esnol enterre pour de bon la A104

page

11

page

12

La fidélité dans le goût

page

12

La décharge de Triel est-elle « vendable » ?

page

13

Le marché est relancé

page

14

page

15

page

9

Une liaison douce entre

Orgeval et Villennes

La LDH dans les 2 Rives D’Ombres et de Lumières au parc des Buissons Routes : « Non au saucissonnage du Conseil général ! »

pages

16-17

page

19

page

20

SOCIÉTÉ La justice met les pendules à l'heure

ANALYSE Secrets de polichinelle

TRIBUNE

pages

21-22

pages

23-24

Port de Triel : un nouveau mensonge de la

CA2RS ?

ÉCONOMIE

Fabrique 21, vitrine de la filière éco-construction...

page

25

SPORTs

Rugby

course à pied

Cross Football

Objectif Fédérale 3 pour le RC Triel Vernolienne, Jordan bat facilement Kanté Les 20 Bornes d'Andrésy, la 30e édition

page

26

page

27

page

27

Cross de Chapet, Caillot à l'aise

page

28

8e Cross : Rémy (4,5 km) et Fernandes (9 km) vainqueurs L'Entente Verneuil Football

page

28

affiche ses ambitions

page

29

Des vagabond’âges sources d’échanges

page

30

André Hellé, une rétrospective pour un rêveur

page

31

CULTURE

un Jour un livre

Exposition Bloc-notes de l'Histoire

Michel Kohn raconte Villennes

Dernières nouvelles

4

Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double  : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq , Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Pierre Tassain et Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : David D'Aubin et Fabien Dézé.. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : 2ds-créations

www.journal-deux-rives.com Abonnement 10 numéros : 25 €

pages

32-33

pages

34-35

www. journal-deux-rives.com

Prix unitaire : 3,00 €. A nos lecteurs : En raison de l'évolution du prix de papier et du passage à l'offset, le J2R modifie son prix unitaire de vente à 3 €. C'est une occasion pour vous abonner ainsi vous pouvez bénéficier de l'ancien prix à l'unité. La rédaction est sensible à votre fidélité et compte continuer à vous servir.


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Andrésy

Une rénovation du centre ancien contestée La municipalité refuse la concertation et le collectif ouvre un nouveau front. La réunion du collectif « Dessinons ensemble notre ville », organisée mardi 23 octobre 2012, dans la salle Julien-Green d’Andrésy, a permis d’y voir plus clair dans les positionnements des uns et des autres s’agissant du projet de rénovation du centre ancien : un collectif qui s’oppose à certains choix de la municipalité, des élus refusant tout dialogue avec ce collectif considéré comme « politique » et des commerçants partagés, gênés mais convoités par les deux camps. La réunion publique s’est déroulée devant 70 Andrésiens, dont un certain nombre de commerçants du centre-ville. La municipalité, en fond de salle, était représentée par quatre élus de la majorité (dont Alain Mazagol, adjoint aux travaux). On a pu noter aussi la présence, à leur côté, de l’ancien directeur de cabinet du maire, Alexis Bakonyi, devenu responsable des relations avec la presse de la section yvelinoise UMP. Pendant plus d’une heure, diaporama à l’appui, trois représentants du collectif, Bernard Champagne, Marc-Noël Vandamne et Lionel Wastl, ont passé en revue chaque mètre carré du centre ancien, de la place du 8 mai 1945 jusqu’à l’ancienne poste, rue du Général Leclerc, censée être rénovée. C’est le fameux projet de rénovation « Axe majeur » de la municipalité de Hugues Ribault, présenté aux habitants en février dernier. Cœur historique de la ville, marqueur identitaire fort avec son marché, ses allées de vieux tilleuls, son ancienne mairie, le centre ancien d’Andrésy doit être rénové, voire repensé : tout le monde en convient. Mais certains choix de la municipalité ne plaisent pas forcément. Le collectif a d’ailleurs fait circuler une pétition qui a réuni près de 400 signatures dans la ville. Arbres abattus, double chaussée sépaMonument aux Morts Pour les opposants au projet, rénover le centre ancien nécessite une « cohérence des aménagements avec un partage pensé des voiries entre ses usagers, la préservation des symboles historiques du lieu et le maintien du nombre de stationnements ». rée et

Un public attentif aux enjeux urbains du projet. Le collectif a réussi sa pédagogie.

Pour M.Vandamne, il s’agit de « créer un réel espace de sociabilité » dans ce haut lieu de la ville. Les points de divergences forts entre le projet de la mairie et la vision du collectif se concentrent sur le choix de la double chaussée séparée, l’abattage des tilleuls centenaires et l’emplacement du Monument aux Morts. Le projet de la mairie prévoit deux voies routières séparées d’un terre-plein arboré. « Un choix incohérent » pour le collectif : « toutes les conditions sont réunies pour circuler plus vite et surtout pour créer des embouteillages : aucune voiture ne pouvant dépasser un camion en livraison. Le

(Photo J2R)

centre d’Andrésy risque de ressembler, sur ce point, à la rue commerçante du vieux Conflans, toujours saturée ». « Les aménageurs préfèrent faire table rase avant de démarrer les travaux », a rappelé M. Vandamne pour expliquer le choix d’abattre tous les tilleuls du centre. Prenant le relais, et tout en rappelant que « ces tilleuls centenaires représentaient un patrimoine vivant de la ville à conserver, au regard de leur haute valeur symbolique », Lionel Wastl a présenté aux Andrésiens l’étude de l’INRA qui conseillerait, selon le maire, d’abattre tous les arbres : « Non seulement l’étude n’évoque que 20 arbres

Les commerçants choyés par la municipalité Branle-bas de combat chez les élus de M. Ribault, en raison de l’organisation de la réunion publique du collectif. Les commerçants ont été conviés (par courrier daté du jeudi 18 octobre) à une réunion à la mairie, le lundi 22 octobre, soit la veille de la réunion à Julien Green. M. Ribault a, pour cela, quitté le conseil communautaire à Carrières, au bout de 30 minutes. Il s’agit pour le maire de couper l’herbe sous le pied du collectif et d’éviter tout ralliement des commerçants avec les « opposants ». Ainsi, lors de cette rencontre avec les commerçants, le maire a encore fait évoluer son projet pour satisfaire de nouvelles exigences, notamment en matière de stationnements en épis. Enfin, le soir de la réunion publique, Alain Mazagol a demandé à parler discrètement aux commerçants au fond de la salle pour leur annoncer que la mairie octroyait une « subvention exceptionnelle » de 1 000 € à l’association des commerçants de la ville. La délibération a été écrite le mardi 23 pour le conseil municipal du jeudi 25 octobre.

www.journal-deux-rives.com

5


LE JOURNAL DES

ACtualité locale

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Andrésy daient pas négocier quoi que ce soit avec le collectif, leur priorité restant les commerçants (voir notre encadré).

Avril 2012, Alain Mazagol avec les plans «devenus des avant-projets».

à abattre, mais elle conseille de traiter les autres arbres malades. Or, à part des élagages décidés par la municipalité en plein mois de mai, aucun traitement n’a été réalisé par les services de la mairie depuis 2006, date de l’étude ! ». L'ancien maire ému Le troisième point d’achoppement important a donné lieu à une intervention remarquée de l’ancien maire de la ville, Jean-François Thil : « Sur le Monument aux Morts de la ville, cinq noms de ma famille y sont inscrits. Nous avons tous des ascendants directs ou indirects présents sur ce monument. Son nouvel emplacement, au pied de la bibliothèque, à la place des WC publics – tout un symbole ! – n’est pas digne. Et je dénie le droit à l’Union nationale des Combattants de décider, à la place des Andrésiens, de son futur emplacement. Ce Monument nous concerne tous ! ». Le collectif souhaiterait un regroupement des divers monuments funéraires de la ville dans le parc de l’hôtel de ville. Le public, attentif et majoritairement critique à l’égard du projet officiel, a proposé de nouvelles pistes d’amélioration. C’était l’un des objectifs du collectif : faire participer les habitants au projet. « C’était tout de même un comble que ce soit nous qui organisions une réunion publique sur ce projet de rénovation ! », ont rappelé plusieurs fois les trois présentateurs. La municipalité ferme la porte au collectif

Discrets, les commerçants ont néanmoins fait remarquer que le projet présenté ce soir-là par le collectif avait, depuis, évolué. Interpellé par le collectif, les élus 6

(Photo J2R)

Un projet qui engage l'identité et l'avenir de la ville Les trois intervenants de la soirée, en conclusion, ont rappelé que cette rénovation ne pouvait se décider dans les bureaux du maire sans concertation avec les Andrésiens : « Parce que la rénovation du centre ancien engage fortement les finances de la ville, parce qu’elle engage l’avenir d’Andrésy et transformera son cœur pour des décennies, nous demandons à Monsieur le Maire le report des travaux et l’organisation d’une grande concertation avec les Andrésiens ». Sensible à certaines propositions émises lors de cette soirée, l’association des commerçants veut reprendre contact avec le collectif. Lors du Conseil municipal, qui s’est tenu deux jours après cette réunion publique, MM. Ribault et Mazagol ont présenté à l’assemblée le projet avec ses dernières modifications. Le maire a refusé de laisser la parole au public, composé notamment des membres du collectif qui n’ont donc pu s’exprimer. Le maire a annoncé une présentation du nouveau plan au marché du samedi matin. On peut donc le constater : dans une ville engagée dans un processus d’Agenda 21, le dialogue est très difficile, voire impossible, entre la municipalité de Hugues Ribault et le mouvement associatif local. Et pourtant, la mise en place d’un Agenda 21 passe par l’association de la population aux discussions et l’élaboration des actions municipales : les « ateliers de travail » et autres « comités partenariaux » entre les différents acteurs de la ville sont censés se multiplier dans une ville inscrite dans ce processus de développement durable local. On en est très loin ici, à Andrésy, malgré les intentions affichées. r

de la ville ont refusé d’évoquer les évolutions du projet. Le maire-adjoint aux Travaux, Alain Mazagol, a surpris le public en affirmant que « l’exposition publique du projet, en février dernier, n’était qu’un avant-projet » et que, en conséquence, les plans présentés au public par le collectif n’étaient plus les bons. Surprise car tant le maire que sa majorité dans leurs diverses communications (articles de presse, éditoriaux et tribunes du journal municipal) ont toujours affirmé que l’exposition publique était bien le « projet Axe majeur ». Ce qui a fait dire à Lionel Wastl qu’en définitive, « le projet actuel, que la municipalité refuse de nous présenter ce soir, n’est plus celui présenté aux Andrésiens lors de l’exposition, n’est plus celui voté en conseil municipal et en conseil communautaire, n’est plus celui présenté aux collectivités qui subventionnent ». De leur côté, les élus de l’opposition ont regretté que « la mairie ait refusé de [leur] montrer les plans ». Nouveau rond-point au niveau de la rue du Clos-Malot, stationnements supplémentaires : Bernard Champagne s’est félicité des « avancées de la mairie, qui a repris certaines de nos propositions ». L’adjoint aux Travaux, Alain Mazagol, un brin Les commerçants ne redoutent pas condescendant, a pu le temps des travaux constater « l’absence de grâce aux… ouvriers proposition, ce soir, du collecLe président de l’association des commerçants, Brahim tif ainsi que des erreurs proAmeziem, est favorable au projet du maire. À la question du férées ». S’éclipsant avant Courrier des Yvelines (17/10/12), s’il n’était pas trop inquiet de l’impact en termes de fréquentation des futurs travaux du la fin de la réunion, au centre ancien, le président a eu une réponse pour le moins grand étonnement du étonnante : « La perte de clients pendant les travaux sera public, les élus de la compensée par la présence de nombreux ouvriers dans les commerces » (boulangerie, café, librairie) ! majorité ont clairement signifié qu’ils n’entenwww.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Carrières-sous-Poissy

Coup de théâtre : La Centralité est bloquée

Le « Village de la Centralité » tourne au ralenti depuis octobre 2012. Certains promoteurs commencent à rembourser les ex-futurs acquéreurs. (Photo J2R)

Un des projets phare de la Communauté d'agglomération des Deux Rives est mis en danger par une série de recours auprès du Tribunal administratif de la part du propriétaire du centre commercial Leclerc de Carrières-sous-Poissy. Malaise chez tous les acteurs de ce dossier important pour le devenir (et la crédibilité) de l'interco'. Certes, le malaise était palpable mais pas affirmé pendant l'inauguration de la Fabrique 21 le 27 septembre 2012. Les observateurs de la chose publique ont pensé à l'effet météo... En réalité, le coup est dur pour la CA2RS et en particulier pour l'EPAMSA, bras armé de l'aménagement urbain de l'intercommunalité des Deux Rives. Sans oublier le premier édile concerné par le projet, Eddie Aït, maire,

conseiller régional et vice-président de la CA2RS. De quoi s'agit-il ?

dans les mains du Tribunal Administratif de Versailles.

Un mutisme collectif La commercialisation des programmes immobiliers est quasiment arrêtée... depuis début octobre. NEXITY, PROMOGIM et les autres promoteurs se posent des questions. Quoi faire ? Comment s'en sortir ? L’un d’entre eux, NEXITY, joue la montre avec ses clients et ne rembourse pas au prétexte qu'il y a un contrat annonçant d'éventuels reports mais reporte le lancement. Les autres promoteurs ayant les reins financiers moins solides remboursent purement leurs clients et, de fait, annulent la vente. Un des responsables de la boutique de commercialisation de PROMOGIM explique que leur projet « Terrasses & Jardins » situé au milieu de la Centralité fait l'objet de remboursements auprès des clients. Le déblocage dépend de la négociation (ou de la décision du TA dans un mois) après le recours juridique qui est maintenant

Quatorze programmes, treize recours Treize recours ont été formés sur quatorze des programmes immobiliers de la Centralité. Il faut noter que seul le programme précédant (la Closeraie) au projet de la Centralité a été épargné de ce coup de bambou juridique. Depuis un mois, l'affaire est connue par les initiés mais personne ne se vante, ni ne communique (La Rédaction a pourtant tout essayé...) : le mutisme est de rigueur chez Eddie Aït, chez les services de communication de la CA2RS, chez l'EPAMSA, qui vient de confier sa communication à une boîte de communication parisienne. Le top du top. Un des « chantiers du siècle », tant vanté lors de son lancement, le 22 juin, est arrêté par un caillou juridique : le propriétaire des deux Leclerc, et notamment en sa qualité de propriétaire foncier près du site de la Centralité, se sent lésé, voire « spolié » par les autorités compétentes à l'initiative de ce projet.

www.journal-deux-rives.com

7


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Carrières-sous-Poissy Pendant la concertation, le proprio prétend que les élus n'ont pas pris le temps de mieux concerter avec lui... Certes, pendant la période de concertation du projet de la Centralité entre 2010 et 2011, Leclerc était resté en retrait et ne s'était pas exprimé sur le dossier... Allez savoir pourquoi ? Pour mémoire, il est à noter qu'une demande d'extension de ce même propriétaire, en 2005-2006, à Andrésy n'avait pas abouti favorablement en Commission départementale d'équipement commercial à un élargissement de sa surface de vente. Mais peut-on oublier le passé ? Pourquoi le courant n'est-il pas passé entre l’hyper communicant Eddie Aït et le propriétaire du centre commercial Leclerc ? Certains connaisseurs du dossier avaient estimé à l'époque qu'il aurait fallu arrondir les angles des deux côtés afin de trouver un accord sur le futur emplacement du centre commercial Leclerc (près de la RD 190 en plein axe urbain) et sur le nombre de parkings visibles... Car le propriétaire du Leclerc vient d'une vieille école de la distribution qui estime que plus il y a de voitures visibles et garées, mieux c'est pour le chiffre d'affaires ! Vite, un médiateur ! En 2012, des deux côtés de la table de négociation, les positions (de tranchées) pendant les trois réunions entre la CA2RS et le proprio n'ont pas bougé... et le conflit est à présent ouvert. Vite, un médiateur ! On se rappelle les paroles incantatoires d'Eddie Aït lors du lancement de la Centralité le 22 juin : « Avec ce projet, nous avons fait le pari de l'intelligence... [la Centralité] se veut exemplaire, notamment dans le domaine de l'environnement. À terme, la ZAC Centralité sera un modèle et la vitrine de l'excellence de notre territoire

contentieux centralité : éléments de langage Les communicants de l'EPAMSA, en accord avec la CA2RS, ont rédigé une note « Éléments de langage » auprès des élus de base, notamment ceux de Carrières qui pourraient être interpellés sur «le contentieux du siècle». Un bijou langue de bois ! La concertation a eu lieu selon la note car « [l]’opération "Centralité" est souhaitée et soutenue par tous les acteurs (État, Région, Département, Agglomération, Ville et l'Epamsa) et en tout premier lieu les habitants. Ces derniers ont été les premiers à adhérer à ce projet qui répond à des besoins locaux en matière de logements, de transports, de commerces et de services. La concertation qui s’est déroulée en avril 2010 et les ateliers thématiques organisés dans ce cadre ont connu un grand succès. Les Carriérois se sont investis et mobilisés pour définir le "Carrières de demain". La balade urbaine, sur le site des ex entrepôts David en novembre 2010, est venue confirmer leur adhésion au projet de la ZAC ». Mais «certaines résistances» [c'est un joli euphémisme pour désigner le plaignant la société CARDIS, personne morale du centre commercial Leclerc à Carrières-sous-Poissy] peuvent s'exprimer contre un « projet urbain de cette ampleur ». Néanmoins, « les promoteurs intègrent dans leur planning prévisionnel de réalisation de leurs projets ces paramètres. Aujourd’hui, chaque promoteur adopte sa propre politique soit en poursuivant la commercialisation avec des réserves, soit en la suspendant temporairement ». En dépit des recours, le dialogue se poursuit : « Les discussions se poursuivent avec la société CARDIS... »

en matière de respect des ressources environnementales ».(1) Elle est où cette intelligence (notamment s'agissant de la qualité des négociations) ? Concrètement, les retards dans la construction des immeubles sont prévisibles (si le projet sort indemne de ce recours administratif) : durée d'instruction de 6 à 24 mois, sauf si un protocole d'accord entre les parties adverses permet d'accorder les violons, avec pour objectif d’atténuer les divergences entre le proprio de Leclerc et les autorités compétentes. Conclusion provisoire : les enjeux sont énormes. Non seulement un des projets « vitrines » de la CA2RS risque un retard important et ce recours administratif met à mal la production de logements en Île-deFrance. La crédibilité collective de l'OIN, de l'État, de la CA2RS et du premier magistrat de Carrières-sous-Poissy est aussi en jeu (déjà mis à mal par un précédent recours

REGROUPER VOS CRÉDITS DIMINUER VOS ÉCHÉANCES UN SEUL INTERLOCUTEUR Aucun versement ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un prêt d’argent. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités financières avant de vous engager.

