Le
JOURNAL des deux rives 3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Février-Mars 2013
Numéro 109
La contestation s'organise dans l'interco' Joël Mancel, maire UMP de Triel-sur-Seine et le premier adjoint, Jean-Yves Six, entourés du conseil municipal et des associations locales disent : « Non aux Remblais ! » Par ailleurs d’autres contestations s’amplifient dans la Communauté d'agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS) : Port de Triel, A14, Pont d’Achères… et la liaison RD30-RD190. (Pages 8, 12 et 27) (Photos J2R)
Chapet
Vernouillet
INTERCO’
Une commune (super) dynamique !
« Combattre la morosité ambiante »
«Sans transports on ne peut pas réaliser les projets»
Le maire (DVD), Jean-Louis Francart, a annoncé une croissance démographique de sa commune : 70 %. Un record. 350 logements nouveaux… ça c’est du développement et « l’apport de nouvelles recettes fiscales » … et les charges afférentes c’est pour qui ?
Le maire (PS) Lopez-Jollivet ne veut pas seulement que la « morosité ambiante » soit combattue. La vice présidente de la CA2RS chargée des finances déclare qu’il faut « trouver de nouvelles recettes afin de financer les nombreux projets de l’intercommunalié.»
page 22
page 16
Alain Schmitz, président de l’EPAMSA, a déclaré que « notre système de transports reste médiocre. » Les habitants l’avaient signalée depuis des années à des autorités restées sourdes. Ils les réclament toujours mais saventils que les promesses n’engagent que…
page 24
www.restaurantsaintmartin.com
Formules & menus nouveaux
Midi-express* : à partir de 13,50€ (plat du jour et café), 18 € (entrée, plat ou plat, dessert), 24 € (entrée, plat et dessert) et 28 € (entrée, plat, dessert, 1/2 bouteille d’eau et café).
*(sauf samedi et jours fériés)
Cuisine de saison produits frais
Soir : Deux formules à 31,50 € et 38,50 €
Réserver au 01 39 70 32 00 2/4 rue Galande - TRIEL
LE JOURNAL DES
éditorial
Février-Mars 2013
Les sept péchés capitaux
L
’année 2012 a été marquée localement par l’extension de la Communauté d'agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS) et nationalement par l’élection présidentielle. Six nouvelles communes ont rejoint l’interco’ dont le «mariage de raison» de Vernouillet et la «logique territoriale» inattendue de Maurecourt qui a amené l’équipe municipale à rejoindre la Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise. Autre fait marquant : l’alternance politique que le J2R commentait ainsi (n° 106, page 26) : « Les présidentielles : test national, enjeux locaux. Dimanche 6 mai 2012, François Hollande a été élu Président de la République avec 51,6% de votes. Les Yvelines, en particulier les communes de la CA2RS, restent à droite, «terre sarkosyste» selon les uns ; mais les enjeux locaux (Grand Paris, Port de Triel, et prolongement de la A104...) risquent de surprendre les caciques locaux qui restent piégés dans leurs erreurs d'analyse... » Mais le député sortant (aujourd’hui UDI), Arnaud Richard, réussit à sauver la septième circonscription de justesse.
La vie communale n’est qu’un long fleuve tranquille dont le cours n’est entravé par aucun obstacle, une ligne droite bien tracée par la bonne conscience qui consiste à dépenser les deniers publics dans l’intérêt de tous, bien sûr. Dire qu’il y a encore douze mois à attendre pour qu’un tel événement se reproduise laisse présager un espace-temps pendant lequel pourront se révéler des préoccupations moins consensuelles, des concertations habilement construites, des consensus de façade et des oppositions considérées comme malveillantes, sans oublier les projets contestés, les intérêts contradictoires et les recours privés.
Passé ce moment d'illusion, il faut se rendre à l'évidence : la réalité est là : brutale, vivante, contradictoire.
C’est dans ce contexte que durant le mois de janvier se sont déroulées les traditionnelles cérémonies communales, conviviales et gastronomiques, au cours desquelles règne une sorte d’exaltation silencieuse juste interrompue par de brefs applaudissements convenus. Cet état, presque hypnotique, est provoqué par des vidéos réjouissantes, des discours débordants d’enthousiasme, des remerciements généreux et des récompenses gratifiant certains citoyens méritants. Le tout couronné par un buffet dont la préparation discrète annonce l’avancement du timing programmé. Que des réussites, que des succès, aucune controverse. «Tout le monde il est beau. Tout le monde il est gentil ». Que des réalités consensuelles, que des réalisations acceptées après avoir été discutées.
Passé ce moment d’illusion, plus une coutume qu’une obligation, il faut se rendre à l’évidence : la réalité est là : brutale, vivante, contradictoire. Les uns – technocrates et élus locaux – veulent une valorisation du territoire visant à modifier (forcément) l’usage actuel des terres tandis que les autres – les habitants et les associations – souhaitent plus de concertation, une vrai transparence, plus de verdure et surtout le respect de leur environnement. Cette volonté citoyenne de s’emparer des sept projets capitaux(1), certains diraient des sept péchés capitaux de l’interco’ et de les décortiquer sans complaisance c’est pour les comprendre et pourquoi pas, les accepter. Un processus citoyen et démocratique qu’attendent légitimement les habitants de la CA2RS. LA Rédaction
(1) Les sept projets : La Centralité, le Cœur Vert, la couronne urbaine entre Triel et Andrésy, le Parc du Peuple de l’Herbe, la liaison Pont d’Achères, RD30-RD190, le Port de Triel et le Remblais.
www.journal-deux-rives.com
3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
Février-Mars 2013
Le Journal des deux rives
ÉDITORIAL Les sept péchés capitaux
page
3
page
5
Passerelle de Fin d’Oise : l’enquête publique est lancées
page
6
Twirling bâton de haut niveau
page
6
Eddie Aït fixe ses priorités pour 2013
page
7
actualité locale Andrésy
Carrières
Hugues Ribault entre le « rebond » et « l'embellissement »
Pont d'Achères : le double jeu d'Eddie Aït
pages
8-9
Chanteloup
Catherine Arenou : « On n'a pas peur d'improviser » La sénatrice Françoise Laborde en visite à Baby-Loup
page
11
Triel
Remblais dans la plaine et ronde des camions
page
12
« Félicitations au président de la CA2RS ! »
page
13
Verneuil
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! »
page
14
page
15
Vernouillet
Exposition-atelier : « N'en jetez plus ! » « On a besoin de nouvelles recettes... pour les projets de l'interco' »
page
16
page
17
page
19
page
20
François Gourdon ne se représentera pas en 2014
page
21
Une palette d’artistes à découvrir
page
21
De l'esprit village à une commune dynamique !
page
22
Écoute du terrain Alain Schmitz : « Notre système de transports reste médiocre »
page
23
page
24
page
25
page
26
La Maison des associations Buissons, réhabilitée Yannick Tasset : « Plus on est Orgeval nombreux, plus c'est facile... » « Un village qui n'évolue pas Morainvilliers est un village qui se meurt ! »
Villennes Chapet
page
10
Dossiers
Visite
Transports Nuisances aériennes
Tribune
Aménagement
Le CIRENA dénonce « le forcing des pouvoirs publics » Cela ne vaut PLU la peine de manifester devant la mairie Port de Triel : La CA2RS interpellée par les associations
pages
27-28
Un (in) certain nuage
page
28
Konki Champion de France amateur
page
29
Dragons Bleus : des vrais champions !
page
29
La belle reprise des Lycans
page
30
Deux belles performances au championnat Île-de-France
page
31
Les Orgevalais au top !
page
31
SPORTs
Boxe anglaise Foot us Cross
CULTURE
un Jour un livre
Bloc-notes de l'Histoire
Festival Théâtre
?
Le tramway de Pontoise à Poissy
pages
32-33
pages
34-35
Le Festival honore la dernière des Flying Michaels
page
36
La 100e pièce des Comédiens de la Tour
page
37
Un légume qui n’attend pas : le poireau
page
38
page
39
Dernières nouvelles
4
Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq , Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Annie Laporte, Jeanine Provost, Michel Stotzenbach et Pierre Tassain. Ont participé à ce numéro : David D'Aubin, Etienne Linquercq. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : 2ds-créations
Doit-on repenser la gouvernance mondiale
Cuisine
Recette
Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063
www. journal-deux-rives.com
www.journal-deux-rives.com Abonnement 10 numéros : 25 € Prix unitaire : 3,00 €. A nos lecteurs : En raison de l'évolution du prix de papier et du passage à l'offset, le J2R modifie son prix depuis décembre 2012 : son prix unitaire passe à 3 €. C'est une occasion pour vous abonner ainsi vous pouvez bénéficier de l'ancien prix à l'unité. La rédaction est sensible à votre fidélité.
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Andrésy
Hugues Ribault entre le « rebond » et « l'embellissement » Le maire d’Andrésy a présenté ses vœux à la population de la ville. Hugues Ribault s’est désolé des réformes engagées par le gouvernement de gauche mais réjoui des actions d’embellissement qu’il engagera sur Andrésy en 2013. C’est devant une salle comble que le maire d’Andrésy a présenté ses vœux à la population le 17 janvier 2013. Après le traditionnel diaporama des événements de l’année qui ont jalonné la onzième année du double mandat de M. Ribault, le maire a démarré son discours par une longue diatribe envers le gouvernement de gauche. Le « rebond »... pas avec les socialistes
Il est toujours étonnant dans ce rendezvous annuel que la politique nationale s’invite aussi pesamment dans le discours d’un maire venu souhaiter la bonne année à ses concitoyens. Mais M. Ribault a toujours été un maire imprégné de son étiquette UMP. Aussi, le gouvernement et la majorité socialiste en ont pris pour leur grade : « Si je crois que la France est capable de rebond, ce n’est pas avec de telles réformes qu’elle y arrivera », a-til martelé au public. Gouvernance confuse, « absence de volonté », le maire d’Andrésy s’est désolé des réformes « socialement clivantes » qui masqueraient les vrais problèmes et perturberaient les repères judéo-chrétiens de notre société. Sans le nommer, M. Ribault a fait clairement référence au mariage homosexuel, contre lequel l’édile d’Andrésy (et sa majorité municipale) est farouchement opposé. À tel point que le maire et son équipe ont écrit une longue tribune, dans le journal municipal distribué chez tous les Andrésiens, pour expliciter leur position anti « mariage pour tous ». M. Ribault a d’ailleurs participé aux manifestations parisiennes contre le mariage homosexuel, le 13 janvier dernier.
« Le développement du territoire nécessite plus de routes
A104 » Plus près de nous, Hugues Ribault s’est désolé que le gouvernement actuel remette en cause tous les projets de développement : port d’Achères, canal Seine Nord Europe et A104. Sur ce dernier projet, comme tous les ans le collectif contre l’autoroute, le COPRA, avait distribué son tract à l’entrée de la salle. Et comme tous les ans, Hugues Ribault leur a répondu en M. Ribault, un maire imprégné de son étiquette UMP. (Photo J2R) rappelant son attachement à cette infrastructure routière « indispensable », doit payer. Ces « petits immeubles » s’accomtout en affirmant qu’il a « toujours été contre pagneront de la création d’un parc public de le tracé choisi » – ce qui n’est pas tout à fait 4 000 hectares. exact(1). Côté petite enfance, le maire d’Andrésy a « Le développement économique du territoire promis des investissements pour développer Seine-Aval nécessite plus de routes (…) sinon les équipements collectifs multi-accueil. Par ce sera notre réseau secondaire qui sera engorgé », ailleurs, Hugues Ribault croit toujours dans a-t-il prophétisé. Rappelons néanmoins au le potentiel touristique de la ville : « Sculptumaire d’Andrésy que les statistiques de tra- res en l’île a été cette année (2012) très réussie » fic routier montrent une stagnation voire et sera bien évidemment reconduit (2013) et une baisse de la circulation routière sur les renforcé en 2014. départementales irriguant la rive droite de Enfin, le maire a vanté ses actions en fanotre territoire, ces dernières années. veur de la valorisation du patrimoine historiHugues Ribault regrette aussi la volonté que de la ville, notamment la rénovation de du gouvernement de repasser l’école à 4,5 l’église et les projets touchant l’île Nancy. Le jours par semaine : « Si cela répond peut-être à maire ne s’est pas trop appesanti sur le grand l’intérêt des enfants, cette réforme alourdira les char- projet de l’année qui vient : la rénovation du ges financières des communes ». centre ancien. M. Ribault a simplement promis que son équipe « embellira » le vieil An« L'embellissement » : drésy, ce malgré la disparition programmée la promesse de Hugues Ribault des 55 tilleuls centenaires du centre ancien Localement, le maire d’Andrésy a pré- qui en forment le caractère principal. senté les projets de 2013 dans un exercice Le maire d’Andrésy a rendu hommage à traditionnel d’autosatisfaction plus ou moins Pierre Cardo, président démissionnaire de la prononcé. M. Ribault a voulu rassurer sa po- Communauté d’agglomération, avant de lâpulation sur plusieurs points. D’abord sur cher les invités vers le buffet et le Crémant. la politique d’urbanisation, plutôt offensive Une page se tourne sur le territoire, mais pas avec un objectif de plus de 40 logements par encore à Andrésy. r an et, pour 2013, un projet de 180 logements « Même si nous pouvons regretter que le tracé sur les terrains de l’ancien collège, dont 35% (1) blanc proposé par la ville d’Andrésy n’ait pas été re(…), nous nous félicitons de cette décision [choix de logements sociaux. Andrésy atteindra les tenu du tracé définitif : le vert] qui permet de lancer le processus de réalisation de cette infrastructure indispen15%, s’approchant de la barre des 20%, résable à l’équilibre de notre territoire », Hugues Ribault, duisant les pénalités financières que la ville La Lettre du Maire, 4 novembre 2006. et la
www.journal-deux-rives.com
5
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Andrésy
Passerelle de Fin d’Oise : l’enquête publique est lancée Selon nos informations, l'enquête publique sur le projet de liaisons douces du Pont de Fin d'Oise a été ouverte depuis le 31 janvier 2013.
Le projet de passerelle pour piétons et vélos sur le pont reliant Andrésy et ConflansSainte-Honorine suit son cours. L’enquête publique a eu lieu entre le 31 janvier et le 1er mars sur les deux communes. D’ici 2014, les piétons et les vélos qui franchissent chaque jour le pont Fin d’Oise, entre la rive droite de l’Oise à Andrésy et la gare RER de Conflans-Fin-d’Oise, devraient disposer d’une passerelle pour circuler en toute sécurité. Pour mémoire, il faut noter que l'ancien conseiller général Hugues Ribault avait voté
pour ce projet de circulation douce. Jusqu’au 1er mars, le public a pu s’informer sur les tenants et aboutissants du projet en mairie de Conflans-Ste-Honorine et en mairie annexe à Andrésy. Un registre a été mis à la disposition du public pour recueillir ses observations. Et Cette passerelle était attendue par les cyclistes d'Andrésy. (DR) pendant l’enquête, le commissaire-enquêteur a tenu des permanences dans les par jour, le pont est aujourd’hui inadapté, les mairies concernées et a reçu les observations voire dangereux, à la circulation des vélos et des piétons. écrites ou orales de la population. À l’issue de l’enquête, le commissaire-enquêteur Chaque matin aux heures de pointe, plus de 300 piétons et vélos empruntent le pont de établira un rapport sur les observations émises duFin d’Oise pour rejoindre la gare RER ou les rant l’enquête et rendra ses conclusions motivées, quais de Seine de Conflans-Sainte-Honorine. en précisant si elles sont favorables, favorables sous Sur cet axe où circulent plus de 2 100 véhicu- réserves ou défavorables au projet. r
Twirling bâton de haut niveau Pas la moindre fausse note pour le club sportif de danse twirl d’Andrésy qui a, pour la troisième année consécutive, organisé le championnat départemental de la discipline, au complexe Diagana.
