Le
JOURNAL des deux rives 3€
JOURNAL INDÉPENDANT
MAI-JUIN 2014
Numéro 117
White parc : un avatar de plus sur la route des 40 Sous ?
Inauguré dans la zone commerciale des Quarante Sous, aux portes d’Orgeval mais sur le territoire de Villennes, le nouveau «parc commercial» White Parc - 12.000 m2 et 435 places de parking - pose déjà bien des questions d’ordre commercial, d’aménagement et de viabilité sur la durée. L’accès est un cauchemar et cela risque d’empirer... (Pages 20-21) Est-on entré dans une période de métamorphose du modèle de «shopping» en périphérie ? Certains vont périr lentement mais sûrement. (Page 18) (Photo J2R)
CHANTELOUP
vERNEUIL S/sEINE
iNTERCO’
Don d’outils pour
Hubert Reeves en pédagogue à l’école Notre-Dame
Les impôts explosent en 2014, Le contribuable paiera !
Un parrainage par le Lions club de Conflans-Montjoie du Centre de promotion par la formation (CPF) s’est concrétisé le 13 mai dernier par le don d’une mallette d’outils de cuisine.
Le franco-canadien Hubert Reeves est multi-casquettes. Il a participé à une soirée musicale « Mozart et les étoiles » et a joué le pédagogue auprès des élèves de Notre-Dame « Les Oiseaux ». page 14
La CA2RS n’a pas les moyens de ses ambitions pourtant le nouveau conseil communautaire réuni le 28 avril a voté un budget en continuité avec la politique précédente. Dossier. pages 22 à 24
se lancer dans la profession
page 11
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LE JOURNAL DES
éditorial
MAI-JUIN 2014
Voyage en Utopie
I
l était midi, le soleil rayonnait dans les Deux Rives, les silhouettes se détachaient finement dans l’embrasure de la porte d’entrée. En plein milieu de la ville-forêt verte et colorée, le bloc de ciment égayé de meulières resplendissantes apaisait tous ceux qui y entraient. Un perron, quelques marches… ils semblaient ne pas avoir besoin d’en sortir, tant le caractère idyllique du lieu les absorbait. Aussi, ceux qui en sortaient étaient joyeux, et s’ils sortaient c’était par envie, bien que l’envie ne les étreignaient pas tous. A l’intérieur, un hémicycle harmonieux rassemblait dans un décor apaisant les membres de la Haute Assemblée. Discours feutrés, interventions maîtrisées, gestes ralentis jusqu’à l’extrême retenue. Nul mot plus haut qu’un autre ne venait troubler le cours mélodieux des voix aimables et concordantes qu’un même souci semblait soutenir depuis le début : l’amour du prochain. Les non-membres y étaient nombreux, bien venus et convenablement installés hors du cercle des initiés. Des gens de tous âges, de tous sexes, originaires de toutes les localités alentours, émerveillés devant tant de prévenance respiraient en silence. Ils écoutaient par moments, écrivaient hativement, calculaient parfois le montant des quelques bienfaits qui leur seraient accordés. Heureux d’entendre des paroles conciliantes, beaucoup d’entre eux s’amusaient ou s’étonnaient quand les rayons de la Raison éclairaient à travers des vitres à peine visibles, les pupitres où quelques gamelles cabossées s’ornaient de fleurs défraîchies. Oubliés les soucis financiers, les projets incertains, les offrandes obligatoires prélevées sur leurs deniers. Finis les sacrifices… Au diable les économies d’échelles sans barreaux... L’avenir s’éclairait, la bonne humeur régnait. Assis côte à côte sur des chaises confortables, chacun pensait qu’il était bon d’être ensemble quand tout à coup un réveil brutal ramena le dormeur à la réalité qu’il n’avait quitté qu’un bref instant. Des bruits confus mêlés à des voix d’hommes et de femmes échangeaient des mots très importants qui le sortirent d’une semi léthargie involontaire pour le mettre au pied du mur de la réalité. Il perdit pied. Il était midi, le soleil rayonnait, les silhouettes se détachaient finement dans l’embrasure de la porte d’entrée. Tout le monde était au mieux dans le meilleur des mondes imaginables. Mais cette fois chacun fuyait hâtivement.
Buck Danny au Point-virgule
LA RéDACTION
Opération «Mains propres» au CHIMM
Un air de Croisette
CAR2RS, bilan négatif ! Depuis sa deuxième élection à la tête de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), Philippe Tautou (UMP) a changé. Il est (enfin !) devenu conscient de la situation catastrophique héritée d’années de tâtonnement et de quasi-irresponsabilité politique. «Je ne me dédouane pas» a-t-il souligné le 28 avril devant la presse face à un échec patent de la CA2R : l’avenir s’assombrit et les nouvelles taxes vont directement amputer le pouvoir d’achat, déjà mal en point, de nos compatriotes de la CA2RS. L’histoire de la CA2RS a été une fuite en avant sur tous les plans : dépenses, gestion calamiteuse des dossiers tels la Centralité, le Port de Triel et les finances publiques. Un exemple : il manquerait environ 15 millions d’euros pour poursuivre les investissements prévus et la seule option est d’augmenter la pression fiscale. Par conséquent, le politique Tautou s’est converti en gestionnaire et cela brouille encore l’image de la classe politique : à Verneuil en tant que maire, à Versailles en tant que conseiller général et à Carrières-sous-Poissy en tant que président de l’interco’, a-t-il un discours de gestionnaire ou de politique ? Dans un contexte national difficile - déficits chroniques, croissance en berne. Philippe Tautou est obligé de changer le cap : tournons la page et laissons les dossiers qui fâchent mourir de leur lente agonie administrative : Port de Triel, le projet de C.C. Deck 78, l’urbanisation sur les coteaux entre Triel et Andrésy en passant par Chanteloup-les-Vignes. Contrairement à ses affirmations, le président de l’agglomération est aussi responsable de cet échec et il doit l’assumer : Pourquoi avoir laissé gonfler les effectifs d’une manière inconsidérée depuis 2012 et notamment dans la com’ et les services de la présidence ? En plus, il envisage d’acquérir un ensemble immobilier (7.000 m2 du GKN à Carrières-sous-Poissy) pour les besoins de la CA2RS. Est-il tenable de taxer davantage pour se doter de locaux à des fins « improductives » dans une conjoncture morose ? Car jusqu’à la preuve du contraire, le bilan coût-avantage de l’interco’ reste globalement négatif, comme la construction européenne. - L.R.
Volley à Andrésy : CAJVB champion
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Inauguration à Villennes
Caravanes dans la Plaine 3
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SOmmaire
mai-JUIN 2014
Journal des 2 Rives - édition de la Boucle
ÉDITORIAL Voyage en Utopie - CA2RS, bilan négatif !
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3
17e édition de Sculptures en l’Ile, Andrésy dans la cour des grands
page
5
Pétition pour plus de parkings
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6
Réussite du Rallye des deux Rives
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7
Tautou, gestionnaire ou visionnaire ?
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8
actualité locale Andrésy
CarrièresCA2RS Carrièrs-sPoissy Chanteloup Triel
Delrieu : « Communiquer n’est pas gérer !»
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9
Aït dénonce une chasse aux sorcières
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10
Le Relais Emmaüs encore en vedette
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Don d’outils pour se lancer dans la profession
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11
Conférence : La Révolution de 1789 à Triel
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les projets de construction
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Vigilance Aux 4 coins de Triel
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Hubert Reeves en pédagogue
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Salon du livre à la médiathèque
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Une bataille sans concession (épisode 2)
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Seinéma vous initie à la réalisation d’un film Préservons Pissefontaine dénonce
Verneuil Vernouillet Maurecourt Orgeval Villennes Dossiers Finances Locales
Métiers
sports
La foulée Villennoise
CULTURE un jour un livre
Bloc-notes de l'Histoire Echanges
La fête de la poésie dans la Confluence
pages
L’art d’agoniser lentement
16-17
page
Du noir & blanc à la couleur
page
White parc : un avatar de plus sur la route des 40 Sous ? L’avenir de l’interco’ assombri par les nouvelles contraintes financières
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20-21
pages
22-23
L’agglomération, ce sont les élus, les impôts, c’est aux contribuables !
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Un projet de rénovation : TIPI est dans l’innovation et l’éco-responsabilité
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Joël Picard, un maraîcher de chez nous
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Calligraphe, belle écriture, une passion
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Friends cup à Villennes !
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Rongère, l’ovni de la Villennoise
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Quand Gwen rencontra un roi qui n’était pas encore Saint Louis Les
fêtes continuent pour de la naissance de Saint Louis
culturels
Adoptez un ado « international »
Exposition
Le 46
e
salon de l’Académie des
des
les
Francs
800
ans
pages
Beaux-Arts
Dernières nouvelles
31-32
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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, J-P Baudin, François Darcq Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Mélanie Das Neves, Jean-Claude Desmonts, Julie Michel, Annie Minarik, Ylan Rousseau. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.
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Prix unitaire : 3,00 €. Le J2R organise sa couverture en regroupant les communes de la CA2RS de la manière suivante : Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de Pole rive droite Sud : Andrésy et Carrières-sous-Poissy; l'ensemble des lecteurs-acteurs du J2R. Enfin, Pole rive droite Nord : Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine ; incitez vous amis à s'abonner ainsi Pole rive gauche Ouest : Chapet, Médan, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet; vous pouvez bénéficier de toute réPole rive gauche Sud : Alluets-le-Roi, Morainvilliers, Orgeval et Villennes-sur-Seine. clame de nos annonceurs. 4
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LE JOURNAL DES
ACtualité locale
mai-JUIN 2014
Andrésy
17e édition de Sculptures en l’Ile, Andrésy dans la cour des grands L’Art et la Nature sont capitales pour la vie culturelle de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine. Avec le lancement de la 17e édition des Sculptures en l’Île le 15 mai, Andrésy confirme cette maxime et se hisse au rang national, voire international en matière d’art contemporain.
Environ 200 convives étaient présents le 15 mai dans le parc de la Maison du Moussel à Andrésy pour l’inauguration de la 17e édition de Sculptures en l’Île. Cette édition, comme l’a souligné le maire Hugues Ribault, « est une rencontre exceptionnelle entre art contemporain et nature » et cet événement est devenu une référence en matière de création artistique qui franchit les frontières régionales et parfois internationales. Ce phénomène s’explique aisément par la présence des artistes connus et reconnus par le milieu artistique de niveau international. Par exemple, le maire Hugues Ribault et son équipe ont convié le couple d’artistes japonais – Keiji Uematsu et Nobuko Watanabe- en tant qu’invités d’hon-
Hugues Ribault (UMP) a exhorté le public de vivre «la tendance de la création culturelle». (J2R)
neur. Le premier est un sculpteur japonais qui a représenté le Japon à la Biennale de Venise en 1988 et Mme Watanabe avec son approche « géométrique » de l’espace et de la couleur complète cette vision « équilibrée » dans le traitement de la forme et de l’espace. Keiji Uematsu travaille sur la notion d’équilibre des forces et sur l’opposition entre nature et architecture ; l’œuvre du sculpteur est dans un état perpétuel de défiance des lois de la gravité… sublime et léger disaient certains convives de la soirée d’inauguration. Multiples, ces œuvres et celles des autres artistes invités (environ 50) sont un régal pour les yeux de ceux qui découvrent les sites – Parc &
Maison du Moussel, Parc de l’Hôtel de ville et l’Île Nancy. Et pour la première fois. Hugues Ribault, ravi et serein, a exhorté les visiteurs de vivre « la tendance de la créativité culturelle » et la tranquilité de la Seine. Dans le même sens, Mme Angélique Montéro-Mendez, maire adjointe déléguée à la vie culturelle, à l’animation et au tourisme, a souligné l’importance «d’allier ces deux composantes.» Enfin, tous les intervenants y compris l’invité d’honneur ont remercié les mécènes(1), les sponsors, et la météo qui était plus que clémente… Un soleil magnifique de printemps a rayonné de beauté sur tout ce qui était touché par ce don de la nature. Comme le cours de la Seine dans son chemin vers la Manche, Andrésy veut progressivement, mais sûrement atteindre le grand large de l’art international. r
UN circuit CULTUREL SUR trois sites C’est un véritable circuit artistique et paysager qui attend les visiteurs de « Sculptures en l’Île », sur trois sites de verdure et de nature qui s’étendent à Andrésy de part et d’autre de la Seine : le parc et la Maison du Moussel, lieu central de l’exposition, où s’exposent les œuvres de Keiji Uematsu et Nobuko Watanabe, le parc de l’Hôtel de ville, qui accueille les sculptures de Serge Landois et John Martini, ainsi que le parc de l’Île Nancy (accessible par navette fluviale), où sont exposées des œuvres et installations d’artistes sélectionnés par la municipalité d’Andrésy et par la Maison Laurentine. Sculptures en l’Île 2014 – jusqu’au 21 septembre 2014 www.sculptures-en-lile.com
Keiji Uematsu et Nobuko Watanabe, les invités d’honneur.
(Photo J2R)
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(1) La ville a remercié les artistes pour leurs concours ainsi que le Conseil général des Yvelines, la société SPIE-SEFO, le groupe GSM Italcementi.
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ACtualité locale
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Andrésy
Pétition pour plus de parkings Depuis le 15 mai, une pétition a été lancée par certains commerçants du centre ville d’Andrésy pour demander plus de places de stationnement. Le débat reste classique. Le stationnement dans n’importe quelle ville pose souvent des problèmes d’aménagement et de bien-vivre ensemble. Une pétition a été lancée par quelques commerçants du centre ville d’Andrésy afin de forcer la main de la municipalité pour que « la place devant le Monument aux morts » devienne un parking. Effectivement, tous les commerçants évoquent le manque de parking et la persistance de la crise économique qui secoue l’économie locale et nationale. Les commerçants andrésiens sont inquiets pour l’avenir de leurs commerces ! Certes, le centre-ville vit au rythme des travaux depuis trois ans : des travaux pour l’aménagement des quais de Seine ; des travaux d’aménagement du centre-ville. Sans oublier que dans la continuité (2014-2015), des travaux vont s’effectuer vers l’Ile Nancy, de l’embarcadère... Tout a commencé par la demande d’un couple d’Andrésiens qui s’est plaint de l’absence de parking les empêchant de venir faire des courses au centre ville. La pétition a été lancée, depuis le 15 mai, par les commerçants et les riverains qui demandent le rétablissement de la place du 8 mai en parking , au moins le mercredi, et remettent en cause le nombre de places de stationnement que promettait, avant les travaux, la municipalité.
