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Journal des Deux Rives numéro 100

Page 1

Le

JOURNAL des deux rives

Septembre - octobre 2011

2,50 €

JOURNAL INDÉPENDANT

Numéro 100

Urbanisation des Coteaux :

pour ou contre un référendum...

Pages 5 à 7 L’aménagement de la Boucle soulève un énorme débat : le 22 septembre à Triel, huit associations «leaders d’opinion» ont demandé à la CA2RS une consultation locale pour chaque grand projet en cours ou à venir. (Page 5)

Nuisances

Le coup de force de la dgac est inadmissible !

Les intentions : réduire les nuisances aériennes sur le Confluent. Les moyens : relever de 300 m les altitudes d’approche des avions. La parodie de concertation aboutit à un transfert des nuisances ! Comment en est-on arrivé là ?

(pages 22 à 25)

Chanteloup Expropriations

en chaîne pour réhabiliter l’urbain Le bras de fer entre l’Établissement public foncier des Yvelines (mandaté par la municipalité de Chanteloup) et les riverains commence. Selon ces derniers, « No pasaran » est le slogan de leur pétition.

(page 12)

A 104 Le COPRA se remobilise

contre le nouveau projet Le COPRA annonce « un automne chaud… » pour contrer une autoroute A104 bis à travers le projet de connexion RD190-RD30 et Pont d’Achères. Les habitants restent aussi très mobilisés contre ce projet « ni fait, ni à faire ».

(page 6)


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LE JOURNAL DES

éditorial

Septembre - octobre 2011

100 et UNE idées pour grandir

L’

hebdomadaire, Le Courrier des Yvelines du 7 septembre vient de nous consacrer un article élogieux à l’occasion de notre 100e numéro. «Le poil à gratter » de la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) sort ce 100e numéro avec modestie. On aurait pu faire une fête... ou succomber à l’autosatisfaction. Mais ce n’est pas une façon de grandir. On aurait pu évoquer les 100 et Une idées que nous avons publiées depuis 2001, quand le journal s’appelait Les Nouvelles de Triel : des textes littéraires, des articles sportifs, culturels et gastronomiques, des caricatures (dont une a failli nous conduire à un procès en diffamation lors de la mandature de J.-P. Houllemare, ancien maire de Triel), et des anecdotes qui là nous ont aidés à grandir.

Dans un monde de plus en plus complexe et globalisé, la démocratie locale se nourrit des débats, des échanges, des opinions multiples et variées. La pensée unique - et donc la décadence intellectuelle - triomphe quand il n’y a plus de débat. Sur des dossiers tels que le projet avorté de circuit de F1, l’intercommunalité en gestation, les dérives de la mondialisation financière, et l’affaire Baby-Loup... nos plumes étaient aux premières loges... Notre effort d’information plurielle reste ancré dans l’idée antique que la légitimité démocratique de nos six élus (et demain douze) se renforce lorsque l’échange avec les habitants s’opère systématiquement par le biais du contre-pouvoir que représente une information fiable, ce qui est le cas désormais du J2R.

Nous sommes persuadés que choix – parfois divergents de La pensée unique – les ceux de la puissance publique – Mais nous préférons regarder et donc la décadence exprimés dans nos colonnes et l’avenir, avec deux exigences : sur notre site internet donneront intellectuelle – d’abord exiger plus de transpala plus-value au fonctionrence dans la construction de la triomphent quand il de nement de l’agglomération des CA2RS ; et aussi nous montrer Rives... Les élus ont fixé le n’y a plus de débat. Deux plus intransigeant avec la liberté contenant, donc le périmètre de d’expression, fondement de notre la CA2RS ; il est temps d’y metdémocratie locale française. Notre devise reste d’actualité : «Farouchement atta- tre un contenu ! chés à la liberté d’expression et à la participation C’est cette ardente conviction qui anime et démocratique, nous souhaitons que le journal continuera d’animer notre équipe de rédacsoit un lieu de discussions vivant, sans sectaris- teurs-citoyens pour les numéros à venir. me, dogmatisme, ni esprit de polémique». Rodrigo ACOSTA

www.journal-deux-rives.com

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Sommaire

Septembre - octobre 2011

ÉDITORIAL

100 et UNE idées pour grandir

page

interco et Sénatoriales

3

L’urbanisation dans la CA2RS

page 5

Le COPRA se remobilise contre le projet A104

page 6

contestée

La gauche gagne un siège dans les Yvelines

page

7

actualité locale andrésy

Faible mobilisation contre des expulsions Rénovation des berges de Seine : Ribault embourbé

carrières

Laïcité : les contradictions d’Eddie Aït Le Pavillon rénové du Château Vanderbilt Devoir de mémoire

8 page 9 page

page 10 page

11 11

chanteloup Expropriations en chaîne

page

12

maurecourt Je t’aime, moi non plus !

page

13

triel

Le commissariat de la discorde Bétonnage : du réchauffé triellois ? Le marché Sénet rénové

verneuil

Septembre mois de fête de l’Air Aérodrome : moins de bruit pour les riverains

vernouillet

« Tombés du ciel ! » une reconstitution presque historique Révision du PLU : entre prévisions et contradictions

environnement

dossier

Nuisances aériennes : Une autoroute du ciel sur nos têtes

page

page 14

page 15

page 16

page 17

page 19

page 20

page 21

pages 22 à 25

Echec et coup de force de la DGAC Une manifestation pour sauvegarder le Confluent

tribuneS

Prémices d’une faillite annoncée La dialectique moderne Disparition : adieu Peppy notre pizzaiolo napolitain !

page 27

rugby boxe

Le nouveau défi du RC Triel

page 29

Les 40 ans du BAM

page

foulée

La vague rouge balaie Triel Bienvenue à Andrésy Athlé

page

page 28

page 28

sports 30

31 page 31

CULTURE un jour un livre

Le Fantôme de Saint-Guerzan

bloc-notes de l’histoire

Une commémoration juste et nécessaire

page pages

32

33-34

Journées du Patrimoine Sur les berges de la Seine

page

35

Blérots de R.A.V.E.L. Galvanisés par la pluie et par le public

page

36

BIEN-ÊTRE gastronomie

en bref 4

Soigner son petit déjeuner

page pages

37

38-39

www. journal-deux-rives.com

Le Journal des deux rives

Journal indépendant, fondé en 2001. Directeur-fondateur : Rodrigo Acosta. Commission paritaire : 0311 I 79525. ACOSTA.COOPACTIVE R.C.S. PONTOISE 490 151 271. Siret 490 151 271 00023 NAF 70.22Z. TVA FR 76 490 151 271. Publicité et rédaction : 22 rue Charles Dupuis 78510 Triel-sur-Seine. Tél. 06 79 69 51 50 trielnews@free.fr Le journal des Deux Rives est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire de la Communauté d'Agglomération des Deux Rives de Seine et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales. Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le journal est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, non-discrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine. En conséquence, le journal ne soutiendra ni de près ni de loin de candidat à des élections locales sur son territoire de diffusion. La ligne éditoriale est décidée et mise en œuvre par la rédaction, en toute collégialité. Rédaction : Rodrigo Acosta, Claude Barouh, François Darcq, Damien Delerin, Mustapha Kleiche, Robert Landsberger, Pierre Tassain, Lionel Wastl. Ont participé à ce numéro : Rachel Banon, Fabien Dézé. Les articles, photos, dessins et infographies publiés ne peuvent en aucun cas être reproduits sans l'autorisation expresse de la rédaction. Abonnement 10 numéros : 23 € Prix unitaire : 2,50 €.

www.journal-deux-rives.com Notre site internet offre des forums citoyens, des partenaires visibles et une newsletter. Rubriques : actualité locale, associations, opinions, culture, nature, sport, cuisine, etc. Nous vous invitons à le découvrir et à nous faire part de vos opinions et suggestions...


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Septembre - octobre 2011

Dossier

interco’

L’urbanisation dans la CA2RS contestée Lors de la réunion publique du 22 septembre, les associations locales et voisines du cadre de vie ont critiqué les projets de développement de l’interco, notamment le port industriel de Triel et la couronne urbaine prévue sur l’Hautil.

Les associations exigent un référendum sur ces projets décidés sans l’accord des populations. La communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) à laquelle appartiennent nos villes s’est engagée dans un processus de développement économique et d’une politique d’urbanisation très ambitieuse qui transformeront la boucle de Chanteloup. L’inquiétude des populations est relayée par les associations qui, lors de cette soirée ont présenté les divers projets. Bernard Loiseau, d’IDF Environnement, a déploré que les terres agricoles soient «fortement consommées par nos élus». D’ailleurs, « le PLU de Triel risque d’être en contradiction avec les couloirs écologiques entre l’Hautil et la Seine, prévus par la Région». En effet, les six maires de la CA2RS ont inscrit l’urbanisation des coteaux entre Triel, Chanteloup et Andrésy, dans leur projet de développement, sous le nom de «couronne urbaine». Le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, avait néanmoins décidé, en juin 2010, de consulter sa population sur l’urbanisation prévue au-dessus de la RD 55. L’Association de Sauvegarde des Coteaux de l’Hautil a rappelé que les «Andrésiens avaient refusé à 70 % ce projet d’urbanisation». Mais le projet n’a jamais été annulé au niveau de l’interco. Temps fort de la soirée, le projet du port de Triel a été présenté par MM. Sénèque et Trognée du Collectif de riverains de Villennes. Armés de documents officiels, le Collectif a d’abord ironisé sur l’appellation d’ «éco-port» : «Le cahier des charges révèle qu’il s’agit en fait d’une plate-forme portuaire de traitement des déchets de 35 ha, dont le seul moyen d’accès est la RD 190». Le futur port de Triel aura un «impact visuel fort sur Médan, Carrières et Poissy, avec une forte exposition au bruit. Rappelons qu’une seule péniche de 50 000 tonnes, ce sont 250 camions. Un site naturel deviendra site industriel». Pour le Collectif, ce projet est «une

Presque 100 personnes se sont déplacées pour écouter, échanger de l’information et défendre «l’intérêt général». (Photo J2R)

aberration écologique de 30 millions d’€, à la place d’un port de Plaisance et à quelques kilomètres du futur port d’Achères !». Les projets routiers du territoire ont été l’un des autres thèmes forts de la soirée. Le COPRA, a rappelé les conséquences d’une autoroute à 120 000 véhicules/jour sur Conflans, Achères, Carrières et Poissy. Une première phase de travaux pourrait avoir lieu du Val d’Oise jusqu’à Achères. L’impact sur l’autre projet routier pourrait être énorme : les véhicules «se déverseraient sur les voiries secondaires, notamment sur la future connexion départementale avec son pont entre Achères, Andrésy et Triel, dans la plaine». Devant les cartes présentées par les associations, le public comprenait que l’Etat (avec sa A104) et le département des Yvelines (avec son pont d’Achères et sa route jusqu’au pont de Triel) s’étaient mis implicitement d’accord pour se partager les frais d’un plan routier que tous les élus souhaitent... à une exception : le maire de Carrières, Eddie Aït.

Une politique nationale en panne Ce dernier ne laisse pas de surprendre les associations : embarqué dans un projet d’urbanisation massive de centre ville, avec 2 800 logements prévus et soutenant le futur «écopôle» entre sa ville et Triel, Eddie Aït reste officiellement opposé tant à la A 104 qu’au pont départemental. Comment le maire compte-t-il absorber le surplus considérable de traffic routier qui découlera de ses projets de développement ? www.journal-deux-rives.com

En définitive, bien que tout soit d’appellation «éco», tout fait peur aux habitants... Seul élu de l’interco a être présent ce soir-là, l’adjoint à l’urbanisme de Triel, M. Jean-Yves Six, ne s’est pas exprimé sur le projet d’urbanisation de l’Hautil mais a demandé aux associations «comment on pouvait être contre ces projets qui apporteront de l’emploi – objectif numéro du territoire ?». Les associations présentes ont d’abord rappelé leur opposition à des projets qui n’ont pas reçu l’aval des populations. Sur le fond, Marc Wiel, urbaniste reconnu, a rétorqué que la majorité de ces «créations» sont des emplois déplacés et donc que le gain pour le PIB national reste à prouver. Selon cet expert, pour ce qui concerne les logements, «ce n’est pas garanti que le prix du logement recule même si l’on en construit davantage !» Cette question relève plutôt de la politique nationale qui est actuellement en panne. La consultation organisée par le maire d’Andrésy est devenue l’exemple à suivre pour les associations locales. La réunion s’est achevée par un coup de tonnerre : les associations demandent «une consultation loyale sur les projets d’urbanisation de la CA2RS, à l’instar de celle organisée par le maire d’Andrésy, en juin 2010». Signe de la coupure existant entre les élus et les associations, l’absence des maires et de Pierre Cardo a été déplorée. Seul le Conseiller général des Yvelines, Jöel Tissier (EELV) était présent. Il a rappelé que ces projets devaient être financés et que choisir «de développer une boucle pose problème en termes de connexions de transports». - L.R. 5


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Dossier

Septembre - octobre 2011

A104

Le COPRA se remobilise contre le projet A104 Le COPRA annonce « un automne chaud »… Pierre Cardo, le président de l’agglomération et Eddie Aït, maire de Carrières restent aussi très mobilisés contre ce projet « ni fait, ni à faire ».

Des décisions devraient tomber et un premier tronçon A104 serait construit entre Méry et Achères. Plus de 120 000 véhicules/jour vont donc se déverser sur les routes locales après Achères, vers Poissy, Carrières et Andrésy. L’Etat aurait trouvé une solution pour satisfaire tout le monde en arrêtant les travaux à l’endroit où sera construit le pont 2x2 voies entre Achères et Andrésy, prolongé par une départementale jusqu’au pont de Triel – connexion quasi directe ensuite à la A13 ! C’est la rentrée et le projet du prolongement de la francilienne entre Méry et Orgeval devrait avancer : le gouvernement a en effet rappelé son intention de relancer le projet d’autoroute 2x3 voies qui traversera Méry, Eragny, Conflans, Achères, Carrières, Poissy et Orgeval. Néanmoins, une décision était attendue avant le 27 juillet (soit cinq ans jour pour jour après les conclusions du débat public A 104) : il ne s’est rien passé. Ce retard signifie t-il un recul de l’Etat, après 40 ans de tractations ? Les opposants au projet n’y croient pas. Tout en réaffirmant sa totale opposition à un tracé autoroutier qui traverserait les zones urbaines – en aérien ou en souterrain -, le collectif anti- A104 COPRA s’inquiète de la partie de projet qui semble avancer, entre Méry et Achères. Sur ces dix kilomètres, il n’y a plus de communes qui s’opposent à l’autoroute : depuis longtemps le Val d’Oise est rangé derrière la A104, ainsi que les maires d’Achères (M. Outreman, PC) et surtout de Conflans (M. Esnol, PS), dont la ville est la principale impactée. C’est à partir de Carrières que les oppositions restent fortes : son maire, Eddie Aït (PRG) et le maire de Poissy (M. Bernard, PS), sans parler des députés UMP (MM. Régnaut et Morange). Donc la A104, entre Carrières, Andrésy, Poissy et Orgeval attendra.

Le port d’Achères : «un leurre» Le COPRA s’oppose à un tracé autoroutier à 120 000 véhicules/jour « en pleines zones urbanisées qui concerne directement 200 000 riverains et qui passerait au milieu d’habitations individuelles et collectives et d’établissements scolaires ». 6

Progressivement, tisse-t-on une autoroute A104 bis ?

