Le
JOURNAL des deux rives
Mai 2015
3,2 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 122
Reconquête des friches un des défis du territoire Seine Aval
Philippe Tautou a exhorté les habitants à « ne pas taper sur les élus ». (page 6)
La politique de « reconquête de la Seine » lancée par les pouvoirs publics doit aussi intégrer la reconquête des friches industrielles et commerciales de la Vallée de la Seine. Le constat sur la multiplication des locaux vides et de terrains orphelins, dont certains pollués, devrait conduire à la réflexion et à l'action de reconversion des sites « délaissés ». Les pouvoirs publics (avec l'arrivée d'une super-agglomération) peuvent non seulement relancer le levier économique mais aussi sanctuariser les terres agricoles et préserver la biodiversité. Oui à la reconquête équilibrée de la Seine en tenant compte des exigences environnementales et démocratiques de nos habitants. Les nouveaux élus départementaux ont des chantiers immenses pour les années à venir. (Photo J2R)
finances publiques
déviation de la RD 154
« Vivre ensemble »
Entre redressement et contrainte...
Une réunion publique décapante à Verneuil
Les rencontres citoyennes
Des coupes de subventions et la pression fiscale concomitante caractérisent le schéma fiscal de 2015. Les élus s'interrogent sur la fronde fiscale et avancent la nécessité de redresser le pays. pages 5-9
Les réunions publiques constituent le principal charme des campagnes électorales. Les candidats de la liste « majorité départementale » ont marqué les esprits démocratiques. pages 19-20
Le 27 avril 2015, une conférence sur le « comment mieux vivre ensemble » a réuni Benjamin Stora et Edwy Plenel à la tribune face à plus de 300 personnes aux Mureaux.
ont planté le décor
pages 27-28
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LE JOURNAL DES
éditorial
Mai 2015
Droitàl’imagecontredroitàl’information
L
a liberté d'expression et le droit à l’information semblent être l'objet d'un combat du quotidien, même à l'échelle locale. Par une conjugaison des forces et/ou comportements ancrés dans une société de plus en plus complexe et individualiste, les organes de presse locale se heurtent à plusieurs écueils. D’abord, le droit à l’image, certes compréhensible et attaché à la liberté individuelle de tous et de chacun, a vu son champ s’élargir depuis des décennies. Une jurisprudence aléatoire met à mal les efforts pour informer sur le fait local. Ainsi, le directeur de publication du Journal des Deux Rives et de la WEBTELE 2R a fait l'objet de trois « sommations » pour enlever une vidéo de la réunion décapante du 19 mars 2015 à Verneuil-sur-Seine. Suivant un schéma identique, trois respectables personnes de Verneuil-sur-Seine nous ont menacés de poursuites pénales... car elles semblent estimer se réserver le « droit de saisir le juge des référés ainsi que la CNIL. » En outre, et suite à un échange téléphonique bouillonnant, elles ont même évoqué « des menaces juridiques » pesant sur le J2R. Mais des exceptions existent afin d’utiliser l'image d'une personne sans son autorisation. En effet, le droit à l'image, « doit se concilier avec le droit à la liberté d'expression consacré par l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; qu'il peut céder devant la liberté d'informer, par le texte et par la représentation iconographique, sur tout ce qui entre dans le champ de l'intérêt légitime du public, certains événements d'actualité ou sujets d'intérêt général pouvant justifier une publication en raison du droit du public à l'information et du principe de la liberté d'expression. » Deux principes, voire plus, s’affrontent : le droit
La Vernolienne : sacré de Thomas Salas
BurkiCamp au CHIMM : coopération décentralisée
à l’image contre le droit à l’information. Mais tout cela dans un contexte d’individualisation de la société qui n’a plus de repères collectifs. Le débat de fond est quasi philosophique entre les tenants du droit à l'image et ceux qui leur opposent le droit à l'information ; il continuera à défrayer les chroniques judiciaires. Le J2R, après consultation, a décidé de ne pas ouvrir une nouvelle polémique avec trois internautes qui tiennent à leurs droits dans un monde de mégadonnées. L’autre écueil réside dans la pratique du pouvoir politique local. La presse locale est considérée « partisane » dès qu’elle dévie de la pensée unique. Le J2R ne veut pas être sur liste noire mais ne veut pas non plus être la brosse à reluire des baronnies de la Vallée de la Seine. François d’Orcival de l’Institut, dans une chronique du Figaro, reprend avec brio les fondamentaux de la presse libre : «J'aime la liberté de la presse, disait Tocqueville, par la considération des maux qu'elle empêche, bien plus que pour les biens qu'elle fait.» « La presse, insiste Serge July (ancien directeur de Libération) n'est qu'un moindre mal indispensable à la liberté ». En réalité, le quatrième pouvoir est subordonné à la consolidation de la démocratie : Bernard Voyenne, ancien professeur de journalisme, affirmait : «Aucun journal n'est objectif ; la presse l'est.» Elle l'est à cause du nombre et de la diversité de ses titres : « Plus il y en a, plus il y a de liberté », assure July. En troisième lieu, le projet de loi sur le Renseignement débattu au Parlement pose problème. Quel sera l’équilibre de cette liberté d’expression et d’information après cette loi liberticide proposée par un gouvernement de gauche « progressiste » ? La presse locale n’est libre que pour ses lecteurs qui acceptent un pluralisme d’idées et d’échanges dans la convivialité et dans un état de droit. C’est la seule manière de la faire vivre, en affirmant les principes de la démocratie. r La Rédaction
Pierre Bédier, véritable patron du Pôle métropolitain www.journal-deux-rives.com
Le FN : les masques tombent à Triel
Projets « inutiles », les associations contestent en bloc 3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
mai 2015
Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Claude Barouh, François Darc Thierry Dornberger,, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Thibault François, Mikael Nicolas et Gabrielle Moles. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,2 € (en raison du coût de fabrication du journal).
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ÉDITORIAL Droit à l’image contre droit à l’information
page
3
Intercommunalité
Finances
A la CA2RS,
Interview
M. Pons : « un budget extrêmement contraint... »
locales
le redressement c'est maintenant
pages
5-7
page
8
ACTUALITé locale Andrésy Carrières s/ Poissy
Budget 2015 : des coupes partout... « Non à l’extension » du parc de l’Ile Nancy
pages
Le vélo, une chance pour notre territoire !
page
Au bonheur de la dictée,
Dictée des cités Finances : changement de cap Saint-Jacques de Compostelle : la première édition de la
Chanteloup Orgeval Maurecourt Triel Verneuil Vernouillet
pages
pédaler vers des chemins historiques
Festival de cinéma Nouvelles technologies
Rencontres citoyennes
11
12-13
Une pétition contre la pression fiscale... Inauguration du nouveau Bricorama La modification du PLU ne sera pas débattue Les «Blérots de Ravel» : un enterrement de première classe !
page
14
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Un budget de pénurie latente
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Le 3 Rallye pédestre des 2 Rives
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e
Une réunion publique décapante Prise en main du projet de la déviation RD 154
pages
Villennes Mathissime, exposition itinérante Hors-les-murs / Débats Les Mureaux Agglo Seine&Vexin
9-10
Lancement de l’école numérique « Le promeneur d’oiseau » a plané sur le Festival des Juniors
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Pas drôles, les drones qui volent au-dessus de nos têtes
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« Vivre en ensemble » ou périr
pages
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sports Boxe anglaise
La 3e Nuit de la boxe : gros succès pour l’équipe des frères « Hallab »
page
29
Arts martiaux
Le D ragon
page
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Un nouveau directeur pour le golf de Villennes
page
31
Les Lycans remportent le « Charly Trophy »
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Golf Football USA
bleu , gisement de champions
CULTURE Un jour un livre La mémoire des Beaux-arts
La
réalisation
du
livre
de
François
relatée par son éditeur
Ernest Meissonier est à (re)découvrir
www. journal-deux-rives.com
Gourdon,
pages
34-35
LE JOURNAL DES
intercommunalité
mai 2015
finances locales
A la CA2RS, le redressement c'est maintenant Le 27 mars à Carrièressous-Poissy, Philippe Tautou président de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine a présenté son dernier budget avant la création (en 2016) de la super agglomération Seine Aval. Sur la section investissements comme sur celle du fonctionnement, le président a voulu un bilan de transition afin de préparer le grand bond en avant. Après la ponction historique de 2014, il ne pouvait faire autrement... que gérer la pénurie financière frappant la majorité des collectivités locales françaises.
Sur un budget de 78,9 millions d'euros et un budget annexe de 1,3 M€ (soit un montant global de 80,2 M€)(1), la stabilité est le mot clé de ce budget 2015. La masse salariale représente 17 % du budget de fonctionnement et sa « maîtrise » reste la priorité de l'actuel président de la CA2RS. En 2015, la CA2RS n'augmentera pas les taux d'imposition intercommunale, qui avaient grimpés de presque 20% en 2014. Selon Michel Pons, le vice-président en charge des finances : « La seule augmentation des recettes fiscales provient donc de la hausse des bases de 0,9% votée par le Parlement.» Cette sagesse fiscale explique que notre résultat, c’est-à-dire notre excédent de fonctionnement, sera en baisse significative cette année puisque rien ne viendra compenser la diminution de nos recettes. » Une stratégie anéantie... par la grande récession
Toute la stratégie économique risquée, initiée par Pierre Cardo (2007-2012) pour doter la CA2RS de ressources pérennes avait
Philippe Tautou, maire de Verneuil et désormais méga-président du Pôle métropolitain lors de la présentation du budget de la CA2RS le 27 mars. (J2R)
été anéantie par la conjonction de deux facteurs. La filière éco-construction non délocalisable n’a pas été la niche qui aurait généré des recettes pour l’agglomération tout en créant de l’emploi de proximité. Pis, la grande récession économique a frappé non seulement ce projet mais aussi le tissu économique existant dans la CA2RS. Quelques exemples illustrent ce phénomène : Cettons 2, des pépinières et autres hôtels d’entreprises ici et là et la zone de Quarante sous. D’autre part, les recours administratifs lancés contre des projets immobiliers tel la nouvelle « Centralité » de Carrières-sous-Poissy pèseront sur les recettes. En effet la mise en chantier de plusieurs centaines de logements est retardée. Il était prévu de réaliser 900 logements en 2013 (2 800 logements à terme). La taxe d’habitation et la taxe foncière correspondant à ces habitations (combien de millions d’euros ? ) ne rentreront pas de sitôt dans les caisses communautaires. Autrement dit, la CA2RS a coupé dans le vif : dans la section fonctionnement. Les dépenses s’élèvent à 54,4 M€, soit une baisse de 6 % à « périmètre constant ». Le personnel (8,8 M€) et les frais généraux (27,2 M€) représentent à eux deux plus de 66 % des dépenses. Malgré cela, les impondérables ont continué à peser sur le budget : l’autofinancement (4,3M€) et les autres charges de gestion courante (2,3 M€ dont 764 000 alloués aux deux contributions www.journal-deux-rives.com
pour les syndicats intercommunaux de déchets, SIVATRU et SIDRU). « Ne pas maîtriser la masse salariale, a expliqué Philippe Tautou, c’est aller vers le mur ! » et cela devenait urgent. Par rapport à 2014, la masse salariale a augmenté de 2,87 % évoluant de 8,5 M€ à 8,8 M€ en raison de la prise en charge du personnel de la Maison de l’emploi 78 (MDE 78) et de l’élargissement des compétences - notamment en matière de la politique de la ville - de la Communauté d’agglomération 2 Rives. L’Etat avait abandonné le financement de la MDE 78 et comme on pouvait s’attendre l’intercommunalité a été obligée de compenser. En outre, le poste voirie s’est accru de 10 % en 2015. « Sur la base du périmètre 2014, a souligné le président de la CA2RS, une baisse de 1 % aurait pu s’opérer. » En outre, la péréquation intercommunale et communale a ponctionné 2,1 millions en 2015 (875 000 pour la quotepart de la CA2RS et 1 225 000 euros de quote-part des communes), soit une hausse de 49 %. Ainsi, l’Etat récupère progressivement le bonus de la création intercommunale, qui avait été chiffré à 2,5 millions (argument de choc pour passer du statut de C. de communes à celui d’agglomération). Pour Ph. Tautou, la péréquation « appauvrit tout le monde ! » Ce point de vue n’est valable que pour les communes riches car les villes pauvres comme Chanteloup5
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finances locales les-Vignes reçoivent volontiers des fonds de péréquation. Plus amusant, Chanteloup a su donner une partie de ses dotations à des communes riches telles Orgeval et Villennes dans ce que l’on pourrait appeler la politique sociale à l’échelle locale. En réalité la question de la dotation forfaitaire par habitant (moyenne en 2011 : 174 euros) est posée car la diversité des communes risque d’amplifier le phénomène de ponction budgétaire dans les années à venir. Déjà en 2011, le cabinet Mazars avait mis en garde la CA2RS sur ce risque et avait préconisé une meilleure péréquation horizontale, ce qui n’a pas véritablement été effectué. Et par la contribution au redressement des finances publiques locales
Coté recettes dans la section fonctionnement, les impôts et taxes représentent 41,2 millions d’euros, soit une augmentation prévue de 0,57 %. Les dotations et subventions (10,8 M dont les 6,9 millions de la DGF) ainsi que les produits et autres recettes (2,4 M) totalisent les 13,2 millions. Pour mémoire, la DGF (6,9 M) a chuté de 14,6 % sur une période d’un an. L’Etat a ponctionné un montant considérable de 1 290 000 € pour contribution au redressement des finances publiques locales. Cette doctrine est peu contestée sur le fond
dans les rangs de la droite, même ici dans les Yvelines : « Je n’attaquais pas le fond, a insisté le 17 avril Ph. Tautou, oui il faut que ce pays fasse des économies donc oui le gouvernement a raison de demander aux collectivités de faire des économies. » Le président de la CA2RS a fixé à 4,3 millions d’autofinancement, soit une baisse conséquente par rapport à 2014 : -45,5 %. Ainsi, des investissements (24,5 M dont 21,5 en équipements) affichent une baisse de 14,8 % : si l’on exclut tous les budgets annexes, les investissements d’équipement passent de 31 à 21,5 millions, ce qui est considérable. Pour leur majeure partie, ces dépenses concernent des investissements programmés, déjà en cours de réalisation. Ces investissements sont d’ailleurs très largement subventionnés. « Ces projets d’avant 2012, a jugé la CA2RS, sont irréversibles. » En revanche, depuis l’arrivée des six autres communes, le financement des projets pose problème : comme le réaménagement de la zone de Quarante sous, la ZA de Morainvilliers et le centre historique de Médan. Des économies sont donc possibles. Côté recettes, la section investissements (24,5 M) est décomposée comme suit : 10,5 millions de subventions et dotations des autres collectivités locales - vive le financement croisé - de 7,5 millions d’emprunts, 1,3 millions
M. Tautou a mis le point sur les i le 17 avril : «arrêtez de taper sur les élus !» (J2R)
d’autres recettes et 5,3 millions de recettes d’ordre (sic)... Solder le passé, constater l’échec La prudence l’a emporté sur le volontarisme. Ce budget 2015 est notamment financé par l’excédent de fonctionnement, par les subventions obtenues et par un emprunt d’équilibre qui ne devrait pas alourdir la dette de plus de 2,6 millions d’euros. Le temps des « vaches grasses » est terminé : en 2011, Jacques Gachet, ancien directeur général de la CA2RS, avait assuré imprudemment que l’emprunt de 5,7 millions d’euros ( à un taux de 2,8 %) et l’incitation exceptionnelle de l’Etat pour passer d’une agglomération de six à douze conduiraient le budget à se consolider sans une fiscalité excessive ! Une fois de plus, les
« Arrêtez de nous taper dessus ! »
Deux poids, deux mesures