La place du 8 mai 1945 fait l’objet d’un débat classique entre les pour et contre la pratique du «tout bagnole». (J2R)
Justement, 71 places étaient disponibles dont une place handicapée. Après les travaux, au quotidien y compris le mercredi, seulement 44 places sont disponibles en centre-ville. A cela s’ajoutent 44 places rue des Courcieux. Mais, les usagers et certains commerçants jugent que le « parking des Courcieux est trop loin ! » En plus, avec la mise en place d’une « zone bleue » les choses se corsent : une trentaine de places de stationnement ont quitté l’accès immédiat aux commerces sans compter la quinzaine de places perdue sur les quais de Seine. Les places supprimées du centre ont été remplacées par la création de 44 places sur le parking des Courcieux, rendant difficile l’accès à l’espace culturel et au centre-ville aux personnes à mobilité réduite ou accompagnées d’enfants. La totalité des places de stationnement en centre-ville est en zone bleue 1h30, dont 2 de 20 minutes. Le maire, Hugues Ribault, reste serein car le
Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73
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nombre de parkings reste équivalent après travaux. Selon son dernier bulletin municipal (décembre 2014) « Au final 89 places avec possibilité d’extension à 111 le samedi matin) seront disponibles contre 83 actuellement. » De toute façon, le financement de la Région Ile-de-France pour les travaux du centreville implique, voire contraint, la mise en oeuvre d’un espace ouvert «sans parking». On a recensé six cents signataires de cette énième pétition. D’autre part, un véritable buzz sur les réseaux sociaux est apparu, avec plus de 220 commentaires. Cependant, cette pétition ne servira à rien car la municipalité ne semble pas sensible aux arguments avancés par les pétitionnaires. Enfin, une contradiction subsiste chez les signataires, ils sont les premiers à s’offusquer de la pollution et de la dégradation du cadre de vie; et pourtant, ces mêmes veulent continuer à polluer allégrement avec des bolides et des 4X4 urbains. Alors changeons le monde et commençons par la base - par nous mêmes. r
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Andrésy
Réussite du Rallye des deux Rives Le cercle Historique d’Andrésy a organisé avec succès un rallye pédestre le 17 mai. Bravo aux 82 participants ! Nous ne pouvons pas encore qualifier ce rallye pédestre de «Rallye CA2RS» car la Communauté d’agglomération n’a rien fait de plus qu’apporter son soutien ou son partenariat, ce qui est déjà bien. Le participant le plus important du rallye pédestre du 17 mai était le soleil. Grâce à lui, nous avons eu de très nombreuses inscriptions la semaine précédente. Il a été décidé de limiter le nombre d’équipes à vingt-cinq et celui des participants à 100. Effectivement les organisateurs ont enregistré le nombre maximal d’équipes. Il y avait de jeunes enfants ; en particulier un de un an et demi porté par son père. Sans le compter, 82 personnes ont participé au rallye, réparties dans vingttrois équipes : quatre équipes de 5 personnes, neuf équipes de 4, trois équipes de 3, cinq équipes de 2 (après regroupements de
quelques unes). Vingt équipes ont effectué tout le parcours, les autres ayant abandonné avant l’arrivée malgré la possibilité qui leur était donnée de téléphoner pour retrouver le bon chemin. A part ceux-là, tous étaient très satisfaits ; beaucoup nous l’ont écrit après le rallye. Voici la répartition des 82 participants par communes de résidence : - Andrésy : 32 - Villennes : 16 - Verneuil : 15 - Triel : 2 - Vernouillet : 1 - Chanteloup : 1 - Carrières-sous-Poissy : 1 - hors CA2RS (Poissy, Conflans, les Mureaux, Juziers, Marly-le-Roi, Sartrouville, Le Pecq, Epône, Puteaux, Villejuif, Drancy) : 14. Les deux Trielloises participantes sont Anne Quemy (qui a participé à plusieurs rallyes pédestres à Villennes et a fait celui de Triel en septembre dernier) et Maryse Hamon. Malheureusement, les autres habitants de Triel, qui auraient pu être intéres-
sés, étaient occupés par la conférence sur la Révolution de 1789 à Triel.(voir page 12) Il se confirme que l’approche directe est la meilleure méthode d’information, les affiches n’étant pas très «rentables» ; il n’y a que celles placées à Verneuil sur les panneaux municipaux, qui nous ont apporté des inscriptions. Les organisateurs de ce rallye avaient invité Patrick Flament, secrétaire général de l’association Passé-Présent de Verneuil, à constituer une équipe ; il n’a pas pu se libérer car la sœur Marie-Claire Tihon, l’historienne de Verneuil, autour de laquelle leur association s’est créée, présentait le même samedi son dernier livre à Verneuil. De toute façon, les organisateurs ont commencé à évoquer le projet du 3e Rallye pédestre des 2 Rives, qui pourrait avoir lieu le 30 mai 2015. Espérons que les Vernoliens seront les plus nombreux et que nous retrouverons de nombreuses équipes de Triel avec, notamment, des membres de Triel Mémoire & Histoire. r (Source : Michel Kohn)
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carrières-sous-Poissy - CA2RS Chanteloup-les-vignes
Tautou, gestionnaire ou visionnaire ? Philippe Tautou est-il un gestionnaire ou un politique ? Voilà la question qui se pose en écoutant les propos exposés devant la presse le 28 avril puis le 23 mai. Le président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS), s’est livré le 28 avril à la presse comme jamais dans les annales de la CA2RS : « Je n’ai pas de lobbying... chacun des élus [de la CA2RS] est libre de se positionner » et de voter contre le budget présenté en avril (NDLR : budget voté par une large majorité). « Je ne me dédouane pas ! » Il a passé en revue, dans deux vidéos disponibles sur la Webtélé 2 Rives(1), les sujets qui fâchent notamment les projets « contestés » par les habitants, comme par exemple le Port industriel... A propos du Port de Triel, M. Tautou se défausse : « ce n’est pas moi qui décide, mais dans mon for intérieur, je voudrais que cela se fasse ! » Les problèmes de logements et de transports... ont été aussi évoqués, mais sans avoir aucune perspective réelle d’ici à trois ans. Ainsi, on ne reconnaissait plus le maire de Verneuil, le conseiller général des Yvelines et le président de la CA2RS. Sa volonté politique était au niveau zéro car la réalité - baisse de ressources dans un contexte économique morose - a laminé ses illusions affichées jusqu’à la fin de l’année 2013. En somme, la fiscalité sera augmentée car les recettes prévisibles et dotations publiques ne sont pas au rendez-vous : moins de 3 millions d’euros d’ici à 2015 ; un million de moins d’ici à 2017. Mécaniquement, les impôts locaux augmenteront. Pour le gestionnaire Tautou, la CA2RS est dans l’impasse et la sortie de cette situation passe par une forte augmentation fiscale et par un rapprochement avec les agglomérations voisines... « L’autofinancement [de la CA2RS] s’est réduit comme peau de chagrin... » par conséquent, conclut-il : « deux options se présentent : l’emprunt ou la pression fiscale ». En outre, il s’interdit la diminution des dépenses car l’intercom « doit être porteur d’un projet et se doter des moyens pour réaliser ses ambitions. » Il en résulte une taxe d’habitation majorée de 18% pour « préparer l’avenir sans nous fragiliser ! » Loin d’une situation idyllique, la CA2RS est dans l’impasse et la sortie de cette situation passe par une forte hausse fiscale et par un rapprochement avec agglomérations voisines... 8
Récemment réélu président de l’interco’, M. Tautou est confronté à des défis sans précédent : baisses de dotations et subventions, fiscalité en hausse, projets contestés... (J2R)
Dans une réflexion - personnelle, Philippe Tautou s’est interrogé sur une dérogation possible, de la part du Préfet de région, pour constituer une agglomération d’environ 150.000 habitants : l’addition des communes de la CA2RS, et celles de la Communauté de communes Poissy-Achères-Conflans. Sinon, les implications risquent d’être fort malheureuses pour les têtes d’oeuf de la Préfecture : « il faudrait casser la Communauté d’agglomération Seine-Vexin et reprendre le ciseau pour refaire les
frontières nouvellement créées... » Entre-temps, le gestionnaire Tautou envisage d’acquérir un nouvel Hôtel intercommunal à la sortie de Carrières-sous-Poissy. Pour quel coût et pour faire quel type de dépenses ? Est-il pertinent de dépenser plus dans une période de vaches maigres ? r (1) Voir Webtélé : http://www.dailymotion.com/video/x1ul3ut_philippe-tautou-annonce-un-nouveau-cap_news http://www.dailymotion.com/video/x1ukyew_philippetautou-gestionnaire-ou-politique-partie-2_news
Des « petits projets » continuent... malgré la crise Le 23 mai le président, Philippe Tautou, a néanmoins donné des bonnes nouvelles en matière des transports scolaires et des « petits projets » pour relancer l’agglomération des 2 Rives. D’abord, le service de transports scolaires va être simplifié car l’interco’ va s’occuper « globalement » de ce service par la mise en place d’un site d’inscriptions et de paiement en ligne en lien avec le Syndicat de transports en Ile-de-France (STIF). 1866 élèves sont transportés par trois prestataires de services (Transdev-SCO, TransdevTourneux et Lacroix Cergy-Voyages). Depuis la disparition du syndicat à vocation unique SITERTA, l’agglo des 2 Rives bénéficie d’un budget de 2,6 millions d’euros (recettes en provenance du STIF) afin de continuer à assurer un « service de qualité » dans la continuité. Il s’agit de mieux préparer l’offre de transports
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scolaires dans le périmètre de l’agglo. Dans le cadre de ce « site pilote », des parents sont invités à inscrire leurs enfants avant le 15 août sur internet. (www.agglo2rivesdeseine.fr) Quant au projet pédagogique du Parc aux étoiles à Triel, il s’agit proprement de remettre aux normes une partie de l’observatoire qui est visité annuellement par 3400 élèves des écoles primaires et secondaires. «Ce petit espace pédagogique» de 65 m2 va coûter environ 150.000 euros et sera probablement livré en avril 2015. Le président Tautou a concédé que « demain, il faudra donner de l’ampleur » à ce centre de culture scientifique qui pourrait être, à terme, labellisé. Malgré la crise, l’interco’ devrait «continuer à réfléchir à l’avenir de ce site.»
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carrières-sous-Poissy
Delrieu : «Communiquer n’est pas gérer !» Le 2 mai le nouveau maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu, s’est livré sur certains thèmes (voir ci-dessous) et-ou sujets qui fâchent lors de sa rentrée en fonctions. Ses réponses se basent sur les trois vidéos de cet entretien déjà publiés sur la Webtélé 2 Rives. • Complexité des dossiers en cours : Christophe Delrieu : « Le plus dur est de voir la situation actuelle de la ville [catastrophique selon lui], à laquelle j’ai donné 13 ans de mon temps, alors qu’elle avait été réorganisée pendant la mandature 2001-2008, qui avait fait attention de ne pas développer de déficit. Mais, aujourd’hui il y a un manque de cadre, d’esprit d’initiative qui avait été créé. Avec la présence de ce déficit et des problèmes de gestion, comme par exemple à la section de fonctionnement. Tout ceci montre que la ville a fonctionné pendant la mandature d’Eddie Aït de manière aveugle. En effet, il n’y a pas eu de directeur financier ni de directeur des ressources humaines. L’ancien maire de Carrières-sous-Poissy a été plus concentré sur la communication mais n’a pas privilégié la gestion. » et legs du passé
• Pont d’Achères et port de Triel,
: C.D : « Il y a d’abord un autre problème épineux, qui est de débloquer la Centralité(1). Concernant le pont d’Achères, il faut d’abord discuter avec les opposants, qui sont principalement les riverains, et le conseil général des Yvelines car, quelque soit le projet, tous ses partenaires doivent investir dans la protection de la population. Si les habitants, sur n’importe quel territoire, ne se sentent pas en sûreté, le projet n’est pas viable. Au sujet du port industriel de Triel, il faudrait le lier avec le projet du Parc du Peuple de l’Herbe, un des plus grand parc paysager des Yvelines, et le fait qu’il n’y ait qu’un seul port de plaisance sur la Seine. Il n’y a aucune raison apparente de séparer les idées du parc paysager, du port industriel et de la seconde zone de plaisance. Cela deviendrait un espace sympathique à vivre et surtout pour se détendre (promenades, etc.). Il faut donc réfléchir sur les deux ports [l’idée du port partagé fait son chemin chez les initiateurs de ce dossier, des problèmes épineux à court terme
Christophe Delrieu : « L’ancien maire de Carrières-sous-Poissy a été plus concentré sur la communication mais n’a pas privilégié la gestion. » (J2R)
le Port de Paris] car c’est dommage d’avoir mandaté de grands experts parisiens uniquement sur le point de vue d’un port industriel, il doit forcément il y a voir une liaison entre la partie économique, industrielle et touristique, sociale. » r • Contradictions
et différences de
style avec l’ancien maire
: C.D : « On peut régler le problème des emprunts toxiques et disposer d’une trésorerie [plus de 4 millions d’euros selon Eddie Aït] sans pour autant maîtriser le budget, contrairement à ce que pense M. Aït. Par exemple, une facture de 100 000€ n’a pas été payée en 2013 et donc se répercute en 2014, ce qui creuse encore plus un déficit de déjà 1 300 000€. Actuellement, la commune ne peut plus faire les mêmes dépenses que l’année dernière, ce qui devrait être un minimum. Si nous avions laissé Eddie Aït faire - sans changement de cap notamment sur ce déficit grandissant, la ville serait passée carrément en mise sous tutelle. C’est la règle selon les normes comptables de l’Administration publique. On peut cacher cette vérité par la communication, mais il faut tout de même voir le problème pour le résoudre ensuite. » • Augmentation des impôts : C.D : « Les impôts ont augmentés de 2% car, pendant la campagne électorale, nous nous sommes engagés à ne pas les augmenter de plus de 2% par an. On aurait presque dû les augmenter de plus pour couvrir le déficit de la mandature d’Eddie Aït, soit www.journal-deux-rives.com
1 300 000 €, c’est-à-dire effectuer une augmentation de 30 à 40% sur les impôts. Mais nous avons pensé que le problème venait d’abord des dépenses et qu’il fallait que chaque service soit responsable de son budget. » • Intercommunalité : C.D : « Au niveau de la CA2RS (Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine), les impôts ont augmenté car la fiscalité avait été gelée pendant plusieurs années [depuis 2010]. Mais cette démarche a ses limites, notamment celle de financer des projets importants pour l’avenir de l’agglomération. Et ces grands projets sont financés à des taux élevés pour la communauté d’agglomération, ils ne seraient pas tous réalisables si les impôts n’avaient pas été augmentés. On a besoin d’oxygène pour ne pas étouffer comme il y a la nécessité de financer les projets comme la voirie, pour répondre à ce que demande la population de la CA2RS. Les attentes des habitants, comme l’augmentation du nombre de bus, ne peuvent se faire si les impôts sont maintenus à la même hauteur. Certes,+ 18% de plus à payer est une somme importante mais c’est à cause d’une stratégie fiscale, qui a produit une situation difficile pendant de nombreuses années.» r (1) Projet phare de construction de 2.800 logements au centre géographique de Carrières-sous-Poissy afin de se doter d’une série d’équipements publics et d’amenager le site où se trouve actuellement le Centre commercial Leclerc. Le propriétaire de ce centre Leclerc a bloqué juridiquement ce dossier. Selon nos informations, sur ce contentieux, le propriétaire aurait perdu en appel la deuxième manche à la faveur des aménageurs (EPAMSA...) et des promoteurs.
