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n° 133 Parc du Peuple de l'Herbe : "J'aime votre Parc, mais..."

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Le

JOURNAL des deux rives 3,20 €

JUIN-JUILLET 2017

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 133

Parc du Peuple de l'herbe :

«J'aime votre Parc, mais...» Le 24 juin a eu lieu l'ouverture officielle (avec une manifestation) du Parc du Peuple de l'herbe à Carrières-sous-Poissy. Événement à la gloire de l'aménagement «réussi» des pouvoirs publics au nord des Yvelines. Or, les acteurs locaux, associatifs, riverains et entrepreneurs, ne sont pas tout à fait convaincus par l'action globale des élus dans un territoire en déshérence. (pages 11 et 12)

Confluence

la boucle de Triel

rive gauche

Découverte ludique du patrimoine à Conflans

La Péniche de Triel accueille un chantier de jeunesse

Le SOS des assistantes maternelles de Villennes

Les participants ont brillé comme le soleil au 5ème rallye pédestre des 2 Rives de Seine (& Oise) qui a été organisé à Conflans-Sainte-Honorine.

Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine, a signé une convention avec Concordia Île-de-France, pour la mise en œuvre des derniers aspects logistiques lors du chantier de jeunesse qui aura lieu du 17 au 31 juillet.

L'ubérisation de l'économie et le désengagement des pouvoirs publics affectent l'activité des assistantes maternelles (AM) de Villennes, qui ont lancé un cri d'alarme, face à la montée de micro-crèches !

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LE JOURNAL DES

L

Coup de balai salutaire

a démocratie française vient de recevoir un coup : que ce soit celui du balai (parfois salutaire) ou celui du lapin (souvent mortel), toujours est-il qu’ont été éliminés du jeu des chaises musicales parlementaires bien connu un certain nombre de mauvais et quelques bons. Pour les sortis, fini le confort de la Chambre, finis les contacts formels avec le terrain rarement suivis d’effets positifs, finis les discours préfabriqués, souvent incompréhensibles face à l'objectivité de médias présumés complaisants ou considérés comme hostiles. Après une période d’indispensable mais problématique autocritique rédemptrice, certains, habitués à parler haut et mépriser leurs adversaires, devront passer par l’épreuve de l’opposition. Place aux autres, les nouveaux venus, confortablement élus, malgré une abstention excessive ou à cause d'elle... Ces petits nouveaux n’ont pas leur expérience revendiquée, n’ont pas encore pratiqué l’autosatisfaction de leurs prédécesseurs ni leur langue de bois convenue et souvent intraduisible. Tant mieux ! A chacun son tour d’affirmer sa légitimité, d’acquérir des compétences et surtout de pratiquer le rôle essentiel qui lui a été accordé (provisoirement) : être de vrais représentants du peuple et non les godillots d’un pouvoir central même s’il est aussi légitime qu’eux. La Ve République n’est pas née présidentielle, ce régime ne l’est devenu que par une pratique dévoyée par ceuxlà mêmes qui devaient conserver au moins une part de vrai parlementarisme. Avec une Assemblée nationale très fortement dominée par de nouvelles personnalités, espérons que, malgré tout, un rééquilibrage s’installe durablement. Rêvons un peu. Tant mieux si de nouvelles têtes apparaissent, notamment de la société civile, mais sauront-elles résister à la tentation du suiviste, aux promesses non tenues, au miroir aux alouettes d’éphémères portefeuilles ou aux désillusions qui suivent les renoncements ? Evoquer ces dérives po-

Salon officiel des Beaux arts à Triel

éditorial

juin-juillet 2017

Le club VO2 Rives une fin de saison fulgurante

liticiennes c’est déjà les craindre ou pire les envisager... En effet, un constat frappant s’impose : le peuple aussi est en marche ! Les idées de changement ne sont pas venues que d’en haut, la vague moutonnière est heureusement constituée d’innombrables électeurs exigeants qui se sont, eux, déplacés, sans illusions mais pleins d’espoirs et les nouveaux élus doivent immédiatement et durablement en prendre conscience. Ils ont une énorme responsabilité maintenant : réussir à réformer sans déformer tout en prenant garde au fameux troisième tour qui peut mettre dans la rue ceux-làmêmes, qui les ont élus, parfois sans connaître, comprendre et accepter totalement les changements qui s’annoncent inéluctablement. Ce n’est plus un homme ou une équipe qui sera responsable, ce ne sont que les petites mains chargées de la mise en œuvre. Ils se seront trouvés au bon endroit au bon moment et promus à cause de l’incompétence et/ou de l’irresponsabilité collective de leurs prédécesseurs. C’est le peuple, encore et toujours souverain, qui aura plébiscité un président et conforté son pouvoir en élisant une Chambre étanche qui devra voter l’ouverture des voies ou des voix du changement : les ordonnances d’abord puis des lois ensuite. Deux légitimités populaires, voilà le paradoxe démocratique que la Constitution soixantenaire impose au peuple et aux gouvernements français successifs. S'ajoute cette fois l’obligation incontournable de réussite car, en cas d’échec, l’envie d’autorité peut conduire le pays vers extrêmes ravageurs ou extrémismes ravageurs et bien peu démocratiques qui jusqu'à maintenant ont échoué pour des raisons qu'il faudrait analyser sociologiquement et non politiquement. Toutefois il est à penser que ce n’est ni voulu par le plus grand nombre ni inéluctable. Bon vent et bonne chance donc au nouvel équipage qui vient d'investir le vaisseau du Palais Bourbon pour prendre un nouveau cap. Espérons que, cette fois, c'est le bon. La Rédaction

Des artistes vous attendent à Sculptures en l’Île www.journal-deux-rives.com

Le Lions club Conflans Montjoie

Le Yaourt majuscule existe et nous l’avons rencontré. 3


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SOmmaire

juin-juillet 2017

Journal des 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 06 79 69 51 50 ou trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François Favre-Marinet, Marie-Thérèse Etien-Lefort, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Susanne Nally, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Mac Guffin. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (40 €) vous pouvez faire paraître vos infos.

ÉDITORIAL Coup de balai salutaire

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Intercommunalité : Alors, que feront-ils à l'Assemblée nationale ? Projets de mandature

5e Rallye pédestre

Interview de Michèle de Vaucouleurs

Alors, que feront-ils à l'Assemblée nationale ? (II) Interview de Florence Granjus Découverte ludique du patrimoine à Conflans-Sainte-Honorine

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ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy Chanteloup

Ouverture imminente de Trek’île... coûte que coûte ! Parc du Peuple de l'herbe : inauguration du parc clôturé... pour l'occasion ! Combattre les incivilités : pas aussi simple

La Péniche accueille un chantier de jeunesse

Triel Verneuil Verneuil Vernouillet Villennes

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que de mettre une lettre à la poste

Projet au Parc municipal : absence de vision des élus, rouspétances...

Triel Triel

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Mirbeau, une plume pour être « des tous les combats de son époque » Remise de diplômes à Notre-Dame,

une référence avec son lycée international

Des bouchons sur la RD154 ? Anny Duperey à Vernouillet pour honorer Pierre Guillon dit Bergam - Assistantes maternelles de Villennes : « On n'est pas la roue de secours ! » - Villennes, une mise en scène artistique

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Débats - dossiers - Seine Vexin Réfugiés Humanisation de la fin de vie

Nutrition

Étrangers, migrants, demandeurs d'asile : quelles réalités ?

Rencontres ville/hôpital : le patient au centre des décisions pour les soins palliatifs

Maîtriser son alimentation et son poids avec dietplus

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sports Triathlon

Andrésy champion de France en triathlon féminin

CULTURE La mémoire de GPS&O

Le château de Romainville et les débuts de l’automobile et de l’aéronautique

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www.journal-deux-rives.com Abonnement (5 n°/15 € ou 9 N°/30 €) WEB ou DUO (papier + Internet) : 25 et 40 € Prix unitaire : 3,20 €. Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs du J2R. Enfin, incitez vous amis à s’abonner ainsi vous pouvez bénéficier de nos réclames.

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Arts et métiers

Annonce du parcours des Métiers d'arts à Béthel

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juin-juillet 2017

intercommunalité

Projets de mandature

Alors, que feront-ils à l'Assemblée nationale ? Interview de Michèle de Vaucouleurs, députée de la 7e circonscription des Yvelines. Quelles sont vos priorités de votre première année ? J’en citerai deux. Premièrement, nous savons tous que les premiers mois, la première année, sont déterminants pour réussir notre projet durant ce quinquennat. Aussi, il est essentiel pour moi d’appréhender très rapidement la mission de député dans sa globalité, pour me mettre pleinement au service de la majorité présidentielle. L’actualité quotidienne nous rappelle qu’il n’y a plus de temps à perdre pour débattre, légiférer et répondre efficacement aux attentes de nos concitoyens en matière d’emplois, d’économie, d’éducation, de pouvoir Fraîchement élue, Michèle de Vaucouleurs a livré ses projets en tant que députée. (J2R) d’achat, de sécurité... Ma deuxième priorité est de contribuer et solliciter l’expertise des associations, des questionner le gouvernement ou proposer des au renouveau démocratique voulu par notre entreprises et des élus de notre circonscription. amendements. président de la République. Au niveau de la C’est tout le sens de la citoyenneté active que Que pensez-vous des affaires liées circonscription, cela passe par des comptes j’appelle de mes vœux. Sur les enjeux locaux, au Modem ? rendus de mandat fréquents, des rencontres il ne doit pas y avoir de mélange des genres. Il ne vous a pas échappé que je suis adhérente régulières avec les habitants, des moments Je n’entends pas me substituer aux élus locaux au Modem (sourire). Comme vous, je suis avec d’échanges avec les acteurs économiques à qui il appartient de les examiner à l’échelle attention cette actualité marquée par les récentes et les responsables associatifs, ainsi que de communale et parfois intercommunale. Pour démissions de Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez nouvelles formes de coopération avec les autant, je ne m’interdis pas d’intervenir en et François Bayrou, respectivement ministre élus locaux. Dès la rentrée, je présenterai relation avec les élus sur certains enjeux locaux des Armées, ministre chargée des Affaires ce dispositif dans sa globalité. Il répond à dès lors qu’ils sont particulièrement sensibles. européennes et Garde des Sceaux. Je salue ces l’ambition d’une citoyenneté active. Je pourrai, y compris, m’en inspirer pour décisions courageuses qui font suite à une enquête Comment allez-vous faire préliminaire ouverte le 9 juin par le pour remonter les enjeux Parquet de Paris, cherchant à savoir si locaux vers l'Assemblée le Modem a salarié des employés en nationale ? les faisant passer pour des assistants Le 18 juin, les électeurs m’ont parlementaires européens. Je ne vais majoritairement choisie comme pas me livrer au moindre commentaire députée de la 7e circonscription car il faut laisser la justice de notre des Yvelines. Qu’attendent-ils pays œuvrer comme l’a récemment de moi ? Ils attendent avant tout souhaité François Bayrou. Je veux que je participe à l’élaboration des simplement dire que cette actualité, lois qui vont nous permettre de comme d’autres, nous rappelle transformer la France pour la faire combien la loi de moralisation voulue enfin entrer dans le XXIe siècle. par Emmanuel Macron est nécessaire Les électeurs attendent aussi que pour rénover la vie publique et je contrôle effectivement l’action restaurer la confiance entre le citoyen gouvernementale. Ce sont là les et l’élu. Durant toute la campagne deux missions essentielles du électorale, j’ai régulièrement rappelé député. mon attachement à ce texte de loi que Pour les mener, j’entends bien Le passage du témoin a eu lieu le soir même de l'annonce des je soutiendrai sans concession. r me nourrir de l’intelligence collective résultats. De g. à dr. : Mme de Vaucouleurs et M. Richard. (J2R) www.journal-deux-rives.com

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intercommunalité

Projets de mandature

Alors, que feront-ils à l'Assemblée nationale ? (II) Interview de Florence Granjus, députée de la 12e circonscription, a livré ses priorités et a réagi à certaines critiques. Quelles

sont vos priorités de votre

? A court terme, je vais remplir ma fonction de parlementaire de la Nation de la manière la plus efficace possible. Ma priorité est de pouvoir prendre en compte l'ensemble des préoccupations des citoyens, citoyennes de ma circonscription. Suite à des contacts pris sur le terrain, pendant la campagne, je vais travailler sur des dossiers, pour influer sur l'action du Parlement. c'est toute la philosophie et la méthode du groupe La République en marche (LREM). En outre, je vais tâcher de contribuer à remplir l'autre rôle du parlementaire, qui consiste aussi à contrôler l'action gouvernementale. En troisième lieu, je vais garder le contact avec le terrain. Globalement, ce sont mes trois priorités. On pourrait les décliner sur des actions concrètes et spécifiques par rapport à des dossiers que je vais aborder dans les semaines à venir. Par exemple, je pourrais vous citer les domaines de la santé, de l'emploi, des transports, du désert médical et de la transition numérique. Sur ce dernier point, dans les communes de la 12e circonscription, le retard est tellement énorme que je vais m'y mettre dans un bref délai. Par ces propos, je me fais une idée claire du parlementaire : il ne doit pas se croire vivre dans une tour d'ivoire. Ma priorité est de garder le contact avec le terrain. première année

Comment allez-vous faire pour remon-

ter les enjeux locaux (avec et pour les citoyens) vers l'Assemblée nationale ?

