Le
JOURNAL des deux rives
Mars-avril 2015
3,2 €
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 121
La route de Quarante Sous,
entre future friche et sauvetage (p.16)
Quel avenir pour la zone commerciale de « Quarante Sous » ? En 2010, les pouvoirs publics avaient lancé des études - initiées par l'EPAMSA - afin de mieux cerner les enjeux et proposer des pistes nouvelles pour relancer cette zone qui illustre le déclin du concept des centres commerciaux en France. Aujourd'hui, l'impasse (par la complexité de la tâche) est telle que des réunions de colmatage ne serviront qu'à atténuer la « fin programmée » de ce temple de la consommation. Pourquoi ne pas envisager des immeubles d'habitations et relier cette zone aux autres communes de la CA2RS par des transports en commun dignes de ce nom. (voir page 16) (Photo J2R)
pôle métropolitain
départementales
Les 2 Rives
Un rampe de lancement
Un scrutin, un vote local avec des enjeux variés
la fronde contre les impôts se propage
Tout a commencé en 2008 avec l'OIN et se poursuit avec la création d'une méga-agglomération de 73 communes. Mais a-t-on pensé à la légitimité démocratique de ce nouveau monstre administratif ? page 5
Le J2R a examiné attentivement la campagne de tous les candidats dans les quatre cantons importants de la Seine Aval. Voici son analyse et ses pronostics.
Les habitants des communes des Deux Rives ont pris conscience de l'ampleur des augmentations d'impôts décidées par la CA2RS... D'autres solutions sont possibles !
pour la mondialisation
pages 8-10
pages 15
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LE JOURNAL DES
Q
éditorial
mars-avril 2015
« We are not yet the best !* »
uel parallèle entre aujourd'hui et il y a vingt ans ? En 1993, en pleine crise immobilière, on ne donnait pas un kopeck pour la France. Aujourd’hui, la situation est encore calamiteuse : la crise de 2008 à la fois économique et sociale s’éternise, ce qui entraîne la montée d'une extrême droite populiste. On a vite oublié nos réussites d’antan, dont la victoire des Bleus en 1998, Ariane et Airbus dans le cadre de la politique européenne. À l’époque, tout nous semblait possible : « Nous avons la victoire en nous ! » ; « We are the best...» laissaient entendre des optimistes. Mais en 2015, les finances publiques ne sont pas au beau fixe... puisque la dette mondiale des banques liée à la plus grande crise financière depuis la Grande dépression a été nationalisée progressivement vers les États, dont la France. Au sein des communes, par exemple, il est difficile de faire fonctionner les services à la population dans un contexte draconien de dépenses publiques. La masse salariale dans certain cas a atteint le niveau incompressible. On ne peut pas faire « mieux avec moins », selon les préceptes des maires dépassés par les choix politiques nationaux et mondiaux. De leur côté, les citoyens ne peuvent que systématiquement crier « Halte à la hausse d’impôts ! ». Le rôle et la place de la fiscalité locale sont encore à débattre au niveau local puisque l’État se retire de plus en plus, laissant un vide institutionnel sidéral. Les intercommunalités n’ont pas rempli leur rôle dans la Vallée de la Seine. Elles ont du mal à prouver une quelconque utilité sur deux points : la mutualisation et les économies d’échelle. Le cas de la Communauté d’agglomération des Deux Rives est flagrant : ses dirigeants (tous maires) ont échoué et tentent désormais de sauver les meubles avec la super-agglomération. Mais le plus grand chantier est de passer d’un système verrouillé davantage anti-démocratique où l’élu communautaire est « hors sol » et autiste à un système démocratique avec une
Les 12 Km de Carrières-sous-Poissy
14e Festival du Cirque international
dose de proportionnalité pour les minorités et avec une véritable transparence. Au contraire, le Pôle métropolitain est une des phases de la « confiscation démocratique » qui se justifierait par une sorte de fuite en avant vers une mondialisation à outrance. « Big is beautiful » expliquera en 2016, le futur président de LA super-agglomération. Justement, c’est cette évolution vers la mondialisation à outrance qui est une des causes de la crise financière et économique que nous vivons. Il s’agit de revenir - au niveau européen - à un modèle économique raisonnable qui tâchera de résoudre les problèmes de changement climatique et de pollution urbaine, causés par deux siècles de mondialisation qui ont périmé notre Terre. Ce passage nous offre une illustration d’un chemin semé d’embûches politiques et économiques pour adapter nos outils et notre savoir aux contraintes et autres mouvements de fond. Politiquement, on devrait trancher sur le millefeuille ! Quel échelon institutionnel devrait disparaître d’ici à 2020 ? Réduire le nombre d’élus locaux devrait être le résultat de cette décision d’envergure. Sur le plan économique, un certain niveau de réglementation (régulation disent certains) devient une urgence car le paysage urbain (laid ?) est le résultat d’un processus de déréglementation mondiale. Faut-il un dosage de la planification « à la papa » des années 50 et 60 ou faut-il instaurer des nouvelles règles ? La réponse réside sur une reformulation de l’intérêt général en 2015 et surtout pas celui des années 50 ou 60. Oui à la concurrence lorsqu’il y a des règles établies et respectées pour tous les acteurs... en commençant par les grands groupes (publics et privés). La mondialisation à outrance a fait une sorte de « hold-up » sur la chose publique que les législateurs ont laissé faire. Non, nous sommes loin d’être les meilleurs ! r La Rédaction * Nous ne sommes pas encore les meilleurs !
Gaëlle Amand et son retour triomphal www.journal-deux-rives.com
La jeunesse sportive était à l’honneur...
125e édition du Championnat de France de Cross-country 3
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SOmmaire
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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Claude Barouh, François Darc Thierry Dornberger,, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Brigitte Braouet Waldemar de Laage et Christophe Galewski. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. A partir du n°121, le prix unitaire s'élève à 3,2 € (en raison du coût de fabrication du journal).
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ÉDITORIAL « We are not yet the best !»
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Intercommunalité
Pôle
métropolitain
Départementales
Une rampe de lancement pour tomber dans l’abîme de la mondialisation
Un scrutin, des enjeux, des « binômes » Analyse et pronostics Vote local à enjeux nationaux
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ACTUALITé locale Andrésy
De l'utilité du Canal Seine-Nord...
Carrières s/ Poissy
Promenades du Canal, un projet coûteux et (in)utile ?
Chanteloup Orgeval Maurecourt Triel Verneuil Vernouillet
bonne ou mauvaise nouvelle pour la
Confluence ?
Qui a le nez de Pinocchio ? La fronde contre les impôts se propage Zone commerciale, entre future friche et sauvetage
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Chantal Lorio, une artiste à (re)découvrir Naufrage programmé de la Maison de retraite les Tilleuls
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Un club-house pour Roger-Janin
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ADIV : un recours auprès de Bruxelles...
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Week-end de la colère (galère) !
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Hors-les-murs / Débats Les Mureaux Agglo Seine & Vexin Pôle Molière... synonyme d’espoir 14 Festival du cirque international, e
Cirque
entre tradition et modernité
Intégration Lycéens sans-papiers, entre rêve et réalité Bilan du débat public sur Port Seine-Métropole Ouest (Achères) le projet de Port dans la plaine d’Achères Métiers au féminin
I@D France immobilier s’installe dans les 2 Rives
sports Cross-Country Rugby
Hassan Chahdi et Sophie Duarte sacrés champions de France L’Ovalie trielloise est en deuil On n 'arrête pas la charge des S angliers de l 'H autil
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CULTURE Un jour un livre La mémoire des 2 Rives
La Hulotte, un périodique « naturellement » unique La baronne de Vaughan, baronne «glamour» d’Orgeval
Dernières nouvelles
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LE JOURNAL DES
mars-avril 2015
intercommunalité
Pôle métropolitain
Une rampe de lancement pour tomber dans l’abîme de la mondialisation En 2008, M. Pierre Bédier, l’insubmersible homme politique des Yvelines, avait «vendu» l’Opération d’intérêt général (OIN Seine Aval); en 2015, le même Bédier, redevenu président du conseil général a encore réussi à vendre une super-intercommunalité à 400 000 habitants. Que faire ? S’étonner ? S’indigner ? On devrait plutôt s’inquiéter. Le 13 février 2015, le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux, a signé le décret portant création du « pôle métropolitain Seine Aval ». Une nouvelle couche supplémentaire dans le millefeuille administratif, des postes à prendre donc une nouvelle source de coûts supplémentaires et... d’indemnités pour nos élus des villes concernées, dont ceux de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS). Lors des différents débats (dont celui du 5 novembre 2014 organisé à Villennes par le J2R) sur la super-agglomération, l’étape à michemin de la création du Pôle métropolitain fut une pierre d’achoppement entre les élus de la CA2RS. En fait, le soir du 8 janvier 2014 au conseil communautaire, le président de la CA2RS (absent du précédent débat public), Philippe Tautou, avait déclaré « ne pas être là pour vous vendre une intercommunalité à 400 000 habitants ni pour la critiquer. »(1) Pour lui, le Pôle métropolitain en gestation « permettra juste de voir où l’on met les pieds ». Suite à cette affirmation, une nouvelle séance a été organisée pour que chacun puisse s’exprimer sur le périmètre et qu’il puisse retransmettre les différents avis au préfet Daubigny. Philippe Tautou a rappelé le contexte de précipitation dans lequel a été lancée la nouvelle mouture intercommunale, car comme la PAC (Poissy, Achères, Conflans),
Tout a commencé en 2008 avec l’Etat (au centre) le conseil régional (à dr.) et le conseil général (à g.). Les élus observent, mais n’agissent plus. (Archives J2R)
certaines intercommunalités ont vu le jour seulement en 2014. Il a également déploré que les populations n’aient pu être informées (19 décembre 2014). Dans un moment de lucidité, il a avoué avoir fait son deuil d’une agglomération à taille humaine (la CA2RS et la Communauté d’agglomération de Poissy, Achères et Conflans – dite PAC).. «Rampe de lancement » et irréversibilité du processus
Pour tenter d’obtenir des modifications de ce schéma, le législateur avait prévu un véritable parcours du combattant. En effet, les deux tiers des 89 membres de la Commission régionale de coopération intercommunale devront d’abord les approuver, puis les deux tiers de la Commission «départementale» de coopération intercommunale devront ensuite valider cette décision. Autant dire que la probabilité de voir le projet modifié est pratiquement nulle, sauf par la volonté préfectorale. Vive la démocratie locale ! Par voie de presse(2), le 23 février 2015, le président Tautou se dit prêt à endosser le rôle de président de la super-agglomération de 400 000 habitants (73 communes qui constituent les six intercommunalités de la Vallée de la Seine). Pour lui, le pôle métropolitain est « la rampe de lancement » de la future super-agglomération qui verra le jour le 1er janvier 2016. Philippe www.journal-deux-rives.com
Tautou a le soutien de Pierre Bédier ; il se dit un président qui va « éviter les déchirements » car il n’est pas concerné par la guerre fratricide entre les anciennes baronnies de la Vallée de la Seine. En outre, au conseil communautaire, M. Tautou a affirmé son autorité vis-à-vis de ses vice-présidents, dont Joël Mancel, maire de Triel qui a parfois été brusqué par le comportement du nouvel homme fort de la Vallée de la Seine. Quant à la démocratie locale, Philippe Tautou semble autiste et suit son chemin sans tenir compte de l’avis de ses concitoyens (les élections sont du passé et celles à venir…). D’ailleurs, il a promis de «mettre les points sur les i»(3) par rapport aux frondeurs des impôts qui rechignent à payer leur dû. Sur les dossiers de la déviation de la RD 154 et du pont d’Achères (sans oublier le projet du port de déchets prévu à Triel). Il se met ainsi dans « une situation pour ne pas faire machine arrière ! »(4) En fait, il tente de rendre les choix politiques irréversibles malgré les changements du contexte et des enjeux locaux. En outre, le président Tautou n’est pas gêné du fait que plus de 70% des conseils municipaux de la future super-agglomération ont contesté le principe et la pertinence du périmètre choisi... Sans parler de l’absence de projet ! Ainsi, Philippe Tautou et son soutien (Pierre Bédier) veulent rendre irréversible 5
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intercommunalité
mars-avril 2015
Pôle métropolitain l’établissement de la super-agglomération par la création d’un syndicat à vocation unique, le Pôle métropolitain dont l’appellation est en discussion : « Agglomération de la Vallée de la Seine » ou « Grand Paris Seine Aval », le choix n’est pas encore entériné. Il sera voté et adopté ultérieurement. Double emploi ou nouveau « gâteau » ? L’arrêté préfectoral(5) précise le rôle du futur pôle Seine Aval : « promouvoir un modèle d’aménagement, de développement durable et de solidarité territoriale et d’améliorer l’attractivité du territoire de Seine Aval » (art. 2). Soit exactement... le rôle actuel de l’Opération d’Intérêt National (OIN) Seine Aval, à laquelle avaient adhéré toutes les communes de la CA2RS et au-delà (plus de 50 dans la Vallée de la Seine). Il y a donc bien, ici, redondance administrative. Ce qui ne semble pas gêner les maires des communes des six intercos adhérentes ! Car, on additionne les missions : l’OIN Seine Aval et ses bras armés, l’agence d'urbanisme AUDAS et l’établissement EPAMSA, travaillent déjà sur un projet visant un développement important autour des questions d’offre résidentielle, d’attractivité économique et de renforcements de dessertes et de liaisons structurantes en matière de transport. On peut se poser la question, en cette période de disette budgétaire : pourquoi dupliquer les lieux d’instance ? Chacun a sa réponse mais ce sont toujours les mêmes qui passent à la caisse. Logique OINienne, legs du passé et gabegie financière ? Précisons que le pôle métropolitain créé a presque le même périmètre géographique que l’OIN Seine Aval ! Le pôle est aussi officiellement un « outil de coopération chargé d’organiser la future intercommunalité Seine Aval ». Ainsi, on crée un
syndicat, constitué de dix EPCI, pour préparer la nouvelle intercommunalité de 400 000 (qui regroupera donc les six EPCI ou intercos concernées... vous suivez ?), qui est pourtant non souhaitée par la grande majorité des communes des mêmes six intercos ! Le siège de ce pôle Seine Aval sera situé à Aubergenville (mais il pourrait être déplacé précise l’article 3 de l’arrêté préfectoral). Encore une preuve de gabegie financière de nos élus de la CA2RS. Ceux-ci viennent de voter une acquisition foncière-immobilière de 4,6 millions d’euros (HT) à Carrières-sousPoissy. Un endettement en vue de l’installation du nouveau siège de l’ex-CA2RS. A quoi, à qui servira cet immeuble, sachant que la CA2RS sera aspirée dans la nouvelle méga-interco Seine Aval ? Une représentation des communes inégalitaire
Le pôle Seine Aval sera administré par un « comité syndical » composé de délégués titulaires qui seront au nombre de 24 en «tenant compte de chacun des [six] EPCI». Soit un siège par interco (EPCI) plus des sièges supplémentaires au prorata de la taille des intercos. Ainsi, la CA2RS aura 5 sièges(6). Ce qui signifie qu’au mieux 40 % des communes de la CA2RS seront représentées ! On peut supposer que les cinq plus importantes communes de la CA2RS (Verneuil, Carrières, Andrésy, Triel et Chanteloup) auront les places gagnantes. Quid des petites communes telles Médan, Chapet... « Small is not beautiful ? » Entre parenthèses, les grandes perdantes de cette fusion-absorption «forcée» sont les communes du club des cinq qui avaient négocié en 2012 (avec le président de l’époque, un lointain Pierre Cardo) une représentativité avantageuse, mais jugée à l’époque anticonstitutionnelle selon le Conseil d’Etat.
Qui présidera la super-agglomération ?