AZURFI est l’expert en rachat de crédits Contactez-nous, nous vous comprendrons 01.39.79.20.05 - www.azurfi.fr PARTICULIER OU PROFESSIONNEL

vos comptes restent dans la même banque et vous bénéficiez d’un rachat pour tous types de crédits : immobilier, conso, leasing, renouvelable, voiture, travaux, trésorerie... Mandataire de Banques SARL au capital de 7.500 - 749 862 553 RCS Versailles RC Professionnelle Chartis 2.401.200 / RD00053606W 27, rue Noël Gilles - BP 70001 - 78540 Vernouillet

8

www.journal-deux-rives.com

administratif du Collectif de la ZAC des Bords de Seine sur l’ex-programme «Urban Europe», récemment rebaptisé «Seine-Europe» après accord entre les parties sur la hauteur de l’immeuble et le plan de masse en général). Le propriétaire de Leclerc a vu juste (juridiquement parlant) mais il ne faut pas oublier que l'État (par le biais de la Préfecture) a aussi des leviers de négociation qui restent importants : une procédure d'expropriation peut être déclenchée... et à la fin l'EPAMSA pourrait lancer un appel d'offres pour avoir un autre distributeur en lieu et place de Leclerc. Il est urgent de se mettre à la table de négociation et se persuader collectivement qu'un « gentlemen agreement » est possible pour s'en sortir par le haut. r (1) Journal des Deux Rives, numéro 105, daté juin-juillet 2012, page 7.


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Chanteloup-les-vignes

Catherine Arenou reçoit la légion d’honneur Le lieu de la cérémonie, le chapiteau de la Compagnie des contraires, représente bien le renouveau de la ville mené par l'édile chantoulouvaise qui compte sur un double volet socio-éducatif et culturel.

La légion d'honneur a été discernée le 10 octobre au maire de Chanteloup, Catherine Arenou. François Burdeyron, préfet de Maine-et-Loire, mais surtout ancien souspréfet de Saint-Germain en 2003, a remis la légion d’honneur à Catherine Arenou « en louant son courage en situation de crise, son humanité, son sens du service, son optimisme, sa liberté et sa ténacité ».(1) Ces qualités sont partagées avec Pierre Cardo, son mentor, qui était d'ailleurs présent à la cérémonie du chapiteau. Pour le préfet Burdeyron, Chanteloup est « transformée, apaisée, avec plus de mixité sociale ». Pierre Cardo, le président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives, a souligné la méthode pour trouver la perle rare pour sa succession à la mairie de Chanteloup : « Il avait peu à peu amené Catherine Arenou à s’investir dans la vie municipale de Chanteloup pour en faire finalement son successeur à la Mairie. C’est ainsi que, depuis une dizaine d’années, d’abord en tant qu’adjointe au Social, elle a mené à bien la lourde tâche de la rénovation urbaine ».

Et de poursuivre : « Malgré les destructions, les relations que tu avais tissées avec l’Office HLM ont permis de traiter ce projet difficile de façon humaine. Mais pour assumer la mairie de Chanteloup, surtout lorsqu’on est une femme, il faut un sacré courage. Il faut aussi des qualités humaines très particulières que tu possèdes ». Réponse de Mme Arenou : «  J’ai eu la chance de grandir dans une famille où le service aux autres était la Pierre Cardo et Catherine Arenou partagent des valeurs profondes. règle. La solidarité (Photo EPO) est inscrite dans mes gènes. En tant que maire, je ne fais que reconduire représentants d’associations, de partenaires ce que j’ai fait avec mes deux fils et j’éprouve la de la ville de Chanteloup. En outre, parmi même fierté pour les Chantelouvais que pour mes les personnalités présentes, on peut citer propres enfants. À travers moi, c’est Chanteloup le Préfet des Yvelines Michel Jau, le sousqui est honoré. Entre Chanteloup et moi, c’est une préfet Philippe Court, les sénateurs Alain histoire d’amour. Pas un amour de jeunesse, mais Gournac et Sophie Primas, le député Arun amour sincère et durable ». naud Richard et les maires de la CA2RS. r Le chapiteau de la Compagnie des (1) Les citations proviennent du site internet Ensemble contraires était rempli à craquer d’amis, de pour Orgeval.

www.journal-deux-rives.com

9


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Chanteloup-les-vignes

Un coup de pouce pour faire renaître l'espoir cas concret : la ville d'Andrésy n'a pas renouvelé la convention avec la crèche Baby-loup. Résultat, deux familles andrésiennes se trouvent dans l'impossibilité de continuer à faire face à la charge financière pour la garde en crèche. La crise, le chômage, la détresse font partie intégrante de Christine Kelly, fondatrice de « K d'urgences », agit sur le terrain là où cette période difficile (Photo J2R) la détresse se manifeste. pour tous. Pour les familles monoparentales, en majorité des femmes, ces phénomènes peuvent entraîner la lassitude, l'abandon, voire la dépression psychologique.

Chanteloup est le théâtre d'un certain nombre de « miracles » dont on néglige parfois l'évidence : sans ce coup de main rien n'est possible. La fondation « K d'urgences » agit sur le terrain.

La fondation « K d'urgences », adossée à la Fondation de France, est un acteur presque invisible qui rend les choses plus faciles lorsqu'on « a la corde au cou ». Cette fondation a tissé des liens privilégiés avec la crèche Baby-loup. Parfois, une crèche est le carrefour de tous les aspects de la vie, même des phénomènes les plus pénibles : la solitude des parents, la pauvreté et le recul des aides. Un

Déplacement fort des symboles Christine Kelly, membre du CSA(1), présidente-fondatrice de la fondation « K d'urgences », connaît cette situation des femmes monoparentales qui n'ont plus d'espoir. Elle dénonce l'abandon progressif des pouvoirs publics. Aider ces familles en détresse est un acte citoyen pour cette ancienne journaliste qui se dit révoltée par ce déni de la société. Le cercle vicieux – crise, chômage, pauvreté – frappe surtout les femmes dans un contexte de monoparentalité. Désormais, Mme Kelly mène sa croisade. Ce problème sociétal est

sa raison d'être. Elle en parle souvent lors de colloques et à des hommes ou femmes d'influence au niveau national. C'est une cause digne du début du XXIe siècle : les femmes qui subissent la monoparentalité devraient être au centre d'une politique familiale. Par exemple, il faut leur fournir des places de crèche 24/24 et 7 jours sur 7. Voilà pourquoi Mme Kelly a fait le déplacement symbolique à l'emblématique crèche Baby-loup le 15 octobre. En outre, en tant que présidente de la fondation, elle est venue s'assurer qu'il y ait un retour de terrain : les femmes ayant reçu une aide ponctuelle ont été invitées à venir partager leurs expériences. Mme Kelly ne veut pas que « l'aide de la Fondation reste mystique... il faut voir sur le terrain », le fruit de ce travail depuis quelques années. C'était un moment de vérité : oui la France va mal, mais elle a des ressources comme la fondation « K d'urgences » qui lui permet de rebondir. Deux fonctionnaires, deux aides soignantes, deux apprenties, une infirmière, une femme qui reprend une SARL ont témoigné pour dire « MERCI », car l'aide de la fondation leur a permis de se battre, de se relancer et surtout de croire en elles-mêmes. Malgré cette détresse latente, le coup de pouce de la « Madonne Kelly » est le bouclier pour se confronter aux « aléas de la vie » et retrouver le moral. r (1) Conseil supérieur de l'audiovisuel.

Baby-Loup, histoire d’un combat Luce Dupraz retrace le combat pour l'affirmation de la laïcité de cette structure atypique implantée dans le quartier de La Noé à Chanteloup-les-Vignes en banlieue parisienne et qui accueille enfants et familles, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Défendre Baby-Loup, c'est défendre une certaine idée de la république, de l'intégration ; c'est défendre une certaine idée du « vivre-ensemble » ; c'est défendre et garantir l'émancipation des femmes. « L'histoire de Baby-Loup nous concerne tous, hommes et femmes qui avons des enfants, hommes et femmes politiques, hommes et femmes qui aspirons à vivre ensemble quelles que soient les difficultés sociales, économiques ou familiales que nous rencontrons. Parce que Baby-Loup met en œuvre simultanément deux types d'action, l'accueil des enfants en fonction des besoins de parents, notamment de ceux qui, de plus en plus nombreux, ont des horaires décalés, et la formation professionnelle de femmes qui, du fait de leur âge, de leur situation familiale et de leur faible niveau scolaire, n'entrent pas dans les critères classiques de réinsertion, cette institution concentre en un même lieu les contradictions de la société française, les lâchetés des uns, le courage et la détermination des autres. » (Caroline Eliacheff) L’auteur : Agrégée d'histoire, Luce Dupraz est personne qualifiée à la Commission départementale d'accueil des jeunes enfants du département du Rhône, expert sur les formes nouvelles d'accueil de la petite enfance et de l'éveil culturel du jeune enfant, ancienne présidente de l'Agence « Quand les livres relient ».

10

www.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Actualité locale

confluence

Esnol enterre pour de bon la A104

Philippe Esnol compose son discours en fonction des aléas politiques, médiatiques et budgétaires... Sera-t-il un jour en phase avec la popula(Photo J2R) tion de la Confluence ?

Coup de tonnerre à la une de La Gazette du Val d’Oise, datée du 10 octobre 2012 : « Le maire de Conflans est formel : la A104 ne se fera pas ! » Barrée d’un bandeau rouge « Exclusif », on s’empresse d’acheter La Gazette. Énorme titre mais… à peine une page sur l’événement. À la lecture de l’interview du maire de Conflans et sénateur PS, on déchante : aucune décision de l’État sur le dossier A104 mais une simple « conviction » du maire de Conflans... Très forte La Gazette ! En tant que sénateur et membre de la commission du « développement durable et des infrastructures... » (sic), Philippe Esnol a rencontré le nouveau ministre des transports, Frédéric Cuvillier. L’édile de Conflans est persuadé que la A104 va à nouveau être remisée dans les cartons en raison de son coût et des désaccords importants entre élus, dans sa partie sud, notamment entre Conflans et Poissy. Rien de bien nouveau là-dedans. Et pourtant, l’État aurait « approuvé l’utilité majeure des projets d’infrastructures autour

de la francilienne et du port d’Achères » et va « examiner » le dossier A104. De plus, Philippe Esnol confirme que l’État « n’officialisera pas » l’abandon du projet A104, mais que sa concrétisation prendra beaucoup de temps car il faut « dégager des financements ». Ce projet pourrait donc se faire mais plus tardivement... En résumé, rien de neuf sur ce dossier. M. Esnol regrette « l'abandon » de la A104 Le sénateur-maire regrette l’abandon de la A104. Conscient des effets en chaîne de l’absence de la francilienne sur le territoire de la Confluence, Philippe Esnol affirme que le port d’Achères sera « revu à la baisse ». Comme il l’a annoncé à ses concitoyens lors d’une réunion publique,

M. Esnol table sur un port d’une centaine d’hectares, face à Andrésy : « La partie dédiée à la logistique, face à Conflans, ne verra pas le jour ». Enfin, le maire de Conflans enterre le contrat de développement territorial pour la Confluence : « Il n’y a plus grand intérêt à le signer : au niveau de la Confluence, nous n’avons plus grand-chose sur quoi travailler ». Pas sûr que ses collègues élus de la Confluence apprécient ce coup de pied… Seuls projets connexes qui pourraient sortir renforcés de cette analyse : le pont d’Achères et la connexion départementale entre Achères et le pont de Triel. Car il n’y aurait plus doublon et le département pourrait repasser à l’offensive sur ce dossier, malgré l'avis défavorable du commissaire-enquêteur. r

« Pourquoi la A104 ne se fera pas »… la une du J2R en avril 2010 ! M. Esnol découvre que la A104 ne se fera pas. Le maire de Conflans devrait lire notre mensuel : le Journal des Deux Rives l’a affirmé dans son numéro 92 d’avril 2010. Dans une analyse prémonitoire, notre rédaction soulignait déjà son coût exorbitant, l’opposition des populations se traduisant notamment par la montée du vote écologiste dans les villes de la Confluence et sa relative inutilité devant la baisse du trafic routier sur notre territoire, constaté entre 2001 et 2007…

www.journal-deux-rives.com

11


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Orgeval

Une liaison douce entre Orgeval et Villennes Dans le cadre de sa compétence Voirie, la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) s’est engagée depuis 2011 dans l’élaboration d’un schéma directeur des circulations douces sur le périmètre de ses six communes historiques.

La liaison douce entre Orgeval et Villennes sera-t-elle les prémisses d'un réseau de pistes cyclables nécessaires pour la mobilité dans les villes de l'interco' ? Un réseau de circulation pas douce Dans un article récent sur le manque d'un réseau efficace de pistes cyclables dans les Deux Rives(1), le bilan est accablant pour la CA2RS : aller à Villennes est un casse-tête; en plus on est obligé de passer par Médan (plus sûr), même s'il n'y a pas de piste in situ. Comment faire pour relier le centre-ville de Poissy en passant

par Orgeval sans risquer sa vie ? La descente vers le Centre de Poissy est dantesque... des voitures partout et surtout qui vous effleurent. On doit s'imposer et occuper l'espace public si l'on veut se faire respecter. On vous déconseille d'utiliser la piste soi-disant cyclable sur le nouveau pont de Triel. C'est peut être mortel ! Les voitures vont à 70 km/h et vous roulez à peine à 20 km/h sans protection autour de vous. C'est lamentable que l'on ait laissé marquer ces espaces comme pistes cyclables. Conclusion : le réseau de circulation douce n'en est pas un. Dans l'ensemble, aucune ville des Deux Rives n'a de politique pour favoriser le vélo. Aucune ville n'a, à l'instar de SaintGermain, un espace « partagé » entre vélos et voitures. Bien marqué, bien fléché, les vélos peuvent se mettre devant les voitures et ralentir la circulation globale. À quoi bon accélérer si le panneau STOP est à 50 mètres ? Toutes les villes des Deux Rives devraient concevoir et mettre en œuvre une politique de circulation douce.

Si l'on examine les dernières décisions sur la question, cette situation pourrait bien changer : Orgeval et Villennes seront bientôt liées par une piste cyclable digne de ce nom. La CA2RS a, enfin, décidé de se saisir du projet de piste cyclable proposé par Villennes et Orgeval et de lancer une étude. Sur Orgeval, la future liaison douce partira de la Route d’Orgeval à Villennes, en passant par le Chemin de Marolles et le Chemin des Guètes pour rejoindre le complexe sportif Saint-Marc. Certes, cela grimpera mais espérons que les sportifs prendront le vélo. Ainsi contribueraientils au développement durable dans leurs déplacements. Le budget prévisionnel global de l’étude s'élèverait à 10 000 € HT, soit 11 960 € TTC. Le Conseil communautaire vient de voter une demande de subvention au Conseil Général qui, dans ce cadre, devrait prendre 40% du coût à sa charge. r (1) « Une voie de circulation pas du tout douce », publié le 25 août 2012 sur le site J2R http://www.journal-deux-rives.com/actu/02419-voie-circulation-pas-tout-douce

La fidélité dans le goût Six ans de gourmandises ont été fêtés chez Annie et Jean-Pierre, compagnons du goût le 12 octobre à Orgeval.

Papilles en fête à Orgeval. Annie et Jean-Pierre Kimpe, artisans, bouchers, charcutiers, traiteurs et Compagnons du goût, ont fait la fête tout le week-end du 13 octobre. Cela a commencé le vendredi 12 octobre avec de nombreuses surprises : dégustations de spécialités, remises de petits cadeaux... Les festivités se sont poursuivies jusqu'à samedi midi. Anne et Jean-Pierre ont également remercié leurs clients pour leur fidélité. Ils ont aussi rappelé les engagements avec les Compagnons du goût. Un moment de plaisir et de gourmandise dans une ambiance de village. En 2012, les Compagnons fêtent leurs 12

15 ans. Créé en 1997, le groupement des Compagnons du goût réunit 430 artisans, bouchers, charcutiers, traiteurs indépendants partout en France. Pour Jean-Pierre , « faire partie des Compagnons du goût est un honneur, car le sociétaire est choisi ou pas crise, les Compagnons du goût à Orgeval sont bien parmi les meilleurs Crise (Photo J2R) approvisionnés. artisans de France, les plus dynamiques, les plus passionnés ». Amour s'engage à respecter une charte, gage de du métier, volonté de préserver les tradi- qualité pour les consommateurs. r tions artisanales, qualité des produits,... en savoir plus : autant de valeurs qui font la différence ! Pour Boucherie de l'Avenir Être Compagnon du goût signifie parta- au 23 rue de la Chapelle 78630 Orgeval ger un état d'esprit, car chaque confrère Tél.: 01 39 75 85 43 www.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

ACtualité locale

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Triel-sur-seine

La décharge de Triel est-elle « vendable » ? Depuis décembre 2011, de nombreuses réactions d'opposition se sont manifestées contre la réouverture de la décharge située à l'entrée de Triel. Depuis le 25 octobre dernier plusieurs rencontres à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye ont permis de faire le point sur ce dossier.

