Le
JOURNAL des deux rives
JANV-FéVRIER 2015
3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 120
Une nouvelle caserne de pompiers dans les 2 Rives ! (J2R 115)
White parc : un avatar de plus sur la route des 40 Sous ? (J2R 117)
Une nouvelle ère ? L’après-municipales ? (J2R 116)
Intercommunalités, où allons-nous ? (J2R 119)
Rétrospective : Le Journal des 2 Rives a navigué sur les eaux troubles du fait local pendant l’année 2014 : des dossiers référencés ici illustrent le lot quotidien de la Rédaction; ce travail d’analyse est ensuite apporté à ses lecteurs depuis 120 numéros ! Avec du recul, cet effort commence à payer puisqu’ainsi chacun peut analyser les jeux et enjeux locaux du pouvoir politique avec ses interactions à l’échelle régionale, voire nationale. Ce travail représente la mise en oeuvre de notre double peine : traiter les questions locales dans un périmètre en pleine mutation... et ouvrir des perspectives avec l’approche globale indispensable à leur compréhension. C’est le défi constant hier, aujourd’hui et demain. (Photos J2R)
Villennes S/Seine
AGGLO Seine-Vexin
Larcher, dernier recours contre la méga-intercommunalité !
François Garay prêt pour une année 2015 qui s’annonce sportive
Michel Pons, maire de Villennes, lors de ses voeux, s’est interrogé sur le devenir de l’agglomération. Gérard Larcher, président du Sénat, semble se poser en rempart contre la mégalomanie... page 24
Le 3 janvier, François Garay, maire des Mureaux et président de CA Seine&Vexin, a présenté ses vœux sur le thème du sport. Garay, un maire sportif ? Why not ?
page 21
pages 5 à 10
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LE JOURNAL DES
L
JANVIER-Février 2015
éditorial
La liberté d’expression en deuil
e 7 janvier 2015, la rédaction de Char- folie. Mais ce matin, la liberté d’expression n’aura lie Hebdo, journal satirique bien connu du pas tout perdu. grand public, a été pris pour cible par des Elle s’en sort même renforcée. La France se rasmeurtriers sans conscience. Tuer est sans semble, les politiques appellent d’une même voix doute l’acte de barbarie le plus atroce qui puisse à « l’unité nationale ». être commis. « Nous sommes Charlie : Défen- À travers ces actes, les terroristes ont fait de ces dons les valeurs de la République ! » était le journalistes des symboles. On pense à Cabu, à leitmotiv de la marche historique et silencieuse Charb à Tignous, à Wolinski, à Bernard Maris et du dimanche 11 janvier allant de la Place de la à tous les autres, morts pour la liberté d’expresRépublique à la Nation. Quatre millions de Fran- sion. Assassinés pour un dessin, pour un coup çais ont rendu hommage à la liberté d’expression de pinceau, pour quelques traits. Au nom de qui par ce deuil national. Mais revefait-on le choix de la vie ? L’ulnons en arrière… tra-minorité qui a frappé les 7 À travers ces actes, les terro- et 9 janvier n’a fait que renforLe 7 janvier, la France a pris une gifle. La France saigne, la Fran- ristes ont fait de ces journalistes cer le mépris du peuple france est sous le choc, la France des symboles. On pense à Cabu, çais envers la barbarie. pleure ses héros. Car oui, ces à Charb à Tignous, à Wolinski, Certains essaieront de justifier morts sont des héros. Marchant à Bernard Maris et à tous les les actes. Les réseaux sociaux toujours droit devant, suivant autres, morts pour la liberté d’ex- laissent apparaître de tristes leurs convictions. Jamais l’un pression en France et ailleurs. messages, tels que « bien fait d’eux n’aura reculé devant l’ampour eux ». Si ces messages pleur des menaces proférées à ne sont qu’une goutte de sang leur encontre. Le 7 janvier, plus dans l’océan de soutien adresque des familles, plus qu’un pays, c’est le droit le sé aux victimes, ils n’en demeurent pas moins plus important qui a été bafoué. Le 7 janvier, ces tristes. Charlie Hebdo aura visé toutes les catéactes abominables avaient pour seul but d’entra- gories sociales, toutes les religions. Souvenezver la liberté d’expression. vous des caricatures du Pape, de Mahomet ou encore de Juifs... Liberté, un don fabuleux Si un groupe de personne se dit stigmatisé, c’est Liberté. Sans doute le don le plus fabuleux que avec l’unique but de frapper un pays tout entier, l’on ait pu nous accorder. Sept lettres, gravées de frapper la liberté d’expression. Malgré cela, en tête de liste de la déclaration des Droits de Charb et Cabu n’avaient jamais reculé, croyant l’homme de 1789. Sept lettres, qui seront inscri- fermement aux droits inaliénables de la liberté tes à jamais sur l’épitaphe des douze personnes d’expression dans ce monde complexe et turbuassassinées lors du carnage de Charlie Hebdo. lent. Au nom de qui peut-on se permettre un tel acte ? Il y a quelques mois déjà, les locaux de l’hebAucune conviction ne peut justifier cela. On peut domadaire étaient incendiés sans pour autant exprimer son désaccord, on peut crier pour se ralentir les activités du journal et de ses dessinafaire entendre, mais personne n’a le droit de tuer teurs qui ne se sont jamais préoccupés de l’épée un autre homme. de Damoclès au dessus de leur tête, l’ignorant Des parents, des fils, des amis, des compatrio- sans cesse pour mener à bien leur lutte pour la tes ; nous avons tous perdu des frères. démocratie. Et cette liberté est forte. Le combat Chose terrible que les terroristes s’en prennent continuera pour la porter à son paroxysme. r à des journalistes. Cela révèle une lâcheté, une La Rédaction
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SOmmaire
JANVIER-Février 2015
Journal des 2 Rives - édition de la Boucle Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Claude Barouh, François Darc Thierry Dornberger, Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Ali Mohammad, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Michel Fargeon, Waldemar de Laage, Mahamadou Konate et David Pedrosa. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.
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ÉDITORIAL La liberté d’expression en deuil
Liberté d’expression Hommage à Charlie Hebdo On a voulu tuer « Charlie Hebdo » !
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Andrésy rend hommage aux victimes des attentats
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Carrières et ses «Voeux de la Liberté»
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Triel : « Nous sommes tous Charlie »
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Vernouillet est devenu « Charlie » Verneuil réagit massivement... Villennes lance un message de réconfort Les Mureaux sont solidaires avec «Charlie» Du cauchemar à l’espoir
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2014 les faits marquants Équipement public Charcutage électoral
Municipales 2014 Municipales 2014 Métamorphose commerciale
Élargissement des intercommunalités
Caserne des sapeurs pompiers, une inauguration d’enfer !
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Les nouveaux cantons yvelinois H. Ribault gagne la guerre fratricide
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Triel, le piège du député Richard
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White Parc : un avatar de plus sur la route des 40 Sous ?
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Entre contrainte ou opportunité ?
Hors-les-murs / Dossiers Les mureaux CA Vexin & Seine Exposition éphémère
Santé publique Élargissement des intercommunalités
sports
François Garay prêt pour une année 2015 qui s’annonce sportive
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La Vigne blanche en fête
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Encore un succès de Valège Deck 78 : un centre commercial construit sur des terrains amiantés
Larcher, dernier recours contre le projet de méga-intercommunalité Erwann Le Gal vainqueur Junior du cross des Yvelines
CULTURE un jour un livre
La mémoire des 2 Rives Art dramatique Exposition
C oup d ’Etat
contre les départements et
la fonction publique du
XXIe
siècle
Le Pincerais, ancienne région de Poissy et Saint-Germain-en-Laye à Bonnières Hamlet et Macbeth Les arbres ont inspiré les «Peintres de l’Abbaye»
Dernières nouvelles
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JANVIER-Février 2015
liberté d’expression
hommage à «charlie hebdo»
On a voulu tuer « Charlie Hebdo » ! Face à l’ignominie, crier haut et fort ce que l’on ressent au fond de nous mêmes, voilà l’ambition de cet hommage modeste à « Charlie Hebdo » et à tous les autres morts sur le champ d’honneur. D’abord, Pierre Michel, un érudit, perpetue le combat pour la liberté d’expression chère à Octave Mirbeau. Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine,Verneuil, Vernouillet, Villennessur-Seine et Les Mureaux ont participé, par la présence des habitants à différentes marches. Un hommage unique dans les annales de l’Histoire. C’est avec ce cri de triomphe que les deux assassins de « Charlie Hebdo » auraient célébré le massacre qu’ils venaient de perpétrer, froidement, posément, tranquillement, dans les bureaux du journal satirique. Au moment de boucler ce numéro des « Cahiers Mirbeau » nous parvient cette nouvelle insensée, qui suscite tout à la fois de l’incrédulité, de l’horreur, de l’indignation, de la colère et le désir irrésistible de crier de nouveau : « Plus jamais ça ! » Douze personnes sans défense ont été lâchement abattues par deux tueurs superéquipés et super-entraînés, au nom de leur dieu et de leur « prophète » à « venger ». Parmi elles, un économiste alternatif et anti« libéral », Bernard Maris, et cinq dessinateurs, Charb, Cabu, Tignous, Honoré et Wolinski qui, par leurs dessins démystificateurs, avaient eu l’audace de faire entendre une voix dissonante et de recourir à l’humour, à la caricature et à la dérision pour désacraliser les institutions oppressives et les « valeurs » aliénantes, au premier rang desquelles toutes les religions, avec leurs fanatiques de toutes obédiences qui, depuis des millénaires, ont
La marche du 11 janvier a démontré la place que les Français, quelque soit leur origine, accordent à la Liberté et surtout à la Liberté d’expression. (J2R)
servi et servent encore à bénir les pires monstruosités, perpétrées de par le monde en toute bonne conscience et en toute impunité. L’irremplaçable laïcité À travers eux, ce n’est pas seulement la liberté de la presse qui a été visée, cette liberté sans laquelle il ne saurait y avoir le moindre espace de démocratie. Mais c’est aussi la laïcité à la française qui, même mise à mal par nos politiciens, n’en continue pas moins de garantir au pays de Voltaire l’exercice de la pensée critique sans avoir à subir les pressions, les interdits et les menaces des religions instituées. Et, par-delà l’irremplaçable laïcité de notre État, c’est la pensée elle-même que les terroristes de l’obscurantisme ont voulu carrément interdire, car ils savent bien que la pensée, exercée librement, est totalement incompatible avec la manipulation des cerveaux qui leur est indispensable pour parvenir à leurs fins criminelles. Les amateurs d’Octave Mirbeau sont d’autant plus bouleversés et révoltés par ces crimes abominables que leur écrivain de prédilection, humaniste, pacifiste, libertaire et anticlérical invétéré, s’est toujours battu contre tous les formatages de l’individu par des sociétés oppressives et aliénantes et pour l’émancipation de la pensée grâce à un enseignement scientifique, rationnel et radicalement matérialiste. Les humoristes et satiristes de l’anticonformiste « Charlie www.journal-deux-rives.com
Hebdo », tout aussi incorrects politiquement, tout aussi irrespectueux des autorités politiques et religieuses, ont poursuivi, avec l’arme de l’humour, du rire et du dessin, le difficile combat que Mirbeau menait à son époque, avec l’arme des mots, de l’ironie et de l’indignation. La barbarie de leur assassinat nous est donc particulièrement douloureuse. On croyait révolue l’ère des fanatismes meurtriers, de l’Inquisition, des croisades, des autodafés et des guerres de religion qui ont ensanglanté l’Europe. Mais « fécond est encore le ventre d’où a surgi la bête immonde », comme le rappelait, citant Brecht, l’historien Jean-Yves Mollier dans un récent article prémonitoire du Monde, qui se concluait ainsi : « Le fascisme ne passera pas si les citoyens en décident autrement et si chacun consent à appeler un chat un chat et un djihadiste façon Al Qaida ou Daech un assassin de la liberté et un fasciste du XXIe siècle. » Morts au champ d’horreur, Charb, Honoré, Tignous, Cabu et Wolinski ne sont plus. Mais leur sacrifice n’aura pas été inutile s’il suscite, non seulement une solidarité internationale, mais aussi et surtout une prise de conscience massive et une révolte générale chez nos concitoyens afin de sauvegarder les chances de la pensée libre. Alors les assassins de la liberté n’auront pas réussi à tuer « Charlie Hebdo »! Nous sommes tous Charlie ! r Pierre Michel 5
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liberté d’expression
hommage à «charlie hebdo»
Andrésy rend hommage aux victimes des attentats Le vendredi 9 janvier à 19 heures, à Andrésy, 800 personnes ont rendu hommage aux victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier derniers. Déjà le mercredi 7 janvier, des Andrésiens se sont retrouvés devant l’Hôtel de Ville pour déposer une bougie en l’honneur des victimes de « Charlie Hebdo ». Le vendredi 9 janvier, la municipalité a donné rendez-vous à la population pour une marche silencieuse, entre la bibliothèque et l’Hôtel de Ville. Ses services distribuaient des bougies et des autocollants « Je suis Charlie ! ». Face à l’émotion suscitée par les attentats qui ont secoué l’Île-de-France, de Paris à Dammartin, en passant par Montrouge, , les habitants d’Andrésy et de Maurecourt se sont massivement mobilisés. 800 personnes, 800 bougies Dans un silence impressionnant, une
foule compacte s’est donc rassemblée à la bibliothèque à 19 heures. Huit cents personnes : des familles entières, avec des enfants manifestement conscients de l’importance de l’événement. Et huit cents bougies pour les dix-sept victimes de la barbarie. Du jamais vu sur la ville d’Andrésy... La sirène de la ville a retenti pour annoncer le début de la marche. Et c’est lentement que les habitants ont marché sur l’artère principale de la ville, éclairés par les décorations lumineuses de Noël. Les bourrasques de vent soufflaient régulièrement les bougies que les parents et leurs enfants rallumaient continuellement. Outre les élus d’Andrésy, étaient présents le maire de Maurecourt, Gérald Rutault, et ses élus, le conseiller général du canton, Joël Tissier, le conseiller régional, Eddie Aït. Le député de la circonscription, Arnaud Richard, était par contre absent. Arrivée devant le parvis de la mairie, la foule a souhaité déposer ses bougies sur l’escalier. Juste après, le maire, Hugues Ribault,
Les Andrésiens étaient les premiers à rendre hommage aux victimes. (Photo Ville d’Andrésy)
a rendu un hommage aux victimes des attentats tout en rappelant que la liberté d’expression était fondamentale. La foule a applaudi lorsque M. Ribault a souhaité saluer le travail et le courage des policiers, des gendarmes et des militaires. Seule ombre à l’union et au recueillement unanime, par-delà les querelles partisanes : l’édile d’Andrésy a surpris une partie de la population présente lorsqu’il a déclaré que les terroristes étaient morts et que c’était « un juste sort ». r
Carrières et ses «Voeux de la Liberté» Depuis le 9 janvier, la municipalité de Carrières-sous-Poissy est doublement en deuil suite à l’attentat à la rédaction du journal « Charlie Hebdo » et à la fusillade de Montrouge où Clarissa Jean-Philpppe, jeune policière municipale de Montrouge a trouvé la mort; Clarissa était carriéroise. Cette jeune femme de tout juste 27 ans, vive et dynamique, était appréciée de ses voisins de la résidence de la Galiotte où elle était venue s’installer avec son compagnon. Elle avait fait le choix de servir la République en tant que policière municipale stagiaire. Le 16 janvier, Carrières a rendu un hommage particulier à Clarissa, à l’occasion des « Vœux de la Liberté », le 16 janvier. Gérard Larcher, Président du Sénat, entouré de nombreux parlementaires et élus locaux, ont su trouvé les mots pour rendre un hommage officiel à Clarissa Jean-Philippe, morte sur le champ d’honneur. En présence des personnalités carriéroises et yvelinoises, les hommages chantés et musicaux ont montré une double facette solenelle et fraternelle de ce « Voeux de la Liberté ». r
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Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy (à g.) et Gérard Larcher, président du Sénat, ont rendu hommage à Clarissa Jean-Philippe. (ASAEECC)
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liberté d’expression
hommage à «charlie hebdo»
Triel : « Nous sommes tous Charlie » Presque 10 % des Triellois ont marché jusqu’à l’espace Senet. Cette marche silencieuse fut un moment fort de recueillement pour honorer les victimes de janvier 2015. En hommage aux douze victimes de l’attentat terroriste perpétré le 7 janvier au siège du journal « Charlie Hebdo » et au nom de la liberté d’expression, Joël Mancel, maire de Triel-sur-Seine, et le conseil municipal ont préparé et réussi leur rassemblement samedi 10 janvier à 18 heures. 1 200 personnes ont battu le pavé ! Le parcours a emprunté le boulevard des Combattants, puis la rue Galande pour ensuite prendre les bords de Seine pour arriver devant l’Espace Eugène-Senet où a lieu un moment de recueillement. Bougies et fleurs ont été déposées par les visiteurs. Après avoir scandé « Nous sommes tous Charlie », les Triellois ont chanté la Marseillaise. Un moment fort de communion citoyenne. r
La marche à Triel a permis non seulement de se recueillir mais de se reconforter dans l’idée que la communauté républicaine n’est pas « invisible ». (J2R)
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liberté d’expression
hommage à «charlie hebdo» Chanteloup-les-vignes
Vernouillet est devenu « Charlie » Vernouillet a montré l’exemple de l’unité nationale déclinée à l’échelle des Deux Rives : la municipalité a honoré la mémoire des victimes des 7, 8 et 9 janvier. Selon la ville de Vernouillet, l’attentat perpétré dans les locaux du journal « Charlie Hebdo » ne peut laisser personne indifférent. Après le choc et face à l’horreur et l’émotion ressenties, la municipalité a tenu à s’associer à l’élan général de solidarité qui traverse ce pays en faveur des victimes et à exprimer son attachement aux libertés fondamentales. Pascal Collado, le maire, a appelé les citoyens « au rassemblement pour défendre et réaffirmer les valeurs de notre démocratie, en participant à la marche silencieuse que la municipalité organise ce samedi 10 janvier ». Suite cet l’appel, les Vernolitains ont marché le samedi 10 janvier à 14 heures. La marche silencieuse s’est déroulée dans un silence interminable durant le parcours dans les rues de Vernouillet. Le cortège
Une marche silencieuse qui s’est terminée avec une belle «Marseillaise». (Photo Ville de Vernouillet)
a emprunté l’avenue du Clos-des-Vignes, l’avenue Montaigne, le boulevard de l’Europe, les rues Girardin puis Bourdillon pour un retour place de la Mairie. Selon la mairie, 850 personnes étaient rassemblées. Unis, les élus du conseil municipal ont ensuite ouvert la marche, en tenant une banderole
Verneuil réagit massivement... Pour la municipalité les auteurs de cet acte barbare et odieux ont visé la liberté de la presse, la liberté d’expression et la démocratie, valeurs républicaines fondamentales partagées par tous.
