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n° 123 Naissance d'un collectif contre les "projets inutiles" - octobre 2015

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Le

JOURNAL des deux rives

octobre 2015

3,20 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 123

Naissance d'un collectif contre les «projets inutiles»

Après la manifestation fluviale du 20 septembre entre les Deux Rives de la Seine, les associations représentant le Collectif NOPIVALS – Projets inutiles en Val de Seine – poursuivront leur combat contre les projets coûteux de nos édiles qui ne répondent pas aux besoins des habitants. Une situation inacceptable dans un contexte actuel de baisse des dotations budgétaires. Raison pour laquelle les édiles LR des Yvelines se sont réunis le 19 septembre à Poissy. En tout cas, la rentrée s'annonce conflictuelle non seulement pour les choix d'aménagement des élus, mais par la mise en oeuvre d'une méga-intercommunalité qui risque de devenir une coquille vide. (Photo J2R)

Métropole ou non ?

Mme Taubira à Médan

la fronde de Poissy

La réforme a du mal à passer dans la Vallée de la Seine

La Garde des Sceaux en déplacement dans les 2 Rives

Poissy au centre de la contestation contre l'État

Entre recours juridiques et contestation par des votations, la réforme administrative pose problèmes à tous, élus et simples citoyens. Passer de la contestation à la construction d'un territoire en devenir n'est pas une tâche aisée.

Mme Christiane Taubira, ministre de la Justice, est venue le 4 octobre à la Maison-Musée Zola-Dreyfus pour « reconnaître le peuple » qui se révolte contre l’injustice. Les élus de droite ont boudé la Garde des Sceaux.

Mis à part l'ancien maire d'Achères, M. M. Outreman, aucun élu de la gauche n'était présent à cette démonstration de force orchestrée par le maire de Poissy, Karl Olive (LR). Environ 300 personnes dont une quarantaine d'élus des environs ont vilipendé l'austérité de l'État.

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LE JOURNAL DES

éditorial

octobre 2015

Lalibertéd'expression,uneaffairedetous!

A

la suite de la publication, sur le site Internet du Journal des Deux Rives et dans le numéro 111 du J2R (daté juinjuillet 2013, pages 20 et 21), d’un article dénonçant des faits de « harcèlements psychosociaux »(1) commis au sein de la Police municipale de Triel-sur-Seine, le responsable de ce service a déposé une plainte en diffamation contre le J2R. Le directeur de publication, M. Rodrigo Acosta, a donc été convoqué le 9 octobre 2013 par un juge d’instruction du Tribunal de Versailles qui, après avoir pris connaissance de la consistance de la plainte, sans se prononcer sur le fond, a renvoyé l’affaire au Tribunal de Grand instance de Versailles, qui a statué le lundi 20 juillet 2015. Le tribunal a condamné en première instance le directeur de publication, Rodrigo Acosta pour diffamation sur une personne ou agent dépositaire de l’autorité publique. Il n’est pas ici question de commenter cette décision souveraine de la Justice. Le Journal des Deux Rives a fait appel. La Cour d’appel de Versailles a convoqué Rodrigo Acosta et ce dernier va comparaître prochainement. Nous persistons à croire que l’enquête effectuée par Guillaume Galpin, stagiaire à l’époque au J2R, et coordonnée par le directeur de publication, a suivi le principe de contradiction et enquêté en croisant les sources. Au fond, nous avons révélé une situation de détresse - harcèlement au travail - qui existait à un moment donné dans un service public municipal. L’information que nous avons donnée est incontestable. Le directeur de publication souligne que la méthode d’enquête a été loyale et approfondie. Le J2R a enquêté sur des affaires de ce type à Carrières-sous-Poissy(2), à Vernouillet(3) et à Triel où la police municipale a fait l’objet de trois reportages sur une période de trois ans(4).

Foulée trielloise : Y. Caillot à l’aise !

Rugby : les Sangliers l’emportent à domicile.

Par conséquence, le J2R lance un appel à toutes celles et tous ceux qui défendent le droit d’expression et de la liberté de la presse afin de sauvegarder et renforcer ces droits dans les communes des Deux Rives. Appuyé par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), par plusieurs citoyens et élus, et exerçant dans un territoire attaché à la Liberté d’expression et d'information - je vous renvoie aux écrits d’Emile Zola dans sa belle demeure de Médan - le J2R ne cessera de se battre pour ce droit à la poursuite de l’idéal démocratique dans la période de trouble que nous vivons en ce début du XXIe siècle. r La Rédaction Par l'intermédiaire de son président Christian Hoisnard, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) section de Verneuil et environs a décidé de soutenir le directeur de publication du J2R dans cette affaire qui oppose le J2R contre le chef de la police municipale de Triel. Une liste de citoyens solidaires du J2R s'est constituée... Devenez un soutien du J2R ! Facebook.com/soutienJ2R 1. http://www.journal-deux-rives.com/actu/03173-harcelement-tous-etages 2. http://www.journal-deux-rives.com/actu/04093-manif-organisee-syndicat-policiers-municipaux 3. http://www.journal-deux-rives.com/actu/04105-municipalite-vernouillet-condamnee-fait-appel http://www.journal-deux-rives.com/actu/02507-justice-met-pendules-heure 4.http://www.journal-deux-rives.com/actu/02141-police-municipale-trielloise-commis-erreurs http://www.journal-deux-rives.com/actu/01765-fo-denonce-acharnement-policiers-municipaux-triel http://www.journal-deux-rives.com/actu/02011-yves-quellec-il-faut-securiser-branchement-electricite

Claude Bartolone rend hommage à Zola.

Charte forestière : F. Devèze en première ligne.

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Vernolienne : simplement accueillante ! 3


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SOmmaire

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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Claude Barouh, François Darc Thierry Dornberger,, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Chimène Arica, Clémence Bérard et Alexis Sarrasin. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,20 € (en raison du coût de fabrication du journal).

www.journal-deux-rives.com Abonnement (5 n°/15 € ou 9 N°/30 €) WEB DUO (papier + Internet) : 25 et 40 € Prix unitaire : 3,20 €. Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs-acteurs du J2R. Enfin, incitez vous amis à s’abonner ainsi vous pouvez bénéficier de toute réclame de nos annonceurs. 4

ÉDITORIAL EDITO : Laliberté d'expression, une affaire de tous!

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Intercommunalité Réforme

Coup de tonnerre : la Métropole reçoit une gifle démocratique

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administrative

Métropole : le joker Primas

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ACTUALITé locale Chiens perdus, retrouvés... Andrésy Carrières s/ Poissy

Orgeval Médan Triel Verneuil Villennes

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Les couacs de l'école «Bords de Seine» ont empêché son ouverture

- D'où viennent les odeurs nauséabondes ? - Carrières-Centralité se recherche

Chanteloup

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- C. Arenou : « la solidarité doit primer ! » - Des réfugiés installés en Val de Seine - La municipalité s’enlise dans l’urbanisme - L’ancien adjoint à l’urbanisme démissionne - PLU : avis favorable La bataille pour l'accès à la Seine - Port : les opposants toujours sur le pont - Une « flambante » entrée de ville - La solidarité trielloise avec les réfugiés - Lettre ouverte pour expliquer la fin des « Tilleuls »

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8e édition de la Fête de l'Air

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Une signalétique patrimoniale

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Hors-les-murs / Débats Enquête Réindustrialisation

Effets pervers de la métropolisation

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contre les coupes budgétaires

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Quand il faut y aller, faut y aller !

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Aviron

Un « Billet » pour une équipe en Or

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Boxe

Le BAM

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Un désir d’utopie

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Street art

«L'Homme blanc» de Jérôme Mesnager

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La mémoire des 2 Rives

Balades villennoises

Austérité

budgétaire

Citoyenneté

Le parc d'activités des Garennes a vécu un lifting !

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Poissy au centre de la contestation

sports des

Mureaux

se brise en deux

CULTURE Un jour un livre

Pèlerinage

- La Garde des Sceaux à Médan - Expo-vente des meubles restaurés

Dernières nouvelles www. journal-deux-rives.com

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intercommunalité

octobre 2015

Réforme administrative

Coup de tonnerre : la Métropole reçoit une gifle démocratique A Limay, la soirée du 10 septembre sera à marquer dans l'histoire locale, voire régionale. Le vent de la contestation se propagera-t-il dans les quatre coins de la probable méga-intercommunalité de 400 000 habitants ?

Le conseil communautaire de la Communauté de communes des Côteaux du Vexin a adopté le 10 septembre un avis défavorable à la constitution d'une « Communauté urbaine » dite du Grand Paris Seine Aval. Cette bravade politique constitue un désaveu à la méthode anti-démocratique proposée par les tenants de cette réforme au forceps au niveau local. La suite va être « rock and roll » pour ceux qui pensaient que tout était plié pour janvier 2016. Sur 25 voix possibles, une large majorité (22 voix) s'est prononcée contre cette « construction technocratique » ; une abstention, une voix pour et une absence ont aussi caractérisé ce scrutin démocratique. Sur les sept points débattus dans cette soirée bouleversante pour les élus des petites communes rurales du Vexin, la délibération n°47/2015 demandait à l'assemblée délibérante de donner un avis sur la création d’une communauté urbaine. Avant le vote, un débat a eu lieu donnant la parole notamment à des élus qui disent haut et fort ce que la plupart des élus (même des communes LR dans les confins de la Vallée de la Seine) pensent : « Cette obsession technocratique » de construire une mégaintercommunalité est un non-sens. De plus, elle dénie l'acte démocratique de mars 2014 et surtout elle enlève le pouvoir de décision à tous les 73 maires ! Seule Tristan Brans, élu PS, a tenté d'argumenter avec une réponse classique : rationaliser, moderniser le millefeuille administratif français. Dans l'éditorial de la présidente, disponible sur le site Internet (cc-coteauxduvexin.fr) de la communauté de communes des Côteaux du Vexin, on pressentait déjà une gêne sur ce dossier : « La catégorie d’une structure intercommunale

Martine Chevalier, maire d'Issou, a contribué à la montée de la «fronde contre la métropole» dans les communes du Vexin par sa prise de position en réunion publique le 28 août (J2R)

(communauté d’agglomération ou communauté urbaine) ne fait pas projet mais le projet doit se doter d’un outil qui sera en capacité de mettre en œuvre plus d’égalité voire de réparer les inégalités territoriales existantes. » Subir ou choisir, telle est la question. Une communauté urbaine fragilisée Le J2R a interrogé les services de M. Philippe Tautou, président de la métropole (syndicat ad hoc avant la constitution de la constitution formelle du Grand Paris Seine Aval ; voir ci-dessous) et de Mme Dominique Bouré, présidente de la C.C. Coteaux de Vexin. Philippe Tautou a envoyé une courte réaction suite à l'avis défavorable de la Communauté de communes des Coteaux du Vexin : « Nous avons pris acte de l’arrêté du préfet des Yvelines portant projet de périmètre de fusion de la Camy, de la Ca2rs, de la Pac, de la communauté d’agglomération de Seine et Vexin, de la Communauté des communes des Coteaux du Vexin et de la Communauté de communes de Seine et Mauldre, arrêté intervenu le 29 mai 2015. Cet arrêté a été soumis aux différentes communautés de communes et d’agglomération objet de la fusion, ainsi qu’aux 73 communes composant le périmètre.» « La Commission régionale de coopération intercommunale (CRCI) s’est réunie le 10 juillet 2015 pour prendre connaissance des neuf périmètres ayant fait l’objet d’une majorité d’avis favorables de la part des communes concernées. Parmi ces périmètres figure www.journal-deux-rives.com

celui de Seine Aval. Ce périmètre a été approuvé par 38 des 73 communes concernées représentant 80,26 % de la population. Nous considérons désormais que ce périmètre est stabilisé et il n’y a pas lieu donc matière à une nouvelle délibération de la CRCI dont une ultime réunion est prévue le 19 octobre prochain. » En attendant la suite de cette affaire, les présidents PhilippeTautou et Dominique Bouré doivent désormais surmonter des obstacles importants à la fois politiques et juridiques. D'abord, politiques car les autres maires des communes rurales risquent de se réveiller et rejoindre la fronde dans la Vallée de la Seine. Des personnalités politiques, qui s'étaient prononcées ouvertement contre la constitution d'une intercommunalité, d'Hardricourt à Andrésy en passant par Morainvilliers, ont un poids énorme sur elles car leurs administrés vont pouvoir dire que les élus du Vexin ont montré la voie démocratique pour se révolter contre ce diktat venu de l'Etat. En outre, on ne voit pas comment les services de l'Etat et les tenants de la ligne « métropolitaine » vont se passer du principe constitutionnel de la Libre administration. À moins que l'on tatillonne et l'on argumente qu'il s'agissait d'un avis seulement. Par conséquent, le préfet dans le cadre du Schéma régional de coopération intercommunale (SRCI) peut s'en passer et 5


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Réforme administrative procéder à la constitution de la communauté urbaine tant voulue par Pierre Bédier et ses compères. Mais la brèche est ouverte et certains maires vont continuer le combat sur le plan juridique en formant des recours à la pelle et une future communauté urbaine quel que soit le nom, déjà fragilisée, le serait plus que jamais. Vrai hold-up démocratique Selon Ghislaine Senée, maire d'Evecquemont et conseillère régionale d'Ilede-France, cette « fusion des six EPCI est une erreur politique et stratégique » et elle estime que ce vote « est dans la lignée de ce que beaucoup d'élus municipaux ont déjà exprimé lors du vote sur la taille et le périmètre de cette agglomération dont, je le rappelle, 36 communes sur 37 ont voté contre. » Or, Pierre Bédier et la majorité des présidents des 6 EPCI continuent comme s'il y avait un consensus général et favorable autour de cette future agglomération et balaient d'un revers de la main toutes les voix qui s'opposent. D'ici la mi-décembre cela va être le tour de chaque conseil municipal de voter sur la forme de la future agglomération : communauté urbaine ou communauté d'agglomération ? En outre, Mme Senée n'est pas vraiment rassurée : « Nos présidents comptent bien entendu sur le sens des responsabilités des élus : mi-décembre, il sera bien trop tard pour revenir en arrière... C'est ce qu'on appelle un vrai hold-up démocratique ! » Un espoir, peut-être ? Créer instantanément une communauté urbaine par la fusion de six EPCI qui n'ont jamais travaillé ensemble et avec une majorité d'élus qui y vont à reculons, est véritablement une erreur politique et stratégique. Martine Chevalier, maire-courage d'Issou, continue à y croire dans la force démocratique de cet avis : « Je suis satisfaite que les autres communes de la CC Coteaux Vexin se soient ralliées à notre combat car certains élus se sont faits à l'idée que l'on ne peut pas travailler dans le cadre de la méga-intercommunalité ; les petits élus n'ont pas (et n'auront) pas droit à la prise de décision. » Pour elle le combat devrait s'élargir vers la population et vers les autres communes du territoire : « On va continuer la bagarre et le rassemblement des élus ruraux commence à se concrétiser ! » r

Rodrigo ACOSTA

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Un nouveau combat d’Issou, berceau de la résistance

Des élus et des habitants autour de Ghislaine Senée, maire d'Evecquemont et conseillère régionale, et de Martine Chevalier, maire d'Issou. (J2R)

Le 28 août, les irréductibles contestataires à la métropolisation rampante de la Vallée de la Seine se sont réunis à la salle Maurice-Ravel à Issou. Martine Chevalier, maire-courage d’Issou, a réuni une brochette d’intervenants venant de toutes les six intercommunalités concernées par la « fusion forcée » en une grande métropole dite Grand Paris Seine Aval (GPSA). Outre Mme Chevalier, Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont et conseillère régionale EE-LV, Jean Delarue, conseiller municipal aux Mureaux, Marc Jamet, conseiller municipal et conseiller communautaire dans la Mantois, et Frédéric Spangenberg, 2 e adjoint à Triel-sur-Seine et conseiller communautaire à la Communauté d’agglomération des Deux Rives, se sont adressés à environ 80 personnes venues des quatre coins de ce vaste territoire en préparation : 405 000 habitants, 73 communes d’Achères à Mantes, soit la fusion de six communautés d’agglomération et de communes. Justement, une juriste, Véronique Piquet, a expliqué l’état du recours actuel contre le pôle métropolitain et ses effets. Pour le moment, le tribunal administratif a accepté la recevabilité du recours, mais a décidé que la forme et le fond seraient jugés dans un avenir proche. Cela dit, les défenseurs de la métropole semblent être gênés car, depuis peu, rien n’est discuté formellement au sein du pôle métropolitain. Selon cette analyse, ce syndicat des six intercommunalités est une coquille vide et tout s’opère au niveau des six intercommunalités. En somme, la fragilité juridique de cet édifice est évidente. Et cette insécurité juridique peut se révéler néfaste ultérieurement si l’on constate que d'autres communes se joignent à la contestation par le biais d’un recours sur telle ou telle délibération au sein des six intercommunalités. Enfin, quatre intercommunalités ont adopté (ou voté) des avis ou des motions pour la constitution de l’établissement d’une communauté urbaine (la solution la plus contraignante pour les communes). L’argument des défenseurs de cette ligne est la manne financière (soit 8 millions d’euros par an de dotations). Cela nous ramène à la période de Pierre Cardo lors de la constitution de la CA2RS en 2012 pour que les impôts ne soient pas affectés ici dans les communes des Deux Rives. Après une série de questions-réponses et des interventions à caractère politique, les personnes présentes se sont posé la question de la suite. La contestation se poursuivra par un recours probable (par une des deux intercommunalités qui n’ont pas encore exprimé un avis ou par une commune rurale ?) de l’arrêté préfectoral constituant la Communauté urbaine Grand Paris Seine Aval. Il serait question aussi d’envoyer une délégation d’élus, des responsables d’associations et des habitants au nouveau préfet Serge Morvan pour demander formellement l’arrêt de ce projet. En outre, un groupe de travail sur la communication et un collectif qui mobiliserait les élus et surtout les habitants dans les prochaines semaines ont été actés formellement. Le plus dur reste à faire : résister (dans l’unité ?). Est-on dans une sorte de Conseil local de la Résistance ? Et sur ce point les élus d’Issou et des alentours ont un certain savoir-faire car ils ont résisté plusieurs fois à Pierre Bédier et ses acolytes. Remember l’OIN, le circuit de Formule 1 ! r www.journal-deux-rives.com


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Réforme administrative

Métropole : le joker Primas Dans un article récent de nos confrères du Courrier de Mantes (16 septembre), Sophie Primas sort de son silence sur le débat métropolitain pour annoncer : le temps de la contestation est finie, place à la construction ! Mais, la réplique n'a pas tardé de la part de la « frondeuse » du Vexin, Ghislaine Senée. Depuis le débat organisé par le J2R sur la métropole (périmètre et contenu) en novembre 2014, la contestation monte crescendo malgré les signes apparents d'immobilisme de la part des élus des 73 conseils municipaux allant d'Achères jusqu'au Mantois en passant par les communes rurales de Vexin. Sans revenir sur les enjeux de l'élargissement vers un « machin » de 400 000 habitants sans aucun pôle fédérateur à la fois urbain et his-

torique, le processus de métropolisation s'est mis en marche par la création de l'Etablissement public de coopération intercommunale (nom juridique) au 1er janvier 2016. Régions et intercommunalités renforcées

Le paysage législatif a aussi été affecté cet été par la parution de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite NOTRe du 7 août 2015. Si la rédaction de ses 136 articles ne brille pas par la concision et la clarté, on peut toutefois y déceler quelques orientations. La place des régions est renforcée. Même si la région perd la clause de compétence générale, elle est chargée de l'élaboration de plusieurs schémas comme le schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation et le schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires. Les départements perdent presque toutes leurs compétences, les seules restantes étant celles liées au social, un volet dépensier par définition. Les intercommunalités sont également

Sophie Primas, sénatrice des Yvelines (J2R)

confortées par la loi nouvelle. Le seuil minimum de constitution des EPCI est porté de 5000 à 15 000 habitants. À l'inverse, deux échelons de l'organisation territoriale voient leur importance réduite. C'est le cas des départements qui perdent également leur clause de compétence générale et, surtout, des communes. Le législateur poursuit donc la tendance à agrandir le niveau territorial d'intervention, comme il l'a fait avec la diminution du nombre de régions par la loi du 16 janvier 2015 et la loi du 16 mars 2015 sur les communes nouvelles et, l'an dernier,

Sans interruption Mardi au samedi 10 h. à 19 h.

