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N°124 Communauté urbaine, un saut vers l'inconnu !

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Le

JOURNAL des deux rives

3,20 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Décembre 2015

Numéro 124

Communauté urbaine un saut vers l'inconnu !

Des élus hors-sol (coupés de la réalité), semblent être au-dessus de tout lorsqu'ils décident de l'avenir de notre territoire sans concertation et sans avoir élaboré un projet cohérent qui pourrait être le socle d'une nouvelle identité pour l'ensemble de 73 communes. Ces dernières ont subi et non pas choisi ce périmètre de la future communauté urbaine qui s'appellera vraisemblement le Grand Paris Seine et Oise. Alors que le « colis territorial » a été emballé et envoyé aux « médias amis », quelques séances d'information ont constitué le plan de communication « made in Yvelines ». Cette future communauté urbaine sera une coquille vide gérée par un quarteron de technocrates qui jouent au mécano territorial sans prendre en compte les vrais défis du XXIe siècle. (Photo J2R)

Martinez candidat à la méga-agglo !

« Tautou démission ! »

Son maître mot : collégialité

Est-ce la fin du règne ?

Paul Martinez, président de la CAMY, a donné aux lecteurs du J2R les axes stratégiques et la méthode qui doivent guider la construction du Grand Paris Seine Oise. Serait-il élu malgré la volonté de Pierre Bédier ?

La manifestation citoyenne du 11 octobre contre la déviation de la RD-154 symbolise une contestation croissante, montrant que le maire de Verneuil, Philippe Tautou est vivement critiqué dans son fief.

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Damiens sacré champion du 78

60e Cross international des Mureaux

Lors de la 60e édition du cross international des Mureaux, le dimanche 29 novembre 2015, Simon Damiens du VO2 Rives de Seine est devenu champion départemental de Cross court masculin. Une belle surprise pour un petit club qui monte et qui excelle !

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LE JOURNAL DES

éditorial

Décembre 2015

Le challenge du Nouvel An 2016 !

P

oids lourds de la future agglomération mais poids légers de la démocratie, les représentants des 73 villes qui la constitueront planchent dans la précipitation sur le dossier complexe d’une fusion décrétée et pas toujours voulue. Les échos des réunions à Andrésy, Triel et aux Mureaux en donnent la preuve ! Communale, départementale, régionale : ces trois élections récentes en ont propulsés certains, « légitiment élus au suffrage universel », à élaborer pour le premier janvier 2016 une entité qui les dépouillera des principales prérogatives qui légitimaient leur mandat. Autre légitimité, celle des citoyens de questionner leurs représentants : Quelle place occupera le citoyen dans ce vaste ensemble de 400 000 habitants ? Quel projet sociétal ce projet portera-t-il ? La gouvernance de cette agglomération hors taille humaine sera-t-elle gérée démocratiquement ? Quelle place pour les oppositions ? Quelles seront les conséquences fiscales de la fusion des agglos existantes ? Etc. Opacité des réponses. Les quelques réunions publiques n’ont pas rassuré les participants. Tenues ici ou là par des caciques résignés, visiblement dépassés par les enjeux et souvent agacés par des questions pertinentes. Ils n’avaient à offrir au mieux que des embryons de réponses, au pire des affirmations approximatives ou des questionnements et des incertitudes développés. Pierre Rosanvallon dans son dernier ouvrage Le bon gouvernement amorce une critique qui s’applique, depuis longtemps, à notre environnement politique local : « Nos régimes

Comité de soutien Les Tilleuls à Triel

Star Wars 7 bientôt en salle avec «Yoda»

sont dits démocratiques parce qu’ils sont consacrés par les urnes. Mais nous ne sommes pas gouvernés démocratiquement, car l’action des gouvernements n’obéit pas à des règles de transparence, d’exercice de la responsabilité, de réactivité ou d’écoute des citoyens clairement établies. D’où la spécificité du désarroi et de la colère de nos contemporains. » Cette défiance envers une certaine classe politique se manifeste non pas parce que les citoyens se désintéressent des débats de la cité mais parce que les mécanismes de la démocratie participative (concertation, pétitions, enquêtes, rencontres, etc.) n’ont pratiquement aucune influence, aucun effet tangible sur les décisions. Les politiques les contournent (dérogations, pressions...) ou les « habillent » à leur avantage (questions fermées, expertises orientées, etc.) Ces défauts sont accentués par l’état actuel de confusion qui entoure le challenge du Nouvel An 2016 (et surtout les mois suivants). La nouvelle communauté urbaine (Grand Paris Seine et Oise) n’est finalement qu’un clone de l’OIN fondée en 2007, un nouvel ajout au célèbre millefeuille français assorti d’une autre couche (pôle métropolitain) pour faire bonne mesure. Enchevêtrement des compétences, multiplications des incertitudes (« Tout ne sera pas réglé au 1er janvier ! »), opacité des nominations comme des décisions, absence de débat, représentativité démocratique contestable ! Décidément, le challenge du Nouvel An 2016 ressemble bien à un saut dans l’inconnu. r La Rédaction

Les tibétains SDF protestent à Conflans www.journal-deux-rives.com

Hommage aux victimes des attentats à Paris

Marchés de noël à Triel, et à Maurecourt 3


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SOmmaire

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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles-Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Claude Barouh, François Darc Thierry Dornberger,, Damien Delerin, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Rebecca Acosta, Clémence Bérard, F. Dézé, Idan Haddok, Ph. Meichler, Louis Petton, et Alexis Sarrasin. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,20 € (en raison du coût de fabrication du journal).

www.journal-deux-rives.com Abonnement (5 n°/15 € ou 9 N°/30 €) WEB ou DUO (papier + Internet) : 25 et 40 € Prix unitaire : 3,20 €. Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs du J2R. Enfin, incitez vous amis à s’abonner ainsi vous pouvez bénéficier de nos réclames. 4

ÉDITORIAL EDITO : Le challenge du Nouvel An 2016 !

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Intercommunalité

Réforme

administrative

Tribune

L’intercommunalité, un exercice difficile et périlleux

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Paul Martinez : « Je préconise la collégialité à la future communauté urbaine ! » Plaidoyer pour l’ouverture d’un débat sur les projets structurants locaux

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ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy Chanteloup Médan Triel

Verneuil Vernouillet Villennes

Grand Paris Seine et Oise : Vox clamantis in deserto Massacre à la Bobcat sur l'île Nancy d'Andrésy - A104 : l’offensive du COPRA 184 - Peut-on vivre avec les inondations ? - Une interpellation dégénère - Une grande braderie solidaire au Relais Mobilisation autour des familles des victimes du 13 novembre, dont une de Médan Génération identitaire a occupé l’ancienne maison de retraite Les Tilleuls - Déclassement du domaine public « Parc municipal de Triel » - Les opposants : « Il ne faut pas vendre le parc municipal de Triel !» - Densifier la ville : la « concertation » a commencé - « Tautou démission ! » - Les élus de l'Île de loisirs bannissent les chiens Pierre Bergam :

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quand passion et talent se rencontrent

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Le défi d’une urbanisation maitrisée et concertée ?

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Hors-les-murs / Débats Equipement public

Une première dans les Yvelines : la « Maison de Services au public »

Comité interministériel La mémoire des 2 Rives

Le gouvernement se déplace dans le 78

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Des effondrements qui ne datent pas d’hier

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Art de la gourmandise

Salon du chocolat : une 21e édition qui fait fondre !

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Simon Damiens sacré champion des Yvelines M algré un retard à l’allumage, le RC Triel L es M ureaux reste ambitieux

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Une soirée consacrée aux Poilus

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Arts choregraphiques

Ouverture du centre de la danse Pierre-Doussaint des Mureaux

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Mécénat

Le pari culturel de la communauté urbaine

sports 60e cross Rugby

CULTURE Devoir de mémoire

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intercommunalité

Réforme administrative

L’intercommunalité, un exercice difficile et périlleux La question de la future intercommunalité qui s’étendra du Mantois à Poissy a fait l'objet, le mardi 20 octobre 2015, d'une nouvelle réunion publique. Organisée par l’association Rassemblement Citoyens pour les Mureaux, elle a apporté des précisions sur l’organisation de cette méga-intercommunalité incontournable.

Cette réunion publique, la seconde de l’association (la première était sur la santé), organisée à l’Espace des habitants des Mureaux, a abordé trois questions en particulier : Communauté urbaine : pour quoi faire ? Quelle place pour les habitants ? Quels services publics demain ? Dans ce but, Papa Waly Danfakha, président de la l’association, a invité François Garay, maire des Mureaux et président de la Communauté d’agglomération de Seine&Vexin, qui a été remplacé pour des raisons personnelles par Albert Bischerour, conseiller municipal et conseiller communautaire de Seine&Vexin, Philippe Tautou, président du Pôle métropolitain Grand Paris Seine et Oise, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, conseillère régionale d’Île-deFrance, ainsi que Philippe Geslan, président de l’association des maires ruraux des Yvelines. Philippe Tautou a parlé de la cohérence sur le territoire. Il est revenu sur l’histoire de cette fusion des six Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), un « exercice pas facile » selon lui, qui s’achèvera le 1er janvier 2016. Effectivement, cette date est celle de la mise en route de cette intercommunalité à 73 communes, dont la forme juridique « communauté d’agglomération (CA) » ou « communauté urbaine (CU) » n’est pas encore actée. C’était aux communes de décider depuis le 15 septembre ; la réponse ne sera connue que vers le 15 décembre. D’ailleurs, à la base,

François Garay, maire des Mureaux et président de la Communauté d'agglomération Seine&Vexin et Marie-Hélène Lopez-Jollivet, conseillère régionale Ile-de-France. (J2R)

cinq EPCI sur six ont voté pour la CU. Ph. Tautou présente le pôle métropolitain qu’il préside comme « un syndicat de préfiguration » afin d’organiser la « gouvernance ». Pour Philippe Tautou, cette forme à plus de 400 000 habitants leur a été imposée par la préfecture, avançant le fait que, même si les communes avaient été contre, le préfet aurait pu outrepasser leurs décisions. Une intercommunalité à 200 000 habitants lui aurait suffi mais, pour la cohérence du territoire, cela n’était pas possible selon la logique du préfet de région. Et la CU est la forme la plus intégrante et la plus efficace, en fonction de la situation, selon le président du Pôle métropolitain Grand Paris Seine et Oise. Il faut, selon lui, avancer « intelligemment » car « clairement, cela sera difficile à gérer » ! Guichet unique A la question : « Est-ce un territoire qui peut vivre ? », Philippe Tautou répond : « Oui... par la force des choses ! » Est-ce que ce territoire peut se développer ? Il répond : « Oui et EOLE (RER E) sera l’élément structurant de votre territoire ! » Objectivement, d’après l’analyse de Philippe Tautou, l’équation, reprenant les problématiques de l’économie, du logement et des transports, est résolue par un développement harmonieux. Il a conclu sur un ton martial : « Cela va se faire... mais cela sera un exercice difficile et périlleux ! » Albert Bischerour a présenté, en fonction de ce qu’il sait, la problématique du reste de www.journal-deux-rives.com

pouvoirs des mairies après le 1er janvier 2016 et de la fiscalité, surtout en ce qui concerne la baisse des dotations publiques. De nombreuses compétences liées principalement au développement économique, à l’urbanisme, aux transports et à l’économie vont être transférées à la future intercommunalité. Mais le plus important est que la mairie de chaque commune membre restera le point d’entrée de l’intercommunalité. Il y aura un guichet unique et le personnel, sauf exception, ne bougera pas ; les fiches de paie vont, toutefois, être estampillées du sceau de l’intercommunalité. La mairie va être l’interlocuteur qui va faire le « va et vient » avec l’intercommunalité. Comme l’a ensuite précisé François Garay si la mairie envoie un citoyen vers l’intercommunalité directement c’est « qu’on aura fait une erreur ». Albert Bischerour a expliqué qu’au 1er janvier, toutes les compétences gérées actuellement par les EPCI et celles qui sont obligatoires vont être données à la nouvelle intercommunalité. Cependant, certaines, hormis les obligatoires, vont être redonnées soit à la mairie soit à une entité de gestion intercommunale comme un syndicat. Pour la question de la fiscalité, il n’y aura pas de hausse pour 2016. Un effort qui peut apparaître comme important de la part de la future intercommunalité en raison de la baisse des moyens financiers. Il est vrai, et cela a été confirmé pendant la soirée, que l’un des principes de base de cette réforme 5


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intercommunalité

Réforme administrative ce type a existé et donné à 405 000 habitants mais d'en faire deux par des avis consultatifs dans dérogation. Pour cela, il fallait que les communes le cadre de la gouvernance votent contre le schéma proposé par le préfet de la Communauté de région. Les votes des communes ont validé d'agglomération de Mantes- le périmètre de peu, plusieurs ne s'étant pas en-Yvelines (CAMY) durant prononcées. A ce sujet, Philippe Tautou a luila gestion de l'ancien président même expliqué que, par défaut, les votes des Dominique Braye. communes qui ne se sont pas prononcées ont Après les exposés, il y a eu été considérés comme des « oui ». deux temps d’échanges avec le Au 1er janvier 2016, cette intercommunalité public. Certains ne semblaient sera active officiellement mais, dans les pas comprendre que le retour faits, il faudra attendre un an, selon les en arrière n’était pas possible et intervenants, pour que toutes les compétences que cette intercommunalité allait et les ressources liées à ces dernières soient Aux Mureaux, c'était la première fois que les élus se sont décidés à parler au peuple au sujet de cette méga-intercommuse faire. D’autres ont amorcé la transférées. En novembre 2014, à Villennesnalité. (J2R) problématique de l’emploi. Cette sur-Seine, le débat s’était conclu sur le fait « intercommunale » est de donner plus de moyens intercommunalité sera t-elle créatrice d’emplois ? que les élus présents souhaitaient faire cette Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont intercommunalité à 405 000 habitants sans financiers par le regroupement. Philippe Geslan a parlé des petites et conseillère régionale d’Île-de-France, est savoir comment la construire. Ce soir du 20 communes rurales et des « inquiétudes » face à intervenue lors du second moment d’échange. octobre 2015, la conclusion a été : « On va la cette intercommunalité où leurs voix pourraient Elle est revenue sur le fait qu’il y avait la faire par obligation mais cela sera un exercice difficile et difficilement être entendues. Il souhaite qu’elles possibilité de ne pas faire une intercommunalité périlleux ! » r Damien DELERIN aient une bonne représentation à travers la gouvernance. Beaucoup pensent qu’au sein du Le Grand Paris Seine et Oise, un prématuré administratif ? futur conseil, des groupes politiques pourraient apparaître en raison du grand nombre Le 9 novembre, lors d'une réunion de travail au sein du cénacle des maires des 73 communes composant la future intercommunalité, le nom Grand Paris possible de conseillers communautaires. Cette Seine et Oise a été accueilli comme le symbole d'une naissance administrative. intercommunalité peut apporter beaucoup 404 000 habitants, 73 communes dont Poissy, Mantes, Les Mureaux et Conflansselon Philippe Geslan : « On a un vrai projet de Sainte-Honorine et une quarantaine de kilomètres de long ! territoire qui ne s’arrête pas au RER E. » La méga-idée du nom provient d'un brainstorming des élus et non pas d'une On aurait pu le faire avec le peuple boîte de fils de pub. Merci pour nos impôts diraient rapidement les récalcitrants à la grande construction territoriale du manitou Tautou. A une interpellation (de Marie-Hélène Lopez-Jollivet est revenue sur Laurent Doucet de Courtoy) par les réseaux sociaux, la sénatrice Sophie Primas la future place du citoyen et sur la manière de a répondu en soulignant que la création de « cette communauté urbaine n'est l’intégrer dans cette structure qui ne doit pas pas une mince affaire ». Et à Laurent d'insister : « Planchez bien sur les transêtre une couche supplémentaire du millefeuille. ports qui sont catastrophiques, quand on pense qu'il y a des villes où les bus Pour le moment, le citoyen n’y participe pas ne circulent plus après 20 h, ni le dimanche, c'est scandaleux ! Là vous avez un vivier d'électeurs énorme ! » Quant au nom, Laurent est très dubitatif en imagiencore puisque seuls les élus votent. Le choix de nant « la quantité de travail [devant les 73 élus], bon courage en tout cas. En la CU est celui de la majorité des élus. Pour elle, revanche, le nom...» il vaut mieux aller dans ce sens, étant donnés Selon le site internet des Echos(1), le président actuel de la structure de préfiguration le manque de temps pour construire cette du GPSO, Philippe Tautou est volontaire : « Nous ne devons pas être seulement un intercommunalité et la question financière. maillon, et surtout pas un maillon faible, entre le Grand Paris et la Normandie. Au contraire, nous devons jouer notre propre partition », a insisté Philippe Tautou, par La question de la citoyenneté renvoie à la ailleurs président de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS). question de la gouvernance : Quels moyens Au fond, le projet n'a pas été évoqué et cela traduit bien le niveau d'impréparavont être donnés à cette gouvernance ? tion de ce « Grand Paris Seine et Oise ». Sur ce point, des critiques ont rapideProblème du cumul des mandats ? Qui va ment fusé : Ghislaine Senée a précisé « qu'il restait [quelques] semaines pour diriger ? Les élus ? ou les fonctionnaires ? Le que les candidats à la présidence [MM. Paul Martinez et Philippe Tautou] nous présentent leur projet pour ce territoire. C'est indispensable.» conseil départemental aura-t-il encore une Mais, Pierre Bédier a retorqué que le projet existait déjà : c'est celui de l'Opérautilité ? Quels projets vont être portés ? tion d'Intérêt National (OIN). Logique imparable car c'était lui qui était derrière Le citoyen a un rôle dans la construction cette OIN en 2006 et la signature effective en 2007. A-t-on fait un bilan de cette du lien et elle donne une grande importance OIN ? A l'échelle de chaque commune membre de l'OIN, on souligne que l'OIN est aux associations de citoyens qui devront être un « grand machin » comme l'Europe. Cela dit, le projet est désuet car le monde a changé et les enjeux ne sont plus les mêmes que ceux de l'année 2006. Entre reconnues par la future intercommunalité afin temps, il y a eu des élections municipales en 2008 et en 2014, la crise économide dialoguer ensemble et de créer une unité. que, puis la prise de conscience des enjeux environnementaux. La Seine Aval a Mme Lopez-Jollivet appelle de ses vœux réellement besoin d'un nouveau souffle ! Par leur précipitation, des élus horsl’élection au suffrage universel des représentants sol ont accouché d'un bébé prématuré qui n'a pas la certitude de bien vivre. r au conseil de la future CU. En outre, elle 1.//www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/021434364742souhaite la création d’un conseil économique communaute-urbaine-yvelinoise-en-vue-1172115.php?4BDrFCH8rcBiIGMR.99# et social urbain. En effet, une structure de 6

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intercommunalité

Réforme administrative

Paul Martinez : « Je préconise la collégialité à la future communauté urbaine ! » Le 21 octobre, Paul Martinez, président de la CAMY, a donné aux lecteurs du J2R les axes stratégiques et la méthode qui doivent guider la construction du Grand Paris Seine et Oise. Interview vérité qui démontre que « rien n'a été décidé » et qu'il appartient aux élus d'assumer leur destin dans un contexte décentralisé. Paul Martinez ne cache pas son intention de se présenter à la présidence de la future communauté urbaine (CU) si ses idées ne sont pas représentées. Journal des 2 Rives : Il semble que vous êtes quelqu’un qui prône la collégialité et le partage. Comment allez-vous faire pour convaincre les autres élus qui ne sont pas sur ces lignes ? Paul Martinez : Je ne sais pas qui sont les élus qui ne sont pas sur ces lignes mais en attendant, j’en connais beaucoup qui y sont et, à partir du moment où vous êtes maire et que vous entrez dans une intercommunalité pour représenter les intérêts de votre commune, cela est normal qu’on agisse en collégialité et qu’on permette au maire de posséder un pouvoir de décision et d’être associé à celle-ci. Cela doit se faire à deux niveaux « stratégiques » : le niveau du conseil communautaire et le niveau intermédiaire où plusieurs maires discutent pour un peu plus de proximité, de logements… On peut d’abord organiser une gouvernance de proximité qui soit pensée et pas forcément coûteuse et ensuite une dimension de collégialité, de transparence et de proximité. En effet, il ne faut pas que la communauté urbaine donne l’impression qu’elle soit bannie de son lexique. Le quotidien doit aussi habiter cette future communauté. J2R : Avez-vous les moyens pour ces ambitions ?

