3,50€
JANVIER 2020 Yvelines
Salon des auteurs. Des auteurs en dédicaces littéraires à Triel-sur-Seine à la bibliothèque municipale. Samedi 1er février à l’EsP. 30-31 pace Senet.
Conflans-Sainte-Honorine
JOURNAL INDÉPENDANT
NUMÉRO 145
Grand défi urbain, (Re)construire la ville sur ses friches ?
Prolongation de l’A104. Ce serpent de mer sort à chaque élection. Il prouve que l’association CO.PR.A 184 veille à que cette triple aberration ne devienne P. 10 pas une réalité.
Andrésy
La Route des Quarante Sous reste un des défis territoriaux du XXIe siècle Équipements publics : Andrésy a obtenu un million d’euros de la Région Île-de-France pour améliorer ses équipements sportifs et éducatifs. Une aubaine dans cette période d’austérité. P. 13
Verneuil-sur-Seine
Déviation de la RD 154 : Malgré la pluie, plus de 200 personnes ont persisté à s’opposer à cet ouvrage routier. C’est un des enjeux majeurs P. 19-20 des élections à Verneuil.
À Orgeval, comme ailleurs, la friche n’est peut-être pas un lieu, mais un temps. Un temps suspendu du territoire de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise où les pouvoirs en place hésitent à redonner vie à l’un de ses espaces délaissés. Plus le temps passe, plus lourde sera la prise de décision afin de faire converger les différentes logiques en jeu : foncière, financière, politique, urbaine et surtout de cadre de vie. Ce sera aux prochains élus de l’exécutif de 73 communes de prendre conscience que le temps passe inexorablement et que des lieux vacants, comme celui-ci, représentent l’avenir du territoire.
Urbanisme et environnement
Les réactions sur les résultats de l’enquête publique sur le projet de PLUi : le commissaire-enquêteur a publié le rapport sur le PLUi de GPS&O. De son côté, GPS&O a adopté le PLUi le 16 janvier 2020. P.5-9
P. F.
Delauzanne
POMPES FUNEBRES DELAUZANNE 6 rue du Fort - 78250 Meulan Tel : 01.30.99.14.60 - Transfert Email : pf-delauzanne@orange.fr
Organisation complète des obsèques - Formalités administratives Transports de corps - Inhumations - Crémations - Marbrerie
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Éditorial
Chanteloup, stop ou encore ?
A
près les émeutes criminelles de novembre à Chanteloup-les-Vignes, force est de constater que les politiques de la ville, actuelles et passées, sont, au delà des apparences, un échec. Cet échec est simplement dû à la quasi-absence d’une politique de reconquête républicaine de ces quartiers. Entendons-nous bien, la très grande majorité de nos concitoyens chantelouvais sont autant atterrés que n’importe qui par ces dégradations à répétition. Le mal est plus profond et ce n’est pas seulement la rénovation urbaine, sorte de politique à la Potemkine, qui pourra sortir ces quartiers d’une délinquance enkystée. Il y a dix huit ans paraissait le livre Les territoires perdus de la République. Le repli de certains de nos concitoyens et la sécession d’une partie d’entre eux se constataient déjà. Depuis, les commentaires et les analyses, plus ou moins pertinentes, se sont succédé mais rien n’y a fait. Les responsables actuels continuent les mêmes politiques. Nicolas Sarkozy avait fait l’erreur de supprimer la police de proximité. Au delà des multiples effets de manche de cet avocat de formation, la droite et la gauche ont prouvé, leur incapacité, résultant de
Voici le résultat de l’incendie du 2 novembre 2019, qui a détruit un équipement culturel de qualité, l’Arche. (Photo Cardoso)
complaisance et d’arrangements inavoués avec les nouveaux damnés de la terre ! La réalité est plus triviale : une zone de non-droit, ou plutôt d’un autre droit, s’est créée ! La faute est à rechercher un peu partout. Beaucoup de comportements naguère asociaux, notamment les incendies volontaires, sont tenus pour presque normaux ; le trafic de drogue s’est installé, ses bénéficiaires voulant que la cité de la Noé ne change pas. Pourtant, l’État continuera à verser beaucoup d’argent public et reconstruira l’Arche ! Toutefois, un point de vue totalement différent peut être développé. Ces événements signifient, peut-être, que ce banditisme se sent cette fois-ci réellement menacé dans son activité, les démolitions et nouvelles constructions, les actions de toutes sortes à l’endroit des populations entreprises depuis des années commençant à porter leurs fruits. Faut-il persister, le point de bascule étant atteint ? r La rédaction www.journal-deux-rives.com
3
4
Sommaire Les 2 Rives - Nord des Yvelines Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta Rédacteur en chef : Augustin Blin Commission paritaire : 0322 I 79525. ISSN : 2263-0880 Editeur : ABC éditeurs R.C.S. Versailles 535 004 063 Siret 535 004 063 00017 APE 7010Z TVA CEE : FR 52 535 004 063 RÉDACTION ET PUBLICITÉ : 50 rue des Créneaux 78510 Triel-sur-Seine Tél.-Fax : 01 3974 3563 06 7969 5150 ou courriel : trielnews@gmail.com Site Internet : www.journal-deux-rives.com www.facebook.com/JournalDeuxRives/ LE JOURNAL DES DEUX RIVES est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. RÉDACTION : Rodrigo Acosta, Augustin Blin, Enzo Defnel, Malick Daho, François Darcq Thierry Dornberger, Damien Delerin, Jean-François FavreMarinet, Marie-Thérèse Etien-Lefort, Joseph Jehl, Michel Kohn, Annie Laporte, Chantal Lorio, Bruno Piva, Jeanine Provost, Hervé Roux et Julie Sutter. Ont participé à ce numéro : Claude Barouh, Mac Guffin. DROIT ET ACCÈS À L’INFORMATION PERSONNELLE N° de déclaration CNIL 712758 D’une façon générale, vous pouvez visiter ce site sans avoir à décliner votre identité et à fournir des informations personnelles vous concernant. Toutefois, à l’occasion de certains services qu’offre ce site, vous pouvez être amené à donner des informations. Ces informations ne feront l’objet d’aucun commerce et ne seront pas conservées plus que nécessaire ? Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, de modification et de suppression des données personnelles que vous avez communiquées. Vous pouvez exercer ce droit en me contactant par le biais du formulaire de contact. Les articles, photos, dessins et infographies publiés - dans la version papier comme sur le site Internet du journal - ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l’autorisation expresse et écrite de la rédaction. Maquettage : ABC Ed. Avis aux associations : avec votre abonnement DUO (30 €) vous pouvez faire paraître vos infos.
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020 éditorial
Chanteloup, stop ou encore ?
3
intercommunalité
PLUi
Les réactions sur les résultats de l’enquête publique sur le projet de PLUi
A104
Prolongation de l'A104 : une triple aberration environnementale, économique et sanitaire
www.journal-deux-rives.com
10-11
Le Numérique Epône Show s’est renouvelé avec sa 4ème édition
12
Andrésy
Andrésy a obtenu un million d’euros pour améliorer ses équipements
13
Andrésy
Municipales à Andrésy : combien de listes issues de la droite ?
14
Carrières
Brune Poirson sur la « mer de déchets » : une opération de com’, sans plus !
15
Chanteloup
Incendie de l’Arche, lieu de culture et d’art circassien à Chanteloup-les-Vignes
16
Conflans
Gaël Callonec a été élu à la tête de la gauche
17
Triel
Baptiste Girardet, fondateur de Sang Froid, un esprit pionnier
18
Triel
A Triel, la boulangerie Lamotte s’est inspirée du patrimoine local
18
Verneuil
Déviation de la RD154 : l’opposition à cet ouvrage persiste
Verneuil
Parc Saint Martin de Verneuil : le rapport de l’ONF ne préconise que d’abattre un seul arbre
actualité locale
sportifs et éducatifs
pour les fêtes
débats
19-20 21
- dossiers - Seine Vexin 22
E-Tonomy reçoit Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat
en charge des personnes handicapées Un 50ème camion de l’association caritative La Gerbe pour l’Ukraine Action Cœur de Ville : le Cnam bientôt aux Mureaux Mobotix, une pépite yvelinoise, remporte le Trophée d’Or dans la cybersécurité
23
E-sport
Quentin Duval remporte le tournoi e-sport du CIC de Mézières
26
Boxe
Pour Elie Konki, un quatrième titre de champion de France
26
Meulan Les Mureaux
24 25
sports
culture
Mémoire
Des nouvelles d’Octave Mirbeau
Peinture
Michel Bertin, un artiste naturellement vauxois
Littérature
Des auteurs en dédicaces littéraires à Triel à la bibliothèque municipale
27-28 29 30-31
www.journal-deux-rives.com ABONNEMENT (6 N° par an) WEB (12 mois) ou DUO (papier + Internet) : 25 et 30 €. Prix unitaire : 3,50 €. Rejoignez-nous sur notre compte Facebook afin de se tenir au courant des avis et remarques de l’ensemble des lecteurs du J2R. Le numéro 145 accuse un retard d’un mois en raison d’un prestataire (PAO) défaillant.
5-9
Inauguration de la Maison de Santé à Triel
La Plaine a besoin d’une piste cyclable sécurisée
Hommage à André Kientz, ancien maire adjoint aux sports
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Intercommunalité
Les réactions sur les résultats de l’enquête publique sur le projet de PLUi Le rapport de l’enquête publique Analyse du projet et appréciation de en gras du paragraphe 3.2., après les considérations sur le déroulement de l’enquête sur le projet de Plan local d’urba- la commission d’enquête nisme intercommunal est un gros Afin de donner une idée du contenu de publique. la troisième partie, nous en reproduisons les document que peu de personnes ont déjà pu lire ou parcourir. Nous titres et les principales phrases imprimées publions les remarques de défen3.2.2.Thème 2 : Patrimoine bâti et paysager seurs de l’environnement et du Le thème « patrimoine bâti et paysage » représente une préoccupation importante, larpatrimoine sur des sujets qui les gement partagée par les dépositaires qu’ils soient simples particuliers, associations ou colconcernent particulièrement. lectifs, professionnels et entreprises, organismes spécialisés ... Au total, plus de 170 dépo-
sitions ont été recueillies sur ce thème (plus d’une centaine sur le registre électronique, une soixantaine sur les registres papier et une dizaine par courrier).
La commission d’enquête sur le projet de Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), présenté par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), a rendu son rapport début décembre. Début décembre, elle y a émis un avis favorable, avec 3 réserves et 27 recommandations. Notamment, des erreurs et des oublis devraient faire l’objet de corrections et de compléments dans les prochains mois.
Présentation du rapport Ce gros document, néanmoins moins volumineux que l’ensemble des documents constituant le projet de PLUi, reflète l’étendue et la complexité de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise, qui regroupe 73 communes. Il peut être consulté sur le site Internet de GPS&O(1) : 1ère partie Organisation de l’enquête : elle détaille le contexte de l’enquête, les objectifs du projet, le cadre juridique, les modalités de l’enquête 2ème partie Déroulement de l’enquête : elle relate les mesures de publicité, les réunions de la commission d’enquête ainsi que ses rencontres avec la communauté urbaine et ses interventions dans les communes (rendez-vous, visites, permanences) 3ème partie Analyse du projet et appréciation de la commission d’enquête : elle revient sur les différents avis émis avant et pendant l’enquête avec un traitement par thématiques 4ème partie Avis et conclusions de la commission d’enquête sur le projet de PLUi de GPS&O : après un rappel du cadre de la procédure, des avis exprimés et une appréciation sur ces avis et sur les sujets thématisés dans la partie 3, elle détaille l’avis et les conclusions motivées formulés par la commission d’enquête.
Toutefois, au regard de l’analyse du dossier du projet de PLUi, ce thème est le plus souvent abordé de manière unitaire et les synthèses des éléments du dossier qui suivent, excédant chacun des sous-thèmes dans une rubrique commune patrimoine/paysage, donneront inévitablement lieu, in fine à des questions communes à l’ensemble du thème. 3.2.2.1. Sous-thème « Patrimoine bâti » Dépositions relatives au recensement des éléments d’intérêt patrimonial en application de l’article L.151-19 du code de l’urbanisme. Certaines dépositions s’interrogent sur la logique et les justifications du recensement lui-même. D’autres appellent une hiérarchie ou une cohérence entre le PLUi et l’AVAP ou la ZPPAU préexistants (et toujours en vigueur). Quelques-unes regrettent que les protections antérieurement mentionnées dans le PLU communal n’aient pas été reprises : De nombreuses observations portent sur des demandes de protection complémentaires : En articulation avec des démarches patrimoniales ou des protections existantes ou au titre de protections nouvelles En adjonction aux fiches EPUR, EB, et ECP développées dans la partie 3 du titre IV « RÈGLEMENT » Inversement un certain nombre d’observations portent sur des demandes de déclassement de la liste du patrimoine recensé, ou simplement de réduction, sinon s’interrogent quant à l’inscription sur cette liste 3.2.2.2. Sous-thème « Patrimoine paysager » Analyse et synthèse des observations écrites et orales relatives à ce sous-thème Le terme « paysage » est aujourd’hui très usité et finalement peu maîtrisé. Il recouvre de fait l’aspiration à une « qualité du cadre de vie » qui peut investir de très multiples aspects au sein d’un document d’urbanisme. Il est proposé d’organiser le traitement de ce sousthème autour des dépositions effectivement faites au cours de l’enquête, de la manière qui suit : 1. le paysage « cadre de vie » ou le « grand paysage », 2. le paysage et ses composantes végétales, 3. le paysage des espaces urbanisés. 1) Le paysage « cadre de vie » ou le « grand paysage », Le paysage de la Seine
www.journal-deux-rives.com
5
6
Intercommunalité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Les perspectives visuelles : ce champ concerne essentiellement les « cônes de vue » et les « belvédères » mentionnés ou non sur le projet de PLUi 2) Le paysage et ses composantes végétales (essentiellement les arbres et leurs autres bienfaits) 3) Le paysage des espaces urbanisés : L’homogénéité et l’harmonie des tissus urbains, qui forment en eux-mêmes paysages, sont aussi évoquées concernant leurs intérêts historique, morphologique, architectural … 3.2.3.Thème 3 : Les OAP (Orientations d’Aménagement et de Programmation) Préambule Les différentes OAP Extrait du rapport de présentation L’objet des OAP : « Les orientations d’aménagement et de programmation comprennent, en cohérence avec le projet d’aménagement et de développement durables, des dispositions portant sur l’aménagement, l’habitat, es transports et les déplacements (Article L151-6 du code de l’urbanisme) La portée des Orientations d’aménagement et de programmation L’articulation des OAP avec le règlement Chaque catégorie d’OAP a fait l’objet d’un sous thème : • Sous thème 1 : OAP thématique « commerce et artisanat » • Sous thème 2 : OAP de secteurs à enjeux métropolitains • Sous thème 3 : OAP de secteurs à échelle communale • Sous thème 4 : OAP thématique portant sur la trame verte et bleue et les belvédères 3.2.4.Thème 4 : Densification, habitat et logements sociaux Ce thème comprend deux sous-thèmes : - La densification, - L’habitat et le logement social 3.2.4.1. Sous-thème relatif à la densification urbaine Ce sous-thème a largement fait réagir la population de GPS&O qui s’oppose principalement à la densification urbaine. Celle-ci se réalise par des opérations immobilières importantes qui altèrent le cadre de vie et dégradent l’environnement des quartiers voisins. Il est souvent relevé l’impact de la densification sur la circulation et le stationnement, lesquels posent de réelles difficultés en zone urbaine. Par ailleurs, plusieurs associations dénoncent l’interventionnisme des promoteurs immobiliers dans les projets de densification urbaine. La densification n’est pas suffisamment autorisée en secteur pavillonnaire. Plusieurs dépositions demandent au contraire la limitation de la densification dans certains contextes… 3.2.4.2. Sous-thème relatif à l’habitat et au logement social Il n’y a pas d’observation portant sur la problématique de l’habitat, si ce n’est pour réagir à la construction de logements sociaux. Ce sous-thème est largement associé à la densification, et la population présente un argumentaire identique à celui de la densification pour manifester son opposition à la réalisation d’ensembles immobiliers comprenant des logements sociaux. Par ailleurs de nombreuses demandes de diminution des taux de LLS imposés aux communes sont formulées. Le manque de concertation avec les riverains est ici largement dénoncé, ceux-ci découvrent les projets à l’occasion de l‘enquête publique. 3.2.5.Thème 5 : Protection des espaces naturels La protection des espaces naturels et agricoles et la lutte contre l’étalement urbain est un des axes fixés par GPS&O dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD). Le territoire de la communauté urbaine, structuré par la Seine comme fil bleu, dispose d’un caractère rural (43 communes sur 73), d’une activité agricole importante et d’un Parc naturel régionale du Vexin français. Les mesures de protection inscrites dans le projet de PLUi et dans son règlement écrit et graphique ont donné lieu à un grand nombre d’observations de la part du public. Les trois sous-thèmes suivants se sont dégagés : ► Les Cœurs d’ilots et lisières de jardins ► Les Espaces Boisés Classés (EBC) ► La consommation des espaces naturels et agricoles
www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020 Qu’en pensent des défenseurs de l’environnement et du patrimoine ? Sur ces deux derniers thèmes, la commission a, particulièrement, bien rendu compte des nombreuses observations déposées pendant l’enquête. Toutefois, la validation globale du projet de PLUi, même avec des réserves, ne permet pas de les prendre en compte. A titre d’exemple, nous résumons les réactions de deux associations de notre territoire.