Lors de la présentation à la presse du budget de Verneuil-sur-Seine, le 17 avril, Philippe Tautou, maire de Verneuil et président de la CA2RS et du Pôle métropolitain, a exhorté les contribuables à mieux comprendre les enjeux de la situation inextricable des finances publiques locales. Voici des extraits :
Sur les réseaux sociaux un élu local a réagi à ce propos : « Monsieur Tautou demande à ses concitoyens d'arrêter de taper sur les élus parce qu'il fait ce qu'il peut... Deux poids, deux mesures, puisque lui ne se prive pas pour taper sur le gouvernement, s'adonnant ainsi à ce qu'il reproche à ses administrés. »
Philippe Tautou : « Comme Pierre Bédier (NLDR : président du Conseil départemental des Yvelines) : je vais pousser un coup de gueule pour qu’on arrête de nous (élus) taper dessus car notre Etat s’est défaussé de sa responsabilité afin d’expliquer à nos concitoyens les enjeux : après avoir augmenté les impôts nationaux, l’Etat met les collectivités dans l’obligation - pour certaines - d’augmenter les impôt locaux [en raison de la diminution des dotations aux communes dont la Dotation globale de fonctionnement, ou DGF]. Cela dit, je ne dis pas que l’Etat a tort de demander aux collectivités de faire des économies ; je constate simplement qu’on n'a pas voulu informer nos concitoyens de cette obligation et, partant de là, on nous laisse le soin de gérer cette situation inextricable. Comment faire pour économiser des millions d'euros en l’espace de trois ans ? » « La majorité des communes - si elles n'ont pas augmenté leur impôt - seront dans l’obligation de le faire dans un ou 2 ans. Quant à Verneuil-sur-Seine, si l’Etat supprimait la DGF d’un montant de 1 200 000 €, je ne pourrais plus assurer l’équilibre de mon budget et je ne pourrais pas faire d'autre choix qu’augmenter les impôts. Il faut que l’on arrête de nous qualifier de mauvais gestionnaires car, au niveau des impôts locaux, les élus sont obligés d’augmenter les taux après deux ans de ponctions de l’Etat. Par conséquent, il y a un ras-le-bol général dès que l’on évoque les impôts. Autour de vous, tout le monde s’est dit saturé ! » « Construire une intercommunalité [NDLR : super agglo allant de Poissy à Mantes] sera à moyen et à long termes bénéfique pour investir [dans des projets territoriaux]. C’est une réalité arithmétique alors la seule chose c’est que vous ne pouvez pas passer d’une situation A à une situation B et demander en l’espace d’un an d’avoir fait des économies. Mais, je ne suis pas contre ce que le gouvernement a fait [l’austérité], je dis simplement qu’il l'a fait dans la précipitation, et cela ce n’est pas bon. On ne nous laisse pas le temps de bien travailler nos sujets puisque l’on nous demande vraiment d’aller à un rythme infernal. » « Sur le fond, je suis d’accord. Par contre sur la forme - une fois de plus - le procédé a été désastreux et on constate bien les difficultés [financières] des villes et des intercommunalités... Vous allez regarder ce qu’il va se passer dans les années à venir avec les régions... Le fait de regrouper ne va pas forcément générer des économies !...» r
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« De plus, il oublie qu'en se présentant au suffrage de ses concitoyens, il vient leur dire : faites-moi confiance, je sais faire. Ses administrés sont donc tout à fait en droit de lui demander des comptes sur sa gestion. Ils n'ont pas envie de l'entendre se plaindre du gouvernement (et je ne dis pas que le gouvernement est parfait ; je ne suis pas un fan de celui-ci), mais ils ont envie de l'entendre dire : « nous avons de nouvelles contraintes, nous trouverons de nouvelles solutions, » alors que lui est en mode « nous avons de nouvelles contraintes, vous allez payer plus pour y faire face. » « Le maire d'Andrésy a le même souci de prise de conscience de ce qu'attendent les concitoyens qui finissent par se désintéresser du vote, puisque le seul truc dont ils sont sûrs, c'est qu'ils sont les vaches à lait d'élus sans imagination.» Jean-Claude Frot, conseiller municipal d'opposition à Andrésy. r
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finances locales promesses ne restent que de promesses. S’est permis de conclure Philippe Tautou par « on a soldé les erreurs du passé. » De toute manière il fallait remplir les caisses vides après le manque d’environ 10 millions - dans la section investissement - laissé par l’ancienne présidence de la CA2RS. Cependant, la question structurelle de la composition du budget reste tout entière car les recettes, dans un futur proche, ne sont pas si évidentes et les mutations à la fois économiques et institutionnelles incitent à une forte dose de prudence. L’endettement se poursuit... Pour le dernier budget de la CA2RS avant la fusion dans la future grande agglomération de Seine Aval, on aurait pu espérer un budget préparatoire à la transition économe en fonctionnement. Or, il n'en est rien. Bien au contraire. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 8 millions, l'autofinancement est divisé par 3 malgré la hausse de la taxe d'habitation et la création du nouvel impôt intercommunal l'an passé. Pire l'endettement poursuit sa course folle. En deux ans l'endettement a été multiplié par deux. Au sein de la Communauté d'agglomération des 2 Rives, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, conseillère communautaire de Vernouillet
parc de vignes au cettons 2 :
0,6 million pour une garantie d'un projet privé
«Le propriétaire n'a pas payé ses traites à la Caisse des dépôts et consignations et la Communauté d'agglomération des 2 Rives s'était portée garante [en 2009]», voilà la phrase laconique lâchée par le président Tautou sur cette dépense intégrée dans la budget 2015. Parc de Vignes au Cettons 2 était un projet à caractère privé qui devait «permettre le développement économique et social d'un territoire qui souffre... encore d'un rapport emplois/habitants défavorable. Le choix du site «avait répondu» à un certain nombre de critères... favorables à l'implantation et s'était inscrit « dans un cadre plus large porté par la CA2RS, l'OIN Seine Aval et le Conseil général [devenu départemental en 2015] des Yvelines». Le prix de sortie - l'époque 2009 - avoisinait les 60 euros/m2 de SHON (surface hors oeuvres nette). Malgré l'implantation de certaines «locomotives», la crise a affecté l'économie générale du projet et aujourd'hui ce site est un état de quasi-friche industrielle. Malgré les assurances de Pierre Cardo, ancien président de la CA2RS, ce projet a coûté au contribuable la coquette somme de 0,6 Millions d'euros. C'est aussi le risque d'une politique de « valorisation d'un territoire en devenir ». r
s'oppose carrément à ce budget 2015 : « Nos concitoyens se plaignent d'avoir trouvé dans cette intercommunalité une nouvelle feuille de dépenses dans le fameux 1000 feuilles quand ils attendaient une mutualisation efficace des services à fiscalité constante. Espérons que le futur Pôle métropolitain ne se construise pas sur ce même schéma.» On le savait en 2011 Transformer l’ancienne taxe professionnelle unique dans un contexte de pénurie de ressources fiscales et de récession économique n’a pas été aisé pour la CA2RS. Le budget 2015 illustre cet échec. Dans le cas de la CA2RS, la pression fiscale est particulièrement forte : les taxes locales (TH et la TFNB) vont continuer à peser lourd dans la fiscalité des foyers de la CA2RS. Comme l’avait souligné le Cabinet Mazars : « La politique de l’habitat devient un vecteur d’action mais aussi un vecteur de croissance de ressources ; l’équilibre activités / habitats trouve un écho également en termes de retour sur investissement en matière fiscale ».(2) r
Rodrigo ACOSTA
(1) Le budget annexe ou satellite affiche 1 352 655 euros qui correspondent à quatre postes Fabrique 21 : 729 855 € ; Hôtel d’entreprises de Triel-sur-Seine : 105 000 € ; Locaux économiques du site GKN : 377 000 € ; ZAE de Bures-Morainvilliers : 140 800 € (2) « Etude financière pour la communauté : dynamique fiscale et impact des réformes en cours », document provisoire, Mazars, décembre 2011, page 19
Sans interruption Mardi au samedi 10 h. à 19 h.
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intercommunalité
mai 2015
finances locales
M. Pons : « un budget extrêmement contraint... » C’est la dernière année que la CA2RS est maître de son budget. Dès le 1er janvier 2016, elle sera absorbée dans un vaste ensemble regroupant six intercommunalités de la Seine Aval. Le prochain budget changera lui aussi d’échelle. Mais avant de prendre en compte la nouvelle fiscalité à 400 000 habitants, Michel Pons(1) détaille les caractéristiques du budget 2015. Vous
qui avez activement participé à
son élaboration, quel jugement portezvous sur l’ultime budget de la
CA2RS ? Michel Pons : « Je dirais tout d’abord qu’il s’agit d’un budget extrêmement contraint, au même titre que celui de l’ensemble des communes et des EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) cette année. Notre intercommunalité a été en effet fortement impactée par la baisse des crédits alloués par l’Etat (Dotation globale de fonctionnement ou DGF). Son plan d’économie de 50 milliards d’euros pour les trois prochaines années va priver les collectivités locales de 11 milliards d’euros de recettes, dont la majeure partie concerne les communes et les intercommunalités. En ce qui concerne notre DGF, sa diminution est évaluée à 1 150 000 euros, soit près de 15 %. Si l’on rajoute à cette baisse l’augmentation de notre participation au FPIC (Fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales), c’est au total 1,6 millions d’euros de recettes que nous aurons en moins cette année. D’autre part, même si les charges de personnel, à périmètre constant, ont été diminuées de 1%, ce poste est malgré tout en hausse de 2,8 %. C’est essentiellement dû à la prise en charge de la politique de la ville par l’agglomération. Les taux des différentes taxes sont inchangés. Comme le président Philippe Tautou s’y est engagé au cours du débat d’orientation budgétaire (DOB), il n’y aura aucune hausse d’impôt cette année. La seule augmentation des recettes fiscales provient donc de la hausse des bases de 0,9 % votée par le Parlement. Cette sagesse fiscale explique que notre résultat, c’est-à-dire notre excédent de fonctionnement, sera en baisse significative cette année puisque rien ne 8
viendra compenser la diminution de nos recettes. Il n’y a pas de nouveaux grands projets à financer, seule la continuité des programmes déjà planifiés est maintenue. Ce budget est notamment financé par notre excédent de fonctionnement, par les subventions obtenues et par un emprunt d’équilibre qui ne devrait pas alourdir notre dette de plus de 2,6 millions d’euros. Je pense donc que c’est un budget relativement prudent. » Il a été prévu une maîtrise des dépenEst-ce que, selon vous, une augmentation de 6 % des ses de fonctionnement.
dépenses de gestion correspond à une
? M.P. : « Il faut tout d’abord préciser que, si les charges à caractère général augmentent de 8 millions d’euros, c’est essentiellement en raison des modifications d’imputations comptables de certaines dépenses liées à la collecte et au traitement des déchets. Cet impact significatif (6,3 millions €) se retrouve parallèlement en déduction des autres charges de gestion courante. Sinon, comme je l’ai indiqué précédemment, un certain nombre de dépenses sont en augmentation indépendamment de nos choix ( prestations liées à la politique de la ville, doublement du FPIC, versement des attributions de compensation aux communes…). Dans ce domaine également notre budget évolue sous la contrainte de ce qui nous est imposé. » maîtrise satisfaisante
Les
recettes sont globalement en
baisse de
2 %, l’écart
entre les recet-
tes et les dépenses permet-il de maintenir un autofinancement suffisant pour
? M.P. : « Une fois le remboursement de la dette effectué, l’excédent net de fonctionnement est de 3 millions. C’est en soi un montant satisfaisant. Bien sûr, si on le compare à celui de l’année dernière, il s’est réduit de plus de la moitié. C’est évidemment préoccupant, d’autant que la baisse de la DGF va encore nous impacter au cours des deux prochaines années. Ceci démontre qu’il était indispensable d’augmenter les impôts l’année dernière, même si cela a été douloureux pour l’ensemble des contribuables... » Les investissements sont en baisse de 10 % mais ce budget demeure très volontariste. N’est-il pas excessif par rapport aux capacités financières de la CA2RS ? M.P. : « Je tiens à préciser que, si l’on exclut tous les budgets annexes, les investissements d’équipement sont en fait en baisse de 15 % d’une année sur l’autre, ce qui est considérable. D’autre part, pour leur majeure partie, ces dépenses concernent des investissements programmés, déjà en cours de réalifaire face aux investissements
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Michel Pons, maire de Villennes. (J2R)
sation. Ces investissements sont d’ailleurs très largement subventionnés. Cela n’aurait pas beaucoup de sens des les arrêter car nous perdrions ces subventions et un certain nombre de dépenses ont déjà été réalisées. Certains projets, comme celui du Peuple de l’Herbe à Carrières-sous-Poissy, ont cependant été réduits. » Avez-vous une idée de ce que sera la fiscalité du futur EPCI(2) en 2016 ? M.P. : « L’estimation du budget de la grande intercommunalité n’est rien d’autre que la somme des budgets des six EPCI qui vont la composer. Il est bien difficile d’avoir une idée sur ce que sera la fiscalité car, à ce jour, nous ne savons pas quelles seront les compétences retenues et donc le coût de fonctionnement qui y sera associé. Ces compétences sont aujourd’hui très différentes d’une intercommunalité à l’autre et nul ne sait ce qui sera finalement décidé. C’est un travail urgent à réaliser, il doit obligatoirement être terminé pour la fin de l’année. C’est pour cela que nous avons investi une somme de 600 000 € pour que des cabinets d’étude puissent conduire et accompagner la réflexion du Pôle métropolitain. La part qui revient à la CA2RS est de 180 000 €, en espérant des subventions du département... L’un de nos objectifs est que la mutualisation des services permette de générer des économies de fonctionnement. Nous y travaillons mais, comme nous sommes extrêmement contraints par le temps et qu’il s’agit d’un chantier lourd, il faut plutôt espérer ces économies au bout de quelques années. Des priorités ont été définies, sur lesquelles des groupes de travail doivent rendre leurs conclusions d’ici l’été. D’autre part les DGS [directeurs généraux de service] des six intercommunalités y travaillent déjà depuis des mois. » r (1) Michel Pons, vice-président de la CA2RS, chargé des finances; interview publié sur Internet le 12 avril. (APO) (2) Etablissement public de coopération intercommunale.
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mai 2015
Andrésy
Budget 2015 : des coupes partout... Aucoursduconseilmunicipal du 2 avril, Hugues Ribault, maire d’Andrésy et Denis Faist, adjoint aux finances, ont présenté leurs choix budgétaires pour 2015. « Pas d’augmentation des taux des impôts mais des arbitrages sont nécessaires » a indiqué le maire, Hugues Ribault dans son bulletin municipal d’avril 2015 (pages 12 et 13). Ainsi, les taux des taxes ne varient pas sauf pour les bases fixées par le Parlement : la taxe habitation s’élève à 14,8 % ; la taxe foncière bâti est de 19,15 % et la taxe non bâti passe à 78,28 %. Pour l’édile, malgré les diminutions de dotations de l’Etat, la ville s’est fixé comme objectif une gestion « rigoureuse de son budget ». Le budget prévisionnel 2015 affiche un montant de 23 110 074 euros en matière de dépenses et 24 409 296 euros côté recettes. En amont de l’adoption de ce budget, la ville d’Andrésy a demandé à ses services de faire des économies de l’ordre de 5 % « hors dépenses incompressibles comme le chauffage ou l’électricité ». En outre, la ville va couper sur les événements « coûteux » et sur les frais du personnel. Autrement dit, « le nombre de personnel municipal en équivalent temps plein est en diminution. » Sur un budget prévisionnel (BP) de l’année 2015, la section fonctionnement affiche une dépense de 16 541 747 € et un montant de recettes de 14 197 853 €. Un report du résultat de 2014 de 2 343 894 € équilibre ce budget 2015.
Denis Faist, premier adjoint au maire d'Andrésy, est chargé de l'épineux dossier de la fiscalité. (Archives J2R)
Dans la section investissement, les dépenses s’élèvent à 6 568 327 euros avec les reports de 2014 (sinon le montant d’investissement serait de 4 963 765 € sans report). Côté recettes, la ville compte investir 7 867 548 € en 2015 (3 077 703 € sans report).