Le projet A104 entre Méry et jusqu’à Achères serait devenu prioritaire en raison du projet du port multi-modal d’Achères qui va intensifier, à terme, les trafics routiers, notamment de camions. Cette infrastructure portuaire – de la taille du port de Gennevilliers – sur la rive gauche face à Conflans et Andrésy est devenue l’argument principal du maire de Conflans, Philippe Esnol, pour appuyer le projet A104, après en avoir été longtemps le principal opposant. M. Esnol est devenu sénateur à la haute assemblée. Pour le COPRA, ce port d’Achères est « un leurre » et un point d’achoppement entre le Val d’Oise, Conflans et Achères d’une part « qui réclament le projet A 104 » et « les élus des villes situées au sud d’Achères qui le refusent ».

Cul-de-sac à Achères et «compromis» entre l’Etat et le conseil général

Mais le COPRA développe un autre argument qui pourrait peser dans la balance : proposer un projet qui aboutirait en cul-desac à Achères « constitue un véritable danger pour toutes les populations situées au sud d’Achères car le flot des 120.000 véhicules par jour congestionnerait le réseau routier local en répandant tout autant ses nuisances chimiques et sonores ». Les voitures et camions venant du nord et débouchant sur la plaine d’Achères auront trois possibilités : reprendre la RN 184 jusqu’à Saint-Germain, traverser Achères puis Poissy (via la RD 30), enfin traverser la Seine par le futur pont dit d’Achères et le pont de Triel pour rejoindre Orgeval et la A13. Cette troisième option risque de devenir une autoroute bis. www.journal-deux-rives.com

(Infographie DR)

En effet, un drôle de compromis semble s’installer entre l’Etat, le Conseil général des Yvelines et les élus locaux favorables à la A104 : pour l’Etat, il s’agirait de « profiter » du futur pont départemental 2x2 voies entre Achères, Carrières et Andrésy et sa connexion routière dans la Boucle de Chanteloup jusqu’à Triel et… son pont (voir carte ci-dessus). Ainsi, la Francilienne construite entre Méry et Achères verrait son prolongement « naturel » construit par le CG 78 (pont dit d’Achères, connexion RD 30/RD 190 jusqu’à Triel) ! Mais, Pierre Cardo s’oppose fortement à ce compromis et dénonce - dans une conférence du presse du 27 septembre - une A104 bis ! De toute manière, la solution proposée par l’Etat «est fragile juridiquement» soutient le président de l’agglomération des Deux Rives. Pour mémoire, le projet A104 prévoit un souterrain fluvial à la verticale du… pont départemental dit d’Achères ! Soit deux projets routiers en-dessous et au-dessus de l’île de la Dérivation, à Carrières. Eddie Aït, maire PRG, «se refuse à sacrifier l’environnement [de ses concitoyens]». Le COPRA « poursuivra son action par tous les moyens, pour empêcher la réalisation de ce prolongement de la Francilienne en zones urbanisées » et invite « tous les élus conscients de la dangerosité de ce projet et toutes les populations concernées à se mobiliser massivement pour la rentrée...». Enfin, la présidente du COPRA, Christiane Paravy, prévient : «[Des] décisions vont être prises sur ce dossier en cette rentrée. Le COPRA est extrêmement mobilisé et je peux déjà vous assurer que l’automne sera chaud ! » - L.W.


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Dossier

Septembre - octobre 2011

Sénatoriales

La gauche gagne un siège dans les Yvelines

Avec 26% des suffrages, la gauche a décroché deux sièges au Sénat pour Philippe Esnol et Catherine Tasca.

2 722 grands électeurs ont été appelés le dimanche 25 septembre 2011 à élire, pour un mandat de six ans, les six sénateurs qui représenteront les Yvelines dans la haute assemblée. Résultat : quatre sièges pour l’UMP et deux pour la gauche.

Dix listes ont sollicité les suffrages des grands électeurs pour pourvoir aux sièges occupés depuis les dernières élections par quatre UMP, un UDF et un PS. Parmi ces listes, les plus importantes sont celles conduites par Gérard Larcher pour l’UMP, actuel Président du Sénat et deuxième personnage de l’État, et Catherine Tasca, ancienne ministre, pour le Parti socialiste. À droite, trois autres listes cherchent à concurrencer celle du président du Sénat. Il s’agit de la liste conduite par le maire de Louveciennes, André Vanhollebeke pour le Nouveau Centre, celle étiquetée « Divers Droite », menée par Philippe Brillaut, maire du Chesnay, et celle de Roselle Cros, sénatrice sortante, nommée « Centre indépendant ». Par ailleurs, nouveauté de cette consultation,

on peut noter la présence de la liste Anticor, émanation de l’association éponyme, qui est partie civile dans le procès des emplois fictifs de la Ville de Paris, pour lequel a été mis en examen l’ancien président de la République Jacques Chirac. Une liste FN, une PCF et une « sans étiquette » complètent la description du paysage de ces élections sénatoriales yvelinoises. Que dire des enjeux ? Les commentateurs politiques avaient analysé à longueur d’articles les chances pour la gauche d’obtenir la majorité au Sénat. C’est chose faite avec un écart de trois sièges. Ils justifiaient cette possibilité par les gains substantiels obtenus par la gauche au cours des dernières élections locales. Les Yvelines font partie des départements qui pourraient contribuer à ce basculement historique. Cette projection avait semblé un peu audacieuse dans la mesure où les Yvelines sont restées à l’écart de la vague rose et rouge qui avait prévalu aussi bien lors des élections municipales de 2008 que des dernières cantonales et régionales. Il ne faut pas oublier que Valérie Pécresse avait obtenu la majorité dans ce département et que le canton de Triel avait été perdu par la gauche. Cependant, la gauche a su compenser cette faiblesse structurelle dans un département difficile pour elle par une meilleure mobilisation et peut surtout compter sur les divisions www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

de la droite. La perte du canton d’Andrésy est un exemple du grignotage électoral par les forces de gauche. - M. KLEICH

«Pas de réforme territoriale bâclée» Catherine Tasca soulignait le 3 septembre qu’il fallait «rétablir un équilibre» institutionnel et contrer la «Sarkozie». Dans cette bataille de septembre, première d’une année électorale de tous les dangers pour l’UMP, Mme Tasca estime que la gauche est unie pour «...prendre les manettes du pouvoir au Sénat». Du résultat des Sénatoriales découle la suite à donner à la réforme territoriale, à la fiscalité, aux services publics... Face à un pouvoir UMP, il est temps de contrecarrer ces velléités du pouvoir monolithique par l’acte démocratique. La «Sarkozie» a défait les efforts décentralisateurs de la gauche. Cette dernière compte revenir sur l’ensemble des mesures du gouvernement Sarkozy : pas de réforme territoriale bâclée, pas d’abandon des territoires aux «amis du président» et pas de Grand Paris... (et le bouclage de l’A 104?) 7


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Septembre - octobre 2011

ACtualité locale

Andrésy

Faible mobilisation contre des expulsions Les habitants d’Andrésy, appuyés par l’association Droit au Logement (DAL), se sont mobilisés contre les expulsions du bailleur social OSICA le samedi 27 août.

Une famille a déjà été expulsée courant août. Une deuxième, avec 1 800 € de dette, vient d’obtenir un sursis. Une troisième famille, pour 760 € de dette, doit quitter son appartement avant le 27 août. Ces cas ont ému les Andrésiens, d’autant que cette dernière famille est fortement investie dans des associations de la ville.

760 € de dette : expulsés !

Alors, aidés par le DAL, les locataires ont décidé de se mobiliser. Ils nous expliquent : « Les familles à revenus modestes ont de plus en plus de mal à accéder au logement social (souvent seule possibilité pour se loger), et quand elles y accèdent, au moindre «accident de la vie» (chômage, maladie, séparation…) c’est bien souvent l’expulsion à terme et sans relogement qui leur pend au nez ! » « Plusieurs familles habitant Andrésy sont dans cette situation. Les bailleurs, tel OSICA à Andrésy, ne sont pas toujours de bonne foi et profitent souvent des problèmes temporaires des familles pour tenter de virer ces familles qu’ils jugent insuffisamment solvables ! »

Plus globalement, le DAL rappelle que « depuis plusieurs années, la politique du logement s’est durcie pour les plus faibles, en particulier en ce qui concerne les expulsions pour dette locative : les autorités (Préfecture, État) accordent beaucoup plus facilement qu’avant le concours de la force publique sans laisser suffisamment de délai pour le relogement, et mettent à la rue des familles avant la trêve hivernale. » Réagissant aux expulsions qui ont lieu à Andrésy, le collectif rappelle que « les mauvais payeurs ne sont qu’une infime minorité ; la plupart des personnes en instance d’expulsion font ce qu’ils peuvent avec leurs petits revenus ! » L’une des familles expulsées nous parle avec détresse : « Nous avons contacté l’adjointe aux Affaires Sociales de la ville d’Andrésy, qui nous a répondu que le CCAS n’avait de toute façon aucun logement de disponible. Nous faisons nos cartons et allons tout mettre dans un box à Eragny… » Le DAL et les locataires andrésiens ont manifesté devant l’Hôtel de ville d’Andrésy, samedi 27 août.

Mobilisation devant la mairie

« Nous demandons : l’arrêt des expulsions sans relogement ; l’application de la loi de réquisition des logements vacants ; le gel des loyers ; la production massive de logements sociaux ; l’application de la loi SRU car la moitié des communes ne remplissent pas leur objectif. C’est le cas d’Andrésy (14,8% en 2007) ; l’arrêt des politiques de casse du logement

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Une Andrésienne frappée par la vague d’expulsions de l’OSICA. (Photo J2RS)

social et l’abrogation des dispositifs scélérats (lois Boutin et autres) qui visent à diminuer les droits des locataires ; la taxation de la spéculation immobilière et foncière », concluent-ils. Mais la mobilisation était mince : moins de 20 personnes. Enfin, une délégation a été reçue par l’adjoint au maire, Denis Faist. Résultat : une commission ad hoc sera lancée par la municipalité pour traiter en amont ce problème. Lionel WASTL


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Septembre - octobre 2011

ACtualité locale

andrésy

Rénovation des berges de Seine : Ribault embourbé La rénovation sur quelques centaines de mètres des berges de Seine dans le vieux centre d’Andrésy fait polémique. La quasi-totalité des riverains sont vent debout contre le projet de la municipalité.

Les habitants refusent l’emplacement des stationnements tel qu’il est prévu et rejettent un projet qu’ils considèrent comme dangereux et « irréaliste ». Ils ont l’impression que « le projet doit se faire à n’importe quel prix parce qu’il est subventionné. » Un projet de rénovation non concerté avec la population, malgré les déclarations entourant l’Agenda 21 de la ville. Les réunions avec les riverains ont en effet démarré une fois que le projet était ficelé et les subventions demandées... Nous publions ci-dessous le compte-rendu(1) de la réunion du 4 juillet entre le maire, un adjoint et les riverains. Nous avons également demandé une réaction du maire par l’intermédiaire de son chef de cabinet... On attend toujours. «Hugues Ribault, le maire, et M. Mazagol nous ont projeté et commenté des diapositives représentant le futur projet d’aménagement des quais de Seine, qu’ils ont soumis à la validation de la Direction Régionale dans le but d’obtenir les subventions nécessaires à l’aménagement de la voie verte (« circulation douce »). M. Le maire nous indique que le projet qu’il a présenté à la région, faisant état d’une piste cyclable le long des murs des propriétés des riverains avec le stationnement côté Seine, a été purement et simplement

Comment concilier le passage des bus, des voitures, des vélos et des piétons ? (Photo J2R)

refusé par la région. Ceci dit, le projet refusé ne nous a pas été présenté et nous doutons de son existence car, depuis le début de ce projet d’aménagement, nous savons que la mairie a décidé de changer le côté du stationnement pour le positionner du côté des murs de propriétés des riverains. Le projet présenté par le maire Le stationnement est prévu du côté des murs de propriétés. Un espace de 80 cm (aisance) est prévu pour l’extraction des personnes de l’habitacle des véhicules. La place réservée au stationnement est de 2 m de large. La voirie est réduite à 3 m au lieu de 3,5 m actuellement. L’espace consacré à la double piste cyclable est de 2,5 m. L’espace consacré aux piétons (plâtrage en bois) est de 1,5 m. Les fils électriques seront enterrés.... Contrairement à ce qui est indiqué dans le plan, les lampadaires seront implantés côté Seine, afin de préserver l’homogénéité avec les lampadaires du centre-ville. Ils seront installés entre la piste cyclable et l’espace piétons. Cette partie des quais de Seine devient une zone à 30 km/h. Un ralentisseur est prévu à la hauteur de la rue de Seine. À cet endroit, la route emprunte une légère courbe surélevée. Les barrières de protection ont été supprimées à la demande d’un certain nombre de personnes.... Les critiques des riverains

Les riverains rejettent un projet qu’ils estiment dangereux et irréaliste. (Photo J2R)

La réaction des riverains reste identique à celles maintes fois exprimées. À savoir : l’espace est incompressible, le trafic trop important pour faire cohabiter autant de modes de transport et de piétons dans un espace aussi restreint. Dans l’état actuel de la voirie, la route

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et l’espace pour le stationnement est de 6,5 m. Visiblement, l’étroitesse de la route pose déjà des problèmes puisque des rétroviseurs sont fréquemment arrachés (d’où la suppression des barrières de sécurité). Les riverains sont très inquiets des dégâts qui seront occasionnés aux véhicules en stationnement puisque le projet prévoit encore de réduire cet espace d’1,5 m pour le ramener à 5 m. Les riverains sont très mécontents du peu d’espace : 0,8 m alloué au futur « trottoir ». Cet espace est insuffisant pour se déplacer éventuellement chargé et ne permet pas de descendre de façon aisée des véhicules. Et quid de l’extraction des véhicules des personnes accompagnées d’enfant en bas âge, de personnes âgées, de femmes enceintes, des personnes chargeant ou déchargeant les véhicules, etc… ? Les riverains estiment également que cette configuration est beaucoup plus accidentogène que celle existante. En effet, l’entrée et la sortie de la place du stationnement sont très délicates à cause de la présence des murs, le manque de visibilité pour sortir de la place de stationnement et le risque qu’encourent les passagers qui doivent entrer et sortir directement sur la route.... C’est pourquoi les riverains demandent, pour le bienêtre de tous les utilisateurs des quais de Seine, que la taille des trottoirs ait une largeur décente de 1,4 m. Les riverains sont très inquiets de l’insécurité au quotidien....» Quel est le niveau d’écoute de la municipalité, face à ce groupe d’habitants qui s’est installé depuis des années dans ce lieu paisible et préservé et qui, du fait des travaux prévus, verront leur cadre profondément bouleversé ? C’est un dossier à suivre... - L.R.

(1) Ce compte-rendu a été élaboré par les riverains présents à la réunion du 4 juillet.

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Septembre - octobre 2011

ACtualité locale

Carrières-sous-Poissy

Laïcité : les contradictions d’Eddie Aït Eddie Aït, en tant que maire, soutient la construction d’une mosquée dans sa ville mais supprime, dans ses actions, toute référence à la religion catholique. Eddie Aït, en tant que conseiller régional, a obtenu la suppression de la subvention versée à la radio Fréquence Protestante. L’élu carriérois se révèle versatile dans le domaine de la laïcité.

