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n° 138 Hommage à Philippe Prévost, vive la culture !

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Avril-mai 2018

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 138

Andrésy-Maurecourt

Producteurs locaux : Laure Cassan (à g.) mène la PME familiale, Andrésy Confitures, avec force et passion. La PDG explique sa méthode. Page 10

Carrières-sous-Poissy

Art contemporain : Stefan Shankland, artiste de la résilience, était l’invité pour donner une dimension culturelle au projet Ecopôle. Page 12

Orgeval

Hommage à Philippe PREVOST, vive la culture ! Culture communautaire : un budget très étriqué

Les Floralies : une édition 2018 dans la continuité, les trois clubs de Lions des Yvelines se sont, à nouveau, associés pour cet événement majeur. Page 17

Poissy

François Hollande : le 16 avril 2018, une foule sentimentale s’est réunie pour obtenir de l’ancien président des dédicaces de son livre. Page 26

Le budget primitif de GPS&O représente 430,5 millions d’euros, répartis en deux parties : la section «fonctionnement» d’environ 286 M€ et la section «investissement» d’environ 144,6 M€. Au-delà du débat sur ses grandes masses, ce budget primitif, qui génère de véritables problèmes pour l’avenir, limite carrément les perspectives pour la culture. Le tissu associatif culturel entre dans une zone périlleuse. Malgré ce mauvais coup politique, la culture vivra ! Page 3

Qui va financer la marina Bouygues-Tautou, à la Pointe de Verneuil ?

Le 17 avril, le directeur du projet de la marina a livré quelques informations sur le financement de l’opération. Sans surprise, le contribuable va devoir cracher au bassinet ! Page 20


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ÉDITORIAL

LE JOURNAL DES DEUX RIVES - AVRIL-MAI 2018

Culture communautaire : un budget très étriqué

L

e budget primitif de Grand Paris Seine & Oise (GPS&O) représente 430,5 millions d’euros, répartis en deux parties : la section «fonctionnement» d’environ 286 M€ et la section «investissement» d’environ 144,6 M€. La masse salariale s’élève à 49 millions d’euros et les recettes prévues couvrent à peine 45 % du budget. Tout le monde s’accorde à dire que la partie est mal engagée. «Il faudra remettre en cause certains projets et se contenter de faire de la pédagogie auprès de la population», nous a été dit du côté de l’exécutif. Se serrer la ceinture... et arrêter de vivre ?

Axer l’avenir de notre territoire uniquement sur le sacrosaint développement économique est une erreur fondamentale malgré le fait que l’État impose l’austérité : Bercy impose que l’augmentation des dépenses des intercommunalités soit limitée à 1,2 %. Sur ce plan, il est utile de se rappeler que le développement économique avait déjà été la priorité de l’opération d’intérêt national (OIN) de 2006. Le Département des Yvelines et la Région Île-de-France ont misé sur le développement depuis des décennies. Or, rien ne s’arrange et il faut encore se serrer la ceinture ! Ce sont toujours les mêmes ficelles pour être grand et fort : on porte de grands projets de parade, on construit des routes et des centres commerciaux, on épuise les sols et les ressources naturelles et on nous gâche la santé ; de plus, on met les entreprises et les industries grandes pourvoyeuses d’emplois sous perfusion de fonds publics pour les maintenir coûte que coûte, sans remise en cause de leurs politiques. Ces politiques ne répondent en rien aux grands enjeux à venir et nous plombent.

S. Leroy : l’immobilier se porte bien

Frédérique Hoy publie son dernier livre

Surtout, l’exécutif voudrait que l’on arrête de vivre ; il nous fait abandonner notre joie de vivre et laisse tomber la vie culturelle. Justement, si nous regardons en détail le budget annexe d’activités culturelles, nous constatons la frilosité de GPS&O : le montant de 809 865 € couvrira le poste « culture » de la communauté urbaine à la fois dans la section «exploitation» (614 965 €, dont une partie importante pour la masse salariale) et dans la section «investissement» (195 000 €). Le budget annexe immobilier de GPS&O, qui se situe à 3,4 M€, est quatre fois plus important que celui de la culture. Cela vous donne le sens des priorités de l’exécutif communautaire. Pire, douze millions d’euros seront dépensés, en 2018, en études et recherches dans les sections de fonctionnement et d’investissement du prochain budget primitif. Bravo les artistes et autres chargés d’études (souvent inutiles) ! Mauvais coup politique

Au-delà du débat sur ses grandes masses, ce budget primitif, qui génère de véritables problèmes pour l’avenir, limite carrément les perspectives pour la culture. Le tissu associatif culturel entre dans une zone périlleuse. Malgré ce mauvais coup politique(1), la culture vivra car elle a des piliers dans toutes les communes, petites ou grandes, de cette giga-intercommunalité sans cœur et sans vision stratégique. Les élus de l’exécutif qui nous gouvernent vont passer et seront oubliés, mais la culture restera forte et vivante car elle se nourrit dans l’espoir et dans la vie et non pas dans un budget minuscule, élaboré par des technocrates. r La rédaction 1. Bien que la communauté urbaine n’ait pas la compétence «culture», elle pourrait faire un effort conséquent !

Lions club : Tulipes contre le cancer, une saison réussie

Concert à la Péniche, inoubliable !

Rugby : RTLM champion Île-de-France à Rueil-Malmaison

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SOMMAIRE Journal des 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo ACOSTA. Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA intercommunautaire : FR 52 535 004 063 RÉDACTION ET PUBLICITÉ : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 3974 3563 06 7969 5150 ou courriel : trielnews@gmail.com site Internet : www.journal-deux-rives.com LE JOURNAL DES DEUX RIVES est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, nondiscrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, J-P Baudin, Malick Daho, François Darcq Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François Favre-Marinet, Marie-Thérèse Etien-Lefort, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Susanne Nally, François Nugues, Jeanine Provost, Ph. Ragot et Hervé Roux. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Mac Guffin, Kevin Paqui et Pierre Michel. DROIT ET ACCÈS À L’INFORMATION PERSONNELLE N° de déclaration CNIL 712758 D’une façon générale, vous pouvez visiter ce site sans avoir à décliner votre identité et à fournir des informations personnelles vous concernant. Toutefois, à l’occasion de certains services qu’offre ce site, vous pouvez être amené à donner des informations. Ces informations ne feront l’objet d’aucun commerce et ne seront pas conservées plus que nécessaire? Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification et de suppression des données personnelles que vous avez communiquées. Vous pouvez exercer ce droit en me contactant par le biais du formulaire de contact. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site Internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (30 €) vous pouvez faire paraître vos infos.

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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - AVRIL-MAI 2018 ÉDITORIAL Culture communautaire : un budget très étriqué

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INTERCOMMUNALITÉ : Environnement

1ère Conférence sur la décharge de la plaine : une réussite inattendue !

environnement et iloisirs

Une voie verte sur chaque rive de la Seine, est-elle possible ?

PLUi de GPS&O

Impact probable pour les 73 communes de GPS&O

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ACTUALITÉ LOCALE Andrésy Carrières s/ Poissy Carrières s/ Poissy

- Laure Cassan : alliage de l’alchimie et

de la détermination - La socialisation de l’enfant a été débattue

Stefan Shankland

au coeur de la résilience territoriale

Anthony Effroy, de la révolte à l’apaisement

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Chanteloup

Mobilité, un DEFI gagné pour Harinala

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Maurecourt

Les 14es Gargantuades, un moment d’amitié dans la Confluence

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Orgeval

Les Floralies d’Orgeval, une édition 2018 dans la continuité

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Triel

Hommage à Philippe Prévost, un homme juste

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Triel

Chambres d’hôte : une toile de plaisir près de la Seine

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Verneuil

Qui va financer la marina Bouygues-Tautou, à la Pointe de Verneuil ?

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Vernouillet

Centre commercial : presque quinze ans d’attente pour revenir au stade initial

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Villennes

Vide-dressing, un effet

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de mode ou une vraie mode

?

DÉBATS - DOSSIERS - SEINE VEXIN Mureaux

Transition écologique : Le « Transene : Creative Lab » a ouvert ses portes

Citoyenneté

Patrick Weil échange sur la laïcité avec des lycéens aux Mureaux

Éducation Mémoires du président

Le Rotary Club Les Mureaux-Meulan colle

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François Hollande en dédicace des Leçons du pouvoir

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Championnat des Yvelines : Andrésy et Poissy raflent la misen

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au terrain pour servir

SPORTS Aquathlon

CULTURE

Hommage

Octave Mirbeau à l’honneur à Triel avec la S.O.M.

Musiques

Festival Jazzenville : le quartet de Laurent Maur a été explosif à Maurecourt

La mémoire de Gps&O

L’oiseau bleu de Médan et l’infirmière-aviatrice

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LE JOURNAL DES DEUX RIVES - AVRIL-MAI 2018

Intercommunalité

1ère Conférence sur la décharge de la plaine : une réussite inattendue ! ENVIRONNEMENT-SANTE

Des agriculteurs, des élus, des riverains se sont donné rendez-vous pour mettre à plat le dossier dans un débat public de haut vol. (J2R)

Le 26 avril, à la salle Grelbin de Triel, le Journal des 2 Rives a organisé cette première conférence ; cette action est dans la continuité du travail collectif Déchargeonslaplaine.fr mené par Alban Bernard, Thierry Dornberger et Bruno Priva. Cette première conférence a abordé la question lancinante : quel sera l’avenir de la plaine - enjeux et perspectives ? Soixante personnes se sont rendues à la conférence. Voici une synthèse des propos tenus par les intervenants et le public. Un colloque national sur la même problématique aura lieu le samedi 9 juin à la Fabrique 21 à Carrières-sous-Poissy. Ce colloque a été lancé à l’initiative de la députée de la 6e circonscription des Yvelines, Natalia Pouzyreff. Mme Ghislaine Senée, maire d’Evecquemont, conseillère régionale, conseillère communautaire a défendu la mise en place des projets de recyclage. Les différents exposés de cette conférence ont souligné l’acuité de ce problème de la décharge sauvage dans un périmètre vaste (45 ha) dans trois communes de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Cette « mer de déchets » est très alarmante pour l’ordre public, notamment en matière sanitaire. Des mesures ont été mises en place pour stopper

cette calamité. Hélas, des dépôts continuent à s’entasser chaque jour ! La conférence, organisée dans un esprit constructif, répondait à la nécessité de relancer les projets de la plaine, voire de démarrer des expérimentations avec et pour les habitants des trois communes concernées : Carrières-sous-Poissy, Chanteloup-les-Vignes et Triel-sur-Seine. L’autre remarque concerne l’avenir de la plaine. Que faire ? C’est une vaste question mais commençons par la priorité : la sécurisation. Pour le maire de Carrières-sous-Poissy, le nettoyage commencera en fin d’année. Très bien, mais des mesures ont-elles été prévues pour empêcher définitivement les dépôts ? Des projets autres que la plantation de miscanthus ont-ils considérés pour une mise en place dès que le site aura été nettoyé ? La communauté urbaine a-t-elle commencé de changer sa vision sur le devenir de cette plaine ? Peut-être faute d’une bonne communication, il semble qu’aujourd’hui aucune solution n’ait été élaborée pour redonner de la noblesse à cette plaine. Le projet Miscanthus dure depuis, déjà, 8 ans ! Au cours de la conférence, les échanges autour de ce projet et des images ont montré qu’il n’avait toujours pas fait ses preuves sur seulement 55 hectares, notamment pour des problèmes d’irrigation ; alors, nous pouvons imaginer ce que ce sera sur plus 400 hectares ! Une association nous a déclaré que le projet n’avait pas été mené sérieusement ; ce serait

une erreur de tout miser sur ce seul projet. Pendant les échanges de cette première conférence sur la plaine, un éventail de possibilités de projets et d’idées a été présenté. Même si, aujourd’hui, il n’est pas possible de chiffrer leur coût, les élus de la communauté urbaine, à commencer par son président Philippe Tautou, ont été élus pour rechercher des investisseurs afin de construire et faire évoluer notre territoire. Le feront-ils ? Les participants de la conférence l’espèrent ! Aujourd’hui des associations sont prêtes à agir, avec des projets artistiques, des projets citoyens... Virgine Guérin, vice-présidente de l’association World Cleanup Day France a, quant à elle, proposé d’une manière concrète d’organiser une opération coup de poing pour lancer le nettoiement de la plaine. Selon elle, « Les citoyens pourraient nettoyer les abords, puis les entreprises qui sont équipées de matériel adapté pourraient enlever les déchets les plus compliqués »; elle a lancé un défi : «Nous ne pourrons pas tout nettoyer, mais avec ou sans les collectivités publiques, nous nettoierons un morceau significatif de cette plaine. » Malheureusement, le maire de Carrières-sous-Poissy a répondu, par courrier, négativement à cette offre de services. Des élus sont investis, l’Etat est prêt à s’investir dans un ou plusieurs projets (sans pour autant être un guichet unique). Pour une action commune, une coopération doit s’instaurer avec un autre acteur important : la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Au boulot ! r www.journal-deux-rives.com

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Intercommunalité

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Une voie verte sur chaque rive de la Seine, est-elle possible ?

ENVIRONNEMENT ET LOISIRS Ce projet n’est pas nouveau : il avait émergé, sous le nom « Chemins de Seine » au sein de l’ancienne Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS). Après son intégration dans la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), dont les élus affirment fréquemment le rôle essentiel du fleuve pour son développement, l’intercommunalité, a-t-elle oublié de le poursuivre ? Deux associations, actives dans les domaines du tourisme, du patrimoine et du cadre de vie, tentent de le relancer, à l’occasion de l’élaboration du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Le J2R a rencontré leurs dirigeants pour connaître leurs objectifs et les suites données à cette initiative.

Un document, consultable sur le site Inter- La voie verte Robert-Arnaud aux Mureaux, une réalisation exemplaire. (J2R) net du J2R(1), a été élaboré par les associations Tourisme et loisirs pour tous et ACV, la mé- berges de la Seine et de l’Oise (SMSO). Celui- propriété des personnes publiques, en ce qui moire de Villennes, qui l’ont adressé aux ser- ci a, en effet, pour objectif de mettre en va- concerne les rives des cours d’eau domaniaux, vices de GPS&O en charge de la préparation leur les rives des deux cours d’eau. Il a mené, en précisant que la continuité de la servitude du PLUi et aux principaux élus communau- dans notre territoire, plusieurs opérations de passage, dite « servitude de marchepied », taires concernés. Nous rappelons l’historique d’entretien, de nettoyage et d’ouverture au doit être assurée tout au long des cours d’eau, qu’il mentionne, avant de résumer les propos public des abords de la Seine, en permettant la ligne délimitative ne pouvant s’écarter de de ses rédacteurs, en réponse à nos interro- des circulations douces ; toutefois, de 2008 à celle du domaine fluvial. La loi n’est toujours gations sur leurs motivations et sur l’avance- 2016, celles-ci n’ont concerné que cinq tron- pas appliquée à Médan ; de plus, le préfet n’a, ment du dossier. çons de chemins, dont la longueur ne dépasse lui-même, pas respecté la loi, car il avait un pas 2,2 km. an pour fixer la limite des emprises de la serUne belle idée, mise en sommeil Il est à noter que les voies vertes en bord vitude de marchepied, après la demande forde Seine ont été inscrites dans le Schéma des mulée en septembre 2015. Un nouveau préParmi les intercommunalités qui ont consti- Véloroutes Voies Vertes dans les Yvelines, fet vient d’être nommé ; reprendra-t-il toute tué la Communauté urbaine Grand Paris deux tronçons faisant partie des itinéraires la procédure à son début, étant confronté, Seine & Oise, la Communauté d’aggloméra- prioritaires : rive gauche en aval de Poissy, rive comme son prédécesseur, à un sujet qu’il n’a tion 2 Rives de Seine avait élaboré dès 2011 droite en amont de Carrières-sous-Poissy. pas encore eu l’occasion de traiter ? un Schéma directeur des circulations douces, L’Association Culturelle de Villennes, fonapprouvé en décembre 2013. Ses objectifs Pour l’accès de tous aux rives dée en 1967, développe ses activités pour faire ont été rappelés au cours d’une réunion du de la Seine, notre patrimoine commun connaître le patrimoine de son village, depuis conseil communautaire, en avril 2014 : nosa renaissance en 2005, sous le nom ACV, la tamment, favoriser la continuité des espaces L’association Tourisme et loisirs pour tous mémoire de Villennes ; présidée et animée par verts et de promenades en bords de Seine et a été créée en 2015 par Marie-Thérèse Du- Michel Kohn, elle est très active pour sa préconforter les usages de promenade (aména- tartre, ancienne première adjointe au maire servation et l’accès par tous. La Seine, dont gement du chemin de halage en liaison douce de Médan, et plusieurs amis de son village ; les rivages et les îles ont favorisé le dévelopconformément au grand itinéraire cyclable, comme son nom l’indique, elle a pour but de pement de Villennes, y tient une place toute inscrit au Schéma régional d’Île-de-France, favoriser un nouveau développement des acti- particulière. De plus, l’ACV organise diverses au Schéma départemental et au Schéma inter- vités de tourisme et de loisirs sur les rives de la animations sur le thème de la balade, ayant communal des liaisons douces). Seine, en permettant à tous d’y accéder. donné à un ouvrage le titre La mémoire de Certes, des difficultés existent, en particuEn effet, en amont vers Villennes-sur-Seine, Villennes en marche – Balades et rencontres, bien lier sur certaines parties privées des chemins il n’y a plus de continuité du chemin longeant avant que le terme « en marche » soit repris longeant la Seine. L’initiative de la CA2RS, la Seine depuis 1993; plusieurs riverains ayant avec succès. L’association agit, également, sur qui semblait pionnière dans ce domaine, n’a- intégré dans leur propriété la parite du chemin le plan intercommunal, ayant pris l’initiative t-elle pas été reprise par GPS&O ? Le nom qui la traversait. des rallyes pédestres des 2 Rives de Seine (& de la communauté urbaine contient ceux du Oise), en partenariat avec les autres associafleuve qui la traverse sur, environ, 55 km et de L’association a demandé au préfet des tions d’histoire locale, les villes d’accueil et la l’Oise, son affluent sur quelques kilomètres ; Yvelines d’intervenir, comme le lui per- communauté urbaine. L’édition 2018, dans elle aurait pu se faire mieux assister par un met un article de la loi d’août 2015 relative son village, suit cinq balades-surprise qui, à organisme départemental : le Syndicat mixte à la transition énergétique pour la croissance part Orgeval, ont eu lieu dans des villes rived’aménagement, de gestion et d’entretien des verte. Celui-ci a modifié le Code général de la raines de la Seine : Triel, Andrésy, Verneuilwww.journal-deux-rives.com


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Intercommunalité

ENVIRONNEMENT ET LOISIRS : UNE VOIE VERTE SUR CHAQUE RIVE DE LA SEINE ?

