Le
JOURNAL des deux rives 2,20€
JOURNAL INDÉPENDANT
Novembre 2010
Numéro 95
Baby-Loup : un test
capital pour la laïcité
Pages 16 à 18 La crèche associative de Chanteloup-les-Vignes Baby-Loup a su mobiliser les plus ardents défenseurs de la laïcité : Jeannette Bougrab, présidente de la HALDE, nouvelle secrétaire d’État à la Jeunesse et à la Vie associative, Elisabeth Badinter, philosophe et marraine de la crèche, Elisabeth Levy, journaliste du Point et Me Richard Malka, défenseur. Objet du procès : le port du voile islamique par une salariée à la crèche. (J2RS)
INTERCO’
ANDRÉSY
TRIEL
LA VILLE CONDAMNÉE
UN ÉTAT DES LIEUX
UN PORT POUR QUOI FAIRE
La ville d’Andrésy devra indemniser les anciens propriétaires expropriés pour le complexe sportif.
Le président Pierre Cardo nous confie sa vision à long terme de la CA2RS.
Avant la concertation du 15 novembre, une personnalité de Villennes ouvre le débat !
(page 12)
(pages 6 à 10)
(page 24)
SUR PLACE ET A EMPORTER
Villa César
Grande
RISTORANTE
Salle
59 rue Pierre Leroy
Mariages, réceptions, anniversaires.
(à 500 m d’EADS) 78130 LES MUREAUX Réservation au
Soirées
à thèmes Karaoké, spectacles, musicaux.
Pizzas au feu de bois
01 30 99 53 65
Terrasse exterieure ombragée 100 couverts.
SUR PLACE ET A EMPORTER
Villa César
Grande
RISTORANTE
Salle
59 rue Pierre Leroy
Mariages, réceptions, anniversaires.
(à 500 m d’EADS) 78130 LES MUREAUX Réservation au
Soirées
à thèmes Karaoké, spectacles, musicaux.
Terrasse exterieure ombragée 100 couverts.
Pizzas au feu de bois
01 30 99 53 65
LE JOURNAL DES
ÉDITORIAL
NOVEMBRE 2010
« Road show » intercommunal !
L
a démocratie est un concept dynamique : Usant abondamment de formules alléchantes : il est constamment en évolution… On « La Seine, relier un fil bleu à un cœur vert », ce doit parfois refonder sa pratique. Le peuple projet nous promet « le Paradis-sur-Seine ». À a légitimé un élu ou des élus pour concrétiser l’en croire, nous aurons plus de logements, plus une vision politique, préalablement expliquée et d’usines, plus de routes, plus de transports, plus choisie pendant les élections… d’environnement… Mais l’exercice démocratique entre les cycles Au contraire, une large concertation s’imposerait électoraux reste lacunaire pour les citoyens qui dans la mise en œuvre de l’intérêt général. votent, et a fortiori les autres habitants. C’est D’ailleurs, consommer le foncier est-il d’intérêt le cas de la Communauté d’agglomération des général aujourd’hui ? Deux rives de Seine (CA2RS), sur un périmètre À notre échelle, il est temps de sanctuariser « imposé » à la population, qui ne voit pas notre richesse naturelle afin de promouvoir une encore les bienfaits espérés de cette coopération autre économie qui tienne compte des grands intercommunale : Mutualisation ? changements contemporains. Rationalisation ? Amélioration...? notre filière économique «Nous demandons Ainsi, À tort ou à raison, cette interco’ locale pourrait s’organiser a engendré à court terme à Pierre Cardo, différemment par rapport à une pléthore d’embauches et une nouvelle logique, celle président une augmentation des impôts d’un « Capitalisme naturel »(3). locaux… sans pour autant de la CA2RS, Cette forme de capitalisme diminuer la masse salariale – ni intègre les externalités propres une large les charges – des communes à la production (distribution, et impliquées. concertation » commercialisation des biens et Pire, une sorte d’opacité est des services dans un contexte pratiquée par les leaders politiques de contrainte écologique) pour locaux : pourquoi informer sur les choix pouvoir lutter contre le changement climatique d’aménagement (1) mais pas sur les lacunes (2) à et la pollution au CO2. Le producteur-exploitant, l’échelle intercommunale ? l’artisan, le travailleur indépendant rentrent dans Personne ne semble adhérer au projet « cette logique du Capitalisme naturel. Il faut juste territorial » de la CA2RS malgré les efforts de ralentir… et maîtriser le temps. communication déployés (site internet et deux Il n’est pas trop tard pour rebondir et faire publications). Par exemple, le hors-série d’Actus, grandir notre interco. Le rôle et la place des bulletin de la CA2RS, esquisse les cinq grands espaces agricoles, des zones d’activités, des futurs axes ou sous-projets (Centralité à Carrières, logements dans un contexte de développement Cœur vert, Couloir urbain entre Andrésy et durable ne peuvent être décidés exclusivement Triel, Éco-pôle dans la Plaine, Urbanisation à dans les bureaux de l’interco’. Nous demandons Verneuil-sur-Seine) qui devraient remodeler à Pierre Cardo une large concertation sur ces très notre paysage dans les vingt années à venir. Il importants dossiers, car il est urgent d’expliquer est envisagé d’atteindre 100 000 habitants en et de débattre avec la population dans le cadre 2030 (Voir page 5). Concrètement, ce projet d’un « road show » intercommunal. transformerait notre territoire dans les vingt ans Rodrigo ACOSTA à venir : plus 35 000 habitants (+53,8%), plus 18 (1) Port de Triel, aménagement de la Boucle de Chanteloup, nouvelle urbanisation la Pointe de Verneuil-sur-Seine. 300 logements (+75,7%). Mais comment et qui dans (2) Environnement déjà dégradé en raison de l’abandon de la compétence « assainissement », projets mal ficelés et ensuite contestés par les habitants, qui n’auront va payer les équipements publics engendrés par pas été consultés. (3) Pour un développement du Capitalisme naturel, voir : http://biosphere.blog.lecette urbanisation ? monde.fr/2009/05/11/capitalisme-naturel/ Voir aussi : http://www.rmi.org/rmi/ 3
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
SOMMAIRE
NOVEMBRE 2010
ÉDITORIAL
Le Journal des deux rives
« Road show » intercommunal !
page
DOSSIER Interco’ : état des lieux
3
Les choix seront irréversibles Pierre Cardo en patriarche
pages 5 et 6
Atteindre le non-retour ! Le moyen-long terme occulté L’interco’ nous mène en bateau
page 8
page 7 page 9 page
10
ACTUALITÉ LOCALE andrésy
Ribault affrontera Chateau Une expropriation qui a mal tourné...
carrières
A104 : la vraie bataille politique s’annonce
chapet La « Chapetoise » : Soltani et les Akdim chanteloup Baby-loup, un équilibre rompu
11 12 - 13
page pages
page 14 page 15 pages
16 à 18
triel
Alain Schmitz se tourne vers la Seine
page 19
verneuil
Le jeune espoir Grmy Ichou confirme son talent
page 20
vernouillet Le ballon tombé du ciel
page 21 Qui veut la peau du centre commercial Val-de-Seine ? page 23
PROJET
Port Ca2rs
pages 24 et 25
Un plan fort contestable !
TRIBUNE
Sécurité
D.D.
pages 26
SPORTS
Marche Fêtes sportives Vie des clubs
Pourquoi Régy a été disqualifié...
page
27
Une pluie de récompenses
page
28
Inaugurations aux Mureaux et ECVVT
page
29
Mosaïk 2010, très réussi
page
31
page
32
CULTURE
Festival musical
Fedorovski a offert une soirée inoubliable 1 jour 1 livre bloc-notes de l'histoire La commune agricole de Villennes
transports
C ommémoration
page 33
LE JOURNAL DES DEUX RIVES est un journal à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que le journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, Michèle Ballery, Christine Briquet, François Darcq, Damien Delerin, Robert Landsberger, Pierre Tassain, Raymonde Uhl, Lionel Wastl. Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. Ont participé à ce numéro : Pascal André, Anne Clerf, Michèle Desgranges. ABONNEMENT 10 numéros : 20 € Prix unitaire : 2,20 €.
page
34
www.journal-deux-rives.com
Un armistice mal accepté...
page
35
Les plantes «magiques» de l’Hautil
page
36
Palets aux olives
page
37
Plutôt que la reprise pure et simple du contenu rédactionnel de l’édition papier, ce site a vocation de complément. Il offre des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter. Rubriques : actualité locale, associations, opinions, culture, nature, sport, cuisine, etc. Nous vous invitons à le découvrir et à nous faire part de vos opinions et suggestions... : trielnews@free.fr
CUISINE
Recette EN BREF
PUBLICITÉ ET RÉDACTION : 22 rue Charles Dupuis BP 31 78510 Triel-sur-Seine. Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr
Deux conférences à Poissy
BIEN-ÊTRE
Votre santé
Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0311 I 79525. ACOSTA.COOPACTIVE R.C.S. PONTOISE 490 151 271. Siret 490 151 271 00023 NAF 70.22Z. TVA FR 76 490 151 271.
pages
4
38 à 39
www. journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
DOSSIER
NOVEMBRE 2010
INTERCO’ : ÉTAT DES LIEUX
Les choix seront irréversibles Notre rédaction a suivi les conseils communautaires de septembre et octobre. Manifestement peu habitué à voir du public avec appareils photos le président de la CA2RS, Pierre Cardo nous a interdit (1), en septembre, tout visionnage du conseil, avant de se raviser, le mois suivant.
Ambiance bon enfant, frisant la sympathique réunion entre amis où le clivage « gauche/ droite » n’existe plus et l’unanimité des votes est de règle, le conseil mensuel de la CA2RS n’en reste pas moins bien plus fondamental que nos conseils municipaux. Avec les délégations de compétences, c’est bien au niveau intercommunal que se décident dorénavant l’avenir de nos communes le tout dans une certaine opacité et l’ignorance des habitants du territoire.
Carrières-sous-Poissy : le projet d’urbanisation « Centralité »
Le grand projet d’urbanisation du centre de Carrières englobera les zones des Trois Cèdres, Saint-Louis et Bords de Seine. L’ob-
jectif étant de réunifier la ville aujourd’hui coupée par l’axe départemental D 190. Plus de huit cents logements sont prévus, des zones économiques, un parc départemental avec coulée verte considéré, par le maire de Verneuil, comme « remarquable ». A mots à peine couverts, le Conseil a rappelé qu’il voulait se débarrasser du Leclerc Saint-Louis qui empêche toute restructuration du quartier et fait de l’ombre au supermarché Casino d’Andrésy. Rappelons que le parc départemental - étiqueté « éco-parc » dans les supports de communication de l’interco - devrait être traversé de part en part par la future francilienne 2x3 voies (A104)… Mais cela, aucun élu ne le rappelle. Il est aussi à noter que la publication distribuée dans toutes les communes (à l’exception d’Andrésy) qui présente le « projet de territoire » de la CA2RS n’a pas intégré, dans ses cartes de présentation des projets, le tracé de la A104.
Le projet d’urbanisation « Pointe de Verneuil » piloté par l’Etat
C’est le maire en personne, Philippe Tautou, qui a présenté la convention tripartite EPAMSA/Verneuil-sur-Seine/CA2RS sur l’aménagement de cette zone située à proximité des voies de chemin de fer et de la base de loisirs. Un « quartier résidentiel de grande
qualité » est prévu, d’abord la construction de trois cent cinquante logements, puis « à terme, de huit cents logements ». Ce quartier devra s’intégrer au projet d’une gare RER EOLE. Une zone économique tertiaire est aussi envisagée. Le maire désire «capter une population venant ou travaillant à La Défense, dans un environnement de qualité ». Philippe Tautou prévoit de présenter les premiers plans du projet en 2011, la ZAC serait créée en novembre 2010 et les constructions s’étaleront sur douze à quinze ans… Bref, pour le maire « une ZAC comme toutes les autres »… sauf qu’il s’agit bien d’une zone d’aménagement d’Etat « sous maîtrise d’ouvrage EPAMSA [l’établissement public d’Etat qui aménage le territoire Seine-Aval] » - encore l’OIN et l’Etat qui piloteront et dirigeront cette urbanisation. Une fois lancée, la commune n’aura plus réellement la mainmise sur le projet. Par ailleurs, les élus ont, lors de ce conseil, voté les modalités de concertation du projet : deux réunions publiques, une exposition, un registre « pour recueillir les remarques de la population » et des annonces dans la presse locale… Bref, le minimum syndical. Manifestement, le maire de Verneuil – pas fou - ne prévoit pas d’organiser… une consultation auprès de ses concitoyens comme son collègue d’Andrésy !
Projet agricole « Coeur Vert » sur la plaine Une zone agricole de plus de cent cinquante hectares est prévue sur la boucle de Chanteloup. La CA2RS prend en charge la remise en état du sol (clôtures, irrigation…) et des exploitants agricoles s’engagent au suivi agricole. Pierre Cardo a annoncé que les terrains devraient être plantés en miscanthus. Une plante utile pour la production de biomasse (litières pour animaux, papier, panneaux de particules, granulés pour poêles de chauffage, etc.).
Selon Wikipédia le miscanthus est un genre de plantes herbacées vivaces de la famille des graminées originaire d’Afrique et d’Asie du sud. Certaines des espèces de ce genre sont appelées « herbe à éléphant ». Celles-ci rencontrent un intérêt croissant de la part de l’industrie et d’une partie du monde agricole en raison de sa productivité et de sa teneur en ligno celluloses. Un hybride, le Miscanthus géant, a été créé avec l’objectif de produire de la biomasse en quantité industrielle pour produire des biocarburants ou un combustible.
5
www.journal-deux-rives.com
Pierre Cardo, a rappelé un autre avantage de ce « coeur vert » sur la boucle : « empêcher toute invasion d’habitats mobiles ». Il faut en effet rappeler que le miscanthus, appelée aussi « herbe à éléphants » est une plante géante pouvant faire jusqu’à cinq mètres de hauteur. Bref, à une dimension écologique s’ajoute une dimension disons « sociale » : la prévention contre les installations illégales des nomades !
LA CA2RS adhère au Grand Paris
Un syndicat mixte d’études, Paris Métropole, a été créé en vue de réfléchir et d’étu-
LE JOURNAL DES
DOSSIER
NOVEMBRE 2010
INTERCO’ : ÉTAT DES LIEUX
De gauche à droite : Catherine Arenou, Hugues Ribault, Philippe Tautou, Pierre Cardo, Eddie Aït, Joël Mancel. Absent de la photo, Michel Sorain. (Photo J2RS)
dier conjointement les deux projets franciliens concurrents en matière de transports ferroviaires : le projet de la Région « Arc Express » et celui du gouvernement dit « Grand Paris ». Il s’agit d’une bataille politique dans laquelle les élus UMP tentent de faire contrepoids à la majorité francilienne emmenée par M. Jean-Paul Huchon. Aussi, de nombreuses collectivités de droite rejoignent actuellement Paris Métropole. Pour M. Tautou, « cette adhésion est bonne pour notre territoire, elle portera la parole de la CA2RS ». Le coût de l’adhésion est de 6500 € par an. Le maire de Verneuil sera le titulaire, Mme Martine Pelletier, adjointe trielloise, sa suppléante. Ce Paris Métropole ressemble à une belle usine à gaz puisque les communes peuvent aussi y adhérer, ce que ne manquent pas de faire certaines villes de la CA2RS, comme Andrésy ou Carrières-sous-Poissy. Ainsi, nos élus peuvent cumuler et être doublement représentants. On attend avec gourmandise les éventuels conflits d’intérêts entre les élus représentant leur commune et ceux de l’interco !
Dessalement des routes pour l’hiver et environnement
Néanmoins, Paris-Métropole doit donner son accord à ses doublons. Il peut, sur le pa-
pier, « annuler » l’adhésion des communes – surtout que les compétences aménagement, développement économique ou encore déplacements sont du niveau intercommunal. M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy, a affirmé que la mutualisation du dessalement et du déverglacement des routes de la CA2RS « permettrait une économie de 6% sur le budget ». Il faut que les élus se mettent d’accord sur un endroit de stockage du chlorure de sodium et du chlorure de calcium. L’adjoint au développement durable de Carrières-sous-Poissy, Philippe Barron, a espéré que la CA2RS réfléchirait à une politique de modération en la matière. Effectivement, la CA2RS répandra du sel sur les routes hivernales – bien que certaines communes (Andrésy, Carrières, bientôt Triel) aient entamé un Agenda 21, censé notamment développer des actions en faveur de la protection de l’environnement.
Le bateau de l’interco devient payant
Rappelons, en effet, que l’épandage du sel sur les routes nuit tant à la faune qu’à la flore locale. Le sel répandu menace surtout les cours d’eau et les nappes phréatiques. Certaines collectivités réduisent son utilisation dorénavant.
6
www.journal-deux-rives.com
Les élus ont voté la tarification des activités du bateau qui pourra être loué à des entreprises, des particulier et… aux communes de la CA2RS. Pour une journée (9h – 17h), il en coûtera par exemple 400 € pour une commune et 1200 € pour les associations ou entreprises de la CA2RS. Les élus d’Andrésy regrettent que la CA2RS ne propose pas de tarifs sur plusieurs journées pour les communes. Il faut dire qu’Andrésy comptait utiliser le bateau pour son exposition « Sculptures en l’Ile ». Mais le maire de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, a prévenu que ses tarifs ne permettront peut-être pas « d’équilibrer le budget ». A la demande des élus de Chapet et de Triel, les vice-présidents n’ont pas été capables de donner les coûts d’entretien du bateau (qui emploie deux personnes à plein temps), le prix net d’acquisition du bateau pour la CA2RS a simplement été rappelé (65 000 €). Mais, ce bateau « c’est bien pour l’image de l’interco » a conclu Eddie Aït. Lionel WASTL (1) Lien internet : http://www.journal-deux-rives.com/ interco-communuate-d-agglomeration-des-deux-rivesde-seine/439 Numéro d‘organisme de presse CPPAP 0311 I 79525.
LE JOURNAL DES
DOSSIER
NOVEMBRE 2010
INTERCO’ : ÉTAT DES LIEUX
Pierre Cardo en patriarche Détendu et serein, tel nous est apparu Pierre Cardo, président de la CA2RS, pour cet entretien qui portait sur une sorte de « bilan d’étape » de son action à la tête de l’agglomération des 2 rives de Seine. La première d’une série de rencontres avec le « pèrefondateur » de la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine. Préoccupations quotidiennes et problématiques d’avenir
agricole sur un espace interdit aux cultures maraîchères en raison de la présence de métaux lourds dans le sol : « on va tester le miscanthus », plante nécessitant peu d’eau et d’intrant chimique avec une bonne tolérance aux sols pollués, aux métaux lourds et avec des débouchés industriels apparemment non négligeables.
do se prononce pour une application stricte de la loi à leur égard. Il n’est que très peu convaincant, s’agissant d’une agglo qui ne l’applique pas : absence d’aires de grand passage et d’aires d’accueil, absence de projet…
Et le logement dans tout cela ?
C’est clair : M. Cardo fait le pari du développement économique de l’agglo. Il pense qu’une forte identité écologique lui permettra de créer un pôle d’attractivité, face aux puissantes agglo concurrentes en train de se créer : Poissy, Achères, Conflans, par exemple. Souhaitons lui de réussir : car dans le cas contraire, la facture sera très lourde pour les contribuables.
L’ambition est de créer une couronne urbaine entre l’Hautil et le coeur vert, s’étendant sur Andrésy, Chanteloup et Triel, avec un objectif d’environ 360 logements par an sur 6 ans sur l’ensemble de l’agglo, pour atteindre cent mille (!) habitants en 2030 (cinquante mille aujourd’hui). Les habitants, oui. Pour ceux qui ne le sont qu’à titre provisoire : les Roms ? Pierre Car-
Que ne ferait-on pas pour plaire aux électeurs...
Robert LANDSBERGER
Il s’agissait pour le président d’inscrire son action et ses projets dans une perspective d’avenir. C’est d’ailleurs l’avenir économique de l’agglo qui l’intéresse au premier chef. Certes il n’est pas insensible aux préoccupations quotidiennes de ses concitoyens. Certes il a dégagé, s’agissant de la voirie, un budget important pour la réfection des chaussées détériorées par un hiver rigoureux. Mais il tient à nous préciser que « ce sont les communes qui identifient et désignent les priorités en matière de voirie et non pas l’agglo ». S’il reconnaît, par ailleurs, que des efforts sont à faire en matière de transport (Voir page 9), une des compétences de l’agglo, elle n’est, selon lui, pas en reste, avec l’ouverture d’une nouvelle ligne desservant Chapet (ce qui nous parait un peu dérisoire compte tenu de l’ampleur des problèmes identifiés). Le président de l’agglo nous parait beaucoup plus à son aise quand il nous parle des problématiques d’avenir : s’agissant de son développement économique, l’agglo met en oeuvre de « grands projets » autour d’une identité économique basée sur les éco industries et la filière de l’éco construction : ce sont l’écopole Carrières/Triel, le parc éco construction Cettons 2 (avec, pour l’instant, l’implantation de « La Poste » et d’une centrale logistique de Lidl ), la ferme solaire à Triel, tout cela en liaison avec les futures voies express, franchissant la Seine à Achères, et le futur port de Triel (extrêmement contesté à ce stade de l’étude, voir page 24). Etrangement il n’est jamais fait mention de l’A104 ! Le « coeur vert » réduit à 15O hectares, situé sur la plaine de Chanteloup doit permettre de réactiver une exploitation
Pierre Cardo au cours de la récente interview donnée à la rédaction, le 7 octobre. (Photo J2RS)
7
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
DOSSIER
NOVEMBRE 2010
INTERCO’ : ÉTAT DES LIEUX
Atteindre le non-retour ! Pierre Cardo, président de la Communauté d’agglomération des 2 rives de Seine, s’exprime sur les avancées du projet et sa vision future de l’interco’. Journal des 2 rives. - Le projet terri-
torial de la CA2RS semble être illisible, voire incompatible avec le développement durable tant martelé dans les discours officiels. Quel est le bilan à mi-chemin du « PROJET » de la Communauté d’agglomération des 2 rives de Seine ? Pierre Cardo. - La communauté d’agglomération que je préside depuis 2007, est une intercommunalité relativement jeune. Sans revenir à la genèse de cette intercommunalité, je dois souligner un fait : l’élargissement des compétences fut un des objectifs recherchés. Mise à part celles imposées - économique, environnementale, aménagement et voiries (excepté l’assainissement)nous avons intégré d’autres compétences telles l’habitat, la politique de la ville… et bientôt nous mettrons l’accent sur la culture, les transports. Les réparations de voiries ont lieu et les quatre projets en cours (le Port de Triel, l’écopôle, le projet d’urbanisation « Centralité » de Carrières et le cœur vert dans la Plaine) résultent de l’action de l’agglo’. Notre principe adopté lors de la construction de cette intercommunalité a été d’optimiser les services sans ajouter des postes. Par exemple, en matière de services techniques, il est primordial de trouver un lieu adapté pour mettre en place toute une logistique pour servir les habitants toute l’année. Ainsi, nous avons négocié en vue de libérer des emprises foncières pour ce centre de services techniques de la CA2RS.