L’association ADIV Environnement, sur le projet de marina à la Pointe de Verneuil
Parmi les recommandations, nous notons celle qui concerne le projet Bouygues Immobilier de la Pointe de Verneuil (page 41 de la quatrième partie du rapport : avis et conclusion) ; cette recommandation doit être mise en œuvre avant l’approbation du PLUi : S’agissant de l’OAP d’enjeux métropolitains (EM) 10 secteur de la Pointe de Verneuil, la commission d’enquête recommande : - De veiller à la prise en compte des servitudes liées au Plan d’Exposition au bruit (PEB) de l’aérodrome des Mureaux (hauteur des bâtiments et aux nuisances sonores) ; - De veiller au strict respect de la ZNIEFF de type 1 qui couvre 250 ha du secteur de la pointe de Verneuil En ce qui concerne la ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique), on se demande comment Bouygues Immobilier pourrait y construire des immeubles R+5 en veillant au strict respect de cette zone. Rappelons que c’est le PLUi qui rend la zone de la Pointe de Verneuil constructible alors qu’elle était classée en zone naturelle inconstructible dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Verneuil.
Intercommunalité
L’association ACV, la mémoire de Villennes, sur la préservation du patrimoine de son village et le projet de voies vertes sur les deux rives de la Seine
L’établissement d’un Site Patrimonial remarquable (SPR) a fait l’objet d’une demande rappelée dans deux observations :
- Mail 29 du registre dématérialisé (Villennes-sur-Seine) : « Les associations ont également demandé que Villennes (couplé à Médan) forme un SPR (Site Patrimoine Remarquable) : comment se fait-il que cela ne figure pas dans le document ? » - Observation N°1 du registre papier de Villennes-sur-Seine : « Le centre du village doit être référencé comme un SPR (Site Patrimonial Remarquable) et non comme une OAP (Orientation d’aménagement et de programmation).... En effet, le SPR permettra de réellement protéger et de valoriser l’ensemble architectural cohérent du village. De la Ferme de Marolles au Château d’Acqueville en passant par la gare, l’église et les nombreuses maisons anciennes que compte le village, l’ensemble architectural global doit être protégé contre toute destruction ou défiguration et ce afin de maintenir le caractère typique et historique du village. Plusieurs associations villennoises se sont regroupées pour référencer les 146 bâtis remarquables que compte notre commune. » Certaines observations proposent l’alternative d’un « site patrimonial remarquable » ou le renforcement par les dispositions du PLU de certains abords de monuments historique. Quel est le positionnement du maître d’ouvrage par rapport à ces propositions et quelles perspectives sont envisageables à ce sujet ? Réponse du GPS&O : L’élaboration d’un Site Patrimonial Remarquable (SPR) relève d’une procédure spécifique relativement complexe hors champ du PLUI qui doit être approuvé fin 2019 début 2020. L’article L. 631-2 du Code du patrimoine dispose que les sites patrimoniaux remarquables soient classés par décision du ministre chargé de la culture, après avis de la commission nationale du patrimoine et de l’architecture et enquête publique conduite par l’autorité administrative, sur proposition ou après accord de l’autorité compétente en matière de plan local d’urbanisme et, le cas échéant, consultation de la ou des communes concernées. Cette faculté est également ouverte aux communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale lorsque le projet de classement concerne une zone intégralement ou partiellement située sur leur territoire. Ce classement ne peut intervenir qu’après accord de l’EPCI compétent. Certaines associations ou communes souhaitent l’engagement complémentaire au PLUi d’un « site patrimonial remarquable ». Ces demandes concernent essentiellement la commune de Villennes-sur-Seine et de manière moindre la commune de Triel-surSeine. Dans ces dernières communes la protection patrimoniale est assurée par l’identification de nombreux Édifices du Patrimoine Urbain et Rural (EPUR) et d’ensembles cohérents patrimoniaux au titre de la démarche patrimoniale du PLUi. Il s’agit d’un premier socle d’intégration de la dimension patrimoniale au projet de territoire. Aussi, il apparaît cohérent que la démarche de SPR soit étudiée dans le cadre d’une démarche multi-communale globale au territoire, dès lors qu’un retour d’expérience sur la mise en œuvre de la démarche patrimoniale dans le PLUi permettra de justifier la mise en place d’un SPR élargi. S’agissant du renforcement de la protection des abords des monuments historiques dans le PLUi, cette demande ne peut être engagée à ce stade de la procédure du PLUi. Comme pour le SPR, elle nécessite une procédure spécifique hors délais. Cette demande pourra être étudiée dans le cadre d’une prochaine évolution du PLUi. Appréciations de la commission d’enquête : La commission d’enquête note que l’identification patrimoniale effectuée par le PLUi en application de l’article L .151-19 du Code de l’urbanisme ne constitue, pour GPS&O, qu’un « premier socle d’intégration de la dimension patrimoniale au projet de territoire » et que celle-ci devrait permettre de développer, au bénéfice de l’expérience acquise au gré de son application, une démarche multi-communale globale au territoire pouvant justifier à terme la mise en place d’un « Site Patrimonial Remarquable » (SPR) élargi. Elle estime, cependant, qu’une telle démarche multi-communale devrait constituer précisément le propre d’un PLU intercommunal. À ce titre, dès le présent stade du projet, l’identification patrimoniale produite aurait dû présenter un caractère homogène et se fonder sur une approche méthodologique commune à l’ensemble du territoire couvert, ce qui n’apparaît pas être le cas à la commission d’enquête dans le projet proposé. La commission d’enquête prend acte, par ailleurs, que le développement d’un SPR ou l’aménagement des protections autour des monuments historiques pourront s’inscrire dans une procédure distincte de l’approbation du PLUi, tout en soulignant la cohérence qu’il conviendra, en tout état de cause, de ménager entre la démarche d’urbanisme et la démarche patrimoniale.
www.journal-deux-rives.com
7
8
Intercommunalité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020 Laurence Lelarge s’est, également, exprimée sur ce sujet, souhaitant faire rétablir le chemin qui permettait aux Médanais de rejoindre Villennes à pied par le cheminement en bord de Seine. L’association Préservons Pissefontaine, sur les réponses insuffisantes à ses observations
L’élaboration du PLUi n’offrait-elle pas l’opportunité de prendre une telle mesure pour la protection du patrimoine, naturel ou bâti ? Cette opinion est partagée, notamment, par Laurence Lelarge, candidate à la mairie de Médan, dans un entretien avec nos confrères du Courrier des Yvelines, publié le 18 décembre 2019.
Quant au PLUI, elle lui reproche de ne pas prévoir la possibilité de mettre en place des « sites patrimoniaux remarquables (SPR) ». Créés par une loi de 2016, ces SPR concernent « les villes, villages ou quartiers dont la conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur présente, au point de vue historique, architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. » Laurence Lelarge fait savoir qu’elle aurait aimé que ce sujet puisse au moins être « creusé au niveau de la communauté urbaine ». [...] La candidate souhaite proposer que la commune puisse bénéficier en tout ou partie du statut de site patrimonial remarquable. « Il faut également redonner leur beauté naturelle à nos berges de Seine en créant un groupe de travail regroupant élus et habitants et réfléchir ensemble à ce que l’on veut. Le bétonnage en bord de Seine, c’est non ! »
Mail 71 du registre dématérialisé (Villennes-sur-Seine) [Proposition de l’ACV] : « … un élément essentiel du patrimoine naturel de notre village : la rive de la Seine … La seule mention dans le projet de PLUi, se trouve dans le document « Liste des Servitudes d’Utilité Publique (partie 1 des annexes), la page 155, sous le numéro 1122, le code EL3 et l’intitulé La SEINE Servitude de halage et de marchepied, sans autre précision que l’indication de l’acte. Il est essentiel de faire respecter cette servitude afin de rendre l’accès de la rive de la Seine à tous, en conformité avec la législation et la réglementation applicables …Au-delà des obligations légales, c’est la condition nécessaire pour la réalisation d’une voie verte sur chaque rive de la Seine dans toute l’étendue du territoire du GPS&O que l’association médanaise citée et la nôtre ont proposée ... Obs N°11 de M. VALLOIS sur le registre N°1 de Villennes qui demande « En application du Code Général de la propriété des personnes publiques Art. L2131-2 la Servitude de marchepied doit être mentionnée tout le long du cours d’eau. »
Il faut « fouiller » dans les annexes pour trouver un élément de réponse.
La délimitation de la servitude de marchepied est un préalable pour la réalisation de voies vertes tout le long de la Seine, dans toute sa traversée du territoire de GPS&O (la proposition des associations ACV, la mémoire de Villennes et Tourisme et loisirs pour tous, transmise au cours de la phase dite de concertation, n’a fait l’objet d’aucune réponse de la part des élus et des services de GPS&O). Le rapport de l’enquête résume les observations déposées sur ce sujet.
www.journal-deux-rives.com
Mme DUTART[R]E présidente de l’association Tourisme et Loisirs pour tous a écrit : La servitude de marchepied ne figure pas sur le plan graphique consultable alors qu’elle devrait apparaitre. Elle doit être rendue au public. Réponse : Le PLUi liste les servitudes d’utilité publique ils seront identifiés sur le Géoportail à compter du 1er janvier 2020 comme le prévoit le Code de l’urbanisme. La cartographie de ces servitudes relève de la responsabilité de l’Etat.
Sur son site Internet, l’association de défense du cadre de vie du quartier Pissefontaine à Triel-sur-Seine émet un certain nombre de remarques, suite au rapport de la commission d’enquête. D’abord, ce rapport «évacue les 1080 avis qui ont été remontés par des particuliers, pour ne considérer que des réponses globales (voir à partir de la page 29, paragraphe 4.5.4.).» Pour Préservons Pissefontaine, chacune de ses observations a fait l’objet d’une réponse ; GPS&O a tenu à répondre, de façon parfois détaillée. Ces réponses se trouvent dans les documents annexes ! Ainsi, l’association analyse une prescription d’alignement des rues de Pissefontaine :
Cette observation n° 137 sur la TSS159 (avec la menace de préemption d’une grande partie des terrains bordant la rue pour élargir la voie publique) avec pour réponse « Concernant l’ER TSS159, il reprend une prescription d’alignement actuellement au PLU de la commune, qui permettra la mise en place d’un trottoir pour les piétons. Dans la version approbation du PLUi, cet emplacement réservé fera l’objet d’une modification. ». Qu’en déduire ? Le PLUi prendra-t-il en compte cette observation ou non ? L’ambiguïté provient de la justification, car en défendant le PLU actuel de la commune, on se demande si cet article sera modifié pour revenir aux normes du PLU actuel ou bien sera modifié pour prendre en compte les observations de l’association. Nous avons alors fait une vérification sur le règlement du PLU actuel qu’on trouve sur le site de la ville et dans une annexe, se trouve effectivement la référence à la servitude n°24 : elle est bien la même largeur de 8 m sur le document du PLU que sur le document du PLUi soumis à l’enquête publique. Il n’avait donc pas été procédé à un changement de cette servitude qui date de 2013, lors de l’établissement du PLU originel de Triel ! Ce raisonnement ne change rien au fait que nos observations restent fondées et qu’on se demande si elles seront réellement prises en compte dans la version finale du PLUi.
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Intercommunalité
Après quatre ans d’un processus d’élaboration de PLUi, Suzanne Jaunet, vice-présidente de GPS&O a fait adopter le 16 janvier 2020 le PLUi de 73 communes. (J2R)
Ce rapport révèle, dans son ensemble, que la démarche des rédacteurs du PLUi reste lacunaire et que celui-ci n’a pas atteint l’objectif de rendre ce vaste territoire en phase avec les enjeux de la transition énergétique des années à venir. Ce PLUi continue à obéir à des logiques d’un vieux monde où l’accent est mis sur l’économique au détriment de l’environnement.