« Les finances sont exsangues » L'opposition municipale a réagi pour expliquer son positionnement sur ce budget : « Fruit de sa gestion des 13 dernières années, [l'opposition Andrésy Energies Renouvelées] doit constater que les finances de la ville sont exsangues. Ainsi les dépenses (avec les intérêts de la dette) sont supérieures aux recettes. La ville d’Andrésy ne peut plus autofinancer ses investissements, sauf à puiser dans son épargne antérieure. » Ainsi les projets d’investissement promis pour 2014 n’ont pas été tenus. Pour autant et en 2015, la majorité de M. Ribault persiste dans ses choix de dépenses. Andrésy Energies Renouvelées l’a dénoncé dans son communiqué du 13 avril, plus particulièrement pour le projet de déforestation de l’île Nancy, autrement dit le «Trek Ile», et celui de la halte de plaisance, un projet reporté mais pas annulé. Coté dépenses, le maire et sa majorité ont décidé de baisser de 5% Hugues Ribault, maire d’Andrésy a arbitré sur les subventions aux associations anles choix budgétaires. (DR) www.journal-deux-rives.com
drésiennes alors que, explique-t-on chez les opposants, « la vitalité de celles-ci est, comme partout en France, la clé de voûte de l’animation et de la force vive de la spiritualité des citoyens ». Interrogé par la rédaction le 8 avril, le maire d'Andrésy Hugues Ribault a attribué la situation dramatique de ses finances à la diminution de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) et à la crise économique en général... En plus, la « fusion des territoires à marche forcée » conduit l'ensemble des 73 communes de la future méga-agglomération dans l'inconnu et dans le flou en matière de fiscalité locale. Enfin, l'opposition a critiqué « la bonne gestion de père, voire de grand-père, de famille tranquille » car cette gestion est hélas « dépassée » : « Il est temps que Hugues Ribault et sa majorité ouvrent les yeux sur une gestion plus responsable et dynamique des finances de la ville, ainsi que des projets d’habitats pour lesquels ils semblent être de simples spectateurs (cf. l’aménagement du site de l’ancien collège) ». Plus globalement, Andrésy Energies Renouvelées et ses membres concluent que « des choix budgétaires qui ne sont pas assez tournés » vers le service à la personne et le public en général à Andrésy. Cependant, la gestion « pépère » est mieux adaptée à l’actuelle situation de crise que la folie des grandeurs de certains élus en période de vaches maigres. r 9
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mai 2015
andrésy
« Non à l’extension » du parc de l’Ile Nancy Depuis décembre 2014, ce projet dit Trek’Ile pose des interrogations. Les opposants passent à la vitesse supérieure et notamment par l’action du collectif « Andrésy Trank’Ile » qui commence à faire du bruit. Depuis la présentation au public et la publication d'une lettre ouverte contre le projet « Trek’Ile » à Andrésy, trois mois se sont écoulés. Ce projet dit « Trek’Ile » vise à aménager et mettre à disposition un sentier balisé de 5 km pour un public amateur de la nature. Dans cette perspective, seuls les arbres morts seront abattus afin de préserver la faune et la flore, qui sont très présentes. Plusieurs types d’animaux continueront à peupler la zone : les renard, les chauves-souris, les lapins etc.… Mais, des opposants se sont fait remarquer et notamment Lionel Wastl, conseiller municipal d’opposition : « Aucune étude préalable n’a été présentée sur les éventuelles conséquences d’un grand accroissement de la circulation et du besoin en stationnement dans le centre-ville, pour accéder à l’île. »... En plus pour lui, le projet est très coûteux pour la ville et par conséquent il a émis des réserves : « Notre plus grande réserve qui nous a amenés à voter « contre » ce projet en Conseil municipal, c’est son coût financier : 1 500 000 €. » En outre, la tribune ouverte de MarieChristine Poussin a alimenté la polémique sur ce projet. « L’île Nancy n’a déjà que trop
« Non à l’extension... trop d’impôts pour des projets inutiles » expliquent les opposants. (DR)
perdu son caractère sauvage. Elle est ouverte aux touristes et accueille chaque année, selon vos chiffres [de la mairie], plus de 35 000 visiteurs pour l’exposition d’art contemporain Sculptures en l’île.» «Sur sa partie non aménagée les Andrésiens qui ont choisi la vie insulaire peuvent encore jouir d’une nature préservée et de tranquillité. En cédant au chant des sirènes de la manne touristique, vous préférez ignorer les nuisances liées à un afflux de touristes sur l’île. Combien d’arbres seront sacrifiés pour dégager la vue sur le pigeonnier et les éoliennes ayant vocation de “repères visuels” ? La création d’un parcours “Trek’Ile” répond-elle à un besoin ou à une demande de la population andrésienne ? Est-il décent, en ces temps de crise, de dépenser l’argent des contribuables dans un projet qui n’est pas en phase avec les besoins de vos concitoyens ? » Pour les opposants, ce projet dénature le caractère naturel d’un site privilégié, et ils ont lancé une offensive sur le plan médiatique avec une banderole qui fait jaser la municipalité. La mairie a tout suite contacté l’Andrésien - qui avait affiché cette bande-
KG
role - avec l’intention de parlementer et s’expliquer. La question de la pertinence de ce projet est posée. Selon le maire, le projet est d’actualité mais il attend un financement de la région... en attendant les élections de décembre 2015. Les contestataires de ce projet soulignent le discours contradictoire du maire : pendant que la municipalité économise sur le social et le scolaire, elle « s’obstine dans un projet inutile et coûteux ! » En définitif, l’intérêt général de ce projet est carrément contesté par les opposants réunis dans le collectif « Andrésy Trank’Île ». Enfin, les opposants accélèrent le mouvement de contestation en lançant une pétition sur Internet et une autre sur papier afin de démonter les argumentaires de ceux qui veulent « minéraliser » l’Ile Nancy. « Sauvons l’Ile Nancy d’un aménagement irrespectueux de l’environnement et irréfléchi dans la durée. Il est des combats qui méritent d’être menés. Mobilisons-nous contre le gaspillage de l’argent public ». r
ourmand iosque
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Carrières-sous-POissy
Le vélo, une chance pour notre territoire ! Dans le cadre de la journée « Bougeons autrement »(1) organisée le 4 avril au Château Éphémère à Carrières-sousPoissy, un débat a permis à deux auteurs, Frédéric Héran et Olivier Razemon, d’expliquer le retour en force du vélo et le potentiel énorme de ce moyen de locomotion dans notre territoire. Malgré les aléas du climat, le programme de la journée « Bougeons autrement » organisée le 4 avril par l’association Mieux se déplacer en bicyclette (MDB) a été chargé : balades à pied et en vélo dans Carrières-sous-Poissy. Les participants (plus de 90) ont tous mesuré les champs des possibles du vélo pour le territoire. Le pique-nique festif a agrémenté le programme pendant la pause de midi. En outre ils ont découvert le jardin énorme du Château Éphémère et pu essayer des vélos électriques avant de passer à des échanges de qualité sur le passé et le potentiel de la petite reine. Deux invités de marque, Frédéric Héran et Olivier Razemon, se sont donné rendezvous à Carrières-sous-Poissy pour évoquer le passé et l’avenir du vélo notamment en périphérie des grandes aires urbaines. Le constat est clair : le « tout-bagnole » est une impasse pour la mobilité urbaine. Il est temps de rattraper le retard pris par les Français en général car la contrainte écologique impose des modifications à la fois dans les politiques publiques menées et dans les comportements du quotidien. Quant à Frédéric Héran, auteur du bel ouvrage « Le retour de la bicyclette », les mesures à mettre en place sont connues : modération de la vitesse en ville afin de mieux partager la voirie entre les différents types d'usages (à pied, en vélo, en automobile). En outre, il faut aussi réduire l'intensité de la circulation en détournant les flux de transit hors du centre ville et des zones 30. Ainsi, il serait possible de façonner la ville différemment. En réalité, ralentir le rythme de la ville est la clé pour traiter les « coupures urbaines » sur l’ensemble du territoire comme celui de la Communauté d’agglomération des
Olivier Razemon, auteur de l'ouvrage «Le pouvoir de la pédale» était un des intervenants à la conférence-débat sur l'écomobilité dans les Deux Rives. (Photo J2R)
2 Rives de Seine (CA2RS). En s’appuyant sur des exemples à l’étranger (Pays-Bas, Allemagne, Pologne...), Olivier Razemon, auteur de l’ouvrage « Le pouvoir de la pédale » a corroboré la démonstration précédente : « le potentiel du vélo en troisième couronne est monumental ! » Et il a poursuivi : « Le vélo a déclenché une série de débats » sociétaux et notamment celui du rôle et de la place de la voiture et de la cohabitation entre les différents usagers de l’espace public. « Les besoins et les possibilités de la mobilité, a-t-il souligné, impliquent une meilleure interconnexion entres les villes desservies correctement par les transports en commun tels le RER et la SNCF. » Cela étant dit, les pistes cyclables doivent respecter un certain nombre d’impératifs : sécurité et confort pour l’usager ; cohabitation entre les usagers afin de faciliter une mobilité « optimale » des habitants ; mise en place d'une politique d’aménagement qui vise à maîtriser l’usage de la voiture individuelle, à amplifier les alternatives à la voiture (covoiturage, transport en commun, vélo). Pendant la séance de questions-réponses, les échanges ont tenté de casser l’image caricaturale d’un cycliste étant bobo et écolo ; en réalité, la culture vélo est en train de s’imposer - ou plutôt revenir en force dirait Frédéric Héran - en France et dans le monde, sauf www.journal-deux-rives.com
en Chine. Lors d’aménagements et projets structurels, il faut « anticiper » et voir quels seront le rôle et la place du vélo : les exemples à Rennes, à Mulhouse plaident pour une remise à plat de la manière de faire (et construire) la ville de demain. L’adjoint au maire de Carrières-sous-Poissy, Lucas Charmel, est devenu un adepte de la petite reine et a conclu avec volontarisme : « Je vais travailler pour que le retour de la bicyclette se fasse ici à moyen et long terme ! » r (1) Cette journée était une initiative de MDB en partenariat avec la CA2RS, le Château Éphémère, la ville de Carrières-sous-Poissy, Énergies Solidaires, Freemoos, Transdev CSO et Un Vélo Qui Roule. Voir aussi le reportage sur la WEBTELE 2R
Frédéric Héran, auteur du «Retour de la bicyclette» prône le ralentissement de la vitesse en ville. (J2R)
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CARRIÈRES-sous-POissy
Au bonheur de la dictée, la première édition de la Dictée des cités Une bonne note pour la 1re édition de la Dictée des cités à Carrières-sous-Poissy ! Le 13 avril, le public était fort nombreux dans le parc de la mairie. Dimanche 13 avril, sous un beau soleil dominical, dans un cadre bucolique et convivial à côté de la mairie, les Carriérois ont répondu présent en très grand nombre (315 participants, dont les jeunes filles et garçons du club de football Carriérois l'ASCG), pour se mesurer, dans un esprit bon enfant, à cette première dictée de l'association Force Des Mixités. Certaines personnalités de notre département étaient là aussi, symbolisant la mixité et le partage : Mme Valérie Pécresse, députée des Yvelines, M. Pierre Morange, député-maire de Chambourcy, M. Karl Olive, conseiller départemental et maire de Poissy, M. Christophe Delrieu, maire de CarrièresSous-Poissy et une partie de son équipe, dont Mme Khadija Gamraoui, initiatrice de ce projet avec l'association « Force Des Mixités » et son président Abdellah Boudour. Une initiative inter-générationnelle très appréciée par tous ceux qui étaient là et qui ont pu se mesurer au très grand Emile Zola avec un extrait de « Au bonheur des dames ». La dictée est redonnée ci-dessous au cas où certains désireraient la refaire... Elle était divisée en trois parties pour permettre aux élèves de primaire et aux collégiens de rivaliser avec leurs parents et grandparents. Ensuite un concours de lecture était organisé pour les 6-8 ans. Ceux qui le souhaitaient sont venus lire avec plaisir quelques phrases de Zola, car il est vrai que même si la dictée s'adressait à tout le monde, les enfants des CP et CE1 se sont vite sentis frustrés et perdus pour la plupart ! Ce qui est bien normal car ils écrivent plus lentement et en sont au début de l'apprentissage des mots entiers et de la lecture. Cette deuxième épreuve du concours leur a donc permis de montrer ce dont eux aussi étaient capables. Ils ont tous été récompensés, en fin de concours, lors de la remise des prix, par un livre. En effet tous les enfants 12
Plusieurs jeunes se sont donné rendez-vous pour la dictée inter-générationnelle. (DR)
ayant participé à la dictée ont reçu un livre des tables, au milieu d'un empilement de couadapté à leurs centres d'intérêt. Ainsi qu'un pons, débordaient des articles de bonneterie goûter offert par les nombreux sponsors de vendus pour rien, gants et fichus de laine tricette initiative (en grande partie carriérois) . cotés, capelines, gilets, tout un étalage d'hiver, Cela soulignait l'importance de la participa- aux couleurs bariolées, chinées, rayées, avec tion et l'investissement personnel des petits et des taches saignantes de rouge. Denise vit des grands qui, tous, ont pris plaisir à cet exer- une tartanelle à quarante-cinq centimes, des cice dans un contexte convivial en lien culturel bandes de vison d'Amérique à un franc, et des avec un écrivain du secteur : Emile Zola. mitaines à cinq sous. » r Pour l'ASAEECC « Votre vie à Carrières », Extrait de « Au Bonheur des Dames » - Émile cette manifestation devrait être reconduite Zola l'année prochaine... mais il faudra prévoir davantage de chaises car déjà cette année ce concours a été victime de son immense succès populaire ! La dictée : « Depuis un instant, un gros homme à cheveux blancs et à grande face jaune, debout sur le seuil d'une boutique, de l'autre côté de la rue, les regardait. C'était là, le sang aux yeux, la bouche contractée, mis hors de lui par les étalages du Bonheur des Dames, lorsque la vue de la jeune fille et de ses frères avait achevé de l'exaspérer. Que faisaientils, ces trois nigauds, à bâiller ainsi devant des parades de charlatan ? Christophe Delrieu (2e à gauche), était à l'aise dans cet exercice pédagogique. (DR) Puis, en-bas, dans des casiers, sur www.journal-deux-rives.com
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CARRIÈRES-sous-POissy
Finances : changement de cap Le 10 avril le conseil municipal de Carrièressous-Poissy a approuvé le compte administratif 2014 et adopté le budget primitif (BP) de 2015. Explications.
Christophe Delrieu, maire de Carrières, a tenu ses promesses de campagne : pas d'envolée fiscale mais une certaine modération qui se situe à 2 % par année fiscale. Ainsi, les taux de la fiscalité fiscale ont augmenté de 2 % en moyenne : la taxe d'habitat se situe désormais à 17,63 %, la taxe foncière à 25 % et la taxe foncière sur le non-bâti 75,08 %. Il fallait trouver des marges de manoeuvre dans une période de disette selon le maire : « On était contraint de réduire les dépenses afin de générer des
économies », soit 320 000 € face à la contrainte budgétaire (la dotation globale de fonctionnement ou DGF en baisse de 498 000 €). Cela dit, les finances de la ville affichent aussi des écueils : des emprunts toxiques renégociés en 2011 et 2013 (contractés avant 2008 par une certaine majorité UMP), mais toujours pas sécurisés; le poids de la charge structurelle de fonctionnement qui reste élevé (la gestion d'Eddie Aït avait conduit à une explosion de cette charge : +40% entre 2007 et 2014). Cela dit, la masse salariale se situe à 58% de la dépense de fonctionnement selon le BP 2015. En outre les réformes venant d'en haut se concrétisent par des coûts pour les communes (derniers exemples en date : la réforme rythme scolaire (TAP) et revalorisation salariale réglementaire (pour le personnel de catégorie C) Pour 2015, l'actuelle majorité a fait des choix arbitraires « afin de reprendre en main les
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finances après une gestion catastrophique »: -1 % de la masse salariale et -4 % des charges générales et -27% des investissements. D'une manière classique, Eddie Aït, l'ancien maire a réagi pour dénoncer ce budget d'austérité : l'investissement et le service à la population seraient selon lui les premiers à pâtir des mesures budgétaires de M. Delrieu. Ce dernier a encaissé cette pique en expliquant qu'«[il] n'a pas de leçons budgétaires à recevoir de la part de M. Aït...» En somme, la période faste de 2008-2014 a coûté de l'argent mais cela s'est traduit par une politique urbaine (trop ?) ambitieuse qui a laissé un héritage : la nouvelle Centralité, des projets divers et variés qui mettaient en valeur l'image de Carrières. Désormais, l'austérité carrièroise - d'abord initiée par l'Etat - plombe le quotidien des associations et hypothèque des investissements de demain. r
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chanteloup-les-Vignes
Saint-Jacques de Compostelle : pédaler vers des chemins historiques Samedi 18 avril, cinq jeunes de Chanteloup-lesVignes, âgés de 15 à 18 ans, sont partis à vélo sur les chemins historiques de Saint-Jacques de Compostelle. Pendant 11 jours, ils ont parcouru près de 886 km, en compagnie de leurs accompagnateurs. Un défi de solidarité et d'endurance... «
La Compagnie des contraires » de Neusa Thomasi a eu la bonne idée d’amener des jeunes à Saint-Jacques de Compostelle. Le périple « De Pampelune à Saint-Jacques de Compostelle - pédaler vers des chemins historiques » a duré du samedi 18 avril (départ à 6 h au chapiteau de la Cie des contraires) au 2 mai. Le projet avait pour objectif d’amener ces adolescents à rencontrer d’autres cultures et à partager une expérience unique de vie en communauté. Il s’est présenté comme un voyage à la découverte de paysages inconnus mais aussi comme un parcours initiatique
vers la liberté, l’indépendance et la responsabilité. En effet, pendant toute la durée du voyage, les adolescents ont dû assurer l’entretien de leur vélo et monter leurs campements. Un confort spartiate qui leur a offert un contact direct avec la nature. Ces jeunes ont été encadrés par trois adultes dont Neusa Thomasi, animatrice en chef de la Les jeunes sont sont entraînés dans les rues de Chanteloup. «Cie des contraires» et Paulo (DR) de Araujo, président de « l'Institut dà Pedal »au Brésil. C'était un voyage « inoubliable » selon Neusa Au début du périple, nos jeunes sportifs se sont Thomasi : « Le voyage a transformé chacun de nous rendus jusqu’à Pampelune en mini-bus ; ils ont en- en nous rapprochant de la nature et en rencontrant suite pédalé pendant 21 jours jusqu’à la destination des pèlerins et des paysages beaux et bien entretenus. » finale : Saint-Jacques de Compostelle. En moyen- Les membres de ce périple étaient de retour ne, ils ont parcouru en vélo entre 50 et 60 km par par minibus - à Chanteloup le lundi 1er mai. jour. D'où l'entraînement préalable fourni pendant Depuis le 7 avril, Paulo de Araujo (« Institut une semaine - avant le départ - à l'ensemble des dà Pedal » au Brésil) est arrivé à Chanteloup pour participants, même à Mme Thomasi qui n'est pas entraîner les participants. Co-initiateur du projet, habituée à ce type d'effort sur la durée. il a assisté les adolescents pendant leur voyage. La Leur arrivée à Saint-Jacques de Compostelle compagnie prend en charge des jeunes de la Fonsymbolisait la réussite de ce projet quasi mysti- dation Apprentis d’Auteuil et du centre de loisirs que pour certains membres de ce groupe. de la ville. r
Une pétition contre la pression fiscale... Depuis un an, une fronde fiscale est apparue dans les 2 Rives. Une poignée de chantelouvais sont allés jusqu'à pétitionner à l'assemblée délibérante de la Communauté d'agglomération des 2 Rives. Des appels à la révolte fiscale(1) ont incité certains à se joindre à la fronde «contre les impôts».(2) Les chantelouvais, notamment des retraités - déjà malmenés par le choix budgétaire de l'Etat - ont lancé une pétition « contre l'augmentation abusive des impôts locaux de l'intercommunalité ». Deux cent cinquant-huit per14
sonnes ont signé cette pétition qui exhorté les élus à faire jouer « la mutualisation » et ainsi permettre un redressement des finances publiques locales par des économies. Les élus devraient tenir compte de ces frondeurs. Les pétitionnaires ont déposé une lettre ouverte et la pétition signée au maire de Chanteloup, mais Catherine Arenou n'a pas daigné répondre (pour le moment). « On est révoltés » a expliqué un des porte-paroles de cette pétition qui dénonce l'explosion de 50 % de l'imposition locale dans certains cas. Le 30 mars, lors du conseil communautaire de la Communauté d'agglomération des 2 Rives, une délégation de pétitionnaires a voulu prendre la parole (en laissant aussi une autre copie de la pétition), mais Philippe Tautou, président de la CA2RS, a menacé de faire appel aux forces de l'ordre www.journal-deux-rives.com
pour évacuer la salle. Le mur d'indifférence des élus et surtout le mutisme de Mme Arenou, présente aussi à la séance du 30 mars, « a dégouté » les pétitionnaires. «Elle [Mme Arenou] nous a déclenché la honte !». [sic] Cette jacquerie locale laissera un goût amer chez les habitants qui comptent se mobiliser dans les années à venir « pour un juste retour aux valeurs équitables » notamment lors des prochaines élections régionales et présidentielles. Pour évoquer le rôle et la place des impôts locaux, une réunion a été fixée le jeudi 30 mai à 19 heures 30 à la salle Grelbin de Triel-surSeine. L'accès est libre et gratuit. r (1) J2R, numéro 119, oct-novembre 2014 page 18 (2) J2R, numéro 121, mars-avril 2015, page 15
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ORGEVAL
Inauguration du nouveau Bricorama Le 25 mars a eu lieu l'ouverture officielle du nouveau Bricorama dans la zone de Quarante sous.
