Le
JOURNAL des deux rives
Avril 2014
3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 116
Une nouvelle ère ?
La Communauté d’agglomération des Deux Rives a réélu Philippe Tautou président. Son assemblée est composée notamment des 12 maires ci-dessus : (de g. à droite et de haut en bas) Karine Kauffmann (Médan), Ph. Tautou (Verneuil), Catherine Arenou (Chanteloup), Yannick Tasset (Orgeval), Hugues Ribault (Andrésy), Michel Pons (Villennes), Joël Mancel (Triel), Christophe Delrieu (Carrières), Pierre Gautier (Alluets-le-Roi), Jean-Louis Francart (Chapet), Pascal Collado (Vernouillet) et Fabienne Devèze (Morainvilliers). (J2R)
Carrières s/Poissy
orgeval
Vernouillet
Les policiers municipaux du SDPM ont manifesté
Yannick Tasset, le sortant, repasse au 2e tour
« DECK78 » serait-il
Le 27 mars, une trentaine de manifestants se sont réunis pour rendre publique une affaire entre l’ancien maire et un « policier placardisé » selon le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM). C’est une première ! page 9
Le maire sortant Yannick Tasset a gagné. Pas facile comme victoire, mais l’essentiel était de battre son désormais premier opposant, Franck Boehly, ancien adjoint à l’urbanisme. page 18
Vient de se terminer l’enquête publique du futur centre commercial qui serait construit sur un site amianté, situé sur les communes de Vernouillet et Triel-sur-Seine. page 22
construit sur un site amianté
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LE JOURNAL DES
L
éditorial
avril 2014
De la défiance au rejet...
es résultats du premier tour des élections municipales des 23 et 30 mars ont confirmé la défiance profonde du peuple français envers l’ensemble de l’offre politique française, Front National (FN) y compris. Le principal enseignement de ce scrutin réside en effet dans le taux d’abstention spectaculaire. Il a établi un nouveau record dans l’histoire de la Ve République, en s’envolant de +5,1 points par rapport au précédent scrutin, pour atteindre 38,6% des inscrits, le deuxième tour a confirmé ce chiffre astronomique ! Les responsables politiques et médiatiques ont, une fois encore, relégué à l’arrière-plan l’importance cruciale de ce phénomène et en ont occulté la signification profonde.
tal, présenter des listes que dans 596 communes, essentiellement des villes moyennes et grandes. C’est ce qui explique que les résultats officiels ne lui accordent en définitive que des scores très faibles au niveau national : le FN a recueilli seulement 4,65% des suffrages exprimés au premier tour, soit 2,85% des électeurs inscrits, ou encore 1,27 million de Français. Le FN continue d’être rejeté par l’écrasante majorité de l’électorat, mais son discours - grâce aux médias - se diffuse. Les relevés de campagne effectués par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), sur la période de « cristallisation » de l’opinion allant du 10 février au 14 mars 2014, ont en effet révélé que le FN a bénéficié, au global, de 26 % du temps de parole sur l’ensemble des huit chaînes de téléviFidèles aux rengaines qu’ils martèlent depuis des sion comptabilisées. décennies, ils ont préféré pousser leurs cris d’orfraie Ce pourcentage de 26% est objectivement scanhabituels sur les plateaux de télévision devant cette daleux et inique. Car il signifie que le FN a béénième « percée du FN néficié, sur toutes les » qu’ils feignent de retélévisions françaises douter plus que tout. Le FN a bénéficié de 26% du temps de pa- en cumulé, d’un temps Or, cette prétendue de parole deux à trois « percée » n’existe role sur l’ensemble des huit chaînes de TV... fois supérieur (selon d’abord que parce que que l’on compte en les médias se focaliinscrits ou en votants) sent exagérément sur quelques villes – d’ailleurs aux scores électoraux qu’il a réalisés aux premiers différentes à chaque élection – où le FN réussit tours des élections de 2012 : 14,2% des inscrits un très bon score. Si l’on considère la masse ag- (17,9% de votants) à l’élection présidentielle ; 7,8% glomérée, elle demeure marginale par rapport aux des inscrits (13,6% de votants) aux législatives. Du 36.000 communes de France et aux 44,6 millions coup, le temps de parole télévisuel de 26 % acd’électeurs. Les 1496 élus frontistes (FN) aux cordé au FN est arrivé en deuxième position, juste différents conseils municipaux ne représentent après celui de l’UMP (28,1%) et devant celui du PS pas grande chose face à la masse des conseillers (25,6%). municipaux de la République (212.974). Même pas Ainsi donc, les médias qui feignent publiquement un pour cent ! d’être horrifiés par la « percée du FN » font tout La vérité est que le FN, une fois encore, est resté pour la favoriser en sous-main. Dans ce contexcantonné sous son « plafond de verre » sociologique, te, le score de 4,65% au premier tour des munianalysé par tous les politologues depuis belle lurette. cipales apparaît comme un échec pour le FN et Ayant les plus grandes difficultés à trouver des ci- pour les grands médias télévisuels. Il est temps toyens disposés à sortir de l’anonymat pour consti- de donner la parole aux 114.000 conseillers mutuer ses listes, le FN n’avait pas hésité à recruter nicipaux sans étiquette ou sans parti qui luttent des personnes en fin de vie (mortes au moment du pour que nos communes soient le socle de noscrutin), des « citoyens européens » étrangers et tre démocratie locale... de préférence sans le FN. des personnes contre leur volonté. Il n’a pu, au to LA RéDACTION
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Non au bétonnage à Pissefontaine
Hedi Aroua tire sa révérence 3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
avril 2014
Les 2 Rives, un journal indépendant
ÉDITORIAL De la défiance au rejet...
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3
Hugues Ribault gagne la guerre fratricide
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5
Pain, café, pizza, plat, coupes… en attente
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Aït conteste l’élection, Delrieu devient maire
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Eddie Aït attaque Leclerc
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actualité locale
Andrésy
Carrières
Les policiers municipaux du SDPM
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Triel, le piège du Député Richard
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La mobilité un enjeu pour demain
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Les Tilleuls, fermeture annoncée ?
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Pascal Collado privilégie une ville sereine
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Yannick Tasset repasse au 2e tour
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Ellès Kattar invitée d’honneur
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Pons joue et gagne
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Une affaire d’amiante dans une école?
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« DECK78 » construit sur un site amianté mettra-t-il en danger la santé publique ?
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Un avenir pour des aides-soignantes et infirmières du campus CHIMM
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L’austérité met en péril la MDE Amont 78
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ont manifesté devant la mairie
Chanteloup Triel
Verneuil Vernouillet Orgeval Villennes
Qui oserait construire sur les coteaux ? La mini-entreprise «World’s culture» est lancée au collège Magellan
Richard conteste le choix des urnes Les résidents de la Garenne-l’Etang : Non au bétonnage La bataille sans concession... pour l’eau et l’assainissement
Dossiers Affaire du parc II La municipalité de Vernouillet condamnée, mais fait appel
Santé publique CHIMM Emplois Rénovation urbaine
sports Kung-fu Trail Extrême fun
CULTURE
Le
bloc-notes
de l'Histoire
Cinéma Patrimoine
Il était une fois à Chanteloup-les-Vignes Clément Pinel retrouve son titre de Champion de France !
pages
25-26
page
27
page
28
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La vague «Frappadingue»
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29
Deux anti-dépresseurs en matière économique
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30
Petite histoire du suffrage universel
page
31
Le Festival des Juniors récompense « Believe »
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32
2 Rallye pédestre dans les Deux Rives
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Réouverture de l’église Saint-Martin de Verneuil
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35
Dragon bleu, honneurs au niveau national Trail de nuit : une édition de plus au compteur !
e
Dernières nouvelles
Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 83 57 06 01 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr urbanissimo78@gmail.com Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, J-P Baudin, François Darcq Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : David Dauban, Annie Minarik, Jean Thomassin et FOFO. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.
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Prix unitaire : 3,00 €. Le J2R organise sa couverture en regroupant les communes de la CA2RS de la manière suivante : Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de Pole rive droite Sud : Andrésy et Carrières-sous-Poissy; l'ensemble des lecteurs-acteurs du J2R. Enfin, Pole rive droite Nord : Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine ; incitez vous amis à s'abonner ainsi vous pouvez Pole rive gauche Ouest : Chapet, Médan, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet; bénéficier de toute réclame de nos annonceurs. Pole rive gauche Sud : Alluets-le-Roi, Morainvilliers, Orgeval et Villennes-sur-Seine. 4
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LE JOURNAL DES
ACtualité locale
avril 2014
Andrésy
Hugues Ribault gagne la guerre fratricide Lettre ouverte aux Andrésiens dénonçant les méthodes peu démocratiques du maire-sortant, tract violent contre ses anciens amis… La campagne est restée haineuse jusqu’au bout entre les deux candidats de la droite. Espérons que les esprits se calmeront après Pâques. Depuis le 5 avril, un nouveau conseil municipal a été installé. « Les amis font plus de mal que les ennemis, parce qu’on ne s’en méfie point »… Ce proverbe antique, Hugues Ribault se le rappelle, chaque matin en se rasant… Virginie Muneret, humble serviteuse pendant treize années, adjointe à l’urbanisme, avait été la première à défendre son maire lors des attaques de l’opposition municipale. Muneret / Ribault : duo de choc pour soutenir le projet d’urbanisation des coteaux de l’Hautil auprès des Andrésiens, durant la consultation en 2010. Deux mille délibérations votées sans aucune réserve… Qui pouvait croire que les deux mains d’une majorité unie dans les victoires (2001, 2008) et les échecs (2010 et 2011) pouvaient ainsi se séparer avec tant de haine ? Depuis juin 2013, les deux anciens amis se déchirent publiquement. On pouvait croire que cette fin de campagne allait être le temps des propositions et de la construction… Que ni ni. Ribault avait retiré par arrêté en date du 31 octobre 2013 les délégations de quatre adjoints au maire dont Virginie Muneret. Plus tard, Hugues Ribault – le candidat sortant qui a perdu tous ses soutiens politiques locaux et nationaux, à l’exception de Dominique Braye, ancien président de la CAMY et du maire-candidat de Triel, Joël Mancel, dans la même situation que lui – répondait par un long tract en noir et blanc, d’une rare violence, à quelques jours des échéances. Gué guerre d’affichages et de petites phrases sur les réseaux sociaux ont participé à une sorte de violence verbale entre anciens amis politiques. Une semaine avant le premier tour du 23 mars, les deux candidats sortants continuent de s’invectiver par tract interposé. Après les résultats du premier tour, Virginie Muneret a
Hugues Ribault (4e de gauche) pose pour l’histoire locale... sous les yeux de ses anciens amis de la liste menée par Virgine Muneret (2e à droite). (J2R)
tenté le tout pour le tout en faisant venir des poids lourdes de l’UMP (Valérie Précresse, David Douillet, Karl Olive...). Mais rien n’a changé le verdict des urnes : victoire pour le maire sortant, M. Ribault, qui a obtenu 37,20% des voix exprimées tandis que Mme Muneret (34,46%) et M. Wastl (28,33%) étaient obligés de s’avouer vaincus. Lionel Wastl, bon joueur, a tenu à féliciter Hugues Ribault : « Vous m’avez étonné par votre capacité à rebondir ! » Le troisième mandat de M. Hugues Ribault a commencé le 5 avril d’une manière solennelle à l’espace Julien-Green : plus de 250 personnes ont assisté à l’installation du conseil municipal et à l’élection du maire. Après avoir remercié les Andrésiens, ses colistiers, les agents de la ville... et ses amis politiques, M. Ribault, réélu maire, a lancé un message claire pour sa mandature prochaine (2014-2020) : « En effet, loin des choix partisans et des querelles politiciennes, nous avons bâti un programme résolument tourné vers 4 grandes priorités : - Renforcer l’image et la réalité d’Andrésy comme une « ville de qualité » entre « Seine et Hautil », - Faire d’Andrésy une ville solidaire pour tous les âges, - Développer Andrésy en tant que ville active, vivante et riche de ses échanges, - Et, enfin, veiller à ce qu’Andrésy reste une ville préservée, mais impliquée au sein d’un territoire de projets. ». En somme, il s’agit de tourner la page car la campagne municipale a fait beaucoup de dégâts non seulement au sein de la droite andrésienne mais entre Andrésiens car le débat a été âpre. «Dans la conduite des affaires municipales, nous allons, le maire Hugues Ribault l’a souligné, ouvrir davantage notre fonctionnement www.journal-deux-rives.com
à la démocratie de proximité. Dans cet esprit, je souhaite que nous puissions, avec les deux groupes d’opposition, développer des relations de travail systématiques et donc mener un travail constructif au service de tous les Andrésiens.» Désormais, le consensus et la convivialité seraient des leviers pour que la gestion communale soit à la hauteur des enjeux d’Andrésy au XXIe siècle. A vérifier... r
Adjoints au maire et listes d’opposition Adjoints au maire : Denis FAIST, 1er maire-adjoint, finances, scolaire et périscolaire Alain MAZAGOL, maire-adjoint travaux, patrimoine, embellissement de la ville et systèmes d’Information Nicolle GENDRON, maire-adjoint famille, solidarités et handicap Angélique MONTERO-MENDEZ, maire-adjoint vie culturelle et animation de la ville, jumelages et tourisme Guy BRIAULT, maire-adjoint sécurité publique et sécurité routière Valérie HENRIET, maire-adjoint urbanisme, environnement et transports Jean-Pierre DOS SANTOS, maire-adjoint démocratie de proximité, vie associative et devoir de mémoire Catherine LABOUREY, maire-adjoint économie locale, animation commerces et services Michel MARQUE maire-adjoint jeunesse et sports Conseillers Municipaux d’Opposition Liste « Andrésy Dynamique » Virginie MUNERET Franck MARTZ Marie-Françoise PERROTO Alexis BAKONYI Emmanuelle MENIN Liste « Andrésy Energies Renouvelées » Lionel WASTL Laurence ALAVI Eric DAREAU Jean-Claude FROT
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LE JOURNAL DES
ACtualité locale
avril 2014
Andrésy
Pain, café, pizza, plat, coupes… en attente La Chaîne de Générosité des commerçants andrésiens se multiplie à une vitesse fulgurante. C’est un élan de générosité sans précédent qui s’est lancé à Andrésy à l’initiative d’Annie Minarik, fondatrice d’Amgo, le premier réseau social de l’économie de proximité. (Voir encart ci-dessous) Treize commerçants andrésiens participent à cette opération de solidarité qui vise à offrir des produits ou des services aux plus démunis. Premier commerce à rejoindre le mouvement, la boulangerie Beaufils propose des baguettes en attente pour les personnes en difficulté. Le principe est simple : chaque client qui vient acheter une baguette laisse sa monnaie ou en achète une 2e qui sera « mise en attente » pour une personne dans le besoin. « Ce concept est adaptable à tout type de commerces et les effets bénéfiques sont multiples, précise la fondatrice d’Amgo. Soutien aux plus démunis et aux commerces de proximité, il permet également de renforcer le lien social et la solidarité entre tous les acteurs de la ville ». Deux autres boulangeries, la «Boulangerie de la Gare» et «Au Plaisir de la Tradition», ont rejoint le mouvement qui s’est rapidement diversifié. Aujourd’hui, après trois mois d’existence, sur l’ensemble des boulangeries, c’est plus de 300 baguettes qui ont été prépayées grâce à la générosité des Andrésiens et près de 250 redistribuées
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par les commerçants eux-mêmes ou via des associations caritatives andrésiennes. Dorénavant, on peut trouver des « cafés suspendus » au Terminus – café de la Gare et au Café des Sports, un « kit scolaire en attente » à la librairie Point-Virgule, des lunettes chez l’opticien «Optique en vue», une pizza chez «Tomato Pizza», des plats à emporter à la Boucherie du Centre. Les salons de coiffure «Hair Family’s» et «DS Coiffure» proposent eux, des « coiffures en attente », le tabacpresse des Charvaux des livres et magazines et enfin, la pharmacie Lahutte a, quant à elle, instauré une « cagnotte solidaire ». Une opération sans précédent qui pourrait bientôt franchir les frontières d’Andrésy… grâce à l’effort et énergie d’Annie Minarik, créatrice d’AMGO. r
Le café de la Gare y participe aussi. (J2R)
amgo, un réseau de proximité
Amgo, le réseau social des artisanscommerçants se conjuge avec Andrésy. Avant de lancer la baguette suspendue et la chaîne de générosité, Annie Minarik a créé Amgo, le réseau social dédié à l’économie de proximité. L’idée est de faire connaître et de valoriser les initiatives locales, l’activité artisanale et commerciale de proximité à l’aide des puissants leviers que sont Internet et les réseaux sociaux. Cette chaîne de générosité démontre que la société est en train de changer ses moeurs et l’individualisme effréné n’est plus une valeur primordiale. Ces douze commerces Andrésiens -
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comme les autres prêts à les rejoindre - sont les vecteurs du changement. Évidemment, «l’étincelle Minarik» est toujours là pour allumer la flamme de la solidarité locale. Certes, cela ne suffit pas dans un monde de plus en plus concurrentiel et brutal mais cette participation solidaire est un bon début pour rendre ce monde un peu vivable sans pour autant dédouaner les pouvoirs publics qui devraient réfléchir à la question de la pauvreté endémique au XXIe siècle. Liens : http://amgonews.net/publication www.facebook.com/AmGoNews
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avril 2014
carrières-sous-Poissy
Aït conteste l’élection, Delrieu devient maire Devant une foule d’environ 400 personnes le 14 avril, le hall de l’hôtel de ville de Carrières-sous-Poissy était plein à craquer pour l’installation du conseil municipal de la mandature 2014-2020. Les élus du conseil municipal ont choisi Christophe Delrieu pour maire. A la fin de la séance, un incident a conduit à la clôture de la séance et Eddie Aït, ancien maire, n’a pas pu lire son texte. Par 25 voix pour et 7 voix contre, Christophe Delrieu (UMP-UDI) a été élu maire de Carrières-sous-Poissy. Notons une abstention dans le vote. Dans une ambiance électrique, les pour et les contre Aït ont rempli le hall de l’Hôtel de ville qui a servi de salle plénière. Quatre cents personnes se sont donné
rendez-vous pour l’installation de ce nouveau conseil municipal. Tout de suite, on savait qui était avec qui, le perdant Aït (liste « Pour Carrières, notre ville, notre avenir » ou le gagnant Delrieu (liste « So Carrières »)... Cela ne trompait personne car les visages donnaient un message de tristesse dans le cas des perdants et d’euphorie dans le cas des vainqueurs. Après l’ouverture de la séance par le futur ex-maire, Eddie Aït, le doyen de l’assemblée délibérante, Jacques Vithe, 67 ans, a passé en revue les noms des conseillers municipaux présents... soit 33 élus. Sept élus de la liste « Pour Carrières, notre Ville, notre avenir » et Anthony Effroy, élu de la liste « Bien Vivre à Carrières-sous-Poissy » siégeront au Conseil municipal. Avant de donner la parole au nouveau maire et l’investir, il fallait voter : naturellement Christophe Delrieu a été élu par une large majorité. Jacques Vithe en bon soldat UMP a sorti les griffes avec un discours
Christophe Delrieu, nouveau maire. (J2R)
musclé contre le perdant Aït en s’appuyant sur un message de Jacqueline Blervaque, épouse de l’ancien maire de droite de Carrières-sous-Poissy. Quant au discours du maire, il était dans la ligne de son message de campagne : il faut que Carrières revienne à la normalité. Carrières a besoin du calme, de l’écoute et moins d’effets de manche ou de la comm’. Christophe Delrieu a ensuite donné les délégations à ses neuf colistiers(1) et a fixé le prochain conseil municipal pour discuter et faire adopter le budget. (1) Khadija Gamraoui-Amar (Sécurité et cultes), MarieLaure Vardon (Finances), Philippe Berton (Urbanisme), Frédéric Kor (Sports), Fabienne Bonigen (Enseignement), Laurent Bernard (Jeunesse), Francine Lizambard (Seniors), Sylvie Grignon (Affaires générales), Jacques Vithe (Travaux et VRD).