Nous avons consulté le site Geoportail de l’IGN, dès le premier jour de la nouvelle année et quelques jours après. Nous n’avons pas trouvé de mise à jour concernant la servitude de marchepied à Médan et à Villennes. GPS&O renvoie la balle à l’Etat mais n’intervient pas pour se donner les moyens d’atteindre, au moyen du PLUi, des objectifs qui sont clairement expri-
més dans ses différents documents, notamment en ce qui concerne la mise en valeur de la Seine, le principal axe de notre intercommunalité, et les circulations douces ! r Plutarque
1. https://gpseo.fr/vivre-et-habiter/plu-et-permis-de-construire/plan-local-durbanisme-intercommunal-plui/elaboration
Farida Matrat
Agent Général Aréas assurances
208 rue du Général de Gaulle 7 8 7 4 0 Va u x - s u r - S e i n e
Tél. : 01 34 74 96 51 f.matrat@areas-agence.fr - N° Orias : 07018947
Particuliers - Entreprises Indépendants Automobile - Habitation - Santé Prévoyance - Epargne - Retraite - Immobilier www.journal-deux-rives.com
9
10
Intercommunalité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Prolongation de l’A104 : une triple aberration environnementale, économique et sanitaire Le 15 novembre à Conflans-SainteHonorine, l’assemblée générale du Collectif pour la Protection des Riverains de l’Autoroute A184 (devenue A104) a été conclue par Laurent Lantoine avec un message offensif contre ceux, notamment le maire de Poissy, qui tentent de relancer le dossier de l’autoroute A104. Nous publions l’intégralité de sa tribune qui résonne dans les communes du nord des Yvelines. Un prochain article évoquera ce dossier(1) eu regard des résultats des élections de mars 2020. « Chères Coprasiennes, Chers Coprasiens, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames, Messieurs, Chers Amis, bonsoir.
Le 15 novembre, le CO.P.R.A. 184 a été très sévère à l’encontre de Karl Olive qui relance le dossier de l’autoroute A 104 au nord des Yvelines. (J2R)
Depuis 28 ans que nous nous opposons à ce projet fou de prolongement d’autoroute en plein tissu urbain, on peut dire qu’il s’est passé bien des choses.
Plus récemment encore, pour faire face à de nouveaux problèmes liés à l’accélération des échanges internationaux, l’avion de ligne a fait son apparition avec son fantastique rayon d’action mais ses énormes consommations d’énergie et émissions de gaz à effet de serre qui l’accompagnent.
Beaucoup de joies mais aussi des peines. Collectives, individuelles, professionnelles comme personnelles. Il y a eu de joyeuses naissances mais aussi de bien tristes décès.
Aujourd’hui nous nous déplaçons dans l’espace et qui sait, un jour peut-être, nos descendants seront en mesure de rallier des planètes situées à des distances aujourd’hui difficilement imaginables.
Tout un chacun a dû faire face durant toutes ces années à de nombreux problèmes. Petits ou grands mais qu’il a bien fallu résoudre.
Mais quel rapport avec ce projet de prolongement de l’A104 me direz-vous ?
L’homo sapiens a acquis, à travers les âges, cette faculté de mobiliser son esprit sur chaque problème rencontré et de mettre sa puissante intelligence au service de sa résolution. Il a d’abord imaginé des méthodes de camouflage et de fuites pour survivre face à ses prédateurs ancestraux, puis petit à petit il a développé des techniques lui facilitant la tâche ardue de trouver quotidiennement de la nourriture.
Et bien si vous m’avez écouté attentivement, vous aurez certainement remarqué que le mot « Problème » est très souvent associé aux deux suivants : « Faire Face ». Faire face à un problème. C’est bien ce qu’ont fait nos ancêtres depuis la nuit des temps. S’ils n’avaient pas fait face à leurs problèmes, notre espèce n’aurait sans doute pas survécu jusqu’à ce jour et nous ne serions pas réunis ce soir.
Au fil des siècles nos aïeuls ont inventé la roue pour transporter de lourdes charges sur des distances de plus en plus longues, puis des outils toujours plus sophistiqués dont le but systématique fut de résoudre les problèmes qui se mettaient sur leurs routes.
En effet, on ne résout pas un problème en le déplaçant ou en l’éludant mais en y faisant face, en focalisant son énergie sur la recherche d’une solution, si possible pérenne.
Parlons-en des routes. L’homme en a construit des centaines de millions de kilomètres tout autour du globe ! Ces routes ont joué dans l’histoire de l’humanité un rôle majeur dans le cadre de son développement territorial, commercial et culturel. Puis, pour se déplacer au travers d’espaces de plus en plus grands, l’homme a inventé le chemin de fer et la machine à vapeur. Un très grand nombre de nations ont, grâce à ces nouvelles voies, décuplé leurs interactions, mais aussi leurs consommations énergétiques et leur production de déchets.
A l’opposé de cette posture, on rencontre fréquemment deux attitudes contre-productives :
www.journal-deux-rives.com
La première consiste a croire que l’on peut résoudre un problème en détournant le regard ou en le rejetant sur son voisin. C’est une erreur grave ! La seconde est celle qui vise à FAIRE croire aux autres que l’on peut résoudre un problème en détournant le regard ou en le rejetant sur son voisin. Nous ne sommes plus ici dans l’erreur
mais dans la manipulation et c’est bien pire encore ! Le COPRA a parfois dû lutter pour ne pas succomber à la facilité de la première attitude, et grâce à la sincérité de son combat et des membres qui le composent, il n’a jamais cédé. Quant à la seconde attitude, jamais le COPRA n’aurait pu y songer un instant, c’est hors de notre ADN. Le COPRA ne manipule personne, et lutte en toute sincérité en utilisant des arguments factuels et opposables. Ce qui visiblement n’est pas le cas de tous les protagonistes de ce dossier. Mais avant de revenir en détail sur ce point, posons-nous la question suivante : Quel est donc le problème qui nous réunit tous ce soir ? - Le prolongement de la Francilienne ? NON ! - Le choix, il y a 13 ans maintenant, par l’ancien ministre des transports Dominique Perben, du tracé dit « vert » ? NON ! - Le non-respect de la continuité de l’Etat, suite à l’annulation du prolongement de la francilienne par trois premiers ministres, NON ! Ce qui nous réunit ce soir [le 16 novembre] c’est le problème bien plus global de nos déplacements quotidiens dans nos villes du Val-d’Oise et des Yvelines et plus généralement le déplacement des personnes et des marchandises à travers toute l’Île-de-France. Notre dossier de prolongement de la Francilienne n’est que la conséquence localisée d’un manque de vision à long terme d’une partie significative de nos élites politiques comme économiques, combiné à un acharnement qui vise à concentrer jusqu’à l’asphyxie un nombre toujours croissant d’habitants dans ces 8 départements qui couvrent seulement 2 % du territoire national métropolitain mais qui contiennent près de 20 % de sa population !
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020 Il y a plus d’habitants en Île-de-France qu’en Belgique ! Et certains pensent ou espèrent nous faire croire, que pour notre bien-être, il faudrait encore augmenter cette densité de population. Et pour permettre à tous ces gens d’aller travailler et à toutes les marchandises d’entrer et sortir de la zone, il faudrait donc continuer à construire des autoroutes. Mais ceux qui souhaitent tant voir se multiplier les kilomètres de 4 voies n’envisagent, pas un instant, que ces aspirateurs à véhicules soient construits sur leurs communes. Bien évidemment, il est si facile de réclamer une soi-disant solution à partir du moment où celle-ci, ou plutôt les désagréments de celle-ci, seraient subis par les autres. Déplacer le problème avions-nous dit ? Alors qu’il faudrait faire face et trouver collectivement des solutions pérennes, modernes et efficaces pour limiter la congestion qu’entrainent les déplacements pendulaires du matin et du soir notamment. Et réfléchir concrètement à limiter les transports de marchandises par camion qui sont un fléau pour un très grand nombre de communes de la région. Certains préfèrent répondre à ces vrais problèmes par une fausse solution autoroutière. Mais pourquoi ne pas vouloir de ces monstres de bitume dans sa commune si c’est LA réponse au problème de déplacement des citadins et consommateurs que nous sommes ? Bruit, pollution chimique et visuelle, artificialisation des sols, accidentologie, impact sur la qualité de vie et le patrimoine, la liste des inconvénients majeurs associés à ces autoroutes urbaines est bien trop longue. Le COPRA depuis 28 ans les dénonce en s’appuyant sur des faits, des chiffres, des témoignages de scientifiques de plus en plus nombreux qui énoncent des faits que maintenant personne ne peut ignorer. Vivre à proximité d’une infrastructure routière d’envergure ou autoroutière tue ! Les constats sont là. Le temps n’est plus à la réflexion ou à l’analyse mais bien à l’action. Il est enfin temps de faire réellement face au problème ! Il faut effectivement repenser en profondeur notre manière de voir nos déplacements. Arrêtons de croire qu’en ajoutant des axes routiers et autoroutiers dans nos villes, nous résoudrons ces problèmes de congestions. Bien au contraire, plus l’offre de transport routier augmentera et plus le nombre de véhicules s’y engouffrant sera grand. On le sait depuis des années ! Pour répondre efficacement aux problèmes de congestion, deux types au moins de solutions existent. Des solutions de type « aménagement du territoire » tout d’abord et qui font actuellement cruellement défaut. Il faut vraiment se poser la question de la pertinence d’une hyperconcentration urbaine dans notre région. Aujourd’hui 12,2 millions d’habitants en Île-de-France, demain combien ? 15, 20 millions ?
Intercommunalité
Voulons-nous vraiment que notre région capitale ressemble demain à cette mégalopole indienne, New-Delhi où chaque jour 10 millions de véhicules circulent en dégageant leurs flots de CO2, d’oxyde d’azote et de particules fines de toutes tailles qui asphyxient ses habitants, allant même jusqu’à la paradoxale paralysie de son activité économique, comme encore tout récemment le 3 novembre dernier ? Le réflexe presque pavlovien est toujours le même : on construit des routes et on y met de plus en plus de voitures jusqu’à ce que cette concentration devienne contreproductive. Ecoutez bien. Une étude que l’on peut retrouver sur le site de la région a estimé que le nombre d’heures perdues par an dans les bouchons en Îlede-France s’élevait en 2016 à 90 h en moyenne, soit plus de deux semaines d’heures de travail gaspillées pour chaque Francilien qui se rend à son travail en voiture ! L’Île-de-France compte 6,31 millions d’emplois. 50 % de ces actifs environ se rendent à leur travail en prenant une voiture, par conséquent le temps perdu pour l’économie francilienne s’élève à près de 284 millions d’heures et ceci chaque année ! Le coût associé à ce temps perdu sur nos routes atteint donc, tous les ans, la somme astronomique de 5,3 milliards d’euros. Autant dire que si nous mobilisions nos forces pour réduire efficacement ces embouteillages, en limitant la concentration des habitants dans notre zone et en augmentant de manière significative l’offre de transport en commun, nous pourrions économiser des sommes colossales ! LE COPRA n’a donc même pas besoin d’invoquer des considérations environnementales ou sanitaires pour dénoncer l’absurdité qui consiste à rejeter toujours plus de monde sur les routes puisque des arguments purement économiques nous donnent raison. Il existe aussi des solutions techniques qui ont toutes pour point commun de passer par du report modal : plus de transports en commun ferrés, plus de transports en commun en site propre, plus de vélo, bref plus de transports alternatifs à la route. Certaines de ces solutions réclament peut-être une vision et des investissements à plus long terme car elles s’appuient souvent sur des travaux d’infrastructure plus coûteuses qu’une autoroute. Mais parfois c’est le contraire, les infrastructures routières sont plus coûteuses ! Le coût du projet de prolongement de l’A104 avec plus de 3 milliards 500 millions d’euros estimés, il y a déjà 13 ans, pour 22 km seulement revient plus cher au kilomètre que les pires estimations faites pour les 200 km du métro automatique Grand Paris Express estimés eux à 27 milliards d’euros. Méfions-nous donc de certains discours trompeurs, il est parfois plus cher et moins efficace pour les populations de construire des routes plutôt que des voies ferrées ! Pourquoi donc s’obstiner dans l’erreur ? Depuis plusieurs années maintenant, tous les signaux montrent que notre position est la bonne. Le COPRA a été et restera force de proposition, toujours présent pour s’associer à celles et ceux qui souhaitent
concrètement améliorer la situation dans l’intérêt général. Nous continuerons néanmoins à nous opposer à tout tracé autoroutier en zone urbanisée quel que soit le nom qu’on lui donnerait, « A 104 » officiellement ou « A104 bis » officieusement, qui passerait par des tronçons de routes construits en catimini sans exprimer le but final de leur assemblage comme ceci est en train de se mettre en place dans les Yvelines, notamment avec le futur pont d’Achères. La solution passera indubitablement par une offre de transport en commun à la hauteur de la concentration de population qui ne cesse d’augmenter et sans doute aussi par une révision des principes actuels d’aménagement de notre territoire. A ce titre, notons que notre zone reste la grande perdante des projets d’infrastructures programmés dans le cadre du Grand Paris. Il faut y remédier ! Le COPRA propose donc à tous les acteurs politiques comme économiques, de remettre à plat ce dossier mal ficelé et d’entamer une vraie réflexion autour de ce gigantesque problème de déplacement en choisissant d’y faire face et non pas en tentant, une fois encore, de le déplacer chez le voisin. Permettez-moi, en guise de conclusion pour ce discours, de reprendre les mots du secrétaire d’Etat aux transports qui, dans un courrier récent, nous expose sa manière de voir et de faire face au problème. Une vision dans l’alignement de celle du COPRA qui montre bien que les mentalités évoluent et que certains ont bien compris que la réponse au problème n’était plus dans le tout routier. Je cite Jean Baptiste Djebbari : « Je souhaite donc d’abord privilégier l’optimisation du réseau existant et le report des usagers vers les transports collectifs afin de répondre aux enjeux liés à l’amélioration de la desserte du nord-ouest de l’Île-de-France ». Le COPRA est tout à fait d’accord avec cette assertion et n’a presque rien à ajouter à part : Un grand Merci à toutes et à tous pour votre écoute et nous vous rappelons que grâce à votre présence et vos contributions depuis 28 ans, le prolongement de l’A104 n’est toujours qu’un mauvais projet. Nous comptons donc, encore et toujours sur votre fidélité et votre aide précieuse. Nous ne rappellerons jamais assez que ce tracé autoroutier constituerait, dans notre région, une véritable : ABERRATION ENVIRONNEMENTALE. ABERRATION ÉCONOMIQUE. ABERRATION SANITAIRE. Laurent Lantoine, porte-parole du CO.P.R.A. 184
1. Le CO.P.R.A. 184 a pris, le 10 janvier 2020, position contre le prolongement de l’A104 et aussi contre « l’A104 bis » à travers Carrières-sous-Poissy et certaines communes voisines.
www.journal-deux-rives.com
11
12
Intercommunalité
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Le Numérique Epône Show s’est renouvelé avec sa 4ème édition Durant le weekend du 23 et du 24 novembre 2019 s’est déroulée la quatrième édition du Numérique Epône Show en collaboration entre la Ville d’Epône et Event2Give. Au programme de cette édition, il y avait du gaming, du rétro-gaming, du cosplay, de l’e-sport, des joueurs professionnels, des stars de la discipline, des tournois FIFA et un record de fréquentation pour une première édition gratuite. Khloeys, Will2Pac, Alix Dulac et Genius étaient présents dans ce salon.