« Pour tout vous dire, c’est, à mes yeux, le plus réussi, confiait Jean-Baptiste Dupont, le président du club andrésien depuis plus de 10 ans. Ainsi, près de 300 jeunes athlètes, en Nationale 1, N2, N3 et Elite, se sont surpassés dans les catégories solo, duo et par équipes, en offrant au public nombreux deux journées pleines de spectacle». Une nouvelle fois, les sportifs locaux ont particulièrement brillé en conquérant un jury sous le charme de tant d’élégance, de souplesse et d’endurance. « Cette compétition constitue le moment rêvé pour mieux se rendre compte de la forme de nos 112 licenciés, répétait le président. A quelques mois de la Coupe du monde, en Hollande, et du Championnat d’Europe, en Suède, je peux vous affirmer que notre club se prépare à une saison couronnée de succès ». En effet, pour les joutes mondiales, ce sont 7 Andrésiens (sur 11) qui ont été sélectionnés au niveau régional. Preuve supplémentaire du haut niveau de ce club familial, créé en 1989 par l’épouse de Jean-Baptiste. Il suffit d’interroger un athlète du 6
cru pour mieux se rendre compte de la soif de vaincre qui mobilise tous les pratiquants. « Je pratique ce sport depuis 5 années et je ne rêve que d’une chose : participer aux prochaines compétitions européenne et internationale, révèle Maïlys Camus, 13 ans, en N1, qui a raflé tous les podiums lors de ce championnat départemental. Que ce soit en solo, en duo ou par équipes, je suis arrivée à chaque fois première. Cela me donne des ailes pour aller plus haut à l’avenir ». Les futures championnes de Twirling bâton y étaient présentes. (Photo J2R) En attendant, c’est bien Monsieur Dupont qui insuffle le goût de la victoire à ses pou- pas leur temps pour voir ce sport andrésien monter sur la plus lains, qu’il encourage sans relâche. « Si ce club fait haute marche du podium ». Ne doutons pas que les partie des tout meilleurs de l’Hexagone, cela n’est pas le fruit prochaines performances sacreront les meilleurs du hasard, soutient ce dernier, également Président du comité jeunes éléments, dont Alan Blain, Maïlys Camus, départemental de twirling bâton et vice-président de la ligue Corentin Badoux, Chloé Lefahler, Sabrina Houex régionale. Je peux compter sur une formidable équipe de bé- ou encore Gwendoline Breniere. r névoles, plus compétents les uns que les autres, ne comptant www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Carrières-sous-Poissy
Eddie Aït fixe ses priorités pour 2013 Lors de la cérémonie des vœux à l'espace Louis-Armand, le 18 janvier dernier, Eddie Aït, maire, conseiller régional PRG et vice-président de l'interco' des 2 Rives, a fixé ses priorités pour 2013 : le logement et l'emploi sont en haut de son agenda. Avant d'évoquer les deux priorités de 2013 pour l'édile carriérois, revenons au déroulé de la cérémonie du 18 janvier, jour de froid sibérien, ce qui n'a pas empêché les adhérents du COPRA de distribuer des tracts contre l'A104 à l'entrée. D'abord, le conseil municipal junior a fait part au public d'une série de vœux sincères sur la démocratie locale, sur les apports de la jeunesse et sur la nécessité de la paix universelle... Construire plus, pour loger plus ! Le maire, Eddie Aït, a ensuite pris la parole pour remercier tout le monde présent, et surtout ceux qui contribuent « à bâtir [sa] cité » avec des projets d'envergure tels la Centralité et l'Écopôle, tout « en maîtrisant » les dépenses communales. Car ces deux projets vont vraisemblablement favoriser l'emploi et le logement : « Ce parc d'activités de 200 hectares s'imposera comme le territoire d'accueil privilégié des entreprises de l'éco-construction et des éco-industries qui cherchent à s'installer au sein de l'OIN Seine Aval. L'Écopôle créera à terme 2 500 emplois ». D'une manière plus conjoncturelle Carrières-sous-Poissy, dans le cadre d'une convention de partenariat avec la Mission locale intercommunale pour l'emploi, bénéficiera de vingt contrats d'avenir à destination des 16-25 ans. Sur l'autre volet prioritaire, le maire s'engage à continuer d'augmenter « l'offre globale de logements en faveur de toutes les catégories de population [...] car il s'agit d'apporter une solution concrète d'hébergement [...] et surtout une mixité sociale avec des habitats de toutes tailles, à des prix adaptés ». Quant aux moyens, ils sont connus de la plupart des observateurs : les ZAC des Bords de Seine, Centralité, Saint-Louis et
les différents projets, qui « apporteront une réponse précise tout en assurant une densification maîtrisée et raisonnable de [la] ville ». Le maire n'a rien négligé car la révision du PLU devrait « anticiper les programmes à venir, tant dans les domaines de l'habitat que de l'économie ». En somme, Eddie Aït est un maire-bâtisseur qui prône la doctrine du « Construire plus pour loger plus » ! Au-delà des raisons locales, il est impératif d'atténuer Eddie Aït (PRG) est un maire qui sait ce que bâtir veut dire et le fait savoir. (Photo J2R) l'ampleur de cette « crise économique sans précédent » apportant contenté d'envoyer un message sublimison lot de chômage et de désespoir dans nal, « des bonnes nouvelles qui s'annoncent quant la société française. Pour Eddie Aït et son à la Centralité... », lors de son discours(1). Avant la conclusion de son discours, volontarisme, l'antidote de ce fléau se caractérise par une politique locale en har- Eddie Aït s'est engagé pour que sa ville monie avec les lignes du gouvernement soit à l'avant-garde de la démocratie locale actuel. Et les ZAC Écopôle et Centralité et de l'écologie : concertation, proximité, ont été conçues et seront des leviers pour Agenda 21, création du Parc du Peuple nourrir les deux mamelles de la valori- de l'Herbe (113 ha), de pistes cyclables, sation foncière du territoire : construire d'un réseau des transports en commun 2 800 logements et fournir (selon les esti- (TCSP). Autant de moyens d'y parvenir. En outre, il a pris le public présent à témations de l'élu) 2 500 emplois à terme. D'ailleurs, tout le monde s'accorde à moin pour réaffirmer son opposition au dire, à l'instar d'Eddie Aït, que ces deux tracé de l'A104 et à la construction de la projets sont nécessaires, voire d'intérêt liaison routière RD30-RD190. Pour montrer l'importance de cette général car « aucun carriérois n'a formé un recours contre la Centralité » (sic). Le centre double démarche – démocratique et écocommercial Leclerc (avec son proprié- logique – il a souligné la distinction de la taire foncier, qui habite certes dans une « Marianne d'Or du développement durable » autre commune de l'interco') a le droit de décernée à la ville le 11 décembre 2012. former un recours et l'a exercé par une Eddie Aït a émis le vœu que chacun de plainte au Tribunal administratif de Ver- nous soit un acteur d'espoir qui s'appuie sailles. Ce contentieux a retardé le projet sur la confiance afin de travailler « dans un esprit d'intelligence collective ». de Centralité. Enfin, la cérémonie s'est terminée par la Marseillaise et la remise des cadeaux Des bonnes nouvelles... pour les plus méritants des invités de sur le recours L eclerc Mais le maire Aït démontrait sa satis- marque (VIP) présents à cette cérémonie, faction et avait l'air soulagé car la rumeur somme toute républicaine. r courait depuis le début de janvier 2013 que le CC Leclerc aurait été débouté au Depuis, il a été confirmé par des sources de TA de Versailles dans sa plainte contre (1) première main que le CC Leclerc a été débouté par le juge administratif. les programmes de la Centralité. Il s'est www.journal-deux-rives.com
7
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Carrières-sous-Poissy
Pont d'Achères : le double jeu d'Eddie Aït
* montrent comment Eddie Aït a facilité la future construction du Pont d'Achères. (Montage J2R) Le maire de Carrières-sousMais Eddie Aït est aussi conseiller ré- connexion routière, surplombant les haPoissy s’est toujours publigional (PRG) et a supprimé un couloir éco- bitations carriéroises de l’île de la Dériquement opposé au projet de logique qui rend la construction du pont vation mais faciliter néanmoins l’avanceconnexion (voir encadré) dément du projet… d’Achères beaucoup plus aisée. Question : comment un maire peut-il partementale entre Achères s’opposer à un projet de pont au nord de sa Le discret amendement d'Eddie Aït et Triel en raison d’un pont ville, permettant de relier Achères (et la RN Le Conseil régional d’Île-de-France a 2x2 voies passant au-dessus 184), sachant que, primo, le pont de Poissy travaillé des mois sur le nouveau schéma de l’île habitée de la Dérivaest déjà saturé aux heures de pointe et, se- de développement de la région (le fameux tion. Son opposition a toucundo, que 2 800 logements supplémentai- SDRIF 2014-2030). Et le conseiller régiojours surpris, au regard des res sont prévus dans sa ville, soit une aug- nal, Aït Eddie, a passé discrètement un mentation de 8 500 habitants ? amendement qui va faciliter la construcprojets d’urbanisation de sa Eddie Aït, maire de Carrières, a peut- tion du pont d’Achères ! ville qui nécessiteront une être trouvé la solution : se positionCe fameux amendement , signé de la connexion routière suppléner publiquement contre cette nouvelle main d’Eddie Aït, a proposé de subtiles mentaire. modifications qui, sous couvert d’har-
Les
(1)
Eddie Aït déplore la décision de l’État de déclarer le projet d’utilité publique Suite à l’enquête publique qui s’était tenue au mois de janvier 2012, le commissaire-enquêteur avait émis un avis défavorable sur le projet de « Pont d’Achères », reprenant ainsi plusieurs arguments exposés par Eddie Aït dans un courrier à son attention. En effet, outre les dommages environnementaux que causerait cette liaison, il apparaissait très nettement qu’aucune mesure compensatoire n’avait été envisagée par le maître d’ouvrage pour atténuer le passage de l’ouvrage dans le paysage. Consciente que la question du désenclavement de la Boucle de Chanteloup apparaît comme un enjeu central du développement économique du territoire des Deux Rives de Seine, la municipalité, par la voix de son maire, souhaite attirer l’attention des pouvoirs publics sur l’absolue nécessité d’un renforcement de l’offre en transports publics : « La question des transports, et de leur renforcement, répond à une double exigence économique et environnementale. Elle ne peut être laissée de côté alors que les transports publics sont avant tout une affaire d’égalité d’accès aux territoires et aux emplois. Voilà pourquoi nous soutenons notamment et activement les réalisations de la Tangentielle Ouest et d’EOLE. Les politiques publiques doivent permettre de rapprocher les lieux les plus importants de la vie quotidienne. Les actions conduites depuis 2008, en matière de transports publics, constituent des outils indispensables à la fluidification du trafic. Les transports sont d’abord une affaire humaine, une affaire d’égalité d’accès aux territoires et aux emplois. Ils sont un bien de première nécessité, pour les hommes comme pour les entreprises », explique Eddie Aït.
8
www.journal-deux-rives.com
monisation avec les projets de développement de la communauté d’agglomération des 2 Rives (CA2RS), ouvre grand le chantier du pont d’Achères. Le projet du SDRIF prévoyait une continuité écologique (type « liaison verte ») traversant Carrières puis virant vers l’est, entre Andrésy et Carrières. Ce couloir écologique se situait donc exactement sur le tracé du pont d’Achères, traversant la Seine au niveau de l’île de la Dérivation. Dans cet amendement, le maire de Carrières propose donc de « déplacer » cette continuité écologique « pour mieux correspondre aux voies vertes et continuités écologiques protégées par la commune et l’agglomération ». L’amendement ayant été présenté et voté par l'exécutif régional, le couloir entre Andrésy et Carrières a été libéré et
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Carrières-sous-Poissy la liaison verte décalée pastilles d’urbanisavers l’ouest, en direction tion, situées sur ou de Triel. proche du tracé : elLa conséquence est les ont été « décalées énorme : l’existence sur Carrières pour les d’une liaison verte, inssituer sur l’Écopôle » crite dans le SDRIF, et, officiellement, aurait considérablement pour « libérer » le handicapé le projet routerrain en faveur du tier, entre Achères et projet « Cœur vert » Triel, au niveau de la de la CA2RS. traversée de la Seine. Déjà freiné par l’avis Le double langage défavorable du commisaussi sur la A104 saire-enquêteur, le pont Un conseiller réd’Achères aurait eu décigional de la majorité Le facsimilé montre le fameux dément du plomb dans nous confirme que amendement 11 signé par Eddie l’aile… « Eddie Aït est très Aït. Et pour faire vraifort, à la région, pour ment place nette à la future connexion faire passer des amendements qui arrangent sa départementale, le conseiller régional et ville. Il est aussi très fort pour tenir un double maire de Carrières, a aussi déplacé des discours, tant sur ce pont d’Achères que sur la
A104. Pour l’autoroute, Eddie Aït annonce à l’AG du COPRA que l’État fait tout pour s’opposer à la A104, alors que celle-ci est bien inscrite dans le projet SDRIF, et soutenue par sa majorité de gauche à la région. Sur la Tangentielle Ouest, il annonce qu'il a obtenu, à la région, 80 millions d'€. Mais il oublie de rappeler que le projet initial avait un budget de 200 millions d'€ ! Il y a bien un recul sur cette ligne ferroviaire ». La population carriéroise, notamment les habitants touchés par la connexion départementale à 4 voies, attend une réponse claire à une question simple : quel intérêt a un maire d'exiger la suppression d'un couloir écologique à l'endroit d'un projet routier, pour lequel il s'oppose publiquement ? r
(1) Amendement n° 11, groupe PRG-MUP (Eddie Aït),
Eddie Aït contre-attaque... L’accusation de « double jeu sur le pont d’Achères » portée par le J2R a fait réagir le maire, Eddie Aït. Ce dernier a bien écrit un amendement pour supprimer le couloir écologique, mais son amendement n’a pas été retenu car « il a été regroupé dans plusieurs centaines d’amendements » qui ont été, ensuite, proposés par l’exécutif (donc Jean-Paul Huchon) et non par Eddie Aït… Le J2R met aussi en ligne l'amendement 11, signé par M. Aït, et le courrier in extenso du maire pour s'expliquer. (1) Sur le fond, Eddie Aït rappelle qu’il s’est « toujours opposé à la réalisation du projet de liaison RD 30-RD 190 proposé par le Conseil général des Yvelines ». Il rappelle qu’une « délibération a été votée en ce sens, dès 2009, à l’unanimité des membres du Conseil municipal (majorité et minorité) et que la ville soutient, depuis sa création, l’action du Collectif Non au Pont d’Achères ». De plus, Eddie Aït n’est pas d’accord avec le J2R : « [ma] position a toujours été portée et défendue au Conseil Régional d’Île-de-France ». Amendement « pas présenté » mais « réuni »... Bien que signé par Eddie Aït, le fameux amendement « n'a jamais été présenté lors de la séance du Conseil Régional d’Île-de-France... Il n’était d’ailleurs pas lié au projet de liaison RD 30-RD 190 ». La suppression du corridor écologique, sur le tracé du pont d’Achères « a été retiré du projet SDRIF sur proposition de l’Exécutif de la Région et à l’unanimité des membres du Conseil Régional d’Île-de-France [gauche et droite] ». Notons que le groupe PRG fait partie de la majorité de gauche. Eddie Aït explique cette suppression : « La pollution des sols ne permettait pas d’envisager la réalisation d’un corridor écologique de qualité. Il ne constituait pas une contrainte réglementaire à la réalisation de la liaison RD 30-RD 190 ». Enfin, concernant la A104, Eddie Aït rappelle que le « Conseil Régional a l’obligation réglementaire de faire figurer le projet de tracé dans le SDRIF sans rien enlever à son opposition » au projet. En conclusion, Eddie Aït déplore les « procès d’intention et déclarations erronées » de l’article incriminé. (1) URL : http://www.journal-deux-rives.com/actu/02874-pont-acheres-eddie-ait-defend
www.journal-deux-rives.com
9
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Chanteloup-les-vignes
Catherine Arenou : « On n'a pas peur d'improviser » Le 23 janvier a eu lieu à Chanteloup-les-Vignes au complexe sportif LauraFlessel la cérémonie des vœux 2013. Catherine Arenou, maire et vice-présidente de l'interco' des 2 Rives, a fait une allocution à fort caractère politique...
Comme c'est l'habitude républicaine, tous les élus et représentants de l'État et des corps constitués ont été salués par le maire UMP Catherine Arenou devant un public nombreux. Sur le thème de la musique, la cérémonie s'est déroulée sous une ambiance disco et dans un complexe sportif assez agréablement décoré... pour ce type d'événement. Cela dit, Catherine Arenou a tout de suite attaqué le gouvernement socialiste : des réformes mal ficelées [ex : rythmes scolaires] et clivantes... D’après elle, « les moyens ne suivent pas ! » Plus fort, Mme Arenou aurait préféré que le président actuel, François Hollande, prenne la présidence de l'ARAF (et implicitement sa retraite politique) plutôt que de voir partir le « Monument » Pierre Cardo. Selon elle, la réhabilitation de l'image de Chanteloup, c'est Pierre Cardo ; la rénovation de quartiers, c'est Pierre Cardo ; l'intercommunalité des 2 Rives, c'est Pierre Cardo... Elle aurait pu ajouter « mon poste et mes victoires
10
le charme du logement social... nous avons une expérimentation qui a réussi ! » Cela a provoqué des réactions de la part d'Eddie Aït, qui semblait contester cette affirmation « improvisée ». L'opposition municipale a également émis des réserves en ironisant : « Avant 2012, tout était donc superbe !? » Diviser par deux le nombre de fonctionnaires a conduit à la réduction des services publics... chose qui est tangible ici à Chanteloup. En 2013, la ville de Chanteloup Catherine Arenou se battera pour la présence est devenu fréquentable, elle attire des services publics à Chanteloup. (Photo J2R) des nouveaux foyers... elle donne politiques : c'est Pierre Cardo ». Des louanges une place aux jeunes et à la nature (sic). Le pour le « Monument » ont rempli le complexe côté village de Chanteloup fait penser à la Laura-Flessel. Elle n'a pas oublié de rappe- musique de Pierre Boulez, « une douceur, une ler que François Hollande n'avait fait qu'un harmonie, une musique qui insufflent une âme ». Catherine Arenou poursuivra son travail stage à Chanteloup mais que Pierre Cardo a consacré sa vie à Chanteloup. L'ombre du avec une doctrine classique de droite (sécurimentor politique restera ici à Chanteloup té, et pas d'assistanat) mais avec un penchant social (mixité et solidarité...). C'est être dans pour le meilleur et pour le pire. la quadrature du cercle car Catherine Arenou surprend énormément ses amis politiques et La Madonna du service public Mme Arenou a aussi revendiqué le droit à possède une sensibilité étonnante. Enfin, elle se battra pour la présence l'expérimentation urbaine ici à Chanteloup : « On n'a pas peur d'improviser », car les valeurs du service public (transports, CAF, OPIEde solidarité, de péréquation « horizontale » et VOY...) et est prête à « mordre » ceux qui de services publics sont les étendards de la oseraient grignoter les services publics qui politique urbaine de Chanteloup. De plus, la structurent Chanteloup. Voilà un vœu, espé« Grande Catherine » a martelé la nécessité de rons que Mme Arenou mettra la même voconstruire des logements (sociaux !). Elle a lonté pour devenir « La Madonne » des servimême donné une leçon à ses pairs, élus de ces publics de l'ensemble des communes de l' interco' : « Maintenant que nos voisins découvrent l'interco' des 2 Rives. r
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
Actualité locale
Chanteloup-les-vignes
La sénatrice Françoise Laborde en visite à Baby-Loup Depuis quelques semaines, Baby-Loup est devenu le centre d'attraction pour les politiques de tous bords. Après la visite de Benoît Hamon, ministre délégué à l'économie sociale et solidaire, c'est la sénatrice PRG de Haute-Garonne, qui est venue le 6 février constater les résultats probants du « laboratoire social » Baby-Loup.
Dans une ambiance amicale et détendue, François Laborde est venue rendre visite à l'équipe Baby-Loup(1). Une crèche ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 est une innovation pour la complexité sociale des familles monoparentales et des cas inhabituels (femmes isolées, battues...). On a également évoqué les combats pour la laïcité, pour l'émancipation de la femme par l'emploi et la formation. Baby-Loup est aussi le concentré de toutes les contradictions de notre modernité : flexibilité dans l'emploi qui engendre la précarité et qui conduit à une exacerbation des rapports humains (voire interreligieux), sans oublier le désengagement constant de la puissance publique. Françoise Laborde, Sénatrice de Haute-Garonne, avait déposé une proposition de loi pour combler ce vide juridique de l'affaire Baby-Loup(2). Si l'on en croit la Sénatrice, « Baby-Loup est devenu un combat quotidien sur tous les fronts » en tant que femme et élue car « l'affaire Baby-Loup, avec sa directrice Natalia Baleato, a cristallisé » le combat entre les laïcs et ceux
La sénatrice Laborde souhaite combler un vide juridique.
qui veulent affaiblir le ciment de la République. Durant le repas qui a agrémenté la discussion entre le staff et la Sénatrice, plusieurs autres points ont été examinés : trop de normes tuent l'innovation en matière sociale et solidaire ; l'arbitraire administratif (on a cité ici le rôle des médecins PMI...) défait certains projets d'innovation sociaux ; le financement est un problème épineux dans un contexte de pénurie budgétaire ; les tendances de judiciarisation et d'éclatement sociétal conduisent à s'interroger sur l'avenir des crèches comme Baby-Loup. « D'ailleurs, son coût de revient est-il réellement inférieur ou supérieur aux crèches dites privées ? » On s'est accordé ici à dire que Baby-Loup « est moins coûteuse à la collectivité ! » Enfin, la visite de Mme Laborde rappelle à tous les acteurs (proches ou adversaires) de Baby-Loup
(Photo J2R)
que bientôt la Cour de cassation va examiner l'affaire Baby-Loup car Mme Afif s'était pourvue en cassation suite à la décision de la cour d'appel de Versailles. r (1) Étaient présents (par ordre de prise de parole) : Natalia Baleato, directrice de Baby-Loup, Patricia Gomis, directrice adjointe, Malika Sorel, membre du conseil à l'intégration, rattachée directement au Premier ministre, Florence Faille, attachée de la Sénatrice Laborde, Pascale Grillon, Martine Sicard, Laëtitia de Gevigney, viceprésidente de la crèche Baby-Loup de Chanteloup-lesVignes, association loi 1901. (2) Ce contentieux d'abord prud'homal (Mme Afif a contesté le licenciement « abusif » par la crèche BabyLoup, en raison du non respect du règlement intérieur de la part de Mme Afif, qui n'avait pas ôté son foulard pendant ses heures de travail) est devenu emblématique de la défense de la laïcité dans la mesure où la neutralité réligieuse doit être respectée en tout lieu recevant un jeune public. De fait, la crèche Baby-Loup, comme toute crèche associative ou familiale, est assimilée sur ce point à un lieu public et, par conséquent, soumise au respect du principe de la loi de 1905. La bataille judiciaire touche à sa fin quatre ans après le licenciement en 2008 de Mme Afif, employée de la crèche Baby-Loup au cœur du quartier de la Noé.
Le maire de Chanteloup veut calmer le jeu Dans un communiqué du 11 février sur l'affaire Baby-Loup, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, souhaite une issue respectueuse des valeurs laïques et républicaines et refuse toute stigmatisation. Catherine Arenou rappelle aussi son attachement profond aux valeurs de la République, notamment à la laïcité : « En tant que Maire, j’estime que les valeurs de la République ne sont pas négociables. La croyance de chacun doit être respectée, mais la place de la foi est aussi celle de la sphère privée ». Pour Catherine Arenou, le débat n'a pas pris dans la cité, qui s’est quasiment retrouvée spectatrice des joutes idéologiques des édiles parisiens : « Les habitants de Chanteloup me le répètent souvent, ils ont d’autres priorités, comme celles de se lever à 4 H pour aller travailler et remplir le frigo. C’est du concret qu’ils attendent et ils me témoignent leur reconnaissance lorsque je me bats pour leur quotidien, pour maintenir une présence de la CAF, d’un bailleur social, d'un bureau de poste ou d' une offre de services décente ». Mme Arenou regrette les récupérations politiques et médiatiques de cette affaire qui renvoie une image fausse de la ville : « D’un litige local et très isolé, nous avons fait une polémique nationale. Les Chantelouvais sont des gens respectueux des croyances et des valeurs de chacun, et comment pourrait-il en être autrement dans une ville qui compte près de 55 nationalités ! Mais lorsque l’on a la charge de très jeunes enfants dans une crèche, il faut être plus prudent encore et respecter la neutralité idéologique et religieuse. C’est la condition même de l’épanouissement des enfants ».
www.journal-deux-rives.com
11
LE JOURNAL DES
ACtualité locale
Février-Mars 2013
Triel-sur-seine
Remblais dans la plaine et ronde des camions La décharge d’ordures ménagères dans la plaine de Triel-sur-Seine, fermée depuis plus de 20 ans, a été rouverte par un arrêté préfectoral du 11 novembre 2011.