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ACtualité locale
avril 2014
carrières-sous-Poissy Chanteloup-les-vignes Presque à la fin de la séance, Eddie Aït, le désormais opposant à M. le maire, a tenté de prendre la parole pour lire un texte. Christophe Delrieu, désormais le premier magistrat de la ville, n’a pas donné suite à cette demande. Fureur dans les rangs de l’opposant numéro 1 et les pro Aït ont aussitôt crié au manquement à la démocratie locale. Enfin, Eddie Aït a déclaré à la presse(2) que sa liste avait formé un recours en annulation des résultats de l’élection du 30 mars pour irrégularités dans le déroulement de l’élection. Affaire à suivre. r (2) Aït fat appel : La liste « Pour Carrières notre ville notre avenir » a communiqué le 4 avril (extraits) : « Notre liste a déposé [le 3 avril 2014] auprès du tribunal administratif, un recours en annulation du scrutin. Dans l’attente de cette décision de justice, il revient [à la liste « So Carrières »] de mettre en œuvre l’ensemble de vos promesses officielles et officieuses faites aux Carriérois. » Voir aussi l’article ci-dessous. .
Le nouveau maire a rapidement endossé son rôle de 1er magistrat de la ville. (J2R)
Eddie Aït attaque Leclerc Eddie Aït a saisi la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques (CNCCFP). Le maire sortant souligne le manque de néutralité en matière électorale de la part du propriétaire du Leclerc à Carrières-sous-Poissy. Ce dernier s’en défend et s’étonne de cette mise en cause. Dans une lettre adressée en date du 1er mars à la CNCCFP, Eddie Aït, ancien maire de Carrières, ses colistiers et le mandataire financier de la liste « Pour Carrières notre ville notre avenir », ont attiré l’attention de son Président, François Logerot, sur « le soutien logistique et publicitaire que semble apporter une entreprise locale aux différentes listes d’opposition » du maire sortant. Le candidat Aït et son mandataire financier précisent les griefs de la campagne municipale : • Permettre aux listes s’opposant à la majorité actuelle la distribution répétée de propagande pré-électorale dans l’enceinte de son établissement (dans le magasin, à l’entrée de celui-ci et dans son parking privé), y compris en y installant régulièrement des stands ; 8
• Ne pas autoriser, dans le même temps, conque de distribuer des documents de prol’utilisation de ses mêmes espaces et possi- pagande politique sur le parking du CC Lebilités pour la liste de la majorité municipale clerc. Seulement que M. Aït et ses colistiers « Pour Carrières, Notre Ville, Notre Ave- ne sont jamais venus le faire pendant cette nir » ; période électorale de 2014. Le propriétaire a • Faire publier, à quelques jours du scru- jugé « saugrenue » cette missive. tin, un publi-reportage dans le quotidien réDans un contexte de contentieux juridigional « Le Courrier des Yvelines » du 12 février que latent entre le propriétaire du CC Leclerc 2014 en y attaquant la politique publique à Carrières-sous-Poissy, il aurait été vraiment d’urbanisation menée par la majorité actuel- bizarre de voir les colistiers de la liste d’Edle et en reprenant de fausses allégations col- die Aït distribuer de la propagande électorale portées depuis plusieurs mois par les listes dans un endroit hostile à son action depuis d’opposition ; ce même publi-reportage se 2010 du fait de la Centralité, projet structrouvant être, du coup, un outil de commu- turant cher au maire déchu Eddie Aït. r nication utilisé par les listes d’opposition ; • Participer, par toutes les actions résumées ci-dessus, à la campagne électorale, avec les moyens financiers inhérents à une entreprise et interdisant, de fait et compte-tenu du Code électoral, à la majorité municipale d’y répondre par les mêmes voies et avec les mêmes moyens. Interrogé par le J2R, M. Dubois, propriétaire du CC Leclerc Saint-Louis à Carrières s’est montré étonné de cette attaque en règle. Selon lui, il n’a jamais eu de tentative d’interdire quiEddie Aït n’a pas dit son dernier mot. (J2R) www.journal-deux-rives.com
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carrières-sous-Poissy
Les policiers municipaux du SDPM ont manifesté devant la mairie Le 27 mars à 10 heures, une trentaine de manifestants se sont réunis pour rendre publique une affaire entre la police municipale et un « policier placardisé » selon le Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM). C’est une première dans les Yvelines !
Le S.D.P.M (Syndicat de Défense des Policiers Municipaux), par l’intermédiaire de son secrétaire général, Richard Mousset, a tenu à remercier les manifestants policiers municipaux appuyés par des administrés (dont certains opposants au maire lors de cette campagne municipale 2014) venus soutenir le 27 mars le chef de service de la police municipale de Carrières-sous-Poissy. Richard Mousset, satisfait, a expliqué que « cette manifestation avait comme objectif d’attirer l’attention du public et des pouvoirs publics (préfet, services de l’Etat...) et autres collectivités » sur la montée de contentieux entre les policiers municipaux et les élus en charge des villes. Pour une première dans les Yvelines, c’est une véritable réussite pour une manifestation d’intérêt local. En outre, il est opportun de rappeler et de mettre en garde les élus de la République qui laisseraient perdurer de graves dysfonctionnements au sein de leur service de police municipale après en avoir été alertés par le S.D.P.M. Certaines communes sont déjà dans la ligne de mire du S.D.P.M. L’année dernière, par exemple, 250 dossiers ont été traités par le syndicat SDPM, un des syndicats phare de la police municipale en France. Manipulation politique Un retour en arrière s’impose sur cette affaire complexe : le chef de service de la police municipale a été placardisé en 2012 pour avoir contesté l’ordre du maire de Carrièressous-Poissy, qui voulait que les auxiliaires A.S.V.P soient incorporés aux patrouilles de police municipale. Pour la commune de Carrières, le chef de la PM a été « renvoyé devant le Tribunal correctionnel de Versailles pour des faits de violence envers un citoyen chargé d’un mandat public et ce, à la seule
Richard Mousset, secrétaire général du SDPM et son collègue des Mureaux le 27 mars. (J2R)
initiative du parquet, la ville n’étant jamais intervenue dans cette affaire. » Sur ce point, M. Michel, le président du SDPM contredit les dires de la municipalité : « La mairie indique n’être pour rien dans les poursuites contre M. Mimun [le chef de la PM] ; or, sans la plainte de l’adjoint au maire et le témoignage de la DGS, [le chef de la PM] n’aurait pas été placé en garde à vue et poursuivi.... et rajoute que le maire a également écrit au Parquet pour demander les suites de la plainte de son adjoint, certainement pour appuyer les poursuites contre le chef de la PM ». Du même avis, l’avocate de M. Mimun, maître Candice Dal Maso souligne la disproportion de l’affaire : son client encourait trois ans de prison et 45.000 € d’amende. Pour l’avocate, « c’est totalement inacceptable de la part d’un élu de la République » qui veut « faire le shérif dans la Plaine ». Sans contester les faits et le jugement de la justice, le maire sortant, Eddie Aït a réagit pour s’étonner de « cette manipulation politique » montée à quelques jours du 2e tour des élections municipales. Ce n’est pas un hasard, explique le maire sortant : « [I]l ne peut être passé sous silence que cette « manifestation » n’est pas organisée à quarante-huit heures du 2e tour des élections municipales par hasard,... Il est enfin www.journal-deux-rives.com
très regrettable qu’un syndicat, neutre politiquement en théorie, soit à l’initiative de cette manifestation, organisée encore une fois entre les deux tours des élections municipales. Il est vrai que ce syndicat ne dissimule pas ses sympathies. » Un tabou a volé en éclats Cette lecture de la manipulation est contestée par les policiers (des Mureaux, par exemple....) présents et par le syndicats. Pour ce dernier, le maire est doué uniquement pour esquiver le débat et pour faire de la comm’ : « Il se laisse aller à une certaine forme d’intox. Peut-être a-t-il oublié la pétition signée par les agents de police municipale de sa commune ? » En outre le SDPM cloue le bec à l’ancien édile : « Le Maire a dû aussi oublier que... le responsable du service, adhérent du SDPM, a été relaxé et le maire déclare qu’il n’y a pas de harcèlement ?! En tout cas, il y a bien une forme d’acharnement ! » En somme, cette manif porte à la connaissance du public des difficultés des policiers municipaux en tant que personnel communal et que ce type d’affaire semble être répandu en France. Pour Richard Mousset, secrétaire général du SDPM, « C’est la fin de l’époque où le maire [quelque soit la ville] peut se croire tout puissant ! » En tout cas, un tabou a volé en éclats le 27 mars à Carrières. r 9
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avril 2014
Chanteloup-les-Vignes
Qui oserait construire sur les coteaux ? Le 5 mars le Collectif du plateau des marais, constitué des riverains de la sente des marais, a alerté le J2R sur un projet qui fait controverse dans le quartier. Il s’agit d’un projet de 39 logements, assis sur un terrain de 11.000 m2 sur les flancs des coteaux de l’Hautil. Le promoteur Art immobilier construction (AIC) basé à Nice a été ralenti par un début de contentieux (recours gracieux). Méfiants, les riverains parmi lesquels Lila Mezil et Stephane Ludger - sont déterminés à continuer le combat contre ce projet. De côté de la municipalité, Mme Catherine Arenou temporise et explique que l’état de droit a été respecté... Un des premiers jours ensoleillés du printemps 2014 nous conduit sur les coteaux de l’Hautil à Chanteloup. Notre rendez-vous arrive, il s’agit de deux membres du Collectif du plateau des marais qui contestent actuellement ce projet de 39 logements sur les flancs de la colline de l’Hautil. Le promoteur constructeur AIC a obtenu le permis de construire le 5 novembre 2013 - avec l’arrêté municipal du 23 octobre - après la modification du Plan local d’urbanisme de la même année. A terme, ces 39 logements collectifs représenteraient un bouleversement de la typologie actuelle du site et pourraient mener à une densification avec des logements supplémentaires et des équipements nécessaires à l’urbanisation nouvelle. Cette modification de ce paysage rural accélérerait le grignotage des coteaux de l’Hautil. En outre, environ
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120 personnes de plus seraient amenées à y vivre sans avoir tous les équipements publics nécessaires au bon fonctionnement d’un quartier : crèches, écoles de proximité, moyens de transports et d’assainissement... Défigurer les coteaux Pour Stéphane Ludger, président du collectif, ce projet pose aussi de vrais problèmes à court terme : la circulation s’aggravera dans une voie à caractère rural; la sécurité ne sera pas assurée pendant la durée du chantier (exemple l’accès aux pompiers); la densification urbaine promise est en parfaite inadéquation avec le message «politique» de Mme Catherine Arenou, le maire sortant de Chanteloup. En somme, ce projet va « nuire au cadre de vie des Chantelouvais ». D’où la nécessité de se mobiliser non seulement par le biais d’un recours gracieux auprès de la municipalité de Mme Arenou mais aussi en préparant une longue bataille juridique contre l’action du promoteur AIC. Le recours gracieux a été fait... et le résultat est probant. L’autre membre du collectif, Lila Mezil, architecte de profession, explique aussi que cette mutation urbaine va défigurer le paysage et la colline de l’Hautil. « On est la façade naturelle » de Chanteloup lorsqu’on sort par Orgeval, en regardant sur l’Hautil. Selon elle, ce lieu de randonnée disparaîtrait si l’on laisse faire... D’après le collectif, le promoteur aurait abandonné le projet et le maire Catherine Arenou aurait l’intention de signer un arrêté mettant fin à cette première tentative de construction sur les flancs de l’Hautil en 2014. Contactée, le maire Catherine Arenou a souligné que l’état de droit a été respecté et
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Mme Mezil et S. Ludger du collectif. (J2R)
surtout s’est étonnée que, pendant l’enquête publique pour la modification du PLU et la déclaration d’utilité publique, le Collectif et/ ou les riverains du site n’aient pas éprouvé le besoin de se manifester par écrit et par d’autres moyens. C’est le drame de l’enquête publique, les gens concernés semblent se réveiller trop tard... Et la voie du contentieux - lorsque les autorisations ou permis de construire sont susceptibles d’avoir été entachés d’illégalité - est la seule issue. De toute manière, Mme Arenou a donné un « ultimatum » au promoteur pour se concerter avec les riverains. Enfi, les riverains, par l’intermédiare de leur avocat, semblent avoir « trouvé une petite touche d’illégalité » : c’est à dire que le coût de l’urbanisation (voirie et équipements) est vraisemblement à la charge du pétitionnaire (le promoteur). Cette façon de faire les choses ne passe pas inaperçu en droit public et risque de se voir rétoquée par les juges administratifs... r
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Chanteloup-les-Vignes Orgeval
La mini-entreprise «World’s culture» est lancée au collège Magellan Le 11 février a eu lieu l’assemblée constituante de la mini-entreprise «World’s Culture» au collège Magellan de Chantelouples-Vignes. Environ 100 personnes dont les 18 élèves participant à cette aventure d’entreprise ont assisté au lancement de la démarche pédagogique qui a fait ses preuves.
