Le
JOURNAL des deux rives
OCT-NOVEMBRE 2014
3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 119
Le dessinateur Cabu (à d.) a dédicacé ses ouvrages le 8 novembre dans le cadre du Festival Blues sur Seine. (page 33)
Intercommunalités, où allons-nous ? Environ 200 personnes se sont déplacées le 5 novembre pour un débat sur la réforme administrative et territoriale qui conduit au regroupement des intercommunalités. Le J2R a lancé une série de débats sur cette question qui affectera - quelle que soit l’issue l’avenir du territoire Seine-Aval. Les maires des communes sont devant un choix structurant et décisif pour l’avenir du territoire : restructuration des services, devenir des projets en cours, extension-fusion de six intercommunalités allant de Conflans-Sainte-Honorine à Mantes-la-Jolie. Regrouper 74 communes (plus de 400 000 habitants) est-ce la bonne réponse au problème posé ? (J2R)
Carrières s/Poissy
orgeval
Parc du Vexin
Une catastrophe écologique se profile !
Construire du logement social, l’opposition renâcle !
« Non à la PIG ! Non à Calcia »
Parc du Peuple de l’Herbe : après un surcoût de huit millions d’euros... ce parc devient une catastrophe écologique. Il ne restera que de l’herbe ou presque. Tout un écosystème a été ravagé ! page 11
Les élus de la majorité orgevalaise ont accepté le 14 octobre sans broncher 100 % de logements sociaux sur près de 3,5 hectares. Mais l’opposition a fort bataillé contre cette décision. page 14
Samedi 11 octobre 2014, une manifestation a été organisée par les opposants à l’extension des carrières du groupe Calcia à Brueil-en-Vexin. Deux élus verts font bloc ! page 26
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LE JOURNAL DES
F
éditorial
oct-novembre 2014
Mensonge écologique
orce est de constater que les promesses faites à l’époque par nos élus grâce à la communication de l’ancien maire de Carrières-sous-Poissy, de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) et du Conseil général des Yvelines pour justifier ce projet n’étaient fondées que sur des mensonges tel que l’empêchement du projet de l’A104 alors que l’avis de l’autorité environnementale prévoit bien qu’elle passe sur le parc... Ni naturel, ni écologique, sans protection de la faune et de la flore, le futur parc sera bien un parc artificiel ; installé en grande partie sur des terres polluées qui seront recouvertes soit par du béton soit par de la terre saine qui ne le restera pas longtemps car aucune dépollution du site n’est prévue...
continue il ne restera que de l’herbe ou presque... ce sont au moins 250 arbres (peupliers, acacias, arbustes..) qui ont été arrachés. Le vice-président du Conseil général avait pourtant confié à l’ASAEECC « votre vie à Carrières » que sur les 150 arbres prévus seuls 80 seraient « éliminés », en ajoutant que s’ils avaient été des chênes il en aurait été peut-être autrement ! Ce ne sont pas des propos témoignant de la préservation de la faune et de la flore ainsi que de la biodiversité ! Mme Ghislaine Senée, Conseillère régionale, est intervenue en commission d’aménagement du territoire sur le sujet, parlant d’une « catastrophe écologique » ; d’ailleurs les services de la région se sont déjà déplacés sur le parc afin de produire un rapport.
Le coût de ce parc n’a jamais cessé d’augmenter depuis le début des travaux puisque nous sommes passés de 17 millions d’euros à 25 millions. Alors, n’en déplaise au président de la CA2RS M. Tautou, l’utilisation des fonds européens, ceux du Conseil régional, du Conseil général et de la CA2RS ne sont pas des gages de la préservation de l’environnement du Parc du Peuple de l’Herbe. Dans l’avis de l’autorité environnementale était indiqué que le projet situé en zone inondable devait prendre en compte les prescriptions du PPRI Seine et Oise (Plan de prévention du risque inondation). Les mouvements de terre liés aux aménagements paysagers respecteront un équilibre entre déblais et remblais, afin de conserver le champ d’expansion des crues.
Mais de quoi s’agit-il quand on vous parle de pollution : ce sont des hydrocarbures aromatiques monocycles (benzène, toluène, éthylbenzène et xylène), des composés organo-halogénés volatils (allergènes substantiels et hautement réactifs), hydrocarbures aromatiques polycycliques (forte toxicité). Pourtant, rien n’est prévu pour dépolluer le site dans les recommandations étonnantes d’un service technique de l’Etat, la DRIEE. En effet, cette dernière a donné dans son avis du 28 septembre 2012, des solutions douteuses comme d’ajouter de la terre de 30 à 150 cm ou du béton, ce qui bloquerait les pollutions sous cette terre saine... cela nous rappelle un peu le nuage de Tchernobyl !
Nous n’avons constaté aucun équilibre jusqu’à maintenant, bien au contraire puisque la terre déblayée, d’une hauteur d’un mètre cinquante par rapport au niveau de la Seine, a été reversée en grande partie dans l’étang de la Galiotte. Tout un quartier de Carrières pourraient subir les conséquences de ces aménagements lors d’une prochaine crue, tant redoutée par les spécialistes. Beaucoup de jeux de mots ont été prononcés sur le nom de ce Parc mais enfin, compte tenu de la déforestation, il est parfaitement choisi car si cela
La fabrique 21 « portes ouvertes »
Appel de Limay 13 octobre
On prévoit entre 300 et 500 000 visiteurs dont la plupart du temps des écoles avec vos enfants qui viendront sur les terres où les polluants viennent d’être retournés, où la faune et la flore auront été bouleversées, voire complètement détruites dans les zones aménagées. Au vu de ce constat accablant, nous espérons que les principaux acteurs de ces travaux arrêtent de nous mentir et prennent leurs responsabilités pour que ce parc ne présente aucun danger sanitaire pour les visiteurs et garantisse la protection de la ville en cas de crue. r La Rédaction
Lauréat des « Réussites emplois » 16 octobre www.journal-deux-rives.com
Inauguration du Panier du Portugal II
Réouverture du Restaurant « Chez Nous » 3
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SOmmaire
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Journal des 2 Rives - édition de la Boucle
ÉDITORIAL Mensonge écologique
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Interco’
Elargissement des intercoms
Le choix cornélien : entre contrainte ou opportunité
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Scindons la superagglomération afin d’éviter une nouvelle fracture !
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actualité locale Andrésy
Charvaux : la guerre des boulangers Quel urbanisme pour demain ?
Carrières s/ Poissy
Une catastrophe écologique se profile ! 10e congrès des Conseils de sages Documentaire : « Banlieusards Chanteloup-les-Vignes, 40 ans d’histoire » Le Relais a fêté ses vingt ans dans les Deux Rives ! Construire du logement social, l’opposition renâcle ! Bricorama s’installe à l’ouest de la route des Quarente sous Joris Pfaff, « Meilleur torréfacteur de France » Pierre Grossin : « Révoltez-vous, citoyens ! »
Chanteloup Orgeval Triel Verneuil Vernouillet Villennes
La Pointe de Verneuil revient...
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Pascal Collado : « Il faut faire mieux avec moins ! » La bataille finale de la RD 154 Un lancement réussi de Villennes Initiatives & Expressions
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Hors-murs / Dossiers hôpital bécheville les Mureaux : mosaïk 2014
Brueil-en-Vexin : Parc du Vexin Humeur / Humour
sports lutte gréco romaine
Rugby
CULTURE un jour un livre
La mémoire des 2 Rives Cinéma Festival Blues-sur-Seine
Remise de diplômes au Campus Bécheville : « Au revoir et bon vent ! »
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Un week-end de Mosaïk : groove, rap et Yéyé
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« Non à la PIG ! Non à Calcia »
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Le « Green Parc » et son peuple excentrique
Mélonin Noumonvi, champion du monde
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Les Sangliers doivent hausser le ton !
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« Fraude
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Le puits artésien de Carrières-sous-Poissy
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Deux films à voir ou à revoir...
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Cabu : « Notre société est complexe et disparate ! »
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Rick Estrin au Festival Blues en Seine
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fiscale et paradis fiscaux »
Dernières nouvelles
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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, François Darcq Thierry Dornberger, Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Ali Mohammad, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Michel Fargeon, Waldemar de Laage, Mélanie Das Neves et David Pedrosa. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.
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LE JOURNAL DES
oct-novembre 2014
INTERCO’
Elargissement des intercoms
Le choix cornélien : entre contrainte ou opportunité ? Environ 200 personnes se sont déplacées le 5 novembre pour un débat sur la réforme administrative et territoriale qui conduit au regroupement des intercommunalités existantes.(1) Le J2R avec la municipalité de Villennes-sur-Seine a lancé une série de débats sur cette question qui affectera - quelle que soit l’issue - l’avenir de la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS).
Les implications pour les municipalités sont lourdes de conséquences à plusieurs niveaux (habitat, emploi, transport, environnement, etc...). Un certain nombre de questions ont été abordées. Le «pôle métropolitain» qui sera créé en plus permettra-t-il de faire face aux challenges de la réforme territoriale. Ce périmètre est-il pertinent ? Sur quelles bases démocratiques ce choix va-t-il être légitimé ? Quelle est la place pour la proximité attendue par les élus et les habitants (surtout pour les petites communes) ? Et quel sera le niveau de service à la population dans
cette structure centralisée ? Notre cadre de vie résistera-t-il à cette vague de «valorisation perpétuelle du territoire», qui pourrait détruire notre environnement naturel ? Les maires des communes sont devant un choix structurant et décisif pour l’avenir du territoire: restructuration des services, devenir des projets en cours, extensionfusion de six intercommunalités allant de Conflans Sainte-Honorine à Mantes-laJolie. Regrouper 74 communes (plus de 400 000 habitants) est-ce la bonne réponse au problème posé ? Entre contrainte et opportunité politique, le choix de l’élargissement (« l’amalgame » dixit Hugues Ribault) conduit à s’interroger sur le projet de territoire (son contenu) et sur la pertinence du périmètre (son contenant). Sont intervenus au cours des échanges du 5 novembre, Françoise Descamps-Crosnier, députée des Yvelines, François Garay, président de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin et maire des Mureaux, Michel Lebouc, vice-président de la CAMY et maire de Magnanville, Michel Pons, vice-président de la CA2RS et maire de Villennes-sur-Seine, Hugues Ribault, vice-président de la CA2RS et maire d’Andrésy, Arnaud Richard, député des Yvelines et conseiller municipal de Triel, Ghislaine Senée, conseillère régionale et maire d’Evecquemont, Yannick Tasset, viceprésident de la CA2RS et maire d’Orgeval.(2) Les échanges ont été modérés par Rodrigo Acosta-Garcia, directeur de publication suite à une introduction de la problématique d’Ali Mohammad, directeur de la WEBTELE 2R et des propos d’accueil de Michel Pons,
maire de Villennes-sur-Seine. Après son introduction, Ali Mohammad a dressé en toile de fond le double aspect, prévisible de cet élargissement pour les élus et les habitants : changement de cap et/ ou changement de périmètre ? Comment travailler avec des agglos qui n’ont pas la même trajectoire, ni la même histoire ? Dépasser les clivages Interpellés par ces deux questions fondamentales, les réponses des élus présents ont été multiples et argumentées en fonction de leur approche et de leurs responsabilités actuelles. Députée des Yvelines, François Descamps-Crosnier a souligné que le périmètre et la réforme vont « évoluer » ; pour elle, « la réalité » de l’Opération d’intérêt national (OIN) et « la nécessité » de constituer une réponse aux grands enjeux territoriaux à venir poussent à consolider les intercommunalités vers un vaste conglomérat, voire un gigantisme institutionnel. Dans le même sens, François Garay, maire des Mureaux, qui est au centre du débat dynamique, innovante, métamorphosée... s’est saisi frontalement du sujet : « Nous sommes dans une grande mutation - technologique, économique, urbaine...- et de ce fait il faut évoluer car nous avons un retard à combler ! » Dépasser les clivages politiques, ne pas se poser des questions « existentielles » conduiraient à répondre aux enjeux capitaux de ce grand territoire de l’OIN en matière de développement économique, d’habitat, de transport et d’environnement. Pour M. François Garay, les leviers de la transversalité et la proximité
Le débat du 5 novembre à Villennes marquera le début de la vraie confrontation démocratique sur l’élargissement des intercommunalités.
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Elargissement des intercoms accompagneraient cette évolution vers les 400 000 habitants. Cependant, des divergences d’analyse ont atténué le talent de ce réformateur invétéré. D’abord, pour quoi faire ? Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont et conseillère régionale, a tiré quelques salves qui ont fait mouche : « Quels sont les objectifs de la réforme, voire de la loi ? » Pas de réponse ! Sans vouloir faire un procès d’intention à ce conglomérat d’intercommunalités, Mme Senée s’est interrogée sur le bien fondé de cette « OIN bis » : quel projet ? quel niveau de mutualisation et quid de la gouvernance ? Mais des questions subsistent En effet, Mme Senée a porté à la connaissance du public que la majorité des communes de la future agglomération serait à caractère rural mais ces 80 % des communes auraient seulement 41 % des sièges.(3) En ce qui concerne la gouvernance, 149 sièges sont prévus dans la superagglomération. Si la réforme administrative actuelle amène des changements importants dans la répartition des responsabilités de chacun des niveaux représentatifs, comment répartir les prises de décisions entre les conseils municipaux, le conseil communautaire et le pôle métropolitain ? En somme, quelle gouvernance ? Quels pouvoirs pour les communes ? ce sont deux questions de fond pour les élus qui se pencheront sur la question lors des votes au conseil municipal de chacune des 74 communes. Mutualisation…coordination… Comment s’y prendre ? Et le plaidoyer de Mme Senée a résonné dans les têtes de tous les conseillers municipaux présents : « Quid de la représentativité, de la simplification ? Etre le plus fort pour faire quoi ? » La fermeté de Mme Senée s’est amplifiée par « la revendication d’un tour de table » pour expliquer les besoins des communes rurales et surtout pour LA demande de dérogation aux autorités compétentes afin de constituer un agglomération « à taille humaine ». Degré d’intégration... et mettre de la cohérence entre le passé et le futur... Faut-il « amalgamer » les six intercommunalités ? s’est interrogé Hugues Ribault, vice-président de la CA2RS et maire d’Andrésy. L’exemple la CA2RS a été examiné : « Elle entrera dans la troisième phase de sa courte histoire. Après la création à six communes puis l’élargissement (consensuel) à douze, l’objectif affiché reste la cohérence et le développement économique sans subsidiarité…
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Quelle présidence pour la futur super interco’ ? Le député Arnauld Richard propose : « Pourquoi ne pas élire le président de la future super agglomération au suffrage universel ? » Voilà une idée bizarre pour un représentant du peuple démocratiquement élu. Que dirait-il si le président des l’Assemblée nationale était élu directement par le peuple ? En élisant au suffrage direct le président, l’interco’ se trouverait (comme l’actuelle Ve République) avec deux légitimés par les citoyens : les conseillers communautaires et le président. Concurrence de pouvoir, subordination à une autorité ou blocage, ça ne marcherait pas correctement. Pourquoi ne pas envisager deux représentations directes : - d’une part une assemblée communautaire au suffrage direct qui élit un président et des viceprésidents représentant les diverses catégories de communes. - d’autre part, des conseils municipaux comme aujourd’hui. Chacun aura ses compétences, chacun sa légitimité clairement définie. L’électeur aura de son côté le sentiment de faire partie des deux institutions et saura qui fait quoi. r C. B.