Je m'interroge sur la manière de procéder afin d'innover. Où mettre ma permanence en sachant

Florence Granjus est une députée qui a travaillé dans des territoires difficiles.

que j'ai des contacts dans les milieux ruraux et urbains. En effet, la question de la permanence se pose autrement : comment mettre et à quel moment un service qui permet un contact récurrent ? La permanence peut revêtir différentes formes : en mairie dans la 12e circonscription, par réseaux sociaux, par un blog interactif... Il faut d'abord réfléchir pour agir convenablement. Je suis en train de réfléchir à convertir des comités locaux par commune de la 12e circonscription de notre groupe d'En Marche ! En matière de concertation et sur des dossiers d'actualité parlementaire (la réforme du code de travail...), le parlementaire a un devoir, dans sa circonscription, d'informer les citoyens afin d'avoir des retours du terrain sur tel ou tel dossier examiné à l'Assemblée nationale. Il a un devoir d'information, d'explication. Sur des textes primordiaux, par exemple, la loi «travail», il ne faut pas que l'on raconte tout et n'importe quoi ! Pourquoi, comment cette réforme impactera-t-elle le quotidien des gens ? Le rôle du parlementaire est de capter l'information du terrain et de la traduire en langage lisible à l'Assemblée nationale. Inversement, il faut que le travail de l'Assemblée redescende vers le terrain. Je cherche un dialogue, un aller-retour, entre les élus à l'Assemblée nationale et les citoyens de ma cir-

(J2R)

conscription. Je serai opérationnelle et performante à la rentrée en septembre 2017. Seriez-vous une députée godillot ? Comment allez vous faire pour concilier vos convictions lorsque celles-ci s'écarteraient de la ligne gouvernementale fixée par le président Emmnanuel Macron ? J'apprécie beaucoup votre question car elle est terre à terre. Je vous donne une réponse directe : elle me fait beaucoup rire ! Hier, en famille nous avons débattu la même question et un des membres de ma famille, qui ne partage pas mes idées politiques, m'a défendue en soulignant le fait que je ne suis ni un robot ni un député godillot. C'est grave, voire honteux ! C'est une réaction normale des « perdants ». Est-ce que c'est un travers de faire partie de la société civile et devenir élue de la République ? C'est hallucinant de nous critiquer de cette manière. Laissons-nous travailler ! J'ai managé des équipes et j'ai fait cela pendant trente ans. Le management, c'est aussi une manière de faire de la politique. Je suis une femme de convictions qui a travaillé sur des territoires difficiles (département 93). Et je ne serai jamais un robot à mon âge. r

uNE DÉPUTÉE TOUJOURS A LA POINTE DE L'Innovation Florence Granjus a acquis une expérience de 30 ans dans le domaine de l’emploi, dont 20 ans dans le département des Yvelines. Désireuse de casser les barrières et de donner à tous les chercheurs d’emploi une vraie chance de réussir, elle a créé les « jobdating » (sessions de recrutements éclairs permettant d’obtenir un premier contact avec des employeurs). Pour aller plus loin dans la lutte contre les discriminations, elle a ensuite initié les « Web dating » (entretiens par webcam), donnant ainsi une chance à tous lors de la première étape d’un recrutement. r 6

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5E RALLYE Pédestre

Découverte ludique du patrimoine à Conflans-Sainte-Honorine Les participants ont brillé comme le soleil au 5ème rallye pédestre des 2 Rives de Seine (& Oise) qui a été organisé à Conflans-Sainte-Honorine. Après Triel, Andrésy, Verneuil-sur-Seine et Orgeval, c'était le tour de Conflans-SainteHonorine d'accueillir le rallye pédestre historique, organisé par les associations d'histoire locale de notre territoire, élargi à la partie orientale de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Après quelques défections de dernière minute, les participants étaient près d’une centaine répartis en 25 équipes. Leurs départs se sont échelonnés, selon la bonne habitude, pendant une heure. Parmi eux, il y avait beaucoup de fidèles, ayant participé aux rallyes pédestres intercommunaux précédents. Des habitants de diverses communes de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, qui apporte son soutien aux associations d’histoire locale organisatrices, avaient été rejoints par des équipes d’autres villes des Yvelines et de plus loin. Le parcours du rallye pédestre Ils ont, tous, découvert le riche patrimoine de Conflans-Sainte-Honorine, en se baladant et en s’amusant. Cette promesse, renouvelée chaque année, a été tenue, complétée par la présence espérée mais inattendue du soleil. Ils ont pu visiter des lieux qui, habituellement, ne sont pas ouverts au public : le château

Vue plongeante sur la Seine. (DR)

de Théméricourt, où ont eu lieu le départ et l’arrivée, et le Grand cellier du château du Prieuré ; ils ont pu avoir un aperçu de l’exposition temporaire « Le logement du marinier », présentée par le Musée de la batellerie et des voies navigables dans l’Orangerie du parc du Prieuré. Les moins fatigués par leur randonnée, dont la longueur était toutefois inférieure à 5 km, ont pu visiter le musée au cours de la soirée, dans le cadre de la Nuit européenne des musées. Après quelques questions à propos des premiers propriétaires de ce château, les participants ont visité le bateau-chapelle, amarré juste en face, rencontrant saint Nicolas, patron des mariniers, dont les nœuds ont retenu leur attention ainsi que deux anciennes célestines (pompes pour l’assèchement des bateaux).

Les organisateurs, prêts à accueillir une centaine de participants. (DR)

La première étape « Le castrum et le donjon » a nécessité un effort physique, dès le départ : un long escalier a conduit les équipes à la ruelle du Gouffé, où se réfugiaient les habitants lors des fortes crues de la Seine et où ils ont pu apercevoir l’entrée d’une ancienne carrière, dont les pierres blanches ont été utilisées pour bâtir divers bâtiments parisiens. Passant par la place Fouillère,

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où se trouvaient divers commerces qui ont été remplacés par d’autres ou des restaurants, les équipes ont rejoint la tour Montjoie, un donjon subsistant de l’ancien château-fort. Dans le jardin médiéval, les participants ont dû classer des plantes autrefois utilisées dans la fabrication et la teinture de textiles, en cuisine (aromates et condiments), en médecine et d’autres du jardin des sorcières, employées en tant que poisons. La seconde étape «De la dévotion aux munitions » a conduit les équipes à trouver des souvenirs de sainte Honorine, notamment dans l’église Saint Maclou (Mac Low), où ils ont découvert le gisant de Mathieu de Montmorency et la pierre tombale d’un employé de péage (Guillaume, percepteur des droit de péage sur la Seine pour le compte de l’évêque, suzerain du seigneur). Ensuite, ils ont remarqué la diversité des styles du château, l’ancien prieuré, rénové et complété, après sa mère, par Jules Gévelot, fabricant de cartouches. Certaines équipes ont passé du temps à observer les personnages de pierre de sa façade du côté de la Seine ; il devaient localiser la retouche d’une photo, la plus complexe à identifier parmi les quatre, objets de ce jeu. Il y avait, dans les alentours, divers lieux de photos-mystère, que les jeunes participants, ont plus facilement repérées que leurs parents ! Le Grand cellier était, exceptionnel7


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5E RALLYE Pédestre

Réflexions botaniques dans le jardin médiéval.

lement, ouvert pour les participants du rallye pédestre, afin qu’ils en admirent l’architecture et voient la collection d’anciennes embarcations de plaisance du Musée de la batellerie. L’étape s’est terminée près du rocher, d’où jaillissait, autrefois, une cascade tombant dans un lac agrémentant ce lieu. La troisième et dernière étape, « La Seine et la batellerie », a commencé dans ce parc où, dans l’Orangerie, une exposition présentait de nombreux objets des logements des bateliers, notamment la reconstitution du mobilier de la cabine d’un bateau. Les participants devaient trouver sa devise (son nom), le premier d’une série de 20, auxquels ils devaient associer, pendant toute l’étape, l’une des descriptions qui leur étaient données. Ils avaient

à déterminer ce qu’il fallait faire avant d’entrer dans le logement des mariniers (Il fallait se déchausser). Après un passage par une terrasse, offrant une belle vue sur la Seine, où se trouvait autrefois une éolienne, le retour s’est fait le long de la rive du fleuve. Les participants devaient rechercher divers bateaux : bateaux-logements, anciens remorqueurs à vapeur, restaurant, théâtre, centre de secours jusqu’à la chapelle déjà visitée, mais il fallait trouver l’ancien nom du chaland en ciment, qui transportait du charbon avant de prendre sa fonction d’accueil de familles de bateliers et, aujourd’hui, de réfugiés tibétains. Les concurrents devaient, également, trouver que le nombre 70 d’un panneau indiquait la distance, par la Seine, en kilomètres jusqu’au centre de Paris. La

réunion

conviviale

des

équipes

pour la présentation des solutions et la remise des prix

Pendant que des organisateurs corrigeaient les réponses aux questions et aux énigmes, les participants ont pu jouer au croquet, se reposer et voir la première partie de la série télévisée L’Homme du Picardie, sur la condition des bateliers dans les années 1960. Selon son habitude, Michel Kohn, qui a été souvent frustré, après avoir participé à des rallyes pédestres, de ne pas connaître précisément les solutions, a présenté, au moyen de photos, tous les lieux, objets de questions et d’énigmes, que de nombreux participants avaient trouvés, tandis que d’autres les avaient manqués. Les prix, offerts par les divers partenaires du rallye pédestre et de nombreuses enseignes commerciales de Conflans-SainteHonorine et de la rive gauche de la Seine ainsi que par Andrésy Confitures, ont été distribués. Ensuite, un excellent “pot” préparé par l’association Conflans à travers les âges a rassemblé tous L'équipe d'amis médanais et villennois, classée première. (DR)

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une synergie locale et intercommunale

ACV, la mémoire de Villennes, dont le président est à l’origine de cette animation intercommunale et en reste le pivot, remercie les dirigeantes de l’association Conflans à travers les âges, Josette Herry et Martine Vincent, avec lesquelles la collaboration a été excellente, ainsi que Gabriel Dupuy, président du Club Historique d’Andrésy, dont la contribution a été, à nouveau, très efficace. Ces organisateurs adressent leur sincère reconnaissance aux collectivités territoriales et aux organismes qui ont apporté leur aide et leur soutien : • la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) ; • la ville de Conflans-Sainte-Honorine ; • l’Office de tourisme de cette ville, qui fait, dorénavant, partie de l’administration de GPS&O ; • le Musée de la batellerie et des voies navigables ; • l’Etablissement régional de premier degré (ERPD). r les participants, échangeant leurs impressions sur cet après-midi de découverte et de d’amusement. L’expérience des rallyes pédestre a favorisé, à nouveau, les équipes classées parmi les premières : Isabelle et Emmanuel Claude, de Villennes, avec François et Malo Ruelle, de Médan, ont été les vainqueurs, comme à Andrésy en 2014, et trois d’entre eux avaient constitué une partie de l’équipe arrivée deuxième l’année suivante à Verneuil-sur-Seine. D’autres fidèles, Sylvie Ollivier et Pierre Loncle (Vernouillet), complétés par des amis également vernolitains, Juliette et Pascal Pellerin, se sont classés à la deuxième place. Cette année encore, les organisateurs avaient rassemblé des personnes inscrites à deux : c’était le cas de cinq conflanais, M. et Mme Brookman ainsi que M. et Mme Besse, accompagnés par Olivier Dezé, dont l’équipe a été classée quatrième. Les troisièmes sont les vainqueurs du rallye pédestre d’Orgeval, l’année dernière ; les organisateurs avaient, alors, regroupé une Orgevalaise, Marguerite Boehm, son amie parisienne, Christine Parizot, et un couple villennois, Mireille et Jean-Michel Guyader ; ceux-ci ont souhaité reconstituer leur équipe, qui a confirmé sa perspicacité et sa bonne organisation, dans une ville qu’ils


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actualité locale

andrésy

Ouverture imminente de Trek’île... coûte que coûte ! Le « grand projet » du maire d’Andrésy et de sa majorité de parc urbain sur l’île d’Andrésy, appelé Trek’île, est devenu son boulet...