L'association «Les Amis de Triel» a participé à une réunion sur le sujet, organisée à la demande du sous-préfet Philippe Court. Ce dernier semble accepter d'étudier les aménagement de son arrêté du 16 novembre 2011. Etaient présents : Pierre Cardo, président de la CA2RS, la DRIEE(1), Joël Mancel, maire de Triel, et Jean-Yves Six, maire-adjoint chargé du dossier, différentes associations de l'environnement et les propriétaires fonciers. Site amianté ? Selon la DRIEE, qui a apporté une information « inédite », l'amiante a été utilisée pour recouvrir les déchets de 1990 à 1997, ce qui était légal à l'époque. Un décret l'a interdit depuis. En 1997 il a été établi que l'usage d'une décharge pour une autre affectation entraînait, du fait de la présence de l'amiante, son confinement par un mètre de remblai. Donc surprise de l'ensemble des présents, mais manifestement il y a obligation légale à

réaliser ce remblai avant tout aménagement. Le débat a procédé en plusieurs étapes : - d'abord limiter à un mètre le dépôt de remblais et prévoir une couche conséquente pour la finition en terre végétale ; - ensuite, effectuer de nouvelles mesures de portance ; - limiter à deux ans le chantier au lieu de six ; - ramener la masse de remblais à 1,5 millions de tonnes (Mt) de gravats au lieu de 4,2 Mt prévus ; - et réduire les nuisances liées au transport des matériaux. Par contre le chiffre d'affaires d'EMTA serait réduit d'autant, ce que le sous-préfet se chargerait de renégocier en réajustant les obligations d'EMTA. Une démarche à l'« amiable » est donc possible « dès lors que la ville de Triel aura éteint l’action contentieuse qu’elle a engagée contre l’arrêté préfectoral du 16 novembre 2011 » (2). Or, le maire de Triel avait fait neuf propositions énumérées dans une lettre du 6 octobre selon laquelle il demande un « moratoire de six mois » et annonce « que la ville déposera dans les délais impartis un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 16 novembre 2011 ». Décret qu’il qualifie d’ « invendable » à la population. La possibilité d’aboutir à un compromis semble fragile car de nombreuses questions restent en suspens et les enjeux économiques et financiers apparaissent bien trop contradictoires pour s'accorder. En fait les remblais sont devenus une fin en soi pour l'entreprise EMTA, filiale de Véolia. Lâchera-t-elle le pactole de 4,2 Mt ramené à «seulement» 1,5 ?

Les Triellois y sont opposés.

(Photo J2R)

La population dit  : « Non à la décharge ». La mairie de Triel s’enferme dans une apparente contradiction : si l’arrêté est « invendable  » à la population, les neuf conditions une fois remplies le rendront-il « vendable » à des habitants ? La population ne semble pas prête à accepter la réouverture d'une décharge fermée il y a des dizaines d’années et qui a laissé de bien mauvais souvenirs. S'ajoute l'éventualité d'un recours qu'exercerait la mairie de Triel contre l'arrêté.

Une grande victoire Le Parisien du 12 novembre relate que le député-maire (UMP) de Chambourcy vient d’obtenir l’abandon d’un projet de centre de stockage de déchets inertes (4,5 Mt !) à Aigremont (lieudit Les Frévaux). Ce qui lui a permis de déclarer que «C’est une victoire pour les habitant et pour ’environnement...» Si on regarde sur une carte on voit la proximité géographique des deux sites (Aigremont et Triel) ce qui nous amène à penser que Triel va gagner deux fois : l’ère d’accueil des gens du voyage et la décharge qui entraînera une noria de camions et les risques de pollution des nappes souterraines. r (1) Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Énergie. (2) Lettre du sous-préfet du 6 novembre 2012.

"Non à la décharge" Billet d'humour Dans le cadre du projet d'implantation d'un parc photovoltaïque, une très intéressante étude a été réalisée au site des Gresillons, sur l'emplacement de l’ancienne décharge d'ordures ménagères de Triel-sur-Seine. L’étude d'impact écologique de juillet 2011, réalisée par ECOSPHERE et BURGEAP, relève vingt-sept espèces végétales, recense 55 espèces d'oiseaux dont beaucoup sont rares (ex : le Vanneau huppé). Certaines sont même très rares (ex : Tadome de Belon). Il y a aussi la chauve-souris pipistrelle, un chiroptère et des mammifères lagornorphes, communément appelés lapins de garenne… un reptile : le lézard des murailles. Plusieurs de ces espèces sont protégées régionalement, nationalement et même au niveau de l'Europe. Elles sont inscrites dans les conventions de Berne et de Bonn, relatives à la «protection de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe ». On peut regretter qu'UNE SEULE ESPECE DE MAMMIFERE N'AIT PAS ETE RECENSEE sur et aux abords du site. Pourtant, elle vit autour du site, et s'y reproduit, elle y élève ses enfants, elle y passe sa retraite et y meure… Cette espèce rare est le «TRIELLOIS VULGARUS», qui a la particularité d'exiger beaucoup de calme pour vivre et de plus il devient de temps en temps un citoyen ELECTEUR. Souvent, le vote le démange fortement. Cette étude environnementale, au demeurant intéressante, n'a pas pris en compte cette variété, car si l’écologie n'est pas une science, elle devrait aussi s'intéresser à l'homme ! Bernard Dauvergnies

Association de Défense des Sites DEFSIT – Triel – Vaux – Evecquemont – Meulan

www.journal-deux-rives.com

13


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

Triel-sur-seine

Le marché est relancé Le commerce de proximité triellois souffre d'un manque de dynamisme. Prenons le cas du marché, rénové et relancé en 2011 : il est moribond, mais une dernière chance est donnée par la municipalité. La situation actuelle du marché reste précaire : le samedi 27 octobre, un seul commerçant est présent au marché de Triel. Le diagnostic est sévère : le marché risque simplement de disparaître ! Dommage pour les efforts faits et les dépenses encourues par la municipalité depuis la tentative de relance du marché en 2011. L'hiver a été fatal pour la dynamique du marché triellois : peu à peu, les commerçants ont déserté la place. Les mercredis (entre 16h et 20h), il n'y avait presque personne au printemps 2012. Dommage car la rénovation et l'inauguration en grande pompe (24 septembre 2011) méritaient une issue plus favorable. Un des anciens commerçants, qui a souhaité rester anonyme, explique : « Parfois, je faisais 60 euros de la journée, pas assez pour payer mon déplacement, ni mes frais intrinsèques ». D'une douzaine de commerçants, le marché termine en juin 2012 avec quatre commerçants qui continuent à y croire. Alors pourquoi M. Joël Mancel, le maire, reste-t-il pessimiste lors de sa déclaration au conseil municipal du 28 juin 2012 ? : « Sur le marché et notamment le mercredi, c'est un échec il faut le reconnaître... les Triellois n'ont pas la culture du marché ! »

14

Le marché de Triel le samedi 27 octobre 2012 à 11 heures 45.

Avec cet avis, comment donner raison et encouragement à ceux qui se décarcassent, comme c'est le cas du personnel du service de commerce ? Frédéric Pasqualini, le directeur du commerce, selon un article du Courrier des Yvelines (1), souhaite encourager les commerçants à s'installer le jeudi (matin) et samedi (matin)(2). En effet, on reviendrait aux horaires habituels avant l'inauguration de 2011. Peut-être pourrait-on suggérer au maire d'inaugurer à nouveau ce nouvel horaire ? Des animations sont prévues pour relancer le marché. Mais la météo a pourri

www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

l'ambiance trielloise. Le samedi 20 octobre, la pluie est tombée durant l'animation. Espérons que l'animation du 17 novembre (présentation du Beaujolais nouveau) soit épargnée par les caprices du temps... Pour décembre, les gourmandises de Noël et le marché de Noël devraient redonner du souffle à ce petit marché. r

(1) Courrier des Yvelines, mercredi 17 octobre, page 18. Le Courrier du 14 novembre titre "Couac"au sujet du marché... (2) Pour plus de renseignements : Tél 06 18 43 25 16


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

verneuil-sur-seine

La LDH dans les 2 Rives Le tissu associatif est dynamique dans les Deux Rives. Une section de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) à Verneuil-sur-Seine vous accueille depuis avril 2012. Cela tombe bien car certains élus se croient permis d'attaquer la Liberté d'expression et le J2R maintenant a un allié de poids pour contrer « les abus du pouvoir » politique. Une section de la LDH a été créée en avril 2012 à Verneuil-sur-Seine. Deuxième plus ancienne association de France, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) existe depuis 1898. Son objectif est la défense des droits politiques, économiques, sociaux et culturels tels qu’ils sont définis par des grands textes universels : les Déclarations des droits de l’homme (1789 et 1848) la Convention européenne des droits de l’homme de 1950 et la

Déclaration des droits de l’enfant. Elle lutte contre les injustices (son premier combat s’est articulé dans le cadre de l’affaire Dreyfus) et s’emploie à défendre et promouvoir la citoyenneté politique et sociale ainsi que la démocratie. Grande organisation à l ‘échelon national, ses adhérents sont organisés La LDH est un allié pour la Liberté d'expression. (Photo J2R) localement en « sections ». e La section de Verneuil est la 10 des tion. De même quelques adultes d’un atelier Yvelines et couvre un territoire regroupant d’écriture sont venus y trouver une source les communes de VERNEUIL-SUR-SEI- d’inspiration. NE, VERNOUILLET, MEDAN et MOCette exposition sera présentée dans les RAINVILLIERS-BURES. autres communes du secteur, en commenLa création de la section s’est accompa- çant par VERNOUILLET en 2013. A partir gnée d’une exposition organisée dans le ca- de l’automne, la section organisera régulièdre de la saison culturelle du 3 au 15 avril rement des conférences-débats sur des thè2012 à l’espace Maurice BEJART. Les élèves mes d’actualité ou de fonds de même qu’elle d’une quinzaine de classes d’écoles primaires participera à la défense concrète des cas où sont venus, à travers elle, réfléchir aux droits les libertés seraient menacées. Vous y êtes de l’homme et à leur application aujourd’hui les bienvenus. r en France comme dans le monde, guidés par Écrire à : LDH Verneuil, Hôtel de ville - BP n°10 - 6 André Malraux - 78480 Verneuil-sur-Seine Contact : leur maître et les responsables de l’associa- Bd Christian Hoisnard au 01 39 65 74 51

3 AGENCES A VOTRE SERVICE VERNOUILLET CONFLANS01 39 28 15 65 01 34 90 00 00 ANDRESY 01 34 01 20 80

Propriétaires, Investisseurs Ne soyez plus un numéro ! Pour une gestion professionnelle, personnalisée et humaine Rejoignez-nous et vous verrez la différence ! www.journal-deux-rives.com Nous vous offrons les 3 premiers mois de

15


LE JOURNAL DES

Novembre-décembre 2012

ACtualité locale

vernouillet

D’Ombres et de Lumières au parc des Buissons

D’Ombres et de Lumières a embrasé le parc des Buissons les 21 et 22 septembre 2012

Avec un titre aussi évocateur (Ombres = la Terreur et Lumières = le XVIIIe siècle), l’équipe municipale, Bertrand Pascual, le metteur en scène et leurs collaborateurs (acteurs, figurants, chanteurs, accessoiristes et techniciens) ne pouvaient pas se permettre de décevoir le public qui avait répondu : « Présent ! » En effet, si les deux soirées se sont déroulées devant une foule qui réagissait bien et au bon moment, le décalage entre l’histoire développée sous nos yeux et notre vie quotidienne, semblait immense. Mais le public comprit très vite que le propos était plus grave qu'il n'y paraissait et que la comédie deviendrait drame. Les applaudissements, discrets au début, s’amplifièrent au fil du spectacle. Les tableaux, qu’ils soient intimistes ou spectaculaires, n’avaient presque rien oublié : les « ci-devants » nobles étaient plus vrais que nature, les « bourgeois » plutôt éclairés, parfois affairistes, voire opportunistes (surtout le maire Arnoult Laroche) et les paysans, tantôt affublés d'une fourche 16

et d'un langage «  arrangé », tantôt habillés en sans-culotte avec piques et vociférations d’usages… Quant aux doux rêveurs utopistes, philosophiques et bavards… les textes qu’ils ont laissés pouvaient faire référence d’authenticité. Une vraie Révolution en miniature s’est déroulée sur cette pelouse des Buissons, devant d’opportunes projections, alternant l'image du château symbolique avec celles des Révolutionnaires et d'autres évocations convenues. D’abord surgit l’Ancien régime des gravures, comme cette petite pantomime ou ces moutons suivis d’un chien attentif et surtout ces serviteurs et autres « régisseurs » que les acteurs d’aujourd’hui avaient bien du mal à incarner. Les temps changent, les anachronismes subsistent (discrètement). Jean-Jacques Rousseau face à Robespierre et Saint-Just Et puis, un grand moment inattendu, l’apparition des mannes du grand Jean-Jacques (mort depuis plus de dix ans !) qui est venu durant le cinquième tableau, interpellant Robespierre et Saint-Just. C’était le bon moment, ni trop tôt (les dialogues transpiraient de ses idées et de ses principes depuis le début) ni top tard, car il n’aurait pas pu rappeler à la fin d'une longue tirade que : « … Je vis encore, Messieurs, je vis dans les penwww.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

sées et les rêveries de Monsieur de Girardin … et, s’il se penche pour cueillir une pervenche, je m’enivre du parfum qu’elle exhale. Je vis en lui, Messieurs, et pour ne pas me faire périr, vous ne l’assassinerez pas. » Bien entendu les Révolutionnaires n’ont pas guillotiné M. de Girardin, d’ailleurs il ne le « méritait » pas. Mais la Comtesse de Sénozan ainsi que Mme Elisabeth (la sœur de Louis XVI) n’échappèrent pas, accompagnées d’autres « ci-devants » et sous nos yeux, au supplice (le « méritaient » - ils, eux ?). Décidément rien ne fut épargné au public complice. Le bourreau n'oublia pas d'éxiber les tête après chaque « éxécution ». Puis vint cette longue minute de silence qui accompagna la charrette transportant les corps des décapités. Ce fut l'hommage minimum qu’on leur devait. Le public l’a bien compris. Un soucis pratique toutefois, le panier, rempli à raz bord, n'a pas accompagné la charrette ... « C'était un spectacle » L’origine de ces péripéties et l’histoire qu’on nous raconte, il ne faut pas l’oublier, ont été relatées par la sœur Marie-Claire Tihon qui a écrit les deux tomes de « Verneuilsur-Seine, une grande histoire » et a honoré de sa présence le soir du 21 septembre. Quand on lui a demandé son avis sur la soirée c’est par un « C’était un spectacle ! » qu'elle a répondu, et


LE JOURNAL DES

Novembre-décembre 2012

ACtualité locale

vernouillet de faire aussitôt après référence à son livre. Il semble qu'à ses yeux l'Histoire n'a pas été trahie. Un titre : « d’Ombres et de Lumières, un roman de la Révolution ». Un auteur metteur en scène : Bertrand Pascual. Un spectacle servi par une troupe omniprésente pendant deux heures. Le résultat : une fresque historique animée autour de quatre personnages principaux, campés par des acteurs convaincants. Il ressort de cette histoire que les différences d’approches de la vie de ces personnages d’un autre temps, typiques de cette époque tourmentée, ont permis de construire une sorte de chronique d’événements assez courants, au cours desquels chaque personnage trouve sa place, comme aujourd’hui.

ses droits féodaux. Des rumeurs, l’affaire des Illuminés d’Er menonville. L’influence d’un homme politique bien placé, l’ancien ministre puis avocat de Louis XVI (Malesherbes). Un riche doux rêveur représenté par le marquis de Girardin. Un homme d’affaire local et avisé en la per- Bertrand Pascual, metteur en scène et Marie-Hélène Lopez Jollivet, maire de Vernouillet entourent soeur Marie-Claire Tihon qui a écrit le sonne de Tautest livre dont cette histoire est tirée.(Photo J2R) du Plain, qui fait Une chronique d'histoires locales confiance à son notaire, un maire opportu- alternant la poésie et le drame, la violence Un mauvais procès intenté par la ci-de- niste, Arnoult Laroche, qui devint plus tard révolutionnaire et des idéaux souvent passés vant noble comtesse de Sénozan, jalouse de bonapartiste, au bon moment. Ce maire, ha- aux oubliettes de l'Histoire. Il ne manquait bile juriste, réussit qu’un peu plus d’humour afin de dédramaà résoudre tous tiser tous ces dialogues dans lesquels on reles problèmes trouve, certes, les idées des Lumières, mais d’argent, en pre- sont-ils (elles) perceptibles par le public nant à chaque fois d’aujourd’hui ? Celui-ci n’a connu ni la duun petit bénéfice reté de l’Ancien Régime, rarement présentée dans la littérature populaire ou au cinéma, ni personnel. Comédiens, fi- la violence d’une Révolution enseignée imgurants, chanteu- parfaitement dans nos écoles. se à la voix bien Même si nos contemporains se posent «  rousseauiste  », chanteur de bala- des questions existentielles qui n’auraient des figuratives et pas étonnées les intellectuels d'alors, quand un solo de danse ils forgèrent les idées et les idéaux de ce que moderne « décalé » l’on a appelé le siècle des Lumières, que les dans cette histoire curieux relisent l’Histoire, ils pourront alors ancienne. Ils ont constater que les « Ombres » sont venues De g. à d. : Bruno Desbordes (Malesherbes), Pascal Pellerin (Gitous animé tour à après les « Lumières » et que la violence ne rardin), Marie-Catherine Mangou (Comtesse de Sénozan), Jeantour et avec brio s’arrête pas comme au spectacle quand le riLuc Houbron (Tautest Dupain), Michel Rousseau (Arnoult Laroche). (Photo J2R) les onze tableaux, deau se referme. r

www.journal-deux-rives.com

17


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Controverse

18

www.journal-deux-rives.com

PuBLICITé


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ACtualité locale

vernouillet

Routes : « Non au saucissonnage du Conseil général ! » C'est le message passé le vendredi 12 octobre à la salle Résédas de Vernouillet. L'association ADIV-Environnement a réuni ses adhérents et des citoyens concernés par la série de liaisons routières programmées dans les Deux Rives.