Malgré le recours en annulation déposé par le maire de Triel, l'entreprise EMTA (filiale de Véolia) a commencé l'exploitation du site situé dans l’interco’ qui se veut à « haute qualité environnementale ». Premières conséquences : la ronde des camions a commencé, des tonnes de déchets soidisant inertes augmentent la pollution de zones proches de la Seine. Et ceci durera pendant des années. Mardi 29 janvier 2013, une première manifestation organisée sur le chantier même a montré la détermination du conseil municipal, des associations et des habitants de faire stopper cette action hostile à l’environnement. Une noria de camions Dans la boue jusqu’aux chevilles, le groupe des manifestants (élus municipaux, associations(1), habitants...) est allé vers l’entrée du site où sont pesés les camions (une centaine par jour ?). Certains viennent de loin (par exemple le 95). Accueilli par un ingénieur de Véolia venu spécialement, le dialogue s’est instauré. Il a été répondu aux questions (techniques) posées par les élus de Triel concernant la durée du chantier d’exploitation (6 ans ?) ; le cahier des charges et les contrôles. Certains camions semblent être refusés (suivant quels critères ? l’odeur ? l’aspect du chargement ?). Quant aux contrôles, ce sont des prélèvements non systématiques qui sont envoyés « dans un laboratoire en Hollande », etc. La noria des camions transporte les déchets jusqu’à la zone de décharge, qui est pour l'instant limitée à une parcelle non concernée par la protection animale. Car aucun accord concernant toute la zone de décharge n’a été reçu à ce jour. La hauteur moyenne serait de 4 m de 12
remblais, matérialisée par des piquets qui seraient installés pour le contrôle (!) par un géomètre. Il semble que des mesures ont été faites de façon à niveler au mieux en tenant compte de la hauteur variable du terrain. Les camions par centaines pourraient être remplacés par des péniches… la Seine n’est pas loin… Aussi, la construction d’un quai d'arrivée des gravats par la Seine serait souhaitable mais notre interlocuteur ne semblait pas au courant de ce sujet… Il faudra s’adresser à des responsables le moment venu. Mais le « tout camion » est plus que probable. Merci pour les riverains, la sécurité et la pollution atmosphérique. Des promesses non tenues Lors du débat entre le sous-préfet et les associations, des promesses semblaient acquises, comme : procéder en deux étapes en limitant d’abord à un mètre le dépôt de remblais et prévoir une couche conséquente pour la finition en terre végétale ; ensuite, effectuer de nouvelles mesures de portance ; limiter à deux ans le chantier au lieu des six prévus, afin de ramener la masse de remblais à 1,5 M t au lieu de 4,2 prévus et réduire les nuisances liées au transport des matériaux. Il avait même été prévu une participation de
certaines associations « dans la rédaction de l’arrêté définitif, ainsi que dans les discussions avec EMTA (filiale de Véolia ), le gestionnaire de la décharge ». Promesses mal comprises ? Malentendu ? Aucun écrit. Une fois de plus, les avis contraires ne sont pas entendus. Le souspréfet et Véolia tentent un « coup de force » en s'appuyant sur l’arrêté de novembre 2011. D’autant plus qu’il semble que la (re)négociation envisagée avec Véolia sur la réduction du volume de gravats ne s’est pas faite…Une affaire qui repose donc bien sur une question purement financière : 4 millions de m3, soit 7,2 millions de tonnes, c'est un beau pactole pour une entreprise privée et cela ne rapportera pas un sou à la collectivité… si ce n’est les nuisances. L’équilibre écologique local et environnemental du territoire Seine-Aval, dont fait partie l'interco' de la CA2RS, traversée par la Seine, qualifiée de colonne vertébrale à sauvegarder, en prend un sacré coup. Vous avez dit développement durable ? Biodiversité ? Il y a, semble-t-il, encore beaucoup d'écart entre les paroles et les actes. r (1) Associations présentes : DEF’SIT, AEVS-78, ADIVEnvironnement, Pissefontaine-Environnement, Les amis de Triel, APPCT (défense de la Plaine), Bien Vivre à l’Hautil, Association des usagers du bief (Marina Saint-Louis)
PLU de Triel : que dit le commissaire-enquêteur à propos des remblais ? Pages 31 et la suite : - À une question posée par M. Arnaud Richard à l'Assemblée nationale, portant sur un volume de remblais de 2 500 000 m3 (4 000 000 t), il est apporté la réponse suivante (parue au Journal officiel le 3/2/2012 p. 681)… » [Suit le texte intégral de la réponse, dont voici la conclusion du Ministre des transports de l’époque, Thierry Mariani :] « Comme vous le mentionnez, l'aménagement du site va également engendrer des impacts du fait du bruit et du trafic occasionnés par l'apport et la mise en place des matériaux de remblai. Différentes mesures compensatoires ont été prévues par la société, à savoir la mise en place d'un merlan périphérique le long des voies bordant le site pour limiter les nuisances sonores et d'un accès au site permettant d'éviter les encombrements ; des mesures de niveau sonore, afin de vérifier le respect de la réglementation en la matière ; la limitation des opérations d'aménagement aux heures diurnes du lundi au vendredi ; enfin, le développement du transport fluvial afin de réduire le trafic sur route, à proximité du site. Concernant le trafic routier, l'exploitant estime que le trafic supplémentaire généré par le site resterait limité entre 0,8% et 3,5% sur les voies bordant le site, suivant la durée des travaux d'aménagement. La part des apports par voie fluviale est estimée à 20 à 30% du flux total. Toutes ces mesures compensatoires ont pu émerger grâce à la concertation mise en place par les services de l'État. Celle-ci se poursuit entre l'exploitant, la préfecture et la municipalité, et des modifications pourraient encore être apportées au projet pour en réduire davantage les nuisances durant le chantier. »
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Triel-sur-seine
« Félicitations au président de la CA2RS ! » Le vendredi 11 janvier au COSEC de Triel, près de 600 personnes se sont réunies pour écouter le maire faire un bilan de l'année 2012 et pour se préparer aux différents changements de l'année 2013, qui s'annonce dynamique !
Le maire UMP, Joël Mancel, a été ovationné par son équipe majoritaire : le premier adjoint, Pierre-Yves Six, a cautionné un maire plein de dynamisme, qui s'efforce de faire avancer les projets de la ville de Trielsur-Seine. Car Triel a des projets (dans les cartons !) mais d'abord il faut se féliciter pour l'avancement des projets de la Communauté d'agglomération des 2 Rives et des villes voisines : la Centralité, l'Écopôle, la Caserne de Chanteloup, le Centre commercial Val-de-Seine II, le commissariat... Le maire s'est réjoui aussi que la réhabilitation du bureau de la Poste soit une réalité fin 2012 ; l'inauguration de l'hôtel de ville en juin 2012, les travaux de rénovation de l'Église Saint-Martin, ont complété le tableau de 2012. Certes, le maire a aussi confirmé que le nouveau PLU de sa commune allait voir le jour en 2013, après avoir été retoqué par la Préfecture pour quatre lacunes : manque de densité, absence d'emplacements de l'aire de grand passage pour les gens du voyage, ingérence sur une servitude d'État (terrain
Le "flash-mob" de la jeunesse trielloise a agrémenté la soirée par ailleurs un peu morne. (Photo J2R)
Dans son discours de circonstance, Joël Mancel a dressé le bilan de ses réalisations de 2012... et annoncé une stabilité fiscale pour 2013. (Photo J2R)
de l'EMTA, qui fait l'objet actuellement d'un remblais, voir page 12), urbanisation programmée sur un sol pollué près du nouveau pont de Triel. Le logement (et le social en particulier) a été au centre du message mancélien : Joël Mancel a insisté sur la responsabilité des élus pour faciliter le parcours résidentiel des habitants en créant des logements sociaux. Il a rappelé que l'État et la Région poussent pour que ces logements sociaux soient construits. Plus important, « 70% des Triellois répondaient aux critères d’attribution de ces logements ». Il faut noter aussi que le taux de logement social a été augmenté de 5 points par la loi Duflot (20% à 25% du parc existant). De ce fait, l'urgence de construire est une réalité politique. Par conséquent, la croissance démographique placera Triel à 20 000 habitants à l'échéance de 2025 ! Il y a eu des remous de la part du public car ces nouveaux logements modifieraient complètement la physionomie de la ville. Triel restera-t-elle une ville vivable ? Opposé à la décharge de la Plaine ? Sur un plan intercommunal, M. Mancel a félicité Philippe Tautou pour son élection à la présidence de la CA2RS et l’a assuré de www.journal-deux-rives.com
son soutien. Mais le maire s'est dit opposé au projet actuel de la décharge. Il a tendu la main au sous-préfet et au préfet mais sa patience a des limites, a-t-il souligné. « Nous restons opposés au projet tel qu'il a été présenté par l'État dans son arrêté du 16 novembre 2011. » Le bras de fer contre l'État a commencé avec le recours contre l'arrêté préfectoral du 11 novembre 2011, mais ce recours n'est pas suspensif. Le maire a évoqué le fait que les impôts (notamment les taux de la taxe d'habitation et de la taxe foncière non bâti...) resteront inchangés. Cela n'avait « rien à voir avec le fait que l'année prochaine est une année de campagne municipale ». Il a également évoqué les projets de 2013 : la réfection de l'entrée sud de la ville (après 20 ans d'attente des riverains), la construction d'un hangar de stockage pour le centre technique municipal, la rénovation de la bibliothèque municipale et le lancement du concours pour la construction d'une Maison de la Petite enfance située Boulevard de la Petite vitesse. Tout le dynamisme de Triel repose sur sa vitesse à réaliser ses projets de 2013. Quid des projets de 2008 ? Le maire a souhaité que l'année 2013 soit une année efficace et hautement porteuse pour les Triellois. r 13
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
verneuil-sur-seine
« Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! » Le 14 janvier, au complexe sportif François-Pons de Verneuil-sur-Seine, se sont rendues environ mille personnes pour une des cérémonies de vœux les plus réussies de la Communauté d'agglomération des 2 Rives.
clair : « ...[V]ous promettre que le logement est l'une de mes priorités, pas seulement pour la jeunesse. C'est un combat qui me tient à cœur ». À Verneuil,... [les projets immobiliers] étaient « destinés à répondre aux demandes de la population, qui a perdu 500 habitants Pour le premier magistrat de la ville, en 2010 et n'a progressé que Philippe Tautou, c'était au niveau inter- légèrement au dernier recencommunal que la pertinence de l’action sement ». Ces projets immobipour l’emploi trouvait sa place. La Communauté d'agglomération des 2 Rives dé- liers ont été lancés dans La double casquette de Philippe Tautou ne rime pas avec le veloppe de nouvelles zones d’activité aux le but de constituer double langage. (Photo J2R) quatre coins de l'interco'. Il fallait aussi une gamme entière de noter l'atout de la Fabrique 21, premier possibilités de logements pour tous âges Tautou a su captiver son public avec les pôle de l’écoconstruction, qui avait été et dans tous les moments de vie d'un(e) travaux en cours et qui seront achevés en inaugurée en septembre 2012. L’interco' habitant(e). C'est le concept du parcours 2013-2014 : organise des forums pour l’Emploi per- résidentiel : en location ou en accession. - l'installation de 21 caméras de vidéomettant la rencontre entre demandeurs Pour cela, le maire a indiqué que l’État protection ; d’emploi et recruteurs. Sept relais-em- doit tenir ses promesses en matière d’in- la réfection des gymnases (Coubertin plois-conseils répartis dans les villes du frastructures : « Avec mes collègues, élus na- terminé et La Garenne en cours) permet territoire offrent un service de proximité tionaux ou locaux, partenaires de l’association de moderniser les équipements sportifs Confluence Seine/Oise, toutes tendances politi- publics ; pour la recherche d’emplois. Sur le logement, Philippe Tautou était ques confondues, nous luttons pour que le pro- la Médiathèque (300 m2) avance et longement du RER E, la sera un des projets « phare » en matière ligne EOLE, puisse être d'éco-construction ; Hommage à Pierre Cardo réalisé, dans son intégra- l'avenue du Château se termine après Comme dans les autres cérémonies de vœux de la CA2RS, Philippe lité et dans des délais rai- deux ans de chantier et un investissement Tautou a rendu un vibrant hommage à Pierre Cardo, ancien dépusonnables ». très lourd ; une des principales artères de té-maire de Chanteloup, et ancien président de l'interco'. C’était « L'État ne devrait la ville est enfin rénovée. d’ailleurs en présence des douze élus des Deux Rives de Seine que Philippe Tautou a remis la médaille de la ville à Pierre Cardo, pas remettre en cause des le « Monument de la République ». projets ! », a observé le Le maire, et président de l'interco', a maire UMP, Philippe conclu d'une manière volontariste : « VerTautou. C'était inac- neuil a fait le choix d’être un élément moteur ceptable pour les élus dans l’élaboration d’un avenir commun et s’est locaux. Il faudrait résolument tournée vers les autres. Nous poursuique l'État s'inspire vrons nos actions municipales, en tenant compte de la gestion com- des projets portés par les communes voisines ou munale de Verneuil : la Communauté d’agglomération. Un seul joueur en dix ans, la dette ne peut constituer une équipe de foot. C’est en par habitant à Ver- étant nombreux et soudés que nous réussirons. neuil a été divisée par Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! » deux, se situant sous Un dernier mot : le maire UMP a aussi les 500 euros, là où la moyenne nationale remercié les acteurs concernés (implicitement la Région et l'État) pour la construcest à 900 euros ! tion du futur commissariat de secteur (450 Quant aux projets m2 qui accueilleront à terme 21 policiers). de la ville, Philippe Cela était aussi de la volonté politique ! r 14
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACtualité locale
Février-Mars 2013
verneuil-sur-seine
Exposition-atelier : « N'en jetez plus ! » Sous le nom complet de « N’en jetez plus ! Et habitez écologique », cette exposition-atelier évoque une écologie de récupération de certains déchets.
L'Espace Maurice-Béjart à Verneuil-surSeine a présenté du 15 janvier au 10 février cette exposition itinérante du Conseil général des Yvelines centrée sur le thème de l'écoresponsabilité. S'adressant à tous les publics, petits et grands ont pu puiser quelques idées afin de changer leurs habitudes. De l'éco partout Évoquant un univers tout éco (éco-matériaux, écoconstruction, éco-comportement, etc.), l'exposition explique et invite les bonnes pratiques écologiques liées à l’habitat, et propose une évolution des comportements individuels. Les deux premières parties constituent un parcours de visite comprenant
des données chiffrées et des explications, des photographies et des éléments ludiques et manipulables. La troisième partie consiste en un atelier évolutif dans lequel les enfants participent à des constructions à partir de trois matériaux de récupération : les papiers journaux, les bouteilles plastiques et les canettes. La porte est ouverte à la créativité mais l’objectif est de sensibiliser les jeunes visiteurs et aussi tous les publics aux éco-gestes, de faire prendre conscience des enjeux liés à l’environnement, qu’il soit naturel ou bâti. Des jeux pour comprendre les enjeux Chacun peut se rendre compte de la quantité de matière, d’énergie et d’eau qu’il consomme et produit, et pourrait économiser en changeant certaines de ses habitudes. Un questionnaire à choix multiples, des mots croisés, des « textes à trous » sont proposés, dans lesquels on apprend entre autres – si on ne le savait déjà – qu'un « récipient généralement étanche destiné à recevoir les déchets » se nomme « poubelle » mais pas que c'est le préfet de la
Seine Eugène-René Poubelle qui en assume la paternité depuis 1884 ! Ou qu'est-ce qui est 2 à 5 fois plus pollué : l'air dans un appartement ou l'air extérieur ? Où la pédagogie rejoint l’écologie Cette exposition-atelier est conçue et réalisée par la Cité de l’architecture & du patrimoine afin de sensibiliser chacun à l'action qu'il peut avoir sur son environnement. Des « ateliers » ajoutent un caractère ludique et pédagogique qui permet d'aborder simplement un sujet si complexe. Voilà une exposition qui aurait mérité de faire le tour des communes de l’interco’ car avec cette démarche, le Conseil général met à l'honneur la culture scientifique et technique dans son offre culturelle. Les problématiques en matière d'environnement et de développement durable (éco-matériaux, écoconstruction, protection des espaces naturels sensibles, gestion de l'eau...) sont aussi au cœur des politiques menées par les communes de la CA2RS. r
3 AGENCES A VOTRE SERVICE VERNOUILLET CONFLANS01 39 28 15 65 01 34 90 00 00 ANDRESY 01 34 01 20 80
Propriétaires, Investisseurs Ne soyez plus un numéro ! Pour une gestion professionnelle, personnalisée et humaine Rejoignez-nous et vous verrez la différence ! Nous vous offrons les 3 premiers mois de www.journal-deux-rives.com
15
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
vernouillet
« On a besoin de nouvelles recettes... pour les projets de l'interco' » Le 8 janvier, la cérémonie de vœux de Vernouillet s’est déroulée dans la salle des Amandiers. Le lieu a été aménagé pour accueillir une cérémonie festive et amicale pour environ 600 personnes. Le message de MarieHélène Lopez-Jollivet était de « partager la dynamique [vernolienne] » dans un contexte de morosité économique. Le premier adjoint, J-M. Pinto, a introduit la cérémonie avec quelques mots chaleureux pour Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire PS de Vernouillet. Et c'était parti pour deux heures d'une cérémonie conviviale ponctuée de musique. Dans un discours républicain, MarieHélène Lopez-Jollivet a souhaité « former des vœux pour le succès de la nouvelle équipe gouvernementale, pour [le] pays et aussi pour les Français ». Pour elle, il était temps de combattre la morosité ambiante ; le rôle des acteurs publics, des collectivités et de la société civile consisterait à sortir de la crise. La ville de Vernouillet a décidé d'y participer en « créant 10 emplois d'avenir ». Transfert du centre commercial Val-de-Seine, irréversible ! 2013 signifie aussi la sortie de terre des projets. Ainsi, c'était la preuve que « la dynamique n'est pas affaiblie mais qu'elle s'est enracinée à Vernouillet ». Dynamique n'équivaut pas à « gesticulation » ou « afflux de projets sans cohérence entre eux ». Des citations de Sénéque et d'Alphonse Allais ont permis à Mme Lopez-Jollivet de faire la démonstration que les paradoxes (les mauvaises langues diraient les oxymores) sont possibles ici à Vernouillet : le passé (la nature, le patrimoine...) n'est pas en contradiction avec la modernité (d'un CC qui tarde à sortir de terre). Pour la première magistrate, il était concevable de pouvoir « construire la ville à la campagne » ! Ce pari était possible car l'élaboration et la concertation du PLU ont été des étapes importantes pour 16
Le maire (PS), Marie-Hélène Lopez-Jollivet, veut partager la dynamique de Vernouillet et (Photo J2R) combattre la morosité ambiante.
