Le
JOURNAL des deux rives
3,20 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Septembre 2016
Numéro 128
L'excellence française s'affirme dans les Yvelines Des succès français ont été, récemment, remportés dans différents domaines, notamment l'industrie et le sport : François Gourdon (à g.), PDG de la société Environnement SA se positionne comme leader mondial dans son secteur tout en gardant son berceau yvelinois. Plus médiatique, Tony Yoka est devenu champion olympique à Rio. Ces deux cas montrent que l'excellence fait partie de la France malgré les déclinistes de tout bord. La France a des atouts mais son défaut majeur est qu'elle ne sait pas encore exploiter à fond ses richesses tout en s'ouvrant aux jeunes générations qui sauront prendre leurs responsabilités le moment venu. C'est une belle leçon aux vieux caciques de la politique à l'aube de 2017. (DR)
En mémoire des victimes
Chrétiens et musulmans, unis contre la barbarie
Le 31 juillet, les musulmans des deux mosquées des Mureaux sont venus à la rencontre des chrétiens à l’église Saint-Pierre/SaintPaul après la messe. Ce moment de partage a été fort en émotion.
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Commémoration
Tourisme & Seine
Unanimité autour de «Rocky» de Conflans
La Roche-Guyon,
un site qui vaut le détour
En juillet, les Conflanais dont le premier magistrat, Laurent Brosse, ont rendu hommage à Michel Rocard. Ce dernier, comme un star à la Rocky Balboa, est vénéré.
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!
Il n’y a qu’à voir la surprise des visiteurs les plus matinaux rencontrés dans les dédales du château de La Roche-Guyon pour réaliser l’intérêt du détour. Nous l’avons visité par une chaude journée d’été avant la rentrée.
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www.restaurantsaintmartin.com
Formules & menus nouveaux
Midi-express* : à partir de 13,50€ (plat du jour et café), 18 € (entrée, plat ou plat, dessert), 24 € (entrée, plat et dessert) et 28 € (entrée, plat, dessert, 1/2 bouteille d’eau et café). *(sauf samedi et jours fériés)
Cuisine de saison produits frais
Soir : Deux formules à 31,50 € et 38,50 €
Réserver au 01 39 70 32 00 2/4 rue Galande - TRIEL
LE JOURNAL DES
U
Ne pas céder !
n été lourd en atrocités et en oppositions diverses s’est abattu sur la France. En dehors du climat, qui a atteint des records de chaleur, les Français n’ont pas eu un été de tout repos. Trois attentats majeurs ont frappé le pays et, au lieu de faire bloc, les politiciens se sont déchirés, allant jusqu’à remettre en cause l’ « Etat de droit » afin de combattre la menace que fait planer Daesh ou Etat Islamique. Depuis que Daesh a libéré les pulsions morbides de certains en leur donnant une « légitimité religieuse », ces attentats revendiqués par Daesh, en déroute au Moyen-Orient, ébranlent la société dans son ensemble. Ces actes, qualifiés de « barbares » par de nombreux représentants de la religion musulmane en France, ont également créé des discordes nationales entre les politiciens, d’une part, et entre les non-musulmans et les autres. En particulier, la remise en cause de l’ « Etat de droit » choque par sa simplicité. Or, comme l’a dit Winston Churchill durant la Seconde Guerre mondiale : « Si on touche à l’Etat de droit pour vaincre les nazis, c’est Hitler qui aura gagné ! ». L’analogie avec le nazisme est intéressante. Beaucoup oublient que le premier pays qui a été envahi par les nazis fut l’Allemagne. Les valeurs des nazis n’étaient pas celles des Allemands, comme les valeurs de Daesh ne sont pas celle des musulmans. Les musulmans français ont montré leur attachement au pays et à ses valeurs en réagissant et en faisant unité, après l’attentat de Magnanville, à Mantes-la-Jolie et aux Mureaux. Ainsi, un rassemblement interreligieux et citoyen s’est tenu avec beaucoup de participants, devant le commissariat des Mureaux, afin de dire « non » ensemble à cet acte barbare. Cette unité civile et locale s’est confirmée à la suite de l’attentat sanglant de Nice, où un « camion fou » a tué 85 innocents
L’Axe Seine est lancé pour mieux agir.
éditorial
septembre 2016
Les inondations ont frappé les communes de la Seine.
sur la promenade des Anglais. C’était un 14 juillet noir pour la France ! Le mardi 26 juillet, deux terroristes ont assassiné le père Jacques Hamel dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Il a été égorgé en raison du fait qu’il faisait le bien autour de lui. Paradoxalement, Daesh a fait du père Hamel un « martyr ». Effectivement, mourir « martyr » c’est mourir en raison de la « haine de la foi » que portent ces assassins ignobles. En réaction à cet acte de « haine », le vendredi 29 juillet 2016, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a appelé ses fidèles à se rendre le dimanche 31 juillet à la messe dans une église proche de chez eux pour exprimer leur solidarité envers la communauté catholique. Rien n’empêche un musulman d’aller dans une église. Ils sont venus nombreux et beaucoup en sont ressortis en disant : « Le message de solidarité et d’amour est le même ». Aux Mureaux, les musulmans des deux mosquées sont allés à la rencontre des chrétiens à l’église Saint-Pierre/Saint-Paul. Cette rencontre extraordinaire montre encore une fois le lien qui unit les musulmans et les chrétiens de cette commune. Saïd Bousnoud, président de l’association du Centre islamique Tariq ibn Ziyad aux Mureaux, a souligné sa conviction de fermeté lors de son allocution devant l’église : « Celui qui s’attaque à un prêtre s’attaque à un imam ! » En lieu et place des politicards, des citoyens, croyants ou non, espèrent consolider cette union sacrée tant attendue par ceux qui combattent la discorde nationale. Ces rencontres sont là aussi pour rappeler qu’il ne faut pas céder face aux actes terroristes dont l’unique but est de diviser et d’amener leurs opposants à leur niveau d’ignominie. Il ne faut pas répondre à l’horreur par l’horreur. Ne pas céder doit être le leitmotiv. r La Rédaction
Les politiques doivent penser à l’après-catastrophe ! www.journal-deux-rives.com
Fête de la nature à Carrières-sous-Poissy
Benji la Malice le bijou culturel d’Andrésy 3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@gmail.com
ÉDITORIAL EDITO : Ne pas céder !
Intercommunalité : Rentrée sportive Enquête
Andrésy Carrières s/ Poissy Chanteloup Orgeval
Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, François Darc Thierry Dornberger, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux.
hospitalier
www.journal-deux-rives.com Abonnement (5 n°/15 € ou 9 N°/30 €) WEB ou DUO (papier + Internet) : 25 et 40 € Prix unitaire : 3,20 €. Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs du J2R. Enfin, incitez vous amis à s’abonner ainsi vous pouvez bénéficier de nos réclames.
Après les JO, quels sports pratiquerez-vous ? UFC Que choisir : la taxe foncière explose-t-elle ?
Triel
Trek'Île embourbé ?
Un nettoyage citoyen de la plaine Découvrez la haute voltige ! Rio à vos portes avec la radio «Clube Brasil»
L'ancien maire se prononce contre l'extension du centre commercial de Vernouillet
Verneuil
- Un projet de centre commercial marqué par la présence d'amiante - Annulation de la fête du Flan de Triel 2016 - PLU : les jeux sont-ils faits ? - Remise de diplômes à N-D « Les Oiseaux » - La BNO ouvre ses portes
Vernouillet
Ecole maternelle : le maire laisserait-il construire dans l'illégalité ?
Triel
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aux personnes en situation de handicap
Seine-Vexin / Débats En mémoire des
Chrétiens et musulmans,unis contre la barbarie
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Secteur
- A Meulan et aux Mureaux, la réforme des hôpitaux est rejetée par tous !
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victimes
- La musique soignera-t-elle tous les maux ?
Politique Hommage Serviteur d’Etat
Les gauches à la recherche d'un nouveau souffle
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Unanimité autour de «Rocky» de Conflans
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Pierre Cardo : « Au lieu de réponses on cherche des responsables ! »
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Initiatives
- Environnement SA a le vent en poupe ! - A la découverte de la sophrologie
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Jeux olympiques
Pour Yoka seul l'or comptait
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Gymnastique
Les Pupilles de l'Avenir de Triel, Champions Nationaux 2016 !
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sports
CULTURE La Batellerie La mémoire de GPS&O Disparition Tourisme & Seine
L’homme du Picardie, entre mythe et réalité ! Le deuxième axe de GPS&O : la Route de Quarante sous (1e partie)
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Victoria Thomas, artiste peintre et iconographe, nous a quittés
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La Roche-Guyon, un site qui vaut le détour !
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Expo : Etat de sièges 4
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ACTUALITé locale
Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité.
Ont participé à ce numéro : Fréderic Alves Bareiro et Jean-François Favre-Marinet. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (40 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
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LE JOURNAL DES
intercommunalité
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REntrée sportive
Après les JO, quels sports pratiquerez-vous ? Première partie d'une enquête sur l'état des activités sportives dans notre territoire. Parmi les six Yvelinois sélectionnés pour les Jeux olympiques de Rio, se trouvaient quatre sportifs de la partie orientale de GPS&O : deux boxeurs, l'un de Chanteloup-les-Vignes, l'autre des Mureaux, et deux triathlètes de Poissy. Un rameur en aviron est versaillais tandis qu’un cycliste sur piste est un militaire basé à Saint-Germain-en-Laye comme deux footballeuses du PSG. Y aurait-il une topologie des sports, correspondant aux divers environnements sociaux ? Au delà de cette étude, nous vous aidons à choisir des sports pratiqués dans votre ville et dans les localités voisines ; vous pouvez encore vous inscrire, vousmêmes et les membres de votre famille, dont les plus jeunes, si vous ne l’avez pas fait lors de l’un des Forums des associations qui ont eu lieu, au début du mois de septembre, dans la plupart des communes. Les six membres yvelinois de notre délégation nationale étaient complétés par 24 autres habitants de notre département, représentant leur propre pays. Se sont particulièrement distingués de nombreux athlètes de triathlon de Poissy (dont la Britannique Vicky Holland qui a obtenu une médaille de bronze), de Sartrouville (notamment, les frères britanniques Alistair et Jonathan Brownlee, médaillés d’or et d’argent, ainsi que l’Américaine Gwen Jorgensen qui a obtenu le titre olympique) et de Versailles ; il y avait également un judoka de Mantes-la-Jolie, un fleurettiste de Trappes et une joueuse de tennis de table du Chesnay. La boxe était brillamment représentée par Tony Yoka et sa fiancée Estelle Mossely, qui ont obtenu la médaille d’or de leur catégorie ; le boxeur membre du club de Chanteloup-les-Vignes s’entraînait auparavant aux Mureaux comme Elie Konki, parvenu en huitième de finale. Deux triathlètes de l’AS Poissy Triathlon, Cassandre Beaugrand et Dorian Coninx, ont participé pour la France.
ns associatio s e l socia
Loisirs à Andrésy activités MUNICIPALES
associations culturelles S N IO T IA ASSOC sportiVES
associations scolaires SAMEDI
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SEPTEMBRE de 9h à 18h
orum C3S et
ête du sport
1 LIEU, 2 RENDEZ-VOUS
parc des cardinettes entrée libre — renseignements au 01 39 74 66 04
Le 10 septembre, Fête du sport à Andrésy et Olympiades en famille à Villennes (DR)
D’autres champions olympiques sont originaires des Yvelines : Haby Niaré, médaille d’argent en taekwando, est native de Mantes-la-Jolie ; Laurisa Landre, membre de l’équipe de handball qui a également obtenu l’argent, est de Poissy ; le cycliste Grégory Baugé, médaillé de bronze avec son équipe dans l’épreuve de vitesse, a été formé à Aubergenville puis a été membre de l’Entente cycliste Verneuil-VernouilletTriel. Si le cyclisme sur piste et les sports sur glace ne peuvent pas être pratiqués dans notre territoire, celui-ci dispose de nombreux équipements sportifs : stades, gymnases, piscines, bases nautiques, centres équestres, courts de tennis, pistes de roller, stands de tir, salles de boxe, dojos, murs d’escalade et, même, deux parcours de golf et un terrain de baseball. A défaut de disposer de statistiques sur la pratique sportive dans notre communauté urbaine, voici celles publiées par le Conseil départemental des Yvelines : « Avec plus de 380 000 sportifs licenciés, le Département des Yvelines est le premier département d’Île-de-France et le quatrième de France par le nombre de licenciés. Toutes les disciplines sportives y sont représentées, parmi lesquelles, au premier rang www.journal-deux-rives.com
national, les sports équestres, le tennis, le tir à l’arc, avec comme autres sports-phares le judo, l’athlétisme, le basket, le football et la gymnastique volontaire. » La méthode de l'enquête
Nous avons défini, arbitrairement, le périmètre de la partie orientale de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise concernée, de manière à y inclure la ville des Mureaux et les communes voisines : Meulan-enYvelines et Evecquemont au nord, Chapet et Ecquevilly au sud. Les informations sont issues des sites Internet des 20 différentes communes, celle des Alluets-le-Roi n’ayant pas pu être prise en compte car son site incomplet n’est pas à jour. Nous y avons consulté les descriptions des équipements sportifs municipaux et les annuaires des associations sportives. Nous avons, également, considéré les équipements communautaires (piscines) et des installations privées (golfs, centres équestres...). Des sites Internet d’associations sportives, de comités départementaux, de ligues régionales et de fédérations nationales ont apporté des compléments. Nous avons localisé chaque sport en fonction des lieux de sa pratique dans 5
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intercommunalité
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REntrée sportive le territoire. Par exemple, la natation n’est pas comptabilisée dans certaines communes, où une association propose ses activités dans une piscine d’une autre ville de l’intercommunalité ou dans celle de Saint-Germain-en-Laye. Nous n’avons pas pris en compte les activités suivantes, rencontrées dans notre territoire : - yoga, Taï Chi Chuan, Qi Gong ; - boules, pétanque (bien que ce sport soit le onzième en France, en fonction du nombre de licenciés ; voir l’encadré à la fin de l’article) et bowling ; - marche, marche nordique et randonnée pédestre (17e sport le plus pratiqué par des licenciés français) ; - jet ski, ski nautique, motocyclisme, moto-cross, pilotage aérien ; - danse, twirling, arts du cirque, billard, pêche. Nous n’avons pas identifié de lieu où pratiquer certains des sports les plus spectaculaires des Jeux olympiques : vélo BMX, gymnastique rythmique et sportive, plongeon de haut-vol, cyclisme sur piste. Par contre, nous aurions pu placer dans notre liste le triathlon, associant la natation, le cyclisme et la course à pied, très pratiqué avec d’excellents succès dans notre département, en particulier à Poissy ; le club des Mureaux bénéficie de l’espace naturel de l’Ile de Loisirs du Val-de-Seine. Les sports de ballon et de balle
Nous avons regroupé, ici dans le tableau 1, les sports, collectifs ou individuels, utilisant un ballon, sphérique ou ovale, propulsé avec différentes parties du corps vers un but de dimensions et de position différentes ou au dessus d’un filet. D’autres sports, se jouant avec des balles, se différencient par la dimension
TABLEAU 1 Achères Andrésy Carrières-s-P. Chanteloup Conflans Ecquevilly Les Mureaux Meulan Morainvilliers Orgeval Poissy Triel-sur-Seine Vaux-sur-Seine Verneuil-sur-Seine Vernouillet Villennes-surSeine
football handball x x x x x x x x x x x x x x x x
et la matière de celles-ci, par le moyen de propulsion (raquette, club, batte et éventuellement un gant) ainsi que par la forme et la dimension du terrain. Un sport de raquette, mettant en œuvre un volant, leur a été adjoint (voir tableau 2). Deux sports, le football et le tennis, confirment leur classement au niveau national. Toutes les communes, sauf trois petites situées à proximité d’une ville plus importante, possèdent des terrains de football et des courts de tennis. Onze villes disposent de terrains de basket-ball et sept de terrains de rugby, de handball et de volley-ball. Le tennis de table, ne nécessitant pas d’équipements de grande dimension et coûteux, est assez présent. La pratique du badminton est possible dans six communes. Le golf est le huitième sport le
rugby
volleyball
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basketball x x x x x x x x
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plus pratiqué en France (les joueurs devant avoir une licence de la FFG). Parmi les nombreux parcours de notre région, seuls deux se situent dans notre territoire : l’un à Poissy-Bethemont, créé en 1989 dans un environnement boisé et vallonné, l’autre à Villennes-surSeine, sur d’anciens terrains agricoles, aménagés depuis 30 ans avec des buttes et de nombreux arbres. Le deuxième parcours se trouve en cet emplacement, non pas parce que ce sport, considéré longtemps comme élitiste avant l'apparition des golfs publics (comme le tennis autrefois), correspondrait bien à la population locale ; en fait, il a remplacé des activités agricoles en déclin, grâce à un maire très avisé qui n'a pas souhaité la construction de barres d'immeubles sur les terrains disponibles.