P.M. : Comme vous le savez, le contexte financier est difficile. On devra faire des priorités en matière de projet et j’insiste sur le fait que la priorité va être faite sur des projets de développement et de création de valeur ajoutée car ceux-ci nous permettront de créer de la richesse pour l’emploi, les habitants mais aussi fiscale pour la communauté urbaine dans le but de permettre son développement à venir. Nous devons cibler des projets autour de certaines thématiques comme l’innovation, le numérique et la transition énergétique. Effectivement, je pense que notre territoire propose des solutions pouvant permettre le développement de l’énergie renouvelable. J2R : Y a-t-il des impacts sur l’environnement lorsqu’on fait de la croissance économique ? P.M. : Effectivement et, dans ce cas, il faut travailler sur la croissance verte. De plus, la transition énergétique offre des emplois possédant une vocation écologique et environnementale forte dans l’efficacité énergétique des bâtiments, le déploiement du véhicule électrique, les transports propres… Vous avez déjà sur le territoire des grands groupes comme les PME, les TPE qui travaillent sur ces questions. La communauté urbaine devra alors accompagner ces réflexions pour une croissance verte. J2R : Au sein de la CAMY, vous avez eu un conseil économique et social pour les acteurs économiques et les habitants. Pensezvous que ce type d’idées pourrait être émis dans le cadre de la communauté urbaine future ? P.M. : Cela est fondamental d’associer et de faire participer à la réflexion la population d’un territoire. Avoir des acteurs du domaine de l’entreprise, des professions libérales, des syndicats, des associations ou encore des habitants nous permettant d’être éclairé de façon plus complète est indispensable. J2R : Pouvez-vous me parler des outils pour le développement d’un territoire ? P.M. : L’agence d’urbanisme et de développement de la Seine Aval (AUDAS), entre autre, me semble être un outil indispensable au développement du territoire. Certains souhaitent le fusionner pour qu’il s’intègre à la communauté urbaine et en faire un www.journal-deux-rives.com

Paul Martinez, président de la CAMY. (J2R)

grand pôle d’aménagement. Pour ma part, je pense que l’agence d'urbanisme est un outil à côté des intercommunalités et des collectivités locales. Un outil intégré au sein de la communauté urbaine serait profitable pour nous dire les réalités. En effet, je ne suis pas convaincu que l’AUDAS puisse s’ajouter à la communauté. Cette agence travaille avec nous sur le sujet de la vallée de Seine. De plus, nous sommes vraiment dans une démarche où les élus vont prendre à cœur leur sujet et ne pas laisser l’Etat faire pour eux. L’Etat nous disait « On vous fait des infrastructures, on vous amène du développement économique et vous construisez du logement. » On a donc construit du logement et aujourd’hui, on attend toujours le développement économique et les infrastructures. On veut alors être maîtres de notre destin et je trouve cela intéressant. Ensuite, le pôle métropolitain permet d’échanger entre les six intercommunautés car il nous fallait un endroit pour nous connaître. A l’avenir, il faudra que ce pôle puisse discuter avec d’autres territoires comme le Val d’Oise, Cergy-Pontoise… pour des projets de développement économique, d’enseignement supérieur ou bien de tourisme. A mon avis, ce pôle métropolitain a un avenir notamment sur des thématiques de rapprochement avec des territoires voisins. J2R : Allez-vous vous présenter pour la fonction de président de la CU ? P.M. : Pour l’instant je n’exclue rien et j’attends de voir si le ou les candidats présents portent les thématiques que je viens de vous décrire. Si ce n’est pas le cas, je porterai évidemment ces questions. r

Propos recueillis par R. Acosta

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intercommunalité

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Tribune

Plaidoyer pour l’ouverture d’un débat sur les projets structurants locaux Le 14 octobre 2015 aux Et, pendant ce temps là, à Verneuil-sur-Seine, on se gargarise à qui mieux mieux d’un projet au statut variable successivement local, puis structurant, abandonné, structurant, puis, tout récemment local. Le projet de réaliser une liaison directe entre les centres de production automobile de Flins et de Poissy remonte à plus de cinquante ans. Il répondait à un besoin de l’époque. L’environnement a aujourd’hui changé, tout comme la taille et l’organisation des outils industriels.

Pyramides à Marly-le-Roi, Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines a présenté aux maires des Yvelines le programme de réduction des subventions et services sociaux rendus nécessaires par la baisse des dotations d’état. Alain Lafon, notre éditorialiste, prône l’ouverture d’un débat public afin d'en fixer les priorités.

Ne pas écarter les habitants de la décision politique

Les projets d’investissement ne seront peut-être pas évoqués mais ils seront sans doute présents dans la tête de chacun des responsables présents. Je souhaite bien du plaisir à celui ou celle qui devra défendre la trentaine de millions du budget de contournement de Vernouillet et Verneuil-sur-Seine, projet qui ne fait pas, c’est un euphémisme, l’unanimité localement. Je connais pas mal d’élus de la Vallée de la Seine qui ont des projets intéressants à défendre. Il y en a d’autres, je pense, dans les Yvelines. Monsieur le Maire de Vélizy-Villacoublay cherche deux millions pour parachever un passage sous la RN186 entre les zones d’activités de Vélizy 2 et Villacoublay. Monsieur le président de la communauté du pays de Rambouillet est prêt à donner un coup de main pour tirer la fibre optique sur son territoire.

Il n’est pas certain que le contournement de Vernouillet et Verneuil-sur-Seine réponde au besoin urgentissime à Poissy de supprimer le trafic incessant de semi-remorques de quarante quatre tonnes au pied de la collégiale. Ce projet constitue en revanche une alternative au bouclage de la A104 en reportant à terme le trafic de la RN184 sur les deux rives de la boucle de Chanteloup. Mesdames et messieurs les décideurs, cessez s’il vous plaît de prendre les habitants pour des abrutis incultes tout juste bons à voter, et encore, convenablement si possible. Il y a probablement parmi eux quelques-uns qui sont capables de comprendre la complexité de la situation et qui pourraient même vous aider à trouver des pistes de solution. Sans parler des futurs Tocqueville qui pourraient émerger du château de Verneuil-sur-Seine.

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Alain Lafon, la bête noire des élus hors-sol.(J2R)

En outre, le bilan de la Communauté d'agglomération Deux Rives de Seine reste à établir : sur les cinq projets initiés sous l'ère Cardo, combien ont-ils apporté en richesse pour les douze communes de la CA2RS ? Combien cela a coûté aux contribuablex ? Et l'habitant est-il mieux dans son environnement ? Le fait et l’organisation du débat public sont aujourd’hui bien établis en France. Pourquoi ne pas en mettre un en place sur l’avenir de la boucle de Chanteloup, champ clos de multiples projets structurants dans un débat dont les habitants sont étrangement écartés ? Ce débat concernerait de surcroît plus de deux cent mille habitants si on prend en considération les voisins directs de la boucle. r Alain Lafon


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ACtualité locale

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Andrésy

Grand Paris Seine et Oise : Vox clamantis in deserto On crie mais on n'est ni entendu ni écouté. Voici l'analyse pertinente sur un sujet méga-important, la mise en œuvre de l'intercommunalité à 404 000 habitants. C'est une analyse andrésienne ; cela dit, cette approche peut s'appliquer à toutes les communes - surtout rurales - qui n'ont pas voté pour la création de ce monstre intercommunal. Jeudi 15 octobre, se tenait une réunion publique, à l’espace Julien-Green, en présence de Philippe Tautou, président de la communauté d’agglomération Deux rives de Seine (CA2RS) et président du pôle métropolitain créé pour préfigurer la future communauté urbaine de 404 000 habitants dont nous ferons bientôt partie : Grand Paris Seine et Oise (GPSO). Pour Philippe Tautou, c’est la première fois que l’un des initiateurs de ce projet, bras droit de Pierre Bédier, se déplaçait (à Andrésy) pour défendre son projet devant des élus locaux et citoyens. Il avait esquivé l'invitation faite par le Journal des Deux Rives à la réunion publique du 4 novembre 2014 où le débat « politique » était encore en effervescence. D'une manière classique, une première rencontre avec les conseillers municipaux d’Andrésy avait été annulée par Philippe Tautou lui-même. Les experts ont-ils toujours raison ? Me Eric Landot, avocat au Barreau de Paris a été rébarbatif et complexe. Cet expert commandé par MM. Tautou et Ribault a tenté de démontrer la « pertinence » du regroupement à 404 000 habitants. Les quatre élus et expert présents en tribune ont monopolisé, plus de deux heures, la parole. Cela a commencé par l’exposé très technique, façon cours magistral universitaire, de l’avocat « commis d’office », et financé par les concepteurs de cette interco Seine Aval. Cet expert a tenté de montrer que la Seine Aval, de Mantes à Andrésy, avec 73 communes, était un « territoire pertinent ». Les élus d’Andrésy Energies Renouvelées (AER), opposés à ce regroupement,

sont intervenus pour rappeler qu’aucune étude, ces dix dernières années, ne confirmait cela : la préfecture, l’INSEE, la région et même l’agence d’urbanisme Seine Aval (AUDAS, agence de l’Opération d’intérêt national Seine Aval) ont toujours distingué le Mantois de la Confluence autour de Poissy, Achères, Conflans et Andrésy

Denis Faist, Hugues Ribault, Philippe Tautou et Eric Landot (DR)

Choix politique, voire politicien Le préfet de la Région Île-de-France, JeanFrançois Carenco, n’a pas décidé seul dans son bureau de regrouper Mantes et Andrésy ! On se souvient des propos de M. Tautou, qui défendait l'idée d'une dérogation afin de scinder le méga-projet en deux. Cela aurait donné une intercommunalité constituée par Poissy, Achères, Conflans-Sainte-Honorine et les douze communes de la CA2RS. Hélas, M. Tautou n'a pas été tenace. Les opposants au méga-projet ont aussi vertement répondu à MM. Tautou et Ribault qui ont tenté de convaincre le public que « c’était le préfet, donc l’Etat, qui avait imposé cette interco Seine Aval ». Les opposants ont rappelé d’abord que le préfet n’a pas tiré au crayon le territoire Seine Aval : il a rencontré le président du département (LR), M. Bédier, ainsi que M. Tautou. Ils pensent que ce projet Seine Aval est un souhait de la droite yvelinoise et de son patron, M. Bédier, qui ne veut pas que son fief (Mantes) soit isolé de la Confluence Seine et Oise. Ensuite, aucun de nos élus de la CA2RS n’avait déposé d’amendement lors des commissions régionales en présence du préfet. Or, certaines intercommunalités en Île-de-France ont été scindées suite à la demande des élus locaux. Créer une interco, créer un pôle métropolitain, mais qui paie ? Les opposants ont également déploré que M. Tautou, soutenu par la majorité andrésienne de M. Ribault, ait eu l’initiative de créer une nouvelle couche administrative, avec budget, indemnités, voitures de fonction, afin de « réfléchir » à la création de la Seine Aval et d’y lancer des études (800 000 € aux frais des contribuables). Rappelons la situation ubuesque qui concerne les communes de la CA2RS enwww.journal-deux-rives.com

serrées dans une OIN Seine Aval et maintenant un « pôle métropolitain » Seine Aval, avant d’être absorbées dans une interco au nom aussi ronflant que passéiste de Grand Paris Seine et Oise ! Ph. Tautou : le discours du technocrate Le (maigre) public attendait avec impatience l’analyse de Philippe Tautou pour défendre cette méga-interco de 73 communes et 404 000 habitants. Il n’a pas été déçu. Philippe Tautou nous a gratifiés d’un long discours sur sa vision du futur de notre territoire, digne d’un technocrate éloigné des réalités du terrain. M. Tautou, qui semble avoir de grandes ambitions à la fois personnelles et pour cette communauté urbaine, a en effet sacrément manqué de vision d’avenir. A aucun moment, Philippe Tautou, comme d’ailleurs aucun des participants sur scène (Denis Faist, premier adjoint aux Finances, et Hugues Ribault, maire d'Andrésy), n’a eu le moindre mot pour la vie quotidienne des habitants de cette future interco. Leurs seules réflexions et leurs seules motivations portent sur le logement au sens quantitatif du terme, et le développement économique. Mais à aucun moment, il ne s’est agi de promouvoir le développement économique comme un moyen de rapprocher les habitants du territoire de leur lieu de travail. Non, il s’agit simplement de mettre des chiffres dans des tableaux pour faire parler des courbes. Pourquoi une interco Mantes-Poissy ? Pour le «tourisme fluvial» ? Ainsi, pour M. Tautou, l’interco Mantes/ Andrésy se justifie par la présence de « projets structurants » : le projet du port de Triel, du port multi-modal d’Achères, le pont d’Achères/Denouval, le canal Seine Nord… Ce sont des « projets » concentrés sur la Confluence 9


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andrésy qui pourraient justifier une intercommunalité autour de la Confluence. Pour le président de la CA2RS, la Seine Aval a de grandes entreprises : les constructeurs automobiles à Flins et Poissy, Airbus. Toutefois, elles existaient avant le projet intercommunal et elles existeront toujours, avec ou sans ! La Seine Aval se justifierait aussi, pour M. Tautou, par le développement des transports : « La Seine est un axe structurant, … l’A13 est un axe structurant,… Eole [le futur RER Paris Mantes par la rive gauche] est un axe structurant,… la future ligne Paris Normandie est un axe structurant… ». Mais en quoi une autoroute et un fleuve « structureraient » une intercommunalité ? En quoi un projet de la région et du STIF (Eole) justifierait le projet ? Mystère ! Pour Philippe Tautou, le développement économique qui a occupé presque tout son discours, c’est le tourisme fluvial ! Le président de la CA2RS et maire de Verneuil a tout compris à l’envers : pour lui, le port du Havre a vocation à accueillir les porte-containers du monde entier, et les containers remonteraient la Seine, jusqu’au futur port d’Achères. Quant au canal Seine Nord, pas encore creusé, mais prévu pour des bateaux à très grand gabarit, M. Tautou imagine (avec l’aide de son expert-avocat) qu’il nous déverserait des flottilles de petits bateaux de tourisme avec plein de touristes hollandais dedans. À moins, qu’il n’ait imaginé des bateaux de croisière de 130 m comme celui qui a essayé de stationner à Andrésy mi-octobre. On imagine bien que l’État français se risquerait à dépenser des milliards d’euros pour quelques bateaux de croisière ! M. Tautou ne peut l’ignorer : le canal Seine Nord va favoriser les gros bateaux por-

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te-containers hollandais et belges, ruiner au passage la batellerie française et ses bateaux plus petits, et continuer d'anéantir le port du Havre qui a déjà du mal face à la concurrence des ports du Nord. On peut donc imaginer que les bateaux de tourisme fluvial seront tranquilles sur la Seine Aval. C’est donc tout le contraire de ce qu’imagine le président Tautou. Dans un cas comme dans l’autre, on imagine bien qu’en termes de développement économique, cela ne va pas aller chercher bien loin. D’autant que les jolies villes de notre communauté d’agglomération n'ont pas grand-chose en commun avec des sites comme Giverny, Versailles, Rocamadour ou le Mont-Saint-Michel. Les élus d'opposition à Andrésy sont à nouveau intervenus sur cette thématique très surprenante pour rappeler que le tourisme fluvial est en décroissance, et donc plutôt en crise, en Île-de-France. Et justifier une interco par le tourisme fluvial semble totalement délirant. Et le « bassin de vie » ? Logements à construire, développement économique et tourisme fluvial : voilà les trois justifications officielles de la Seine Aval, pour ses concepteurs. C’est ainsi qu’au bout de trois heures de réunion, MM. Tautou et Ribault n’ont jamais évoqué ce qui doit être au cœur d’un projet intercommunal : le bassin de vie. La nouvelle carte intercommunale francilienne pour 2016 respecte majoritairement les bassins de vie des populations, sauf chez nous. La vraie intercommunalité des Andrésiens, c’est le confluent et Cergy. Notre future interco ne respecte pas le périmètre pertinent permettant des économies d’échelle et regroupe des bassins de vie

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totalement différents. Pas une fois Philippe Tautou n’a parlé de vie quotidienne. On ne sait donc pas ce que cette communauté urbaine de 404 000 habitants peut apporter à ses habitants que ne procuraient pas les communautés plus petites actuelles. On ne nous a d’ailleurs pas parlé non plus d’économies d’échelle. On ne nous a pas parlé de proximité. On ne nous a pas parlé d’efficacité. On ne nous a pas parlé des services, des emplois, des soins, de la justice, de l’éducation, et de leur distance par rapport aux usagers. Le projet purement politicien A l’issue de cette réunion publique, Philippe Tautou, Hugues Ribault et Denis Faist se sont montrés sous leurs vrais visages : des hommes politiques à l’ancienne, sans vision d’avenir, complètement coupés de la vie quotidienne des gens. Mais pouvait-il en être autrement ? Car M. Tautou, la majorité municipale d’Andrésy et toute la droite yvelinoise réunie sur ce projet(2) soutiennent un projet intercommunal purement politicien qui n’a qu’un seul objectif : garantir le fief de Pierre Bédier. Car le président du conseil départemental des Yvelines sait qu’à plus ou moins brève échéance les départements sont menacés de disparition pure et simple. Alors, Pierre Bédier se construit un nouveau territoire à sa mesure. Les Andrésiens en sont réduits à être les victimes de ces petits calculs de nos politiciens. r 1. La voix de celui qui crie dans le désert. Paroles de saint Jean-Baptiste définissant son rôle de précurseur du Messie: «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : rendez droites les voies du Seigneur.» (Evangile selon saint Mathieu, III, 3). Il faisait allusion à ses prédications devant la foule, dans le désert. C'est abusivement qu'on applique ce texte à ceux qui parlent et ne sont pas écoutés. 2. Sans parler des élus socialistes du territoire dont certains soutiennent sans faille cette interco. Par exemple, les élus PS de l’actuelle intercommunalité Poissy-Achères-Conflans votent toutes les délibérations favorables au Grand Paris Seine et Oise !