La salle du Bout du Monde à Epône a accueilli le Numérique Epône Show (NES), qui en est déjà à sa quatrième édition. Celleci proposait pour la première fois une entrée gratuite et des Cash Prize (prix en argent) pour les vainqueurs des compétitions e-sport et cosplay que le salon a proposées. Ouvert de 10 h à 18 h durant tout le weekend du 23 et du 24 novembre, le salon a fait face à une hausse de sa fréquentation, qui fait de cette édition celle des records.
Salon de stars du gaming Bien que la surface du NES ne soit pas grande, il est impossible de s’y ennuyer. C’est le salon du numérique et du jeu vidéo qui clôture magnifiquement la semaine du numérique de la ville d’Epône. Il attire beaucoup de joueurs amateurs, mais aussi des professionnels ou semi-professionnels. Certains sont d’ailleurs des stars comme Khloeys, championne sur Street Fighter, Will2Pac ou encore Alix Dulac. Norman Genius, présentateur sur la chaîne Game One et grand testeur de jeux vidéo, était présent pour animer et affronter ses fans. Une longue file d’attente s’est formée à plusieurs reprises, durant le weekend, pour l’affronter ainsi que Khloeys et Will2Pac.
Salon du numérique intergénérationnel
Le maire d’Epône, Guy Muller, était présent le samedi comme à chaque édition. Pour lui, venir à ce salon ou convention, permet de découvrir des nouveautés. Effectivement, ce salon est tourné vers www.journal-deux-rives.com
Podium du tournoi FIFA20 du dimanche au NES 2019 avec Alix Dulac (à gauche). (Photo DD)
l’univers du numérique et se veut accessible à toutes les générations. D’ailleurs, comme chaque année depuis sa création, un tournoi senior de bowling sur Wii a été organisé le dimanche.
La société i2form était présente également pour montrer ses innovations et ses robots(1).
Salon de l’e-sport Plus de 70 stations de jeux Nextgen, des jeux accessibles à tous avec des Xbox one, des PS4, des Nintendo Switch, des simulateurs automobiles, des casques de réalité virtuelle, WiiSport, Dragon Ball Z Fighter, Star Wars : Fallen Order, ou encore FIFA20 étaient à disposition pendant tout ce weekend. Deux grands tournois de football virtuel ont été organisés sur FIFA 20 avec de belles récompenses et un « Cash Prize » (Voir les résultats de la finale e-sport FIFA20 du dimanche dans La Pause Geek sur le NES2019). Un atelier cosplay a été organisé par Opalescence, une célèbre cosplayeuse, durant le
salon ainsi qu’un concours cosplay, un incontournable du salon. En lui-même, le salon a innové : la configuration a changé par rapport à l’édition précédente et de nouveaux stands, comme celui de i2form, sont apparus dans les allées. Ce salon fait toujours la promotion de l’esport. Le phénomène e-sport ne cesse de progresser dans notre territoire et le fait que le champion de France FIFA 2019, Mustapha Chada aka « Stikmou », soit des Mureaux n’y est pas pour rien, tout comme le NES. Des conférences se sont déroulées sur le thème avec des experts du jeu vidéo comme le président de la Fédération française de jeu vidéo (FFJV), Franck Fontaine. L’e-sport est un créateur d’emplois et de formations nouvelles. Ces faits sont des points importants que les conférences ont montrés, cassant les idées reçues sur ce domaine. Les clubs e-sport se multiplient actuellement en France. Il y a, notamment, un club à Aubergenville : la Team E2G, et, récemment, le club Sharing’Game a commencé ses activités aux Mureaux. r Damien Delerin 1. Interview de Pascal Lazerand de i2form à découvrir dans La Pause Geek sur le NES2019
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
ANDRÉSY
Actualité locale
Andrésy a obtenu un million d’euros pour améliorer ses équipements sportifs et éducatifs
Le 27 septembre a eu lieu la contractualisation entre la Ville d'Andrésy et la Région Île-de-France pour l'aménagement de deux équipements publics : le Complexe socioculturel et sportif Louise-Weiss et le Groupe scolaire Denouval vont faire l'objet d'un programme de réhabilitation nécessaires pour être aux normes et satisfaire les besoins des habitants dans une ville où l'on fait tout pour réussir. Pour l'ensemble, le budget global de deux sites s'élève à 7,8 M€ dont 900 000 € HT constituent la subvention de la Région Île-de-France, représentée par Alexandra Dublanche, vice-présidente ; du côté d'Andrésy, Hugues Ribault a signé un de ses derniers actes en tant que maire de la commune avant les élections municipales. La signature du contrat d’aménagement régional se préparait depuis longtemps, avec technicité, bénéficiant de bons appuis politiques. Hugues Ribault a su répondre à chacun de ses trois impératifs. Le 27 septembre 2019, la Ville d’Andrésy et la Région Île-deFrance ont scellé un Contrat d’aménagement régional (CAR) dans le cadre des projets de rénovation du Complexe socio-culturel et sportif Louis-Weiss et du Groupe scolaire Denouval. Pour la vice-présidente, Alexandra Dublanche, par cet acte, la présidence de la région «réalise ses engagements de campagne et notamment dans la provision d’équipements des communes de la 3e couronne francilienne».
Un financement croisé exemplaire Au total, 900 000 euros en investissement, en plus de 150 000 € (soutien aux équipements sportifs de proximité) s’additionnent pour arriver à 1,05 M€ de subvention pour deux équipements publics qui nécessitent une rénovation d’envergure. D’abord, le Complexe socio-culturel et sportif LouisWeiss, situé dans le quartier de Charvaux, va faire l’objet d’une restructuration et d’une rénovation en profondeur. A cela s’ajoute une mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR) de cet équipement, construit il y a trente-cinq ans (1984). La subvention de la région est de 450 000 € sur un budget total de quatre million d’euros HT. Pour mémoire, le Département des Yvelines y a contribué avec 460 000 €.
Le 27 septembre, Hugues Ribault (à g.) et Alexandra Dublanche (à dr.) ont signé le contrat d’aménagement régional. (J2R)
Contrat d’aménagement régional
Ces contrats ou conventions sont proposés par le Conseil régional d’Île-de-France afin d’accompagner les collectivités locales franciliennes dans leurs projets d’investissements relevant des domaines de l’aménagement, du développement et de l’équipement cohérent et durable du territoire. Les communes peuvent obtenir par contrat, une participation régionale allant jusqu’à 1 M€. Une subvention supplémentaire de 500 000 € maximum peut être allouée pour les contrats communaux intégrant une ou plusieurs opérations environnementales. Il est important de noter que le taux d’intervention maximum de la région s’élève à 50 % pour chaque opération inscrite dans le contrat.
Par la suite, l’investissement de la région ira aussi au Groupe scolaire Denouval. Il concerne une extension et une mise aux normes pour un montant global de trois millions d’euros HT sur lesquels la Région Île-de-France apporte une dotation de 450 000 € HT. Ravi, Hugues Ribault a expliqué à Mme Dublanche la raison d’être de sa politique en la matière qui «consiste à mettre aux normes, afin de réduire de façon importante la consommation énergétique et d’améliorer la vie des enfants et des enseignants dans leur école.» Dans le cas du Groupe Denouval, la rénovation prévue est décrite ainsi : «sous forme d’une superstructure modulaire en charpente bois, mais aussi une mise en accessibilité avec une légère pente, des travaux importants d’extension et réorganisation des différents espaces fonctionnels (création de salles de classe, dortoirs, sanitaires, espaces récréatif, cuisine et réfectoires), tant pour l’école maternelle que pour l’école élémentaire.» Cette subvention constitue, selon M. Ribault, une aide «réellement décisive» ; pour la région, représentée par Alexandra Dublanche, cette subvention concrétise « l’accélération dans la mise en place des opérations élargies selon les besoins des communes » ; au fond, il s’agit de combler le retard de la moyenne régionale, voire nationale, en matière d’équpements sportifs et socio-culturels. r Rodrigo Acosta
www.journal-deux-rives.com
13
14
Actualité locale
ANDRÉSY
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Municipales à Andrésy : combien de listes issues de la droite ?
Le J2R ouvre ses colonnes à toutes les opinions dans le cadre de cette campagne municipale 2020. Voici une contribution d’un lecteur assidu du J2R. Chaque jour apporte son lot de surprises à Andrésy et les listes aux prochaines municipales se multiplient comme les petits pains. Nous savions déjà que M. Ribault ne se représentait pas pour un quatrième mandat et qu’il avait adoubé son numéro deux, Denis Faist. Ce dernier, habitué depuis 30 ans aux élections, ne fait pas l’unanimité au sein de la majorité sortante LR/UDI. Il y a l’adjointe à la Culture, Mme Montero, qui a rejoint un nouveau candidat, un ancien soutien de M. Ribault en 2014 qui a décidé de partir seul, à 100 %, M. Ferreti. Ensuite, l’adjoint aux Travaux, Alain Mazagol a décidé de quitter le navire Faist (mais pas sa délégation actuelle et ses indemnités…) pour monter sa propre liste. Sur les réseaux, M. Mazagol a soutenu l’opposition municipale actuelle, emmenée par Lionel Wastl qui se plaignait d’une
www.journal-deux-rives.com
Lancement de la liste de Denis Faist. (Archives J2R)
censure d’image réalisée par le maire lors de l’inauguration du mur d’escalade de la ville (voir notre photo).
Bakonyi est déjà surnommé, au sein de la droite andrésienne, le « double félon »… Ambiance !
A ces trois listes potentielles, tous issues de la même famille, rappelons la liste emmenée par Virginie Muneret (ex-LR) qui a été durant 13 ans maire-adjointe de M. Ribault. Enfin, pour ajouter un peu plus de piment à cette campagne qui ressemble de plus en plus à une mare aux canards, une… sixième liste émanant toujours de la même famille se constitue autour d’Alexis Bakonyi (LR), ancien directeur de cabinet de M. Ribault, qui avait rejoint Mme Muneret en 2014 mais… qui l’a quittée pour faire cavalier seul ! M.
La campagne des municipales à Andrésy risque donc de ressembler à un épisode de Dallas. La seule liste d’opposition municipale, a priori présente et emmenée par l’écologiste Lionel Wastl, conseiller municipal actuel du groupe AER, pourrait être la grande gagnante du jeu de massacre qui se prépare au sein de la droite andrésienne ! A condtion de ne pas avoir une liste dite « Hammoniste » à sa gauche. r Mac Guffin
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Actualité locale
CARRIÈRES
Brune Poirson sur la « mer de déchets » : une opération de com’, sans plus !
Attendue sur la plus grande décharge illégale de France depuis plusieurs mois, elle a enfin décidé de s’y rendre le lundi 4 novembre 2019. Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a donc fait le déplacement, afin de mesurer l’ampleur de la catastrophe écologique qui se joue depuis 3 ans dans l’ancienne plaine maraîchère de Carrières-sous-Poissy. Ce déplacement officiel était source d’espoir pour les riverains et les associations, qui s’étaient rendus sur la décharge pour entendre madame Poirson et échanger avec elle le matin du lundi 4 novembre. Malheureusement, la douche froide est arrivée plus vite que la pluie, lorsqu’à la question d’un journaliste « Quand la mer des déchets serait-elle évacuée ? », la secrétaire d’État a évoqué un délai de plusieurs années. Pour Anthony Effroy, président de l’association Rives de Seine Nature Environnement, cette visite a été aussi décevante, que surprenante : « Nous attendions des annonces fortes de madame Poirson, comme un planning des opérations de dépollution ou encore le déblocage de fonds supplémentaires de la part de l’État, pour mener à bien cette mission, mais la secrétaire d’État semble avoir fait le déplacement, d’avantage pour faire la promotion de son projet de loi, que pour apporter de bonnes nouvelles dans ce dossier, puisque aucune mesure nouvelle n’a été annoncée lors de ce déplacement officiel. En outre, le Maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu, a reconnu que l’annonce d’un début des opérations de dépollution, faite à renforts de communiqués de presse de la préfecture et du Conseil départemental, ne porterait que sur une parcelle appartenant au Département des Yvelines, située chemin vert, donc bien loin de la décharge. Par ailleurs, nous avons été surpris de la difficulté rencontrée à dialoguer avec la secrétaire d’État et le regrettons, puisque nous souhaitions
Le 16 janvier, la 1re phase du nettoyage de la plaine a été lancée par Christophe Delrieu, maire. (DR)
simplement lui faire 3 propositions nées de notre expertise du dossier : 1- Publier une circulaire ministérielle, afin de rappeler à toutes les DREAL et DRIEE l’obligation de saisir le procureur en vertu de l’article 40 du Code pénal, lorsque des cas de dépôts ou décharges sauvages sont portés à leur connaissance (pour rappel RSNE est la seule partie à avoir déposé plainte dans ce dossier). 2- La mise en gratuité des déchets en centre de tri pour les professionnels, prévue par la loi de Mme Poirson, pourrait être regardée comme une « prime aux pollueurs » ; aussi il paraît pertinent de durcir la législation envers ceux qui ce livreraient encore à de telles pratiques, après la mise en place de cette mesure. Nous avons donc préconisé un durcissement de la réglementation, qui passerait par l’homogénéisation du statut délictuel de n’importe quel dépôt sauvage, car aujourd’hui 2 statuts existent, l’un contraventionnel, l’autre délictuel. 3- Enfin, 3 ème mesure que nous aurions souhaité proposer à la secrétaire d’État, mais qu’il nous a été impossible, tant elle était occupée à arpenter la décharge : la publication d’une circulaire du ministère demandant aux magistrats de rendre des peines plus lourdes dans ce cas de délit, puisqu’aujourd’hui les peines prononcées sont bien faibles en comparaison à celles maximales prévues par les textes (pour rappel, une
société prise en train de décharger des déchets dans un espace naturel s’expose à une amende de 100 000 €, la confiscation immédiate du véhicule et à une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans pour le gérant – Article L.173-1 du Code de l’Environnement). Depuis le début de cette affaire, collectivités publiques et administrations font preuve de beaucoup de mépris à l’égard des associations, pourtant pleinement mobilisées, et beaucoup ne prennent même pas la peine de répondre à nos courriers ; c’est d’ailleurs le cas du cabinet de madame Poirson, qui n’a jamais répondu aux deux demandes que nous lui avons adressées.Le manque d’écoute de madame Poirson lors de son déplacement sur "la mer des déchets" s’inscrit malheureusement dans cette triste continuité. » En somme, l’association regrette que la venue de Brune Poirson ait plus consisté en une opération de com’ destinée à faire la promotion de son projet de loi, plutôt qu’en une véritable visite de terrain, accompagnée de mesures concrètes et immédiates pour venir à bout de la plus grande décharge illégale de France. Cependant, ce dossier avance puisque le 16 janvier 2020 Christophe Delrieu a annoncé les débuts du nettoyage de ce site emblématique des déchets sauvages en France. r Enzo Definel www.journal-deux-rives.com
15
16
Actualité locale
CHANTELOUP
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Incendie de l’Arche, lieu de culture et d’art circassien
Une poignée de sauvageons urbains ont détruit, le 2 novembre, un équipement culturel de qualité, l’Arche qui accueillait la Compagnie des Contraires. Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, a répondu à la presse nationale lors d’une conférence de presse, le 3 novembre, devant les décombres de ce chapiteau. Cependant, l’Arche sera reconstruite car les flammes «ne vaincront pas» contre l’art. Selon Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, le département prendra en charge, avec Après un moment de stupéfaction et de colère, des habitants de Chanteloup ont réagi pour reconstruire l’assurance, la totalité de la recons- l’Arche des arts circaciens et de la danse. (J2R) truction. La police et les pompiers avaient, au préa- flagrant délit seront jugés avec sévérité. Mme Tout a été dit sur cet incendie criminel du 2 novembre 2019, qui a suivi une série de provocations de la part d’une poignée d’imbéciles désœuvrés ; ceux-ci ne connaissent pas la valeur de la culture pour se hisser à un autre niveau de la connaissance et la reconnaissance. Pour mémoire, les faits se sont déroulés la nuit du 2 novembre vers 21 heures.