Le football, des rues des quartiers aux stades internationaux Le maire de Poissy, Karl Olive, ancien directeur, à Canal +, des programmes de sport et de la rédaction du pôle sport puis directeur des sports d’I-Télé, avait commencé à jouer au football avec ses frères et ses copains à La Coudraie, où résidait sa famille. Il s’est formé à ce sport dans les catégories jeunes du Paris Saint-Germain, section amateurs, avant d’être jeune arbitre officiel de la Fédération française de football pour le PSG. Il a présidé l’AS Poissy puis l’AS Chatou Football et le Football Club de Villennes Orgeval. Il a réussi à persuader les propriétaires qatari du PSG d’installer leur club à Poissy. Interviewé par le Courrier des Yvelines à propos de son récent ouvrage Ma Ville, ma Bataille, il a expliqué son amour pour le football : « Dans les années soixante-dix, à Poissy il y avait 22 000 salariés chez Simca, un club de 1500 licenciés dont les trois quarts étaient des enfants de salariés de Simca. Dans les quartiers on jouait au foot avec un énorme plaisir, il y avait une vraie mixité sociale. J'ai passé mes journées à jouer au foot. Quand tu es issu des quartiers, il y a le foot et le foot. J'ai appris avec le sport que les règles s'appliquent et ne s'interprètent pas. » 6
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REntrée sportive
TABLEAU 2 Achères Andrésy Carrières-s-P. Chanteloup Conflans Ecquevilly Les Mureaux Meulan Morainvilliers Orgeval Poissy Triel-sur-Seine Vaux-sur-Seine Verneuil-s-S. Vernouillet Villennes-surSeine TABLEAU 3 Achères Conflans Les Mureaux Meulan Poissy
tennis x x x x x x x x x x x x x x x x
tir à l’arc x x x x x
tennis badminton golf baseball de table et cricket x x x x x x x x x x x
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L’un des rares terrains de baseball yvelinois se trouve à Orgeval ; un club de cricket est actif aux Mureaux. Les sports de tir
Deux sports de cette catégorie sont pratiqués dans notre territoire (voir tableau 3). Il est possible de tirer à l’arc dans cinq communes, dont Poissy où se trouve aussi une association de tir sportif (20e sport national) ; celleci propose plusieurs disciplines, dont certaines olympiques. Associations intercommunales et organisations municipales
Depuis quelques années, certains clubs sportifs ont cherché à atteindre une taille suffisante en couvrant plusieurs communes, parfois au delà des limites communautaires ; la plupart des communes se sont dotées d’un service des sports, certaines ayant créé un office municipal des sports et/ou une école
Les 20 sports
Sports
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tir
être pratiquées dans leurs stades, leurs gymnases et leurs espaces naturels, en particulier sur la Seine. Toutefois, aucune ne dispose d’un club de boxe ! rA suivre...
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municipale des sports. Marquant bien une de ses spécificités sportives, la ville des Mureaux lance son école municipale de boxe pour les enfants de 6 à 14 ans, « afin de préparer les champions qui marqueront les jeux olympiques de 2024 ». Faites du sport, en famille !
Vous pouvez participer, du 10 au 18 septembre, à l’opération nationale Sentez-Vous Sport ; destinée à promouvoir le sport pour tous, elle est organisée par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). De nombreuses animations et conférences seront proposées, afin de sensibiliser le plus grand nombre aux bienfaits de l'activité physique et sportive régulière, en de nombreux lieux (dans les Yvelines, à Versailles, à Viroflay et à Trappes). Pour prolonger les Jeux olympiques, continuez à faire du sport, éventuellement en famille, même si vous n'avez pas participé à l'une des deux récentes manifestations : - les Olympiades en famille à Villennes-sur-Seine; - la Fête du sport à Andrésy. Ces deux villes résidentielles de 5300 et 12 000 habitants promeuvent aussi bien le sport que la culture. 12 à 17 des activités de notre liste peuvent www.journal-deux-rives.com
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Nombres de licenciés football 1 973 260 tennis 1 111 316 équitation 706 449 judo 603 896 basket-ball 475 465 handball 470 590 rugby 457 018 golf 422 761 canoë-kayak 376 122 sports sous305 280 marins pétanque 297 512 voile 292 162 natation 289 558 gymnasti286 798 que athlétisme 241 835 karaté 226 222 randonnée 223 147 tennis de 190 539 table badminton 163 956 tir 154 289 Méthodologie
Ce classement, publié sur le site http:// www.educnaute-infos.com, a été établi à partir d’informations fournies par le ministère des Sports pour l'année 2012. Il est basé sur le nombre de licenciés dans les différentes fédérations sportives. Toutefois, de nombreux sports sont pratiqués sans adhésion à un club, entraînant la prise d’une licence. Selon le ministère des Sports, qui a réalisé une enquête en 2010, « Près de deux personnes sur trois âgées de 15 ans et plus déclarent avoir pratiqué, au cours des douze derniers mois, une ou plusieurs activités physiques ou sportives, au moins une fois par semaine. Cette proportion est encore de 43 % pour celles qui pratiquent de manière intensive, les plus pratiqués en F rance c'est-à-dire plus d'une fois par semaine ». Les quatre activités les plus pratiquées étaient la marche, la natation, le cyclisme, le jogging-footing. r 7
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Enquête UFC Que choisir
La taxe foncière explose-t-elle ? Selon l'enquête taxes foncières d'UFC Que Choisir, « des incohérences des taxations communales ne peuvent pas perdurer ! »
Début juin 2016, l'association de consommateurs UFC Que Choisir Val de Seine a frappé fort avec une enquête sur les taxes foncières dans la période 2013-2015. Des communes du nord des Yvelines (78) et d'une partie du Val d'Oise (95) ont été concernées par cette étude qui s'est basée sur un échantillon (peut-être, un peu faible) de 44 réponses d'adhérents et de sympathisants de l'association. Les résultats de cette enquête interpellent notamment pour la distorsion entre les communes rurales et les communes considérées comme des « pôles urbains ». Nous avons rencontré un des auteurs de cette enquête, M. Daniel Lamisse. Tout le monde le sait : la pression fiscale a augmenté depuis la mandature de M. Sarkozy et elle s'est amplifiée avec celle de M. Hollande. Selon l'Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), les impôts fonciers ont augmenté de 16,5 % en 5 ans (Observatoire des Taxes Foncières, financé largement par l'UNPI) et cette pression foncière a lourdement diminué le pouvoir d’achat des ménages. Interpellée par un article récent du journal économique Les Echos, qui avait corroboré l'assertion de l'UNPI, l'équipe de bénévoles d'UFC Que Choisir Val de Seine a travaillé sur la pression fiscale dans les communes couvertes par l'action d'UFC Que Choisir. Le journal Les Echos avait souligné que l'augmentation de la pression fiscale avait doublé entre 2014 et 2015 dans les 50 plus grandes villes de France. D'ailleurs, cet article s'appuyait sur les résultats du même observatoire de l'UNPI. Ainsi l'équipe d'enquêtes spéciales
d'UFC Que Choisir Val de Seine a publié une synthèse du dossier « Evolution des taxes foncières entre 2013 et 2015 » dans le bulletin UFC Que Choisir n° 129 paru au mois de juin. Ce dossier apporte des surprises et suscite des interrogations.(1) «Aberration sidérante» de la taxe Quant aux conclusions de cette enquête, UFC Que Choisir Val de Seine a fait remarquer plusieurs points : Il n'y a pas eu de doublement de la pression fiscale (en pourcentage) en 2015 dans le périmètre des communes étudiées. L'augmentation qui a frappé les communes, ces dernières années, est beaucoup plus forte que celles anoncées pour les 50 plus grandes villes de France : ces variations sont pour le Val-de-Seine : 4,63 % en 2013 et 3,53 % en 2015 contre respectivement 1,13 % et 2,22 % pour les grandes villes de France. Une disparité de la pression fiscale existe entre les communes du périmètre examiné et les 50 plus grandes villes de France : 36,30 % contre 50,55 % en 2015 ; ceci semble confirmer « à l'échelon local le théorème selon lequel les communes les plus grandes ont un taux d'imposition supérieur à celui des petites [communes] ». L'enquête UFC Que Choisir a aussi révélé des différences de taxations, qui semblent incompréhensibles pour Daniel Lamisse. Des hausses faramineuses pour certaines communes ont été remarquées par les auteurs de l'enquête : « Comment justifier l'écart du simple au double sur les taxes foncières entre deux communes de notre secteur : 25,15 % pour Oinville-sur-Montcient et 51,04 % à Eragny-sur-Oise ? » Et de poursuivre : « A valeur cadastrale égale, dans le premier cas le contribuable paiera 1000 € et dans le deuxième cas 2029 € ». Expliquer les écarts dans une période relativement peu longue peut effectivement poser problème mais les auteurs de l'étude cherchent des
Daniel Lamisse de l'association de consommateurs UFC Que choisir lors de notre entretien à Villennes. (J2R)
pistes pour « essayer de trouver les origines » de ces « incohérences ». Ainsi, en soulignant la forte influence du taux de la commune sur l'imposition totale de la pression fiscale locale, les auteurs ont conclu à une « aberration sidérante » : l'enquête UFC Que Choisir a montré que « le taux communal est 3,4 fois plus élevé à Eragny (28,54 %) qu'à Médan (8,42 %) » A cette « incohérence » s'ajoute le fait que l'ancienne Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) avait ajouté un taux non négligeable de 3,5 % qui pose problème à la quasitotalité des communes qui en faisaient partie. Les auteurs ont rappelé, en guise d'avertissement pour ne pas dégrader le pouvoir d'achat des foyers des communes du Val de Seine, que « cette incohérence des taxations communales ne peut perdurer », tout en espérant que « la recomposition » en cours avec la création de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise permettra de remettre de l'ordre dans cette situation fiscale. r
1.http://www.journal-deux-rives.com/actu/06410-enquete-taxes-foncieres-dufc-que-choisir-incoherencestaxations-communales-ne-peuvent-pas
Pression fiscale locale : a qui la faute ?
