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J2R 115 janvier-février 2014

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Le

JOURNAL des deux rives

Janv.-Fév 2014

3€

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 115

Une nouvelle caserne de pompiers dans les 2 Rives Environ 300 personnes se sont réunies le 23 janvier pour l’inauguration de cette nouvelle caserne de pompiers. Comme un symbole du renouvellement chantelouvais, la caserne de Chanteloup dans les 2 Rives remplit une série de critères pour redémarrer l’activité normale des sapeurs-pompiers dans les communes d’Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine. Le président du Conseil général Alain Schmitz a réussi son pari. (Page 9) (Photo J2R)

Andrésy

orgeval

Carrières s/Poissy

L’amicale des Beaux-Arts

Yannick Tasset, le maire UMP

100% liberticide ?

Il s’en est fallu d’un rien. A quelques minutes près, l’Amicale des BeauxArts d’Andrésy, qui officie dans la commune depuis près de 40 ans, a failli cesser d’exister. A qui doit-on tant de rebondissement ? page 5

Un fait divers s’incruste en politique : Yannick Tasset, le maire sortant, comparait en correctionnelle. Cela fait tache avant les élections municipales de mars.

Depuis quelques temps, le maire limite la liberté d’expression : un arrêté municipal veut interdire la distribution de tracts de quelque nature que ce soit. Chez les Carriérois, cela ne passe pas.... page 8

sauvée en extremis des eaux

devant la justice

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LE JOURNAL DES

F

éditorial

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Menus si pâles !

rançois Hollande a donc perdu son pari contre le chômage. Mais, heureusement pour lui, il garde son job. Quand Airbus group (ex EADS) et Peugeot ne parient plus sur l’avenir de notre région, ce sont plus de 500 postes directs perdus. Quelles conséquences pour l’économie locale ? Quelles réponses pour relever le défi d’une désindustrialisation qui n’en finit plus ? Certes la situation de l’emploi dans les Yvelines en général et la Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS) en particulier est moins dégradée que sur le plan national . Mais pour combien de temps quand on sait que sur notre territoire les activités en perte de vitesse sont surprésentées alors que celles qui enregistrent des taux de croissance à deux chiffres y sont quasi inexistantes ? A-t-on pris la mesure de la profonde transformation de l’économie mondiale induite par la crise de 2008 ? Des situations bien établies qui paraissaient inexpugnables il y a encore vingt ans sont en train de vaciller. Prenons l’exemple de la Poste : devant la chute dramatique du trafic épistolaire que ne compense pas, loin de là, le transport de colis né du e-commerce, la Poste est en train de se transformer en Banque Postale qui aura avec une activité annexe de transport et de livraison de diverses marchandises et produit. La distribution de lettres deviendrait accessoire. Face à cette situation, comment saisir les opportunités formidables créées par la profonde transformation du monde et gérer au mieux le passage étroit et sinueux de l’ancien vers le nouveau ? Voilà des questions intéressantes pour nourrir le débat des prochaines élections municipales, européennes et régionales ! Intéressantes à deux titres. Tout d’abord pour la première fois de notre histoire les membres de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) seront directement élus par les citoyens et non désignés par les majorités municipales en place. Deuxio, ces élus seront ceux qui mettront en musique la réforme territoriale, dernier tour de clé à molette pour fixer le meccano institutionnel qui va créer les grandes métropoles à l’horizon de 2016, qui aura des compé-

tences élargies pour traiter d’un nombre important de sujets touchant les citoyens. Dans ce contexte, quelles sont les propositions des candidats ? Comment redynamiser l’activité locale pour créer de l’emploi ? Quel avenir pour notre territoire ? C’est l’incapacité des politiques à apporter des réponses à des défis concrets (parmi lesquels pour n’en citer que les plus aigües : chômage massif, problème de logement, système éducatif qui reste inefficace, système de protection sociale coûteux, inefficace et inéquitable et un système fiscal illisible) qui nourrit depuis trente ans la défiance des citoyens-électeurs. Et font le lit des votes de sanction. Et les prochaines élections municipales ne devraient faire exception à cette tendance : tout le monde fait le pari qu’elles vont tourner au « jeu de massacre ». Essayons d’anticiper le scénario du film qui va démarrer à 20h01 le 23 mars 3014, le soir du premier tour devant votre télévision. Non, ne vous trompez pas, il s’agit pas d’un film de fiction catastrophe. Mais la panique est bien réelle : l’abstention frappe massivement dans tous les camps et devient encore une fois et de loin le premier parti de France. L’extrême droite jubile et compte les triangulaires, les quadrangulaires et bientôt les pentangulaires et sexangulaires desquelles elle espère tirer profit. On reverra nos hommes politiques déclarer l’air grave et la main sur le cœur, que la situation nous oblige à aller à la rencontre des gens, à les écouter et tout faire pour répondre à leurs attentes et préoccupations ! Petit rappel de 2008. Le Monde titrait : « L’abstention, grand vainqueur des élections municipales 2008 !» Mesdames et Messieurs les candidats, nous essayons de vous faire gagner du temps : n’attendez pas le soir des élections pour regretter : allez dès maintenant à la rencontre des gens, écoutez-les, oubliez vos petits calculs partisans, réfléchissez ensemble (pour ceux qui se disent responsables) et proposez des solutions concrètes aux défis sérieux auxquels notre territoire fait face. Vous pariez comme nous que notre appel restera lettre morte ? Voilà un pari que nous serions heureux de perdre ! Vous aussi, non ? La rédaction

C’est l’incapacité des politiques à apporter des réponses à des défis concrets...

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Mobilité...

Santé, enjeu municipal

Echos de campagne

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Les orphelins de l’UMP

Manuel Valls aux Mureaux 3


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SOmmaire

JANV.-FEV 2014

Les 2 Rives, un journal indépendant

ÉDITORIAL Menus si pâles !

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L’amicale des Beaux-Arts sauvée en extremis des eaux

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Ferretti, un entrepreneur dans l’âme

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5

Ribault expérimente l’écologie politique

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Virginie Muneret : «Go green !»

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actualité locale

Andrésy

Carrières Chanteloup Triel

Verneuil Vernouillet Chapet et Médan Orgeval Villennes

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100% liberticide ?

Caserne des sapeurs pompiers, une inauguration d’enfer ! C. Arenou demande un changement de cap à l’interco’ des Deux Rives

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La guerre des (égo)centres à Triel

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Mauvais film : Rafton démis de ses fonctions

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Guerre fratricide des droites entre Ciel et Seine Voeux, un style bien rôdé Philippe Tautou lance sa campagne Marie-Hélène Lopez Jollivet sur le chemin de sa réélection

Une dame bien entourée ! Jean-Louis Francart ouvre le bal de cérémonies de l’interco’ Une troisième liste de droite Yannick Tasset devant la justice Gourdon : « Faire exister Villennes avec ses particularités»

Dossiers Charcutage électoral

Vers une meilleure cohérence territoriale ?

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21-22

Projet

Le projet du Port, c’est fini !

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débat de société

La démocratie en vedette...

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Danièle Lacroix : « Je vous ai bien aimé ! »

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CHIMM

Tribune

Pourquoi l’affaire Baby-Loup a, en fait, affaibli la laïcité

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sports

Escrime Boxe et

foot usa

CULTURE Mémoires des 2 Rives Beaux-arts Personnalité Expo-vente

Travailler dans le cadre intercommunal !

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Ring vernolitain, un club convivial Rencontre international du foot US

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Edmond Bories, le premier historien des 2 Rives

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Académie des Peintres de l’Abbaye à Poissy

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Nelly Burnotte, «il faut s’émanciper de la médiocrité»

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Insertion par la conservation du patrimoine

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Dernières nouvelles

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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, J-P Baudin, François Darcq Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Mélanie Das Neves, Claudel Mukulu, Jérôme Perronnet, Youcef Zaouaou, Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.

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Prix unitaire : 3,00 €. Le J2R organise sa couverture en regroupant les communes de la CA2RS de la manière suivante : Joignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de Pole rive droite Sud : Andrésy et Carrières-sous-Poissy; l'ensemble des lecteurs-acteurs du J2R. Enfin, Pole rive droite Nord : Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine ; incitez vous amis à s'abonner ainsi vous pouvez Pole rive gauche Ouest : Chapet, Médan, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet; bénéficier de toute réclame de nos annonceurs. Pole rive gauche Sud : Alluets-le-Roi, Morainvilliers, Orgeval et Villennes-sur-Seine. 4

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ACtualité locale

JaNV.-fev 2014

Andrésy

L’amicale des Beaux-Arts sauvée en extremis des eaux Il s’en est fallu d’un rien. A quelques minutes près, l’Amicale des Beaux-Arts d’Andrésy, qui officie dans la commune depuis près de 40 ans, a failli cesser d’exister. A qui doit-on tant de rebondissement ? Lors du dernier salon de l’Amicale, en novembre, Michel de Ruyck, le président en poste depuis près de 10 ans, avait annoncé son intention de quitter le navire : « Il est temps pour moi de passer le témoin, avait-il martelé. J’estime que d’autres bonnes volontés, passionnées par la création, sont aptes à prendre le relais ». On envisage jusque-là une transition sans encombre. Justement, Michel Boband, jeune retraité, au sein de l’association depuis seulement deux ans, était pressenti. Cependant, la démission en bloc de l’ensemble du bureau lors de l’assemblée générale, le 7 janvier, n’était pas prévu. « Nous avons frôlé la catastrophe, un des patrimoines associatifs était alors en voie d’extinction, je me suis alors levé, en plein milieu de l’assemblée, en interpellant quelques bénévoles prêts à se mobiliser pour sauver de la noyade l’Amicale » nous raconte Michel Boband. Outre ce dernier, devient le nouveau président,

Françoise Le Salver a été élue en tant que secrétaire. Renée Chapron se voit attribuer la fonction de trésorière. « Quand je suis tombé à la retraite il y a quelques mois, je comptais bien profiter de mon temps libre pour respirer et profiter de la vie. C’est désormais remis en question » nous dit Michel Boband. En outre, Michel souhaite impulser un nouveau souffle à l’association, noMichel De Ruyck (à.g.), ancien président et Michel Boband, tamment par le biais du le nouvel homme fort de l’Amicale des Beaux-Arts. (J2R) salon. « Il faut que ce rendezvous annuel soit encore plus côté » soutient-il. Il voulais pas tomber dans l’usure ». ajoute « Je vais utiliser mes réseaux pour permettre D’autres arguments auraient fait pencher la venue d’artistes, peintres et sculpteurs, de renom. la balance. Notamment des visées électoPlus question d’exposer exclusivement les œuvres de ralistes. « Je ne peux vous cacher que je soutiens nos 64 adhérents ». Une nouvelle dimension Hugues Ribault pour les élections municipales, déqui ne déplait pas à Michel de Ruyck qui a voile Michel. Je serai sur sa liste. Naturellement décidé de rester au sein du bureau, mais sans si jamais j’avais une fonction de conseiller municipal, aucune fonction opérationnelle. « Je serai pré- compte tenu de mes années de présidence de l’Amicasent pour accompagner le nouveau président dans ses le des Beaux-arts, ce serait très probablement dans fonctions. Je suis certain qu’il saura parfaitement le domaine de la culture» nous explique l’ancien s’en sortir » nous informe l’ancien président. président de l’Amical. Il ne reste plus qu’à De plus, ce dernier revient sur les motiva- espérer pour M. De Ruyck qu’il ne perde sur tions de sa démission : « Après une décennie de les deux tableaux : la présidence de l’Amicale bénévolat, j’avais besoin de prendre du recul. Je ne et l’échéance municipale…. r

Ferretti, un entrepreneur dans l’âme Le 25 janvier a eu lieu l’inauguration d’un nouveau commerce dans les Deux rives. Le patron, Renaud Ferretti (photo), était aux manettes.

C’est en 2013 que Renaud Ferretti a fait le pari de créer son entreprise, malgré une conjoncture économique difficile : « Le Comptoir de l’Ancienne ». À 43 ans, ce demandeur d’emploi décide de faire de sa passion pour l’automobile ancienne un métier. Après un an de recherche de financements et de démarches administratives, il a enfin pu concrétiser son projet et embaucher un salarié qualifié de 35 ans, lui aussi demandeur d’emploi.

Spécialisé dans l’automobile des années 1930 aux années 1980, « Le Comptoir de l’Ancienne » propose des services classiques : un simple entretien ou de plus importants travaux de rénovation. Tournée vers les véhicules populaires français, cette jeune et dynamique entreprise peut aussi proposer aux amateurs de voitures anciennes tout ce qu’un passionné peut rêver de posséder. Un showroom, une mezzanine et un garage complet constituent le « Comptoir de l’Ancienne ». Située sur un axe (RD 22) reliant les autoroutes A13/A14 à l’autoroute A15, la jolie ville d’Andrésy compte désormais une nouvelle entreprise, un garage chic et convivial. Le 25 janvier, les 400 convives de la soirée d’inauguration ont pu constater que le « Comptoir » n’était pas juste un atelier. Il dégage une atmosphère chaleureuse de clarté www.journal-deux-rives.com

et de propreté. Stéphane, professionnel qualifié et expérimenté, est prêt à mettre tout son savoirfaire et son amour du travail bien fait dans l’entretien, la réparation ou la restauration de votre véhicule. Un député, deux maires et plusieurs conseillers municipaux de Triel et d’Andrésy se sont aussi précipités pour faire la connaissance de ce lieu qui restera ancré dans les Deux Rives. « Le Comptoir de l’Ancienne » est déjà très prisé par des amateurs de belles automobiles anciennes ! r 5


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Andrésy

Ribault expérimente l’écologie politique Le jeudi 16 janvier àl’espace Julien-Green d’Andrésy, le maire-sortant et candidat à sa réélection, M. Hugues Ribault, a fait un éloge de tous les acteurs de la vie locale. Il a également souhaité que l’écologie soit prépondérant dans les années à venir... « Ribault écolo ? » s’interroge ironiquement Lionel Wastl (EE-LV). D’abord, Hugues Ribault a salué le 16 janvier toutes les forces vives d’Andrésy et de ses environs : les pompiers, le personnel de la police nationale, les professeurs des écoles et les élus des autres communes... les élus de la CA2RS, les bénévoles des associations... et les partenaires privés de la ville. Dans un cadré contrainte par les échéances municipales, Hugues Ribault s’est livré à un discours de maire « expérimenté ». Passionné, gardien de l’intérêt général (mais quel intérêt ?), le maire est proche du citoyen et il doit veiller au bon fonctionnement de la société locale... « Notre Communauté d’Agglomération est une grande famille, mais une famille jeune, qui sera probablement obligée de s’agrandir encore davantage dans le cadre de la Métropole du Grand Paris. » « Mariage d’amour, mariage de raison ou mariage forcé, quelle que soit la formule retenue, comme au sein de toute famille, où sont les principaux risques de discorde ? Et, surtout, quels sont les atouts de la réussite ? » a expliqué Hugues Ribault. La dis-

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corde non, la pertinence territorial oui, voilà un deuxième message politique d’un maire qui a vécu des hauts et des bas depuis deux mandatures. Par exemple, le référendum de 2010 fut organisé et perdu par la municipalité d’Andrésy autour de la question s’il fallait ou non urbaniser les coteaux de l’Hautil à Andrésy. Par la suite, le maire a rebondi avec le projet de réhabilitation du centre-ville qui se profile progressivement dans le paysage urbain andrésien. Il faudrait que la commune d’Andrésy ait la possibilité d’avoir « un périmètre cohérent, une efficacité de moyens et un respect des identités et spécificités de chacune des communes ». Hugues Ribault, croit-il au père Noël ? En outre, le maire sortant veut concilier « un développement urbain maîtrisé avec la préservation et l’embellissement d’un de ses atouts fondamentaux : son patrimoine naturel environnemental,

Hugues Ribault devient-il écolo-compatible ? (J2R)

architectural et historique exceptionnel. » En somme, Andrésy forever green ! r

Lionel WASTL ironise !

Lionel Wastl, le candidat, soutenu par EELV/MoDem, aux élections municipales d’Andrésy a réagit aux propos tenus par le maire sortant, Hugues Ribault lors de la cérémonie de voeux à Andrésy. D’abord ironique, Lionel Wastl a tenu à « féliciter le maire-candidat, Hugues Ribault, pour sa nouvelle conversion à l’écologie. » Et notamment M. Wastl a fait remarquer que la décoration de la salle accueillant les Andrésiennes et les Andrésiens sur le thème de la nature et du capital naturel à préserver en a surpris plus d’un. En outre, le candidat Wastl a été très

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étonné d’entendre le maire-candidat prôner « une intercommunalité tournée vers son bassin de vie, éloignée de toutes considérations politiciennes ». Et par la suite, Lionel Waslt a rappelé, avec perfidie, que le maire-candidat est l’un des initiateurs et défenseurs de l’actuelle Communauté d’Agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS), construite pour et autour de Pierre Cardo et de la droite yvelinoise, tournant le dos à tous les pôles urbains qui font office de bassins de vie et d’emploi des 12 communes de la CA2RS : Les Mureaux, Poissy, Achères, Conflans ou encore Cergy.


