Le
JOURNAL des deux rives
Avril - Mai 2012
2,50 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 104
l’interco’ contestée
Philippe Paillet (à gauche), porte-parole du collectif «non à la décharge», salut la remise en cause du projet de port de triel par Pierre Morange (à droite), député-sortant uMP de la 6e circonscription, sous l’oeil approbateur de Philippe gautry (au centre), également candidat (dvd) dans la même circonscription. en médaillon, Jacques Massacré, candidat «surprise» dans la 7e circonscription, se présente comme un homme "neuf" et affirme son désaccord total avec la politique de pierre cardo. (voir page 24)
communiQué :
La SARL COOPACTIVE, éditrice du journal, Rodrigo ACOSTA GARCIA, reconnaissent l’utilisation du logo de la ville sans accord préalable de la ville de Trielsur-Seine lors d’une campagne publicitaire pour David REGY (RECTO avec 4 logos dont celui de Triel). L’éditeur présente ses regrets à la ville de Triel-sur-Seine et à son maire, Monsieur Joël MANCEL.
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LE JOURNAL DES
éditorial
Avril - mai 2012
Un nouveau président... et après ?
U
n nouveau Président de la République a été élu en France avec environ 52% des suffrages exprimés, sans compter les votes blancs et nuls – plus de deux millions de votants ! François Hollande est le second président de gauche de la Ve République depuis sa création en 1958 et depuis l’adoption du suffrage universel en 1962. Cela faisait dixsept ans que la France était présidée par un président de droite. Ce basculement à gauche était pressenti par les sondages, pour une fois, et par la succession de basculements à gauche qui se sont opérés en France. La majorité des communes, des départements, des régions et le Sénat ont basculé à gauche depuis quelques années. Il ne manquait que la Présidence de la République. C’est fait ! Le 15 mai, ce nouveau Président a pris ses fonctions officiellement en s’installant à l’Elysée. Les élections législatives devraient, sauf surprise, faire basculer la majorité à gauche au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Il est certain que l’élection d’un Président PS à la haute magistrature va aider l’élection d’une majorité de députés de gauche. Mais cette majorité serat-elle importante ? Est-elle souhaitable pour une démocratie « apaisée » ? Il faut s’attendre à de nombreuses triangulaires, puisque le Front National est de retour. Les sondages ne s’étaient pas trompés pour Hollande, mais ils n’avaient pas prévu la forte hausse du FN, faisant de Marine Le Pen le « troisième homme ». Autre point délicat, l’entente des différents
partis de gauche pour présenter des candidats d’« union » lorsque cela est possible ! On constate que la tentative d’hégémonie du PS ne passe pas chez les militants de l’extrême gauche (Front de gauche, PCF...). Dans la 7e circonscription des Yvelines, les socialistes et les verts (Europe-Écologie-les-Verts) règlent leurs comptes et la droite compte les points. Mais l’arrivée fracassante de Jacques Massacré (DVD) risque de contrarier le député-sortant, Arnaud Richard (UMP). Dans la 9e circonscription, les candidats de gauche dénoncent l’abandon de cette dernière par l’UMP du fait que la députée de cette circonscription, Sophie Primas (maire-adjointe à Aubergenville), est devenue sénatrice et rêvent d’un basculement à gauche d’un fief historique de la droite. La gauche espère emporter dans le meilleur des cas trois circonscriptions : les 7e, 8e et 11e. Eddie Aït (PRG) n’a guère de chance dans la 6e. M. Sarkozy aurait été réélu triomphalement dans la CA2RS, en emportant près de 55 % de suffrages. Seules deux communes sur douze ont voté majoritairement pour M. Hollande. Dans plusieurs communes de gauche, dans la 7e et la 9e circonscription, Nicolas Sarkozy est aussi arrivé devant F. Hollande au second tour. Dans les Yvelines, avec 54,30% de voix exprimées, la droite est encore là, mais quelle forme va-t-elle prendre ? Alors, une majorité à gauche à l’Assemblée nationale ? C’est possible ! Mais une « vague rose » c’est à voir ! En revanche, une vague « bleue Marine » est à craindre ! LA rédaction
Il faut s’attendre à de nombreuses triangulaires, puisque le Front national est de retour.
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LE JOURNAL DES
soMMaire
AvRiL - mAi 2012
ÉDITORIAL
Le Journal des deux rives
UN NOUVEAU PRÉSIDENT ET APRÈS... ?
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MOBILISATION CONTRE LA RIGUEUR...
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RIBAULT LANCE SON AXE MAJEUR
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L’A104, UN NOUVEAU DÉBAT PUBLIC ?
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ACTUALITÉ LOCALE AnDrésy cArrières
LA MAIRIE
cHAnteloup mAurecourt
ET
« L'AFFICHAGE SAUVAGE »
LA MINI-ENTREPRISE : PAS PEUR DE LA CRISE «NOTRE LOGIQUE TERRITORIALE»
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GARGANTUADES, 7E ÉDITION
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triel
PLU : L’IMPOSSIBLE IN...CERTITUDE !
verneuil
UNE MAISON NEUVE POUR LES JEUNES LES «ANGES GARDIENS»
vernouillet orgevAl
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12-13
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DE LA TRANQUILITÉ PUBLIQUE
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UNE CENTRALE À BÉTON
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L’ANTENNE DE LA CPAM FERMERA-T-ELLE ?
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LA MAIRIE RENOUVELLE LA CONVENTION AVEC ECO-GARDE
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LA NOUVELLE ÉCOLE A OUVERT SES PORTES
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ENQUÊTE LA POLICE MUNICIPALE TRIELLOISE, HORS LA LOI
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ENVIRONNEMENT DOSSIERS
LE CONSEIL D’ÉTAT NE SUSPEND PAS L’ARRÊTÉ DE NKM
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LA PERTINENCE DU
PIERRE MORANGE CONTESTE PORT DE TRIEL
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LE PROJET «COEUR VERT» EST-IL VIABLE ?
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POLITIQUE
LES PRÉSIDENTIELLES : TEST NATIONAL, ENJEUX LOCAUX
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SPORTS
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boxe Aux jo juDo
TONY YOKA, UN BILLET POUR LONDRES
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AUDREY GARDE SON TITRE DE CHAMPION
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Arts mArtiAux
A STAR IS BORN !
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CULTURE
un jour un livre rAggAe Histoire starball festivAl
Des juniors bAlADes en
yvelines
DANS UN MONDE PARALLÈLE BIEN RÉEL
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BACKAYARD, UN GROUPE EST NÉ
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ADOSSÉ À UNE ANCIENNE FERME
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BIENTÔT UN PLANÉTARIUM AU PARC AUX ÉTOILES
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LES MAINS EN L’AIR PRIMÉ POUR 2012
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SCULPTURES EN L'ÎLE 2012
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UN ORATOIRE DU XVIIE SIÈCLE
LE SAUCISSON DE LYON DANS SA BRIOCHE
DERNIÈRES NOUVELLES 4
PUBLICITÉ ET RÉDACTION : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr LE JOURNAL DES DEUX RIVES est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité.
UNE QUÊTE ERRATIQUE
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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo ACOSTA. Commission paritaire : 0117 I 79525. ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063
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Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier ni sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. ABONNEMENT 10 numéros : 23 € Prix unitaire : 2,50 €.
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LE JOURNAL DES
ACtualité locale
Avril - mai 2012
Andrésy
Mobilisation contre la rigueur... Après ses gros soucis en matière de normes de sécurité, le collège Saint-Exupéry d’Andrésy est frappé de plein fouet par la politique de maîtrise des dépenses publiques. Le collège d’Andrésy est devenu l’établissement le moins bien doté de l’académie en matière d’heures d’enseignement. Un dossier très politique, en pleines élections nationales. Pour la seconde année consécutive, parents d’élèves et enseignants du collège d’Andrésy sont mobilisés depuis deux mois contre la réduction des moyens horaires. C’est ainsi que le collège est devenu lanterne rouge de l’académie de Versailles en matière de dotation horaire. Le fameux rapport H/E, qui calcule le nombre d’heures d’enseignement par élève, est le plus faible des Yvelines. Motion au conseil d’administration, vote contre la répartition horaire, rendez-vous avec le directeur d’académie, courriers aux élus… Parents d’élèves et enseignants ont tout essayé. Sans résultat. Les enseignants ont écrit aux parents des collégiens : « Malgré nos actions engagées l’an passé, il nous manque de nouveau une vingtaine d’heures pour pouvoir fonctionner dans les mêmes conditions [que les années précédentes] ». Des conséquences sur les collégiens Les conséquences de cette pénurie d’heures sont importantes : «Sept heures d’aide aux élèves de 6e, arrêt du soutien Natation pour les non nageurs. Il n’y aura à terme plus la possibilité de valider le socle commun de compétences pour les non nageurs. En 5e, perte d’une demi-heure de français et de mathématiques ».
Le collège hi-tech bien mal loti… Dans leur tract, les enseignants insistent pour rappeler que la « vitrine informatique » tant vantée par les élus locaux n’aura « aucune heure rémunérée prévue pour le suivi des 160 postes informatiques ». Déjà mécontents par la présence d’un seul PC dans la salle des professeurs, ces derniers rappellent que la maintenance actuelle nécessite actuellement « quatre heures par semaine ».
Déjà en 2011, la mobilisation andrésienne s’était généralisée !
Mais aussi, moins de groupes demi-classes dans les matières scientifiques en 4e (SVT, Sc. Physiques, mais aussi en Technologie). Les enseignants s’insurgent « des conséquences préjudiciables pour les élèves, alors qu’on nous demande de former davantage de scientifiques ». « Maîtrise des dépenses publiques » Le rendez-vous avec le directeur d’académie-adjoint n’a rien donné. Celui-ci a rappelé aux représentants des enseignants et des parents que le collège « participait à l’effort collectif de maîtrise des dépenses publiques, visée par la loi des Finances 2011 ». Le collège d’Andrésy voit donc ses « moyens optimisés », comme l’indiquent les lettres de mission du ministère envoyées aux établissements scolaires. De surcroît, les autorités ont rappelé que le collège d’Andrésy n’avait ni matière, ni projet éducatif spécifique qui permettraient d’obtenir une rallonge horaire.
(Photo J2R)
Le mouvement de mécontentement est soutenu par les élus locaux, non sans quelques contradictions : le maire UMP d’Andrésy a écrit à l’inspection académique (voir encadré) afin d’obtenir des explications sur ce qu’il considère comme injuste. Enfin, les deux élus de sa majorité siégeant au conseil d’administration du collège (la maire-adjointe à la scolarité, Mme Perroto) ont voté « contre » la répartition horaire, jeudi 12 avril, s’alliant ainsi aux opposants de cette réduction des moyens horaires. Deux jours plus tard, sur le marché d’Andrésy, ces élus de la majorité municipale tenaient le stand du candidat UMP, à l’origine de cette « politique de maîtrise des dépenses publiques »… Décidément, le collège d’Andrésy traverse une période bien troublée (voir l’article : « Le collège high tech n’était pas aux normes de sécurité » sur le site du J2R). r
Ribault : « Des réformes indispensables »… mais pas chez moi ! En 2011, lors de la cérémonie des vœux aux Andrésiens, le maire avait déclaré que « les réformes du gouvernement étaient nécessaires et indispensables ». 2012 : bis repetita. En janvier, M. Ribault déclarait à nouveau qu’il fallait « se remettre en cause et engager les réformes indispensables » lors de la « Cérémonie des vœux 2012 à la population ». Interrogé par la rédaction, le maire dit ne rien regretter. En l’occurrence, le collège d’Andrésy est bien servi. Mais manifestement, le maire UMP pratique le nimby (« not in my back yard ») en s’opposant à la politique locale de « maîtrise des dépenses publiques » touchant le collège de sa ville. Ce qui est bon pour les autres, n’est pas forcément bon pour moi !...
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ACtualité locale
Avril - mai 2012
Andrésy
Ribault lance son Axe majeur La route communale qui traverse la ville d’Andrésy, en passant par le bord de Seine, est en voie d’être totalement rénovée. Le boulevard Noël-Marc, qui passe devant les commerces et la mairie, va lui aussi changer de visage. Le maire Hugues Ribault, que nous avons rencontré, précise qu’il souhaite garder « l’esprit du vieux Andrésy ». Pour gagner l’appui des habitants d’Andrésy, la mairie avait organisé une exposition destinée à promouvoir la restructuration du boulevard. Celle-ci a accueilli environ 500 visiteurs sur dix jours et a porté ses fruits, puisqu’une large majorité des réactions a été enthousiaste au projet. Andrésy veut s’ouvrir au tourisme Aujourd’hui, l’espace piéton devant les commerces du boulevard Noël-Marc représente un problème. Il est trop étroit et empêche le développement de terrasses, propices à l’accueil d’éventuels touristes. « Nous avons montré les plans aux commerçants et écouté leurs conseils », explique Alain Mazagol, le maireadjoint. Ainsi, les commerçants ont préféré que la zone de stationnement se fasse de leur côté, afin d’éviter à leurs clients un vis-à-vis avec la circulation. « Notre objectif est de réserver les bords de Seine aux cyclistes et aux piétons », précise le maire. Pour cela, le projet prévoit la création d’une zone à vitesse modérée et d’une piste cycla-
ble ambitieuse. L’embarcadère sera complètement repensé, avec la construction d’une voie en surplomb. « L’objectif de la ville est de développer l’attractivité touristique. En quatre ans, on est passé de 7 000 visiteurs à 28 000 et ils profitent peu des commerces existants », nous précise Hugues Ribault. Quant à l’esplanade qui fait face au bâtiment Saint-Exupéry (XVIe s.), elle sera complètement pavée. Pour cela, l’association des anciens combattants a donné son accord au déplacement du monument aux morts, afin de faciliter la circulation des voitures. Les arbres devront être remplacés Pour le maire, il faut « ré-arborer ce boulevard, parce que les deux rangées d’arbres qui existent sont mythiques ». En effet, une étude de l’Institut de recherche agronomique (INRA) est formelle : la plupart des tilleuls du boulevard sont malades et menacent de céder. « La semaine dernière, une branche est tombée sur une voiture », nous confiait Alain Mazagol. Le maire a bien compris que la destruction des arbres était un enjeu d’entente avec les habitants. Le projet prévoit donc la plantation de trois rangées d’arbres, dont les espèces devront « être résistantes et avoir des racines verticales, pour ne pas détériorer la chaussée », ainsi ce choix reste à déterminer. Les travaux seront réalisés dès le début de l’année 2013 et dureront un an sur le boulevard Noël-Marc. Leur coût est estimé à 4,58 millions d’euros, un chiffre qui comprend l’ensemble des travaux sur la traversée d’Andrésy, des quais de Seine jusqu’au rond-point de l’Europe. « Les subventions sont très importantes, elles représentent 57% du montant total.
La ville payera 1, 965 millions d’euros, et aucun crédit ne sera réalisé car nous cherchons justement à désendetter la commune », affirme le maire d’Andrésy Hugues Ribault. L’entreprise qui se chargera des travaux reste à définir, quatre sociétés ayant répondu à l’appel d’offre de la mairie. r
Le maire martyr ? Accusé, à tort selon lui, d’être antiécolo, Hugues Ribault assène « ses vérités » à cette poignée d’irréductibles du « non à tout ». « Ce sont les mêmes qui me décrient et ensuite s’affichent dans la Gazette », et dans le J2R pour dire du mal de la concertation menée depuis 2011. Il n’y a pas de rupture du contrat de confiance entre le maire et la population, selon lui. Il y aura toujours un ou deux « utopistes » qui veulent tout et son contraire. Ce projet semble être opportun et le maire ne veut pas faire les mêmes erreurs qui ont été commises en juin 2010 (référendum défavorable). Il est temps que le tissu associatif reprenne contact avec la mairie pour faire avancer leurs propositions. Le maire martyrisé par des « nonistes » ? L’ancien maire d’Andrésy, Jean-François Thil, réplique et explique que c’est Ribault qui est la victime des coteaux...
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Le projet d’Axe majeur doit réhabiliter le centre-ville et permettra l’essor touristique tout en gardant l’esprit du « vieux village ».
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ACtualité locale
Avril - mai 2012
Carrières-sous-poissy
L’A104, un nouveau débat public ? Le Ministère de l'Écologie, et plus précisément le directeur des infrastructures, vient de répondre aux interrogations du COPRA sur l'A104. Le Copra1, la puissante association contre l'A104, a reçu une réponse datée du 6 avril dernier et émanant du Ministère de l'Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, réponse signée par M. Christophe Saintillan, Directeur des Infrastructures de transport. Selon la réaction du COPRA, quelques points sont à noter : 1- En ce qui concerne la « partie nord » du projet A104, donc de Méry-sur-Oise à Achères, l'État considère que « l'état de la concertation permet d'avancer sur les études préalables à la déclaration d'utilité publique » et c'est la raison de « l'appel d'offres lancé en décembre 2011 ». En fait, c'est la « concertation avec les Élus du Val d'Oise et de Conflans » qui est terminée. Ces élus ayant réclamé ou donné leur accord pour que l'autoroute se fasse selon le tracé dit « vert ». Les populations, quant à elles, continuent à s'opposer farouchement à ce tracé (bien que quelques parties du tracé soient projetées maintenant en souterrain, comme à Conflans-Sainte-Honorine par exemple, à raison de 50% en tranchée couverte à la traversée du Bois des Chasses-Marrée à Eragny). La majorité de ce tracé traverse des zones urbanisées, ce qui entraînera donc irrémédiablement des conséquences néfastes sur la santé des populations riveraines et sur leur environnement.
Avis défavorable !
Le rapport du commissaire enquêteur, remis le 7 mai, concernant le projet d'aménagement de la RD30-RD190 a été défavorable pour la déclaration d'utilité publique (DUP) de ce tronçon autoroutier. Eddie Aït et les associations mobilisées contre le projet sont confortés dans leur positionnement. Il faut souligner que presque toutes les associations se sont opposées au projet. Trois registres ont été remplis à l'occasion. Même si l'avis défavorable "n'est pas définitif" pour le préfet, les associations restent vigilants. Enfin, l'avis prescrit un débat de fond entre les élus (conseil général des Yvelines, la CA2RS, les municipalités...) pour savoir si oui ou non ce tronçon fait l'objet d'une quelconque utilité publique.