oublier la mutualisation des moyens. » Mais, force est de constater que « la compétence voirie » a été un échec. « Elle ne marche pas » a martelé M. Ribault en guise de bilan de la CA2RS. Cette dernière a hérité de beaucoup des compétences qui posent le problème de proximité (le transport pour la piscine, le ramassage de poubelles... par exemple). Hugues Ribault a suggéré que « le bassin de vie reste la CA2RS et la communauté d’agglomération Poissy-Achères-Conflans et ultérieurement Cergy-Pontoise ». Le périmètre OIN bis ou conglomérat des intercommunalités devrait rester un périmètre de coordination afin de ne pas « brûler les étapes ». Yannick Tasset, vice-président de la CA2RS et maire d’Orgeval, a appuyé les arguments de M. Ribault : « On a déjà essuyé quelques plâtres » ; les élus de base ont « peur du rythme de la réforme territoriale » car elle ressemble plutôt à une prise en main des affaires municipales, voire à une nette « recentralisation ». Plus nuancé, Michel Lebouc, viceprésident de la CAMY et maire de Magnanville, a tiré un bilan positif de l’intercommunalité et s’est orienté vers la solution intégrée. Mais il faudra, a-til souligné, « fusionner les compétences » de chacune des intercommunalités. Vaste programme sans oublier le rôle et la place des citoyens dans la construction de cette superagglomération.(4) Pour lui, le principe de cohérence devrait primer notamment sur les domaines de transport et de logement. Plus concrètement, le principe de subsidiarité pourrait jouer un rôle à ce stade de la réflexion : A quelle échelle peut-on mettre en oeuvre efficacement les services à la population ? N’y-a-t-il pas là un hiatus entre les objectifs affichés et les moyens notamment au niveau de la commune ? sont des questions à aborder d’ici à la fin 2015. En www.journal-deux-rives.com
somme, cela revient à « construire un territoire avec ses élus et ses habitants ! »(5) Aller
plus vite en tenant compte
du facteur temps
A ce stade du débat, le député Arnaud Richard, a sorti une solution très applaudie par le public : Elire le président de la future superagglomération au suffrage universel. Pour lui, il faut se projeter dans l’avenir pour « avoir un outil politique important sur la Vallée de la Seine ! » « Une grosse machine » qui marquera les esprits à Paris et au-delà de la France le monde. Par conséquent, le député Richard s’est montré foncièrement favorable à la dimension de 400 000 habitants, proposée par le Préfet Jean Daubigny à tou-va. Pour justifier cette prise de position, le député Richard a évoqué « l’ambition pour le territoire afin de faire des économies et par voie de conséquence de réduire les impôts locaux. » C’était la vieille rengaine des élus des années 80 et 90 pour faire des intercommnalités à tout va. La députée François Descamps-Crosnier a abondé dans son sens en expliquant aussi que la commune restera « le relais de base » de la grosse patate de la Vallée de la Seine. L’avocat de la superagglomération, François Garay a résumé l’état des faits : des retards s’accumulent ; sa commune et son intercommunalité restent centrales car auparavant « personne ne voulait [joindre] les Mureaux » mais maintenant les choses ont changé. La Communauté d’agglomération Seine & Vexin irait-elle vers l’Est ou l’Ouest ? Quelles seraient les équilibres politiques et les compétences « obligatoires ». Ces questions seraient au centre de la réflexion et de l’action pour des mois à venir. D’ailleurs, une série des réunions à huit-clos seraient organisées par la Seine & Vexin... Mais le temps presse et ce facteur
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Elargissement des intercoms impliquerait une série d’embûches « au fait de se regrouper à 400 000 habitants. » M. Garay a également demandé du temps pour construire un consensus : « Laissons nous le temps ; 2016 est un cap à fixer et des questions comme celle de la péréquation, celle des transports et celle des équipements publics » vont contribuer à trouver le consensus pour adopter des compétences « obligatoires » à mettre en oeuvre légalement dans les mois à venir. En quasi-procureur, il a exhorté les élus et les habitants à ne pas choisir « la liberté de ne pas faire [la super agglomération]! » Contrainte ou opportunité ? Ce débat a soulevé plus d’interrogations que de réponses concrètes... C’est normal car il ne fait que commencer. D’abord, deux conclusions se sont imposées : le projet de territoire n’existe pas pour un périmètre que certains jugent « gigantesque » sans aucun lien avec les principes de la « bonne gouvernance » et celui de la Libre administration. Ces choix - imposés par le Préfet de région - sont majoritairement incompris, voire contestés : le périmètre de la super agglo, le rythme de la réforme. En plus, la nécessité de proximité pose de véritables inquiétudes aux élus présents, voire aux
habitants venus des quatre coins de la C2ARS. En outre, ce premier débat a permis de révéler plus de questions que de réponses. Quant au bilan simplifié des grands chantiers menés par deux des intercommunalités (CAMY et CA2RS) les deux expériences sont « globalement » positives dans la durée (40 ans pour la première et 8 ans pour la deuxième). Comment imaginer une fusion de 74 communes d’ici à 2016 ? Personne n’est capable en 2014 d’avancer un bilan coût/avantages sur la mutualisation, sur la cohérence, sur les économies d’échelle ? D’ailleurs, quels seront les liens avec l’OIN ? Continuité ou changement de cap sur les objectifs et projets de l’OIN ? L’avenir reste « flou » : En définitive deux hypothèses peuvent être avancées : d’abord, cette décision (qui n’est pas encore actée) pourrait mettre en cause les fondamentaux de la décentralisation et enlèverait aux maires nouvellement élus une partie importante de leurs prérogatives légitimes dans un contexte de décentralisation, un acquis de la République depuis les années 80. Certaines questions n’ont pas du tout été abordées : la fiscalité, les finances, les syndicats intercommunaux existants, l’impact sur les chantiers actuels (Port de Triel, pôle
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universitaire à Mantes). Cette réforme voulue par l’Etat, pourrait également faire émerger certains risques - inhérents à une restructuration des services - qui auraient noirci le tableau dessiné par les promoteurs de cet élargissement ! Il appartient aux citoyens dont la présence et les questions pertinentes ont montré l’implication, de juger dès aujourd’hui ce projet de super interco’. Contrainte ou opportunité ? r Rodrigo Acosta (1) Le regroupement proposé représenterait 405 049 habitants, soit 74 communes qui constituent dont la CA de Mantes en Yvelines : 114 985 habitants ; la CC des Coteaux du Vexin : 21 780 habitants ; la CC Seine Mauldre : 14 219 habitants ; la CA Seine & Vexin : 67 730 habitants ; la CA des Deux Rives de Seine : 92 447 habitants ; la CC Poissy-Achères-Conflans-Sainte-Honorine : 93 888 habitants. A cela s’ajoute la Communauté de communes des Portes de l’Ile-de-France (CCPIF), soit 420.558 habitants (82 communes). Voir « Communauté d’agglomération Seine-Aval, quel visage ? » document de travail de 15 pages, 25 septembre 2014. (2) Paul Martinez, président de la CAMY, Sophie Primas, sénatrice des Yvelines et Philippe Tautou, président de la CA2RS se sont excusés. (3) Les accords passés sur la gouvernance - notamment à la CA2RS et à la CAMY - sont caducs du fait du principe constitutionnel qui prévaudra : un(e) citoyen(ne), une voix. (4) Devoir de transparence. Jusqu’à maintenant les dirigeants de la CA2RS ont gouverné de manière plutôt centralisée et se sont souvent dispensés de tenir compte des avis « extérieurs ». (5) Propos de Ghislaine Senée.
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Elargissement des intercoms Chanteloup-les-vignes
Scindons la superagglomération afin d’éviter une nouvelle fracture ! Le profond malaise actuel de notre pays proviendrait de la coupure entre les Français et leurs élus à tous les niveaux, sauf les maires. Le débat public du 5 novembre sur l’élargissement des intercommunalités a parfaitement montré cette fracture. Les intervenants comprenaient six maires (Andrésy, Evecquemont, Les Mureaux, Magnanville, Orgeval et Villennes) et deux députés, Françoise Descamps-Crosnier et Arnaud Richard. Ces derniers ont défendu le projet du préfet de région ; ils considèrent que l’aménagement du territoire et le développement économique dans un contexte européen sont des rôles des intercommunalités. Bien qu’elle ait été maire de Rosnysur-Seine pendant douze ans, la députée de la 8e circonscription a également une vision étatique et macro-économique des futures super-agglomérations. La plupart des maires, confrontés aux problèmes du terrain et aux difficultés de faire vivre en harmonie 10 à 30 communes voisines, refusent le projet qui leur est imposé. François Garay, président de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin, lui est favorable ; sa commune, Les Mureaux, étant située au centre du territoire de Seine Aval, il ne peut pas ou ne veut pas choisir entre l’est et l’ouest. Nous aurions aimé connaître l’avis d’un autre député qui est maire de Chambourcy et celui du maire de Verneuil-sur-Seine, président de la CA2RS. Philippe Tautou maintient-il ses déclarations concernant ce « simulacre de démocratie » et l’inéluctabilité d’une communauté d’agglomération de 400 000 habitants ? Une construction de haut en bas ou de bas en haut ? Le débat a mis en évidence que le regroupement des intercommunalités se fait, actuellement, à partir du haut sans se préoccuper du bas, c’est à dire des besoins essentiels. Un périmètre est défini mais sans contenu pré8
cis. La question principale « Quel est le but des intercommunalités ? » est éludée. Le public a surtout applaudi lorsque des intervenants traitaient leurs problèmes de proximité, parlant d’économies d’échelle et de mutualisation. Alors que plusieurs personnes ont manifesté contre la forte augmentation de la part communautaire de leurs impôts locaux, la députée a répondu qu’il fallait parfois dépenser plus pour mieux économiser ensuite. Construction progressive ou marche forcée ? Le directeur d’une enseigne du centre commercial White Parc a exprimé sa crainte que celui-ci ferme ses portes avant d’avoir pu développer sa clientèle parce que le giratoire, nécessaire pour faciliter sa sortie, n’a pas été réalisé. Les maires de Villennes et d’Orgeval ont répondu qu’ils s’emploient à essayer de régler le problème avec le Conseil général, qui doit agir. Une réunion aura bientôt lieu à Versailles. Dans l’hypothèse où la voirie départementale serait transférée à la future communauté d’agglomération, la méthode serait-elle toujours la même mais avec des réunions à Mantes ? Comment procéder lors du regroupement de six ou sept intercommunalités, dont les compétences déléguées et la fiscalité sont très différentes ? Les petites communes de la CA2RS qui ont récemment élu 2 ou 3 représentants n’en auraient plus qu’un. Le calendrier de la réforme en cours n’est, visiblement, pas compatible avec le rythme électoral. Aux arguments contre cette accélération du processus, la députée a répondu qu’en France les réformes ne peuvent pas être faites si elles ne sont pas imposées rapidement. Fatalisme et résignation ou
? Les maires présents, dont les communes sont de moyenne ou petite dimension, ont tous présenté des arguments intéressants. C’est toutefois celui d’Andrésy, Hugues Ribault, qui a fait la synthèse la plus complète. Il a rappelé que le Projet de Schéma Régioargumentation et persuasion
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Le soif de concertation a été limpide ! (J2R)
nal de Coopération Intercommunale doit être basé sur les bassins de vie et d’emploi et qu’une dérogation est possible pour les communautés d’agglomération proches du seuil de 200 000 habitants sans l’atteindre actuellement. Il faut dissocier la notion de communauté d’agglomération de celle de pôle métropolitain. Ils reconnaissent le rôle important de l’Opération d’Intérêt National Seine Aval, dont les actions de développement économique et de réalisation des infrastructures nécessaires doivent être poursuivies. Il est tout à fait possible que deux agglomérations de 200 000 habitants coopèrent sur les grands dossiers, dans un cadre supra-territorial. La communauté d’agglomération de l’est devrait également, selon ses représentants, étendre sa coopération avec Cergy-Pontoise, entreprise dans le cadre du Contrat de Développement Territorial « Confluence SeineOise ». Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont, a été la plus convaincante pour les actions des prochains mois ; elle considère, même si le temps est très court, que tout n’est pas joué et qu’il faut faire valoir les arguments présentés au cours du débat. Il n’est pas possible que 74 conseils municipaux votent tous contre le projet de méga-intercommunalité mais une grande partie d’entre eux pourraient défendre une solution plus raisonnable. Espérons que nos élus départementaux et nationaux puissent se réconcilier avec leurs électeurs en agissant localement, tout en pensant globalement. r
CASTOR
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oct-novembre 2014
actualité locale
Andrésy
Charvaux : la guerre des boulangers Alors que le Centre commercial des Charvaux à Andrésy n’arrivait plus à tenir une boulangerie ouverte, le voilà maintenant avec deux boulangeries, installées face-à-face ! Situation ubuesque qui fait sourire la population mais qui cache une vraie guerre entre les deux boulangeries…
Miracle au Centre commercial des Charvaux : les vacances de la Toussaint ont accouché de… deux boulangeries ! Ce quartier populaire sur les hauteurs d’Andrésy a un petit centre commercial qui, depuis quinze ans, végète. D’un urbanisme dépassé, peu convivial, peu visible, le centre voit s’enchaîner faillites et nouveaux petits commerces, avec un déclin progressif du commerce de bouche. La situation s’est aggravée avec l’installation d’un supermarché en ville.
Dans un contexte de crise, les deux boulangeries du C.C. Charvaux à Andrésy se livrent à une guerre des prix. (J2R)
artisans-boulangers de la ville. Côté droit : une nouvelle boutique proposant baguettes, pains, viennoiseries… Et deux boulangeries en guerre ouverte, dont les propriétaires et les salariés se regardent en chiens de faïence. La guerre est ouverte : des panneaux supplémentaires ont fleuri pour attirer le chaland, les vitrines refaites et un prix de la baguette en baisse chez l’un ! Les explications des deux propriétaires divergent aussi quelque peu. L’artisan qui a repris l’ancienne boulangerie rappelle que son projet « date de mai dernier ». Il voulait acheter la boulangerie des Charvaux. Pour des raisons juridiques, l’actuel propriétaire ne peut vendre. « Nous sommes donc les locataires de la boulangerie. Nous allons réaliser de gros investissements pour mettre aux normes l’atelier de travail ». Pour l’insLa propriétaire de la «Pause gourmande» l’a ouvert quelques tant, les pains vienjours avant celle de son concurrent, en face. (J2R)
Guerre ouverte ! En dix années, la boulangerie des Charvaux a fermé trois fois. Depuis une année, les habitants étaient privés du précieux commerce. Un dépôt de pain était assuré par la supérette du centre commercial. Dans ce contexte déprimant, qu’elle fut la surprise des habitants de constater l’ouverture en une semaine de… deux boulangeries qui se font face ! Côté gauche : l’ancienne boulangerie reprise par l’un des
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nent de son autre boulangerie, située à côté de la gare SNCF. L’autre boulangerie – la nouvelle – a été ouverte une semaine avant. Son propriétaire nous explique : « nous avons rénové ce local pour le transformer en boulangerie. » Savait-il que la boulangerie des Charvaux allait rouvrir ? « Si je l’avais su, je ne me serais pas lancé dans de tels travaux ! » Il nous assure avoir été informé en septembre. Accepter «une concurrence saine» ? Comment la municipalité a-t-elle pu accepter l’installation de deux boulangeries au même endroit ? Interpellé par les deux groupes d’opposition, le maire a affirmé avoir informé chacun du projet de l’autre. Or, les deux propriétaires ne le confirment pas : « quand j’ai demandé les autorisations concernant l’hygiène, en août, la mairie m’a rien dit », rappelle le nouveau propriétaire. L’équipe de M. Ribault a-t-elle bien géré cette affaire ? La situation paraît d’autant plus incroyable que M. Ribault a, à ses côtés, une adjointe à l’Economie locale, Mme Labourey… Comme l’a fait remarquer le maire en Conseil municipal : « la concurrence est saine »… Il ne faudrait pas qu’elle se termine par la faillite des deux ! Et ce serait alors un énième coup dur pour le quartier des Charvaux. r 9
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oct-novembre 2014
actualité locale
Andrésy
Quel urbanisme pour demain ? Lors du conseil municipal d’Andrésy du 7 novembre 2014, le Projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD) a fait l’objet d’âpres débats. Entre plus de concertation et plus de protection du patrimoine bâti et de l’environnement, le Plan local d’urbanisme sera de toute façon adopté d’ici à 2015. Lors de la séance du conseil municipal du vendredi 7 novembre 2014, les élus du groupe d’opposition d’Andrésy Dynamique par la voix de Virginie Muneret ont participé au débat sur l’avenir de l’urbanisme à Andrésy. Pour Virgine Muneret, chef de file du groupe Andrésy Dynamique (UMP-UDI-PCD), le PADD « ne correspond pas aux orientations envisagées par le groupe Andrésy Dynamique. » Sur les «26 pages présentées [en délibération],... six pages » ne passent pas et notamment sur le scénario d’urbanisme pour 2022 : il n’est pas question « d’urbaniser 18 hectares en 8 ans, voire plus puisque 30 sont en veille foncière ». Malgré la pression de l’Etat pour construire des logements sociaux en Ile-de-France, il faudra « conserver une ceinture verte, des poumons pour les habitants et une agriculture périurbaine. » Convertie à l’écologie urbaine, Mme Muneret a préconisé la construction de 55 logements par an, soit 441 sur huit ans. Alors pourquoi
cette précipitation pour Andrésy Energies Renouvelées autoriser 140 logements par analysent le nouveau PLU an sur 18 hectares, soit 1260 logements en huit ans. Pour Le maire a dû revoir son PLU après l’avis défavorable de l’Etat. En 2013, et à quelques mois des municipales, en 2013, M. Ribault l’ex-adjointe à l’urbanisme, et son adjointe à l’urbanisme, Mme Muneret (sa future rivale), il faut se laisser « une marge de avaient présenté un PLU avec simple stabilisation de la populamanoeuvre » car la municipation jusqu’en 2025 et donc baisse programmée du quota de logements aidés, déjà insuffisant sur Andrésy (15,2 %). lité n’arrivera pas « à sortir de Andrésy a donc perdu plus d’un an. Dans le nouveau PLU de terre 50 immeubles tels que ceux 2014, la croissance démographique « modérée » prévue est sade l’ancien collège en 8 ans ! Ou tisfaisante. Les élus AER souhaiteraient néanmoins « tendre un objectif de 150 logements à l’hectare avec une moyenne de 40 % alors le BTP va repartir grâce de logements aidés dans les nouveaux projets immobiliers proà [Andrésy] ! Or c’est ce que grammés sur la ville. Andrésy doit privilégier la densification à [M. le maire Hugues Ribault] l’étalement urbain. Nous devons lutter contre la pénurie de logements et proposer de petits logements, avec une part de social, promet à l’Etat par ce Projet pour parer aux décohabitations touchant les familles andrésiend’Aménagement de Développenes – dont les deux-tiers sont éligibles aux logements aidés. » ment Durable » Lionel Wastl et les élus AER rappellent qu’un PLU doit aussi En plus, tout cet effort préserver l’existant et le patrimoine historique de la ville. Sur les d’urbanisme et de construcdeux zones destinées à recevoir des logements, M. Ribault doit tion va se concentrer sur la préserver les bâtiments industriels anciens qui ont une vraie valeur architecturale : les ateliers de travail de la CCI et, surtout, la gare, la CCI et le plus gros halle à marchandises de la gare. Ce bâtiment, construit fin XIXe morceau sur la ZAC des siècle, pourrait faire l’objet d’une réhabilitation, à l’exemple de la Coteaux entre la rue de la même halle de Triel qui est devenu l’espace Rémi-Barrat. Enfin, les élus AER restent vigilants car « les menaces pesant Fontaine et de l’Hautil ! Il sesur les coteaux verts de l’Hautil ne sont toujours pas levées. La rait impossible en raison des CA2RS et l’OIN Seine-Aval prévoient toujours une urbanisation contraintes environnementades coteaux.» Or, le maire ne propose que le maintien en zone N des coteaux. Et les élus de l’opposition AER redoutent « le les et celles de fourniture des double langage de M. Ribault ». r équipements publics (VRD, crèches, écoles...) pour une croissance démographique de 2900 personnes rue Maxime-Traverse ou Avenue des Coutayes dans en huit ans. Quid de l’assainissement collectif ? le contrebas de la zone AU des Coteaux. » Qui financera, promoteur, interco ?… Enfin, Mme Muneret a demandé une En vraie écolo, Mme Muneret s’est inter- concertation afin de mieux réfléchir à l’urbarogée : « Andrésy connaît une vraie problématique de nisme à Andrésy pour déterminer « le nombre relief avec ses coteaux. Or, ... plus nous urbanisons, exact de logements sociaux que [la ville] pourrait insplus nous imperméabilisons le sol et plus les écoule- taller en cœur de ville et là où le foncier est disponible ments, en cas de pluie, sont difficiles à gérer et donc cela (CCI et gare).» Passer de 15 % à 25 % de logeaugmente le risque d’inondation pour les habitations ments sociaux nécessite une vraie concertasituées en contrebas notamment celles qui se trouveront tion entre élus et habitants. r
Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73
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oct-novembre 2014
ACtualité locale
Orgeval Carrières-sous-Poissy
Une catastrophe écologique se profile ! Après un surcoût de huit millions d’euros, un site naturel se trouve détruit.