Promesses non tenues ne sont pas forcément synonymes d'une politique de pression fiscale « aberrante ». La campagne pour la présidentielle de 2017 mettra la pression fiscale en tête de l'agenda politique. Chaque candidat promettra-t-il être « le bon père de famille ». Au niveau local, l'intercommunalité a perdu sa crédibilité depuis la mise en place de la première mouture de la CA2RS (2012) : « On n'augmentera pas la pression fiscale locale », nous avait expliqué Pierre Cardo, mais depuis MM. Tautou et Bédier ont ouvert la voie pour une pression fiscale sans précédent. Et désormais personne n'évoque le lien entre la réforme de l'intercommunalité et la pression fiscale. Cela dit, UFC Que Choisir Val de Seine pose le bon problème mais la réponse n'est pas simple. D'abord, le lien entre les impôts et le niveau d'équipement (et de services à la population) est toujours à mettre en relief. Comparer Médan et Eragny-sur-Oise n'est pas acceptable pour un examen sérieux de la pression fiscale. Il faut aussi regarder l'histoire fiscale (nombre d'équipements publics qui peuvent alourdir la fiscalité, tels que piscines, théâtres et écoles). Médan est mal dotée par rapport à Eragny-sur-Oise. De plus, le cas d'Oinville-sur-Montcient, qui vient d'inaugurer une mini-crèche, une mini-bibliothèque et un service de covoiturage, démontre bel et bien que ce ne sont pas les habitants d'Oinville qui ont payé pour la totalité de ces investissements. Heureusement, les contribuables yvelinois et français y ont contribué. La question de fond est de savoir quelle solidarité nous voulons demain. Qui doit payer quoi ? Avec l'austérité cette question devient rapidement l'enjeu de pouvoir pluriel et d'égoïsmes locaux. r www.journal-deux-rives.com 8
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ACtualité locale
Andrésy
Trek'Île embourbé ? Le Parc urbain de l’île d’Andrésy est-il en train de devenir une gabegie financière, et un scandale écologique ? Depuis mi-juin 2016, le projet Trek’Île de parc urbain sur l’île naturelle d’Andrésy tournerait au fiasco. Le projet à 1,6 M € du maire, Hugues Ribault, toujours soutenu par sa majorité municipale, avait déjà entraîné l’abattage inutile de nombreux arbres, des forages, le déboisement puis le creusement sur 1,5 mètre d’un espace naturel remarquable de 22 000 m², en plein coeur de l’île avec coulage de bentonite pour imperméabiliser le tout. L’objectif était de créer une mare, avec plantes aquatiques, en pompant dans la nappe alluviale via deux pompes éoliennes (12 mètres de hauteur) et solaires. Mais cette mare artificielle ne se remplit pas : les pompes fonctionnent mal ou pas du tout ; la mare n’est pas imperméabilisée. La crue qu’a connue Andrésy, début juin, avait inondé le chantier de Trek’Île. Le maire-adjoint aux Travaux, Alain Mazagol, avait pourtant affirmé en conseil municipal qu’il n’y avait eu « aucune conséquence sur le projet ». L'opposition Andrésy énergies renouvelées, (AER) a apporté un démenti formel devant le conseil municipal à plusieurs reprises : «Nous avions dû apporter des preuves aux Andrésiens des multiples dégradations causées par les inondations sur le projet Trek'Île.» Pas de vent ni de pompage La vraie surprise c’est que la mare, créée artificiellement, d’abord inondée elle aussi par la crue, s’était ensuite mystérieusement desséchée. Le problème des pompes, du vent et du
soleil s'ajoute à cette histoire qui risque de peser lourd politiquement. Depuis leur mise en place fin juin, les deux pompes éoliennes n’ont eu que des débits ridiculement faibles, même lors de journées ensoleillées et venteuses ; elles nécessiteront des Des ouvriers ont testé plusieurs hypothèses avant de conclure que années avant de «la baignoire fuit». (DR) remplir la mare. Le deur, pour tenter de comprendre la dispatout pour un coût de 1,6 M€. rition de l’eau pompée. Il y a clairement un Par ailleurs, durant le mois de juillet, les problème d’infiltration dans la bentonite. Un ouvriers ont régulièrement travaillé dans les des ouvriers de retour du chantier a vendu la puits (creusés pour pomper dans la nappe mèche : « C’est le problème de la baignoire qui fuit alluviale). Des pannes sur les pompes élec- plus vite qu’elle se remplit... » Les ouvriers ont triques ont été fréquentes. aussi recréé une mini-mare qu’ils ont remLes élus d’Andrésy Energies Renouvelées ont plie d’eau de la Seine pour avoir confirmademandé à Alain Mazagol le document précisant tion qu’il y avait bien fuite. les débits d’eau attendus par les pompes. Mais il Rappelons aussi que des plantes aquatiques tarde à venir et les opposants à M. Hugues Ri- avaient été plantées dès le mois de mai. Pour bault sont exaspérés : « Nous attendons ce document éviter qu’elles ne crèvent, la mairie avait dû depuis des semaines ». pomper - en toute illégalité - l’eau de la Seine. Un désastre écologique ? Ensuite, il y a eu les inondations. Enfin, l’asEn effet, l'épandage de bentonite ne joue sèchement de la mare. Le parc urbain Trek'Île pas son rôle d’imperméabilisant. Mais il y a pire devait être ouvert le jour de la fête nationale. : l’absence d’imperméabilisation de ce trou de Le chantier a été arrêté au mois d’août tandis 22 000 m² en plein espace naturel. La société que M. Mazagol a insinué à la Gazette du Val responsable du chantier, Urano, tente de com- d'Oise « des actes de sabotage ! » Hugues Ribault prendre ce qui se passe, au prix d’un désastre a beau se défendre de proposer un projet écologique. exemplaire, il est embourbé dans sa mare qui Ainsi, les ouvriers ont recreusé des sillons reste sèche. r dans la mare, jusqu’à 2 mètres de profon-
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CARRIÈRES-sous-POissy
Un nettoyage citoyen de la plaine Coup de propre sur l'avenue de l'Europe entre Carrièressous-Poissy et Triel était le slogan des riverains qui voulaient faire disparaître le 18 juin les stigmates des années d'abandon par les pouvoirs publics de ce lieu de transit pour des milliers d'habitants de l'hinterland (arrière-pays) de la Seine Aval. L’association Pissefontaine Environnement, accompagnée de volontaires, a mis en sacs des monceaux d’ordures ramassées, le samedi 18 juin, en bordure de la RD 190 entre Triel-sur-Seine et Carrières-sous-Poissy. Effectivement, la nouvelle communauté urbaine (GPS&O) n'a toujours pas pris l'initiative de nettoyer les abords de la RD 190 entre Triel et Carrières-sous-Poissy, une véritable route dépotoir ! Cette action était soutenue par l'association Let's Do It France qui a fourni les gants et les sacs. La mairie de Triel et le Sivatru (Syndicat intercommunal pour la Valorisation et le Traitement des Résidus urbains) ont déplacé pour l'occasion une benne vers la casse automobile. Ce geste a été salué par les participants et les organisateurs. Néanmoins, l'association Pissefontaine Environnement a fait savoir à la mairie de Triel et au Sivatru que l'ensemble des déchets n'avaient pas pu être mis dans la benne, trop éloignée. Il y avait tant de déchets éparpillés
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Des habitants de Carrières-sous-Poissy, Triel, Verneuil se sont réunis le 18 juin à l'initiative de Pissefontaine Environnement. Le but était de nettoyer la Plaine. (DR)
que plus de vingt bénévoles motivés ont dû les déposer en tas tout au long de la route. Françoise Mezzadri, présidente de l'association organisatrice et les volontaires ont malheureusement constaté qu'il restait encore un gros travail de nettoyage, notamment des sacs poubelles entreposés en tas dans la plaine. Ce nettoyage n'est pourtant pas du ressort des citoyens, mais de la communauté urbaine GPS&O. Une initiative reconnue et appréciée L'association a reçu un appel d'une responsable du Sivatru, qui leur a fait savoir que la benne avait été retirée et qu'elle était consciente qu'il restait encore énormément de déchets à ramasser. Touchée par leur ac-
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tion citoyenne, elle les a chaleureusement remerciés. Cette dernière devrait prendre contact avec GPS&O afin qu'elle fasse retirer tous les déchets tout au long de la RD 190 et qu'elle prenne les mesures adéquates pour finir le travail avec des pelleteuses ou autres engins. La municipalité de Carrières-sous-Poissy l'avait fait récemment pour sa ville, mais elle pourrait aussi proposer une action de ce genre pour continuer le travail, en partenariat avec la déchetterie Azalys, par exemple. Le maire de Carrières est particulièrement concerné, étant le vice-président de GPS&O, délégué à la voirie, à l’espace public et à la propreté. r 1. Voir également : https://vimeo.com/171224057
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Chanteloup-les-Vignes
Découvrez la haute voltige ! La Compagnie Biosph’Air, installée à Chanteloup-lesVignes, vous propose dès cet été de vous essayer à l’art du cirque et plus particulièrement à la voltige, sur une structure de trapèze volant unique et en plein air. Le J2R est allé à la rencontre de Gérard Baudry, le président de Biosph’Air, et son directeur technique, Olivier Brunel. Créée il y a un an, la compagnie Biosph’Air a démarré cette activité il y a près de trois semaines, en partenariat avec l’école de cirque de la Compagnie des Contraires, dont elle est voisine, à Chanteloup-les-Vignes. Ces deux compagnies se veulent complémentaires, l’école de cirque visant un public très jeune, des enfants de moins de douze ans souhaitant s’initier à l’art du cirque mais aussi au théâtre notamment, tandis que Biosph’Air a pour but premier d’offrir aux adolescents et pré-adolescents la possibilité de découvrir une activité sportive nouvelle, ludique, mais aussi une expérience humaine très importante pour ces jeunes qui souvent, se cherchent encore. Le trapèze pour donner confiance aux jeunes
« En règle générale, les ados après douze, treize ans, se lassent de toute activité sportive, donc nous nous sommes dit, avec Gérard, que nous allions proposer un nouvel atelier qui sera bien sûr ludique, avec de la recherche d’adrénaline, les notions de confiance en soi et en l’autre, le dépassement de soi, des valeurs véhiculées par le cirque et que les jeunes oublient parfois ; notre but avec notre activité est
Le duo qui concrétise des rêves .
La sécurité et la pédagogie en avant
donc de les aider à s’épanouir, de les valoriser, à travers le cirque mais toujours avec des règles, ce qui est très important, et qui sont bien respectées. Les jeunes partent d’ici avec le sourire et c’est notre but premier. », explique Olivier Brunel. « Il s’agit surtout de leur faire prendre conscience de leur propre valeur et de la montrer, et cette activité leur donne une certaine confiance en soi très valorisante pour eux. Dompter sa peur c’est extraordinaire, pouTrois jeunes de l'ACVL ont pu s'essayer au trapèze volant. (J2R) voir dire "Je l’ai fait", se dire qu’on est aussi bon que les autres, c’est important », ajoute Gérard l’image de la police mais aussi de la ville de Baudry. Pour Olivier Brunel qui a travaillé Chanteloup-les-Vignes. au Club Med pendant cinq ans et dans tous En attendant l’inauguration officielle qui les cirques des environs, créer cette structure aura lieu fin septembre, Biosph’Air vous atde trapèze volant était un rêve, sur lequel il tend tout l’été avec plusieurs séances durant a énormément travaillé et beaucoup investi ; l’après-midi, chacune durant deux heures, avec l’aide de la mairie de Chanteloup-les- toute la semaine, l’essai étant gratuit pour Vignes, qui prête le terrain à la compagnie tous. Olivier Brunel insiste sur le fait que Biosph’Air, ce rêve est devenu réalité. malgré les apparences, l’exercice du trapèze volant ne requiert pas une grande expérience Pas besoin d'être un As du trapèze ou une condition physique particulièrement Si les jeunes sont le premier public visé, bonne, le rendant vraiment accessible à tous, à Biosph’Air se veut néanmoins tout public et condition bien sûr d’écouter et d’appliquer les le président Gérard Baudry a même réussi à consignes. Un seul pré-requis donc : l’écoute. attirer le voisinage : en effet les pompiers de A l’occasion de l’inauguration officielle fin Chanteloup-les-Vignes se sont essayés à la septembre, Catherine Arenou, maire de la ville, voltige et devraient à l’avenir s’entraîner avec sera présente, ainsi que le député de la 7e cirBiosph’Air régulièrement. Gérard Baudry sou- conscription des Yvelines, Arnaud Richard, qui haiterait même attirer la police municipale, ce a promis qu’il réalisera une petite démonstration qui serait selon lui une très bonne chose pour sur le trapèze volant pour l’occasion ! r
On monte à 8 mètres de hauteur. www.journal-deux-rives.com
Prêt pour le grand saut !
C’est facile même si l’on n’est pas un As du trapèze. 11
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orgeval
Rio à vos portes avec la radio «Clube Brasil» Un Orgevalais relance la webradio « Clube Brasil » et compte sur VOUS pour la professionnaliser. Stéphane Pautrel est un passionné de la culture « carioque » et de la musique brésilienne. Il avait créé et géré la radio sur Internet entre 2006 et 2013. Cette radio Clube Brasil est gérée par une équipe exclusivement bénévole. Avec votre aide, Stéphane souhaite reprendre la diffusion des programmes le plus vite possible. D'ailleurs, la web-radio Clube Brasil a commencé à émettre en juillet dernier. Il est temps de participer à sa souscription suite à sa première levée de fonds via la plate-forme de financement Kiss Kiss Bank. Pour relancer la web-radio « Clube Brasil », Stéphane Pautrel fait appel aux internautes et aux passionnés de la musique brésilienne. Tout avait commencé en 2005 pour cet informaticien doué. Pour lui, l'aventure de Clube Brasil a commencé il y a dix ans, à l'occasion de l'année du Brésil en France où un groupe d'amis franco-brésiliens lança l'émission hebdomadaire (Clube BrasilL) sur une radio FM de la région parisienne. Le virus carioque Au début 2007, les passionnés du Brésil ont produit des émissions qui allaient vers la création d'une radio du même nom, qui diffusera désormais, en permanence, sur Internet et pour laquelle ils avaient créé l'association afin d'officialiser le média et d'encadrer l'équipe exclusivement constituée de membres bénévoles. Cependant en 2013, tout s'arrêta pour des raisons d'ordre profesionnel entre autres : « Depuis 2014, les actions liées au fonctionnement du média étant devenues trop importantes pour l'équipe bénévole, la diffusion des programmes est interrompue », explique-t-il. Cela dit, Stéphane a le virus et il compte sur un retour sur les ondes. Ainsi pendant plusieurs semaines au mois de juin 2016, il avait lancé une campagne de financement pour la radio Clube Brasil (premère radio brésilienne francophone en 2013 avec 375 000 auditeurs). 12
Stéphane Pautrel est un passionné de la culture et de la musique brésilienne. (J2R)
Aujourd'hui, Stéphane (président et responsable technique de la radio Clube Brasil), garant de l'esprit du média et passionné de musique brésilienne, propose le retour à la diffusion des programmes tout en pérennisant et en professionnalisant l'activité. Le J2R sera à ses côté avec un partenariat à mettre en oeuvre à la fois sur l'actualité locale et internationale (sud-américaine). Certaines des réalisations de Clube Brasil peuvent être trouvées sur le site www. clubebrasil.fr : interviews, news, reportages, témoignages, messages d'auditeurs, photos, bons plans, etc. Pour réussir, cette webradio a besoin de votre participation ! r
1. Voir également :https://youtu.be/5TKe71zS6js
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Faits un don !
Vous pouvez aussi participerà la relance de la webradio Clube Brasil en envoyant un chèque à l’ordre d’A.C.B. : Radio Clube Brasil BP 10 085 78630 ORGEVAL r
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triel-sur-Seine
L'ancien maire se prononce contre l'extension du centre commercial de Vernouillet Jean-Pierre Houllemare, maire honoraire de Triel a pris sa plume pour dire du mal de ce projet qui est soutenu par Joël Mancel, l'actuel maire. Ainsi, des querelles se traduisent par des choix d'aménagement différents. Dans une lettre datée du 4 juillet, JeanPierre Houllemare, ancien maire de Triel-surSeine, a pris position contre l'extension du centre commercial « Deck 78 » (même si ce nom n'est plus utilisé par les promoteurs de ce projet). D'une manière claire, M. Houllemare a souligné que cette politique d'aménagement présente des risques réels en matière de santé et aboutirait à un « désastre ». L'ancien maire espère que l'avis donné par la suite sera défavorable. Voici, ci-contre, la lettre de M. Houllemare à l'attention du commissaire-enquêteur de ce projet d'extension du centre commercial sur le site Eternit et notamment le volet «loi sur l'eau». L'ancien maire devenu écolo ? Ainsi, Jean-Pierre Houllemare est devenu « environnementaliste » pour ne pas dire écolo. Selon son blog, il fait part aussi de son «opposition [à ce projet] - qui ne date pas d'hier ». En outre, il a vilipendé ce projet comme étant « démesuré ». Selon son analyse, la zone industrielle de la Grosse pierre devrait garder une vocation « industrielle » car il « bénéficie des branchements Eau, Fer et auto-routier. Une véritable aubaine pour certaines activités ! » Enfin, il faut s'attendre au pire en matière de commerce local : «... [F]aute d'une "exigence" de synergie avec les commerces traditionnels triellois et vernolitains, voire vernoliens, sera responsable d'une nouvelle et définitive dégradation du tissu commercial de centre-ville, dont la branche "Restauration" reste l'une des plus dynamiques, avec les agences immobilières...» Pour conclure avec l'espoir de voir ce projet retoqué, l'ancien maire préconise un avis défavorable à ce projet anachronique : « J'espère donc que les différentes critiques afférentes à la
Jean-Pierre HOULLEMARE
Triel-sur-Seine, le 4 juillet 2016
78510 TRIEL SUR SEINE Monsieur le Commissaire Enquêteur CENTRE COMMERCIAL DECK 78 Mairie de Triel-sur-Seine Monsieur, Suite à la précédente enquête publique préalable à la délivrance des Permis de Construire de cet ensemble, le Commissaire-Enquêteur a rendu en 2014 ses conclusions en ces termes (extraits) : « Le commissaire enquêteur estime que l'ensemble des aspects positifs l'emporte sur les inconvénients du projet, et prenant plus particulièrement en compte la réduction de la friche industrielle et l'économie d'espace engendrée par sa réutilisation considère que le bilan du projet est positif. Et le commissaire enquêteur … recommande au pétitionnaire : - premièrement, de bien prendre en compte la nécessité d'établir un centre réellement complémentaire au commerce existant - deuxièmement, de ne pas négliger l'information régulière du public et principalement des riverains sur l'évolution et le déroulement du projet - troisièmement de veiller particulièrement à limiter les nuisances dues à la période du chantier et sous réserves : - premièrement : du respect des avis de l'hydrogéologue agréé - deuxièmement : du respect des réglementations concernant l'amiante à toutes les étapes (démolitions, travaux, transports...) donne un avis favorable à l'obtention des deux permis de construire sur les communes de Vernouillet et de Triel-sur-Seine concernant la création du centre commercial dénommé DECK 78 tels qu'il ont été présentés en enquête publique en mairies de Vernouillet et Trielsur-Seine du 3 mars 2014 au 5 avril 2014. A Le Kremlin-Bicêtre le 20 mai 2014,…Le commissaire enquêteur,…Bernard PANET ». Or, concernant l’impact économique du projet, il est dit dans le dossier (p.5) que le déplacement du centre actuel, qui est peu attractif (?) … permettra l’implantation d’une enseigne forte (c’est la même !)… qu’il y aura de nombreuses boutiques (trop ? … et que l’ensemble, mieux équilibré, verra sa fréquentation augmenter… Par ailleurs, le maître d’ouvrage affirme que « ce centre commercial régional (?) constituera une offre très complémentaire orientée vers « l’équipement de la personne et la restauration » … et « qu’une politique de partenariat avec les centres-ville de Triel et Vernouillet est prévue … » Même si le Commissaire-Enquêteur conclut que … « l’impact économique devrait être positif », je confirme au contraire mon avis négatif, considérant l’impact toujours désastreux pour les commerces traditionnels de centre-ville situés à proximité, mais en dehors du centre. Quant à la politique de partenariat, je considère qu’il s’agît d’un vœu pieux, dans la mesure ou aucune convention n’est présentée à l’appui de cette demande d’autorisation d’opération nouvelle. En conséquence, et sans préjuger des critiques qui pourraient être formulées dans le strict domaine du respect de la loi sur l’eau, à savoir les risques qui ne sauraient être nuls en cas de fortes inondations, au plan de la moindre possibilité d’expansion des crues et au plan du possible délitement des confinements d’amiante, je formule un avis défavorable sur la présente demande. Vous remerciant par avance de votre attention, je vous prie de croire, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, en mes meilleurs sentiments. Jean-Pierre HOULLEMARE, maire honoraire pollution par l'amiante et aux risques d'inondations seront entendues dans cette enquête spécifique "Loi www.journal-deux-rives.com
sur l'eau" et qu'un avis défavorable sera donné. » r 13
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triel-sur-Seine
Un projet de centre commercial marqué par la présence d'amiante Une nouvelle enquête publique a été lancée sur le projet du centre commercial qui pourrait être construit entre Triel et Vernouillet sur le site dit « Eternit ».