Facsimile de la lettre du Ministère de l’écologie qui confirme «la saisie de la CNDP» pour décider ou non d'un nouveau débat public sur l’A104. (Montage J2R)
2- L'État avoue implicitement que la concertation locale n'est pas suffisamment avancée au sud d'Achères. Certains élus des communes situées dans les Yvelines, au sud de Conflans, s'opposent au tracé dit « vert ». C'est pour cette raison que l'État n'aurait rien décidé, pour l'instant, au niveau de ce tronçon. 3- En revanche, le courrier de M. Saintillan est explicite : « Cette approche [...] ne remet nullement en question la volonté du gouvernement de réaliser l'ensemble de l'opération [...]. C'est-à-dire de Méry-sur-Oise à Orgeval [...] ». 4- Ce courrier ne fait nullement allusion au futur « Port Seine-Métropole » (plateforme multimodale d'Achères), qui est actuellement en phase de « concertation-information ». Lors de la deuxième réunion de concertation-information organisée le vendredi 13 avril 2012, à Conflans-SainteHonorine, les Ports de Paris ont présenté la réalisation de cette plateforme multimodale d'Achères comme étant « conditionnée par la réalisation de l'A104 en terme d'accessibilité » ! 5- « La Commission nationale du débat public (CNDP) sera saisie le moment venu sur ce dossier ». Rien ne permet de savoir aujourd'hui si son Président décidera de l'ouverture d'un nouveau débat public, alors que le contexte du projet A104 a bien changé depuis 2006 ! Par ailleurs, Eddie Aït, maire de Carrières et conseiller régional d’Île-de-France, lors d'une réunion publique sur les transports le 14 avril à Achères, a indiqué que le futur président François Hollande allait « arbitrer » et « mettre l’accent sur les projets à fort impact sociowww.journal-deux-rives.com
économique et environnemental ». Le COPRA a tout à gagner de la victoire de François Hollande. Cela dit, le COPRA n'a pas attendu le verdict des urnes. La puissante association campe fermement sur ses positions fondamentales et elles seront rappelées à la conférence de presse du 1er juin à Maurecourt : • Le COPRA s'oppose toujours au « Projet A104 en zones urbanisées », dans le Val d'Oise et les Yvelines donc, en particulier au tracé dit « vert » choisi par l'État le 24 octobre 2006. • Il s'oppose tout autant à une réalisation partielle du tracé « vert » limité à Achères qui ferait de la Liaison RD 30 - RD 190 - RD 154 une voie autoroutière déguisée d'Achères à Orgeval. • Il affirme que les villes traversées par l'autoroute à 2 fois 3 voies, avec 120 000 véhicules par jour, seraient irrémédiablement « déshumanisées » par ce projet A104. • Il soutient que la mobilisation des riverains et des élus est plus que jamais nécessaire, pour obtenir de l'État une remise à plat du dossier avec un nouveau débat public. Effectivement, la réponse technocratique d'un serviteur de l'État n'arrange pas les choses pour les riverains qui ne veulent pas d'autoroute urbaine. Eddie Aït est-il le seul à défendre les anti-A104 ? On suivra ce dossier qui reviendra par la grande porte suite aux résultats législatifs de 2012. r (1) Collectif pour la protection des riverains de l'A104.
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ACtualité locale
Carrières-sous-poissy
La mairie sanctionne des riverains pour « affichage sauvage » Tout a commencé par un projet immobilier...
Le collectif « ZAC des bords de Seine » (association loi 1901) s’offusque d’une décision du maire de Carrières-sous-Poissy. En effet, le maire a condamné à une amende les riverains responsables de l’affichage sur leur propriété d’une banderole disant « Non à une tour de 33 m ». Depuis 2008, la municipalité de Carrières-sous-Poissy prépare ce projet immobilier de création de logements, d’une crèche ainsi que de places de parking, pour « l’amélioration du cadre de vie » de ses habitants. Cependant, une association de riverains collectif « ZAC des bords de Seine » s’est opposée farouchement à la tour de 33 mètres qui viendrait se placer devant leur propre immeuble, les coupant ainsi d’une vue imprenable sur la Seine. Des banderoles sur les façades, des visites de la police municipale, des PV d’infraction ont pimenté ce dossier pendant que le débat sur la tour fasait rage. Les riverains ont, par la suite, retiré les banderoles immédiatement après en avoir été informés par écrit. Mais les PV restent malgré l’indignation des riverains. Notre journal a cherché à savoir pourquoi le maire de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, a sanctionné la banderole allant contre son projet immobilier. La mairie s’est exprimée dans un communiqué qualifiant cette banderole de « publicitaire » et c’est à ce titre que l’amende (dont le montant fait l’objet de négociations) serait justifiée. De plus, elle se trouverait dans un rayon de 500 mètres par rapport au pont de Poissy, classé monument historique, et donc faisant l’objet d’une protection particulière. Sans oublier que « la publicité relative aux associations sans but lucratif est autorisée aux emplacements définis pour cela par la commune ». La question que se pose maintenant le collectif « ZAC des bords de Seine » est : pourquoi ne pas avoir sanctionné de la même manière une autre banderole située sur la même commune ? Seulement, la mairie nie totalement avoir jamais dressé de banderole de protestation contre l’autoroute A104. Pour le collectif, il s’agit d’une manœuvre de la part du maire qui refuse la contestation d’un projet d’urbanisme. 8
«Non à une Tour de 30 M !!! » était à l’origine de cette sanction...
Seulement, si la mairie s’offusque de la présence d’une banderole « publicitaire » aux abords de son précieux pont de Poissy, comment peuvent-ils envisager que ce monument historique soit compatible avec un
(Photo J2R)
projet immobilier dénué du moindre charme et sans aucune originalité ? Nous vous laissons juger de la valeur de ce projet en vous en livrant ci-contre la projection donnée par la mairie. r
Perspective du projet «Bouygues» après «modification» de stratégie par le promoteur et sous la pression des riverains. (Crédit ville de Carrières)
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Chanteloup-les-vignes
La mini-entreprise : pas peur de la crise L’équipe pédagogique du collège Magellan encadre les futurs « entrepreneurs » des Deux Rives. Cette année, le concept s’appelle « minientreprise B-Frame » pour initier les élèves à la vie d’entreprise. À les entendre, ils se lancent « sans peur ni gêne de la crise actuelle ». Quinze collégiens1 de Magellan à Chanteloup-les-Vignes ont pris la relève des précédents « mini-entrepreneurs » pour tester en 2012 un concept nouveau : « B-frames ». Ce sont des cadres de photos faits d’une manière artisanale par les élèves eux-mêmes. Mis à part les trois dirigeants de l’entreprise, tous mettent la main dans le cambouis afin de réaliser le plus bel objet produit ici à Chanteloup-les-Vignes. La rédaction a rencontré l’équipe dirigeante de cette mini-entreprise pour les détails de ce processus de fabrication, commercialisation et distribution. Sans oublier de mentionner le B-A BA de la gestion d’entreprise, Guillaume Cérisier, PDG, Lucie Vong, directrice générale, et Manon Brenot, assistante marketing, ont présenté et étayé le projet. Il s’agit de concevoir, de produire et de vendre des cadres de photos qui peuvent aussi être utilisés comme des objets déco à la maison. D’une conception rustique, ce cadre vous invite à mettre les photos de vos proches et de vos amis, d’où le parallèle entre «
Quinze collégiens et l’encadrement de la mini-entreprise «B-frames».
frame » et « friend », terme anglais pour ami. « B-frame » fait appel à des fournisseurs français dans un rayon de moins de 50 km à la ronde. À la question sur la genèse de ce concept, Manon Brenot explique que l’idée provient du service marketing suite à une série d’échanges depuis le lancement de la mini-entreprise, le 7 février 2012. Faits de bambou, les cadres « B-frame » ont une tonalité naturelle et les membres de la mini-entreprise mettent tout leur savoirfaire pour offrir un produit « fabriqué » dans les Deux Rives. Guillaume Cérisier, le PDG, épaulé par Lucie Vong, la directrice générale, dirige les opérations dans les phases de production, commercialisation et distribution. Être PDG implique non L'équipe «B-frame» : G. Cérisier, M. Brenot et L. Vong. (Photo J2R) seulement de www.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
superviser mais aussi d’écouter le personnel de la chaîne de production. Manon Brenot à la tête du marketing se charge de commercialiser ces cadres avec un marketing ancré sur la proximité et par le bouche à oreille. L’association « Entreprendre pour apprendre » située en Île-de-France est à l’origine de cette démarche pédagogique, adoptée par les professeurs du collège Magellan de Chanteloup-les-Vignes. En 2011, les dix-sept élèves concernés avaient travaillé sur le concept de « poubelles de tri-selectif ». La maison de l’emploi 78 a également participé à la pédagogie commune et à l’encadrement des jeunes. Ainsi, l’édition 2012 de la mini-entreprise donne rendez-vous à ses « clients potentiels » lors de la présentation de ce produit – après un accord avec les autorités compétentes – aux marchés d’Andrésy et, peut-être, de Vernouillet. Ensuite, les membres de la mini-entreprise comptent préparer le concours des mini-entreprises de la région Île-de-France, qui aura lieu le mercredi 23 mai à LevalloisPerret (92). Bonne chance ! . r (1) Liste des membres de la mini-entreprise : Fadwa Belal, Eliess Boudou, Nadjet Brahimi, Manon Brenot, Guillaume Cérisier, Fabien Débat, Marine De Oliveira, Nathanaelle Eliscar, Delphine Fazer, Lela Guehi, Sabrina Michaud, Alex Pereira, Jacky To, Lucie Vong, Adem Yldiz.
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Avril - mai 2012
ACtualité locale
Maurecourt
«Notre logique territoriale» Dans le débat sur l'interco', Maurecourt a décidé de faire bande à part. Ce choix de ne pas rejoindre la CA2RS est expliqué à sa population. Dans un exceptionnel journal municipal de 70 pages, le Premier adjoint aux Finances de Maurecourt et nouveau conseiller général (EELV) des Yvelines, Joël Tissier, livre une analyse détaillée des grands projets du territoire de la confluence ainsi que du Grand Paris. Maurecourt justifie à nouveau son intégration à la communauté de Cergy-Pontoise, aux dépens de la CA2RS, « créée ex nihilo sans aucune ville centre, ni aucun pôle économique dominant ». On n’a pas l’habitude de feuilleter un journal municipal de…70 pages qui ne se limite pas à l’auto-promotion du maire en place, collectionnant ses photos et les superlatifs des actions municipales. Le numéro de mars 2012 des Nouvelles de Maurecourt est unique en son genre : 50 pages de dossier sur les intercommunalités environnantes, la confluence, les projets routiers, le Grand Paris, les transports en commun, la gouvernance des territoires, les ports de Triel et d’Achères… Dans son éditorial, le maire de Maurecourt, Gérald Rutault (divers gauche) explique ce choix des plus exigeants : ce journal s’inscrit « dans la ligne droite qui a toujours été la nôtre : privilégier l’information plutôt que la communication ».
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Sur la forme comme sur le fond, c'est une critique de la CA2RS.
Parmi ces 50 pages figure une page sur la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, CA2RS, présidée par Pierre Cardo, qui rêvait d’intégrer Maurecourt et qui s’était senti vexé par le refus de la ville du conseiller général du canton, préférant construire son avenir avec Cergy-Pontoise. Les élus de Maurecourt justifient à nouveau leur choix d’intégrer l’interco du 95, plutôt que l’interco de Cardo (voir notre ancien article :
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« Maurecourt ne croit pas en la CA2RS »). Critique de la réforme territoriale du gouvernement Fillon Maurecourt, explique Joël Tissier (EELV), devait intégrer une intercommunalité « pour respecter la loi qui était imposée au plus haut niveau » et alors même que cette obligation « a abouti à des regroupements ne reposant sur aucun pôle de croissance, ajoutant une nouvelle strate administrative coûteuse », comme l’affirmait un rapport de la Cour des Comptes (30 avril 2009).
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Maurecourt Joël Tissier rappelle que ce même rapport de la Cour énumérait les dysfonctionnements intercommunaux en termes de « surcoûts, notamment en matière de personnel, l’absence d’économies d’échelle, l’adéquation insuffisante avec les bassins de vie, d’emploi et les zones de chalandise, la redondance avec des syndicats intercommunaux… ». Autant de défauts qui rappellent étrangement, de près ou de loin, notre CA2RS… La CA2RS sous perfusion financière Parmi les 50 pages du dossier, quelle fierté de retrouver les analyses du Journal des Deux Rives ! Voilà une preuve du sérieux de notre travail, repris par une municipalité. À la page 4, le journal municipal de Maurecourt reprend notamment notre infographie sur la CA2RS et les pôles économiques environnants. À la page 32 est reprise notre carte des projets routiers… Maurecourt avait donc trois choix : la CA2RS, Cergy-Pontoise (CACP) ou PoissyAchères-Conflans. Cette dernière n’était pas envisageable : « Elle est au stade de projet et l’État ne l’a pas retenue à ce jour ». La CA2RS de Pierre Cardo n’a pas eu non plus les faveurs de Maurecourt : « Cette interco, créée ex nihilo en 2005, ne repose sur aucune ville
centre, ni aucun pôle économique dimensionnant », analyse l’élu de Maurecourt. Par ailleurs, la communauté des Deux Rives serait « pour partie dépendante aujourd’hui des subventions de l’État, du Conseil général et du Conseil régional ». Pour preuve de sa fragilité, « l’État avait d’ailleurs travaillé sur un scénario regroupant la CA2RS avec Conflans, Achères et les Mureaux ». Pierre Cardo, alors député UMP des Yvelines, a depuis pesé de tout son poids pour empêcher une telle reconfiguration qui, selon notre analyse partagée par de nombreux connaisseurs de la vie politique locale, aurait fait perdre son leadership sur le territoire (voir « Les choix politiciens de Pierre Cardo »1). D’où la question de bon sens de l’élu maurecourtois : « Pourquoi construire ailleurs avec moins de moyens ce qui existe aujourd’hui à notre porte ? ». À savoir la communauté de Cergy-Pontoise, dont le budget représente 6 fois celui de la CA2RS, les capacités d’épargne 12 fois plus… Joël Tissier rappelle aussi que d’autres communes ont décidé, en France, une interco d’un autre département limitrophe. C’est ce que l’adversaire de M. Tissier aux dernières cantonales, M. Ribault (UMP),
avait lourdement reproché à Maurecourt : un représentant du département 78 qui décidait en effet de rejoindre une interco du 95 ! Le journal de Maurecourt rappelle ainsi le cas similaire de Vélizy-Villacoublay, en considérant que « les logiques de territoires dépassent les frontières départementales ». Que faire face à la baisse attendue des subventions ? Enfin, dernier argument fort évoqué par Joël Tissier, « vu la situation des finances publiques, il est probable qu’après les échéances de 2012, l’État achève la réforme territoriale avec en toile de fond une baisse des dotations aux collectivités locales, voire la suppression d’un échelon de collectivité qui aujourd’hui finance nos projets ». À ce moment-là, les intercos précaires et à faible puissance financière auront de grandes difficultés. D’où la nécessité de « rejoindre un territoire attractif, équipé, à l’urbanisation accomplie, fort de ses entreprises, ses pôles de recherche, ses grandes écoles et universités : Cergy-Pontoise ». Les Maurecourtois ont de la lecture… Ce numéro du journal de Maurecourt devrait aussi intéresser de très près les douze maires et le président de la CA2RS… r (1).http://www.journal-deux-rives.com/actu/01443choix-politiciens-pierre-cardo
Gargantuades, 7e édition
Du 31 mars au 1er avril, Maurecourt a réuni, l’espace d’une week- couvert des groupes russes, irlandais, sud-américains, croates, corses, end, les arts de la table et de la musique. Depuis sept ans, grâce à bretons, et bien sûr franciliens. C’est aussi le temps de la lecture avec l’enthousiasme de la bande des bénévoles engagés dans l’aventure, une invitée de marque : Babette de Rozières, qui a dédicacé ses livres les Gargantuades se renouvellent et se développent. Au printemps de pour le plus grand plaisir de ses fans. chaque année, une vingtaine de producteurs-artisans venant de dif- Cette année pour la 7e édition des Gargantuades, la réunion de la musiférentes régions de France présentent leurs produits de qualité : foie que, de la lecture et de la bonne chère a eu lieu. Le mariage «de l’art et gras, vins fins, fromages, escargots, jambons, cidre fermier... du lard» perpétue la tradition conviviale du village pour le plus grand Pendant les deux jours des Gargantuades, des groupes de musiques du plaisir de tous les maurecourtois et de leurs visiteurs. Car pour la gasmonde viennent ponctuer de nourriture artistique, les dégustations tronomie comme pour la lecture c’est le partage qui compte. des visiteurs gastronomes. Au fil des années, le public a ainsi déwww.journal-deux-rives.com 11
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PLU : l’impossible in...certitude ! « On risque d’être horsla-loi ! » Avec cette affirmation, Jean-Yves Six, le maire adjoint à l’urbanisme depuis dix-sept ans, a surpris beaucoup de monde lors de la réunion de concertation le 26 avril à l’espace Senet de Triel. Cette réunion publique devait être axée sur les enjeux d’urbanisation du hameau de l’Hautil mais elle s’est élargie à l’ensemble de la problématique urbaine. Densifier afin d’éviter le mitage urbain D’abord a été abordée, pour cadrer le débat, la globalité du PLU. L’objectif de ce Plan local d’urbanisme (PLU) est de faire de Triel une ville « attractive, dynamique, accessible et accueillante ! » Pour les élus de la majorité, il s’agit de densifier et d’éviter le mitage urbain ; en outre, simplifier les règles conduit à réduire le nombre de zones (ou catégories d’occupation de sol) de 45 à 25 zones. Il est désormais simple à comprendre le PLU triellois : U pour « urbanisé », AU pour « à urbaniser »... N pour « naturel » et A comme « agricole ». Dans sa 25e (!) version depuis le lancement de cette révision, la zone U couvrirait 31% de la surface totale de Triel (environ 1 300 hectares) ; AU représenterait 10% ; N couvrirait 45% et A 7%. Par rapport à décembre 2011, une nette amélioration a eu lieu pour ceux qui préconisent une véritable préservation du CAPITAL NATUREL. Protéger le massif de l’Hautil reste une priorité car la lisière de la forêt a été cartographiée et sera opposable aux tiers... Le zonage agricole et naturel est favorisé selon J-Y Six. Le politique triellois a décidé « de donner peu de droits à construire », en instaurant des règles plus draconiennes et surtout en mettant devant le fait accompli les actuels propriétaires fonciers par le biais du « sursis à statuer » qui gèle, voire bloque toute tentative d’aménagement ou de construction. Un moratoire pour l’Hautil ? Quant aux enjeux du hameau de l’Hautil (zonage UH6 : zone U de l’Hautil partie 6), les techniciens triellois comptent réduire la 12
Extrait du PLU en partant du centre-ville vers le sud-ouest... les enjeux (zones A, agricole, AU à urbaniser et U) traduisent la volonté politique de la majorité municipale. Sauf que certains zones (stade à l’Hautil, le parc municipal près du centre...) risquent de faire bousculer ce parti d’aménagement. C’est un risque pris et assumé par la mairie. (Source : PLU-Triel, mai 2012)
surface minimale pour la construction des maisons individuelles : de 1 800 à 1 000 mètres. En outre, l’emprise du sol s’élèverait à 20% maximum, le coefficient d’occupation du sol (COS) passerait à 20% au lieu de 10% actuellement. Un coefficient de 50% de « végétalisation » serait institué au PLU ! Le vrai www.journal-deux-rives.com
problème reste l’absence de tout à l’égout et des services urbains tels les transports, crèches, La Poste... Sur ce dernier point, les habitants de l’Hautil n’auraient aucune amélioration avec la probable adoption de ce PLU en 20131. Certains, dont le président de l’associa-
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Triel-sur-seine tion « Bien Vivre à l’Hautil » (BVH), ont souhaité un moratoire à l’urbanisation de l’Hautil. Réponse : l’association BVH n’aura pas gain de cause afin d’empêcher une ouverture à l’urbanisation sur les terrains du stade... Sur ce point, l’adjoint au maire J-Y Six n’a pas voulu céder car, pour lui, la construction d’environ 15 pavillons sur un hectare de terrains de sports appartenant à la ville est inéluctable pour « l’avenir de générations futures » car le manque de financement pour renouveler le complexe sportif conduit la majorité actuelle à faire ce choix en connaissance de cause. Pour M. Six, il s’agit d’une décision politique qui devrait être prise tout en tenant compte de toute « la chaîne de décideurs dans l’aménagement », c’est-à-dire l’État, la région, la CA2RS... La CA2RS reste sceptique Interrogé par la rédaction, Pierre Cardo, président de l’interco’, a réagi durement à la prise de position de Triel sur un enjeu majeur du PLU : les logements sociaux puisque Triel est en retard par rapport au Programme local de l’Habitat (PLH) et par rapport aux objectifs d’aménagement de la CA2RS. En outre, Philippe Tautou, vice-président de la CA2RS en charge de l’aménagement, pointe la série des objectifs contradictoires des élus triellois : « [Il faut se] rappeler la sensibilité du classement en zone constructible des espaces en lisière du massif de l’Hautil dont la situation interdit, au titre du SDRIF, toute avancée de l’urbanisation en dehors de site urbain constitué... »2. La question qui se pose est de savoir si la ligne de la lisière couvre ou non les terrains de rugby et de football à l’Hautil. Pour J-Y Six ce n’est pas le cas ; pour Pierre Cardo, c’est contradictoire par rapport à l’opposition trielloise du projet
avorté « Parc aux Etoiles II ». Maintenant, il ironise : « Pourquoi ce qui était interdit il y a trois ans devient constructible aujourd’hui ? ». L’ancien député et ancien conseiller général des Yvelines souligne le fait qu’il était « contre l’ urbanisation du massif de l’Hautil ». Le serait-il maintenant dans son rôle du président de la CA2RS ? On vend les bijoux de la famille ? La vente de terrains à l’Hautil comme ailleurs (Parc municipal...) est assimilée à la vente de bijoux de famille et cela, les habitants sont loin d’être unanimes, malgré les affirmations de J-Y Six : « C’est la seule solution si l’on ne veut pas augmenter les impôts... et cela peut être critiquable mais c’est un choix politique. » Qui croire ?3 Un autre question s’impose à ce stade du débat : construire des logements d’accord ; mais de quelle nature et où seraient-ils situés ? La loi SRU impose un taux de 20% de logement social dans toutes les communes de 3 500 habitants. Triel a un taux d’environ 9% et ce retard coûte à la ville 75 000 euros par an. Mais peut-on sérieusement affirmer que les logements (environ 75 logements par an) vont être plus de nature sociale d’ici à 2020 ? Construire ces logements à caractère social dans un hameau qui n’a aucun service urbain est insensé voire anti-social, car les futurs habitants devraient dépenser énormément dans le coût de déplacement quotidien. Le PLU doit inclure les engagements pris par Triel lors de l’adoption du Programme local de l’habitat (PLH) au niveau de l’interco’. C’est le principe de la compatibilité des normes d’urbanisme. Y compris avec les orientations du Syndicat des transports de la région Île-de-France (STIF). D’ailleurs, Pierre
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Cardo est plus explicite : « On peut s’interroger sur la mixité voulue par les élus triellois. Et à force de vouloir construire n’importe où, on risque de commettre l’irréparable en termes d’aménagement ». En somme, le président de la CA2RS voudrait revoir la copie du PLU pour la rendre « cohérente » avec les orientations de la CA2RS. « [Les élus triellois] se sont mis hors-la-loi... en faisant un PLU hors-la-loi. Et peut-être que l’on ne passerait pas le contrôle de la légalité »4, a conclu J-Y Six. Dans cette hypothèse de travail, il convient aux élus triellois de se mettre « enfin » au travail avec les services de « la DDT 78, service environnement... [afin que] le PLU indique aussi clairement que possible les zones inconstructibles et ainsi que les interprétations et les risques contentieux associés soient réduits »5. Sinon, le pire est à venir : l’incertitude juridique prédominerait et conduirait à un « PLU hors-la-loi », cible de contentieux juridiques sans fin. r (1) L’adoption du projet de PLU au CM est envisagé en mai 2012 ; ensuite, les institutions publiques (État, région avec le schéma directeur d’aménagement de la région Île-de-France et la CA2RS...) auraient trois mois pour donner leurs avis et leurs propositions. L’enquête publique est prévue pour septembre 2012 et le commissaire enquêteur dispose d’un mois pour rendre son rapport ; courant décembre 2012, la municipalité trielloise compte adopter en deuxième lecture le projet du PLU après modifications demandées par les uns et les autres acteurs de la chaîne de l’aménagement du territoire. (2) Lettre de la CA2RS datée du 26 mars 2012 à l’attention du maire de Triel. (3) L’ancienne colistière de Joël Mancel, Sylvie Galliaerde se dit « consternée » dans une lettre du 8 avril 2012 : « [Elle] n’adhère absolument pas à la logique selon laquelle il faut vendre ses actifs (à savoir le Parc) à un promoteur immobilier pour financer des travaux (en l’occurrence ceux du COSEC). C’est une politique de très court terme et absolument pas responsable ». (4) Une procédure assez longue qui comprend les avis des acteurs de l’aménagement et qui se termine avec une sorte de quitus de la préfecture pour indiquer que le PLU est conforme à l’état des droits. Surtout, les normes et orientations d’aménagement par les autorités supra-communales doivent être prises en compte par le principe de compatibilité juridique... (5) Idem. Lettre de la CA2RS datée du 26 mars 2012 à l’attention du maire de Triel.
