Le
JOURNAL des deux rives
Décembre 2013
3€
JOURNAL INDÉPENDANT
Numéro 114
Gaëlle Amand championne du monde
Le 30 novembre, Gaëlle Amand, 57 kg et pensionnaire du Rahilou Cergy Boxe, a vaincu aux points Irma Balijagic Adler, redoutable boxeuse bosniaque. Le palmarès pro de Gaëlle impressionne : douze combats, douze victoires dont 1 KO. La désormais championne du monde, Gaëlle Amand, est aussi connue dans les Deux Rives, en particulier à Chanteloup et à Villennes-sur-Seine où son père et sa belle-mère exploitent le restaurant «Le Sophora». (Voir page 25) (Photo J2R)
Andrésy
Laïcité
Carrières s/Poissy
O.K. Corral en bords de Seine
Baby-Loup, tournons la page!
L’écoport prend l’eau
Le 27 novembre, la Cour d’appel a validé le licenciement de l’ancienne salariée, Mme Afif. La crèche Baby-Loup et ses défenseurs sont soulagés car la laïcité sort renforcée de cette énième confrontation juridico-politique. page 20
Le 4 décembre, l’avis défavorable de l’enquête publique sur le projet d’écoport requinque les habitants qui se sont mobilisés contre le bulldozer technocratique. Le projet est dans l’impasse ! page 22
Le Conseil municipal du 13 novembre 2013 restera dans les annales de la ville. Le public nombreux a assisté à deux heures de règlements de comptes entre M. Ribault et Mme Muneret. page 5
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LE JOURNAL DES
éditorial
décembre 2013
Les illusionnistes
G
auche et droite ont le même moteur, l’illu- son président Olivier Lebrun dénoncent : «Baisser le sion. Cet artéfact tente de faire croire que nombre de cantons et augmenter celui des conseillers les gouvernants maîtrisent l’espace territo- départementaux, chercher l’erreur ! Le PS se comrial par des découpages administratifs et/ou plait dans son dogme favori : augmenter la dépense par des projets illusionnistes comme celui du Grand publique et la financer en levant l’impôt.» Mais, la Paris. droite pavlovienne n’aurait pas fait mieux ! Pire, elle Le 29 novembre le préfet des Yvelines Erard Corbin a été à l’origine de cette grande illusion mondialiste de Mangoux a présenté le projet de découpage des du Grand Paris. cantons dans les Yvelines devant les conseillers gé- En 2009, Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, de l’Econéraux réunis en séance plénière : ce redécoupage logie, de l’Energie, du Développement durable et fera passer le nombre de cantons de 39 à 21. Mais de l’Aménagement du territoire, Christian Blanc, seil ne s’agira pas de baisser le nombre de conseillers crétaire d’Etat chargé du Grand Paris, et Dominique départementaux car les électeurs voteront pour un Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports homme et une femme dans chaque canton, soit 42 se sont réjouis de voir l’aboutissement du projet du élus au lieu de 39 actuellement. Le canton de Triel Grand Paris, un projet «ambitieux et novateur». Toudevient le 18e canton allant jusqu’à la partie rurale tes les incantations étaient lancées à l’époque : le des Yvelines... plus grand projet du XXIe siècle, «la sobriété carbone Ce découpage ne signifie pas une réduction du train de et en énergie... prolongement d’EOLE, de la ligne 14, vie des collectivités publiques. «Cette refonte des can- CDG Express et plans d’améliorations des RER A, B, tons reposent sur deux C et D.» Des architectes principes : la parité et le se sont fait plaisir en rééquilibrage démogrades maquetOn veut nous faire croire que les gou- produisant phique des cantons», soutes et des études... une ligne le préfet. Certes, la vernants maîtrisent l’espace territorial. grande illusion. dialectique peut produire La crise mondiale dédes démonstrations allémonte actuellement les chantes, mais la réalité est ailleurs : avec la multiplication desseins des grands architectes. Les améliorations des des intercommunalités, il faut réduire un échelon territo- transports verront le jour à moyen ou long terme. Les rial ! C’est «la fin de l’âge d’or du conseil général» prédi- sept ou dix pôles du Grand Paris sont des construcsait, le 25 septembre 2013, Alain Schmitz, le président du tions technocratiques sans véritable fondement déConseil général des Yvelines. «Il va falloir [re]penser [le] mocratique. On ne va nulle part, mais on fait illusion rôle du CG... La période qui s’annonce va être rude». Les dans un contexte globalisé qui a montré ses limites. départements riches - tels les Yvelines et Paris - sont ponc- Comme le soulignait Saskia Sassens (Le Monde du 21 tionnés. Et ce au nom de la solidarité entre les conseillers avril 2009), les villes sont devenues, ces dernières généraux riches et ceux qui sont dans la dèche. années, des produits financiers. Les infrastructures Dans le passé, les socialistes -en tant qu’opposants- se saturent, mais, ponctuellement dans le temps et avaient combattu la réforme proposée par N. Sarkozy l’espace, l’accroissement de leur capacité exige des qui avait essayé d’amorcer une refonte du mille-feuille élargissements qui relancent une dynamique d’améadministratif. M. Sarkozy proposa que les conseillers nagement du toujours plus, consommatrice de mobigénéraux siègent également à la région et de répartir lité et du foncier (agricole ou pas !). Les collectivités les compétences de manière complémentaire entre locales doivent faire face au coût grandissant du lodépartements et régions! Économie et cohérence, gement, et au coût du temps d’accès comme celui de nous ne sommes plus là ! l’accès au travail. On est drogué de cette illusion ! Il Les élus de droite rassemblés sous la bannière «En- serait temps de changer de paradigme. r LA Rédaction semble pour les Yvelines» (Epy) en la personne de
D. Douillet et le J2R
Lutteurs
Fans des 20 Bornes
11 novembre
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Salon de l’entreprise
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Jean Lassalle 3
LE JOURNAL DES
SOmmaire
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Le Journal des 2 Rrives
ÉDITORIAL Les illusionnistes
page
3
actualité locale
Andrésy
Carrières
O.K. Corral en Bords de Seine
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Les futurs « amis » préparent l’avenir
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Club Eco 21, un cluster de plus !
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7
Co.ZAC marque des points... contre la municipalité
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Santé pour tous...
8-9
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Chanteloup
Emplois, Défi services 78 se relance
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Triel
de la
Nouvel accident au carrefour Chapelle de l’Hautil
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Sécurité, la vigilance est de mise
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Sofianos au top de son art
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Passage à niveau supprimé
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Cardo soutient Ney pour les municipales
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Salon Chevalets d’Orgeval, peut-être le dernier !
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Blocage du rond-point de la RD13
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Trois listes pour une mairie
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Pons, l’homme tranquille
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Verneuil Vernouillet Orgeval Villennes
Dossiers
Interview Baby-loup Projets
Henri Guaino, député des Yvelines Tournons la page !
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L’écoport des Deux Rives prend l’eau
20-21
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Humeur / Humour
Le « White Parc » et le « Brown Mouton »
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Projets
Le Copra ne désarme pas !
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SPORTs
Boxe anglaise Course à pied
Gaëlle Amand a été sacrée championne du monde WBF
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20 Bornes, deux Kenyans victorieux
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Bennet, un nouveau roi du cross !
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La mort des grands hommes
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CULTURE
Un jour un livre La mémoire des 2 Rives Art contemporain
Expos et
spectacles
Hommage
Le roman de l’enterré vivant !
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Françoise Picouleau, artiste Yvelinoise
29-31
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pour un public connaisseur
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Simone Fournel, une femme exceptionnelle
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Un concert éclectique...
Dernières nouvelles
La rédaction du J2R vous présente ses meilleurs vœux de santé et de réussite pour l’année 2014 !
Pole rive droite Sud : Andrésy et Carrières-sous-Poissy; Pole rive droite Nord : Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine ; Pole rive gauche Ouest : Chapet, Médan, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet; Pole rive gauche Sud : Alluets-le-Roi, Morainvilliers, Orgeval et Villennes-sur-Seine.
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Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0117 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur délégué : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine Fax : 09 53 17 19 28 Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, J-P Baudin, François Darcq Guillaume Capoen, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Michel Kohn, Annie Laporte, Etienne Linquercq, Jeanine Provost et Michel Stotzenbach. Ont participé à ce numéro : Guillaume Fournel et Laurence Fournel, Claudel Mukulu, Eric Vaçon et Youcef Zaouaou. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed.
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ACtualité locale
Andrésy
O.K. Corral en Bords de Seine Le Conseil municipal d’Andrésy du 13 novembre 2013 restera dans les annales de la ville. Le public nombreux (50 personnes) a assisté à deux heures de règlements de comptes entre le maire, Hugues Ribault et son adjointe à l’urbanisme, candidate UMP, Virginie Muneret.
Par arrêté municipal en date du 31 octobre 2013, M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy, a procédé au retrait des délégations de quatre adjoints au maire. Les adversaires de la droite réagissent en soulignant le caractère affligeant de ce combat d’egos. Le conseil municipal du jeudi 7 novembre, qui devait entériner cet arrêté, avait été annulé et reporté pour des raisons de procédure.... pour finalement donner lieu à une passe d’armes entre les pro Ribault et les pro Muneret ce 13 novembre. Pour le maire-sortant, Hugues Ribault, le message est simple : la confiance n’est plus de mise. A compter du 1e novembre 2013, les quatre adjoints au maire dont les noms suivent(1) cessent donc d’exercer les délégations qui leur avaient été confiées par l’arrêté municipal du 3 avril 2008. Selon le maire, « cette décision, prise dans l’intérêt de la bonne marche de l’administration communale jusqu’à la fin du mandat en cours, découle de la perte de confiance de M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy envers ces quatre personnes ». Il est cependant curieux de ne pas y voir le nom de Robert Broussard, adjoint au maire chargé de la sécurité. Est-il intouchable ? Risque politique pour la droite Ce mercredi 13 novembre, lors de la réunion du conseil municipal d’Andrésy, les deux candidats de la droite (membres de la majorité
Dans une ambiance delétère, le conseil municipal du 13 novembre a opposé les pro Ribault aux pro Muneret. (DR)
municipale actuelle) ont démontré à leurs administrés que leur intérêt personnel les préoccupait bien plus que l’intérêt des Andrésiennes et des Andrésiens : le pouvoir enivre et cela justifie tous les moyens. Les invectives, ainsi que les propos indignes et haineux échangés pendant près de deux heures, n’avaient rien à voir avec l’intérêt général et la bonne gestion de la commune. Que ce soit le maire, en surenchérissant sur les attaques de ses adjoints qu’il évinçait, ou la subite découverte par ces futurs ex-adjoints nouvellement écartés de la manière peu démocratique avec laquelle Hugues Ribault administre sa commune, tout cela n’a fait que confirmer la fin d’un processus de divorce au sein de la droite andrésienne. Comment, dans ces conditions, entrevoir une quelconque négociation entre les deux tours ? Mme Muneret a, le soir du 13 novembre, pris un grand risque politique pour la droite andrésienne.
La « farce politique » se poursuit Quant au candidat EE-LV, Lionel Wastl, il se frotte les mains. Après des mois d’invectives par presse interposée, il Une « Dissidente » contre un « autocrate » observe avec C’est Virginie Muneret qui a stupéfait l’assemblée par la violence de ses attaques délice « la envers le maire. « Autocrate, farce, cirque, marionnettistes, fait du prince… » : farce polititout y est passé, même plus. L’adjointe à l’urbanisme déchue a en effet rappelé que » : « Les les condamnations judiciaires de M. Ribault.... La candidate UMP a rappelé les « condamnations » du maire par le tribunal deux candidats administratif et surtout du « bonnet d’âne de la démocratie locale » décerné de la droite ont par l’association nationale des élus de l’opposition, présidée par « mon amie décidé de régler sénatrice UMP, Jacqueline Pamis ». Ce rappel des heures sombres de M. Ribault (avril 2011) par son adjointe à l’urbanisme est d’autant plus stupéfiant, leurs comptes qu’à l’époque, ce fut cette même Virginie Muneret qui avait violemment attaqué en plein conseil l’opposition sur « le cirque fait avec ce bonnet d’âne »(2). municipal. Ces www.journal-deux-rives.com
règlements de compte politiques en disent long sur la légitimité du maire-candidat : d’autant plus qu’outre sa première-adjointe c’est également son ancien directeur de cabinet ainsi qu’un tiers de sa majorité qui s’opposent à lui. Preuve éclatante du bilan négatif de sa double mandature ! » Pour M. Wastl, les querelles d’ego de la droite nuisent aux Andrésiens : la ville n’est plus gérée, les services sont bloqués et le bureau du maire est devenu un bunker. La justice donne raison à Ribault Le tribunal administratif de Versailles a rejeté, par son ordonnance du 27 novembre 2013, les requêtes que quatre anciens adjoints avaient introduites en référé contre le retrait de leurs délégations. En effet, le tribunal a considéré que, le maire ayant repris directement ou transféré lesdites délégations à d’autres élus et la suppression des indemnités de fonction des quatre personnes précitées ne rendant pas leur situation personnelle périlleuse, il n’est donc pas établi de caractère d’urgence pour la gestion de la commune. D’autre part, cette décision est conforme à l’avis du Conseil d’Etat du 14 novembre 2012 donnant la possiblité au maire à inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal des délibérations portant sur le maintien, ou non, dans leurs fonctions d’adjoints au maire. r (1) Mme Annick Delouze-Wolff, 1er adjoint au maire (questions relatives aux Solidarités et Ressources humaines), Mme Virginie Muneret, 3e adjoint au maire (questions relatives au Développement durable et à l’Urbanisme), Mme Marie-Françoise Perotto, 5e adjoint au maire (questions relatives à l’Enfance, l’Adolescence et la Vie scolaire), M. Robert Bellemin, 6e adjoint au maire (questions relatives aux Transports, Circulation et Sécurité routière). (2) PV, CM 30/06/11, pp. 8-10
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ACtualité locale
Andrésy
Les futurs « amis » préparent l’avenir Des tracts au marché, des balades urbaines et des sempiéternels débats publics caractérisent la campagne des futurs adversaires de la droite... Seraient-ils capables de travailler ensemble à moyen et à long termes ? Depuis trois mois, l’équipe CEAS (Construisons Ensemble un Andrésy Solidaire) impulse le débat public afin de mieux se préparer pour 2014. Philippe Laville, la tête d’affiche, a finalement donné un contours à la liste CEAS : ils bossent leurs dossiers... ainsi que leur image auprès des Andrésiens. D’abord la théorie avec le CEAS Le 23 octobre, à l’initiative de CEAS des habitants d’Andrésy et des membres de CEAS ont pu enfin engager l’audit citoyen des comptes de la ville, demandé depuis mai 2013. Ce travail de vérification des comptes est une action concrète de formation pour rendre le budget municipal accessible et compréhensible pour tous. On attend les conclusions de cet audit avec impatience. Le soir du 25 novembre, au chalet de Denouval, a été organisée la première réunion publique, cette démarche d’analyse de documents publics sera évoquée comme un élément du projet global de démocratisation de la vie locale. Le groupe CEAS a présenté l’ensemble de ce projet et les Andrésiennes et Andrésiens auront l’occasion