Le conseil municipal de Verneuil-sur-Seine était, selon leur communiqué du 8 janvier, « sous le choc après l’attaque sanglante d’une lâcheté et d’une gravité extrêmes perpétrée [le 7 janvier] contre le journal satirique emblématique et symbole de la presse libre française, «Charlie Hebdo». L’ensemble des élus et du personnel municipal [a] exprimé sa plus grande indignation et sa vive émotion, et [a] souhaité marquer sa profonde solidarité et son soutien aux familles des victimes... » Par ailleurs, un hommage a été « improvisé » le samedi 10 janvier devant la mairie. Plusieurs 8
avec la mention « Liberté, Égalité, Fraternité ». Une fois la marche terminée, les 850 participants ont entonné une belle Marseillaise pour conforter ce moment d’union et d’émotion. C’était un bel hommage aux victimes ainsi qu’aux valeurs de notre démocratie. r
Vernoliens étaient présents avec des anonymes et des élus du conseil municipal. Que Nathalie Tremoureux soit ici remerciée pour avoir lancé ce mouvement par les réseaux sociaux. Quant à PhiVerneuil a annulé «ses voeux», mais un petit rassemblement lippe Tautou, en sa d’unité nationale a eu lieu le 10 janvier matin. (P. Chasserio) qualité du maire de Verneuil, il a annulé la cérémonie de voeux du Dans ces moments de deuil, il faut faire 12 janvier. Pour le maire, le Premier ministre a bloc, montrer que « nous sommes un pays uni, que décidé de relever le plan Vigipirate au niveau nous savons réagir comme il convient. Nous répéterons « alerte attentat », niveau le plus élevé du disposi- sans cesse notre refus de cette haine et notre attachement tif anti-terroriste, sur l’ensemble de la Région aux valeurs de la laïcité. La démocratie ne doit pas Île-de-France. Ce seuil maximum impose aux céder aux menaces et aux intimidations faites aux prinpouvoirs publics une extrême vigilance. cipes intangibles de la liberté d’expression. » r www.journal-deux-rives.com
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hommage à «charlie hebdo»
Villennes lance un message de réconfort Mêmes causes, mêmes effets. Le samedi matin, 10 janvier, l’ensemble du conseil municipal de Villennes-sur-Seine a lancé un appel pour un hommage aux victimes du 7 janvier.
Environ 250 personnes se sont rendues le 10 janvier au marché pour faire montre de solidarité auprès de nos compatriotes morts pour la liberté d’expression en France et pour rendre aussi hommage aux policiers morts pour la sécurité du pays. Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine, a lu un message d’indignation contre les barbares et de soutien aux familles qui ont perdu les leurs. « Alors que notre société connaît une crise économique et sociale durable, les repères qui assurent la stabilité et la continuité de notre République doivent plus que jamais êtres affirmés et défendus. Le combat pour la liberté est celui de tous ! » Le public présent a rendu hommage
Pas de marche mais avec beaucoup de dignité les Villennois se sont retrouvés autour du maire, Michel Pons, pour évoquer les attentats ignobles de janvier 2015. (J2R)
aux victimes et le maire de Villennes-sur-Seine a exhorté les habitants à se rendre à Paris pour la manifestation du 11 janvier (Place de la République). Enfin, un vin chaud a été distribué aux personnes présentes afin de continuer à
échanger sur cet événement tragique. Des moments de réconfort pour se préparer à une marche nationale qui devrait ramener du sens à une société choquée par les attentats de janvier 2015. r
Les Mureaux sont solidaires avec «Charlie» Aux Mureaux, le jeudi 8 janvier, la population, cœur battant de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin, s’est retrouvée dans le hall de la mairie sous la bannière « Je suis Charlie ». Vers 18 heures, à la demande de nombreuses organisations politiques, associati-
ves et avec l’accord de la municipalité, un rassemblement important a eu lieu devant la mairie puis à l’intérieur. François Garay, maire de la commune, nous a accueillis et fait vivre un moment de recueillement général bouleversant à la mémoire des douze morts – chiffre macabre qui s’est élevé à 17 le vendredi 9 janvier – de l’attentat de Charlie Hebdo la veille, le mercredi 7 janvier. Le discours du maire des Mureaux a voulu marquer les esprits présents avec une idée de rassemblement et de communion. François Garay a été solennel. Quant à l’essentiel à garLe 8 janvier a eu lieu un rassemblement dans le halle de la mairie der pour la postédes Mureaux. (J2R) www.journal-deux-rives.com
rité, voici un extrait : «Ils ont voulu tuer Charlie Hebdo mais ils n’ont fait que le rendre “immortel” ». Un livre de recueils a été présenté dans le hall de la mairie suite au deuil national décrété par François Hollande, Président de la République. En somme, le 8 janvier aux Mureaux, c’était un moment fort et intense prouvant que tous condamnent cet acte barbare. Comme dans toutes les autres villes des Deux Rives, les Muriautins ont prouvé leur solidarité à la Nation en se rassemblant avec des panneaux, des badges et des affiches où il est inscrit : « Je suis Charlie ». Ce même jeudi 8 janvier, et pour les mêmes raisons des événements qui bouleversent la France, les communautés chrétiennes et musulmanes des Mureaux ont rédigé une déclaration commune pour condamner les actes survenus à Charlie Hebdo et pour inviter la population à éviter les amalgames. r 9
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liberté d’expression
hommage à «charlie hebdo»
Du cauchemar à l’espoir « Le présent, c’est la fraction de temps qui sépare le passé de l’avenir…»(1) Ces derniers jours, le présent a duré plus de cinquante heures, rappelant un passé lourd de souvenirs sombres qu’on croyait obsolètes. Après avoir suivi les épisodes de fusillades inconcevables il y a quelques jours, innommables à présent, on voit que la folie meurtrière a déferlé sur des innocents où chacun de nous ne peut que s’identifier inconsciemment. Temps de stupeur devant l’horreur. Prise de conscience des périls. Volonté de dire non à la haine. Défendre la liberté. L’écho des événements a déclenché ces foules d’une exceptionnelle ampleur. Par millions les Français se sont levés. Des marées humaines ont proclamé : « Je suis Charlie », laissant entrevoir un espoir de rassemblement que les politiques ont aussitôt proclamé indispensable. Espérons que ce ne sera pas un « effet d’annonce » de plus. Après le choc viennent l’analyse et la réflexion. L’efficacité du bras armé par l’obscurantisme et la déraison continue de frapper en ce début du XXIe siècle. Des innocents ont été assassinés mais c’est nous tous qui étions visés. Se mettre en travers de leur chemin est dangereux ; pourtant, il ne faut pas avoir peur. Ceux qui commanditent l’assassinat des porteurs d’idées pour les faire taire ou les punir d’exercer avec humour leur talent doivent être
11 janvier 2015. Des millions de Français disent non à la haine. (J2R)
démasqués et stoppés dans leur élan morbide. Sinon, après avoir reformaté le cerveau de leurs hommes de main suicidaires mais renouvelables, le risque est grand qu’ils ne s’en prennent à notre mode de vie et à ses fondamentaux. C’est plus qu’un « choc des cultures », c’est un « choc des ignorances ». La liberté des citoyens, ça les dérange, la Laïcité contrecarre leur envie d’hégémonie. Ils proclament et dévoilent un programme destructeur qu’ils ont affiché sans fard depuis bien longtemps. Mobilisation dans les Deux Rives Samedi 10 janvier, les habitants des communes de part et d’autre de la Seine se sont rassemblés par centaines. Un hommage posthume vers ceux qui ont été les innocentes victimes des terroristes. Tous les totalitarismes ont pénétré la démocratie apparemment par les moyens dits légaux qu’elle met à leur disposition. Mais en réalité, c’est le laxisme (un dévoiement du véritable humanisme) et aussi l’opinion publique abusée ou endoctrinée par de fausses idées qui les ont consolidés. Les promo-
teurs de la terreur ont les moyens de parvenir à leurs fins si l’on n’y prend pas garde : argent (racket, prises de guerre…), armes (trafic clandestinité…), naïveté de certains, extrémisme d’autres, aliénations sectaires ou religieuses, ignorance (carences éducatives), dilution des valeurs essentielles (dont la vie). Liste non limitative… Mais après avoir traumatisé l’opinion publique, loin de la diviser, l’affreux cauchemar de ces dernières heures voit lui succéder un élan, un espoir, une sorte de sursaut des politiques et des citoyens affiché par les mobilisations innombrables. Mais il ne faut pas en rester là. Bientôt l’imagination devra une fois de plus être prête à « prendre le pouvoir », les discussions viendront susciter des actions, des projets afin que l’offensive des idées et des idéaux s’oppose efficacement à celle de la violence, de la terreur et de la haine pour que le « vivre ensemble » perdure. r Claude Barouh (1) Pierre Dac, Les Pensées, Le Cherche-midi, 1972, p. 36
Ouvert du Lundi au Samedi 8h - 19h30 le Dimanche 8h - 13h
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2014 : les faits marquants
Orgeval public equipement
Caserne des sapeurs pompiers, une inauguration d’enfer ! L’inauguration du 23 janvier [2014] a satisfait tous les acteurs liés aux premiers secours et à la sécurité civile des Yvelines. Les soldats du feu peuvent désormais agir dans la normalité... La nouvelle caserne de pompiers de Chanteloup-les-Vignes répond à un besoin structurant du SDIS (Services départemental d’incendie et de secours) des Yvelines. Alain Schmitz, président du Conseil général, et Alexandre Joly, président du SDIS, ont réussi leur pari de doter les soldats du feu d’un lieu aux normes par rapport aux exigences modernes de ce service public de proximité. L’inauguration du 23 janvier [2014] en est la preuve. Environ 300 personnes se sont réunies pour l’inauguration de cette nouvelle caserne de pompiers à Chanteloup-les-Vignes. Comme un symbole du renouvellement chantelouvais, la caserne de Chanteloup dans les 2 Rives remplit une série de critères pour redémarrer l’activité normale des sapeurs-pompiers dans les communes d’Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine. Soixante volontaires, vingt-neuf professionnels sont prêts à intervenir 24h sur 24 et 7 jours sur 7. En 2013, 3 300 interventions ont été constatées par ce groupement qui avait « souffert d’une attaque en règle » par quelques individus cagoulés en 2010. Depuis, les pouvoirs publics ont mis les moyens (8,5 millions d’euros) pour doter les 2 Rives d’un nouvel équipement public de 2758 m2 avec toutes les facilités (dortoirs, zones d’exercices et de détente...) pour un fonctionnement normal d’une caserne au XXIe siècle. La cérémonie a commencé par une remise de décorations pour services rendus à la corporation de sapeurs-pompiers. Quatre distinctions ont été décernées : Éric Vilbois, adjudant-chef, Joseph Baleinier, caporal-chef, ont reçu la médaille vermeil pour vingt-cinq ans de bons et loyaux services ; Nicolas Sassier, sergent-chef, et Cyrille Ménard, sergent-chef, ont aussi reçu une dis-
La majorité de sapeurs-pompiers des Yvelines était là pour constater la concrétisation de ce projet du service public. (Photo J2R)
tinction pour vingt ans de loyaux services. Le protocole a été respecté avant d’entonner la Marseillaise. Tout le monde a ensuite fait une visite rapide des lieux, comme pour s’approprier la caserne. Elle est belle et moderne, avec plein de lumière et une fonctionnalité qui frappe l’œil. Le chef de la caserne, Cyrille Butez (voir photo ci-dessous), et son « ancien » lieutenant David Saquet, se sont montrés satisfaits. Le lieutenant Laurent Caillaud a remplacé David Saquet à compter du 1er février. Mission remplie pour Alain Schmitz Catherine Arenou, le maire de Chanteloup-les-Vignes, Alexandre Joly, président du SDIS et Alain Schmitz, président du Conseil général des Yvelines, ne pouvaient qu’être ravis de voir ce beau monde avant d’amorcer les discours habituels. « Que de chemin parcouru, a souligné Mme Arenoue avant de reconnaître un service public de proximité » qui sera pérennisé. Pour Alexandre Joly, « la promiscuité de l’ancienne caserne n’était pas compatible » avec la croissance du nombre de soldats du feu en raison de l’augmentation des interventions : 300 en 1979 à 3 300 en 2013 ! www.journal-deux-rives.com
Satisfait, le président Alain Schmitz, a expliqué que la mission avait été remplie et que d’autres casernes seraient aussi réhabilitées ou construites de toutes pièces. Trois opérations sont envisagées, dont une caserne à caractère fluvial (à Mère, aux Mureaux et à Trappes). Surtout, pour lui, il s’agissait de « respecter la parole donnée [en 2010] », après des moments critiques où les sapeurs-pompiers des 2 Rives se sont sentis « meurtris ». De par son choix politique, M. Schmitz a décidé de « donner un outil de travail nécessaire pour les soldats du feu », même si ce choix avait eu comme conséquence de chambouler le calendrier d’investissements du Conseil général. Exit les opérations routières et autres projets... d’aménagement. Désormais, les soldats du feu possèdent un cadre et un équipement appropriés pour mener à bien leur mission. Un Conseil général en adéquation avec Le chef de la caserne, Cyrille Butez. (J2R) ses héros. r 11
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charcutage électoral
Les nouveaux cantons yvelinois Alors que commence la campagne officielle pour les élections municipales et communautaires de mars 2014, une annonce récente nous conduit à nous intéresser déjà à l’échéance électorale suivante, celles des « départementales » de 2015. Le Conseil général des Yvelines a réagi, avec une autre proposition, au projet gouvernemental de redécoupage des cantons. Le 29 novembre dernier, le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux, a présenté devant le Conseil Général sa proposition d’une nouvelle carte cantonale de notre département. Le texte de son intervention peut être lu sur le site Internet de la préfecture.(1) Rééquilibrage démographique ou charcutage électoral ? Nous y trouvons plusieurs justifications de ce projet : « Un premier essai avait été tenté dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales de 2010 avec la création du conseiller territorial. Le Parlement est revenu sur ce projet en faisant le choix de lier au nécessaire rééquilibrage démographique des cantons l’application d’une autre règle constitutionnelle, celle de la parité dans la représentation électorale. » La parité hommes-femmes doublant le nombre des conseillers départementaux (prochain nom des conseillers généraux), le nombre des cantons yvelinois sera réduit de 39 à 21. « Ainsi, la population de référence du département est de 1 408 765 habitants, issue du recensement applicable au 1er janvier 2013. Le nombre de nouveaux cantons étant de 21, la population moyenne est de 67 084 habitants, à laquelle est appliquée la règle des + 20 / - 20 %. » « Par ailleurs, afin de réussir leur insertion dans l’armature territoriale des Yvelines, au delà de la démographie trois données complémentaires, d’ordre politique, géographique et économique, ont été analysées et utilisées pour la délimitation des nouveaux cantons. Première donnée, dans la mesure du possible, les nouveaux cantons tiennent compte du dessin des intercommunalités. […] Afin de donner à la nou12