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Une maison neuve pour les jeunes Le 31 mars dernier, la commune de Triel-sur-Seine inaugurait sa Maison des Jeunes. Il ne s’agit pas d’une MJC (Maison des jeunes et de la culture), mais bien d’un concept propre à la ville. L’établissement se donne pour objectif de « favoriser la réussite scolaire, l’apprentissage de la citoyenneté et l’insertion professionnelle ». Le bâtiment a été construit et pensé spécialement pour un projet en phase avec le double souci social et environnemental. Une grande salle lumineuse dédiée à toutes les activités, un studio musical, des postes informatiques, des instruments de musique, un babyfoot. Le tout aux normes des Bâtiments Basse Consommation (BBC). Désormais, les jeunes de Triel ont un lieu qui leur est dédié pour s’adonner à leur hobby favori ou se découvrir de nouveaux talents. La mairie a recruté trois employés pour s’occuper du fonctionnement du projet. Ils organisent des ateliers et invitent des intervenants extérieurs à venir dispenser leur savoir en matière de musique, de théâtre, de pêche ou d’intégration professionnelle par exemple. Les activités sont variées et réunissent les jeunes Triellois. Elles participent aussi à consolider la vie sociale de la commune. Avant même d’ouvrir, la Maison des Jeunes comptait 110 inscrits. Aujourd’hui, ils sont environ 350 jeunes de Triel à participer au projet. « Tous ne viennent pas chercher la même chose, nous proposons pour cela des activités très variées. Mais notre objectif, c’est aussi de faire cohabiter des jeunes qui ont entre 11 et 25 ans ».
nous confiait le responsable Cédric Joly.
puits canadien, une pompe à chaleur, une ventilation
Le maire UMP, Joël Mancel (à droite) coupe le ruban avec l’aide de son adjoint aux sport, Léon Janus (au centre) et du député-sortant, Arnaud Richard (UMP). (J2R)
La Maison des Jeunes, entièrement en bois, a été installée rue de Chanteloup à proximité du collège « Les Châtelaines » et des installations sportives, un quartier habité et fréquenté par de nombreux jeunes. Pour l’architecte de l’équipement neuf, C. Platane, « le bois est la solution idéale pour un projet peu important et pour une maîtrise de la consommation. Il y avait cette volonté de la mairie de faire un projet peu consommateur d’énergie. Il a d’abord fallu comprendre les besoins concernant l’usage du bâtiment, pour organiser au mieux l’espace intérieur. Le bois c’est la meilleure solution pour avoir un projet performant et des coûts énergétiques maîtrisés. : un
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double flux et une isolation en ouate de cellulose. » Le parti d’aménagement consiste à intégrer la Maison des Jeunes dans le paysage. Elle n’a aucune ouverture apparente et sa clôture en bois vient mourir en pente douce, avec un toit végétalisé. Pour le maire UMP, Joël Mancel, cette maison doit être « un lieu d’écoute, un lieu sécurisant. Elle doit être également un lieu de construction de leur avenir ». Le projet a été très bien accueilli par les Conseils général et régional, ainsi que par la Caisse d’allocation familiale (CAF), qui ensemble ont financé 68 % des 330 000 euros nécessaires. r
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Les «Anges gardiens» de la tranquilité publique C'est à l’hôtel de ville que la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) a lancé le 13 avril le service de veille et d’écoute nocturne dans les communes « historiques » de l’interco’.
Pierre Cardo, le président de la CA2RS, était ému : c’est grâce à vous, « tous ici présents », que ce service à la population et aux commerçants est lancé... dans les six communes historiques de la CA2RS. Même l’ancien commissaire Robert Broussard, par ailleurs maire adjoint délégué à la sécurité publique à Andrésy, a été longuement cité et remercié pour avoir validé « la méthode Cardo » et avoir choisi les six correspondants de nuit : « L’enjeu est de développer une présence active de proximité au sein des espaces collectifs, utilisant la médiation comme mode d’intervention afin de répondre aux problèmes portant atteinte à la tranquillité publique ! » Sont-ils compétents pour être les médiateurs dans le cas de petits conflits de voisinage ? Assurer une veille n’est pas une chose aisée sur un territoire tellement éparpillé et sans pôle urbain. Pas de souci car, selon Pierre Cardo, l’aptitude et l’encadrement équivalent à la compétence requise pour ces six « anges gardiens » qui patrouilleront les communes en deux groupes de trois personnes. Les horaires, entre 19 heures et 2
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L’équipe au complet des médiateurs de l’interco’ qui est au service de la population entre 19 heures et 2 heures du matin. (Photo J2R)
heures le lendemain, coïncident avec la période où il se passe des événements qui peuvent déraper. « Entre la sécurité et l’insécurité, il y a la tranquillité publique », explique Catherine Arenou, vice-présidente de la CA2RS et maire de Chanteloup. C’est dans la cadre d’un financement « politique urbaine » axée sur Chanteloup que cette opération a pu être élaborée et lancée en coordination avec la CA2RS. Cette dernière a aussi abondé le budget de ce projet. Merci les loubards de Chanteloup ! D’ailleurs, la majorité de ces six médiateurs habite à Chanteloup. Plus sérieusement, ces six médiateurs, en CDD et payés au SMIC pour une période
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d’expérimentation d’un an, n’ont aucun pouvoir de police ni d’investigation. Ils ne peuvent qu’alerter les autorités compétentes (police nationale ou police municipale) si les incivilités couraient le risque de devenir des violences urbaines. Les six se déplaceront dans une voiture CA2RS banalisée selon un planning coordonné à Andrésy. Crédibilité, assiduité, tranquillité, débriefing... vont se conjuguer avec l’action de ces six anges gardiens de la tranquillité. C’est presque un retour en arrière quand un certain Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’Intérieur, avait fait « disparaître les grands frères ». Tél.: 01 39 27 06 98 r
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verneuil-sur-seine
Une centrale à béton Zone d’activités du Parc des trois étangs : deux nouveaux terrains vendus dont un pour la construction d'une miniusine productrice de béton.
La commune de Verneuil-sur-Seine possède environ 90% du foncier présent sur la zone d'activités du Parc des 3 étangs. Dans un souci d'optimisation des recettes municipales, la municipalité revend ses terrains aux entreprises désireuses de s'installer sur notre territoire. Les terrains proposés à l'achat sont adaptables aux besoins des entreprises, tant en termes de surface que de situation. Aujourd'hui, près de 80 % des terrains de la municipalité ont été revendus. Retour sur les cessions réalisées : en 2007, le groupe Véolia Transports a acheté deux terrains représentant 21 893 m2 et le groupe Bouygues immobilier 19 550 m2, cédés à CM immobilier dans l'optique d'y réaliser 15 lots, actuellement en cours de commercialisation. En 2009, c'est l'investisseur Bati-terre qui a acquis 5 000 m2. Le groupe de collecte sélectif Pinajean a rejoint la Zone d'activités des 3 étangs en juillet 2011, après avoir acquis 5 775 m2. Enfin, en mars 2012, SIR a acheté 59 574 m2, également pour un projet de lotissement industriel. Cemex, une entreprise pas comme les autres
Actuellement, deux ventes sont en cours, représentant une surface de près de 15 000 m2. L'entreprise F3C, tout d'abord, va acquérir 4 000 m2 dans l'optique d'y installer un bâtiment industriel. Quant à l'entreprise Cemex, c'est un projet de centrale à béton qui justifie l'acquisition d'un vaste terrain de 10 700 m2. Motivée par le seul souci de « se débarrasser » de terrains dans lesquels elle estime avoir trop investi, Verneuil sur Seine a une politique de vente de terrain au fil de l’eau, sans aucune vision d’ensemble. Alors que la Communauté d’agglomération affiche haut et fort son objectif de développer des activités autour des matériaux eco-compatible, Verneuil-sur-Seine veut accueillir une centrale à béton à proximité de la base de loisirs Val-de-Seine. Or, la proximité de celle-ci par rapport à celle-là pourrait s’avérer contrenature. Surtout si l’on s’intéresse d’un peu plus
Le foncier de l’ancienne SEM, qui avait fait faillite. Une opportunité pour les finances de la ville de Verneuil-sur-Seine ? (Photo Ville de Verneuil)
près à Cemex, le futur acquéreur. Cemex n’est pas une petite PME du coin : Entreprise mexicaine, c’est l’un des trois premiers cimentiers mondiaux, premier producteur mondial de béton prêt à l’emploi. Un projet nuisible à l'environnement Cette activité n’est pas sans impacts négatifs sur l’environnement. Selon le rapport officiel de la DREAL1, direction régionale chargée d’instruire les autorisations d’installations de ce type, dans un dossier similaire de la Cemex en Alsace : «De par sa nature, ce projet [en Alsace] peut impacter potentiellement la qualité de l'air (principalement avec les émission de poussières), il peut causer des nuisances sonores... provoquer des pollutions du sol et des eaux souterraines... » Si Cemex semble faire des efforts pour réduire ses impacts négatifs, elle a fait l’objet de nombreuses plaintes pour nuisances aux Etats-Unis. Ainsi, en février 2011, Cemex a fait l’objet d’une amende de 1,4 millions de dollars (USD) de la part de l’agence américaine de l’environnement à laquelle s’ajoute les frais de mise aux normes (plus de 2 millions USD). Enfin, pour ceux qui ne le savent pas, une centrale à béton, c’est bruyant. Ceux qui veulent se rendre compte du bruit et des nuisances quotidiennes, il est utile de se référer à www.journal-deux-rives.com
Cemex : Ventes annuelles (Chiffres 2009): plus de 14,5 milliards de dollars US • Une présence dans plus de 50 pays, sur cinq continents. • Un des trois premiers cimentiers au monde avec une capacité de production de ciment de 97 millions de tonnes par an. • Une position prééminente sur les marchés du béton prêt à l’emploi et des granulats, avec une production annuelle respective de 54 millions de mètres cubes et de 168 millions de tonnes. • 63 cimenteries, 2000 sites de production de béton prêt à l’emploi et une participation minoritaire dans 12 autres cimenteries. • 391 carrières de granulats, plus de 223 centres de distribution et 72 terminaux maritimes.
ces deux vidéos ci-dessous. Video des abords d’une cimenterie à Londres (King Cross Road)2 On peut également se rendre compte des émissions dans l’air d’une telle installation en Croatie.3 r (1) Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (2) http://www.youtube.com/watch?v=P-8GrKJSCAs (3) http://www.youtube.com/watch?v=Yp1OFYcCqKU& feature=related
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ACtualité locale
Vernouillet
L’antenne de la CPAM fermera-t-elle ? Le maire PS Marie-Hélène Lopez-Jollivet, s’insurge contre la série des fermetures des services publics qui frappent sa ville.
Impôts, Caisse de retraite, Caisse d’Allocation Familiale, Sécurité sociale, l’État met fin à la présence de tous les services publics à Vernouillet ! Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet, ne cache pas sa colère car les fermetures s’enchaînent au mépris des besoins des Vernolitains ! Jusqu’où irat-on ? Marie-Helène Lopez-Jollivet s’est rendue à Versailles, le 5 mars dernier, au siège de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) pour prendre part à la manifestation contre la fermeture pressentie de 16 sites dans les Yvelines. Le président du Conseil d’administration lui a confirmé que l’antenne de Vernouillet allait disparaître. Madame le maire a immédiatement protesté et sollicité pour le moins un communiqué officiel, afin que les responsables assument cette décision devant la population. Cette fermeture est la suite d’une série catastrophique pour les Vernolitains. Ainsi, le premier janvier 2011, le Centre des impôts de Poissy avait informé la municipalité que les permanences sur la commune n’étaient pas reconduites « au motif que les effectifs ne le permettaient plus ». Pour des motifs similaires, depuis le premier janvier 2012, les permanences de la Caisse d’Allocation Familiale (CAF) ne sont plus tenues sur Vernouillet. Le 29 février dernier, la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) a informé la ville que les
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Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire PS de Vernouillet, va-t-elle mener une fronde contre l’administration ? (Photo J2R)
conseillers guidant la population sur les démarches de retraite personnelle ou réversion ne recevraient plus que sur rendez-vous. Les conseillers deviennent essentiellement téléconseillers… La santé publique, la sécurité, l’Éducation nationale… Partout l’État veut à toute force faire des économies. Une fois encore, on attend des collectivités locales qu’elles se substituent à l’État, une fois encore on voudrait reporter sur la fiscalité locale les efforts que l’État n’assume plus. Le maire de Vernouillet, tient à exprimer sa colère face au démantèlement discrètement programmé du service public de santé. r
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Le Futur commissariat
Le 26 avril devait avoir lieu une présentation «officielle» du nouveau commissariat mais pour des raisons de calendrier elle n’a pas eu lieu. Cela dit, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet, et Joël Mancel, maire de Triel et président du Sivucop, sont satisfaits du futur projet de commissariat pour lequel les élus locaux dont Mme Lopez-Jollivet se sont battus fermement depuis plusieurs années. En octobre 2012, très impliqué dans ce dossier et soucieux des conditions de travail de la Police Nationale, Abdelhak Kachouri, élu régional, avait quant à lui convaincu les élus de l’UMP siégeant à l’assemblée régionale de voter les crédits nécessaires, à la suite de la majorité conduite par Jean-Paul Huchon. Le cabinet PBO est chargé de la maîtrise d’oeuvre de cet équipement public.
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Orgeval
La mairie renouvelle la convention avec Eco-garde L’association Eco-garde est conventionnée par des communes pour la préservation et la mise en valeur de leur patrimoine naturel.