En outre, le personnel passe progressivement d’une gestion communale à une gestion intercommunale. Maintenant, la proportion est 60% pour l’interco’ et 40% pour les communes. Il s’agit de laisser les communes définir leurs priorités et permettre à l’interco’ d’agir dans tous ses domaines de compétence. En clair, il s’agit d’avancer et atteindre un point où il sera impossible de revenir en arrière. L’interco’ est irréversible !
Légitimité et opacité
j2rs. - Quelles lacunes constatez-vous dans votre bilan ? L’information, voire la concertation se fait rare. Chaque année, la loi stipule la tenue d’une conférence d’information annuelle sur l’interco’. Pourquoi cette absence de réunions ? p.c. – Certains peuvent critiquer notre manquement sur tel ou tel domaine, sur l’information au niveau des communes par exemple ; mais il faut savoir que l’interco’ se construit en « marchant ». En plus, le président de l’agglo n’a pas choisi son équipe, c’est le peuple qui l’a fait. De ce fait, le processus de décision est naturellement long. Il convient aussi de souligner que la légitimité démocratique repose sur les élus des communes et, par conséquent, le projet intercommunal se forge par la discussion. Certains élus peuvent vouloir plus de temps pour réfléchir… avant d’aller plus vite. Il y a le long terme et les gens doivent patienter. Enfin, je vous accorde une chose : la communication de l’interco’ devrait être plus interactive. j2rs. - Disposez-vous des moyens pour parvenir à vos objectifs ? p.c. - On partage la richesse existante et on
partagera les recettes futures ; mais il faudra se faire à l’idée que notre territoire a un fort potentiel ; d’ailleurs l’Opération d’intérêt national Seine-Aval le confirme. La fiscalité, c’est-àdire les recettes fiscales, est la clef de cette interrogation dans un contexte où l’Etat réduit sa contribution (les Dotations globales de fonctionnement). Il existe deux manières de faire face : soit on ne fait rien, soit on multiplie les investissements dans des projets à moyen et à long terme pour C’était le lancement de la ZAC des Cettons 2, le 15 oc- se préparer aux défis futurs. Nous investistobre 2009. (Photo J2RS)
8
www.journal-deux-rives.com
sons dans des projets (Cettons 2, Ecopôle, Port de Triel…) qui donneraient une raison de plus d’appartenir à notre agglomération. Nous allons continuer à investir sur la mobilité d’ici à 2020 (cf. page 9). En outre, le réaménagement de la RD 190 est une priorité et nous disposerons des moyens financiers. Sur la solidarité fiscale, nous avons instauré une politique d’abattement (qui bénéficie à Andrésy et Triel-sur-Seine) entrainant une moindre pression fiscale (le coût pour l’interco’ s’élève à 160.000 € pour une année fiscale.) Ainsi, la CA2RS a décidé de prendre à sa charge le surcoût pour les contribuables de l’interco’ de la suppression de la taxe professionnelle. Celle-ci entraîne en effet des modifications dans la ventilation des prélèvements entre les divers échelons territoriaux. j2rs. - Opacité semble la devise de la CA2RS. Vous ne craignez pas que la technocratie prenne les rênes du pouvoir ? p.c. - Vous faîtes allusion aux rôles spé-
cifiques de l’Etablissement public d’aménagement du Mantois et de la Seine-Aval (EPAMSA) dans le cadre de l’OIN et avec d’autres acteurs détenant un savoir-faire spécifique (AUDAS, EPFY). Je ne crois pas que ces entités aient pris ni plus ni moins le rôle donné par les élus. L’EPAMSA propose mais elle ne décide pas… C’est l’élu qui dispose. Par exemple, dans le cadre de la consultation à Andrésy(1), l’EPAMSA n’avait rien à se reprocher. C’est l’élu qui est démocratiquement responsable. La cohérence doit primer dans notre démarche et les organismes techniques sont là pour fournir des documents d’urbanisme et de prévision (économique, sociale) et à caractère sectoriel (environnement…). Donc la CA2RS fonctionne comme elle se doit. j2rs. - Donc, vous êtes toujours confiant dans votre projet d’intérêt général, dit projet communautaire ? p.c.- Participation, consultation font partie
de notre ambition démocratique. Notre vision de territoire devrait être appréciée à sa juste valeur d’une part par les autres communes (ou autres intercommunalités) et je vous donne rendez-vous d’ici à 2011 pour faire un autre état des lieux. En outre, le périmètre définitif se joue maintenant : les choix sont primordiaux pour nous et pour les villes suivantes : Vernouillet, Orgeval, Morainvilliers Villennes, Médan. Notre vision doit être en cohérence avec un retour à la Seine et c’est cela donc le sens de l’Histoire.
Propos recueillis par Rodrigo Acosta
(1) Sur le projet d’urbanisation «Gare-Ancien collègeCoteaux de l’Hautil», rejeté à 70% par la population en juin dernier.
LE JOURNAL DES
DOSSIER
NOVEMBRE 2010
INTERCO’ : ÉTAT DES LIEUX
Le moyen-long terme occulté Les habitants des six communes de la CA2RS, qui a maintenant trois ans d’existence, n’ont pas toujours le sentiment d’en être les « parties prenantes ». Ils restent attachés à leur commune. Leurs préoccupations quotidiennes sont-elles en contradiction avec les projets à moyen ou long terme de l’interco ? Qui fait quoi ? Comment ? L’exemple des transports nous a permis d’illustrer ce phénomène qui s’estompera peut-être le jour où le Conseil communautaire sera issu de la représentativité directe des électeurs.
j2rs. - Bien sûr mais on peut
vous demander d’être à l’écoute et d’ouvrir le dialogue. p.c. - Le RER EOLE est important et ce ne sera pas dans dix ans parce que les discussions que j’ai avec la SNCF… j2rs. - Dans les articles parus dans la presse c’est en 2017/2020. p.c. - 2017 on n’en est pas loin.
Il y a aussi une gare RER à Poissy et l’objectif c’est de ne pas se retrouver avec le pont encore plus encombré et le stationnement sur un parking qui est insuffisant. Je voudrais qu’on en arrive à avoir un système de liaison douce depuis Carrières-sousPoissy jusqu’à Poissy afin qu’on Les transports sont un des enjeux à long terme de la évite de franchir le pont avec un Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine. véhicule automobile. Pour cela il y a plusieurs solutions envisagées qu’on étudie. préoccupons, avec le projet EOLE, des projournal des 2 rives. - Le sentiment d’appartenance aurait pu être un de vos ob- jets de rabattements sur les gares à Poissy. D’abord il y aura la RD 190 qu’on va réaméjectifs si vous aviez maintenue la fibre huma- Après il y aura Verneuil… On a aujourd’hui nager avec des voies bus. Ce n’est pas pour niste que je vous avais connue dans le passé. des bus qui desservent ces gares. Les ques- tout de suite mais moi, pour l’agglo, mon Depuis que vous êtes à la tête de la CA2RS, tions que nous sommes en train d’étudier objectif est de mettre en place des processus d’aménagement de ce territoire qui feront j’ai l’impression qu’elle existe encore mais rentrent dans le projet du Grand Paris… que, quand je serai parti, ça ne pourra pas que vous ne pouvez pas l’exprimer. Ce sentiment d’appartenance, la culture, le sport, j2rs. - C’est à l’horizon 2020… on ne sera s’arrêter. On sera engagés dans un processus, dans une logique d’amélioration, d’améles transports auraient pu l’amener à se pas là pour le voir ! nagement des zones. Mais ne me demandez construire… pas de le faire tout de suite, d’ailleurs je ne p.c. - Si vous ne vous occupez que du court le souhaite pas. Je ne suis pas là pour me terme, alors vous ne faites rien. pierre Cardo - Nous avons investi énorfaire plaisir avec des inaugurations pour démément dans les transports. La création de la ligne qui relie Chapet à Verneuil nous coûte j2rs. - Peut-être mais le court terme inté- clamer : « Pierre Cardo a fait ceci… a fait cela… » Il faut que les choses soient mises une fortune et il n’y a pas grand monde de- resse les habitants actuels… en marche comme je l’ai fait à Chanteloup… dans. Elle nous cause un déficit conséquent. Donc là sur le transport, nous aurons une p.c. - La commune est là pour répondre à des besoins immédiats, l’agglo est là pour gare routière à Carrières-sous-Poissy, avec j2rs. - Voici une série de propositions, réaune passerelle qui franchirait la Seine afin lisée par un « collectif de citoyens» qui vous investir. d’arriver directement sur la gare. On doit fait des demandes concrètes en matière de d’abord savoir où se situera la gare EOLE. j2rs. - Vous dites, les transports existants transports existants. c’est plus moi. N’est-ce pas la patate chaude Et puis le vieux pont de Poissy est-ce qu’on peu s’en servir pour cette passerelle ? Tout que vous vous renvoyez les uns les autres ? p.c. - Nous avons nos bus de l’agglo, nous cela est en train d’être travaillé mais je ne vais répondons aux besoins des écoles, des centres aérés… nous avons augmenté les p.c. - Non. Vous êtes en train de détourner pas passer mon temps à décrire ce projet et donner l’illusion qu’on est en train de faire prestations de services et ça nous permet de mon discours… alors qu’on n’est même pas à la conception. négocier beaucoup mieux et en cohérence avec les transporteurs. Avant, chaque ville j2rs. - Chapet/Verneuil c’est bien mais Il faut réfléchir sur les enjeux, de voir ce que l’agglomération ce sont aussi d’autres lieux l’Etat peut faire et qu’on puisse se mettre en discutait séparément. cohérence. Je ne veux pas faire de publicité à desservir… sur ces projets à long terme car l’immédiatej2rs. - On a la possibilité aujourd’hui de créer une structure organisatrice des trans- p.c. - Jusqu’ici les autres avaient réussi à té dont a besoin le citoyen n’est pas toujours ports. Est-ce que c’est une possibilité que négocier leur desserte, Chapet rien du tout, compatible avec la façon dont le politique c’est grâce à l’agglo que ça existe. Ce n’est s’exprime la plupart du temps. vous envisagez ou c’est trop tôt ? pas rien. Vous ne pouvez pas me demander p.c. - Non. Nous restons pour l’instant avec l’équipe actuelle. Par contre nous nous de faire des miracles dans tous les domaines. Propos recueillis par Claude Barouh
9
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
DOSSIER
NOVEMBRE 2010
INTERCO’ : ÉTAT DES LIEUX
L’interco’ nous mène en bateau Vendredi 1er octobre, le député Arnaud Richard nous a accordé une interview à Triel-sur-Seine sur la belle partie gauche de la Seine. Parmi de nombreux sujets évoqués, il était fier de l’inauguration du bateau des Deux rives, « Le Lutin ». Il s’agit pour lui d’une illustration de la PPP, « parfaite politique partagée » entre les différents échelons politico-administratifs et les élus. Une «PPP» toute relative : Andrésy fait bande à part en ayant décidé l’achat d’un autre bateau... Quelle belle entente dans cette période de crise… et de remous sur les retraites, sur la crise… Évidemment, le Journal des Deux rives, organe de presse indépendant, n’a pas été convié à cette inauguration en raison d’un « black out » décrété depuis que nous avons publié un compte-rendu de la dernière séance du conseil communautaire du 29 septembre
dernier. Cela dit, dans le cadre des actions nous sommes très pédagogiques tournées bien informés grâce vers la Seine. Pour cette à notre réseau local. dernière activité, l’assoPourquoi ce « black ciation « Vive la Seine out » ? Justement, » (liée à PSA Poissy... nous avons posé Tiens ! tiens !...) particette question au précipera également à ce sident de la CA2RS, chantier environnemenPierre Cardo, qui tal. La préfète des Yvenous a répondu par lines, Mme Anne Boune phrase laconique quet, a salué l’ensemble que seule la presse Le Lutin est devenu les 2 Rives de ces actions pour et « professionnelle » (sic) par les élus locaux. Et la a été conviée à cette inauguration… Tiens, population, comment sera-t-elle concernée ? tiens… et lorsque l’on donne la parole à l’ancien député Pierre Cardo, et à l’actuel Andrésy fait bande à part Arnaud Richard, le Journal des Deux rives n’est pas professionnel ? La rédaction est- Mais, Monsieur Hugues Ribault, maire d’Anelle menée en bateau par la Communauté drésy, a fait voter en 2010 un financement pour l’achat d’un nouveau bateau pour la traversée d’agglomération des Deux rives ? vers l’Île Nancy (Andrésy). Le maire a été Bateau d’insertion... ou agacé de la longueur du chantier d’insertion du flotte « marchande » bateau de l’interco. Alors qu’il y a quelques mois, M. Ribault ne Mais revenons à notre bateau. Ici, la photo parlait que du Lutin, il a finalement décidé de montre le moment de son inauguration, le faire bande à part et de budgétiser l’achat d’un Journal des Deux rives ayant eu la chance nouveau bateau pour que sa commune puisse d’avoir un promeneur sur place vers 11h30, avoir rapidement un moyen de transport pour heure théorique de l’inauguration. Dans le l’exposition « Sculptures en Île ». Coût pour les cadre d’un chantier d’insertion, les élus de la contribuables : 110 000 €. C2RS ont eu la joie d’inaugurer ce vendredi « Folie des grandeurs » nous a confié l’un des un bateau-promenade restauré. Douze sta- maires de la CA2RS... On peut en conclure que giaires ont participé à ce très beau chantier, l’on prépare ici, dans les Deux rives, la flotte « salué par la préfète des Yvelines, Anne Bo- marchande » de la Seine. quet. Ce bateau servira à faire la traversée de la Seine dans le cadre de l’événement culturel majeur « Sculpture en Île » à Andrésy, et La Rédaction
BAB Y - LO U P Tél : 01 39 75 01 83
Mail : babyloup3@wanadoo.fr
7 jours sur 7…Et 24
heures sur 24 !
Une crèche pas comme les autres... 10
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
ANDRÉSY
Hugues Ribault affrontera Michèle Chateau En mars 2011, dans le cadre des élections cantonales partielles, les élus du canton d’Andrésy/Chanteloup/Maurecourt seront renouvelés une dernière fois, avant la réforme des collectivités territoriales.
Hugues Ribault, le candidat UMP sortant se représente sans surprise. Côté PS, c’est une semi surprise avec Michèle Chateau. Son suppléant est Jean-François Thil, ancien maire d’Andrésy. C’est un peu le retour aux années 80 ! La nostalgie revient au gallop. On s’attendait au vieux duel Ribault-Thil, on aura la revanche des municipales 2008 d’Andrésy. Lors de cette dernière élection, le maire UMP avait devancé sa challenger socialiste de 20 points... Autant dire que Hugues Ribault part largement favori... Si côté UMP, l’équipe de Hugues Ribault est en ordre de bataille depuis des mois et que la campagne a commencé depuis longtemps, via les supports de communication de la ville et les actions du maire sur le terrain, le PS du canton d’Andrésy vient à peine de délivrer le duo qui aura à affronter Hugues Ribault dans son fief.
PS doit maximiser son score à Chanteloup.
Nuages à l’horizon ? Dans ces conditions, Hugues Ribault part favori. Mais deux nuages peuvent assombrir l’horizon du candidat UMP pour les cantonales 2011 : - Hugues Ribault vient de subir une sévère défaite lors de la consultation locale sur son projet d’urbanisation. Son image est écornée. En voulant urbaniser, même en HQE, les coteaux de l’Hautil, le candidat Ribault en est ressorti avec une image de maire bétonneur - à tort ou à raison. - Le second paramètre est renforcé par le premier : Andrésy est la commune yvelinoise de plus de 10 000 habitants où le vote Europe Ecologie (EE) a été le plus fort lors des élections régionales et européennes. Selon nos informations, le maire-adjoint de Maurecourt, Joël Tissier, serait le candidat de EE avec une suppléante issue de l’opposition andrésienne. La fissure se profilet-elle au sein de l’opposition andrésienne ? Mais, il n’est pas à exclure des ultimes trac-
tations entre le PS et EE viennent perturber l’actuel tableau. A droite, le champ devrait être libre pour Hugues Ribault. Le Nouveau Centre ne représente pas de candidat dans les cantons où il y a un conseiller général UMP sortant. On voit mal le bras droit fidèle de M. Ribault, Denis Faist, adjoint aux Finances de sa ville, aller tailler des croupières à son mentor politique. La Rédaction
Dernières nouvelles :
M. Ribault a tenu une conférence de presse le 3 novembre à Chanteloup-les-Vignes avec la complicité de Catherine Arenou (UMP) pour faire le bilan des actions du Conseil général dans le social (insertion, aides aux jeunes...). Autofélicitations unanimes ! Enfin, le duo Chateau-Thil a riposté le 6 novembre avec une conférence de presse en face de la Gare d’Andrésy : la plate-forme du PS n’est pas prête mais les adversaires de Ribault sont confiants dans leurs chances de battre le sortant UMP : «On l’a battu recémment avec le collectif et le battera encore !» a expliqué un J-F Thil, totalement libéré.
Un binôme socialiste qui révèle son lot de surprises. L’ancien maire et adversaire de M. Ribault, Jean-François Thil, avait repris en main la section PS et s’était fortement mobilisé, au sein du collectif pour la protection des coteaux de l’Hautil, lors de la consultation organisée par le maire d’Andrésy. Il ne faisait aucun doute que M. Thil préparait son retour aux affaires politiques locales.
Un ticket PS Andrésy-Andrésy bien risqué... Tout faux ! Jean-François Thil sera le suppléant de l’actuelle leader de l’opposition municipale Andrésy Citoyenne. Le canton est reservé à une femme, selon le PS. Mais ce n’est pas la seule surprise : proposer un binôme issu de la même commune en est une autre. Certes, l’élection se joue dans la plus grande des trois villes du plus petit canton yvelinois. Et il est judicieux d’avoir un candidat issu de la même ville que le favori. Par contre, ne pas choisir un chantelouvais comme suppléant est risqué, d’autant que le
Michèle Chateau (PS), une militante de terrain depuis trois décennies, tentera de battre le sortant, Hugues Ribault (UMP). (Photos J2RS)
11
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
ANDRÉSY
Une affaire d’expropriation qui a mal tourné... La cour de Cassation a confirmé le jugement en cour d’appel d’Hugues Ribault et de la ville d’Andrésy à payer à leurs justes prix les terrains sur lequels a été édifié le complexe sportif Stéphane Diagana. Coût net : 300 000 € à la charge du contribuable.
La longue histoire des expropriations des terrains en vue de construire le parc sportif des Cardinettes et son complexe Stéphane Diagana a connu son épilogue ce mois-ci. Hugues Ribault perd son premier procès et la ville a été condamnée par la cour de cassation à payer une somme rondelette de près de 300 000 €. Le récit de cette affaire en dit long sur l’entêtement de la municipalité d’Andrésy et de son maire qui ont multiplié les prolongations judiciaires et les recours mais aussi sur le courage des dizaines de propriétaires andrésiens qui n’ont pas voulu céder. Enfin, cet épisode judiciaire de sept ans illustre la
Hugues Ribault, un maire toujours droit dans ses bottes et fidèle à ses convictions premières. « La ville s’était effectivement pourvue en cassation car il est extrêmement étonnant qu’il y ait eu augmentation des prix sur certains terrains. On a provisionné le parc sportif des Cardinettes. On fera les comptes. Ce n’est pas cela qui posera problème sur l’ensemble du projet. Il ne faut pas faire d’une toute petite chose, une énorme affaire ». (octobre 2009)
Century 21 Les Deux Rives Centre Commercial Le Val-de-Seine Rue de la Grosse-Pierre 78540 VERNOUILLET
façon dont les gestionnaires de la ville - en premier lieu l’adjoint aux Finances, Denis Faist (NC) – ont été amenés à « bidouiller » le budget pour intégrer les sommes dues… Tout commence en 2004, avec le projet d’un parc sportif, dans le quartier Denouval, qui nécessite des expropriations. La mairie contacte les propriétaires des terrains sur lesquelles doivent être construits le complexe Stéphane Diagana et son parc. Elle leur propose un prix moyen de 8,59 €/m². Huit ventes sont conclues entre 2004 et 2008 avec 6 propriétaires privés, l’agence foncière de la région parisienne (l’AFTRP) et le conseil gé-
L’opposition municipale demande des comptes au maire. Dans un courrier officiel envoyé au maire d’Andrésy, les élus de l’opposition sont offensifs : « Nous demandons un bilan financier détaillé des acquisitions et expropriations foncières réalisées pour la construction du parc sportif. Ainsi que le détail des frais liés à l’affaire (…) : honoraires des avocats de première instance, en appel et en cassation, frais de notaire et condamnations ». Par ailleurs, les cinq élus de l’opposition, désireux que cette affaire ne soit pas étouffée, exigent « une information sur ce sujet au prochain conseil municipal, avec inscription à l’ordre du jour du conseil ». Affaire à suivre...
