Le
JOURNAL des deux rives
SEPTEMBRE 2014
3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 118
Philippe Tautout (UMP) «n’était pas au courant» de la catastrophe financière de la CA2RS. Pourtant, depuis 2006 il était parmi les fondateurs de «ce territoire en devenir» et qui cherche à le «valoriser» coûte que coûte ! p.8 (Photo J2R - mai 2012)
Intercommunalité, le naturel revient au galop ! La Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine change de cap : augmentation des impôts, restructuration de ses services, poursuite des opérations « vertes » tel le Coeur vert et extension du territoire allant de Conflans Sainte-Honorine à Mantes-la-Jolie. Une méga interco’ de 400 000 hab. serait-elle la réponse idoine pour faire face aux challenges de la réforme territoriale. Ce périmètre est-il pertinent ? Sur quelles bases peut-on légitimer ce choix qui s’est fait au détriment de la transparence démocratique ? Et la Nature ne résistera-t-elle pas à cette vague de « valorisation territoriale », qui pourrait détruire notre cadre de vie ? (J2R)
Carrières s/Poissy
orgeval
triel-sur-seine
le déblocage juridique du projet de la Centralité
« Moi, Président »,
La forêt de l’Hautil
Eddie Aït, l’ancien maire de Carrières-sous-Poissy affirme que le projet «Carrières Centralité » pourrait démarrer car les « recours abusifs » sont purgés. page 12
Jean-Pierre Juillet, 1er adjoint aux Finances d’Orgeval, est aussi président du Syndicat intercommunal de la Petite enfance. L’opposition a du mal à se faire entendre et respecter par cet autocrate en herbe. page 14
L’Hautil est encore victime d’un massacre à la tronçonneuse et cette fois aidé par un « grumier ». Résultat : des parcelles dévastées, des chemins plus que dégradés…. pages 17-18
un autocrate en herbe
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LE JOURNAL DES
éditorial
sEPTEMBRE 2014
Collapse !
L
e réchauffement de la planète et le changement irréversible du climat amènent déjà des bouleversements dans notre quotidien : des saisons - tel l’été 2014- sortent de l’ordinaire. Une série de calamités annoncées par les experts du GIEC se concrétisent dans l’actualité internationale : turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires extrêmes, tsunamis, échappement massif du CO2... En somme, la variation de la température globale de la planète va engendrer des amplitudes impressionnantes de températures entre les zones tempérées et celles des zones affectées par des phénomènes nouveaux. Tel est aussi le constat des spécialistes mondiaux du climat qui ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d’un congrès international conclu jeudi 21 août à Montréal. Dans l’ouvrage « Collapse », édité en 2005, Jared Diamond(1) explique comment les sociétés anciennes - et peut-être la nôtre ?- ont choisi entre le collapse et le sauvetage de l’espèce humaine : les Mayas, les Vikings, les habitants du Groenland... périrent. L’exploitation des paysages d’Haïti et les plateaux de la Chine démontrent que l’Homme pourrait creuser sa tombe (irrémédiablement ?). Sauf si la société - notamment à son échelle locale - décide autrement. L’auteur américain suggère un changement dans nos valeurs de la modernité et surtout un vrai courage politique pour « planifier » à long terme aménager - aurait dit un urbaniste français - les territoires ! Or, les habitants des Deux Rives sont loin de vouloir changer leur mentalité et leurs valeurs : on aime la maison individuelle avec jardin et deux parkings. Ce comportement conduit à plus de béton à la place de la Nature. De son côté le politique ne pense qu’à « valoriser » le foncier pour pouvoir vendre des mètres carrés « valorisés » pour des ZAC à vocation industrielle ou pour du logement. Les « pauvres défenseurs » de la Nature sont considérés comme rétrogrades... Voire opposants irréductibles contre le progrès... symbolisé par un port industriel ici et par un pont là-bas ! Pire, la possibilité démocratique de modifier le cap s’éloigne de plus en plus en raison du hiatus entre le politique et les citoyens-électeurs. En plus, le politique n’obéit même pas aux règles de l’état de droit quand il s’agit de l’aménagement de notre territoire. Deux projets (Pont d’Achères et Port des deux rives) ont été retoqués par des commis-
Ségolène Royal à Andrésy
100 ans du «Poisson d’avril»
Hommage à Shurlds
saires-enquêteurs dans le cadre légal des procédures de concertation. Les autorités compétentes - le Conseil général et le préfet des Yvelines - dénient la concertation avec pour (faux) prétexte que « l’avis ne porte pas sur la question posée ! ». Autrement dit, quand l’avis du commissaire-enquêteur est défavorable aux autorités on passe outre cet avis. C’est le signe d’un collapse de notre démocratie locale. En poursuivant la logique des pouvoirs publics, suspendons la concertation et décrétons que les bétonneurs (aménageurs, promoteurs, marchands des biens et des rêves d’une économie florissante...) ont la prééminence sur la Nature. A la limite, exonérons l’Etat de toute responsabilité et laissons émerger un système technocratique qui « réforme le territoire pour le bien de tous ». Cet avenir effroyable devient possible demain. Avec la mutation de l’interco’ actuelle vers une structure constituée des 400 000 habitants des 75 communes (ou +) de la Seine Aval la Nature ne résistera pas à cette vague de bétonnage et on verra la destruction massive de notre environnement. Quelques exemples : les projets d’infrastructure routière (entre Andrésy et Carrières et à Hardricourt) et les Ports des 2 Rrives et celui d’Achères constituent les prémices de ce qu’adviendra la Vallée de la Seine demain. On peut voir un échantillon du désastre annoncé avec l’exploitation forestière sauvage dans les bois de l’Hautil. Dans les années 60, Lewis Mumford, philosophe et urbaniste avait déjà exposé les liens entre la modernité et l’Homme(2). Son envie constante de se moderniser, explique-t-il, est à l’origine de sa tentation à l’auto-destruction. Cependant, Mumford rejette l’idée que la maîtrise des outils et la conquête de la nature soient à l’origine de l’ascension de l’Homme. Il avait également combattu l’idée actuelle que la machine (et par conséquent la notion de modernité) est au centre de la vie humaine. Pour Mumford, l’homme occupera toujours cette place primordiale hier, aujourd’hui et demain. Sinon, ce serait « le collapse » de notre civilisation occidentale.
LA RéDACTION
(1) « Collapse », Ed. Penguin, Jared Diamond, 576 pages. Collapse : Affaissement, écroulement d’une surface naturelle comme après le passage d’un ’ouragan, les autorités ont évoqué le collapse du système de transport. C’est aussi (sens figuré) l’effondrement d’une structure, d’un système, d’un projet politique... (2) « Le Mythe de la machine », Tome 1 « La Technologie et le développement humain », Ed. Fayard, Lewis Mumford, 1973, traduit par Léo Dilé. 404 pages.
Lancement de la Webtélé 2 Rives
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Papys de Triel été 2014
Le COPRA 184 fait sa rentrée 3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
SEPTEMBRE 2014
Journal des 2 Rives - édition de la Boucle
ÉDITORIAL Collapse !
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Interco’ Ecoport Réforme
administrative
Le président Tautou veut rassurer, la contestation continue
pages
Déconstruction !
5-7
page
8
actualité locale Andrésy Carrières s/ Poissy
Chanteloup Orgeval Médan Triel
Verneuil Vernouillet
- Pique-nique festif contre le pont d’Achères - Port d’Achères : ouverture du débat public
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Une fabrique numérique à «Vanderbilt» - Coeur vert : une filière économique d’avenir - Aït : «la Centralité devrait être relancée»
9-10
page
pages
- Claude Loiseau : « On se moque de la biodiversité.... » - L’emploi des femmes, un enjeu intercommunal « Moi, Président », un autocrate en herbe
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Revitalisation des bords de Seine
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La forêt de l’Hautil dévastée en toute légalité
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La messe est dite pour « les Tilleuls »
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Le piège de la densité urbaine !
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- Les employés communaux manifestent contre Ph. Tautou - Un nouvel opérateur d’eau et d’assainissement
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La déviation de la RD 154 est-elle relancée ?
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Hors-murs / Dossiers Hardricourt Maurecourt Meulan-en-Ynes Ecologie
Yann Scotte s’oppose au tracé sud de la liaison future A13-RD28 Deux figures populaires de l’art contemporain à la MDA EHPAD lancé : 127 lits pour la postérité
Sauve qui peut la vie : agir contre l’écocide !
pages
27-28
sports 16e foulée trielloise
Ben Ali rafle la mise !
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29
Corentin Badoux devient Champion du monde
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30
un jour un livre
Le
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31
Le bloc-notes de l’Histoire Festival de musique
Carrières-sous-Poissy «au temps de l’agriculture»
page
32
Mosaïk, le revival !
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33
Street art le long du canal de l’Ourcq
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35
Twirling Bâton
CULTURE
art urbain
parcours romancé du M arquis d ’E nnery gouverneur des I les sous le vent
Dernières nouvelles
Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, J-P Baudin, François Darcq Thierry Dornberger, Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Martine Carter, Claude Loiseau et FOFO. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.
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LE JOURNAL DES
INTERCO’
septembre 2014
Eco-port de la CA2RS
Le président Tautou veut rassurer, la contestation continue Le 4 juillet le président de la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS) Philippe Tautou, a réaffirmé son intention de créer le port industriel. Il a politisé le débat en affirmant que «le choix des élus est favorable au port».
Apparemment rien de nouveau n’a été annoncé, le 4 juillet, à «Fabrique 21» où a eu lieu la rencontre avec les journalistes en présence d’une forte délégation de Ports de Paris alors que des manifestants hostiles au projet attendaient au siège de la CA2RS. Bien que les arguments avancés restent pratiquement les mêmes que ceux énoncés durant les réunions publiques de concertation commencées en décembre 2010, la CA2RS et Ports de Paris peinent à convaincre les riverains et certaines associations que la marina actuelle doit laisser la place à un port industriel. Une réunion publique aurait été trop risquée ; c’est donc devant un petit cercle de
Face à face !
Anthony Effroy, conseiller municipal d’opposition à Carrières-sous-Poissy et porte-parole du comité de soutien pour le maintien de l’activité de plaisance fait face à Alexis Rouques,(à.dr.) directeur des Ports de Paris en présence de Michel Gatta (en casquette) gérant de la Marina Saint-Louis et des autres membres du comité de soutien.
«porteurs de paroles» qu’eut lieu ce plaidoyer pour un projet contesté aussi par une partie de la population et certains élus. Ce projet est, ne l’oublions pas, une pièce importante d’un puzzle formant globalement «Les cinq projets de la trame verte» (voir plus loin). Le comité de soutien pour le maintien de l’activité de plaisance à Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine demande : « l’abandon de ce projet et nous proposons de nous remettre autour de la table avec tous les opérateurs en vue de reprendre les études pour qu’enfin un port de plaisance soit réalisé ce qui aurait un sens en termes d’aménagement du territoire. » Sera-t-il entendu ? Non car le pré-
De g . à d. : Philippe Tautou, président de la CA2RS, Alexis Rouque, directeur général de Ports de Paris, Mariusz Wiecek, directeur de l’agence Seine-Aval. (Photo J2R)
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fet des Yvelines vient de signer l’arrêté pour le lancement du port « urbain » entre Triel et Carrières-sous-Poissy. Un projet plombé par un avis défavorable
En décembre 2013, le commissaire enquêteur a perçu de la part de tous les acteurs du projet qu’il a rencontrés, Ports de Paris, mairies, Communauté d’Agglomération, services instructeurs, la volonté que ce projet soit équilibré et crée le moins de problèmes à un territoire, que tous reconnaissent comme ayant été sacrifié ou meurtri depuis de longues années. Cependant, en fonction de tout ce qui est exposé dans le paragraphe 6 des présentes conclusions « Raisons qui ont motivé les conclusions du commissaire enquêteur » : • Le commissaire enquêteur estime que le projet présente un grand nombre de risques concernant tant la nature des activités pouvant être accueillies sur le site, que l’importance des nuisances qui pourraient en résulter sur les populations proches du port. • II considère au vu des réponses du pétitionnaire et des dispositions du PLU de la ville de Triel-sur-Seine, que peu de moyens existent pour interdire sur le site les activités à fort potentiel de nuisance et qu’il sera difficile, sinon impossible, de les contraindre, si elles ne le faisaient pas, à respecter des engagements stricts en matière de génération de nuisances. • II estime aussi que le projet Port Seine Métropole situé à Achères, dont selon Ports de Paris, les objectifs et les caractéristiques 5
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Ecoport de la CA2RS ne sont pas totalement arrêtés, semble par sa proximité et son périmètre d’action, pouvoir en 2020 constituer une alternative acceptable pour la desserte par le fleuve des entreprises de la boucle de Chanteloup. • Il déplore enfin que l’activité de plaisance dans la Boucle, soit pénalisée par la réalisation de la plateforme portuaire, et que les plaisanciers et les utilisateurs de la marina Port SaintLouis, qui vont devoir quitter leurs places, soient «sanctionnés» par la réalisation du projet, sans véritable solution de substitution. En conclusion et compte tenu de tout ce qui précède, le commissaire-enquêteur s’est vu amené à émettre un avis DEFAVORABLE au projet soumis à l’enquête, réalisée à la demande des Ports de Paris, en vue d’obtenir l’autorisation de la création d’une plateforme portuaire à Triel et Carrières. Des arguments constants Alexis Rouque, le directeur général de Ports de Paris a repris, avec quelques variantes, le discours du passé : celui du président de l’époque (Pierre Cardo, aujourd’hui président de l’ARAF) qui enfonçait dans la tête du public, intéressé et avide d’information et de concertation, toujours les mêmes arguments ; ce discours a duré pendant les huit mois qu’eurent lieu les huit rencontres publiques. Aujourd’hui, après quelques flottements, il semble que maintenant Ports de Paris prenne à son compte ce projet industriel. Mais il ne faut pas être dupe, même si c’est Ports de Paris qui paie, ce sont la CA2RS et la région Île-de-France (vote d’une subvention importante pour les études préalables) qui sont les véritables interlocuteurs. On peut constater que si les arguments ne sont pas nouveaux, devant la contestation persistante, le président Tautou se veut rassurant et Ports de Paris persuasif. Un challenge difficile. Un but presque atteint ? Pas sûr quand on a vu le collectif «Sauvons
notre port de plaisance» rassemblé à la sortie de la réunion et quand le journal Le Parisien titre opportunément son article : «Les opposants de l’écoport des Deux Rives ne désarment pas» et Le Courrier des Yvelines : «Ports de Paris défend ses positions ». Bien vu. Aussi un rapide tour d’horizon de l’argumentation entendue s’impose : – Vocation du port : construction, écoconstruction et « pas de matières dangereuses ni de déchets ménagers » ou dangereux type Seveso. - Activité économique : ressources assurées, granulats, investisseurs prévus, proximité du futur canal Seine-Nord. - Environnement : avantages de la voie d’eau sur la route. - Ecologie : respect des règles et prescriptions environnementales et paysagères prévues. - Développement durable : «le recyclage de valorisation… c’est vertueux...». - Professionnalisme : savoir faire, « ce sera un port de qualité ». - CA2RS, demandeur : « l’aménagement ne se fait pas contre le territoire ». (sic !) - Pérennité de la gestion : «garanties historiques d’un service public et confiance des habitants» (par la présence des associations environnementales ?). - Mixité (Industriel et plaisance) : impossible pour des raisons de sécurité mais un espace sera réservé pour des mises à l’eau et un embarcadère peut être envisagé (tourisme = bateaux de 110 m et +) . Bien que ces éclaircissements semblent cohérents et fondés sur des (in) certitudes économiques, un certain nombre de zones d’ombres laissent à penser que ce projet n’a jamais été purement économique. Le respect de l’environnement, une obligation incontournable, et le « sociétal » un effet collatéral contournable. Résultat apparent mais non exprimé : une volonté délibérée de
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un puzzle de 5 projets Le projet du port dans le puzzle de cinq projets Un improbable dépliant de « marketing territorial » intitulé « SeineCityPark » place les véritables enjeux de ce port tant critiqué : c’est une des pièces (la quatrième) du puzzle formant « une trame paysagère et écologique » dans la Boucle de Chanteloup. Extrait du catalogue sur le projet SeineCityPark
la CA2RS de se débarrasser d’une marina encombrante et de ses occupants (bateaux logements) dont l’avenir semble bien incertain. Un projet en demi teinte Bon nombre des réponses apportées sont à ranger dans le registre des contradictions, ce qui fragilise la crédibilité des arguments avancés par Ports de Paris et donc soutenus implicitement par les élus favorables au projet. Certains aspects ne rassurent pas : - l’avis défavorable du commissaire enquêteur en ce qui concerne la globalité du projet dont ne tient pas compte la CA2RS parce qu’il gêne et ferait obstacle au projet (voir encadré) ; - l’aspect sociétal du problème, c’est à dire le devenir de l’entreprise locataire et des occupants des bateaux qui refusent la disparition du port actuel. Pour nos représentants fraîchement élus le business semble passer avant l’humain… - l’incertitude sur le déplacement de tous les bateaux logements que le commissaire en-
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Ecoport des deux Rives
Le 21 juin avant l’embarquement pour la manifestation. (Photo J2R)
quêteur a noté : «La disparition du Port de plaisance Port Saint-Louis, entraînant un problème social en supprimant une petite entreprise et la pénalisation des activités de loisirs dans la Boucle, l’incertitude concernant l’offre de place de remplacement aux bateaux de plaisance installés dans la marina, l’incertitude sur le relogement de tous les bateaux logements. » - l’aspect social proprement dit, par le peu d’emplois qui seront vraiment créés, les nuisances inévitables pour le voisinage. Autant d’incertitudes préoccupantes et mises en avant par les opposants. D’abord, la fragilité du modèle économique (un pari risqué sur la réalité du développement de l’éco construction, la fin programmée du granulat exploité actuellement, ouverture vers d’autres produits dont les déchets ); la nature et l’usage des installations (application du futur cahier des charges, de la charte d’exploitation etc.) ont un caractère incertain.