Après bien des péripéties administratives qui ont retardé de plusieurs années son ouverture, le nouveau « Bricorama » a ouvert ses portes au public. Lors de l’inauguration, Jean-Claude Bourrelier, PDG de l’enseigne, ne cachait pas sa satisfaction de voir enfin s’achever son parcours du combattant. De nombreuses personnalités locales étaient venues partager ce moment de convivialité en compagnie des salariés de « Bricorama ». Dans son discours haut en couleur, Jean-Claude Bourrelier a largement motivé ses troupes qui, dès le lendemain, ont accueilli de nombreux clients impatients de découvrir leur nouveau magasin. Celui-ci est situé à l’entrée Ouest de la zone commerciale (vers Bures), c’est à dire à l’opposé de son implantation précédente, sur la quasi friche commerciale « Art de Vivre ». Le nouveau « Bricorama » occupe aujourd’hui une surface de vente de 9 500 m² contre 6 200 m² à « Art de Vivre » où il était installé
depuis 1995. Le magasin proprement dit couvre 7 000 m², complété par une cour de 1 300 m² dédiée aux matériaux et d’un espace jardinerie de 1 200 m². Le nombre de salariés a augmenté et de nouvelles embauches sont encore annoncées. Une partie de la façade du bâtiment sera végétalisée grâce à 2 500 plantes qui (De g. à dr.) Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama, Yannick Tasset, maire d'Orgeval, J-F Raynal, conseiller départeseront prochainement mental des Yvelines, Philippe Tautou, président de l'agglomérainstallées. Le rondtion et Joëlle Mancel, maire de Triel-sur-Seine. (DR) point, qui dessert « Bricorama » et la future gare routière voisine, d’Orgeval pour rappeler la volonté de l’ina été achevé fin avril. Les automobilistes ont, tercommunalité de dynamiser la zone comauparavant, fait preuve de patience aux heu- merciale des Quarante Sous. Le nouveau res de pointe. « Bricorama » constitue le premier acte d’un Philippe Tautou, président de la Com- programme d’aménagement qui devrait voir munauté d'agglomération 2 Rives de Seine la refonte complète d’Art de Vivre et la créa(CA2RS), a saisi l’occasion de l’inaugu- tion de nouvelles voies de circulation. r ration d’un des fleurons commerciaux (source : APO)
La modification du PLU ne sera pas débattue La modification du Plan local d'urbanisme (PLU) est l'objet de débats sans cesse à Orgeval.
Elle n’est pourtant pas sans conséquence pour Orgeval. De plus la municipalité modifie le projet Feucherolles-Colombet sans concertation avec les riverains, sans en avoir informé les membres de la commission Urbanisme et sans prévenir les Orgevalais. Depuis octobre, la municipalité pratique la stratégie de l’évitement, en particulier vis à vis des propriétaires fonciers victimes de ses décisions. Il n’y aura donc aucune concertation de la part d’une équipe qui, il faut quand même le rappeler, s’est présentée sous le nom « Orgeval avec Vous » ! Malgré cette ligne de conduite prudente et de beaux discours, la municipalité ne parvient pas à cacher ses nombreuses contradictions, ni son embarras face aux questions posées en conseil municipal. Le maire a d’abord prétendu à plusieurs reprises que le contrat de mixité sociale et la
convention avec l’EPFY pour la construction de logements sociaux, ne représentaient pas un véritable engagement et il a prouvé exactement le contraire en les faisant voter par sa majorité. Au conseil municipal, les pourcentages se sont mis à valser dans la bouche du maire et de l’adjoint à l’urbanisme, tantôt 100 % de logements sociaux sur les terrains retenus, tantôt 30 % ou 40 % selon l’argumentaire du jour. « On étudie au cas par cas » nous dit-on d’un côté. Mais de l’autre, la majorité vote à tour de bras des décisions irréversibles pour satisfaire aux pressions de la préfecture. On en rajoute même plusieurs couches. D’abord on inscrit un certain nombre de terrains choisis au hasard dans un contrat de mixité sociale et dans une convention avec l’EPFY. Puis on vote un périmètre d’étude sur ces mêmes terrains, toujours sans prévenir les propriétaires. Comme si cela ne suffisait pas on les inscrit également comme emplacements réservés dans la modification du PLU. Autrement dit les propriétaires sont pieds et poings liés avec en plus un bâillon sur la bouche. www.journal-deux-rives.com
Le Plan local d'urbanisme est le document primordiale pour la gestion urbaine d'une commune. (J2R)
Certains ne sont pas contents ? Qu’à cela ne tienne, le maire leur promet de défaire tout ce qu’il a fait depuis six mois. Quand ? demandent les propriétaires présents en conseil municipal. Plus tard ! Mais les modalités de ce renoncement restent vagues. Il faudrait en effet que le conseil municipal revienne sur son vote à propos du périmètre d’étude… Un flou qui augure mal de la détermination du maire à tenir sa promesse et qui souligne surtout son embarras. r (source : APO) 15
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maurecourt
Les «Blérots de Ravel» : un enterrement de première classe ! Comme la madeleine de Proust, la musique des Blérots de Ravel, le groupe yvelinois né à Maule, se déguste au sens figuré du terme avec plaisir et tendresse. Le 11 avril, le concert d'adieu « Happy end » a fait réfléchir aux raisons profondes de la recherche « des petits plaisirs de la vie sur terre ! »
Après dix-huit ans d'existence en tant qu'avant-garde de la musique française, les « Blérots de Ravel », né avec et pour le Festival « Toutmêlé » de Maule, ont décidé d'arrêter et ont commencé à fêter la fin de leur joyeuse aventure. « Fêter la mort d'un groupe » n'est pas aisé car il y a toujours des regrets... des souvenirs heureux et malheureux ressortent lorsque l'on se remémore la trajectoire musicale de ces Blérots là. A Maurecourt devant deux cents personnes, et dans une ambiance chauffée par la prestation musicale des « Mâles de mer », les « Blérots » avec le duo magnifique d'Alice et de Fred ont donné tout leur cœur et leurs tripes pour rendre ce moment de musique agréable et inoubliable. Mais à chaque moment musical basé sur un large répertoire, les souvenirs sept albums en dix-huit ans - envahissaient les esprits de ceux qui suivent et aiment les « Blérots de Ravel » : cette musique là est largement influencée par celle de l'Europe de l'Est (slave
Le duo magnifique d’Alice et de Fred
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Les «Blérots de Ravel» : sept albums en dix-huit ans
Les « Blérots de Ravel » ont donné un concert d'adieu qui marquera les esprits des fans de ce groupe mythique des Yvelines. (J2R)(J2R)
et yiddish) quand les Roms et les Bohémiens festoyaient dans la pampa du fleuve central à l'âme orientale, le Danube. Avec quelques morceaux choisis de l'album « Les joies sauvages » les « Blérots » version 2015 ont réveillé mes années baba cool, voire mes années de naïveté française : « Les Orang-outans » et « Dans les gares » me font encore réfléchir à notre mutation sociale... Qui sommes-nous ? Dans quel monde allons-nous vivre ? Ensemble ou en conflit larvé entre races ? Bon sang ! j'ai déjà oublié l'apport d'un classique des Blérots... la mixité sociale avec « Y'en a Mamarre ». Mais à Maurecourt il n'y a plus la trace de Momo... Que reste-t-il des « Blérots » des années quatre-vingt-dix ? L'énergie et l'humour dans une
Influences de l’Europe de l’Est (slave et yiddish)
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chorégraphie acrobatique qui a frappé l'esprit de ceux qui étaient présents à Maurecourt. Les « Blérots » sont devenus des acteurs dans un sorte de « French musical » : ils sont prêts pour l'off d'Avignon et pour le festival international d'arts de rue. L'interprétation de M. Loyal était magnifique par le côté burlesque et surtout pour son désir de continuer le show malgré la décision (collective ?) d'arrêter : comment fêter la fin ? Avec de la joie et avec un bis repetita qui a ébloui les deux cents participants durant ce moment collectif de bonheur. Tout le groupe a rejoint le public et a donné une prestation acoustique de « Dans les gares » qui signe le début de l'enterrement de première classe de ce groupe mythique des Yvelines. r VOIR AUSSI WEBTELE 2R
Prêts pour l’off d’Avignon
Le commencement de la fin : « Happy end tour »
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triel-sur-Seine
Un budget de pénurie latente Le 2 avril, Joël Mancel et le conseil municipal ont adopté un budget primitif qui tente de faire face aux défis de la crise économique et de l'austérité budgétaire. Quand Triel va mal, c'est le signe fort que la France est malade; certains disent malade de manque de réformes et d'autres expliquent que trop de réformes tuent la réforme. L'austérité prônée par les néolibéraux de l'Europe et ceux du gouvernement actuel a des conséquences à l'échelle locale. Cela se traduit par une pression fiscale qui augmente de 8,5 % au niveau des taxes locales : la taxe d'habitation (TH) s'élève à 18,24 %, la taxe foncière (TF) à 20,32 %, la taxe foncière sur le nonbâti (TFNB) à 109,32 %. Les bases fiscales - fixées par le Parlement - augmentent de 0,9 % en 2015. Sur un budget d'environ 14,4 millions d'euros, la municipalité trielloise a réalisé «400 000 € d’économie sur les dépenses de fonctionnement en réduisant la masse salariale, les dépenses courantes et les subventions aux associations et au CCAS. Les élus verront naturellement leurs indemnités baisser de 15 %.» En parallèle, elle n'investira plus dans des projets coûteux qui caractérisent les années fastes : seuls les projets des nouveaux ateliers municipaux (140 000€) et les cours de tennis (740 000€) près du Cosec résistent à la disette fiscale. « Le temps de Cathédrales est fini », a souligné Joël Mancel. A quoi l'opposition a retorqué par une pique : «sauf qu'à Triel le temps des bâtisseurs n'a jamais commencé...». Ambiance. Certes, le maire est handicapé par les reculs de l'Etat en matière des dotations et subventions (la dotation globale de fonctionnement - DGF - en baisse de 235 000 € en 2015); le fonds de péréquation de la taxe professionnelle sera supprimé, soit un manque à gagner de 475 000 €) et par des amendes records liées au manquement aux lois SRU et Duflot, soit une punition chiffrée à 230 000 € en 2015). En outre, la réforme des rythmes scolaires « a coûté annuellement 253 000 € » La municipalité est prise en tenaille par la conjoncture économique puisque les recettes liées aux droits de mutation immobilière baisseront de 70 000 €. La réaction de certains opposants a été limpide : les subventions aux associations (en-
J. Mancel, maire de Triel n'a pas la tâche facile dans cette période de vaches maigres. (J2R)
tre -30 % à -40 %) et le service à la population - dont le CCAS - pâtiront de ces mesures même si les tarifs augmenteront de l'ordre de +5 %, notamment dans les services jeunesse, péri et extra scolaires. Ce fait pourrait baisser le pouvoir d'achat des foyers triellois. L'opposition « Réagir pour Triel » a précisé que « la stratégie de Monsieur le maire qui consistait à geler les tarifs depuis 2009 n'était pas la bonne ; aujourd'hui c'est 5% d'un coup ! » Anticiper le tsunami fiscal En se posant comme la voix de l'expérience à Triel, le maire a expliqué que « ce budget n’est pas simple, mais sage parce qu’il anticipe le tsunami fiscal de 2016 pour le réduire à une simple vague.» Pour le maire, l’augmentation des taux correspond en moyenne à 73 € pour la Taxe d’habitation et 62 € pour la taxe foncière € par foyer fiscal imposable. Donc il serait concevable de l'accepter. Sinon, il est possible de déménager, mais pour aller où car, selon les dires du maire, « deux communes sur trois sont en difficulté et qu’un département sur deux risque d’être mis sous tutelle de l’Etat …». Des noms, des noms. En réalité, Triel est structurellement pénalisée par le poids de son histoire et par le poids de la masse salariale qui contraignent les élus à réagir plutôt qu'anticiper les grandes mutations budgétaires. Côté recettes, un ancien conseiller municipal avait demandé en 2010 une expertise pour se préparer aux conséquences de la réforme de la taxe profeswww.journal-deux-rives.com
sionnelle. Le sarcasme était la seule réponse. Les anciens maires - tous de la même famille politique à quelques nuances près - ont favorisé une gestion pépère qui n'avait pas anticipé les reculades de l'Etat et les amendes liées aux lacunes de la construction de logements (sociaux ou non). Jean-Pierre Houllemare, le prédécesseur de l'actuel maire a corroboré : « Quant à la ponction liée à l’insuffisance de réalisation de logements sociaux, M. le Maire ne doit pas s’en étonner, puisque c’est le résultat de sa politique d’insuffisante diffusion dans le tissu urbain. » Quant à la masse salariale (57 % des dépenses de fonctionnement), c'est la quadrature de cercle. On ne peut pas facilement licencier. On réduit les heures de service avec les 35 heures ; alors que les habitants se sentent mal servis et attendent plus de leurs impôts dans une quasi pénurie d'équipements. Quoi faire ? Ce budget 2015 confirme que des projets stratégiques ont manqué dans le passé et manqueront dans les années à venir. Depuis le Cosec (des années 1980), seuls une école et une maison des jeunes sont à l'actif des maires triellois. D'ailleurs, l'étude du cabinet Mazars de 2011 a souligné cette constante dans la gestion trielloise : un bon autofinancement et peu d'investissement dans les années 2000. Selon l'association des maires de France (AMF) deux communes sur trois ont appuyé sur le frein de la fiscalité en 2015. Visiblement Triel fait partie du tiers qui a décidé autrement. r 17
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Verneuil-sur-Seine
Le 3e Rallye pédestre des 2 Rives Neuf villesdelacommunauté d’agglomération étaient représentées au troisième rallye pédestre des 2 Rives de Seine.