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Réforme administrative avec la loi du 27 janvier 2014 sur les métropoles. En revanche, la loi n'a pas jugé bon d'accorder d'assise démocratique aux EPCI en permettant l'élection de leurs représentants au suffrage universel direct. Les réformes sont donc appelées à se poursuivre. Par conséquent, les tenants de la constitution de cette méga-intercommunalité dans le périmètre de la Vallée de la Seine ont présenté - et continuent à l'avancer - comme un « train qui l'on doit prendre » pour aller à Valparaiso au risque de tout perdre. Incontestablement, c'est une réforme subie et non pas choisie par les communes de moins de 3000 habitants. En outre, il faut souligner que les habitants n'ont pas été consultés, malgré l'avis défavorable des 37 conseils municipaux sur l'établissement du syndicat ad hoc pour préparer la méga-intercommunalité. Rentrer dans le rang Mme la Sénatrice a procédé à une clarification politique nécessaire parce que la fronde des communes rurales risque de se propager dans l'ensemble des communes du Vexin. Suite à l'appel de Limay et le contentieux juridique à Issou sur la constitution de ce périmètre intercommunal, il a fallu serrer les rangs notament dans la droite yvelinoise. Et Mme Sophie Primas a un leadership naturel et sera probablement suivie par les élus proches de ses idées. En outre, Mme Primas est légaliste et le fait savoir : elle a combattu la loi NOTRe et a réussi avec le président du Sénat, Gérard Larcher, à amender la loi. Mais la loi est votée et, en tant qu'élue de la République, elle a « la responsabilité de l'avenir de ce territoire de Val de Seine, un avenir compliqué parce que c'est un territoire fragile dans une période fragile ». Un constat classique, mais la divergence avec les élus frondeurs commence lorsque l'on parle des options pour l'avenir de ce territoire, autrement dit du contenu pour le sortir de la fragilité. Mme Sophie Primas, propose de la croissance - durable pour faire moderne - afin de « valoriser » ce territoire qui « n'était pas vraiment dans une logique de développement ». Elle préconise une prise de conscience et d'appartenance à un territoire en devenir, pour paraphraser le président de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS), Philippe Tautou. Enfin, la sénatrice Primas en bonne tacticienne a demandé aux contestataires - notamment Mme Ghislaine Senée, conseillère régionale EE-LV, maire d'Evecquemont - d'être cohérents : « Je ne comprends pas la position de Mme Senée dont le groupe Europe Ecologie Les Verts au Sénat et à l'Assemblée nationale a défendu la loi de Métropole et la loi NOTRe ». r -R. A. 8

« Monstre bureaucratique »

« Un monstre bureaucratique » a répondu Mme Ghislaine Senée

« En réponse à votre interpellation dans le Courrier de Mantes du 16 septembre, Oui Mme Primas, les écologistes ont voté la loi Notre et la loi Maptam. Ils pensent en effet qu’il faut des intercommunalités de taille suffisante pour créer de la cohérence et de l’efficience de l’action publique. Pourtant, ici en Seine Aval, cela fait des mois que les écologistes (mais aussi bon nombre d’élus de tout bord), vous alertent, vous et vos compères, sur l’inadéquation du projet que vous portez face aux défis qui nous attendent. Nous n’avons cessé de défendre le fait que pour être plus efficace et plus juste, l’action publique doit nécessairement s’exercer à l’échelle d’un bassin de vie cohérent. Une meilleure efficacité dans l’action, l’éradication des dépenses inutiles, plus d’égalité territoriale, le maintien et le développement des services publics de proximité, la protection de l’Environnement et de leur cadre de vie, voilà les attentes de nos concitoyens. Ce n’est pas en créant le monstre bureaucratique que vous appelez de vos vœux, que nous réussirons à y répondre. Cet été, ce sont 36 conseils municipaux qui ont voté contre cette intercommunalité à 73 communes. Ce résultat vous l’avez balayé d’un revers de main. Dernièrement, c’est la communauté de communes des coteaux du Vexin qui est montée au front et qui s’est opposée à la création précipitée en communauté urbaine. A trois mois de l’échéance, vous semblez enfin comprendre que l’on ne construit pas une communauté de projet, à marche forcée, dans la contrainte et contre la volonté de ses élus. Pour construire, il faut savoir écouter les contestations, accepter de débattre, créer du consensus et co-élaborer, non pas dans l’entre-soi, mais avec tous les acteurs, qu’ils soient politiques, économiques ou associatifs. Cessez de nous manœuvrer à coup de rapports de cabinets d’études, de chantages et de séminaires où les vrais sujets ne sont jamais posés. Cessez de nous prendre pour des imbéciles incapables d’appréhender les enjeux d’un territoire. Utilisez notre expérience, nos compétences, notre capacité à interpeller et mobiliser les habitants, les entreprises, les associations, le personnel de nos communes pour, enfin, construire un projet en Seine Aval capable de transcender et affronter la complexité des réalités quotidiennes. Redonnez vie à la démocratie locale. Alors, oui, nous construirons . » Ghislaine Senée, maire d'Evecquemont, conseillère régionale. r

Votation pour ou contre la future méga-intercommunalité

?

Le lundi 28 septembre à 10 heures, sur le parvis de la mairie, Eric Roulay, maire de Limay a proposé aux habitants de Limay de participer à une votation citoyenne pour exiger le respect du choix des Limayens. Divisée en cinq points, cette votation «ma ville j'y tiens» aborde : - Les impôts : Que les impôts locaux n'augmentent pas dans le cadre de l'intercommunalité. - Démocratie : Que les décisions soient prises avec l'accord préalable des conseils municipaux. - Eau : Que le droit à l'eau pour tous soit préservé. - Services : Que les services publics soient gérés dans la proximité. Que les régies publiques de Limay soient préservées. Equilibre du territoire : Que Limay accueille un équipement culturel et sportif d'intérêt communautaire. Agents : Que les garanties collectives des agents soient préservées. Deux choix sont possibles : êtes-vous d'accord ? Oui ou Non Cette votation citoyenne sera ouverte du 28/9 au 10/10. Tous les Limayens, âgés d'au moins 16 ans, pourront voter et cela quelle que soit leur nationalité. L'objectif est que des milliers de citoyens réaffirment ensemble leurs exigences de démocratie en exprimant leur volonté de construire une communauté de partage et de solidarité. La baisse des dotations imposées par l'Etat et la réforme territoriale sont les deux faces d'une même pièce qui peut se traduire par la disparation des communes. Le vote est également disponible sur le site officiel de la mairie de Limay (www.ville-limay. fr). r

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ACtualité locale

octobre 2015

Andrésy

Chiens perdus, retrouvés... L'erreur et le message d’un jeune artiste andrésien. Le J2R a effectué une enquête. Dans la chaleur de l’été, une actualité brûlante nous a fait revenir, en juillet dernier, sur l'exposition « Sculptures en l’Île »(1) à Andrésy. La transformation d’une œuvre de l’artiste invité Aurèle a suscité diverses interrogations. Nous avons pu joindre Aurèle Ricard afin qu’il nous fasse part de ses réactions. Nous avons trouvé le jeune artiste andrésien, qui nous a expliqué son œuvre complémentaire ; nous le nommerons Marc afin de préserver son anonymat. Un expert graffologue nous a décrypté le message contenu dans le réhabillage du chien. En l’absence du maire, l’un de ses adjoints a bien voulu nous donner son avis, mais à titre personnel car ses délégations ne couvrent pas les animaux de compagnie, ni l’environnement ni la culture. Au cours de notre enquête, nous avons rencontré un membre du collectif Troc’île, qui s’est également exprimé. Nous transcrivons les propos de nos différents interlocuteurs. Aurèle, artiste plasticien, créateur des « lost dogs » Lorsque j’ai proposé mes deux bull-terriers, hauts de trois mètres, à la mairie d’Andrésy, j’ai souhaité que les jeunes de la ville habillent l’un d’eux avec leurs propositions,

Depuis le lancement de l'exposition Sculptures en l'Île, le 21 mai, les deux chiens « lost dogs » d'Aurèle Ricard ont fait l'objet de la curiosité locale. (Archives J2R)

leurs suggestions et leurs espoirs pour la sauvegarde de la planète, pendant qu’il en est encore temps. Mais le chien qui vous fait face à gauche devait conserver sa robe amazonienne ! C’est celui de droite, à la robe claire aux 50 nuances de gris-blanc, qui a été recouvert des dessins des enfants des écoles, le jour du vernissage(2)! J’avais demandé que mes chiens soient éclairés la nuit afin que leur message de prise de conscience de la bataille pour la nature soit perçu en permanence. Les contraintes budgétaires de la ville ne l’ont pas permis. Il est donc compréhensible qu’une nuit sans lune un jeune artiste se soit trompé en réhabillant le LostDog d’après Fukushima. J’avais moi-même graffité à la bombe ce dog, qui tel un sphinx impassible sous une pluie d’acide, semblait tout droit sorti des entrailles d’une terre radioactive. Mes chiens sont des vigilants qui montent la garde pour sauvegarder l’intégrité de la planète contre toutes les formes de destruction que lui infligent les catastrophes provoquées par les humains. Ils incarnent la patience, la sérénité, l’endurance, la détermination, toutes qualités qui nous manquent trop souLe chien réhabillé par le jeune artiste andrévent. J’accepte donc que la nouvelle sien. (DR) www.journal-deux-rives.com

vie de ce chien soit consacrée à la lutte contre le réchauffement climatique. Franck Aurevoir, expert graffologue Quel artiste, après avoir fait « parler » les murs de sa ville, a utilisé un symbole de la lutte pour la préservation de la Terre ? Mon confrère Michel Heurteaux apporte des éléments de réponse : « Qui sont ces tagueurs et autres graffïteurs ? Contrairement à ce qu'on croit, ce ne sont pas des exclus, encore moins de dangereux activistes. La plupart sont des adolescents appartenant à la classe moyenne ; ils vivent au centre-ville, rarement dans les banlieues défavorisées. Ils ont entre 15 et 24 ans, la majorité d'entre eux sont lycéens ou étudiants ; la pratique du tagage culmine entre 16 et 18 ans. Leur point commun : le goût de la provocation, plaisir aussi du cache-cache avec la police. » Les tags et les graffes sont des régulateurs de la vie sociale. Ils abondent dans les lieux où l’oppression sociale est la plus marquée, où les flux des activités économiques et des communications par les voies de circulation sont les plus intenses et générateurs de stress. L’état psychologique du tagueur renvoie à l’état de la société qu’elle considère comme un marginal. En fait, délégué inconscient, il ne fait que traduire le langage de la société. Dans la calligraphie de notre jeune artiste, certains ont pu lire une expression assez grossière. En fait, il s’agit des mots « Canicule, recule ! ». Cet ado andrésien n’a certainement pas étudié le latin ; ses frères et sœurs, en9


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andrésy core plus jeunes, en auront encore moins la possibilité. Ils auraient appris l’origine de ce mot très employé ces dernières semaines. En latin, Canicula signifie « petite chienne », l'autre nom de l'étoile Sirius. Ce mot ne concernait donc, initialement, que la période annuelle du 24 juillet au 24 août, pendant laquelle cette étoile apparaît et disparaît en même temps que le Soleil. Les anciens pensaient qu'il existait un lien entre cette étoile et les grandes chaleurs. Certes, nous sommes en présence d’un chien immense et non pas d’une petite chienne. L’artiste a, toutefois, été très bien inspiré lorsqu’il y a inscrit son message. Marc, jeune artiste graffeur d'Andrésy Il y a quelques jours, je regrettais le temps de chien du mois dernier. Il faisait trop chaud dans la journée pour mes occupations habituelles ; je me promenais la nuit au bord de la Seine. J’avais, toutefois, emporté mes outils d’art contemporain, tout à fait pacifiques bien qu’on les désigne comme des bombes. Arrivé à la maison du Moussel, j’ai aperçu ce chien qui me tendait la patte. Présent au vernissage, j’avais entendu Aurèle déclarer qu’il voulait que ses œuvres évoluent. J’ai réalisé un graffe à trois niveaux : au cou, j’ai placé un collier afin que ce chien ne soit plus jamais perdu. La calligraphie out line, au centre, porte mon message principal ; je vous laisse le soin de le découvrir. Sur les pattes, j’ai « tagué » une déclaration locale qui peut s’interpréter ainsi : « Gardons les pieds sur terre. Avant de nous battre contre le danger nucléaire comme Aurèle et contre le réchauffement climatique comme moi, essayons de protéger les espaces naturels de notre ville. »

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J.R.,

élu de

la majorité municipale

Nous devons tous condamner cet acte de vandalisme qui va entraîner une dépense importante. Nom d’un chien ! La remise en état de cette œuvre est nécessitée alors Le LostDog d’après Fukushima a servi de toile de fond pour des revenque les dotations dications du réseau anti-nucléaire «Pour sortir du nucléaire». (J2R) mais nous ne mordons pas. Nous demande notre ville, comme celles de toutes les communes, ont dons que les deux bull-terriers soient instalfortement diminué et que l’on nous deman- lés à l’entrée de l’île Nancy, comme gardiens de de supprimer ou de réduire des projets contre les projets inutiles et dispendieux. En que nous avons décidés. Une autre difficulté contrepartie, nous proposons la réalisation, surgit pour l’achat de la peinture « amazonien- sous une forme réduite, du sentier qui y était ne », car les fournisseurs seront en vacances prévu avec un platelage, pour relier les bioau mois d’août. Lorsque le chien sera débar- topes que constituent l’Espace Julien Green, rassé de son habillage disgracieux, nous le l’Hôtel de Ville et la maison du Moussel. ferons garder par la police municipale. Nous Après la passe à poissons de l’île, nous envisageons d’y intégrer un chien policier et suggérons de réaliser sur l’ensemble de la son maître. Cet acte a, toutefois, un aspect ville une passe à idées : les bonnes idées positif montrant le caractère dynamique des doivent pouvoir passer de la population aux sculptures exposées à Andrésy. Attirant l’at- élus du conseil municipal, en franchissant le tention sur la 18e édition de notre animation barrage de la politique. r artistique estivale, il confirme la place culturelle de notre ville dans le futur territoire de 1. Le J2R a consacré plusieurs articles à cette intéressante exposition d’art contemporain en plein air et aux Seine Aval(3). manifestations dont elle a été le cadre, notamment les suivants : André Zihun, membre du collectif Troc’île deux - « Sculptures en l’Île» à Andrésy : notre visite après un Nous sommes pour tous les échanges, en embarquement peu tranquille » - « Un hommage fleuri a été rendu aux victimes de la particulier pour les échanges de projets et catastrophe de Fukushima » Voir le début du reportage vidéo de la WEBTELE 2R. les échanges d’idées. J’ai entendu l’un de nos 2. 3. Notre prochaine intégration dans une communauté de 73 communes va permettre au J2R d’élargir élus dire : « Les chiens aboient, la caravane urbaine son bestiaire intercommunal, après le mouton villennois, passe ». Nous ne voulons pas être traités les bestioles carriéroises, les petits loups chantelouvais et les chiens andrésiens. comme des chiens ; nous aboyons parfois,

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Carrières-sous-POissy

Les couacs de l'école «Bords de Seine» ont empêché son ouverture Nous pouvons nous rendre compte aujourd'hui de ce à quoi va ressembler cette nouvelle école. A moitié vaisseau spatial, à moitié boîte de conserve, l'aspect ne laisse pas indifférent mais ce n'est pas le plus important. Débaptisée avant d'être terminée, et si cela n'a pas un coût supplémentaire, pourquoi pas si c'est pour apporter un peu plus de cohérence : alors que cette école est loin des bords de Seine, c'est le nom qu'elle portera ! Mais le plus problématique c'est la conception et la réalisation de ce bâtiment. On se demande comment, à l'époque, le permis de construire a pu être signé sans que l'on ne s'assure des aménagements essentiels à une école ! Encore une fois un projet inadapté car il ne permet pas un équilibre respectueux entre espace de travail et cadre de vie. Effectivement, cette école sera entourée aux trois quarts par des logements. N'est-ce pas une erreur déjà réalisée dans le passé ? A croire que les leçons du passé n'ont manifestement toujours pas été prises en compte ! De nombreux Carriérois se sont étonnés de constater que pendant des mois l'isolant d'un des bâtiments pourrissait sur place et partait en lambeaux sur la rue. On se demandait, à l'époque, si l'isolation de cette école serait bien réalisée à terme ? L’ASAEECC(1), association d’intérêt local, a encore une fois de plus pressenti le problème : les retards et les dysfonctionnements s'accumulèrent un mois avant la rentrée de septembre. En effet, la municipalité a été contrainte de prévenir les parents au fait que leurs enfants ne pourraient pas faire la rentrée en raison des malfaçons. Nombreuses incohérences Cette école devrait accueillir treize classes avec une partie primaire et une partie maternelle. Une école maternelle à l'étage, phénomène rare, n'est peut-être pas pratique, mais c'est légal. En dehors de ces malfaçons, la municipalité, installée depuis 2014, a constaté de nombreuses incohérences dans cette école :

À terme, cet équipement public devrait accueillir treize classes avec une partie primaire et une partie maternelle. (DR)