Environ 40 personnes se sont déplacées pour la réunion de l'ADIV- Environnement qui faisait le point sur la série des « points noirs » routiers : la déviation RD154 affectant l'environnement de Verneuil et de Vernouillet ; la liaison RD30-RD190 qui passe par le futur Pont d'Achères mettant en danger la flore et la faune de l'Île-de-la-Dérivation. Michel Cullin, président de l'ADIV, souligne que ces deux projets « ne tiennent compte ni de l'avis de la population, ni de l'avis du commissaire enquêteur ! » Ce dernier avait donné un avis défavorable au Pont d'Achères et ses liaisons « néfastes » pour les habitants. Les citoyens concernés par ces projets – présentés d'une manière distincte et non pas globale – semblaient découvrir le gigantisme de ces ouvrages publics : « On n'est pas assez informés », lançait un riverain de Marsinval (haut de Vernouillet). Ce comportement est classique : on se réveille trop tard quand les carottes sont (presque) cuites. Selon la décision prise par le Conseil général du 13 juillet 2012, la Déclaration d'utilité publique (DUP) a été demandée à l'État, via la Préfecture des Yvelines. Voici les conséquences pour tous les habitants des Deux Rives(1) : - la déviation RD154 va scinder la forêt de Verneuil en deux ; - le mitage continue, notamment le transfert des zones agricoles à des zones superficialisées (autrement dit bétonnés pour l'ouvrage public) ; - les nuisances seront multipliées en raison du bruit... pour les habitants proches de l'ouvrage routier ; - la biodiversité sera affectée. Quant à la liaison RD30 - RD190 passant par la construction future du Pont d'Achè-

res, les habitants sont réticents et l'ont fait savoir notamment en termes de conséquences directes de cet ouvrage : le dossier soumis à l'enquête publique montre qu'il conduit à une très importante augmenAvec l'ADIV, les riverains demandent un moratorium. tation de la saturation de tous (Photo J2R) les ponts (exemple nouveau pont d'Achères), de tout le réseau routier (1) Les villes concernées sont Verneuil, Vernouillet, Carrières, Chanteloup, Andrésy et Achères. de la boucle et bien au-delà, de la liaison Chapet, (2) Les associations suivantes en font partie : RD30-RD190 elle-même, de l'A104 (de - ADIV Environnement, - ADRESP (Association de Rives Environnement et l'échangeur d'Orgeval avec A13, A14, A104 Services Publics), - ADRUP 154, et RN13). - AQPT (Andrésy = Qualité pour tous), Il crée un nouvel axe qui ne dessert que - BERGES en DERIVE, - Comité de Sauvegarde de Chanteloup-les-Vignes, des zones en état de faisabilité de multiples - COOPA (collectif d’opposants au Pont d’Achères), au PONT d’ACHERES, projets, lesquels risquent, en fonction de la -- NON PISSEFONTAINE ENVIRONNEMENT. crise économique que nous traversons, de ne jamais voir le jour. En réalité, la stratégie des pouvoirs publics CODE : Collectif Oui à un était marquée par un saucissonnage des proDéveloppement Equilibré jets : la déviation RD154, la RD30-190, le Pont Selon le collectif CODE, l’enquête sur l’utilité pud'Achères... mais les habitants ne sont plus dublique de la liaison RD30 - RD190 du Conseil Gépes. Ils s'informent et savent agir ! néral des Yvelines a abouti à un avis négatif du Q ue faire maintenant ? Telle a été la question posée aux citoyens le 12 octobre. Si l'on ne fait rien, le bulldozer dilapidera l'environnement et l'habitat des Deux Rives. Mais l'ADIV et ses adhérents ne sont pas résignés : ils ont lancé un moratoire demandant explicitement un arrêt du processus, le temps que l'on examine le dossier dans sa globalité. En outre, ils demandent aussi une CONCERTATION : « L'aveuglement dont fait preuve le département est inacceptable », explique-t-on. Est-il bien raisonnable de programmer tous ces projets sans en faire une communication claire aux habitants ? Voilà les pouvoirs publics prévenus. L'ADIV reste le fer de lance des nonistes au développement à outrance (pardon, à la « valorisation » !) de la Boucle de Chanteloup. Avec le collectif du nom de CODE(2) (voir l'encadré), la pression des habitants va se démultiplier. Il serait intéressant de voir demain les arbitrages financiers de ces projets par l'État, étant donné que des économies sont nécessaires pour rendre saines nos finances publiques locales. r www.journal-deux-rives.com

commissaire enquêteur. Et le collectif CODE tient à réaffirmer sa vive opposition à ce projet. D'abord, ce projet ne répond pas aux objectifs fixés par l'enquête publique : • Il n'améliore en rien le trafic de circulation automobile du secteur concerné, au contraire, il conduit à une très importante augmentation de la saturation de tous les ponts (y compris le nouveau pont d'Achères), de tout le réseau routier de la boucle et bien au-delà, de la liaison RD30-RD190 elle-même, de l'A104 (y compris de l'échangeur d'Orgeval avec A13, A14, A104 et RN13). • Il est destructeur de notre environnement proche ou lointain et de notre cadre de vie typique des bords de Seine, de l'espace agricole de VernouilletChapet, environnement qu'il faut préserver. • Il implique des pollutions irréversibles et non réductibles portant gravement atteinte à la santé des riverains. • De plus, la liaison RD30-RD190 se substituera temporairement ou définitivement au projet A104 sur notre territoire, drainant un trafic insoutenable et sans commune mesure avec celui projeté par cette liaison. • Au surplus, le commissaire enquêteur souligne que la solution «de bon sens » d’une mutualisation des deux projets, qui avait été admise par le Conseil Général dans ses délibérations d’octobre 2009 et juillet 2011, se doit d’être approfondie. Ce projet ne semble pas correspondre aux ambitions du Conseil Général de valorisation de la Seine et d'amélioration de son accessibilité aux habitants des Yvelines.

19


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

SociÉtÉ

L'affaire du parc à Vernouillet

La justice met les pendules à l'heure Dans une décision de la Cour d'appel de Versailles en date du 8 février 2012, la municipalité de Vernouillet a été condamnée sur l'affaire du Parc, autrement dit le licenciement « abusif » d'un des quatre médiateurs qui avaient travaillé pour le Centre social du quartier du Parc à Vernouillet... Après la décision des Prud’hommes, en mai 2010, où Mohamed Chab (voir la photo ci-contre) avait eu partiellement raison, le jugement de la Cour d'appel de Versailles condamne in solidum la commune de Vernouillet et la Ligue de l'enseignement fédération des Yvelines (LEFY). Contactée par la Rédaction, la commune n'a pas souhaité réagir et cette dernière ne s'est pas pourvue en cassation. M. Mohamed Chab a obtenu une indemnité juste et équivalente à la perte d'emploi pendant quatre ans... Jugement sans appel Mohamed Chab, médiateur pendant des années au Parc, a fait l'objet d'un licenciement abusif. De plus, la ville de Vernouillet n'a pas voulu le réintégrer lors du transfert de la gestion, déléguée à une gestion communale du centre social du Parc. Le jugement de la Cour est sans appel : il s'agit d'un licenciement « sans cause réelle ni sérieuse » par la Ligue de l'enseignement (LEFY), qui a dégénéré en contentieux juridique de taille suite à une modification de statut juridique de l'entité « autonome » qui a géré le centre social du Parc (devenu entre-temps le centre social RESEDAS). Un retour en arrière, vers la fin 2008, s'impose : Mohamed Chab était un des quatre licenciés suite au transfert en janvier 2009 de la gestion du centre social de la Ligue de l'enseignement vers une structure interne à la municipalité. Un désaccord entre la Ligue et Vernouillet avait été le véritable détonateur de la crise de 2008-2009. Cette crise s'était soldée par le licenciement des huit salariés, dont M. Chab(1). Quatre salariés ont été repris par le centre social, version nouvelle, mais pas M. Chab, malgré son ancienneté et 20

son expérience dans la médiation du quartier. D'ailleurs, des lettres de la commune l'avaient conforté dans son poste. Au départ, l'affaire était d'une simplicité biblique : il s'agissait de licencier pour des motifs économiques un médiateur (bien payé ?), en l'occurrence M. Chab. La raison invoquée par la Ligue était la fin du conventionnement entre la commune de Vernouillet et ladite Chab a gagné son procès contre Vernouillet. Ligue en 2008. Par ricochet, la Li- M. (Photo J2R) gue décida de licencier M. Chab. La clef du jugement réside dans le fait que Mais ce dernier contesta ce motif de licenciement et eut gain de cause aux prud'hom- la Cour a estimé qu'il y a eu « continuité dans mes de Poissy le 7 mai 2010. Dans cette pre- le service public ». En outre, le lien de subormière étape juridique, l'indemnité s'éleva à dination (entre la commune et le médiateur 25 000 euros ; la Ligue était fautive, expliqua Chab) a été largement prouvé par les avocats la décision de 2010, mais la commune, qui du plaignant. Une raison de plus pour aller n'avait pas repris M. Chab dans son poste de dans le sens de ce dernier. Par ce jugement, médiateur dans la nouvelle gestion du centre la Cour a mis les pendules à l'heure en rappelant l'état de droit. Ce principe juridique social, était exempte de toute faute. M. Chab a fait appel et a encore gagné : soumet toute personne (physique et morale la conclusion de ce périple juridique a été et même la puissance publique, par exemple rendue en février 2012. La municipalité n'a une commune) à un ensemble de règles copas souhaité faire appel et s'est réfugiée dans difiées de la société dans laquelle on évolue. un mutisme institutionnel étonnant. Concrètement, l'argument employé par Leçons à tirer ? Quel est l'état d'esprit de M. Chab ? Soumaître Jean-Christophe Guy, avocat de M. Chab, a été l'article L.1224-1 qui stipule lagé, satisfait ? Il dit être satisfait, mais un qu'en cas de transfert d'une activité du sec- peu amer car le temps fut long pour faire teur privé vers le secteur public, l'employé respecter sa dignité et ses droits. Il a retroudoit être repris « si les conditions de transfert vé un travail en juin 2012 dans la médiation d'une entité économique conservant son identité et dans une commune yvelinoise et a progresdont l'activité est poursuivie sont réunies ». Le pos- sivement repris une vie normale après avoir te de médiateur existait et « la commune aurait galéré pendant quatre ans. Pour Mohamed Chab, le plus important dû reprendre M. Chab », explique le jugement de la Cour d'appel. La Cour a condamné in est de voir « la municipalité condamnée car elle solidum, c'est-à-dire conjointement la Ligue n'a pas respecté la loi, tout en sachant que le maire et la commune de Vernouillet, à payer une (NDLR Marie-Hélène Lopez-Jollivet) est le premier magistrat de la ville... ». indemnité importante à M. Chab. C'est le prix à payer de la posture d'un « DAVID » de la cité du Parc ! Ce litige et Continuité dans le service Ce dernier a apporté « la preuve que la sa conclusion démontrent que les commuMairie a continué la même entreprise, en ayant nes ne sont pas exemptes des obligations du conservé certains salariés ». Ce n'est pas parce code du travail et que, malheureusement, il que le nom du centre social a été modifié reste de la marge pour la médiation entre (RESEDAS) que le droit du travail ne s'ap- employés et employeurs dans ces phases de plique pas. Certes, M. Chab avait aussi de- licenciement et/ou restructuration de servimandé à être réintégré, mais le jugement de ces... dans le public ou dans le privé. R.A. la Cour d'appel de Versailles ne l’a pas suivi pour des raisons évidentes d'apaisement et (1) Voir «L'affaire du Parc, ou qui fait quoi ?», J2R, numéro daté de janvier-février 2009, page 11 de sagesse... www.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

ANALYSE

Interco'

Secrets de polichinelle

Sur le contentieux «du chantier du Siècle», le centre commercial Leclerc a stoppé net l'élan du maire-bâtisseur et de l'interco' des 2 Rives. (crédit photo : ville de Carrières-sous-Poissy)

L'héritage de Pierre Cardo fragilisé. Voici une analyse transversale de cinq projets de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine. Les confrères du Courrier des Yvelines, édition du 31 octobre, semblent découvrir que Pierre Cardo quitte la vie politique... un site internet proche de la majorité orgevalaise publie une interview exclusive du manitou de la CA2RS, Pierre Cardo. Tout cela n'est que du réchauffé car depuis janvier 2012, on parlait en coulisses du passage de témoin. Maintenant, la rédaction vous offre un florilège de ces secrets de polichinelle propres à la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS). Nous avons évoqué implicitement le départ de Pierre Cardo dans le numéro 106, édition de septembre-octobre 2012 (page 9) : pourquoi partir ? « Parce qu'il n'est pas comme les autres politicards : il a su s'arrêter avant que les urnes le sortent par la petite porte. Déjà le 9 février dernier, lors de l'émission chez nos confrères de Yvelines Première, l'ancien député à l'écharpe blanche a déclaré : « J'arrête la politique tout en laissant un héritage [politique] à mes succes-

seurs ». Après trente-trois ans de politique locale et nationale (élu maire en 1983, conseiller général en 1985, député en 1993)(1), il a œuvré pour le social – emplois jeunes... – dans les Yvelines, pour la réhabilitation du tissu urbain ), avant la mise en place de l'ANRU – pour la politique au sens noble du terme, même s'il savait être « dur » dans les combats politiques contre ses opposants socialistes et contre certains de ses « amis » de droite. » Qui va prendre sa place ? On a parié que ce serait Philippe Tautou, le 1er vice-président. Il a des atouts : un des maires historiques de l'interco' à six, maire d'une ville très peuplée (15 000 habitants), bon soldat UMP et surtout connaisseur de tous les dossiers qui font débat actuellement et qui sont parfois contestés (Port de Triel, couronne urbaine entre Triel et Andrésy...). Le seul défaut de M. Tautou : il frise la caricature d'un cumulard (maire, conseiller général des Yvelines, président d'un tas d'associations et syndicats...). Les outsiders : Hugues Ribault, maire d'Andrésy, est aussi un historique et appartient à la famille régnante de l'UMP... En plus, il est dispo pour la Patrie. Faiblesse : il n'est pas du tout apprécié par certains maires de la CA2RS. Il a un déficit d'image même auprès de sa population après la déwww.journal-deux-rives.com

bâcle électorale de 2011. De plus, il n'est pas du tout diplomate. Eddie Aït, maire PRG de Carrères-sous-Poissy, conseiller régional, maire-bâtisseur devant l'éternel, pourrait faire l'affaire, sauf que les élus UMP (majoritaires de l'assemblée de la CA2RS) ne laisseraient pas les rênes de ce poste à fort potentiel politique. Le siège de la CA2RS changera-t-il ? Oui, et selon nos sources, le siège de la CA2RS a été tout trouvé dans un des futurs bâtiments importants du site Fabrique 21 à Carrières-sous-Poissy. Génial non ! Maintenant que le bâtiment est construit et vide car il y a une crise de l'immobilier de bureaux, il faut l'utiliser pour un organisme qui, soit dit en passant, n'amène aucune valeur ajoutée sur le territoire. Les cailloux de l'interco' Contentieux de la Centralité : Peut-être il y aurait un arrangement vers la fin de l'année 2012 ou début 2013. Les enjeux sont énormes, tant pour les acteurs économiques que pour les politiques. Le centre commercial Leclerc obtiendrait presque tout ! Sur le projet du Port de Triel : Michel Gatta a fait appel à la procédure d'expulsion de la part des propriétaires fonciers (GSM). 21


LE JOURNAL DES

ANALYSE

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Interco'

Pierre Cardo, un «Monument de la République», semble être ailleurs depuis juin.