Cette enquête dure jusqu’au 18 juillet au titre de la loi sur l'eau et les conséquences sur la santé des riverains. Les associations environnementales locales ont fait part, le 4 juillet, de leurs observations lors d’un échange avec le commissaire-enquêteur qui lui, aussi, se pose beaucoup de questions. Le 22 septembre 2014, le J2R soulevait, déjà, l'interrogation : « Le nouveau centre commercial Deck 78 serait-il construit sur des terrains amiantés ? ».(1) Trois associations exercent des recours (non encore plaidés) auprès du Tribunal administratif et l’article concluait : « Après lecture du rapport de l’enquête publique des inquiétudes subsistent et les réponses apportées aux observations des particuliers paraissent peu convaincantes. En effet, le commissaire-enquêteur considère que le problème de la pollution par l'amiante a été traité du mieux qu'il était possible. » Et il ajoutait : « Plusieurs observations mettent en avant que l'amiante – si sa présence est prépondérante – n'est pas le seul polluant existant sur le site, et que de nombreux autres ont été mis en évidence présentant vraisemblablement des dangers. » Il donnait dans la foulée un avis favorable au projet. Dont acte. Eh bien, rien n’est joué puisqu’une nouvelle enquête publique a été lancée à Médan, Vernouillet et Triel. Il ne s'agit pas, cette fois, d'apporter un avis sur l'opportunité urbanistique, commerciale ou autre mais d'examiner le projet sous l'angle très ciblé de la loi sur l'eau. C'est un problème de santé publique du fait du champ captant qui alimente en eau potable les habitants de Verneuil et Vernouillet, d'autant plus qu'en sous-sol la présence d'amiante soidisant confinée est confirmée sur pratiquement les 18 ha du projet. Plus de questions que de réponses sont apparues à la lecture des rapports mis à la disposition du public, comme par exemple la maîtrise de l'évolution du sous-sol, l'effet des récentes inondations sur d'éventuelles dispersions de métaux lourds, de l'amiante dans la nappe souterraine et dans la Seine... Viennent s'ajouter les craintes concernant l'étanchéité du confi14
nement à long terme. Des
répon-
ses sont atten-
? Les rapports d'enquête communiqués semblent incomplets car en ce qui concerne les «documents d'incidences» il y a On attend les conclusions de l'enquête publique sous l'angle de la loi des omissions, sur l'eau sur un site qui fait l'objet d'usages « illégaux »... (Archives J2R) des insuffisances d'études et surtout des inexactitudes. Le dos- à un tel endroit semblent, dès l’origine, avoir sier d'enquête du Schéma Directeur d'Aména- fait bien peu de cas de la santé de leurs concigement et de Gestion de l'Eau (SDAGE) du toyens. r Comité de bassin Seine-Normandie, s'il existe, aurait dû être communiqué. D’autres préoccupations sont apparues 1. http://www.journal-deux-rives.com/actu/04611-nouveau-centre-commercial-deck-78-serait-il-construit-terdans la discussion : la non-implication de la rains-amiantes société Eternit responsable de l’état du terrain ; le coût exorbitant d’une Champ captant dépollution des 86 000 Zone englobant un ensemble d'ouvrages de captages prélevant l'eau souterraine d'une m3 contaminés ; l'immême nappe par l’extraction d'eau d'une sourpossibilité de futures ince souterraine ou de surface, de manière perterventions éventuelles manente ou temporaire, et transportée à son dans le sous-sol une fois lieu d'usage. Les prélèvements d'eau regroules bâtiments construits, pent l'ensemble des prélèvements dont l’alimentation en eau potable. La qualité de l’eau ce qui laisse entrevoir distribuée dépend de l’ensemble des équipel'impossibilité de dépolments, des services et des actions qui permetluer le site, si nécessaire, tent, en partant d'une eau brute, de produire dans l'avenir. Reste égaune eau conforme aux normes de potabilité lement une incertitude en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs (traitement pour potabiliser l'eau, adducsur la faisabilité du projet tion (transport et stockage), et distribution au compte tenu du délai (10 consommateur. r ans ?) que vont prendre Source : BRGM les recours des associations s'ils sont conduits LA LOI SUR L'EAU jusqu'au bout des procéLa loi sur l’eau et les milieux aquatiques a pour dures. fonction de transposer en droit français la diOn semble bien loin rective cadre européenne sur l’eau d’octobre d'appliquer le principe 2000, afin d'arriver aux objectifs qu'elle a posés, notamment : le bon état des eaux d’ici de précaution dans ce 2015 ; l'amélioration des conditions d’accès à dossier vieux de plus l’eau pour tous ; plus de transparence au foncd'une dizaine d'années ; tionnement du service public de l’eau ; la réles élus qui ont signé les novation de l’organisation de la pêche en eau permis de construire en douce. r Source : Wikipédia vue de la construction d'un centre commercial www.journal-deux-rives.com dues
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triel-sur-Seine
Annulation de la fête du Flan de Triel 2016 La fête du Flan, prévue les 24 et 25 septembre 2016 à Triel-sur-Seine, est annulée, en raison du risque lié aux attentats, face à l’impossibilité de mettre en place un dispositif de sécurité suffisant. Les réactions n'ont pas tardé contre cette soumission politique. Pour la première fois en plus de 30 ans d’existence, la fête du Flan est annulée pour l’édition 2016. La décision d’annulation a été prise par le maire, Joël Mancel, après avoir consulté la majorité municipale. En effet, au regard de la situation particulière faisant suite aux récents attentats de Nice et de SaintEtienne-du-Rouvray et dans le cadre de la prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 1er janvier 2017, toutes les mesures de sécurité indispensables et adaptées devaient être prises afin de permettre le déroulement en toute sécurité d’un événement d’une telle ampleur. Rendez-vous très populaire à Triel, pour ses habitants et ceux des les villes environnantes, la fête du Flan rassemble habituellement près de 20 000 visiteurs sur deux jours dans les rues du centre-ville et sur les quais de
Contrairement à 2014, les bénévoles du Secours catholique ne pourront pas bénéficier de la vitrine de la fête du Flan à Triel. (J2R)
Seine. Compte tenu de ces conditions particulières, la Ville de Triel, organisatrice de la manifestation, est dans l’impossibilité de mettre en place, dans les délais impartis, un dispositif de sécurité adapté à la géographie du lieu ; elle a donc décidé d’annuler l’édition 2016 de la fête du Flan. Les conditions seront réexaminées l’année prochaine pour l’organisation de cet événement. « C’est avec un immense regret que nous sommes contraints d’annuler la fête du Flan, déclare le maire, Joël Mancel. C’est la première fois en près de
quarante éditions que ce grand événement, très attendu des Triellois, des commerçants, des associations et de nos amis des villes voisines n’aura pas lieu. Mais le contexte particulier du site, son déroulement et sa popularité requièrent des conditions de sécurité qu’à l’heure actuelle, une ville comme Triel-sur-Seine n’est pas dans la capacité de réunir. Au demeurant, le principe de la fête du Flan n’est pas remis en cause et nous étudierons pour l’année prochaine les conditions d’organisation ou d’implantation de ce grand événement triellois, auquel nous tenons tous. » r
Lettre ouverte à M. le maire de Triel Voici le courriel que J-C Moulineau a adressé le 5 août 2016 à M. le Maire de Triel suite à sa décision d’annulation de la fête du Flan. Le maire n'a pas répondu à cette missive à ce jour. A l’attention de M. le Maire. C’est avec une grande déception que je viens d’apprendre l’annulation de cette manifestation à laquelle je devais participer comme de nombreux Triellois. Le risque d’attentat existe depuis celui de Charlie Hebdo, et malheureusement il faut vivre avec. Ce n’est pas l’annulation de diverses manifestations publiques qui résoudra le problème du terrorisme. L’Euro 2106 et le Tour de France n’ont pas été annulés malgré l’état d’urgence et la menace. Il ne s’est rien passé. Annuler les manifestations publiques est un acte de soumission vis-à-vis des terroristes : c’est l’objectif qu’ils recherchent. Cette décision malencontreuse relève de la psychose actuelle mais soyez logique jusqu‘au bout, annulez les transports en train, en car, les activités commerciales, tous rassemblements, les activités jeunesse à Triel, le forum des associations et bien d’autres manifs ! Je vous remercie de bien vouloir transmettre mon point de vue à l’ensemble des décideurs. Avec ma désapprobation et mes regrets. J.C. Moulineau r www.journal-deux-rives.com
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triel-sur-Seine
PLU : les jeux sont-ils faits ? La mairie de Triel a organisé une «PLUie» d'échanges avec les associations environnementales. Sujet : modifications du PLU 2013. La municipalité de Triel-sur-Seine compte appliquer, prochainement, des aménagements au PLU 2013 (Plan Local d’Urbanisme) ; afin de les en informer, elle a rencontré officiellement les associations environnementales locales : AEVS (Association d’environnement du Val de Seine), BVH (Bien vivre à l’Hautil), Collectif CAPESA, DEFSI'T, Pissefontaine Environnement et Préservons Pissefontaine. Voici quelques impressions ressenties pendant cette réunion qui, sous un aspect juridico-technique, est apparue plutôt politique, compte tenu des réponses apportées aux préoccupations des représentants des associations présentes. De toute façon un texte législatif d’application immédiate (modifié depuis), la loi ALUR (Loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové) était passé par là et la carence chronique trielloise en logements sociaux (merci les municipalités précédentes pour les 9,7 % réalisés… qui doivent être portés à 25 % en 2025 !) imposent amendes (apparemment stoppées récemment) et un rapide changement de cap. Le but de cette loi est d’encourager la densification urbaine et naturellement le découpage de certains terrains pour le profit de tous en sacrifiant l’environnement. On en est arrivé là parce que la nouvelle loi a supprimé deux règles importantes des PLU, à savoir le COS (Coefficient d’Occupation des Sols) et la superficie minimale imposée sur les terrains constructibles. Depuis quelques mois, dans le ca-
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dre des impératifs de la loi, Triel a donc étudié les aménagements qui pouvaient limiter les dégâts et trouvé quelques règles plus contraignantes à imposer surtout dans les secteurs choisis comme à préserver : les bords de Seine, les Coteaux et le hameau de l’Hautil. Corrections d'erreurs ? Et puis patatras, l’évolution administrative de notre environnement politico-technocratique (exit CA2RS, promotion de GPS&O, amaigrissement des compétences municipales...) pouvait faire craindre le pire, c'est-à-dire un arrêt de la réforme en cours d’étude du PLU triellois. Comme nous l’avons indiqué en introduction, GPS&O n'a pas (encore) les moyens de prendre le relais et délègue. C’est donc Triel qui conduit ces changements à marche forcée puisque GPS&O doit adopter la nouvelle mouture du PLU au plus tard fin décembre 2016. Ne serait-il pas souhaitable qu'une restitution publique des conclusions (quelles qu'elles soient) du commissaire-enquêteur soit organisée à Triel ? En effet, souvent ces conclusions recèlent de surprenantes prises en compte et réponses aux avis formulés par les participants à l'enquête officielle ? La demande a été formulée. Entre temps la municipalité a bloqué plusieurs projets, ce qui a amené certains propriétaires à attaquer cette décision devant le Tribunal administratif. La marge d'incertitude qui en découle n'a pas l'air d'inquiéter nos interlocuteurs... « Le juge décidera... » D'autre part, sans entrer dans les détails on peut citer une modification qui devrait freiner les divisions de terrains : actuellement pour toute opération de ce genre la loi ALUR précise qu’à partir de 9 logements construits sur un terrain il
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y a obligation que 30 % de ces logements soient sociaux ; la proposition ferait appliquer cette obligation à partir de trois logements construits. Si l'on ajoute d'autres contraintes comme l'éloignement à 10 au lieu de 5 mètres de la voie, la distance séparative portée à 10 mètres et la proportion d'espace vert augmentée dans certaines zones, des motifs de conflits se profilent à l'horizon. Les associations ont donné leur avis L’AEVS a demandé, une fois de plus, de modifier le PLU de sorte que l’emplacement du futur port industriel qui serait construit à l’emplacement de la Marina Saint-Louis (s’il se fait un jour !) ne soit plus destiné à recevoir des déchets. Mais cette question n’a pas l’air de préoccuper la municipalité qui continue à refuser toute modification en ce sens. Pour Pissefontaine, un débat s'est ouvert sur la hauteur des bâtiments constructibles. Fixée à 14 m dans le PLU 2013 alors que c'était 11 m avant, il est proposé de la réduire à 13 m. Différence minime mais qui peut avoir des conséquences sur le nombre de niveaux constructibles. A la question : «Pourquoi ne pas revenir aux 11 m ?» la réponse a été négative pour des raisons qui sont loin d'être claires. En outre, le projet « rue Gallieni » fait aussi l'objet d'une controverse à propos de promesses non tenues faites par le maire. Quant à l'Hautil dont le projet de constructions sur une partie du stade n'a pas été évoquée (mais ce sera pour une prochaine fois), l’utilité d’une telle rencontre apparaît plus formelle que concertative. Quant aux remarques, suggestions et avis des associations invitées, s’ils ont été écoutés, il ne semble pas qu’ils aient été entendus. r
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septembre 2016
actualité locale
Verneuil-sur-Seine
Remise de diplômes à N-D « Les Oiseaux » Le bac à l'américaine se décline aussi à NotreDame International High School (NDIHS) de Verneuil. Depuis 2010, une quarantaine d’élèves par an bénéficient de l’enseignement de la NDIHS, véritable high school américaine, implantée à Verneuil-sur-Seine qui accueille des jeunes de 14 à 18 ans. Le 23 juin 2016, la promotion 2016 s’est vue remettre son diplôme de fin d’études, lors d’une « Graduation ceremony ». Ils ont 18 ans, sont américains, français, chinois, russes, britanniques, italiens, vénézuéliens, mexicains, hongrois, taïwanais, canadiens, italiens, anglais ou encore saoudiens et ont achevé leur scolarité à NDIHS. Ce bac à la sauce américaine leur permettra d’accéder à des études supérieures dans le monde entier. Plusieurs étudiants ont pris la parole devant un auditoire composé essentiellement de leurs familles et de leurs proches. Ces jeunes originaires de tous horizons ont, chacun, prononcé un petit discours racontant leur passage à
la NDIHS, et surtout l’expérience inoubliable qu’il leur a apportée, leur permettant de se mélanger à des cultures différentes, les découvrir et les apprécier. Peu avant la remise des diplômes, ce fut au tour de Zoë Adams, présidente et co-fondatrice de Strongheart Group de prendre la parole. Cette organisation à but non lucratif œuvre pour offrir aux jeunes les plus démunis l’accès à l’éducation et à une vie meilleure. Le but premier de Strongheart Group est de montrer qu’il n’y pas pas de tiersmonde, pas de premier monde, mais un seul et unique monde dont les « Graduation ceremony » à Notre-Dame «Les Oiseaux» le 23 juin. (J2R) différentes cultures sont une formidable richesse que chacun gagnerait à découvrir, à comprendre et à apprécier. Zoë lequel elle racontera son vécu et qu’elle posAdams a cité l’exemple d’une jeune fille tera sur la plateforme en ligne YouTube. La afghane, Sonita Alizadeh, dont la famille a vie de Sonita change complètement à partir dû fuir vers l’Iran pour échapper aux Tali- de ce moment. Elle a été prise en charge bans. Un peu plus tard, sa mère lui ordonna par Strongheart Group. Aujourd’hui, et avec de revenir en Afghanistan afin de se marier l’aide de ces organisations, Sonita étudie aux à un homme qu’elle ne connaissait pas. Elle Etats-Unis, en apprenant la musique dans n’avait que 10 ans. Sonita a refusé de suivre un conservatoire ; elle a réalisé son rêve et ce destin qui lui semblait imposé. Passion- prouvé qu’il n’y avait de limite pour quiconnée de musique, elle écrira un rap « Brides for que, où que ce soit. Espérons que les élèves sale », littéralement « mariages à vendre », dans de NDIHS aient appris la leçon. r
La BNO ouvre ses portes aux personnes en situation de handicap La Base Nautique de l’Ouest (BNO) a organisé les 3 et 5 juin des journées portes ouvertes destinées aux personnes en situation de handicap. L’occasion pour elles de découvrir des activités nouvelles telles que la voile et le canoë.