Cela fait maintenant un an que ce parc devait être ouvert. Le maire, les entrepreneurs et les services de la ville mettent les bouchées doubles pour ouvrir Trek’île avant les grandes vacances 2017, quitte à mettre le pied sur la ligne jaune. Depuis août dernier, aucune activité sur l’île n’a été détectée. Donc depuis près d’un an, la nature reprenait progressivement ses droits sur le grand projet de M. Ribault : les orties et les ronces ont envahi les sous-bois et le nouveau verger créé, les feuilles mortes et les crottes d’oiseaux ont jonché les cheminements. Seule intervention : quelques ouvriers puisatiers sont intervenus durant trois jours pour approfondir les puits des éoliennes, la zone humide étant toujours sèche, mais sans résultat probant. Aujourd’hui, de zone humide le projet n’en a que le nom et les platelages traversent donc les herbes hautes de la prairie qui, elles aussi, ont repris leur croissance. Garantir le cheminement : les tensions au niveau de la servitude de marchepied

Pour enfin ouvrir son parc, la mairie devait résoudre rapidement deux gros problèmes : l’ouverture de tout le cheminement le long des berges en faisant usage de la servitude de marchepied sur les terrains privés et l’humidification

de cette satanée zone humide désespérement sèche ! Durant le mois de juin donc, la mairie s’est soudainement réveillée et lancée dans une véritable course contre le temps sans que l’on comprenne ce qui est soudain si urRetards de chantier, problème d’étanchéité dans la zone humide artificielle, forte opposition des riverains,... Même la nature s’en est gent ! mêlée avec la crue exceptionnelle de 2016. (DR) Ainsi, les entreprises Urano et Cépage, en charge de la réali- termes de l’article L. 2131¬2 du Code Général de la sation des travaux du projet Trek’île, ont donc Propriété des Personnes Publiques, que l’usage de ce cherepris du service pour terminer ce qui avait été minement par le gestionnaire du cours d’eau, les pêcheurs délaissé depuis l’été 2016. ou les piétons (à l’exclusion donc de tout véhicule). » Fin janvier 2017, une enquête publique viEn effet, l’entretien de la servitude consiste sant à délimiter le domaine public fluvial sur uniquement à « maintenir libre le cheminement piéton l’île Nancy était lancée avec l'objectif de pouvoir sur la servitude administrative dite de marchepied ».(2) établir la délimitation de la servitude de marchepied.(1) Tensions et menaces verbales Véritable course contre le temps, la mairie Concernant l’utilisation de tracteurs sur les semble avoir donné les coudées franches aux berges de l’île, Michel Près, élu AER de l'oppoentreprises. Pour faire vite, les ouvriers se sont sition, a écrit aux services de la mairie les 8 et vu autoriser à faire passer des tracteurs sur la 21 juin 2017 s’inquiétant que le « passage de tout servitude de marchepied afin de déblayer et pré- véhicule sans autorisation écrite des riverains mettrait de parer les chemins de promenade. facto la mairie dans l’illégalité ainsi que les entreprises et Les élus d’Andrésy Energies Renouvelées ferait courir à la mairie un nouveau risque juridique en (AER), un des groupes d'opposition, sont déjà plus de la procédure déjà en cours. De surcroît les menaintervenus en conseil municipal pour rappeler la ces des ouvriers pourraient faire l’objet de plaintes si elles loi à M. Ribault et à sa majorité. s’avèrent vraies ». Ainsi, une jurisprudence de 2007 a rappelé En effet, les habitants de l’île ont tenté de que « la servitude de marchepied ne permettait, selon les stopper les engins motorisés. Une vive tension a

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andrésy Ainsi, vous vous engagez à le faire par vos propres moyens, et ce avant mercredi 28 juin. Les déchets doivent être collectés et mis en décharge. Ils ne devront pas être déposés ou abandonnés sur la berge ». Depuis mercredi 28 juin, ce sont les employés de la mairie qui ont en charge de déblayer et nettoyer On a déforesté un hectare pour créer une zone humide artificielle. (DR) les chemins du futur eu lieu et des menaces verbales ont été proférées. parc ! L’un des ouvriers a parlé de « forcer le passage », Cela augure de coûts de fonctionnement ce qui sous-entend bien que les entreprises ont importants car les chemins créés sont régulièconscience de ne pas avoir le droit de passer. rement salis ou bloqués par la nature. Ce n’est Michel Près s’est rendu sur l’île le 21 juin pourtant pas faute de l’avoir répété en conseil 2017 vers 11h, s’inquiétant d’une violation du municipal. droit. Les représentants de la mairie ont tenté La zone «humide»... toujours sèche de lui défendre le passage en lui rappelant que Les Andrésiens ont beaucoup glosé sur l’île était une zone de chantier. Toutefois, il a fait cette parcelle gigantesque déforestée puis valoir son droit à être informé des activités de la creusée pour créer une zone humide artifimairie en tant que représentant des Andrésiens, cielle de 10 000 m2. Deux éoliennes et des dans climat plus que tendu. Quinze minutes panneaux photovoltaïques ont été installés après le départ de la propriétaire, les engins sont pour pomper l’eau du sous-sol. Depuis près passés sur la servitude, passant outre les refus de deux ans, ce chantier qui a coûté les yeux écrits et verbaux des habitants exprimés depuis de la tête aux contribuables andrésiens est un plusieurs semaines et les rappels à la loi des élus fiasco total : la cuve creusée et imperméabiliAER. Tout cela s'est déroulé en présence d’au sée (avec de la bentonite) ne retient pas l’eau. moins un représentant de la municipalité. Cet hiver, et jusqu’en juin, on a peut-être frôlé les 500 m2 « recouverts » d’eau (et on La relève des entreprises par... parle de 5 cm au plus profond). Après la vale personnel municipal gue de chaleur de la mi-juin et les litres déLa mairie d’Andrésy a également écrit aux versés par les pompes, il n’est même pas sûr habitants de l’île, suite à leur refus. « Concernant qu’on atteignait 100 m2 « humides ». le grignotage des racines et souches entravant la circulation Au mois de juin, la mairie a organisé une opédes piétons sur la servitude de marchepied, vous avez refusé ration dernière chance de « mise en eau de la zone que les sociétés présentes le fassent avec le matériel en leur humide » ! Pour cela, comme les deux pompes possession. Vous estimez que ce matériel n’est pas adapté. agricoles existantes n'apportent que de minces

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filets d’eau dans la zone, la mairie a décidé de pomper directement dans la Seine ! Au prix de

la pollution de l’île

! C’est une opération normalement interdite. Les élus AER d'opposition ont donc contacté les services de la ville. Voici leur réponse : « Pour ce qui est du pompage de l’eau en Seine, je vous confirme que les entreprises ont entrepris un pompage et que les services de la préfecture de la police de l’eau et de VNF ont été avertis. Les quantités qui sont prélevées en Seine étant inférieures au volume soumis à autorisation, nous avons eu en retour une réponse de la police de l’eau nous indiquant que nous n’étions pas soumis à déclaration ni à autorisation. Les services de la police de l’eau ont acté tout de même de notre demande. » Cette opération de la dernière chance soulève néanmoins des problèmes. D’une part, la mairie ne pourra pomper éternellement. Or, depuis deux ans, force est de constater que cette « zone humide » créée à coup de pelleteuses n’a jamais été capable de retenir l’eau. D’autre part, en répandant l’eau de la Seine sur l’île, le maire est en train de polluer toute l’île. Ainsi, d’un espace naturel sauvage, Hugues Ribault en aura fait un parc urbain pollué ! Au final, on peut s’attendre à une ouverture, dans les prochains jours ou semaines, probablement pour le 14 juillet 2017. Hugues Ribault et sa majorité devront ensuite « vendre » leur projet étiqueté abusivement écologique. Journal municipal, articles de presse., tout sera mis en œuvre pour convaincre des Andrésiens de plus en plus nombreux à critiquer ce projet « inutile et coûteux » qui, de surcroit, génèrera bien plus de dépenses de fonctionnement que prévues. r 1.http://www.andresy-energies-renouvelees.com/enquete-publique-sur-la-463.html 2. Article L2131-2 du CGPPP


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carrières-sous-POissy

Parc du Peuple de l'herbe : inauguration du parc clôturé... pour l'occasion ! Retour sur l’événement raté, le 24 juin, en termes de comm’ pour les maîtres d’ouvrage, le Conseil départemental des Yvelines et la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Des élus, dont le président de Grand Paris Seine & Oise, ont toujours tenté de vous faire croire que tout allait bien pour ce parc, de sa conception à son inauguration ! Toutefois, les Carriérois avertis ne sont pas dupes ainsi que les associations qui connaissent bien l'envers du décor et surtout l'historique des terres polluées de ce parc. Un journal local a même eu le courage d'écrire une part de la vérité en en parlant comme d'un parc « presque naturel ». Savez vous que des propriétaires terriens se sont fait exproprier pour que le parc se fasse, leur terrain étant acheté moins de 3 € le mètre carré ? Maintenant que le parc existe, il est temps de passer à autre chose afin de protéger les 25 millions d'investissement car deux projets ainsi que de graves problèmes de sécurité menacent le parc paysager. Comme dans le film Jurassic Park, « Ils ont dépensé sans compter » ! Lors de l'inauguration aucun mot sur le surcoût du parc, aucun mot sur la remise en état du parc, en particulier de l'observatoire complètement dégradé et tagué ; aucun mot sur le coût de l'entretien du parc qui contribuera à une part non négligeable de vos impôts. Pour en parler, une dizaine d'associations ont décidé de se présenter devant MM. Philippe Tautou, Serge Morvan, préfet des Yvelines, et Stéphane Grauvogel, sous-préfet des Yvelines ; elles leur ont remis une lettre le jour de l'inauguration. Une soixantaine de personnes étaient vêtues pour l'occasion d'un T-shirt blanc où il était indiqué devant « J'aime mon Parc mais... » et, dans le dos « Sans l'autoroute A104, Sans port de déchets et sans gaspillage d'argent public ». Des vérités qui dérangent C’était une mobilisation voulue positive dans le cadre d’une inauguration festive.

L'inauguration de cet équipement public naturel n'a pas fait l'unanimité. (DR)

D’ailleurs, l’ambiance conviviale a permis d'entrer en contact avec des élus en charge de l’aménagement de ce vaste ensemble dans la vallée de la Seine entre Poissy et le Mantois. Karl Olive, maire de Poissy, a indiqué qu'il était très favorable à l'autoroute A104 mais pas sur le tracé vert actuel et donc qu'elle ne devrait pas passer sur le parc ni sur l'ile de Migneaux côté Poissy. Quant au président de la communauté urbaine, M. Tautou, il a affirmé au public qu'il n'y aurait pas de transport de déchets si le port industriel venait à voir le jour en bordure du parc départemental. Cette affirmation a étonné beaucoup puisqu'elle est contraire à ce qu'avait indiqué le commissaire enquêteur, dans son rapport de 2013, dans son avis défavorable à ce projet de transports de déchets. Après quatre ans d’incertitude et d’illusions pour les promoteurs de ce projet non écologique, il ressort un goût de gâchis généralisé. A cause de ce port industriel, les Carriérois et leurs voisins risquent malheureusement d'être privés de port de plaisance dans les prochains mois et son gérant, Michel Gatta, serait expulsé par le propriétaire des terrains, la société GSM. Philippe Tautou a eu, d'ailleurs, beaucoup de dédain pour le gérant du port de plaisance ; celui-ci a pourtant un fort potentiel qui ne peut pas être entièrement exploité depuis des années, en raison des menaces d'expulsion. Aujourd'hui, touwww.journal-deux-rives.com

tes les communes proches de la Seine rêvent d'un port de plaisance, comme le maire de la commune de Verneuil-sur-Seine, un certain Tautou Philippe. Autant d'argent ayant été dépensé pour ce Parc du Peuple de l’herbe, avec un large dépassement du budget, des émergences prévues ne verront pas le jour. Il ne s’agit pas d’une rénovation « des installations » comme on veut vous le faire croire. Des défis sont devant nous pour la bonne gestion de cet immense espace de verdure, ouvert à tous et à tous les dangers de la modernité. Dégradations et incivilités sont le quotidien du parc depuis un an. Ces dégradations ont été constatées, très souvent, sur les réseaux sociaux par différents riverains ; saccage de l'observatoire, nombreux débuts d'incendies volontaires, barbecues sauvages, chiens non tenus en laisse. Dernier exemple, quelques jours après la pose de toilettes sèches (une semaine avant l'inauguration du 24 juin), ces équipements publics étaient sales et tagués par des personnes mal intentionnées. L'illusion que tout va bien, va-t-elle perdurer ? A ce rythme-là, il va bien falloir se rendre à l'évidence : la clôture du parc est indispensable, en commençant par les émergences afin de pas trop froisser la fierté du Conseil départemental des Yvelines et de Grand Paris 11


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carrières-sous-POissy Seine & Oise. Les élus, présents dans le parc le 24 juin, ont promis qu'après son ouverture toutes les mesures de sécurité seront mises en place. En attendant de voir le résultat de cette promesse, la facture reste lourde ! Paradoxe, le jour de l'inauguration une partie du parc était clôturée provisoirement pour des raisons de sécurité ; en outre, le service de sécurité et la police municipale portaient des armes, vigipirate oblige. C’est compréhensible pour le public et pour nous tous, mais il faut bien avouer que la situation était bien cocasse car les élus ont refusé, jusqu’en juin 2017, de clôturer le parc, malgré le coût des dégradations. Pour combien de temps cette posture peut-elle perdurer ? La sécurité des visiteurs est souvent mise à mal. Depuis des mois, des voitures et surtout des motos ou des quads roulent librement dans le Parc du Peuple de l'herbe, à des vitesses souvent dangereuses pour la sécurité des promeneurs notamment celle des enfants et des personnes âgées. Par exemple, une photo (voir ci-dessous) montre une jeune femme qui n'a rien d'une délinquante mais elle est la preuve que la circulation motorisée est devenue une banalité dans le Parc du Peuple de l'herbe ! En conclusion, les paroles du président du conseil départemental, M. Pierre Bédier, résonnent : il a souligné qu’il ne veut plus faire les erreurs du passé. Nous serions tentés d'ajouter « et celles du présent » ! En effet, demain il va falloir protéger les visiteurs du parc des quads, des motos, des dealers, des barbecues sauvages, des chiens en liberté, des incendies sauvages ; surtout, il faudra être, pour une fois, à l'écoute des riverains et des associations pour que ce parc soit un succès pour le tourisme local. Il est indispensable d’offrir un moment de sérénité respectueuse à tous ses visiteurs mais aussi à la faune et à la flore du parc. Enfin, le message des habitants et des citoyens soucieux du cadre de vie est simple : « Nous voulons de ce parc mais... sans délinquance, sans autoroute et sans port industriel. Nous espérons que ce parc ne se terminera pas comme dans Jurassic Park, abandonné des visiteurs suite à une gestion désastreuse de