Enfin les nouveaux projets (coûteux) de développement du tourisme fluvial, prévus à Médan, Andrésy, Villennes et Verneuil alors qu’existe une possibilité de mixité du port actuel ; cette dernière solution rejetée catégoriquement par Ports de Paris mais qu’en réalité la CA2RS ne veut à aucun prix (d’après une source autorisée). Un projet politique Deux maires ont déposé des recours, Villennes et Triel dont nous attendons les réponses de Ports de Paris. S’ajoute un argument nouveau dû aux résultats des dernières élections municipales. En effet le président Toutou affiche sa détermination en s’appuyant sur le « choix des élus favorables au port ». Il semble oublier d’abord que ce projet a peu été présent dans les débats pré-électoral et que les électeurs demandent essentiellement aux candidats de s’occuper, une fois élus, du «quotidien» qui lui a fait l’objet de nombreux débats. Ensuite, au regard de la CA2RS, les opposants sont à classer en plusieurs catégories. En premier lieu, les « irréductibles » qui sont contre tout, qu’il ne sera jamais possible de convaincre et à qui il faut poser la question : « Et les 35 ha de la darse, j’en fait quoi ? » (Réponse implicite : « On garde la marina bien sûr ». En second lieu, ceux qui sont favorables à la
mixité mais dont le réel souci est de conserver le port actuel. Réponse péremptoire du président Tautou : «Pas moi !». Enfin ceux qui acceptent le développement du territoire, donc le port industriel mais s’inquiètent de son usage. C’est donc ceux-ci qu’il faut rassurer par des engagements qualitatifs que Ports de Paris assure pouvoir tenir sur la durée. Si on veut bien croire au professionnalisme des aménageurs il serait prudent de faire appel à des associations environnementales qualifiées pour les contrôles qualitatifs au long cours. «Le Cœur vert» vient d’être inauguré projetant la production à grande échelle d’une plante (le miscanthus) destinée à l’éco-construction (risqué). «La nouvelle Centralité » , c’est 2800 logements à l’horizon 2023, durablement bloqués par les recours (les terrains sont en friche pour longtemps dixit le nouveau maire). «Le Parc du peuple de l’Herbe», ce sera un parc de 113 ha dédié à la «biodiversité» sur un vaste terrain actuellement en friche en bord de Seine. «L’éco-port des 2 Rives» contesté depuis des mois, les travaux débuteront-ils en 2015 comme prévu ? « L’Ecopole-Seine Aval », qui sera formée par 200 ha « dédiés à l’éco activité », verra-t-il le jour à l’horizon 2017 ? La turbulence continuera d'ici là. r
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Réforme administrative Chanteloup-les-vignes
Déconstruction ! Publiée sur le site d’Agir pour Orgeval, l’interview du président de la CA2RS, Philippe Tautou dévoile les contours d’une future (nouvelle) intercommunalité dont les contours ressemblent fort (en plus grand) à ceux de l’OIN Seine-Aval dont l’actuel président du Conseil général, Pierre Bédier, fut le fondateur. Coïncidence... Philippe Tautou, le président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) a expliqué fin juillet dans une longue interview au site Agir pour Orgeval les prochaines étapes de la (dé)construction de la CA2RS. Une assemblée extraordinaire de la CA2RS a eu lieu le 8 septembre pour entériner la décision prise (et avalisée) par M. Tautou et par les autorités compétentes. Au pied du mur mais consentant Déjà en mai, Philippe Tautou a souligné que « la Communauté d’agglomération des Deux Rives représentait un gros potentiel pour le développement, mais que la CA2RS est d’une excessive fragilité... » D’où le besoin de se rapprocher voir de s’insérer dans des autres « logiques territoriales ». « La mise en commun » ou mutualisation est un leitmotiv souvent servi par les différents gouvernements de gauche ou de droite. Déjà en 2011, lors de la cérémonie de voeux à Verneuil-sur-Seine, M. Tautou avait défendu l’idée de la réforme territoriale (sous le gouvernement de droite) : « Il n’y a pas d’alternative mais de réformer... car cela favorise (rait) les synergies et rédui (rait) les doublons. » Trois ans plus tard, sous la gauche socio-libérale, en prétextant la loi MAPAM(1) et d’une manière récupératrice (hypocrite ?) M. Tautou a évoqué la pression de l’Etat qui a mis les élus « au pied du mur à peine deux mois après les élections municipales... Dans ces conditions, on assiste à un simulacre de démocratie. » Une persistante opacité Justement, le pêché original de la CA2RS a été ce manque de transparence démocratique renouvelé dans le processus de création 8
Environ 400 000 habitants n’ont pas été consultés avant la présentation de ce «petit» monstre technocratique ? (DR)
et d’élargissement de cette intercommunalité de soixante-quatorze communes ! Alors, les élus pourraient-ils prendre le temps d’interroger les habitants du nouveau grand machin de 400 000 habitants allant de ConflansSainte-Honorine à Bonnières ? La CA2RS à six et puis à douze n’a même pas respecté les droits des minorités démocratiques jusqu’aux élections de mars 2014. Pire, le sacro-saint principe de proportionnalité (1 citoyen (ne) = 1 voix) n’avait pas été respecté en 2012 (2). OIN bis et oppositions ignorées Voir grand est la marque de fabrique de la méthode présentée désormais par les architectes de cette OIN bis.(3) Pierre Bédier, président du Conseil général a poussé ses pions pour la création d’un « pôle métropolitain ». Ainsi, Philippe Tautou lui a emboîté le pas : « pour préparer cette grande intercommunalité qui verra donc le jour le 1er janvier 2016, nous avons choisi de créer un pôle métropolitain plutôt qu’un simple syndicat de préfiguration. Il s’agit d’un syndicat mixte dans lequel on peut intégrer de nombreuses collectivités. Ainsi, grâce à cette structure juridique, nous avons pu demander au Conseil général [des Yvelines] de nous rejoindre... ». Fier de lui, le président de la CA2RS s’est auto-félicité : « Nous avons comme atout notre réputation d’Intercommunalité bien structurée [sic], en capacité de gérer des projets importants. ». Et les manifs et oppositions contre le Pont d’Achères, contre le Port des deux Riwww.journal-deux-rives.com
ves, contre les projets d’urbanisation sans vraie logique intercommunale ? Le bilan de la CA2RS n’augure rien de bon pour la suite car les promesses de mutualisation et de création de richesses dans un territoire en devenir n’ont pas été tenues depuis les « années Cardo ». On a juste hérité d’un périmètre qui est vide de sens tant pour les habitants que pour les élus locaux - qui se dédouanent de toute responsabilité intercommunale lorsqu’ils siègent dans leurs conseils municipaux. La proximité et le service à la population s’éloignent des considérations républicaines dans ce monde complexe et hyper-concurrentiel du XXIe siècle. C’est une véritable déconstruction de la société que s’opère aujourd’hui et risque de se réaliser demain. r (1) La loi du 27 janvier 2014 de « Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles » (loi MAPAM) va fortement précipiter le transfert des compétences des communes vers le bloc intercommunal. En Ile-de-France, elle oblige également à revoir le périmètre des intercommunalités avec un seuil minimal de 200.000 habitants pour la partie de la grande couronne située dans l’aire urbaine de Paris (c’est notre cas). (2) Voir : «Une CA2RS à 12... Anticonstitutionnelle !» http://www.journal-deux-rives.com/ actu/01840-ca2rs-12-anticonstitutionnelle (3) Quant à l’opération d’intérêt national tel que défini par le décret de 2007 concernant ce territoire celui-ci n’a jamais été publié ; c’est pourquoi le département des Yvelines a créé un établissement public d’aménagement EPAMSA mais il n ’a pas été accompagné par une constitution juridique d’une OIN. Exemple d’exception la Plaine de France et le secteur Mantois Seine Aval en sont exclus. Le décret du secteur du MantoisSeine Aval, dans les périmètres définis par décret en Conseil d’État n’est pas paru (Voir la note de synthèse opération d’intérêt national éléments juridiques publié par la DRIEA, 2014).
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Andrésy
Pique-nique festif contre le pont d’Achères Une manif de plus ? Non, c’était un piquenique de la discorde selon certains participants à cet événement du 29 juin qui a marqué un éloignement avec le nouveau maire de Carrières-sous-Poissy sur le dossier du projet de Pont d’Achères. Deux associations d’Andrésy et de Carrières se sont fixé comme objectif d’empêcher la construction de ce pont qui « saccage l’environnement ».
L’appui de la municipalité de Carrièressous-Poissy aux opposants au projet du Pont d’Achères semble disparaître car le nouveau maire, Christophe Delrieu n’a pas donné suite à la demande des associations pour éclairer le nouveau positionnement municipal. Lors d’un interview du 2 mai avec le J2R (n° 117, page 9, mai-juin 2014), le maire a souligné la nécessité économique de lier Achères à la Boucle de Triel en passant par l’Île de la Dérivation. Plus le temps passe, plus la pression du Conseil général s’affirme pour faire avancer ce projet d’infrastructure autoroutière. Ainsi, début juillet, l’actuel maire de Carrières-sous-Poissy, M. Delrieu, a récemment donné son accord à Pierre Bédier, Président du Conseil général des Yvelines pour retirer le recours contentieux déposé par l’ancienne majorité dirigée par Eddie Aït, auprès du Tribunal administratif de Versailles, le 8 février 2013, contre le Pont d’Achères. Selon le site Internet d’Eddie Aït(1), M. Delrieu « a précisé à Pierre Bédier ne rien vouloir faire avant de connaître le résultat (vers début octobre) du recours en annulation des élections qui a été déposé par Eddie Aït, ancien maire, et Conseiller régional d’Ile-de-France. » Cette information a été confirmée par le Conseil général des Yvelines lui-même. Le futur pont d’Achères soulève toujours autant d’hostilité de la part des habitants qui verront leur environnement saccagé. Deux associations (Non au pont d’Achères et Construisons Ensemble un Andrésy Solidaire)
La pointe amont de l’Île de la Dérivation et vue 3D du Pont d’Achères au dessous de l’Île. (Montage : association Construisons Ensemble un Andrésy solidaire)
ont organisé le 29 juin une pique-nique festif afin de manifester leur opposition à ce projet. Au quai de l’Ecluse entre Andrésy et Carrièressous-Poissy tout ce beau monde s’est donné rendez-vous pour maintenir la pression contre les « saccageurs de l’environnement » ; pour les opposants ce projet de pont est un véritable A104bis traversant notre territoire. Avec cet argument, il est essentiel, pour ces deux associations, que la population du territoire continue d’être mobilisée contre ce projet aussi absurde que dangereux pour les raisons suivantes : • Une balafre de 6 Km de route dans les méandres de la Seine. • Un coût exorbitant de 120 Millions € (soit le double du prix d’une autoroute). • Le saccage inadmissible d’un paysage remarquable, incluant une halte protégée d’oiseaux migrateurs. • Un impact sur la santé de plus de 260 000 riverains. • Des seuils réglementaires de pollution atteints malgré une prévision de flux voitures et camions sous-estimée. www.journal-deux-rives.com
Malgré l’avis défavorable du commissaire-enquêteur lors de l’enquête publique mettant en lumière le faible intérêt économique de ce projet et l’ampleur de ses nuisances, le Conseil général des Yvelines a décidé de passer en force. Dans les circonstances actuelles où l’Etat retarde son projet de prolongement de la francilienne A104 dans notre territoire, ce projet de construire une route 2 x 2 voies et un viaduc par-dessus l’île de la Dérivation vient en substitution. C’est une véritable A104 bis, aspirateur de circulation qui pourrait atteindre 155 000 véhicules par jour. En quittant le lieu de la manifestation du 29 juin, les deux associations Construisons Ensemble un Andrésy Solidaire, et Non Au Pont d’Achères se sont fixé comme objectif de s’opposer de toutes leurs forces à ce projet et maintiennent la mobilisation de la population contre sa réalisation. r (1) http://www.eddieait.fr/ca-des-2-rives-de-seine-com/ le-nouveau-maire-de-carrieres-sous-poissy-retire-lerecours-contentieux-contre-la-liaison-rd30/rd190.html
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Andrésy
Port d’Achères : ouverture du débat public Dans le cadre de l’aménagement du territoire, un débat public au sujet du «Port SeineMétropole Ouest» s’ouvrira dès le 2 octobre 2014.
nes d’Achères, d’Andrésy, de Conflans-Sainte-Honorine et de Saint-Germain-en-Laye seront au centre des huit réunions publiques qui Rappelons que ce port sera situé sur la ont à leur proplaine d’Achères et que ce sera une plate- gramme outre forme trimodale (fleuve, rail, route) de 100 la présentation ha principalement orientée vers le secteur du du projet, des BTP. Un ouvrage qui impactera le territoire débats sur l’enPort d’Achères : le débat public va durer deux mois à partir d’octobre. des 2 rives, des communes qui la compose et vironnement, (J2R) bien au delà. C’est la Commission Nationale les travaux, le du Débat Public (CNDP) qui a décidé d’or- phasage, l’intermodalité, le développement éco- s’est soldée par un avis défavorable du comganiser un grand débat public (2 mois) sur ce nomique, les aménagements urbains etc. Et puis missaire enquêteur… dont les dirigeants de projet auquel Ports de Paris est favorable et l’audition publique des acteurs économiques la CA2RS n’ont absolument pas tenu compte puisqu’ils maintiennent cet Eco-port des maître d’ouvrage. Un projet soutenu par le pour finir sur une réunion publique de clôture. deux rives dans leurs projets. Lors des futue précédent de l ’E co port L Conseil général des Yvelines qui le présente res réunions de concertation et des ateliers Un tel déroulé de réunions s’est déjà comme devant «permettre l’extraction de granuthématiques (s’il y en a), le monde politique, produit pour le Port des deux rives orgalats au bénéfice des travaux du Grand Paris et leur associatif et socio-économique ainsi que les nisé conjointement par les dirigeants de la acheminement par voie d’eau. » Et «pourrait aussi médias et les citoyens seront présents. AsCA2RS et ceux de Ports de Paris. Concertaaccueillir des déblais issus des chantiers franciliens ». sisterons-nous à un « moment de démocratie partion ? Il n’y a eu ainsi qu’une écoute réciproDes enjeux environnementaux, économiticipative ? » A une «saison» d’échanges et de que attentive. Les sujets ont été largement ques et sociaux et des intérêts locaux, régionaux dialogues ? ou au théâtrale monologue des exposés, débattus, confrontés à des critiques et interrégionaux ainsi que ceux des commuformulées sur les études, les «pour» et des « contre » aboutissant à un rédiagnostics, les scénarios en- sultat programmé d’avance ? Il en va autant Qu’est-ce qu’une plateforme vironnementaux, les schémas de la crédibilité de la CNDP que des autres multimodale ? d’aménagement, l’usage du intervenants, politiques compris. Le slogan Une plateforme multimodale accueille sur le même site plusieurs modes de transport. Le projet Port Seine-Métropole est port (déchets, eco-construc- de la CNDP « vous donner la parole et la faire trimodal : il associe le fleuve, le rail et la route. Cette formule tion etc.). Une évaluation so- entendre » sera-t-il appliqué ? r permet de cumuler les avantages : forte capacité de la voie cio-économique a été réalisée d’eau, faible pollution du fleuve et du rail, flexibilité et proximité de la route. Les activités envisagées sur cette plateforme dont les conclusions ont été Huit réunions publiques sont organisées dans les Yves’articulent principalement autour du transport de conteneurs sujets à interprétation. On sait lines du 2 octobre au 2 décembre 2014. La première maritimes. aussi que l’enquête publique réunion le 2 octobre 2014, 20H00 – 23H00. A Achères,
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Orgeval Carrières-sous-Poissy
Une fabrique numérique à «Vanderbilt» S’il est un lieu qui devait être sauvegardé, c’est bien cette maison Vanderbilt. Elle devient un nouveau centre de culture consacré au numérique.