Le 3 juin, environ 150 personnes, parmi lesquelles 36 encadrants, ont participé à la première journée portes ouvertes organisée par la Base Nautique de l’Ouest, à Verneuil-sur-Seine. Lors de cette première journée destinée d’abord aux institutions, la BNO a accueilli près
d’une dizaine de groupes venant, entres autres, de Jouy-le-Moutier et de Plaisir. Une deuxième journée portes ouvertes a eu lieu le 5 juin ; celle-ci était destinée aux individuels, accompagnés de leur famille et de leurs proches, mais aussi aux groupes n’ayant pas eu la possibilité de venir le vendredi. Au menu des activités : la découverte de la voile et du canoë au sein d’un superbe cadre naturel, mais aussi divers stands de découverte, où il a été possible, notamment, d'apprendre à réaliser des noeuds marins. Les vents de la BNO emportent toutes celles et tous ceux qui veulent pratiquer la voile. (J2R)
Interrogé par le J2R, Patrice Muller, secrétaire général de la BNO, nous a expliqué l’idée de ce projet : « Cet événement s’inscrit dans un projet de création d’une section de sport adapté en partenariat avec la Fédération Français du Sport Adapté. C’est un projet qui est porté par l’un de nos www.journal-deux-rives.com
moniteurs dans le cadre de sa formation au BPJEPS que nous soutenons bien évidemment ; c’est un projet plutôt récent puisque la signature s’est faite il y a juste quelques semaines et l’on voit aujourd’hui les premiers résultats de cette mobilisation. » r 17
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septembre 2016
actualité locale
Vernouillet
Ecole maternelle : le maire laisserait-il construire dans l'illégalité ? C'est une affaire embarrassante pour le maire de Vernouillet, Pascal Collado (LR) et son service de l'urbanisme. Malgré nos relances, la mairie n'a pas donné suite à nos demandes d'entretien. Le 23 juin, Jean-Pierre Grenier, président de l'association Bien vivre à Vernouillet (BVV) a tiré la sonnette d'alarme sur cette éventualité d'illégalité car, selon lui, le chantier de la nouvelle école maternelle « Terres rouges » ne suivrait pas la procédure normale en matière de forclusion de l'obtention du permis de construire. Autrement dit, le maire se serait exempté lui-même de la règle du droit dans un contexte d'état de droit. La construction d'une école maternelle devrait a priori suivre le même procédure qu'un chantier classique du domaine privé. Le maire (ou la municipalité) est à la fois requérant et instructeur d'un permis de construire, qui vaut aussi démolition, afin de passer à un stade ultérieur d'un chantier qui suit sa propre logique. Selon les documents obtenus par la rédaction, le 14 juin, le directeur général des services aurait rétorqué ainsi aux demandes d'explications à propos du danger d'être dans l'illégalité : « M. Grenier vous faites ce que vous voulez ! » Un dossier qui devient inextricable ?
Afin de mieux comprendre la complexité de ce dossier, un retour en arrière s'impose : depuis 2014, le nouveau maire, Pascal Collado, a décidé de constuire une nouvelle école sur les Terres rouges. En février 2016, une réunion publique a clarifié le calendrier de la construction de cette nouvelle école maternelle de quatre classes près du collège Emile-Zola, à proximité d'une zone agricole. Il s'agit de construire sur un terrain utilisé pour des activités sportives ; la surface hors œuvre serait de 1202 m2 de plancher. Le permis de construire (PC 7864316 V1 010) a été délivré par arrêté du 30 mai 18
2016 après une instruction classique qui avait commencé le 22 février 2016. Selon la règle d'usage et le principe de l'état de droit, un permis de construire peut être contesté par des personnes physiques et morales dans un délai défini par la loi. Evidemment, les contentieux sont encadrés et doivent faire l'objet d'un examen Le chantier de la nouvelle école sur les Terres rouges est promis à une belle pagaille juridico-politique.(DR) minutieux afin d'éviter des abus de la part des « requérants contestataires ». L'association mairie. Pourtant, le président de BVV a Bien vivre à Vernouillet, de par ses sta- été surpris de voir que le chantier contituts, s'inscrit dans une vérification de nue comme si la situation était normale. tous les éléments pratiques et juridiques La municipalité a même organisé une des grands projets et chantiers relatifs à réunion de chantier en présence de l’enla commune de Vernouillet. Ainsi, elle a, treprise ; les travaux de la future école d'abord, prévenu les services de la mai- maternelle ont débuté le 14 juin 2016. rie et son DGS, sans oublier le premier En conclusion, une question se pose : magistrat de la ville sur la supposition pourquoi le maire procède-t-il ainsi sans que ce chantier soit « entâché d'illégalité » tenir compte de ce recours (qui pourrait pour les raisons suivantes. se terminer par un rejet de la demande de l'association BVV). Aller vite est un Recours en série ! précepte qui est souvent mis en avant Selon le président de l'association dans pareille situation. Le maire risque BVV, le permis de construire (qui vaut gros car, selon M. Grenier, « en ne respecdémolition) est définitif lorsque celui- tant pas la légalité, [le maire] cherche à faire ci ne fait plus objet d'une contestation construire rapidement l’école maternelle en penquelconque : l’arrêté du 30 mai 2016 sant que personne ne la lui fera démolir ! » Par avait accordé le permis de construire ; cet agissement, Pascal Collado, le maire mais celui-ci ne serait définitif qu’en de Vernouillet, pourrait mettre en danl’absence de recours ou de retrait. Or, ger juridiquement un chantier d'équipel'association BVV a fait un recours gra- ment public qui semble nécessaire pour cieux le 9 juin 2016 ; celui-ci a soulevé l'avenir de la ville. Il est aussi bizarre que plusieurs problèmes importants : défaut les autorités compétentes (préfecture, d'affichage réglementaire et début des services de la Communauté urbaine travaux avant la fin de la période de deux Grand Paris Seine & Oise) n'intervienmois prescrite pour exercer la possibi- nent pas en amont pour bien préciser lité de recours (du 30 mai au 30juillet). les prescriptions en matière d'urbanisme En outre, le 9 juin 2016, le président « a afin de soulager le service d'urbanisme fait un recours gracieux par courrier recom- de Vernouillet qui semble dépassé par mandé (LR avec AR) », ce qui équivaut à cette «affaire de construction illégale» selon une demande d’annulation de l'arrêté du les propos de M. Grenier de l'association 30 mai 2016 pour préserver les délais en Bien Vivre à Vernouillet. «Si nous allons attente du dépôt au Tribunal adminis- au Tribunal, c’est que nous avons des éléments tratif de Versailles. Le 10 juin 2016, le juridiques conséquents », a pronostiqué « le recours gracieux a été réceptionné en Zorro de Vernouillet ». r www.journal-deux-rives.com
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septembre 2016
En mémoire des victimes
Chrétiens et musulmans, unis contre la barbarie Le 31 juillet 2016, les musulmans des deux mosquées des Mureaux sont venus à la rencontre des chrétiens à l’église SaintPierre/Saint-Paul après la messe. Ce moment de partage a été fort en émotion.
Vendredi 29 juillet 2016, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a appelé ses fidèles à se rendre dimanche 31 juillet à la messe dans une église proche de chez eux pour exprimer leur solidarité envers la communauté catholique, suite à l’assassinat du Père Jacques Hamel, assassiné par deux terroristes dans son église de Saint-Etienne-duRouvray, près de Rouen, le mardi 26 juillet. Les fidèles des deux mosquées des Mureaux n’ont pas attendu cet appel pour organiser un rassemblement pour dimanche matin devant l’église de Saint-Pierre/SaintPaul, dans le centre-ville de la commune. Ce rassemblement a été important puisqu’il a eu lieu à la sortie de la messe de 9 h 30, soit à 10 h 20. Un « signe de paix » Les chrétiens étaient venus nombreux à la messe, tout le chœur de l’église étant empli : ils étaient plus de 450 fidèles ce matin pour écouter le Père Philippe. Ce dernier a dédié évidemment cette messe à toutes victimes des attentats, en rappelant que le Père Jacques Hamel est mort en martyr, la raison de sa mort étant la « haine de la foi ». Il a également mentionné que la communauté la plus touchée par les attentats dans
La foule des musulmans et des chrétiens rassemblée devant l’église du centre-ville des Mureaux pour partager leur douleur suite à l’assassinat du Père Jacques Hamel. (J2R)
le monde est la communauté musulmane. Dans le déroulé de la messe, les fidèles doivent se donner un « signe de paix ». Le Père Philippe a invité les chrétiens présents à donner ce signe de paix aux musulmans à la fin de la messe. Sur le parvis de l’église Le Père Philippe a voulu aller à la rencontre des musulmans en fin de messe au lieu de les inviter à venir dans l’église, en signe de politesse, car on va généralement à la rencontre de ses hôtes. Cependant, certains musulmans ont franchi l’entrée de l’église vers la fin de la messe pour assister à l’office.
La phrase du jour : «Celui qui s’attaque à un prêtre, s’attaque à un imam ! »
(J2R)
Après la messe, le Père Philippe est sorti le premier pour accueillir les musulmans également nombreux sur le parvis de l’église. Parmi les personnes, qui attendaient à l’extérieur de l’église, il y avait également le maire des Mureaux, François Garay, et plusieurs membres du conseil municipal. C’est Saïd Bousnoud, président de l’association du Centre islamique Tariq ibn Ziyad aux Mureaux, qui a prononcé une allocution pleine de fraternité et montrant l’appui de la communauté musulmane. Dans son discours, il a également rappelé le lien ancien unissant les musulmans et les chrétiens aux Mureaux. r
Le Père Philippe a pris la parole pour clôturer ce rassemblement dans ce moment œcuménique. (J2R)
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secteur hospitalier
A Meulan et aux Mureaux, la réforme des hôpitaux est rejetée par tous !
Le 1er juillet 2016 sont entrés en activité les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). D’après une lettre envoyée à l’ARS par les élus, les médecins, les syndicats et les usagers du CHIMM1, le projet pour le GHT du nord Yvelines n’est pas encore au point et ces derniers ont voté contre.
Un Groupement Hospitalier de Territoire ou GHT comprend un ensemble d’établissements de santé. L’objectif serait de faciliter, la concentration de spécialités, la mise en commun de fonctions transversales et les transferts d’activités. Le GHT obligatoire La participation à un GHT est obligatoire, sous peine de perdre les subventions. Le GHT du nord Yvelines regroupe les hôpitaux de Mantes-la-Jolie, Meulan-Les Mureaux, Montesson, Poissy-Saint-Germain ainsi que les EHPAD de Conflans-Sainte-Honorine et de Sartrouville. L’objectif du GHT est de permettre d’organiser la prise en charge des patients (consultation, urgence, soins) ; l'organisation pyramidale comprend un hôpital support et des hôpitaux satelli-
tes, avec un transfert d’activités entre établissements. Le GHT doit faciliter la coopération entre établissements et mutualiser certaines activités. Tout cela sera piloté par l’hôpital support qui sera celui de Poissy. Or, comme il a été présenté par Damien Vignier, infirmier et syndicaliste FOCHIMM, lors de la réunion qui s’est déroulée aux Les manifestants du 16 octobre 2015 contre le départ de l’oncoMureaux le jeudi 30 juin logie à Mantes. (J2R) dernier, le projet est loin de faire l’unanimité. Ce qui est problématique dans le GHT, selon Un projet refusé ses détracteurs : « c’est la mise en place d’une commission On est loin du reportage présenté sur France médicale de groupement qui est censée déterminer l’organi2, le vendredi 1er juillet, qui présente le GHT du sation des activités médicales sur le territoire. Cette comnord Yvelines comme l’un des premiers mis en mission n’aura pas forcément une bonne vision des besoins place et un exemple à suivre. En particulier, ce locaux. » reportage met en avant le transfert du service de Cette commission est composée de 23 médel’oncologie à Mantes alors que plus de 240 per- cins pour Poissy, de 9 médecins pour Meulan et sonnes (élus, syndicats, médecins, personnels et de 10 médecins pour Mantes. Une autre difficulté usagers) avaient manifesté en octobre 2015, de- concerne la représentativité des territoires. Les vant le site de Meulan-en-Yvelines du CHIMM Mureaux et Mantes sont sous-représentés. La dipour protester contre ce transfert. rection de Poissy décidera majoritairement pour Le 1er juillet 2016, un projet médical pour le les autres. « La réorganisation ne doit pas être verticale GHT a été proposé aux élus, aux médecins, aux syn- mais horizontale », avait souligné Damien Vignier. dicats, aux personnels et aux usagers. Au niveau du Cette réforme ne répond pas au souhaite du synCHIMM, tous ont voté « contre » et ont envoyé une dicaliste. r lettre à l’Agence Régionale de la Santé (ARS) pour 1. Centre Hospitalier Intercommunal de Meulanexpliquer ce refus et présenter leurs propositions. Les Mureaux.