La ville d’Orgeval et Eco-garde viennent de renouveler leur partenariat qui dure depuis un an. Le J2R s’est entretenu avec Olivier Gérard, président d’Eco-garde, pour mieux comprendre le fonctionnement de cette structure : « Nous sommes une association loi 1901 mais nous fonctionnons plus sur le modèle des sapeurs-pompiers bénévoles. Car nos membres exercent une vraie mission de service public. Ils ont des compétences en matière de faunistique et de floristique ». Le dispositif a pour objet : • la surveillance des chemins et massifs forestiers, • la coordination d’actions de protection, de préservation et de valorisation des espaces naturels, • la mise en place d’aménagements verts, • la sensibilisation des usagers de la nature,
Les dix bénévoles de la brigade ont été formés sur le terrain. « Ce sont tous des passionnés de la nature qui ont un vrai travail à côté. Ils ont en commun d’avoir le sens du devoir », affirme Olivier Gérard. Ainsi, Eco-garde passe sur la commune d’Orgeval environ un week-end sur deux. Pour ce service, la ville verse une subvention proportionnelle à sa taille. Jusqu’à présent, Eco-garde Une belle équipe qui gagne d’être connue. (Photo J2R) ne compte aucun bénévole venant d’Orgeval, mais le • la protection des parcs de loisirs, des plans d’eau, président de l’association nous fait savoir qu’ils des chemins de randonnée, des parcs publics, • la protection de l’environnement lors de ne recherchent personne d’autre. Car parallèlement, il y a les « sympathisants » de l’associamanifestations publiques, • l’entretien de la signalisation en campagne, tion qui fournissent une aide supplémentaire • un service de médiation entre les différents de manière ponctuelle. Vous pouvez devenir « sympathisants » et faire un don en remplissant acteurs de l’environnement, • l’organisation de journées citoyennes pour un formulaire disponible sur le site d’Eco-garde. . r Pour en savoir plus : www.ecogarde.org l’environnement.
La nouvelle école a ouvert ses portes Début mai, des parents et des enfants attendaient avec impatience l’ouverture de la nouvelle école maternelle. La visite organisée pendant les vacances de Pâques leur avait permis de se familiariser avec ce nouveau lieu avant la rentrée.
Les nouveaux locaux ont été très appréciés: « avec une si belle école nos enfants ne peuvent être que studieux et brillants », « c’est une école très gaie, avec de belles couleurs et une belle architecture », « nous reviendrions bien quelques années en arrière ».., ont déclaré les parents. L’idée des ateliers et des jardins pédagogiques attenants aux classes les a séduit. Enfin, les deux entrées distinctes du centre de loisirs et de la maternelle ont été jugées très fonctionnelles. Tout a été pensé pour le confort des petits
orgevalais qui se sont vite adaptés à leur nouvel environnement plus spacieux et plus lumineux. De leur côté, les primaires vont pouvoir disposer prochainement d’une nouvelle salle de restauration qui sera créée dans les locaux de l’ancienne maternelle. Les classes actuellement hébergées dans des préfabriqués seront réintégrées dans le Des enfants studieux et brillants. bâtiment ainsi laissé libre. Cette école maternelle, située à côté de la crèche, a reçu une subvention de 450.000 euros de la part du conseil général des Yvelines. Le conseil régional a, quant à lui, contribué à hauteur de 1.200.000 euros. Avec la contribution de la Caisse d’Allocations Familiales, CAF, le montant total des subventions s’élèvent à 1.880.000 H.T. euros pour un coût www.journal-deux-rives.com
(DR)
global de 5.650.000 euros H.T. (hors prix du terrain). Ces aides auraient été nettement inférieures si elles avaient été demandées après le vote de la réforme territoriale, car cette dernière interdira « les financements croisés », c’est à dire les co-financements multiples. r
Source :
(http://www.ensemble-pour-orgeval.fr/?p=30395)
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Controverse
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Enquête
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Dysfonctionnements
La police municipale trielloise, hors la loi
Depuis le début de l’affaire de la Police municipale trielloise1, le fonctionnement de cette police de proximité occupe une place prépondérante dans les préoccupations de la direction générale de la ville de Triel-sur-Seine. Le J2R a enquêté sur les errements juridiques de la police municipale trielloise... Premier article sur une série qui s’annonce hallucinante.
L’année 2011 avait bien commencé pour la police municipale de Triel. Un nouveau local avait été pompeusement inauguré le 11 décembre 2010 à côté de la salle Grelbin. En plus, Joël Mancel, le maire UMP, dans un éditorial à la population, se félicitait des excellents résultats obtenus par la police municipale avec « une baisse de 17,09 % de la délinquance à Triel-sur-Seine en 2010. Une diminution remarquable, que l’on peut attribuer à la réorganisation de la police municipale, maintenant plus proche de la population ».2 Sur la même longueur d’ondes, pour le blog «Triel Demain» proche de la majorité municipale, la police municipale est un exemple à suivre : « Sous des uniformes, des pères et mères de famille !... [avec] les mots «prévention» et «dialogue» à la bouche. Leur objectif : faire comprendre à tous que les règles ne sont pas conçues que pour réprimer, mais qu’elles sont faites pour protéger et permettre la vie en commun... Leur travail est immense car les rues de Triel sont nombreuses, [il faudra leur faciliter] la tâche en respectant le code de la route et tout simplement le savoir-vivre et le civisme. »3 Soucis ou
? Mais une crise ouverte a été rendue public fin 2011. La hiérarchie trielloise accuse deux des quatre brigadiers de ne pas accomplir leur mission et de désobéir aux ordres. Deux syndicats – Force Ouvrière (FO), et l’Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux (USPPM) – ont aussitôt décrié l’acharnement sur les brigadiers mucrise dans son fonctionnement
La police municipale trielloise est confrontée à une grave crise.
nicipaux à Triel. Le vendredi 25 novembre 2011 à Versailles a eu lieu le conseil de discipline paritaire des Yvelines (composé de trois maires et des trois syndicalistes) qui a traité le cas des deux brigadiers triellois. Le résultat : quinze jours de mise à pied, dont sept jours de sursis pour l’un des fonctionnaires et dix jours avec sursis pour le deuxième fonctionnaire. Quant aux motifs ? « Il y avait des soucis… », avait expliqué le maire de Triel au Parisien, en date du 5 novembre 2011. Le Journal des Deux Rives a enquêté depuis six mois et la vérité commence à jaillir. Le conseil de discipline a eu à trancher sur « une désobéissance caractérisée des consignes et des missions de la police municipale ». Le dossier à charge de la hiérarchie est complété par « une occupation personnelle du temps [du brigadier] pendant les heures de service [...]et par des négligences dans l’exercice de la fonction dont le droit de réserve lié à l’administration [...] ». La PM, hors la loi Mais les brigadiers de la police trielloise contestent formellement cette affirmation, preuves à l’appui. Les « brigadiers accusés » ont certes refusé d’obéir aux ordres illégaux : selon Bernard Vellutini du syndicat USPPM, visionner des incivilités (tags sur des murs de www.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
la ville) à partir d’images de vidéosurveillance et procéder à un rapport, est contraire à la loi (article 21 de la loi sur le code de procédure pénale). De plus, la jurisprudence « Ville de Montpellier » renforce cette affirmation : les policiers municipaux ne sont pas habilités à procéder à des enquêtes judiciaires ou à « rassembler des preuves ».4 La loi prescrit certes de rendre compte à leurs supérieurs hiérarchiques de tous crimes, délits ou contraventions dont les brigadiers ont connaissance ; mais cette constatation doit être en conformité « aux lois organiques ou spéciales qui leur sont propres ». La nuance est là. Or, selon le syndicat USPPM, le dossier était et reste vide et le syndicat FO a contreattaqué en évoquant une tentative de « diffamation, d’intimidation d’agent dépositaire de l’autorité publique, d’abus de pouvoir [...] et d’autres infractions ». Concrètement, les syndicalistes ont examiné le dossier de fond en comble pour ressortir trois faits : une diminution avérée de primes « assortie de menaces » a eu lieu en 2009 et 2010 suite à des évaluations annuelles défavorables « sans aucun fondement ». D’ailleurs, les propos laudatifs ci-dessus de Joël Mancel, le maire, corroborent cette position syndicale. Entre 2008 et 2009, la note d’un agent de la PM régresse de cinq points (14,8/20 à 9,99/20). Et en 2011, M. 21
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Dysfonctionnements Fiacre, le responsable de la PM, a proposé 11,02 sur 20. En somme, le brigadier a perdu en moyenne 250 euros par mois net sur son bulletin de salaire. Y a-t-il eu aussi un fait de discrimination ? Le brigadier en est convaincu ; par conséquent la Halde a été saisie sans résultat connu pour le moment. Plus grave pour la commune, la base de données des images de vidéosurveillance n’a pas été déclarée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), notamment dans le cas d’enregistrement ou de conservation des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques5. C’est un « délit qui engage le maire de la commune » qui peut faire l’objet de sanctions pénales définies par l’article 226-16 du Code pénal : « Le fait, y compris par négligence, de procéder ou de faire procéder à des traitements de données à caractère personnel sans qu’aient été respectées les formalités préalables à leur mise en œuvre prévues par la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende (…) ». La loi est sévère car elle vise également la négligence. Oublier de déclarer un traitement de données personnelles est condamnable au même titre que son omission volontaire. Le syndicat USPPM, par l’intermédiaire de Bernard Vellutini, a porté plainte en septembre 2011 sur cette négligence avérée. Le Procureur de la République de Versailles a effectivement reçu la plainte sous le numéro 1127201424 mais « l’affaire suit son cours », nous confirme-t-on chez le procureur. La commune de Triel, par l’intermédiaire de son Directeur général des services Alain Somers, minimise : « Vellutini utilise toutes les astuces ; le problème est réglé ! » Certes, la régularisation auprès de la CNIL a été effectuée fin 2011 mais la plainte reste d’actualité selon le procureur : « Cela dépend de la charge de travail de la Police nationale ». De surcroît, le syndicat USPPM a relancé le procureur par une lettre de février 2012. « Tout va pour le mieux » pour les brigadiers sanctionnés « à tort », selon l’USPPM : le syndicat tient un levier de négociation pour défendre une profession de proximité ; certes, les deux brigadiers ont été « lourdés » par le conseil de discipline le 25 novembre, mais un des brigadiers n’a effectivement pas été sanctionné, et l’autre s’est mis en janvier 2012, en accord avec la mairie, en « décharge syndicale » au syndicat FO. Pour le moment, le maire de Triel a été conciliant avec ces brigadiers incriminés. Cela dit, il reste une troisième erreur commise par la police municipale de Triel. 22
Derrière la façade «normale», une PM qui disjoncte...
En avril et mai 2010, selon le récit de Yves Quellec6, propriétaire foncier dans la plaine de Triel, la police municipale de Triel avait arraché les fils électriques qui alimentaient un campement de Roms, sur l’ordre de Jean Rafton, adjoint au maire en charge de la sécurité. Ainsi, par deux fois, un des brigadiers accusés est intervenu pour couper les fils électriques reliés au transformateur. Aux risques et périls du brigadier municipal, des étincelles avaient été provoquées par cette intervention, jugée dangereuse par les techniciens d’EDF. Selon les dires d’un des brigadiers, « cela avait été risqué... et [il] avait expliqué à ses supérieurs qu’il arrêtait car les conditions de sécurité n’étaient pas remplies... »7. Même le maire nous a confirmé les faits ci-dessus devant témoins. Depuis, la consigne a été donnée par les autorités compétentes de ne plus s’amuser à couper les fils. La promotion de l’incompétence Ces missions illégales ont été la source des premiers dysfonctionnements au sein de la police municipale. Certains ont évoqué le comportement « cowboy » du nouveau responsable de la PM ! Ce dernier a pris des décisions contraires à la loi et a clairement voulu « casser » l’esprit de solidarité entre les quatre brigadiers municipaux qui avaient demandé un rendez-vous urgent avec le maire le 29 mars 2011. Joël Mancel, le maire, malgré le choc du procédé employé, n’a pas su mesurer la crise qui couvait au sein de la police municipale. En conclusion, l’affaire n’est pas close malgré « la confiance affichée » par Alain Sowww.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
mers, le manitou de la direction générale des services (DGS) de Triel-sur-Seine. Sachez que le conseil municipal du 24 mars 2012 a décidé de promouvoir le responsable du service de police municipale au grade de chef de service par voie de promotion interne, à la surprise du syndicaliste Bernard Vellutini : « L’incompétence est parfois promue ! ». r (1) http://www.journal-deux-rives.com/actu/01765-fodenonce-acharnement-policiers-municipaux-triel (2) Triel Infos, de mars/avril 2010 page 5. (3) http://www.trieldemain.fr/15-index.html (4) Article 21 du code de la procédure pénale. http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle. do?cidTexte=LEGITEXT0000... Jurisprudence Montpellier : En 2009, le tribunal correctionnel de Montpellier a relaxé deux personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants. L’histoire remonte au mois de septembre. Sur leurs écrans de vidéosurveillance, les agents du CSU (Centre de surveillance urbain) repèrent des individus dont le comportement ne laisse guère de doute sur leur petit trafic. « Les agents sélectionnent alors quelques séquences de vidéo qu’ils remettent à la police nationale », rapporte Yanick Philipponnat, dans Midi-Libre. Ces images sont suffisamment parlantes. Les policiers procèdent à l’arrestation des suspects et, de fait, saisissent « de la résine de cannabis et quelques centaines d’euros ». Mais devant le tribunal, fin 2009, l’avocat, Me Fernandez, argumente sur le fait que les agents de police municipale ne sont pas habilités à rassembler des preuves et qu’en conséquence, la procédure est illégale. Et les magistrats le suivent dans sa démonstration. (5) La CNIL explique sur son site deux possibilités : • Premier cas : seule une autorisation préfectorale est nécessaire, quand le dispositif de vidéosurveillance est installé dans un lieu public ou ouvert au public et qu’aucune image n’est enregistrée ni conservée dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques ; • Deuxième cas : seule une déclaration auprès de la CNIL est nécessaire, quand le dispositif est installé dans un lieu privé ou non ouvert au public et que les images sont enregistrées ou conservées dans des traitements informatisés ou des fichiers structurés qui permettent d’identifier des personnes physiques. (6) Yves Quellec déclare les « erreurs » sur la coupure d’électricité. http://www.journal-deux-rives.com/actu/02011-yvesquellec-il-faut-securi... (7) Interview du 21 janvier 2012.
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Environnement
Nuisances aériennes
Le Conseil d’État ne suspend pas l’arrêté de NKM Une fois de plus, l’environnement et la santé des habitants du nord-ouest francilien sont ignorés par une instance qui devrait les protéger : le Conseil d’État. Le relevé d’altitude d’approche des avions à proximité des aéroports franciliens n’a pas eu les effets positifs escomptés, bien au contraire. Aussi, le CIRENA1 a déposé un référé-suspension devant le Conseil d’État. Cette haute juridiction a constaté l’illégalité de l’arrêté mais il ne l'a pas suspendu. Le 15 novembre 2011, un arrêté de la ministre de l’écologie et des transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, modifiait la circulation aérienne. L’ex-ministre l’avait promis : « Les nuisances sonores des avions vont baisser ». Les altitudes auxquelles les avions amorcent leur descente étant relevées de 300 m et certaines trajectoires modifiées, le niveau sonore devait diminuer de 50 % avec 60 % en moins de personnes exposées à plus de 65 décibels. Mais d’autres ont eu la surprise de subir des nuisances sonores alors qu’avant elles étaient épargnées. Depuis ce jour, le passage des Airbus et des Boeing dans les nouveaux couloirs aériens a eu des conséquences désastreuses pour plus de 300 000 habitants du nord-ouest francilien. Le CIRENA a donc déposé un référésuspension justifié devant le Conseil d’État. Le réquisitoire à l’encontre de cette décision et des méthodes employées par l’Administration et sa ministre pour arriver à leurs fins en « soutenant complètement le dossier du CIRENA » permet d’espérer la suspension de cet arrêté. Mais c’est le contraire qui se produit et le 16 avril (après 15 jours de réflexion !), le Conseil d’État décide de ne pas suspendre l’arrêté de la ministre en évoquant « la complexité » d’une telle opération et « la longueur des délais de mise en œuvre ».
La manifestation du 14 mai 2011 était le point de départ de la contestation de la politique gouvernementale incarnée par l’ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. (J2R)
Des pressions se seraient-elles exercées ? Depuis que ce dossier est mis sur la place publique, nous assistons à une partition orchestrée autour de quatre protagonistes : d’un côté il y a les associations, représentant les habitants qu’accompagnent les élus de tous bords censés incarner la légitimité démocratique. En face : le gouvernement et des instances chargées de « l’aérien », interlocuteurs permanents puisque experts en la matière. Après des années de concertation et de dialogue réciproque, ce sont ces groupes de pression déguisés en experts mais se comportant comme des lobbies qui obtien-
En attendant, les habitants et les associations n’ont pas renoncé à leur combat et espèrent qu’un jour prochain, la loi obligera les instances chargées du trafic aérien d’intégrer (pour de vrai) à côté du développement économique et technique de leur secteur, le respect de l’environnement, les habitants que les avions survolent et qui sont aussi très souvent les clients qu’ils transportent. r
nent d’une « ministre de la pollution » une décision contraire à l’intérêt général, ainsi qu’au fameux « Grenelle de l’environnement ». Les quinze (!) juges du Conseil d’État entérinent le fait, et même si l’avocate du CIRENA affirme que « le principe de l’information du public a largement été mis à mal » et que le Conseil d’État, en référé, « a pris une décision d’opportunité » mais que reconnaissant « qu’il y a un doute sérieux sur la légalité », cela « augure bien d’une annulation au fond ». On peut espérer ou non l’annulation mais dans combien de temps ? Un revirement est attendu Toute cette argumentation reste une analyse juridique qui peut faire avancer la jurisprudence, d’autant plus que « le rapporteur public, qui doit statuer en toute impartialité, a conclu à la suspension de l’arrêté ». Ce qui n’a pas empêché le Conseil d’État de ne pas le suivre. Nous sommes en face d’une question fondamentale dans la pratique démocratique : qui exerce véritablement le pouvoir ? Les « experts » ? Interlocuteurs incontournables ou les élus qui représentent les citoyens ? Et à quoi servent les instances de contrôle de la légalité des décisions ? Dès le 8 septembre 2011, Arnaud Richard, député (UMP) de la 7e circonscription des Yvelines, écrivait à la ministre : « Pourquoi gâcher l’ambition du Grenelle de l’aviation par une mesure qui, manifestement, n’est pas empreinte de www.journal-deux-rives.com
justice environnementale ? À moins qu’il ne s’agisse de donner la primeur aux lobbys organisés face aux territoires préservés. Enfin, le projet de redéfinition de l’axe des pistes interpelle. En effet, force est de constater que les futures trajectoires, dans l’hypothèse où le projet était mené à son terme, ne seraient qu’une simple redistribution du bruit et des risques chimiques. » Pour sa part, Philippe Esnol, sénateur-maire PS de Conflans-Sainte-Honorine, s’interroge lors de la conférence de presse du 20 avril 2012 sur « le rôle du Conseil d’État qui prétend représenter l’intérêt général ». M. Esnol ajoute que : « Cette décision bafoue l’intérêt général en ne faisant pas respecter la loi. Le Conseil d’État aurait dû annuler l’arrêté illégal ». Le sénateur-maire se dit prêt à agir sur un nouveau ministre des transports dans un prochain gouvernement… Espoir incertain !
(1) Collectif inter-associatifs du refus des nuisances aériennes
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Dossiers
Coup de tonnerre
Pierre Morange conteste la pertinence du Port de Triel
Un Pierre (Morange) contredit l’autre Pierre (Cardo) au sein de la même famille politique. Qui va départager ces poids lourds de la politique locale ?