• Escalier inadapté aux enfants de maternelle pour se rendre à la cantine située à l’étage d’un bâtiment. Cela représente un danger potentiel (bousculades, chutes, descente en cas d'incendie etc.). • Une infirmerie difficile d’accès car prévue au premier étage et un trajet pour la trouver digne d’un jeu de piste ! • Aucun parking n’a été prévu pour le personnel, ni de dépose-minute pour les bus scolaires ! • La municipalité actuelle a indiqué lors d'une réunion publique que les fenêtres sécurisées n'étaient, au départ, même pas prévues ! • Pas de salle informatique prévue, mais un ou deux ordinateurs par classe. En somme, l’ampleur des malfaçons de cet équipement public est évidente. Au vu des normes fixées et imposées par l'Education nationale, jamais ce permis de construire n'aurait dû être signé en l'état. Ce chantier démontre bien l'amateurisme de l'équipe précédente, qui a délivré le permis de construire en laissant passer autant d'erreurs, au détriment d'une architecture peut-être futuriste. Cette école aurait dû ouvrir pour la rentrée 2015, mais vu les retards de commercialisation de logements tout autour, elle accueillera finalement beaucoup moins www.journal-deux-rives.com

d'élèves que prévu. La commission de sécurité et de contrôle s’est prononcée et a jugé que l’école ne pouvait pas être autorisée à ouvrir ses portes à la rentrée 2015-2016. La nouvelle municipalité, qui semble avoir pris le dossier à bras le corps, a trouvé des solutions à toutes ces incohérences évoquées précédemment ! Cependant, la municipalité a été trop optimiste et pensé que l'ouverture de cet équipement public pouvait être possible. Tout semblait être prêt : les parents avaient inscrit leurs enfants et la mairie avait assurée jusqu’à mi-juillet l’ouverture de l’école. Mais voilà, les retards se sont accumulés et les malfaçons n’ont pu s’effacer par magie. Même si on pourrait reprocher à l’ancienne municipalité d’avoir donné en priorité les droits de construction (m2) pour les promoteurs au lieu de faire des places de parking, d’accepter de nombreuses incohérences dans la conception de l’école, il est à reprocher à la nouvelle municipalité d’avoir été trop crédule sur le suivi des travaux et d’avoir joué au poker avec la rentrée 20152016. r 1. Association de soutien des activités économiques, de l'emploi et des consommateurs à Carrières. Voir aussi : http://asaeecc.overblog.com

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CARRIÈRES-sous-POissy

D'où viennent les odeurs nauséabondes ? Cet été les Carriérois se sont plaints de fortes odeurs sur une bonne partie de la ville et nous ont contactés pour le dénoncer. Depuis plusieurs années dans notre région et donc dans la ville de Carrières-sousPoissy, nous sommes régulièrement touchés par des odeurs olfactives insupportables. L'air nauséabond, irritant pour les yeux et le nez, devient irrespirable et oblige les Carriérois et leurs voisins à s'enfermer chez eux ! Nous avons identifié trois sources possibles, sans néanmoins savoir laquelle était le vrai responsable. Première source : l'usine d'incinération AZALYS ; nos voisins Triellois se plaignent aussi assez souvent des odeurs que l'usine peut rejeter, mais il est difficile de prouver que les odeurs sortent des incinérateurs de l’usine. La deuxième source : le SIAAP, cette usine de retraitement des eaux produit des boues apparemment polluées de métaux lourds. Selon leur site Internet, la méthode de séchage des boues ne produirait pas d'odeur. Alors est-ce que le SIAAP procéderait à des dégazages ? La troisième source : l'exploitation des terres par l'entreprise GSM-Lafarge Granulat (extraction du sable). Des travaux de terrassement sont faits régulièrement sur les sites de Carrières et de Triel, mais selon GSM, ces travaux présentent peu d’odeurs et si cela se produit ce sont des odeurs d’hydrocarbure sur des points très localisés de façon ponctuelle. La municipalité de Carrières-sous-Poissy doit prendre le dossier en main, car il s'agit de la qualité de vie, mais aussi et surtout de la santé de la population de l’ensemble de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS). Les élus doivent prendre leurs responsabilités dans ce dossier. Suite à nos premiers articles sur Internet, les responsables de GSM et AZALYS nous ont contactés et invités à visiter leur exploitation pour se rendre compte qu’ils n’étaient pas responsables des nuisances causées durant cet été. Nous n’avons pas encore eu le temps de nous rendre chez AZALYS, par contre un responsable de GSM nous a reçus et fait visiter le site. 12

Entre Carrières-sous-Poissy et Triel, certains lieux sont propices à produire des odeurs nauséabondes. (J2R)

Le responsable nous a expliqué de quelle manière le sable était extrait, lavé dans des bassins et ensuite stocké et vendu aux entreprises. GSM peut exploiter les terrains à condition d’assainir les sols en protégeant essentiellement la nappe phréatique. Ultérieurement, une ZAC sera autorisée à s'installer une fois l'exploitation terminée. Les terrains sont pollués dû essentiellement aux anciens épandages de la ville de Paris qui contenaient, entre autre, des métaux lourds. En 1999, les agriculteurs ont été interdits de cultiver sur ces terres, suite à des prélèvements qui avaient révélé de la pollution. Une interdiction bien lente puisque le début des épandages industriels dataient des années 1980. L’entreprise GSM comme d'autres exploitants sont donc soumis à de nombreuses contraintes - c'est plutôt rassurantes pour les riverains - comme le confinement des terres polluées après extraction. A noter que la dépollution n'est pas totale mais permet de protéger les nappes phréatiques des métaux lourds, grâce à l'application d'une couche d'argile de 10 cm recouverte d'une épaisseur de remblais entre 50 et 80 cm, permettant par la suite d'enfouir les réseaux hors gel comme la circulaire ministérielle du 8 février 2007 le précise et donne toutes les orientations et prérogatives à respecter. Les remblais sont en réalité des déchets de démolition non pollués, en tout cas l'arrêté ministériel du 28 octobre 2010 (modifié) le stipule. Si jamais les déchets n'apparaissent www.journal-deux-rives.com

pas dans la liste autorisée, ils seraient refusés tant que des prélèvements n'auraient pas eu lieu, prouvant le caractère inerte des matériaux. Faut-il encore être sûr que les vérifications sont faites systématiquement ? En ce qui concerne les odeurs, le représentant de GSM a été surpris des réactions des Carriérois mécontents, même s’il comprend le mécontentement légitime des habitants. En effet, les nouvelles technologies et l'industrie générale ont fait d’énormes progrès contre toutes les pollutions industrielles, notamment dans le confinement des polluants et des boues. Et le représentant de GSM a reconnu l'utilité des associations environnementales et de leurs actions qui ont largement contribué à appliquer la réglementation en vigueur. Pour comprendre son étonnement, il faut faire un tour dans le passé, du temps des épandages de la ville de Paris, où l’atmosphère était irrespirable pendant de nombreuses semaines, en particulier l'été. Malgré le progrès technique avancé par le responsable de GSM, les habitants ne doivent pas accepter ces nuisances, encore bien réelles, dues à la présence d'industriels aux abords de notre ville. En tout cas, par rapport à ce que le représentant de GSM nous a montré, les fortes odeurs nauséabondes, envahissant les trois quarts de la ville, mais aussi nos voisins comme Triel ou Chanteloup selon le sens du vent, ne viennent probablement pas de ce site. Peut-être une autre piste à trouver sur la plaine ? r


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CARRIÈRES-sous-POissy

Carrières-Centralité se recherche La nouvelle Centralité ou Carrières-Centralité : des commerces sacrifiés, aucun vrai stationnement n'est prévu. Six entreprises par heure disparaissent en France depuis un an. Les artisans et les commerçants se plaignent de la pression fiscale, qui conduirait selon eux à rien moins que leur disparition. Si vous rajoutez les prix des loyers et des charges par certains bailleurs, il ne reste plus grand chose à nos commerces de proximité pour vivre ou survivre. Plus l'immobilier avance à Carrières, moins il y a de places de parking pour les clients. Sur les 1300 logements qui seront construits dans la période 2014-2020, aucun grand parking n’est prévu dans Carrières-Centralité (sauf des

places de stationnement longitudinal le long des rues). Le maire de Carrières l'a confirmé à plusieurs reprises lors des débats publics ! En 2015, les promoteurs ont du mal à vendre leurs appartements d'une architecture, toujours plus dense. Cette architecture engendre une peur chez les clients potentiels. Les carriérois se sont offusqués de la hauteur des deux immeubles après le pont de Poissy, c’était sans compter les immeubles construits ensuite par le promoteur Nexity sur le même axe. L'absence d'un grand parking a des conséquences « catastrophiques » pour l'économie et les commerces de la ville. Par exemple : une maison de la santé, avec des spécialistes et des généralistes, n'est pas du tout prévue dans le projet Carrières-Centralité comme certains ont voulu nous le faire croire. Carrières-Centralité, pour l'instant, n’a pas engendré de dynamique économique sur le tissu local :

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Le valet (déjà fermé depuis quelques mois) ; le Pizza Time et le SO Burger seront les prochains à fermer en cette fin d'année 2015 Que veut vraiment l’EPMSA ? On murmure en coulisse que le directeur actuel, Didier Bellier-Ganière serait sur le point de départ. L'EPAMSA et la CA2RS ont beau se vanter de cette nouvelle centralité, elle n'apportera pas l'effet économique escompté. Si cela devait continuer, elle serait un véritable gâchis, qui ne profitera qu'aux promoteurs. La manne fiscale irait uniquement à la CA2RS en impôts. A l’heure actuelle, la nouvelle Centralité consiste à agrandir une ville déjà dortoir, sans prévoir les commodités suffisantes pour bien y vivre ensemble ; c’est bien une ville endormie faute de structures permettant l'arrivée d'activités économiques et médicales. r

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chanteloup-les-Vignes

C. Arenou : « La solidarité doit primer ! » Rares sont les communes des Yvelines(1) qui se montrent solidaires avec les réfugiés de Syrie et d'Irak. Il est heureux qu'un savoir-faire existe à Chanteloup Sur les réfugiés en provenance d'Irak et de la Syrie, on peut toujours compter sur Chanteloup-les-Vignes et Mme Arenou, son maire. Cela confirme le maxime, « les pauvres » sont toujours plus solidaires que les «riches». Peut-on appliquer cela aux communes des la Communauté d'agglomération des 2 Rives ? C'est à vous de le faire. Le 17 septembre lors d'une conférence de presse, organisée hâtivement, Mme Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes a voulu montrer que la solidarité est une valeur ancrée dans sa commune. Face à l'afflux massif des réfugiés en Europe, et déjà en France, il est temps d'anticiper car l'urgence de la situation appelle une action politique immédiate. Vu l'ampleur du phénomène et la lourdeur de l'enjeu géopolitique, la mise en place d'un accueil digne de ce nom « doit être une priorité » dans les communes de France. « C'est notre devoir, a-t-elle souligné, d'accueillir ces réfugiés de guerre et de géopolitique ». Certes, il ne faut pas se satisfaire d'une quelconque politique d'accueil « low cost » qui conduira à une précarité à moyen et à long terme pour ces réfugiés.

Pour elle, les moyens doivent suivre et les maires ont évidemment un rôle prépondérant à jouer dans cette prise en charge. Elle est viceprésidente de « Villes en banlieues » qui peut se prévaloir d'une grande expérience et d'un véritable savoir-faire en matière de solidarité, d'insertion et de cohésion sociale. Le réseau associatif et la volonté d'aider de nos comCatherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, se démarque de ses collègues élus de la CA2RS en appelant à plus de patriotes se sont déjà solidarité avec les réfugiés. (J2R) exprimés. Pour preuve, une poignée d'habitants des Deux Rives (Triel, qui nous laisse crier avec les loups ! » Chanteloup...) a déjà contacté Mme Arenou pour Enfin, des comportements exemplaires se rendre disponible. Ces riverains « sont prêts à comme celui de Mme Arenou nous conduisent à accueillir une partie de la misère du monde ! » Ainsi, la espérer et nous confortent dans l'idée que « la solimunicipalité de Chanteloup envisage de prendre darité doit primer » à condition que l'Etat assure enen charge une dizaine de familles de réfugiés. suite la logistique et apporte les moyens financiers L'État doit suivre pour pouvoir faire face à cette crise migratoire Pour Mme Arenou, il ne faut pas laisser dire sans précédent depuis les années de la Deuxième que la France ne peut pas être solidaire et quel- Guerre mondiale. r ques réfugiés ne vont pas modifier les traits et les Mézy-sur-Seine, Les Mureaux, et Bonnelles. A caractéristiques de la France. Mme Arenou, qui 1. contrario, Andrésy et Conflans-Sainte-Honorine viena pris l'habitude de mener des combats à la Don nent de dire NON à l’accueil des réfugiés dans un article récent de nos confrères de la Gazette de l’Oise. Quichotte, a prôné l'arrêt de la « vague médiatique

Des réfugiés installés en Val de Seine Depuis le mi-septembre, les communes de la Vallée de la Seine semblent découvrir la problématique des réfugiés. Or, ils sont arrivés à Paris depuis plusieurs mois. Le réseau RESF a mobilisé ses troupes pour leur apprendre le B-A BA du français. Une première étape pour leur intégration. Le jeudi 17 septembre 2015, une centaine de réfugiés, originaires d’Erythrée et du Soudan, ont été installés dans la commune de 14

Mézy-sur-Seine - près des Mureaux. Ils sont logés dans une ancienne résidence de personnes âgées rénovée, « Les Myosotis ». Soudanais ou érythréens d’origine pour la plupart, ils avaient trouvé refuge dans ce que l'on appelle depuis plusieurs mois « le campement d'Austerlitz » à Paris. Après le démantèlement de ce campement la semaine du 21 septembre, une centaine ont été accueillis à Mézy-sur-seine. Au cours de la même semaine du 21 septembre, une famille de chrétiens d’Orient, originaire d’Irak, a été installée aux Mureaux. La paroisse des Mureaux a ainsi répondu à l’appel du Pape François, demandant que les chrétiens accueillent les migrants. Dans le deux cas, on ne sait pas pour combien de temps ils seront là, mais ce qui est sûr, c'est que pour eux, c'est l'occasion de reprendre des forces. www.journal-deux-rives.com

Des militants du Réseau d’Education Sans Frontières (RESF), qui les accompagnaient sur Paris, sont passé les voir à Mézy-sur-Seine. Leur grand regret, c'est l'arrêt de l'apprentissage du français - lorsqu'ils étaient sur Paris, de nombreux bénévoles assuraient tant bien que mal des cours de français. C’est une première étape de l’intégration tant demandée par l’opinion publique. Alors pour ce faire, les militants RESF sont à la recherche de personnes - expérimentées ou non - qui accepteraient de se lancer dans cette aventure. Il peut s'agir de cours collectifs comme à Austerlitz (Paris) ou ou juste de passer les saluer en voisin et de bavarder un peu avec eux en français. r Pour plus de renseignement : 06 07 05 46 97


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ORGEVAL

La municipalité s’enlise dans l’urbanisme Le maire d'Orgeval et sa nouvelle équipe municipale se montrent incapables de traiter avec sérieux des dossiers aussi cruciaux pour l’avenir d’Orgeval que ceux des logements sociaux et ceux de l’aménagement du cœur du village, comme l’opération FeucherollesColombet. La rédaction du J2R a tenté depuis trois mois d'avoir un rendez-vous avec le maire d'Orgeval, sans succès.

partie sur des critères qui n’ont pas été abordés par la commission ? Comment peuvent-ils expliquer que ces notes, inventées de toute pièce, aient conduit à l’élimination de sept projets avant même qu’elles aient été portées à la connaissance des membres de la commission ? De quel droit la municipalité a-telle averti les candidats de leur élimination le 7 mai, en motivant son courrier par une notation que les membres de la commission n’ont découvert que le 13 mai, alors que la sélection des 4 projets n’a été officiellement actée que le 19 mai ? Comment justifier la sélection inéquitable de projets qui ne respectent pas le cahier des charges, de façon flagrante ? Et nous pourrions continuer à loisir à soulever les questions posées par cette mauvaise « cuisine » municipal.

Potentiellement un vice de forme Comme l’atteste sans équivoque le document ci-dessous, les notes attribuées aux projets l’ont bien été au nom de la commission; pourtant aucun vote n’a eu lieu à cette date, ne serait-ce que pour formaliser une sélection. Le maire et ses élus ont choisi la plus mauvaise option, celle de s’enferrer dans un vice de procédure. L’équipe de la majorité essaye de réparer ses erreurs en réalisant de nouveaux faux-pas. Le 19 mai (soit trois semaines après la première réunion), suite au courrier de contestation [de la part de l’opposition] du 16 mai et suite à un article sur cette affaire le 18 mai, le maire a pensé qu’il serait malgré tout préférable de faire valider le document daté d’avril, en photo ci-dessous. En l’approuvant, les élus de la majorité se sont rendus bien inutilement complices « d’une mascarade » en matière de procédure d'appel d'offres : comment les élus de la majorité ontils pu approuver un tableau qui se fonde en

de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Et la procédure continue Seine. (Archives J2R) Les élus de la majorité tentent de nier l’évidence par des explications confuses maire à la réunion d’octobre 2013 avec les et contradictoires qui ne tiennent pas devant riverains. De graves conséquences les preuves matérielles prouvant l’usage d’un faux avis de la commission et d’une sélecCette méthode de l'actuelle municipalité tion inéquitable. Nullement perturbé par aura de graves conséquences dans l'avenir : ces graves manquements au règlement et à - le cahier des charges précise que des mol’éthique, le nouvel adjoint à l’urbanisme difications importantes seront apportées au vient d’accepter d’entamer les négociations PLU et les détaille. La commission urbanisme à partir de cette sélection. Les quatre candi- n’a jamais été consultée à ce sujet et le conseil dats retenus seront invités à revoir entière- municipal n’a pas donné son approbation : il ment leur copie pour mieux « cadrer » avec ce est donc parfaitement illégitime. que souhaitent les élus. Il est certain que ce - la méconnaissance des mécanismes finanbricolage sera la cible d'un recours dans un ciers entre la commune et l’aménageur : une avenir prochain et l'opposition désapprouve réunion a été organisée une semaine après la fermement ce bricolage. Pour celle-ci, il sélection des candidats pour les expliquer aux s’agit là d’une irrégularité supplémentaire à élus de la majorité ! souligner. Depuis la première réunion, qui a - la municipalité s’expose à des recours derévélé l’incompatibilité de l’actuel cahier des vant le tribunal administratif par les riverains charges avec le PLU, avec le vote du conseil opposés au projet. municipal, mais aussi avec les promesses du - les candidats éliminés pourraient se plaindre à plus d’un titre, d’un traitement inéquitable. En somme, c’est le risque de perdre beaucoup de temps pour être finalement obligé de tout reprendre à zéro. Autant le faire tout de suite et sans y être contraint par la justice des années plus tard ! r

Nous assistons à une fuite en avant dans la quasi-illégalité qui n’efface en aucun cas les fautes originelles, bien au contraire. Le naufrage continue car de nouvelles irrégularités s’annoncent.

Yannick Tasset, maire d'Orgeval et vice-président

Extrait de la dernière page du document intitulé « Opération Feucherolles-Colombet – Consultation promoteurs – Tableaux d’analyses des offres – Réunion de la commission du 30 avril 2015 » qui se termine avec le tableau des notes.

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(source : APO) 15


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ORGEVAL

L’ancien adjoint à l’urbanisme démissionne du conseil municipal Franck Boehly, ancien adjoint à l'urbanisme et, depuis 2014, en opposition « constructive » à Orgeval, a démissionné le 19 septembre en tant que conseiller municipal. De ce fait, il quitte aussi le conseil communautaire de la Communauté d'agglomération des Deux Rives.