À Carrières-sous-Poissy, le Château de William K. Vanderbilt abandonné pendant des années a retrouvé une destination. Il est devenu le Château Éphémère, une fabrique sonore numérique ! Après plus de trois ans d’études et de travaux (près de 1 300 000 €) la CA2RS l’a attribué à l’association Caserne Éphémère, une organisation dont l’objectif est de transformer des espaces abandonnés en lieux d’imagination artistique. Ainsi ce Château Ephémère hébergera des espaces adaptés à la création (studios de musique, ateliers pluridisciplinaires, studio de danse, etc.), une salle multimédia, un espace dédié aux outils numériques auxquels s’ajouteront des espaces de vie (bar-restaurant, terrasses...) dans un parc aménagé. Un lieu de résidences et de création numérique qui proposera sur 2000 m2, des ateliers à
Depuis 2012, ce patrimoine local a vécu une véritable transformation. (J2R)
vocation pluridisciplinaire, des résidences artistiques, un laboratoire numérique ainsi que des espaces de transmission et d’échange auxquels s’ajouteront des ateliers de formation autour des nouvelles technologies, un studio de théâtre, un studio de musique et des possibilités d’utiliser des outils et des machines de pointes (découpe laser, imprimante 3D, etc...) Lieu de convivialité et de création pour tous, le Château éphémère vivra au quotidien
autour de nombreuses activités, au rythme des ateliers et événements proposés. Plusieurs temps forts contribueront au dynamisme et au rayonnement de cette « fabrique numérique et sonore», qui conjugue le passé au futur. Il participera pleinement à faire de ce nouveau lieu de culture un lieu convivial et fédérateur qui ambitionne de devenir à terme un pôle culturel innovant à rayonnement international. r
Coeur vert : une filière économique d’avenir Le 3 juillet, le lancement du projet Coeur vert est emblématique de la Plaine... Cette plaine qui avait été tant pillée et polluée par le modèle économique dominant depuis le 19e siècle. Le Coeur vert est un vaste projet de réhabilitation agricole (300 hectares) qui semblait à beaucoup utopique, parce que très novateur, à ses débuts. Malgré quelques tergiversations techniques(1), aujourd’hui il représente la création d’une nouvelle filière d’avenir qui sera, on l’espère, complémentaire à celle de l’éco-construction symbolisée par la Fabrique 21. Pour le président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), Philippe Tautou, il s’agira de « rapprocher le monde rural du monde urbain... car les agriculteurs ont un rôle à jouer » dans les projets de la CA2RS. La première
phase de 55 hectares a été inaugurée le jeudi 3 juillet dernier sur les communes de Carrièressous-Poissy et d’Andrésy. Valoriser et revitaliser la Plaine L’objectif est de valoriser des terres fortement dégradées par l’épandage des eaux parisiennes. Au fil des décennies, l’effet cumulé de cet épandage qui initialement a contribué à fertiliser les terres maraîchères, a fini par polluer ces dernières avec des métaux lourds (cadmiun, cuivre, mercure, nickel, plomb, etc.). Devenues définitivement impropres à la culture alimentaire, elles ont été laissées à l’abandon et souvent soumises à des occupations illégales.(2) Revitaliser la Plaine a aussi été l’objectif des acteurs publics en place avec l’aide des agronomes et agriculteurs parties prenantes dans cette innovation. Il a été décidé d’y planter de la biomasse, c’est à dire un végétal pouvant devenir source d’énergie par combustion. Une variété www.journal-deux-rives.com
La Plaine change de visage grâce au projet Coeur vert : l’inauguration de la 1e phase du projet a installé durablement la (J2R) filière miscanthus.
de miscanthus a été choisie pour cette expérience. C’est une plante originaire d’Asie (dite herbe à éléphant), rustique et pérenne qui produira de la biomass pendant 15 à 20 ans. Un forage et un 11
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Carrières-sous-Poissy bassin de rétention d’eau ont été installés pour irriguer les plantations. L’Institut national de recherche agricole (INRA), qui s’intéresse à ce projet, cherche à faire baisser encore les besoins en eau de la plante. Et les acteurs de ce projet (voir photo ci-contre) sont confiants de la suite des travaux et des résultats. Si le premier but recherché était de trouver une alternative agricole innovante pour valoriser ce secteur en friche, le second était tout aussi important. Il fallait également permettre aux habitants de se réapproprier ce site périurbain pour en faire un lieu de promenade à pied ou à vélo. Une dynamique de l’agriculture à l’industrie Animés par « l’obsession » de créer des emplois non délocalisables, Pierre Cardo, ancien président de la CA2RS et Philippe Tautou, actuel président, ont décidé de voir plus loin que la biomasse pour orienter le Coeur vert vers l’industrie par le développement d’une nouvelle économie verte locale en s’appuyant sur un réseau d’acteurs : agriculteurs, industriels, scientifiques, ingénieurs, élus et citoyens. Il fallait donc mettre en place une dynamique et faire intervenir la recherche afin d’identifier de nouvelles applications à mettre en oeuvre pour répondre au cahier des charges des entrepreneurs. Très vite, des entreprises du territoire se sont montrées intéressées comme par exemple PSA pour le bioplastique dans les carrosseries ou encore les ciments Calcia pour produire des
Rapprocher le monde rural et la nouvelle filière «éco-construction» est l’objectif final de cette équipe constituée d’agriculteurs, agronomes, ingénieurs, communicants... (J2R)
biomatériaux (un béton plus léger et isolant). Au cours de l’inauguration de cette première phase prometteuse, Philippe Tautou, enthousiasmé par ce projet participatif, a déclaré: « Actuellement, il y a beaucoup de projets pour lesquels on hésite, mais il n’y a pas une décision que je prendrai en tant que président qui n’aille pas vers des projets où il faut mouiller la chemise si je suis convaincu de leur faisabilité et de l’intérêt pour notre territoire… même si l’on dit que [cela] peut être dangereux politiquement ! »
Que le président se rassure car le projet Coeur vert ne saura être contesté par les habitants ni par les associations qui oeuvrent aussi pour l’environnement et pour l’intérêt général des communes de la CA2RS. r (1) Le J2R avait critiqué le projet (en 2012) : http://www.journal-deux-rives.com/ actu/02120-projet-cardo-coeur-vert-il-viable (2) En 2014, il existe un campement de Rom d’environ 100 personnes entre Chanteloup et Triel qui jouxte le projet Coeur vert.
Aït : «la Centralité devrait être relancée» Eddie Aït, précédent maire de Carrières-sousPoissy, affirme que le projet «Carrières Centralité» pourrait (re)démarrer car les «recours abusifs» sont purgés. Eddie Aït, ancien maire (PRG) et actuel opposant à Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, fait une rentrée tonitruante sur le dossier bloqué de la Centralité. Dans un communiqué du 26 août, il indique que les recours abusifs contre « l’Éco-quartier Carrières Centralité » sont purgés. Désormais, et en dépit des déclarations du nouveau maire (UMP) de Carrières dans la presse locale et en réunions publiques du mois du juin, la réalisation de l’opération est iné12
luctable car ce projet «a fait l’objet, depuis 2008, de décisions toutes prises à l’unanimité du Conseil municipal de Carrières, et d’une concertation exemplaire». Les enjeux sont importants : apport de nouvelles recettes financières pour la ville, maintien sur place, avec rénovation, du Leclerc SaintLouis, réalisation de nouveaux logements pour les habitants, création de nouveaux commerces, fourniture de transport en commun et d’équipements publics (écoles, crèches…), de nouvelles voies d’accès et de désengorgement... Aussi, dans une lettre datée du 30 juillet 2014 et restée aujourd’hui toujours sans réponse, le chef de file de l’opposition à Carrières-sous-Poissy a demandé la réunion d’un conseil municipal extraordinaire, dès le début du mois de septembre. Pour Eddie Aït, qui tend à oublier ses propres responsabilités politiques sur ce dossier, Carrières est une ville en pleine mutation urbaine : www.journal-deux-rives.com
contrairement au développement anarchique des années 80 et 90, la ZAC « Nouvelle Centralité » lui donne la maîtrise de son développement. Un développement qui est au service de l’amélioration de la vie quotidienne des Carriérois, de la défense du cadre de vie et de la création d’emplois. r
Le «village de la Centralité» est toujours vide... car l’incertitude juridique plane toujours sur ce dossier. (J2R)
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chanteloup-les-vignes
Claude Loiseau : « On se moque de la biodiversité.... » Claude Loiseau, un ardent défenseur de la Nature, tente de faire entendre l’écho de la biodiversité dans les projets immobiliers qui sortent comme des champignons dans la Plaine.
Le Journal des Deux Rives s’est déplacé le 23 juillet à Chanteloup-les-Vignes pour donner la parole à ce personnage haut en couleur et en verbe. Un permis de construire de plus dans la Plaine de Triel et de Chanteloup-les-Vignes. Environ 3660 m2 de SHON (surface hors oeuvre net) vont permettre de construire « la ville sur la ville » selon le slogan des constructeurs chevronnés qui vont modifier quelque peu le paysage urbain. En effet, un arbre - un marronnier - d’environ 20 mètres de hauteur sera abattu pour créer cet ensemble de logements en face de la Poste de Chanteloup-les-Vignes. Ce projet sur un terrain de 4 400 m2 de surface se situe à l’angle de la rue de Poissy et de la rue d’Andrésy.
L’objectif affiché par les autorités compétentes est de lier la partie haute de la ville à la partie basse tout en permettant un « certain renouvellement de quartier ». En somme, on cherche à bo-boïser la ville de Chanteloup. Pourquoi pas ! Ainsi, la municipalité tente d’oeuvrer pour la mixité urbaine et surtout elle achève de traiter la rue d’Andrésy afin de lui donner une certaine cohérence urbaine. Cela n’empêche pas de laisser quelques vestiges naturels comme le préconise Claude Loiseau, un ardent défenseur de la Nature. « Les aménageurs (EMPAMSA en premier chef), le constructeur, les élus sont totalement incohérents dans ce dossier » accuse-t-il. M. Loiseau leur reproche d’avoir sacrifié un arbre qui aurait pu être conservé et agrémenté le quartier. « Lorsque l’on lance un projet de grande envergure de ce type la, il faut aussi être économe et sauvegarder la Nature. On se moque de la biodiversité », conclut-il. M. Loiseau comprend mal le discours des élus et notamment dans le cadre des projets des Deux Rives : Eco-construction, Coeur vert, Ecopôle... Eco-port... si l’on n’arrive pas à sauvegarder le minimum de la bio-diversité
Un permis de construire a été délivré au groupe immobilier Carrère au détriment de cet arbre. (J2R)
dans une ville tellement problématique comme celle de Chanteloup. Déjà en septembre 2011, M. Loiseau avait demandé lors de la révision du PLU la protection de cet arbre. En outre, les mêmes opérateurs fonciers avaient voulu exproprier toute une partie de ce quartier et s’étaient « cassé » les dents face à l’hostilité des habitants. En 2014, l’arbre n’a personne pour le défendre.... r
L’emploi des femmes, un enjeu intercommunal
Le mardi 24 juin a eu lieu à la Maison de l’emploi 78 la 2e journée pour l’emploi des femmes. La force vive de notre territoire était présente...
A l’Espace emploi entreprise de Chanteloup-les-Vignes, environ 400 personnes se sont rendues pour voir les différentes opportunités... dans un contexte économique morose. Allez les dames, montrez nous la voie du retour à la croissance... Engagée depuis 2013 dans un plan pour l’égalité professionnelle hommes / femmes, la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) a reconduit cette année la Journée pour l’emploi des femmes avec la participation d’une trentaine de par-
tenaires et acteurs économiques. Demandeuses d’emploi, jeunes diplômées en recherche de poste ou employées désirant changer de voie… Philippe Tautou, président de la CA2RS, accompagné de Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, en présence du président EELV de la région Ile-de-France, Mounir Satouri, a souligné l’importance de cette journée pour créer une dynamique territoriale : « L’emploi, c’est la première condition du redémarrage de l’économie... » et il a assuré que les pouvoirs publics seraient présents pour continuer dans cet effort de « féminiser tous les métiers » et fonctions. Dommage qu’à la tribune, lors du lancement officiel, il n’y avait aucune femme dans les rangs des élus. Mais, passons car le monde politique ne changera pas par décret. www.journal-deux-rives.com
Pour encourager la mobilisation des entreprises et des femmes, l’édition 2014 de la Journée pour l’emploi des femmes a vu le lancement officiel des « Trophées pour l’Emploi des Femmes ». Il s’agit de décerner des prix à des entreprises ou acteurs qui « feront en sorte que la féminisation des métiers » soit prise en compte dans les années à venir. Ainsi, le président de la CA2RS a incité chacun de nous à « jouer son rôle ». En conclusion, un grand bravo aux organisateurs et surtout à la cheville ouvrière, Mme Guillemette Dusart, responsable de l’emploi au sein de la CA2RS. La CA2RS a mis en avant les forces vives de notre territoire et désormais il est temps que la confiance s’instaure afin de contribuer au retour de la dynamique économique dans les communes de la CA2RS et a fortiori en France. r 13
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orgeval
« Moi, Président », un autocrate en herbe Jean-Pierre Juillet, 1er adjoint aux finances d’Orgeval, est aussi président du Syndicat intercommunal de la petite enfance. L’opposition a du mal à se faire entendre et respecter. Lors du Conseil municipal du 24 juin à Orgeval, M. Jean-Pierre Juillet a présenté le rapport d’activité 2013 de son syndicat. Déjà interpellé précédemment à ce sujet, il a une nouvelle fois refusé de présenter au Conseil municipal les décisions prises concernant la future crèche intercommunale. Les élus et les Orgevalais sont désabusés par « Monsieur le Président » ? Pour M. Juillet, c’est le troisième mandat à la tête de ce syndicat. Il n’est pas le seul élu orgevalais dans ce cas : le Maire pour le SIRE (enfouissement des réseaux) et Aimé Le Bloas pour le SARO ont également été reconduits à la présidence du syndicat au sein duquel ils représentent la commune. Yannick Tasset et Jean-Pierre Juillet sont amenés à engager des investissements importants au nom d’Orgeval. Certains élus supportent plus ou moins bien l’effet honorifique d’être appelé M. le Maire, M. le président, voire M. l’adjoint pendant plusieurs mandats. L’exercice prolongé du pouvoir, que celui-ci soit grand ou petit, peut parfois leur donner une vision altérée de leur fonction, sans compter une certaine addiction. A une interpellation d’un des conseilleurs municipaux d’opposition, Frank Boehly, sur le fonctionnement de la crèche intercommunale, financée par le dit syndicat, Jean-Pierre Juillet a rétorqué : « Je te rappelle que le syndicat est juridiquement indépendant ...et il a ajouté, On ne va tout de même pas changer les statuts pour te faire plaisir ! » S’il est vrai que le syndicat est indépendant, les délégués, eux, ne le sont pas, comme leur nom l’indique. C’est ce qui devrait permettre normalement de garantir la démocratie ! En effet, le Conseil municipal a élu des délégués dans chacun des syndicats intercommunaux pour le représenter et non pour qu’ils décident sans partage. Bien que « présidents », ces élus doivent rester au service des Orgevalais. Jean-Pierre Juillet a d’ailleurs naïvement expliqué qu’il avait transmis les informations aux maires des autres communes pour obtenir leur avis. Il a notamment cité l’exemple du maire de Villennes, qui en avait référé à son Conseil municipal. La démocratie s’applique donc normalement dans
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les autres communes, mais pas à Orgeval. Chez nous, le « Président » ne souhaite pas s’encombrer de l’avis des conseillers municipaux de la majorité comme de l’opposition. Peut être se souvient-il que certains anciens élus de la majorité (F. Boehly et G. Kolodkine ) avaient voté contre son premier projet de crèche qu’ils jugeaient trop cher parce qu’il n’était pas intercommunal.(1) Le premier adjoint ne veut être soumis à aucun contrôle. On l’a vu dans le cadre des finances, avec son refus d’établir un budget prévisionnel jusqu’à la fin du mandat afin d’arbitrer les dépenses communales. De même lorsqu’il « ventile » des dépenses qu’il occulte pour des raisons obscures (subventions à une association lors du conseil municipal du 24 juin). C’est encore le cas pour « son » syndicat. Président ou simple adjoint, qu’il le veuille ou non, il reste aux ordres du Conseil municipal et soumis à son contrôle. Deux faux pas ! Lors du précédent Conseil municipal, Jean-Pierre Juillet avait indiqué qu’il ne pouvait pas donner d’information sur Jean-Pierre Juillet lors de la prise de fonction en tant que la future crèche parce que rien (J2R) conseiller communautaire en avril 2014. n’était décidé. Son rapport sur arrogant et ne rétablit pas la vérité. Solidarité présil’activité du syndicat prouve dentielle oblige ? Il faut dire que lui-même n’a jamais au contraire que le projet était déjà ficelé depuis présenté ses décisions syndicales devant le Conseil plus d’un an, puisqu’un appel d’offre avait été lancé municipal. pour retenir un architecte. Celui-ci a été sélectionné Devant la détermination du chef de l’opposition en septembre 2013 sur un cahier des charges préà Orgeval, Frank Boehly, le maire (et non le « présicis, même si celui-ci peut encore varier légèrement. dent ») a malgré tout daigné promettre une réunion En deuxième lieu, Jean-Pierre Juillet prétend avoir d’information en septembre, mais seulement pour présenté le projet au bureau d’adjoints. Faux, répond les membres de la commission sociale. r l’ancien adjoint Frank Boehly qui le met au défi de trouver un compte-rendu qui en fait mention. Et le maire n’en dit rien ! Yannick Tasset laisse la bride sur le cou à son premier adjoint. Devant l’as(1) http://www.agir-pour-orgeval.fr/index.php/questiondelecteur-pourquoi-avoir-vote-contre-la-creche/ semblée des élus, il l’autorise à parler en autocrate
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Médan