Dans un déplacement à Carrières-sousPoissy, à la Marina Saint-Louis le 8 mai 2012, Pierre Morange (député UMP) s’est placé du côté des riverains de Carrières et de Villennes qui contestent depuis un an le projet de Port de Triel. Ce coup de tonnerre marquera le début d’une nouvelle phase dans les rapports entre les initiateurs du projet et notamment Pierre Cardo, le président de la CA2RS, et ceux qui contestent ce « port industriel » dans les Deux Rives. Tout a commencé par un BBQ et le vin de l’amitié dans le cadre des portes ouvertes de la Marina Saint-Louis à midi le mardi 8 mai. Plus d’une soixantaine de convives se sont réunies autour de Michel Gatta, les adhérents à l’association des usagers du bief et les membres du collectif « Contre le Port de Triel ». Vers 14h30, le député-sortant (UMP) Pierre Morange est arrivé. Rapidement s’est instaurée une ambiance conviviale entre le représentant du peuple et les personnes présentes : une blague ici et là ; une question sur le savoir-vivre français, sur les Auvergnats ; Pierre Morange a tellement de choses à dire. Des choses simples qui vont droit au coeur des gens : « J’étais toubib et comme toubib, on m’appelle toujours à la rescousse ». Justement, le député-sortant Pierre Morange était là pour secourir les riverains de Carrières-sous-Poissy et de Villennes sur le projet de Port de Triel, ce projet de 30 millions qui fait débat ici dans les Deux Rives depuis 2011. Les autorités de la Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS) veulent la construction de ce port « industriel » d’écomatériel et les riverains du collectif « Contre le Port de Triel » s’opposent à ce projet « pharaonique et non pertinent » selon les slogans utilisés contre la CA2RS. La prise de position, en exclusivité au Journal des Deux Rives, de Pierre Morange reprend tous les arguments du collectif « Non au Port » : pour M. Morange, ce projet est 24
« une aberration écologique, économique et politique ». D’abord, il ne répond pas aux exigences du Grenelle II de l’environnement. Avec ironie, il s’interroge sur le bien-fondé de construire un port de « déchets » (gravats et autres matériaux de récupération) à côté du parc départemental de 113 ha où la population Le renfort du député Morange rend plus crédible l’opposition au de tout le dépar- projet du Port entre Carrières-sous-Poissy et Triel. (Photo J2R) tement des Yvelines est censé venir se promener... Quid des dans la compétition internationale ; il en va riverains récemment installés dans les nou- de l’attractivité de la France dans le concert veaux bâtiments de la Croisette et ceux qui international. Les containers d’Anvers qui habitent dans le quartier Saint-Louis ? Cer- arrivent à la Confluence sont à la source de tainement, c’est un « NON » aux nuisances la richesse nationale de demain. sonores, olfactives et chimiques qui auraient Quid du projet d’éco-construction de des répercussions sur la santé des riverains Pierre Cardo ? Pour Pierre Morange, il serait de Carrières-sous-Poissy et de Villennes. temps d’« articuler » les projets de la Boucle C’est un « NON » aussi à l’aberration de Triel dans le cadre du Grand Paris et du économique car ce port « industriel » de grand projet du Port d’Achères. Rationaliser Triel (moins de 30 ha) est à quelques kilo- est son maître mot. En député de terrain, mètres des grands ports de Limay et de celui Pierre Morange a fait un diagnostic et proqui se profile à Achères (420 ha). D’ailleurs, pose une alternative : donner l’opportunité aucune étude économique prouve la viabi- politique en matière d’aménagement pour lité de ce projet sur le plan économique. Les que le tourisme fluvial se renforce ici dans trente millions d’investissement sur trois les Deux Rives. Il est urgent de se mettre au ans peuvent « mieux se dépenser » à Limay ou travail pour élaborer un plan d’action (étuà Achères. Pour lui, député qui « évalue sans des alternatives, études de marché pour le cesse la dépense publique », l’EPIC Port de Paris, tourisme et le loisir) et un plan d’action pomaître d’ouvrage, devrait se rendre à l’évi- litique : il assure vouloir « se battre avec les rivedence : « La conjoncture internationale ne permet rains et pour les riverains de Carrières-sous-Poissy pas de faire des doublons en termes de dépenses... ». et de Villennes ». Les caisses sont vides et par conséquent, il En conclusion, la question qui se pose est faut rationaliser la dépense publique : « Un de savoir si ce renfort de dernière minute est euro bien investi est un euro de moins du côté des trop tardif pour les riverains qui s’opposent à impôts... », explique-t-il. ce projet phare. Est-il aussi pertinent de savoir Au contraire, les orientations du Grand pourquoi le député Morange se réveille mainParis sont bonnes et n’incluent pas ce port tenant – en période électorale – et non pas en industriel. En temps de ressources rares, il 2011 lors des concertations du Port de Paris. faut « dépenser mieux » car « le budget de l’EPIC Aurait-il des craintes pour sa réélection ? r Le président de la CA2RS, Pierre Cardo, répond Port de Paris appartient quelque part au contribuable français », souligne-t-il. Mettre le paquet au député Pierre Morange. Voir : http://www.journalsur le Port d’Achères permettra de réussir deux-rives.com/actu/02224-pierre-repond-pierre www.journal-deux-rives.com
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dossiers
AvRiL - mAi 2012
Miscanthus attitude
Le projet «Coeur Vert» est-il viable ? Parmi les 5 projets de développement de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), le « Cœur Vert » de la boucle de Chanteloup semblait le plus consensuel, du moins le moins contesté. Mais l’implantation d’un champ de miscanthus sur la plaine de Chanteloup, plante productrice de biomasse, tant vantée par les élus de la CA2RS, est fortement critiquée par les experts. Décidément, rien ne sera épargné à Pierre Cardo et aux maires des 10 communes de la CA2RS… Même s’agissant du seul projet qui, sur le papier, semble écologiquement exemplaire : le « Cœur Vert ». Situé sur la boucle, cet espace doit être composé d’un champ de 150 hectares de miscanthus, plante apte à neutraliser les métaux lourds présents dans les terres de la boucle et servant à la biomasse (voir : « Le projet Cœur Vert, signe de développement équilibré pour Pierre Cardo » sur le site du J2R)1. Mais ce projet se révèle finalement risqué. C’est ce que l’on peut constater à la lecture du fastidieux Cahier d’acteurs n°4 de l’Axe Seine « La Défense Seine Arche », faisant partie du Grand Paris (juin 2011). même cArDo est inquiet Du projet... Si le président de la CA2RS défend son projet, on est surpris d’apprendre que luimême est conscient des risques du cœur vert sur la boucle : le miscanthus a, rappelle-t-il (page 24 du Cahier), « des débouchés économiques intéressants, en particulier pour le bioplastique ». Le Cœur Vert permettra de « valoriser l’image de la boucle » ainsi qu'une « recomposition paysagère ». Pour le président de la CA2RS, les « premiers essais donnent des résultats satisfaisants (sur 8 hectares) ». Néanmoins, Pierre Cardo énumère des « freins » à la viabilité du projet : « La Communauté d’agglomération veut conserver la maîtrise foncière car les investissements en irrigation sont très lourds. Par ailleurs, la surface disponible (en zones AU et N) est insuffisante : 150 ha est limite pour la rentabilité. Enfin, le miscanthus doit être mis en
le miscanthus est-il rentable ici dans la plaine de triel ? certains experts émettent des doutes... (Montage J2r)
culture deux ans avant d’être récolté (les agriculteurs devront être subventionnés) ». Plus inquiétante est l’analyse des experts agricoles interviewés dans ce cahier d’acteurs. Déficits à gogo Le miscanthus ? « Pas idéal... peu rentable... peu adapté... coûteux... » La chambre d’agriculture interdépartementale d’Île-de-France déclare (p. 58) : « Le miscanthus ? Nous faisons le suivi des cultures (dans le Gâtinais aussi), mais les résultats sont peu encourageants et le miscanthus n’est pas idéal pour produire de la fibre ». Pour la SAFER d’Île-de-France (p. 104), ses travaux réalisés sur le miscanthus se révèlent « coûteux pour la collectivité ». S’agissant du projet Cœur Vert de la CA2RS, la SAFER n’y va pas par quatre chemins : « Le miscanthus est peu adapté car il demande beaucoup d’irrigation ». Ces fortes critiques soulèvent une question. Pourquoi les élus des six communes historiques de la CA2RS et Pierre Cardo ont-ils lancé un projet qui serait, selon les experts, dépensier, peu voire pas rentable et écologiquement incohérent en raison de la forte irrigation que nécessite la culture du miscanthus ? Le projet Cœur Vert, tant vanté par les supports de communication de la CA2RS et par les maires des communes adhérentes, est www.journal-deux-rives.com
PieRRe, Le Roi De L'esQuive interrogé par la rédaction sur ce sujet le 12 avril, Pierre cardo a plutôt esquivé la question par une longue explication sur la différence entre le miscanthus et le sorgho – déjà testé sur la plaine avec échec à la clé. De toute manière, pour le président de la ca2Rs, des autres expertises sont en cours et l'essentiel est de se fournir en eau d'irrigation par le biais du siaaP : encore un autre projet qui est à l'étude...
le énième exemple du déficit démocratique de cette institution opaque, créée sur des bases politiciennes, sans l’accord des populations et dont les décisions – prises à l’unanimité systématique – se révèlent, jour après jour, bien risquées non seulement pour les finances publiques locales, mais aussi pour l’avenir de notre territoire. Gageons que l’existence d’une véritable opposition politique au sein de l’instance politique de la CA2RS aurait permis de lever le lièvre un peu plus tôt… Heureusement que le J2R est là !... r (1) http://www.journal-deux-rives.com/actu/01620-projet-coeur-vert-signe-developpement-equilibre-pierrecardo
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Politique
avril - mai 2011
Élections 2012
Les présidentielles : test national, enjeux locaux Dimanche 6 mai 2012, François Hollande a été élu Président de la République avec 51,6% de votes. Les Yvelines, en particulier les communes de la CA2RS, restent à droite, « terre sarkozyste » selon les uns; mais les enjeux locaux (Grand Paris, Port de Triel, et prolongement de l'A104...) risquent de surprendre les caciques locaux qui restent piégés dans leurs erreurs d'analyse...
Ci-dessous les résultats dans la Communauté d'agglomération des Deux Rives : globalement, la droite a gardé ses fiefs historiques mais la gauche a grignoté des points par rapport à la présidentielle de 2007. Au premier tour des élections présidentielles, François Hollande (PS) est arrivé devant Nicolas Sarkozy (UMP). Le taux de participation a surpris beaucoup d'observateurs, près de 80%. Les premiers résultats de certaines communes de la Communauté d'agglomération des Deux Rives ont montré que
François Hollande en visite dans les Yvelines, le 26 septembre 2011.
la droite (UMP et FN) reste forte, à l'exception de Chanteloup-les-Vignes et de Carrières-sous-Poissy. Un duel classique et quelques surprises
François Hollande a déclaré à Tulles, après le premier tour, que le résultat du 22 avril était un désaveu du quinquennat de Nicolas Sarkozy, et qu'il voulait une « belle victoire » le 6 mai. Il a remercié Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon d’avoir appelé à voter pour lui au second tour. Avant d’en venir à la première surprise de cette élection, qui est le taux de participation, il faut noter que Marine Le Pen est arrivée troisième avec 18,50% et Jean-Luc Mélenchon quatrième avec 11,70%. Marine Le Pen fait ici plus fort que son père. Elle se veut la première force d’opposition à la gauche PS mais dans ses discours, elle tire également sur l’UMP. Francois Bayrou est à 8,6%, Eva Résultat par ville de la CA2RS - Votes exprimés en Joly est à 2,1%, Nicolas Dupont Aignan 1,7%, Poutou 1,2%, Arpourcentage selon le candidat (et chiffres réels) thaud 0,7 et Cheminade 0,3%. Source : Ministère de l'intérieur et villes 26
www.journal-deux-rives.com
(Photo J2R)
Au niveau national, il faut noter une forte participation des citoyens pour cette élection avec le déplacement aux urnes de 80% des inscrits sur les listes électorales. Terre sarkozyste 54,9% pour Sarkozy contre 45,1% pour Hollande : Nicolas Sarkozy aura été réélu triomphalement dans la CA2RS : seules deux communes sur douze ont voté majoritairement pour François Hollande. Au premier tour, même si la droite reculait sensiblement dans la 7e circonscription, elle reste en ballottage favorable. Du côté de l’UMP, Pierre Cardo et Arnaud Richard, n’ont pas trouvé de quoi paniquer : la CA2RS reste bien ancrée à droite, même si la gauche lui grignote quelques parts. Verneuil et Triel : fiefs de droite Les deux grands fiefs que sont Verneuil-surSeine et Triel-sur-Seine font encore confiance à l’UMP à plus de 56%. La ville de M. Joël Mancel est fidèle à elle-même avec un score de près de 59% pour l’UMP. On peut comprendre pourquoi le député-sortant UMP qui se représente, Arnaud Richard, lorgne sur la ville pour l’ancrage local qui lui manque, en 2014, en vue des Municipales !
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politique
avril - mai 2011
Élections 2012 Canton d’Andrésy : où sont passés les écolos
Double victoire pour Pierre Cardo Coup double cette année pour le président de la CA2RS, Pierre Cardo. Non seulement, le leader de la droite locale a renforcé son emprise politique, lors de la refonte de la carte intercommunale en évitant d’intégrer des communes au poids démographique trop fort (Conflans-Sainte-Honorine et Poissy notamment). Mais, en plus, les six nouvelles moyennes ou petites communessituées rive gauche - battent des records en matière de vote UMP, à cette présidentielle : de 66 à 71,5% pour Orgeval ! Le Journal des Deux Rives l'a déjà montré dans ses colonnes : la CA2RS n’est ni un bassin de vie, ni un bassin d’emploi mais un regroupement politique autour de Pierre Cardo et de sa majorité UMP. Lors de ces élections nationales qui s’enchaînent, une autre preuve de l’incohérence du territoire peut être soulignée : la CA2RS, qui comprend douze communes, est écartelée entre quatre circonscriptions pour les prochaines législatives (les 6e, 7e, 9e et 12e !). Un record difficile à battre dans les Yvelines. Chanteloup et Carrières-sous-Poissy: des îlots de gauche
Une bonne nouvelle, dans cette période nationale de déprime pour l’UMP : la ville socialiste de Mme Marie-Hélène Lopez-Jollivet a voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy ! En définitive, seules deux des douze communes que compte la CA2RS ont voté pour M. Hollande : Carrières-sous-Poissy et Chanteloup. Pour la première, on peut y avoir l’activisme du maire radical-gauche Eddie Aït qui a su mobiliser son électorat. Pour Chanteloup, sans Pierre Cardo, on voit difficilement comment l’actuelle maire, Catherine Arenou, parachutée et non réellement élue (si ce n’est par sa majorité municipale, car c’était bien M. Cardo qui se présentait en 2008) pourra renouveler son mandat en 2014, à part grâce à une alliance avec le Front national dont le poids reste fort dans la ville.
?
nouillet peut faire peur à la majorité d'Andrésy : le vote pour Sarkozy est plus fort à Vernouillet, ce qui n'empêche pas un maire de gauche...
Les cantonales 2010 avaient été marquées par la surprise Tissier, qui avait réussi à battre le candidat sortant UMP-NC, M. Hu- La 7e circonscription : gues Ribault avec un score sans appel de fief de la droite ? 58%. Comme partout en France, le vote Au niveau de la circonscription, il est difficiécologiste a été laminé dans les trois villes le de comparer un second tour de présidendu canton : Andrésy, Chanteloup et Maure- tielles avec une élection législative, la belle court. Néanmoins, il n’a pas disparu. Une victoire de François Hollande à Conflansanalyse détaillée des résultats montre qu’An- Sainte-Honorine (55,9% de voix, soit 10 272 drésy, avec 3,25% des voix pour Mme Joly, a votants) ne fait pas assez le poids face à une été la deuxième ville des Yvelines de plus de majorité de communes très UMP sur tout le 10 000 habitants à voter écologiste, au pre- territoire qui va jusqu’à Meulan-en-Yvelines mier tour ! (elle-même encore à droite avec 52,9% des La victoire de la gauche à Chanteloup et à voix pour Sarkozy). Carrières-sous-Poissy est, de surcroît, à rela- Ce ne sont pas les personnalités des canditiviser : ce sont les deux grandes communes dats qui seront déterminantes, à moins d'une de la CA2RS dont le taux de participation campagne de terrain remarquable, mais les est le plus bas, avec moins de 75%. Ce qui délais sont courts. En effet, le député-sorsignifie que la victoire socialiste masque une tant, Arnaud Richard, malgré son activisme perte de mobilisation de l’électorat de droite dans le tissu associatif local, n’est pas connu. dans ces deux villes. L’UMP remonterait Son adversaire principale, Estelle Rodes, sans automatiquement avec un supplément de mandat autre que conseillère municipale de participation, surtout à Carrières. Car Chan- Chanteloup, ne l’est pas pluNous pouvons teloup est traditionnellement touchée par rappeler que la 7e circonscription avait voté une assez forte abstention. pour Sarkozy à 55,7% en 2007, son score a La seconde illustration présentée ci-contre (en haut à gauche) indique néanmoins Anny Poursinoff (EELV) la perte de vitesse de l’UMP «déçue mais pas découragée» dans la CA2RS. Entre les deux présidentielles (2007-2012), Nicolas Sarkozy perd sensible- La député EELV de la dixième circonscription des Yvement des points dans les six lines nous a confié ses impressions au lendemain de la débâcle écologiste du premier tour des élections présicommunes historiques de la dentielles. CA2RS, seule Triel-sur-Seine « Il faut serrer les rangs autour de F. Hollande. Tout n’est pas résiste un peu. gagné. Il va falloir mener une bonne campagne de second tour ». Anny Poursinoff a donc décidé de s'engager dans cette campagne aux côtés du Parti Socialiste. Inquiétudes pour Andrésy Le décrochage est plus in- Son choix était inéluctable : « Je n’ai aucune confiance en quiétant pour Andrésy, dont Sarkozy, dit-elle, en matière d’écologie. Il a fait un grenelle de l’enla majorité municipale UMP, vironnement qu’il a ensuite complètement détricoté. Et il continue à encourager l’agriculture intensive. J’attends plus de F. Hollande pourtant la plus active des vil- qui a pris des engagements en matière d’écologie ». En effet, le les de la CA2RS, additionne candidat PS a fait connaître sa volonté de lancer un « les mauvaises nouvelles depuis grand débat citoyen » autour de l'environnement. Il s'est 2009 : avec plus de 52% des engagé à réduire de 75 à 50% d'ici 2025 la part du nusuffrages, la ville reste, certes, cléaire dans la production d'électricité et à fermer durant son quinquennat la vieille centrale de Fessenheim. à droite. Mais il est clair qu’elle devient le seul poids lourd de Pour la député, le score d'Eva Joly (2,5%) évoque une « grande tristesse ». Aucune critique à l'encontre de la canl’Interco pouvant basculer aux didate, et surtout aucun regret pour Nicolas Hulot qui, prochaines élections municipa- selon elle, le dit lui-même : « Il n'aurait peut-être pas fait les de 2014. La majorité de M. mieux ». Pourtant, ce candidat aux primaires EELV semRibault le sait depuis leur dé- blait une tête d'affiche idéale pour une élection qui est faite aux cantonales, en 2010, basée sur la « personnalisation du candidat » dixit Anny Poursinoff. C'est, en plus, ce qui a beaucoup manqué à Eva face au candidat écologiste. Joly, qui a fait les frais d'une « désaffection des médias ». La comparaison avec Verwww.journal-deux-rives.com
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Politique
avril - mai 2011
Élections 2012 baissé de cinq points en 2012. Le rapport est donc serré (50,7% contre 49,3%). Certains considèrent que seule la 7e peut basculer à gauche. Le challenger écologiste, Gaël Callonnec, pourrait rafler la mise dans une circonscription où les projets de développement urbains sont nombreux à faire peur aux populations. Erreurs, erreurs... dans les deux camps
Le bilan des présidentielles n'est pas possible sans une projection vers l'avenir... et des vrais questions se posent pour les deux grands partis. Défaite après défaite, l'UMP semble ne pas retenir les leçons de l'Histoire : en mars 2010, après l'échec, l'ancien député UMP, Pierre Cardo, avait lancé une critique exacerbée suite à la campagne de 2010 : « L’UMP a commis une erreur stratégique : le débat sur l’identité nationale ! À force de se mettre à faire campagne sur les thèmes du Front national, on attise les intégrismes, quelle qu’en soit la forme. » Même si le vote de 2012 a été plus serré que prévu, cette critique de l’action de Nicolas Sarkozy et de son entourage est validée par le résultat de la présidentielle de 2012. En outre, le tournant social prôné en 2010 par Jean-Louis Borloo et refusé par Nicolas Sarkozy a été un point de rupture supplémentaire avec le peuple français. Arnaud Richard pourrait-il garder sa députation ? Dans les Yvelines, François Hollande obtient 45,70% des voix, un score élevé pour le candidat socialiste puisque c'est 4,4 points de plus que Ségolène Royal en 2007. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy a baissé de plus de 4 points sur l'ensemble des Yvelines. Dans les communes de la CA2RS, le score du candidat socialiste permet à la gauche de progresser à 63% à Chanteloup-les-Vignes, à 55,6% à Carrières-sous-Poissy (près de 7 points de plus qu’en 2007). Ces villes ont un caractère populaire et semblent acquises à la gauche. Eddie Aït, maire (PRG) et conseiller régional ne se trompe pas quand il lance : « La victoire de François Hollande est une libération pour toutes celles et tous ceux qui étaient jusqu’alors méprisés et exclus de la croissance et de l’emploi. » Pour Stéphane Olivier du PS yvelinois, « la dynamique devrait s'enclencher pour les législatives », tout en sachant que le score sera serré dans les 7e et 12e circonscriptions. 28
Comment faire barrage aux votes extrêmes ? Le candidat EELV à la 7e circonscription des Yvelines et soutien d'Eva Joly, Gaël Callonnec, reconnaissait que « quand on voit le score de Marine Le Pen, on réalise que les électeurs ont eu raison de voter utile en faveur de François Hollande, pour ne pas mettre en péril le second tour ». Le mot d'ordre est simple pour les élus de droite comme de gauche, il faut faire barrage au Front national. Mais comment ? Si l'UMP ne reprend que ses pires thématiques et si le PS ne se concentre pas plus sur une politique sociale. Car la force du FN ne serait-elle pas de proposer une politique sociale qui ne creuserait pas la dette et ferait repartir l'économie ? Le député UMP de la 7e circonscription des Yvelines, Arnaud Richard, faisait l'analyse d'un vote qu'il jugait protestataire : « Nous avons dans notre pays une grande exaspération, des hommes et des femmes qui sont inquiets, qui sentent que le monde est en train de changer et ils manifestent leurs inquiétudes par des votes extrêmes ». Les politiques feraient-ils mieux de mettre leur énergie à démonter le programme du FN point par point afin d'expliquer aux Français qu'il n'avance pas les bonnes solutions ? Les politiques prendrait-ils le problème à la légère en considérant le vote FN comme simplement protestataire en un temps de crise ? Estelle Rodes, première secrétaire de la fédération des Yvelines du Parti Socialiste, accusait le président sortant d'avoir joué les « VRP du Front national » : « En reprenant à son compte les thématiques de l'extrême-droite, le président sortant a été son meilleur agent électoral ». Mais cela n'explique pas cette percée historique sur le plan national alors qu'en 2007, Nicolas Sarkozy avait joué les mêmes cartes.