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andrésy

V. Muneret : «Go green !» Le combat des chefs est officiellement engagé dans la cité andrésienne pour la bataille des municipales. Et c’est Virginie Muneret qui a tiré la première à moins de deux mois de l’échéance électorale. « Jusqu’au bout , j’ai tenté de réunir les uns et les autres, assure l’ancienne maire adjointe de Hugues Ribault. Cela n’a malheureusement pas été possible et j’ai donc pris mes responsabilités ». Ainsi, le samedi 25 janvier, cette femme volontaire et engagée a présenté son équipe de colistiers baptisée Andrésy Dynamique. Sous l’étiquette UMP part avec un moral d’acier. « Nous voulons être à l’écoute des habitants, stipule-t-elle. Pour cela, nous ferons du porte-à-porte afin de cerner les demandes et desiderata de nos concitoyens ». Réunions d’appartement chez les Andrésiens, mise en place de délégués de quartier, présentation préalable à tout projet d’envergure sont quelques unes des pistes que cette

liste annonce vouloir suivre. « Nous allons ouvrir, si nous sommes élus, deux micro-crèches, d’une capacité de 10 berceaux, dans le secteur des deux gares, dévoile Virginie. Celles-ci seront gérées par des associations privées qui en assureront le fonctionnement. Ce qui n’accroîtra pas le budget de fonctionnement de la commune ». Changement notable dans la cité andrésienne : l’entraide et le lien social seront favorisés. « Nous rendrons, les aides sociales accessibles aux familles vivant au-dessus des minima sociaux, tout en fournissant un coup de pouce financier en faveur de la jeune génération selon ses ressources ». Le quartier des Charvaux et, plus spécifiquement, son centre commercial ne seront pas mis de côté. « Ce secteur de la ville a été trop oublié, prévient l’ex-élue. Il faudra réunir tous les partenaires concernés, en partenariat avec la municipalité, pour donner, pourquoi pas, un nouvel élan économique. A ce sujet, le commerce andrésien doit être soutenu. Nous développerons la signalétique aux quatre coins de la commune, tout en créant un portail sur le Internet pour faciliter la relation clients-commerçants ». Enfin, le tourisme vert, aux yeux d’Andrésy Dynamique, doit être valorisé afin de booster l’économie locale.

L’équipe Muneret affiche le programme. (J2R)

Installation de la vidéoprotection dans les lieux stratégiques (gare, collège, certains commerces…), ne pas augmenter la part communale dans les impôts locaux, créer des lignes de minibus pour désenclaver les quartiers sont quelques unes des promesses de la liste UMP. « Quant aux Coteaux, je vais être claire, annonce Mme Muneret : tout comme la Seine, ce secteur de la ville fait partie de notre ADN. Les Coteaux ne doivent pas être urbanisés, je m’y engage ».(1) Go green ! r

(1) Pour mémoire, cette dernière, lorsqu’elle était maire adjointe en charge de l’urbanisme, avait voté avec l’équipe municipale majoritaire la construction de logements, sur le bas des Coteaux. Il était même envisagé, pour répondre aux exigences de la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain), d’édifier des logements sociaux aux abords de la gare, du côté de l’ancien collège et dans le bas des Coteaux, à proximité de l’avenue Maxime Traverse (Voir le J2R du 9 septembre 2011).

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carrières-sous-Poissy Chanteloup-les-vignes

100% liberticide ? Depuis quelques temps, le maire de Carrières-sousPoissy limite la liberté d’expression à travers différentes mesures. Cela concerne les panneaux d’affichage et la distribution de tracts de quelque nature que ce soit. Chez les Carriérois, à deux mois des élections municipales, la liberté d’expression semble menacée. Le J2R a demandé le 15 janvier des explications au cabinet de M. Eddie Aït mais la réaction tarde à venir.... Que se passe-t-il à Carrières-sous-Poissy ? La liberté d’expression serait-elle menacée à deux mois des élections municipales des 23 et 30 mars ? Le maire sortant Eddie Aït craindrait-il la communication de l’opposition plurielle ? Instrumentalisation La loi est-elle instrumentalisée au profit du pouvoir en place ? Y-a-t-il abus du pouvoir ? Le débat d’idées est-il interdit à Carrières ? Cet ensemble de questions vient à l’esprit lorsque l’on examine l’arrêté promulgué le 17 décembre 2013.(1) En outre, une partie des panneaux destinés à l’affichage public d’expression libre a disparu sans qu’aucune raison ne semble le justifier, mettant ainsi la commune dans l’illégalité par rapport à l’article R. 581-2 du code de l’environnement qui prévoit : « La surface minimale que chaque commune doit réserver à l’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif est la suivante : 12 mètres carrés plus 5 mètres carrés par tranche de 10 000 habitants. » Par cet arrêté du 17 décembre, le maire a marqué sa volonté d’interdire la distribution d’écrits, d’imprimés et d’objets sur les parkings publics et la voie publique. Cette mesure semble être en opposition avec l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’Homme relatifs à la liberté d’expression. À ce sujet, le cadre légal prévoit que le 8

L’état de droit est-il respecté par les agissements du maire dans ce dossier ? (J2R)

maire ne peut interdire les distributions de tracts que lorsque les circonstances l’exigent, par exemple si l’ordre public ou la circulation risquent d’en être troublés. Des tracts et prospectus apposés sur les pare-brises des véhicules à l’arrêt ne sont pas, a priori, de nature à constituer un risque de trouble à l’ordre public ou à la circulation. En revanche, cette mesure a choqué les candidats en lice pour les élections municipales. C. Delrieu : « Arrêté liberticide » Christophe Delrieu, un des candidats qui s’opposent à Eddie Aït, a été à l’origine de cette affaire car M. Delrieu et sont équipe avaient tracté à 30 mètres d’une école. Mais « cela ne justifie pas cet arrêté liberticide ». Interrogé par la rédaction, M. Delrieu a réagi : « Cet arrêté, liberticide, va à l’encontre des valeurs républicaines depuis 1789 ! Il est aussi inadmissible de signer ce type d’arrêté municipal en pleine campagne électorale, explique-t-il. C’est aussi montrer la volonté de museler la libre expression de nos forces démocratiques », à Carrières-sous-Poissy. Par ailleurs, Anthony Effroy (liste Bien vivre à Carrières) a d’ores et déjà annoncé que devant des méthodes aussi contraires aux principes de la République, il allait se battre pour faire respecter l’état de droit. Le Préfet des Yvelines examine le dit arrêté dans le cadre du contrôle de légalité de cet arrêté. D’ailleurs, le maire-candidat, Eddie Aït, n’a pas empêché l’association COPRA 184 le www.journal-deux-rives.com

17 janvier de procéder à une distribution des tracts contre l’A104 devant la salle Armand avant la cérémonie de vœux. Deux poids, deux mesures, selon le maire-candidat ?! L’arrêté pris par le maire-candidat concernant la totalité de la voie publique constitue une atteinte grave à la liberté fondamentale d’expression écrite, fixée par le Conseil constitutionnel. Cet arrêté concerne aussi les commerçants, qui verront la promotion de leurs activités fortement réduite sur l’ensemble du territoire communal. L’activité commerciale de distribution de prospectus (Leclerc ou Lidl) essuiera-t-elle les frais de « cette interdiction à la Poutine » ? La disparition des panneaux d’affichage libre et la signature de cet arrêté sont dignes d’un état totalitaire et n’ont pas leur place dans notre démocratie. Cette instrumentalisation de nos lois au profit d’intérêts personnels est proprement inacceptable. Les élections municipales approchent, le maire Eddie Aït se sentirait-il menacé ? Il est quand même incroyable de voir un homme politique, qui se veut de gauche, utiliser ce type de procédés. Y a-t-il autant de tumultes à Carrièressous-Poissy pour que des mesures aussi radicales soient prises ? r (1) Arrêté n° 2013-12-298 : Arrêté permanent relatif à la distribution d’écrits, d’imprimés et d’objets sur les parkings publics et la voie publique.


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Chanteloup-les-Vignes

Caserne des sapeurs pompiers, une inauguration d’enfer ! L’inauguration du 23 janvier a satisfait tous les acteurs liés aux premiers secours et à la sécurité civile des Yvelines. Les soldats du feu peuvent désormais agir dans la normalité...

La nouvelle caserne de pompiers de Chanteloup-les-Vignes répond à un besoin structurant du SDIS (Services départemental d’incendie et de secours) des Yvelines. Alain Schmitz, président du Conseil général, et Alexandre Joly, président du SDIS, ont réussi leur pari de doter les soldats du feu d’un lieu aux normes par rapport aux exigences modernes de ce service public de proximité. L’inauguration du 23 janvier en est la preuve. Environ 300 personnes se sont réunies pour l’inauguration de cette nouvelle caserne de pompiers à Chanteloup-les-Vignes. Comme un symbole du renouvellement chantelouvais, la caserne de Chanteloup dans les 2 Rives remplit une série de critères pour redémarrer l’activité normale des sapeurs-pompiers dans les communes d’Andrésy, Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine. Soixante volontaires, vingt-neuf professionnels sont prêts à intervenir 24h sur 24 et 7 jours sur 7. En 2013, 3 300 interventions ont été constatées par ce groupement qui avait « souffert d’une attaque en règle » par quelques individus cagoulés en 2010. Depuis, les pouvoirs publics ont mis les moyens (8,5 millions d’euros) pour doter les 2 Rives d’un nouvel équipement public de 2758 m2 avec toutes les facilités (dortoirs, zones d’exercices et de détente...) pour un fonctionnement normal d’une caserne au XXIe siècle. La cérémonie a commencé par une remise de décorations pour services rendus à la corporation de sapeurs-pompiers. Quatre distinctions ont été décernées : Éric Vilbois, adjudant-chef, Joseph Baleinier, caporal-chef, ont reçu la médaille vermeil pour vingt-cinq ans de bons et loyaux services ; Nicolas Sassier, sergent-chef, et Cyrille Ménard, sergent-chef, ont aussi reçu une distinction pour vingt ans de loyaux services. Le protocole a été respecté avant d’enton-

La majorité de sapeurs-pompiers des Yvelines était là pour constater la concrétisation de ce projet du service public. (Photo J2R)

ner la Marseillaise. Tout le monde a ensuite fait une visite rapide des lieux, comme pour s’approprier la caserne. Elle est belle et moderne, avec plein de lumière et une fonctionnalité qui frappe l’œil. Le chef de la caserne, Cyrille Butez (voir photo ci-dessous), et son « ancien » lieutenant David Saquet, se sont montrés satisfaits. Le lieutenant Laurent Caillaud a remplacé David Saquet à compter du 1er février. Mission remplie Alain Schmitz Catherine Arenou, le maire de Chanteloup-les-Vignes, Alexandre Joly, président du SDIS et Alain Schmitz, président du Conseil général des Yvelines, ne pouvaient qu’être ravis de voir ce beau monde avant d’amorcer les discours habituels. « Que de chemin parcouru, a souligné Mme Arenoue avant de reconnaître un service public de proximité » qui sera pérennisé. Pour Alexandre Joly, « la promiscuité de l’ancienne caserne n’était pas compatible » avec la croissance du nombre de soldats du feu en raison de l’augmentation des interventions : 300 en 1979 à 3 300 en 2013 ! Satisfait, le président Alain Schmitz, a exwww.journal-deux-rives.com

pliqué que la mission avait été remplie et que d’autres casernes seraient aussi réhabilitées ou construites de toutes pièces. Trois opérations sont envisagées, dont une caserne à caractère fluvial (à Mère, aux Mureaux et à Trappes). Surtout, pour lui, il s’agissait de « respecter la parole donnée [en 2010] », après des moments critiques où les sapeurs-pompiers des 2 Rives se sont sentis « meurtris ». De par son choix politique, M. Schmitz a décidé de « donner un outil de travail nécessaire pour les soldats du feu », même si ce choix avait eu comme conséquence de chambouler le calendrier d’investissements du Conseil général. Exit les opérations routières et autres projets... d’aménagement. Désormais, les soldats du feu possèdent un cadre et un équipement appropriés pour mener à bien leur mission. Un Conseil général en adéquation avec Le chef de la caserne, Cyrille Butez. (J2R) ses héros. r 9


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Chanteloup-les-Vignes

C. Arenou demande un changement de cap à l’interco’ des Deux Rives La cérémonie des vœux est une opération risquée pendant ces périodes préélectorales. Le 23 janvier à Chanteloup-les-Vignes, Mme le maire, Catherine Arenou, a livré un message hautement politique visant l’avenir de la Communauté d’agglomération des Deux Rives (CA2RS) : Mme Arenou revendique un projet intercommunal à Chanteloup dans la prochaine mandature...

Comme toute cérémonie dans la CA2RS, Mme le maire a remercié tous les acteurs économiques, associatifs et politiques de la commune et ses environs.(1) Catherine Arenou a remercié son mentor, Pierre Cardo pour sa bienfaisance et tout le reste... D’ailleurs, Mme Arenou a signalé que Pierre Cardo est ancré sur ce territoire et que cela restera sa marque de fabrique : « Cet homme n’a jamais abandonné notre territoire », s’est-elle exclamée devant un parterre d’élus du coin et notamment le député Arnaud Richard. Quelle idée de Mme Arenou ! En fait, elle a fait allusion au départ de la crèche Baby-Loup, qui quitta notre territoire pour celui de Conflans-Sainte-Honorine, le

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31 décembre 2013. À juste titre, Mme le maire a fustigé ceux ou celles qui avaient pensé que Chanteloup allait s’effondrer en raison de ce départ : « La République n’était pas partie avec Baby-Loup ! » « Marginaliser encore Chanteloup ! » Plus percutante, Mme le maire a argué que « la République ne se résume pas à deux termes, Laïcité et réhabilitation urbaine ». Fort de cet argument, elle a demandé la nécessité de mettre en place des mesures de sécurité et des services de proximité (comme la caserne des pompiers) et de classer la ville en zone prioritaire dans le prochain train des mesures budgétaires ; la République n’est pas uniquement une promesse « gouvernementale ». Se doter des voies et moyens est la clé : la ville a réussi à répondre avec une nouvelle crèche municipale (Pierre le Loup) en un temps record. Le maire a pris les mesures « pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires avec audace ». Justement, quant à l’intercom’, Mme le maire a exigé un renforcement des liens entre les communes sur les plans social, économique et spatial. Plus de mobilité, plus d’échanges vont créer et renforcer les liens entre les habitants. Tiens, tiens, c’est le message que le J2R avance auprès de tous les acteurs politiques de la CA2RS, avec le succès que l’on sait. Pour Mme Arenou, le défi est de faire mieux et de faire vite, car sinon le risque serait de « marginaliser [encore une fois] les Chantelouvais. » [Mme Arenou] demande que l’un

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C. Arenou veut un projet pour sa ville. (J2R)

des prochains projets structurants de la CA2RS soit à Chanteloup. Par ce message, Mme le maire a mis le pied dans la fourmilière car cela revient à mettre en cause les projets « contestés » par les habitants tel le Port de Triel que personne ne veut, sauf Pierre Cardo. C’est carrément un changement de cap ! Après les élections de mars, une crise semble se profiler entre ceux qui préconisent toujours la vision du « père fondateur de la CA2RS » et ceux qui sont pragmatiques par excellence. Peut-être Mme Arenou a fait, ce 23 janvier, le premier pas pour s’affranchir de la tutelle de son père politique, Pierre Cardo. r (1) Elle a également remercié le personnel de sa ville, le personnel de la CA2RS « pour les travaux réalisés ici et là ». Elle a remercié les nouveaux habitants, les commerçants et les bénévoles des associations de la ville de Chanteloup.


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triel-sur-seine Orgeval

La guerre des (égo)centres à Triel Triel confirme la règle d’Or nationale : au centre règne la confusion totale. Un candidat UDI (Arnaud Richard) contre un candidat Modem (François Pelletier). Cette confusion s’ajoute au chaos intrinsèque triellois où cinq listes semblent prêtes pour la bataille municipale. Depuis le 9 janvier, le candidat UDI a ouvert sa boutique de campagne, et a installé son staff pour la conquête de la mairie de Triel au centre-ville de Triel. L’ancienne boutique de réparation de smartphones a donc été louée pour les besoins dans la campagne. Les futurs colistiers dont Jean Rafton, destitué le 19 décembre par le maire Joël Mancel (voir page 12), ainsi qu’une une trentaine de personnes se sont données rendez-vous pour l’inauguration de ce local le jeudi 9 janvier à 19 heures. Cependant, le candidat UDI a d’autres soucis en perspective. Une campagne ne se gagne pas par une simple inauguration d’un QG. Justement, un premier souci du candidat UDI vient de sa quasi-famille politique : le Modem à Triel. François Pelletier, membre historique du Modem, a décidé de partir sans l’UDI en raison de l’impossibilité de travailler avec le candidat représentant le parti UDI. Sans développer les raisons de cette incompréhension entre centristes, il en vient à tirer quelques enseignements de ce fait politique. D’abord, François Pelletier peut jouer le trouble fêtes et gâcher la campagne de Richard. Avec les acquis du Modem local, Pelletier peut facilement lui enlever des voix précieuses lors du premier tour. Le candidat Modem vise 15%, tout en menant un campagne économe. Il a confié au J2R que « la liste était prête depuis deux mois mais [M. Pelletier] voulait construire une liste Udi-Modem dans le sens de l’accord national. » Or comme les négociations avec l’UDI (dont le chef du département est un dénommé Arnaud Richard) n’ont rien donné, le champ s’est libéré. Deuxièment, dans le cas de la multiplicité

François Pelletier (Modem) se lance dans la bataille trielloise pour contrer Arnaud Richard, le candidat UMP-UDI. (DR)

des listes d’ouverture(1), il sera plus lisible pour les électeurs lassés des partis UMP ou PS de voter clairement pour une liste qui se réclame nettement d’une philosophie de compromis. En outre, Joël Mancel, le maire sortant, va certainement profiter de cette mésentente entre les centristes de Triel pour crédibiliser un peu plus sa candidature. «Je ne reconnais pas

dans une bataille d’égo...»