lable, été caillassés et ils étaient piégés par des tirs de mortiers et de cocktails Molotov. En même temps, une vingtaine d’individus ont préparé l’acte criminel de l’incendie de l’Arche de Chanteloup qui accueillait depuis juin 2018 la Compagnie des Contraires. Tout le monde est abasourdi et il est certain que les deux individus qui ont été pris en
Catherine Arenou a donné une conférence de presse, le 3 novembre, pour souligner l’incompréhension de cet acte. Surtout, elle a également souligné que l’Arche sera reconstruite. Enfin, Pierre Bédier a confirmé « la prise en charge de l’intégralité de la reconstruction du chapiteau » (voir le communiqué ci-après). r Rodrigo Acosta
Pierre Bédier : « Le Département prendra en charge l’intégralité de la reconstruction du chapiteau » Le Président du Département des Yvelines a annoncé ce jour, lors d’un point presse à Chanteloup-les-Vignes, que le conseil départemental allait financer en intégralité les travaux de reconstruction du chapiteau de la Compagnie des Contraires, incendié dans la nuit du 2 au 3 novembre à la suite de violents incidents entre forces de l’ordre et voyous du quartier de La Noé. « Je suis écœurée par les attaques commises dans notre commune. L’Arche, centre des arts de la scène et du cirque, est en cendres. Nous sommes anéantis mais nous nous relèverons et nous reconstruirons ! » a tweeté Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes. 36 heures après l’incendie criminel d’un chapiteau dédié aux arts du cirque et de la danse dans le quartier de La Noé à Chanteloup-les-Vignes, le Département a assuré la commune de son entière solidarité et de son soutien le plus total. Lors d’un point presse tenu lundi 4 novembre, son Président, Pierre Bédier, a déclaré que le Département allait financer « l’intégralité de la reconstruction » de l’équipement public. « S’en prendre à Chanteloup-les-Vignes, c’est s’en prendre à toutes les Yvelines. Au titre de la solidarité territoriale et parce qu’il est indispensable de défendre l’ordre républicain, le Département prendra en charge l’intégralité des travaux de reconstruction du chapiteau », a déclaré Pierre Bédier, qui a par ailleurs jugé « inacceptables » de tels faits de violence. Le chapiteau, incendié dans la nuit du 2 au 3 novembre à la suite de violents incidents entre forces de l’ordre et incendiaires du quartier de La Noé, avait été inauguré l’an dernier. Sa construction en bois avait coûté quelque 800 000 €. « En parallèle, le Département va allouer une aide exceptionnelle à la ville de Chanteloup-les-Vignes pour renforcer ses équipes de sécurité et de médiation », a ajouté Pierre Bédier. Catherine Arenou fait un travail formidable dans sa commune. Nous n’allons pas laisser une poignée de délinquants martyriser leurs concitoyens. » www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
CONFLANS
Actualité locale
Gaël Callonec a été élu à la tête de la gauche
A l’issue de la réunion plénière du 2 décembre consacrée à l’élection de la tête de liste qui opposait Katherine Dusautoy à Gaël Callonnec, ce dernier a été élu pour porter les couleurs de l’Assemblée citoyenne aux élections municipales de 2020. Élection de la tête de liste de l’Assemblée citoyenne, représentant l’ensemble de la gauche aux élections municipales de 2020 à Conflans. Depuis plus d’un an, l’Assemblée citoyenne de Conflans travaille à la construction participative d’un projet de mandat en vue de l’échéance électorale de mars 2020. A près avoir construit un programme innovant et fortement marqué par les enjeux écologiques et sociaux actuels, l’Assemblée citoyenne a procédé le 2 décembre 2019 à l’élection de son représentant aux élections. Les
Gaël Callonnec (à droite) a été entouré des militants socialistes de longue date. (J2R)
deux candidats, Katherine Dusautoy et Gaël Callonnec ont pu présenter leur candidature et répondre aux questions posées par la centaine de membres de l’Assemblée citoyenne présents. A l’issu de ce scrutin les membres de l’Assemblée citoyenne ont donné leur confiance à Gaël Callonnec. M. Callonnec représentera donc l’Assemblée citoyenne de Conflans ainsi que l’ensemble des partis de gauche et écologistes, aux prochaines élections municipales de Conflans. Le candidat de la gauche unie a affiché ses objectifs : « J’essaierai de m’en montrer digne en toutes circonstances et d’être à la hauteur de vos (grandes) espérances. Grâce à votre soutien, qui est une source d’énergie inépuisable, je représenterai notre mouvement avec détermination et enthousiasme. M. Callonec a également tenu à « féliciter Katherine pour son bel engagement. J’ai entendu les inquiétudes dont elle s’est faite la porte-parole, relatives à la place des femmes dans notre équipe, les rapports entre les partis et l’assemblée, le caractère démocratique des modalités de constitution de la liste ou encore le devenir de notre mouvement…. » r Enzo Definel www.journal-deux-rives.com
17
18
Actualité locale
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
TRIEL
Baptiste Girardet, fondateur de Sang Froid, un esprit pionnier
Depuis trois ans, l’entreprise SangFroid développe son savoir-faire dans un secteur innovant, qui se professionnalise à toute allure. Sang Froid est pionnière à l’image de son PDG fondateur, Baptiste Girardet. Malgré la dégradation de deux véhicules de son entreprise par plusieurs individus, fin d’octobre, Baptiste Girardet, le PDG, reste d’un calme olympien. Il nous reçoit à Trielsur-Seine, au chemin des Gouillards, pour nous parler de l’expérience et du savoir-faire de la société Sang Froid ; celle-ci se développe et se conjugue avec Triel en raison de son emplacement pratique pour intervenir dans l’ensemble de la Région Île-de-France. Bientôt, une agence Sang Froid sera ouverte dans l’Eure-et-Loire. L’équipe de Sang Froid intervient après des moments difficiles dans le quotidien : elle nettoie après les décès, elle décontamine après les incendies, les contaminations et les inondations. C’est la seule société certifiée de la décontamination après un homicide ou un suicide. Son message est limpide : «Nous avons pris conscience, lors de nos multiples interventions sur le terrain, de l’absence d’un service discret et professionnel capable de nettoyer les sites témoins d’incidents traumatiques et de traiter les déchets d’activité de soins à risques infectieux tels que sont les
TRIEL
Baptiste Girardet a été récompensé par la Palme vert du développement durable. (J2R)
fluides corporels et autres tissus humains.» Puisque ce type de métier n’existait pas en France, Sang Froid est né à Triel-sur-Seine ! C’est une start-up qui suit un processus initialisé par un voyage aux Etats-Unis. Sangfroid a la possibilité de faire des formations partout en France ; elle a commencé dans le sud-ouest, notamment dans les services de transports funéraires. « On propose de la désinfection auprès des ambulanciers et les services étatiques nous font confiance », a expliqué Baptiste Girardet. Ce métier est très particulier ; de ce fait, il
faut suivre une démarche à la fois sociale et sociétale. En conclusion, le patron de SangFroid reste dans un bon état d’esprit et continue à tracer son chemin car « il aime honorer ses engagements » quelles que soient les circonstances. C’est une force tranquille qui permet d’être rassuré lors de moments difficiles de la vie, après une mort violente. r
Rodrigo Acosta
La boulangerie Lamotte s’est inspirée du patrimoine local pour les fêtes
La Maison Lamotte, située au 216 rue Paul-Doumer à Triel, a présenté au J2R les huit fèves qui représentent les points de référence de l’image trielloise. Avec ces «bijoux», tout était prêt pour l’Épiphanie. Mme et M. Lamotte de la boulangerie «Maison Lamotte» ont innové pour les fêtes de la fin de l’année et du début de l’année 2020. Huit fèves ont été conçues afin de «mettre en valeur notre belle commune de Triel», selon les propos de Mme Lamotte. Elle ont été incluses dans des galettes des rois, annonçant les bonnes nouvelles de la nouvelle année. Ces fèves ayant été confectionnées à Grenoble, Mme Lamotte est fière d’avoir fait appel au savoir-faire français. www.journal-deux-rives.com
Dans les huit images, se trouvent l’Eglise Saint-Martin, le blason de Triel, la gare et la Péniche de Triel, qui sont des points d’ancrage pour ceux qui défendent le patrimoine triellois. Ce geste de la Maison Lamotte, permettant aux Triellois de redécouvrir leur patrimoine, mérite d’être souligné.
Mme Lamotte a choisi huit images de Triel qui font référence à un patrimoine local. (J2R)
En outre, Mme Lamotte a présenté une autre offre pour les fêtes de la fin de l’année : un calendrier de l’Avent a permis de participer à un jeu qui a fait gagner une trottinette élec-
trique, très utile pour une mobilité alternative à Triel et dans ses environs. Il faut venir tous les jours pour découvrir et déguster les produits faits maison, d’une manière traditionnelle. r
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Actualité locale
VERNEUIL-SUR-SEINE
Déviation de la RD154 : l’opposition à cet ouvrage persiste
Malgré les années de procédures (perdues), les militants de l’ADIV Environnemet sont convaincus que les élections de mars 2020 vont permettre de bousculer la donne du projet de déviation de la RD 154. (DR)
Malgré la pluie et le froid, 230 personnes se sont déplacées, le 16 novembre, pour montrer leur opposition à cette déviation ni faite ni à faire. L’ADIV-Environnement a marqué un coup énorme afin de mettre ce dossier à la première place de l’agenda politique de Verneuilsur-Seine. Selon les organisateurs, 230 personnes ont fait le déplacement au centre-ville de Verneuil-sur-Seine pour manifester contre cette rocade d’un autre âge. Pour mémoire, le coût serait considérable : entre 24 et 30 M€ ! Malgré des conditions météo peu propices pour attirer plus de monde, cette manifestation a été une réussite totale ; les revendications étaient claires : non à la déviation et plus d’écologie ! D’ailleurs, plusieurs candidats à la mairie de Verneuil-sur-Seine étaient présents.
Etat des lieux du projet Quel est l’avancement du projet tant rejeté par les habitants depuis des lustres ? Au printemps 2019, des travaux archéologiques dans la Plaine de Vernouillet ont fait penser de
nombreuses personnes que les travaux de la déviation étaient lancés ; en fait, la zone a été remise en culture et les travaux de construction de la déviation n’ont pas commencé. Pourquoi n’ont-ils pas été entrepris ? Jusqu’à présent, le département n’a pas exproprié l’ensemble des propriétaires ni des familles présentes sur le trajet de la déviation. Le département doit attendre que le Tribunal de grande instance de Versailles fasse des propositions financières puis des expropriations en cas de désaccord. Comme un certain nombre de propriétaires n’accepteraient pas la proposition du département, cela va prendre encore un certain temps. Toutefois, ce qui retarde vraiment le département, c’est le revers qu’il a subi sur le dossier de dérogation pour destruction d’espèces protégées : le Bois de Verneuil est un bois très riche au point de vue biodiversité, abritant de nombreuses espèces protégées. Pour construire la route, il faut obtenir une autorisation du préfet qui s’appuie sur l’avis d’une commission nationale. L’avis de celle-ci a été défavorable à la demande de dérogation du département ; c’est donc un point négatif pour le projet. Le préfet aurait pu passer outre cet avis et signer l’arrêté permettant de commencer les travaux dans le Bois de Verneuil mais il ne l’a pas fait. Ce délai est précieux pour les défenseurs de la nature.
Au final, selon les organisateurs, « Le préfet des Yvelines attend le résultat des élections municipales et c’est pourquoi [ils ont] organisé cette manifestation le 16 novembre 2019. » En cas de victoire d’une liste clairement s’opposant à la déviation RD 154, la donne politique serait changée ! Philippe Tautou, le maire actuel de Verneuil-sur-Seine, a porté le projet de déviation de la RD154 depuis son entrée au conseil municipal en 1989. Il est également président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et a de bonnes relations avec Pierre Bédier, le président du Conseil départemental des Yvelines. De plus, pendant toute cette période, tout le monde pensait qu’à l’avenir, il y aurait une augmentation continue de la circulation automobile. Depuis 30 ans, toutes les conditions étaient réunies pour que le projet avance.