les décideurs et les habitants de Vernouillet. Quant à la sécurité et la tranquillité, le commissariat de police allait répondre à ce besoin vital des populations du secteur. Les projets vont sortir d'ici à la fin 2013 : le transfert du Centre commercial Val-deSeine sur le site d'Eternit sera effectif car ce projet (provisoirement connu comme Deck 78) est irréversible, du fait que le permis de construire a été déposé en décembre 2012. Avec un investissement de 100 millions d'euros, ce projet créerait 600 emplois ; cela signifierait la requalification de la zone industrielle de la Grosse Pierre. Besoin de nouvelles recettes... pour l'interco' En outre, plusieurs projets se concrétiseraient d'ici à la fin de l'année 2013. Le parc immobilier du Parc, géré par OSIRIS, fera l'objet d'une réhabilitation ; des logements seront construits par les acteurs tels LOGIREP et le Logement Français. Ces projets participeraient à la cohésion sociale pour que la jeunesse ait un logement neuf. Sur l'urbanisme et l'aménagement du terwww.journal-deux-rives.com
ritoire, les priorités sont d'achever l'Agenda 21, de mener à bien la déclaration d'utilité publique de la forêt de Marsinval, de mettre en place un règlement local de publicité. Quant au service à la population, le guichet unique et le portail familles amélioreraient le quotidien des habitants de Vernouillet. De plus, la pose de la première pierre aura lieu pour la réhabilitation de l'école maternelle du centre-ville. Les autres projets continuent et seront achevés d'ici à 2014 : la Maison des associations (Buissons) ; l'école de musique et de danse. Avant de passer aux festivités et aux remerciements associatifs, Mme le maire a rappelé que, sur l'interco', Vernouillet a pris ses engagements « pour gérer le nouveau dispositif de redistribution des recettes fiscales ». Cependant, le maire PS, chargé des finances intercommunales, a réitéré « la nécessité de trouver de nouvelles recettes afin de financer les nombreux projets de l'intercommunalité ». Cette affirmation, qui n'était qu'un rappel, a démontré que le contexte financier de l'interco' est tendu et que la marge de manœuvre est « particulièrement étroite » pour l'interco'. r
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
vernouillet
La Maison des associations Buissons réhabilitée Le 2 février a été inaugurée la Maison des associations de Vernouillet : les Buissons. La bâtisse du XIXe siècle, après une réhabilitation conséquente, est devenue la Maison des associations. Tout le monde s'est accordé à donner un quitus « amical » pour la qualité des travaux réalisés par des artisans et entrepreneurs qui ont un savoir-faire inégalable. Les travaux ont été financés par la Région Ile-de-France et le Conseil général des Yvelines. Dans une sorte de geste de remerciement, les associations locales - APVS, 9e BD, l’association artistique, Andromède, Modistas, l’Ecole des Tréteaux , AVF - ont réalisé une belle fête en remplissant la bâtisse d'harmonie et de convivialité. « L'association c'est l'apprentissage de la vie sociale » Ensuite, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, le maire, a rendu un hommage aux associations de Vernouillet. En paraphrasant Léon Bourgeois(1), prix Nobel de la paix en 1920, l’élue s'inscrit dans cette pensée qui avait appelé à être plus solidaire par le tissu associatif : «Pour avoir qualifié les associations de « poumons de la vie citoyenne » dans les colonnes (du bulletin municipal de Vernouillet), je ferais volontiers mienne l’une des phrases de Léon Bourgeois : « L'association c'est l'apprentissage de la vie
Sourires de rigueur pour cette belle réhabilitation qui a attiré tout le gratin de l'interco'. (DR)
sociale ... C'est faire sur un petit espace, dans un petit domaine, l'image réduite, visible pour quelques uns de ce que doit être la grande société humaine ». Quant à « l’apprentissage de la vie sociale », c’est d’abord souligner qu’en s’engageant dans une association, on participe à la vitalité du lien social d’une ville. Le maire a incité tout le monde à remercier à ce titre tous les bénévoles des 150 associations qui offrent des activités ouvertes à tous, accessibles financièrement et de qualité, dans des domaines extrêmement variés : les sports, les activités artistiques, le soutien scolaire… Moins d’interco’ pour les asso’ ? Créer des synergies entre les associations et entre les villes, voilà un des voeux de la municipalité de Vernouillet. Or, pendant le discours, on a appris que le forum intercom-
www.journal-deux-rives.com
munal Verneuil-Vernouillet n'aura pas lieu à la rentrée 2013 dans sa forme actuelle. Selon nos informations, Philippe Tautou, maire de Verneuil et par ailleurs président de l'interco' des Deux Rives, a décidé unilatéralement de faire « son forum à lui et à ses associations »(2). C'est une action troublante dans une période où tout le monde tente de jouer la carte intercommunale. En guise de conclusion à cette inauguration, Marie-Hélène Lopez-Jollivet a formé « le voeu de voir se pérenniser le forum intercommunal des associations... ». Et les associations aussi comptent sur le bon sens de M. le président de l'interco' des 2 Rives. r (1) Homme politique de la IIIe République, premier président de la Société des Nations (SDN) . (2) Le cabinet du maire de Verneuil-sur-Seine n'a pas donné suite à nos demandes d'explications ou d'interview de M. Philippe Tautou.
17
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
Controverse
18
www.journal-deux-rives.com
PuBLICITé
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Orgeval
Yannick Tasset : « Plus on est nombreux, plus c'est facile... » Le 7 janvier, le premier magistrat d'Orgeval a convié les personnalités de la ville, ainsi que celles de l'interco' pour un événement classique de début d'année : la cérémonie de vœux.
Dans une ambiance paillette, Yannick Tasset, le maire, a accueilli ses nombreux hôtes(1) au complexe Saint-Marc. Par la suite, un film a présenté les principales réalisations pendant le mandat. Très pédagogique, la projection a été appréciée par un public affable. Yannick Tasset a ensuite souligné que toutes ces réalisations n’avaient pas entamé la stabilité fiscale, pas plus que notre entrée dans la Communauté des 2 Rives de Seine. Il a d’ailleurs rendu hommage à Pierre Cardo et a apporté tout son soutien à son successeur, Philippe Tautou. Il a rappelé à cette occasion toutes les compétences qui avaient été transférées à l’intercommunalité : • la voirie, pour laquelle la CA2RS apporte un abondement de 10% ; • la politique de la ville, ce qui a permis d’ouvrir un relais-emploi à la disposition des demandeurs d’emploi d’Orgeval, Morainvilliers et Les Alluets ; • la gestion des Transports, avec une amélioration du ramassage scolaire intra-muros alors même que le déplacement de la maternelle à Picquenard était venu complexifier le problème. Il a indiqué qu’une liaison avec la gare de Villennes était à l’étude ; • l’environnement avec la collecte et le traitement des déchets, mais aussi la mise à l’étude d’une liaison douce entre Orgeval et Villennes permettant de rallier les équipements sportifs de Villennes à ceux de SaintMarc ; • la politique commerciale, dont M. le Maire assure la délégation au nom de l'interco'. La zone commerciale d’Orgeval, qui est primordiale non seulement pour Orgeval, mais aussi pour l'interco' (CA2RS) car c’est l’un des plus importants contributeurs de taxes sur notre territoire. La revalorisation de la zone peut se réaliser avec les moyens
économiques et humains de la CA2RS, mais aussi avec l’aide de l’EPAMSA (maître d’œuvre de l’Opération d'intérêt général, OINSeine Aval). Cependant Yannick Tasset a rappelé que celle-ci dépendait avant tout de la volonté des acteurs économiques. Les projets de demain
Yannick Tasset s’est dit très fier de pouvoir proposer aux enfants, mais aussi à leurs maîtres, des conditions de travail et d’accueil optimales grâce à la nouYannick Tasset a présenté un bilan largement positif. (Photo J2R) velle école maternelle et au centre de loisirs maternel à Picquenard. Les plus grands ne les terrains nécessaires à ces implantations seront pas oubliés puisque la réalisation et à laquelle le droit de préemption commud’un nouveau self et la requalification de nal avait été délégué à la demande du précinq nouvelles classes sur le site Pasteur ont fet. C’est notamment le cas pour le secteur été entreprises pour un achèvement en sep- Charles-de-Gaulle, pour lequel un jury vient tembre prochain. de choisir un projet d’aménagement qui sera À Saint-Marc, de nouveaux vestiaires se- présenté en réunion publique. ront construits en 2013, avec le soutien du Enfin, avant ses remerciements aux bédéputé David Douillet qui a contribué au névoles des associations, le maire a indiqué titre de sa réserve parlementaire. que la vidéosurveillance était opérationnelle Yannick Tasset a ensuite énuméré les di- depuis le début de l’année. Il a également verses propositions présentées en réunion averti les Orgevalais que « [les] sympathiques publique pour la valorisation du Patrimoine. policiers municipaux allaient se montrer désormais Quant au devenir de la Brunetterie, il est plus sévères en ce qui concerne les libertés prises avec actuellement soumis à l’appréciation de l’ar- les bonnes règles de stationnement ». Selon l’étude chitecte des Bâtiments de France en ce qui de circulation, celles-ci seraient les principaconcerne le bâti, et de l’Agence des Espaces les responsables de la mauvaise circulation ! Verts pour le parc. Viendra ensuite le temps « Vous voilà prévenus », a-t-il conclu. r pour des projets d’aménagement. Pour ce qui est de la construction de logements sociaux, M. le Maire a précisé que la Municipalité avait sélectionné le bailleur (1) Le Député David Douillet, le Sénateur Alain le nouveau Président de la CA2RS social DOMNIS pour son sérieux, sa com- Gournac, Philippe Tautou, le Conseiller régional M.Eddie le Vice-président du Conseil général Jeanpétence et sa volonté de travailler conjoin- Aït, François Raynal, le Conseiller général Karl Olive, Mme Goussault ancienne Sénatrice. tement avec les élus. Les maires de Morainvilliers Fabienne Devèze, de Il a rappelé que la commune avait signé Villennes François Gourdon, de Triel Joël Mancel, Médan Serge Goblet, des Alluets Daniel Gorbati, une convention avec l’Etablissement public de de Chanteloup Catherine Arenou, de Chapet foncier des Yvelines (EPFY), qui acquiert Jean-Louis Francart, d’Aigremont Gilbert Dijon. www.journal-deux-rives.com
19
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Morainvilliers
« Un village qui n'évolue pas est un village qui se meurt ! »
Un « maire bâtisseur », Fabienne Devèze (à.dr.) a remercié le « Monument » Pierre Cardo. (Photo J2R)
Le premier magistrat de Morainvilliers sait ce qu'elle veut pour sa commune demain : être une des pièces essentielles pour la phase II de l'interco', version Tautou. Lors de la cérémonie de vœux du 25 janvier 2013 à Morainvilliers, Fabienne Devèze a su utiliser ses talents de pédagogue. Fabienne Devèze a clôturé la série de vœux des villes de l'interco' des 2 Rives ou Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine, CA2RS. D'abord, sur le plan national et en bonne militante UMP, elle a interpellé le gouvernement actuel sur la réforme des rythmes scolaires : « De qui se moque-t-on ? », a-t-elle lancé. Faute de moyens dans un contexte de crise, les communes doivent résoudre une équation presque impossible : faire mieux avec peu de moyens, voire avec une dégradation des finances publiques à tous les échelons. En tant que nouvel adhérent à l'interco', Morainvilliers a remercié Pierre Cardo et son ancien directeur général Jacques Gachet pour l'appui politique et technique afin de 20
réussir une intégration presque fluide dans un contexte où les Cassandres avaient promis l'apocalypse. Passant rapidement en revue le bilan 2012, Morainvilliers était une commune dynamique pour sa taille : construction d'une salle à caractère sportif, réalisation d'une école maternelle (Yves-Duteil et son restaurant scolaire, mise en place de la vidéo-protection à Bures, améliorations dans les services publics et réseaux (gaz à Morainvilliers, aménagements des voiries et ronds-points, la place de Bures), et le transfert d'une série de dossiers à l'interco', dont la zone artisanale de Morainvilliers. Mme Fabienne Devèze s'est implicitement qualifiée de « maire-bâtisseur » car elle considère que la commune doit évoluer : « Un village qui n’évolue pas est un village qui se meurt, car il faut assurer le renouvellement des générations. La question est plutôt de savoir où on met le curseur et donc à quel rythme ». Ainsi, des nouvelles constructions verront le jour en 2013 suite à la construction des 65 maisons de la ZAC des Grands Saules, et des 12 maisons du lotissements de l'Allée des Chevreuils. Vision globale du village « Construire, oui mais pas n'importe où, n'importe comment » aurait pu être égalewww.journal-deux-rives.com
ment une des phrases fétiches de Mme Devèze, car l'important pour elle est de proposer des logements (et pour toutes les bourses) dans un cadre de vie agréable. Sans oublier l'obligation de sauvegarder le maximum du capital de la commune, son foncier et surtout son foncier agricole. Par ces moyens, « les habitants doivent y trouver ce à quoi ils aspirent, un cadre certes, des équipements mais aussi des activités, des services et les commerces dont ils ont besoin ». Avec l'appui de la Chambre de commerce et d'industrie, Morainvilliers poursuivra ses efforts pour rendre aux habitants une commune avec un vrai tissu de commerces de proximité. D'ailleurs, une nouvelle pharmacienne, ainsi qu'une osthéopathe, se sont installées en ville. C'était le signe avant-coureur que la commune bouge. Pour 2013, Fabienne Devèze a promis des constructions au fur et à mesure des négociations avec les bailleurs sociaux, car le logement social est une chose nouvelle ici à Morainvilliers. En outre, plusieurs autres projets seront menés : réalisation de la résidence sociale senior (Maisons de Marianne), extension de l'école élémentaire et arrimage complet de Morainvilliers à la CA2RS, version Philippe Tautou. Fabienne Devèze a également interpellé le sous-préfet, Philippe Court : « Au nom de la solidarité financière au sein de l’interco’, [elle] espère sincèrement qu’une solution sera rapidement trouvée pour le PUCE d’Orgeval, ce qui permettra à Bricorama d’ouvrir le dimanche. Comment peut-on, à une époque où tous les efforts doivent converger vers l’emploi et la richesse économique, être confrontés à une telle situation ubuesque et déplorable d’interdire à une entreprise de fonctionner et à des salariés de travailler ? » Vaste question qui mérite une réflexion collective chez les élus de tous bords. En attendant les résultats de cette réflexion, le maire de Morainvilliers a offert une belle cérémonie avec un piquant du politique (mais pas trop !) qui entretient le débat national et intercommunal. Ce dernier permet d'affirmer que la cellule communale est toujours la référence démocratique pour les habitants de notre pays. r
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
Villennes-sur-Seine
François Gourdon ne se représentera pas en 2014 Le 9 janvier à la salle des Arts de Villennes-sur-Seine, François Gourdon, maire UMP, a surpris tout son monde en annonçant qu'il ne serait pas partant pour une nouvelle mandature.
Après deux présentations associatives, le maire UMP François Gourdon s'est fait un plaisir de décrire son beau village, Villennessur-Seine : « une perle sertie en Île-de-France » ou « un amphithéâtre de verdure sur une boucle de Seine ». Cet homme a tout donné pour son village et pour son territoire. Depuis 24 ans, il a œuvré pour que Villennes soit à la pointe de l'environnment, de l'économie et de l'urbanisme. M. Gourdon a fait aussi une rétrospective par la rencontre de gens exceptionnels : Claude Erignac, ancien préfet des Yvelines, Philippe Marland, sous-préfet, Franck Borotra, ancien président du Conseil général... sans oublier son mentor Jacques Masdeu-Arus, ancien député et maire de Poissy. Et l'incontournable Pierre Cardo... le « Monument de la République ». Les projets de 2013 sont toujours en marche : construction des logements aidés (Tour de Beaulieu, plateau de Fauveau, Quartier Breteuil-Renardières). Il préfère le terme de « logements aidés parce qu’il faut tordre
Après 24 ans consacrés à Villennes-sur-Seine, François Gourdon veut vivre ses passions. (Photo J2R)
le coup à la mauvaise image des logements sociaux ». Quant à la gestion de la ville, elle reste exemplaire : « le niveau de la dette devrait être en 2014 de l'ordre de celui à l'origine en 1989 ! ». Le transfert à l'interco' permettrait la réfection de la voirie en centre-ville et du reste des quartiers... En outre, la police municipale deviendrait mini-intercommunale car Médan et Villennes constitueront le socle de cette PM. Enfin, et par surprise, François Gourdon
a annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2014. Le maire sortant souhaite « vivre [ses] passions autres que celle, ô combien prenante, de la gestion d'une commune... » Et le maire a aussi remercié Pierre Cardo pour l'aide qu'il lui avait apportée en cette année d'intégration à l'interco'. En cadeau, il lui a remis un livre du XVIIIe siècle, écrit par le corsaire René Duguay-Trouin, pour que l’ancien Président de l’interco' approfondisse ses connaissances sur la géologie. r
Une palette d’artistes à découvrir Le salon des peintres de Villennes a ouvert ses portes à l'hôtel de ville de Villennes-sur-Seine dans la salle des mariages. Ce salon a été bien accueilli par un public avide de culture.
reux de belles œuvres. « Une exposition un peu particulière cette année, reconnaît Alexandra Galasso, la responsable du service, puisque nous célébrons son trentième anniversaire. Pour l’occasion, nous avons invité plus de 40 artistes, essentiellement de la commune et des localités d’alentours, qui apportent tout leur talent à ce salon séduisant des centaines d’esprits curieux ».
Difficile de ne pas avoir le coup de cœur pour ce nouveau salon des artistes à Villennes, qui s'est tenu jusqu’au 17 février, salle des mariages de la mairie, tant la ville, sous la houlette de son service de la culture et de l’animation, a souhaité apporter une touche exceptionnelle au rendez-vous des amou-
À l’évidence, il suffit de faire un petit tour dans les allées pour mieux se rendre compte de la qualité des œuvres picturales et de ses nombreuses sculptures façonnées avec passion. « Ce n’est que du bonheur, s’exclame Gilles, la soixantaine, mordu des arts depuis son enfance. Paysages, portraits, créations contempowww.journal-deux-rives.com
raines et plus anciennes se côtoient astucieusement. Moi qui prends des cours au sein d’une association depuis plus de 10 ans, je m’aperçois qu’il me reste encore du chemin à parcourir avant d’oser dévoiler mon travail ». Au fil des ans, ce salon a fait la part belle à toutes les techniques de peinture. Huile, acrylique, pastel, gouache, fusain ou encore dessin comblent de joie toutes les tendances artistiques. « Nous avons pour habitude de décerner des prix aux talents les plus émérites, prévient Alexandra. C’est encore le cas lors de cette trentième édition : les prix aux peintres et sculpteurs ont été remis lors du vernissage, par un jury impartial composé d’amateurs de belles créations ». r 21
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
ACtualité locale
CHApet
De l'esprit village à une commune dynamique ! Le 5 janvier 2013 a eu lieu la cérémonie de vœux de la commune de Chapet, le berceau de la Communauté d'agglomération des Deux Rives. Jean-Louis Francart, élu maire suite à la disparition de Michel Sorain, a donné un message simple et cordial à ses concitoyens et aux nombreux invités de marque, dont l'ancien président du Sénat, Gérard Larcher.
Diplômés :
Jean-Louis Francart a prévu une croissance démographique de 70%. (Photo J2R)
Jean-Louis Francart avait un peu le trac pour sa première cérémonie en tant que maire de Chapet. Certes, Michel Sorain, l'ancien maire, a disparu en décembre dernier suite à une longue maladie ; être maire et dire à ses concitoyens la voie choisie pour l'année qui s'annonce étaient des défis importants pour ce début d'année. Après un hommage appuyé à son prédécesseur – et à Pierre Cardo – le « Monument » de la République et la figure tutélaire de l'interco', M. Francart a souligné l'importance de construire des logements et de faire vivre sa commune à l'aube d'une nouvelle mandature qui s'annonce en 2014. Plus précisément, l'édile a promis de continuer le programme immobilier pour construire 350 logements nouveaux. Ce programme, avec
22
les équipements attachés, lui permettrait de placer son village à une autre échelle : celle d'une commune dynamique dans le sillage de l'interco'. Ainsi, le maire a prévu une croissance démographique d'environ 70% ! Cela s'accompagnera, a-t-il promis, de la construction de nouveaux commerces et l'apport de nouvelles recettes fiscales... Les Chapetois à l'honneur La suite a été mémorable pour les habitants de Chapet à deux titres : d'abord, c'était le moment de la remise de diplômes de travail pour certains habitants de la commune (voir encart). Tous étaient ravis d'être ainsi mis à l'honneur par le premier édile de la commune. Ensuite, Gérard Larcher, sénateur -maire des Yvelines, a rendu hommage à Anne-Marie Gamarre en recevant les
www.journal-deux-rives.com
4 médailles ARGENT Mme Nathalie Chubb : Cadre à l’URSSAF - Paris; Mme Patricia Durand : Ingénieur informaticien chez BNP PARIBAS - Levallois M. Germain Briois : Pilote logistique chez P.S.A - Poissy; M. Bertrand Deguines : Designer CAO chez P.S.A - Vélizy. 2 médailles ARGENT, VERMEIL, OR Mme Claudine Ghione : Chef comptable et responsable social au Comité d’Entreprise d’Astrium-EADS (Aérospatiale) de l’établissement des Mureaux; M. Patrick Balleux : Cadre chez Renault SA à l’établissement de Boulogne. 4 médailles OR M. Gérald Boiteux : Directeur Régional à Franfinance – Rueil-Malmaison; M. Philippe Chretien : Cadre aux Assurance Axa - Paris; M. Jacques Domergue : Ingénieur chez Lactalis Gestion - Laval; M. Daniel Molina : retraité mais qui a terminé sa carrière en qualité de Directeur administratif financier et du personnel du groupe Arthur (textiles) à Colombes. 1 médaille d’honneur régionale, départementale et communale OR Mme Anne-Marie Gamarre : Attachée Territoriale – Mairie de Chapet.
louanges de toutes les personnes présentes : en remettant la médaille d'honneur régionale, départementale et communale, Gérard Larcher a souligné l'importance du tissu territorial français : c'est le seul qui résiste le mieux à la crise... Après ces paroles, le maire J-L Francart a invité les convives à le rejoindre pour le verre de l'amitié. r
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
Politique
visite ministérielle
Écoute du terrain Économie solidaire, un atout de notre territoire. Voilà en résumé ce que Benoît Hamon, le ministre délégué en charge de l'Économie sociale et solidaire et de la consommation, aurait pu conclure après son passage ici dans les 2 Rives le 1er février 2013.
