Sept-oct. 2017 Andrésy
Le maire d’Andrésy accepte de créer une commission « Projets immobiliers. » C’est une petite victoire pour les élus d’opposition. Page 10
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 134
Évacuation des Roms...
Carrières-sous-Poissy
Déchets sauvages : quels moyens faudrait-il pour nettoyer cette plaine après le départ des Roms ? Quelle tâche (tache) pour les élus ! Page 12 Chanteloup-les-Vignes
Roms, une évacuation de la plaine sans trouble à l’ordre public Le coeur (vert) de la plaine bat-il encore ? Depuis 2014, l’environnement n’a pas semblé être au cœur des politiques publiques. Pages 8-9 Villennes-sur-Seine
Rétro : Un nudiste à Villennes, effet du réchauffement climatique ? Comment faire face à la canicule, lorsqu’elle atteint les Yvelines ? Pages 17-18
Le 30 août, les forces de l’ordre ont fait évacuer environ 240 personnes de deux campements de Roms de la plaine entre Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sousPoissy et Triel-sur-Seine. Depuis dix ans, ce problème humain, technique et politique révèle l’incapacité des élus et de l’État à résoudre un dossier complexe. En réalité, on ne fait que déplacer des personnes en grand précarité ailleurs. Page 11
Sur les races d’I-grec aux Alluets-le-Roi
Le Yaourt majuscule existe et nous l’avons rencontré. C’est bon, c’est même très Page 21 bon comme un grand vin, un goût d’indéfinissable…
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ÉDITORIAL
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017
« Ya d’la joie », c’est la rentrée !
Q
uestion actualités, le J2R, comme les évè-
mettent, ici ou là, cette multiplication des noms sur les
nements à venir, va nous servir des com-
listes d’inscriptions (€). Sports, culture, loisirs, écologie,
mentaires et des surprises ; l’une d’entre
humanitaire et social, le monde associatif local, presque
elles se répète d’année en année, c’est la rentrée :
assoupi pendant la période estivale se réveille plus actif
attendue avec espoir ou angoisse, elle est incon-
que jamais, tant la demande reste forte.
tournable ; cette année 2017, elle s’annonce particulièrement joyeuse (on dit ça tous les ans !). Vous venez
Que sommes-nous devenus ?
de dépenser les derniers € de votre budget vacances
Songeant que le plaisir annuel des congés s’éloigne
chez Paulo, le glacier du front de mer ; les soubresauts
un peu plus à chaque tour de roue, vous rapprochant
de votre carte bancaire ne vont pas tarder à faire jaillir
sans ménagement de la reprise du travail, vous ten-
le ticket justificatif de votre passage au péage (€) de
tez de faire jaillir dans votre cortex douloureux des
l’autoroute ; dans peu de temps, la douceur de votre
idées, sinon joyeuses, du moins positives, telles que
séjour sera rangée dans la case souvenirs.
celles-ci : retrouver les collègues, saluer les voisins sympathiques, rejoindre le clan élargi de la famille
L’heureux €
(re)rassemblée, savourer douillettement son chez-
La liste des fournitures scolaires éclusée (€), votre petit
soi, refaire à nouveau le monde avec les copains au
dernier manifeste le désir de continuer les cours de
bistrot, aller voir des expositions temporaires ou des
violon (€) et l’aînée choisit d’ajouter aux leçons de judo
spectacles inédits (liste non exhaustive).
(€) des reprises d’équitations (€) interrompues l’an der-
Mais ont-elles été faites pour l’homme ? Ou ne servent-
nier ! Et vous, vous songez à... rien (0 €) en oubliant
elles qu’à récupérer de nos forces productives au ser-
presque les factures (€) qui vous attendent et les avis
vice d’une société tentatrice, complexe et exigeante ?
d’impositions diverses (€) qui dorment sous la pile, lais-
Sommes-nous devenus de simples unités de produc-
sant juste apparaître une date de paiement impudique.
tion ? Comme si l’homme devait « être adapté et as-
Et puis, la semaine prochaine, sans culpabilité ni illusion,
servi à elles ? » (Meilleur des Mondes d’Aldous Hux-
vous irez au Forum des associations constater que les
ley, 1946). Décidément vous êtes devenus une des
promesses annoncées ont été tenues : cotisations aug-
victimes (conscientes ?) du syndrome de la rentrée,
mentées, programmes épurés, subventions diminuées...
c’est contagieux, ça ne se soigne pas mais il faut ren-
Toutefois la bonne humeur de rigueur (retrouvailles) et
trer quand même.
l’accueil courtois et bon enfant des responsables per-
Sculptures en l’Île continue à Andrésy
L’Andrésienne Coralie Drouin, 4e du Livigno Xtreme
La
Lutte : championnat du monde 2017 à Paris
Le chef indiscutable de la Webtélé 2R
Rédaction
La fin programmée d’un cinéma art et essai
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SOMMAIRE Journal des 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo ACOSTA. Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 PUBLICITÉ ET RÉDACTION : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 06 79 69 51 50 ou courriel : trielnews@gmail.com site Internet : www.journal-deux-rives.com LE JOURNAL DES DEUX RIVES est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, nondiscrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François Favre-Marinet, Marie-Thérèse Etien-Lefort, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Susanne Nally, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Mac Guffin, Kevin Paqui, Xavier Poutou et Concordia. DROIT ET ACCÈS À L’INFORMATION PERSONNELLE N° de déclaration CNIL 712758 D’une façon générale, vous pouvez visiter ce site sans avoir à décliner votre identité et à fournir des informations personnelles vous concernant. Toutefois, à l’occasion de certains services qu’offre ce site, vous pouvez être amené à donner des informations. Ces informations ne feront l’objet d’aucun commerce et ne seront pas conservées plus que nécessaire? Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification et de suppression des données personnelles que vous avez communiquées. Vous pouvez exercer ce droit en me contactant par le biais du formulaire de contact. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site Internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (30 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017 ÉDITORIAL « Ya d’la joie », c’est la rentrée !
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INTERCOMMUNALITÉ : Réforme teritoriale
Aménagement du teritoire
Aménagement du teritoire
78+92, une addition refusée par le Gouvernement
pages
Propositions sur un projet du Cœur vert de la plaine Le coeur (vert) de la plaine bat-il encore ?
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ACTUALITÉ LOCALE Andrésy Carrières s/ Poissy Carrières s/ Poissy
Le maire accepte de créer une commission « Projets immobiliers » Roms : une expulsion
de la plaine sans trouble à l’ordre public
Pollution sauvage : un océan d’ordures dans notre plaine !
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Triel
Projet solidaire,
Triel
Forêt de l’Hautil, démantèlement d’un circuit de « free ride »
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Triel
Réfugiés et solidarité : Triellement les nôtres !
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Triel
LaDkoDako’T, un lieu unique et convivial
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Les MureauxVerneuil
Fête de l’air 2017 : la Patrouille de France s’offre un ciel bleue
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Villennes
les volontaires ont rénové
LA péniche !
Un nudiste à Villennes,
effet du réchauffement climatique
?
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DÉBATS - DOSSIERS - SEINE VEXIN Services publics Histoire
L’hôpital CHIMM en danger,
mobilisation générale pour sauver la réanimation
La villa de fer de Morgat,
Poissy
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industrielle
cousine de la maison de fer de
Économie
Le Yaourt majuscule existe et nous l’avons rencontré dans le 78
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Laurène et les comédiennes de F(l)ammes ont brillé en Avignon
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Y. Corriou, premier membre du Triath’club d’Andrésy « finisher » du Norseman
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La chaude rentrée du club de football des Mureaux en National 3
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Festival d’Avignon Off SPORTS Triathlon extrême
Football (N3) CULTURE Chronique littéraire
Première partie du roman Scooper de Favre-Marinet
Vie asociative
Un tissu associatif dynamique vous attend, rejoignez-le ! PUBLICITÉ
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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017
Intercommunalité
RÉFORME TERRITORIALE 78+92, une addition
refusée par le Gouvernement Après l’opposition de nombreux habitants et des nouveaux députés des Yvelines, une première réponse a été apportée au projet de fusion des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine ; celui-ci, initié par les présidents des deux conseils départementaux, venait de faire l’objet d’un vote favorable des deux assemblées. Cet article résume la succession des faits et propose un décryptage, dans la perspective de l’évolution du Grand Paris, en analysant les positions des présidents des divers territoires franciliens, départements, région, métropole. La Conférence nationale des territoires, qui s’est tenue le 17 juillet dernier au Sénat, s’est principalement centrée sur les finances et la fiscalité locales. En effet, il avait été annoncé que cette conférence n’aborderait pas l’épineux dossier de la fusion des départements dans le périmètre des métropoles, notamment le cas du Grand Paris.
Grand Paris Seine & Oise resterait en dehors du Grand Paris ! La communauté urbaine GPS&O, dont le nom est une déclinaison de celui de la Métropole du Grand Paris (MGP), n’en fait pas partie. Il aurait fallu que le département des Yvelines entre dans cette métropole ou que celui des Hauts-de-Seine en sorte pour que la fusion puisse se faire. MGP, créée en janvier 2016, regroupe 131 communes : Paris, les 123 communes des départements de la petite couronne, une commune du Val-d’Oise (Argenteuil) et six de l’Essonne, rassemblées en 12 territoires remplaçant les agglomérations qui existaient précédemment. Toutefois, des questions se posent sur cet échelon territorial, instauré par la loi du 3 juin 2010, appliquant l’idée que les grandes métropoles sont désormais les moteurs de l’économie de marché mondialisée. Son article 1 commence ainsi : « Le Grand Paris est un projet urbain, social et économique d’intérêt national qui unit les grands territoires stratégiques de la région d’Île-de-France, au premier rang desquels Paris et le cœur de l’agglomération parisienne, et promeut le développement économique durable, solidaire et créateur d’emplois de la région capitale. Il vise à réduire les déséquilibres sociaux, territoriaux et fiscaux au bénéfice de l’ensemble du territoire national. Les collectivités territoriales et les citoyens sont associés à l’élaboration et à la réalisation de ce
Depuis 2016, MM. Patrick Devedjian (ci-dessus) et Pierre Bédier, respectivement présidents des Conseils départementaux des Hauts de Seine (92) et des Yvelines (78), ont tenté de se regrouper institutionnellement. (J2R)
projet. » Lors de la création de la métropole, ses ressources fiscales ont été limitées par les parlementaires, de sorte que son président, Patrick Ollier, a été conduit, fin juin, à lancer une alerte sur le risque de « cessation d’activité » que court cette récente institution.
Premières étapes du rapprochement, à l’ouest de Paris Deux amis de longue date, Patrick Devedjian et Pierre Bédier, ont décidé de regrouper les deux départements, qu’ils président. L’un des arguments du premier concerne, particulièrement, la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise : son département des Hauts-de-Seine a besoin de place pour se développer et son horizon s’étend naturellement sur la vallée de la Seine, en direction de Rouen et du Havre, qui lui ouvrent le monde des échanges internationaux. Pour le deuxième, Pierre Bédier, qui a fixé l’étendue de notre communauté urbaine en fonction d’objectifs de développement économique, l’intérêt serait, principalement, d’arrimer le département des Yvelines au « coeur battant économique de la région » qu’est le quartier d’affaires de la Défense. Néanmoins, tous deux affirment que les deux collectivités, en regroupant leurs services, pourraient faire davantage pour les habitants en dépensant moins. Ce processus a été engagé dès 2015, afin de montrer les avantages de la fusion demandée : - regroupement des services d’archéologie préventive, de voirie, des sociétés d’économie mixte départementales d’aménagement ; - achat en commun, de véhicules, qui aurait permis d’économiser 1,8 million d’euros ; - études communes sur le schéma régional du tourisme et le développement durable.
Le 5 février 2016, a été créé l’établissement public interdépartemental Yvelines / Hauts-de-Seine, dont les objectifs sont « d’identifier et de mettre en œuvre des actions de coopération permettant de réaliser des économies et/ ou de développer de nouveaux services sans engendrer de coût supplémentaire ». Le rapprochement des services départementaux concerne déjà l’archéologie préventive, l’entretien et l’exploitation du réseau routier ainsi que la création d’un établissement d’accueil des personnes en situation de handicap psychique. Les présidents des deux départements, qui ont fait voter, le 30 juin dernier, la même résolution par chacune de leurs assemblées, se sont félicités d’avoir franchi une étape décisive : « 73 conseillers départementaux des Yvelines et des Hauts-de-Seine sur 88 ont, conformément à la loi, demandé au gouvernement de prononcer la fusion de leurs deux départements. La balle est désormais dans le camp de l’exécutif. S’il sait s’en saisir, bientôt nos deux collectivités n’en formeront plus qu’une. Et elles auront décidé leur fusion comme un destin choisi, non comme une réforme imposée d’en haut. »
Un projet de fusion qui ne fait pas l’unanimité En dehors de cette large majorité de conseillers départementaux Les Républicains, élus en mars 2015, de nombreuses voix se sont élevées contre ce projet. Au sein même du Conseil départemental des Yvelines, la position d’Yves Vandewalle, président du parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, a particulièrement été remarquée : « C’est à l’aveugle, sans aucune étude d’impact (par exemple sur la fiscalité) et sans l’avis des élus et des Yvelinois, que les deux présidents vont faire voter la fusion. Alors qu’un long débat approfondi devait avoir lieu à l’automne, Pierre Bédier ../…
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Intercommunalité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017
RÉFORME TERRITORIALE : 78+92, UNE ADDITION REFUSÉE PAR LE GOUVERNEMENT P. Bédier : « le gouvernement prépare un grand plan social ! » Lors d’un déplacement au collège Henri IV à Meulan-en-Yvelines, le 8 septembre dernier, Pierre Bédier (photo ci-contre), président du Conseil départemental des Yvelines s’est insurgé contre les actions récentes du gouvernement actuel. Sans faire allusion à la fusion des départements 78-92, M. Bédier n’a manifestément pas bien digéré ce camouflet récent sur cette fusion. Ainsi, il a dénoncé, d’une part, les baisses annoncées des dotations aux collectivités territoriales et, d’autre part, la fin probable des emplois aidés... Sur ce sujet, en évoquant le bien-fondé de l’insertion par le biais des emplois aidés, Pierre Bédier a souligné que le gouvernment d’Edouard Philippe, pourtant un ancien cadre LR, ne « connaît » pas ni la problématique, ni les enjeux de l’insertion. Pour M. Bédier, le gouvernement actuel prépare, ni plus ni moins, « un grand plan social » sans précédent dans les annales de la Ve République. C’est paradoxal d’entendre ces propos en sachant que M. Bédier avait réduit les budgets dans les PMI et dans la prévéntion et la jeunesse depuis son retour aux affaires. Sans oublier la hausse de 66 % de la fiscalité du département l’année dernière. r
argue désormais de l’élection du nouveau président de la République pour précipiter le calendrier. [...] En fait, la création des intercommunalités doit nous faire réfléchir : elle a créé de la complexité et des impôts supplémentaires alors qu’elle devait simplifier et permettre de faire des économies !!! La Cour des Comptes le rappelle régulièrement. Le président Bédier considère que le département des Yvelines n’a plus les moyens de ses ambitions et qu’il faut donc se marier avec les Hauts de Seine. Je considère que c’est une vision pessimiste et défaitiste que je ne partage pas. Les Yvelines sont encore l’un des départements les plus riches de France : si nous n’avons plus les moyens de nos ambitions alors que dire des autres départements ? [...] Quant à simplifier le millefeuille administratif territorial, la fusion ne simplifie rien. Elle ne fait que déplacer le centre de décision et l’éloigne des citoyens sans supprimer d’échelon. » La veille du vote des deux conseils départementaux, les nouveaux députés LREM-Modem des Yvelines ont demandé une concertation sur la fusion des deux départements : « Nous [...] exprimons des réserves sérieuses quant au projet de fusion des départements des Hauts de Seine et des Yvelines, et ce pour plusieurs raisons : - les habitants, les élus locaux et les députés nouvellement élus n’ont pas été consultés sur ce sujet ni associés à cette réflexion - si cette fusion a pour objectif premier de mutualiser les moyens et services, cela peut être réalisé sous forme coopérative [...] - le vote sur ce projet doit faire l’objet d’un décret gouvernemental pour entrer en application. Il ne relève pas de la compétence des présidents des départements d’acter cette fusion. »
Décodage de la première réponse du Gouvernement Un autre élu local a réagi après l’annonce que la fusion était « retoquée ». Eddie Aït (PRG), président du Groupe Radical, Citoyen, Démocrate, Ecologiste et Centriste au Conseil régional d’Île-de-France, conseiller municipal et ancien maire de Carrières-sous-Poissy, « s’est félicité » du refus du Gouvernement : « La décision prise par le Gouvernement est frappée au coin du bon sens. Comment imaginer qu’une fusion www.journal-deux-rives.com
de deux départements de cette taille puisse répondre aux attentes de proximité qu’expriment fortement les habitants ? En vérité, ce projet de fusion était destiné à servir les intérêts de quelques-uns au détriment de l’intérêt des Yvelinois, des Altoséquanais et, plus largement, des Franciliens. Le Gouvernement a eu raison de mettre fin à cette supercherie. S’il y a évidemment des ajustements à faire sur l’organisation territoriale francilienne, notamment dans le cadre de la métropole du Grand Paris, je crois qu’ils doivent se faire dans la concertation, tel que cela a été annoncé lors de la Conférence Nationale des Territoires. » Le Premier ministre avait, dans son discours de politique générale, déclaré s’opposer aux « fusions contraires à l’intérêt général ». C’est l’un des qualificatifs donnés à ce projet par un expert du Gouvernement, cité par le journal Les Echos, le 17 juillet, pour justifier son rejet par le ministère de l’Intérieur. Que veut signifier le terme « trop défensif », qu’il a également utilisé ? L’explication se trouve dans un autre projet de fusion auquel Patrick Devedjian (LR), président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, s’oppose : le regroupement des trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Valde-Marne) et de la Métropole du Grand Paris. La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), qui le refuse également, propose, à la place, de fusionner la commune et le département de Paris ; le président altoséquanais aurait imaginé la parade du regroupement de son département avec celui des Yvelines. Il semble vouloir, par tous les moyens, imposer cette fusion : « Si on nous la refuse, j’irai sur le terrain du contentieux. C’est une décision qui sera difficile à expliquer. Il ne suffit pas de dire que c’est contre l’intérêt général, encore faut-il le prouver ».