La musique soignera-t-elle tous les maux ? La musique comme soin palliatif ! Une équipe de Campus du CHIMM a prouvé que c'est possible. Elle a été primée au Palais de la Mer à Saint-Malo, le 2 juin.
Depuis 20 ans, la Mutuelle nationale des hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (MNH) encourage et récompense les futurs professionnels de la santé et du social qui imaginent les solutions de demain. Pour l'année 2015, le thème était « les petits riens du soin qui changent tout ». 20
Le prix du Grand Jury a été remis à l’équipe « Idélice n°4 » de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers du Campus du Centre Hospitalier de MeulanLes Mureaux (CHIMM) pour son projet « la musique dans les soins » autour de la problématique suivante : « comment mieux prendre en charge la douleur et l’anxiété du patient lors d’un soin ? » Les lauréats ont proposé une alternative non médicamenteuse pour soulager la douleur et l'anxiété : l’apport de musique lors des soins. L’écoute se fait grâce aux postes de télévision présents dans les chambres via une clé USB, afin de www.journal-deux-rives.com
Une équipe du Campus CHIMM était à l'honneur. (J2R)
réduire les coûts au maximum. L’équipe étudiante du CHIMM s’est vu remettre un chèque de 4 500 € et l’équipe pédagogique 2 000 €. r
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septembre 2016
Politique
Les gauches à la recherche d'un nouveau souffle En mai et juin 2016, les sections du Parti Communiste Français (PCF) du canton de Limay et de Les Mureaux / Meulan / Aubergenville ont élu de nouveaux secrétaires à leurs têtes, plus jeunes mais déjà bien connus.
connu pour les actions politiques qu’il a déjà menées. Il s’agit de Navid Hussain-Zaidi, jeune militant de 28 ans habitant à Epône, ancien militant de la Gauche Unitaire et qui a adhéré au PCF en septembre 2015 suite à la fusion de ces deux entités. Il s’était présenté contre Jean-Marie Tétart, député LR de la 9e circonscription des Yvelines, lors de élection législative de 2012.
Au début de l’été, les sections du Parti Communiste Français (PCF) du canton de Limay et Les Mureaux / Meulan / Aubergenville ont donné un coup de jeune et de renouveau à leurs directions. La priorité jeunesse Les adhérents du PCF de la section du canton de Limay s’étaient réunis en conférence de section le samedi 7 mai 2016, dans le cadre des travaux préparatoire au 37e congrès national de leur parti qui a eu lieu du 2 au 5 juin dernier. Lors de cette conférence, la section de Limay s’est donnée pour priorité de travailler à redonner envie aux jeunes, aux habitants dans les quartiers, aux salariés dans les entreprises d’être des acteurs de leur avenir, c’està-dire des acteurs politiques plus engagés. Pour cela, les adhérents de la section ont élu une nouvelle direction et un nouveau secrétaire de section plus jeune mais aussi bien
« Renouvelée, mêlant jeunesse et expérience » Le 22 juin 2016, la section de Les Mureaux / Meulan / Aubergenville a également renouvelée sa direction. Les membres de cette section ont été amenés à renouveler leur direction et à prendre des décisions pour l’avenir de leur formation politique. Dans cette perspective, ils ont donc élu une nouvelle direction locale de section : « renouvelée, mêlant jeunesse et expérience, qui travaillera sur leurs priorités pour les années à venir : renforcer le lien avec les syndicats et les salariés du territoire, renouveler les contacts avec les associations muriautines ou encore faire de la jeunesse et de l’éducation une priorité de tous les instants. » C’est Thibaud de Fleury, âgé de 29 ans, chef d’équipe dans le commerce, qui a été élu, remplaçant Daniel Vitter, qui a été maire-adjoint PCF aux Mureaux du temps d’Alain Etoré. C’est en 2007 que Thibaud de Fleury a adhéré au PCF avant de participer aux élections municipales de 2008
(D. g. à dr.) Thibaud de Fleury et Navid Hussain-Zaidi, les nouveaux secrétaires des sections du canton de Les Mureaux / Meulan / Aubergenville et de Limay (DR)
et de 2014 sur des listes de rassemblement d’opposition municipale. En 2015, il a été le candidat du Front de gauche aux élections départementales dans le canton des Mureaux, arrivant second dans la commune derrière le PS et devant le LR au premier tour. Son score sur l’ensemble du canton des Mureaux ne lui a pas permis de participer au second tour. « De nombreux combats seront à mener sur la ville des Mureaux et les territoires de la communauté urbaine GPS&O, à commencer par les menaces de fermeture de services sur l’hôpital de Meulan – une pétition initiée par les syndicats de salariés, le PCF et d’autres organisations a déjà recueilli près de 1800 signatures – ainsi que les restrictions budgétaires mises en place par le maire des Mureaux qui réduit petit à petit le service rendu au public tout en portant atteinte aux droits des employés communaux. », a déclaré Thibaud de Fleury dans une communiqué faisant suite à son élection à la tête de la section le 22 juin. r
Nouvelles sections, mais vieilles tactiques... Le 28 mai 2016 à l’Espace de quartier Gérard-Philippe, Papa Waly Danfakha a présenté le Cercle Jean-Zay, une sorte de représentation officielle du PRG aux Mureaux, dont il est nouvellement membre, en présence de Eddie Aït, président de la Fédération des Yvelines du PRG, et de François Garay (DVG), maire des Mureaux. Papa Waly Danfakha, ancien secrétaire de la section du Parti Socialiste des Mureaux, a rejoint depuis le 22 avril dernier le PRG avec trois autres élus de la majorité municipale des Mureaux, qui appartenaient précédemment au PS : Luis Sainz, David Nauleau et Appolinaire Tadie Kamga. Ils forment ainsi un nouveau groupe politique au conseil municipal ; ce groupe PRG est nommé « Alliance radicale de gauche et citoyenne ». Papa Waly Danfakha en est le président tout en étant le 2e David Nauleau, Papa Waly Danfakha, François Garay, Eddie Aït. (J2R) adjoint au maire des Mureaux et élu à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O). Est-ce alors de bon aloi qu’un nouveau parti de gauche s’installe aux Mureaux ? Est-ce une guerre de pouvoir qui s’annonce ou tous travailleront de concert pour agir dans l’intérêt de la commune ? Bien que le « peuple de gauche » soit effectivement bien installé aux Mureaux, n’est-ce pas dangereux de le disperser à travers une multitude de partis ? L’avenir le dira. r 21 www.journal-deux-rives.com
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Commémoration politique
Unanimité autour de «Rocky» de Conflans En juillet, les Conflanais dont le premier magistrat, Laurent Brosse, ont rendu hommage à Michel Rocard. Voir aussi la vidéo.1 Le 4 juillet, la fête des « amerloques », a été soustitrée en VF pour les Conflanais : environ 400 personnes se sont rendues devant l'hôtel de ville de Conflans-Sainte-Honorine pour rendre un hommage, certes nécessaire, à Michel Rocard, qui avait fait de la ville de la Batellerie le laboratoire d'idées politiques pour ensuite faire ses preuves au niveau national. Après un hommage de Laurent Brosse, maire LR, et le message de Serge Morvan, préfet des Yvelines, la foule d'anonymes a chanté la Marseillaise pour bien pointer que notre Rocky était un serviteur de la Patrie. Michel Rocard a «pratiqué le plus passionannt des métiers» au service des habitants et de l'intérêt général. Aucune dissonance n'a été permise pour l'homme de la deuxième voie du socialisme. Il a théorisé la social-démocratie, où le peuple a la
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pouvoir d'agir et de décider en concertation avec les élus. Toutefois, les machiavéliques de la Ve République, dont Tonton M., étaient à la manœuvre pour lui barrer la route. Rocky2 n'a jamais eu le pouvoir au niveau national ; son passage à Matignon fut un calvaire et surtout il n'a jamais voulu affronter Tonton en 1981 et en 1988. Le socialisme aurait été différent si... Mais l'histoire n'est pas faite de si. En revanche, à Conflans-Sainte-Honorine, Rocky a modernisé la ville : la médiathèque, le théâtre, l'arrivée de la ligne RER, la concertation ; en clair, le peuple était en symbiose avec Rocky jusqu'au moment où la magie n'avait pas opéré après 1993. D'ailleurs, Pierre Cardo, le tombeur de Rocky, ne s'est pas prononcé sur sa disparition. Peut être l'amertume l'a envahi, notamment de savoir que son meilleur adversaire politique est passé à une autre dimension. Mais revenons à cet hommage appuyé du 4 juillet. Les roses rouges (clin d'oeil aux frondeurs ?) étaient partout sur le parvis de l'hôtel de ville de Conflans-Sainte-Honorine. A entendre M. Brosse, Michel Rocard a tout fait pour la ville. Ce discours
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Une socialiste écrit ses condoléances au local de la section du Parti socialiste à Conflans-Sainte-Honorine. (J2R)
a choqué Sylvie Magneoux, conseillère d'opposition (PS) : selon elle, le maire actuel est en train de détricoter l'œuvre du Rocky de la Batellerie. Il n'est pas aisé de tirer un bilan de l'action politique de Michel Rocard. Il est, néanmoins, clair que des générations de socialistes se souviendront de cette figure emblématique de la gauche (PSU avant d'arriver au PS), qui avait livré tant de batailles pour rendre notre pays vivable et surtout conscient que rien n'y est impossible. Finalement, Rocky était un américain égaré en France qui a su moderniser son pays avec les moyens et la méthode qui font défaut aujourd'hui. MM. Hollande et Valls devraient s'en inspirer ! r 1.https://youtu.be/5T-rTsOm8wc 2. Comme Rocky Balboa, Michel Rocard possédait l'art de la petite phrase et un sens de la formule à la limite du politiquement correct.
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serviteur d'Etat
Pierre Cardo : « Au lieu de réponses on cherche des responsables ! » Pierre Cardo s’éloigne définitivement de la politique avec son départ de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER). Le 21 juillet, Gilles Savary, député PS l’a félicité pour son travail impartial : « [M]erci Pierre pour la façon magistrale et avisée avec laquelle tu as su imposer l'ARAFER dans un environnement institutionnel réticent ! Tu l'as fait passer de l'adolescence à l'âge adulte grâce à ta grande indépendance d'esprit et d'attitude ! Tu honores la classe politique par un sens élevé de l'action publique ! » Nommé à la présidence de l’ARAFER par l’ancien ministre Jean-Louis Borloo en 2012, après une vingtaine d'années de politique active dans les Yvelines, en particulier à Chanteloup-les-Vignes, Pierre Cardo est plutôt satisfait de son action. Cette sorte de Saint-Bernard de la 7e circonscription a tellement innové en matière de politiques publiques que l’on ne pourra être exhaustif : laboratoire d’idées et d’action pour les quartiers en difficultés, réformes sociales dans les Yvelines, architecte et figure titulaire de l’intercommunalité qui est devenue par la suite le mastodonte Grand Paris Seine & Oise. Certes, il a commis quelques erreurs de jugement sur tel ou tel projet car ce politique de terrain « voulait avoir plutôt des hommes et des femmes en activité ayant un boulot» et non pas en regardant la nature sans rien faire. Son obsession était (et reste d’actualité) de « réparer des injustices » sociales et économiques. Cardo, un atypique en politique En politique Pierre Cardo est un spécimen rare : inclassable même si la droite a toujours fait front avec lui pour prendre le pouvoir dans la 7e circonscription lorsque l’inconnu Cardo avait battu Michel Rocard, l’ancien Premier ministre de François Mitterrand. MM. Chirac, Péricard, Borotra se sont laissés convaincre par cet homme de terrain infatigable, maniaque de la méthode empirique : on teste et après on diffuse l’expérience de telle action entreprise. Avec méthode et ténacité, il a su convaincre Franck Borotra de faire plus de social même dans un paysage politique de droite. Contrairement à
A l'époque romaine, les Cardo de la politique étaient aussi capables de créer des forums pour créer les conditions démocratiques romaines. (Archives J2R)
ses collègues de l’assemblée, Pierre Cardo ne jugeait pas utile de s’abriter derrières les étiquettes. Il a été un véritable centriste qui a su se faire accepter par la droite yvelinoise grâce à ses réussites en terrains difficiles : Chanteloup, la boucle de Triel, la solidarité entre territoires malgré la tendance séculaire à plus de chacun pour soi ! Pour l’ancien député des Yvelines, Pierre Cardo : « Au lieu de réponses on cherche des responsables ! » L’après-attentat de Nice l’interpelle car « la tension monte et c’est un fait des hommes politiques (de droite) et cela affaiblit notre Nation ! » Lucide et avant que Franck Borotra le dise dans un livre révélateur (Chronique d’un autre temps, 2016), tous les élus de droite comme de gauche ont échoué depuis les années 1970 : le chômage est endémique, la croissance est en panne et surtout les inégalités continuent à s’accroître malgré les promesses des néolibéraux anglo-saxons. « On a certes innové, explique-t-il mais ma génération politique a échoué ! » Un homme vif et pétillant Côté regrets, il reste encore sur la réserve et nous a livré une réponse classique : « J’ai beaucoup de regrets par rapport à ce que je n’ai pas fait. » Toujours la relance. Dans une équipe www.journal-deux-rives.com