C'est la 3 visite de Benoît Hamon à Chanteloup Benoît Hamon s'était déjà rendu à (Photo J2R) Chanteloup-les-Vignes en 2010 et en 2012 en tant que candidat aux élections régionatemps que les politiques publiques s'orientent vers les et législatives. Désormais ministre, il a fait dépla- le développement de l'économie solidaire : 10% du cer la République dont le préfet, Michel Jau. PIB français relèverait de l'ESS. « L'ESS a sa place Cette visite a été ponctuée de réunions entre toute entière, a indiqué le ministre Hamon, car elle n'est pas une acteurs économiques, sociaux et politiques. Pour le économie de la réparation et elle a été résistante face à une crise ministre délégué, l'écoute du terrain est primordiale économique aigue. » En outre, Benoît Hamon a monpour la mise en œuvre d'une future loi sur l'écono- tré sa détermination à se battre pour cette manière mie solidaire. de produire en France car « elle est innovante, créative et solidaire... » La première étape de la visite ministérielle L'économie solidaire résiste à la crise s'est terminée avec une réunion à huis clos avec les En 2013, en qualité de ministre délégué à l'Éco- représentants du Relais : selon nos sources, un pronomie sociale et solidaire (ESS), il est venu à Chan- jet de loi pour réformer les SCOP ferait la part belle teloup-les-Vignes, accompagné de Naïma Charaï, à des entreprises comme le Relais... et notamment présidente de l'Acsé(1), pour valoriser l'engagement dans le cas de reprise des entreprises en difficulté car des acteurs de l'ESS en faveur de l'emploi et de l'apport des salariés pourrait être le point crucial de l'insertion des publics en difficulté dans les Zones la réforme. Le ministre a promis de « veiller à ce que Urbaines Sensibles. Pour les salariés du « Relais » la biodiversité économique française soit une réalité » pour les Val-de-Seine, c'est la 5e fois qu'une visite ministérielle années à venir. s'effectue dans les locaux du site chantelouvais : le Relais est le premier opérateur de collecte et de va- Baby-Loup et le casse-tête andrésien lorisation des textiles, linge de maison et chaussures Visiter Chanteloup équivaut à faire la visite de la (TLC) avec 80 000 tonnes collectées par an (dont crèche Baby-Loup(2). Mme Natalia Baleato, direc90% valorisées). Le Relais emploie 2 200 salariés trice de la crèche, a accueilli le ministre de manière dont 150 ici à Chanteloup-les-Vignes. Pendant sa professionnelle. Selon elle, « 220 enfants sont accueillis visite d'une heure, Benoît Hamon a échangé avec quotidiennement et Baby-Loup est ouverte 24 heures sur 24 et les salariés du Relais sur leur intervention dans la 7 jours sur 7 ». Le tour du propriétaire a été effectué chaîne de valorisation du textile, dans le cadre d'une avec des louanges qui abondaient ici et là : Philippe véritable filière industrielle performante et créatrice Tautou, président de la Communauté d'agglomérad'emplois. Son président-fondateur, Pierre Ponchel, tion des Deux Rives (CA2RS) a avancé que « [l'inlui a expliqué le concept de la valorisation des textiles, terco'] participe aussi au développement » de la crèche par un secteur d'avenir, entravé par un lobby des acteurs les différents conventionnements entre Baby-Loup économiques qui empêcherait la mise sur le marché et les villes appartenant à l'interco'. Sauf que la ville de certains des produits innovants du Relais. Ainsi, d'Andrésy se fait tirer l'oreille car son maire UMP, un isolant thermique et acoustique (marque Métisse) Hugues Ribault, a jugé que la crèche n'avait plus d'utipour le bâtiment a été conçu à partir de fibres en co- lité pour ses concitoyens. Deux mères de famille, et ton issues de vêtements collectés par le Relais. Mais la par ailleurs fonctionnaires de police, étaient là pour certification tarde en raison des « freins du lobby classique interpeller officiellement le Ministre et pour faire raidu bâtiment », selon Lucie Contet, chargée du produit son garder au maire d'Andrésy. Même Joël Tissier, au Relais. conseiller général EE-LV, a expliqué les tenants et Pour Pierre Ponchel, la partie a toujours été aboutissants de ce dossier « complexe ». Il a même difficile : « On est parti de rien ! ». Cependant, il était indiqué une porte de sortie pour tout le monde : e
www.journal-deux-rives.com
pourquoi ne pas proposer un conventionnement ad hoc entre Baby-Loup et la préfecture pour que les corps constitués (gendarmes, police, pompiers...) demandent à avoir une place à Baby-Loup ? Michel Jau, le préfet, a pris note de cette proposition pour résoudre le casse-tête andrésien. Benoît Hamon, le ministre, s'est montré surpris et s'est dit également déterminé afin de trouver une solution pérenne pour ces mères seules qui ont besoin de la crèche. Reproductibilité du modèle Baby-Loup ? S'en est suivi un débat sur l'innovation sociale et solidaire de la crèche Baby-Loup. Tout le monde était d'accord pour dire que l'expérimentation (25 ans !) a donné des résultats probants. « Il était temps de passer à une échelle plus large, créatrice d'emplois et de solidarité », a souligné un des membres du bureau de l'association Baby-Loup. Une modification de la loi a été aussi demandée car « pendant les dix jours de la prise en charge des femmes seules et souvent battues, trouver un logement est impossible ! » Comment faire pour reproduire le modèle Baby-Loup ? Personne n'a la réponse adéquate car cela coûte de l'argent et pendant cette période de restrictions budgétaires, il serait irresponsable politiquement de « promettre » la construction de mille Baby-Loup(3) en France. Il y aurait trop de freins, dont ceux à caractère anthropologique, culturel, foncier et politique... A minima, Benoît Hamon a suggéré qu'avec un budget de quatre millions, on pourrait construire au moins 400 Baby-Loups. De manière pragmatique et réaliste, Natalia Baleato, la directrice, a répliqué que le gouvernement pourrait déjà assouplir certaines normes (cf. supra) et les collectivités jouer le jeu afin de trouver des solutions pour ces familles monoparentales se trouvant dans une détresse absolue. Benoît Hamon a été très sensible à cet argument et a conclu avec un remerciement général. Le ministre a terminé son périple chantelouvais avec une visite fort instructive et amicale dans les locaux de l'association AVEC(4). r -Rodrigo ACOSTA (1) L'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances. (2) La crèche associative Baby-Loup a été fondée en 1991 en plein cœur de la cité de la Noé, en concertation avec les familles de la ville. Elle propose un mode d'accueil solidaire et innovant pour la petite enfance, visant deux objectifs principaux : - prise en charge précoce des jeunes enfants dans un quartier en grande difficulté économique et sociale ; - œuvrer pour l'autonomie des femmes des milieux populaires, leur insertion et leur maintien dans l'emploi, à travers la garantie d'un accueil pour leurs enfants et un accompagnement à la formation professionnelle dans le domaine de la petite enfance pour les salariées de la structure. Depuis sa création, la structure a permis à 35 femmes du quartier d'obtenir un diplôme d'État relatif à l'accompagnement de la petite enfance. (3) Mme Elisabeth Badinter avait lancé l'idée en 2010 mais depuis, rien n'a été fait. (4) Visite de l'association culturelle AVEC : l'Association pour la Vie Educative et Culturelle emploie 21 salariés et 6 intervenants pour proposer des ateliers de musique, de danse et de théâtre à ses 400 adhérents, tout en poursuivant un objectif de mixité sociale.
23
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
Dossiers
transports en commun
Alain Schmitz : « Notre système de transports reste médiocre » Pour la première fois, l'Etablissement public d'aménagement du Mantois Seine Aval (EPAMSA) a organisé le 30 janvier ses vœux dans le territoire de l'interco' des 2 Rives.
Alain Schmitz, président de l'Epamsa, maître de l'aménagement dans le cadre de l'Opération d'intérêt général (OIN), a tiré les enseignements de l'année 2012 et lancé les défis de 2013, dont l'amélioration du système de transports, qui reste un des handicaps de l'ensemble des 51 communes de l'OIN et surtout des communes de l'interco' des 2 Rives. Devant un parterre d'élus et d'acteurs économiques(1), Alain Schmitz, par ailleurs président du Conseil général des Yvelines, s'est adressé à un public nombreux lors de la cérémonie des vœux de l'EPAMSA le 30 janvier 2013 à Fabrique 21, lieu symbolique de la « valorisation du territoire » dans l'interco' des 2 Rives. Symbolique car le président Schmitz était conscient que beaucoup de convives étaient en retard en raison d'un accident sur la RD 190, qui a ralenti le flux de voitures qui voulaient avoir accès au rond-point de Fabrique 21 sur Carrières-sous-Poissy. Symbolique aussi car le lieu de la cérémonie – organisé par le staff de l'EPAMSA (49 collaborateurs) et ses communicants parisiens – était une des cellules mises en location pour les présents et les futurs acteurs de l'écoconstruction. Ce premier programme – Fabrique 21 – représentait la vitrine du projet Écopôle dans son ensemble : ce projet a été porté par la Communauté d'agglomération des 2 Rives de Seine et largement financé par l'État, l’Union européenne, la Région, le Conseil général des Yvelines. Créer deux mille cinq cents emplois reste un des défis pour la crédibilité de tous les acteurs impliqués dans ce projet, en commençant par l'EPAMSA. Emploi, logement, mobilité Pour le président de l'EPAMSA, ce projet Écopôle rentrait dans les priorités fixées par l'ancien et le nouveau gouvernements : l'emploi ! De plus, avec la Centralité, le logement 24
viendrait compléter le dispositif des acteurs de l'aménagement pour fournir des logements dans un contexte de crise (70 000 logements sont nécessaires pour l'ensemble de l'Île-de-France). Selon l'analyse du président Schmitz, un problème de taille contrarie les efforts pour valoriser le territoire : « Les chefs d'entreprises demandent certes des logements pour les employés, mais sont aussi demandeurs d'un réseau de transports », fiable et organisé convenableLe président Schmitz a critiqué la Région. (Photo J2R) ment par les autorités compétentes. Et Alain Schmitz de marteler Quel temps pour la politique? Des projets pour 2013 ont été aussi annonle message : « Notre réseau de transports reste cés : en matière de formation, l'Université de médiocre ! » Dans un contexte de forte exigence en- Versailles-Saint-Quentin ouvrira une antenne vironnementale, deux choix sont possibles : dans le Mantois ; le pôle Énergie des Mureaux soit on augmente les liaisons routières dans un et le pôle d'aide à la personne au à l'hôpital cercle vicieux (plus de routes engendre plus (CHIMM) porteront leurs fruits d'ici à 2013 ; de voitures et, par conséquent, plus de bou- l'éco-construction dans les 2 Rives se consolichons), soit on met en place les moyens pour dera, à condition que « la croissance soit au renfournir des transports en commun (trains, dez-vous... et pour cela il faut lutter contre la morosité tramways, bus... ). Pour le président Schmitz, ambiante ». Toutefois, on a trouvé un président assez qui semble hésiter entre ces deux choix stratégiques, l'engagement de l'EPAMSA était « pessimiste : « Sans transports, on ne peut pas réaliser tangible » pour les priorités fixées depuis la [les] projets économiques ». De plus, « la population création de l'OIN : aux deux mamelles (em- n'est pas en mesure d'attendre », au bas mot 10 ou ploi, logement) s'ajoute le transport dans un 15 ans lorsque les pouvoirs publics – dont contexte de développement durable. Concrè- l'État, la Région et le Conseil général des Yvelitement, 85% des objectifs en matière de lo- nes – promettent de construire le RER EOLE, gements ont été atteints. Bravo monsieur le la Tangentielle Ouest et la Tangantielle Nord... Président ! Mais à quel coût environnemen- sans oublier la persistance de la technocratie de tal ? Notamment lorsque les habitants ne « boucler l'A104 ». Un des convives présents disont pas écoutés dans des concertations de sait que « le barreau liant l'A104 et l'A13 est nécesfaçade. De manière factuelle, l'EPAMSA s'est saire pour le développement économique ! » Enfin, terminons avec une bonne nouvelle : mis au travail pour fournir environ 7 000 logements par an (en lieu et en place des 3 500 Philippe Castanet, secrétaire général de la Préfecture des Yvelines, a lancé le train de signapar an fixés au début de l'OIN). En amalgamant un peu avec son action tures en vue de la déclaration d'utilité publique en tant que président du Conseil général (DUP) du RER EOLE : tous les départements des Yvelines, M. Schmitz a évoqué les pro- concernés devraient signer d'ici là pour acter jets de Mantes Université, les projets urbains la DUP. Tout le monde était confiant. Et cela de Bonnières et de Carrières-sous-Poissy. Il marquera peut-être la fin de la médiocrité de notre système de transports francilien. r a souligné la mise en œuvre d'un dispositif R.A. qui remplacera le CDOR : le CDOR +, qui est en fait une subvention par logement dans Étaient présents (liste non exhaustive) : Dole cadre d'un contrat d'objectifs signé par la (1) minique Braye, Eddie Aït, Philippe Tautou, Joël Hugues Ribault, François Gourdon, commune. C'est la prime aux maires-bâtis- Mancel, Franck Bernard, J-F Solignac, Dominique Portal, Philippe Castanet et David Morgan. seurs. www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
Dossiers
NUISANCES AERIENNES
Le CIRENA dénonce « le forcing des pouvoirs publics » Jeudi 24 janvier 2013 a eu lieu l’Assemblée générale du CIRENA (1). Ce fut l’occasion de faire le point sur l’action de l’association durant l’année écoulée mais aussi d’évoquer les difficultés rencontrées, les résultats obtenus ainsi que les actions à venir. Le 13 janvier 2012, le CIRENA avait déposé deux recours (un référé suspension et un recours en annulation) auprès du Conseil d'Etat contre l'arrêté signé par la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet le 15 novembre 2011. Quatre mois plus tard, par un arrêt du 16 avril 2012, la plus haute juridiction administrative a rejeté les requêtes des collectivités et associations au nom de l’intérêt général. Ce recours devait passer en jugement au Conseil d'Etat à Paris le 18 janvier 2013. Il a été rayé du rôle car l’administration (la Direction générale de l'aviation civile, DGAC ? ) n’avait adressé un mémoire que le 15 janvier ! Lamentable désinvolture. Il est vrai que « le fait d'être survolé plusieurs centaines de fois dans une journée, y compris la nuit, est une atteinte à nos droits fondamentaux que sont la tranquillité, la qualité de vie, le droit à la santé, le droit reconnu par l'OMS d'avoir des nuits de sommeil de 8 heures d'affilée, le respect de la vie privée et du patrimoine ». D’autant plus que « les tonnes de CO2, de dioxyde d'azote et de particules fines rejetées dans l'atmosphère par ces aéronefs nuisent gravement à la santé et peuvent faciliter l'apparition ou le développement de maladies graves ». « Le bras de fer continue en 2013 » C’est pourquoi à travers la participation aux nombreuses commissions, aux réunions publiques et à une manifestation le 14 mai à Conflans en présence des élus locaux, le CIRENA et les autres associations ont montré leur détermination à dénoncer les propos trompeurs de l’administration et le relèvement des altitudes de 300 m qui ne permet pas de diminuer le bruit mais déplace les nuisances. Le décret a été signé, les nuisances persistent, s’amplifient même. L’action
Malgré toutes les entraves juridiques, le CIRENA est déterminé à faire plier la DGAC.
(Photo J2R)
juridique suit son cours et de nouvelles mesures sonores confirment les inquiétudes des associations (voir encadré). II existe des solutions réalistes et viables pour diminuer les nuisances, comme cela est déjà pratiqué dans différents aéroports à l'étranger. Le développement économique ne doit pas se faire au détriment des populations, les nuisances aériennes ne sont pas une fatalité. Ce qui amène le Président du CIRENA Philippe Houbard à conclure que « le bras de fer continue en 2013. Plus que jamais unis sur tout le territoire de l’Ile-de-France, massacré par des nuisances aériennes intolérables dues à l’utilisation de techniques archaïques confortables pour les contrôleurs aériens alors que des techniques modernes de moindres nuisances sonores et chimiques, utilisées à l’étranger, existent. Nous ne lâcherons rien tant que les populations du nord-ouest francilien que nous défendons ne seront pas respectées ». Une motion est votée afin de « poursuivre les actions juridiques en cours », c’est-à-dire les recours en annulation des arrêtés ministériels du 15 novembre 2011, ainsi que de celui du nouvel arrêté du 5 septembre 2012 portant modification du dispositif de la circulation aérienne en région parisienne. Parallèlement, d’autres actions juridiques pourraient être entreprises « si l’évolution de www.journal-deux-rives.com
la situation l’exige». Allant même jusqu’à « mobiliser les populations, les élus et les associations en vue d’actions communes sur le terrain, comme l’envoi d’une délégation au ministère des Transports, mais aussi des manifestations plus spectaculaires si nous ne sommes pas entendus ». r Claude BAROUH (1) Collectif inter-associatif du refus des nuisances aériennes (CIRENA). (2) Voir : http://www.actu-environnement.com/ae/news/ mesure-bruit-roissy-relevement-dgac-17560.php4
De pire en pire Selon Actu-environnement(2) , les opposants avaient raison d’annoncer le pire. En effet, une étude a permis d’évaluer le nombre de vols par jour dont le niveau sonore est supérieur ou égal à 65 décibels (NA65). Deux campagnes de mesures ont eu lieu, la première entre le 5 octobre et le 16 novembre 2011 avant le relèvement intervenu le 17 novembre 2011, et la deuxième s’est déroulée entre le 15 février et le 31 avril 2012. « Le résultat montre que les deux communes les plus proches de l'aéroport ont effectivement vu le nombre de NA65 baisser sensiblement, conformément à ce qu'annonçait le dossier d'enquête publique. En revanche, les résultats sont sensiblement différents de ceux envisagés lors de l'enquête publique pour les villes éloignées de l'aéroport. Cergy-Nord subit en moyenne 12 dépassements quotidiens, contre 4 prévus, Conflans-Ouest 39 contre 25 annoncés, Conflans-Sud 26 contre 6, Eragny 20 contre 8 et Jouy 14 contre 4.»
25
LE JOURNAL DES
Dossiers
Février-Mars 2013
tribune
Cela ne vaut PLU la peine de manifester devant la mairie Face à l’ampleur du débat pour l’avenir de Triel, et comme promis dans le numéro de janvier, la rédaction du J2R ouvre ses pages à Ludovic Lea. Mû par sa volonté de répondre à la manifestation du 15 décembre dernier et aux positions de l’ancien maire, M. Houllemare, le bloggeur triellois nous apporte un autre regard sur le PLU de la commune.