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MAI-JUIN 2014
carrières-sous-Poissy
Aït dénonce une chasse aux sorcières Contreverse. L’ancien maire PRG de Carrières-sousPoissy, Eddie Aït, dénonce les agissements du nouveau maire, Christophe Delrieu. C’est un nouveau « maire en sursis ! » explique Eddie Aït dans un long communiqué du 21 avril 2014. Au risque d’envenimer l’ambiance au conseil municipal de Carrièressous-Poissy, M. Aït a passé en revue toutes les actions récentes de la nouvelle majorité qui s’apparentent, selon lui, à une chasse aux sorcières. Pour M. Eddie Aït, depuis quelques semaines, les faits constatés sont nombreux : - l’ensemble des drapeaux de la ville ont été retirés des bâtiments publics et des entrées de ville ; - le panneau de soutien aux otages retenus en Syrie a été enlevé de la façade de la Mairie dès la semaine du 7 avril (bien avant leur libération) ; - le totem (tout neuf) indicateur a été retiré également du Parvis de la Mairie - la plaque commémorant le parrainage de la ville avec un escadron de gendarmerie mobile (dans le cadre du lien Armée / Nation) a disparu de la Mairie. Ce parrainage avait pourtant été décidé à l’unanimité du Conseil ; - l’arbre de la laïcité planté par le conseil local de la jeunesse, au sein d’une aire de jeux, a été scié (le conseil local de la jeunesse a d’ailleurs démissionné) ; - des services municipaux sont déménagés et des mobiliers inutiles ont été achetés
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dans les tous premiers jours pour tous les adjoints au Maire qui disposaient pourtant déjà de bureaux en bon êtat. Et d’autres faits sont déjà annoncés comme les suppressions de la garden party du personnel communal et de Carrières Plage. Le nouveau maire, Christophe Delrieu assume tout - sauf la coupure d’un arbre dit de la laïcité- car la façade de l’Hôtel de ville est devenue un grand panneau publicitaire... à l’image de l’ancienne politique prônée par M. Aït. « Véritable despote » Selon M. Aït, le but est de « rayer tout ce qui apparaît être issu de la précédente municipalité... [et] cette attitude est sidérante et anti-républicaine. Elle porte atteinte à la continuité du pouvoir au sein d’une collectivité. Le nouveau maire se conduit en véritable despote (refus de prise de parole en Conseil municipal, délibérations municipales communiquées aux conseillers 20 minutes après le début de la séance du Conseil...) et tente de nier les réalisations passées ». Mais ce qui affecte d’avantage Eddie Aït et ses colistiers est la « filiation politique assumée [discours prononcé lors du Conseil d’installation du 4 avril] du nouveau maire, Christophe Delrieu à Daniel Blervaque, ancien maire de Carrières (dont il a été d’ailleurs l’adjoint) condamné pour prise illégale d’intérêts et démis de ses fonctions en 2001. À une époque où les Français exigent l’éthique et la morale en politique cette filiation fait plus que désordre ! » Qui dit vrai ? Qui dit vrai dans tout cela ? Voilà la question à mille euros. Le nouveau maire, Christophe Delrieu a balayé d’un trait toutes ces
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Pour Eddie Aït (1er plan), «Delrieu tente de nier les réalisations passées». (J2R)
attaques. Chez nos confrères du Courrier des Yvelines (23 avril, page 27), il va jusqu’à conseiller à Eddie Aît d’arrêter tout ce cirque et de démissionner : Eddie Aït a laissé un trou financier « catastrophique » de 1,3 millions d’euros dans le budget de fonctionnement de la ville. « Le budget [de la ville] aurait été déficitaire de 1,8 millions d’euros ! » Ce n’est pas l’avis de l’ancien maire pour qui le travail de l’ancienne équipe majoritaire était « accompli de 2008 à 2014 et des résultats obtenus en matière de gestion financière : des emprunts toxiques sécurisés, un excédent de 4.260.715 euros et une trésorerie de 6.500.000 euros (source : Compte de gestion 2013 –Trésor Public). L’association nationale Contribuables et Associés nous avait attribué la note de 15/20. » Pour départager les uns et les autres, pourquoi ne pas demander un audit financier de la ville ? Ainsi la transparence serait faite et tous pourraient partager un diagnostic véritablement objectif. r
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Chanteloup-les-Vignes Orgeval
Le Relais Emmaüs encore en vedette À l’heure où l’Union européenne se trouve dans une grave crise économique et politique, ses responsables politiques, après les élections européennes du 25 mai, devraient chercher une nouvelle manière de faire l’Europe, le Relais Emmaüs de Chanteloup pourrait inspirer l’action publique européenne. Le fait de faire campagne localement était un élément positif pour Pervenche Berès, tête de liste PS-PRG Ile-de-France. Le 15 mai, Mme Berès était ravie de rencontrer les salariés et les dirigeants de l’entreprise à caractère social et solidaire, Le Relais Emmaüs de Chanteloup-les-Vignes. Cette visite - d’environ 1 heure - a permis une rencontre entre la présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen et des interlocuteurs sur les règles de la concurrence « libre et non faussée » et le niveau de normes sociales de l’Union européenne. Pour les dirigeants du Relais, il est temps d’instaurer un SMIC à l’échelle européenne. En outre, la directive sur l’économie circulaire - et de
Pervenche Berès (au centre) échange avec une directrice du Relais Emmaüs. (J2R)
recyclage - nécessite une réforme car « les chiffonniers d’Emmaüs » commencent à exporter vers les Pays de l’est et vers l’Afrique. Faut-il considérer ces « biens » comme manufacturés ou non ? Les conséquences fiscales sont également à mesurer notamment au sujet du niveau de faisabilité et de la « rentabilité » d’un site comme le Relais. La tête de liste PS-PRG, Mme Berès est convaincue que l’Europe peut mieux faire mais grâce à l’implication des citoyens... Elle a aussi promis de continuer à se battre « pour corriger la directive travailleur détaché ». Elle a annoncé que ses actions vont promouvoir une plus forte mutualisation entre les entreprises affectées par cette directive et la mise en place d’un « salaire mini-
mum décent » à l’échelon européen. Malgré l’échec électoral du Parti socialiste, espérons que Mme Pervenche Berès puisse, dans l’avenir, intervenir davantage pour les entreprises « atypiques » comme le Relais Emmaüs de Chanteloup. Le traité de Lisbonne de 2009 a conféré au Parlement européen plusieurs nouveaux pouvoirs importants (élections du président du Parlement...) et l’action future d’une députée comme Mme Berès pourrait faire changer l’image négative de nos concitoyens concernant l’Europe. C’est seulement de cette manière que l’on mettra en oeuvre une autre Europe... peutêtre plus humaniste et moins asservie à la doctrine néo-libérale qui règne depuis les années 1990. r
Don d’outils pour se lancer dans la profession Le Lions club de ConflansMontjoie parraine le Centre de promotion par la formation (CPF). Cette aide s’est concrétisée le 13 mai dernier par le don d’une mallette d’outils de cuisine. Le Centre de promotion par la formation (CPF) à Chanteloup attire des jeunes apprentis qui cherchent une voie professionnelle à court terme. Il s’agit de définir un projet de formation pertinente et amenant à une certification. Une équipe pluridisciplinaire accompagne les jeunes élèves afin de construire et améliorer le parcours professionnalisant de ces jeunes qui s’installe-
ront dans le future paysage culinaire français. Dans le cadre de ces études-formations au CPF, un groupe de jeunes de Chanteloup et d’ailleurs se prépare au Certificat d’aptitude professionnel (CAP) notamment de commis de cuisine, d’agent polyvalent en restauration et en service en salle. Cette année, pour le passage du CAP, le Lions club de Conflans a eu à la générosité d’aider les jeunes dans ce parcours en faisant don d’outils «pro» de cuisine. Ainsi, le 13 mai 2014, dans les locaux du CPF de Chanteloup, la remise de ces outils s’est effectuée par les membres du Lions club, notamment le président Joseph Cado, Claude Ney, ancien président du Lions club et J-C Buslon, ancien propriétaire d’une grande enseigne de pâtisserie parisienne. r www.journal-deux-rives.com
De g.à dr. : Claude Ney, Fanny Pricttystal, François Esnault, Michaël Barot, Joseph Cado (président du Lions club), M. Mansour, Jean-Claude Buslon et Annick Delouze-Wolff. (Photo J2R)
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Conférence : La Révolution de 1789 à Triel Evoquer la période révolutionnaire telle que l’avaient vécue les Triellois de l’époque a été, pour les membres de Triel Mémoire et Histoire, un jeu de piste passionnant qu’ils ont voulu faire partager au public d’aujourd’hui. Lors de la conférence « La Révolution de 1789 à Triel » qui s’est tenue le 17 mai dernier, Claude Barouh, Dominique Lemaître et Danièle Houllemare nous ont permis de revivre cette période de troubles et de bouleversements qui, comme on le sait, a abouti à la chute de l’Ancien Régime. Les privilèges sont abolis, la République est proclamée, entraînant tout un cortège de réformes, dont certaines ont encore des conséquences sur notre vie d’aujourd’hui : le système métrique, le découpage du pays en départements, et surtout, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, devenue depuis une référence historique de toute démocratie. Claude, Dominique et Danièle se sont attachés à relier l’histoire des Triellois à ces événements nationaux. Triel était alors un petit bourg agricole essentiellement tourné vers la culture de la vigne. La vie y était d’autant plus difficile que
Malgré un superbe soleil de printemps, le public triellois était au rendez-vous à Rémi-Barrat. (J2R)
deux orages avaient détruit le vignoble et, comme dans beaucoup de campagnes françaises, le pain manquait et la disette frappait la population. Les Triellois néanmoins participèrent activement à la Révolution et, lorsque le 17 juillet 1792 le gouvernement déclara « la Patrie en danger », avec leurs pauvres moyens, les Triellois se mobilisèrent comme un seul homme pour la défendre. Malgré un superbe soleil printanier qui n’incitait pas à s’enfermer dans une salle, le public fut tout de même nombreux à
venir assister aux interventions passionnées de nos conférenciers. Une très riche exposition complétait cette présentation, où l’on put découvrir des documents originaux, comme ce Cahier de Doléances portant signatures de noms bien connus de la commune, ou ces quelques exemplaires d’authentiques assignats. Comme maintenant à chacune de nos conférences, un fascicule d’une cinquantaine pages était proposé au public en complément. r (Source : Jean Claude Desmonts)
Seinéma vous initie à la réalisation d’un film Du 28 juillet au 1er août 2014, l’association Seinéma propose un stage d’initiation à la réalisation de film pour tous. Seinéma, organisatrice du Festival du court métrage de Triel-sur-Seine depuis trois ans, organise un stage à ne pas manquer. Fort du succès rencontré par ces stages d’initiation à la réalisation proposé aux jeunes et suite à des demandes ponctuelles, l’association à ouvert un stage cet été pour les adultes voulant s’initier à la réalisation de films. Sur cinq jours, du 28 juillet au 1er août, ve12
nez vous initier à la réalisation ! Encadré par deux réalisateurs professionnels, vous allez découvrir avec de la théorie et des ateliers pratiques les différentes étapes pour la fabrication d’un film ainsi que les bases en matière de réalisation et d’utilisation d’une caméra. Les derniers jours du stage seront consacrés au tournage d’un court métrage. N’hésitez pas à venir avec vos idées de scénario... Pendant le tournage, vous aurez une approche des métiers que l’ont retrouve principalement sur un plateau de tournage dont réalisateur, cadreur... Un montage grossier du film réalisé (un «ours») sera fait le dernier jour et sera projeté en fin de stage autour d’un moment convivial. r Contact : 06 13 93 35 54 www.journal-deux-rives.com
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triel-sur-seine
Préservons Pissefontaine dénonce les projets de construction Depuis les élections municipales, l’association P r é s e r v o n s Pissefontaine s’organise et manifeste contre les plans de la municipalité et ceux de Bouygues immobilier à Pissefontaine.
Au mois de mars dernier, les deux candidats « sérieux » pour le poste de maire de Triel, Joël Mancel et Arnaud Richard, se sont confrontés - séparément - aux riverains de Pissefontaine - paisible quartier de Triel. La découverte «tardive» des futures constructions - 69 logements sur 3.000 m2 rue des Réservoirs et 23 logements sur 1.000 m2 à la Grand rue - a mis en colère ces riverains qui n’attendaient pas cet urbanisme deshumanisé. Lettres aux candidats, réunions, réseaux sociaux ont servi à faire connaître ce groupe de citoyens-riverains qui tentent de renverser le cours de l’histoire locale. Didier Dusclaux, président de la nouvelle association - déclarée en préfecture - vise à organiser les op-
posants à ces projets «gigantesques». Cette association a pour objet la sauvegarde du cadre de vie du quartier de Pissefontaine; quant aux moyens, elle pourrait intervenir sur tous les registres, ainsi que, le cas échéant, engager toute action en justice. Selon le président, depuis la «réunion publique du 13 mars, les élections municipales [avaient] été l’occasion de faire passer nos messages auprès des politiques locaux...» pour contester «des projets Les opposants aux constructions ont profité des élections municipaimmobiliers pharaoniques de la rue des les pour marquer leur hostilité au bétonnage. (Photo FB de Préservons Pissefontaine) Réservoirs et de la grande rue de Pissefontaine». revendication est de faire modifier le PLU... Ensuite, Didier Dusclaux, président de Pré- pour pouvoir interdire des constructions à forte servons Pissefontaine, Hélène Ghesquière de Pisse- densité. Le projet actuel de Bouygues immobifontaine Environnement et Jose Cepeda du syndic lier dépasse les 10 mètres de hauteur. Bouygues Bel Horizon ont rencontré le maire, Joël Man- pourrait-il revoir sa copie ? De toute façon, l’ascel deux fois : le 12 mai à la mairie et puis une sociation Préservons Pissefontaine introduirait un seconde fois, le 14 mai, en présence d’un re- recours contre ce projet dans l’état actuel... parce présentant de Bouygues immobilier. Face à un qu’il n’y aura aucune «compromission» avec les front uni, la municipalité et Bouygues immobi- autorités ni avec Bouygues. r lier ont mesuré l’ampleur et la détermination de la part de cette fronde citoyenne. Leur première
Vigilance Aux 4 coins de Triel Depuis les élections, une brusque vie citoyenne a soudain émergé... La vigilance de l’association Aux 4 coins de Triel en est une illustration. Tant mieux ! Espérons que le temps n’essouffle pas leurs ardeurs. Cette association Trielloise se veut un lieu d’action concrète et de convivialité «la seule et vraie association pour soutenir, valoriser les Triellois et leurs besoins dans une ville où tout est à faire...» tel est le slogan du compte Facebook de cette jeune association, menée par Ludovic Lebon, un jeune entrepreneur qui a fait campagne avec la liste TEM de M. Frédéric Spangenberg. Depuis la fusion entre la liste TEM et celle de M. Joël Mancel, des dissen-
sions se sont multipliées et un des éléments visibles a été la création de cette association avec un jolie nom et un slogan «attrape-tout». En attendant un interview et la présentation officielle de cette association le 17 juin, on ne peut que se réjouir de voir que l’élan et la flamme républicains sont présents à Triel. Cela dit, est-elle une association avec des visées politiques ? Sa présentation sur les réseaux sociaux prétend le contraire : «Ici pas de politique, pas de critiques, pas de perte de temps, pas de cotisations, pas d’ obligations... mais de l’échange et de la convivialité.» «Juste de la volonté de suivre des projets, de soutenir des voisins et des citoyens, de défendre son quartier et sa ville, de proposer des solutions...» Effectivement, c’est un but louable et cela pourrait donner lieu à la création d’un outil de veille et de contrôle citoyen des actions publiques. Par exemple, le conseil municipal du 15 avril restera dans les annales par la désormais célèbre réplique de la part du maire, M. Mancel www.journal-deux-rives.com
sur l’augmentation des indemnités prévues par la loi : « Pourquoi s’en priver » (de la majoration des 15 % d’indemnités). M. Mancel a reconnu au conseil municipal du 24 avril comme étant des «paroles malheureuses». Après des conseils communautaires, l’association «Aux 4 coins de Triel » fait des compterendus et analyse le vote des édiles triellois. Il a ainsi souligné le fait que M. Spangenberg a voté contre le budget de la CA2RS tandis que le maire a voté pour ! L’association tend à mobiliser ainsi les forces vives et les déçus de la campagne municipale de mars. La nouvelle association «Aux 4 coins de Triel» se veut fédératrice et vigilante dans un premier temps ; ensuite, elle veut changer la donne car l’action est la seule solution pour les «maux de Triel». Se préparent-ils à un troisième tour en cas d’annulation des élections trielloises ? Ces Triellois qui se sont réveillés un jour en disant «comment puis-je me rendre utile pour ma ville ? » r 13
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Verneuil-sur-Seine
Hubert Reeves en pédagogue Hubert Reeves, né à Montréal, est un personnage multi-casquettes. Il a participé à une soirée musicale « Mozart et les étoiles » et a joué le pédagogue auprès des élèves de Notre-Dame « Les Oiseaux » en leur parlant de la complexité des étoiles et du système solaire. Le jeudi 22 mai 2014, Hubert Reeves a donné un concert «Mozart et les Etoiles» lors des soirées musicales du Château de Verneuil. Il a marié la musique et les étoiles avec l’Ensemble Calliopée. Conçu et animé par Hubert Reeves et Karine Lethiec, ce spectacle nous a proposé un lien entre la création du cosmos et la création musicale. En utilisant les œuvres classiques de Mozart et d’artistes contemporains, Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée mettent en relation avec brio l’astronomie et la musique. Juste avant, il avait donné un interview exclusif au J2R(1) pour expliquer les raisons de sa venue ici : au-delà de la musique il a également tenté de faire passer un message pédagogique auprès des élèves du lycée Notre-Dame « les Oiseaux ». La présence exceptionnelle de Hubert Reeves a
permis aux élèves de première et de terminale - dans un amphithéâtre archi-plein- d’écouter d’abord les réflexions et les découvertes sur le système solaire et audelà. Peut-on envisager d’aller vers Mars ? Avec la crise économique mondiale, l’astrophysicien en doute fortement. Le Franco-canadien Hubert Reeves, astrophysicien en visite au lycée Notre-Dame qui a notamment été (J2R) «Les Oiseaux». professeur à l’université de Montréal tout en tant que conseiller de la NASA, rien que ça… a honoré, par sa présence, la vie inSoirées musicales du Château tellectuelle de Verneuil et des Deux Rives. Auteur Les soirées musicales du Château de Verd’une vingtaine de livres scientifiques, Hubert Reeneuil sont chaque année l’occasion d’une renves a marqué le Canada, la Belgique et la France par contre entre des musiciens et les jeunes de Noson savoir et ses théories. tre-Dame «Les Oiseaux». L’ensemble Calliopée En somme, cette visite dans les 2 Rives a enrichi a élaboré avec l’astrophysicien Hubert Reeves la connaissance des élèves présents, notamment des concerts-conférences tel que «Mozart et les ceux et celles qui se préparent à des études scientiétoiles» qui tisse une correspondance entre la fiques. Et pourquoi pas voir un des élèves présents création de l’Univers et la création musicale, participer à un des premiers voyages de l’homme toutes deux composant avec une fascinante
à la planète Mars ? r
(1) http://www.dailymotion.com/video/x1xa16t_hubertreeves-astrophysicien_news
inventivité des oeuvres complexes et diverses à partir d’éléments simples répondant à la fois à la nécessité des lois et au hasard de l’invention. r
Salon du livre à la médiathèque Le Salon des auteurs vernoliens et du territoire intercommunal s’est tenu le samedi 17 mai à la médiathèque de Verneuil. Peu de public, mais la place de la littérature est affirmée dans la nouvelle politique de cet équipement culturel d’excellence.