Le Parc du Peuple de l’Herbe a été bien nommé : ne restera que de l’herbe ou presque. (Voir http://asaeecc.overblog.com) Effectivement, plus de deux cents arbres ont été coupés. Tout un écosystème a commencé à être ravagé ! Voici un florilège de contradictions : • Lors des travaux de préfiguration, Mme Isabelle Chatou, ingénieure en charge du projet du Conseil général, avait refusé de déplacer l’entrée des engins sur le parc par le chemin de Beauregard car ils risquaient d’écraser des insectes (protégés). • Tract de M. Eddie Aït, ancien maire de Carrières-sous-Poissy - 18 septembre 2014 « La création de cet Espace Naturel Sensible (ENS) a été obtenue en 2010 suite à un large consensus entre la Ville, la CA2RS et le Conseil Général. » Pour M. Aït, «l’aménagement des 113 hectares qui constituent le parc départemental apporte un plus considérable pour notre ville et notre environnement». • Sur son site de campagne il a poursuivi: « cela profitera tant aux observateurs chevronnés de la biodiversité en Île-de-France qu’aux simples curieux et
Après une catastrophe financière, une catastrophe écologique. (Photo ASAEECC)
habitants » Jean-François Raynal, vice-président du Conseil général des Yvelines, et Philippe Tautou, président de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine, sont parties prenantes dans ce projet. Le bulletin de la CA2RS concernant l’enquête publique du parc, M. Tautou expliquait : « Ce projet est l’un des plus importants de la Vallée de Seine » Et pour cause : « ce futur espace paysagé assurera une valorisation écologique et paysagère du site » • Il y a quelques semaines, M. Jean François Raynal, vice-président du Conseil général, af-
firmait : « Seulement 80 arbres seront arrachés sur les 150 prévus »...! Depuis octobre, l’association ASAEECC a diffusé des photos de cet endroit emblématique. La situation s’est dégradée. Pourquoi personne ne fait rien ? Pourquoi la mairie n’agit pas pour arrêter ce massacre et sauver ce qui reste ? Ce qui est sûr, c’est que nous serons bientôt passés d’un site naturel et d’un parc qui devait être environnemental et protégé, à un site artificiel ayant exterminé faune et flore existantes ! r
10e congrès des Conseils de sages La Fédération des villes et Conseils de sages a organisé son 10e congrès. Ainsi, Carrières-sous-Poissy est devenue la capitale des sages les 2, 3 et 4 octobre.
Le 10e congrès des conseils des sages a été organisé par la Fédération des villes et conseils de sages pour rappeler la force de proposition et d’action d’une large partie des citoyens, celle du troisième âge. Ces retraités, qui ont un vécu dans presque tous les domaines, peuvent et veulent contribuer au progrès de la société. Les congressistes ont été accueillis à l’Hôtel de ville jeudi 2 octobre à 18 heures 30 pour un cocktail ; puis les travaux se sont déroulés le 3 octobre à l’Espace Louis-Armand avec trois ateliers consacrés à l’environnement, au cadre de vie et à l’économie locale. Un temps a été également consacré au partage d’expériences. Enfin, le sa-
medi 4 octobre a été consacré au tourisme avec la visite du Château de Versailles. Cette réunion de délégations venues de la France entière a permis à Carrières de devenir pendant trois jours la capitale des Conseils de sages. Vingt-quatre villes ont été représentées aux cotés de Carrières-sous-Poissy. Le Congrès des sages a été le premier rendez-vous du nouveau comité des sages de Carrières-sous-Poissy. Michel Bouvier de Neufchâteau, par exemple, a souligné que « le bon sens conduit à trouver un consensus de société ». C’est justement ce que doit être l’objectif des sages... Trouver un consensus avant que des conflits émergent dans les projets de ville ou de territoire. M. Delrieu a souligné la force de la sagesse : « Ce congrès [a montré] que la sagesse des cités [au sens antique du terme] au sens le plus noble du terme est bien vivante en France ». Il a enfin formé un vœu pour « dialoguer et faire émerger des initiatives nouvelles pour la réussite de la France ! » Christophe Delrieu, www.journal-deux-rives.com
Public attentif aux propos d’inauguration du maire, Christophe Delrieu. (J2R)
nouveau maire, va-t-il trouver la recette pour résoudre les conflits dans la gestion complexe de sa ville ? L’avenir le dira. r 11
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ACtualité locale
chanteloup-les-vignes
Documentaire : « Banlieusards Chanteloup-les-Vignes, 40 ans d’histoire » Une nouvelle culture urbaine ? Qui sommes nous ? Pourquoi avonsnous raté l’intégration pendant des décennies ? Voilà un certain nombre de questions qui sont posées par « Banlieusards 40 ans de vie à Chanteloup », projeté en première le 14 octobre à la salle de fêtes de Chanteloup-les-Vignes. On aurait pu dire que les « Bad boys » de Chanteloup revennaient avec un ton nostalgique : Mouna, Thony, Juan, Salim et YO,... ceux qui s’étaient perdu dans les méandres du quartier des Poétes... dans une cité de la Noé sans âme et sans lien affective car la République avait abandonné des pans entiers des quartiers dits défavorisés pour aller ailleurs dans des quartiers «exclusifs» où l’entre-soi prédomine. Ainsi, pendant des décennies (70 et 80) l’urbanisation erratique et étatique n’a pas donné des résultats escomptés (la ville s’est progressivement dégradée avec le chômage, la violence gratuite et l’insécurité...); les bons éléments du quartier dont Juan Massenya, le réalisateur-journaliste du documentaire, avaient fui le «Chicago en Yvelines» pour se préserver et pour préserver une certaine idée de la dignité humaine. Parmi les rescapés, certains ont tout donné pour gagner la bataille de Chanteloup : Nadège, la prof de danse, le chef d’entreprise, Zouhia, tous engagés pour que cette parcelle de notre territoire reste «vivable» où l’on peut laisser librement ses enfants sortir et jouer dehors. L’abandon des pouvoirs publics... Cela n’a pas été facile mais grâce à la pugnacité de Pierre Cardo ancien député, ancien maire, la situation s’est progressivement inversée : la bonté du frère des causes quasi-perdues a fait le reste sans oublier le travail titanesque des serviteurs de la chose publique tels Françoise Neng et Fabrice Levi. Comme l’a expliqué si bien Juan Massenya, « Ne jamais oublier les erreurs du passé. Il appartient à Chanteloup de garder la mémoire, et cette mémoire c’est la France ». 12
Comment intégrer les nouveaux, les contrastes, la différence dans la France d’aujourd’hui ? Voilà une questionnement en filigrane de ce documentaire fort d’impact pour les générations à venir. Juan Massenya et Pierre Cardo au centre ont conclu la séance de la première du documentaire, diffusé les 14 et 21 novembre sur France 3.(J2R)
Justement, la mémoire de Chanteloup ressort dans ce documentaire : le bien et le tragique. Un ancien champ agricole qui est devenu une zone d’appandage et ensuite un zone de non-droit où la violence et l’insécurité, voire l’incompréhension entre les habitants ont regné en maître. En effet, la puissance publique a délaissé des pans entiers de ce pays dans l’oublie et au lieu de s’auto-gérer, les futurs déclassés et exclus de la société moderne se sont quasi auto-détruit. Les « gangs » d’Achères s’étaient battus contre ceux de Chanteloup pour un regard mal placé ou par erreur. Les médias et les politiques n’ont pas aidé, voire ils ont exacerbé le drame qui s’est joué dans les années 70 et 80 : violences urbaines à répétition, caillaissages... abus de drogues. C’était l’abandon total des pouvoirs publics et de la République. Pierre Cardo, maire de 1993 à 2012, n’a pas perdu la conviction que cela pourrait un jour s’inverser à force de courage - d’ailleurs il avait co-écrit un livre intitulé «Maire courage»- et de subventions pour rénover sa ville, son territoire et par ce biais intégrer des quartiers délaissés dans le giron de la République. Le laboratoire d’idées et d’urbanisme qui est devenu Chanteloup a donné naissance à la plus vaste réhabilitation des quartiers des années après la guerre. www.journal-deux-rives.com
L’Anru a aidé environ 40 quartiers en France mais tout avait commencé ici à Chanteloup car la situation était grave. S’ajoute à cela un certain appel à «l’Haine», film dévastateur dans l’image collective des banlieusards. Mystère français ! «...[N]ous devons quand même nous demander si ces villes, démesurément enflées, n’ont pas fini par constituer elles-mêmes un terrain anthropologique spécifique, avec sa propre sensibilité, ses souvenirs, et se construisant année après année un mémoire déconnectée de celle des milieux ruraux environnants.»(«Le mystère français», Seuil, 2013) Emmanuel Todd et Hervé Le Bras ont écrit cette belle phrase pour décrire la banlieue dans le vaste « mystère français ». Chantelouples-Vignes reste un mystère pour ceux qui le connaissent superficiellement ou ne le connaissent pas de tout. Ce documentaire de presque deux heures - dynamique et riche en images d’archives - va probablement donner des éléments pour percer une partie de ce mystère français. La banlieue - étymologiquement parlant - est le vide, la non ville.... C’est à nous de remplir ce vide et donner un sens à notre société de demain. En regardant fièrement et sans angélicisme notre passé, le future pourrait s’améliorer et ce documentaire remplit amplement son rôle. r
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chanteloup-les-vignes
Le Relais a fêté ses vingt ans dans les Deux Rives ! Depuis son installation en 1994 à Chantelouples-Vignes, le Relais Val de Seine n’a cessé de surprendre. Vingt ans et ce modèle économique (et social SVP) a prouvé sa solidité et sa probable longévité d’ici à 2050... si l’on est toujours là. Voir la WEBTELE 2R(1).
Le vendredi 26 septembre à Chantelouples-Vignes, le Relais Val-de-Seine a fêté l’anniversaire d’une entreprise « pas comme les autres » une coopérative qui a su convaincre sur le bien-fondé de leur conviction que « la misère... doit être combattue ». Par leur dynamise et son savoir-faire, les sociétaires du Relais sont devenus la première entreprise d’insertion des Yveline. Les partenaires économiques et politiques(2) sont venus souffler cette 20e bougie dans un contexte de convivialité. 800 personnes ont bénéficié de cet outil d’insertion par l’économie. Cet anniversaire a été l’occasion pour le Relais Val de Seine de rappeler son engagement en faveur de la lutte contre l’exclusion en précisant les atouts de la collecte textile pour les collectivités et leurs habitants. Cet événemenet a été également l’occasion pour des salariés qui ont réussi leur parcours d’insertion de remercier et de distinguer les performances de collecte TLC (textile-linge -chaussures) de quatre collectivités. Trouver sa place dans la société Jean-François Luthun, président du Relais Val-de-Seine a souligné l’importance et la raison d’être de cette coopérative. Il s’agit de combattre l’exclusion par l’insertion économique et sociale. « On ne gère pas la misère, on la combat » était le leitmotiv de son discours. La référence de l’Abbey Pierre a été rapellé pour ceux qui méconnaissaient l’histoire politique et sociale de la France.... Sans trop de fard, M. Luthun a remercié tous ceux et celles qui ont apporté - et continuent à y croire - leur pierre à cet édifice incommensurable notamment dans un contexte de crise éco-
Après le passage des VIP de la politique, il reste le socle de l’entreprise d’économie solidaire, le Relais du Val-de-Seine. (J2R)
nomique et de désarroi social. Le but était et continue d’être la sortie par le haut et d’une manière collective. Pour M. Luthun, « c’était la possibilité de se trouver un emploi, une place dans la société... » En clair, retrouver la dignité dans une poussée solidaire pourrait être une des solutions de la sortie de crise. Pour Pierre Cardo, le père tutélaire de cette entreprise, le Relais fut le résultat de la rencontre entre deux personnalités fortes (lui-même et Pierre Duponchel, directeur fondateur du Relais dans le Nord-Pas-deCalais). Dans une sorte de «story telling» à l’américaine, le premier Pierre raconta que « l’empilement des deux Pierres » a engendré un édifice solide et ayant une perspective économique et social sans précédent dans les annales de la France : le projet a essaimé dans les quatre coins de la France et même en Afrique tout en créant un réseau qui sur la pointe de l’innovation (isolation dans l’écoconstruction...) et en phase avec l’économie circulaire. Mme Catherien Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes a emboîté le pas du grand Pierre : « Le Relais est fier à Chanteloup, et Chanteloup est fier de cette implantation ! » Participer à une économie circulaire La Région Ile-de-France a accompagné l’essor du Relais. Le message d’Eddie Aït, www.journal-deux-rives.com
conseiller régional, était succinct : «la Région sera toujours à côté du Relais» et a il a formé un voeu pour que le Relais poursuive son action. Le volet national a aussi été souligné pendant les discours de cet anniversaire de vingt ans. L’ancien ministre de l’économie solidaire, Benoît Hamon, a expliqué que la coopérative est un atout pour les territoires. Breton d’origine, tout en sachant que le mouvement coopératif a un solide ancrage à l’Ouest de la France, M. Hamon a encouragé le Relais de continuer sur sa lancé : Cette entreprise qui «participe à l’économie circulaire» donne une deuxième chance à la fois à l’humain par l’insertion et à la matière première par le recyclage. En conclusion, le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux a corroboré les dires de l’ancien ministre Hamon car l’Etat veille pour la réussite de « ses histoires de fée ». En résumé, un succes story à la Française qui fait désormais l’unanimité de tous et partout en France, voire en Europe... r (1) http://www.dailymotion.com/video/x28q3wu_le-relais-fete-ses-vingt-ans-dans-les-deux-rives_news (2) Liste non exhaustive de personnalités présentes : le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux, l’ancien ministre et actuel député des Yvelines Bénoît Hamon, l’ancien député-maire Pierre Cardo, le député des Yvelines Arnaud Richard, le président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, Philippe Tautou et Eddie Aït, conseiller régional et ancien maire de Carrières-sous-Poissy.