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d’enrichir ce projet «collectif». Georges Gontcharoff, « mémoire vive » de la démocratie locale en France, expert en développement local, Pascal Aubert, coordonnateur du collectif « Pouvoir d’agir », une élue municipale et une directrice territoriale de villes engagées dans une démarche de démocratie territoriale ont apporté leur concours à cette réflexion avant l’action de 2014. La liste CEAS paufine d’abord la théorie avant de mettre en oeuvre les actions. Le 4 décembre, à la salle Lepic, pour la deuxième rencontre-débat ouverte à tous, le CEAS a abordé des questions de santé et de ce que pourrait être une politique municipale en ce domaine. Plusieurs experts et citoyens ont mis l’accent sur la participation démocratique de tous : Laurent El Ghozi, médecin, président de l’association nationale des villes pour le développement de la santé publique « Elus, Santé Publique et Territoires », Frédéric Pierru, sociologue, CNRS, spécialiste de la protection sociale et une géographe de la santé travaillant sur les questions du vieillissement et de l’accès aux soins. Une convergence est-elle possible ? Pour janvier, février et mars d’autres réunions publiques sont en préparation sur l’urbanisme, l’éducation et la jeunesse, la culture, sur l’ensemble du projet CEAS afin de rendre « sexy » leur liste. Selon l’équipe CEAS, il faut rester « loin des querelles et des disqualifications qui déchirent la municipalité sortante et perturbent le fonctionnement communal » ; ainsi la gauche andrésienne, rassemblée dans CEAS, construit,
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Au marché, les échanges se multiplient. (J2R)
pour et avec les Andrésiens, une alternative crédible pour 2014. Lionel Wastl était le seul candidat à s’aligner sur les 20 Bornes d’Andrésy le 24 novembre dernier. Le chef de file d’Andrésy Energies Renouvelées (AER) a fait un chrono respectable, soit 1 h 49 mn 12 s. Mais ce n’est pas un critère capital. Lors des 20 Bornes d’Andrésy, ses co-équipiers, Eric Dareau et Julien Besnard l’ont soutenu tout le long du parcours. Certains spectateurs l’ont découvert pour la première fois. Par ailleurs, l’équipe AER a lancé une série de visites des quartiers andrésiens. A chaque fois, une proposition accompagne la balade. Pour le moment, c’est la seule candidature, qui fait presque du porte à porte. Cela dit, ces deux listes adversaires de la droite sont loin de pouvoir travailler ensemble. Un passif reste à épurer... question de personnalités et d’approche (les pragmatiques contre les orthodoxes). De toute façon, une victoire ne pourrait être au rendez-vous que si les conditions d’une convergence sont réunies avant l’échéance de mars 2014... r
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ACtualité locale
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Carrières-sous-Poissy
Club Eco 21, un cluster de plus ! Ce jeudi 21 novembre, plusieurs acteurs de l’éco-construction installés au sein de la Fabrique 21 lançaient, en présence notamment de Philippe Tautou, président de la CA2RS, et de Eddie AIT, maire de Carrièressous-Poissy, le Club Eco 21. « Cluster » ou pôle d’excellence ? Les initiateurs de ce club - et notamment le président Patrice Ferrand - ont choisi l’effet de mode (en utilisant le terme cluster) quant au nom mais l’objectif reste innovant : créer un site d’innovation technique et économique sur le territoire des Deux Rives - par le biais de cette association - permettant de mutualiser les compétences et expertises des entrepreneurs concernés et de promouvoir leurs activités. Eddie Aït, maire de
Carrières-sous-Poissy et vice-président de la CA2RS a souligné « le plaisir de voir réunir tous ces entrepreneurs, malgré un contexte morose dans un hôtel d’entreprise dédié à l’éco-construction... » Initié par les dirigeants des premières entreprises installées au sein de la Fabrique 21, le Club Eco 21 a pour ambition de réunir, à terme, l’ensemble des acteurs des éco-filières et de l’éco-construction du territoire. Les entreprises à l’origine du projet sont Mobotix (son Directeur commercial en France, M. Patrice Ferrand), Greeneffi (M.Bertrand Tronchon), Créalis (Mme Valérie MansaroCarrette et M. Philippe Carrette) et Heimdall (M. Eric Crapat). Actuellement quatre entreprises sont réunies au sein du club et ses promoteurs visent la vingtaine d’ici à la fin de 2014. Les objectifs visés par le Club Eco 21 sont les suivants : • Agir en promouvant et coordonnant des actions de tous les acteurs politiques, économiques et sociaux désireux de s’associer à la filière d’avenir qu’est l’éco-construction. • Rassembler les entrepreneurs dans un
esprit de diversité et d’expertise, • Valoriser l’image de la Fabrique 21 et de l’Ecopôle pour développer son audience, • Accroître la visibilité des entreprises en étroite collaboration avec la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine et les medias locaux dont le J2R. Un annuaire interactif (site internet ou bornes interactives...) est prévu pour promouvoir le contact B2B (entre-entreprise). Le Club Eco 21 facilitera aussi les nombreux échanges qui existent d’ores et déjà avec la CA2RS en devenant progressivement son interlocuteur unique. En tant que partenaire privilégié des entrepreneurs de la Fabrique 21, la CA2RS est particulièrement attentive au développement de démarches volontaristes et portées sur le développement comme celles-ci. Le maître-mot est synergie, qui était à la mode dans les années 80 et 90, pour valoriser le tissu économique local. Au XXIe siècle, cluster est le mot clé. En conclusion, Philippe Tautou a encouragé le cluster, cette démarche du 21e siècle, et a promis de l’accompagner sans faille. r
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ACtualité locale
Chanteloup-les-vignes Carrières-sous-Poissy
Co.ZAC marque des points... contre la municipalité Le maire de Carrières a été débouté par le TGI de Versailles. Ainsi, les membres de l’association Co.ZAC chantent victoire. Depuis le début novembre, les membres du Co.ZAC sont au bord de l’hystérie par leur victoire nette contre le maire Eddie Aït...« Et 1 et 2 et 3 zéro ! » Le maire de Carrières-sous-Poissy une nouvelle fois débouté cette fois-ci par le TGI de Versailles ! « COZAC 3 - Eddie AIT 0 » affiche le blog du site associatif. C’est un « constat affligeant pour la Municipalité et son premier représentant Monsieur Eddie Aït, dont la répression » voire la radicalisation envers des riverains a échoué lamentablement pour la troisième fois consécutive auprès des instances administratives et judiciaires. Il est anormal que le premier magistrat use et abuse de sa fonction et tout cela financé par les contribuables. Voici une rétrospective de la saison précédente entre 2012 et 2013. Eddie Aït, le maire, voulait imposer une tour de trentetrois mètres de neuf étages sur le quartier des Bords de Seine alors qu’elles sont détruites dans d’autres communes. Un subtil montage photo dans les magazines n° 17 et n°18 de la ville trompait tous les carriérois en masquant la tour tout en justifiant par la suite que la population en avaient été informée ! La pratique et tactique d’informations municipales éclataient au grand jour. Sous la pression du Co.ZAC, rétropédalage de l’édile le 4 janvier 2012 exigeant du promoteur de revoir son projet ! (1) Co.ZAC 1 - 0 Eddie AIT Le 29 décembre 2011, le maire avait refusé le recours gracieux du Co.ZAC contre le permis de construire de la tour de 9 éta-
Les riverains de la ZAC des Bords de Seine étaient dans tous les combats de 2013 y compris sur le terrain judiciaire. (Photo J2R)
ges au sein du programme Urban Europe au seul motif que la municipalité ne reconnaissait pas l’existence de l’association de la ZAC des Bords de Seine et considérait son recours comme irrecevable.(2) Le Co.ZAC, certain de sa légitimité, a poursuivi en déposant un recours contentieux en son nom au même titre que vingt-deux autres requérants. Le tribunal administratif a publié le jugement définitif. En synthèse, il en ressort : 1) que la municipalité carriéroise est désavouée par le tribunal de Versailles qui reconnaît expressément la légitimité en droit de l’association ZAC de Bords de Seine (Co. ZAC) en lui adressant l’ordonnance du 29 avril 2013 contrairement à ce qu’a pu être écrit de trop nombreuses fois par la municipalité actuelle.(3) 2) que le retrait du recours contentieux du Co.ZAC et des 22 requérants a permis de lancer le nouveau permis SeinEurope et non pas l’action et l’implication de l’équipe municipale
La municipalité réagit mollement Dans un courriel, adressé à la rédaction en date du 7 novembre, le chef du cabinet d’Eddie Aït, indique que : « La Ville de Carrières n’a pas vocation a réagir aux associations locales d’opposition et aux attaques compulsives d’une minorité partisane déjà engagée dans la problématique des élections futures. La Municipalité poursuit son action. Elle est guidée par l’intérêt général. »
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comme a pu l’écrire l’édile carrièrois.(4) 3) que le Co.ZAC a été citoyen et raisonnable de retirer son recours contentieux évitant à la commune de verser aux 23 requérants la somme potentielle de 11 500€ (23x500€) au titre de dédommagements.(5) Co.ZAC 2 – 0 Eddie AIT Le 9 juillet 2013, le Co.ZAC, représenté par son président Philippe Berton, a été auditionné dans le cadre de la plainte déposée par M. Eddie Aït, maire, pour le collage d’affichettes sur divers supports de la rue de la Senette(6), affichages destinés à mobiliser les riverains et autres volontaires carriérois le 6 avril 2013 pour nettoyer le quartier des Bords de Seine et ses berges, opération de salubrité publique (20 m3 de déchets furent ramassés) complètement délaissée par la municipalité depuis 2008. Il se pose la question de savoir pourquoi la municipalité cherche des noises à l’assocaition Co.ZAC ? Et cela malgré le fait que l’équipe municipale se dote d’un médiateur avec « l’ambition d’un dialogue renforcé ! » Un tsunami estival « démocratique » serait-il en train de se déverser sur Carrières-sous-Poissy ?(7) Au contraire, c’est le tribunal pour le président du Co.ZAC. Le Tribunal de Grande Instance de Ver-
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Carrières-sous-Poissy sailles vient de faire connaître sa décision à savoir un « avis de classement » car cette procédure ne justifie pas de poursuite pénale au motif que les investigations n’ont pas permis d’identifier le ou les auteurs des faits ! En d’autres termes pour les contribuables que nous sommes : la police et la justice ont vraiment d’autres choses à faire que ces querelles de cours d’école orchestrées par un élu de la République. Co.ZAC 3 – 0 Eddie AIT En conclusion de ce nouvel échec judiciaire de M. le maire à l’encontre d’un collectif de riverains, il est important de rappeler que cette plainte, classée sans suite, aura mobilisé deux policiers municipaux pour réaliser des photos durant un heure au détriment de la sécurité dans notre commune, un officier de police judiciaire durant une heure quinze minutes au détriment d’enquêtes beaucoup plus importantes. Un procureur de la République, qui nous l’espérons, n’aura pas passé plus de quinze minutes à prendre connaissance du dossier et à le classer et saura faire connaitre son point de vue auprès du plaignant, très proche de l’abus de pouvoir. Il est vrai que Monsieur le maire Eddie Aït n’aime pas ses opposants, quitte à les radicaliser voire les menacer(8) de nuire à son image et sa réputation dans une ville 100% démocrative et participative. En définitive, ces différents agissements du maire de Carrières contre le
La dernière « tentative d’intimidation » de la part de la municipalité n’a pas abouti.
Co.ZAC ont terni « l’image et la réputation » de Monsieur le maire. r Notes (1) http://www.collectifzacbds.fr/article-a-la-suite-de-la-publication-dans-carrieres-les-nouvelles-n-17-82935431.html http://www.collectifzacbds.fr/article-le-maire-de-carrieres-sous-poissy-recule-face-a-la-pression-du-collectif-96906107.html (2) http://www.collectifzacbds.fr/article-le-maire-et-sa-majorite-municipale-refusent-notre-recours-96166033.html (3) http://www.collectifzacbds.fr/article-95-eddie-ait-interpelle-le-collectif-et-le-menace-110401403.html (4) http://www.collectifzacbds.fr/article-91-droit-de-reponse-suite-a-la-communication-municipale-sur-le-projet-seineurope-110100814.html (5) http://www.collectifzacbds.fr/article-162-le-tribunal-administratif-de-versailles-conforte-la-legitimite-et-l-existencedu-co-zac-et-118302822.html (6) http://www.collectifzacbds.fr/article-154-operation-berges-propres-suite-video-exclusive-117078332.html (7) http://www.collectifzacbds.fr/article-173-l-equipe-municipale-de-carrieres-se-dote-d-un-mediateur-avec-l-ambition-d-un-dialogue-renfo-119247668.html (8) http://www.collectifzacbds.fr/article-95-eddie-ait-interpelle-le-collectif-et-le-menace-110401403.html
Santé pour tous... La municipalité carrièroise s’engage à prendre en charge une partie du coût des mutuelles des agents communaux...
Le conseil municipal de Carrières-sousPoissy a adopté, à une large majorité, le 7 novembre dernier, le principe d’une aide financière de la commune au personnel communal au titre des mutuelles. « Une participation qui s’inscrit dans la continuité des actions engagées par la municipalité pour améliorer le pouvoir d’achat de chaque agent », souligne Eddie Aït, maire de Carrières et conseiller régional d’Ile-de-France. Les agents, titulaires ou non-titulaires occupant un emploi permanent, recevront cette aide mensuellement sur la base d’un for-
fait de 20 euros pour les agents de catégorie C, 18 euros pour les agents de catégorie B et 15 euros pour ceux de catégorie A. La participation de la municipalité est conditionnée au fait que l’agent soit le souscripteur du contrat mutualiste et que cette mutuelle soit labellisée. La liste des mutuelles labellisées peut être consultée sur le site www.collectivites-locales.gouv.fr . Une volonté de large concertation Un décret paru en novembre 2011 autorise la participation des employeurs publics au financement des mutuelles pour les agents, sans toutefois l’imposer. A Carrières, il s’agit donc d’un choix délibéré en faveur des personnels communaux et son application débutera en décembre. « La mise en place de cette aide a fait l’objet d’une large concertation, grâce à la mise en place d’un comité de pilotage, coordonné www.journal-deux-rives.com
par la Direction des Ressources Humaines et composé notamment des syndicats et de Laurent Lanyi, adjoint aux Finances » précise Eddie Aït. Et l’opposition municipale sera-t-elle intégrée dans ce comité de pilotage ? Rien ne laisse présager une telle option. Inégalités d’accès aux soins ? Le système de santé français est reconnu pour son excellence mais il laisse subsister d’importantes inégalités d’accès aux soins : en 2013, 1 Français sur 3 ne se soigne pas en raison de problèmes d’argent (7e volet du Baromètre annuel Santé et Société publié par l’Institut CSA). En prenant en charge une partie des frais engendrés par la souscription à une mutuelle, la municipalité carrièroise entend encourager ses agents à se doter d’une complémentaire santé qui leur permettra de renforcer leur protection. r 9
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Chanteloup-les-Vignes
Emplois, Défi services 78 se relance L’association Decibel devient Défi services 78 (1) afin de relancer son activité. Certes, le bilan est flatteur mais avec la crise il est indispensable de se rénover et d’élargir son éventail d’offres de services.