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Massacre à la Bobcat sur l'île Nancy d'Andrésy Les riverains d'Andrésy sont littéralement affolés depuis lundi 23 novembre 2015. Alertés par l'arrivée d'une barge de travaux publics qui annonce un chantier de grande envergure sur l'île Nancy d'Andrésy, ils ont débarqué sur l'île le 25 novembre et la surprise a été grande. Le maire a minimisé les faits. Présents sur place le 25 novembre 2015 à 11 heures, la dizaine de riverains ont assisté aux travaux préparatoires liés au projet Trek'Île. Ce projet très contesté (recours et manifestations) occupe la chronique andrésienne depuis décembre 2014 (voir la liste des articles ci-dessous). Les quelques membres de l'association qui ont pu se rendre sur le site n'ont pu que constater les premiers « dégâts » ! Cinq mille mètres carrés de biodiversité détruits pour « sécuriser » un chantier cher au maire Hugues Ribault. Le maire a réagi pour minimiser les faits défendant son projet « plus que vert ». La machine Bobcat détruit tout Effondrés, tristes, emplis de colère, les riverains n'ont pu, en effet, que constater les dégâts et ont tenté en vain d'arrêter le BOBCAT, une machine qui détruit toute végétation avec une efficacité redoutable. Mais, le responsable de Nature et paysage les a dissuadés de s'approcher de l'engin dangereux. Le face-à-face s'est terminé par une explication de texte entre les deux parties. Surtout, il s'agissait de constater que les « travaux de sécurisation » ne respectent même pas un minimum de signalétique. En effet, les panneaux d'affichage devraient arriver plus tard (le 26 novembre). Selon M. Lambert, le responsable de l'équipe de débroussaillage d'un terrain d'environ 5000 mètres carrés, il s'agit d'un ordre de mission donné par la municipalité. « Le chantier est interdit au public », a t-il prévenu avant de rencontrer les riverains qui étaient là pour constater et se désoler que l'état de

Quelques riverains ont tenté d'arrêter la machine infernale Bobcat car le chantier de débroussaillage et de mise en sécurité n'avait pas d'affichage réglementaire. (J2R)

droit a été et « continue à être bafoué ». Pas d'annonce aux tiers en mairie pour « la sécurisation du chantier » et le simple « débroussaillage » avec une machine BOBCAT (trade mark) ; celle-ci détruit toute biodiversité, sans aucun ménagement ! Selon les dires de M. Lambert, les travaux de la société Nature et paysage ont commencé le 24 novembre et se sont terminé deux jours plus tard. Ensuite, c'est une autre société, Urano, qui entreprendra les travaux du projet Trek'Île. Mais, l'opposition s'organise : « Les riverains vont, disent-ils, tenter de s'opposer par tous les moyens légaux ! » Ces riverains ont fait partie du collectif Trank'Île, qui a réuni 1450 signatures contre le projet. Ce collectif a été transformé en une association loi de 1901, nommée « Andrésy Trank-Île ». Celle-ci et les riverains, dont la plupart y ont adhéré, sont déterminés à se battre contre ce projet « inutile ». Les membres de cette association affirment que ce projet comportera à terme : - la création d'une zone humide artificielle en zone inondable ; - l'implantation de deux éoliennes de 18 mètres de haut ; - la pose de platelages, l'installation de tables de pique-nique et de belvédères. Selon eux, le projet entraînerait : - l'accéleration de l'érosion des berges par www.journal-deux-rives.com

l'augmentation des rotations des bateaux ; - l'accroissement des difficultes de stationnement si le flux «hypothétique» de touristes venait à se concrétiser ; - un coût excessif de 1,4 M€, sans compter les frais de fonctionnement. Le maire minimise les dégâts Martin Flesche, le porte-parole de la matinée, a affirmé, dans un discours écologique, que ce projet s'apparente plutôt à de la communication écologique, plus précisémment du « green-washing ». C'est-à-dire un projet ou action publique (ou parfois privée) qui fait du marketing pour montrer l'aspect «environnemental» de l'action ou du projet. Mais, en réalité, ces gestes sont plutôt contre-productifs envers la nature qui s'organise sans l'intervention humaine. Il faut davantage y voir de juteux marchés de travaux publics ! Interrogé par le J2R, Hugues Ribault, maire d'Andrésy, a souligné que cette « sécurisation de chantier » est normale pour un projet d'une telle envergure. L'Algeco de chantier avec un WC montre bel et bien que le maire est aussi sur la même ligne depuis l'annonce de ce projet en décembre 2014 (voir ci-dessous). « Rien ne se fera dans l'illégalité », a répondu M. le maire aux affirmations des riverains. Certes il a admis que l'on « débrous11


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andrésy saille un peu », mais que les collectivités partenaires (le Conseil départemental des Yvelines, et la Région Île-de-France) tiennent à l'écologie et « sont plus que verts ». Quant aux pylones et autres éoliennes, M. Ribault a minimisé l'ampleur de ces constructions car il s'agit des « pompes agricoles » soumises à des déclarations préalables et, de ce fait, l'instruction suit son cours. Les architectes des Bâtiments de France ont déjà réagi et ont donné un avis pour réduire le hauteur de ces ouvrages. Ainsi, les « pompes agricoles » ne devraient pas dépasser une hauteur de 12 ou 13 mètres. S'agit-il d'une concession faite aux récalcitrants ? En somme, le projet Trek'Île, qui faisait partie du programme du candidat Ribault en 2014, se poursuit avec des BOBCAT et autres procédures administratives. Les opposants disposent des voies et moyens juridiques pour le ralentir. Cependant, ce serait une vraie surprise « politique et juridique » de

Les membres de l'association Trank-Île sont affligés par tant de destruction de la nature.

voir ce chantier s'arrêter. Il faudra que les uns et les autres trouvent un terrain d'entente pour « s'assurer que les sentiers balisés, la flore, la faune et la nature du site soient respectés », pas

(J2R)

seulement en s'en remettant aux seuls dires des collectivités qui se proclament plus « écolos que les vrais écolos ». r

Le projet Trek'Île selon la municipalité

Depuis la présentation du projet à la presse en décembre 2014, Hugues Ribault, maire d’Andrésy et son adjoint Alain Mazagol ont présenté Trek’Île comme étant un projet d’extension du parc naturel de l’île Nancy. Autrefois, se trouvait icit un ensemble de quatre îles qui, avec des remblais successifs, sont devenues une seule et même île d’environ 34 hectares. L’île Nancy est un lieu de promenade depuis 1993, véritable poumon vert de la ville d’Andrésy ; desservie uniquement par bateau d’avril à fin octobre, elle accueille chaque année des visiteurs venus se ressourcer, se promener seul, en famille ou visiter l’exposition d’art contemporain Sculptures en l’Île avec ses 35 000 visiteurs par an. Le parc de l’île Nancy, aménagé et ouvert au public partiellement dans sa partie Nord, est un site exceptionnel en Île-de-France avec un parcours forestier unique, au milieu d’une faune et d’une flore préservées. Il a été complété, en 2011, par une passe à poissons. Selon la municipalité, ce projet dit Trek’Île consiste à aménager un sentier balisé de 5 km et le mettre à disposition d'un public amateur de la nature. Dans cette perspective, seuls les arbres morts seront abattus afin de préserver la faune et la flore, qui sont très présentes. Plusieurs types d’animaux continueront à peupler la 12

Le maire Hugues Ribault et son adjoint Alain Mazagol le 11 décembre 2014.

zone : les renards, les chauves-souris, les lapins, etc. Les arbres comprennent de nombreuses espèces : noyers, érables, frênes et marronniers. Le coût pour la ville sera au minimum de 420 000 € HT (hors subvention). Il peut monter jusqu’à 700 000 € HT, si la ville n’obtient pas certaines subventions. Mais le maire avance l’argument que le projet de l’île Nancy, qui coûterait environ 1,8 millions d'euros, sera financé à la hauteur de 50 % par le Conseil départemental des Yvelines, à 30 % par le Conseil régional d'Îlede-France et à 20 % par la municipalité d’Andrésy. Il insiste sur le fait que ces collectivités partenaires sont « plus que vertes » car « elles tiennent à l'écologie et à la diversité». www.journal-deux-rives.com

(J2R)

Afin de sauvegarder cet écrin de verdure, la ville d’Andrésy souhaite compléter le parc actuel et la passe à poissons par un parcours dans la partie de forêt sauvage « aujourd’hui délaissée » pour lui permettre de revivre aux yeux des Andrésiens tout en préservant son caractère naturel. Le maire et son adjoint ont informé quelques habitants et riverains sur ce dossier afin de discuter de la sécurité de l’île. En effet l’île disposera « d’une surveillance » mais les moyens à accorder restent flous. Par la suite, une chaîne de désarroi s’est amplifiée depuis la présentation de ce projet au public. A cette époque, ce projet devait aboutir en mars 2016. r


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CARRIÈRES-sous-POissy

A104 : l’offensive du COPRA 184 En face de la récente offensive des élus pour l'A104, l’association COPRA 184 sort l’artillerie médiatique et stratégique en soulignant l’absurdité et le caractère dépassé de ce prolongement de la Francilienne. Enfin, le COPRA 184 préconise des choix alternatifs et demande un rendez-vous avec la ministre Ségolène Royal.

Le trio de choc du COPRA 184 (Collectif pour la Protection des Riverains de l’Autoroute A184, devenue A104), Christiane Paravy, présidente, Victor Blot, fondateur, et Laurent

Lantoine, porte-parole) était en forme dans cette nouvelle offensive contre les politiques qui osent encore croire dans les vertus de l’autoroute A104 et, par conséquence, dans le dogme « tout-bagnole ». Depuis vingt-cinq ans, le COPRA 184 critique la pertinence de ce projet qui obéit à une doctrine du passé : 120 000 voitures/jour sur un tracé vert (élaboré et discuté en 2006 !) qui augmenterait de 30 % le CO2 et donc la pollution. Son coût, 3,2 Md €, est jugé exorbitant ! D’une manière paradoxale, le gouvernement français a organisé en novembre la COP 21 pour atteindre une réduction générale de la pollution dans le monde. La mobilité par la voiture individuelle et le transport de marchandises par camion posent problème et restent la grande source de pollution. Ceci entraîne des problèmes de santé publique. « Le manque de courage [des différents gouvernements et élus locaux] du passé ne doit pas imposer [à la population actuelle]

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une solution désastreuse », a insisté Christiane Paravy. Avec pédagogie, Mme Paravy a démontré que la solution A104 serait éphémère comme étant un appel d’air pour plus de voitures et plus de camions, qui vont, à terme, produire les mêmes effets de « congestions [embouteillages] comme celles constatées sur le deuxième pont de Gennevilliers et près d’Herblay. » La prolongation de la Francilienne (autre nom de l’A104) impactera la santé de 300 000 habitants et conduirait à une situation d’asphyxie de la circulation locale. Il faut plutôt dissocier le transport national du celui à caractère local. Quant à la situation actuelle de Poissy, qui souffre d’une circulation difficile près de la Collégiale dans le centre-ville, le COPRA 184 ne voit pas d’inconvénient dans la construction d'une déviation locale comme c’est le cas dans la majorité des villes françaises. Pourquoi ne pas la faire « à l’Est de la ville, entre la ville et la forêt

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Carrières-sous-Poissy

(De g. à dr.) Victor Blot, fondateur du COPRA 184, Christiane Paravy, présidente, et Laurent Lantoine, porte-parole, étaient en forme dans cette nouvelle offensive du COPRA 184 (J2R)

de Saint-Germain ». Mais, laisser croire que la déviation et la prolongation sont équivalents n’est pas du goût de Victor Blot, chef historique du COPRA 184. Démystifier l'A104 M. Blot n’a de tout pas apprécié l’instrumentalisation de l’A104 par de nouveaux élus. C’est toujours la même rengaine : on se fait élire et on tente le coup en prétextant le sacro-saint « développement économique ». Selon M. Blot, « l'A104 s’appuie sur des hypothèses farfelues » : les autoroutes ne sont pas génératrices d’emplois ; l’exemple de la Picardie, où le taux de chômage est très fort malgré la belle autoroute A16 la traversant, doit faire taire ces arguments fallacieux. Dans une étude de la Cour de comptes (1998), la corrélation entre emplois créés et autoroutes n’est pas évidente. A contrario, la ville de Rodez, qui n’a pas une grosse infrastructure autoroutière, affiche des taux d’emploi très satisfaisant pour les élus et pour les habitants. En somme, l’A104 produirait, selon les études de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), des effets indésirables pour la santé des habitants près des autoroutes. « Il serait criminel de faire passer une autoroute en zone urbanisée », a assené Laurent Lantoine. Le COPRA 184 s’insurge pour défendre les futurs « sinistrés » de l’A104, si le projet se réalise. Cela dit, le COPRA 184 n’a pas perdu son savoir-faire pour mobiliser ses troupes afin de se faire entendre. A travers des forums de la rentrée (sauf à Andrésy, qui interdit leur présence), à travers les réunions publiques, à travers des lettres et des contacts avec les élus, les dirigeants du COPRA 184 ont fait du lobbying : Herblay, Orgeval, Pierrelaye et Poissy ont adopté des motions et/ ou des délibérations concernant ce projet. 14

Les dirigeants du COPRA 184 ont demandé un rendez-vous avec Mme Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie. Sans succès. Il y avait même une fin de non-recevoir en août 2015. Inadmissible selon les dirigeants qui vont tenter une dernière fois d’écrire à la ministre Royal : « L’A104 se trouve alors vraiment au cœur du sujet et devrait constituer l’une des préoccupations principales de la ministre de l’Ecologie. » Selon le COPRA 184, « l’A104 est en totale contradiction avec la COP 21 » Mme Paravy a réitéré sa demande de rendez-vous avec la ministre de l’Écologie. S’il y a échec, les adhérents seraient prêts à se mobiliser Boulevard Saint-Germain (Paris 7e arrondissement) où se trouve le cabinet et les bureaux de Mme Royal. En plein COP 21, le gouvernement se ridiculise-t-il devant tous les participants de ce sommet mondial ? En somme, les adhérents du COPRA 184 ont sorti l’artillerie lourde pour exposer les arguments de ce projet « obsolète, irréalisable et inacceptable » qui va coûter plus que le triple du budget affiché en 2006, soit 9,6 Md €. Avec l’urbanisation galopante de ces dernières années, on voit mal comment le gouvernent et les élus « proches des lobbys de la bagnole, du pétrole et du béton » pourraient mener à bien ce projet. Il est temps de se mettre en cohérence avec la transition énergétique qui préconise une réduction des effets du CO2, et surtout un système économe en consommation d’énergie fossile. Vingt-cinq ans de mobilisation du COPRA n’ont pas encore contrecarré le dogme du tout routier. En s’adressant à Mme Royal, le COPRA souhaite que l’on aboutisse à un accord COP 21 ; sur le plan local, cela signifierait l’abandon du projet de l’A104. Utopique ? L’histoire jugera. r www.journal-deux-rives.com

Diminuer le « tout-bagnole » En lieu et place de la prolongation de l’A104, il vaudrait mieux aménager la route nationale RN184. Pour un montant estimé à 100 millions d’euros, la sécurisation de l’infrastructure et la mise en place d’un système de transports en commun (TC) pourraient

améliorer la mobilité des habitants notamment entre Cergy et Saint-Quentin-en-Yvelines. M. Lantoine (ci-dessus) souhaite « promouvoir et construire des transports en commun avec les économies dégagées par l’abandon de l’A104 ». Des élus sont généralement d’accord sur le principe d’améliorer les infrastructures existantes comme la RN184. Cependant, ces mêmes élus ne « font rien remonter aux autorités compétentes » en prétextant que la RN184, ce n’est pas du ressort du Département des Yvelines mais de l’État. Le COPRA 184 constate ici « une volonté délibérée des autorités de ne pas améliorer la RN184 pour justifier l’A104 ». Au contraire, le mode de déplacement doit être au cœur de la réflexion et de l’action des autorités compétentes avec l’arrivée d’EOLE et de la Tangentielle. Améliorer l’offre des transports en commun et diminuer le rôle et la place de la voiture sont intrinsèques à la transition énergétique qui est prônée par l’urgence climatique. r


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Carrières-sous-Poissy

Peut-on vivre avec les inondations ? L’ensemble des communes riveraines des grands cours d’eau d’Île-de-France sont concernées par un plan de prévention des risques d’inondation, c'est le cas de plusieurs villes de la communauté d’agglomération.