Appel à idées pour l’élaboration du PLUi. (DR)

sur-Seine, Conflans-Sainte-Honorine. De plus, l’animateur, et souvent rédacteur, de la rubrique du J2R La mémoire de GPS&O nous a confié qu’il pratique, régulièrement, le VTT (vélo tout terrain) avec des amis et le VTC (vélo tout chemin) avec son épouse ; leurs itinéraires passant souvent en bord de Seine, ils connaissent bien ses deux rives, dans notre territoire : les voies aménagées, les chemins cyclables, certains avec des difficultés ou des obstacles, les parties non accessibles.

Le tracé des voies vertes sera-t-il inscrit dans le PLUi ? Nous pouvons douter que les voies vertes séquaniennes(2) soient, toujours, considérées comme prioritaires, depuis que nous connaissons l’attitude des destinataires de la proposition des deux associations : aucune réponse ne leur a été adressée. L’élaboration du PLUi a fait l’objet d’une concertation avec des responsables d’associations et d’autres habitants, motivés, de la communauté urbaine. Ceux-ci ont été conviés à faire part de leurs idées, en participant à six réunions publiques et à huit ateliers citoyens(3).

Le site Internet, consacré à cette concertation, et le document PLUInfo Construire ensemble GPS&O(4), diffusé en avril 2018 dans les 73 communes, invitent les habitants à participer (voir ci-dessus). Recevront-ils, au moins, un accusé de réception de leur contribution, contrairement aux deux associations pour le projet de voies vertes ? La Direction Planification et Urbanisme réglementaire et son pôle Planification, chargés de l’élaboration du PLUi, ont fait savoir, au cours d’une réunion avec des associations, qu’ils ne répondront pas dans la phase actuelle du projet. En effet, leur tâche est colossale : le PLUi n’est pas un complément des divers PLU communaux mais il les remplacera. L’assemblage des 73 PLU est le préalable de leurs ajustements et de leur évolution dans le cadre d’un projet d’urbanisme intercommunal. Les animateurs des deux associations nous ont dit qu’ils regrettaient que le président de la communauté urbaine et les vice-présidents destinataires de leur document (urbanisme, déplacements et mobilités) n’aient pas réagi à leur proposition. Nous pouvons penser que la Direction de la communication de GPS&O, qui a affecté des ressources importantes à cette

Le calendrier du projet du PLUi - Jusqu’en juin 2018 : travail réglementaire, en collaboration avec les communes ; - Décembre 2018 : bilan de la concertation et arrêt du projet de PLUi ; - Mai-juin 2019 : enquête publique ; - Décembre 2019 : approbation en conseil communautaire ; - Janvier 2020 : mise en application du PLUi.

concertation et à l’information sur le PLUi, aurait pu désigner une personne chargée de recevoir les suggestions et d’y répondre. L’établissement de la servitude de marchepied sur les chemins privés et son respect sont nécessaires pour assurer la continuité des voies vertes à réaliser sur chaque rive de la Seine. Alors que les servitudes devaient déjà être décrites avec précision dans chaque PLU, il semble impératif de les inscrire dans le PLUi, comme le demandent les deux associations. Ensuite, la communauté urbaine pourra agir, pour l’ensemble de son territoire, auprès des autorités préfectorales, comme l’a fait l’association Tourisme et loisirs pour tous à Médan. En effet, une intercommunalité en a la capacité, ainsi qu’il est précisé dans le Code général de la propriété des personnes publiques : « Une commune, un établissement public de coopération intercommunale, un département, un syndicat mixte ou une association d’usagers intéressés peuvent demander à l’autorité administrative compétente de fixer la limite des emprises de la servitude de marchepied […] ». r 1. Contribution à l’élaboration du PLUi de GPS&O : Pour une voie verte sur chaque rive de la Seine, dans toute la traversée du territoire : http://www. journal-deux-rives.com/sites/default/files/2018-04/ plui-voies-vertes-rives-seine.pdf 2. Séquanien : adjectif formé à partir du nom latin de la Seine, Sequana. 3. Lire de précédents articles du J2R : GPS&O à la rencontre des habitants pour le PLUi ; Des réunions autour du PLUi valent-elles la chandelle ? Elaboration du PLUi : les citoyens ont émis de nombreuses idées ; seront-ils entendus ? 4. https://construireensemble.gpseo.fr/ et https ://construireensemble.gepseo.fr/sites/defautl/ files/documentation/PLUinfo_3.pdf4. eensemble.

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Intercommunalité

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Impact probable pour les 73 communes de GPS&O

PLUi DE GPS&O

Des ateliers citoyens ont permis d’avoir un éclairage de ce que deviendrait le territoire de GPS&O. (J2R)

Durant le processus de concertation du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), l’exécutif a organisé des ateliers citoyens dans lesquels le public pouvait rencontrer et discuter avec les élus, et en premier lieu avec la vice-présidente en charge de l’urbanisme, Suzanne Jeunet. Pendant les échanges, les langues se sont déliées et Mme Jeunet a fait des déclarations qui sont à examiner en ce qui concerne des actions publiques à réaliser en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Comme il avait déjà été écrit (voir l’article « Élaboration du PLUi : les citoyens serontils entendus ? » J2R, n°136, janvier 2018, p. 7 et ss.) , ces ateliers citoyens se sont révélés être des moments de simple convivialité, à la mode Bisounours, dans lesquels Mme Jaunet a davantage fait parler les habitants et les associations sur des points relevant du projet d’aménagement durable (PADD, pourtant déjà voté). Voir l’article : « PLUi de GPS&O Partie 1 : les ateliers-citoyens à la mode Bisouwww.journal-deux-rives.com

nours »->//www.andresy-energies-renouvelees.com/plui-de-gps-o-partie-1-les.html. Toutefois, lorsque les débats se sont animés, en fin de soirée, avec des intervenants (dont les élus plus combatifs) qui ont tenté de mettre sur la table les vrais enjeux d’un plan local d’urbanisme intercommunal - objectifs de construction, zonages, loi SRU, éco-urbanisme -, la vice-présidente de GPS&O s’est lâchée...

Pont routier sur la Seine : « Il en faut ! » Alors que les habitants et les associations sont vent debout contre le projet départemental du pont d’Achères-Andrésy, 2x2 voies, qui passera au-dessus de zones naturelles et d’habitation au niveau de l’île de la Dérivation, afin de relier Achères, Andrésy, Triel-sur-Seine puis le pont de Triel, la vice-présidente de GPS&O en charge de l’urbanisme a déclaré qu’elle était favorable à de nouveaux ponts routiers : « il en faut d’autres ! Mais c’est un coût important ». Mme Jaunet a ensuite refusé d’évoquer les projets routiers sur le territoire : « Le problème, c’est que si on en parle, ça va être polémique... si on fait des ponts, déjà ça dérange... » Si les routes plaisent à Mme Jaunet, les actions novatrices pouvant réduire la circulation automobile dans nos villes ne convainc

pas l’exécutif de GPS&O. Pour son élue à l’urbanisme, « le transport à la demande, ce n’est pas simple. Le bus à la demande à Poissy et à Achères n’est pas concluant ». C’est une pierre dans le jardin du maire de Poissy (et numéro 3 de GPS&O), Karl Olive, qui se félicite pourtant, dans son bilan de mi-mandat, que la « navette bleue » ait permis « de transporter plus de 2000 personnes âgées » et que, face au ce succès, « une deuxième navette était mise en place depuis mai 2016 »(1).

Hypermarchés et petit commerce : Vous, où faites-vous vos courses ? Alors que les zones commerciales se multiplient un peu partout et que nos commerces de proximité se meurent, des habitants, participant à ces ateliers citoyens, ont demandé à la représentante de GPS&O ce que prévoyait le PLUi pour protéger nos centres-ville menacés par les zones d’activités commerciales qui poussent un peu partout. Réponse cinglante de Mme Jaunet : « Vous faites vos courses où, vous ? Le boucher a fermé... Bon... mais vous avez acheté où votre viande ? ». Bref, la mort de nos petits commerces de bouche, c’est de la faute des habitants, pour GPS&O ! C’est oublier que ce sont les élus et les maires qui encouragent et autorisent l’implantation des zones commerciales, notamment à travers les permis


LE JOURNAL DES DEUX RIVES - AVRIL-MAI 2018

Intercommunalité

PLUI DE GPS&O : IMPACT PROBABLE POUR LES 73 COMMUNES DE GPS&O qu’ils ont délivrés depuis les années 80.

Complexité et « Centralité » Face à l’insistance de l’assemblée qui souhaitait des mesures prévues par l’exécutif de GPS&O pour protéger les centresville, Mme Jaunet s’est révélée très évasive : « GPS&O peut aider le commerce des centre-ville, on va essayer de trouver des idées. C’est pas évident : on ne décrète pas un commerce... c’est complexe. Des vieux cœurs de ville comme Meulan-en-Yvelines : c’est complexe ». On n’en saura pas plus. Interpellée par des élus carriérois sur la forte densification de Carrières-sous-Poissy, avec le projet Centralité (3000 logements sur 47 hectares), qui a généré des flux routiers supplémentaires et des problèmes de stationnement, l’élue de GPS&O a carrément désavoué ce projet d’urbanisation porté par l’ancienne municipalité de Carrièressous-Poissy (Eddie Aït) et par l’EPAMSA de M. Pierre Bédier (donc sa majorité) : « La Centralité, sincèrement, quand j’avais vu les plans, ça paraissait novateur. Et maintenant, je suis extrêmement surprise par ce que je vois ». Sans peur d’être dans la contradiction, le bras droit de MM. Tautou et Bédier qui parle, a voté les subventions pour ce projet immobilier, en tant que conseillère régionale LR d’Île-de-France. La loi SRU, « faut la changer ! » Quand les débats sont arrivés dans le dur (construction de logements, nombre de places de stationnements, logements sociaux,...), la vice-présidente de GPS&O a montré le vrai visage d’un élu de droite en matière d’urbanisme. Concernant les quotas obligatoires de logements sociaux que les communes sont censées atteindre (soit un quart des logements de la ville), Mme Jaunet

ne s’est pas attardée mais a été très claire : « la loi SRU, faut la changer ! »... Pas rassurant sur ce que va réellement demander GPS&O aux communes carencées en logements aidés ! Toutes les communes font face à une plus forte pression des promoteurs immobiliers. La cause en est la loi ALUR (ses opposants, de droite, préfèrent dire : « Loi Duflot », du nom de la ministre à l’origine de la loi) qui facilite les divisions de parcelles et qui empêche les maires de refuser du collectif dans tel ou tel quartier. L’objectif est double : d’une part, le gouvernement cherche à éviter l’étalement urbain, source de nuisances et de coûts collectifs, pour une urbanisation plus dense; d’autre part, la loi ALUR tente de faciliter la construction de logements collectifs sociaux (la demande en logements pas chers étant très forte en Île-de-France). Pour GPS&O, comme pour la grande majorité des maires de droite, cette loi Duflot est carrément une « loi scélérate ». Cette loi « empêche les maires d’empêcher les divisions parcellaires. C’est une loi dramatique ». On ne sait pas si l’élue chargée de l’urbanisme à GPS&O mesure la portée de sa comparaison avec les « lois scélérates » de 18931894, par contre, on aura du mal à croire, ensuite, que GPS&O encourage l’urbanisme durable au moyen de son Plan d’aménagement de développement durable (PADD) et de son Programme local d’habitat (PLH). En effet, celui-ci met fin à l’étalement pour un urbanisme concentré, densifié. Ceci aura de multiples avantages : une possibilité pour les propriétaires de vendre des parcelles de terrains, des effets d’agglomération positifs pour réduire les coûts de la mobilité, une moindre consommation foncière, et un coup de pouce pour les commerces de centre-ville. Si l’État a réduit le pouvoir des maires en

matière d’urbanisme, c’est que trop d’entre eux bloquaient les divisions parcellaires, refusaient de construire, contribuant ainsi au déficit de logement, qui serait de un million jusqu’à 2030 en Île-de-France(2). Ces maires préférent l’étalement par développement de zones pavillonnaires excentrées.

S’opposer à la loi ALUR, c’est contredire son propre PADD La vice-présidente de GS&O, en charge de l’urbanisme, est aussi maire-adjointe à Achères. En déclarant les règlementations issues de la loi ALUR comme « scélérates », la majorité Tautou-Bédier contredit son propre PADD qu’ils avaient voté et approuvé. On peut en effet y lire, page 60, que GPS&O mettra en œuvre « une intensification urbaine en optimisant les tissus bâtis existants, (...) en intensifiant les centres urbains », ce qui entraînera aussi « la consolidation des centres et des petits commerces ». Suspicion regrettable ? Agacée par des questions de cet ordre, Mme Jaunet a finalement clôturé les débats par cette phrase : « il y a une forte suspicion sur notre travail : c’est regrettable ! ». En effet, au regard de ses déclarations qui ont jalonné la fin de ces « ateliers citoyens », les participants pouvaient avoir « une forte suspicion » sur le travail de GPS&O s’agissant de développer un véritable urbanisme durable, protecteur de notre cadre de vie, de notre environnement et de nos commerçants de proximité. De toute façon, MM. Tautou et Bédier pourront tout promettre dans leur PLUi. Car, comme l’a aussi affirmé l’adjointe à l’urbanisme, « le PLUi sera voté en 2019 mais un an après on fera des modifications ». Traduction : la majorité Tautou-Bédier votera un PLUi probablement rassurant et consensuel en 2019. Puis, les municipales auront lieu en 2020 et les fameuses « modifications » probablement beaucoup moins agréables seront intégrées dans le PLUi après les élections. Encore une preuve de grande sincérité de nos élus communautaires ! r

Faut-il croire à la sincérité de la démarche de concertation pour le PLUi ? (J2R)

1. http://fr.calameo.com/ read/002274607efe063867bb2 2. La Tribune, 1er juillet 2014.