Le 8 novembre, l’inauguration de ses locaux à 100 mètres de l’ancien site ont symboliquement permis de marquer cette nouvelle étape. Il y a vingt ans, l’association d’insertion par l’activité économique avait commencé à Chanteloup et à Andrésy en tant que Décibel. L’idée forte de cette initiative était -et continue d’être la raison d’être - de mettre les personnes en difficulté socio-professionnelle vers une voie d’insertion par l’activité économique, d’où l’intérêt d’associer dans cette démarche des grandes sociétés-entités de la région (exemple le SIAAP...). Le changement de nom résulte d’une réflexion en interne pour se donner une nouvelle perspective sur le territoire élargi de la Communauté d’agglomération de 2 Rives et au-delà. L’ancien nom Décibel était-il trop marqué « Chanteloup » ? Personne ne l’admit mais c’est comme si... Jean-François Lutheun, le président de l’association Défi services 78, n’a cessé de rappeler que c’est un travail collectif qui a conduit cette association de se développer et de remplir son double rôle, social et économique. D’abord, social car les personnes en difficulté ont besoin d’une formation, d’un emploi et de conseil afin d’intégrer le
Les dix salariés entourent L. Lombard (centre), directrice, et C. Arenou, maire. (J2R)
tissu économique de plus en plus complexe et compétitif. Pour le président Lutheun, il s’agit de « trouver une vraie solution » qui satisfasse aussi l’entreprise (ou l’employeur dans le bricolage, jardinage, ménage). Ainsi, l’équipe de dix salariés de Défi services 78 s’est professionnalisée afin d’encadrer et de suivre le parcours de 280 personnes qui sont aidées, chaque année, par Défi services 78. Consolider l’économie solidaire Le défi de demain concerne aussi la formation qui est partie intégrante du processus d’insertion économique. Par là, l’association Défi services 78 a mis en place un système de formation qui devrait répondre aux attentes des futurs « membres » de la famille Défi services 78. L’association développe ses axes d’action dans le BTP et dans les grandes entreprises du secteur (Peugeot, SIAAP). D’ailleurs, ces dernières ont parfois l’obligation légale de faire appel à des recrus venant
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des zones difficiles pour l’emploi en général. En outre, le président Lutheun a lancé un appel pour « aider l’association à se développer... et financer des projets » entre l’économique et le social. Une sorte d’appel à la consolidation de l’économie solidaire, qui sera au centre du débat législatif dans les prochains mois. Quant à Mme Catherine Arenou, maire UMP de Chanteloup, elle a indiqué que l’association Défi services 78 représentait ce qui est véritablement Chanteloup : un cas d’école pour rebondir et être à la hauteur des défis de demain dans l’économique et dans le social. Pour l’édile, Défi services 78 « reste ici afin de changer la ville ». Elle a conclu en souhaitant un bel avenir à Défi services 78 : « Le temps de l’insertion est un passage obligé pour l’emploi ! » r (1) Développement de l’Emploi par la Formation et l’Insertion.
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Triel-sur-seine Orgeval
Nouvel accident au carrefour de la Chapelle de l’Hautil On ne compte plus les accidents(1) qui se produisent sur la rue des Fréres Leiris à l’Hautil (RD 22). Les Hautillois savent que le danger est permanent surtout aux carrefours. L’association Bien Vivre à l’Hautil a depuis longtemps tiré le signal d’alarme auprès des élus et même proposé des solutions, mais à part des courriers « parapluie » rien n’a été fait de sérieux. « Dimanche 3 novembre 2013 à 5 h 35, une Renault Clio, de couleur blanche ... portant un papillon d’assurance daté du 15/02/2011 au 31/02/2012 et un papillon « Contrôle Technique Décembre 2010 », s’est écrasée dans le portail métallique de ma propriété endommageant les deux battants du portail, la barre de sécurité et les poteaux en briques. Le conducteur a pris la fuite à pied avant l’arrivée de la Police et des Pompiers. » Ce n’est pas la première fois que la maison située juste en face de la rue de la Chapelle est victime du fait de son emplacement d’automobilistes oubliant de tourner... De telles « erreurs » de conduite se produisent régulièrement et compte tenu du nombre important de voitures, camions, bus, autocars (même articulés) etc... qui empruntent ce carrefour à toute heure du jour ou de la nuit ; c’est devenu un des endroits les plus dangereux de la rue des Frères Leiris. Un problème récurrent La sécurité routière sur cette route qui traverse le massif de l’Hautil depuis Chanteloup jusqu’à Boisemont a toujours été un souci pour les habitants. Des aménagements ont été réalisés il y a quelques années mais les carrefours restent accidentogènes. Les lieux concernés sont les croisements avec la route de Maurecourt, la rue d’Ecancourt, la rue du Cordon et la RD2 à la Chapelle. Le 20 octobre 2008, une réunion avec le Conseiller général des Yvelines M. Philippe Tautou, nouvellement élu (aujourd’hui également président de la CA2RS) a eu pour objet de l’informer de l’action menée par le Collectif depuis de nombreuses années en matière de sécurité routière sur l’Hautil, de faire l’inventaire de ce qui avait été déjà réalisé et d’avancer des propositions de futurs
Le 3 novembre à 5 h 35, une Clio blanche s’est écrasée dans ce portail métallique ! (DR)
aménagements en vue d’achèvement enfin la sécurisation routière de l’Hautil. M.Tautou s’était prononcé sans ambiguïté en faveur de la poursuite des aménagements et a demandé que le maire de Triel dresse par courrier (au Conseil général via la Communauté d’agglomération des Deux Rives) la liste précise des travaux à réaliser sur l’axe de la D22 dépendant du Département des Yvelines. Après avoir longuement visité les lieux, M. Joël Mancel, maire de Triel a envoyé une lettre le 12 décembre 2008 afin de concrétiser officiellement la demande. Études, et + ou - si affinités... En juin 2011, une étude de la CA2RS a été publiée (consultable sur le site Hautil. org). Le 19 octobre 2012, M. Arnaud Richard, député de la circonscription informait le Collectif d’une réponse du président du Conseil Général, Alain Schmitz, évoquant entre autres le « diagnostic » de la CA2RS, la limitation de vitesse, l’absence d’accident corporel (donc pas de priorité pour des travaux) et se terminant par une formule lourde de sens : « D’une manière générale, je tiens à vous rappeler que, même si le Conseil général mène une politique volontariste en matière de sécurité routière, sa responsabilité juridique en cas d’accident ne peut www.journal-deux-rives.com
être éventuellement engagée que si un défaut d’entretien manifeste ou une non conformité à un texte non réglementaire est avérée. » Depuis cet échange de correspondances d’autres accidents se sont produits mais seuls les services officiels pourraient en donner la liste. Cyclistes et absence de trottoirs Si fréquemment la police sort les radars à des endroits biens choisis, il serait intéressant de connaître la vitesse moyenne détectée. Les piétons, dont les enfants se rendant à l’école, obligés de marcher entre un fossé et un bord de route à forte circulation aimeraient bénéficier de trottoirs sécurisants. Quant aux cyclistes, plus nombreux qu’on le croit, ils seraient plus en sécurité sur une piste cyclable (il y a de la place !) au lieu de cohabiter avec des véhicules qui quelques fois les frôlent. Les habitants de l’Hautil sont en droit d’attendre de la municipalité et de la CA2RS dont c’est semble-il la compétence, une attention légitime surtout en matière de sécurité routière. A quand une réaction efficace à cette attente très justifiée ? r (1) Six accidents, plus ou moins graves, se sont produits depuis 2008 à l’Hautil.
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triel-sur-seine
Sécurité, la vigilance est de mise La réunion publique du 27 septembre sur le thème des cambriolages, organisée par la ville de Triel-sur-Seine, Espace Eugène-Senet, ne pouvait laisser insensible les nombreux locataires et propriétaires soucieux de vivre en sécurité. « Si je suis venu, c’est bien parce que j’entends de plus en plus de personnes victimes de telles violations de domicile, reconnaissait Arlette, retraitée, qui vit sur Triel depuis plus de 30 ans. J’espère, ce soir, obtenir de précieuses informations afin de minimiser le risque de cambriolages ». Justement, sous la houlette de Joris Fiacre, responsable de la Police municipale, et d’un intervenant extérieur, cette réunion n’a cessé de prodiguer de multiples conseils « indispensables pour avoir cette sensation d’avoir mis tous les atouts de son côté et, ainsi, d’éviter le pire », indiquent ces derniers. Ne pas hésiter à faire appel à son voisinage en jouant la carte de la solidarité. « Dès que vous vous absentez, même pour seulement quelques jours, faites appel à vos voisins pour qu’ils fassent le tour du propriétaire, ouvrent les fenêtres de votre maison ou appartement afin de faire croire que l’habitation n’est pas inoccupée », précisent les intervenants. En parallèle, l’opération Tranquillité vacances, fonctionnant tout au long de l’année, 7 jours sur 7, mise en place par les gendarmeries et polices nationales, permet aux forces de l’ordre de surveiller votre domicile en faisant régulièrement des visites. En sus, un numéro utile, le 112, en cas d’urgence, est à composer si vous êtes victime ou acteur d’un cambriolage. Enfin, difficile de passer sous silence les autres conseils que tout un chacun se devrait de respecter à la lettre pour dissuader les resquilleurs : même si vous sortez quelques minutes, les volets et fenêtres doivent être fermés, tandis qu’il est raisonnable de ne pas cacher ses bijoux dans des pièces que le voleur a l’habitude de visiter (chambre, salle de séjour…). Egalement, l’installation d’une alarme extérieure est vivement conseillée, tout comme d’éviter de laisser ses haies pous12
ser à une hauteur incitative pour le voleur de passer aux actes. La cité trielloise n’est pas immunisée contre cette recrudescence de méfaits délictueux : rien qu’au printemps dernier, ce sont plus de 15 cambriolages enregistrés au lieu des 5 habituellement recensés.
Une réunion sur les cambriolages pleine d’enseignements pour éviter d’être (Photo J2R) victime de tels méfaits délictueux.
Sécurité des commerces
Le jeudi 28 novembre à l’espace Eugène-Senet, la sécurité a été encore au centre des débats à Triel-sur-Seine. Cette fois-ci, ce sont les commerçants qui étaient concernés par des conseils avisés de la part du commissariat du secteur. Le commissaire Yann Bessette (photo ci-dessous en médaillon) et le capitaine Rodriguez ont fait un duo pédagogique pour expliquer les B.A.-BA de la sécurité chez les commerçants pour éviter des situations inextricables : hold-ups, vols à la tire ou, pire homicides lors des tentatives de braquage... Des mesures de vigilance (vidéo-protection, bonnes pratiques de voisinage, éclairage notamment à la fin de la journée...) sont de mise afin de réduire les risques de violence ou de vol. Un référent sûreté au commissariat a été proposé – le capitaine Rodriguez – et le numéro d’urgence 17 est à utiliser afin de réduire le temps d’attente et d’intervention lors des flagrants délits. Le commissaire Bessette a aussi souligné le dilemme du commerçant : attirer la clientèle sans réveiller les envies des délinquants de la région... et notamment pendant les périodes de fêtes. Assurer la sécurité est l’affaire de tous et de tous les jours. Yann Bessette a conclu en exhortant les commerçants à « appeler la Police nationale s’il y avait un doute sur un individu ou sur un phénomène inhabituel... devant la devanture... ». Surtout, ne pas « jouer au Zorro » car les conséquences seraient irrémédiables pour les uns et les autres. r
Le numéro d’urgence (17) est le moyen le plus efficace d’arrêter un flagrant délit. (C.Prota)
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Verneuil-sur-Seine
Sofianos au top de son art Par la remise de diplôme à la boucherie Sofianos le jeudi 14 novembre après-midi, la boucherie de Verneuil est récompensée pour ses initiatives !
Un retour en arrière s’impose... Le 8 juin dernier, la boucherie-charcuterie de Verneuil proposait plusieurs animations, place du Clos du verger, dans le cadre de l’opération nationale « 24h chez mon artisan boucher ». Jeudi 14 novembre, elle a été récompensée pour ses efforts et son implication, en se voyant remettre un diplôme récompensant les meilleures initiatives de France. Une belle marque de reconnaissance pour les Sofianos, qui deviennent en quelque sorte les ambassadeurs du métier de boucher-charcutier. L’opération « 24H chez mon artisan boucher » avait été lancée en 2006 à l’initiative de la Confédération française des bouchers charcutiers traiteurs (CFBCT) dans l’optique de faire découvrir au plus grand nombre les métiers de la boucherie. L’occasion, également, de valoriser la profession auprès des jeunes et du secteur éducatif, afin de susciter des vocations pour ce beau métier, ancré dans le patrimoine culinaire français. La boucherie de Thierry Sofianos représente le nec plus ultra de la convivialité et du rapport qualité-prix et tout cela dans un contexte de proximité. Sofianos et son équipe ont toujours contribué (animé) à la vie locale (le commerce). Il est temps que les pouvoirs publics se rendent compte de la richesse de ce profil de commerçant. C’est
(De g. à d.) Jean-Raymond Dumas, président de la Confédération française des bouchers charcutiers traiteurs Ile-de-France, Michèle Sofianos, Fabienne Thibeault, et Thierry Sofianos. (DR)
aussi pour cette raison que la Confédération française des bouchers charcutiers traiteurs a lancé un concours national qui se traduit dans les Deux Rives par le prix à la boucherie Sofianos. « 24H chez mon artisan boucher » Et pour mettre en valeur leur profession, Michèle et Thierry Sofianos n’ont pas lésiné sur les moyens. Dès 9 heures, plus de 250 personnes avaient pu profiter des animations : visites du laboratoire et de la boucherie, démonstrations de découpe, explications, dégustations des spécialités, leçons de « trucs et astuces du boucher », distribution de fiches recettes et promotions spéciales… Des éleveurs et fournisseurs avaient également fait le déplacement pour présenter leurs produits
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au public. L’occasion, également, pour les jeunes, d’en apprendre plus sur la tradition bouchère et peut-être d’y envisager un avenir, grâce aux animations, mais également en discutant avec des professionnels qui aiment leur travail. Cette journée de découverte a été conclue par un pot amical au rythme d’un orchestre de jazz. Une initiative qui sera assurément reconduite l’an prochain ! r Boucherie Thierry Sofianos 18 Clos du Verger Verneuil-sur-Seine 01 39 71 04 64 Facebook/BoucherieCharcuterieSofianos
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vernouillet
Passage à niveau supprimé 4, 7 millions d’euros ont été nécessaires pour créer un passage sous voies. Les autorités compétentes l’ont inauguré le 16 novembre. La sécurité n’a pas de prix ? En tout cas, il a fallu casser la tirelire pour réaliser un ouvrage attendu et espéré depuis de longues années : la création d’un passage sous voies, situé angles des rues de l’Amandier et Girardin à Vernouillet, en lieu et place du passage à niveau. Plus de 4,7 millions d’euros ont été nécessaires pour finaliser une telle opération ayant bénéficié des précieux subsides du Conseil régional Ile-de-France à hauteur de 50 %, tandis que Réseau ferré de France (RFF) a apporté sa précieuse contribution pour 47,34 %, le restant (2,66 %) à la charge de la cité vernolitaine. Ce samedi 16 novembre, l’inauguration du passage sous voies a permis aux différentes personnalités présentes de mettre en exergue toute l’utilité d’un tel équipement « qui devenait nécessaire face à l’augmentation constante des accidents avec le passage à niveau (18 recensés entre 1978 et 2001), rappelait Jean Faussurier, le directeur régional de la direction Ile-de-France de RFF. Il faut savoir que 99 % des accidents aux passage à niveau sont le fruit d’une négligence de la part des automobilistes. Plus que jamais, il devient nécessaire de jouer la carte de la prévention ».
(de g. à d.) Ghislaine Senée, conseillère régionale, Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire de Vernouillet et Jean Faussurier, directeur régional RFF ont inauguré le passage à niveau n°7, situé dans la commune de Vernouillet sur les voies ferrées de la ligne J (Paris Saint-Lazare au Havre). (J2R)
A ce sujet, les différents travaux d’aménagement pour améliorer la visibilité sont porteurs : en dix ans, le nombre d’accidents a été divisé par deux. La ville de Vernouillet a pris à bras-lecorps cet épineux dossier touchant à la sécurité des usagers en réalisant une étude en partenariat avec RFF. La conclusion a été sans appel : mettre en place un passage dénivelé routier et piéton sous les voies ferrées qui ne pénalise pas le trafic vers la zone commerciale. Il aura fallu près de douze mois de travaux pour aboutir un tel ouvrage qui s’est déroulé en quatre étapes. Cette opération avait trois objectifs bien ci-
blés : assurer la sécurité des automobilistes, piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite, tout en sécurisant la voie ferrée. Egalement, l’amélioration et la préservation du cadre de vie de la commune n’ont pas été oubliées. Enfin, le développement durable de la commune a été mis au premier plan. A l’image de l’installation de rampes pour favoriser les déplacements doux, mais aussi des aménagements réalisés pour desservir la future zone commerciale et de loisirs si ce projet voit le jour dans un avenir lointain. Ce dont s’est réjouie Marie-Hélène Lopez-Jollivet, le maire. r
Cardo soutient Ney pour les municipales Lors d’un entretien récent, le candidat Claude Ney (divers droites) a fait le point sur sa campagne(1) et a surtout annoncé l’appuie « apprécié » de Pierre Cardo.