L’occasion s’était présentée, pour les lecteurs, de rencontrer des auteurs de proximité et vice-versa. Etaient présents : Alhimbe, Emmanuel Bonavent, Sandrine Apers, Guillaume Widmann, Bénédicte Charpentier, François Nugues, Ghislaine Bizot, Thi-
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bault Arvengas représentant Serge Arvengas, Jeannine Hubert, Chrys Deplagne, Guy Roques, Christelle Huet Gomez, Jean-Luc Lefebvre, Sandrine Monfort, Henry Pefferkorn, Jean-François Favre-Marinet, Sœur Marie-Claire Tihon et Sandrine Van Geel Neumann. Etant donné que presque tous les genres étaient bien représentés (albums jeunesse, romans, documentaires…), petits et grands ont eu une bonne raison de se rendre à ce salon. Malheureusement, l’affluence n’était pas au rendez-vous. Les samedis sont très disputés entre les différents événements culturels, sportifs et associatifs dans les communes de la Communauté d’agglomération des Deux Rives. Des ateliers étaient également mis en place tout au long de la journée : C.Huet Gomez (à 10h30) et Alhimbe (à 16h) ont www.journal-deux-rives.com
Autour des livres, la vie prend du sens.
(J2R)
présenté et commenté leurs contes, E. Bonavent, G. Windmann, G. Bizot, S. Monfort et H. Pefferkorn ont participé à une table ronde « Étre édité, c’est possible »... Même un jeune poète Jean-François Favre-Marinet a réussi à vendre quelques livres ici et là. r
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VERNOUILLET
Une bataille sans concession (épisode 2) Cette affaire de concession d’eau et d’assainissement n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. Dans un article précédent du J2R (n° 116, avril 2014, page 16), il a été précisé que le 8 mars dernier, le comité syndical du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Verneuil et de Vernouillet (Sieavv) avait attribué le contrat de délégation de service public à la société Derichebourg Aqua. Ce nouveau contrat allait permettre la baisse de la part assainissement de la facture d’eau de plus de 30 % ! Le même l’article en question faisait référence à un contentieux juridique entre le maire de Verneuil-sur-Seine, Philippe Tautou, et alors vice-président du Sieavv, et la présidente d’alors, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, et maire de Vernouillet sur la poursuite de la concession à la Lyonnaise des eaux (thèse défendue par M. Tautou) et celle qui consistait à passer la concession à un nouveau opérateur, en l’espèce la société Derichebourg. Le tribunal administratif avait débouté M. Tautou mais les résultats électoraux ont remis les compteurs à zéro. En effet, le politique tient le pouvoir en matière de concessions de services publics. Le concessionnaire sera toujours la Lyonnaise des eaux. Cela se traduirait par «une ponction dans les budget des usagers» de Vernouillet et de Verneuil. Selon les informations en provenance de l’ancienne présidente de la Sievy, « c’est une mauvaise nouvelle pour [le] portefeuille, pour laquelle il faudra aussi remercier M. Pascal Collado [le nouveau maire de Vernouillet et vice-président du Sieavv] ». Ainsi, lorsque vous allez payer votre prochaine facture d’eau dans les deux villes concernées, pour un niveau de consommation inchangé par rapport à l’année dernière, vous allez payer plus cher, une première fois directement, une seconde indirectement. Voici une démonstration simple d’un foyer moyen à Vernouillet : Lorsque vous payez votre facture d’eau, le montant est composé de deux parties : • Une partie liée à la consommation en m3 • Une autre partie pour l’assainissement, soit la collecte et le traitement des eaux usées. La proportion de ces deux parties varie selon la taille et la composition du logement et de la famille, mais en gros, on peut considérer que le poids de chacune est équivalent (autour
Marie-Hélène Lopez-Jollivet (à.g.) ancienne présidente du Sieavv conteste les choix de son successeur et désormais vice-président du Sieavv, Pascal Collado. (Archives J2R)
de 50%-50%). Jusqu’à présent, la Lyonnaise des Eaux, était chargée aussi bien de distribuer l’eau que de l’assainir et percevait donc la très grande majorité de la facture (mis à part des prélèvements pour la modernisation des réseaux perçus par les villes). De par la concession du service public, ce ne sont pas les deux communes, qui géraient directement les relations avec la Lyonnaise des Eaux, mais le SIEAVV, qui représente juridiquement et moralement Vernouillet et de Verneuil, et dont Mme Lopez Jollivet était présidente jusqu’aux élections de mars 2014. En tant que présidente du SIEAVV, Mme Lopez Jollivet a pu : • obtenir auprès de la Lyonnaise des Eaux une baisse de 10% du prix de distribution de l’eau à partir du mois de janvier dernier • attribuer à une société concurrente de la Lyonnaise des Eaux, la société Derichebourg, la compétence pour l’assainissement, en négociant une diminution de plus de 30% du prix de ce même assainissement. Selon Marie-Hélène Lopez-Jollivet, l’attribution de ce marché s’est fait à travers la procédure transparente et réglementée d’un appel d’offres public. La société Derichebourg aurait dû remplacer la Lyonnaise des Eaux à partir du 1er juillet 2014. Hélas pour l’édile de gauche, elle a perdu et certaines décisions politiques se sont trouvées mises en cause. C’est l’histoire classique d’une www.journal-deux-rives.com
élection et de ses possibles répercussions. Ainsi, le transfert de concession n’aura pas lieu et les conséquences sur les budgets des foyers sont claires : • La baisse de prix de 10% pour la consommation d’eau va être revue et corrigée par les autorités du Sieavv. • Et surtout, le Sieavv, dont M. Collado, le maire depuis mars, est désormais le vice-président, est revenu sur l’accord avec Derichebourg et a maintenu le marché pour la Lyonnaise des Eaux… sans bien sûr obtenir l’application du même prix pour les usagers ! En somme, vous avez payé votre consommation d’eau 10% moins cher entre janvier et juillet de cette année; après c’est terminé ! Vous alliez payer 32% moins cher la partie assainissement dès juillet, cette baisse n’aura pas lieu.. Qu’est-ce que cela représente en termes d’économies non réalisées ? Vous auriez pu payer presque 150 euros de moins dès le mois de juillet de cette année (soit 20% d’économies) mais tout cela n’aura pas lieu ! L’ancienne maire et les élus d’opposition ont voté contre ces remises en question de la concession et ses conséquences pécuniaires pour l’usager. Ce dossier de la concession de l’eau et de l’assainissement va au-delà des intérêts industriels et reste un dossier hautement sensible pour les politiques. r 15
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Maurecourt
La fête de la poésie dans la Confluence Les Poètes du dimanche se sont réunis le samedi 26 avril à Maurecourt, en présence du maire, Gérald Rutault et de belles personnalités de la poésie; particulièrement M. Vital Heurtebize, président de la Société des Poètes Français. Dans une ambiance studieuse, salle Gérard-Blondeau à Maurecourt, le 28 avril, a eu lieu l’assemblée générale de l’association des Rêveurs à la ligne autrement connue comme « les Poètes du dimanche » qui sont ancrés depuis des lustres à Andrésy et à Maurecourt. En règle générale, cet exercice traduit la vitalité d’une association par les rapports moral et financier et par les remises de prix(1) qui symbolisent l’avancement de la poésie dans un monde, qui vit sous un mode d’accélération perpétuelle. La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l’embue. Louis Aragon (Chronique du bel canto) Par ce morceau de beauté de la poésie de Louis Aragon, l’observateur de ce type d’événement est attiré par la tendresse des rapports humains entre les membres de ce cercle en voie de disparition, « les poètes ». Se dispute-t-on sur une rime ? A priori pas du tout. De toute manière, ce sont des hommes
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De g.à d : le maire Gérald Rutault, Marie-Christine Poussin, François Vacher, Vital Heurtebize, Alain Manaranche, André Labourdette, Georges Rabaroux, Louis Delorme. (J2R)
et femmes attachants qui cherchent à « jouer avec les mots » pour vivre LA vie qui parfois n’a plus de sens. Peut-être pour donner un sens à celle-ci ? Et pourquoi pas pour se faire plaisir... Selon André Labourdette, prix spécial ville de Maurecourt, la poésie permet de « retranscrire des émotions et cela nous oblige à lire les grands auteurs » tel Louis Aragon. Pour François Vacher, participer à ce cercle de poètes permet de satisfaire une insatiable
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soif de simplement communiquer et vivre ensemble entre amis des bonnes lettres et des bons crus(2). En outre, Gabrielle Thierry, une artiste et auteure à succès (Voir le site dédié à Renfer ) est régulièrement invitée à illustrer la couverture de leur Anthologie. Cette année pour le tome XX, l’oeuvre « L’amandier », réalisée pour illustrer le Concerto de J.S.Bach, a été retenue. Ce choix particulier en raison du
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Maurecourt
De g.à d : Gabrielle Thierry, Marie-Christine Poussin, Michel Benard, Claire Dutrey et Vital Heurtebize lors de la remise du prix PaulFort de l’association des Poètes de dimanche le 26 avril à Maurecourt. (J2R)
thème du Printemps des Poètes de cette année : Au Coeur des Arts qui met en avant le dialogue constant et fertile entre les poètes et leurs « alliés substantiels » (artistes, compositeurs, réalisateur, acteurs, etc...). Ni au-dessus, ni à côté, la poésie est au cœur de toute aventure artistique. Et pour terminer cette matinée de fête de la poésie en beauté, Vital Heurtebize, président de la Société des Poètes Français, Claire Dutrey, co-responsable de conférences de poésie et Michel Benard, responsable des expositions de poésie, se sont joints aux Poètes du dimanche afin d’échanger sur les événements récents de vie associative de la Société
des Poètes français, établissement reconnu d’utilité publique. Tout cela d’une manière conviviale et autour d’un apéritif offert par la municipalité de Maurecourt. En conclusion, il faut souligner cet effort méritant par la poignée de poètes de la Confluence qui tâchent de faire avancer les mots et les bonnes rimes malgré les carences (et le manque de subsides notamment du Ministère de la Culture) de certains pouvoirs publics... à l’exception de la ville de Maurecourt. « Oui pourquoi renoncer au plaisir du verbe ? Grand ou petit poète, tant que demeurera sur terre l’un de ces pêcheurs d’étoiles le chant de l’homme perdurera. »(3)r
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Notes (1) Remise du tome XX et des diplômes pour les adhérents et la remise du prix Paul-Fort 2014 par G. Rutault, maire de Maurecourt. (2) L’association organise, depuis ses origines, la publication d’une Anthologie annuelle (le dernier : «Les Poètes du dimanche» Tome 2013),, un florilège de textes poétiques pour lesquels, à partir de 1998, des diplômes et des prix sont décernés à des lauréats, dans le cadre d’un concours (Premier Grand Cru Classé, Grand Cru Classé, Cru Classé du Millésime). (3) Propos de Suzanne Juillard sur les verses d’Aragon. Anthologie des « Poètes du dimanche », Tome XX, édition 2013, page 154. Pour en savoir plus : Les Poètes de dimanche - (association de rêveurs à la ligne, association loi 1901) Pour tout contact s’adresser au 27 rue Jean-Philippe Rameau - 78570 Andrésy. Courriel : poetesdudimanche@noos.fr
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Orgeval
L’art d’agoniser lentement A la crise économique sans précédent pour la vente en détail s’ajoute l’incertitude pour les locataires du CC « Art de vivre ». Quel avenir pour ce CC suite à la densification-saturation des plate-formes de la consommation de masse au nord des Yvelines ? La crise a frappé l’économie locale ici dans les 2 Rives et surtout le CC « Art de Vivre » à Orgeval. Effectivement, DARTY est parti vers White Parc, Bricorama déménagera... Pratiquement tous les magasins à « Art de vivre » sont fermés sauf le libraire, deux boutiques de linges/matériels de maison, un vendeur de bonbons, un point-presse-loto et une cafétéria. Tous sont quasi-résignés au pire, la fermeture. Cependant, l’agonie sera longue car l’incertitude sur les dessins et projets du propriétaire du site (Altaréa) ne sont pas connus. Altaréa joue la montre et le temps peut être fatal pour les petits commerçants-locataires du CC «Art de vivre ». Le diagnostic est partagé par la quasi-totalité des acteurs de l’urbanisme commercial : l’ère des centres commerciaux est finie depuis les années 2000. La crise structurelle de l’économie occidentale, la sur-offre des centres commerciaux en France et dans les Yvelines, l’arrivée et le développement de l’E-commerce ont conduit à une sévère mise en cause de ce concept(1) obsolète qui était né en Etats-Unis et s’était répandu en France et en particulier dans les Yvelines (Parly II était le fleuron de cette tendance chic). L’activité du commerce spécialisé se rétracte, en finissant le mois d’avril 2014 à - 1,2 %, par rapport à avril 2013, à périmètre comparable, selon l’enquête du panel mensuel de Procos (50 enseignes interrogées sur leurs performances dans 50 pôles de référence, situés dans 15 agglomérations). Les moyennes surfaces de périphérie sont les plus affectées par cette baisse d’activité. Elles finissent le mois à - 2,8 % alors que celles implantées en pieds d’immeuble de centre ville restent en positif (+ 0,1). La situation est catastrophique ! Interrogé par la rédaction en 2012, Jean-Michel Silberstein, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC), avait rétorqué que les centres commerciaux n’étaient pas morts mais qu’ils opèrent une mutation en prenant en compte des nouveaux défis tels la 18
Altaréa, propriétaire et acteur incontournable, joue la montre et le temps peut être fatal pour les petits commerçants-locataires du Centre Commercial «Art de vivre ». (J2R)
révolution digitale (VPC, google shopping...) les changements de modes d’achat des clients, et la redistribution des cartes chez les enseignes et les propriétaires des CC tels Unibail, Rodemco et Altarea. Début 2014, Christian Dubois, un grand connaisseur et expert des centres commerciaux a prédit « une surproduction de mètres carrés de surface de vente ». Cela dit, il s’agissait, pour cet expert de Cushman & Wakefield, d’une « densification » et non pas une saturation. Mis à part des éléments de langage, il est désormais certain que les CC sont confrontés à deux phénomènes - saturation et fort taux de vacances - qui vont de pair. Sur la périphérie des grandes villes et dans le cas de la région Ile-de-France (2e et 3e couronne), les projets s’additionnent malgré la crise conjoncturelle et la crise du concept des CC. Ainsi, si l’on prend le cas du nord des Yvelines, le Family village, l’extension du CC de Chambourcy, l’inauguration de White Parc et les hypothétiques projets de Deck 78 à Vernouillet et les Terrasses de Poncy confirment l’idée que le marché est saturé et donc guère viable par rapport aux « business plans » des années 1980 et 1990. Quoi faire ? Deux hypothèses s’affrontent : on ne fait rien et on laisse le marché (ré)agir ou les pouvoirs publics prennent en charge ce problème car la problématique des friches commerciales peut devenir encombrante et lourde de conséquences : perte de valeur foncière et immobilière, perte des emplois, dégradation physique des lieux et surtout une image négative de l’entrée de la zone commerciale de quarante sous. www.journal-deux-rives.com
L’autre piste est d’agir et agir vite. Le projet de loi Pinel sur l’artisanat, le commerce et les très petites entreprises, a été présenté en conseil de ministres le 21 août 2013 et a été examiné à l’Assemblée nationale en février. Ce texte de loi envisage d’intégrer les règles de l’urbanisme commercial dans le droit commun de l’urbanisme (avec le PLU) et surtout des réformer les règles des baux commerciaux. Cette réforme semble arriver trop tard pour les friches commerciales en devenir. Cela dit, on pourrait déjà imaginer une plan B afin que les commerçants puissent sortir la tête haute : pour cela il faudra forcer le propriétaire d’avancer des propositions concrètes (réhabilitation du CC Art de vivre ou fermeture). Dans ce dernier cas, il faudra déclencher le plan Orsec pour traiter ce dossier inextricable afin de réorienter ce groupe de commerçants, qui sont membres à part entière de notre vie sociale, locale et vie économique. En tirant les renseignements de l’échec du transfert paisible du CC Val-de-Seine vers Deck 78, il est indispensable pour les pouvoirs publics d’intervenir et de ne pas laisser le marché faire tout en regardant ailleurs pendant qu’une poignée de commerçants agonise lentement mais sûrement. r (1) « Comment Internet réinvente les magasins », Dossier du Monde, 12 février 2013, page 4 Voir aussi « Comment les hypers gagnent » Dossier du Canard enchaîné, n° 97, octobre 2005. « La fin de la concurrence commerciale ? » Journal des 2 Rives, version internet, 13 septembre 2013.