velle délimitation une cohérence géographique solide, une autre donnée s’est donc avérée plus pertinente. C’est ainsi que les rédacteurs du projet ont recouru à l‘observation des grands bassins de vie ou de développement du département. Ils en ont distingué six […] » L’un d’eux est le Val de Seine, de Mantes à Poissy, qui comprend les nouveaux cantons de Mantes-la-Jolie, Limay, Les Mureaux, Conflans et Poissy. Notons que, sur le site Internet du groupe de la majorité départementale (UMP)(2), celui-ci baptisé Ensemble pour les Yvelines a notamment écrit, à ce propos, sous le titre « Découpage cantonal : petits arrangements entre amis PS » : « S’agissant du découpage à proprement parler, on y retrouve tous les ingrédients de la cuisine électoraliste […] Manuel Valls a découpé les nouveaux cantons avec des ciseaux de la marque ˝Socialiste ˝. »
Les futurs cantons des communes de la CA2RS. (DR)
Les cantons de la CA2RS Vérifions, sur la nouvelle carte (ci-dessus), que la délimitation des cantons a pris en compte notre intercommunalité. Une grande zone jaune apparaît, contenant dans sa partie nord huit des douze communes de la Communauté d’Agglomération des 2 Rives de Seine. Celles-ci se retrouvent liées à huit autres communes, de Crespières à Noisy-le-Roi. Que deviennent les quatre autres communes de la CA2RS, situées à la périphérie de cette zone ? - Chapet, entre Ecquevilly et Les Mureaux, est rattaché au canton qui prend le nom de cette dernière ville. C’est, en effet, la commune la plus peuplée d’un canton qui lui donne son nom. - Carrières reste sous Poissy. Le canton de Poissy pourrait s’appeler PAC comme son inwww.journal-deux-rives.com
tercommunalité avec Achères mais Conflans y est remplacé par Carrières-sous-Poissy… - Chanteloup-les-Vignes et Andrésy sont attirés vers le nord dans le canton de Conflans-Sainte-Honorine. La carte ci-dessous (page 13) résume ces modifications, en représentant les communes de la CA2RS dans une teinte plus foncée de la couleur de leur canton. Après l’extension de la CA2RS sur la rive gauche de la Seine puis l’élection de Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine, à sa présidence, cette carte confirme-t-elle un changement de rive du centre de gravité de notre intercommunalité ? Ses prochains élus, dorénavant appelés conseillers communautaires, devront donc collaborer avec huit conseillers départementaux, quatre hommes et quatre femmes, dont la plupart devront couvrir un territoire très étendu géographiquement. ../...
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charcutage électoral Poissy, comme Carrières-sous-Poissy. L’avis du Conseil général n’a, toutefois, qu’un caractère consultatif... L’analyse qui précède n’est, peut-être, déjà plus valable. Entre écartèlements et arrimages, le jeu de construction va continuer.
Les circonscriptions de la CA2RS De nouveaux conseillers nationaux (nous anticipons une éventuelle nouvelle appel lation des députés) ne seront élus qu’en 2017. Etudiant la cohérence des différents territoires administratifs, nous devons nous intéresser également aux circonscriptions législatives dont nos communes font partie. Le découpage actuel a été réalisé en 2010, donc avant le changement de majorité présidentielle, et est entré en application lors des élections de 2012. S’il n’est pas modifié, quatre députés interviendront, comme aujourd’hui, dans le territoire de la CA2RS. Nos communes font, en effet, partie de quatre circonscriptions : 6e : Carrières-sous-Poissy, Villennes et Médan (regroupés avec Saint-Germain-Laye et Chambourcy) 7e : Andrésy, Chanteloup-les-Vignes, Triel-sur-Seine, Vernouillet et Verneuil-surSeine (avec Meulan et Conflans-Sainte-Honorine) 9e : Chapet (avec les communes voisines jusqu’à Bonnières-sur-Seine et Houdan) 12e : Les Alluets-le-Roi, Morainvilliers et Orgeval (avec Poissy et toutes les communes jusqu’à Plaisir). A part Carrières-sous-Poissy, qui a été séparé de la cité pisciacaise, ce découpage était cohérent avec la première configuration de la CA2RS. Alors que son extension s’annonçait, sous une forte impulsion de l’autorité préfectorale, de nouvelles forces centrifuges sont alors apparues : Chapet étant toujours
à part et les communes d’Orgeval et ses voisines restant dans l’axe Poissy-Plaisir, Médan et Villennes ainsi que Carrières-sous-Poissy se sont retrouvées poussées vers Saint-Germain-en-Laye … Les représentants du Parti Socialiste à Saint-Germain-en-Laye ont alors écrit, ce qui peut toujours être lu sur leur blog(3) : « Sur la 12e circonscription, il s’agit d’un vaste charcutage dont l’objectif est à l’évidence de contrecarrer une poussée de la gauche […] Bref, force est de constater que la Droite cherche à l’évidence à s’assurer un nombre maximum de fiefs électoraux et veut rendre extrêmement difficile le gain de circonscriptions pour la gauche. » Une autre proposition du Conseil général Lors de sa séance extraordinaire du 8 janvier [2014], l’assemblée départementale a voté un avis défavorable(4) à ce projet gouvernemental de découpage des cantons ; le rapporteur de la délibération, Pierre Bédier, en a exposé les raisons : « Ce découpage ne tient pas compte des réalités yvelinoises que sont par exemple les intercommunalités. Il ne tient pas compte non plus des territoires d’action sociale, alors même que la loi a fait du Département la référence sociale. Un autre découpage est possible et c’est ce que nous proposons. » Une autre carte a été proposée. Nous y voyons les différences suivantes, pour les communes de la CA2RS, par rapport au projet gouvernemental : Chapet et Chanteloup-les-Vignes seraient intégrés au canton de Verneuil-sur-Seine, qui comprendrait ainsi, la plupart des villes de l’intercommunalité. Par contre, Andrésy rejoindrait le canton de www.journal-deux-rives.com
Découpages et regroupements Le président de la CA2RS, bien informé, annonce que le projet du gouvernement est de bâtir des communautés d’agglomération de 200 000 habitants (soit, un septième du département des Yvelines, aujourd’hui). Avec 93 000 personnes, notre communauté d’agglomération a dépassé la population moyenne d’un canton, mais nous sommes encore loin de cet objectif. Les « 2 Rives de Seine » resteront-elles dans la logique du bassin de développement du Val de Seine, en se fondant dans une intercommunalité PAC2RS (avec Poissy-Achères-Conflans), SV2RS (avec Seine & Vexin) ou mieux PAC2RSSV ? Devrontelles plutôt cohabiter avec la plaine de Versailles ? Ce pourrait être le cas si l’on considère la troisième donnée du préfet et de ses experts : « une approche adaptée de la cohérence géographique dans l’espace rural ». Même si Chapet était tenté de rejoindre les communes de son canton et de sa circonscription, Davron et Chavenay pourraient venir renforcer le caractère rural d’une plus vaste communauté. Parité … gauche-droite Les maires, les conseillers municipaux et les conseillers communautaires qui seront prochainement élus seront-ils consultés et écoutés pour établir les règles de ce jeu de Lego territorial ? Mesdames les résidentes des 2 Rives, plusieurs postes de conseillères départementales s’ouvrent à vous. Si le cumul ne vous est pas interdit, après avoir été élue dans votre commune en mars 2014, vous aurez une année pour préparer votre candidature. Apportant plus de douceur dans les mœurs politiques, vous pourrez reconnaître que l’art de la cartographie électorale ou des rééquilibrages n’appartient pas plus à un camp qu’à l’autre. r CASTOR
(1) http://www.yvelines.pref.gouv.fr/sections/actualites/ presentation_du_proj/downloadFile/attachedFile/Presentation_du_projet_de_la_carte_cantonale_devant_ le_Conseil_general.pdf (2) http://www.ensemblepourlesyvelines.fr/decoupagecantonal-petits-arrangements-entre-amis-ps/ (3)http://ps.saintgermain.over-blog.org/article-33570440.html
( 4 ) h t t p : / / w w w. y v e l i n e s . f r / w p - c o n t e n t / uploads/2014/CG-8-JANVIER-2014-Rapportde%CC%81libe%CC%81ration-et-annexe-n%C2%B02014-CG-1-4274.pdf
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H. Ribault gagne la guerre fratricide Lettre ouverte aux Andrésiens dénonçant les méthodes peu démocratiques du maire-sortant, tract violent contre ses anciens amis… La campagne est restée haineuse jusqu’au bout entre les deux candidats de la droite. Espérons que les esprits se calmeront après Pâques. Depuis le 5 avril, un nouveau conseil municipal a été installé. « Les amis font plus de mal que les ennemis, parce qu’on ne s’en méfie point »… Ce proverbe antique, Hugues Ribault se le rappelle, chaque matin en se rasant… Virginie Muneret, humble serviteuse pendant treize années, adjointe à l’urbanisme, avait été la première à défendre son maire lors des attaques de l’opposition municipale. Muneret / Ribault : duo de choc pour soutenir le projet d’urbanisation des coteaux de l’Hautil auprès des Andrésiens, durant la consultation en 2010. Deux mille délibérations votées sans aucune réserve… Qui pouvait croire que les deux mains d’une majorité unie dans les victoires (2001, 2008) et les échecs (2010 et 2011) pouvaient ainsi se séparer avec tant de haine ? Depuis juin 2013, les deux anciens amis se déchirent publiquement. On pouvait croire que cette fin de campagne allait être le temps des propositions et de la construction… Que ni ni. Ribault avait retiré par arrêté en date du 31 octobre 2013 les délégations de quatre adjoints au maire dont Virginie Muneret. Plus tard, Hugues Ribault – le candidat sortant qui a perdu tous ses soutiens politiques locaux et nationaux, à l’exception de Dominique Braye, ancien président de la CAMY et du maire-candidat de Triel, Joël Mancel, dans la même situation que lui – répondait par un long tract en noir et blanc, d’une rare violence, à quelques jours des échéances. Gué guerre d’affichages et de petites phrases sur les réseaux sociaux ont participé à une sorte de violence verbale entre anciens amis politiques. Une semaine avant le premier tour du 23 mars, les deux candidats sortants continuent de s’invectiver par tract interposé. Après les résultats du premier tour, Virginie Muneret a 14
Hugues Ribault (4e à gauche) pose pour l’histoire locale... sous les yeux de ses anciens amis de la liste menée par Virgine Muneret (2e à droite). (J2R)
tenté le tout pour le tout en faisant venir des poids lourdes de l’UMP (Valérie Précresse, David Douillet, Karl Olive...). Mais rien n’a changé le verdict des urnes : victoire pour le maire sortant, M. Ribault, qui a obtenu 37,20% des voix exprimées tandis que Mme Muneret (34,46%) et M. Wastl (28,33%) étaient obligés de s’avouer vaincus. Lionel Wastl, bon joueur, a tenu à féliciter Hugues Ribault : « Vous m’avez étonné par votre capacité à rebondir ! » Le troisième mandat de M. Hugues Ribault a commencé le 5 avril d’une manière solennelle à l’espace Julien-Green : plus de 250 personnes ont assisté à l’installation du conseil municipal et à l’élection du maire. Après avoir remercié les Andrésiens, ses colistiers, les agents de la ville... et ses amis politiques, M. Ribault, réélu maire, a lancé un message claire pour sa mandature prochaine (2014-2020) : « En effet, loin des choix partisans et des querelles politiciennes, nous avons bâti un programme résolument tourné vers 4 grandes priorités : - Renforcer l’image et la réalité d’Andrésy comme une « ville de qualité » entre « Seine et Hautil », - Faire d’Andrésy une ville solidaire pour tous les âges, - Développer Andrésy en tant que ville active, vivante et riche de ses échanges, - Et, enfin, veiller à ce qu’Andrésy reste une ville préservée, mais impliquée au sein d’un territoire de projets. ». En somme, il s’agit de tourner la page car la campagne municipale a fait beaucoup de dégâts non seulement au sein de la droite andrésienne mais entre Andrésiens car le débat a été âpre. «Dans la conduite des affaires municipales, nous allons, le maire Hugues Ribault l’a souligné, ouvrir davantage notre fonctionnement www.journal-deux-rives.com
à la démocratie de proximité. Dans cet esprit, je souhaite que nous puissions, avec les deux groupes d’opposition, développer des relations de travail systématiques et donc mener un travail constructif au service de tous les Andrésiens.» Désormais, le consensus et la convivialité seraient des leviers pour que la gestion communale soit à la hauteur des enjeux d’Andrésy au XXIe siècle. A vérifier... r
Adjoints au maire et listes d’opposition Adjoints au maire : Denis FAIST, 1er maire-adjoint, finances, scolaire et périscolaire Alain MAZAGOL, maire-adjoint travaux, patrimoine, embellissement de la ville et systèmes d’Information Nicolle GENDRON, maire-adjoint famille, solidarités et handicap Angélique MONTERO-MENDEZ, maire-adjoint vie culturelle et animation de la ville, jumelages et tourisme Guy BRIAULT, maire-adjoint sécurité publique et sécurité routière Valérie HENRIET, maire-adjoint urbanisme, environnement et transports Jean-Pierre DOS SANTOS, maire-adjoint démocratie de proximité, vie associative et devoir de mémoire Catherine LABOUREY, maire-adjoint économie locale, animation commerces et services Michel MARQUE maire-adjoint jeunesse et sports Conseillers Municipaux d’Opposition Liste « Andrésy Dynamique » Virginie MUNERET Franck MARTZ Marie-Françoise PERROTO Alexis BAKONYI Emmanuelle MENIN Liste « Andrésy Energies Renouvelées » Lionel WASTL Laurence ALAVI Eric DAREAU Jean-Claude FROT
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municipales 2014
Triel, le piège du député Richard Les Triellois ont reconduit à la mairie Joël Mancel pour un mandat de six ans avec une équipe recomposée.