Pour sa part, Jean-François Raynal, secrétaire départemental de l'UMP yvelinois, considère que les Yvelines ont bien résisté ! L'UMP a « fait front » derrière le président sortant. Le score de l’UMP dans les Yvelines (54,3%) fait du département le premier d’Île-de-France, ce qui les conforte grandement pour les législatives : Arnaud Richard, le député-sortant devrait garder sa députation. À condition que la campagne ne soit pas « polluée » par des candidatures dissidentes comme celles de Jacques Massacré et de Denis Faist. De toute façon, J-F Raynal ne croit pas à la viabilité de ces deux démarches « dissidentes et non soutenues » par quiconque. Pour lui, il est temps de se mettre en ordre de marche et à disposition des collègues UMP pour garder les fiefs électoraux de la droite yvelinoise. D'autres erreurs stratégiques continueraient à peser pour la droite et pour la gauche : les choix antérieurs de politique locale (aménagement urbain, grands projets tels le Port de Triel, le Grand Paris...) peuvent influer sur le résultat des législatives. période de turbulence
Anny Poursinoff (EELV), par exemple, compte marteler les choix faits par la droite UMP au Nord des Yvelines. Gaël Callonnec, candidat Europe-Écologie-les-Verts (EELV) dans la 7e circonscription, promet de faire des propositions alternatives au « tout béton » des partis traditionnels. Pour Anny Poursinoff, le nombre de députés de gauche pourrait augmenter si la dynamique de la gauche prenait véritablement son élan. La question www.journal-deux-rives.com
du Front national n'est pas réglée pour la droite classique : comment faire avec le FN en cas de triangulaires ? Il y aura des divergences et des conflits entre les « humanistes » et les « purs et durs » de l'UMP. Pour Mme Poursinoff, « nous rentrons tous dans une période de turbulence ! ». Et rien ne prédit que le PS en sorte renforcé, notamment au nord des Yvelines, en raison de leur prise de position anti-écologique (Grand Paris, Port de Triel, et prolongement de l'A104...). Le score (12,43%) du premier tour de Marine Le Pen, quoiqu'inférieur à la moyenne nationale, préoccupe les leaders politiques. Nous observons de manière surprenante que si la progression du FN semble endiguée là où historiquement il était bien implanté, a contrario, il progresse fortement dans les petites communes. En reprenant à son compte les thématiques de l'extrême-droite, le président sortant a été son meilleur agent électoral. C'est un fait politique. Mais le vrai problème se posera d'ici à 2017, car Marine Le Pen est une femme politique d'envergure qui compte sur son charisme et sur la démarche de dédiabolisation de son parti pour contester à l'UMP sa suprématie à droite. Les partis classiques, l'UMP comme le PS, refusent la possibilité que le choix du Front national soit réfléchi. Avec la victoire de François Hollande, la gauche en général réaliserait peut-être de très bons scores, largement supérieurs à la moyenne nationale dans un certain nombre de communes importantes du département. Mais cela ne devrait pas faire oublier que la crise économique n'est pas finie et que les votes « protestataires » peuvent encore surprendre. r
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SPORTS
Avril - mai 2012
boxe aux JO
Tony Yoka, un billet pour Londres Vendredi 20 avril, Tony Yoka, sociétaire du « BAM », Boxing Amical des Mureaux, Champion de France 2012 des + de 91kg, s’est qualifié pour représenter la France aux Jeux Olympiques de Londres. Tony Yoka, après avoir remporté le 17 mars 2012 le titre de Champion de France des + de 91kg en battant Djybril Coupe de Hem aux points sur un score de 19 à 6, s’est qualifié pour les Jeux Olympiques de Londres 2012. Il fait donc partie de la délégation des cinq boxeurs qui vont défendre les couleurs de la France aux J.O. Tony Yoka a obtenu son ticket lors du tournoi qualificatif de Trazbon en Turquie, en battant en demi-finale le hongrois Istvan Bernath : (3-0, 3-1, 6-1) avant de gérer la dernière reprise (0-0). Ce grand boxeur a déjà reçu un titre olympique junior en 2010 mais en 2012, c’est le titre olympique senior qui se trouve à la portée
Tony Yoka, l’espoir du BAM, sera-t-il une future grande star olympique ? (Photo J2R)
de ses gants de boxe. À 19 ans, Tony Yoka est en voie de devenir une référence de la boxe française. L’année 2012 a été une excellente année pour la boxe muriautine, puisque deux sociétaires du BAM, engagés dans les finales
du championnat de France, ont remporté leurs matchs et les titres de champions de France de leur catégorie : Elie Konki et Tony Yoka. Les Jeux Olympiques de Londres se déroulent du 27 juillet au 12 août prochain. r
Tony Yoka : un boxeur hors norme Dans un article publié en janvier 2010 (numéro 90 du J2R, page 25) Lionel Wastl avait décrit Tony comme un futur grand champion. Londres 2012 est la dernière étape de ce parcours exceptionnel. Banlieue yvelinoise : un club de boxe qui ressemble à d’autres clubs de boxe… De tout âge et de toute catégorie, une dizaine de boxeurs et, au centre, un entraîneur, Moktar Hadjri, qui règle le bal au sifflet et à la parole, franche et directe. Pas une remarque des jeunes qui s’activent sur le ring ou devant un sac… Bienvenue aux Mureaux, qui n’est pas un club comme les autres : il fournit actuellement quatre boxeurs à l’équipe de France (trois juniors et un senior en équipe nationale), et qui a formé Ali Hallab, médaillé mondial. Un poids lourd d'exception C’est une salle de boxe de banlieue qui ressemble un peu à toutes les autres : des vestiaires, des sacs de frappe et trois rings… Mais un boxeur attire immédiatement l’œil par son physique hors norme. En l’admirant, on se dit que Dame nature sait donner un petit coup de pouce pour qu’un jeune sportif puisse prétendre à l’excellence et à l’élite ! C’est le cas de ce grand jeune homme qui n’est pas encore majeur mais qui culmine à près de deux mètres : un poids lourd espoir d’exception, 105 kilos, tout en muscle, tout en longueur… Un profil physique « poids lourd » presque atypique, d’où se dégage la puissance, plus que le poids. Tony Yoka nous reçoit avec un grand sourire qui illumine un visage encore juvénile. Il habite Chanteloup-les-Vignes, et a vite rejoint le club des Mureaux pour atteindre le haut niveau, tout en poursuivant ses études dans les structures de l’Institut National des Sports et de l'Éducation Physique (INSEP) à Vincennes. Autre condition pour devenir un champion : endurer un emploi du temps
« dantesque ». Durant la semaine, à l’internat de l’INSEP, les cours de Tony (élève de 1re S) commencent à 7h45, puis deux heures d’entraînement sportif, de 11h à 13h. Après une pause déjeuner, deux heures de cours et encore deux heures d’entraînement. Etudes obligatoires de 20h à 22h. « Après ça, on dort bien », nous confie le champion en herbe. Et le vendredi soir, retour aux Mureaux pour rejoindre le club, son autre famille. Les sacrifices du futur champion Tony Yoka est un futur grand champion. Des adversaires à sa portée ? La réponse du jeune Chantelouvais est désarmante de naturel et de franchise : « Personne en France ». Le boxeur va bientôt partir en Russie affronter le seul super-lourd européen qui peut éventuellement le menacer. Il revient d’un stage dans le plus grand pays producteur de champions, Cuba. Il a beaucoup appris. Ses points forts ? « La rapidité, surtout dans cette catégorie reine ; je suis plutôt un technicien avec un bon coup d’œil ». Son entraîneur confirme : Tony Yoka allie puissance et dynamisme du mouvement comme rarement un poids lourd peut l‘espérer. Le président du club adore voir Tony sur un ring : « c’est un vrai plaisir, quand Tony boxe, un véritable spectacle artistique »… sauf probablement pour ses adversaires, souvent au tapis. Quand on lui parle de son sport, Tony Yoka insiste sur « les nombreux sacrifices à faire pour être le meilleur » et surtout sur cette idée que la boxe est un sport individuel : « au club, à l’entraînement, ou dans les compétitions, quand l’un de nous est sur le ring, on souffre tous ensemble. Quand l’un de nous tombe, on a tous la gorge serrée… ». On dit que la boxe est une école, c’est aussi un collectif soudé et solidaire...
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Avril - mai 2012
SPORTS
Judo
Audrey garde son titre de champion Le 1er avril, la championne trielloise de judo, Audrey Sénéchal, a fait encore honneur à la ville de Triel en remportant la finale, catégorie Benjamines, du championnat de judo des Yvelines.
La championne trielloise est très timide à l'extérieur du tatami. Néanmoins, elle assure et gagne avec maestria depuis deux ans. Le club de judo est ravi de ses résultats. Ses entraîneurs, Ali Benkerroum et Stéphane Peuvret, sont satisfaits du travail et de la trajectoire de la jeune Audrey, notamment pendant les phases éliminatoires avant la finale qui a eu lieu le 1er avril à Élancourt. Le classement met en exergue le haut niveau de compétition lors du championnat départemental des Yvelines1. Les deux victoires par ippon ont confirmé la bonne préparation d'Audrey. Sa mère, Sophie, souligne le fait que « toute la famille était et est derrière la championne », tant sur le plan sportif que sur le plan scolaire. Selon Ali Benderroum, « Audrey a eu une préparation physique, mentale et technique individuelles pour briller lors des compétitions [du 1er avril]... Ainsi, elle a réussi à conserver ce titre pour la deuxième année consécutive ». Et l'entraîneur
reste optimiste sur le potentiel de cette élève du collège de Châtelaines : « Audrey, dans le futur, pourra atteindre les plus hautes marches au plus haut niveau... ». La mère et le père d'Audrey sont fiers de cette jeune prodige et espèrent que la championne continuera sur ce chemin sportif complémentaire de son parcours scolaire. Sans oublier de s'amuser sur le tatami. La rédaction du J2R rend hommage à Audrey et à sa famille pour cet exploit sportif, qui augure bien l'anniversaire du Judo club de Triel-sur-Seine. (1) Pour les résultats complets voir : http:// www.judo78.net/ doc/DOC_11_12/ resultats_benjamins_ Audrey Sénéchal, 1re est entourée par Sarah Djalti-Benziane, 2e benjamines.pdf r (Les Mureaux) et Laura Morelle, 3e (Saint-Arnoult). (Photo DR)
Arts martiaux
A star is born ! La future étoile du kung fu français est-elle Yvelinoise ? Clément Carpentier a progressé de manière spectaculaire et cela paie par les résultats probants.