Comme chaque année au collège Magellan, l’agitation était à son comble à la salle « Axe Libre ». Le projet de la mini-entreprise a été présenté par l’équipe de 18 élèves du collège; cette dernière est encadrée par un groupe de professeurs qui se donnent au maximum pour la réussite de ces élèves qui veulent bien prouver que le business ne se décrète pas ! Il peut en revanche s’apprendre. Le projet retenu par et pour les élèves est de valoriser les cultures du monde par la fabrication d’un cadre artisanal, qui pourrait bien décorer votre habitat... A l’intérieur de ce cadre se trouve un miroir qui rend bien utile son achat. La caractéristique de ce cadre-miroir est d’être décoré presque à la main. Le terme de fabrication prends son sens ici car l’objet est suivi de A à Z. Ce projet comporte les phases de conception, mise en oeuvre, fabrication, commercialisation et distribution du produit, mais aussi les compétences du service du personnel (notamment les RH) et de l’administratif (factures à payer et à émet-
Le projet pédagogique d’abord. (J2R)
Les 18 élèves qui participent à le mini-entreprise «World’s culture» à Magellan. (J2R)
tre...). Le prix de sortie s’élève à 7,50 €. Le président directeur général, Mlle Bouvainnessvary Canaga a aussi souligné les rôles du marketing et de la production (notamment pour la validation du cahier de charges et de la qualité du produit...). Démarche pédagogique qui se perpétue
Les dix-huit élèves(1) en classe de 3e découverte professionnelle participent ainsi à cette expérience enrichissante pour appréhender les tenants et aboutissants des affaires et du commerce en général. Cette pratique pédagogique se perpétue grâce aux efforts du personnel enseignant(2) qui persévère dans l’idée de croire en l’avenir de la jeunesse à Chanteloup, comme ailleurs. Dans le cadre de cette démarche pédagogique et en collaboration avec l’ association « Entreprendre pour apprendre », la ville de Chanteloup-lesVignes, et la Maison de l’emploi Amont 78 (voir aussi page 24), cette mini-entreprise a été constituée pour empiriquement tester l’idée que le business du World’s culture est faisable comme outil d’accompagnement à la pédagogie du collège Magellan. L’assemblée générale s’est terminée avec un pot d’amitié créant un échange entre les parents, les élèves et les enseignants. Selon nos informations, cette mini-entreprise participera aux concours annuels afin de se comparer aux autres mini-entreprises de la région Ile-de-France. r www.journal-deux-rives.com
Des élèves du collège René-Cassin créent aussi une mini-entreprise ! Ce projet de création d'une mini-entreprise est encadré par l'association « Entreprendre Pour Apprendre Ile de France » et soutenu par la Communauté d'agglomération des 2 Rives de Seine. Ils sont 11 élèves en classe de 3ème au collège René-Cassin de Chanteloup-les Vignes à avoir créé une mini-entreprise. Ce projet consiste à créer une entreprise au sein de leur établissement scolaire. Il est réalisé à petite échelle, mais les élèves passent par toutes les étapes de création d'une entreprise : recherche d'une idée de produit, étude de marché, création d'un logo, fabrication, commercialisation des produits, etc... Leur choix s'est porté sur la réalisation de confitures avec des fruits de saison, proposées dans un coffret en bois. Ce choix a été en partie dicté par la fait que le collège possède une section d'initiation aux métiers de bouche et aux métiers du bâtiment.
(1) DP 3 option : Yveline Adelaine, Samira Ait-Barich, Zakaria Aziqui, Lord Beke, Soukaina Belabbes, Akli Bendjedi, Manon Berthier, Bouvainnessvary Canaga, Wael Chamoun, Jennifer Cherel, Jennifer Dollin, Midomiton Lokossou, Christian Mabaout, Fatima Mansouri, Tiffany Roulot, Khadija Safir, Jalel Salim, Noam Sanali. (2) Toney Paquet, Cécile Durand, Gilles Lecorsier.
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triel-sur-seine
Triel, le piège du Député Richard Les Triellois ont reconduit à la mairie Joël Mancel pour un mandat de six ans avec une équipe recomposée.
Avec un écart de 34 voix sur 4906 votes exprimés(1) la liste de droite « Triel Demain » de Joël Mancel, maire sortant réélu, a gagné après avoir fusionné avec la liste de gauche « Triel en mouvement » de Frédéric Spangenberg. Une campagne tourmentée Le pari de fusionner au deuxième tour, contre toute attente Triel demain et Triel en mouvement, deux listes qu’apparemment tout séparait, Joël Mancel et Frédéric Spangenberg ont fait un pari risqué qui s’apparente à l’idée négative du « tous unis contre l’intrus ». Avec un début aussi prometteur, il s’en est fallu de peu que l’échec soit au bout de la campagne assez rude tant au premier qu’au deuxième tour. Mais c’est du passé. De son côté le Député Arnaud Richard et toute son équipe «Triel énergie 2014» ont cru pouvoir gagner avec leurs pieds. Les kilomètres parcourus, les dizaines de Triellois rencontrés ont bien fait illusion pendant un temps vis-à-vis d’une population en manque d’information durant les six années écoulées. C’était habile, moderne et la réussite semblait assurée. Mais c’était aussi méconnaître le Triellois historiquement politiquement frileux qui n’a pas peur de l’inconnu… il en a horreur ! Roulette russe La « prime au sortant » (idée de la peur du changement) n’a pas joué au premier tour pour Joël Mancel qui a mené une campagne sans éclat mais réaliste et assez pédagogique (merci pour l’urbanisme, pas merci pour la préservation de l’environnement, peu d’idées novatrices). L’arrivée fusionnelle d’une autre équipe de Triellois connus pour leur enracinement dans la ville a provoqué l’électro choc brutal, habile mais risqué qu’une stratégie improvisée a surpris mêmes ses membres (éliminés) des listes (merci pour la non concertation). (1) Quand les chiffres parlent les commentaires se taisent. Electeurs inscrits : 8530 - Votants : 4906 Triel demain : 1744 voix - 36,86 % - 23 élus (es) Réagir pour Triel : 1277 voix - 26,99 % - 4 élus (es) Triel energie 2014 : 1710 voix - 36,14 % - 6 élus (es)
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Conseil municipal de Triel-sur-Seine le 5 avril 2014 à 10 heures : le Député Arnaud Richard se trouve «surclassé» dans une ville dite «dégradée» selon son diagnostic pendant la campagne. (Photo J2R)
Probabilité d’une Roulette russotrielloise : échec = erreur et élimination. Réussite = visionnaire et six ans de gouvernance. Deux programmes contradictoires C’est donc la deuxième hypothèque qui avec 34 voix d’écart a éjecté l’indésirable, le gêneur, celui par qui le changement (risque, inconnu, nouveauté... brrr) pouvait s’introduire en terre Trielloise à la longue histoire conservatrice pour ne pas dire statique. Un microcosme riche de ses propriétaires, de ses protecteurs de l’intérêt privé, une ville peu imaginative, peu généreuse, devenue dortoir qui a tendance à craindre l’avenir. (Vous avez dit immobilisme ?) On s’allie contre l’intru et on prend (presque) les mêmes pour recommencer pour six ans une continuité dans l’immobilité que pourtant «Triel en mouvement» fustigeait énergiquement. Comment cette équipe aux aspirations gauchisantes pourra introduire ses idées novatrices, notamment écologiques, dans un programme bien ficelé par une droite qui a eut six ans pour assurer ses choix encadrés par une Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) qui a tout verrouillé, sans parler de l’emprise de l’Opération d’intérêt national (OIN) et des fusions de communautés à venir ? Deux programmes (très) différents anwww.journal-deux-rives.com
ciennement concurrents ne peuvent devenir un nouveau programme cohérent qu’à l’aide d’outils bien connus : compromis, alliances provisoires, concessions réciproques etc. qui augurent des tractations politiques de circonstances et autres choix difficiles. Politique contre apolitique Six ans c’est long. Facteur aggravant, démocratiquement parlant, la rapidité des décisions n’a pas permis aux électeurs de savoir sur quoi ils votaient, quel programme «fusionnel» on leur proposait ni quels postes et responsabilités avaient été négociés. La démocratie, tant prônée par les candidats en a pris un sacré coup. Bon début, durabilité incertaine. Souvenir tenace. Reconnaissons qu’il était plus clair de voter pour l’une des deux autres listes qui n’avaient changé ni les candidats ni leurs programmes. L’électeur parfois ne
Réaction de Joël Mancel après la victoire
« 34 voix, c’est peu mais cela suffit... On a crû jusqu’au but car je savais que cela allait être compliqué. La victoire en est de plus belles. On l’a rêvé et l’a fait ! La page est tournée malgré le fait que je n’ai pas été bien servi par ma famille politique (NDLR : l’UMP) ! Quant à Arnaud Richard, je suis très content de l’avoir battu. Il aurait dû rester à Meulanen-Yvelines. » r
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triel-sur-seine voit que ce qu’il veut bien voir. Après il réfléchit ou râle. Oubliant que son bulletin l’engage pour la durée du mandat qu’il a délégué, c’est à dire son pouvoir. La démocratie représentative est à ce prix. Deux oppositions non unies Philippe Paillet s’était donné les moyens de mener avec courage, énergie et persévérance la liste « Réagir pour Triel » qui a réalisé un score respectable et entre ainsi au Conseil municipal mais pas au Conseil communautaire de la CA2RS. On ne peut que le regretter. Ses représentants élus ne pourront que difficilement mettre en musique leurs idées dérangeantes. Arnaud Richard y sera présent, or il a toujours adhéré à tous les projets en cours actuellement. « Réagir pour Triel » y aurait apporté des exigences légitimes et même une contestation qui seront difficilement le lot des représentant de Triel qui n’est qu’une commune sur douze et a toujours plus été en position de subir que d’agir depuis le début. Mais une surprise est toujours possible puisque l’équipe est recomposée de fortes personnalités jusque là cantonnées, lors des conseils communautaires, dans les rangs du public. A partir de maintenant ils siégeront et pourront agir s’ils s’en donnent les moyens.
Lots de consolation pas si dérisoires que ça La récompense des deux nouvelles listes qui entrent au Conseil municipal c’est de siéger dans une opposition démunie du pouvoir de décider. Ses élus représentent pourtant ensemble plus de 50 % des électeurs et leur union leur aurait apporté la mairie. Mystère des lois électorales. Six ans d’opposition, un faible lot de consolation pour certains anciens adjoints décideurs confrontés à d’anciens colaffres de l’attente avant le verdict des urnes. De g. à d. Joël Mancel et Arnaud lègues qui ne leur feront pas Les Richard.. (J2R) subir, soyons généreux, les effets d’une revanche trop rude. Le prix d’élection où il conservera, espérons le, de la trahison est cher quand on perd. des sympathisants et une expérience poToutefois le député, lui, garde toujours litique à méditer s’il veut continuer en posa représentativité nationale et a pu se litique : le pouvoir est entre les mains des faire connaître d’une population qui lui électeurs et il le reste. S’ils le délèguent a quand même accordé un certain crédit. provisoirement à des représentants, ceuxS’il a subit un échec ce n’est pas indélébile ci doivent s’en souvenir pendant toute la et il est capable de rebondir, c’est un pro. durée de leur mandat, quel qu’il soit. r Moins de 1 % ! Ce faible écart de voix qui Webtélé 2 Rives : le jette dans l’opposition municipale doit Voir http://www.dailymotion.com/video/x1lel5u_mancelmalgré tout le conforter dans sa méthode, vainqueur-on-l-a-reve-et-on-l-a-fait_news http://www.dailymotion.com/video/x1n0mg3_mancel-sses idées et sa présence sur cette terre installe-pour-la-2e-fois-a-triel_news
La mobilité un enjeu pour demain En présence du président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS), Philippe Tautou, du vice-président aux transports, Joël Mancel, et du président du syndicat Siterta, Robert Bellemin, des agents de la CA2RS ont réceptionné quatre nouveaux cars le 5 mars à Triel-sur-Seine.
Moins polluant, plus sécurisé notamment lors d’éventuelles pertes de contrôle de véhicules, les quatre cars de 55 places viennent remplacer les anciens cars de la flotte de la CA2RS, qui avaient été louées depuis plus de 5 ans dans le cadre de la régie «transports» de la CA2RS. Ces cars font partie d’un système de leasing pour 5 ans et le contrat entre
la CA2RS et Lambert location a été notifié le 6 juillet 2013. Le coût s’élève à 1093454 TTC, soit 4 111 euros TTC par mois et par véhicule. Le président de la CA2RS, Philippe Tautou a souligné l’importance de l’acquisition de ces quatre cars : « La mobilité est un enjeu de demain pour notre territoire... et les compétences de la CA2RS vont évoluer selon les besoins » de sa population, jeune et moins jeune. Joël Mancel, vice-président de la CAR2S, s’est montré satisfait de montrer les «acquis» de l’intercommunalité non seulement pour un public triellois mais aussi tous les jeunes de la CA2RS. Ainsi, il fait la démonstration que le vice-président en charge de transports agit sur la durée et dans la cadre intercommunal. La CA2RS a en charge la gestion d’un service de transports occasionnels destinés aux publics scolaires et périscolaires. En 2013, 3400 prestations ont été réalisées dans ce cadre, dont 2500 en « sous-traitance » et 900 www.journal-deux-rives.com
en régie directe, c’est-à-dire assurées par les 4 chauffeurs de la CA2RS. Ils disposent de 4 véhicules qui seront prochainement remplacés. Les cars sont en effet loués, ce qui permet de réduire les coûts de maintenance et d’en faciliter l’entretien quotidien. Sur le plan pratique, les quatre chauffeurs bénéficieront ainsi de véhicules flambants neufs, destinés aux déplacements occasionnels des écoles (niveaux maternelle et élémentaire) et des centres de loisirs des communes membres de l’intercommunalité. Près de 150 000 personnes ont voyagé grâce au service de transports occasionnels de la CA2RS l’année passée. Les voyages opérés sont de plusieurs natures, allant de « simples » trajets centre de loisirs / écoles, en passant par des déplacements dans les musées ou les parcs d’attraction. Certains voyages dépassent même les frontières françaises pour des centres de séjours ou des classes « découverte » en Europe. r 13
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Les Tilleuls, fermeture annoncée ? La maison de retraite de Triel fusionne avec celle de Sartrouville. Est-ce une première étape pour une fermeture éventuelle des «Tilleuls» ? L’Agence régionale de santé (ARS) et le Conseil général des Yvelines ont signé le 31 décembre 2013 l’arrêté qui entérine la fusion de la maison de retraite de Triel (Les Tilleuls) dans celle de Sartrouville (Les Oiseaux). Malgré la pétition de juin 2013 qui exprimait clairement le refus de la population devant ce projet, les décideurs ont tranché dans des termes juridiques connus pour leur sécheresse qu’ «II est pris acte de la fusion entre l’EHPAD Les Oiseaux à Sartrouville d’une capacité de 120 places et l’EHPAD Le Tilleul à Triel sur Seine d’une capacité de 60 places… » et que « la gestion du nouvel établissement dénommé EHPAD intercommunal « Les Oiseaux » est assurée par l’EHPAD public intercommunal « Les Oiseaux », sis 17 rue du Lieutenant Rousselot -78500 Sartrouville. » Un recours est possible N’est-ce pas le premier pas vers une fermeture annoncée mais pas souhaitée ? La communication de la délibération du Conseil général
des Yvelines qui valide le projet d’une seule direction permettrait de lever les doutes sur ce point. Toutefois le texte précise que : « La capacité de l’EHPAD « Les Oiseaux » est arrêtée comme suit à compter du 1er janvier 2014 : 180 places réparties de la manière suivante : - 120 places d’héDepuis le 1er janvier 2014 la maison de retraite de Triel «Les bergement permanent sur Tilleuls» a fusionné avec celle de Sartrouville. (J2R) le site de Sartrouville, sis 17, rue du Lieutenant ciation des amis de la maison de retraite, forte Rousselot- 78500 Sartrouville du succès de sa pétition, elle pourrait reprendre - 60 places d’hébergement permanent sur le site de son action puisqu’elle exprimait dans sa pétition Triel-sur-Seine, sis rue Charles Dupuis. une forte motivation dans ces termes : « Nous 10 places d’accueil de jour places pour personnes âgées demandons l’ouverture d’une véritable CONCERTAde plus de 60 ans souffrant de la maladie d’Alzheimer TION avec tous les services concernés, et la recherche de et apparentée sur le site de Sartrouville. » solutions innovantes pour le maintien de cet équipement Reste que tout n’est pas perdu puisque un public structurant à Triel-sur-Seine. » recours contre cet arrêté est possible si «cerIl faudrait enfin de toute urgence obtenir tains» intervenants ne sont pas d’accord. En une réunion avec le maire de Triel, Joël Mancette période post-électorale c’est le moment de cel, et le conseiller général, Philippe Tautou, le choisir : agir ou subir. En effet rappelons que le président de l’Amicale, Jean-Pierre Hingant et maire de Triel ainsi que deux autres représen- les services concernés (CAF, Conseil général...) tants Triellois ne se sont pas opposés au projet, afin que toute l’information soit fournie sur les ils peuvent malgré tout réagir. Quand à l’Asso- suites qui seront données à ce dossier. r
Richard conteste le choix des urnes Un recours a été formé par le désormais conseiller municipal d’opposition, Arnaud Richard. Serait-il recevable ? Le juge administratif tranchera dans un délais de trois mois.