Le projet de plan local d'urbanisme (PLU) triellois souffre de l’opposition frontale de certaines riverains qui, constitués en association, tentent de mobiliser les Triellois contre lui. La presse locale se fait naturellement le relais de ces griefs. Parmi les inquiétudes légitimes viennent néanmoins fleurir inexactitudes et accusations infondées : les esprits s’échauffent, si bien qu’une remise en perspective s’impose afin d’éclairer les enjeux présents et futurs auxquels la commune doit faire face. La rupture démographique n'aura pas lieu Les opposants au PLU élaboré par l'équipe municipale pointent le risque de transformation démographique de la ville – certains avancent le chiffre de 20 000 habitants à l'horizon 2025, contre 12 000 à l'heure actuelle. Le chiffre, dont la méthode de calcul n'est pas précisée, est à prendre avec des pincettes : le ton est politique et les tribunes d'opposition manquent rarement d'exagérer à dessein. En réalité, une telle augmentation ne pourrait s’expliquer que par l’urbanisation de zones dont la construction n’est pas à l’ordre du jour : les modifications apportées par le PLU ont pour but de permettre la réflexion, sans qu’aucun projet ne soit dans les cartons ni à moyen terme, ni à long terme. Audelà des réserves sur l'exactitude des données avancées, la mise-en-garde quant au caractère exponentiel de la démographie trielloise ne résiste pas à l'épreuve des faits. Tout au contraire, le dépassement de la barre des 20 000 habitants d'ici une dizaine d'années – pour autant que ces 26
chiffres soient fiables – s'inscrirait dans la continuité des évolutions démographiques passées. La population municipale, après avoir augmenté de façon fulgurante dans la période de l'aprèsguerre, a crû de façon régulière du début des années 1970 à nos jours. Entre 1975 et 2000, le nombre de triellois est passé de 6900 à 11500, soit une croissance de 66% sur vingt-cinq ans, à comparer avec les 73% estimés entre 2000 et 2025. Il ne s'agit donc pas, à proprement parler, d'une rupture dans l'évolution démographique de Triel-sur-Seine. Que dit la loi ? La mise au point démographique effectuée, il convient de rappeler que la commune n'est pas une parcelle autonome de la République : elle demeure par conséquent soumise aux lois du pays. Or, que dit la Loi à propos du logement ? Récemment modifiée, celle-ci impose désormais un quota minimum de 25% d'habitations à loyer modérés (HLM) dans chaque municipalité de plus de 3500 habitants. Pour l'heure, Triel-sur-Seine compte à peine 9% de HLM (données de juin 2012), ce qui l'expose à des sanctions pouvant atteindre 5% du budget de fonctionnement de la ville, ainsi que nous vous l'indiquions dans un précédent article du blog du Canton de Triel(1). Pour ces raisons légales – le PLU devant être visé par l’État – la population trielloise augmentera nécessairement du déficit de logements aidés. Ainsi, sur 8000 nouveaux arrivants, ce ne sont pas moins de 2500 d'entre-eux qui correspondent à une augmentation contrainte. Or, plus question, de nos jours, de répéter l'erreur des grands ensembles ! Pour des raisons évidentes de cohésion sociale, ces logements sociaux devront être mêlés à des logements du secteur libre. Voilà qui explique la croissance démographique à venir : pour atteindre l'objectif imposé par l’État de 25% de logement sociaux, en nous fondant sur une hypothèse basse où la moitié des nouveaux logements appartiendra au secteur libre, il faudra accueillir à Triel pas moins de... 7750 nouveaux habitants. Le compte y est. Réflexion faite, il semblerait que la démographie trielloise pâtisse avant toute chose de l'immobilisme des administrations précédentes sur la question du logement, qui ont rendu la pente à gravir d'autant plus raide qu'elles n'ont rien fait pour anticiper les exigences du législateur. www.journal-deux-rives.com
Le bien commun
pourrait n'être pas
« nymbiste » Par ailleurs, il s'agit de ne pas oublier que l'Ile-de-France connaît une cruelle pénurie de logements, et que par conséquent la tendance dans notre région sera nécessairement à la construction de logements supplémentaires ; tandis que le surcroît de clients potentiels viendra renforcer l'attractivité commerciale de Triel, dont les habitants déplorent régulièrement le manque de diversité parmi les commerces du centre. Enfin, l'opposition à toute augmentation de population revient à hypothéquer le droit de propriété des Triellois : la construction de logement doit rester une activité privée et libre, sans quoi la mainmise bureaucratique sur le foncier vexerait les propriétaires dans leur droit et encouragerait la corruption de nos édiles.
Aire de grand passage : État responsable Autre faux procès fait à ce PLU qui n'en demandait pas tant : on l'accuse d'introduire subrepticement des hordes de caravanes aux portes de ce joli village ! Si les craintes de certains vis-à-vis de la construction de cette aire de grand passage à cheval sur la frontière entre Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine peuvent être compréhensibles, en attribuer la responsabilité à l'actuelle mairie relève de la désinformation, dont on soupçonne qu'elle procède d'arrière-pensées politiques. A ce titre, il est singulier de constater que les opposants au PLU citent comme argument à charge son « retoquage » en préfecture, alors même que l'une des principales raisons avancées pour justifier ce rejet est le refus de la mairie d'y inscrire l'aire de grand passage. La CA2RS, se conformant ce faisant à une obligation étatique, avait accepté ce projet, négociant la levée de l'obligation de construction d'une aire d'accueil pour les gens du voyage dans chacune des communes en contrepartie. En toute logique, c'est face à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye ou au ministère du Logement que les opposants à la construction de cette aire devraient manifester, et non devant leur mairie. r Ludovic LEA garde partagée,
(1) URL : http://www.lecantonblog.com/2012/12/ logement-social-notre-canton-face-aux.html
LE JOURNAL DES
Dossiers
Février-Mars 2013
aménagement
Port de Triel : La CA2RS interpellée par les associations La deuxième phase de concertation entre Ports de Paris et les associations s’est déroulée lundi 25 février à Fabrique 21 sous la présidence de Philippe Tautou, président de la CA2RS. Bien qu’apparemment positive dans son ensemble et consacrée à l’organisation des futurs groupes de travail, cette première rencontre a permis aux participants d’avoir un avant goût de ce que sera la concertation.
Première réunion de la nouvelle phase de la concertation pour le projet de l’Eco port des 2 rives de Seine, premières discussions. Ports de Paris est venu pour constituer des ateliers en vue de « la co-élaboration du cahier des prescriptions et de la charte d’exploitation » (voir encadré) du futur port, les associations avaient prévu d’avancer une proposition : l’étude de possibilité d’un port mixte permettant à la plaisance de perdurer à côté du port industriel. A noter toutefois que le gérant de la Marina Port Saint-Louis a été empêché d’assister à cette réunion. Étonnant ! Une double exigence : concertation et transparence
Lors d'un travail en commun, la semaine du 18 février, un collectif d’associations
De g. à d. : Antoine Berbain, directeur de l'aménagement de Ports de Paris, Jean-Yves Six, maire adjoint (Triel), Philippe Tautou, Président de la CA2RS, Joël Mancel, maire de Triel-surSeine, François Gourdon, maire de Villennes, Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy.
(Photo J2R))
s’est efforcé d’intervenir pour exprimer une nouvelle piste de réflexion. Son représentant a proposé que la mixité d'usage du futur port industriel avec la plaisance soit rendue possible (sujet déjà évoqué précédemment mais non étudié sérieusement) et qu’il ne faudrait pas négliger une certaine cohérence entre le projet du Parc du Peuple de l'Herbe proche du port de plaisance actuel. Selon lui, « la concertation et la transparence sont des exigences de la vie démocratique locale » et de ce
fait les pouvoirs publics doivent la prendre en compte. S’étant entendu répondre « qu’on ne changeait pas l’ordre du jour » et que « le projet est ce qu’il est et qu’il ne sera pas remis à plat », une rencontre avec le président de la CA2RS est prévue. Une intervention de Yves Balut, président de l’UFC-Que choisir Val de Seine a eu pour objet l’insuffisance d’informations techniques sur le futur port ainsi qu’une information sur les modifications apportées
Objectifs prévus de la phase II de la concertation C’est par un travail commun (co-élaboration) que doit se dérouler la définition, autour du contenu général, des prescriptions particulières d'aménagement et d'exploitation future du port des 2 rives de Seine. Ce futur « Cahier des prescriptions » concerne les paries architecturales, paysagères et environnementales, comme par exemple la définition des aménagements, des bâtiments et des extérieurs, les matériaux, les végétaux à planter, le mobilier urbain, la signalétique... La Charte d'exploitation est destinée à cadrer les futures installations sur le port comme : le fonctionnement du port, les équipements d'exploitation, les horaires, le bruit, la poussière... Participeront aux groupes de travail (ateliers) des représentants : des associations (riverains, environnement, usagers), des collectivités (mairies, CA2RS, Conseils général et régional), des partenaires et services de l'Etat (Lafarge, GSM, Epamsa, DDT...) et les Ports de Paris et des techniciens travaillant comme maîtres d'œuvre. Une charte de qualité de vie : des règles et un suivi. Le contenu de la phase de travail et d'échanges s’oriente vers la formalisation d'un document unique appelé « une charte de qualité de vie de l’Eco-port des 2 rives de Seine ». Cette charte doit répondre aux objectifs suivants : établir un socle commun, fédérer les partenaires et fixer des objectifs partagés en matière d'exemplarité. C’est un processus qui s'inscrit dans la durée et sera suivi et animé par des comités (information, voisinage, réclamations, évaluation,...) (d’après Urbicus).
www.journal-deux-rives.com
27
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
Dossiers
Environnement depuis la dernière concertation. Jean-Marc Gaulier (URBICUS) qui a la charge d’une « charte de qualité de vie » (voir encadré) pleine de bonnes intentions environnementales, envisage pour la prochaine réunion une présentation du projet tel qu’il est aujourd’hui. Privilégier l'expertise De nombreuses questions restent en suspens : nombre de péniches par jour, entrées-sorties des bateaux de particuliers, emplacements possibles, proximité du Parc du Peuple de l'Herbe, ... , informations qu'il serait utile de communiquer aux associations et aux élus des communes concernées. Pourquoi ne pas faire en sorte que le Parc du Peuple de l'herbe ne soit pas seulement surplombé par un viaduc incongru pour y faire passer l'A104 et l'entourer d'usines, mais permettre aux riverains et aux visiteurs de regarder la navigation sur la Seine autrement. Les associations pensent qu'une rencontre d'ordre technique avec Ports de Paris avant la prochaine réunion est nécessaire
afin d’y voir plus clair sur la possibilité ou non de permettre la mixité des activités d'un port de plaisance avec les activités prévues du port industriel. Méthode et limite de la concertation
En fin de réunion, la problématique de la compatibilité du projet avec le PPRI (prévention contre les inondations) est évoquée. C’est un sujet qui ne doit pas manquer d’intérêt compte tenu de la proximité du fleuve. Suite à l'interrogation d'un intervenant qui a demandé au président de l'interco', si une étude hydraulique pouvait être financée pour évaluer le risques du fait des sept projets en bord de Seine dans la boucle, M. Tautou a répondu par une fin de non recevoir. Et puis un débat s’est ouvert - hélas vite refermé - sur le fonctionnement des groupes de travail et leur composition déséquilibrée en défaveur des associations.(1) Un problème qu’il est urgent de résoudre avant le 25 mars. (2)
Un (in) certain nuage Un dégagement gazeux dans une entreprise chimique de Rouen (Lubrizol), « non toxique » selon la préfecture de Seine-Maritime et la Sécurité civile, mais nauséabond, incommodait dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 janvier les populations jusqu'à la région parisienne et le sud de l’Angleterre.
Ce gaz est un composé soufré, toxique à forte dose, différent de l'additif inoffensif que l'on rajoute dans le gaz de ville. Un collectif d’association(1) a fait le rapprochement avec l’éventualité d’un même dégagement, mais radioactif, pour lancer un cri d’alarme : « Mercaptan –radioactivité même combat ». Certains arguments du collectif - publiés ci-dessous-, cherchent à réveiller la conscience militante des habitants. Il ne s'agit pas proprement de comparer le risque du mercaptan avec les risques du nucléaire mais de démontrer que l'information des risques est toujours minimisée par les autorités en charge de la protection des populations et de la santé publique. 28
LA question qui se pose pour ce nuage s'est déjà posée pour un certain nuage venant de TCHERNOBYL et il est tout à fait vrai et avéré que les populations ne sont absolument pas préparées à un accident nucléaire à la centrale de NOGENT qui toucherait, selon les vents, la région Ile-de-France (car l’établissement nogentais n'est qu'a 80 km de l’aire francilienne). Cet accident et la manière dont il a été traité renforcent les inquiétudes des citoyens et de leurs associations quant à la capacité de l’Etat français à assumer ses responsabilités face à un accident de grande ampleur. Que se produirait-il en effet si un accident majeur survenait dans une des vieilles centrales normandes ou dans celle de Nogent-sur-Seine ? Ces centrales ont atteint leur limite d’âge et semblent potentiellement dangereuses. En quelques heures, des millions de personnes vivant entre Paris et Londres seraient contaminées par la radioactivité. L’accident de Rouen laisse mal augurer de l’attitude des pouvoirs publics face au risque nucléaire. Le manque de transparence et d’information ne fait que cacher une impréparation des pouvoirs publics : - Y a-t-il des réserves d’iodure de potassium suffisantes qui pourraient être distribuées à des millions de personnes en quelwww.journal-deux-rives.com
Enfin, il semble que la mission des « ateliers » consistera en « propositions de trames de travail qui seront communiquées aux membres ». Chacun amenant ses propositions afin d’aboutir à « quelque chose » de cohérent. Est également prévue une enquête publique, vers les mois de juin - juillet (la date n'est pas arrêtée), par laquelle les habitants pourront s'exprimer afin d’engager des échanges qui devront permettre d’assembler les arguments réciproques. Et en cas de désaccord, qui tranchera ? r -C.s.B. (1) Liste des Associations : UFC-Que Choisir Val de Seine - ASA (Association Syndicale des Habitants) Villennes-sur-Seine - AEVS (Association d'Environnement du Val de Seine) - APPCT (Association pour la préservation du Paysage du Canton de Triel) - Le Collectif du Parc du peuple de l'Herbe - ADRESP (Association Deux Rives Environnement et Services Publics) - Les amis de Triel - Pissefontaine Environnement - ADVENIR VILLENNES - Le Poisson d'avril - ECO GAïA - ADIV-Environnement. (2) Le calendrier : 25 mars, atelier architecture, paysage et environnement. 22 avril et 27 mai : la charte d'exploitation. Septembre 2013 : restitution du travail des ateliers. Sans compter avec une enquête publique vers les mois de juin - juillet au cours de laquelle les habitants pourront aller consulter tous les documents et s'exprimer par écrit.
ques heures ? Où sont-elles stockées ? Qui les distribuera et comment ? - Y a-t-il un plan d’évacuation des 12 millions de Franciliens en cas d’accident grave à Nogent-sur-Seine ? Les conséquences humaines et matérielles d’un tel drame ont-elles simplement été appréhendées ? - Comment notre pays pourra-t-il continuer à fonctionner si sa région capitale, qui est aussi la plus riche, est neutralisée pendant des décennies ? - L’Etat a-t-il prévu les moyens nécessaires en personnel et en matériel prêts à être déployés sur les lieux sinistrés pour limiter l’importance de la catastrophe ? NOUS N’EN SAVONS RIEN (mais nous en doutons) !...» r C.s.B. (1) Lancé par la jeune association "Confluence pour sortir du nucléaire".
Le CIREN, Confluence pour sortir du Nucléaire et le CIAN 94 appellent les franciliennes et franciliens à rejoindre massivement la Chaîne Humaine du 9 mars à Paris pour dire NON au nucléaire civil et militaire et pour exiger une transition énergétique maintenant. (D’après « Sortir du nucléaire Paris »).
LE JOURNAL DES
SPORTS
Février-Mars 2013
Boxe anglaise
Konki Champion de France amateur En demi-finales, les Muriautins en forme
Samedi 16 février 2013, se sont déroulées les demi-finales des championnats de France amateurs seniors masculins de Boxe au Gymnase de Pierre de Coubertin des Mureaux. Ces demi-finales ont réussi à trois sociétaires du BAM (Boxing Amical des Mureaux) Trois des quatre sociétaire du BAM engagés dans ces demi-finales ; Elie Konki (-52kg), Driss Yalaoui (-52 kg) et Dimitri Balossa (+91 kg), ont remporté leurs matchs et leurs tickets pour les finales d'Hayange en Lorraine (voir ci-contre).
Trois sur quatre
L'entraîneur Mokhtar Hadjri (à droite) distille ses conseils avisés. (Photo DR)
Samedi 23 février, la cent cinquième soirée des finales du Championnat de France Amateur Seniors Hommes, édition 2013, a souri à Elie Konki du BAM (Boxing Amical des Mureaux) mais pas à ses deux camarades de club. Samedi soir à Hayange en Lorraine, Elie Konki a remporté le titre de Champion France Amateur Seniors dans la catégorie des 52 kg, en battant Driss Yalaoui. Un duel Muriautin Ces deux boxeurs sont sociétaires du Boxing Amical des Mureaux. Par conséquent, cette finale fut 100% muriautine,
mais cela signifiait également que l’un des deux reviendrait dans son club sans titre. Elie Konki a vaincu son camarade du BAM sur un score de 20 à 13 et a confirmé sa domination dans cette catégorie.
Elie Konki a battu Samuel Kistohurry USSAP Boxe, club d’Aquitaine. Driss Yalaoui a battu Mohamed Friha du Ring de Massy club d’Ile-de-France. Et Dimitri Balossa a vaincu Sofian Guetarni lors du dernier match de la soirée. Ambroise Preira (-81 kg), le dernier membre du BAM engagé dans ces demi-finales, fut battu par Mamadou Diabira Bakary, vainqueur par arrêt de l’arbitre. Ambroise Preira fut compté trois fois dans la deuxième reprise après un uppercut efficace de son adversaire. Ce fut le seul match de la soirée à se conclure ainsi. Moktar Hadjri, l’entraîneur des boxeurs du BAM, fut très satisfait par les résultats de ses élèves.
Les autres résultats
Souleymane Cissokho (-69 kg) du Top Rank de Bagnolet a do-
Abandon à la troisième miné David Papot du Boxing Nazairien et tenant du titre. Souliman Abdourachidov de l’AS de Monaco (-81kg) a battu Olivier Un troisième sociétaire Vautrain du Boxing Nazairien. Pour terminer, Adriani Vastine du BAM était engagé dans du Vastin Boxing Club (-75 kg) a vaincu Kamel Chenni du CS cette soirée de finales. Dans Nouzonville sans problème malgré la résistance de son adversaire. la catégorie des + de 91kg, Balossa du BAM a affronté Jonathan Nacto du MJC d’Annemasse. Le dans les finales du Championnat de France Muriautin s’est fait dominer par le Dauphi- Amateur Seniors Hommes 2013, seul Elie nois aux points à la troisième reprise, le coach Konki est revenu avec un titre de Champion. de Balossa a préféré « jeter l’éponge ». Ce sera Mais ils ont montré tous les trois, en arrivant jusque-là, la qualité de la boxe muriautine. pour la prochaine fois. Sur trois sociétaires du BAM engagés r -Damien DELERIN.
Dragons Bleus : des vrais champions ! Doublé gagnant !... et parité respectée. Une fille sur la plus haute marche du podium et elle est Yvelinoise. Camille Aguié et David Heuzé Médailles d'or au Trophée du Dragon 2013 - Compétition Nationale de Kung Fu de combat au KO system.