Plus de 16 000 communes sont soumises à des inondations. Une inondation de la Seine aussi grave que celle de 1910 causerait aujourd’hui plus de 12 milliards d’euros de dégâts, sans compter les dommages aux infrastructures. Qu'est-ce que le Plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) : Les plans de prévention des risques d’inondations ont pour objet principal de réglementer l’occupation et l’utilisation du sol dans les zones à risque. Élaborés par les préfectures de département, en association avec les communes et en concertation avec la population, ils délimitent les zones exposées aux risques et réglementent l’occupation et l’utilisation du sol dans ces zones, en fonction de l’aléa et des enjeux, et ce afin de ne pas augmenter le nombre de personnes et de biens exposés. Ils ont aussi pour but de réduire la vulnérabilité de ceux qui sont déjà installés dans ces zones et de ne pas aggraver les risques, ni d’en provoquer de nouveaux. Ils constituent des servitudes d’utilité publique et sont annexés, à ce titre, au plan local d’urbanisme de chaque commune concernée. Le risque d'inondations va s'accroître Les promoteurs immobiliers sont les premiers au courant, mais construisent sans vergogne en bord de Seine et dans nos villes. Mais ils ne sont pas les seuls fautifs, en effet ce sont les maires qui autorisent les permis de construire. C’est le cas à Carrières-sous-Poissy où Eddie Aït, ancien maire de Carrières, a autorisé quasiment l'ensemble des permis de construire, également en toute connaissance de cause. La ZAC « Carrières centralité » en partenariat avec la ville de Carrières-sousPoissy, l’EPAMSA et l’EPFY sont les auteurs de l’opération qui prévoit le développement d’ici 2020 de 2 800 logements. Les zones inondables non urbanisées se sont sensiblement réduites. L’imperméabilisation des sols par l’urbanisation s’est considérablement accrue depuis cent ans. Les zones potentiellement inondées des vallées de la Seine, de la Marne et de l’Oise, les populations touchées et les dommages

La crue de 1901 risque de se reproduire avec ou sans accord de la COP 21.

estimés en valeur 2004 seront très importantes : • 24.800 ha (6.900 ha dans les Yvelines) • Nombre de communes touchées : 279 (57 dans les Yvelines dont Carrières-sous-Poissy) • Nombre d’habitants : 880.000 (46.470 dans les Yvelines) • Dommages économiques directs : 5 milliards d’euros • Dommages économiques indirects : 3 milliards d’euros. Toutes les modifications de terrain, de déboisement et d'urbanisme depuis 1910 auront dans la plupart des cas des conséquences négatives sur nos communes. Cependant, certains barrages nous protègent d'une petite et peut-être d'une crue moyenne. Les quatre grands barrages-réservoirs en amont de Paris ont des effets bénéfiques sur les crues petites et moyennes (leur capacité de rétention est de 770 millions de m3) mais ils ne présentent qu’une efficacité très limitée pour les crues exceptionnelles (une crue type 1910 représente un volume total de 7 milliards de m3 écoulés) du fait de leur situation en tête du bassin amont de la Seine. La « modélisation » d’une crue est aujourd’hui techniquement possible. Les prévisions météorologiques sont de plus en plus précises. Cela ne permet pas, pour autant, de prévoir et quantifier à l’avance une prochaine crue exceptionnelle, ni dans son ampleur, ni dans sa durée. Il convient de se préparer à une nouvelle crue majeure similaire à celle de janvier 1910. Toutes les extrapolations quant à l’évolution du climat concordent en effet sur l’aggravation de l’ampleur et de la fréquence des événements exceptionnels. Passons en revue quelques éléments/précauwww.journal-deux-rives.com

(DR)

tions à noter dans les Deux Rives : • Bassins de rétention du Parc du Peuple de l'Herbe (étang de la Galiote et de la Vieille ferme) • Entretien des berges • Après la seconde guerre mondiale, beaucoup de ponts ont été détruits. Du coup, l'eau de la Seine s'écoule plus facilement. Quant aux précautions, si votre habitation se trouve dans une zone menacée par la crue : • Vérifiez que votre police d'assurance couvre le risque d'inondation, • Anticipez les conséquences d'une inondation des sous-sols et du rez-de-chaussée : - Évitez d'y entreposer tout matériel dangereux ou polluant (aérosols, batteries, pots de peinture, engrais, solvants, etc...) qui pourrait causer une pollution ; - Vérifiez que vous pouvez monter dans les étages les matériels dangereux ou sensibles (appareils ménagers, mobilier, archives, etc...) - En maison individuelle, prévoyez les matériaux nécessaires à la mise hors d'eau des locaux inondables (batardeaux, planches, ciment, etc...) et au nettoyage après la décrue (pompes, jets d'eau sous pression, seaux, etc...) - Faites appel à un professionnel pour déplacer les installations sensibles hors d'eau (compteurs électriques, compteur d'eau, etc...) • Si vous êtes immobilisé ou hospitalisé à domicile, vérifiez avec votre prestataire de service les modalités de continuité de votre prise en charge et signalez-vous auprès de votre mairie. En somme, préparez votre kit de secours tout en acceptant l'idée de cohabiter avec le risque naturel qu'il est une inondation. Soyez donc prêt à être autonome pendant au moins trois jours. r 15


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Chanteloup-les-Vignes

Une interpellation dégénère Dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre 2015, les interpellations de deux habitants de Chanteloup ont dégénéré en violences policières. Ces faits seraient restés invisibles et inattaquables sans la présence d’esprit d’une habitante pour les filmer. La section locale de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a réagi suite aux événements qui se sont déroulés à Chanteloup-les-Vignes la nuit du 16 au 17 octobre. La vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, depuis sa mise en ligne, est édifiante. L’action de la police dans la lutte contre le trafic de drogue est bien sûr légitime. Pour autant, rien ne justifie l’usage « disproportionné », « inapproprié » de la force par des policiers. Ce que donne à voir cette vidéo (donner des coups au visage d’un homme menotté, jeté au sol ; traîner un homme au sol comme un sac d’un véhicule à l’autre ; tirer au flashball sur des habitants alors qu’ils protestent mais ne semblent pas hostiles) sont autant d’actes qui portent discrédit à l’institution policière. La section locale de la LDH a transmis la vi-

La police patrouille à Chanteloup.

(DR)

déo amateur et les informations qu'elle détient à ses instances nationales pour étudier les suites à lui donner tant sur le plan juridique que sur celui de la citoyenneté. Selon le communiqué de la LDH, « le spectacle inacceptable de ces pratiques policières a enclenché une fois de plus la spirale de la violence à Chanteloup ». Dans la nuit du 22 au 23 octobre, des affrontements avec la police ont eu lieu, six véhicules ont été incendiés (3 des services de la ville dans les ateliers municipaux, 3 d’habitants sur le parking de la mairie), d’autres véhicules ont été dégradés, une vitre de la mairie a été brisée. La Ligue des Droits de l’Homme n’accepte pas cette spirale de la violence, où à l’usage disproportionné et inapproprié de la force par des policiers répondent des actes de destruction qui visent des symboles de la République et du vivre

ensemble. Ainsi, la section locale LDH a créé un « Observatoire des droits » à Chanteloup où elle assure une permanence deux fois par mois depuis les précédents graves évènements de mars 2014; ceux-ci sont rappelés dans un tract joint aussi à ce message, qui est distribué depuis septembre 2015 et lance un appel suite à d’autres « dérapages » pendant l’été, dans une cité populaire de ConflansSainte-Honorine, ayant engendré la création d’un large collectif « quartiers-police-justice ». La Ligue des Droits de L’Homme comprend la colère des habitants, particulièrement des jeunes, face à la récurrence et la virulence des interventions policières sur le territoire (contrôle au faciès, interpellations « musclées », insultes parfois…) qui nourrissent des sentiments d’injustice. La LDH a également appelé l’ensemble des habitants, « à exprimer leur indignation et leur colère dans des dynamiques démocratiques (pétition, manifestation, assemblées, délégations auprès des institutions…) et à refuser les actions violentes qui sont utilisées pour alimenter la stigmatisation dont Chanteloup et les Chantelouvais sont l’objet et pour désigner les habitants de la Noé comme une population dangereuse ». La LDH continuera d’agir avec les habitants de Chanteloup, pour le respect effectif des droits et pour une police républicaine au service des citoyens. r

Une grande braderie solidaire au Relais Le samedi 7 novembre, l’équipe du Relais Val de Seine a organisé sa grande braderie d’automne à Chanteloup-les-Vignes. L’occasion idéale de se rhabiller pour l’hiver à petits prix, tout en effectuant une bonne action !

À l’approche de l’hiver, il est temps de ressortir pulls en laine et écharpes pour affronter le froid. La grande braderie du Relais Val de Seine était le rendez-vous à Chanteloup-les-Vignes pour se préparer à une période hivernale. Le Relais Val de Seine a proposé un vaste choix de vêtements, chaussures, maroquinerie, bijoux, linge de maison pour femmes, hommes et enfants, ainsi qu'objets de 16

développé pour cela plusieurs activités écobrocante, livres, jouets... Le public y a trouvé des centaines d’articles nomiques, qui lui ont permis de créer à ce jour à très bas prix, de marque et de grande qualité. plus de 2700 emplois (en France et en AfriDepuis 1994, le Relais Val de Seine met son que). En 2014, ce sont ainsi plus de 4800 dynamisme au service de l’emploi local. Im- tonnes de textile qui ont été collectées par les planté à Chanteloup-les-Vignes, il a développé équipes dans quatre départements. r son activité de collecte de textile, chaussures, et linge de maison en créant une centaine d'emplois dont 30 en contrats d’insertion. Le Relais est un réseau d’entreprises qui agit depuis plus de 30 ans pour l’insertion de personnes en situation d’exclusion, par la création d’emplois durables. Membre d’Emmaüs France, il porte en lui les valeurs de solidarité et de générosité défendues par l’abbé Pierre. Le Relais base son action sur la conviction que le retour à l’emploi des personnes en difficulté est un moyen de les aider à préserver leur dignité et à La braderie annuelle offre une vaste gamme retrouver une place dans la société. Il a de choix dans une économie circulaire. (J2R) www.journal-deux-rives.com


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Médan

Mobilisation autour des familles des victimes du 13 novembre, dont une de Médan Sarah Tézenas du Montcel est une artiste de Villennes qui a été bouleversée par les assassinats du 13 novembre et surtout par les répercussions sur Alexia et Nathalie, deux amies habitant à Médan. Avec son art, elle a rendu hommage à deux victimes : Fabrice, l’époux de la première, et Caroline, la sœur de la seconde. Par ailleurs, une cagnotte a été lancée pour la famille de Fabrice. Pour Sarah Tézenas du Montcel, il s'agit d'illustrer l'indécible par « 132 étoiles pour les 132 victimes du drame qui nous touche, encore une fois je dédie mes illustrations à Nathalie et Alexia, mes amies qui ont perdu une soeur et un mari. Elles ne se connaissent pas, elles habitent dans le même village des Yvelines, et elles sont liées toutes les deux à 132 familles en deuil, et des millions de Français endeuillés... à Caroline et Fabrice donc, ces étoiles qui brillent dans mon coeur... » Fabrice Dubois, âgé de 46 ans et demeurant à Médan, et Caroline Prenat, une Lyonnaise de 24 ans, ont été assassinés le 13 novembre par les terroristes au Bataclan. Les obsèques de Fabrice ont eu lieu une semaine plus tard. Un hommage a été rendu à Caroline Prenat en l’église de Villennes, le vendredi 20 novembre à 9 heures. Fleurs et bougies y ont été déposées. Voici l’une des œuvres de Sarah Tézenas du Montcel qui ont été vendues, afin que la recette soit versée à la famille de Fabrice Dubois. Une souscription a été lancée pour aider pécuniairement l’épouse de Fabrice et leurs deux enfants. Le 4 décembre, 670 personnes avaient contribué avec un montant de 42 504 €. Sur les réseaux sociaux, les messages ont afflué : « Fabrice nous a quittés au Bataclan. Il n’avait pas prévu cela, si tôt. Il ne pourra plus veiller sur ses enfants, Iris et Hector. Bien sûr, leur mère et leurs familles seront toujours là pour eux. Nous publicitaires, ami(e)s ou relations de Fabrice, pouvons les soutenir à notre façon. » Concluons avec de l'espoir : ces barbares ne nous auront pas ! r

Pour Nathalie, mon amie adorée et meurtrie, si « dessiner c’est crier » alors tu connais mon cri, il est plein de larmes, et de rires, de tendresse, et d’impuissance, toujours d’amour, jamais de haine... dans mon coeur est tatoué un triangle,... pour toujours...

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triel-sur-Seine

Génération identitaire a occupé l’ancienne maison de retraite Les Tilleuls Très tôt le 7 novembre, une trentaine de membres de Génération identitaire venus de Paris ont occupé la maison « Les Tilleuls » de Triel-sur-Seine. Amalgame, racisme et invasion de propriété privée caractérisent les agissements de ce groupuscule fort en tête et bien organisé. A 13 h 45, « les identitaires » ont été délogés et conduits au commissariat. Le maire de Triel, Joël Mancel, a pris part à la création, quatre jours plus tard, d'un comité de soutien aux réfugiés des Tilleuls. Munis de smartphones et habillés d'une manière ordinaire, des membres de Génération identitaire ont envahi les locaux des Tilleuls par surprise. Le vigile de la maison de retraite, a été vite dépassé par les gros bras des identitaires. Tout de suite, ces individus sont montés sur le toit pour brandir des messages

La maison « Les Tilleuls » est devenue le théâtre d'un conflit entre les xénophobes et les riverains qui cherchent à préserver la quiétude de la rue Charles-Dupuis. (J2R)

de racisme ordinaire : « On est chez nous ! » etc. Amalgamant les deux sujets - fermeture de la maison des retraite « Les Tilleuls » et accueil des migrants - ils véhiculent le message trompeur que l'on peut résumer par : c'est la faute aux migrants. Or, la fermeture de la maison de retraite date de début 2015 et l'arrivée des migrants a été décidée par ordre de la préfecture à la fin octobre 2015. Durant ces mois, les locaux des Tilleuls étaient vides. Le racisme est devenu du pain bénit pour les membres du Bloc car ils sont adeptes de la théorie fumeuse du « grand remplacement » : celleci consiste à faire croire que les Français vont disparaître et être remplacés par des hordes de « sauvages étrangers ». Les voisins de la maison

des Tilleuls sont sortis pour se confronter à ces têtes brûlées de la droite extrême. « Non, ici à Triel tout se passe bien et les migrants qui sont là sont de passage ! » Encore, un autre voisin est venu expliquer à ces militants de la Génération identitaire que la France a été toujours une terre d'asile, et a fortiori une terre d'immigration (après les Etats-Unis). Rien n'a percuté ; ils sont dans leur monde rempli de haine, qui distille la violence et la rancœur. Enfin, violer la propriété privée d'un local qui appartient toujours à l'EHPAD de Sartrouville est inadmissible. « Ce sont des gens qui sont dans la contradiction pure, a expliqué un riverain, car ils viennent envahir notre quartier avec des slogans qui n'ont pas leur place ici à Triel ». r

Condamnation unanime de l’occupation par des activistes racistes « identitaires »

Après cette invasion, la police est rapidement arrivée sur les lieux et s’est déployée autour du bâtiment. Au terme de cette occupation scandaleuse qui a duré quatre heures, 19 « identitaires » ont été interpellés et placés en garde à vue. Déjà le 6 novembre 2015, vers 22 h, cinq individus avaient agressé et poursuivi un réfugié près de la gare de Triel. Effrayé, il s’était enfui en courant jusqu’à l’ancienne maison de retraite. Les 90 migrants sont là depuis le 23 octobre, suite à la décision du préfet de la Région Île-de-France de réquisitionner « Les Tilleuls » pour les héberger dans l'urgence. Dans un communiqué du 9 novembre, les sections LDH de Conflans, de Poissy, de Verneuil, Attac 78 Nord, Solidaires 78, UD CGT 78, Confluence-Écologie-Solidarité (CES), Construisons Ensemble un Andrésy Solidaire (CEAS), Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants (BAAM), NPA 78, EELV groupe Conflans, Comité Confluences du Parti de Des habitants de Triel et ses environs ont tenu à Gauche, PS (sections de la Confluence, de Verneuil-sur-Seine) et Verneuil Vivre Autrement, montrer leur ténacité vis-à-vis les extrémistes. (DR) ont dénoncé ces agissements et appelé les habitants de Triel et ses environs à être solidaires avec les réfugiés. En conséquence, un comité de soutien a été constitué le mercredi 11 novembre à 14 heures 30 devant « Les Tilleuls » : 80 personnes y ont participé. Le maire de Triel, Joël Mancel, a réitéré le message humaniste de la France et son corollaire, le droit d'asile. r

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triel-sur-Seine

Déclassement du domaine public « Parc municipal de Triel » A la réunion du conseil municipal de Triel, le 5 novembre, a été voté par la majorité (23 voix pour et 10 contre) le déclassement du « Parc municipal » afin de le rendre cessible pour un projet immobilier d'environ 120 logements.