« Non, une victoire est le début d’une histoire pas une fin ». Voilà qui promet ! Si vous souhaitez des informations sur l’école ou voir la vidéo de Clément Carpentier, rendez vous sur www.dragonbleu.cc r
C’est très possible après l’incroyable victoire de Clément Carpentier, sept ans, en Un petit dragon à suivre. (Photo Dragon bleu) compétition Nationale technique. Celui-ci a présenté un l’enchaînement au bâton que participer aux ateliers organisés par les seuls les adultes travaillent habituellement «grands» notre jeune champion a progressé et qui fait la fierté des célèbres moines de de manière spectaculaire. Récemment nous l’avons vu participer au Shaolin. Clément est entré à l’école du Dragon Bleu stage national avec les moines de Shaolin à de Verneuil-sur-Seine alors qu’il n’avait pas Verneuil-sur-Seine et peaufiner l’enchaîneencore l’âge requis mais manifestait d’après ment qu’il devait présenter quelques jours son professeur d’une volonté remarquable plus tard. Clément reste très calme et modeste face à pour un enfant de cet âge. Ne ratant aucun de ses cours, voulant même cette belle victoire ; quand on lui demande s’il a atteint son but, il répond simplement 30
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Journée «Portes ouvertes à l’Ecole du Dragon Bleu» le dimanche 17 juin de 14 à 17 heures Gymnase Pons, route de Chapet à Verneuil-sur-Seine. Ateliers de taijiquan, de qi gong, d’épée, de kung fu, de wing chun, de combat traditionnel et même d’éventail taiji. Téléphone 01 78 80 56 66
«Dragon bleu» perpétue la tradition. (DB)
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culture
AvRiL - mAi 2012
un Jour un livre
Une quête erratique dans un monde parallèle bien réel Lecteur ! La prochaine fois que tu t’arrêtes sur une aire d'autoroute, réfléchis bien avant de descendre de voiture et de prendre un petit escalier pour t’échapper... 2Q12 n'est pas loin ! 1Q84 - Livre 3 - Octobre-Décembre de Haruki Murakami, Editions Belfond, Traduit du japonais par Hélène Morita. Aborder une trilogie romanesque étirée sur plus de 1500 pages dont l’action (!) se situe dans le Tokyo contemporain (1984) et fait donc référence par son titre (IQ84) au monde ambigu d’Orwell, avec en plus des personnages qui prennent plus ou moins conscience qu’ils déambulent dans des mondes parallèles, demande d’une part que l’auteur maîtrise son histoire jusqu’au bout et que le lecteur ait la patience d’aller lui aussi jusqu’au bout. « Si tu as besoin qu’on t’explique pour que tu comprennes, ça veut dire qu’aucune explication ne pourra jamais te faire comprendre .... » Cette citation (énigmatique) tirée du roman où elle est répétée plusieurs fois, nécessite, pour être comprise totalement, que l’on admette d’abord de ne rien comprendre, ensuite d’accepter qu’à travers les dialogues (courts mais souvent interminables) et les prises de conscience partielles et progressives des personnages, que l’auteur ne glisse que quelques indices presque explicites. Alors le lecteur saisit au vol non seulement l’évolution de l’action mais aussi la psychologie (complexe) des personnages. Les ingrédients utilisés sont nombreux mais pas en nombre illimités : évocations de fantasmes à répétition, contes étranges, situations insolites, dialogues évasifs, rêves récurrents… Psychanalyse quand tu nous tiens… L’histoire, plutôt simple en apparence s’étire entre interrogations temporelles et rebondissements exemplaires parsemés d’épisodes pseudo sexuels en une banale histoire d’amour entre Tengo, un jeune futur écrivain bien tourmenté et Aomamé, une jeune professeur de stretching, sans que
l’on sache vraiment quel lien les unis. D’où viennent-ils ? Où vont-ils ? Sont-ils en l’année 1984 ou s’agit-il de son clone temporel 1Q84 ? Comme les autres personnages ils vivent en 1984, à moins qu’en parallèle l’année 1Q84 située dans un autre Japon ne les ait aspirés. Peut-être sont-ils dans les deux mondes en même temps (sic). Les deux protagonistes et leurs interlocuteurs naviguent entre d’autres personnages secondaires qui prennent parfois, opportunément, une très grande place : l’éditeur Komatsu fait réécrire par Tengo un récit fantastique (La Chrysalide de l’air) rédigé par une jeune fille de 17 ans, Fukaéri. La dimension que prend ce livre qui devient un énorme succès révèle les exactions d’une secte (Les Précurseurs), celui « qui entend des voix » et des mystérieux, minuscules mais puissants « Little People ». Chacun mène son histoire en parallèle, où apparaissent une tueuse à gage, un célèbre professeur à la retraite (Le Maître), une vielle femme richissime et manipulatrice servie par un major d’homme soumis mais efficace et plus tard Ushikawa, un enquêteur inquiétant qu’il soit vivant ou mort. Tous s’animent dans des thèmes comme : l’amour, la vie, la famille, la violence faite aux femmes, le meurtre et la mort… Souvent ils sont évoqués par des contes, des souvenirs ou des digressions savamment distillées car ces sujets sont répétés tout au long des trois tomes comme si l’auteur doutait que le lecteur les ait rencontrés et compris au fil de récit. Pour des japonais, ce monde contemporain qui est le leur, relève du quotidien mais pour nous, lecteurs occidentaux, il semble sortir d’un récit de science fiction plus vrai que notre monde. Mais il est rendu très éloigné par la multitude de petits détails qui le rendent palpable. On est dedans même si parfois au cours du récit on ne sait pas où se trouve le « dedans » . En fait de récit le lecteur comme certains protagonistes ne savent plus eux aussi où ils en sont. Enfance des uns, flash-back pour d’autres, décalages temporels ou évocations de souvenirs enfouis sous des multiplications d’images, c’est souvent le cours du récit qui semble rester suspendu à des questions simples qui restent sans réponses satisfaisantes. www.journal-deux-rives.com
Cette interrogation, page 128 du tome 3, le lecteur la fait sienne : « Komatsu resta longtemps plongé dans ses pensées, le nez froncé. Puis il soupira et jeta un regard circulaire. « C’est vraiment un monde complètement bizarre. Jusqu’où s’agit-il d’hypothèses ? À partir d’où estce du réel ? Je n’arrive pas à discerner la frontière. Dis-moi, Tengo, toi, en tant que romancier, comment définirais-tu le réel ? — Là où, quand on se pique avec une aiguille, du vrai sang rouge jaillit c’est le monde réel, répondit Tengo. — Alors, sans erreur, ici, c’est bien le monde réel », déclara Komatsu. » Car le jeune futur écrivain rédige les pages d’un « gros » roman dont on ne sait qu’une chose c’est qu’il correspond à la « réalité » qu’il a autour de lui et qu’il n’accepte cette situation que modérément. « Komatsu lui avait dit : " Tengo, essaie de réfléchir à ceci. Les lecteurs ont toujours vu dans le ciel une lune, une seule. Tu es bien d’accord ? Mais on peut supposer que personne n’a jamais vu deux lunes dans le ciel. Lorsqu’on introduit dans un roman quelque chose qu’aucun lecteur n’a encore vu, cela nécessite une description aussi précise et détaillée que possible." » C'était une opinion sensée. Le visage toujours levé vers le ciel, Tengo eut encore un faible mouvement de tête. La 31
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Avril - mai 2012
Un jour un livre nouvelle lune était absolument conforme en taille et en silhouette à celle qu’il avait décrite dans le roman. Une véritable réplique de sa complice littéraire. » Mais la « complicité littéraire » a des limites. Entre imaginaire et réel il faut choisir. Faut-il vraiment choisir ? Pour Haruki Murakami il semble que ce ne soit pas nécessaire car avec un style simple et une narration toute en virtuosité, si parfois il ennuie, plus loin des personnages lumineux évoluant dans des paysages insolites happent l’attention du lecteur. Entre poésie et épopée, chaque univers traversé s’apparente à un monde aussi visuel que sonore. En effet les sons accompagnent les actions, des bruits d’autoroute urbaine embouteillée jusqu’à l’évocation récurrente de la Sinfonietta de Janànek. Un fond sonore, commenté, apprécié, retrouvé, oublié, rappelle avec insistance que notre monde qu’il soit réel (1984) ou imaginaire (IQ84) n’est pas à l’abri de sons évoquants des images, des souvenirs, des situations ou des fantasmes surgis d’une imagination foisonnante. « Si tu as besoin qu’on t’explique pour que tu comprennes, ça veut dire qu’aucune explication ne pourra jamais te faire comprendre .... » à moins d’aller jusqu’au bout des trois volumes car si les deux premiers, bien que passionnants sont parfois ennuyeux, le troisième est une vrai récompense, surtout par la présence d’« une nouvelle, voix, celle d’Ushikawa car il pose
d’autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à notre porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais
perdu ? Sous les deux lunes de 1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls... ». r
Haruki Murakami, un marathonien Haruki Murakami est né le 12 janvier 1949 à Tokyo. Il a poursuivi des études à l'université de Waseda. Après son premier roman paru en 1979 au Japon et récompensé du prestigieux prix Gunzo, il s'installe à l'étranger. De l'Europe aux États-Unis, il se forge une culture cosmopolite qui imprègne son œuvre. En 1995, choqué par le tremblement de terre de Kobé et l'attentat de la secte Aum dans le métro de Tokyo, il revient dans son pays. C’est un auteur culte au Japon et il fut plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature. Le premier livre de Haruki Murakami, Écoute le chant du vent (1979, non traduit), lui a valu le prix Gunzo. Sont parus : Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (2002), Les Amants du Spoutnik (2003), Kafka sur le rivage (2006), Le Passage de la nuit (2007), La Ballade de l'impossible (2007), L'éléphant s'évapore (2008), Saules aveugles, femme endormie (2008), Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (2009), Sommeil (2010) - tous repris en poche chez 10/18. 1Q84 Livres 1, 2 et 3 (2011-2012) et Chroniques de l'oiseau à ressort (2012).
L'auteur Murakami prépare ses oeuvres comme des véritables marathons. Par ailleurs, il court aussi des marathons. (Photo DR)
Reggae
Backayard, un groupe est né Il était une fois... au fond d’un jardin, une petite cabane, à peine 10 m2, une petite insonorisation maison, beaucoup de talent, un soupçon de travail acharné, et en moins d’un an six copains Romain, Raphaël, Thomas, Manuel, Emmanuel et Adrien donnent leur premier concert le 7 avril 2012 « A Tribute to Jackie Mittoo » . Automne, hiver, printemps ils se retrouvent dans cette petite cabane et, le jardin palpite sous les good vibes de leur Reggae. Juste pour le fun, ils reprennent quelques titres de Jackie Mittoo, l’un des claviers les plus talentueux de l’histoire de la musique jamaïquaine, et emportés par la découverte et l’envie de partage dans la joie et la bonne humeur, un nom est donné, Backayard, un groupe est né. Une rencontre avec Rodrigo Acosta et c’est le projet du premier concert... Nous som32
mes le 7 avril à l’espace Gérard Blondeau à Maurecourt. L’instant est précieux, fait de convivialité et de partage, la salle vibre à l’unisson, emportée par le rythme, le temps est suspendu, tout le monde danse, il y a même eu quelques arrangements très réussis, un vrai beau moment de musique, des rappels encore et encore ….
Backayard a conquis le public des Deux Rives.
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(J2R)
Et comme pour faire durer l’instant la délicatesse du groupe va jusqu’à nous proposer de très vieux tubes reggae pendant les intermèdes. Merci à Backayard et au Journal des Deux Rives, longue vie au groupe et ses good vibes. Le groupe se produira le 21 juin à la fête de la musique à l'Hautil. r
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Avril - mai 2012
Bloc-notes de l’histoire
Un oratoire du XVIIe siècle adossé à une ancienne ferme Le Club Historique d’Andresy a publié « Balade dans Andresy ». En pages 84 et 85 ont trouve la description ci-dessous d’un petit monument évoquant les peurs et les espoirs qui habitaient nos ancêtres.
En 1638, une épidémie de peste sévit à Pontoise et dans toute la région. Le 28 août 1638, les notables et la population décident d’un « vœu » par lequel la municipalité offre à l’Eglise Notre-Dame une statue d’argent et place l’image de la Vierge aux trois principales entrées de la ville. Certaines communes des environs organisent des pèlerinages, d’autres, choisissent la construction de petits oratoires. A Andresy, c’est celui de la Vierge de Denouval qui est érigé à la pointe d’un triangle formé par des chemins qui conduisaient vers Chanteloup.
Raymond Fontanet dit Renefer (18791957) illustra de nombreux ouvrages et peint Andresy où il vécut jusqu’à sa mort. (Collection association Renefer)
« Ce petit oratoire, avec une statue de la Vierge, sis au croisement des rues de Chanteloup et du général Leclerc, bien connu des Andrésiens, fut érigé au moment de l'épidémie de peste de 1638, en signe de participation au "Vœu de Pontoise", pèlerinage annuel du 8 au 15 septembre à l'église Notre-Dame de Pontoise. Les cérémonies étaient organisées chaque jour, par une paroisse différente : Chanteloup le 9 septembre, Andrésy le 10, la participation de Chanteloup est attestée par une délibération du 4 septembre 1793. Des citoyens du village, décident d'aller en procession à Pontoise le 9 de «la manière accoutumée». Pour Andrésy au contraire, il ne s'agit que d'une tradition orale. Jusque vers 1919, les paroissiens d'Andrésy se rendaient chaque année à Pontoise le 10 septembre sous la conduite de leur curé qui y célébrait la messe, accompagné des enfants de choeur et des marguilliers. D'après une autre tradition orale, une paroissienne aurait caché la statue primitive pendant la Révolution. Vers 1880 la statue de l'époque a été cassée par un acte de vandalisme. Les habitants, excédés, exigèrent du maire de rechercher et de punir les coupables. Le Conseil Municipal décida d'acheter une nouvelle statue, celle qui est toujours en place. » A l’intérieur de ce triangle, subsistent les anciens bâtiments d’une petite ferme (habitation, écurie, remise…) et une cour intérieure accessible par une porte. Le sol siliceux de cette partie du quartier de Denouval ne permis pendant longtemps que la culture de la vigne, du seigle ou de la pomme de terre mais l’arrivée des eaux d’égout de la ville de Paris (épandage) permis la culture maraîchère. r
L'oratoire situé au croisement des rues de Chanteloup et du Gl Leclerc. (Photo J2R)
L’épidémie de peste à Pontoise
En 1638, c’est l’épidémie la plus terrible et la dernière à Pontoise. Le 28 août 1638, les échevins appellent par son de cloche la population à l’Hôtel de Ville pour décider d’un vœu par lequel la municipalité offre à l’Eglise Notre-Dame une statue d’argent et place l’image de la Vierge aux trois principales entrées de la ville. Le texte qui fut rédigé le 8 septembre est conservé dans l’église Notre-Dame sur une plaque en marbre noir qui porte les noms de tous les fonctionnaires et notables de Pontoise.
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Avril - mai 2012
Starball
Bientôt un planétarium au Parc aux étoiles A Triel-sur-Seine, l'observatoire astronomique de l'Hautil sera bientôt accompagné d'un starball, un projecteur d'une exceptionnelle qualité.
Quand fin 2005, la Cité des sciences de la Villette a fait l'acquisition d'un nouveau planétarium, Philippe Gineste, alors directeur du Parc aux étoiles, a pensé à récupérer l'ancien, qui datait de 1986 mais d'une qualité optique hors norme. Cet appareil, le Starball a été transporté à Triel-sur-Seine et présenté au public lors des vœux du maire. Ce magnifique outil pédagogique mesure 2,50 m de haut, 1,30 m de diamètre et pèse 600 kg. Il est équipé de 11 000 lentilles qui projettent 10 000 étoiles. Sa restauration nécessita la recherche de compétences et un financement. Aujourd’hui restauré, il se trouve à l'Institut des Sciences et Techniques des Yvelines (ISTY) de Mantes-la-Ville et sera bientôt installé dans un espace qui lui sera dédié au Parc aux Etoiles. Dès sa création en 2006, la Communauté d'agglomération des 2 Rives de la Seine (CA2RS) s'est engagée à soutenir la culture
scientifique en prenant à sa charge la compétence de l'équipement Parc aux Etoiles. A ce titre, elle a engagé de nombreux travaux de rénovation. Dans le cadre d'un développement de l'offre culturelle du territoire et à l'initiative de la CA2RS, un comité de pilotage s'est également mis en place pour suivre le dossier du Parc aux Etoiles. Il s'agit d'affirmer la volonté de la collectivité de conserver un centre ouvert afin d'accueillir l'ensemble des publics. Un planétarium de 70 places Depuis 2007, le Parc aux Etoiles mène avec l'ISTY (Institut des Sciences et Techniques des Yvelines, Filière mécatronique, à Mantes-la-ville), la rénovation du Planétarium Starball, qui fut pendant 20 ans le plus grand projecteur de France, utilisé à la Cité des Sciences et de l'Industrie. Suite à un appel à projets lancé par la Cité des Sciences et Le Starball reconstitue le ciel tel qu'il peut de l'Industrie, le Parc a acquis le projecteur être observé de tout point de la Terre et en (Photo CA2RS) Starball en proposant de mener une réno- toute saison. vation dans le cadre de travaux d'étudiants. A l'approche de la fin de la rénovation du 40 mn de spectacle Starball, la Communauté d'agglomération a décidé de réaliser un véritable planétarium, Ce planétarium bénéficiera d'une coupole ainsi qu'un nouvel aménagement de l'entrée de 12 mètres de diamètre afin que l'excepdu Parc aux Etoiles afin d'accueillir le Star- tionnelle qualité des 11 000 étoiles projetées ball, soit pleinement visible par le public. Le maître d'ouvrage a largement pris en compte les principes du développement durable dans l'élaboration du projet : - Une insertion et une intégration soignée et respectueuse (paysage et à la forêt de l'Hautil). - L'utilisation massive du bois dans la construction de l'ouvrage et un rapport de l'équipement avec l'éco-construction. - Une sonorisation à 360°dans la salle de projection... Avec un spectacle d'une quarantaine de minutes toutes les heures et une programmation variée et régulièrement renouvelée, il sera prévu jusqu'à cinq représentations par jour en période creuse et huit en période chargée, lors des vacances scolaires et des week-ends notamment. Une fréquentation jusqu'à 40.000 visiteurs par an est escomptée. r
Un planétarium de 70 places assises. Une coupole de 12 m de diamètre sur laquelle pourront être projetées 11 000 étoiles. (Montage CA2RS)
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Pour en savoir plus http://www.parcauxetoiles.com/
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Avril - mai 2012
Festival des juniors
Les mains en l’air primé pour 2012 Le 3 avril, François Garay, maire des Mureaux, a donné le ton : « 2012, c'était un bon cru » et le Festival des juniors a émerveillé plus de neuf mille spectateurs. La remise de prix a été retardée, mais l'attente fut utile car tout le monde semble avoir travaillé pour la réussite de l'édition 2012. Romain Goupil, le réalisateur du film primé, a lancé un message poétique et presque politique sur le sens de la solidarité... Le jury a souligné la qualité de ce festival : « On a aimé beaucoup de films pendant ce festival », ont fait savoir en écho les jeunes membres du jury. Neuf jeunes1 issus des écoles de Mureaux, de Verneuil, de Vernouillet, de Meulan et de Tessancourt-sur-Aubette se sont réunis pour voir, analyser, échanger sur des films tel Le tableau, Les acacias, Terraferma, Les mains en l'air et Le Havre... La différence, l'immigration, la clandestinité, la solidarité ont été les thèmes abordés pour cette édition 2012. Le message était d’« accepter les gens comme ils sont ». Madeleine Georganidis, la présidente de l'association « Plan Large », organisatrice de ce festival, souligne souvent que « c'est l'occasion de découvrir en famille des itinéraires singuliers, des histoires de vie, de villages, de pays, pour inscrire dans son imaginaire de nouvelles images... », sans pour autant oublier la possibilité de s'indigner à la situation de notre société. Sans polémiquer, mais sans oublier de faire de la politique. Le grand prix a été décerné à Romain Goupil, réalisateur de Les mains en l'air, qui traite un sujet d'actualité, les jeunes sans papiers, qui sont humiliés, harcelés et mis en prison avec leurs parents dans des situations inhumaines. Pour les jeunes membres du jury, qui se sont sentis « impliqués, touchés », c'est une question de solidarité d'une génération qui naît. Romain Goupil, avec une bonhomie de bobo, a raconté ce clin d’œil : « Nous devrions tous être enfants pour mieux comprendre ce monde... sinon on meurt à "40 ans" ». Il s'est prononcé contre ceux qui excluent, contre ceux qui stigmatisent... (sans citer de noms). Artiste engagé, il s'est battu contre les injustices d'aujourd'hui. Au-delà de la France, ce Festival des jeunes a eu l'originalité de montrer des films d'Inde,
Romain Goupil, le réalisateur du film primé Les mains en l'air, montre une satisfaction personnelle et professionnelle. (Photo J2R)
de Colombie, d'Italie... pour se dépayser et pour s'ouvrir au monde. En somme, le cinéma, c'était aussi un regard et de la réflexion sur les autres et sur nous-mêmes. Enfin, quatre prix ont été décernés pour des courts métrages dans le cadre du Grand prix Intervisions : 1er prix pour Un geste qui compte de Demba Thiam ; deux prix de scénario pour Te quiero de Xavier Robert et The book of life2 de Mickael Bode (alias San John) ; et un prix de la réalisation pour Où est Michel de Vincent Lecrocq. L'édition 2012 du Festival des jeunes a été
une réussite totale. Avec l'aide d'une dizaine d'entreprises et institutionnels, les organisateurs ont su montrer qu’il s’agit d’une « entreprise » qui marche... Rendez-vous en 2013 pour voir et échanger sur des films éclectiques. r (1) Zoé Mossino, Medhi Ghaib, Kaouthar Ayari, Maya Castagné, Sarah Drouin, Eléonore Regnier, Maurissmo Rabetokatany, Inès Ben M'Barek, Samir Mohara. (2) Julien De Diveira, William Eudes, David Sempaire, Pamphile Jordan, Bilal Khaldi ont également fait partie du casting du film. Le jeune réalisateur Mickael Bode les a réunis pour une expérience sans précédent...