Cinq listes(2) semblent prêtes pour la bataille municipale, même si elle risque probablement de se jouer au centre. Chaque liste a des arguments et on verra certainement une triangulaire entre les listes le maire sortant, TEM, Triel Energie. M. Pelletier se «verrait bien en possible challenger de TEM». Alors chaque pourcentage va compter au deuxième tour, et les voix indispensables pour gagner pourraient se trouver chez les centristes du Modem. Certes, il reste le Front national et la liste de M. Quijoux. Mais ces deux listes prennent le risque d’être marginalisées par le débat de campagne, car elles n’offrent aucun programme réaliste pour gérer une ville comme Triel. Enfin, la campagne chez les centristes s’apparente aussi à une dispute égocentrique. Le candidat UMP-UDI, le « beau gosse de Rouen », espère toujours que les autres se www.journal-deux-rives.com

plient à son charmant sourire. Les aspects programmatiques semblent être secondaires, c’est probablement le charme d’être un oiseau voyageur (de Rouen à Paris, il a fait escale à Meulan et désormais à Triel). Mais, François Pelletier tient à défendre les couleurs du Modem comme le dernier des Mohicans. Pelletier nie le caractère avéré de ce « combats d’ego... perçu comme tel,... mais sa motivation principale qui reste d’essayer de faire exister le centre en essayant d’améliorer ce qui peut l’être à Triel. En résumé, essentiellement, je ne me reconnais pas dans une bataille d’égo, ou alors au sens ego Modem ! » Tout ce combat d’égos ne rime pas avec le caractère urgent des enjeux locaux. Autrement dit, le Port de Triel, la possible fermeture de la maison de retraite, le remblai, l’urbanisation à outrance et le manque flagrant d’équipements publics (nouveau COSEC, crèches...), qui plaident pour une véritable union centriste. r (1) Trois listes sur cinq se réclament de ce terme fourre-tout : la liste du sortant M. Mancel, Triel en Mouvement (TEM), Triel Energie (UDI et les anciens adjoints du maire sortant plus trois conseillers d’opposition VEA). (2) Triel Demain du maire sortant, Triel en Mouvement (TEM), Triel Energie (UDI et les anciens adjoints du maire sortant plus trois conseillers d’opposition Vivre ensemble autrement), la liste de Philippe Paillet (Agir pour Triel), le MODEM de François Pelletier (Nouvel air). Certains prédisent qu’il aura une liste Front national.

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Mauvais film : Rafton démis de ses fonctions Le Conseil municipal extraordinaire de Triel-sur-Seine s’est prononcé le 19 décembre 2013 sur le maintien ou non de la fonction d’adjoint de Jean Rafton. Un vote solennel lui a permis de compter publiquement ses amis… et les autres. Suite à une lettre concernant les remblais et la mise en péril de la faune dans la plaine, une affaire de famille s’est réglée devant un public bouillant d’intervenir (mais c’est interdit) pendant les échanges qui ont précédé le vote sur l’unique question qui était à l’ordre du jour. Défendre les petits oiseaux… Un réquisitoire d’une rigidité à la limite supportable a été prononcé par le maire Joël Mancel. Ce dernier, nous avait habitué à plus de chaleur dans ses précédentes déclarations. Accusé d’une sombre histoire de lettre, tampons, signature et autres symboles réservés aux détenteurs de l’autorité, Jean Rafton, s’est défendu dans un plaidoyer pathétique à souhait. Rappelant les fonctions qu’il a assumées depuis près de douze ans, l’(encore) adjoint à la sécurité a tenté de rester factuel. Cependant, ses arguments se sont noyés dans le sentimentalisme, croulant sous les références nostalgiques aux services qu’il a rendu à la municipalité. Au tour de la table, un certain nombre d’élus ne faisant pas partie de la famille majoritaire l’ont défendu. Une protection insistant sur la fibre humaniste, aux connotations politiques pour certains. Surprise, des élus du camp majoritaire l’ont également défendu. Ces divisions annoncent-t-elles la couleur des prochaines élections ? (Voir encart) Des compliments, ainsi que des mises au point truffées de sous entendus ont volé bas pendant près de deux heures devant un public de Triellois impliqués dans la vie citoyenne locale. Une dialectique facile à traduire Mais que pouvait penser ces habitants ? Ils avaient élu une équipe municipale pour 12

Conseil municipal de Triel-sur-Seine le 19 décembre 2013 à 21 heures : pathétique ! (Photo J2R)

qu’elle gère la commune, et non pas pour ces échanges de propos dans lesquels les arguments accusateurs des uns devenaient des démonstrations de défense pour les autres. Une affaire de défense de petits oiseaux où intervient Marianne ! Une dialectique facile à traduire : n’est-on pas en face d’une affaire de famille dont les membres s’entre déchirent à la veille d’élections municipales pour certains décisives. A la fin du Conseil, de nombreux Triellois présents dans la salle bouillaient d’impatience de ne pas pouvoir intervenir tant le climat était tendu. La vox populi, encore une fois s’est trouvée occultée par ses propres représentants. Un

final ( pas ) grandiose ,

mais cela fait du spectacle ...

Tout était prêt pour un final grandiose : le vote à bulletin secret. Avec une urne (transparente), un isoloir (rideau vert couleur de l’espérance), le tout placé juste devant le public. Quelle scénographie en perspective ! Chaque élu se présentant devant ces Triellois venus assister à une cérémonie expiatoire… Mais, le spectacle a tourné court, et c’est à l’appel de son nom que chaque élu (sauf l’absent) s’est déclaré pour ou contre le maintient du presque « ci-devant » de Jean Rafton dans ses fonctions de maire-adjoint. Après un (faux) suspens, c’est sans illusion que les présents ont entendu le maire, Joël Mancel annoncer que 13 élus s’étaient prononcés pour le maintient et 16 contre (3 abstentions). Fin de www.journal-deux-rives.com

partie. Exit d’un proche collaborateur qui a perdu la confiance du «patron». Les habitants dans tout ça ? Le maire a coupé court aux demandes de parole. Dans un brouhaha de politesses et de conciliabules divers la salle a retrouvé son calme habituel, les gens se sont alors dispersés comme au cinéma après la fin du film. Reste qu’aux ciné-clubs d’antan (avant les DVD et les multiplex) après un bon western il y avait un débat public, des échanges, des critiques, des questions. Parfois le metteur en scène, un acteur ou une actrice se déplaçaient pour répondre et expliquer. Ici rien. A Triel-sur-Seine, le spectacle des règlements de compte dans les affaires de famille se déroule en public, avec des acteurs sourds et des spectateurs rendus muets. r

Dissidents ou félons ?

Quinze élus sur les 21 de la majorité ont décidé de poursuivre avec le maire sortant, Joël Mancel pour 2014. Six dissidents ont, au contraire, franchi le pas pour joindre la liste «Triel Energie 2014» de M. Arnaud Richard. Il s’agit de Mme Valerie Bettinger (communication et promotion de la ville); M. Michel Bothereau (travaux et RVD); M. Patrick Chatainier (finances et personnel communal); Mme Christelle Colnaghi (affaires scolaires); M. Léon Janus (jeunesse et vie associative); et M. Jean Rafton (sécurité et vie citoyenne). Trois de ces six félons sont habitués à ce type de volte-face car ils avaient déjà «trahi» politiquement en 2008. r


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Guerre fratricide des droites entre Ciel et Seine La « Liste de rassemblement et d’intérêt communal » emmenée par le député Arnaud Richard avec l’investiture UMP et UDI est passée à l’offensive contre la liste « Triel Demain » avec à sa tête Joël Mancel « votre maire UMP » en route pour un éventuel deuxième mandat. Deux conceptions de la représentation municipale vont s’affronter publiquement sans relâche jusqu’au 23 mars 2014. Après, c’est une autre histoire qui s’écrira... Deux méthodes de communication qui ont fait leurs preuves semblent être en concurrence. L’équipe en place affiche un discours implicite, lourd de non-dits et d’évocations d’un passé connu seulement de certains. Le jeune challenger, député, (vous avez dit cumul des mandats ?) semble s’être affranchi de la langue de bois politique pour pratiquer un discours explicite pourtant moins clair qu’il n’y parait. « Poursuivons ensemble le redressement ! » dit-il. Un échantillon du débat indirect à venir nous a été servi jeudi 5 février par Joël Mancel, un maire vraiment convaincu que son mandat de 6 ans mérite un 20/20 car « Triel-sur-Seine est la ville la mieux gérée des Yvelines dans sa catégorie » selon une étude (très contestée) de l’association des « Contribuables Associés », et qu’avec « Triel Demain » une liste recomposée par « une équipe renouvelée, expérimentée et motivée» s’affiche « le désir de servir Triel et ses habitants ». En somme presque du neuf avec du vieux. Les chiffres révélateurs « micro trottoir » sociologique Le lendemain, mêmes lieux (salle Grelbin) devant un peu plus de monde, Arnaud Richard, challenger offensif, a tenté de communiquer « Une nouvelle énergie pour Triel » avec l’habileté de l’orateur habitué à interpeller les ministres dans son rôle de député de l’opposition. Ici pas de droit à l’erreur. Certaines têtes connues n’étaient pas venues par sympathie mais plutôt pour en découdre. En vain. Le discours, construit sur d’un

mesure, était fort habilement adapté pour un auditoire qu’il fallait convaincre que le candidat (que certains « méchants » disent « parachuté ») était un connaisseur de Triel et de ses habitants. Les jeunes et les vieux Triellois ont dû apprécier les résultats chiffrés d’un « micro trottoir » rassemblant l’opinion de 184 habitants interviewés dans des lieux stratégiques comme la gare, le centre ville ou la proximité des écoles. Cette quinzaine de tableaux où abondent camemberts, pyramides et autres représenhaut Joël Mancel «votre maire UMP» présente son bilan. En bas le député tations statistiques peut se re- En Arnaud Richard investi par l’UMP et l’UDI répond à un auditoire triellois. (J2R) tourner contre ses initiateurs, mais elle mérite une étude attentive et ne à Triel ». Et s’il débute son discours en anpeut être la base d’un état des lieux riche nonçant : « Je crois en la politique ! » et pourd’enseignements pour des futurs discours et suit par : « Je suis candidat parce que les choses ne programmes. Les Triellois, c’est sympathi- vont pas », son « esprit de rassemblement » est que, aiment bien qu’on leur parle d’eux. allé jusqu’à embarquer une demi douzaine d’équipiers du précédent navire. Se désoliConnaissance de Triel et des Triellois dariseront-ils de l’ancien équipage et de son La veille, le maire Joël Mancel, Triellois bilan ? Attention. Danger. Ils auraient dû afdepuis de (très) nombreuses années a eu un ficher leurs désaccords avant, faute quoi le tout autre handicap à surmonter : le bilan piège se refermera. de son (ancienne) équipe aujourd’hui éclaLà aussi on veut faire du neuf avec du tée. C’est donc avec un grand intérêt que vieux ? Pourtant tout le monde sait que ce les Triellois présents ont été informés que n’est pas parce qu’on change de camp qu’on la municipalité a été gérée, que les services se refait une virginité. Et l’Histoire se répétant ont fonctionné normalement et que des étu- parfois, il ne faut pas oublier qu’on assiste à des ont été menées qui seront réalisées plus un quasi remake de la genèse de la formation tard... si les électeurs le veulent bien. Privés de l’équipe de Joël Mancel qui a succédé à celde réunions de quartiers pendant toute la du- le de Jean-Pierre Houllemare dans un passé rée du mandat, nombreux sont ceux qui ont pas si lointain. Au générique certains noms appris qu’il y avait eu des réalisations près reviennent, d’autres étonnent. de chez eux (ce que certains avaient déjà constaté) et les autres attendront les effets Avez-vous vraiment confiance ? d’une improbable urbanisation par un PLU Plusieurs équipes (cinq visibles à ce jour) qui « préserve les espaces naturels » malgré une vont s’affronter pour la conquête d’un terriaugmentation importante de la population. toire limité à une commune, Triel-sur-Seine. C’est inscrit dans le marbre et ce n’est pas Mais les enjeux à venir sont autrement plus de la désinformation ! Des projets ? Un pro- importants. D’abord définir la présence et le gramme ? Ce sera pour la troisième réunion rôle déterminant des élus dédiés à la comen mars avec la présentation du programme munauté d’agglomération (CA2RS) dont la 2014-2020. santé financière n’a pas l’air d’être meilleure « Il faut un maire à Triel ! » dit-il. que celle de Triel (l’opacité et l’absence de Le candidat Richard « n’a pas eu de mots légitimité démocratique en plus). Ensuite les assez durs pour fustiger ses adversaires avec des incertitudes liées à son élargissement, aux efaffirmations tranchées et quelques vérités » sévè- fets du Grand Paris et des réformes adminisres comme par exemple : « Il faut un maire tratives effectives ou en gestation. r www.journal-deux-rives.com

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verNEUIL-SUR-SEINE

Voeux, un style bien rôdé Le style des vœux de Philippe Tautou est maintenant bien établi : un décorum très soigné, des mets et des boissons de qualité, un groupe de musiciens live, un aéropage qui comprend tous les notables des Yvelines. Dans ce contexte, il a livré un discours dans un style churchillien (homme de droite) promettant du sang et des larmes, mais la victoire au bout et un appel au sursaut de la nation avec une citation de Kennedy (homme de gauche) « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». Philippe Tautou, dans un registre qui mêle tour à tour ses fonctions de maire et de président de la CA2RS, a également mis dos à dos la droite et la gauche comme co-responsable de l’endettement du pays. En outre, l’Acte III de la Décentralisation, qui s’impose aux collectivités, l’a été « sans réelle concertation » avec un calendrier insensé. Selon Ph. Tautou, l’Etat exige un élargissement de notre communauté d’agglomération avec un seuil de 200 000 habitants, «sans nous transférer au préalable les moyens de nous structurer». Comment faire face à ces

Ph. Tautou (au premier plan) a su trouver les formules «d’un homme d’Etat».

exigences dans un contexte de crise et avec la réduction incessante de moyens (dotations globales de fonctionnement) ? Tout en indiquant qu’en raison de la proximité des élections il n’est pas possible de faire le bilan de sa mandature. N’empêche, il cite la longue liste des réalisations communautaires et des projets. La partie politique s’achève sur les récompenses de vernoliens méritants avec trois médailles de la ville : âgée de 19 ans, Camille Aguié (à g. sur la photo ci-dessus), continue d’améliorer son style fidèle au principe du kung fu; et lors de l’épreuve du combat à coups portés, elle a accédé à la première place du podium. David

(J2R)

Heuzé (à gauche de M. Tautou sur la photo cidessus) est détenteur du très convoité Trophée du Dragon, David n’a pas hésité à le remettre en jeu. Il a reçu récemment avec Camille Aguié le Trophée du Conseil Général des Yvelines consacrant les victoires nationales des champions d’Ile de France. Jean-Yves Le Boulanger (à droite de la photo ci-dessus) travaille à Verneuil depuis 30 ans, en qualité d’artiste-peintre au sein de l’association l’atelier-passions, qui propose des loisirs créatifs. C’est ainsi qu’en 2012, trois jeunes filles de Verneuil se sont distinguées par leur brillante admission dans des écoles prestigieuses telles que BOULLE, ESTIENNE et LISAA. r

Philippe Tautou lance sa campagne Lors du lancement (tardif !) de sa campagne électorale le 6 février, d’après Philippe Tautou « être maire en vaut la peine » !

Le 6 février Philippe Tautou, maire sortant UMP de Verneuil-sur-Seine, s’est déclaré candidat à l’élection municipale de mars 2014. Il a défini le slogan de la campagne «Verneuil, notre ville, notre avenir ! » et il a expliqué les raisons que l’amènent à se représenter comme maire : « Je ne suis pas parlementaire mais un élu du terrain » qui cherche à pallier les carences de l’Etat et/ou trouver une solution pratique et pragmatique pour le quotidien des Vernoliens. Ph. Tautou compte axer sa mandature sur la petite enfance (crèches pri14

Philippe Tautou (au centre), maire-candidat, entouré de sa garde rapprochée.

vées, RAM...) et sur la culture (construction d’une école de danse et de musique). Il est temps de faire aussi le lien social et de revoir certains aménagements dans les quartiers... En outre, s’il est élu maire de Verneuil, il briguera le poste de président de la Comwww.journal-deux-rives.com

(J2R)

munauté d’agglomération des Deux Rives. «Etre maire vaut la peine» a conclu le maire sortant ! r (1) VOIR LA VIDEO http://www.dailymotion.com/video/x1bexw8_philippe-tautou-candidat-2014_news


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VERNOUILLET

Marie-Hélène Lopez Jollivet sur le chemin de sa réélection Marie-Hélène Lopez Jollivet a réuni ses troupes et ses soutiens le vendredi 17 janvier à 19 heures à la Scène de Vernouillet. Voici le récit d’un lancement classique d’un(e) sortant(e) : elle a défendu son bilan et semble avoir «la patate»...