Le maire a donné les arguments du manque de logements et des amendes à payer en tant que commune carencée (loi SRU oblige) tandis que l'opposition (M. Paillet notamment) a contesté le bien-fondé de cette procédure et, a fortiori, de ce projet immobilier qui va « enlever un patrimoine » aux Triellois. Triel surprend toujours dans ses débats de chapelle : construire ou non sur un emplacement idoine pour la promotion immobilière. Un public fort nombreux (50 personnes) et un conseil municipal qui affiche une brochette d'élus (majorité ou opposants) qui échangent parfois inamicalement des arguments pour ou contre telle ou telle délibération. Le projet de délibération numéro 8 visait « le déclassement de la parcelle cadastrée AY679 (246 rue Paul-Doumer) du domaine public communal ». Se-

lon le rapporteur, Michel Poirot, adjoint à l'urbanisme, la commune de Triel est propriétaire de cette parcelle, d'une contenance de 14 105 m². Elle fait, donc, partie du domaine public communal. Pour pallier l'insuffisance de logements et surtout la carence en Joël Mancel, maire (LR) de Triel, a répondu avec le même argument à matière de loge- ses opposants : « obligation et intérêt général ». (J2R) ments sociaux, la commune veut céder ce terrain à un promoteur. a résulté en une majorité « solidaire » car les 23 Les terrains étaient utilisés jadis par le club de ten- membres ont voté comme un seul homme. « A la nis ; un bureau de vote et des logements pour le soviétique », a expliqué M. Paillet, opposant de toupersonnel communal étaient localisés dans le bâti- jours du maire actuel. Certains élus de la majorité, ment, certes, vétuste. Pour le maire, « la programma- qui avaient jadis signé une pétition contre le projet tion, étudiée en fonction des besoins et de la demande locale, immobilier, ont néanmoins voté pour le déclassesera composée de logements locatifs aidés et de logements en ment du « Parc municipal ». « Ils sont minables, a analysé accession libre. Il s’agit ainsi de favoriser un projet d’ensemble M. Paillet, de vouloir garder leur petit défraiement financier dans un but d’intérêt général lié à la production de logements plutôt que leurs convictions. » Le maire a répondu aux opposants dans un interview à la Webtélé 2R. r adaptés aux besoins locaux » Après d'âpres débats, le vote à bulletin secret

Les opposants : « Il ne faut pas vendre le parc municipal de Triel !» « Les amis de Triel » n'ont de cesse de critiquer le maire sur la vente de ce « bijou triellois ». Dans les réseaux sociaux, une vingtaine de raisons pour ne pas vendre le « Parc municipal » de Triel circulent depuis le 5 novembre.

Cri du cœur ? Rappel à une équipe municipale qu'elle doit être à l'écoute de ceux qui l'ont élue ou simple bon sens ? Toujours est-il que « Les amis de Triel » ne manquent pas d'arguments. Ils représentent une certaine idée

de Triel et des Triellois, y compris des mem- magnifique avec un point de vue sur la vallée bres d'associations qui veulent conserver leur de la Seine unique qui a inspiré de nombreux peintres. r patrimoine communal et le font savoir. Le parc municipal est un « bijou de famille » communal. Peu de communes alentour peuvent s’enorgueillir d’avoir un tel patrimoine verdoyant. Sa superficie : 15 000 m2 en centre-ville. Pourquoi le vendre et faire bénéficier un promoteur au lieu de le garder pour les Triellois ? La situation : à 5 minutes à pied du cœur de la ville, avec un accès par la rue Paul-Doumer, par le bord de Seine, par l’avenue des Fontenelles, Le 20 juin 2013, une pétition avait été remise au et aussi par la rue Galande. Un site maire de Triel pour ne pas vendre le « Parc municipal ». (Archives J2R)

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triel-sur-Seine

Densifier la ville : la « concertation » a commencé Concertation à propos des 70 logements qui doivent être construits près du théâtre Octave-Mirbeau. Sur le secteur du théâtre Octave-Mirbeau, en bord de Seine, 70 logements devraient être construits. La municipalité de Triel a réuni des habitants pour une réunion de concertation. D'après les propos rapportés par des participants, ils n'ont pas été déçus. Monsieur Rayssac, de l’agence Res Publica, dit quelques mots d’introduction : il s’assure que tout le monde a bien reçu le compte-rendu de la première réunion du 29 septembre et n’oublie pas de répéter que son cabinet a répondu à un appel d’offres public lancé par la mairie de Triel pour s’occuper des deux réunions. M. Mancel, maire de Triel-sur-Seine salue l’assistance et passe bien vite la parole à M. Poirot, son adjoint à l’urbanisme. Ce dernier fait de même et passe la parole au représentant du cabinet d’architectes Marniquet et Aubouin. Un scénario incontournable Après une présentation du plan de masse et quelques photos du site actuel, gros plan est mis sur les éléments patrimoniaux (le théâtre Octave Mirbeau est bien sûr sauvegardé). Le profil du projet est présenté comme un scénario incontournable : construction de 70 logements dont 40 % aidés qui descendent en terrasse jusqu’au niveau de la Seine, le tout se terminant, puisqu’on est en zone réputée inondable, par une esplanade correspondant grosso modo à l’actuel skate parc + parking. Sous les immeubles sont prévues 120 places de parking. Le représentant du cabinet Marniquet Aubouin nous assure que la vue sur la Seine sera préservée et exploitée et que l’articulation avec les commerces de la rue Paul-Doumer a été étudiée. En fait une ruelle traverse l’ensemble vers la Seine ! Dès cette présentation, certains participants veulent réagir et poser des questions ; le « meneur de jeu » de Res Publica leur donne la parole, de mauvaise grâce, en rappelant que la réunion doit durer 2 heures et se terminer au plus tard à 22 h 30. La première réaction de la salle (en fait, de quelques per20

Malgré la densification urbaine, le théâtre Octave-Mirbeau ne serait pas affecté.

sonnes) est de s’assurer que les immeubles en question ne cacheront vraiment pas la vue sur l’église Saint-Martin. Le cabinet d’architecte est formel, il travaille en collaboration avec les Monuments de France, la vue sur Saint-Martin restera intacte puisque les toits des immeubles (exigés par Monuments de France), placés en haut de la pente seront moins hauts que celui de la Poste. Des toits en pentes ; pas de terrasse. Le nombre de places de parking est remis en cause et déclaré insuffisant. Réponse : la loi oblige à prévoir un parking par appartement donc le projet est dans la légalité. Une question sur les accès : comment faire passer dans la rue Cadot autant de véhicules, alors même que le quai Auguste Roy sera en zone semi-piétonne (circulation douce) ? Une question pas très claire sur la politique de la mairie envers des maisons qui pourraient être préemptées est posée (probablement par les propriétaires de l’une de ces maisons). M. Poirot affirme que la mairie n’aura pas de politique agressive (veut-il parler d’expropriation ?) ; il en profite pour dire que les promoteurs sont nombreux sur ce projet (plus d’une dizaine !). Trois questions faussement générales

Le modérateur en profite pour faire la transition et dire que justement « nous » sommes consultés sur ce point dans le questionnaire qui « nous » est soumis. Question 1 : Quels usages souhaitezvous faire des espaces publics qui s’étenwww.journal-deux-rives.com

(J2R)

dent le long de la Seine, sur le quai Auguste Roy ? Quels aménagements (espaces verts, parking, espaces de jeu, etc.) devraient y être installés, selon vous ? Vous pouvez vous aider du fond de carte ci-dessous pour placer les aménagements en les dessinant ou en les nommant. Question 2 : la construction du parking sous-terrain [sic] prévue dans le projet pourrait permettre de mettre à disposition, outre les places de voiture pour les résidents des nouveaux appartements, une quarantaine de places de stationnement supplémentaires. A quels usages ces places devraient-elles être réservées (cabinet médical et ses usagers, commerçants, clients des commerces, autres...) Question 3 : Outre la création d’un groupe de cabinets médicaux, de nouvelles surfaces de services à la personne pourraient être créées dans le secteur du théâtre (notamment sur la rue Paul-Doumer) : quel type d’activités vous paraîtrait devoir être installées en priorité ? Pourquoi ? Quelques thèmes de réponses Quand les rapporteurs des tables ont été invités à restituer oralement ce que les participants avaient écrit, M. Paillet, conseiller municipal, a fait remarquer qu’il faisait partie de la Commission municipale d’urbanisme et que jamais il n’avait été question, en commission, de ce projet qu’il découvrait comme les autres participants ! Nouveau déni de démocratie ! Le rapporteur de la table suivante a pris


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Triel-sur-Seine la parole pour dire : 1- Que nous avions été conviés à deux réunions d’information et non de concertation ; qu’ils arrivaient avec des projets tout faits, « clefs en main » sur lesquels nous n’avions rien à dire et qu’on nous soumettait 2 ou 3 questions annexes, des questions alibi pour pouvoir justifier le terme de « concertation ». 2- Qu'il ne comprenait pas pourquoi, alors même que les Triellois réclamaient un cœur de ville convivial et commerçant avec des restaurants et des cafés ayant une vue sur la Seine, eux faisaient tout le contraire et privatisaient l’espace (public) ; que dans un tel lieu « fermé », il était illusoire de vouloir installer des commerces qui n’auraient pas le passage et la visibilité nécessaires à leur activité. 3- Et qu’enfin on regrettait que désormais les politiques ne sachent plus rien faire sans une boîte de com' car s'il entendait bien que Res Publica avait répondu à un appel d’offres en bonne et due forme, il n’en restait pas moins que cela impactait nos impôts locaux. Des atentes... vaines Bien sûr, ces deux interventions ont eu l’effet escompté, c’est-à-dire aucun : tout cela a glissé comme l’eau sur les plumes d’un canard du style : « Bon, vous vous êtes exprimés, allez, on peut passer à autre chose ». En gros, tout le monde a répondu aux trois questions la même chose et ce avec une « docilité » déconcertante ! A la question 1 : tout le monde veut des espaces verts et pas de parking, mais tout le monde s’accorde à dire que 120 places de parking ne seront pas suffisantes. Certains suggèrent des jeux pour enfants, des Vélib, la reconstruction du skate parc, des tables de pique-nique puisque le GR1 passe tout près. A la question 2 : tout le monde tire la

Près de 70 habitants de Triel s'étaient déplacés pour une réunion de concertation riche d'informations. (J2R) sonnette d’alarme : un couple a, au minimum deux voitures. Il est donc inutile de se retrancher derrière une loi obsolète (un parking par appartement). Il faut donc 140 places de parking pour les appartements – et si on met des services et des commerces, il faut en prévoir de nouvelles (en plus des 140) car il ne faut pas compter sur la libération des places en journée par les résidents, d’autant qu’ils les auront achetées, aux clients des commerces : il faut donc ajouter au moins un étage de parkings souterrains. Réponse que ce n’est pas possible car on arrive alors dans le lit de la Seine ; quelqu’un fait alors justement remarquer qu’à Paris de nombreux parking souterrains se trouvent eux aussi dans le lit de la Seine et que ça ne semble pas poser plus de problèmes que cela. A la question 3 : tout le monde est d’accord pour implanter là un cabinet médical, une crèche ou une halte-garderie, des cafésrestaurants (quelques personnes insistent pour que ce soit des restaurants « d’un certain standing » et pas à nouveau des pizzerias ou

des kebabs) ; quelqu’un propose un syndicat d’initiative et une médiathèque (je vous laisse deviner qui ! allez, il faut bien s’amuser un peu). Beaucoup de gens s’émeuvent des problèmes d’accès et de circulation que cela va créer dans le quartier, évoquent la proximité de l’école Jules-Verne où la dépose des enfants le matin s’avère déjà très compliquée. Les organisateurs écoutent et ramassent les copies mais il est déjà fort tard ; le « pot de l’amitié » attend tous les participants. La réunion est déclarée officiellement close après les remerciements d’usage. On peut, sans risque, observer dès à présent que le projet présenté n'attend que sa réalisation par des promoteurs qui vendront une vue imprenable sur la Seine et l'on peut légitimement se demander si c'est ce genre de projet qui revifiera le centre ville. Quant à la concertation elle attendra peutêtre d'autres occasions pour être autre chose qu'une intention. r

L'ancien maire sort de sa réserve Dans une lettre ouverte du 10 novembre au sujet du déclassement du « Parc municipal », Jean-Pierre Houllemare, ancien maire de Triel a rendu public une lettre sur la pression immobilière à Triel. Voici quelques extraits : «Vos projets d’urbanisation du cœur de ville ne font que renforcer la nécessité de conserver des espaces verts publics, car vous ne pourrez plus disposer de surfaces équivalentes dans le cadre des futurs aménagements. A Triel-sur-Seine comme partout alentour, il est primordial de sauvegarder le caractère de la ville, et donc de protéger tout ce qui participe à son image et contribue à sa qualité de vie. Imaginerait-on la Ville de Poissy aliéner le Parc Meissonnier ? La Ville de Conflans-Sainte-Honorine sacrifier le Parc du Prieuré et la Ville des Mureaux monnayer sans remords le Parc de l’Oseraie ? Depuis plusieurs années, vous avez construit votre réflexion sur une fausse bonne idée : celle de vendre un bien communal pour un bon prix et ainsi financer vos autres projets à moindre coût (ce qui est infirmé par la forte hausse des impôts locaux en 2015). Construire toujours plus est une exigence globale, du fait de l’augmentation de la population et de l’évolution des modes de vie, mais pas n’importe où et n’importe comment ! Depuis le premier Plan Local pour l’Habitat (PLH), des opportunités sont apparues et vous avez largement compensé sur d’autres opérations ce qui était « programmé » sur le Parc municipal ou vous allez le faire : anciens établissements Corbel, nouvel ensemble collectif Grande Rue de Pissefontaine, anciens locaux Franprix, anciennes propriétés privées entre la rue du Docteur Sobaux et la rue des Créneaux… Tous ces projets peuvent être financés et subventionnés, de même que le véritable aménagement d’un jardin public, avec parcours sportif, terrain de jeux dédié aux adolescents, jardin botanique », etc. r

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Verneuil-sur-seine

« Tautou démission ! » La manifestation citoyenne du 11 octobre symbolise une contestation croissante, montrant que le maire de Verneuil, Philippe Tautou, est vivement critiqué dans son fief. Plus de trois cents personnes ont marché sur quatre kilomètres, entre la place du marché et la forêt de Verneuil. A l’emplacement de la future liaison entre la déviation prévue et le rondpoint à l’entrée de la ville des Mureaux, les organisateurs, revigorés par l’apport d’une jeunesse vernolienne, ont dévoilé les axes juridiques et médiatiques d’un combat qui selon eux « marque la fin du règne de Tautou ».

Plus de trois cents personnes se sont dé-

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placées à Verneuil-sur-Seine pour montrer leur détermination afin de dire « NON, NON à la déviation RD 154 » chère à Philippe Tautou (LR). A l’appel des associations ADIV-Environnement, Bien vivre à Vernouillet et de deux collectifs, « Octobre rouge » et « Résistances D154 », les manifestants ont convergé vers la Sur la déviation de la RD 154, les jeunes ont pris les choville de Verneuil, devenue le ses en main par leurs discours et leurs actions. (J2R) centre de la contestation en ce week-end ensoleillé d’octobre. Déclaration d’utilité publique (DUP) et surEbranler les certitudes des élus tout le calendrier des travaux. Pour Bernard Octobre semble être un mois « noir » pour Destombes et Jean-Pierre Grenier, présidents le maire de Verneuil. Déjà le 5 octobre lors de respectifs de l’ADIV et de BVV, ce projet ne la réunion, organisée hâtivement par le Conseil « se fera pas » : ayant été largement modifié dedépartemental des Yvelines et les communes puis son lancement il y a vingt ans, il nécessite de Vernouillet et Verneuil, la majorité des une nouvelle procédure d’enquête publique et personnes présentes (environ une centaine) de concertation qui sera « toujours » contesn’a pas été convaincue par les arguments « tée par les opposants. béton » des promoteurs de la déviation qui En outre, les habitants ne veulent pas de traverserait la forêt de Verneuil entre le pla- cette déviation car ce projet est « inutile et teau agricole de Vernouillet et le rond-point coûteux » dans la période d’austérité que à l’entrée des Mureaux. L’ADIV et BVV ont nous traversons. Muet pendant la quasi-tocontesté, point par point, les arguments de la talité de la réunion, Phillippe Tautou a juste

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Verneuil-sur-seine conclu en disant que ce projet est irréversible et que c’est ainsi ! Circulez et fermez le ban. A cela, les insoumis vernoliens ont répondu par un « Tautou démission ! », qui a ébranlé les certitudes de la « Tautoumanie » (la philosophie conservatrice du maire Tautou selon ses détracteurs). Seul Jean-François Raynal (LR), vice-président du conseil départemental en charge des mobilités, a tenté d’avancer des arguments sur la sécurité pour réduire le nombre d’accidents sur la RD 154 et pour fluidifier la circulation. Les opposants ont contesté aussi les chiffres des estimations « désuètes » pour justifier cette déviation et le budget, estimé à 24 M€ (40 M€ pour les opposants). Réussir à rassembler les jeunes, les vieux et les « anciens amis » du maire

Ce mouvement de contestation est latent depuis les départementales de 2014, où deux débats ont abordé cette question brûlante. Jean-François Raynal n’a pas varié d’un iota depuis les élections car les deux maires concernés, Philippe Tautou et Pascal Collado, se sont mis d’accord sur ce dossier « structurant » du flux routier de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine. A cette surdité des élus, les citoyens se sont progressivement rassemblés non seulement par les actions de l’ADIV et de BVV mais par les revendications plus pressantes des collectifs constitués depuis six mois. Ces deux collectifs, « Octobre rouge » et « Résistances D154 », ont œuvré dans les réseaux sociaux et ont commencé leur action par des tags urbains et par diffusion de tracts. Pour cette jeunesse qui veut défendre la forêt, « Il faut se battre pour l'avenir non seulement de la Nature mais aussi de la Démocratie ». Ni plus ni moins ! Des appels à la contestation de type ZAD