Christine Ledent Masso-Relaxologue Diplômée de l'Alliance des Massothérapeutes du Québec
Tél. : 01 39 28 15 65
UN GROUPE LEADER SUR VOTRE SECTEUR 3 AGENCES À VOTRE SERVICE VERNOUILLET, CONFLANS & ANDRÉSY
L'envol des Maux Suédois, Californien Anti-cellulite Thaï des pieds Massage sur chaise Femmes enceintes Drainage lymphatique Yoga thaïlandais Soins corps, pieds et mains Massage aux coquillages chauffants des Philippines
Produits de beauté basés sur les 5 éléments de la médecine chinoise et composés d’huiles essentielles naturelles.
Tattoo éphémère paillette Le bijou de votre peau.
PLAISIR DE PLANTES
PLAISIRessentielles DE PLANTES Huiles et cosmétiques biologiques. www.florame.com
PUISÉ AU COEUR DU MONDE VÉGÉTAL POUR LE PLAISIR DE VOTRE PEAU PUISÉ AU COEUR DU MONDE VÉGÉTAL POUR LE PLAISIR DE VOTRE PEAU
www.florame.com
64, boulevard Noël Marc - 78570 ANdresy - www.lenvoldesmaux.fr Sur rendez-vous : 01 39 27 06 56
12
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
ANDRÉSY néral des Yvelines. Pour ces deux dernières entités publiques, le prix a été déterminé au plus bas (8 €/m²). Le conseil général a fait une bien mauvaise affaire avec son propre représentant, puisque Hugues Ribault est conseiller général du canton d’Andrésy !
La bataille entre la mairie et les Andrésiens autour du juste prix des terrains expropriés Oui mais voilà : treize irréductibles Andrésiens décident de résister, encore et toujours, à l’envahisseur. Et la vie, on va le voir, ne va pas être facile pour les garnisons de la mairie. Les 13 propriétaires rebelles s’opposent donc au prix proposé par la mairie. Contrairement aux affirmations du maire, c’est bien plus de la moitié des terrains qui vont donner lieu à contentieux : Hugues Ribault tente, en effet, de minimiser l’affaire, lors du conseil municipal du 22 octobre 2009 : « ce sont quelques propriétaires de quelques terrains », répondait-il ainsi à une question de l’opposition, « il ne faut pas faire d’une toute petite chose, une énorme affaire ! ». Tribunal de Versailles, cour d’appel de Versailles, cour de cassation : voilà pour la «toute petite chose»… La mairie a utilisé tous les recours possibles pour l’emporter. En vain. La bataille judiciaire qui vient de s’achever tournait autour de l’exacte valeur des terrains. Les propriétaires récalcitrants estimaient que leurs terrains étaient en « situation privilégiée » : cette qualification juridique se situe entre les « terrains à bâtir » et « les terrains ne pouvant être bâtis ». En raison de la présence d’équipements et de son emplacement favorable, un terrain peut avoir une « situation hautement privilégiée ». Cette qualification permet au juge de l’expropriation de lui attribuer une valeur sensiblement supérieure à celle correspondant à une terre à vocation agricole dépourvue de spécificité particulière. Les propriétaires et leurs avocats ont fait valoir que leurs terrains valaient plus que les 8,59 €/m² proposés et avaient une situation « privilégiée » car situés en bordure de routes, en zone autorisant les constructions et à proximité immédiate du nouveau collège et d’une zone bâtie.
Quand la mairie reprenait les mêmes arguments que les associations locales... De son côté, la ville considérait que les parcelles n’avaient aucun caractère privilégié car excentrées et situées à côté d’une RD55 bruyante. Par ailleurs, les équipements collectifs cités proches seraient en nombre insuffisant. Bref, ironie de l’histoire, le maire et son avocat ont, pendant ces longues années de procédures, repris les arguments avancés par les associations locales qui contestaient le positionnement au même endroit du nou-
veau collège décidés par la municipalité ! Les juges imposent au maire une augmentation des prix des terrains de 100 à 135 % La position de la mairie d’Andrésy a été d’abord confirmée par le juge des expropriations. Mais, par deux fois (première instance et en appel), le tribunal de Versailles a considéré que les terrains avaient bien une situation « privilégiée ». Les juges ont donc remonté les prix de 100 à 135 % ! La municipalité doit donc acheter les terrains des 13 propriétaires à 16 ou 20 €/m², soit plus du double du prix proposé au départ !
somme, la ville a pu accroître son patrimoine en construisant un parc sportif.
Comment intégrer le surcoût de 300 000 € ou l’art du bidouillage budgétaire
Dernière interrogation : comment la ville va-t-elle intégrer ce surcoût ? Le maire rappelle que « le parc sportif des Cardinettes est provisionné ». Effectivement, 285 000 € ont été déjà pris en compte sur le budget 2009. Mais à quel prix ! Une analyse ligne par ligne du budget perPour le camp des vainqueurs, « la défaite de met de démontrer comment les services la ville est indiscutable, si bien qu’on peut financiers de la ville ont pu « ingurgiter » se demander si elle a eu raison de se pour- le surcoût : plus de 103 000 € ont d’abord voir en cassation qui (a) engendré des frais été inscrits dans le budget (article « achat supplémentaires pour les contribuables an- de terrains nus »). Restait donc à trouver drésiens ». Représentés par les avocats du 182 000 €. Et là, l’adjoint aux Finances, syndicat des expropriés (Acoonex), les pro- Denis Faist, a pu faire une démonstration priétaires que nous avons rencontré, et qui de ces qualités de gestionnaire : la municipréfèrent garder l’anonymat, ne décolèrent palité a opéré par transferts et virements pas : « depuis le début, la mairie, et particu- de crédits au sein du même chapitre budlièrement les adjoints à l’urbanisme et aux gétaire. En bref, la municipalité a du faire des économies sur les autres postes du parc sportif : économie sur les agencements en espaces verts du parc (les familles utilisant le jardin d’enfants ont pu s’en apercevoir...), économies sur le matériel informatique et économies sur le matériel d’incendies et de sécurité civiles ! Et voilà comment une dépense imprévue est absorbée dans le budget d’une ville ! D’aucuns nommeront cela du « bidouillage » budgétaire. Quoi qu’il en soit, on peut s’interroger sur la modalités de construction d’un budget communal et le caractère sinTerrain exproprié dans son état actuel. cère des inscriptions budgétaires ! finances, nous ont pris pour des pigeons. » L’un des propriétaires nous rappelle : « le maire nous proposait 9 €/m² pour acheter nos terrains de près de 7000 m², ouverts sur une rue, avec raccordement eau, gaz et assainissement devant ! ».
Combien ça coûte ? Combien va coûter cette petite escapade judiciaire aux Andrésiens ? Avec les décisions judiciaires, le coût d’achat des terrains par la mairie se monte à 521 173 €. Ce qui fait un surcoût de 279 372 €. Mais, précisent les propriétaires des terrains, « il faut ajouter la condamnation de la ville à nous payer une (petite) partie des frais que nous avons engagé dans le cadre de notre recours (article 700 du code de procédure civile) ainsi que le paiement des honoraires de ses avocats. » Les frais de justice pour la mairie peuvent être estimés au bas mot à 20 000 €. C’est donc globalement un surcoût de 300 000 € pour la municipalité de M. Ribault, ce qui représente 50 % du coût de l’affaire de la ZAC des Coteaux qui avait défrayé la chronique et avait largement porté au pouvoir M. Ribault, en 2001, face au maire sortant PS, Jean-François Thil. Certes, avec cette
13
www.journal-deux-rives.com
Deux lourdes défaites pour le maire et candidat aux Cantonales, Hugues Ribault En quatre mois, le maire, Hugues Ribault, vient de subir deux grosses défaites : l’échec de la consultation sur l’urbanisation des coteaux de l’Hautil et cette défaite judiciaire. « Hugues a avalé deux sabres coup sur coup », sourit l’un de ses collègues élus de l’interco’. Le contexte n’est guère idéal au moment où M. Ribault s’embarque dans la campagne des Cantonales pour se faire réélire conseiller général des Yvelines. Sur le fond de cette affaire d’expropriation, il est normal que la ville ait cherché à acquérir le plus bas possible les terrains - surtout que les domaines les estimaient aux prix proposés par la mairie. Par contre, on reste étonné de l’acharnement du maire d’Andrésy à poursuivre les procédures judiciaires - et particulièrement le recours en cassation, superflu et coûteux. De même, une fois la procédure d’expropriation entamée, la municipalité n’a jamais cherché à trouver un accord amiable avec les propriétaires récalcitrants. POLLUX
LE JOURNAL DES
NOVEMBRE 2010
ACTUALITÉ LOCALE
CARRIÈRES-SOUS-POISSY
A104 : la vraie bataille politique s’annonce Afin de réaffirmer leur opposition au Tracé vert du bouclage de la Francilienne, les membres du Comité des Maires contre l’A104 se sont réunis le mercredi 6 octobre à l’Hôtel de Ville de Carrières-sous-Poissy. Par le biais d’une déclaration publique, ils ont rappelé leurs positions et exigences communes. Le Comité des Maires contre l’A104 est constitué des villes d’Achères, de Carrièressous-Poissy, de Conflans-Sainte-Honorine, de Maurecourt, d’Orgeval et de Poissy. Il est ouvert à toutes les villes qui partagent ses positions et exigences.
Revendications des élus membres du comité des maires contre l’A104 Le Comité des Maires contre l’A104 rappelle ses positions et exigences : • Annulation du Tracé vert retenu en oc-
tobre 2006 et refus de tout tracé en zone urbanisée, • Levée des emprises foncières, • Mise en œuvre d’une politique de transports publics à haute qualité de services en Île-de-France, • Développement du transport fluvial et du fret ferroviaire. Ces revendications sont plus que jamais d’actualité, alors même que s’ouvre un large débat sur l’avenir des transports franciliens, que ce soit à travers la réflexion sur le réseau de transports publics qui sera mis en œuvre dans le cadre du Grand Paris (« Grand Huit » et « Arc Express ») ou l’avant-projet du « Schéma National des Infrastructures routières de Transports » (SNIT) paru le 13 juillet dernier. Considérant la volonté commune du Comité des Maires contre l’A104 de : • Protéger les riverains menacés (le tracé de 22 km concernerait 200 000 riverains), • Garantir la santé publique et lutter contre la pollution routière (circulation estimée à 120 000 véhicules par jour dont 20% de poids lourds), • Respecter les principes émanant du Grenelle de l’Environnement (limitation de la construction d’autoroutes en milieu urbain et développement à grande échelle des transports alternatifs),
Manifestation et prochaine assemblée du COPRA Le rendez-vous à 14 heures avenue des Ambassadeurs à Conflans-Sainte-Honorine n’a pas été fort comme l’espéraient les organisateurs. Du fait de la grève nationale, les troupes ont été écartelées entre Paris et la manif du COPRA. Le cortège s’est rendu au siège du Conseil général du Val d’Oise. Selon le COPRA, 250 véhicules ont pris partie à l’opération escargot... et 50 cyclistes se sont joints durant l’opération. Comme indiqué ci-dessous, les élus sont très combatifs et ils étaient aux premières loges de ce combat politique. (voir aussi la photo ci-dessous). Infos+ : www.copra184.org Assemblée générale : le 26 novembre à 20 heures 30 à Carrières-sous-Poissy. (salle Louis Armand).
• Doter le territoire de dessertes adaptées aux besoins des populations et conformes aux intérêts économiques (élargissement de l’A13 avant raccordement, notamment). Le Comité des Maires contre l’A104 annonce aussi dans son communiqué :
• La confirmation de son soutien au COPRA A104 (Collectif pour la Protection des Riverains de l’Autoroute A184, devenue depuis l’autoroute A104),
• Une participation active à toutes les formes de mobilisation qui seront mises en œuvre (pétitions, rassemblements, campagne de communication…), • Une décision concernant la mise en œuvre d’une vaste campagne d’information et de sensibilisation à destination des riverains menacés, • Une demande d’audience auprès de Ni-
colas Sarkozy, Président de la République, d’Alain Schmitz, Président du Conseil général des Yvelines et de Didier Arnal, Président du Conseil général du Val d’Oise.
Les élus contre l’A104 : les troupes ne manqueront pas pour les futures batailles politiques qui s’annoncent.... ( Photo DR)
14
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
CHAPET
Polyphonie La « Chapetoise » : Soltani et les Akdim corse Vendredi 8 octobre à 20 heures 30, la commune de Chapet a reçu le groupe vocal et instrumental de chants polyphoniques corses A VUCIATA dans son église. Le concert fut introduit par Nicole Biard, présidente des «Musicales de Chapet». Elle a d’ailleurs annoncé «qu’il n’y aurait pas ce soir de pot à la fin du spectacle». La raison était que l’église était remplie par les spectateurs venus très nombreux ce soir et, par conséquent, il n’y avait plus de place pour le pot d’amitié. Le public a réagi avec regret et humour, puis a accueilli A VUCIATA avec des applaudissements. Ce groupe vocal et musical professionnel, fondé en 2001, se compose de quatre hommes et d’une femme: Jean-Pierre Giorgetti (chant seconda), Jean-Mathieu Colombani (chant bassu), Patrick Noé (guitare, chant bassu), Catherine Pacheu (violon alto, chant terza) et Mathieu Giorgetti (flûtes). Cette musique s’inscrit dans la tradition Corse, afin de convier l’auditoire à un voyage dans l’univers du chant de l’île de beauté. C’est grâce aux «Musicales de Chapet», que le groupe s’est produit dans la chapelle. Il est actuellement en tournée dans la région Parisienne. Ce soir à Chapet, ils étaient plus de cent dix à assister au concert. Le groupe a joué un «Concert Prima a voce», qui se compose d’un répertoire composé des chants monodiques et de Polyphonies. Ils mettent en scène chants, polyphonies et passages instrumentaux, accompagnés d’explications brèves et éclairantes. Leur but est d’être des ambassadeurs des chants corses, mais «sans faire que cela» a précisé Jean-Pierre Giorgetti. Leurs chants racontaient une histoire. Celle d’un berger, de sa vie, de ses amours et de son mal d’amour, que narrait JeanMathieu Colombani. Des interprétations magnifiques, remplis d’émotions, dont l’impact sur les spectateurs était amplifié par le cadre et la voix de Jean-Pierre Giorgetti. Damien DÉLERIN
Le Cross de Chapet : qualité, convivialité et soleil.
Sous un soleil magnifique, Chapet était au centre des activités sportives le 10 octobre dernier. M. Soltani, avec un chrono de 34’ 09’’, sort vainqueur et Sabrine Akdim, avec un 38’ 55’’, domine la catégorie femmes. La «Chapetoise» ou le cross de Chapet (de 10 km) fait partie du décor sportif de la rentrée après la Foulée trielloise et dans la continuité du Challenge des Deux Rives. Cette course, caractérisée par cinq tours dans le village, a rassemblé des coureurs et coureuses de tous âges, et des villes voisines ou plus lointaines dont l’AS ISSOU qui a brillé puisque deux femmes de cette équipe - Sabrina et Myriam Akdim - ont dominé tout au long de la course. Dans la catégorie hommes, Mohamed Soltani a été fin tacticien en laissant les autres coureurs travailler... tout en expliquant (on peut le croire) qu’il se sentait un peu « mal » au départ. Avec un chrono respectable de 34’ 09’’, le nouvel adhérent de la Foulée Saint-Germain devance le deuxième de la course, Fabrice Doucet, avec un 34’ 20’’, du Club EA Saint Quentin-en-Yvelines. Entre-nous, Doucet s’est fait rouler dans la farine à la dernière boucle « comme un débutant » (selon son expression). Lhassan Afatach (CSM Aubergenville) est arrivé troisième avec un temps de 34’ 33’’. M. Soltani semble devenir le favori du Challenge des Deux rives ; en plus, il confirme
être un redoutable coureur… et fin tacticien. Modeste, Soltani a fait savoir qu’il tente de travailler et d’améliorer son style à chaque course. Les habitués des courses hors stade étaient présents : Guillaume Remy (35’ 46’’) a beaucoup amélioré son temps par rapport à l’année dernière (36’ 48’’) et est arrivé 6e. Thimothée Auberdiac, 9e, avec un temps de 36’ 48’’ reste accroché aux dix premiers. Dommage qu’il ait cédé quelques secondes par rapport à l’année dernière (36’ 22’’). Il est à noter l’absence du jeune prodige Fabien Dupuich (1er de l’année dernière) en raison d’une blessure... Mise à part ISSOU, le Verneuil Athlétic Club, la Foulée de Saint-Germain, CSM Aubergenville, ASCAP PEUGEOT (avec Alexis Gendre, 4e), Vernouillet Athlé (avec Jean-Marie Farines, 13e), les Mureaux Valde-Seine, Flep Carrières-sous-Poissy, et les Pompiers étaient présents à ce rendez-vous sportif dans le village de Chapet. La dernière « Chapetoise » démontre que cette course attire de plus en plus de monde. En outre, la qualité s’ajoute à la convivialité de l’événement. Un grand bravo aux organisateurs et aux bénévoles qui ont su répondre présent aux différentes demandes et urgences d’une course de qualité... qui était aussi l’occasion de permettre aux jeunes et cadets de courir. Nous retrouverons ces coureurs très bientôt sur les bois de Verneuil-sur-Seine et à Andrésy puisqu’ils concourent au Challenge des Deux Rives.-D.D.
Le podium féminin : Sabrina et Myriam Akdim (AS Issou) et Gaëlle Parrate (ASCAP Peugeot) ont dominé la course. (Photo J2RS)
15
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
CHANTELOUP-LES-VIGNES
Baby-loup, un équilibre rompu Depuis février 2010, l’affaire de la crèche associative Baby-Loup, à Chantelouples-Vignes monte crescendo dans les médias locaux, et nationaux. Même le « Canard enchaîné » en fait ses choux gras (14/10/2010). S’agit-il d’un épiphénomène ou plutôt de la partie visible d’un iceberg sociétal ?
Le débat – basé au départ sur un banal licenciement d’une salariée – est devenu emblématique de la République car il touche ses principes et ses valeurs. Sommes-nous des naïfs, des collabos ?(1) Devrions-nous devenir intolérants face à la barbarie du XXIe siècle ? Désormais, le débat a pris un caractère national et, par conséquent, public. Celui-ci doit interpeller d’abord le citoyen mais aussi le politique pour retrouver un nouvel équilibre après l’avis de la Halde (la Haute autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité) du 29 janvier 2010.