C’était un classique de secret de polichinelle : partira, partira-t-elle pas ? C’est décidé et Marie-Hélène Lopez-Jollivet sera le général de la campagne contre deux listes de droite (celles de MM. Pascal Collado et Claude Ney). Dans une salle acquise à sa cause, la candidate Lopez-Jollivet a renoué avec les excitations d’une campagne politique au niveau local. D’abord, le slogan de campagne est simplement «Unis pour l’avenir de Vernouillet». Ensuite, la candidate a esquissé un bilan rapide de ses deux mandatures : «Dans un contexte de stabilité fiscale, a souligné-t-elle, la ville a été dirigée par des gens solides et solidaires...» Selon elle, des dossiers (Deck78, maison d’associations, maison de la danse et de la musique...) ont été montés avec ténacité. Défis de la dame de la Rive gauche Vernouillet est devenue «une ville que l’on regarde» comme exemple et la candidate veut que cela «continue dans se sens... car cette ville a des atouts.» Certains diraient que l’atout principal est d’avoir atteint dix mille habitants... pendant sa mandature. Mme le maire-candidate a aussi souligné les palmares de Vernouillet depuis deux ans dans certains domaines. D’abord, Vernouillet a reçu le label de «ville internet». Le maire de Vernouillet (et candidate) a été décoré (avec l’Ordre du mérite agricole) pour son travail pour la préservation du patrimoine agricole de la ville. En outre, la ville a reçu la «Marianne d’or» du développement durable pour l’année 2013. En parallèle, le Ministère de l’écologie et du développement durable a labelisé l’Agenda 21 de la ville de Vernouillet. Quant au projet, les défis sont immenses

Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire sortante lors de le lancement de sa campagne électorale, le 17 janvier. (J2R)

«remplir ces promesses qui seront financées à 100% et réalisables» ? Là, le maire-candidat n’a pas développé sauf à dire que il «faudra faire toujours mieux avec moins !» D’où l’engagement lancé à la tribune : «gérer votre argent de la façon la plus économe possible». Avec ou sans SAV ? Une crèche et la continuation de l’Agenda 21 ont fait partie aussi des promesses électorales. Pour conclure, Mme Marie-Hélène Lopez-Jollivet a engagé ses troupes au combat politique car «une élection n’est jamais gagnée d’avance» d’où la nécessité pour l’équipe de Mme le maire-sortant d’une mobilisation forte. Comme ce fut le cas le 17 janvier à la Scène. Aidée par une situation conflictuelle de la droite locale (deux candidats de droite, MM Pascal Collado et Claude Ney), MarieHélène Lopez-Jollivet semble être sur le chemin de sa réélection à Vernouillet. r

pour le maire-candidat Marie-Hélène Lopez-Jollivet. Pour elle, il importe de garder un équilibre économique et un équilibre environnemental. Ainsi, le projet de transfert du centre commercial Val-de-Seine sera le point d’orgue de sa prochaine action politique locale : Il s’agirait d’environ 600 emplois à créer ou à sauvegarder... Il faudrait rendre la zone industrielle de la Grosse pierre plus dynamique et plus attrayante pour les entreprises, petites et moyennes. D’ailleurs, avec pugnacité, «Eternit construira, a lancé Mme Lopez-Jollivet, un nouveau siège social et attirera ses sociétés annexes...» Cela équivaudrait à la création-sauvergarde de 500 emplois ! Le parc deviendrait éco-solidaire ! Le maire-candidat a promis de s’occuper du quartier du Parc en le transformant en un quartier éco-solidaire... Elle traiterai aussi le boulevard de l’Europe, principale artère de Vernouillet, qui coupe la ville en deux parties. Quant à la sécurité, le maire-candidat veut faire de la sécurité, une priorité par la création d’une brigade de nuit et cinophile. En outre, la ville mettrai une vidéosurveillance là où est nécessaire. Sur le plan fiscal, la commune a maîtrisé ses taux (habitat, foncier bâti et non bâti). Et cela « continuera » car la situation économique du pays l’exige. Mais, comment faire pour www.journal-deux-rives.com

Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire sortante remercie ses colistiers du travail accompli pendant six ans. (J2R)

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Une dame bien entourée ! A Vernouillet, cette année commence bien, les candidats aux élections municipales se bousculent sur les différents marchés pour diffuser leurs tracts et convaincre le chalans.... Tout est dit en positif et parfois on a envie de les croire ! Mais qui choisir ? A Vernouillet, les trois candidats se donnent rendez-vous sur les places publiques et notamment le marché de la place du Général-de-Gaulle, qui remplit son rôle d’agora de la ville. On était accueillis tout d’abord par Pascal Collado qui avec sa liste «Agir Ensemble» affiche sa volonté de «rassembler les vernolitains autour d’un projet réaliste», nous attendons avec impatience qu’il dévoile son programme. Il annonce toutefois vouloir rompre avec la politique de la Maire actuelle avec moins d’investissements, jugés «dispendieux» pour une commune comme Vernouillet. Juste à coté, Marie-Hélène Lopez-Jolivet (MHLJ) défend le travail de son dernier mandat et évoque l’état d’avancement des futures réalisations ; Deck 78, l’école de Musique, l’école maternelle... L’équipe de campagne arbore un badge orange, couleur de la liste sortante. Exit la rose ! La liste de la candidate MHLJ est sans étiquette (SE). C’est au bout de la place qu’on trouve le 3ème candidat : Claude Ney. D’entrée de jeu, il annonce qu’il va rompre avec la «politique dispendieuse du maire-sortant» et apporter

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(d.g.à droite) Pascal Collado, Mme Lopez-Jollivet et Claude Ney, trois candidats et trois conception différentes de la politique. (Photos J2R)

davantage de rigueur et de concertation. Il entend combattre MHLJ sur ses idées et non sur sa personne qu’il respecte, tout en mettant en garde sur des propos très limite «que tiennent certaines personnes d’autres listes». Il affirme avoir du répondant si on le chatouille; ambiance ambiance ! Un paysage politique trop viril Tous ces candidats démontrent bien que l’offre politique locale existe bel et bien. D’abord, une quasi-parité semble être acquise pour les électeurs de Vernouillet. Et cela convient à la modernité démocratique de notre pays. En écoutant les trois candidats, on a envie de voter pour tous les trois, mais il faudra choisir dans l’isoloir. Alors, certains pour-

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raient pencher pour un peu de féminité. Cela ne fera pas de mal dans un paysage politique trop viril. Cela étant dit, pourquoi pas un changement à Vernouillet : alors il se pose la question de choisir entre Collado l’apparatchik UDI-UMP et Claude Ney, l’ancien du réseau Cardo dans la 7e circonscription des Yvelines. Peut-être la différence se fera ressentir sur leurs programmes ? Donc attendons avec impatience les programmes respectifs de MM. Collado et Ney et celui de Mme le maire-candidat en cours d’élaboration. Quid de l’intercommunalité ? Augmenter les impôts ? Comment financer des équipements publics ? Comment solutionner le problème de l’école des Tilleuls ? Ces questions vont départager les candidats. r


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chapet et medan

Jean-Louis Francart ouvre le bal de cérémonies de l’interco’ Jean-Louis Francart souhaite une intercommunalité qui préserve les intérêts de Chapet. C’était le sens de son message de la cérémonie du voeux du 5 janvier 2014. Pas question de faire de la figuration ou de servir de faire-valoir. C’est le message clair et net de Jean-Louis Francart, le maire, ce dimanche, salle du foyer rural, lors de ses traditionnels vœux. « Si, aujourd’hui, notre communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) ne compte que 90 000 habitants, dans un proche horizon, 200 000 habitants, voire plus sont attendus avec la fusion de ces communautés. Plus que jamais, les petites localités, à l’instar de Chapet, se doivent de garder une représentativité digne de ce nom dans les futurs conseils communautaires ». Ce dernier souhaite donc peser de tout son poids dans les décisions intercommunales. «Si je

désire que les négociations se passent au mieux, la préservation des territoires et l’intérêt des habitants doivent être nos chevaux de bataille », alerte le premier magistrat. En attendant, l’élu se mouille quant au projet d’éco-port de Triel-sur-Seine, dernièrement invalidé. « Malgré cette décision, je suis pour cet aménagement à partir du moment où il prend en compte les nécessités économiques, mais aussi environnementales ». Quant au changement de « statut » du CA2RS, qui est passé de 6 communes à 12, le maire concède « qu’il est plus difficile de faire entendre sa voix à partir du moment où vous êtes une petite commune ; à l’instar de Chapet ou de Morainvilliers. A ce titre, je ne peux que me féliciter de compter 3 conseillers qui siègent pour les décisions ». Lors de ses vœux, Jean-Louis Francart en a profité, malgré la loi restrictive liée à la période pré-électorale, pour rappeler les réalisations de 2013 (rénovation du parvis de la mairie, aménagement d’une aire de jeux pour enfants, renouvellement de contrats concernant la fourniture des repas de la cantine,

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Jean-Louis Francart, le maire, a présidé sa deuxième cérémonie de vœux.(J2R)

l’entretien du ménage dans les locaux communaux et la fourniture d’eau potable), tout en se projetant sur la prochaine mandature. « Quelle que soit l’équipe municipale en place, celle-ci aura à charge de mener à bien le projet d’urbanisation de la ZAC du Mitan dont je souhaite la réussite ». Justement, ce dernier se sent concerné : il se présentera devant les électeurs, en mars prochain, « avec une équipe d’élus renouvelée », a-t-il promis. r

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Orgeval

Une troisième liste de droite Contrairement à ce qui avait été écrit par le Parisien au midécembre, Eliane Marchal, conseillère municipale à Orgeval a constitué une liste sans étiquette. Cette liste s’appellerai «Orgeval pour tous». Cette liste se démarque des autres deux listes en expliquant que les têtes d’affiche (MM. Boehly et Tasset) étaient - et sont - responsables de la gestion de la ville depuis 2008 ! La conseillère municipale d’opposition, Eliane Marchal a décidé de présenter une liste Orgeval Pour Tous sans étiquette. Un acte de candidature sera distribuée dans les boites aux lettres des Orgevalais, ainsi que sur le marché demain samedi. Eliane Marchal ne mâche pas ses mots: «Notre désaccord avec l’équipe actuelle (Messieurs Tasset et Boehly) date de près de dix ans du fait d’une gestion sans transparence, avec souvent des dépassements budgétaires et déjà cette volonté d’urbaniser et de densifier le village et ses environs de manière déraisonnable.» Conseillère municipale sortante de la liste d’opposition «Orgeval pour tous» fustige les deux têtes de gondole d’Orgeval : Yannick Tasset et Franck Boehly : «Messieurs Tasset et Bohely, avaient promis un maximum de 7.000 habitants en 2020,

nous y sommes presque, avec 5 ans d’avance.» En outre, les deux listes en lice ne représentent une «véritable alternative» pour une gestion rigoureuse et transparente de la ville. Par ailleurs, les affaires «judiciaires» démontrent que les «deux sortants» sont responsables moralement de la situation délétère de la ville : «c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet.» La liste «Orgeval pour tous» se veut expérimentée et « apolique » avec une envie de tourner la page.

Les têtes d’affiche de la liste «Orgeval pour tous» : Laurent d’Epenoux et Eliane Marchal (d. g.à d.) (DR)

Quelques axes se dessinent, selon Eliane Marchal, pour les semaines à venir : préserver le charme du village ; assurer un développement harmonieux de l’urbanisme ; améliorer les moyens de transports et la circulation ; maîtriser les dépenses de la commune pour limiter les hausses d’impôts; améliorer la sécurité des biens et des personnes. Tout se résume à un combat contre l’urbanisation à outrance de la part des deux «frères sia-

mois» qui ont bétonné la ville d’Orgeval depuis des lustres. Pour la liste « Orgeval pour tous » il faut «conserver son caractère de village agréable à vivre tout en prévoyant un développement harmonieux et raisonnable». Mais cela ne veut pas dire exclure les nouveaux habitants selon le tract envoyé à la rédaction : « Nous sommes fiers d’accueillir de nouveaux Orgevalais, mais cela doit se faire sans qu’Orgeval ne devienne le pays du béton et des bouchons, fruits des dérives d’un manque de stratégie et de contrôle.» r

Yannick Tasset devant la justice Un fait divers s’incruste en politique : Yannick Tasset comparait en correctionnelle. Cela fait tache avant les élections municipales de mars.

L’affaire juridique qui porte la poisse au maire sortant Yannick Tasset est passée devant le tribunal correctionnel de Versailles le 28 janvier 2014. Avec les élections municipales, son ancien adjoint à l’urbanisme et opposant aux élections, Franck Boehly se délecte. Le procureur a requis plusieurs mois de prison avec sursis et une amende contre le maire, Yannick Tasset. Le maire, accusé de malversations « Quel est notre intérêt ? Il n’y a aucune prise illégale d’intérêt », a affirmé le 28 janvier le maire. 18

Selon le Courrier des Yvelines du 5 février, la présidente du tribunal, Florence Perret, s’est chargée de répondre : « L’intérêt était peut-être pour l’un de faire une plus-value, et pour l’autre de faire plaisir à un adjoint. » Les avocats de la défense ont sollicité la relaxe en argumentant qu’il n’y avait aucune malice de la part de M. Tasset et son adjoint chargé des travaux. La seconde affaire : des indemnités aux conseillers

Le scénario est d’une grande simplicité, mais l’imbroglio date de quelques années, Yannick Tasset aurait donc attribué des délégations fictives à quatre simples conseillers pour qu’ils puissent chacun toucher 55,56 euros par mois. Face aux juges Yannick Tasset expliqua sa volonté de « récompenser des élus qui ont une mission réelle, un travail effectif. C’est vrai qu’il y a eu des erreurs de tableau. Nous avions www.journal-deux-rives.com

Yannick Tasset se confronte à un obstacle de taille - la justice - dans la marche à sa réélection. (J2R)

alors appris que cela n’était pas tout à fait légal. » Le jugement pour les deux affaires sera rendu le 3 mars prochain. Une condamnation pourrait handicaper le sortant le 22 mars. r


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VILLENNES

Gourdon : « Faire exister Villennes avec ses particularités » Dans son testament politique du 8 janvier 2014, M. François Gourdon, maire sortant de Villennes, a souligné les legs de sa mandature et a distillé quelques conseils sur l’interco’ et sur la gestion future de Villennessur-Seine. « En vingt-cinq ans, on a changé Villennes-sur-Seine » pour le mieux. On a vu un François Gourdon ému par l’avalanche de « bonjours » et d’estime exprimés par un public nombreux avant son discours d’adieu de la scène politique locale. Certes, il y avait les « indésirables de la liste Degand ». Mais M. le maire ne pouvait faire autrement qu’accueillir tout le monde dans ce moment d’oeucuménisme du début de l’année. Le maire Gourdon a vécu Villennes plus que l’on pouvait l’imaginer ce soir du 8 janvier. Villennes a été transformée par son action, sa volonté de changer le cours de l’Histoire avec l’aide des collectivités tels que le Conseil général et le Conseil régional... sans oublier l’État. La Gare, le centre-ville, les écoles, la voirie, le nouveau gymnase, l’environnement, la culture, l’aménagement... ont tous été investis par ce maire qui a voulu marquer son temps en prenant compte de cette longue période (trois phases sont à relever selon son analyse de la soirée : avant 2001, 2000 à 2005, et 2005 à 2014). Il est vrai qu’en période pré-électorale, le maire n’a pas le droit de faire un inventaire ou faire éloge de ce qui a été fait par son action... mais F. Gourdon n’est pas candidat

à rien ! Il avait refait la bibliothèque, construit un espace jeunes ; achevé la dernière phase du complexe sportif... En somme, Gourdon et Villennes ont été dans une symbiose unique qui ne se dément pas. De plus, il a laissé des idées ou des projets en route pour ses CartespostaleVM3.qxd:Mise en page 1 8/08/12 16:10 Page 1 successeurs : un « retail park » connu comme «White park », des projets de logements ici et là pour remplir François Gourdon la maire sortant de Villennes avec son 1e adjoint, Michel. Pons. (Photo J2R) le quota du logement social (le seul bémol de son bilan), le vieux sage suivant : « Quand les efforts des hommes lavoir. Quant à la Communauté d’agglomé- tendent vers un but commun, leurs souffles s’harmoration des Deux rives, il a suggéré, dans le cas nisent d’eux-mêmes ». d’un élargissement du territoire, «de s’agrandir dans l’axe de la RN 13 » jusqu’à Saint-GerHonorés par la ville main-en-Laye. Il a prôné la continuité avec Trois personnalités ont été honorées à la une gouvernance territoriale qui donne plus conclusion du discours de François Gourde poids aux petits communes (qui n’est pas don. D’abord, Michèle Tautou, épouse de en accord avec le principe constitutionnel M. Philippe Tautou, « l’homme exceptionnel » d’un homme égale à une voix) afin de « faire de la CA2RS ; Gaëlle Amand, championne exister Villennes avec ses particularités. » Il a fait du monde du boxe, qui habite Villennes-suréloge de M. Philippe Tautou, président de la Seine ; Hasoumana Makalou, officier de la CA2RS, qui est, selon ses mots, « un être assez police municipale de Villennes-sur-Seine. r exceptionnel ! » Enfin, il a cité un sage chinois, Han Yu, (1) VOIR LA VIDEO (http://www.dailymotion.com/video/x19s75n_f-gourdon-faire-exister-villennes-avecqui avait écrit il y a quelques siècles le mes- ses-particularites_news)

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charcutage électoral ?