de football, Pierre Cardo aurait eu le rôle d’un milieu de terrain classique à la Didier Deschamps, un bosseur qui défend, attaque et ensuite explique le pourquoi et le comment à ses co-équipiers contents de la victoire finale. Toutefois, en politique, il n’y a pas de victoire finale. Les combats sont interminables et cela use si l’on ne veut pas être asservi à un parti ou à un homme providentiel. Justement, Pierre Cardo ne croit pas à la légende de l’homme (ou femme) providentiel(le). Il faut de la réflexion, un terrain d’action politique et une volonté de réussir. Par les temps qui courent (médiatiques à outrance !) peu d’hommes et de femmes politiques ont la possibilité de se montrer efficaces dans les trois registres. Pierre Cardo semble aussi avoir peiné sur un point : pour pouvoir devenir ministre, il faut parfois être en contradiction avec ses intimes convictions et Cardo n’a jamais lâché sur ce sujet. Pourtant, il ne voit pas de bon œil le fait de devenir une sorte de légende en politique. « Je ne peux pas être une légende car je suis toujours là ! » Et encore une bonne réaction d’un homme vif et pétillant de 66 ans. r
Rodrigo ACOSTA 23
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initiatives
Economie
Environnement SA a le vent en poupe ! Le rôle et la place de la France en matière économique peuvent être esquissés par des initiatives comme celle d'Environnement SA à Poissy. François Gourdon ne devait pas être peu fier, cette fin de journée de juin, de la bonne santé et des perspectives de sa société. Le soleil et la bonne humeur étaient au rendezvous de cette sorte de « garden-party » organisée in situ à Poissy à l’issue d'une réunion du Conseil d’Administration et de l’Assemblée Générale approuvant des comptes annuels. Dans le même temps avait lieu l’inauguration d’un nouveau Centre de Support international dans les locaux de l’ancienne Ecole Peugeot. Accompagné du directeur général, Christophe Chevillion, François Gourdon, président-fondateur de la société Environnement S.A, a prononcé un discours devant un parterre composé essentiellement des salariés de la société, de leurs familles, de quelques invités financiers et élus locaux. L’esprit est à la sérénité et à l’anticipation dans un marché fortement internationalisé. L’environnement a le vent en poupe pour ceux qui anticipent et innovent
Environnement SA obtient de nombreux succès, mais les concurrents sont à l'affût et, dans ce tour du monde au long cours, François Gourdon a, avec son équipage, une longueur d'avance. Sa stratégie a d’abord été
Une équipe qui gagne des parts à l'international : (de g. à dr.) Serge Aflalo, Sébastien Galletero, François Gourdon et Rémy Akiki (J2R)
d’anticiper, de voir au delà de l’horizon quand il était au ministère de l’Environnement en 1978 comme ingénieur. Le capitaine d’Environnement SA avait pressenti le besoin de surveiller la qualité de l’air. Or, il n’existait pas d’outil pour la mesurer. Sa formation lui a commandé de mettre constamment l’accent sur la recherche, le véritable atout de cette entreprise pour garder de l'avance sur les concurrents, qui sont nombreux, notamment américains. Cinq cents salariés, présence en Chine Fin janvier dans la foulée de la COP21, Christophe Chevillion accompagnait en Inde François Hollande avec la délégation de chefs d'entreprise. Cette politique n’est pas nouvelle et a permis de conforter l’im-
plantation de l’entreprise dont le chiffre d’affaire consolidé de soixante-dix millions d’euros est à quatre-vingt pour cent constitué de ventes à l’export. Le développement s’accompagne de créations de filiales et d’acquisitions (en Grande-Bretagne) si bien que la moitié des salariés travaille à l’étranger, en Europe et dans le reste du Monde. Le Moyen-Orient, l'Inde et la Chine, où s’est rendu récemment François Gourdon, sont des marchés en plein développement. Malgré tout, Environnement SA est une entreprise qui sait où elle habite ; le capital de cette entreprise familiale est détenu surtout par ses fondateurs et les salariés. Par ailleurs, Environnement SA est en bourse sur Alternext / New-York Stock Exchange avec 45 % dans le public. r Mac Guffin
A la découverte de la sophrologie « Qu'est ce que le bonheur, sinon l'accord vrai entre un homme et l'existence qu'il mène » Albert Camus
Envie d'apprendre à gérer vos peurs, vos doutes et vos douleurs, envie d'arrêter de fumer ou de perdre du poids, préparer un examen, accepter un changement dans votre vie (parentalité, nouveau travail, divorce, mariage, etc.). La sophrologie a été créée en 1960 par le profeseur Alphonso Caycedo (19/11/1932 à Bogota), il fit ses études secondaires en Colombie et ses études universitaires à la faculté 24
de médecine de Madrid où il obtint le titre de docteur en médecine et en chirurgie, il choisit les spécialités de neurologie et de psychiatrie, il réalisa sa formation psychiatrique avec le psychiatre espagnol Lopez Ibor, professeur de psychiatrie dela faculté de médecine de Madrid. En 1960 il a créé le terme de sophrologie. En 1988 le professeur Caycedo s'installe à Andorre afin d'y créer sa propre école pour réunir et former les sophrologues, notamment les sophrologues dits caycédiens, il existe des écoles déléguées en France et à l'étranger. La sophrologie est une philosophie, il ne s'agit pas uniquement d'une sagesse au sens des anciens philosophes, d'une sorte de sérénité fataliste ou d'un art de viwww.journal-deux-rives.com
vre mais de quelque chose de beaucoup plus profond basé sur l'harmonie physique et psychique, cette démarche est accessible a tous. Elle puise ses sources et ses origines dans l'hypnose, la relaxation, le yoga, le bouddhisme, le zen ainsi que dans la psychologie et la philosophie phénoménologique. r Pour en savoir plus : Karine Anser - Tél. : 07.83.68.71.64
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SPORTS
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Jeux olympiques à rio
Pour Yoka seul l'or comptait Dimanche 21 août 2016, Tony Yoka a vaincu le Britannique Joseph Joyce lors de la finale olympique de Rio des plus de 91 kilos. Il a rejoint ainsi sa compagne, Estelle Mossely, au sommet de l’olympisme. Mme Catherine Arenou, maire de Chanteloup-lesVignes a honoré le champion en or, qui est désormais l'illustre sportif-citoyen de Chanteloup. Le dernier match de boxe des Jeux olympiques de Rio, opposant Tony Yoka au Britannique Joseph Joyce, a souri au jeune Français de 24 ans, qui s’est imposé sous les encouragements d’un grand nombre d’athlètes de la délégation française, dont sa compagne Estelle Mossely. Trois rounds ont permis au champion du Monde en titre des plus de 91 kilos, Tony Yoka, de devenir le premier Français à s’imposer aux JO dans cette catégorie reine. Son adversaire Joseph Joyce, qui avait battu Yoka en 2015 aux Jeux européens mais que le Français avait vaincu en 2016 en demi-finale du championnat du Monde, a voulu imposer sa force. C’était sans compter sur la vitesse du jeune Français dont la devise est : « On oublie toujours les deuxièmes. Seul l’or compte ! » Voici notre récit : 1er round : La cheville strippée après avoir été tordue lors de la demi-finale, Tony Yoka
Le 29 août, Tony Yoka (au centre et en médaillon) a été ovationné par environ 500 personnes, réunies pour un hommage sans précédent. Voir la webtélé 2R (J2R)
a su être tactiquement parfait. Il a bloqué les attaques et frappé dès qu’une ouverture se faisait. Malgré ce petit handicap, Yoka a su imposer son rythme et mettre un bon coup au Britannique en fin de round. Le premier round lui a donc été attribué par deux juges sur trois. 2e round : Le deuxième lui a été accordé par les trois juges bien que Tony Yoka se soit calé sur le rythme de son adversaire. Il a donné moins de coups mais a terminé sur une bonne droite. Dernier round : Durant le troisième round, Yoka s’est appliqué et a marqué de bons points tout en se méfiant des actions de son adversaire. Joseph Joyce sait comment mettre KO un adversaire même lorsqu’il est dominé. Il l’a d’ailleurs fait durant les JO de Rio. Tony Yoka a bloqué les coups et fait de bonnes remises. Ce troisième et dernier
l'illustre sportif-citoyen
round lui a été donné sur décision partagée. A l’annonce du résultat, l’arbitre a levé la main droite de Tony Yoka qui a laissé éclater sa joie. Il a été bientôt rejoint en dehors du ring par Estelle Mossely, championne olympique des poids légers de moins de 60 kg. Le couple s’est enlacé sous les « hourras » des spectateurs. Tony Yoka est devenu champion olympique des plus de 91 kilos et forme avec Estelle Mossely un couple en or. La délégation française décroche ainsi 42 médailles durant ces Jeux olympiques de Rio contre 35 à Londres. Contrairement aux journalistes qui, au lendemain de la première journée sans médaille décrochée, semblaient devenir alarmistes sur les possibles résultats de la délégation française, il est clair que ces JO ont souri à la France comme au couple Yoka-Mossely. r Damien DELERIN
Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, a déclaré le 22 août «être ravie de la victoire olympienne de Tony Yoka à Rio de Janeiro». Pour Mme Arenou c'était un bon retour sur investissement après avoir nommé Tony Yoka ambassadeur de la ville au Brésil pour ces olympiades. Cela montre bien que la ville de Chanteloup est devenue un incubateur de talents. Effectivement, dans le cadre d'une convention d'image, Tony Yoka a reçu une aide de la part de la ville ; en échange, il devrait, dans l'avenir, faire une série de représentations sportives pour la ville. Bien joué pour Chanteloup au détriment des nombreuses autres villes de la communauté urbaine qui n'ont pas su aider ce champion. Même la ville des Mureaux qui, auparavant, avait accueilli ce sportif dans le cadre du club Boxing amical des Mureaux (BAM) a failli à son devoir ! Cela dit, Mme Arenou s'est montrée volontaire et, symboliquement, elle a su mettre son appui pour que d'autres Tony excellent là où ils sont les meilleurs, sur les rings ou dans les autres secteurs d'avenir pour la société. « La ville regorge de Tony », a-t-elle déclaré pour ensuite poursuivre : « Et Tony n'est pas une exception à la règle ! » On veut bien la croire pour ce moment de jubilation. Par la suite, le 29 août « une cérémonie officielle pour honorer l'illustre sportif-citoyen de Chanteloup » a réuni tous les fans de Yoka. (Voir WEBTELE 2R) Va-t-on aussi célébrer le mariage officiel entre Mme Mossely et M. Yoka ? L'avenir nous le dira. r www.journal-deux-rives.com 25
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SPORTS
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Gymnastique
Les Pupilles de l'Avenir de Triel, Champions Nationaux 2016 ! Historique ! Les 17, 18 et 19 juin dernier, s'est déroulé le Championnat National FSCF 2016 par équipe de gymnastique artistique masculine, à Nantes (44). Avec la présence de 300 bénévoles, 1 100 compétiteurs et 250 juges, les Pupilles (jeunes de 9 à 14 ans) et les Adultes (15 ans et plus) des quatre coins de la France se sont retrouvés à Nantes pour cette grande compétition qui clôture toujours la saison sportive. Comme chaque année, l'Avenir de Triel était présent avec une équipe Pupilles, en catégorie Fédéral 3, catégorie composée de neuf gymnastes maximum. En compétition, ils ont réalisé leurs mouvements individuels au sol, à la table de saut, aux barres parallèles et à la barre fixe. Ensemble, ils ont réalisé un enchaînement au mini-trampoline, qui se compose de plusieurs séries de sauts, dont la difficulté de réalisation augmente progressivement.
« Passion, ambition, détermination » est la devise de cette équipe en or. (J2R)
Après un double titre de vice champions nationaux, obtenu en 2013 et en 2015, les garçons ont atteint le sommet du podium en devenant cette année champions nationaux 2016. C'est inédit pour le club, un événement historique ! En faisant preuve de détermination au fil des années, l'Avenir de Triel a su se faire une place sur le territoire national, et ainsi briller parmi les plus
grands clubs comme Nantes, Wasselonne ou encore Saint-Etienne. Toutes nos félicitations à nos jeunes ! De leur côté, les filles ont aussi participé à leur championnat national du 1er au 3 juillet, à Limoges (67). Trois équipes représentaient le club : deux équipes Jeunes (jeunes filles de 10 à 14 ans), qui se sont classées 7e/20 en catégorie Fédéral et 25e/52 en catégorie Fédéral 1, ainsi qu'une équipe Aînées (filles de 15 ans et plus), qui se sont classées 17e/26 en catégorie Fédéral. Un grand bravo également aux filles. r
Vivez la gymnastique Le Comité Régional d’Île-de-France organise, le samedi 24 septembre 2016, un événement intergénérationnel dans la commune de Bougival. Cette journée sera également l’occasion de fêter le cinquantenaire du Comité régional. Elle a pour objectif de promouvoir le lien social entre les générations et de favoriser le vivre ensemble en proposant une journée conviviale où jeunes et plus âgés partageront du temps autour de plusieurs activités (excursion fluviale, activités sportives et culturelles, Atoutform’...). r Pour en savoir plus : facebook.com/avenirdetrielgymnastique
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cULTURE
La Batellerie
L’homme du Picardie, entre mythe et réalité ! Le Club Historique d'Andrésy (CHA) a réuni le 25 mai une centaine de personnes pour évoquer une époque glorieuse de la batellerie : « Batellerie d’hier, d’aujourd’hui, de demain ». Il était aussi question d'évoquer les évolutions et l’avenir du métier.