Vers
rence
la cohésion et des territoires
la cohéfranciliens
Quelle sera la suite ? Alors que l’Etat est maintenant dirigé, avec le soutien d’une forte majorité des députés, par La République en marche, les collectivités territoriales sont encore pilotées par
les deux anciens partis de gouvernement. C’est le cas de la Région Ile-de-France, présidée par Valérie Pécresse (LR). Pierre Bédier et Patrick Devedjian considèrent, avec leurs homologues de l’Essonne, du Val-d’Oise et de la Seine-et-Marne, que la « bonne échelle » n’est pas celle de la métropole qui exclut les habitants de la grande couronne mais bien celle d’une région capitale. C’est, évidemment, la position de la présidente de la région, qui a souvent dénoncé le « mille-feuilles administratif ». Les élus LR, à la tête des territoires franciliens de l’ouest, voudraient faire contrepoids à la montée en puissance du Grand Paris qui serait, pour eux, un retour de l’Etat aménageur. Cinq présidents de conseils départementaux ont fait leur demande d’un statut particulier pour l’Île-de-France, le lendemain de la Conférence nationale des territoires ; à l’occasion de celle-ci, Emmanuel Macron a annoncé une Conférence territoriale du Grand Paris qui se tiendra à l’automne prochain « pour simplifier drastiquement les structures ». Au delà de cette concertation des élus des différents niveaux, il serait opportun que le ministère de la Cohésion des territoires se saississe de la question de leur cohérence ; il semblerait, particulièrement, judicieux d’harmoniser les circonscriptions et les cantons, qui se chevauchent après plusieurs «charcutages» électoraux du passé, en les rendant homogènes avec les intercommunalités. La simplification souhaitée concernerat-elle, également, ces territoires communautaires, éventuellement en remettant en cause leur périmètre, notamment celui de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, qui s’est révélée difficilement gérable ? Une telle évolution irait dans le sens souhaité par Natalia Pouzyreff, députée de la sixième circonscription des Yvelines, dans la conclusion de son compte rendu de la Conférence nationale des territoires : « Je considère que les élus locaux représentent un lien essentiel avec la population. Je resterai donc attentive à ce que les capacités d’action et d’autonomie des maires soient préservées voire renforcées. » r
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017
Intercommunalité
AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE Propositions sur
un projet du Cœur vert de la plaine
Dans le cadre du programme Life+, un jury d’experts et de personnalités œuvrant pour le développement de la vallée de la Seine (de Chanteloup à Rouen) a désigné le vainqueur du concours Ergapolis : l’équipe Seinographie. Dans les intentions qui ont été publiées, se dégage l’idée « de s’approprier le concept de Ville-Nature » à travers un des projets qui sont étudiés, celui de la boucle de Chanteloup qui ne manque pas de surprendre par son ambition déclarée. Entre ruralité et urbanité : un territoire en quête d’identité. Un carrefour infrastructurel : accessibilité métropolitaine, enclave locale. Le Cœur Vert : un délaissement latent, une occupation révélée etc. Ces titres des chapitres annoncent des réalités que nous connaissons bien pour les vivre quotidiennement ; aussi, les schémas, explications et propositions affichées ne manquent pas d’intérêt. Sur une dizaine de pages sont expliquées les perspectives vers lesquelles la plaine de Chanteloup évoluerait si les propositions développées étaient réalisées. En effet la 7ème session d’Ergapolis « a porté sur le projet de développement de la Vallée de la Seine tel qu’initié par Antoine Grumbach dans sa réflexion sur le Grand Paris. Il s’inscrit dans les orientations de la stratégie de développement et d’aménagement de la Vallée de Seine formulée conjointement par l’Etat et les régions Normandie et Ile-de-France. »
Inspirés par le concept «Ville Nature» Des séries de propositions que l’équipe porte en se basant sur un concept de « VilleNature » qui mériterait d’être developpé car il a pour but de guider progressivement vers « une culture du paysage s’inscrivant dans la durée » ; il faut s’inspirer de la logique du « développement urbain orienté » exploré par l’atelier de projets « site et infrastructure » du MIT (Massachussetts Institute of Technology à Boston) où un réseau d’espaces verts devient « moteur de valorisation et de développement ». Tout un programme auquel il faudra des moyens financiers... rares en ces périodes de restrictions budgétaires mais on peut toujours rêver ! Ne doutons pas que ce travail créatif, exprimé dans un langage particulièrement « professionnel », évoque des visions intéressantes où sont énumérés et décrits des concepts, sinon innovants, du moins emprunts de générosité et d’imagination en face d’une réalité que nous connaissons ; s’y trouve, notamment, l’intention de réaliser « la réhabilitation des sols de la plaine (le Cœur vert à Chanteloup) à l’émer-
L’abandon latent de la plaine est palpable... malgré l’inauguration, en 2014, de la 1e phase du projet Cœur vert qui devait « revaloriser et équilibrer » le territoire de la plaine entre Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine. (DR)
gence d’une activité agricole éco-innovante ». Voici ci-dessous, par exemple, le premier projet sur lequel les étudiants travaillent cette année : une plaine maraîchère de trois-centsoixante hectares irriguée pendant cent ans, délaissée suite à un arrêté préfectoral dénonçant la pollution des sols. Aujourd’hui, c’est un espace ouvert en friche qui favorise le dépôt de déchets et l’implantation de caravanes. Les défis économiques et environnementaux à relever sont résumés dans l’ordre suivant : - Proposer un projet prenant en compte les enjeux économiques ; - Retrouver une activité agricole péri-urbaine ;
- Développer de nouvelles filières non alimentaires en lien avec l’éco-construction ; - Améliorer le paysage pour une meilleure attractivité ; - Réoccuper le cœur de la boucle ; - Contenir la pollution du sol en surface ; - Réaménager les espaces naturels paysagers ; - Restaurer une diversité paysagère ; - Offrir de nouveaux chemins de promenade aux habitants ; - Eviter le mitage de la plaine. r Pour en savoir plus : 1 http://ergapolis.fr/travaux-finaux-2/ vallee-de-la-seine-saison-7/
Ergapolis Il s’agit d’un concours à destination des étudiants en architecture, urbanisme, ingénierie, économie, sociologie, géographie, paysagisme et communication, qui porte sur des projets de renouvellement urbain. Le concours permet, en France et à l’international, de développer un langage commun du développement durable pour répondre aux enjeux de la ville durable. Les dynamiques de co-construction, d’innovation collaborative et de conduite du changement, favorisent l’intelligence collective au profit de solutions innovantes et concrètes. Ainsi, à partir d’un cahier des charges et dans les conditions d’une véritable commande publique, des équipes pluridisciplinaires composées d’étudiants travaillent sur la réhabilitation de quartiers, la programmation urbaine, l’aménagement durable, en prenant en compte le bâti, les espaces préexistants et l’identité des territoires, tout en essayant d’optimiser les normes actuelles.r
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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017
AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE Le cœur (vert)
de la plaine bat-il encore ? Philippe Tautou, président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), a toujours entretenu l’ambiguïté par rapport à l’environnement. Depuis 2014, pendant sa présidence de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) puis de GPS&O, l’environnement n’a pas semblé être au coeur de son action politique, en particulier dans la boucle de Chanteloup-les-Vignes. Le projet «Cœur vert de la plaine» en est une illustration. La plaine, dans l’interstice de trois villes (Chanteloup-les-Vignes, Carrières-sousPoissy et Triel-sur-Seine), a fait l’actualité par la présence des Roms depuis dix ans dans un bidonville, qui faisait jaser les habitants. Depuis leur évacuation, le 30 août 2017(1), le problème posé par l’aménagement de la plaine reste tout entier. Lors d’un comité de pilotage, le 5 avril dernier, pour préparer une première évacuation avortée, le diagnostic du bidonville était sans appel. Quant au grand terrain, on a constaté des risques sanitaires et de sécurité ; il n’y avait pas d’autre choix que la fermeture pure et simple. Plusieurs motifs ont été évoqués, en plus de l’amoncellement des déchets : - mauvais état du chemin d’accès qui rend difficiles les secours d’urgence ; -brûlages toxiques ; - prolifération des rongeurs, etc.
Le projet Coeur vert est-il d’actualité ? Ensuite, Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, a demandé le concours de la force publique pour une évacuation (« fermeture », dit-on à la préfecture), reportée deux fois avant le 30 août. Philippe Tautou a affirmé que la communauté urbaine « a eu à subir » pendant dix ans la présence des habitants du bidonville(2); il a exigé qu’il n’y ait pas de nouvelles implantations. Les élus concernés, dont M. Philippe Tautou au premier chef, se sont interrogés sur le nettoyage après la fermeture. Comment empêcher la réinstallation de Roms ou de gens du voyage ? Qui supportera le coût du nettoyage et de la sécurisation ? Au-delà de la polémique actuelle sur la responsabilité de la création et de l’agrandissement d’une décharge entièrement illégale d’environ un hectare, la morale de l’histoire (par l’exemple du projet Cœur vert de la CA2RS) révèle que le volet environnemental de la politique publique a été entièrement délaissé, voire abandonné. La preuve : les priorités dans les compétences obligatoires (aménagement, développement éconowww.journal-deux-rives.com
Photo prise le 20 avril 2017, trois ans après l’inauguration de la phase 1 du Cœur vert, il est temps de s’interroger sur la suite de ce projet. (J2R)
mique, habitat, environnement, VRD...) de GPS&O ont été dévoilées depuis 2016 par le lancement d’études de projets en divers lieux : - la Confluence (Achères et Andrésy) et son port multimodal couvrant au moins 125 hectares ; - la zone autour de l’usine Dunlopillo (17 ha) ; - la zone autour de l’usine de Porcheville à Limay couvrant environ 75 ha ; - la zone autour de la Pointe de Verneuil entre Verneuil et Vernouillet, couvrant 25 ha ; - la zone autour de la future gare d’Eole à Poissy avec la future liaison avec Carrièressous-Poissy ; - la zone autour de la gare des Mureaux ; - la zone autour de la gare d’Epône-Mézières couvrant environ 30 ha ; - la zone autour de la gare d’Aubergenville ; - la zone commerciale de Quarante sous à Orgeval. Ainsi, aucune réflexion, étude, piste de travail ne fait allusion à la plaine, à son aménagement à court ou moyen terme ; seule existe celle qu’a fait émerger un nouveau diagnostic dans le cadre du programme européen Life+. L’équipe vainqueure, Seinographie, envisage « de s’approprier le concept de ville-nature » à travers un des projets qui sont étudiés : celui de la boucle de Chanteloup, qui ne manque pas de surprendre par son ambition déclarée. Certes, le lancement difficile de la communauté urbaine GPS&O a ralenti le processus de décision et d’action des élus dans ce cas d’espèce. Dans un document de présentation à l’occasion du MIPIM 2017, l’Etablissement public d’aménagement Seine Aval (EPAMSA)(3) consacre quatre pages aux projets autour de Carrières-sous-Poissy, mais
le projet Cœur vert n’y figure pas. Pourtant l’EPAMSA est le bras armé de la communauté urbaine GPS&O pour l’ingénierie d’aménagement, dans des projets comme l’Ecopôle et Carrières Centralité. Dans un projet de visite pour l’association des journalistes du bâtiment dans la plaine, prévue fin 2017, l’EPAMSA a proposé la visite de l’Ecopôle, de Carrières Centralité, de la Fabrique 21 et d’un gîte urbain, « exemple de programme financé par l’Europe, réalisé par l’architecte autrichien Kaufmann. Il entend être en pointe de la lutte contre le changement climatique par la promotion d’un développement sobre en consommation énergétique. » En somme, rien n’est indiqué de l’existence du projet Cœur vert. En outre, on peut noter une concentration de l’action publique sur la requalification et le défrichement des zones à caractère économique et commercial. Justement, le président Tautou est obnubilé par la création d’emplois et, par voie de conséquence, par le développement économique. Il est à noter que rares sont les mentions dans la communication externe depuis l’installation de GPS&O en 2016, aux quatre ou cinq projets de l’ancienne Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (couloir urbain entre Andrésy et Triel, Cœur vert, Ecopôle, Parc du Peuple de l’herbe, Port de Triel, bords de Seine entre Triel et Verneuil). Plus précisément, le projet Cœur vert de la Plaine entre Chanteloup-les-Vignes et Carrières-sous-Poissy semble avoir abandonné.