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orgeval
Construire du logement social, l’opposition renâcle ! Les élus de la majorité orgevalaise ont accepté le 14 octobre sans broncher 100 % de logements sociaux sur près de 3,5 hectares. Mais l’opposition a fort bataillé contre cette décision. Au mois d’octobre a eu lieu un conseil municipal houleux à Orgeval : construire ou non des logements sociaux telle était la question. L’opposition est très défavorable à la construction de ces logements. Logement social, « avenir noir » Les Orgevalais vont-ils faire de la résistance ? « Nous vous signalons que les Orgevalais ne sont pas des poulets à élever en batterie » a déclaré une Orgevalaise. En colère, un électeur de Yannick Tasset n’a pu se retenir de s’exclamer en plein Conseil: « Je ne pensais pas que ça se passait comme ça. On va s’organiser. Vous allez nous entendre ! » Seuls, les élus de la majorité sont restés de marbre. Entassé sur des chaises ou encore debout, un public nombreux était venu assister à ce Conseil municipal qui déterminait un « avenir noir » (sic) pour Orgeval. La séance s’est terminée vers 1 heure 30 du matin, après de longs et tumultueux échanges. Les débats ont permis aux Orgevalais présents de mesurer la méconnaissance du pouvoir en place des dossiers importants qu’il soumettait au conseil municipal. Ils ont également découvert sa façon d’empêcher l’opposition de s’exprimer en lui coupant sans cesse la parole par des répliques méprisantes. Ils ont aussi pu constater le manque de concertation sur les contrats qui engagent l’urbanisation d’Orgeval jusqu’en 2020. Présentés en conseil : une convention avec l’Etablissement public foncier des Yvelines (EPFY) et un contrat de mixité sociale avec la Préfecture, soit 3,5 hectares avec 100% de logements sociaux pour une densité de 50 à 60 logements à l’hectare ! On ne signe pas les yeux fermés ! Une commission Urbanisme avait eu lieu une semaine auparavant. Pourtant ces documents n’avaient pas été transmis aux représentants des oppositions. C’est donc dans l’urgence que les élus d’opposition ont dû les examiner. C’est d’autant plus inadmissible que le contrat de mixité sociale et la convention avec l’EPFY conduisent la commune vers une densification insupportable. Néanmoins, si les élus des deux
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oppositions avaient malgré tout fait leur travail en épluchant les textes, ce n’était pas le cas de ceux de la majorité et en particulier du maire, Yannick Tasset. Ce n’était certes pas la première convention qu’Orgeval signe avec l’EPFY comme l’a fait remarquer le maire en guise d’excuse. En effet, la précédente concernait en particulier le portage des opérations Feucherolles-Colombet et Charles de Gaulle. Mais, les choses évoluant très rapidement en Frank Boehly (au centre) est monté au créneau contre la densité et le coefficient des logements sociaux. (DR) matière d’urbanisme, le maire aurait dû prendre la précaution de lire cette nouvelle convention. A vrai dire, une ser les conditions de cette convention. Par ailleurs, au convention reste une convention et on ne le signe lieu de n’engager Orgeval que pour la prochaine pépas les yeux fermés ! riode triennale 2014-2016 (compatible avec le PLU Des différences problématiques avec la précésur la base de 30% à 40% de logements aidés), il l’a dente convention ont été mises en exergue par Frank également engagé pour une seconde période (2017Boehly, l’opposant numéro 1 du maire. Apparem2019) en réquisitionnant des parcelles disséminées ment M. Tasset, le maire, n’avait pas lu les nouvelles dans le village et en imposant 100% de logements exigences de l’EPFY en matière de densification : 50 aidés (une modification du PLU est d’ailleurs annonà 60 logements à l’hectare, soit un logement pour cée pour aller dans ce sens). 170 m² de terrain ! Les élus de l’opposition se sont appuyés sur une Processus irréversible ? faute de procédure pour obtenir le report du vote. Mme Marchal, du groupe d’opposition « Orgeval Les documents avaient subi des modifications hors Pour Tous », a précisé : « ce que vous [majorité] appelez délai par rapport à la date du conseil municipal. espaces interstitiels, ce sont souvent des terrains que les OrgeFrank Boehly en a profité pour demander la rectifivalais gardaient pour construire pour leurs enfants ». Il est cation du nombre de logements sociaux prévus sur d’ailleurs possible de construire ailleurs et autrement, Feucherolles Colombet qui était passé d’un maxicomme le groupe d’opposition « Agir Pour Orgeval » mum de 120 logements à 130. le propose et comme Frank Boehly l’a exposé au Le maire a argumenté qu’il s’agissait d’une perte conseil municipal. On peut se contenter de respecter de temps qui pouvait avoir une influence négative la loi qui ne demande que 40% de logements sociaux sur les amendes payées par Orgeval. Cependant il a par opération. reporté le vote à la lointaine échéance du mois de déPris au dépourvu par les assauts des deux opcembre ! Il a néanmoins accepté de réunir à nouveau positions, le maire a tenté de minimiser. Selon lui, la la commission Urbanisme pour en discuter. Yannick période 2017-219 représente uniquement un engaTasset a visiblement laissé la bride sur le cou à l’EPFY gement à faire des études sur ces 3,5 hectares, celles pour la rédaction de la convention. Il n’est pas sûr réalisées par l’EPFY. Difficile d’être rassuré par un que l’établissement public accepte aujourd’hui de maire qui dit tout et son contraire d’une phrase à revenir sur ses conditions, c’est d’ailleurs ce qu’il a l’autre, et par un texte qui ne mentionne nulle part sous-entendu. Pierre Guérin, adjoint à l’Urbanisme, qu’il s’agit seulement d’études. a redit qu’il ne s’agissait que d’une convention pour En conclusion, Frank Boehly a demandé de retifaire des études et que la municipalité gardait la main rer la période 2017-2019 du contrat de mixité sociale. sur les projets. C’est une illusion. Ces études se feront Mais le maire a refusé sans vraiment avancer des arsur des critères inacceptables qui augurent mal de guments solides. r l’avenir d’Orgeval. Il était donc impératif de sécuri-
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orgeval
Bricorama s’installe à l’ouest de la route des Quarente sous Véritable serpent de mer, ce projet, qui dort dans les cartons depuis une dizaine d’années, va enfin sortir de terre. Bricorama va donc quitter le C.C. Art de Vivre . Il s’installera sur le secteur dit des Terres Fortes, à l’ouest de l’actuel rondpoint de la RD 154 (route de Vernouillet) près du Hangar. Les travaux de terrassement ont déjà commencé et l’enseigne de bricolage espère ouvrir les portes de son nouveau bâtiment au printemps 2015. Implanté à Orgeval depuis 1994, Bricorama souhaitait depuis longtemps s’agrandir. En janvier 2010, l’enseigne avait obtenu une autorisation d’aménagement de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC), après que son dossier se soit « égaré » pendant quelques années dans les méandres de la Préfecture. Mais le retard pris par le projet de la gare routière et deux modifications nécessaires (rond-point et partie de la RD 113 permettant d’accéder à ces deux réalisations majeures) ont rendu cette autorisation caduque. Il a donc fallu déposer un nouveau dossier devant la CDAC en mars 2014, et le permis de construire a été obtenu en mai 2014. Une opération « à tiroirs » Le nombre d’intervenants a rendu cette opération très complexe et longue à aboutir en raison de la procédure de décision et d’urbanisme : • le projet de gare routière duquel dépendait la réalisation du magasin de bricolage, était lui-même soumis à l’accord et au financement du Conseil général pour l’aménagement de la voirie.
Bâtiment de l’enseigne Bricorama vu de la RD 113. (DR)
• l’acquisition des terrains, nécessaires à la réalisation de la gare routière et aux accès, a été menée de façon anarchique par le Maire, ce qui a fait perdre beaucoup de temps. A ce jour, la municipalité d’Orgeval n’est toujours pas propriétaire de la totalité des parcelles, ce qui a contraint le Conseil général des Yvelines à modifier l’emplacement du futur rondpoint permettant l’accès à la gare routière et au magasin. Ces travaux de voirie seront de grande ampleur puisque l’actuel rond-point va être également être modifié et la RD 113 va être élargie entre les deux giratoires. • Depuis l’entrée d’Orgeval à la CA2RS en janvier 2012, la municipalité a transmis ses dossiers à la communauté d’agglomération (à l’exception de l’achat du foncier) puisque le développement économique et la voirie sont des compétences qui lui ont été transférées. Ce nouvel intervenant a cependant été efficace car le projet de gare routière n’a pu être bouclé que grâce au financement de la CA2RS. De conception très moderne, avec ses murs végétalisés en façade alternant avec des panneaux de bois, le nouveau bâtiment offrira une surface de vente totale de 9.500 m², contre 6 200 m² actuellement. Le magasin www.journal-deux-rives.com
proprement dit s’étendra sur 7 000 m² et sera complété par une cour extérieure de 1 300 m² dédiée aux matériaux et une jardinerie de 1 200 m². Il sera doté d’un parking arboré de 350 places. La récupération des eaux de pluie permettra d’alimenter la jardinerie et le site sera entouré de près de 8 000 m² d’espaces verts paysagers. r
La rotonde de la Plage, un jour d’été. (DR)
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Triel-sur-Seine
Joris Pfaff, « Meilleur torréfacteur de France » Dans le commerce et l’artisanat, des valeurs telles que la qualité et la tradition sont toujours reconnues à un moment donné. Joris Pfaff a été élu meilleur torréfacteur de France et de Navarre dans une âpre compétition le week-end du 28 septembre à Bordeaux. La maison Pfaff est une valeur sure à Triel et au-delà dans les Deux Rives. Le jeune dirigeant, Joris Pfaff, qui a repris l’établissement de 10 personnes après ses études de commerce, vient de marquer les esprits dans le secteur du café et de la torréfaction en particulier. La filière du café traditionnel s’est en fait réunie les 28 et 29 septembre à Bordeaux pour la 29e Rencontre nationale de la torréfaction. Le Comité français du Café a organisé cet événement annuel qui a vocation à rassembler tous les acteurs (importateurs, torréfacteurs, distributeurs...) de la filière café. Cet événement a attiré plus de 100 exposants et un millier de visiteurs professionnels. Dans ce cadre, la compétition pour le meilleur torréfacteur de France s’est déroulée pour la 6e année consécutive. Après un parcours consistant à passer quatre heures d’épreuves théoriques et pratiques, le « Meilleur Torréfacteur de France » a été élu
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L’établissement Pfaff existe depuis 1930 et le titre de « Meilleur torréfacteur » est le résultat d’un esprit de famille. (Photo J2R)
par un jury qui n’a pas laissé de place à l’improvisation, notamment sur quatre critères : - dégustation à l’aveugle de cinq cafés (dite « cupping » dans le jargon) ; - torréfaction sur des machines de 2 Kg avec sept origines au choix ; - identification de dix cafés verts (origine, variété, traitement) ; - un questionnaire à choix multiple de la caféologie. Joris Pfaff a remporté le concours parmi neuf candidats. M. Pfaff a gagné avec un score de 90,18 sur 100. Le jury, composé
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de dix professionnels, a décerné le prix à M. Pfaff par son approche, sorte d’alliage de la tradition et de la modernité en caféologie. Installé à Triel depuis des années, Joris a baigné dans la torréfaction depuis des lustres : c’est presque l’ADN de la famille Pfaff depuis 1930, année où l’établissement Pfaff s’installa à Poissy et ses environs. La tradition Pfaff Le J2R avait déjà écrit en 2001 sur ce torréfacteur triellois : « L’artisan torréfacteur, Louis Pfaff, sonde à l’intérieur du four (de la bulle)
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Triel-sur-Seine pour estimer la cuisson du café. Quand le grain de café est bien ouvert, bien éclaté, la couleur change, et le café est prêt ! On sort le café du four et il est mis à refroidir. Ce procédé est artisanal car ce n’est pas assisté par informatique ou autre avatar technique... En fait, c’est l’expérience de trois générations d’artisans torréfacteurs. Ce savoir-faire se base sur les aspects du grain du café, de sa couleur, de sa taille et de son odeur. Il faut donc que le café sorte au bon moment. Il suffit de 30 secondes de cuisson supplémentaires pour rater la torréfaction. Louis Pfaff se trompe rarement ; personnellement, je ne l’ai pas vu rater une torréfaction. Ensuite, le café obtient sa couleur marron. Il tombe dans un bac où il termine de refroidir (température ambiante). Il faut éviter que le café devienne gras si l’on tarde trop dans le processus de refroidissement. Après dix minutes, il est aspiré par une machine afin de laisser derrière des petits cailloux ou autres impuretés. Mais la plupart de temps, avec notre sélection de café vert, rares sont les cailloux qui arrivent à notre four. Le café torréfié est stocké entre deux ou trois jours dans des cubes (20 litres) pour que le café puisse dégager du gaz. On dit que le café « dégaze » et il faut le faire reposer avant de l’emballer. Là, le café est pur : 100 % Brésil, 100 % de Colombie, 100 % Costa Rica, 100 % d’Équateur, la perle des Andes... Ainsi, un mélange est fait. On dose les origines
selon les recettes de la maison Pfaff ! Comme dans la transformation du champagne, on arrive à avoir un résultat bien complet si l’on mélange la force (par exemple, café de Costa Rica), le parfum (café de Colombie), l’acidité (moka d’Éthiopie) » (1) Les cafés Pfaff sont connus par les habitants des Deux Rives, et en particulier des Triellois. La réputation de la tradition Pfaff dépassera les frontières de l’hexaDans tout événegone avec ce titre de « Meilleur torréfacteur de France ». (J2R) ment local (fête du Flan, marchés de Noël...), les Pfaff sont pré- tres dans le secteur, Joris a reçu le titre de sents pour faire déguster et faire vivre la sa- « Meilleur Mélange » en 2013. Savoir-faire, veur du café. Installé à la sortie sud de Triel, respect du produit, passion du grain, préciJoris a rejoint l’affaire de son père Louis en sion dans les gestes caractérisent de fait le 1998. Il a donné un coup d’accélérateur à « Meilleur Torréfacteur de France et de Navarre ». l’établissement en mettant une boutique en Pour en savoir plus : WEBTELE 2 R ligne sur Internet et un réseau de distribuPfaff, artisan, torréfacteur depuis 1930 tion haut de gamme. Fruit de la réflexion sur 40 av. de Poissy - 78510 Triel-sur-Seine le marketing direct, Joris Pfaff a démultiplié Tél. : 01 39 74 8269 r les ventes d’une manière fulgurante. Enchaînant les récompenses et les ti- (1) page 7 des Nouvelles de Triel n° 7 du 15 octobre 2001
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Triel-sur-Seine
Pierre Grossin : « Révoltez-vous, citoyens ! » Pierre Grossin, ancien notaire, en a ras-le-bol. Les impôts deviennent insupportables, malgré la nécessité de participer au financement des équipements publics ici et là. Pour l’ancien notaire de Conflans-Sainte-Honorine, l’augmentation (+18 %) de la part de la Communauté d’agglomération des Deux Rives ne passera pas ! D’ailleurs, il vient de lancer le 6 octobre un appel à « une révolte d’impôts liés à la CA2RS », tout en amputant les 143 euros de ses impôts. « Révoltez-vous, citoyens ! » Avec ce slogan quasi-insurrectionnel, Pierre Grossin tente de rallier les citoyens qui ne se sentent pas « convaincus » par cette augmentation immodérée des impôts locaux, ici dans les Deux Rives. M. Grossin est catégorique : « Je refuse de payer la taxe de 3.50 %, décidée par la Communauté d’agglomération. (NDLR : Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine, CA2RS) Je connais la sanction édictée par l’article 1730 du Code Général des Impôts. Il fixe la majoration de 10 % pour retard de paiement des sommes dues (et uniquement sur cellesci) au titre de la taxe foncière. »
Pierre Grossin, le frondeur de l’Hautil s’explique sur son action anti-impôts. (Photo J2R)
Interrogé sur les conséquences pénales et pécuniaires de son action, il a répliqué aussi sec : « J’accepte cette sanction en contrepartie de ma révolte contre un impôt inique. » En outre, pour lui, il est indispensable de montrer ce ressentiment d’injustice, même s’il agit d’un montant symbolique (143 sur 1 611 euros). De par sa profession, il se dit toujours conciliant et compréhensif par rapport aux règles de la République mais là : « Il fallait pas m’emmerder ! »
Montant des impôts envoyés par Pierre Grossin. (Photo J2R)
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Symbolique du geste Sur le plan démocratique, il a tenté aussi d’expliquer son geste : « [Il] n’est pas tout seul... et la démocratie ne consiste pas uniquement à déposer un bulletin dans l’urne et à se croiser les bras le reste du temps. La démocratie est un être vivant puisque chaque jour apporte son lot de décisions à prendre, d’options à choisir pour l’avenir. » Reprenant presque mot pour mot les arguments des
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révoltés de Boston contre la levée d’impôts sur le thé avant le déclenchement de la guerre insurrectionnelle qui avait conduit à l’Indépendance des États-Unis, Pierre Grossin a affirmé l’importance de son geste démocratique : « Dès lors que des élus, forts du suffrage qui les a mis en poste, décident de s’octroyer un pouvoir souverain sur leurs sujets, ignorant le contexte économique qui afflige leurs électeurs, ceux-ci ont le devoir de se révolter pour combattre ces nouveaux roitelets. Lorsque la démocratie élective ne fonctionne plus, il reste au citoyen à exercer la démocratie directe, ouverte à tous les hommes courageux pour engager la résistance à l’oppresseur. » Changera-t-il d’avis ? Le « frondeur de l’Hautil » n’est pas fou et a expliqué qu’il appartient désormais aux autorités publiques de venir lui expliquer les raisons de cette augmentation et les futurs usages de cette partie intercommunale. Peut-être cela le ferait-il changer d’avis et retourner à ses activités au sein de l’association UFC-Que Choisir ou à son action bénévole auprès du conseil de surveillance de l’hôpital de Meulan-les Mureaux (CHIMM). r
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verneuil-sur-seine
La Pointe de Verneuil revient... Généralement tranquilles depuis des années, hormis les échanges du traditionnel clivage gauche/droite, il semble bien que les conseils municipaux de Verneuilsur-Seine se soient quelque peu animés, depuis l’arrivée des représentants élus de la liste « sans étiquette » Verneuil- Renouveau ! Lors de la séance 30 septembre dernier, la délibération N°3 invitait le conseil à autoriser le maire de Verneuil-sur-Seine à signer une convention d’action foncière portant sur un projet urbain et/ou d’activités. Proposée au vote des conseillers municipaux, cette nouvelle convention avait pour objectif de proroger, pour la 3e fois consécutive, une première convention signée en 2010, reconduite en 2012 puis en 2013 par avenant et dont l’échéance avait été fixée au 30 avril 2014. La convention de 2010 A l’origine, cette convention avait été signée par les quatre parties prenantes au projet, à savoir l’Etablissement public foncier des Yvelines (EPFY) qui assurait l’avance des fonds, c’est-à-dire le portage financier, la Commune de Verneuil et la Communauté d’agglomération des Deux rives de Seine (CA2RS), présidée depuis 2012 par le maire de Verneuil actuel, également administrateur de l’EPFY et de l’établissement public
Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine et président de la CA2RS avait déjà tenté de rendre ce foncier à l’urbanisme opérationnel en 2010. (Archives J2R)
d’aménagement du Mantois Seine Aval, l’EPAMSA, également signataire. Les termes de la convention 2010, d’une durée de deux ans, fixaient les conditions d’acquisition d’une parcelle de terrain située en bord de Seine, d’une surface de 7 hectares, dont cinq classés inconstructibles au PLU car situés en zone inondable et toujours occupés à ce jour par la société Bergerat-Monnoyeur. La valse des millions… C’est ainsi que l’EPFY, moyennant un prix d’acquisition de 2,6 millions d’euros, a engagé divers travaux (démolition, dépollution et divers), portant le total des sommes avancées pour le compte de ses deux autres partenaires, la commune de Verneuil et la CA2RS, à 3,5 millions d’euros. La conven-
tion précisait que le risque financier, en cas de non-réalisation du projet, serait supporté pour moitié par la commune de Verneuil (1,75 millions d’euros) et la communauté d’agglomération (1,75 millions d’euros). A noter que cette acquisition faisait suite à un premier achat de près de quatre hectares, opéré dans des conditions financières disproportionnées par l’EPFY en 2008 dans le cadre du même projet : 6,3 millions d’euros, soit 8 millions d’euros après divers frais annexes... achat non mentionné dans la convention de 2010 ! Aujourd’hui, l’EPFY demande que le nouvel avenant (qui est en réalité une nouvelle convention au vu des montants en cause) porte sur la totalité du foncier acquis par ses soins, soit sur les onze hectares contigus constituant la Pointe de Verneuil. Zone ni-
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Verneuil-sur-seine chée entre deux étangs de la base de loisirs de Verneuil et riveraine de la station d’épuration et des voies ferrées. Un coup de poker : + 300 % ? En cas de réussite du projet, l’EPAMSA se substitue aux deux collectivités (ville de Verneuil/CA2RS), et rembourse directement l’EPFY, soit environ 11,5 millions d’euros au total. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… En cas d’abandon du projet, les choses se gâtent : pour, l’EPFY, Etablissement Public qui a avancé les fonds, aucun problème, il a la garantie de se faire rembourser les 11,5 millions d’euros par la Commune de Verneuil (5,75 millions d’euros) et par la Communauté d’agglomération (5,75 millions d’euros) qui ont l’obligation contractuelle de racheter l’ensemble des terrains. Cette somme pourrait d’ailleurs être revue à la hausse par avenant… Six années se sont écoulées depuis le premier achat de terrain (2008) et aucun projet n’est sorti de terre, alors même que le premier terrain de quatre hectares est libre de toute occupation. C’est d’autant plus dommageable que les nombreuses entreprises expulsées ne
demandaient rien d’autre que de travailler et de contribuer à la richesse communale... Avant l’exposé de cette délibération, M. Sebileau, tête de liste de « Verneuil Renouveau », demande au maire de Verneuil-surSeine le retrait pur et simple de cette délibération. Il estime en effet que les documents joints à la délibération N°3 et adressés à l’ensemble des élus vernoliens ne permettent pas de se faire une idée précise des enjeux (prix, engagement, durée…) liés à l’adoption de la délibération. Celle-ci porte sur un projet de convention qui est absent du dossier. Seule une annexe la remplace (ce fait a été constaté par huissier). Manque de transparence ? A noter que quelques élus membres de la commission « Urbanisme » - titulaires et suppléants - avaient reçu, dans le cadre de la commission, des annexes supplémentaires au projet d’avenant de convention indiquant le prix de l’enveloppe globale EPFY (11,5 millions euros), sans répartition précise de l’engagement. M. Sebileau, chef de file de « Verneuil Renouveau » considère que l’information diffuou abus de négligence
La délibération N°3 interroge ; sera-t-elle contestée devant les tribunaux ?