Vers une meilleure cohérence territoriale ? Alors que commence la campagne officielle pour les élections municipales et communautaires de mars 2014, une annonce récente nous conduit à nous intéresser déjà à l’échéance électorale suivante, celles des « départementales » de 2015. Le Conseil général des Yvelines a réagi, avec une autre proposition, au projet gouvernemental de redécoupage des cantons. Le 29 novembre dernier, le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux, a présenté devant le Conseil Général sa proposition d’une nouvelle carte cantonale de notre département. Le texte de son intervention peut être lu sur le site Internet de la préfecture.(1) Rééquilibrage démographique ou charcutage électoral ? Nous y trouvons plusieurs justifications de ce projet : « Un premier essai avait été tenté dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales de 2010 avec la création du conseiller territorial. Le Parlement est revenu sur ce projet en faisant le choix de lier au nécessaire rééquilibrage démographique des cantons l’application d’une autre règle constitutionnelle, celle de la parité dans la représentation électorale. » La parité hommes-femmes doublant le nombre des conseillers départementaux (prochain nom des conseillers généraux), le nombre des cantons yvelinois sera réduit de 39 à 21. « Ainsi, la population de référence du département est de 1 408 765 habitants, issue du recensement applicable au 1er janvier 2013. Le nombre de nouveaux cantons étant de 21, la population moyenne est de 67 084 habitants, à laquelle est appliquée la règle des + 20 / - 20 %. » « Par ailleurs, afin de réussir leur insertion dans l’armature territoriale des Yvelines, au delà de la démographie trois données complémentaires, d’ordre politique, géographique et économique, ont été analysées et utilisées pour la délimitation des nouveaux cantons. Première donnée, dans la mesure du possible, les nouveaux cantons tiennent compte du dessin des intercommunalités. […] Afin de donner à la nouvelle délimitation une cohérence géographique solide, une

autre donnée s’est donc avérée plus pertinente. C’est ainsi que les rédacteurs du projet ont recouru à l‘observation des grands bassins de vie ou de développement du département. Ils en ont distingué six […] » L’un d’eux est le Val de Seine, de Mantes à Poissy, qui comprend les nouveaux cantons de Mantes-la-Jolie, Limay, Les Mureaux, Conflans et Poissy. Notons que, sur le site Internet du groupe de la majorité départementale (UMP)(2), celui-ci baptisé Ensemble pour les Yvelines a notamment écrit, à ce propos, sous le titre « Découpage cantonal : petits arrangements entre amis PS » : « S’agissant du découpage à proprement parler, on y retrouve tous les ingrédients de la cuisine électoraliste […] Manuel Valls a découpé les nouveaux cantons avec des ciseaux de la marque ˝Socialiste ˝. »

Les futurs cantons des communes de la CA2RS. (DR)

Les cantons de la CA2RS Vérifions, sur la nouvelle carte (ci-dessus), que la délimitation des cantons a pris en compte notre intercommunalité. Une grande zone jaune apparaît, contenant dans sa partie nord huit des douze communes de la Communauté d’Agglomération des 2 Rives de Seine. Celles-ci se retrouvent liées à huit autres communes, de Crespières à Noisy-le-Roi. Que deviennent les quatre autres communes de la CA2RS, situées à la périphérie de cette zone ? - Chapet, entre Ecquevilly et Les Mureaux, est rattaché au canton qui prend le nom de cette dernière ville. C’est, en effet, la commune la plus peuplée d’un canton qui lui donne son nom. - Carrières reste sous Poissy. Le canton de Poissy pourrait s’appeler PAC comme son intercommunalité avec Achères mais Conflans y est remplacé par Carrières-sous-Poissy… www.journal-deux-rives.com

- Chanteloup-les-Vignes et Andrésy sont attirés vers le nord dans le canton de Conflans-Sainte-Honorine. La carte ci-dessous (page 22) résume ces modifications, en représentant les communes de la CA2RS dans une teinte plus foncée de la couleur de leur canton. Après l’extension de la CA2RS sur la rive gauche de la Seine puis l’élection de Philippe Tautou, maire de Verneuil-sur-Seine, à sa présidence, cette carte confirme-t-elle un changement de rive du centre de gravité de notre intercommunalité ? Ses prochains élus, dorénavant appelés conseillers communautaires, devront donc collaborer avec huit conseillers départementaux, quatre hommes et quatre femmes, dont la plupart devront couvrir un territoire très étendu géographiquement. Les circonscriptions de la CA2RS De nouveaux conseillers nationaux (nous anticipons une éventuelle nouvelle appel21


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charcutage électoral ? du Conseil général n’a, toutefois, qu’un caractère consultatif ...

Les futurs cantons des communes de la CA2RS

lation des députés) ne seront élus qu’en 2017. Etudiant la cohérence des différents territoires administratifs, nous devons nous intéresser également aux circonscriptions législatives dont nos communes font partie. Le découpage actuel a été réalisé en 2010, donc avant le changement de majorité présidentielle, et est entré en application lors des élections de 2012. S’il n’est pas modifié, quatre députés interviendront, comme aujourd’hui, dans le territoire de la CA2RS. Nos communes font, en effet, partie de quatre circonscriptions : 6e : Carrières-sous-Poissy, Villennes et Médan (regroupés avec Saint-Germain-Laye et Chambourcy) 7e : Andrésy, Chanteloup-les-Vignes, Triel-sur-Seine, Vernouillet et Verneuil-surSeine (avec Meulan et Conflans-Sainte-Honorine) 9e : Chapet (avec les communes voisines jusqu’à Bonnières-sur-Seine et Houdan) 12e : Les Alluets-le-Roi, Morainvilliers et Orgeval (avec Poissy et toutes les communes jusqu’à Plaisir). A part Carrières-sous-Poissy, qui a été séparé de la cité pisciacaise, ce découpage était cohérent avec la première configuration de la CA2RS. Alors que son extension s’annonçait, sous une forte impulsion de l’autorité préfectorale, de nouvelles forces centrifuges sont alors apparues : Chapet étant toujours à part et les communes d’Orgeval et ses voisines restant dans l’axe Poissy-Plaisir, Médan 22

et Villennes ainsi que Carrières-sous-Poissy se sont retrouvées poussées vers Saint-Germain-en-Laye … Les représentants du Parti Socialiste à Saint-Germain-en-Laye ont alors écrit, ce qui peut toujours être lu sur leur blog(3) : « Sur la 12e circonscription, il s’agit d’un vaste charcutage dont l’objectif est à l’évidence de contrecarrer une poussée de la gauche […] Bref, force est de constater que la Droite cherche à l’évidence à s’assurer un nombre maximum de fiefs électoraux et veut rendre extrêmement difficile le gain de circonscriptions pour la gauche. » Une autre proposition du Conseil général Lors de sa séance extraordinaire du 8 janvier, l’assemblée départementale a voté un avis défavorable(4) à ce projet gouvernemental de découpage des cantons ; le rapporteur de la délibération, Pierre Bédier, en a exposé les raisons : « Ce découpage ne tient pas compte des réalités yvelinoises que sont par exemple les intercommunalités. Il ne tient pas compte non plus des territoires d’action sociale, alors même que la loi a fait du Département la référence sociale. Un autre découpage est possible et c’est ce que nous proposons. » Une autre carte a été proposée. Nous y voyons les différences suivantes, pour les communes de la CA2RS, par rapport au projet gouvernemental : Chapet et Chantelouples-Vignes seraient intégrés au canton de Verneuil-sur-Seine, qui comprendrait ainsi, la plupart des villes de l’intercommunalité. Par contre, Andrésy rejoindrait le canton de Poissy, comme Carrières-sous-Poissy. L’avis www.journal-deux-rives.com

Découpages et regroupements L’analyse qui précède n’est, peut-être, déjà plus valable. Entre écartèlements et arrimages, le jeu de construction va continuer. Le président de la CA2RS, bien informé, annonce que le projet du gouvernement est de bâtir des communautés d’agglomération de 200 000 habitants (soit, un septième du département des Yvelines, aujourd’hui). Avec 93 000 personnes, notre communauté d’agglomération a dépassé la population moyenne d’un canton, mais nous sommes encore loin de cet objectif. Les « 2 Rives de Seine » resteront-elles dans la logique du bassin de développement du Val de Seine, en se fondant dans une intercommunalité PAC2RS (avec Poissy-Achères-Conflans), SV2RS (avec Seine & Vexin) ou mieux PAC2RSSV ? Devrontelles plutôt cohabiter avec la plaine de Versailles ? Ce pourrait être le cas si l’on considère la troisième donnée du préfet et de ses experts : « une approche adaptée de la cohérence géographique dans l’espace rural ». Même si Chapet était tenté de rejoindre les communes de son canton et de sa circonscription, Davron et Chavenay pourraient venir renforcer le caractère rural d’une plus vaste communauté. Parité … gauche-droite Les maires, les conseillers municipaux et les conseillers communautaires qui seront prochainement élus seront-ils consultés et écoutés pour établir les règles de ce jeu de Lego territorial ? Mesdames les résidentes des 2 Rives, plusieurs postes de conseillères départementales s’ouvrent à vous. Si le cumul ne vous est pas interdit, après avoir été élue dans votre commune en mars prochain, vous aurez une année pour préparer votre candidature. Apportant plus de douceur dans les mœurs politiques, vous pourrez reconnaître que l’art de la cartographie électorale ou des rééquilibrages n’appartient pas plus à un camp qu’à l’autre. r CASTOR (1) http://www.yvelines.pref.gouv.fr/sections/actualites/ presentation_du_proj/downloadFile/attachedFile/Presentation_du_projet_de_la_carte_cantonale_devant_ le_Conseil_general.pdf (2) http://www.ensemblepourlesyvelines.fr/decoupagecantonal-petits-arrangements-entre-amis-ps/ (3)http://ps.saintgermain.over-blog.org/article-33570440.html ( 4 ) h t t p : / / w w w. y v e l i n e s . f r / w p - c o n t e n t / uploads/2014/CG-8-JANVIER-2014-Rapportde%CC%81libe%CC%81ration-et-annexe-n%C2%B02014-CG-1-4274.pdf


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Projets d’aménagement

Le projet du Port, c’est fini ! Le débat autour de ce projet a fait couler beaucoup d’ancre... Quelle triste fin de non recevoir ! Le 12 décembre dernier, MM. J. Mancel, Ph. Tautou, président de la CA2RS, et E. Aït, les trois maires concernés par ce projet qui avait été retoqué par le commissaire-enquêteur, ont donné une leçon de déni de démocratie participative : « Le projet est conforme à la loi sur l’Eau et le projet sera porté par les Ports de Paris... dans le cadre d’une opération privée... » a tenté de faire croire M. Philippe Tautou. M. Eddie Aït a pris le relais : « Le CODER donnera un avis pour que le préfet des Yvelines se décide de signer ou non un arrêt préfectoral... pour ce port (NDLR : privé). Ce projet de port s’inscrit dans une cohérence institutionnelle et c’est [la CA2RS = territoire] qui souhaite un port économique... et industrielle. » Le maire de Triel, Joël Mancel a été plus raisonné : « Pourquoi pas une mixité d’activités portuaire et de plaisance... dans une deuxième phase ». La réalité ne peut pas être travestie par ces propos illusoires : Dans l’arrêté préfectoral d’ouverture d’enquête publique, on lit l’article 11 : « Conformément aux dispositions de l’article R.214-2 du code de l’environnement, le préfet des Yvelines prendra, à l’issue de la procédure, un arrêté préfectoral d’autorisation ou de refus du projet envisagé.» Le Commissaire enquêteur concernant la demande de création d’une plateforme portuaire à Triel-sur-Seine et Carrières-sous-Poissy au titre de la loi sur l’eau a émis le 4 décembre un avis défavorable. Ce pavé dans la mare de « l’Écoport » des Deux Rives de Seine, affaibli politiquement

et juridiquement ce dossier soutenu par la CA2RS, Ports de Paris, Carrières-sousPoissy et Trielsur-Seine. Le commissaireenquêteur a émis en date du 4 décembre un avis défavorable, rare dans ce type d’enquête publique. Les illusions de la part de la CA2RS se sont évaporées le 4 décembre Ce trio d’illu2013. (Photo J2R) sionnistes ont tenté de réinterpréter les conclusions du com- analyse de 2012 quand certains élus (notamment missaire-enquêteur car l’avis est bien négatif le député UDI Arnaud Richard) expliquèrent que y compris au sujet de l’eau. Même les propos Pierre Morange méconnaissait le dossier du Port de rassurants de style « l’établissement public Port Triel.... » Pour Anthony Effroy, porte-parole de Paris est un ISO 14001 et les demandes seraient du Comité de soutien au maintien de l’acfaites à Ports de Paris pour avoir toutes les assuran- tivité de plaisance comme pour l’ensemble ces... sur les réserves du commissaire-enquêteur » ne des associations de riverains et des collectifs convainquent plus. Messieurs, un avis défa- locaux, c’est seulement une bataille gagnée. vorable reste un avis défavorable... au moins Concrètement, c’est au Préfet des Yvelines que vous vouliez rentrer dans un long par- qui peut ou non donner une « déclaration cours contentieux juridique qui sera sur la d’enquête publique » ou DUP ! Cette dédurée coûteux pour la Puissance publique et cision doit intervenir au cours du premier pour les requérants (riverains ou communes semestre 2014. Reste aussi l’arbitrage en telle Villennes et/ou Médan) qui tenteraient interne du Ports de Paris. Certains connaisde contester le choix du préfet des Yvelines. seurs du dossier ont évoqué, sous le sceau A contrario, Pierre Morange a souligné le de l’anonymat, que Ports de Paris allait se 14 décembre avec justesse que « le commissai- retirer du projet. re-enquêteur et son avis défavorable discréditent la Ainsi, il est temps de passer à la prochaine pertinence du projet et lui donnent raison depuis son séquence de la vie locale. r R. ACOSTA

Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73

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Débat de société à cergy-Pontoise

La démocratie en vedette... Une journée pour débattre de la démocratie voilà une initiative citoyenne riche d’enseignements. Le sujet, construit autour de deux axes a éclairé le public présent : celui des chercheurs, experts et philosophes puis celui de la parole donnée aux politiques, associatifs et économistes. Tous acteurs du jeu démocratique En ces périodes pré électorales ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’est débattu « le régime dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple » : la Démocratie. Le colloque du 7 décembre 2013 aborde la question sous l’aspect polémique (politique ?) de trois mots qui ont été présents aussi bien dans toutes les interventions des débatteurs que lors des questions du public : la démocratie est-elle confisquée, ébranlée ou à réinventer ? Une réforme profonde est-elle souhaitable ? « Est-ce que c’était mieux avant ? » Après une ouverture sur le problème de l’abstention (qui sera analysé plus tard), Dominique Lefebvre, le président de l’Agglomération de Cergy-Pontoise évoque la « légitimité démocratique », « le périmètre de la démocratie ». Il ajoute que la démocratie n’est pas en danger et fait remarquer que « le monde n’a jamais été aussi démocratique ». Paroles d’experts Les échanges entre philosophes, sociologues et journalistes permirent d’explorer l’analyse et les réponses à la question « Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ou ne fonctionne plus dans nos institutions et notre vie politique ? » Si la démocratie est une « manière d’être ensemble », « une forme de société », telle que le philosophe définie le concept, son exercice par les deux catégories de participants, les habitants, « acteurs », qui sont « ceux qui interviennent sur le terrain », et les politiques « les décideurs », son usage est semé d’incertitudes, de débats, de conflits et « d’oppositions des choix et des valeurs » qui ont des conséquences sur le mode de vie des citoyens. Ensuite, affirmer que « ne pas voter ou s’abstenir n’est pas la même chose » revient à poser une autre question « avons nous encore envie de démocratie ? » Jusqu’à maintenant le vote était le seul moyen d’exprimer son opi24

Est-ce le «Serment du jeu de paume» ou la prise de la Bastille qui symbolise la démocratie ? La question a été posé pendant le colloque. (Montage J2R)

nion, aujourd’hui d’autres actions permettent l’exercice démocratique, comme par exemple la vie associative. Ce qui ne justifie pas complètement les taux d’abstention qui varient suivant les élections (présidentielles, municipales etc.) et les catégories sociales des populations démotivées par la chose publique. Faut-il rendre le vote obligatoire ? Question récurrente d’une obligation qui changerait la donne sinon les résultats. Une autre condition de la démocratie intervient, celle d’égalité ou plutôt d’inégalité en évoquant les trois millions et demi de chômeurs et le même nombre de travailleurs précaires, principalement préoccupés par les choses de la survie, laissant à une oligarchie la charge de gérer le politique. Cette problématique d’un « régime dirigé par quelques uns pour quelques uns » mériterait d’être développée, mais le débat qui mettrait en cause le pouvoir de l’argent et celui des médias, n’a pas eu lieu. A chacun de se faire une opinion. Paroles d’acteurs Les échanges entre politiques, économistes, syndicalistes, journalistes et associatifs ont apporté un éclairage concret sur les pratiques des élites politiques, des mécanismes économiques et financiers et de l’action des experts dont la légitimité est souvent contestée. Car les pouvoirs qui dominent le jeu politique agissent de façon complexe et opaque alors que leurs liens avec le citoyen sont de plus en plus distendus et parfois inexistants. Poser les problèmes du cumul et de la durée des mandats, des financements, des lobby etc. sans remettre en question les moyens dont disposent les élus revient à limiter leur www.journal-deux-rives.com

pouvoir d’agir pour l’intérêt général face à des professionnels de la pression sur les élus. Si nous pensons vivre aujourd’hui une crise de la démocratie dans les pays occidentaux où elle est cependant revendiquée comme seul modèle, c’est un étrange paradoxe illustré par le manque de confiance dans les représentants chargés de faire fonctionner les institutions et la vie politique. Ont-ils réellement confisqué la démocratie ? Quelle réforme ouvrirait le champ des possibles, afin de définir «qui doit exercer le pouvoir et où doit-il s’exercer ?» Comment améliorer les relations entre les élites politiques avec le citoyen qui se sont distendues voire devenues inexistantes. Où sont les contre-pouvoirs ? Y a il des formes alternatives de vie démocratique ? La « rue » est un moyen d’expression qui a ses limites, comme le recours aux référendums car si la démocratie est sans cesse à réinventer, le sens dans lequel les réformes doivent s’orienter semble un problème insoluble... Tous acteurs du jeu démocratique Experts, acteurs et animatrices ont pu s’exprimer largement et parfois confronter leurs idées. Cependant, il est un acteur qui, bien que présent en (très) grand nombre, a pu constater le peu de place qui lui était réservée dans le débat, c’est le public présent. Il a eut droit, bien sûr, à un fort habile micro trottoir qui ne remplaça pas une (large) prise de parole directe. Toujours est-il qu’il faut reconnaître qu’un tel débat est une action citoyenne qu’il faut apprécier et renouveler, bien qu’il s’y posa plus de questions, que de réponses. r C. s. B.