Avec un écart de 34 voix sur 4906 votes exprimés(1) la liste de droite « Triel Demain » de Joël Mancel, maire sortant réélu, a gagné après avoir fusionné avec la liste de gauche « Triel en mouvement » de Frédéric Spangenberg. Une campagne tourmentée Le pari de fusionner au deuxième tour, contre toute attente Triel demain et Triel en mouvement, deux listes qu’apparemment tout séparait, Joël Mancel et Frédéric Spangenberg ont fait un pari risqué qui s’apparente à l’idée négative du « tous unis contre l’intrus ». Avec un début aussi prometteur, il s’en est fallu de peu que l’échec soit au bout de la campagne assez rude tant au premier qu’au deuxième tour. Mais c’est du passé. De son côté le député Arnaud Richard et toute son équipe «Triel énergie 2014» ont cru pouvoir gagner avec leurs pieds. Les kilomètres parcourus, les dizaines de Triellois rencontrés ont bien fait illusion pendant un temps vis-à-vis d’une population en manque d’information durant les six années écoulées. C’était habile, moderne et la réussite semblait assurée. Mais c’était aussi méconnaître le Triellois historiquement politiquement frileux qui n’a pas peur de l’inconnu… il en a horreur ! Roulette russe La « prime au sortant » (idée de la peur du changement) n’a pas joué au premier tour pour Joël Mancel qui a mené une campagne sans éclat mais réaliste et assez pédagogique (merci pour l’urbanisme, pas merci pour la préservation de l’environnement, peu d’idées novatrices). L’arrivée fusionnelle d’une autre équipe de Triellois connus pour leur enracinement dans la ville a provoqué l’électro choc brutal, habile mais risqué qu’une stratégie improvisée a surpris mêmes ses membres (éliminés) des listes (merci pour la non concertation). (1) Quand les chiffres parlent les commentaires se taisent. Electeurs inscrits : 8530 - Votants : 4906 Triel demain : 1744 voix - 36,86 % - 23 élus (es) Réagir pour Triel : 1277 voix - 26,99 % - 4 élus (es) Triel energie 2014 : 1710 voix - 36,14 % - 6 élus (es)
Conseil municipal de Triel-sur-Seine le 5 avril 2014 à 10 heures : le député Arnaud Richard se trouve «surclassé» dans une ville dite «dégradée» selon son diagnostic pendant la campagne. (Photo J2R)
Probabilité d’une Roulette russo-trielloise : échec = erreur et élimination. Réussite = visionnaire et six ans de gouvernance. Deux programmes contradictoires C’est donc la deuxième hypothèque qui avec 34 voix d’écart a éjecté l’indésirable, le gêneur, celui par qui le changement (risque, inconnu, nouveauté... brrr) pouvait s’introduire en terre Trielloise à la longue histoire conservatrice pour ne pas dire statique. Un microcosme riche de ses propriétaires, de ses protecteurs de l’intérêt privé, une ville peu imaginative, peu généreuse, devenue dortoir qui a tendance à craindre l’avenir. (Vous avez dit immobilisme ?) On s’allie contre l’intru et on prend (presque) les mêmes pour recommencer pour six ans une continuité dans l’immobilité que pourtant «Triel en mouvement» fustigeait énergiquement. Comment cette équipe aux aspirations gauchisantes pourra introduire ses idées novatrices, notamment écologiques, dans un programme bien ficelé par une droite qui a eut six ans pour assurer ses choix encadrés par une Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) qui a tout verrouillé, sans parler de l’emprise de l’Opération d’intérêt national (OIN) et des fusions de communautés à venir ? Deux programmes (très) différents anwww.journal-deux-rives.com
ciennement concurrents ne peuvent devenir un nouveau programme cohérent qu’à l’aide d’outils bien connus : compromis, alliances provisoires, concessions réciproques etc. qui augurent des tractations politiques de circonstances et autres choix difficiles. Politique contre apolitique Six ans c’est long. Facteur aggravant, démocratiquement parlant, la rapidité des décisions n’a pas permis aux électeurs de savoir sur quoi ils votaient, quel programme «fusionnel» on leur proposait ni quels postes et responsabilités avaient été négociés. La démocratie, tant prônée par les candidats en a pris un sacré coup. Bon début, durabilité incertaine. Souvenir tenace. Reconnaissons qu’il était plus clair de voter pour l’une des deux autres listes qui n’avaient changé ni les candidats ni leurs programmes. L’électeur parfois ne
Réaction de Joël Mancel après la victoire
« 34 voix, c’est peu mais cela suffit... On a crû jusqu’au but car je savais que cela allait être compliqué. La victoire en est de plus belles. On l’a rêvé et l’a fait ! La page est tournée malgré le fait que je n’ai pas été bien servi par ma famille politique (NDLR : l’UMP) ! Quant à Arnaud Richard, je suis très content de l’avoir battu. Il aurait dû rester à Meulanen-Yvelines. » r 15
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municipales 2014 voit que ce qu’il veut bien voir. Après il réfléchit ou râle. Oubliant que son bulletin l’engage pour la durée du mandat qu’il a délégué, c’est à dire son pouvoir. La démocratie représentative est à ce prix. Deux oppositions non unies Philippe Paillet s’était donné les moyens de mener avec courage, énergie et persévérance la liste « Réagir pour Triel » qui a réalisé un score respectable et entre ainsi au Conseil municipal mais pas au Conseil communautaire de la CA2RS. On ne peut que le regretter. Ses représentants élus ne pourront que difficilement mettre en musique leurs idées dérangeantes. Arnaud Richard y sera présent, or il a toujours adhéré à tous les projets en cours actuellement. « Réagir pour Triel » y aurait apporté des exigences légitimes et même une contestation qui seront difficilement le lot des représentant de Triel qui n’est qu’une commune sur douze et a toujours plus été en position de subir que d’agir depuis le début. Mais une surprise est toujours possible puisque l’équipe est recomposée de fortes personnalités jusque là cantonnées, lors des conseils communautaires, dans les rangs du public. A partir de maintenant ils siégeront et pourront agir s’ils s’en donnent les moyens.
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Lots de consolation pas si dérisoires que ça La récompense des deux nouvelles listes qui entrent au Conseil municipal c’est de siéger dans une opposition démunie du pouvoir de décider. Ses élus représentent pourtant ensemble plus de 50 % des électeurs et leur union leur aurait apporté la mairie. Mystère des lois électorales. affres de l’attente avant le verdict des urnes. De g. à d. Joël Six ans d’opposition, un Les Mancel et Arnaud Richard. (J2R) faible lot de consolation pour certains anciens adjoints décideurs ses idées et sa présence sur cette terre confrontés à d’anciens collègues qui ne d’élection où il conservera, espérons le, leur feront pas subir, soyons généreux, les des sympathisants et une expérience poeffets d’une revanche trop rude. Le prix litique à méditer s’il veut continuer en pode la trahison est cher quand on perd. litique : le pouvoir est entre les mains des Toutefois le député, lui, garde toujours électeurs et il le reste. S’ils le délèguent sa représentativité nationale et a pu se provisoirement à des représentants, ceuxfaire connaître d’une population qui lui ci doivent s’en souvenir pendant toute la a quand même accordé un certain crédit. durée de leur mandat, quel qu’il soit. r S’il a subit un échec ce n’est pas indélébile et il est capable de rebondir, c’est un pro. Webtélé 2 Rives : Moins de 1 % ! Ce faible écart de voix qui Voir http://www.dailymotion.com/video/x1lel5u_mancelvainqueur-on-l-a-reve-et-on-l-a-fait_news le jette dans l’opposition municipale doit http://www.dailymotion.com/video/x1n0mg3_mancel-smalgré tout le conforter dans sa méthode, installe-pour-la-2e-fois-a-triel_news
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métamorphose commerciale
White Parc : un avatar de plus sur la route des 40 Sous ? Située dans la zone commerciale des Quarante Sous, aux portes d’Orgeval mais sur le territoire de Villennes, l’implantation du nouveau grand centre commercial White Parc doté de 435 places de parking pose déjà bien des questions d’ordre commercial, d’aménagement et de viabilité sur la durée.
Comme dans toute inauguration, les superlatifs n’ont pas manqué le mardi 27 mai 2014 lors de l’ouverture officielle de « White Parc » en présence de Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine, Christophe Sirot, directeur général CODIC (l’aménageur). « White Parc » est un «Parc d’activités commercial» (PAC) de « nouvelle génération » offrant 12.000 m2 de surface comprenant 10 cellules commerciales et de parkings pour la clientèle chic et riche du nord des Yvelines. DARTY, Gémo, Culture, Orchestra… ont décidé de s’implanter pour des raisons intrinsèques à leur développement. L’ardeur des financiers L’opérateur et propriétaire du site, Deutsch Asset & Wealth Management (DB) a assuré un potentiel d’affluence basé sur deux millions de clients par an. Malgré cet enthousiasme béat, il faut souligner que cette aventure reste périlleuse dans un contexte de morosité et de crise de la consommation. Procos, la fédération des enseignes et de dé-
Le jour J est arrivé pour les initiateurs de «White Parc», un «parc commercial innovant». (J2R)
taillants en France a confirmé la dégradation de la conjoncture et de la consommation et notamment dans les centres commerciaux en périphérie. A l’instar des échec patents de «Family village» à Flins, l’extension de la plate-forme commercial à Chambourcy n’est pas probante : plusieurs enseignes de restauration sont ou vont bientôt fermer, la chalandise a été sur-estimée et Parly II a rénové ses bâtiments et l’accès pour attirer un public en provenance du nord des Yvelines. Ce double phénomène – contraction de la demande et donc de la chalandise, et concurrence effrénée entre centres commerciaux en périphérie – va sûrement diminuer à moyen terme les ardeurs des financeurs de « White Parc ». Esthétique et accès Dessinée par l’agence nippo-française Studios, la centaine de mètres de façade commer-
ciale est parfaitement visible depuis la route des 40 sous (RD 113) et l’A13. Sa voilure ne laisse personne indifférent en raison de sa forme voluptueuse et légère. Elle nous rappelle un catamaran au départ d’un challenge de traversée de l’Atlantique. Mais, un des défis ici est de traverser la route de 40 sous sans y laisser ni sa peau ni son temps. « White Parc » partage, avec Boulanger et les deux magasins de la Halle, un accès de quelques dizaines de mètres doté d’un feu tricolore pour rejoindre la RD113. L’ouverture de ses magasins pendant le pont de l’Ascension a donné une idée des problèmes que les automobilistes allaient rencontrer chaque week-end pour accéder et surtout pour sortir de ce cul de sac. Vendredi après-midi, un Orgevalais indique avoir mis 50 minutes pour rejoindre la RD113 depuis «White Parc» ! Aucune anticipation En matière d’aménagement, le projet a bénéficié du déclin inexorable du CC « Art de vivre » à 700 mètres de « White Parc ». Le projet a été lancé en 2007 par François Gourdon, alors maire de Villennes, désireux de créer de nouvelles recettes fiscales pour sa commune après le départ de la société Options. Depuis, Villennes étant entré dans la CA2RS, ces taxes seront intégralement versées à l’Agglo et le déménagement de Darty et de Gemo sur le territoire de Villennes n’a plus de conséquen-
L’entonnoir «White Park» a été conçu et imaginé par une agence nippo-française. (J2R)
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Métamorphose commerciale
Les inaugurations sont des moments rares de concorde commerciale et politique. (J2R)
ces fiscales pour Orgeval. Pour le directeur de Darty, Mac-Elly Deslances, il fallait partir vers « White Parc » puisque le CC « Art de vivre » n’avait aucun projet pour les années à venir. Partir ou périr, voilà la question ! Yannik Tasset, maire d’Orgeval, sait depuis longtemps que sa commune va hériter de tous les problèmes de circulation. Cependant, il n’a émis aucune objection lors de la réunion de la CDAC (commission départementale d’aménagement commercial) qui a autorisé ce projet. Bien au contraire, à l’inauguration, le promoteur a tenu à remercier le maire d’Orgeval de son soutien pour l’obtention de son autorisation ! Dans ce type de projet, les centres commerciaux refusent difficilement de mettre la main à la poche pour financer leurs accès. On a pu le constater à Chambourcy avec la participation de Carrefour et des Vergers de la Plaine pour l’aménagement de la RD113. On le verra avec la création d’un rond-point sur les Terres Fortes, projet mené par la CA2RS pour la création de la gare routière et du parc relais en partenariat avec Bricorama. Encore faut-il régler ce problème dès l’origine ! C’est pourquoi la CA2RS, à laquelle Villennes et Orgeval ont adhéré en 2012, ne porte aucune responsabilité dans ce ratage. L’Agglo hérite des nouvelles recettes fiscales mais aussi d’un problème qui complique encore un peu plus la restructuration de la zone commerciale. Force est de constater l’amateurisme dont Yannick Tasset fait preuve lorsqu’il est seul à la manoeuvre. Il n’a rien fait lorsqu’il en avait l’opportunité et s’est montré incapable de négocier les aménagements nécessaires pour pallier les futures nuisances causées à sa commune. Peut-être que la CA2RS et son nouveau président, Philippe Tautou pourraient modifier la donne d’ici à 2015 ? 18
L’implantation de « White Parc » était l’occasion de débloquer le dossier du rond-point d’entrée de ville, qui n’avait pu voir le jour faute de financement par le Conseil général, et d’améliorer par la même occasion les accès de ce nouveau centre commercial. Plus globalement, la réhabilitation de toute la zone commerciale des 40 sous est un impératif d’urbanisme pour tous les acteurs et commerçants actuellement en place. Sans une vision globale d’aménagement de cette zone afin de la réhabiliter en prenant notamment en compte les besoins impérieux en transports en commun, « White Parc » pourrait devenir un avatar de plus sur la longue route des projets qui risquent d’échouer. Des promesses de solutions Dans son discours, on a entendu le tout nouveau maire de Villennes, Michel Pons, souligner à juste titre ce problème d’accès : « Il faut améliorer l’accès et fluidifier la circulation » a-t-il martelé. Des palliatifs seraient à l’étude comme la modification de la temporisation des feux tricolores sur la RD113 pendant le week-end (le Conseil général aurait donné son accord ), ou encore la possibilité de faire le tour du restaurant chinois de l’entrée de ville d’Orgeval, en provenance du centre commercial, pour aller dans la direction Chambourcy-Saint-Germain. Cet ersatz de rond-point n’améliorera sans doute pas la circulation pour accéder à Orgeval par l’avenue Pasteur ! Malgré les qualités environnementales (toiture végétalisée, panneaux photovoltaïques) et la conception révolutionnaire vantées par l’aménageur CODIC, si rien n’est fait rapidement en terme d’accès, « White Parc » pourrait également devenir un piège financier pour les enseignes qui ont choisi de s’y installer, ainsi que pour leurs voisins (Boulanger et la Halle), faute de voir (re) venir leurs clients. r www.journal-deux-rives.com
Réactions
(Lues sur Facebook les 2 et 3 juin 2014) Quoideneuf Verneuil Sur Seine : « C’est incroyable. En France, on commence par la fin. On fait les magasins et ensuite on pense aux infrastructures. Je suis passé samedi [31 mai] devant ce beau gâchis. Par chance, c’était un long weekend, mais j’ai failli cartonner à cause des voitures voulant se rendre au White Parc.... Pour moi, je vais éviter ces magasins où l’on passe plus de temps sur les parkings qu’à l’intérieur.» Sophie Leveque : « Pour y être passée il y a quelques jours GROSSE GROSSE GALERE. [Il est à prévoir] la mort assurée pour ce nouveau centre et les anciennes boutiques [à côté].» Gilles Minvielle : « C’est un exemple de plus de gestion pitoyable. Nos élus ne regardent que les éventuels bénéfices qu’ils pourraient engranger sans jamais vouloir investir un euro pour palier aux désagréments induits. Par exemple, nous avons plus de 100 logements en centre ville sur Verneuil-sur-Seine sans aucune gestion des flux, sans aucun projet d’amélioration des transports en commun ou même d’aménagement des infrastructures routières ; aucun projet de parking. Aucune gestion sur le long terme. » Lucile Hyon-Le Gourrierec : « Sans blague, c’était juste évident et clair dès le début que l’accès à ce centre commercial allait poser problème (et certainement encore plus la sortie). [Il est urgent de] prévoir un parking de l’autre coté de la D113... s’il reste de la place [et un passage souterrain !] »
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élargissement des intercommunalités
Entre contrainte ou opportunité ? Environ 200 personnes se sont déplacées le 5 novembre pour un débat sur la réforme administrative et territoriale qui conduit au regroupement des intercommunalités existantes.(1)
Les implications pour les municipalités sont lourdes de conséquences à plusieurs niveaux (habitat, emploi, transport, environnement, etc...). Un certain nombre de questions ont été abordées. Le «pôle métropolitain» qui sera créé en plus permettra-t-il de faire face aux challenges de la réforme territoriale. Ce périmètre est-il pertinent ? Sur quelles bases démocratiques ce choix va-t-il être légitimé ? Quelle est la place pour la proximité attendue par les élus et les habitants (surtout pour les petites communes) ? Et quel sera le niveau de service à la population dans cette structure centralisée ? Notre cadre de vie résistera-t-il à cette vague de «valorisation perpétuelle du territoire», qui pourrait détruire notre environnement naturel ? Les maires des communes sont devant un choix structurant et décisif pour l’avenir du territoire: restructuration des services, devenir des projets en cours, extensionfusion de six intercommunalités allant de Conflans Sainte-Honorine à Mantes-laJolie. Regrouper 74 communes (plus de 400 000 habitants) est-ce la bonne réponse au problème posé ? Entre contrainte et opportunité politique, le choix de l’élargissement (« l’amalgame » dixit Hugues Ribault) conduit à s’interroger sur le projet de territoire (son contenu) et sur la
pertinence du périmètre (son contenant). Sont intervenus au cours des échanges du 5 novembre, Françoise Descamps-Crosnier, députée des Yvelines, François Garay, président de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin et maire des Mureaux, Michel Lebouc, vice-président de la CAMY et maire de Magnanville, Michel Pons, vice-président de la CA2RS et maire de Villennes-sur-Seine, Hugues Ribault, vice-président de la CA2RS et maire d’Andrésy, Arnaud Richard, député des Yvelines et conseiller municipal de Triel, Ghislaine Senée, conseillère régionale et maire d’Evecquemont, Yannick Tasset, viceprésident de la CA2RS et maire d’Orgeval.(2) Les échanges ont été modérés par Rodrigo Acosta-Garcia, directeur de publication suite à une introduction de la problématique d’Ali Mohammad, directeur de la WEBTELE 2R et des propos d’accueil de Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine. Après son introduction, Ali Mohammad a dressé en toile de fond le double aspect, prévisible de cet élargissement pour les élus et les habitants : changement de cap et/ ou changement de périmètre ? Comment travailler avec des agglos qui n’ont pas la même trajectoire, ni la même histoire ?