Baby Loup : un service public novateur
Considérant le manque cruel de crèches dans les communes de la Boucle de Chanteloup et la possibilité d’insertion économique pour des mères célibataires par le travail, Baby-Loup - en étant ouverte 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 - est une crèche de référence, notamment dans le cadre d’une politique d’accueil pour la petite enfance non seulement en France mais au niveau européen. D’ailleurs, l’Europe finance régulièrement la crèche depuis quelques années ; la fondation ELLE a primé sa directrice pour le travail accompli. La crèche Baby-Loup a une triple origine : lieu d’émancipation pour les femmes du quartier de Chanteloup-les-Vignes ; volonté politique de l’ancien député-maire, Pierre Cardo, qui a su donner le souffle et l’énergie pour que ce projet s’institutionnalise avec l’aide et le financement du Conseil général de Yvelines, la CAF et les autres partenaires (dont la Région) ; et le professionnalisme de sa directrice, Natalia Baleato. Cette dernière et son équipe (dont une salariée nommée Fatima Afif) ont expérimenté tout un arsenal pédagogique pour mieux répondre à la « commande publique » et politique d’un
quasi équipement public dans un cadre privé (association loi 1901). C’est un lieu d’intégration, de mixité sociale et culturelle tout en respectant les principes de notre République, dont la laïcité. Ces objectifs ont mis et mettent encore à l’honneur l’émancipation des femmes, quelles que soient leurs origines, par la formation et l’activité économique, tout en se préoccupant du bien-être de leurs enfants. Même si la délégation de service public n’a pas été signée, de fait il existe (ou a existé) une série de conventionnements entre BabyLoup et Chanteloup-les-Vignes et aussi les villes voisines (Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Triel, Verneuil). La tutelle reste publique. L’ancien député-maire Pierre Cardo en a fait sa vitrine pour transformer l’image de sa ville et de son territoire. Par conséquent, c’est de facto un service public ; en plus, la crèche est majoritairement financée (à environ 90%) par des fonds publics. D’ailleurs, à la réunion de crise de mai dernier, cet élément était primordial pour la stratégie à suivre : les financeurs ont demandé des comptes à l’association et à sa directrice. La ville de Chanteloup-les-Vignes, malgré tout ce qui a été écrit dans les médias, n’a jamais abandonné la crèche, mais une « affaire » a troublé l’équilibre atteint entre les différents acteurs d’un des quartiers difficiles de Chanteloup-les-Vignes : mères de famille, habitants, politiques…
16
Et puis l’affaire éclate fin 2008…
Faut-il, oui ou non interdire le port du voile dans un lieu quasi-public(2), une crèche qui par définition accueille des enfants en bas âge ? La loi de 2004 ne s’applique pas, selon les auditions de la mission parlementaire Gerin en 2009. (3) Dans le cas d’espèce de la crèche BabyLoup, le règlement intérieur interdit le port du voile ; depuis ses débuts tout le monde a respecté cette consigne. Sauf que… les extrémistes testent la République et certains « malins » ont trouvé la faille : transformer un différend personnel et privé dans un lieu de travail (la salariée Fatima Afif et la direction de la crèche) en une affaire présumée de discrimination religieuse. Pour avoir voulu porter le voile à la crèche, Fatima a instrumentalisé l’affaire en utilisant les failles juridiques et l’absence de loi explicite interdisant le port du voile en milieu de crèche associatif. Lorsqu’une affaire au départ s’envenime dans un contexte de tension sociale, concentrée sur un des quartiers de Chanteloup-lesVignes, et de pression du religieux, les solutions ne peuvent être qu’extrêmes. D’une part, Fatima, la salariée, mise à pied pour porter le voile dans la crèche aux heures de service, porte l’affaire sur l’espace public en saisissant la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité pour
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
CHANTELOUP-LES-VIGNES « discrimination religieuse». La Halde lui a donné raison en mars 2010 : Baby-Loup ne peut pas interdire le port du voile à sa salariée. (4) L’avis de la Halde est une bombe pour les autres membres de l’équipe et pour la directrice de Baby-Loup : « On risque de fermer… si nous n’avons pas un appui généralisé ». Une réunion de crise a eu lieu en mai 2010 devant tous les institutionnels (dont la préfète). Chaque camp compte ses troupes : adhérents, militants, conseillers municipaux… une marraine telle qu’Elisabeth Badinter fait deux fois le déplacement à Chanteloup en 2010. Pour Elisabeth Badinter, il s’agit de contrer ceux qui défendent la burqa dans la lignée de ses arguments à la mission Gerin : « Le libéralisme compris comme un droit infini à la liberté d’expression, tel qu’il existe en Angleterre et aux Etats-Unis, où l’on peut défiler en arborant des insignes nazis, he bien non, ne vaut pas en France ». (Résistance républicaine, page 28) Cependant, la France, pays de libertés, a du mal à se défaire de son « image d’Épinal » : Caroline Fourest explique pendant son audition : «Interdire – ce contre quoi je milite – le voile simple dans la rue et à l’université serait tirer la laïcité française vers une laïcité autoritaire qui produirait à (son) avis plus d’effets pervers que d’effets positifs ». Cela équivaudrait à plus de communautarisme et plus de ségrégation envers un groupe particulier en France. En réalité, depuis les années 80 et 90, deux phénomènes - la globalisation économique et l’individualisation de la société - ont conduit inexorablement à l’abandon du modèle républicain : des pans entiers de notre société ont été abandonnés aux « barbus » extrémistes. Nous sommes tous responsables de cette tendance sociétale. L’Etat, les
partis politiques prédominants ont réduit les politiques publiques (dont l’urbanisme et/ ou le social) à un néant, un vide… sans parler des échecs de la politique de la ville. Oui, le vide a été progressivement occupé par la dimension religieuse : Abdennour Bidar, philosophe et professeur à Sciences Po souligne aussi « la dérive sectaire parce que le port du voile intégral est justement un problème religieux… » (Mission Gerin, in Résistance républicaine, page 29). Azis Bentaj, consultant pour Baby-Loup, corrobore : « Oui, il y a eu un développement des salafistes organisés… » et le « code social » des quartiers a basculé avec l’avis de la Halde conférant un certain avantage à la thèse des extrémistes musulmans dans un contexte de frictions sociales lors d’un débat sur l’identité nationale. Sans parler de la crise économique actuelle qui a des conséquences sur le niveau du chômage endémique… des quartiers pauvres.
Changement d’échelle A ce stade, non seulement Fatima Afif n’a pas atteint son objectif initial – qui consistait à rallier l’opinion publique nationale à sa cause « religieuse » - mais elle a galvanisé des citoyens de tous bords en transformant cette affaire banale de licenciement en une affaire emblématique sur la laïcité. Ses arguments (soutenus par la Halde) n’ont pas suffi face à la prise de conscience nationale de ce débat sociétal. Fatima n’est plus convaincante et ses mobiles restent énigmatiques (5). S’agit-il de démontrer uniquement que la directrice est tyrannique ? Est-ce une querelle personnelle ? L’affaire est maintenant portée devant les Prud’hommes de Mantes-La-Jolie où 80.000 € sont demandés à Baby-Loup. Sans porter de jugement sur le fond de l’affaire strictement privée (audience le 8 novembre, jugement 13 décembre), la discrimination
présumée contre une ancienne salariée est devenue une bataille entre les défenseurs de la Laïcité et les puristes de la liberté de croyance, appuyés par les adeptes de la discrimination positive.
Rééquilibrage Oui, il y a un mouvement de « salafistes » en France, soulignent les uns. Non, il ne faut pas s’inquiéter, voire exagérer, assurent les autres. Le dilemme est bien là : un grand juriste constitutionnel, Guy Carcassonne, médite avant d’hésiter lors de son audition à la mission Gerin : comme citoyen, il se trouve dans le premier groupe, comme juriste, il se trouve rassuré, donc dans le deuxième groupe, en raison du poids relatif des extrémistes. Au contraire et avec détermination, Manuel Valls, député (PS) de l’Essonne s’est déplacé à Chanteloup-les-Vignes le 18 octobre 2010 pour rompre l’isolement de Baby-Loup dans un positionnement politique fort : l’avis de la Halde est « inacceptable ». M. Valls a posé des questions au gouvernement la même semaine : « Cette crèche est le symbole d’une laïcité ardente et vivante… Il faut défendre cette crèche associative en but à des poursuites pour discrimination après avoir renvoyé une femme voilée… » Il a ajouté que des faits similaires sont constatés à Evry avec les assistantes maternelles. Nadine Morano, qui s’était déplacée à BabyLoup il y a deux ans, a également manifesté son appui et a évoqué la possibilité de voir la jurisprudence « Baby-Loup » s’imposer(6). Eddie Aït, Président du PRG 78, maire de Carrières-sous-Poissy, vice-président de la Communauté d’agglomération des Deux rives de Seine (qui compte Chanteloup-lesVignes), défend aussi Baby-Loup. Les autres élus locaux brillent par leur absence. La pression était tellement forte que la Halde devrait revoir sa copie. Sa présidente, Jeannette Bougrab, a convaincu le collège de la Halde de reprendre le dossier. Il est clair que cette décision de rouvrir le dossier de la crèche Baby-Loup est un revers pour Fatima Afif et ses acolytes. Mme Bougrab ramène, par son action, un peu de sens républicain dans une institution qui s’en était sans doute éloignée. La laïcité ne s’oppose pas à la liberté religieuse, mais les excès individuels ne doivent pas remettre en question les libertés collectives et en particulier la neutralité des missions de service public assurées par l’Etat ou déléguées à des personnes privées.
Interpellation citoyenne
Elisabeth Badinter, philosophe, marraine de Baby-Loup. (Photo J2RS)
17
www.journal-deux-rives.com
Que que soit le résultat du jugement du 13 décembre à Mantes-La-Jolie, l’affaire BabyLoup ne s’arrêtera pas là. Les parents ayant des enfants à Baby-Loup s’organisent pour défendre leur crèche (7) et leur attachement au principe de la laïcité. Les élus locaux – Pierre Cardo en tête – devraient réunir tous
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
CHANTELOUP-LES-VIGNES les acteurs et les habitants des Deux rives dans une sorte de conférence sur la laïcité. Les communes voisines – à l’instar de Chanteloup-les-Vignes et Carrières-sous-Poissy – devraient continuer à financer cette crèche puisqu’elle est devenue indispensable.
Manuel Valls, député PS, a tenu à se montrer solidaire de Baby-Loup par sa présence. (Photo J2RS)
Les politiques au niveau national tel Manuel Valls ont compris l’ampleur de l’enjeu sociétal de cette affaire. Le message semble être clair : il n’y a pas de place pour les extrémistes (religieux ou doctrinaires d’une mouvance salafiste). La laïcité tient à la séparation entre la sphère publique et la sphère religieuse. Cela dit, il convient aussi de laisser la possibilité à ceux qui se sentent exclus (dont une grande majorité habitant dans les quartiers défavorisés) de tenter de reprendre l’échelle sociale de notre société. La plupart des musulmans sont attachés aux valeurs de notre société et pratiquent librement leur culte, comme les protestants, les juifs et les catholiques, tout en voulant s’intégrer dans tous les domaines (économique, social, et politique) de notre République. Rodrigo ACOSTA
EN DIRECT DU PROCÈS À MANTES-LA-JOLIE
Le 8 novembre, le conseil des prudhommes aurait pu être dépassé par l’ampleur (nationale) de l’affaire Baby-Loup. Tout le gotha politique, médiatique et juridique était là pour cette affaire de licenciement. L’affaire Baby-Loup a pris une tournure nationale lorsque la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité a considéré ce licenciement comme un acte de « discrimination religieuse». A Mantes-La-Jolie lieu déjà symbolique par un autre grand débat avant la conversion de Henri IV - en voyant les médias et des personnalités politiques et philosophiques, la preuve était fournie : LA POLITIQUE (au sens classique du terme) s’est emparée du dossier. Point par point, Me Guyon, avocat de Baby-Loup, a démonté les arguments de Me Madja Regui, avocate de Fatima Afif (ci-dessus). La vidéo (dans laquelle on voit Fatima portant un voile) était un film publicitaire. La crèche est un équipement quasi-public, donc la laïcité s’applique. Et surtout, l’instrumentalisation est le fait de Fatima : elle a ouvert la boîte de Pandore en voulant mettre le maximum de poids juridique à son avantage. En plus, elle a commis une faute grave les 9 et 10 décembre 2008 : elle aurait menacé la directrice (« Tu est morte, Baby-Loup c’est fini ! ») et elle aurait commis un acte d’insubordination. Enfin, sa mise à pied à titre conservatoire était nécessaire pour le bon fonctionnement de Baby-Loup. En réalité, Fatima a peut-être perdu sa crédibilité en ne demandant pas sa réintégration mais en demandant le maximum d’indemnités (presque 80.000 €) à une crèche « pas comme les autres ». Or, Baby-Loup est une crèche modèle et novatrice qui remplit, par conséquent, un service d’intérêt général pour Chanteloup-les-Vignes. -R.A. (1) Résistance républicaine, Ed. Riposte laïque, mai 2010, 318 pages (2) Le Conseil constitutionnel a validé le 7 octobre dernier la loi relative à l’interdiction du port du voile intégral (burqa et niqab) dans l’espace public. Cependant, cette loi n’entrera en vigueur qu’en printemps 2011. (3) Presque en parallèle, un rapport d’information (n° 2262), présidé par André Gerin, député communiste de Vénissieux, a été publié en janvier 2010 après la mission parlementaire du même nom. Toute l’intelligentsia s’est exprimé sur le sujet « Laïcité et religion » : la philosophe Elisabeth Badinter, Tarik Ramadan, que l’on considère comme la tête de pont des salafistes en Europe ; les philosophes Henri Pena-Ruiz, Jean Bauberot, l’ancienne ministre Yvette Roudy, l’écrivaine Caroline Fourest, l’historien Benjamin Stora, le juriste consititutionnaliste
Guy Carcassone et les députés Eric Raoult (UMP) Jaques Myard (UMP), Jean Glavany (PS), Chantal Robin-Rodrigo (Radical de Gauche) et Pierre Cardo… (4) Dans son avis du 29 janvier 2010, la Halde écrit : «votre entreprise (NDLR : Baby-Loup) ne peut, sous couvert de son règlement intérieur, attenter à la liberté religieuse d’une de ses salariées et en particulier lui interdire de porter le voile islamique.» (5) Elle ne s’est exprimée qu’une seule fois devant la presse avec Elisabeth Levy du «Point». (6) Le Tribunal administratif a rendu un arrêt le 2 février 2007 dans une affaire de crèche très similaire au cas de Baby-Loup. (7) Une pétition circule sur internet : http://babyloup. over-blog.com/article-signez-la-petition-56564166.html
Triel Optique
POMPES FUNEBRES DELAUZANNE
Opticien diplômé : Jean-Marc Seguette
Écouter, Conseiller, Accompagner
TIERS PAYANT
SECONDE PAIRE POUR 1 EURO DE PLUS 6, rue du fort - 78250 MEULAN (face à l’hôpital)
(voir conditions en magasin)
Tél. : 01.30.99.14.60 pf-delauzanne@orange.fr
127, rue Paul Doumer 78510 Triel-sur-Seine
Tél./Fax. : 01 39 70 76 25 18
Organisation complète de obsèques - Transports de Corps - Incinérations - Démarches et formalités Contrat Obsèques - Caveaux - Monuments Articles funéraires - Devis sans engagement
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
TRIEL-SUR-SEINE
Alain Schmitz se tourne vers la Seine Le 14 octobre le déplacement en bateau du président du Conseil général des Yvelines Alain Schmitz, dans les Deux rives de Seine, a permis d’annoncer le renforcement des moyens (22 millions d’euros pour une durée de trois ans) pour conforter la politique du Conseil général en ce qui concerne les liens de ses habitants et la Seine. Triel-sur-Seine était le point de départ de son voyage en bateau… vers Meulan-en-Yvelines.
C’est à la fois pour l’aspect économique et pour la préservation de l’environnement qu’Alain Schmitz a évoqué sa vision du territoire d’ici à vingt ans. Illustration : la réhabilitation des berges est une des composantes de sa politique de conservation des espaces verts dans un contexte de développement durable. La Seine doit devenir le centre d’une nouvelle dynamique économique et écologique. Des liaisons sont prévues pour relier les deux rives du fleuve avec quatre passerelles : Meulan, Andrésy, Poissy et Limay. L’objectif est simple : permettre aux habitants de profiter de la Seine au quotidien. Le Conseil général va ainsi aménager des franchissements doux reliant les centres villes et les gares entre Andrésy et Conflans-SainteHonorine (3 M€) et Limay et Mantes (5 M€). Des études sont en cours pour des projets similaires entre Poissy et Carrières-sous-Poissy (12 M€), Les Mureaux et Meulan (9 M€). 2 M€ vont être consacrés à l’aménagement de circulations douces, avec le déverrouillage des quais de Renault à Flins et de neuf secteurs entre La Roche-Guyon et Mantes. La mise en valeur des espaces naturels est également à l’honneur, à l’image du projet d’ENS (Espace naturel sensible) à Carrières-sousPoissy. En 2007, déjà, pour renforcer les berges de la Seine soumises à la dégradation du temps et les ouvrir aux Yvelinois, le Conseil général avait impulsé la création du SMSO.(1) Composé de cinquante deux communes (dont 49 yvelinoises) et du Conseil général, le SMSO
Alain Schmitz, président du Conseil général est convaincu que la Seine offre un potentiel économique et environnemental. (Photo J2RS)
porte la responsabilité de la réhabilitation des trois cent trois kilomètres de berges yvelinoises et des études en matière de circulations douces. Avec ce programme, le Conseil général cherche à faire de la Seine un lieu de loisirs et de découvertes touristiques, œuvrant ainsi pour la mise en valeur du patrimoine. Mais il s’agit aussi de favoriser l’usage économique du fleuve, à travers les ports de Limay et d’Achères notamment. Le Département va aussi aider les collectivités en matière d’aménagement durable. Au sein de l’OIN Seine Aval, en partenariat avec l’EPAMSA, les actions mises en œuvre pourront trouver leur concrétisation dans le vaste projet « Seine Park »(2). En conclusion, Alain Schmitz est serein et optimiste pour l’avenir de la Seine. Toute la politique du Conseil général en matière d’aménagement aux alentours du fleuve semble être au coeur de la démarche du président Schmitz : conquérir les espaces délaissés depuis des années par les pouvoirs publics. Voir aussi le reportage sur Dailymotion (3) du film et son bonus : Le bateau « Les 2 rives » est montré pour que les contribuables des Deux rives puissent voir une des premières réalisations de la CA2RS. -R.A. (1) Syndicat Mixte Seine-et-Oise (2) Aménagement des berges de la Plaine. (3)http://www.dailymotion.com/video/ xf8e9m_alain-schmitz-president-duconseil_news
19
www.journal-deux-rives.com
ALAIN SCHMITZ INTERPELLÉ QUAI AUGUSTE-ROY À TRIEL-SUR-SEINE
« Les travaux des berges que vous avez fait ne sont pas utiles» telle était, en substance, la critique de deux promeneurs retraités à l’encontre de l’entourage de M. Alain Schmitz : le directeur du SMSO et ses techniciens. La réponse fut limpide : « Le fruit de notre travail n’est pas encore visible » car la nature a besoin des roselières puisqu’elles sont nécessaires à la reproduction des poissons. La réunion publique du 15 avril dernier avait pour but d’expliquer tout cela lors de la phase opérationnelle du chantier. Les travaux sont presque terminés, mais il faut laisser du temps au temps. La roselière est une formation végétale typique des bords de l’eau formée par une végétation haute et luxuriante où dominent les roseaux, « graminée imposante qui plie et ne rompt pas ». Avec d’autres plantes adaptées à la présence et à la variation de l’eau : les pieds sont dans la vase et les tiges, feuilles et fleurs dans le vent.
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
VERNEUIL-SUR-SEINE
Le jeune espoir Grmy Ichou confirme son talent Le beau brun ténébreux à la voix sensuelle, fan de jazz et de soul, découvert dans l’émission de M6 « La Nouvelle Star », revient sur scène avec des reprises mais aussi des compositions personnelles.
Grmy Ichou, l’Andrésien, inonda de sa classe l’espace Maurice Béjart à Verneuil, le 6 novembre dernier. C’est aussi cela l’interco ! Samedi 6 novembre, 21 heures, la soirée Club est le lieu de ses premières expériences en tant que musicien. Le concert de Grmy Ichou, espace Maurice Béjart, a porté à la connaissance d’un jeune public le talent et l’enthousiasme de Grmy Ichou. Le Journal des Deux rives a rencontré le jeune chanteur d’Andrésy... Grmy tente de se faire connaître et de devenir chanteur professionnel. Après La Nouvelle Star, Grmy a persévéré en s’entourant d’artistes, dont le batteur de Christophe Maé ! Grmy a rencontré un arrangeur, Vincent Mouquet, qui l’a aidé à monter une maquette en studio. Grmy nous confie : « Je démarche actuellement les maisons de disque, car mon objectif est maintenant de réaliser mon premier album ».
La ville de Verneuil a donné une deuxième chance au jeune espoir Ichou auprès de la population des Deux Rives. (Photo DR)
L’une des cinq soirées club du programme culturel de Verneuil a été dédiée intégralement à Grmy. Pour l’instant, le jeune chanteur se fait connaître dans l’interco. Pour la mairie de Verneuil, le concert de Grmy aura été l’occasion de prendre un réel « plaisir pour écouter un véritable artiste autour d’un verre. Un vrai moment de découverte artistique ! ». Remercions la municipalité de
Philippe Tautou de donner ainsi sa chance à un jeune espoir bourré de talent ! Grmy a enchainé une trentaine de chansons, tendance jazz et soul, « qui sont des reprises réarrangées ». Grmy propose aussi « sept compositions originales à son jeune public ». Ce fut donc une bonne soirée autour d’un verre pour encourager l’un de nos jeunes talents de notre communauté d’agglomération !
Plus qu’un assureur, un partenaire à vos côtés Suite au départ en retraite de Pierre de Girval, votre nouvel Agent Général
CAROLE BORDES vous accueille : 133, Rue Paul Doumer 78510 Triel-sur-Seine Tél. : 01 39 74 63 38 /Fax : 01 39 70 66 28 agence.carolebordes@axa.fr N° Orias : 10054213
ASSURANCES BANQUE PLACEMENTS
20
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
ACTUALITÉ LOCALE
NOVEMBRE 2010
VERNOUILLET
Le ballon tombé du ciel Mais que s’est-il donc passé en cette soirée du 24 septembre 2010, dans le parc de la maison des Buissons à Vernouillet ? Le récit...