Pourtant, le concept faisait l’unanimité ! Lancé et expérimenté depuis 2011, inauguré en 2014, ce projet qui devait s’agrandir à 300 ha a été pensé comme étant « le signe ../…
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Intercommunalité
AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE : LE CŒUR (VERT) DE LA PLAINE BAT-IL ENCORE ?
Le 3 juillet 2014, les élus se sont engagés à mettre en œuvre un projet écoloqique innovant. (Archives J2R)
d’un développement équilibré » pour reprendre l’expression de Pierre Cardo, le mentor de Philippe Tautou. Dans un espace interstitiel, entre les zones bâties, les zones d’implantation des entreprises et les futures connexions routières touchant la plaine, ce projet Cœur vert a été impulsé et voté par la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS), avec comme objectif de couvrir entre 150 à 300 hectares plantés en miscanthus. Cette plante n’est pas pour rien appelée aussi « herbe à éléphants » puisqu’elle peut grimper jusqu’à une hauteur de 5 mètres. Un bon moyen de régler l’un des problèmes qui agacent tous les maires de l’intercommunalité : la présence régulière de camps illégaux des gens du voyage. Trois filières avaient été identifiées : la thermie, les agro-matériaux de construction et les bioplastiques pour l’automobile. Il s’agissait donc, dans ce projet Cœur Vert, d’identifier les entreprises potentiellement intéressées. L’ancienne CA2RS en avait retenu trois : Ekomatières, Ciments Calcia et PSA. Des études devaient être envisagées pour consolider le projet Cœur Vert. La communauté d’agglomération avait donc voté des demandes de subvention, notamment auprès du Conseil général des Yvelines. En somme, la politique publique affichait comme objectif la « valorisation du patrimoine conséquent que représente la plaine », ce qui aurait permis de « renforcer l’attractivité et la réhabilitation de la Boucle de Chanteloup »(4). Même si le projet avait fait face à des impondérables(5), il faisait l’unanimité entre les
élus et les acteurs locaux avec une sensibilité écologique. En outre, certains élus machiavéliques avaient expliqué que ce projet avait l’avantage de pouvoir « se débarrasser des camps illégaux » donc des Roms. Lors d’un conseil communautaire du 26 septembre 2011, Eddie Aït, à l’époque maire de Carrièressous-Poissy, avait montré son agacement de la présence de Roms : celui-ci avait insisté, lors de ce conseil, sur l’importance de préserver « des espaces verts dans la plaine qui permettront aussi de réhabiliter la zone en supprimant les espaces occupés illégalement ». Eddie Aït avait initié avec la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine, le projet Cœur vert afin de réhabiliter les sols de la plaine et d’y faire émerger une activité agricole éco-innovante.
Relancer la réflexion et l’action Désormais, avec l’évacuation des Roms, tout est à (re)faire. Où en est de la première récolte de miscanthus sur la parcelle dite expérimentale d’environ 50 ha ? A-t-elle été valorisée sous forme de paillage ? Quels sont les résultats d’essais de forage pour confirmer ou infirmer la possibilité d’irriguer des terres de la plaine ? D’autres études ont-elles été lancées depuis 2014 et, si c’est le cas, quels sont les recommandations En somme, ce projet va-t-il s’agrandir à 300 ha comme prévu dans l’exposé de motifs du 3 juillet 2014 ? Il est temps de reprendre le dossier comme il avait été présenté le 11 mars 2014(6). Pour prévenir les dépôts sauvages, il est indispensable de mettre en place une stratégie qui comprenne les actions suivants :
- Prévenir en associant toutes les acteurs et bénévoles qui œuvrent pour la prévention des dépôts et la préservation des milieux naturels : l’action d’éco-gardes de Versailles, qui interviennent aussi à Morainvilliers, a été citée. - Aménager des sentiers de la plaine tout en associant les habitants ; nettoyer les petits dépôts. - Reconquérir des friches et revaloriser des espaces agricoles à l’exemple de l’action menée par l’ADAPAV de Vernouillet. En concertation avec tous les acteurs de terrain dont les sociétés de chasse locales qui peuvent faire remonter l’information pour prévenir des dépôts sauvages et poursuivre les personnes ou les entreprises qui polluent la plaine. Celle-ci sera-t-elle un jour un parc pédagogique agricole ? Si le cœur y est, le reste suivra, comme l’avait si bien dit Philippe Tautou en février 2013 lors de la cérémonie de vœux à Verneuil-sur-Seine : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ! » Que l’on suive ou non ce postulat, on saura bientôt si le cœur (vert) bat encore dans la plaine. r 1. http://www.journal-deux-rives.com/actu/07259eviction-sans-trouble-lordre-public 2. A la même réunion, Florian Huygue, de la Fondation Abbé Pierre a réagi fortement à la formulation de M. Tautou « subir la présence... » qui l’a choqué. 3. Vallée de la Seine - Entre Grand Paris et Normandie, l’essor d’un territoire - 24 pages, 2017 4. http://www.dailymotion.com/ search/miscanthus%20triel 5. http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02120-projet-cardo-coeur-vert-il-viable 6. http://dai.ly/x1gx39d
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ANDRÉSY Le maire accepte de créer
une commission « Projets immobiliers »
C’est une petite victoire pour les élus d’opposition Andrésy Energies Renouvelées et une satisfaction pour les Andrésiens, notamment pour les nombreux riverains des projets immobiliers qui surgissent un peu partout dans la ville. Des pétitions d’Andrésy Dynamique, par exemple, et d’autres actions (réunions publiques) ont contribué à la prise de conscience de l’ampleur de la fronde locale. Andrésy Energies Renouvelées (AER) nous informe que le maire, Hughes Ribault, a accepté sa proposition, faite en conseil municipal, de créer une commission sur les projets immobiliers, qui sont fort nombreux depuis 2016.
Projets de la mairie et projets privés Le maire d’Andrésy et sa majorité sont assaillis de questions, tant en conseil municipal
Les deux grands projets Gare d’Andrésy : un projet de 25 000 m², avec plus de 200 logements, 30 % de social et un parking relais payant (170 places). La plus grosse partie de ce projet sera construite côté quai direction Paris (rue Jean-Philippe Rameau). Outre les immeubles, une place avec commerces et un pôle médical devraient voir le jour. Côté quai direction Mantes, la restructuration de la place actuelle prévoit des immeubles entre la rue Maurice-Berteaux et la rue des Valences intégrant une voie piétonne longeant la ligne SNCF. Une menace pèse sur l’ancienne maison rurale de la boulangerie. Celleci était protégée par l’ancien PLU. Le maire a pris soin de la déclasser dans le nouveau PLU, ce qui laisse toute latitude à l’établissement foncier des Yvelines (EPFY) de la préempter. Avenue des Robaresses : le projet sur les terrains de l’ancienne Chambre de Commerce et d’Industrie prévoit au moins 240 logements (30 % de logements sociaux). Logements collectifs et maisons seront construits à la place des bâtiments actuels. r
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Depuis mars 2017, des riverains s’interrogent sur la frénésie des projets immobiliers dans la ville pittoresque d’Andrésy. (J2R)
que dans des réunions en ville sur les nombreux projets immobiliers fleurissant dans la ville. Une grande partie de ces projets immobiliers sont souhaités et portés par le maire d’Andrésy. Il est bien évident que certains projets se réaliseront dans les zones de veille foncière. C’est le cas, notamment, des 600 logements qui sortiront de terre, rue des Robaresses (projet immobilier CCI) et autour de la gare SNCF (voir l’encadré). Il en est de même du petit collectif, hors zone foncière, rue de Chanteloup, porté par la mairie. Des projets privés fleurissent, également, tels ceux de la rue Maurice-Berteaux, de la rue de la Fontaine et de la rue des Courcieux. Dans ces cas-là, ce sont les règles du tout nouveau Plan local d’urbanisme (PLU), voté l’an dernier par le conseil municipal d’Andrésy qui permettent ces projets. Le PLU de M. Ribault n’est pas assez protecteur. Ces projets immobiliers sont fortement contestés par les habitants des quartiers concernés.
Faire pression sur la communauté urbaine GPS&O En conséquence, depuis plusieurs mois, les élus AER souhaitent une large concertation avec tous les élus, les associations de quartiers et les habitants de la ville sur ces projets. De plus, ils souhaitent que la ville intervienne au niveau de l’intercommunalité (GPS&O) qui est en train de définir et élaborer son PLU intercommunal (PLUi). Aussi, courant juillet, le maire d’Andrésy a accepté la proposition de l’opposition
AER. Il mettra en place une commission de « concertation sur l’urbanisme et la règlementation destinée à réfléchir ensemble sur les évolutions que la ville demandera à l’interco pour le futur PLUi , qui interviendra « de façon ponctuelle ». M. Hugues Ribault a rappelé que cette commission travaillera très rapidement à la rentrée car notre intercommunalité « nous demande de fournir rapidement des éléments afin de les prendre en compte dans les études actuellement menées [pour le PLUi] ». La commission sera présidée par le maire. Elle sera constituée de quatre élus de la majorité (l’adjoint à l’Urbanisme, J-C Anne, Mmes Le Bihan & Henriet, M. Audebert), de deux élus de l’opposition Andrésy Dynamique et de deux élus AER.
Une concertation qui exclut la population et les associations de la ville
Les efforts de concertation du maire sont néanmoins relatifs : aucun Andrésien non élu ne participera à la réflexion, notamment aucun dirigeant d’association. Par ailleurs, une commission n’est qu’un organe de discussions et pas de décisions. Cette commission devra rapidement proposer des évolutions du PLUi, afin de rendre plus difficiles les constructions immobilières dans certaines zones pavillonnaires, notamment. Bien évidemment, les deux grands projets CCI et Gare ne sont pas concernés : le cahier des charges a été édicté par le maire d’Andrésy et l’aménageur (Citallios) a déjà été choisi ! La concertation avec la population se limitera, ici, à des détails. r
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CARRIÈRES-SOUS-POISSY Roms : une expulsion
de la plaine sans trouble à l’ordre public Le 30 août, une dizaine de cars de CRS se sont déplacés pour veiller au bon déroulement de l’évacuation du campement des Roms de la plaine entre Chanteloup-lesVignes, Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine. Depuis dix ans, ce site à Triel et son « annexe récente » à Carrières ont fait l’objet de tous les fantasmes et débats chez les habitants de la plaine. En réalité, on ne fait que déplacer le problème ailleurs. Arrivés très tôt le matin du 30 août dans le campement qui accueillait environ 200 personnes, nous avons été surpris de voir la quiétude totale de la plaine. Rien ne bougeait, aucun bruit d’enfants, pas de cris de gens qui réchignent à quitter les lieux. Tout le monde (environ 200 personnes) était parti la veille pour des destinations inconnnues...
nuer à l’admettre. Le maire et son conseil municipal ont fait adopter un arrêté pour la suppression de ces installations illicites.
Romyvelines reste vigilant La suite a été automatique : les forces de l’ordre étaient au rendez-vous à partir de sept heures du matin pour tout dégager. Quelques membres de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et du Secours catholique se sont déplacés pour donner un coup de main aux expulsés. Selon le collectif Romyvelines, le sous-préfet a garanti que « que toutes les familles et personnes répertoriées comme vivant sur ce terrain bénéficieraient d’une solution. » La vigilance reste de mise. Pour Romyvelines, « tout n’est pas reglé... et
demande des moyens puissent être trouvés au plus vite pour la viabilisation de ce terrain [NDLR du terrain du Conseil départemental] et exige une solution viable pour toutes les familles.»En réalité, une trentaine de caravanes du bidonville principal se sont déplacées à Triel (terrain du Conseil départemental des Yvelines) et leurs propriétaires ont négocié avec le maire de Triel pour obtenir une « sorte de sas » qui permettra de résoudre le problème à long terme. Joël Mancel a souligné le caractère « temporaire » de cette décision, qui semble être un passage de la patate chaude aux autres instances de décision. La question se pose de savoir si cette solution provisoire durera dix ans ou plus ! r
Renvoi de responsabilité En revanche, lorsque nous nous sommes déplacés à Carrières-sous-Poissy, au bout de la rue Louis-Armand, à 300 mètres par un chemin de terre qui est dans le prolongement, nous avons vu une dizaine de cars de CRS qui veillaient au bon déroulement d’une évacuation qui n’était pas acceptée par certains membres de la communauté Rom. « Le maire de Carriières-sous-Poissy ne nous a pas aidés », nous a-t-on expliqué. Les évacués vont être déplacés à Marnela-Vallée, à environ 3/4 d’heure de trajet en RER. Cela n’est pas possible pour certains : « Nous sommes en famille, avec des enfants, des vieux, des cousins.. et nous allons rester sur place, même s’il faut dormir à la bonne étoile». «Impossible », a retorqué le sous-préfet des Yvelines, Stéphane Grauvogel, qui a garanti que les cas de tous les quarante-deux membres du campement de Carrières-sous-Poissy seront étudiés et examinés « d’une manière sereine ». « Vous ne pouvez pas rester dans la nature », at-il conclu pour terminer l’échange. Dans un jeu classique, on se renvoie la responsabilité ; pour le collectif d’aide aux Roms, Romyvelines, « c’est choquant que ces familles étaient en voie d’intégration et appréciées du voisinage. Il n’est prévu de leur proposer aucune autre solution que l’hébergement d’urgence minimum. La mairie et la sous-préfecture se renvoient mutuellement la balle concernant la décision de cette expulsion.» Christophe Delrieu, maire de Carrièressous-Poissy, a refusé la domiciliation des Roms et la possible scolarité de leurs enfants. Pour lui, au contraire, l’expulsion est devenu urgente car « depuis avril 2017, on a constaté que la plaine est devenue une grande décharge à ciel ouvert ». Il n’est pas possible de conti-
Un des derniers « évacués » du campement de Roms de la plaine de Triel part pour des cieux inconnus. Dix ans de travail social par les bénévoles sont oubliés. (J2R)
Anne Laforgue (à dr.) de la LDH a tenté de négocier sans succès pour les Roms de Carrières-sous-Poissy. La plupart de ces expulsés se sont déplacés à Poissy. (J2R) www.journal-deux-rives.com
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CARRIÈRES-SOUS-POISSY Pollution sauvage :
un océan d’ordures dans notre plaine ! Des milliers d’euros sont dépensés régulièrement pour nettoyer cette plaine sans vraiment empêcher que les ordures y reviennent en masse. Depuis mars 2017, le J2R souligne le manque de coordination et de volonté politique pour résoudre ce fléau. Depuis dix ans, les pouvoirs publics, tous confondus, ne trouvent pas de solution efficace pour résoudre ce fléau, l’émergence d’une déchetterie sauvage dans la plaine. (J2R, mars-avril 2017, page 7)
Des dépôts qui ont triplé en deux mois
Au moins 5000 tonnes d’immondices recouvrent la plaine ! (DR)
Toutefois, ce n’est pas si simple ; en effet, cette plaine se trouve sur trois communes : Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes, trois villes faisant partie de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Les maires successifs ont bien essayé de mettre en place des « mesurettes » pour sécuriser la plaine et empêcher les dépôts sauvages, mais avec des effets contre-productifs. Il devrait donc y avoir un travail en commun, une volonté partagée pour résoudre les problèmes rencontrés. Suite à un rapport, rédigé en 2016, pour toute l’Île-de-France, la présidente de région avait annoncé la réalisation d’une application pour lutter contre les dépôts sauvages et la mise en place d’un budget d’un million d’euros. Nous n’avons pas eu connaissance de cette application ! Quant aux mesures prises par la région Ilede-France depuis 2016 et la mairie de Carrières au mois de juin, elles n’ont pas vraiment eu de conséquences positives dans notre plaine, bien au contraire puisque la superficie du dépôt de déchets a triplé depuis deux mois ! Il faut savoir aussi que les terres n’appartiennent pas à nos communes mais, en majorité, à d’anciens agriculteurs, voire à leurs héritiers qui ne vivent même plus dans la région. Quelques parcelles appartiendraient aussi à la ville de Paris.
disant les cultures est toujours en vigueur ; cela fait maintenant plus de dix-sept ans. Après des années d’abandon, il serait certainement intéressant de demander d’autres prélèvements pour connaitre la toxicité actuelle des terres afin de les cultiver, éventuellement, à nouveau. Il est à noter que certains propriétaires ou locataires cultivent pour leur propre consommation sans problème ! Les camps de Roms installés illégalement depuis 2007 seraient-ils les responsables de l’état de la plaine ? Il y a certainement une part de vérité mais, vu l’ampleur du désastre, ils ne peuvent pas à eux seuls, en si peu de temps, apporter autant de déchets sans la complicité de sociétés du bâtiment ou d’autres activités. Avant l’évacuation d’août 2017, quatre camps de Roms étaient installés dans la plaine, vivant dans des conditions d’hygiène déplorable, qui génèrent parfois des drames. Depuis l’incendie mortel d’un camp de Roms au mois d’avril, avec l’aide de plusieurs associations, la préfecture travaille au démantèlement des quatre camps, avec relogement de 300 personnes. Suite au deuxième incendie, cette fois sans victime, le préfet avait annoncé leur départ pour début juillet, mais l’action a été reportée fin août afin que les conditions de relogement soient satisfaisantes.