Cela dit, ce port, qui n'aura pas automatiquement l'appui de l'État (propos du préfet le 22 juin 2012 en marge de l'inauguration de la Centralité...), risque aussi de se perdre dans les méandres de la Seine. Les opposants (près de 2 500 signataires d'une pétition lancée depuis un an) vont aussi profiter d'une guérilla juridique qui serait lancée dès que l'enquête publique sera engagée, si enquête publique il y a. Enfin, le Port de Paris, maître d'ouvrage du projet, est soumis à d'autres pressions – beaucoup plus fortes que celles de la CA2RS – et les trente millions d'euros prévus pour ce projet pourraient bien être utiles ailleurs. Bercy vient d'ailleurs de le rappeler ! Les Erreurs de Pierre Cardo La communication a été un point faible de ce grand seigneur de la politique locale, notamment depuis qu'il a lancé la CA2RS. Il avait laissé faire les maires et cela avait produit une cacaphonie sur le message institutionnel à passer. En 2012, il a repris les choses en main avec une belle publication (1 000 exemplaires par tirage) et un site internet, qui n'est autre que la vitrine institutionnelle de l'interco'. Il y a peu de place pour les dires des habitants, pour la vidéo et pour les acteurs associatifs. Tout est économique chez Pierre Cardo. Un comble pour un homme qui se dit « humaniste ». Le J2R a librement communiqué, analysé et critiqué les agissements de la CA2RS, mais sans oublier de faire prendre conscience aux habitants que l'interco' existe et que c'était aux 22

(Photo J2R)

habitants de se l’approprier ! Vouloir trop faire et trop vite : parmi les cinq projets de la CA2RS(2), la population n'a pas été concertée(3), si ce n’est de manière parcellaire si l'on tient compte de la population de l'interco’ dans son ensemble. En juin 2011, une demande de concertation, voire d'un référendum, a été lancée par les associations au sein d'un collectif. « Niet » a été la réponse de Pierre Cardo. Par conséquent, la population pourrait bien ne pas adhérer à l'ensemble de ces cinq projets de la CA2RS. Il est temps, pour que la transparence et la concertation aient une place prépondérante dans la vie démocratique locale. Dans la même interview de Yvelines Première (vers les 27 min 50 sec), Pierre Cardo persiste à croire que ce qu'il a concocté est bon pour l'intérêt général: « La population ne comprend pas... mais elle verra les résultats dans la durée... » En réalité, Pierre Cardo laisse un périmètre (la CA2RS), mais le contenu est à refondre, voire à altérer suite à une concertation transversale et transparente. On peut signaler qu'Andrésy avait consulté la population sur un projet de ville qui était emboîté dans la couronne urbaine. Avec la crise économique, il est aussi judicieux de se poser la question(4) de la co-efficacité de certains projets tels que le Port de Triel. La CA2RS, anticonstitutionnelle : Le Journal des Deux Rives a déjà souligné les choix contestables d’extension de la CA2RS, dont son président a refusé l’arrivée de toute commune importante (Conflans, Achères, www.journal-deux-rives.com

Poissy), pourtant partie intégrante du bassin de vie de la plaine de Chanteloup (voir  : « Les choix politiciens de Pierre Cardo  » sur le site J2R. Mais voilà que les négociations engagées par Pierre Cardo, avec l’accord probable des maires des communes historiques de la CA2RS (Andrésy, Carrières, Chanteloup, Chapet, Triel et Verneuil-sur-Seine), avec ces six petites et moyennes communes se concrétisent par l’obtention d’avantages absolument exorbitants pour les entrants. Avec l’entrée de six nouvelles communes, le nombre d’élus communautaires a doublé. Avec dix vice-présidents, le choix de gouvernance opéré par Pierre Cardo et les douze maires actuels de l’interco’ a de lourdes conséquences : Medan, cinq fois moins peuplée que sa voisine Vernouillet, pèsera, dans la nouvelle assemblée de la CA2RS, six fois plus en termes de voix. Et Verneuil pèsera dix fois moins dans la CA2RS que Les Alluets – treize fois moins peuplés. Pire, la nouvelle CA2RS ne respecte pas le principe d’égalité de suffrages et est donc anticonstitutionnelle… Le député Richard et P. Cardo ont dû convaincre le ministère de l'Intérieur de l'époque... en catimini. Et l'OIN dans tout cela ? Le nec plus ultra de l'OIN (opération d'intérêt national), signée par tous les acteurs politiques de l'époque (Pierre Bédier, Jean-Paul Huchon, l'État...), était de travailler sur : le logement (2 500 unités par an sur les 51 communes), le transport (amélioration et fourniture des lignes nouvelles...), le développement économique (emplois à créer...) et l'environnement. Si l'on examine rapidement les quatre volets, le logement (par exemple 2 800 unités pour la Centralité d'ici à 2020) a été vraiement le moteur de l'urbanisation de la CA2RS. Mais le reste ? On peine car la crise économique et financière (et son ampleur) affecte aussi les PME du coin. C'est aussi un des facteurs qui n'a guère été pris en compte par Pierre Cardo. Les grands perdants pour les habitants de l'interco' : le transport et l'environnement, sans oublier l'agriculture de proximité. r R.A. (1) Président de la CA2RS et de l’Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (ARAF). (2) La Centralité, l'Écopôle pour l'éco-construction, le Cœur vert (plantation de miscanthus sur 150 ha), la couronne urbaine entre Triel et Andrésy, et Parc de Berges de Seine (113 ha). (3) Ex à Carrières-sous-Poissy, uniquement la Centralité et le Parc de Berges ont fait l'objet des procédures d'informations et d'enquête publique. Quid du Cœur vert et du projet de couronne urbaine ? (4) Comme le suggère Pierre Morange, le député des Yvelines.


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

TRIBUNE

controverse

Port de Triel : un nouveau mensonge de la CA2RS ?

(De g. à d.) Michel Gatta, Philippe Sénèque, Pierre Morange, Philippe Gautry, Franck Trognée ont réussi à constituer un front commun contre (Photo J2R) le projet du Port industriel.

Cette tribune, écrite par Franck Trognee et Philippe Sénèque, porte-paroles du collectif contre le port industriel de Triel-sur-Seine, n'engage en rien la ligne éditoriale du Journal des Deux Rives. La rédaction laissera la Communauté d'agglomération des Deux Rives réagir si elle estime nécessaire de le faire.

Déjà 18 mois de contestation contre le projet de port industriel de Triel-sur-Seine, et force est de constater que la CA2RS, et plus particulièrement son président Pierre Cardo, n’entendent visiblement pas encore les messages réguliers envoyés par les associations, les riverains et certains députés des Yvelines.

Il semble que Pierre Cardo soit clairement décidé à gâcher cette zone encore préservée et classée « paysage remarquable » pour la transformer en zone industrielle, détruisant ainsi irrémédiablement notre patrimoine écologique local. On ne nous dit pas tout ! Entêtement ou plaisir personnel de mener à bien un projet redondant, dangereux et irréversible pour l’environnement, dont personne ne veut. Il n’y aurait pourtant aucune honte à revoir ses positions quand elles vont de façon aussi flagrante contre l’intérêt général ! Nous pouvons aussi nous étonner que l’État, « utile, performant et efficace » dans le département, ne remette pas en cause ce qui nous est présenté jusqu’à ce jour comme son cautionnement. Comment peut-on envisager qu'un tel projet puisse être exemplaire en matière environnementale alors même que les types d'activités envisagées impliquent de fortes www.journal-deux-rives.com

nuisances sonores, olfactives, chimiques et un risque notamment sur la qualité de l'air et sur notre santé et celle de nos enfants, au moins en contribuant à augmenter les rejets de dioxines dans la plaine dite de Chanteloup ? Parce qu’il s’agit d’un « Éco-port » ? Celui que certains élus appellent encore « Le port Cardo » n’a d’« éco » que le nom ! Estil important de rappeler à nos concitoyens la destination de ce port précisé en page 4 du rapport préliminaire, support du cahier des charges du programme d’aménagement durable de la plateforme portuaire de Trielsur-Seine, rédigé par Port de Paris en date du 11 juin 2006 ? : « Activités de traitements de déchets » ! De plus, ce port trouverait aussi sa « légitimité » immédiate comme port d’arrivée des millions de mètres cube nécessaires au remblai de l’hypothétique ferme photovoltaïque de Triel : qui veut de cette ferme avec autant de camions quotidiens entre cette 23


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

TRIBUNE

controverse

Le Port industriel est-il compatible avec un espace naturel de 113 ha ? Le député Morange dit «Non !» (J2R)

dernière et le futur port industriel ??? Trois ans de travaux annoncés et près de 30 millions d’euros d’investissements de fonds publics pour transformer un site naturel unique en une zone industrielle et de traitement de « déchets ». À moins que l’on ne nous dise pas tout et que les conséquences économiques attendues et écologiques écartées ne soient un nouveau mensonge de la CA2RS, à l’instar de la publication du numéro 2 du magazine de la CA2RS de cet été, qui affirmait en page 5 qu’à l’issue des enquêtes publiques sur la « RD30 / RD190 », l’avis du commissaire enquêteur s’était révélé « positif » (en fait défavorable) ! Quand on est pris une fois les mains dans le pot de miel, on ne peut s’empêcher de penser que ce n’est pas la première fois qu’on les y trempe ! Alors que d’autres régions ou départements n’ont pas la chance de bénéficier de la qualité d’un tel environnement, d’un tel site, rivalisent d’innovations pour assurer leur développement autour de la plaisance et du tourisme, ce projet signe la disparition définitive d’un des plus grands ports de plaisance d’Île-de-France (avec une capacité de 300 places), ainsi que des activités nautiques et touristiques existantes depuis plus de 100 ans dans cette boucle de Seine. Un port industriel sans connexion routière ou ferroviaire, en lieu et place de l’actuel port de plaisance est d’autant plus une aberration économique et écologique à quelques kilomètres des grands ports de Limay et surtout d’Achères, même si les projets de ce dernier sont revus pour l’instant à la baisse, 24

pour les mêmes considérations économiques. L’alternative de la boucle de Seine, « lieu stratégique entre Paris et Rouen » qui se tournerait vers le développement du tourisme fluvial, à l’exemple de Cergy, L’Isle-Adam, Nogent et Neuilly-surMarne, serait en revanche une réelle opportunité de croissance économique et d’emplois valorisants. En revanche, il existe une stratégie de « non communication sur le sujet ». Pire, les panneaux de signalisation du port ont disparu. « Avenue Vanderbilt » et la « Marina » ne sont plus représentées comme telles sur les plans publics.

Pierre Cardo

et... se retirer

doit retirer le projet

cadre de ce projet, nous parlons de modifications radicales et définitives des berges de Seine, de dragage d’un lit de Seine pollué, de « revalorisation environnementale », c’est-àdire de traitement de déchets à ciel ouvert provenant de la construction ou d’ailleurs. Quels sont les engagements de la CA2RS, de son président comme de ses vice-présidents, tant en cas de crue que des impacts sur la santé des riverains sur le long terme ? Non, soyons sérieux, le projet de port industriel à Triel-sur-Seine, si cher jusqu’à ces derniers mois à Pierre Cardo, n’aura pas lieu. Ce dernier, qui se retire de la vie politique, ne se laissera pas salir par « le projet de trop ». Celui-ci risque de ternir à jamais la mémoire de ce « Monument de la République », comme un ami préfet se plaît à l’appeler (c'est-à-dire, selon ce même préfet, celui qui est caractérisé par « l’écoute, le respect de l’autre et des différences, la primauté de l’intérêt général »). Les 2 500 signataires de la pétition et les riverains, soutenus par Pierre Morange, député de la 7e circonscription des Yvelines, vous le disent : « Monsieur Cardo, pensez aux futures générations et retirez votre projet de port industriel à Triel-sur-Seine en lieu et place du port de plaisance et continuons la transformation de ce territoire en lieu où il fait bon vivre. En intégrant le tourisme et les activités nautiques aux projets du château Vanderbilt de Carrières-sous-Poissy et de l’Espace Naturel Sensible Départemental, la CA2RS préservera et développera son patrimoine historique ». r Franck Trognee et Philippe Sénèque

C’est pourquoi le collectif crie haut et fort à qui veut bien l’entendre : « Habitants de Villennes-sur-Seine, Médan, Triel-sur-Seine, Carrière-sous-Poissy, Îles du Platais et des Migneaux : Bienvenus dans la future zone industrielle de la boucle de Seine ! Nous sommes tous concernés par un projet d’envergure, voulu par quelques élus des 2 Rives de Seine : un soi-disant "éco-port urbain" qui n’est en fait qu’un port industriel de traitements de déchets à ciel ouvert de 47 hectares en lieu et place d’un port de plaisance ». « Pierre Cardo, ce n’est ni l’endroit, ni le moment pour gaspiller 30 millions d’euros, même pour Porte- paroles des riverains contre le une poignée d’emplois précaires. Les riverains (c'estport industriel de Triel-sur-Seine. à-dire les habitants de la CA 2 Rives Pierre Cardo : de Seine) n’ont que faire de ce qui n’in«Il n'y a rien de nouveau sous les tropiques...» (1) téresse que vous et Les opposants au port ne seraient pour Pierre Cardo qu'«un petit noyau d'opune poignée de techposants»; en fait, des BCBG qui se battent uniquement pour leur propre inténocrates qui se reconrêt et non pas l'intérêt général. Comment fait-il M. Pierre Cardo pour convertir deux mille cinq cents pétitionnaires en un petit groupe d'opposants ? naîtront  » peut-on Quant à la «concertation», il y a eu huit réunions publiques. Justement, les entendre ça et là. signataires de la pétition contre le port expliquent qu'aucune contre-propoComment sition des participants-riverains n'a été prise en compte. En outre, Pierre peut-on accepter Cardo oppose les «deux mille emplois à la clef» du projet du port contre trois actuels sur place. Sauf que pendant les débats on a évoqué seulement qu’un port induscinq cents... et à moyen terme (2017). Dans un contexte de crise économique triel soit aménagé, aiguë, Pierre Cardo ne devrait pas donner trop d'illusions au gens. De toute contigu à un espamanière, il ne sera plus là en 2013! ce naturel de 113 Enfin, Pierre Cardo «assume» même l'impolitesse vis-à-vis d'un entrepreneur local, Michel Gatta, gérant de la Marina Saint-Louis : «...La marina n'est pas hectares, dont en règle car son bail est arrivé à échéance. Elle doit s'en aller.» Pas trop vite, l’aménagement Pierro, le gérant de la marina va faire appel et le contentieux juridique risque est financé par le de retarder, voire d'arrêter le projet du Port de Triel. La Rédaction Conseil Général ? (1) Interview dans le Courrier des Yvelines du 31 octobre 2012 Aussi, dans le www.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

Économie

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Industrie

Fabrique 21, vitrine de la filière éco-construction... Le 27 septembre, inauguration de Fabrique 21. C'est la vitrine de l'éco-construction dans les Deux Rives. Pierre Cardo, l'architecte de cette tentative de réindustrialisation de la vallée de la Seine, a réussi une première étape. Cela dit, cette nouvelle filière devrait être validée par le marché.

La Fabrique 21 est la porte d’entrée de l’Écopôle, parc d’activités de 90 hectares. Il s’agit du premier ensemble immobilier d’Îlede-France dédié exclusivement aux entreprises de la filière de l’éco-construction et de l’efficacité énergétique. Lieu privilégié du « savoir-faire » et du « faire savoir », il valorise et donne accès à tous les métiers et services du domaine de l’habitat durable. Pierre Cardo a rappelé que leur réflexion est née de l’inquiétude de voir s’installer une crise économique entraînant la désindustrialisation progressive de la Vallée de la Seine : « Il fallait anticiper et trouver un marché qui ne puisse pas se délocaliser. À travers l’OIN Seine Aval, l’État avait l’ambition de construire, depuis Conflans jusqu’à Bonnières, 2 500 logements par an pendant vingt ans. Il faut savoir qu’un logement construit correspond à 1,5 emploi minimum ». C’était un marché aux portes de la CA2RS qui, les lois de Grenelle aidant,

s’est naturellement orientée vers l’éco-construction. 2 500 emplois devraient être créés à terme. L’emplacement de la CA2RS est stratégique. Grâce à son futur port, la filière pourra s’approvisionner en bois de façon écologique, Rouen étant le premier port importateur de bois d’Europe. Les entreprises pourront facilement exporter leurs produits finis et semi-finis issus vers les lieux de construction. Avec la Fabrique 21, Pierre Cardo souhaite sécuriser la clientèle qui trouvera sur place architectes, bureaux d’étude, artisans et matériaux pour construire un M. Patrice Ferrant de la société Mobotix qui s'installe logement écologique. On pourra durablement dans les locaux de Fabrique 21. (J2R) s’y informer sur toutes les techniques innovantes : isolation naturelle, récu- existe aussi un partenariat avec l’université pération des eaux de pluie, toitures végéta- de Cergy-Pontoise. « Quand la raison et la passion se mêlent, on lisées ou encore murs à ossature en bois. À travers le regroupement de la Fabrique 21, fait de grandes et belles choses », a déclaré le Préde l’Écopôle et de l’éco-port, il espère aussi fet Michel Jau. « C’est un projet innovant et je pouvoir faire baisser les coûts de l’éco-cons- tiens à saluer ceux qui ont eu "la vista", la capacité de comprendre l’avenir alors qu’ils n’étaient pas truction . La Fabrique 21 sera également un lieu forcément majoritaires, d’être les pionniers, les déoù les professionnels du bâtiment pour- fricheurs de terres nouvelles. Je tiens à rendre homront se former aux nouvelles techniques de mage à tous ces élus. Chaque fois que l’on vient à la l’éco-construction, encore peu répandues CA2RS, on se dit qu’on fait un bond vers l’avenir en France, par exemple, la formation « Mai- et qu’on a une longueur d’avance. Bravo pour cette son Bois Outils Concept » (MBOC© RT 2012) capacité d’anticipation et de clairvoyance. » r SÉRIEUX dispensée par le Centre National du Bois. Il

Relaxation et bien-être

Techniques de relaxation et de bien-être

Co relax

Relaxation californien-suédois Relaxation femme enceinte Sauna et hammam Relaxation amma assis Sur Rdv : 06 10 25 57 49

serycorinne@orange.fr 134 rue Paul-Doumer - 78510 Triels-sur-Seine

www.journal-deux-rives.com

25


LE JOURNAL DES

SPORTS

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Rugby

Objectif Fédérale 3 pour le RC Triel premières places de la poule synonymes de qualification pour les matches à élimination directe. Près de 25 joueurs sont arrivés, on a doublé tous les postes, ça nous fait beaucoup de bien. Avec deux victoires en deux matches, on est dans les temps sur notre tableau de marche ».

Sur les mêmes bases qu’en

2011

Pas question toutefois de s’enflammer car Triel n’a pas encore affronté des prétendants à la montée. Le plus dur reste donc à venir pour un club qui devra trouver la régularité qui a fait Le 21 octobre, la mêlée trielloise ne lâchait rien... (J2R) défaut lors de la deuxième partie de saison l’an passé. «  On s’était complètement relâchés », avoue Vincent Kerlo. Dans une poule qui s’annonce ouverte, le RCT devra se méfier d’adversaires coriaces comme Melun, Paris Blanc-Mesnil ou Yerres. Mais Vincent Kerlo veut voir des similitudes avec la saison 2011 où le club avait survolé le championnat de Promotion d’Honneur : Une entame idéale pour un club qui a de « On est partis sur les mêmes bases, si on s’investit, l’ambition à revendre cette saison. Après on peut faire quelque chose de bien. Avec Lionel une première saison d’apprentissage tout Fernandes (le coach adjoint), on se connaît par cœur à fait honorable, les Yvelinois veulent voir et on prend beaucoup de plaisir ». Avec une équipe B également invaincue, plus haut et envisagent une montée en Fédérale 3 dès la fin de saison. Un objectif forcé- de plus en plus de spectateurs présents le diment très ambitieux que confirme le coach manche et un projet de construction d’une Vincent Kerlo : « On veut terminer dans les deux tribune au stade Gaston de Chirac, tous les

C’est de la meilleure des façons que le RC Triel a débuté le championnat d’Honneur de rugby en gagnant ses deux premiers matches contre Marcoussis (15-12) et au SCUF (8-9).