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Pour la presse, Un espace sensible au bord de la Seine

La conférence de presse du 22 juin était aussi une expérience inoubliable. (DR)

Sous un soleil étouffant, le 22 juin, étaient, notamment, présents M. Christophe Delrieu, (à droite de la photo ci-dessus), maire de Carrières-sous-Poissy et vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, et Mme Joséphine Kollmanns-Berger, (2e à à partir de la droite), maire de Plaisir et vice-présidente du Conseil départemental des Yvelines. Cette dernière a présenté à la presse les grands axes de ce projet ambitieux qui prétend répondre aux enjeux environnementaux, culturels et touristiques dans les Yvelines. Il s'agit du plus important équipement public, dit parc urbain, de notre département; assis sur 113 hectares au bord de la Seine, il est censé être l'alpha et l'oméga de la valorisation du territoire. Mené avec le Conseil départemental des Yvelines, l’EPAMSA, la feue Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et l’Etablissement public foncier des Yvelines, ce projet visait à la sauvegarde des bords de Seine, de ses paysages et de ses richesses faunistiques ainsi que sa promotion auprès d’un large public. La protection et la mise en valeur des berges de Seine en tant que poumon vert sont un enjeu local (Ville de Carrières-sous-Poissy et les communes voisines) mais aussi départemental. En effet, la création de ce parc répondait à plusieurs objectifs du SDADEY (schéma d'aménagement pour un développement équilibré des Yvelines) et du projet Seine Park dans le cadre de l’Opération d’Intérêt National Seine Aval. Le financement a été assuré par le Conseil départemental des Yvelines (14 M€), la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et la Ville de Carrières-sous-Poissy (3 M€). La maîtrise foncière était déjà en partie assurée par l’EPFY. En juillet 2011, l’équipe chargée de la conception du futur parc récréatif et paysager des bords de Seine avait retenu une approche ludique en plaçant l’insecte au cœur de son projet, d'où l'idée de s'associer avec l'Office pour les insectes et leur développement. Il faut savoir que toute cette zone était classée classée Espace Naturel Sensible pour la faune et la flore (ZNIEFF). Comme prévu, une bande active a été aménagée avec des espaces récréatifs et de petites constructions étonnantes, mettant en avant la richesse faunistique et floristique des lieux. L’Espace Naturel Sensible central, composé notamment de l’Étang de la Vieille Ferme et de l’Étang de la Galiotte (véritable « patrimoine naturel » immortalisé par le photographe Yann Arthus-Bertrand), a fait l’objet d’un aménagement paysager et écologique. Un lien avec la Seine a été créé par une grève alluviale ouvrant le parc sur le fleuve. Alexandre Moret, paysagiste de l'agence Terre, maître d'œuvre pour le commanditaire principal, le département des Yvelines, a souligné le caractère innovant de ce parc urbain : « La grève alluviale va permettre d'atténuer l'impact des inondations de la Seine. [...] Le concept, dit ilôtmarne, permet de relier toute une série de lieux entre l'Etang de la Galiotte et celui de la Vieille ferme. » (NDLR : près de la Marina Saint-Louis, au centre d'une polémique, depuis 2010, entre les autorités compétentes et les habitants de la zone impactée par un futur port industriel, qui sera juste à côté du Parc du Peuple de l'herbe). r www.journal-deux-rives.com


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Chanteloup-les-Vignes

Combattre les incivilités : pas aussi simple que de mettre une lettre à la poste Les résidents du Clos de l’Hautil interpellent, à nouveau, les services de l’urbanisme et les élus de Chanteloup-les-Vignes, afin de les sensibiliser sur les incivilités générées par les difficultés d'accès aux locaux voisins de La Poste. Contactée par la rédaction le 22 juin, Mme Catherine Arenou, le maire, n’a pas donné suite à nos interrogations sur des troubles de voisinage liés à l'accès à la poste de Chanteloup-les-Vignes. Une femme, points de suture au visage, un certificat notifiant une durée d’incapacité temporaire de travail de dix jours, veut ester en justice et porte plainte auprès des autorités compétentes, malgré la peur des représailles. Aucun des résidents du Clos de l'Hautil n’ose témoigner sur les faits avérés : agressions verbales et physiques commises au seul motif qu’ils désirent rentrer chez eux, en toute quiétude. Le personnel de police considère que la convivialité se décline au quotidien entre les clients de la poste et les copropriétaires de la résidence. Une rixe éclate entre un élément perturbateur et un senior qui signifie, aimablement, à celui-ci l’interdiction de se garer devant son portail. L’homme, qui sort de son véhicule, où se trouve son enfant, tient tête au retraité et les empoignades commencent. des habitants excédés s’interposent, jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Subséquemment, deux jeunes copropriétaires et une femme viennent au secours de la personne âgée. La mère de famille essuie un coup dans la mêlée. Des mots habillés de haine En 2015, les résidents du Clos de l’Hautil, empêchés de jouir, raisonnablement, de l’en-

Le stationnement chaotique est à la source des troubles de voisinage, qui dégénèrent.

semble de leurs biens acquis (appartements et parkings), avaient interpellé Mme Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, afin de signifier leurs craintes à propos des dangers encourus à côté de La Poste et des risques accidentogènes de ce lieu. Une pétition, signée par l’ensemble des résidents (une soixantaine) insistait sur le caractère pesant des insultes quotidiennes. Il pleut toujours, rue d’Andrésy, des mots habillés de haine, des verbes tendancieux, des bouquets de syllabes sans aucun prestige ! Certains clients s’octroient un blanc-seing, pour le plaisir de se parquer royalement devant une sortie de véhicules et ne s'en excusent pas. Pour eux, le problème n'est pas un manque d’emplacement. Ils revendiquent un pseudo-racisme pour se justifier ! Faut-il n’aller à Chanteloup-les-Vignes que pour subir de telles incivilités ? Comment gérer la situation ? Des

agressions qui risquent de se

multiplier si les pouvoirs publics restent inertes

Après une ultime agression, quatre personnes de cette résidence restent choquées et demandent des comptes. Certes, des travaux de voirie sont en cours d’exécution, dans la rue d’Andrésy, le long du parc Champeau (NDLR : ces travaux ont été terminés le 22 juin créant une vingtaine de places de parking) : des emplacements ont vu le jour à une cinquantaine de mètres de ce service puwww.journal-deux-rives.com

blic. A la faveur du soir, lorsque la poste reste close, les usagers du distributeur de billets se garent au plus près et multiplient les désagréments; les véhicules de certains montent sur le trottoir et se faufilent sous les fenêtres des résidents car la Brink's ne se fatigue pas à relever les bornes rétractables. Toute la nuit, un défilé de bolides, vitres ouvertes sur un monde musical exceptionnellement bruyant, berce leurs rêves de paix. Les résidents souhaitent se rapprocher des propriétaires des locaux de la poste. Ils interpellent, à nouveau, les services de la mairie sur les difficultés d'accès à un service public qui, depuis plusieurs années, imprègnent leur quotidien d'une insécurité, qui s'accroît exponentiellement, car elle n'est pas réprimée par les verbalisations promises. Ils demandent à Madame Arenou, un rendez-vous pour mettre en place des solutions réalisables, en coopération avec les différentes parties. Les copropriétaires du Clos ne rendent pas les services de la mairie responsables de la mauvaise foi de certains usagers de La Poste et des idioties propagées par quelques citoyens arrogants, répétant un discours xénophobe. Pour autant, le choix de l’emplacement des locaux de ce service public a-t-il été bien réfléchi, en tenant compte de toutes les spécificités propres à cette ville ? Le vivre ensemble est un long chemin dont il ne faut pas brûler les étapes. r 13


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Triel-sur-Seine

Projet au Parc municipal : absence de vision des élus, rouspétances... La réunion qui s’est déroulée, le 4 juillet, à l’espace RémiBarrat sur le projet de construction de 160 logements à l'emplacement de « l’ancien Parc Municipal » laisse une impression navrante due à la vacuité presque totale qui caractérise la politique municipale des élus triellois en la matière. L’assemblée présente pour découvrir le projet était constituée presque exclusivement par des opposants très remontés mais pas toujours pour de bonnes raisons… En l’état, tout laisse penser que le projet se fera comme les autres. Éviter la tragédie immobilière Ce projet a été présenté sans souci du réel impact dans une ville à l’urbanisme difficile. Triel-sur-Seine est encore une ville charmante coincée entre la Seine et le massif de l’Hautil. Elle est traversée par la RD 190, bordée par des trottoirs étroits, traversée encore par un réseau routier secondaire ; celui-ci est constitué de voies également étroites qui, par conséquence, ne sont pas extensibles. Triel-sur-Seine vit la tragédie d’être administrée par des élus souvent de bonne volonté mais ne présentant aucune vision d’ensemble, semblant incapables de se projeter, et même pour certains avec une vision aussi étroite que les routes ! L’impact sur la circulation risque d’être redoutable avec la conjugaison des projets en voie de finition et à venir. La thrombose menace ! Les besoins financiers immédiats annoncés dictent tout et paralysent la réflexion. Étude d’impact ? Une élue répond vaguement : « Oui, on a fait une étude, euh… sous la précédente mandature ». Aux dires d’un autre « De toute façon, on a besoin d’argent ». Bref, on construit le toit avant la cave. Nous en voulons pour preuve une déclaration de Michel Poirot, adjoint à l’urbanisme, sur l’interpellation du voisinage à l’occasion d’une réunion du même ordre sur le projet en cours de réalisation rue de 14

La majorité des 70 participants n'étaient pas convaincus par les propos du promoteur. (J2R)

Sablonville : « On construit d’abord, on verra après ». Pour enfoncer le clou, cette inconséquence est encore prouvée par le projet «pharaonique» de la rue Paul-Doumer, mené sous la responsabilité de l’équipe actuelle ; en voie d’achèvement, il aura des effets sur la circulation en centre-ville : les voitures qui entreront et sortiront vont contribuer à engorger la petite artère qu’est la rue PaulDoumer sans parler des bords de Seine. La rue Trousseline va devenir, de fait, le prolongement de la sortie du parking souterrain. Notons que les éventuels acquéreurs ont un certain bon sens et ne se précipitent pas : la commercialisation est difficile aux dires même du promoteur. Préserver à tout prix Le maire, en retrait, ne semble pas vraiment défendre le projet, laissant le soin de répondre à son adjoint à l’urbanisme et à une société de communication (M. Loyal ?) à laquelle on a, de fait, délégué l'organisation du débat démocratique, signe des temps ! La situation est franchement risible lorsque cet intermédiaire prétend distribuer la parole aux citoyens triellois, voire au élus municipaux, surtout d’opposition. Finalement, il travaille ici pour son client, le maire, les conseillers ne se parlant plus ou seulement par son intermédiaire. Les élus de la majorité, ont-ils si peu confiance en leur projet ? Des opposants se sont montrés remuants et tonitruants mais sans ligne directrice. S’ils ont le mérite de sentir les conséquences de ces nombreux projets immobiliers qui se profilent ou se terminent déjà pour certains, les arguwww.journal-deux-rives.com

ments entendus, à tout le moins jusqu’à 22 h 30, relèvent des préoccupations personnelles de quelques propriétaires : dévalorisation et/ ou « ma vue va être bouchée ». Le non-dit remplace l'explicite lorsque d'aucuns s'interrogent sur le prix au mètre carré : doit-on comprendre que le standing prévu n'est pas assez dissuasif pour certains indésirables ? D’autres sont résignés mais demandent au bourreau « de ne pas casser un joli mur » et de tenir compte des quelques vestiges historiques ; c'est pathétique, désespérément à coté du problème ! Ces derniers se font répondre en substance qu’on leur administrera les anesthésiants en quantité suffisante pour faire passer la pilule ! Ajoutons pour finir que les opposants ont été incapables d'obtenir le simple dimensionnement du 98 rue Paul-Doumer gaspillant leur énergie dans une vaine rouspétance... Mauvais signe : les partisans de ces projets auraient tort de s'arrêter en si bon chemin ! Et les promoteurs ravis de ces querelles gauloises qui servent leurs intérêts et pas la population... Quelques voix entendues ont exprimé les vrais enjeux. Ces nouveaux arrivants, à l’esprit clair, ne sont pas encore englués dans les contradictions locales ; bref, ils voient plus loin qu’à l’ordinaire : concevoir la ville dans son ensemble, améliorer les équipements socio-culturels, les transports et surtout maintenir le cadre de vie d’une ville préservée. Faisons le vœu pieu qu’ils soient, en définitive, entendus. Dans l’immédiat, pour éviter l'irréparable, peut-être devraient-ils s’inspirer du recours réussi à quelques encablures à Andrésy ! r