Le
Philippe Tautou s’est lancé dans la course à la présidence de la super-agglomération. Sera-t-il le seul ? Rien n’est sur. En coulisse, le nom de François Garay de Seine & Vexin circule comme étant l’autre candidat. Cela dit, si l’on regarde les rapports de force des six intercommunalités (10 sièges au conseil communautaire pour les deux EPCI frères, la CA2RS et la PAC, ne suffisent pas pour contrer les ardeurs de la CAMY (6 sièges) et des petites communautés de communes (2 sièges pour CC Seine Mauldre et 2 sièges pour CC Coteaux du Vexin). Ces derniers pourraient s’allier à la CAMY. Ainsi, François Garay pourrait tirer son épingle du jeu et devenir le président du consensus. Cependant, le rôle et la place de la droite classique (UMP et UDI) peuvent conforter un président de la droite. Soit, J-P Martinez, président de la CAMY ou Ph. Tautou de la CA2RS. A moins que le jeune loup de Poissy, Karl Olive ne surprenne tout ce petit monde avec sa nouvelle légitimité démocratique suite aux élections départementales de mars 2015. r
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flou artistique
des compétences
«à la carte» Revenons à 2015 : le comité syndical élira, en son sein, un bureau composé de quatre membres, d’un viceprésident et du président du pôle métropolitain. Il est déjà surnommé le « Bédier land », car le sulfureux président du Conseil général des Yvelines aura la main sur la distribution des postes... et des indemnités de ce pôle ou «syndic des élus». Pis, cela est assimilable à un
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Philippe Tautou se voit déjà président de la super-agglomération. (J2R)
directoire qui n’a AUCUN compte à rendre, démocratiquement parlant. En tant que syndicat mixte, les représentants du Pôle métropolitain auront droit à des indemnités. L’occasion de cumuler pour nos élus - en attendant la création de la future interco Seine Aval (ou Grand Paris Seine Aval) qui en remettra une louche ! « Je cumule donc se suis… » Dans l’état actuel du dossier, et si l’on prend les compétences actuelles des six intercommunalités existantes, le Pôle métropolitain n’hérite d’aucune compétence. « Il œuvre uniquement par délégation d’actions d’intérêt métropolitain. » C’est donc une période de transition qui ne changera pas grand-chose au quotidien des habitants ; le millefeuille local vient, toutefois, de grossir d’un coup (et d’un coût) d’une couche supplémentaire. Les débats et les programmes lors des élections 2014 des conseils municipaux des 73 communes, faisant partie de cette superagglomération, n’ont pas du tout évoqué, discuté, débattu de la constitution d’un futur Pôle métropolitain, ni d’une agglomération ayant ce périmètre. Conséquence grave : la majorité de la population ressent une dépossession de son droit démocratique. Il faudrait procéder à un référendum sur l’ensemble du périmètre afin de voir si la légitimité du choix s’avère majoritaire. Mais cela ferait trop « démocratie directe ». Nos élus, dans leur fauteuil, n’en veulent pas ! Pourquoi ne pas élire le président par suffrage universel tel que l’avait suggéré le député UDI Arnaud Richard élu de la 7e circonscription lors du débat du 5 novembre 2014 à Villennes-sur-Seine ? Sans un acte démocratique fort, le hiatus entre les élus et le peuple s’agrandit progressivement ; cela tombe très mal dans une année où deux élections locales importantes - départementales en mars et régionales en novembre ou décembre - se dérouleront dans un paysage économique et social qui souffre
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intercommunalité
Pôle métropolitain d’une crise économique sans précédent depuis les années 30. Un blitzkrieg des bétonneurs Dans un flou artistique, l'arrêté préfectoral avec le « Statut du Pôle métropolitain »(7) introduit la notion d’un intérêt communautaire (équivalent à l’intérêt général pour une commune) qui sera discutée au fur et à mesure des propositions du «comité syndical» du Pôle métropolitain : effectivement on y met l’emploi (et sa sacrosainte création de la richesse), le développement économique, les transports et le « confortement du renouvellement urbain ». Sur les quatre objectifs de l’OIN - développement économique, amélioration des transports, création de logements, préservation de l’environnement- le dernier est largement oublié par les statuts et par l’arrêté de février 2015. Il faut donc s’attendre à un blitzkrieg des bétonneurs de tout poil qui arriveront dans les zones dites naturelles et à caractère agricole. En somme, les communes agricoles risquent d’être sacrifiées. Concurrence et mondialisation Selon les statuts provisoires de la superagglomération, ce territoire doit jouer « un rôle économique et résidentiel de premier plan » à l’ouest de Paris. Vive la concurrence territoriale pour attirer de nouvelles entités (telles Amazon ou Lidl). Sur ce territoire de Seine Aval,
on pourrait « y développer une chaîne logistique capable de rivaliser avec celles de l’Europe du Nord et faire du Havre une porte d’entré maritime forte de l’agglomération parisienne. » D’ailleurs, l’omniscient Jacques Attali le répète souvent : « Sans accès à la mer, Paris ne pourrait pas concurrencer les grandes métropoles. » Le budget de la super-agglomération devrait être à la hauteur des grandes métropoles françaises, voire européennes. Entre Bordeaux et Dijon le pôle métropolitain «Grand Paris Seine Aval» rentre ainsi dans la cour des grands de la mondialisation d’autant plus que l’axe Le Havre-Rouen-Paris passe par ici en utilisant la Seine. Selon cette logique imparable des tenants de la mondialisation à outrance, «La Seine Aval constitue les premières opportunités foncières structurantes... Il est le bassin naturel d’expansion de la Défense, directement relié par l’A14 aujourd’hui et l’arrivée d’EOLE en 2022, pour l’implantation d’entreprises connexes ou de fonctions supports aux grands comptes qui y sont installés.» Certes les mots peuvent paraître convaincants mais la contrepartie de cette évolution (mutation) vers une ouverture «mondiale» est la dégradation du «capital naturel». Plus on construit - quelque soit l’usage commercial, habitat, équipements- plus la nature cédera du terrain et l’argument « gisement
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foncier » ne sera plus de mise d’ici à 2025. En parallèle, on pourra voir la fin de l’agriculture péri-urbaine. Peut-on croire à une mégalopole(8) qui suivra l’estuaire de la Seine depuis la ville du Havre jusqu’à Marne-la-Vallée en passant par notre Vallée de la Seine ? Ou au contraire, veut-on un territoire multipolaire avec la sanctuarisation de certains espaces naturels-agricoles et la planification des pôles urbains qui s’appuient sur une histoire riche de mille ans ? Le débat ne peut que commencer ! r
Sirieux
(1) Site Internet “Agir pour Orgeval” (2) Le Parisien du 23 février 2015. (3) Remarque faisant suite à une intervention d’un membre du conseil communautaire du 9 février 2015. (4) Conférence de presse du 19 décembre 2014 (5) Arrêté n° 2015044-0005 portant création du pôle métropolitain Grand Paris Seine Aval. Il reste la voie de recours contentieux devant le tribunal administratif de Versailles qui peut être fait jusqu’au 13 avril 2015. (6) CC Seine Mauldre (2 sièges) ; CC Coteaux de Vexin (2 sièges) ; Communauté d’agglomération Seine&Vexin (4 sièges) ; Communauté d’agglomération Poissy-Achères-Conflans (5 sièges) ; CAMY (6 sièges). (7) Le statut annexé à l’arrêté préfectoral n'est pas officiellement validé. Il le sera lorsque le nouvel établissement de coopération intercommunale sera effectivement constitué juridiquement. (8) Illustrée par le couloir urbain du nord-est américain entre Boston et Washigton D.C. en passant par NewYork.
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Départementales
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analyse et pronostics
Un scrutin, des enjeux, des « binômes » A partir du 29 mars les conseillers départementaux remplaceront les conseillers généraux. Pour quoi faire ? Les Français sont appelés une fois de plus à mettre leur bulletin de vote dans l’urne les 22 et 29 mars 2015. Un scrutin local à résonance nationale (comme d’habitude). Mais cette fois il y a des nouveautés venant en plus du redécoupage des cantons compliquer la visibilité des enjeux. D’abord il s’agira de voter dans le cadre d’un scrutin « binômal paritaire » c’est-à-dire que les candidats se présenteront par deux, suivant la formule : masculin + féminin = un binôme pour le canton. Ensuite se pose la question des compétences. L’enjeu est de taille. Surprise : à ce jour les compétences ne sont pas connues. Etat, région, département, chacun tente d’arracher à l’autre le maximum de pouvoirs (donc de budget ?) à travers des discussions sans fin à l’Assemblée nationale pour (re) définir le rôle de chacun. A ce stade de la navette parlementaire, la clause de compétence générale a été enlevée aux conseils généraux. Et cerise sur le gâteau de la République, la loi ne sera adoptée qu’après les élections départementales et cette instance censée remplacer les actuels conseils généraux pourrait se voir dépossédée de certaines missions. Lesquelles ? Mystères et négociations. Que le meilleur gagne. Une chose est certaine, les élus quels qu’ils soient tireront leur épingle du jeu sans scrupule ni regrets. Ils agiront pour le bien commun, n’en doutons pas. Déjà, que lors des dernières élections municipales les débats avaient tourné en rond évacuant les vraies questions intéressant les citoyens afin de prendre des décisions souvent impopulaires après le second tour (hausse des impôts locaux, investissements hasardeux, etc.). Maintenant, il s’agit de voter pour des candidats qui ne peuvent pas dire clairement ce qu’ils feront puisqu’ils ne le savent pas précisément eux-mêmes. On nage dans un surréalisme démocratique préjudiciable aux principes mêmes sur lesquels la République est fondée. Mais que cela n’empêche pas les électeurs de venir voter car le fléau absolu c’est l’abstention. Se passionner pour un débat dont les enjeux démocratiques ne sont pas énoncés peut paraitre contradictoire mais dans l’isoloir (clef de voûte de notre système 8
Le 13 février a eu lieu la dernière séance de l’actuel conseil général des Yvelines; pour certains conseillers - majoritairement des hommes - c’était la «der des der»... (DR)
électoral) il faudra choisir ; mettre de côté (provisoirement) les grandes idées portées vers une démocratie participative et replonger dans notre démocratie représentative en
choisissant les moins mauvais candidats, les plus compétents ou ceux qui porteront les idées que nous partageons avec eux… car il y en a. r
quatre cantons(1) à enjeux variés
Un naufrage est annoncé pour les socialistes dans les Yvelines : «Un grand chelem» avait avancé Pierre Bédier (UMP), président sortant du Conseil général des Yvelines. La parité, le nouveau redécoupage, la notabilité, la montée (irrésistible ?) du Front national et l’indifférence des électeurs... en passant par la désunion de la gauche. Voila les ingrédients d’une élection, dite départementale, des 22 et 29 mars 2015.
D'abord, la parité hommes-femmes doublera le nombre des conseillers départementaux (prochain nom des conseillers généraux), malgré la réduction du nombre des cantons yvelinois (de 39 à 21). Ensuite, un redécoupage a dessiné des territoires afin de donner des cantons sans queue ni tête. Par exemple, les 13 communes du nouveau canton de Verneuil n'ont aucun lien fort entre elles sauf d'être dans les Yvelines et administrées par une majorité de maires UMP. Chapet, entre Ecquevilly et Les Mureaux, est rattaché au canton qui prend le nom de cette dernière ville. Carrières-sous-Poissy reste dans le canton de Poissy avec Achères. Conflans-Sainte-Honorine intègre le canton d'Andrésy (avec Chanteloup, Andrésy et Maurecourt) pour devenir le chef lieu du canton. A l'exception du canton des Mureaux (5 listes) et Poissy (5 listes), le facteur de la notabilité ne jouera pas forcément. Les Arenou, Brosse, Desnoyers, Paris sont des seconds couteaux dans le paysage politique du nord des Yvelines. Dans le canton de Verneuil (7 listes) la quasi-totalité des prétendants sont novices et même Jean-François Raynal (UMP) souffre d'un manque de notoriété sauf pour les affidés de l'UMP. D'ailleurs, un signe ne trompe pas : à l'exception de Conflans-Sainte-Honorine, tous les cantons affichent plus de cinq candidatures dépassant allègrement la moyenne nationale (4,4). En somme, les jeux ne sont pas faits dans les cantons ayant des multiples candidatures. La désagrégation de la gauche renforce l'idée que les candidatures de gauche sont perdantes ici dans les quatre cantons. Quant au Front national... faut-il le banaliser ou au contraire le diaboliser ? Joker... Cela dit, le poids électoral du FN est relatif si l'on prend en compte l’abstentionnisme croissant. D'où la vraie question des 22 et 29 mars : quel va être le taux d’électeurs indifférents aux élections départementales ? r www.journal-deux-rives.com
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Départementales
analyse et pronostics
Vote local à enjeux nationaux Le J2R a examiné attentivement la campagne des tous les candidats(1) dans les quatre cantons importants de la Seine Aval. Voici l'analyse et ses pronostics.
Prenons d'abord les traits communs du contexte politique actuel dans les quatre cantons analysés : cantons des Mureaux, de Poissy, de Conflans-Sainte-Honorine et de Verneuil-sur-Seine. La désunion de la gauche a largement desservi les candidatures du PS et d'Europe Ecologie - Les Verts (EELV) sans parler de l'extrême gauche aux Mureaux. En outre, le découpage du périmètre de ces deux cantons n'a guère influencé le verdict final. Quant aux deux premiers cantons, cinq candidatures se sont présentées pour ce scrutin; les deux cantons restants ont attiré une pluralité de candidatures. Dans une analyse plus fine, le canton des Mureaux a montré une campagne plus ouverte que celle que l'on aurait pu attendre. Le binôme composé de Michel Vigner et de Cirila Jond-Nécand a bien résisté à la vague bleue notamment dans les petites communes du Vexin. Le réseau tissé par Michel Vigner depuis des années a payé pour le binôme socialiste. Une campagne de proximité et de terrain - et sur les réseaux sociaux - a permis un retournement de situation où le sortant Vigner avec l'appui de Cirila Jond-Necand à Meulan a su bénéficier des erreurs fatales de la droite républicaine (Cécile Zammit-Popescu n'a pas voulu mettre à disposition des locaux au conseiller général sortant, ayant une attitude doctrinaire visà-vis des citoyens qui ne partagent pas son opinion politique). De ce fait, cette dernière s'est mis à dos certains qui l'avaient élue en mars 2014. Même l'argument de la jeunesse avec le maire d'Hardricourt, Yann Scotte, qui allait en sa faveur au départ, n'a pas fait la différence. Ce binôme DVD « Opposition nationale, majorité départementale », appuyé largement par le réseau UMP yvelinois, avait pourtant un écho favorable en janvier 2015 : de jeunes élus de terrain qui symbolisent le renouvellement de la classe politique... et qui revendiquent un lien fort avec la majorité départementale UMP. En attaquant la politique nationale, il ne
Une vue aérienne d'un des quatre cantons examinés par la rédaction du J2R. (Photo J2R)
fallait pas, selon ce binôme, « laisser le canton aux mains du Parti socialiste et reconduire le sortant, artisan local de la politique de François Hollande qui veut détruire les départements ». Et pour plus de cohérence avec la ligne politique de Pierre Bédier (UMP), candidat sortant et président du Conseil général des Yvelines, « il fallait au contraire un vote utile qui assurerait une majorité bien de droite ». En revanche les petits candidats (EE-LV et PCF-Parti de Gauche) ont fustigé les deux camps (UMP et PS) avec des arguments du style frontiste. Pour les candidats de la gauche de la gauche, il ne fallait pas poursuivre les politiques actuelles au niveau national (terminons avec l'austérité) et au niveau départemental (ferme opposition à la politique actuelle qui réduit le social... par la réduction des moyens et des services de proximité). En somme, ces deux candidatures ont récusé le vote utile... sauf pour contrer le FN. La variable inconnue du Front national et son corollaire, le taux d'abstention, pèseront entre les deux tours : que devait faire un binôme républicain si son adversaire de longue date n'est plus la gauche (ou inversement la droite) ? Entre les deux tours, la magie de la négociation a produit un vote qui a bloqué le FN et ses idées arriérées. Pronostic : indécis entre le binôme Vigner - Jond-Nécand et celui de Scotte-Zammit-Popescu. Poissy, Achères et Carrières-sous-Poissy www.journal-deux-rives.com
constituent le canton de Poissy. Le binôme Karl Olive, maire de Poissy et conseiller sortant - Elodie Sornay, première adjointe à Achères n'ont pas laissé planer une seule goutte de doute : le canton de Poissy est resté dans le giron de l'UMP. Une omniprésence dans les marchés de Poissy et d'Achères, dans les réunions publiques et « protocolaires » du binôme à Carrières-sous-Poissy. Ici l'argument de la notabilité a pleinement joué en raison de l'ubiquité (et notamment dans les réseaux sociaux) de Karl Olive. Sa jeunesse et sa dynamique ont attiré tellement de votants ; ce phénomène a exaspéré ses adversaires... « Combien de présents à la réunion publique d'Achères » s'est interrogé le 12 mars son adversaire socialiste pendant que le meeting du PS à Poissy réunissait à peine 30 personnes. Face à une désagrégation de la gauche, le Front national et les autres partis (Debout la France et EE-LV) n'ont pas pu contrer la machine UMP. Même l'argument qui consiste à souligner la concentration de trop de pouvoir dans les mains de Karl Olive, qui devient de facto un vrai cumulard, n'a pas été entendu. En outre, « l'engagement du terrain » du binôme Karl Olive et d'Elodie Sornay a su jouer aussi sur le rejet de la politique gouvernementale. Par exemple lors du lancement de la liste de J-F Raynal le 5 février et en présence de Karl Olive, David Douillet, député 9
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Analyse et pronostics (UMP) des Yvelines, a fustigé la politique actuelle d'une « direction d'amateurs » qui gouverne depuis 2012. Selon cette analyse, les Yvelines pâtissent : le gouvernement actuel a d'abord, supprimé les conseils généraux pour ensuite les garder sous un autre nom, tout en recoupant un territoire au forceps. « Le gouvernement navigue à vue » a conclu le député Douillet. Il serait donc souhaitable de donner un « quitus » démocratique à la ligne politique de l'actuelle majorité de droite dans les Yvelines. Ici l'enjeu local a rejoint l'enjeu national : les deux ont été favorables au binôme de la droite yvelinoise. Pronostic : le binôme Karl Olive - Elodie Sornay gagnera haut la main. Le canton de Conflans-Sainte-Honorine deviendra-t-il un bastion de la droite ? Pour Mme Catherine Arenou (UMP), maire de Chanteloup-les-Vignes, la réponse est affirmative : «L'ensemble du territoire est à droite... » sauf à Maurecourt (ce sont les Gaulois !) Les valeurs défendues par le binôme Catherine Arenou - Laurent Brosse durant cette campagne blitzkrieg ont été axées sur trois fronts : l’humain, le social et l’urbain. Accompagné par Laurent Brosse, maire de Conflans-Sainte-Honorine, le ticket UMPUDI a été sacrément renouvelé et légitimé par des belles victoires aux municipales de 2014. En outre, ce binôme de droite a bénéficié de la déconfiture de la gauche à Conflans-Sainte-Honorine. Les binômes de gauche (Christophe Paris Pascale Desnoyers pour le PS et Annie Minarik et Jean-Marc Garcia pour l'EE-LV-Front de gauche) se sont retrouvés par une opposition « farouche ! » aux projets inutiles tels le projet de Port d'Achères et celui du Pont d'Achères... mais ils étaient toujours en divergence sur la politique gouvernementale (le Front de gauche
et l'EE-LV s'opposent toujours à la politique socio-démocrate du Premier ministre Manuel Valls). Chacun a fait son chemin dans la campagne sans toute fois se faire de stigmatisation. Ils étaient clairs sur deux points : les cicatrices du passé restent vives; cependant la consigne serait donnée pour ne pas laisser l'extrême droite passer aux commandes dans le canton de Conflans-Sainte-Honorine. Mais l'enjeu national - défavorable à la gauche - a laissé le champ libre à la machine et à la logistique UMP-UDI, avec l'appui des anciens du réseau de Pierre Cardo. Le binôme Arenou - Brosse a mené depuis février une campagne d’une efficacité redoutable dans les marchés d'Andrésy, de Chanteloup-les-Vignes et de Conflans-Sainte-Honorine. En plus, des réunions publiques à Andrésy, ConflansSainte-Honorine et Chanteloup-les-Vignes ont attiré relativement plus de monde que les concurrents politiques pour cette élection. En outre, siéger dans une instance qui va peutêtre disparaître n’a pas dérangé Mme Arenou car elle parie sur la longévité des conseils départementaux. Et celle de sa carrière politique qui avait commencé avec un parrainage de Pierre Cardo, l'ancien député-maire. Va-t-elle trop empiler des titres et des fonctions ? Pas du tout, a-t-elle répondu : « Je ne suis pas du tout cumularde... le poste de conseiller général est complémentaire par rapport au poste de maire». Et celui de vice-présidente de la Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine. Désormais, Mme Arenou a compris sa tâche sacerdotale : « J'ai une mission à remplir » - parole de médecin - dans trois champs d'action : la petite enfance, l'accompagnement social (RMI et autres aides) et l'inégalité du territoire afin de pouvoir lier l'urbain et l'humain. Notre pronostic : le binôme Arenou - Brossard gagnera facilement.