Revitalisation des bords de Seine Marie-Thérèse Dutartre, ancienne première adjointe au maire de Médan, a bien voulu exposer ce projet de revitalisation des bords de Seine qui n’aurait pas pu être conçu sans son engagement personnel. Depuis une dizaine d’années, les rives de la Seine à Médan sont devenues une « friche touristique ». Un projet global de revitalisation pourra bientôt se concrétiser, grâce aux appels à projets du Département des Yvelines et de la Région Ile-de-France. Les habitants de Médan et des villes voisines ainsi que les visiteurs occasionnels sont désolés par le spectacle des ruines de l’ancienne Plage(1). Depuis son ouverture en 1935, celle-ci avait attiré les Parisiens et tous ceux qui recherchaient des moments de détente dans ce cadre naturel préservé. Un premier projet privé, n’ayant pas pris en compte les souhaits du conseil municipal, s’était heurté à diverses oppositions et à des contraintes administratives. Un projet global de revitalisation des bords de Seine(2) bénéficiera du soutien financier du département ; quant à la région, elle devrait se prononcer prochainement. La nouvelle municipalité de Médan pourra montrer son dynamisme en le menant à bien, avec l’aide de la CA2RS. Après deux mandats et son investissement dans ce projet, la première adjointe au maire a souhaité retrouver du temps libre. Habitant à Médan depuis plus de quarante ans, MarieThérèse Dutartre avait été sollicitée, en 2001, par Serge Goblet pour faire partie de son équipe, qui a alors été élue. Elle avait accepté pour faire profiter la commune de son expérience acquise en dirigeant la société d’économie mixte de Maisons-Laffitte. Quelques temps après, elle fut élue adjointe. Sa principale motivation, en 2007, pour continuer son action municipale était « de sauver les bords de Seine ». Il est de notoriété publique qu’en l’absence fréquente du maire pendant deux ans, et parfois en opposition avec lui, Marie-Thérèse Dutartre s’est impliquée dans de nombreux dossiers de la vie communale. Nous devrions traiter prochainement de l’un d’eux, lié à celui que nous présentons ici : la réalisation du
Le projet du nouvel hôtel-restaurant «Les Romanciers». (© Vincent Moreau, Iconomade)
Chemin de Seine, une liaison douce sur la rive gauche du fleuve à travers notre communauté d’agglomération ; nombreux sont ceux qui espèrent pouvoir, comme jusque dans les années 1990, s’y balader à pied ou en vélo, sans discontinuité à Médan. Le patrimoine d’une île de la Seine, dédiée aux loisirs sportifs
En 1927, deux frères, André et Gaston Durville, médecins « hygiénistes », fondent le domaine de Physiopolis sur les prairies de l’île de Platais(3), située sur les communes de Villennes et de Médan. Ils y mettent en pratique leur hygiène de vie qui repose sur la proximité de l’homme avec la nature et sur la pratique d’activités sportives. En 1935, un ensemble sportif est créé sur cette île, à l’emplacement du « Paradou » d’Emile Zola, et sur la rive de Médan. Les architectes Paul-Edmond et Lucien Bourgeois y construisent une piscine et un bassin pour enfants ainsi qu’un long bâtiment, inspiré de l’architecture des paquebots, avec diverses installations : 240 cabines, un restaurant, un bar et un magasin. Il faut cinq mois et 400 ouvriers pour creuser la piscine sur 300 mètres, en bord de Seine. L’ensemble est complété par des courts de tennis, des tables de ping-pong, un terrain de volley-ball et un mini golf. La Plage est inaugurée le 21 juillet 1935. L’autoroute de Normandie n’existant www.journal-deux-rives.com
pas encore, un accord est trouvé avec la SNCF qui accepte l’arrêt de quelques trains venant de Paris les mois d’été. De nombreuses personnalités (Brel, Bourvil, Lamoureux, Balutin, ...) fréquentent ce lieu avant que la piscine soit fermée en 2003. Par arrêté du 26 mars 2009, plusieurs vestiges de la Plage font l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques : les façades et les toitures du bâtiment principal, deux cabines en totalité (à titre de témoins), le grand et le petit bassin de la piscine ainsi que l’embarcadère complet. Des personnes privées ont acquis, en 2005, l’hôtel-restaurant « Les Romanciers » ainsi que la Plage et, en 2007, le terrain de
La rotonde de la Plage, un jour d’été. (DR)
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Médan l’ancien restaurant « Le Port d’attache ». Plusieurs projets d’aménagements ont été envisagés par les propriétaires : un hôtel de 300 chambres, voire plus, avec un auditorium et des salles de réunion, pouvant accueillir des groupes de 300 personnes. Ces projets de grande envergure, au profit de promoteurs privés, ne traitaient pas de l’avenir du bâtiment des cabines et de la piscine. Ils auraient privé les Médanais de leur patrimoine touristique ; la municipalité ne l’a pas accepté. Des projets de réhabilitation non aboutis
Aucun Projet Global d’Aménagement (PGA) n’a pu aboutir, malgré les nombreuses réunions qui ont été tenues, tant à la mairie qu’à la sous-préfecture, et les interventions de M. Beaunoir, conseiller municipal, auprès des propriétaires ; en effet, ceux-ci n’ont proposé aucun projet conforme au cahier des charges communal. Par une délibération en date du 27 juin 2012, le conseil municipal a donc délimité un périmètre d’étude de part et d’autre de la Seine ; les buts étaient de préserver ce secteur et de ne pas compromettre une opération d’aménagement future. Marie-Thérèse Dutartre a expliqué la méthode: «Le site étant en état d’abandon total, j’ai saisi, au cours de l’été 2012, une opportunité unique : le lancement, par le Conseil général des Yvelines, d’un appel à projets exceptionnel en faveur de la valorisation et de l’aménagement de la Seine. Je me suis empressée d’y répondre, tout en recherchant une personne intéressée pour ouvrir une guinguette en lieu et place du Port d’attache. J’ai fait également une demande de subvention à la région au titre du fonds de développement touristique régional (FDTR).» C’est ainsi que deux projets, l’un public, l’autre privé, ont été élaborés en septembre
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2012. Association d’un
projet d’intérêt gé-
néral à des projets privés
Il consiste à créer des infrastructures nécessaires pour l’accueil des touristes en bus et en bateau : - une halte fluviale pour 80 à 150 passagers, - une voie nouvelle, qui laissera à l’usage des piétons et des cyclistes le Quai de Seine (dont la réfection sera prise en charge par la CA2RS), - des emplacements de stationnement. La rue Emile-Zola sera aménagée en voie partagée, avec création d’une aire de retournement pour l’accès du site par les bus. Les Médanais et les touristes pourront profiter des terrasses des cafés-restaurants en bordure de la Seine sans être exposés aux gaz d’échappements des véhicules. Après avoir dû procéder, en 2013, à une levée de réserves (affinement du projet et apport de précisions sur le développement touristique généré par l’accueil de bateaux de croisière), la commune de Médan a été désignée lauréate de l’appel à projets exceptionnel. L’assemblée départementale, lors de sa réunion du 18 octobre 2013, a décidé d’allouer, à la commune, une subvention : 475 000 €, représentant la moitié du coût HT des études et des travaux. La commune a également demandé une subvention de 30 % de ce coût au titre du FDTR. Le jury devrait se prononcer en ce mois de septembre, après réception des autres projets privés. Une guinguette sera construite et exploitée à l’emplacement de l’ancien restaurant « Le Port d’attache ». Le Conseil général a décidé d’attribuer une subvention de 200 000 € à la SCI Le Port d’attache. Des autres projets privés s’associeront à cette revitalisation des bords de Seine :
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- sur la rive de Médan, l’hôtel-restaurant Les Romanciers, - dans l’île, le bâtiment des cabines et la piscine, avec de nouvelles constructions : un spa dans le bâtiment des cabines, un hôtel 4 étoiles, et un restaurant gastronomique. Ces projets privés ont pu voir le jour grâce à M. Arous, chef de projet à la SAS Plage de Villennes depuis juillet 2013, et aux architectes Nelly Larour Paris et Agnès Gebarska de Chambourcy. Leur travail en collaboration avec la municipalité a été réalisé dans le respect des règles d’urbanisme et du PPRI (plan de prévention des risques d’inondation). Les rives de la Seine revivront Après ces réalisations, les « Journées de Médan » qui ont reçu de la Région le grand prix du tourisme Paris Ile-de-France, en 1997, retrouveront tout leur éclat. Un nouveau programme proposera : - une journée découverte du patrimoine culturel et historique de Médan (commune répertoriée sur la « Route des Maisons d’Ecrivains », avec Emile Zola et Maurice Maeterlinck, et sur la « Route des Peintres en Europe »), - une journée guinguette, avec après-midi dansant, - une promenade en bateau pour admirer les paysages de la Seine dans un site paradisiaque. Médan retrouvera alors son charme d’antan. r (Source : Marie-Thérèse Dutartre) 1) Bien que situé sur le territoire de Médan, l’établissement était nommé « La Plage de Villennes » ; nous l’appellerons La Plage. 2) Le dossier de revitalisation des bords de Seine est consultable à l’accueil de la mairie de Médan. 3) De nombreuses informations et illustrations relatives à l’île de Platais et au Domaine de Physiopolis peuvent être consultées sur les sites Internet suivants : http://histoire.villennes.free.fr et http://journal-deux-rives.com
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Triel-sur-Seine
La forêt de l’Hautil dévastée en toute légalité Le bois de l’Hautil est encore victime d’un massacre à la tronçonneuse et cette fois avec l’aide d’un « grumier ». Résultat près de la mare : des parcelles dévastées, des chemins plus que dégradés… Le forestier Legrand (sis à La Maillerayesur-Seine) a obtenu de l’Office national des forêt (ONF) l’autorisation d’exploiter une parcelle du bois de l’Hautil, ce qui a pour conséquence de dévaster les deux parcelles du Bois des deux amants. La Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), réserve naturelle… autant de lieux naturellement et légalement protégés sauf s’il s’agit de la foret de l’Hautil où tout semble permis… en toute légalité ! Les riverains n’en reviennent pas. La forêt
est en train de subir des dommages (irréparables ?) depuis quelques semaines sans que et les autorités en charge du problème soient intervenues efficacement pour faire cesser l’affront que subit la nature et ceux qui la respectent. Lettres mortes En effet l’adjoint chargé de l’environnement à la mairie de Triel a été prévenu dès le 14 mai 2014 (avec photos) et ensuite avec des détails précis le 19 mai. Depuis, le maire de Triel a été aussi prévenu et l’ONF a fait (tardivement) stopper le chantier. Mais le mal est fait. Carence d’autorité ou désinformation ? Une visite sur place est un choc. Les associations environnementales locales dont Bien Vivre à l’Hautil et les quatre coins de Triel ont alerté la presse, la télé, quant à l’ONF, principal responsable l’interlocuteur avait (au début) l’air d’être dérangé avant de prendre conscience de la gravité de l’évènement constaté par nous mêmes, simples citoyens, que ces dégâts sont le résultat de son laxisme.
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Les chemins ont été défoncés par le grumier Timberjack en zone naturelle protégée (ZNIEFF). (Photo J2R)
Des témoins ont pu voir une machine monstrueuse, un « grumier » à l’œuvre. Elle zigzague dans la forêt au mépris du danger qu’elle représente pour les occupants. Eh oui la forêt est habitée par la flore et la faune que constituent les arbres, les fleurs, les petits et gros animaux sans compter les insectes et les oiseaux qui ne sont pas prêts de revenir nicher. Et puis c’est quand même une zone naturelle protégée par la loi. Qui impose qu’elle soit appliquée ? Qui est en charge de faire respecter le droit ? Responsabilité partagée En ces périodes de commémorations solennelles on pourrait croire à un retour
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ACtualité locale
Triel-sur-Seine en des temps troublés que l’on souhaite oublier. Ici l’oubli ne sera pas possible car le degré de dévastation est tel que l’exigence de remise en état (qui s’impose) doit être impérativement délégué à des spécialistes du reboisement, l’entreprise responsable des dégâts ayant la charge d’en assumer les frais. La clause de (re)forestation et de remise en état qui a été prévue par l’ONF prévoit cette remise en état et devra être respectée dans les plus brefs délais, sous le contrôle des autorités compétentes.... Faute d’avoir pu faire cesser le massacre à temps et pour comprendre l’image du président de BVH à propos de la municipalité de Triel « qui semble considérer que « tout va bien dans le meilleur des mondes des bisounours puisque M. Nieto de l’ONF a donné son accord à Legrand pour tout bousiller (pardon, pour faire des travaux autorisés selon son expression) », constatons que rien ne va et que le meilleur des mondes n’existe pas, du moins à l’Hautil. Il est vrai qu’un véritable responsable devra tôt ou tard être désigné dans cette triste affaire. Etat des lieux L’ONF gagne et autorise sans rien contrôler, son laxisme est une faute préjudiciable à la qualité du massif qu’elle est chargée de gérer. Le forestier fait son travail mais
Voilà ce qui scandalise les riverains et fait réagir les associations Bien vivre à l’Hautil (BVH) et les 4 coins de Triel. (Photo J2R)
doit aussi assumer sa part puisque c’est lui qui cause les dégâts dans un domaine public en tirant profit des arbres récoltés. La municipalité ne peut échapper à sa part de responsabilité car ce territoire est soumis à son autorité, la preuve : les écriteaux interdisant l’accès rappellent un arrêté municipal. Le massif de l’Hautil est dispersé dans plusieurs communes et deux départements
mais c’est bien sur Triel que ça se passe... A moins qu’une partie du territoire de Triel se soit échappé malencontreusement… on n’ose y croire ; aussi restons persuadés que tout sera mis en œuvre pour que cette mésaventure s’efface des mémoires par une remise en état à l’identique. La nature assumant le reste, s’il en reste…. r
Triel réclame un Comité de gestion patrimoniale mais... Dans un communiqué en date du 19 août, le maire de Triel, Joël Mancel, a repris l’offensive sur ce dossier inhabituel. En réunion avec des représentants de l’ONF (Office National des Forêts) le 13 août dernier, Joël Mancel et deux de ses adjoints ont rappelé les restrictions de l’arrêté municipal de juillet 1992 toujours en vigueur, concernant la fréquentation de la forêt de l’Hautil, même si dans cet arrêté, l’ONF n’est pas concerné par l’interdiction et peut exploiter les parcelles domaniales qu’il possède. A ce jour, l’exploitation concédée à une entité privée (SAS LEGRAND) est actuellement arrêtée par l’ONF. Les nombreux articles sur le J2R, appels et écrits répétés des élus de la municipalité auprès de l’ONF, ont enfin été pris en compte. Sur les 900 m3 que comportait le lot vendu, il reste 150 m3 à évacuer. La société Legrand a jusqu’à fin octobre 2014 pour s’acquitter et respecter son contrat, mais elle peut bénéficier de six mois supplémentaires « gratuits » accordés par l’ONF plus six mois pour mauvaises conditions atmosphériques. A cela s’ajoute deux mois de mise en demeure, ce qui entraînerait la fin du chantier au plus tard en décembre 2015. Pour M. Mancel il est urgent d’agir : «Je souhaite vivement un soutien actif de Monsieur le sous-préfet permettant de faire accélérer la mise en place de la charte agricole et forestière en cours d’élaboration à la CA2RS ». A cet effet, une réunion s’est tenue lundi 8 septembre 2014 à la sous préfecture de Saint Germain-en-Laye en présence de trois représentants de l’ONF, MM. Delport de Versailles, Loffroy et Nieto de Saint Germain-en-Laye et de Mme Borujerdi, chargée de mission à la CA2RS, le Député Arnaud Richard, le maire de Triel, Joël Mancel et son adjoint Frédéric Spangenberg. Les associations environnementales ayant été interdites de présence, le président de Bien vivre à l’Hautil (BVH) avait « raison de croire que le sous-préfet avait pour mission d’étouffer l’affaire, de faire traîner les choses et de couvrir l’ONF. La réunion du 8 septembre a été une mascarade ou rien de concret n’a été décidé. C’est même pire, puisque la Sas Legrand est autorisée à continuer son « exploitation » sur le territoire de Vaux sur Seine et qu’aucun calendrier de remise en état n’est prévu. » La nature est saccagée légalement, les associations gardées à distance, la population méprisée, seul l’économique compte même quand l’entreprise est prise en faute. Les élus semblent impuissants… Que reste-il de la démocratie locale ? C.sB. r
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Triel-sur-seine
La messe est dite pour les Tilleuls En 2013 le J2R avait annoncé le risque de fermeture de cet établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD).(1) Un recours administratif en date de février 2013 n’a rien donné - pour le moment - et surtout l’Agence régionale de Santé (ARS) a confirmé en exclusivité au J2R la fermeture des Tilleuls. La maison de retraite « les Tilleuls » à Trielsur-Seine, qui emploie une quarantaine de salariés, fermera progressivement. Elle accueille environ 50 résidents - en raison du refus actuel de la direction de prendre de nouveaux patients - et les résidents actuels peuvent être amenés à partir ailleurs. Des lettres au Conseil général, à l’ARS et aux élus, dont le Député de la circonscription Arnaud Richard, une pétition d’environ 500 signataires et des tergiversations entre les membres du conseil d’administration n’ont rien changé à la donne depuis 2013 : le nouveau schéma de l’ARS dans l’implantation et la gestion des maisons de retraite a entériné la fermeture des Tilleuls. Mme Monique Revelli, déléguée territoriale des Yvelines de l’ARS a expliqué au J2R, en exclusivité, la raison principale : « En 2012, le maire de Triel (NDLR : Joël Mancel) n’a pas proposé du foncier ! » pour le projet d’agrandissement entre Triel et Chanteloup. Cette affirmation conforte le point de vue de Jean-Pierre Houllemare, l’ancien maire de Triel : « Malheureusement, le maire et sa nouvelle
C’est une fermeture inéluctable comme le temps qui passe. Pourquoi n’a-t-on rien fait ?