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Laure Cassan : alliage de l’alchimie et de la détermination

ANDRÉSY

Depuis 2013, Laure Cassan mène la PME familiale, Andrésy Confitures, avec force et passion. Au cours d’une rencontre avec le J2R, Mme Cassan a livré une partie de sa méthode en management, à la fois moderne et ancrée dans la tradition de sa petite entreprise, qui a connu une expansion paisible mais constante ces dernières années. Avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 17,5 millions d’euros et en progression de 6,18 % de 2015 à 2016, l’entreprise de confiturerie et de confiserie d’Andrésy, sise à Maurecourt, se porte bien à l’instar de son PDG, Laure Cassan, qui nous a ouvert ses portes à la mi-mars 2018.

La qualité de produits français Tout de suite, en se promenant dans différentes allées de l’usine avec Mme Cassan, nous nous sommes vite aperçu qu’elle dégage un certain charisme et l’estime de ses salariés. La production dédiée aux grands pots est calibrée pour sortir 4000 pots à l’heure ! Celle dédiée aux petits atteint 17 000 pots/heure ! Certes, tout le monde se connaît plus ou moins car ici on travaille à l’usine de père (ou mère) en fils (ou fille). Au début des Trente glorieuses, toute l’Île-de-France était un énorme verger, où des pommes, des poires et d’autres fruits se trouvaient en abondance. Deux marques historiques, Mama et Andrésy Confitures, se sont trouvées en concurrence dans un secteur où la main d’œuvre reste la clé pour la réussite. Quels sont les ingrédients de la réussite de cet établissement créé par son père, Gérard Cassan ? La fille a simplement répondu : « De l’expérience, de la physique et de la chimie ». Elle aurait pu ajouter « de la détermination » car il n’est pas aisé dans ce monde de concurrence effrénée de continuer à se battre pour produire de la qualité tout en « gardant les emplois chez nous ». Vous l’avez bien compris, Mme la PDG est adepte de la mode « Made in France ». Promouvoir des produits locaux Selon Mme Cassan, ce métier était ancré dans l’histoire de la Confluence. Pendant que les bateliers allaient et venaient sur les fleuves de l’hexagone, les mères de famille allaient chercher des fruits puis les préparaient et les cuisinaient avec méthode et tradition. Aujourd’hui, les fruits proviennent de toute la France et d’autres pays européens; ils sont transformés dans l’usine de Maurecourt qui respecte toutes les normes de qualité. « C’est une industrie qui s’insère dans le tissu territorial », nous a confié Mme la PDG. L’usine fournit du travail à l’ensemble du territoire et les employés viennent de Conflans-Sainte-Howww.journal-deux-rives.com

La directrice générale d’Andrésy Confitures a reçu le J2R le 16 mars 2018. (J2R)

norine, d’Andrésy, de Maurecourt, de Chanteloup-les-Vignes et de Triel-sur-Seine. Le processus de production et de manutention a besoin de main d’œuvre. Ainsi, Mme Cassan fait appel à des établissement comme l’ESAT de la ville et le personnel est largement féminisé. Par son action solidaire, Andrésy Confitures a reçu plusieurs prix pour sa participation à l’insertion d’un public en voie de professionnalisation. L’entreprise est certifiée Talents Île-de-France ; elle est affiliée aux syndicats de la branche confiserie (CERUNA et ARNA) et elle promeut la marque « Mangeons local ». En outre, Mme Cassan ne cherche pas à se vanter car elle croit forcément à la détermination de chacun(e) pour se donner à fond pour un projet, voire une entreprise. Elle fait partie d’une entreprise familiale, que l’on a qualifiée de « paternaliste mais avec plus de technicité » dans le bon sens du mot, c’est-à-dire que l’on donne à chacun sa responsabilité pour faire grandir l’entreprise. Andrésy Confitures fournit les grands de la gastronomie, de grandes épiceries parisiennes, de grands hôtels de luxe et l’école mythique Bocuse, située à Ecully, près de Lyon.

Tartiner sans baratiner Comme le chef Bocuse, en son temps, Mme Cassan croit à l’excellence et à la possibilité de donner à chacun ses chances pour progresser et réussir. Elle se refuse de jouer l’alibi du féminisme ou de la parité. « J’ai été souvent sollicitée à plusieurs titres, a-t-elle argumenté, mais j’ai même refusé la médaille du mérite

agricole ! ». Mme Cassan veut être connue et reconnue parce qu’elle « apporte quelque chose et non pas par [sa] féminité ! ». Avant de partir au salon de Singapour pour vanter les mérites de sa confiture, Mme Cassan a passé tout le dimanche 8 avril au Salon du livre gourmand de Maurecourt (voir photo cidessous). Il est étonnant de voir la PDG faire le service après-vente à l’échelle locale avec l’aide précieuse d’un gentleman à côté d’elle. « Je trouve important que l’on ne soit pas bloquée par les titres... parce que je vante un produit [qui devrait] entrer dans la maison ! » En France comme dans le monde asiatique, la confiture d’Andrésy est la base, avec une bonne baguette, pour tartiner et non pas pour baratiner. r

Laure Cassan (à g.), PDG d’Andrésy Confitures.


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La socialisation de l’enfant a été débattue à l’Espace Green

ANDRÉSY

Andrésy fait exception à la règle dans le domaine social. Dans le cadre du réseau de Relais d’assistantes maternelles (RAM), la mairie a invité Héloïse Junier, experte des troubles de l’enfant, pour échanger et débattre sur un sujet d’actualité, la socialisation de l’enfant. Ce débat a eu lieu le 14 mars à l’Espace Julien Green. Héloïse Junier, auteur à succès, doctorante, a animé la soirée avec pédagogie et une sensibilité de mère au sein d’une famille nombreuse. Par ailleurs, le Guide pratique pour les pros de la petite enfance - 38 fiches pour affronter toutes les situations est explicite pour le public présent, notamment celui composé de femmes entre 30 et 50 ans. A quel moment considère-t-on que l’enfant glisse vers une pathologie ? Ou s’agit-il d’un comportement classique d’un enfant introverti ou extraverti ? La dyslexie, l’hyperactivité, l’aurisme, l’autisme sont des sujets (ou troubles de l’enfant répertoriés par des experts) qui ont été vulgarisés par Mme Junier. Durant toute la soirée, elle a structuré son discours autour des questions concrètes sur l’enfant dans le cadre de la vie en société. Pour Mme Junier, il faut différencier deux conceptions de l’enfant : être sociable ne signifie pas être social. Ce dernier concept implique une idée classique selon laquelle « tout le monde a besoin de l’autre pour se construire ». Sans approfondir le sujet, elle a passé en revue les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les troubles de l’attention, les « dys » ou les problèmes d’apprentissage, sans oublier de souligner la cyberaddiction (avec l’arrivée des nouvelles technologies). On parle de troubles lorsque ces peurs ont

La conférencière Héloïse Junier a éclairé le sujet par des exemples vivants. (J2R)

des répercussions durables et quotidiennes sur la vie de l’enfant. La psychose infantile existe-t-elle ? La psychanalyse distingue traditionnellement trois types de structures psychiques : les psychoses, les névroses et les états limites (entre les deux). Ce type de terminologie a tendance à disparaître dans les nomenclatures actuelles. A quel moment, le contact avec les autres permet-il à l’enfant d’atténuer le risque de tomber dans l’un des troubles du premier âge ? Par la sociabilisation, pense-t-on. Certaines personnes présentes ont expliqué que c’est à

partir de la rencontre entre la mère et l’enfant. Peut-être, c’est aussi une question de culture. Justement, Claude Lévy-Strauss(1) nous a légué tout un arsenal théorique sur le sujet et Mme Junier, sans le savoir, l’a transmis au public présent à l’Espace Julien Green d’Andrésy. Bravo aux organisateurs et à la conférencière qui a su trouver un équilibre entre la théorie et la pratique ! r

1. Tristes tropiques, Claude Lévi-Strauss, Plon, 1955

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CARRIÈRES/POISSY Stefan Shankland

au cœur de la résilience territoriale

L’artiste Stefan Shankland a mené un atelier avec des jeunes carriérois (voir médaillon ci-dessus). (J2R)

L’Établissement public d’aménagement du Mantois Seine-Aval et le Château Éphémère ont invité l’artiste Stefan Shankland pour introduire une dimension culturelle au projet Ecopôle à Carrièressous-Poissy. Le 20 avril, le J2R est allé à la rencontre de l’artiste. Stefan Shankland s’est défini lui-même comme un artiste «embarqué» à l’instar de ces reporters de guerre qui vont sur le terrain des opérations. Dans la plaine de Carrières-sous-Poissy, des bulldozers et d’autres engins opèrent pour aménager l’espace près du Château Éphémère, d’où la nécessité de mettre un peu de douceur dans le va-et-vient des engins de BTP. Le bruit incessant peut casser le rythme de la créativité des artistes en résidence ! Ainsi, en 2017, l’EPAMSA et le Château Éphémère ont invité l’artiste à innover dans la double dimension urbanistique et culturelle afin de se pencher sur trois enjeux : la compréhension de l’opération d’aménagement et de ces travaux qui métamorphosent l’ouest de Carrières-sousPoissy ; l’implication des riverains, dont des jeunes du quartier, au projet artistique ; la www.journal-deux-rives.com

dimension écologique et durable du projet. De la réflexion de l’artiste, suite à sa multiple expérience en Angleterre, le projet artistique s’est basé sur la création de formes à base de pixels. Des créations, des objets, réalisés à partir des déchets recyclés avec le concours de jeunes carriérois, seront apposés sur les grilles de protection du Château Éphémère, à moyen terme sur une longueur de 250 mètres. Pour mettre en œuvre cette idée artistique, trois prototypes ont été fabriqués par des jeunes dans le cadre d’un atelier dirigé et encadré par Stefan Shankland. Celui-ci a duré une semaine entre le 16 et le 20 avril, sur le site. Avec beaucoup de pédagogie et de bienveillance, l’artiste a conseillé les jeunes qui ont participé et échangé avec eux. Le résultat a été à la hauteur des espérances car les jeunes ont suivi au pied de la lettre les croquis de conception de ces trois prototypes à la Shankland. Il s’agira pour les habitants d’imaginer un ensemble original de formes habillant ce grillage, bordant les travaux d’aménagement de l’Ecopôle. Ces objets serviront, espéronsnous, à camoufler un peu le chantier en cours, près du Château Éphémère.

Mettre un peu de poésie dans le béton Stefan Shankland est connu du monde de l’urbanisme pour ses œuvres développées au-

tour de la transformation urbaine et, a fortiori, de celle du territoire. Il a concu et initié, sur le plan opérationnel, la démarche Haute Qualité Artistique et Culturelle (HQAC) suite à sa réflexion théorique sur les trois P (people, place et process) : autrement dit, là où il y a un(e) « peuple ou communauté », un site et un processus de transformation, il y a la place pour la création et l’innovation, c’est-à-dire la résilience territoriale. Dans un espace-temps classique et avec peu de moyens, il a réuni tous les éléments pour créer ; savoir rebondir est la clef pour transformer un site, voire un territoire, quel que soit son état, même s’il est déplorable. L’artiste a travaillé sur les projets Marbre d’ici (recyclage de gravats à Ivry-sur-Seine), Tuvalu (Aubervilliers) PARCEQUE (Marseille à l’occasion de l’événement Capitale Européenne de la Culture) ainsi que Musée du Monde en Mutation (sur les déchets du SYCTMO d’Ivry). A Carrières-sous-Poissy, Stefan Shankland a déjà réussi à mettre sur le site un peu de poésie et d’imagination à partir des déchets (ont-il été trouvés dans la plaine ?). Il a su donner un corpus théorique à un cadre classique de chantier avec une touche culturelle. Effectivement, il ne faut pas s’attacher à l’œuvre physique, car elle est éphémère et ce qui compte c’est l’acte de transformation et l’énergie engendrée par l’artiste. r


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Actualité locale

Anthony Effroy, de la révolte à l’apaisement

CARRIÈRES/POISSY

Anthony Effroy, conseiller municipal de Carrières-sous-Poissy, a précisé les raisons de son engagement public et politique. Après une analyse des politiques publiques dans la plaine, il a souligné que «rien n’est déterminé» et il se bat pour que chacun de nous se prenne en mains et assume sa responsabilité à l’échelle locale. Une interview palpitante et revigorante qui donne des pistes sur ce que M. Effroy fera en 2020. Journal des Deux Rives : Vous êtes LA révélation politique depuis 2014. Qu’estce que vous anime pour vous impliquer à cœur dans les batailles d’aménagement de la ville de Carrières-sous-Poissy et a fortiori contre les politiques publiques de la plaine ? Êtes-vous un révolté ? Anthony Effroy : On a de quoi pour être révolté. Deux méfaits, le port industriel de déchets et la décharge sauvage de la plaine, sont de l’entière responsabilité des élus en place à la fois à Carrières-sous-Poissy et à la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Quant aux moteurs de mon engagement, ce sont des valeurs et principes démocratiques qui devraient s’exprimer chez les citoyens. Il me semble que les habitants de la plaine sont privés de cet exercice. De quel droit les élus en place se comportent de cette manière ? Je me suis engagé, en tant que trésorier, en 2010, dans un collectif qui voulait peser sur l’aménagement futur du Parc du Peuple de l’herbe. De par mon action, on est venu me chercher pour conduire la bataille pour combattre le projet de port industriel de déchets (l’Ecoport de Triel). C’était une période positive de formation sur le terrain où les choses sont simples : on a des questions concrètes, on a des procédures et la règle du droit à faire respecter. Par nature car je suis un autodidacte, je suis critique de la norme venue des écoles comme l’ENA... même si j’étais formé et accompagné pour apprendre les codes d’usage et les différents codes en vigueur (Code de l’urbanisme, Code de l’environnement et le code pénal). Cette période d’apprentissage a été fort instructive et m’a permis de développer une méthode pour prendre de la hauteur et agir d’une manière efficace et conséquente.

En 2016, le conseiller municipal Anthony Effroy a mené plusieurs combats écologiques dans la plaine. ( Archives J2R) quelconque. Je demande à chacun(e) de me juger sur mes actes et actions publiques et politiques. J’ai ni doutes, ni regrets. Il faut avancer. J2R : Êtes-vous un opportuniste en politique ? Quelles sont vos véritables convictions ? A.E. : Je cherche un certain équilibre dans l’organisation politique locale. Il faudra établir un équilibre entre l’économique et l’environnement. Je ne suis pas un écolo fanatique ! Certes, je peux être taxé d’être un opportuniste en politique, mais on est dans un système de surmédiatisation et de la com à outrance. On doit jouer avec des armes égales avec les puissants et les élus qui ont plus de moyens. De ce fait, je fais preuve d’un opportunisme pour avancer mes idées et mes engagements. J2R : La fin justifie-t-elle les moyens ?

J2R : Certains ont évoqué votre vie privée pour vous affaiblir. Avez-vous des regrets dans vos agissements du passé ?

A.E. : Oui et non ! C’est une question philosophique qui ne rime à rien. Je suis dans le concret, mais rassurez-vous on n’excède pas la légalité et, de ce côté-là, on est irréprochable.

A.E. : Cela ne regarde personne. Je dissocie ma vie privée de mon action publique et politique. Je ne pense pas que cela ait un intérêt

J2R : Quels leçons tirez-vous de la bataille contre la réalisation du projet dit Port industriel de déchets ?