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sée aux membres du Conseil municipal est incomplète et ne permet pas à chacun de se faire une opinion précise sur ce dossier. Il rappelle au maire de Verneuil que chaque Conseiller est en droit, avant de se prononcer par son vote, de savoir de quoi il retourne, combien cela coûte et quels sont les risques financiers encourus, tant pour la commune de Verneuil que pour la Communauté d’agglomération des Deux rives de Seine ? La réalité des prix Pour six hectares urbanisables, M. Sebileau constate que l’on arrive à un prix de revient de terrain nu au m2 d’environ 200 euros (sans compter la dépollution des sols), ce qui laisse présager un sérieux doute quant à la faisabilité économique du projet. Par analogie, M. Sebileau signale que le Conseil a voté à l’unanimité la délibération suivante N°4 qui portait sur la vente d’un reliquat de parcelles du domaine privé de la commune (après estimation des domaines). Situés également en zone d’activités, à 500 mètres environ proches des terrains acquis par l’EPFY, ces parcelles, non polluées, ont été cédées au prix de 20 euros le m2, soit 10 fois moins que les terrains acquis par l’EPFY. «Gouverner, c’est prévoir...» Elu de la liste « Verneuil Renouveau », M. Levert relève cette anomalie pour le moins surprenante, qui consiste à présenter, en appui d’une délibération invitant à autoriser le maire à signer un avenant de convention, une simple « annexe ». Curieux, et ce d’autant plus que cette annexe ne permet pas à elle seule de préciser des éléments essentiels. Ainsi, dans l’annexe, on trouve notamment « … la collectivité sera tenue de racheter le bien immobilier conformément aux dispositions de l’article 17 susmentionné ». De quelle collectivité s’agit-il, que dit l’article 17 de la convention évoquée puisqu’elle n’est pas jointe à la délibération ? Quel serait le montant de ce rachat immobilier dans le cas où le projet envisagé n’aboutirait pas et qui paierait ? … M. Levert constate que le montage financier de cette opération a été engagé sur des bases pour le moins « hasardeuses » et « incertaines », l’achat des terrains RFF ne s’étant pas réalisé au final. Il rappelle au Maire de Verneuil que « Gouverner, c’est prévoir ». Ces échanges n’ont pas empêché les élus de la majorité, comme d’habitude et comme un seul homme, de voter la délibération N°3, les élus de la gauche, pour leur part, s’abstenant du vote. r
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Vernouillet
Pascal Collado : « Il faut faire mieux avec moins ! » Selon l’analyse de Pascal Collado, nouveau maire UDI de Vernouillet, le legs du passé conduit à un resserrement de la gestion des ressources de la ville de Vernouillet. En filigrane, ce serait l’ancienne majorité qui aurait une lourde responsabilité de ce passif : elle aurait « sous-estimé les dépenses et sur-estimé les recettes ». Son adversaire politique, Marie-Hélène Lopez-Jollivet (PS), n’a pas tardé à réagir et à « donner ses vérités ».(1) Le 3 octobre, Pascal Collado, maire UDI, était à l’aise dans son nouveau rôle de maire de la belle ville de Vernouillet. Dans un exercice qu’il affectionne (parler lors d’une conférence de presse !), M. Collado a développé en trois chapitres – budget, intercommunalité, projets bloqués – l’idée que les moyens financiers ne sont pas à la hauteur des enjeux actuels de la municipalité vernolitaine. Le legs du passé D’abord, M. Collado a fait du classique : « C’est la faute à l’ancienne majorité [car] le diagnostic fait sur le budget démontre que les dépenses ont été sous-estimées et les recettes surestimées ! » Dans un contexte de finances publiques difficiles (réduction des dotations globales de fonctionnement) où s’ajoute le surcoût de la réforme des rythmes scolaires, M. Collado évoque le fait que « l’atterrissage budgétaire est compliqué [en raison] d’un déficit prévisionnel de 500 000 euros »; de ce fait, il faudra que la municipalité adopte un budget moins gourmand. Ce choix aura des conséquences immédiates : réorganisation des services, réduction de la masse salariale (qui représente 63% du budget investissement de la ville) et prise de « décisions douloureuses ». Cellesci concernent les trois projets amorcés par l’ancienne majorité, en particulier le chantier de l’école de danse et le chantier des écoles. Il s’agit de mettre un « cost killer » pour « faire mieux avec moins ». Cela se traduirait par une réduction des services rendus à la population, sauf dans les secteurs de l’éducation, de la sécurité aux biens et à la personne et du lien social dans l’espace public. Interrogé sur la pression fiscale des Ver-
nolitains qui a été, à son tour, augmentée suite au vote de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine après les élections de mars, M. Collado a soulevé l’argument de « la solidarité vis-à-vis de Philippe Tautou », le président de la CA2RS. Ce dernier a récupéré une interco’ avec des projets en cours [irréversibles], malgré le Pascal Collado, le nouveau maire de Vernouillet, a reçu la presse. fait que son fort inté (J2R) rieur l’incitait à voter « contre cette augmentation ». Certes, son absence les. Enfin, le dossier des écoles (ou de l’école le jour du vote de cette augmentation s’est du centre avec un coût de six millions d’euros) expliquée par un emploi de temps chargé, va passer par une série de concertations avec mais il a « infléchi la portée de cette augmentation » la population et les riverains. Il manque acde la fiscalité intercommunale. tuellement 3,5 millions d’euros pour monter La fausse route financièrement ce projet, sans oublier la revide la méga-intercommunalité talisation du tissu social au Parc. Le budget de la CA2RS était aussi le fait Pour Pascal Collado, il s’agit de trancher de l’ancienne vice-présidente des finances en mettant en exergue des priorités nouvelà la CA2RS, une dénommée Marie-Hélène les dans un contexte de pénurie de dotations Lopez-Jollivet ! M. Collado a d’ailleurs voté et de subventions publiques. Comment faire contre l’acquisition du bâtiment GKM pour mieux quand le gâteau se rétrécit ? Voilà une le siège social de la « méga-intercommunalité » ; question à méditer qui est valable non seuleen réalité, l’interco’ « arithmétique » à 400 000 ment à Vernouillet mais aussi dans toutes les habitants serait un piège et l’on ferait « fausse autres communes des Deux Rives. r route en augmentant des couches supplémentaires de WEBTELE 2R : décisions sans pour autant en avoir des avantages ». (1) http://www.dailymotion.com/video/x297s8b_l-invite-deM. Collado a énoncé le fond de sa pensée 2r-marie-helene-lopez-jollivet_news sur cette élargissement : « La PAC [Poissy- Madame Lopez-Jollivet, ancienne maire de Vernouillet 2005 à 2014, et M. Jean-Michel Pinto, adjoint aux Achères-Conflans] et la CA2RS avaient une per- de finances, ont fait le point sur la situation financière laistinence, mais la super interco’ va générer des coûts » sée au 31 mars 2014 lors d’une interview du 24 octobre. et, par voie de conséquence, des impôts Pour les deux édiles vernolitains, il est donc faux d’affirmer que « les caisses étaient vides », comme l’ont clanouveaux ! mé M. Collado et son équipe. En outre, interrogée sur le de prévision sur la baisse des dotations de l’État En troisième lieu, le blocage des projets manque (DGF...), Marie-Hélène Jopez-Jollivet a balayé d’un trait initiés par l’ancienne majorité a résulté d’un les accusations de M. Collado : « C’est à lui d’assumer choix politiques qui auraient des conséquences fichoix assumé de M. Collado et son équipe. ses nancières sur la gestion municipale... » Quant au Deck 78, les associations environne- Les conséquences de ces choix politiques sont prévisimentales qui ont formé un recours contre le bles : « La suppression de certains services municipaux ou la construction de deux écoles maternelles au lieu projet étaient dans leur droit et ont joué leur d’une. Nous verrons bien si cela s’avère plus écono». Concernant les frais de personnel, l’ancienne rôle. L’amiante est un sujet très important mique maire de Vernouillet constate que « les efforts déployés vont pas dans le sens des économies puisque M. Colpour la Santé. L’école de Musique et d’Art ne lado a procédé déjà à trois recrutements de cadres supse poursuit « malgré tout »... sauf que le chan- plémentaires non prévus par l’ancienne municipalité. » tier est arrêté. M. Collado a prédit une fin de Marie-Hélène Lopez-Jollivet a conclu avec sévérité : chantier en décembre 2016, après les régiona- « M. Collado est dans une fuite en avant financière ! » www.journal-deux-rives.com
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Vernouillet
La bataille finale de la RD 154 Le 15 novembre, environ 350 personnes ont manifesté leur mécontentement : elles ne veulent pas cette voie de contournement de la RD 154 (reliant Orgeval et les Mureaux en passant par Vernouillet et Verneuil). Selon les opposants, cette énième bretelle routière détruira l’espace agricole et affectera le cadre de vie des habitants. Le bras de fer est désormais entamé et le compte à rebours a commencé. Depuis 2002, ce projet de contournement de la RD 154 fait polémique ici dans les Deux Rives et en particulier dans les villes de Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. L’association de défense de l’environnement ADIV-environnement a croisé le fer avec les autorités publiques : des recours avaient été formés - et perdus par l’ADIV - pour contrer un projet initié au début des années 1980 et dont les études ont été menées entre 1996 et 2002. L’enquête publique s’est déroulée du 10 juin au 10 juillet 2004 et le préfet avait signé l’arrêté de Déclaration d’Utilité Publique (DUP) le 25 avril 2005. En novembre 2009, cette DUP a été prorogée jusqu’au 25 avril 2015. Non à un projet « inutile » Il s’agit donc de cinq mois (d’ici à avril 2015) de combats juridiques qui attendent les propriétaires fonciers. L’enjeu de cette « grande manifestation » était donc de mesurer l’ampleur de la mobilisation citoyenne et des acteurs associatifs. Plus de 350 personnes ont foulé le bitume pour dire NON à ce projet « inutile », coûteux et néfaste pour l’environnement. « Non à la destruction des prairies agricoles » ont scandé les manifestants depuis les deux points de départ de la manif : mairies de Verneuil-sur-Seine et de Vernouillet. Vers 15 heures, les deux cortèges ont convergé à l’emplacement du rond point envisagé par le Conseil général des Yvelines qui compte dépenser 40 millions d’euros dans cet ouvrage pour « désengorger » la circulation entre Orgeval et les Mureaux. Cet élément est fortement contesté par les associations avec des chiffres à l’appui.(1) 22
Le 15 novembre à Vernouillet, un moment démocratique a eu lieu. (J2R)
Selon Jean-Pierre Grenier, président de l’association « Bien vivre à Vernouillet » les recours sont susceptibles d’arrêter ce projet malgré le fait que la procédure ne soit pas « suspensive »; autrement dit le chantier peut allègrement continuer si chantier il y a. Choix inacceptable Un plan d’action juridique est en cours afin de mutualiser tous les bonnes volontés pour monter un dossier juridique « béton ». Jocelyn Maury, habitant de Vernouillet, et de formation juridique, a exhorté les forces présentes à continuer la mobilisation car la médiatisation de cette affaire peut et doit aider « les opposants à ce choix » inacceptable. Certes, la puissance de la mobilisation va faire réfléchir plus d’un leader politique des Deux Rives car la période électorale qui s’annonce au Conseil général des Yvelines peut modifier la donne sur le terrain. Le président de l’association ADIV-environnement, Bernard Destombes, a aussi martelé la nécessité de faire pression sur les élus en exhortant les habitants à assister aux prochains conseils municipaux des deux villes concernées, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. Troupes galvanisées « Je suis né à Vernouillet, je travaille au marché de Verneuil et je laboure ma terre et je mourrai à Vernouillet » a exclamé Marc Surgis dans un moment fort de prise de parole. Figure locale du mouvement, cet agriculteur, connu par son énergie et son message écolo-compatible, a asséné : « Je vais épuiser tous les recours... » pour contrer cet ouvrage qui n’a pas lieu d’être.(2) Habitants, commerçants, cyclistes, chasseurs, promeneurs, anciens et nouveaux venus dans www.journal-deux-rives.com
la zone verte de notre territoire ont applaudi ce message d’un acteur économique qui tente de concilier la Nature et l’homme. Sur cette terre de convoitise pour les « bétonneurs », l’enjeu foncier est classique : le mitage de la zone agricole protégée (ZAP) commence toujours par une bretelle ici et là et après les bulldozers convergent pour laisser derrière de l’urbanisation insipide et non chaleureuse. Enfin, cette manifestation - pacifique - a démontré une fois encore que de tels projets continuent à être mis en cause par les habitants des communes des Deux Rives. Pourquoi un tel gâchis ? Pourquoi continuer à penser le monde avec les outils et les méthodes des années 80 et 90 ? Dans un monde en pleine (r) évolution, cette manifestation a démontré l’ancrage des habitants dans leur territoire à caractère naturel. Ce bras de fer classique a sonné le glas de la « bataille finale » entre les partisans et opposants de cette voie de contournement de la RD 154. r (1) Pour les opposants au contournement, les arguments du Conseil général ne sont pas recevables car : • Contrairement à ce qui était écrit dans le dossier d’étude d’impact, la circulation automobile n’a pas augmenté sur la RD154 dans les centres-villes de Verneuil-sur-Seine et Vernouillet. • La sécurité dans les centres-villes, en particulier celle des piétons, a été améliorée par la mise en place de moyens simples et peu coûteux pour ralentir la circulation automobile (chicanes, ronds-points, ralentisseurs). • La déviation serait un massacre pour la plaine agricole de Vernouillet ; ce serait une catastrophe pour le bois de Verneuil et notamment sa partie la plus riche du point de vue écologique, la zone des Planes. • La construction de la déviation serait un argument de plus pour urbaniser à outrance notre territoire. (2) D’ailleurs, la Région Ile-de-France avait acheté une partie des terres concernées par la déviation pour les rendre à nouveau agricoles. Après la décision de la technocratie, ces terres sont à nouveau convoitées par les « constructeurs de bretelles d’autoroutes... »
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actualité locale
Villennes-sur-seine
Un lancement réussi de Villennes Initiatives & Expressions Le 18 octobre a eu lieu le lancement de l’association « Villennes Initiatives & Expressions » (VIE). Un site internet, une page Facebook, des photos et des articles font vivre le fait local. Chez nos confrères du Courrier des Yvelines, le président de cette nouvelle association villennoise, Philippe Meichler, est direct : l’association Villennes Initiatives & Expressions (VIE) se fixe comme objectif de « parler à la fois de politique locale, des sujets philosophiques et sociétaux » afin de faire bouger Villennes-sur-Seine. Très bien comme objectif ! Cela rappelle la dynamique d’un petit nombre pendant la création d’un petit canard local qui s’appellait à l’époque les Nouvelles de Triel qui est devenu le Journal des Deux Rives. Mais ne bifurquons pas ! « Une info, un événement qui concerne les Villennois ? Un événement associatif ou économique à faire connaître et à partager? Envie de publier une tribune pour exprimer une opinion. N’hésitez pas, nous accueillerons votre article + photo dans la Gazette... » s’affichent sur le site internet de l’association villennoise (http://www.villennes-vie.fr/). Des chroniques et des photos agrémentent ce site d’information locale. Tous les ingrédients sont là pour conforter et consolider le fait démocratique local. Certains mauvais esprits verront néanmoins dans cette démarche une tentative d’ancrer une « opposition durable » aux élus de
la majorité étant donné que certains des membres de VIE ont participé à la campagne municipale sur la liste « Villennes Avenir ». Mais ce procédé est un procès d’intention qui ne permet pas d’avancer. Faisons confiance et précisons que l’article 2 des statuts de VIE explicite que l’objectif est « d’offrir un cadre de débats et d’initiatives ouverts et constructifs sur tout sujet d’intérêt général concernant les habitants de Villennes-sur-Seine. » L’association VIE fait bouger Villennes-sur-Seine. (DR) L’association VIE part du constat de l’intérêt des villennois pour dé- pour l’avenir de VIE. Un grand merci à tous ceux qui battre et être éclairé sur les sujets de politique nous ont fait l’honneur de venir nous rencontrer et qui locale qui les concernent en toute indépen- nous ont apporté leur aide et contribution. » dance partisane. Elle offre un cadre organisé Elle compte poursuivre avec des caféspour des initiatives que des villennois souhai- débats dont le premier se déroulera le 12 teraient défendre et proposer à la collectivité. décembre à 19 heures 30 au Café de la Gare L’association est indépendante et ouverte à à Villennes. Un premier débat risque d’être tous, indépendamment des orientations politi- chaud : « Mariage pour tous, PMA, GPA et ques ou religieuses. Euthanasie, nouvelles libertés ou abdications moraAinsi, l’association VIE a déjà été active les ? » Décidément VIE va faire parler d’elle dans la brocante de Villennes avec un photo- car ces sujets attisent la confrontation entre reportage... au mois de septembre. En outre, les membres de notre société contemporaine. le 18 octobre, l’association VIE organisait Interrogé par le J2R, le maire Michel Pons son pot de lancement avec succès selon le n’est pas du tout gêné de voir éclore ce type compte-rendu de cet événement sur le site de d’association et de débats. La VIE a droit de VIE : « Nous sommes ravis de cette matinée !...De bel- cité dans une société démocratique... avec ou les rencontres ont été faites, de bons contacts prometteurs sans la loi Taubira. r
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Hors-Murs
hôpital bécheville
Remise de diplômes au Campus de Bécheville : « Au revoir et bon vent ! » Tous les ans, le campus du Centre hospitalier intercommunal Meulan-les Mureaux (CHIMM) fête ses diplômés.