équipe municipale, élus en 2008, abandonnèrent cette opération «bouclée» au profit d’un projet non élaboré de construction nouvelle et beaucoup plus ambitieuse, de plus de 100 lits, à implanter entre Triel et Chanteloup, sur un terrain à rechercher !... De report en revirement, de propagande en désillusion, le dossier n’aboutit pas, car il ne répondait plus aux critères fixés par l’Agence Régionale de Santé (ARS) sur notre bassin de vie. »(2) Malgré les dires des élus en place et les défenseurs de la Maison des Tilleuls, l’ARS a confirmé le choix de fermer progressivement la maison de retraite. Pour preuve, des familles trielloises ont tenté d’inscrire des anciens sans résultat et sans avoir une véritable justification sauf pour dire que les Tilleuls n’est plus aux normes. Alors qu’entre 2005 et 2007 une série d’investissements avait été engagée pour la mise aux normes. La réa-
(Photo J2R)
lité est la suivante : la fusion de la maison de retraite Les Tilleuls avec celle de Satrouville «Les Oiseaux» a sonné le début de la fin de l’histoire de cet EHPAD triellois. L’ancien maire, M. Jean-Pierre Houllemare l’analyse avec clairvoyance : « La situation s’est précipitée en avril 2013, date à laquelle a été proposée au Conseil d’Administration la fusion de l’EHPAD public «Les Tilleuls» avec celui des «Oiseaux» de Sartrouville. Dans les discours de l’époque, cela devait permettre de «sauver» la maison de retraite de Triel-sur-Seine en évitant une fermeture administrative... »(3) Marché de dupes Pour lui, il s’agissait d’un marché de dupes : « Ainsi, la fusion a été acceptée et dans la foulée une convention de cession de lits au profit de l’établissement ISATIS de Vernouillet et l’AREPA du même lieu... Au lieu de
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Triel-sur-seine combattre vigoureusement la pression de l’ARS qui cherche, comme partout ailleurs, à réduire les coûts et donc rationaliser les structures, le Maire et nos élus se sont abstenus ou pire, n’étaient pas là... »(4) Pour l’ARS, ISATIS s’est effectivement engagé à reprendre le personnel et éventuellement certaines personnes âgées. Il y aurait une sorte de spécialisation : pour Triel, l’accueil de jour (auprès des malades Alzheimer et ou des familles des malades) et ISATIS de Vernouillet va s’agrandir afin d’élargir la gamme de services de soins. Pour Monique Revelli, il s’agit « d’oeuvrer pour la qualité des usagers ! »(5) Recours et brassage de vent Certains contestent la délibération N° 09/2013 et notamment les « vices de forme » : ils considèrent que les deux délibérations très importantes approuvées le 15 avril 2013 sont « contestables », compte tenu de l’absence explicite de ces deux points à l’ordre du jour porté sur la convocation datée du 25 mars 2013. En effet, le point n° 4 concerne « le devenir de l’Etablissement » sans plus de précision. C’est trop vague ! Par ailleurs, par lettre du 25 avril 2013 aux membres du Conseil d’Administration, M. Eric Lorton, le directeur des Tilleuls, précise que : « Suite à une réunion entre l’ARS, le Conseil général et l’Association AREPA, il apparaît que le projet de cession de lits doit être modifié, non sur le fond, mais sur la
La kermesse de la maison de retraite « les Tilleuls » le 5 juillet à Triel-sur-Seine. (J2R)
forme. En effet, il semble que les lits de l’EHPAD Les Tilleuls seront transférés sur les deux structures (ISATIS de Vernouillet et AREPA de Vernouillet). Par ailleurs, les responsables de l’AREPA seraient favorables à la gestion d’un accueil de jour de dix places sur Triel. »(6) Selon les opposants à ce transfert de lits et de cette fusion, ces différents éléments conduisent à penser que le dossier a été « bouclé » dans l’urgence et que, sans doute bien involontairement, une pression forte a été exercée sur nos représentants locaux : présenter la fusion comme « LA » solution pour éviter la fermeture administrative ne pouvait qu’émouvoir ceux qui prennent en compte l’intérêt immédiat des résidents.
En réalité, aucun des élus d’envergure (Philippe Tautou, conseiller général des Yvelines, Arnaud Richard, député et conseiller municipal d’opposition à Triel) ne s’est pas engagé pour le maintien des Tilleuls. En conséquence, le directeur, M. Lorton, a été clair : « Les axes de la politique ont été donnés et la propriété foncière et immobilière appartient à l’EHPAD Les Oiseaux - Les Tilleuls ». Autrement dit : « Circulez, il n’y a rien à voir ! » r (1) Voir : http://www.journal-deux-rives.com/actu/03219bientot-fermeture-tilleuls (2) Blog de J-P Houllemare (3) idem - (4) idem - (5) idem - (6) idem
Le piège de la densité urbaine ! Depuis la réunion du 12 juin 2014(1), le projet de construction de 69 logements rue de Réservoirs fait l’objet d’une âpre bataille entre les opposants à la densification urbaine et le promoteur Bouygues. Les autorités publiques - Communauté d’agglomération et la municipalité - se sont rangées du côté des riverains pour le moment....
Construire du logement - social ou pas est un défi pour les élus de tout bord. Ici à Triel-sur-Seine c’est beaucoup plus diffi-
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cile au regard de la configuration de la ville (pentes, rues étroites...) et sa catégorie socio-professionnelle actuelle. 120 riverains se sont déplacés le 12 juin à la réunion où les acteurs principaux - Bouygues, le maire et ses adjoints, le sous-préfet des Yvelines devaient « présenter » le projet et échanger pour la première fois avec le public. Soyons direct : le comportement de ces Triellois est conforme au phénomène NIMBYiste : « Not in my backyard ! » Autrement dit, il ne faut pas construire plus chez nous car cela dégraderait le cadre de vie (patrimoine... et la tranquilité) et cela provoquerait une perte de la valeur immobilière, sans parler de la sacro-sainte sécurité. « Pas de question de trouver des HLM ici » a lâché exaspéré un riverain à l’attention de Régis Vacheret, directeur de Bouygues Immobilier. Malgré la loi ALUR, qui met l’exigence du logement social à 25% www.journal-deux-rives.com
d’ici à 2025, les riverains se sont accordés pour souligner que le projet immobilier Bouygues (69 logements, 80 parkings... sur un terrain de 3573 m2 et dans le cadre d’un zonage UAB du PLU) était « inadapté, trop dense, trop lourd pour le quartier ». Vers un contentieux juridique... José Cepeda, un des frondeurs, a même demandé une modification du PLU afin de ne pas admettre ce type de construction. Michel Poirot, adjoint au maire et chargé de l’urbanisme, a rétorqué que cela était « impossible ». On peut donc évoquer à la marge quelques modifications : le déclivité du sol, le respect du caractère architectural de Pissefontaine... Selon les dires de l’architecte de Bouygues, il « était possible de discuter et améliorer le projet afin de créer un cadre de vie... où [l’architecte du Bouygues] aimerait bien vivre ! ». Langue de bois à tous les étages....
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Triel-sur-seine Mais, les riverains ne vont pas se laisser faire. « Il faut retirer un étage... » et quid des conséquences sur les équipements publics. Didier Dusclaux, le porte-parole de la nouvelle association « Préservons Pissefontaine », qui s’oppose au projet, a été succinct : « On va vers un contentieux et votre planning ne tiendra pas la route ». A cela s’ajoute le manque de concertation depuis juillet 2013, date de la première rencontre « officieuse » avec Bouygues. Pourquoi ne pas envisager la construction d’une crèche - payée indirectement par Bouygues et donc par le futur acquéreur de ces appartements ? Mme Amparo Martaud a souligné le manque d’écoute de la part des interlocuteurs en face et les aléas géologiques de Pissefontaine. En écho de la campagne municipale(2), Mmes Amparo Martaud et Isabelle Wenger-Artz ont dénoncé l’opacité de ce dossier : « Ceci n’avait pas été présenté en commission d’urbanisme en 2013 ! » a déclaré Mme WengnerArtz ; après vérification des faits, ce projet a été présenté le 27 novembre 2013 en commission urbanisme alors que Mme Wengner-Artz ne faisait pas partie de cette commission. En revanche, Mme Martine Da-Silva, conseillère d’opposition et colistière de Mme WengnerArtz y était. Dans un courriel récent en date du 17 juin, Mme Martine Da-Silva a clarifié les faits : « le projet a tout simplement été évoqué avec peu d’éléments fournis » explique-t-elle. On voit aujourd’hui le résultat ! Construire ou ne pas construire ? En réponse à cette question, il est important de placer le débat dans le cadre de l’état de droit. Le PLU révisé en 2013 donne la possibilité de densifier à outrance. Ni les urbanistes-conseils, ni l’ancien adjoint en charge de l’urbanisme (encore un absent !) n’avaient vu les effets prévisibles de cette révision : augmentation de la circulation dans une voirie déjà saturée; manque flagrante d’équipements publics (crèches, écoles, capacité du VRD) et surtout la contrainte technique des sols. Cela dit, sur le dernier point, le bâtiment Bel-horizon avait été bien construit dans les années 80 sans que cela pose problème. Le vrai débat est de savoir si les riverains pourraient retarder le projet avec des arguments juridiques recevables. Pour le moment, rien n’est sûr et le promoteur, Bouygues Immobilier, a un boulevard devant lui... Comme à Carrières-sous-Poissy, il cherchera à endormir ses adversaires tout en poursuivant sa construction. Le maire, qui « n’a pas de solution pour le
circulation future », est tiraillé entre deux contraintes : pendant la campagne il avait promis de « modifier la densité » en jouant sur le nombre de logements de cette opération ; mais il est désormais obligé de construire des logements sociaux... à défaut des amendes amputeraient sa capacité budgétaire pour les années à venir : Régis Vacheret, représentant de Bouygues, a des soucis à se faire. (J2R) l’arrêté préfectoral du 5 août vient de prononcer la carence en matière du logement social sur la période trienBouygues retoqué ! nale 2011-2013 pour Triel-sur-Seine. Cela Les nouvelles sont tombées sur un réseau social explicitant le refus du permis de équivaut à une amende de 230 000 € par an, construire du projet de construction de 69 chiffre confirmé le 14 août par Michel Poilogements rue de Réservoirs à Pissefontaire rot, adjoint à l’urbanisme. (quartier historique). Interrogé par la rédaction, Un dernier oublié : le propriétaire du terla direction de Bouygues garde un mutisme rain (presque 4 000 m2) va vraisemblement classique : lorsque le bétonneur est dans la faire une plus-value foncière énorme. Mais, difficulté, il vaut mieux ne pas « surcommunic’est le résultat de la modification du PLU. quer ». Cela dit, Mme Aneziane, chef du projet Ironie de l’histoire, Mme Wengner-Artz chez Bouygues Immobilier, a promis de s’exa voté pour la révision du PLU en 2013 primer à la rentrée. contrairement à la majorité de ses collèEn revanche, les opposants à ce projet et gues, membres de l’opposition municipale en premier lieu le président de l’association ad de l’époque. La majorité de l’époque, dirigée hoc, « Préservons Pissefontaine » a été plus par un certain Mancel Joël, avait aussi voté loquace. Pour Didier Dusclaux, « On ne va pas pour la révision du PLU. baisser la garde et cela [le refus] montre que le Justement, y avait-il eu un débat en amont premier étage de la fusée a bien fonctionné » avec les riverains de Pissefontaine ? Certains pour mettre en échec le projet de Bouygues Imdisent que cela n’a jamais eu lieu. Encore, mobilier. Pour le maire, qui avait dit le 12 juin les faits sont têtus. Entre 2012 et 2013, la en réunion qu’il ne signera pas ce projet dans saga du PLU triellois avait fait couler beaul’état actuel, il y a une sorte « d’incompatibicoup d’encre : le PLU fut retoqué deux fois, lité avec le paysage urbain environnant ». Le trois réunions publiques provoquées par les maire a tenu cette-fois ci parole ! opposants aux logements (sociaux !) au Parc Quelle que soit la réaction de Bouygues municipal, trois recours - dont un gracieux Immobilier, il est certain que les choses ne avaient rendu possible et nécessaire un débat resteront pas là. Les enjeux de construction global du PLU avec l’ensemble des habitants pour le promoteur, pour les héritiers du terrain de Triel-sur-Seine et en particulier des lieux et pour les pouvoirs publics dont l’Etat - sont à « densifier » comme Pissefontaine. Décidévastes et une solution devrait émerger afin de ment, on tourne en rond à Triel-sur-Seine. sortir ce projet de terre. En tout cas, les riveLes « happy few »» dont l’auteur de ces lirains sont attentifs et sont vigilants afin de gnes n’ont cessé d’en écrire et de dire haut et ne pas faire « construire n’importe quoi dans fort les conséquences urbaines de cette révile quartier ! » A moins que la préfecture ne sion du PLU aux quatre coins de Triel. r (1) http://www.journal-deux-rives.com/actu/04369-tourner-rond (2) Mme Martaud était une des candidates de l’équipe de choc du député Arnaud Richard qui avait perdu par 34 voix l’élection. Un recours a été formé pour contester ce scrutin. Le Tribunal de Versailles tranchera sur cette affaire le 30 septembre.
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reprenne le dossier en enlevant d’office la capacité à la municipalité de signer ou non les permis de construire à Triel. Prochaine étape : l’examen du permis de construire du 8 rue des Réservoirs (24 logements sociaux) à Pissefontaine. r
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Verneuil-sur-Seine
Les employés communaux manifestent contre le maire de Verneuil Le jeudi 19 juin matin a eu lieu une manif d’environ quatre-vingt employés communaux de Verneuilsur-Seine pour dénoncer la politique municipale en matière de ressources humaines. Le syndicat Force ouvrière (FO) reste sur ses gardes... Le ras-de-bol est évident : la municipalité de Verneuil-sur-Seine où le maire Philippe Tautou a été réélu pour une troisième mandature en mars dernier, est confronté à la grogne des employés municipaux. La colère s’est répandue et cela risque de s’amplifier selon les dires de certains manifestants. Ces derniers ont aussi scandé : « Précarité, on en a marre ! » Les raisons tiennent au classique manque de moyens notamment du personnel qualifié et en situation pérenne. Or, le syndicat FO tient à rappeler que « les petites mains » sont indispensables au bon fonctionnement des services de la commune et qu’il est indispensable de les valoriser. En outre, le mal-être au travail amène à penser que des risques psycho-sociaux commencent à se faire ressentir au sein du personnel communal. Le bilan social, selon FO, fait apparaître une cinquantaine de contrats précaires... et cela va s’accentuer car la politique publique en la matière cible une mutualisation des charges de travail et le non remplacement des employés partant à la retraite. En plus, à l’appel des agents municipaux, FO revendique une quinzaine de points dans le quotidien des employés (abus de
Une manif contre la précarité de l’emploi a eu lieu à Verneuil-sur-Seine le 19 juin. (DR)
l’utilisation des vacataires, une politique de non avancement... une TAP défavorable au personnel... primes « minables »....) Moyens réduits Une série de questions se posent. Pourquoi une tendance à la « mobilité forcée » chez les agents de cantine... Pourquoi une probable fusion entre les services techniques et le service des espaces verts ? Pourquoi refuser une enquête administrative sur un dysfonctionnement d’un des services phares de la ville ? Le maire a négligé les revendications du personnel et veut durcir sa position car « les moyens [dotations de l’Etat] sont réduits ! » et les collectivités locales doivent s’adapter. Par voie de conséquence, la variable d’ajustement est le personnel car cela « coûte cher » et il faut réduire... réduire. Jusqu’où et avec quelles
conséquences ? Faudra-t-il que les habitants soient obligés de se cotiser et que l’on fasse appel à des boites privées pour des services à la population ? La ville à l’américaine se dessine-t-elle ici dans les Deux Rives ? Le maire, selon nos informations, ne comprend pas cet ensemble de revendications... de la part de son personnel communal. Pour lui, tout va bien et il fait ce qui peut être fait... avec les moyens disponibles. Au contraire, le syndicat FO demande au maire de « prendre conscience des dérives importantes qui existent sur la commune et du mal-être du personnel. » Un vrai dialogue de sourds. La situation économique actuelle n’aide pas et les grévistes vont probablement à la confrontation car il n’existe pas vraiment un lieu de concertation. r
Un nouvel opérateur d’eau et d’assainissement dans les Deux Rives DERICHEBOURG Aqua au service du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Verneuil-Vernouillet. Le Syndicat d’eau et d’assainissement des communes de Verneuil-Vernouillet (SIEAVV), vient de confier à DERICHEBOURG Aqua la gestion et l’entretien de ses réseaux d’assainissement, ainsi que l’exploitation de sa station d’épuration. L’entreprise a proposé une prestation tech-
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nique performante et une exploitation qui place le développement durable au cœur des préoccupations. Sur ce territoire de près de 16 Km2 où vivent plus de 25 000 habitants, le syndicat possède un réseau de 139 Km de canalisations, collectant les eaux usées et pluviales, et une station d’épuration d’une capacité totale de 45 000 équivalents-habitants où sont traités les effluents ensuite rejetés dans la Seine. Pour trouver une solution à vos problèmes
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d’assainissement, un numéro vert est mis à la disposition des habitants : il s’agit du 0800 088 100
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actualité locale
vernouillet