L’Homme du Picardie s’est amarré à Andrésy fin mai. Nous étions une bonne centaine, venus lui serrer la main ! Le CHA (Club Historique d’Andrésy) avait organisé le 25 mai une conférence sur la vie des bateliers dans les années 1970. Des fragments du célèbre feuilleton télévisé servaient de support aux commentaires fort bien renseignés sur la qualité de vie, l’éloignement des enfants, le travail de « bohémien » des femmes œuvrant dans moins de dix mètres carrés, le travail primant sur toute vie pour aller au plus vite chercher ou livrer la précieuse cargaison et gagner de quoi vivre. Témoignages Mais il y avait aussi la liberté : aller à son train, s’arrêter en chemin pour quelques moments de calme, passer un tour, etc. Cette liberté est revenue dans bien des témoignages offerts par quelques anciens bateliers. Et les enfants, ceux qui étaient à l’école
de la batellerie de Conflans, qu’en pensaient-ils ? Voici les témoignages de Florella et Didier. Florella Laure : j’ai vécu mes six premières années avec mes parents sur le « Villa des Laure 2 ». Ensuite ce fut le début des difficultés : j’aimais beaucoup étudier, mais après 16 h 30 et surtout les week-ends, l’absence des parents et l’internat étaient pesants ! Je rentrais chez les parents environ toutes les L'antan revient en force dans une période d'incertitudes. (DR) trois semaines. Les moments de bonheur se passaient pendant les vacances, sur le bateau ! ment. Cette culture, formée par les fleuves, Didier Well : Souvenirs d'enfance : Atta- ne dévoile son intimité qu'aux cousins. ché, écoutilles brûlantes, papa collé au maAh quelle belle culture, vite dépêchons-nous caron dans la marquise, débarquements à la d'en garder trace, ils ont tellement à nous apsauterelle, des jeux dans l'oule, nettoyage à la prendre. Une bien belle soirée pour un métier en tinette, grain de blé dans les oreilles. pleine restructuration avec la concurrence terrible Il y a les gens d'à terre et les gens de l'eau, de nos voisins allemands, belges et hollandais qui dans ma famille on est des gens de l'eau de- ont choisi de développer ce moyen de transport puis plusieurs générations. Un batelier aime au plus haut niveau alors que nous abandonnions parler de son lieu de naissance « LE BA- notre réseau de canaux ; l’industrie des transports TEAU » : C'est un lieu de travail, d'habitat et fluviaux d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir des voyages... sans oublier des amours ! avec les artisans courageux de l’époque de l’homUn batelier ne parle que de bateau sinon de quoi me du Picardie encore au gabarit Freycinet datant parlerait-il ? De la naissance à la mort, voir les du milieu du XIXe siècle ! paysages défiler, cela forme une certaine viMais la France veut y croire, à preuve le sion du monde. La connaissance des maîtres projet de port fluvial dans notre secteur, l’exdes fleuves coule dans l'oralité, pas sur du tension du canal Seine Nord et d’autres mipapier ; rien n'est figé, tout est en mouve- ses au gabarit européen. r f. Nugues
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La mémoire de GPS&O
Le deuxième axe de GPS&O : la Route de Quarante sous (1e partie) Après un article historique, intercommunal et estival, sur les îles de la Seine, l’année dernière, celui-ci s’intéresse aux axes routiers de notre communauté urbaine. Il tente, en particulier, d’apporter une réponse sur l’origine de l’ancien nom de la route nationale, devenue ici départementale, longeant la Seine sur sa rive gauche. La Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise qui devait, initialement, être nommée « Seine Aval », a été bâtie autour du fleuve qui la traverse sur 55 km, environ, de Conflans-Sainte-Honorine à Mousseaux-sur-Seine et SaintMartin-la-Garenne. Elle est, également, traversée par l’autoroute A13. Toutefois, historiquement, l’axe routier qui permettait d’approvisionner la capitale, notamment à partir de la Normandie, était la route nationale 13 ; sous une autre dénomination, elle relie toujours directement 14 communes de GPS&O : Poissy, Orgeval, Morainvilliers, Ecquevilly, Bouafle, Flins-sur-Seine, Aubergenville, Epône, Mézières-sur-Seine, Guerville, Mantes-la-Ville, Mantes-la-Jolie, Rosnysur-Seine, Rolleboise. Le nom « route de Quarante-Sous », qu’elle avait de Saint-Germain-en-Laye
à Mantes-la-Jolie, subsiste dans la plupart de ces villes. L’origine de cette appellation n’est pas connue avec certitude, même après les recherches, il y a une trentaine d’années, de plusieurs historiens locaux ; leurs résultats ont été rassemblés dans un bulletin spécial du Centre de Recherche Archéologique de la Région Mantaise La traversée de Flins par la Route de Quarante sous, au début du XXe siècle. (J2R) (C.R.A.R.M.) (1). Avant de résumer leurs hyelle était alors nommée RN 13. Celle pothèses, rendons hommage aux deux de la rive gauche avait le numéro 190. auteurs de ce document : Quelle a été la raison de cet échange ? - le Dr Jean Bauvit qui était le prési- Le déploiement du réseau d’autoroutes dent de cette association, située à Epône, a commencé, après la Seconde Guerre jusqu’en 1997 ; mondiale, par l’Autoroute de l’Ouest ; le - Pierre-Emile Renard qui est toujours tronçon de Saint-Cloud à Orgeval, déjà le président de l’association Histoire de construit en 1941, ne fut mis en service Chambourcy, Retz et Aigremont depuis qu’en 1946. Avant la prolongation de sa fondation, fin 1982, et est vice-prési- cette autoroute, renommée A13, la nadent de la Fédération « Histoire des Yve- tionale 190 (rive gauche), plus rectiligne lines ». que la nationale 13 (rive droite), permettait aux Parisiens de rejoindre plus Deux nationales 13 rapidement les stations balnéaires de la Une autre route nationale traversait côte normande, dont la fréquentation et notre territoire : reliant Paris à la Nor- le développement se sont amplifiés dans mandie par la rive droite de la Seine, cette période. Supplantant l’ancienne elle portait le numéro 190 depuis 1951 ; nationale 13, elle prit son numéro, défigurant déjà sur une carte de 1767, signant un axe routier plus important,
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La mémoire de GPS&O et lui laissa le sien avant de devenir une départementale, la RD 190. Remplacée par l’autoroute A13, toute proche, dans le tronçon d’une trentaine de kilomètres que l’Etat a confié au Département des Yvelines, notamment dans la traversée de notre communauté urbaine, la RN 13 actuelle y est devenue la route départementale 113. La construction de la route de deux francs
En effet, la livre de l’Ancien régime, qui valait 20 sols, est devenue le franc (germinal) lors de la création du système monétaire décimal, le 7 avril 1795 (18 germinal an III). C’est sous le règne de Louis XV que cette route avait été établie, à partir de 1772. Les travaux avaient duré assez longtemps ; commencée par ses deux extrémités, la route n’est arrivée à Orgeval que vers 1880. A l’époque, il n’y avait pas de ministère chargé des transports ni de Direction départementale de l’équipement, mais toutefois une administration des Ponts et Chaussées. Jusqu’à l’abolition de la corvée royale par Turgot en 1776, les travaux étaient réalisés par les habitants.
Depuis 1738, elle contraignait tous ceux qui payaient la taille, de 16 à 70 ans, à donner 6 à 40 jours de travail, selon les lieux, aux chantiers d’état : convoqués au son du tambour, ils devaient venir sur les chantiers avec leurs matériels et leurs animaux de trait : hottes, charrettes et tombereaux. La corvée royale était un impôt sous forme d’un travail non rémunéré, dont le principal but était la création et l’entretien des voies de communication et des ouvrages d’art ; un intéressant document(2) décrit les conditions de ces travaux publics : « Les corvéables étaient employés comme manœuvres pour travailler gratuitement à extraire les matériaux et à construire les chaussées (corvée de bras), ou s’ils possédaient des bêtes de somme, comme charretiers, à transporter les pierres nécessaires aux chantiers (corvée de harnais). » La corvée royale permit de construire en France un excellent réseau de routes royales, devenues nationales. Les corvées furent abolies en août 1789 mais les Français furent toujours mis à contribution pour l’entretien des routes, tout en étant rémunérés pour le transport de matériaux. Dans les an-
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nées 1830, les personnes requises recevaient, dans l’Election de Mantes, une indemnité journalière de quarante sous pour une charrette ou un attelage de chevaux de trait avec leur conducteur, afin de transporter des matériaux pour l’entretien de notre route. C’est à cette époque que la route a pris son nom, la plus ancienne mention « route dite de Quarante-Sous » ayant été trouvée dans une délibération du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye du 16 mai 1835. Toutefois, l’origine de ce nom se trouve-t-il dans le montant de l’indemnité des charretiers ? Les hypothèses les plus probables seront présentées dans le prochain numéro du J2R. r Michel Kohn - ACV, la mémoire de Villennes 1. Jean Bauvit et Pierre-Emile Renard, « La Route de Quarante-Sous », Bulletin spécial du Centre de Recherche Archéologique de la Région Mantaise, édité par la commune d’Epône, 1987 2. Anne Conchon, « Le travail entre labeur et valeur : la corvée royale au XVIIIe siècle », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, 110 | 2009, URL : http://chrhc. revues.org/1973
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Disparition
Victoria Thomas, artiste peintre et iconographe, nous a quittés Victoria Thomas a été emportée, début juin, par une courte maladie. Cette bien mauvaise nouvelle doit attrister les nombreuses associations locales dont elle faisait partie. Si je m’exprime personnellement, c’est que pour ma part je regrette de n’avoir pas eu le temps de mieux connaître l’artiste et l’œuvre plus complexes qu’il n’y parait. J’ai découvert son talent à l'occasion des expositions de l’association « L’art de l’icône » qu’elle fonda en 1999 et, sans ses explications enrichissantes, ces « témoins de l’invisible » n’auraient eu qu’un aspect pictural à mes yeux alors qu’ils recèlent un énorme potentiel spirituel, qui une fois déchiffré, ne peut laisser personne indifférent. C’est ainsi que l'artiste maurecourtoise était connue et reconnue lorsqu’elle présentait la partie essentielle et souvent exposée
de son œuvre : les représentations de personnages saints et de scènes bibliques composées d’images d’un monde transfiguré, un monde spirituel d’où elle semblait heureuse de tirer son inspiration. Victoria Thomas ou l’art de l'icône Certaines de ses œuvres ont dépeint le moment magique où la tendresse se mêle avec le mystérieux : De la «Tendresse à l'allégorie de Pompéi », en est un exemple classique. Alors quel ne fut pas mon étonnement lorsqu’un jour de mars ou d'avril 2011, à Carrières-sous-Poissy, je découvris l’autre volet de l’œuvre de l’invitée d’honneur. Etonnement devant cette vingtaine de toiles que j’exprimai aussitôt dans un article un peu solennel : « Victoria Thomas, une artiste, deux talents », dont voici quelques extraits. Une sorte de modeste hommage-souvenir. r Claude Barouh
« Une tâche sacrée »
Victoria Thomas lors de l'exposition à Trielsur-Seine en avril 2015. (J2R)
Depuis qu’en 1999 Victoria Thomas a fondé l’association «L’art de l’icône » qui a rassemblé de nombreux peintres d’icônes et initié des expositions annuelles d’une qualité reconnue, elle a formé de nombreux élèves mais aussi peint et « mis un peu de son âme » dans la réalisation d’un travail aux multiples facettes, y compris la restauration, en 2008, des quatorze tableaux du Chemin de Croix de la Chapelle de l’Hautil. Une tâche qui la ramena à ses débuts à Bucarest où elle participa à la restauration des vitraux et des fresques de l’église « Domnita Balasa ». Car Victoria Thomas ajoute à sa modestie un talent qui lui permet de s’exprimer par l’art graphique sous toutes ses formes. Alors que l’icône demande beaucoup de rigueur et l’observance de règles très strictes, conduisant vers une spiritualité parfaitement « codée », Victoria Thomas libère ailleurs un autre art de l’image dont les tableaux ont des titres qui parlent d’eux-mêmes comme « Tendresse » ou « Allégorie de Pompéi » (photo) ou encore « Venise Santa Maria Della Salute » (un pastel) quand ce n’est pas un autre pastel, presque un portrait : « Le Tibétain ». Est-ce un moyen pour l’artiste d’exprimer sa vision toute en douceur du « monde-décor » qui l’entoure ? N’a-telle pas confié lors d’une exposition à Triel : « Je suis passionnée par l'art depuis l'enfance. D'origine roumaine, j'ai suivi des cours à l'école d'art décoratif de Bucarest pendant trois ans. Je suis arrivée en France en 1965 où j'ai repris la peinture en 1987. Depuis, je participe à de nombreux salons… » Installée à Maurecourt depuis 1972 où elle découvrit les mystères de l’icône grâce aux cours de la professeure bulgare Elena Parocheva, son travail donne des résultats éclatants, lumineux et reconnus à travers de nombreux prix et médailles dont, en 2007, la médaille de bronze et argent de la Société Académique de Paris Arts-Sciences-Lettres. Si « le réalisme de l'icône ne reflète pas l'événement comme le miroir reflète un objet, c'est parce que celle-ci cherche toujours à reproduire l'essence même de ce qu'elle représente. Elle est, dans sa signification fondamentale, elle s'est affranchie des limites de l’espace et du temps ». Ce mélange des genres n’est qu’apparent car si l’icône représente un monde où les « témoins de l’invisible » s’expriment par des représentations théologiques, les autres œuvres de Victoria Thomas dévoilent (un peu) ce monde intérieur qui habite tous les créateurs. Sa disparition soudaine nous laisse maintenant sur une part du mystère dont la clé nous sera peut-être révélée un jour. A moins qu'elle aussi se soit affranchie des limites de l’espace et du temps. r 30
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cULTURE
septembre 2016
Tourisme & Seine
La Roche-Guyon, un site qui vaut le détour ! Il n’y a qu’à voir la surprise des visiteurs les plus matinaux rencontrés dans les dédales du château de La Roche-Guyon pour réaliser l’intérêt du détour. Nous l’avons visité par une chaude journée d’été à l’invitation d'Yves Chevallier, ordonnateur des lieux et des événements pour encore quelques semaines. Il faudrait une sorte de fil d’Ariane pour ne pas se perdre dans les innombrables salles et recoins de ce musée resté « dans son jus », comme épargné par les nouvelles modes qui ne manqueront pas de changer son visage dans l’avenir. Cependant, on peut encore y apprécier une exposition temporaire à dominante « art contemporain » consacrée aux sièges d’hier et d’aujourd’hui, tels que ceux imaginés par Philippe Starck ou Niki de Saint Phalle. Visite guidée, du XIe siècle à la Deuxième Guerre mondiale Les thèmes et les motifs de visite se bousculent et le contenu comme le contenant de l’endroit sont pareils à un capharnaüm. Les amateurs de « Blake et Mortimer » y viennent comme en pèlerinage pour revivre l’album « Le Piège diabolique » ; les férus d’histoire y trouveront pêle-mêle : les vestiges d’un château troglodytique édifié vers 1066 pour défendre l'Île-de-France, un escalier souterrain d'une centaine de marches creusé dans le flanc du plateau qui mène au donjon, puis ils feront un saut dans le temps sûrement trop rapide pour les médiévistes, au XVIIIe siècle où le château va prendre sa forme actuelle avec une entrée monumentale baroque. On apprend au détour, avec regret, la disparition du contenu d’une magnifique bibliothèque de 12 000 livres anciens, dispersée en 1987 pour des raisons successorales… Arrêtons-nous sur la figure, non pas de l’auteur des maximes, François de La Rochefoucauld, dont les descendants occupent encore une partie des lieux, mais sur la duchesse d'Enville, devenue citoyenne de La Roche-Guyon. Pour des raisons d’absence d’enfant mâle, elle commença
Vue de la Seine depuis le donjon de La Roche-Guyon. (Photo J2R)
au début de son existence par faire exception à la loi salique mais fut, également, rebelle à son origine ; elle était une ardente partisane des idées nouvelles, à tel point qu’elle survécut à la folie meurtrière de la Terreur grâce à une pétition des citoyens de La Roche-Guyon. Enfin les connaisseurs de la Deuxième Guerre mondiale se souviennent que le château fut temporairement occupé par le maréchal Rommel en charge du mur de l’Atlantique juste avant que son implication dans le complot contre Hitler ne mette fin à sa carrière… du rififi chez les nazis ! L'avenir est au tourisme fluvial Les aménagements de la Seine mobiliseront de plus en plus nos décideurs ces prochaines années. La Roche-Guyon n’y échappe pas puisqu’a été décidée la construction d’une escale fluviale qui sera opérationnelle en 2017. Tout ceci dans la perspective de l’ouverture, un peu plus lointaine mais certaine, du Canal Seine Nord Europe qui reliera l’Escaut à la Seine. Le château de La Roche-Guyon accueille actuellement 70 000 visiteurs par an. Cet ouvrage permettra l’accostage des bateaux de croisière de 200 personnes et de plus de 100 m de long, ce qui déjà soulagera la halte de Vernon et augmentera la capacité touristique du Vexin : le château, mais aussi Giverny, le domaine de Villarceaux, la vallée de l'Epte... Un afflux de touristes, estimé entre cinq et vingt milles par an, est à espérer ou craindre, c’est selon ! Le pari est réussi puisqu’il y a un financement (par Ports de Paris) et il n’y a pas d’opposition car les préventions www.journal-deux-rives.com
écologiques habituelles ont été levées et les études préalables effectuées. Si on se rapproche de l'est de GPS&O, on se dit subitement que la halte fluviale au niveau de l'île de Platais à Médan, mise entre parenthèses compte tenu des multiples recours de riverains soucieux de leur tranquillité et d'autres motivations, interdit pour l’instant toute relance économique de ce lieu naguère très dynamique (piscine restauration, etc.). Chacun devrait comprendre que la croissance du tourisme fluvial peut aussi profiter par chez nous. r Mac Guffin
Un escalier taillé dans la craie qui mène au donjon. (J2R)
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Château de La Roche-Guyon
© Pauline Fouché [graphisme & illustration]
EXPOSITION DU 09.04.16 AU 27.11.16
établissement public de coopération culturelle créé et soutenu par le Conseil départemental du Val d’Oise
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