voire un gigantisme institutionnel. Dans le même sens, François Garay, maire des Mureaux, qui est au centre du débat dynamique, innovante, métamorphosée... s’est saisi frontalement du sujet : « Nous sommes dans une grande mutation - technologique, économique, urbaine...- et de ce fait il faut évoluer car nous avons un retard à combler ! » Dépasser les clivages politiques, ne pas se poser des questions « existentielles » conduiraient à répondre aux enjeux capitaux de ce grand territoire de l’OIN en matière de développement économique, d’habitat, de transport et d’environnement. Pour M. François Garay, les leviers de la transversalité et la proximité accompagneraient cette évolution vers les 400 000 habitants. Cependant, des divergences d’analyse ont atténué le talent de ce réformateur invétéré. D’abord, pour quoi faire ? Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont et conseillère régionale, a tiré quelques salves qui ont fait mouche : « Quels sont les objectifs de la réforme, voire de la loi ? » Pas de réponse ! Sans vouloir faire un procès d’intention à ce conglomérat d’intercommunalités, Mme Senée s’est interrogée sur le bien fondé de cette « OIN bis » : quel projet ? quel niveau de mutualisation et quid de la gouvernance ?
Dépasser les clivages Interpellés par ces deux questions fondamentales, les réponses des élus présents ont été multiples et argumentées en fonction de leur approche et de leurs responsabilités actuelles. Députée des Yvelines, François Descamps-Crosnier a souligné que le périmètre et la réforme vont « évoluer » ; pour elle, « la réalité » de l’Opération d’intérêt national (OIN) et « la nécessité » de constituer une réponse aux grands enjeux territoriaux à venir poussent à consolider les intercommunalités vers un vaste conglomérat,
Mais des questions subsistent En effet, Mme Senée a porté à la connaissance du public que la majorité des communes de la future agglomération serait à caractère rural mais ces 80 % des communes auraient seulement 41 % des sièges.(3) En ce qui concerne la gouvernance, 149 sièges sont prévus dans la superagglomération. Si la réforme administrative actuelle amène des changements importants dans la répartition des responsabilités de chacun des niveaux représentatifs, comment répartir les prises de décisions entre les conseils municipaux,
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élargissement des intercommunalités le conseil communautaire et le pôle métropolitain ? Et le plaidoyer de Mme Senée a résonné dans les têtes de tous les conseillers municipaux présents : « Quid de la représentativité, de la simplification ? Etre le plus fort pour faire quoi ? » Mutualisation… coordination… subsidiarité… Comment s’y prendre ? La fermeté de Mme Senée s’est amplifiée par « la revendication d’un tour de table » pour expliquer les besoins des communes rurales et surtout pour LA demande de dérogation aux autorités compétentes afin de constituer un agglomération « à taille humaine ». Degré d’intégration... et mettre de la cohérence entre le passé et le futur... Faut-il « amalgamer » les six intercommunalités ? s’est interrogé Hugues Ribault, vice-président de la CA2RS et maire d’Andrésy. L’exemple la CA2RS a été examiné : « Elle entrera dans la troisième phase de sa courte histoire. Après la création à six communes puis l’élargissement (consensuel) à douze, l’objectif affiché reste la cohérence et le développement économique sans oublier la mutualisation des moyens. » Mais, force est de constater que « la compétence voirie » a été un échec. « Elle ne marche pas » a martelé M. Ribault en guise de bilan de la CA2RS. Cette dernière a hérité de beaucoup des compétences qui posent le problème de proximité (le transport pour la piscine, le ramassage de poubelles... par exemple). Hugues Ribault a suggéré que « le bassin de vie reste la CA2RS et la communauté d’agglomération Poissy-Achères-Conflans et ultérieurement Cergy-Pontoise ». Plus nuancé, Michel Lebouc, viceprésident de la CAMY et maire de Magnanville, a tiré un bilan positif de l’intercommunalité et s’est orienté vers la solution intégrée. Mais il faudra, a-til souligné, « fusionner les compétences » de chacune des intercommunalités. Vaste programme sans oublier le rôle et la place des citoyens dans la construction de cette superagglomération.(4) Pour lui, le principe de cohérence devrait primer notamment sur les domaines de transport et de logement. Plus concrètement, le principe de subsidiarité pourrait jouer un rôle à ce stade de la réflexion : A quelle échelle peut-on mettre en oeuvre efficacement les services à la population ? N’y-a-t-il pas là un hiatus entre les objectifs affichés et les moyens notamment au niveau de la commune ? sont des questions à aborder d’ici à la fin 2015. En somme, cela revient à « construire un territoire 20
avec ses élus et ses habitants ! »(5) A ce stade du débat, le député Arnaud Richard, a sorti une solution très applaudie par le public : Elire le président de la future superagglomération au suffrage universel. Aller
plus vite en tenant compte
du facteur temps
Pour lui, il faut se projeter dans l’avenir pour « avoir un outil politique important sur la Vallée de la Seine ! » « Une grosse machine » qui marquera les esprits à Paris et au-delà de la France le monde. Par conséquent, le député Richard s’est montré foncièrement favorable à la dimension de 400 000 habitants, proposée par le Préfet Jean Daubigny à touva. Pour justifier cette prise de position, le député Richard a évoqué « l’ambition pour le territoire afin de faire des économies et par voie de conséquence de réduire les impôts locaux. » C’était la vieille rengaine des élus des années 80 et 90 pour faire des intercommnalités à tout va. La députée François Descamps-Crosnier a abondé dans son sens en expliquant aussi que la commune restera « le relais de base » de la grosse patate de la Vallée de la Seine. Pour François Garay, sa commune et son intercommunalité restent centrales car auparavant « personne ne voulait [joindre] les Mureaux » mais maintenant les choses ont changé. La Communauté d’agglomération Seine & Vexin irait-elle vers l’Est ou l’Ouest ? Quelles seraient les équilibres politiques et les compétences « obligatoires ». Ces questions seraient au centre de la réflexion et de l’action pour des mois à venir. Mais le temps presse et ce facteur impliquerait une série d’embûches « au fait de se regrouper à 400 000 habitants. » M. Garay a également demandé du temps pour construire un consensus : « Laissons nous le temps ; 2016 est un cap à fixer et des questions comme celle de la péréquation, celle des transports et celle des équipements publics » vont contribuer à trouver le consensus pour adopter des compétences « obligatoires » à mettre en oeuvre légalement dans les mois à venir. Contrainte ou opportunité ? Ce débat a soulevé plus d’interrogations que de réponses concrètes... D’abord, deux conclusions se sont imposées : le projet de territoire n’existe pas pour un périmètre que certains jugent « gigantesque » sans aucun lien avec les principes de la « bonne gouvernance » et celui de la Libre administration. Ces choix - imposés par le Préfet de région - sont majoritairement incompris, voire www.journal-deux-rives.com
contestés : le périmètre de la super agglo, le rythme de la réforme. En plus, la nécessité de proximité pose de véritables inquiétudes aux élus présents, voire aux habitants venus des quatre coins de la C2ARS. En outre, ce premier débat a permis de révéler plus de questions que de réponses. Quant au bilan simplifié des grands chantiers menés par deux des intercommunalités (CAMY et CA2RS) les deux expériences sont « globalement » positives dans la durée (40 ans pour la première et 8 ans pour la deuxième). Comment imaginer une fusion de 74 communes d’ici à 2016 ? Personne n’est capable en 2015 d’avancer un bilan coût/avantages sur la mutualisation, sur la cohérence, sur les économies d’échelle ? D’ailleurs, quels seront les liens avec l’OIN ? Continuité ou changement de cap sur les objectifs et projets de l’OIN ? L’avenir reste « flou » : En définitive deux hypothèses peuvent être avancées : d’abord, cette décision (qui n’est pas encore actée) pourrait mettre en cause les fondamentaux de la décentralisation et enlèverait aux maires nouvellement élus une partie importante de leurs prérogatives légitimes dans un contexte de décentralisation, un acquis de la République depuis les années 80. En outre, cette réforme voulue par l’Etat, pourrait également faire émerger certains risques inhérents à une restructuration des services - qui auraient noirci le tableau dessiné par les promoteurs de cet élargissement ! Il appartient aux citoyens dont la présence et les questions pertinentes ont montré l’implication, de juger dès aujourd’hui ce projet de super interco’. Contrainte ou opportunité ? r Rodrigo Acosta
(1) Le regroupement proposé représenterait 405 049 habitants, soit 74 communes qui constituent dont la CA de Mantes en Yvelines : 114 985 habitants ; la CC des Coteaux du Vexin : 21 780 habitants ; la CC Seine Mauldre : 14 219 habitants ; la CA Seine & Vexin : 67 730 habitants ; la CA des Deux Rives de Seine : 92 447 habitants ; la CC Poissy-Achères-Conflans-Sainte-Honorine : 93 888 habitants. A cela s’ajoute la Communauté de communes des Portes de l’Ile-de-France (CCPIF), soit 420.558 habitants (82 communes). Voir « Communauté d’agglomération Seine-Aval, quel visage ? » document de travail de 15 pages, 25 septembre 2014. (2) Paul Martinez, président de la CAMY, Sophie Primas, sénatrice des Yvelines et Philippe Tautou, président de la CA2RS se sont excusés. (3) Les accords passés sur la gouvernance - notamment à la CA2RS et à la CAMY - sont caducs du fait du principe constitutionnel qui prévaudra : un(e) citoyen(ne), une voix. (4) Devoir de transparence. Jusqu’à maintenant les dirigeants de la CA2RS ont gouverné de manière plutôt centralisée et se sont souvent dispensés de tenir compte des avis « extérieurs ». (5) Propos de Ghislaine Senée.
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Les mureaux - CA Seine & Vexin
François Garay prêt pour une année 2015 qui s’annonce sportive Samedi 3 janvier 2015, François Garay, maire des Mureaux et président de CA Seine&Vexin, a présenté ses vœux sur le thème du sport, en raison des championnats de France de Cross-country et des 60 ans du cross dans sa commune.