Le parvis du charmant petit château était envahi par une population inhabituelle de personnages en costumes d’un autre siècle. Des femmes de tous âges habillées comme des paysannes des années 1870, en coiffe blanche, corsage bouffant, robe longue et sabots. Des enfants courant un peu partout au risque de salir leurs beaux vêtements. Des hommes en petits groupes de militaires français ou de dragons allemands en tenue de cavalerie... En contournant le bâtiment pour arriver sur l’autre façade du château, on pouvait apercevoir un magnifique ballon trônant dans les airs à une cinquantaine de mètres de la pelouse... C’est alors que l’on apprend qu’il y a 140 ans jour pour jour, le « Ville de Florence », nom d’un ballon du même type, atterrissait sur cette même pelouse à Vernouillet, venant de Paris et fuyant en cette année 1870 la guerre franco-prussienne! Pour fêter cet anniversaire la municipalité a eu l’heureuse idée d’organiser une semaine d’animations suivie d’un grand spectacle nocturne populaire et participatif intitulé « Tombé du ciel... » où seraient reproduits dans le parc, l’ambiance, le village et tout de la vie des habitants vernolitains de l’époque. Une grande tribune de 2000 places a été
Les « sons et lumières » parfaits ont permis une écoute excellente pour un public très intéressé. Notons également que nous avons beaucoup aimé les spectacles de rue : chants, accordéons, violons... Et surtout les danses anciennes interprétées par deux cents figurants. Evidemment, il ne faisait pas très chaud. Mais quand tout d’un coup s’est déchaînée une pluie battante sur la tribune, il était à craindre une énorme bousculade étant donné le peu de place entre les sièges. Mais miracle ! Les organisateurs nous ont distribué à tous de jolis kawés jaunes avec capuche, transformant la tribune en parterre de jonquilles... Sur la pelouse trempée, les danseurs et surtout les danseuses en corsage léger ont imperturbablement continué leur danse... provoquant l’admiration de tout le monde. Après la pluie, le feu ! Qui s’est déclaré perfidement dans les soupentes du château, et se propageant dangereusement. Heureusement vite éteint par une brigade de pompiers arrivée opportunément pour éteindre les flammes inquiétantes et menaçantes, dévorant le château. Ce qui n’a pas empêché par la suite les obus prussiens de l’attaquer. Cette soirée très réussie s’est terminée comme il se doit par un feu d’artifice et le spectacle évidemment, par un délire d’applaudissement du public. Bravo aux organisateurs, notamment Bertrand Pascual, qui a scénarisé et mis en scène ce spectacle ainsi que Marie-Hélène LopezJollivet, maire de Vernouillet, qui a généreusement permis cette prouesse. Pierre TASSAIN
montée en face du château et du ballon. Le début du spectacle ne débutant qu’à 21 heures 30, une grande tente au fond du parc permettait aux spectateurs qui le désiraient de se restaurer avec un dîner d’avant spectacle, cependant que sur la pelouse se produisaient en attendant la nuit, de nombreuses animations musicales, comme les choristes de « Musique en Val de Seine » ou des danseuses comme celles de la compagnie « Danceries du Temps Jadis de Poissy » ainsi que les celles de « Vital Gym de Verneuil sur Seine ». Bien que la température commençait à se rafraîchir, les spectateurs ont attendu patiemment qu’il leur soit permis de prendre leurs places. Heureuse idée, car la tribune s’est très vite comblée. Il serait difficile de décrire tout ce spectacle très fourni, qui dès le début s’est avéré plein de surprises : par exemple l’arrivée brutale de la cavalerie des dragons prussiens. De nombreux acteurs se sont produits avec talent, relatant les péripéties de cette guerre, petite partie de l’histoire de France.
Salomé Retouches R
Travail soigné et fiable C.Ccial Val-de-Seine 78540 VERNOUILLET Tél : 01 39 65 82 50
21
T
- Clés minute, - Plaques d’immatriculation, - Tampons et plaques gravées - Cartes de visite et petite impression
X D E QU A LI
TÉ
Cordonnerie
AU AV
55 av. des Robaresses 78570 ANDRÉSY - Centre Commercial Les Charvaux Téléphone : 01 39 27 04 65 - Email : salomeretouche@gmail.com
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
PUBLICITÉ
NOVEMBRE 2010
L'immobilier à la
Estimation gratuite !!!
300 000 R FAI
Ref 8611
130 000 R FAI
Ref 8594
TRIEL SUR SEINE Maison - 60m2 env.
TRIEL-SUR-SEINE Studio - 33.4m2 env.
Dans quartier recherché, beau pavillon comprenant : séjour, cuisine, 2 chambres, sdb wc. A l’ ètage 55 m 2 à aménager. Sous sol total. Belle opportunité.
Dans résidence de standing, beau studio avec balcon et place de parking. Une visite s’impose!
VEN
D
AR UP
GE L’A
NC
E
NCE
AR UP
E L’AG
VEN
D
AR UP
D
AR UP
GE L’A
NC
E
NC
E
D
VEN
VEN
D
AR UP
GE L’A
NC
E
TRIEL SUR SEINE Maison - 90m2 env. 2
Pavillon traditionnel edifié sur environ 300 m de terrain. Il comprend : sous sol total en rez de jardin avec atelier, garage et boutique. au dessus : hall, séjour, cuisine, 3 chambres, sdb et wc. Travaux à prévoir.
VEN
GE L’A
232 000 R FAI
Ref 8504
TRIEL SUR SEINE Studio - 20m2 env.
VAUX-SUR-SEINE Terrain - 758m2 env.
Idéal 1ere acquisition ou investisseur, appt de type F1 au premier étage d’ une petite résidence plein centre ville. Pièce principale kitchenette, sdb wc. 2 places de parking. Affaire rare !!!
Dans secteur résidentiel à mi coteau, très beau terrain entièrement clos. 300 m2 de SHON + de 22 mètres de façade. Exposition sud/ouest. Au calme.
Ref 8575
75 000 R FAI
Ref 8497
189 000 R FAI
GUY HOQUET L’IMMOBILIER 119 RUE PAUL DOUMER - 78510 TRIEL SUR SEINE
Tél : 01 39 70 67 30 - Fax : 01 39 74 14 18 Email : triel@guyhoquet.com - Web : www.guy-hoquet.com SARL TRIEL IMMOBILIER TBBH au capital de 7622 R - RCS : VERSAILLES B 428661722 - Carte Prof. N° : 1304 Titulaire : Jean Pierre TYSEBAERT - Date de délivrance : 4 avril 2006 - Préfecture de délivrance : YVELINES - Ne pas jeter sur la voie publique
www.guy-hoquet.com 22 www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
NOVEMBRE 2010
ACTUALITÉ LOCALE
VERNOUILLET
Qui veut la peau du centre commercial Val-de-Seine ? Le transfert du centre commercial Val-de-Seine continue à poser des problèmes à tous les acteurs. Une « épée de Damoclès », la sécurité, est venue s’ajouter à un dossier qui devenu inextricable. Des questions restent sans réponses. De ce fait, le « beau » projet reste bloqué et continue à être le serpent de mer dans les Deux rives.
Les affaires – en particulier pour les commerçants – vont mal en raison de la crise économique actuelle. Selon le dernier baromètre de la fédération PROCOS, (fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé), les enseignes du commerce spécialisé enregistrent une légère progression de leurs chiffres d’affaires, de +0,4%. Cette évolution apparaît très décevante, notamment au regard de la chute historique constatée en 2009 pour la même période (-2,3% en septembre 2009). Toutefois, si les évolutions ont été homogènes pour les rues et centres commerciaux de centre-ville, il n’en va pas de même pour les différents sites de périphérie : les moyennes surfaces ont été à la peine (-1,3%). Le CC Val-deSeine semble pâtir aussi de cette situation : une dizaine de commerçants contactés affichent une morosité ambiante et s’accordent à dire que la situation reste dégradée. Une fermeture, ô combien symbolique, a aussi été remarquée : la brasserie « À toute heure » vient de se déclarer en faillite.
Les problèmes s’accumulent De plus, un problème de sécurité a été révélé, réduisant la surface de chalandise qui était située au milieu de l’allée centrale (mail). Le moment n’a-t-il pas été mal choisi pour imposer de nouvelles règles de sécurité, alors que les installations mises en cause ne semblent pas avoir provoqué le moindre problème depuis leur installation ? Un commerçant, qui souhaite garder l’anonymat, a déclaré : « On regrette le temps de J-C Boufferait car il avait tout le dossier en tête et il aurait pu éviter cet avis néfaste pour notre centre commercial ! ». La commission de sécurité de juin dernier a été intransigeante en donnant un « avis défavorable à la poursuite de l’exploitation
23
Les petits commerçants perdent leur clientèle progressivement depuis l’application stricte des normes de sécurité, qui ont vidé les galeries. (Photo J2RS)
du centre commercial Val-de-Seine », dans son état actuel. Depuis le 4 octobre, la galerie n’a plus la possibilité d’utiliser le mail faute d’avoir installé un système d’extinction automatique à eau (ou de « sprinkler »). En outre, la commission exige de chaque commerçant la mise en place d’une coupure générale d’urgence de l’électricité… Un expert en sécurité nous explique que ces normes sont, certes, applicables, mais ces commerces ont été construits en 1987 et le centre commercial bénéficiait d’une dérogation « de fait » en attendant la future implantation du nouveau centre commercial Valde-Seine 2 sur le site Eternit… à proximité. Selon nos sources, il apparaît que la souscommission départementale de sécurité avait déjà soulevé ce problème en 1996 et 1999. Le chargé de la sécurité, Bernard Gil, par ailleurs président de l’association des commerçants, regrette le temps perdu… et prépare des solutions à ce problème. Reste le financement collectif et individuel estimé à plusieurs milliers d’euros (200 000 euros pour le centre commercial). Cette nouvelle donne met la pression sur tous les intervenants, même ceux qui n’ont rien demandé, c’est-à-dire les exploitants et petits propriétaires de la galerie commerciale. Beaucoup d’incertitudes et d’interrogations subsistent... À cela s’ajoute une incertitude juridique : les propriétaires des murs et les commerçants du centre commercial actuel ont signé en 2007 un protocole d’accord, qui est aujourd’hui caduque. Ce protocole permettait www.journal-deux-rives.com
un bon déroulement (juridique et financier) pour le déplacement des commerçants voulant s’implanter sur l’autre site. Et ce protocole n’a pas été renouvelé par le promoteur… en expliquant que l’indemnité doit être revue à la baisse. Les propriétaires vont-ils se mettre d’accord à nouveau avec l’aménageur ? Certains commerçants craignent de payer les pots cassés de la crise et des retards d’allumage de ce dossier hautement technique et politique. Au 20 octobre 2010, le « véritable » dossier de transfert n’a pas encore été déposé à la Commission d’aménagement d’équipement commercial (CDAEC). Pour quelles raisons la municipalité et le promoteur n’ont-ils pas déposé le dossier de ce serpent de mer ? L’aménageur a-t-il encore les moyens de ses ambitions ? Contacté par la rédaction, ce dernier n’a pas souhaité répondre à nos questions. Pour Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet, «la commission départementale a émis un avis défavorable à l’unanimité compte tenu des prescriptions anciennes non levées.» Et le dossier de création du nouveau centre commercial (Val-de-Seine 2) a été déposé en préfecture le 21 octobre dernier pour un passage en Commission Départementale d’Aménagement Commercial fin 2010. Ouvrira-t-il seulement avant les élections municipales de 2014 ? L’enjeu politique est de taille. Rodrigo ACOSTA
LE JOURNAL DES
PROJET
NOVEMBRE 2010
PORT DES DEUX RIVES
Un plan fort contestable Tous les habitants de la boucle de Seine, à savoir Chapet, Verneuil, Carrières, Poissy, Andrésy, Triel, Chanteloup, Villennes et Médan, sont concernés par un projet d’envergure, voulu par quelques élus des Rives de Seine : un prétendu éco-port qui ne serait en fait qu’un port industriel de stockage et logistique censé être opérationnel dès la fin 2012.
Passé l’étonnement de voir s’implanter un Port industriel à l’échelle du Grand Paris, les Riverains ont essayé vainement d’en savoir davantage… avant de se mobiliser contre ce projet dont ils ne peuvent comprendre ni les tenants, ni les aboutissants car il semble bien qu’il n’y ait aucune pertinence économique réelle dans ce projet. La situation paraît pourtant simple au départ : une volonté politique côté Triel et Carrières-sous-Poissy d’implanter une Zone d’activité, génératrice d’emplois sur un territoire de 35 hectares peu ou pas exploité jusqu’à présent : - Un projet en apparence cohérent, porté par M. Pierre Cardo, président de la Communauté d’agglomération des Rives de Seine… - Un projet OIN (Opération d’Intérêt National), initié par un autre Pierre, l’ancien président du Conseil général, Pierre Bédier, ancien député (qui était aussi le chef de file du projet de circuit de la F1) qui devait concilier l’essor économique avec le souci environnemental au-delà des Deux Rives. L’OIN devrait être le levier des politiques publiques pour la création d’emplois, et être porteur de nouvelles zones d’habitation dans un contexte de respect écologique.
Port industriel ou opération immobilière ?
Sur le papier, tout pourrait tenir la route. Mais lorsque nous essayons d’en savoir un peu plus et cherchons à savoir pourquoi, subitement, un Port industriel devrait s’implanter à cet endroit, c’est le flou… Ainsi, si nous reprenons chaque point de ce projet global, chaque argument avancé, nous dénonçons les grosses incohérences qui se font jour et les zones d’ombres importantes qui apparaissent dans ce dossier. Beaucoup d’éléments portent à croire que ce projet est avant tout une opération immobilière d’offre de locaux, sans assurance préalable d’une demande de la part de PME.
La réalité actuelle du port de plaisance «La Nouvelle Marina Port Saint Louis» offre aux navigateurs l’essentiel des services qu’ils sont en droit d’attendre et notamment le seul point de ravitaillement en carburant avec celui de Mantes-la-Jolie pour les plaisanciers entre Paris et Rouen. (Photo J2RS)
Et si ce n’était qu’un simple dogme d’affirmer que cette zone des Yvelines devra devenir un pôle de compétitivité dédié à l’automobile ou à l’industrie lourde ? Le projet, autoproclamé « éco-compatible » et porté par M. Cardo, est décrit comme un Éco Pole, c’est-à-dire un groupement d’entreprises tournées vers la production de matériaux de construction ou de technologies dites ÉCO responsables. Nous voudrions savoir quelles sont, pour l’heure, les sociétés susceptibles de s’implanter sur place pour produire ou transformer des matériaux qui seraient transportés par voie fluviale. Il serait également intéressant de calculer quelle serait la surface de locaux réellement disponible, donc le nombre de sociétés qui bénéficieraient du port et, finalement, que soit calculé le vrai retour sur investissement.
Personne ne peut le dire
Comment expliquer qu’un Port industriel, susceptible de traiter les déchets BTP du Grand Paris, source de risques sanitaires, de nuisances sonores, olfactives et visuelles importantes, puisse s’implanter face à Villennes et Médan, et au milieu d’un tissu urbain conséquent en pleine expansion ? Forcément, la qualité de l’air sera affectée par des poussières générées par cette nouvelle activité. Des poussières de quoi ? Grande question. Des poussières qui se déporteront où ? Personne ne peut le dire. Ces poussières ne toucheront pas seulement les Riverains de la Seine, de Poissy à Triel… mais aussi les habitants des Grésillons, ainsi que les 6 000 habitants de Carrières-sousPoissy et les habitants de Poissy... Pouvons-
24
www.journal-deux-rives.com
nous laisser faire cela sans réagir ? Quelle est la raison obscure pour qu’un Port industriel devienne subitement une alternative incontournable à tout autre projet, alors même que le Port Autonome de Paris a développé jusqu’à présent le Port d’Achères et, de ce fait, a déjà opté pour un maillage de l’activité fluviale autour du triangle AchèresLimay-Bruyères sur Oise ?
Où en est la protection de l’environnement ?
Dans cette boucle enclavée de la Seine, le patrimoine naturel a le potentiel d’un paysage remarquable, digne d’un pays des Impressionnistes. Comment justifier le creusement d’un Port industriel artificiel, qui va détruire de façon irréversible la zone humide actuelle assurant une continuité écologique avec une nappe phréatique qui alimente 700 000 personnes, la préservation de la forêt de l’Hautil, une zone Natura 2000, ZNIEFF, ZICO, etc.
Destruction économique et un projet qui prend l’eau
Ce qui dérange le plus, c’est de constater la vigueur actuellement employée par certains élus pour écarter rapidement tout autre projet économique ou écologique : la Nouvelle Marina Saint-Louis à Carrières-sous-Poissy fait l’objet d’un acharnement juridico-politique. Doit-on détruire le tissu économique pour ensuite « espérer » un hypothétique développement économique ? L’activité de plaisance risque d’essuyer les conséquences néfastes de ces politiques actuelles. En outre, les sols sur le site actuel sont médiocres et très certainement pollués à l’endroit où devrait s’implanter cet éco-port…
LE JOURNAL DES
PROJET
NOVEMBRE 2010
PORT DES DEUX RIVES De quoi alourdir conséquemment la facture des travaux engagés afin de pouvoir répondre aux normes de construction. Certains assurent que l’activité de plaisance sera reportée sur la base de loisirs de Verneuil-sur-Seine. C’est, au mieux, un leurre et, au pire, un argument totalement fallacieux. À moins de creuser une nouvelle darse, ce n’est pas avec ses 110 mètres de pontons flottants et son 1mètre 20 maximum de tirant d’eau que cette zone pourra reporter le stationnement du port de Triel vers Verneuil-sur-Seine. Nous faire croire qu’un plan est déjà tout prêt pour la navigation de plaisance, sans apporter de solutions ; sans parler d’investissements ; sans s’inscrire dans la durée… C’est nous faire signer un chèque en blanc. Le malaise concernant l’activité de plaisance sur cette partie de la Seine est d’ailleurs palpable. Il semble bien que « de la Mer à Paris, c’est un projet qui prend l’eau ! » Outre les riverains, de nombreux bateaux de tourisme transitent jusqu’à présent sur cette zone, ralliant ainsi la mer à Paris. Triel a été longtemps pressenti pour accueillir un port de plaisance qui serait la référence dans le cadre du canal Seine-Nord Europe. À tous les défenseurs de la Seine, il est difficile d’entendre qu’un Port Industriel puisse remplacer la marina existante, qu’il puisse se substituer à tout autre projet de Port de plaisance pourtant voulu par tous les Riverains. Pour l’heure, nous doutons sincèrement qu’il présente même un réel intérêt économique, ou que cet intérêt soit supérieur à celui d’une Marina de taille importante qui serait source incontestable de rentabilité pour les communes qui l’administreraient.
Autres risques dont celui d’inondations
Priver les usagers de la Seine d’une libre circulation sur ce tronçon de la Seine est inacceptable. Pourtant, dans son rapport d’expertise, l’agence Techne Cité, missionnée par le Port autonome de Paris, parle clairement d’incompatibilité entre l’activité Industrielle et l’activité de plaisance. Alors ? Plus de bateaux de plaisance sur la Seine ? Un autre sujet, et non des moindres, concerne les probables crues de la Seine. En effet, une crue « du siècle », identique à celle de 1910, est plus qu’envisagée par de nombreux experts. Le projet serait de relever le niveau des terrains au nord de la darse de plus de deux mètres, et donc d’investir une zone inondable, bassin naturel d’expansion en cas de crues. C’est faire fi d’un PPRI qui s’applique à cette zone et qui interdit le remblai et toute construction. Pour quelle raison tangible la Préfète des Yvelines pourrait-elle faire une exception ? Pour le caractère économique encore non avéré ? Parce que le danger est moins important sur la rive droite de la seine que sur la rive gauche ?
Comment construire une infrastructure industrielle sans envisager la construction parallèle de digues protectrices et sans un assèchement de la zone naturelle d’expansion du fleuve ? Que se passera-t-il alors pour les riverains ? Dès que la Seine débordera de son lit, pourrons-nous accepter de voir des résidences d’habitation, des écoles, des infrastructures (SNCF, EDF…) envahies par les eaux ? Les politiques, responsables et engagés dans ce projet, pourront-ils assumer un Fos-surMer bis ?(1) Ce risque d’inondation, avéré et indéniable, le long des rives de Seine, peut-il être pris au nom de l’emploi et du développement économique ?
Un «éco-port» signifiant bitumage !
Concevoir l’idée d’un Port industiel à Triel et à Carrières, c’est accepter le bitumage accéléré de la région, pourtant classée en zone naturelle. C’est tolérer la démultiplication des réseaux routiers existants, traversant nos villes et villages où les habitations sont construites au bord des routes et où le tissu urbain est dense, destiné à se développer encore. Un éco-port, c’est davantage de transport routier. Faudrait-il forcément l’accepter ? Des centaines de millions devront être investis dans un réseau routier accentuant une pollution pour tous les habitants. Au nom d’un projet censé être écologique, pourrions-nous le cautionner ? Nous savons que des alternatives existent, nous sommes prêts à confronter nos points de vue. C’est pourquoi nous avons créé un collectif, fort du rapprochement de plusieurs associations et, sous l’égide de L’APTERS (Association pour la protection et la tranquillité des Rives de Seine), nous souhaitons défendre les intérêts des habitants des Rives de Seine, mettre tout en œuvre pour préserver leur qualité de vie et les prémunir de toute dégradation de leur environnement. Des vraies interrogations subsistent : - Comment nous faire avaler qu’un Port industriel puisse être écologique d’une quelconque façon ? - Comment accepter l’inacceptable ? Nous vous invitons donc à découvrir notre site et à vous mobiliser vous aussi contre un non-sens total. À vous mobiliser contre un projet qui va apporter des nuisances, saccager la qualité de vie de certains (mais qui ?) et dont la réalité économique et écologique reste à prouver… Anne CLERF • La première soirée d’information et de débats s’est déroulée le 15 novembre à Trielsur-Seine (salle Rémi-Barrat). Le projet a été largement contesté par le public (100 personnes) et Port de Paris s’est montré bien peu convaincant. (1) Fos-sur-Mer a été récemment le théâtre de drames humains et matériels.