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juin-juillet 2017

Triel-sur-Seine

La Péniche accueille un chantier de jeunesse Le 12 juin, Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine, a reçu Thomas Bellamy, délégué régional Concordia Île-de-France, pour finaliser le partenariat entre la municipalité, les associations Arche Espérance et Concordia pour la mise en œuvre des derniers besoins logistiques lors du chantier de jeunesse qui aura lieu du 17 au 31 juillet. C'est la Péniche de Triel (association Arche-Espérance) qui est à l'origine de ce chantier, lancé avec une convention avec Concordia au mois d'avril 2017. Réhabiliter et rafraîchir la peinture de la partie haute de la Péniche sont les deux objectifs affichés lors des préparatifs de ce chantier qui réunira une vingtaine de jeunes Européens à Triel. En outre, des échanges entre eux leur permettront de mieux se connaître dans un lieu paisible, au bord de la Seine. Depuis les inondations de juin 2016, l'association Arche-Espérance, connue aussi sous le nom générique de Péniche de Triel,

(De g. à dr.) Sylvaine Patron, présidente de la Péniche, et Karel Luap, responsable Concordia Ile-de-France, lors de la signature de la convention le 27 avril à la Péniche. (J2R)

a cherché à rebondir suite à une fermeture forcée de six mois. Le bateau a été endommagé lors des inondations de juin 2016 et a dû être fermé pendant plusieurs mois. Des travaux ont permis sa réouverture en janvier 2017, mais une rénovation plus complète est indispensable pour pouvoir accueillir correctement les événements ambitieux prévus : expositions artistiques, salon de livres, conférences-débats thématiques, cafés solidaires et polyglottes... En janvier 2017 a été envisagé un projet de chantier de jeunesse. A cet effet, Concordia, organisme international, spécialiste en montage de chantiers de jeunesse en France, a été contacté. Celui-ci dispose d'un réseau international de partenaires qui œuvrent pour des chantiers d'intérêt général (la notion de common good est souvent employée dans les milieux anglo-saxons). Concordia est venu, plusieurs fois, à Triel-sur-Seine, évaluer la pertinence et la portée de ce futur chantier à caractère international ; il a été convenu d'associer également la commune de Triel-sur-Seine avec une journée de portes ouvertes et la recherche de synergies avec le Point Jeunes de Triel pendant l'été 2017. Pour lancer l'opération de ré(De g. à dr.) Joël Mancel, maire de Triel, a reçu Thomas novation et de nettoyage approBellamy, délégué régional Concordia Ile-de-France. (J2R) www.journal-deux-rives.

fondi (travaux de peinture, petites réparations, signalétique,...), il fallait disposer d'un budget de deux mille euros (montage du projet), en plus de l'achat de matériels. Une collecte ULU LE a permis de concrétiser le projet qui sera mené dans le cadre d’un chantier de jeunesse européen, sous l’égide de Concordia. Cet organisme mettra en place les outils, l’encadrement et la logistique. Une quinzaine de jeunes sont attendus ; ils seront logés sur La Péniche. Le travail consiste à rénover l'extérieur de la péniche. Au programme : nettoyage, décapage, peinture. Les participants prendront aussi part à l'installation de la signalétique de l'association de l'Arche-Espérance. La conventioncadre a été signée le 27 avril 2017 à La Péniche (photo ci-dessus). En filigrane, il s'agit d'organiser des moments de partage avec les habitants de la commune de Triel-sur-Seine. Dans le cadre d'un partenariat avec Concordia, la municipalité mettra à disposition des jeunes Européens la cantine de l'école JulesVerne pendant la durée du chantier. r

À propos du porteur de projet L'association La Péniche Arche de l'Espérance, sise à Triel-sur-Seine, est un lieu d'accueil pour jeunes et adultes à Triel-surSeine et ses environs. La Péniche a ouvert ses portes en 2001. C'est une association à caractère culturel et de bienfaisance, qui est autorisée à recevoir des dons et des legs ! Chaque contributeur/contributrice recevra un reçu de déduction fiscale. 69 Quai Aguste Roy - 78510 Triel-sur-Seine : 01 3970 6946 r 15


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Triel-sur-Seine

Mirbeau, une plume pour être « des tous les combats de son époque » Triel a accueilli, le 8 juin à La Péniche, la soirée-dédicace d'« Octave Mirbeau, le gentleman-vitrioleur » de A. Leduc. Une commémoration à caractère régional dans le cadre de l'année Mirbeau. Octave Mirbeau, ou bien toutes les contradictions fécondes qu’une âme humaine peut abriter dans sa quête de vérité. Dans l’année du centenaire de la mort du grand écrivain, polémiste, reporteur et arracheur de masques, Trielsur-Seine, qu’il habita au crépuscule de sa vie, s’est offerte une autre occasion de parler de cette figure dérangeante et emblématique, mise injustement dans le tiroir de l’oubli national. Pendant une soirée-dédicace organisée jeudi 8 juin par le « Journal de Deux Rives », un public intéressé s’est embarqué à bord de La Péniche Arche Esperance pour traverser l’océan polymorphe de l’imaginaire mirbellien. Au gouvernail, l’essayiste Alain (George) Leduc, courageusement présent, même si blessé suite à une infortune, qui a présenté son dernier livre Octave Mirbeau le gentleman-vitrioleur (Les Éditions Libertaires, 230 pp., 15 euros). Claude Barouh a introduit la soirée en parlant de ses recherches sur Mirbeau et d’une exposition en octobre, à Poissy. Leduc est poète, anthropologue, critique d’art et romancier, avec un impressionnant bagage d’incursions intellectuelles à son actif : ses œuvres vont de l’analyse de la modernité du Gauguin céramiste,

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aux signes racistes et sexistes dans l’art contemporain, au reportage sur le travail de nuit en France. C’est en découvreur de pistes cachées que l’auteur a approché la complexe biographie de Mirbeau pour mettre en lumière « l’éventail des idées et des formes qu’il utilisa », comme il l’explique. Le résultat est une promenade admirablement illustrée dans l’immense par(De g. à dr.) Alain «Georges» Leduc, auteur de la biogracours littéraire et humain de phie de Mirbeau, Elena Fornero, et C. Barouh, membres du Mirbeau. On apprend qu’il comité pour la commémoration de l'année Mirbeau, étaient fut en contact avec la paprésents à la séance du 8 juin. (J2R) cifiste autrichienne Bertha Von Suttner, par exemple, ou qu’il fréquenta et ad- quant les différentes nuances d’hostilité ambiante mira le peintre belge Félicien Rops. Ou encore qu’il à l’époque. Il arpente les années de « nègre », où trimballa Jean Jaurès à travers les Vosges à bord de Mirbeau prostitua sa plume au service des bonasa mythique 628-E8. partistes et des conservateurs. Il raconte sa sympaEt après il y a les idées véhémentes, les in- thie pour les anarchistes à travers l’histoire de La tuitions qui ont porté Mirbeau à être « des tous les Revue Blanche et de ses fondateurs, les trois frère combats de son époque » (l’Affaire Dreyfus, la défense Natanson. Précision oblige, il s’attache même à d’Oscar Wilde et de Jean Grave, contre la peine de démonter, dates à la main, le mythe de Mirbeau mort…), toujours un pas avant les autres, avec « découvreur des Impressionnistes et de Rodin. Les son infatigable engagement auprès des opprimés questions du public à la fin de la rencontre de Triel et des laissés-pour-compte ». Mais aussi ses éga- ont démontré que la curiosité populaire envers le rements et les compromis douteux de l’auteur du grand Octave couve sous les cendres de l’amnéJournal d’une femme de chambre au début de sa carrière, sie affichée par certaines institutions, comme le que Leduc regarde avec aucune complaisance. Au Musée d’Orsay, lors du centenaire. Mirbeau intercontraire, il les analyse en essayant de les éclairer nationaliste et pourtant antibritannique ? Mirbeau au maximum par la contextualisation historique et anarchiste, lui qui était foncièrement pessimiste sur sociale. Il se penche donc sans peur sur le brûlot de l’homme ? L’homme mérite plus que jamais d’être l’antisémitisme du Mirbeau des Grimaces, en expli- remis au grand jour. r

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juin-juillet 2017

actualité locale

Verneuil-sur-Seine

Remise de diplômes à Notre-Dame, une référence avec son lycée international Depuis 2010, le lycée international Notre-Dame High School donne une scolarité aux étudiants anglophones de tous les continents. Celle-ci se termine par une cérémonie de remise de diplômes marque la fin d'un cycle pour certains d'entre eux. Le 29 juin, la graduating class version 2017 a brillé, avec le soleil, pour fêter un pas de géant et entrer ainsi dans un monde complexe et difficile pour cette jeunesse qui cherche à faire partie d'une « mondialisation heureuse ». Lors de la cérémonie officielle de remise de diplômes au lycée international Notre-Dame High School (NDIHS), le soleil brillait, une sorte de signe pour dire que l'avenir se présente radieux pour ces jeunes venus des différents pays et continents. Une cérémonie à l'américaine Tatjana Maria Nadiza Burn, Alexis Frank, Hani Khalil, Maria Kryukova, Hanna Claire Miller, Ryan Trevo Platts se sont habillés à l'occasion d'une tunique (robe en anglais) et ont porté un chapeau plat, de même couleur bleue ciel. Environ dix moments forts (discours, chansons et messages au monde) ont agrémenté la cérémonie, parfois trop formaliste à l'américaine.

Tous les diplômés ont eu une « standing ovation ». (J2R)

Un message de paix Néanmoins, c'était émouvant pour ces jeunes diplômés et leurs parents concernés par cette première étape vers la vie réelle. Justement, Maria Kruykova, originaire de Russie, a tenu des propos simples pour expliquer que lorssque les choses tournent mal c'est à ce moment que l'on constate qui sont des « les vrais amis ». Sur un autre ton, plus géopolitique, Mme Ann Birot-Salsbury, diplômée, elle, d'une des meilleures universités américaines (Vassar au nord de New-York), a souligné l'importance de veilleur

du monde. Elle a encouragé, dans son message d’invitée de marque, cette jeunesse cosmopolite à poursuivre le chemin pour un avenir de paix et de compréhension dans le monde entier. Il faudra porter le fardeau de l'Humanité et elle espère que ces jeunes vont y participer. Sont-ils préparés ? Sont-ils déjà matures ? « Wait and see » ou « time will tell » sont des formules à l'emporte-pièce qui viennent à l'esprit de cette observatrice assidue de la vie locale à Verneuilsur-Seine, siège de la Notre Dame International High School. r

Des bouchons sur la RD154 ? Voici une idée répandue par les promoteurs de cette déviation contestée depuis dix ans. Cela relève plutôt d'un phénomène de fake news. Un des arguments du conseil départemental pour construire la déviation de la RD154 est de dire que la RD154 actuelle, passant dans Verneuil-sur-Seine et Vernouillet, est saturée par la circulation automobile. Pour démonter cette idée, nous avons utilisé le site bien connu Google Maps qui permet de connaître la circulation à une heure donnée en utilisant la fonction Trafic dans le menu (en haut à gauche). Vous pouvez alors

obtenir la circulation en temps réel ou le trafic habituel à une heure donnée. Le trafic attendu pour un mardi à 8 heures (la journée apparemment la plus chargée) : vous remarquez que les centres-ville de Verneuil-surSeine et de Vernouillet ainsi que celui de Triel-surSeine connaissent un trafic qu’on peut qualifier de dense (couleur orange, soit le niveau 2 sur une échelle à 4 niveaux). On observe aussi que : • Le trafic le plus dense s’observe sur la RD2 entre Vernouillet et Triel-sur-Seine, une voie pour laquelle la construction de la déviation de la RD154 n’apportera pas d’améliorations (l’étude d’impact du projet prévoyait même une augmentation du trafic sur ce tronçon). • Le trafic dans la Grande Rue de Verneuilwww.journal-deux-rives.com

sur-Seine est très important : ce trafic est dû à la présence de l’école Notre-Dame qui compte près de 3000 élèves et aux nombreux parents qui déposent leurs enfants à proximité de l’école. • Le trafic sur le tronçon situé entre les Clairières de Verneuil (Route de Meulan) et le nouveau giratoire au niveau de la Grande Rue est fluide. La déviation de la RD154 délesterait les centresville de Verneuil et de Vernouillet d’une partie du trafic de transit (environ 2000 véhicules par jour) mais n’apporterait pas une diminution radicale de la circulation sur l’actuelle RD154. La faible diminution du trafic attendu dans les centres-ville ne justifie pas l’atteinte irréversible à la biodiversité, au paysage et à l’agriculture de proximité que constitue le projet de déviation de la RD154. r 17