Il est 16 heures. C’est dans la Salle A du COSEC Pablo-Néruda, que le maire des Mureaux a convié les forces vives de la ville à ses vœux pour 2015. Son discours a pris une dimension sportive, en raison de l’organisation des championnats de France de Cross-country le 1er mars 2015, et des championnats de France UNSS de Cross-country le 18 janvier 2015, ainsi qu’en décembre des 60 ans du cross des Mureaux. Avant que M. Garay s’adresse à ses invités (dont beaucoup d’élus locaux appartenant à la Communauté d’Agglomération « Seine&Vexin »), le conseil municipal des enfants a présenté ses vœux. Le changement ce n’est « permanent » Dans son discours d’une trentaine de minutes, le maire des Mureaux a abordé de nombreux sujets locaux et nationaux. « Nous ne sommes pas en crise mais en mutation », a-t-il déclaré afin de présenter le contexte socioéconomique et de souligner le fait que sa ville s’adapte aux défis actuels et aux évolutions de la société. Pour lui, le changement ce n’est pas maintenant, c’est « permanent » ! Il faudrait s’adapter aux nouvelles technologies, avec en exemple le SEINERGY LAB, le Campus de Formation d’aide à la personne au Centre Hospitalier Intercommunal des Mureaux-Meulan (CHIMM) et l’installation des tableaux numériques et interactifs (TNI) dans les écoles de la ville. Nouveaux équipements La nouvelle caserne des pompiers et le nouveau commissariat sortent de terre et le maire remercie d’une part le conseil régional d’Île-de-France d’avoir fait avancer le dossier et d’autre part Manuel Valls, alors ministre, d’être venu poser la première pierre du pas maintenant, c’est
Entouré du conseil municipal junior, François Garay, maire des Mureaux et président de la Communaut d’agglomération Seine&Vexin a présenté le 3 janvier ses voeux aux forces vives de sa commune et de l’intercommunalité. (Photo : D. Delerin)
commissariat, après dix ans d’attente par les élus locaux. Il est revenu également sur la dimension sportive de la ville, en raison des championnats de France de cross-country, déclarant que cette partie de la Vallée de la Seine devait être présente si Paris proposait une candidature aux Jeux Olympique de 2024. « Le premier Triathlon a eu lieu aux Mureaux », a rappelé François Garay. Avec ce retour sur le passé, il a rappelé qu’en 2015 ce sont les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale qui vont être commémorés. Il a également et rapidement évoqué les échéances électorales à venir de mars et de décembre où il ne sera pas candidat. Une belle « pièce montée »… plutôt que d’ajouter une couche au « mille-feuilles ». Évidemment, François Garay est revenu sur la création de la super-intercommunalité à « 400 000 habitants » allant de Mantes à Poissy. (Voir aussi pages 19-20, page 24) Il aurait aimé qu’un délai plus important soit octroyé pour permettre une bonne organisation. Il est conscient, à travers son discours, www.journal-deux-rives.com
qu’il n’est pas possible de revenir sur la date de création, le 1er janvier 2016, mais il aimerait que trois ans soient accordés pour permettre à la structure de s’organiser avant une mise en route réelle. Le maire des Mureaux a d’ailleurs une belle image sur ce sujet. Lors des vœux 2016, il aimerait pouvoir commander une belle « pièce montée » avec comme support les nombreuses communes de la future intercommunalité bien solidaires, plutôt que d’ajouter une couche au « mille-feuilles ». En conclusion, François Garay, employant une métaphore sportive, a donné le départ à ses convives pour le rejoindre autour des buffets. Ainsi, M. Garay a donné le ton pour la rentrée - avant les jours noirs de janvier 2015 - et tout le monde devait s’attendre à une année «utile» et agréable. Sauf que les événements récents ont changé la donne et la France, et surtout aux Mureaux, ont des défis fondamentaux sans précédents devant eux : réussir l’intégration dans tous les sens du terme devient capital et l’exemple des Mureaux peut servir de vitrine du XXIe siècle pour la République. r Damien Delerin 21
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Exposition éphémère
La Vigne blanche en fête Samedi 22 novembre 2014, le centre social de la Vigne blanche aux Mureaux a fêté la fin de son existence puisque voué à la démolition début 2015. Animations, spectacles et surtout l’exposition « La VB s’expose » attendaient les visiteurs et les habitants du quartier.
À partir de 16 heures, les portes du centre social de la Vigne Blanche («VB» pour la plupart des habitants des Mureaux) se sont ouvertes aux visiteurs de ce samedi 22 novembre (le 29 également) durant lequel le centre organisait une « Grande Fête » pour célébrer sa fin tant regrettée par de nombreux habitants. Ce centre social est sans doute l’un des plus vieux de la commune. Ses activités vont être transférées en grande partie au sein du « Pôle Molière », construit juste à côté. Le centre va être détruit début 2015 et à sa place va se dresser le futur parc Molière – un jardin paysager de 7,5 ha. Nadia, la directrice du centre social de la « VB », et son équipe ont aménagé les locaux, dont le forum avec un ring de spectacle, afin que la fête soit inoubliable. De nombreuses animations ont été pro-
grammées avec : « Open mic « / « battle hip hop » / expos / projections / « sky lantern » / buvette... L’entrée était évidemment gratuite. Plusieurs associations locales sont venues apporter leur aide comme l’association CROMS, LAMIF, « Nesta TV show » et « Les Yeux dans le Monde ». Exposition éphémère « Les Yeux dans le Monde » est à l’origine de l’exposition « La VB s’expose », qui tapisse les murs extérieurs et intérieurs du centre social de la Vigne Blanche. Composée de photos des habitants, de portraits tailles réelles, de dessins et de collages, cette exposition a été réalisée par les membres de l’association et des habitants, dont la réaction sur le travail produit a été jugé « positif ». Manon Ott, l’une des artistes des «Yeux dans le Monde » ayant travaillé avec les habitants de la « VB », était présente à la fête, avec Grégory Cohen, qui avait réalisé les photographies. Ils sont tous les deux photographes et cinéastes (documentaires et fictions). D’ailleurs, Grégory Cohen doit tourner deux films sur le quartier dans les mois prochains. Ils enseignent tous les deux à l’Université d’Evry. Les portraits dessinés de l’exposition ont été réalisés par Damien Roudeau. « Il a fait des portraits des habitants qu’il a ensuite donnés à ces derniers », a expliqué Manon Ott. Les dessins de l’exposition sont tous des copies à côté desquelles il y a la photo de la
Deux dates (les 22 et 29 novembre) ont permis aux habitants de faire la fête une dernière fois au centre social «VB». (J2R)
personne dessinée. Cette exposition est le fruit d’un long travail qui avait commencé en septembre 2014 lorsque les organisateurs du centre social ont commencé à le récolter. Cette exposition à caractère éphémère sera détruite avec les murs du centre social. La fin du centre social de la Vigne Blanche touche énormément les habitants du quartier en raison du lien social qu’il a permis de créer entre eux. Est-ce que le « Pôle Molière » aura le même impact ? L’avenir le dira. r D.D.
Encore un succès de Valège Samedi 29 novembre 2014, le « Circus » de Limay a fait salle comble. Plus de 150 clientes de ValègeFlins sont venues assister au nouveau show de l’association « Autour d’Elles ».
D’un défilé dansé avec le spectacle « Le Tour du Monde en Valège », la saison précédente, les bénévoles de l’association « Autour d’Elles » et clientes du magasin de lingerie « Valège » de Flins sont passées à un niveau supérieur. Valège fait son cinéma, ou comment lier la musique de film et la lingerie, est un véritable show. Danses, chorégraphies millimétrées, mise en scène rythmée, comédies et chants étaient au programme. À travers ce show, l’association 22
« Autour d’Elles » veut montrer que les femmes peuvent être belles en toutes occasions, quelles que soient leurs formes et leurs tailles. Toutes belles en Valège est leur devise mais aussi une sorte de défi pour ces femmes défilant sous les couleurs de cette marque de lingerie. À la base, elles étaient des clientes qui, à travers le show, ont su se dépasser. Le show de samedi, avec des musiques de films comme Les Blues Brothers, Sister Act, Barry Lyndon, Grease, la Reine des Neiges et bien d’autres, a remporté un véritable succès auprès des Une véritable chorégraphie a été réalisée par ces spectatrices venues nombreuses. La jeunes femmes motivées de l’association « Autour direction de « Valège », présente pour d’Elles ». (J2R) l’occasion, est assez fière de ces spectacles. Une autre représentation va sans doute être présentée pour la « Saint-Valentin ». r www.journal-deux-rives.com
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Santé publique
Deck 78 : un centre commercial construit sur des terrains amiantés Dans le n°116 du J2R, page 22, nous interrogions l’avenir : « DECK78 » construit sur site amianté mettra-t-il en danger la santé publique ? La réponse est plutôt inquiétante. Les permis de construire pour la création d’un hypermarché et de 90 boutiques, nommé « Deck78 », situé sur les communes de Vernouillet et de Triel-sur-Seine, ont été signés, mais l’insécurité juridique règne et cela ne date pas d’hier : Avant le décès de Jean-Claude Boufferait, président de l’association de commerçants du Val-de-Seine et figure emblématique du tissu économique local, il avait « souligné l’épée de Damoclès » que représente la présence de l’amiante sur le site. En effet, ce projet est prévu à l’emplacement d’une ancienne usine Eternit sur un terrain pollué. Environ 85 000 m3 de déchets amiantés y sont enfouis parfois à moins de 50 cm du sol. Rappelons une déclaration du candidat Pascal Collado aux municipales en mars 2014 : « le gigantisme du projet ne peut que conduire à un fiasco économique lourd de conséquences ». Pourtant, une fois élu maire de Vernouillet, Pascal Collado écrit début avril : « la commune est toutefois relativement favorable au principe du projet ». Bien qu’alerté par l’association «Bien vivre à Vernouillet » sur les problèmes majeurs posés par ce centre, le maire de Vernouillet, P. Collado, a choisi de signer le permis de construire le
18 juillet 2014. M. Joël Mancel, maire de Trielsur-Seine a signé le permis de construire le 11 juillet 2014. Pour mémoire, un incendie de 2 jours pendant les fêtes de fin d’année 2012 a détruit en partie un énorme hangar amianté de 4 000 m2. De nombreuses inquiétudes pour la santé publique ! * les pollutions existantes et plus particulièrement celle de l’amiante avec des craintes pour les ouvriers et les riverains pendant la durée du chantier (2 ans). * un projet sur une zone inondable avec des travaux importants dans le lit majeur de la Seine et le risque de pollution de l’eau potable de Verneuil-Vernouillet. * la santé des salariés de ce centre, des clients et plus particulièrement des enfants. Après lecture du rapport de l’enquête publique des inquiétudes subsistent et les réponses apportées aux observations des particuliers paraissent peu convaincantes. En effet « le commissaire enquêteur considère que le problème de la pollution par l’amiante a été traité du mieux qu’il était possible. » Et il ajoute que « Plusieurs observations mettent en avant que l’amiante – si sa présence est prépondérante – n’est pas le seul polluant existant sur le site, et que de nombreux autres ont été mis en évidence présentant vraisemblablement des dangers. » Un recours en béton Trois associations (Bien vivre à Vernouillet, DEFSIT et l’Association nationale de défense des victimes de l’Amiante ont formé - pendant l’été - un recours contre le permis de construire global qui avait préalablement été signé les
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maires de Vernouillet et de Triel. Cette requête introductive auprès le Tribunal administrativ de Versailles met fin à un secret de polichinelle : oui ce projet de CC « Deck 78 » a de plomb dans l’aile et même s’il aurait pu être prématuré de savoir dans quels sens la cour allait trancher, il est possible d’évoquer déjà les conséquences pratiques de ce recours en béton. D’abord, le temps est un facteur important pour le promoteur, Desjouis, qui avait enduré depuis longue temps pour affranchir les derniers hectomètres de cet épineux dossier. Cela fait dix ans que ce dossier fait débat localement. Face à la baisse constante de la production de nouvelles surfaces les promoteurs reportent allègrement les projets d’un an sur un autre. Selon Christian Dubois, directeteur de Cushman & Wakefield lors de la dernière mise au point sur les centres commerciaux en France, (7 janvier 2015) plus le retard est grand, plus l’incertitude grandit et cela pourrait signifier que « les projets [dans les cartons ou en instruction] ne soient pas bon ! » Autrement dit, cela équivaudrait à abandonner les projets d’une manière élégante. Et si le projet résiste à ce premier choc, il reste des opposants fort déterminés. Le 24 septembre, M. Jean-Pierre Grenier, porteparole de ces trois associations fustige : « En autorisant un projet d’une telle envergure sur un site pollué, les services de l’Etat n’ont peur de rien. Ce combat judiciaire pour une réelle prise en compte de la santé publique, nous allons le mener jusqu’au bout ! Nous ne pouvons pas laisser faire n’importe quoi sur un site aussi pollué. » r
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Hors-les-Murs
élargissement des intercommunalités
Larcher, dernier recours contre le projet de méga-intercommunalité Le président du Sénat était présent aux voeux de Villennes. Michel Pons, maire de Villennes, a terminé son discours par les interrogations relatives au devenir de l’agglomération. La déclaration de Gérard Larcher, qui a répondu à son invitation, laisse un espoir à ceux qui, comme eux deux, ne peuvent pas accepter le contenu et la méthode du projet de regroupement des intercommunalités. Certains maires ont annulé leur traditionnelle cérémonie des vœux pour des raisons d’économie. D’autres, comme celui de Verneuil, l’ont fait en raison du deuil national suite à l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo ; Philippe Tautou affirmait dans son communiqué : « Il me parait indécent et inapproprié d’organiser de telles festivités, où sont réunis un grand nombre de Vernoliens et de personnalités, dont je ne pourrais garantir la plus entière sécurité. » Selon l’habitude de son prédécesseur, le maire de Villennes a été l’un des premiers de notre territoire à présenter ses vœux. A l’issue de son discours du 6 janvier, Michel Pons a remis la médaille de la ville à François Gourdon qui l’avait décernée à de nombreux habitants pendant 25 ans. La nouveauté a été la projection d’une vidéo, réalisée avec « Yvelines Première », qui présente la commune en vantant son cadre de vie préservé et son charme manifeste. Ne pouvant dresser que le bilan des neuf derniers mois, Michel Pons a surtout parlé de la mise en place de son équipe municipale et de l’esprit qui l’anime : souci permanent du quotidien, souci de l’avenir, volonté affirmée de renforcer le relationnel humain, souci de prudence dans la gestion financière et les grands choix. Les incertitudes sur « l’intégration imposée dans une vaste agglomération » Dès le début de son discours, Michel Pons a annoncé : « […] si nous maîtrisons assez largement ce que nous serons et ferons en 2015, au-delà du 24
1er janvier 2016, notre vie communale devra s’organiser dans une situation qui, à ce jour, est pour le moins floue et opaque. » Sur ce sujet, se posant lui-même une question : « Que pensez-vous de cette agglomération nouvelle mouture (400 000 personnes) que certains présentent comme un nouvel eldorado pour tous, une riche nouvelle frontière à atteindre ? », il a apporté cette réponse : « En fait, je ne puis en dire beaucoup parce qu’on ne nous en a pas dit beaucoup. Mis à part quelques éléments de base : - tout d’abord que cette nouvelle agglomération nous est imposée, - que la représentativité de Villennes n’y Décidément Michel Pons, maire de Villennes attire serait assurée que par un membre dans un les feux des projecteurs avec la présence de Gérard Larcher, président du Sénat. (DR) conseil de quelques 145 membres. Au lieu de 4 membres dans un conseil de 52 memne seraient pas pris en compte par le préfet bres dans la CA2RS. de région, pourquoi a-t-il dit : « Gérard LarAutant dire que ceci n’est pas fait pour rassurer cher, président du Sénat, a rappelé à plusieurs reprises les Villennois ni leur conseil municipal qui a émis ces derniers temps le rôle fondamental de la commune bien entendu un avis défavorable en novembre dernier. et de son maire auprès de la population dans le bon Avis sans effet nous avait-on, au préalable, préve- fonctionnement de notre pays et de sa démocratie. Je nus. » ne doute pas que de tels propos dans la bouche du 2e Les différents vœux du maire de Villennes pour personnage de l’Etat puissent ne pas être suivis d’ef2015 seraient difficilement réalisables en 2016, au fets. » niveau de l’intercommunalité envisagée : Les positions du président du Sénat sur - le quotidien : une communauté d’agglo- la réforme territoriale sont connus. Avant les mération, bâtie essentiellement en vue de son élections municipales de mars 2014, il avait développement économique, ne semble pas déclaré, notamment, dans un entretien avec appropriée pour aider à résoudre les problè- le journal « La Tribune »(1) : « L’intercommunames de la vie courante, lité doit être au service de l’action communale et non - l’avenir : si les communes ne gèrent plus l’inverse. » ; il a précisé ses idées dans son inleur Plan Local d’Urbanisme, elles maîtrise- tervention au 97e congrès des maires et des ront difficilement leur développement, présidents de communautés de France, en - le relationnel : l’unique voix de certaines novembre dernier(2). Mais quel est son avis communes ne pouvant plus se faire entendre sur le projet de méga-intercommunalité Seine parmi 145, le dialogue souhaitable ne pourra Aval ? Nous l’avons appris, presque à la fin de plus exister, la soirée, lorsqu’il est arrivé, retardé par une - la prudence : une gestion précise, la ri- réunion qui s’était prolongée au Sénat : rapgueur financière, la modération fiscale et pelant que cette assemblée avait pu, sur son un endettement raisonnable, qui n’ont pas initiative, faire maintenir les départements, été démontrés dans un regroupement de 12 il a donné plusieurs raisons d’opposition au communes, seraient-ils mieux obtenus dans regroupement de six intercommunalités enviun ensemble six fois plus large ? sagé. Il a déclaré qu’il ferait tout ce qui en son pouvoir pour empêcher ce projet. r Gérard Larcher, opposé (1)http://www.latribune.fr/blogs/la-tribune-desà l’intercommunalité de 400 000 municipales/20140219trib000816151/l-interPendant le cocktail qui a suivi le discours communalite-doit-etre-au-service-de-l-actionde Michel Pons, certains se demandaient, communale-et-non-l-inverse-gerard-larcher.html http://www.amf.asso.fr/upload/files/intervention_Laralors qu’il semble penser que les avis des élus (2) cher.pdf www.journal-deux-rives.com
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Sports
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Cross
Erwann Le Gal vainqueur Junior du cross des Yvelines Dimanche 11 janvier 2015 s’est déroulé le championnat de cross-country des Yvelines à la base de loisirs du Valde-Seine, organisé par la ville des Mureaux. Nicolas Joseph de l’AS Poissy est arrivé premier chez les Seniors en 35’59 et Cécile Chevillard de l’Ouest Yvelines chez les femmes en 16’59. Le club VO2 Rives de Seine ne cesse pas de nous étonner.... Malgré le froid et le vent, rendant les courses très difficiles, et les événements que la France a traversés, de nombreux compétiteurs sont venus participer au Championnat de cross-country des Yvelines sur la base de loisirs du Val de Seine. La ville des Mureaux a mis le paquet pour la réussite de cette épreuve importante pour le cross, une discipline sportive faisant appel à un esprit d’endurance et d’équipe. Toutes les catégories sont représentées au championnat départemental. Chez les séniors, Nicolas Joseph de l’AS Poissy Athlétisme a remporté l’épreuve. Par voie de conséquence, son club est arrivé premier par équipe. Et chez les femmes, Cécile Chevillard de l’Ouest Yvelines Athlé est arrivée première au podium. Cependant, ce n’est pas son club qui a remporté la coupe par équipe mais La Foulée de Saint-Ger-
main-en-Laye. Chez les vétérans, c’est Sylvain Mouquet qui a remporté l’épreuve et son club Rambouillet Sport qui a ainsi décroché la coupe par équipe. Etonnant VO2 Rives de Seine ! Grâce au travail rigoureux de Philippe Lebreuilly, entraîneur des jeunes compétiteurs, trois athlètes sont champions des Yvelines ! Sarah (poussine) et Anaïs (benjamine) conservent leur titre avec beaucoup de brio et permettent à leurs coéquipières de remporter le titre par équipe avec Loan 5e, Charlotte Podium des Juniors garçons:1 :Erwann Le Gal du club Vo2 Rives de Seine, 2 : Florian Dupré du club EA Saint6e, Diane 30e chez les Poussines Quentin-en-Yvelines et 3 : Adrien Jamet de Vo2 Rives et Margot Thomas-Gatel 3e, Leïla de Seine. (Photo D. Delerin pour le J2R) 6e, Chloé 7e et Zéphyrine 8e chez les Benjamines. Chez les Juniors garçons, c’est En mémoire Erwann qui remporte le titre de haute lutte avec Vers midi, lors de la remise des prix de notamment son coéquipier Adrien 3e ! la catégorie cadette, remportée par Marine Erwann Le Gal est qualifié pour le ChamVetillard de l’AS Poissy Athletisme, une mipionnat régional de cross-country , où il chernute de silence a été observée, en mémoire chera la consécration(1). Grâce à Paul 16e, Etienne des dix sept tués des attentats, en présence 17e et Alban 22e, l’équipe junior de VO2 Rives de d’un représentant du comité départemenSeine est vice championne départementale ! tal d’athlétisme des Yvelines et de Bernard Au final, VO2 Rives de Seine obtient seize Durupt,1er maire-adjoint des Mureaux. podiums dans ces championnats départemenLe dimanche 25 janvier, se déroulera le taux, 8 en individuels (dont 3 victoires) et 8 par Championnat régional de cross-country équipe (dont 3 victoires également). (zone ouest Île-de-France) sur la même Un grand bravo à toute l’équipe et à tous base de loisirs de Verneuil-sur-Seine. r les parents qui encouragent la petite équipe qui (1) WEBTELE 2R : http://www.dailymotion.com/video/ monte dans les Deux Rives ! x2ek4jr_cross-country-des-yvelines-2015_sport
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un jour un livre
Coup d’Etat contre les départements et la fonction publique du XXIe siècle Ces deux ouvrages vont à l’encontre des idées largement répandues sur la réforme territoriale.