La déviation de la RD 154 est-elle relancée ? Ce projet de déviation était bien caché - pendant les débats de la campagne municipale de mars 2014 - pour mieux apparaître aujourd’hui. Sitôt après la défaite de la gauche à Vernouillet, Philippe Tautou, maire de Verneuil, président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), Pascal Collado, nouveau maire de Vernouillet et bien entendu Erard Corbin de Mangoux, le préfet des Yvelines relancent le projet de la rocade RD 154, projet de contournement qui a été sournoisement « abandonné » mais qui, en fait, était en attente pour mieux être relancé ! Des expropriations de terrains - exploités ou non - ont repris et une réunion a eu lieu le lundi 7 juillet en Préfecture. Bien entendu les vacances sont propices pour aborder et relancer des sujets qui fâchent. Comme ça ni vu ni connu, les Vernolitains et au-delà les habitants des Deux Rives étaient occupés dans leurs préparatifs de vacances et surtout pressés de partir se reposer. Il y a juste un petit problème, qui va « probablement » être réglé « très rapidement » par la Préfecture. Les habitations sauvages (des caravanes quoi !) qui sont depuis des années, pour certains une quarantaine d’années, sur le passage de cette « superbe rocade », devraient déménager. C’est plus facile à dire qu’à faire.(1) Lequel des nombreux Préfets
en place à Versailles, réussira-t-il ? Si cette déviation voit le jour à long terme, Vernouillet sera hélas coupée vraiment en deux. Pratiquement, il n’y aura plus de champs cultivables même si l’on préconise partout de garder une agriculture péri-urbaine dans un contexte de proximité et d’économie circulaire. Terrains agricoles qui seraient consommés par la « déviation Les « déviations de de confort » RD-154. (Archives J2R) confort » comme les avait qualifiées Pierre Bédier, le président du quer leur avenir et leur territoire naturel. Certains riverains, notamment ceux de Conseil général des Yvelines dans le Parisien du 16 juillet 2014, détruiront progressive- l’avenue Montaigne, ne voient pas le danment un bel environnement. Une circulation ger de cette rocade : la circulation sera très d’automobiles entre les villes de Chapet,(2) importante; en plus la RD 154 déjà emboude Verneuil-sur-Seine et de Vernouillet, sera teillée matins et soirs le sera encore plus ! Il est tout à fait déraisonnable de réalisuffisamment dense pour pourrir la vie des habitants affectés par cet équipement d’un ser cette route qui n’a pas prouvé son utilité publique et surtout quand l’argent manque autre âge. Bien entendu tous ces élus qui ont le dans les caisses de l’Etat. Pourquoi nos élus pouvoir n’habitent pas cet endroit. Certains -anciens et nouveaux - s’entêtent à le dépendétracteurs soulignent que le nouveau maire ser inutilement ? r de Vernouillet est au calme à Marsinval. Là, rien de moins sûr : on a pu s’en rendre Pourquoi encore une route avec des (1) compte il y a quelques années, quand certains verronds-points, pour « soulager » la circulation nolitains qui habitent rue de Breteuil ont eu maille à avec certaines personnes un peu énervées. Le dans Verneuil ? A force de faire pousser des partir Préfet de l’époque n’avait pas réagi... Il n’avait pas immeubles sur le moindre bout de terrain où levé le petit doigt, alors maintenant, les déloger ? il y avait des arbres ou de la pelouse, Ver- (2) Son maire trépigne d’impatience pour avoir cette déviation afin que Chapet redevienne plus calme. (sic) neuil et Vernouillet sont en train d’hypothé-
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Hardricourt
Yann Scotte s’oppose au tracé sud de la liaison future A13-RD28 Le 17 juillet au conseil municipal d’Hardricourt la population était attentive : le maire et tous les conseillers municipaux ont voté à l’unanimité une motion pour rejeter le tracé actuel de la liaison A13-RD28. Ghislaine Senée, conseillère régionale EELV, est outrée car « ce franchissement de la Vallée de la Montcient » par une « balafre de 700 mètres de longueur » est une aberration d’aménagement au Nord des Yvelines. Tandis que le Conseil général des Yvelines a annoncé le 11 juillet dans les colonnes du Parisien la fin « des déviations de confort », les services du même Conseil général avec l’appui de la majorité des élus locaux - et même des anciens qui ont depuis quitté la vie politique tel M. André Cassagne, ancien maire d’Hardricourt - continuent à travailler comme dans les années 70 : il faut construire des bretelles, des viaducs, des infrastructures pour créer le développement économique du territoire. Ainsi la liaison autoroutière entre l’A13 et la RD 28 fait l’objet des réunions, des consultations, des palabres et des arrangements entre copains... pour un avenir radieux qui donne plus de place à la voiture individuelle et au mode de transport autoroutier et notamment aux poids lourds. Le coût varie entre 60 et 70 millions € Après l’abandon du projet de liaison C13/ F13 entre Cergy-Pontoise et l’agglomération Mantaise, le Conseil général des Yvelines a poursuivi sa route pour mieux vanter les mérites de la politique du « tout-bagnole ». Des réunions se sont succédées en 2010, en 2012 afin de continuer « des études complémentaires... à la demande des communes. » Des résultats ont été présentés le 21 mars 2014 sur « le projet de liaison entre l’A13 à Epône et la RD 28 à Tessancourt-sur-Aubette » où trente-sept élus et décideurs du dossier ont donné un signal fort pour la continuité de cette « aberration ». Selon la variante (Nord ou Sud) le coût peut varier entre 70 et 60 millions d’euros respectivement pour la traversée de la vallée de Montcient. Le passage de ce franchissement routier sur la vallée de la Montcient va forcément créer 24
Le maire d’Hardricourt, Yann Scotte, n’a pas apprécié l’attitude de l’ancien maire. (J2R)
des nuisances sonores et des pollutions. Mais la justification économique et la sacro-sainte idée de desservir et désenclaver le territoire sont des arguments qui dépassent l’entendement. L’ancien président de la CAMY, Dominique Braye (UMP), a approuvé dans le compte-rendu les propos de Michel Vignier (PS), conseiller général de Meulan qui a rappellé que « ce projet est demandé depuis plus de 30 ans ». Pour remédier à l’insuffisance d’infrastructure et pour désengorger les centres-villes des communes concernées, cette liaison va même « permettre de diminuer la circulation sur le pont Rhin-et-Danube » entre Meulan et les Mureaux. En outre, dans un commentaire en date du 19 juillet 2014 à une première version de cet article sur Internet, le même Michel Vignier a assuré que « personnellement [il] ne sacrifiera jamais l’intérêt général pour satisfaire les intérêt de quelques privilégiés en réponse à des promesses électorales. » Justement, ce projet n’est pas encore été déclaré d’utilité publique... même si chaque élu pense détenir la baguette légitimiste pour labelliser tel ou tel projet d’intérêt général. D’ailleurs, sur ce projet, les élus sont flous dans la méthode vis-à-vis des habitants et riverains : simple consultation ou réelle concertation ? « Balafre sans concertation » Depuis les années 70, les études ont infirmé ces idées fausses. Toute infrastructure nouvelle attire davantage des voitures et/ou des poids lourds. Il est mensonger d’affirmer le contraire. Et les élus, qui nous gouwww.journal-deux-rives.com
vernent, marchent sur la tête à l’exception des nouveaux élus de mars 2014, qui sont (pour combien de temps ?) en contact avec les habitants et en phase avec la réalité de ce monde certes complexe et concurrentiel. De ce fait, Yann Scotte (DVD), le nouveau maire d’Hardricourt, a annoncé solennellement que « le principe du viaduc sur la vallée de la Moncient » ne passera pas dans l’état actuel du dossier. Il a de plus déploré l’attitude irresponsable de l’ancien maire, André Cassagne, qui avait accepté lors de la réunion du 21 mars - deux jours avant l’élection municipale - le principe de cette « aberration », qui supprimerait un jardin d’enfants... sans parler de la dégradation du paysage bucolique de ce site. Ce 17 juillet 2014 en conseil municipal, la résistance à cette « balafre sans concertation » a été lancée. Cela dit, Yann Scotte n’est pas un kamikaze car il a également affirmé la nécessité du « contournement A13-RD28 en faveur du désengorgement de la RD 190 génératrices des pollutions et des bouchons... » mais avec et pour la population. Ainsi, il a réitéré sa demande de « revoir la copie pour présenter un tracé alternatif respectueux des deux zones résidentielles gallonaise et hardricourtoise. » r Calendrier prévisionnel : - 2014 : Consultation des communes sur le dossier; 2015 : Concertation publique et modifications éventuelles sur les documents d’urbanisme. Les procédures réglementaires (concertation publique, enquête préalable à la DUP...) seront dissociées pour chacun des tronçons, mais le programme général de l’opération sera néanmoins présenté chaque fois comme l’exige la réglementation.
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Maurecourt
Deux figures populaires de l’art contemporain à la MDA L’art contemporain suscite plus d’interrogations que de réponses. Expositions, musées et conférences permettent de mieux comprendre la démarche artistique. Elitiste, temporaire, ouverte à tous, « Sculptures en l’Ile » à Andrésy tente une réponse concrète. A Maurecourt la culture passe par la Maison des arts (MDA) qui est active toute l’année. Un lieu animé par Jean-Pierre Baudin. Ses conférences attirent régulièrement des fidèles et leurs amis. Mercredi 18 juin 2014 Georges Papazoff, conseiller pédagogique en arts plastiques et artiste peintre leur a fait découvrir Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely. « Un couple de sculpteurs explosifs ! », reflet d’une époque riche en talents provocateurs autant que novateurs qui ne peuvent pas laisser indifférent. Cet aspect de l’expression artistique surprend mais le résultat de certaines recherches abouties ou non, ces rencontres avec les œuvres de ces deux sculpteurs permettent de mesurer l’influence qu’ils ont eue jusqu’à aujourd’hui : on le voit, notamment, lors des rétrospectives ou dans les villes qui ont la chance d’héberger certaines fontaines devenues familières comme à Paris la Fontaine Stravinsky. Car Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely étaient aussi des visionnaires et les sculptures mécaniques de Jean Tinguely ou les « Nanas » bariolées de Niki de Saint-Phalle n’ont pas fini d’être commentées. r
Pour en savoir plus :
Maison des arts Janusz Korczak Chemin de la ville de Paris, 78780 Maurecourt Tél . : 01 39 70 23 20 mda.maurecourt@aliceadsl.fr Site internet : www.ville-maurecourt.fr Page Facebook : Maison-des-Arts-de-Maurecourt
Niki de Saint Phalle (1930-2002)
Née Catherine Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, elle a été qualifiée de « championne des années pop, auteur d’une œuvre colorée pour contrer la grisaille du béton, mais aussi militante caricaturant la condition féminine à travers ses Nanas ou condamnant la guerre d’Algérie et l’OAS dans ses Tirs à la carabine ». Elle avait fait partie des nouveaux réalistes dans le années 1960, « signant un art brut et insolent et devenant une figure populaire de l’art contemporain. » Des expositions en plein air ont eut lieu ces dernières années qui ont permis au public de se familiariser avec ses sculptures notamment celles qui donnent des couleurs à la célèbre Fontaine Stravinsky près du musée Pompidou à Paris ou à celle de Château-Chinon.
Jean Tinguely (1925-1991)
Né à Fribourg, il fit ses études à Bâle au début des années 1950, puis s’installa en France où il réalisa des sculptures-machines qu’il expose avec succès. Un texte écrit en 1996 pour commenter les ensembles mobiles du sculpteur présentés au Centre Pompidou explique que « Tinguely a dépassé les problématiques des avants gardes… » L’artiste est qualifié de « démiurge ». Ses «machines», qui paraissent «fantaisistes et convulsives», ressemblent à de véritables mises en scènes comme les « fontaines-spectacles » réalisées seul (Fribourg) ou avec Niki de Saint Phalle à Paris et à Château Chinon. Il y a depuis 1993 un Musée Tinguely à Bâle.
Entrer dans l’oeuvre. Pour ceux qui peuvent « bouger », une visite au Cyclop dans la forêt de Fontainebleau est recommandée. Adossé à un bouquet de chênes ses 22 m de haut et ses 300 tonnes d’acier et ses milliers de miroirs sont le résultat de plusieurs années du travail de nombreux artistes regroupés autour de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely. Le Cyclop, dont les premières maquettes datent de 1970, fut inauguré trois ans après la mort de Jean Tinguely. Il nécessita presque 25 ans de préparation. A cette œuvre fut non seulement associée Niki de Saint Phalle mais aussi les amis artistes du couple : Bernhard Luginbühl, Philippe Bouveret, Eva Aeppli, Etienne Beaulieu, entre autres. On pouvait il y a encore quelques années visiter de l’intérieur cette sculpture-promenade à Milly-La-Forêt. www.journal-deux-rives.com
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Meulan-en-Yvelines
EHPAD lancé : 127 lits pour la postérité Le Centre hospitalier intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM), avec ses partenaires, a officiellement lancé le 2 juillet 2014 le chantier de l’EHPAD Châtelain Guillet. Environ 200 personnes se sont réunies pour marquer ce moment historique d’un équipement public digne du XXIe siècle. Le CHIMM est un établissement hospitalier pluridisciplinaire de proximité engagé dans un programme de modernisation et de reconstruction, soutenu par un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Le nouveau directeur, Frédéric Mazurier, a convié tous les acteurs du secteur hospitalier et les élus locaux pour lancer ce chantier qui concrétisera le nouvel Etablissement d’Hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de 127 lits : après tant d’années de préparation et de tergiversation, l’heure a sonné pour poser la première pierre. Mme Danièle Lacroix, ancien directeur du CHIMM a été associée à la pose de la première pierre sous un soleil magnifique. Cette pose de la première pierre peut être considérée comme « un hommage à Mme Lacroix ». M. Mazurier a par ailleurs remercié les élus (conseillers généraux et maires des Mureaux et de Meulan-en-Yvelines) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) pour l’engagement à la fois politique et financier - le budget s’élève à 19,30 M€ - pour la réalisation de ce projet d’envergure pour le CHIMM.
De g. à dr. Frédéric Mazurier, Eric Banoun, Monique Revelli, Danièle Lacroix, Cécile Zammit-Popescu, François Garay, Michel Vignier lors la pose de la 1e (Photo J2R) pierre d’un établissement médical du XXIe siècle.
Sur le plan technique, le docteur Eric Banoun, chef du pôle personnes âgées, a fait remarquer que cet équipement public entre dans le schéma départemental de la politique de santé dans le secteur de la gérontologie. 7652 mètres carrés de SHON pour la création d’un bel ensemble immobilier de 127 lits, qui sera la force de cet EHPAD. On passe ainsi de 70 à 127 lits dans un confort moderne et étendu. Cette opération s’inscrit dans le plan pluriannuel défini par tous les acteurs de la politique de Santé régionale. En plus, une large concertation a été possible au travers de groupes de travail réunissant la direction générale, les médecins des deux services de soin, des personnels soignants et paramédicaux concernés par l’opération ainsi que les programmistes du projet. Selon le docteur Banoun, l’objectif reste valable : offrir à chacun de patients les possibilités de conservation d’une autonomie et d’une dignité de vie que tous sont en droit
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d’attendre de cet équipement public. Madame Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines, a corroboré ce point et elle a ajouté que cet EHPAD s’insère bien dans le paysage historique et urbain de la ville. «Après quelques péripéties dont les fouilles archéologiques... le projet est là » pour la postérité. Ce projet semble bien correspondre à la politique de la nouvelle équipe municipale de Meulan-en-Yvelines. Pour l’édile, il faut de l’intergénérationnel, de la solidarité, de la vie en somme. Par ce projet, il y aura du positif et cela pour tout le monde. Enfin, Mme Monique Revelli, déléguée territoriale des Yvelines de l’Agence régionale de Santé (ARS) d’Ile-de-France, cette dernière phase des investissements publics dans le cadre du contrat pluriannuel montre que la vocation reste la même : accueillir et soigner les habitants de la Vallée de la Seine dans le cadre d’une proximité propice pour l’action efficace des acteurs de la Santé. r
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écologie
Sauve qui peut la vie : agir contre l’écocide ! Avril 2014 : sous la houlette de notre interco’ (la CA2RS) son prestataire fait (encore) utiliser par son personnel un produit phytosanitaire pour désherber les trottoirs et abords de voirie.
Pesticides, herbicides, les phytosanitaires sont dangereux pour l’homme, les animaux et les milieux. Pourtant, sur le territoire de la CA2RS (et ailleurs dans les Yvelines), ils sont couramment utilisés à proximité de nos habitations. Ils ont un point commun : ils mettent en danger la santé publique. Alors qu’il est possible de stopper cette pratique (des voisins l’ont fait), pourquoi l’interco’ qui se veut éco-responsable, ne s’y mettrait pas dès maintenant ? Il y a urgence ! Lors d’un récent courrier, le président Tautou nous a fait savoir qu’ « une réflexion est en cours sur l’ensemble du territoire avec des modes alternatifs... » Dont acte, mais ce n’est pas suffisant car d’après les informations qui circulent actuellement, le constat est alarmant. Il y a urgence à passer au « ZERO PESTICIDE ». L’herbicide total Au strict regard de la loi actuelle, l’autorité locale ne serait pas en tort. Cet usage des produits phytosanitaires sera interdit dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne à compter du 31 décembre 2019. Par contre l’application est strictement réglementée (voir encadré).