Arnaud Richard, le désormais opposant au maire de Triel, Joël Mancel, a déclaré le 5 avril au conseil municipal de Triel qu’un recours en annulation des résultats du scrutin du 30 mars a été déposé chez le juge administratif de Versailles. Le 5 avril M. Richard a également indiqué que « les résultats de cette élection sont loin d’être élo14
quents... vu la manière comme la campagne électorale s’est passée - que le groupe Triel Energie 2014 la juge irrégulière - le groupe a formé un recours ». Pour M. Richard, ce recours est fondé et c’est une expression du droit. Il y aurait eu des irrégularités dans cette campagne, notamment la publication du Triel infos (n°128) juste avant le 1er tour du scrutin. Ce numéro de Triel infos «aurait fait éloge des travaux de l’équipe sortante». En outre, un bureau de vote «aurait été fermé pendant quelques minutes...» Les faits vont être examinés par le juge. Pour Arnaud Richard, les électeurs triellois « ont été abusés » et le tribunal décidera sur le bienfondé ou non de cette affirmation du Député perdant. Le même Richard juge la situation politique trielloise «ubuesque» et compte bien rebondir si le juge lui donne raison. Pour sa www.journal-deux-rives.com
M. Richard a malgré tout voté le 5 avril.
(J2R)
part, Philippe Paillet, le troisième homme, comprend les raisons de ce recours. Peutêtre serait-il l’occasion de voir un troisième tour de l’élection municipale à Triel ? r (1) Voir Webtélé 2 Rives http://www.dailymotion.com/video/ x1n0mg3_mancel-s-installe-pour-la-2e-fois-a-triel_news
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Les résidents de la Garenne-l’Etang : Non au bétonnage A Verneuil-sur-Seine, les résidents de la Garennel’Etang s’opposent au projet de 200 nouveaux logements. Non à l’urbanisation de la résidence La Garenne-l’Etang prévue par Coopération et Famille, la mairie et la CA2RS (Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine) ! Le message est clair : le collectif pour la défense de la résidence la Garenne-L’Etang s’oppose plus que jamais au projet de construction de 200 nouveaux logements « qui viendrait détruire le cadre de vie privilégié des 26 hectares de cet ensemble construit dans les années 60, précisait Freddy Bruneel, le porte-parole, vendredi 21 mars 2014, lors de la distribution de tracts aux abords des écoles la Source et la Garenne. 200 logements, ce sont 600 habitants supplémentaires dans ce quartier le plus dense de la commune, mais aussi des difficultés de stationnement prévisibles avec 400 nouvelles voitures en circulation ». Conséquences désastreuses Le collectif s’insurge contre la méthode employée par le bailleur social qui a décidé d’un tel projet d’urbanisation sans la moindre concertation avec les copropriétaires. « Pour la petite histoire, rappellent les membres, en 2011, il est négocié en catimini un partenariat entre la ville, le bailleur et la CA2RS prévoyant de valoriser la résidence par le biais, notamment, de constructions neuves et de densification du site ». A leurs yeux, la rénovation des immeubles n’est qu’un prétexte pour convaincre les copropriétaires de modifier le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et, ainsi, vendre les droits à construire. Si le projet allait à son terme, les conséquences sur l’environnement seraient désastreuses : suppression de certains équipements sportifs, à l’instar du terrain de foot, destruction des arbres, zones de promenades remises en question… « Ici, réitère Freddy, c’est un formidable exemple de réussite de mixité sociale et d’environnement . Ce qui est unique dans toute la vallée de Seine ». En sus, le collectif souhaite préserver la zone tampon, que constitue la résidence, contre l’intensification de la circulation routière. Pas question de voir déboucher un axe de pas-
Si les 200 logements étaient construits, ce serait 600 habitants de plus et pas moins de 400 voitures supplémentaires en circulation. (J2R)
sage de véhicules avec l’ouverture de la rue notamment au niveau énergétique. « Je peux de la Faisanderie vers la rue de Bazincourt. vous assurer que le PLU protège l’ensemble des es« De toute manière, insiste Alexandre Donne, paces boisés empêchant toute construction nouvelle ». l’un des 392 copropriétaires, il n’est pas ques- Le collectif n’en démord pas : s’il n’ y a pas tion de voir émerger ce projet d’urbanisation. Un abandon du projet d’urbanisation, il ira se dévote à l’unanimité sera exigé en assemblée générale fendre au tribunal. Affaire à suivre. r pour accepter ces 200 nouveaux logements et, ainsi, modifier le PLU. En septembre dernier, nous l’avions rejeté en bloc ». Juste avant les élection, Philippe Tautou, le maire, a envoyé une lettre à chaque résident dans laquelle il met en avant son souci de préserver les 26 hectares du parc, tout en rappelant l’impérieux besoin de revaloriser ce site (rénovation du centre commercial de Le collectif pour la défense de la résidence La Garenne-l’Etang a disla Garenne et tribué de nombreux tracts aux abords des écoles pour sensibiliser les des immeubles), parents à s’opposer à un tel projet d’urbanisation. (J2R) 15
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avril 2014
Verneuil-sur-Seine et VERNOUILLET
La bataille sans concession... pour l’eau et l’assainissement Après ce contentieux politico-juridique, le prix de l’eau sera probablement moins cher... pour l’usagerclient. C’est une bonne nouvelle pour les habitants de Vernouillet et de Verneuil-sur-Seine. Le 8 mars dernier, le comité syndical du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Verneuil et de Vernouillet (Sieavv) a attribué le contrat de délégation de service public à la société Derichebourg Aqua. Ce nouveau contrat va permettre la baisse de la part assainissement de la facture d’eau de plus de 30 % ! Une victoire post-électorale pour l’ancien maire de Vernouillet, MarieHélène Lopez Jollivet, par ailleurs ancienne présidente du Sieavv, malgré l’opposition incompréhensible de Philippe Tautou, membre du comité syndical du Sieavv et maire de Verneuil-sur-Seine. Dans le cadre de l’attribution du nouveau contrat de délégation de service public pour l’assainissement collectif des villes de Vernouillet et de Verneuil-sur-Seine, la société Lyonnaise des eaux avait introduit un référé le 30 janvier dernier en vue de faire annuler la procédure de passation du marché. La société Lyonnaise des eaux avait en effet contesté la compétence de la société Derichebourg Aqua. Le même jour, la légitimité de la société Derichebourg Aqua à candidater a été éga-
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lement remise en cause par Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine. Celui-ci a notamment manifesté son opposition lors du comité syndical en modifiant les procédures habituelles de vote par une demande de vote au scrutin secret afin de neutraliser la voix prépondérante de Marie-Hélène Lopez Jollivet. Le 12 février, le juge administratif a débouté la Lyonnaise des eaux de sa demande d’annulation de la procédure. La compétence de la société Derichebourg (D.g.à droite) Philippe Tautou, maire de Verneuil-surAqua a donc été validée. Seine et Mme Lopez-Jollivet, ancienne présidente du Selon Marie-Hélène LoSieavy. (Photos J2R) pez Jollivet, « l’opposition du maire de Verneuil est d’autant plus incompréhen- en effet que ce contrat assurait des marges sible qu’elle va à l’encontre des intérêts de ses ad- confortables pour l’opérateur. ministrés. » Depuis 2011, Marie-Hélène Lopez JolliLes efforts de Marie-Hélène Lopez Jolli- vet a défendu la mutualisation complète des vet, pour la diminution de la facture d’eau, moyens entre les communes de Verneuil-surne datent pas d’hier. Sur la facture d’eau, Seine et de Vernouillet pour que l’ensemble après avoir commandé un audit en 2011 et des questions liées à l’eau et à l’assainissement mené d’âpres négociations, la présidente du soit géré par une même entité : le Sieavv. Sieavv avait déjà obtenu le 5 décembre derSur ces deux points, l’opposition du mainier une baisse de 10 % sur la partie eau po- re de Verneuil-sur-Seine a été systématique table de la facture d’eau pour les usagers. Ce et s’est traduite par un recours en annulation contrat, signé par Philippe Tautou avec La assorti de référés suspension. Lyonnaise des eaux en 2005, et conclu pour Là encore, le juge administratif a débouté vignt ans, avait été renégocié à la demande le maire de Verneuil-sur-Seine de ses demande la présidente du Sieavv. Celle-ci estimait des de suspension. r
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avril 2014
Vernouillet
Pascal Collado privilégie une ville sereine Le matin du 5 avril, après l’installation du nouveau conseil municipal de Vernouillet et l’élection du maire et des adjoints, le nouveau maire P. Collado a remercié tous ceux qui ont contribué à la victoire de sa liste, ses électeurs, ses soutiens, sa famille.... Il aurait pu ajouter un petit mot à l’attention de Claude Ney, son ancien adversaire. Pascal Collado (UMP-UDI) avait présenté ses colistiers, son programme à la presse le 28 février au Centre commercial Val-de-Seine. Occasion supplémentaire pour rappeler les raisons de son combat politique à l’échelle locale et de proposer une nouvelle voie à Vernouillet. Ses propos résonnent toujours au Centre commercial Val-de-Seine. Pascal Collado, 43 ans, directeur général
des services en mairie des Clayes-sous-Bois ne s’embarrassait pas et avait percuté : « Nous souhaitons conserver une population à moins de 10 000 habitants afin de pouvoir vivre bien dans une ville sereine, solidaire et bien gérée ». C’était le message principal des 28 hommes et femmes de la liste, « Agir ensemble pour Vernouillet », représentant tous les quartiers et issus de tous les milieux sociaux. «Etre proche des habitants» « Agir Ensemble » était visiblement remonté contre la politique menée au cours de ces six dernières années. Les griefs étaient multiples : le coût exorbitant du rond-point d’entrée de ville, 271 819 euros, qui s’est révélé inutile, l’abandon des commerces en centre-ville, la hausse de 25% des impôts locaux pendant la mandature, la gestion opaque sur les modes d’attribution des places de garde pour les tout petits, la construction de huit classes de la maternelle des Tilleuls entraînant un coût élevé et des difficultés pour stationner, le manque de considération à destination des seniors, le projet démesuré de construire 600 nouveaux logements… « Ce que nous proposons ? avait annoncé le futur maire. Etre proche des habitants. Je promets
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de ne pas augmenter la part communale des impôts locaux ». Autres promesses ? Valoriser et développer le commerce de proximité, faire de la création d’emplois une priorité, notamment dans le Le nouveau maire, Pascal cadre de la restruc- Collado face aux défis de turation de la zone Vernouillet. (J2R) de la Grosse Pierre, augmenter et diversifier l’offre de garde pour la petite enfance, redéfinir le projet de l’école en centre-ville, maintenir ouvert le groupe scolaire de Marsinval, soutenir les jeunes pour les responsabiliser à travers de multiples dispositifs (actions de prévention, chantiers jeunes, opération Travailler pour partir, jobs d’été…), mise en place d’un mini-bus pour les seniors, rénover les équipements sportifs, tout en étudiant la réalisation d’un nouveau gymnase, restaurer l’écoute et la concertation des habitants, réviser le PLU ou encore équiper la commune de la vidéo-protection. r
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Orgeval
Yannick Tasset repasse au 2e tour Le maire sortant Yannick Tasset a gagné. Pas facile comme victoire, mais l’essentiel était de battre son désormais premier opposant, Franck Boehly, son ancien adjoint à l’urbanisme. L’élection du maire a eu lieu le vendredi 4 avril, cinq jours après l’élection du 30 mars. Sans surprise, M. Yannick Tasset a été réélu maire avec 21 voix, 4 se portant sur Eliane Marchal et 4 sur Franck Boehly. L’ambiance n’était pourtant pas à la fête pour la majorité municipale peut-être à cause des soucis judiciaires à venir. Yannick Tasset (UMP-UDI) avait emporté le 30 mars l’adhésion de 41,14% des voix exprimées. Par rapport au 1e tour, il avait progressé de peu mais il devança Franck Boehly de presque dix points. Ce dernier avait gagné le droit de devenir l’opposant numéro 1 du maire Tasset avec 31,58% des voix exprimés (30,39% au premier tour). Eliane Marchal (SE) avait fermé le ban avec 27,26% (28,86% au premier tour). Selon le site « Agir pour Orgeval », le maire Yannick Tasset a remercié les nombreux Orgevalais qui ont voté pour lui et sa liste. Ensuite, le maire a présenté et fait voter pour les huit adjoints au maire.
Yannick Tasset (à d.) est accompagné par ses fidèles adjoints d’Orgeval : (d. g. à d.) JeanPierre Juillet et Laetitia Orhand. (J2R)
Amer, le grand perdant, Franck Boehly a déploré les ententes politiciennes « nouées à la hâte sur la base du tout sauf Boehly ». M. Boehly est également revenu sur la campagne électorale et ses motivations pour se présenter. Il a demandé au maire s’il irait au bout de son mandat et siégerait à l’agglomération (CA2RS), le maire Yannick Tasset a répondu par l’affirmative. De son côté, Mme Marchal a précisé que ses élus travailleraient si possible avec la mairie et l’équipe de Boehly lorsque ça serait pour le bien du vil-
lage et feraient preuve de la même vigilance et combativité que par le passé. En définitive, Mme Eliane Marchal est oecuménique et va travailler « main dans la main » avec les deux listes. Pour ce premier Conseil municipal d’après élections, l’ambiance n’était pas aussi festive que lors des deux précédentes victoires de Yannick Tasset : peu de supporters dans le public, peu d’applaudissements, peu de sourires, pas de triomphalisme de la part d’un maire plutôt crispé. r
Ellès Kattar invitée d’honneur L’exposition annuelle de l’Atelier de sculpture d’Orgeval a eu lieu du samedi 8 au dimanche 16 mars à la Croisée d’Orgeval. Ellès Kattar, invitée d’honneur, a montré son éclectisme.