Par respect à ses électeurs (la liste de Franck Boehly était arrivée 2e en 2014), il a préféré passer la main car la prochaine modification du PLU nécessite une disponibilité importante. En outre, il a considéré que son travail de premier opposant au maire Yannick Tasset a payé notamment sur deux dossiers : Feucherolles-Colombet et « White park ». Quant à son blog « Agir pour Orgeval », il arrête de produire de l'information. Dommage pour les lecteurs du J2R car cette source d'information permettait de nous positionner sur l'information orgevalaise. L'opposition,

Dans un long interview(1) sur le site frondeur « Agir pour Orgeval », Franck Boehly a expliqué à ses électeurs et ses lecteurs/internautes les raisons pour lesquelles il a décidé de démissionner. En somme, ses priorités se tournent vers des activités para-profesionnelles dans son ancienne filière de production de cuir français. « Depuis les élections municipales, j’ai étendu mes activités bénévoles au sein de diverses structures patronales et j’assume la présidence d’une filière économique dynamique, celle du cuir [8 000 entreprises, 70 000 salariés, 15 milliards de CA], qui regroupe une vingtaine de fédérations et de syndicats professionnels. Courant juin, j’ai également repris des fonctions de PDG au sein de la société commerciale qui soutient l’action de la filière à l’international par l’organisation de salons professionnels. »

En outre, être opposant au maire est un travail à temps complet et ingrat et M. Boehly a fait ce que chacun de nous peut faire dans un contexte d'état de droit : « Quant à l’opposition, si elle exerce courageusement sa mission, elle devient le miroir de la municipalité. Lorsque cette dernière applique volontairement a minima les règles de la Démocratie sans en respecter l’esprit, lorsqu’elle refuse, de façon récurrente voire ostensible, l’information et la concertation, le conflit frontal devient inévitable. De surcroît, refuser par principe de connaître les raisons des prises de position de l’opposition, c’est se priver d’un potentiel d’idées et de compétences. Pour savoir si on a raison, le mieux n’est pas de s’en persuader, mais d’accepter de se confronter aux idées des autres grâce au débat démocratique, et surtout de savoir écouter... » En conclusion, Franck Boehly s'éloigne des

une fonction ingrate

Franck Boehly, une personnalité qui a pris le virus du service public. (DR)

affaires publiques à Orgeval, mais il reste attentif à sa ville car il continuera à y habiter Orgeval. Quant à sa pugnacité et à son savoir-faire, ils seront bien utilisés - à juste titre - dans la tâche qui est désormais la sienne : exporter le cuir « made en France ». r 1. http://www.agir-pour-orgeval.fr/index.php/lancien-adjointa-lurbanisme-demissionne-du-conseil-municipal/

PLU : avis favorable Début juillet, le commissaireenquêteur a donné son avis sur la modification n°2 du PLU. Celle-ci portait principalement sur les emplacements réservés destinés à recevoir 100 % de logements sociaux. C’est « avec un œil heureux » que le commissaire enquêteur indique avoir conduit cette enquête. Il en retire « l’impression d’avoir été le maillon efficace » dans ce qu’il qualifie de « grand moment d’échange entre la municipalité et les habitants 16

». Cet événement historique s’est tenu, rappelons-le, à une date particulièrement propice à la participation des Orgevalais : du 11 avril au 12 mai 2015, soit pendant les vacances de Pâques, suivies par les ponts du mois de mai ! Cet homme affable et visiblement sous le charme d’Orgeval, a donc rendu un avis favorable « à un dossier, judicieusement préparé ». Il a bien compris dit-il, toutes les pressions qui pesaient sur notre municipalité et tous les efforts que celle-ci a dû déployer pour « maintenir des espaces de respirations correspondant souvent à certains vergers » . Sa conclusion : « L’équipe municipale ayant montré sa capacité d’écoute [c’est un peu exagéré n’est-ce pas ?], je suis conforté dans l’idée qu’une www.journal-deux-rives.com

enquête publique bien préparée peut aider à maintenir un climat conduisant les habitants à vivre en bonne intelligence avec leurs voisins. » Ce rapport d’enquête publique entérine les mauvaises décisions qui ont été prises dans l’urgence et sans concertation avec les Orgevalais. D’autres solutions étaient possibles, comme la révision du PLU dès le début du mandat. La municipalité a préféré improviser un scénario catastrophe qui va générer une densification importante du village entraînant une « dégradation irréversible » du cadre de vie. Mais qu’importe, la majorité qui organise allègrement cette urbanisation galopante ne sera plus là pour en assumer les conséquences. r (APO)


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octobre 2015

Médan

La bataille pour l'accès à la Seine Une nouvelle association, Tourisme et Loisirs pour Tous, agit pour la réouverture du chemin du bord de Seine à Médan. Depuis plus de vingt deux ans, les Médanais n’ont plus la possibilité de rendre visite aux Villennois, et réciproquement, en empruntant le chemin longeant la Seine. Les promeneurs et les randonneurs ne peuvent plus bénéficier du cadre offert par l’île de Platais située en face. Ce patrimoine naturel doit être rendu à tous ; une nouvelle association s’est donné cet objectif. Elle nous est présentée par sa présidente, MarieThérèse Dutartre, ancienne première adjointe au maire de Médan. Les bords de Seine à Médan sont l’objet d’une situation conflictuelle(1) résultant d’une confusion, de la part de certains riverains, d’un cheminement étroit au bord de l’eau, submergé plusieurs mois par an, avec la servitude de marchepied, quai de Seine. Les règlements et les lois définissant

la propriété des rives des cours d’eau et des lacs domaniaux

De nombreux conflits ont également été observés en France entre les propriétaires riverains des cours d’eau et des promeneurs. Afin d’y remédier, la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a modifié et clarifié le code général de la propriété des personnes publiques. Un alinéa a été ajouté à l’article L2131-2 dudit code, précisant que la continuité de la servitude de passage, dite « servitude de marchepied », doit être assurée tout au long du cours d’eau, la ligne délimitative ne pouvant s’écarter de celle du domaine fluvial. L’article L2131-4 donne la possibilité aux

L'extrémité du chemin à rouvrir, du côté de Villenes-sur-Seine. (DR)

associations d’usagers intéressés de demander à l’autorité administrative compétente de fixer la limite des emprises de la servitude de marchepied, cette administration devant opérer la délimitation dans le délai d’une année suivant la date de la demande. La loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 avait élargi l’usage de la servitude de marchepied aux piétons afin de faciliter l’accès du public aux cours d’eau. Faire respecter ces lois à Médan Malgré les démarches entreprises par une majorité de conseillers municipaux au cours du mandat précédent, par d’autres Médanais et par de nombreux marcheurs, la servitude est restée bloquée par des barrières posées par des riverains. La détermination reste intacte chez les riverains à l’instar de la présidente, Marie-Thérèse Dutartre, qui a : « donc décidé de créer, avec d’autres Médanais, Florence Nicod et Jean-Jacques Bré, une association régie par la loi de 1901, nommée Tourisme et loisirs pour tous pour reconquérir la servitude de marchepied entre le restaurant Le Moulin Rouge et Villennes-sur-Seine. » Le bureau de l’association remercie toutes les personnes qui concourent à cette reconquête, notamment Christophe Beaunoir, ancien conseiller municipal, qui a tenu à faire partie de l’association. Les premières actions de l’association L'association a entamé une série d'actions www.journal-deux-rives.com

concrètes pour aboutir à son objectif. Le 18 septembre, une lettre a été adressée au nouveau préfet des Yvelines, M. Serge Morvan. Cette nouvelle association lui demande d’intervenir afin de fixer la limite des emprises de la servitude de marchepied, du Moulin Rouge jusqu’à Villennes. Une pétition, ayant recueilli environ 430 signatures, était jointe à ce courrier. 173 personnes ont ajouté leur nom et leur signature, deux jours plus tard, le 20 septembre, à la brocante de Médan, où l’association tenait un stand. De nombreux visiteurs s’y sont montrés très favorables à la réouverture du chemin. r 1. Les recours de Voies Navigables de France (VNF) contre le riverain qui a édifié une clôture « en méconnaissance de la servitude de halage » n’ont pas abouti, les tribunaux acceptant les arguments selon lesquels le chemin de halage ne « présentait pas de réalité matérielle » : - jugement du tribunal administratif de Versailles du 2/2/1999, enjoignant le propriétaire d’enlever les clôtures et le portail, - jugement du tribunal administratif de Versailles du 28/10/1999, relaxant le propriétaire des poursuites pour contravention de grande voirie, - arrêt du 18/5/2000 de la cour administrative d’appel de Paris, annulant le premier jugement, « en tant qu’il a omis de statuer sur les conclusions subsidiaires de Voies Navigables de France présentées devant le tribunal administratif de Versailles et relatives à la servitude de marchepied » - arrêt du 21/9/2000 de la cour administrative d’appel de Paris rejetant l’appel de VNF, - rejet de la requête de VNF par le Conseil d’Etat statuant en contentieux, le 20/1/2009

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Port : les opposants toujours sur le pont A l'issue de la manifestation fluviale sur la Seine le 20 septembre, les associations représentantes du Collectif NOPIVALS - Projets inutiles en Val de Seine - ont fixé des perspectives. Une aide utile pour les opposants historiques au projet du port industriel. Le projet de port industriel pour lequel ils se sont rassemblés le 20 septembre fait l'objet d'un combat associatif sans relâche. Différentes actions seront à mener, c'est un combat de longue haleine qui s'engage. Les projets de nos édiles sont autant coûteux qu'inutiles parce qu'ils ne répondent pas aux besoins des habitants. Cette situation est particulièrement inacceptable dans un contexte de baisse des dotations budgétaires. En outre, la puissante association ADIVEnvironnement a également rejoint le collectif NOPIVALS et soutient les opposants au port industriel de Triel car il est en contradiction avec le Parc du Peuple de l'Herbe et va contribuer à rendre la Boucle de Chanteloup impraticable pour les déplacements futurs. « Comme le boa qui s'étrangle en avalant sa queue, le Port de Triel et les activités dans la Boucle de Chanteloup ne pourront se développer », a souligné l'ADIV. Vices de forme et de fond Ce même dimanche de septembre, et à l'issue de la manifestation contre le projet du port industriel de Triel-sur-Seine, le Collectif NOPIVALS a lancé une offensive contre l'ensemble des projets inutiles en Val de Seine. Ainsi, ce groupement de douze associations(1) a annoncé les grandes lignes de son action et présenté son manifeste. Fabienne Lauret, habitante du Mantois, dans son rôle de coordinatrice de ce collectif NOPIVALS, a présenté brièvement les associations formant le collectif. NOPIVALS « regroupe à la fois des associations ancrées dans le paysage du Val de Seine et plus jeunes, et des citoyens, étant soucieux d’un développement harmonieux et plus cohérent du département, et attentifs à la prise en compte réelle des avis de la population impactée ». Dans un diagnostic sans concession, Antoine Mills de Carrières-sousPoissy a ensuite partagé deux idées phare : les 18

Anthony Effroy (au centre de la photo), conseiller municipal d'opposition à Carrièressous-Poissy, a dirigé les opérations de la manifestation du 20 septembre. (J2R)

projets contestés ont été lancés sans aucune réelle concertation et ils obéissent à une « vision stratégique déshumanisée ». Dur pour les élus qui prétendent défendre l'intérêt général. En plus, certains projets - dont le Port de Triel - ne respectent pas la loi ou la procédure d'enquête publique. Me Alexandre Faro, l'avocat de Greenpeace, s'est déplacé sur le terrain. Me Faro, avocat connu et reconnu dans les contentieux environnementaux, a souligné que le projet du Port de Triel présente des vices de forme et de fond. Dans son mémoire de 40 pages rendu aux tribunaux, Me Faro base une partie importante de son argumentaire sur la loi sur l'eau et sur le fait que l'avis du commissaire-enquêteur a été « bafoué » par la Puissance publique. Au total 150 personnes - dans l'ensemble des bateaux - ont exprimé leur rejet de ce projet « inutile ». Un territoire «défiguré» en 2050 M. Mills a égrené cette liste noire du collectif NOPIVALS pour se rendre compte de la logique «déshumanisée» de cette vision politique de la Vallée de la Seine : voies rapides et ponts, liaison RD30-RD190, dit pont d’Achères, Gargenville, prolongation de la Francilienne, déviation D154, carrières Calcia à Brueil-en -Vexin et remblais «Grand Paris», canal Nord Seine, ports et plateforme (Achères, Triel...) profilent la vraie cohérence qui détermine leur programmation : l’Opération d’Intérêt National Seine Aval. Une vision globale préfigure leur limite : l'ampleur irraisonnable des projets de l’OIN au service du Grand Paris au détriment d’un projet à l’échelle du département des Yvelines, pensé pour sa population. En réalité, une immense zone de chantier pour les trente prochaines années est imposée aux Yveliwww.journal-deux-rives.com

nois. Le coût des projets inutiles s'élèverait à 17 millions d'euros. Un montant énorme qui ne se justifierait guère vu l'état des finances publiques locales. A l’horizon 2050, le territoire ne sera que « défiguré » et non pas « valorisé » : pour M. Mills, il s'agit « d'un projet géant, efficient pour certains intérêts, voire déjà dépassé. L’identité de la région est niée au profit d’activités commerciales, industrielles et de transport de fret à l’échelle internationale sans répondre aux besoins essentiels de la population locale (voies rapides, ports autonomes...).» En appelant à la réflexion, puis à la mobilisation générale, ce collectif s'est montré combatif et a donné une leçon magistrale de ce qui est possible en matière de démocratie locale : des projets oui mais avec le peuple de la Vallée de la Seine et non pas contre ses intérêts à moyen et à long termes : « Ces opérations, que nous allons payer chèrement à tous les niveaux, sontelles réellement faites pour nous ou pour satisfaire de gros intérêts financiers ou privés ? Faudra-t-il encore augmenter les impôts locaux pour les financer ? La responsabilité des élus est engagée, exigeons une vraie participation. » Pourrait-on récidiver un combat comme celui qui avait été mené contre le projet du circuit de F1 ? Au moins la méthode est là mais la suite est à écrire dans les annales de l'histoire locale. r

1. AVL3C-Vexin Zone 109 (Association Vexinoise de Lutte contre les carrières cimentières), AQUEREM (Association pour la Qualité de l'Environnement dans la Région Mantaise), ASAEECC (Association citoyenne pour la qualité de la vie des habitants, Soutien des Activités Economiques, Sportives et Culturelles à Carrières-sous-Poissy), Assoc Gargenville Seine Vexin, CEAS (Andresy), Bien vivre à Vernouillet, CRPPH (Collectif des Riverains du parc du peuple de l'herbe), Collectif Flins sans F1, CCVSV (Collectif pour la Circulation en Val de Seine et Vexin), Non au Pont d'Achères, Rives de Seine-Nature Environnement, AUB (Association des Usagers du Bief).


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triel-sur-Seine

Une « flambante » entrée de ville Le sentiment de satisfaction a prédominé le 11 septembre à l'entrée de ville de Triel. Ce jour-là, l'inauguration de la nouvelle entrée de ville de Triel-sur-Seine a été un moment de satisfaction pour Joël Mancel, maire de Triel et a fortiori par les autres élus concernés par cette réhabilitation de presque un kilomètre de voirie, de chaussées et de poteaux électriques. Joël Mancel, par ailleurs vice-président de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine, a été accompagné durant la cérémonie et la visite d'une partie de l'entrée de ville par Stéphane Grauvoguel, sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye, Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, PhilippeTautou, président de la CA2RS, Hugues Ribault, maire d'Andrésy et vice-président de la CA2RS, Yannick Tasset, maire d'Orgeval et Mme Karine Kauffmann, maire de Médan. On ne vas pas revenir sur les affres de ce chantier : délais non tenus, insatisfaction de certains riverains et même de l'enseigne Pfaff, et les moments de tension entre les élus chargés de la ville et les techniciens chargés du chantier au niveau de la CA2RS. Tout cela relève du passé et la présente inauguration efface en quelque sorte ces mémoires classiques de la vie locale à Triel. Car Triel regarde désormais son avenir d'une manière placide. Pour M. Mancel, ce chantier « est sans aucun doute le plus gros chantier que la ville a engagé depuis de nombreu-

ses années. Un effort financier important pour donner une entrée de ville digne de ses prétentions, d’une ville accueillante et agréable à vivre ». Commencé en 2013, après décennies d'abandon de l'entrée de ville par les pouvoirs en place, ce chantier a été financé non seulement par la ville mais par la CA2RS, le département des Yvelines et le syn- Tous les notables de la CA2RS, voire de la Vallée de la Seine, se sont dicat d'électricité déplacés à Triel le 11 septembre. (J2R) SIERTECC. En réalité, il s’agit de quatre chantiers coor- duira par une amélioration des conditions de sécudonnés : le chantier de création d’un réseau rité de circulation pour les automobilistes, en supd’eau pluviale sur une longueur d’environ 200 primant, après consultation des riverains, la chicane mètres et la création de deux branchements précédemment aménagée sur l’avenue de Poissy. d’eau usée puis le chantier d’ERDF Haute Celle-ci destinée initialement à réduire la vitesse, Tension suivi de l’enfouissement des réseaux s’étant révélée trop accidentogène à l’usage, a été EDF basse tension, de la téléphonie, du réseau remplacée par des plateaux surélevés dissuadant les câblé et de l’éclairage public et enfin le réamé- conducteurs pressés. Cette opération va contribuer au rajeunissenagement de la voirie sur plus de 500 m. Le coût de ce chantier se situe à environ 1,3 mil- ment de ce quartier, en attendant les futurs projets immobiliers qui vont voir le jour dans les prochains lions d'euros. Pour les élus triellois, cet embellissement se tra- mois. r

La solidarité trielloise avec les réfugiés Mme Corinne Bonnafoux, demeurant à l’Hautil, n’est pas une Trielloise comme les autres. Elle donne son temps et son énergie pour une cause fondamentale : aider son prochain quel que soit son origine. Dans le passé, elle s’est rendue à Calais pour aider les réfugiés et encore elle est en première ligne pour accueillir les premiers arrivants du quota français de réfugiés à la base de loisirs de CergyPontoise. Les communes des Yvelines - sauf à des rares exceptions - n’ont pas été volontaires pour accueillir les réfugiés venant de la Syrie ou d’Irak qui fuient la guerre civile et la

désolation. On n’a pas les moyens, ni l’envie ni le temps pourrait-on nous rétorquer. Par conséquent, l'initiative individuelle et solidaire semble être la seule manière de faire sortir l’humanité qui est au profonde de nous si l’on fait une vraie introspection et un peu de philosophie évidement. «La lumière du monde» Mais Corine Bonnafoux, hautiloise depuis des générations, a su se démarquer de cette léthargie généralisée qui frappe souvent nos esprits, conduisant à des réponses toutes faites : « Je n’ai pas de temps ». « Ce n’est pas notre problème, etc.» Et bien Corinne est indifférente à cette manière de penser. Elle agit en s’appuyant sur la tradition de terre www.journal-deux-rives.com

d’accueil de notre pays - qui certes vit une sorte de révolution souterraine - afin d’aider ces malheureux de Syrie et des pays voisins. Corinne cherche toujours une solution à des situations inextricables car « il faut aider ». Elle nous conforte bien dans l’idée que notre pays a toujours des ressources pour « être la lumière du monde ». En tout cas, les 110 réfugiés qui sont arrivés à la base de loisirs de Cergy-Pontoise ont eu l’agréable surprise de voir Corinne et d'autres bénévoles des différents organismes (CIMADE, Secours populaires,...) et les réfugiés - certains portant des stigmates de la guerre dans leurs regards - peuvent ainsi reprendre des forces pour mieux organiser leur avenir, en France ou ailleurs. r 19