(Zones à défendre) ont été aussi lancés. Ces jeunes pratiquent des actions « rapides » et, depuis la convergence avec l’ADIV et BVV, la manifestation du 11 octobre a été son point culminant. Réussir à rassembler largement afin d’informer autrement Après un parcours de 4 km, le cortège s'est arrêté au milieu de la la population sur le RD154 immobilisant la circulation pour une bonne demi-heure. (J2R) fond de ce dossier est un atout médiatique de taille. Cette ma- projets dans le cadre d’un collectif NOPInifestation a réuni les jeunes, les vieux, et - VALS (Non aux projets inutiles dans le Val Ô surprise - un des anciens amis du maire de Seine), le président de BVV a encouragé (voir ci-dessous). Après un parcours de 4 les manifestants à « adopter un arbre ». Il s’agit km, le cortège s’est arrêté au milieu de la RD de prendre un ruban et d'entourer un arbre 154, immobilisant la circulation pendant une de la forêt de Verneuil, en y inscrivant le bonne demi-heure. prénom et le nom de celui qui adopte l’arLa suite, une ZAD ? bre. C’est une manière de défendre la nature Ensuite, ils ont pénétré calmement dans la dans ce combat médiatique. Certains ont, alors, demandé un référenforêt pour une prise de parole. J-P Granier, président de BVV, a fait le point sur le projet dum afin de vérifier si ce projet est voulu sous les angles juridique et médiatique. « Cet- par les Vernoliens et les habitants des autres te déviation fait partie des nombreux projets inutiles communes impactées. Il était également ou surdimensionnés », a commenté M. Granier. question, entre initiés des collectifs « Octobre D’une manière ironique, celui-ci a fustigé rouge » et « Résistances D154 », de préparer une beaucoup d’élus « [qui] aiment le bruit de la action coup de poing qui se traduirait par la bétonneuse et l’odeur du bitume. Ils adorent jouer mise en place d'une Zone à défendre, comau Monopoly. » Enjoignant les participants à me à Notre-Dame-des-Landes et à Sivens ! continuer la lutte « avec plus de force contre ces Enfin, une certaine Mme M., cheftaine projets catastrophiques pour les habitants et le cadre d’Octobre rouge a invité les gens à rester et de vie », M. Grenier a conclu en rappelant que à continuer la manif d’une manière festive, les pouvoirs publics sont loin d’avoir gagné avec de la musique techno. r cette bataille car trois sortes de procédures contentieuses(1) s’opposent à ce projet. Tout 1. Le recours de l’ADIV-Environnement au niveau de l’Europe ; les recours des expropriés contre l’arrêté de cessien faisant allusion à la mobilisation d'habi- bilité et le recours d’un propriétaire contre l’ordonnance tants et d'autres associations contre divers d’expropriation au Conseil d’Etat.

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Verneuil-sur-seine

Les élus de l'Île de loisirs bannissent les chiens

Les usagers de la base de loisirs sont mécontents et le font savoir. Une pétition circule depuis mi-novembre sur Internet.

Certains usagers de l'Ile de loisirs ne sont pas contents car les élus du syndicat de l’Île de loisirs interdisent aux chiens l’accès à la base de Verneuil. Par décision du 14 septembre 2015, le syndicat mixte de la Base de plein air et de loisirs du Val de Seine, les chiens sont interdits d’accès à une partie importante de la base. Malgré les « incidents » évoqués pour justifier ce choix, les usagers de la base de loisirs et par ailleurs propriétaires des chiens contestent ce choix et vont entamer un combat d’usure contre ce qu’ils considèrent « une injustice insupportable ». Le J2R a été à la rencontre des amis des bêtes. Cette interdiction sera en effet le 1er janvier 2016. En outre, une pétition(1) est en circulation depuis la mi-novembre. Les amis des chiens venus de Triel, Verneuil et Vernouillet sont prêts au combat contre le syndicat de gestion de l’Île de loisirs en raison de l’interdiction adoptée le 14 septembre 2015. Selon les amis des canins, Pascal Collado, président du syndicat, et par ailleurs maire de Vernouillet, n’a pas voulu changer d’avis suite à leur rencontre au mois d’octobre. Il a écouté mais pas entendu les 24

arguments des propriétaires de chiens. La délibération en question (n°2015-18) fait état « des agressions de chiens entre eux..., des joggers, cyclistes ou cavaliers coursés sur des dizaines de mètres par des chiens non maîtrisés, provoquant peur et panique et, à plusieurs reprises, chutes et blessures parfois sérieuses, sans compter les préjudices matériels... » En outre, les chiens entrent dans l’eau et défèquent « partout sur le site ». En somme, la vie normale d’un chien lorsqu’il est en contact avec le reste du monde. Justement, c’est l’argument de fond des amis des chiens. Ils considèrent que les élus n’ont fourni, le 2 novembre, « aucune preuve pour justifier » cette exclusion. Quant à l’hygiène du site, il existe un très grand nombre de déjections produites par les oies, canards, cygnes, etc. Parlons des cavaliers et de leurs chevaux ; ces derniers laissent leur crottin dans toutes les allées de la base de loisirs. Pire, le nettoyage des poubelles n’est pas effectué correctement selon les dires des amis des chiens. Que fait le syndicat pour « traiter les déchets laissés sur place suite à des pique-niques et des barbecues, pourtant interdits par le règlement ». Les amis des chiens interpellent les candidats aux élections régionales, parce que la Région Île-de-France est chargée de son fonctionnement. « A s’interroger, expliquent-ils, sur www.journal-deux-rives.com

(J2R)

les réels motifs de cette interdiction ? » S’agit-il d’un acharnement envers les chiens ? Comment va-t-elle faire pour interdir les chiens ? Des vigiles partout et avec quel moyens ? Il est dommageable d’arriver à ce type de situation car la pédagogie auprès des propriétaires de chiens aurait pu être plus efficace. Dans la société, l’animal domestique joue un rôle primordial dans les liens sociaux et atténue la solitude de certaines personnes âgées. Le chien cidessous (voir photo) permet de se rencontrer, de parler, d’échanger d’une manière intergénérationnelle. Allez Mesdames et Messieurs les élus, rendez la base de loisirs à l’un des meilleurs amis de l’homme, le chien. r

1. L’association « Balader son chien sur l’île de loisirs », ainsi qu’un grand nombre de personnes se promenant à la base de loisirs considèrent que cette nouvelle réglementation est excessive, injuste et discriminante. Une pétition a été lancée à la mi-novembre. L’association « Balader son chien sur l’île de loisirs », ainsi que les signataires de cette pétition demandent l’annulation de cette modification ou, a minima, l’aménagement de ce nouveau règlement et ainsi proposent un calendrier annuel.


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Vernouillet

Pierre Bergam : quand passion et talent se rencontrent Retour ici sur le parcours d’un homme atypique, Pierre Guyon (ou Bergam, son pseudonyme), trapéziste de renom et professeur formidable. Cet homme, qui affiche une éternelle jeunesse, continue à donner des cours à des jeunes de Vernouillet et ses environs. Bientôt il ouvrira un cours à Villennes.

Né en 1921 à Poissy, Pierre et son frère Lucien se passionnent dès leur plus jeune âge pour les arts du cirque. Leur oncle Georges Guillon, anneliste, a créé en 1936, à Poissy, une école de cirque baptisée MARC’ONIS. C’est auprès de lui qu’ils ont trouvé leur vocation et appris le métier. Ils auraient probablement démarré leur carrière plus tôt, si la guerre n’avait pas éclaté en 1939. Pendant celle-ci, ils travaillaient tous les deux à l'usine Ford de Poissy et se produisaient en bénévoles dans des manifestations de charité, le colis du soldat, la fête des mères. Ils présentaient aussi leur spectacle au café Gezequel aux Mureaux, qui était également un dancing. Celui-ci étant interdit, l'affichage d'un spectacle de cirque masquait ainsi le bal. Les gens dansaient entre deux numéros et un guetteur était chargé de les prévenir de l'arrivée de la police.

Pierre Bergam est un vrai maître de la piste (à g. dans un numéro de cirque des années 1950) en plus d'être un homme attachant et altruiste. (J2R)

En 1944, Pierre Guillon s’engage dans la deuxième division blindée du Général Leclerc. Il participe à la campagne de France, à la libération de Strasbourg et à la campagne d’Allemagne. La guerre terminée, les frères deviennent professionnels et obtiennent leur premier contrat, en 1946, au Cirque d'hiver où ils partagent la vedette avec les clowns Fratellini. Ils travaillent ensemble et reprennent le nom des MARC’ONIS. Dans les années qui suivent, ils se produisent dans la plupart des chapiteaux des grands cirques connus. C’est l’époque où les cirques sont itinérants. Ils vont de ville en ville, annonçant leur arrivée par des affiches. Le chapiteau est planté et tout le monde va voir le spectacle. Leurs numéros de double trapèze, aux rattrapes nombreuses, et un saut de la mort sont particulièrement périlleux. En 1963, Pierre arrête ses prestations pour se consacrer au professorat, son frère Lucien l’assistant. Diplômé de la méthode Desbonnet (gymnastique à la mode après-guerre) et armé d’études de kinésithérapeute, il s’engage dans la rénovation de l’enseignement du trapèze. La base est la gymnastique, à laquelle il associe les apports de la barre au sol du danseur Boris L'école de choréographie aérienne d'Andrésy est venue rendre visite le 18 juin 2013 au maître Bergam. (J2R) Knassief. www.journal-deux-rives.com

Il crée de nombreux numéros de trapèze dont le remarquable numéro Antarès, récompensé par un Clown d’argent au Festival international de cirque de Monte-Carlo. Ses divers numéros sont produits en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suède, en Italie, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Pologne, en Turquie et aux Etats-Unis. En 1984, le ministère de la Culture, en reconnaissance de la qualité exceptionnelle de l’école Bergam, lui accorde un soutien. Plusieurs élèves de Bergam sont devenus des artistes dans les grands music-halls comme le Lido, Le Paradis Latin, Le Moulin-Rouge, La Nouvelle Eve, Le Crazy Horse Saloon. L’école Bergam a créé la véritable école française du cirque. C’est un vrai travail d’artiste. On apprend d’abord à respirer, à s’assouplir, on forme les muscles, mais on ne les déforme pas. On assure un corps sain à l’âme qui se veut saine. A l’école de la rue Montorgueil, les élèves sont heureux de s’imposer des contraintes. C’est une leçon de calme et de patience. Le secret de la réussite d’après Pierre Guillon est dans sa façon d’enseigner. Jamais on n’entend un mot plus élevé que l’autre, pas un cri, pas un reproche. Les professeurs sont des hommes calmes, doués d’une patience infinie. Pour lui, un bon professeur doit avoir fait le métier. Son école s’impose, par sa qualité, comme l'une des meilleures du monde. Plus qu’un passionné, c’est un véritable altruiste qui ne demande qu’à transmettre son savoir. r 25


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Villennes-sur-Seine

Le défi d’une urbanisation maitrisée et concertée ? Villennes-sur-Seine, petit village de charme, son église millénaire, sa gare centenaire, ses résidences de la belle époque, son fleuve aux rivages bucoliques dignes des peintures impressionnistes, vont-ils perdre leur âme sous la pression à urbaniser ?

Le jeudi 19 novembre, l’équipe municipale présentait aux Villennois, venus en nombre, son projet de nouveau PLU qui sera voté au conseil municipal de décembre. Villennes, comme bien d’autres communes préservées, subit les contraintes de l’autorité de l’Etat, de la région et du département. Il s’agit de satisfaire la demande de logements en général et plus particulièrement en logements aidés afin de favoriser la mixité sociale, et de densifier l’espace urbain afin de préserver les espaces agricoles et naturels. Les transports doux doivent aussi trouver leur place. Villennes et ses édiles sont-ils en mesure de répondre à ces objectifs contradictoires sans sacrifier l’essentiel ? Environ 5000 habitants aujourd’hui, 6600 à l'horizon 2030. 5,5 % de logements sociaux actuellement et 400 à construire sous peine de devoir payer de lourdes amendes et perdre, comme d’autres communes déjà, la maîtrise de son destin. Tout ceci dans un contexte où Villennes est pénalisée par l’existence d’un Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) qui fige une grande partie de son territoire, de zones de carrières inconstructibles et d’un coteau boisé fragile. Un certain nombre de défis se profilent lorsque l'on analyse le projet du PLU. Il s'agit de stopper l’étalement urbain : le nouveau PLU ne crée aucun espace à urbaniser supplémentaire par rapport au PLU de 2008. Au contraire, des espaces initialement constructibles sont requalifiés en espaces agricoles et naturels. En plus, le PLU envisage la densification urbaine du centre-ville : Par effet naturel de la disparition du COS, de grandes propriétés privées sont achetées par des promoteurs qui seront en mesure de créer du 26

petit habitat collectif. Par ailleurs, la mairie confirme son projet de construction sur les anciens tennis du centre-ville. Par ailleurs, le développement urbain de Breteuil se traduit par la présentation d'un projet d’ensemble avec une ambition de cohérence. Détaillons quelques Le PLU de Villennes a été présenté au public le 19 novembre. (DR) points forts du PLU en révision : o création d’un nouvel axe structurant le long de la Seine entre Poissy et Médan ; (route de Médan / Les Sables) permettant o la rénovation du parking de la gare. de désengorger le trafic dans Breteuil ; Le projet du PLU affirme quelques prino une urbanisation de 25-30 % des sols cipes pour améliorer le quotidien des Villenuniquement avec des zones vertes tampons nois : agrandir les écoles existantes, obtenir protégeant les zones résidentielles ; l’implantation d’un collège pour Villennes et o création d’un parc central préservant en les autres communes avoisinantes et créer de partie le panorama sur la vallée de la Seine ; nouveaux espaces de stationnements à difféo préservation des allées cavalières et rents endroits critiques. création de voies piétonnes et cyclables ; Néanmoins, quelques points déconcero combinaison de logements en petit col- tants sont à noter : la confirmation de la rélectif et d’habitats individuels ; serve foncière de la SNCF pour un hypothéo aménagement des espaces de vie inter- tique et absurde projet de doublement des générationels, des commerces de proximité, voies et de la réserve foncière pour l’arrivée des espaces de jeux et des stationnements. de l’A104 inutile. Quant au développement urbain de FauEn termes de méthode, malgré les crainveau, le PLU prévoit : tes, voire l’opposition des Villennois à voir o la coexistence d’habitats collectifs et leur village s’urbaniser, il convient d’appréd’activités économiques ; cier les efforts de l’équipe municipale pour o la construction d’une crèche de 60 ber- informer, consulter et prendre en compte ceaux ; les avis exprimés grâce à de nombreuses réuo la réservation d’un espace pour un futur nions organisées à chaque étape clé des progroupe scolaire ; jets. Il en ressort un projet qui, à défaut de o la liaison routière vers le quartier en réa- trouver un consensus improbable, apparaît ménagement de la Coudraie à Poissy ; sérieux, équilibré et cohérent pour sauver o le développement d’une offre de trans- l’essentiel et répondre aux contraintes régleport collectif ; mentaires subies par la commune. o la liaison douce vers la route de Poissy Il conviendra néanmoins de rester vigilant et d'autres initiatives intéressantes (chemine- afin que les bonnes idées et les bonnes intenments doux entre le bas et le haut de Villen- tions ne sombrent pas face aux impératifs nes par l’installation d’un ascenseur incliné techniques ou financiers pour ne conserver, au niveau des « 100 » marches, et déploie- in fine, que les couleuvres en béton difficiles ment d’un réseau de Vélib’ électriques) ; à avaler. r Ph. Meichler o l'aménagement d’une circulation douce www.journal-deux-rives.com


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Labellisation d'un équipement public

Une première dans les Yvelines : la «Maison de Services au public» La toute première Maison de Services au public des Yvelines, la seconde d’Île-de-France, vient d’ouvrir ses portes aux Mureaux début novembre. Le 9 novembre 2015, le Point Information Médiation Multi Services (PIMMS) des Mureaux a inauguré son nouveau label de « Maison de Services au public » en présence de ses partenaires publics et privés devant le local de la structure. Qu’est une maison de services au public ? C’est un espace mutualisé de services au public labellisés par les préfets de département. Les « Maisons de Services au Public » étaient désignées auparavant sous le nom de « Relais Services Publics » et délivrent une offre de proximité et de qualité à tous les publics. Elles sont constituées autour d’une structure porteuse (collectivité locale, associations ou GIP) réunissant plusieurs opérateurs, en moyenne sept. Qu’est ce que le PIMMS ? Le PIMMS ou « Point Information Médiation Multi Services » est une structure qui a fêté ses 20 ans le 7 novembre dernier en présence de Manuel Valls, Premier ministre, à la structure d’Evry, dans l’Essonne, où la première convention de labellisation en « Maison de Services au Public » a été signée pour l’Îlede-France. Le PIMMS des Mureaux est le premier des Yvelines à recevoir la labellisa-

tion. Le réseau national des PIMMS était constitué, en 2014, de 63 points d’accueil PIMMS, 36 associations franchisées, 406 salariés, 9 entreprises nationales et 3 grands soutiens publics. En termes de tremplin professionnel, le PIMMS génère 59 % de sorties positives. Le PIMMS repose sur deux objectifs : • Faciliter l’accès des populations aux Le staff du PIMMS entoure Marie Henni, présidente du conseil d'administration du PIMMS des Mureaux. (J2R) services et aux droits, • Créer des emplois et des parcours de professionnalisation rie des Mureaux, entourée par les différents vers l’emploi durable et qualifié. partenaires qui ont successivement pris la Ses quatre principes d’action sont les sui- parole après elle. Pour Bernard Durupt, « La vants : proximité, adaptation au territoire, ville des Mureaux se réjouit d’avoir ce service ». Il partenariat et professionnalisme. précise que le PIMMS « répond à des questions, à La gouvernance du PIMMS est assez des besoins et à un accompagnement ». Jean-Marie originale puisque ses partenaires publics Tétart, député des Yvelines, a souligné l’ef(CCAS, CAF des Yvelines, l’Etat et la Ré- ficacité de ces médiateurs en gilets verts et gion Île-de-France) et privés (EDF, ENGIE, que cette structure devrait se multiplier surERDF, ICF Habitat LA SABLIERE, SUEZ tout avec l’intercommunalité pour les zones Eau France et la SNCF) sont associés au rurales. Michel Garcia, Délégué du Préfet conseil d’administration. des Yvelines a précisé que le gouvernement Pour obtenir cette labellisation, il a fallu pousse au développement de ces structures : le partenariat du Pôle Emploi et de la CAF. « un label unique et une mise en réseau national. « Ce fut un long travail pour aboutir », a expliqué r Marie Henni lors de son discours à la mai- Damien Delerin

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Comité interministériel

Le gouvernement se déplace dans le 78 Un comité interministériel s'est tenu le 26 octobre aux Mureaux avec Manuel Valls et seize ministres !