On ne sait si c’est dû au cumul des mandats, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Eddie Aït a un positionnement des plus complexes face à la laïcité. Il est d’abord utile de rappeler que le maire de Carrières appartient au Parti Radical de Gauche (PRG), qui fait de la laïcité une valeur à respecter scrupuleusement. On en a eu une preuve éclatante durant les vacances d’été lorsque le président du PRG, Jean-Michel Baylet, engagé dans les primaires PS, s’est ému d’une décision du Conseil d’État, « véritable brèche dans la Loi de 1905 [de séparation de l’Église et de l’État]. »

Laïcité d’ouverture ou d’orthodoxie ? Le Conseil d’État a en effet considéré que les aides cultuelles des communes n’étaient pas contraires à la loi, dans la mesure où elles répondaient à un « intérêt public local » ou garantissaient « l’ordre public ». Ainsi, acheter un orgue ou mettre à disposition un local pour la prière ne pouvaient plus être attaqués et condamnés. Pour le Conseil d’État, ces actions relèvent d’une « laïcité d’ouverture et de reconnaissance ». Ce qui n’a ému que le seul Baylet, « l’avocat le plus sourcilleux de la laïcité de notre douce France », pour citer l’éditorialiste des Échos (2 août 2011). Eddie Aït fait partie de l’équipe de campagne de M. Baylet pour les primaires mais ne semble pas toujours épouser les principes laïcistes assimilationnistes de son chef… du moins dans sa ville. De fait, sa majorité municipale a voté la signature d’un bail emphytéotique avec l’Union des Musulmans de Carrières, sur un terrain communal, pour 10

l’édification d’une salle de prière dans la ville. Pour un euro symbolique, les Musulmans carriérois pourront construire leur mosquée. Le problème, c’est que l’esprit d’ouverture et de tolérance religieuse du maire Aït semble entrer en contradiction avec la ligne bien plus rigoriste en la matière du conseiller régional Aït. Un collègue de M. Aït à la région, intrigué par la décision du maire de Carrières, nous a fait parvenir un amendement signé par Eddie Aït, présenté lors de Dalil Boubakeur (à droite), le recteur de la Grande mosla commission permanente du quée de Paris, accueille Eddie Aït le 4 mai 2011 à Pa(Photo Carrières-sous-Poissy) 7 juillet dernier, qui demande la ris. suppression pure et simple de toute subvention à la radio Fréquence Pro- Rappelons que le maire de Carrières s’est fait remarquer, en avril dernier, pour avoir testante. Cette fois-ci, l’exposé des arguments d’Ed- avancé la date de la chasse aux œufs (de Pâdie Aït relève bien de la ligne laïciste de son ques), organisée par sa municipalité, afin de parti : « On peut s’interroger sur la légitimité « ne pas l’associer au fait religieux. J’ai donc de l’intervention du Conseil régional pour dissocié les deux dates. Je l’assume comfinancer la diffusion de programmes protes- plètement. » Et de poursuivre : « Je ne suis tants sur les ondes franciliennes. L’ambition pas certain que les gens viennent à la chasse laïque de notre institution nous encourage à aux œufs pour des motifs religieux. Il s’agit une telle précaution », considère Eddie Aït. d’abord d’une distraction pour les enfants. » C’est donc au nom « des principes laïques Le maire a d’ailleurs décidé d’ôter le terme que cet amendement propose de supprimer « Pâques » des supports de communication l’aide à l’association Fréquence Protestan- distribués dans la ville, pour cette chasse « aux œufs ». te ». La demande d’Eddie Aït est, hélas, entachée d’une démonstration malhonnête : afin de Selon le Parisien (11 avril 2011), la commuconvaincre la commission, le conseiller ré- nauté musulmane a trouvé l’idée « très bongional compare le montant des subventions ne ». Une musulmane de la ville dit : « Je n’ai à la radio protestante sur trois années (2009- pas eu besoin d’expliquer à mes enfants que 2011), soit « 75 000 € », avec le budget… la chasse aux œufs n’était pas liée à Pâques, donc à la religion catholique. » C’est vrai : ça annuel de la radio (« 58 000 € ») ! aurait pu choquer l’enfant… L’amendement a été voté par une majorité Autre signe envoyé à sa population : Eddie des plus exotiques : l’extrême-gauche (Front Aït a décidé de supprimer le poisson du vende Gauche), le centre républicain (PRG et dredi des cantines scolaires de sa ville. MRC) et… l’UMP/NC ! Les socialistes Depuis, certains mouvements d’extrêmeayant voté contre. droite, comme Riposte Laïque, se déchaînent contre le maire de Carrières, accusé d’être Accusé d’être « islamo-collabo » « islamo-collabo » ou un « dhimmi politicien Ce contraste entre le maire et le conseiller ré- de gauche » (sic). gional est surprenant. Mais la situation sem- Certes, en agitant le chiffon de la laïcité, Edble encore plus complexe. Car, à y regarder die Aït, en élu courageux, s’attendait à de telde plus près, Eddie Aït, en tant que maire, les attaques outrancières. Mais même en ne semble tout de même avoir une conception tenant pas compte de telles réactions, force de la « laïcité ouverte », chère au Conseil est de constater des contradictions fortes d’État, à géométrie variable. Car si M. Aït dans les actions entreprises par Eddie Aït à fait preuve de grande tolérance à l’égard de l’égard des cultes, signes d’une ligne idéolola communauté musulmane de Carrières, ses gique pour le moins confuse. accents laïcistes semblent reprendre le desLionel WASTL sus quand il s’agit des catholiques. www.journal-deux-rives.com


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Septembre - octobre 2011

Carrières-sous-Poissy

Le Pavillon rénové du Château Vanderbilt Un milliardaire américain du début du siècle dernier, très amateur de chevaux, son château délaissé depuis que la société exploitant les carrières toutes proches l’abandonne aux vandales, une commune motivée pour « se voir rétrocéder ce témoignage de l’histoire locale » et qui programme un « chantier école » financé par la CA2RS, le Conseil régional d’Ile-de-France et l’Union Européenne... Voilà un cocktail digne d’intérêt pour promouvoir la culture.

Demain l’immense battisse connue sous le nom de De g. à d. : Philippe Tautou, Hughes Ribault, Catherine Arenou, Château Vanderbilt « pour- Eddie Aït, Joël Mancel et Pierre Cardo. (Photo J2R)

rait constituer une vitrine culturelle de pointe.» Aujourd’hui c’est la rénovation du Pavillion qui est achevée et donne lieu à une inauguration accompagnée d’une exposition historique sur la ville. Destiné à devenir un lieu dont « l’objectif serait de développer et d’encourager la création et l’émergence d’artistes dans le domaine des arts numériques tout en travaillant à l’intégration de cet espace avec le tissu urbain local (la ZAC Centralité, le Quartier Saint-Louis et le projet d’Ecôpole) », cette réalisation implantée sur Carrières- sous-Poissy n’en reste pas moins liée à la CA2RS et à l’OIN puisque c’est l’EPAMSA qui en finance l’étude. - C.s.B.

Devoir de mémoire Lors de la cérémonie du 14 juillet dernier, le maire de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, s’était exprimé dans ces termes : « En tant qu’élus du peuple, il nous revient de réveiller en permanence la conscience collective, de la ranimer et de la raviver mais aussi de transmettre aux jeunes générations des valeurs simples, fortes et naturelles : celles de l’attachement profond et sincère à notre pays. » Ce 18 septembre c’est par une cérémonie du

La stèle érigée à la mémoire de René et Robert Tissier. (Photo J2R)

(Document Carrières-sous-Poissy)

souvenir, en présence des familles, des anciens combattants et d’une foule nombreuse et recueillie qu’un hommage solennel a été rendu à deux jeunes hommes qui tombèrent il y a plus de 60 ans, fusillés à cet endroit, un ancien champs de course près de la maison Vanderbilt, devenu lieu de mémoire. - C.s.B.

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Chanteloup-les-vignes

Expropriations en chaîne

Expropriés de leur chemin privé, Youssef Boulahia et son fils n’ont pas été avisés en bonne et due forme par l’E.P.F.Y. (J2R)

À Chanteloup-les-Vignes, les procédures d’expropriations sont « d’intérêt général » et « nécessaires » selon la municipalité, « brutales » selon les riverains.

Une pétition a été lancée... par l’association des riverains, « victimes du béton ». Selon un pointage fin août 2011, l’association a déjà obtenu plus de 200 signatures pour cette pétition, qui se trouve aussi sur le net : petitionpublique.net. La procédure d’expropriation reste un drame pour n’importe quel propriétaire. Le projet urbain de la municipalité chantelouvaise en a provoqué une série au carrefour de la rue E. Legrand et de l’avenue de Poissy. Nous vivons une époque où tout doit être à la hausse : la bourse, le PIB, les salaires (!) et l’immobilier. Mais derrière cette embellie, il y a des gens qui, parfois, ont du mal à comprendre les méandres de l’immobilier, notamment dans cette phase en amont : une période claire-obscure qui comporte des drames et des risques tant pour les expropriés que pour les expropriants.

haut et le bas de Chanteloup. En filigrane, densifier et redynamiser le tissu urbain sont les maîtres mots de cette opération immobilière, qui a « provoqué mécaniquement » une procédure d’acquisition forcée ou expropriation. Rappelons que la municipalité a décidé d’acquérir seulement les terrains non bâtis (jardins, parcelles non utilisées et une voie privée de quatre propriétaires). Sur l’ensemble de l’assise foncière (1 hectare) du projet immobilier qui couvre aussi la rue d’Andrésy, trois propriétaires sur environ une petite dizaine ont déjà signé un accord avec l’EPFY.

Brutalité et bras de fer

Fin juin, entre l’avenue de Poissy et la rue E. Legrand, un groupe de riverains a été averti brutalement avant les vacances que leurs propriétés allaient être expropriées dans l’intérêt général. Une pétition a été lancée et déposée chez le commissaire-enquêteur ; des élus, le maire et le député Arnaud Richard ont été contactés. C’est une course contre la

Nécessité de valoriser le tissu urbain

L’Établissement public foncier des Yvelines (EPFY), l’expropriant, a été mandaté par la puissance publique, c’est-à-dire la mairie de Chanteloup, pour procéder à l’acquisition à l’amiable ou par expropriation afin de maîtriser (ou acquérir) le terrain, en vue de la construction de 150 logements et de la création de quelques nouveaux commerces. Le projet urbain de Chanteloup, adopté en 2008, se résume à re(valoriser), moderniser ce carrefour vital pour la ville. Ce projet reste stratégique pour faire le lien entre le 12

Olivier Le-Douaron formule sa protestation. (Voir page 5) (Photo J2R)

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montre qui a commencé début juillet. L’enquête publique pour déclaration d’utilité publique a été close le 13 juillet 2011. L’association nouvellement créée – L’ association des riverains victimes du béton – regrette d’abord la méthode : pas de concertation, ni de tact de la part de l’expropriant. En deuxième lieu, et plus embêtant, l’association conteste le bien-fondé de l’intérêt général et donc la validité de la déclaration d’utilité publique (valable pour une durée de dix ans). « Selon la Constitution, la propriété est un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique est légalement constatée. La question est de savoir si la construction de tels immeubles (NDLR : abritant les 150 logements) dans cette zone est une nécessité publique ou non. Or, nous contestons cette utilité publique. » En somme, les récalcitrants estiment que la création de vis-à-vis dévalorise et porte atteinte à la propriété (bruit, augmentation de la circulation, vis-à-vis des bâtiments à trois étages...). En outre, le manque d’équipements publics est saisissant. Sur la plan humain, un futur exproprié, Youssef Boulahia, a été carrément « oublié » au moment de l’enquête parcellaire. C’est fâcheux pour l’EPFY. Pour la municipalité, il s’agit d’une « erreur administrative », mais ceci témoigne du manque de professionnalisme de la part des opérateurs fonciers. Contacté par la rédaction, un petit soldat du foncier explique : « C’est la faute au cadastre, notre source d’information », le cadastre indiquant que M. Boulahia réside à Carrières-sous-Poissy. Certes, c’était vrai il y a sept ans ! Le bras de fer entre l’Établissement public foncier des Yvelines (mandaté par la municipalité de Chanteloup) et les riverains commence. Selon ces derniers, « No pasaran » est le slogan de leur pétition. - R. ACOSTA


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Actualité locale

MAURECOURT

Je t’aime, moi non plus !

Eddie Aït aime la CA2RS, et pour cause. Au contraire, Gérald Rutault n’a pas choisi son coeur, mais sa bourse !

Les élus de Maurecourt ont analysé les trois propositions qui leur étaient faites pour, finalement, rejoindre une intercommunalité riche.

L’occasion de tirer à boulets rouges sur la CA2RS et de régler quelques comptes politiques avec les villes UMP qui ont fortement critiqué le choix de Maurecourt en juin dernier. Le travail pédagogique des élus de Maurecourt se poursuit. Il leur faut expliquer les raisons qui les ont conduits à choisir la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (CACP) plutôt que celle des Deux Rives de Seine de Pierre Cardo.

Pourquoi rejoindre Cergy-Pontoise ? La CACP est un pôle économique majeur de l’Île-de-France : « Son fonctionnement repose sur plus de 40 années d’expérience de pouvoir partagé entre les communes de l’agglo et une administration de très haut niveau » (qui parle ?). Le journal municipal de Maurecourt énumère les forces économiques de la CACP : la présence de sociétés françaises de premier plan (Valéo, SAGEM, 3M...), les 100 000 emplois, les 4 000 entreprises et aussi les 25 000 étudiants éparpillés entre le pôle universitaire et les grandes écoles.

Maurecourt rappelle aussi que la base de loisirs et les centres commerciaux de Cergy sont fortement prisés par les Maurecourtois. De surcroît, ceux-ci pourront profiter, à frais réduits ou gratuitement, des équipements sportifs et culturels de Cergy. L’interco Achères/Poissy/Conflans aurait pu être pertinente économiquement si elle n’était « qu’au stade de projet », sans avoir reçu l’aval de l’État, d’ailleurs.

Pourquoi refuser l’offre de la CA2RS ? Mais le journal municipal de Maurecourt se distingue par l’analyse à charge faite sur la CA2RS et signée par... Joël Tissier, le nouveau conseiller général des Yvelines, au centre des attaques des élus UMP – en premier lieu de son ancien adversaire et maire d’Andrésy, Hugues Ribault. La description de la CA2RS est désobligeante : « Conglomérat de villes économiquement faibles ne reposant sur aucun pôle économique dimensionnant ». Par ailleurs, M. Tissier remet en cause la stratégie de développement de la CA2RS : « Basée sur une forte urbanisation », qui buterait sur des transports en commun et un réseau routier « durablement saturés ». Par ailleurs, la CA2RS aurait du foncier « sur lequel repose ses ressources futures et qui ne lui appartient pas, ce qui peut poser problème ». En effet, l’aide de l’État (au travers de l’OIN Seine Aval à www.journal-deux-rives.com

(Photo J2R)

laquelle appartient la CA2RS) va, d’après lui, « connaître une révision à la baisse, vu la situation préoccupante de la dette ». Joël Tissier est pessimiste : d’une part, la population de la CA2RS « refuse cette forte urbanisation » (cf. le projet d’urbanisation des coteaux d’Andrésy refusé) ; d’autre part, la CA2RS sera « en compétition avec les deux pôles majeurs que sont la rive gauche (Poissy, Conflans, Achères) et la CACP. La CA2RS devra forcément faire preuve de réalisme et intégrer un pôle économique plus performant ». Enfin, les élus de Maurecourt rappellent le problème des emprunts toxiques contractés par le syndicat des déchets SIDRU, qui concerne plusieurs villes de la CA2RS. Les élus de Maurecourt auront peut-être convaincu leur population mais leur rattachement à Cergy-Pontoise n’est pas encore réalisé : la commission départementale doit donner son accord et les adversaires de ce rattachement – en premier lieu les villes UMP de la CA2RS, notamment Chanteloup, Andrésy et Triel – ne comptent pas laisser faire ainsi le maire de Maurecourt, Gérald Rutault, et son adjoint-conseiller général, Joël Tissier – nouvelle bête noire dans le fief UMP de Pierre Cardo... La rentrée intercommunale va être passionnante à examiner et à analyser ! Lionel WASTL 13


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ACtualité locale

Triel-sur-seine

Le commissariat de la discorde

Cela commence bien pour la future intercommunalité à douze communes, dont Vernouillet. Joël Mancel, maire de Triel (UMP), lance une offensive pour contrer Marie-Hélène Lopez-Jollivet, maire (PS) de Vernouillet sur le dossier du commissariat du secteur.