Le 10 octobre 2014 à Bécheville, 118 élèves de la promotion 2014 ont reçu leur diplôme de fin d’études pour devenir des professionnels dans le secteur de soins. Secteur fortement prisé car le taux d’embauche frôle les 100% à la fin des études. Le 10 octobre a eu lieu une cérémonie de remise de diplômes du Campus CHIMM à la mode USA, en présence de Sophie Primas, sénatrice des Yvelines, Michel Vignier, conseiller général, Bruno Marcher, représentant François Garay, maire des Mureaux, Mme Cécile Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines. Étaient aussi présents Frédéric Mazurier, directeur du CHIMM, Annick Riou, directrice du Campus et Philippe Kostka, directeur de l’Institut de Formation en Psychomotricité. Ce Campus au CHIMM fut l’œuvre de plusieurs professionnels de la Santé dont Yann Scott, qui a été salué par Sophie Primas durant son court discours : il faut reconnaître l’avant-gardisme des porteurs de ce projet – Daniele Lacroix et Yann Scott – car ils ont fait « sortir ce Campus qui a fait et fera ses preuves... » Cette filière de soins permet de préparer des cadres dans l’ergothérapie, la psychomotricité et des aides soignants et infirmiers. Frédéric Mazurier, le directeur du CHIMM (photo ci-dessous) ne s’est pas trompé en montrant sa satisfaction : « Ce secteur lie l’humain et la technicité », a-t-il déclaré en remettant les diplômes à certains de ces nouveaux professionnels. En somme, c’est une belle histoi-
Frédéric Mazurier, directeur du CHIMM.
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Un groupe de diplômées écoutent Philippe Kostka, directeur de l’Institut de Formation en Psychomotricité au Campus de Bécheville. (J2R)
re des pionniers qui ont fait cause commune, quelles que soient les affiliations politiques. Ce qui importait, c’était le territoire qui devait préparer l’avenir avec des nouvelles filières qui font mouche dans un monde complexe et trouble. Certes, les premiers « cobayes » jeunes hommes et femmes des quatre coins de la France ont connu des moments difficiles : « On a parfois essuyé les plâtres ! », a rappelé une des diplômées. Comment « apprendre en marchant ». Les Américains appellent cela « Learn by doing ». Eh bien, la leçon a été fort instructive et les élèves sont prêts pour des horizons nouveaux. Quant à l’environnement urbain, il est intéressant de noter un changement du ton des élèves : « Les Mureaux ne nous a pas fait rêver... » ; mais : « la réalité nous a démontré que les talents étaient là ». En outre, ces pionniers ont su s’adapter et ont profité longuement du cadre de vie et d’une période palpitante de leurs existence (les vidéos diffusées, surtout celles montrant le seul homme diplômé de la promotion 2014, donnaient envie d’être parmi ces pionniers). En guise de conclusion, il est temps de tourner la page : « Au revoir et bon vent ! » Qu’est-ce que le Campus CHIMM ? En projet depuis 2008, le campus des professions de santé et métiers d’aide à la personne diplôme aujourd’hui les premiers ergothérapeutes et psychomotriciens. En somme : www.journal-deux-rives.com
• 575 étudiants en formation dont : - 410 étudiants en formation initiale des professions sanitaires : aide-soignants, infirmiers, ergothérapeutes, psychomotriciens - 70 étudiants en formation dispensée par Buc ressources : aide médico psychologique et éducateur de jeunes enfants - 30 aides-soignants en cursus partiel après un temps d’emploi, souvent auprès des personnes âgées ou lourdement handicapées - 65 préparations au concours infirmier/psychomotricien/ergothérapeute. Des actions de formations continues sont dispensées auprès de professionnels de santé et des métiers d’aide à la personne. • Les diplômés en 2014 : Le Campus CHIMM a formé les premiers professionnels ergothérapeutes et psychomotriciens. dont - 14 AMP = 76% de réussite; - 26 ergothérapeutes = 100% de réussite dès la première session ; - 24 psychomotriciens = 100% de réussite après la deuxième session ; - 54 infirmiers = 94% de réussite. Il est ressort de très bons résultats aussi en préparation au concours : 85% des prépa IDE sont entrés en IFSI et 72% des candidats ergothérapeutes et psychomotriciens. Il est prévu une formation d’IF masso-kinésithérapie en septembre 2015 et un projet en lien avec le CIMAP pour les métiers d’aide à la personne. r
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Hors-Murs
les Mureaux : mosaïk 2014
Un week-end de Mosaïk : groove, rap et Yéyé Dès vendredi 17 au dimanche 19 octobre, les derniers jours du Festival Mosaïk 2014 ont fait « salle comble » avec une soirée « Soul », une soirée « Rap » et un après-midi « Salut Les Copains », durant lequel la troupe de cette comédie musicale a fait twister les spectateurs.
Le week-end de concerts aux Mureaux a débuté au COSEC Pablo-Neruda dés le vendredi 17 octobre avec une soirée « groove /soul » dont la prestation d’Ayo (nom de scène de Joy Olasunmibo Ogunmakin) a été le point culminant. Mais il ne faut surtout pas oublier les artistes des « Nouvelles Scènes » qui ont ouvert le bal le 10 octobre.(1) Sarah Celestic Club a aussi ouvert la soirée du 17 octobre avec Orient Express. Ce groupe de six « amis célestes ou solaires », comme Sarah, la chanteuse, l’a annoncé durant le concert, est pétri de groove, de funk, de blues et de folk. L’énergie de ce groupe a fait se lever le public et a chauffé le COSEC afin d’ouvrir la voie à Gasandji. Cette artiste a poursuivi ainsi sa « mini-tournée » menée dans les communes de l’agglo Seine & Vexin. Elle a joué avec le public et lui a fait chanter « Bissau ». Cette chanteuse énergique pleine de soul et de jazz a ensuite laissé sa place à Ayo. Cette dernière a offert à plus de trois cents personnes un concert rempli de ses influences soul, rap, pop et africaines. Samedi 18 octobre, «The Shin Sekaï», groupe composé de Dadju (le petit frère de Maître Gims) et d’Abou Tall, a ouvert la soirée « Rap » de Mosaïk et Youssoupha a animé le reste de la nuit. «The Shin Sekaï» (« Nouveau Monde » en japonais) est un jeune groupe né en 2012 dont le second album « The Shin Sekaï volume 2 » rencontre un fort succès auprès des jeunes amateurs de rap. Dimanche 19 octobre, le COSEC PabloNeruda a accueilli un moment rare dans l’univers de Mosaïk : une comédie musicale. Effectivement, le festival a reçu de nombreux artistes et groupes mais rarement
«Salut, Les Copains», une comédie musicale, inspirée des années Yéyé. (J2R)
– voire jamais – de comédie musicale. Ce dimanche après-midi a été une première. La salle A du COSEC affichait quasiment complet pour la troupe de « Salut, Les Copains ». Ce spectacle, qui emmène les spectateurs entre les années 1963 et 1968, compte une petite histoire dans la grande histoire des « Yéyé », comme l’indique le comédien Zacharie Saal, qui y joue « Pierre ».(2) «Salut Les Copains» est bien plus que l’émission lancée sur Europe 1 en 1959 et qui, à 17 heures, ramenait les jeunes devant leurs radios. C’est le symbole de la jeunesse des années 60. Ce spectacle replonge les spectateurs dans ces années tout en suivant le quotidien de « Catherine » (jouée par Calypso Larrazet Llop), de son rêve d’une vie différente de celle promise par ses études, de son amitié avec « Nicole » (jouée par Marie Facundo) et de sa relation compliquée avec « Michel » (joué par Louis Gaston), son premier amour.
Cette histoire est narrée par un personnage « fil rouge » : « l’Idole » (joué par Nuno Resende). Il est la synthèse des idoles des jeunes des années 60. Le spectacle est une succession de chansons qui donnent corps à l’histoire. Malgré la chaleur, le succès a été au rendez-vous à en croire les applaudissements soutenus du public et le fait que ce dernier a su reprendre les différentes chansons du spectacle. Cette comédie musicale poursuit le chemin de la réussite musicale : elle en est en effet à sa seconde saison. Il faut vraiment la voir pour sentir le frisson et la joie qu’elle procure. Salut «Les Copains» a ainsi clôturé à merveille l’édition 2014 du Festival Mosaïk. r (1)http://www.dailymotion.com/video/x27qckd_gaspard-royant-un-artiste-pop-rock_music (2)http://www.dailymotion.com/video/x2890q2_mosaik2014-salut-les-copains_music
L’artiste Ayo (à.droite) a offert un concert rempli de ses influences soul, rap, pop et africaines à plus de 300 personnes. (NDM)
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Brueil-en-Vexin : Parc du Vexin
« Non à la PIG ! Non à Calcia » Samedi 11 octobre 2014, une manifestation a été organisée par les opposants à l’extension des carrières du groupe Calcia à Brueilen-Vexin. Vers onze heures sur l’avenue Victor Hugo à Gargenville, deux cents manifestants ont défilé en direction du siège du cimentier Calcia pour montrer leur opposition à la demande d’extension de ce dernier. Le défilé est parti de l’angle de l’avenue Gabriel Péri et de l’avenue Victor Hugo à 600 m de la grille d’entrée de Calcia. Calcia exploite un gisement de calcaire cimentier situé sur la commune de Brueilen-Vexin, située dans le parc protégé du Vexin, ainsi que sur celle de Guitrancourt. Le groupe d’opposants «Vexin Zone 109»(1), présent lors de la réunion publique du 3 octobre à Brueil, a organisé cette manifestation avec l’appui de nombreux élus de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin. Les opposants sont inquiets pour l’environnement et pour le Parc du Vexin si l’extension de carrières est déclarée projet d’intérêt général (PIG). D’ailleurs, les slogans des manifestants vont dans ce sens : « Non à la PIG ! Non à Calcia » Des élus présents en tête M. Jean Mallet, maire de Mézy-sur-Seine, et Mme Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont, tous deux conseillers régionaux d’Îlede-France, faisaient partie des élus présents
Deux cents manifestants se sont rendus le 11 octobre devant les grilles de Calcia à Gargenville pour protester contre l’extension de l’exploitation de carrières. (NDM)
en tête de la manifestation. Parmi eux, Bruno Caffin, maire de Brueil-en-Vexin, a pris la parole devant une tente installée par les manifestants déjà présents devant les grilles du cimentier.(2) Il a fait le bilan de la situation et des actions menées. Mais la principale action à mener, pour lui, est de mettre la pression sur le préfet des Yvelines afin que ce dernier ne donne pas son accord au cimentier. Pour atteindre cet objectif, il faut participer à l’enquête publique. À l’issue de cette période de consultation autorisée par l’arrêté préfectoral n° 2014231-0003 en date du 19 août 2014, le dossier sera toujours à la disposition du public, dans les lieux précités aux jours et heures habituelles de réception du public, jusqu’à la prise en compte du projet dans les documents d’urbanisme des communes de
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Brueil-en-Vexin et de Guitrancourt. La manifestation devant les grilles de Calcia s’est faite de façon pacifique. Les opposants n’ont fait que ralentir les véhicules entrant et sortant de l’usine et scander leurs slogans, tout en distribuant leurs tracts. L’ensemble du dossier, comportant l’arrêté préfectoral et le dossier de présentation du projet de carrière (qualifié d’intérêt général - PIG), est également consultable sur le site Internet de la préfecture des Yvelines.(3) r (1) « 109 » désigne le numéro de parcelle en question. (2) http://www.dailymotion.com/video/x27rxq7_ manif-contre-les-carrieres-a-brueil_news (3) http://www.yvelines.gouv.fr/Publications/Consultation-du-public/Projet-d-exploitation-par-la-societe-Ciments-Calcia-sur-la-commune-de-Brueil-en-Vexin
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dossiers
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HUMEUR / HUMOUR
Le « Green Parc » et son peuple excentrique Après l’ouverture du « White Parc » à Villennes, un dépliant titré « SeineCityPark, Un projet environnemental innovant dans les Yvelines » a été diffusé à l’occasion de l’inauguration, en juillet dernier, de la phase 1 du Cœur Vert (réhabilitation de la plaine agricole de Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine). De nombreux arbres ont été nécessaires pour son impression ; sont-ils ceux, dont le nombre dépasse deux centaines, qui ont été abattus(1), notamment en bordure de la Seine, face à l’ïle de Villennes, pour la réalisation du Parc du Peuple de l’Herbe ?
Un site Internet(2) français existait déjà sous le nom SeineCityPark, nous présentant ce projet mené par le Conseil général des Yvelines, la Communauté d’Agglomération des 2 Rives de Seine, Ports de Paris et un bureau d’études, avec la ville et deux établissements publics. Le parc urbain séquanien aurait-il été trop long ou trop poétique ? Devrons-nous utiliser la langue anglaise pour baptiser notre prochaine méga-intercommunalité, afin de faciliter son rayonnement international ? Nous pouvons accepter qu’un nouveau temple de la consommation ait un nom anglo-américain mais comment justifier le choix fait pour le projet d’aménagement d’une partie de notre terroir, comprenant une zone naturelle en bordure du fleuve. On nous dira qu’il s’agit du nom de code d’un projet qui a reçu un financement de l’Union Européenne. En effet, alors que le français en est l’une des 20 langues officielles et une des trois langues de
Le 17 octobre au Parc du Peuple de l’’herbe.
travail, pratiquement tous les échanges écrits et verbaux s’y font en anglais. Sans vous perdre dans de longues explications, rappelons que ce projet en comprend, en fait, cinq dont deux relatifs à des parcs. Nous ne nous étendrons pas sur le parc industriel Ecopole, en partie réalisé, ni sur l’Eco-port qui, après de vifs débats et l’avis défavorable du commissaire enquêteur, n’est pas encore abandonné. Le Parc du Peuple de l’herbe sera situé entre la Seine et la Nouvelle Centralité. Que cache ce nom bien français, mais dont l’abscondité ne vous échappe pas ? Il semble montrer une certaine théâtralité dans la mise en Seine de ce quartier d’habitations, de commerces et d’espaces verts. Un corridor écologique créera une continuité entre le Cœur vert de la boucle de Chanteloup et le parc herbeux pour permettre le déplacement des espèces. Ne pouvons-nous pas craindre que des insectes xylophages continuent leur migration jusqu’à l’Ecopole, où ils s’attaqueront au bois, éco-matériau de prédilection, des structures des bâtiments ? Nous ne pouvons pas reprocher à nos élus communautaires de papillonner comme des lépidoptères mais seraient-ils plus cigales que fourmis ? Travaillant dans l’ombre, ils chantent toutefois les louanges du futur Grass People Park. Comme le peuple de l’herbe, ils consti-
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(Photo ASAEECC)
tuent un microcosmos, qu’aucun spécialiste de l’entomologie ne nous fera, toutefois, mieux comprendre. Certaines espèces ont disparu en mars dernier, laissant la place à de nouvelles.(2) Lorsque nous avions parcouru le futur parc, de droite à gauche, à leur recherche, nous avions dû prendre garde aux araignées aux longs bras et veiller à ne pas donner un coup de pied dans la fourmilière.. Nous ne cherchions pas que les petites bêtes ! Nous avions rencontré également des rats des villes et d’autres des champs, pas trop pingres, des grenouilles qui voulaient se faire aussi grosses qu’un bœuf et des reptiles qui savaient bien ramper. Espérons que le nouveau peuple de l’herbe saura bien cohabiter avec le peuple des arbres et avec celui de la plaisance nautique. Vous ne pourrez pas vous perdre dans les hautes herbes : à la périphéricité se trouve la rive de la Seine, où des chênes remplaceront, peutêtre, les peupliers sacrifiés ; de l’autre côté, la Centralité nous montrera une issue. r (1) Voir édito : « Mensonges écologiques », page 3 de ce numéro. Aussi le blog de l’ASAEECC (Association de Soutien des Activités Économiques, de l’Emploi et des Consommateurs à Carrières-sous-Poissy) : http://asaeecc.overblog.com/ Autre article sur le sujet : http://www.journal-deux-rives.com/actu/04668-castastrophe-financiere-catastrophe-ecologique (2) http://www.seinecitypark.fr
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Sports
lutte gréco romaine
Mélonin Noumonvi, champion du monde Le 8 octobre la famille de la lutte s’est réunie(1) à Bagnolet pour célébrer la victoire de Mélonin Noumonvi au dernier championnat du monde de lutte gréco-romaine (catégorie moins de 85Kg) le 12 septembre 2014 à Tachkent (Ouzbékistan).