25
www.journal-deux-rives.com
Michel Gatta, propriétaire, prend la défense du port de plaisance
1. Quel est le statut juridique de votre port ?
- Le bail a été dénoncé par le propriétaire foncier, GSM, début septembre. J’avais pris cela comme un mauvais coup car le propriétaire m’avait assuré que tout allait bien. Selon ses termes, j’aurais fauté en hébergeant des bateaux locataires. Or, selon mon avocat conseil, j’ai repris un bail et un fond de commerce avec ces « bateaux-habités ». Le notaire a tout mentionné lors de mon arrivée, les récriminations ne sont que des prétextes pour me virer sans une indemnisation juste. Le bail s’achève le 31 mars 2011 et je suis en droit d’obtenir un renouvellement du bail. Mon avocat-conseil a répondu point par point - dans un mémoire qui a été livré par huissier, le 6 octobre dernier, à l’adresse officielle du GSM. Il se profile, donc, un contentieux classique entre le bailleur (GSM) et le locataire (moi) qui conteste l’argumentaire du bailleur…
2. Avez-vous le soutien de certains élus ?
- Les élus locaux – pour des raisons qui leur incombent - ne me soutiennent pas, sauf le maire de Villennes. M. Gourdon a pris conscience du désastre écologique qu’entraînerait le « port industriel » à Triel (sur le site de mon petit port). Et ce maire défend «ma petite entreprise» de proximité avec la seule pompe à essence dans les Deux rives.
3. Etes-vous en train de préparer un plan B ?
-Non, je ne prépare pas d’alternative, mais, selon mes derniers contacts, la création d’un espace naturel sensible de cent-treize hectares, défendu par MM. Eddie Aît et Alain Schmitz, est incompatible avec la création d’un grand port industriel qui bétonnera la Plaine, sans oublier la pollution et les nuisances. Le maire de Fourqueux, M. Daniel Level, a aussi souligné que le port de plaisance tourisme et loisir actuellement en place s’intègre parfaitement dans la logique de la création d’un espace naturel sensible. - R.A.
LE JOURNAL DES
TRIBUNE
NOVEMBRE 2010
POLITIQUE SÉCURITAIRE
D.D.
Mais que veut dire cette abréviation ? Estce une nouvelle direction administrative, une nouvelle marque de sous vêtements, un nouveau sigle pour un distributeur de chaussures ? Non « D. D. » est l’abréviation de « dérive dangereuse ». Une dérive qui frappe un grand nombre de pays européens, dont le notre, emportés par l’obsession sécuritaire et l’identification des soi disant responsables. Depuis la fin des années 90 et surtout depuis les attentats du 11 septembre, un sentiment d’insécurité a gagné l’opinion européenne. Ce sentiment est alimenté par une pluie d’images et d’infos traitant de braquages, d’atteintes aux personnes, d’attentats, d’incendies de voiture, etc. La population et les villes, soumises à une peur latente, se bunkérisent inexorablement : codes d’entrée dans les immeubles, caméras de vidéosurveillance, alarmes en tout genre. Puis, pour enfoncer le clou, les gouvernements publient de nombreux chiffres qui cherchent à démontrer l’évolution inquiétante de la délinquance et leurs « brillants résultats dans ce domaine ». Curieusement, les chiffres d’évolution longue, avec des comparaisons de la délinquance pour les années 50, 60 et 70 ne sont ni publiés, ni accessibles au grand public. En fait les résultats des gouvernements, s’agissant des atteintes aux personnes ne sont pas bons. Il a donc fallu désigner des coupables à la vindicte populaire, en promettant de leur livrer une « guerre sans merci », jusqu’à leur châtiment suprême. Les coupables étaient tout trouvés : les délinquants sont d’origine « étrangère ». En France, on n’ose pas dire que ce sont des musulmans originaires d’Afrique du Nord. Mais l’allusion et l’amalgame sont bien là. Actuellement, comme il faut bien identifier clairement les coupables, on laisse croire que ce sont les Roms : cela permettra de se débarrasser plus rapidement de ces migrants qui font peur aux « bons français ». Outre les mauvais souvenirs que ces positions font rejaillir, elles sont totalement fausses : au Brésil et au Mexique, il y a une très grande criminalité, or il n’y a pas d’immigration mais une très grande pauvreté ; c’est là la source de la
La dérive plus qu’amorcée devient vraiment dangeureuse ! Et si nous cessions de montrer nos frayeurs irraisonnées et de toujours stigmatiser les mêmes franges de la population. (Photo J2RS)
délinquance et non pas l’origine étrangère. Ailleurs en Europe, les partis d’extrême droite ne s’embarrassent pas d’allusions : en Suède, aux Pays-Bas, au Danemark, en Autriche, ils désignent nommément l’Islam comme étant à l’origine de tous nos maux et de nos problèmes en Europe. Pire encore, ils trouvent des alliés tout à fait conciliants en la personne des partis de la droite conservatrice : aux Pays-Bas, les partis de la droite traditionnelle ont même passé un accord de soutien sans participation gouvernementale avec le parti d’extrême droite du leader populiste Geert Wilders. Trois pays importants font exception à cette dérive dangereuse : l’Espagne et l’Allemagne, car ils connaissent bien l’extrême droite, et la Grande–Bretagne parce que sa culture démocratique l’emporte avant tout. Avec ces mouvements l’Europe s’enfoncera à coup sûr dans le déclin, car c’est d’immigration dont elle a besoin ! Dès 2000 un
rapport des Nation Unies mettait en garde l’Union Européenne : le coût du vieillissement de sa population et de la baisse de sa démographie nécessitaient une ouverture aux migrants : avec une immigration zéro le rapport prévoyait en 2050 une baisse de la population de 80 millions de personnes dans l’Union, autrement dit une chute de la richesse des Européens au moment où s’accroîtront les dépenses liées à la prise en charge des aînés. Il est vrai qu’en réduisant la délinquance aux seules atteintes aux biens et aux personnes, les projecteurs s’éloignent, en France, des 30 à 50 milliards d’euros qui s’évaporent chaque année, en fraude fiscale et sociale, soit le montant du budget de la Recherche et de l’Enseignement supérieur. Et pourtant là, pas de doutes ce sont de vrais et de grands, très grands délinquants ! Robert LANDSBERGER
Pointvirgule c’est une vraie librairie où l’on trouve aussi le J2RS 54 bd Noël -Marc Andrésy 01 39 74 71 48
26
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
SPORTS
NOVEMBRE 2010
MARCHE
Pourquoi Régy a été disqualifié... Le 24 octobre aux Championnats de France des 100 kilomètres de marche à Corcieux, David Régy, en tête avec plus de 10 minutes d’avance sur le 2e, a été disqualifié dans le 84e kilomètre. Voici une analyse de première main.
Une série de questions se pose : David Régy était-il disqualifiable ? Certes, le champion trielloise n’avait pas les jambes parfaitement tendues. Par rapport à la définition de la marche athlétique, il pouvait donc être disqualifié. Mais, cette question en appelle d’autres, notamment : Est-ce que les autres concurrents respectaient bien la lettre du règlement ? Évidemment, non. A l’exception de Christophe Erard (et de Eddy Rozé, sur les 2 premiers tiers de l’épreuve), pratiquement aucun concurrent ne respectait, à la lettre, le règlement. • L’infraction la plus fréquente concerne la flexion des jambes : avec la fatigue, les ischio-jambiers restent contractés et les concurrents n’arrivent plus à tendre parfaitement les jambes. • En début d’épreuve, il arrive aussi que des concurrents se mettent en surrégime et en suspension, même sur un 100 bornes : par exemple, mais sans exagération, le concurrent suédois pendant la première heure, dans la descente après l’église (de nuit). • Enfin, il arrive aussi que des concurrents attaquent leur foulée « jambe tendue », puis fléchissent le genou au moment du passage du corps à la verticale du pied et retendent la jambe sur la phase de poussée, et ceci soit avec les deux jambes, soit avec une seule jambe, ce qui, vu de face ou de l’arrière, donne une impression de claudication. Cette dernière « infraction » est souvent plus difficile à détecter et encore moins souvent sanctionnée. Généralement, les concurrents qui commettent cette erreur ne le font que par moment, sur quelques dizaines de mètres à chaque fois, et seulement après être très fatigués (il est quand même arrivé que des concurrents « marchent » systématiquement de cette façon : nous détenons un film super8 qui date d’une quarantaine d’années où l’on peut voir un record de France des 30 km sur piste battu par un concurrent ayant marché ainsi toute l’épreuve). Eddy Rozé a marché ainsi, par moment, à partir du 70e kilomètre.
Comment se fait-il que seulement trois concurrents aient été disqualifiés ?
C’est le nœud du problème. La définition de la marche est claire et elle est censée s’appliquer à toutes les compétitions, depuis les 3 ou 5 km jusqu’à Paris-Colmar. En réalité, de tout temps, les juges tolèrent un certain nombre de pratiques incorrectes pour différentes raisons : • Sur les épreuves populaires, appliquer strictement la règle conduirait à éliminer 80% du peloton dans les tout premiers kilomètres. • Sur les épreuves de vitesse ne dépassant pas une heure, éliminer tous les concurrents se trouvant en suspension conduirait également à éliminer plus de 50% des concurrents, notamment dans des épreuves comme les inter-clubs. • Sur les épreuves de grand fond (à partir des 100 kilomètres), éliminer les concurrents de tendant pas parfaitement les jambes conduirait à éliminer jusqu’à 100% des concurrents sur certaines épreuves. Ainsi, le règlement n’est réellement appliqué (et réellement applicable, en fait) à la lettre que sur les épreuves officielles de 20 à 50 kilomètres (et encore…). Dans les autres épreuves, une certaine tolérance perdure, de manière constante, et les avertissements et disqualifications ne visent que les tricheurs manifestes. C’est en raison de cette tolérance que deux autres concurrents seulement ont été disqualifiés et qu’une dizaine de concurrents, en phase avec l’esprit du règlement mais pas avec la lettre, ont pu néanmoins terminer cette épreuve.
Pourquoi David Régy a-t-il justement été disqualifié cette fois-ci, et jamais auparavant ? Il faut se replacer dans le contexte : • L’organisateur de Corcieux est un ancien marcheur international (et olympique) sur 50 km, copain d’Eddy Rozé, international sur 50 km venu disputer son premier 100 bornes avec l’ambition avouée de réaliser un chrono en rapport avec ses temps sur 50km. Corcieux a bien fait les choses et les juges savent bien que Corcieux, également point de passage de Paris-Colmar, est un endroit assez important pour la marche. • David a déjà gagné cinq fois ce titre, et comme dans tous les sports, les gens aiment bien quand ça change, et au fil du temps, David a eu le temps de faire des envieux (des ennemis aussi ??),
27
www.journal-deux-rives.com
David Régy avait été encouragé par la ville le 15 octobre lors de la soirée sportive à Rémi-Barrat. (Photo J2RS)
• La bagarre a été intense du 15e aux 45e kilomètres, Eddy Rozé alignant alors les tours à plus de 11 km/h avant de commencer à coincer à partir du 45e kilomètre. Pendant ce temps, David (au lieu de continuer à marcher sur les bases de 9H45’) a accepté la bagarre et a, lui aussi, aligné des chronos autour de 11 km/h, sans faiblir, ce qui lui a permis de repasser en tête à mi-course (4H44’02’’, contre 4H44’08’’ pour Eddy Rozé). Pendant cet épisode, David était vraiment à la limite du point de vue technique et il a pris 2 avertissements (On ne sais pas à quel moment exactement, mais il aurait dû ralentir un peu dès le premier avertissement). • A partir du moment où il a dû céder sur le plan sportif et laisser partir David, Eddy Rozé, relayé par son équipe, a passé son temps à se plaindre du style de David (parlant de vol, de hold-up…) et à provoquer les spectateurs et les juges (par exemple vers le 80e kilomètre, il est passé devant le micro en trottinant sur 4/5 mètres). Après trois heures de ce manège, certains juges ont dû finir par se laisser perturber. En conclusion, la décision des juges n’est pas complètement injustifiée. Généralement, le jury n’est pas aussi strict dans les épreuves de grand fond. Le lobbying d’Eddy Rozé a pesé lourd, mais, David n’aurait sans doute pas dû accepter la bagarre de front si tôt dans l’épreuve. Le fait que le jury a mis le dernier carton au 84e km seulement, est un peu difficile à expliquer. A ce moment là, David avait coupé son effort. Sa technique ne s’était pas dégradée depuis le début de l’épreuve. Il avait encore beaucoup de réserve et il était dans la gestion puisqu’il n’avait plus aucun adversaire en état de lui contester la victoire à la régulière. Quoi qu’il en soit, ce titre est perdu il ne servirait à rien de se braquer sur cette épreuve et de se lancer dans une polémique avec le jury et la Fédération. SÉRIEUX
LE JOURNAL DES
SPORTS
NOVEMBRE 2010
FÊTES SPORTIVES
Une pluie de récompenses On a retrouvé les «Androphées» : Le maire HuguesRibault a distribué coupes, médailles, trophées aux sportif et petits fours à la population. 24 septembre : des centaines d’Andrésiens s’étaient déplacés au stade Stéphane Diagana pour recevoir les nombreux lots récompensant les petits et grands exploits sportifs réalisés par les membres des associations andrésiennes. Beaucoup de cadeaux et de bises, en présence du député UMP de la circonscription, Arnaud Richard... en pull et en jean ! Cette première édition de la fête du Sport avait démarré le matin avec, toute la journée, des exhibitions sportives dans différents lieux de la ville.
Nouvelle fête sportive ?
En fin d’après-midi, le maire de la ville, Hugues Ribault, a récompensé les Andrésiens pour leurs exploits sportifs. L’édile a commencé par justifier cette fête du sport : « elle est le fruit d’une promesse : remplacer l’annuelle Nuit des Associations (et ses Androphées) qui ne permettait que de rencontrer les présidents des associations et leurs proches. On ne récompensait pas les sportifs. L’office municipal des sports s’est vu confier cette nouvelle mission »… L’ad-
Bakonyi, une ancienne vedette d’Yvelines première. Le candidat UMP pour les prochaines Cantonales (mars 2011) - flanqué du député Arnaud Richard qui avait fait le déplacement pour soutenir son comparse de la majorité présidentielle - a pu serrer les mains ou embrasser une bonne centaine d’Andrésiens.
Quelle pluie de récompenses !
Politique et sports... à Andrésy
joint aux Sports, Robert Bourssard, désirait au départ que les élus ne participent pas aux votes, mais le maire en a décidé autrement... M. Ribault pouvait constater que « le jury avait été généreux ». Et c’est le moins que l’on puisse dire : toutes les associations sportives inscrites à la fête ont été récompensées ; des centaines de lots (médailles et trophées divers) ont été distribués, des plus petits aux plus grands. Il n’y avait pas que les sportifs à la fête, mais aussi certains dirigeants de club et des bénévoles qui reçurent qui une médaille, qui un trophée pour leur engagement associatif. La distribution a duré deux heures, animée par le directeur de cabinet du maire, Alexis
CARRIERES : REMISE DES TROPHÉES SPORTIFS Carrières-sous-Poissy a organisé également une soirée festive. Cet événement annuel s’opère depuis 2008. Ce vendredi 8 octobre au Complexe sportif Alsace, ce sont les performances de la saison sportive 2009 / 2010 qui ont été mises à l’honneur. Lors de cette soirée, Eddie Aït a tenu à saluer le parcours des sportifs carriérois et rappeler l’engagement de la Ville à leurs côtés : « Soutenir, développer, encourager le sport pour tous, à tous les rythmes...telle est notre politique» a souligné l’édile. Les lauréats 2009 / 2010 : • Club de badminton carriérois : équipe 2 des championnats départementaux interclubs (Maxime Lamarque, Arnaud Lune, Laurent Bernard, Olivier Biguerd, Alexandre Dore, Jean-Marc Le Corronc, Jérome Joulia et Xavier Geyssens); •Sporting Club (basket) : équipe séniors féminine (Insafe Jlaydi, Pascale Chedeville; •Raphaelle Bonnet, Caroline Bonnet, Ahlame Jallita, Jessica Pinson, Marie Faye, Laura Bertrand, Loubna Jlaydi, Olivia Laurence et Julie Ragani); •Danielle Bernardini (FLEP), Alain Legrand (FLEP course à pied); •ASCG (football) : l’équipe U 15 (Adam Leroy, Agostinho Rydell, Alex Amorin, Ilies Bendjelel, Steven Dasilva, Anselme Dipi Yapo, Akram El Madani, Tony Goma, Yohan Jules, Sofiane Laouquab, Nassim Mestour, Rely Pradines et Parfait Wumba); •Sarah Païs de l’Entente carriéroise (Gymnastique); •ACIS (Judo) : Hatim Nala, Boukthlik Aït, Corentin Montigné, Kamil Azara, Sébastien Corbier, Vincent Robert et Julien Siefen; •Association Moto Cross : Thomas Houlbert et Alexis Sauvage;
28
Trois sports ont été particulièrement à la fête. Les avironnistes et les twirleurs ont en effet réalisé une saison 2009-2010 remarquable. Oublié lors de l’ultime cérémonie des Androphées, le jeune vainqueur de la coupe d’Europe (et cinquième à la dernière coupe du monde), Mathieu Mauclerc, a été, cette fois-ci, fêté par le maire en recevant un Androphée… On se perdait dans les récompenses, d’autant que cette statuette – sorte de Sept d’Or de la ville – n’était plus distribué depuis l’année dernière. Il devait en rester un dans un placard de la mairie… Le judo était aussi de la fête : Sylvain Leroy reçut des mains du maire la médaille de la ville « pour son engagement de 35 ans au service du judo d’Andrésy ». La fête du sport était placée aussi sous le signe de l’arbitrage. Cette cérémonie était sponsorisée par La Poste. Cette longue cérémonie, véritable Noël avant l’heure, s’est terminée autour d’un joli buffet, dans la joie et la bonne humeur. Lionel WASTL
• Catherine Ledoit et Elisabeth Trailin (pétanque); •Doris Santo (twirling bâton loisirs); •AS Claude Monet (Gymnastique) : Sarah Païs, Jeanne Païs, Elisa
Bonigen, Alexiane Razafimbelo, Aude Razafimbelo et Lisa Rouvrais. TRIEL-SUR-SEINE HONORE SES CHAMPIONS. Dans une salle bondée de sportifs et de ses supporteurs (dont les familles), la ville de Triel a récompensé le 15 octobre les athlètes de la ville sportive par excellence. Léon Janus, adjoint au maire, chargé de la Jeunesse, des Sports et de la vie associative, a souligné la force sportive trielloise : ses amateurs, ses bénévoles et ses champions. •David Régy, champion de France de 100 et 200 km a été récompensé avec la médaille de la ville. •H. Kessely adhérente au club Vernouillet Athlé, espoir en triple saut et saut en longueur ; •Damien Bourguin, Vernouillet Athlé, junior, champion de France 400 mètres hais; •Dany Hamon, Vernouillet Athlé, cadet, champion de France au triple saut. •Un trio a été aussi qualifié pour les championnats de France jeunes : Pierre A. Sandevoir (110 m hais), Mathieu Lindner (400 m hais), Catumo Mendes (triple saut junior) Enfin, M. Janus a salué le panache des sportifs de handball, de football et de Rugby (qui avaient été sacrés « champions de France » en printemps dernier). -R.A.
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
SPORTS
NOVEMBRE 2010
ÉQUIPEMENT SPORTIF ET VIE DES CLUBS
Inaugurations aux Mureaux Samedi 9 octobre, deux nouveaux lieux dédiés au sport ont été inaugurés en présence du maire des Mureaux, François Garay, de nombreux élus et des présidents des clubs sportifs de la commune.
C’est dans la salle Maurice Baquet du stade Léo Lagrange que François Garay, ainsi que Michel Vignier, conseiller général des Yvelines et Maire-adjoint de la commune, comme Albert Bischerour, également là, Salim Boufenara conseiller municipal délégué au sport et Vincent Rouleau, directeur adjoint des sports ont donné rendez-vous aux présidents pour célébrer l’inauguration de la bulle de tennis et du terrain de football synthétique. Salim Boufenara prit la parole en premier pour rappeler que ce jour est «l’accomplissement de deux ans de travail». «Ce sont de beaux équipements et de qualité», a-t-il ajouté. La nouvelle bulle de tennis va permettre selon lui de répondre à la demande et de recevoir correctement les scolaires. Le terrain synthétique est ouvert au public. Michel Vignier a voulu «féliciter les équipes pour leur efficacité dans l’organisation» de ce projet. « Les Mureaux savent organiser
les grands rendez-vous sportifs et recevoir ». Les représentants du club de Tennis et de foot ont remercié le Maire et les collectivités pour les terrains. Ils vont permettre «une meilleure préparation pour les jeunes et l’équipe masculine pour la montée en division» pour le tennis club. Le maire a pris la parole en dernier pour annoncer: «On va inaugurer une aire de terrain synthétique». Au début, il n’était pas chaud pour le synthétique, at-il dit. Mais après avoir vu plusieurs terrains, il fut convaincu. Le terrain synthétique est HQE (Haute Qualité Environnemental), il récupérera les eaux de pluie. Les Mureaux investissent dans le sport. (J2RS) Après son discours, le Maire a accueilli Marcos Cearà, défenseur brésilien de l’équipe du Un invité de marque : PSG. Ce dernier est venu assister aux inauMarcos Cearà gurations en accompagnant le Maire et son Le Maire a voulu souligner le fait que le équipe, ainsi que les présidents de clubs sur sport améliore le comportement. «Le sport les différents sites. Il est allé à la rencontre permet de fixer des objectifs aux jeunes» a des jeunes qui jouaient sur le terrain synsouligné le maire. thétique, tous très contents d’approcher un Pour finir, il a remercié le Conseil général des joueur du PSG. Yvelines, le Conseil régional d’Ile de France et la Fédération Française de Football, qui A la fin de cet après-midi, les présidents ont aidés par des subventions à la réalisation et le maire avaient rendez-vous au Stade de ce projet. Ce dernier a coûté 1,8 million de France pour voir le match de football d’euros. Celui-ci a été subventionné à 70% France/Roumanie, que les Bleus ont remporté. Damien DELERIN par les collectivités locales.