Interview du président Marc Chalvidal Quelles sont les ambitions du club cette saison ? On s’est mis en tête de monter en Fédérale 3. On a fait le nécessaire en axant notre recrutement sur des postes où l’on était défaillants. Une vingtaine de joueurs de Conflans sont arrivés, quatre du MLSGP… Notre ambition est de jouer les premiers rôles dans notre poule mais aussi de structurer le club. Quel bilan faites-vous de la saison passée ? La saison est positive, on s’est maintenus malgré la réforme du championnat. C’est comme si on était montés de deux divisions d’un coup. C’était important de rester à ce niveau, même si la fin de saison a été délicate car on était sauvés quasiment dès le mois de janvier. Êtes-vous confiant pour cette saison ? Oui, car on est repartis sur les mêmes bases qu’il y a deux ans quand on a été champions d’Île-deFrance en PH, même si notre premier match a été relativement délicat. On a un groupe de 75 seniors et je fais confiance à Vincent Kerlo et Lionel Fernandes, qui sont deux bons interlocuteurs. On a également le renfort de Philippe Delort qui s’occupe de la préparation physique. Quels sont les critères financiers à respecter pour monter en Fédérale 3 ? Il faut qu’on triple notre budget. Actuellement, on est à 100 000 euros, il faut au moins passer à 250 000. Pour cela, il faut trouver des financements, des partenaires qui perdurent. Au niveau des transports par exemple, les dépenses sont multipliées par quatre. Ce n’est pas seulement un travail sur l’équipe première mais sur tout le club, les jeunes, la formation.

voyants ou presque sont au vert. Il ne reste plus qu’à concrétiser sur le terrain tous les efforts réalisés en coulisses pour faire de Triel l’un des clubs franciliens phares de demain. r Fabien Dézé

Triel perd face au leader RMCS77 Le dimanche 21 octobre dernier, les rugbymen de Rugby Club de Triel se sont inclinés face à une équipe solide et toujours imbattable, Rugby Melun-CombesSenart 77 (RMCS77). Les sudistes de la région Île-de-France ont notamment dominé le jeu physique. Avec un score de 13-03, le premier mi-temps était très favorable aux rugbymen de l'Hautil (maillot bleu). Les visiteurs (maillot noir) n'ont pas été impressionnants. À la limite, on se disait que Triel allait gérer et gagner son match et devenir le leader de la pool 3 du championnat territorial honneurs. La deuxième période a évolué défavorablement pour Triel. Les Triellois ont échoué à cinq mètres de la ligne adverse. Pire, ils ont perdu la balle comme des débutants. Par la suite, avec un contre réussi (6 points de plus), le jeu de Melun s'est accéléré. Après une conversion réussie, le score resta néanmoins favorable (13-10) aux Triellois. Le contact physique est devenu la règle. La mêlée trielloise ne lâchait rien, mais c'est le reste de l'équipe locale n'était pas à l'hauteur de la situation : trop de balles perdues. Les Triellois perdaient lentement la capacité à mener une attaque en règle. À chaque fois, l'équipe de RMCS77 prenait le dessus, notamment par le jeu prodigieux des frères Bax qui, à eux deux, ont marqué trois essais contre Triel. Score 18-25 en faveur du RMCS77. Malgré un dernier essai marqué par les Triellois, la fin a été désastreuse pour l'aficionado du beau jeu : l'arbitrage était lamentable et les joueurs des deux côtés ont commencé à « tartiner » des coups ici et là-bas. Avant que cela dérape, l'arbitre a expulsé un joueur du club RMCS77. En conclusion, deux équipes à peu près égales se sont rencontrées le 21 octobre au stade Gaston-Chirac et la victoire des visiteurs (RMCS77) était méritée due à leur combativité et leur jeu efficace.

26

www.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

SPORTS

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Course à pied

Vernolienne, Jordan bat facilement Kanté Dimanche 11 novembre s'est courue la classique du Cross des Deux Rives, la Vernolienne. Parmi les cinq courses, le J2R a suivi la course d'As (juniors / espoirs /seniors /vétérans hommes).

Jeanne Jordan, l'espoir du club de Valde-Seine-Les Mureaux, a confirmé. Son adversaire de la journée, Ibrahim Kanté, vainqueur de la dernière foulée trielloise, n'a rien pu faire face à un jeune Jordan, symbole d'une génération montante. Parmi les 250 participants à l'ensemble des courses organisées par le Verneuil Athlétic Club (VAC), 92 ont foulé la forêt de Verneuil sur une distance de 8,25 km (trois boucles). Le Verneuil Athétlic Club organise tous les ans le cross phare de la CA2RS, la Vernolienne. Quelle que soit la méteo, il est indispensable pour le J2R de couvrir cette course qui montre l'esprit sportif des habitants dans les Deux Rives. Avant le départ de la course d'As, quatre courses ont lieu pour donner la possibilité aux écoles et jeunes athlètes de préparer des courses cross de demain. Revenons à la course d'As, commencée à

11 heures et 15 minutes. Deux prétendants au podium ont pris rapidement la ligne du départ. Ibrahim Kanté (dossard numéro 56), était à gauche. Jeanne Jordan (dossard numéro 54) a fait un clin d'œil à ses amis comme pour dire « Je suis en forme et je vais le prouver ! ». Le départ a été donné et les leaders ont rapidement passé la petite première boucle pour tester la résistance des autres participants. Tout de suite, les hostilités ont commencé par l'action coordonnée d'une dizaine de coureurs, dont le quartet Kanté (dossard 56), Jordan (dossard 54), Abdenour El Yacoubi (dossard 448 du Val-de-Seine-Les Mureaux) et Guillaume Maldonado (dossard 67 du AC Chenove). Parmi ce groupe de leaders, on allait forcément trouver le vainqueur de la journée. La première grande boucle a permis au quartet de creuser l'écart avec les autres participants. Avec un retard de dix secondes, Hervé Thiol (dossard 380 du VO2 Rives de Seine) ne perdait pas de vue les leaders de la course, tentant ainsi de garder sa première place dans le Challenge des Deux Rives. Tout s'est précipité lors du début de la deuxième grande boucle : suite à des accélérations répétées de Jordan, Kanté a tenté le tout pour le tout et a devancé le jeune espoir des Mureaux sur une dizaine de mètres. Devant son public, Jordan a pris le soin de revenir à la

hauteur de Kanté et de le dépasser ! Une véritable passe d'armes. C'est ici que la course s'est jouée : Jeanne Jordan. (J2R) Jordan en a profité pour se relancer et a dominé son concurrent, tandis que Kanté craquait et cédait du terrain. À partir de ce moment, Jordan était promis à une victoire, sauf blessure de dernière minute. Guillaume Maldonado, spécialiste de la course en montagne et 17e au classement du championnat de France dans cette spécialité, a suivi le mano a mano sans broncher et s'est assuré une place sur le podium. Abdenour El Yacoubi était en embuscade mais n'a pas pu rattraper le terrain perdu... En réalité, Jeanne Jordan, arrivé avec un chrono impressionnant de 27 ' 19'', a gagné à la fois au classement général mais aussi dans la catégorie espoir. Son club Val-de-SeineLes Mureaux était aussi représenté par El Yacoubi sur le podium (catégorie Seniors). Ebrahim Kanté (27 ' 37'') s'est classé premier dans la catégorie Seniors tandis que Guillaume Maldonado s'est assuré la deuxième place avec un chrono de 28' 13''. El Yacoubi (28' 36'') a fermé la marche. r -R.A.

pour cette course mythique qui aura lieu le dimanche 25 novembre 2012. Pour Xavier Caillot, le chef de la direction sport à la ville d'Andrésy, la 30e édition est un moment spécial et attendu par les 1 800 participants à cette course « familiale » : « Le demi-marathon est qualificatif pour le championnat de France et l'élite francilienne se donne rendez-vous ici  » dans les Deux Rives, nous dit-il. Audelà de cet aspect, il faut souligner que cette course reste familiale (5 distances) et appréciée par un public d'amateurs du sport. Sa réputation dépasse les frontières de la Communauté d'agglomération des Deux Rives. Le challenge des 2 Rives continue le di-

manche 25 novembre avec les 20 Bornes d’Andrésy. Inscrivez-vous ! Lancé en août dernier avec la foulée trielloise, le Challenge des 2 Rives de Seine s'achèvera en 2013. Plus de 120 kilomètres auront été parcourus par les amateurs de course à pied dans les autres communes de l'agglomération. Un choix motivé par une volonté de valoriser et de faire connaître le patrimoine intercommunal à travers le sport. r -R.A.

Les 20 Bornes d'Andrésy, la 30e édition

Après la victoire de Nafa Belkai (1h13' 13'') du Racing Club Vendée en 2011, les 20 Bornes d'Andrésy peuvent vivre une période de transition.

Qui sera le prochain vainqueur ? Peutêtre Latamne Oumohand (1h13' 15'') ? ou verra-t-on le retour de Khalid En Guady (1h9' 22''), conquérant de l'édition 2008 ? La 30e édition des 20 Bornes s'annonce ouverte et il est essentiel que tous les coureurs d'élite comme les autres participants se préparent physiquement et mentalement

www.journal-deux-rives.com

Nouveauté cette année, le classement intermédiaire du challenge est consultable sur le site http://www.challengedes2rives.fr/ Renseignements au 01 39 74 66 04

27


LE JOURNAL DES

SPORTS

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Cross

Cross de Chapet, Caillot à l'aise Yannick Caillot (dossard n° 131 d'ASCAP) a facilement remporté la 30e édition du Cross de Chapet le 7 octobre 2012.

Christophe Desprès (n° 137 le Souffle d'Orgerus) et Guillaume Rémy (n° 188 d'Issou) n'ont pas pu revenir sur Caillot, qui semble devenir le favori pour gagner le challenge de Deux Rives d'ici à 2013. Sous un soleil brillant et une température agréable pour la course à pied, les 75 coureurs du cross de 10 km de Chapet se sont lancés à 10 heures, après avoir reçu quelques informations sommaires de la part de l'instigateur official de l'événement, J-F Trincart, adjoint au maire de Chapet. Il s'agit de courir trois boucles qui totalisent 10 km dans une ambiance conviviale dans la commune la plus agricole de l'interco' des Deux Rives. Rapidement, le trio Caillot, Despres et Rémy s’est détaché avec aisance. Olivier Beauquentin (dossard n° 192) a tenté de troubler la bonne entente du départ. Mais Yannick Caillot a accéléré et laissé loin derrière ces deux proches concurrents. Ainsi, MM. Desprès et Rémy se sont mis à tra-

vailler ensemble pour ne pas céder du terrain et ultérieurement relancer la course. Justement, la paire a failli revenir... après trois kilomètres. Yannick Caillot, en renard de la course à pied, a su se relancer et gérer son rythme. Après la fin de la deuxième boucle, Desprus et Rémy ont bien senti que Caillot était imbattable ce jour-ci à Chapet. L'arrivée était donc logique : 1er Yannick Caillot (ASCAP) avec un chrono de 34' 50'' ; 2e Christophe Desprès (35' 9'' du Souffle d'Orgerus) ; 3e Guillaume Rémy (35' 20'' du club d'Issu). Notons la belle quatrième place d’Hervé Thiol, avec un chrono de 36' 15''. Le Triellois continue à s'améliorer et nul doute qu'il sera parmi les animateurs principaux du challenge des Deux Rives. Côté féminin, Catia Champeval du FLEP de Carrières-sous-Poissy a dominé ses quelques adversaires de la journée avec un chrono de 41' 58''. Stéphanie Toussaint (VAC de Verneuil) est arrivée loin derrière, avec un chrono décevant (43' 49''). La troisième place est revenue à Isabelle Chuimert (VAC 49' 28''). Dans l'ensemble, cette course, qui a fêté ses 30 ans, s'est bien déroulée pour les 95

participants, dont une bonne vingtaine de jeunes qui participaient aux courses de 1,3 km et de 2,6 km. Bravo pour les victoires de Tom Renault, né en 2001, qui a gagné la course de 1,3 km avec un chrono de 5' 33'' et de François Le Floch, né en 1997, qui a emporté la course de 2,6 km avec 10' 54''. Les organisateurs du Comité des fêtes de Chapet étaient satisfaits et le public s'est donné rendez-vous l'année prochaine pour la 31e édition du Cross de Chapet. r R.A.

Yannick Caillot a dominé la course.

(J2R)

8e Cross : Rémy (4,5 km) et Fernandes (9 km) vainqueurs Dans un froid d'octobre, les deux courses phare du Cross orgevalais (4,5 et 9 km) ont permis aux 73 coureurs de se lancer à la conquête d'un itinéraire boueux... qui n'a pas facilité les choses à des coureurs peu habitués aux cross collants.

Les quatre courses de la matinée ont attiré environ 130 participants, en recul par rapport à l'année dernière (200). Les conditions climatiques n'ont pas été propices. Les organisateurs, en particulier le service des sport de la ville d'Orgeval et bénévoles, ont réussi à donner un peu de chaleur humaine à cette matinée hivernale... Le chrono a été assuré 28

d'une manière efficace par la société 2XL. Dans la course de 9 km, Marc Fernandes (photo ci-contre en rouge) a pris l'avantage aux premiers kilomètres de la course, arrivant vainqueur avec un chrono impressionnant (30' 55''). Dans la course de 4,5 km, avec un chrono de 16' 11'', Guillaume Rémy, le sociétaire d’Issou, revient en forme avec une belle victoire au Cross d’Orgeval. Côté femmes, le trio composé de Catia Champeval (40' 04''), de Pascale Montfort (40' 38'') et Stéphanie Toussaint (41' 22'') a bataillé contre le froid et le brouillard. Notre coup de cœur va à Adrian Jamet, jeune triellois, qui a fait un super chrono personnel dans la course 4,5 km (18' 40'') et a gagné facilement dans la catégorie minimes. Il s'est surtout frotté à l'élite de la course à pied ici dans les Deux Rives. www.journal-deux-rives.com

Enfin Hervé Thial, 7e de la générale dans la course de 9 km, reste constant dans sa marche vers le podium du Challenge des Deux Rives. r -R.A.

Marc Fernandes (en rouge) et son équipe (Photo J2R) d'Aubergenville.


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

SPORTS

Football

L'Entente Verneuil Football affiche ses ambitions Un mois après le début du championnat, l’Entente Verneuil Football(1) affiche ses ambitions retrouvées, à tous les niveaux. Focus sur le renouveau du club vernolien… Le football de qualité est de retour à Verneuil.

Avant la saison, le club vernolien s’est considérablement renforcé en recrutant des joueurs de niveau supérieur (sept d’entre eux ont été formés au club !) tels que Maxime Da Fonseca (Les Mureaux, Excellence) ou Virgil Nevé, (Poissy, CFA/DHR), mais aussi Yannick et Thomas Ernault (Louveciennes), Fatih Liman (ex-capitaine des U19 DHR de Poissy), Samy Rivière (Villennes/Orgeval), Andrew Riccardi (Carrières Grésillons), Stéphane Le Mauff et Ludovic Ozier, le tout coaché de mains de maître par Grégory Mignaton, arrivé de Villennes/Orgeval avec une ambition débordante. Ce dernier est également responsable du foot à 11 (des U15 aux seniors). Le nouveau coach, assisté par Taoufik Simmou (en charge de l’équipe réserve) estime qu’il y a « un vrai groupe de niveau Excellence, et que l’objectif est logiquement de monter en 1ère division, tout en amenant la réserve dans les trois premières places en 3e division, avec pourquoi pas une montée en 2e division ! » Après un premier match à oublier, à Marly le Roi (défaite 5-1), les verts et bleus ont battu Andrésy (3-1) avant de s’incliner à Maisons-Laffitte (3-2). Après, les joueurs vernoliens ont largement dominé Magnanville 4-1, avec notamment un triplé de Maxime Da Fonseca, le meilleur buteur du club actuellement. En Coupe des Yvelines, les qualifications aux tirs aux buts à Aubergenville et après prolongations à Dampierre (21) offrent au club un 3e tour de Coupe que le club n’avait pas connu depuis des années. Autres catégories Les seniors B pointent actuellement à la 11e place à seulement trois points de la 3e place ! En outre, ils restent également en course en Coupe du Comité, après avoir éliminé Neauphle 3 (5-

2), puis le Pecq 3 (4-3). Moins de 19 ans (U19) : Entraîné par Frédéric Galtier, les U19 comptent une victoire (3-0 à Maisons Laffitte) et un match nul (2-2 contre Chanteloup) et pointent à la 2e place du groupe A de 1ère division. Nul doute que les jeunes Vernoliens ne seront pas loin des premières places en juin prochain. Un regret : une élimination aux tirs aux buts début octobre contre Limay en Coupe des Yvelines. Moins de 17 ans (U17) : ReléLe coach Grégory Mignaton (à gauche) entouré de gués en 2e division, les joueurs en(Photo J2R) quelques-unes de ses recrues... traînés par Demba Traoré sont 1ers ex-æquo, après avoir battu successivement championnat, les jeunes pousses vernolienAubergenville (3-0) et Achères (6-3). « L’ob- nes se sont qualifiés en Coupe des Yvelines jectif est de remonter en 1ère division immédiate- en dominant Aubergenville (2-0). Malgré ment », souligne Grégory Mignaton, respon- cela, « on s’attend à une saison compliquée, où sable foot à 11. Avec un groupe de qualité, il va falloir du temps aux joueurs première année les U17 de l’Entente Verneuil Football font pour s’adapter aux exigences de la catégorie », commente Yvon Nougué. r partie des favoris du groupe. G. Capoen Moins de 15 ans (U15) : Emmenés par Né de l’Entente entre l’US Verneuil et l’US Yvon Nougué, joueur de DH au PSG, les (1) Portugais de Verneuil, le club compte environ 400 U15 du club souffrent en ce début de sai- licenciés, répartis des débutants aux vétérans (la son. Avec trois défaites en trois matches de catégorie vétérans ne pas incluse dans l'entente).