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secteur hospitalier : chIMM

Danièle Lacroix : « Je vous ai bien aimé ! » Par cette phrase touchante, le directeur Danièle Lacroix a conclu son discours du 17 janvier au « Sept lieux » du Centre hospitalier intercommunal de Meulan les Mureaux (CHIMM) lors d’une cérémonie où tous les acteurs du secteur de la Santé des Yvelines étaient bel et bien présents.

Environ 400 personnes se sont rendues à « Sept lieux » du Chimm(1) pour se retrouver, se commémorer, se féliciter et surtout pour remercier Danièle Lacroix(2), le directeur « qu’il fallait » au CHIMM - selon les propos du doyen M. Akrisch. L’histoire de cet hôpital est imbriquée par l’action d’une dame infatigable qui « croit à la possibilité de transformer ce vieux monde en un lieu plus juste... » Que d’éloges de la part de tous les intervenants à la cérémonie du 17 janvier ! Le maire de Meulan, Guy Poirier, le député Serge Blisko en tant que président de la Fédération hospitalière, la sénatrice Sophie Primas, les docteurs Etienne Leroy-Terquem, Jean-Frédéric Coblance, Mme Véronique Dugloux de l’ARS (Agence régionale de la Santé) se sont accordés pour dire du bien de Mme Lacroix : « Défricheuse du terrain... opiniâtre et persévérance au service de l’autre... énergique... éthiquement infaillible avec des valeurs que [l’ensemble du corps médical] partage... travail apprécié... charismatique... et une qualité humaine d’un chef du navire, tel un amiral ». Quelque part, on a commencé à regretter le départ de cette dame affable avec un charisme naturel. Cependant, l’essentiel est de savoir que Mme Lacroix a « su donner confiance au corps médical [du CHIMM] et aux patients en général» et a su marquer son territoire. Mme Sophie Primas l’a rappelé avec conviction : « Vous [Mme Lacroix] avez su vous entourer des compétences et ce territoire [du Val de Seine] vous doit beaucoup ! ».

Mme Lacroix fait son discours d’adieu. (J2R)

Danièle Lacroix, entourée de son «corps médical» qui a fait la réputation du CHIMM. (J2R)

Justement, et sans être exhaustif, Mme Lacroix était presque en mission commandée par ceux et celles qui croient en l’avenir et la solidité du service public de Santé. Sans tomber dans l’excès idéologiques, il fallait moderniser les deux sites (Meulan et les Mureaux) et leur rendre comparable à un pôle d’excellence hospitalier. Danièle Lacroix a contribué, avec l’aide de la tutelle ARS) et des collectivités locales, à la pérennité du CHIMM. Reconstruction de la psychiatrie à Becheville, consolidation de l’EPAHD à Meulan, mise en oeuvre de la chirurgie ambulatoire, les synergies entre le public et le privé aux alentours du CHIMM et le campus sont les signes concrets de cet « travail collectif » qui promeut Mme Lacroix. La méthode Lacroix C’est presque la reconnaissance d’une nouvelle école de pensée dans le secteur : « on parle de la méthode Lacroix » à Rennes, à Paris et pourquoi pas demain dans le monde. Dans ce monde hyper-compétitif, le rôle et la place du modèle français en reconstruction permettraient de résister à la facilité de la rentabilité . Certes, il faut « responsabiliser » les patients, les donneurs d’ordre, les collectivités et recréer les conditions de réussite collective car la Santé a un prix et ce bien - certains diraient ce service- doit être « accessible au plus grand nombre ». « L’absolue nécessité de la prise de responsabilité, a souligné Mme Lacroix, est l’essence de sa méthode. Elle participe à la conquête » de nouveaux horizons dans le secteur hospitalier. Mme Lacroix est directeur « qui sait diriger, qui sait www.journal-deux-rives.com

donner un sens avec responsabilité ». Pour bien comprendre son approche et sa démarche, il fallait puiser dans son histoire personnelle et «ses naïvetés» de toute une génération (1968 !). Cependant, cette génération a beaucoup donné, reçu, partagé... dans la société d’aujourd’hui. Au regard du parcours de Mme le directeur Lacroix, son bilan reste flatteur. On pourrait conclure que l’engagement - pour un service public hospitalier est toujours fort car « le coeur de l’hôpital n’est pas le directeur mais, le corps médical et le staff en général et celui-ci doit continuer à avancer... » Mme Lacroix a montré l’exemple et maintenant c’est avec les siens qu’elle va partager cette énergie qui est comme un virus (bénin) qui se propage dans la société. « Je vous ai bien aimé », a conclu Mme Lacroix. Le public qui était présent avait envie de crier haut et fort : « nous aussi nous vous avons bien aimé, Mme l’Amiral ». r Rodrigo Acosta

(1) Le Chimm (Centre hopitalier intercommunal de Meulan les Mureaux) est un établissement public de Santé du nord des Yvelines, couvrant un bassin de population de 200.000 habitants et d’une capacité, tous secteurs confondus (MCO, SSR, Psychiatrie, SLD et EHPAD) de 600 lits et places. Pour répondre à ses missions, l’établissement dispose de 1.200 agents dont 150 médecins dans le cadre d’un budget d’exploitation de 90 millions d’euros. Il réalise annuellement 75.000 consultations, 15.000 hospitalisations et plus de 5.000 interventions chirurgicales. Le CHIMM participe à la formation des aides soignants, infirmiers, psychomotriciens et ergothérapeutes pour une capacité totale de plus de 500 étudiants et élèves. (2) De formation juridique, Danièle Lacroix est ancienne élève de l’ENSP (actuel EHESP). Son parcours professionnel s’est déroulé au sein du service du contentieux de l’APHP, puis au CHI Créteil (comme assistante de direction), à l’hôpital national de Saint-Maurice, et enfin depuis 1990 à Meulan dans toutes les phases de mutation de cet établissement.

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tribune sur l’affaire baby-Loup

Pourquoi l’affaire Baby-Loup a, en fait, affaibli la laïcité Le J2R a sollicité M. Jérôme Perronnet (1) pour cet article en tant que spécialiste de la laïcité et des faits religieux. M. Perronnet a suivi les enseignements du professeur Philippe Portier (directeur du groupe Société, Religions, Laïcités à l’école pratique des Hautes Etudes). M. Perronnet donne aujourd’hui des cours de formations sur la laïcité à l’Ecole nationale de la Magistrature et il collabore avec le Conseil d’Etat sur ces questions. Baby-Loup, souvenez-vous, c’est cette crèche qui s’est retrouvée au coeur de la polémique : une salariée avait été licenciée parce qu’elle portait le voile.(2) L’établissement avait fini par fermer, remplacé depuis le 7 janvier 2014 par une autre crèche. [NDLR : crèche municipale «Pierre le Loup»] Faut-il se réjouir de ce dénouement ? Non seulement en tant que directeur des services de Chanteloup-lesVignes, mais en tant que spécialiste de la laïcité, je le pense pas. La décision rendue le 27 novembre 2013

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Le 8 novembre 2010 s’est ouvert la «saga judiciaire» de Baby-Loup. Cette crèche a su mobiiser les plus ardents défenseurs de la laïcité dont Mme Elisabeth Badinter (en premier plan), philosophe, et Me Richard Malka (à. droite). (Photo J2R)

par la cour d’appel de Paris dans l’affaire Baby Loup n’épuise pas, loin de là, le sujet. Les apparences sont flatteuses pour une opinion publique en recherche de réconfort et de repères: la victoire de la courageuse Natalia sur la fautive Fatima. Un Saint-Michel laïc terrassant le dragon du multiculturalisme. La réalité pourrait s’avérer bien plus cruelle qu’il n’y paraît. Juridiquement, la mobilisation par la cour d’appel de la faculté de se constituer en tant

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« qu’entreprise de tendance laïque » fait plus que poser interrogation. Elle peut légitimement inquiéter, car nous assistons là à une évolution majeure : la laïcité devient une idéologie, une option parmi d’autres. Une laïcité choisie est une laïcité affaiblie. Or, elle n’est pas un camp, pas un choix. Elle est la loi, le cadre. Elle est la nécessaire séparation qui permet la liberté de conscience et de culte. La question n’est pas de défendre la cause du voile islamique, le piège tendu est trop


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tribune sur l’affaire baby-Loup grand. Prenons garde toutefois aux discours satisfaits teintés de croisade idéologique : à trop entonner le chant de la laïcité, cette dernière pourrait connaître son chant du cygne. C’est plus l’islam qui gêne Assignée, déclarée, agitée, la laïcité voit son champ s’étendre à ce qu’elle n’est pas, ce qui la vide peu à peu de sa substance et de son intelligence. Cadre juridique régissant les rapports de l’Etat et des cultes autour du concept de séparation, elle est désormais souhaitée comme une absence de visibilité des cultes sur l’espace public voire même l’espace privé de l’entreprise. Or, ne nous y trompons pas. La loi de 1905 rend l’Etat laïc. N’en déplaise à Richard Malka (l’un des avocats de Baby-Loup, ndlr) et ses amis, la société ne l’est pas : c’est cette même laïcité tant dévoyée aujourd’hui qui organise et permet la liberté, et donc la visibilité du culte. Que ceux qui s’abritent derrière la République pour la brandir telle une arme sortent enfin du bois : ce n’est pas tant le cultuel qui les gène, que l’islam en tant que tel. Qu’ils aient la franchise de le dire. Un choc des civilisations opportunément exagéré

Il y a aujourd’hui un véritable danger à voir s’imposer une laïcité d’interdiction, de proscription qui ne peut que renforcer l’idée d’un malentendu autour de l’idéal républicain. Au jeu du «trouvons une bonne cause plaisante pour l’opinion», nous passons subtilement de l’imposition du croire à l’injonction de ne pas croire. Car la défense des intérêts de la République semble se mêler d’une indignation à géométrie très variable. Ceux-là même qui festoient à la table de

la crèche, où sont-ils lorsque les jeunes habitants de Chanteloup-les-Vignes peinent à trouver un travail, à décrocher un stage en raison de leur commune d’origine ? La promesse républicaine ne réside-t-elle qu’au Mme Badinter (à.g.) et M. Perronnet (au centre) lors d’une réunion de travers d’une intravail au sein de l’association Baby-Loup mi-2009. (Photo J2R) terdiction ? Cette promesse n’est-elle pas également celle Entreprise de conviction d’une République qui accueille, intègre, tend ou d’idéologie ? La cour d’appel de Paris retient, dans un arrêt la main ? du 27 novembre, que « l’association Baby Loup Le projet originel et émancipateur, porté par peut être qualifiée d’entreprise de conviction ». la crèche et la ville de Chanteloup-les-Vignes Cette notion trouve « son origine dans les ‘entreprises de tendance’ du droit allemand, terme ne peut se voir ainsi détourné au profit d’un traduit en français par ‘entreprises affinitaires’, choc des civilisations opportunément exagéré. élargi en ‘entreprises de conviction’ par la cour Une évolution nécessaire La société française a les moyens de dépasser ses antagonismes : elle doit accepter de regarder sa pluralité et ses cultures en face. Elle doit renouer avec les vertus du dialogue et de l’explication, en renonçant à l’anathème et l’accusation. Elle doit sortir du débat binaire et mortifère entre islam et laïcité. Elle doit enfin se souvenir que sa devise comporte trois mots : Liberté, Egalité, Fraternité. La laïcité vaut bien une messe. r Jérôme Perronnet (1) DG des services de Chanteloup-les-Vignes. (2) http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20131127. AFP3348/baby-loup-decision-attendue-sur-le-licenciement-d-une-salariee-voilee.html

de Paris », précise aux confrères d’AEF (1) Jean-Emmanuel Ray, professeur à l’École de droit de Paris-I Sorbonne. « Pour le droit communautaire également, la conviction dépasse le religieux. » Cependant, souligne le professeur, « le trouble objectif caractérisé » inventé par la Cour de cassation « constitue une issue de secours raisonnable autorisant, en cas d’opposition irréductible entre l’employeur et son salarié portant sur l’exercice non fautif de leur liberté réciproque, un licenciement pour simple cause réelle et sérieuse ». Cette notion « Tendenzbetrieb » du droit allemand, élargi en « entreprises de conviction » par la cour de Paris pose problème. Pour le doyen Waquet, « ce sont des associations, syndicats ou groupements (partis politiques, églises…), dans lesquels une idéologie, une morale, une philosophie ou une politique est expressément prônée... ou la promotion d’une doctrine ou d’une éthique ». (1) AEF n° 180399 du 21 mars 2013

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escrime

Travailler dans le cadre intercommunal ! « Nous sommes les mousquetaires » ont rigolé fin 2013 les six jeunes poussins qui viennent, chaque samedi matin, s’exercer à ce noble sport, vieux et illustre comme la France éternelle. « Cela rappelle la période de chevaliers [...] et les exploits des JO » expliqua avec engouement un des six petits escrimeurs. D’ailleurs, Astrid Guyart, membre de l’équipe de France de fleuret féminin, avait rendu visite fin janvier 2012 au club triellois pour faire découvrir la pratique de l’épée à quinze de ses collègues, ingénieurs d’Astrium aux Mureaux. Au total ils sont 80 pratiquants à Triel à faire partie d’un club « familial » malgré les quelques péripéties des années 2000. Certes le club a perdu un peu de sa réputation dans l’élite yvelinoise, mais le travail de reconquête du terrain perdu commence avec une nouvelle équipe de dirigeants(1), et notamment sa présidente Nathalie Savio. Cette ancienne cadre supérieure d’un établissement financier

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international, a misé sur la jeunesse et sur l’intercommunalité pour faire rebondir son club. S’ouvrir à l’intercommunalité passe par une collaboration sportive avec les communes voisines. La présidente du club a donc pris le chemin de Chanteloup-les-Vignes en organisant avec les services de sport de Chanteloup (référant M. Jean Mendy) une épreuve francilienne comptant pour le Critérium de Ligue 2013 de la Ligue d’Escrime de l’Ile-de-France Ouest (LEIFO). Nathalie Savio a aimé et adoré cette expérience car elle demeure, pour elle, la meilleure façon de diffuser ce sport dans un milieu défavorisé, et ainsi montrer que le processus d’intercommunalisation est en marche par le bas... Le club de Triel Escrime a organisé le dimanche 23 juin 2013 au complexe sportif David-Douillet à Chanteloup, la fête de la ligue d’escrime Ile-de-France Ouest. La compétition a regroupé les 200 meilleurs fleurettistes des quatre départements de la ligue d’Escrime Ile-de-France Ouest (91,92, 95, 78) dans les catégories poussins et pupilles. Les résultats en termes d’affluence ont été concluants pour les organisateurs. Cette expérience a aussi permis de former

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Triel escrime cherche à développer son action au niveau intercommunal. (J2R)

les éducateurs de Chanteloup-les-Vignes aux fondamentaux de ce sport ancestrale. Malgré les difficultés, il faut continuer sur cette voie à Triel, Chanteloup et Carrières, qui peuvent être considérées comme étant les fondements des futurs épéistes, et qui sait, des champions yvelinois de demain . « J’aime les gens, les rencontres nouvelles et les défis collectifs » a-t-elle insisté avant de conclure : «Il faut travailler, sur la durée, dans le cadre intercommunal ! » r (1) Nathalie Savio, Florian Baudé, Sarah Délage, Jean-Pierre Trividic, Stéphanie Launay. Site du club : www.trielescrime.fr/crbst_32.html


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boxe anglaise et foot américain

Ring vernolitain, un club convivial Le club du boxe de Vernouillet existe depuis 2005. A l’initiative d’un groupe de bénévoles sportifs du Parc, le Ring vernolitain a fait preuve d’un parcours sans faute et se projette à l’horizon 2015 avec optimisme. Depuis les incidents de 2005, six bénévoles du Parc et notamment le sage chef de file Oumhaind Iahcen, accompagné par son fidèle lieutenant Vito Deliberto, se sont pris en main pour s’occuper des problèmes de la jeunesse par la mise en place d’une activité sportive. Le résultat : une belle association loi 1901 qui a engendré l’envie de faire de la boxe anglaise ici dans les Deux Rives. Epaulée par la municipalité vernolitaine et aidée par le bailleur social OSICA, le club a fait un parcours sans faute depuis ses débuts. Environ 80 boxeurs et boxeuses se sont appliqués à venir aux entraînements. Le club des Mureaux (BAM) a aussi donné des conseils et a fourni (et continue) l’encadrement avec les frères Hallab. Le Ring vernolitain a en outre lancé une école de boxe en 2007. Cette école encourage le respect des règles et des adversaires. Elle distille des conseils pour bien grandir dans un monde hyper compliqué où on devrait favoriser la vie sociale et sportive pour ceux et celles qui n’ont pas forcément des moyens illimités. Justement, l’adhésion au club est peu onéreuse : 90 euros par an et par enfant. Mise à part cet avantage, les parents choi-

Les adhérents du «Ring vernolitain» font une pause pendant leur entraînement. (J2R).

sissent le Ring vernolitain par sa convivialité et par sa proximité : Une maman explique, « J’ai mis mes gamins au club Ring vernolitain en raison de sa proximité et des horaires adaptés à nos besoins». Les enfants assistent aux entraînements tous les mercredi de 18 heures à 20 heures (salle les Amandiers) et les samedi de 9 heures à 11 heures (au Gymnase Dieuleveu). Sur le plan sportif, le club a organisé avec un certain «professionnalisme» trois galas de boxe. Environ 300 personnes se sont déplacées pour cet événement en 2013. Le prochain gala aura lieu en mai 2014. Certains boxeurs du Ring vernolitain commencent à marquer la boxe yvelinoise : le 21 décembre à Verrières, par exemple, Thomas Khelalef (60 kg, 20 ans) a fait un parcours quasi parfait. En outre, trois des participants du Ring vernolitain sont montés au podium dans la catégorie « boxe éducatif ».