le 8 octobre les moments où Louis « Coco » Moratin, grand père de Mélo accompagnait ce dernier au club pour s’initier à un sport ancestral qui conjugue la discipline avec la persévérance. En écoutant les parents de Mélo, Luc et Françoise Fleuret, on comprend vite la « force tranquille » de Après la victoire à Tachkent, Mélonin Mélo : zen à l’extérieur du Noumonvi avait déclaré à l’Equipe, « Ce titre tapis de lutte et un « Ti(De dr. à g.) Steeve Guénot, champion olympique ne va pas changer ma vie ! » Mélo, comme on gre » au combat. Dans une et Mélonin Noumonvi, champion du monde. (J2R) l’appelle affectueusement, reste fidèle à lui- famille de quatre enfants, même : le gamin de Bagnolet qui est entré Mélo s’est intégré facilement depuis 1989 amis proches et moins proches, la ville de Bagnolet, le dans la lutte comme on entrait jadis au mo- (famille d’adoption, une bonne scolarité) club de Bagnolet (CBL93), la Fédération française nastère, est convivial et proche de chacun de sans toutefois oublier ses racines togolaises. de lutte... » Et réciproquement, car la France nous. Pour Mélo, la victoire n’est pas venue Oui les amis, ce champion, né en France, a a gagné un champion du monde, qui par facilement : « Travail, patience, sacrifices, épreu- des parents biologiques d’origine africaine. ailleurs, reste humble et le restera ! Enfin, ves difficiles, abnégation, les défaites, les victoires, les Mais, Bagnolet et au-delà la France, lui Mélo(2) vaut le déplacement à Bagnolet. r heures passées loin de la maison mais surtout la pas- ont tout donné : « Une médaille d’or ne se gaCette soirée a rassemblé des nombreuses persion que j’ai pour ce sport et votre soutien [le public gne jamais seul et c’est pour cette raison que je la (1) sonnalités de la lutte, dont le président de la FFL Alain français] indéfectible depuis toutes ces années font... partage avec vous car a votre façon vous l’êtes aussi. Bertholom, le champion olympique Steeve Guénot... un titre mondial. » Aujourd’hui je suis champion du monde et à tra- (2) Mélo a accepté de parrainer la WEBTELE 2 Rives. Didier Duceux, président des Diables rou- vers moi vous l’étés aussi. Je ne vous en remercierai (URL : http://www.dailymotion.com/video/x27o039_meges, capfracvert_Mise le grand club en depage Bagnolet, s’est rappelé jamais assez pour ça ! Famille, coachs, coéquipiers, lo-champion_sport). 1 18/03/2014 11:58 Page 1
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Sports
Rugby
Les Sangliers doivent hausser le ton ! Notre chroniqueur sportif a dressé un premier bilan sur le début de saison du RC Triel. Le 16 novembre une belle victoire contre Nemours (16 - 12 à l’extérieur) a montré que le RCT a effectivement démontré que les Sangliers peuvent et doivent hausser le ton. Après déjà six rencontres disputées, faisons un premier bilan de cette rentrée sportive pour les Sangliers de l’Hautil. Figurant dans la poule 3 du championnat de Promotion d’honneur IDF, le RCT aura montré deux visages, en quelque sorte le jour et la nuit. 5e du groupe avec 19 points au compteur, les Sangliers se sont révélés incapables de gagner à l’extérieure (NDLR : avant le 16 novembre). En effet, les joueurs triellois n’ont ramené que deux petits points de leurs déplacements. Si l’emporter en terre inconnue a semblé très ardu, gagner à domicile fut bien plus aisé pour des Rouges et Bleus imprenables à domicile. Sur les trois rencontres disputées chez
eux, les joueurs du RCT ont rapporté 13 points, sur les 15 glanés jusque là dans leur quête à la promotion. Nous avons suivi les deux derniers matchs du RCT disputés au Stade Gaston-Chirac dont celui contre Senlis. Le 12 octobre dernier, Triel recevait Plessis Robinson. Après avoir eu des difficultés L’équipe de Triel est un groupe uni où les ressources restent à à se mettre en place, exploiter. (Archives J2R) notamment en touche, le RCT s’est finalement imposé 12-0. Dimanche 2 novembre, c’était CLASSEMENT DE LA POULE 3 le tour du RC Senlis de se déplacer à l’Hautil. 1) A S LAGNY RUGBY 26 PTS Au terme d’un match bien maîtrisé, Triel l’a 2) ENTENTE MANTES LIMAY RUGBY 78 25 PTS emporté avec bonus sur le score de 33 à 12 3) U S NEMOURS SAINT-PIERRE 21 PTS (voir ci-dessous). Ce deuxième match a montré une belle 4) RUGBY CLUB GARCHES VAUCRESSON 20 PTS progression des joueurs triellois qui sem- 5) R C TRIEL 19 PTS blent armés au mieux pour affronter la suite 6) PARISIS RUGBY CLUB 13 PTS du championnat. 7) RC NOISY LE SEC 13 PTS Pour espérer accéder à la division su- 8) ENT R C PLESSIS ROBINSON MEUDON 12 PTS périeure, Triel devra donc maintenir sa 9) U S O ATHIS MONS 10 PTS dynamique à domicile et hausser le ton 10) R C SENLIS 3 PTS lors de ses déplacements. r Waldemar de Laage
Senlis tombe face au RCT Ce dimanche 2 novembre, avait lieu le match opposant le RC Triel au RC Senlis. Si des incidents ont occasionné un léger retard, c’est sous des nuages que le match a commencé, après la victoire de la réserve (17-7). Dès le coup d’envoi, Triel a semblé vouloir créer du jeu. A la 2e minute, une mauvaise passe de Do Rosario a profité au supersonique 11 adverse qui a douché d’entrée les ardeurs du RCT en inscrivant un essai de 70 mètres. Cet essai planté sous les poteaux fut facilement transformé (0-7, 3e minute). L’ essai encaissé, les Sangliers n’ont pas démérité en occupant largement le terrain adverse et en dominant dans plusieurs secteurs (touches, poussées). «Manque de lucidité» Malheureusement pour les Rouge et Bleu, leur domination, aussi importante soit-elle resta stérile durant de longues minutes. La faute, en partie, au bon jeu au pied adverse et au «manque de lucidité» des joueurs triellois. Ces derniers, parfois bloqués à 2 mètres de l’en-but adverse sans jamais concrétiser, ont provoqué des grincements de dents parmi le staff et les supporters. «Il y a un an et demi on jouait la montée, là on va redescendre. Entre ceux qui ne veulent pas ou qui ne peuvent pas venir mieux vaut laisser tomber» déclarait même le plus pessimiste d’entre eux. A force de pousser, les joueurs triellois ont été (maigrement) récompensés en obtenant une pénalité en face des poteaux adverses, réussie par Do Rosario (3-7 à la 21e minute). La délivrance est arrivée à la 24e minute lorsque, grâce à une grosse pression des avants, Bonvin a inscrit l’essai permettant à Triel de passer devant. Malheureusement pour les Sangliers, le buteur loupa la facile transformation. Cette déconvenue a galvanisé Senlis qui a progressivement rééquilibré le jeu. Le scénario de la 2e minute aurait pu se répéter lorsque le 7 adverse intercepta une passe des arrières du RCT et faillit inscrire un essai (37e minute). Le sauvetage inespéré de Hazzam permit à Triel de maintenir son avance. Juste avant la mi-temps, notamment grâce à un gros travail de Bournac, Triel obtint une pénalité lui permettant d’accroître l’écart (11-7 à la 40e minute). Cette dernière action fut l’occasion pour l’arbitre de siffler la pause. Retrouver des ressources Lors du discours de la mi-temps, le mot d’ordre côté triellois fut «l’engagement» positif durant la première période. Dès la reprise, Triel imposa son rythme et inscrivit logiquement un deuxième essai (45e). Cet essai de Vincent ne fut pas transformé par le 14 triellois, décidément peu en réussite ce dimanche. Dans la foulée, après une belle percée de l’arrière de Triel et une touche bien négociée, le 16 triellois inscrivit un nouvel essai. Senlis, sonné par ce nouvel essai encaissé, réussit ensuite à inverser la tendance, notamment sous l’impulsion de son n°9, totalement révolté. Logiquement, les visiteurs du jour furent récompensés par un bel essai de leur premier centre (21-12, 65e minute) résultant d’une très belle passe au pied de son ouvreur. Peu après l’essai de Senlis, Triel fut capable de trouver les ressources pour de nouveau imposer son jeu, à l’image d’un Bournac survolté. Ce nouveau temps fort engendra un autre essai triellois, hélas non transformé. Toujours aussi entreprenants, les Sangliers parvinrent même à inscrire l’essai du bonus offensif, grâce à Brenot (79e). Cet essai fut transformé par le buteur de Triel, ce qui porta la marque à 33-12. La fin de match fut entachée par deux expulsions (1 joueur de chaque équipe), dont celle de Bournac, pourtant auteur d’un très bon match. Ces deux rouges à une minute du terme n’eurent pas d’incidence sur le score final, qui resta donc de 33-12 en faveur des triellois, qui signent une victoire à domicile bien méritée. Le prochain match à domicile de Triel sera le 30 novembre à 15 h contre Garches. r
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un jour un livre
« Fraude fiscale et paradis fiscaux » « Fraude fiscale et paradis fiscaux. Décrypter les pratiques pour mieux les combattre » d’Eric Vernier, cet ouvrage est disponible en librairie. Affaire Cahuzac, affaire Guéant, affaire Karachi, affaire Bettencourt, affaire Obiang... Ces affaires ne sont pas la conséquence d’un monde qui se dégrade, mais celle d’une vigilance et d’une transparence accrues. Alors que les États sont en quête d’argent frais, la fraude fiscale coûte près de 100 milliards d’euros à la France et plusieurs centaines de milliards à l’ensemble des nations par an. Les paradis fiscaux accueillant les fonds de la corruption doivent être combattus avec force. Ces paradis fiscaux gangrènent le capitalisme et signalent que le temps de la régulation par le politique est d’actualité. A la lecture de ce livre, l’auteur s’interroge à juste titre : Faut-il parler encore de paradis [fiscaux] ? Ne serait-il pas préférable de passer définitivement à l’expression de «parasites fiscaux» avant leur éradication complète, qui paraît encore lointaine, sauf si la volonté politique et la pression citoyenne s’intensifient ? Ce livre explique clairement les tenants et aboutissants de la fraude fiscale et des pa-
radis fiscaux. De quoi parle-t-on ? Comment fonctionnent les paradis fiscaux ? Comment blanchit-on le fruit de la fraude fiscale ? Quelles sont les conséquences sociales de ces délits ? Quelles ont été les grandes affaires médiatiques ? Quelle réglementation mettre en place ?
Extraits : «Liliane Beettencourt n’a plus besoin d’être présentée. Sa proximité avec Nicolas Sarkozy a fait couler déjà beaucoup d’encre. Des sites Internet proposent même de convertir votre salaire en unités
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Bettencourt. Mais son cas permet de revenir sur un montage fiscal rentable : le trust. Un trust est une société qui gère les actifs qu’une personne lui transfère et qui est souvent installée dans un paradis fiscal. Cette opération permet de séparer en toute légalité les capitaux transférés, de la personne qui a créé le trust. Ce dernier permet de protéger un patrimoine contre des décisions judiciaires défavorables ou de préparer une succession à peu de frais.» (p. 105) Accessible, agrémenté d’avis d’experts et d’exemples, cet ouvrage s’adresse aux acteurs exposés aux délits fiscaux, à ceux qui luttent contre ce fléau ? Très didactique, il est destiné aux enseignants et aux étudiants et à tous ceux qui s’intéressent à notre environnement économique et politique. Prix : 24 € En librairie : le 22 octobre 2014 EAN : 9782100705351. Pages : 192 L’auteur : Eric Vernier est Docteur en finance HDR, directeur de l’IRSI à Sup de Co La Rochelle, chercheur à l’IRIS, il anime depuis plus de 15 ans des séminaires sur le blanchiment et la fraude. Consultant international, formateur Francis Lefebvre et expert APM sur le risque de blanchiment, il a été administrateur de banque durant 10 ans. Préface de Daniel Lebèque, président de Transparency International France et de l’ORSE, il a dirigé la Caisse des dépôts et consignations, la BNP et le Trésor. r
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la mémoire des 2 rives
Le puits artésien de Carrières En 1904, la ville de Car rièr es-sous-Poissy utilisa une technique d’avant-garde pour puiser l’eau de son sous-sol, alors que de nombreux puits étaient pollués par l’épandage des eaux usées de la ville de Paris. Le nouveau puits artésien et le château d’eau qui lui était associé sont décrits par Joseph Honoré et J-B Rigaudeau du CEHA. Dans la dernière décennie du XIXe siècle, la Ville de Paris fut autorisée à épandre ses eaux usées urbaines sur des terrains agricoles situés à Clichy, Gennevilliers, Achères, dans la boucle de Carrières-sous-Poissy, à Triel et même jusqu’à Méry et Pierrelaye. Des
engrais pour l’agriculture... et
un nouveau système de captage des eaux
Cette opération poursuivait deux objectifs, tout d’abord l’épuration naturelle des eaux par percolation à travers la terre et l’enrichissement de cette terre en fournissant des engrais naturels. Après de très nombreuses négociations et d’importants travaux, l’épandage des eaux usées de la ville de Paris fut mis en service à Carrières-sous-Poissy le 4 septembre 1899. A cette époque, Carrières était alimentée en eau potable par trois puits publics, rue Saint-Honorine, rue Carnot et place Saint-Pierre ainsi que par plusieurs puits privés. Aussitôt l’épandage opérationnel, ap parurent de graves inconvénients avec d’importantes conséquences prenant, suivant les termes des élus, des proportions d’une calamité publique En effet, de nombreuses caves, mais aussi plusieurs carrières furent inondées, des puits furent contaminés. Il se forma également des mares stagnantes qui étaient des foyers redoutables d’infection. Il fut constaté que l’eau de la nappe polluée s’était élevée dans les puits d’une hauteur variant, selon les endroits, de 1,50 à 4 mètres et plus, 5 puits se sont effondrés, que l’eau trouble et même noirâtre dans plusieurs autres puits était d’une odeur et d’une saveur nauséabondes. C’est pourquoi la muni cipalité et plusieurs agriculteurs déposèrent une
plainte contre la Ville de Paris. Mais cette plainte fut retirée dès novembre 1901 après que la Ville de Paris eut décidé de verser une indemnité de 40 000 F en complément de celle de 20 000 F promise en 1898 et qui n’avait toujours pas été payée. Durant toute la Le château d’eau construit au dessus du puits artésien. Source : durée de la polluCercle d’Etudes Historiques et Archéologiques de Poissy. (DR) tion, la distribution de l’eau potable fut à la charge de Paris mais le du puits. Ce trépan tombait de tout son poids maire de Carrières dut prendre l’engagement de 40 à 50 centimètres creusant ainsi le sol. A de mettre en place, le plus rapidement possi- Carrières, la vitesse adoptée fut de 40 coups ble, un système permettant la fourniture et la à la minute. Après plusieurs heures de travail distribution d’eau potable dans sa ville. C’est il était nécessaire d’enlever les terres du fond. ainsi que fut décidé le creusement d’un puits Pour cela on enlevait le trépan qui était remartésien, place Saint-Blaise, proche du château placé par un tube muni à sa base d’un clapet. d’eau actuel. Ce tube appelé «cuiller» permettait d’enlever les La recherche d’eau potable à de grandes pro- terres. Pour ôter les sables on utilisait la «soufondeurs, au début du XXe siècle, ne s’est pas pape à boulet», de principe similaire au précédent toujours terminée de façon positive. A Paris, le mais adapté à la consistance du sable. creusement d’un tel puits à la Butte-aux-Cailles a duré plus de quatorze années et celui de GreEau potable pour 30 ans nelle n’a pas fourni le débit espéré. La revue «La L’eau apparut en 1904, elle venait d’une pro Nature» dans un article daté du 4 juillet 1904 ex- fondeur de 501,30 mètres avec une pression suf plique les causes de ces insuccès dus, principale- fisante pour éviter tout système de pompage. ment, à des ensablages causés par des diamètres Cette eau, qui était assez chargée en fer dissous, d’ouverture trop petits. Cet article essaie de dé- sortait à une température de 26 à 27 degrés. Cela montrer que le puits actuellement creusé à Car- faisait le bonheur des lavandières dont le lavoir rières-sous-Poissy peut être pris comme proto était alimenté par le trop-plein du puits. Dès 1905, type moderne de captage des eaux artésiennes. ce puits put assurer la totalité des besoins en eau Le premier sondage eut lieu avec un trépan de potable de la ville. Cela dura près de 30 années. 250 mm jusqu’à une profondeur de 150 mètres. Vers 1930, la pression baissa petit à petit à cause Il n’y eut aucun résultat. Pour la seconde étape, du nombre trop important de puits creusés dans l’objectif fut d’atteindre, à la base de la craie, la la région. Cette baisse de pression nécessita l’utilinappe des sables albiens. Le diamètre de 250 mm sation d’un pompage fort onéreux. s’avérant trop petit, l’entrepreneur recommença De plus, un jour, la colonne du puits se brisa. le forage avec un diamètre de 500 mm. Pour cela Avant qu’elle ne fût réparée, l’eau s’écoula dans il utilisa un tube de 610 mm dans lequel il passa le sous-sol pour resurgir au niveau de la carun autre tube de 510 mm qui pénétra de quelques rière de sable de M. Le Dantec (entrepreneur mètres dans la craie. Dans l’espace annulaire il à Poissy), qui constituait un point bas là où recoula du béton afin d’isoler l’ensemble pour que surgissaient les eaux d’épandage épurées avant les eaux artésiennes ne soient pas contaminées leur conduite vers la Seine. Cette carrière était par celles de l’épandage. située au carrefour entre l’avenue de l’Europe et L’approfondissement du puits fut alors la rue E. Jolly (emplacement des trois tours). Cet poursuivi jusqu’à 450 mètres. Le principe de enchaînement de problèmes conduisit à l’arrêt forage utilisé à Carrières mit en œuvre un sys- progressif du puits à partir de 1930. L’eau potatème à balancier qui avait pour fonction de ble fut alors fournie par la Lyonnaise des Eaux soulever et de laisser tomber le trépan au fond grâce au forage de Migneaux à Poissy. r www.journal-deux-rives.com
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Cinéma
Deux films à voir ou à revoir... «DamNation» et «Winther Sleep» sont deux films époustouflants qui ont marqué notre critique, Michel Fargeon. « DamNation » est un film produit et réalisé par l’entreprise de vêtement Patagonia (USA) une entreprise engagée, qui fait de l’écologie son combat quotidien. Il s’agit d’un reportage militant, je dirais d’un pamphlet filmé, qui défend une cause qu’on pourrait considérer mineure : le saumon sauvage et sa vie dans la nature. Ce film - « DamNation », un jeu de mots qui indique le lien entre les barrages d’eau (Dam) et la Nation américaine - amorce un débat qui concerne aussi les pays européens et la France en particulier. On sait que ce poisson, si apprécié des gourmets, a la particularité pour se reproduire qu’il lui faut remonter les fleuves et les rivières sur des milliers de kilomètres pour atteindre la mer ou l’ océan pour pondre les œufs qui seront fécondés dans un lieu bien déterminé donnant naissance aux embryons. Hélas ! l’Homme construit des milliers de barrages sur les fleuves, pour faire de l’électricité ou de l’irrigation intensive, enrichissant certains agriculteurs au détriment de la Nature. Souvent ces barrages retenant l’eau par des murailles en béton, hauts de plusieurs dizaines de mètres, sont infranchissables par les saumons, malgré leur instinct de reproduction. Pire encore ces ouvrages pharaoniques
« DamNation » relate la prise de conscience « citoyenne » chez les Américains. (DR)
sont souvent si obsolètes qu’il faut les détruire et cela coûte très chèr ; ils sont ainsi abandonnés à leurs tristes sorts, aggravant un peu plus ces catastrophes écologiques. Il faut préciser que les lacs artificiels, qui retiennent l’eau à cause des barrages, accumulent des millions de tonnes de limon ; peu à peu, ces eaux troublent l’équilibre à leur guise, négligeant certains aspects du problème environnemental. Les pauvres saumons ne pouvant naturellement pas sauter ces obstacles que sont ces nouvelles « grandes murailles de Chine » se retrouvent ainsi entravés dans leurs pérégrinations et meurent de fatigue dans leurs tentatives à vouloir affronter ces murs de béton maudits. Patagonia lutte contre les lobbies américains qui transforment la Nature et le paysage géographique et géologique à leur guise négligeant certains aspects du problème environnemental et provoque de sérieux dégâts climatiques voire sociaux.