Pour l’ancien député Pierre Cardo : « Claude Ney, un homme d’action et de dossier... ». Dans un communiqué du début décembre, l’ancien député met en exergue l’expérience du terrain et la connaissance des dossiers de son ancien chef du cabinet. « Pour [P. Cardo], l’association de l’expérience des conseillers municipaux de l’opposition avec celle d’un homme d’action et de dossiers bien au fait des enjeux de [la] ville est le meilleur gage de succès pour Vernouillet. [Cardo] souhaite à Claude Ney, San14
drine Feraud et leurs colistiers de Tous Vernolitains de réussir... » Ainsi, Pierre Cardo, ancien député et actuel conseiller municipal de Chanteloup, donne un coup de pouce à son ancien compagnon de route, Claude Ney, dans le cadre des élections municipales de Vernouillet. Le 8 novembre, Claude Ney porte bien le costume de candidat : les gens s’arrêtent et lui posent des questions devant le lieu de rendezvous, au café-boulangerie du centre ancien de Vernouillet. Il interroge, il écoute, il répond à ces différentes sollicitations avant de venir répondre aux questions de la rédaction. Attablé, il passe en revue les projets « démesurés » de l’actuelle municipalité : l’école de musique, l’école du centre-ville, le projet Deck 78 sont des « signes » pour évaluer la politique municipale de la sortante. Pour www.journal-deux-rives.com
lui, le constat est accablant, Marie-Hélène Lopez-Jollivet a laissé certains quartiers à l’abandon. Il cite comme exemple « le Parc », où d’après lui il n’y a plus de centre social et où les habitants, anciens et nouveaux, ressentent « une profonde lassitude qui se répand dans les autres quartiers de la ville [NDLR : Marsinval, le centre ancien...] ». Avant de terminer l’interview, Claude Ney s’est montré satisfait du soutien de Pierre Cardo, l’ancien député et ancien « patron » de la Communauté d’agglomération des Deux Rives. Avec cet appui, la candidature de M. Ney prend une sacrée avance sur Pascal Collado. Cet appui inattendu démontre que la campagne à droite reste « compliquée » à déchiffrer. r (1) VOIR LA VIDEO (http://www.dailymotion.com/video/x17d4vw_claude-ney-interview-verite_news)
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ORGEVAL
Salon Chevalets d’Orgeval, peut-être le dernier ! Le 23 novembre le monde des arts des Deux Rives était au vernissage du salon « Chevalets d’Orgeval ». Peut-être le dernier ! Après vingt-six ans d’existence, ce salon risque de ne plus se produire dans les Deux Rives. Surtout cela se traduirait par une perte culturelle pour la belle ville d’Orgeval. Nelly Burnotte, la présidente de l’association les Chevalets d’Orgeval, a jeté l’éponge devant un public médusé : pourquoi ce geste malgré le public très présent ? Parce que le bénévolat n’est plus ce qu’il était. La démographie est impitoyable : les anciens n’ont plus la force et les jeunes sont plus ou moins dans une recherche d’individualisme effréné. Comment faire avec peu ou pas de ressources humaines ? Ce fut une triste surprise et un choc pour tous les gens présents. Même le maire sortant, Yannick Tasset, a glissé, un peu désemparé, un « on trouvera une autre formule ! »
Nelly Burnotte, la présidente de l’association les Chevalets d’Orgeval (Photo J2R) Qui peut se douter qu’il ne faut pas moins de six mois de travail pour organiser une telle exposition ? C’est une tâche titanesque d’aller à la recherche d’artistes, de leurs œuvres, puis de les mettre en place. L’aventure des Chevalets d’Orgeval semble se terminer en apothéose avec deux invités d’honneur au talent
sans égal : Sandra Detourbet, peintre, et Irène Lussou, sculpteuse. Une foule compacte était venue visiter et contempler les 160 œuvres et surtout ceux des deux vedettes invitées. La culture est un « vecteur » de la vie locale et, à fortiori, intercommunale. Le principe régissant le salon d’Orgeval est d’accompagner tous les courants de l’art. Nelly Burnotte, la présidente, a souligné la nécessité de varier entre des courants d’art et des niveaux. Ce salon est incontournable pour les politiques, notamment en période de campagne électorale. Nelly Burnotte était tout émue par ce moment « difficile » mais inoubliable. C’est toujours le même résultat : lorsque cela aboutit à un événement d’un symbolique fort, on oublie tous les efforts et les peines du passé. En guise de cadeau d’adieu, Geneviève Kolodkine, adjointe à la culture, lui a offert l’affiche des Chevalets sérigraphiée sur plexiglas, ainsi qu’un discours très chaleureux. r
Blocage du rond-point de la RD13 La grogne monte partout même dans le secteur qui est le nôtre. Au rond-point de la RD13, c’était le 28 nombre le tour des agriculteurs...
Le jeudi 28 novembre, les forces de l’ordre avaient anticipé le mouvement des agriculteurs. Ils ont interdit l’entrée de l’A13 aux manifestants qui comptaient bloquer la circulation à partir d’Epone en direction de la capitale. Après négociation, ils ont autorisé une opération escargot sur une vingtaine de kilomètres. Une quarantaine de tracteurs se sont ensuite regroupés sur le rond-point du Novotel à Orgeval. Un large dispositif de sécurité avait été déployé et l’on pouvait compter presqu’autant de véhicules de CRS et de gendarmerie que d’engins agricoles. Pendant environ deux
heures, le blocus qui s’est déroulé dans le calme, a obligé nombre d’automobilistes à rebrousser chemin. Si l’autoroute est toujours resté fluide vers Paris, la bretelle de sortie jusqu’au rond-point était inaccessible. Les agriculteurs ont levé le barrage vers midi, comme leurs collègues dans le reste de l’Ile-de-France. r
Au rond-point du NOVOTEL, les tracteurs et les forces de l’ordre se sont croissés. (DR)
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Villennes
Trois listes pour une mairie De nombreux Villennois et les lecteurs du J2R savaient qu’une liste s’organisait dans le cadre de l’association « Advenir Pour Villennes-sur-Seine ». Le 16 novembre, Pierre-François Degand a annoncé sa candidature à l’occasion de l’inauguration de sa permanence de campagne, à côté de l’église, à proximité de la halle du marché. Plusieurs des personnalités politiques qui le soutiennent (mentionnées plus loin) étaient présentes. Voici donc les trois listes en présence, dans l’ordre de leur entrée en scène (1) : Villennes pour vous : menée par Michel Pons, premier adjoint au maire, et soutenue par Pierre Morange, député des Yvelines (circonscription dans laquelle se trouve Villennes), et Jean-François Raynal, le conseiller général, l’un des vice-présidents du Conseil général des Yvelines. Villennes Village Durable : menée par Jean-Michel Charles, directeur de cabinet du maire, François Gourdon, et soutenue par celui-ci. Advenir Villennes-sur-Seine : menée par Pierre-François Degand, deuxième adjoint au maire en charge de la sécurité jusqu’en octobre 2011, soutenue par David Douillet, député des Yvelines (circonscription dans laquelle se trouvait Villennes précédemment), Karl Olive, conseiller général, candidat à la mairie de Poissy, Arnaud Péricard, candidat à la mairie de Saint-Germain-en-Laye, et
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Pierre-François Degand (au centre) a mis la barre haut en mettant en scène sa campagne municipale 2014. Ce coup de force médiatique marquera les esprits. (Photo J2R)
d’autres dont Jean-Pierre Raffarin. Ces trois candidats à la succession de François Gourdon ont travaillé avec lui, plus ou moins longtemps. Tous les trois ont manifesté leur opposition au projet de port industriel en face de l’île de Villennes, mais plus ou moins récemment et ostensiblement. Ceux qui s’éloignent du maire peuvent difficilement contester son bilan, globalement positif, tout particulièrement pour ses premiers mandats ; la plupart des Villennois reconnaissent que leur cadre de vie a été préservé et même amélioré et embelli. Certains peuvent s’attaquer à sa personne et ne s’en privent pas mais, pour la première fois depuis 25 ans, il n’est plus candidat. Parmi les électeurs villennois qui nous
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ont fait part de leur opinion, beaucoup de ceux qui n’ont pas pris parti pour l’une de ces trois listes ont des difficultés pour faire un choix. Certains mentionnent des promesses de campagne non entièrement tenues : sur la démocratie locale, sur l’Agenda 21 pour le développement durable… Beaucoup se demandent quel candidat saura faire des propositions concrètes et réalisables et mettre en place un mode de gouvernance plus à l’écoute des citoyens, en les rassemblant ? En effet, s’il est indéniable qu’il fait bon vivre à Villennes, de nombreux habitants aimeraient que l’on y vive mieux ensemble ! r (1) Le J2R a interrogé les trois candidats depuis six mois dans le cadre des interviews en vidéo ou pour la presse écrite.
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ACtualité locale
Villennes
Pons, l’homme tranquille Michel Pons se porte candidat à la mairie. Portrait de cet homme du sérail et d’expérience. C’est un candidat affable avec une humanité incroyable, nous dit-on ; certains Villenois expliquent qu’ils lui confieraient leurs enfants pour un après-midi car Michel Pons inspire confiance. Certes, dans une de ses lettres, le candidat explique son cheminement : « Cette candidature n’est pas une surprise, tant mon engagement pour la construction du Villennes que vous connaissez, en tant qu’adjoint chargé des Finances et ensuite premier adjoint au Maire, est notoire et solide. Cela me donne, pour reprendre les propos de beaucoup d’entre vous, légitimité et compétence ». Pierre Morange, député des Yvelines, lui a également accordé sa confiance : « [Ta candidature] s’inscrit naturellement dans le travail que tu as effectué, pour Villennes et ses habitants, au cours de ces dernières années auprès de François Gourdon qui n’a pas souhaité se représenter. Les relations que tu as su nouer avec les Villennoises et les Villennois, ainsi que les nombreux
soutiens qui se manifestent déjà, ne rendent que plus légitime ta démarche. Ta compétence et ton professionnalisme, entourés d’élus expérimentés et fort de nouvelles personnalités, vous permettront d’apporter à la population la qualité de vie qu’elle est en droit d’attendre dans un esprit de continuité et de renouveau. » Michel Pons pourrait aussi être considéré comme le dauphin naturel du maire sortant François Gourdon. La première fois, on peut même oublier qu’il est là tant il est toujours présent dans les grandes et petites manifestations du village à Villennes. Il était à la kermesse de 2012 ; il était à la foulée de Villennes (mais pas en tant que coureur...) ; dernièrement, il a tracté avec son équipe pendant le marché de l’Avant. Il était même à une des premières réunions de 2010 qui a abordé le sujet fâcheux de Villennes, c’est-à-dire le projet de port industriel de Triel. Il n’avait rien dit publiquement, comme tous les conseillers municipaux de la majorité. C’est cela son handicap ! Mais Michel Pons jure qu’il a changé et ses amis le savent : il s’est entouré d’une « équipe forte de talents divers et complémentaires, forte de personnalités largement expérimentées dans tous les
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domaines de la vie de [la] commune pour y avoir déjà exercé de hautes fonctions, Michel Pons au marché de forte de jeu- l’Avant de Villennes. (J2R) nesse et d’innovation, forte de compétences et de générosité. » Le demi-sortant axe sa campagne ainsi : • Contrôler le développement de l’urbanisation. • Assurer la sécurité et la tranquillité des habitants ainsi que la protection de leurs biens. • Maintenir une fiscalité modérée malgré un contexe difficile pour les communes. • Améliorer la qualité de la gouvernance par la disponibilité du maire et la collégialité des décisions. Et de son handicap il tente de faire une force : pour être maire, il faut « une solide expérience d’élu dans la gestion communale, mais aussi [être un élu] qui maîtrise le fonctionnement de l’agglomération, en connaisse tous les partenaires et entretienne avec eux des relations constructives. » En conclusion, c’est le changement dans la continuité... r
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interview politique
Henri Guaino, député des Yvelines En marge de l’inauguration du restaurant Pizza de l’Arte à Parly 2, Henri Guaino, député des Yvelines, nous a livré quelques réflexions sur l’actualité nationale. L’ancienne plume et conseiller spécial de Nicolas Sarkozy reste un homme politique qui ne pratique pas la langue du bois. J2R : La création de ce restaurant équivaut à 8 emplois ; qu’est-ce que cela veut dire en termes du niveau du chômage en France ? Henri Guiano : Il s’agit d’une petite lueur d’espoir. C’est rare de voir des entrepreneurs français qui participent tant bien que mal à l’effort de la création de richesses et donc à l’emploi. Beaucoup de compatriotes s’inquiètent quant à l’avenir socio-économique de notre pays. Pour cela, par ma présence ici, je tente de les encourager. Nous vivons une crise sans précédent qui se caractérise par une gravité du chômage… Tout s’écroule en raison de cette crise, qui semble perdurer. C’est terrible et les gouvernements, quelle que soit leur tendance, semblent impuissants pour juguler cette crise. D’ailleurs, depuis trente ans, ces gouvernements n’ont rien fait depuis. En outre, la crise socio-économique se double d’une crise d’identité qui, inexorablement, conduit à une crise profonde de notre pays. J2R : Donc, les origines de la grogne ont une dimension structurelle ? Est-
ce un nouveau défi pour les élus quelle que soit leur couleur politique ? Que faudra-t-il faire ? H.G. : Il n’y a rien à faire lorsqu’on se trouve dans l’opposition. Notre méthode se résume en deux points : convaincre et aller sur le terrain. Mais il n’est pas question d’huer le président Hollande (NDLR : lors des commémorations du 11 novembre 2013, certains spectateurs ont crié « Hollande démisCartespostaleVM3.qxd:Mise en page 1 8/08/12 16:10 Page 1 sion »). Ceux qui s’opposent de cette manière mettent en danger et destabilisent nos institutions républicaines. Ces agissements sont inacceptables car les commémorations du 11 novembre et celles du 14 juillet sont des moments de rassemblement national. Le Président de la République, les institutions et surtout l’État Le député Henri Guaino s’exprime sur la situation sociale et politique actuelle. (Photo J2R) de droit doivent être respectés. publique. Cependant, il me semble que les partis s’occupent davantage de leurs péripéJ2R : Comment interpréter la conver- ties plutôt que de s’occuper des problèmes gence politique actuelle entre l’UDI du peuple français. et le MODEM ? Sont-ils prêts pour les Quant aux élections européennes, je reste échéances européennes ? très critique vis-à-vis de l’actuelle construction européenne. D’ailleurs, je m’étais opH.G. : Que le centre-droite et le centre posé au Traité Constitutionnel en 2005 et se rassemblent, c’est une tactique classique aujourd’hui, je suis encore plus critique dans la recomposition politique de la Ve Ré- qu’avant. r
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affaire baby-loup
Tournons la page !