Ces acquis et la vitalité d’un groupe associatif soudé permettent de se projeter vers l’avenir avec optimisme. Le trésorier, Hammou Aït explique « la boxe doit se consolider ici et nous avons besoin des infrastructures adaptées telle une salle dédiée à la boxe. » La municipalité envisagerait de mettre en place un nouvel équipement sportif dans les années à venir. Entre-temps, le club accueille ses adhérents avec convivialité et passion pour transmettre les valeurs du sport et « canaliser cette fouge de la jeunesse » qui se sent parfois oubliée. Le club Ring vernolitain est là pour démentir cette idée reçue mais il faudra continuer ainsi... comme un match interminable. r Renseignements : Tel 06 43 75 62 13 ou oumhand.iahcen@hotmail.fr Entraînements : -Mercredi : 18 à 20 heures (enfants et ados); 20 à 21 h 30 (adultes) aux Amandiers -Samedi : 9 à 11 heures (enfants et ados); 11 à 12 heures 30 (adultes) au gymnase Dieuleveu).

Rencontre international du foot US Le 19 janvier 2014, les «Lycans» des Mureaux ont donné rendez-vous à l’équipe des Phoenix de Wallonie Picarde pour une rencontre amicale au Stade Léo-Lagrange. (Photo ci-contre) Une première ! Le club de Foot US des Mureaux « les Lycans » recevait un club en provenance de Belgique « Les Phoenix » pour un match amical, une sorte d’entraînement, qui s’est déroule sous l’oeil attentif des deux «coaches». Pendant deux heures et quarante cinq minutes, les deux équipes seniors se sont affrontées en fonction d’un scénario pré-

cis. Tous les dix « jeux », les équipes alternaient la défense et l’attaque. Ce n’était pas un match classique en quart/temps, rythmé par les tentatives normales de progression. Cependant le spectacle était bien là. Le score compte peu dans ce genre de rencontre, bien que les « Lycans » aient marqué plus de points... de touchdowns (TD) que leurs adversaires. L’important était la tactique et les enchaînements déployés. Cette rencontre fut un excellent entraînement pour les muriautins qui reprennent la compétition le 2 mars www.journal-deux-rives.com

avec l’espoir de se qualifier pour les « Play offs ». Et pourquoi pas car, à la mi-saison, le club est en haut du tableau de sa poule. Le prochain match des « Lycans » seniors aura lieu aux Mureaux le dimanche 2 mars à 14 heures au stade Léo-Lagrange face aux Salamandres. r 29


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La mémoire des 2 rives

Edmond Bories, le premier historien des 2 Rives Des historiens amateurs d’Orgeval et de Villennes vous font connaître un éminent prédécesseur qui a travaillé sur le passé de ces villes, où il a vécu, ainsi que sur celui d’autres communes voisines sur les deux rives de la Seine. Il avait une formation et des talents en dessin et en peinture qui lui ont assuré des ressources financières ainsi que des moments de détente et de création artistique ; il les a utilisés pour illustrer ses livres historiques.

Couvertures des ouvrages d’Edmond Bories. (Photo DR)

Aujourd’hui, dans la plupart de nos villes une association œuvre à la recherche et à la diffusion d’informations sur leur passé. Leurs membres peuvent lire, en tout lieu, les recensements, les actes d’état-civil et la presse régionale sur le site Internet des Archives Départementales des Yvelines, la presse nationale et des ouvrages de plus en plus nombreux dans les bibliothèques numériques. Les historiens locaux du XXe siècle Leurs devanciers, qui travaillaient souvent seuls, sont d’autant plus méritants. Les archives départementales et nationales n’étaient pas informatisées ; il leur fallait du temps pour identifier les documents intéressants, pour les obtenir et les consulter dans des

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salles souvent peu confortables. Parmi les premiers historiens des villes de la périphérie de notre territoire, nous pouvons mentionner Roger Bélis à Achères, Octave Noël, Henri Parquez, Raymond Labarraque et Narcisse Noël à Poissy, Roger Berthon et André Kohn à Saint-Germainen-Laye, ce dernier au Pecq, Marcel Lachiver à Meulan et dans le Mantois. L’histoire des communes des 2 Rives de Seine a été étudiée et racontée par Georges Pacaud à Chanteloup-les-Vignes, par Henri Griset à Orgeval, par Marcel Mirgon à Villennes, et, plus près de nous, par Georges Beaujard et Daniel Biget à Triel et par MarieClaire Tihon à Verneuil. Pendant le premier quart du XXe siècle, l’un des précurseurs a été Edmond Bories (1857-1925). Historien d’Orgeval, il a eu des activités diversifiées, ayant travaillé également sur le passé de Poissy et sur celui du canton de Meulan. Les habitants des Mureaux le

connaissent encore grâce à la rue qui porte son nom. Résidant à Villennes pendant les trois dernières années de sa vie, il aurait pu être connu en tant que son premier historien s’il en avait eu le temps. Un artiste-peintre talentueux De magnifiques dessins ornent les ouvrages historiques d’Edmond Bories ainsi que les bulletins paroissiaux de Poissy et d’Orgeval, avec lesquels il a collaboré. Lorsqu’il habitait avec sa famille à Orgeval, au HautOrgeval et à l’Orme Gauthier, son carton à dessin sous le bras, il parcourait chemins et sentiers, croquant les paysages. Dessinant les ruines de l’église de l’abbaye d’Abbecourt, il nous a laissé des témoignages de vestiges aujourd’hui disparus. C’est en enseignant le dessin et en vendant ses peintures qu’il gagnait sa vie. Prénommé précisément Pierre Edmond, il était originaire de Bordeaux, où son père était

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La mémoire des 2 rives

Portrait d’Edmond Bories. (Photo DR)

peintre … en bâtiment. Victor Aubert, archéologue de Maule où il a fondé le musée qui garde son nom, a rédigé, après le décès d’Edmond Bories, une notice nous le faisant mieux connaître ; celle-ci est illustrée par un portrait qu’il avait lui-même réalisé. Nous pouvons, notamment, y lire : « Tout jeune et adolescent, ses goûts, son intelligence, le portèrent vers le dessin, et dès ses dix ans, on peut dire, à voir ses premières études et cartons, qu’une vocation artistique dominante grandissait en lui. Admis comme boursier à l’Ecole des Beaux-Arts, il en sortait avec un des meilleurs classements. Professeur de dessin des cantons de Meulan et de Poissy, l’infâme politique sectaire de l’époque le révoquait de cet emploi. C’est que, catholique pratiquant, Edmond Bories ne pouvait trouver grâce devant l’athéisme et l’antipatriotisme de cette époque. Et cependant, malgré la rigueur qui le frappait, de nombreux élèves vouèrent une grande affection à leur ancien professeur. » C’est alors qu’il s’intéressa à l’archéologie. Il rédigea plusieurs articles pour diverses publications, tout en continuant à donner des cours privés, et à vendre ses toiles, ses aquarelles et ses encres de Chine rehaussées d’aquarelles. Victor Aubert appréciait ses œuvres picturales : « Artiste de talent, Edmond Bories a laissé des tableaux, des aquarelles, des gouaches, des dessins à l’encre de chine rehaussés, qui ornent les demeures des riches habitants de la région. Ses « Bords de Seine à Villennes » sont des œuvres grandioses et d’un grand caractère artistique, dignes de figurer dans nos meilleurs musées.» Il s’était installé, en 1894, à Orgeval avec son épouse et leurs cinq premiers enfants, dont le dernier n’avait que quelques mois. La famille s’agrandit ensuite d’une fille et de deux garçons. Il leur donna le goût du dessin et des arts plastiques. L’un, qui devint orfèvre, fut tué pendant la guerre de 1914-1918 ; deux

autres, grièvement blessés, ne purent pas poursuivre leur carrière de sculpteur sur bois. L’illustrateur paroissial La ferveur religieuse d’Edmond Bories se retrouve dans certaines de ses œuvres. Il était l’auteur des croquis de la première page des bulletins paroissiaux d’Orgeval et de Poissy : pour ce dernier, La Quinzaine Paroissiale, il a dessiné une belle perspective de l’église Notre-Dame, surmontée du sceau de l’ancienne collégiale avec l’image de la Sainte Vierge et les armes de Poissy ; en complément, il a représenté saint Louis tenant le sceptre et la main de justice, en reproduisant une ancienne inscription des fonts baptismaux. Les oriflammes qu’il a dessinés pour décorer l’église collégiale de Poissy sont toujours visibles : des écussons des villes ayant un lien historique avec saint Louis et deux grands cartouches où il a reproduit ses paroles historiques en lettres d’or ; sur l’un il a représenté le roi assis sur son trône, sur l’autre à cheval. Des photos conservent le souvenir des peintures qu’il a réalisées sur les murs de la salle paroissiale d’Orgeval et qui n’ont, malheureusement, pas pu être sauvées. Elles représentaient des vues de la ville à la fin du XIXe siècle. Bories poursuit le Louvre en justice Le journal Le Matin a publié, le 24 juin 1923, un article intitulé Les statues maquillées : « Un archéologue ayant payé pour visiter le Louvre estime qu’il a été escroqué - Il dépose une plainte chez le doyen des juges d’instruction et se porte partie civile. Hier vers 15 heures, au Palais de Justice, un monsieur à longue barbe blanche, accompagné d’un avocat, se présentait au cabinet du doyen des juges d’instruction, M. Guépet, et déclarait à ce magistrat : - Je m’appelle M. Bories. J’habite Villennes-surSeine, en Seine-et-Oise. Je suis membre de la Société française d’archéologie, et de plusieurs sociétés historiques. Je me suis spécialisé dans l’étude de l’art gothique, sur lequel j’ai publié plusieurs ouvrages. Je poursuis actuellement des travaux sur la statuaire des douzième et treizième siècles.[...] j’étais venu à Paris, il y a quelques jours, et m’étais rendu au musée du Louvre où, comme tous les autres visiteurs, j’ai payé mon droit d’entrée d’un franc. Or, ma surprise fut grande, et aussi mon indignation, en constatant que les faux signalés étaient flagrants. Les « pièces » que j’examinais, et particulièrement les « rois » de Parthenay, comportaient des truquages que les inscriptions fixées au-dessous de ces bas-reliefs n’indiquent pas. [...] J’estime donc avoir été victime d’une véritable escroquerie. C’est pourquoi, avant-hier, je suis revenu à Paris [avec] un huissier qui a constaté que pour pénétrer dans ce musée, lequel ne devrait www.journal-deux-rives.com

receler que des œuvres d’art authentiques ou des restaurations dûment avouées, on me faisait verser la somme d’un franc […]. » M. Demotte, l’antiquaire qui avait acheté les bas-reliefs puis les avait vendus au musée du Louvre, affirma sa bonne foi. Son œuvre historique Edmond Bories a commencé, en 1900, ses recherches sur la ville où il habitait. Sa Notice historique sur Orgeval est illustrée par 20 dessins et un plan de la commune. Dès l’année suivante, il s’intéressa à l’histoire d’autres villes qu’il connaissait déjà bien, ayant été affecté, comme professeur de dessin, dans des écoles de Poissy et du canton de Meulan. Son ouvrage Histoire de la ville de Poissy comprend 160 dessins et plans. L’auteur a écrit dans les dernières pages de ce livre : « C’est toujours vers le passé qu’il nous faut remonter si nous voulons connaître le présent. » Il a fait paraître une deuxième édition l’année de son décès. Encore plus important avec 700 pages, son ouvrage Histoire du canton de Meulan, édité en 1906, a nécessité de longues recherches et montre sa large érudition ; il a été présenté ainsi, lors de sa réédition en 2005 : C’est-àdire à travers « [...] l’étude de vingt communes qui offrent toutes un intérêt substantiel pour leurs habitants et tous les amoureux du passé, relève véritablement de l’exploit. C’est pourtant ce qu’a accompli Edmond Bories, auteur de cet ouvrage impressionnant, qui fait aujourd’hui encore autorité,.... » Edmond Bories avait entrepris d’écrire l’histoire de Villennes, où il s’était installé, et de la ville voisine de Médan. Retrouverons-nous ses manuscrits ? Le peintre, archéologue et historien, a été inhumé dans le cimetière de Villennes. Alors que, dans ses œuvres picturales et ses travaux historiques, Edmond Bories a recherché l’exactitude et la précision, il est étonnant que le graveur de sa pierre tombale ait inscrit des dates incorrectes pour les années de sa naissance et de son décès. r Michel KOHN Principales sources : - «Pierre-Edmond Bories - Un historien de Fabienne Duval et Jeannine Hubert ciation Histoire d’Orgeval), publié dans vue Histoire d’Orgeval n° 9 (janvier

local» (assola re2004),

- documents consultés dans la bibliothèque numérique Gallica (BnF) : journal Le Matin (24/6/1923) ; Mémoires de la Société historique et archéologique de l’arrondissement de Pontoise et du Vexin, tome XXXIX (1929). Sites des associations historiques :Andrésy : http:// histoire.andresy.free.fr - Carrières : http://poissy.ceha. free.fr - http://philgene.free.fr - Orgeval : http://historgeval.free.fr - Triel : http://trielmemoirehistoire.fr - Villennes : http://memoire.villennes.free.fr

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beaux-arts

Académie des Peintres de l’Abbaye à Poissy L’académie de peinture de Poissy a présenté, dans la première moitié du mois de février, les œuvres récentes de ses membres. Nous avons rencontré Jean-Marc Denis, professeur à l’Académie et directeur artistique. Le J2R : L’Académie des Peintres de l’Abbaye est installée dans une belle maison, mise à sa disposition par la ville de Poissy. Quelle est son histoire ? Jean-Marc Denis : La demeure de Lucien Gros fut construite sur l’ancien emplacement de la ferme du Prieuré. Elle fut achetée en 1851 par Madame Louise Gros, veuve de Philippe, à Francis Courant, pour ses enfants, Lucien et Jeanne. Vers 1870, Lucien Gros la doubla et l’exhaussa par la création d’un atelier spacieux. J2R : Votre académie poursuit donc une longue tradition de la peinture et de son enseignement à Poissy ? JMD : En effet, Lucien Gros s’est initié au dessin et à la peinture auprès d’un proche voisin, Ernest Meissonier, l’un des peintres les plus célèbres de cette époque. Faisant de ce loisir son métier, il devint à son tour un peintre très fécond, alliant la tradition classique et une sensibilité nouvelle à la nature. J2R : Sans être aussi ancienne, depuis quand l’Académie de l’Abbaye exerce-t-elle ses activités ? JMD : Depuis 1966, ce fut au début quelques heures de cours hebdomadaires. A présent, l’Académie dispense quarante trois heures hebdomadaires ! Elle est ouverte du lundi au samedi, y compris le soir, afin de répondre aux demandes des personnes en activité. J2R : Quelles techniques de dessin et de peinture y sont-elles enseignées aujourd’hui ? JMD : Nous enseignons toutes les disciplines fondamentales des arts du dessin, à savoir : dessin académique, modèle vivant, peinture, gravure, infographie. J2R : Une particularité de l’Académie de l’Abbaye est de proposer des ateliers de modèle vivant. Pour quelles raisons êtes-vous attachés à continuer cette tradition ? JMD : Les cours de modèle vivant ont été créés dès les premières académies. Ces cours ont toujours été considérés comme la base de l’enseignement académique, c’està-dire attachés à l’observation du vivant. 32