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triel-sur-Seine

Lettre ouverte pour expliquer la fin des « Tilleuls » Lettre ouverte aux Triellois, sur proposition de M. Claude Guedon, à l’issue de l’Assemblée générale, validée par un collectif des amis de la maison de retraite « Les Tilleuls ». Rappel historique 1694 /1712 : Fondation d’un hospice royal à Triel 2015 : Fermeture, 3 juin ; départ de la dernière résidente Le 15 juin, visite discrète, sur place, de la direction de l’Agence régionale de Santé (A.R.S.), du conseil départemental et du maire de Triel pour officialiser la fermeture, après plus de trois siècles au service de la population. Autres dates importantes 1966 : Dans un bulletin municipal, le maire en fonction, Monsieur Louis Champeix écrivait : « Après bien des difficultés, la vie normale a repris à l’Hospice. Pour mettre fin à certaines rumeurs, nous voulons dire, en d’autres termes que l’ Hospice est et restera Triellois ... » Autre temps, autres moeurs… 2008 : Abandon par le maire, Monsieur Mancel, et son équipe d’un projet largement élaboré pour une extension, permettant la réutilisation de l’ancienne école Charles Dupuis. Ce projet avait été validé et financé dans le cadre de l’appel à projets lancé par le conseil général (devenu départemental en 2014). 2013, le 15 avril : Fusion avec l’EHPAD Les Oiseaux de Sartrouville, votée hâtivement par un conseil d’administration non préparé, en l’absence d’un ordre du jour explicite. On ne parlait pas alors de fermeture, malgré deux conventions de cession de lits. Il était ensuite de plus en plus question de fermeture pour le 31 décembre 2016 en prenant des accords avec Sartrouville, ainsi qu’avec Isatis et Arepa de Vernouillet pour accueillir les résidents. 2014, le 25 février : Requête auprès du Tribunal Administratif de Versailles, pour annuler l’arrêté préfectoral de fusion signé le 31 décembre 2013 – Aucune prise de position du Tribunal administratif à ce jour. 2015 - Accélération de la procédure de 20

La maison de retraite «Les Tilleuls» avant la débâcle.

fermeture : la Maison ne serait pas aux normes, selon les critères de l’A.R.S., malgré la dépense d’environ 600 000 € sur plusieurs années pour la mise en sécurité des lieux. Interventions de l’Association « Les Amis de la Maison de Retraite les Tilleuls » (AMRT) auprès de l’A.R.S. et du Conseil départemental des Yvelines. 24 janvier 2015 : Réunion des familles. 34 résidents demeurent à Triel. Suscitant la stupéfaction de certaines familles, la direction incite les familles et les résidents à quitter les lieux dans les plus brefs délais et à trouver une nouvelle résidence . Très forte incitation, sans ménagement, ni accompagnement bien au contraire : centenaires déplacés dans la hâte, résidents hospitalisés momentanément déménagés avant même leur retour. 3 février 2015 : Intervention auprès du ministère de la Santé, et du Secrétariat d’Etat aux personnes âgées. Lettre toujours dans l’attente d’une prise de position. Cette fermeture accélérée, s’est opérée dans l’indifférence apparente du maire, pourtant vice-président du nouveau Conseil d'administration de Sartrouville. La maison de retraite « Les Tilleuls » est aujourd’hui fermée après trois siècles d’existence, sans regret, semble-t-il, des autorités locales, et de ses élus alors que la population n’a cessé d’augmenter ; sans parler des besoins qui se font et se feront sentir dans les prochaines années. Triel compte 10 à 15 % de seniors qui se voyaient encore à Noël dernier proposer de s’inscrire aux Tilleuls (cf. Le Guide des www.journal-deux-rives.com

(J2R)

Seniors 2014) et n’auront plus la possibilité, malgré leur désir, de vivre leurs dernières années à Triel, en maison de retraite. Souhaitons que nos futurs élus, aient à cœur d’inscrire en priorité dans leur programme la construction d’une nouvelle maison de retraite ; les Triellois s’en souviendront mais connaîtront-ils ce bonheur ? Souhaitons-le vivement ! Chapelle Sainte-Anne Dépouillement de la Chapelle, inscrite au titre des Monuments Historiques avec enlèvement et transfert de son contenu à Sartrouville (tableaux, harmonium, crèche, etc.). Il est vrai que l’EHPAD des Oiseaux en est légalement propriétaire, du fait de la fusion ; pourtant le procédé en reste profondément choquant. Un point d’interrogation : que va devenir cette chapelle consacrée ? r

Le patrimoine et les actifs des «Tilleuls» ont été transférés à Sartrouville. (J2R)


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VERneuil-sur-Seine

8e édition de la Fête de l'Air Samedi 12 septembre 2015, pour la 8e édition de la Fête de l’air, l’aérodrome Les Mureaux Verneuil et le public attendaient dans le ciel, au-dessus d’eux, la Patrouille de France. Malheureusement, le ciel en a décidé autrement.

Cela faisait cinq ans que M. Eugène Dalle, président du SIVU (Syndicat Intercommunal à Vocation Unique) en gestion de l’aérodrome Les Mureaux Verneuil, attendait que la Patrouille de France vienne faire ses acrobaties lors de la Fête de l’Air. Malheureusement, les prévisionnistes météo ne s’étaient pas trompés sur le fait que la pluie et les nuages allaient gâcher ce weekend. Pourtant M. Dalle a espéré que le temps change lors de son discours d’ouverture de cette 8e Fête de l’Air, en disant : « Le temps c’est comme l’argent, ça va ça vient ! » De nombreuses personnalités du monde politique local, dont le sous-préfet de Mantes-la-Jolie, M. Frédéric Viseur, M. François Garay, maire des Mureaux et président de la CA de Seine&Vexin et Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine et président de la CA2RS, M. Dalle a présenté le thème principal de la 8e édition : les femmes pilotes. Ces dernières étaient mises à l’honneur avec la présence de l’Association Française des Femmes Pilotes (AFFP) et de sa présidente Mme Adrianna Domergue, ainsi que de Dorine Bourneton, handipilote, et de Pascale Alajouanine, multichampionne du Monde, d’Europe et de France. Apporter du rêve Dans son discours, le président du SIVU a remercié toutes les personnes venues à l’ouverture ainsi que la centaine de bénévoles assurant le bon déroulement de la fête. Il est revenu sur l’histoire de l’aérodrome et sur le fait qu’il soit passé de 100 hectares à 85,15 hectares, une partie ayant été cédée à Airbus Defence and Space. D’ailleurs, le directeur du site des Mureaux, M. Hugues Emont, était présent. Apporter du rêve par l’aviation surtout aux enfants et provoquer des vocations liées à l’aéronautique, voilà certaines des motivations du

SIVU, qui ont été énoncées par son président. Pouvait-on dépasser 30 000 visiteurs? La Fête de l’Air est l’un des plus grands rendez-vous qui se déroulent dans le département des Yvelines autour de l’aviation. Plus de 20 000 visiteurs y ont assisté l’an dernier ; Eugène Dalle espérait dépasser les 30 000. Il a parlé des clubs de l’aérodrome et du fonctionnement de ce dernier La Fête de l’air a rendu hommage aux femmes pilotes.. (J2R) en commençant par cette phrase : « Aujourd’hui le terrain n’a que 13 000 mouvements par an. » Pascale Alajouanine, pilote de voltige Philippe Tautou, qui prit la parole à la Invitée à la Fête de l’Air, la championne suite du président du SIVU et du maire au palmarès impressionnant, s’est gentiment des Mureaux, a clarifié ce point et d’autres : prêtée au jeu des questions/réponses du J2R. « Nous sommes très attachés au maintien de l’aérosous une pluie battante. Pascale Alajouanine drome des Mureaux-Verneuil. 13 000 cela me va nous a fait quelques confidences techniques bien. Si on passe à 13 200, on verra bien, mais pas et poétiques : « Je fais avec l’avion en plus plus, car nous sommes en milieu urbain. Tant que du vol à plat comme les autres pilotes, des fil’aérodrome est là, je tiens à ce que les 100 hectares gures composées, c’est-à-dire des rotations, (sic) restent en vert. » les

Avions et pluie Malgré la mauvaise météo, une accalmie est apparue brièvement entre 14 heures et 15 heures, durant laquelle les visiteurs sont arrivés. Les avions ont commencé à décoller. Mais la pluie s’est de nouveau abattue sur le terrain. La démonstration phare de cette 8e Fête de l’Air devait être celle de la Patrouille de France. « La ville des Mureaux étant membre du club des villes d’Ariane et après trois visites à Salon-de-Provence », a précisé François Garay lors de son intervention. Mais la Patrouille de France est restée clouée à la base d’Evreux à cause du temps. Certains chanceux ! Cependant, les voisins de l'aérodrome ont eu le droit, le vendredi 11 septembre dans l’après-midi, à une démonstration de la Patrouille de France. Effectivement, les pilotes de la patrouille mais aussi des Cartouches Dorées se sont entraînés tout l’après-midi de ce vendredi dans un magnifique ciel bleu audessus de l’aérodrome et des Mureaux. r www.journal-deux-rives.com

des cabrioles, les figures de base qui correspondent à un catalogue bien précis dans des secteurs définis. Il y a aussi des pilotes qui inventent une figure et qu’on essaie de reproduire. Ça donne des programmes avec des figures qui ne sont pas dans le catalogue, c’est une spécialité à part. Pour la poésie, je mets de la musique car c’est quelque chose qui apporte de l’émotion au public. Ainsi je fais une démo qui est moins brutale que celle de certains hommes. C’est un peu plus doux, un peu plus poétique. Le public ? On ne l’entend pas mais on perçoit quand même ses réactions au sol. Je ne me laisse pas bluffer par la présence du public. J’ai l’habitude depuis vingt ans de faire des représentations et qu’il y ait 5000 ou 100 000 personnes, je réagis de la même façon. Quand je suis dans ma bulle, je pilote, je fais du mieux que je peux mais en sécurité toujours. Je ne me laisse pas griser par l’élan. La sécurité ? C’est d’abord d’avoir un plafond suffisant, ne pas rentrer dans les nuages, ne pas avoir de pluie. La pluie ça fait décrocher l’avion et puis ça abîme l’hélice…» r

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Villennes-sur-seine

Une signalétique patrimoniale L’Histoire, comme le territoire de chaque commune, est jalonnée de références patrimoniales évoquées dans des articles, des livres ou des conférences. Les inscrire en plus sur les lieux existants, y proposer les explications historiques permet d’en pérenniser le souvenir.

À l’origine l’idée d’une balade historique, datant de 2007, fut l’intention de prolonger le livre «La mémoire de Villennes en marche - Balades et rencontres». L’auteur principal, Michel Kohn, proposa sans succès, le projet à la municipalité d’alors en ciblant « les propriétés remarquables », connues pour être architecturalement intéressantes et nombreuses dans la commune, en complément des éléments publics du patrimoine. En 2013, l’idée resurgit sans plus de succès ni de réalisation. C’est finalement en février 2015 qu’un groupe de travail s’est constitué autour d’un projet municipal en relation avec l’associa-

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tion «ACV, la mémoire de Villennes». Son but : mettre en place une «signalétique patrimoniale» en partant d’une «page blanche». Les délais : les prochaines Journées du Patrimoine. Ses courageux membres : Béatrice Destison, deuxième adjointe au maire en charge de la communication, Anne-Marie François, élue déléguée aux Arts, aux Cultures et aux Découvertes, Marcel Djourno, désirant développer le tourisme dans le cadre de ses attributions « Animations et fêtes » et Michel Kohn, président d’ACV, la mémoire de ViIlennes. La « page blanche » devait être remplie car le moment semblait venu de satisfaire la curiosité des promeneurs en illustrant l’histoire de la commune afin que son passé soit connu de tous. Le projet s’est réalisé. C’est devenu après quelques mois d’efforts et de recherches une suite de huit panneaux facilement repérables dans le centre-ville et un autre entre les anciennes fermes seigneuriales de Marolles et de Beaulieu. L’inévitable Sophora est honoré à côté du marché ; à la gare, qui date de 1911, on apprend comment Villennes s’est transformée de «viticole» en « villégiature ». Sur la grille de la mairie, on découvre qu’avant d’être symbole

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(En 2e plan) Béatrice Destison, deuxième adjointe au maire et Michel Kohn d'AVC ont oeuvré pour cette signalétique. (J2R)

de la République ce bâtiment était une villa ; celle-ci reçut le nom du dieu de la mythologie romaine, Neptune, évoquant plus la mer que la campagne. Au fil de la promenade le parcours conduit vers le «vieux pont», l’église du XIIe siècle, les cascades et la grotte, le lavoir-Parvery etc. Ajoutons que, pour ne pas oublier qu’on est au XXIe siècle et qu’Internet n’est pas loin, sur chacun des panneaux est imprimé un flashcode, signal que la technologie, l’histoire et l’évocation du passé peuvent faire bon ménage... à condition de posséder et maîtriser un smartphone. r


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octobre 2015

Enquête

Effets pervers de la métropolisation Peut-on vivre une métropolisation heureuse ? aurait pu être aussi le titre de cette réflexion. Quel avenir pour les territoires relégués ?

Tenter de paraphraser Alain Minc(1) nous conduit à aborder les deux concepts vitaux pour les territoires en mutation en France et dans les autres pays de l’Occident. En outre, deux conférences-débats récents(2) nous interrogent sur les conséquences de la mondialisation-métropolisation sur le processus d’urbanisation notamment dans certains territoires (et villes moyennes). Ceux-ci risquent d’être délaissés, voire relégués par le couple mondialisation-métropolisation. Lier la mondialisation et la métropolisation, deux phénomènes jumeaux, qui structurent et nourrissent des territoires à des échelles variées, et mesurer leur impact sur certains territoires relégués peut et doit provoquer des réflexions inédites. D'abord, comment définir le couple mondialisation-métropolisation ? En effet, métropolisation se caractérise par la puissance organisatrice de sa force productive ; elle se mesure par des critères de type démographie, PIB, dessertes de transport. Elle dépasse le caractère fonctionnel et historique de la ville (administration, culturel...). La mondialisation fait émerger un « village mondial », qui n’a pas d’autorité étatique. « Economie-monde » et dynamique capitaliste

Fernand Braudel avait déjà analysé les prémices de la mondialisation au XVIIe siècle; il l' appela « économie-monde » dans son oeuvre

magistrale La dynamique du capitalisme(3), qui fixe la base de ce concept, devenu le centre de la réflexion urbaine à la fin du XXe siècle. En somme, insista F. Braudel, « l’économie-monde européenne, en 1650, c’est la juxtaposition, la coexistence de sociétés qui vont de la société déjà capitaliste, la hollandaise, aux sociétés serviles et esclavagistes, tout en bas de l’échelle. Cette simultanéité, ce synchronisme reposent tous les problèmes à la fois. En fait, le capitalisme vit de cet étagement régulier : les zones externes nourrissent les zones médianes et surtout les centrales. Et qu’est-ce que le centre, sinon le point dominant, la superstructure capitaliste de l’ensemble de la construction ? Comme il y a réciprocité des perspectives, si le centre dépend des approvisionnements de la périphérie, celle-ci dépend des besoins du centre qui lui dicte sa loi. » En somme, une interdépendance s’opéra entre les différentes échelles de chaque territoire dépendant de l’économie-monde. Quand l’hinterland (ou l'arrière-pays) va bien, la ville se porte bien. Et réciproquement, quand la ville va bien, l’hinterland se porte bien. Braudel développa également le lien du concept écononomie-monde avec le capitalisme : les Jeux de l’échange s’achevaient par la constatation que le développement du capitalisme avait d’abord exigé une économie de marché vigoureuse, et, en second lieu, la complicité d’une société ouverte. Mais, rien n’aurait été possible sans l’action « libératoire » d’un marché mondial. Braudel y a fait entrer, sinon dans le langage courant, du moins dans la réflexion des économistes et des historiens, le concept d’économie-monde déjà utilisé par lui-même à propos de la Méditerranée et par Pierre Chaunu à propos de l’Espagne du Siècle d’or. « [Il] ne s’agit pas de l’économie mondiale, mais d’une économie qui est un monde en soi, ce qui

Erik Orsenna, le chantre de la métropolisation-mondialisation. (J2R)

est tout différent. Il correspond à l’existence d’un espace économique cohérent, d’une enveloppe économique non limitée par des frontières étatiques, mais néanmoins autonome. »(4) L’heure de la métropolisation-mondialisation Un des disciples de Fernand Braudel, Immanuel Wallerstein ajoute : « Toute économie-monde est un emboîtement, une juxtaposition de zones liées ensemble, mais à des niveaux différents. Sur le terrain, trois aires, trois catégories au moins se dessinent : un centre étroit, des régions secondes assez développées, et pour finir d’énormes marges extérieures. Et obligatoirement, les qualités et caractéristiques de la société, de l’économie, de la technique, de la culture, de l’ordre politique changent selon qu’on se déplace d’une zone à l’autre [...] » Tout le tissu industriel américain de la côte Est produisit des biens pour exportation vers tous les continents. « Trenton makes, the world takes » était le slogan de la capitale de l’Etat de New-

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Enquête Jersey avant la débâcle de la désindustralisation des années 1960. Jane Jacobs, par son chef d’oeuvre The Death and Life of Great American Cities avait inauguré le courant de pensée conduisant à la ville à l’heure de la métropolisation. En outre, le rapport temps-espace a été bouleversé par la multiplicité et l’ampleur des moyens de communications-transports (TGV, Airbus A380, autoroutes...) Les individus « branchés » à la mondialisation relèvent de plus en plus d’une multitude des territoires (continents ?) différents. Pour certaines catégories sociales, par exemple les cadres, tout est mélangé, voire flou : travail, espace, temps... La société se désynchronise et s’accélère.(5) En effet, le nomadisme est une valeur positive chez les branchés de la mondialisation-métropolisation. La désynchronisation tend à fabriquer une « nébuleuse urbaine », sur des espaces toujours plus larges, mais aussi aux structures de plus en plus floues. Ainsi, la notion de métropole urbaine se substitue à celle plus traditionnelle de ville. Des auteurs montrent qu’il ne s’agit pas seulement d’un changement d’échelle, mais aussi de changements dans l’essence même de la ville.(6) « Fin » de modèle Jacobin et ses implications