Ellès Kattar a plusieurs cordes à son arc. Elle partage son temps entre la sculpture dans son atelier à Triel-sur-Seine, la formation aux arts plastiques, les créations et installations de ses commandes, et des visites culturelles guidées. Difficile dans ce cas de consacrer tout son temps à son oeuvre. Pourtant, quand elle « craque » devant le tronc d’un frêne fraîchement abattu c’est le début de la réalisation de multiples moula18
ges. De cette « forme génitrice » vont être réalisés d’innombrables « torses masques » féminins dont le plus récent est recouvert de plumes rouges sur le relief et de mystérieuse inscriptions à l’intérieur. On peut y voir l’expression persistante d’une forme creuse mais pas vide. En fait dès qu’on le retourne ce sont des poèmes qui apparaissent. Donnant vie à cette pièce instable suspendue par un fil invisible apparaît l’éloge à l’arbre d’origine : « Impatient tu parcours les grands bois la montagne et la plaine sans savoir que la sève coule dans tes veines... » Ellès Kattar-Luttikhuis a suivi des études d’art plastiques et de sculpture à l’Akademie voor Beeldende Kunsten (Academie d’Arts Plastiques) à Utrecht aux Pays-Bas. Une première oeuvre a pu être réalisée avant son départ pour Paris, elle est située à la gare Sloterdijk d’Amsterdam. Très attirée par les www.journal-deux-rives.com
Mme Kattar au milieu de ses «arbres de mémoire» en plâtre et fil de fer. (J2R)
mouvements qui font un retour aux sources (Dada, CoBrA, Arte Povera) l’artiste va depuis d’expérimentation en expérimentation. L’exposition à Orgeval a été l’occasion de découvrir les plus récentes réalisations qui ne manqueront pas de surprendre. Car c’est la rencontre triangulaire qui amène la vie dans ses oeuvres : l’artiste, l’idée, la matière. r
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VILLENNES
Pons joue et gagne A Villennes-sur-Seine, le candidat, devenu maire, Michel Pons avait fait jouer de la musique pendant sa campagne. M. Pons a fait une campagne joyeuse pour s’assurer une victoire éclatante : Michel Pons (55,3% des voix exprimées) contre son jeune adversaire Pierre-François Degand (44,66%). « Je vous propose une liste de rassemblement, solide et compétente. Des hommes et des femmes d’expérience, ayant déjà exercé des responsabilités importantes dans notre commune. De nouveaux venus apporteront leur regard neuf, leurs compétences propres et leurs idées innovantes. » Voilà le résumé de sa profession de foi, qui a convaincu la majorité des électeurs des 23 et 30 mars 2014. Michel Pons était un candidat qui ne faisait pas de vagues. Il a trompé ses adversaires en douceur et en musique. Certes, il a organisé des fêtes les samedis et tout le monde était content, sauf que des problèmes du quotidien résistent à cet optimisme naturel de Pons. « C’est de la joie à Villennes ». Cela augure la méthode de gouvernance de M. Pons : « Easy does it ! » disent les américains, « la méthode douce » . Mais il y a un hic : cette méthode a une certaine connotation « d’immobilisme à la Hollande» et par les temps qui courent, cela ne va pas du tout au candidat Michel Pons car il est un bon soldat UMP. D’ailleurs, le député-maire Pierre Morange l’a soutenu depuis le début de la campagne. En tant qu’élu, « M. Pons sera dans la fonction à plein temps, disponible et à l’écoute de tous les Villennois. » Il introduira la démocratie participative, il facilitera la circulation et le parking, il renforcera la sécurité... il agira pour l’école et le développement du sport. En somme, il n’y aura pas
Michel Pons (3e à droite) a joué une partition assez originale pour conquérir les coeurs des électeurs (trices) de Villennes-sur-Seine. (Photo DR)
de problème juste des solutions « à la Pons. » Espérons que le candidat se rende compte que les enjeux de l’intercommunalité avec ses défis (économiques, logement, transports, environnementaux...) dans un contexte de plus en plus globalisé vont rendre difficile voire impossible une mandature facile... Pons se dit plutôt serein et efficace Michel Pons assure qu’il a gagné en raison de sa sérénité et son efficacité : [son] «programme [était] dense et précis, et que tout le monde, - y compris [ses] adversaires-, a jugé de grande qualité...» Pour lui, l’exemple d’un jour de campagne était probant : « [Le] samedi (8 mars) dernier enfin, nous avons organisé sur le marché un événement pour le lancement de notre programme. Vous êtes [Le J2R] malheureusement arrivé trop tard [pour
voir] le succès et l’impact de notre manifestation, qui ne s’est pas limitée à un intermède musical, mais qui a permis un dialogue sur notre projet avec de nombreux Villennois. Je rappelle pour terminer que sur le fond, je connais fort bien tous les dossiers de notre commune, et ce depuis longtemps. J’ai été adjoint aux finances, je suis premier adjoint, donc à la croisée de l’ensemble des dossiers et problématiques de Villennes. Je suis élu au conseil communautaire où je représente avec le maire notre comM. Pons siège à l’agglo mune.» r en tant que maire. (J2R)
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Affaire du Parc à Vernouillet (II)
La municipalité de Vernouillet condamnée, mais fait appel C’est la réplique sismique de l’affaire dite du parc de Vernouillet (fin 2012) où la justice a remis les pendules à l’heure. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il s’agit ici d’une décision du Conseil des prud’hommes de Poissy en date du 14 janvier 2014 qui condamne in solidium la municipalité de Vernouillet et la Ligue de l’Enseignement laïque des Yvelines pour un licenciement « abusif » d’une salariée Isabelle M. Cette dernière qui avait travaillé en tant qu’écrivain public au Centre social du quartier du Parc à Vernouillet... La Ville fait appel in extremis et minimise le rôle de la plaignante dans le dispositif du service public au Parc. Le jugement du Conseil des prud’hommes est sévère : La commune est condamnée « à verser à Isabelle [Marques] la somme de quinze mille euros à titre d’indemnité pour licenciement abusif sans cause réelle et sérieuse...» et dix mille euros pour préjudice moral et environ deux mille euros d’indemnités diverses sans oublier les deux mille cinq euros d’intérêts légaux et les mille cinq cent € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile. En outre, la décision du 14 janvier 2014 requalifie en contrat à durée indéterminée la relation contractuelle entre Isabelle M. et la commune de Vernouillet. Ainsi la coquette somme de trente et un mille euros a été attribuée à Isabelle Marques pour le contentieux de l’affaire dite du Parc de Vernouillet où quatre salariés avaient été licenciés entre 2008 et 2009. Certains, dont le chef de file, M. Chab, avaient à l’époque contesté ce procédé et avaient entamé un bras de fer contre la municipalité de Vernouillet et contre la Ligue de l’Enseignement laïque Fédération des Yvelines (LEFY). La commune a réagi et a placé ce contentieux sur le plan politique : «Le combat mené par Isabelle [Marques] en raison du non renouvellement de son contrat par la Ville s’analyse comme une affaire politique. On ne peut pas le dissocier du soutien qu’elle a apporté à l’un de ses collègues désormais colistier de M. Ney, l’un de nos adversaires aux élections municipales. Il cherche à porter atteinte aux élus de Vernouillet. C’est méconnaître l’exigence de 20
(De g. à droite) M. Chab et Mme Marques satisfaits que la Justice leur ait donné raison. (J2R)
qualité et de compétence qui sont les seuls critères sur lesquels la Ville se fonde pour le recrutement de son personnel. Critères qui, aujourd’hui sont pleinement remplis par le nouvel écrivain public de la Ville.» « J’ai été harcélée ! » Un rappel des faits s’impose. Vers la fin 2008, Isabelle Marques était une des quatre licenciés suite au transfert en janvier 2009 de la gestion du centre social de la Ligue de l’enseignement à une structure interne à la municipalité. Un désaccord entre la Ligue et Vernouillet sur la politique sociale à mettre en oeuvre avait été le véritable détonateur de la crise de 2008-2009. L’affaire était d’une simplicité biblique : il s’agissait de licencier pour des motifs économiques une employée de la structure (peut-être que la nouvelle gestion considéra qu’Isabelle Marques était en sur-effectif ?). La raison invoquée par la Ligue était la fin du conventionnement entre la commune de Vernouillet et la dite Ligue en 2008. En somme, cette crise s’était soldée par le licenciement des huit salariés dont Mme Isabelle Marques. Quatre salariés ont été repris par le centre social, version nouvelle, mais Isabelle M. était passée dans la précarité avec des CDD. Comme l’affaire du Parc a été vite médiatisée, la nouvelle gestion du service auprès du public avait donné l’ordre de « ne pas garder des contacts avec les anciens de l’équipe » dont M. Chab. Mais l’amitié était plus forte que la consigne technocratique et Isabelle Marques a continué à parler aux anciens. Cela l’a conduite à des mises en garde et bientôt elle s’était trouvée mise à l’inwww.journal-deux-rives.com
dex et placardisée. « J’ai été poussée à la démission... en outre j’ai été harcelée » explique Mme Marques en mars 2014. A la lumière du combat de M. Chab, Isabelle Marques contesta « le règlement de comptes » et voulait faire reconnaître ses droits. En outre, elle a toujours voulu un règlement à l’amiable et a fait appel à un médiateur. Elle avait même écrit à Mme Marie-Hélène Lopez-Jollivet, sans aucun résultat. Isabelle Marques a obtenu satisfaction aux prud’hommes de Poissy le 14 janvier 2014. Dans cette première étape juridique, l’indemnité s’éleva à 31 000 € ; la Ligue était aussi fautive, expliqua la décision, et par conséquent les deux sont condamnés d’une manière solidaire (in solidium). Mais la Ville a fait appel « pour des raisons justifiées ». Pour la Ville, Isabelle Marques ne remplissait pas son rôle et l’employée « n’est pas regrettée ». Pour l’ancien maire, « tous ces gens (M. Chab, Isabelle Marques) travaill[aient] avec Claude Ney, un de mes opposants.» Certes, la coïncidence est troublante, mais le Conseil des prud’hommes a son propre rythme et la justice a ses lenteurs qui nous dépassent... D’ailleurs, la commune a décidé de faire appel in extremis, le 24 février 2014. Cela démontre que chaque côté peut utiliser à sa guise la donne juridique entre deux parties qui sont en désaccord et qui vont voir un juge pour départager la chose. C’est le rôle et la place de la Justice dans ce pays dans un contexte d’état de droit. r Sérieux
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avril 2014
Santé publique
Une affaire d’amiante dans une école? Suite aux diagnostics amiante en 2007 de tous les bâtiments publics, la question de la présence ou non de l’amiante se pose dans le cas de l’école du centre-ville de Vernouillet. L’ancien maire, Mme Marie-Hélène Lopez Jollivet, connaissaitelle la présence d’amiante et a-t-elle négligé d’informer les usagers comme la loi l’oblige ? Une association locale, « Bien vivre à Vernouillet », a lancé une alerte sur la question qui était éminemment liée à la campagne municipale. Selon Jean-Pierre Grenier, président de l’association, la situation est urgente : « Ce problème d’amiante concerne certainement d’autres écoles de l’intercommunalité. [Et l’association BVV] a voulu « profiter » avec l’Andeva (Association nationale des victimes de l’amiante) de cette période électorale pour mettre élus et futurs élus face à leurs responsabilités ». M. Grenier évoque aussi le cas d’une salle de classe de l’école de Marsinval, qui serait aussi concernée par ce problème d’amiante. L’Éducation nationale et le sous-préfet, Philippe Court, ont été alertés. Pour cette association vernolitaine, l’exemple récent de la tour Montparnasse démontre « la gravité de la situation ». La commune respecte-t-elle la loi ? D’emblée, l’association BVV et son président sont formels, notamment sur le site Internet de l’association : l’amiante est présente dans les écoles de Vernouillet. Il y a souci pour Mme Lopez-Jollivet car après « un an de déni et de la volonté d’étouffer ce problème de la part de la municipalité », l’association passe à la vitesse supérieure en lançant une alerte pour que ce problème soit connu de tous et que les acteurs publics et privés prennent leurs responsabilités. Au niveau national, l’Andeva a été aussi saisie. Cette puissante association a pris le taureau par les cornes en communiquant sur ce problème en prenant comme exemple la ville de Vernouillet. De côté de la municipalité et notamment
L’annexe de l’école élémentaire les Clos-des-Vignes (des préfabriqués vétustes servent de salles de classe) est très inquiétant. (DR)
de la part de Mme Lopez-Jollivet, le 18 décembre, au conseil municipal, la situation est normale et la commune respecte la loi en s’appuyant sur l’article R1334-29-5. Mme Marie-Hélène Lopez Jollivet se dit « sereine »(1) sur cette « fausse » polémique. Certes, le principe de traiter le problème d’amiante est intégré par les propriétaires fonciers et dans ce cas, la commune est dans l’obligation de le faire. Cela dit, les membres associatifs de BVV et Andeva prétendent que des bâtiments accueillant le public ont d’autres obligations plus strictes que celles avancées par la municipalité. Entretemps, les faits pourraient donner des arguments à ceux qui s’inquiètent du problème de l’amiante dans les écoles publiques de Vernouillet. Selon le site Internet de l’association, à la rentrée des vacances de la Toussaint, « les directeurs d’écoles ont eu la surprise de découvrir le D.T.A. (dossier technique amiante) de 2007 dans leur casier ». Plus grave, en examinant le DTA le 20 janvier sur internet, on se rend compte qu’effectivement l’amiante est présente sur certains « préfabriqués vétustes » dans l’annexe du primaire des Clos des Vignes. Ces préfabriqués servent encore de salles de classe. Pour « Bien vivre à Vernouillet », l’amiante est présente « dans les dalles de sol et la colle, dans les parois intérieures et extérieures, dans la toiture et l’entourage des poteaux. Cela concerne aussi le réfectoire et le préau »(2). D’autres écoles dans toute la France se www.journal-deux-rives.com
trouvent dans cette situation et le risque connu de la dangerosité de l’amiante en fait un problème de santé publique. L’Éducation nationale ne l’ignore pas puisque elle a lancé un plan amiante en 2007 expliquant le risque, les précautions à prendre et une évaluation de l’exposition à l’amiante de tout le personnel. Ce problème devrait être réglé dans un avenir proche si les affirmations de l’association sont concluantes suite à l’examen du dossier par les services de la préfecture et des services de la Santé. Il en va de la responsabilité pénale des élus et des personnes en charge de ce dossier classique de risque de santé pour les habitants. Ce problème pourrait aussi se poser dans les communes de la CA2RS (à Triel, à Verneuil...) et les autorités responsables du dossier devraient ultérieurement en tenir compte. r Rodrigo ACOSTA (1) Pour Marie-Hélène Lopez Jollivet, il n’y a pas à s’inquiéter : « Ce type d’amiante n’est pas dangereux, il est en bonne état, j’ai jusqu’en 2021, je suis en règle, je suis sereine… » (2) Quant à l’école de Marsinval, M. Sébastien Herry, représentant des parents d’élèves, est aussi offusqué par la nonchalance de la part de la municipalité. Dans une réponse à une lettre de Mme le maire de 2013, M. Herry souligne le caractère dangereux de la situation à l’école de Marsinval : « Vous [Mme Lopez-Jollivet] oubliez les enfants de moyenne et de grande sections qui eux, lors de leurs temps de repos de début d’après-midi, sont allongés dans leur salle de classe sur des dalles d’amiante. Deuxièmement, le DTA que j’ai consulté début septembre 2013 ne mentionne pas l’existence de dalles cassées. Or, nous avons pu constater que certaines l’étaient. Le fait que ces changements de l’état de conservation ne soient pas mentionnés dans le DTA est une preuve irréfutable du manque de contrôle des matériaux toxiques que l’on peut trouver au sein de notre école ».
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Santé publique
« DECK78 » construit sur un site amianté mettra-t-il en danger la santé publique ? Vient de se terminer l’enquête publique préalable à la délivrance des permis de construire du futur centre commercial qui serait construit sur un site amianté, situé sur les communes de Vernouillet et Triel-surSeine. La lecture des documents constituant le dossier a permis de prendre conscience qu’un tel projet met en danger la santé des habitants dans un rayon de plus de deux kilomètres. L’implantation d’un nouveau centre commercial (DECK78) est prévue depuis de nombreuses années à l’emplacement de l’ancien site industriel où, d’après l’avis de l’Autorité environnementale, ont été « fabriqués, enfouis et confinés des matériaux contenant de l’amiante et des polluants chimiques », les anciennes productions de la société Eternit. Situé « en partie en zone inondable, [il] est soumis aux dispositions réglementaires du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) de la Seine et de l’Oise.» Ce centre sera composé d’un hypermarché, de très nombreuses boutiques, d’espaces de loisirs et de restauration, etc. Il « intègre le déplacement » de l’actuel Centre Commercial Val-de-Seine. L’avis de l’Autorité environnementale sur ce projet soulève un certain nombre de problèmes concernant « les sols pollués : amiante et autres polluants », risques d’inondation bien visibles sur les plans, des problèmes d’eau puisque « la nappe alluviale est exploitée pour l’alimentation en eau potable ». Cependant, le site ne fait l’objet d’aucune protection particulière en matière de milieu naturel. S’ajoutent des observations concernant le trafic, le bruit, la qualité de l’air ; quant au paysage et au patrimoine, ils ne font l’objet d’aucune protection particulière. Un chantier non confiné ? Apparemment, des mesures sont proposées pour pallier ces problèmes, s’agissant aussi bien de la période temporaire du chantier que des impacts permanents qui suivront. Mais compte tenu de l’étendue 22
DECK78 sera--t-il «La promenade shopping» des Yvelines ? (J2R)
des nuisances et de l’ampleur des servitudes imposées (présence d’amiante à 50 cm de profondeur dans certains endroits…), l’Autorité environnementale précise qu’« il serait souhaitable qu’un bureau d’études spécialisé dans la thématique des sols pollués soit étroitement associé au suivi et au contrôle du chantier prévu par le maître d’ouvrage ». Le chantier, qui durerait deux ans, n’est pas confiné, ce qui laisse les poussières d’amiante se répandre dans l’air et augmente les risques pour les ouvriers. De plus, les « champs captant » (eau potable) ont été pollués, des fibres d’amiante ayant été décelées dans l’eau, dans deux piézomètres de contrôle (surveillances annuelles de 2009 et 2010), ce qui signifie que le confinement n’est pas tout à fait opérationnel et que le risque amiante ne peut être écarté. L’Autorité environnementale invite donc le porteur de projet à reprendre l’Évaluation qualitative des risques sanitaires (EQRS) en tenant compte d’un risque majoré et à préciser les mesures de gestion proposées le cas échéant. Modèle dépassé ? Concernant l’exposition de la population aux risques sanitaires, cette étude appelle deux remarques intéressantes dans les termes suivants : « Les enfants ne sont pas intégrés à l’EQRS comme population susceptible d’inhaler www.journal-deux-rives.com
les polluants des sols et le risque d’ingestion n’est pas pris en compte. Or, les espaces verts (jardin creux, parvis principal...), destinés à être des lieux de pause, seront fréquentés par des enfants ». L’objectif de ce projet est, rappelons-le, l’implantation d’un centre commercial sur une friche industrielle de 18,6 ha. Un projet architectural qui occupera avantageusement un emplacement actuellement désaffecté, mais le concept économique de centre commercial dans les Yvelines n’est-il pas dépassé ? Au jeu des chaises musicales (Art de Vivre à Orgeval, agrandissement à Chambourcy, White Parc à Villennes,...), DECK78 a-t-il une chance de poursuivre le « mythe » jusqu’à saturation ? Ce projet étant implanté sur le territoire de la CA2RS, son opportunité devrait être reconsidérée; rien ne garantit, en l’absence d’application du « principe de précaution », qu’il ne s’agit pas d’une bombe à retardement sanitaire que laisseront les décideurs d’aujourd’hui à ceux qui leur succéderont dans les années à venir… Avec les résultats des élections municipales de mars, le nouveau maire, Pascal Collado a devant lui un vrai défi : comment concilier les objectifs d’aménagement « durables» avec ceux de création d’emplois dans un contexte de risques sanitaires avérés ? r C.s.B.