Le Pôle Molière des Mureaux a accueilli le 26 octobre le Premier ministre, Manuel Valls, et seize ministres pour des réunions du Comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté, et du Conseil national des villes (CNV). Mais avant le Premier ministre a fait le tour des points importants de la commune des Mureaux, ville exemplaire pour le pouvoir socialiste. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, Clotilde Valter, secrétaire d’État chargée de la Réforme de l’État et de la Simplification, Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées, et de l’Autonomie, Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des Droits des femmes, Martine Pinville, secrétaire

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d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports, se sont donné rendez-vous au Pôle Molière des Mureaux avec le Premier ministre, Manuel Avant les événements du 13 novembre, le gouvernement de Manuel Valls était aux Mureaux pour un comité interministéValls. riel dédié à la politique de la Ville. (J2R) Au programme de ce grand rassemblement de ministres aux Mu- missariat, dont il avait lui-même lancé la reaux, il y a eu deux réunions importantes : construction en inaugurant une plaque le le Comité Interministériel à l’égalité et à la 8 février 2014. De là, Manuel Valls s’est rendu à pied dans le quartier de la Vigne citoyenneté et le Conseil national des villes. Blanche en direction du Pôle Molière avec son équipe, François Garay et Jean-Paul HuVisites au pluriel Le matin, les ministres, dont Christiane chon, président sortant du Conseil régional Taubira et Fleur Pellerin, ont été accueillis d’Île-de-France. Juste avant d’arrivée au pôle sur le parvis du Pôle Molière par Papa Waly éducatif, il a visité un appartement témoin Danfakha, 2e adjoint au maire, chargé des mettant en avant la politique de rénovation travaux et des grands équipements publics urbaine menée dans ce quartier comme un structurants, ainsi que par une grande partie peu partout dans Les Mureaux. Une fois au des adjoints au maire des Mureaux, avant de Pôle Molière, monsieur le maire, François Garay, a guidé le Premier ministre afin de lui se diriger vers la salle de réunion. présenter les multiples activités que regrouManuel Valls, lui, est arrivé vers neuf heures dans la ville afin d'y visiter des lieux pe ce lieu : une école maternelle, une école stratégiques. Le Premier ministre s’est rendu élémentaire, une structure multi-accueil peà la Mission locale des Mureaux, en présen- tite enfance, un centre de loisirs, une ludoce de Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El thèque, un restaurant scolaire ainsi que des Khomri, Sylvia Pinel, Patrick Kanner, minis- locaux partagés. Madame la ministre, Najat tre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et Vallaud-Belkacem, connaît fort bien le Pôle de François Garay, maire des Mureaux. Molière, puisqu’elle l’a inauguré le 13 février Puis, le Premier ministre a visité, avec 2015. r Damien Delerin sa délégation, le chantier du nouveau com-

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La mémoire des 2 Rives

Des effondrements qui ne datent pas d’hier L'Hautil se caractérise aussi le phénomène des fontis. L’espace boisé de l’Hautil doit-il rester un territoire interdit en raison des dangers que représentent les fontis ? Les fontis, ce sont des effondrements du sol en forme d’entonnoir à bords raides, provoqués par l’éboulement progressif des terrains. Ces trous se sont formés au dessus de certaines galeries des carrières de gypse qui y ont été exploitées. L’histoire de ce massif montre que sa valeur a permis de le préserver. Comme autrefois, de nombreux organismes interviennent dans l’administration de l’Hautil, ne facilitant la prise de décisions pour le foudroyage des carrières et l’organisation de l’urbanisation. La faune et la flore y sont protégées ; qu’en est-il des humains qui y vivent ? Un espace pittoresque et récréatif gâché par la présence d’une multitude de dangereux cratères. Voilà l’image de l’Hautil pour la plupart de ceux qui visitent le massif. Quel dommage ! Pour beaucoup, ce gâchis a une cause bien connue : les plâtriers ont surexploité le gisement de gypse de l’Hautil, sans souci des dégâts que les carrières souterraines pouvaient causer en surface. Ils sont partis comme des voyous vers 1970, laissant derrière eux un sol lunaire, parsemé de fontis disgracieux, surtout instables et dangereux. Les propriétaires des terrains sont mal connus. Les pouvoirs publics, tenus pour responsables en cas d’accidents, ne savent que réglementer en multipliant des interdictions, dissuasives bien qu’inapplicables. L’histoire incite à revenir sur cette vision simpliste. Le résultat de l’extraction du gypse L’exploitation du gypse à l’Hautil ne date pas du siècle dernier. Un exemple : les sarcophages mérovingiens trouvés à Andrésy étaient pour la plupart en plâtre. Ils datent du VIe siècle. Si l’on a longtemps extrait le gypse de manière artisanale, l’industrialisation des carrières a commencé bien avant le siècle dernier : elle remonte à la fin du XVIIIe siècle. A cette époque des carrières industrielles sont déjà signalées à Vaux et à Triel. A partir du milieu du XIXe siècle, il est vrai, le machinisme a donné des possibilités accrues pour le creusement, l’extraction, le traitement et le transport. L’activité des carrières et des plâtrières est venue fort heureusement relayer la viticulture déclinante. De nombreux emplois furent créés sur place, évitant le chômage et

l’exil des populations. La dangerosité de l’exploitation du gypse à l’Hautil est-elle aussi plus ancienne qu’on ne le croit ? En 1798 déjà, se produit un accident grave. Un voiturier et son attelage sont engloutis dans un effondrement à Menucourt. Il faudra 12 ans pour que le tribunal civil de Versailles conclue que la femme du voituUne des entrées des anciennes carrières de gypse. (Club Historique d’Andrésy) rier est veuve ! De multiples autorités administratives ne des chasses royales après la Révolution. Mais il n’y a plus de roi et plus de chasses Le flou quant aux responsabilités publipuisque les terres ont été déforestées. Après ques sur le territoire de l’Hautil trouve ses la Révolution, les défricheurs, selon l’édit origines très loin dans l’histoire. La fin de la de 1766, réclament la propriété des terres période gallo-romaine a été marquée par une qu’ils avaient défrichées. En 1830, après de désorganisation des pouvoirs. A partir du IXe multiples contestations, l’Etat leur donne la siècle, les seigneuries, laïques ou surtout relipossibilité d’acquérir les propriétés des pargieuses, prennent le relais, mais seulement celles dans des conditions avantageuses. sur des espaces délimités, souvent autour de Les nouveaux propriétaires s’aperçoidomaines agricoles, avec, là encore, sur les vent bien vite que les terres sont exiguës, versants sud de l’Hautil, une prééminence de difficiles à exploiter, éloignées de chez eux. la viticulture. Les hauts de l’Hautil, réputés Soumis aux pressions des patrons des carpeu fertiles, les zones forestières, sont relarières souterraines de gypse qui cherchent à tivement délaissées par les seigneurs. Sur ces éviter tout litige en cas d’effondrement, ils terres, chasses, pâturages, maigres cultures préfèrent leur revendre leurs parcelles. Les épisodiques ne conduisent pas à une définichamps laissent alors la place aux landes et tion précise des responsabilités collectives. Il aux bois parsemés de fontis. Dans les années en sera ainsi jusqu’au milieu du XIXe siècle, 1970, une fois le constat établi, les décisions période où se met en place l’organisation sont hâtives et morcelées. Les acteurs sont communale. Mais en l’absence de villes à nombreux : inspections des carrières, Eaux l’Hautil, celle-ci reste très lâche. et Forêts, Département des Yvelines, DéLa propriété foncière elle-même est le partement du Val d’Oise, communes, ville plus souvent complexe ou indécise. Dans nouvelle, Région Ile-de-France, en attenles zones de vignobles, le morcellement cadant le Parc naturel du Vexin, l’ONF, les indastral est extrême. Les règles successorales tercommunalités, le Grand Paris. Le paysage ont conduit à une multitude de petites paradministratif devient d’une rare complexité. celles. Ailleurs, sur les parties hautes où la L’Hautil n’est pas seulement sédimentée propriété est restée royale jusqu’à la Révogéologiquement. C’est aussi un mille-feuille lution, c’est plutôt la limite avec la forêt qui politico-administratif. Dans ce contexte il définit des droits d’usage. est difficile de généraliser des opérations A la veille de la Révolution, la situation réparatrices comme le foudroyage des caréconomique est difficile. Si la viticulture rières, les réhabilitations forestières ou l’oret les châteaux d’agrément assurent une ganisation de l’urbanisation. Aujourd’hui, relative prospérité à certains, beaucoup de et demain, il convient que des institutions paysans peinent à subsister. L’édit royal de reconnaissent au-delà de la faune et de la Louis XV en 1766 est un ballon d’oxygène. flore la présence des populations humaines Il autorise le défrichement de la forêt afin en leur donnant toute la place qu’elles méride pallier le manque de nourriture. A qui tent sur ces terres d’histoire. r appartiennent alors les terres défrichées ? En principe à l’Etat qui a repris le domaiG. Dupuy - Club historique d'Andrésy www.journal-deux-rives.com

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Art de la gourmandise

Salon du chocolat : une 21e édition qui fait fondre ! Du mercredi 28 octobre au dimanche 1er novembre derniers eut lieu le Salon du chocolat 2015 de Paris. Celui-ci se tient depuis maintenant 21 ans dans le Parc des expositions de la Porte de Versailles.

D'année en année, le public est de plus en plus nombreux, du simple curieux à l'aficionado. Pourtant une simple passion les rassemble et les attire ici : le chocolat. Sous sa forme originelle le chocolat que nous connaissons est fabriqué à partir de fèves de cacao. Il fut tout d'abord consommé à la cour espagnole en chocolat chaud après la mainmise sur les Aztèques du tchocolatl. A présent, il se décline sous des formes de plus en plus diverses, élaborées ou non afin de correspondre aux besoins de chacun. C'est en arpentant les allées du salon du chocolat que vous avez pu découvrir votre chocolat préféré ou la meilleure manière de le consommer : noir, au lait, ivoire caramélisé, blanc ou praliné. Un petit tour d'horizon

afin de réveiller vos papilles... Commençons par un assortiment de bonbons chocolat Debailleul. Présentés dans des

boîtes stylisées, aux enliminures dorées, ces gourmandises belges apparaissent tels des bijoux dans leur écrin et vous avez hésité un instant avant d'en goûter un, ce qui était cependant une grave erreur. Restons dans la royauté. Voici à présent une toute nouvelle création angevine, le Choc'oroi ou comment allier le traditionnel sablé breton au connu moelleux au chocolat pour en faire un dessert décalé, fondant et original avec une fleur de lys sur le dessus. À déguster en deux versions : insert crème pâtissière chocolatée ou coeur financier. Une bonne découverte d'Angers. Un peu plus loin, nous avons découvert le stand Bailey's. Cette liqueur, fruit de l'association entre de la crème fraîche et du whisky irlandais, se fond à merveille dans cet univers chocolaté. Avec ses arômes de cacao, il sera un allié parfait lors de l'apéritif ou du dessert. Outre les multiples spécialités à déguster, on retiendra les démonstrations de Philippe Conticini, co-fondateur et chef pâtissier de La pâtisserie des rêves. Autour d'une recette fétiche sur le praliné chocolat, celui-ci parvient à nous transmettre sa façon d'apprécier un met, sa passion du produit et nous invite à « trouver le chocolat correspondant à son âme ». Sa prestation, suivie d'un silence quasi religieux est l'une des raisons phares de l'afluence grandissante du salon du chocolat. Il permet en effet un moment de partage privilégié entre les chefs et son public, un instant magique entre élèves et maîtres. Ce fut aussi l'occasion de rencontrer Jérôme Chaucesse, chef pâtissier de l'hôtel du Crillon et tout récemment meilleur ouvrier de france pâtissier, ainsi que Guillaume Sanchez, ancien candidat de Qui sera le prochain grand pâtissier ? Le chocolat défie les lois de la gravité

La toute nouvelle création angevine, le Choc'oroi, ou comment allier le traditionnel sablé breton au connu moelleux au chocolat. (J2R)

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Ces journées, entièrement dédiées au chocolat furent l'occasion cette année de mettre en avant les épreuves du World Chocolate Masters. Cette compétition, ayant lieu tous les deux ans, rassemble les plus grands maîtres chocolatiers du monde pour un affrontement sans mer-

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La 21e édition du salon du chocolat était aussi l'incroyable défilé haute couture de robes en chocolat. (J2R)

ci : trois jours de compétition, un seul vainqueur. Sculptures en chocolat défiant les lois de la gravité, entremets et bonbons des plus sophistiqués permettent au jury de départager les candidats. Tendresse finale Les couleurs de la France, vaillament défendues par le chef Vincent Vallée, obtinrent la première place ; il fut suivi par Hisashi Onobayashi du Japon et Marijn Coertjons de Belgique. Quand nous pensions avoir tout vu, nous n'avons pas manqué pas d'aller admirer l'incroyable défilé haute couture de robes en chocolat. Encore une nouvelle façon pour les chocolatiers et créateurs de nous impressionner, sans doute une évolution prochaine pour la mode ! Car oui, le salon du chocolat en propose pour tous les goûts, tous les âges avec, par exemple, des ateliers ludiques pour les enfants et des démonstrations de produits de beauté insolites à base de chocolat. À présent rendezvous l'année prochaine, et en attendant délectez vous avec tendresse de votre chocolat préféré. r

Rebecca ACOSTA


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SPORTS

décembre 2015

60e cross international des Mureaux

Simon Damiens sacré champion des Yvelines Pour la 60e édition du Cross international des Mureaux, le dimanche 29 novembre 2015, Simon Damiens du VO2 Rives de Seine est devenu champion départemental de cross court masculin. Après la succession de courses annulées (Cross de Mantes, Orgeval, courses d’Andrésy, Saint-Germain…) suite aux tristes événements du 13 novembre dernier, VO2 Rives de Seine faisait sa rentrée le 29 novembre au Cross des Mureaux. Il s'agissait des courses très relevées cette année, avec plus de 50 clubs représentés, venus de toute l’Île-de-France et de province (Blois, Vernon, Evreux, Le Havre, Gravenchon, Gisors, Bolbec…). Malgré le vent, le froid et un nouveau parcours, la 60e édition du Cross international des Mureaux s’est déroulée sous de bons auspices pour Aude Korotchansky et Simon Damiens pour le cross court.