LE CLUB ECVVT, UN CYCLISME D’ENTENTE LOCALE Comme tous les clubs de sport, nous avons toujours la même question au début de la saison sportive : Qu’est-ce que nous avons fait la saison dernière ? Le club cycliste du canton (Entente cycliste Verneuil Vernouillet et Triel) a eu des nouveaux maillots grâce à un nouveau sponsor « Crédit Mutuel » de Verneuil-sur-Seine. Le directeur de l’agence, Emmanuel Alzar fait un pari local en mettant en valeur sa banque sur des amateurs de vélo. Pour le club ECVVT, il est temps de changer de maillots. car « les anciens maillots dataient et le club met en place une autre politique de sponsoring avec un «Gold sponsor» et sur plusieurs années . Le Crédit Mutuel est très orienté auprès des associations. Claude Blondy - qui passe la présidence cette année à Thierry Passieux - a su montrer que les résultats sont au rendezvous. Le Crédit Mutuel est un « sponsor clair, sérieux et fidèle » et dans cette période de crise le club cycliste a vraiment de la chance. Évidemment, on met en avant des résultats dans les différentes catégories, avec un titre de champion et vice-champion du département des
29
Yvelines en cadet avec Lou Fere et AlainAmaro. Ces titres avaient été gagnés en 2009 et ont été conservés cette saison passée. Sur le plan pédagogique, l’école de cyclisme est un élément positif de notre club avec des premières places départementales et deux podiums régionaux pour Alexandre Gibert. Ces places concernent le Trophée des jeunes cyclistes et le challenge des Aiglons (compétitions réservées uniquement aux écoles de cyclisme). Donc, l’avenir du cyclisme se prépare aujourd’hui dans les Deux rives. En ce qui concerne les adultes, membres de l’ECVVT, ils ont participé aux différentes épreuves des cyclosportives comme par exemple l’étape du Paris-Roubaix. Sur le plan institutionnel, il faut rappeler que le club a organisé une compétition départementale le 23 juin dernier ou l’ECVVT a accueilli plus de cent-quatre-vingt cyclistes. En plus la randonnée VTT du 10 octobre a réussi à attirer plus de 200 participants. Bref, une saison bien rythmée et qui nous motive pour la prochaine. Le club ECVVT a vraiment le souhait d’être représenté dans toutes les catégories du cyclisme en gardant son esprit et son ambiance. La passion de la «petite reine» et l’esprit du bénévolat nous donnent l’envie de continuer. Pour la prochaine saison, nous planifions davantage de compétitions cylosportives adultes. En plus, nous avons en perspective un projet d’entraînement commun avec d’autres écoles de cyclisme. Nous lançons un appel aussi à la communauté locale et aux pouvoirs publics : nous sommes à la recherche d’un local ou entrepôt pour faire des entraînements l’hiver quand les conditions sont impossibles à l’extérieur. En mai 2011, nous avons un objectif : réussir l’organisation du « Prix des trois communes », course départementale pour les D4/D3/D2/D1 cadets et minimes. Pascal ANDRE
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
PUBLICITÉ
NOVEMBRE 2010
8 rue du Fort 78250 Meulan Tel: 01.30.99.14.60 Port: 06.26.61.64.05
Organisation complètes des obsèques Formalités administratives Transports de corps Inhumations-Incinérations-Marbrerie
30 www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
CULTURE
NOVEMBRE 2010
FESTIVAL MUSICAL
Mosaïk 2010, très réussi Le dernier weekend de Mosaïk 2010 fut très animé. Il y a eu de nombreux concerts et d’artistes et de musiques très variées. La municipalité des Mureaux organisait, le 22 octobre à partir de 19 heures, un cocktail à la Mairie. S’y sont croisés de nombreux élus comme François Garay, le Maire, Marianne Cantau, Michel Vignier, maires-adjoints, Joël Mancel, le Maire de Triel-sur-Seine, Benoit Leguay, élu de Mézières-Sur-Seine, et bien d’autres. Tous les participants, à ce rendez-vous, avaient la possibilité d’assister au concert de Molly Johnson à 20 heures dans l’église Saint-Pierre/Saint-Paul des Mureaux, à quelques pas de la Mairie.
Molly transcende Saint-Pierre/Saint-Paul
En première partie, Kinsy Ray, artiste originaire de la Sierra Leone, a interprété quelques unes de ses chansons de style «nu soul». Dans un style plus jazz, Molly Johnson a pris le relais en chantant de nombreux « classiques » et des morceaux de son dernier album «Lucky». «Beautiful place» a-t-elle dit en parlant de l’église des Mureaux. Son interaction avec le publique, son jeu de scène, sa complicité avec ses musiciens, qui ont fait de nombreux solos à la batterie, au violoncelle et au piano, et son sourire ont plu. Les spectateurs l’ont plébiscité pour un «rappel», qu’elle a donné sous une pluie d’applaudissement. La diva du Jazz a émerveillé son publique.
Un samedi rock à Mosaïk
Ce samedi 23 octobre, le festival Mosaïk évolue dans une ambiance «Rock». La représentation de Revolver étant annulée, les concerts ont débuté à 19 heures 30 au lieu de 18 heures. Cela n’a pas empêché le public de venir nombreux ce soir et de remplir la salle. C’est le groupe Astoria, issu de la « Nouvelle scène 2010 », qui a chauffé la salle en première partie de Miossec et Gaëtan Roussel, têtes d’affiche de cette soirée. C’est Miossec et sa voix roque qui a pris le relais. Il a interprété des morceaux de son répertoire habituel et de son dernier album «Finistérien» avec une importante présence sur scène. Il a également fait un hommage à Alain Bashung, en interprétant dans son style à lui, la chanson «Osez Joséphine». Il fut rappelé sur scène à deux reprises par un public acquis, bien que certains, dans les gradins, soient un peu déçus. «Nous étions venus pour les paroles», a précisé une per-
Enzo Enzo et ses musiciens reviennent avec l’album «Tétue».
sonne du public «Et nous n’avons rien entendu ! » Le son était trop fort pour eux. Gaëtan Roussel, avec son énergie et son jeu de scène, a aussi conquis la foule, livrant une interprétation explosive de sa chanson «Help myself». Il a également offert l’une des ces nouvelles chansons, «Muraille de Chine» et de nombreux morceaux de son dernier album «Ginger». Ses musiciens et choristes, Magalie, France, Nathalie, Joseph, Colin, Yoann, Daniel et Antoine, ont donné un grand concert avec deux rappels, qui ont terminé la soirée à minuit.
Les hommages par Enzo et Maurane
A partir de 16 heures, dimanche 24 octobre, le COSEC Pablo Neruda est laissé aux bons soins des belles voix d’Enzo Enzo et de Maurane. Le public était au rendez-vous puisque la salle était pleine et de nombreux élus des Mureaux étaient présent, mais aussi Guy Poirier le maire de Meulan-en-Yvelines. Etant donné que le spectacle «Nouvelle scène 2010» de Mosaïk du duo féminin «June et Lula» avait été annulé, c’est Enzo Enzo, qui a ouvert le bal. Elle a interprété des chansons de son nouvel album «Têtue» sorti en 2010, ainsi que de valeurs sûres de son répertoire, comme «Quelqu’un de bien». Elle a pioché, comme elle l’a précisé, dans les répertoires d’artistes qu’elle aime également. Enzo Enzo remet en place certaines personnes avec ses textes et ses interventions entre deux chansons. Par exemple, lorsqu’elle est dit être d’accord avec cette citation de Nathalie Wood : «Le seul moment où une femme peut changer un homme, c’est quand il est bébé!» Sous les applaudissements, elle et ses musiciens, Thierry, Philippe, Didier et Angelo, ont donné un rappel
31
www.journal-deux-rives.com
(Photo J2RS)
avec une chanson d’amour dans un style «Henri Salvador». A la fin de cette dernière chanson, elle est descendue dans la foule faire des baisers aux hommes. Dans un style très proche, Maurane a pris la suite pour son spectacle hommage à Claude Nougaro «Nougaro ou l’espérance en l’homme». Ce personnage de la chanson Française fascine Maurane. Avec «ses quatre garçons dans le vent» (Philippe, Pat, Yves et François), c’est ainsi qu’elle appelle ses musiciens, ils prolongent, comme elle le dit: «la vie de Nougaro». Maurane dévoile que la chanson «L’espérance en l’homme» était un duo entre elle et Nougaro. Rendez-vous manqué pour les deux artistes, qui avaient partagé, pourtant, une grande complicité. Maurane reprend, avec une touche belge, selon elle, «Toulouse», ainsi que «Ah tu verras, tu verras». Et pour le rappel, elle se met à chanter avec le public «Cécile ma fille» et «Armstrong». Elle agrémente son spectacle d’une touche latine, espagnole avec l’un petit nouveau dans l’équipe qu’elle surnomme Pépito. Bel hommage que les spectateurs ont applaudi avec beaucoup d’émotion et de plaisir. - D.D.
Maurane rend hommage à Nougaro.
LE JOURNAL DES
CULTURE
NOVEMBRE 2010
UN JOUR UN LIVRE
Vladimir Fedorovski a offert une soirée inoubliable L’écrivain et politologue russe de Moscou à Paris et… à la base de loisirs de Verneuil-sur-Seine. les absents ont vraiment tort...
batchev, s’opposant à la ligne dure du PCUS et du KGB, il devient porte-parole du « Mouvement des réformes démocratiques » pendant la résistance au putsch de Moscou d’août 1991. Comment un diplomate soviétique, interprète de Brejnev, est-il devenu porte-parole du « Mouvement pour les réformes démo« Le roman de Tolstoï ». L’auteur de cet escratiques » dans l’URSS finissante, sai, Vladimir Fedorovski, était l’invité de la puis de Boris Eltsine – quand cesoirée culturelle de « Val de Seine 78 » mardi lui-ci, juché sur un char, s’opposait 28 septembre. Cette soirée a été bien plus au putsch des communistes – puis qu’un énième dîner-conférence littéraire. professeur à HEC-Paris et auteur Plutôt que de présenter simplement son(ses) Fedorovski dédicace son dernier ouvrage à de romans historiques à succès ? livre(s), le thème « Les mystères du Kremlin l’issue de la soirée. (Photo montage J2RS) C’est l’histoire de Vladimir Fede Tolstoï à nos jours » a permis à l’auteur dorovski. Un auteur prolifique, de conter agréablement non seulement la vie nationalité française en 1995 et a servi son qui sait allier la précision de l’historien à l’art du grand écrivain russe du XIXe siècle (une public en historien du vécu. narratif du romancier. Qu’il s’intéresse aux enquête plus qu’une biographie), mais aussi Il le leur a apporté généreusement : son ex- égéries russes, aux ballets, aux tsarines, à et surtout sa propre expérience, bien ancrée périence dans la sphère d’un pouvoir poli- Raspoutine, à Saint-Petersbourg ou à Tolsdans un moment décisif de l’histoire du XXe tique qu’il a approché de très près. Dès 14 toï. ans, Vladimir Fedorovski rêve de devenir siècle : la fin de l’URSS. L’invité de marque a tout dit… ou presque. écrivain et d’écrire ses livres à la terrasse des A chacun son Tolstoï En outre, il a ravi son auditoire car Vladimir « Deux Magots » à Paris ! C’est le centième anniversaire de la mort de Fedorovski est un grand conteur (acteur ?). Mais élève à l’Institut d’État des relations in- l’écrivain, ce qui amène l’ex-diplomate de Une soirée qui a laissé un peu frustrés ceux ternationales de Moscou, doué pour les lan- la Perestroïka à raconter, avec passion, une qui étaient venus écouter l’histoire « d’un gues, il acquiert une parfaite connaissance de existence bien plus mouvementée que ne homme tiraillé entre l’amour et la spiritua- l’anglais, du français et de l’arabe. le suggèrent les photos du vieux sage à la lité ». Ils sont repartis avec le livre dédicacé. Les multiples vies barbe broussailleuse et à l’aspect rustique. Ceux qui, comme moi, étaient venus écou- d’un diplomate né écrivain On apprend que cet apôtre de la chasteté, ter un homme aux multiples vies, un véri- II travailla comme attaché à l’ambassade so- inspirateur du prude Gandhi (?), ne réservait table observateur des réformes démocra- viétique de Mauritanie, avant d’être nommé pas qu’aux belles lettres son exceptionnelle tiques dans l’URSS finissante, ont emporté dans les années 1970 interprète au Kremlin, vigueur. « Sauf que Tolstoï dit tout », écrit avec eux plus que les commentaires d’un assistant Léonid Brejnev dans ses rencontres tout, note l’auteur, qui a lu les quatre tomes livre qu’ils n’auront qu’à lire : le plein de sou- avec les dirigeants des pays arabes. En 1977, du journal intime du géant de la littérature venirs, d’anecdotes et des témoignages de il est nommé attaché culturel à l’ambassade russe alors qu’il était jeune attaché à l’ambaspremière main transmis par un collaborateur soviétique à Paris, fréquentant Dali, Chagall, sade soviétique de Mauritanie. de Gorbatchev et d’Elstine, qui a acquis la Aragon et leurs égéries... souvent russes. « Meilleur coup du siècle », dixit son bioEn 1985, il passe un doctorat d’État en graphe sentimental, le comte Tolstoï plonge histoire sur le rôle des cabinets dans vite dans « le précipice de la débauche », l’histoire de la diplomatie française et, avant de rencontrer Sophie Behrs, avec qui de retour à Moscou, il travaille au mi- il aura, durant cinquante ans, une relation nistère des affaires étrangères comme volcanique. L’épouse va jusqu’à défendre chef de cabinet du vice-ministre Vla- devant le tsar La Sonate à Kreutzer , alors que dimir Petrovski. Il fait la connaissance la nouvelle, largement autobiographique, asd’Alexandr Lakovlev, éminence grise simile le mariage à un enfer. Ces tourments de Gorbatchev, considéré comme l’ins- entre des appétits terrestres et une spirituapirateur de la Perestroïka en 1983. lité proche de l’idéal ascétique ne cesseront Fedorovski sera ensuite nommé de hanter le romancier et son œuvre. « Les conseiller diplomatique pendant la déchirements de Tolstoï illustrent bien l’ampériode de la glasnost pour laquelle il bivalence de l’âme russe décrite par Freud. assure, de 1985 à 1990, la promotion Il est en cela éminemment moderne. » Et de la Perestroïka en France. Rappelons il ajoute : « Fantasque, colérique, obsédé qu’elle est considérée alors comme un sexuel, moraliste, prophète... Peu importe : moyen de faire émerger un « socialisme c’était un sacré bonhomme ce Tolstoï ! » à visage humain », dont l’objectif est Un écrivain prolifique et en tout cas un exde faire naître une nouvelle Russie, ou- ceptionnel, immense, génie de la littérature. Fedorovski, ex-diplomate de la Perestroï- verte aux échanges et à la technologie, D’ailleurs, «À chacun son Tolstoï.» car Tolsarrimée à l’Europe. Partisan de Gor- toï représente l’âme de la Russie. » C.s.B. ka. (Photo J2RS)
32
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
CULTURE
NOVEMBRE 2010
BLOC-NOTES DE L’HISTOIRE
La commune agricole de Villennes
Villennes à travers l’Histoire... Michel Kohn, un historien, nous raconte une période qui a marqué le paysage local.
L’ultime seigneur de Villennes, Pierre-Paul Gilbert de Voisins, est guillotiné en novembre 1793, après son retour d’émigration. Bientôt, une maison commune, comprenant également l’école ainsi que les logements de l’instituteur et du curé, est établie dans l’ancienne maison des Sœurs de Nevers, auxquelles la mère de ce seigneur avait confié, par testament, l’instruction des filles et les soins aux pauvres malades.
Après la Révolution L’avènement du Consulat entraîne également des changements au plan local. Comme dans toutes les communes, un conseil municipal est nommé par le préfet. Les nobles émigrés reviennent dans leurs anciens domaines. La fille de Pierre-Paul Gilbert de Voisins et son époux, le vicomte d’Osmond, rachètent le château qui a été vendu comme bien national et est fortement délabré ; ils le font raser, à l’exception des communs, qu’ils transforment pour y habiter. Ce nouveau château de Villennes aura ensuite d’autres propriétaires, dont le journaliste financier Jean-Bap-
tiste Paradis qui, en 1869, fera aménager le parc par le paysagiste du Bois de Boulogne, Louis-Sulpice Varé. Celui-ci y construira, notamment, une magnifique grotte et une
rivière anglaise, qui agrémentent toujours le village. Le vicomte succède, en 1807, aux trois premiers maires, puis est renommé pendant la Restauration. D’abord nommés par le préfet, les maires seront élus au suffrage universel à partir de 1848. Issus d’anciennes familles du village, les maires et les conseillers municipaux sont souvent des agriculteurs ; dans les premières années du 19e siècle, c’est le propriétaire de la ferme de Marolles, tandis que son adjoint est vigneron. En 1803 est planté le Sophora, qui devient un arbre de très grande proportion et l’une des attractions de Villennes, alors que différents régimes politiques se succèdent en France. Le moulin, qui était établi sur le pont de l’île, est emporté par les eaux en 1818 ; reconstruit ensuite, ses vestiges existent encore à la fin du 19e siècle ; d’autres moulins sont alors construits entre celui-ci et Migneaux, certains sur des bateaux mobiles.
Amélioration des transports et modernité La ligne de chemin de fer Paris-Rouen qui, à l’origine, ne devait pas passer par la vallée de la Seine, est inaugurée en mai 1843, mais il faut attendre octobre de l’année suivante pour que trois trains s’arrêtent chaque jour à la halte de Villennes. Sa fréquentation augmentera de manière très importante (environ deux cent mille voyageurs en 1896). La guerre de 1870 nécessite une souscription puis un emprunt afin que la commune puisse payer les impôts levés par les occupants. Suite aux lois sur l’instruction publique, à l’initiative de Jules Ferry, et aux subventions qui les accompagnent, l’enseignement se développe : une mairie-école est inaugurée en 1887. Breteuil obtient son école également. Ce hameau, dont la richesse vient de ses arbres fruitiers (ce-
33
www.journal-deux-rives.com
risiers, pommiers et pruniers), et celui de la Clémenterie possèdent plusieurs fermes qui produisent des céréales et des pommes de terre ; d’autres sont situées dans le centre du village. Le caractère de Villennes se modifie rapidement avec le développement du chemin de fer. Les Parisiens viennent nombreux passer les fins de semaine au bord de la Seine, certains pour s’adonner à la pêche ou pratiquer le canotage ; une dizaine de restaurants s’y établissent, complétant les deux premiers qui existaient déjà. Alors que le village se transforme, la principale activité reste l’agriculture au début du XXe siècle. Michel KOHN ACV, la mémoire de Villennes De nombreux détails et de multiples photographies anciennes peuvent être trouvés : - dans le livre La mémoire de Villennes en marche – Balades et rencontres (en vente à la mairie de Villennes, il présente huit itinéraires de balades permettant de découvrir l’histoire du village et ses anciens habitants), - sur le site Internet, complété chaque mois. Site : http://memoire.villennes.free.fr
LE JOURNAL DES
CULTURE
NOVEMBRE 2010
ÉCONOMIE ET TRANSPORTS DANS LES YVELINES
Deux conférences à Poissy Tous les deux ans, la Fédération des sociétés historiques et archéologiques des Yvelines organise un colloque, résultat des recherches de nombreux historiens locaux. Cette année, cette journée historique se tenait à Poissy sur le thème « Économie et transports dans les Yvelines ». Parmi les nombreuses communications (1), nos deux associations historiques locales (de Vernouillet et de Triel), se sont distinguées tant par la qualité de leurs recherches que par l’aspect profondément humain des sujets traités.