Immanuel Wallerstein, cité par Pierre Dax, développe davantage la pensée braudelienne sur la mondialisation : « Le centre, le coeur, réunit pour ce qui existe de plus avancé et de plus diversifié. L’anneau suivant[...], c’est la zone des brillants seconds . L’immense périphérie, avec ses peuplements peu denses, c’est au contraire l’archaïsme, le retard, l’exploitation facile par autrui. Cette géographie discriminatoire, aujourd’hui encore piège et explique l’histoire générale du monde. »(7) Au XXe siècle et même au début du XXIe, la mondialisation diffère peut-être du concept « économie-monde » par le fait que le premier opère dans une double logique de productivisme-compétitivité et dans une quête inexorable de la croissance économique, synonyme du progrès. Le produit intérieur brut (PIB) est regardé - à tort - comme la panacée à tous les problèmes majeurs des territoires avec son avatar la compétitivité. Pour l’académicien Erik Orsenna, invité de la dernière table ronde de la conférence Entre ruralité et métropoles, « Rien n’est acquis ; il n’y a plus de rente de situation » et il constate « la fin » de modèle Jacobin. Michel Cantal-Dupart, architecte-urbaniste, corrobore : le Grand Paris est une « ville-monde condamné à réussir ». Partisan de la mondialisation et de la concurrence, CantalDupart souligne la vitalité de Paris et sa région afin de trouver une place dans le concert des vil24

les-mondes telles Barcelone, Berlin, Franckfort, Chicago et Los Angeles. Et les territoires relégués ? En France, treize régions, 14 métropoles, de nouvelles intercommunalités, 71 pôles de compétitivité, les LGV (autoroutes, fleuves et canaux), des territoires du littoral et transfrontaliers devraient prendre du relief. Dans ce cas, quelle sera la place des nouvelles ruralités ? En ces zones de pleins et de vides, quelles sont les opportunités pour les territoires non connectés à la mondialisation. Un processus de paupérisation se développe dans les alentours de Bourges par exemple. Jean-Pierre Saulnier, ancien président du Conseil général du Cher, a souligné que la loi MAPAM « privilégie les métropoles » et cela pose la question de remèdes pour ces territoires relégués de la mondialisation. Magali Talandier, maître de conférences à Grenoble 1 a passé en revue les dynamiques et les enjeux, lourds de conséquences pour ces territoires et villes moyens : « Ces mutations ont pénalisé les villes moyennes sauf exception (ex. Annecy) » et le niveau et la quantité des services - dont les services publics - ont pâti et l’offre semblent diminuer par rapport à leur taille critique. Comment résoudre le problème de la diagonale aride ? « Il ne s’agit pas, martelait Jean-Pierre Saulnier, de s’opposer à Paris ou aux grandes métropoles car cela serait stupide ! » Il faudrait plutôt concilier la concurrence et la complémentarité. Les politiques publiques sont écartelées entre l’exigence de rationaliser les moyens et la demande de proximité par les habitants. Pour ces territoires relégués, dans les secteurs de l’Education, de la Culture, la Santé, en somme les services publics, il est indispensable de corriger les politiques publiques basées sur la compétitivité car elles ont entraîné un déséquilibre territorial. L’exemple des vingt-deux villes de la région Centre qui se sont réunies dans le cadre de la démarche « Ambition 2020 » pourrait être une piste intéressante dans l’avenir. Quant aux politiques sectorielles, la remise en cause des écosystèmes performants à l’échelle locale (maternités, hôpitaux, universités...) par un mouvement de concentration (regroupements des établissements issus de la loi Fioraso, regroupements des régions issus de la loi du 16 janvier 2015) et la raréfaction des moyens publics qui manquaient déjà de lisibilité pose le problème du juste équilibre entre rationalisation et proximité. Dans le cas des universités, se profile parfois un risque réel d’un enseignement supérieur à deux vitesses dont les effets seraient d’accroître encore les inégalités sociales et territoriales. Et l’on peut multiplier les exemples des services à caractère public. www.journal-deux-rives.com

Contrer des obsessions technocratiques Mis à part l’effet de mode, les pôles de compétitivité ou les clusters accompagnent le double phénomène de mondialisation-métropolisation. Doit-on mettre en cause les clusters au niveau de ces territoires et villes moyennes ? Certains n’hésitant pas à franchir ce pas. Olivier Bouba-Olga, doyen de la faculté de Sciences économiques de Poitiers, a exposé ses critiques sur les concepts et les analyses liés au phénomène de la métropolisation : « Il n’y a pas de modèle [du fait urbain] mais des obsessions » technocratiques. Au contraire, une diversité de modèles urbains s’impose rendant interdépendants les territoires entre eux. En somme, ses détracteurs accusent des critères tels la taille critique de toute politique publique. Sur l’attractivité (et son avatar du marketing territorial), et sur la compétitivité, des recherches émergent actuellement. Ainsi, M. Bouba-Olga a cité le cas du territoire du Belfort-Montbéliard : comment valoriser le savoir-faire historique inséré dans la mondialisation ? Ce n’est pas une démarche aisée. Un territoire n’est pas seulement un facteur de croissance mais aussi un support de population, une communauté humaine pour laquelle le développement ne se décline pas en termes de « productivité des facteurs » ou de « coûts de transaction », mais plus simplement en termes de revenu des ménages, d’emploi, de chômage ou de pauvreté. De manière paradoxale face aux idées reçues sur la « désertification » des zones rurales et périphériques françaises, ces dernières apparaissent à bien des égards mieux loties que les métropoles car elles bénéficient d’une attractivité, notamment de la part des populations, qui leur assurent un développement bien meilleur que les plus grandes villes ou les 14 métropoles de l’hexagone. r -R. ACOSTA 1. Mondialisation heureuse, Pocket, Alain Minc, 2008 pp., 1999 2. « Entre ruralité et métropoles, les villes moyennes au coeur de toutes les convergences », 12e rencontres Entreprises et territoires, le 29 avril 2015, à la Caisse des Dépôts - « Métropolisation : quel choix pour aménager une métropole mondiale », 21 juillet 2015, conférence d’été Sorbonne 3. La dynamique du capitalisme, Fernand Braudel, Flammarion, 125 pages, mars 1988 4. page 479 in Braudel, Pierre Daix, Flammarion, 568 pages, septembre 1995 5. Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps, La Découverte, coll. « Théorie critique », 2010, 474 pp. 6. Pour approfondir ces questions, voir notamment : François Choay, « Une mutation à l’oeuvre », in De la ville à la mégapole : essor ou déclin des villes au XXIe siècle, in Techniques, territoires et société, Drast-MELT, octobre 1998. François Choay, « Penser la non-ville et la noncampagne de demain », in La France au-delà du siècle, Edition de l’Aube-Datar, 1994, Voir aussi François Ascher, Métapolis au l’avenir des villes, Editions Odile Jacob, 1995 7. Braudel, Pierre Daix, Flammarion, 568 pages, septembre 1995.


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octobre 2015

Réindustrialisation

Le parc d'activités des Garennes a vécu un lifting ! C'est fait : le poumon économique de la Vallée de la Seine a été transformé par une intense réhabilitation à caractère environnemental. La communauté d’agglomération Seine & Vexin a inauguré le Parc d’activités des Garennes le vendredi 11 septembre aux Mureaux. Une inauguration est l'occasion pour des acteurs et décideurs politiques de présenter leurs visions économiques du territoire. Le 11 septembre, c'était une journée idéale pour le le faire dans le territoire de Poissy à Mantes. D'abord, le soleil était magnifique et a irradié tous les élus et décideurs économiques présents à l'entrée du Parc d'activités des Garennes. François Garay, président de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin et maire des Mureaux a accueilli au fur et à mesure les notabilités du territoire dont le nouveau sous-préfet Frédéric Viseur. Situé au sud-ouest de la ville des Mureaux et à proximité immédiate de l’autoroute de Normandie, le Parc d’activités des Garennes est l’un des sites économiques les plus importants de la vallée de la Seine avec près de 110 entreprises et environ 3 000 salariés. Cette zone industrielle est largement diversifiée 30 % production, 30 % services, et le reste BTP et divers - et son ancrage lui a permis de résister à la crise économique. Selon les initiateurs de cette belle réhabilitation, tout a été fait pour concilier l'économique et l'environnement. La visée de

Il reste d'espaces à louer ou à vendre dans la ZI des Garennes. (J2R)

Parc des activités des Garennes lors de l'inauguration du 11 septembre.

ce projet est de développer l’attractivité et l’accessibilité du site et ainsi de favoriser la création d’emplois. Le parc a notamment été réorganisé en incluant un point de covoiturage et un système de télégestion du stationnement. Cette innovation permettra de visualiser et donc de gérer en temps réel l’état d’occupation du site. Un nouveau rond-point fluidifiera le trafic entre les rues Descartes, Chappe, Becquerel et la future voie Bérégovoy. Cette requalification du Parc d’activités des Garennes renforcera sur la frange nord la sécurité des piétons au même titre que la piste cyclable implantée sur la frange sud, assurera la tranquillité des cyclistes. Un bâtiment d’accueil a également été installé ainsi que des bancs et des tables de pique-nique. S'ajoute à cela la création de bassins, qui permettront de stocker les eaux de ruissellement issues du domaine public par une infiltration lente dans les sols. L'objectif des élus et aménageurs est clair : la diminution de la charge en hydrocarbures des eaux provenant de la voirie. Par ailleurs, les interactions entre les plantes, le sol et les micro-organismes qui se nourrissent des composés organiques issus de la pollution permettront d’assainir le sol et l’eau. C’est ce qu’on appelle la phytoremédiation. La ville a également choisi un éclairage avec une limitation de puissance aux heures les plus creuses en termes de trafic. Autre nouveauté : l’implantation d’une éolienne ainsi que d’une borne de rechargement des voitures électriques. www.journal-deux-rives.com

(J2R)

En effet, cette zone économique est en pleine expansion et continue de nécessiter l'élargissement de l'offre de services aux PME et autres entreprises présentes sur place. C'est justement le sens du discours de M. Windsor du groupement économique des entreprises, qui a demandé aux élus de « dynamiser » le tissu industriel de la Vallée de la Seine. Pour lui, il faut que les pouvoirs publics « apportent des améliorations » tant sur les services que sur les moyens de transports. Côté conjoncture, la Banque de France, par l'intermédiaire de Dominique Calvet, a insisté sur la fragilité de la reprise mais a donné des perspectives positives d'ici à l'horizon 2016 : +1,3 % du PIB français. François Garay et Pierre Bédier ont écouté les demandes et rassuré des acteurs économiques de la Vallée de la Seine : « Oui, il faut davantage de zones industrielles », a souligné François Garay en lançant un appel pour leur prolifération dans l'ensemble du périmètre du Grand Paris Seine Aval. C'est une condition sine qua non de la réindustrialisation de la Vallée de la Seine. En écho à cet appel et avec une certaine connivence intellectuelle, Pierre Bédier a exhorté les élus à se mettre au travail avec la constitution et la mise en place de la communauté urbaine qu'il appelle de ses voeux. La boucle est bouclée : la métropolisation du territoire va faire « gagner la bataille de l'emploi ». Le débat est lancé ! r R. ACOSTA 25


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Austérité budgétaire

Poissy au centre de la contestation contre les coupes budgétaires Mis à part l'ancien maire d'Achères, M. Alain Outreman, aucun élu de la gauche n'était présent à cette démonstration de force orchestrée par le maire de Poissy, Karl Olive (LR). Le 19 septembre, environ 300 personnes dont une quarantaine d'élus des environs ont vilipendé la politique d'austérité du gouvernement (PS) actuel.

Cela dit, la droite va vraisemblablement gagner en 2017 et, si l'on est toujours en crise économique, ces mêmes élus seront-ils en mesure de refaire ce type de coup médiatique à Poissy (qui sera toujours dans les mains de la droite) ? Puissante association des élus locaux, l'Association des Maires de France (AMF) avait lancé la campagne « J'aime ma commune ». Son président, François Baroin, ancien ministre de droite, a tenté de minimiser la coloration politique de cette initiative au niveau national. Certes, certains élus de gauche dont le maire de Lyon, Gérard Collomb, ont signé la pétition et encouragé une campagne similaire dans la métropole lyonnaise. Ici, Karl Olive, le maire (LR) de Poissy, vice-président du Conseil départemenal des Yvelines, a organisé cette manifestation pour alerter la population que les coupes budgétaires auraient des conséquences graves pour le quotidien des habitants et pour le niveau des aides aux associations. En outre, les investissements publics seraient réduits à moyen terme, conduisant à une réduction des commandes aux PME et aux grandes entreprises du secteur privé. L'emploi en pâtira. En effet, le J2R a toujours décrié l'austérité qui frappe l'Europe dont la France et ses 36 000 communes. Combat citoyen Parmi les personnalités de premier rang 26

Le 19 septembre, la fronde communale a été menée par les troupes de LR.

qui ont pris la parole, le message était aussi clair : non aux coupes injustes et « aveugles ». Gérard Larcher, président du Sénat et grand défenseur de la ruralité, a critiqué la politique actuelle du gouvernement Valls : « La baisse brutale [des dotations générales de fonctionnement ou DGF] aura des conséquences néfastes [...] » sur l'emploi, sur les investissements et sur la vie associative. Pour lui, le gouvernement ne fait que jouer avec les nerfs des élus locaux en enlevant quatre milliards de l'enveloppe des DGF pour ensuite déclarer qu'il y aura un milliard débloqué. « C'est une aumône », a déclaré le président du Sénat. Encourageant les citoyens présents sur la place de l'Hôtel de ville de Poissy, M. Larcher a conclu que ce combat concerne tous les citoyens car « la commune est la cellule de base de la démocratie et ce n'est pas une idée nostalgique ». Elections régionales obligent, Valérie Pécresse était là pour « témoigner » du cas des communes des Yvelines : « [le gouvernement] nous dit que l'on est trop riche... les restrictions [à venir] sont injustes car les communes yvelinoises sont bien gérées ; en outre, nous avons des communes dans la difficulté telles Carrières-sousPoissy et Chanteloup-les-Vignes. » La seule solution reste le combat et la résistance : « Il faut résister et dire non à l'injustice ! » En conclusion, la manifestation a réussi à rassembler tous les élus et personnalités de la Vallée de la Seine. Certes, ce sont des communes gérées par la droite et par conséwww.journal-deux-rives.com

(J2R)

quent on ne voyait que des élus de droite (principalement LR). Quatre députés, le président du Sénat et un public nombreux pour un samedi matin ont fait de Poissy « the place to be ». (NLDR : l'endroit où il faut être). r R. ACOSTA

récupération politique ? Selon Eddie Aït, conseiller régional d’Île-deFrance (PRG), ancien maire de Carrières-sousPoissy et président du PRG 78, cette journée du 19 septembre sur la baisse des dotations aux mairies par l'Etat dans les Yvelines est « un rassemblement légitime qui ne doit pas dévier de son objet ! » Eddie Aït a précisé : « Les Radicaux de Gauche bataillent depuis des mois contre la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités (d’un montant de 11 milliards d’euros pour 20152017). Eddie Aït a souligné néanmoins « la création, par le Premier Ministre et le Président de la République, d’un fond doté d’un milliard d’euros pour soutenir les projets portés par les communes et les intercommunalités. Il figurera dans la loi de finances 2016 ». Le PRG 78 a ajouté que si la journée du 19 septembre sur la baisse des dotations aux mairies constitue un rassemblement légitime : « Ces difficultés ont commencé dès 2010 par le plafonnement puis la suppression brutale par le Gouvernement de Nicolas Sarkozy de la taxe professionnelle. Ce fut le plus mauvais coup porté aux finances locales. » Le PRG a dénoncé ainsi dans les Yvelines « les récupérations politiques locales » à des fins électoralistes en vue des prochaines régionales. r


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Citoyenneté

Quand il faut y aller, faut y aller ! Triel entre-t-il dans l'âge de la démocratie de concertation ? Est-ce un premier pas vers la démocratie participative ? Une lettre nominative ayant pour objet la « concertation sur l’urbanisme et l’aménagement [du territoire] de Triel-sur-Seine » invite un certain nombre d’habitants à deux réunions sur un sujet qui intéresse « toutes les Trielloises et tous les Triellois » : des opérations d’aménagement et d’urbanisme. Les noms, tirés au sort d’après les listes électorales, semblent avoir convié beaucoup de jeunes; c'est bon signe que le hasard les ait choisis car c'est le Triel de demain qu'ils vont découvrir et sur lequel ils vont pouvoir donner leur avis. Mais un avis seulement car « la politique d’aménagement et d’urbanisme est le fruit de notre volonté » dit la lettre. Espérons que jeunes et moins jeunes, expérimentés sur le sujet ou novices vont répondre : « Présent ! » et saisir ainsi l’opportunité citoyenne qui leur est offerte. Chacun va pouvoir, après s'être informé (formé ?), comprendre les objectifs et puis donner un avis sur l'ensemble du territoire de la commune et pas seulement sur son petit carré boisé, urbanisé, isolé ou central. Grincheux, certains pourront regretter que la réunion ne soit pas publique, mais une petite phrase ouvre la porte en précisant « Bien entendu, vous pouvez venir accompagné (e) de la personne ou des personnes de votre choix ». Reconnaissons que cette initiative est risquée pour les membres de l'équipe municipale dans son ensemble car que feront-ils si les interventions penchent pour un refus des projets ? Rappelons-nous l’initiative dé-

mocratique du maire d’Andrésy qui soumit son projet d’urbanisation à la population. En bord de Seine serait-on négatif ? Sans vouloir être négatif, il aurait été souhaitable que ces réunions de concertation soient organisées AVANT, afin de demander aux habitants d’AUJOURD’HUI ce qu’ils souhaitent pour les habitants de DEMAIN. Mais ces projets semblent avoir été établis par l’ancienne équipe municipale qui Cette initiative du maire de Triel, est-ce un premier pas vers la démocratie participative ? (J2R) avait des méthodes différentes de l'actuelle. Qui pense l'aménagement ? L'expert , l'élu de port industriel en remplacement du port ou le quidam qui en « bénéficiera » ? Toutefois il de tourisme actuel sur Triel qui n’a apporté n’est pas trop tard pour changer de méthode aux participants (qui ont joué le jeu en toute en tenant compte du fait que la société civile bonne foi.) aucune satisfaction. Exemple : la a évolué : de passive elle est devenue active manifestation du 20 septembre. et souhaite vivement devenir partie prenante Mais ce n'est pas une raison pour ne pas dans les décisions qui la concerne et en parti- relever le défi. Alors faisons confiance aux culier quand il s'agit de l'évolution (améliora- initiateurs de la réunion de Triel qui antion ?) de son cadre de vie actuel et à venir. noncent aux futurs participants : « […] nous Certains élus sont entrés dans l'âge de la souhaitons partager avec vous cette politique, vous démocratie de concertation, une démarche présenter la méthode d’élaboration des projets(1) que légale mais vécue a posteriori donc géné- nous avons adoptée et vous demander votre point de ratrice de frustrations et de regrets. Espoir. vue sur un certain nombre de sujets.» Quand il faut C'est un premier pas vers la démocratie y aller, faut y aller ! . r -C.s.B participative. Avis aux amateurs et aux déçus des mois de concertation sur le projet 1. Dont « enrayer la diminution du nombre d’habitants »

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Aviron : Jeux méditerranéens de plage

Un « Billet » pour une équipe en Or Justine Billet, ancienne sociétaire de l'équipe d'aviron à MeulanHardricout-les Mureaux, a montré ses qualités dans un sport en plein essor et cela a été prouvé dans le cadre des Jeux méditerranéens de plage qui a eu lieu à Pescara (Italie) fin août. Pour la première fois de son histoire, une équipe de France a été présentée. Cinq embarcations ont concouru avec une épreuve de relai qui s'est ajoutée dans les dernières phases de ce jeux méditerranéens. La première édition de ces jeux à Pescara en Italie a attiré un millier d'athlètes de 24 pays différents, qui sont venus s'affronter sur onze disciplines. Les épreuves de « rowing beach sprint » à Pescara s’achèvent de très belle manière pour la première équipe de France d’aviron de mer. Avec 4 médailles d'or et une en argent, les tricolores terminent avec le meilleur bilan des nations sur cette épreuve. Lionel Picard en 1X SH a tout tenté pour essayer de vaincre le rameur slovène dans sa finale pour la médaille de bronze, mais s’incline avec courage dans sa course. Jessica Berra en 1XSF a certes perdu sa finale face à l’excellente rameuse italienne mais remporte avec réjouissance la médaille d’argent dans sa catégorie. Notre 2XSH, composé de Julien Gazaix et Benoit Bride, partait encore favori de sa finale face aux slovènes. Ils n’ont