Du talent à venir : le jeune réalisateur San John (accroupi) entouré de ses jeunes artistes du film The book of life. (Photo J2R)
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balades en Yvelines
Sculptures en L'Île 2012 La 4e édition de Balades en Yvelines a été inaugurée ainsi que Sculptures en l'île 2012 le 10 mai par le président du conseil général, Alain Schmitz qui s'est déplacé pour accueillir les artistes invités. Dans son discours d’inauguration, Alain Schmitz rappelle que le concept de Balades en Yvelines a commencé ici au nord des Yvelines et il n’a pas ménagé ses louanges pour les initiateurs de cette manifestation culturelle dont l’ambition est de « provoquer une rencontre inattendue entre le grand public et l’art contemporain souvent incompris ou jugé difficile d’accès. » Un foisonnement artistique L’exposition d’art contemporain présentée par Sculptures en l'Île 2012 connaît cette année une approche différenciée : dans et autour de la Maison du Moussel neuf artistes de la jeune sculpture contemporaine sont exposés à coté de l’installation de l’invité d’honneur, Didier Marcel qui a planté son Magic garden et gonflé ses champignons de Paris géants auprès desquels le visiteur se sent tout petit. Un clin d’œil aux anciennes champignonnières locales ? De l’autre côté de la rive, sur l’Ile Nancy, c’est l’autre invité d’honneur Pedro Marzorati et son insolite et inversée Cabane tourbillon qui débute la balade joliment intitulée le Parcours art et nature. L’occasion de visiter l’expression du « talent de trente quatre sculpteurs contemporains, des artistes en herbe et des étudiantes du lycée des métiers du bois et des arts appliqués de Chaumont » Réinterpréter la nature Balades en Yvelines bouscule les codes, interpelle l'amateur et rend accessible à tous cet art considéré comme « élitiste ». Cette manifestation propose une approche ludique permettant aux visiteurs d’être sensibilisés aux démarches des artistes. Au fil des 14 parcours dans les Yvelines, les oeuvres s’invitent au cœur de l’espace public naturel ou urbain et proposent ainsi un regard nouveau sur le patrimoine naturel et architectural du département. Sur l’Ile Nancy c’est un moment idéal pour conjuguer culture et détente et s’interroger sur la place de l’art dans 36
l’architecture, l’espace public et la nature « végétale » préservée. La visite proprement-dite commence par les cabanes inversées de Pedro Marzorati perchées dans les arbres car si l'artiste argentin détourne les objets et les codes qui nous sont connus il nous amène aussi dans son univers magique et poétique, conciliant objet familier et installation surprenante. La beauté et
l’envol
Rencontrée au détour d’une allée, Christine Miller est une artiste discrète qui nous a surpris par la beauté de sa plongeuse plantée au bord du rivage. Elle l’a interprétée tout en mouvement en la nommant « l’envol ». Sa sculpture s’échappe vers le ciel. D'une longueur de 2,30 m, elle s’élance au dessus de la Seine dans une courbe tendue vers l'espace à environ trois mètres de l'eau... A l’horizon se profile Andrésy, à nos pieds le flot s’écoule bruyamment. Effet réussi car selon l'artiste, c'est une plongeuse qui s'envole au delà de l'horizon, éprise de grand large, de liberté, d'élévation, de transformation, chargée d'énergie et de communication entre terre, mer et ciel. r
A partir du haut : - L’envol. La sculpture de Christine Miller s’échappe vers le ciel. - Magic garden. Les champignons de Paris géants de Didier Marcel ont envahi le jardin du Moussel. - Insolite, une Cabane tourbillon de Pedro Marzorati nous observe de son oeil cyclopéen. (Photos J2R)
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Infos pratiques, agenda : www.andresy.com
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Cuisine
Avril - mai 2012
Recette
Le saucisson de Lyon dans sa brioche La ville de Lyon est présentée comme la capitale de la gastronomie avec raison.
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La cochonnaille lyonnaise est représentée par la «rosette de Lyon» qui est embossée (opération qui consiste à remplir de viande les boyaux naturels de porcs ou de moutons) dans un boyau spécial mis en filet puis séchée durant une période de deux à trois mois. Il y a aussi son «cousin», le «Jésus de Lyon», de grand diamètre (10 cm), qui pèse environ 400 g et doit sécher de longues semaines avant d’être vendu. On peut encore déguster un saucisson cru, ou à cuire, nu ou emmitouflé dans une brioche toastée, croustillante et légère. C’est la recette de ce dernier, un saucisson lyonnais, moelleux et généreux, que vous trouverez ci-dessous. La préparation Pour six personnes Préparation : 45 mn Cuisson : 1 h Ingrédients : • 1 saucisson de Lyon de 500 à 600 g • 1,51 de bouillon de volaille • 1 œuf • 2 cuillères à café de lait • 20 g de beurre • 2 cuillères à soupe de farine pour le façonnage et la cuisson. Et pour la brioche : • 250 g de farine • 125 g de beurre ramolli • 3 œufs • 10 g de levure • 5 cl de lait • sel, poivre • 20 g de sucre en poudre. La pâte à brioche sera préparée la veille • Passez sous un filet d'eau chaude. Essuyezla soigneusement et versez dans une grande terrine la farine tamisée avec le sel et le sucre. Creusez une fontaine. Délayez la levure dans le lait tiédi, ajoutez-la au centre du puits avec les œufs et amalgamez l'ensemble en une pâte homogène. • Travaillez-la vigoureusement jusqu'à ce qu'elle se détache des parois de la terrine, puis parsemez-la du beurre coupé en parcelles. Continuez de travailler. Lorsque le beurre est entièrement incorporé, battez vivement la pâte pendant environ 20 min, jusqu'à ce qu'elle devienne élastique et qu'elle prenne un aspect lisse et satiné. • Couvrez la terrine d'un linge et placez-la
Un saucisson chaud servi dans sa brioche.
dans un endroit tiède et à l'abri des courants d'air pendant 1 h à 2 h. Lorsque la pâte a doublé de volume, glissez vos mains farinées le long des parois de la terrine pour la faire retomber. Couvrez à nouveau la terrine d’un linge, humidifié et entreposez-la au réfrigérateur pendant une nuit. Note : Il est aussi possible de préparer la pâte à brioche dans un robot. Dans ce cas il faut incorporer le beurre ramolli à la fin. Elaboration • Portez le bouillon à ébullition, puis baissez le feu pour maintenir un imperceptible frémissement. Avec une fourchette piquez la peau du saucisson en plusieurs endroits. Plongez-le dans le bouillon, faites-le pocher pendant 30 mn. Le laisser refroidir dans le liquide de cuisson. • Quand il est tiède, retirez le saucisson du bouillon et incisez légèrement la peau sur toute la longueur avec la pointe d'un couteau pour le dépouiller, puis roulez-le dans la farine. www.journal-deux-rives.com
(Photo DR)
Etalez la pâte au rouleau pou sur un plan de travail fariné afin d’obtenir un rectangle d'une longueur supérieure de 3 à 4 cm à celle du saucisson et d'une largeur suffisante pour l'envelopper complètement. Badigeonnez-la d’un peu de lait mélangé à un peu d'œuf battu. • Placez le saucisson au centre de la pâte et replacer les bords pour les souder. • Après avoir rabattu les deux extrémités sous le saucisson, placez l'ensemble sur une plaque à bien beurrée et farinée. • Il alors laisser lever la pâte pendant 20 mn au minimum pendant que le four chauffe 210° (7). • Avant d’enfourner badigeonnez la pâte du reste d'œuf battu et recouvrir d'une feuille de papier d'aluminium. Faire cuire pendant 30 mn. • Le saucisson de Lyon entier ou coupé en tranches, peut être accompagné d'une salade de pommes de terre tièdes et/ou d’une salade verte. Suggestion vins Un vin au choix : Morgon, Juliénas ou Bourgogne passetoutgrain suivant les goûts. r 37
Dernières nouvelles...
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carrières-sous-Poissy
AgenDA 21... lA suite En avril dernier, un document de synthèse «Programme d'action de l'Agenda 21 d'Andrésy » a été distribué aux habitants. Ce document disponible aussi sur Internet (www.andresy. com) annonce 40 actions programmées par la ville afin de relever le défi écologique «en accordant une plus grande place aux transports alternatifs »... se donnant une ambition de réduire la consommation énergétique dans le poste logement et de «protéger les importantes ressources naturelles » de la ville. Selon le maire, Hugues Ribault, il s'agit d'une «réponse concrète et positive aux engagements pris devant les Andrésiens » en 2008. De la parole aux actes... on verra d'ici à 2014. bernArD bostffocHer sort son 5e livre «l'Autre rive...» «La nuit tout en douceur tendait son voile bleuté. Un vent léger creusait l’onde de rides légères. Elle dériva longtemps dans la tranquillité de cette solitude. Que ces flots sont accueillants, songea-t-elle… . Elle leva les yeux. Le ciel disparaissait dans un éclair, sans un bruit. Les eaux murmuraient près des berges où l’automne avait semé ses feuilles d’or. Elle pensa qu’elle serait bien en cet endroit. Cette petite île déserte qu’un bras de Seine séparait de la ville la mettrait à l’abri de la curiosité des rôdeurs. » Avec «L’Autre rive…» Bernard Bostffocher, l'auteur, nous embarque pour notre plus grand plaisir dans une nouvelle aventure complètement fictive et fidèle à son imagination débordante. Le style est beau, clair, voire drôle selon les situations. Ce roman se lit d’une traite, tant cet auteur a le sens de la narration et du mystère, même si ce thriller s’accompagne toujours d’une grande profondeur psychologique. En vente : Librairie «Point Virgule » 54 boulevard Noël-Marc- AndrésyTél.: 013974 7148
centre culturel numérique Lors d'une conférence de presse du 12 avril dernier «pour l'engagement de l'interco' dans la culture », Pierre Cardo, le président de l'agglomération (CA2RS) et Eddie Aït, le viceprésident en charge de la culture, sports ont présenté les grandes lignes de la politique culturelle de l'interco' : Il s'agit de mettre le «curseur identitaire » là où il faudra pour que le territoire soit fort. Deux pôles phares - le centre culturel numérique Vanderbilt et le Parc aux Etoiles (voir page 34). Quant au premier projet, en partenariat avec l'association 1901 «Usines éphémères », le centre de diffusion artistiques dédié aux arts numériques d'arts numérique verra le jour. Quatre studios d'enregistrement, une salle de projection, cinq ateliers et d'innombrables artistes en résidences... feront de ce lieu un lieu de création et de culture dans les Deux Rives. Le financement - environ 1,3 millions euros - a été bouclé par un financement croisé (CA2RS, Région, FEDER...). Selon Pierre Cardo, ce projet a été mené suite à une étude de faisabilité de l'EPAMSA, établissement public d'aménagement du Mantois Seine Aval. L'investissement initial étant fait, c'est désormais à l'exploitant, l'association « Usine éphémère » de faire ses preuves et d'assumer la suite des événements. Mais pour les élus de l'agglo, «Cela doit marcher... car l'agglo a la volonté politique que ce château soit un lieu culturel. » L'ouverture de ce «Point éphémère» est prévu pour juin 2013...
pAsserelle réservée Aux circulAtions Douces
Après la réalisation d’une étude concernant l’accès au transport en commun à la gare de Poissy depuis la Boucle de Chanteloup, le conseil général des Yvelines a confirmé, par l’intermédiaire du Syndicat mixte d'aménagement, de gestion et d'entretien des berges de la Seine et de l'Oise (SMSO), la réalisation à court terme d’une passerelle permettant le franchissement de la Seine en
circulations douces entre les villes de Poissy et de Carrières-sous-Poissy. Cette réalisation donnera un accès direct à la gare de Poissy et permettra de desservir le futur Parc départemental récréatif et paysager ainsi que la nouvelle ZAC Centralité. L’étude préalable à la réalisation du nouvel ouvrage est réalisée avec le concours du SMSO, le Conseil général des Yvelines et le conseil régional d’Ile-de-France. Après des études de définition paysagère et urbaine menées en 2008 2009, le projet fait l’objet, depuis novembre 2010, d’un mandat de réalisation du SMSO à l’Établissement Public d’Aménagement du Mantois Seine Aval (EPAMSA).
chanteloup Des tulipes contre le cAncer Pour la 7e année, le Lions Club Conflans Montjoie a inauguré le 30 mars son champ de tulipes dans le cadre de l’opération « Tulipes contre le Cancer ». Ce sont cette année 100 000 tulipes qui ont fleuri le long de la RD 55 à l’entrée de ville de Chanteloup-lesVignes. Cette inauguration a eu lieu en présence d’Arnaud Richard, député sortant, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, Eddie Aït, conseiller régional – maire de Carrières-sous-Poissy, Marwa Ablouh, conseillère régionale – maire adjointe ; Pierre Gaillard, Gérard Sevault, maires adjoints, de nombreux autres élus et des responsables des clubs partenaires. Pour l’opération « Tulipes contre le Cancer », plusieurs autres Lions Club, Poissy Blanche de Castille, Poissy Pincerais, Eragny Boucle de l’Oise, Antony et Sannois Herblay La Frette Rive de Seine sont associés pour proposer au public des bouquets de 10 tulipes, contre un don de 5 €. Dès les premiers jours, les visiteurs étaient nombreux à se promener sur le champ pour récolter les tulipes ou alors choisir des bouquets sur le stand du Club, rue d’Andrésy à Chanteloup-les-Vignes, ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures. Des bouquets sont également proposés par le Lions
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DERNIÈRES NOUVELLES... Club Conflans Montjoie dans d’autres lieux, comme«Octuor-sur-Seine» au magasin Leclerc de ConflansSainte-Honorine, partenaire du club, depuis de nombreuses années, ou encore cette année, au Centre Hospitalier Intercommunal Meulan-Les Mureaux, tant à Meulan qu’à Becheville. Les clubs partenaires offrent la possibilité de participer à cette action notamment à Poissy, Orgeval, Conflans-SainteHonorine ou Eragny.
Le 114e anniversaire de la course La côte de Chanteloup est le terrain propice pour fêter le 114e anniversaire de la 1re course de côte automobile du monde. Venez rejoindre les nostalgiques et les amateurs de bolides d'une rareté inouïe. Rendez-vous le dimanche 3 juin. Mais avant cela... le prologue du 2 juin s'annonce touristique. Comme depuis déjà quelques temps, les organisateurs du comité du centenaire débuteront le week-end du 2 juin par un prologue le samedi à Lyons-la-Forêt, où les amateurs de belles mécaniques seront rejoints par de nombreux équipages étrangers. Le dimanche 3 juin, le rendez-vous aura lieu sur le parking Saint-Roch à Chantelouples-Vignes à 9h30 pour l’ascension de la côte historique comme chaque année depuis 1998, année de l’anniversaire des cent ans de la première course de côte automobile du monde. Une première montée vers 10 heures puis déjeuner et deux montées l’après-midi sont actuellement programmées. La remise de prix symboliques aura lieu à 18 heures. Possesseurs d’une voiture de sport, de compétition ou de prestige d’avant 1963, venez retrouver les amateurs de belles voitures de collection et sportives. Rejoindre les acteurs de ce week-end anniversaire dès le samedi ou seulement le dimanche. Contact : 06 17 67 82 75 01 30 15 26 28
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Caroline Lesgourgues, peintre-graveur, l’invitée d’honneur du 15e « Mai des Artistes »
La 15e édition du «Mai des Artistes », organisée par l’Office Médanais Animations et Loisirs (OMAL) et la mairie, s'est tenu à la
salle Materlinck jusqu’au dimanche 20 mai. Une vingtaine d’artistes peintres et sculpteurs y exposent une cinquantaine d’œuvres. L’invitée d’honneur est le peintre-graveur burois Caroline Lesgourgues. Diplômée des Arts appliqués Duperré, elle est aussi membre de l’Estampe de Chaville et professeur d’arts plastiques et graphiques. Passionnée par la nature et les éléments qui la façonnent, l’artiste transmet au travers de son œuvre sa vision poétique du monde végétal. Elle dessine et grave depuis trente ans et utilise différents supports, le cuivre, le zinc, le bois et les multiples techniques : eau-forte, aquatinte, collagraphie. N.S.
Moi, je n'ai pas autant connu Gala que la plupart des trois cents personnes réunies à Triel lors de son enterrement, mais on voyant la souffrance de ses proches (Carole, Meryl, Jacques, Philippe...) je pleure pour nous tous. Il est temps de laisser Gala s'envoler à l'autre rive. Espérons que chacun(e) de nous se souviendra de Gala pour l'éternité. Gala Adieu, Gala tu nous manques déjà ! Une marche blanche a eu lieu le 7 avril où environ 200 personnes ont défilé pour rendre un dernier hommage à Gala Mulard. L'aménageur Battos balance... un voisin
Villennes Gourdon s'abstient François Gourdon, maire de Villennessur-Seine, s’abstient de voter le budget 2013 de la CA2RS. Villennes a intégré la communauté d’agglomération des Deux-Rives en décembre 2011. Lors du dernier conseil communautaire, qui devait adopter le budget de la CA2RS, François Gourdon, maire de Villennes a déclaré : « Il n’y a aucun problème. Ce n’est pas une défiance ou un manque de confiance. Par pure amitié j’aurais pu voter mais nous n’avions pas d'éléments objectifs de ce budget. Les choses vont très vite on n’a pas eu le temps de se synchroniser. Il y a beaucoup de chiffres, ce sont des investissements importants. Je suis chef d’entreprise je préfère m’abstenir quand je n’ai pas tous les éléments.» Les élus de la CA2RS ont préparé leur budget en leur âme et conscience et le maire de Villennes s'abstient...
TRIEL-SUR-SEINE Gala Mulard a été enterrée Le 5 avril, l'hommage rendu par presque 300 proches et amis de Gala Mulard, 18 ans, à la cérémonie de recueillement au crematorium des Mureaux et à l'enterrement au cimetière de Triel-sur-Seine, était touchant, inoubliable... Carole, sa mère, voulait un hommage et un moment dans la joie malgré les circonstances du drame. Jacques, son grand-père était inconsolable et à juste titre. Personne n'avait de mots pour atténuer la douleur de la mort de Gala Mulard, une fille joyeuse et pleine de vie. «Elle a su profiter de chaque instant de sa (courte) vie tout en cherchant la joie» soulignait deux amies proches du lycée Corbusier. Ses frères ont complété : «Gala, notre soeur, était géniale avec ses coup de coeur et ses péripéties » de fille. Sabine, une amie avec une voix extraordinairement angélique, a chanté «The wind that shakes the barley », une balade irlandaise. On avait envie de pleurer car sa voix nous portait là où Gala Mulard voyagera pour sa dernière demeure. «Vole, vole mon hirondelle, va rejoindre l'autre rive là où il y a la lumière », lisait Sandrina, parce que ce monde est cruel et ténébreux. En sortant du crematorium, je n'ai pas eu la force d'aller jusqu'au cimetière de Triel. www.journal-deux-rives.com
C'est presque du niveau école maternelle mais les faits sont là : l'aménageur Battos, mis en cause par un voisin, « défenseur de la nature et de la forêt à l'Hautil », a contre-attaqué en dénonçant un voisin à lui. Nous avions pris rendez-vous sur place chemin des Beauregards, pour évoquer sa « réputation sulfureuse » et les projets qui lui sont prêtés : d'un abord jovial, l'aménageur Battos se dit consterné par « le procès d'intention » que lui font certains riverains. « Je n'ai pas l'habitude de faire de choses illégales... J'ai loti à côté et toute la procédure a été respectée ! » Avec cette phrase, on comprend tout de suite que M. Battos n'est pas content de l'article paru sur le site du journal1 et sur son édition papier (n° 103, page 39). D'ailleurs, ce n'est pas lui qui a coupé des arbres « pour le moment » ; en pointant le voisin H. il « balance » : « C'est lui qui a coupé des arbres sur un terrain EBC [espace boisé à conserver] » (1 000 m2 d'espaces boisés à conserver que l'aménageur Battos lui avait cédés pour la modique somme de 15 000 euros). Ce terrain, adjacent aux 3 500 m2 appartenant à Battos et qui sont à l'origine de « l'affaire », a commencé en février avec la déclaration d'autorisation de travaux délivrée par la mairie. Il obtenait en même temps l'autorisation de clôturer sa propriété et d'édifier un portail de six mètres sur la demande, ramenés à quatre mètres par les services techniques de la mairie. (1)http://www.journal-deux-rives.com/actu/02003riverains-sont-contre-grignotage-foret-hautil
VERNEUIL-SUR-SEINE PhilippeTautou s'exprime sur les débats d'aménagement dans l'interco' Philippe Tautou, maire, conseiller général des Yvelines et vice-président de la Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine, CA2RS, s’est exprimé le 9 mai sur les différents débats d’actualité ici dans les Deux Rives : environnement, l’urbanisation, projets intercommunaux (projet de réouverture de la décharge de Triel, Port de Triel, Centralité...), et résultats politiques ont été abordés1. La rédaction du J2R a donné la parole à cet acteur clé de l'aménagement. Un débat à suivre... (1) http://blip.tv/wwwjournaldeuxrivescom/interviewde-philippe-tautou-6146664
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