Un projet inutile La situation a totalement changé quant aux besoins de déplacements des habitants de Verneuil et de ses environs. Les habitants considèrent maintenant qu’il est plus important de garder les derniers espaces naturels et agricoles plutôt que de gagner 40 secondes sur un trajet en voiture ; la dernière enquête mobilité en Île-de-France a montré que la circulation automobile a commencé à diminuer : la mobilité est en train de changer ; des déciwww.journal-deux-rives.com
19
20
Actualité locale
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
VERNEUIL-SUR-SEINE
Tous les quartiers de Verneuil-sur-Seine ont été reveillés par cette piqûre de rappel : c’est un projet « inutile » selon l’ADIV Environnement. (DR)
deurs, même le préfet et certains élus, com- le projet. Et si les maires sont contre le projet, le mencent à douter sérieusement de l’intérêt de président du département devra en tenir compte cette déviation. pour sa propre réélection aux élections départementales de 2021.» Pour le président de l’ADIV-Environnement, Bernard Destombes, «Il ne faut donc Le président de l’ADIV a conclu en pas croire que c’est plié et qu’on ne peut plus exhortant les habitants présents à agir rien faire comme on l’entend quelquefois. C’est : « C’est notre dernière chance pour arrêter ce maintenant qu’il faut montrer aux candidats projet. Il faut dire autour de vous que vous être aux élections municipales de mars prochain que contre la déviation ; il faut que vos amis et voisins la population rejette ce projet. Et si la population en soient aussi convaincus. Les candidats aux est contre le projet, le prochain maire sera contre élections municipales en tiendront compte. Nous
Battre le pavé à Verneuil-sur-Seine est un signe de l’opposition au projet de la déviation de la RD 154. (DR)
www.journal-deux-rives.com
allons continuer à faire des actions jusqu’au printemps prochain mais ne pourrons pas avancer sans vous.» Après le premier tour des élections de mars, nous verrons si son pronostic se concrétisera ; après, ce sera trop tard pour les opposants à la déviation de la RD 154. r Rodrigo Acosta
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Actualité locale
VERNEUIL-SUR-SEINE
Parc Saint Martin : le rapport de l’ONF ne préconise que d’abattre un seul arbre
Un escalier monumental, 35 arbres à abattre, des espèces exotiques et des éclairages superflus : tel est le projet prévu par le maire de Verneuil alors que la justification de ces travaux, le risque de chutes d’arbres, n’est pas avéré. L’association ADIV-Environnement avait été sollicitée au mois de juillet 2019 par le maire de Verneuil-sur-Seine pour une présentation de l’aménagement du parc Saint Martin ; les travaux d’abattage de 35 arbres étaient alors prévus au mois d’aout 2019. C’est à la demande de l’ADIV-Environnement que les travaux avaient été retardés afin de ne pas perturber les chauvessouris, souvent nombreuses dans les parcs urbains, et pour que l’abattage des arbres pendant la période de végétation ne porte pas atteinte aux arbres restants. Par la suite, l’ADIV-Environnement a donné un avis sur les aménagements proposés et sur les essences choisies. À l’époque, le maire justifiait sa volonté de réaménagement par le risque
Aménager en coupant des arbres n’est pas une tâche aisée pour les autorités locales. (DR)
que présentaient certains arbres. Le rapport de l’ONF en date du 20 septembre 2019, commandé par la municipalité, donne les préconisations suivantes :
Donc au final, un seul arbre pourrait être abattu, non pas pour des raisons de sécurité mais parce qu’il ne pousse pas très bien. Des élagages de certains arbres suffiraient à assurer la sécurité en évitant la chute de branches. Le bon sens voudrait qu’à la lecture d’un tel rapport, le maire, en bon gestionnaire des deniers de la commune, annule les travaux (ce qui aurait été possible grâce au décalage des travaux, demandé par l’association) et les remplace par un simple réaménagement des accès au parc. On imagine que sa majorité municipale, soucieuse de défendre l’environnement, l’aurait unanimement suivi dans cette décision. Mais ce serait sans compter avec la volonté du maire de marquer son passage à la mairie et les travaux ont été lancés le lundi 18 novembre, avec un abattage le 20 novembre. Selon l’ADIV-Environnement, «Pour la fin de son mandat de maire, Philippe Tautou veut faire avancer tous les projets d’aménagement auxquels il tient : déviation de la RD154, marina et maintenant le parc Saint Martin. Pourquoi la volonté de détruire à chaque fois ce qui fait le charme de Verneuil : sa verdure, sa forêt et la base de loisirs ?» r
Rodrigo Acosta
www.journal-deux-rives.com
21
22
Seine Vexin
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
LES MUREAUX
E-Tonomy reçoit SophieCluzel, secrétaire d’Etat enchargedespersonneshandicapées Du mercredi 9 au jeudi 10 octobre 2019 s’est tenue la 3e édition d’E-Tonomy, le salon des innovations pour l’autonomie, au Campus de l’Innovation aux Mureaux. La seconde journée a été marquée par la visite de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées ; elle est venue pour le lancement du programme Hospitalicity. E-Tonomy 3 a ouvert ses portes le mercredi 9 octobre à 10 h au Campus de l’Innovation situé aux Mureaux. Ce salon est organisé par INVIE, une plateforme qui favorise les échanges entre les acteurs du secteur de l’aide et des services à la personne (SAP), avec le soutien financier du Département des Yvelines mais aussi du Département des Hauts-de-Seine, en partenariat avec Seinergy Lab, situé aux Mureaux, et l’école ECAMEPMI. L’ouverture s’est faite en présence de François Garay, président d’INVIE, maire des Mureaux et vice-président de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise (GPS&O), de Philippe Tautou, président de GPS&O, de Marie-Hélène Aubert, vice-présidente déléguée à l’Autonomie du Département des Yvelines et de Marie-Laure Godin, vice-présidente en charge des affaires sociales, des solidarités et de l’insertion du Département des Hauts-de-Seine. Des conférences, des présentations de projets et des animations autour de l’autonomie des personnes âgées et des handicapés se sont déroulées durant ces deux jours.
Le Social Lab Le point le plus important de cette première journée fut l’inauguration du Social Lab (Village E-tonomy) à la fin de la matinée. Il s’agit d’un programme d’accélération pour les start-up et les porteurs de projets œuvrant dans le domaine de l’autonomie au niveau local par les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine ainsi que GPS&O. 30 porteurs de projets, accompagnés par le Social Lab, ont participé à un Pitch day, le vendredi 11 octobre, à l’Hôtel du Département des Hauts-de-Seine. Ils vont bénéficier d’un soutien financier de la part de la conférence des financeurs de chaque département. Cette édition marque une forte participation des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine à E-Tonomy. C’est d’ailleurs www.journal-deux-rives.com
Le salon E-Tonomy a reçu Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées. (DD)
ici dans ce Campus, que la collaboration entre les deux départements, avec la Plateforme 78/92 d’Hébergement et de Services, sera très visible. Cette plateforme comprendra des dispositifs innovants et adaptables aux besoins de chacun, un service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés et un foyer d’accueil médicalisé (FAM) sur le site de Bècheville aux Mureaux.
Avant ce lancement, la secrétaire d’État a fait le tour du salon en compagnie de François Garay ainsi que de Pierre Bédier, président du Département des Yvelines, Patrick Devedjian, président du Département des Hauts-de-Seine, Bruno Millienne, député de la 9ème circonscription des Yvelines, et Michel Vialay, député de la 8ème circonscription des Yvelines.
la secrétaire d’État au lancement programme Hospitalicity
Le lancement du programme fut l’occasion pour les différents intervenants (François Garay, Patrick Devedjian, Pierre Bédier, Sophie Cluzel et Jean-Paul Carta) de faire le point sur le salon E-Tonomy en mettant en évidence sa pertinence et son intérêt. La secrétaire d’État, pour sa première visite à E-Tonomy, s’est montrée contente qu’un tel salon existe.
Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées, a pu constater cette collaboration en visitant le salon E-Tonomy le jeudi 10 octobre, en début d’après-midi, afin de participer au lancement du programme Hospitalicity dans l’auditorium du Campus. C’est Jean-Paul Carta, fondateur de Smart Mobilities Devices (SMD), qui a lancé ce programme transversal. Installé au centre du Campus de l’Innovation, Jean-Paul Carta vise à fédérer toutes formes de compétences bénéficiant au monde médical, aux patients, aux usagers bénéficiaires et au monde professionnel, en invitant l’hôpital au sein de la cité.
D’autres conférences se sont tenues après ce lancement et le salon a refermé ses portes vers 18 h. Toutefois, les innovations, les idées présentées et les rencontres entre visiteurs et professionnels vont se poursuivre. r
Damien Delerin
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
ECQUEVILLY
Seine Vexin
Un 50ème camion de l’association caritative La Gerbe pour l’Ukraine
Jeudi 14 novembre 2019, l’association de solidarité La Gerbe a affrété son 50ème camion de matériels ayant des fonctions diverses, vers l’Ukraine. Cette action fait partie d’un programme d’aide lancé en 2009 envers ce pays. L’association de solidarité La Gerbe, basée à Ecquevilly, dont le directeur est Jean-Marc Semoulin, travaille à l’international via des partenariats associatifs. En 1993, l’association a lancé son pôle solidarité internationale, géré actuellement par Michael Païta. L’association agit par ce biais en Europe de l’Est comme, par exemple, en Roumanie, en Bosnie et en Ukraine.
Dix ans et 50 envois Le partenariat avec l’Ukraine est réalisé avec l’association locale Charité, basée dans la ville de Vinnysta, depuis de 2009 ; c’est le 50ème camion qui a pris la route vers ce pays, le 14 novembre 2019. Cette journée anniversaire a marqué ce programme efficace de solidarité avec le peuple ukrainien. Le partenariat avec Charité a permis d’agir sur l’ensemble du pays en raison de son rayon d’action. Effectivement, comme l’a précisé Michael Païta dans le communiqué annonçant cette journée spéciale pour La Gerbe, cette action menée apporte une aide pour divers problèmes sociaux touchant l’ensemble du pays : « aide matérielle aux familles à faibles revenus, accueil de réfugiés du Donbass, don de matériel médical aux personnes handicapées, accompagnement de sans-abris, de sortants de prisons ou d’anciens drogués vers une réinsertion sociale... »
Le siège de l’association La Gerbe à Ecquevilly et le camion pour l’Ukraine. (Photo DD)
Ce 50ème camion a transporté du matériel donné à l’association La Gerbe par des particuliers, des structures hospitalières et des entreprises, a précisé Jean-Marc Semoulin. Il y avait des meubles, des jouets, des vêtements, des vélos, des déambulateurs, des lits médicaux, du matériel réformé…
plus de 3000 enfants ont été placés dans des familles ou adoptés.
D’ailleurs, durant le weekend des 9 et 10 novembre 2019, Jean-Marc Semoulin et Ivan Kushyk, salarié de l’association et originaire d’Ukraine, se sont rendus dans ce pays. Ils ont participé au « Rallye » annuel de « Espoir L’aide de La Gerbe a amplifié les actions pour les orphelins ». Ce fut l’occasion de de l’association Charité en Ukraine. Cette réunir les partenaires et de faire le bilan de amélioration a permis à l’association ukrai- l’action menée. nienne en 2014 de s’engager dans un programme appelé « Espoir pour les orphelins ». Le 50ème camion, arrivé au siège de La C’est un réseau d’associations ukrainiennes Gerbe dans l’après-midi du 15 novembre, qui mène diverses actions en faveur des or- devait être rempli, tout l’espace, qu’il offre, phelins du pays. Son principal objectif est devant être occupé ; il n’y a qu’un seul caque « chaque enfant grandisse dans une cellule fami- mion à chaque fois pour tout transporter. liale et non en orphelinat ». Les enfants d’Eu- Jean-Marc Semoulin, Michael Païta et leur rope de l’Est ne sont pas comme ceux de équipe, composée de bénévoles ainsi que de France : ils sont souvent maltraités ou livrés à travailleurs en contrat d’insertion, avaient eux-mêmes. Depuis l’implication de Charité, déjà préparé le matériel qui a été transporté. En dix ans de partenariat, ce sont 550 tonnes de matériels qui ont été envoyées en Ukraine. Á la fin de l’année 2019, un autre camion était prévu vers la Roumanie et, après, un autre chargement a pris, à nouveau, la route vers l’Ukraine. r
Informations Association de solidarité La Gerbe 13-15 rue des fontenelles, ZAC du Petit Parc 78920 ECQUEVILLY esperance@lagerbe.org 01 34 75 56 15 Damien Delerin Des objets jetés commencent une nouvelle vie dans les locaux de la Gerbe. (DD)
www.journal-deux-rives.com
23
24
Seine Vexin
LES MUREAUX
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Action Cœur de Ville : le Cnam bientôt aux Mureaux
En présence de Muriel Pénicaud, Frédérique Vidal et Jacqueline Gourault, les 55 premières villes « moyennes » qui accueilleront un espace d’accès à la formation dans le cadre de son programme Au cœur des territoires. (Cnam © Sandrine Villain)
Le 26 septembre 2019, le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) a dévoilé en présence de Muriel Pénicaud, Frédérique Vidal et Jacqueline Gourault, les 55 premières villes « moyennes » qui vont accueillir un espace d’accès à la formation dans le cadre de son programme «Au cœur des territoires», dont la commune des Mureaux fait partie.
Cantau, adjointe au maire des Mureaux en charge de la formation, de la jeunesse, de l’enseignement secondaire et supérieur : « C’est une belle victoire pour Les Mureaux qui va disposer d’une antenne du Conservatoire national des arts et métiers. Notre objectif est simple : proposer des formations au plus près des besoins des habitants et des entreprises du territoire. Nous partageons avec le Cnam l’ambition de donner à chaque personne, quels que soient son âge, son parcours ou son lieu de résidence les moyens de réussir son projet professionnel et personnel. » Dès le mois de novembre, le Conservatoire national des arts et métiers, la ville des Mureaux et tous les acteurs de la formation a procédé à un diagnostic complet des besoins des habitants et Dans le cadre du programme de redyna- des entreprises du territoire. misation des centres-ville de villes moyennes « Action Cœur de ville », la Ville des Mureaux La commune des Mureaux fait partie a été retenue pour accueillir une antenne des 3 villes lauréates en Île-dedonnant accès aux formations du Conserva- France toire national des arts et métiers, plus connu sous le nom Cnam. Après le Campus du Le 26 septembre 2019, le Cnam a annoncé CHIMM, le Campus des Innovations et le les 55 villes qui, dans toute la France, bénéfiSeinergy Lab, un nouveau support de forma- cieront de ce dispositif (dont seulement trois tion va donc s’installer aux Mureaux. en Île-de-France). Pour Marianne Cantau : « L’arrivée de ce nouveau partenaire doit venir Communiqué de la Mairie des Mureaux conforter et dynamiser l’ensemble des acteurs de la formation qui sont déjà installés aux Mureaux. Je Réservé aux villes labellisées Action pense bien évidemment au Campus départemental Cœur de Ville, le programme national « Au qui fait lien avec les entreprises du territoire et qui cœur des territoires » va permettre la créa- est un lieu d’innovation tourné vers les métiers de tion aux Mureaux d’un centre délivrant demain, à Seinergy Lab pour les filières du déveloples formations du Conservatoire national pement durable, au Campus des Métiers de la santé des arts et métiers (Cnam). Pour Marianne qui forme notamment des orthophonistes, des infirwww.journal-deux-rives.com
miers, des kinésithérapeutes ou encore à Invie qui accompagne vers les métiers de l’aide à la personne. ». Le Conservatoire national des arts et métiers est le seul établissement d’enseignement supérieur français dédié à la formation professionnelle tout au long de la vie. Il propose plus de 500 parcours de formation dans les domaines des sciences exactes, techniques et tertiaires.