Dès 10 h 45, le cross court féminin où se sont élancées les catégories espoirs, seniors et vétérans sur 2935 mètres, Aude Korotchansky du Club Athlétique de l’Ouest s’est imposée sur ses adversaires en 10’ 01'' et est devenue championne départementale. Cécile Chevillard de l’Ouest Yvelines Athlé est arrivée seconde et Aurèlie Canu du EA Saint-Quentin-en-Yvelines troisième. Par équipe, c’est le Club Athlétique de l’Ouest qui remporte la coupe. Simon Damiens VO2 Rives de Seine champion de cross court. (J2R) A 11 h 15, le cross court masculin, dont la distance a été de 3920 m, a vu la victoire de Soufiane Salhi de l’AS Poissy Ath- coupe. La réaction du VO2 Rives de Seine, suite létisme en 12’03. En second est arrivé Abdel- à la victoire de Simon, ne s'est pas fait attendre : majid Azzaoui du WH Suresnes-Nanterre AC « Nos deux représentants ont déjoué tous les pronostics en et en troisième Simon Damiens de VO2 Rives prenant la 3e et la 5e places ! Simon, notre prof de sport De Seine. Cependant, comme Soufiane Salhi de Chanteloup, devient par la même occasion Champion est marocain et Abdelmajid Azzaoui est licen- des Yvelines à plus de 19 km/h. de moyenne. Quant à cié hors du département des Yvelines, Simon Erwann sa magnifique et inattendue 5e place lui donne le Damiens est devenu champion départemental. titre en catégorie espoir ! On ne pouvait pas rêver meilleur Par équipe, l’AS Poissy Athlétisme a remporté la résultat ! » r -D.D

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SPORTS

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rugby

Malgré un retard à l’allumage, le RC Triel Les Mureaux reste ambitieux Le Rugby Club de Triel Les Mureaux a débuté une saison, ayant changé de nom mais pas de philosophie. Cela dit, sur le terrain, les résultats ne sont pas encore là. Faut-il désespérer ? Voilà la question que l'on a le droit de se poser. Le début de saison est difficile pour le Rugby Club Triel Les Mureaux (RCTLM), la nouvelle entité créée en juin après la fusion des clubs de Triel et des Mureaux. Après trois journées dans le championnat de Promotion d’Honneur, l’équipe première pointe seulement à la 5e place du classement (sur 8) avec une seule victoire au compteur pour deux défaites. Mais cela n’inquiète pas plus que ça l’entraîneur Lionel Fernandes, en place depuis 2011. « Notre entame de championnat est mitigée mais on a déjà joué deux grosses équipes que sont Clermont et Saint-Quentin-en-Yvelines, nuance le technicien. On espère rectifier le tir d’ici Noël et cela passe par une victoire dès dimanche à Reims. » (NDLR : match gagné à l'extérieur ; au 4 décembre le bilan est de 3 défaites et 3 victoires.) Pour l’ancien joueur de Maisons-Laffitte, le RCTLM devrait être en mesure de prétendre à l’accession au championnat Honneur dès cette saison. « C’est en tout cas ce que l’on va viser, reprend l’entraîneur. L’an passé, on a terminé premier mais on nous a retiré des points car

Lionel Fernandes en débriefing avec ses troupes après le 1er match à domicile, le 27 septembre au stade Leo-Lagrange des Mureaux. (J2R)

le club ne possédait pas d’arbitres. La fusion peut nous permettre de voir plus haut. A court terme, c'est-à-dire d’ici deux ou trois ans, on aimerait bien évoluer en Fédérale 3. » Doté d’un effectif d’environ 70 joueurs, le club yvelinois semble avoir les moyens de ses ambitions. « On a un paquet d’avant bien structuré, une ligne de trois-quarts organisée, se félicite Fernandes. Le groupe est complet et homogène. » Une fusion acceptée par tous Si sur le terrain les résultats ne sont pas encore au rendez-vous, en coulisses, tout se passe pour le mieux. « Avec cette fusion, on pensait perdre des joueurs, mais ç’a n’a pas été le cas, confie Marc Chalvidal, qui partage désormais la présidence avec Michel Broix. Tout le monde a compris que cette fusion avait pour but de faire grandir le club. Avec Michel (Broix), on est sur la même longueur d’onde. On veut

faire vivre le rugby dans la vallée de la Seine. » Cette saison, le RCTLM dispose ainsi de pas loin de 350 licenciés et d’un budget de 100 000 euros. Au niveau des infrastructures, le club alterne les entraînements et les matches entre Triel et Les Mureaux. « Avec le terrain synthétique des Mureaux, on n’aura plus ce souci de matchs reportés », précise Marc Chalvidal. Le club a même déposé une candidature pour accueillir les finales des différentes séries territoriales en fin de saison. « Le comité d’Ile-de-France va venir visiter nos installations, on pense avoir les atouts pour accueillir cet événement », assure le dirigeant. (NDLR : Une compétition régionale de rugby à 5 et les finales territoriales se joueront au RCTLM). Cela serait incontestablement une belle fête du côté des Mureaux. r Fabien Dézé

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Devoir de mémoire et ARTS CHOREGRAPHIQUES

Une soirée consacrée aux Poilus L’Exposition Renefer, correspondances et œuvres de guerre, une initiative de la municipalité de Triel a été l’occasion d’évoquer une nouvelle fois la guerre de 1914-1918. Le devoir de mémoire qu’on doit aux Poilus de la Grand Guerre a pris le 7 novembre, la forme d’une soirée riche d’interventions intergénérationnelles organisée à la bibliothèque municipale de Triel. Après l’accueil et la présentation de la soirée par Joël Mancel, maire de Triel, et Manuela Marie, maire adjoint à la culture au patrimoine et à la vie associative, c’est l’exposition consacrée à l’artiste peintre Renefer (Raymond Fontanet, 1879-1957) réalisée, présentée et commentée par Marie-Gabrielle Thierry qui a capté l’attention d’un public venu nombreux pour l’occasion. Cette exposition a proposé une transcription quasiment scénique des croquis, textes et illustrations que Renefer réalisa avec un souci du détail sur le quotidien des Poilus au Front.

Marie-Gabrielle Thierry a exposé le 7 novembre les oeuvres du peintre Renefer à la bibliothèque municipale de Triel-sur-Seine. (J2R)

Ces « reportages » il les envoyait au magazine l’Illustration mais aussi à sa fille Raymonde à laquelle il adressait des lettres illustrées relatant le quotidien, les problèmes, les espoirs des soldats… Des chansons d’époque par la chorale de l’école Jean-de-la-Fontaine et des paroles de Poilus lues par les enfants ont résonné comme un rappel au moral qui régnait dans les rangs de ceux qui allaient combattre. En

écho, des descendants de Poilus ont évoqué des souvenirs et deux membres de Clic-Triel ont projeté leurs diaporamas composés de photos d’époque, authentiques visions d’un monde disparu. Qu’on soit pour ou contre le devoir de mémoire, l’expression du souvenir, véritable archéologie de la pensée, s’adressant à un large public (de 7 à 97 ans !) permet d’illustrer la grande Histoire comme la petite. r -C.s.B.

Ouverture du centre de la danse Pierre-Doussaint des Mureaux Le Centre de la danse Pierre-Doussaint a été inauguré le 13 novembre dans la matinée devant plus de 120 personnes.

Le vendredi 13 novembre, le Centre de la Danse Pierre-Doussaint a enfin été inauguré juste à côté de la Médiathèque des Mureaux. C’est la communauté d’agglomération Seine&Vexin qui a doté, ainsi, le terDes danseurs ont montré leur technicité. (J2R) ritoire de la vallée de la Seine d’un équipement phare dédié à la pratique des encore la gym dansée, le Centre de la danse arts chorégraphiques. Pierre-Doussaint propose une diversité hors Ce centre de la danse offre des condi- pair de disciplines permettant à chacun de tions d’apprentissage idéales et il est acces- s’adonner à sa passion ou de s’initier à une sible à tous. Du classique au modern-jazz nouvelle forme chorégraphique. En présence de 120 personnes environ en passant par la danse contemporaine ou africaine, la salsa, le hip-hop, la zumba ou et de sa directrice, Mialy Ramanamandimby, www.journal-deux-rives.com

le ruban inaugural a été coupé vers 10 heures devant la veuve de Pierre Doussaint, Nathalie Tissot. Cette dernière est également danseuse. Puis, les visiteurs ont été répartis en deux groupes afin de visiter les trois studios avec des démonstrations de danse contemporaine et africaine. Une démonstration de la classe CHAD (classe à horaires aménagés danse, de l’école Jules-Ferry aux Mureaux) a eu lieu également devant de nombreux visiteurs. Le soir venu, la caméra de la Webtélé 2R/ SeineTV s’est promenée dans les trois salles en compagnie de la directrice du Centre de la danse. Le reportage est à découvrir sur le site de la Webtélé. r -D.D Adresse : Centre Pierre Doussaint - 55, avenue Paul-Raoult 78130 Les Mureaux

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MéCéNAT

Le pari culturel de la communauté urbaine De Poissy au Grand Paris Seine et Oise, une nouvelle structure pour développer la culture et sauvegarder le patrimoine. Le 6 novembre, une réunion a officialisé le lancement du fonds de dotation MéSeine Aval, créé par la Ville de Poissy et l’association Entreprises & Passions. Trois projets ont déjà été choisis localement, avant l’extension, en 2016, des actions de cette structure à l’ensemble du nouveau territoire intercommunal. C’est dans le cadre de la porterie de l’ancien Prieuré royal Saint-Louis de Poissy, dont la restauration est l’un des trois premiers projets financés, qu’a eu lieu le lancement de MéSeine Aval. Une première francilienne à l'échelle de la communauté urbaine La loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, a institué les fonds de dotation, sous le titre « Attirer les financements privés pour des opérations d’intérêt général ». Paris et Poissy sont les premières villes d’Ile-deFrance à avoir créé un fonds de dotation. Celui de la cité pisciacaise, MéSeine Aval, est le premier à agir en faveur du développement de la culture et de la sauvegarde du patrimoine. Ses fondateurs sont la Ville de Poissy et Entreprises & Passions, association des dirigeants d’entreprises du bassin économique de Poissy. Outil financier de droit privé, adossé à la Ville de Poissy, il a pour but « de collecter des dons d’entreprises pour les reverser à la collectivité pour la réalisation de projets culturels et patrimoniaux ». Dirigé par un conseil d’administration, assisté de deux comités (orientation et investissement de ses fonds), MéSeine Aval veut également être un lieu qui devrait « réunir des décideurs d’entreprises de différents horizons, avec les pouvoirs publics ». Une vraie aventure humaine C’est ainsi que ce projet a été qualifié par Vincent de Louvigny, président d’Entreprises et Passions. Il a, le premier, pris la parole pour présenter cette nouvelle structure « qui va permettre, ensemble, élus, collectivités locales, entreprises, de contribuer plus encore, à mettre en œuvre le patrimoine culturel et historique de notre région . […] Notre territoire, c’est notre quoti34

dien ! ». Pour lui, il s’agit d’abord « d’une aventure humaine, la rencontre d’hommes motivés par l’envie de donner un sens différent à l’entreprise, d’associer vie culturelle et vie économique. » Le mécénat culturel n’est pas l’apanage des grandes entreprises ; les PME et TPE peuvent également participer. « La culture peut perLes artisans du projet MéSeine Aval, en particulier Karl Olive (au micro) et Vincent de Louvigny (quatrième personne à droite). (J2R) mettre aux chefs d’enéconomique et aux grands projets, Michèle treprise de se rencontrer autrement. », alors que les rencontres du de Vaucouleurs, adjointe déléguée à la vie business se font le plus souvent à l’occasion des quartiers, Michel Dupart, conseiller municipal délégué aux nouvelles technologies ; d’événements sportifs et de cocktails. • Evelyne de Lignières et Jean-Louis JourDes rendez-vous thématiques, des ateliersdébats, des chances de découverte seront net, délégués départementaux de la Fondaproposés par le Business Club de MéSeine tion du Patrimoine ; • Les présidents d’associations, la directriAval. La première réunion des mécènes aura lieu, le 5 janvier 2016, au théâtre de Poissy, à ce des musées de Poissy et celle du Conserl’occasion de la représentation de Pelléas et vatoire de musique et de danse de la Ville de Poissy ; Melisande de Maurice Maeterlinck. • Les partenaires et les chefs d’entreprise, en particulier les dirigeants des trois « mécènes Le mécenat culturel pour fondateurs », et François Gourdon, président déveloper l'attractivité du territoire Karl Olive, maire de Poissy, a ensuite pré- de la société pisciacaise Environnement S.A., senté le point de vue de sa municipalité, en ancien président d’Entreprises & Passions. Karl Olive a souligné que le fonds de dorappelant d’abord que le programme électoral de la sa liste prévoyait comme premiers re- tation permettra aux entreprises mécènes de crutements ceux de « chasseurs de subventions » « s’engager dans la culture et le patrimoine, sur leur pour « générer tout ce qui pouvait être créateur de territoire ». « Ces entreprises valorisent ainsi, non richesses ou générateur d’économonies ». Président seulement leur image, mais contribuent aussi au déde MéSeine Aval , il a souhaité mettre en lu- veloppement de l’attractivité du territoire, grâce à la mière l’une de ces personnes : Rémi Leroux, culture, au patrimoine et intègrent, enfin, un lieu de chargé de mission, coordinateur général de sociabilité qui a du sens. » l’action culturelle de la Ville de Poissy. Les trois premiers projets Il a salué la présence de différents élus ainsi que de responsables locaux et déparNous reproduisons, avec de légères adaptementaux : tations, les textes des documents publiés par • Alain Gournac, sénateur des Yvelines, la ville de Poissy et Entreprises & Passions, ancien maire du Pecq, avec lequel il entre- ainsi que leurs illustrations. tient une amitié depuis de nombreuses anRestauration du Prieuré royal Saintnées ; Louis de Poissy, un lieu majeur de l’his• Christophe Delrieu, maire de Carrières- toire de France, un ensemble médiéval sous-Poissy, « qui sera une pierre angulaire de la exceptionnel en Île-de-France future communauté urbaine » ; Construit à partir de la fin du XIIIe siècle • Plusieurs élus pisciacais : Florence Xo- sur ordre de Philippe le Bel pour honorer la lin, adjointe déléguée au patrimoine, Patrick mémoire de saint Louis, son illustre grandMeunier adjoint délégué au développement père, le Prieuré royal Saint-Louis de Poissy www.journal-deux-rives.com


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Mécénat fut un des plus importants et des plus prestigieux monastères de France entre la fin du Moyen Âge et la Révolution. Confié à des dominicaines issues des plus grandes familles françaises, le prieuré devint rapidement un très vaste ensemble monastique de 48 hectares dominé par une très imposante église ; le tout fut entouré d’une enceinte défensive avec une porterie d’entrée. Pendant plusieurs siècles, ces lieux exceptionnels virent passer d’illustres visiteurs et furent notamment le théâtre, en 1561, du colloque de Poissy qui avait pour objectif de maintenir la paix entre catholiques et protestants en pleine guerre de religion. Il fut en grande partie démoli lors de la Révolution ; subsistent toujours la porterie d’entrée du monastère, édifiée au XIVe siècle puis remaniée aux XVe et XVIe siècles, ainsi que l’enceinte médiévale, exceptionnelle en Île-de-France, qui défendait le prieuré. Ces édifices, endommagés par les intempéries et la pollution, ont aujourd’hui besoin d’une restauration d’envergure pour les sauver et les mettre en valeur. La Maison de fer, un témoignage majeur des progrès techniques du XIXe siècle, un élément vraiment atypique du patrimoine

La Maison de fer est un original bâtiment de la fin du XIXe siècle qui tient son nom des matériaux utilisés pour sa construction, sa structure tout comme ses murs et sa toiture étant entièrement faits de métal, ce qui est très rare pour une maison. Elle était jadis appelée Maison Eiffel, sa paternité ayant longtemps été attribuée par erreur à Gustave Eiffel. C’est en fait à l’industriel belge Joseph Danly qu’elle doit son origine ; celui-ci avait inventé un système original de construction métallique en kit au début des années 1880. Au cours du XXe siècle, le nom de Joseph Danly fut, peu à peu, oublié tout comme celui de ses premiers propriétaires, mais la Maison de fer traversa les décennies sans encombre, jusqu’au début des années 80. Malgré son inscription au titre des Monuments historiques en 1975, la Maison de fer fut, en effet, malmenée par le tracé de l’autoroute A14, qui engendra alors son abandon puis elle fut squattée, incendiée et soufflée par la tempête de décembre 1999. Après plus d’un siècle, il ne subsiste plus que quelques maisons construites selon le système Danly, derniers témoignages d’un concept résolument novateur et moderne de constructions préfabriquées en métal pouvant être exportées partout et assemblées avec rapidité. C’est

Restauration du Prieuré royal Saint-Louis de Poissy, un ensemble médiéval exceptionnel en Île-de-France. (DR)

pourquoi la Maison de fer, tant pour l’histoire de Poissy que pour celle de l’architecture et des techniques, doit être sauvée. Le projet « Blues sur un plateau » de l’association Blues sur Seine, un projet artistique, éducatif et social Depuis 1999, l’association Blues sur Seine développe un projet artistique, éducatif et social autour du blues et des musiques afroaméricaines. Chaque année, le festival Blues sur Seine reçoit plus de 300 artistes internationaux dans une trentaine de communes des Yvelines pour plus de 180 évènements. (NDLR L’édition 2015 avait commencé la veille du lancement de MéSeine Aval.) En plus des concerts tout public (107 en 2014) propres au volet “diffusion” de tout festival, Blues sur Seine développe, depuis ses débuts, de nombreuses actions culturelles en direction des publics scolaires (concerts et rencontres musicales dans 30 établissements scolaires partenaires) et des publics pour qui les conditions sociales sont un frein à l’accès à la culture : concerts et rencontres musicales en prison, foyer pour

La Maison de fer, telle qu'elle devrait être reconstruite. (DR)

sans logis, centre hospitalier... Le projet « Blues sur un plateau » crée un nouvel évènement printanier itinérant en milieu rural. Cette scène itinérante est imaginée www.journal-deux-rives.com

en partenariat avec plusieurs communes rurales des Yvelines et leurs associations, comités des fêtes, écoles et autres acteurs locaux. Chaque village accueillera pour un jour un événement convivial de qualité comprenant plusieurs concerts de musique, accompagnés d’espaces de restauration, de rencontre et de jeu, au sein de leur riche patrimoine. Ses objectifs sont : • Créer du lien social à travers la diffusion artistique et les actions culturelles ; • Aller à la rencontre de tous les publics ; • Travailler en partenariat avec les acteurs locaux ; • Créer un événement convivial et de qualité (concerts de musiques afro-américaines, espaces de restauration de produits du terroir, espaces de jeux adaptés à tous...) ; • Mettre en valeur le patrimoine (places de villages, architectures atypiques, points de vue remarquables, etc.). Nos deux suggestions Tout en saluant cette initiative, nous nous permettons des recommandations aux deux comités consultatifs de MéSeine Aval, chargés de l’orientation et de l’investissement, et à son conseil d’administration. Nous espérons que les concerts « Blues sur un plateau » qui seront organisés dans les petites communes de notre territoire, non équipées de salles de spectacles, ne prendront pas comme modèle la plupart des festivals actuels de musique en plein air, où les spectateurs-auditeurs sont obligés de rester debout pendant plus de deux heures. Nous suggérons que, dans le cadre de la restauration du Prieuré royal Saint-Louis de Poissy, soit aménagée une salle où les participants des réunions, telles que celle du lancement de MéSeine Aval, puissent être assis pour écouter les orateurs. La fondation de MéSeine Aval a eu lieu avant le changement de nom de notre prochaine communauté urbaine. Certains critiquent le caractère passéiste du nom Grand Paris Seine et Oise, nous reportant en 1790, l’année de la création des départements ; d’autres y voient le signe précurseur d’une probable extension à Cergy-Pontoise. L’ancien nom de notre département retrouvant une réalité, nous proposons de l’intégrer dans l’appellation du nouveau fonds de dotation, qui pourrait devenir MéSeine&Oise. r C. COINA Pour en savoir plus :

1. http://www.ville-poissy.fr/fr/decouvrir-poissy/ mecenat/fonds-de-dotation-meseine-aval.html 2. http://entreprises-et-passions.fr/

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