Les belles images du film « DamNation » démontrent - sans exagérer - que le combat que mènent les associations et les défenseurs de l’environnement est très important tant pour l’Homme que pour les saumons bien qu’il s agisse du pot de fer contre le pot de terre ; mais la lutte vaut la peine de démontrer qu’ on peut être un ami de la Terre. Et pourtant le film est encouragent. Il démontre que rien n’est perdu d’avance et que lutter pour un monde meilleur est encore possible à condition qu’on le veuille. Dame Nature, comme disent les Indiens d’Amérique doit être aimée et respectée. On espère qu’une chaîne de télévision achète les droits de diffusion de ce merveilleux film car cela vaut la peine de profiter de cette belle leçon bien convaincante de ce document qu’il faut (re)voir avec bonheur. r Michel Fargeon
« WINTER SLEEP » Au dernier festival de Cannes la palme d’or a été remise à un jeune auteur turc qui avait fait déjà trois films dont « WINTER SLEEP », de Nuri Bilge Ceylan très long métrage (3 h 16) où le temps s’écoule comme une rivière tranquille. Ce parti pris de montrer au cinéma le temps qui passe en mettant en scène une famille retirée au milieu d’un paysage isolé en Anatolie exploitant un petit hôtel souvent déserté par les touristes malgré la splendide beauté hivernale de la région. Tout dort en hiver comme dans un conte des frères Grimm. Cependant le film dont le scénario se résume à quelques idées et scènes d’honneur, de frustration, est une sorte de poème décrivant la nonchalance entre l’ennui et les sentiments humains si complexes. Là une femme d’âge mûr, sœur du propriétaire des lieux, un presque vieux intellectuel, un peu comédien à la retraite, un peu las de la vie sentant que sa jeune épouse lui échappe lentement et qu’elle revendique sa liberté. La fascination qu’elle avait eu pour son mari est partie à cause des années passées en sa compagnie. Ici une autre famille habitant le village, ne pouvant pas payer le loyer de la bicoque qu’elle occupe et dont les propriétaires ont demandé l’expulsion par voie judiciaire. Le jeune enfant ressent personnellement l’humiliation de son père violent et alcoolique, essaie à sa manière de laver l’affront familial. Dans cet univers fermé de ce bourg anatolien les mœurs sont codés et moyenâgeux, les autres personnages sont à peine esquivés par le cinéaste, mais forment la trame du film où tout semble dormir socialement comme cet hiver neigeux et glacial. Le mal-être que vivent les personnages, leur quotidien simple et douloureux comme dans les pièces de Tchékhov dont le réalisateur de « Winter Sleep » s’est visiblement inspiré est tout au long du film une sorte de symphonie mélancolique. Le spectateur suit cette saga en se laissant envoûter par les images…. Il faut dire bravo au Jury de Cannes de cette année, bien téméraire il est vrai qui a su récompenser un film certainement non commercial mais d’une telle beauté plastique et pour un scénario presque immobile où l’action semble hiberner dans les paysages d’un hiver qui ne finit pas. Cet auteur turc réalisa le merveilleux « Il était une fois en Anatolie », aussi beau que cette palme d’or 2014 qu’il faut (re)voir. On a affaire à un vrai grand auteur qui sûrement nous étonnera encore. r
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CULTURE
Festival Blues sur Seine
Cabu : « Notre société est complexe et disparate ! » Dans le cadre du Festival Blues sur Seine, l’association « Bulles de Mantes » a invité le 8 novembre Cabu pour une dédicace à l’Hospice Saint-Charles de Rosnysur-Seine. En marge de l’exposition « Cabu Swing » tirée de l’album éponyme, dans lequel il exprime librement sa grande passion pour le jazz, Cabu a répondu aux questions du J2R. Journal des Deux Rives : Cabu, comment a été l’accueil du public durant cette dédicace ? Cabu : Cela a été très sympa ! Les gens sont accueillants et la file est très longue donc cela veut dire que mes œuvres sont toujours lues et pertinentes. J2R : La musique – en l’occurrence le Jazz – et le dessin (la caricature) sont-ils des expressions efficaces pour toucher le plus grand nombre ? En fait, peut-on changer le monde ou sa manière de penser avec le Jazz et la caricature ? Cabu : Rien n’est définitif. Parfois cela marche, mais prenons le jazz dans les années 1950 : Les jazzmen noirs avaient investi la
Jean Cabut le caricaturiste du Canard enchaïne et Rodrigo Acosta une des plumes du J2R. (J2R)
Jean Cabut dit « Cabu » a dédicacé ses livres le 8 novembre dans le cadre du Festival Blues-sur-Seine. L’insouciance et la folie des années 60 ne sont plus de mise en 2014.
scène musicale à Chicago et New-York avec un nouveau mode d’expression qui bouleversa l’Amérique. À partir de là, je pense que le mouvement des droits civiques avait planté les germes de sa viabilité qui culmina avec la victoire d’un mouvement progressiste aux États-Unis dans les années 1960. Laisser la scène aux blacks qui jouaient d’une manière endiablée tout en véhiculant un message « politique », voilà un succès. Cela me laisse supposer que la culture est le créneau où les idées s’implantent ou pas. Quant au dessin, voire la caricature, cet art est vieux comme le temps... Je croque mes personnages – même en accentuant les traits – à partir de mes observations du quotidien. Le reste, c’est un exercice technique qui demande une certaine dextérité et du temps. J2R : Avec l’avènement de l’Internet et des réseaux sociaux, quels sont le rôle et la place du dessinateur de caricatures ? Comment faire dans un monde où le modèle économique ne répond pas à cet exercice classique de la caricature ? Cabu : Vous avez raison de vous inquiéter du modèle économique de l’Internet ! Pourquoi ne pas s’interroger sur tout le système économique tout court. D’une manière générale, la presse se pose le même type de www.journal-deux-rives.com
question : comment se faire rétribuer le travail et la plus-value d’un rédacteur ou d’un dessinateur ? Comment obliger les gens à payer le processus de création et de production de cette œuvre ? Je crois qu’il y a des modèles à tester et je vous renvoie la balle : comment faites-vous au J2R et qui paie les coûts de conception et de production ? J2R : En voyant le nombre impressionnant de fans, je me demande si vous n’êtes pas devenu une parcelle du patrimoine français ? Comme les caricatures – l’adjudant Kronenbourg et le jeune idéaliste pacifiste par exemple – que vous proposez au « Canard enchaîné » chaque semaine, cela fait partie désormais de la culture française ? Cabu : Je ne suis pas encore mort et mes personnages sont le fruit de l’observation de notre société, complexe et disparate. Il y a de tout dans la France d’aujourd’hui : Kronenbourg était bourré à dix heures du matin et voulait faire la guerre coûte que coûte... Dans la jeunesse on passe forcément par des étapes d’idéalisme et d’altruisme. Enfin, je vois que vous pouvez devenir ministre de la Culture avec votre manière de voir la France ! r Propos recueillis par R.
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Rhythm & blues
Rick Estrin au Festival Blues sur Seine Les plus grandes stars de l’harmonica sont au RDV ! Elu meilleur harmoniciste aux Blues Music Awards, Rick Estrin & the Nithcats arrive de la West Coast avec son Chicago blues aux influences western swing ! Rick Estrin & the Nightcats et les musiciens de Swinging Dice ont été à l’affiche à Verneuil-sur-Seine le 8 novembre lors du festival Blues en Seine. The Swinging Dice (1e partie) Vainqueur du prix « Révélation » au dernier tremplin national Blues sur Seine, ces quatre jeunes à l’âme bien rétro ont su tirer le meilleur des années 40 et 50 ! En écoutant ces quatre musiciens de la première partie de ce concert à Maurice-Béjart, on a oublié tout (stress, contraintes) ! C’était LA manière de sortir de cette torpeur qui plombe l’ambiance sociale en France. Ces
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De g. à d. : Christoffer Andersen (guitare), Rick Estrin (chant, harmonica). (DR)
jeunes ont sorti aussi leur premier CD et ils continuent à donner de l’énergie à tout son public : jeunes, vieux, femmes ou hommes... Rick Estrin & the Nightcats Avec quatre nominations en 2014 et trois nominations aux Blues Music Awards 2013 de Menphis dont celui de « meilleur groupe » et « meilleur harmoniciste », Rick Estrin se classe parmi l’élite du blues actuel. Disciple de Little Walter et Sonny Boy Williamson II, il est régulièrement comparé par la presse à Willie Dixon pour la très grande qualité de ses compositions. Muddy Waters voulait l’engager à ses cotés mais c’est au sein des Nightcats, ce
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groupe talentueux de la West Coast, que ce virtuose de l’harmonica s’est fait une place de leader. En live, ses costumes, son look et sa virtuosité à toutes épreuves servent un style inimitable où Chicago blues flirt avec le rock’n’roll et le wester swing ! Les quatre musiciens américains (Rick Estrin : chant, harmonica ; Lorenzo Elliston Farrell : basse ; Jason Lee Hansen: batterie ; Christoffer Andersen : guitare) ont endiablé la salle avec le rhythm’n’blues de la Nouvelles Orléans, celui des blues Shouter, le boogiewoogie, le jive ou encore le swing de l’ère des big bands est remixé à l’énergie rock’n’roll de ces gaillards aux pieds biens plantés dans les années 2000 ! En outre, les solos du guitariste Christoffer Andersen et de Jason Lee Hansen ont mené le concert vers des horizons classiques du Rock (Zeppelin, the Doors... et même une chanson pour tous les boulangers de France). Sans jamais tomber dans la pâle copie de leurs illustres aînés, ils ont su revitaliser un genre qui n’a décidément pas fini de se renouveler. r
DERNIÈRES NOUVELLES...
«G ouvernement de cons... » «Octuor-sur-Seine» Conseil communautaire : Le 22 septembre 2014 au conseil communautaire de la CA2RS, il était question de voter l’achat du bâtiment GKM situé à Carrières-sous-Poissy. Les habitants de la CA2RS venus assister aux débats, debout, dans le couloir faute de place assise, ont applaudi le maire de Triel, Joël Mancel et la conseillère d’opposition de Vernouillet, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, pour leur vote contre. Philippe Tautou, président de la CA2RS n’a pas du tout apprécié et a demandé que cela cesse immédiatement ! Dès la fin du conseil, une ancienne adjointe de la marie de Carrières-sous-Poissy a interpellé M. Tautou dans le couloir de la CA2RS,et après avoir débattu avec lui sur un ou deux sujets, lui a rappelé que c’est bien avec nos impôts qu’ils [les élus] dépensent sans compter, et elle a ajouté que les politiques sont déconnectés de toute réalité avec ce qu’ils font subir financièrement aux habitants de la CA2RS à cause des leurs investissements inconsidérés... Philippe Tautou s’est emporté et s’est mis à vociférer devant plusieurs témoins « tout ça c’est à cause de ce gouvernement de cons ! ». Un témoin a rappelé à M. Tautou que c’est lors de son premier mandat que la CA2RS a contracté et a laissé dériver les dépenses pour arriver à une dette de 15 millions d’euros ! Au final le constat actuel n’avait absolument rien à voir avec le gouvernement... Celui-ci s’est enfui rapidement dans son bureau, rouge de colère, et surtout à cours d’arguments... r
« Sous influence » Super-agglomération : Selon certains contradicteurs du président Tautou, « la nouvelle agglomération [sera] sous l’influence du président du Conseil général des Yvelines », M. Pierre Bédier. Suite à l’intervention d’une élue le 8 septembre, M. Philippe Tautou a indiqué que le rôle du « Conseil général des Yvelines » avait été discuté « naturellement » lors d’un repas « informel » organisé par M. Bédier ! Ce dernier aurait promis de ne pas se porter candidat à la Présidence, l’avenir nous le dira… r
Acquisition immobilière Siège de la future super-agglo : Pour répondre à des besoins en termes de locaux, la CA2RS n’a pas fait le choix de la construction mais, comme le rappelle Philippe Tautou, « celui de l’existant afin de limiter
les dépenses ». Cette acquisition fait suite à un processus d’analyse des possibilités existantes, de réflexions et de négociations qui a duré plusieurs mois afin de parvenir à un montage optimal. Mis à prix à hauteur de 6,6 M€ H.T, le site va ainsi être acquis pour un montant de 4,6 M€ H.T. Le prix de vente s’élève ainsi à 668 € au m2, alors même que le coût moyen en Seine-Aval pour les locaux d’activités est de 730 € au m2, et de 1 590 m2 pour les bureaux. L’association citoyenne ASAEECC s’inquiète de la dérive financière de Ph. Tautou : La dette de la CA2RS de 2012 à 2013 a plus que doublé ! Sous la présidence de M. Philippe Tautou, elle s’est aggravée d’une manière considérable : la dette s’élèvait à 15 millions d’euros en 2013... Quant à la demande de Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, qui a exprimé son souhait d’achat des locaux GKN, l’association constate avec consternation les errances d’un élu qui veut acquérir des locaux industriels qui n’ont aucun lien avec le fonctionnement d’une administration. r
Recours etc... Arnaud Richard et Eddie Aït : Le 15 octobre, les nouvelles sont tombées pour indiquer que les « protestations électorales » de MM. Arnaud Richard et Eddie Aït n’ont pas eu un écho favorable auprès les juges du Tribunal administratif de Versailles. Cette double défaite pose la question de l’avenir politique de ces deux « jeunes loups » dans les Deux Rives. Vont-ils, chacun de leur côté, vers un naufrage politique ? Il est trop tôt pour répondre à cette question. Mais il est urgent de ne pas envenimer la situation notamment par le biais d’un appel à la décision de justice. Justement, M. Arnaud Richard a été le premier à se ranger à la sagacité de la justice. Le 3 novembre il a écrit sur les réseaux sociaux : « avec le maire de Triel à qui [j’ai] fait part, quasiment en primeur et dans le plus grand respect républicain, du fait que [ma liste « Triel énergie »] ne fer[a] pas appel de la décision du Tribunal administratif. Ce jugement, pris au nom du peuple français, l’oblige. Il... faut désormais construire, ensemble, l’avenir dans l’intérêt de la ville. » Quant à Eddie Aït, continuer la procédure pourrait même lui desservir car les habitants ne comprendraient pas cet acharnement de « mauvais joueur » ayant perdu deux fois. En tant que conseillers municipaux d’opposition, ils ont des engagements à tenir aux habitants qui ont voté pour eux. Renoncer à leurs mandats municipaux serait trahir leurs électeurs. r www.journal-deux-rives.com
Une voirie indigne Orgeval-Villennes : En colère, les commerçants de White Park dénoncent « une voirie indigne ». Les commerçants du centre commercial, situé sur la commune de Villennes et à la lisière d’Orgeval, sont venus dire leur exaspération lors du débat sur l’élargissement de l’intercommunalité du 5 novembre dernier. Ils exigent des réponses et des actes. Lorsque le représentant des commerçants a demandé aux élus quel est l’interlocuteur auquel il faut s’adresser pour être entendu, le maire d’Orgeval le renvoie néanmoins directement au Conseil général des Yvelines, sans passer par la case « mairie », ni même celle de la CA2RS. Pourtant, le Conseil général se déclare incompétent puisqu’il s’agit de la voirie d’Orgeval. En cette période de restriction budgétaire, le Conseil général se fait tirer l’oreille pour payer pour les erreurs de jugement des autres. Payera-t-il le rond point et les travaux sur la RD113 ? Une réunion serait cependant prévue prochainement pour parler notamment du problème de temporisation des feux qui est de son ressort, puisque cela concerne la circulation sur la RD113. On croyait cette solution de fortune déjà approuvée… r Pèlerinage littéraire
Médan : Le 5 octobre Jean-Pierre Chevènement (photo ci-dessous), ancien ministre et figure politique de la gauche plurielle pendant le gouvernement Jospin, a été l’invité d’honneur du pèlerinage littéraire de Médan, édition 2014. Dans les jardins de la maison d’Emile Zola, environ 300 personnes se sont
réunies pour écouter et évoquer la mémoire et des idées du grand écrivain Emile Zola. Dans un discours rodé et presque banal, J-P Chevènement a défendu l’idée que Zola « a beaucoup aidé pour que la vérité surgisse et par voie de conséquence pour que la République s’impose ! » Plus instructif Mme Aurélie Barjonet, maître de conférences en Littérature comparée à l’Université de Versailles Saint-Quentin-enYvelines, a examiné les rapports conflictuels entre les frères Mann (Thomas et Henri) en Allemagne et l'origine de ce conflit : les idées progressistes d’Emile Zola. r 35
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