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juin-juillet 2017

actualité locale

vernouillet

Anny Duperey à Vernouillet pour honorer Pierre Guillon dit Bergam Pour L’homme qui aimait les femmes s’est organisée en ce début de l’été, le 24 juin, dans son jardin de Vernouillet, une belle petite fête. C’était, certes, un peu en son honneur mais aussi pour être avec les aériennes qu’il forme avec patience et exigence depuis si longtemps de sorte qu’il a des émules et de respectueuses admiratrices de tous les âges. Anny Duperey tenait à venir et comme la vie est pleine de mystères, elle fut stupéfaite de l’invitation de son ami Pierre. Souvenirs du Gala des Artistes En effet, la comédienne était justement en train d’écrire le dernier chapitre de son dernier livre(1), portant précisément sur sa période Gala des Artistes. Dans un jardin, très arrangé pour l’occasion, le portique de trapèze bien en place a réservé à la visiteuse et au public, d’amis, de parents, de voisins, de très belles évolutions aériennes, à la corde, à l’échelle, au tissu et même au cercle, effectuées par les petites élèves du maître : Victoria, Morgane, Lilou, Samuela, Juliette, Romane et la chienne Niouchka. Pierre a eu la visite rare de Claude Proust, le Vernolien qui a été son voltigeur dans les années 50 et au début de la décennie suivante ; il conserve, affichée en bonne place, une photo de lui, faisant une pointe en grand ballant lors d’une Piste aux Étoiles. Pygmalion, formateur et pas seulement juste porteur, Pierre Bergam est un Professeur majuscule qui renaît à chaque fois et il ne fait pas de doute que la visiteuse resplendissante et cette très belle fête valent une bonne recharge d’accus. Anny « s’envoyait en l’air » Pierre Bergam a préparé les numéros d’Anny Duperey à l’époque ou elle jouait au cinéma dans Les malheurs d'Alfred et Un éléphant ça trompe énormément. Dès 1973, Anny était venue au gymnase du Boulevard Bonne-Nouvelle, au numéro 28, pour travailler pendant deux mois et se produire « gratuitement » pour la retraite des vieux artistes nécessiteux. Il faut dire qu’elle avait des prédispositions avec une formation en danse classique ; il n’y a qu’à la voir se mouvoir dans le parking au début, improviser « sept ans de réflexion » par dessus une bouche d’aé18

Anny Duperey, Pierre Bergam et Lilou... (J2R)

ration sous les yeux de Jean Rochefort, bon mari mais frappé par le coup de foudre et qui entend les cris des mouettes ! Rebelote en 1975 mais cette fois-ci avec son homme de l’époque Francis Perrin; celui-ci portait à bout de mâchoire une voltigeuse de soixante dix kilos, et encore un peu plus tard, pour le show TV Circus of the stars en 1976 à Santa Monica (Los Angeles), année où le Gala de l’Union s’était en quelque sorte exporté « aux States ». À la fin, Paul Newman se leva, suivi de toute l’assistance, pour applaudir à tout rompre. Entre temps le Trapèze club de Paris, l'école de cirque de Pierre, avait changé de quartier pour les Halles, au 55 rue Montorgueil, lieu plein de bouleversements et qui ne s’en est toujours pas remis. En effet, les promoteurs, après avoir cassé le cirque Médrano en 1971, «un véritable crime » avec la complicité intéressée des propriétaires et, de ce fait, les touristes privés d’un magnifique cirque, arrivés par cars entiers, n’avaient plus qu’à se rabattre sur les distractions, la plupart frelatées, du Pigalle de l’époque. D’autres récidivaient encore en envoyant à la casse les magnifiques pavillons Empire du Ventre de Paris. Et que dire du Gaumont Palace en 1973, boulevard de Clichy ? Passons la digression et reprenons : Anny fit donc quatre éblouissantes prestations aux Galas de l’Union en 1973, en 1975 avec Francis, en www.journal-deux-rives.com

1976, seule en grand ballant, carrément audessus du public américain ; elle s’exhibait sans sécurité aucune et dit-elle : « ressentit une véritable ivresse », il n’y a qu’à voir son visage radieux sur le film TV de l’époque, qui l'effraya rétrospectivement, tellement elle s’était oubliée. Anny remit cela avec Pierre en 1977 à Hollywood. Le Gala de l’Union des Artistes connut ses dernières «grandes heures» à cette époque, achevé par le manque de renouvellement et le comportement de quelques uns qui tiraient avantage de « bénéfices personnels », au propre comme au figuré, que pouvait leur apporter l’entreprise, trahissant la noble cause. Toute belle aventure a une fin ! La suite de la fête Dans l’après-midi, Bruno Lapassatet a chanté un extrait de la sérénade tiré de Don Giovanni et un air de Fauré, puis Anny a poussé la chansonnette avec Il m'a vue nue de Mistinguett. Un peu plus tard, Gérard Baudry a eu la riche idée de montrer à l’illustre invitée l’installation de trapèze volant de la Compagnie Biosphère à Chanteloup-lesVignes et Anny se prêta sans chichi à une séance de photo promotionnelle. r

1. Anny Duperey, qui est aussi écrivaine, termine un récit autobiographique sous l’angle circassien et maternel. Le dernier chapitre, dont nous avons eu la primeur de quelques extraits, relate justement la période des Galas de l’Union avec Pierre. À paraître en novembre.


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actualité locale

Villennes-sur-Seine et Médan

Assistantes maternelles de Villennes : « On n'est pas la roue de secours ! » Deux tendances lourdes, ubérisation de l'économie et désengagement des pouvoirs publics, produisent des effets sur le quotidien des familles. Dans le cas des assistantes maternelles (AM) de Villennes, on constate bien le piège dans lequel les onze AM se trouvent. Leur activité s'effondre progressivement, face à la montée (effet de mode ?) de micro-crèches et des réseaux privés tel Babilou ! Un vrai casse-tête pour les maires qui préfèrent ne pas répondre à des interrogations légitimes de la part de la rédaction. C'est le cas du maire de Villennessur-Seine, Michel Pons. La mondialisation continue à exercer des effets sur la vie de tous les jours. Ainsi, la concurrence internationale, les déficits publics, la rentabilité, le retour sur investissement sont entrés dans le domaine des services à la personne, dont la Petite enfance. Tout est en train d'évoluer, « d'être chamboulé », diraient certains qui n'admettent pas d'être traités comme de vieux chiffons ou d'être comptabilisés comme des variables d'ajustement d'une politique publique marquée par l'austérité. Des réponses multiples pour la Petite enfance Des besoins (une demande, diraient les modernes) existent du fait de la construction constante de logements, notamment dans des villes comme Villennes-sur-Seine. Plus de constructions signifie plus d'équipements publics, en particulier des services organisés et fournis aux familles qui s'installent dans les Yvelines. Par exemple, à Saint-Germain-en-Laye, une crèche qui favorise le lien avec les anciens et le bien-être des enfants et de leurs familles a été inaugurée, le 23 juin, en même temps qu'un

(De g. à dr.) Delphine Ibark, Marion Savary et Kihane Kaddouri, assistantes maternelles à Villennes-sur-Seine. (J2R)

établissement pour les personnes âgées. Cette crèche, dont le réseau privé Babilou est le maître d'ouvrage, a une superficie de 338 m² et deux jardins de 90 m² et 150 m². Elle offre un large confort, son espace extérieur étant propice aux activités de plein air. Avec une amplitude horaire large (7 h 3018 h 45) et trois formules d’accueil (régulier, occasionnel et d’urgence), l’établissement reçoit chaque jour des enfants de 10 semaines à 4 ans ; ceux-ci seront, à partir de septembre 2017, répartis par sections en fonction de leur tranche d’âge. Conventionnée par la Caisse d’Allocations Familiales des Yvelines, la crèche bénéficie d’une aide au fonctionnement via la PSU (Prestation de Service Unique). Cette aide permet aux familles d’être accueillies selon les mêmes conditions tarifaires qu’en crèche municipale. La Caisse d’Allocations Familiales participe, en outre, à l’investissement à hauteur de 300 800 €. A Villennes, une crèche Babilou est, également, ouverte depuis quelques mois. La création de mini-crèches apporte aussi de mini-réponses : par exemple, la microcrèche privée Océambrine, ouverte récemment à Triel, tente de répondre à une demande croissante pour la garde des petits. Ce projet s'est réalisé grâce à la pugnacité de Mme Isabelle Le Gars. Le constat est le www.journal-deux-rives.com

même : la demande de places de crèche augmente au fur et à mesure que la population croît à Triel-sur-Seine, comme à Villennes. Par ailleurs, Mme Le Gars vient d'ouvrir une deuxième micro-crèche à Triel. Dans le cas villennois, un acteur économique privé a ouvert « Poussin et chaton » de 10 lits, corroborant cette tendance de fond. Bouleversement d'un système rôdé et local

Justement, la rentabilité de ce type de réponse nécessite au moins deux micro-crèches, nous a expliqué, le 13 mai, un des promoteurs de cette micro-crèche à Villennes. D'où sa décision d'y installer une deuxième, dont le permis de construire a été obtenu fin avril 2017. Elle devrait être ouverte en septembre 2017. Cette course contre la montre pour obtenir le graal (permis de construire, financement bancaire, agrément de la CAF...) met en colère les onze AM de Villennes qui ont signé une pétition à l'attention des pouvoirs publics.(1) «Nous ne voulons pas être la roue de secours !», ont-elles martelé le 16 mai 2017 devant la presse locale. Accompagnant cette pétition, le J2R a pu consulter un dossier complet démontrant la suroffre des services à la personne. Les AM de Villennes y expliquent que « la grande crèche intercommunale Babilou 19


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Villennes-sur-Seine et Médan (NDLR : à Orgeval et Villennes) de 60 lits et une micro-crèche, Poussin et chaton de 10 lits, ont été ouverts », concurrençant directement leur activité. Pour les AM, la nouvelle microcrèche Poussin et chaton « ne sera pas viable » alors que l'offre est bien satisfaisante : « Six assistantes maternelles travaillent déjà dans le même secteur (Breteuil), soit plus de la moitié des assistantes maternelles ; 17 places [sont] disponibles au total à compter de septembre 2017 chez les assistantes maternelles. Le multi-accueil Boutchouclub dispose de 15 places de libre à partir du 1er septembre 2017. »

Villennes, une mise en scène artistique

Pour une concurrence partout et pour tous

Selon cette analyse locale, les initiateurs de cette deuxième micro-crèche tentent « de vendre du rêve ». D'abord, elle va engendrer des problèmes de voisinage et un afflux de voitures dans une zone à prédominance rurale. En outre, les critiques fusent : « La gérante [...] a pour objectif d'ouvrir une deuxième microcrèche à 500 mètres de la première, en agrandissant son propre logement. » Surtout, cette nouvelle crèche « est en concurrence directe avec les assistantes maternelles, dont l'activité est très réglementée, contrôlée régulièrement et nécessite une qualification régulièrement mise à jour par la PMI. » En ce qui concerne le coût pour les clients, il est presque au même niveau en raison de l'apport de la CAF selon un barème classique en fonction des revenus. Selon les AM, « on entend malheureusement trop souvent le terme de business plutôt qu'intérêt des enfants et de la famille ». En attendant une réponse formelle du maire(2), les onze AM de Villennes-sur-Seine s'inquiètent pour leur avenir ; elles demandent des engagements clairs pour « une politique de préservation de l'emploi local avec le maintien de la diversité de l'offre dans ce secteur. » La politique du nouveau gouvernement préconisant davantage d’économies dans le secteur public, on ne voit pas comment le maire de Villennes pourrait sortir une recette miracle pour atténuer l’angoisse de ces futures perdantes de la flexibilité dans le secteur de la Petite enfance. r 1. MM. Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine, Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, Mme Seguret, référent PMI des assistantes maternelles, Mme Fabienne Farly, cheffe de services accueil Petite enfance, M. Albert Fernandez, directeur général adjoint des solidarités, Mme Eva Seguy, adjointe à la Petite enfance à Villennes-sur-Seine, M. Thomas Boyer, responsable du département des Yvelines chargé du partenariat et de la politique d'action sociale. 2. M. Michel Pons a reçu le collectif des assistantes maternelles de Villennes le 22 juin 2017. Pour lui, cette minicrèche est une affaire privée et le maire n'a pas à s'ingérer dans l'économie locale.