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pas failli en remportant avec brio et panache, la première médaille d’or de la journée. Ensuite, dans une sorte d'apothéose, un équipage de quatre rameuses et une barreuse « sprinteuse » ont rapporté une médaille d'or en plus pour les tricolores. L'équipage de Justine Billet a surParmi les sportives dans le bateau, Justine Billet s'est donnée à fond pour arracher une victoire à Pescara, Italie. (DR) passé l’équipage grec dès le début de cette finale du 4X+SF (Agathe Pichon, Marie Tavernier, dans la Vallée de la Seine et laisse un beau Justine Billet, Anne Jouy, Charlène Mala- souvenir comme sociétaire du club d'aviron. boeuf). Comme la veille, les Françaises n’ont Le J2R aura l'occasion de suivre les exploits laissé aucune chance à leurs concurrentes en sportifs de cette belle représentante de l'aviadoptant une stratégie efficace et bien pré- ron français. r parée. Elles remportent ainsi la seconde médaille d’or de la journée. Résultats Interrogée par la rédaction du J2R, Jus- Pour l’épreuve en SF1x mer : tine Billet a expliqué que ces jeux lui ont per- Jessica BERRA - 2ème, médaille d'argent mis de consolider sa méthode de travail dans Pour l’épreuve en SF4x+ mer : un sport en plein essor. Pour elle, c'était très Justine BILLET, Charlène MALABOEUF, Anne JOUY, Marie éprouvant car « ramer n'est pas la seule activité TAVERNIER et Agathe PICHON - 1ères, médaille d'or car il fallait faire un sprint de 600 mètres » avant Pour l’épreuve en SH1x mer : de prendre le large (en mer) et ensuite par- Lionel PICARD - 4ème courir une distance de six kilomètres. Enfin, Pour l’épreuve en SH2x mer : il fallait ramener le bateau au bon port et Julien GAZAIX et Benoît BRIDE - 1ers, médaille d'or « sprinter » à nouveau pour 250 mètres sur la Pour l’épreuve en SH4x+ mer : plage. C'était la première fois que ces Jeux Guillaume BEC, Olivier DUFFET, Benjamin BAJARD, Rémi méditerranéens de plage étaient organisés ; ROUVIERE et VincentALLIGIER (Barreur) - 1ers, médaille d'or ils étaient ouverts pour les disciplines telles Pour l'épreuve en rélai mer: la lutte en plage (beach-wrestling), natation, Jessica BERRA, Justine BILLET, Charlène MALABOEUF, Lionel PICARD, Julien GAZAIX et Benoit BRIDE - 1ers, méhand et aviron. Justine Billet habite actuellement à Cour- daille d'or. r bevoie mais garde des attaches (ses parents)

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octobre 2015

Boxe : Querelles associatives

Le BAM des Mureaux se brise en deux Depuis le début septembre, le paysage sportif ne vit qu'aux derniers échos de la confrontation entre dirigeants de la Boxing Amicale des Mureaux (BAM). Que s'est-il passé ? A ce stade, le J2R ne peut que constater les dégâts et le sport est pris en tenaille entre deux adversaires qui étaient autrefois de la même famille sportive. Les palmarès de la Boxing amicale des Mureaux (BAM) ne sont plus contestés car de grands boxeurs - Mendy, Yoka... et les frères Hallab - ont bâti une « powerhouse » comme disaient les Yankees. Autrement dit, l'école de boxe de Mokhtar Hadjri, entraîneur historique, et de ses amis a semé la gloire mais aussi un peu de jalousie. Justement, les élèves de Mokhtar dont certains se sont fait une réputation de « guerriers » du ring et dans la scène locale ont fondé un club à Vernouillet, ont gagné des médailles, ont formé encore des boxeurs à fort potentiel. Pourquoi briser le travail fait depuis une génération. S'agit-il d'une sorte de conflit de générations ? Pourquoi tant de gâchis ? Ainsi, la page Facebook « officielle » du BAM affichait le 3 septembre une étrange mise au point : « La réunion du 4 septembre 2015 n'est ni une initiative de notre association, ni une assemblée du B.A Les Mureaux. Elle ne concerne et ne représente que les gens qui y participent. » En réalité, un groupe de contestataires de la ligne officielle du BAM s'est organisé afin de (re)faire l'Assemblée générale de juin car - selon leurs dires - il y avait des « choses qui clochaient ». Au contraire, selon Ali Rih, président actuel du BAM, tout a été fait dans les règles associatives et même un des « conspirateurs », qui faisait partie du conseil d'administration, avait « validé » en juin dernier tous les rapports et comptes de l'année 2014-2015. La Fédération va vraisemblement se mêler à cette affaire avec des mesures disciplinaires. Par conséquent, on ne peut que constater la divergence de personnalité entre les « anciens » et « nouveaux ». « C'est le bordel et il n'y a aucune transparence », explique-t-on chez

Le 27 avril 2013, le BAM affichait une unité (de façade ?). (Archives J2R)

les contestaires. Le président Ali Rih a rétorqué que « le putsch [NDLR : du 3 septembre] a été raté ». Désormais, le combat s'est déplacé vers le contentieux avec des huissiers et des avocats. Un grand connaisseur du dossier et surtout de la vie politique locale a prévenu le J2R : « reste en dehors de ce conflit » . Sans vouloir prendre partie dans la controverse, il est indispensable qu'il y ait une intermédiation afin d'établir la communication entre les deux parties adverses. Sinon, de cette querelle associative, les jeunes boxeurs muriautins vont pâtir pour des années de cette divergence qui n'a aucune raison d'être. Parole de lutteur. r

«Deuxième round»

Selon nos confrères du « Courrier de Mantes » (30/09/2015), le conflit entre dans une phase plus médiatique avec des entraînements « sauvages » devant la mairie des Mureaux. Ces entraînements - ou plutôt des rassemblements sportifs - sont organisés par les contestataires du bureau directeur actuel du BAM. La municipalité reste en dehors du conflit et ne veut surtout pas surtout trancher : « Le BAM est une association et relève du domaine privé » s'est défaussé Bernard Durupt, adjoint au maire des Mureaux. Quant au fond, les deux parties se jettent la responsabilité et sont entrées dans un dialogue des sourds. «Suspension [frappant les frères Azis et Abadila Halab] » affirment les historiques contre « abus de confiance », qui est le cheval de bataille des contestataires. Vite un arbitrage ! r

(De g. à dr.) Ali Rih, président du BAM et Mokhtar Hadjri, entraîneur historique ont tenu le stand au forum des associations le 5 septembre 2015. (J2R)

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1 jour 1 livre

Un désir d’utopie Le Corbusier, La planète comme chantier de JeanLouis Cohen.

Architecte, peintre, théoricien et écrivain suisse, Charles Jeanneret, dit Le Corbusier (1887–1965) est célébré par certains comme le plus grand architecte du XXe siècle et par d’autres comme l’architecte de l’utopie sociale dans la tradition de Charles Fourier. D’innombrables ouvrages ont été publiés analysant l’essentiel de son génie à travers sa vie, ses réalisations, ses théories, ses réussites et ses échecs. Oeuvre hors du commun C’est à l’occasion du cinquantenaire de la mort de l’architecte que les éditions Textuel publient une nouvelle biographie sous la forme d’un portrait illustré de l’artiste. Parcours passionné et passionnant écrit par Jean-Louis Cohen, historien de l'architecture et de l'urbanisme qui propose un ouvrage riche de « 240 citations ». Cheminement créatif décrit comme un itinéraire international d’où le titre « La planète comme chantier ». Un point de vue qui permet à l’auteur d’élever l’œuvre à un niveau au dessus du commun d’un être décrit à travers sa passion pour les théories d’avant-garde chargées d’émotion et de « sociabilité intense ». Passion d’un urbaniste qui voulait raser une bonne partie du Marais et du quartier Saint-Paul, alors insalubres pour y construire 18 tours de bureaux de 200 mètres de haut face à l'île SaintLouis (plan Voisin de 1925). Presque un siècle plus tard Paris aura sa tour « Triangle ». Comme tous les utopistes Le Corbusier voulait créer une réalité idéale et sans défaut

Le Corbusier architecte au XXe siècle.

pour une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie dans des « machine à habiter » souvent décrites, quelques fois réalisées. Ils 30

voulaient tous faire le bonheur d’êtres humains qui ne leur demandaient pas tant. Le Corbusier, théoricien d’une avant-garde qui rejette les apports du passé et les traditions anciennes avec leurs courbes, leurs fantaisies et leur exubérance, qui évacue aussi les volutes joyeuses de l’Art nouveau pour les remplacer par le dogme de la ligne droite et l'angle aigu. Une nouvelle esthétique que doit accepter l’homme nouveau soumis à l'ordre supérieur, considéré comme un être qui n'a que des besoins limités identiques dans tous les pays, « les hommes étant tous faits dans le même moule ». Exit la civilisation et la diversité. En route pour la « ville radieuse ». Le pavillon suisse de la Cité Internationale Universitaire de Paris est l’une des réalisations les plus marquantes de Le Corbusier dans l’entre deux guerres. Le pavillon suisse permis à son concepteur d’expérimenter certains de ses principes d’architecture et d’urbanisme et d’appliquer plus tard ses théories au logement collectif. Ils ont été publiés en 1927 sous le titre « Les cinq points d'une nouvelle architecture », et forment un résumé des idées architecturales, développées au cours des années précédentes. On y retrouve progressivement élaboré le concept de « promenade architecturale » : les pilotis (le rez-de-chaussée est transformé en un espace dégagé) ; le toit terrasse (nommé précédemment le toit-jardin) ; le plan libre (suppression des murs porteurs autorisée par les structures de type poteaux-dalles en acier ou en béton armé), la façade en bandeau (rendue possible par les structures poteaux) ; la fenêtre en bandeau (elle, aussi, rendue possible par les structures poteaux) ; la façade libre (poteaux en retrait des façades, murs légers indépendants de la structure). Théoricien de la ville radieuse Mais gare aux utopies. « Béton. Parallélépipède posé sur des pilotis. Et décrochage incurvé. Le pavillon correspond au purisme, étendard dogmatique de Le Corbusier : simplicité des formes, organisation, rigueur. Et à sa définition de l'architecture moderne, selon cinq points : plan libre pour l'accueil, façade libre en murrideau, fenêtres en longueur, toit-jardin et double rangée de pilotis dégageant le rez-de-chaussée. Et l’homme dans tout ça ? Peu à peu, l'utopie va grandir. Il va considérer qu'il y a un homme moderne et un homme ancien. Et que l'architecte peut faire naître l'homme moderne à travers la ville moderne. » L’auteur de Le Corbusier, une planète comme chantier, Jean-Louis Cohen a pu inscrire la trawww.journal-deux-rives.com

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jectoire de l’architecte dans la chronique sociale mais en a-t-il été jusqu’à inscrire l’homme et ses idées dans la chronique historique de son époque ? « Le Corbusier commence les années 1930 plutôt à droite et les finit clairement à gauche » écrit l’auteur page 133. En effet, encensé par ses pairs, il affirme à plusieurs reprises son admiration pour les régimes forts car leur sens de l'ordre est en conformité avec son tempérament. C’est sa manière de rêver l'avenir, ainsi qu'il l'écrit en 1937 : « Créer une race solide et belle, saine. » Mais après avoir tenté, pendant la guerre, de vendre ses idées au gouvernement de Vichy, il se rapproche du parti communiste qui manifeste le même goût de l'ordre que ses prédécesseurs fascistes. En 1947, il écrit à ses nouveaux amis syndicalistes de la CGT : « Je fais chaque jour ma part dans la révolution machiniste... mais il faut enseigner à vos gens la discipline nécessaire ». Architecte iconoclaste, Le Corbusier est devenu théoricien de la « ville radieuse » avantgardiste directif et pourtant humaniste ; ses projets de villes nouvelles, jamais réalisés, l'inscrivent dans la longue lignée des utopistes contrariés. N’a-t-il pas écrit cette affirmation qui interpelle : « Mon devoir à moi, ma recherche, c'est d'essayer de mettre cet homme d'aujourd'hui hors du malheur, hors de la catastrophe ; de le mettre dans le bonheur, dans la joie quotidienne de l'harmonie.»(1)r -C.s.B (1) Textes d'après le catalogue «Le Corbusier- Le mural de la Fondation suisse - Paris 1948»


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Street art

« L'Homme blanc » de Jérôme Mesnager « L'Homme blanc » (à l'arrière-plan), l'invention de Jérôme Mesnager (ancien de l'école Boulle), a fait l'objet d'une exposition d'une semaine à Villennes.

Lors de la performance de l'artiste, le 12 septembre, le public a été ravi de voir la création en direct d'une œuvre qui perdurera dans l'imaginaire collectif. Du 4 septembre au 13 septembre, les œuvres de Jérôme Mesnager ont frappé les esprits des visiteurs par sa lumière, sa simplicité et son originalité. D'abord, le choix des couleurs est divers et varié. Le bleu, l'orange, le vert, le blanc se mélangent pour produire des impressions fortes chez les visiteurs. Simplicité car les œuvres de Jérôme Mesnager sont comprises par presque tous les visiteurs, quels que soient leur âge et leur culture. On pourrait dire que l'artiste joue avec l'abstraction mais il y a une sorte de réalisme de vie dans tous les dessins et les toiles exposés dans le cadre de cette exposition villen-

noise qui a attiré un public de toutes les communes des Deux Rives. Quant à son originalité, laissons l'artiste s'exprimer : « L'Homme blanc, symbole de lumière, de force et de paix, revendique sa liberté, en tant que personnage privé de tous repères sociaux et politiques... il semble chercher sa place dans l'univers qui l'entoure. Le message est fort : soyons libres et cultivons notre bonheur. » Après avoir dédicacé quelques livres de BD, l'artiste Mesnager a procédé le 12 septembre à la création, de toutes pièces, d'un « homme blanc » Michel Pons, maire de Villennes, Jérôme Mesnager, devant un public fort nombreux qui l'artiste, J-F Degand, conseiller municipal, et Anne-Maire a été touché par la grâce de l'artiste. François, élue déléguée aux Art, aux Cultures et aux Découvertes. (J2R) Les silhouettes fantomatiques dansent devant vos yeux afin de vous faire entrer et peut-être même le divin. » Depuis 1983, « l'Homme dans un monde de paix et de quiétude. Une blanc » a été reproduit à travers le monde entier, émotion vous perce et vous anime vers des des murs de Paris à la Muraille de Chine. Un moments de bonheur. L'artiste a souligné l'im- véritable tour du monde : des géants de Ménilportance de cette symbiose : « Mes oeuvres vous montant à la Place rouge de Moscou, les perprojettent dans l'émotion, celle qui touche les sens, l'esprit sonnages articulés sont partout ! r

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La mémoire des 2 Rives

Balades villennoises Le samedi 19 décembre, lors des Journées du Patrimoine, deux balades ont eu lieu dans le centre du charmant village de Villennes, l’une le matin, l’autre le soir. La première suivait le parcours de la signalétique patrimoniale à l’occasion de son inauguration ; le même jour était publiée l’application «La mémoire de Villennes au bout des doigts », qui constitue un guide interactif pour des balades réelles ou virtuelles dans cette cité et dans son histoire. Le J2R a demandé des précisions à Michel Kohn, président de l’association d’histoire locale de cette ville. Le J2R : Vous avez été très impliqué dans la réalisation de la signalétique patrimoniale ; vous avez organisé la balade nocturne et vous avez réalisé l’application pour tablettes tactiles et smartphones. D’où vient ce fil directeur de la balade ? Michel Kohn : Je pense que le meilleur moyen de découvrir une ville et son patrimoine est de s’y promener. Aussi le premier livre que

notre association a publié en 2007, avec le financement de notre commune, s’est-il intitulé « La mémoire de Villennes en marche - Balades et rencontres ». Au cours de chaque itinéraire de balade qui est décrit dans l’un des 8 chapitres, nous rencontrons également les anciens habitants et résidents qui ont façonné le village. Nous avons alors proposé à notre Une étape de la balade nocturne des Journées du Patrimoine. municipalité de jalonner les itinéraires de ces balades au moyen de panneaux expliM.K. : En effet, ACV, la mémoire de Villencatifs. Ce projet, qui n’a pas pu alors être réalisé, nes a proposé aux autres associations d’histoire a été relancé par la municipalité élue en mars locale de la CA2RS d’organiser, en commun, 2014 ; il a abouti, sous une forme réduite mais les rallyes pédestres des 2 Rives de Seine. Nous très satisfaisante, à l’initiative de Béatrice Des- avions l’expérience de cinq rallyes pédestres qui tison, deuxième adjointe au maire en charge de se sont déroulés à Villennes, dont l’un dans un la communication, avec la participation active cadre intercommunal jusqu’à Médan. Trois rald’Anne-Marie François, élue déléguée aux Arts, lyes ont déjà eu lieu, élaborés en collaboration aux Cultures et aux Découvertes, et de Marcel avec Triel, Mémoire & Histoire, le Club Historique Djourno, désirant développer le tourisme dans d’Andrésy et l’association Passé-Présent de Verneuil. le cadre de ses attributions « Animation et fêtes ». Nous avons commencé à préparer le prochain J’ai apporté au groupe de travail les résultats des avec l’association Histoire d’Orgeval : il aura lieu recherches de notre association, les images de l’après-midi du samedi 21 mai prochain. Il est notre album de photos anciennes ainsi que mes désigné sous le nom « quatrième rallye pédestre des 2 compétences en informatique et l'accès à des Rives de Seine (Aval) », ce dernier mot ajouté faidocuments de notre application pour la mise en sant référence à la nouvelle intercommunalité œuvre des QRcodes. qui sera établie en 2016. Nous ne savons pas si J2R : Un article de notre journal(1) est consa- nous pourrons poursuivre cette initiative dans cré à cette réalisation qui peut donner des idées le cadre d’un territoire comprenant 73 comà d’autres communes de notre territoire. Avant munes de Conflans-Sainte-Honorine jusqu’à de relater la balade nocturne des récentes Jour- Bonnières. J2R : Est-il plus facile d’organiser des balanées du Patrimoine, ne pouvez-vous pas évoquer d’autres promenades, celles qui permet- des autour du patrimoine de votre ville ? M.K. : C’est un fait, mais la municipalité tent de découvrir l’histoire et le patrimoine des de Verneuil s’est bien impliquée dans l’organivilles de notre communauté d’agglomération ?