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formation au campus CHIMM
Un avenir pour des aides-soignantes et infirmières du campus CHIMM A l’heure de la crise économique, qui a pour conséquence immédiate un taux de chômage record, il existe encore des secteurs d’activités où le taux d’embauche frôle les 100 %. Le Campus de formation aux professions de santé et métiers d’aide à la personne, installé au cœur du Centre Hospitalier Intercommunal Les Mureaux-Meulan (CHIMM) propose des filières porteuses d’avenir sur le marché du travail. « Ces 72 aides-soignantes et infirmières venant de recevoir leur diplôme d’Etat ont déjà trouvé un emploi, se félicitait Annick Rioux, la directrice. Signe que ce sont des métiers fortement demandés de la part des employeurs ». Un diplôme tant attendu par les élèves
Pour obtenir leur précieux sésame, toutes ces candidates, de tout âge, ont bénéficié d’une formation de trois ans pour les infirmières, contre une seule année à destination des aides-soignantes. Pour Amélie, 24 ans, ce diplôme d’aide-soignante était attendu avec impatience. « J’ai dû patienter de nombreuses années avant de savoir ce que je voulais faire comme travail. J’ai touché à tout ou presque : hôtesse d’accueil, réceptionniste, commerciale, serveuse dans un restaurant ou encore vendeuse en prêt-à-porter. Au final, c’est bien le contact avec les plus fragiles, le soutien aux
Toutes ces aides-soignantes et infirmières ont déjà trouvé un emploi après l’obtention de leur diplôme. (DB pour le J2R)
personnes en difficulté ou affaiblies par la maladie qui me conviennent ». Le Chimm a un fort taux de réussite Même si son salaire n’est guère mirobolant, moins de 1 400 euros mensuels, avec des horaires difficilement conciliables avec une vie familiale, la jeune femme ne regrette pas son choix. «J’ai été embauchée à l’hôpital de Mantes-la-Jolie, raconte-t-elle. Dans le service où je suis, l’ambiance est très chaleureuse, car nous savons que nous sommes tous présents pour soulager les douleurs des malades ». Le Campus muriautin peut se targuer d’afficher un taux de réussite aux examens de l’ordre de 90 %. « A l’instar de ces deux for-
mations, les autres filières (aide médico-psychologique, psychomotricité, ergothérapie, prépas et éducateur jeunes enfants) que nous dispensons à 568 élèves, issus de toute la Vallée de Seine , connaissent, également, de forts débouchés professionnels », assure Annick Rioux. Cette cérémonie a été l’occasion pour le tout nouveau directeur du CHIMM, Frédéric Mazurier, remplaçant Danielle Lacroix, figure marquante de l’hôpital pendant près d’un quart de siècle, d’effectuer sa première sortie officielle. Il vient du centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain-en-Laye où il avait en charge les services économiques. r
David Daubin
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Emplois
L’austérité met en péril la MDE Amont 78 Les coupes budgétaires au niveau national se font ressentir au niveau local. L’exemple de la Maison de l’Emploi Amont 78 dans les Deux Rives démontre bel et bien que l’austérité aura des conséquences néfastes à l’emploi dans quarante communes de la SeineAmont.
La Maison de l’Emploi Amont 78, située à Chanteloup et desservant les habitants de quarante communes de la Seine-Amont, risque de carrément fermer d’ici à 2015. C’est l’austérité des néolibéraux et des socio-démocrates qui règne et fait fi des particularités de nos territoires. Les élus de gauche et de droite demandent à l’État de revoir sa position sinon c’est l’emploi qui risque de disparaître... Le bureau du conseil d’administration de la Maison de l’Emploi(1) s’est exprimé le 7 mars à la Maison de l’Emploi à Chantelouples-Vignes sur le paradoxe, voire la schizophrénie de la politique du gouvernement actuel, qui se traduit par des réductions de plus de 50 % des crédits accordés par l’État aux maisons de l’Emploi alors que le gouvernement souhaite faire infléchir la courbe du chômage. «Une mise à mort» Pour Philippe Tautou, président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives, c’est « une mise à mort » de la MDE 78 à Chanteloup. Environ 340 000 € feront l’objet d’une coupe budgétaire dans le cadre des mesures du gouvernement actuel pour économiser 50 milliards € dans le budget de l’État. Cela se traduit par une « probable » fermeture de la MDE 78 et « le licenciement de vingt personnes. » Une douche froide pour les élus de gauche et de droite présents à cette conférence de presse : l’impuissance se lisait dans les yeux de Philippe Tautou (UMP), Catherine Arenou (UMP), maire de Chanteloup, Alain Outreman (PCF), président de la MDE 78 et ancien maire d’Achères, Michel Vigner (PS), conseiller général des Yvelines et élu des Mureaux. En plus des baisses dans son budget (2,5 millions € par an) de 10 % (2011), de 10 % (2012) et 50 % (2013-2014), la situation de la MDE 78 s’aggrave par l’incapacité financière des autres collectivités à 24
(De g. à d.) Eric Dubois, directeur de la MDE 78, Michel Vigner, conseiller général des Yvelines, Alain Outreman, ancien président de la MDE 78 et Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes et Philippe Tautou, président de la CA2RS et maire de Verneuil-sur-Seine à la MDE 78 le 7 mars. (J2R)
pouvoir se substituer à l’État. Les collectivités territoriales sont amenées à économiser environ 30 Mds € dans leurs frais de fonctionnement ! Ainsi, le cas de la MDE 78 ressemble aux autres MDE de France et de Navarre... Le couperet est en marche et cela « coupe l’herbe sous le pied » de la politique locale pour la promotion de l’emploi, explique Philippe Tautou (UMP). Cette décision « brutale » des technocrates est d’autant plus incompréhensible qu’aucun acteur ou expert ne remet an cause la qualité et le bilan de la MDE 78 et ses vingt salariés. Pour ces quatre élus et le directeur Éric Dubois, cette décision remet complètement en cause la pérennité de la MDE 78 et apparaît contradictoire par rapport aux politiques de décentralisation mises en avant par le gouvernement. Décision de licencier, un cadeau empoissonné pour les élus
Indigné, Alain Outreman, (NDLR : à gauche de la gauche) va plus loin : « C’est la conséquence de l’austérité... un plan de licenciement de 20 personnes se dessine, à moins que l’État revoie sa position ». Pour lui, « donner un cadeau de 50 Mds d’euros au MEDEF » n’est pas justifié par rapport au problème de l’emploi ici dans le www.journal-deux-rives.com
territoire. M. Éric Dubois, désabusé, souligne que « pour sauver les meubles, les collectivités impliquées vont mettre du financement », mais cela n’équivaut pas à un plan d’action sur la durée. Michel Vignier (PS), gêné, a conclu en disant que les élus ont fait un combat mais que les élus locaux et les collectivités du territoire n’étaient pas responsables de ce choix « inadmissible ». La décision douloureuse de licencier sera prise après les élections... un bon cadeau pour les élus concernés. Que faire ? Personne n’a sorti une proposition. Le temps passant, ce problème est généralisé dans tous les compartiments des finances publiques de la France. Il est temps de revoir non seulement la position du gouvernement mais aussi la doctrine économique des dirigeants européens afin de pouvoir relancer l’économie par une économie de la demande. La doctrine actuelle, basée sur la restriction du financement public, nous amène à l’échec et à la paupérisation des territoires, qu’ils soient gérés par la gauche ou la droite. r
Rodrigo ACOSTA
(1) Villes fondatrices de la MDE 78 : Achères, Poissy, Les Mureaux et Chanteloup-les-Vignes.
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rénovation urbaine
Il était une fois à Chanteloup-les-Vignes Il était une fois à Chanteloup-les-Vignes, des habitants délaissés, une ville délabrée. La situation était quasi désespérante, la ville avait perdu ses habitants et les habitants avaient perdu leur ville. C’est au cœur de cette atmosphère emplie de pessimisme que naquit l’idée de rénovation urbaine à Chanteloup. Une partie du projet avait déjà émergé en 1964 via l’aménagement du quartier de la Noé confié à Emile Aillaud. Mais en 1998, sous l’impulsion de l’ancien député-maire Pierre Cardo, le projet prend une nouvelle dimension : le projet de rénovation urbaine est déclaré. L’histoire de la rénovation urbaine est indéniablement lancée. Initialement, lorsque que l’on interroge les principaux acteurs du projet Chantelouvais, la plupart décrivent avec fierté la transformation de la ville. « Cela n’était pas gagné, il a fallu se battre » nous concède Mme Arenou. Au départ, la situation de la ville était quasiment vouée au désespoir. Elle avait atteint le seuil de 80 % au niveau des logements sociaux. Chanteloup s’enlisait dans une sévère paupérisation. Une sorte de cercle vicieux s’était mis en place. Les logements étaient vétustes, selon Françoise Nung, chef de projet CUCS (Contrats Urbain de Cohésion sociale) à Chanteloup-les-Vignes et un bon nombre de portes ne fermaient plus. L’image de la ville était au plus bas. Les défis de la rénovation De plus, le projet a été confronté à d’autres obstacles, notamment en ce qui concerne le budget. Au début des années 1980, la municipalité connaît un déficit budgétaire. De ce fait, elle se trouve dans l’obligation de faire des choix, le réaménagement de la mairie est par exemple freiné. Cette phase d’appauvrissement s’explique principalement par la baisse du nombre d’habitants. Un bon nombre de Chantelouvais décident de fuir le ville et la supposée sinistre destinée qui l’accompagne. Le pessimisme reste de rigueur au sein de la population chantelouvaise, peu de gens croient en l’accomplissement de cette grande rénovation. En effet, à cette époque la ville passe sous le seuil des 10 000 habitants. Cela entraîne une baisse consé-
Le 11 février a eu lieu un bilan de la réhabilitation urbaine à Chanteloup. Cette politique où tous les acteurs ont rempli leurs rôles avec détermination. (Photo J2R)
quente des revenus et amoindrit logiquement le budget de la ville. Exemple de persévérance et de continuité
La municipalité est trop limitée financièrement pour fournir seule les efforts nécessaires au bon déroulement du projet. Le projet se relance à la fin des années 1990, sous l’égide de Pierre Cardo, maire depuis 1983. En 2001 la direction du « grand projet de ville » est confiée à l’EPAMSA (Etablissement Public d’Aménagement du Mantois Seine Aval). Son objectif, coordonner la mise en œuvre du projet de rénovation urbaine. La rénovation est alors soutenue, encadrée par les pouvoirs publics. De par sa combativité, la municipalité a réussi à rendre le projet viable et attractif. En 2005 on assiste à la signature de la convention du projet de rénovation de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU). Le fait que le projet soit porté en partie par les pouvoirs publics lui fait gagner en crédibilité. De ce fait Chanteloup attire par la suite des investisseurs privés, qui perçoivent alors une certaine viabilité en ce qui concerne la ville et ses aménagements. Si l’on se réfère aux données de l’EPAMSA les bailleurs sociaux, l’Office Public de l’habitat Interdépartemental de l’Essonne, du Val d’Oise et des Yvelines (OPIEVOY) par exemple, représentent une part considérable des investissements, soit 43 %. Le coût total du projet s’élève à 92 millions HT. La rénovation urbaine de Chanteloupwww.journal-deux-rives.com
les-Vignes demeure avant tout un modèle en termes de persévérance et de continuité. Tout d’abord, de 1983 jusqu’à aujourd’hui, les deux maires qui se sont succédé ont travaillé dans le même sens pour mener à bien la rénovation. Lorsque Catherine Arenou remplace Pierre Cardo en 2009, le projet n’est pas bouleversé pour autant. Les deux élus se connaissent bien et travaillent ensemble depuis longtemps (Mme Arenou était adjointe du maire de P. Cardo). Une rénovation aussi bien
urbaine
que sociale
L’idée principale demeure la volonté de ne pas entraver les efforts accomplis jusqu’à présent. La municipalité suit une politique logique de continuité. Les maires se sont succédé mais cela n’empêche pas l’existence d’un véritable fil directeur en ce qui concerne les décisions municipales de 1983 à nos jours. Passer le flambeau ne signifie pas faire table rase. Il ne faut pas confondre rénovation et démolition. Certes les deux termes sont intiment liés, mais ils ne sont pas synonymes pour autant. Pourtant, un bon nombre de Chantelouvais faisaient la confusion. Ils voyaient la destruction d’une grande partie de la ville comme une étape salvatrice obligatoire. Mais repartir de zéro n’est pas toujours la bonne solution. Il faut savoir faire du neuf avec du vieux. Rénovation : « action de remettre à neuf par de profondes transformations » si l’on s’en tient à la définition du Larousse. Si l’on s’en tient seulement aux chiffres, 283 loge25
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rénovation urbaine de la part du chef de projet mais une relative fierté quant au travail accompli jusque-là. Selon elle, 78 % des Chantelouvais seraient satisfaits du déroulement de la rénovation. Rendre des conditions d’habitat dignes, rendre la ville attractive sont autant d’objectifs sur lesquels se sont focalisés les acteurs majeurs du projet. Certains ex-habitants de Chanteloup en Mme Françoise Nung, l’éminence grise de ce projet ANRU. (Photo J2R) viennent même à regretter ments ont été démolis contre 1418 réhabilités d’être partis. La population dans le cadre du plan de rénovation urbaine. reste globalement satisfaite de l’avancement Certes, le projet a souffert de quelques des travaux. contestations, ou plutôt de quelques moBilan flatteur ments de doute propice au scepticisme. La réussite provient avant tout du savant Les Chantelouvais ont connu des phases mélange entre l’humain et l’urbain. L’écoute d’attente pendant lesquelles il a fallu trou- de la population est à mettre en avant. L’obver un moyen de substituer leur logement jectif étant de retrouver une certaine cohéen travaux. Par exemple, en ce qui concerne sion sociale à travers ces investissements, l’amélioration des infrastructures sportives. « Cela ne sert à rien d’avoir une Ferrari si tu n’as La mise en place de nouvelles pelouses syn- pas d’essence à mettre dedans », ainsi Pierre Carthétiques pour les 500 licenciés du club de do nous expose sa vision des choses. Cela foot de la ville a fait débat. Un bon nombre explicite relativement bien le fait que les inde réunions ont eu lieu entre les acteurs ma- vestissements n’ont pas été dépourvus de jeurs du projet et l’association des locataires sens. En effet, une véritable stratégie a été de Chanteloup-les-Vignes. Une convention mise place pour repenser la ville de façon a été signée avec l’association des locataires. humaine et urbaine. Une chose est sûre, l’association se satisfait La rénovation de Chanteloup et son déglobalement de la destinée et du déroule- roulement demeurent un véritable exemple ment du projet. en termes de projet urbain public. La psy« La rénovation n’est pas seulement urbaine, chologie des leaders du projet ainsi que des elle est aussi sociale. Françoise Nung nous ex- habitants est à mettre en valeur. plique l’importance de cet urbanisme social ». « Tout d’abord la ténacité des deux maires L’illustration d’une politique publique qui change qui se sont succédé, ainsi que leur volonté vraiment les choses pour les habitants » nous dé- constante d’être à l’écoute des habitants peut clare Madame Nung. Point de triomphalisme être avancée. Ensuite, l’état d’esprit chante-
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louvais a, quant à lui, connu une sorte d’inversion. Au départ, le manque de confiance en soi-même se faisait sentir, mais de fil en aiguille il s’est mué en un sentiment de solidarité à l’égard des travaux. Au centre social, 320 bénévoles se sont mobilisés pour leur ville. De plus, Les revendications de l’association des locataires ont été entendues via de nombreuses concertations avec les chefs du projet. Le souci de proximité avec les habitants n’a pas été occulté, la satisfaction de l’ALIC (Association de Locataires Intercommunautaire de Chanteloup) en témoigne. La rénovation a rencontré quelques obstacles, le doute s’y est parfois immiscé. Evidemment, le « chantier » est encore en cours, l’ANRU prévoit la clôture du projet en 2016. Mais il reste des difficultés à surmonter. Certes des progrès ont été faits en termes d’aménagement, mais l’insécurité a toujours sa place en ville(1). L’objectif consistant à ramener le taux de logement sociaux à 56 % est en bonne voie mais n’est pas encore atteint. Le taux de chômage local reste relativement élevé, supérieur à la moyenne nationale (>10-11 %). Mais les motivations sont là, les efforts consentis jusqu’à présent ont l’air de porter leurs fruits. Chanteloup demeure tout de même un bel exemple de projet public mené à bien, mais également en ce qui concerne la lutte contre le sentiment d’abandon. Après mars 2014, la bonne finalisation des travaux(2) ne devra pas être négligée. r
Jean Thomassin
(1) «Coup dur pour Chanteloup-les-Vignes», J2R, version internet du 17 mars 2014. Webtélé 2 Rives : http://www.dailymotion.com/video/x1hrx87_arenou-chanteloup_news (2) Voir aussi Webtélé 2 Rives : http://www.dailymotion.com/ video/x1bydhr_mme-arenou-et-l-anru_news
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patinage artistique
Clément Pinel retrouve son titre de Champion de France ! Le 5 avril 2014, Clément Pinel s’est déplacé à Valenciennes où se déroulaient les Championnats de France de 2e division. Une victoire méritée !