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Irène Lussou, sculptrice de talent a su rayonner au-dela de nos frontières.. (N.S. Photographie)

Depuis quelques mois, Villennes a accentué son action culturelle pour terminer par une apothéose, le 9 juin au complexe sportif, avec Irène Lussou. L'art et, au-delà, la culture sont primordiaux dans la vie locale. Villennes illustre cette idée noble. L'exposition et surtout le vernissage de deux artistes Jean-Daniel Baumann, sculpteur, et de Christyane Javoise, peintre, à la salle des expositions de Villennes le 5 mai, ont lancé un mois d'activités liées à l'art, en particulier à la sculpture, sur la rive gauche de la Seine. JeanDaniel Baumann est connu et reconnu par ses œuvres poétiques et palpitantes, dont certaines font appel au recyclage de matériaux. Sa démarche, insiste l'artiste, consiste à « s'amuser dans un jeu de déconstruction des objets matériels » et une reconstruction de ces mêmes objets en formes poétiques, pleines de tendresse. Primé plusieurs fois, dont la dernière à Chanteloup-les-Vignes, cet artiste est à sa 10e participation à Sculptures en l'Ile d'Andrésy, une référence. Christyane Javoise, dans un style plus classique, dépeint un uniwww.journal-deux-rives.com

vers plein de joie et d'optimisme. C'est une peintre qui n'arrête pas de produire et de prodiguer ses conseils, notamment envers de jeunes artistes. Ensuite, la municipalité de Villennes a organisé, le 13 mai, et mené à bien Les Arts en fête, alliage d'un événement populaire et celui à caractère artistique. Durant toute la journée, un marché de l'art, des ateliers, des démonstrations d'artistes (peinture, sculpture, vitrail, bijoux...) ont donné une dimension spéciale aux visiteurs de cette commune hautement culturelle. Pour clôturer un mois de culture, rien que la présence d'Irène Lussou, sculptrice de talent qui a su rayonner au-dela de nos frontières. Irène était à Villennes, le 9 juin, en invitée de marque pour l'inauguration par M. Michel Pons, maire, de l'œuvre «B 612, la croisée des chemins». Cette œuvre, inspirée du Petit Prince, a été forgée en bronze à l'intérieur d'une figure en quasi-lévitation de l'artiste. M. Pons a aussi profité pour inaugurer, à cette occasion, le mini-stade pour les jeunes. Comme l'a souligné Patrick Marques, un peintre contemporain : « Belles, sensuelles, ingénues, mystérieuses, les sculptures de Lussou sont toutes animées d'un souffle de vie... en marche vers leur devenir, presque inconscientes de leur pouvoir sur les sens de l'autre. » r


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Réfugiés

Étrangers, migrants, demandeurs d'asile : quelles réalités ? Avec le démantèlement du campement sauvage du Port de la Chapelle à Paris, le 7 juillet , la question de l’accueil des réfugiés et des migrants est au cœur de l’actualité nationale avec ses ramifications locales.

En France, en Europe, dans le monde entier, les mouvements migratoires sont une réalité. Au cœur des villes et des villages, arrivent des personnes dont nous ignorons souvent tout ou beaucoup. Alors les questions affluent; c'est pour tenter d'y répondre que le collectif Les voisins solidaires de Mézy a organisé, le 14 mars, une réunion d'information et de débats réunissant habitants de Mézy-sur-Seine et de communes environnantes, bénévoles, militants de la Cimade(1) et de la Ligue des Droits de l'Homme. Quelle est la situation à Mézy et dans les environs ? A Mézy, près de 110 réfugiés sont hébergés depuis septembre 2015, dans une maison qui était initialement destinée à des personnes âgées, mais n'était pas occupée. Elle fonctionne en Centre d'Hébergement d'Urgence (CHU), accueillant des personnes qui restent rarement sur place au-delà de quelques mois, en fonction de l'évolution de leur situation administrative. Il s'agit d'hommes seuls, plutôt jeunes, majoritairement du Soudan et d'Afghanistan. Le centre est géré par l'association Aurore qui fournit gîte, repas, travailleurs sociaux... Des bénévoles de Mézy interviennent dans le centre, notamment pour des cours de français, en bonne collaboration avec les responsables de l'association Aurore. Le centre est relativement ouvert sur l'extérieur. Le Centre d'Hébergement d'Urgence de Triel (CHU Maison Les Tilleuls) est assez semblable, puisqu'il accueille, depuis octobre 2015, près de 120 réfugiés, également des hommes seuls, jeunes, majoritairement du Soudan et d'Afghanistan dans l'ancienne maison de retraite, désaffectée, réquisitionnée suite à l'évacuation du Lycée Jean-Quarré à

Ces trois réfugiés sont hébergés au Centre d'Hébergement d'Urgence (CHU) Les Tilleuls de Triel-sur-Seine. Ils sont environ 120 et mènent une vie «normale». (J2R)

Paris. Le 9 novembre 2015, un groupe d'une quinzaine de personnes du groupuscule d'extrême droite Génération Identitaire a envahi et occupé les toits de la Maison Les Tilleuls pendant une matinée, avant d'être évacué par les CRS en présence du sous-préfet. Le choc, pour les réfugiés, comme pour les riverains et les associations, a été certain et a abouti à la création d'un comité de soutien. Des cours de français sont assurés par le Secours catholique à proximité du centre, un « Café Voisins » mensuel est organisé depuis sept mois par quelques voisins, un repas commun sur La Péniche de Triel amarrée sur la Seine a été organisé. Néanmoins, le centre, géré par la Croix-Rouge, fonctionne de façon relativement fermée, les réfugiés devant s'identifier à l'entrée et à la sortie auprès du gardien. Seuls certains bénévoles du Secours catholique peuvent y rendre visite aux réfugiés et rencontrer les responsables du centre. A Morainvillliers, la situation a été très différente, puisqu'il s'agissait seulement de 35 réfugiés, hébergés entre décembre 2016 et avril 2017 dans un centre de vacances des Petits Frères des Pauvres. Leur arrivée a été l'occasion d'une réunion publique d'information très houleuse, avec une grande hostilité www.journal-deux-rives.com

de certains participants. Pendant le séjour des réfugiés, le calme a pris le dessus et la solidarité s'est installée autour de ce centre provisoire. Effectivement, fin avril 2017, ce centre a fermé pour laisser la place à une colonie de vacances. Pourquoi les réfugiés sont-ils ici ? 243 millions de personnes dans le monde habitent un autre pays que celui de leur naissance, soit seulement 3,3 % de la population mondiale, ce chiffre étant stable depuis 25 ans. Seul un tiers de ces personnes vont d'un pays du Sud vers un pays du Nord ; elles restent majoritairement dans un pays voisin du leur, tels le Liban et la Turquie. La majorité (66 %) des migrants vivant en Europe viennent d'un autre pays d'Europe. Parmi l'ensemble des migrants, on trouve les réfugiés, qui fuient la guerre, les persécutions, la famine et demandent protection au titre de la Convention de Genève des Nations Unis (1951). Leur nombre est en augmentation, ces dernières années, avec plus d'un million de demandes d'asile en Europe en 2015, dont 80 000 en France (seuls 31,3 % ont obtenu la protection statutaire de réfugié). Ces réfugiés arrivent en Europe au terme 21


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Réfugiés mais a contribué à augmenter la dangerosité de leur voyage. Arrivés en Europe, les réfugiés sont ensuite soumis à la complexité et à la longueur des procédures leur permettant de déposer une demande d'asile. C'est, en particulier, le résultat des accords Des bénévoles locaux continuent à offrir un accueil qui honore la France, pays de Dublin, qui des Droits de l'Homme. (J2R) prévoient que la d'un long voyage, souvent dangereux. Selon le demande d'asile doit être instruite dans le preHaut Commissariat aux Réfugiés (HCR) des mier pays européen où les empreintes digitales Nations Unies, 5096 réfugiés et migrants ont des réfugiés ont été prises ; c'est le cas, même été portés disparus ou morts en mer en 2016 ; s'ils sont, ensuite, arrivés en France et souhai90 % avaient fait la traversée vers l’Italie par la tent y rester. mer, ce qui représente un décès pour 40 personnes effectuant la traversée. Le renforcement Que faire pour eux ? des restrictions aux frontières Schengen de Ces hommes, ayant fui leur pays pour vil'Europe n'a pas limité le nombre des réfugiés vre, ayant traversé des épreuves parfois terri-

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bles, étant dans l'incertitude et l'angoisse de leur futur, sont désormais à Mézy, à Triel et, depuis juillet, à Poissy ; la plupart y entreprennent les premières étapes de leur parcours administratif en France et de leur intégration. Au-delà des questions que leur présence fait émerger, au-delà des craintes que certains peuvent avoir, des initiatives sont prises, d'autres idées sont proposées par les Voisins solidaires de Mézy et par d'autres riverains, associations et bénévoles de Mézy, Triel et d'ailleurs : en inviter chez soi pour des repas, leur dire systématiquement bonjour dans la rue, en emmener quelques uns en balade en forêt, tenir des permanences d'aide administrative à proximité... « L'humanité passe par l'autre. »(2) r 1. Cimade : Comité Inter-MouvementsAuprès Des Evacués

2. Slogan de la Cimade ! Pour en savoir plus : • Film Amnesty International Voir pour comprendre : les réfugiés https://www.youtube.com/ watch?v=NgZ5c5cRn7Y • Guide la Cimade Comprendre les migrations internationales http://www.lacimade.org/publication/petits-guides-comprendre-les-migrations-internationales/


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Seine-Vexin

Humanisation de la fin de vie

Rencontres ville/hôpital : le patient au centre des décisions pour les soins palliatifs Les soins palliatifs sont au centre de la réflexion et de la décision en matière de politique de la santé, notamment dans la fin de vie. Des chercheurs et des responsables de haut niveau sont venus débattre, le 11 mai dernier, au Centre hospitalier intercommunal MeulanLes Mureaux (CHIMM). Environ 50 personnes se sont déplacées pour venir écouter les spécialistes et débattre.

Dans une ambiance studieuse, un panel(1) de spécialistes est venu le 11 mai débattre et échanger sur une question de société : comment arbitrer entre la nécessité de soigner les malades en phase terminale et la demande incessante des malades et de leurs entourages de participer à la prise de décision médicale. Il est temps de mettre en avant le dialogue plutôt que la dramatisation à outrance, suite aux affaires médiatiques, telles l'affaire Lambert du nom de ce patient, maintenu en vie artificielle en raison de la mésentente de son entourage. Au cours des débats, le Dr Jean Goyard a présenté l'unité de soins palliatifs du CHIMM aux Mureaux et sa genèse. En outre, le double aspect juridique et pratique a été aussi abordé. Pour lui, il est nécessaire que le public ait une complète connaissance de ce débat qui consis-

Un panel de spécialistes a été accueilli par le directeur du CHIMM, M. Frédéric Mazurier. (J2R)

te à garder un équilibre entre soigner et ne pas continuer à allonger la souffrance d'un(e) patient(e). Justement, depuis l'adoption des lois Claeys-Leonetti sur la question, l'information auprès des patients et leurs entourages n'a cessé d'augmenter et les professionnels du milieu médical tentent de remplir certaines lacunes qui peuvent exister ici et là. Il est à noter que 60 % des personnes hospitalisées meurent à l'hôpital en France ; deux pourcent des Français ont laissé une consigne sur la question, dite directive anticipée, permettant de faire un choix entre la nécessité de soins et le choix de terminer la souffrance. Le cas français s'inscrit dans un mouvement occidental pour humaniser la fin de vie ; toutefois, en France, le législateur et le corps médical ont voulu donner une réponse originale, une voie médiane entre la fin de vie et le maintien de la vie. Ce cadre juridique, selon le sociologue Tanguy Chatel, « vise à répondre à des inquiétudes de dignité pour finir leurs propres L'association JALMALV était présente en grand nombre avec vies ». Même si ces directisa présidente Béatrice Marze-Bérard (au centre). (J2R) ves anticipées peuvent être www.journal-deux-rives.com

contraignantes vis-à-vis du corps médical, les patients ont la possibilité de devenir de plus en plus acteurs de leur fin de vie. Après une concertation avec le milieu médical (pour ne pas souffrir et alléger les soins palliatifs...), il peut être décidé d'abroger la vie sous certaines conditions : le document est valable trois ans ; limites de la capacité de soins... Cependant, pour les spécialistes présents, et précisé par le Dr Gilles Branche, « pour prendre une décision de vie ou mort, il faut connaître avec précision » l'état du malade et de la maladie. Gérontologues, sociologues, psychiatres et autres spécialistes se sont accordés à favoriser la recherche d'une « solution le plus consensuelle et la plus apaisée entre les acteurs du processus de vieillissement et de fin de vie (en cas d'accident grave) ». Enfin et sur le plan philosophique, cette rencontre entre les praticiens et un public fort intéressé a permis de réfléchir aux soins dans les questions de fin de vie. « C'est un sujet qui reviendra souvent en raison de sa complexité et de son ampleur dans la société moderne qui perdure et ne veut pas se projeter dans la fin de la vie ». r 1. Tanguy Chatel, sociologue, Dr Alix de Bonnières, Armelle le Coënt, cadre de pôle soin de santé et réadaptation au CHIMM, Dr Gilles Branche et Dr Jean Goyard.

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rencontre

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Nutrition

Maîtriser son alimentation et son poids avec dietplus Nous savons qu’une mauvaise alimentation entraîne une prise de poids. À Poissy, dietplus installé 6, rue Ernest-Lavisse dans le centre commercial Saint-Louis vous permet de retrouver une alimentation saine, équilibrée et personnalisée grâce à un programme éprouvé de rééquilibrage alimentaire. Nous avons rencontré Madame Fall, coach dietplus. Quel est le rôle d’un coach dietplus ? Le coach dietplus est celui qui sait écouter et comprendre son client. D’abord, je vais offrir un bilan nutritionnel, durant lequel je vais prendre des mesures par impédancemétrie, je vais analyser le comportement alimentaire et le mode de vie du client afin de voir si un protocole peut correspondre. Il s’agit d’identifier les mauvaises habitudes qui sont les raisons de la prise de poids. Et sur cette base, je vais pouvoir préconiser un plan alimentaire adapté et des compléments alimentaire spécifiques dietplus pour atteindre un objectif réaliste de perte de poids. Mon rôle de coach consiste ensuite à soutenir mon client.

Une boutique qui permet de rééquilibrer son alimentation.