Tous les concours d’entrée aux écoles d’art ont une épreuve de modèle vivant, et nous ne saurions être un lieu d’enseignement sans cette discipline. Cet atelier est ouvert à tous, débutants ou confirmés, qu’ils préparent un concours ou non, car la morphologie permet d’aborder tous les problèmes de forme du vivant comme de l’inerte. J2R : Quel est le niveau requis pour s’inscrire à l’Académie ? JMD : Tous les niveaux sont acceptés. Le plus jeune Le bâtiment de l’Académie, dans l’enclos de l’Abbaye à Poissy (DR) élève a six ans ; la doyenne en a quatre-vingt dix ! Les professeurs s’adaptent à chaque élève. J2R : Quels sont vos souhaits pour le développeJ2R : Vous acceptez donc de jeunes membres ? ment des activités de l’Académie de l’Abbaye ? JMD : Oui. C’est l’une de nos principaJMD : Nous voulons développer l’atelier les missions : accueillir des enfants (dès huit Cours Préparatoire aux Ecoles d’Art, qui ans, néanmoins certains enfants très motivés s’adresse à un public d’adolescents, et acsont acceptés dès six ans) et des adolescents quérir, pour l’atelier de gravure, une presse que nous formons au dessin. de grande taille pour des tirages hors norJ2R : A quelles écoles peuvent être préparés ceux me. r Pour plus de renseignements : 01 39 11 95 89 ou qui souhaitent faire des études artistiques ? le blog : http://peintres-abbaye.over-blog.com JMD : A toutes les Ecoles Préparatoires et aux Ecoles Supérieures d’enseignement «techniques et finalités du dessin» d’Arts plastiques. De nombreux élèves issus exposition et conférence de l’Académie de l’Abbaye ont été reçus puis diplômés dans des écoles prestigieuses, telDans le cadre du XXXVIe Salon des peintres de l’Abbaye, l’Académie a présenté une males que l’École Nationale Supérieure de arts gnifique exposition, réalisée en partenariat Décoratif ENSAD, l’Institut de Formation avec le Musée d’Art et d’Histoire de la ville de Restauration des œuvres d’Art IFROA, de Poissy et en collaboration avec treize collectionneurs. l’ESA Saint Luc de Bruxelles, les Ateliers Recouvrant des domaines aussi variés que les de Sèvres. beaux-arts, l’artisanat et l’illustration, cette exJ2R : Des disciplines récentes, telles que l’infoposition avait pour vocation de mettre en relation les techniques mises en œuvre et les fins graphie, ont-elles trouvé une place dans l’académie ? envisagées par l’artiste, l’ingénieur ou l’artisan. JMD : Oui, cela répond aux nouvelles L’exposition, son magnifique catalogue et disciplines demandées aux concours. une conférence ont fait mieux comprendre les différents buts et usages des dessins, J2R : Quels autres arts graphiques peuvent égaque Jean-Marc Denis nous a expliqués. Si, lement être pratiqués à l’académie ? dans la création artistique, le dessin est une JMD : Un atelier de gravure s’adresse fin en soi, il a souvent été un outil dans les activités consistant à concevoir, à inventer et aussi bien aux enfants qu’aux adultes. à produire des œuvres diverses. Il reste très J2R : L’académie propose-t-elle d’autres activiutilisé par les architectes, les ingénieurs, les tés ? designers et stylistes ainsi que par de nombreux artisans, tels que les pâtissiers. JMD : Des sorties, des conférences, et Avant la photographie, le dessin était un outil bien sûr un Salon annuel (en début d’année) de souvenir (carnets de voyage, par exemple) qui présente en grande part les travaux réaet il avait un rôle documentaire (planches zoologiques, botaniques, anatomiques,...). lisés à l’Académie de l’Abbaye, mais aussi Depuis l’Antiquité le dessin est un moyen des œuvres d’artistes indépendants, peintres, d’initiation, base de l’apprentissage artistigraveurs, sculpteurs. que. www.journal-deux-rives.com


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personnalité

Nelly Burnotte, «il faut s’émanciper de la médiocrité» Le J2R ouvre une série de rendez-vous culturels et artistiques dans le cadre de l’année 2014. Nelly Burnotte, présidente de l’association Chevalets d’Orgeval, et ancienne adjointe au maire à Morainvilliers (1976-2000) illustre le type de personnage qui fait la richesse de nos territoires. Une soir d’hiver, l’obscurité gagne sur les collines de Bures, hameau de Morainvilliers. Nelly Burnotte, nous reçoit à son atelier, où tout est synonyme de travail acharné pour réussir un coup de pinceau ou un trait de dessin. Ici, on respire l’art et la Culture avec un grand Majuscule. «[Nelly Burnotte] a été toujours proche de l’art ou de la création dans la sculpture ou dans la peinture.» Elle avait participé au Salon d’Automne de Paris en 2009 dans le Grand Palais. Pendant trente ans, elle a exercé dans la sculpture et dans la peinture sans oublier de donner des cours dans la région yvelinoise. Nelly est le synonyme de la renommée du Salon «Les Chaveletes d’Orgeval». On se sent petit face à cette belle dame qui inspire non seulement confiance mais une amitié éternelle et fraternelle. D’ailleurs, elle le dit elle même : «Je étais formée pour m’occuper des enfants qui étaient en difficulté (entre 10 et 15 ans) et j’avais montré pendant une longue période (1970 et 1980) que chaque individu (enfant ou adulte plus tard) peut se réaliser en travaillant sur l’estime de soi...» L’atelier et les pinceaux, au départ, étaient les moyens de faire accéder au plus grand nombre à cet idéal d’émancipation de l’Homme par la compréhension de son monde : pour Mme Burnotte, ce cycle consiste à «apprendre et réapprendre... pour s’épanouir.» Dans un parcours atypique et hors norme (elle avait failli détrôner un cacique local du feu RPR en 2001...

Nelly Burnotte à son atelier de Bures. (Photo J2R)

mais cela est une autre histoire), elle use son imagination - en utilisant des croquis au départ - pour la retraduire et la mettre en perspective à sa façon. Sa divise est succincte : «Le bonheur, c’est faire ce que l’on veut et vouloir ce que l’on a fait !» Peindre pour Nelly Burnotte, c’est explorer et c’est exposer, et de ne pas devenir sectaire. S’émanciper de la médiocrité «J’ai toujours voulu donner toujours plus pour les autres». C’est une sorte de mission de service public que Mme Burnotte s’était appliquée ellemême pendant ses années lorsqu’elle s’occupa des enfants en détresse ou des ouvriers EDFGDF en reconversion de métiers. Pour ces derniers, par exemple, comment avait-elle fait pour leur apprendre les B-A.B.A. afin de passer le certificat d’études à l’âge de cinquante ans ? D’abord, il fallait proposer un cadre paisible (un jardin potager... un atelier de peinture) pour que la cible (enfants ou adultes en reconversion) se sentent à l’aise pour apprendre ou réapprendre.

Au château de Bures, qui était le centre d’hébergement de cette population-cible, le monde de Nelly Burnotte était un havre de paix et de tendresse pour que chacun puisse s’émanciper des chaînes de l’ignorance ou de la domination sociale. «Il ne s’agissait pas d’être ermite, explique Mme Burnotte, mais de donner un espoir par l’exemple dans l’art, dans la sculpture et dans le jardinage.» Ainsi, Nelly et ses comparses pouvaient «sortir de la médiocrité» dans laquelle la société tente sournoisement de couvrir l’Humanité. Cela n’équivaut pas à courir dans le sentier de l’individualisme effréné de la fin du XXe siècle. Nelly Burnotte ne «cherche pas à paraître, mais à être...» une femme libre qui est dans «une universalité atemporelle». Certes, «être peintre-artiste vous rend de plus en plus compétitif, admet-elle, mais le sens de [sa] démarche est imprégnée par une humanité hors du temps !» Suivre le chemin de Bures... et vous pourriez peut-être trouver face à face cette belle dame qui croit à cet idéal d’Humanité comme du fer. r Rodrigo acosta

Nelly et le salon d’Orgeval Nelly Burnotte est aussi présidente du salon de peinture et sculpture de la ville d’Orgeval depuis 12 ans. Les «Chevalets d’Orgeval» riment avec Burnotte et son esthétisme. Ce salon réunit pendant une semaine à Orgeval environ 75 artistes peintres et sculpteurs. Ce sont des personnalités venant de toute l ’Ile-de-France... Les artistes ont en outre été invités par leur personnalité d’écriture picturale et créativité artistique . C’est à dire les plus figuratives ont une transposition poétique du réel que l’ artiste exprime par sa sensibilité ; ou au contraire d’ autres oeuvres frôlent l’abstraction très construites dans une harmonie raffinée, leur donnant force et élégance.

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exposition-vente

Insertion par la conservation du patrimoine Chaque année l’association Bethel organise cet événement pour financer un programme d’insertion professionnelle et sociale. Retenez les dates : les 5 et 6 avril. Une exposition-vente de meubles anciens restaurés aura lieu à Boissy l’Aillerie (près de Cergy-Pontoise). C’est l’association BETHEL que vous invite à venir admirer et pourquoi pas acquérir des meubles anciens ou des objets d’art restaurés dans son Centre de Formation. De jeunes adultes touchés par la toxicomanie et autres addictions reçoivent une formation en ébénisterie d’art, qui a pour but de remplacer une passion néfaste par une activité créatrice. A travers cette pratique, les jeunes se restaurent eux-mêmes tout en restaurant des objets d’art. Une véritable thérapie qui contribue aussi à la conservation du patrimoine. Environ 400 pièces sont présentées à la vente, dont le produit constitue la principale

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ressource de l’établissement de « l’Oiseau Bleu». En outre, des ateliers vivants seront assurés le dimanche 6 avril 2014. Des exercices pratiques d’ébénisterie seront aussi commentés par des experts. Deux fois par an, les portes ouvertes permettent aux viL’exposition-vente aura lieu les 5 et 6 avril à Boissy l’Aillerie. (DR) siteurs fidèles de continuer leurs acquisitions, et aux nouveaux venus de découAssociation BETHEL vrir la qualité et la diversité des meubles présen12 Bis Rue Macaigne Fortier tés. Retenez donc les dates : le samedi 5 et 95650 Boissy l’Aillerie le dimanche 6 avril 2014. Et le lieu : Boissy Près de Cergy-Pontoise l’Aillerie (à côté de Cergy-Pontoise). OuverTél : 01 34 66 98 80 ture de 10 h. à 19 h. r www.association-bethel.fr

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DERNIÈRES NOUVELLES...

Rêver à l’opéra de paris «Octuor-sur-Seine» Andrésy : Incontestablement, elles avaient, les yeux de Chimène pour Alexandre Carniato, ce danseur de l’Opéra Nationale de Paris, au parcours impressionnant, qui est venu animer des stages, ce week-end du 8 février, pour près de 70 pratiquants, de tout âge et de tout niveau. Elles ? Ce sont essentiellement les jeunes élèves de l’école municipale de musique et de danse Ivry-Gitlis qu’encadre Morgane Dragon, leur professeur. « Certaines d’entre elles rêvent d’intégrer ce prestigieux établissement parisien qui attire des danseurs de toute le planète », assure Morgane. Rançon du succès : l’établissement attire des pratiquants venant de toute la vallée de Seine. Ces stages, deux fois dans l’année, ne sont pas étrangers à la réputation grandissante de cette école dans laquelle Morgane enseigne tout son savoir depuis plus de sept ans. r

Une campagne atypique ? Andrésy : Depuis l’article publié dans l’édition papier du J2R de décembre, la liste de gauche fait son chemin dans la campagne des municipales de 2014. Cela laisse présager de nombreux débats et peut-être une qualification au deuxième tour de l’élection municipale. En ce qui concerne ce parcours, une présentation d’un diagnostic citoyen des finances publiques locales a été présenté le 13 février à la presse. Par ailleurs, ont eu lieu des réunions publiques sur des questions de société (Santé...jeunesse), sur l’urbanisme et le projet de construction d’une ville écologique et solidaire. Le groupe CEAS a demandé et obtenu la participation de Patrick Piro, auteur de plusieurs ouvrages sur l’écologie, journaliste à l’hebdomadaire Politis. En plus, l’architecte-urbaniste très renommé Roland Castro est venu plancher sur l’urbanisme participative en France. En résumé, nous assistons à une campagne bien moins traditionnelle. En effet, elle ne se contente plus du tractage, du porte à porte ou des réunions d’appartement. De plus, elle n’hésite plus à prendre le risque de soumettre publiquement ses propositions innovantes à de fortes personnalités extérieures dotées de compétences reconnues au niveau national. r

Crèche «Pierre le Loup» Chanteloup-les-Vignes : La crèche « Pierre le Loup » remplace depuis le 7 janvier BabyLoup. L’opération résulte d’un politique

pragmatique et efficace de la municipalité. Le passage de la théorie à la pratique a été relativement court. En quatre mois seulement, le projet d’instauration de la crèche a été mené à bien. Tout comme le nom de l’établissement, le statut juridique a lui aussi évolué. En effet, la crèche municipale s’est logiquement substituée à la crèche associative. Multi-Accueil a ouvert ce mardi 7 janvier. Inspirée par le conte musical de Serge Prokofiev, elle a été baptisée «Pierre et le loup». Le Multi-Accueil est ouvert du lundi au vendredi avec des horaires élargis de 6h à 22h et une capacité d’accueil de 25 enfants. Aïcha El Khattabi, éducatrice de jeunes enfants, en est la nouvelle directrice. r

Le collège Claude-Monet ira en Allemagne Carrières-sous-Poissy : Ils ne pensent qu’à cela ! Les neuf élèves de la classe d’allemand de 4e du professeur Céline Ledanois, section européenne, au collège Claude-Monet, se sont découverts, depuis quelques mois, une vocation théâtrale. A tel point que leur enseignante le reconnaît bien volontiers : « il est évident que je ne retrouverai jamais en classe une telle intensité chez mes élèves. La plupart d’entre eux se sont révélés, tandis que d’autres, inhibés et ayant du mal à s’exprimer, ont eu un déclic. Ils sont épatants ». Quel a été l’élément déclencheur expliquant une telle métamorphose ? Le concours théâtre de l’Académie de Versailles, mettant en lice des dizaines d’établissements, dont celui de Carrières-sous-Poissy. Sur le thème de la Première Guerre Mondiale, les collégiens ont dû inventer une pièce ayant trait aux célébrations du centenaire du conflit. « A ce petit jeu, nous nous sommes plutôt bien débrouillés, annonce Céline. Nous allons participer à la phase finale d’un tel concours, le 13 février, au lycée JeanBaptiste Corot, où seront en lice sept autres classes. Un événement : en cinq participations, c’est la première fois que nous atteignons un tel niveau ». En attendant, les collégiens carriérois ont offert une prestation aux familles. Avec brio, ils ont su interpréter leurs différents personnages. De bon augure pour l’avenir. r Une liste de plus ! Triel-sur-Seine : Bientôt, on ne pourra plus compter sur les doigts d’une seule main les listes en compétition pour les élections municipales de Triel-sur-Seine. La petite dernière vient n’annoncer la couleur. C’est : « Réagir pour Triel ». Compliments. Quel courage de se lancer dans la mêlée prêts à plonger. L’eau est froide, le courant rapide et la bataille s’annonce rude sinon fratricide. Cewww.journal-deux-rives.com

pendant, on aimerait connaître le nom du conseil en com’ qui a eu cette idée de présenter les futurs candidats de dos. Il s’est apparemment inspiré du jeu de la pièce de monnaie et mérite un prix. Attention de ne pas jouer trop longtemps à pile ou face et vite ! qu’ils montrent l’autre côté des membres de l’équipe ! On aimerait voir. Il y a peut-être des visages connus et sympathiques. En attendant le jour « J », la bataille du premier tour sera d’une âpreté inédite car pour le deuxième tour, il ne faut pas oublier que certains rassemblements seront nécessaires. Homère (à moins que ce soit Pierre Dac) n’a-t-il pas écrit à propos des frères ennemis : « Qui se ressemble s’assemble un jour ou l’autre…? » r

Risque de naufrage Sur son compte Facebook, le candidat à la mairie de Vernouillet, Pascal Collado, était fier de la présence de ses supporters le 18 janvier à Vernouillet : Valérie Pécresse, Arnaud Richard et Jean-François Raynal. Alors que lors des résultats de l’élection présidentielle, avec l’excellent score de Nicolas Sarkozy à Vernouillet, cette ville était largement acquise à la droite. Alors que lors des législatives, le député, Arnaud Richard (UMP au départ, devenu UDI par la suite) a été réélu, tous les militants et sympathisants de droite pronostiquaient une belle victoire aux élections municipales. Or, que constatonsnous près de chez nous (sans même parler du reste du département...) ? • À Andrésy, les élus majoritaires, issus de l’UMP sont divisés : il y a les « Munerettistes » contre les « Ribaultais »; et l’opposition de gauche qui observe et prépare le 2e tour. • À Triel, Arnaud Richard (investi UMPUDI) se présente avec le soutien de certains élus de gauche contre le maire UMP sortant, Joël Mancel, qui semble avoir la cote ; la liste de Philippe Paillet a finalement la meilleure solution : c’est une liste pour et par le citoyen. Peut-être Paillet va « crucifier » son ex-mentor, Arnaud Richard ? La gauche est inaudible et elle ne pèse plus rien. • À Vernouillet, l’UMP a adoubé un candidat qui a changé de camp à plusieurs reprises en quelques mois. Adhérent à l’UMP en juin 2012 puis à l’UDI quelques mois plus tard, il se présente aujourd’hui comme non encarté. Claude Ney, le candidat à Pierre Cardo, se battra pour une place au 2e tour. Ces situations à répétition soulèvent de nombreuses interrogations sur la stratégie des instances de l’UMP et de l’UDI. r 35


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J2R 115 janvier-février 2014 by Journal des 2 Rives (Yvelines) - Issuu