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A l'instar du canton de Poissy, le canton de Verneuil-sur-Seine offrira au binôme constitué de Jean-François Raynal (UMP) et Hélène Brioix-Feuchet (UMP) une victoire confortable dans un territoire et un contexte (national) favorables à la droite traditionnelle. Depuis le 5 février date du lancement de leur campagne, ils ont été considérés à juste titre comme les favoris de ce scrutin. Les deux candidats d’Ensemble Pour les Yvelines (EPY) ont mené une campagne d'équipe bien rodée : meetings dans toutes les communes importantes du canton avec l'appui de la majorité des élus UMP du nord des Yvelines. «Unis, pour vous être utiles» était leur credo en abordant tous les sujets sauf celui de la déviation de la RD 154 entre Vernouillet et Verneuil, qui est la seule tache dans un parcours de campagne impeccable. La fibre politique, la ruralité, l'environnement, le patrimoine ont été les thèmes de prédilection de ces deux futurs conseillers départementaux qui ont une certaine expérience dans l’usage quotidien de la langue de bois. Les oppositions de gauche (binômes Loubry-Yousef pour le PS et Aubert-Bonnafoux pour l'EE-LV) et celles de droite (Herfort-Sebileau ; Bihar-Léa et ArvengasFéraud) et celle de l'extrême droite (GallaisThibaut) n'ont pas su contrer la machine UMP : boitage de tracts approximatif, distributions dans les marchés et diffusion des arguments par les réseaux locaux et sociaux. Une petite exception fut le débat sur la RD 154 du 14 mars qui a réuni 230 personnes sous l'égide de l'ADIV-Environnement à Verneuil-sur-Seine. Pronostic : binôme Raynal-Brioix-Feuchet vainqueur. r (1) Voir la liste complète de candidatures : http://www.journal-deux-rives.com/actu/05120-quatrecantons1-enjeux-varies
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Orgeval andrésy
De l'utilité du Canal Seine-Nord... bonne ou mauvaise nouvelle pour la Confluence ? 106 Km et 7 écluses pour relier le bassin parisien aux ports d’Anvers et de Rotterdam. Après de nombreuses études et de longues tergiversations occasionnées par son coût élevé, c’est par l’intermédiaire d’un amendement du Gouvernement dans la loi Macron que le Canal Seine-Nord va finalement se concrétiser. Quel impact aurat-il sur la Seine Aval ? Les députés autorisent le Gouvernement à créer un établissement public, société de projet associant notamment des représentants de l’État, d’établissements publics de l’État et de collectivités territoriales qui participeront au financement du projet de cette infrastructure fluviale reliant les bassins de la Seine et de l’Oise au réseau européen à grand gabarit. La France aura besoin de l’Europe pour son financement (coût total estimé à 5 milliards d’euros). L’Union européenne a déjà classé ce dossier parmi les cinq grands projets d’infrastructures qu’elle subventionnera via le « Mécanisme pour l’interconnexion en Europe » (MIE), qui dispose d’une dotation globale de 23 milliards d’euros. Lorsque l’on regarde la carte des transports fluviaux, on constate que l’Europe du Nord possède un maillage important permettant la circulation de grands gabarits. La Seine est coupée de ce système fluvial qui irrigue l’économie de plusieurs pays. Le projet Axe Seine, lancé en même temps que la réflexion sur le Grand Paris pour relier la future métropole à la mer, a déjà permis de concrétiser un rapprochement entre les ports du Havre, de Rouen et de Paris sous la forme d’un groupement d’intérêt économique, HAROPA. En connectant le bassin parisien aux grands ports du nord de l’Europe, on estime que le trafic fluvial remplacerait 300 000 ca-
Selon HAROPA, « la Confluence Seine Oise représente un potentiel fluvial sans équivalent dans l’Ile-de-France ». (Photo-montage DR)
mions qui ne circuleraient plus sur nos routes. 12 000 à 14 000 emplois directs et environ 50 000 indirects pourraient être générés d’ici à 2050. Cependant, le canal pourrait renforcer la position concurrentielle des ports du nord de l’Europe, induisant une compétition accrue pour les grands ports maritimes normands. Ce « choc de concurrence » justifie, a posteriori, la création d’HAROPA. Le canal Seine Nord et la Seine Aval Le canal Seine Nord fait consensus chez les élus yvelinois, ainsi qu’au Conseil général et au Conseil régional. Situé à la confluence de la Seine et de l’Oise sur la plaine d’Achères, le futur port Seine Métropole Ouest deviendra alors le carrefour du trafic fluvial du Grand Paris. Le débat public s’est achevé en décembre 2014 (voir aussi page 24) et la plateforme multimodale devrait être opérationnelle en 2020 sur 100 hectares. Selon HAROPA, « la Confluence Seine Oise représente un potentiel fluvial sans équivalent dans l’Ile-de-France ». Le territoire est situé au croisement de deux corridors de fret majeurs pour la région. www.journal-deux-rives.com
La ligne ferroviaire Nouvelle Paris-Normandie devrait compléter le développement du trafic fluvial sur la Seine. Comme le dit Jacques Attali, l’omniscient homme de lettres, « Paris ne pourra pas devenir une capitale mondiale sans un accès intégré à la mer ». Située entre Le Havre et Paris, la future grande intercommunalité de Seine Aval a une carte économique importante à jouer grâce aux projets qui concernent l’Axe Seine. Le canal Seine-Nord est donc un atout supplémentaire. r
Barrage de Venette - Canal Seine-Nord. (DR)
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CARRIÈRES-sous-POissy
Promenades du Canal, un projet coûteux et (in)utile ? La présentation du projet d’aménagement des berges de seine « sur invitation » passe mal auprès des associations et habitants de Carrièressous-Poissy. Comme l’ASAEECC (Association de Soutien des Activités Économiques, de l’emploi et des Consommateurs à Carrières-sousPoissy), une grosse partie de la population n’a sûrement pas eu la chance d’être invitée, le jeudi 12 février à 19 heures 30, à l’Espace Mézières, pour une réunion « organisée par la CA2RS (Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine) », avec le maire de Carrièressous-Poissy, Christophe Delrieu. Privatisation du débat public ? A posteriori, on ne peut que s’étonner de cette volonté de « privatiser le débat public » par le morcèlement des quartiers. L’objet est l’aménagement de la Seine et par conséquent il est d’intérêt de tous les habitants de donner un avis sur le futur aménagement des berges de Seine. Or, seulement les habitants de l’Ile de la Dérivation ont été invités par lettre nominative, comme si les berges n’appartenaient qu’aux habitants de l’Ile de la Dérivation... Une cinquantaine de personnes se sont déplacées pour une information de caractère public et éventuellement pour exprimer leurs remarques et leurs suggestions. Christophe Delrieu, maire de Carrièressous-Poissy, a indiqué que la municipalité avait commis une erreur et s’est excusé de ne pas avoir diffusé l’information sur le site Internet de la mairie ; par ailleurs on a appris que la CA2RS était l’organisatrice de cette réunion. En réalité il s’agissait d’une co-organisation puisque la lettre d’invitation est signée par Philippe Tautou, président de la CA2RS et le maire de Carrières. En outre, les deux élus ont animé chacun leur tour cette soirée d’information. L’ASAEECC a exprimé le regret de ne pas y avoir été conviée. Le maire a réagi en proposant l’envoi du diaporama de cette réunion à l’association mais cette dernière attend toujours la réception du diaporama pour avoir un avis plus précis 12
Ce projet vise à « valoriser et à protéger » les espaces naturels liés à la Seine. (DR)
des bienfaits ou non de ce nouveau projet présenté aux habitants. En attendant, l’ASAEECC a pu récolter des témoignages auprès de plusieurs habitants de l’Ile de la Dérivation présents ce soir-là, afin de reconstituer la réunion. Voici un débriefing de la réunion « privée » concernant le projet d’aménagement intitulé « les Promenades du Canal » : M. Philippe Tautou a commencé par présenter le projet, certains propos étaient confus et difficiles à suivre ; un habitant a même fait la remarque « il avait l’air de répéter son texte par cœur, sa prestation a été bien insipide ». Le public présent a appris que le projet datait de 2010 et que l’objectif était de créer ou de valoriser les espaces naturels ouverts dans un cadre général des projets de la CA2RS : • éco-quartier lié à la Centralité, • le Cœur vert de 250 hectares, • filière économique dans l’axe Paris/Le Havre en empruntant la Seine, • développement des accès pour le tourisme avec le Canal Seine/Nord en 2025. Mots-valises L’indignation a ressurgi de nouveau dans les propos d’un des participants : « [Ph. Tautou] www.journal-deux-rives.com
parle d’un «Cœur vert» mais le Pont d’Achères qu’il soutient et qui va passer sur l’Ile d la Dérivation (X4 voies) sont en contradiction ! Il se moque de nous ! » Quant au fait de négocier un label « Territoire d’art et d’histoire » avec la Chambre de commerce et de l’industrie, puis avec le Conseil général des Yvelines, « personne n’y attache le moindre intérêt, les labels c’est pour les politiques en place ! » Un autre a lancé : « l’ancien maire de Carrières [Eddie Aït] collectionnait les labels souvent en faisant des dons ! Cela nous a déjà coûté assez cher comme ça et pour rien ! » Plus étonnant, un élément de la présentation de la soirée a marqué les riverains présents dans les slides du diaporama : les cartes étaient toutes vertes, avec des couloirs écologiques partout, il n’y avait aucune trace apparente du projet contesté du Pont d’Achères sur les slides, ni celle de l’A104 qui est toujours une épée de Damoclès sur le territoire. Nouvelle réaction : « Quand on sait que le Pont d’Achères sera en substitution de l’A104, les habitants ont le sentiment qu’on se moque d’eux encore une fois ». D’autant que le programme aurait trois mots-valises : • Paysages : Valoriser les espaces naturels associés à la Seine, • Ecologique : Maintenir les continuités écologiques depuis la Seine,
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CARRIÈRES-sous-POissy • Loisirs : Développer les usages, les activités fluviales et touristiques autour de la Seine. Une fois la présentation terminée, M. Philippe Tautou a passé la parole au maire puis il est parti ! Le président Tautou a fait le minimum syndical pour une réunion organisée par la CA2RS c’est encore plus étonnant... Le maire, Christophe Delrieu, a pris le relais avec un contre-exemple : celui du Parc du Peuple de l’Herbe, où la biodiversité est souvent citée mais est mise à mal sur le terrain. Selon Christophe Delrieu, dans le cadre du projet « Promenades du Canal », l’idée serait de faire une belle entrée de ville à Carrières. Cependant, le maire a encore une fois oublié de dire que 250 arbres et arbustes ont été arrachés entre septembre et novembre 2014, sur des terres polluées au Parc du Peuple de l’Herbe. Cela a provoqué l’ire d’un habitant : « Encore une fois des mots écolo pour faire passer un projet !» Lors de la séance des questions-réponses, le public n’a pas été convaincu par les
arguments de la municipalité. L’arrivée des dix péniches en face de l’Ile de la Dérivation pose un problème de voisinage. Un habitant s’est opposé à leur arrivée « Nous ne sommes pas contents d’avoir un jour devant nos habitations des péniches en vis-à-vis avec toute la pollution que cela va produire dans ce coin préservé ! » Le maire a rappelé que la municipalité devrait proposer des places de stationnement aux gens souhaitant habiter dans une péniche. Réaction prévisible : « Mais on se moque de nous ! Nous avons une Marina adaptée pour accueillir des péniches où cela ne gène personne... Mais à la place, ils veulent construire un port industriel ! » Par la suite, une avalanche de questions légitimes ont été posées par le public, mais les réponses n’ont pas été forcément rassurantes... car le maire n’a pas toujours su répondre aux questions précises de l’auditoire. M. Delrieu a préféré noter les idées et les interrogations des uns et des autres sans jamais rentrer dans le détail car ce projet ne semble pas encore bouclé…
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Il ressort de cette réunion quasi-privée que le projet « Promenades du Canal » présente, déjà, des ressemblances avec celui du Parc du Peuple de l’Herbe, où le chantier se passe mal en 2015. Le mot de la fin est pour un résident de l’Ile de la Dérivation : « Nous allons encore dépenser précipitamment plus de quatre millions d’euros pour aménager un lieu déjà naturel dont les berges sont encore en bon état. Par rapport à l’île de la Dérivation où l’érosion des berges est grave, mais aucune aide n'est prévue pour cette urgence ». Projet(1) (in)utile ? A vous de juger dans les mois à venir. r (1) Coût du projet « les Promenades du Canal » : 4, 2 Millions d’euros reparti de cette manière : 1 143 000 € financés par la CA2RS et Carrières-sousPoissy 3 057 000 € financés par des autres collectivités et partenaires dont 10% est porté par Voies navigables de France (VNF) qui va payer les équipements fluviaux, passerelle...). Calendrier : 2015 - Enquête publique (loi sur l’eau, espèces protégées) et début des travaux, 2016 - Ouverture de la promenade boisée, 2017- Livraison du projet « Les promenades du Canal ».
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Qui a le nez de Pinocchio ? Qui s’approche de la réalité... de la vérité ? Difficile à dire car dans tout débat ou polémique, il est question de perspective et de dialectique. L’association ASAEECC (Association de Soutien des Activités Économiques, de l’emploi et des Consommateurs à Carrières-sous-Poissy) tente d’apporter sa pierre au débat sur le Parc du Peuple de l’Herbe (PPH) avant et après l’arrivée de la nouvelle municipalité.