Zéro pesticide, c’est possible ! (Photo J2R)
Mais il est bon de faire savoir que ces produits sont hautement toxiques, évidemment pour les personnes qui ont la charge de l’épandre, mais aussi pour les milieux - l’air, le sol, les nappes phréatiques, les milieux aquatiques - et plus globalement pour le vivant, dont les insectes pollinisateurs, abeilles et papillons, qui assurent la fructification des légumes et fruits.(1) Circonscrire et interdire les lieux L’arrêté ministériel du 27 juin 2011 s’applique : la zone à traiter doit faire l’objet d’un affichage 24 heures à l’avance. Elle est ensuite interdite d’accès au public pendant six à 48 heures à l’aide de barrières Vauban ou de Rubalise après l’application, avec un affichage clair. Il est strictement interdit d’utiliser ce type de produit à proximité des écoles, des maisons de retraites, des hôpitaux... Ne pas respecter
cette réglementation relève du droit pénal : le donneur d’ordre (collectivité) et l’applicateur (entreprise sous-traitante) sont solidairement responsables. Enfin, rappelons que l’usage de produits dits naturels n’exclut pas forcément le respect de cette réglementation. L’usage d’acide (de géranium ou de vinaigre) n’est pas sans effet sur les milieux naturels ou la ressource en eau. De nombreuses informations sur les pratiques alternatives sont disponibles sur le site Internet de Natureparif.(2) Une molécule peut en cacher une autre Le glyphosate est la molécule active du désherbant le plus courant de Monsanto, le Roundup. Pesticide dangereux, il est le principal polluant de nos eaux de rivières en Ile-de-France parmi les différents pesticides, directement ou via sa molécule de dégradation, l’AMPA. Une
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écologie initiative politique en Ile-de-France, la Seine-et-Marne, fin 2009, a ainsi pris l’initiative d’écrire aux grandes surfaces de son territoire en leur demandant de retirer de leurs rayons les différentes versions du Round Up : « …Certes le Round Up n’est pas interdit à la vente, mais vous savez sûrement que les différentes versions de ce produit contiennent du polyoxyéthylène aminé (PEOA) et du glyphosate. Ces produits sont actuellement parvenus dans la nappe des calcaires de Champigny, notre réserve d’eau potable ! …» Perturbation endocrinienne Le glyphosate est un perturbateur endocrinien, même à très faible dose ! En effet, récemment, le professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen Gilles-Eric Séralini et son équipe ont mis en évidence le caractère de perturbateur endocrinien du Round Up même à très faible dose. L’étude faite in vitro sur des rats porte sur la molécule de glyphosate, un herbicide total. Les résultats montrent que 50 à 10000 ppm (partie par million) de glyphosate suffisent à déclencher des nécroses (mort des tissus cellulaires) et l’apoptose (processus d’autodestruction des cellules sur indication du système génétique) sur les cellules testiculaires de rats. Plus grave, 1 ppm (soit 1 mg/kg) de glyphosate suffit à créer des effets de perturbation endocrinienne : perturbations hormo-
nales, effets cancérigènes, mutagènes et autres réjouissances du même genre… Ses effets perturbateurs endocriniens et le lien avec la maladie de Parkinson sont avérés (cf. Mutualité Sociale Agricole). Il est également ciblé quant à l’augmentation des intolérances au gluten (maladie coeliaque). Les méthodes d’autorisation en question De plus, les scientifiques viennent de montrer dans une nouvelle étude publiée dans Biomedical Research International (de Mesnage & al. 2014), que sur neuf pesticides analysés, huit se sont montrés beaucoup plus toxiques que ce qui était testé et déclaré par les producteurs pour obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces découvertes remettent directement en cause les valeurs réglementaires et seuils d’expositions aux pesticides tolérés dans l’alimentation et l’environnement. D’après Le mulot des forêts r
(1) A lire pour en savoir plus sur ce dossier : http://www.actu-environnement.com/ae/ news/abeilles-vers-terre-oiseaux-pesticidessystemiques-neonicotinoides-22029.php4 (2) Voir également le site de l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité NATURPARIF http://www. natureparif.fr/348-agir/plateforme-thematique/espacesverts/l...
Sujet d’actualité Selon NATURPARIF, « La question de l’arrêt de l’usage des pesticides est au centre des politiques publiques depuis plusieurs années maintenant.... La loi Labbé sur l’utilisation des produits phytosanitaires, parue au Journal officiel du 8 février 2014, vient de plus interdire sous certaines conditions l’utilisation de produits phytosanitaires par les personnes publiques et les particuliers. Ainsi à partir du 1er janvier 2020, il sera interdit aux personnes publiques d’utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, de forêts et de promenades, et, à compter du 1er janvier 2022, de la mise sur le marché, de la délivrance, de l’utilisation et de la détention de produits phytosanitaires pour un usage non professionnel.... En arrêtant l’usage des pesticides sur les espaces dont elles ont la charge, les collectivités agissent d’abord sur la protection de la santé de leurs agents et des habitants mais elles diminuent aussi leur impact sur l’environnement, la biodiversité et la qualité de l’air et de l’eau, et... elles jouent un rôle de prescripteur, de relais en direction de leurs administrés particuliers ou entreprises. Si dans les espaces verts et le fleurissement, l’usage des pesticides diminue (respectivement 77 % et 82 % des collectivités renseignées n’utilisent plus de pesticides sur ces espaces), il reste encore courant sur les terrains de sport (38 %), et la voirie (48 %) voir même majoritaire sur les cimetières (65 %). Si ces chiffres semblent démontrer une mobilisation réelle des collectivités franciliennes pour tendre vers le « zéro pesticide », il montre aussi qu’un très grand nombre de ces collectivités ont des pratiques qui les placent aujourd’hui à l’évidence dans l’illégalité.... »
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La 16e foulée trielloise
Ben Ali rafle la mise ! La 16e édition de la Foulée trielloise a été une réussite totale : près de 500 participants et une ambiance sportive d’enfer dans les deux catégories (5 km et 10 km). Sur la course phare de 10 km, Ali Ben Ali (dossard 316) a emporté la compétition avec un chrono canon de 34’12’’. Côté femmes, Emilie Borget (AS Epernon) a facilement gagné l’épreuve avec un chrono de 42’ 16’’. Avec ce chrono impressionnant, Ali Ben Ali, sociétaire de AS Mantes-la-Jolie, a surpassé ses compétiteurs tel Ibrahim Kanté - vainqueur de la Trielloise en 2012 - et Anis Chefirat du club AS Culturelle Francophone 93. Pourtant tout a commencé bien pour Anis Chefirat (dossard 62) et Ibrahim Kanté (dossard 373) lors des premiers kilomètres de la Trielloise : ils ont pris les commandes de la course en accélérant progressivement sur l’avenue des Fontenelles... pour ensuite réussir à s’échapper des autres concurrents potentiels au podium sur le chemin du Bois Roger (3 Km). Le trio de tête - Ben Ali, Kanté et Chefirat - était pris en chasse par des animateurs patentés tels Thomas Armani (35’ 59’’), Joël Gomez (37’ 28’’) et les frères Rudy
et Kevin Paqui (avec des chronos respectifs de 37’ 09 et 38’ 09’’). La montée et la course spectaculaire d’Aurelien Claudel (35’22’’) et de Julien Le Nedic (avec un chrono de 36’ 51’’) ont marqué les esprits des observateurs et coureurs de la 16e édition de la Trielloise. Côté femmes, Emilie Borget, dossard 51, a facilement dominé ses adversaires avec un chrono respectable (42’ 16’’) car l’écart entre la championne et ses concurrents s’est creusé au fur et à mesure des km parcourus : 2e place pour Juliet Touet (44’ 15’’) et Célia Caillavet (44’ 49’’). Cette dernière n’avait plus le punch ni la pugnacité des années précédentes lorsqu’elle domina les courses à pied du Challenge des Deux Rives. Après le premier tour, le trio en tête - Ben Ali, Kanté et Chefira - a tellement pris une longueur d’avance que l’on savait que ces trois là allait être présents au podium du scratch. Vers le 7e Km, Ben Ali a pris en main la course en mettant en difficulté Chefira, qui céda du terrain car pour lui « il s’agissait de travailler sur la fatigue dans la perspective d’une course plus longue... ». En revanche, l’explication entre Kanté et Ben Ali a été vite résolue en raison de la fraîcheur de Ben Ali, qui s’est préparé pour cette rentrée tonitruante. A la fin, il a laissé loin derrière le seul concurrent digne de cette course et ancien vainqueur de la Trielloise, Ibrahim Kanté. Quant à la course de 5 Km, Cyrille Vincent-Viry (16’ 33’’ - EA Saint-Quentin-enYvelines) a devancé Nicolas Domise (16’ 39’’ - Versailles Triathlon) de six petites secondes tandis qu’Aurelie Canu (20’ 12’’ EA Saint-Quentin-en-Yvelines, voir photo à gauche) a pulvérisé ses autres concurrentes féminines. Pour l’ensemble des participants, la Foulée trielloise a permis une rentrée sportive de qualité ; la nature exigeante de cette course a aussi servi de marqueur pour les uns et les autres afin de savoir où l’on pourrait aller sportivement parlant. Pour le reste, les coureurs du dimanche ont continué à fouler le bitume pour rester en pleine forme. r - Prochaine course : «La Vernolitaine», le 28 septembre de 9 heures : Trois courses sont programmées (1 Km, 2,5 Km, et 10 Km), dont l’une (10 Km) comptant pour le Challenge des Yvelines. Rens. : 01 39 71 56 00 guichet.unique@mairie-vernouillet.fr
Aurelie Canu (20’12’’) la star des 5 Km.
(J2R)
- Le Challenge des 2 Rives récompensera ses champions le 28 septembre lors la remise de prix de la Vernolitaine. Plus de 75 kilomètres auront été parcourus par les amateurs de course à pied dans les communes de l’agglomération. Palmarès : 1e hommes : Marc Piesik ; 1e femmes : Isabelle Chuimert ; catégorie clubs : 1e Verneuil Athétic club (6920 points), 2e ASCA Peugeot Poissy (5768), 3e Andrésy Athlétisme (5392).
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Le duel entre Ben Ali (316) et Kanté (373) était emporté par le Mantois.
(J2R)
Emilie Borget (42’ 16’’) n’a pas eu de concurrente à son niveau. (Photo J2R)
Kevin Paqui : ma bête noire, la trielloise « Lancement de la saison 2014/2015 : après un bon mois de coupure (la première de ma vie !) retour sur le chemin de l’entraînement par une compétition ce jour sur le 10 Km de Triel. Malgré les 3 Kg de plus que l’an passé et l’absence d’entraînements des dernières semaines, je termine en 38’ 09’’ sur ce parcours très difficile, soit une minute de mieux que mon record sur cette course ! Assez satisfait car cette course est ma bête noire de la saison compte tenu de ma difficulté à passer les côtes en course. Rudy termine juste devant en 37’ 09’’. Prochaine étape : le 10 Km de Conflans-Sainte-Honorine et le triathlon de Chartres. Place à l’entraînement. »
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Sports
Twirling Bâton
L’Andrésien, Corentin Badoux devient Champion du monde Le 10 août, en Angleterre, la France a remporté le titre de champion du Monde de twirling bâton. Dans l’équipe (Team France) l’Andrésien Corentin Badoux a joué son rôle de supporter numéro 1 pour une Team France qui excelle sur la scène internationale.
Titulaires de l’équipe de France (d.g.à dr.) : Morine Carro, Morgane Carro, Sabrina Pean, Damien Cassorla, Alexandre Claveau, Tommy Delporte, Andy Morel, Jason Travers. Remplaçants : Sandy Mestrallet, Marina Bernard, Catherine Moua, Aide-doublons : Laurie Menvielle, Théo Boquet et Corentin Badoux. (Photo DR)
Corentin Badoux, qui avait atteint en 2013 la cinquième place aux championnats du monde aux Pays-Bas, a été choisi pour défendre les couleurs du twirling français. Le constat est partagé : depuis quelques années la technique et le savoir-faire andrésiens sont devenus une référence en Ile-de-France, et a fortiori en France. Selon M. Dupont, pilier du twirling bâton andrésien, «le club est devenu le socle de l’élite francilienne et l’équipe placée deuxième aux Pays-Bas est largement composée des Andrésiens ! » Par voie de conséquence, il est normal de voir des talents andrésiens dans les grands rendez-vous mondiaux de cette discipline méconnue.... Déjà, les 10 et 13 juillet, lors de la coupe d’Europe qui a eu lieu à Würtzburg (Allemagne) les sportifs andrésiens ont participé mais sans avoir atteint la gloire tant espérée Projet2:Mise en page 1
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par ses ardents fans... D’accord, le duo composé de Maïlys Camus et Alan Blin a tiré leur épingle du jeu en terminant à la 2e place derrière des Italiens. Par ailleurs, Alan Blin est monté sur la 2e place du podium, symbole d’un titre de vice-champion d’Europe. Cependant la consécration andrésienne (même par procuration car Badoux n’a pas fait de prestation à Nottingham) est arrivée lors du championnat du monde où l’équipe de France (désignée par la fédération comme le Team France) a remporté cette compétition internationale qui s’est déroulée du 7 au 10 août en Angleterre. Corentin Badoux et Maïlys Camus se sont rendu en Angleterre pour participer et acquérir une expérience internationale importante dans leurs parcours respectifs. C’est évident que cette expérience sera un jalon de plus dans leurs futurs rendez-vous sportifs. r Page 1
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Lors de la Coupe d’Europe, Maïlys Camus est devenue vice-championne d’Europe 2014. (DR)
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un jour un livre
Le parcours romancé du Marquis d’Ennery gouverneur des Iles sous le vent Madeleine Arnold-Tétard a toujours été intéressée par l’Histoire. Le roman qu’elle vient d’écrire va à la rencontre d’un personnage singulier dont on a perdu... le cœur.
Victor-Thérèse Charpentier d’Ennery fut un gouverneur colonial à nul autre pareil. Nommé au poste, où il débutera sa carrière, par le roi Louis XV, il servira pendant de longues années la royauté, tout d’abord à la Martinique, puis les Îles sous le vent comprenant la perle des Antilles, Saint-Domingue et ce qui deviendra Haïti. Sur l’île de Saint-Domingue, il fondera même le petit lieu-dit « d’Ennery » en la ville de Marmelade en plein ouest d’Haïti. Un monument à sa mémoire y demeure toujours, malgré les aléas du sol. Né en 1732, il décédera en 1776, bien trop tôt, n’ayant pu assumer la tâche qu’il s’était imposée et que le roi Louis XVI, succédant à son grandpère, lui avait confiée. Comme l’écrit dans sa préface Jean-Pierre Borges, ancien maire d’Ennery, «… la trouvaille de son cœur dans un
Madeleine Arnold-Tétard est une auteure prolifique qui met en valeur des pépites inconnues de notre patrimoine régional. (Photo J2R)
mur de l’église d’Ennery lors de travaux de rénovation et surtout sa remise en place, dans cette église, par un adjoint au maire, sans que personne ne sache plus où il se situe désormais, est l’une des plus belles histoires de notre village et bien souvent nous l’évoquons, notamment devant des personnes étrangères à notre cité. » Le parcours romancé de la vie palpitante d’un noble ambitieux que vous aurez l’occasion de découvrir dans ce livre vient d’une documentation fouillée, puisée au sein des archives d’Outre-Mer qui a permis d’évoquer les Antilles à l’époque coloniale. Colon, esclaves, aristocrates, aventuriers et le gouverneur Charpentier d’Ennery, nommé par Louis XVI. En y ajoutant les informations émanant de la nécrologie de son héros, l’auteure a inséré quelques passages romancés pour faire revivre ce Marquis et ainsi combler les épisodes restés dans l’ombre de son histoire dans l’Histoire. La psychologie de ce «jeune homme plein de fougue» est étudiée finement et l’on peut y retrouver malgré tout un certain modernisme d’aujourd’hui chez cet ancien militaire qui voulait aller au bout de ses convictions... sans ménager son corps ni son esprit. En fait, www.journal-deux-rives.com
il aurait très bien pu vivre de nos jours. Ce n’était pas un négrier comme tant d’autres mais il était obligé, de par ses fonctions, de ménager la chèvre et le chou... tout en réprimant les révoltes et autres soulèvements provoqués des esclaves révoltés qui n’acceptaient pas les conditions exécrables qui leur étaient imposées par des colons qui ne les considéraient pas comme des êtres humains. Roman historique ou biographie romancée d’un personnage de l’Ancien Régime, le lecteur y prendra certainement son plaisir car « la description [de ce monde lointain] est telle qu’on s’y croirait. Il s’agit d’une magnifique fresque des îles à cette époque décrivant les problèmes liés à l’éloignement, à l’administration, à la défense vis-à-vis des anglais et aux cultures et plus particulièrement à l’esclavage qui était alors la norme des plantations. Au-delà du personnage de Charpentier d’Ennery c’est surtout cette description qui retient l’attention et fait toute la valeur et l’intérêt de cet ouvrage. » r « Victor-Thérèse Charpentier d’Ennery, le coffret perdu » de Mme Arnold-Tétard, Coëtquen Editions - 208 pages - 18 € - Dédicace : Ennery (Val d’Oise) Salle des Fêtes le 15 novembre (toute la journée).
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le bloc-notes de l’histoire
Carrières-sous-Poissy «au temps de l’agriculture» Les différentes époques de l’histoire agricole de Carrières commencent par la vigne, puis la culture de terrain pauvre c’est-à-dire le seigle et les arbres fruitiers mais aussi les asperges et quelques autres légumes de printemps.