M. Mancel a jeté un pavé dans la mare chez nos confrères du Parisien dans l’édition du 11 août : « J’entends dire (...) qu’elle [MarieHélène Lopez-Jollivet] est sûre que le commissariat verra le jour avant 2015 (...). Or, rien n’est fait et le dossier continue de traîner (...). On parle de ça depuis huit ans et rien n’avance. » Pour avancer, M. Mancel fait une contreproposition : abriter le futur commissariat dans l’ancienne caserne de pompiers de Triel (sans affectation réelle depuis septembre 2010). D’après le trio triellois composé de Joël Mancel, Jean Rafton et Michel Bothreau respectivement Maire de Triel, adjoints au maire à la sécurité et aux travaux, cela réduirait les coûts - estimés à 2,5 M€ - par dix ! Il s’agit vraiment d’un acte hostile de la part de ce trio sécuritaire triellois. Mme LopezJollivet n’a pas souhaité réagir directement. En revanche, son chef de Cabinet, J-M Guiavarch, a minimisé le 26 août la portée des propos de l’élu triellois : 60% du financement, soit 966 000 €, seraient acquis. Le vote de la région aura lieu en octobre. Il a aussi exprimé son étonnement d’entendre ces propositions émaner de la presse, en lieu et place de la commission ad hoc (SIVUCOP). Par ailleurs, il souligne que le 21 juin, devant le préfet, l’élu de Triel n’a pas avancé une seule contre-proposition !

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Quelle mouche a piqué le maire de Triel pour lancer cette polémique ? (Photo J2R)

Si l’on en croit les affirmations de M. Guiavarch, l’annonce de M. Joël Mancel est osée, surtout quand on sait que le président du SIVUCOP est un dénommé… Mancel Joël. En réalité, ce dossier n’avance pas depuis 2005 en raison du manque de moyens (de l’État pour embaucher plus de fonctionnaires de police…) et d’une absence flagrante de cohérence politique dans le Canton de Triel. Ce dernier événement fournit la preuve flagrante de cet état d’esprit politique. D’ailleurs, le maire de Triel s’est plaint de ne pas avoir été officiellement informé de la réunion sur l’avenir du commissariat du 28 avril dernier et de n’y avoir été invité qu’une demi-heure avant par téléphone portable. En outre, les réunions entre les trois élus locaux du SIVUCOP (Vernouillet, Ver-

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neuil-sur-Seine et Triel-sur-Seine) ne sont ni amicales, ni efficaces : fin 2009, une étude préalable pour la mise en œuvre de la vidéosurveillance a pris du retard en raison d’une « délibération oubliée. » Le dernier bilan du SIVUCOP tient en une seule feuille ! Pour couronner le tout, Philippe Tautou, conseiller général et meilleur ennemi de Marie-Hélène Lopez-Jollivet utilise un double langage : «Tautou est avec nous», explique Jean-Yves Six, adjoint à l’urbanisme à Triel, mais en réunion du SIVUCOP, il est avec Vernouillet ! Enfin, le timing politique de cette sortie médiatique pose problème : quelle mouche a piqué l’affable maire de Triel ? Est-il en service commandé ? Si cela est le cas, pour qui s’use-t-il politiquement ? Voilà une série de questions à creuser. - R.A.


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Triel-sur-seine

Bétonnage : du réchauffé triellois ? Le 31 août, la ville de Triel a déterré, dans Le Courrier des Yvelines, l’annonce du concours « Europan » sur l’espace vert entre Triel et Chanteloup-les-Vignes. Un projet mixte habitat-activités se profile. En réalité, c’est faire du neuf avec du vieux.

Depuis novembre 2009, rien n’a bougé sur ce dossier Europan(1). Certes, pendant ce temps, une étude avait été menée par des urbanistes-architectes sur le site de Feucherelles (dans une zone comprise entre 10 et 12 ha). Selon Pierre Cardo, « la conclusion était d’urbaniser tout l’espace vert sauf le couloir vers l’Hautil. » Comme d’habitude, l’Epamsa, l’établissement public foncier de la Seine Aval, dans le cadre de l’Opération d’intérêt national (OIN) était aux manettes : il s’agissait de mettre en avant des pistes pour la création d’un « éco-quartier » dans un contexte d’éco-construction... selon la formule maintes fois galvaudée. Concrètement, 60 dossiers avaient été déposés mais seulement dix avaient été retenus par l’Epamsa pour une présentation auprès des élus locaux. In fine, quatre ont été décortiqués par une commission de la CA2RS fin 2009. Depuis, le silence absolu règne : Europan est en « stand by », a assuré plusieurs fois M. J-Y Six, l’adjoint au maire à l’urbanisme.

Urbaniser les espaces verts

Deux années plus tard, cette sortie médiatisée surprend ! Sauf à considérer le contexte urbain et les éventuelles conséquences d’une modification de la règle d’urbanisme. La révision du Plan local d’urbanisme est une procédure commencée par les élus de Triel depuis juin 2011. Le maire, Joël Mancel, veut transformer cet espace vert en une zone ouverte à l’urbanisation. Une première présentation du bureau d’études Urballiance a eu lieu en juin 2011. Pour les néophytes, cela semble être une nouveauté... Mais si l’on considère la genèse de ce dossier (2009), on pourrait conclure que cette annonce n’a qu’un but : préparer et habituer les habitants de Triel et de la boucle à la future urbanisation des trente-six hectares entre Triel et Chanteloup. Il faut aussi se rappeler qu’un des projets (couronne urbaine) de la Communauté d’agglomération (1) Europan est une émanation du Ministère de l’écologie et du développement durable qui lance des idées et des pistes pour que les élus-professionnels échangent sur les partis d’aménagement possibles et imaginables. C’est loin d’être marqué sur le marbre.

Le paysage de la Plaine d’après le mémoire d’Aurélien Humm, en avril 2010

des Deux Rives consiste à grignoter l’espace vert notamment sur les coteaux de l’Hautil. Le même projet existait à Andrésy : il a été refusé massivement en 2010 par les Andrésiens, lors d’une consultation populaire. Pour un grand connaisseur du dossier, au ni-

(DR)

veau de la CA2RS, « cette médiatisation de la réflexion d’Europan tombe mal ; ce n’est pas demain que cela se fera car sur Triel rien n’est décidé ! » - R.A.

Les riverains contestent le projet immobilier de la rue Galliéni Le Collectif pour la protection de l’environnement du coteau de Triel, qui avait fait céder le maire fin 2009 sur un projet immobilier au 25 rue des Hublins, revient à la charge. Dans une lettre du 30 juin 2011 adressée au Préfet des Yvelines, ce collectif demande à l’État, par le biais du préfet, « d’exiger de la commune le strict respect » du PLU actuel car, selon ce collectif, il est impossible de laisser construire le projet du promoteur COTTIN sur un « site sensible » à préserver (selon les propos du maire du 23 juin 2010). Des copies de cette lettre ont été envoyées à MM Mancel, maire de Triel, Tautou, conseiller général et vice-président en charge de l’aménagement de la CA2RS, et Richard, député de la 7e circonscription des Yvelines. Suite à une présentation du 9 juin du projet COTTIN, le collectif a réuni ses membres, réfléchi à la riposte graduelle et s’est mis en route pour une énième bataille sur l’urbanisme à Triel. Le projet COTTIN, au long de la voie SNCF, sur l’ancienne emprise de la RFF, comporte un ensemble de 70 logements répartis en trois bâtiments et dix maisons individuelles de 120 m2, soit potentiellement 250 habitants. Un certificat d’urbanisme (CU) positif a été délivré par l’adjoint au maire, Jean-Yves Six, le 17 mai dernier. Sur ce point, il faut se rappeler que le CU n’a aucune incidence juridique pour la suite des événements car le PLU est la seule règle opposable aux tiers. Justement en pleine procédure de révision, le PLU actuellement en vigueur (page 65) stipule que la zone de la rue Galliéni est constituée par des habitations individuelles implantées de façon isolées, jumelées ou en bandes. En plus, ce projet est contradictoire avec le positionnement du maire du 23 juin 2010 : à cette date, Joël Mancel avait en effet expliqué au collectif qu’il souhaitait « préserver cette zone historique », tout en étant bien conscient que « la rue Gallieni ne pourrait pas absorber un surcroît de circulation...» - SéRIEUX www.journal-deux-rives.com

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Le marché Senet rénové Samedi 24 septembre la Fête du Flan a accueilli les visiteurs habituels. Venus chiner comme tous les ans, ils ont découvert cette année un marché tout neuf et plus grand. Les attendaient : poissons, légumes, fruits, pain et autres friandises… présentés par les commerçants pour lesquels l’ancien marché a été remis à neuf.

Gros succès pour la Fête du Flan «Tout est parti», s’exclament les boulangers parce que c’est la fête de leur gâteau favori et qu’ils ont l’intention d’en vendre des tonnes. Le flan a été le produit vedette de la 30e édition de la Fête du même nom, en réalité, une immense brocante au bord de Seine, qui s’est déroulée dans des conditions exceptionnelles : le soleil était au rendez-vous, les points de vente nombreux, les points restauration bien garnis, et les animations intéressantes. Sans oublier les cinq cents stands qui font la richesse de cette fête populaire. Pour les commerçants, le bilan a été globalement positif : les restaurateurs (Saint-Martin, le Fontenoy...) ont tout vendu; les cafés Pfaff ont fait déguster aux visiteurs une variété de cafés du monde entière. En plus, les associations tels le Poisson d’avril, et les Amis du Nord-pas-de-Calais ont rempli de bonheur les grandes et petites assiettes.

Vers 11 heures une cérémonie d’inauguration, officielle et conviviale, s’est déroulée sous un soleil éclatant, avec ses traditionnels discours d’accueil et de remerciements au milieu d’un brouhaha bon enfant et des nouveaux commerçants visiblement satisfaits de leurs emplacements.

Les rythmes de vie ont changé, maintenant c’est : - chaque mercredi de 16 h à 20 h - et chaque samedi de 8 h à 13 h Faire ses courses dans ces horaires sera un changement pour les habitués(es), une souplesse pour les nouveaux clients que la nouveauté du « nocturne » attirera sûrement.

Un marché ? Il en existait déjà un à cet emplacement, les anciens y étaient des habitués, mais il a été radicalement transformé : nouvelle surface, travaux de voirie, installations, choix de produits plus étendu et surtout nouveaux horaires. Dans les temps anciens, les cartes postales d’avant la guerre de 14 l’attestent, un immense marché se tenait sur les quais de la Seine. Il a disparu. Martine Pelletier, adjointe au maire, déléguée au commerce.

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(Montage J2R)

Proximité, choix, régularité, accueil, voilà des qualités qui feront que ce marché triellois saura pérenniser, pour la plus grande satisfaction d’une clientèle existante et à venir. C.s.B.


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verneuil-sur-seine

Septembre, mois de fête de l’Air En raison de sa présidence de la Communauté des villes d’Ariane, septembre 2011 a été rebaptisé le «mois de l’air» par la commune des Mureaux. L’édition 2011 était la quatrième «fête de l’Air» sur Verneuil.

L’exposition «Des ailes et des hommes» sur la place de la mairie du 9 au 18 septembre, le concert de la Musique de l’Air par l’orchestre de l’Armée de l’Air le 16 septembre à l’église Saint-Pierre-Saint-Paul et la Fête sur l’aérodrome des Mureaux-Verneuil, confirment le côté aérien de ce mois de rentrée. Cependant, revenons à Verneuil-sur-Seine. 4e édition de la Fête de l’air C’est la fête en ce samedi 10 septembre car l’aérodrome des Mureaux-Verneuil a donné rendez-vous à tous les passionnés d’aviation de 10 heures à 19 heures. Ce grand moment de rassemblement d’amateurs, de professionnels et de passionnés d’aviation a reçu comme chaque année une foule de visiteurs. A l’entrée, un camp militaire américain du «Big Red One» 1e division d’infanterie, 26e régiment «Blue Spader Dog Compagny Union Jeep Vexin». Plus loin, des avions alignés comme à la parade. En face, les enfants et les adultes ont pu s’exploser dans des simulateurs de vol, des structures gonflables, des ateliers et des expositions (avions anciens, de collections, Ulm multiaxes…) Côté nourritures terrestres, ils ont été accueillis au stand des «Amis du Nord-Pas-de-Calais» où des frites, des gaufres et de la bière les attendaient. L’armée de l’air était présente, et parmi les militaires, se trouvait le commandant Eric Trihoreau, chef du département média de l’Armée de l’Air et muriautin d’origine. Il est très actif au sein de l’exposition «Des

LES NOUVELLES DES

FÉVRIER-MARS 2010

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De plus, la contrainte environne- (juridique et financier) p mentalegénèredesincertitudes.Le placementdescommerça propriétaire du site envisagé pour le s’implanter sur l’autre si transfert, Eternit, devrait traiter corpriétaires Laurent Couderc, photographe amateur, nous fait partager l’apothéose de lavont-ils, 4e édi- semett rectement la pollution emmagasinée à nouveau avec l’amé tion de la fête de l’Air. (Photo L. Couderc) danslesol.Ilesttempsdeseposerla Selonnosinformations,q ailes et des hommes» afin de transmettre un dernière n’est pas arrivée à un vote en faveur question dede la dépollution de ce site, merçants message chaleureux à la jeunesse. Place de ces machines mais Michel Vigniercraignent et Phi- depa maltraité qui avait retardsd’allu la Mairie des Mureaux on peut voir un par « Ja-un industriel lippe Tautou ont effectuécassés un petitdes baptême exploité les ressources humaines et dossier hautement techn guar », appareil Franco-britanique qui fut le de l’air rafraîchissant. foncières durantLedes décennies. Mais, lestroisquar prédécesseur du Rafale. show aérien, jusqu’à tique. 17 h 30, a présenL’aérodrome est géré par le SIVU (Syndicat té des avions anciens, demerçants collectionssemblent et des décid Bail emphytéotique et stupéfiantes Inter-communal à Vocation Unique) présidé voltiges aériennes avec endoit final «Sileprojet sefaire,q propriété I par Eugène Dalles, maire adjoint à Verneuil,du Val-de-Seine le passage de la patrouille des «Cartouches maintenant, carl’incertitud avec la présence de PhilippeLeTautou, maire naturel Dorées» de l’Armée originaire de la peuvent êtredes facteurs défav «capitalisme »implique dede l’air, de Verneuil, François Garay,laisser maire des Mubase aérienne 709 de Cognac dont les pilodans « l’état naturel » un site cedossier»,soulignelapro reaux et Emmanuel Hiron,après maireexploitation. adjoint tes D’ailleurs, sont les capitaines et Depayla boutique Phildar. Les a la loi Berneyron dans cette dernière commune. Tous étaient ras et les lieutenants Klene, Butin et Ollivier. exige un traitement de la pollution tels que la proximité, le s là pour cet événement, ainsi que Sophie Créée le 2 juin 1989 à Cognac lors de la fête la co-propriété avant de céder propriété Primas, ancienne députée de la 9ème cir- ladu passage polluée. des cent milleetheures de vol sur du ce conduisent à justifier u cela que le propriétaire conscription des Yvelines, C’est Michelpour Vignier, TB 30, cette patrouille perdure depuis cette ment lesnoir commerça va procéder d’un conseiller Général des Yvelines et maire-à l’utilisation date. Elle tire son bail nom des troisentre Épilons etl’indicatif le promoteur emphytéotique 25et70et de adjoint aux Mureaux, ainsi que Joël Mancel, (durée et or laentre composant opéra- Desjou maire de Triel-sur-Seine, et Ghislaine tionnel de l’escadron «Cartouche». ans !) à Sénée, l’aménageur. Entoutcas,laCommissio conseillère régionale, maire d’Evecquemont. La Fête de l’air s’est un d’aménagement peu après mentale c A cela s’ajoute une incertitude ju-terminée Avant les démonstrations, l’aéro-club Roger 19 le heures, cependant un(CDAC) dernier grand moveille au bon dé ridique concernant Val-de-Seine Janin a organisé les traditionnels baptêmes ment dumurs mois de déroulé cettele vendreprocédure d’ I : les propriétaires des etl’air less’estde de l’air jusqu’à 14 heures. commerçants Cette année ils ducentre di 16 septembre à l’église Saint-Pierre-Saintcommercial (deux mois). Parmi les se sont effectués sur des avions et des Ulm Paul des Mureaux : l’orchestre d’harmonie actuel ont signé en 2007 un proto- sentants de cette commi multiaxes. La présence permanente des Ulm de la Musique de l’Armée de l’Air française, élus et trois personnes q coleestd’accord est dit «multiaxes» sur l’aérodrome actuelle- qui sous la aujourd’hui direction de Claude Kesmaecker, s’y une majorité absolue do caduc. Si le protocole était revalidé, ment en discussion au sein d’une commis- produit. il permettrait bon déroulement sion consultative de l’environnement. Cetteun Damien DELERIN ner (si quatre étaient pou

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Septembre - octobre 2011

ACtualité locale

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Aérodrome : moins de bruit pour les riverains L’aéro-club Roger-Janin se dote d’avions plus silencieux...