Á qui incombe la responsabilité ?
Que faire maintenant ?
Pourquoi ces terres agricoles ne sont-elles plus utilisées depuis le 31 mars 2000 ? Suite à un avis du Conseil supérieur d’hygiène publique en juin 1999, deux arrêtés préfectoraux ont interdit temporairement la mise sur le marché, à titre gratuit ou commercial, des cultures légumières et plantes aromatiques cultivées en terre dans les zones concernées par les épandages des eaux usées (polluées) de la ville de Paris. En 2000, compte tenu des risques chimiques, le préfet des Yvelines a prit un arrêté interdisant la production des cultures légumières et aromatiques en terre. Aujourd’hui encore, la pollution de ces terres fait toujours débat et l’arrêté inter-
Maintenant, que fera-ton pour que cela ne recommence pas après le départ des Roms et après un ultime nettoyage de la plaine ? Pour l’instant aucun acteur ne se pose la question ! Aucune proposition positive n’est annoncée, hormis des mesurettes répressives inefficaces. Plusieurs associations et des habitants ont émis des idées ; faut-il encore trouver des investisseurs publics ou privés pour une appropria- Les pollueurs de la plaine en flagrant délit ! (DR)
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tion de ces terres, de façon à éradiquer ce fléau, prenant en compte l’arrêté préfectoral de 2000 ? On pourrait faire de la culture hors-sols, lancer un projet de panneaux solaires et même planter des sapins pour Noël. Le morcellement de la plaine apporte une difficulté supplémentaire ; les propriétaires des terrains auront donc un rôle essentiel pour que des projets, écologiques de préférence, voient le jour sur leurs terrains. L’argent utilisé chaque année pour le nettoyage de la plaine pourrait être utilisé pour ce genre d’investissements, à condition qu’il y ait une volonté politique commune, à moins que les collectivités locales n’aient encore des projets industriels ou de logements souvent néfastes à notre qualité de vie. Le 23 juin dernier, trois associations (Triel Environnement, l’ASAEECC «Votre vie à Carrières» et Rives de Seine Nature Environnement) ont écrit à Philippe Tautou, président de la communauté urbaine GPS&O afin de travailler ensemble sur des solutions possibles pour mettre fin à ce fléau. Leur courrier est resté sans réponse de celui-ci et des autres destinataires qui ont reçu une copie. r
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TRIEL-SUR-SEINE Projet solidaire,
les volontaires ont rénové LA péniche ! La Péniche de Triel était au centre de l’action solidaire au mois de juillet dans les Yvelines. Dix huit volontaires âgé(e)s de 18 à 32 ans et venu(e)s du monde entier ont pris part à un chantier international en Île-de-France. Le projet : rénover la péniche Arche Espérance à Triel-sur-Seine.
temps passer : « Deux semaines de chantier c’est trop court. Il faudrait que ça dure deux mois. » Les animateurs ont eux aussi partagé leur quotidien avec les volontaires. « C’est un chantier atypique car il se déroule sur l’eau, et sur une péniche assez grande, qui peut être glissante... J’ai une grande responsabilité par rapport à ça et il faut pouvoir faire face à l’imprévu, » a expliqué Adam, l’animateur technique du chantier. « Au début, ils nous a fallu les mettre à l’aise, les aider à sur-
monter leurs craintes mais très vite les volontaires se sont très bien entendus. Tant qu’ils sont heureux et aiment ce qu’ils font : c’est ce qui compte ! » Quant à la direction de la Péniche, elle s’est montrée satisfaite à la fin des travaux : « Le temps [à la fin du chantier] n’a pas permis de terminer complètement [le chantier]. Il reste à faire les coursives et nous ferons appel aux bonnes volontés trielloises ! Un grand merci à tous pour ce beau travail ! » r
Réhabiliter et rafraîchir la peinture de la partie haute de la Péniche étaient les deux objectifs affichés lors des préparatifs de ce chantier qui a réuni une vingtaine de jeunes Européens à Triel. En outre, des échanges entre Européens leur ont permis de mieux se connaître dans un lieu paisible, au bord de la Seine. Cela a été agrémenté par des visites à Paris et dans les environs (Île de loisirs à Verneuil et le Trapèze de Chanteloup-les-Vignes).
Renouveau de la Péniche Depuis les inondations de juin 2016, l’association Arche-Espérance, connue aussi sous le nom générique de la Péniche de Triel, a cherché à rebondir suite à une fermeture forcée de six mois. Le bateau, endommagé, a dû être fermé pendant plusieurs mois. Des travaux ont permis sa réouverture en janvier 2017, mais une rénovation plus complète est indispensable pour pouvoir accueillir correctement les événements ambitieux prévus : expositions artistiques, salon de livres, conférences-débats thématiques, cafés solidaires et polyglottes... Le chantier proposé par l’association nationale Concordia, suite à la demande de la Péniche et l’aide logistique de la mairie de Triel-sur-Seine, participe au renouveau des activités de la Péniche. Encadrés par Camille et Dircé, deux animatrices « vie de groupe », et Adam, le gentil animateur technique, ils/elles ont partagé leur quotidien, entre la Péniche où ils travaillaient et dormaient, et l’école primaire JulesVerne dont les locaux étaient utilisés pour l’occasion afin de préparer les repas. « Pour moi, qu’un chantier soit en France ou ailleurs ça n’a pas beaucoup d’importance, car c’est toujours multiculturel. », a d’emblée affirmé Rihab qui, à 32 ans, est traductrice et pratique cinq langues couramment ! « Je parle français, arabe, anglais, turc et italien. Et j’essaie d’apprendre le tchèque.»
Un chantier inoubliable pour certains A l’inverse, Ada, 18 ans, n’avait jamais participé à un chantier international. « J’adore la France et je rêvais de voir la Tour Eiffel. J’ai adoré vivre dans un bateau et le fait de dormir tous dans la péniche fait que l’on partage encore plus de choses. » Ada, volontaire turque, n’a pas vu le
Le 28 juillet, la députée Michèle de Vaucouleurs (au centre) et le maire de Triel, Joël Mancel, ont rendu visite aux volontaires du chantier Concordia. (J2R)
J’ai réalisé mon premier chantier en tant qu’animatrice ! Dircé (photo ci-dessous) a animé son premier chantier international durant l’été. Pendant deux semaines, elle a encadré un groupe de volontaires à Triel-sur-Seine. « On s’imagine plein de choses avant le chantier, mais rien ne se passe comme prévu. On vit vraiment le moment présent à fond. Au début j’avais un peu peur de la barrière de la langue, parce que je n’ai pas un super niveau d’anglais. Mais on s’est débrouillé et on a tous communiqué en anglais, en français et en espagnol, parfois en s’aidant des gestes.
On s’est tous adapté aux autres et c’est ça qui fait la beauté du chantier. Cela a été une expérience incroyable et vraiment enrichissante, j’ai appris beaucoup de choses de ces rencontres et échanges. Comme dans tous chantiers, on a eu quelques soucis mais avec le recul tout devient positif et on apprend de ces situations. On se découvre de nouvelles ressources et capacités. A la fin du chantier, le groupe était vraiment soudé, une vraie petite famille. C’est clairement une expérience que je vais vouloir retenter » r
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TRIEL-SUR-SEINE Forêt de l’Hautil, démantèlement
d’un circuit de « free ride » L’Office national des forêts (ONF) a décidé, au mois d’août, de démanteler un circuit de « free ride » en forêt domaniale de l’Hautil. Ces circuits de VTT, composés d’obstacles, de bosses et de tremplins, aménagés sans autorisation en forêt, sont interdits ; dangereux, ils détruisent les espaces naturels. Il arrive trop souvent aux promeneurs qui « s’oxygènent » dans la forêt de l’Hautil d’être surpris par des usagers indésirables, polluants, bruyants et dangereux pour eux comme pour le paisible piéton qui se sent agressé. Ces usagers casqués sont juchés sur leur moto ou leur quad et parcourent la forêt qui leur est interdite. Ils gênent mais ne sont que rarement inquiétés.
Une forêt dangereuse
Bon à savoir : la circulation des vélos est limitée aux allées forestières larges de plus de 2,50 m et aux itinéraires balisés. (DR)
D’autres pratiquent le VTT, ce qui est autorisé mais certains ont construit un circuit de « free ride » et ça c’est interdit ! L’ONF (Office national des forêts), ayant constaté l’existence d’un de ces circuits « sauvages », a informé Joël Mancel, maire de Triel-surSeine, par une lettre du 2 août 2017, que le parcours situé en forêt de l’Hautil sera démantelé. En effet, la mise en place des circuits de « free ride » et l’exercice de cette discipline en forêt domaniale sont légalement interdits. De plus, dans ce massif de l’Hautil, nous savons tous qu’il existe des zones d’effondrement (les fontis ou effondrilles) qui rendent l’aspect récréatif de certains endroits particulièrement dangereux (des panneaux le rappellent).
dits en forêt domaniale. Ces circuits composés d’obstacles, bosses, tremplins, fossés, aménagés sans autorisation et pratiqués en VTT génèrent de nombreuses contraintes : - ils sont dangereux (vitesse non contrôlée, sauts, fossés...) aussi bien pour les pratiquants que pour les autres usagers de la forêt. Ils sont donc incompatibles avec les notions d’espace commun et de coexistence des usagers ; - ils détruisent les espaces naturels fragiles (piétinement, tassement et érosion des sols, destruction de la végétation) ; - ils perturbent la faune sauvage ; - par ailleurs, ces équipements donnent une image artificielle du milieu naturel.
Les aménagements pour le « free ride » détruisent le milieu naturel et sont inter-
Ainsi ce type d’aménagements est démon-
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Les piétons sont prioritaires
té par l’ONF qui rappelle que le non-respect de la réglementation est passible d’amendes (article R 163-6 du Code forestier). Il est donc interdit à tous véhicules de circuler à l’intérieur des peuplements forestiers par l’article 322-1 du Code pénal, relatif à la destruction et la dégradation du bien d’autrui. Les usagers sont les bienvenus en forêt mais ils doivent la respecter ainsi que tous les publics, la pratique du vélo en forêt domaniale étant possible sur les chemins forestiers. Dans les secteurs très fréquentés, en forêt périurbaine et dans certains sites touristiques, la circulation des vélos est limitée aux allées forestières larges de plus de 2,50 m et aux itinéraires balisés. Les piétons restent, donc, prioritaires en forêt ! r
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Actualité locale
TRIEL-SUR-SEINE Réfugiés et solidarité :
Triellement les nôtres ! Le 24 juin, la ville de Triel organisait une opération « nettoyage des quartiers », dont l’objet était le front de Seine. Des réfugiés du CHU ont répondu à l’appel. Les migrants hébergés au Centre d’Hébergement d’Urgence (CHU) de Triel, informés seulement 3 jours avant, se sont mobilisés : 13 d’entre eux se sont portés volontaires, représentant environ 2/3 des personnes participant à cette opération, hors personnel municipal. Cette mobilisation est d’autant plus méritoire qu’elle intervenait l’avant-dernier jour du Ramadan, à 14 heures, par 26°C à l’ombre. Cette présence appréciable a permis de terminer le nettoyage en environ deux heures. Malgré une maîtrise du français parfois hésitante, cela a été aussi l’occasion de discuter avec d’autres Triellois présents. Le texte ci-dessous a été écrit avec les migrants et revu, uniquement, dans la forme avant sa publication. « Le 24 juin, nous sommes allés du côté de la Seine. Nous avions été informés par l’un des bénévoles triellois des cours de français, qui a pris part à cette opération. Nous avons retrouvé les représentants de la mairie à côté du chalet des créateurs [NDLR : une sorte de boutique éphémère en bas de la rue du Pont à Triel]. Nous étions une douzaine de migrants. Avec les autres bénévoles de Triel présents, nous avons ramassé ensemble divers déchets.
Les réfugiés du CHU de Triel ont participé au nettoyage de la ville. Une deuxième opération a eu lieu le 23 septembre avec le triple du nombre de réfugiés. (DR)
Des bouteilles, des papiers, du plastique, beaucoup de mégots de cigarettes, des planches, un tableau de bord... Cela a duré environ deux heures. Nous avons parlé avec d’autres personnes sur place, dont des employés de la mairie qui nous ont aidés dans cette opération. Nous avons discuté notamment de la façon d’organiser ce nettoyage. Nous avons été chaleureusement remerciés pour notre travail. Il y avait des bouteilles d’eau et des verres à la disposition des bénévoles. C’était gentil de nous proposer à boire. Mais comme c’était l’avantdernier jour du Ramadan, nous n’avons pas bu. Madame la députée nous a fait la surprise de passer au début de l’opération. Nous avons fait une photo
ensemble [NDLR : tous les participants n’apparaissent pas sur la photo]. Nous sommes contents d’avoir participé à cette opération de ramassage. Nous habitons à Triel et les Triellois se conduisent bien avec nous, nous disent bonjour. C’est donc important pour nous de participer à cette opération et nous étions contents de pouvoir parler un peu français et rencontrer des habitants. Nous sommes tout à fait prêts à participer à d’autres actions bénévoles locales car nous apprécions de contribuer activement à la vie de Triel. » r Article élaboré grâce aux témoignages de Farukh, Ibrahim, Lovely, Mohammed, Ghayasuddin, Najeeb, Mohamad et Azar.
LaDkoDako’T, un lieu unique et convivial En cette rentrée, Triel accueille un nouveau commerce : salon de thé et boutique de décoration.