Le soir du 19 mars 2013, le conseiller municipal Yousssef Abdelbahri (avec le micro) a été le seul élu de Chanteloup à prendre la parole pour défendre la pérennité de la crèche à Chanteloup, qui a fait l’objet des diverses visites gouvernementales (voir médaillon). (J2R)
Le 27 novembre, la chambre sociale de la Cour d’appel a validé le licenciement de l’ancienne salariée, Mme Afif. La crèche Baby-Loup et ses défenseurs sont soulagés car la laïcité sort renforcée de cette énième confrontation juridico-politique qui dépasse les frontières de la ville de Chanteloup. D’ailleurs, la crèche emblématique s’en va à Conflans-Sainte-Honorine. Il est temps de tourner la page après une vingtaine d’articles sur cette affaire. 20
« C’est gagné, la République est sauvée... »… Ce sont des conclusions hâtives sur les ondes de la radio et de la presse écrite (et sur le net) ayant suivi la décision de la Cour d’appel de Paris qui vient de valider le licenciement de l’ancienne salariée de la crèche Baby-Loup, Mme Afif. L’avocat de Baby-Loup, Me Malka, a souligné que les valeurs « universelles » sont intactes dans la République... Certes, la chambre sociale de la Cour d’appel a suivi le 27 novembre les arguments développés par François Falleti, procureur général de la cour d’appel de Paris. Liberté de conscience, garant d’une certaine neutralité dans les lieux publics ou exercice d’un service public ont été des arguments choc utilisés par les juristes de la Cour d’appel de Paris. En outre, un ovni juridique nouveau, « l’entreprise de conviction », vient d’apparaître dans le paysage juridico-médiatique de Paris. D’ailleurs, personne n’a bien su expliquer le sens et la portée de cette notion. Au-delà la contradiction avec la précédente décision de la Cour www.journal-deux-rives.com
de cassation du 19 mars 2013 où cette dernière avait expliqué que la crèche Baby-Loup n’avait pas vocation à être un « délégataire du service public... » Arnaud Richard, député de la 7e circonscription des Yvelines, a apporté le même jour son soutien à ces « héros quotidiens du service aux publics » qui œuvrent encore et toujours dans ces quartiers. En confirmant l’importance du respect de la laïcité, y compris dans une crèche associative, cette décision met enfin un terme à un conflit stigmatisant pour le territoire. Ce jugement confirme le bien-fondé du travail des élus et de nombreux acteurs du territoire. Acteurs qui ont fait de la défense de cette crèche un objectif prioritaire depuis son ouverture en 1991, à l’initiative des femmes de la Cité La Noé et avec le soutien déterminé de la municipalité, alors dirigée par Pierre Cardo et aujourd’hui par Catherine Arenou. Cette jurisprudence pose la question de la place que le législateur devra prendre sur
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affaire baby-loup ce sujet délicat. Elle est la pierre angulaire pour l’adaptation de la législation telle la proposition de loi d’Arnaud Richard visant « à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées accueillant des enfants ». Cela dit, n’allons pas trop vite car sur les ondes de France-Inter, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a défendu fin novembre l’idée de ne pas brusquer les choses. Et cela semble plus conciliant pour les uns et les autres. Me Henry, défenseur des intérêts de Mme Afif, a fait valoir que sa cliente allait se pourvoir en appel... et même plus loin, aller à la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg. Suite à cette décision du 27 novembre, il est certain que cette affaire continuera à faire couler de l’encre, mais les enjeux et l’échelle ne sont plus les mêmes. Il s’agit d’un combat – qui avait commencé dans les années 90 avec l’affaire du foulard – risquant d’exacerber la crise identitaire de la société française. Les clivages dépassent les frontières classiques entre les tenants d’une laïcité fermée et ceux ayant une « vision différentialiste, voire communautariste » de la société. Il est temps de s’approprier ce débat et de ne plus parler de Baby-Loup. Même Marine Le Pen est devenue une inconditionnelle de la laïcité. Mais est-elle la mieux placée pour la défendre ? Et maintenant tournons la page ! Quant à l’avenir de la crèche, tout et son contraire ont été dits sur les origines de ce conflit. Récemment Pierre Cardo, l’ancien député-maire, a exposé ses « vérités » aux membres de l’Observatoire de la laïcité. Les torts semblent partagés entre la direction de la crèche et Mme Afif. Deux personnalités fortes – Mme Baleato et Mme Afif – se sont affrontées ; pour elles, la fin justifie les moyens car tous les moyens (médiatiques, religieux... et politiques) ont été utilisés par les uns et les autres pour faire avancer leurs arguments lors des confrontations juridiques à Mantes-la-Jolie, à Versailles et à Paris. Pour le J2R, le début de l’affaire a commencé par un simple licenciement (une affaire d’arroseur arrosé) pour devenir une affaire nationale sur la laïcité. En effet, la crèche BabyLoup est devenue le centre de gravité d’un débat national. Le soir du 19 mars, l’entourage et les proches de la crèche Baby-Loup se sont réunis dans le 13e arrondissement (rue des Terres au Curé, il fallait vraiment l’inventer !) pour définir une stratégie suite à la décision de la Cour de cassation contrariante pour les « amis de la crèche Baby-Loup ». C’était le mo-
ment clé pour la sauvegarde ou non de la crèche emblématique à Chanteloup. Pour rappel, la Cour de cassation avait invalidé le licenciement de Mme Afif. Cette décision était une douche froide pour les défenseurs de Baby-Loup et, par le symbole, pour ceux qui défendent la laïcité au sein de la République. Ni le député Arnaud Richard, ni le maire Catherine Arenou n’étaient présents le 19 mars pour démonter les arguments et contrer l’OPA sur la crèche des politiques de Conflans-Sainte-Honorine. Le Sénateur Esnol et Mme Fanny Ervera, conseillère générale, ont sauté sur l’occasion pour récupérer la crèche mythique suite à l’exposé des motifs de Mme Jeannette Bougrab, ancienne présidente de la Halde et sous-secrétaire d’État : « Partez, vous êtes en danger... si j’avais mes enfants à Chanteloup, je serais très inquiète... », avait-elle déclaré. Seule voix discordante pour défendre l’implantation chantelouvaise – tel un David contre un Goliath de la pensée unique – Youssef Abdelbahri, conseiller municipal PS, avait tenté de ramener un auditoire déboussolé à la raison. Certes, M. Abdelbahri avait tâché de rester sur la ligne de défense de la laïcité, mais sans amalgame contre les habitants de Chanteloup. La messe a été dite ce soir du 19 mars. Et maintenant, la crèche part sous d’autres cieux. Mais les défis restent énormes : comment faire pour multiplier ce type de crèche sur l’ensemble de l’hexagone ? Qui va payer les coûts d’investissement en considérant l’état de nos finances publiques ? Et le privé est-il apte pour un accueil 24/24 et 7/7 ? La méthode Baby-Loup est-elle reproductible au reste de la France ? La crèche souffre aussi d’une image clivante de la directrice Mme Baléato qui, telle une pasionaria de la laïcité, ne permet plus une sorte de quiétude dans les affaires quotidiennes d’une crèche – publique ou privée – où la tendresse devrait être le leitmotiv et non pas les injonctions politiques ou religieuses. Il est temps de tourner la page ! r Rodrigo ACOSTA Quelques articles de référence du J2R :
Affaire Baby-Loup - Philippe Esnol s’exprime sur l’affaire Baby-Loup ... 9 avr. 2013 ... Dans cet entretien
une exfiltration ... 9 avr. 2013 ... Le vendredi 5 avril, le conseil d’administration de Baby-Loup a décidé de déménager à Conflans : suite au vote du personnel qui s’était exprimé ... www.journal-deux-rives.com/.../03043-baby-loup-partira-conflans- exfiltration-annoncee Réaction - Affaire Baby-Loup : elle est où la vérité ? | Le Journal des ... 8 nov. 2010 ... À Mantes-la-Jolie, le 8 novembre, le Conseil des Prudhommes de Mantes-la- Jolie aurait pu être dépassé par l’ampleur (nationale) de l’affaire ... www. journal-deux-rives.com/.../0543-affaire-baby-loup-elle-verite Affaire Baby-Loup: c’est une affaire de l’arroseur arrosé 8 nov. 2010 ... À Mantes-la-Jolie, le 8 novembre, le Conseil des Prudhommes de Mantes-la- Jolie aurait pu être dépassé par l’ampleur (nationale) de l’affaire ... www.journal-deux-rives.com/.../0538-affaire-baby-loupaffaire-arroseur- arrose Affaire Baby-Loup - Le principe de laïcité mis en cause par la Cour ... 19 mars 2013 ... Ce mardi 19 mars 2013, la Cour de cassation casse et annule l’arrêt de la Cour d’ appel de Versailles sur l’affaire « Baby-Loup » dans laquelle ... www.journal-deux-rives.com/.../02977principe-laicite-mis-cause-cour- cassation Affaire Baby-Loup - «Baby-Loup, où va-t-on ?» Le Journal des Deux ... 27 mars 2013 ... Le 27 Mars, la direction de la crèche Baby-Loup a réagi officiellement à la décision « incompréhensible » de la Cour de Cassation du 19 Mars, ... www.journal-deuxrives.com/actu/02998-baby-loup-va-t-on Affaire Baby-Loup - Crèche Baby-Loup : le député (UDI) Arnaud ... 15 avr. 2013 ... Sortant de son silence, le député (UDI) Arnaud Richard se positionne sur l’affaire BabyLoup.
www.journal-deux-rives.com/.../03064-cre-
che-babyloup-depute-udi-arnaud- richard-prend-position Affaire Baby-Loup - Drapeau blanc entre Arenou et Esnol | Le ... 19 avr. 2013 ... Catherine Arenou maire de Chanteloup-les-Vignes et Philippe Esnol (Photo), Sénateur-Maire de Conflans-Sainte-Honorine ont réaffirmé leur ... www.journal-deux-rives.com/.../03081-drapeau-blanc-entre-arenou-esnol CHANTELOUP : l’affaire Baby-Loup - Baby-Loup, un équilibre ... 5 nov. 2010 ... Depuis février 2010, l’affaire Baby-Loup monte crescendo dans les médias locaux, et nationaux. Même le « Canard enchaîné » en fait ses ... www.journal-deux-rives.com/.../0519-babyloup-equilibre-rompu
du 19 mars, le Sénateur-maire, Philippe Esnol, analyse
La sénatrice Françoise Laborde (PRG) en visite à
la portée de l’arrêt de la Cour de cassation sur l’affaire
Baby-Loup 11 févr. 2013 ... Françoise Laborde, Séna-
Baby-Loup. www.journal-deux-rives.com/.../03041-phi-
trice de Haute-Garonne avait déposé une proposition
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de loi pour combler ce vide juridique de l’affaire BabyLoup(2). www.journal-deux-rives.com/.../02864-senatri-
Affaire Baby-Loup - Baby-Loup partira à Conflans,
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enquête publique défavorable
L’écoport des Deux Rives prend l’eau L’avis défavorable de l’enquête publique sur le projet d’écoport requinque les habitants qui se sont mobilisés contre le bulldozer technocratique. Depuis le 4 décembre, l’information était connue d’un certain nombre d’initiés, mais ce soir du 5 décembre, le J2R en a eu la confirmation par le président de la CA2RS M. Philippe Tautou. Le commissaire enquêteur sur le projet du port industriel a donné un avis défavorable(1) et les conséquences sont classiques : le port ne se fera pas à moins que les pouvoirs publics tentent un coup de force inhabituel et non conforme à un état de droit. A l’issue de l’enquête publique qui s’est déroulée du 2 septembre au 4 octobre 2013, le commissaire-enquêteur a rendu ses conclusions et a émis un avis défavorable pour l’ensemble du projet proposé par l’établissement public Ports de Paris, en vue d’obtenir l’autorisation de création d’une plate-forme portuaire. Le projet présente un grand nombre de risques concernant tant la nature des activités pouvant être accueillies sur le site, que l’importance des nuisances qui pourraient en résulter sur les populations proches du port. Concernant les installations classées, Port de Paris reconnaît que pour la sélection des amodiataires, la possibilité d’accepter sur la plate forme portuaire des entreprises pouvant générer de fortes nuisances ne peut être écartée. L’activité de plaisance dans la boucle, serait pénalisée par la réalisation de la pla-
La mobilisation citoyenne a été un des éléments perturbateurs du bulldozer technocratique (Photo J2R)
teforme portuaire « sanctionnant » ainsi les plaisanciers et les utilisateurs de la marina Port Saint-Louis par la réalisation du projet, sans véritable solution de substitution. L’écoport de la CA2RS a été depuis son origine présenté comme le projet phare qui permettrait, localement, un développement économique plein d’avenir, l’actuelle marina étant sacrifiée. A l’origine du projet Pierre Cardo, l’ancien député maire de Chanteloup-les-Vignes, et fondateur de l’actuelle Communauté d’agglomération n’a eut de cesse d’en expliquer les avantages devant des auditoires plutôt sceptiques. La question a été tranchée avec cet avis défavorable ! Depuis 2010, ce projet du Port industriel des Deux Rives a envenimé le débat public : les habitants et un certain nombre de personnalités politiques -dont le député UMP Pierre Morange et les conseilleurs régionaux EE-LV Mme Senée et M. Satouri et le conseiller général EE-LV Joël Tis-
sier- ont toujours expliqué que ce port était aberrant pour des raisons économiques et écologiques. Un nombre croissant d’habitants des Deux Rives (Villennes, Carrières, Triel et Andrésy...) se sont rendu compte que ce projet n’était pas légitime sous l’angle de l’intérêt général. D’ailleurs, le commissaire enquêteur a été surpris par le nombre de remarques, de contre-arguments et surtout par la prise de position du conseil municipal de Villennes qui avait dit NON haut et fort. Désormais, les pouvoirs publics et surtout le Préfet n’ont pas intérêt à jouer avec le feu. Ils ne peuvent rien faire d’autre que respecter l’avis défavorable du commissaire-enquêteur car les citoyens ne pourraient plus croire en la règle. C’est l’exigence de d’état du droit. r SÉRIEUX (1) Voir le rapport du commisaire-enquêteur http://www.yvelines.pref.gouv.fr/sections/developpement_durabl/eau/les_avis_d_enquete_p/conclusions_ de_l_enq?id=creation_plateforme
« Le projet doit être enterré ! » « Le Comité de soutien au maintien de l’activité de plaisance tient particulièrement à remercier tous les habitants qui se sont manifestés pour donner leur avis lors de l’enquête. Tous peuvent se féliciter de cet avis défavorable.... Les élus devraient réfléchir à une autre approche de l’aménagement [du] territoire car pour le moment les citoyens disent clairement non à ce type de réalisation. Par ailleurs le Comité constate que les communes de Triel-sur-Seine et de Villennes-sur-Seine ont pris la pleine mesure du dossier par des délibérations refusant ce projet vieux de plus de vingt ans qui aurait des impacts négatifs sur la qualité de vie des habitants et sur leur quotidien. Toutefois, le maire de la ville de Carrières-sous-Poissy a, quant à lui, indiqué au Commissaire Enquêteur « qu’il assume entièrement ce projet »... Il est également regrettable que le président de la communauté d’agglomération (CA2RS), conseiller général et maire de la commune de Verneuil-sur-Seine, Philippe Tautou, n’ait pas pris la mesure des demandes réitérées du comité de soutien et se soit obstiné à soutenir ce projet alors même que Ports de Paris n’adhérait pas initialement à cette proposition d’implantation d’un port industriel, faite en son temps par l’ancien maire de Chantelouples-Vignes, Pierre Cardo... Le comité demande que le projet de port industriel soit définitivement enterré... »
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HUMEUR / HUMOUR