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VILLENNES-sur-seine
Du noir & blanc à la couleur... Jusqu’au 9 juin 2014, la salle des expositions présente une centaine de photos puisées dans l’abondante production de leur auteur : Christian Tétard.
Une exposition peut être une révélation, une étape, une rétrospective, un aboutissement de carrière... pour Christian Tétard c’est apparemment l’occasion de montrer ce qu’il a vu, ce qu’il voit donc ce qu’il a plaisir à partager, à montrer. Des séries dont l’éclectisme rejoint la qualité, réalisées durant les 50 ans de carrière professionnelle d’un photographe qui n’a pas fini de nous étonner. Mélange d’objectivité et de subjectivité son approche de la photographie rejoint ses recherches en peinture avec un besoin de communiquer qu’il développe aussi avec sa revue qui s’adresse aux amis et aux amateurs d’art « Art, artistes et patrimoine ». Années 60-70 Des séries prises à une époque où le noir et blanc était roi. Des sujets saisis sur le vif, sans mise en scène ou artifice mais avec une vision exacte du moment précis qui transmet un sentiment, une courte histoire, en un mot la vie. Car c’est là que le photographe a puisé son inspiration, a exercé ses talents d’artiste. Prenant exemple et modèle auprès des nombreux photographes qu’il rencontra quand il « sortait de son atelier ». En fait il a été « développeur noir et blanc et travaillera pour les plus grands reporters et les plus prestigieux photographes de mode de Vogue, Harper’s Bazaar et Jours de France.... » avant d’ouvrir « un studio dans son village de l’ouest parisien. Il devient alors portraitiste et est l’un des premiers photographes des Yvelines à proposer des portraits encadrés sur toile, photographiés en clair-obscur à la manière
Christian Tétard fête ses 50 ans de photographe professionnel. (Photo J2R)
des grands peintres du 17e siècle comme de La Tour. » Car Christian Tétard est aussi peintre ce qui curieusement ne semble pas avoir eu d’influence sur l’expression des photos exposées. Ce serait, à ses dires, plutôt l’inverse. Le passage à la couleur Peinture, photo, noir et blanc, couleur... des techniques au service d’un même objectif artistique qui ne sont pas en opposition car « la bonne gestion de la lumière, le cadrage, les plans et la recherche de l’émotion sont nécessaires pour aboutir à un bon résultat en peinture comme en photo. » Comme souvent quelque mot découvre sinon les raisons du moins les intentions cachées d’une oeuvre. Ici on retiendra « l’émotion ». Une constante. En effet, qu’il s’agisse des clichés en noir et blanc tel celui de « L’homme aux oiseaux »
dans lequel un homme disparaît presque derrière une envolée de pigeons ou de « La reine des mousses » présentée à côté de « La femme végétale », celles-ci en couleurs, un même regard se pose sur des sujets éphémères, objets qui deviennent émouvants parce que photographiés avec la passion du regard qui a saisi une impression qui deviendra photographie par la magie de l’artiste. Trente-cinq agrandissements noir et blanc sont présentés et « pour la première fois », d’autres sujets les accompagneront comme « une vingtaine de photos couleur insolites ou émouvantes, des reportages à Roland Garros, des portraits de grands artistes bien connus du grand public » et bien sur « en complément, des photos de Villennes, en particulier du centenaire de sa gare. » r Voir Webtélé 2 Rives : http://www.dailymotion.com/video/x1yivog_christian-tetard-retrospective-a-villennes_news
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métamorphose commerciale
White Parc : un avatar de plus sur la route des 40 Sous ? Située dans la zone commerciale des Quarante Sous, aux portes d’Orgeval mais sur le territoire de Villennes, l’implantation du nouveau grand centre commercial White Parc doté de 435 places de parking pose déjà bien des questions d’ordre commercial, d’aménagement et de viabilité sur la durée.
Comme dans toute inauguration, les superlatifs n’ont pas manqué le mardi 27 mai 2014 lors de l’ouverture officielle de « White Parc » en présence de Michel Pons, maire de Villennes-sur-Seine, Christophe Sirot, directeur général CODIC (l’aménageur). « White Parc » est un «Parc d’activités commercial» (PAC) de « nouvelle génération » offrant 12.000 m2 de surface comprenant 10 cellules commerciales et de parkings pour la clientèle chic et riche du nord des Yvelines. DARTY, Gémo, Culture, Orchestra… ont décidé de s’implanter pour des raisons intrinsèques à leur développement. L’ardeur des financiers L’opérateur et propriétaire du site, Deutsch Asset & Wealth Management (DB) a assuré un potentiel d’affluence basé sur deux millions de clients par an. Malgré cet enthousiasme béat, il faut souligner que cette aventure reste périlleuse dans un contexte
Le jour J est arrivé pour les initiateurs de «White Parc», un «parc commercial innovant». (J2R)
de morosité et de crise de la consommation. Procos, la fédération des enseignes et de détaillants en France a confirmé la dégradation de la conjoncture et de la consommation et notamment dans les centres commerciaux en périphérie. A l’instar des échec patents de «Family village» à Flins, l’extension de la plate-forme commercial à Chambourcy n’est pas probante : plusieurs enseignes de restauration sont ou vont bientôt fermer, la chalandise a été sur-estimée et Parly II a rénové ses bâtiments et l’accès pour attirer un public en provenance du nord des Yvelines. Ce double phénomène – contraction de la demande et donc de la chalandise, et concurrence effrénée entre centres commerciaux en périphérie – va sûrement diminuer à moyen terme les ardeurs des financeurs de « White Parc ».
L’entonnoir «White Park» a été conçu et imaginé par une agence nippo-française. (J2R)
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Esthétique et accès Dessinée par l’agence nippo-française Studios, la centaine de mètres de façade commerciale est parfaitement visible depuis la route des 40 sous (RD 113) et l’A13. Sa voilure ne laisse personne indifférent en raison de sa forme voluptueuse et légère. Elle nous rappelle un catamaran au départ d’un challenge de traversée de l’Atlantique. Mais, un des défis ici est de traverser la route de 40 sous sans y laisser ni sa peau ni son temps. « White Parc » partage, avec Boulanger et les deux magasins de la Halle, un accès de quelques dizaines de mètres doté d’un feu tricolore pour rejoindre la RD113. L’ouverture de ses magasins pendant le pont de l’Ascension a donné une idée des problèmes que les automobilistes allaient rencontrer chaque week-end pour accéder et surtout pour sortir de ce cul de sac. Vendredi après-midi, un Orgevalais indique avoir mis 50 minutes pour rejoindre la RD113 depuis «White Parc» ! Aucune anticipation En matière d’aménagement, le projet a bénéficié du déclin inexorable du CC « Art de vivre » à 700 mètres de « White Parc ». Le projet a été lancé en 2007 par François Gourdon, alors maire de Villennes, désireux de créer de nouvelles recettes fiscales pour sa commune après le départ de la société Options. Depuis, Villennes étant entré dans la CA2RS, ces taxes seront intégralement versées à l’Agglo et le déménagement de Darty et de Gemo sur le territoire de Villennes n’a plus de conséquen-
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métamorphose commerciale
Les inaugurations sont des moments rares de concorde commerciale et politique. (J2R)
ces fiscales pour Orgeval. Pour le directeur de Darty, Mac-Elly Deslances, il fallait partir vers « White Parc » puisque le CC « Art de vivre » n’avait aucun projet pour les années à venir. Partir ou périr, voilà la question ! Yannik Tasset, Maire d’Orgeval, sait depuis longtemps que sa commune va hériter de tous les problèmes de circulation. Cependant, il n’a émis aucune objection lors de la réunion de la CDAC (commission départementale d’aménagement commercial) qui a autorisé ce projet. Bien au contraire, à l’inauguration, le promoteur a tenu à remercier le maire d’Orgeval de son soutien pour l’obtention de son autorisation ! Dans ce type de projet, les centres commerciaux refusent difficilement de mettre la main à la poche pour financer leurs accès. On a pu le constater à Chambourcy avec la participation de Carrefour et des Vergers de la Plaine pour l’aménagement de la RD113. On le verra avec la création d’un rond-point sur les Terres Fortes, projet mené par la CA2RS pour la création de la gare routière et du parc relais en partenariat avec Bricorama. Encore faut-il régler ce problème dès l’origine ! C’est pourquoi la CA2RS, à laquelle Villennes et Orgeval ont adhéré en 2012, ne porte aucune responsabilité dans ce ratage. L’Agglo hérite des nouvelles recettes fiscales mais aussi d’un problème qui complique encore un peu plus la restructuration de la zone commerciale. Force est de constater l’amateurisme dont Yannick Tasset fait preuve lorsqu’il est seul à la manoeuvre. Il n’a rien fait lorsqu’il en avait l’opportunité et s’est montré incapable de négocier les aménagements nécessaires pour pallier les futures nuisances causées à sa commune. Peut-être que l’Agglo et son nouveau président, Philippe Tautou pourraient modifier la donne d’ici à 2015 ? L’implantation de « White Parc » était l’occasion
de débloquer le dossier du rond-point d’entrée de ville, qui n’avait pu voir le jour faute de financement par le Conseil général, et d’améliorer par la même occasion les accès de ce nouveau CC. Plus globalement, la réhabilitation de toute la zone commerciale des 40 sous est un impératif d’urbanisme pour tous les acteurs et commerçants actuellement en place. Sans une vision globale d’aménagement de cette zone afin de la réhabiliter en prenant notamment en compte les besoins impérieux en transports en commun, « White Parc » pourrait devenir un avatar de plus sur la longue route des projets qui risquent d’échouer. Des promesses de solutions Dans son discours, on a entendu le tout nouveau maire de Villennes, Michel Pons, souligner à juste titre ce problème d’accès : « Il faut améliorer l’accès et fluidifier la circulation » a-t-il martelé. Des palliatifs seraient à l’étude comme la modification de la temporisation des feux tricolores sur la RD113 pendant le week-end (le Conseil général aurait donné son accord ), ou encore la possibilité de faire le tour du restaurant chinois de l’entrée de ville d’Orgeval, en provenance du centre commercial, pour aller dans la direction Chambourcy-Saint-Germain. Cet ersatz de rond-point n’améliorera sans doute pas la circulation pour accéder à Orgeval par l’avenue Pasteur ! Malgré les qualités environnementales (toiture végétalisée, panneaux photovoltaïques) et la conception révolutionnaire vantées par l’aménageur CODIC, si rien n’est fait rapidement en terme d’accès, « White Parc » pourrait également devenir un piège financier pour les enseignes qui ont choisi de s’y installer, ainsi que pour leurs voisins (Boulanger et la Halle), faute de voir (re) venir leurs clients. r
Réactions
(Lues sur Facebook les 2 et 3 juin) Quoideneuf Verneuil Sur Seine : « C’est incroyable. En France, on commence par la fin. On fait les magasins et ensuite on pense aux infrastructures. Je suis passé samedi [31 mai] devant ce beau gâchis. Par chance, c’était un long weekend, mais j’ai failli cartonner à cause des voitures voulant se rendre au White Parc.... Pour moi, je vais éviter ces magasins où l’on passe plus de temps sur les parkings qu’à l’intérieur.» Sophie Leveque : « Pour y être passée il y a quelques jours GROSSE GROSSE GALERE. [Il est à prévoir] la mort assurée pour ce nouveau centre et les anciennes boutiques [à côté].» Gilles Minvielle : « C’est un exemple de plus de gestion pitoyable. Nos élus ne regardent que les éventuels bénéfices qu’ils pourraient engranger sans jamais vouloir investir un euro pour palier aux désagréments induits. Par exemple, nous avons plus de 100 logements en centre ville sur Verneuil-sur-Seine sans aucune gestion des flux, sans aucun projet d’amélioration des transports en commun ou même d’aménagement des infrastructures routières ; aucun projet de parking. Aucune gestion sur le long terme. » Lucile Hyon-Le Gourrierec : « Sans blague, c’était juste évident et clair dès le début que l’accès à ce centre commercial allait poser problème (et certainement encore plus la sortie). [Il est urgent de] prévoir un parking de l’autre coté de la D113... s’il reste de la place [et un passage souterrain !] »
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fINANCES LOCALES
L’avenir de l’interco’ assombri par les nouvelles contraintes financières Traditionnellement, les réunions budgétaires se déroulent en accéléré après les élections municipales, aussi bien dans les communes que dans les intercommunalités. Cette année, les perspectives difficiles sont plutôt à l’ordre du jour dans tous les conseils. Sur le plan financier, les nuages noirs qui s’amoncellent sur les communes ne vont pas épargner les Intercommunalités, bien au contraire. Après le débat d’orientation budgétaire, qui s’est tenu au cours du Conseil communautaire du 24 avril, les élus ont adopté l’augmentation d’impôts le 28 avril.
Constat inquiétant : les dépenses (+11%) augmentent plus vite que les recettes (+2%). L’effet des réformes structurelles initiées par le gouvernement précédent s’ajoute aux décisions prises récemment pour rechercher 50 milliards d’économie. Leur impact conjugué est responsable de cet écart grandissant, impossible à compenser, quelle que soit la qualité la gestion ou les circonstances locales. La réforme de la taxe professionnelle de 2010 produit pleinement ses effets néfastes pour les collectivités locales. Aujourd’hui, l’essentiel des ressources des intercommunalités ne provient plus des taxes prélevées sur les entreprises, mais du produit de la taxe d’habitation et de la taxe foncière autrefois perçue par le Département. En clair, pour faire progresser les recettes, il devient maintenant plus rentable de construire des logements plutôt que d’investir dans l’économie ! Toute la stratégie « économique vertueuse » initiée par l’ancien président Pierre Cardo pour doter la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS) de ressources pérennes est ainsi mise à mal. L’idée était de 22
L’assemblée délibérante de la CA2RS est à « découvert » et cela se voit partout. (J2R)
créer une nouvelle filière non délocalisable (l’écoconstruction) qui générerait des recettes pour l’interco’ tout en créant des emplois de proximité. D’autre part, les recours administratifs lancés contre la nouvelle « Centralité » de Carrières-sous-Poissy ont pesé et pèseront sur les recettes. En effet la mise en chantier de plusieurs centaines de logement est retardée. Il était prévu la réalisation de 900 logements en 2013 (2.800 logements à terme). La taxe d’habitation et la taxe foncière correspondant à ces habitations ne rentreront pas de sitôt dans les caisses communautaires. Les élus sont face au mur de la contrainte financière car des nouvelles charges pèsent très lourd dans la balance. • Le quasi doublement de la TVA qui passe de 5,5% à 10% pour les transports et les services. L’impact est d’autant plus important que les postes « transport » et « traitement des déchets » représentent à eux seuls près de 40% des dépenses de fonctionnement. • L’évolution exponentielle des fonds de péréquation et des fonds de solidarité (les plus riches versent pour les plus pauvres). Le FPIC va ainsi passer de 45.000 € en 2012 à près de 780.000 € en 2016. • Le transfert de charges vers les collectivités lowww.journal-deux-rives.com
cales sans compensation financière (développement économique, emploi, prestations sociales…). • La hausse des cotisations sociales. Contrairement à ce qui est régulièrement reproché aux Intercommunalités, les dépenses de personnel de la CA2RS ne représentent que 18% des charges de fonctionnement (contre environ 50% pour les communes) et leur évolution est moins rapide que le budget général. En même temps, le budget de l’agglomération des Deux Rives va être affecté par une réduction massive des recettes. • Baisse de 12% de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) en 2014 avec une nouvelle baisse de 15% programmée en 2015. • Baisse de l’ensemble des dotations et compensations de l’Etat de 7%. • Faible revalorisation des valeurs locatives (+0,9%). Celles-ci doivent faire l’objet d’une révision. L’usine à gaz des finances locales Cette politique anti-cyclique de l’économie a été mise à mal à la fois par la crise économique et par le mille-feuille français. « Déshabiller Pierre pour habiller Paul », en tentant de compenser les effets induits par la réforme de la taxe professionnelle sur les collectivités locales, a déséquilibré en profondeur la structure
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Finances locales
Pendant les années «Cardo», le but était de doter la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS) de ressources pérennes; mais la conjoncture a hélas mis à mal cette politique. (J2R)
des revenus fiscaux des intercommunalités. De plus, comme l’a indiqué Philippe Tautou, fraîchement réélu Président de la CA2RS, l’assèchement des recettes (diminution importante des dotations de l’Etat) provoqué par la recherche d’économies budgétaires initiée par le nouveau gouvernement tombe au plus mauvais moment pour notre territoire. Les projets majeurs lancés il y a quelques années arrivent en effet dans leur phase de réalisation et nécessitent des financements très importants. De surcroît, le retour sur investissement de ces grands projets n’apparaît plus aujourd’hui aussi déterminant pour l’avenir de la CA2RS. On en arrive donc à une contradiction flagrante: le gouvernement veut relancer l’économie (pacte de compétitivité) tout en gelant le dynamisme des collectivités locales qui représentent 70% des investissements publics. Moins d’investissements des collectivités locales provoque un ralentissement de l’économie, qui est la cause principale de la hausse du chômage ! Dans une intervention du 24 avril, Ar-
naud Richard a rappelé que l’intercommunalité a été créée pour mutualiser les ressources et développer les investissements sur tout un territoire. Le député UDI des Yvelines, élu communautaire d’opposition de Triel, constate aujourd’hui, en termes moins diplomatiques que Philippe Tautou, que les décisions incohérentes du gouvernement ne permettent plus d’atteindre cet objectif. Il
prédit même le résultat inverse : d’avantages de dépenses de fonctionnement et moins d’efforts en faveur de l’investissement. La grande difficulté des EPCI à maintenir leur niveau d’investissement va donc à l’encontre de l’esprit communautaire et des objectifs qui ont procédé à la création des intercommunalités. r
Hausse vertigineuse !