Dans une sorte de droit de réponse chez nos confères du « Courrier des Yvelines » (19 février 2015), Eddie Aït, ancien maire de Carrières-sous-Poissy, a contre-attaqué en mettant en exergue sa vision de l’histoire concernant le projet du Parc du Peuple d’Herbe. Eddie Aït et son PPH Voici quelques bijoux : « Il convient de rappeler que, dès les prémisses du projet, j’ai obtenu du Département, avec mon équipe [celle d’Eddie Aït] et Philippe Tautou, président de la CA2RS, qu’une information large et régulière de la population puisse être assurée.» « Trois réunions publiques (dont une le 4 octobre 2012, au pôle Michel-Colucci, pour répondre aux interrogations concernant le déroulé des travaux) ont été organisées et mon adjoint à l’urbanisme recevait toutes les personnes susceptibles de solliciter un rendez-vous.» Il a ajouté : « Par ailleurs, une enquête publique s’est tenue du 7 mars au 6 avril 2013. Le commissaire enquêteur (son rapport est public) a reconnu qu’il s’agissait d’un projet responsable dans sa finalité environnementale et donc nécessaire à la collectivité. À cette occasion, les riverains avaient pu largement s’exprimer. Le nombre de contributions en atteste.» Quant à la pollution des sols : « L’observatoire local de l’environnement... avait été saisi de cette question. Des auditions étaient programmées. Cette instance de concertation et de vigilance environnementale ne s’est plus réunie depuis l’élection de M. Delrieu.» À propos du manque de concertation reproché par certains, il a conclu par cette 14
phrase cinglante : « Même si chacun est libre de s’opposer à la réalisation du parc départemental, et c’est le cas du collectif de riverains, il n’est pas acceptable qu’une minorité politisée et engagée de longue date contre l’ancienne équipe municipale confisque l’expression citoyenne sur ce projet et les résultats de l’enquête publique. » Peut-on parler de concertation ? L’ASAEECC constate qu’à force de mentir ou démentir, on ne sait plus qui dit la vérité ! Sachez qu’aujourd’hui les maires ne sont pas vraiment initiateurs des projets mais les acceptent dans leur ville et les soutiennent avec souvent des subventions à la clef. C’est la complexité de la Décentralisation et de son corollaire, le financement croisé qui conduit à une multitude de donneurs d’ordres comme de financeurs. Dans le cas du projet du Parc du Peuple de l’Herbe, tous les échelons territoriaux sont impliqués : de la commune à l’Europe. Depuis le début des travaux du Parc, on constate que certains points importants et coûteux ont été pensés en dépit du bon sens, notamment concernant la dérive des dépenses de ce Parc (passées de 17 à 26 millions €). Dans un pays pourtant en crise, dans une ville et une Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) endettées chacune de plus de 15 millions d’euros, il est étonnant d’arriver à un tel gaspillage d’argent public. Comment peut-on parler de concertation, de prise en compte de l'avis des riverains ou encore de biodiversité quand on fait le constat aujourd’hui de l’ingérence des différents acteurs de ce projet ? En voici quelques exemples : - qu’il se fasse ou pas, comment peut-on prévoir un Skate-park en face de logements sociaux où habitent essentiellement des ouvriers de chez PSA qui travaillent de nuit et souhaitent se reposer en toute tranquillité ? - comment peut-on projeter d’installer une vingtaine de jardins familiaux pour un prix exorbitant de 350 000 €, sachant que les terres sont polluées et que la préfecture des Yvelines avait en 2000, par arrêté, interdit aux agriculteurs de cultiver ? Aujourd’hui, nous savons que le site ne sera pas dépollué car son coût serait beaucoup trop important. - comment justifier le prix de la construction d’émergences aussi chères ? La seule raison qui nous a été invoquée par le maire www.journal-deux-rives.com
actuel, c’est qu’elles ont été réalisées par un architecte et donc considérées comme des œuvres d’art ! - comment peut-on dire que c’est un projet valorisant la biodiversité quand on abat 250 arbres et arbustes et qu’on nous annonce que le déboisement va encore continuer sous le prétexte de quelques arbres malades ? Avec tous les déblais et remblais réalisés, comment croire que la faune et la flore ont été préservées ? - quel est le sens d’une vraie concertation ? Les enquêtes publiques servent à consulter et donner un avis ; hélas quel que soit l’avis du commissaire enquêteur les autorités compétentes (à l’instar de la préfecture des Yvelines et le Conseil général des Yvelines) passent outre, comme par exemple le pont d’Achères ou le Port de déchets de Triel dont les avis étaient défavorables. Encore une procédure juridique obligatoire et coûteuse qui laisse croire à un semblant de concertation. - comment expliquez-vous que les émergences du parc ont été votées en conseil communautaire (CA2RS) simplement sur croquis et sans avoir eu connaissance des emplacements de ces dernières ? Rectifier les erreurs du passé Comment comprendre après ce bref bilan exhaustif, qu’un projet jugé d’utilité publique, devrait être réalisé sans possibilité d’adaptation face aux aberrations dénoncées (avant réalisation) ? Notre pays est lourdement endetté, c’est le cas aussi de notre ville, et c’est souvent à cause des politiques (et de leurs choix), des maires successifs et des procédures réglementées qui verrouillent les possibilités de revenir en arrière ou d’apporter des modifications sur des incohérences flagrantes et nuisibles. Il est à noter que le maire actuel de Carrières-sous-Poissy s’active pour rectifier les erreurs du passé mais en sachant que son pouvoir d’action est restreint. Ses propositions d’amélioration des aberrations du parc sont sous réserve d’être prises en compte par le Conseil Général des Yvelines et de la CA2RS. Si être une minorité « politisée », c’est être responsable, si c’est écouter les riverains quand ils remontent les problèmes et en tenir compte, si c’est travailler pour l’intérêt des habitants et de leur cadre de vie, alors chaque minorité est le porte-parole du bon sens dans ce semblant de démocratie…. r
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chanteloup-les-Vignes
La fronde contre les impôts se propage Depuis l’appel à la fronde des impôts locaux lancé par l’Hautilois Pierre Grossin(1), les habitants des communes des Deux Rives se sont rendu compte de l’ampleur de l’augmentation de la part des impôts liés à la communauté d’agglomération 2 Rives de Seine. Les ondes de cette « révolte » contre les impôts se sont propagées de l’Hautil à Chanteloup-les-Vignes. Alain Radigue, une personnalité de Chanteloup, manifeste son désaccord total sur ce « matraquage fiscal ». À son tour, Alain Radigue est devenu le frondeur de Chanteloup. La taxe d’habitation va devenir la vache à lait des élus locaux selon l’analyse d’Alain Radigue, personnalité locale dans les Deux Rives par son engagement associatif. M. Radigue a interpellé les autorités de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine et surtout son président Philippe Tautou : «Vous n’êtes pas sans savoir que votre taxe d’habitation 2014, celle qui est due à la fois par les propriétaires et par les locataires, a pris une «claque» de +19.9 % au titre de la cotisation de l’intercommunalité CA2RS, avec un bond de 812 € !» Quant à la taxe foncière, « l’augmentation s’élève à + 155 € ! » Pour M. Radigue, le maire de Chantelouples-Vignes et par ailleurs candidate à l’élection départementale, Catherine Arenou, a tenté d’esquiver sa responsabilité : « Catherine Arenou, maire, dit que ce n’est pas du fait de la commune de Chanteloup-les-Vignes qui, elle, n’applique qu’une augmentation de 0,99 % » Il ne faut pas oublier que Mme Arenou est aussi vice-présidente de cette communauté d’agglomération et qu’elle avait voté cette augmentation conjointement avec tous les autres maires, vice-présidents des autres villes membres de la CA2RS. Alain Radigue, le frondeur de Chanteloup, a pris sa plume le 7 novembre 2014 pour demander des comptes au président de la CA2RS, Philippe Tautou. Cependant, le pré(1) Pierre Grossin : «Révoltez-vous, citoyens !», Journal des Deux Rives, n° 119, oct-nov. 2014, page 18
Trop d'impôts tue l'impôt ? Peut-être mais le débat sur la place et le rôle de l'impôt dans la société reste d'actualité. (DR)
sident a sorti la langue de bois pour répondre à la mi-novembre 2014 : dans sa réponse, il a expliqué que cette augmentation était « une contrainte », après examen de la situation financière de la CA2RS. Il fallait augmenter la fiscalité sous peine d’aller droit dans le mur... Il faut néanmoins s’interroger sur les responsabilités de l’actuel président : Philippe Tautou, avant d’en être le président, était aussi « aux manettes », avec le père fondateur de la CA2RS, un certain Pierre Cardo, notre ancien député-maire. D’une manière faussement naïve, le frondeur de Chanteloup se pose la question : « Donc il n’était pas au courant ? C’est donc la faute de qui ? » Une pétition lancée contre des impôts injustifiés
Et de poursuivre : pourquoi acquérir un bâtiment (GKZ) à usage administratif pour 6 millions d’euros dans cette période de vaches maigres ? L’intercommunalité va s’agrandir et « nos chers élus vont être à l’étroit dans leurs locaux de l’ancienne mairie de Carrières-sous-Poissy ». Pour le frondeur de Chanteloup, cette acquisition est incompatible avec des « hypothétiques économies d’échelle ! » De plus, une pétition a été lancée, reprenant le slogan «Contre l’augmentation injustifiée des impôts locaux». Un autre habitant de Chanteloup-les-Vignes habitant rue Bel Air en est l’initiateur. Et le frondeur de Chanteloup-lesVignes incite tous les autres citoyens à signer www.journal-deux-rives.com
cette pétition. Interrogé sur l’idée de participer à l’effort local, voire national, en payant des impôts, le frondeur de Chanteloup se dit être conscient qu’il faut s’acquitter des impôts mais déclare : « Je suis de plus en plus en colère, je commence à en avoir ras le bol de toutes ces combines, de tout ce qu’on occulte... » M. Radigue a conclu en expliquant que le maire et/ou l’élu communautaire devrait être « gestionnaire, ou un chef d’entreprise ! », car les habitants lui demandent simplement de « faire marcher sa boutique. Point final. C’est tout ce qu’on lui demande. » r
Tribune d’un ancien maire
« L’argumentation du Maire [de Triel] tend à justifier une forte augmentation des impôts locaux, car, pour reprendre ses chiffres, ce serait 1,8 million qu’il faudrait trouver sur deux ans ! En tenant compte des extrapolations de baisses potentielles des dépenses – et il y a des marges réelles – c’est à une nouvelle hausse de l’ordre de 10 % que les triellois doivent s’attendre ! Une telle décision pourrait se justifier si le niveau de l’imposition locale était faible. Or, le poids de l’impôt est supérieur à Triel, par rapport aux communes voisines… » Source : blog de J-P Houllemare Voir : http://www.journal-deux-rives. com/actu/05075-halte-hausse-impots r 15
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orgeval
Zone commerciale, entre future friche et sauvetage Les élus de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) et les 140 commerçants de la zone d’activités planchent sur l’avenir des Quarante Sous. « Par son importance, le sujet sur lequel nous allons travailler aujourd’hui intéresse non seulement tous les acteurs économiques, mais aussi tous les élus de la CA2RS et même des Yvelines ». C’est ainsi que Philippe Tautou a ouvert la journée d’échange et de réflexion du 26 janvier consacrée à l’aménagement de la zone économique d’Orgeval. Devant une centaine de responsables d’enseignes, de propriétaires de locaux commerciaux et d’élus de la CA2RS et d’Orgeval, il a rappelé que, pour notre agglomération des Deux Rives, ce site détenait un potentiel de développement essentiel et qu’il était urgent d’agir malgré la complexité du dossier où se cotoyent 140 commerces dans «quatre centres commerciaux». Il a également souligné la nécessité de parvenir à un consensus entre les décideurs privés et publics puisque la collectivité n’était propriétaire ni des terrains, ni des bâtiments. Ce travail doit être également mené en commun avec le Conseil général et les communes voisines pour faire émerger une logique de complémentarité des zones économiques au lieu de la traditionnelle logique de concurrence.En somme, il a particulièrement insisté sur la nécessité que cette réflexion soit accompagnée par des experts car le commerce est actuellement en pleine mutation. Il est en effet bien difficile pour des élus d’imaginer aujourd’hui ce que sera le commerce de demain. Cécile Bayon, responsable du projet d’aménagement de la zone économique au sein de la CA2RS, a rappelé les constats et les enjeux mis en lumière par les études et les groupes de travail précédents : • manque de lisibilité de la zone avec une signalétique dégradée; • difficultés de déplacement aussi bien pour les voitures que pour les piétons; • problématique de la voirie et des stationnements. Elle a également souligné les éléments 16
nouveaux qui allaient structurer ce secteur au cours des années à venir : • arrivée de White Parc avec ses difficultés d’accès; • installation de Bricorama sur le site des Terres Fortes avec une ouverture programmée en mars 2015; • création du pôle d’échange constitué par le parking relais et la gare routière à l’ouest de la zone; • nouveau projet d’Art de Vivre, mené par Altaréa, autour de la culture et les loisirs. Sur ces bases, experts, élus et commerçants se sont réunis pour répondre à une question clé : Comment faire évoluer La zone commerciale des Quarante Sous illustre le problème de la zone des Quarante l’avenir des centres commerciaux en France. (J2R) Sous dans les dix années tement des consommateurs dans le processus à venir ? d’aménagement de la zone d’Orgeval. Cette zone d’activités s’est progressiEncadrés par une équipe pluridisciplivement créée autour d’un concept qui, à naire composée d’urbanistes, de paysagisl’époque, était révolutionnaire. Celui d’Art tes, de spécialistes du déplacement et de la de Vivre, qui réunissait sous un même toit circulation, d’experts en développement l’ensemble des biens permettant d’équi- durable, en programmation, en prospectiper sa maison. Imaginé il y a quarante ans ve et en montage financier, les participants à l’époque de la voiture reine, ce modèle se sont répartis en trois ateliers tournants a perdu aujourd’hui de sa pertinence. Le pour tenter de définir une feuille de route monde a changé et l’attente des consom- commune. Ils ont successivement réfléchi mateurs avec lui. Étalée sur plus de deux et échangé sur trois thèmes principaux : km, la zone des Quarante Sous souffre • l’accessibilité, la mobilité et le staaujourd’hui d’une configuration inadap- tionnement; tée. Son organisation n’est pas rationnelle • la qualité de l’environnement et l’inet elle est pénalisée par une insuffisance novation urbaine; de services (restauration, espace de déten• les usages, la vocation et la programte et de loisirs) proposés aux usagers. mation du site. Chacun peut constater que l’environneAprès avoir fait en commun la synthèse ment concurrentiel a fortement évolué (nou- de leurs travaux, ils ont étudié trois scénavelles zones à Aubergenville, Chambourcy, et rios d’aménagement de la zone préparés des projets hypothétiques à Vernouillet et à par le cabinet d’étude : rationaliser le site, Poissy). La zone de Quarante Sous a perdu sa conforter la place de l’équipement de la situation de monopole au nord des Yvelines. maison, étendre le site. Parkings, voiries, De façon générale, le dynamisme économique organisation des espaces verts, sens de des magasins est mis en cause par l’explosion circulation ont été largement débattus. du commerce en ligne (e-commerce). Tout ceci Et les consommateurs d'aujourd'hui et de explique que près de la moitié des enseignes de demain ont ils été consultés ? Ce sont eux la zone économique voient leur chiffre d’af- en fait qui feront vivre et rentabiliseront faires baisser. Il est donc essentiel d’intégrer cette zone ou la délaisseront au profit l’évolution des modes de vie et du compor- d'autres moyens de distribution. r www.journal-deux-rives.com
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maurecourt
Chantal Lorio, une artiste à (re)découvrir La Maison des arts de Maurecourt excelle une fois encore dans le domaine culturel en donnant carte blanche à une artiste de qualité qui mérite une large couverture médiatique : Chantal Lorio, diplômée des Beaux Arts, a agréablement surpris tout le public lors de son exposition des 7 et 8 février dernier. Chantal Lorio a toujours le sourire facile et reste très accueillante pour échanger, commenter et analyser l’art dans tous ces états. Aux Beaux Arts, Chantal a appris les techniques différentes dont la mosaïque, la gravure et la lithographie, la fresque et la peinture... Son atelier se trouve en plein centre-ville d’Andrésy : une bâtisse d’environ deux cents ans et un intérieur digne d’un artiste du quai Malaquais. La Seine est le fil conducteur de sa vie d’artiste. Elle s’en inspire et elle respire la brume de la Seine en septembre comme en février. Passionnée de peinture et de restauration d’œuvres endommagées, elle organise son emploi du temps comme un art : « Je le fais par passion… pas d’heure, pas de week-end ! » Pour elle, l’inspiration est aléatoire et il faut donc la saisir le plus vite possible, au risque d’avoir des « moments vides ». Une autre source d’inspiration peut être aussi son parcours personnel « palpitant » : elle s’exprime le mieux non pas avec des mots ou des sons, mais avec des coups de pinceaux « lumineux » sur des toiles
Entourée de Jean-Pierre Baudin (à g.) et Catherine Chabry (à dr.), Chantal Lorio a été lumineuse au vernissage du 7 février à la Maison des arts de Maurecourt. (J2R)
d’un Paris de rêve, teinté de nostalgie. Pour alterner un peu, la lumière l’intéresse profondément ! Des exemples : l’idée des Nains de jardins est venue d’un seul coup, « comme des étincelles ». Les esquisses, les formes de toile, les couleurs sont apparues si évidentes pour Chantal Lorio. Demain, elle songe aussi à travailler avec la 3D ! À ce jour, Chantal puise son inspiration de l’eau, de la terre… en somme de la Nature. Sans oublier l’Homme, même si certains comportements des gens la déçoivent et qu’elle les trouve tristes ! Chantal Lorio est une artiste engagée par son amour pour la solidarité, pour la fraternité et surtout pour l’art cosmopolitain. En visitant son atelier, on ressort avec un souffle venu de l’époque où tout était plus solidaire, plus juste, plus humain. Ses influences sont le classicisme hérité de son passage aux Beaux Arts. D’abord, les maîtres hollandais (elle évoque Rembrandt), L’artiste propose aussi des portes ouvertes au cours de l’année. (J2R) Goya, l’Ibérique, www.journal-deux-rives.com
qui avait beaucoup travaillé la couleur noire ; Picasso, Miro, le Catalan et Botero, l’artiste contemporain, ont forgé sa pensée et sa méthode de peinture dans un monde hyper complexe et concurrentiel. « Tout doit être dit et inventé dans l’art », explique-t-elle. Faire exploser les formes (Picasso, Botero…), raconter les drames de l’Histoire (Goya), déranger, interpeller constituent la raison d’être de l’artiste. Chantal souffre parfois de voir une sorte d’inhumanité dans l’art au XXIe siècle : « On se balance tout sur Internet ; il y a une sorte de froideur qui gêne », ajoute-t-elle. Mais Chantal Lorio ne noircit pas pour autant le paysage artistique sur Internet et dans l’espace public. Le « street art » la fascine et parfois elle pense qu’il s’agit d’un remake de la « Grotte de Lascaux ». Quelle imagination débordante ! Justement dans son atelier, Chantal peut basculer en mode hyper réactive : « J’ai pratiqué toutes les techniques et parfois, je travaillais à la vitesse du TGV comme frappée par la grâce ! » En conclusion, l’art peut et doit permettre aux gens (dont les artistes) d’exprimer leur imagination, leur peine, leur allégresse et leur souffrance… C’est la source de vie et d’espérance dans l’Humanité pour le XXIe siècle. Par son œuvre, Chantal Lorio perpétue la tâche intrinsèque pour celui ou celle qui porte une facette de la condition humaine. r Voir : www.chantallorio.com ou c.lorio@orange.fr
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triel-sur-seine
Naufrage programmé de la Maison de retraite les Tilleuls On l’avait écrit en août 2014, la Maison de retraite les Tilleuls de Triel ou MRT(1) allait fermer malgré les efforts héroïques de certains défenseurs de la MRT. A ce jour, le phase la plus périlleuse consiste à clôturer correctement ce dossier dans l’intérêt des 25 résidents et le personnel qui attendent...
Dans une missive du 13 octobre 2014, et suite à l’article publié par le J2R(2), Eric Lorton, directeur de l’EHPAD intercommunal les Oiseaux a admis la véracité de notre information : « Le site de Triel va être effectivement fermé progressivement », malgré le fait que le directeur ait nié notre affirmation que la direction de la MRT refuse des nouvelles admissions. Nous avons trouvé deux cas qui démontrent le contraire. Comme le J2R l’avait déjà écrit en 2013 : Aucun des élus d’envergure (Philippe Tautou, conseiller général, Arnaud Richard, député et conseiller municipal d’opposition à Triel) ne s’est pas engagé pour le maintien des Tilleuls. Le directeur, M. Lorton, a été clair : « Les axes de la politique ont été donnés... » depuis 2013. Le nouveau schéma de l’Agence régional de Santé (ARS) dans l’implantation et la gestion des maisons de retraite avait entériné la fermeture des Tilleuls. Mme Monique Revelli, déléguée territoriale des Yvelines de l’ARS avait expliqué au J2r la raison principale : « En 2012, le maire de Triel (NDLR : Joël Mancel) n’a pas proposé du foncier ! » pour le projet d’agrandissement entre Triel et Chanteloup. Contradictions et autoritarisme Toujours contradictoire, la ville de Triel avait publié son « Guide des seniors » en décembre 2014 avec une incitation à entrer dans la MRT lorsque « le maintien à domicile s’avère plus difficile, une entrée en institution peut être la solution la plus adaptée ». Passons. Dans la lettre citée ci-dessus, M. Lorton a également assuré que « les efforts de la direction et du personnel de l’établissement vont dans le sens 18
d’une meilleure gestion de cette fermeture, inéluctable » Contrairement aux dires de la direction, la procédure de fermeture de la MRT se déroule d’une manière abrupte voire autoritaire. Stupeur et peur se sont fait ressentir Vingt-cinq personnes âgées attendent toujours des places dans au sein des familles les autres EHPAD de la région. (Archives J2R) et chez certains membres du personnel présents à la réunion d’ici... » Comme la plupart de ces employés du 24 janvier 2015, organisée par la direction : ont des contrats précaires, personne n’a osé « On est en faillite » a expliqué M. le directeur : contredire la direction et certains ont com323 journées en moins facturées en 2011; mencé à chercher du travail ailleurs. - 346 journées en 2012; - 1080 journées en Cela dit, il faut d'urgence des mesures pour 2013 et -3543 journées en 2014... Ces chiffres que cette fermeture ne s’apparente pas à un constituent l’élément comptable qui explique naufrage programmé. D’abord, il faudra que cette situation de faillite virtuelle qui résulte le personnel soit encadré pour mieux gérer la de la décision politique et administrative de transition... Où vont-ils aller les titulaires d’un fermer la MRT. CDI et les autres ? Les syndicats, peuvent-ils intervenir dans des situations de ce type ? EnGâchis... et perspectives suite, une cellule d’urgence devrait être établie Avant l’arrivée de M. Joël Mancel à la tête pour gérer les conditions de transfert pour les de la mairie de Triel (2008), la direction de la 25 résidents actuels. Mise à part la dimension MRT avait investi dans un plan de mise aux sanitaire, l’aspect social et psychologique denormes sans précédent pour près de 1 mil- vrait être une priorité. Certaines familles de lions d’euros dans la perspective d’un élargis- ces résidents sont demandeuses. Enfin, la tasement de la MRT avec une unité Alzheimer rification dans les établissements accueillants de 47 lits venant s’ajouter aux 60 lits dis- les 25 résidents devrait tenir compte des prix ponibles. Le plan d’investissement prévu à à la MRT. Les prix de la MRT sont restés l’époque avoisinait 4 millions d’euros. On a abordables par rapport à l’explosion des prix perdu du temps (2006-2014) et de l’argent (1 due à une forte demande dans les Yvelines. million) dans ces tergiversations politiques et Enfin, quel sera l’usage de cet ensemble administratives. des bâtiments ? Certains avancent l’idée d’un Pire, les personnes âgées qui trouvent foyer pour des personnes handicapées. Le un lit ailleurs (dans les maisons AREPA ou Nord des Yvelines a certainement besoin de ISATIS de Vernouillet notamment) souffrent ce type d’équipement public. Mais il semble désormais de ce changement d’environne- bien que l’on déshabille Pierre pour habiller ment. Certaines sont mortes. D’une manière Paul... Il faudra plus de transparence dans ce cynique, on dirait que c’est le sens normal de projet dans les mois à venir. Peut-on envisala vie.... Cela dit, la disponibilité des lits n’est ger cette fois l'engagement des élus ? r pas évidente car les 25 personnes âgées sont toujours en attente d’un déménagement à un Établissement hébergeant des personnes âgées déautre établissement avant la fermeture annon- (1) pendantes intercommunal car les Tilleuls et la maison cée vers la fin juin 2015. de Sartrouville ont fusionné en 2013. Fusion contestée un recours administratif qui avait été introduit le Quant au personnel (environ 25 employés dans 27 février 2014 par l’association des Amis de la MRT. dont des infirmières), le directeur aurait lâ- (2) « La messe est dite pour les Tilleuls », Journal ché : « Il faudrait dégager trois ou quatre salariés des Deux Rives, n° 118, septembre 2014, page 19. www.journal-deux-rives.com
http://jeanpierrehoullemare.123siteweb.fr/330334127
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verneuil-sur-seine
Un club-house pour Roger-Janin Le 7 mars a été inauguré le nouveau club-house de l’aéroclub Roger-Janin à l’aérodrome des Verneuilles-Mureaux. Une occasion de plus de voir les associations qui bougent pour leur territoire. Denis Gaschet, président du club aéronautique Roger-Janin a véhiculé un message positif en inaugurant ce club house dédié à la formation de pilotes amateurs et à la gestion d’une association qui mérite que l’on parle d'elle plus souvent. Évoquant un investissement de 160 000 euros, cette structure de 100 m2 aux normes RT 1200 permet aux utilisateurs/adhérents du club de se former et de poursuivre leur passion, l’aviation. En présence de Mmes Sophie Primas, sénatrice des Yvelines, de Cécile ZammiPopesc, maire de Meulan-en-Yvelines, de M. François Garay, maire des Mureaux, de M. Joël Mancel, maire de Triel sur Seine, de M. Eugène Dalle, président du SIVU de l’aérodrome, de M. Michel Garcia, délégué du préfet, Denis Gaschet a rappelé que ce nouveau local moderne et convivial est un « équipement nécessaire vue la qualité de la formation de pilotes » dispensée par le club Roger-Janin.