A.E. : D’abord, le port de traitement de déchets a été annulé par le tribunal administratif de Versailles et l’appel introduit par Ports de Paris n’a pas de caractère suspensif. Autrement dit, ce projet n’a plus de base juridique pour le moment. C’est un projet qui avait été conçu dans le siècle dernier. C’est un projet dépassé avec plein d’incohérences, qui ne correspond plus aux besoins de la population active du territoire à la fois sous l’angle économique l’angle environnemental. Par ailleurs, j’observe que seul Ports de Paris a fait appel ; ni l’État ni les autres institutions n’ont jugé utile de le faire. De plus, la région Île-de-France a retiré son appui et a voté un amendement pour arrêter le financement de ce projet. Les trois nouveaux députés(1) des trois circonscriptions touchant le projet ont pris position contre le projet de port industriel. Deux villes, Triel-sur-Seine et Villennes-sur-Seine, ont fait des recours et ont émis des réserves qui conduisent à souligner le consensus contre ce projet d’un autre âge. Je regrette que le jugement du Tribunal administratif n’ait pas été entendu par Ports de Paris et je continue à lui demander d’abandonner le projet et de mettre en œuvre un www.journal-deux-rives.com

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CARRIÈRES/POISSY : ANTHONY EFFROY, DE LA RÉVOLTE À L’APAISEMENT nouveau projet avec l’idée de s’appuyer sur le nautisme et l’existence du Parc du Peuple de l’herbe. C’est la seule manière d’introduire un cercle vertueux dans cette partie du territoire. J2R : Quelle est votre position à propos de la mer de déchets dans la plaine ? A.E. : C’est de la supercherie de la part de l’Etat et des élus en place. Les deux doivent prendre entièrement leurs responsabilités et assumer les erreurs du passé. J’ai déposé plainte à la fois en droit administratif et en pénal. On verra dans l’avenir qui sont le véritable responsable et les producteurs de ces tonnes de déchets sur 34 hectares. J2R : Votre action communale ayant été émaillée de conflits frontaux avec le maire de Carrières-sous-Poissy, ne pensez-vous que vous faîtes un peu trop ? A.E. : Dans mon rôle de conseiller municipal, je suis satisfait d’avoir permis de faire changer un certain nombre de choses afin d’améliorer le fonctionnement de la mairie : on a établi des règles de transparence pour la mise en concurrence des candidats aux marchés publics. J’ai demandé et obtenu la mise en œuvre des carnets de circulation sur les voitures communales afin de mieux contrôler leur usage. Il s’agit de l’argent du contribuable et des biens communaux. Certes, j’ai fait condamner le maire, Christophe Delrieu, pour excès du pouvoir. Ce n’est pas de l’acharnement mais la règle démocratique qui demande plus de transparence et de contrôle. C’est la justice qui a tranché en ma faveur et c’est la règle d’un état de droit qui respecte les libertés fondamentales. Je vous renvoie la question : «N’est-il pas possible de dire que M. Delrieu en a fait trop ?». Il en résulte une ambiance délétère et pourrie pour le public et pour les conseillers municipaux. Cela dit, je reconnais ma part de responsabilité ; parfois je m’emporte, mais il faut savoir que je suis entier, parfois trop, et je le fais avec cœur. Je vais travailler sur cet aspect de mon action publique. J2R : Allez-vous être présent aux élections municipales de 2020 ? A.E. : Il est trop tôt pour le dire ; plusieurs facteurs devraient être examinés tels les listes en lice, les programmes et la conjoncture politique nationale. Cependant, la chose publique me plaît et je ne dis pas non ! r

1. Bruno Millienne de la 9e circonscription des Yvelines, Michèle de Vaucouleurs de la 7e circonscription des Yvelines, Natalia Pouzyreff de la 11e circonscription des Yvelines.

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Qui est véritablement Anthony Effroy, la révélation politique depuis les élections municipales de 2014 à Carrières-sous-Poissy ?(J2R)

L’enigme effroy Anthony Effroy a trente-quatre ans (au centre de la photo ci-contre). Il a marqué l’actualité tant par sa force de travail que par ses « petites erreurs » de jeunesse. Il avait été inculpé dans une affaire de mœurs après les élections de 2014. De cela, il ne veut plus en parler... C’est son choix. Il aurait pu être un « Macron boy », mais il a choisi une autre voie pour gravir son Himalaya politique. A un moment donné, il a été «un insoumis» avec Jean-Luc Mélanchon pendant la campagne présidentielle de 2017. Cependant, il prend ses distances car il faut «renouveler» les partis politiques. A ses débuts, on le pensait attaché parlementaire tout frais sorti de la fac de lettres; il est plutôt autodidacte et très rusé dans la comm’. Il avait interpellé plusieurs fois Philippe Tautou, président de l’exécutif de l’ancienne Communauté d’agglomération des 2 Rives de Seine, autour des projets de la plaine : Le port industriel et l’Ecopôle. Depuis, il a porté des combats héroïques : contre le port industriel des déchets, il a porté l’estocade médiatique et juridique, en 2017, pour faire reculer non seulement l’État, mais aussi des élus du nord des Yvelines. Récemment, il s’est rapproché d’Eddie Aït, l’ancien maire de Carrières-sous-Poissy car les deux ont un adversaire commun, le maire actuel : M. Christophe Delrieu. En outre, ce sont deux calculateurs politiques qui sont capables de tout pour aboutir à leurs fins politiques. A ce jour, ils apparaissent comme les futurs « faiseurs de la ville ». Que veulent-ils faire ? C’est la question qui se posera lors des prochaines municipales de 2020. Une observatrice qui les connaît bien a pronostiqué une lutte sans concession : «un des deux devrait se soumettre ou périr !» Qui saura emporter la partie ? L’avenir nous dévoilera le résultat; entretemps, les deux vont faire un bout de chemin ensemble comme de vieux compagnons de la politique locale. r


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CHANTELOUP

pour Harinala

Actualité locale

Mobilité, un DEFI gagné

Depuis la disparition du service offert par l’ancienne Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine, la mobilité pour certaines personnes en phase d’insertion pose problème. Heureusement, les associations telle DEFI services + sont là pour continuer à leur échelle un travail titanesque. Harinala l’a constaté. Le développement de l’emploi par la formation et par l’insertion n’est pas un vain mot au sein de l’association DEFI Services + de Chanteloup-les-Vignes. Cette association opère depuis une dizaine d’années dans les communes du nord des Yvelines et regroupe les activités liées à l’insertion professionnelle, un vrai savoir-faire à Chanteloup.

Insertion

par une formation professionnelle après un diagnostic de compétences

Harinala Razafindralambo est la bénéficiaire de ce montage solidaire pour un micro-crédit afin d’acheter une voiture individuelle. (DR)

Sihame Arid, responsable des agences, et Anna Hochman, en charge des ressources humaines, ont souligné l’importance de l’insertion par l’activité économique (donc l’emploi) pour des personnes en difficulté. Harinala Razafindralambo avait tout tenté avant d’arriver dans les bureaux de DEFI Services +. Mère célibataire à la recherche d’un emploi pérenne, elle a été suivie par Anne Hochman pour les deux phases importantes avant de décrocher le sésame : faire un diagnostic de ses compétences et atouts et, dans un second temps, suivre des formations afin de combler ses lacunes pour une remise à niveau, notamment en français. Cette procédure a facilité l’habilitation professionnelle et l’acquisition des compétences dans le domaine de la petite enfance. Avec son CAP-BEP en poche, acquis en 2017, Harinala peut désormais s’occuper de la garde des enfants dans le cadre d’un emploi à durée déterminée ou indéterminée.

ainsi découvert qu’il existait une procédure à suivre avec le système de micro-crédit disponible dans le réseau social et solidaire des Yvelines. Pour ce type de demande d’emprunt, un porteur institutionnel peut et doit monter le dossier au nom de l’intéressée, Harinala en l’occurence.

Pour l’achat d’un véhicule Restos du Cœur, par l’intermédiaire de Françis Penisson en charge du dossier dans les Yvelines, a accompagné Harinala pour monter et faire valider le dossier d’un micro-crédit de trois mille euros. Parmi les vingt dossiers instruits tous les ans dans le cadre social et solidaire yvelinois, le jury a examiné, au début janvier 2018, la faisabilité du projet d’acquisition et de remboursement de ce micro-crédit

et l’a validé au mois de mars 2018. Dans cette étude globale, il fallait examiner tous les postes de dépenses de l’intéressée : pourcentage de dépenses en frais de logement, d’alimentaire, d’habillage et de transports. Comme un conte de fée, Harinala a pris possession de sa voiture 4 places de marque Ford. C’est un concessionnaire inhabituel qui a fourni le véhicule : Autos du Cœur a préparé la voiture et l’a mise à disposition dans le circuit solidaire, dans le cadre du montage de micro-crédits comme celui d’Harinala. Celleci n’a qu’à rembourser 77 € par mois pendant trois ans et demi. Voilà une solution trouvée afin de réduire la fracture sociale en matière de mobilité pour des populations fragiles ! Certes, elle a été longue mais elle démontre que de nombreuses ressources existent dans notre territoire. r

Comment trouver un financement adéquat ? Il s’agit d’un tremplin dans la vie d’Harinala. Elle a réussi à trouver un emploi dans le nord des Yvelines : elle avait une mission d’intermittente dans un syndicat à vocation scolaire. Cependant, en raison de ses horaires hachés, la mobilité entre le domicile (Limay) et le travail (Rosay-Boinvilliers) constitue un véritable enjeu pour la suite de son employabilité. Ayant passé son permis de conduire, l’acquisition d’un véhicule s’est posée. Comment procéder ? Comment financer cet achat alors que Harinala venait de commencer son boulot ? Le financement était capital pour trouver une solution aux problèmes de déplacement d’Harinala Razfindralambo. Anna Hochman a examiné le dossier dans sa globalité. Elle a

DEFI Services + a œuvré pour la mobilité d’Harinala Razafindralambo (de g. à dr. Sihame Arid, Harinala et Anna Hochman). (DR) www.journal-deux-rives.com

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Actualité locale

MAURECOURT

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Les 14es Gargantuades,

un moment d’amitié dans la Confluence Le 7 et le 8 avril à Maurecourt, la fête a battu son plein et les amateurs de la musique, du terroir et de la convivialité ont trouvé leur bonheur. Les élus maurecourtois se sont mis à fond pour bien accueillir les participants à la 14e édition des Gargantuades.

La commission «animation et culture» et la bibliothèque de Maurecourt se sont mises à 150 % pour réussir le festival Les Gargantuades. « Cette 14e édition... nous ramène dans le monde de Rabelais, amoureux des bonnes choses de la vie. Le temps d’un week-en, l’espace Gérard-Blondeau et le square Jacqueline-Drapier ont réuni les amateurs de la gastronomie, d’art et de la musique. » En prime, tous les élus ont fait bloc à la buvette et autour du barbecue. Le festival était à sa 14e édition et l’essence de la démarche est fidèle à ses débuts : faire la fête tout en profitant de la culture émanant des groupes de musique invités pour les deux jours d’exploration pour les gourmands, se faisant des gourmets. En outre, le marché du terroir a montré une diversité de choix dans les délices du terroir, les charmes de la vigne et aussi la production locale qui se diversifie. A cette occasion, le J2R a promu l’excellence locale avec la bière Cat de Carrièressous-Poissy et le savon naturel de Vaux, sans oublier le chocolatier d’Evecquemont. Que de bonheur pour ceux et celles qui découvraient les perles locales et pour le J2R, qui s’est rendu indispensable entre les producteurs et les consommateurs locaux ! Le marché du terroir a fourni, dans le cadre des Gargantuades, un échantillonnage de bons produits : des vins d’Alsace et du Gers, du Calvados, de la charcuterie de Normandie et du Limousin ainsi que des confitures et des macarons de notre noble région Île-de-France. Sur le même registre, le 8 avril, le Salon du livre gourmand a abordé le sucre sous tous ses aspects avec des ateliers, des démonstrations et des livres qui ont fait l’objet de dédicaces. De plus, Babette de Rozières, une star culinaire de Maule et de la région, était l’invitée de marque dans le cadre

L os Murchales ont apporté du rythme

Le vin, le terroir il faut trouver le bon équilibre

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Le groupe de musique Scheepsfolk a été la vedette de la chanson à Maurecourt. (J2R)

de ce salon pour une séance de dédicace de son dernier livre Babette. Cet ouvrage est une mine de recettes qui démontrent l’alliage entre la bonne cuisine et le bon régime : « La culture se reflète dans l’assiette », a expliqué Babette à la rédaction du J2R, tout en souriant avec malice pour souligner que l’on « peut tout manger sans grossir ». On se fait plaisir tout en mangeant avec soin, c’est ce qui ressort le plus de ce festival des gourmands et des gourmets. Maurecourt a aussi son producteur de confitures, connu et reconnu : Andrésy Confitures était très bien représenté par Mme Laure Cassan, PDG de la société (voir aussi page 10). Par ailleurs, plusieurs jeunes auteurs se sont donné rendez-vous pour dédicacer leurs ouvrages, certains assez récents. Parmi eux se trouvaient Grégoire Vandenesch, qui n’a même pas 20 ans, et Noha Baz, qui a présenté ses deux livres, notamment La nuit de la Pistache, prisé par la critique. Le festival Gargantuades affichait aussi un programme musical du tonnerre, avec le groupe néerlandais Scheepsfolk(1), qui a brillé par son spectacle, le soir du 7 avril à l’espace

Des commerçants heureux du Calvados

Blondeau, à côté du marché du terroir. Sa musique a des accents et des inspirations de toute l’Europe, notamment par l’utilisation de divers instruments : accordéon, banjo, mandoline, ukulelé, washboard... Le lendemain, le 8 avril, Marcela y los Murchales ont donné un spectacle musical assez vivant et vibrant pour un public familial, notamment après le repas. Au lieu de laisser les personnes présentes faire la siesta, Los Murchales ont fait exploser les cordes vocales des spectateurs en les faisant suivre les sons endiablés de Marcela la Slovaque (photo ci-dessous). En conclusion, chaque année, Maurecourt nous surprend par sa vitalité et son bonheur printanier. Pourquoi ne pas s’inspirer, ailleurs, de cette petite bourgade des Yvelines, même si elle a choisi de faire bande à part avec Cergy et son agglomération ? En tout cas, tant que les Gargantuades existeront, nous aurons l’impression d’avoir un havre de paix et de convivialité dans le nord des Yvelines et, a fortiori, en France. r 1. Liens : www.scheepsfolk.nl https://www.facebook.com/ScheepsfolkMaritimeFolkBand/

Des vignerons d’Alsace

Un week-end inoubliable pour les grands et les petits


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Actualité locale

Les Floralies d’Orgeval, une édition 2018 dans la continuité

ORGEVAL

Pendant deux jours et malgré la météo capricieuse, les bénévoles des Lions Clubs ont assuré le bon déroulement de cet événement de floriculture et de loisirs. (J2R)

Trois clubs de Lions des Yvelines se sont associés depuis trois ans pour organiser et mettre en œuvre Les Floralies d’Orgeval, festival de fleurs et de plants. Le 28 et le 29 avril, environ deux mille personnes se sont donné rendez-vous pour prendre des conseils et acquérir des fleurs et des plants afin de fleurir leurs demeures. Pour la municipalité d’Orgeval, c’était « deux jours d’explosion de couleurs et de parfums, de parterres éblouissants, de promenades enchantées pour les petits et les grands ... à l’ombre des arbres séculaires du Parc de la Brunetterie, attirant de nombreux visiteurs : deux jours de rencontres, de partages, de surprises, d’animations et d’émulations exceptionnelles ». Cela faisait six mois que des bénévoles, sous la direction de Stéphane Motte, agissaient pour la mise en place de cette troisième édition des Floralies d’Orgeval. Pendant les deux jours, environ cinquante bénévoles se sont mobilisés afin de bien accueillir les visiteurs et de se rendre utile. Dans une bonne ambiance, ces bénévoles des Lions Clubs de Poissy-Pincerais, d’Orgeval-Verneuil-Vernouillet et de Maule-Epône se sont donnés à cent pour cent pour cette 3e édition. Selon M. Motte, interrogé par le J2R, les bénévoles sont « tout à fait satisfaits car environ 1500 personnes sont venues le premier jour, même si moins de visiteurs sont venus dans le 2e jour en raison

de la pluie, mais on était globalement content de la manifestation à Orgeval. Les stands ont été remplis dans un cadre idyllique au parc de la Brunetterie. Sur une période de vacances scolaires et un pont du mois de mai, les producteurs présents ont vendu leurs produits correctement et on a fidélisé nos exposants ». La plus grande partie de la recette sera versée au profit de l’association Laurette Fugain, qui lutte contre la leucémie. Une autre partie sera donnée à l’hôpital public, notamment par la construction d’une salle d’accueil pour les

enfants malades à l’hôpital de Poissy-SaintGermain. En 2019, l’exposition florale sera, à nouveau, organisée dans la continuité mais la zone des exposants sera agrandie et la logistique et l’organisation seront améliorées. Selon Stéphane Motte, l’architecte de cette manifestation, le résultat de l’édition 2018 été satisfaisant, et l’année 2019 sera aussi l’occasion de mieux asseoir la réputation de cet événement floral du nord des Yvelines. r

AGNES BOURGOIN, DÉVELOPPEUSE D’APPRENTISSAGE FILIÈRE PAYSAGE Pourquoi être présent aux Floralies d’Orgeval ? : « Le centre de formation par l’apprentissage au lycée d’horticulture de Saint-Germain-Chambourcy est une grande maison. On est capable d’accompagner les grains de talent. Dans tous les métiers du paysage et de la nature, je travaille sur l’art floral qui se transforme en proposant des grandes compositions pour rendre le meilleur de soi. Les futurs passionnés seront amenés à faire découvrir toute un série de manières de faire l’art floral. Le lycée est là pour expliquer, pour présenter et expliquer comment on se forme et comment on peut développer des compétences nouvelles. On est là pour parler aux gens de notre passion, les fleurs, les plants et la nature. En dehors des occasions comme celle-ci, tout le monde peut contacter le lycée afin de le visiter les mercredis. C’est simple comme un clic ! » r Pour en savoir plus : agnes.bourgoin@educagri.fr

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Actualité locale

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TRIEL-SUR-SEINE Hommage à

Philippe Prévost, un homme juste

Philippe Prévost, une figure du théâtre à Triel, est mort dans la nuit du 3 au 4 avril 2018 suite à une maladie. Il aura marqué la scène culturelle et sociale. Humaniste, convivial, fiable, il avait tout pour représenter le bon copain de classe et de boulot. Il savait utiliser des mots justes dans sa vie et dans sa «scène passion» au Théâtre Octave Mirbeau. La Société Octave Mirbeau rend un hommage à cet homme qui va certainement nous manquer, mais laissant un héritage qui permet de pérenniser son œuvre. Nous savions que Philippe Prévost était hospitalisé à Meulan-en-Yvelines. Pierre Michel, président de la Société Octave Mirbeau (SOM), a conclu ainsi son dernier échange avec lui : « Repose toi bien et reviens en force car l’on a besoin de toi ! » Malheureusement, le destin en a décidé autrement : Philippe Prévost est mort dans la nuit du 3 au 4 avril 2018. Ses obsèques ont eu lieu le 11 avril, aux Mureaux, et le 12 avril au cimentière de Triel-sur-Seine.