Le Président de la République a entrepris, sous couvert de simplification, une réforme territoriale d’une ampleur inédite. La raison en serait évidente : depuis trente ans, le millefeuille territorial aurait engendré un monstre dépensier et inefficace. Le salut du pays viendrait désormais de la suppression des départements, et du découpage de l’Hexagone en 13 régions improbables, résultats d’obscurs arbitrages. Mille-feuilles ou tarte à la crème ? Et si ce discours apparemment si limpide était une véritable supercherie, un véritable coup d’état technocratique, utilisé comme un argument de communication ? Sénateur et Président du Conseil général du Val-de-Marne (PCF), Christian Favier lance l’offensive et défait dans un livre publié et intitulé : Coup d’Etat contre les départements, un à un les mythes de cette réforme : - le millefeuille, métaphore pâtissière qui camoufle la richesse des réseaux de la démocratie locale, - la prétendue taille critique de collectivités promises à l’obésité qui efface leur histoire singulière - la dépense publique diabolisée qui rétrécit l’investissement public pour l’avenir, - la simplification administrative qui recentralise et éloigne l’administration des citoyens.
Les affirmations sur lesquelles repose cette réforme sont en fait des lieux communs, des idées reçues ou fausses évidences, véhiculées notamment par des technocrates qui ne connaissent rien de la réalité de l’action publique décentralisée. Contre les raccourcis, Christian Favier privilégie la pédagogie, l’explication et la démonstration, éclairées par son expérience d’élu de terrain. Son livre est une défense de la démocratie locale, démocratie de proximité, un plaidoyer pour le développement d’une démocratie de terrain ajustée aux besoins des habitants, à la parole des citoyens et aux défis auxquels les territoires sont confrontés. Christian Favier démontre que les départements sont un échelon indispensable. Il veut contribuer à redonner sens et substance au débat public, permettre la confrontation d’idée pour permettre à chacune et à chacun d’entre nous de comprendre ce qui se joue autour d’une telle réforme qui remettrait en cause un bien commun irremplaçable : la démocratie locale. Ni plus ni moins... Ressusciter la fonction publique ? À l’heure où le discours dominant fait du marché l’alpha et l’oméga de la vie économique et sociale, le service public a-t-il encore un sens et un avenir ? Les missions des fonctionnaires sont-elles condamnées à se rabougrir sous la pression du dogme de la réduction des déficits publics ? Est-il envisageable de construire les services publics que le XXIe siècle appelle ? Deux acteurs majeurs de la fonction pu-
blique française s’attaquent à répondre à ces questions en mettant en perspective la fonction publique. Un livre de référence né du croisement de leurs expériences et des réflexions qu’ils en ont tirées pour comprendre et penser la fonction publique de demain dans son ensemble. En prenant à bras-le-corps ces questions, les auteurs de La fonction publique du XXIe siècle restituent à un large public les éléments historiques et actuels qui donnent sens au travail et au statut des cinq millions d’agents employés par l’État, les collectivités territoriales et les hôpitaux. Anicet Le Pors et Gérard Aschieri proposent une vision dynamique de la fonction publique : au service de la société, elle est un outil décisif pour traduire dans le quotidien ses idéaux de liberté, d’égalité, de justice et de sauvegarde de la planète. Ce livre souhaite faire oeuvre de pédagogie sans dogmatisme et sans dissimuler les débats pour dire ce qu’est la fonction publique et pourquoi elle existe ; la replacer dans une perspective historique et mettre en lumière les problèmes et les débats actuels pour que chacun puisse se faire une idée sur les évolutions nécessaires au-delà des dénigrements habituels tendant à présenter les fonctionnaires comme des privilégiés. r (1) «Coup d’Etat contre les départements» de Christian FAVIER, Editions de l’Atelier, 10 euros - 160 pages (2) «La fonction publique du XXIe siècle», Anicet Le Pors et Gérars Aschieri, Editions de l’Atelier - 232 pages.
Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73
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La mémoire des 2 Rives
Le Pincerais, ancienne région de Poissy et Saint-Germain-en-Laye à Bonnières A l’époque des Gaulois et des Mérovingiens, le Pincerais était une « région », dont la cité pisciacaise était la capitale ; sa dimension transversale était proche de celle de l’éventuelle méga-intercommunalité qui s’étendrait de Conflans-Sainte-Honorine à Bonnières. Dans la perspective de la réforme territoriale en cours, nous la remettons en mémoire.
Cet article ne concerne qu’une partie de la communauté d’agglomération 2 Rives de Seine, le fleuve constituant une frontière de l’entité territoriale qu’il présente. C’était l’une des raisons de l’opposition de certains habitants des communes de la rive gauche à leur entrée dans la CA2RS, lorsque le choix était possible. Mais ceci est déjà du passé. L’origine gauloise Le Pincerais était une région que nos ancêtres les Gaulois situaient dans la large vallée, que la Mauldre, se jetant dans la Seine à Epône, a creusée dans les coteaux du fleuve entre la proche banlieue parisienne et, à l’Ouest, la vallée de l’Eure. Il incorporait aussi la vallée de la Vaucouleurs, rejoignant la Seine à Mantes, qui s’appelait la Madrie. La Seine était sa limite au Nord et la contrée de Rambouillet marquait le Sud. Sa capitale était Poissy. Chaque « pays » (du latin pagus), parmi les 230 que comptait la France vers l’an mille, avait ainsi ses limites naturelles. Le Pincerais constituait la partie Nord du vaste territoire qu’occupait la tribu des Carnutes. Celui-ci descendait vers le sud jusqu’à la vallée de la Loire. Riche des plaines fertiles de la Beauce et de la giboyeuse forêt d’Yveline, il avait pour capitale Chartres (Autricum). Le mot Pincerais dérive du gaulois Pinciacum ou Pisciacum (et autres variantes d’une époque pas très douée pour l’orthographe), qui s’appliquait, comme en général, à la ville principale et à sa région. Le suffixe –acum, extrêmement
répandu en Gaule, signifie « habitation de ». Selon les différents dialectes régionaux, il s’est contracté souvent en –y en terre d’oïl, comme pour Poissy, en –ac en terre d’oc (Figeac) ou parfois encore en –aix, -eux… Le préfixe dérive probablement des noms propres courants Pinsius ou Piscius, comme Victorius pour Vitry, Magnus pour Magny, Sergius pour Cergy... Mais certains y voient des mots gaulois comme pen ou pin (montagne) et say ou si (forêt). Le Pincerais, au cœur France Clovis et Charlemagne avaient réussi à dominer des territoires vastes comme l’Europe de l’Ouest, mais à chaque succession il y avait partage puis reconquête de la suprématie. Le Pincerais, dans cette permanente bousculade des territoires, s’est ainsi trouvé successivement faisant partie d’un royaume d’Orléans (511), de Paris (561), de Neustrie (575), de Francie Occidentale (843). Les rois Mérovingiens aimaient déjà chasser à partir d’une résidence royale à Poissy. Le Pincerais est resté presqu’en permanence et en grande partie en possession directe des rois, sans comte intermédiaire, mais confié à un chevalier dans une châtellenie, pour un rôle principalement militaire. Le déménagement graduel vers Saint-Germain-en-Laye date du XIIIe siècle. Mais revenons en arrière. L’intrépide rhénan Robert Le Fort, appelé d’urgence pour diriger l‘ost royal et contrer les sanglantes attaques des Vikings, fut nommé « marquis » (ce qui veut dire comte des marches, zones frontières) de Neustrie (861). Quatre générations de Robertiens plus tard, Hugues Capet fut élu roi. Il avait hérité du comté de Paris et, parmi d’autres, de divers domaines disséminés en Pincerais. Son fils, Robert II le Pieux, attribua le Pincerais au Comte de Meulan, pour bons et loyaux services (1030). Philippe II Auguste, le récupéra, pour le punir de sa trahison envers les Plantagenets (1204). Le Pincerais, fondu dans la région parisienne, a cessé alors d’exister en tant que région politique. Le pape du Pincerais L’appellation Pincerais s’est, toutefois, perpétuée jusqu’à la Révolution française, l’Eglise l’ayant donnée à un archidiaconat, qui regroupait le doyenné de Poissy et celui de Mantes. de l’histoire de
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La carte du Pincerais la mémoire de Villennes).