Succès pour les associations Passé-Présent de Verneuil et ACV, la mémoire de Villennes qui ont organisé cette animation intercommunale, historique et ludique, avec le soutien de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et la ville de Verneuil-sur-Seine. Aucune goutte de pluie, le samedi 21 mars, en ce deuxième jour de printemps maussade. 116 personnes, dont une centaine résidant dans la CA2RS, étaient accompagnées de quelques jeunes enfants. La bonne humeur a régné parmi les 25 équipes engagées dans cette balade-surprise en 3 étapes : deux dans la ville, la dernière dans l’ancien château et dans son parc. Après le premier rallye à Triel, l’année dernière les équipes étaient guidées dans la ville d’Andrésy par quatre anciennes célébrités locales : la Belle Otéro, le général Lepic et deux écrivains, Marcel Allain, co-auteur de Fantômas, et l’américain de l’Académie française, Julien Green. Ce rallye pédestre à Verneuil-sur-Seine a permis à ses participants de rencontrer trois autres auteurs des siècles passés : Emile Zola dans la deuxième étape, Alexis de Tocqueville et François-René de Chateaubriand dans la troisième. A la recherche Verneuil Les arbres étaient très présents dans la première étape, du parc du château au parc communal des jardins familiaux. Les équipes ont, presque toutes, apporté un cône ligneux, abritant des graines de l’aulne, notamment de sa variété Alnus glutinosa, qu’ils devaient trouver. En effet, l’aulne, appelé également verne, est l’arbre emblématique de la ville de Verneuil, son nom provenant d’un mot gaulois le désignant. A l’arrivée, les participants devaient choisir, dans une liste de chanteurs et d’auteurs d’aujourd’hui et d’autrefois, ceux qui correspondent à 10 noms de chansons relatives aux arbres (de Vive la rose et le lilas du XVIIIe siècle à Aux arbres citoyens !, interprétée par Yannick Noah, en passant par Auprès de mon arbre de Georges Brassens). Ce jeu a permis de départager les concurrents ; la plupart avaient trouvé les des vernes de
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L'équipe du rallye pédestre de Verneuil, classée troisième.
bonnes réponses des questions posées tout au long de l’itinéraire qu’ils devaient découvrir. Celui-ci passait par l’ancienne ferme du château, joliment aménagée en logements après sa restauration, puis par l’église SaintMartin ; l’orientation du chœur roman légèrement différente de celle de la nef gothique les a conduits vers la plaque reproduisant un testament de 1783, en faveur des « rosières » de Verneuil, choisies parmi les jeunes filles les plus vertueuses. Un exemplaire du petit livre, réalisé par la commune pour présenter ce monument historique et les résultats des fouilles archéologiques effectuées ces dernières années, a été remis à chaque équipe avec les autres prix du rallye. Après la visite des entrées d’anciennes fermes en bordure de la Grande rue, ce fut la traversée du parc du Champclos, où se trouvait une exploitation maraîchère jusqu’à la construction, en 1925, d’une belle maison sur le modèle d’une villa d’Etretat. Après la chasse et l’agriculture, anciennes activités des Vernoliens, évoquées par une « enseigne » et une girouette, c’est la viticulture qui était ici rappelée à travers les motifs d’un carrelage. Un itinéraire littéraire A Triel, les équipes du premier rallye pédestre des 2 Rives de Seine étaient passées devant la maison qu’Emile Zola a louée de 1892 à 1895 pour loger ses deux enfants et leur mère Jeanne lorsqu’il résidait à Médan. C’est lui, accompagné par son chien Pinpin, qui a guidé les participants de ce troisième rallye jusqu’à la maison qu’il a ensuite louée à Verneuil. Ils ont pu y lire le nom de Jeanne Rozerot qui a également été donné à une allée voisine, une www.journal-deux-rives.com
(DR)
autre portant celui du Paradou, qu’ils devaient également trouver : c’était le nom du chalet d’Emile Zola, dans l’île de Platais en face de sa maison de Médan, qui désignait un jardin édénique dans l’un de ses romans. Arrivé de Médan sur son bicycle, comme d’habitude à cette époque, le célèbre écrivain a donné des indices, en fonction de divers lieux de l’itinéraire, pour leur associer le nom d’une de ses œuvres, choisie dans une liste. Une halte à l’ancien cimetière a permis de trouver la tombe d’une femme, seule victime civile de la Grande Guerre, enterrée parmi des militaires, ainsi que le caveau du général Crespin ; sa famille s’était implantée au XVIIIe siècle à Verneuil, où il s’est retiré après la guerre de 1870. Enfin les participants ont trouvé que la rue de l’abbé Masure, conduisant à l’école Notre-Dame, honore son ancien aumônier, résistant et victime de la barbarie nazie. Le haut lieu du patrimoine vernolien Dans l’ancien château, en particulier dans sa magnifique salle de marbre, les équipes du rallye ont rencontré de nombreux personnages qui ont jalonné son histoire. Dans le parc, ils ont pu voir la table de pierre, où FrançoisRené de Chateaubriand a rédigé les premiers chapitres de ses Mémoires d’outre-tombe. Le départ et l’arrivée de cette dernière étape avaient lieu dans l’ancien colombier de la basse cour du château. Les élèves scolarisés dans cet établissement et leurs parents ainsi que les spectateurs du spectacle historique de nuit Sous les aulnes du Roy, dont le château a offert le décor naturel en 2006, connaissent déjà ce beau bâtiment. De nombreux participants du rallye l’ont
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verneuil-sur-seine découvert ainsi que la chapelle, inaugurée en 1935. Son style aux lignes sobres est caractéristique de cette époque ; la décoration a été réalisée par deux frères artistes, à la fois maîtres-verriers et maîtres-mosaïstes. Des questions sur des inscriptions de la mosaïque de l’abside et la reconnaissance de photos, représentant des fragments des vitraux, ont permis de bien les observer. De nombreuses personnes se demandent d’où vient l’appellation « Les Oiseaux » complétant le nom de cet établissement scolaire. Nous savons, maintenant, qu’il est issu de celui du Couvent des Oiseaux, où la congrégation Notre-Dame avait créé un pensionnat de jeunes filles, bien avant de l’établir à Verneuil. Celui-ci avait été installé, après la Révolution, dans un hôtel particulier de la rue de Sèvres à Paris, où se trouvaient d’immenses volières. Un jeu du rallye a consisté à reconnaître des oiseaux, dont les photos étaient présentées. Deux nouveautés pour terminer Renouant avec une tradition établie lors des rallyes pédestres villennois, une vidéoprojection présentant les solutions, avec de nombreuses images, a montré précisément aux participants du rallye ce qu’ils auraient dû trouver. Comme les années précédentes, toutes les équipes ont été récompensées de leurs efforts, tout particulièrement celles classées parmi les premières ; de nombreux prix ont été offerts par la ville de Verneuil, par la CA2RS, par la librairie du magasin Cultura, par le bowling
Bowlcenter d’Orgeval, par le golf de Villennes et par l’Association des Commerçants et des Artisans de Villennes. Pour la première fois, M. Philippe Tautou, président de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine, qui a accueilli le rallye dans la ville dont il est le maire, était présent pour adresser quelques mots aux Le château de Verneuil, vu du parc. (DR) participants, avant la remise des prix et le « pot » amical. Il avait, le samedi 21 mai 2016, l'après-midi, à Orauparavant, passé tout l’après-midi parmi eux geval, une autre ville de notre communauté dans une équipe, comprenant également son d’agglomération actuelle. L’initiative de ses épouse et M. Jean-François Raynal, avant qu'il associations d’histoire locale, membres de la soit élu conseiller départemental pour le nou- fédération Histoire des Yvelines, pourra-t-elle veau canton de Verneuil et 5e vice-président être poursuivie dans le cadre de la méga-indu conseil départemental. tercommunalité qui sera instaurée l’année Parmi les concurrents, se trouvaient de prochaine ? Le quatrième rallye pédestre des nombreux autres élus locaux de Verneuil, de 2 Rives de Seine devra-t-il être rebaptisé pour Vernouillet, de Triel et d’Andrésy, en particu- être le premier de Seine Aval ? r lier M. Arnaud Richard, député des Yvelines. Les organisateurs ne connaissaient pas les dates des élections départementales lorsqu’ils Les organisateurs remercient sincèrement M. Tautou ont choisi celle de ce rallye pédestre. Espé- (1) et ses collaborateurs de la communauté d’agglomération rons que ces élus trouveront autant de plaisir et de la ville de Verneuil, qui les ont aidés, ainsi que M. Le Saout, directeur de l’Ensemble scolaire Notre-Dame à participer au rallye de l'année prochaine, et « Les Oiseaux », qui a ouvert les portes de son établisqu’ils seront suivis par d’autres. Il aura lieu sement.
Une réunion publique décapante Les réunions publiques constituent le principal charme des campagnes électorales. Les candidats de la liste « majorité départementale » ont marqué les esprits démocratiques.
En amont, les candidats UMP-UDI ont réussi leur prestation vernolienne devant un public acquis d’avance mais aussi de contestataires venus protester contre un projet local (inutile ?) d’une route qui traversera les Bois de Verneuil. Ambiance. Le soir du 19 mars à Verneuil-sur-Seine,
Jean-François Raynal, conseiller général des Yvelines depuis 2001, et Hélène Brioix-Feuchet, maire-adjointe à Vernouillet, qui avait remplacé Philippe Tautou au conseil général, ont présenté leur équipe « Ensemble pour les Yvelines » entourés de leurs remplaçants : Odile Guérin, première adjointe au maire de Noisy-le-Roi, et Adriano Ballarin, maire de Crespières, devant près de deux cent personnes pas toujours d’accord avec les déclarations des candidats. Une couche du mille-feuille administratif maintenue
Une certaine satisfaction était perceptible que le département ait été maintenu par la loi. Aussi dès les présentations d’accueil par le maire de Verneuil-sur-Seine Philippe Tautou sur le www.journal-deux-rives.com
thème de la « proximité » et de la « nouvelle équipe » puis l’intervention du député Arnaud Richard (« L’union c’est très important … La démocratie c’est une chance absolue », le ton de la soirée était donné : un canton improbable formé de quatre des anciens cantons « plus ou moins regroupés », une implantation des candidats « cohérente », deux du « Nord », les remplaçants du « Sud », l’affirmation de l’indispensabilité du département, l’aide aux petites communes … le public était venu pour entendre cela. Les applaudissements répétés confortent le discours bien rôdé de professionnels aguerris dont les pôles d’intérêt ont été distribués puisqu’il semblerait, d’après le conseiller Raynal, que les compétences des départements ne vont pas changer. Ce conditionnel est de rigueur car la loi n’est pas encore votée ce qui a 19
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Verneuil-sur-Seine amené à rappeler le député Richard : « Il faut voter pour [garantir] l’avenir du territoire ». Ces discours bien huilés suscitent l'attention et charment une partie de l'assistance : « raréfaction de l’argent public », « faire mieux avec moins », mais aussi « renforcer » les services à la population (le social), équiper, entretenir et construire des collèges ; ils ont amené des sujets qui n’ont été qu’évoqués mais ni développés ni débattus complètement : l’agriculture, l’eau, le Haut-débit (pour 2016 ? 2021 ?), le logement, les transports, etc. Des protestataires et contestaires de tout poil
Il ressort de ces interventions que si les conseillers généraux ont changé de nom pour devenir départementaux, leur rôle reste quasiment identique et les projets en cours, sauf revirement peu probable, seront continués coûte que coûte ce qui ne plait pas à une partie de la population et ces protestataires sont venus exprimer bruyamment leur ferme opposition. Localement la déviation de la RD154 est le principal objet de friction. Une participante à cette réunion décapante écrit son désarroi : «Le Moi je est votre [à l'adresse des élus] leitmotiv préféré. Ce n’est pas comme cela que l’on respecte le droit à la parole et à la démocratie et vous avez démontré par votre attitude que vous avez peur de l’opinion publique... M. Raynal se permet de tourner le dos à la personne qui lui pose une question, M. Tautou ne répond pas à une question sur le chiffre de cette fichue rocade, quant à M. Collado, c’est une réponse de normand sur son implication dans l’association Bien vivre à Vernouillet (BVV)». S’ajoutent les ponts de Gargenville et d’Achères au débat (confus) qui s’est déroulé sous les invectives réciproques des allusions aux ports de Triel et d’Achères, des discussions sur les coûts et l’utilité de ce que certains considèrent comme des atteintes à l’environnement. Tout le monde intervient, presque personne ne s'écoute... on n'en vient pas aux mains parce qu'on est entre gens bien élevés mais il apparaît clairement que les centres d'intérêt réciproques divergent. Beaucoup de questions resteront en suspens... les réponses aussi. En fait après avoir vanté « la qualité de vie » et « l’attractivité du département » qui doivent perdurer afin que les entreprises qui s’y sont implantées restent et que de nouvelles viennent s’y installer, le conseiller Raynal a soutenu, et c’est bien normal, la réalisation des projets contestés par une partie de la population. Il est temps qu’une rencontre soit organisée entre les associations environnementales locales et les élus du canton de Verneuil. C’est à cette occasion qu’on verra si cette préoccupation, permanente et répétée par tous, de la préservation de l’environnement devient enfin une réalité. Il en va de la crédibilité du discours politique et de l’action des élus. r 20
De g. à d. : Adriano Ballarin, maire de Crespières, Odile Guérin, première adjointe de Noisy-le-Roi, Jean-François Raynal, conseiller général des Yvelines, Hélène Brioix-Feuchet, maire-adjointe à Vernouillet, et Arnaud Richard, député des Yvelines. (J2R)
Le J2R menacé !
La liberté d'expression semble être le combat du quotidien même à l'échelle locale (voir p.3). Le directeur de publication du Journal des Deux Rives a fait l'objet de trois « sommations » pour retirer la vidéo de la réunion UMP du 19 mars 2015. La liberté d'expression est-elle, une fois de plus, en danger dans la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine ? Il est navrant que la rédaction ne puisse plus vous diffuser la vidéo correspondant à la réunion « décapante » du 19 mars à Verneuil-sur-Seine dans le cadre Une capture d'image de la vidéo incriminée. Cette vidéo a été enlevée de la WEBTELE 2R. des élections départementales. Cette intimidation a une origine : la triple sommation contenue dans trois lettres distinctes, arrivée à la rédaction au nom de Rodrigo Acosta-Garcia, directeur de la publication du J2R et de la WEBTELE 2R. Suivant un schéma identique, trois respectables personnes de Verneuil-sur-Seine nous ont menacés de poursuites pénales... car elles semblent se réserver le « droit de saisir le juge des référés ainsi que la CNIL. » En outre et suite à un échange bouillonnant, ont même été évoquées « des menaces juridiques » pesant sur le J2R. Ce dernier, après consultation, a décidé de ne pas ouvrir une nouvelle polémique avec trois internautes qui tiennent à leurs droits dans un monde de mégadonnées. On n'a pas voulu investir du temps et de l'énergie pour « flouter » les visages quand ils apparaissent. Le retrait de la vidéo de cette réunion a été la seule solution, même si elle paraîtra très excessive pour certains. Le J2R n'a fait que diffuser les images d'une réunion publique organisée par l'UMP dans le cadre des élections départementales. Dans ces conditions nous estimons qu'il n'y a pas eu de notre part la volonté de cibler telle ou telle personne mais plutôt de relater les échanges par la WEBTELE 2R. Néanmoins, nous comprenons ces trois personnes qui souhaitent rester anonymes et le J2R dans un esprit d'apaisement a décidé de supprimer la vidéo incriminée de la plateforme WEBTELE 2R. Il est dommage pour la liberté d'information que nos lecteurs internautes soient privés du débat de cette réunion publique et politique - ayant réuni plus de deux cents personnes - et dont la richesse n'avait échappé à aucun des participants. Le débat de fond et quasi existentiel entre les tenants du droit à l'image et ceux qui leur opposent le droit à l'information continuera à défrayer les chroniques judiciaires. r www.journal-deux-rives.com
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Vernouillet
Prise en main du projet de la déviation RD 154 Coup de tonnerre pour les promoteurs de la déviation RD 154 dans le canton de Verneuil-sur-Seine. Deux cent trente personnes se sont réunies pour aborder le 14 mars à la salle Pons le sujet phare de la rive gauche. Jean-François Reynal, vice-président du Conseil départemental des Yvelines doit se mordre les doigts. Les gogos sont plus nombreux que prévu dans le canton de Verneuil car deux cent trente personnes ont écouté les quatre candidats sur sept binômes venus présenter leur position sur l’aménagement du territoire en général, et en particulier sur le projet de déviation de la RD154.(1) On ne saurait dire si c'était par démagogie ; mais à l'unisson les quatre binômes présents ont récusé la déviation de la RD 154 qui traverserait les villes de Vernouillet et Verneuil sans oublier l'impact sur la commune de Chapet. Quant au coût de l'investissement, il s'agirait d'un montant de 40 millions d'euros selon les chiffres donnés par l'ancien président du Conseil général des Yvelines, Alain Schmitz. Nécessité d'un bilan coût/avantage Sans revenir sur le triple impact (environnemental, urbain et agricole), la déviation est considérée comme un projet inutile par la plupart des candidats présents. Pire, la circulation sera plus chaotique car la voie rapide de la RD 154 deviendra « structurante »(2) en desservant le transport régional et national. Selon l'analyse avancée par l'ADIV (qui a bataillé contre le conseil général et Philippe Tautou, conseiller général sortant et maire de Verneuil), le contexte de l'époque (20 ans) a changé et tous les paramètres (sur l'environnement, sur la circulation, sur l'urbanisation, sur l'économie locale...) conduisent à modifier le cap : il n'est pas possible de construire une autoroute urbaine sur le plateau de Vernouillet. Ce projet va à l'encontre de la politique en général (pour un développement raisonné et durable) et en particulier pour une agriculture de proximité. En fait, il faudra un bilan coût/avantages mis à jour
La prise de parole a été primordiale lors du débat public du 14 mars à Verneuil. (J2R)
avant de poursuivre ce dossier. Bernard Destombes, président de l'ADIV-Environnement, a enfoncé le clou : « les recours à répétition vont se poursuivre » et il a annoncé le dernier recours auprès de la Communauté européenne. Concevoir un intérêt général avec les habitants
Déterminé à mener à bien le combat pour le cadre de vie, Jean-Pierre Granier, président de l'association Bien vivre à Vernouillet, a souligné le mauvais choix économique fait par les bétonneurs et décideurs publics : la déviation pourrait créer 400 emplois pendant la durée du chantier tandis qu'un autre type d'investissement pourrait créer 4 000 emplois pérennes. Ce changement de cap pourrait se baser sur une politique d'agriculture stable, de commerce de proximité et de construction des équipements publics (tels des crèches et des écoles primaires)... Pour répondre à certaines questions du public, Michel Cullin, figure historique de l'ADIVEnvironnement, a exhorté les habitants présents à « ne pas opposer les intérêts des Vernoliens et ceux des Vernolitains mais de travailler ensemble pour la conception et la mise en oeuvre d'un intérêt général dépassant le cadre communal ». En somwww.journal-deux-rives.com
me, de participer à l'élaboration de la prise de décision publique en amont. De ce fait, plusieurs pistes ont été évoquées mais sans développement sur la suite du mouvement. Comme l'ont souligné les organisateurs, l'ADIV et l'association BVV, « un véritable réveil » des citoyens s’est produit samedi 14 mars au milieu de cette campagne électorale sans beaucoup d’éclats jusqu’à maintenant... certains habitants demeurant dans les 2 Rives depuis vingt ans, d’autres nouvellement installés et qui ont découvert le projet en lisant un tract distribué à la gare ou sur le marché « vont s'unir et prendre leur destin commun en main. » Quel que soit le binôme élu suite aux élections des 22 et 29 mars, le Conseil départemental des Yvelines a des soucis à se faire car l'opposition, voire l'hostilité, à cette déviation « inutile » a pris de l'ampleur et le combat juridique sera acharné. r
(1) Candidats invités au débat du 14 mars : Mme Julie Herfort, M. Guillaume Sebileau (BC-DVD); Mme Camille Bihar, M. Ludovic Lea (BC-PLD); Mme Hélène Brioix-Feuchet, M. Jean-François Raynal (BC-UMP); M. Michel Aubert, Mme Corinne Bonnafoux (BC-DVG); M. Thibaud Arvengas, Mme Sandrine Féraud (BCDLF); M. Michel Loubry, Mme Sylvie Yosef (BC-SOC); M. Jean-Luc Gallais, Mme Chantal Thibaut (BC-FN) (2) http://www.adiv-environnement.org/category/liaisonrd30-rd190-pont-acheres/
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actualité locale
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Villennes-sur-seine
Mathissime, exposition itinérante A Villennes, des enfants - et certains adultes - ont testé leurs capacités de logique. L'Espace des Arts de Villennes a accueilli jusqu'au 25 avril l'exposition itinérante Mathissime. Présentée, avec la collaboration de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine, par le Conseil départemental des Yvelines, Cap Sciences et des acteurs culturels, notamment le Parc aux Etoiles, elle a pour but de sensibiliser les jeunes aux concepts mathématiques, leur donner le goût de l’observation, de la recherche et de l’expérimentation. Cette intéressante exposition Mathissime itinérante est, surtout, destinée aux jeunes à partir de l'âge de 7 ans. Le rédacteur de ces lignes n'a, toutefois, pas trouvé la solution de tous les jeux de logique présentés à Villennes. Après l'accueil par les anciens mathématiciens, notamment ceux de l'Antiquité, elle nous est apparue plus orientée vers le raisonnement logique, alors que, selon ses organisateurs, elle a les buts suivants : - mettre de côté le caractère sacré des mathématiques, en expérimentant,
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- redonner sa valeur accessible et familière aux mathématiques, - se faire plaisir tout en raisonnant sur des concepts mathématiques. Le titre a vraisemblablement été choisi pour « démystifier » le mot mathématiques, en gommant le caractère souvent négatif des cours de maths, au cours de la scolarité des élèves des collèges et des lycées. Des animateurs, compétents et sympathiques, aidaient les visiteurs à découvrir les nombreux Expériences sur les bulles de savon. (DR) jeux présentés et les initiaient à certaines techniques mathématiques, dans deux ateliers (l'un sur le boulier logique mathématique, tout en vous amusant. chinois et un autre sur les différentes numéra- des jeux de réflexion : vingt manipulations tions et d’autres bases de calcul ; il fallait comp- ont permis d'exercer les neurones, en recherter des moutons en incarnant un berger de chant manuellement la solution de divers prodifférentes époques - néolithique, sumérienne, blèmes (géométrie, logique, théorèmes, formes, égyptienne, romaine -). probabilités). Comment faire entrer un doigt L'exposition comprenait deux autres zones : dans une bulle de savon, sans la faire éclater ? - les outils du raisonnement : des applications C'était une des découvertes les plus amusantes interactives vous permettaient de comprendre la de la sortie en famille. r
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hors-les-murs
mai 2015
Seine&vexin
Lancement de l’école numérique La Communauté d'agglomération SeineVexin veut « un territoire numérique qui va de Poissy à Mantes ».