Les inaugurations peuvent être des moments de concorde politique. (J2R)
Les pilotes et les élèves pilote ainsi que les nombreux jeunes qui suivent le BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) vont pouvoir être accueillis dans des conditions agréables et techniquement aux normes. Cette structure Algeco de troisième génération recevra également les personnes souhaitant faire un baptême de l’air ou souhaitant réaliser une promenade aérienne dans les Yvelines. Denis Gaschet au nom de son conseil d’administration a remercié tous les acteurs
de ce projet associatif et la centaine de personnes qui ont des liens avec l’aviation civile dans un cadre local. A la fin, cette centaine de personnes s'est retrouvée autour d’un buffet pour fêter cet événement important de la vie associative locale. r
Pour en savoir plus : www.ac-rogerjanin.com Association loi 1901, 200 membres, 9 avions et un fort ancrage local caractérisent l’aéro-club Roger-Janin.
ADIV : un recours auprès de Bruxelles...
La déviation RD 154 en question... (J2R)
Toujours convaincue de l’inutilité de la déviation de la RD 154 et de son impact contre notre environnement, l’association ADIV-Environnement a déposé un recours auprès de la commission européen-
ne pour destruction de zone humide. C’est un dossier de 800 pages (avec les annexes) que l’ADIV-Environnement a envoyé le 8 février à Bruxelles au secrétaire général de la Commission des Communautés Européennes. Ce dossier est le fruit d’un énorme travail d’étude du dossier, d’inventaires sur le terrain et de compilation des documents issus des différents recours formés par l’association. Ce recours auprès de Bruxelles est en effet possible car l’ADIV-Environnement a épuisé toutes les voies de recours au niveau national : recours auprès du tribunal administratif, appel et pourvoi en cassation auprès du Conseil d’Etat. L’ADIV-Environnement attaque le Conseil général des Yvelines pour destrucwww.journal-deux-rives.com
tion de zone humide (la zone des Planes dans le Bois de Verneuil) : selon son analyse, le projet de déviation de la RD 154 enfreint la directive-cadre sur l’eau (2000/60/CE) adoptée le 23 octobre 2000. La Communauté Européenne est très sensible à la protection des zones humides dont les surfaces sont en constante régression dans notre pays. C’est ainsi que la Commission Européenne est intervenue récemment dans l’affaire du barrage de Sivens. L’ADIV environnement table sur un avis positif à ce recours ; ainsi cette démarche peut déboucher sur une saisie de la Cour de justice de l’Union européenne. L’ADIV reste confiante dans l’issue de ce recours vue la qualité de ce dossier épais de 800 pages. r 19
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Vernouillet
Week-end de la colère (galère) ! Les 14 février et 14 mars au Carrefour Market de Vernouillet, les caddies n’avançaient pas normalement à la caisse. Récit de la grève du 14 février. En cause une grève nationale lancée suite à l’appel de la CGT Services Commerces pour forcer la main de la direction nationale de Carrefour Market de lâcher du lest dans des négociations interminables. La grève aurait pu se reproduire le samedi 21 février, mais les grévistes ont cessé le mouvement. Depuis le début février, les négociations entre la direction de Carrefour et les syndicats du personnel peinent et traînent. Ainsi, les actions de la CGT des 6 et 7 février 2015 dans 13 magasins ciblés ont été un succès dans les grands centres commerciaux de référence. Désormais, le mouvement s’est répandu sur l’ensemble du territoire national suite à l’échec de la dernière réunion (10 février) entre les syndicats et la direction de Carrefour au niveau national. Après avoir annoncé, lors de la deuxième réunion du 28 janvier, des augmentations de salaire aux alentours de 0,1% (applicables au 1er mars), c’est-à-dire quasiment zéro sur l’année si l’on prend en compte le niveau d’inflation, Carrefour a proposé des augmentations variant entre 0,6 et 0,7 % selon les niveaux, soit entre 0,50 et 0,58 % sur l’année. Pour la CGT, l’accord, qui avait été proposé à la signature le 24 février 2015, n’était pas acceptable. De ce fait, la grève était la
Certains n’ont pas voulu ou pu débrayer. (J2R)
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L’ampleur de la grève au Carrefour Market n’était pas comme celui de 2011. (J2R)
seule solution de faire pression à la direction centrale de Carrefour en passant par des actions locales. « Vous m’avez planté » pour la journée [NDLR : du 14 février] aurait martelé Christophe Monboeuf, directeur de Carrefour Market de Vernouillet(1) à l’adresse des grévistes qui occupaient la galerie marchande du centre commercial Val-de-Seine. « Floués » par leur employeur, d’où la colère Dans la galerie marchande du Centre commercial Val-de-Seine, une trentaine de grévistes ont scandé des slogans de colère, les salariés se sentant « floués » par leur employeur : « Égalité de traitement pour les supermarchés et les hypers » ; « prime d’ancienneté et avantages sociaux », dans un contexte de grève nationale. Pour les salariés grévistes, il est indispensable de créer « une prime d’ancienneté » et « plus d’égalité de traitement entre les salariés du même groupe ». Quant aux salaires, pour un même niveau, sur une année (13e mois compris), les différences peuvent aller jusqu’à 2048,02 € pour un niveau 4B ; 923,00 € pour un niveau 3B et 371,80 € pour un niveau 4A. Les grévistes demandent aussi le même traitement pour les « avantages en nature » entre les supermarchés et les hypermarchés : tickets restaurant à partir de 2 mois d’ancienneté (1 an chez Carrefour Market) ; un ticket restaurant pour chaque jour travaillé d’au moins 3 heures; un demi mois de salaire concernant la prime de www.journal-deux-rives.com
vacances dès trois mois d’ancienneté (6 ans chez Carrefour Market pour obtenir la moitié du mois complet) ; même temps de pause (30 minutes pour 7 heures de travail dans les hypermarchés contre 21 mn chez Carrefour Market). La galère pour les consommateurs Contrairement à la grève de 2011(2), le syndicat FO ne s’est pas joint aux grévistes. Pour Frédéric Gérard de la CGT, « c’est dommage de voir que certains syndicats se contentent des miettes » que la négociation nationale leur propose. En tout cas, cela affaiblit un peu le mouvement. En outre, certains clients ont exprimé leur mécontentement : « Vous nous prenez en otages ... ; chacun de nous a des problèmes... ; ce n’est pas le moment de faire la grève ! C’est la galère le samedi pour les foyers...» Cependant, la majorité des passants de la galerie marchande ont regardé les grévistes d’un œil amusé et quelques-uns ont même signé la pétition proposée par les grévistes de la CGT. De fait, tout conflit social génère son lot d’incompréhension et des moments difficiles. Il est de bon ton de laisser chacun exprimer son mécontentement... tout en espérant que les négociations reprennent et aboutissent le plus tôt possible. r (1) Contacté le 14 février à 11h par la rédaction, M. Christophe Monboeuf, directeur de Carrefour Market, n’a pas donné suite à notre demande d’interview. http://www.journal-deux-rives.com/ actu/01147-greve-carrefour-market-vernouillet (2) WEBTELE 2R (2011) : http://www.dailymotion.com/video/xj8omb_greve-carrefourmarket-vernouillet-yvelines-cgt-fo-11juin2011_news
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mars-avril 2015
Hors-les-Murs
Les mureaux - Agglo Seine & Vexin
Pôle Molière... synonyme d’espoir Le nouveau Pôle Molière accueillera une maternelle, une école élémentaire, une structure multi-accueil petite enfance, un centre de loisirs, une ludothèque, un restaurant scolaire ainsi que des locaux partagés. Toute la République s’est déplacée le 13 février aux Mureaux pour l'inaugurer. Cette inauguration symbolise l’effort collectif pour l’éducation. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Emmanuelle Cosse, vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge de l’aménagement et le maire François Garay ont inauguré le Pôle Molière des Mureaux, le vendredi 13 février 2015. « Quelle énergie collective il faut déployer pour réussir » a martelé Najat Vallaud-Balkacem non seulement pour le montage financier mais pour la conception, la validation entre les différents partenaires (et collectivités publiques) et la mise en oeuvre de cet équipement public qui devrait « donner une éducation globale ». C’est une sorte de poupée russe avec une crèche, une école maternelle, une école primaire et une salle polyvalente pour tous les événements festifs et culturels. Le maire des Mureaux, François Garay, était aux anges(1) et voulut profiter de chaque seconde de cette inauguration au risque de se
En présence de Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Éducation nationale (à dr. en arrière plan) et François Garay, maire des Mureaux et président de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin le conseil municipal jeunes des Mureaux s’est montré satisfait du Pôle Molière. (J2R)
faire rappeler l’impératif protocolaire par M. le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux. Pour le maire des Mureaux il s’agissait de démontrer symboliquement que sur ce site (une ancienne tour malfamée détruite en 2010), la politique de renouvellement urbain donne des résultats probants.
S’émanciper par le Savoir Appuyé par les discours de Patrick Kanner et Emmanuelle Cosse, « cette volonté politique participe à la mixité sociale » a avancé François Garay. Le caractère universel de cette réhabilitation urbaine est évident selon lui car des lieux d’apprentissage font partie des équipements indispensables pour permettre aux individus de s’émanciper par le Savoir. Les efforts conjugués des collectivités (commune, département, région, Etat, Europe) ont permis un investissement tel le Pôle Molière. Cet équipement devient ainsi « un moyen de prévenir et non pas de guérir » a souligné le ministre de la Ville Patrick Kanner. La République s’est déplacée aux Mureaux le 13 février. (J2R) www.journal-deux-rives.com
En réalité, la vitrine de la politique de renouvellement urbain que représente la ville des Mureaux reste l’exception à la règle. Pour un cas réussi tel le Pôle Molière, combien d’insuffisances peut-on constater au niveau de la banlieue française ? Donner plus d’espoir Plus criant est le besoin dans les petites communes « banales » des Deux Rives (tel Triel-sur-Seine, Chapet...) pour des équipements de cet ampleur. Certes le Pôle Molière est un bel exemple mais ceci ne doit pas cacher la misère et le manque criant d’équipements publics que l’on trouve dans les autres communes de la Vallée de la Seine. En attendant la fin de cette période de vaches maigres et de grande récession, espérons que les pouvoirs publics se mettent à l’ouvrage et propulsent « l’imagination au pouvoir » afin de donner plus d’espoir dans l’éducation, pierre angulaire de l’émancipation de tous et en particulier de la jeunesse française. r Rodrigo ACOSTA (1) En fonctionnement depuis la rentrée 2014, en cours de certification HQE label BEPOS et après avoir été lauréat de l’appel à projet de l’ADEME sur les bâtiments positifs, cette réalisation exemplaire remporte le Prix partenaire CAUE 78 /Conseil général des Yvelines sur le thème « Optimiser la gestion de l’énergie sur le territoire ».
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Hors-les-Murs
14e Festival du cirque international
Cirque, entre tradition et modernité Durant le week-end des 14 et 15 février 2015 s’est tenu le 14e Festival du Cirque International des Mureaux. Ce festival, une tradition dans la ville, a récompensé Marlon Zinnecker (cavalerie) pour son talent. Le 14e Festival du Cirque International des Mureaux a tenu son gala de clôture, en émerveillant petits et grands, ce dimanche 15 février 2015 sous le chapiteau de la Nouvelle Compagnie Santus. Ce gala s’est terminé avec la remise des prix du festival (voir ci-dessous), qui concluait un week-end animé par la magie du cirque. Le spectacle pour quatre représentations reprenant une dizaine de numéros époustouflants, mêlant les plus grands classiques du cirque aux disciplines les plus innovantes a été présenté par Christophe Ivanez (voir son interview sur le WEBTELE2R), le « Monsieur Loyal » du festival. Ce dernier a été une fois encore dynamique et porteur de numéros de grande qualité. Le plus
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important, pour lui, c’est la piste. Ce cercle historique où tout l’esprit du cirque se concentre. Que les numéros soient traditionnels ou modernes, il y a un héritage ou une reprise contenus dans le cercle magique. Tous les numéros du festival ont enchanté le public toujours plus nombreux. Le premier prix a été remis à Marlon Zinnecker. Le Jury a aussi récompensé par de nombreux prix des artistes qui se sont produits durant ces deux jours. Le jury a décerné Les clowns Lorenzo et Capuccino ont apporté aux familles des prix aux artistes suivants : un moment de pur bonheur. (J2R) 1er prix : Marlon Zinnecker (cavalerie) Prix du journal Bretagne Circus : 2e prix : Romain Cabon (tissus aériens) Richard Borman (assiettes chinoises) 3e prix : Duo Splash (cadre aérien) Prix du club du cirque France : Romain Cabon 1er prix spécial du jury : Troupe Alexander Prix de la ville des Mureaux : Anthony Lefort (voltige) Prix du Conseil général des Yvelines : 2e prix spécial du jury : Michaël M (diabolos) Ingo Stiebner (dresseur d'otaries) Prix du conseil municipal des enfants : Prix Strass 2000 : Lorenzo et Capuccino Duo Splash (clowns). r Prix du public : Romain Cabon Damien DELERIN
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mars-avril 2015
Débats
Intégration
Lycéens sans-papiers, entre rêve et réalité Lors des assises départementales des lycéens sans-papiers du 7 février à Versailles, une centaine de lycéens sans-papiers ont montré que l’espoir se profile dans l’avenir… malgré une série d’obstacles administratifs Le réseau d’éducation sans frontières (RESF national), fondé en 2004, a organisé les assises départementales des lycées sans-papiers pour permettre au grand public de découvrir un sujet sensible de société. Les jeunes lycéens (garçons et filles) sont inscrits à l’école (principe de garantie de l’éducation à tout jeune sur le territoire français) mais ils sont hors-la loi en vertu des lois sur l’immigration. Avoir de l’espoir n’est guère permis pour ces jeunes. Au fond, lequel des deux principes devrait primer sur l’autre ? Après le lycée, ces jeunes se trouveront devant un dilemme : comment faire pour rester en France sans avoir la sécurité juridique nécessaire pour se projeter dans la vie d’une manière normale. Ces jeunes sans-papier – souvent isolés – sont arrivés dans des conditions difficiles. Ils ont été pris en charge par le Conseil général comme la loi l’oblige dans le cadre de la protection de l’enfance. Souvent logés en hôtel (réseau 115), sans aucun suivi éducatif pendant de nombreux mois, voire pour certains pendant plus d’un an, ils ne sont pas scolarisés... Ces jeunes sont victimes de ce qu’il se passe dans leur pays (misère, guerre civile, génocide…). Pis, ils sont aussi victimes des conditions de leurs voyages, victimes des réseaux mafieux de
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M. Serge Martin (à dr.), a parrainé Kanvaly (à.g.), qui prépare un CAP de menuisier. (J2R)
passeurs… Enfin, ils peuvent aussi être victimes de la technocratie administrative qui fait la sourde oreille à leurs attentes d’une scolarisation normale. Comment alors s’intégrer dans la société française ? Pour Odile Jouanne, une des animatrices du RESF 78, créé en 2006, les Assises du 7 février étaient « un acte fondamentalement citoyen, moteur d’intégration ». En effet, des jeunes se sont présentés au public - environ 200 dont d’autres jeunes concernés - pour raconter, expliquer, transmettre les moments (forts) de leurs histoires : « lycéen le jour, SDF la nuit » ; « trouvé mon parrain qui m’a sauvé la vie » ; en plus, ils se sentent capables de se rendre utiles à la société en travaillant comme : chauffagistes, infirmières, manutentionnaires… Ils vivent, souffrent et rient malgré le froid de l’hiver et la froideur d’une société étriquée par la peur de l’autre, de l’étranger…
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Heureusement qu’il existe des Français tel M. Serge Martin, parrain de Kanvaly, qui prépare un CAP de menuisier. Ces parrains français sont comme les Justes durant la dernière Guerre. Ils aident, ils parrainent ces jeunes pour que leur rêve d’un avenir meilleur ne soit pas brisé dans un monde complexe et mondialisé qui est le notre. Pour rompre l’isolement, les bénévoles comme Serge Martin et Odile Jouanne donnent des conseils pour leur constituer des dossiers, les informent sur le cadre juridique et les procédures. Ils assurent aussi un appui pendant les procédures à la Préfecture. Parfois, plus militants, les bénévoles tentent de faire changer la loi : « Les lois Sarkozystes sont en vigueur. Des réformes sont attendues… » commente Odile Jouanne. Ces assises rappellent aussi l’urgence de modifier la loi en la rendant « plus humaine ». r -R.A.