Fidélité et ouverture aux autres Il est difficile de se souvenir quand était notre première rencontre. Incarnant Triel, il y a vécu tout sa vie. Fidèle et fiable, Philippe a travaillé dans la même entreprise pendant toute sa carrière, en commençant tout en bas de l’échelle pour finir, avant sa retraite, comme directeur des grands comptes. Loin de se revendiquer « de souche », il était ouvert à l’autre et il s’est enrichi de ceux qui venaient de loin. Il avait participé aux combats locaux contre la décharge de Triel et contre les extrémistes locaux avec la création du Forum pour la démocratie au siècle dernier. En 2016, il a fait partie du collectif de soutien des réfugiés. « Inviter des migrants à assister aux spectacles était une vrai fierté », a expliqué Vincent Prévost, son fils. « Il n’en faisait pas un trophée, a-t-il ajouté, mais ça le rendait heureux. » Ces malheureux de la géopolitique ont trouvé un refuge culturel à Triel lorsque Philippe les accueillit au Théâtre Octave Mirbeau, son œuvre, son fief, son paradis. Ce paradis était aussi destiné aux enfants, lorsque des parents les emmenaient au théâtre : pendant l’entracte ou après le spectacle, des enfants couraient partout, se mêlaient aux acteurs, passaient derrière le rideau «rouge» pour voir la source de cette magie. Or, il n’y avait rien car elle était imprégnée dans la troupe des Comédiens de la Tour. Depuis leur naissance à l’Hautil (à la Tour évidemment) à la salle de sport Cadot, qui est devenue le temple culturel triellois avec l’appellation www.journal-deux-rives.com

Philippe Prévost lors de la présentation de Dreyfus, l’affaire, le 16 mars 2018 au Théâtre Octave Mirbeau de Triel. (Photo Gérard Foucher) Octave Mirbeau, ce groupe de théâtreux avait imaginé un lieu de convivialité, de réflexion, voire de professionnalisation de l’art théâtral. Depuis la création de l’association Théâtre Culture à Triel, Philippe faisait partie d’une sorte de groupe fraternel ; il était un bon camarade qui veillait à ce que l’art et la culture soient accessibles à tous.

Grand talent et simplicité Philippe jouait le théâtre avec justesse. Bernard Tranchant, une autre figure de la culture au nord des Yvelines, a souvent rencontré Philippe sur les planches. La dernière fois à Maurecourt, dans un duo inoubliable Camarade. Pour Bernard, le mot liberté le faisait vibrer, enrager dans les différents spectacles à Maurecourt. « C’était un homme merveilleux, d’un grand talent, d’une grande simplicité ; tout devenait plus facile à ses côtés. On devenait vite complice », a résumé Bernard. Membre fidèle et actif de la Société Mirbeau, Philippe Prévost a participé à la création, à la mise en scène et à l’interprétation de plusieurs pièces de Mirbeau, créées au Théâtre Octave Mirbeau de Triel et représentées ensuite dans d’autres villes des Yvelines et, à l’occasion, à Angers et dans d’autres lieux, où il nous a été donné de vivement l’apprécier. Notamment, dans les rôles d’Isidore Lechat dans Les affaires sont les affaires et d’Armand Biron dans Le Foyer, il était remarquable. Pour ceux qui l’ont vu jouer avec la troupe des Comédiens de la Tour, il restera la double incarnation de Lechat et de Biron. Philippe Prévost jouait avec une telle finesse des person-

nages, parfois caractériels de l’œuvre d’Octave Mirbeau. A Triel, ses copains dont Pierre Corveaule se sont donnés à fond pour perpétuer le théâtre mirbeaulien au nord des Yvelines avec Le Foyer, Les Affaires sont les affaires, etc. Dévoué au message artistique, voire politique, de Mirbeau, il a vécu cette « scène passion » comme un sacerdoce, lui qui se considérait athée. Pour le président de la Société Octave Mirbeau, Pierre Michel, c’est « une perte très cruelle pour tous ceux qui l’ont connu et aimé ». Le 5 mai, il devait nous accueillir à Triel, pour notre assemblée générale annuelle de la SOM, et nous offrir, au Théâtre Octave Mirbeau, une représentation des Farces et moralités (voir aussi pages 28-29). Son absence a été cruellement ressentie par tous les participants.

De la magie et de l’insoucience Pour son fils Vincent, Philippe lui « a appris que l’honnêteté était la pire des ruses ». Dans son souvenir, Vincent était scotché par « une représentation à 220 spectateurs au Théâtre Octave Mirbeau [à l’époque salle Cadot]. Il y en avait partout... Trois rangées avec des chaises de camping ajoutées en bout de salle... des enfants assis dans l’escalier de la régie et sur le côté droit de la scène près du bar. » Cela serait impensable aujourd’hui avec toutes les règles de sécurité ! C’était de la magie et de l’insouciance à la Prévost. En examinant cet homme et son parcours de passionné pour la culture, cela me rassure dans le choix d’avoir fait ma vie à Triel, ma ville, notre ville Cher camarade. r R. Acosta


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Actualité locale

Chambres d’hôte : une toile de plaisir près de la Seine

TRIEL-SUR-SEINE

Le Jardin des Toiles se situe en plein centre-ville de Triel-surSeine. Un pari fou pour cet entrepreneur qui pronostique le retour vers la convivialité et l’urbanité dans les centres-ville, en commençant par celui de Triel. Une maison d’hôtes « Art & vintage » a un nom à Triel : Le Jardin des toiles ; elle se trouve à proximité de l’hôtel de ville, sur la voie principale, c’est à dire la RD 190 qui traverse la ville. Pour ceux qui ne connaissent pas la déliquescence de la ville de Triel, ces mots d’introduction pourraient réveiller une envie paradoxale de visiter une ville endormie depuis des lustres. Néanmoins, Georges Clavaron, le patron du Jardin des toiles, est arrivé par hasard, à Triel en 2013, avec le but d’instiller un peu de rêve.

Éviter une concurrence stérile Ancien directeur commercial d’une société internationale, il a décidé de changer de rythme et de vie pour monter un projet inédit à Triel, dans une ancienne maison de caractère qui nécessitait une vraie réhabilitation. L’idée de départ était de proposer une offre de séjour haut de gamme dans l’hôtellerie. Alors que les chambres de charme se trouvent, habituellement, à la campagne, le pari astucieux était de propulser et de consolider ce concept dans une ville entre deux environnements, l’urbain et le rural. Comme d’habitude, une série d’obstacles se sont présentés. Comment ne pas tomber dans le piège de la concurrence stérile avec les Ibis, les Novotel... ? Comment surmonter les obstacles administratifs et financiers ? Comment réussir un chantier inhabituel avec plusieurs intervenants dans le BTP et la maîtrise d’œuvre ? Tout se résume à une volonté de fer pour se consacrer à la réussite du projet. S’appuyant sur un univers de maison d’hôtes et un accent familial, une étude de marché a conclu par une faisabilité pour cinq à quinze chambres dans un lieu « historique de Triel, à 35 km de Paris, au carrefour des pôles d’affaires de Poissy-Cergy-Les Mureaux, accessibles en 15 mn de voiture. » Après une ouverture sans bruit ni trom-

La décoration de la maison d’hôtes «Art & vintage» ressemble à une galerie d’art parisienne. (J2R) pettes, Le Jardin des toiles illustre ce que l’on pourrait faire pour relancer le centre d’une ville qui cherche une résurrection. Georges Clavaron fera le point à la fin de l’année, espérant que le pari aura été gagné : « Je jugerai la pérennité de l’affaire dans un an ! »

avec s’effondrent progressivement. Il reste du chemin à parcourir et une partie de l’effort devrait être prise en charge par les autorités compétentes. Il faudra anticiper et « rendre cette ville plus belle et agréable ». Les autorités locales, tel le Département des Yvelines, devraient « retraiter la route principale [RD 190] car c’est de sa responsabilité ! » En toile de fond, à chacun son rôle. r

Confiance dans l’avenir de Triel En visitant les 5 chambres spacieuses, lumineuses, au confort élaboré et disposant d’un espace de travail fonctionnel, nous pouvons pronostiquer que les clients reviendront. « Nous avons un bon rating chez Trip Advisor », a expliqué M. Clavaron qui s’est basé sur un échantillon de trois catégories de clients : professionnels (60 %), événementiels (20 %) et touristiques (20 %). Georges Clavaron, avec son air décontracté et évoquant son côté vintage, reste confiant dans l’avenir de Triel. « Je crois toujours au retour de la vie au centre-ville », a-t-il conclu car les centres commerciaux et ce qui va Une belle salle pour se détendre. (J2R)

Les atouts de la maison d’hôtes « Art et vintage » Une belle maison de maître du début du 19e siècle, en plein cœur de ville, à 100 mètres des bords de Seine et 300 mètres de la gare reliant Paris Saint-Lazare, s’est métamorphosée pour vous en une maison d’hôtes empreinte d’un esprit brocante et art moderne. A proximité des villes royales de Poissy et Saint-Germain-en-Laye, et des accès A13, A14, A15, Le Jardin des Toiles se situe dans la partie septentrionale des Yvelines, aux portes du Parc Naturel du Vexin. Paris Saint Lazare est à seulement 45 mn par le train. Le château de Versailles est accessible en 30 mn de voiture. Pour en savoir plus : http://lejardindestoiles.com/

Adresse : 155 rue Paul-Doumer - Triel-sur-Seine Tél. : +33 (0)1 39 74 75 66

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Qui va financer la marina Bouygues-Tautou, à la Pointe de Verneuil ?

VERNEUIL

Dans un article du journal Le Monde en date du 17 avril dernier, le directeur du projet de la marina Bouygues a livré quelques informations sur le financement de l’opération. Nous reproduisons le point de vue de l’associaton ADIV-Environnement(1), publiant son analyse. L’article du quotidien de référence, en date du 17 avril, nous rappelle que la première marina réalisée en Île-de-France n’est pas située très loin de Verneuil : « Près de trente ans après l’ouverture de Port-Cergy dans le Val-d’Oise, premier du genre en Île-de-France, les projets de quartiers conçus autour de ports de plaisance fleurissent autour de la capitale ». Mais que, décidément, la marina est à la mode : « De Creil à Cormeilles-en-Parisis, de Verneuil-sur-Seine à Saint-Leu-d’Esserent, de Coupvray à L’Isle-Adam, près d’une dizaine de ports fluviaux sont déjà à l’étude ou en chantier ». Des ports en général accompagnés de nouveaux quartiers dont ils seront le produit phare. Les bénéfices de l’opération immobilière devant financer, au moins en partie, les quais et les bassins. De fait, bien qu’un anneau coûte souvent plus de 5000 euros par an et que les bateaux sortent rarement plus de trois fois dans l’année, la demande explose et les listes d’attente s’allongent, que les propriétaires de bateaux

souhaitent y vivre à l’année ou faire des ronds dans l’eau le week-end. Un port pour des bateaux qui sortent en moyenne trois fois dans l’année, on peut s’interroger sur le caractère durable de ce type de projets. La suite de l’article permet de connaitre l’opinion du directeur du projet de la marina au sein de Bouygues : « La taille du projet urbain permet [habituellement] de financer le port intégralement ; ce n’est pas toujours le cas », prévient Yann Aubry, directeur du développement et de l’aménagement chez UrbanEra (Bouygues Immobilier). A Verneuil-sur-Seine, sur un ancien site industriel de Caterpillar acheté par UrbanEra en 2017, le groupe va réaliser d’ici à 2024 un port de 120 à 150 bateaux, un petit quartier résidentiel et des équipements publics. « C’est une opportunité métropolitaine de développement pour la ville, qui va se trouver à moins d’une demi-heure de Paris grâce à la ligne Eole de la SNCF », analyse M. Aubry. Cette fois, des investissements de la commune et du département sont nécessaires : « C’est un petit projet, qui ne peut pas financer le port à lui tout seul. » Oui, vous avez bien lu : le département et la commune vont devoir faire les aménagements à leur frais car, pour Bouygues c’est un projet trop petit (ah, si on avait pu, en plus, urbaniser toute la gare de triage, cela aurait eu une autre allure !). Bon vous voilà prévenus : il faudra donc que nous aidions financièrement Bouygues à financer le port pour que l’opération soit rentable pour Bouygues.

De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, le projet de marina n’est pas particulièrement proche d’une gare : il est en effet situé à 1,6 km du parking de la gare de Vernouillet-Verneuil (accès par l’arrière de la gare) et également à 1,6 km de la gare des Clairières. La grande majorité des quartiers de Verneuil et de Vernouillet (hormis les hauts de Vernouillet) sont plus proches de l’une de ces deux gares. Rapellons que, comme la Ligue pour la Protection des Oiseaux, nous nous opposons au déclassement de la zone N (zone naturelle au niveau du Plan local d’urbanisme) pour la construction de ce port. Rien que pour rire, on vous conseille d’aller voir le site urbanera.fr, Urbanera étant le nom publicitaire de Bouygues Immobilier : on n’y parle bien entendu que de développement durable, de biodiversité, de concertation et de participation. Nous rencontrons actuellement les différents acteurs du territoire pour présenter les dangers de cette marina Bouygues-Tautou et nous lutterons contre le tour de passe-passe qui consiste à déclasser la zone N à l’occasion du passage du PLU (Plan local d’urbanisme) au PLU intercommunal. r ADIV Environnement 1. http://www.adiv-environnement.org/le-journal-lemonde-nous-apprend-des-elements-sur-le-financement-de-la-marina-bouygues-tautou/ Article repris du site ADIV Environnement.