A l’occasion du salon « Intertice - Carrefour des usages pédagogiques » qui s’est déroulé aux Mureaux, la communauté d’agglomération Seine&Vexin et l’Inspection de l’Académie de Versailles ont lancé une expérimentation inédite en matière d’éducation numérique : rendre accessible un kit numérique afin que les enseignements et les élèves puissent innover en matière pédagogique. Pour Pascal Contantin, délégué académique au numérique, il « s’agit d’atteindre le zéro papier » dans les classes et notamment dans les huit communes choisies pour l’expérimentation de la nouvelle politique de l’Education Nationale. Au total, ce sont neuf classes de CM1 et CM2 qui vont avoir l’honneur d’expérimenter le passage à l’école numérique avant les vacances de printemps. Deux innovations sont au programme des écoliers de Seine&Vexin : l’Espace numérique de travail (ENT) et les tablettes tactiles. L’ENT est un outil qui permet de mieux intégrer les parents au parcours scolaire de leur enfant. Celui-ci permettra d’accéder depuis chez soi à l’emploi du temps de l’enfant, à son cahier de textes ainsi qu’à ses relevés de notes. Une des fonctions de l’ENT consiste en un cartable numérique qui évite de surcharger l’élève de manuels scolaires souvent trop lourds ! Enfin, un apprentissage plus ludique sera assuré. Quant aux enseignants, ils s’approprieront ces nouveaux outils pédagogiques lors de stages
départementaux et y seront formés tout au long de l’expérimentation afin de mettre en place une nouvelle didactique qui favorisera la réussite éducative. Cela implique un engagement fort de la part de chacun des acteurs publics dont les mairies et la Communauté d’agglomération Seine&Vexin. François Garay, le (De g. à dr.) François Garay, président de la Communauté d'agglochantre du numérique mération Seine&Vexin, Anke Fernandes, maire d'Ecquevilly et Cécile maire de Meulan-en-Yvelines et conseillère départedans le territoire de la Zammit-Popescu, mentale. (J2R) Seine-Aval, s’est dit prêt à « s’associer à l’évolution », voire à la REVOL- pecteur de l’Education Nationale de l’Académie UTION numérique. Avec une dose d’ironie, le de Versailles. Obnubilée par la masse salariale, maire des Mureaux a lancé qu’au « risque de deve- le maire de Meulan-en-Yvelines, a réagi comme nir une épave, les décideurs politiques » doivent aller en un régisseur de deniers publics. Au contraire, et avant et préparer les jeunes générations au nu- dans le cadre d’une « méga-agglomération, allant de mérique. Dans l’ensemble de l’académie de Ver- Poissy à Mantes, François Garay a rétorqué, que sailles, entre deux cents et deux cent cinquante cette expérimentation permettra à nos communes de devekits numériques seront prêtés jusqu’à la fin de nir des territoires numériques ! » 2015. Une soixantaine d’enseignants sont venus En somme, la convention signée a scellé le bond récupérer leurs kits... et sont partis satisfaits. en avant pour la promotion de l’usage pédagogique Cependant, cette expérimentation implique du numérique. Ce partenariat entre l’Etat et les colaussi un coût et, dans le contexte d’austérité lectivités locales a démontré que l’accès aux équipebudgétaire, cela peut poser problème. C’est ce ments modernes est primordial pour atteindre une que Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan- certaine égalité de traitement territorial. Il reste à en-Yvelines et conseillère départementale, a dé- travailler les fondamentaux - c’est-à-dire le contenu ploré : « L’Etat ne se rend pas compte que cela engendre pédagogique - qui repose quand même sur le perdes frais de fonctionnement... » Un vrai « pavé » dans la sonnel de l’Education Nationale. Et cela ne peut mare de l’unisson printanière d’avril juste avant guère être une variable d’ajustement pour les années la signature officielle devant Serge Clément, ins- à venir avec ou sans le numérique. r -R.A.
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festival de cinéma
« Le promeneur d’oiseau » a plané sur le Festival des Juniors Lors de la soirée de clôture du Festival des Juniors 2015, le jeune jury a remis le Grand Prix au film « Le promeneur d’oiseau » en présence du réalisateur Philippe Muyl et le prix du court métrage à Galla Harish pour « Notre ville a du talent ». Ce mardi 7 avril, vers 20 h, le 14e Festival des Juniors a donné, à travers les dix jeunes membres de son jury, son verdict dans le hall de la mairie des Mureaux. Mais avant la remise du Grand Prix par le jury, les courts métrages du concours « Intervisions Urbaines : des jours et des nuits pour un court » ont été projetés au cinéma Frédéric-Dard des Mureaux à partir de 18 h 30.
Le Jury du Festival des Juniors 2015 (en bas à droite) encadré par les vainqueurs et les organisateurs dans la mairie des Mureaux. (J2R)
gen, un vieux paysan chinois, décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de ses vieilles années. Il fera le voyage de Pékin à Yangshuo avec Renxing, sa petite-fille, jeune citadine gâtée, contrainte de partir avec lui. Ces deux êtres que tout sépare vont se dévoiler l’un à l’autre, partager des souvenirs et des aventures. La petite fille Découverte de nouveaux talents va découvrir de nouvelles valeurs, et particulièrement Le concours de court-métrages Intervisions celles du cœur. » Urbaines s’est déroulé du mercredi 1e avril Ce film tourné en Chine a, comme le sou2015 à 18 heures au dimanche 5 avril 2015 ligne son réalisateur, « pris trois ans de ma vie et à 18 heures aux Mureaux avec pour thème la je n’ai fait que ça ». Maintenant, Philippe Muyl « danse ». Trois prix ont été remis : celui du va pouvoir se reposer. Son film va donc faire meilleur film pour l’image à « Danse » de Sanl’objet du concours de critique pour le proJohn, celui du coup de cœur avec « Danse Les chain Festival des Juniors. Mureaux » et celui du meilleur film ou Grand Prix à « Notre ville a du talent » par Galla HaCe festival est le fruit de l’association de rish. Plan Large, des villes des Mureaux, de VerParmi les nombreux courts nouillet, de Meulan-en-Yvelines métrages produits pour l’occaet Gargenville et des nombreux sion, deux sont sortis indéniapartenaires. En 2015, la ville de blement du lot. Les courts de Verneuil-sur-Seine s'est retirée de SanJohn et de Galla Harish ont l'organisation de ce festival. Trois été bien supérieurs visuellement cents personnes sont venues, chaet techniquement. Celui de Galla que jour, assister aux projections Harish a une dimension humoet les jeunes membres du jury, qui ristique plus poussée que celui de « ont rencontré des personnages couraSanJohn. Cela explique sûrement geux à travers le monde entier, » comle fait qu’il a plus été aimé par le me ils l’ont eux-mêmes affirmé jeune jury du festival. Cependant, dans les huit films de la sélection, la dimension morale du court de en sortant émerveillés. Un émerSanJohn a eu un impact indéniaveillement qui n’est pas encore fini ble sur les spectateurs. A noter puisqu’ils sont maintenant invités aussi la présence dans « Danse » à gravir les marches du Festival du Philippe Muyl a passé trois ans dans la réalisation du film de l’acteur muriautin Ecclésiaste Cannes. r D.DELERIN «Le promeneur d'oiseau» (J2R) 24
Lemba qui a participé avec joie au court de son ami. Le grand prix au film de Philippe Muyl En présence de Madeleine Georganidis, présidente de l’association Plan Large, Michel Carrière et Albert Bischerour, respectivement conseiller municipal des Mureaux et vice-président de la Communauté d’Agglomération de Seine&Vexin, le Grand Prix a été remis au film « Le promeneur d’oiseau » et surtout à son réalisateur Philippe Muyl. Ce dernier était déjà présent lors de l’ouverture du festival le mardi 31 mars, puisque son film a fait l'objet de la première projection de cette manifestation cinématographique. « Afin de tenir la promesse faite à sa femme, Zhi-
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Débats
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nouvelles technologies et nouveaux défis
Pas drôles, les drones qui volent au-dessus de nos têtes Drone et caméra embarquée, réglementation et Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), conformité et homologation, article D133-10 du code de l’aviation civile etc. La protection de la vie privée semble assurée… sur le papier.
Les drones sont presque partout de plus en plus présents au-dessus de nos têtes. Du militaire au drone de loisir, du jouet pour enfants ou adultes à l’équipement professionnel pour vidéaste spécialisé dans la prise de vue aérienne, et même sur les lieux de tournage des grandes séries, créant des problèmes… La technique aussi perfectionnée soit-elle ne met pas le drone à l'abri des incertitudes simiesques. Résultat : un chimpanzé abat un drone à coups de bâton.(1) En plus des ULM le drôle de drone deviendra-t-il le nouveau parasite du ciel ? Du particulier au professionnel Aujourd’hui un particulier ne peut voler où bon lui semble avec un drone. Parmi les règles à respecter : ne pas faire décoller le drone au-dessus d'une zone habitée. Et dans l’air il ne pourra atteindre plus de 150 m en hauteur et devra rester visible par son pilote.
Premier drone L’idée du drone remonte à la fin de la Première guerre mondiale. En France George Clémenceau, alors président de la Commission sénatoriale de l’Armée, lance un projet « d’avion sans pilote » et dans les années 1920, des avions sans pilote radio-commandés voient le jour. Le premier drone français stricto sensu a été conçu, réalisé et expérimenté dès 1923 à Etampes par l’ingénieur Maurice Percheron et le capitaine Max Boucher. Toutefois, l’armée française n’y voyait pas encore d’intérêt militaire. Pour en savoir plus : http://www.federation-drone.org/les-drones-dans-lesecteur-civil/histoire-du-drone/
Drones et vie privée : l'envol des caméras indiscrètes ?
Lorsque l’on parle d’agglomération, c’est tout ce qui, sur une carte OACI (destinée à l’aviation et/ou aux drones) est en jaune. Donc, par exemple dans toutes les villes de la CA2RS, il est interdit de voler au-dessus de son jardin où dans le champ d’à côté considérés comme en agglomération. Ensuite ici il y a l’espace de l’aérodrome auquel tous, même les professionnels, doivent faire attention et prévenir avant de le survoler. Plusieurs catégories de drones Ceux qui pèsent moins de 2 kg qui sont autorisés à voler en agglo et hors agglo (suivant ce que l’on appelle scénarios S1/S2/ S3) après conformité et homologation par la DGAC. Ensuite entre 2 et 4 kg, mêmes règles avec en plus obligation d’un parachute pour limiter l’impact à 69 joules en cas de chute. Enfin plus de 4 kg qui sont non autorisés en agglomération donc scénarios juste S1 et S2. Une nouvelle réglementation de la DGAC est en attente pour l’autorisation de survol d’agglomération d’engins allant jusqu'à 8 kg avec de nouvelles normes de sécurité plus drastiques. Drones civils et commerciaux L'utilisation des drones dans les secwww.journal-deux-rives.com
(Montage J2R)
teurs industriels et commerciaux ouvre des perspectives inédites et variées comme par exemple : l’observation, la cartographie, la gestion des secours, le tourisme, les chantiers et même les services. Des domaines où l'émergence de la filière française a déjà commencé avec des idées nouvelles qui germent comme cette proposition de photos « mosaïques » de vues aériennes.... Assiste-t-on à une véritable invasion ? L’avenir le dira bien... certains se plaignent déjà d’une réglementation draconienne freinant le développement de cette filière en France. Drone et caméra embarquée : la protection de la vie privée
Dès lors qu’un drone est équipé d’un appareil photo, d’une caméra mobile, d’un capteur sonore ou encore d’un dispositif de géolocalisation, il peut potentiellement porter atteinte à la vie privée, capter et diffuser des données personnelles. La prise de vue aérienne est réglementée par l’article D133-10 du code de l’aviation civile. Dans le respect de ces dispositions, il est possible de réaliser des prises de vue avec un aéro-modèle, dans le cadre du loisir ou de la compétition mais limité à un but privé excluant l'usage commercial publicitaire ou professionnel. Les autres cas de prises de 25
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Débats
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nouvelles technologies et nouveaux défis
vue seront traités obligatoirement au titre des activités particulières. L’article L226-1 du code pénal prévoit une sanction d’un an emprisonnement et 45 000 € d’amende pour le fait de porter volontairement atteinte à la vie privée d'autrui au moyen d'un procédé quelconque comme par exemple : • En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel. • En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé. Si les drones peuvent potentiellement
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capter tout et n’importe quoi, l’intrusion d’un œil indiscret et non désiré dans tous les domaines (professionnel, public, privé, etc.) permet d’engranger (big data ?) une multitude de données personnelles : rencontres, situations intimes, visages, gestes, déplacements, plaques d'immatriculation etc. Une sorte de voyeurisme débordant le domaine de la seule curiosité pour rejoindre celui de l’exposition non désirée sur le net. Et ceci en dépit des règlements comme toujours bien difficiles à appliquer. Ne sommes-nous pas une fois de plus devenus des apprentis sorciers qui, d’une invention ingénieuse pouvant rendre de multiples services, dérivent vers des usages pour lesquels elle n’était pas prévue ? Précieux
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droit à l'image et menaces pour le respect de la vie privée seront-ils balayés pour être remplacés par le sentiment d’être en permanence cibles d’observations indiscrètes pour ne pas dire malveillantes ? Outre ces atteintes à la vie privée, donc aux libertés individuelles, n’est-il pas à redouter l'accident grave, par exemple la chute d'un drone sur quelqu’un qui se trouverait au mauvais endroit au mauvais moment ? Une réglementation aussi sévère soit-elle ne peut l’éviter. Il faut s’en remettre aux utilisateurs professionnels ou privés… r Claude BAROUH (1) http://www.smartdrones.fr/video-un-drone-est-
abattu-par-un-chimpanze-dans-un-zoo/003847
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Débats
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Rencontres citoyennes
« Vivre en ensemble » ou périr Le lundi 27 avril 2015, dans le cadre des « rencontres d’Innover&Agir », une conférence sur le « comment mieux vivre ensemble » a réuni Benjamin Stora et Edwy Plenel à la tribune face à plus de 300 personnes aux Mureaux. L’association Innover&Agir pour les Mureaux a organisé sa première conférence/débat dans le cadre de « Les rencontres d’Innover&Agir » à l’Espace des Habitants aux Mureaux. Les invités et intervenants de cette soirée, en plus des 300 personnes, voire plus, présentes, étaient Benjamin Stora, historien et sociologue, et Edwy Plenel, journaliste fondateur de Mediapart. La conférence a commencé avec Ali Mohammad et Mbarek Akafou qui ont présenté le sujet et les conférenciers de cette soirée, tout en rappelant la présence de la librairie de la « Nouvelle Réserve » de Limay, du préfet et des fondateurs de leur association « Innover&Agir pour les Mureaux ». Un creuset des civilisations Cette conférence s’est structurée en trois parties. La première partie a exploré le concept du « vivre ensemble » et sa crise actuelle sur le plan national. La seconde partie, très intéressante, a permis un échange avec le public à travers une séance de questions/ réponses. Et la troisième partie a abordé le « vivre ensemble » local, c’est-à-dire aux Mureaux et ses environs avec également une séance de questions/réponses.