Un événement important dans cette histoire sera l’arrivée de l’épandage des eaux usées de la Ville de Paris qui va permettre à Carrièressous-Poissy de devenir un village qui va vivre pendant près d’un demi-siècle du maraîchage. Grâce au témoignage d’anciens agriculteurs, l’exploitation d’archives et de documents photographiques le Cercle d’études historiques et archéologiques de Poissy et Carrièressous-Poissy vient de publier un ouvrage de plus de 200 pages richement illustré qui éclaire le passé agricole d’une ville aujourd’hui presque totalement urbanisée. Voici l’extrait d’un épisode peu connu de l’activité maraîchère d’antan qui demandait un énorme travail mais rapportait de quoi vivre : la culture du persil. Page 161 : « La culture du persil était officiellement interdite à Carrières-sous-Poissy. En effet, le persil étant généralement consommé cru, sa culture était incompatible avec l’arrosage par les eaux d’épandage. Mais cela ne fut pas respecté car les agriculteurs passèrent outre cette interdiction et le persil fut continuellement cultivé à Carrières. Ceci s’explique par le très bon rapport de cette culture et souvent, lorsque l’année n’avait pas été très bonne pour le maraîchage traditionnel, le persil permettait de compenser une partie importante du manque à gagner. Le persil était acheté par les particuliers mais aussi par certains commerçants comme les charcutiers et autres commerces de bouche. Les grossistes de Paris en achetaient beaucoup. Certains marchands de viande en achetaient pour l’offrir à leurs clients. Il y avait une vente importante de persil autour de la place Saint-Eustache à Paris, on appelait cela la « vente aux terrasses » car beaucoup de cafés parisiens louaient leur terrasse aux marchands de persil. Tous les agriculteurs de Carrières cultivaient du persil. La récolte avait lieu tous les matins. On se servait d’un bâton pour coucher les feuilles du même côté puis on coupait les tiges à l’aide d’une faucille. Des bottes d’un kilogramme environ étaient ainsi constituées. Elles étaient liées grâce à des liens de paille de seigle. Le lavage des bottes était 32
effectué par trempage dans l’eau puis elles étaient déposées dans des égouttoirs à légumes. La manipulation du persil nécessitait l’emploi de gants car c’est une plante pouvant causer des allergies. Le persil récolté était vendu dès le lendemain aux Halles de Paris, sur les autres marchés de la région ou bien à des grossistes. Le persil était semé jusqu’au mois d’août. Celui semé en fin de saison était destiné à l’année d’après. Les graines levaient entre trois et cinq semaines selon les conditions climatiques et la récolte pouvait être faite cinq semaines plus tard. Le persil cultivé à Carrières était essentiellement du type frisé car il se vendait beaucoup mieux. Il y avait très peu de persil plat car il y avait moins de demande. Toutefois, lorsque le persil frisé semé en août pour l’année suivante avait gelé, on semait du persil plat après le dégel car il poussait plus vite que le frisé. La culture du persil a déclenché une véritable guerre municipale. Dans les années 1920, M. Bourdarias est maire de Carrières et, poussé par la préfecture, il est tenu de faire respecter la loi relative à l’irrigation par les eaux d’épandage des légumes se consommant crus et notamment le persil. C’est pourquoi il n’hésite pas à faire afficher cette loi et à la faire proclamer à son de caisse. De plus, il précise que la gendarmerie sera chargée de faire respecter cet arrêté et que les agriculteurs qui l’enfreindraient, seraient passibles de contraventions. Cela provoqua un véritable tollé parmi les agriculteurs. De plus, tous les conseillers municipaux vivaient de l’agriculture et forcément cultivaient du persil. Cette guerre fut terrible et conduisit à la démission du maire, mais la culture du persil continua à Carrières et dura jusqu’à la fin du maraîchage. » Pour plus de renseignements : « Cercle d’Etudes Historiques et Archéologiques » de POISSY (C.E.H.A. ) Le C.E.H.A. vous accueille à la fois sur le site physique (voir adresse ci-dessous) et sur le site internet sur ce site mis cordialement à votre disposition. (poissy.ceha.free.fr/) Cette association régie par la loi de 1901, s’est fixée comme objectifs principaux : - Organiser ou favoriser les études et les recherches historiques et archéologiques sur les communes de Poissy et de Carrières-sous-Poissy (Yvelines). - Collaborer à la protection des sites, monuments et vestiges du passé de ces villes. - Organiser des réunions d’information, des conférences et visites guidées, pour susciter, surtout chez les jeunes, le goût et le respect du passé. - Participer à des expositions liées à l’histoire et animer celles sur les travaux du C.E.H.A. www.journal-deux-rives.com
La récolte du persil. Collection MarieThérèse Dumoulin. CEHA. (DR)
Le C.E.H.A. a le plaisir de mettre à disposition permanente une mini-exposition de ses différentes acquisitions. Horaires : chaque vendredi aprèsmidi de 14 h 30 à 17 h au siège de l’association. Adresse : 8, enclos de l’Abbaye - 78300 POISSY Tel / Fax : 01 30 74 01 11 Courriel : ceha@wanadoo.fr r
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CULTURE
Festival de musique
Mosaïk, le revival ! Le Festival Mosaïk, événement annuel incontournable de la Ville des Mureaux, est de retour pour sa 13e édition, du 10 au 19 octobre. Dans sa volonté de réunir toutes les générations et de créer des passerelles et des rencontres riches de sens, Mosaïk réunit artistes locaux émergents ainsi que des talents nationaux et internationaux, autour d’une programmation éclectique et résolument festive. Mosaïk, c’est aussi un festival engagé. Il continue de renforcer son action environnementale et poursuit le développement de ses nombreuses actions culturelles, notamment en direction du jeune public. Mosaïk, c’est le festival de toute une ville, et de tout un territoire de la Vallée de la Seine. Mosaïk : festival de la diversité et de l’éco-citoyenneté Créé en 2002, Mosaïk est le rendez-vous annuel musical incontournable des Mureaux. L’organisation du festival a été municipalisée en 2009 et réintégrée dans la politique de musique actuelle conduite par la ville, valorisant la découverte artistique avant tout. Très engagé envers les Nouvelles Scènes, le festival Mosaïk permet en effet à de jeunes talents - en particulier ceux de la ville et des environs - de s’exprimer et de se faire connaître, en assurant notamment les premières parties d’artistes nationaux et internationaux. Le festival permet par ailleurs de favoriser l’insertion professionnelle : cette année encore, deux jeunes bénéficieront d’une formation et intègreront les équipes techniques durant trois semaines. Mosaïk se singularise aussi par une démarche d’action culturelle forte, répondant à deux objectifs principaux : celui de promouvoir les musiques actuelles et celui d’encourager les pratiques ama-
Gasandji jouera devant Ayo le vendredi 17 octobre au COSEC. (DR)
teurs aux Mureaux et aux alentours. La démarche de développement territorial de Mosaïk autour de la Communauté d’agglomération Seine & Vexin, connaît une nouvelle étape cet automne, avec pas moins de huit concerts dans les villes partenaires. Dernière nouveauté de cette édition, Mosaïk prend une orientation « verte », à travers un plan d’actions mis en place Retrouvez le spectacle musical « Salut les Copains !» pour revivre afin de réduire l’impact l’insouciance et la folie des années 60 le dimanche 19 octobre. (DR) écologique du festival (mobilité des festivaliers, gestion des déchets, cir- Yvelines cette année pour un show rock tout simcuit court d’approvisionnement des repas...). plement électrisant ! En parallèle des concerts, Une vague de talents déferlante ! le festival Mosaïk tente de faire découvrir la Festival de toutes les musiques et de tous les musique autrement et encourage les pratiques publics, Mosaïk réunit au sein d’une programma- amateures auprès de différents publics. tion éclectique et de qualité les nouveaux talents Des ateliers de découverte musicale de demain aux côtés d’artistes incontournables de originaux et 100 % gratuits ! la scène française et internationale. Lors de cette Pendant que certains s’exerceront aux perédition encore, il y en aura pour tous les goûts et cussions à l’aide de gobelets lors des ateliers « cup toutes les générations. Cet automne, embarque- song », d’autres s’initieront à l’écriture aux côtés ment immédiat avec la citoyenne du monde Ayo, du chanteur et auteur-compositeur Terry Briqui fera une escale remarquée aux Mureaux, au sack. Pour ne pas abîmer ses oreilles, le spectacle son de ses balades folk-soul et de sa voix douce, de sensibilisation aux risques auditifs « Peace and après le passage de la chanteuse congolaise Ga- Lobe » nous dit tout (en chantant) ! sandji, qui se produira également lors de concerts Dans les villes de Seine & Vexin résonneront impromptus dans différentes villes du territoire. « les plus grandes chansons du répertoire français Retour vers le futur » orchestré par un nouveau ta- interprétées a capella par « Garçon S’Il Vous Plait » lent de la scène française, le très élégant Gaspard mais aussi la musicalité des sons grâce au spectaRoyant, qui ouvrira le bal avec sa pop vintage et cle interactif d’Agnès Chaumié. énergique. Puis cap vers les années « Yéyé » en clôPour les amateurs de rap, Mosaïk invite, à l’initure du festival, avec la comédie musicale « Salut tiative des Studios du Château, les « beatboxers » de les Copains ! », pour le plus grand plaisir de tous les La « Team Paname » à animer une rencontre inédite amateurs des tubes des années 60 ! autour de cette discipline avec deux groupes made Les accros de la rime auront rendez-vous pour in Les Mureaux : « Dirty Zoo » et « Ghost ». une soirée spéciale rap avec le duo « The Shin Sekaï Pour un autre regard sur le rap, le Cinéma Fré», suivi du prolifique rappeur Youssoupha, qui, déric Dard projettera le documentaire de Stéphaaprès des premières parties de « 50 Cent et Snoop ne Le Gall Viliker, « Une Parole libre - Rap Rim », sur Dogg », débarque aux Mureaux pour nous délivrer la liberté culturelle et la portée politique du rap en son flow métissé ! La « Team Paname » fera quant à Mauritanie. Mosaïk se veut plus que jamais une elle vibrer tous les fans de « human beatbox ». véritable plateforme d’échange et d’apprentissage Poursuivant son action auprès des « Nouvelles autour de la musique. Un art qui se conjugue plus Scènes », Mosaïk invitera de talentueux artistes lo- que jamais au pluriel et avec de multiples accents. Pour en savoir plus : caux : « Blue Box » et son « indie pop voluptueuse, Billetterie : La Médiathèque Sarah Celestic Club », tout en folk et en funk, mais rue Joseph-Hémard - Les Mureaux aussi «The Probs», rebaptisés « Bye Bye Chéri », déjà invités l’an dernier et en concert à Meulan-enTél. : 01 30 91 24 30 www.journal-deux-rives.com
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art urbain
Street art le long du canal de l’Ourcq L’art de rue à ciel ouvert s’expose le long du canal de l’Ourcq, jadis zone industrielle, aujourd’hui promenade artistique, urbanistique et bien sûr touristique. Redonner vie à la rue : trente artistes ont créé ce parcours qui s’étend le long du Canal de l’Ourq depuis La Villette (75) jusqu’à Aulnay-sous-Bois (93). L’occasion pour le promeneur de découvrir près de péniches assoupies sous le soleil d’août, une cabine téléphonique décorée par « MRCH093 » qui « fait jaillir la lumière là où on ne l’attend pas ». Plus loin d’étranges personnages accrochés à des murs incertains formant des représentations à la fois traditionnelles par leur technique et modernes par le support qu’ils ont habillés. Face au Centre national de la danse, des enfilades de globes oculaires multicolores s’alignent tels les yeux d’un « Cyklop », nom de leur auteur ! Au loin surgit la haute cheminée des anciennes blanchisseries Elis qui est couverte d’un entrelacs de traits noirs et
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L’art vit une mutation qui se concrétise parfois par le Street art. (Photo J2R)
blancs, c’est l’œuvre de LeMoDuLeDeZeer. Des installations qui enchaînent le spectaculaire à l’intimiste mais dont la plus spectaculaire s’élance sur le mur peint d’un immeuble : sur fond rouge apparaît de profil une tête peuplée par le peintre Jace de mille et une petites machines invraisemblables dont l’ensemble excite l’imagination d’une foule d’interrogations dont la plus inquiétante : « Et si c’était ça qu’on aura dans la tête quand tous nos objets seront connectés à Internet ? » r
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DERNIÈRES NOUVELLES...
Visite ministérielle «Octuor-sur-Seine» Andrésy : Ségolène Royal en visite à Andrésy Le vendredi 22 août, le ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Ségolène Royal a rendu une visite inopinée à Andrésy pour se rendre compte de la réalité du terrain dans le domaine de la préservation de la biodiversité de la Seine. Le barrage d’Andrésy et la passe-à-poisson inauguré le 1 avril 2011 - ont fait l’objet de la visite ministérielle. Selon nos sources, la visite de Mme Royal s’inscrivait dans une démarche de mieux connaître les outils et le personnel qui font partie du grand ministère qui a une tutelle sur les voies navigables de France (VNF). Rencontrer les agents du ministère, se rendre compte de l’importance des infrastructures à l’oeuvre (le barrage et le passe à poisson d’Andrésy) pour mener une politique à la fois économique et écologique ont été primordiaux pour Mme Ségolène Royal. Pour se rendre totalement compte des enjeux économiques et écologiques, le ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie aurait pu aller jusqu’à Carrières-sous-Poissy pour rendre visite à la Marina Saint-Louis où les autorités publiques dont l’Etablissement public Port de Paris envisagent la construction d’un port industriel en lieu et place d’un port fluvial. Peut-être Mme Ségolène Royal avait peu de temps à consacrer aux enjeux locaux de la CA2RS.... r
Orages et dégâts Carrières-sous-Poissy : Fermeture de l’école Surcouf. Un dégât des eaux important a touché l’école élémentaire Surcouf (633 avenue Maurice Berteaux) au début du mois d’août. Résultat : transfert de l’école élémentaire Surcouf vers l’accueil de loisirs Yannick-Noah à compter du 2 septembre. Après une analyse des risques pour la santé des occupants et leur sécurité, le maire, Christophe Delrieu, a pris la décision de fermer temporairement l’école Surcouf. Un arrêté municipal a fixé les conditions de cette fermeture provisoire. Tous les élèves de toutes les classes et l’ensemble des équipes pédagogiques ont été transférés temporairement à Yannick-Noah (633 rue des Fleurs). Les services périscolaires (accueil du matin, accueil du soir, TAP du jeudi après-midi et études surveillées) y seront aussi mis en oeuvre. L’école Surcouf sera rouverte quand tous les risques relevant de la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques seront levés. r
Infestation ! Orgeval : Nurserie pour moustiques dans le parc de la Mairie. Les riverains du Moutier se plaignent de l’infestation des moustiques dans le parc de la mairie d’Orgeval. Cela fait des semaines en été qu’il était infesté de moustiques. Ce sont les eaux croupissantes du bassin du parc de la mairie qui servent d’accueillante maternité à ces myriades de « Culicidae ». Pierre Zemoz, le président des pêcheurs d’Orgeval, a même apporté sa contribution avec quelques poissons en provenance des étangs d’Abbecourt. Mais faute d’entretien, la pompe de relevage qui permettait d’alimenter la cascade et de créer un peu de courant est fréquemment tombée en panne. Privés d’oxygène les poissons n’ont pas tardé à mourir. Sans prédateurs, larves de moustiques et araignées d’eau ont rapidement pris possession des eaux stagnantes, comme les riverains ont eu le loisir de l’observer. Selon le Courrier des Yvelines, Yannick Tasset, le maire reconnaît l’existence d’un problème, après avoir longtemps nié les doléances des riverains. Mais malgré ses déclarations de bonnes intentions, la pompe n’est toujours pas mise en marche régulièrement et les poissons demeurent désespérément absents des bassins. r
Pénurie de logement Triel, Orgeval et Maurecourt : Mis à l’index ! Par trois arrêtés signés par Erard Corbin de Mangoux, préfet des Yvelines, le 5 août 2014, l’Etat prononce formellement la carence en matière de logement sociaux pour les communes d’Orgeval, de Maurecourt et de Triel-sur-Seine. En particulier pour le cas triellois, cet arrêté préfectoral formalise la carence constatée et définie par l’article L 302-9-1 du code de la construction et de l’habitation au titre de la période triennale 2011-2013 pour la municipalité qui a subit de plein fouet le legs du passé (mandatures de MM. A. Quijoux, J-P Houllemare et J. Mancel). En effet, le bilan triennal 2011-2013 de la commune de Triel fait état d’une réalisation de 28 logements sociaux, soit un taux de réalisation de l’objectif triennal de 36%. Cela conduit à un non-respect des obligations triennales de la commune pour cette période. L’Etat balaie d’une main les arguments avancés par la commune et considère le « refus tardif du permis de construire d’une opération de 31 logements sociaux situées rue des Réservoirs » comme étant la preuve irréfutable de ce non-respect pour des règles de la République. Il constate la carence (art. 26 de www.journal-deux-rives.com
la loi n°2013-61 du 18 janvier 2013) de la commune de Triel et propose de fixer le taux de majoration à 64 % d’amende et cela pour une durée de trois ans (à partir du janvier 2015). L’amende que la ville de Triel devrait verser à l’Etat s’élèverait à 230 000 € par an. Un pactole dans les temps qui court. r
Food truck Triel-sur-Seine : Lancement de Popote D’Potes. Le Food Truck Triellois vous accueille depuis le 22 juillet, de 18 h 30 à 21 h 30, sur le parvis de la Gare de Triel-sur-Seine. Ne ratez pas l’occasion de voir l’émergence d’une TPE trielloise. Cela fait deux ans que les deux copains, Nil et Quentin, travaillent pour lancer ce projet : une entreprise locale qui vous surprendra par la qualité de ses produits faits localement. Les deux Chefs, Nil et Quentin vous proposent au menu « Burgers frites et desserts 100% maison ! » Confectionnés à partir d’un pain spécialement élaboré par la Boulangerie Trielloise Boillon et de la viande bovine du Limousin, les burgers Popote D’Potes, accompagnés de leurs frites et sauces maisons, sauront égayer tous vos mardis soirs. Nil n’est pas avare de mots : «Venez nombreux pour découvrir des produits de qualité,» nous lance-t-il en confirmant l’écho favorable généralisé sur les réseaux sociaux. Nil et Quentin sont prêts à partager - le mardi devant la Gare - un moment convivial. Venez et dégustez sans modération ! Pour en savoir plus : Popote D’Potes Tél : 07 85 57 14 78 contact@Popote-D-Potes.fr r Casino shop Vernouillet
Vernouillet : Le Petit Casino est devenu Casino shop! Après une métamorphose qui a mobilisé toute l’équipe de choc, Magali et Mickaël, le Casino shop est déjà prêt pour vous servir dans une ambiance conviviale et avec des prix modérés. Tout a été refait et les investissements engagés par l’enseigne Casino démontrent bien que la proximité est désormais une valeur sure. Pour en savoir plus venez voir sur place : 17, place du Général de Gaulle, 78540 Vernouillet. Facebook :Casino-Shop-Vernouillet T. 01 39 65 99 72 r 35
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