Le site Pointe de Verneuil est convoité par le promoteur Bouygues et ses associés. (DR) www.journal-deux-rives.com


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Centre commercial : presque quinze ans d’attente pour revenir au stade initial

VERNOUILLET

Ainsi, les trois associations ont décidé de continuer le combat en faisant appel de ce jugement. Pour elles, c’est toute l’étendue du site qui est polluée par l’amiante, des fibres d’amiante ayant été trouvées dans l’eau et dans les champs captants ; elles recommandent à la population riveraine une surveillance médicale. Un autre effet est le risque de moins-value sur l’immobilier local. Justement, l’immobilier de ce centre commercial vétuste, mais de taille humaine, a été affecté par les turpitudes engendrées au long de ce processus de déliquescence. En 2005, il était question de faire un simple agrandissement (notamment, la surface utile de Carrefour market serait passée à 4000 m2), puis on s’est emballé et on a vu (trop) grand ! Treize ans plus tard, le promoteur Desjouis, qui avait manœuvré, avec l’appui des élus de l’ancienne CA2RS, pour démonter le projet Casino à l’entrée sud de Triel-sur-Seine, a risqué gros et a perdu. Le promoteur a, par la suite, acheté du foncier en plusieurs lieux voisins : site Matrax, trois maisons à démolir Début avril a eu lieu la fermeture de Primfruit en raison de la retraite des proprié- devant le parking actuel du centre commercial taires. (J2R) Val de Seine et le terrain municipal utilisé pour les services techniques de Vernouillet. Suite à ces Entre extension et construction Pour mémoire, un incendie, qui a duré deux péripéties judiciaires, préparant un plan B, Despendant les fêtes de fin d’année 2012, avait jouis a voulu « rebondir » et faire l’extension du nouvelle, le projet du centre com- jours détruit en partie un énorme hangar amianté de centre commercial sur ces terrains ! Il a établi un mercial Val de Seine II peut être 4000 m2. En 2017, la préfecture des Yvelines a nouveau plan architectural et un nouveau busiconsidéré comme un échec urba- rejeté la demande d’autorisation de l’implanta- ness plan. Ses promesses ont été acceptées par les du centre commercial, en fonction de la loi malheureux propriétaires des murs qui devaient nistique. Que fera l’aménageur tion sur l’eau et les milieux aquatiques ; l’approvision- partir à la retraite entre 2017 et 2018, alors que Desjouis de ses placements fon- nement en eau semble justifier cette décision, des décotes commençaient à se faire sentir. ciers ? Les commerçants et les des associations locales ayant fait part de leurs pour la santé publique. Toutefois, Projet plombé, puis enterré quelques propriétaires des murs inquiétudes le permis de construire reste valable au moins Après l’arrivée d’Alexandre Bompard à la continuent d’être impactés et sont deux ans, dans le cas où le chantier commence- tête du groupe Carrefour, la stratégie a été remaniée : Carrefour Market n’est plus intéobligés d’attendre. Encore dix rait dans ce délai. ressé par le projet Desjouis. Pourquoi modians ? U ne bombe à retardement, fier le centre commercial puisque son superL’analyse des échecs peut être instructive ; sanitaire et commerciale marché de Vernouillet est le plus rentable, un livre reste à écrire sur l’aménagement du terL’analyse des faits conduit à renforcer la financièrement, de la région Île-de-France ? ritoire dans la Seine aval, en particulier dans le conclusion de 2014 que ce projet n’a pas lieu Ainsi, on est passé d’un projet qui était périmètre de l’ancienne Communauté d’agglod’être. Le transfert du centre commercial Val de plombé par l’amiante à un projet qui a été mération 2 Rives de Seine. Nous traitons, ici, Seine continue à poser des problèmes à tous les enterré par la finance. Sans trésorerie, le produ cas du projet emblématique de Vernouillet acteurs. Une épée de Damoclès, la sécurité du moteur n’a plus d’autre ressort que de vendre dans la zone industrielle de la Grosse pierre : le toit, est venue s’ajouter à un dossier qui devient le stock foncier acquis pour faire aboutir son centre commercial Val de Seine II (précédeminextricable, notamment pour les commerçants projet, mal ficelé depuis 2005. Le promoteur ment nommé Deck 78). qui essaient de survivre, dans un processus de n’a plus le levier d’un grand groupe et pourdéliquescence économique. Malgré les inces- rait se tourner vers la concurrence (Casino, Un permis de construire précaire ? Entre 2010 et 2014, le promoteur Desjouis sants démêlés environnementaux, le promoteur Auchan...). Connaissant l’état des lieux des avait déposé un dossier en vue de l’obtention a emporté une manche en faisant débouter, fin centres commerciaux du nord des Yvelines, d’un permis de construire pour la création d’un 2017, trois associations environnementales : nous doutons fortement qu’un concurrent hypermarché et de 90 boutiques, sur un site Bien vivre à Vernouillet, Def ’Sit et l’Association de Carrefour vienne s’implanter dans la zone de 18,6 hectares, situé dans les communes de nationale de défense des victimes de l’amiante industrielle de la Grosse pierre. Cependant, Vernouillet et de Triel-sur-Seine. Épaulé par le (ANDEVA). Ce contentieux concernait spéci- les commerçants continuent à (sur)vivre, groupe Carrefour Market, enseigne locomotive fiquement la demande d’annulation des arrêtés dans l’incertitude qui pèse sur les perspecdu nord des Yvelines, la procédure n’a pas été pour les permis de construire. En outre, les trois tives économiques et commerciales de ce simple, suite à l’enquête publique et à un mara- associations impertinentes avaient même osé centre commercial à taille humaine. Que thon judiciaire (dont l’un continue contre des demander l’annulation du PLU de Vernouillet. faire ? Attendre, leur soutient-on ! Ce qui est associations environnementales). Pascal Col- Résultat : elles ont été déboutées ! Toutefois, le attendu, c’est un réveil et un plan d’action lado, maire de Vernouillet, avait choisi de signer jugement reconnaît que la mention du carac- adhoc de la Communauté urbaine Grand le permis de construire, le 18 juillet 2014. M. Joël tère dépollué, dans le PLU de Vernouillet, est Paris Seine & Oise, les affaires n’étant plus Mancel, maire de Triel-sur-Seine avait également inexacte. Ce n’est, toutefois, pas suffisant pour ce qu’elles étaient en 2005. L’économie allait, signé le permis de construire, le 11 juillet 2014. « entacher d’erreur manifeste d’appréciation le PLU ». alors, mieux et l’on était plus insouciant. r www.journal-deux-rives.com

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Vide-dressing, un effet de mode ou une vraie mode ?

VILLENNES

Un dimanche de printemps, une sorte de boutique éphémère s’était installée dans la Salle des Arts de Villennes-sur-Seine. Lancé en 2015, le vide-dressing répond à un double besoin : continuer à faire du shopping et, plus tard, se débarrasser des objets et habits qui ne sont plus utilisés. Donner à chacun(e) un nouveau départ, c’est l’essence de cette manifestation sociale et culturelle.

Ce sont toujours quelques personnes qui font la différence pour lancer une mode ou une tendance. A Orgeval et à Villennes-surSeine, un groupe de femmes se sont dit : « Pourquoi pas lancer un événement autour de la réutilisation des habits et autres objets achetés ici et là ? ». Peut-être, d’autres femmes vont aussi faire la même chose et ainsi tout le monde sort gagnant. Au total, des prix sont intéressants et le moment est idoine pour la convivialité entre les animatrices de stand. Le J2R a constaté que c’était une « truc de filles » sans exagérer. N’est-ce pas Christine, Patricia, Geneviève, Carole ? Selon une des animatrices de ce vide-dressing de Villennes, « Les filles sont compulsives et, par ce vide-dressing, elles peuvent continuer à acheter à nouveau ! ». Sans jeter l’argent par la fenêtre. Carole l’a bien souligné dans sa publication FB : « Ben moi je vous dit : et pourquoi pas un vide-placards ? Vous savez celui où vous avez tous vos produits d’entretien, oui oui, même ceux achetés et jamais utilisés... Des balais verts jaunes, des chiffons ceci cela, etc. Bref une vrai calamité pour votre bien-être. Mais on peut parler aussi de tous les placards où on accumule d’année en année. Et bien grâce à Vapodil, j’ai fait cette expérience de nettoyer bien sûr et surtout de vider, jeter, donner, me débarrasser, etc.. Et après, qu’est-ce que je me suis sentie

(De g. à dr.) Christine Ashworth, Patricia Chartre et Geneviève Kolodkine lors du vide-dressing de Villennes-sur-Seine. (J2R)

légère ! » Plus particulièrement, il faut recycler et donner une deuxième vie à des vêtements qui sont toujours de qualité et en bon état. Ces habits mis en valeur, pendant la durée de ces vide-dressings, trouvent une demande nouvelle (de la part de celles qui ont loupé l’effet de mode !). C’est entrer dans un cycle économique raisonné et économe en matières premières. En outre, ce moment de convivialité permet à chacune des personnes présentes d’échanger sur tel ou tel vêtement ou sur des couleurs. De plus, la buvette (café et friandises) les attendaient pour combler leur appétit. Depuis trois ans, le nombre de stands a été multiplié par deux (1ère année : 20, 2e : 36 et 3e : 40 stands !). Le coût du stand varie entre 15 € et 25 €, selon sa dimension. Le maire, Mi-

chel Pons, a depuis longtemps encouragé les initiatives de ce type et les a même portées, dans leur partie logistique. Ces idées vont sûrement fleurir dans les autres communes du nord des Yvelines. r

Vide-dressing à la Péniche de Triel Le dimanche 3 juin 2018, un videdressing aura lieu à la Péniche de Triel-sur-Seine. Prix du stand (2 métrès linéaires) : 25 euros pour la journée. Places limitées. Réservations et renseignements au 0679 695 150

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Transition écologique : Le « Transene : Creative Lab » a ouvert ses portes

MUREAUX

Jeudi 5 avril 2018, le « Transene : Creative Lab », le Fablab nouvelle génération, a officiellement ouvert ses portes aux Mureaux. L’un des points phares du projet « 1+1 Fabriquons demain » offre à un large public une nouvelle façon d’innover et de créer autour de la transition écologique, énergétique et solidaire. Le « Créative Lab : Transene » est un espace expérimental lié au projet « 1+1 Fabriquons demain ». Ce projet est le lauréat d’un appel de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) de 2014 pour le développement de la Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI), dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), lancé aux Mureaux le 20 mars 2017.

Qu’est ce Fablab ?

François Garay, entouré par Pervenche Beres, Moumen Darcherif, M. Chevassus, et Bruno Millienne, inaugure officiellement le Transene. (DD)

Ce Fablab (néologisme à partir d’une contraction des mots en l’anglais fabrication laboratory, ou laboratoire de fabrication) est porté par l’ECAM-PEMI, une grande école d’ingénieurs à Cergy-Pontoise, l’une des membres fondateurs de Seinergy Lab, auquel le Transene est attaché, bien que situé juste à côté de la Médiathèque des Mureaux. Le Transene a cinq ambitions. Il doit sensibiliser aux enjeux de la transition écologique et énergétique, participer à la vulgarisation scientifique et à l’essaimage des connaissances en la matière, offrir un nouvel outil à disposition des filières et organismes de formation, initier à la recherche scientifique et à l’innovation technologique, ainsi qu’inciter à l’entrepreneuriat et à la création de richesses. Il est donc conçu comme un espace de rencontre et d’émulation entre des publics d’horizons différents. D’ailleurs pour les étudiants d’ECAM-PEMI, dont certains étaient présents à l’inauguration, le jeudi 5 avril, pour animer le Transene, il est « une opportunité ! » « Un laboratoire qui va nous permettre de réaliser des projets ! »

Cérémonie ouverte par un robot Les discours d’inauguration se sont tenus à l’intérieur du hall d’entrée de Seinergy Lab aménagé pour l’occasion afin de recevoir les nombreux présents, humains ou non. Tous n’étaient pas des êtres vivants car la cérémonie a été ouverte par un robot fort sympathique. Puis, Moumen Darcherif, directeur général d’ECAM EPMI, vice-président de l’Université Paris-Seine, en charge de la vie étudiante, a prononcé le premier discours « humain » de cette inauguration, très fière de l’ouverture du Transene.

Ce Fablab est essentiel pour la transition écologique et énergétique du territoire. (J2R)

Dans un deuxième discours, Pervenche Beres, députée européenne, était, également, fière d’être la marraine du projet ; elle a précisé que 30 % de l’investissement venait de l’Europe par le Fond Européen de Développement Economique et Régional (FEDER). Elle a ajouté qu’elle voyait ce projet à travers un « triangle », qui a permis sa réalisation : le territoire des Mureaux, la jeunesse et la transition énergétique. A sa suite, François Garay, maire des Mureaux et vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), qui a participé au projet, a mis l’accent sur la participation importante de l’Europe car elle « participe à la rénovation et à l’aménagement du territoire ». Il a surtout présenté ce Fablab comme un moyen pour certains d’exprimer leurs idées.

Enfin, M. Chevassus, président du comité de pilotage du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) du CSTI qui a financé le projet, s’est exprimé sur la réussite obtenue et sur sa fierté d’y avoir contribué. Il a ajouté que la transition écologique et énergétique doit être évidemment « solidaire », un point qui l’a motivé à participer au projet. Le Transene fait partie des 44 projets que le CSTI soutient. Toutes les personnes présentes, sauf le robot, ont rejoint ensuite à pied le 28 rue des Bougimonts, où se situe le Transene. C’est là que François Garay, entouré par Pervenche Beres, Moumen Darcherif, M. Chevassus, et Bruno Millienne, député de la 9e circonscription des Yvelines, a coupé le ruban bleu, blanc et rouge ouvrant officiellement le Fablab à toutes et tous. r www.journal-deux-rives.com

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Patrick Weil échange sur la laïcité avec des lycéens aux Mureaux

CITOYENNETÉ

Le 9 avril, dans le cadre de la Semaine de la santé et de la citoyenneté, Patrick Weil, historien, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’Université de Yale, a proposé une conférence au lycée François-Villon, organisée par l’association Initiatives aux Mureaux. Cette conférence fut riche en informations et en échanges. Dans le cadre de la seconde édition de la Semaine de la santé et de la citoyenneté au Lycée François-Villon des Mureaux du 9 au 13 avril 2018, l’association Initiatives aux Mureaux a organisé une conférence sur la laïcité pour laquelle l’invité d’honneur était Patrick Weil, historien reconnu par ses pairs.

Comment donner sens à la République ? Historien de formation, titulaire d’une maîtrise de droit public et d’un doctorat en science politique, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’Université de Yale, Patrick Weil fut chef de cabinet du secrétariat d’État à l’immigration de 1981 à 1982. Il a été, éga-

lement, nommé par le Premier ministre Lionel Jospin en 1997 à la tête d’une mission chargée de proposer une réforme des politiques de la nationalité et de l’immigration. Entre 1996 et 2002, Patrick Weil (De g. à dr.) Mbarek Akafou et Patrick Weil. (J2R) fut membre du Haut Conseil à l’Intégration. En 2003, il était s’est tenue au début de l’après-midi, il a y eu membre de la commission Stasi, chargée un échange fort intéressant entre les lycéens par Jacques Chirac d’étudier l’évolution de et M. Weil qui a montré à quel point les su« l’application du principe de laïcité dans la répu- jets qu’il avait abordés ont touché les jeunes. blique ». En 2006, il a fondé la Bibliothèque Sans Frontières (BSF), qui est devenue l’une La suite au Lycée François-Villon des principales ONG de développement par la culture et la connaissance dans le monde. Ces thèmes, ayant pour but de définir la République française à travers l’intégration, Cet invité d’honneur de choix a fait, devant l’immigration, la religion et la laïcité, sont plus de 150 lycéens, une magnifique confé- en lien avec les sujets qui ont été abordés, la rence dont l’objet était « Comment donner sens à semaine suivante, au Lycée François-Villon : la République ? ». La conférence a été présentée laïcité, le vivre ensemble, la prévention des par Mbarek Akafou de l’association Initiatives dépendances, bien-être, relations aux autres, aux Mureaux. A la suite de la conférence, qui la peine de mort et la gestion du stress. r

ÉDUCATION Remise des 70 diplômes « aide-soi-

gnant » au Centre Hospitalier Intercommunal Le 23 mars 2018, le Campus de formation des professions de santé et des métiers d’aide à la personne a honoré ses étudiants en remettant leurs diplômes aux 70 nouveaux aides-soignants.

La promotion du 23 mars 2018 des aidessoignants du Campus a été mise en avant lors d’une cérémonie de remise de diplômes. Etaient présents Frédéric Mazurier, directeur du Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan-Les Mureaux (CHIMM), Cécile Zammit-Popescu, maire de Meulan-en-Yvelines, conseillère départementale des Yvelines et présidente du Conseil de surveillance du CHIMM, Yann Scotte, maire d’Hardricourt et conseiller départemental des Yvelines, ainsi que Bruno Millienne, député de la 9e circonscription des Yvelines. C’est Mme Annick Riou, directrice du Campus de formation des professions de santé et des métiers d’aide à la personne, qui a présidé la remise dans la seconde partie de la cérémonie dans la salle des spectacles du site de Bécheville aux Mureaux.