Isabelle de Goussencourt, Trielloise depuis dix ans, et proprietaire de LaDkoDako’T (jeu de mots qui signifie la déco d’à côté) a realisé son rêve de longue date en ouvrant les portes de ce commerce, 22 rue Saint-Marc à Triel-sur-Seine. Cette ancienne salariée est allée à grands pas vers l’entrepreneuriat en transformant un espace, assez joli, derrière son domicile en terrasse bientôt chauffée : un chalet en bois abrite un salon de thé et une boutique de décoration. Non loin de la gare de Triel, à proximité de l’école des Hublins, le salon de thé d’Isabelle est bien situé et offre des moments de convivialité non seulement aux particuliers, notamment aux parents de l’école, mais aussi aux associations et aux entreprises locales de Triel ou d’ailleurs à la recherche d’un endroit sympathique et calme. Ici, vous pouvez prendre une pause, thé ou
café, accompagnée par une pâtisserie à l’américaine onctueuse, composée, par exemple, de cookies, de muffins et de « cakes » au citron... Après un thé ou un café, le petit chalet en bois vous présente une gamme de cadeaux choisis avec de l’attention et du goût, mettant des artisans locaux en valeur comme, en ce moment, une créatrice locale qui exerce l’art du scrapbooking. Vous y trouverez de cadeaux de qualité, uniques et variés à des prix abordables. Si Un nouveau commerce de proximité, très accueillant (DR) vous cherchez de grands objets de matiques à moyen terme, comme le bien-être, décoration afin de faire des « mini-relooking », ou activités autours des festivités à Noël, dans une bien des petits cadeaux d’anniversaire, laDko- ambiance chaleureuse, agrémentée de vraies Dako’T propose un choix intéressant et unique. découvertes. Elle peut aussi acceuillir des «caDes nouveautés, également présentes pour cette rentrée scolaire, mettent en valeur par exemple fés business» pour vos réunions de travail...r la licorne et la chouette. Hôtesse chaleureuse, Isabelle souhaite créer un endroit agréable et Rue Saint-Marc de partage. Elle prépare aussi une program- 22 Triel-sur-Seine 78510 mation d’activités, d’ateliers et de soirées thé- Tél : 06 48 77 81 47 www.journal-deux-rives.com
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Actualité locale
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LES MUREAUX-VERNEUIL Fête de l’air 2017 :
la Patrouille de France s’offre un ciel bleue
Le 9 septembre, lors de la Fête de l’air 2017, la Patrouille de France a pu prendre son envol au-dessus de l’aérodrome Les Mureaux-Verneuil et a offert un magnifique spectacle aérien durant une belle éclaircie. Le samedi matin, le mauvais temps et la pluie sont apparus comme des oiseaux de mauvaise augure dans le ciel au-dessus de la vallée de la Seine. Alignée face aux visiteurs, la riche exposition statique a permis à chacun de vivre dans un monde de rêve et d’histoire et de garder, en souvenir, les photos qu’ils n’ont pas oublié de prendre. Ce rassemblement aérien était entièrement gratuit et a proposé aux visiteurs de nombreuses animations. Après avoir traversé un camp miliaire reconstitué, chaque visiteur a pu entrer dans le monde de l’aviation et visiter les expositions thématiques que des associations avaient installées dans plusieurs hangars. Cependant, la météo a failli gâcher la Fête de l’air 2017. Comme en 2015, la Patrouille de France aurait pu rester « clouée au sol » sur la base d’Évreux.
habitants des villes voisines les prouesses de la Patrouille de France. Celle-ci avait promis de revenir présenter son spectacle aérien qu’elle n’avait pu faire en 2015.
Enfin, une belle éclaircie
La suite de la fête
Finalement vers 14 heures, le ciel s’est éclairci et, à partir de 14 h 30, les appareils de la Patrouille de France ont commencé à se faire entendre au-dessus des Mureaux. Le ballet aérien a, alors, débuté, le ciel commençant à être zébré par les fumées bleues, blanches et rouges éjectées par les avions de la patrouille. Les huit avions ont assuré un magnifique spectacle pendant plus de trente minutes dans un ciel un peu nuageux. Cette neuvième édition de la Fête de l’air à l’aérodrome Les Mureaux-Verneuil a tenu sa promesse d’offrir à ses visiteurs et aux
Deux autres spectacles aériens ont suivi la prestation de la Patrouille de France vers quinze heures, jusqu’à dix-huit heures :
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La Patrouille de France en formation au-dessus des Mureaux. (RD)
- Dorine Bourneton, l’handi-voltigeuse; - Pascale Alajouanine, multi-championne du monde d’Europe et de France, sur un thème musical calibré et pensé en adéquation avec ses glissades aériennes. Le temps a réussi à se maintenir malgré les gros nuages menaçants et les visiteurs, petits et grands, ont pu s’émerveiller devant ces prouesses aériennes. r
la sécurité d’abord
La championne Pascale Alajouanine avait déjà expliqué, en 2015, au J2R que la voltige consiste à voler tout en faisant des figures composées dans l’air. Au lieu de voler à plat, elle « fait des figures avec l’avion avec des rotations ». Ces figures sont répertoriées dans un catalogue, le code Aresti. Parfois des pilotes improvisent avec de la poésie. Elle apporte de l’émotion au public. Pour pratiquer la voltige, surveiller la météo est indispensable : il faut un plancher et un plafond pour y pouvoir exercer correctement. La pluie endommage les hélices de l’avion. r
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Actualité locale
VILLENNES-SUR-SEINE Un nudiste à Villennes,
effet du réchauffement climatique ? Comment faire face à la canicule, lorsqu’elle atteint les Yvelines ? Un fait divers récent nous remet en mémoire les baignades dans la Seine et les naturistes de Villennes.
Alors que de nombreux vacanciers se trouvaient, encore, dans la canicule du sud de la France, un court article de l’hebdomadaire Le Courrier des Yvelines(1) a attiré notre attention : il relatait la divagation d’un homme, entièrement nu, dans les rues de Villennes et sa baignade, dans le plus simple appareil, dans le parc du Docteur Fauvel, en face de la mairie.
Baignades, à Villennes, dans la Seine Si en ce jour de la mi-août, il avait trop chaud, il aurait pu avoir l’idée de faire un plongeon dans la Seine toute proche. Cet été, les Parisiens ont pu se baigner dans le parc de la Villette, mais ce n’était pas dans l’eau du fleuve : trois espaces de baignade avaient été emplis avec l’eau du canal de l’Ourcq, qui se jette dans le bassin de la Villette. Jean-François Martins, adjoint aux sports de la mairie de Paris, optimiste, a déclaré : « Le bassin de la Villette, c’est une première étape, la suivante c’est le lac Daumesnil à Vincennes, en 2019, et, après 2024, si on obtient les Jeux Olympiques, la baignabilité de la Seine elle-même. Demain, pourquoi pas devant la Tour Eiffel ou le musée d’Orsay ? »(2). Un Comité Seine, réunissant l’État, l’Agence de l’eau, la municipalité de Paris ainsi que des territoires en amont, est chargé de mener à bien ce projet. « Il fallait élargir à toute l’agglomération : l’eau ne connaît pas les frontières administratives », a précisé Célia Blauel, adjointe chargée de l’environnement et de la politique de l’eau. Selon elle, la qualité de l’eau dans la Seine « s’est considérablement améliorée depuis trente ans [...] Dans les années 70, il n’y avait plus que deux espèces de poissons dans la Seine. Aujourd’hui, on en compte 24 et plus d’une trentaine intra-muros »(3). Le baigneur villennois devait se rappeler la promesse non tenue de Jacques Chirac, alors maire de Paris : en 1988, il avait affirmé que cinq années suffiraient pour rendre le fleuve propre. Deux ans plus tard, il avait ajouté qu’il se baignerait lui-même, devant témoins, pour le prouver. La préfecture de police a rappelé qu’il est interdit, depuis une ordonnance de 1923, de se baigner dans le fleuve, sous peine de recevoir une amende de 11 euros. Ajoutons qu’il y a, toujours, un risque de problèmes intestinaux en cas d’ingestion de l’eau. Le 23 août dernier, la pollution résiduelle n’a pas empêché une femme de plonger dans la Seine à Triel, bientôt suivie par un jeune policier, ancien maître-nageur, puis par un pompier-plongeur ; ceux-ci ont fait d’importants efforts pour la ramener sur la rive ; en effet,
Un nudiste au parc du Docteur Fauvel a fait sensation avec son simple appareil. (DR)
elle ne voulait pas se rafraîchir ou réaliser une performance sportive mais mettre fin à sa vie(4). Néanmoins, dans le passé, la rive villennoise a, souvent, été le point de départ de de bains quotidiens et de compétions amicales de natation (photo ci-dessous).
L’ancienne Plage de Villennes, dans l’île de Platais à Médan, est bien connue, notamment pour son toboggan dont l’arrivée se terminait par un plongeon dans la Seine (photo ci-dessous). Avant son ouverture en 1935, une première plage se trouvait, depuis 1926, dans l’île de Villennes, sur le grand bras du fleuve(5).
La rive de la Seine a été propice aux baignades et à des plongeons de haut vol. (DR)
Le naturisme à Villennes L’homme nu d’août 2017 voulait-il renouer avec une tradition du village, où s’était implantée, en 1928, la première cité naturiste française ?(6) Est-il un adepte tardif des théories des docteurs Gaston et André Durville, fondateurs de Physiopolis dans l’île de Platais ? Dans ce cas, il ignorait que, même si de nombreux articles de journaux de l’époque et des légendes de cartes postales évoquaient un camp de nudistes, les résidents de ce domaine n’étaient pas entièrement nus. La création d’un stade isolé de nu intégral fut envisagée ; mais ce projet fut bientôt abandonné. La tenue minimum fut ainsi …/… www.journal-deux-rives.com
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Actualité locale
VILLENNES-SUR-SEINE fixée : pour l’homme, le slip, pour la femme, le slip et le cache-seins obligatoire. On recommandait l’emploi de teintes vives ou du noir ; le blanc, « qui donne l’illusion du linge et qui déshabille celui qui le porte », était déconseillé. Le nu intégral était formellement interdit aux adultes, même pour la baignade. Il était autorisé pour les enfants ayant moins de cinq ans. En fait, le nudiste villennois souffrait de troubles psychiatriques. Nous nous sommes permis de traiter son aventure de manière humoristique, comme certains journalistes lorsqu’ils décrivaient, dans les années 1930, leur visite du domaine de Physiopolis : « Des hommes nus surgissent de tous les coins. Presque tous sont bien bâtis, et leur visage est empreint d’une extraordinaire gravité. Je m’obstine à appeler hommes nus des gens qui ne sont que des nudistes, mais je sais maintenant la différence qui existe entre le nu et le nudisme. L’homme nu porte au cou et aux mollets la trace rose du fauxcol et des fixe-chaussettes. Il a la peau douce, molle, blême, ses bras l’embarrassent et il a l’air de marcher sur des œufs. La femme nue appartient, jeune, à Henry Bataille, et vieille, à Daumier. » « Pour tout vêtement le parfait naturiste porte, en été, un caleçon (auquel la femme joint un soutiengorge). Mais cette tenue est évidemment difficile à porter en hiver, et plus encore dans les villes. Hommes et femmes doivent adopter cependant, en toutes saisons et partout, des tenues légères, permettant l’aération constante de l’épiderme. Bien entendu, chapeaux et cols sont rigoureusement interdits aux messieurs. » « Les naturistes, ils déambulent à la recherche de leurs vêtements perdus ! Celui-ci porte une ptose abdominale presque inconvenante, et joue au ballon avec une dame d’âge canonique. Cet autre s’essaye à des grâces de choryphée. Faune famélique, il bondit sur l’herbe fanée, contemplé par des nymphes sanglées de soutien-gorge noirs ! » Le déclin du naturisme villennois a commencé lors du développement d’Héliopolis, le deuxième centre naturiste, créé en 1932 par les deux fondateurs de Physiopolis. Ils avaient choisi une autre île, plus lointaine mais dont le climat est beaucoup plus chaud : le nudisme intégral est pratiqué dans l’île du Levant, en Méditerranée. Alors que, souvent, l’absence de vêtements n’y suffit pas pour supporter la
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UN NUDISTE À VILLENNES, EFFET DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?
canicule, le réchauffement climatique redonnera-t-il sa vocation d’origine à une partie d’une île intercommunale de la Seine ? r 1. Journal Le Courrier des Yvelines (Edition de Poissy du 23/8/2017) et http://www.78actu. fr/un-homme-retrouve-nu-sur-la-route_51853/ 2. Journal Le Parisien : http://www.leparisien.fr/insolite/se-baigner-dans-la-seine-unreve-bientot-realite-04-07-2017-7109097.php 3. Journal Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/07/26/0100820170726ARTFIG00363-se-bai-
gner-dans-la-seine-reve-ou-realite.php 4. Journal Le Parisien : http://www.leparisien.fr/triel-sur-seine-78510/triel-sur-seinele-policier-saute-dans-la-seine-pour-sauver-la-depressive-23-08-2017-7209579.php 5. Livre La mémoire de Villennes en marche - Balades et rencontres, Association culturelle de Villennes, 2007 6. Site Internet de la mémoire de Villennes (Le domaine de Physiopolis) : http://histoire.villennes. free.fr/ChargeRubrique.php?R=Extension26
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Dossiers
SERVICES PUBLICS L’hôpital CHIMM en danger,
mobilisation générale pour sauver la réanimation « Non à la fermeture de la réanimation » est le slogan repris par tous ceux et celles qui croient à l’avenir d’un hôpital de proximité et de qualité. Le Centre hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) est au centre de la logique technocratique de réduire les services à la population du Vexin et de ses environs. Une manifestation a eu lieu le mercredi 20 septembre entre 11 heures et 13 heures.
Tant de matière grise(1) concentrée sur 10 m étonne (photo ci-contre). En effet, le matin du 15 septembre, à Meulan-en-Yvelines, une dizaine de cadres du Centre hospitalier tercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) se sont donné rendez-vous pour expliquer au J2R la problématique de la possible fermeture de « la réanim » et les conséquences de cette décision « injuste ». En effet, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-deFrance, organisme public qui coordonne et met en œuvre la politique de la santé à l’échelle régionale, a pris au milieu de l’été 2017 la décision de réduire la voile du CHIMM. 2
L’ARS n’a pas souhaité renouveler l’autorisation du service de réanimation du Centre hospitalier de Meulan-Les Mureaux. Il s’agit, ni plus ni moins, de la fermeture à court terme du service de la réanimation du cet hôpital ; celle-ci aura lieu le 31 octobre 2017, sauf si le rapport de forces dicte un changement de la logique technocratique. Tout s’écroulera si, selon les dires des cadres, cette fermeture devient réelle. Les urgences, la chirurgie, la maternité, la gériatromédicine et les services annexes pourraient progressivement être fermés ou devenir insignifiants pour la population d’un bassin de vie qui va de Triel-sur-Seine aux Mureaux, sans oublier les petites communes du Vexin.