En outre, les moines de Shaolin seront de retour à Verneuil-sur-Seine (23 et 24 mars 2013). Réservez vos places ! Six médaillés sur une équipe de sept compétiteurs. Décidément les Dragons Bleus n'en finis-
sent plus d'impressionner, non seulement le public, mais aussi les responsables fédéraux qui ne cachent plus leur admiration pour nos compétiteurs. David Heuzé aussi à l'aise face à ses adversaires que vous à la plage, s'est encore une fois visiblement amusé à combattre les meilleurs Français actuels dans la terrible discipline du Sanshou au KO system. Que dire de Camille Aguié pour sa première compétition et qui dû affronter deux épreuves : combattre l'adversaire et combattre sa meilleure amie d'école Hélène Dupriez dans une finale fratricide puisque nos deux élèves malheureusement se sont retrouvées seules combattantes en lice au terme de cette journée. Très impressionnant et très attendu, www.journal-deux-rives.com
Aurélien Petit est arrivé au top de sa forme et a vaincu tel un rouleau compresseur son premier adversaire. Par malchance et sur blessure à l'épaule, il ne pourra terminer son parcours du jour qu'à la troisième place. Bravo aux coaches, bravo aux élèves sans qui nos champions ne pourraient s'entraîner. Bravo au préparateur physique : Bruno Matias, qui par son implication a permis à nos compétiteurs de maximiser leur prestation. Merci à Vincent Faure-Chappat qui a une nouvelle fois préparé une série de photos mythiques. Rendez-vous l'an prochain.. pour le prochain Trophée du Dragon, nouvelle épreuve qui elle aussi va devenir sous l'impulsion de Frédéric Pinlet et de Dan Schwarz, LE plus grand rendez-vous annuel de KUNG FU. r -R.A. 29
LE JOURNAL DES
SPORTS
Février-Mars 2013
Foot US
La belle reprise des Lycans
Le porteur de la balle des Lycans des Mureaux a percé la défense adverse. (DR)
Belle reprise de saison pour les équipes junior et senior des Lycans, le club de Foot US des Mureaux, qui remportent deux matchs importants. Dimanche 10 février, l’équipe Senior s’est déplacée à Saint-Denis, afin d’affronter les Monarques pour le compte de la 5e journée du championnat de Division 3 nationale. Après une reprise 2013 plutôt chaotique en raison des conditions climatiques, il était bien difficile de faire un pronostic positif pour les Muriautins. Une chose était sûre : Les Lycans seniors avaient besoin de points pour se maintenir à ce niveau de compétition. Température hivernale, neige et boue ; ces conditions climatiques sont favorables aux locaux, à la réputation solide. De plus, l’absence du head coach Lycans Thierry Soler, convalescent, propulse Alexandre Loppé (également coach des cadets) à la direction des opérations. La belle victoire des seniors Les Monarques commencent le match en 30
attaque, mais leur progression est stoppée à la suite d’un ballon perdu. L’escouade offensive des Lycans entre en action. Avec la blessure de Xavier Samson (RB n°22), ce sont l’inusable Médessé Fanou (RB n°32) et le rookie Steven Simson (RB n°25) qui mènent la charge. L’avance est bonne mais ne marque pas Pire, l’attaque des Bleu et Vert laisse échapper un ballon sur les 1 yards adverses, leur laissant l’occasion de prendre l’avantage au score. Les Monarques ne sont pas aussi maladroits. Ils transforment cette erreur muriautine en TD (touchdown) après un long drive. A la pause, les Monarques mènent 6-0 Au retour des vestiaires, les deux « perce-murailles » des Lycans, bien aidés en cela par une ligne offensive bien plus efficace que d’habitude, malgré sa composition hétéroclite, engrangent les yards. D’ailleurs, c’est Médessé Fanou, le coureur tout en puissance des Lycans, qui assure le show. Sur une course de 40 yards, il positionne son attaque en situation favorable, offrant à son full-back Jérémy www.journal-deux-rives.com
Hulot (FB n°39) les premiers points du match pour les Lycans. Puis, c’est Jérémy « Doomer » Mosses (QB n°1), le quarterback et meneur de cette escouade offensive, qui adresse un ballon bien dosé à son receveur Guillaume « Gibbs » Gibon (WR n°83). Les Lycans passe devant et la défense fera le nécessaire pour que le score n’évolue pas jusqu’au coup de sifflet final. Si l’attaque a pu compter sur ses coureurs, la défense des Lycans s’est appuyée sur un collectif qui a pu plier, parfois, mais limite les Monarques à 6 points, alors qu’ils en avaient marqué 44 points contre les Salamandres du Havre, et 28 contre les Conquérants de Caen. A noter la bonne performance du rookie Eddy Georges (DT n°66) et du safety Charly Gutierrez (FS n°4). Enfin les Lycans remontent la pente après un début de saison difficile. Ils doivent maintenir l’effort afin de rester dans la Division 3. A noter une belle initiative des Monarques, qui retransmettaient le match en direct sur leur site internet, permettant ainsi de suivre la rencontre sans avoir à affronter une météo quasi polaire. r Damien DELERIN
LE JOURNAL DES
SPORTS
Février-Mars 2013
Cross
Deux belles performances au championnat Île-de-France
Au cross de la Sablière à Viroflay, le club VO2 a décroché deux podiums. (J2R)
Une Orgevalaise et un Triellois qualifiés aux championnats de France de Cross ! Le dimanche 10 février se sont déroulés les championnats d'Île-de-France de cross-country à Lisses (Essonne). Point d'orgue de la saison de cross dans la région et course qualificative (à partir de la catégorie des cadets) pour les championnats de France qui se tiennent à Lignières-en-Berry le 3 mars. C'est avec une grande fierté que Laurent Condette, président du club athlétique VO2 Rives de Seine, nous a annoncé l'exploit de son club. C'est inédit ici dans les Deux Rives ! Pour la pre-
mière année d'activité, deux athlètes de VO2 Rives de Seine se sont qualifiés pour les championnats de France du mois de mars ! L'Orgevalaise Chloé D'Epenoux s'est qualifiée après sa belle 28e place en Cadettes, ainsi que le Triellois Adrien Jamet, qui a obtenu une magnifique 11e place chez les Cadets. A noter qu'il s'agit de leur première année d'athlétisme et qu'ils seront encore dans la même catégorie l'an prochain ! Huit autres athlètes plus jeunes du club étaient qualifiés à ces championnats d'Île-deFrance et se sont distingués : Adèle Delattre termine à une très jolie 7e place chez les Benjamines, devant Gaétane Lemasne (15e). Claire
Les Orgevalais au top ! En attendant les résultats du championnat de France qui se déroule à Lignièresen-Berry le 3 mars, deux jeunes Orgevalais du club VO2 Rives de Seine se sont illustrés au cross de la Sablière à Viroflay, le dimanche 24 février.
Les plus jeunes du club s'étaient donnés rendez-vous ce matin au cross de la Sablière
à Viroflay. C'est sous la neige et dans le froid (un vrai temps de cross quoi !) qu'ils se sont affrontés pour clôturer en beauté cette première partie de la saison. Et quelle belle conclusion ! Deux nouvelles victoires pour le club avec Margaux Lefeuvre chez les poussines (sous le regard admiratif de papa !) et Paul Devez (sous le regard ébahi de maman !), qui participait à son premier cross depuis son arrivée au club il y a deux semaines ! Ces très jeunes recrues Orgevalaises sont prometteuses, tout comme Justine D'Epenoux, belle 5e chez les poussines et Martin Desjonwww.journal-deux-rives.com
Lemasne (sa grande sœur) termine 19e chez les Minimes filles, devant Léa Condette (31e). Florent Margerie termine aussi dans les 30 premiers chez les Minimes garçons. C'est un bilan exceptionnel pour un club né en septembre dernier ! Le président Laurent Condette a remercié le staff, et en particulier le coach, qui a su amener les jeunes à un tel niveau sportif. Il ne faut pas non plus oublier l'effort des parents, qui ont aidé, en l’accompagnant, le développement de ce club devenu la fierté de l'interco'. r S.X.
quères, 12e de sa première course lui aussi chez les benjamins. Les jeunes Villennois ne sont pas en reste, avec Romane Gryson, 6e chez les benjamines, Lucas Charpentier 8e chez les minimes et Guillaume Masseboeuf 30e chez les benjamin. Enfin, les Médanais Théo Condette, 5e chez les benjamins, et Lancelot Le Gall, 11e, se sont également distingués. Les maillots rouges de ce nouveau club seront donc montés plus de 50 fois sur les podiums des cross 2012-2013 ! r S.X. 31
LE JOURNAL DES
cULTURE
Février-Mars 2013
Un jour un livre
Doit-on repenser la gouvernance mondiale ? Le Voisin est-il un ami ou un ennemi ? Du quartier jusqu’aux continents nous sommes tous condamnés à vivre sur cette planète Terre qui nous entretient. Cohabitons en paix pour le meilleur plutôt que pour le pire.
L'accélération extrêmement rapide des connaissances humaines, de la science, de ses applications technologiques, a contribué à la fois aux progrès matériels mais aussi au désordre de la société mondiale, déchirée entre le luxe et le confort d'un côté, et la plus grande misère que plus rien ne semble pouvoir résoudre, de l'autre. Désordres et progrès Alors, évidemment, il est extrêmement aisé de jouer les Cassandre et de promettre à l'humanité une fin effroyable dans des désordres encore plus grands, qui peuvent conduire à l'apocalypse nucléaire, ou bien à une pandémie mondiale qui ne laisserait derrière elle que les insectes de vivants ! Si donc, en toute honnêteté, vous ne semblez pas être préoccupé par ce problème, livrez-vous donc à vos activités favorites très tranquillement sans vous soucier du devenir de l'Humanité parce que, de toute façon nous sommes tous condamnés à mourir.
32
C'est la seule égalité qu'il nous reste ! A moins que… La curiosité ne vous pousse à savoir : « Qui pourra donc bien vouloir gouverner ce monde, lorsque nous n'y serons plus ? » C'est sans doute cette curiosité qui a poussé Jacques Attali à écrire, pour nous tous, un petit ouvrage qui est à la fois un survol historique, depuis la nuit des temps, des sociétés qui ont tenté de s'opposer sur la planète. C'est également aussi une approche géopolitique sur le monde actuel, qui procède d'une analyse distanciée et sans concession. Ceci pour introduire enfin, en dernière partie, des pistes de solutions possibles pour construire, à l'échelle mondiale, une collaboration des peuples et des cultures conduisant à un gouvernement pouvant assurer l'équilibre des forces en présence dans le respect des valeurs de chacun. Trois obstacles qui n’en sont pas Pour tenter de vous décider, il me faut cependant vaincre trois appréhensions que vous pouvez légitimement m'oppo-
www.journal-deux-rives.com
ser : - Si l'étiquette politique de l'auteur devait vous gêner aux entournures, passez outre. Il est toujours bon de chercher à comprendre ce qui pourrait contribuer à enrichir votre argumentaire aux fins d'un réel débat sur le sujet. Nous avons tous la liberté de ne pas être d'accord avec le propos. Encore faudrait-il l'avoir écouté. - Écouter, soit ! Cependant vous pourriez objecter qu'il faut de plus, qu'il soit « entendu ». (Entendu, au sens de compris, bien sûr !) Alors là, je vous rassure. L'auteur n'utilise pas un langage technocratique et soporifique. Vous comprendrez aisément sa pensée sans être obligé de vous munir d'un dictionnaire et d'une encyclopédie. En particulier la première partie, historique, constitue sans aucun doute un cours magistral, passionnant comme une bande dessinée où nous retrouvons aisément les repères que nous ont donnés l'école et nos lectures personnelles. - La dernière objection que vous pourriez formuler consisterait à déclarer qu'il est strictement impossible de chercher à améliorer à la fois l'Homme et la Société. Alors, de deux choses l'une : ou bien le
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
cULTURE
Un jour un livre monde tel qu'il est vous convient, même pour des raisons égoïstes, et vous perdez une occasion d'espérer, ou bien vous balayez votre indolence pour essayer de gratter un peu plus la question. A ce point du discours vous êtes, bien entendu, libre de ne pas aller plus loin, pensant peut-être, finalement que... Bon, si vous êtes encore là, je vais tenter de vous en dire un peu plus pour vous faire partager mon approche. Ce qui fait à mon sens, l’originalité du propos de Jacques Attali, c’est l’idée qu’il est vraisemblablement possible de faire cohabiter des sociétés, de cultures différentes, de mentalités différentes lesquelles ont façonné l’histoire mondiale, à condition de mettre en place un système de relations basées sur la collaboration et non sur la compétition. Autrement dit il nous faut accepter l’idée qu’il faudra s’appuyer sur toutes les intelligences, toutes les cultures, toutes les aspirations, pour annihiler les détestables habitudes des Empires qui peuvent être tentés de faire table rase de ce qui peut gêner les objectifs imposés comme modèles incontournables. De nouveaux « codes moraux » à inventer Cela suppose bien entendu qu’il deviendrait nécessaire de résoudre à la fois les problèmes économiques liés à la subsistance des peuples les plus démunis, à leur accès à l’éducation, à leur accès à la santé et au logement, c’est-à-dire à l’essentiel qui pourrait devenir un droit absolu pour chaque habitant de cette planète ! Cela implique l’existence d’organismes supranationaux qui auront pour mission
de vérifier que les codes moraux d’une société nouvelle seront bel et bien respectés. Mais avant de proposer un canevas de construction d’un projet fédéral de gouvernement mondial, Jacques Attali évoque tout de même, sans complaisance mais sans peur, les anarchies possibles pour le monde de demain : une démographie hors de contrôle, des guerres en cascade, la pénurie de matières premières, la destruction de la nature, y compris même la destruction de la vie par le choc d’un astéroïde. Je ne fais que citer là les principaux items de son chapitre huit. Bien sûr la lecture de cet ouvrage mettant en évidence l’immensité de la tâche qui attend tous les hommes de bonne volonté s’apparente à un rêve humaniste s’il est encore possible d’en avoir un… Je vous laisse le soin de découvrir ce que l’auteur propose comme solution pour une gouvernance mondiale lucide, ferme, sans parti pris vis-à-vis d’aucune religion et d'aucune culture et qui s’efforcerait en quelque sorte de donner raison à tous ceux qui espèrent ou osent affirmer, comme l’a écrit Saint-Exupéry : « Être homme c’est être responsable, c’est connaître la honte devant une misère qui ne semblait pas dépendre de soi, c’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée, c’est sentir, en apportant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde ». L’auteur Docteur d’Etat en sciences économiques, Jacques Attali est diplômé de l’Ecole Polytechnique (major de la promotion 1963), de l’Ecole des Mines, de l’Institut d’Etudes Politiques et de l’Ecole Nationale de l’Administration. Il a enseigné
l’économie théorique à l’Ecole Polytechnique, à l’École des Ponts et Chaussées et à l’Université Paris-Dauphine. Il est docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères et membre de l’Académie Universelle des Cultures. Jacques Attali est également éditorialiste à L’Express. Il est l’auteur de plus de cinquante livres, traduits dans plus de vingt langues et diffusés à plus de six millions d’exemplaires à travers le monde, comprenant des essais (sur des sujets allant de l’économie mathématique à la musique), des biographies, des romans, des contes pour enfants, des biographies et des pièces de théâtre. Selon le Magazine Foreign Policy (2008 et 2010), Jacques Attali est l’un des cent intellectuels les plus importants du monde. L’extrait. « C’est parce que nous sommes pour la plupart, résignés, défaitistes, incapables d’utopie, convaincus que les révoltes mondiales ne sont pas possibles. Or c’est la seule raison pour laquelle elles ne le sont pas ; et il suffira de penser que des États généraux du monde sont réalisables pour qu’ils le deviennent. Ce sera aussi une bonne occasion de comprendre que penser le gouvernement du monde ne doit pas être un prétexte ou un alibi pour s’abstenir de s’occuper de son plus proche voisin ; au contraire, c’est avec lui, et pour lui, que commence le monde. » Ceci constitue les dernières phrases de ce bouquin remarquable ! r Michel Stotzenbach Jacques Attali : « Qui gouvernera le monde ? » librairie Arthème Fayard, 441 pages, 10 €.
REGROUPER VOS CRÉDITS DIMINUER VOS ÉCHÉANCES UN SEUL INTERLOCUTEUR Aucun versement ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un prêt d’argent. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités financières avant de vous engager.
AZURFI est l’expert en rachat de crédits Contactez-nous, nous vous comprendrons 01.39.79.20.05 - www.azurfi.fr PARTICULIER OU PROFESSIONNEL
vos comptes restent dans la même banque et vous bénéficiez d’un rachat pour tous types de crédits : immobilier, conso, leasing, renouvelable, voiture, travaux, trésorerie... Mandataire de Banques SARL au capital de 7.500 - 749 862 553 RCS Versailles RC Professionnelle Chartis 2.401.200 / RD00053606W 27, rue Noël Gilles - BP 70001 - 78540 Vernouillet
www.journal-deux-rives.com
33
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
cULTURE
Bloc-notes de l'Histoire
Le tramway de Pontoise à Poissy Le réseau de la CGB (Compagnie des chemins de fer de Grande Banlieue) dans les départements de la Seine-et-Oise et de la Seine comportait plusieurs lignes d’un petit chemin de fer dont on trouve encore des traces aujourd’hui. La ligne de Poissy à Saint-Germainen-Laye existait depuis 1896 et celle de Pontoise à Poissy à partir de 1912. Sur quelques dizaines de kilomètres, plusieurs arrêts desservaient : Pontoise, Cergy, Vauréal, Jouy-le-Moutier, Maurecourt, Andrésy, Carrières-sous-Poissy et enfin Poissy. Quelques anciens s'en souviennent encore, un train passait autrefois à Carrières-sous-Poissy(1). Cela ne dura pas très longtemps, une vingtaine d'années Le pont de Poissy vers 1912. (CPA collection Ph. HONORÉ) seulement, de 1912 à 1933. Si les photos - Arrivée à Pontoise: 7h. 45, 10h. 58, 2h. 18 passant par le lieu-dit « Les Escarpements » de ce train dans Carrières sont très rares, pour déboucher sur la route d'Andrésy à l'exon distingue par contre les rails sur de nom- et 6h. 18. - Départs de Pontoise: 7h. 57, 11h. 32, 3h. 17 trémité du parc du château de Champfleury. breux clichés. Ils étaient d'ailleurs encore parLa gare, encore visible aujourd'hui (transfortiellement visibles dans la Grande Rue dans et 7h. 15. - Arrivée à Poissy: 9h. 8, 12h. 45, 4h. 32 et mée en maison d'habitation) est située juste les années 1970. La gare existe toujours, elle devant le château du comte de Ronceray. Le a été transformée en maison d'habitation. 8h. 30. » train se faufile ensuite dans la Grande Rue; il Dans les autres communes de la ligne (sauf a fallu rétrécir un peu le porche de l'église Stcelles de Poissy et de Pontoise), il reste de L’arrivée à Carrières-sous-Poissy nombreux vestiges : la plupart des gares, des La ligne arrivait de Pontoise par Andrésy, Joseph pour permettre son passage. Il s'arrêviaducs, des remblais. longeait la Seine à Denouval, grimpait le long te à la place St Pierre, au puits Artésien et au du coteau et rejoignait la route d'Andrésy au chemin de Beauregard (sur la RN 13, actuelle Inauguration : le tramway de pontoise bout de l'actuel domaine de Ronceray pour rue de la Reine Blanche) avant de traverser la Un article extrait du Journal La Liberté de arriver à la gare… Le train pouvait ensuite Seine par le vieux pont de pierre pour arriver Seine-et-Oise du vendredi 6 décembre 1912 : continuer son parcours dans la Grande Rue à son terminus: la gare de Poissy. « La ligne de Poissy à Pontoise a été officiellement puis la côte St-Blaise (avenue Ernest-Jolly) inaugurée, lundi dernier, par MM. Autrand, pré- avant de rejoindre Poissy par la nationale L'arrivée à Poissy fet de Seine-et-Oise; Aimond, sénateur, président 13 (actuelle avenue de la Reine-Blanche) et Elle se fait par le pont, après avoir franchi du Conseil général ; Cornudet, député de la 1ère cir- le pont (l'ancien pont bien sûr). A Poissy, le la Seine... Le passage est étroit, notamment conscription de Pontoise; Monnet, ingénieur en chef réseau se poursuivait à travers la forêt jusqu'à entre le restaurant l'Esturgeon (à droite, et du Département ; Joyant, ingénieur ordinaire; Lévy, St-Germain-en-Laye puis jusqu'à Paris. qui existe encore aujourd'hui, et à gauche la agent voyer en chef, et Monod, représentant de la Cie Après avoir traversé Andrésy sur les ber- pharmacie de la gare qui n'existe plus). Le des Chemins de fer de Grande Banlieue, qui ont pris ges de la Seine, la voie ferrée passe sur un train débouche ensuite sur la place de la gare place, à Poissy, dans le wagon spécial, sont partis à petit pont pour franchir un drain de la ville du Chemin de fer de l'État, passe sous la 2 heures et arrivés à Pontoise à 3h. 45, après s'être de Paris (drain à ciel ouvert qui collectait voie ferrée Paris Rouen pour arriver devant arrêtés à chaque station ou halte. La mise en exploi- l'eau provenant des épandages, eau qui avait la mairie (qui n'existe plus aujourd'hui). Le tation de la ligne a été retardée jusqu'au mercredi 5 été purifiée en traversant le sable). A noter terminus se trouve un peu plus loin sur la décembre. Quatre trains dans chaque sens assureront que 100 ans après sa construction, ce petit gauche, le long des voies du chemin de fer de le transport des voyageurs et le trafic des marchandises pont est en excellent état (pas une seule fis- l'État approximativement sur l'actuelle place entre Poissy et Pontoise. sure dans le ciment !), même les rambardes Pompidou. - Départs de Poissy: 6h. 34, 9h. 45, 1h. 5 et métalliques sont encore présentes. Le train Le voyageur peut ensuite continuer son remonte depuis Denouval vers Carrières en voyage sur le réseau de l'État vers Paris St 5h. 5. 34
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
cULTURE
Bloc-notes de l'Histoire ment insuffisant pour assurer turne et bruyante. En 1933, le train des Halles la rentabilité de l’exploitation. disparaissait laissant place aux camions. Le C’est pourquoi le conces- tacot entrait dans l’histoire. r C.s.B. sionnaire, la Compagnie des Chemins de Fer de Grande Banlieue, s’efforçait de transporter des marchandises. La – Source autorisée : région étant alors essentielle- (1) http://philgene.free.fr/train/cgb_pontoise_poissy.html Honoré) ment rurale, le trafic était sur- (Philippe (2) – Source autorisée : tout agricole : des engrais et http://histoire.andresy.free.fr/tacot.htm (Gabriel Dupuy) des gadoues destinés à l’amendement des champs, des légumes destinés au marché parisien. Ce dernier trafic fit beaucoup pour la renommée du tacot qui, toutes les Poissy, place Saint-Pierre vers 1930. (Photo Antoine Evrard) nuits se transformait en « train des Halles ». Lazare ou Mantes ou bien continuer sur le réseau CGB vers Saint Germain-en-Laye. Le principe était le suivant. Les maLes marchandises étaient ainsi transportées raîchers de la région de Cergy et jusqu'au coeur de Paris: les cultivateurs pou- d’Andrésy chargeaient le soir des vaient acheminer fruits et légumes jusqu'aux trains entiers de fruits et de légumes. Halles. Les trains partaient vers Poissy où un embranchement leur permetA bord du « Tacot » : tait de rejoindre la ligne de tramway des marchandises et des voyageurs(2) La ligne comportait de simples points Poissy-Saint-Germain-en-Laye, puis, d’arrêts mais aussi de vraies gares avec des de là, une autre ligne de tramway qui bâtiments en pierre de pays (meulière). Celle gagnait le centre de Paris en passant d’Andrésy a été conservée et sert aujourd’hui par l’Étoile. Ils parvenaient [directement] aux Halles où les « Forts » de Maison des Associations. Le tacot (c’était le surnom familier que déchargeaient la cargaison qui était lui avaient donné les Andrésiens) comportait vendue dans la matinée. Le trajet ne généralement une locomotive à vapeur, un durait guère plus de 4 heures, ce qui wagon de marchandises et deux ou trois voi- garantissait aux acheteurs des protures pour les voyageurs. On imagine que le duits frais. Au cours de l’année 1931, confort était tout relatif. La vitesse variait en- ce trafic atteignit 3400 tonnes. Malgré les efforts de la Comtre 10 et 30 km/h selon les zones traversées. La distance Pontoise -Poissy était parcourue pagnie, la ligne ne parvint jamais à en 1h 20. On comptait deux ou trois trains l’équilibre financier. Mais c’est le Reconstitution de l’itinéraire du «Tacot». développement de l’automobile qui par jour dans chaque sens. (Document Gabriel Dupuy, Club Historique d’Andrésy) Le trafic de voyageurs ne dépassait guère signa l’arrêt de mort du tacot. Pour 50 000 voyageurs par an, ce qui était nette- les voyageurs, des autobus remplacent le train à partir de 1929. La vitesse et le confort sont Le Club Historique d’Andrésy se propose de connaître et faire connaître l'histoire meilleurs ; le déficit est moindre pour l’exde la commune et de sa région. Elle réuploitant. Quant aux marchandises, le train des nit à cet effet, tous documents (cartes Le Cercle d’études historiques et arHalles fut victime de la suppression des trampostales, archives, photos...) liés à la vie chéologiques de Poissy (CEHA) est une des Andrésiens de jadis. L’association a ways dans Paris. Le mouvement des voitures association qui a pour but d'organiser ou publié des documents en vente chez les de favoriser des recherches historiques entrait en conflit avec les véhicules sur rail cirlibraires ou directement auprès du club et archéologiques sur les communes culant sur la chaussée. Après la disparition des dont : Le petit train de Pontoise à Poissy de Poissy et Carrières-sous-Poissy. Elle - Histoire de l'eau, du gaz et de l'électritramways parisiens, les rails restèrent encore publie deux fois par an la revue « CHROcité à Andrésy - Les Andrésiens au temps NOS ». Elle a également édité plusieurs en place. Le tacot aurait donc pu continuer de la Révolution - Les anciens racontent livres, notamment « L'atelier monétaire à rouler nuitamment dans les rues de Paris Andrésy (tomes 2 et 3) - Promenades de Poissy » ainsi que « Rues & chemins dans Andrésy - Andrésy au fils du temps pour gagner les Halles. Mais les riverains prode Carrières-sous-Poissy ». (6 brochures sur 6 quartiers) etc. ches de l’Etoile en décidèrent autrement. Ils portèrent plainte contre cette circulation nocwww.journal-deux-rives.com
35
LE JOURNAL DES
Février-Mars 2013
cULTURE
Festival du Cirque
Le Festival honore la dernière des Flying Michaels
Pour sa 12e édition, le Festival du Cirque des Mureaux récompense la dernière prestation des trapézistes de la troupe des « Flying Michaels ».