Pour introduire la première partie, Mme Jacqueline Dagès, ancien professeur de français émérite du lycée François-Villon des Mureaux, a défini, dans son intervention, la notion de « vivre ensemble ». Ce concept est présent dans les mythes fondateurs de la civilisation occidentale depuis la Rome antique. C'est le creuset des civilisations puisqu’il a bien fallu accepter l’autre pour vivre en communauté. Mme Dagès a souligné également la présence, dès le départ, Jacqueline Dagès (à. g.), professeur émérite du d’un problème pour maintenir ce « vivre lycée François-Villon, discute avec un jeune immigré. (J2R) ensemble » par les mythes d’Abel et Caïn ou encore celui de Romulus et Remus. Des mythes fondateurs de civilisations qui ne crois pas qu’en profondeur nous ne sachions pas sont également des exemples de la « non ac- comment vivre ensemble. » Pour lui, pour trouver ceptation » de l’autre. Elle a retracé les inter- sa propre humanité, il faut savoir aller vers prétations du « vivre ensemble » de l’Antiquité l’autre. Il met au cœur de son propos la deà nos jours en passant par les philosophes vise de la France : Liberté, Egalité et Fraternité. des lumières. Définissant le « vivre ensemble » La notion « d’égalité » est au cœur de tout comme une cohabitation paisible, elle en a pour lui et il déplore le fait que l’inégalité est présenté sa crise actuelle par le fait du « repli prônée en toute chose. « C’est la barbarie au sur soi et du rejet de l’autre ». « Pourquoi ? Com- cœur de nos sociétés civilisées ! » Le nouveau visage ment ? » sont des questions que Mme Dagès de l’inégalité est le « discours identitaire ». Ce disa posées aux invités de cette soirée au Mu- cours enferme et immobilise les populations reaux. dans leurs appartenances d’origine. Cela s’oppose à l’identité des Français qui est faite de « Nous ne sommes pas des grands relations. « Il faut revitaliser le mot « fraterfrères qui viennent donner des solunité ». « La France est une Amérique de l’Europe » tions. » a-t-il ajouté. Le problème est que le discours Le premier des invités de marque, Edwy politique diffère de la réalité : « On a à revendiPlenel, a commencé en soulignant « l’embar- quer cette France multiculture ». Il a pris comme ras » de la situation . « Nous ne sommes pas des exemple le projet de loi sur la surveillance, grands frères qui viennent donner des solutions. » discuté au Parlement, qu’il a considéré « li« Notre apport ne peut qu’être qu’un apport ci- berticide ». Cette loi - si elle est adoptée dans toyen ! » Il a souhaité apporter des réponses à son état - va démobiliser les Français. Ils ne la place des personnes qui devraient le faire pourront plus être « des créateurs ». Une dimenet qui sont pour lui nos représentants. « Je sion importante pour lui puisque « c’est par cette
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Débats
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Rencontres citoyennes
dimension qu’une nation France est sans cesse en s’invente ! » train de se refabriquer et A sa suite, Benjadans ce sens là « nous sommin Stora a développé mes comme les Américains » une autre notion imde l'Europe. Le vrai défi portante et essentielle est de donner un idéal/ pour le « vivre ensemble », imaginaire positif à nos celle « d’humanité ». « Il compatriotes que cherfaut retrouver l'empathie et chent tous à construire la compassion ». Des noet à vivre dans un monde tions qui se perdent et meilleur. qui ont des conséquenMbarek Akafou, un ces. Selon Stora, il faut des architectes de ce déretrouver le chemin de bat, a conclu cette soirée la compassion pour en reprenant une phrase développer le « vivre end’Edwy Plenel sur la Lors de la séance questions/réponses, un des participants a expliqué que «les espasemble ». La nécessité du construction de l’idences de débat se rétrécissent». L'effort d'Innover & Agir permet de les reouvrir. (J2R) « vivre ensemble » est le fait tité qui est le résultat des de faire preuve d’humarelations faites. C’est en nité. C’est à construire. C’est pour lui absent des qui, suite aux événements du 7 janvier 2015, a acceptant le « vivre ensemble » que la construction grands discours politiques et philosophiques ac- voulu arborer le « Je suis Charlie » et qui s’est fait est possible. Il faut retrouver « l’humanité et la comtuels. Prenant l’exemple des migrants mourant critiquer sur la toile et dans les réseaux sociaux. passion ». r -D.D. en traversant la Méditerranée, il a regretté l’ab- Pourtant, les autorités religieuses, chrétiennes et sence de mobilisations citoyennes, de discours, musulmanes, des Mureaux ont rédigé, au lende«Grassroots democratie !» de pétition ou de prises de position pour dire main des attentats, un communiqué pour monFaire revivre notre démocratie, faire taire les in« nous sommes en position de solidarité et de protection. » trer leur unité dans la dénonciation de ces actes crédules à notre modèle républicain sont des véritaRetrouver ce chemin de la compassion et de « barbares ». bles défis de demain. Cette sorte de croisade pour l’humanité, c’est retrouver le chemin de la poliLa troisième partie de la conférence a permis la République devrait continuer dans tous les points tique idéale. Car le « vivre ensemble », c’est d’abord aux personnes du public de s’exprimer aussi sur cardinaux de la France. avoir des projets ensemble. C’est pour définir leurs problèmes du quotidien liés au « vivre enGrâce à des intellectuels tels que MM. Stora et et construire une cité ensemble. Sans le fait de semble ». Les intervenants ont, par ce biais, dévePlenel, qui mouillent leur chemise, la rencontre envouloir construire une société en reconnaissant loppé sur le local les notions développées dans tre le peuple et la République peut et doit se faire. La l’appartenance à une même humanité, comme, la première partie. « Oui, il est possible de miser sur prise de parole libère et des espaces d'échange et de et cela a été sa conclusion, « construire le vivre en- les Mureaux » a fait remarquer un pharmacien du liberté sont possibles et imaginables. Enfin, pour resemble » ! coin. Malgré quelques vicissitudes (« la France ne prendre l'expression d'Edwy Plenel «les Américains La partie débat avec le public a montré com- veut pas de nous ! »...) il est ressorti un message « arc de l'Europe» doivent reconquérir la démocratie par ment les habitants des Mureaux et d’ailleurs ont en ciel » qui se veut refondateur, visant à reconsla base. C'est le sens de la « grassroots democrasu reprendre le thème et les solutions propo- truire le pays avec ceux qui partagent les valeurs tie » chère à nos cousins de l'outre-Atlantique. Il est sées pour présenter leurs propres expériences. intrinsèques de la République, unie et indivisitemps d'engager, encore une fois de plus, la bataille Par exemple, un jeune musulman des Mureaux ble : Liberté, Egalité et Fraternité. En somme, la d'idées pour et par la République. r
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Sports
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Boxe
La 3e Nuit de la boxe : gros succès pour l’équipe des frères « Hallab » Les victoires s’accumulent pour les «pro» du Ring vernolitain. Yassine Jaafar et Geoffray Dos Santos sont montés d'un cran.
Le samedi 18 avril, les meilleurs boxeurs du Ring vernolitain avaient rendez-vous avec leur public pour des combats magnifiques lors de la 3e Nuit de la boxe, une sorte de gala de boxe de haut niveau qui a souri à plusieurs athlètes entraînés par les frères Hallab. Le Ring vernolitain est classé troisième club en Ile-de-France, un résultat obtenu grâce aux efforts de son président Lahcen Ouhmand et ses entraîneurs ; Abadila et Azziz Hallab, frères du boxeur muriautin aux nombreux titres : Ali Hallab. Hommage à Alexis Vastine Plus de 250 personnes se sont déplacées au gymnase Philippe-de-Dieuleveult à Vernouillet pour regarder un programme de boxe de qualité. Huit combats - dont deux professionnels - étaient à l'affiche d'une Nuit de la boxe qui s'est clôturée par de belles victoires de nos boxeurs pro : Yassine Jaafar et Geoffray Dos Santos tous deux dans la catégorie 56 Kg. Avant le début des rencontres, le public a rendu hommage à Alexis Vastine avec une longue minute d’applaudissements. Le premier combat officiel de la soirée, car il y a eu en ouverture des combats opposant de très jeunes enfants et d’exhibition, opposa, dans la catégorie des 52 kg, Chris Esabé du Boxing Amical des Mureaux (BAM) à Benjamin Lambert de Saint-Légerdes-Vignes. Le sociétaire du BAM a remporté le combat. Le second combat a opposé, dans la catégorie des 58 kg, Luka Faivre du Ring vernolitain et Isack Aici de la Team Mateta ; il a été remporté par ce dernier. Le troisième combat, un match féminin dans la catégorie des 55 kg, a opposé Houda Hippi du Ring vernolitain à Leila Fiche de la Team EBAM. Cette dernière a pris les choses en mains dès le début, déstabilisant son adversaire qui a eu du mal à rattraper son retard. Au final, Leila Fiche s’est imposée. Le quatrième combat, dans la catégorie
des 54 kg, a vu s’opposer Issa Ba du Ring vernolitain et Adem Benchemann de la Boxing club La Plaine. Issa Ba a remporté le combat avec de belles actions à la fin du match. Le cinquième combat, dans la catégorie des 69 kg, a vu s’affronGeoffray Dos Santos (4e depuis la g.) du Boxing Amical des Mureaux, vainqueur du denier match de «3e Nuit de la boxe » entouré par ses ter, dans un maentraîneurs et les organisateurs de la soirée de gala à Vernouillet. gnifique combat équilibré dans les réponses, Boutié Traoré du le monde professionnel. Déchaîné au troiRing vernolitain à Khalilou Dembelé de la sième round, Yassine Jaafar a remporté le Team Farugia. C’est le sociétaire du Ring vercombat par décision unanime des juges. nolitain qui a remporté le combat aux points. Le dernier match de la soirée a vu s’afLe sixième et dernier combat amateur a vu fronter, dans la catégorie des 56 Kg, Geofs’opposer, dans la catégorie des 60 kg, Khalil El fray Dos Santos du BAM, entraîné par MokHadri du Ring vernolitain à Dembelé Massiga tar Hadjri et Ali Hallab, à Thomas Barbier du Bac9. Ce dernier était très rapide et a démond’Alençon. Le sociétaire du BAM a pris en tré une technicité exceptionnelle dans les rangs main le combat dès le début et son adverdes amateurs. Néanmoins, le courageux Khalil saire a su tenir la cadence. Malgré une légère El Hadri a remporté le combat. La décision des baisse de régime à mi-combat, Geoffray juges - certes étrange pour plusieurs personnes Dos Santos s’est imposé aux points. présentes dans le gymnase - a conduit Dembelé Le Ring vernolitain sort grand vainqueur Massiga à quitter précitemment du ring à l’ande cette soirée de gala : la qualité d’entraînonce du résultat. Ce moment a entaché le nineur d’Abadila Hallab et d’Azziz Hallab est veau de fair-play de la compétition. indéniable. Les sociétaires et le président Lahcen Ouhmand ont démontré leur capaMonter d'un cran cité d’organisation d'une belle « Nuit » de Après ces combats amateurs, deux comboxe. r -D.D. bats professionnels se sont déroulés montant encore d’un cran le niveau des rencontres. Le premier a opposé, dans la catégorie des 56 kg, Yassine Jaafar du Ring vernolitain à Issa Dolgatov du MJEP Cormontreuil (dans le Champagnois). C’est le sociétaire du Ring vernolitain qui a su imposer son rythme à son concurrent par une technicité et un volonté Yassine Jaafar (2e à dr.) a gagné contre Issa Dolgatov (1e à droite). Le staff du Ring vernolitain était satisfait. (J2R) de réussir sa sortie dans www.journal-deux-rives.com
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arts martiaux
Le Dragon bleu, gisement de champions Après une qualification prometteuse, le Vernolien Milan Gerbeaux a transformé l’essai le dimanche 12 avril 2015 lors des Championnats de France de Kung fu en atteignant la première marche du podium et donc le titre très officiel de champion de France 2015. Ce Vernolien de toujours, a su braver toutes les difficultés d’une année difficile pour se hisser à la plus haute marche nationale. Entré au Dragon Bleu il y a quelques années, Milan a progressé tant en technique qu’en combat et ses qualités ont su capter l’attention du professeur et du collectif compétition de l’école.
Le club Dragon Bleu de Verneuil est devenu un gisement de champions.
Il a cumulé les heures de travail, de stages en France comme à l’étranger, il a participé à tous les entraînements supplémentaires et complémentaires proposé par le staff
(DR)
compétition du Dragon Bleu. Il s’est donné les moyens de son ambition, cette médaille est la sienne ! Un bel exemple pour la jeunesse. r
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Golf dans les 2 Rives
Un nouveau directeur pour le golf de Villennes Le golf Blue Green a bien évolué depuis sa création sur des terrains agricoles en 1985, à l’initiative de la municipalité de Villennes. Cinq directeurs s’y sont succédé dans les 14 dernières années. Le tout nouveau vient de prendre ses fonctions. Il revient en terrain (de golf) connu, car il y a commencé sa carrière. Il nous présente ses projets et l’opportunité récemment offerte par les « portes ouvertes » pour découvrir ce loisir sportif en plein air.