Une pétition pour contrer l’ARS Des élus, dans le cadre du conseil d’administration du CHIMM, se sont dits catastrophés(2) et ont entamé un recours auprès du tribunal administratif pour contester le bien-fondé de la décision de l’ARS. En quoi consiste la décision sur le plan technique ? L’ARS avait, dans le temps, autorisé quatre lits pour des réanimations au CHIMM. Or, selon le schéma régional de l’ARS, un hôpital avec quatre lits autorisés pour la réanimation devrait à terme fermer ce service. C’est cette décision qui a été prise pendant l’été 2017 à l’insu de tous les acteurs de la santé publique, sans aucune concertation avec les élus ni avec les praticiens. Selon les cadres du CHIMM,
Le collectif de cadres de l’hôpital CHIMM a rejoint la mobilisation des élus, des syndicats et des usagers pour sauver le service de réanimation du CHIMM. (J2R)
les syndicats n’ont pas été non plus informés. D’ailleurs, la CFDT, la CFTC, la CGT et FO ont estimé l’ampleur des éventuels dégâts en informant le public par l’intermédiare d’une pétition qui a recueilli déjà 6000 signataires sur le site www.change.org (au 19 septembre 2017). Le J2R a demandé, le 15 septembre, au directeur du CHIMM de donner son analyse de la situation. Pour les promoteurs de cette pétition, un rassemblement des collectifs, des syndicats et des citoyens, des conséquences néfastes sont à craindre pour le CHIMM : « Moins de sécurité pour les patients ; moins d’activité pour l’hôpital, moins de soins pour les usagers, moins d’emplois pour la région. » Et après ? Ils évoquent l’éventuelle suite de cette logique techocratique : fermetures de la maternité, des urgences, de la chirurgie.
Une rationalisation qui ignore les
services de proximité à la population
Il est évident que l’ARS a voulu prendre tout le monde de vitesse en annonçant cette décision «brutale». C’est le résultat de la mise en œuvre d’une politique d’austérité qui se camoufle, en général, derrière les termes « rationalisation », «synergies entre pôles d’innovation» etc. Au delà de la finalité, les économies d’échelle, il faut s’interroger sur le coût des services à la population apportés par un hôpital de proximité. La qualité est une denrée rare dans la logique technocratique qui nous gouverne dans un contexte mondialisé et global. Le procédé est le même, quels que soient la région et le service public concerné : la réduction ou la fermeture est décidée unilatéralement, de préférence en période estivale ; si aucune réaction ne se présente, on avance et on ferme les services de proximité. L’ARS a été contactée, mais aucun retour n’a été donné, pour le moment. Comment peut-on justifier la fermeture d’un centre
hospitalier qui a prouvé, depuis de nombreuses années, sa pertinence et son innovation (Campus CHIMM à Bècheville, la gérontologie...). Le CHIMM est la structure hospitalière la plus rentable, la moins endettée de la région. Il représente, chaque année, environ six mille actes de services à la population ainsi que vingt-cinq mille urgences et mille naissances à la maternité de proximité. En attendant la suite de la mobilisation, un rassemblement aura lieu le 20 septembre devant l’hôpital ; les praticiens et les chefs de services sont déterminés à continuer le mouvement dans une dynamique qui démontre aux autorités compétentes et à la population, en général, que le CHIMM est une structure médicale de proximité et de qualité. Plus on s’acharne à la réduire à néant, plus ils vont «tenir bon» dans un combat qui devient clairement politique. D’ailleurs, interrogé par le J2R, le nouveau député de la 9e circonscription, Bruno Milliènne a souligné que le CHIMM est indispensable pour les habitants et qu’il va falloir « interroger l’ARS pour savoir quelle est la finalité de sa démarche ? » Pour lui, la fin du service de réanimation est la mort de l’hôpital [CHIMM] et «il n’est pas question de laisser, a-t-il ajouté, un vide de plus dans un territoire» souffrant non seulement de la morosité économique, mais aussi de l’indifférence technocratique. r 1. Cyril Kakon, chirurgie vasculaire, Touil Ali Cherif, biologie médicale, Carole Mauger-Briche, urgences, Laure Etchegoyen anesthésie, Benoît Coudert, santé publique, Philippe Martin, réanimation, François Mijon, réanimation, Anne-Lise Martine, maternité, Mahdi Tiouri, gériatrie médecine, Sylvie Peschard, gastro-médecine, Muriele Goudon, anesthésie. 2. François Garay, maire des Mureaux, Mme Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-enYvelines et conseillère départementale des Yvelines, et Yann Scotte, maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines.
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HISTOIRE INDUSTRIELLE La villa de fer de Morgat,
cousine de la maison de fer de Poissy Les recherches sur le patrimoine de notre territoire peuvent être complétées à l’occasion d’un séjour estival dans d’autres régions de France ou, même, de pays lointains. La comparaison d’une villa de fer bretonne avec la maison de fer de Poissy en est l’illustration. En bordure de la plage de Morgat, dans la presqu’île de Crozon (Finistère), se trouve une construction inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques comme une autre de Poissy. Aucune des deux n’a de lien avec Gustave Eiffel comme il a, souvent, été écrit mais le même procédé a été utilisé pour ces deux constructions à ossature métallique. La villa Ker ar Bruck (Villa des Bruyères, en breton), toujours habitée, a été très bien conservée contrairement à la maison de fer de Poissy.
Le procédé métallique a été utilisé non seulement à Poissy, mais aussi en Bretagne, en Lorraine, en Nouvelle-Aquitaine, en Belgique et à Iquitos (Pérou). (J2R)
cemment démontée, elle devrait être reconstruite à l’identique, en 2019, dans le parc Meissonier, toujours à Poissy. Toutes deux ont été bâties au moyen d’un procédé qu’un ingénieur belge, Joseph La maison de fer Danly, a fait breveter en 1887-88 ; propriéCelle-ci, qui avait été érigée à La Mala- taire, dans son pays, des Forges d’Aiseau drerie, a subi de fortes dégradations après près de Charleroi, il a confié la fabrication que ses derniers habitants l’aient quittée des tôles d’acier embouties et galvanisées, pour la France, à la Société des ateliers de construction, forges et fonderies, d’Hautmont à Maubeuge (Nord). La photo ci-contre, prise peu après la construction, montre que la toiture de la maison de fer de Poissy était surmontée d’un clocheton du même type que celui de la villa de Morgat. Au-delà de l’aspect décoratif, c’est un moyen d’assurer l’aération. L’isolation thermique de ces maisons est réputée bonne car chaque mur extérieur comprend deux parois. Dans d’autres maisons du même constructeur, elles sont constituées de tôles assemblées sur une charpente métallique, séparées par une couche d’air. A Morgat, comme à Poissy, seule la paroi extérieure est métallique, complétée par La maison de fer de Poissy était surmontée d’un cloche- une paroi intérieure en briques ton du même type que celui de la villa de Morgat. (DR) et plaques de plâtre. L’espace devait être, à l’origine, empli en 1980. La maison et le terrain sur lequel d’un matériau isolant tel que de la paille. elle se trouvait furent ensuite acquis par expropriation par l’Etat, en février 1981, La villa de fer pour la construction de l’autoroute A14. Nous aurons l’occasion de revenir sur Elle a, alors, été laissée à l’abandon, incen- l’histoire de la maison de fer pisciacaise, diée en 1981, avant de s’effondrer pen- construite en 1889. Quant à la villa Ker ar dant la tempête de la fin de l’année 1999. Bruz, elle a été bâtie l’année suivante pour un ami de l’industriel Armand Peugeot, à côté Des maisons d’acier à ossature métallique de sa villa Bellevue. L’industriel avait, l’anAcquise par la Ville de Poissy et ré- née précédente, fait construire un tricycle à www.journal-deux-rives.com
vapeur, produite par une chaudière de Léon Serpollet, avant de fabriquer et de commercialiser, en 1891, l’une des premières voitures « sans chevaux » (à moteur à explosion) puis de fonder la Société des automobiles Peugeot, en 1896. Il avait, avec un autre ami franc-comtois, créé la société qui a aménagé et développé la station balnéaire de Morgat. Un article du journal Le Télégramme, publié sur son site Internet le 11/10/2002, nous informe sur la rénovation, alors récente, de la villa, qui a une surface de 223 m² et une hauteur sous plafond atteignant 3,40 mètres : « Son ravalement, le premier en un siècle, a été effectué l’an passé. Il a nécessité l’intervention d’une entreprise spécialisée dans les navires de guerre, travaillant pour l’Arsenal. Celleci a entièrement mis la maison à nu. Les plaques ont été décapées puis repeintes. La villa a ainsi repris tout son éclat... pour longtemps encore. »
D’autres maisons de fer Le procédé Danly avait été utilisé pour bâtir des hôpitaux en Belgique, notamment des établissements militaires. En France, il existe une église construite en tôles d’acier : située à Vendin-le-Vieil (Nord), elle a été inaugurée en 1894. D’autres similaires se trouvent au Chili. Une autre villa, construite selon le même procédé, existe toujours à Arcachon (Gironde), boulevard de la Plage. La quatrième des maisons de fer, subsistant en Europe, se trouve à Jarville (Meurthe-et-Moselle), près de Nancy. Le hasard a fait qu’un musée du fer a été installé à quelques centaines de mètres. Cette maison est très différente des autres : c’est une maison de rue, alignée avec d’autres construites de manière traditionnelle. Elle dispose d’un balcon métallique mais ses cloisons intérieures sont en lambris de bois. Afin de voir une autre maison de fer, qui subsiste, nous devrions aller passer des vacances au Pérou. Elle se trouve sur la Place d’armes de la ville d’Iquitos dans l’Amazonie péruvienne ! r
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ÉCONOMIE Le Yaourt majuscule existe
et nous l’avons rencontré dans le 78 Il y a yaourt et Yaourt. De là à prétendre qu’il s’agit d’une expérience quasi-mystique, peut-être pas mais tout de même ! Vous vous souvenez du critique gastronomique aigri à la fin de Ratatouille qui fond littéralement à la première cuillerée du plat du même nom ; une larme jaillit et il fait un bond dans le temps à la table de sa maman ! L’expérience équivalente existe avec le Yaourt i-grec : c’est bon, c’est même très bon comme un grand vin qui n’a plus le goût du vin mais autre chose d’indéfinissable… Redescendons sur terre après tous ces superlatifs : il y a quelques années, trois amis se retrouvent ; l’un d’entre eux qui revient d’Australie leur fait part d’une rencontre : Elie Bahbah, artisan libanais de Brisbane, qui lui a transmis son savoir, son expérience et sa technique de fabrication du yaourt à la grecque. Yaourt, Yoghourt, vous vous souvenez du sketch désopilant d’Alex Métayer qui narre le calvaire d’un touriste à la recherche d’un yaourt dans un pays touristique, peut-être la Turquie, et qui tord dans tous les sens sa prononciation auprès d’un épicier local qui ne comprend rien et finit par répondre à son attente ainsi : « Ah fallait le dire que vous vouliez un Danone ! » Maintenant, on peut dire « un i-grec ».
Déjà deux ans et demi d’activité et une récompense ! Le projet mûrit rapidement et ils entreprennent, un peu à l’instar de l’inventeur du Macintosh, d’installer une unité de production de yaourts dans le garage des parents de l’un d’eux à Bouafle. Six mois après le lancement du produit, en février 2015, ils obtiennent la Médaille d’or au concours général agricole pour le pot au lait à la myrtille. Il y a un an, nos trois acolytes ont participé au grand salon international de l’alimentation, le SIAL. Cela présage-t-il un prochain développement démesuré et incontrôlé ? Les business angels pointent-ils leur nez vers la pépite ? Non, car leur intention est toute autre : « Notre grand rêve est d’avoir un laboratoire entièrement vitré où l’on peut montrer notre savoir-faire et le transmettre, associé à une boutique, où nous proposerons nos produits et ceux d’autres producteurs locaux ».
Une croissance raisonnée & locale Les confitures de Stephan Perrotte, champion du monde 2015, sont ajoutées aux spécialités nature pour une gamme sucrée et fruitée. Pour atteindre leurs objectifs et grandir raisonnablement, ils installent une
i•grec, ce sont des spécialités laitières locales en Île-de-France produites par des jeunes entrepreneurs qui aiment le bon, le vrai et qui veulent le faire partager. (J2R)
unité de production aux Alluets-le-Roi opérationnelle depuis quelques semaines. Plus grande, ils vont la modeler à leur convenance. L’idée centrale est de favoriser au maximum les circuits courts : - le lait provient de la ferme de Grignon, située à un quart d’heure de route, laquelle produit les aliments qui nourrissent les vaches holstein ; - la distribution (cent mille pots en 2016) est limitée à l’Île-de-France vers des commerces alimentaires choisis et quelques grandes surfaces comme Monoprix.
Une souscription ULULE
breux avantages attendent leurs soutiens ! La jeune société a également lancé une souscription Ulule pour consolider son développement et notamment pour investir dans des nouveaux locaux aux Alluets le Roi. Pourquoi ne pas les encourager ? https://fr.ulule.com/igrec-idf/ Liste des points de ventes : www.i-grec.fr/ nos-points-de-vente.html Une vidéo de présentation : https://youtu. be/iTT7HWnnqmY Suivre sur https://www.facebook.com/ igrec.idf/ Et au marché de Bouafle le dimanche de 9 à 13 heures Place Erambert. r
Dans quelques temps, lorsque le modèle aura fait complètement ses preuves, l’idée est de le reproduire, d’essaimer dans d’autres régions. En attendant, les clients déjà très fidèles qu’ils rencontrent sur les marchés de producteurs locaux sont appelés à les aider dans leur développement en participant à une souscription Ulule. Il s’agit de financer une conditionneuse, un nouveau pasteuri- Le 22 septembre, une journée découverte et d’inauguration sateur, etc. De nom- des nouveaux locaux a eu lieu aux Alluets-le-Roi. (J2R) www.journal-deux-rives.com
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FESTIVAL D’AVIGNON OFF Laurène et les comédiennes
de F(l)ammes ont brillé en Avignon Du 6 au 26 juillet 2017 s’est tenue la 71e édition du Festival d’Avignon et, comme prévu, la Madani Compagnie y a présenté avec succès, dans le Off, sa pièce F(l)ammes mettant en scène dix jeunes femmes dont la muriautine Laurène Dulymbois. Comme annoncé dans le J2R du 11 décembre 2016 faisant écho à la représentation que la Madani Compagnie, alors en tournée, a tenue dans la salle de spectacle du Collectif 12, à Mantes-La-Jolie, la pièce F(l)ammes a été présentée avec succès au 71e Festival d’Avignon du 6 au 29 juillet 2017.
Un succès qui continue Effectivement, toute la troupe a eu le « bonheur » et la « joie » de participer au Off du Festival d’Avignon. Lors des trois jours de représentation à Mantes-la-Jolie, les 8, 9 et 10 décembre 2016, la pièce avait rencontré un énorme succès. Le succès fut une nouvelle fois au rendez-vous en Avignon. Dès le troisième jour de représentation, le spectacle, joué au Théâtre des Halles, a affiché complet. La troupe a fait l’objet d’une couverture médiatique nationale dont TF1. Cette pièce d’Ahmed Madani met en scène dix jeunes femmes, enfants de parents immigrés. Et comme le dit le synopsis de la pièce : «…elles sont seules expertes de leur réalité, de leur féminité. Point aveugle de l’histoire de l’immigration en France, les moins visibles des minorités visibles s’explorent et s’expriment, chantent et dansent. Explorer leur moi intime, comprendre leurs doutes, leurs peurs, faire état des promesses dont elles sont porteuses, sont les moteurs de cette aventure artistique » (voir le J2R du 11/12/2016). Ces dix jeunes femmes sont Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Yidi N’Diaye, Haby N’Diaye et Inès Zahoré. Parmi elles, il y a deux jeunes actrices prometteuses qui peuvent être présentées comme des talents locaux. Effective-
La Muriautine Laurène Dulymbois (à droite 3e rang), jeune talent, fait partie des dix jeunes actrices qui contribuent au succès de la pièce F(l)ammes. (J2R)
ment, Laurène Dulymbois est des Mureaux et Haby N’Diaye est de Mantes-la-Jolie.