Samedi 23 et dimanche 24 février 2013 s’est tenue aux Mureaux la 12e édition du Festival du Cirque, avec pour parrain Sonni Frankello et l’une de ses éléphantes. François Garay, Maire des Mureaux, a d’ailleurs remis à Sonni Frankello la Médaille de la Ville à la fin du Gala de clôture du Festival ce dimanche 24 février. Il ne fut pas le seul à être récompensé. De nombreux prix ont également été remis aux différents artistes qui se sont produits lors du Festival. Depuis douze ans… Cette manifestation est organisée, comme chaque année, dans le Parc de Sautour, La troupe "Flying Michaels" a clôturé le Festival du cirque des Mureaux. (Photo J2R) depuis douze ans, maintenant, par la ville des Mureaux. Le spectacle est produit par AZ PRODUCTION sous la direction artis- numéros de grande illusion avec des fauves, « Martini » (Sacré nez d’or au Festival Montique de Christophe Ivanes. L’orchestre de dont un tigre blanc de 300kg. Rhodes Duma dial des Clowns). Céline Moreno, avec son sept musiciens, dirigé par David Fackeure, a été le suivant avec son numéro d’antipodis- numéro de cordages américains, a élevé la a accompagné les numéros. Les lumières te (jongleur avec les pieds), récompensé par vision du public et a reçu le Prix du Club du étaient dirigées par Jonathan Douchet et la le Prix de la Ville des Mureaux remis par le Cirque Français remis par Christian Hamel, création du son assurée par Bruno Theard maire. Un tableau oriental avec des animaux Président du Club du Cirque Français, ainsi avec la complicité des techniciens de la ville exotiques dirigé par David Michelettyi s’est que le 3e Prix par Yann Gruss, artiste circasdes Mureaux, comme le précisa Christophes animé devant les yeux des spectateurs pour sien, dresseur de fauves et membre du jury le numéro suivant. David Michelettyi a reçu du Festival. Ivanes, le Monsieur Loyal du Festival. Avant le dernier numéro, Sonni Frankello, le 2e Prix Spécial du Jury. Le « Trio Héraclès » et leurs portées acrobatiques, le numéro sui- parrain du Festival, a présenté, pour le plaiLa dernière prestation… vant, a reçu des mains de Michel Vignier, sir de tous, un numéro « hors concours » avec des Flying Michaels Ce Festival est marqué à jamais par la der- Conseiller Général, le Prix du Conseil Géné- ses trois éléphants d’Afrique. Cet artiste a été nière prestation, du moins ensemble, de la ral des Yvelines. Puis les « Flying Michaels » primé au Festival International du Cirque de troupe des « Flying Michaels » lors du Gala de se sont produits pour la dernière fois sous Monte-Carlo et au Festival International du clôture. Pour cette performance, la troupe a le chapiteau, à plusieurs mètres au-dessus de Cirque de Massy. Enfin le dernier numéro a été la prestation reçu le 1er Prix du Festival, remis par Francis la piste. Après l’entracte, les spectateurs ont ap- des clowns de la troupe des « Frères Néry » Rougemont, Président du Jury et Directeur du centre municipal des arts du Cirque « Le précié les talents du fildefériste José Munoz, en collaboration avec le Monsieur Loyal du Lido » de Toulouse. Les « Flying Michaels » ont qui a reçu le 1er Prix Spécial du Jury. Fran- Festival. Les « Frères Néry » ont reçu le Prix çois Borie, avec son numéro de jonglage, a du Conseil Municipal des enfants de la ville également reçu le Prix du Public. reçu le Prix du Journal Bretagne Circus remis des Mureaux. par Daniel Pelfrene, journaliste pour la reCe Festival a tenu encore une fois ses pro10 numéros et 11 prix Les « Flying Michaels » n’étaient pas les seuls vue spécialisée « Bretagne Circus » et membre messes d’émerveillement pour le plaisir de artistes à se produire durant le Gala. Ce der- du Jury du Festival, ainsi que le 2e Prix par tous. r D.D. nier s’ouvrit avec les « Magik Nery » et leurs Lorenzo Massot du célèbre trio de clowns 36
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
CULTURE
Février - Mars 2013
Théâtre
La 100e pièce des Comédiens de la Tour « Je vous avais dit que la vie était coriace... Vous me croyez maintenant ? »
Du 22 au 31 mars, au théâtre Octave-Mirbeau de Triel-sur-Seine, la troupe des Comédiens de la Tour présente sa 100e pièce : Cochons d'Inde. Saluée par le Molière de la meilleure pièce comique en 2009, l'oeuvre de Sébastien Thiery est une parodie cruelle du choc des cultures et de la mondialisation à outrance. Alain Kraft, un bourgeois de cinquante ans, se retrouve pris en otage dans une banque où il est venu retirer de l'argent. L'employé qui le retient lui explique qu'en raison de son rachat par la « Bank of India », l'établissement a considérablement changé de statut. L'infortuné aurait enfreint la loi des castes en s'enrichissant par rapport à sa condition de naissance, celle de fils d'ouvriers. Kraft voit son compte bloqué et se retrouve séquestré entre un guichetier borné et une directrice d'agence plus que surprenante.
Version contemporaine du théâtre de l'absurde pour les uns, pièce burlesque pour les autres, Cochons d'Inde est une comédie moderne qui alterne entre comiques de situation et de répétition, égratignant au passage la « globalisation » contemporaine. Acteurs de la culture à Triel Issue du CMJT (Club Municipal des Jeunes de Triel), fondé en 1968, la troupe des Comédiens de la Tour se lance dans l'aventure théâtrale en 1970. Pensionnaire depuis quelques années du Théâtre Octave Mirbeau de Triel, ce groupe composé de plus de 80 bénévoles passionnés gère la saison de ce lieu en créant deux à trois spectacles par an. Elle est régulièrement sélectionnée et récompensée à divers festivals de théâtre amateur et parfois programmée dans la saison culturelle de certaines municipalités. Les Cochons d'Inde, la pièce qu'il représenteront huit fois en cette fin mars à Triel, est mise en scène par Jany Darnault, assistée de Jacqueline Hunt Desitter. r
Vivez notre scène passion (J2R)
Du 22 au 31 mars Théâtre Octave-Mirbeau de Triel-sur-Seine Places : 9 € et 5 € Tél. : 01 39 27 94 59 (répondeur 24h/24h) comediensdelatour@voila.fr
D&S COIFFURE FEMMES HOMMES ENFANTS
Des coiffeuses qualifiées vous attendent avec ou sans rendez-vous du mardi au jeudi de 9h à 12h et de 14h à 19h vendredi de 9h à 19h samedi de 9h à 18h
Tél.
01 39 70 67 15
64, boulevard Noël-Marc - ANDRÉSY www.journal-deux-rives.com
37
LE JOURNAL DES
Cuisine
Février-Mars 2013
Recette
Un légume qui n’attend pas : le poireau Historique du poireau selon le Larousse gastronomique paru en 1938.
Plante d'origine très ancienne qui n'a jamais été retrouvée à l'état sauvage, et que l'on considère comme une variété, obtenue par culture, de l'ail d'Orient. Les principales variétés sont : le poireau gros du Midi (variété d'été) ; le très long d'hiver (de Paris) ; le long de Mézières; le très gros de Rouen; le monstrueux de Carentan; le géant de Verrières. Les Egyptiens tenaient le poireau en grande estime. L'empereur Néron se faisait servir tous les jours du bouillon de poireau. On sait que cet empereur tenait à avoir, pour déclamer, une voix claire et bien timbrée. Les Romains, dit-on, attribuaient au poireau la propriété de donner et de maintenir la sonorité de la voix. Le terme poireau est apparu au début du XIXe siècle dans la langue française (avant on le dénommait « porreau ») et ce légume est originaire du Moyen-Orient. Ce sont les Romains qui l’ont diffusé en Europe et surtout en Grande-Bretagne. En France, au Moyen âge le poireau était considéré comme l’aliment de base des gens pauvres. A présent, il est principalement cultivé en Normandie, dans la région Rhône-Alpes et des Pays de la Loire. Cette plante, qui est utilisée surtout comme condiment du pot-au-feu ou comme élément de soupes ménagères, peut être aussi préparée de diverses manières. Par exemple : poireaux à l'anglaise, poireaux à la béchamel, poireaux braisés, poireaux à la grecque, poireaux à la vinaigrette, soupe aux poireaux et pommes de terre et poireaux au gratin qui font l’objet des deux recettes suivantes. r C.s.B.
Gratin de poireaux à l’italienne Pour 6 personnes. Préparation : 25 mn. Cuisson : 20 mn. Ingrédients - 12 blancs de gros poireaux. - 150 g de jambon cru italien en cubes. - 2 cuillères de mascarpone. - 1 boule de mozzarella. - 1 filet de crème fraîche liquide. - beurre, sel, poivre. Préparation - Nettoyer les blancs de poireaux, les couper en 2 ou 4 dans la longueur puis en tronçons de 2 à 3 cm, les laver plusieurs fois à l'eau claire. - Dans une cocotte (ou une poêle) faire revenir les dés de jambon cru sans matière grasse jusqu'à ce qu'ils colorent. - Y ajouter ensuite les blancs de poireaux légèrement égouttés, saler et poivrer, couvrir et laisser fondre à feu moyen pendant 20 mn en remuant régulièrement. - Lorsque les poireaux sont cuits, ajouter le mascarpone et un filet de crème liquide. - Répartir les poireaux dans un plat allant au four. - Couper la boule de mozzarella en tranches. - Couvrir les poireaux d’une tranche de mozzarella. - Réchauffer les poireaux au four puis passer sous le grill jusqu'à coloration. Servir ensuite une part gratinée en assiettes individuelles.
Gratin de poireaux roulés au lard Pour 6 personnes. Préparation : 25 mn. Cuisson : 20 mn. Ingrédients : - 12 gros poireaux. - 12 tranches de lard fumé coupées mince. - 50 g de beurre. - 2 œufs. - ¼ de litre de lait. - 50 g de gruyère râpé. - 100 g de crème fraîche. - ½ cuillerée à café de sucre. - Sel, poivre, muscade râpée.
38
Préparation. - Nettoyer les poireaux en éliminer les ¾ de la partie verte. - Les laver soigneusement. - Faire bouillir de l’eau dans une grande marmite. - Saler, poivrer, ajouter le sucre et faire blan¬chir les poireaux 10 mn. - Les égoutter. Laisser tiédir. - Enrouler une tranche de lard autour de chacun d'eux. - Allumer le four (thermostat 7). - Beurrer un plat. - Disposer les poireaux tête-bêche. - Dans un bol, battre les œufs en omelette. - Ajouter la crème, le lait, le fromage râpé. - Sel, poivre, muscade râpée. - Verser le mélange sur les poireaux. - Ajouter des noisettes de beurre. - Mettre au four 20 mn environ jusqu'à ce que le gratin soit bien doré.
www.journal-deux-rives.com
DERNIÈRES NOUVELLES...
Encore une visite ministé«Octuor-sur-Seine»
rielle Le samedi 23 février, Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy, a accueilli Madame George Pau-Langevin, Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Éducation Nationale, chargée de la Réussite Éducative, en Mairie, à l’occasion d’une table ronde consacrée à la Réussite Éducative. Y ont été présenté les différentes actions conduites par la Municipalité depuis 2008 pour l’égalité des chances à l’école. Une vingtaine d’enfants et leurs parents bénéficiaires des dispositifs municipaux d’accompagnement éducatifs étaient présents pour partager leur vécu. Eddie Aït entend « poursuivre et chercher les moyens de développer [les] actions en direction des familles, notamment les plus fragiles ». La veille, Madame Pau-Langevin s’était rendue à l’école des Hublins à Triel-sur-Seine, afin de constater la réussite des dispositifs de scolarisation des enfants Roms de la plaine. r
Fin du forum des associations Verneuil - Vernouillet Cette rencontre annuelle entre les associations et les habitants de Verneuil et de Vernouillet avait été instituée en 1998 par les deux maires de l’époque. Certaines associations ont des membres et des activités sur plusieurs communes. La municipalité de Verneuil vient de remettre en cause cette « intercommunalité de fait », invoquant des problèmes de sécurité « insurmontables » d’après les propos de M. Philippe Tautou et de son adjoint M. Lenfant. Il est troublant de constater qu’une des seules manifestations intercommunales réussies soit stoppée par le président de l'interco', Tautou Philippe. r Microcrèche privée de son agrément A Médan, la microcrèche Barbottin’e, ouverte en juin 2012 par trois professionnelles expérimentées de la petite enfance, avait reçu l’agrément du Conseil général des Yvelines. Mais en janvier 2013, l’établissement a la surprise de recevoir un message du Conseil général lui indiquant que l’agrément était un faux. Barbottin’e se voit donc dans l’obligation de fermer ses portes, obligeant les parents des seize enfants accueillis à se tourner vers une autre structure en cours d’année. Pire, la CAF demande aux familles le remboursement des aides perçues (jusqu’à 7000 euros pour certaines). Entre l’autorisation d’ouverture et celle de fonctionnement, les parents sont déboussolés face aux trois professionnelles. D'après le Courrier des Yvelines du 6 mars, Serge Goblet, maire de Médan explique que le problème « entre la CAF, le Conseil général et la SARL Barbottin’e », doit atteindre un dénouement rapide de cette affaire inédite. Sinon les enfants inscrits vont en pâtir... Les initiatrices de ce projet sont complètement abasourdies. r
La médiathèque de Verneuil
certifiée leed Le 14 février a eu lieu une visite technique de la future médiathèque, emmenée par Philippe Tautou, maire de Verneuil et président de la CA2RS, avec le concours de l'agence éco-construction Seine-Aval. Réutiliser l'ancien pour faire du neuf, voilà l'enjeu et la démonstration de ce projet «expérimental» et construit dans le cadre d'une labellisation yankee, LEED (c-à-d respectant les principes de développement durable et réduit l'impact du bâtiment sur l'empreinte écologique). Pour Pascal Brunel-Orain, du cabinet d’architecte POB, c’était l’occasion de vanter le savoir-faire des entreprises françaises, particulièrement celles de la région, qui apportent leur concours à ce projet, certes coûteux, mais qui nous emmène raisonnablement sur la voie du développement durable. r
Un maire porte plainte contre un site néo-nazi. Le J2R aussi ! Selon Marie-Hélène Lopez Jollivet, maire de Vernouillet, un article paru le 7 février sur le blog «propagandes.info », hébergé actuellement en Lettonie, contient des propos «à caractère xénophobes, injurieux et diffamatoires». Ainsi, s'estimant ciblée par des attaques «portant atteinte à la dignité de [sa] personne», le maire de Vernouillet a porté plainte le 13 février au commissariat. Pointant d’abord un supposé abus de la dépense publique, l’article incriminé dérive rapidement, évoquant l’habituel « complot juif mondial », puis attaquant le ministre Manuel Valls sur ses origines espagnoles. Le 21 février 2013, le Journal des Deux Rives a versé à la plainte de Mme Lopez-Jollivet un élément supplémentaire : l'article incriminé a utilisé - sans aucune autorisation et pour ensuite les déformer - deux de nos clichés. La rédaction examine les voies et les moyens de faire respecter les droits de propriété intellectuelle de ces deux clichés. r
commerce de proximité. L'idée de départ est de réunir dans un lieu unique – 100 m2 et un jardin – les services et les commerces de proximité : épicerie, fruits et légumes, relais de la Poste (colis, recommandés, timbres), café-bar, vente de journaux (dont le Journal des Deux Rives). 2 rue Pasteur - 78670 Médan. - auzouteam@free.fr - Tél.: 09 50 80 44 76 Du mardi au samedi : de 9h à 14h et de 16h à 19h30 Dimanche : 9h à 12h 30. r
Jamet, un futur champion
Le triellois Adrien Jamet a participé aux championnats de France de cross le 3 mars dernier à Lignières-enBerry. Avec un chrono de 19' 46'', il a porté haut les couleurs du club VO2 Rives de Seine et sa 61ème place sur 343 participants laisse présager un avenir prometteur dans la catégorie cadet. C'est un leader naturel chez les jeunes et la rédaction lui souhaite une bonne continuation dans son parcours sportif après sa première année d'athlétisme. r
Le « Rallye », commerce de proximité Le projet de réouverture a été mené par trois sœurs qui ont une longue tradition dans le commerce : Anne-Marie Auzou, Laurence Callais et Corine Louis-Joseph. La municipalité de Médan a été déterminante pour la réussite de cette ouverture : en plus de l'aide financière, elle a apporté son appui logistique en matière de communication locale lors du lancement. L'enseigne « Le Rallye » est un classique du www.journal-deux-rives.com
39
www.journal-deux-rives.com