Une fois n’est pas coutume, un débat houleux s’est déroulé en Conseil communautaire le 28 avril dernier qui a conduit à un vote sur une hausse vertigineuse des impôts de + 43% des taxes, dont + 66% pour celles qui concernent uniquement les ménages ! Marie-Hélène Lopez-Jollivet a été la première à dégainer, et la plus virulente. Anciennement vice-présidente aux Finances et maire PS de Vernouillet, elle est devenue élue d’opposition fin mars. Elle a violemment dénoncé la fiscalité qui frappe les ménages dans cette période déjà très difficile pour eux. Elle a vigoureusement critiqué le manque de vision des décideurs dont elle faisait pourtant partie depuis le 1e janvier 2012. Selon elle, les six nouvelles communes qui ont adhéré à la CA2RS ont sauvé les six anciennes de la faillite, en attendant que les trois prochaines (Poissy, Achères et Conflans) viennent sauver à leur tour le groupe des 12... En conséquence, elle a refusé de voter le budget. Fabienne Devèze, maire de Morainvilliers, s’est inquiétée de cette crise de croissance de l’interco’ et des conséquences des nouvelles extensions prévues par la loi. Tout en regrettant sincèrement ces augmentations d’impôts qui seront incompréhensibles pour la population, Joël Mancel, maire de Triel, Hugues Ribault, maire d’Andrésy et Christophe Delrieu, nouveau maire de Carrières-sous-Poissy, ont plaidé pour un effort [fiscal] inéluctable... En coulisse, on regrette le comportement de certains maires de la CA2RS qui ont profité des facilités communautaires et qui ont contribué à creuser les déficits. En dehors de certaines indélicatesses (transfert de matériel obsolète et de personnel incompétent ou en longue maladie !), des investissements disproportionnés en matière de voirie ont coûté très cher et mobilisé une grande partie des capacités d’investissement de la CA2RS. De même, des dépenses excessives de transport ont été supportées par l’Agglo avant que l’on ne décide finalement de mettre un terme à ces abus. On constate malheureusement qu’il est plus facile de mutualiser les dépenses que les moyens. (Source : site APO).
Sans interruption Mardi au samedi 10 h. à 19 h.
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Finances locales
L’agglomération, ce sont les élus, les impôts, c’est aux contribuables ! La CA2RS semble ne plus avoir les moyens de ses ambitions pourtant le nouveau conseil communautaire réuni le 28 avril 2014 a voté un budget en continuité avec la politique dépensière de celui qui l’avait précédé. C’est le contribuable qui paiera.
Des choix budgétaires ont été votés à l’interco’. Tentons d’en analyser les causes, les effets et les conséquences. Maintenant que la campagne électorale est terminée, les maires des douze communes sont passés aux choses sérieuses : poursuivre la réalisation des projets qui semblent incontournables dans une «obligation d’investir» que la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine (CA2RS) s’est auto attribuée. Un territoire d’avenir Seulement voilà, le contexte économique a été modifié. Depuis qu’elle existe notre interco’, d’abord à six, puis à douze n’a eu de cesse de se projeter dans l’avenir en s’appuyant sur l’hypothèse prometteuse d’un futur développement économique. Le financement reposait essentiellement sur la dotation de fonctionnement de l’Etat et la contribution des entreprises (par exemple, la taxe professionnelle). La donne a changé il y a déjà quelques années. Un trou, qui semble ne pas dater d’hier, s’est formé (appelé pudiquement effet «ciseaux»). Les dépenses augmentent de + 11 % pour des recettes de + 2 %. Une taxe sur le foncier bâti Depuis 2006 et la création de l’intercommunalité, la CA2RS n’a pas procédé à l’augmentation de la fiscalité. Jusqu’en 2010, celle-ci reposait sur la taxe professionnelle qui a depuis disparu, laissant place à une fiscalité mixte provenant des entreprises (CFE – cotisation foncière des entreprises) et des ménages (taxe d’habitation pour les occupants). A l’image de près de la moitié des intercommunalités franciliennes, la CA2RS a cette année fait le choix de créer une taxe sur le 24
foncier bâti qui concerne les propriétaires, ménages et entreprises. Un taux de 3,5 % sera ainsi appliqué sur la valeur locative. Pour les petites entreprises qui représentent 70 % du tissu économique local, cette augmentation sera peu visible en raison de la poursuite du lissage de la CFE lancé en 2013. Conclusion : ne voulant pas pénaliser les entreprises c’est la fiscalité des «ménages» qui va être condamnée à augmenter. A l’accumulation inconsidérée de projets non ou partiellement financés (sous le vocable «obligation d’investir») s’est ajouté le poids des charges de fonctionnement en augmentation régulière. A ce propos, qui évoquait il n’y a pas si longtemps les « économies d’échelle » ? On en vient à presque ressentir un sentiment d’échec «d’un territoire d’avenir» que les décisions de ses dirigeants ont conduit à recourir à l’emprunt, pudiquement nommé « reconstitution de l’autofinancement 5 millions € ». On peut aussi se poser la question des responsabilités ainsi que de l’exercice d’un (auto ?) contrôle des décisions votées durant toutes ces années de fonctionnement d’une instance, rappelons-le, qui n’est pas élue directement. Mutualisation Un maître mot souvent prononcé jamais appliqué. Sous cette terminologie barbare se cache la mise en commun de certains «moyens» transférés des communes vers l’interco’ afin d’assurer la réalisation des compétences qui lui ont été déléguées. Jadis promis, le principe du «gagnant-gagnant», puisqu’elles devaient générer des économies pour les communes, semble s’être inversé en «perdantperdant» (!) chaque commune n’ayant apparemment pas joué le jeu. Il n’est pas trop tard pour inverser la tendance et revenir à une gestion plus parcimonieuse des fonds publics. Toutefois le sujet «interco’» n’ayant pas été essentiel pendant la dernière campagne électorale, les élus ont maintenant devant eux six ans avant de rendre d’hypothétiques comptes à leurs électeurs. Solution évoquée : une réelle mutualisation de moyens. Dépendant de la volonté de chacun et de tous, c’est un remède qui n’est pas près d’être mis sur la table sauf sous la pression venant des oppositions, de la population ou d’improbables auditeurs indépendants. www.journal-deux-rives.com
Mais est-ce suffisant pour faire baisser sérieusement les frais de fonctionnement ? Il faudrait des objectifs chiffrés, un planning d’application et surtout une volonté politique commune. Vous avez dit : «Obligation d’investir» ? Prêcher dans le désert n’attire pas l’écoute surtout si l’interlocuteur ne veut pas entendre. Pourtant quelques voix s’étaient prononcées pour qu’on «ramène la voilure», qu’on diffère ou abandonne certains projets. Pas question ! «Les investissements liés à la réalisation des grands projets structurants [ainsi que] préparer l’élargissement (structuration, ambition…) [conditionnent l’] objectif : défendre des ambitions pour le territoire des 2 Rives, le valoriser, lui donner de la valeur.» Tel est le discours du président auquel chacun adhère car à notre connaissance personne ne l’a contredit publiquement. Autre affirmation que les conseillers municipaux des douze communes (qui eux sont élus directement mais ne sont que peu informés de ce qui se passe à la CA2RS) devraient méditer : « Alors que les communes sont concernées par les dépenses de fonctionnement, la CA2RS, a l’obligation d’investir en faveur du territoire 13 millions d’euros par an en moyenne jusqu’alors et 27 millions en 2014. Sur les projets partis ou en cours», la CA2RS investit 25 millions pour 45 millions d’investissements réellement réalisés. Aucune commune n’aurait pu se permettre ces investissements qui contribuent pourtant à «augmenter la valeur» du territoire. Quel est le bénéfice pour les habitants d’aujourd’hui ? Famille recomposée La dynamique dépensière (ré) enclenchée en ce début de mandat se prolongera jusqu’à quand ? Bientôt de nouvelles recompositions d’intercommunalités obligeront la CA2RS à se rapprocher de ses voisins immédiats. Des engagements qualifiés de «gagnants-gagnants» permettront une fois de plus de faire rêver les naïfs qui n’ont pas compris que l’interco’ a toujours été (comme beaucoup l’avaient annoncé) une couche supplémentaire du mille-feuille administratif français qui profite surtout à ceux qui la font tourner et peu à la population qui la compose et qui n’est là que pour contribuer. Et ça continuera. r
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Métiers
Un projet de rénovation : TIPI est dans l’innovation et l’éco-responsabilité Tipi Expertise est une entreprise de courtage en travaux de rénovation énergétique, facilitant l’accès des particuliers à un habitat économe et éco-responsable. Le projet est né en 2009 à la suite de la rencontre des deux associés, Pierre Wetula et Tim Pinnel. Pourquoi mener un projet de rénovation à la fois éco-responsable et innovant ? L’objectif affiché de la démarche de cette jeune entreprise est de remettre l’Homme, l’environnement, la qualité et la confiance au cœur des travaux de rénovation de votre habitat. Le courtage en travaux de rénovation énergétique
Leur métier consiste à répondre aux besoins et attentes des particuliers ayant un projet de rénovation énergétique de leur habitat. De l’analyse du projet à la signature des devis, ils accompagnent la relation avec les entreprises du bâtiment et facilitent la concrétisation des travaux. Leur réseau indépendant est constitué de professionnels locaux, éprouvés et spécialisés dans la rénovation énergétique : portes et fenêtres, isolation thermique et acoustique, systèmes de chauffage (géothermie, aérothermie…), audits thermiques, rénovation intérieure etc. Tipi Expertise se charge de présenter des artisans dont ils ont vérifié la conformité règlementaire, la réputation et la santé financière. Ces derniers proposent des matériaux et des méthodes de pose qui permettront de réaliser des économies d’énergie ou même d’obtenir des aides financières (crédits d’impôts, Eco PTZ...). Ils offrent ainsi une solution complète et sont à même de présenter des interlocuteurs pour l’ensemble des étapes d’un projet : Architectes, bureaux d’études, thermiciens, entreprises du bâtiment etc. Plus encore, Tipi Expertise a opté pour l’accord gagnant-gagnant : le professionnel du bâtiment qui s’engagera dans les travaux, après avoir été choisi par le client, rémunèrera nos courtiers. Leur service est gratuit et sans engagement pour le particulier.
L’équipe de TIPI est prête à vous conseiller dans la rénovation de votre habitat. (J2R)
Le dernier bénéfice de Tipi Expertise réside dans le développement d’un réseau d’artisans et d’entreprises de proximité. En choisissant leurs partenaires, vous êtes sûrs d’investir judicieusement dans le savoir-faire local et de contribuer au développement économique régional ! r
Pour en savoir plus
Tipi expertise - Fabrique 21 120 avenue du Port - 78955 Carrières-sous-Poissy Tim Pinnel : 06 76 42 31 65 tim.pinnel@tipi-expertise.fr Pierre Wetula : 07 62 13 67 44 pierre.wetula@tipi-expertise.fr Site internet : www.tipi-expertise.fr
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Métiers
Joël Picard, un maraîcher de chez nous Le parcours de Joël Picard ici dans la Vallée de la Seine démontre que c’est l’homme qui forge la terre à condition d’influer un peu sur son destin.
La filière « maraîchère » en Ile-de-France résiste bien à la crise et surtout profite d’une prise en compte généralisée de la mode de la proximité. Certains connaissent bien Joël Picard du fait de sa visibilité aux marchés de notre région : Poissy, Gargenville... Picard est un nom en harmonie avec la terre. Qui n’a pas vu les paysages fertiles de la Picardie en pleine récolte dans des documentaires ou des films sur l’agriculture ? A 50 ans, Joël Picard est un homme qui sème depuis ses premiers souvenirs dans la Plaine de Triel. Il est d’ailleurs né à Carrières-sous-Poissy. Il n’a jamais cessé de travailler la terre car, pour lui, la terre est nourricière de l’Homme. Pendant la période industrielle du XXe siècle dans la Vallée de la Seine, lui, il voyait – et voit toujours - la terre comme une « usine » à donner du travail et à « fabriquer » la nourriture – fruits et légumes – à sa population grandissante. Mais l’urbanisation met la pression sur l’activité agricole : les promoteurs et citadins veulent un morceau de la Nature pour implanter un ensemble immobilier ou pour des loisirs individuels. Marié et père de deux enfants, Joël Picard exploite - en affermage – quelques hectares à Gargenville et cultive – en directe propriété – soixante hectares à Vert. Il s’est également battu, et avec succès, aux Mureaux, contre le projet avorté de F1.
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Joël Picard sur son exploitation dans la Vallée de la Seine. (Photo J2R)
Le cycle court est devenu pour lui une nécessité économique : Il y a quelques années, il avait été refoulé au marché de Rungis par un intermédiaire qui lui expliqua que son produit était « en retard ». Sur le champ, cet opportuniste demanda et obtint une très forte remise de la part de Picard, qui se montra triste et abattu. Surprise le lendemain dans les étales du marché d’Elizabethville (près de Gargenville), son produit était bien rangé et se vendit le triple voir le quadruple du montant encaissé par Joël Picard. Le monde semblait s’effondrer devant ces étales. Quoi faire ? Deux solutions se profilaient : soit on arrête tout, soit on met en place un circuit court. Sa femme, Valérie, issue aussi d’une famille d’agriculteurs, a corroboré avec des arguments solides : « L’agriculture intensive a vécu… les agriculteurs ont fait des erreurs » et tout le monde se trompe dans cette course après un objectif qui s’est éloigné au fur et à mesure que l’on avance. « Les céréaliers [bénéficiaires de la Politique
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agricole commune, PAC] doivent cesser aussi de piquer nos terres car pour eux c’est la recherche de la prime du territoire qui les intéresse… On pourrait même réfléchir à supprimer la PAC ou au moins la réformer » avec un objectif d’équité et d’aménagement du territoire. Pour Valérie, « il faut soigner notre outil de travail, la terre, et penser à nos enfants ! » Loin de se plaindre, le couple Picard est prêt à continuer à condition que l’on « arrête de nous décourager avec des normes incompréhensibles et impertinentes ». Les produits du maraîcher Picard sont disponibles aux marchés de Poissy, de Mantes, et de Verneuil. Et la dimension bio me direz vous ? Sans tomber dans le dogma bio, M. Picard « essaie au maximum d’utiliser les engrais organiques ». Il exploite sa terre comme ses grands parents, qui par définition étaient plus proche d’une pratique bio de l’agriculture. On définira cela comme une agriculture raisonnée et raisonnable pour l’environnement et pour le besoin immanent de nourrir les habitants dans les Deux Rives. r
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métiers
Calligraphe, belle écriture, une passion Abdelkrim Benbelkacem (photo) était instituteur depuis sept ans lorsqu’à l’âge de 26 ans il décide de s’installer en France. Il pratique alors le métier de coloriste pendant plus de trente ans dans les cosmétiques et l’automobile. Le fait de travailler avec les designers de ces deux mondes lui apporte la rigueur.