(Association ACV,
Les évêchés ont dû adopter alors le nouveau découpage politique de la France en départements et l’archidiaconat a disparu. Titre de gloire : un archidiacre du Pincerais est devenu pape ! L’Italien Benedeto Caetani (1235-1303) a occupé la place. On pense qu’il fut envoyé en France pour récolter des fonds pour les croisades. Après avoir été avocat et notaire du Pape à Rome, il fut nommé cardinal et élu sous le nom de Boniface VIII (1294). Il a canonisé Louis IX (Saint Louis) en 1297. Ce pontife ambitieux voulait dominer les rois. Philippe le Bel, après avoir essayé en vain de le faire destituer par un concile, l’a fait emprisonner par ses troupes. Délivré par la population, il devait mourir peu après des mauvais traitements reçus. Le Pincerais, aujourd’hui A notre époque, le nom Pincerais a été choisi pour désigner, notamment, une chorale, une librairie, une parfumerie, une place et une rue. Il n’a, toutefois, pas été utilisé, une troisième fois, pour baptiser un territoire, tel que l’un des regroupements de communes, récents ou futurs ; notre ancien « pays », qui s’étendait jusque vers Versailles et Dreux, était trop étendu pour cela ... Le nom Pincerais n’était-il pas plus significatif que «Seine Aval» ? r
André Carpentier et Michel Kohn
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Art dramatique
Hamlet et Macbeth A la Cartoucherie de Vincennes deux pièces de William Shakespeare sont à l’affiche cette saison : HAMLET mise en scène par Daniel Mesguich et MACBETH mise en scène par Ariane Mnouchkine. Deux styles différents nous sont offerts par ces grands artistes dont on suit le travail depuis des décennies. Daniel Mesguich professeur pendant plusieurs années (il a été directeur du Conservatoire de Paris), occupe une place particulière dans le Théâtre Français. Ses mises en scènes sont très personnelles en utilisant une lecture qui lui est propre et il n’hésite pas souvent à revoir les textes qu’il nous propose dans ses mises en scène. Sa façon de faire du spectacle sur la scène est une vraie œuvre indépendante qu’on aime ou pas mais qui a le mérite d’interpeller le spectateur –parfois de manière provocatrice. Il reste souvent inventif loin des mises en scènes conventionnelles au gôut du jour. C’est vrai avec l’auteur anglais de Strafford on Avon, on peut se permettre des digressions, même des agressions pour monter ses pièces en leur donnant une vision atemporelle que permet les Grands Textes indémodables du Théâtre Elisabéthain. A chacun sa vision, a chacun son style pour refaire vivre
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« Mettre en scène Hamlet c’est mettre en scène le Théâtre », explique Daniel Mesguisch (DR)
les pièces de l’auteur anglais. Le « Complexe d’Œdipe »
n’est pas bien loin
Hamlet est interprété par son propre fils, ayant l’âge du rôle, William Mesguich, vêtu de noir comme il se doit, jouant avec un ballon pendant plusieurs minutes dans ce fameux palais d’Elseneur au grand dam de la Cour Danoise. Il semblerait qu’il ne veut pas vieillir. Jeux d’adolescent attardé ou simplement point de repère d’une lecture issue de la psychanalyse freudienne, la pièce
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qui occupe de « la Mort du Père » à travers les épousailles de sa Mère avec son propre oncle-lui-même assassin de son Frère le Roi du Danemark, et père de Hamlet. C’est vrai qu’ici, le « Complexe d’Œdipe » n’est pas bien loin dans les propos du texte de Shakespeare. Mais au-delà de cette remarque l’Hamlet de Mesguich « est un tout, une marque dans le sillage de voir un travail élaboré par un artiste complet qui monte ici son quatrième Hamlet, car il se propose de remettre aux feux de la rampe tous les dix ans cette pièce qui l’obsède.» « Mettre en scène Hamlet, c’est mettre en scène le
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Art dramatique Théâtre » écrit-il dans le programme distribué à la caisse du Théâtre de L’Epée de Bois. Est-ce pour cela qu’il fait du théâtre depuis plus d’une quarantaine d’années ? Pour Daniel Mesguich, c’est la pièce la plus « vide » de tout le répertoire, une sorte de trou noir qui aspire pour tuer tout l’Art du Théâtre, tous les codes que l’on lui connaît .Il veut par cela montrer que le Théâtre est le lieu du possible mais lui reste aussi l’impalpable, la découverte ou encore plus de la redécouverte, à charge de voir et de distinguer l’essentiel dans l’action . Hamlet est la pièce qui se préoccupe d’enseigner le néant avec des codes de l’inconscient. Même si l’on bouscule le rythme narratif du texte, il reste quelque chose de grand dans cette entreprise shakespearienne. Même le vieux conseiller du roi, Polonius est traité en ridicule, grimé comme un acteur sorti des opérettes du Chatelet, alors que le rôle est le sein dans la pièce, nous enseigne qu’en grand psychologue Il donne à son fils les conseils de la bien saillance et du savoir vivre. Est-ce ainsi que les vieux se ridiculisent ? Pour Ariane Mnouchkine, dans son théâtre, son Macbeth est une fête à la fois joyeuse et cynique. D’abord les décors sont comme d’habitude toujours ingénieux et qui occupent comme il faut l’espace scénique du grand plateau où joue une vingtaine d’acteurs. Le Théâtre du Soleil illumine ce Macbeth si particulier, si personnel et si déroutant qui se réfère a notre épique époque. C’est du grand Mnouchkine ! Est-ce du cirque ? Est-ce du théâtre que cette femme âgée de 75 printemps nous propose chaque année dans une nouvelle fa-
randole d’inventivités ? Elle montre que l’art du spectacle vivant lui sert tout entier de chaudron pour son imagination. A chacune de ses mises en scènes et cela depuis des dizaines d’années, elle démontre que le théâtre est d’abord un lieu de vie, un lieu de rassemblement. Une ouverture en quelque sorte. Ici, on distingue ainsi que le spectacle est total appuyé par un grand texte et non des moindres -(Thank you Sire Shakespeare !). La musique et les bruits sont plus que de l’accompagnement, ils sont à juste titre un élément aussi important que le déplacement des acteurs en phase de jouer le texte respectant le drame. Là, il s’agit de Macbeth et sa Lady ensanglantée par les meurtres qui profitent à l’ambition de son criminel de mari. Les salauds sont en smoking Certes ce Macbeth est vu par un carnaval moderne respectant le texte à la lettre, le texte d’origine, supposé bien connu. Mais pendant plus de quatre bonnes heures que dure la représentation on ne s’ennuie point ; bien au contraire, on vit chacun une aventure en regardant ce spectacle bourré d’idées et de trouvailles de mise en scène. Tous les personnages sont vêtus en costumes modernes. Les salauds sont en smoking et portent haut et le verbe et l’allure. On leur attribue la rigueur de leur rôle a travers le texte et non pas dans le jeu qui reste acrobatique pour centaines scènes. On plie et déplie souvent de grands tapis, on déplace des ordinateurs, des tablettes vidéos, devant des écrans TV dans un salon de riche. On reste dans cette provocation de la modernité acceptée peut-être que le texte trouvera son essence dans la bouche
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des acteurs ? Macbeth est jeune et beau dans ce labyrinthe de cauchemar et de sang. Son illustre femme a beau se mettre à se laver les mains elles restent rouge-vif, empruntes de remords et de désespérances. La mort rode c’est un fait mais elle est de cette farandole, certes une invitée de marque. On trouve cela dans les films de Bergman. Notre temps moderne est ainsi résumé à travers les mots de cet incroyable génie anglais. Mnouchkine, imprégnée d’une vie consacrée au Théâtre, met en scène ce théâtre inventif et réfléchi d’une saveur métabolique loin de tout cliché et de facilité si commun ailleurs mais pas à Vincennes. Elle est chez elle dans ces lieux qu’elle a crée de Rien. Le public se bouscule Le public se bouscule pour voir ce Macbeth quitte à ne pas trouver ses repères habituels. Les sorcières sont monstrueuses, masquées mais bien humaines, elles annoncent le vrai-faux futur de ce malheureux Macbeth qui croit à leurs prophéties de pacotilles. Un drame qui se règle à coups de fusils, une forêt qui bouge, qui se déplace par magie, une mère qui enfante, alors qu’elle est morte, et la vengeance des preux sur le corps de Macbeth l’usurpateur…. Tout cela dans un passage à l’acte, le moment de voir ce que l’Homme est capable de faire uniquement pour garder le pouvoir sur les autres hommes, ses semblables. Un soir, avec un spectacle magnifique et magnanime à voir à tout prix si vous avez la chance d’avoir un place vu le succès de cette entreprise. Bravo Ariane ! r
Michel Fargeon
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Exposition de l’Académie des Peintres de l’Abbaye
Les arbres ont inspiré les «Peintres de l’Abbaye» Le Salon 2015 de l’Académie a commencé le 17 janvier et va durer jusqu’au 1er février, au château de Villiers à Poissy. Ce XXXVIIe Salon a pour thème l’arbre. Depuis des millénaires, ce symbole universel fascine l’homme, le chasseur, l’artiste : qu’il soit naturaliste, mythologique, mystique ou symboliste. Cet universel de la croissance et de la complexité a toujours permis au poète des analogies multiples, simples ou complexes, en joignant le ciel et la terre, tel Hermès, il fait le lien entre le monde souterrain et celui de la vie, et bien au-delà. De nombreux talents ont répondu à cette invitation de l’arborescence, par de multiples techniques, par de multiples registres, et autant de couleurs. Trois prix seront décernés : le prix de la mairie de Poissy, le Prix du public et celui de l’Académie des Peintres de l’Abbaye. Falek, le sculpteur des arbres invité, se présente «Sculpteur professionnel, spécialiste d’œuvres monolithes en bois de tailles monumentales et de réalisations en direct devant le public, je travaille dans cette inspiration des lieux de nature et de relations humaines depuis 1997. Le propre de mon travail d’artiste est d’imaginer, interpréter, créer et retranscrire un regard à travers les émotions et les sentiments, et parfois réinventer un monde ou un environnement, en fonction d’un lieu,
Affiche du Salon de l’Académie des Peintres de l’Abbaye de Poissy. (DR)
d’un thème, d’un matériau, de leur histoire et de leur prolongement. Créateur du «Parc Grandeur Nature», situé à l’étang du Corra en forêt de Saint-Germain-enLaye, j’invite le public à partager tout un monde original de créations et à découvrir l’art et la nature autrement. Différentes propositions autour de la sculpture les accueillent : colosses aux frontières de sens nouveaux, créations et installations symboliques et fi-
4 rue du Général Leclerc 78570 Andrésy
Tél : 09 53 54 64 10 - mobile 06 15 92 51 92 courriel : atelierstyles78@gmail.com
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guratives, accueil personnalisé au sein d’un atelier vivant qui aborde le cheminement de la création à travers les matières, les outils, l’inspiration... Enfin, la transmission et le partage étant des choses essentielles dans mon univers, je propose aux enfants des activités ludiques et pédagogiques au sein de dix «Jardins de la pensée» pour qu’ils puissent manipuler et découvrir leurs pouvoirs de création au sein d’espaces à leurs attentions.» r
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Vite une table ronde ! «Octuor-sur-Seine» Trek’ïle d’Andrésy : Depuis le 11 décembre 2014, Hugues Ribault, maire d’Andrésy et son adjoint Alain Mazagol tentent de convaincre tous du bien fondé du projet Trek’île, projet d’extension du parc naturel de l’Île Nancy. Mais, certaines inquiétudes ont émergé; un collectif vient de se créer... sans oublier les arrière-pensées politiques. Lionel Wastl, conseiller municipal d’opposition a fait remarquer à juste titre : « Aucune étude préalable n’a été présentée sur les éventuelles conséquences d’un grand accroissement de la circulation et du besoin en stationnement dans le centre-ville, pour accéder à l’île. »... En plus pour lui, le projet est très coûteux pour la ville et par conséquent il a émis des réserves : « Notre plus grande réserve qui nous a amenés à voter « contre » ce projet en Conseil municipal, c’est son coût financier : 1 500 000 €. » Le coût pour la ville sera au minimum de 420 000 € HT (hors subvention). Il peut monter jusqu’à 700 000 € HT, si Andrésy n’obtient pas certaines subventions encore non attribuées. Mais le maire avance l’argument que le projet de l’île Nancy, qui coûterait environ 1,8 Millions €, sera financé à la hauteur de 50 % par le conseil général des Yvelines, à 30 % par le conseil régionale Ile-de-France et à 20 % par la municipalité d’Andrésy. Les socialistes andrésiens demandent plutôt des «aménagements modestes, moins coûteux», qui ne défigureraient pas le site. Les colistiers de Virginie Muneret sont aussi opposés à ce projet dans une période d’austérité budgétaire. Entre lettres ouvertes, pétitions, tracts, il serait sain de consacrer une soirée à la tenue d’une table ronde pour poser tous les arguments sur la table et sortir de cette impasse par le dialogue. r
Président autiste ? Super-agglomération : Philippe Tautou, président de la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine et maire de Verneuil, a donné une conférence de presse le 19 décembre au « Chateau Ephèmère » de Carrières-sous-Poissy. Pour lui, le débat du périmètre de la superagglomération est clos : « Le périmètre n’est plus le sujet ! » Une prestation sans égale dans les annales de l’intercommunalité dans le Vallée de la Seine... malgré les avis défavorables de 74 communes qui se sont exprimées contre le projet du préfet de Région. Un président autiste ? Pas de doute ! Il a plutôt le sentiment d’anticiper... mais anticiper quoi ? Pour aller où ? Voilà une double question pour l’année 2015 ! Quant à l’analyse de M. Tautou, trois points sont ressortis. D’abord, le périmètre n’est plus en dé-
bat, mais le contenu de la super-agglomération qui s’est fait « à marche forcée ». Comment faire pour informer la population ? Comment faire avec des délais tellement courts qui risquent de poser des problèmes à la constitution formelle de cette super-agglomération (fin septembre 2015). Ensuite, la faute est au gouvernement et à sa précipitation depuis janvier 2014 (loi Maptam oblige). Mais le président n’a pas peur de sa propre contradiction : « J’étais toujours favorable à une grosse agglomération ! » expliquait-il dans son exposé de motifs. On pourrait faire autrement et mieux se concerter avec les élus de base et avec la population (notamment les 95 000 habitants de la CA2RS !), mais « le gouvernement a tout verrouillé ! » L’impuissance du politique est criante ici dans la vidéo ci-dessous qui démontre par l’image le vieux adage : « On a les élus que l’on mérite ! » r WEBTELE 2R : http://www.dailymotion. com/video/x2dq3pe_philippe-tautou-exhorte-les-elus-a-adopter-le-perimetre_news
Pompiers solidaires Don à l’Ordre des pupilles et orphelines : Les pompiers de l’association RBMA ont fait un don le 16 décembre à l’association Ordre des pupilles et orphelins. La cérémonie a eu lieu à la caserne de Chanteloup-lesVignes devant une parterre d’élus et de personnalités locales. Le capitaine Cyrille Buttez a ouvert à cette occasion les portes de la caserne de Chanteloup pour honorer l’action de l’association RBMA qui a récolté plus de trois mille euros, montant transféré à l’association des Ordre des pupilles et orphelins. Gérard Leblanc, président de la RBMA, a souligné la nécessité de donner aux orphelins des pompiers de France car « cette année les besoins se sont accrus ». Il est essentiel d’accompagner ces êtres qui sont dans la détresse et dans la difficulté après la disparition des pompiers morts en action. En outre, Thierry Launay, président de l’Ordre des pupilles et orphelins, a remercié tout cet élan de solidarité malgré la crise : «[la solidarité] continue à être une valeur prédominante dans notre société » a conclu, à juste titre, M. Launay. r
La confusion règne Fabienne Devèze, maire de Morainvilliers va droit au but : Absente lors du débat du 5 novembre à Villennes, Madame Fabienne Devèze, maire de Morainvilliers (3.500 habitants) fait néanmoins le tour de cette question dans l’éditorial de novembre sur le site internet de sa commune. En exprimant ses propres interrogations, Fabienne Devèze permet aux lecteurs du J2R de réfléchir aux www.journal-deux-rives.com
conséquences de cet élargissement.. « Je ne me suis pas cachée de la réaction de révolte ressentie du fait des choix que l’Etat nous impose littéralement sans respect du temps de réflexion nécessaire à l’étude d’un tel changement. Le développement économique de la Vallée de la Seine indispensable à l’emploi et à nos richesses ne peut-il reposer que sur une structure très importante ? La réalisation des infrastructures sans lesquelles tout le trafic de la région ne cessera de s’engorger ne peut-elle être négociée qu’à cette échelle ? Sommesnous capable, sur un territoire aussi important, de gérer de manière réactive et économe les services de proximité que nous avions confiés à l’intercommunalité ? Ou au contraire, faut-il les reprendre pour partie en gestion communale? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles nous devons répondre dans la précipitation tout en tenant compte des règles du jeu imposées telles que la pénalisation économique des intercommunalités peu intégrées. Autrement dit, pour fixer le montant des dotations de l’Etat et des fonds de péréquations, l’Etat favorise les intercommunalités qui captent le plus de compétences. Faut-il faire fi de cet élément alors que le gouvernement ne cesse de nous prévenir que ses contributions ne vont cesser de diminuer ? Pour décrypter les motivations des communes qui se sont déjà prononcées, on ne peut se baser sur leur taille, ni bien sûr, sur l’orientation politique des équipes municipales. C’est, je trouve, la plus grande confusion qui règne sur ce point à l’heure actuelle. » r
Morange contre Bédier Méga-intercommunalité : Connaître l’avis du député-maire de Chambourcy, Pierre Morange, nous est rendu possible grâce aux bons offices du J2R. D’abord, le député-maire ne croit guère à la faisabilité politique de ce conglomérat des communes. Comment faire quand l’architecte-en-chef, Pierre Bédier « aurait expliqué aux cadres de l’UMP que l’intercommunalité n’est pas la bonne solution ? » Ce dessein administratif [étatique et régional] est « aussi celui de Pierre Bédier ». Au contraire, il fallait, selon Pierre Morange, développer les liens dans le cadre rodé des « contrats de développement territorial ». Le seuil de 200 000 habitants est un seuil technocratique mais pas de tout politique... Ensuite, le principe de la libre administration des collectivités doit primer. Ce sont les communes qui doivent se prononcer d’ici à 2015. De toute façon, pour le député-maire, « on a les leviers d’aménagement tels l’OIN, les schémas directeurs, les plans de déplacement, etc... » alors pourquoi complexifier la donne pour une hypothétique économie d’échelle qui ne sera pas au rendez-vous avant dix ou quinze ans. « Il aurait fallu ajuster et non pas rendre cette réforme irrémédiablement compliquée » a-t-il conclu. r 31
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