En

quoi consiste ce soutien et com-

bien coûte-t-il

? Nous convenons d’un rendez-vous chaque semaine, au cours duquel nous faisons le point, éventuellement en adaptant les préconisations pour que le plan réussisse. Le but est de modifier durablement un comportement et de mauvaises habitudes, ce que l’on ne peut pas faire seul : il faut apprendre à manger mieux sans frustration ni interdit. Dans mon activité, j’ai même été amenée à accompagner mes clientes pour faire leurs courses alimentaires. Il y a seulement l’achat des produits dietplus qui sont exclusifs et adaptés au plan alimentaire : nos trois gammes offrent une large palette de solutions pour accélérer, faciliter et accompagner la perte de poids. Vous ne les trouverez que dans les cen-

Surpoids et obésité

(J2R)

tres dietplus et il faut compter un budget de 35 à 40 euros par semaine en moyenne pour une perte de poids de 3 à 4 kilos par mois. Le bilan et le suivi étant offerts, seuls les compléments alimentaires restent à la charge du client. La reprise en main de son alimentation vers davantage de produits frais et d’habitudes de consommation économes compensent l’investissement de ma clientèle dietplus. Sans compter le bien-être retrouvé et la santé préservée. r Dietplus Poissy 6 rue Ernest-Lavisse (centre commercial Saint-Louis) 78300 Poissy poissy@dietplus.fr https://www.facebook.com/dietplus-Poissy Tel. : 06 64 18 74 57

Le surpoids et l’obésité correspondent à un excédent de graisse dans le corps. Ils sont principalement dûs à une alimentation trop riche et une activité physique faible. C’est un outil de mesure simple, utilisé couramment pour estimer la corpulence d’une personne. Si votre IMC est > 25 kg/m² et < 30 kg/m², il existe un surpoids ; > 30 kg/m², il s’agit d’obésité. L'obésité est considérée comme une maladie chronique. Elle est présente dans l’ensemble des pays industrialisés et est devenue un grave problème de société. En France, les chiffres sont en constante augmentation. Ils sont d’autant plus inquiétants que l’obésité atteint des individus de plus en plus jeunes. Les causes principales sont l’évolution profonde des rythmes de vie, de l’alimentation et la réduction importante de l’activité physique mais aussi, l’arrêt du tabac, la consommation d’alcool et les périodes de vulnérabilité psychologique ou sociale (difficultés professionnelles ou personnelles). Les risques liés au surpoids et à l’obésité sont réels. En effet, les personnes en situation d’obésité présentent un risque plus élevé de développer des maladies cardiovasculaires : une hypertension artérielle ; une maladie coronaire, ou angine de poitrine ; un infarctus du myocarde ; un accident vasculaire cérébral. Ces personnes souffrent également plus fréquemment : de diabète de type 2, ou diabète «gras» ; d’apnées du sommeil ; de cancers du sein et du colon... ; de douleurs dans le bas du dos, ou lombalgies. En plus des complications physiques, l’obésité peut être source de problèmes psychologiques. En effet, les rondeurs ne sont pas toujours faciles à assumer. Les personnes en surpoids ont donc parfois une estime de soi altérée. Dans tous les cas, votre médecin traitant peut vous orienter. N’hésitez pas à le consulter. Les chercheurs explorent de nouvelles pistes pour lutter contre l'obésité. r 24

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SPORTS

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Triathlon

Andrésy champion de France en triathlon féminin Le Triath'club d'Andrésy s'est hissé les 1er et 2 juillet à la première place lors du championnat de France de triathlon longue distance avec de bons résultats à la clé, notamment un titre de championne de France par équipe pour les féminines. Un exploit sans précédent ! A Dijon, les 1er et 2 juillet se déroulaient les championnats de triathlon longue distance (3 km de natation/90 km de vélo/21 km de course à pied). Près de 60 membres du Triath'club d'Andrésy étaient présents avec, à la clé, de belles performances, des progrès et surtout beaucoup de plaisir. La grande nouvelle a été l'annonce du titre de championne de France de triathlon(1) décroché par l'équipe féminine composée de Carole Foulon, Coralie Drouin et Sandrine Guerbois ! Le club andrésien s'est imposé grâce aux belles courses de Coralie, Carole et Sandrine Guerbois. Pour rappel, les distances étaient de 3 km en natation / 87 km en vélo et 20,5 km en course à pied. Suite à cet exploit, le président du Triath'club d'Andrésy, Laurent Guerbois a commenté la performance : « Le développement du triathlon au féminin est une vraie priorité du TCA, sous l’impulsion d’Eric Milton qui a créé les Girls du TCA qui forment un groupe d’entrainement mo-

Elles sont récompensées par LA première place au podium de Dijon après tant d'efforts et de sacrifices. (J2R)

tivé et performant. Les féminines sont de plus en plus nombreuses chez nous et ont réalisé d’énormes progrès. Ce titre de championnes de France de triathlon longue distance est la juste récompense d’un travail en cours depuis quelques années et qui va se poursuivre, dans un club qui se veut women friendly, alors que la discipline est globalement assez peu féminisée. J’espère que cela donnera envie à de nombreuses autres femmes de nous rejoindre. » Ce dernier week-end, le club andrésien a aussi brillé par un autre exploit qui a créé une

grande joie : Jean-Louis Cousté (catégorie vétéran 6, c'est-à-dire 65-70 ans) s’est qualifié pour les championnats du monde X-Terra (natation, VTT, trail) à Hawaï en remportant l’épreuve de sa catégorie d’âge qui s’est déroulée en Belgique, le dimanche 2 juillet. Enfin, il convient d’associer les entraineurs, passionnés et disponibles à ces résultats inédits dans l’histoire sportive d'Andrésy. r 1. Les résultats : http://chronoweb.com/resultats.html

Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73

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cULTURE

La mémoire de GPS&O

Le château de Romainville et les débuts de l’automobile et de l’aéronautique Après plusieurs balades en vélo, qui lui ont fait découvrir et revoir un grand bâtiment de style anglo-normand, isolé au pied de la forêt des Alluets, l’auteur de cet article a recherché son histoire, à travers la presse du début du XXe siècle ; il vous la fait connaître ainsi que celle du riche et généreux industriel qui l’avait fait bâtir. Un premier article sur le château de Romainville. Le château de Romainville, dont il est question ici, n’est pas celui de la ville portant le même nom, dans le département de la Seine-Saint-Denis ; les vestiges de celui-ci ont été démolis en avril 2017. Aucun site Internet, local ou national, ne mentionne l’origine de cette bâtisse située dans la commune d’Ecquevilly ; seul le nom de son premier propriétaire, Henry Deutsch de la Meurthe, dont nous avions vu un buste dans le centre de la ville, étant précisé, une recherche était nécessaire. Grâce à la bibliothèque numérique Gallica de la Bibliothèque nationale de France, la presse de son époque permet, au delà du résumé de son histoire et de celle de sa famille, de relater ses villégiatures dans no-

Le manoir de Romainville au début du XXe siècle (DR)

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Vue actuelle du manoir de Romainville. (DR)

tre territoire, de l’acquisition du domaine en 1898 à son décès en 1919. Un

manoir normand à l’emplacement

d’un relais de chasse

Pour visiter le château, il faut faire partie du personnel de la société qui a transformé plusieurs châteaux en centres de séminaires d’entreprise ou y résider en tant que client(1). Sa situation, dans un vallon dominé par la forêt, très pentue, des Alluets n’avait pas été choisie par hasard par Henry Deutsch de la Meurthe. Quatre marquis d’Ecquevilly avaient été, de père en fils, Capitaine-Général de la Vénerie des toiles de chasse, tentes, pavillons du Roi & équipage du sanglier. Ils pratiquaient eux-mêmes la chasse dans leur fief. Poursuivant notre randonnée cycliste sur des chemins escarpés de cette forêt, nous avons été étonnés que l’accès à certains, restés privés, soit interdit : ils appartiennent encore au domaine. Un journal antisémite a protesté, violemment, contre l’achat de ces terres : « Le juif Deutsch (de la Meurthe) vient d'acheter l'ancien domaine situé dans le vallon de Romainville, qui appartenait autrefois au marquis d'Ecquevilly, et il a fait bâtir un château de chasse. Comme ce merveilleux morceau de terre française ne semblait pas assez vaste au juif www.journal-deux-rives.com

Deutsch pour promener ses larges pieds, il y a joint une forte partie de la forêt des Al[l]uets. »(2) Certains pourraient, de la même manière, critiquer le nouveau propriétaire, qui y élevait du gibier avant de le lâcher dans les bois environnants pour le poursuivre et l’abattre. Un article sur l’élevage, qu’il avait créé, donne la meilleure description du château à cette époque : « Ses terres, d'une contenance de trois cents hectares environ, sont admirablement situées. Les bois qui composent la majeure partie de la propriété sont à flanc de coteau ; ils sont bordés sur la route de « Quarante Sous » par une belle plaine dont une bonne partie appartient au domaine. Sur le haut, la plaine communale des Alluets-le-Roi limite la chasse. Le manoir, très grand, style normand, les communs, tout respire le confort « modem style ». Rien ne manque en effet : électricité, téléphone, etc. M. Deut[s]ch a métamorphosé à Romainville le simple rendez-vous de chasse qui existait primitivement et il demeure volontiers dans sa propriété pendant la belle saison. »(3) La ressemblance de cette bâtisse avec certaines grandes villas de Deauville n’est pas étonnante, lorsque l’on sait qu’Henry Deutsch de la Meurthe fut l’un des fondateurs et des résidents de la cité balnéaire normande. L’architecte de son manoir ne serait-il pas celui de sa villa ? Des huiles au pétrole, puis aux moteurs des automobiles et des aéroplanes

La famille du bâtisseur du manoir ne faisait pas partie de la noblesse, comme les anciens propriétaires du domaine. La particule et le nom Meurthe, qui fait référence à l’origine de sa famille en Lorraine, ont été ajoutés par le


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cULTURE

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La mémoire de GPS&O père d’Henry. D’origine modeste, il était venu, à Paris, fonder une société pour le traitement et le commerce des huiles végétales, avant d’en fabriquer ainsi que des graisses industrielles(4). L’huile de colza était, alors, utilisée pour alimenter des lampes à huile. En 1862, trois ans après la découverte de gisements souterrains de pétrole aux Etat-Unis, Alexandre Deutsch commença à raffiner du pétrole. En 1876, il acquit une raffinerie à Rouen. D’autres suivirent en Gironde, en Espagne et dans le Caucase puis le développement international se poursuivit, notamment aux EtatsUnis, en association avec la famille Rothschild. Les fils d’Alexandre, Emile et Henry, transformèrent l’entreprise familiale en la société des Pétroles Jupiter, dont les produits étaient l’huile Jupiter, l'essence automobile MotoNaphta et le pétrole lampant Luciline. Cette société est devenue la filiale française du groupe Royal-Dutch Shell. Lorsque le moteur à explosion apparut au début des années 1880, la société Deutsch était la plus importante entreprise de raffinage française, assurant plus de la moitié de la production nationale. Favorisant ainsi le développement de leurs affaires, les deux frères entreprirent d'encourager le développement de l'industrie automobile naissante, puis celui de la navigation aérienne.

Le grave accident a eu lieu aux Mureaux. (DR)

Participation

à l’essor de l’automo-

bile et grave accident de la route

Henry Deutsch de la Meurthe a participé à la fondation, en 1895, de l'Automobile-Club de France, qui a été à l'origine d’événements importants du sport automobile en France et dans le monde, notamment les Grands Prix de l’ACF et le Tour de France automobile en collaboration avec le journal Le Matin. Le mécène de la locomotion mécanique a possédé diverses voitures automobiles, en particulier un cab de la carrosserie Jeantaud. Il organisait des rallyes automobiles, appelés rallies-papiers, dont

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l’un s’est terminé à Romainville. Il a été l’un des concurrents de celui qui s’est déroulé de la Croix de Noailles, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye, jusqu’à Meulan, où des régates sur la Seine l’ont suivi. Sa participation avait été annoncée ainsi : « M. Henry Deutsch de la Meurthe qui donne à tous l'exemple de l'ardeur sportive, s'est inscrit lui-même au nombre dès concurrents. Il pilotera, à cette occasion, la voiturette Renault, qui triompha récemment dans la course Paris-Vienne et qu'il vient d'acheter au vainqueur, M. Marcel Renault. »(5) Il conduisait lui-même cette automobile « d’une force de vingt-quatre chevaux », accompagné de son chauffeur-mécanicien, alors qu’il se rendait de Meulan à son château de Romainville, en août 1902. Dans la commune des Mureaux, la voiture tomba, à vive allure, dans un fossé profond : « L'accident s'était produit au bas d'une descente, dans une courbe que transforme en un périlleux casse-cou le pont jeté par dessus la voie ferrée à l'endroit dit l'arche des graviers» (6); le sportsman eut deux côtes enfoncées et une luxation d’une épaule. r Michel KOHN A suivre...

1.http://www.chateauform.com/fr/ maison/chateau-de-romainville/ 2. L’Indépendant du Berry, 20/11/1898 3. Le Sport illustré, 4/1/1903 4. Une élite parisienne : les familles de la grande bourgeoisie juive (1870-1939), Cyril Grange, Editions CNRS, 20166. 5. Le Journal du dimanche, 3/8/1902 6. Gil Blas, 5/8/1902, L'Intransigeant, 6/8/1902, et Le Petit journal, 5/8/1902

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