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Débats
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Port Seine-Métropole Ouest (Achères)
Bilan du débat public sur le projet de Port dans la plaine d’Achères Les habitants des Deux rives sont habitués aux instances de concertation qui se terminent par une séance dite de « restitution » (Voir port de Triel). Le 12 février 2015, au Ministère de l’Ecologie c’est le bilan du débat public concernant le Port Seine-Métropole Ouest qui a été communiqué. Un port industriel situé juste en face... d’Andrésy. Du 15 septembre au 15 décembre 2014, des réunions publiques dans les communes concernées (1327 participants), le site internet dédié (138 questions/réponses), 17 cahiers d’acteurs ainsi que des visites du port de Limay et du site du projet ont permis aux «acteurs» concernés (surtout des riverains, associations et communes) d’avoir sinon des réponses du moins des informations sur le projet et l’effet qu’aura ce nouveau port industriel qui modifiera profondément le paysage ainsi que l’activité près du confluent. Qualité environnementale et développement économique. La publication de ce bilan du débat public est un moment important de la phase de concertation puisque le maître d’ouvrage (Ports de Paris) a maintenant trois mois pour rendre publiques les suites qu’il entend donner à son projet. A cet effet l’intervention de M. Alexis Rouque, Directeur général de Ports de Paris est intervenu donnant de larges précisions (voir WEBTELE 2R) en attendant la décision du Conseil administration de Ports de Paris. Largement explorés, des sujets comme l’impact sur l’environnement, l’insertion urbaine ou la gouvernance, les perspectives socio-économiques etc. ont été au centre des débats ; il en ressort que l’opportunité du projet ne semble pas contestée mais les communes et les associations ont émis des avis argumentés accompagnés de conditions parfois contradictoires comme par exemple : 24
la prolongation de la A104 ou l’extension à la partie Est de la plateforme multimodale. Dans les deux rives Localement il est intéressant de noter que la commune d’Andrésy « approuve le principe du projet» mais «demande des aménagements autour du port et des garanties contre les nuisances pour aboutir à une intégration optimale du port dans son environnement naturel, urbain et social. » Et pour le Club Historique de cette même ville, il évoque « une réalité passaMichel Gaillard, président de la commission particulière du gère », en ajoutant qu’ « il importe PSMO et Christian Leyrit, président de la CNDP. (J2R) que le projet soumis au débat préserve la mémoire... » Au vu du plan projet « aux au regard des trente années que va durer le horizons 2025 et 2040 » de Ports de Paris on se chantier. Pour répondre aux ambitions de ce demande comment y parvenir. port « nouvelle génération », Ports de Paris doit La CA2RS approuve ce port « vecteur d’un en effet maintenir une concertation continue développement économique et de création d’emplois » à chaque étape et pendant toute la durée du mais ajoute « qu’il devrait rester la première étape projet. D’autant plus que les acteurs locaux d’un port de 400 ha... » Ne pourrait-on se poser souhaitent être considérés comme de véritala question (répétée des dizaines de fois il n’y bles partenaires. Dans ce cadre, la désignation a pas si longtemps) de l’utilité du futur port d’un garant de la concertation post-débat prévu à la place de la Marina à Triel... Vous semblerait « pertinente.» r pensez « double emploi » ? Port de Paris à qui Claude Barouh on a posé la question n’y voit que « complémenCalendrier tarité ». Acteurs, gêneurs, partenaires... On pourrait examiner les résumés des 35 points de vue des cahiers d’acteurs (pages 79 à 82 du compte rendu) afin d’y déceler les impacts et modifications qu’ils pourraient avoir sur le projet définitif. Les « acteurs » ont jusqu’à maintenant pu constater le peu d’empressement que les aménageurs ont à tenir compte de l’avis de ceux qu’ils ne considèrent pas comme des partenaires mais plutôt comme des gêneurs. Pourtant après les déclarations du président Leyrit qu’il a largement développées en séance on a le droit de « rêver » en lisant la conclusion officielle de ce débat public : S’il est donné suite au projet, le maître d’ouvrage s’est engagé à ce que les habitants et les acteurs aient un droit de regard sur sa réalisation en phase d’études, en phase de travaux et en phase d’exploitation. Un vrai défi www.journal-deux-rives.com
• Mai 2015 : Décision du maître d’ouvrage suite au débat public • 2015 - 2016 : Poursuite des études de définition • 2017 : Enquête publique • 2018 : Premiers travaux du port • 2020 : Premiers équipements portuaires livrés (20 ha) • 2035 : Fin de l’exploitation de la carrière • 2040 : Mise en service complète du Port Seine-Métropole Ouest
Pour en savoir plus : http://www.journal-deux-rives.com/actu/04660-portacheres-port-nouvelle-generation-presente-public http://www.journal-deux-rives.com/actu/04686debat-public-port-acheres-rien-nouveau WEBTELE 2R : http://www.dailymotion.com/video/x2hlgj1_port-d-acheres-le-bilan-de-la-concertation-dans-lecadre-du-debat-public_news
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métiers
mars-avril 2015
Métiers au féminin
I@D France immobilier s’installe dans les 2 Rives Le réseau I@D France immobillier se développe dans les communes des Deux Rives.
I@D France, Immobilier A Domicile, est né en mai 2008 à l’initiative de Malik Benrejdal, Jérôme Chabin et Sébastien Caille, partant d’un constat simple et efficace : le premier réflexe d’un acquéreur dans sa recherche est de consulter les offres sur internet…Réseau immobilier français exclusivement constitué de mandataires indépendants officiant à domicile, leur unique vocation est la commercialisation de biens immobiliers en Réseau. L’ADN d’I@D France repose sur trois piliers : l’immobilier, internet, et le marketing réseau. Aujourd’hui la force de ce réseau de mandataires immobiliers, constitué de 2200 conseillers sur tout le territoire, sans compter l’implantation qui démarre en Europe (Portugal, Angleterre, Allemagne et bientôt les États-Unis), est la publication de leurs annonces sur plus de 200 sites internet (se loger, logic immo, explorimmo, à vendre à louer…), assurant ainsi une visibilité maximum des biens à vendre, associé à une déontologie unique essentiellement basée sur le partage de fichiers entre les 2200 conseillers afin de dynamiser le marché. Rejoindre le Réseau I@D France a été pour chacune de ces quatre femmes un véritable choix de carrière pour acquérir une indépendance professionnelle, tout en bénéficiant de la notoriété d’un Réseau puissant. Leur implication, pléonasme du travailleur indépendant, elles ont choisit de l’exprimer dans une démarche client aboutie qui consiste à écouter, conseiller, s’adapter, s’engager dans un partenariat avec leurs clients vendeurs ou acquéreurs. Unir leurs efforts sur les secteurs limitrophes de Médan/Villennes-surSeine, Conflans-Sainte-Honorine, Poissy/ Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine en est la démonstration pour ainsi permettre de satisfaire la demande des clients de chacune d’entre elles par un maillage pointu et de proximité. Un client-acquéreur en recherche sur un secteur donné ? Toutes les quatre analysent l’ensemble de leurs biens afin de trouver le
(De g. à dr.) Lucie Bonnici, Joëlle Réalini, Marie-Élise Malbay, Isabelle Mescam-Alleno font partie du réseau i@d France. (J2R)
produit susceptible d’être en adéquation optimum. Un client-vendeur confie sa maison ou son appartement à l’une d’entre elles, les quatre cherchent l’acquéreur dans leur fichier pour faire aboutir la vente. Un seul crédo : la satisfaction client, vendeur ou acquéreur, assurée par leur réactivité et le véritable partenariat établi avec leurs clients par un retour aux Clients immédiat de chacune de leurs actions. L’indépendance professionnelle, pour elles, est synonyme d’engagement du travail bien fait car un client satisfait est gage d’une notoriété de bouche à oreille des plus efficace et d’une réelle satisfaction client. Elles sont en contact avec des professionnels du bâtiment, de véritables partenaires, pour une réactivité immédiate car vos projets n’attendent pas. I@D France s’avère être la meilleure alternative pour ceux qui ne souhaiteraient pas passer par agence, mais qui voudraient faire appel aux services d’un professionnel qui a une vraie connaissance du marché local. Faire appel à un conseiller i@d France, c’est se garantir de remplir les deux conditions pour la vente de son bien : - une communication de grande amplitude sur internet sur plus de 200 sites (premier réflexe des acheteurs actuellement) ; www.journal-deux-rives.com
- une estimation au plus juste de la valeur de son bien sur le marché. N’hésitez pas à contacter la conseillère i@d France de votre secteur pour tous vos projets immobiliers. r Joëlle Réalini Secteur : Villennes Sur Seine / Médan et limitrophe Tel : 06.51.53.96.71 joelle.realini@iadfrance.fr Lucie Bonnici Secteur : Conflans-Sainte-Honorine / Andrésy et limitrophe Tel : 06.13.66.03.10 lucie.bonnici@iadfrance.fr Marie-Élise Malbay Secteur : Triel Sur Seine et limitrophe Tel : 06.74.75.53.99 marie-elise.malbay@iadfrance.fr Isabelle Mescam-Alleno Secteur : Poissy / Carrièressous-Poissy et limitrophe Tel : 07.89.62.90.14 isabelle.mescam-alleno@iadfrance.fr
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mars-avril 2015
Sports
Cross-Country
Hassan Chahdi et Sophie Duarte sacrés champions de France Le 1er mars, sur l’Île de loisirs du Val de Seine - entre Verneuil et les Mureaux - fut la double consécration pour Hassan Chahdi (élite hommes) et Sophie Duarte (élite femmes) dans le cadre des Championnats de France de Cross-country 2015. Plus de 3 700 athlètes et environ 15 000 spectateurs se sont rendu à cette manifestation sportive de grande ampleur qui ne s’est pas tenue en Île-de-France depuis une dizaine d’années.
Le 1er mars, sur l’Île de loisirs du Val de Seine - entre Verneuil et les Mureaux - fut la double consécration pour Hassan Chahdi (élite hommes) et Sophie Duarte (élite femmes) dans le cadre des Championnats de France de Cross-country 2015. Plus de 3 700 athlètes et environ 15 000 spectateurs se sont rendu à cette manifestation sportive de grande ampleur qui ne s’est pas tenue en Île-deFrance depuis une dizaine d’années.(*) Les 125e championnats de France de Cross-country sous l’égide de la Fédération Française d’Athlétisme, FFA, se sont déroulés à l’Ile de Loisirs du Val de Seine, nouvelle appellation de la Base de loisir de Valde-Seine, le dimanche 1er mars 2015. Une réussite dans tous les sens du terme : quantitatif, sportif et spectacle. Organisé sur un territoire « terre de Cross depuis six décennies », cette édition des championnats de France de Cross-country a battu des records. Grâce à l’apport logistique et le savoir-faire de la ville des Mureaux, ce championnat de France était un cadeau du ciel dans un contexte de morosité ambiante. Les fondamentaux Que de bonheur de voir des gens sourire et courir pour se dépasser ou de passer à un adversaire au cours de la dizaine de courses 26
Hassan Chahdi (à g.) et Sophie Duarte (en médaillon) ont gagné avec la classe.
de la journée. Comme l’a souligné Ghani Yalouz, directeur technique national de la FFA, « on trouve dans leur regard [des coureurs] toute la volonté qui anime nos meilleurs athlètes des équipes de France lors des grands championnats. C’est une lutte face aux autres bien sûr mais aussi une lutte face à soi-même. » Au cours de la journée, il est frappant de constater que l’abnégation, l’humilité et le travail paient pour devenir des grands champions du Cross-country, surtout dans les conditions du terrain ce 1er mars : plein de bouée et avec un relief contrasté qui favorise les attaques et les contre-attaques. Prenons quatre exemples de l’ensemble des courses suivies en direct par le J2R et retransmises par la FFA via Internet.(1) Le champion de la catégorie Handisport, Louis Radius (14’ 04’’ EAP Brocéliande), est arrivé après presque 4000 mètres d’effort avec un rage de vainqueur olympien. Le breton, sociétaire de l’EAP, a lancé et relancé sur un parcours exigeant et varié. Le Breton a accéléré à un peu plus d’un kilomètre de l’arrivée pour aller chercher cette victoire bien méritée. Il n’a pas puisé dans ses retranchements puisqu’il a participé au cours de l’après-midi à la course des valides ! Son abnégation pendant ses courses a attiré l’admiration des spectateurs déjà présents avant le départ des autres courses de la matinée du 1er mars. Quelle volonté de fer de ce champion français dans la catégorie www.journal-deux-rives.com
(J2R)
Handisport. Classement : 1. Louis Radius (14’04’’ EAP Brocéliande) ; 2. Medhi Achegane (14’ 29’’du club Ua Cotes D’armor) ; 3. Driss Ouguerd (14’38’’ PUC). La course des vétérans est partie à 11 heures 05. Plus de 330 participants se sont lancé sur les 10 055 mètres d’un parcours très sélectif. Au bout de 15 minutes de course Thierry Guibault (Entente Oise Athlétisme) à pris l’avantage sur ses principaux concurrents dont Mokhtar Benhari et Driss El Himer, qui a abandonné vers les 18 minutes de course, suite à une blessure à la cuisse... Avoir l’humilité d’abandonner à cause d’une blessure a été un choix difficile pour un sérieux candidat au podium. Après une lutte terrible entre Thierry Guibault et Mokhtar Benhari depuis le troisième kilomètre, la victoire allait se déterminer au finish. Effectivement, Thierry Guibault a décroché la première place le titre du champion de France vétérans. La médaille de bronze revient à Guylain Schmied (Entente Oise Athlétisme). Classement : 1. Thierry Guilbault (33’53’’ Entente Oise Athletisme) ; 2. Mokhtar Benhari (33’53’’ Val-dereuil Ac) ;3. Guylain Schmied (34’37’’ Entente Oise Athletisme). Le spectacle du cross a continué où le public présent a vibré jusqu’au dernier hectomètre dans les courses suivantes : cadettes (1re : Julie Lejarraga 17’ 28’’) ; cadets (1e : Louis Gilavert 20’13’’); juniors (F) (1re :
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mars-avril 2015
Sports
Cross-Country
Tout est dit par cette image : une équipe «Stade Rennais» joyeuse, qui a réussi son championnat du Cross en montant à la troisième place du podium... A l’année prochaine au Mans ! (J2R)
Cassandre Beaugrand 20’33’’) ; juniors (H) (1e : Julien Wanders 24’34’’) ; cross court (F) (1re : Claire Perraux) ; cross court (H) (1e : Benjamin Choquert 12’20’’)(2) . Le fruit d’un long travail L’athlétisme comme n’importe quel sport de compétition est une école de la vie et le fruit du travail - passé avec abnégation et humilité aux entraînements - paie dans la durée et dans des moments clé de la compétition. Le championnat de Cross édition 2015 a connu deux grands champions le 1er mars devant un public émerveillé. D’abord, en « élite femmes », Sophie Duarte du club « Ca Balma » s’est imposé face à Aurore Guérin (EA Mondeville Hérouville) et Karine Pasquier (Endurance 72). Sophie Duarte a dominé ses concurrentes tout au long du parcours. Elle était imbattable et l’a laissé savoir par son excellent niveau de technicité à la fois sur sa foulée et ses relances pendant 7 460 mètres de la course. Elle a ainsi décroché son premier titre de championne de France sur le cross long. Cinquième
au scratch, Christine Bardelle (Alès Cévennes Athlétisme) est sacrée chez les vétérans. Chez les espoirs, c’est la prometteuse Jacqueline Gandar (Havre AC) qui l’emporte. Classement : 1. Sophie Duarte (26’48’’ Ca Balma) ; 2. Aurore Guerin (27’36’’ EA Mondeville Hérouville) ; 3. Karine Pasquier (27’41’’ Endurance 72). Par équipes, Endurance 72 a été sacrée championne. Chez les hommes (élite), le travail s’est aussi traduit par une belle performance d’Hassan Chahdi du club EA Centre Isère, qui a remporté le titre de champion de France 2015 sur le parcours de 11 450 mètres, avec un temps imbattable de 35’53. Sacré champion de France pour la première fois de sa carrière sur le cross long, Hassan Chahdi a fait preuve d’une technicité remarquable. Quelle superbe démonstration du Rhônalpin, qui a relancé la course à plusieurs reprises même si ses adversaires de la journée étaient largement distancés. Chahdi a devancé Abdellatif Meftah (Endurance 72) et El Hassane Ben Lkainouch (Alès Cévennes Athlétisme), qui avait emporté le titre en 2014. Le premier espoir,
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Emmanuel Roudolff-Levisse (Avia Club Issyles-Moulineaux), a impressionné le public et les entraîneurs présents ; et il lui reste du travail pour conquérir les hautes marches d’un sport quasi-mythique. Classement : 1. Hassan Chahdi (35’53’’ EA Centre Isère) ; 2. Abdellatif Meftah (36’ 29’’ Endurance 72) ; 3. El Hassane Ben Lkainouch (36’34’’ Alès Cévennes Athlétisme). Par équipes, le club de Clermont Athlétisme Auvergne a remporté le titre de champion de France. Sur l’ensemble de la compétition, les coureurs, les visiteurs et les organisateurs ont vécu une journée magnifique avec plein d’images fortes. « On va se rappeler pour longtemps de ce championnat de cross organise dans l’Ile de loisirs du Val-de-Seine » a lancé un membre du staff de « Stade Rennais », équipe qui s’est placée troisième par équipe dans la catégorie femmes(3) au cours de ce championnat. Et pour le reste « Vive la Bretagne et vive la France » du cross-country.(4) r R.ACOSTA (*) MM. François Garay, maire des Mureaux et président de la Communauté d’Agglomération de Seine&Vexin, et Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine et président de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et Jean-François Reynal, président de la base de loisirs « Ile de loisirs Val-de-Seine » ont mis le paquet pour la réussite de cette 125e édition du championnat du Cross-country. (1) WEBTELE 2R : http://www.dailymotion.com/video/ x2iem7h_direct-championnats-de-france-de-cross-country-2015-replay_sport (2) Il a fallu attendre plusieurs minutes avant de connaître le nom du vainqueur du cross court masculin. Ce sont en effet quatre coureurs étrangers qui ont terminé aux quatre premières places de la course. Le premier Français, Benjamin Choquert (ASPTT Nancy) est donc sacré champion de France. (3) 1e : Endurance 72 ; 2e : Quimper Athlétisme. (4) Le prochain championnat de France de Crosscountry aura lieu au Mans en 2016. Le J2R remercie tous les organisateurs et les bénévoles qui par leur engagement ont permis la réalisation de ce championnat de France de Cross-country. Voir aussi nos reportages sur le site Internet du J2R et sur la WEBTELE 2R.