Voici le parcours (de golf) professionnel d'Alexis Maloubier. Il est arrivé au golf de Villennes en l’an 2000, en tant qu’élève moniteur, pour poursuivre sa formation. Il est rapidement devenu « pro », ce terme désignant les enseignants de golf ; ce sont des professionnels, ayant une qualification importante et diplômés. Après neuf ans dans cette fonction à Villennes, il est devenu responsable de l’enseignement au golf « Blue Green » de Guerville (à proximité de Mantes). Il en a, ensuite, assuré la direction pendant près de deux ans. Une petite entreprise avec un projet
Le nouveau directeur du golf de Villennes regrette de ne plus avoir le temps de pratiquer son sport. Depuis son retour à Villennes, il est très occupé par la gestion quotidienne des différents aspects de son entreprise : celle-ci a de nombreux clients et souhaite en attirer de nouveaux ; son environnement naturel nécessite un entretien tout à fait particulier. Alexis Maloubier est secondé par une directrice adjointe, Laura Schoonjans ; leurs collaborateurs se répartissent en quatre secteurs : - 6 pour les relations avec les clients (accueil et attachés commerciaux), - 5 pour l’enseignement, - 6 pour l’entretien du terrain,
Alexis Maloubier, nouveau directeur du golf de Villennes. (DR)
- 6 pour le restaurant. Alexis Maloubier souhaite créer plus d’animation au sein du club, veiller à la qualité constante du parcours et recentrer le golf de Villennes sur ses abonnés qui lui font confiance depuis de nombreuses années. Ces évolutions se feront tout en continuant à développer la pratique du golf pour l’ouvrir au plus grand nombre, grâce aux journées « portes ouvertes ». Il ne peut toutefois pas apporter d’information sur le projet dont il est question depuis de nombreuses années : l’extension du terrain du golf sur des terres agricoles orgevalaises afin de créer neuf trous supplémentaires (il était dans les programmes des candidats villennois aux élections municipales de l’année dernière). Cette réalisation dépend, en effet, des communes et des propriétaires des terrains. Alexis Maloubier serait, toutefois, très heureux de mener ce projet à bien. Par contre, il souhaite améliorer le terrain actuel afin qu’il soit « plus visuel et plus joli » ; il sera rendu plus attractif, par l’apport de plus de végétation et de fleurs. Qui sont les golfeurs à Villennes ? 80 % des abonnés habitent à moins de 10 kilomètres (la moitié de la distance habituellement constatée en France). Toutefois, de nombreux golfeurs parisiens viennent, les week-ends, pratiquer leur sport à Villennes, facilement accessible, pour se détendre dans la verdure. Ce parcours est, assez souvent, un lieu de compétitions mais la plupart des golfeurs y viennent pour pratiquer un loisir sportif. www.journal-deux-rives.com
L’ambition du directeur est d'en faire découvrir les joies en l’ouvrant à tous, tout en donnant un petit côté sportif. Le golf n’est-il pas considéré encore souvent comme un sport élitiste ? « Quand on paie 1000 euros par an, soit moins de 90 euros par mois », répond Alexis Maloubier, « c’est moins cher qu’une semaine des vacances de Pâques n’importe où. » Dans la formule annuelle proposée à ce prix, est incluse la fourniture du matériel : un sac de golf, contenant une demi-série de clubs est en, en effet, offert. De nombreux golfeurs pratiquent leur sport dans le cadre d’une association. Les deux plus importantes sont l’Association Sportive du golf, qui a un lien légal avec le golf, assurant la liaison avec la fédération et s’occupant du côté sportif et de l’animation, et le Seniors Golf Club. Des associations des villes voisines viennent régulièrement jouer à Villennes ; l’activité golf de l’Association Villennes Bienvenue comprend plus d’une centaine de membres, proposant des cours collectifs, des animations et de fréquentes compétitions amicales. Des étudiants aux seniors, le golf de Villennes propose des formules adaptées à chacun, en termes de prix et de contenu. Des jeunes des écoles villennoises peuvent également découvrir ce sport à travers le golf scolaire ; chaque année, 10 à 20 % d’entre eux s’accrochent à cette activité et continuent à la pratiquer. Les meilleurs pourraient devenir « pros » et, si leurs capacités et les circonstances le permettent, directeurs d'un golf. r Renseignements à l’accueil du golf, par téléphone (01 39 08 18 18) ou par courriel (villennes@bluegreen.com)
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fOOTBALL AMÉRICAIN
Les Lycans remportent le « Charly Trophy » Dimanche 19 avril, le « 1er Charly Trophy » a été remporté par les Lycans des Mureaux en battant Les Cougars de Saint-OuenL’Aumône sur un score de 12 à 10. Le dernier match de la saison de qualification au « Play off » de football américain en division 3 « casque d’argent » a souri aux Lycans des Mureaux qui ont vaincu les Cougars de SaintOuen-L’Aumône et remporté du même coup le « Charly Trophy ». A l’initiative des Cougars et des Lycans, ce trophée est la concrétisation du lien existant entre ces deux clubs franciliens du foot US. Premier mi-temps Après le coup d’envoi des Lycans, la première attaque (ou drive) est pour les Cougars. A la suite de quelques beaux jeux au sol, l’attaque Cougars est bloquée par la défense des Lycans. Pour le premier drive des Lycans, leur « Quarter Back » ou QB (qui est l'équivalent d'un chef de file) est mis sous pression par les Cougars. Il réalise, pourtant, une course de 50 yards (1 yard : 0,91 mètres) et finit par réaliser un « TouchDown ou TD ». Mais ce dernier est refusé en raison d'une faute commise lors de l’action. Finalement, la défense Cougars contraint les Lycans à un dégagement au pied qui finit sur les quatre yards adverses. Lors du deuxième drive des Cougars, ces derniers repartent sur leurs 4 yards. Après une longue passe de la part du QB, le receveur perd
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la balle. Les Lycans repartent dans les 11 yards des Cougars. Le second drive des Lycans, après trois jeux au sol, les Muriautins se retrouvent à 1 petit yard de l’embut. La quatrième tentative se conclut par un TD du n°22 qui a transpercé la défense des Cou- Les Lycans (en bleu) étaient intraitables au premier mi-temps. gars. La transformation est contrée par la ligne stupide permet aux Cougars de conserver la de défense des Cougars. Le score est alors de 6 balle et de repartir sur les 25 yards des locaux. Le à 0 pour les Lycans. 6e drive des Lycans commence par une nouvelle Pour le troisième drive des Cougars, la dé- course du n°1 se concluant par un nouveau fense des Lycans contient les attaques des ad- TD, refusé par les arbitres. Les Lycans sont fiversaires qui sont contraints à un coup de pied nalement contraints à un coup de pied de déde dégagement. Le troisième drive Lycans com- gagement. Pour leur 6e drive, les Cougars sont à mence par une belle course du n°1 des « Lycans nouveau arrêtés par la défense des Lycans. » remontant la balle jusqu’au 10 yards des CouLe 7e drive des Lycans se résume à un ballon gars. L’attaque des Muriautins se conclut par « catché » mais relâché. Du coup pour leur 7e un TD du n°21 sur un magnifique sprint qu’il drive, les Cougars avancent en portant la balle termine en sautant par-dessus la défense des grâce à leur jeu de passe. Cette action se conclut Cougars. La transformation s’est effectuée à 19 par un TD à la passe du n°88 dans le coin de yards. Le coup de pied passe à côté des poteaux l’embut. Le n°88 effectue la transformation à et le score affiche 12 à 0 pour les locaux. 2 points pour son équipe avec une belle récepDeuxième mi-temps tion du ballon au même endroit que son TD. La remise en jeu est pour les Cougars. Le Le score est alors de 12 à 10. 5e drive des Lycans commence par une très Les Cougars tentent alors un « outside kick » bonne pression de la défense adverse. Les Ly- (un envoi court pour récupérer la balle) mais cans perdent beaucoup de terrain sur leur jeu. les Lycans s'assurent la récupération du balon. Le QB est ensuite plaqué dans son embut sur Sur leur 8e et dernier drive, les Lycans mettent leur deuxième jeu. Deux points pour « Safety » fin à cette rencontre qui se termine sur le score est accordé aux Cougars. Le score passe à 12 à de 12 à 10 pour les Muriautins. Les Muriautins 2 en faveur des Lycans. (saison 3 victoires et 7 défaites) remportent par Alors que les Lycans allaient repartir à l'of- la même occasion la 1re édition du « Charly Trofensive, après un bon jeu défensif, une faute phy ». r Mikael NICOLAS
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1 jour 1 livre
La réalisation du livre de François Gourdon, relatée par son éditeur Un après la fin de son quatrième et dernier mandat de maire de Villennes, François Gourdon a présenté son livre : « Un village en bord de Seine - Un quart de siècle de Villennes sur Seine 1989 - 2014 ». Nos confrères (notamment Le Parisien, Le Courrier des Yvelines, Yvelines Première) ayant publié des entretiens avec l’auteur, nous avons préféré les compléter en donnant la parole à l’éditeur, accompagnateur de l’écriture. Fondateur et dirigeant d’Ankora Editions, Franck Jaén nous a raconté comment il a vécu l’élaboration, assez rapide, de cet ouvrage que la plupart des Villennois ont reçu. L'influence de l'éditeur sur le livre Après accord sur le canevas et sur les thématiques à traiter, François Gourdon a, librement, concrétisé sa pensée. Le plus souvent, son texte était fluide et coulait de source. Sa très riche
La couverture de l'ouvrage de F. Gourdon. (DR)
Derrière un auteur et/ou un livre, comme celui de l'ancien maire de Villennes, François Gourdon (à dr.) il existe un éditeur tel Franck Jaén (en second plan à droite). (J2R)
expérience lui a permis d’être toujours synthétique, jamais digressif, l’éditeur contribuant à donner le même volume à chaque chapitre. Pour les témoignages, la méthode a consisté en des entretiens, en l'écriture des textes et leur validation après d’éventuelles retouches. Un format unique a assuré la cohérence, le ton étant propre à chaque témoin. L’ancien maire avait, encore, des idées très fraîches de ses 25 années municipales. Les chronologies, complétant les narrations thématiques, ont été rédigées après compilation des Lettres de Villennes. Franck Jaén a organisé le texte en chapitres et a proposé des maquettes, mises en forme ensuite par un graphiste-maquettiste ; habitant à Villennes, il a réalisé quelques photos. Sur la question du caractère très positif du livre, l’éditeur a mentionné que deux des conflits affrontés par François Gourdon y sont clairement évoqués ; notamment, la manifestation à propos de la construction du parking, la première à Villennes depuis 1792. Il a exposé les raisons du succès du projet : « La collaboration a vraiment bien marché, sans tempête ni coup de vent. François Gourdon a suivi le dossier de façon très présente mais juste comme il faut. C’est quelqu’un qui m’a fait confiance et que je tenais informé de l’évolution du projet ; j’étais, en permanence, en contact avec lui. » L'influence du livre sur l'éditeur Franck Jaén a beaucoup appris sur Villennes et sur certains aspects de la fonction de maire. www.journal-deux-rives.com
« Alors qu’il y a, actuellement, un fort dénigrement des politiciens, le maire est celui qui est le plus proche de ses concitoyens ; il est obligé d’agir, en tenant compte de tout le monde. Que sa personne soit appréciée ou non, un maire s’engage, investissant beaucoup de son temps. » L’éditeur avait perçu qu‘il aurait à faire un travail d’ensemblier pour raconter vingt-cinq années d’histoire locale dont il ignorait une grande partie. Le livre lui ayant permis de redécouvrir son village, il n’a pas envie de le quitter. Il affirme qu’il y a trouvé sa place en contribuant à ce « bouquin ». « Le défi est de préserver un village avec tout ce qu’il a de plus sympa, la convivialité, l’environnement, tout en continuant à le faire progresser vers l’avenir. » Franck Jaén a, maintenant, l’envie de développer son activité auprès des villes et des villages mais ce qui a été fait dans les 25 dernières années serait-il encore possible avec l’évolution de l’intercommunalité ? Il aidait des personnes et des familles, puis des entreprises à transmettre leur histoire. Suite à cette expérience, il souhaite orienter d’avantage sa société vers les gens qui s’engagent, « ceux qui apportent quelque chose en terme de contribution sociétale à leur environnement », aux acteurs économiques qui contribuent au développement de l’être humain et du territoire. r Michel KOHN Voir aussi le site Internet du J2R : http://www.journal-deux-rives.com/actu/05266-son-livrefrancois-gourdon-entre-memoire-villennes
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La mémoire des Beaux-Arts
Ernest Meissonier est à (re)découvrir L'exposition sur l’artiste peintre pisciacais est à visiter jusqu’au 21 juin au prieuré royal Saint-Louis, site du musée du Jouet à Poissy. Pour commémorer le 200e anniversaire de la naissance du peintre Ernest Meissonier (18151891), la ville de Poissy présente une exposition qui révèle le regard de l’artiste sur les événements historiques qu’il a traversés. Fabrice Denis, historien de l'art, bien connu à Poissy, nous rappelle la carrière prolifique et éclectique de ce peintre que l'exposition fait mieux connaître. Les deux commissaires de l'exposition, qui ont collaboré à la rédaction de ce texte, ont bien voulu nous présenter l'exposition en nous la faisant visiter afin de compléter cet article. (Entretien à lire et vidéo sur les visites de l’exposition et de l’atelier d’été d’Ernest Meissonier à voir sur le site Internet du J2R)
pre demeure en passant par le vieux pont, la ville sert d'arrière-plan à de très nombreuses scènes. Le succès est immédiat, soutenu par une production pléthorique, de riches collectionneurs, la critique et un public enthousiaste. Un peintre témoin de son époque, mais non académique
L'affiche de l'exposition, avec le portrait d'Ernest Meissonier. (DR)
Ernest Meissonier, une gloire oubliée
Ernest Meissonier (1815-1891) figure au nombre des peintres les plus célèbres de son temps. Il est aussi celui dont les tableaux atteignent les prix les plus élevés du siècle. Bien des préjugés à l'égard de l'homme et de son art ont, depuis, largement terni sa réputation. Ses relations avec les cercles officiels, la trop grande faveur dont il jouit de son vivant et des positions jugées d'arrière-garde expliquent en partie ce long purgatoire. Pourtant rien n'est moins conventionnel que le parcours de cet artiste, formé en marge des instances académiques.
Pierre. De nombreuses autres publications lui assurent par la suite des revenus suffisants en même temps qu'elles asseyent sa renommée. Parallèlement l'artiste développe une carrière de peintre. Spécialisé dans la scène de genre, il multiplie les tableaux en costumes, inspirés des anciens maîtres hollandais. Les contemporains de Louis XIII et plus encore de Louis XV deviennent rapidement ses sujets d'élection. Des œuvres, comme Le liseur, les Trois fumeurs et Les Joueurs d'échecs, brossent le portrait d'un XVIIIe siècle intime, dominé par une scrupuleuse exactitude du détail. Les décors dans lesquels évoluent ses personnages sont,
Protégé par l'Empereur qu'il accompagne pendant la campagne d'Italie, l'artiste élargit progressivement son répertoire aux sujets militaires. Bonaparte et ses troupes puis Napoléon III à Solferino deviennent les nouveaux modèles d'une peinture plus documentaire qu'héroïque. Pour autant le sentiment l'emporte parfois sur le constat. C'est avec une émotion réelle qu'il peint La Barricade, inspirée de l'insurrection de juin 1848, et Le Siège de Paris en 1870. Peintre officiel, comblé d'honneurs et de multiples récompenses, Meissonier n'est en rien un « peintre académique ». Pas plus qu'il n'est formé par l'Ecole des Beaux-Arts, ses sujets et sa manière ne répondent aux attentes de l'institution. Son élection à l'Académie, en 1861, est elle-même controversée. Elle est alors perçue comme « une concession à l'approbation populaire […] en même temps qu'un échec pour la vieille Académie ». Le divorce est pleinement consommé en 1890, lorsqu'en opposition ouverte avec le jury du Salon officiel de Paris, Meissonier fonde, avec un groupe d'artistes dissidents, la Société nationale des Beaux-Arts. Les artistes ont désormais un salon bien à eux, débarrassé de la tyrannie des médailles et largement plus ouvert aux idées nouvelles.
Son parcours artistique de Lyon à Poissy Issu d'une famille de négociants, Une exposition en trois parties lui-même destiné au commerce, ErL'exposition « Ernest Meissonier un nest réussit à vaincre les réticences d'un certain regard » organisée par les musées père qui, finalement, le soutient finande la ville de Poissy (du 27 mars au 21 cièrement dans sa vocation d'artiste. juin 2015) vous convie précisément à Après un bref apprentissage dans les la découverte du maître pisciacais. La ateliers de Jules Pottier (1796-1865) et vie de l'artiste est d'abord évoquée à de Léon Cogniet (1794-1880), le jeune travers une série d'œuvres et de souhomme se fait connaître comme illusvenirs personnels. Suit un second volet L'atelier d'été (d'Ernest Meissonier). Aquarelle de Gustave trateur. Il se signale notamment auprès consacré à sa vision des événements de Méquillet © R-P RIBIER de l'éditeur Léon Curmer (1801-1870), l'histoire contemporaine. Le témoin de pour lequel il réalise une série d'images desti- depuis son installation à Poissy en 1846, directe- l'insurrection de 1848 et le citoyen engagé dans nées à la publication (1838) de Paul et Virginie et ment empruntés à l'environnement local. la Garde nationale pour la défense de Paris de La chaumière indienne de Bernardin de SaintDes vestiges de l'ancienne Abbaye à sa pro- contre les Prussiens en 1870-71, font notam34
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La mémoire des Beaux-Arts «Octuor-sur-Seine»
Exposition au musée du Jouet à Poissy jusqu’au 21 juin 2015 Dans l’intimité du peintre
Cavalier Orage © Orsay RMN
ment l'objet d'une attention particulière. L'exposition s'achève enfin sur les investigations révolutionnaires de Meissonier en matière de représentation équestre. Transformant les écuries de sa propriété en véritable laboratoire, il est le premier à transcrire correctement le galop du cheval. Les photographies - ci-dessous - d'Eadweard Muybridge (1830-1904) et de Jules-Etienne Marey (1830-1904) confortent, au même moment, la justesse de ses intuitions. r * Constance Cain-Hungerford, universitaire américaine, enseignante en histoire de l’art au Swarthmore College (Pennsylvanie) * Hélène Meyer-Roudet, conservateur en chef des musées de la Ville de Poissy * Fabrice Denis, artiste peintre, docteur en histoire de l'art (Paris IV Sorbonne).
Dans la première partie de l’exposition consacrée à la vie d’Ernest Meissonier, des autoportraits et des œuvres présentent le peintre dans son intimité. Poissy et ses environs fournissent le décor de ses peintures de genre représentant des personnages du XVIIIe siècle s’adonnant à leurs loisirs. Les œuvres exposées témoignent de son désir de réalisme et de son goût pour le détail. Un certain regard sur l’histoire Le visiteur découvre ensuite le cœur de l’exposition avec le regard que Meissonier porte sur des évènements de l’histoire contemporaine, notamment en tant que témoin de l’insurrection de juin 1848, puis en tant qu’engagé dans la Garde nationale pour la défense de Paris contre les Prussiens en 1870-71. La réalité du mouvement Le dernier espace évoque les investigations inédites de Meissonier sur la démarche complexe des chevaux, devançant en cela les études photographiques sur le mouvement faites par le britannique Eadweard Muybridge (1830- 1924). Sa propriété de Poissy, où il établit ses écuries, et les champs de parade militaire de Saint-Germain-en-Laye lui servent de laboratoire. Plusieurs œuvres de Meissonier montrent ainsi comment il cherche à « saisir le mouvement de l’animal dans sa réalité, et non plus dans son apparence telle qu’elle pouvait être perçue par l’œil humain ». Informations : Lieu : site du Musée du jouet : 1er enclos de l’Abbaye à Poissy Horaires : jusqu’au 21 juin 2015, du mardi au dimanche de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h 30 (fermé les lundis et jours fériés). Prix d’entrée : plein tarif 4 € - tarif réduit 3 € ; gratuité le 1er dimanche de chaque mois Catalogue : disponible à la boutique du musée (co-édition Ville de PoissyMare et Martin). Programme complet : voir aussi sur le site du J2R la totalité du programme de cette exposition : http://www.journal-deux-rives.com/actu/05104-lexposition-artiste-peintre-pisciacais-ernest-meissonier-visiter
Caricature de Daumier : Meissonier au Salon © R-P RIBIERE Photographies d’un saut d’obstacle par Muybridge.
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