Ce samedi 5 avril, le Triellois Pinel s’est déplacé à Valenciennes où se déroulaient les Championnats de France de 2e division (catégorie Junior). Une belle victoire en partie due à son excellente prestation sur le plan artistique : il a réalisé un salto arrière sur la glace ! Ils étaient six, sélectionnés dans la catégorie junior, à revendiquer la première marche du podium. En passant le premier et en réalisant un programme parfait, Clément Pinel, le Triellois, a battu son record personnel. Parti favori, il n’était néanmoins pas sûr de remporter le titre, perdu en 2013, en raison d’une série de blessures. Le dernier concurrent a tout donné, en le battant sur le plan technique. C’est le côté artistique qui a permis à Clément de remporter la victoire. C’était sa dernière compétition individuelle de la saison et la dernière dans cette division. L’an prochain, Clément sera en première division, c’est à dire l’élite du patinage français dans la catégorie junior. Après une année blanche en 2013, Clément retrouve avec bonheur : le chemin de la réussite avec cette belle victoire à Valen-
Clément Pinel au podium de Valenciennes. (Crédit photo Pinel)
ciennes. Ce sont des années d’investissement personnel qui lui permettent de voir sereinement son avenir. Six jours sur sept, de début juillet à la mi-juin, Clément prend le chemin
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Kung-fu
Dragon bleu, honneurs au niveau national Le 22 mars à Paris a eu lieu la troisième édition du Trophée du Dragon. Les sportifs du club Dragon Bleu de Verneuil-sur-Seine ont y excellé. Lors du Trophée national du Dragon 2014, le club Dragon Bleu de Verneuil-surTriel escrime cherche à développer son action au niveau intercommunal. (J2R) Seine a été fièrement représenté par sa délégation venue en force à Paris. David Heuzé a gagné facilement le Trophée du Dragon (primé par une médaille d’or) dans un match à forte technicité. Par ailleurs, deux médailles d’argent ont été décernées à Camille Aguié et à Frédéric Baudé... Frédéric Pinlet, l’entraîneur, a tenu à rendre hommage à toute l’équipe pour son niveau technique et sa solidarité. Car oui le Kung fu Sanshou n’est pas à la portée de tous les pratiquants de Kung fu de Le Dragon Bleu de Verneuil-sur-Seine a été représenté par sa délégation venue en force France et de Navarre. Les coups y sont portés à Paris pour aider et soutenir l’équipe de combat. (Photo DR) comme dans les plus anciennes traditions de combat dites « à la chinoise ». Le knock-out Dragon Bleu aidé par la ville de Verneuil- équipes ont pu monter cet événement qui en n’est pas exclu et c’est souvent par blessure sur-Seine a été cette année l’organisateur était cette année à sa troisième édition (après ou impossibilité physique de poursuivre que de ce cru 2014 et c’est avec beaucoup d’en- plusieurs décennies de mise en sommeil). r la plupart des combats se terminent. Le club thousiasme que Frédéric Pinlet et toutes ses Site du club : http://www.dragonbleu.cc capfracvert_Mise en page 1 18/03/2014 11:58 Page 1
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Trail de nuit et Canicross
Trail de nuit : une édition de plus au compteur ! Belle 6e édition pour ce trail 2014 qui affichait déjà complet 15 jours avant le départ avec 150 coureurs inscrits.
Comme chaque année, le trail se déroulait dans le cadre privilégié de la base de loisirs du Val-de-Seine où les participants se sont engagés dans une épreuve durant laquelle rеsреct des реrsоnnеs, de la nature, la sоlіdаrіté ont été des valeurs partagées par tous les athlètes et les organisateurs. Le 14 mars à 21 heures le top du départ a été donné. C’est ainsi que sans surprise dans les quelques clubs inscrits aux côtés des coureurs individuels, se retrouve l’association « Pompier Raid Aventure » dont le but est de faire réaliser à des enfants à mobilité réduite qu’ils sont aussi capables de vivre de grandes aventures. Cette équipe soudée accompagne, depuis 2003, les enfants handicapés pour les sortir d’un environnement médical parfois lourd, et leur offrir de partager des moments forts tous ensemble dans des lieux jusque-là inaccessibles pour des personnes à mobilité réduite.
6e édition du Trial de nuit à Verneuil-sur-Seine fut une réussite. (Crédit photo Ville de Verneuil).
141 athlètes ont ainsi parcouru les 15 kilomètres en tоtаlе аutоnоmіе sur les chemins et sеntіеrs balisés. Pour cette 6e édition, où la météo a été clémente même si le terrain restait par endroit boueux, les organisateurs avaient misé encore une fois sur la qualité de l’accueil : les percussions de l’association APAC ont accompagné les coureurs sur la
ligne de départ, et les bénévoles et organisateurs se sont regroupés flambeaux à la main pour dresser une haie de lumière sur le parcours pour encourager les valeureux sportifs, de quoi amener, s’il en fallait, un peu de chaleur dans la nuit vernolienne ! r Co-organisateurs : Base de loisirs Val-de-Seine, Verneuil Athlétic club (VAC), SPADS et Run en Seine 78
La vague «Frappadingue» La vague «Frappadingue» débarque ici dans les 2 Rives. La Base de loisirs Val-deSeine accueillera l’édition 2014 de cet événement le 19 octobre 2014. Les inscriptions (50 €/tête) sont ouvertes.
Grande nouvelle du côté sportif, un groupe de « dingues » vient de concevoir et va mettre en place la course Frappadingue dans les Deux Rives et plus particulièrement dans la Base de loisirs de Verneuil-sur-Seine. En effet, l’association Run en Seine 78 co-organise avec Marc Devins, propriétaire de la marque Frappadingue une course hallucinante dans la Nature de type Panam’extrem : la Frappadingue. Il s’agit d’une course d’obstacles (40 !) sur 12 Km dans une ambiance
de folie : ça se passe le 19 octobre prochain dans les Deux Rives. Il y aura deux courses : une pour les adultes (>18 ans) et une autre pour les mineurs (6 à 17 ans). Localement, quelques équipiers du club Verneuil Athlétique Club (VAC) sont aussi adhérents de l’association Run en Seine 78, qui cherche, selon la présidente Joëlle Lecroart, « à se retrouver entre copains pour donner un nouvel élan à la vie locale. » Depuis quelque temps, cette association voulait marquer les esprits dans les Deux Rives. Avec la Frappadingue, elle a réussi à convaincre les élus de Verneuil-surSeine et les responsables de la Base de loisirs afin de mettre en oeuvre l’édition 2014 de Frappadingue après celle de 2013 à Montalet-le-Bois. En réalité, cela arrange l’organisateur de l’édition 2013, Panam’Xtrem, qui va bénéficier de l’aide de nombreux bénévoles et adhérents de Run en Seine 78. Pour l’édition 2014, le plan www.journal-deux-rives.com
(D.g.à d.) Laurence Minvielle, Joëlle Lecroart, Nicolas Galdeano, Véronique Genestier, Isabelle Chuimert de « Run en Seine 78».
d’eau sera aussi utile. L’objectif est de pérenniser la course Frappadingue et peut-être organiser huit courses par an. Malgré le coût important (50 €), venez joindre ce groupe de « dingues » car l’expérience est incroyable ! De nombreuses personnes traversent la France pour y participer... On attend environ 5 000 participants en provenance de la France entière. r Inscriptions sur www.frappadingue.net/ 29
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1 jour 1 livre
Deux anti-dépresseurs en matière économique « La dette cachée de l’économie » provoque des débats interminables lorsque l’on traite de l’écologie et de la crise mondiale actuelle. En parallèle, « L’économie en BD !, la microéconomie » est un livre fort pédagogique et amusant. Les auteurs Grady Klein et Yoram Bauman ont réussi à faire passer le message économique par la bande dessinée. Eric De Ruest - conseiller en énergie et ancien chargé de communication et de recherche en matière d’écologie pour le CADTM(1) - et Renaud Duterme - collaborateur du CADTM - ont publié le 5 mars chez l’éditeur Les Liens qui Libèrent « La Dette cachée de l’économie »(2). Pour les auteurs, il s’agit d’un plaidoyer et des solutions indispensables pour une prise de conscience globale de la crise environnementale que nous traversons. Ce livre montre que les exploitations économiques et environnementales sont indissociables et qu’elles sont imputables à une minorité accrochée à une idéologie réductionniste et court-termiste dangereuse. Débuté il y a cinq siècles avec l’expansion coloniale européenne, le saccage se poursuit aujourd’hui avec l’imposition planétaire du capitalisme productiviste. Une dette écologique s’est dès lors accu-
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mulée sans jamais être intégrée dans les bilans financiers et sociaux. Elle est parfois évoquée timidement dans les discours de certains dirigeants politiques mais, malgré la succession de catastrophes industrielles ces dernières décennies, elle reste inaudible face à la doctrine de la croissance. En effet, Messieurs et Mesdames, chefs d’Etat, administrateurs, entrepreneurs, citoyens, il faut agir maintenant : L’élaboration, la production, la commercialisation et le SAV doivent intégrer les effets indésirables faits à notre planète, la Couvertures des deux ouvrages inhabituels en économie. (Photo DR) Terre. Certains évoquent le concept d’internaliser le coût environnemental et Smith : «Parfois la main invisible est invisible parce même poursuivre les fauteurs et les « crimi- qu’elle n’est pas là !» (page 199). nels de la Nature ». A méditer. En fait, tous tentent de répondre à la La main invisible n’existe pas ! grande interrogation du livre qui traverse les L’économie peut être simple, nous par- époques... et l’espace : «Dans quelles circonsler de notre quotidien… et même nous faire tances le choix optimal de chaque individu mènerire. C’est le pari que prennent les auteurs de t-il à un résultat bon pour l’ensemble du groupe ?» cette bande dessinée pas comme les autres, Aucun économiste n’est finalement d’accord qui entraîne le lecteur à la (re-)découverte sur la réponse à cette question fondamende la microéconomie. «L’économie en BD»(3) tale. C’est presque de la philosophie... mais décrit ainsi les grands principes – maximisa- il est opportun de mettre de la gaieté dans tion de l’utilité, théorie des jeux, dilemme du une «science économique» qui ne sert que des prisonnier, sélection adverse, etc. – de façon objectifs dogmatiques de certains hommes décalée et ludique, dans un souci constant et femmes au pouvoir... dans l’entreprise ou de pédagogie. Et, soudain, la théorie se voit dans le secteur public. r ajouter ce petit grain de sel qui lui donne la Rodrigo ACOSTA saveur de la vraie vie… Les grands noms des penseurs de la théorie économique sont (1) Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-monde. 240 pages, prix : 16 euros TTC et disponicités : de l’anglais Adam Smith en passant (2) ble dans toutes les bonnes librairies et sur le site l’éditeur www.editionslesliensquiliberent.fr par l’italien Vilfredo Pareto à l’américain de (3) Traduction de l’Américain de Christophe Bontemps Joseph Stiglitz... Ce dernier, Prix nobel, est - Nouvelle édition- 212 pages – 17€ En librairie depuis sévère avec le père de « la main invisible », A. 20 mars 2014. Page 1
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avril 2014
le bloc-notes de l’histoire
Petite histoire du suffrage universel Entre élections présidentielles, législatives, municipales, cantonales, européennes etc. on oublie trop souvent qu’il n’en a pas toujours été ainsi. La petite enveloppe bleue, le choix des bulletins imprimés, un rideau et puis, tombant dans l’urne transparente, une voix qui s’exprime, choisit, élimine ou conteste. Un geste simple, un droit souverain, évident qui ne l’a pas toujours été mais qui, exercé librement, reste un des fondements de la démocratie. De la Révolution de 1789 à celle de 1848 Après une première tentative avortée en 1793, «le suffrage universel et direct» n’est proclamé qu’en 1848 et pour l’élection du président de la République. La France est alors le premier pays du monde à l’instituer, mais l’universalité est réservée aux hommes. En sont aussi exclus les militaires et le clergé et, parmi les colonisés, les Algériens. Brutalement, le corps électoral, jusque-là restreint par le suffrage censitaire (lié au montant des impôts payés), passe de 246 000 à plus de 9 millions d’électeurs, dont bon nombre d’analphabètes. Un article du Journal des ouvriers du 22 mars 1848 signale que le Club Lamartine propose le soir des cours « d’éducation politique » destinés à venir « en aide au développement de l’intelligence ». Des slogans vengeurs Ledru-Rollin, Louis Napoléon Bonaparte et Cavaignac se disputent les suffrages à coups de slogans vengeurs. La publicité comparative électorale envahit les murs. « Ne votez pas pour Louis Napoléon Bonaparte, c’est la guerre, les luttes, l’anarchie, la conscription, les alliés. Cavaignac, c’est l’ordre, la sécurité, le repos, la paix, le retour de la confiance. Votez pour Cavaignac ! » proclame une affiche. Louis Napoléon Bonaparte recueille 5 534 520 suffrages. Au lendemain, une proclamation solennelle signée du préfet se félicite de cette première élection et du « calme et de la gravité » qui l’ont entourée. « Avant le scrutin, prévient-elle, le devoir de tout citoyen était de faire prévaloir le candidat dont il espérait le plus grand bien pour la patrie. Après le scrutin, un devoir non moins grave lui est
L’urne transparente et ses deux cadenas pour un geste simple, une droit souverain : voter. (J2R)
imposé. Il doit s’incliner devant le jugement de la majorité, étouffer le souvenir de ses prédilections et se rallier franchement à l’élu de la nation. » Moins de quatre ans plus tard le Prince président Louis Napoléon Bonaparte se fait sacrer empereur des Français, c’est Napoléon III. Le suffrage universel mettra 20 ans à s’en remettre. Ce droit, rétabli en 1871, en entraîne aussitôt un autre, celui de ne pas s’en servir. Octave Mirbeau et la pêche à la ligne
La figure de l’abstentionniste apparaît pour la première fois sous la plume du journaliste anarchiste Octave Mirbeau, qui, dans Le Figaro du 14 juillet 1889, recommande à l’électeur de partir «tranquillement pêcher à la ligne» plutôt que d’aller exercer un droit illusoire. L’image de l’abstentionniste pêcheur à la ligne perdra au fil du temps son contenu subversif, au grand dam des libertaires, mais restera francophone. Les abstentionnistes italiens sont allés « à la mer » et les Norvégiens « votent pour leur canapé ». De la fraude à l’isoloir Sous la IIIe République, le droit d’exercer son vote s’est entouré de multiples précautions. En 1902, est votée la première loi sur la répression des fraudes en matière électorale. En 1913, un pas décisif est franchi pour le respect du secret du vote, avec l’introduction de l’isoloir, de l’enveloppe et l’obligation faite au votant d’introduire luimême son bulletin dans l’urne. La première loi réglementant les panneaux d’affichage électoraux date de 1914, tout comme celle réprimant la corruption électorale. En 1919, la « propagande » électorale est à son tour réglementée. Il faudra attendre 1944 pour que l’universalité s’élargisse aux femmes et leur www.journal-deux-rives.com
accorde ce « droit de monter à la tribune comme à l’échafaud » que réclamait Olympe de Gouges, 150 ans plus tôt. Un an plus tard, une ordonnance met fin au silence de la « grande muette » en permettant aux militaires de devenir électeurs et éligibles. En 1968 on voit sur une affiche un pavé de Paris, surmonté du slogan : « Ton droit de vote ». Celui-ci ne s’exerce encore qu’à 21 ans. C’est six ans plus tard que le tout nouveau président élu, Valéry Giscard d’Estaing, proposera l’abaissement de la majorité électorale à 18 ans. L’abus
de promesses est dangereux
pour la santé et la crédibilité des politiques
A quelques jours des élections municipales on a pu constater (au moins localement) l’ardeur des candidats à défendre leur programme bec et ongle à chaque coin de rue ou à chaque pâté de maisons. On a pu voir (entendre) la fièvre de leur enthousiasme les faire déambuler avec leurs équipes (mixtes, parité oblige) dans les rues, la voix rauque et saccadée tant les remontrances sont nombreuses, tant l’envie de vivre leurs idées les éteignait comme parfois l’amour étreignait les passionnés. On a pu assister à des prêches de plus ou moins haute voltige, lors de réunions publiques avec des arguments chocs car souvent leurs convictions les entraînaient (presque) dans une démagogie de bazar chargée de promesses qu’on ose croire tout en sachant quelles seront vite oubliées. On a entendu tout et son contraire, on n’a assisté qu’à peu de joutes verbales, la monotonie a parfois fait sembler que les protagonistes au trône municipal, convaincus de gagner, oubliaient qu’il n’y aura qu’un vainqueur et que les autres n’auront qu’un tout petit strapontin ou rien du tout. On aurait pu croire au contenu flatteur des programmes distribués généreusement mais croire en politique n’est réservé qu’aux électeurs. L’agitation des idées (parfois neuves) a permis de mixer les points de vue sinon les candidats et d’ouvrir aux électeurs les portes du choix raisonné ou partisan. Du coup, nous rêvions que les citoyennes et les citoyens conscients de leur pouvoir souverain se précipitent en masse pour voter et n’oublient pas que l’abstention est l’ennemie de la démocratie. r
C.s.B.