Action Cœur de ville Les Mureaux La Ville des Mureaux est l’une des 19 communes d’Île-de-France qui bénéficient du programme «Action Cœur de Ville» lancé par le Ministère de la Cohésion des territoires. Ce soutien permet de poursuivre les démarches déjà engagées par la Ville et de disposer de moyens inédits pour redonner à son centre-ville toute son attractivité. Aux Mureaux, ce programme aura pour objectifs de mettre en place un habitat de qualité au centre de la ville, de favoriser l’attractivité commerciale, de faciliter les déplacements, de mettre en valeur l’espace public et le patrimoine et de rendre plus accessibles les services publics ainsi que l’offre culturelle et de loisirs. r
Damien Delerin
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Seine Vexin
CARRIÈRES
Mobotix, une pépite yvelinoise, remporte le Trophée d’Or dans la cybersécurité
«Beyond human vision»* est le message de cette entreprise internationale, implantée depuis quatorze ans dans les Yvelines. Patrice Ferrant, son manager en France, a expliqué la philosophie et les atouts de cette entreprise qui cherche à élargir son marché dans le secteur des collectivités locales. * Au-delà du regard humain Mobotix a emporté, le 24 septembre, le «Gold Award» de la 14e édition du Trophée de la sécurité, notamment dans la catégorie de la cybersécurité. Pour Patrice Ferrant, c’était «une pierre lumineuse» à son édifice qui se construit progressivement dans les Yvelines depuis quatorze ans. Devant ses pairs, ce prix est le fruit d’un engagement auprès des clients utilisateurs, partenaires, fédérations, bureaux d’études, institutionnels... Ce prix symbolise la reconnaissance des outils de Mobotix, notamment dans ses actions sur la protection des données (privacy by design) ; demain, Mobotix sera plus performant en raison de son alliance technologique avec Konica Minolta qui a permis l’émergence d’une nouvelle technologie dite «Konicam location», permettant de
Patrice Ferrant, représentant de la multinationale Mobotix, a rencontré la rédaction. (J2R)
Une variété de choix technologique pour la surveillance. (J2R)
vous identifier partout Mobotix a innové ces dernières années. où des systèmes de Elle a mis au point un système d’alerte en vidéosurveillance sont utilisant des capteurs thermiques ; elle a installés. développé des outils de surveillance sur les terrains susceptibles d’être la cible de Konika Minolta personnes malintentionnées qui créent avait investi en ache- des décharges sauvages. Avec l’arrivée du tant 60 % de la socié- numérique, Mobotix a aussi réalisé des té Mobotix. L’activité systèmes pour protéger les données stocde cette dernière se kées afin de lutter contre toute tentatives situe plutôt dans trois de piratage. Selon M. Ferrant, dans un parties de l’Europe : monde complexe et hyper-concurrentiel, l’Allemagne, le Bene- il est de bon ton de protéger les données lux et la France. Mo- à forte valeur ajoutée. botix gère un réseau de 200 installateurs Avec la multiplication des actes de malagréés en France, ce veillance (déchets sauvages, vandalisme, qui équivaut à envi- incivilités), Mobotix tend à développer ron mille systèmes de une offre étoffée pour les collectivividéosurveillance afin tés territoriales. Ses produits « qui sont d’anticiper des risques fiables », selon M. Ferrant, ont fait l’objet industriels, naturels et d’une présentation au Salon des maires en d’assurer la sécurité novembre 2019 à Paris. r des biens et des perRodrigo Acosta sonnes. C’est une société qui fournit direc- MOBOTIX AG d’activités Ecopole Seine-Aval tement des services à Parc Fabrique 21 - 120, Avenue du port des entreprises : 90 % 78955 Carrières-sous-Poissy de ses activités sont Mobile: +33 (0) 6 33 58 93 70 +49 6302 9816-190 destinées aux entre- Fax www.mobotix.com prises, aux industriels et aux collectivités. www.journal-deux-rives.com
25
26
Sports
E-SPORT
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Quentin Duval remporte le tournoi e-sport du CIC de Mézières
Samedi 16 novembre 2019, l’agence CIC de Mézières-sur-Seine a accueilli un tournoi e-sport sur FIFA20, organisé par Event2Give et la Fédération Française de Jeu Vidéo. C’est Quentin Duval de Gaminsport qui l’a remporté. De 10 h à 17 h, l’agence du CIC de Mézièressur-Seine et sa directrice, Madame Estelle Ricur, ont accueilli dans leurs murs un tournoi e-sport de football virtuel. Le jeu du jour était FIFA 20. Il faut noter que le CIC est un partenaire important de l’e-sport en France. Organisé par l’agence Event2give, située à Aubergenville, et la Fédération Française de Jeu Vidéo, ce tournoi est à la fois un exemple du développement de l’e-sport dans la région mais aussi un magnifique outil de promotion. Effectivement, les clients nombreux de l’agence ont pu assister au tournoi et découvrir cette discipline. Frank Fontaine, élu local à Mézières-surSeine, mais surtout président de la Fédération Française de Jeu Vidéo, était présent pour animer ce tournoi avec une conférence à 15 heures, juste avant la finale.
BOXE
Devant le CIC de Mézières-sur-Seine, les trois finalistes du tournoi, dont Quentin Duval au centre à côté de la directrice de l’agence Estelle Ricur. (Photo DD)
Un sport attractif
du club d’e-sport des Mureaux Sharing’Game ont participé au tournoi.
La finale a opposé Quentin Duval de Vélizy, membre de Gaminsport, à Corentin Bresson Un autre grand rendez-vous e-sport dans le de Sartrouville, membre de Lausanne-esport. secteur, le Numérique Epône Show (NES), a eu lieu les 23 et 24 novembre 2020, clôturant C’est Quentin Duval qui a remporté la fi- ainsi la semaine du numérique dans la ville nale sur un score de 2 à 1. Cela montre bien d’Epône. r que, malgré la taille de ce tournoi, il a attiré Damien Delerin des joueurs de villes éloignées comme de villes proches évidemment. D’ailleurs, des membres
Pour Elie Konki, un quatrième titre de champion de France
Le 1er octobre la rédaction a rencontré Elie Konki, champion de France dans la catégorie Coq. Il a aussi réalisé son objectif de devenir champion de l’Union européenne des poids Coq.
Après une nette victoire à Nantes, le 28 septembre, Elie Konki du club de boxe BAM Héritage a rendu compte de son match «facile» selon ses termes. Konki est champion de France pour la quatrième fois consécutive et il reste invaincu avec 8 victoires sur 8 combats depuis qu’il est devenu professionnel. Dans cette interview du 1er octobre, pour Konki, Loïc Pagan, son adversaire à Nantes, n’a pas su ou pu décrypter la stratégie de Konki. Le champion de France dans la catégorie de 53,5 kg a bien défendu son titre à Nantes et poursuit son chemin pour le titre européen. Ensuite, Konki, le conquérant, a remporté le titre de champion de l’Union Elie Konki (à dr.) est entouré par les frères Hallab, entraîneurs du BAM Héritage. (J2R) europénne le 13 décembre 2019. r www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
MÉMOIRE
Culture
Des nouvelles d’Octave Mirbeau
Un lieu à l’abandon à Cheverchemont ! (DR)
Une carte postale des années vingt représente la maison d’Octave Mirbeau à Cheverchemont ; sur le portail, le passant pouvait lire l’inscription suivante : Fondation Octave Mirbeau. À l’occasion du centenaire de sa mort, en 2017, un petit pèlerinage y avait été organisé par la Société Octave Mirbeau et chacun se désolait de l’état de délabrement des lieux.
leux contenu, prévu pour les frais de fonctionnement, à son seul profit. Plus grave, sa trahison ne fut pas seulement matérielle puisqu’elle est également à l’origine de son prétendu testament politique publié dans le quotidien réactionnaire Le Petit Parisien trois jours après le décès. Ainsi, on sait aujourd’hui que le génial auteur du Journal d’une femme de chambre a bataillé en vain contre la férocité de la nature humaine. Il stigmatisait l’injustice dans une soi-disant belle époque qui la dissimulait derrière un voile pudique fait de conventions, de bonnes manières, de cartes postales et de chromos tous aussi niais. Il le déchira maintes et maintes fois pour en révéler la violence à l’égard des plus faibles et La maison abandonnée les turpitudes des dominants : un jardin des supplices. L’horreur de la guerre de 14 en fut Le grand homme est toujours d’actualité la démonstration et la conclusion éclatante ! à Triel-sur-Seine et c’est pitié de constater que la dernière maison où il vécut à partir Rendre justice au justicier de 1909, la maison qu’il se fit construire, est à l’état d’abandon, dissimulée derrière Il y a tout lieu de se réjouir de la rénovation des arbres et des herbes folles, et que per- de la maison d’Émile Zola à Médan, grâce sonne ne veut agir ! Le propriétaire est non au mécène Pierre Berger. Un musée Dreyfus seulement négligent mais il est aussi, dit-on, sera bientôt ouvert, consacré à l’affaire polifoncièrement rétif à toute intervention qui tique majeure de la Troisième République. À permettrait au moins la sauvegarde du bâti- ce sujet, il semble que l’on ait un peu oublié ment en le préservant des squatteurs et de qu’Octave Mirbeau se rallia résolument à la tous autres périls. Savez-vous que, selon les cause du Capitaine Dreyfus, en 1898, après dernières volontés d’Octave Mirbeau, elle avoir mené une carrière de journaliste aux devait devenir un havre pour des écrivains. côtés de la réaction, tour à tour pamphléAlice Regnault, sa veuve, vendit son merveil- taire dans Les Grimaces (1883), au service
également du Gaulois, prestigieux quotidien conservateur et mondain. Il publia de nombreux articles dans L’Aurore tout comme Zola avec son article J’accuse. En effet, grâce à un opiniâtre travail sur lui même et, bien que portant le fardeau d’une éducation jésuite traumatisante (1859-1863), évoquée dans le roman quasiment autobiographique Sébastien Roch (1890), dans lequel Mirbeau raconte le viol d’un collégien par un prêtre, il est devenu un adulte foncièrement révolté aux idées anarchistes ; il lui a fallu se défaire du legs fatal jusqu’aux dernières scories pour accoucher d’une œuvre journalistique, romanesque et théâtrale qui met à nu son époque et ses tares. A propos de sa supposée inconstance, reproche continuement entretenu par ses détracteurs, il écrira dans L’Aurore un magnifique article le 15 novembre 1898 intitulé Palinodies. On en retiendra cette courte citation : « L’harmonie d’une vie morale, c’est d’aller sans cesse du pire vers le mieux … ». Pour le reste, lisez-le, il vaut la peine ! Mais rien n’y fit, le procès Mirbeau continuera bien au-delà de sa disparition !
Un site Internet consacré à Octave Mirbeau Pour davantage connaître l’imprécateur au cœur fidèle, sa vie, son œuvre et son époque, mais aussi la permanence de ses combats, la Société Octave Mirbeau a mis en place un www.journal-deux-rives.com
27
28
Culture
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Mirbeau a planté des fleurs rares, « ses amies très chères ». Il élève des poules. A l’intérieur, quelques statuettes, notamment de Maillol et de Rodin, sur les murs, sa collection de tableaux : Pissarro, Monet, Van Gogh … Durant ces années, il reçoit ses rares amis ; ensemble, ils admirent au loin la vallée de la Seine puis se promènent dans les allées fleuries. Certains de ces visiteurs ont évoqué Octave Mirbeau en 1915 extrait d’un film hommage de Sacha Guitry. (DR) leurs souvenirs, leurs témoignages ou les échanges amicaux avec site Internet qu’elle a voulu accessible et le grand écrivain qui souffre de solitude. Les fonctionnel. En effet, tel est le but que se entretiens nous apprennent qu’au-delà de la sont assignés ses fondateurs notamment littérature il était intéressé par la nature et par avec la publication annuelle des Cahiers Oc- les promenades dans son parc. tave Mirbeau depuis bientôt vingt-six ans ! Le site sera régulièrement nourri de nouDans cette modeste monographie, on renvelles contributions. La S.O.M. est aussi édi- contre des écrits signés : Marc Elder (1884trice d’œuvres romanesques et théâtrales de 1933) « Mirbeau aussi vous aimez les fleurs… », Mirbeau que vous pouvez vous procurer en Marguerite Audoux (1863-1937) « vous aussi, vous rendant dans la partie Librairie. Si vous vous êtes un pauvre… », Albert Adès (1893souhaitez être tenu au courant de l’actualité 1921), « Tout est beau dans la nature disait-il… », mirbelienne (nouvelles publications, confé- Sacha Guitry (1885-1957) « se battre pour une rences, expositions, lecture représentations, idée… » etc.), n’hésitez pas à vous abonner à la lettre d’information prévue à cet effet. Ces textes qui sont accompagnés Octave Mirbeau est à lui seul tout un uni- de plus de soixantevers aux ramifications nombreuses, fruits de dix illustrations, son éclectisme. Prenez le temps de visiter ce sont précédés d’une site et surtout de lire ou de relire son œuvre préface de Pierre de romancier, dramaturge, journaliste, cri- Michel (co-auteur de tique & amateur d’art, pamphlétaire… Ainsi la biographie de Mirvous le découvrirez ou le redécouvrirez, par- beau L’imprécateur au tageant la passion des membres de l’associa- cœur fidèle (Séguier tion pour une œuvre singulière et universelle 1990), préface qui qui, a bien des égards, reste actuelle. nous éclaire sur les dernières années du grand écrivain sous le titre péremptoire Visite de la maison de ses rêves à de Combat contre le Cheverchemont néant. L’association historique de Triel-sur-Seine vient de publier une monographie Octave Mirbeau Les années Cheverchemont, préfacée par Pierre Michel (fondateur de la Société Octave Mirbeau). C’est à mi-hauteur de la colline, entre les bois de l’Hautil et Triel-Bourg, au bord de la Seine qu’Octave Mirbeau va acheter des terrains et se fera construire en 1909 sur ses plans personnels, « la maison de ses rêves » qu’il habitera jusqu’à sa mort en 1917. Cette maison est vaste et claire, elle est entourée d’un grand parc et, dans les jardins, www.journal-deux-rives.com
Extrait : « Les dernières années de la vie d’Octave Mirbeau sont à la fois celles qui ont vu son triomphe, avec Les affaires sont les affaires (1903) et La 628-E8 (1907), et sa reconnaissance internationale, bien au-delà de tout ce qu’il n’aurait jamais pu imaginer, et celles d’une longue, progressive et interminable
déchéance, commencée dès 1905, quand il se plaint d’avoir reçu "le coup de poing de la vieillesse(1)", et dont la conscience lancinante n’a fait qu’aggraver encore la souffrance. En même temps qu’il touchait au faîte de la gloire, de l’influence et de la fortune, il entamait douloureusement sa "course à la mort(2)", dont on peut suivre les étapes à travers sa correspondance et, pour les toutes dernières années où il n’est quasiment plus en état d’écrire, à travers les témoignages de ses amis et de ses visiteurs ». r Claude Barouh et Hervé Roux
https://www.societe-octave-mirbeau.org/ 1. En juillet 1905, alors qu’il n’a que 57 ans, il écrit à Gustave Geffroy : « Je crois que je suis fichu, et que j’ai reçu, sur la tête, le coup de poing de la vieillesse… » 2. La Course à la mort est le titre d’un roman d’Édouard Rod (1885). Octave Mirbeau – Les années Cheverchemont Editeur : Triel, Mémoire & Histoire (http://www.trielmemoirehistoire.fr/la-boutique-tmh) Format : Livret 29,7 x 21 cm Nb. pages : 68 pages Date publication : 20 février 2019 ISBN : 978-2-9558755-8-2 Prix : 8 €
Octave Mirbeau à Triel. (DR)
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
PEINTURE
Culture
Michel Bertin, un artiste naturellement vauxois
À Vaux-sur-Seine, des talents sont cachés et parfois des rencontres imprévus permettent de mettre en scène la lumière de certains artistes reconnus. En juin 2019, une exposition à l’occasion du dixième anniversaire de la revue « Art Artistes et Patrimoine » était une belle opportunité de découvrir une cinquantaine d’artistes connus et reconnus. Ceux-ci exposaient leurs œuvres à la salle Rémi-Barrat de Triel-surSeine. C’était aussi l’occasion de rencontrer de nouvelles figures de l’art contemporain au nord des Yvelines. Effectivement, Michel Bertin est un artiste vauxois qui «vit l’art» dans son quotidien. Cet artiste peintre est un passionné : des reliefs, des personnages, des abstraits... tout avec la même méthode d’un artiste autodidacte. Certes, son père lui a donné le goût pour les pinceaux.