Le « White Parc » et le « Brown Mouton » Le futur centre commercial, qui a fait l’objet d’un article dans l’édition n°112 du J2R en septembre dernier, sort de terre ; il se trouve sur les seules parcelles de la commune de Villennes situées entre l’autoroute A13 et la route départementale 113, à côté de nombreuses surfaces commerciales du territoire orgevalais. Nous publions ici un autre point de vue, coloré et animalier. Des propriétaires de commerces voisins voient rouge ou sont bleus de peur de la prochaine concurrence. D’autres options existaient-elles pour la valorisation de ce terrain en friche, après le départ de la société qui portait ce nom ? D’où vient la dénomination commerciale White Parc, complétant et tendant à remplacer le qualificatif retail park, utilisé par les promoteurs de ce projet ? Nous pouvons supposer que ce choix a été influencé par la white house, la maison qui a donné son nom à un lieu-dit et a gardé sa couleur blanche, un peu plus loin de l’autre côté de la route ; il y a un siècle, un maçon d’Orgeval y était devenu restaurateur et marchand de vins. Si le marketing et le brand naming imposaient un nom anglais, nous aurions préféré Ox Park, qui aurait
fait un effet bœuf ! Le centre commercial est, en effet, situé en bordure du Chemin aux Bœufs ; cette voie constituait l’un des derniers tronçons du parcours des bovins qui étaient conduits de Normandie jusqu’au marLe rond-point du Pré aux Moutons à Villennes-sur-Seine. (DR) ché aux besson agneau, qui étaient restés blancs et imtiaux de Poissy. Quant au parc aux moutons, il se trou- mobiles dans le pré voisin, ont disparu et ve en face du complexe sportif villennois. ne sont pas revenus. Depuis son arrivée, le Blanche aurait dû être la couleur de l’ovin nouveau mouton garde sa toison mordorée qui a été installé, l’été dernier, sur le petit avec des mèches foncées. La caméra vidéo qui a permis d’idenrond-point créé en 2006 lors de la construction de la Maison de l’enfance. Son but était, tifier et d’appréhender les auteurs des déen particulier, de ralentir le flux des auto- gradations empêche certainement qu’il soit mobilistes qui évitent la route départemen- repeint en white. Malgré le nom du centre tale lorsqu’elle est encombrée. Ceux-ci ont commercial et la couleur du mouton, ces eu le temps de voir, de toutes les couleurs, deux réalisations montrent l’une des qualile premier mouton qui ornait ce giratoire. tés du maire de Villennes, la persévérance Après les peintures, beaucoup d’encre a dont il aura fait preuve pendant les 25 analors coulé à propos de la saga du mouton nées passées à la tête de la commune. Les villennois, qui changeait fréquemment d’ha- trois candidats à sa succession ont contribits et de décorations, comme le Manneken bué à ces accomplissements ou au déploiePis bruxellois. Ses multiples dégradations et ment de la vidéoprotection. Y a-t-il un les remises en état, de plus en plus onéreu- mouton noir parmi eux ? Lequel suivront ses, l’ont toutefois fait enlever. La brebis et les électeurs villennois ? r PANURGE
Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73
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projets contestés
Le Copra ne désarme pas ! Une conférence de presse (16/11) pour faire le buzz, une assemblée générale (22/11) pour faire le point, le Copra 184 a exposé les raisons de continuer le combat contre le bouclage de l’A104, un projet « inutile » pour la France et pour la région en particulier. Le samedi 16 novembre, lors d’une conférence de presse devant l’affiche présentant le parc du Peuple de l’Herbe, un groupe de représentants du COPRA 184 dont la présidente Christine Paravy avait lancé un cri d’alarme afin de continuer la mobilisation contre ce projet « ni fait, ni à faire ». Le 22 novembre à Achères, lors de l’AG de la puissante association Copra 184, l’appel a été suivi d’effet car plus de 150 personnes étaient au rendez-vous pour s’informer sur ce dossier inextricable et mouvementé. Après avoir rencontré le staff du ministre en charge des transports, Mme Paravy et les militants du COPRA 184 ont estimé que «le projet va être relancé très vite !» Le conseiller du ministre, Olivier Rolland, a même tablé sur une enquête publique vers 2016-2017, malgré le manque de moyens financiers pour réaliser ce projet. L’État ferait-il appel au secteur privé dans le cadre d’un contrat Partenariat-Public-Privé (PPP) ? Pour le moment, l’État reste muet sur cette question car ce projet de bouclage autoroutier a été dégradé quant à son niveau de priorité. S’attendre à tout Le double langage de l’Etat inquiète aussi la présidente : en apparence le projet du gouvernement de réaliser le prolongement de la Franciliennne de Méry-sur-Oise à Orgeval est sinon enterré du moins reporté à une date lointaine : 2030. Cela dit, des études se poursuivent et l’Etat entretient l’ambiguïté. Les « technocrates » sont-ils en train de préparer un plan de comm’ et vont-ils « faire miroiter une concertation » ? De toute façon, les leaders du Copra s’attendent à tout, même à des tactiques sournoises. Pour 24
D. Roussel, P. Poix, Christine Paravy, (présidente), F. Bee, et T. Robin planchent une fois de plus sur le dossier A104 devant les 150 adhérents venus à l’assemblée générale du 22 novembre à Achères. (Photo J2R)
illustrer ces propos, l’AG a porté sur le cas de l’enquête publique du Pont d’Achères : malgré un avis défavorable du commissaireenquêteur, l’Etat, par la biais du préfet, était passé outre cet avis en promulguant une DUP ou Déclaration d’utilité publique. Le COPRA a aussi voulu envoyer un message auprès de ses adhérents avant les fêtes de la fin d’année : - NON à l’autoroute en zone urbanisée car le tracé « vert » de l’A104 nuirait gravement par des pollutions sonores et chimiques à la santé des près de 200 000 riverains ; - NON au gaspillage de l’argent public car le coût prévu de ce projet est estimé à 3,2 milliards d’euros; - NON au viaduc qui va passer au-dessus des maisons flottantes entre Carrières-sousPoissy et Poissy. Lors de la présentation du rapport moral - et cela d’une manière très classique - la présidente a dressé toutes les actions de l’association depuis 2012 : rendez-vous techniques, conférences de presse, contacts avec les habitants, réunions avec les élus et surtout les étapes juridiques pour contrer ce projet de l’A104, « qui pourrait rebondir, tel un Sphinx, de ses cendres ! » L’action du Copra a été primordiale auprès de la Commission mobilité 21 et de la procédure d’élaboration du Schéma d’aménagement du territoire de la Région Ile-de-France. Tous les participants ont donné quitus à la présidente pour son travail efficace. Le rapport financier a été ensuite présenté par le trésorier, www.journal-deux-rives.com
M. F. Bée. Les finances du Copra se portent bien : pas de déficit et surtout une bonne gestion qui se traduit par une augmentation des recettes en 2013. L’assemblée délibérante a également donné un quitus à ce rapport. Projet « inutile et obsolète » M. Laurent Lantoine, administrateur de l’association a donné le LA quant au message « politique » du Copra sur ce projet « ni fait ni à faire ». P. Poix qualifiant le projet « inutile et obsolète», la salle a été chauffée à bloc pour entendre un message fort et précis : Le Copra rejette la décision du 24 octobre 2006 dans le cadre du débat public sur le bouclage de l’A104. En outre, l’association réaffirme son opposition « irrévocable » à l’A104 et demande « son abandon pur et simple », ce projet étant « dépassé et inique ». Il n’est pas question de baisser les bras pour les différentes délégations présentes à l’assemblée générale du 22 novembre. En réalité, l’action du Copra a fait reporter de cinq ans ce projet, mais ce dernier n’est pas encore « abandonné ». Quels seraient les avis des membres de la commission du schéma national d’infrastructure (SNI) d’ici à 2020 ? Personne ne peut s’aventurer à faire un pronostic favorable au Copra ! Au contraire, il faut continuer la mobilisation et ne pas désarmer la pression, car le Copra a gagné une bataille mais elle n’a pas emporté la guerre. D’où le message final « de continuer afin d’emporter la victoire finale. » r Rodrigo ACOSTA
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sports
décembre 2013
Boxe anglaise
Gaëlle Amand a été sacrée championne du monde WBF
Le 30 novembre, Gaëlle Amand, 57 kg et pensionnaire du Rahilou Cergy Boxe, a vaincu aux points Irma Balijagic Adler, redoutable boxeuse bosniaque (97-93, 97-94, 99-91). Le palmarès pro de Mlle Amand impressionne : douze combats, douze victoires dont un par KO. La désormais championne du monde, Gaëlle a ses habitudes à Villennes-sur-Seine, village où son père et sa belle-mère exploitent le restaurant « Le Sophora » à deux pas de la gare. Voici le récit exclusif du match par la championne elle-même. Voir également la vidéo des extraits du match sur le site J2R. Notre confrère, la Gazette du Val-d’Oise du 4 décembre, a titré « Gaëlle sur le toit du monde ». Mais pour y arriver, il fallait passer par un combat de dix rounds contre Irma Balijagic
La championne Gaëlle Amand est accompagnée de Christian Cerdan, président du club de boxe Rhailou Cergy et de ses fans à la fin du combat du 30 novembre. (DR)
Adler dans la catégorie de moins de 57 kg. Pendant les trois premiers rounds, les deux boxeuses se sont installées dans le match. Gaëlle Amand a boxé d’une manière distancée car elle savait que Irma possède un sacré coup de droite, synonyme de danger pour Gaëlle. « Il fallait la maintenir à distance » a analysé, quatre jours plus tard, Gaëlle Amand. « Voler comme un papillon et piquer comme une abeille » aurait pu être une autre lecture de sa tactique contre la bosniaque. « Au rythme des droites, directs et uppercuts assénés » par Gaëlle Amand, le combat avait continué jusqu’au le sixième round où le match a bousculé : emportée par son public d’environ trois mille fans, Gaëlle avait porté ses coups et ensuite avait dansé autour de la bosniaque. « Cela [l’avait] transcendé et les fans m’ont porté vers le chemin de la victoire, » a résumé Gaëlle Amand lors de l’interview avec le J2R. Elle a poursuivi : « Il fallait marquer des points et de ne pas en donner ! » Mlle Amand avait la rage de vaincre www.journal-deux-rives.com
même si « [Gaëlle] avait douté jusqu’à la proclamation des résultats. » Gaëlle est devenue championne du monde à Cergy-Pontoise après un parcours extraordinaire et ses deux titres de championne de France et d’Europe acquis l’année dernière. Depuis 2010, année de son passage pro, Gaëlle Amand a su franchir des obstacles pour devenir championne du monde WBF. Les larmes sont revenues lorsque l’on évoque la fin du match. « Que du bonheur ! » Elle a même failli tomber sur l’arbitre après l’annonce des résultats. Cette nouvelle ceinture de championne va être un moment inoubliable de sa carrière qui s’annonce importante après un repos mérité. Gaëlle compte revenir aux entraînements vers le mois de février 2014 et commencer à travailler sur de nouveaux objectifs : nouvelle catégorie ou un nouveau titre dans une autre fédération... Des fans de Villennes-sur-Seine et des Deux Rives vont certainement continuer à rêver à ses futurs exploits. r-R.A. 25
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Course à pied
20 Bornes, deux Kenyans victorieux Sous un ciel couvert, David Chege - avec un chrono de 1 h 9’ 58’’- a dominé le 24 novembre dernier le semimarathon d’Andrésy. De la même manière, son compatriote, John Ngure a survolé les 10 Km avec un chrono de 33’ 54’’. Côté femmes, Nathalie Bauduleau (1 h 30’ 38’’) a remporté le semi-marathon tandis que Isabelle Léonard (42’ 57’’) a gagné les 10 Km. Sous un ciel couvert et avec une température de 7°C, les 20 Bornes d’Andrésy se sont déroulées dans des conditions agréables le 24 novembre 2013. Environ 1900 coureurs se sont donné rendez-vous au complexe Diagana pour tenter d’améliorer leurs performances. David Chege et John Ngure, originaires du Kenya, ont dominé les deux courses phares (21,1 Km et 10 Km). Ces deux Kenyans ont ravi la vedette aux régionaux de l’étape : David Chege et John Ngure (dans les 10 Km) n’ont pas trouvé de concurrents à leur niveau. MM. Thomas Armani et Anis Cherifat sont arrivés cinq minutes après le vainqueur de cette 31e édition des 20 Bornes d’Andrésy. D’ailleurs, Thomas Armani l’a reconnu : « David Chege était inatta-
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(De g. à d.) John Ngure (33’ 54’’) dans les 10 Km et David Chege (1 h 9’ 58’’) dans le semi-marathon ont marqué la 31e édition des 20 Bornes d’Andrésy. (Photo J2R)
quable ! » La course phare a été dominée depuis les premiers hectomètres par un groupe de leaders dont les frères Paqui et MM. Armani, Cherifat et Millien... Tout ce groupe a passé les premiers quinze kilomètres sans encombrement. Après la deuxième montée de la côte de Verdun, les places au podium se sont précisées progressivement. M. Millien, Armani et Cherifat n’ont pas pu suivre la cadence infernale du Kenyan Chege. Comme un ovni, David Chege a imposé un rythme endiablé qui a mis la concurrence hors compétition. Chege est arrivé à 1 h 9’ 58’’. Une belle victoire de plus ici pour les Kenyans depuis 2012 où Patrick Ngugi afficha un chrono de 1 h 12’ 32’’. Côté femmes, Nathalie Bauduleau (1 h 30’38’’) a devancé Sophie Chateau (1 h 34’
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35’’) et Katia Champeval (1 h 34’ 58’’). Après avoir participé au semi-marathon de Boulogne la semaine précédente aux 20 Bornes, Nathalie Bauduleau a gagné cette édition des 20 Bornes. Elle a ressenti la douleur de la victoire après les deux montées de la côte de Verdun. Quant à la course de 10 Km, John Ngure (33’ 54’’) sociétaire du club VO2 Rives, a conquis le coeur des spectateurs avec une course impeccable. « Vini, vidi, vici » aurait pu être le slogan de ce champion. Pierre Mandart (34’ 13’’) et Ludovic Aubin (34’ 21’’) sont arrivés 2e et 3e respectivement. On verra forcément ces noms affichés sur les premières places en 2014. Merci à tous les 160 bénévoles, à l’Office municipal de sports et à Topchrono.r
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Le cross international des Mureaux
Bennet, un nouveau roi du cross ! Le Cross international des Mureaux a enregistré le sacre de Michael Bennet, un junior kenyan, avec un chrono 25’ 21’’, suivi de Maxim Pankratau (25’ 36’’) et de Dieudonné Gahungu ( 26’ 24’’). Le 1er décembre a eu lieu le Cross international des Mureaux. Dans la course des As, Michael Bennet, jeune Kenyan a époustouflé le public avec une performance de 25’ 21’’ pour 9,03 km et une qualité de course sans égal. Dans cette épreuve, le niveau était au rendez-vous avec des belles têtes d’affiche tels Maxim Pankratau, Dieudonne Gahungu, Tarik Bouzid, Emmanuel Roudolff-Levisse et le vainqueur, Michael Bennet. Ce dernier s’est révélé être le nouveau prodige du cross en particulier. M. Bennet a dominé la course malgré les tentatives d’attaque du biélorusse Maxim Pankratau. Après une courte période d’observation, un groupe de sept coureurs s’est détaché du peloton. C’était du haut niveau ! Ce groupe de six leaders s’est placé aux avant-postes avec des accélérations importantes ici et là. Maxim Pankratau porta des attaques mais Michel Bennet arriva à se maintenir au même niveau que le biélorusse. Ici, les tactiques de la course sont mises en oeuvre : Le trio Bennet-Pankratau-Gahungu accéléra pour finir avec les espoirs de podium de Tarik Bouzid et autres. L’issue du cross s’est jouée à 700 mètres de la ligne d’arrivée quand - près
Dieudonné Gahungu (à g.) Michael Bennet (au centre) et Maxim Pankratau (à g.) au podium du Cross international des Mureaux le 1er décembre. (Photo J2R)
du Château de Becheville - le Kenyan porta une légère attaque de cinq à dix mètres et le biélorusse n’arriva pas à contre-attaquer. Pour marquer un peu plus les esprits, Michael Bennet porta encore une autre accélération à la sortie du dernier virage avant la ligne d’arrivée. Le junior Bennet s’est ainsi mis sur le chemin de la victoire et a montré haut et fort qu’un nouveau roi du cross est né ici dans le cadre du Cross international des Mureaux. Maxim Pankratau arriva 2e et Dieudonne Gahungu est arrivé troisième. Cöté femmes et pour une distance de 4,8 km, Sarah Chepchirchir (14’ 34’’) a devancé Joan Maiyo (15’ 05’’) et Alice Rocquain (15’ 12’’). Cette course a été aussi du niveau international. Ces deux courses confortent la place des Mureaux comme organisateur probable du championnat du Cross en 2014.