Jean-François Boizot du club historique Roger Janin nous reçoit à l’aérodrome des Mureaux-Verneuil. Ce club, qui fait l’objet d’attaques de riverains sur le bruit, souhaitait rajeunir sa flotte d’appareils et avoir des avions qui causent moins de nuisances sonores aux riverains. Nous avons constaté que les silencieux ont été adaptés à quatre avions ; surtout un nouveau avion (Tecnan P2002 deux sièges) consomme moins de fuel et produit moins de bruit (62 décibels). Ce dernier est doté d’un moteur Rotax de 100 cv, il a une consommation de 18l/h ce qui le rend accessible aux jeunes pilotes avec un coût horaire inférieur à 100 €. Il est destiné essentiellement à l’école de pilotage des Muraux-Verneuil. Dans le seul but de réduire les nuisances sonores, l’aéro-club Roger Janin a aussi décidé d’équiper ses autres appareils susceptibles de recevoir un silencieux : les avions Robin. Ce sont donc quatre appareils sur lesquels ont été posés des pots d’échappement pour les rendre plus silencieux. Le coût de 20.000 € a été financé notamment avec l’aide de la Fédération Française d’aviation (FFA), du Syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) et de la Direction général de l’aviation civile ( DGAC).

J-F Boizot montre les dernières améliorations des avions de l’aéroclub Roger-Janin à Verneuil-sur-Seine : des silencieux plus efficaces. (Photo J2R)

Ce sont ainsi cinq appareils sur les 9 composant la flotte de l’aéro-club Roger Janin qui sont moins bruyants. Ils représentent 70% des vols du club et ce sont les avions qui font le plus de tours de piste. Parmi les quatre avions restant, signalons que deux d’entre eux (Beech Bonanza et Morane 733) sont interdits de tours de piste. En définitive, les quatre avions passent de 72 à 68 décibels : cela équivaut à une réduction importante du bruit puisque chaque avion réduit son bruit de quatre décibels. Il faut se rappeler que la progression (et dans ce cas la réduction) de bruit est algorithmique. Le club entend ainsi aller vers l’avenir en répondant à la fois aux besoins de ses 190 membres avec une modernisation de la flotte et aux attentes de réduction de bruit pour le confort des riverains. - R.A. Pour en savoir plus : Tél : 01 34 74 12 32 www.ac-rogerjanin.com courriel : acrj@wanadoo.fr

J-F Boizot est fier de la nouvelle acquisition : un Tecnam P2022.

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(Photo J2R)

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ACtualité locale

vernouillet

« Tombés du ciel ! » une reconstitution presque historique

Il fait nuit. Le Parc des Buissons s’éclaire, un grand spectacle, deux soirs de suite, offre un moment d’intense sensations scéniques : danses, chants, sons et lumières, feu d’artifice… Même si la vérité historique a été un peu arrangée, c’est une évocation romanesque et inventive qui restera dans les mémoires des spectateurs comme des participants actifs sur scène.

L’atterrissage tourmenté du ballon libre «Ville de Florence », qui échappa aux Prussiens pendant la guerre de 1870, reste un grand moment d’histoire pour les Vernolitains, et la dimension participative, apportée par les nombreux bénévoles, font de ce spectacle, à travers le message sur la défense des libertés qu’il porte, un sujet de réflexion et un témoignage pour la liberté, la condition des hommes et un hymne à leur courage. « Ballon à l’horizon ! » C’est le cri des Vernolitains de jadis qui se trouvaient au lieu dit « Les Abîmes » le 25 septembre 1870, vers midi, quand ils virent un énorme ballon libre, le « Ville de Florence » et ses occupants atterrir sur la rive gauche de la Seine pour échapper aux balles des Prussiens qui les avaient repérés de l’autre côté du fleuve. À son bord, deux hommes bien différents : le premier, c’est Gabriel Mangin, incarné ici par un courageux sosie du «vrai». Il arrive du ciel après avoir parcouru des dizaines

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de kilomètres depuis Paris (quartier Glacière). Cet aéronaute, plein d’expérience, est accompagné d’un passager, Lutz, ici plus grotesque que méchant, qui en vrai s’était prétendu personnage officiel. Les dizaines de kilos de courrier et les précieuses dépêches du Gouvernement furent sauvées Après le spectacle, les applaudissements. (De g. à d.) P. Pellerin, grâce à la mobili- l’aéronaute Mangin, M. Cinalli, adjoint au maire, M-H Lopez-Jolli(Photo J2R) sation patriotique vet, maire, et B. Pascual, réalisateur. des Vernolitains. Bourgeois et paysans des deux sexes, tous rappelle les entrées et sorties de scènes des unis par une même volonté de résistance, opérettes de jadis, avec les chants, les danses ont permis au courageux Mangin de conti- et tous les effets que provoquent les accesnuer sa mission et au traître Lutz d’être dé- soires spectaculaires de rigueur : chevaux, coups de feu, incendie… En toile de fond, masqué et emprisonné ! Plus d’un siècle nous sépare de cet épisode le décor somptueux du château des Buissons guerrier, le regard a changé, ce sont des se dresse dans une demie obscurité avec sa chants et des danses, des acrobaties et nom- façade compliquée, offrant les ressources breux sont les morceaux de bravoure qui scéniques qui se prêtent bien à ce genre de nous sont offerts par des acteurs conscients spectacle. de l’importance de leur rôle. Les spectateurs n’ont pas cessé (à juste titre) de les Coup de chapeau bien mérité aux acteurs, applaudir. Deux musiciens, le compositeur- figurants, comédiens, danseurs, chanteurs, chanteur-guitariste (Jean-Luc Houbron) et musiciens, couturières, logisticiens… ainsi son accompagnateur accordéoniste (Pierre qu’à l’équipe municipale. Dix tableaux d’une Loncle) font office de « Monsieur Loyal » réalisation dans laquelle les qualités humaidans l’habile mise en scène due à Bertrand nes nécessaires pour qu’une telle aventure Pascual qui a trouvé un procédé efficace de collective soit réussie, s’est répétée à un narration en présentant la dualité classique : siècle d’écart, hier, en vrai, par patriotisme, le « clown blanc » (Mangin-Pascal Pellerin) et aujourd’hui, en spectacle, pour se faire plai« l’auguste » (Lutz-Christophe Bouillette). Ils sir et faire plaisir aux spectateurs. sont entourés des protagonistes dont le jeu C.s.B.

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ACtualité locale

vernouillet

Révision du PLU : entre prévisions et contradictions Depuis le mois de juin, la municipalité de Vernouillet s’attache à démontrer le bienfondé de sa démarche urbaine («Vernouillet fait son PLU») dans la perspective de la révision de son Plan local d’urbanisme, clé pour l’ouverture ou non à l’urbanisation future de la ville.

Un exemple illustre le procédé : le 10 septembre dernier, les élus, les techniciens et les habitants se sont donnés rendez-vous sur le terrain pour évoquer les avantages et les inconvénients d’une probable révision du PLU, notamment pour l’agriculture périurbaine. Dans ce cadre, la balade «diagnostic en marchant», méthode inhabituelle et fort intéressante par son aspect pédagogique, a couvert les quartiers du centre ville et des Rois. Le diagnostic du bureau d’études «Espace ville» a été largement partagé sauf sur un point : avenue de la Châteigneraie, face au collège et à la zone agricole : quel avenir réserver à ce secteur ? Valoriser l’entrée de ville et la frange urbaine ? Pérenniser l’agriculture périurbaine ? Il semble qu’une nette opposition se dessine entre les habitants (dont l’agriculteur exploitant, Marc Surgis, présent à la balade) et le maire-adjoint chargé de l’urbanisme, Jean-François Rovillé. Pour ce dernier, l’urbanisation d’une partie de la zone agricole est inéluctable (et il souhaite l’arrivée de la rocade RD 154), tandis que de nombreux habitants estiment que cela signifierait «l’asphyxie du village». Marc Surgis, quant à lui, critique vivement les bétonneurs de tout poil car «les plans que vous avez élaborés négligent l’avenir de notre terre !» L’enjeu foncier du site de 35 hectares «La vallée Goujon» reste également à débattre dans les années à venir. Planifier, valoriser, mettre en oeuvre, optimiser, quantitatif, qualitatif... voilà une série de termes technocratiques qui veulent «camoufler» les prévisions du changement du mode de vie des habitants. Les hypothèses de la rocade et de l’augmentation démographique... (Vernouillet devrait atteindre les 10.000 habitants selon J-F Rovillé) détermineraient les réponses à l’ensemble des questions ci-dessous. Dans la continuité, le 28 septembre a eu lieu la présentation du diagnostic territorial et des résultats de l’enquête menée auprès des Vernolitains par le même bureau d’études. Ce diagnostic s’inscrit dans la révision

du PLU. A cette occasion, Philippe Albarede d’Espace Ville, qui accompagne la commune sur ce dossier, a présenté le diagnostic territorial en trois temps (patrimoine, économie et logement) et les résultats de l’enquête - bientôt disponible sur internet - dans le cadre de la concertation.

Une ville à la campagne !

«Vernouillet, une ville à la campagne !» explique Philippe Albarede : elle dispose d’une agriculture forte et dynamique avec une ZAP, (zone agricole protégée). Avec 9300 habitants la ville se caractérise par une démographie jeune sur un parc de 3.300 logements. Le niveau d’équipements publics est convenable. Cette identité «agricole» devrait être préservée car elle est synonyme d’un patrimoine «naturel»... à conserver ! Cela dit, ce même urbaniste défend le processus de valorisation foncière qui pourrait aller à l’encontre de l’objectif précédent. D’où une certaine contradiction qui se dégage. Ensuite, le binôme «qualitatif-quantiatif» a été suremployé à tout propos dans la soirée du 28 septembre. Cependant, il faut à l’évidence prévoir une augmentation des besoins en logements du fait de la cohabitation et du parcours de vie d’un individu. Paul Thierry Obrou, un habitant du Parc à Vernouillet, présent à la réunion du 28 septembre, ajoute : «55% des habitants du quartier du Parc ne souhaitent pas devenir propriétaires dans la ville... [cela signifie]... que l’offre d’achat immobilier dans la ville

ne serait pas à la portée de tous. Dans un second temps, ces habitants ne seront pas concernés par le projet de développement municipal dans la mesure où ils ne seront plus dans la commune... Mme la maire... ne devrait pas négliger ce point...» Le problème des transports a été largement éludé : quid de l’impact du prolongement du RER qui - rappelons le - passera par la gare de Vernouillet-Verneuil. Comment lier ce progrès au besoins futurs ? En outre, les déplacements sont dépendants des instances supracommunales (STIF, région... délégataires ) mais la ville devrait exprimer ses besoins d’une manière claire en fonction de ses plans, notamment pour le transfert du nouveau centre commercial et des zones environnantes : c’est le projet du territoire à l’échelle communale qui sera «le point de départ» d’une nouvelle ère avec la Communauté d’agglomération des Deux Rives de Seine. «On va faire partager notre projet par la CA2RS», souligne Marie-Hélène Lopez-Jollivet. En gros, Vernouillet ne pose pas de problèmes particuliers - urbains, sociaux, ou économiques - sauf que la ville a tourné le dos à la Seine et manque de transports collectifs. Vernouillet possède des atouts - dont le foncier agricole - mais a fait le pari de réhabiliter d’abord les sites autour de la zone commerciale de La Grosse Pierre. D’ailleurs, la présence de M. Bon, aménageur au sein de la SPP, à la réunion publique, confirme l’intérêt que cette société porte sur l’ensemble du site, y compris le stade des Amandiers. R.A.

Le PLU parviendra-t-il à «planifier, valoriser, optimiser et préserver» la qualité de vie des Vernolitains ? (Photo J2R) 21 www.journal-deux-rives.com


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Environnement

nuisances aériennes

Une autoroute du ciel sur nos têtes

Relever de 300 m. les altitudes permet de réduire les nuisances sonores au sol.

Relever de 300 mètres les altitudes d’approche des avions sur les aéroports franciliens, afin de mieux prendre en compte les nuisances subies par les riverains et les populations concernées, a été l’objectif de plusieurs mois de concertation. Un enjeu environnemental hissé peu à peu au rang d’enjeu politique qui a soulevé beaucoup d’espoirs, amenant les associations participant

(Document DGAC)

à la concertation à présenter une plateforme de revendications communes. Mais les méthodes autoritaires de l’administration ont provoqué une mobilisation des populations, des associations et des élus locaux toutes tendances confondues à se mobiliser afin que soient respectés les engagements ministériels, avant que soit sifflée la « fin de partie».

Dossier coordonné par Claude Barouh pour la rédaction.

Les populations des villes du Nord-Ouest francilien(1) sont survolées par les avions lors de leur procédure d’approche de l’aéroport de Roissy. Pour reprendre les propos du CIRENA(2) on constate que « des espoirs de voir enfin la situation des survolés du nordouest francilien s’améliorer durablement par l’adoption d’un certain nombre de mesures, suite aux récentes « Rencontres du Grand Roissy », force est de constater aujourd’hui, que les espoirs des survolés du nord-ouest francilien se sont transformés, une fois de plus, en désillusion .

Un transfert des nuisances

Le projet de la DGAC(3), semblait a priori séduisant puisqu’il prévoyait le relèvement de 300 mètres de l’altitude de survol des avions, mais la réalité est toute autre car il s’agit, en fait, purement et simplement d’un transfert de nuisances sur des territoires habités par plus de 200 000 habitants. Ce projet visait initialement à diminuer les nuisances sonores autour des aéroports parisiens, conformément aux engagements du Grenelle de l’Environnement. Or, au final, la 22

modification envisagée et soumise à enquête publique a pour conséquence d’impacter des communes qui étaient moins ou pas impactées auparavant.