La colorimétrie, la connaissance des pigments, leurs réactions et leurs mélanges subtils, la combinaison et l’harmonie des couleurs et de la lumière ne sont plus un mystère pour lui. Son goût pour le dessin, la peinture et la calligraphie ne l’a jamais quitté depuis l’enfance, avec une préférence pour la calligraphie à laquelle il s’adonne depuis plusieurs années avec passion. Pour l’artiste, les phrases de sa calligraphie sont «piochées au gré de l’inspiration»; ce sont des véritables poèmes, des versets qui transmettent une pensée, un moment de grâce et d’inspiration. Il n’y a pas d’école à proprement parler mais des maîtres... comme fut le cas de Hassan Massoudy. Voici une belle introduction de l’artiste Benbelkacem à propos de son maître : « Hassan Massoudy, l’un des précurseurs de la calligraphie arabe contemporaine, fut une source d’inspiration pour mon travail artistique. Toujours à la recherche de la beauté de l’oeuvre, j’essaie de marier le classique et le contemporain,
Marier le classique et le contemporain... passionnément. (Photo J2R)
tout en diversifiant les styles d’écriture, sans nuire aux règles de base de la calligraphie arabe. Ma soif d’apprendre tous les jours, l’envie de partager et de transmettre cet art me permettent d’enrichir ma culture, d’élargir mon esprit. La splendeur des traits, l’harmonie des pleins et des déliés, des courbes et des points, l’éclat des couleurs sont une invitation au voyage. » Qu’est ce que la Calligraphie arabe ? La calligraphie est l’art de la belle écriture. Elle serait née avant l’écriture puisque l’on dessinait pour écrire et serait le premier des arts avec le chant. Elle est l’image de la parole. Il s’agit d’une géométrie spirituelle sans cesse innovante. C’est elle qui fixe l’esprit par le signe. C’est une invitation au voyage, à l’envol de l’esprit… Ibn Mûqla, humaniste, homme politique et spécialiste de la géométrie au IXe siècle à Bagdad fixa les règles fondamentales
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de la calligraphie arabe qui sont le point, la ligne et le cercle. Techniques Dans la calligraphie Arabe l’instrument essentiel pour écrire est le calame. Il s’agit d’un roseau taillé en biseau et fendu pour permettre à l’encre de couler régulièrement. Chaque calligraphe fabrique lui-même ses propres calames et les adapte à sa posture, sa prise en main et son style d’écriture. Parfois, il créé ses propres encres. L’artiste Abdelkrim Benbelkacem fabrique lui-même ses calames et ses serments de bois pour les caractères très larges. Pour les supports, il utilise du papier de type grain moyen, des toiles ou des panneaux de bois... qu’il prépare auparavant. r Renseignements : 06 85 97 41 40 abbenbelkacem@yahoo.fr
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Golf
Friends cup à Villennes ! La «Friends cup» est une grande compétition officielle de golf, en stableford net, dont chaque phase se dispute sur deux tours. Sa deuxième édition a eu lieu sur le golf de Villennes-sur-Seine, les 17 et 18 mai 2014 pour les qualifications. La finale est prévue les 6 et 7 septembre. Sous la houlette de l’association «Friends cup», sise à Paris 12e, la compétition organisée sur le golf de Villennes est une valeur sure. Romain Magagnin, président de l’association, assure que la «Friends cup» a tout pour devenir la compétition incontournable comptant pour l’index de la Fédération Française de golf. Les opérateurs du golf du Villennes mettent à disposition les «greens» afin que la «Friends cup» se passe convenablement. Un partenariat lie les organisateurs et les opérateurs du golf. La compétition est organisée chaque année, entre amis, et passionnés de la
Après le tournoi, les golfeurs se sont montrés satisfaits de leurs performances des deux jours. (DR)
petite balle blanche. Chaque phase se dispute sur deux tours, en stableford individuel net, au sein d’une série mixte unique. Le classement est donc établi au cumul des points stableford nets obtenus sur les deux tours de chaque phase. Classement des qualifications : 1-RABILLARD Guillaume 80 points 2-PAMELA Hubert 80 3-MINKOWSKI Vladimir 79 4-TAISNE Fanny 75 5-RIME Carole 69 6-BENUREAU Jean-Marc 68
7-MAGAGNIN Romain 68 8-FELIX Emmanuel 66 9-CHATEL Olivier 65 10-ALLANET Hervé 65 11-FONTENIT Arnaud 63 12-DYCKE Julien 63 13-PASQUELIN Marc 62 14-OUADGHIRI Mael 62 15-GALBERT Lucien 62 16-SEDILLO Franck 60 17-MAYLIN Claude 60 18-VALLEE Philippe 60 r
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Sports
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La foulée villennoise
Rongère, l’ovni de la Villennoise ! Le dimanche 18 mai, la 24e édition de la foulée villennoise a montré sa vitalité dans le domaine du sport et notamment dans la course à pied. Un soleil radieux a brillé pendant toutes les courses et notamment celles des 5 et 10 km. Anthony Rongère (17’ 15’’ sur 5 Km) a époustouflé le public, et François Derex (36’ 33’’) a vaincu dans les 10 Km. Côté femmes, Géraldine Leclou (21’ 11’’ sur 5 Km) et Emma Leygniac (43’ 41’’) ont dominé la compétition. Après dix heures, les deux courses (5 et 10 Km) ont commencé au même temps. Mais la cadence a fait la différence entre les vieux routards de la course à pied et les autres coureurs de dimanche. Anthony Rongère, sociétaire du club d’Angers, semblait un ovni car il a surclassé tous les autres. Seul Mustapha Lamine (17’ 30’’) du club AS Poissy a tenté de lui résister sans succès. Pour Anthony, c’était presque une promenade du dimanche vu qu’il s’entraîne avec l’élite de l’athlétisme français (Catégorie 800 mètres). Saluons la bonne
performance d’Isabelle Chuimert (48’ 27’’ sur 10 Km) et de Thomas Gauvin (42’ 39’’ premier junior sur 10 Km) qui ont donné de précieux points pour le VAC dans le challenge des 2 Rives. Sur le même registre, Thomas Salas (37’ 27’’ sur 10 Km) a bien représenté l’ASCAP Peugeot en absence de Yannick Caillot le meilleur élément de la course à pied dans les 2 Rives. Cela étant dit, dans la course pour le challenge des 2 Rives, le club VO2 Rives a mis le paquet lors de cette 24e édition de la Villennoise. Une trentaine d’athlètes du club ont représenté leurs couleurs avec gaieté et pugnacité. Les plus jeunes ont participé à la course de 2 Km où ils ont, une nouvelle fois, brillé : Sarah Lemasne Gaetane (6’ 51’’) a remporté une nouvelle victoire en super-poussine, suivie de Margot Thomas Gatel (6’ 55’’). Les benjamines du VO2Rives - déjà championnes des Yvelines et d’Ile-de-France cette année se sont « baladées » ce dimanche de mai ! Sur la course du 5 Km, où le club avait concentré ses forces, c’était une avalanche de podiums avec Claire Lemasne, un chrono de 21’ 54’’ (2e du classement général féminin) chez les minimes filles. Sur le 10 Km, Michel Poirot, un vieux routard de la course à pied, est arrivé deuxième de la course en vétéran 3. Une belle moisson pour le club qui sert de passerelle entre les différentes villes de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine. r
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Anthony Rongère vient de dépasser Mustapha Lamine. (en haut) Isabelle Chuimert du VAC (n° 139) se hisse aux avant-postes (en bas). (J2R)
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un jour un livre
Quand Gwen rencontra un roi des Francs qui n’était pas encore Saint Louis «Gwen, l’apprenti, le maître et le roi», un roman picaresque qui prend par la main le lecteur pour l’immerger dans un récit tumultueux qu’animent des personnages du Moyen Âge constitués de chair et de sang… comme nous. Jeunes et vieux, hommes et femmes, segneurs et valets, soldats et brigands… aucun n’échappe à son destin parce qu’une étourdissante succession de péripéties passionnantes conduit chacun loin, très loin de son milieu d’origine sans prévenir. Instinct de survie et foi inébranlables « En l’an de grâce 1244, Guy de Thoarn, petit seigneur breton part en pèlerinage pour Arles en compagnie de Gwen Le Theilleul, fils de son charpentier». Ainsi commence le récit haletant dans lequel Michel Stotzenbach nous entraîne sur 360 pages. Coulez-vous lentement dans ce XIIIe siècle plein de richesses et de contradictions, des splendeurs de l’art gothique forgé par des tâcherons et des compagnons dont la vie était courte mais le courage immense galvanisés qu’ils étaient par un instinct de survie et une foi inébranlables. C’est aussi le siècle des Croisades et de la répression contre les Cathares. Gwen, jeune homme de 15 ans va suivre son seigneur en Projet2:Mise en page 1
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pèlerinage jusqu’à Arles. Quittant sa Bretagne natale avec l’espoir de rentrer un jour chargé de souvenirs, il devra changer ses projets et accepter la réalité qui se présentera à lui sous des formes les plus inattendues. Il deviendra ainsi l’apprenti, dans la ville d’Aiguës-Mortes, du Maître céramiste Antoine, l’arménien, qui le prendra sous sa protection. Le très jeune homme découvrira une nouvelle culture, un nouvel art de vivre, et sera entraîné dans des aventures improbables, riches et intenses qui forgeront à tout jamais sa personnalité. Sa rencontre avec le roi des Francs, Louis le neuvième, prince au service de l’Église désirant organiser une nouvelle croisade est un moment de bravoure que l’auteur s’est permis pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. C’est bien plus tard que Louis le neuvième deviendra Saint Louis.
M. Stotzenbach : «la langue maternelle forge notre manière de penser». (J2R).
criptions quasi analytiques mais c’est pour mieux prolonger la rude atmosphère qui régnait dans ces milieux de pouvoir sans partage bien qu’à la fois temporels et religieux. Alors, laissez vagabonder votre imagination plus que de raison et laissez surgir vos images mentales, elles illustreront ce texte qui deviendra personnel. A chacun de choisir son personnage masculin ou féminin mais attention, aucun ne laisse indifférent et l’identification marquera à jamais celui qui s’y frottera. Roman historique bien dans l’air du temps «Gwen, l’apprenti, le maître et le roi» est le premier tome d’une saga dont chacun n’aura qu’une envie : lire la suite. r
Des personnages ancrés dans leur époque Michel Stotzenbach semble avoir voyagé dans le temps, vagabondant de notre XXIe siècle familier jusqu’à ce Moyen age où tout nous semble étrange et brutal. En effet c’est une véritable immersion que nous propose ce vagabond des temps passés. N’hésitez pas, glissez-vous entre ces pages tantôt gaies, tantôt émouvantes, parfois sombres mais toujours réalistes car le merveilleux, la magie, l’extraordinaire, ont encore plus d’impact s’ils sont présents dans la narration par les dialogues et les pensées des protagonistes. Parfois, l’auteur se permet une touche d’érotisme, un moment de poésie, des des-
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Gwen - Tome 1 - L’apprenti, le maître et le roi 360 pages - 22 € - Éditions de l’ESTANCO michel.stotzenbach@wanadoo.fr
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bloc-notes de l’histoire
Les fêtes continuent pour les 800 ans de la naissance de Saint Louis Les festivités du 800e anniversaire de la naissance du Roi Louis IX, connu comme le bon roi Saint Louis continuent à Poissy et ces événements rayonnent au-delà de la cité royale. Ainsi les habitants des Deux Rives ont aussi participé à toutes les animations et fêtes depuis avril. Voici une piqûre de rappel et quelques animations à venir. La naissance de Louis à Poissy il y a huit cents ans est une commémoration nationale selon la liste établie par le Ministère de la Culture française. Grâce la pugnacité des bénévoles de l’association ad hoc pour cet événement, un certain nombre d’événe-
Devant la Collégiale de Poissy se dresse la statue de Saint Louis. (DR)
Le roi Saint Louis, né il y a 800 ans, a même marqué les Etats-Unis d’Amérique (ville de Saint-Louis dans l’Etat de Missouri). (DR)
ments-animations ont été déjà lancé et ont connu un succès indiscutable : - Le lancement du timbre commémoratif national, bloc feuillet regroupant deux timbres, l’un célébrant Saint Louis, l’autre la bataille de Bouvines qui s’est déroulée la même année. Le bureau de poste «1er jour» était installé à Poissy. On peut encore trouver ce bloc feuillet (valeur faciale : 3,30 €) dans les bureaux de poste de toute la France. - Une exposition «Saint Louis enfant de Poissy» inaugurée au moment de la date exacte de naissance de Louis (25 avril 2014) qui sera accueillie à Carrières-sous-Poissy pour les journées du patrimoine (et peut-être à Villennes ?). - Un Salon du livre «Saint Louis et son temps» avec conférences et dédicaces d’auteurs dont les scénariste et dessinateur de la BD du huitième centenaire. - Une grande fête médiévale sur la place de la mairie à Poissy avec ateliers pour les plus jeunes, promenades en chariot à bœufs, défilé festif en ville, animations de toute sorte. Grand succès pour l’animation cracheurs de feu. Proposition originale : l’association www.journal-deux-rives.com
Saint Louis Poissy 2014 avait réalisé plus de 200 costumes proposés en prêt pour que chacun puisse mieux plonger dans l’époque. Au début du mois de juin, vous pouvez toujours vivre cet événement historique qui fédère les habitants de la cité royale de Poissy et ceux des communes voisines et notamment celles des Deux Rives. Evénement fédérateur Un concours photo à l’échelle planétaire pour associer à ces commémorations tous les sites (villes, villages, quartiers, établissements scolaires, universitaires ou hospitaliers, œuvres d’art...) qui portent, en France et dans le monde entier, le nom de Saint Louis, ou ont un rapport avec la vie duroi. N’oubliez pas d’emporter le logo de l’association quand vous partirez en vacances, car Saint Louis est partout, même là où vous ne l’attendez pas. Les plus belles photos seront exposées et recevront un prix. Tous les renseignements sur ce concours, et la liste des sites que nous avons déjà repérés, sont sur www.saint-louis2014.fr, rubrique «autour du monde». 31
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bloc-notes de l’histoire
(De g. à d.) Karl Olive, maire et conseiller général, Henri d’Orléans, comte de Paris, David Douillet, député et Mgr Aumonier ont rendu hommage le 25 avril 2014 à «l’enfant le plus célèbre» de Poissy. (DR)
Au mois de septembre prochain, vous pourrez enfin découvrir «Je m’appelle Louis», la vidéo-fiction réalisée par l’ASCAP qui imagine le retour de Louis sur sa terre natale après huit cents ans d’absence. Elle sera diffusée à Poissy et dans toute la région. Quelques dates déjà arrêtées : le vendredi 12 septembre à 21 heures au Forum ArmandPeugeot, le dimanche 21 septembre à 16 h à l’église Saint-Louis de Beauregard, le samedi 11 octobre à 16 h à la Mediathèque de Poissy. Enfin, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine (samedi 20 et dimanche 21 septembre), de nombreuses manifestations vous seront proposées à Poissy autour des sites emblématiques de Saint Louis : visites animées, découverte de métiers médiévaux, danses médiévales. La coordination de ces événements, organisées par la Ville de Poissy et des associations, est assurée par la Ville de Poissy. Prêt de costume par l’association Saint Louis Poissy 2014. L’exposition «Saint Louis enfant de Poissy» sera visible à Carrières-sous-Poissy (lieu à confirmer) du 15 au 27 septembre. La convivialité et l’échange Il est aussi important de rappeler que l’association organisatrice a joué un rôle prépondérant dans la réalisation et le succès de cette commémoration. Saint Louis Poissy 2014 est une association qui s’est donné pour but de favoriser l’organisation d’événements autour du huitième centenaire de la naissance de saint Louis à Poissy le 25 avril 1214. Ses membres ont montré une volonté commune (plusieurs associations et person32