Baala, le parrain du Cross Le J2R a rencontré Mehdi Baala champion d’Europe et médaillé olympique. Parrain du Cross international des Mureaux, il a passé toute la journée du 1er décembre Mehdi Baala fait partie de la grande famille du sport. à poser pour des photos, à signer des autographes et à exprimer son amour pour le sport. Ce grand champion a expliqué sur une vidéo J2R : « Je n’ai pas encore tourné la page sportive ! » Vous pouvez voir les photos et consulter tous les résultats du Cross des Mureaux sur le site Internet du J2R. r -R.A.
POISSY : mardi, vendredi & dimanche MANTES : mercredi & samedi VERNEUIL : mercredi & dimanche www.journal-deux-rives.com
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Un jour un livre
La mort des grands hommes Ce dictionnaire historique d’Isabelle Bricard met en relief un moment (pénible, attendu, magnifique ?) de la vie des grands hommes... Un bon coup de la part de l’éditeur Cherche-midi. Rassurez-vous, Madiba fera partie de la réédition de ce bel ouvrage.(1) Il n’est pas de sujet plus vivant qu’un dictionnaire qui répertorie le dernier quart d’heure de quelque 1200 hommes et femmes célèbres de l’Antiquité à nos jours. Pas de sujet plus divers non plus, car la mort, si elle est universelle, n’est pas uniforme pour autant, et il existe mille et une façons de passer de vie à trépas. « Qui apprendrait aux hommes à mourir, leur apprendrait à vivre », avait écrit Montaigne au XVIe siècle. On peut mourir de maladie ou au champ d’honneur, bien sûr, mais aussi de faim (le
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Duc d’Albe) ou d’indigestion (Frédéric III), de froid (Scott) ou de chaud (Philippe II d’Espagne), de chagrin (Marie Dorval) ou
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de joie (Goya), de honte (Henri II d’Angleterre), d’amour et pendant l’amour (Félix Faure). Sans oublier les accidents, tous stupides, surprenants parfois, et les assassinats où le machiavélisme le dispute à l’ingéniosité. Des exemples abondent pour expliquer que même dans le lit de la mort ces êtres exceptionnels - Clémenceau, Cléopâtre, Colbert...- avaient un certain avantage sur le commun de mortels : ils n’avaient pas peur de ce moment fatidique qui est la mort. Les derniers mots de ces illustres moribonds résonnent souvent comme une sorte d’ultime chef-d’oeuvre : à l’instar du savoir-vivre, il y a bien, et ce livre le prouve, un savoir-mourir. Isabelle Bricard est déjà l’auteur de Saintes ou pouliches, L’éducation des filles au XIXe siècle (Albin Michel, 1985), Moi Léon, fils de l’Empereur (Albin Michel, 1988), Les Dynasties régnantes d’Europe (Perrin, 2000) et Napoléon, Joséphine et les autres (Larousse, 2009). r (1) 576 pages, prix : 22 euros.
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La mémoire des 2 rives
Le roman de l’enterré vivant ! La grande histoire des villes et des villages de notre territoire, vous pouvez la connaître par les ouvrages, les conférences et les sites Internet des associations d’histoire locale. Dans le J2R, avec leur collaboration, nous allons raconter des histoires : à propos de personnages ayant été proches de ceux qui ont fait l’Histoire de la France, sur des célébrités de leur époque aujourd’hui oubliées, sur d’autres dont les actions doivent être remises en mémoire, sur des lieux insolites, … Le fait divers, avec lequel nous commençons cette série d’articles, peut paraître anecdotique mais il a eu un fort retentissement national. C’était le tragique épilogue de l’affaire du marquis Elie de Champaubert(1).
Le « Matin » de l’époque évoquant le fait divers du « Bois de la Justice » à Verneuil.
Mme Passal, habitante d’Elbeuf, très inquiète après la réception, le 22 septembre, d’une lettre étrange de son fils Clément. Celui-ci écrivait : « Actuellement je suis prisonnier d’une puissante société secrète, qui a pour programme de faire expier les grands escrocs qui n’ont pas assez, d’après elle, payé leur dettes à la collectivité ». Ainsi commence un « romanesque enlèvement » par de mystérieux Chevaliers.
Tout commence le 4 octobre 1929 avec une découverte macabre dans les bois de Verneuil-sur-Seine. Le cadavre d’un homme enterré vivant, découvert dans un bois
Avec l’aide de terrassiers réquisitionnés sur un chantier voisin, deux gendarmes d’Ecquevilly, dont le chef de la brigade, déterrent un cercueil, en fait une caisse confectionnée grossièrement avec des planches de chêne. Faisant sauter le couvercle, ils découvrent le corps d’un homme recroquevillé ; il est manifestement décédé malgré l’étrange équipement de cette boîte : un tuyau qui aurait dû lui permettre de survivre en respirant. Les gendarmes ne sont pas arrivés là par hasard : à 300 m, une bande blanche et deux croix blanches ont été peintes sur la route. Ils retrouveront une pelle et une pioche à proximité. La Sûreté générale avait été prévenue par
Clément Passal dans son « cercueil », équipé d’un tuyau d’aération Source gallica.bnf.fr / BnF (photo de l’agence Meurisse)
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(DR)
Un enlèvement et un macabre jeu de piste
Le journal Le Matin avait reçu de nombreux communiqués du chef anonyme de cette « société secrète, formée par des personnalités appartenant à la haute aristocratie française, dans le but de châtier les grands escrocs, les gros financiers malhonnêtes ». Le journal considérait, avec circonspection, ces courriers des Chevaliers de Thémis comme les multiples épisodes d’un véritable roman-feuilleton. Une femme se nommant Mme d’Orgeval avait ensuite écrit une lettre à Mme Passal ; elle se disait chargée de surveiller son fils, dont la mort avait été décidée par les chevaliers qui l’avaient enlevé : « […] Depuis trois jours, l’attitude fière et le courage de votre fils avaient transformé ma haine contre lui en une admiration sans borne que je dissimulais malgré tout. […] J’ai tenu ma promesse, et vous indique où il se trouve pour que vous le sauviez, car il est certainement encore vivant. […] Entre votre fils et moi il y a désormais des liens indissolubles et je ne regrette rien. […] ». Cette lettre annonçait à la mère de Clément Passal qu’il avait été condamné à six supplices et avait subi le dernier : être enterré vivant. Le courrier indiquait l’emplacement précis de sa sépulture : « Voici : il est dans le bois de Verneuil, situé entre Meulan et Verneuil, dans la Seine-et-Oise : Pour arriver jusqu’à lui, en partant, de Verneuil, on prend la route macadamisée de grande communication n° 154, qui va de Verneuil à Meulan et on entre, dans le bois de Verneuil. […] après environ 1.500 à 2.000 mètres, on trouve sur cette route une grande bande blanche avec deux croix tracées dessus et, en outre, une autre croix tracée dans le macadam. 29
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La mémoire des 2 rives A cet endroit on a exactement à sa gauche une route commencée de construire, et abandonnée actuellement. Un caniveau profond d’environ 50 à 60 cen-
ROCAMBOLESQUES EMBROUILLES et MYSTIFICATIONS Clément Passal s’était fait connaître, en 1924, par deux escroqueries qui l’avaient conduit en prison pour quatre années.
Enorme carambouille à Nantes
timètres la longe du côté droit. En comptant environ 270 pas ordinaires sur cette nouvelle route abandonnée, on arrive à l’endroit où est enterré votre pauvre fils. La fosse a été creusée sur le talus, du côté droit, de façon que le tuyau par où il respire donne dans un caniveau. Il est impossible de se tromper. » Un croquis était joint. (Voir ci-dessus) Il y avait également un bulletin de consigne permettant à la destinataire de retirer, à la gare Saint-Lazare, une malle contenant les effets de son fils. Un épicier d’Elbeuf, qui avait reçu une copie de la lettre, prit le premier train pour Paris. Accompagné d’un ami, d’un journaliste du Matin et du contrôleur des recherches à la Sûreté générale, il récupéra une mallette et une petite valise carrée qui contenait le portefeuille noir de Clément Passal, sa montre-bracelet et une note du service pénitentiaire notifiant les villes où tout séjour lui était interdit, en raison de sa condamnation. Ces bagages renfermaient le linge, les objets de toilette, le veston et le gilet du disparu. Dans une poche du veston se trouvait un « testament » : le signataire annonçait sa mort prochaine sous les coups des Chevaliers de Thémis. En pleine nuit, sous la pluie battante, l’épicier et son ami se rendirent aussitôt, sur
Sous le nom de Gabriel Gouraud, il avait vendu un grand nombre d’automobiles de luxe canadiennes qui n’existaient pas. Alors que se tenait le Salon de l’Automobile à Paris, il avait fait une campagne publicitaire mensongère, sur toute la France, qui lui apporta pendant une dizaine de jours une multitude de commandes. Cette opération lui rapporta environ 200 000 francs ; elle aurait été encore plus fructueuse s’il avait osé mettre en banque les nombreux chèques barrés reçus. Un garagiste d’Algérie lui avait même envoyé sa photo avec son chèque pour recevoir une automobile Canadian Motor Ltd, souhaitant devenir l’agent de cette (imaginaire) compagnie dans la colonie.
Le piège de la villa truquée de Dinard
Se faisant déjà passer pour le marquis de Champaubert, chevalier de la Légion d’honneur, administrateur de mines en Indochine, il loua une villa de style néo-gothique, le Castel du Prieuré, dans cette station balnéaire alors très en vogue. Il s’y installa avec sa prétendue épouse, la marquise Gisèle de Gisors, en compagnie d’une jeune femme, paraissant être leur domestique. L’étonnante discrétion de ces aristocrates, qui ne firent aucune promenade sur la côte, intrigua le voisinage. Des bruits étranges semblaient provenir de travaux effectués dans la villa. Le marquis invita de grands joailliers parisiens, à l’occasion de l’anniversaire de la marquise, pour lui présenter leurs plus belles pièces ; quand ils se présentèrent dans la villa de Dinard, ils étaient accompagnés de policiers de Saint-Malo, qui avaient été alertés. Ceux-ci évitèrent que ces prestigieux visiteurs fussent asphyxiés et dévalisés : ils découvrirent une pièce entièrement calfeutrée, reliée à une tuyauterie destinée à l’acheminement de vapeurs de chloroforme. Parmi les inspecteurs de la Sûreté générale, se trouvait Pierre Bonny qui, après avoir été révoqué de la police, sévit plus tard comme l’un des responsables de la Gestapo française. r
Source : Journal L’Ouest-Eclair
une motocyclette, dans le Bois de Verneuil. A 300 mètres de la route, après avoir franchi un espace semé de fondrières et de taillis, ils découvrirent, à la lueur du phare de la moto, un monticule d’où sortait un tuyau. Clément n’ayant pas répondu à leurs appels répétés, ils reprirent, affolés, leur moto pour prévenir les
gendarmes d’Ecquevilly. Ensemble, ils revinrent dans le bois, alors que le jour s’était levé. La victime de sa dernière escroquerie Dans les jours qui suivent, toute la presse relate cette mystérieuse affaire. Le journal Le Matin, le mieux informé, donne une expli-
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La mémoire des 2 rives cation précise et une narration détaillée des faits. Clément Passal était l’auteur de diverses escroqueries (résumées dans l’encadré de la page 30) sous des noms variés, dont le dernier était « marquis de Champaubert ». Plusieurs éditeurs l’ayant contacté afin de publier le récit de sa vie extravagante, il avait entrepris l’écriture de ses mémoires. Pour s’assurer une nouvelle publicité dans la presse avant la sor-
qu’il s’agissait de personnes voulant se reposer quelques semaines en toute tranquillité. Boulogne avait transporté à la gare SaintLazare, en taxi, les planches de bois achetées à Paris, puis les avait expédiées à la gare de Villennes, tandis que Passal se rendait dans le bois de Verneuil afin de repérer un endroit propice à son inhumation. Les révélations
sur l’abracadabrante et tragique machination
tie de son ouvrage, il avait disparu du jour au lendemain, simulant un enlèvement et mettant en scène son enterrement. Il pensait que les informations distillées dans la presse ainsi que celles envoyées à sa mère et à l’un de ses amis permettraient de le retrouver à temps. Répétition générale dans la villa Les Pavots à Villennes Le pseudo-marquis avait même fait un test ; après la construction du cercueil dans une villa qu’un complice avait louée dans l’avenue du Maréchal-Foch à Villennes, il y était resté enfermé toute la nuit. Il s’était installé dans cette maison, depuis la mi-septembre, avec Henri Boulogne, un docker dunkerquois qu’il avait connu à la maison d’arrêt de Loos. Ce pavillon à un seul étage, situé en bordure de la voie ferrée, existe toujours mais il a perdu son nom fleuri de villégiature et il n’est plus protégé des regards indiscrets par un épais rideau de feuillage. Les deux hommes évitèrent toutes relations avec les habitants. Une voisine eut, toutefois, l’impression qu’ils se cachaient, n’ayant pas la conscience tranquille ; une de ses amies pensait toutefois
Informés de la présence d’Henri Boulogne dans cette maison, les policiers l’appréhendèrent ; ils retrouvèrent la machine à écrire que l’aigrefin mythomane avait achetée pour dactylographier les communiqués des Chevaliers de Thémis que Boulogne portait à Paris, chaque jour. Son paletot et ses chaussures, qu’il avait retirés, après avoir pris sa dernière position inconfortable, furent également trouvés dans la maison. Les aveux de l’ami de Clément Passal, qui l’avait aidé dans sa dernière mystification, apportèrent les clés du mystère ; la presse nationale relata l’enquête pendant plusieurs semaines. La justice fut assez rapide : inculpé d’homicide par imprudence, le fossoyeur fut condamné, début décembre, à trois mois de prison par le tribunal correctionnel de Versailles. Un américain, collectionneur de souvenirs macabres, proposa la somme de 10 000 francs pour acquérir le cercueil du défunt « marquis ». r Michel KOHN - ACV, la mémoire de Villennes
La maison louée par le « Marquis de Champaubert » à Villennes-sur-Seine. (DR)
Sentier du Bois de la Justice à Verneuil-sur-Seine. (DR)
Sources : Journaux Le Matin, Le petit Parisien et La Croix, consultés dans la bibliothèque numérique Gallica Consulter aussi : http://histoire.villennes.free.fr/Champaubert.htm
Le transport du « cercueil » découvert par la police. (DR) www.journal-deux-rives.com
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art contemporain
Françoise Picouleau, artiste Yvelinoise Le J2R commence ici une série de reportages concernant des artistes-amateurs de l’art contemporaine dans les Yvelines.