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Sports
mars-avril 2015
rugby
L’Ovalie trielloise est en deuil La disparition d’un proche est toujours bouleversant. Martin Brenot, dit « Tinmar » est décédé entre la nuit du dimanche 25 et lundi 26 janvier. La famille de l’Ovalie est très touchée par ce moment malheureux dans la continuité de la vie... Le soir du 27 janvier, les équipes A et B lui ont rendu hommage d’une manière spontanée au Club house de l’Hautil. Le président Marc Chalvidal a souligné le chagrin qui représente la disparition d’un des piliers du groupe... Les propos touchants sont aussi avancés par les « frères » de « Tinmar » « Un sanglier s’en est allé.... Le vide résonne dans la forêt ..... » a poétiquement écrit Christophe Galewski, un des milliers de supporteurs de l’équipe de Rugby club de Triel (RCT). Pourtant, le weekeend pour les amateurs de l’Ovalie trielloise avait bien commencé : Victoire de Triel contre Plessis-Meudon par un score confortable (38-17). Martin Brenot, 28 ans, talonneur, a bien joué comme toute l’équipe et il a en outre marqué un essai. De retour à l’Hautil, à la troisième mi-temps, le dimanche 25 janvier, les rugbymen ont fêté la victoire avec Martin, « Tinmar » pour les intimes. Après tout le monde était allé se coucher. RAS. Et puis le reste relève de la tragédie... car Tinmar nous a quitté entre la nuit du 25 janvier et le matin du 26 janvier. Tinmar était chez lui à Issou. Pour le moment, il est trop tôt pour affirmer les raisons de cette mort tragique....
Entre-temps, les dirigeants, joueurs, proches et amis de l’Ovalie trielloise sont en plein désarroi. Comme la souligné Philippe Delort, membre de l’équipe RCT, Tinmar « était un grand guerrier qui est parti se reposer après son dernier match. Comment ne pas se rappeler sa nonchalance aux entraînements physiques mais aussi sa férocité de la gagne au profit de son équipe... Merci de ta générosité et ta simplicité. La famille reste là triste mais souriante au Martin Brenot, «Tinmar» a marqué l’histoire du RCT. (Photo Christophe Galewski) regard que tu nous portais ! » Le soir du 27 janvier au Club house s’est réunie la majorité de joueurs et dans des moments de doute de l’équipe. dirigeants du RCT. L’ambiance était lourde Laissons la conclusion de la soirée comme un moment de recueillement, voire d’hommage du 27 janvier à Xavier Guillon : d’incompréhension. Pourquoi lui, pourquoi « Tous ensemble (joueurs de tout horizons, dirigeant, maintenant, pourquoi si jeune ? A toutes ces amis...) dans un même lieu pour un même homme questions, il nous est impossible de répondre. qui à lui seul incarnait la bonne humeur (toujours Il faut du temps pour porter le deuil mais il la banane), la gaieté (une joie de vivre permanente), est certain que ce moment de solidarité et de l’humour (il chambrait grave), la générosité (le cœur recueillement va permettre de souder davan- sur la main), la hargne (qui peut se tarer de rentrer tage la famille du rugby dans les Deux Rives. sur un terrain avec les même crocs), la fierté (peu importe les maillots, il a toujours su les respecter sans Incarnation des valeurs du rugby jamais cracher dessus)... Mais voilà, il n’est plus, Marc Chalvidal, président du RCT, a alors que d’honneur pour nous de le commémorer souligné l’ampleur de cette tragédie et de comme ce fût le cas ce soir, dans la joie comme dans cette perte pour le RCT : « Tinmar incarnait la tristesse (merci aux dirigeants et aux joueurs qui les traditions du rugby à la fois par son engagement ont prit la parole) car il aurait voulu que cela soit personnel pour le collectif et pour son bonhomie... » ainsi et que l’on ne pleure pas sur son sort car il Tinmar était attachant et capable de rendre aurait préféré nous voir tel des guerriers et non pas du bonheur par un petit geste et par un petit des lâches. » mot... Il s’est toujours donné à fond pour les La cérémonie réligieuse a eu lieu le samedi 31 valeurs et les convictions qu’il défendait. Sur janvier en l’église de Ampuis dans le Rhône. La le terrain, le maillot du RCT était porté avec crémation a eu lieu le 2 février. r dignité et courage. Tinmar rassurait même R.ACOSTA
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courriel : atelierstyles78@gmail.com
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mars-avril 2015
Sports
Rugby
On n'arrête pas la charge des Sangliers de l'Hautil Les victoires s’accumulent pour les Sangliers de l’Hautil. Qui pourra arrêter la charge du Rugby Club de Triel ?
Pendant les mois de février et de mars, la France du rugby est restée chaque weekend devant sa télévision pour suivre avec passion, le tant attendu tournoi des Six nations. Tous derrières les bleus (et rouge), tout cela pour mourir d’ennui devant les piètres performances de notre équipe de France. Alors messieurs les amateurs de rugby, il est temps pour vous de découvrir le vrai jeu. Venez les dimanches encourager les rugbymen de Triel, qui depuis plusieurs mois, proposent un rugby flamboyant. Triel est premier, Triel se prend à rêver de la montée... Venez encourager notre belle équipe locale, les Sangliers pour les intimes. Entrez en communion avec nos joueurs. Quittez votre télévision et votre équipe de France pour vous délecter devant le Rugby Club de Triel. En haut de la butte de l’Hautil, au cœur de la forêt, se niche un stade. Si le stade est petit, il n’en abrite pas moins une grande équipe, avec un grand courage, un grand cœur. En effet, dans ce décor champêtre, sévissent chaque mois une horde de sangliers. Quand un sanglier charge, il est « inarrêtable ». C’est en ce moment que nous avons l’illustration même de ces propos. Premiers de leur poule, puissants et réalistes, les Sangliers ne sont plus inquiétés depuis de nombreux matchs. Ce début d’année civile aura été riche en émotions entre le décès d’un ami rugbymen et la prise de pouvoir au sein de la poule. Hommage et prise de pouvoir Les rugbymen du RCT, en deuil depuis déjà plusieurs semaines, ont rendu le plus bel hommage qui soit à Martin Brenot, leur talonneur qui s’est éteint récemment. Quelle image en ce dimanche 8 février. En déplacement à Senlis pour le compte de la treizième journée de la promotion d’honneur (PH), les Triellois ont tenu à rendre hommage à un ami parti trop tôt. Dès l’échauffement l’émotion était palpable lorsque, pénétrant sur le terrain en guerriers, les Triellois ont arboré un t-shirt à l’effigie de « Tinmar », le surnom de Marin Brenot.
L’hommage restera sans doute gravé dans la mémoire de tous, tant ce joueur avait son importance, comme chacun, dans le collectif soudé du RCT. C’est un brassard noir qui a remplacé le t-shirt au moment du coup d’envoi, le règlement obligeant le RCT à porter son maillot traditionnel. Si Le 8 mars dernier, US Nemours-Saint-Pierre a constaté la puissanvous pensiez voir des ce et la technicité du RCT : victoire sans bavure 34-6. Triellois sans envie, (Photo Christophe Galewski) peut être à reculons, il n’en fut rien. Il faut dire que la rage des Sanmunion avec leur public, leurs adversaires gliers était décuplée, l’envie de bien jouer et sans doute Martin qui nous regarde d’en multipliée. Car au delà de l’enjeu sportif (la haut. Ce match fut l’occasion de montrer le première place), c’était l’aspect humain qui superbe t-shirt en hommage à Tinmar, toutimportait le plus. Portés par l’étoile Martin, comme les nouveaux maillots fraîchement là haut dans le ciel, les Triellois ont illuminé réalisés. Si la première mi temps fut assez la pelouse de Senlis pour s’imposer avec la terne en terme d’occasions franches (6-3 manière, sur le score de 38 à 3. pour Mantes à la pause), elle nous a permis Cette victoire du 8 février, bien sûr déde constater l’incroyable détermination qui diée à Martin, a propulsé les Triellois en tête animait nos Sangliers. de la poule 3. Ce score sera peut-être oublié La seconde période fut beaucoup plus dans quelques jours... Mais en tout cas, tout là révélatrice du niveau de jeu de ces derniers, haut, il y’en a un que nous n’oublierons pas. inscrivant deux essais, contre un pour ManLe match suivant à domicile, face à Mantes, tes. Au final Triel s’est imposé 18-11, après s’est ensuite ancré dans la continuité du déun grand combat physique et sans doute placement à Senlis. Un hommage et un sucaussi, moral. Triel a donc verrouillé sa precès : les deux grandes victoires du RCT. mière place et laissé une grande empreinte Incroyable mois de février dans l’histoire du club, de part la beauté de Le Rugby Club de Triel avait fort à faire l’hommage et la ferveur populaire le long de ce dimanche du 15 février 2015 en recevant la rambarde du stade. Mantes. Si la victoire fut acquise, non sans Le 1er mars, la victoire rageuse contre peine mais avec détermination, les Sangliers Lagny scelle donc cet incroyable mois de de l’Hautil ont tenu à rendre un nouvel février et laisse présager de belles choses hommage à leur talonneur Martin Brenot pour la suite. Ce dimanche de mars, Triel qui nous avait quitté début 2015. (Voir page recevait Lagny, pour un match capital dans 28) Après une superbe victoire de la réserve la course à la montée. En effet, les Triellois, (31-0 !) en lever de rideau, c’est sous les acsolides leaders de la poule accueillaient les clamations de leurs supporters et à travers troisièmes de cette poule, équipe chez qui une haie d’honneur composée d’historiques nos Sangliers avaient encaissés un sévère du club et de jeunes pousses, que l’équipe 40-19 à l’aller. première de nos Triellois a fait apparition Après la victoire de la réserve sur un scosur la pelouse du terrain d’honneur. Après re de 14-7, c’était au tour de la une de faire le une brève mais intense allocution du prémétier. Le début de match s’est essentiellesident du club, Marc Chalvidal, les Triellois ment déroulé au milieu de terrain avant une ont partagé une minute de silence, en compremière offensive de Lagny qui a rapidewww.journal-deux-rives.com
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Sports
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Rugby ment obtenu une première pénalité, réussie. Les premiers points furent donc inscrits par le buteur des visiteurs pour porter la marque à 0-3. Triel va ensuite essayer de construire du jeu mais fera les frais d’une bonne entente adverse avant d’obtenir, à leur tour, une pénalité aisément réussie par Do Rosario, le buteur du RCT. Dans la continuité de cette action, les avants de Triel ayant pris l’ascendant physique, nous avons pu constater une nouvelle fois que cette saison, le pack triellois est très difficile à battre. Après une mêlée grattée par Triel et quelques chahuts parmi les deux équipes, Triel concrétisa son temps fort en inscrivant une belle pénalité (encore merci l’efficacité de Do Rosario) et un essai en coin suite à une penaltouche (Idhammou), portant ainsi le score à 13-3, après la transformation de Do Rosario, très en réussite. Lagny va ensuite se remobiliser et tenter de pousser mais un en avant sur la ligne ne leur permit pas de concrétiser un long temps fort. Les difficultés trielloises en cette
fin de premier acte ne permirent pas à nos Sangliers de se dégager rapidement et proprement. Il fallut deux pénalités manquées avant que le buteur de Lagny n’inscrive trois nouveaux points pour les visiteurs, Triel s’en sortant très bien après avoir subit près d’un quart d’heure. Conforter sa place en tête de championnat
La fin de la première période fut plus calme, essentiellement au milieu de terrain. En revanche, l’agitation était plus importante sur les bords du stade, les supporters locaux huant régulièrement l’arbitre. La seconde période fut beaucoup plus terne en terme d’occasions, le match se déroulant principalement au milieu du terrain. Toujours plus révoltés contre l’arbitre, les supporters de Triel ont déplorés son match, craignant une remontée de Lagny. Triel se procura une pénalité, manquée mais difficile et s’est beaucoup illustré en défense avant d’inscrire un essai libérateur suite à coup de pied mal réceptionné par un arrière adverse.
Il fut inscrit par l’ouvreur du RCT, Geremy. La transformation fut manquée par Do Rosario qui ne confirma pas sa bonne réussite de la première période. La fin du match s’est ensuite déroulée sans accroc pour un RCT qui décroche un nouveau succès à domicile et conforte ainsi sa place en tête de la poule. « On a bien joué, les gars devant ont fait un gros travail en apportant de la puissance. Par rapport au début de saison où nous avons perdu des matchs que nous aurions dû gagner, c’est très positif. La montée est clairement l’objectif » résumait assez logiquement Antoine Geremy, demi d’ouverture du RCT, auteur du deuxième essai des Sangliers. Triel s’est donc très bien ressaisi après un début de saison en demi teinte. Toujours invaincus à domicile, les Triellois ont su trouver les ressources pour s’imposer régulièrement à l’extérieur. Objectif montée pour le RCT, qui peut, pour cela, compter sur un effectif soudé. r
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un jour un livre
La Hulotte, un périodique « naturellement » unique La Hulotte raconte d’une façon amusante et rigoureusement bien documentée, la vie des animaux, des arbres et des fleurs. Elle publie environ deux numéros par an. C'est le journal le plus lu dans les terriers. Il émerveille aussi bien les enfants que leurs parents. Une véritable petite encyclopédie des bois et des champs, introuvable en kiosque ou en librairie.
Illustration du numéro 101 de la Hulotte : « Mamie Mulette, la grand-mère du ruisseau à truites », 44 pages de bonheur et d’apprentissage. Elle peut vivre 90 ans. Pendant cette existence interminable, elle donnera naisance à deux cents millions de petits. si elle ne trouve personne pour lui fournir des sparmatozoïdes, tant pis : elle se transforme partiellement en mâle, se féconde elle-même et le tour est joué.
En cas d’accident, elle répare sa coquille toute seule. On ne lui connaît aucun ennemi - excepté l’Homme. elle exerce le plus écolo des métiers : filtrer l’eau de la rivière en faisant disparaître neuf dixièmes de ses impuretés. Autrefois, elle faisait aussi un peu de joaillerie et fournissait les nobles en perles hors de prix, d’où son surnom de Moule perlière. Les Moules d’eau douce, (encore appelées Mulettes), étaient si nombreuses à l’époque qu’elles formaient à certains endroits d’immenses pavages au fond des ruisseaux. Et puis voilà qu’après six cent mille siècles d’une prospérité fabuleuse, les moules d’eau douce ont disparu, quasiment en un éclair au regard de leur extrême ancienneté. Pourquoi ? Comment ? C’est le stupéfiante histoire que nous raconte la Hulotte dans son numéro 110. Apprêtez-vous à tomber de votre chaise en écoutant les confidences de Mamie Mulette, la grand-mère du ruisseau à truites ! r Pour en savoir plus : http://lahulotte.fr/
La Hulotte 8 rue de l’Église CS 70002 08240 Boult-aux-Bois (France) Tél. : 03 24 30 01 30
AVIS À LA POPULATION : Exposition-Vente de meubles anciens restaurés Des journées portes ouvertes pour une noble cause : Exposition-Vente de meubles anciens restaurés. Samedi 11 et dimanche 12 avril 2015 de 10h à 19h (entrée gratuite) Vendre un meuble, c’est vendre aussi une histoire. Les commodes, armoires et fauteuils remis à neuf au sein du centre de l’Oiseau Bleu ont entre 100 et 400 ans d’âge. Une nouvelle vie leur est donnée grâce aux résidants de l’association Béthel qui apprennent l’ébénisterie d’art sous la direction d’un ancien élève de la prestigieuse école Boulle et d’un responsable éducatif. Les stagiaires apprennent à façonner le bois et donnent par la même occasion une nouvelle forme à leur existence puisque la plupart poursuivent une démarche de réinsertion dans la vie professionnelle. Les meubles restaurés durant la formation sont présentés à la vente lors des expositions biannuelles. La prochaine a lieu les samedi 11 et dimanche 12 avril 2015 de 10 h à 19 h (entrée gratuite) dans les locaux de l’association, un ancien relais de poste de l’époque d’Henri IV. Les visiteurs peuvent donc acquérir des meubles d’époque et soutenir de cette façon l’action de Béthel. Même si certaines pièces rares s’adressent aux collectionneurs, la plupart des meubles proposés sont abordables. r Pour en savoir plus : N’hésitez pas à consulter notre catalogue mis en ligne au début du mois de mars sur le site http://www.association-bethel.fr/public/catalogue.php Dates : Samedi 11 & dimanche 12 avril 2014, de 10h à 19h (Entrée libre) Tél. : 01 34 66 98 80 courriel : assbethel@9businessfr Lieu : dans les locaux de l’association BETHEL, Centre de « l’Oiseau Bleu » 12 Bis, Rue Macaigne Fortier 95650 Boissy l’Aillerie (Val d’Oise)
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La mémoire des 2 Rives
La baronne de Vaughan, baronne «glamour» d’Orgeval Orgeval a attiré « the best of the best » du beau linge comme on disait dans le temps jadis.