Convergence d’idées

La forte mobilisation à la réunion publique du 6 avril à Conflans-Sainte-Honorine avait fait basculer une décision inacceptable. Plus de 200 personnes, en présence des maires des communes concernées et des élus de tous bords exprimant unanimement leur avis défavorable sur l’enquête publique en cours. Le développement économique du transport aérien ne doit pas avoir pour conséquence des nuisances insupportables pour les habitants survolés comme l’a écrit Anny Poursinoff (députée EE-LV des Yvelines) à la ministre : « Les pollutions diverses générées par le trafic aéroportuaire ne sont pas sans effets tant pour la santé, que pour la qualité de vie des riverains. Nuisances sonores, pollutions chimiques, émissions de gaz carbonique et d’oxydes d’azote sont des conséquences nocives du trafic aérien. » Philippe Esnol (maire PS de Conflans-Sainte-Honorine et Conseiller général et future www.journal-deux-rives.com

Sénateur des Yvelines), par lettre du 14 mars 2011, n’a pas manqué de rappeler à la ministre que « Je crois savoir qu’à Longjumeau, dont vous êtes la maire, vous avez fait des nuisances aériennes un cheval de bataille municipale. Arnaud Richard (député radical de la 7e circonscription des Yvelines) particulièrement sensible à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, conclut en mettant en avant lui aussi un argument écologique : «Cette situation, particulièrement préjudiciable pour la santé et la tranquillité des habitants, ne me semble pas conforme aux engagements du Grenelle de l’Environnement.» Il demande à la ministre « de bien vouloir me faire connaître les mesures que vous envisagez de prendre, avec la DGAC afin de rendre ce projet conforme aux préoccupations de nos concitoyens qui souhaitent vivre dans un environnement et un cadre de vie préservés.» (1) Conflans-Sainte-Honorine, Achères, Andrésy, Maurecourt, Triel-sur-Seine, Boisement, Vaux-sur-Seine, Courdimanche, Jouy-le-Moutier, Menucourt, Neuvillesur-Oise, Vauréal, Carrières-sous-Poissy, Poissy, Cergy-Pontoise. (2) Collectif Inter-associatif du Refus des Nuisances Aériennes. (3) Direction Générale de l’Aviation Civile.


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Septembre - octobre 2011

Environnement

nuisances aériennes Un collectif d’associations

Les exigences exprimées par le collectif des associations rappelées par le président du CIRENA : - Relèvement des altitudes de survol de nos villes du Nord-Ouest Francilien au-dessus de 3000 mètres et amélioration des trajectoires et des procédures d’approche, - Limitation impérative du nombre de mouvements annuels sur Roissy à un maximum de 500.000 (2 fois Orly), - Suppression définitive des vols de nuit et instauration d’un véritable couvre-feu de huit heures d’affilée sur Roissy (de 23 h à 7 h) comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

CIRENA

Le Collectif Inter associatif du REfus des Nuisances Aériennes (CIRENA) est une association qui a pour objet de lutter contre les nuisances aériennes portant préjudice au cadre de vie, à l’environnement, la santé, la sécurité et le patrimoine des populations survolées du nord-ouest de la région Île-deFrance. Il assure la défense des intérêts de ses membres et des populations concernées. Il intervient, entre autre, auprès des pouvoirs publics ainsi qu’auprès des acteurs économiques, chargés de l’exploitation, du contrôle et de la régulation du trafic aérien et participer à toute commission, tout groupe de travail, toute étude… C’est pourquoi il siège à la Commission Consultative de l’Environnement de Roissy (CCE).

NUISANCES SONORES AERIENNES

L’aviation commerciale, dont le trafic est en accroissement, engendre une pollution chimique (particules solides, polluants résiduels, etc.) et sonore. Cette dernière est sévèrement réglementée, mais les nuisances aériennes subsistent pour les riverains des aéroports et les populations survolées lors des phases d’atterrissage. Plusieurs millions de Franciliens subissent ces nuisances sonores qui peuvent provoquer gêne, stress, problèmes de santé etc. Elles ont aussi pour conséquence de dévaloriser les biens immobiliers et même de provoquer le départ des populations de quartiers urbains entiers des villes concernées... Des enjeux techniques, environnementaux mais aussi politiques.

Arnaud Richard : «il faudrait surseoir à la mise en œuvre de ce projet du dispositif face à l’Est» Depuis la publication de l’enquête publique relative au projet de modification de la circulation aérienne en direction de Roissy, menée en mars 2011, concernant 138 communes, les politiques se positionnent. Ainsi le député Arnaud Richard (proche de l’UMP) tient à souligner que les échanges avec les élus, les associations et les populations ont été menés avec sérieux alors même que ce type d’échanges n’est pas dans les habitudes de la DGAC. Il souligne cependant que le sujet, par sa complexité, donne lieu à des dossiers de présentation qu’il faudra à l’avenir simplifier. Que ce soit par la présence dans les communes, par le comité interrégional de concertation ou par des réunions spécifiques avec les associations, la DGAC a réalisé des efforts remarquables pour cette concertation. Dans son rapport final, la commission d’enquête a conclu à un avis plutôt favorable avec des réserves et recommandations importantes qui touchent tout particulièrement le secteur de Conflans-Sainte-Honorine et du Vexin dont l’importance est capitale pour le cadre de vie des habitants. Ces réserves répondent aux engagements du Grenelle dont l’objectif est l’améliora-

tion de la qualité de vie des Franciliens. Sur ces bases, le député Richard demande au gouvernement de faire un effort sur plusieurs points : • la meilleure information des populations concernées, • la descente continue, • l’interdiction progressive des avions les plus bruyants durant la tranche 22 heures à 7 heures du matin, • et surtout, de surseoir à la mise en œuvre du dispositif face à l’Est pour Roissy et le Bourget, tel que prévu dans le projet initial. S’étant engagé fortement sur ce dossier essentiel pour notre territoire, multipliant les actions en rencontrant les associations, participant aux réunions et aux manifestations publiques et rappelant ses engagements très forts vis-à-vis de la (Photo J2R) proposition faite au nom du Grenelle, le député Richard a défendu les habitants auprès du Directeur général de l’Aviation Civile et de la Ministre de l’Écologie et du développement durable. Enfin, il a interpellé le gouvernement sur ce sujet essentiel pour notre territoire à l’Assemblée nationale le 17 mai dernier. Il souhaite que ces actions, menées de façon collégiale, aboutissent dans l’intérêt de notre territoire, tout en restant vigilant et déterminé sur ce dossier. www.journal-deux-rives.com

DGAC

La Direction générale de l’Aviation civile (DGAC), rattachée au Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, a pour mission de garantir la sécurité et la sûreté du transport aérien en plaçant la logique du développement durable au coeur de son action. La DGAC joue un rôle central dans le monde du transport aérien français. Elle intervient comme responsable de la sécurité et de la sûreté, acteur de la prévention pour le respect de l’environnement… Elle veille aussi à la préservation de l’environnement, par une lutte permanente contre les nuisances générées par le transport aérien.

ACNUSA

L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) est un organisme officiel chargé de contrôler l’ensemble des dispositifs de lutte contre les nuisances générées par le transport aérien. Sa contribution s’articule autour de thèmes tels que : mieux prendre en compte la gêne ressentie par les riverains d’aéroports et améliorer les performances environnementales de la navigation aérienne. Elle peut émettre des recommandations sur toute question relative aux nuisances environnementales générées par le transport aérien sur et autour des aéroports. Elle doit également satisfaire à un devoir d’information et de transparence notamment vis-à-vis des riverains. C’est pourquoi elle a donné un avis sur le projet de relèvement des trajectoires, notamment face à l’Est. 23


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Environnement

nuisances aériennes

Echec et coup de force de la DGAC Le 9 juin dernier, la Commission consultative de l’environnement de Roissy (CCE) n’a pas validé le projet présenté par la Direction générale de l’Aviation Civile (DGAC) de relèvement des altitudes pour les atterrissages face à l’Est, estimant que des compléments d’études étaient nécessaires.

La Commission se conformait ainsi à l’avis du rapport de la Commission d’enquête qui avait dans sa conclusion émis une réserve concernant la révision des trajectoires audessus de la zone Conflans-Cergy et la suppression des mouvements de nuit à envisager entre 22 h et 7 h du matin. La DGAC n’a pas renoncé pour autant à son projet et a tenté un coup de force le 6 juillet. Le CIRENA (Collectif inter-associatif du refus des nuisances aériennes) a aussitôt réitéré sa demande de constitution d’un groupe de travail réunissant les associations concernées, les élus, les exploitants et l’administration, afin d’élaborer en concertation un projet de relèvement acceptable pour tous et sans transfert de nuisances.

Tenter un passage en force

Las, fidèle à ses habitudes et dans la précipitation la plus totale, la DGAC a fait inscrire le 5 juillet, c’est-à-dire la veille et par courriel, un point n° 3 à l’ordre du jour de la CCE complémentaire (de celle du 9 juin) devant se réunir le 6 juillet avec pour objet : «le projet de relèvement face à l’Est». Prétextant un avis de l’ACNUSA (Autorité de contrôle des nuisances aériennes) trouvant le projet initial de relèvement concocté par la DGAC en novembre 2010 moins mauvais que celui établi par la même DGAC après intervention de la ministre des transports fin janvier 2011, l’administration a tenté d’imposer ce projet initial que le CIRENA combat depuis le début. Ce véritable coup de force a échoué car l’organisation en pleine période de vacances d’une CCE devant examiner un point aussi important que le relèvement face à l’Est a été aussi bancale et bâclée que le projet luimême : la DGAC et le ministère ont été incapables de réunir le quorum nécessaire pour voter ce projet aussi inacceptable que celui soumis à enquête publique du fait des transferts de nuisances considérables qu’il entraînerait sur les zones à forte densité de 24

Philippe Houbart, président du CIRENA, à la manifestation du 14 mai à Conflans-Sainte-Honorine. (Photo J2R)

populations de la Confluence et de l’agglomération de Cergy-Pontoise. La CCE, faute de combattants, n’a rien validé du tout et les procédés sournois de la DGAC, dont le seul objectif est et reste l’augmentation du trafic sur Roissy - sans réellement prendre en considération les populations survolées - ont tourné court.

Rester vigilant

Le CIRENA appelle les élus et les associations à rester très vigilants car l’administration ne renonce pas à imposer son projet sans prendre

en compte les propositions des associations et des élus. Cependant, du fait des textes réglementaires qui obligent le préfet à renouveler à partir du 27 juin 2011 la totalité des membres de la CCE actuelle, l’administration ne peut plus faire siéger et voter cette CCE tant que ce renouvellement n’aura pas été fait. La mobilisation générale des populations, des élus, des associations contre ce projet inacceptable doit se poursuivre afin de le faire échouer définitivement. Il en va de la santé, de l’environnement, de la qualité de vie et du patrimoine de plus de 230 000 personnes !

L’avis favorable… défavorable (!)

Le 16 mai 2011 a été rendu public le rapport de la commission d’enquête sur le relèvement de survol des avions en provenance de Roissy CDG. Favorable et défavorable, il exprime deux réserves concernant le secteur Cergy-Conflans : une condition suspensive qui doit être levée par le maître d’ouvrage. Si ce n’est pas le cas, l’avis de la commission est réputé défavorable. «La commission estime nécessaire de différer la décision ministérielle de mise en application du présent projet aux fins de compléments d’études dans les domaines suivants : www.journal-deux-rives.com

1.- La révision des trajectoires ; déplacement de la zone de forte concentration d’avions prévue au-dessus de la zone très urbanisée de Cergy Conflans vers les zones rurales faiblement peuplées du nord-ouest de l’Ile-de-France. 2.- La suppression des mouvements de nuit à envisager entre 22 heures et 7 heures du matin.» Ces demandes et compléments d’études seront précédés d’une nouvelle consultation publique privilégiant une plus large concertation, information et publicité des populations et collectivités directement concernées.


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Environnement

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nuisances aériennes

Une manifestation pour sauvegarder le Confluent Sur la question cruciale du mode de vie, le rapport de forces se mesure à la fois sur le terrain et dans la sphère politique.

Organisée le 14 mai par le collectif contre les nuisances aériennes, Cirena, et la ville de Conflans-Sainte-Honorine, la manifestation a commencé dans une ambiance estivale. Tous les élus se sont mis devant le cortège sur la N 184 pour entonner en choeur des slogans tel «NON, NON à la pollution de l’air». Vint le temps de la prise de parole politique. Tous les élus, de gauche et de droite, ont plaidé pour une «modification de la donne» et certains ont déploré le manque de mobilisation de la population (Gérald Rutault, maire de Maurecourt). Certains ont même surenchéri : Philippe Esnol (PS), maire de Conflans et conseiller général des Yvelines a souligné qu’il irait jusqu’à la ville de la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, dans le département de l’Essonne. «Il est insupportable de voir que la DGAC continue à nous faire croire que ce projet est bon pour les habitants de la Confluente... BASTA...» Pour sa part Ghislaine Senée, conseillère régionale (EE-LV) et maire d’Evecquement, a expliqué que «grâce à cette première mobilisation, les élus auraient la possibilité de contrer la DGAC». Hugues Ribault, maire d’Andrésy (UMP) et Joël Tissier, conseiller général EE-LV, ont, pour une fois, tenu le même même langage : le premier - l’ancien conseiller général - a déclaré : «Nous sommes à l’écoute du Cirena». Le second - le nouveau conseiller général - a ajouté : «Nous nous opposons à la modification des couloirs». En des termes sévères, Arnaud Richard, député Radical, a interpellé le 17 mai le gouver-

Bloquer la N184, pour se faire entendre du gouvernement !

nement : «On ne peut pas accepter un projet qui n’atteint en rien l’objectif recherché de réduire les nuisances et se contente de les transférer sur d’autres zones et sur d’autres populations encore plus nombreuses et toujours plus éloignées de l’aéroport. Pour nous, élus locaux, et pour les populations, ce projet tel qu’il est présenté aujourd’hui est inacceptable et je vous demande d’y renoncer.» En définitive, le député Arnaud Richard, a fait une synthèse de la situation : il a posé une question orale au Gouvernement; il a eu une réponse de M. Mariani (cf. ci-dessous, encadré); il a rencontré NKM avec la volonté de la faire changer d’avis.

La réponse de Thierry Mariani, sous-secretaire d’Etat «Au cours des premières réunions de concertation et lors des rencontres du Grand Roissy, le 25 janvier dernier, certaines observations ont fait apparaître la nécessité d’amender le

(Photo J2R)

projet de modification permanente des procédures d’approche aux instruments de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. La ministre a donc souhaité que le projet soumis à enquête publique soit modifié pour éviter le survol des plus grosses agglomérations de la région. Nous sommes cependant conscients que des avis contradictoires peuvent être relevés par l’enquête publique dont nous allons maintenant tirer les enseignements.» «... Des décisions ministérielles seront prises ensuite, prenant en compte les résultats de la concertation ainsi que les remarques répétées, et certainement justifiées, que vous avez faites sur la situation de Conflans-SainteHonorine après que de nombreux riverains vous aient interpellé à plusieurs reprises...» Deux étapes restent à franchir : une commission de concertation de l’environnement et l’avis de l’ACNUSA (Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires) et la décision du gouvernement.

Parodie de concertation !