nes) d’en faire un temps de découverte, de convivialité et d’échange. Par ailleurs, des organismes partenaires ont aussi préparé une série d’événements liés à cette aventure humaine à l’échelle locale. Pour mieux vous familiariser avec l’action du roi Louis IX, venez visiter l’exposition «Sous le sceau du roi» proposée par le service des musées de Poissy, sous la direction scientifique de Jean-Fançois Mouflet, archiviste. Des documents exceptionnels, archives, vitraux, sculptures, monnaies, aident à comprendre son rôle décisif dans la construction de l’Etat. Prieuré Saint-Louis de Poissy, 2, enclos de l’Abbaye, jusqu’au 4 janvier 2015. (Voir ci-dessous) Le 22 juin à 15 heures 30 au Théâtre de Poissy (place de la République), le spectacle «Louis de France et de Poissy», composé de courts tableaux évoquant des épisodes de la vie de saint Louis. Mêlant danse, chant, mime et textes joués, cette fresque raconte la vie du roi, de son enfance à sa mort, en passant par son mariage, la célèbre justice sous un arbre, ses relations avec les saltimbanques, son départ en croisade, et jusqu’à sa canonisation fêtée par le peuple de Poissy devant la collégiale. Un spectacle tout public, coloré, joyeux, réunissant quelque 80 interprètes, dansants, chantants, sur des musiques «médiévales», empruntées à des compositeurs de différents siècles... Spectacle proposé par «Danse en Île-deFrance» (directrice artistique Cécile Däniker), avec la participation de Danceries du Temps Jadis, La Comédie de la Vie, les Jeux dits de La Bruyère et Vénapage. Mise en scène Roger Jouan, Chorégraphie de Cécile Däniker. www.journal-deux-rives.com
Durée de 1 heure 20, tarifs : 5 € pour les adultes, 3 € pour les 12/25 ans, gratuit pour les moins de 12 ans, achat sur place à partir de 14 h (Renseignements : 01 30 69 84 11). Jusqu’à la fin de l’année, tous les mardis, vendredis et samedis soir (horaires variables en fonction de l’heure du coucher du soleil), son et lumière à la collégiale de Poissy évoquant certains aspects de la vie de Louis IX. Contact : les Amis de la collégiale. Gratuit. Réservation obligatoire sur le site www.sonetlumieredepoissy.com ou à l’Office de tourisme de Poissy. r Pour en savoir plus : www.saint-louis2014.fr
LE JOURNAL DES
CULTURE
MAI-JUIN 2014
echanges culturels
Adoptez un ado «international» Ils ont entre 15 et 18 ans, viennent des cinq continents et vont passer jusqu’à une année scolaire dans nos régions. Leur défi ? S’intégrer dans leur famille d’accueil et au lycée pour découvrir la culture française de l’intérieur ! Nombreux sont les jeunes étrangers qui se passionnent pour nos coutumes, notre histoire et notre langue. L’association Nacel vous propose de les aider à réaliser leur rêve en les accueillant au sein de votre famille. Devenir famille d’accueil Toute famille peut être famille d’accueil. Il suffit d’être sensible à l’intérêt que représente une pareille expérience, d’avoir envie d’ouvrir sa maison à un jeune d’une autre nationalité, d’une autre culture, mais aussi de vouloir faire découvrir notre mode de vie, notre langue en accueillant bénévolement. Chaque famille reçoit une petite compensation financière pour l’aider à couvrir certains frais liés à l’hébergement du jeune. En outre, l’accueil peut s’avérer être une excellente préparation à un séjour à l’étranger l’année suivante. Les jeunes veulent découvrir la France Filles ou garçons, ils sont âgés le plus souvent de 14 à 18 ans de tous les pays et les continents. Ils sont de langue maternelle anglaise, espagnole, portugaise, chinoise, coréenne, russe, allemande, italienne et bien d’autres encore. Mais l’échange linguistique s’effectue la plupart du temps en anglais. Leurs objectifs sont très simples : découvrir la France, sa culture, sa langue, ses gens et ses mœurs. L’idée est bien l’échange entre cultures. Ces jeunes ont des niveaux de français très disparates Durées et responsabilités de chacun Nacel, organisme de séjours linguistiques et d’années scolaires à l’étranger, et l’établissement scolaire Notre-Dame «Les Oiseaux», à Verneuilsur-Seine, ont créé, pour la rentrée 2010, une section High School américaine au sein de cet établissement. Ces élèves, venus de tous les pays, resteront 6 mois ou 1 an en France dans une famille ou en internat. Mais ils peuvent aussi avoir besoin d’un hébergement ponctuel pour les week-ends, ou pour tout ou partie des petites vacances scolaires.
Les premiers diplômés du lycée Notre-Dame «Les Oiseaux» forgés pour le marché international, à la mode anglo-saxone. (DR)
En temps scolaire, le jeune devant aller à l’école tous les matins, la famille devra se trouver en accès facile pour se rendre en transport en commun à l’Ecole Notre Dame Les Oiseaux de Verneuil-surSeine, ou avoir des enfants dans cette Ecole, qu’elle véhicule, matin et soir. Ce qui ne sera bien sûr pas nécessaire pour l’accueil durant les week-ends et les vacances scolaires. Il pourra y avoir aussi, pour de courtes durées (weekends, 1 semaine, des vacances) : - Les jeunes de la High School qui, pour les week-ends ou des petites vacances, souhaitent partager la vie d’une famille française. -Des groupes de 4-5 jeunes, plus particulièrement en juin, juillet et août, qui prendront des cours de français et visiteront Paris pendant la semaine. Chacun d’eux partagera avec sa famille d’accueil Française la vie quotidienne des soirs et des weekends. - Des classes avec leurs professeurs qui souhaitent être hébergées en famille le soir et les weekends, et auront un programme de visites ou de cours pendant les journées, en semaine. Ces jeunes peuvent être hébergés par 2 ou 3 dans la même famille. - Ou certains individuels ou groupes de jeunes étrangers qui désirent se trouver dans une ambiance culturelle Française, mais dont le but ne sera pas l’apprentissage de la langue. Dans ce cas, très souvent, la communication se fera en anglais. Nacel reste à la disposition des familles d’accueil, en cas d’urgence 24 h / 24 et 7 j / 7 r
MAISON DE TRADITION GOURMANDE
place de l’église - Orgeval www.carabistouilles.com
Renseignements: Camille RENAUDAccueil en France - Délégation 78 – Tél. : 0143201070 e-mail : camille.renaud@nacel.fr
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LE JOURNAL DES
cULTURE
mai-JUIN 2014
Exposition
Le 46e salon de l’Académie des Beaux-Arts Du 3 au 11 mai 2014 peintures et sculptures ont été exposées en nombre salle Grelbin à Triel-sur-Seine en parfaite harmonie. L’art est un partage. C’est devenu presque une tradition dans les deux rives, chaque municipalité met en avant les arts lors d’expositions au cours desquelles le talent des exposants s’affiche et se partage avec le public bien au delà de leurs communes d’origines. C’est le cas de l’association des peintres de Triel et son canton qui présente les oeuvres de plus de soixante dix artistes, peintres, sculpteurs et aussi une inclassable souffleuse de verre trielloise, Isabel Davila. Prix et interrogation Plusieurs prix sont décernés chaque année, en 2014 c’est M. André Legay, un peintre conflanais habitué de l’académie des Beaux arts qui a reçu Le Prix Louis Bril, du nom du fondateur de l’association. Il a choisi de
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présenter quatre vues de Honfleur : «Le Vieux bassin», «Façades des quais Sainte-Catherine», «La Lieutenance» et «L’avant port de Honfleur» . Un sujet figuratif difficile et risqué à traduire artistiquement tant il est photogénique et reproduit sur tous les supports possibles. André Legay (à droite) reçoit le prix Louis-Bril des mains du président Autour de cet exercice Vivarez. (Photo J2R) d’une grande virtuosité technique certains exposants se sont me- miniscence de jeunesse ? Qu’importe. Tousurés à des évocations inattendues, tel cette jours est-il qu’elles nous rappellent aussi une interpellation vers le tigre de Salvador Dali, lointaine période d’abondances, l’époque des ou cette suggestion d’un art Chinois particu- «vaches grasses». Classique mais toujours apprécié, un vote lièrement éloquente. Pourtant une autre observation s’impose du public doit désigner l’autre oeuvre qui sera sous la forme d’un questionnement presque mise à l’honneur cette année. Tout au long surréaliste : pourquoi les vaches ont-elles de l’exposition, les visiteurs seront ainsi soltoujours autant de succès en peinture ? Est- licités pour choisir l’oeuvre et donc le travail ce leur regard évasif ? Leurs taches colorées de l’artiste qui remportera le prix 2014 du purépondant à des critères aléatoires ? Une ré- blic. r
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DERNIÈRES NOUVELLES...
Ribault endure ! «Octuor-sur-Seine» Andrésy : Rythmes scolaires : le moratoire du maire a été rejeté. M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy et M. Denis Faist, 1er maire-adjoint délégué à la vie scolaire et périscolaire, et aux finances ont demandé à l’Education nationale un moratoire d’au moins 1 an pour l’application de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles de la ville. Cette demande était justifiée par le manque du temps et des moyens pour ce type de réformes. Comme la plupart des requêtes dans les communes des Yvelines, la demande du maire a été rejetée ; mais le maire ne souhaite pas « aller vers le contentieux administratif » et il se pliera à la loi républicaine. Heureusement ! r L’Ile Nancy restera sauvage Selon la Gazette du Val d’Oise du 4 juin, Hugues Ribault a déclaré dans un article intitulé « L’Ouest de l’Ile Nancy restera sauvage » que «cette partie de l’Ile Nancy restera donc réservée à la promenade sauvage ». Pour son ancienne adjointe et désormais opposante, Virginie Muneret, c’est bien grâce à la pression exercée par le groupe d’opposition « Andrésy Dynamique que le maire recule aujourd’hui et semble abandonner son projet de saccage de l’Ile Nancy. » Les experts consultés ont rendu un avis défavorable à l’aménagement. Virginie Muneret, en tant qu’opposante numéro 1 du maire, a demandé à l’avenir une totale transparence sur ce dossier notamment lors de la prochaine séance du Conseil municipal du 3 juillet. Enfin, elle a exigé que « les aménagements définitivement prévus ainsi que leurs coûts exacts [soient]... revus à la baisse. La fin de cet investissement permettra aisément de baisser [les] impôts en 2015 ». r
Soccer park Carrières-sous-Poissy : « Soccer Park », une nouvelle structure sportive dans les Deux Rives. «Soccer Park» est un complexe de foot en salle de 5300 m2. A l’occasion de son inauguration, l’accès aux cinq terrains était gratuit pour la journée. Désormais, les footballeurs amateurs de tous les âges et de tous les niveaux disposeront à Carrières d’une nouvelle structure sportive pour affûter leurs crampons et travailler leur conduite de balle. En effet, après Champigny-surMarne, il s’agit de la deuxième ouverture d’un tel ensemble en Ile-de-France (et la huitième à l’échelle du pays). Un projet «réalisé» par Eddie Aït qui n’a pas été effacé par le nouveau maire. ww.soccerpark.fr r
Observatoire de la LDH Chanteloup-les-Vignes : La LDH ouvre une antenne. Elle vient de décider la création d’un Observatoire des droits et libertés à Chanteloup. Les événements du 16 mars 2014 à Chanteloup témoignent de la dégradation des relations entre la police et la population, en particulier les jeunes. Les habitants, dont des responsables politiques et associatifs, ont été choqués de l’ampleur des forces policières mobilisées et de la virulence de leur intervention, qui ont été génératrices d’une spirale de provocations réciproques. Dans son communiqué de lancement de cet observatoire, la LDH préconise leur mise en liberté car cette mesure serait un facteur favorable d’apaisement. Pour la LDH : « La lutte contre la délinquance à Chanteloup comme ailleurs, est légitime et indispensable. En revanche, la stigmatisation de toute la population d’un quartier est injustifiable. De même, certaines pratiques institutionnelles quasi quotidiennes - tutoiement systématique, contrôles d’identité récurrents, propos racistes... - alimentent un climat de tension. » r Conférence Dénis Diderot Maurecourt : Diderot, un philosophe classique ! A la Maison des Arts à Maurecourt, Denis Diderot et son oeuvre ont fait le 16 mai dernier l’objet d’un exposé vivant et pédagogique par Françoise Clément-Duflo, Agrégée de lettres et conférencière à l’Université Inter-Ages du Dauphiné à Grenoble. En s’inspirant de la méthode « Diderot » apprendre et connaître par la lettre ou par le dialogue - Mme Clément-Duflo expliqua que Diderot « était un causeur brillant car il causait avec ses contemporaines comme il causait avec lui-même. » Tout était beau « à condition qu’il y ait une unité ». Une cohérence dirait-on aujourd’hui. Le philosophe matérialiste et le responsable de L’ENCYCLOPEDIE, le critique d’art, le romancier et l’homme de théâtre novateur, le conseiller de Catherine de Russie : ces quelques facettes et quelques pages de l’un des esprits les plus originaux et les plus audacieux du 18e siècle, un conteur exceptionnel ont été décortiquées et expliquées par Mme Clément-Duflo. Un échange avec un public studieux s’est en suivi. Dommage que le temps ait écourté ce débat. Inspiré par des lectures classiques dont Senèque, Denis Diderot, en paraphrasant le philosophe Diodègenes, voulait « rester un philosophe et ne pas être corrompu par le luxe ! » Beau message dans un monde rempli de vanité et de recherche du lucre comme une fin en soi. r www.journal-deux-rives.com
Le Panier du Portugal Vernouillet : Début avril, juste après les élections municipales, le «Panier du Portugal» a ouvert à Vernouillet dans la ZI de la Grosse pierre juste en face du Centre commercial Val-de-Seine. Ce magasin alimentaire cible la communauté portugaise afin de rendre un service fort convenable et à un prix modique. En lieu et en place de créer des centres commerciaux à ne pas finir, pourquoi ne pas continuer à satisfaire une clientèle qui cherche des produits en provenance de l’Europe éternelle et classique. La patrie de José Saramago, poète et Nobel de littérature, peut aussi nous apporter un goût nouveau pour ceux et celles qui ne connaissent pas la «Churrasqueira». «Le Panier du Portugal» offre des vins régionaux, des fromages et de la bonne grillade à la portugaise (au feu de bois). On sait que le Portugal et la France ont des liens inébranlables à plusieurs niveaux et notamment dans la cuisine. Tél : 01 34 90 17 18 r Sports Médan : La 11e édition du Canicross. Le canicross de Médan a eu lieu le dimanche 20 avril. C’est une course à pied très particulière. Il s’agit de courir avec un chien... après une période d’échauffement de 3 à 4 minutes. C’est l’une des seules compétitions de cette discipline organisée en Région parisienne et qui connaît un grand succès depuis plus de dix ans. Cette année, la 11e édition de cette course de 5,8 Km fut un succès à plusieurs titres. D’abord, l’affluence était au rendez-vous car plus de 100 participants se sont donnés à fond pour gagner une place dans la scène canine internationale. Pour cette 11e édition à Médan, le leadership a été âprement disputé. Le classement général : 1.- Christophe Vereecke (catégorie CHV1) avec un temps de 14’ 36’’ avec le chien Gipsy. 2.- Pascal Belotti (CHS) avec un temps de 16’ 11’’ avec Gao ; 3.- Alexi Vereecke (CHJ) avec un temps de 17’ 10’’ avec Carpets. Il faut noter la jolie 4e place de Branda Patin (CFS) avec un temps de 17’ 11’’ avec Comète. r Andrésy : La Coupe des Yvelines séniors le 24 mai a permis au CAJVB d’obtenir deux titres (séniors féminines et masculines). En outre, à Nantes le 31 mai, le CAJVB a disputé la finale du championnat de France juniors masculins. Bilan : un titre de vice-champion de France pour nos juniors masculins. r 35
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