•« À Vernouillet, Simca sans Simca», présenté par Henry Pefferkorn, président du cercle historique de Vernouillet. Derrière ce titre paradoxal, nous avons appris qu’à un moment de son histoire Vernouillet fut une ville industrielle ! Directement impactée par la présence des enseignes Dalami (1959/1976 – 800 personnes en 1964) et Fibrociment (1 250 personnes en 1964), ainsi qu’une troisième société (Janbac), créée en 1947, qui continue d’exercer son activité après une reconversion réussie. Par ailleurs, on a appris aussi que la Société SIMCA, implantée à Poissy, logeait son personnel dans la Cité du Parc (1956 – 813 appartements… dont une tour pour loger les cadres !). Henry Pefferkorn précise également que, par l’intermédiaire d’une « Amicale » gérée par le puissant « Syndicat maison » du Comité d’entreprise, « ses activités débordent largement le cadre de la simple association. » Simca « fait venir des artistes extérieurs (…) qui créent l’animation dans la
dait du nombre de passagers et de la nature du transport (personnel à pied, à cheval, en litière, carrosse, coche, charrette, etc.). La « personnalité » du passeur avait aussi son importance. Nécessités économiques ou familiales pour les Triellois, Vernoliens et Vernolitains rendirent impératifs la construction en 1837 d’un pont à péage. La Seine, entre Triel rive droite et Verneuil/Vernouillet rive gauche, connut plusieurs Poissy reste un lieu de débats historiques. (J2RS) bacs, mais aussi plusieurs ponts dont l’histoire et les ville », qu’elle finance. Une ville dans la ville, anecdotes s’y rapportant ne manquent pas dont nombre d’activités sont décrites dans d’intérêt. Des témoignages ont été recueillis, l’article (1). ainsi que d’inestimables documents inédits. C’est pourquoi Triel Mémoire & Histoire or• « D’une rive à l’autre et du bac aux ganise une conférence sur le sujet (2) au cours ponts à Triel-sur-Seine », présenté par de laquelle chacun découvrira que l’histoire Solange Violleau de l’association « Triel Mé- des bacs et des ponts n’est pas seulement moire & Histoire » une histoire de « choses », mais surtout une C’est à une tout autre époque que nous en- histoire sur la « vie des gens » d’hier comme traîne ce travail collectif, puisque les pre- d’aujourd’hui. C.s.B. miers documents sur le sujet découverts lors des recherches datent du XVe siècle. À cette Actes du colloque « Économie et transports dans les époque, et ceci jusqu’à la canalisation du (1) Yvelines » 228 pages – 18 € - renseignements G. Lefleuve (XIXe) par des écluses en aval, la Seine fébure « Histoire des Yvelines » http://histoireyvelines. était un fleuve sauvage. Le franchissement à com/publications.htm (2) « D’une rive à l’autre, du Bac aux Ponts à TrielTriel était non seulement dangereux (inon- sur-Seine » - Exposition-Conférence animée par S. dations, gel, hauts fonds, courants, bancs de Violleau, C. Barouh et D. Houllemare - Samedi 20 no2010 à 15 heures. Espace Rémi Barrat (près sable, etc.) mais la traversée variait en temps vembre de la gare) – Entrée libre comme en coût puisque que le prix dépen- Renseignements : www.trielmemoirehistoire.fr www.ttt-world.com
! NOUVEAU A POISSY ! SY IS PO A U EA NOUV
ENCRE TONER
POUR IMPRIMANTES, COPIEURS, FAX
Recharge à partir de
6
Recharge + vente de cartouches
A POISSY
30, rue du Général de Gaulle Tél.: 01 75 86 52 83, shop.poissy@ttt-world.com Horaires: du lundi au samedi 9h30-12h45 / 14h30-19h
GRAPHISME - EDITION - MAILINGS contactez nous au 06 79 69 51 50 www.2ds.creations.com 34
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES
CULTURE
NOVEMBRE 2010
COMMÉMORATION
Un armistice mal accepté aux conséquences dramatiques Cette année si les discours et la ferveur étaient de la partie, le temps glacial et la pluie persistante ont figé l’assistance dans une réflexion paradoxale. En effet nous étions là pour célébrer la fin d’une guerre qui n’était pas finie puisque vingt ans plus tard…
En Allemagne, les militaires s’étant défaussés, c’est à un civil, Matthias Erzberger (qui sera assassiné par les Nazis), que revient la pénible tâche de négocier l’armistice. En France, la demande d’armistice fait débat. Le président de la République Raymond Poincaré et le général Philippe Pétain voudraient profiter de l’avantage militaire pour chasser les Allemands de Belgique, envahir l’Allemagne elle-même et signifier à celle-ci l’étendue de sa défaite. Mais le généralissime des troupes alliées, Ferdinand Foch, et le chef du gouvernement, Georges Clemenceau, ne croient pas l’armée française capable de se battre encore longtemps et souhaitent en finir au plus vite. L’armistice est signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, le 11 novembre à 5 heures 15 du
Armistice conclu
Fleurs, drapeaux, roulements de tambour. Les symboles sont toujours présents aujourd’hui.
matin. Les Français ne manquent pas de noter que ce jour est la fête du saint patron de leur pays, Saint Martin, alors très populaire.
Le «coup de poignard dans le dos»
Les Allemands se voient soumettre des «conditions » sans aucune marge de négociation car ils doivent livrer l’essentiel de leur armement, de leur aviation et de leur flotte de guerre et leur armée est sommée d’évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin (en Allemagne même) ainsi que trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.
16, rue du Pont - Triel-sur-Seine
01 39 70 67 33
www.trielfleurs.fr Livraison offerte dans les environs CB par téléphone
35
www.journal-deux-rives.com
L’armistice est conclu pour trente-six jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu’au traité de paix du 28 juin 1919. Ces exigences provoquent l’amertume des vaincus et la demande d’armistice étant venue des représentants civils et non militaires de l’Allemagne, ces derniers échappent à l’infamie de la défaite. Dans les mois qui suivent l’armistice, les généraux Ludendorff et Hindenburg attribuent avec aplomb la défaite militaire à un «coup de poignard dans le dos» de la part des politiciens et des bourgeois cosmopolites. L’expression est reprise avec ferveur par les Allemands meurtris et humiliés. Elle va faire le lit des partis ultranationalistes, dont le parti nazi. La « der des der » sera suivie vingt ans plus tard par un conflit dont l’étendue et la violence ne seront jamais égalées. Aujourd’hui, en Europe tout au moins nous avons la réconciliation et la paix. L’armistice a été signé à POLLUX Compiègnes.
LE JOURNAL DES
BIEN-ÊTRE
NOVEMBRE 2010
VOTRE SANTÉ
Les plantes «magiques» de l’Hautil Des véritables petits trésors poussent à vos pieds sur l’Hautil. Quel plaisir, au cours d’une promenade, de glaner quelques produits de la nature, selon la saison : une poignée de mûres, quelques noix, un bouquet de fleurs des champs...
Nous avons la chance d’avoir sur nos chemins et sentiers de la colline de l’Hautil de bien nombreuses occasions de récolter par exemple quelques fruits : prunes et pommes provenant d’anciens vergers cultivés jusque dans les années 50 et abandonnés depuis. Mais nous avons à nos pieds de bien nombreuses espèces de « mauvaises herbes » qui s’avèrent en réalité de très bonnes plantes comestibles. Elles prolifèrent sur ces chemins où la faucheuse ne passe plus.
Grande diversité entre mai et octobre
La plus abondante de toutes et la plus commune sur les chemins de l’Hautil est assurément la Roquette jaune (Diplotaxis tenuifolia). On la trouve absolument partout, le moindre talus, terrain en friche, même sur les trottoirs ! Sa saveur étant plus forte que la variété cultivée, vous l’utiliserez en salade en mélange. Délicieuse pour réaliser un pesto
Roquette jaune : plante vivace de 30 à 80 cm de haut , feuilles vert foncé, fleurs à 4 pétales jaunes.
A partir de mai, ces petites plantes insignifiantes sont souvent riches en saveur. Faciles à accommoder, elles sont un trésor de bienfaits puisque naturelles et n’ont subi ni sélection ni traitements. Bien souvent, ce sont les espèces souches à partir desquelles les siècles de sélection et d’hybridation ont abouti aux plantes potagères les plus courantes : en effet, n’oublions jamais que carotte, laitue et salsifis, oseille et cerfeuil poussent tout seuls en bordure de chemins à l’état sauvage ! Bien d’autres variétés de plantes sauvages sont connues depuis l’antiquité pour leur comestibilité ou leurs vertus médicinales, mais ne sont pas entrées dans l’usage courant. Elles offrent pourtant l’occasion de varier agréablement nos salades, nos soupes, d’accommoder nos plats, nos fromages... Quelques exemples à dénicher sur nos coteaux de l’Hautil :
(en prenant soin de l’ébouillanter quelques minutes pour l’adoucir) ou en complément dans une soupe. La marjolaine sauvage (Origanum vulgare) pousse sur les bords des chemins en lisière de forêt, elle est aussi appelée origan commun. Très aromatique, elle parfumera vos pizzas ou vos sauces de salades. Cueillez les jeunes feuilles ou les sommités fleuries, encore plus parfumées. L’achillée millefeuille (Achilléa millefolium) est très abondante dans les prés, les terrains en friche, les bords des chemins, les remblais. Son goût aromatique est dû aux nombreuses essences contenues dans la plante. Les jeunes feuilles s’utilisent dans les fromages aux herbes, les beurres aux herbes, les soupes. Souvent située sur les mêmes terrains, mais plus grande et plus visible que l’achillée, se trouve la tanaisie commune (ChryTartines au fromage blanc et aux herbes santhèmum vulgare). • Cueillez de jeunes feuilles de marjolaine, d’achillée millefeuille, de Cette plante dégage tanaisie, de roquette ; une forte odeur • Lavez-les, épongez-les et émincez-les en ajoutant un peu de persil balsamique au frotet de ciboulette ; tement. Utilisez• Incorporez à du fromage blanc ; la principalement • Salez, poivrez et garnissez de cette crème des tartines, grillées ou comme condiment non. vu son goût proVous pouvez aussi malaxer du beurre avec ces herbes; dans ce cas, noncé. Quelques ajoutez la préparation à une grillade, à des légumes étuvés ou à des fragments de feuilles permettent
36
www.journal-deux-rives.com
de parfumer omelettes, desserts ou infusions (à très forte dose elle est toxique, ne l’utilisez donc que comme condiment.) Plus discrète mais non moins fréquente : la mauve sylvestre (Malva sylvestris) pousse dans les prés, les bords de chemins bien secs. C’est une complante très appréciée Tanaisie depuis l’antiquité ! mune : plante On dit que Charle- vivace de 60cm magne en raffolait ! à 1m de hauteur Feuilles et fleurs se aux tiges dresconsomment crues sées. ou cuites. Dans vos salades, quelques fleurs de mauve seront du plus bel effet décoratif ! La texture mucilagineuse de la plante n’est pas appréciée de tous mais elle a le mérite d’être originale. Elle est riche en sels minéraux et en vitamines A et C. La mauve possède même des vertus médicinales du fait de sa teneur en mucilage, elle apaise les irritations du tube digestif.
Mauve sylvestre : plante vivace de 20 à 80 cm de hauteur aux tiges couchées, aux feuilles rondes comportant 5 à 7 lobes.
Bien d’autres variétés sont présentes tout au long de nos promenades et sont de réelles sources de bienfaits et de changement dans nos habitudes de cuisine ! Si ces salades de promenades vous plaisent, perfectionnezvous : vous trouverez de nombreux guides de vos cueillettes en librairie ! Michèle DESGRANGES
LE JOURNAL DES
CUISINE
NOVEMBRE 2010
RECETTE
Palets aux olives Pour 24 palets environ 80 g de beurre 4 cuillerées à soupe de lait 50 g de gruyère râpé 150 g de farine 1 cuillerée à café bien pleine de levure chimique 100 g d’olives noires 1 pincée de sel. Des petits biscuits croustillants à servir à l’apéritif. Vos pouvez remplacer les oliver par des oignons ou des lardons : taillez-lez en tout petit dés et faites-les dorer avec très peu d’huile avant de les ajouter à la pâte. 1. Coupez le beurre en petits morceaux dans un saladier ; laissez-les ramollir à tempéra-
ture ambiante. Dénoyautez les olives et hachez-les au couteau. 2. Quand le beurre est bien souple, travaillezle à la spatule en incorporant peu à peu la farine, puis la levure, le lait et le sel. Ajoutez les olives et le gruyère, et mélangez bien. Ramassez la pâte en boule, enveloppez-la d’un film transparent et laissez-la reposer 1 heure au réfrigérateur. 3. Préchauffez le four à 190 ° C (th. 6-7) et recouvrez une plaque de papier d’alumi-
Artisan
nium. Etalez la pâte au rouleau sur le plan de travail légèrement fariné en lui donnant une épaisseur de 2 à 3 mm, puis découpez des petits disques avec un verre ou un emportepièce de 6 cm de diamètre et rangez-les sur la plaque. Enfournez et faites cuire pendant 12 à 15 minutes, jusqu’à ce que les palets soient bien dorés. 4. Faites refroidir sur une grille. Bon appetit.
Fleuriste
par Tél.
C. Cial ATAC II - Rue des Rosiers 78480 VERNEUIL-SUR-SEINE Tél. 01 39 71 71 94 - Fax 01 39 71 71 95
37
www.journal-deux-rives.com
E N B R E F. . .
toujours noyauté par une poignée d’opposants au maire, enchaîne les attaques endessous de la ceinture contre Eddie Aït, et ce malgré les avertissements des avocats de la mairie. Philippe Gautry veut continuer l’offensive contre Aït et déclare vouloir « saisir la brigade financière »… Affaire à suivre.
un peu avant 3 heures du matin. Quatre personnes cagoulées portant ANDRÉSY d’armes à feu et habillées en polie ciers, sont arrivées en voiture, et ont • Réussite du 34 salon de peintures et ensuite menacé les habitants des casculptures à Julien-Green. ravanes avec leurs armes. Ces agresQuatre-vingt artistes ont exposé sur le seurs ont brutalisé certains roms. thème de l’Asie : des paysages magnifiques Ils ont pris, ou se sont fait remettre pour le bonheur des yeux. L’exposition est sous la menace - en obligeant même devenue « internationale » grâce à la venue une femme avec son bébé à se désde certains peintres de différents pays d’EuCHANTELOUP habiller-, des sacs, des portefeuilles, rope (Allemagne, Pologne, Angleterre). • De Chanteloup... à Sciences Po des documents (cartes de séjour, Comme l’année passée, l’Amicale a profité Paris ! permis de conduire, etc..), des cartes des jumelages de la ville pour faire découCorentin Le Bris-Cep a obtenu la bancaires, le peu d’argent que les vrir ces artistes étrangers. L’association est mention «Très Bien» au bac général, familles avaient. La police enquête. composée d’une dizaine de membres, très filière E.S. Sans préjuger des résultats de cette majoritairement des femmes, qui sont enUne perle rare à Chanteloup-les- enquête, le Collectif de défense des cadrées par quelques professeurs. Cette exVignes : de mémoire de Chante- roms de la Plaine organise un plan position, annuelle, est activement soutenue louvais, aucun jeune n’avait pas d’action pour défendre l’intégrité par la municipalité et son maire, Hugues décroché une mention « Très bien » de ces personnes installées sur la Ribault. (Ouf ! Un petit compliment de au baccalauréat général. Moyenne Boucle. la part de notre rédaction, c’est du bonus, obtenue : 16,35... avec deux 19 dans pour le candidat UMP aux Cantonales les deux matières principales ! 2011 !). Corentin a fait toute sa scolarité à • Guérilla juridique au conseil Chanteloup-les-Vignes, jusqu’au municipal. CARRIÈRES collège, puis au lycée de Conflans. Le 8 novembre, tous les conseillers municipaux de l’opposition ont dé• Le maire de Carrières-sous-Poissy Il a été reçu à Sciences Po Paris. posé un recours auprès du Tribunal condamné par la justice et traîné TRIEL-SUR-SEINE administratif de Versailles contre le dans la boue par le site Médiaseine Eddie Aït, maire PRG de la ville, a été • Le campement de roms de Triel at- maire de Triel, Joël Mancel (UMP). condamné par la justice à verser une taqué par de « courageux » cagoulés. Le groupe VEA (Vivre ensemble ausomme de 1716 euros à son ancien co- Quels sont les mobiles des des agres- trement) mène la révolte juridique listier, Philippe Gautry, qui depuis, a émi- seurs des roms installés à Triel : ra- contre l’élu UMP en soulignant le gré à droite (au Nouveau Centre…) pour cisme, vengeance, crapulerie ? manque de démocratie et de vérides dépenses de tee-shirts imprimés et des Pourquoi cette attaque intolérable table absence de respect dans les boites de chocolat lors de la campagne des dans un Etat de droit ? Cette agres- débats et d’écoute vis-à-vis des élus Municipales 2008. sion violente s’est produite dans la minoritaires. Pendant ce temps-là, le site Médiaseine, nuite du 27 au 28 octobre dernier, A la dernière séance du conseil
HORIZON FUNÉRAIRE
La différence POMPES FUNÈBRES ET MARBRERIE
• Organisation complète des obsèques
• Fourniture et pose de monuments en granit de toutes provenances • Travaux dans tous cimetières, caveaux de famille, articles funéraires • Prévoyance funéraire, contrats obsèques • Transport de corps en France et à l’étranger
7 8 3 0 0 P o i s s y 78260 Achères 1, rue de l’Église
8, rue Carnot
01 30 65 79 50 01 39 22 01 02 78500 Sartrouville 78500 St-Germain 3, av Jean Jaurès
38, rue de Pologne
01 39 68 65 65 01 39 68 65 65
www.horizonfuneraire.com
38 www.journal-deux-rives.com
municipal, le 12 octobre, deux groupes minoritaires ont refusé – bien qu’étant présents - de prendre part aux délibérations et au vote. Le maire s’est montré « offusqué » par l’opération coup de poing de la minorité. Affaire à suivre.
• Une interdiction par trop symbolique à l’Hautil Il avait fallu des mois de siège du maire pour obtenir qu’enfin un « gros caillou » soit disposé en travers de l’entrée du chemin rural dit « Première Sente des Cinq Chênes » à l’Hautil, à son intersection avec le CD 22. Quelques mètres de broussailles délibérément maintenus dissimulaient à la rue l’élargissement du chemin au bulldozer, pour ce qui ne laissait guère de doute sur les intention du propriétaire : après avoir réalisé un abattage sélectif des arbres, préparer un futur découpage de sa propriété en parcelles constructibles avant toute demande d’autorisation. Naturellement, la roche a été repoussée sur le côté. Si la mairie souhaite maintenir l’autorisation d’accès du chemin aux seuls piétons, une seule solution : déposer un ensemble de roches plus fortes disposées en chicane. (Voir l’édition des Nouvelles des Deux rives, n° 88).
a marqué des points dans la course vers le rendez-vous classique de la Ligue française de cross de février 2011. Les coureurs de Vernouillet Athlé ont mené la course dès le départ. Laporte, Dodet, Junca, Lacrouts ont passé la ligne d’arrivée comme s’il s’agissait d’un entraînement du dimanche. Résultats sur le site internet du journal.
• Travaux de réfection de l’avenue du Château. Pour le maire de Verneuil, Philippe Tautou, c’est un « projet dantesque » de près d’un kilomètre de long. Assainissement, eau, voieries : tout sera refait à neuf et nécessitera beaucoup de patience pour les « 81 riverains de l’avenue qui auront des accès de sortie et d’entrée les matins et soirs ». La réfection de l’avenue du Château « nécessitera aussi l’abattage de 162 arbres », a prévenu M. Tautou… Mais le maire a certifié que les arbres seront replantés. INTERCO’
• Futur port Triel-Carrières : la première « rencontre » entre l’interco’ et ses habitants. La première réunion au sujet du projet de futur port sur Triel-Carrières-sousPoissy a eu lieu le 15 novembre dernier à la salle Rémi-Barrat àTriel-sur-Seine. Elle donne déjà le ton : parce que ce projet se concrétise et touche directeVERNEUIL-SUR-SEINE ment au cadre de vie des riverains, le • « La Vernolienne » : retour en force port Triel-Carrières peut être le premier de Vernouillet Athlé. projet développé par la Communauté Le 14 novembre dernier, Kevin Laport, d’agglomération des Deux Rives de dossard 271, 27’ 49’’, a largement dominé Seine (CA2RS) qui révèlera, aux yeux cette course classique de cross dans les Bois du grand public l’existence de cette colde Verneuil-sur-Seine. Par un temps hu- lectivité supra-communale qui pilotait mide et froid, le clubVernouillet Atlhé (VA) jusqu’à maintenant tous les grands dos-
39 www.journal-deux-rives.com
siers de la boucle de Chanteloup dans la plus grande opacité. Un vrai premier test pour le président de l’interco, Pierre Cardo : ce projet serat-il l’occasion de rapprocher la CA2RS de ses concitoyens ? Pas sûr, si l’on examine les propos échanges ce soir-là… mais une initiative à encourager.
OIN
• Le « CODEV » est « mort-né ». Le Conseil de Développement (CODEV) de l’OIN Seine-Aval, un des piliers de la gouvernance de cette opération d’intérêt national, a été très officiellement installé le 14 octobre. La Préfète des Yvelines, le Président du Conseil Général, le Directeur de l’EPAMSA étaient là pour officialiser ce CODEV. Selon Michel Cullin, président de l’ADIV, membres du CODEV, ce fut une mascarade : des réponses non pertinentes ont été apportées par les pouvoirs publics ; d’autres questions des membres du CODEV ont été « notées » pour une prochaine réunion. « On vous écrira »… a joliment résumé la Préfète… L’OIN Seine-Aval vient donc d’accepter d’installer son CODEV… sur un strapontin. LA PHRASE DU MOIS
• De Rama Yade, ex-secrétaire d’Etat aux sports, à propos du député de Poissy David Douillet qui avait « demandé » le maroquin de ministre des Sports dans le gouvernement établi il y a quelques jours : « David Douillet est la ceinture noire du ridicule. Quand on demande, on n’obtient rien ». (Le Monde, 22.10.10)
NOËL À ANDRÉSY
Les coups de cœur de la rédaction Dimanche 21 novembre à 15 heures
Théâtre à Verneuil
Traversée de Paris avec Francis Huster 01 39 71 57 00 Mercredi 24 novembre à 17 heures
Théâtre
Octave-Mirbeau La ferme des animaux par la Cie Pipasol marionnettes
Vendredi 26 novembre à 21 heures
Mado fait son show Suite au spectacle au Casino à Paris, Mado est à l’espace J. Green à Andrésy 01 39 27 11 00 Samedi 27 et dimanche 28 novembre
Marché de Noël à Triel
Espace Rémi-Barrat près de la Gare
Dimanche 28 novembre
20 bornes course à pied Espace Julien-Green 01 39 74 66 04 sports@andresy. com Jeudi 2 décembre Coup de Pouce pour un Emploi à l’Espace Emploi Entreprise de Chanteloup www.rencontres egaliteemploi.org
Vendredi 3 et samedi 4 décembre
Téléthon
A Carrières 01 34 01 19 30 A Triel et Vernouillet A Verneuil-sur-Seine evepuech.telethon@ gmail.com Dimanche 5 décembre
Cross des Mureaux Parc de Bécheville
cross-lesmureaux.com