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La mémoire des 2 Rives sation du dernier rallye pédestre dans sa ville. Est-ce parce que son maire est le président de la CA2RS ? Toutefois, André Dupon, 8e adjoint au maire d’Orgeval en charge, notamment, des associations, participe très activement à l’élaboration du prochain rallye pédestre, avec des membres d’Histoire d’Orgeval, dont ses nouveaux dirigeants : Michel Fillon, président, et Jeannine Hubert, vice-présidente. A Villennes, nous avons bien collaboré avec les élus qui ont mené le projet de la signalétique patrimoniale tandis que la municipalité était partenaire de notre animation des Journées du Patrimoine. J2R : Nous avons bien perçu votre intérêt pour les balades. Pourquoi en faire une la nuit ? M.K. : La balade aux lampions que nous avons organisée le 19 septembre dernier était la deuxième. Nous avions proposé la première, il y a deux ans, à Breteuil, l’ancien hameau agricole partagé entre Villennes et Médan. Nous avons repris la même formule, mais sans la pluie battante qui n’avait, toutefois, pas découragé les musiciens-chanteurs, les comédiens et les participants. En fait, il s’agit d’une idée que j’ai trouvée ailleurs et que nous avons adaptée : il y a trois ans, j’ai participé à une déambulation nocturne dans la ville de Quimper à l’occasion du centième anniversaire de son Office de Tourisme. Les nombreux participants, munis de lampions, suivaient, de lieu en lieu, toute une chorale, son dynamique chef de chœur et un guide-conférencier. J2R : Vous avez, en effet, adapté le concept, vos chanteurs n’étant que trois. Qui sont ces musiciens qui forment le groupe Les Jadilleurs ? M.K. : Ce groupe est très représentatif des 2 Rives de la Seine : Jean-Luc Houbron, qui chante en s’accompagnant à la guitare, et Pierre Loncle, accordéoniste, nous avaient déjà accompagnés lors de la balade aux lampions de Breteuil ; le premier habite à Maurecourt, le second à Vernouillet. Ils ont été rejoints par un de leurs amis de cette dernière ville, Yves Melan, également chanteur. A chaque étape, avant la lecture d’un texte historique, ils ont interprété une chanson française évoquant l’histoire du lieu (La Bergère et le Monsieur, Le cinématographe, Auprès de mon arbre, Quand on s'promène au bord de l'eau, En sortant de l’école, La complainte de Saint-Nicolas, La jolie vigne, Dans l’eau de la claire fontaine). Une chanson avait été écrite, à cette occasion, par Pierre Loncle, sur le thème du conflit entre le curé et l’instituteur et de ses nuisances olfactives. J2R : Cette année, vous n’avez pas confié les lectures à des comédiens, comme pour les Journées du Patrimoine 2013. M.K. : Comme nous connaissions bien les textes que nous avions choisis, Mireille de la Cha-

pelle, secrétaire générale de notre association, et moi-même, nous avons pensé que nous pouvions les lire ou les déclamer. Notre amie a dû faire un effort particulier pour la dernière lecture, celle d’un poème d’un des membres de la Pléiade, amis des seigneurs de Villennes et de Médan : ce poème en latin, qu’un autre membre de l’association a traduit, célèbre la fontaine pétrifiante de Villanis, qui était, dans cette langue, le nom de notre village. J2R : Où avez-vous trouvé les autres textes ? M.K. : Pour chaque lieu, nous avons recherché, dans nos archives, des textes anecdotiques, amusants ou poétiques. Les archives municipales et départementales ainsi que la bibliothèque numérique Gallica de la Bibliothèque nationale de France ont été nos principales sources : - des courriers au préfet sur les horaires d’ouverture du passage à niveau, ne permettant pas la traversée de la voie ferrée par les troupeaux de bovins et d’ovins dans les 15 ou 30 minutes avant l’arrivée des trains, et sur les litiges opposant le meunier, propriétaire du moulin sur le pont, aux agriculteurs empruntant celuici pour faire paître les animaux dans l’île ; - une délibération du conseil municipal de Médan sur l’état déplorable de l’église de Villennes et des chemins y conduisant, lors du choix de l’église à rouvrir après la Révolution ; - des archives judiciaires concernant la plainte d’un propriétaire, dont le lierre couvrant sa clôture avait été mangé par les moutons d’un agriculteur du centre du village, et celle du maître d’école dont la cohabitation avec le curé dans la maison commune n’était pas très facile, ce dernier ayant utilisé le contenu de son pot de chambre comme une « arme » malodorante ; - le poème en alexandrins lu, en 1903, lors du centième anniversaire de la plantation du célèbre sophora ; - des extraits d’une notice publicitaire du lotissement de l’île, décrivant lyriquement les attraits de la Seine ; - un article publié par le Figaro en 1911 sur l’esclandre fait à la gare Saint-Lazare par un Villennois, qui avait manqué le train, parti à l’heure contrairement à l'habitude ; - l’invitation des sapeurs-pompiers et de la fanfare au bal, qu’ils ont organisé en commun en 1927, pour célébrer les fêtes de Sainte-Barbe et Sainte-Cécile. J2R : Qu’ont pu découvrir les participants, à part ces chansons et ces lectures, à la lumière de leurs lampions ? M.K. : Pour chacune de nos animations des Journées du Patrimoine, depuis 9 ans, nous cherchons à faire visiter des propriétés privées. Cette fois-ci, il y en avait quatre : • l’ancienne ferme d’Eugène Lamiraux, l’éleveur de moutons, à côté du magasin d’optique www.journal-deux-rives.com

installé dans le bâtiment d’un restaurant que son père avait créé ; • La magnifique villa de Pierre Decourcelle, célèbre auteur de littérature populaire, aujourd’hui oublié, qui a été aussi l’un des pionniers du cinéma ; • Le clos Sainte-Barbe, à l’emplacement d’une ancienne vigne, où est maintenant installée l’école de musique Azim’ut ; • L’ancienne maison commune, à la fois mairie, presbystère et école après la Révolution. J2R : Pour quelles raisons avez-vous intégralement filmé cette balade, nocturne et historique ? M.K. : Nous l’avions déjà fait, il y a deux ans, mais avec des moyens amateurs, pour conserver un souvenir. Cette année nous avons fait appel à des professionnels, les séquences vidéo étant également destinées à être consultées au moyen de l’application « La mémoire de Villennes au bout des doigts ». Nous remercions particulièrement Françoise Mezzadri, dirigeante de la société trielloise « Les films biographiques », avec laquelle nous collaborons pour les vidéos illustrant les éléments du patrimoine que cette application permet de visiter. J2R : Avez-vous d’autres projets de balades à Villennes ? M.K. : Il ne s’agit pas de nouvelles animations en préparation mais de nos efforts pour la réouverture au public de lieux de promenade, qui ne peut pas se faire sans l’intervention de notre municipalité et de celle de Médan. Depuis longtemps nous suggérons ou nous demandons que deux éléments du patrimoine de nos villages, situés aux deux extrémités de Villennes, soient accessibles par tous, notamment par leurs habitants. En mars 2014, nous avions demandé aux candidats à la mairie de nous faire part de leur position sur ces propositions : • Permettre des visites du magnifique parc du château d’Acqueville, à l’occasion d’un changement de propriétaire, attendu depuis quelques années. • Rétablir le chemin du bord de Seine, où nous nous promenions, en famille, de Villennes à Médan jusqu’en 1993. Sur ce dernier point, une loi a récemment modifié le contexte, permettant d’espérer la « reconquête de la servitude de marchepied ». Notre association soutient l’initiative de Marie-Thérèse Dutartre, ancienne première adjointe au maire de Médan, qui a récemment créé, avec d’autres Médanais, l’association « Tourisme et loisirs pour tous »(2) dans ce but. r Propos recueillis par Chimène Arica

1. Une signalétique patrimoniale à Villennessur-Seine : http://www.journal-deux-rives.com/ actu/05712-signaletique-patrimoniale-v... (Voir p.22)

2. Une nouvelle association pour la réouverture du chemin du bord de Seine à Médan : http:// www.journal-deux-rives.com/actu/05708-nouvelle-association-reouve... (Voir p. 17)

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Pèlerinage littéraire de médan

La Garde des Sceaux à Médan Mme Christiane Taubira, ministre de la Justice, est venue le 4 octobre à la MaisonMusée Zola-Dreyfus pour « reconnaître le peuple» qui se révolte contre l’injustice. Il est difficile de reconnaître les siens - les vrais républicains - dans des périodes troubles d’aujourd’hui. Au moins, par le verbe, Mme Taubira - accompagnée par le Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone - a voulu « arrimer la République française » aux valeurs qui sont ancrées, depuis l'affaire Dreyfus, dans les institutions et dans le peuple français. Certes, les intellectuels dits de gauche commencent à déserter, mais les personnalités politiques de haut rang - Taubira nous fait penser à Anatole France et à Georges Clémenceau - continuent à croire « aux forces de l'esprit », cet esprit des Lumières et de la Révolution de 1789 qui a tant fait pour répandre l'envie de s'émanciper de la bêtise humaine et de l'ignorance qui se perpétue malgré - ou à cause de - la prolifération de l'information

sur Internet. En effet, Mme Taubira nous a exhortés à continuer cette « révolte permanente » qui a fait l'« honneur à la gauche » et au-delà à la République. Mais, la bête immonde est chez nous : la stigmatisation de l'autre, la violence sociale et économique et l'injustice servent de décor à un paysage dévasté par l'acrimonie des uns contre les autres et les incompréhensions entre les « nouveaux » et « anciens » français. Vaincre la bête immonde En s'inspirant de l'affaire Dreyfus et du combat pour la justice d'un Christiane Taubira a donné une leçon magistrale pour ceux qui se revendiquent républicains. Domhomme le Capitaine Dreyfus, Mme mage que les élus LR de la CA2RS aient boudé Taubira a expliqué que ce type de cette leçon. (J2R) combat est « un acte de bravoure », qui doit nous Zola ont porté le clairon de cette humanité inspirer, nous façonner pour construire une « mondialité » a expliqué Mme Taubira - pour France qui serait à nouveau le phare de l'Hu- vaincre la bête immonde et ses effets dévasmanité. A travers le temps, la France a certes tateurs avec la mondialisation. En somme, perdu des batailles, mais elle n'a pas perdu il faut rester fidèle à Emile Zola et à ce qu'il la guerre essentielle, celle qui inspire et libère a incarné car son combat a été juste. Emile les sociétés... et par delà les individus. Voltai- Zola a su que la victoire de la Vérité lui aura re, Victor Schœlcher, Victor Hugo, Georges donné raison.. r Clémenceau, Louis Aragon et bien sûr Emile

Expo-vente des meubles restaurés L'événement annuel de l'association Bethel fait bénéficier des personnes en réinsertion et promeut le patrimoine français. Notez sur vos agendas, les 14 et 15 novembre. Entrée libre et gratuite. Au travers de réalisations en ébénisterie d’art, l’association Bethel s’est donnée pour mission de participer à la conservation du patrimoine à travers la restauration de meubles anciens. Dans son centre de l’Oiseau Bleu, Bethel accueille des stagiaires en réinsertion et les accompagne en leur proposant une formation d’ébéniste-restaurateur. Dans le respect des techniques d’autrefois, les meubles remis en état seront exposés lors de la vente spéciale des samedi 14 et 34

dimanche 15 novembre de 10 à 19 heures dans les locaux de l’association, un ancien relais de poste de l’époque d’Henri IV. L’acquisition des meubles par les visiteurs permet à l’association de continuer son action auprès des personnes en difficultés tout en préservant un patrimoine mobilier issu d’époques anciennes. www.journal-deux-rives.com

Avant l’évènement, un catalogue est mis en place sur le site Internet : http://www.association-bethel. fr/public/catalogue.php Même si certaines pièces rares s’adressent aux collectionneurs, la plupart des meubles proposés sont très abordables. Dates : samedi 14 & dimanche 15 novembre 2015, de 10 h à 19 h (Entrée libre) Lieu : dans les locaux de l’association BETHEL, Centre de « l’Oiseau Bleu » 12 Bis, Rue Macaigne Fortier 95650 Boissy l’Aillerie (Val d’Oise) Itinéraire : sortie n°13 sur l’A15 après Cergy-Pontoise. A moins de 30 minutes de Paris Tel : 01 34 66 98 80. Site Internet www.association-bethel.fr E-mail : assbethel@9business.fr r


DERNIÈRES NOUVELLES...

Entrepreneuriat au féminin Andrésy : Isabelle Herbreteau gère l'Atelier des styles à Andrésy depuis huits ans. Avec elle, vous allez trouver un commerce de proximité qui constitue l'âme d'un centre ville comme celui d'Andrésy. Style à l'échelle locale se décline par l'artisanat de qualité avec un savoirfaire et une convivialité sans faille. Certes, Isabelle reste discrète et méconnue sauf par sa clientèle très fidèle : « J'avait obtenu mon CPA de sellière et maroquinerie dans ma jeunesse et j'ai complété ce diplôme avec une formation de tapissier décorateur » a-t-elle insisté pendant notre interview. En considérant que le pire de la crise est derrière nous, Isabelle a commencé à prospecter de nouveaux clients dans les autres communes de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) telle Triel, Verneuil-sur-Seine et Villennes. Isabelle reste battante et confiante dans son métier : « Je donne un coup de jeunesse à des objets et/ou meubles, explique-t-elle, qui méritent qu'on les garde chez soi ». Et les couleurs sont certes vives cherchant une certaine harmonie avec le classicisme d'une période révolue. Sa boutique est l'antidote à la mode unique pour ne pas dire «UNIKEA». Tél. : 095354546410 Mobile : 06 15 92 51 92 r L'A104 en stand-by Carrières-sous-Poissy : « La A104 est en standby ! » Lors d'un interview du 2 septembre, Mme Christiane Paravay a dressé un bilan d'une année d'action du Copra 184 sur le dossier de l'A 104. Dossier hautement politique depuis des années, l'approche des régionales provoque des prises de positions politiques notamment de la droite yvelinoise. Mme Paravay n'est pas convaincue par les arguments avancés par Karl Olive, maire et vice-président du Conseil départemental des Yvelines et s'interroge sur les connaissances du dossier de la tête de liste LRUDI pour les élections régionales. Voir WEBTELE 2R r VO2 petit club qui monte Chanteloup : La ville de « loups » a récompensé huit athlètes médaillés individuels aux championnats départementaux et Régionaux en 2015 lors de la cérémonie des « loups d’or ». Il fallait bien faire une sélection parmi les 36 médaillés (individuels et par équipe) du club VO2 Rives de seine aux championnats FFA en 2015. En outre, les athlètes VO2 Rives de Seine ont couru depuis la rentrée par monts et par vaux. La performance de septembre revient à nos deux juniors Erwann Le Gal et Adrien Jamet qui ont remporté, le dimanche 27 septembre, le match inter-ligues d’athlé-

tisme sur 10 km à Avignon (84) avec le maillot de la ligue IDF sur les épaules. Erwann en a profité pour prendre la deuxième place en individuel en 33’24’’, tandis qu’Adrien termine en 35’20’’ ! Des chronos qui imposent le respect ! r

Nouveau boulanger Triel-sur-Seine : Entre la fin d'août et début septembre, le transfert de propriété de la boulangerie du centre-ville a eu lieu. La maison Lamotte a remplacé les Boillon, qui sont partis vers le Mantois. Nous avons rencontré les nouveaux propriétaires. La boulangerie du centre-ville (à 50 mètres de la Poste) avait l'air d'être en ébullition. En effet, les nouveaux propriétaires, Nathalya et Frédéric Lamotte prenaient progressivement la main de la boutique. Madame s'est mise à la caisse tandis que Monsieur a commencé à contrôler les fourneaux. Tout cela dans une ambiance amicale dans laquelle les anciens propriétaires disaient « au-revoir » à tous ses clients triellois et d'ailleurs. Pour le nouveau couple, qui sera aux manettes de la boulangerie du centre, cette première acquisition représente un double défi : garder le niveau de qualité de la boutique et conserver la tradition de la bonne baguette française. Frédéric Lamotte, possédant un CAP et ayant 25 ans d'expérience dans le métier, veut également innover dans le secteur de la patisserie. Surtout, il s'agit de réussir sans encombre cette première expérience dans une ville très exigeante tant par sa clientèle que par son emplacement. r

Rénovation commerciale Verneuil-sur-Seine : Le directeur Bouhcine Ait Si Add a décidé de fermer le rideau à 17 heures (15/09/2015) pour bien préparer son inauguration à laquelle le maire avait annoncé sa présence. Dans un état d'effervescence, le personnel de Simply market et les commerçants du centre commercial de la rue de Roziers ont fini leurs tâches afin de célébrer à l'unisson le nouveau centre commercial des Vernoliens de l'Ouest. Un agrandissement de 300 mètres carrés de surface utile, un lifting de toute la façade de ce centre commercial construit dans les années 80, et un réaménagement du parking ont transformé ce centre commercial : toute la clientèle semble être satisfaite du résultat. Cependant, restent quelques imperfections www.journal-deux-rives.com

ici et là selon quelques commerçants qui chercheraient la quintessence de la perfection. Environ 70 personnes se sont donné rendez-vous pour fêter cet événement. Loth Christophe, directeur référent, qui accompagne huit magasins sur le département des Yvelines et une partie de la Normandie, a réuni son staff et certains collègues de Roubaix (où se trouve le siège social d'Auchan, la maison mère de Simply market) ont fait aussi le déplacement. MM. Philippe Tautou, en sa qualité de maire de Verneuil-sur-Seine, Pierre-Claude Dessaignes, son adjoint aux finances, et Eugène Dalle, conseiller municipal ont honoré le personnel et les dirigeants de Simply market par leur présence. En guise de discours, et dans un échange convivial entre Philippe Tautou et les dirigeants de Simply - Bouhcine Ait Si Add et Christophe Loth - tout le monde s'est félicité du résultat de cette rénovation. « La transformation de la ville, a indiqué le maire, ne s'arrête pas là ! » L'édile a ensuite promis d'investir aux alentours des deux Simply markets de Verneuil pour accompagner cette mutation importante.r

Alzheimer et nutrition Meulan-les-Mureaux : Le jeudi 24 septembre 2015, le Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM) a consacré une journée à la maladie d’Alzheimer en mettant l’accent sur la question de la nutrition. Le CHIMM a expliqué que cette maladie touche plus de 800 000 personnes en France. Dans le cadre de la journée mondiale de cette maladie le CHIMM a voulu « prévenir et aider pour mieux vivre la maladie ». Au CHIMM, l’angle utilisé pour parler de la maladie a été la nutrition. « La perte de poids est un facteur d’entrée dans la maladie » a conclu le Docteur Karima Ferketou-Chenaoui (service mémoire et évaluation gériatrique) à la fin de son exposé intitulé « Les stratégies nutritionnelles chez la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ». Elle a présenté, dans le Pôle Soins de Suite et Réadaptation « Les Sept Lieux » unité Les Bois Verts sur le site des Mureaux. Cette journée a proposé d’autres animations autour de la maladie, comme un accueil des aidants et des parents. Autour de ces moments ludiques avec de stands de jeux gratuits et des panneaux d’informations, la pédagogie passe facilement. A 16 heures, les participants se sont retrouvés autour de gourmandises pour un moment convivial. Cette journée a permis d’informer plus sur la maladie d’Alzheimer et d’aider au mieux les personnes atteintes ainsi que les aidants. r 35


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n° 123 Naissance d'un collectif contre les "projets inutiles" - octobre 2015 by Journal des 2 Rives (Yvelines) - Issuu