3 questions à…. Grégory Mignaton En tant qu’entraîneur des séniors, que préfères-tu : monter en 1ère division ou gagner la Coupe des Yvelines ? Les deux, le jour où je viendrai sur un terrain pour ne pas gagner une compétition, j’arrêterai le football. Pour moi, la seule chose qui compte est de produire du jeu et gagner tous les matches, mes joueurs le savent ! Le championnat est un marathon, il récompense la régularité alors que la coupe récompense la force mentale et le dépassement de soi, en plus de la qualité des joueurs bien sûr. J’ai gagné la coupe en tant que joueur et ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. Quels sont les atouts de l’Entente Verneuil Football ? Les atouts de l’Entente sont nombreux, car cette entente allie l’esprit et l’enthousiasme de l’association des Portugais de Verneuil à la rigueur et la discipline de l’Union Sportive de Verneuil. En plus de cela, Verneuil-sur-Seine est une ville de plus de 15 000 habitants, ce qui représente un fort potentiel de joueurs. Je n’oublierai pas l’essentiel également, c’est la qualité des installations sportives et des personnes qui s’en occupent. Dans tous les cas, je remercie les deux présidents de m’avoir accordé leur confiance et je suis sûr que cette nouvelle page du club s’ouvrira vers la voie du succès. Je vous donne donc rendez-vous en juin prochain pour, je l’espère, fêter le succès d’une saison réussie à l’Entente Verneuil Football. Quel club yvelinois prenez-vous en modèle ? Chaque club tente avec leurs moyens de tirer vers le haut. Un club peut structurer en encadrant dès leurs plus jeunes âges les jeunes footballeurs avec des éducateurs diplômés. J’encourage vivement tous les encadrants d’équipes à suivre les nouvelles formations organisées par le district pour leur permettre d’améliorer et de diversifier leurs séances d’entraînement. Par contre, il m’est difficile de citer un seul exemple comme modèle, je dirais que pour la gestion de l’école de foot, le club de Villennes Orgeval est très bien structuré, notamment grâce à son responsable Michael Lopes et l’ensemble de ses éducateurs. Et pour le foot à 11, je prendrai comme exemples les clubs de Vallée 78 (qui ont placé deux équipes en finale de la coupe des Yvelines la saison passée) ; il y a également Marly-le-Roi, Le Pecq, Le Chesnay,…. et sans oublier les grands clubs yvelinois tels que le PSG, l’AS Poissy, le FC Mantois, le Versailles 78 FC, Les Mureaux OFC,….

www.journal-deux-rives.com

29


LE JOURNAL DES

cULTURE

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Un jour un livre

Des vagabond’âges sources d’échanges Une initiative qui a toutes les chances d’être renouvelée. En tout cas, ce premier vagabond’âges, organisé par la bibliothèque Saint-Exupéry, chalet de Denouval à Andrésy, a rencontré son public de curieux.

« Ce nouveau rendez-vous culturel, présente Isabelle Pencreach, la directrice, ouvert à tous, qui souhaite séduire toutes les générations des différents quartiers de la ville, a pour ambition de créer un véritable espace d’échanges entre le public et les invités venant présenter leur dernier ouvrage ». Pour lancer cette saison, l’établissement culturel avait décidé de jeter son dévolu sur Rosette Siclis, auteure du poignant livre, La valise de Rosette, plongeant les lecteurs au cœur de la seconde guerre mondiale et de tous ces orphelins juifs qui furent victimes de la barbarie nazie. À ce sujet, le choix du chalet de Denouval n’est pas complètement innocent, étant donné que celui-ci a abrité de nombreux enfants juifs de parents déportés. « Nous profitons de cette soirée pour mettre sous les feux des projecteurs notre compagnie andrésienne de marionnettes, Pipa Sol, qui a élu résidence, ici, depuis 2009», explique Isabelle. Justement, cette formation talentueuse a interprété Valises d’enfant à de multiples reprises, sur de nombreuses scènes françaises. Un gros succès qui s’est concrétisé par l’obtention d’un prestigieux prix : le coup de cœur au festival

mondial des théâtres de marionnettes off 2011 à Charleville-Mézières. L’histoire ? Elle raconte le destin d’André, enfant juif de déportés, élevé dans une maison d’enfants, qui n’a jamais parlé de son parcours. Parce qu’il l’a promis à sa petite-fille, il se souvient de ce passé confiné dans sa valise d’enfant. Christophe Hardy, comédien, et Eric Bono, compositeur de la bande originale, se sont prêtés au jeu des questions/réponses, tandis que Madame Siclis s’est montrée pudique, mais diserte, sur son passé dont elle dit n’être jamais vraiment sortie. « C’est en Rosette Siclis a dévoilé un témoignage poignant voyant le spectacle de la compagnie andrésiensur son destin d’enfant juive de parents déportés lors de la seconde guerre mondiale. (Photo J2R) ne et en rencontrant des classes de l’école du les élèves de l’école municipale de musique et de danse parc que j’ai souhaité témoigner, explique Rosette. Je fus une enfant cachée en France avant Ivry Gitlis et les bibliothécaires ». Ouvrir la culture au plus grand nombre, de me réfugier en Suisse, accueillie dans une famille. Puis, je suis arrivée au Chalet de Dénouval, après- susciter la réflexion et le dialogue par le biais de rencontres au plus près des acteurs (écriguerre, avant de faire ma scolarité à Andrésy ». Un véritable témoignage sur la transmis- vains, acteurs, musiciens, conteurs..), tout en sion de la mémoire, ainsi que du non dit et animant la commune : tels sont quelques-uns de la difficulté de communiquer entre les gé- des objectifs de ces vagabond’âges appelés nérations, à découvrir absolument dans cet à perdurer tant que la demande des esprits ouvrage auto-édité, écrit en collaboration curieux sera au rendez-vous. Ce qui fait dire avec Pipa Sol et illustré de photos personnel- à Michèle, la cinquantaine, venue se divertir les de l’auteure. « Nos prochains vagabond’âges ce jeudi soir : « Dans la vie, il n’y a pas que la trimestriels seront de tout autre ordre, annonce télévision et Internet. Rien ne remplacera le contact et Isabelle. Ainsi, le 19 mai, place sera donnée à des la relation humaine pour vivre les choses pleinement. lectures et spectacles improvisés dans le cadre du pi- Je reviendrai, car j’ai vraiment apprécié cette idée de que-nique inaugural de la 16e édition de Sculptures pouvoir approcher les invités en leur posant toutes les en l’île, tandis que le 21 juin, sur le parvis du centre questions que je désirais ». r David D’aubin Louise-Weiss, conte musical magique, interprété par

creperie moulin rouge merlin

30

www.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

cULTURE

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Exposition au musée du jouet

André Hellé, une rétrospective pour un rêveur té et la facilité d'imagination... Selon la même Michelsen, André Hellé avait de l'inspiration, avait un réseau de petites mains (artisans dans les quartiers de Paris) et avait l'appui du Printemps pour commercialiser des produits conçus et fabriqués pour et par Hellé. À l'époque, la réclame naissante

«Drôles de jouets» à Poissy. (Photo J2R)

Du 18 octobre 2012 au 10 juin 2013, le musée du jouet de Poissy présente : « Drôles de jouets ! », la première exposition consacrée aux jouets d'André Hellé (1871-1945). Une exposition à ne pas manquer. Dans une interview récente du magazine du Monde du 13 octobre, Béatrice Michelsen, la commissaire de l'exposition, explique pourquoi André Hellé reste méconnu du grand public. Pour Mme Michelsen, c'est à cause de sa pluridisciplinarité : autrement dit, ce touche-à-tout a été oublié car il a été à la fois inventeur, auteur, illustrateur, décorateur... et costumier. Donc inclassable, et comme tel sans école de pensée pour le commémorer. Lors du vernissage de la rétrospective dédié à André Hellé (1871-1945), Béatrice Michelsen(1) nous guide dans les salles de cette belle exposition qui sera ouverte au public pendant neuf mois au musée du jouet de Poissy. André Hellé a tenu compte de l'œil et de la motricité des enfants : les jouets en bois sont les dignes ancêtres du Lego par sa maniabili-

fantin autour du thème de l'arche de Noé : une chambre complète, un livre d'images ainsi qu'une arche-jouet, peuplée d'animaux aux lignes géométriques. Un coup de tonnerre dans le paysage décoratif surchargé de l'époque ! »(2). Ce fut le triomphe de la simplicité. Certains avaient explicité que cet acte artistique était un des « signes précurseurs du Cubisme ». Au-delà de la critique artistique qui peut varier selon le temps et la mode, la rétrospective mise en place par les équipes du musée du jouet(3) est un bel hommage à la vie d'un artiste qui mérite une re-découverte. C'est comme quand on se balade dans une brocante et qu’on tombe pile devant un classique (Homère...) des œuvres littéraires, dont la valeur reste universelle. D'ailleurs, l'ouvrage Drôles de jouets !(4) sortira en décembre 2012 pour compléter cette rétrospective de rêve. À travers les collections permanentes du musée du Jouet de Poissy et les prêts de la Bibliothèque nationale de France, du musée des Arts décoratifs, de la bibliothèque « L’Heure joyeuse » à Paris et de la maison Claude-Debussy à Saint-Germain-en-Laye, l’exposition évoque le « monde imaginaire » d’André Hellé, l’un des inventeurs de l’album moderne et le « petit maître de l’art enfantin », selon Gustave Kahn (1859-1936), poète et critique. r R. Acosta (1) Béatrice MICHIELSEN, historienne du jouet, créatrice de jouets, co-fondatrice de l’association des Amis d’André Hellé. (2) Le magazine du Monde, daté du 13 octobre 2012, page 163 (3) et notamment Hélène MEYER-ROUDET, conservatrice des musées de Poissy. (4) Drôles de jouets ! : André Hellé ou l'art de l'enfance, Éditeur Mare & Martin, 2012, 80 pages. 10 €. www.mareetmartin.com

Béatrice Michelsen explique le sens de l'oeuvre d'André Hellé lors du vernissage. (J2R)

avait permis un long partenariat entre les artistes comme André Hellé et le Printemps. C'était le renouveau du jouet artistique français, même si des coopérations (de l'espionnage industriel ? ) entre les MUSÉE DU JOUET concepteurs-producteurs de toute l'Europe étaient de Adresse : 1, enclos de l'Abbaye mise : le livre décoré et im78 300 POISSY primé en est un exemple. Tél. 01 39 65 06 06 À l'apothéose de sa carHoraires d'ouverture au public : rière artistique, André Hellé Ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 12h et de 14h à 17h 30. a concu et « concrétisé en 1912 (Fermé les lundis et jours fériés). Fermeture de la billetterie à 17 h. son projet global d'univers enwww.journal-deux-rives.com

31


LE JOURNAL DES

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

cULTURE

Bloc-notes de l'Histoire

Michel Kohn raconte Villennes Vous saurez tout ou presque de la cité villennoise en parcourant le nouvel ouvrage de Michel Kohn, le président de L'ACV, la mémoire de Villennes, qui s'intitule " Villennes-sur-Seine ", dans la collection mémoire en images, aux éditions Alan Sutton, au prix de 21 euros « Le succès est immédiat, se félicite ce dernier, puisque les 100 premiers exemplaires sont partis comme des petits pains. Ce qui prouve l'intérêt des habitants à mieux connaître l'histoire de leur commune d'adoption ou de naissance à laquelle ils sont attachés ». Ce livre, richement illustré de photographies et de documents, raconte le passé villennois. L'auteur s'est procuré de nombreuses photos auprès des collections municipales et d'amis proches, ainsi que par le biais du site internet de l'association. « Pour apprécier notre localité d'aujourd'hui, découvrir son passé m'a apparu nécessaire », confie Monsieur Kohn, amoureux de Villennes qu'il tente, par le biais de son association, de faire partager au plus grand nombre. Le patrimoine, les centres d'intérêt, le cadre de vie d'autrefois villennois : rien n'échappe à la vigilance de cet homme curieux, jamais à court d'idées pour rallier le maximum de personnes à son projet de reconstituer le puzzle du passé local. Rencontre. Les deux rives : Votre nouveau livre, simplement intitulé Villennes-sur-Seine, vient d’être publié par les Editions Alan Sutton, dans leur collection Mémoire en Images. Alors qu’existe déjà un ouvrage présentant des images anciennes de votre commune, était-il nécessaire d’en réaliser un nouveau ? Michel Kohn : Ce livre Si Villennes m’était conté, publié en 1985, est épuisé. Constituant un intéressant recueil de cartes postales anciennes, il avait été réalisé par un conseiller municipal, très méritant mais qui n’avait pas fait de recherches historiques. J’ai voulu, à travers les images de ce nouveau livre et leurs légendes, raconter des histoires et l’histoire de notre village. En fait, cet ouvrage répond à la demande que son éditeur m’a adressée après la publication de mon premier livre. 32

J2R : Celui-ci avait-il eu le même éditeur ? MK : Le livre La mémoire de Villennes en marche – Balades et rencontres, que j’ai écrit en collaboration avec Jean Diez et Georges Parot, a été édité en 2007 par notre association ACV, la mémoire de Villennes, avec le financement de notre commune. On ne peut le trouver qu’à la mairie de Villennes et dans une grande librairie voisine. Le nouveau, disponible dans trois points de vente Villennois, pourra être acquis dans toutes les librairies et sur leurs sites Internet. J2R : Quels sont les autres avantages d’être publié par un éditeur et les éventuels inconvénients ? MK : La collection Mémoire en Images des Editions Sutton, qui publient L'ouvrage de M. Kohn raconte les 19e et 20e siècles. (J2R) d’autres séries de livres historiques et régionalistes, compte près de 2000 ouvrages, valorisant 10 itinéraires de balades dans Villennes, au le passé des villes et villages de France. L’édi- cours desquelles le lecteur, dans son fauteuil teur a pris en charge tous les coûts de réali- ou dans les rues du village, peut découvrir sation du livre et en fait la promotion. Entrer son patrimoine et rencontrer ses anciens hadans le moule de cette collection constituait, bitants. Les deux livres sont donc assez comtoutefois, une contrainte pour le nombre des plémentaires. pages (128) et leur composition. Une demande impérative de l’éditeur a, toutefois, permis J2R : D’où proviennent toutes les phode réaliser un ouvrage plus vivant et intéres- tos du livre ? sant : des personnages devaient être présents sur presque toutes les photos. MK : Une sélection très stricte a été nécessaire dans notre collection d’images nuJ2R : Quelles sont les différences par mériques pour en choisir 228. Depuis 1995, rapport au premier livre ? je collectionne les images numériques de photos de Villennes ; plus de 1000 peuvent MK : Alors que des photos illustraient être consultées dans la banque d’images du les textes du premier, ce nouveau livre pré- site Internet de la mémoire de Villennes. Si sente des images, complétées par des légen- Villennes m’était conté ne contenait que des des assez courtes. Celui-ci est organisé de reproductions de cartes postales anciennes. manière thématique alors que l’autre décrit Ce nouveau livre en contient également, vewww.journal-deux-rives.com


LE JOURNAL DES

cULTURE

NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012

Bloc-notes de l'Histoire nant de la collection municipale, de celles de Jean Ribet, autre historien local membre de l’ACV, et de nombreux autres amis Villennois. Il y a également des photos, issues des albums d’anciennes familles de Villennes et des photos prises, à différentes occasions, par Georges Parot, membre du conseil d’administration de notre association, qui était photographe. Ensemble, nous en avons acquis quelques unes sur un site Internet de vente aux enchères. J’ai, moi-même, photographié des lieux privés (château d’Acqueville, ancienne ferme, lavoir, …), d’autres qui ont été peu photographiés autrefois ou qui ont été ensuite transformés (hameau de Breteuil). La belle photo de la couverture, publiée en 1887 dans la revue « Seine et Oise Illustré », provient des Archives Départementales des Yvelines : elle représente des clients du restaurant du Sophora attablés dans son jardin, son immense arbre, aujourd’hui disparu, sur lequel deux personnes sont montées, et dans le fond, la station de taxis hippomobiles de l’époque. J2R : Vous a-t-il fallu beaucoup de temps pour réaliser ce livre ? MK : Mon épouse pense que j’y ai passé trop de temps, abandonnant les travaux dans notre maison et dans notre jardin. Alors que la gestation du premier livre avait été de 9 mois, 5 mois ont été seulement nécessaires pour rédiger et remettre à l’éditeur le « manuscrit » de celui-ci (en fait une maquette, mise en pages sur ordinateur) ; en effet, une grande partie des images était déjà disponible. J2R : Pouvez-vous me présenter un peu plus le contenu de l’ouvrage ?