Dans des ambiances fauves de bars, de cafés, de plages, ses scènes s’animent avec des personnages énigmatiques. Ses pastels décrivent ces instants de vie et reflètent la gaieté et la joie de vivre ! Mais cette artiste n’est ici qu’un témoin dans l’atmosphère agitée qui se dégage de ces lieux. Elle demeure très attentive et sensible aux moindres gestes, mouvements, cris, odeurs, couleurs ambiantes et capte certains détails même imperceptibles pour nous : la bribe d’une conversation, l’éclat d’un reflet de lumière sur un rétroviseur, le bruit d’un verre, une tache sur une nappe, un simple fil accroché à une manche de manteau... Elle perçoit tous ces petits détails avec une certaine force et c’est ce qui explique ce côté excessif dans son travail : plans coupés, transitions, couleurs saturées, foules. Cette violence reste en elle puis est retranscrite, exprimée au pastel essentiellement. « J’aime l’aspect brut et un peu primitif de la texture du pastel à l’huile », nous confie-t-elle. « Je reproche à l’huile de ne pas avoir pas assez d’intensité au niveau des tons et puis c’est long à sécher, on revient sans arrêt dessus, ça c’est mauvais. L’acrylique a de jolies couleurs mais je maîtrise moins et ça sèche trop vite. L’aquarelle est trop fade, ça ne m’intéresse pas. Le pastel sec me dérange par son as-
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pect poudreux et mièvre, trop précieux, trop nuancé. C’est le ‘’ni oui ni non’’ du trait et n’a pas assez de caractère. D’ailleurs, tous les pastels secs se ressemblent. Ils manquent par ailleurs de luminosité dans les couleurs fines. On est obligé de les chercher dans les pastels conçus pour les maternelles et c’est vraiment dommage car la qualité n’est pas la même ! » Françoise Picouleau a trouvé sa propre méthode personnelle : elle applique directement les couleurs en bâtons sur le support puis elle travaille la matière avec une petite spatule en caoutchouc. Elle aime jouer à la fois Françoise Picouleau, artiste peintre de Neauphle-le-Vieux avec la transparence et dans les Yvelines. (Photo DR) l’opacité des couleurs. Au préalable, elle réalise très peu de cro- qui existent, pas moi. » Paradoxalement, tout ce quis sauf pour la mise en page et l’équilibre. qui « grouille » la rassure, mais elle a besoin Un document ou une photo peuvent être un de calme pour s’exprimer. Elle préfère obserpoint de départ. Croquer est un plus car « on ver et réfléchir. Une analyse s’opère en elle s’aperçoit que la réalité est souvent loin de avec le temps et le recul pour n’obtenir que toute logique et ça remet les idées en place. l’essentiel. La moitié du travail se trouve dans Après, tout dépend de ce que l’on cherche. » cette réflexion qui mûrit en elle en se débarCroquer en public ? C’est assez difficile rassant du superficiel et de certains acquis. car elle est beaucoup trop perméable à tout ce qui l’entoure, et surtout elle a besoin de solitude ! Cela rejoint finalement les œuvres À découvrir sur : www.oeuvredart.com/ qu’elle peint : « Je ne suis que le témoin d’un ins- picouleau tant de vie tout comme mes personnages. Ce sont eux Eric Vacon
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Expos et spectacles
Un concert éclectique... pour un public connaisseur Le 13 octobre dernier, la Maison des Arts de Maurecourt accueillait l’Ensemble Instrumental du Vexin, réunissant une trentaine de musiciens amateurs et professionnels, pour un concert très diversifié, sous la direction de son chef Alain Daniel, lui-même pianiste et compositeur. Il est également professeur au Conservatoire à Rayonnement Départemental (C.R.D.) de Mantes en Yvelines. Voir aussi les photos de l’événement sur le site Internet du J2R. Etaient programmées pour ce concert des oeuvres d’auteurs célèbres, comme GeorgFriedrich Haendel et Ludwig van Beethoven, mais aussi de compositeurs contemporains, dont les pièces, retenues et travaillées par l’orchestre, ont pu être présentées ce soir-là. En ouverture de concert nous avons pu entendre des extraits des suites 1 et 2 de la Water Music de Georg-Friedrich Haendel. Ensuite, l’orchestre a accompagné la violoniste Laura Daniel dans la Romance en fa de Ludwig van Beethoven. Interprétation sobre et d’une grande élégance, laissant s’exprimer au mieux le romantisme de la composition. Laura enseigne le violon et la formation dans plusieurs écoles de musique et s’investit dans le Quatuor Equinoxe sur le plan national. Puis, il fut proposé une pièce d’Érik Marchélie, guitariste et compositeur contemporain de renom, professeur au C.R.D. de Mantes en Yvelines. Intitulée Aspronissia ou P « île blanche », cette œuvre fut une évocation de la culture méditerranéenne, de sa lumière, de ses sonorités particulières, grâce aux jeux talentueux de deux jeunes instrumentistes se donnant la réplique avec le soutien de l’orchestre : Emilie Millon à la
Dimitri Berlinsky (à.g.) né à Moscou, est issu d’une famille prestigieuse de musiciens. (J2R)
guitare, elle-même élève d’Erik Marchélie, et Aurore Daniel au violoncelle. Ce fut ensuite une pièce orchestrale intitulée Page d’album, composition de Olivier Behm, élève en classe de composition au Conservatoire de Mantes en Yvelines (Classe de Stéphane Bortoli) ; pièce enlevée et brillante, évoquant sans aucun doute le goût de son auteur pour le bel canto. Pour continuer la découverte de nouveaux talents, il nous a été proposé une Pièce pour orchestre, joyeuse et brillante, de Gaétan Pavlin. Gaétan, âgé de 17 ans, est lui-même altiste au sein de l’orchestre. Il est par ailleurs élève de composition dans la classe d’Anthony Bergerault, au C.R.D. de Mantes. La découverte n’était pas terminée. L’Adagio pour cordes signé par Clément Walker-Viry a sans doute retenu le souffle de tout l’auditoire par sa puissance émotionnelle, la richesse de ses nuances et de sa couleur orchestrale. Clément, pianiste et compositeur, est titulaire d’un 1er prix de piano obtenu au Conservatoire à Rayonnement Régional (C.R.R.) de Saint-Maur-desFossés. Il y suit les cours d’orchestration et de composition et y poursuit l’étude du piano, collaborant pour des concerts, avec son professeur Jean-François Ballèvre, à 2 pianos ou 4 mains. Pour terminer ce concert très éclectique, retour à la musique baroque avec l’interprétation www.journal-deux-rives.com
du Concerto en sol mineur pour deux violoncelles et orchestre de Georg-Friedrich Haendel. Deux jeunes violoncellistes ont livré leur art avec fougue et qualité en la personne de Aurore Daniel (déjà co-soliste dans la pièce d’Erik Marchélie) et de Dimitri Berlinsky. Né à Moscou, Dimitri est issu d’une famille prestigieuse de musiciens ; son grand-père Valentin Berlinsky, violoncelliste également, fut l’un des fondateurs du mythique Quatuor Borodine. Aurore a obtenu un 1er prix au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris en 2011 et auparavant, des premiers prix de musique de chambre et d’écriture. Elle est membre du Quatuor Edgédé. Ce concerto pour deux violoncelles, oeuvre brillante de Haendel, où alternent des mouvements lents et solennels avec d’autres, vifs et lumineux, montre, s’il était encore nécessaire de le faire, que la musique baroque est propre à envoûter et séduire nos contemporains et que nos illustres « baroqueux » savaient manier le « grave » et le « joyeux », avec un égal bonheur ! La musique est un langage universel et que nous soyons puissants ou misérables, nous ne pourrons jamais nous en passer. Pour en savoir plus sur l’Ensemble instrumental du Vexin consulter www.alaindaniel.fr r Michel Stotzenback 33
LE JOURNAL DES
décembre 2013
cULTURE
Hommage
Simone Fournel, une femme exceptionnelle Aux obsèques de Simone Fournel le 20 novembre 2013 à l’Eglise Saint-Léonard de Croissy-sur-Seine, le témoignage de Laurence et de Guillaume Fournel fut touchant. Merci à tous d’être venus. Maman nous quitte aujourd’hui. Mais son départ ne se réduit pas à une absence car elle va rester au contraire présente auprès de nous par le souvenir qu’elle nous laisse à tous, et notamment par plusieurs de ses qualités essentielles : son ouverture aux autres, son indépendance d’esprit et, plus récemment, sa capacité à surmonter l’épreuve et à continuer à vivre tant que ses forces le lui ont permis. Nous gardons tout d’abord le souvenir, manifesté en de nombreuses occasions, de sa sensibilité à ses proches et à autrui. Ceci s’est exprimé bien sûr tout au long de sa vie de famille. Dans le monde associatif, elle a également fait preuve de dévouement, de générosité et de sincérité, ne comptant pas son temps ou son énergie, sachant agir avec bienveillance et porter attention à la situation des
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autres, notamment celles ou ceux qui se trouvent dans la difficulté ou bien connaissent un handicap. Tout au long de sa vie, elle a eu aussi le courage d’adopter une liberté de parole et de prise de position. Plutôt que de se prêter à des pensées toutes faites, ou de toujours accepter des choix pré-établis, elle a su exprimer ce qu’elle ressentait, ce en quoi elle croyait, ce qui lui tenait à cœur et n’a ainsi jamais dévié de ses propres convictions. Dans ces dernières années, elle a su témoigner de sa capacité à faire face à l’épreuve de la maladie. Peu résolue à se laisser gagner par le handicap, elle est parvenue à conserver son indépendance tant qu’elle le pouvait. Elle a su poursuivre ainsi son chemin, allant encore, il n’y a pas si longtemps, jusqu’à consacrer du temps à la peinture. Nous gardons le souvenir d’une artiste ouverte aux beautés du monde. Dans sa démarche de peintre, elle a toujours été à la recherche d’un idéal que, comme bien des artistes, elle ne pensait jamais avoir atteint, et pourtant elle nous laisse des toiles qui ont touché nombre d’entre nous et au travers desquelles sa personnalité, sa recherche de la beauté et de l’équilibre, ont trouvé à se manifester. Ce monde auquel elle était si sensible a été aussi pour elle une source de réflexion et de questionnement, et si sa foi chrétienne a été indéfectible et l’a accompagnée jusqu’au bout, nous savons aussi que sa curiosité
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Simone à Triel, le 11 juillet 2009. (J2R)
et ses interrogations l’ont menée dans d’autres directions et lui ont donné accès à des chemins spirituels différents. Peintre et habile bricoleuse par nature, elle avait aussi les yeux tournés vers le ciel et l’univers. Quant à nous ses enfants, nous gardons le souvenir de la tendresse qui a baigné notre enfance et nous a encore accompagnés au long de notre vie. r
DERNIÈRES NOUVELLES...
Un«Octuor-sur-Seine» nouveau marché ? Andrésy : Lionel Wastl et son équipe se baladent dans cette campagne municipale à Andrésy. Pendant que les anciens amis de la droite se déchirent et que la gauche cherche une optique d’attaque pour 2014, la liste Andrésy Energies Renouvelées (AER) est déjà sur les propositions. Lors de leur première « Balade Urbaine » avec des Andrésiennes et des Andrésiens du lundi 11 novembre, Lionel Wastl et l’équipe AER ont annoncé leur volonté de créer un nouveau marché hebdomadaire sur le parvis de la piscine S. Rouault aux Charvaux. L’équipe d’AER veut dynamiser un quartier trop délaissé par les deux candidats de la droite, durant leurs treize années de mandat : « Nous proposerons aux habitants un marché le dimanche matin, afin de dynamiser ce quartier, éloigné du centre-ville ... rappelle Lionel Wastl, 30% des Andrésiens habitent dans le quartier des Charvaux ! Il est temps de s’occuper de ses habitants et de la vitalité du quartier ! » rappelle Lionel Wastl. r
Une fuite de gaz Triel-sur-Seine : Le 4 novembre, un incident près de la gare de Triel a provoqué une coupure de gaz. Environ mille foyers sont concernés. Le mercredi 6 novembre, le délégataire du service public (GrDF) a fait le point pour indiquer que la fuite était à caractère accidentel; et la situation rentrerait à la normale vers le 6 novembre. Un incident rue Gallieni sur le réseau électrique a provoqué une interruption de la distribution en gaz naturel dans le quartier de la gare SNCF à Triel-sur-Seine. Cet incident a provoqué une fuite. Avant de prévenir tout accident généralisé, les équipes de GrDF (Gaz Réseau Distribution France) se sont rapidement déplacées sur place et les pompiers ont établi un périmètre de sécurité en collaboration avec GrDF. Certains commerces (boulangerie de la rue Pavillon et le restaurant khebab du centre-ville) ont été obligés de fermer durant une journée (voire deux) de panne généralisée. r
Richard contre Mancel Le lundi 25 novembre a eu lieu la commission départementale de l’UMP pour traiter les cas litigieux pour les élections municipales de 2014. Triel en fait partie. Devinez qui
s’allierait avec qui ? M. Joël Mancel « aurait pu partir » avec Arnaud Richard pour les élections de 2014 à Triel. « C’est lui [Arnaud Richard] qui vient sur ma liste et non pas l’inverse. C’est moi le patron ! » Ambiance assurée avant la constitution formelle de la liste UMPUDI avant la fin de l’année. On ne sait pas non plus à qui se fier dans ce mélodrame UMP-UDI car les rebondissements continuent : Le lundi 9 décembre, une dépêche est tombée annonçant la candidature d’Arnaud Richard. Le député s’est déclaré pour une liste d’ouverture afin de rassembler les bonnes volontés pour 2014. Avec ce choix de rupture, le conflit est ouvert au sein de la droite trielloise : Les pro Mancel vontils pouvoir faire la peau du député Richard ? Une énième réunion départementale qui devait avoir lieu le 17 décembre pour désigner le ticket inédit (avant le clash du 9 décembre) a été annulée en extremis. Enfin, les autres forces en lice (la gauche et alii, les Modem et la liste du fils à papa Quijoux... sans oublier le FN) sont devant un « poids lourd » de la politique locale. Pour mémoire, M. Richard avait remporté facilement Triel face à la socialiste Estelle Rodes en 2012. r
Festival Warm up Vernouillet : Le week-end du 26 octobre a eu lieu le festival Warm Up. Trois jours de programmation, au lieu de cinq l’an dernier, n’ont pas empêché cette nouvelle édition du festival Warm Up de rallier tous les suffrages. Les amoureux de rock métal et de sons déjantés avaient bien pris rendez-vous, gymnase de l’Amandier, pour ne rien manquer d’une programmation toujours aussi dense. « Si nous avons décidé d’écourter ce festival de toutes les envies, c’est pour mieux coller à l’actualité des vingt groupes invités, reconnaît Cédric Aoun, le président fondateur de l’association trielloise « Esprit rock », qui orchestre l’événement depuis trois ans. Je peux vous assurer que la programmation est de qualité ». En effet, il suffisait d’assister aux multiples concerts pour mieux se rendre compte du talent des chanteurs et musiciens, venus de toute la France, mais aussi d’Angleterre et d’Espagne. « Nous axons www.journal-deux-rives.com
volontairement ce festival sur la présence de groupes amateurs et professionnels », insiste Cédric. « Un prix imbattable qui me fait revenir chaque année, révélait Cindy, 22 ans, accro aux sons punk et rock métal. Pour moi et mon petit ami, nous découvrons de nouveaux groupes, tout en nous réunissant avec d’autres amoureux de la musique qui déchire ». On en redemande… ! r
Festival du court-métrage Le J2R a assisté le 30 novembre à la 3e édition de ce Festival à Triel. Avant de développer ce sujet ultérieurement, voici le palmarès. Prix du meilleur film : Film ARGILE de Michaël Guerraz Prix de la mise en scène : Film OGRE de Jean-Charles Paugam Prix du scénario : Film MECS MEUFS de Liam Engle Prix de l’interprétation féminine : Sara Verhagen dans le film DOG SITTING de Sara Verhagen et Yannick Privat Prix de l’interprétation masculine : Grégory Givernaud dans les films SKIN de Cédric Prévost et MON AMOUREUX de Daniel Metge Prix du public : MI OJO DERECHO de Josecho de Linares Mention du jury : Chef opérateur : Xavier Dolléans pour la qualité de la photo du film MECS MEUFS de Liam Engle. r
Municipales à Meulan Le 16 novembre 2013 marquera les esprits des Meulanais qui participent à la vie locale. Épaulée par trois figures titulaires de la droite et du centre-droite, Mme Sophie Primas, sénatrice UMP des Yvelines, Mme Nelly Olyn, ancienne sénatrice du Val-d’Oise et Arnaud Richard, député UDI de la 7e circonscription, Cécile Zammit-Popescu a prononcé un discours ferme et convaincant sur la manière dont le nouveau maire allait s’occuper des Meulanais : « On va s’occuper de [votre] quotidien ! » a-t-elle lancé à un public acquis à sa cause. Presque une centaine de personnes étaient présentes dans un QG de campagne, quai d’Arcquebus au bord de Seine. Mme Zammit-Popescu se veut une candidate « non inscrite » avec l’appui de d’UMP et de l’UDI. r 35
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