Une belle annéee 2018 M. Mazurier avait ouvert la cérémonie en présentant, dans un premier temps, les perwww.journal-deux-rives.com

sonnes présentes autour de lui, tout en les remerciant d’être là. Pour lui, elles montrent, ainsi, leurs volontés de soutenir ces nouveaux aides-soignants, dont les diplômes en font des professionnels de la santé. Il a rappelé également que le Campus offre aujourd’hui « plus de 600 places de formation pour les étudiants dans différentes disciplines » (infirmiers, ergothérapeutes, psychomotriciens, kinésithérapeutes, aides-soignants et accompagnants éducatifs et social en collaboration avec Buc Ressources). La remise de diplômes est un moment important pour les futurs professionnels de la santé. (DD) 70 nouveaux aides-soignants à différents projets au sein du Groupement Sur les 70 aides-soignants honorés, 32 Hospitalier Territorial Yvelines-Nord. Le sortent du cursus complet, 25 du cursus par- Campus a également des partenaires comme tiel et 13 du BAC ASSP (Accompagnement la MACSF, la Banque Populaire et le MNH Soins et Service à la Personne). M. Mazurier a qui ont apporté une « aide précieuse » à l’organisouligné que les cursus partiels ont été finan- sation de la cérémonie. cés par le programme régional dit « 500 000 Dans la seconde partie de la cérémonie, emplois », dont le mandataire était l’AFEC, un Mme Riou a appelé les diplômés à monter des organismes de formation professionnelle. sur scène, un par un, afin de recevoir des Lors de l’année 2017, a précisé M. Mazu- mains de Cécile Zammit-Popescu, de Yann rier, le Campus a obtenu la certification ISO Scotte ou de Bruno Millienne leurs précieux 9001 et a été inscrit dans la charte ERAMUS. sésames, ouvrant les portes de leurs vies proLe Campus participe, de manière dynamique, fessionnelles. r


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Le Rotary Club Les MureauxMeulan colle au terrain pour servir

SOLIDARITÉ

Le Rotary Club Les MureauxMeulan sert de liaison entre différentes associations actrices du territoire entre les Mureaux et le Vexin, en passant par Meulan-enYvelines. Le J2R a suivi les Rotariens sur le terrain.

Le Rotary Club Les Mureaux-Meulan se pose comme une association de liaison entre les différents acteurs de la solidarité au nord des Yvelines. Ayant comme devise « des professionnels de bonne volonté pour servir », ce groupe de bénévoles d’origines diverses et ayant des compétences riches dans des secteurs privés et publics, affiche toujours une bienveillance sans limite pour faire avancer les causes locales avec des gestes significatifs. Selon M. Alain Moreau, il s’agit de « récolter des fonds pour continuer les actions du Rotary », en mettant l’accent sur trois ou quatre actions par an. Le J2R a accompagné les Rotariens des MureauxMeulan lors de la visite de trois associations emblématiques du nord des Yvelines.

Ces actions nous amènent au cœur du Vexin

(De g. à dr.) Alain Moreau, prochain président du Rotary, Nathalie Tessier de l’association Jacques-Landat et Stéphanie Chocraux, présidente du Rotary. (J2R) La visite du foyer d’hébergement Jacques- sortie, qui a eu lieu le 9 mars, a marqué l’ima- comme le Colibri de Jambville » Landat a été la première de la matinée Rotary. ginaire des habitants du foyer. A la fin de la Le dernier arrêt a eu lieu devant une belle Situé à Hardricourt, il fait partie du réseau visite, un chèque d’un montant de 250 € a Handi Val-de-Seine. Sur place, Mme Nathalie été donné pour couvrir une partie des frais demeure, dite Moulin vert, dans le Vexin. La directrice Mme Tonello a reçu le duo du Tessier a souligné que ce foyer « offre un héberge- concernant cette action. Nous nous sommes arrêtés, ensuite, au Rotary avec attention ; ils ont passé en revue ment et un accueil adaptés aux besoins » d’un public ayant des difficultés d’adaptation en société cœur du Vexin, dans la commune de Jamb- l’action récente qui a permis une collaborapour des questions de handicap physique ou ville. Jérôme Aucordier, directeur du centre tion étroite entre le Rotary et la structure d’acmental. De plus, le foyer favorise l’épanouis- d’activités de Jambville et responsable du cueil Moulin vert. Ce foyer de 36 jeunes est un sement en offrant une qualité de vie, considé- projet Le Colibri, lieu de vie, nous a expliqué lieu privilégié pour le Rotary. Un groupe de rant ses habitants comme « des personnes uniques la philosophie et les actions de l’association jeunes a également participé à la sortie cinéma ayant des aspirations, des besoins et souhaits ». Le Le Colibri : accueillir environ sept filles ou de mars 2018. M. Alain Moreau du Rotary a Rotary a participé, financièrement, à une sor- garçons âgés de 12 à 15 ans, confiés à l’assis- rappelé la nécessité de continuité dans l’action tie au cinéma, en car dans le Mantois, pour tance sociale à l’enfance, pour une durée de sociale et solidaire « au service des enfants. » La une première du film Un raccourci dans le temps six semaines. L’objectif est triple : les aider à directrice du foyer a expliqué que le but est (distribué par The Walt Disney Company). La grandir pour devenir des citoyens libres et ac- de « les faire grandir » et ce regard doit être non tifs ; les responsabiliser à l’aide de seulement efficace mais tendre avec ces enla pédagogie « scout » ; éviter leur fants en difficulté. Avec la troisième remise rupture avec la société et favori- d’un chèque de 250 €, Mme Tonello en « trouser une trajectoire dans un tissu vera une utilisation ». familial à « construire ». Comme l’a Le résultat de l’action locale du Rotary ne fait remarquer, M. Aucourdier, il se mesure pas sur une journée mais sur la s’agit de « gérer ces ados dans un état durée. Progressivement, depuis douze ans, les de détresse et dans une période chao- bénévoles du Rotary Club Les Mureaux-Meutique » de leur existence. Cepen- lan ont contribué à l’armature du tissu social dant, il y a des moments de joie avec des actions qui se construisent avec et et des sorties, telles celles organi- pour un monde solidaire. Les bénévoles, dont sées avec l’aide du Rotary, qui ont la présidente actuelle, Stéphanie Chocraux, permis d’atténuer des moments et celui qui la remplacera, M. Alain Moreau, difficiles. La sortie cinéma dans sont les exemples d’une approche humaine et le Mantois, décrite ci-dessus, bienveillante. r a soulagé la peine et donné de l’espoir. En délivrant un message optimiste, lors de la remise d’un Pour en savoir plus : chèque de 250 €, Madame Cho- rotarylmm@gmail.com (De g. à dr.) Alain Moreau, Jérôme Aucordier du Coli- craux, a rappelé que le Rotary « est foyerjlandat@agehvs.org www.handivaldesine.org ravi d’avoir collaboré avec des acteurs colibri@sgdf.fr bri et Stéphanie Chocraux. (J2R) www.journal-deux-rives.com

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MÉMOIRES DU PRÉSIDENT François Hollande

en dédicace des Leçons du pouvoir Le 16 avril 2018, devant l’entrée de la Librairie du Pincerais, une foule compacte s’est réunie pour tenter d’y entrer, afin d’obtenir de M. François Hollande une dédicace de son livre intitulé Les leçons du pouvoir (Stock). La Librairie du Pincerais a marqué des points en faisant venir l’ancien président qui tente d’exister pour ne pas entrer dans les archives de la République. Dans une ambiance bon enfant, la séance de dédicaces du livre de M. Hollande s’est bien passée. Il a présenté son ouvrage Les leçons du pouvoir au public pour une meilleure compréhension du gouvernement de la France, de ses enjeux et de ses difficultés. M. Hollande a retiré, de son expérience de « président normal », abnégation, constance et cohérence ; il a, bien sûr, aussi quelques regrets, notamment au sujet de la proposition de déchéance de la nationalité, avec ses conséquences sur le peuple de gauche qui l’avait abandonné depuis. En fonction de l’expérience de la fonction présidentielle, en comprendre les enjeux c’est le thème de ce livre d’étape, qui ne constitue pas des mémoires à la manière du Général de Gaulle. Une enfant de Poissy a demandé comment on devient président de la République. M. Hollande a répondu d’une manière paisible et pédagogique : « Ce livre est pour toi... il faut bien travailler et ensuite t’intéresser à la vie des autres et te faire aimer par les autre et respecter par tes idées. Préparer des idées qui vont donner de l’espoir aux autres. » Lors des dédicaces, de nombreuses personnes ont assuré M. Hollande de leur entière fidélité : « Vous avez bien fait... votre bilan parle désormais pour vous et votre action... » Personne ne voulait heurter « Pépère » car il a tellement

Tél. : 01 39 65 48 47 01 39 71 04 73

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L’ancien président de la République, François Hollande était la vedette à la librairie du Pincerais. (J2R)

souffert pendant son quinquennat ! C’était aussi l’occasion de voir des fantômes de la politique pisciacaise, notamment M. Frédérik Bernard qui est entré dans le parti d’Emmanuel Macron. Quelques fidèles comme M. François Garay, maire des Mureaux, étaient aussi présents pour voir François Hollande et échanger avec lui. A la sortie de la librairie, des socialistes des Yvelines se sont rappelé les bons moments de la gouvernance Hollande, notamment les actions de l’ancien ministre Le Foll. La discussion, autour d’un café au lait, est revenue sur la proposition de la déchéance de la nationalité

et sur les mesures économiques qui ont dévié du programme socialiste de 2012. On a refait le match ! Etait-ce pour se consoler du fait que le département des Yvelines ne soit pas un terroir de la gauche, si le terme « de gauche» était resté d’actualité ? En conclusion, cette belle opération pour la Librairie du Pincerais relance l’habitude de rendre le politique proche du public par l’intermédiaire du livre. Cela faisait trois mois que le projet avait été lancé par le libraire, Jean-François Poignet. Celui-ci, satisfait de l’affluence, s’est déclaré en faveur d’une nouvelle lecture du pouvoir politique. r


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Sport

Championnat des Yvelines : Andrésy et Poissy raflent la mise AQUATHLON

Pari réussi pour le Triath’club Clément Cedoz, pred’Andrésy qui, après plusieurs an- mier titre devant son public nées sans organisation, a renoué La première belle surprise hier avec son épreuve historique, n’a pas tardé à arriver pour l’aquathlon des jeunes. les spectateurs venus souteA la piscine d’Andrésy se déroulait pour la première fois, depuis près de dix ans, un aquathlon organisé par le club de triathlon local. Avec d’anciens vainqueurs et des participants comme Vincent Luis, Steve Hervé et Jérémy Quindos lors des dernières éditions dans les années 2000, le spectacle promettait d’être beau. Support du championnat des Yvelines de la discipline, il le fut. Les 100 jeunes présents, de 6 à 18 ans, se sont affrontés sur des distances allant de 50 m à 300 m en natation et de 500 m à 2 km en course à pied.

Sébastien Rouault, invité d’honneur Au total ce sont 8 vagues qui se sont succédé durant toute l’après-midi, sous l’œil avisé de Sébastien Rouault, champion de natation et parrain de cette édition 2018. Andrésy poursuit l’écriture de son histoire commune avec le sportif yvelinois. C’est en 2010 que tout a commencé lorsque le maire Hugues Ribault, les élus de la commune et ceux de l’ancienne Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine ont décidé de rebaptiser la piscine municipale du nom du nageur. Quelques mois plus tard, Sébastien devenait double champion d’Europe à Budapest sur le 800 m et le 1500 m. Aujourd’hui en retraite sportive, l’ancien nageur a répondu présent à l’appel du club organisateur et s’est prêté, avec son sourire et sa sympathie habituelle, au jeu des selfies et des autographes entre deux encouragements pour les sportifs du jour. Sébastien Rouault a également participé en compagnie de Corinne Cotard, présidente du comité des Yvelines de triathlon, du maire et des élus de la ville organisatrice, à la remise de prix, afin de récompenser les lauréats. A ce petit jeu, deux clubs ont récolté une belle moisson de médailles : Poissy et Andrésy.

nir les membres du club local. Dès la deuxième vague, on voyait l’un des triathlètes du club d’Andrésy, Clément Cedoz, 16 ans, s’emparer du titre départemental chez les cadets. Le jeune homme déclara après la compétition : « J’étais très heureux de courir à domicile ! La course s’est plutôt bien déroulée pour moi. Je sors au contact des premiers puis Clément Cedoz (Andrésy), champion départemental chez m’élance avec seulement quelques les cadets. (DR) mètres de retard sur mon pote de club Thomas Gesse et un Pisciaété le spectacle incroyable assuré par les plus cais qui s’appelle Loris Victor. Je dépasse Thomas au- jeunes ; en particulier comme la performance dessus de la première bosse, qui m’encourage pour que de Laly Porentru chez les pupilles filles. Favoje tienne. Dans le 2e tour, Loris accélère et me décroche rite depuis sa victoire lors de l’aquathlon de finalement. Je finis deuxième du scratch mais premier Sainte-Geneviève-des-Bois en novembre 2017 cadet ». Satisfait de sa course, le jeune homme dernier, la jeune sociétaire de Poissy Triathlon a a conclu son récit en félicitant l’ensemble des littéralement survolé la course et impressionné concurrents et les bénévoles du jour. les spécialistes du triple effort. Elle a remporté son épreuve de 100 m natation et de 1 km de Poissy confirme, Andrésy s’affirme course à pied en 5 mn 58, avec plus d’une miDerrière, les courses se sont enchaînées et à nute trente d’avance sur sa dauphine ! chaque fois on ne voyait que du bleu, celui des Sensation également chez les poussines, tenues dites « trifonctions » des clubs de Poissy avec la victoire à l’arraché de Philomène Deset d’Andrésy. Grand favori du jour, le premier marets du Triath’club d’Andrésy. Elle s’est ofnommé a terminé ce championnat avec près fert le titre devant les sœurs Eva et Lisa Gros, de la moitié des médailles mises en jeu ce son deuxième après celui en duathlon en début jour, soit 18 breloques. Résultat normal pour d’année. Dans la même catégorie, nous avons la ville pisciacaise qui abrite l’un des meilleurs pu assister à l’émergence d’un jeune au patroclubs du monde et l’une des meilleures écoles nyme bien connu sportivement dans notre de formation de triathlon en France. région : Camil Chefirat. Fils d’Anis Chefirat, On retrouve ensuite le Triath’club d’Andrésy spécialiste des courses de fond en athlétisme, il qui, dynamisé à domicile, s’en sort honorablement a offert à Poissy son dernier titre de la journée avec 13 médaillés. Derrière, les clubs de Sartrouville après avoir dominé sa course de bout en bout. et de Saint-Germain-en-Laye ont fermé la marche Pour conclure cette journée placée sous le avec respectivement trois et une médailles. signe du sport enchainé, le directeur de l’orgaL’un des moments forts de la journée a nisation, Matthieu Marchand, déclara : « Bravo à tous les finishers, ils se sont donnés à fond. Je suis fier d’avoir participé avec Laurent Guerbois (le président du club), Nicolas Desfeux (le responsable de l’école de triathlon) et tous les bénévoles à l’organisation de cette épreuve qui a mis en valeur l’avenir de notre discipline. Maintenant, place à l’édition 2019 ! ». r Les champions des Yvelines :

(De g. à dr.): Alain Beucherie, Laurent Guerbois, Matthieu Marchand, Willy Lebert, Hugues Ribault (maire d’Andrésy), Michel Marqué (adjoint aux sports), Denis Faist (1er adjoint), Sébastien Rouault et Alexis Bakonyi (élu à la commission sportive).(DR)

Juniors Filles : Marie TEULE (Team tri Saint-Germain-en-Laye) Junior : Louis LIENART (Triath’club d’Andrésy) Cadettes : Elise PERSIANOFF (Poissy Triathlon) Cadets : Clément CEDOZ (Triath’club d’Andrésy) Minimes : Charlotte SIDIRIS(Poissy Triathlon) Minimes : Loris VICTOR (Poissy Triathlon) Benjamines : Anvelika RIPAULT/SUBTIL (Poissy Triathlon) Benjamins : Matthieu LEPRETTE (Poissy Triathlon) Pupilles Filles : Laly PORENTRU (Poissy Triathlon) Pupilles Garçons : Nicolas COUVREUR (Poissy Triathlon) Poussines : Philomène DESMARETS (Triath’club d’Andrésy) Poussins : Camil CHEFIRAT (Poissy Triathlon) Mini-poussines : Maely SARAIVA DIALLO (Poissy Triathlon)

Mini-poussins : Zakria EL QOQUI (Triath’club d’Andrésy)

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Culture

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Octave Mirbeau à l’honneur à Triel avec la S.O.M.