MK : L’introduction, intitulée «Des masures des vilains aux villas des Parisiens», a pour but de résumer l’histoire de Villennes avant l’époque des photos les plus anciennes, qui ont été prises entre 1865 et 1897. Le premier chapitre «Les trois châteaux» présente les anciennes résidences seigneuriales, dont une seule subsiste mais n’est pas visitable, et les propriétés des châtelains villennois. Le chapitre suivant «Les hameaux et leurs activités économiques» rappelle que notre village a longtemps vécu de l’agriculture, de la viticulture et de l’exploitation du sous-sol, calcaire ou argileux. Ensuite, le chapitre «Les édifices et les services publics» présente nos bâtiments religieux, notamment l’église du XIe siècle, et administratifs ainsi que notre belle gare centenaire ; les écoles sont évoquées par des photos de classes, où les anciens Villennois reconnaissent leurs camarades. Le chapitre «La Seine», son utilité, ses attraits et ses débordements met évidence le rôle du fleuve qui, après avoir fait vivre des meuniers et des pêcheurs, a attiré les Parisiens sur ses rives pour des activités nautiques et des repas dans des guinguettes, toutes disparues. La Seine a, également, apporté des désagréments dans le passé, ses crues submergeant souvent les restaurants et les villas de ses berges ainsi que les rues du centre du village. Le chapitre «La station de tourisme» évoque les activités développées pour ces visiteurs de la capitale, tout particulièrement les nombreux hôtels et restaurants. Le suivant «Les villégiatures» : lotissements et villas concerne les remarquables maisons, bâties sur d’anciens terrains agricoles par des Parisiens, certains célèbres à leur époque, qui

venaient passer la belle saison à Villennes, ainsi que les lotissements qui ont transformé le parc du château, l’île et un ancien bois. Le chapitre «La vie villennoise» raconte, en images, les commerces et les loisirs (fêtes, spectacles, sports, …) d’autrefois. Le chapitre «Les chemins et les rues» rassemble des images de nombreux lieux du village, où des habitants ont souvent pris la pose pour le photographe. L’avant-dernier chapitre «Familles villennoises» contient des images issues d’albums de photos d’anciens habitants (du village, de ses hameaux, et de ses châteaux). La conclusion a gardé son titre «Villennes à tire-d’aile», bien que l’éditeur n’ait pas retenu une carte postale-souvenir, illustrée par des hirondelles : elle présente des photos aériennes et se termine par la phrase : « Il est très difficile de quitter Villennes lorsque l’on y a vécu et l’on y retourne très volontiers ». J2R : Préparez-vous un autre livre ? MK : Non, ce n’est pas à l’ordre du jour bien que les biographies des anciens habitants de Villennes, en particulier des nombreuses célébrités d’antan que j’ai trouvées, pourrait en donner la matière. J’ai un autre projet, que je pourrai vous préciser lorsqu’il sera plus avancé : il s’agit d’intégrer, sous une forme actuelle interactive et multimédia, les contenus du site Internet de la mémoire de Villennes, de mes diverses causeries et des deux livres… r -David D'AUBIN L'ouvrage est disponible dans de nombreuses librairies de la région : Gilbert Joseph au centre commercial Art de Vivre d'Orgeval, la librairie de Pincerais de Poissy, et à Villennes dans différents points de vente (supérette Ecomarché, bar-tabac Le Marigny, coiffeur Daniel Mégret). * Le livre " Villennes-sur-Seine ", dans la collection Mémoire en images, est paru aux éditions Alan Sutton, au prix de 21 euros. Contact auprès de l'ACV : memoire. villennes@free.fr.

P’TITS BOULOTS Jardinage

Ménage - repassage Déduction d’impôts et service à la personne Tél. :

01 69 27 47 82

Port. : 06 32 12 57 08 Courriel : ptbj@orange.fr

Service de qualité

www.journal-deux-rives.com

33


DERNIÈRES NOUVELLES...

ANDRÉSY Les jardins de demain Samedi 20 octobre, la pluie n’a pas empêché le public de venir au Parc des Cardinettes pour participer aux animations proposées par les professionnels de la nature et de l’écologie : fleurs, légumes, jardins, paysages, jardiniers, viticulture, bonzaï, et même une séance de dédicace de François Nugues venu présenter son livre « Le bonheur du jardin » dont on reparlera. Une journée pendant laquelle, vente et troc de plantes, ateliers de jardinage, démonstrations en tout genre dont une démonstration de tonte par les agents des espaces verts de la ville ont enchanté les adultes comme les enfants.

CARRIèRES-SOUS-POISSY La colère monte et... un collectif de CA2RS Une trentaine de citoyens se sont rassemblés le samedi 10 novembre à l'intersection du chemin de Beauregard et de la rue SaintHonoré. De la transparence, du respect, voilà ce qu'ils demandent par rapport à un énième projet «mastodonte de la CA2RS» (le Parc du peuple de l'Herbe). Un moment fort de «cette réunion publique» a été le moment de prise de parole par les riverains. Comme dans le temps de l'Agora d'Athènes, tous se sont mis en cercle pour se présenter et présenter leurs avis. Touchant et un acte démocratique fort. Tous ont convergé pour dire que le projet «Parc au peuple de l'Herbe», en soit, était une belle initiative des collectivités maîtres d'ouvrage. Mais, comme d'habitude, la concertation locale est absente. Les leaders du mouvement, Hugues Dent (futur président du collectif) et Antony Effroy, porte-parole, ont pris note des condoléances des personnes prenant la parole : «C'est de la folie» disait un riverain. «Comment faire pour accueillir 800.000 visiteurs par an ! » s'inquiétait un autre. Tous s'opposent à la méthode bulldozer du Conseil général. «Inéluctablement on nous pousse à un contentieux...» une conclusion belliqueuse, qui cor-

plus contre la

34

robore ceux qui pensent que le territoire en devenir de la CA2RS va probablement prendre un autre virage : un territoire niche à contentieux. Rien ne va plus pour Eddie Recours contre la Centralité, divorce programmé avec un des piliers de sa victoire de 2008, un turn-over extravagant du personnel et maintenant la population qui vient demander des comptes en plein conseil municipal, voilà les ingrédients de la période de turbulence municipale chez Eddie Aït. A l’occasion du Conseil municipal du 14 novembre, les élus carrièrois et le public présent ont constaté que la majorité n'est plus soudée comme avant. Ce conseil a commencé par une intervention de Mireille Bourbon-Perez, (ex)première adjointe au maire qui expliquait ses nombreux états d’âme à l’encontre du celui-ci, le maire de Carrièressous-Poissy (gestion, absence de concertation, abus de pouvoir…). Elle a conclu ses propos par un cinglant : « Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage ». Depuis février 2011, Mireille BourbonPerez (PS) et Eddie Aït (PRG) ne se parlent plus. Il y a beaucoup de non-dits dans cette affaire politique. Depuis son retour du Brésil, M. Aït «avait changé» vis-à-vis de ses appuis politiques historiques. Ce dernier a tenté (et réussi ?) de prendre le contrôle de la section PS de Carrières. Suite au vote du 26 septembre dernier au sein du conseil municipal de Carrières-sous-Poissy la Communauté d'agglomération des 2 Rives a désigné le 22 octobre M. Jean-Pierre Guilleman, en remplacement de Mme Mireille Bourbon-Perez, délégué titulaire au sein de l’assemblée délibérante de la communauté d’agglomération des 2 Rives. Ainsi Eddie Aît a destitué Mireille Bourbon-Perez avec l'argument qu'elle s'était abstenue (2e semestre 2012) au Conseil communautaire sur «un vote sur le fonds de péréquation» . Selon la municipalité carrièroise, cela aurait des conséquences néfastes pour le budget de Carrières. Mais revenons au conseil municipal du 14 novembre. Le maire a donné la parole au public et le collectif du Peuple de l'Herbe exposa les revendications (voir ci-dessus). Mais en fait E. Aït n'arrêtait pas de les interrompre

www.journal-deux-rives.com

ce qui a provoqué une bronca dans la salle. Un voix demanda au «maire de se taire, voire même de sortir si cela ne l'intéresse pas...» Eddie Aït a pris la mouche et demandé d'évacuer la salle. Seuls ses adjoints directs le suivirent, du coup E. Aït resta dehors et le collectif Peuple de l'Herbe termina son intervention sous des applaudissements du public. Ambiance.

CHANTELOUP Commune pauvre... Catherine Arenou, maire de Chantelouples-Vignes et vice-présidente de l’Association Nationale « Ville et Banlieue » déplore le manque d’ambition du gouvernement pour les quartiers. Auditionnée par François Pupponi, Député du Val d’Oise et rapporteur du budget 2013 pour la politique de la ville, Catherine Arenou, Maire de Chantelouples-Vignes et vice-présidente de l’Association Nationale « Ville et Banlieue » souligne le manque d’envergure de loi de finance 2013 relative à la politique de la ville. Présenté le 28 septembre dernier par François Lamy, Ministre délégué à la Ville, le budget se rapproche davantage « du budget à minima plus que de l’acte de mobilisation tel que le Ministre l’annonçait ». http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02579-catherine-arenou-critique-gouvernement

ORGEVAL 9e forum de l'emploi Le 10 octobre matin, le temps était mauvais : de la pluie et cela a continué toute la journée. Malgré cela, les hommes et femmes à la recherche d'un emploi étaient courageux pour y croire. On a parlé recrutement, CDD, CDI, paie... et conjoncture. Le pôle emploi de Poissy organise périodiquement un forum pour la rencontre entre les entrepreneurs et les personnes à la recherche d'emploi. L'événmenet du 10 octobre s'inscrit dans le mois du commerce... Avec l'appuie et la coopération des plusieurs institutions et collectivités dont la CA2RS, le 9e forum a été un franc succès pour les organisateurs : environ 280 personnes ont été


DERNIÈRES NOUVELLES... impactés, c'est-à-dire sont venues voir, laisser un CV,«Octuor-sur-Seine» passer un entretien... Certains ont même eu le bon contact et espèrent avoir des retombés favorables : un job. Cela dit, on a déploré le faible nombre d'entreprises présentes (seulement une dizaine). Pourquoi l'absence des PME-PMI du coin ? Certes, la conjoncture est mauvaise et par définition le carnet de commandes est faible, donc pas d'embauches. La CA2RS s'est associée à l'organisation de ce forum et elle a mis à disposition un car pour transporter les personnes à la recherche d'emploi. .

TRIEL-SUR-SEINE

« l'école à Triel, de l'ancien Régime à nos jours» L'enseignement primaire est depuis 1881, laïque, gratuit et obligatoire. L'école communale que chacun d'entre-nous connaît, soit pour les plus anciens, pour l'avoir fréquentée jadis, soit pour les plus jeunes, pour y accompagner aujourd'hui leurs enfants, fait toujours l'objet de réflexions... et d'évolutions, mais aussi et surtout de souvenirs vivaces. Service public financé et placé sous la responsabilité des communes, il est animé par les enseignants rémunérés par l'Etat. Les enfants y sont accueillis depuis la maternelle jusqu'au CM2. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’association «Triel, Mémoire & Histoire» en a fait le sujet de sa recherche. Après des mois d’un travail de recherches, le résultat a été dévoilé lors d'une conférence le 17 novembre à la salle Grelbin. « L'école à Triel, de l'Ancien Régime à nos jours », pour les initiatrices de ce projet, Danièle Houllemare, Dominique Lemaître, Marie-Claude Savoye et Françoise Desmonts, c’est permettre au public de revivre l'école d’antan, depuis l'époque où le clergé était chargé de l'éducation des enfants, jusqu'à l'école de Jules Ferry, dont la loi constitue encore le fondement de l’enseignement d’aujourd’hui, à Triel comme ailleurs. Une exposition sur le même sujet du 17 au 21 novembre a complété la conférence.

VERNEUIL Attention aux chantiers Le terrain situé au début de la rue Delapierre, qui accueillait jusqu'en juillet 2011 les locaux de la Direction de l'éducation, jeunesse et sports, a été vendu mi-septembre 2012 à la société «Arc Promotion». Vétuste et inadapté, l'ancien bâtiment sera démoli pour faire place à une résidence de standing, le «Castel Médicis», comportant 56 logements. Les travaux de construction de ce programme ont commencé le 16 novembre 2012 pour s’achever en septembre 2014. Afin de permettre un accès sécurisé et permanent aux usagers et aux passants, des aménagements de circulation et de stationnement ont été prévus. Pendant toute la durée du chantier, la portion allant de l’entrée

de l’impasse (côté rue Delapierre) à l’entrée de la bibliothèque sera interdite au stationnement. Les quelques places de stationnement maintenues devant la résidence des personnes âgées seront réservées exclusivement à l’usage des résidents. Les usagers des marchés du mercredi et samedi pourront stationner avenue AndréMalraux et sur le parking de la place de la mairie.

VERNOUILLET Créaboss, un réseau qui démarre CréaBoss est une jeune association altruiste et humaniste, créée par trois femmes entrepreneuses (Eva De Aguiar, Karine Dauvel et Claire Guérin), issues de parcours et de domaines d’activités différents. Créé pour agir sur un périmètre entre Mantes, Cergy-Pontoise et Versailles, l'association d'entrepreneurs CréaBoss souhaite faire pouvoir mettre en place un lieu d’entraide, de partage et de convivialité afin de vaincre l’isolement qui gagne tous les professionnels indépendants à un moment donné. CréaBoss a pour objectif de réunir des chefs d’entreprise (profession libérale, entrepreneur...) mais aussi des porteurs de projet afin de mettre en place un réseau solidaire. CréaBoss souhaite que chaque adhérent, trouve sa place au sein de l’association, que des réponses à leurs besoins soient trouvées notamment par la mise en place d’ateliers individuels ou collectifs, d’échanges, de conseil…

aéroports parisiens. La réponse du ministre a été claire : « Le Conseil d’État n’a pas encore jugé sur le fond de façon définitive ; il ne nous est donc pas possible d’engager de modification. » Dommage. Cette façon habile de repousser la décision à (bien) plus tard laisse les victimes de la pollution (les habitants) en face d’une décision néfaste qui « allait améliorer la qualité de vie de centaines de milliers de personnes. » http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02626-retour-couloirs-aeriens-deputejacques-krabal-questionne-gouvernement Eole à l'ouest C’est à l’occasion des discussions portant sur la loi de finances 2013 que le député des Yvelines Arnaud Richard a interpellé le Gouvernement sur le prolongement de la branche ouest de ce RER « E » qui, depuis La Défense, passerait par Poissy pour aller jusqu’à Mantes. Dans sa réponse, le ministre des transports, Frédéric Cuvillier s’est montré «rassurant» mais peu précis en rappelant son «souci constant d’efficacité du transport quotidien, dans le respect de la hiérarchisation, de la soutenabilité [!] et de l’efficacité, dans le cadre du Grand Paris ou d’autres projets qui pourraient répondre aux préoccupations des Franciliens et des Parisiens » http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02643-arnaud-richard-depute-yvelines-s-interesse-devenir-eole

LA REDACTION

AUTRES...

Nuisances

aérien-

nes

Le député Jacques Krabal questionne le gouvernement sur les couloirs aériens. Si depuis plus d'un an des avions passent en plus grand nombre au dessus de nos têtes, c'est la conséquence d'une décision de la ministre de l'écologie de l'époque, Mme Kosciusko-Moriset. Jacques Krabal, député maire de Château Thierry, pour le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste, interroge M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports, au sujet des nuisances de plus en plus nombreuses que subissent les populations riveraines des www.journal-deux-rives.com

35


10 â‚Ź de rĂŠduction pour un repas Ă  deux !* TVSQSÂşTFOUBUJPOEF DFUUFBOOPODF

ď ?ď Ľď ˛ď Łď Šď€ ď ¤ď‚’ď Šď Žď ¤ď Šď ąď ľď Ľď ˛ď€ ď śď Żď łď€ ď Łď Żď Żď ˛ď ¤ď Żď Žď ŽďƒŠď Ľď łď€ QPVSQSPĂ?UFSEFDFUUFPGGSF

ď Žď Żď ­ ď ?ď ˛ďƒŠď Žď Żď ­ ď ď ¤ď ˛ď Ľď łď łď Ľ

CAMPANILE VILLENNES SUR SEINE ZAC DU PRES SEIGNEUR - 235 ROUTE D'ORGEVAL 78670 VILLENNES SUR SEINE TĂŠl : 0139752522

ď ”ďƒŠď ŹďƒŠď °ď ¨ď Żď Žď Ľ ď …ď€­ď ­ď Ąď Šď Ź

IP10â‚ŹRep2

+BDDFQUFEFSFDFWPJSEFTPGGSFTQFSTPOOBMJTÂźFTPVEFTJOGPSNBUJPOTEFMBQBSUEF$BNQBOJMF FUEVHSPVQF-PVWSF)ÆUFMT 6\Pffffffffffffffff5VU 7PTEPOOÂźFTTPOUEFTUJOÂźFT¸MVTBHFEFMIÆUFM$BNQBOJMFNFOUJPOOÂźTVSDFEPDVNFOU¸EFTlOTEJOGPSNBUJPOFUEFQSPTQFDUJPODPNNFSDJBMF$POGPSNÂźNFOU¸MBMPJ*OGPSNBUJRVFFU-JCFSUÂźTFOEBUFEVKBOWJFS  WPVTEJTQPTF[EVOESPJUEBDDÂżT EFSFDUJlDBUJPO EFNPEJlDBUJPOFUEFTVQQSFTTJPOTBHJTTBOUEFTEPOOÂźFTRVJWPVTDPODFSOFOU1PVSMFYFSDFS ÂźDSJWF[¸WPUSFIÆUFM$BNQBOJMF¸MBESFTTFNFOUJPOOÂźFDJEFTTVT

*Offre non cumulable, valable les soirs en semaine (du lundi au vendredi) et du samedi midi au dimanche soir, pour une addition d’un montant minimum de 40 ₏, jusqu’au 30/12/2012, pour un repas pris à deux dans le restaurant Campanile mentionnÊ sur ce document.

www.journal-deux-rives.com

SociĂŠtĂŠ Villennes-sur-Seine Invest HĂ´tel - SARL au capital de 7 622,45 â‚Ź - 389 617 721 RCS Paris. Entreprise indĂŠpendante - Photo non contractuelle - Format Utile - CrĂŠdit photos : Roland Poux.

ď ‰ď Žď “ď ”ď ď Žď ”ď “ď€ ď ?ď ’ď ‰ď –ď ‰ď Œďƒ‰ď ‡ď ‰ďƒ‰ď “


J2R n°107 daté décembre 2012