Avignon… une première réussie pour Laurène Laurène Dulymbois est « la fille prodigue » des Mureaux. Elle a exercé ses talents au Conservatoire Gabriel-Fauré et a tenu des rôles sur la scène des Mureaux dans Othello et J’ai invité Broadway dans mon salon. Elle a également participé à la Webtélé 2R, en lien avec le Journal des Deux Rives, en tant que chroniqueuse et à 22 ans la voilà au Festival d’Avignon. Ce fut une première réussie pour Laurène en Avignon au point d’être le sujet de plusieurs articles, comme la plupart des dix jeunes femmes de la troupe, dont les jeux individuel et collectif ont brûlé les planches du Festival. De retour d’Avignon pour quelques jours de vacances, Laurène a tiré un bilan de cette expérience théâtrale. Elle a été très surprise par le succès de la pièce, qui affichait complet à chaque représentation. Sur place, d’autres comédiens, également en représentation dans d’autres spectacles ou pièces les ont félicitées pour la pièce. La Madani Compagnie repart en tournée en France à partir 23 septembre 2017 en commençant dans l’Espace 93 de Clichy-sousBois. Pour Laurène, le moment est propice pour retourner sur les planches (voir l’interview complète de Laurène Dulymbois sur la chaîne Youtube de la Webtélé 2R). Cette nouvelle tournée va se terminer le 13 avril 2018 à Montargis (voir ci-contre). Aucune date n’est prévue pour l’instant aux Mureaux. Laurène Dulymbois (à dr.) a souvent participé Le succès de cette pièce vient, sans doute, à la Webtélé 2R avec Damien Delerin. (DD) du sujet abordé, qui touche de nombreuses www.journal-deux-rives.com
personnes, mais aussi, voire surtout, de l’intensité du jeu des dix jeunes actrices qui portent un regard fort intéressant sur la question. r
Tournée 2017-2018 • Brive-la-Gaillarde / 2 – 3 octobre 2017 / Les Treize Arches, scène conventionnée de Brive • Sartrouville / 6 – 7 octobre 2017 / Théâtre de Sartrouville et des Yvelines, Centre dramatique national • Évry / 12 – 13 octobre 2017 / Théâtre de l’Agora, scène nationale Évry-Essone • Paris / 17 – 29 octobre 2017 / La Maison des métallos • Genève / 7 – 11 novembre 2017 / La Comédie de Genève • Paris / 16 novembre – 17 décembre 2017 / Théâtre de la Tempête • Cachan / 7 décembre 2017 / Théâtre Jacques Carat • Calais / 12 – 13 janvier 2018 / Le Channel, scène nationale de Calais • Cergy / 16 – 17 janvier 2018 / L’Apostrophe, scène nationale Cergy-Pontoise et Val d’Oise • Pantin / 30 janvier 2018 / Salle Jacques Brel • Noisy-le-Sec / 2 février 2018 / Théâtre des Bergeries • Bron / 6 – 7 février 2018 / Espace Albert Camus • Clermont-l’Hérault / 9 février 2018 / Théâtre le Sillon, scène conventionnée de Clermont-l’Hérault • Le Mans / 13 – 16 février 2018 / Les Quinconques – L’Espal • La Courneuve / 9 mars 2018 / Houdremont, scène conventionnée de la Courneuve • Goussainville / 16 mars 2018 / Espace Sarah Bernhardt • Épinay-sur-Seine / 18 mars 2018 / La Maison du Théâtre et de la Danse • Melun / 23 mars 2018 / L’Escale • Brétigny-sur-Orge / 6 – 7 avril 2018 / Théâtre Brétigny – Dedans, Dehors, scène conventionnée Brétigny-sur-Orge • Aubervilliers / 9 – 11 avril 2018 / Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d’Aubervilliers • Montargis / 13 avril 2018 / Salle des fêtes
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Sports
TRIATHLON EXTRÊME Y. Corriou, premier membre du
Triath’club d’Andrésy « finisher » du Norseman L’Andrésien Yves Corriou s’est classé 102e en 14 h 45 de cette épreuve de triathlon, considérée comme la plus difficile au monde. Au programme : 3,8 km de natation dans une eau glaciale, 180 km de vélo avec un dénivelé de 3360 m et un trail de 42 km en haute montagne. Norvège, le 5 août 2017. Il est 5 heures du matin ; la corne du ferry retentit pour donner le départ. Près de 300 triathlètes venus des quatre coins du monde s’élancent dans une eau à 12 degrés. Ils prennent alors, à la nage, la direction du port d’Eidfjord, guidés dans la pénombre par des kayaks équipés d’éclairage électrique. Parmi eux, Yves Corriou, 55 ans, membre du Triath’club d’Andrésy (TCA), a le privilège d’être le premier de sa ville à participer à ce monument du triathlon mondial, créé en 2003.
Une longue préparation pour une course difficile
Pour espérer être au départ du Norseman, il faut d’abord passer par un tirage au sort où les places sont chères avec plus de 3000 inscrits. C’est en novembre 2016 qu’Yves reçoit par mail la confirmation de son inscription. Une fois les fêtes de Noël passées, Yves a débuté sérieusement sa préparation en vue de l’échéance du mois d’août. Au total, ce ne sont pas moins de 6000 km de vélo et 1000 km de course à pied qu’a parcourus le sociétaire du TCA entre janvier et juillet 2017, « notamment sur les parcours vallonnés de l’Hautil », précise-t-il. A cela s’ajoutent plus de 80 km de natation, dont une bonne partie en eau libre dans les étangs de Cergy. C’est un beau programme que l’Andrésien résume succinctement : « Cette préparation s’est passée comme dans un rêve avec un entraînement en volume et en qualité mais surtout sans aucun bobo. Très peu de compétitions au programme, simplement l’half-ironman [moitié d’un ironman, soit 1,9 km de natation puis 90 km de vélo pour finir par 21,1 km de course à pied] de Choisy-au-Bac, le 14 mai dernier, qui m’a permis de vérifier que la forme était là ». Le grand jour arrive. Accompagné de ses deux supports (aide rendue obligatoire par l’organisation) Coralie Drouin et Willy Lebert, tous deux triathlètes au club d’Andrésy, Yves se prépare : « Il fait encore nuit, c’est calme, je termine mon repas d’avant-course avec un café. On reste au chaud dans l’hôtel face au ferry. A 3 h 45, dernières embrassades avant que les coureurs embarquent, c’est un moment très fort ». Puis vient le départ. La natation se passe sans encombre pour l’Andrésien : « L’eau est froide mais acceptable. Il y a un feu de camp sur la rive pour nous diriger et une grande partie se déroule en
ligne droite en longeant le fjord, donc pas de problème d’orientation ». Yves s’extrait de l’eau 1 h 29 après 3,8 kilomètres d’effort, ce qui est mieux que ce qu’il avait annoncé : il est 211ème. Après une rapide transition dans le parc à vélos, c’est parti pour 180 kilomètres de pédalage avec un dénivelé positif de 3360 m. Le parcours débute par vingt-cinq kilomètres de montée. Moins bon nageur que cycliste et coureur, Yves entame à ce moment son ascension dans le classement. « Lorsque je rejoins Coralie et Willy au 43ème km, j’ai déjà dû gagner environ 70 places et je me dis que déjà je suis dedans. Maintenant c’est du bonus. ».
« Mon équipe est parfaite » Concernant le rôle de ses deux supports : « Mon équipe est parfaite, c’est huilé ; la voiture est là où je l’attends. Willy s’occupe des affaires et Coralie gère le mégaphone pour l’ambiance. Au final, j’ai dû changer trois fois de tenue vélo car la pluie est forte et froide ». La partie cycliste prend fin après 6 h 48 d’effort pour Yves, alors Après s’être hissé au sommet du Gaustatoppen (1880 117ème, qui rejoint la deuxième m.), l’Andrésien a prouvé que son entraînement était aire de transition située dans parfait. (DR) un autre Fjord à Tinnsjofkord. « Après le vélo, j’ai un moral au beau fixe. miers participants au classement peuvent Je vais courir le plus vite possible les 25 premiers amorcer la montée vers le sommet, synokilomètres puis, après, on finira tranquille comme nyme de ligne d’arrivée pour décrocher convenu, tous les trois ensemble jusqu’en haut. » le célèbre T-shirt des « black finishers ». Comme prévu, le début du marathon se Au-delà de cette limite, les autres concurdéroule parfaitement pour ce spécialiste des rents sont dirigés vers un autre parcours efforts en course à pied, qui a notamment pour obtenir le T-shirt des « white finishers ». participé à des ultra-trails comme celui des « Cette montée, elle est terrible ; rapidement, je Templiers et la SaintéLyon. Une fois de plus comprends que marcher n’est déjà pas si mal ! Corale travail d’équipe est important dans cette lie et Willy m’accompagnent à tour de rôle ; c’est bon longue épreuve, où il faut parfaitement do- d’être accompagné et du coup j’en oublie un peu la ser son alimentation en plus de la distance course et le classement ». Puis vient la délivrance et du parcours difficile. « Tous les 3 km, Cora- après 14 h 45 d’efforts. A travers la brume se lie me donne de l’eau et tous les 6 km Willy me dessine la ligne d’arrivée tant convoitée. Un donne un gel. Et toujours avec le sourire en plus ! ». moment intense pour Yves qui la franchit en 102ème position. « J’en ai rêvé de cette arrivée et Une arrivée au sommet ce fut bon. Cela ne ressemble à aucune autre arriAu vingtième kilomètres, Yves apprend vée de course. C’est spécial, unique, très fort. Pas qu’il est 93ème, par ses deux supports, eux- de médaille, une soupe mais qu’elle est bonne ! » mêmes informés par les copains et copines Après cette course rondement menée, du TCA qui suivent la course à Andrésy la remise des T-shirts a eu lieu le lendegrâce à la transmission vidéo en direct, avec main matin. Finisher et paré de son « black chronométrage, mise en place par l’orga- T-shirt », Yves Corriou a désormais les nisation. Beaucoup se donnent des nou- yeux rivés vers de nouveaux défis. r velles sur le Whats’app du club d’Andrésy. C’est alors que s’amorce le bouquet Kevin PAQUI final de cette épreuve : le mont Gausta- Pour plus d’information : www.andresytriathlon.fr toppen qui culmine à plus de 1880 mètres. ou sur la page Facebook https://www. Au pied de la montagne, seuls les 160 pre- facebook.com/Andresytriathlon www.journal-deux-rives.com
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Sports
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FOOTBALL : NATIONAL 3 La chaude rentrée du club
de football des Mureaux en National 3 Suite à sa belle saison 2016/2017 en division d’honneur, L’Olympique Football Club des Mureaux participe, pour la première fois, au championnat de France dans cette catégorie (correspondant à la 5ème division). Une rentrée fulgurante ! L’Olympique football club des Mureaux (OFCM), est monté en National 3 (N3), où il joue dans le groupe L : Paris Île-de-France. Le championnat N3, qui a repris le 19 août, se terminera le 19 mai 2018. C’est la première fois que les Muriautins vont jouer en N3. Depuis le lundi 24 juillet, les joueurs de Dominique Gomis, responsable technique et coach de l’équipe A de l’OFCM, ont repris l’entraînement afin de se préparer pour cette saison avec l’intégration de dix nouveaux joueurs que le club a accueillis dans l’intersaison. En outre, le 10 août, le club a reçu la visite de Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès de Jacques Mezard, ministre de la cohésion des Territoires. M. Denormandie serait venu selon nos confrères d’Actufoot s’imprégner des réalités du terrain et mesurer le rôle social que peut jouer un club sportif dans des quartiers de la politique de la Ville. La montée en N3 va impliquer des investissements pour les infrastructures pour le club mais aussi pour le stade Léo-Lagrange des Mureaux, lieu
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des entraînements de l’OFCM, alors que les aides aux communes, notamment les Dotations globales de fonctionnement (DGF), sont en baisse comme l’a souligné le président de la République, Emmanuel Macron.
assuré durant les quatre-vingt premières minutes du match. Une petite faute vers la 80ème minute de Lemaire a donné un penalty à l’ASSOA. Mouba Traore a concrétisé pour l’ASSOA. Score OFCM 3 - ASSOA 1.
Premier adversaire : Saint-Ouen
Second match moins spectaculaire Pour leur seconde journée en National 3, le dimanche 27 août, les Muriautins ont joué à domicile au Stade Léo-Lagrange. L’OFCM y a affronté le Paris FC. Ce match à domicile a rassemblé des supporters du club local, qui se sont mis à encourager l’OFCM dans les tribunes du stade. Le match ne fut pas aussi spectaculaire que celui contre l’ASSAOA et s’est terminé sur un score vierge : OFCM 0 - Paris FC 0. Aucune des deux équipes n’a réussi à marquer malgré quelques occasions intéressantes, notamment pour l’OFCM en fin de match. Lors de la troisième journée de National 3, le samedi 2 septembre, l’OFCM défiait Versailles 78 FC sur son terrain. Après beaucoup de rebondissements, les joueurs de Dominique Gomis ont réussi l’exploit de vaincre les Versaillais avec un score de 3 à 2. Le saison a commencé d’une manière solide pour l’OFCM. Cette équipe, qui semble avoir gagné en confiance et en vitalité, devrait bien évoluer pour la suite du championnat. r
L’OFCM a commencé sa saison face au club de Saint-Ouen-l’Aumône (ASSOA) le 19 août à 18 heures au Parc des sports et loisirs. L’OFCM a effectivement affronté son premier adversaire à l’extérieur. L’équipe de Dominique Gomis a ouvert le score dès la 4ème minute avec Jean-Christophe Jean-Louis, dossard n°9 et ancien équipier de l’ASSOA. C’était insolite de voir Jean-Louis marquer un but contre ses anciens co-équipiers. Il a fallu attendre la seconde période pour voir un festival de buts pour l’OFCM. Les efforts muriautins ont payé lorsque Jean Traoré a fait une passe décisive qui a été transformée en but par un des ses co-équipiers : Brahim Baradji a ainsi frappé la balle de la surface vers le petit filet. OFCM 2 - OSSOA 0. Puis vers la 75ème minute de jeu, le joueur Costas Santos était encore servi par une belle passe de Traore ; ainsi il a augmenté le score avec un 3ème et dernier but muriautin. L’attaque et la défense de l’OFCM, menée, elle, par Tomy Lemaire, ont bien
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Culture
CHRONIQUE LITTÉRAIRE Première partie
du roman Scooper de Favre-Marinet Jean-François Favre-Marinet s’est lancé dans une entreprise littéraire sans précédent à l’échelle locale : il a encore écrit un roman qui sera, à son tour, présenté périodiquement dans les colonnes du J2R. Voici une série de textes du roman Scooper, qui présente comme toile de fond la région entre Triel, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. « Je n’avais alors que vingt-quatre ans. Déjà à cette époque, ma vie était obscure, déréglée, farouchement solitaire. » (1) Tout juste diplômé, je me retrouvais hors de mon école, hors de tout champ social, jeté au milieu de nulle part après avoir feint d’exister. Rien ne sert de savoir par quels interminables cursus scolaires et changements de vocation je suis passé pour me retrouver dans cette affaire. Seuls les faits comptent, et justement, des faits, c’est ce que vous voulez. Me trompé-je ? Il n’y a rien que je puisse décemment expliquer. Par le biais d’une histoire édulcorée, privée de sa cruelle vérité, ou par un tissu de mensonges qui ternirait ma gloire morbide. Vous méritez le vrai dans sa splendeur. Je ne me repends ni du mal que j’ai commis ni de celui qu’il me reste à faire. Oh ! N’y voyez rien de mal. Je suis assurément un honnête homme, à ma façon. Certes, je ne vous recommande pas ma compagnie. Je suis d’un ennui que peu ont jusque là supporté, et si vous parvenez à trouver en moi quelque intérêt, c’est que vous n’êtes pas si bon que vous croyez. Je me rendis à mon premier jour de travail avec le même flegme qui m’avait toujours si bien catégorisé. Les rues de Verneuil avaient bien changé depuis les années de mon départ, mais je m’y attardai peu. Je traversai la ville en levant tout juste la tête de mon guidon, les yeux rivés sur l’asphalte que j’avalais mètre après mètre. Arrivé à Triel, comme je devais me rendre quelques rues plus haut sur la colline, je mis pied à terre et finis le trajet ainsi, le vélo de mon enfance entre les mains et les mollets déjà endoloris. Rue des créneaux, je trouvai sans peine le bureau de la rédaction. Il n’y avait personne. Je poussai la porte et profitai du moment pour regarder autour de moi. C’était donc là que je travaillerai. Dans cette cage à poule bordélique. C’était une minuscule bicoque dans laquelle pouvaient tenir à peine trois personnes tellement les murs étaient proches les uns des autres. Des papiers s’entassaient de chaque côté : des factures, des ébauches d’articles, des brochures, tracts et autres invendus depuis l’ouverture du journal. Au milieu de ce capharnaüm, le dessin d’un enfant, grossier, abject tant par le choix des couleurs que par l’organisation des sujets. Il était si médiocre que Picasso en aurait fait un chef d’œuvre.
moins cruel que me livrer à la rue. Je me permis tout de même de demander si, en tant que rédacteur, j’aurais un bureau, ne serait-ce qu’une table sur laquelle écrire. Le directeur me regarda d’un air grave, si grave que je le sens encore me détruire la rétine. – Vous l’aurez quand vous serez rentré. Maintenant, déguerpissez !