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Festival du cinéma
Le Festival des Juniors récompense « Believe » Lors de la soirée de clôture du 13e Festival des Juniors, les dix membres du jury ont décerné le Grand Prix au film « Believe ». Le mardi 8 avril, le 13e Festival des Juniors a annoncé le verdict de son jury, composé de dix jeunes membres, neuf filles et un garçon pour la parité comme l’a souligné Madeleine Georganidis la présidente de l’association Plan Large. Cette association loi 1901 - associée aux villes des Mureaux, de Verneuil, de Vernouillet, de Meulan-en-Yvelines et des nombreux partenaires du Festival - organise cette manifestation tous les ans. Grand prix et Intervisions Urbaines Le grand gagnant du « Grand Prix du Festival » est le film « Believe » du réalisateur britannique David Scheinmann.(1) Ce film, présenté en avant-première pour cette édition du festival, se déroule à Manchester à la fin des années 1980 et suit le célèbre entraîneur de foot Sir Matt Busby, sans oublier la vie d’un enfant de 11 ans, Georgie. C’est l’histoire de la rencontre entre ces deux personnages à la suite d’un acte de délinquance. Matt découvre alors que l’enfant est loin de n’être seulement un voleur. C’est aussi un footballeur doué et le capitaine d’une équipe de talents indisciplinés. La suite est facile à deviner. Ce film a été projeté en VO avec des sous-titres. Il symbolise ce que les membres du jury ont déclaré lors de l’annonce du vainqueur du festival : « On a voyagé durant le festival ! Nous avons fait beaucoup de rencontre avec d’autres enfants ».
Les dix membres du jury du Festival des Juniors récompensent sous le chapiteau place de la Libération des Mureaux le film britannique « Believe ». (Photo J2R)
Cette soirée de clôture ne s’est pas limitée à la remise du « Grand Prix du Festival » sous le chapiteau du festival Place de la Libération aux Mureaux. Le soir de la remise de prix, le Cinéma Frédéric-Dard a projeté des films primés lors du Concours Intervisions Urbaines « 4 jours et 4 nuits pour un court » et d’autres surprises du 7e art. C’est le courtmétrage « Deuxième chance » de San John, un jeune talent muriautin prometteur, qui a remporté le prix du meilleur court-métrage. San John n’est pas un inconnu du Festival. Il y a souvent participé et ses courts métrages sont connus dans la Vallée de la Seine. Dans « Deuxième chance », on retrouve des éléments communs aux réalisations précé-
San John (2e à droite), accompagné par ses jeunes acteurs, expose son prix le 8 avril. (J2R)
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dentes de San John : une situation sociale ou un problème de société, des personnes en difficulté, la volonté de ces derniers de s’en sortir honnêtement et la foi chrétienne. C’est la présidente de Plan Large, Madeleine Georganidis, qui lui a remis son prix et les 1000 € l’accompagnant. San John n’a pas été le seul à être récompensé. Xavier Robert, avec son court-métrage, « Deux frères », a obtenu le prix du meilleur acteur et le prix de la meilleure écriture filmique. Michel Carrière, de l’association Plan Large, a remercié, en présence de François Garay, maire des Mureaux, de sa maire-adjointe à la culture Madame Diop et des élus de Verneuil et Vernouillet, les différents partenaires du Festival et les intervenants, comme Thierry Sibra, animateur spécialiste de l’histoire du cinéma. Ce dernier a conçu et présenté l’exposition « Sous l’œil de la Caméra » qui s’est tenue sous le chapiteau du Festival. Thierry Sibra a animé des ateliers pour des classes sous le chapiteau et dans les écoles durant tout le Festival avec sa « Ciné-malle ». Les membres enfants du jury du 13e Festival, eux, vont, en remerciement de leur travail, assister au Festival de Cannes du 14 au 19 mai. r D. Delerin (1) Onze films étaient en compétition en 2014 : « Les petits princes », « Blackbird », « La lettre à Momo », « Le vent se lève », « Sur le chemin de l’école », « Girafada », « Believe », « Irina et la malette rouge », « Ilo ilo ».
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CULTURE
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Patrimoine
2e Rallye pédestre dans les Deux Rives Découvrez le patrimoine et l’histoire d’Andrésy, en vous baladant et en vous amusant, le samedi 17 mai ! Pour la deuxième fois, les associations d’histoire locale de la Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine vous proposent une promenade ludique pour découvrir l’une de ses villes.. Le succès du premier Rallye pédestre des 2 Rives de Seine organisé à Triel, en septembre 2013, par les associations Triel, Mémoire & Histoire et ACV, la mémoire de Villennes les a incitées à poursuivre leur initiative. Elles sont rejointes par le Club Historique d’Andrésy pour cette prochaine balade-surprise dans sa ville. Soutien du président de la CA2RS M. Philippe Tautou, président de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), partageant les motivations des dirigeants de ces associations, a bien voulu apporter son soutien. Le meilleur moyen pour visiter une ville, afin de découvrir son patrimoine et de rechercher son histoire, est de s’y promener. C’est le
Vue sur l’église et le barrage d’Andrésy. (DR)
choix qu’ont fait les organisateurs, tout en limitant à 5 kilomètres la distance à parcourir. Ce rallye pédestre est une « compétition » amicale et ludique entre les équipes inscrites, composées d’au moins 3 personnes, adultes et jeunes. Constituez votre équipe en famille, avec des amis, sans oublier vos jeunes enfants ou vos petits-
Andrésy : Test du rallye pédestre par une équipe de Triel Mémoire et Histoire. (DR)
enfants : leur sens de l’observation pourra vous être utile. Il vous sera demandé de trouver l’itinéraire de chaque étape, au moyen de divers indices, tout en répondant à des questions variées. Plusieurs jeux vous seront proposés, tout au long du rallye et en plusieurs lieux. Nous vous donnons déjà un indice : les équipes seront guidées par quatre anciennes célébrités d’Andrésy, représentées par les quatre as. Une équipe de l’association Triel, Mémoire & Histoire a testé le rallye pédestre afin de vérifier qu’il ne sera pas trop difficile et que vous ne vous perdrez pas.
S’inscrire au rallye Participation aux frais : 2 € par personne ; gratuit jusqu’à 16 ans. Inscriptions des équipes : - par courriel : cha.rallye@yahoo.fr - par téléphone : 01 39 75 71 92 Informations complémentaires (et inscriptions) : http://histoire.andresy.free.fr http://memoire.villennes.free.fr
Rallye ouvert à tous De nombreux prix récompenseront toutes les équipes, particulièrement les meilleures. Une collation leur sera offerte à l’arrivée, pendant la présentation des solutions, l’annonce des résultats et la remise des prix. Ce rallye pédestre est ouvert à tous, aux habitants d’Andrésy qui souhaitent mieux connaître leur ville mais aussi à ceux des autres communes de la CA2RS qui auront ainsi l’occasion de la découvrir. Résidents de la rive gauche de la Seine, n’hésitez pas à traverser notre fleuve ! r
Michel KOHN
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cULTURE
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Réhabilitation du patrimoine
Réouverture de l’église Saint-Martin de Verneuil « Partager la maison de tous » ou l’église de Verneuil a été le leitmotiv... pour ce mois de mars 2014. Le 2 mars, l’église Saint-Martin de Verneuilsur-Seine a réouvert après deux années de travaux de réhabilitation (et de fouilles archéologiques). L’attente a été forte non seulement dans la communauté chrétienne mais aussi dans la ville dans son ensemble car ce «bijou» du patrimoine du XIIe siècle vient compléter l’image classique d’un centre-ville... Tant attendu par les paroissiens de Verneuil-sur-Seine et de ses environs, la réouverture de l’église Saint-Martin fut un événement important de ce début du printemps 2014. Le prêtre Pierre-Marie Hascal était aux anges : un stand d’information à la sortie de l’église donnait de l’information générale sur la paroisse... le café et la bonne humeur abondaient les matinées des 1 et 2 mars. La loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat avait rendu la responsabilité de certains bâtiments publics à la commune.
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C’était le cas de ce bâtiment du XIIe siècle qui abrita l’église Saint-Martin. L’élu chargé du dossier, Jean-Claude Dessaignes, nous a fait visiter l’église avant la réouverture de mars de « cet héritage républicain de 1905 ». La bâtisse était « neuve » et le lifting a été efficace Le curé Pierre-Marie Hascal (au centre au fond) entouré par cercar les murs ont été tains paroissiens. (Photo J2R) ravalés et les vitraux ont été rénovés ; les ornements ont fait peau du 2 mars) ont complété le programme de neuve, les chaises, les lumières, le système de cette sacralisation. Pour pouvoir accueillir chauffage... ont été changés. non seulement les croyants, mais aussi les Cela dit, ce lieu communal est redevenu habitants de Verneuil et ses environs, « la sacré après la procession du Saint Sacrement maison du Seigneur appartient à tous », assure le 1er mars. Pour le prêtre P-M Hascal, c’est le curé Hascal. La bénédiction de la porte le moment attendu depuis des mois par les d’entrée de l’église Saint-Martin a achevé, le paroissiens car « l’église est devenue à nouveau 2 mars à 11 heures, ces deux jours de céréun lieu de prière. » Des visites par des familles monies et de joie « partagée par tous », croyants entières, des veillées de louanges et une nuit ou non. r Renseignements : Tél . : 01 39 65 63 16 d’adoration (22 heures à 8 heures du matin
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DERNIÈRES NOUVELLES...
Violences urbaines «Octuor-sur-Seine» Chanteloup : Après une arrestation musclée à Chanteloup-les-Vignes le 16 mars vers 17 heures, quatre personnes ont été mises en garde à vue au commissariat de Conflans. Suite à cet événement, un groupuscule de jeunes a tenté de casser les équipements publics dont la Maison de l’emploi 78. Il est intolérable de voir ces agissements. La police des polices (IGPN) a enquêté afin de donner un avis approfondi sur cette affaire de violence urbaine. Le maire, Catherine Arenou, a déploré non seulement la dégradation de l’image de la ville mais aussi la destruction des équipements de la ville. « Elle ne pourra jamais tolérer cela » a-t-elle affirmé dans un interview au J2R. r Voir Webtélé 2 Rives : http://www.dailymotion.com/video/x1hrx87_arenou-chanteloup_news
Les «nonistes du Pont d’Achères»
Carrières-sous-Poissy : L’association «Non au Pont d’Achères» a tenu une réunion d’information et d’action le mercredi 12 mars soir, à l’Espace municipal Raymond-Mazières à Carrières-sous-Poissy. Les opposants à ce pont se sont mobilisés pour la dernière phase d’un recours juridique auprès du tribunal administratif contre la Déclaration d’enquête publique (DUP) du préfet des Yvelines, malgré l’avis défavorable du commissaire-enquêteur en 2013. Pour les « Nonistes du Pont d’Achères », qui vont être secondés par l’association ADIV sur le même dossier, c’est l’ultime chance pour empêcher la réalisation de la liaison RD30 – RD190 et du Pont d’Achères.. r
Occupation des 300 Sans-papiers ! Carrières-sous-Poissy : Depuis 9 heures 30 le 4 avril, le centre social Colucci a fait l’objet d’une occupation par environ 300 personnes sans-papiers. La plupart venaient des Yvelines et du Val-d’Oise et se considéraient elles-mêmes comme travailleurs « sans papiers ». Presque tous des hommes, ils ont revendiqué que les autorités compétentes « examinent » leurs cas afin de pouvoir régulariser leurs situations. Philippe Court, sous-préfet des Yvelines, a été dépêché sur place tôt dans la matinée, mais les sans-papiers ont réclamé et obtenu la présence du Préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux. « Nous voulons l’autorité suprême ! »
avaient-ils indiqué au J2R pendant l’occupation des locaux de Colucci. Dans l’aprèsmidi, après une négociation de 45 minutes, qui a commencé à 14 heures 15, les deux parties, dont le collectif des 300 sans-papiers, se sont mises d’accord pour un rendez-vous ultérieur avec le sous-préfet des Yvelines pour examiner tous les cas de ces 300 sans-papiers et, en contrepartie, les 300 personnes devaient arrêter l’occupation du centre social Colucci à 18 heures. r Voir Webtélé 2 Rives : http://www.dailymotion.com/video/x1lttpi_des-sans-papiersoccupent-le-centre-social-colucci-a-carrieres-sous-poissy_news
Un maire relaxé, condamné et réélu... C’est possible Orgeval : Yannick Tasset, le maire sortant, a été relaxé sur deux affaires mais condamné pour une troisième affaire le 3 mars dernier, devant le tribunal correctionnel de Versailles à de la prison avec sursis et une amende. Pour rappel il s’agissait d’un imbroglio administratif : M. Tasset avait attribué des délégations fictives à quatre simples conseillers pour qu’ils puissent chacun toucher 55,56 euros par mois. Face aux juges Yannick Tasset a admis des « erreurs de tableau ». Il a été jugé par le tribunal de Versailles que « cela n’était pas tout à fait légal. » Catastrophé, le maire sortant n’en croyait pas ses yeux : « Je suis remonté contre les juges... je suis condamné pour une affaire mineure [«erreurs de tableau» Sic ]; c’est un problème administratif et je dis haut et fort que le rôle du politique doit rester politique... Les juges ne comprennent rien à rien ! » Outré, M. Tasset a fait appel le 4 mars matin car il ne se laisserait pas « salir dans son honneur ». Les juges l’ont cependant condamné pour faux ! Quant aux deux autres affaires jugées par le même tribunal, les juges ont relaxé le maire sortant donnant ainsi raison aux avocats de M. Yannick Tasset : pas de malversations car il n’y avait aucune malice de la part de Yannick Tasset. Mais il reste le jugement de Guy Doniès, adjoint aux travaux. Ce dernier quand même - a été reconnu coupable des faits mais sans punition... Le procureur du Tribunal correctionnel de Versailles a fait appel de la relaxe de M. Tasset, pour prise illégale d’intérêt et tentative de détournement de fonds. M. Tasset sera donc rejugé. Une procédure plutôt rare. Cela dit, ces errements judiciaires du maire n’ont pas eu de conséquences sur les élections municipales : Y. Tasset (41,14 %)s’est fait élire devant ses deux adversaires Franck Boehly (31,58 %) et Eliane Marchal (27,26 %). r www.journal-deux-rives.com
L’épicier historique de Triel s’en va Triel-sur-Seine : Hedi Aroua, l’épicier historique de Triel, a pris sa retraite. Le mardi 2 avril, M. Hedi Aroua a fermé ses portes. Une page de l’histoire du commerce de Triel est tournée avec la fermeture de ce magasin du 80 rue Paul-Doumer. Un des musiciens des Blérots de Ravel a fait une ode à l’action historique des épiciers de France et de Navarre. C’est l’histoire toute simple d’un immigré maghrébin qui veut bien travailler et fonder un foyer « Happy » à Paris. A Triel, Hedi était un symbole pour tous : la convivialité, la farine, le sel et le bon pinard que l’on pouvait acheter à la dernière minute. « J’ai connu toutes les phases du commerce à Triel : Felix Potin, Franprix sont tous fermés... » soupire-t-il. Il ne lui reste que des souvenirs pas heureux et des moments de joie. Hedi faisait aussi du crédit aux habitués de sa boutique. Toute sa famille s’est mise à l’oeuvre pour que le fruit de travail soit à l’hauteur de l’attente de sa clientèle trielloise. Longue vie, Hedi et on vous souhaite une retraite méritée. r Philippe Tautou réélu à la CA2RS
Au conseil communautaire d’installation de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) du 10 avril à 19 heures, la suite de la campagne municipale s’est déroulée comme prévue. Avec 47 voix sur 50 exprimées, M. Tautou a été élu président de la CA2RS le 10 avril. L’assemblée des élus communautaires a ainsi fait le choix de la continuité, le maire de Verneuilsur-Seine étant à la tête de l’agglomération depuis le 17 décembre 2012. Après avoir remercié les élus présents, Philippe Tautou a rappelé sa volonté de travailler en bonne intelligence, dans un souci d’équité, de solidarité et de proximité, « au service des populations de notre territoire ». Il faut être plus « réactifs » face aux défis de l’agglomération, a martelé l’élu... Il entend être plus pédagogue afin que les habitants soient plus « informés »... mais il n’a pas osé évoquer la « concertation ». A l’issue des dernières élections municipales, 52 élus ont été désignés pour siéger au conseil communautaire. Ils étaient réunis pour la première fois au siège de la CA2RS, à l’occasion du conseil d’installation. M. Pierre Gautier, le doyen de l’assemblée, a présidé la séance d’installation avant l’élection du président. Sur 51 bulletins, 47 voix ont été exprimées en faveur de Philippe Tautou et 3 pour Frédéric Spangenberg de Triel (1 bulletin blanc). r 35
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