Coup de théâtre : la DGAC a réuni le 12 juillet, malgré la loi, la Commission consultative de l’environnement de Roissy (CCE) pour la troisième fois et elle a validé... le choix de la DGAC ! Dans un communiqué du 14 juillet, Philippe Houbart, président du CIRENA s’insurge contre la décision «illégale» de la DGAC. C’est donc en pleines vacances de juillet, lors d’une réunion complémentaire de la CCE de Roissy du 6 juillet, qui n’avait pas atteint le quorum pour voter, avec l’aide d’une grosse poignée de membres représentant de l’exploitant (ADP, Air-France et autres) fortement sollicités pour l’occasion, ainsi que de deux petites poignées d’élus favorisés par le projet et d’associations amies, que la DGAC a fait voter d’une manière « favorable » à son projet initial de relèvement des altitudes pour les atterrissages côté ouest de l’aéroport, bien que ce projet ne

soit pas celui soumis en mars dernier à enquête publique. Pour le CIRENA, il n’y avait rien à obtenir de ce genre de commission, ni de toutes les réunions (groupe vols de nuit et autres) qui vont avec. Les vraies associations n’y servent que de faire-valoir, à la DGAC et surtout à la ministre NKM. En conséquence, le CIRENA en appelle à tous les élus (Députés, Maires, CG et CR) des agglomérations des villes de la Confluence, de Cergy-Pontoise et du Vexin qui vont voir les nuisances aériennes se multiplier sur leurs villes si ce projet est appliqué, à exiger de la ministre NKM et de la DGAC que les revendications du CIRENA soient mises en application : descente continue à 1800 mètres, 24 h/24 sur le double nord; couvre-feu de 22 h à 7 h; plafonnement à 500.000 mouvements annuels d’ici à 2015.

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TrIBUNE

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crise financière

Prémices d’une faillite annoncée L’année 2010 sera à coup sûr considérée par les futurs historiens comme une année charnière, une période-clé pendant laquelle s’est opéré un bouleversement de l’ordre financier mondial. Ce bouleversement était déjà à l’œuvre et les crises violentes que nous avons connues en 2008, puis pendant l’été 2011 en sont les expressions les plus spectaculaires. Nous sommes en train de conclure un cycle initié il y a une trentaine d’années.

Un agent économique qui a un besoin de financement a trois options : soit il a un excès de trésorerie qu’il peut mobiliser, soit il s’adresse à un autre agent économique qui a un excédent de trésorerie, soit il s’adresse à un intermédiaire financier, comme une banque dont le rôle est d’allouer aux agents en demande des ressources collectées auprès d’agents en excès. Pour faire simple, il existe d’un côté des épargnants (principalement des personnes physiques et quelques entreprises) et de l’autre les demandeurs de crédits (des personnes physiques, des entreprises, des collectivités territoriales et des États). Jusqu’aux années 80, la gestion de la relation entre épargnants et agents en demande était quasiment le monopole des intermédiaires financiers, principalement les banques, largement contrôlés par l’Etat. Les entreprises recouraient principalement à l’autofinancement (fruit de leurs bénéfices) et au crédit. Le recours à la bourse était très marginal : pour résumer, nous étions dans une situation dans laquelle les banques, grâce aux dépôts des épargnants et au refinancement de la banque centrale, fournissaient aux agents économiques (principalement entreprises et États) les ressources nécessaires. Par ailleurs, le secteur bancaire était compartimenté entre des acteurs ayant des statuts variés et encadrés par des réglementations spécifiques et bénéficiant, pour certains d’entre eux, de ressources moins chères pour soutenir la mise en œuvre de politiques publiques particulières. Dans ces conditions, le secteur financier était en stagnation : le rendement offert par les dépôts bancaires incitaient les épargnants à conserver leurs économies sous formes d’actifs improductifs comme le foncier. Parallèlement, les exigences élevées en termes de réserve imposées aux banques restreignaient leur capacité de prêts, tandis que le crédit « administré » mu par d’autres considérations que la simple recherche de

rentabilité créait une certaine distorsion dans l’allocation de crédit. Cette situation engendrait un déséquilibre car l’offre de crédit était contrainte et ne pouvait satisfaire une demande en forte hausse. Ce déséquilibre était compensé par la création de monnaie et donc l’inflation.

Mondialisation, libéralisation financière

La crise de la fin des années 70, l’inflation qui caractérisait cette époque, l’apparition des premiers déficits publics et la lente mais inexorable mondialisation de l’économie ont rendu nécessaire pour les entreprises la recherche d’autres sources de financement d’une part pour échapper à l’oligarchie des banques, à travers le recours au marché financier, d’autre part pour lever des fonds propres (marché des actions) et de la dette (marché des obligations). Évidemment, seules les entreprises les plus importantes pouvant accéder au marché financier, les banques qui appliquaient une mutualisation des risques en prêtant entre petites et grandes entreprises importantes, les premières présentant un risque beaucoup plus élevé que les secondes, ont alors connu une crise aigüe. On comparait la situation bancaire à celle du secteur sidérurgique, survenue quelques années plus tôt. La libéralisation financière des années 80, qui a permis de décloisonner les banques, devenues des acteurs universels de la finance, allait modifier profondément le paysage financier. C’est l’ère de l’uniformisation des pratiques de financement qui permet une réduction des coûts, alors que se dessinent les contours de la compétition mondiale : uniformisation des instruments, des échéances, mise en relation directe possible entre agents à la recherche de placements lucratifs (ménages ou gestionnaires d’épargne collective – banques, assurances, fonds de pension, etc.) et agents en recherche de financement (entreprises et États principalement, mais aussi banques). Par ailleurs, s’organise également une concurrence entre les places financières. Le but recherché était simple : libéraliser et laisser le Marché déterminer la meilleure allocation possible des ressources, l’intérêt réel s’ajustant de manière à équilibrer la demande de crédit et l’offre d’épargne. Ainsi, la Bourse qui avait été pendant très longtemps le lieu où s’organisaient les ventes et achats des emprunts d’État, s’est progressivement ouverte aux entreprises, qui ont vu là un moyen de court-circuiter les banques et d’accéder directement et sans intermédiaires, réduisant le coût d’accès à l’argent. Par conséquent, contrairement à ce qu’on peut penser de prime abord, la financiarisation de l’économie s’est avant tout traduite par de la désintermédiation, c’est-à-dire un moindre recours aux banques. Ainsi, la part du fiwww.journal-deux-rives.com

nancement des entreprises par le marché va progressivement augmenter passant de 8% en 1970 à 54% en 1986. En conséquence, la capitalisation boursière qui représentait moins de 30% du PIB en 1970, atteint 46% en 1996, 112,7% en 2002 et avec un point culminant de 149% en 2006 . Pour survivre, les banques vont alors modifier leur modèle économique et progressivement changer de métier : face à un environnement devenu compétitif, elles vont également se tourner vers le marché financier autour des principales activités suivantes : - une activité de conseil et de prestataire du marché (placement de titres, gestion pour compte de tiers, etc..). Cette activité leur assure une rémunération indépendante d’une activité de crédit ; - elles émettent des titres pour financer leurs activités de prêts ; - elles interviennent pour placer une partie des énormes dépôts dont elles assurent la gestion. En un mot, les banques deviennent des intervenants de premier ordre du marché financier et la frontière devient floue entre activité bancaire et activité financière. Or, paradoxalement, des deux côtés de l’Atlantique les banques vont subir deux fortes crises mais pas pour les mêmes raisons : aux États Unis, c’est bien une activité purement financière (les fameux subprimes) qui vont précipiter les banques américaines alors qu’en Europe, c’est plutôt une activité traditionnelle (prêts aux États) qui est la cause de la mauvaise santé des banques européennes et principalement françaises. Pourtant, les deux cas signent la fin d’un cycle initié dans les années 80 par le législateur, qui voyait par la libéralisation financière un moyen de lutter contre l’inflation, de construire un marché financier européen et mondial, d’attirer des investisseurs étrangers, de recycler dans les dettes des États les énormes excès des épargnants et de dématérialiser l’économie. Or, les évolutions récentes montrent que les pays émergents, grâce à une base industrielle (une économie réelle) dynamique, sont devenus des acteurs du marché financier de plus en plus importants, comme le montre l’évolution relative de leur bourse avec celles des pays développés. Comme le souligne le dernier rapport du FMI (2011) , la situation des pays du Nord où l’activité est atone mais l’argent est bon marché grâce aux politiques très laxistes des banques centrales. Compte tenu des sombres perspectives de croissance à moyen terme dans les pays développés, cette dynamique est-elle porteuse d’une modification profonde, durable et saine entre marchés du Nord et du Sud ou est-elle annonciatrice de grands désordres financiers encore plus importants que ceux que nous vivons actuellement ? M. KLEICH 27


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TRIBUNE

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Philosophie

La dialectique moderne Un des arts du débat est la dialectique.

Le langage courant évolue rapidement. Il entraîne ou est entraîné par pléthore d’expressions et de locutions nouvelles qui s’introduisent dans son corpus et contribuent à son développement ou son retour en arrière. Il y a aussi manière de l’utiliser, de se l’approprier en poursuivant des objectifs personnels peu avouables. Parmi ceux-ci, la justification ou le dénigrement d’un événement, d’une posture, d’une idée figurent en bonne place. L’amalgame, l’affirmation sans démonstration et la fausse comparaison sont des techniques de langage couramment utilisées pour parvenir à ces fins. L’amalgame consiste à affirmer l’équivalence de deux événements, idées, personnages ou lieux ; l’amalgame ne doit pas être confondu avec la qualification : celle-ci consiste à caractériser par un signe distinctif qui peut être un adjectif. Prenons un exemple : si je dis que le maire d’Andrésy est autoritaire, je le qualifie comme tel. Si je dis maintenant que le maire d’Andresy, c’est tel ou tel dictateur, je crée un amalgame entre un personnage et un autre dans le but évident de dénigrer celui qui le subit. Prenons un autre exemple : si je dis : « L’Agglo des 2 rives de Seine est peureuse, car n’elle n’ose pas demander l’avis de la population sur ses projets d’urbanisation », je l’affuble d’un qualificatif. Si maintenant je la compare à la grenouille de

la fable de La Fontaine, je la disqualifie par un amalgame dégradant. Ne confondons pas l’amalgame avec la généralisation abusive : celle-ci consiste à dire, par exemple, que les élus sont « tous pourris », que les chômeurs sont tous des « assistés » et les entreprises des « fraudeurs ». Heureusement, la généralisation disparaît lentement de notre vocabulaire, car sa bêtise déshonore celui qui la profère. À l’inverse, l’affirmation sans démonstration progresse : il n’est pas rare d’entendre de grossières affirmations qui ne reposent sur aucune étude sérieuse, ou qui assènent des chiffres qui ne résistent pas à l’analyse ou, pire encore, possèdent tous les ingrédients constitutifs d’un mensonge. Là aussi, prenons un exemple : notre agglo dit que « le projet d’écopôle vise à développer une activité industrielle et commerciale liée aux nouvelles filières de l’éco-industrie. » Or, il est improbable que le bailleur oblige tout nouveau locataire en cas de transmission d’activité à appartenir absolument à l’univers de l’éco-industrie. L’écopôle est donc une ZAE classique que l’on ne veut pas identifier par son vrai nom pour des raisons de « Marketing politique ». Autre exemple : M. Tautou, maire de Verneuil et vice-président de l’agglo, affirme le 31 mai 2011, au sujet de l’écopôle : « La concertation a lieu entre élus parce qu’ils sont légitimes. » Rien n’est plus faux : la légitimité de leur élection n’est pas en cause. Il s’agit de celle de leur projet, qui

n’a pas été présenté aux citoyens de l’agglo lors de leur élection et qu’ils entreprennent sans avoir eu l’aval des habitants concernés. Dans l’univers de la dialectique moderne, la fausse comparaison progresse aussi : l’amalgame organise une équivalence, la fausse comparaison s’autorise à mettre sur le même plan des individus, des événements, des idées pour justifier un comportement ou une idéologie. Par exemple, si l’on dit : « L’agglomération des Deux Rives de Seine est une superstructure dépensière » et que l’on répond : « Mais dans d’autres, c’est pire », on établit une fausse comparaison car chaque collectivité répond à une logique différente qui doit être analysée distinctement. La fausse comparaison cherche aussi à détourner le regard pour justifier ou réduire une faute. Prenons un dernier exemple : lors des affaires Woerth, Sarkozy junior, Tapie, on a entendu : « Mais la gauche, c’est la même chose », une réponse qui cherche à disculper un groupe d’individus en comparant leurs fautes à celles présumées d’un autre camp. Avec ce genre de comparaison, on pourrait absoudre Hitler et le meurtre de six millions de Juifs, puisque Staline a exécuté le même nombre de personnes dans ses camps et tueries sommaires. On mesure mieux l’absurdité de telles comparaisons. Alors, de grâce, pas d’amalgames, d’affirmations sans démonstration et de fausses comparaisons : seule l’analyse des faits, et seulement l’analyse des faits, mérite un vrai débat. - R.L.

Giuseppe était natif de Naples. L’Italie est restée toute sa vie dans son cœur. Le moment est venu pour Giuseppe de conclure sa vie et, surtout, de mettre en exergue trois valeurs qui ont guidé, à mon sens, la vie de Peppy : l’amitié, le travail et le bonheur. - Par l’amitié, Peppy a su donner, échanger sans compter pour ceux qui ont aimé sa personnalité, simple et généreuse. Quand on passait à sa boutique, il nous gratifiait d’un sourire naturel. Peppy incarnait la générosité, une denrée qui se fait rare dans le monde complexe et féroce d’aujourd’hui. Au contraire, pour lui, il y avait toujours de la place pour l’amitié tout en dégustant ses pizzas et autres plats magnifiques. Ses amis venaient chez lui non seulement pour bien manger, mais aussi pour se ressourcer. Peppy était le tenancier idéal d’un troquet local où l’amitié brillait dans les petites et grandes occasions : Dany Boon, l’acteur-réalisateur, peut en attester !

- Le travail : toujours fidèle au poste, Peppy s’attelait à la tâche avec la minutie d’un horloger milanais (si cela existe !) : ouverture à 10 heures, fermetures tardives... La Cuattro Formaggi de Peppy était un chef d’œuvre mariant la finesse d’une pâte croquante à l’onctuosité des fromages sélectionnés. Notre artiste pizzaiolo sortait la grosse artillerie du comptoir : mozzarella, parmesan, gorgonzola, chèvre frais italien ou taleggio… selon l’arrivage du marché. Pour lui, le travail était un moyen de se rendre utile à la société tout en se faisant plaisir. - Bonheur : voir Peppy préparer la pizza était un pur bonheur. Ici, pas question de battre des records de vitesse ! Le produit avant tout ! La pâte à pizza étalée, notre regretté Napolitain allait chercher au fond de son faitout le coulis de tomates, préparé le matin. Et puis, pas question de jambon prédécoupé ou de « fromage à pizza » ! Peppy

sortait le prosciutto crudo ou la mozzarella du comptoir ! Avec sa femme, Véra, la famille Costigliola symbolisait à merveille cette cuisine traditionnelle et familiale de la péninsule : Peppy proposait les meilleurs produits de son Italie natale et nous délectait de merveilleuses pizzas, les meilleures de notre territoire. - L.W., - R.A.

Disparition : adieu Peppy, notre pizzaiolo napolitain !

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SPORTS

Rugby

Le nouveau défi du RC Triel A l’aube d’un nouveau championnat, le RC Triel espère surfer sur la vague de son incroyable saison 2011. Mais cette fois-ci les choses s’annoncent plus compliquées. Pas question cependant de baisser les bras pour un groupe ambitieux.

C’était le 8 mai dernier. A l’issue d’une magnifique saison, le RC Triel décrochait le titre de champion régional de promotion d’honneur en battant de justesse en finale Villiers-sur-Marne (19-18). L’apothéose d’une année exceptionnelle ou les rugbymen triellois s’étaient montrés quasiment invincibles en ne concédant que trois défaites dans la première phase avant de finir par une série impressionnante de sept victoires. Cinq mois après, les yvelinois se sont remis au travail car un nouveau défi de taille les attend, faire bonne figure dans le championnat honneur qui s’annonce particulièrement relevé en 2012. En effet, la Fédérale 3 a subi une refonte totale et de nombreux clubs habitués aux joutes nationales se retrouvent au niveau régional cette saison.