Jean-François Favre-Marinet lors du 7e Forum du livre à Triel-sur-Seine. (J2R)
Une voix retentit à l’étage. Je sursautai. C’était le directeur de la rédaction, Didier Chazel. – Vous-êtes en retard. L’homme mit quelques temps avant de me rejoindre, ce qui permit à ma surprise de se dissiper. Il descendit par une trappe que je n’avais pas remarquée. Ses jambes étaient lourdes et l’échelle bien trop petite pour sa corpulence. Je n’aurais pas été surpris de voir les barreaux céder sous son poids et son derrière se fracasser mollement sur le sol. Il me serra la main d’une telle manière que je sentais déjà en lui un profond mépris à mon égard. Celui-ci se confirma lorsqu’il me tint le contrat d’embauche. – Signez là. M’arrachant le papier des doigts, il le jeta dans le vrac – certainement avec les contrats des précédents journalistes à l’essai – et plongea dans un carton pour en sortir une pile de journaux qu’il me vautra dans les mains. – Rendez-vous utile et allez distribuer ça dans la rue. On doit vendre si on ne veut pas fermer la boutique. Aller, dehors ! Et ramener l’argent ! Je restai bouche bée de longues secondes. Moi qui ne m’attendais à rien de bien noble pour un premier travail, je tombais des nues devant une telle humiliation. Qui, aujourd’hui, en France, vendait des canards à la criée ? Je me serais attendu à tout, même à trier pendant des heures les myriades de papelards poussiéreux qui rongeaient le local, à photocopier la nécrologie pour chaque habitant de l’agglomération, même à laver les vitres et repeindre les murs. C’eut été
Je m’exécutai, cette fois sans rechigner, et pénétrai dans ce que je voyais comme un purgatoire de bitume. Triel était sans doute des villes alentours la moins cosmopolite. C’était une ville de passage, une ville que l’on traverse, une ville que l’on ne voit que derrière son pare-brise. Les rues étaient étroites, escarpées, et les maisons semblaient tomber en lambeaux sur le trottoir. Le centre-ville consistait en un carrefour constamment embouteillé où se succédaient des échoppes que personne ne fréquentait. Il y avait tout juste la place pour les automobiles de se croiser et les piétons marchaient à même la chaussée tant l’espace manquait dans ce boyau infâme et dissout. La Seine coulait en contre-bas, invisible et muette sous le poids de la civilisation. Triel avait oublié le fleuve et craché ses néoplasmes jusque dans les bois de l’Hautil. Elle s’étendait à la manière d’une nécrose qui se corrode et se déchire. Sur les coups de dix heures, rares étaient les âmes qui s’égaraient encore sur les pavés. C’était un Samedi, si ma mémoire ne me trompe pas, et pourtant je ne rencontrais que les quelques fantômes d’un siècle révolu. Quelle roulure, ce Chazel ! Et moi aussi, j’étais bien roulé ! Je savais que si je rentrais bredouille, je ne ferais pas long feu à la rédaction et l’on me chasserait à grands coups de pied dans le derrière. Il n’y avait personne à qui vendre les journaux, encore moins à qui les donner, car troquer quelque chose dans la rue reste plus facile que le léguer. Pour celui qui achète, l’argent qu’il cède, même à contre cœur, le console dans l’idée qu’il a fait une bonne action, que sa petite monnaie aidera les enfants du tiers monde, pour un bien dont il n’aura aucune utilité. Mais si vous lui donnez le même bien sans rien lui demander en retour, c’est là que le malaise s’installe. Il se sent investi d’une mission trop grande pour son pauvre corps : se contenter d’un « merci ». Aujourd’hui, la générosité n’est appréciée qu’au travers d’attaches matérielles et concrètes, mais combien vidées de toute signification ! Gardez votre argent et vos fleurs, vos petites cartes et vos mots tendres. Prenez mes journaux, bordel, mais prenez-les et sortez-moi de ce merdier ! ../... Jean-François Favre-Marinet 1. Dostoïevsky, Notes d’un souterrain, 1909
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Culture
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VIE ASSOCIATIVE Un tissu associatif dynamique
vous attend, rejoignez-le ! De nombreuses associations vous proposent des activités variées, notamment dans les domaines artistiques et culturels Comme les établissements scolaires, la plupart des associations font leur rentrée début septembre, à l’occasion des traditionnels forums organisés dans presque toutes les communes. Dans notre territoire, combien d’associations sont actives dans chaque catégorie ? Nous les avons classées, de manière à pouvoir comparer les différentes villes par rapport à la diversité de leurs associations et à leurs efforts pour les faire connaître. Sans surprise, nous avons trouvé que leurs nombres dépendent de ceux des habitants et qu’ils reflètent la sociologie de la population. L’année 2017-2018 commence avec les forums des associations. Habituellement, ils ont lieu le premier week-end de septembre. Cette année, peu se sont tenu le samedi 3, la plupart étant programmés le week-end suivant. On présente ici les 13 communes de notre territoire qui ont publié les informations (date, plage horaire et lieu).
L’association « Si ça vous chante » était présente aux forums de Triel et de Verneuilsur-Seine. (J2R) Le terme « territoire » désigne, pour le cette étude(1 voir également QR code d’ac- leur annuaire ; malheureusement, deux de ces J2R et ses lecteurs, sa zone de diffusion, cès pour l’article dans sa totalité), en répar- liens sont difficilement visibles ou lisibles ! Il est à noter que la ville de Conflansc’est à dire la partie orientale de la Com- tissant les associations en sept catégories : Sainte-Honorine a mis en place un portail - Sports ; associatif, participant « au plan de soutien à - Arts et culture ; la vie associative annoncé par la municipalité ». - Loisirs ; Il permet aux associations conflanaises - Solidarité, santé d’assurer la mise à jour de leurs données et humanitaire et de simplifier leurs démarches (trans(comprenant égamission d’informations aux services de lement le lien sola ville et des demandes de subventions). cial et le bien-être, la coopération Nous détaillons cet aspect important afin internationale) ; de distinguer les villes qui ont réalisé un tra- Cadre de vie et vail de qualité et d’inciter les autres à le faire. environnement ; - Enseignement et Les différents types d’annuaires parentalité ; - Divers (autres asNous avons rencontré plusieurs méthodes sociations, notampermettant de réaliser un annuaire en ligne : ment celles reliIl s’agit de la solution la plus ancienne gieuses, politiques et la plus simple, l’annuaire étant constiet citoyennes tué d’une page Web, organisée selon les Le « territoire » examiné par cette étude et le QR code d’acainsi que les anciens catégories ou non (pour les plus petites cès à la totalité de l’article sur le site Internet du J2R. (DR) combattants et les communes), ou de plusieurs, le choix commerçants). d’une catégorie dans une liste déroulante munauté urbaine Grand Paris Seine & Nous n’avons pas pris en compte toutes les permettant d’accéder à la page souhaiOise, limitée à l’ouest par les villes d’Har- associations listées sur les sites Internet muni- tée puis, éventuellement, à des pages-suite. dricourt, de Les Mureaux et d’Ecquevil- cipaux, afin d’éviter les doublons et de mieux ly. Ce périmètre concerne 20 communes. mesurer le dynamisme de chaque commune. Notre palmarès Avec un expert des sites Internet et des Nous n’avons pas classé les 20 annuaires Tri des associations applications interactives, qui nous a aidés à en fonction de leur facilité de consultation analyser et à comparer ces annuaires, nous et de la richesse des informations fournies. Afin d’homogénéiser le classement, nous avons dénombré, parmi les 20 sites étudiés, Nous mettrons à l’honneur, seulement, avons regroupé plusieurs domaines qui ne sept qui, offrant un accès en un clic à cer- celui qui nous apparait comme le meilleur correspondent pas à l’objectif principal de taines rubriques, proposent un accès direct à après en avoir mentionné deux, qui sont .. /…
Le périmètre de l’étude
www.journal-deux-rives.com
Culture
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - SEPT-OCT. 2017
VIE ASSOCIATIVE : UN TISSU ASSOCIATIF DYNAMIQUE ... UN TISSU ASSOCIATIF DYNAMIQUE Tableau 1 : Part des associations « Arts, culture & loisirs » et relation des nombres d’associations avec les populations des communes Nb associations
Nb associations Arts, culture & loisirs
% Arts, culture & loisirs/total
Population (INSEE)
Nb associations/1000 habitants
Arts, culture & loisirs/1000 habitants
Achères
78
26
33,3
21111
3,7
1,2
Andrésy
101
23
22,8
12286
8,2
1,9
Carrières-sous-Poissy
84
32
38,1
15546
5,4
2,1
Évecquemont
6
2
33,3
805
7,5
2,5
Hardricourt
19
8
42,1
2101
9
3,8
Les Mureaux
198
38
19,2
31858
6,2
1,2
Médan
16
7
43,8
1444
11,1
4,8
Meulan-en-Yvelines
93
34
36,6
9377
9,9
3,6
Morainvilliers
19
9
47,4
2819
6,7
3,2
Orgeval
39
20
51,3
6149
6,3
3,3
Poissy
117
34
29,1
37412
3,1
0,9
Triel-sur-Seine
81
34
42
12189
6,6
2,8
Vaux-sur-Seine
42
20
47,6
4809
8,7
4,2
Verneuil-sur-Seine
84
20
23,8
15455
5,4
1,3
Vernouillet
70
24
34,3
10099
6,9
2,4
Villennes-sur-Seine
51
16
31,4
5358
9,5
3
1447
437
30,2
240076
6
1,8
Total
des exemples de ceux pour lesquels des efforts d’amélioration sont souhaitables : - L’annuaire d’Achères se caractérise par un manque d’informations permettant de faire un choix avant de contacter les associations. - La consultation de l’annuaire de Meulanen-Yvelines n’est pas facile (arborescence à trois niveaux, cinq catégories étant mêlées aux autres rubriques de la « vie associative et sportive » et présentant, chacune, plusieurs souscatégories) ; les caractères sont trop petits et les descriptions trop succinctes ou absentes. - La ville de Conflans-Sainte-Honorine offre un annuaire, dont les qualités sont celles de son site Internet : il contient les informations essentielles, bien structurées et présentées de manière très lisible et agréable.
Les résultats de notre enquête et analyse comparative
Nous n’avons pas calculé les pourcentages des différentes catégories pour chaque ville mais, uniquement, de manière globale. Les associations sportives sont les plus nombreuses sans atteindre 30 %, tandis que la catégorie « Solidarité, santé et humanitaire », regroupant des associations répondant à des besoins très divers, dépasse 20 %. La part des associations artistiques et culturelles est légèrement inférieure à 15 % tandis que celle des loisirs non sportifs est peu supérieure à ce pourcentage, plaçant l’ensemble à 30 %. Le tableau ci-dessus met en évidence, pour
chaque commune, le nombre et le pourcentage d’associations de loisirs non sportifs. Nous avons, également, pris en compte la population de chaque ville, afin de calculer les rapports entre les nombres d’associations, en particulier celles « Arts, culture et loisirs », et les nombres d’habitants. Afin de repérer les villes dont les valeurs des pourcentages et des nombres calculés sont supérieures à la moyenne, nous avons inscrit celles-ci en gras. Parmi les villes se situant au dessous de la moyenne des pourcentages d’associations artistiques, culturelles et de loisirs, se trouvent les trois plus importantes : Poissy, Conflans-Sainte-Honorine et Les Mureaux. Il se peut que les associations de ce domaine y aient beaucoup plus d’adhérents que les autres associations ; nous n’avons pas pu le vérifier. En ce qui concerne Les Mureaux et Chanteloup-les-Vignes, dont les pourcentages sont les plus faibles, les très nombreuses associations communautaires, classées dans le secteur de la solidarité, sont également le cadre de loisirs. En tête se trouvent Orgeval et Vauxsur-Seine, suivies d’un groupe de petites communes (Morainvilliers, Chapet, Médan et Hardricourt) puis de Triel. Ces villes seraient dépassées par Villennes si les 31 activités de sa principale association de loisirs étaient comptées individuellement comme les sections des associations sportives. Les nombres d’associations pour 1000 habitants font apparaître le classement suivant,
dans l’ordre croissant, des villes en dessous de la moyenne : Poissy, Achères, Carrièressous-Poissy, Verneuil-sur-Seine. La raison invoquée précédemment est, en partie, valable ici. Lorsqu’on ne considère que les associations de loisirs non sportifs, leurs nombres rapportés à la population (dernière colonne) montrent les mêmes villes en dessous de la moyenne, à part Carrières-sous-Poissy. S’y ajoute Chanteloup-les-Vignes, dont le niveau est le plus faible, avant Les Mureaux, les loisirs y étant vraisemblablement moins culturels que dans d’autres communes ou non partagés par l’ensemble des habitants. En tête de ce classement, avec 48 % d’associations « Arts, culture et loisirs », 10 pour moins de 5000 habitants, se place Vaux-surSeine ; ensuite, se trouvent Médan, Chapet, Hardricourt, Meulan-en-Yvelines et Orgeval. Ces résultats montrent que, même, dans les petites communes, les activités proposées, autres que les sports, peuvent être très diverses. Faîtes votre choix pour cette nouvelle année associative ! r C. Coina
1. Quant à la méthodologie et critères de choix des associations examinées, conferez au site Internet du J2R et notamment l’URL : http://www.journal-deux-rives.com/actu/07251nombreuses-associations-vous-proposent-activites-variees-notamment-domaines-artistiques ou scannez le QR code qui apparaît sur la page 26.
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