HOMMAGE

Convivialité, échanges, balade thé- A.G. de la Société [littéraire] Octave Mirbeau à Triel-sur-Seine. De g. à d. : Tristan matique, théâtre, Triel a accueilli Jordan, trésorier de la S.O.M., Joël Mancel, maire de Triel, Samuel Lair, vice-prél’A. G. de la Société Octave Mir- sident et successeur à la présidence et Pierre Michel, président fondateur. (J2R) beau le 5 mai 2018. riat avec les mirbeauphiles triellois, a accueilli française et aussi dans la culture trielloise. Accueillir à l’Espace Senet (salle Guy de Maupassant !) les participants à l’assemblée générale de la Société Octave Mirbeau fut l’occasion de leur faire connaître la ville, accompagnés par de nombreux mirbeauphiles triellois. Mirbeau ayant vécu les dernières années de sa vie à Triel, nos visiteurs d’un jour ont apprécié d’aller sur les traces du grand écrivain français puis, en soirée, d’assister à la représentation (dans le théâtre qui porte son nom) de quatre de ses courtes pièces que les Comédiens de la Tour ont à leur répertoire. Après une année 2017 consacrée au centenaire de la mort du grand écrivain français, la municipalité de Triel-sur-Seine, en partena-

chaleureusement les participants à l’assemblée générale de la Société Octave Mirbeau.

Octave Mirbeau dans

la littérature française

Ce fut l’occasion pour les uns de faire le bilan des activités de l’année 2017, pour les autres de découvrir le vaste écho international de l’association et de l’écrivain dont ils diffusent les œuvres et les idées. Cette journée, vécue dans un climat de convivialité et d’échanges, a permis aux participants de se découvrir mutuellement et de rappeler la place qu’occupe le souvenir du « grand imprécateur » dans la littérature de langue

L’assemblée a donné quitus aux administrateurs pour tous les rapports proposés. www.journal-deux-rives.com

Farces et moralités au Théâtre Octave Mirbeau

Les raisons d’honorer Mirbeau à Triel sont nombreuses, notamment l’existence de sa maison, le théâtre qui porte son nom et l’activité des Comédiens de la Tour qui ont à leur répertoire plusieurs pièces avec actuellement Les Farces et Moralités et maintenant la présence d’un tableau original « résident », cadeau du peintre espagnol Pépé Madrid, représentant une séquence (fétichiste !) bien connue du Journal d’une femme de chambre.

Passage du témoin L’accueil matinal sur la Péniche de Triel par l’équipe du J2R a permis un premier contact aquatique. Ensuite, salle Guy de Maupassant, les participants ont pu décou-

Une visite de Triel dans le quartier où se trouve l’ancienne demeure de l’écrivain.


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Culture

HOMMAGE : OCTAVE MIRBEAU À L’HONNEUR À TRIEL AVEC LA S.O.M. avec talent aux mirbelliens et au public triellois pour finir cette soirée dans l’ambiance créee par les sujets mêmes des pièces présentées. Durant deux heures ce fut en effet, par la voix des acteurs motivés que les textes virulents d’Octave Mirbeau emplirent la salle. Ainsi, par les textes, l’actualité a été un moment rattrapée un siècle après que l’auteur les ait écrits sans détour (comme à son habitude) : l’amour, une duperie (Les Amants), le mariage, un marécage (Vieux ménages), le perUne journée bien remplie par sonnel politique, loin des misères l’héritage mirbellien sociales et seulement soucieux des apparences (L’Épidémie), les Inauguration du tableau de Pepé Madrid. (Gérard Foucher) L’initiative et la réalisation biens et la réussite sociale deved’une randonnée thématique à nues douteuses ou même tromtravers Triel par l’association Triel Mémoire mêmes (Goha le simple). peries dans une société qui repose souvent et Histoire a conduit une quarantaine de Après une intéressante visite de l’église, sur le vol (Scrupules). marcheurs sur les traces d’un XIXe siècle pas c’est à Cheverchemont que nos randonSi Mirbeau vécut le crépuscule de sa vie à complètement évanoui localement : Guy de neurs urbains purent voir Les Framboisiers Triel, il ne faut pas oublier que l’on doit au Maupassant (villa Stieldorff), emplacement où Emile Zola logeait sa seconde famille fondateur du théâtre et de la troupe des Code la maison disparue de Caroline Otéro (Jeanne Rozerot et leurs enfants) puis la médiens de la Tour, le Triellois Philippe Pré(chemin de halage rive gauche) puis rue maison qu’Octave Mirbeau fit construire en vost, fervent mirbellien disparu récemment, Paul Doumer : Les Figuiers où habita Albert 1909 que personne n’habite plus. le mérite de nous avoir transmis la nécessité Adès et Les Iris qu’occupa Albert Jopinovici, Farces et Moralités, c’est le spectacle vivant, de pérenniser la présence d’Octave Mirbeau tous deux amis de l’écrivain et écrivains eux- cadeau que les Comédiens de la Tour offrirent à Triel-sur-Seine. r vrir, en écoutant le rapport d’activités, l’ampleur des hommages rendus pendant toute l’année, y compris internationalement à Octave Mirbeau, à ses thèmes ainsi qu’à la traduction de ses ouvrages. Ce fut aussi l’occasion d’une passation de responsabilités du président actuel Pierre Michel à son successeur Samuel Lair qui ne manqua pas de lire un texte consacré à l’œuvre de son prédécesseur et ami, fondateur de la Société et diffuseur acharné et permanent de la « vraie » pensée mirbellienne.

Festival Jazzenville : le quartet de Laurent Maur a été explosif à Maurecourt

MUSIQUES

Le 5 avril à la salle Gérard-Blondeau de Maurecourt, Laurent Maur et son quartet ont donné un concert vif, harmonieux, voire exceptionnel dans le cadre du festival Jazzenville 2018.

Le Jazz au Confluent est une institution qui vit bien sa vie. Des concerts et plusieurs autres manifestations ont été organisés dans le fief de l’association Jazz au Confluent, du 10 mars au 7 avril 2018. Cette année, Maurecourt a offert un arrêt dans l’itinéraire musical de ce moment jazzy pour tous. Devant un public d’inconditionnels du jazz, Laurent Maur et son quartet ont laissé courir leurs sensibilités dans une atmosphère chaude. L’harmonica, joué avec brio par Laurent Maur, a donné le la. C’était un moment rare de l’écouter dans une forme impériale. Sa technique était expressive et puissante. Il était capable de tout faire ressentir : les peines et les joies du noir américain dans les plaines du Mississippi. Alliant une technique instrumentale à un son suave et brillant, chaque membre de ce quartet a fait (re)découvrir ses instruments à travers un répertoire mélant compostions, arrangements et reprises. Marino, la dernière danse, par exemple, a été un

moment époustouflant pour les fans de cette musique endiablée. Chaque note a fait vibrer, ressentir et accentuer le mood, le sentiment qui envahit tout musicien cherchant les racines de la musique noire américaine. Faut-il être un américain noir pour jouer comme Laurent Maur et les membres de son quartet ? Pas facile à répondre, mais de ce qui est ressorti de ce concert est l’essence de la musique de Mario Canonge, piano, Felipe Cabrera, contrebasse, Laujazz. A chaque inter- rent Maur, harmonica, et Pierre-Alain Tocanier, batterie (hors prétation, les quatre musiciens se sont champ) ont illuminé la soirée du public présent. (J2R) donnés avec force et dans un état de sublimation totale. l’importance de continuer l’épopée Jazzenville car son association s’est donné la vocaUn festival à faire vivre tion de promouvoir le jazz sous toutes ses formes. L’édition 2018 a brillé par la diversité Pour conclure, Jean Gaultier, le président des sons : sax, piano, guitare, contrebasse, batde l’association Jazz au Confluent a rappelé terie, et aussi, moins habituel, l’harmonica.r www.journal-deux-rives.com

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Culture

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LA MÉMOIRE DE GPS&O L’oiseau bleu de Médan

et l’infirmière-aviatrice

Un petit vitrail représentant L’oiseau bleu, œuvre la plus connue de l’écrivain symboliste Maurice Maeterlinck, est revenu dans son château de Médan, qu’il avait quitté pendant la Seconde Guerre mondiale. Il nous fait connaître Germaine L’Herbier Montagnon, une femme héroïque, qui avait alors une résidence dans ce village. Tout un symbole !

Notre enquête a commencé lorsque nous avons appris qu’une ancienne habitante de Médan avait eu le projet d’écrire un livre sur l’histoire de ce village et de Villennes. Elle l’aurait fait à partir de notes en sa possession, rédigées par le premier historien de notre www.journal-deux-rives.com

Le château de Médan est la toile de fond de l’histoire de L’oiseau bleu de Médan et de l’infirmière-aviatrice. (DR)

territoire, Edmond Bories ; également professeur de peinture et artiste peintre, il avait publié des ouvrages historiques sur Poissy, sur Orgeval et sur le canton de Meulan mais il n’avait pas eu le temps de le faire pour Villennes, la dernière commune où il a résidé, et Médan. Pendant la dernière partie de sa vie, Germaine L’Herbier Montagnon a travaillé sur l’histoire de sa ville natale, Tournon-surRhône en Ardèche, où elle était retournée. Qui était cette femme dont l’existence avait été peu ordinaire ?

Le retour de L’oiseau bleu Bien longtemps après les seigneurs de Médan, dont Jean Brinon qui accueillait Pierre de Ronsard et les autres poètes de la Pléiade,

l’écrivain belge Maurice Maeterlinck fit de leur ancien château sa résidence, en 1924. Il y poursuivit ses travaux d’entomologie, écrivant plusieurs ouvrages sur la vie des fourmis, sur celle des termites et sur l’araignée de verre. C’est, toutefois, un volatile qui avait fait sa célébrité : il avait reçu, en 1911, le prix Nobel de littérature pour sa pièce de théâtre L’oiseau bleu, représentée pour la première fois, trois ans plus tôt, à Moscou. Féerie en six actes, elle fut adaptée plusieurs fois au cinéma dès 1910. Ayant, à la fois, le caractère naïf des contes pour les enfants et la profondeur des contes philosophiques, cette pièce de théâtre fait réfléchir sur la recherche du bonheur. Afin de la faire jouer dans son château de Médan, l’auteur fit aménager un salon-théâtre dans


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Culture

LA MÉMOIRE DE GPS&O : L’OISEAU BLEU DE MÉDAN ET L’INFIRMIÈRE-AVIATRICE le logis. Les Médanais et leurs voisins se rappellent la belle et émouvante représentation de L’oiseau bleu, qui fut donnée, en mai 2007, par des artistes de théâtre amateurs locaux, au pied du mur de l’ancienne terrasse du château. Ce château avait été, parfaitement restauré par Jean-Pierre et Marion Aubin de Malicorne, après son achat, en ruine, en 1977. Vous pouvez acquérir l’ouvrage Château de Médan, lorsque vous visitez cet ancien relais de chasse du XVIe siècle(1). Le propriétaire y a relaté, à la fin de son texte, le retour d’un petit vitrail que l’écrivain avait placé dans sa chambre et que son épouse avait donné après la Seconde Guerre mondiale : « Une ancienne amie de la comtesse Maeterlinck avait possédé avant la guerre une maison de campagne à Médan. Au moment de l’occupation allemande elle avait pu mettre à l’abri quelques meubles du château et des objets personnels. Elle avait notamment décroché un petit vitrail qui se trouvait au mur de la chambre de l’écrivain. A titre de souvenir Mme Maeterlinck lui en fit cadeau.

des occupants. Le petit vitrail représentant L’oiseau bleu fut, également, mis à l’abri. De retour dans le château, après la guerre, Renée Maeterlinck offrit le vitrail à son amie pour la remercier. Qui était cette femme ?

Germaine L’Herbier Montagnon, missionnaire pour la recherche des aviateurs disparus

(1895-1986)

Notre enquête a pu continuer, grâce à Jean Claude Quideau(2), un capitaine de frégate du pays bigouden. Il s’est intéressé à cette infirCette ancienne médanaise passionnée d’Histoire mière, pilote d’avion, et elle-même écrivain avait pris contact avec nous dès à propos de l’écrasequ’elle eut connaissance de la restauration du château. ment du bombardier A plusieurs reprises nous sommes allés lui rendre vi- LeO N°95 451, dont le site puisque son grand âge ne lui permettait plus de se sergent-chef Corentin déplacer et elle nous contait les souvenirs qu’elle avait Quideau était le radio. gardés des Maeterlinck. Infirmière pilote secouriste de l’air (IPSA, la Le petit vitrail était posé sur sa cheminée et repré- section aviation de la sentait le célèbre “Oiseau bleu”. Un jour elle nous Croix-Rouge française), confia son souhait qu’après sa mort il revint à Médan. Germaine L’HerbierHélas, pour elle, quelques mois plus tard son vœu était Montagnon avait été réalisé. Je pris donc le soin d’exposer ce vitrail comme accréditée, en 1939, par Remise de la médaille de la Légion d’honneur par le Maréil l’était autrefois, mais dans le mur du hall d’entrée la Croix-Rouge et le Se- chal Juin, en 1946. (J2R) afin qu’il accueille les visiteurs. crétariat d’État à l’aviation, pour retrouver et A nouveau, et pour longtemps, l’oiseau bleu du identifier les aviateurs disparus en opérations les difficultés rencontrées. Après avoir parcouru plus bonheur venait de se poser à Médan... » aériennes pendant la guerre. Ses recherches, de 100 000 kilomètres en France, en Belgique et en donnèrent lieu à la publication de son livre Hollande, a réussi à retrouver et à identifier près de Le couple Maeterlinck ayant quitté la France Disparus dans le ciel(3) en 1942 et à d’autres ou- 500 aviateurs français et 1300 aviateurs alliés. Acpour les Etats-Unis, au début de la Seconde vrages après la guerre. créditée dès la Libération pour continuer la recherche Guerre mondiale, le château fut occupé par Un blog aéronautique(4) précise la biogra- des aviateurs sur les territoires ennemis ou occupés, les Allemands. En effet, lors de la débâcle phie de Germaine Montagnon, devenue Mme a retrouvé trace de 380 aviateurs français et de 940 de 1940, une amie de la comtesse Maeter- L’Herbier Montagnon puis, après un second aviateurs alliés. Magnifique exemple de courage, de linck, possédant un pied-à-terre à proximité mariage, Mme Peyron-Montagnon. La cita- volonté et de dévouement. » du château, alors abandonné, fit transporter, tion pour sa nomination au grade de chevalier Le roi d’Angleterre Georges VI l’avait déjà par camion, divers meubles pour les sauver dans l’ordre national de la Légion d’honneur, élevée, en septembre 1945, au rang d’Offien juillet 1946, résume cier de l’Ordre de l’Empire britannique. Sa ses actions. Mission ne s’acheva qu’en 1948, à l’issue de sa 814e enquête. Sa tombe, à Tournon, porte « L’Herbier (Germaine), l’une des cocardes tricolores qu’elle avait fait infirmière pilote secouriste réaliser pour les placer sur les sépultures des de l’air : directrice du service aviateurs morts pour la France. r des infirmières pilotes secouristes de l’air, s’est d’abord consacrée aux prisonniers. Notes et références Dès août 1940, a créé la Visites du château de Médan : mission de recherche des 1. http://www.chateau-de-medan.fr/ morts et disparus de l’armée de l’air. A la tête de cette 2. Site Internet de Jean Claude Quideau : mission, a déployé pendant https://lesconilquideau.wordpress. cinq ans une incessante acti- com/leo-95-ne-repond-plus/ vité bénévole au profit de 3. Disparus dans le ciel, 1942, Editions Fasquelle l’aviation. Avec une ardeur 4. Blog aéronautique de Vincent Lemaire : Des fouilles permirent de retrouver et identifier les aviateurs inlassable, malgré les risques http://www.memoiredailes.fr/memoire_dailes/Blog/ courus, a surmonté une à une Entrees/2010/2/19_Missionnaire_de_lAir.html disparus en opérations aériennes pendant la guerre. (DR) www.journal-deux-rives.com

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Rugby Triel-Les Mureaux, champions Île-de-France réserve promotion d’honneur 2018 Le dimanche 29 avril, à Rueil-Malmaison, les rugbymen se sont offert une belle victoire contre le Red Star dans un match sans concession. Score : 20-10. Les champions devront jouer, le 13 mai, le 16e de finale du championnat de France contre Fleury-lesAubrais. (Photo Sophie Haussy-Deysson)

Vide-dressing

(gente féminine) à la Péniche de Triel

Le dimanche 3 juin 2018, un vide-dressing aura lieu à la Péniche de Triel-sur-Seine. Prix du stand (2 métrès linéaires) : 25 euros pour la journée. Pour s’inscrire : Boutique des 2 Rives au 57 rue des Créneaux - Triel-sur-Seine - ou par courrier en s’adressant à l’association Arche Espérance : 4 Allée des Tourterelles - Triel-sur-Seine 78510. Places limitées. Renseignements au 0679 695 150


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n° 138 Hommage à Philippe Prévost, vive la culture ! by Journal des 2 Rives (Yvelines) - Issuu