Une célèbre courtisane, la Belle Otero, est bien connue à Triel et à Andrésy où elle venait en villégiature dans les villas qu’elle y possédait. Elle fut la maîtresse de nombreuses personnalités, notamment de plusieurs rois, dont Léopold II de Belgique. Notre héroïne, Blanche Delacroix, a résidé à Orgeval pendant six ans à partir de 1915. Elle a également été la maîtresse du roi des Belges, mais il s’agissait d’un véritable amour. Leur mariage, qui n’a pu être que religieux, n’a duré que quelques jours. Le roi était « trop vieux » pour cette « très belle ». Grâce à ses mémoires(1), assez romanesques, et à l’ouvrage(2) d’un biographe belge, nous connaissons cette célébrité du début du XXe siècle. Blanche Delacroix, Bucarest à l’Elysée-Palace Elle nous a narré les années de sa jeunesse : un père de la bourgeoisie du nord, ingénieur et inventeur, l’installation de sa famille à Bucarest, où une société métallurgique a acheté un de ses brevets et où elle nait. Ses parents reviennent à Paris. Blanche vit avec une sœur, son ainée de 18 ans, dont la beauté, la grâce et le charme l’avaient fait remarquer, puis aimer par le comte du Péage. « Ma sœur […] n’a rien négligé pour me pourvoir de
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La baronne de Vaughan et Léopold II, roi des Belges. (DR)
d’une éducation de premier ordre. Je quittais le milieu besogneux de mes parents pour me laisser éblouir par la richesse, le luxe, le plaisir... » En l’année 1900, Blanche a tout juste 16 ans. Après un séjour au Brésil écourté par une mésentente avec sa sœur, elle retourne à Paris en compagnie d’un jeune officier, le lieutenant Antoine Emmanuel Durrieux ; les deux tourtereaux s’installent à l’Elysée-Palace, haut-lieu de la Belle Epoque. Ils manquent de tout, sont obligés de manger au Bouillon Duval, ins-
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titution créée, avenue de la Grande Armée, par l’Orgevalais Frédéric Chartier. Rencontre et vie royales La jeune et belle Blanche est remarquée, dans cet hôtel, par le roi des Belges, qu’elle rencontre par l’intermédiaire d’une bijoutière de la rue de la Paix : « Je me trouvai, seule, nez à nez avec le vieux Monsieur tout blanc, dont le regard sévère s’adoucit idéalement, tandis que sa bouche se plissait d’un sourire. Il me demanda si je
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La mémoire des 2 Rives savais qui il était. Je lui répondis : «Vous ressemblez au roi de Suède, Oscar II». Le vieux monsieur se mit à rire de bon cœur : « Si je ressemble au roi de Suède ! Mais bien plutôt à Léopold II, le roi des Belges ». [...] Il me raconta qu’il séjournait à l’ElyséePalace et m’avait remarquée dans les couloirs. [...] Enfin, il me prit les mains et me dit : «Retournez à l’Elysée-Palace. Vous y recevrez bientôt tout ce qui vous est nécessaire pour faire un long voyage. Vous viendrez me rejoindre en Autriche à Bad-Gastein, où je vous ferai passer pour ma filleule italienne, la comtesse Rientzi.» Sûr de mon acquiescement ou sûr de son charme, en tout cas, certain que rien ne pouvait contrarier sa volonté, le roi ne m’avait même pas demandé si l’aventure me plaisait ou non. [...] Vingt minutes plus tard dans une chambre de l’Elysée-Palace, étendue toute habillée sur mon lit, je rêve, mais en prenant bien garde de ne pas rêver tout haut. [...] On dit que les rois n’épousent plus les bergères. Mon aventure prouve assez le contraire. » C’est ainsi que change la vie de cette jeune femme, désormais maîtresse de Léopold II de Belgique. Elle le suit d’Autriche à Paris, puis à Bruxelles, à Ostende, sur la Côte d’Azur et au cap Ferrat. Le roi, tombé très amoureux, qui avait la réputation d’être un peu avare, se montre avec Blanche d’une générosité sans bornes. Bientôt, il veut l’avoir le plus souvent près de lui, mais avec quelques difficultés à la Cour. Après la mort de la reine Marie-Henriette, en 1902, le roi l’installe à Bruxelles dans la villa Van der Borght, appartenant au domaine de la Couronne. Blanche a poursuivi son récit : « Comblée de tout ce qu’une femme peut souhaiter, ma vie s’écoulait comme un rêve... Mais ... l’amour ? me dirat-on ? Je vous assure que lorsqu’un homme a fait pour vous tout ce que le Roi a fait et continuait à faire pour moi ; lorsque cet homme est un homme de génie dont le spectacle est, à chaque instant, un sujet d’admiration et d’étonnement réellement, par cet homme-là, on est aimée, il vous naît dans le cœur un tel sentiment de gratitude, d’affection et de tendresse qu’il compense largement toutes les autres formes d’amour. » Le biographe a précisé : « Le roi offrit à sa jeune compagne, mais elle le refusa, la Villa des Cèdres. » Dans cette villa, où elle habite lors de ses séjours au cap Ferrat, naît en février 1906 le fils aîné du roi et de Blanche, Lucien Philippe Marie Antoine. Son frère, Philippe Henri Marie François, voit le jour à Longpont (Seine-et-Oise), en octobre 1907. « Cet enfant, m’expliqua le docteur Thiriar, est venu au monde avec une infirmité : un bras plus court que l’autre. Et cette atrophie-là est dans l’hérédité des Saxe-Cobourg. C’est une preuve irréfutable de la paternité de Léopold II. » C’est le début d’une ère de splendeur. Le roi lui offre le château
de Balincourt à Arronville (Val d’Oise), se chargeant de l’aménager. Il la fait Baronne de Vaughan au grand scandale des Belges et de la Cour. Presque reine Le biographe a décrit l’attachement de Léopold à ses deux enfants : « Il était touchant de voir cet homme si grave d’habitude, si solennel d’aspect, si imposant par le La baronne de Vaughan avec ses deux fils à Van der Borght, prestige de sa dignité, s’ingénier Bruxelles. (DR) à amuser ses deux petits garçons, prendre part à leurs jeux. Ils adoraient ce père connu les deux garçons royaux. « Curieux maqui savait les égayer, rire de bon cœur avec eux et riage que celui d’Arronville. En effet, l’époux reste qui leur laissait tout faire... le soir venu, avant de officiellement rue du Bois de Boulogne à Neuilly et s’enfermer dans son cabinet de travail, du pouce il son épouse au château de Balincourt. «Bien que nos leur traçait sur le front une petite croix, ce qui était rapports conjugaux furent inexistants», avoue-t-elle sa façon de les embrasser. » Il a rapporté ce dialo- plus tard, «on nous vit perdre des fortunes à Montegue entre leurs parents : « «Demain nous aurons Carlo, à Trouville, partout où l’argent coule à flots. à causer sérieusement» […]. «J’ai vu», me dit-il, Je ne menais pas cette vie par plaisir, mais par bele Cardinal... Le Pape a déclaré que je devais ou soin de m’étourdir tandis que Durrieux y nageait bien me séparer de vous ou bien vous épouser. […] avec frénésie à l’idée de se trouver enfin dans son J’ai assuré au Cardinal de mon obéissance au Saint élément. » Père et que je le témoignerai en vous épousant. J’ai Ce train de vie ne peut durer. A la deajouté que j’en avais l’intention depuis de longues mande de Mme Durrieux, le divorce est proannées. » Blanche a décrit ces moments avec noncé en mai 1913 aux torts et dépens de d’autres mots : « Je suis dangereusement malade, son époux. A 30 ans, la vie folle continue, je vais mourir. Je pourrai mettre de la sorte en ordre la baronne continuant à fréquenter les mêtout ce qui me tient tant à cœur. [...] Fort émue, je mes lieux et dépensant sans compter ; elle me mis à pleurer... mais je me maîtrisai vite. Le Roi s’adonne au jeu, vice appris avec Durrieux. n’aimait ni les larmes ni l’étalage des sentiments. Il Son biographe a décrit la suite : « A la mime demanda d’être calme et me déclara qu’il n’avait avril 1914, Philippe est atteint d’un mal mystérieux pas une minute à perdre pour assurer le sort de nos que les sommités médicales, appelées à son chevet, enfants et ma sécurité pour l’avenir. […] Tout est ne peuvent diagnostiquer immédiatement. C’est le arrangé pour notre mariage religieux, il aura lieu, croup, la diphtérie... Philippe, fils du Roi Léopold ici même, demain matin.» Il fit demander le Baron II, comte de Ravenstein, se meurt.» Snoy et lui dit : « Je me fie à vous pour une mission de haute confiance... Demain matin, on vous porLa Juste Pie à Orgeval tera six petites malles... vous irez les remettre à ma La Grande Guerre éclate ; la Dame de veuve... elles contiennent la fortune que je lui laisse.» Balincourt se fait infirmière et, ruinée fi[…] Il s’affaisse, la tête roule sur mon épaule. Léo- nancièrement, quitte son château : « Dans le pold II n’est plus. Il est mort d’une embolie. » charmant village d’Orgeval, elle déniche un castel qu’elle prend en location avant de l’acheter, ce qui Curieux mariage et lui permet de garder une apparence brillante où une retour à Balincourt partie du personnel de Balincourt la suit. Sept tapisIl faut presqu’immédiatement rentrer sières bondées de meubles, de tableaux, d’argenterie, en France. La baronne, désormais seule et d’objets précieux de toutes sortes quittent Balincourt déconcertée, se tourne vers Durrieux, son […]. La Juste Pie, admirablement perchée sur les compagnon de 1900, âgé de 44 ans. Les hauteurs d’Orgeval […] est un manoir cossu, tout aventures de la baronne sont des morceaux blanc, style Ile-de-France 1830. Orgeval est, pende choix pour la presse. Elle accepte l’aide dant la Première Guerre Mondiale, un refuge hosproposée par Durrieux, l’épousant neuf pitalier pour les soldats en congé, un endroit de rêve mois, jour pour jour, après le décès de Léo- pour les guerriers au repos. […] Pour la Baronne, pold II ; deux jours auparavant, il avait re- c’est une aubaine, une occasion inespérée de s’épawww.journal-deux-rives.com
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La propriété « La Juste Pie » à Orgeval.
nouir que ces parties de plaisir. Son associée dans la nouba est une maîtresse femme au caractère entier, un personnage selon le cœur de la Baronne : l’épouse du marchand de graines et de fourrages, Mme Léon Fastier. Aux curieux qui la questionnent au sujet de la Baronne, elle répond : « Je sais tout mais je ne
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dirai rien !». Parmi ces chevaliers servants, il y avait M. Paul Masurel, homme à la page, la quarantaine, tenté par la libération des mœurs, il allie à ses qualités sportives et intellectuelles celles d’un héritier immensément riche. » La baronne de Vaughan, dont personne
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dans le village ne connaît les origines ni la vraie richesse, suscite la curiosité. Sortant souvent, toujours élégante, elle rencontre de nombreux soupirants richissimes. Refusant, désormais, toute proposition de mariage, elle maintient son amitié avec Paul Masurel. Il l’aide plus d’une fois, alors qu’elle ne sait plus comment s’en sortir. Sa fortune immense dilapidée, elle vit désormais pauvre, mais avec panache, quémandant de l’aide à ses anciens amis. Après avoir vendu La Juste Pie en janvier 1921, la « presque reine » échoue chez son fils Julien et sa belle-fille à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), où elle quitte ce monde le 12 février 1948. Ses obsèques ont lieu à Paris, au cimetière du PèreLachaise. r Brigitte Braouet – Association « Histoire d’Orgeval »
1). Presque Reine, Mémoires de ma vie par la baronne de Vaughan, Editions Le Livre de Paris, 1944. 2). Très belle, Blanche Delacroix, Baronne de Vaughan par Léon van Audenhaege, Editions Didier Hatier, Bruxelles, 1987.
DERNIÈRES NOUVELLES... réconfiguration politique «Octuor-sur-Seine» du conseil municipal ? Andrésy : Depuis janvier 2015, sur le Bulletin municipal, le groupe majoritaire autour de M. Ribault signe ses tribunes avec les étiquettes UMP/UDI. A côté de celle de la minorité... UMP/UDI autour de Mme Muneret. Que s'est-il passé dans les contrées de la Confluence ? Ainsi, à l’encontre des promesses de campagne de M. Ribault, sa majorité «Andrésy Au Coeur » reprend son étiquette de droite. Fait unique dans les Yvelines : Andrésy est flanquée dorénavant de... deux groupes UMP/UDI au conseil municipal. Une première dans le pays ! Rappel des élections municipales : le mairecandidat et sa liste n’avaient qu’un seul slogan : « Notre parti, c’est Andrésy ! ». Certes, M. Ribault n’avait plus qu’à écrire cela pour attirer l’électeur, puisqu’il avait perdu l’investiture de l’UMP et de l’UDI au dépend de Mme Muneret, son ancienne adjointe, qui se présentait contre lui. M. Ribault se retrouvait le seul candidat d’Andrésy à ne pas avoir d’étiquette politique, face à la candidate UMP, au candidat AER (EELV/MoDem) et au candidat socialiste... En conséquence, Andrésy Énergies Renouvelées (AER) est officiellement le seul vrai groupe d’opposition municipale ; la seule alternative à la gestion de M. Ribault et de son groupe. r
Avez vous dit «surfacturation»?
Carrières-sous-Poissy : Le 4 mars au conseil municipal, le maire Christophe Delrieu a été interpellé sur un dossier de marché public passé de gré à gré qui a fait l'objet d'un examen minutieux par le conseiller municipal d'opposition Anthony Effroy. Ce dernier a trouvé un os à ronger qu'il ne lâchera pas facilement. En prenant l'exemple des travaux à l'école Champfleury consistant en l'installation d'une isolation sur le plafond du préau et en la pose de 16 néons dans des boitiers étanches, M. Effroy a effectué un comparatif des prix en provenance des différents prestataires sur la même nature d'intervention. Avec un résultat incroyable : la société choisie par la municipalité a établi une facture d'un montant de 4761,60 € TTC, « ce qui représente un surcoût, » a souligné Anthony Effroy, «de 3520 €, soit plus de 280 %». Après cette démonstration limpide, M. Effroy a fait passer les documents réunis par ses soins aux membres du conseil municipal. Le maire n'a pas répondu aux questions directes sur ce dossier. r
La patate chaude de « White Parc » Orgeval-Villennes : « Les difficultés d’accès au centre White Parc semblent persister » constate le journal municipal d’Orgeval en date de janvier 2015. Le verbe « sembler » est de trop. Les consommateurs et les commerçants continuent à les expérimenter chaque week-end. Yannick Tasset, le maire, n’a peur de rien ! Après avoir fait endosser à Villennes-surSeine l’entière responsabilité du projet et mis en cause la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) qui a hérité d’un dossier bouclé mais mal ficelé, cette fois le maire d’Orgeval s’en prend à la Préfecture. Yannick Tasset n’aurait pas été « convié » à la réunion de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) qui a accordé l’autorisation de construire « White Parc ». Par conséquent, il n’y aurait pas participé et n’aurait pas pu donner son avis. Or, si Yannick Tasset n’avait pas reçu de convocation, la Préfecture aurait alors commis une incroyable faute de procédure. Tout est toujours possible, mais c’est tout de même difficile à croire. Il est sans doute plus vraisemblable de penser à un courrier égaré à la mairie, à un simple oubli ou encore à une période de vacances. Il sera difficile au maire de nous convaincre que, s’il avait été présent, il aurait donné un avis négatif car, comme indiqué précédemment, il n’a rien fait à posteriori pour s’opposer à la décision de la CDAC. r Un
concert d’une rare intensité émotionnelle
Villennes-sur-Seine : Le dimanche 8 mars a eu lieu, à la salle des Arts de Villennes, un concert de deux jeunes musiciens virtuoses, organisé par le Comité de la culture dans le cadre des Soirées musicales de Villennes. Thomas Enhco au piano et Vassilena Serafimova au marimba ont su, en alliant leurs talents et leur grande sensibilité, nous plonger dans un univers musical très original et terriblement surprenant. Mêlant, tour à tour, l’écriture et l’improvisation, passant de Mozart à Chick Corea avec des envolées rythmiques d’une rare intensité, ils ont en une heure de temps conquis un public plus qu’enthousiaste devant cette performance musicale. Les compositions de Thomas Enhco, mélangeant habilement harmonie jazz et structure classique sont de toute beauté, amplifiées généreusement par l’accompagnement du marimba de Serafimova. Comme Thomas Enhco, Vassilena Serawww.journal-deux-rives.com
fimova mène une carrière internationale. Après avoir étudié les percussions en Bulgarie, elle est entrée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Lauréate de multiples prix, elle donne de nombreux concerts tout en collaborant régulièrement avec des vidéastes, des mimes, des danseurs, et des comédiens. r
Non au massacre de bâtiments anciens ! Triel-sur-Seine : Sur le dossier de la construction de logements à Pissefontaine, la pression des habitants continue à être exercée : une pétition vient d'être lancée par l'association Préservons Pissefontaine. Cette pétition vise à préserver la spécificité architecturale et urbanistique du village Pissefontaine aux bords de la forêt de l'Hautil. Cette pétition interpelle les acteurs locaux de la construction de logements, à savoir le maire de Triel-sur-Seine, le directeur de l'Etablissement public foncier des Yvelines (EPFY) et le sous préfet de Saint-Germainen-Laye. Pour en savoir plus : 1) sur internet à http://www.mesopinions. com/petition/politique/preservons-pissefontaine-massacre-nos-batiments-anciens/13330 ou en faisant une recherche sur «Préservons Pissefontaine», 2) sur papier au bar Chez Pascal à Pissefontaine, ou à la boulangerie des Chatelaines.r Campus de l'hôpital Chimm Bécheville aux Mureaux : Le 7 février matin, des groupes des futures élèves du Campus au CHIMM cherchaient à se protéger du froid et sont rapidement rentrés au Campus de la formation des professions de Santé et métiers d’aide à la personne à Bécheville. Comme chaque année, les jeunes et futurs professionnels étaient accompagnés par leurs familles afin de mieux évaluer le contenu de la formation et l’environnement du Campus. Les futurs élèves sont encadrés par des formateurs/professeurs et épaulés par des élèves qui vivent au quotidien le Campus. L’ambiance des portes ouvertes est doublement attirante : conviviale et intéressante pour poser des questions sur la qualité de la formation, sur les formateurs, sur les coûts inhérents à cette formation en vogue. Environ 270 étudiants accompagnés de leurs parents se sont rendu à cette journée de portes ouvertes accueillis par des étudiants actuels qui se sont montrés généreux et prêts à transmettre leur vécu et leur savoir-faire. r 35
Exposition-Vente de meubles anciens restaurés Les samedi 11 et dimanche 12 avril 2015 de 10h à 19h (entrée gratuite) Pour en savoir plus : N’hésitez pas à consulter notre catalogue mis en ligne au début du mois de mars sur le site http://www.association-bethel.fr/public/catalogue.php Dates : Samedi 11 & dimanche 12 avril 2014, de 10h à 19h (Entrée libre) Tél. : 01 34 66 98 80 courriel : assbethel@9businessfr Lieu : dans les locaux de l’association BETHEL, Centre de « l’Oiseau Bleu » 12 Bis, Rue Macaigne Fortier 95650 Boissy l’Aillerie (Val d’Oise)
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