Michel Bertin fait de l’art avec tout type de matériaux : il utilise des images, notamment des photos, pour ensuite les transcrire dans la terre, le bois, le vitre. En ce qui concerne la définition même de l’art, ce n’est pas un problème pour lui : définir l’art, c’est une question de la culture, de la société dans laquelle on évolue et de l’Histoire. Prenons le cas d’un arbre, «il est planté, il grandi et il s’ouvre» vers les autres, hommes et femmes ou animaux. Naturellement, Michel Bertin se conçoit en artiste «qui vit de l’art et non pas vivant de l’art !»
Michel Bertin a rencontré la rédaction. (J2R)
Avec zénitude, il est presque comme Yoda fêtant les 500 ans de la mort de Léonard de dans la saga Star Wars : il est concentré sur Vinci, on ne peut que lui donner raison. r son œuvre; «c’est quasi spirituel», indique-t-il. Rodrigo Acosta A son âge, et allant vers la retraite, il se sent bien pour continuer son cycle de vie : «Je compte voyager [après la retraite] pendant un an et après on continuera à voyager artistiquement et sur le plan esthétique.» Quasi-philosophe, il Pour en savoir plus : prétend que la civilisation occidentale pour- contact : michel.p.bertin@wanadoo.fr rait se ressourcer, voir renaître, par l’Art. En michelbertinblogwordpress.com
L’artiste Michel Bertin a exposé à la salle Rémi-Barrat en juin 2019. (J2R)
www.journal-deux-rives.com
29
30
Culture
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
LITTÉRATURE Des auteurs en dédicaces littéraires
à Triel à la bibliothèque municipale
Samedi 1er février, 22 auteurs sont invités à la bibliothèque municipale de Triel-sur-Seine (Espace Senet). Tous les genres seront représentés : romans historiques ou de sciencefiction, poésie, dessin et bande dessinée, jeunesse, témoignages, sciences humaines, etc. Des auteurs locaux et régionaux seront présents pour la cinquième édition de cet évènement, voulu par la ville et organisé par la bibliothèque municipale Guy de Maupassant. Petits et grands pourront satisfaire leur goût du livre et auront l’opportunité de rencontrer celles et ceux qui mettent en scène avec talent des mots et des idées sur de belles pages écrites pour le plaisir et la curiosité de leurs lecteurs.
Madeleine ARNOLD TETARD - Romans à caractère historique - A ses romans historiques marqués d’une approche du Grand Siècle toute personnelle, comme Ninon de Lenclos, Notre Dame des amours, elle vient de publier la biographie de la célèbre aviatrice Adrienne Bolland et en 2020 ce sera Le collier d’émeraude. Parvenir à passionner ses fidèles lecteurs continue d’être un plaisir partagé avec talent. Jean-Luc BARRIER (JYHEL) – Un loisir majeur - «J’ai découvert l’art de la plume par la chanson au début de ma vie d’adulte puis, dans les années 90, j’ai franchi le pas vers la nouvelle et le roman. L’écriture est toujours restée un loisir majeur jusqu’au passage à la phase éditoriale qui a eu lieu plus tardivement.»
« Un livre est une fenêtre par laquelle on Julie BERNIER – Un s’évade », a écrit Julien Green. C’est aussi grand bond vers le zéro une mise en scène dont chacun peut choidéchet - Conférencière, sir décors, acteurs et même s’identifier au(x) conseillère et militante paspersonnage(s) inventés par l’auteur(e). C’est sionnée et persévérante, aussi lors de ce salon, lieu d’échange et de Julie a créé le blog Sortez partage, qu’un enrichissement mutuel et viTout Vert dans le but de vant devient possible par le contact avec ceux rendre la transition vers qui écrivent des textes. Les mots ne sont-ils le Zéro Déchet plus facile pas le complément indispensable dans notre pour le plus grand nombre. monde d’images omiprésentes ? Un salon en toutes lettres. Samedi 1er février 2020
contexte qu’il n’imagine pas encore. Il met en évidence la réalité des motivations derrière les agissements des politiques et leurs conséquences pour les populations. En un mot, comment l’Histoire influence l’existence et l’histoire des individus. Jean-Louis ERMINE Populariser la Science-fiction – Deux passions : sa carrière dans la recherche (mathématique, informatique…) et la science-fiction. L’auteur, en utilisant les ressources d’une épopée futuriste aux mille rebondissements amène le lecteur à se confronter à ses idées et pose les bases d’une réflexion sur la vie, la mort, la science et le temps. Quand la science-fiction devient philo ! Jacqueline FAVENTIN – Des histoires à dormir debout - « Je suis née sur une île où tout picotte un petit peu, comme le piment, et où tous mes compagnons de jeu, filles et garçons, ont cette jolie couleur maronde que leur donne le soleil. C’est ce gros carton encombrant «bons baisers de partout» qui fut à l’origine de mes «histoires à dormir debout» ; ma plume s’en inspire depuis si longtemps que je me plais à penser qu’il n’a pas encore révélé tous ses secrets. »
Giovanni-Michel DEL GEMME - Premier FRANCO - Biographies, roman Passionnée Espace Senet - Salle Maupassant Histoire, Sociologie - L’esd’Histoire, d’histoires, de sentiel des livres parus mythologie, de littératures 121, rue Paul Doumer concernent les sciences de l’imaginaire et avec un 78510 Triel-sur-Seine humaines au sens large, goût certain pour le thrilavec pour but de porter téler et le polar, elle hante bibliotheque.triel-sur-seine.fr moignage de voix oubliées, depuis bientôt quinze ans celles des Amérindiens, en les festivals essentiels de particulier des Apaches Chiricahua. Il a écrit la SFFF. Lilas noir : … une enquête pour Auteurs invités quatre ouvrages, qui leur sont spécifiquement meurtres en série… Jean Michel ADDE - consacrés, et un sur le mystère des Apaches Auteur à réflexion sur de Sierra Madre. Il poursuit actuellement ses l’existence – Écrivain, recherches sur ce sujet spécifique. Anne de GUERVILLE poète, auteur, parolier et - Les secrets de l’intuition compositeur, Jean-Michel - A été pendant de nomAdde se diversifie dans pluRaphaël DELPARD breuses années animasieurs genres d’écriture. En Scénariste, journaliste et trice d’ateliers d’écriture, littérature jeunesse, l’objecromancier - Sa carrière pour adultes et auprès du tif de l’auteur est de donner reflète l’autonomie d’esprit jeune public. Adepte de la aux enfants l’envie de lire. En littérature géd’un créatif qui ne peut métaphore, elle écrit mainnérale, il est avant tout un auteur à réflexion rester fixé à un seul genre, tenant des romans fansur l’existence humaine. et pour lequel tout peut tastiques ou de fiction que l’on peut classer servir plus tard, dans un dans le développement personnel. www.journal-deux-rives.com
LE JOURNAL DES DEUX RIVES - JANVIER 2020
Thierry JAEGLE – Raconter sans témoigner - Pratique la musique, le dessin et la poésie. Le retour à l’écriture et un choix délibéré : se dévoiler un peu tout en mêlant ses expériences à des faits de société, se raconter, sans témoigner, et pouvoir laisser libre cours à son imagination. Caroline LESPOURGUES - Graphiste , dessinatrice, designer, architecte d’intérieur… Situé près de la forêt de Marly, le désert de Retz à Chambourcy est l’un des lieux historiques les plus secrets et mystérieux des Yvelines. Caroline Lesgourgues a su nous transmettre son émotion en dessinant d’après nature ou de mémoire ces fabriques, savamment pensées par leur créateur, qui surprennent le visiteur à chaque détour. Stéphane MAILLOT De l’acide sur du velours ! - Stéphane Maillot est un iconoclaste à contre-courant alors que de nos jours, la correction en tous domaines est de mise. Une bonne dose d’absurde, une petite pincée d’humour noir, quelques grammes d’impertinence. Voilà sa recette à déguster sans modération… à ne SURTOUT pas prendre au premier degré ! Christian MILLERET - Musicien, romancier, journaliste… - A débuté au cabaret, où il a côtoyé les derniers grands de la chanson à texte, avant de pénétrer dans le monde des livres. En 2019, c’est une biographie de Philippe Torreton que l’auteur nous a proposée. L’ouvrage contient des entretiens exclusifs avec le comédien normand, un ouvrage tout à fait original et passionnant. Brigite PIEDFERT Romans à caractère historique - Auteure normande de romans historiques, Brigite Piedfert donne une place de choix au patrimoine normand (Bayeux, Evreux, Cormeilles, Le
Havre, Caen, Rouen, Cabourg) et met en avant les liens ayant existé entre la Normandie et l’Espagne ou le monde hispanique. Brigitte Piesfert a publié sept romans. Nalie PORTIER - L’art de la thérapie par l’hypnose - Ingénieure Arts et Métiers, donc plutôt cartésienne. En 2006, elle quitte le monde de l’entreprise pour se tourner vers les sciences humaines et notamment l’hypnothérapie. Diplômée de l’Institut Français d’Hypnose Ericksonienne, en Hypnose et en PNL (Programmation Neuro-Linguistique), elle consacre désormais son temps à l’art de la thérapie par l’hypnose, un véritable chemin de vie. Isa PYTHON -Recherche de personnages, story-board - Isa Python est née en Bourgogne. Dessinatrice de BD, illustratrice, story-boarder, elle a travaillé dans l’édition, la presse et le dessin animé. En 2011, elle publie en autoédition deux albums sur sa région et commence à travailler régulièrement pour les éditions Glénat. Bande dessinée en 2 volumes, Mémoires de Marie-Antoinette est un récit historique construit à la première personne, destiné aux adultes et aux ados. Jean REBILLAT - Auteur de Science-fiction et rôliste - Sorte de toucheà-tout qui déteste refaire deux fois la même chose. Il se consacre à des activités autour des mondes de l’imaginaire en tant que rôliste, chroniqueur de livres, concepteur de sites Web consacrés à la science-fiction et au fantastique. Membre du jury du Prix de l’Uchronie, il anime des tables rondes. Michel STOTZENBACH - Curieux des choses de l’Histoire - Interrogé sur sa vocation de plume, l’auteur se présente comme étant un curieux des choses et des Hommes. Après l’épopée picaresque de GWEN (4 tomes parus), une nouveauté : L’affaire Stradivari , un polar fantastique qui propose aux lecteurs une intrigue propice à favoriser les images
Culture mentales (!). Outre l’écriture, l’auteur est un amateur de musique ; ce n’est donc pas un hasard si l’idée de ce roman lui est venue. Julie SUTTER - Premier roman - Après plusieurs années dans le secteur de la grande distribution, passionnée de littérature, Julie Sutter écrit en 2018 son premier roman : Vintergaek . Elle relate des événements vécus durant la seconde guerre mondiale et aborde des sujets plus actuels. La guerre est finie, mais d’autres combats attendent : pas simple de faire son chemin dans une société où les hommes se donnent le beau rôle. Valérie VALEIX - Romancière apicultrice - À la suite d’un déménagement en Normandie, intéressée depuis toujours par l’apiculture (son arrière-grandpère était apiculteur en Auvergne), elle fonde les ruchers d’Audrey. Elle eut l’honneur d’être amie et le fournisseur de miel de sa romancière favorite, Juliette Benzoni, reine du roman historique, malheureusement décédée en 2016. Celle-ci a encouragé ses premiers pas dans l’écriture apicole. Tania WARGNY - Retranscrire les vies qui m’entourent - Tania Wargny a grandi en Normandie. Très tôt, elle se prend de passion pour les langues et les voyages. Accompagnée de romans, journaux intimes, carnets et cahiers en tous genres elle baigne dans l’écriture (indissociable de la lecture) depuis son plus jeune âge. Elle nous fait partager les différents chemins qui traversent son recueil de nouvelles. Actuellement, elle partage son temps entre l’enseignement du français et l’écriture. Claude Barouh
www.journal-deux-rives.com
31
Chez vous Chez nous ... et si la différence n’existait pas ?
RÉSIDENCE
CLÉMENCEAU Votre résidence sénior médicalisée VERNEUIL-SUR-SEINE
Boulevard Clémenceau Tél. : 01 39 71 61 75 www.laresidenceclemenceau.fr info@laresidenceclemenceau.fr