Assurer le maintien Avant de vouloir jouer les premiers rôles, le RC Triel devra d’abord assurer son maintien ce qui ne sera pas forcément une tâche aisée avec des équipes du calibre de Melun ou Aulnay. Ironie du tirage au sort, les hommes de Vincent Kerlo retrouveront dans la même poule qu’eux les voisins yvelinois de Conflans et de Houilles, ces derniers faisant figures d’épouvantails après avoir évolué plusieurs années en Fédérale. Des derbys qui vont pimenter encore un peu plus la saison du RCT. Avant de débuter le championnat (le premier match a eu lieu le 2 octobre à domicile contre Aulnay), les triellois se sont appliqués à bien se préparer physiquement lors du stage d’avant saison au stade Gastonde-Chirac les 10 et 11 septembre. Au programme des deux jours, du travail physique mais aussi tactique pour répéter les automatismes, notamment les lancements de jeu et les conquêtes. « On a quinze nouveaux joueurs et ils doivent s’habituer au système », explique Vincent Kerlo. « Cette année le groupe séniors est composé d’environ 65 joueurs, autant dire qu’il y aura de la concurrence et que chacun devra gagner sa place à l’entraînement. Deux joueurs ont arrêté leur carrière et quinze nouveaux nous ont rejoint. Pour la plupart, ils ont beaucoup d’expérience, sept d’entre eux ont déjà évolué en Fédérale 1 avec Pontoise. Ils vont apporter

L’équipe de Rugby de Triel s’entraîne avec ardeur pour la saison 2011-2012. (Photo

un vrai plus ». Et comme l’an dernier, les plus jeunes pourront profiter sur le terrain des conseils du coach adjoint Lionel Fernandes qui a décidé de prolonger l’aventure une année de plus. L’expérience de l’ancien joueur du MLSGP sera à n’en pas douter un atout non négligeable pour un groupe qui a de l’ambition. Les débuts sont en tout cas prometteurs, le RCT ayant disposé facilement de Montesson lors d’un match amical organisé en fin de stage. Reste maintenant à confirmer à un niveau supérieur pour éviter la même désillusion qu’en 2010 où le club avait été relégué en PH. Avec du cœur et du courage, nul doute qu’ils réaliseront une nouvelle grande saison.

Rencontre avec Vincent Kerlo Journal des 2 Rives.- Quelle est l’ambition du club cette année ? Vincent Kerlo.- Je tiens le même discours aux joueurs que l’an passé, c’est-à-dire d’abord se maintenir et ensuite essayer de faire du mieux possible. On ne sait pas trop où on met les pieds. Notre poule est compliquée avec plusieurs clubs qui évoluaient l’an dernier en Fédérale 3 et un gros morceau qui se nomme Houilles. J2R.- Ca sera donc une saison difficile ? V.K.- Oui sans aucun doute. Les meilleures équipes de chaque groupe auront un super niveau. Ensuite il y aura des clubs qui seront je pense de notre valeur comme Conflans, Yerres ou Garches. Il va falloir montrer un beau visage. J2R.- L’effectif est-il plus fort que l’an dernier ? V.K.- Je pense que oui car on a gardé quasiment tous nos joueurs et on compte 15 arwww.journal-deux-rives.com

rivées, dont certains qui ont une expérience de la Fédérale 1 avec Pontoise. De ce que j’ai vu à l’entraînement, c’est encourageant. J2R.- Quel sera la clé du succès cette saison ? V.K.- La clé du succès est d’avoir un groupe motivé avec des joueurs qui s’entraînent régulièrement. Ensuite il faut essayer de s’amuser sur le terrain. Notre jeu est basé sur la rapidité autour du 9-10 mais malheureusement il nous manque encore un vrai demi de mêlée cette saison. C’est pour ça que Lionel Fernandes qui voulait prendre du recul continuera à nous donner un coup de main de temps en temps sur le terrain. - Fabien Dézé

Le calendrier du RCT 2 octobre : RCT (15) – Rugby Aulnay Club (19), victoire pour Aulnay - retour le 22 janvier 9 octobre : Rugby Melun Combs Savigny 77 – RCT (retour le 29 janvier) 16 octobre : RCT – USO Massif Central (retour le 5 février) 6 novembre : ROC Houilles Carrières – RCT (retour le 12 février) 13 novembre : RCT – RC Garches (retour le 19 février) 20 novembre : RC Conflans-Herblay – RCT (retour le 11 mars) 11 décembre : RCT – CS Ministère Finances Paris (retour le 1er avril) 15 janvier : RO Yerrois – RCT (retour le 8 avril). 29


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SPORTS

boxe

Les 40 ans du BAM Présent lors du Forum de rentrée 2011 au COSEC des Mureaux, le samedi 3 septembre, le Boxing Amical des Mureaux (BAM) a présenté son actualité et la fête organisée pour ses 40 ans d’existence.

Le Boxing Amical des Mureaux (BAM) fête en 2011 ses 40 ans. Pour l’occasion, une semaine va lui être dédiée, comme l’a annoncé son président Ali Rih. Du 24 au 29 novembre, une exposition et des animations sont prévues. Mais l’événement phare va avoir lieu le mardi 29 novembre avec une soirée de Gala au COSEC Pablo Néruda des Mureaux. Durant cette soirée, l’équipe de France sélectionnée pour les Jeux Olympiques de Londres 2012, avec Eli Konki et Tony Yoka du BAM, va affronter celle de l’Arménie. Trois rencontres professionnelles à la suite sont prévues, dont un combat d’Ali Hallab, présent au forum et défendant son titre de champion de France. Kadhafi Djelkir, médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Pékin, et Zakaria Attou, vainqueur de la coupe de la Ligue 2011, vont combattre dans les

Moktar Hadjri, entraîneur du BAM, Yalaoui Slimane, Sylvain Frédéric de IDR, Ali Rih président du BAM et Gomis Banigan, partenaire pour le quartier des Musiciens. (DR)

deux autres combats. Une belle soirée de boxe en perspective.

Action envers les jeunes

Le BAM s’associe à l’association « Ile De

Rouget » (I.D.R.), une association du quartier des Musiciens, afin de mettre en place des actions en direction des jeunes et de développer le sport de proximité. Le club de boxe met à disposition de l’association son expérience pour organiser des séances sportives au gymnase Jean Macé et/ou au COSEC. Les modalités sont encore à définir. La fin 2011 s’annonce comme très chargée pour le Boxing Amical des Mureaux et ses boxeurs. L’été 2012 le sera également avec les Jeux Olympiques de Londres. Damien DELERIN Pour en savoir plus : Boxing Amical Les Mureaux Monsieur Ali RIH Gymnase Pierre de Coubertin Rue Ampère 78130 LES MUREAUX Mobile : 06 88 20 37 01 Courriel : ali-rih@suez-env.com Entraînements : Les horaires du BAM sont de 17 h 30 a 21 h du lundi au vendredi au gymnase.

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SPORTS

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Course hors stade

La vague rouge balaie Triel L’édition 2011 de la foulée trielloise a enregistré le 28 août dernier la victoire de l’équipe de Pierrefitte-multi athlon (93) parmi les 400 participants. Les «Diables rouges» ont presque tout raflé à Triel-sur-Seine : Ken Chareil (à droite, temps : 34’03’’), Diony Jacqueray (au centre, temps : 34’44’’) sont arrivés premier et deuxième de la générale du 10 km. Le club d’Issou a, pour sa part, dominé la catégorie féminine.

Sur l’autre course de la journée (les 5 km hommes), Youssef Mekdafou (16’44’’ photo : celui avec des lunettes) a dominé la course. Il est à noter que Y. Mekdafou est champion de France junior depuis le 3 avril 2011 lors des épreuves à Vittel (Lorraine) avec un temps de 31’ 44’’ sur la distance de 10 km. Les coureurs locaux, à l’exception d’Abdenour El Yacoubi des Mureaux - qui s’était placé deuxième de la course de 5 km avec un temps de 17’ 31’’ - n’ont pas brillé cette année à la foulée trielloise. On constate

Pierrefitte multi-athlon (93) a inondé les podiums de couleur rouge dans presque toutes les catégories. (Photo J2R)

qu’un renouvellement s’opère dans les rangs des coureurs locaux. Tant mieux ! Côté femmes, les soeurs Myriam et Sabrina Adkim du club d’ISSOU ont dominé les 10 km. Myriam s’est accaparée du record des 10 km catégorie féminine : Myriam arrivant première avec un temps de 40’ 28’’, a expliqué : « Mon objectif était d’améliorer mon temps par rapport à 2010.» Chose faite et espérons que les coureurs hommes puissent suivre cet exemple.

Les résultats in extenso sont disponibles sur le site : www.journal-deux-rives.com

Challenge des Deux Rives : - 9 octobre «Cross de Chapet» de 10 km à Chapet - 6 novembre «La Vernolienne» courses de 4,3 km cross féminine et 8,25 km cross masculin à Verneuil-sur-Seine. - L.R.

Bienvenue à Andrésy Athlé

L’équipement sportif Diagana a permis la naissance d’une nouvelle équipe d’athlétisme dans l’agglomération des Deux Rives. La nouveauté pour cette saison 2011/2012, c’est la création du club Andrésy Athlétisme ! Profitant du Complexe Stéphane Diagana, Andrésy Athlétisme proposera des entraînements demi-fond, fond et courses hors stade les lundi, mercredi et samedi, des cadets aux vétérans, ainsi qu’une école d’athlétisme le mercredi de 14 heures à 17 heures. Andrésy Athlétisme, un club qui se veut familial et qui prônera l’apprentissage des valeurs de ses différents sports. Les premiers membres de ce club étaient présents au forum des associations de Carrièrees-sous-Poissy, le samedi 10 septembre. - L.R. Pour des demandes complémentaires d’information, vous pouvez écrire par courriel : andresyathletisme@voila.fr ou par voie postale : Président Monsieur Miramont André 2 sente de la petite muande 78570 Andrésy Téléphone : 01 39 74 25 64

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un jour un livre

Le Fantôme de Saint-Guerzan Avec les fantômes, c’est comme avec les vampires et autres goules, il faut se montrer prudent. Certains sont fantasmés, celui de Saint-Guerzan semble bien réel puisqu’il est connu depuis des siècles. Mais est-il bien le héros de ce roman ? N’est-il pas l’orgueilleux «fil rouge» qui permet de relier des lieux, des personnages et des événements les un aux autres, tout en révélant les préoccupations de l’auteur ?

L’éditeur ne manque pas de dévoiler l’intrigue. Pour lui, «Le Fantôme de Saint-Guerzan» emmène son lecteur dans le monde féerique de l’imaginaire. Louis est un vieux comte vivant seul dans son château. Il apprend qu’à sa mort, en l’absence d’héritier, le maire du village compte mettre la main sur son bien. Par ailleurs, les villageois croient fermement à l’existence de fantômes dans le domaine : celui d’un ancien comte de SaintGuerzan et de son frère Templier. Louis va s’associer à ces derniers pour tenter d’empêcher le maire d’arriver à ses fins. » C’est vrai, mais c’est un peu court. L’imaginaire a-t-il sa place dans ce petit village d’une province française qui ressemble étonnamment à certaine localité toute proche, le château en plus ? Il est habité par une population ancrée dans ses habitudes sous la direction d’un maire à l’ancienne, style bœuf-carotte, mais qui agit et pense en bon père de famille. Sauf qu’un jour il accepte l’établissement de nouveaux habitants (so32

cialement actifs), conséquence d’un lotissement juteux. Scénario bien connu dans nos contrées de campagnes périurbaines. Le châtelain, méfiant, ami du maire, était contre. Le vieux comte ? Très vieille France, lui aussi, s’implique paternellement dans la vie du village. Une carrière militaire, un passé glorieux, l’attitude digne, aristocratique, fièrement dressé dans un célibat assumé mais bien embarrassant. Car il y a le château, dont la succession n’est pas assurée de rester dans la famille. Pire. L’élection d’une nouvelle équipe municipale modernise le mode de gestion des affaires communales. Pire. C’est un maire progressiste qui surgit ! Une de ces personnes qui s’assoient sur les traditions, et renvoient aux oubliettes l’ancienne équipe. Pire. Il a des vues sur le château de ses ancêtres qui deviendrait un bien communal, un lieu public ouvert à tous. La propriété privée, c’est sacré. «Au secours les ancêtres !» Le château ? Devenu presque un musée habité, c’est aussi le conservatoire du passé de la famille d’où surgissent des héros respectés depuis l’époque de Saint-Louis. L’un d’eux est évoqué de temps en temps, il est même devenu le compagnon invisible de son lointain descendant. Le château va ainsi devenir plus qu’un enjeu immobilier, un lieu de pouvoir dont le fantôme, légende déjà implantée dans les traditions locales, sera un souci pour les uns, une opportunité sortie de l’au-delà pour les défenseurs du château. Ici le passé et le souvenir sont à préserver car ils doivent assurer la pérennité d’une famille noble sans descendance qui lutte contre les mécréants qui, eux, n’ont pas de passé. Un gisant, sagement couché depuis des siècles sur sa tombe dans l’église, pense qu’il a son mot à dire dans cette histoire contemporaine. Il a choisi son camp. C’est là que réside un des ressorts de l’intrigue. Ce ne sont pas le bien contre le mal, le bon contre le méchant, le merveilleux contre l’affreux qui s’affrontent, mais le passé et l’avenir que la petitesse de vue de certains décideurs cherche à opposer, alors qu’ils sont complémentaires. Peu de personnages féminins dans ce récit. L’auteur parvient toutefois à rendre sympathique l’intrigante secrétaire de mairie qui vit très mal la cohabitation avec le nouveau

maire. On rencontre aussi une gentille petite guide, genre étudiante en stage. Mais il y a le ou plutôt les curés (successifs) qui sont à la peine. On en viendrait même à plaindre ce pauvre vieux curé, complètement dépassé par les événements « surnaturels » qui s’expriment jusque dans son église. Il fait appel à sa hiérarchie, elle le remplace par un curé jeune et « moderne », parachuté au milieu du délire ambiant, fantôme oblige. L’église ? Autre protagoniste de ce livre, un lieu privilégié par le fantôme où des phénomènes incompréhensibles se déroulent devant témoins ou ne se produisent pas. C’est selon. « Le Fantôme de Saint-Guerzan » pourrait apparaître comme un descendant moderne des romans gothiques du XVIIIe siècle, mais il fait plutôt penser à ces romans d’aventure où réel et imaginaire s’interpénètrent habilement pour dérouter le lecteur. Jules Verne avait utilisé ce procédé. Il a construit son livre de vampires (Le château des Carpates) dans la tradition du mythe, respectant la version connue, ajoutant un coup de théâtre final, technologique et exceptionnel d’inventivité. Assemblant comme son prédécesseur le vrai et le faux, Henry Perfferkorn ne va pas aussi loin mais il crée à côté d’un climat à mi-chemin entre « Clochemerle » et « Don Camillo » des rebondissement inattendus jusqu’à la dernière page. L’auteur a trouvé ici un moyen très romanesque de faire progresser l’action et la psychologie de certains personnages qui, jusqu’au bout, surprennent le lecteur, même s’il reste incrédule à certaines évolutions.. Tout au long du récit, le fantôme, devenu plutôt opportuniste, le comte et son château, le promoteur et ses déconvenues, comme le maire dont les convictions laïques sont ébranlées, nous entraînent à travers un univers chargé de doutes dans lequel la vraie vie côtoie alternativement le fantasme généralisé, la crédulité des naïfs et les superstitions des vielles bigotes. Un récit encré dans le réel d’aujourd’hui mais aussi une intrigue dans laquelle se confrontent des personnages imaginaires aux comportements décris avec justesse, même si, ici ou là, l’auteur s’est laissé aller à dessiner de véritables portraits. « Le Fantôme de Saint-Guerzan » serait- il un roman à clé ? Claude BAROUH

L’auteur

Ingénieur métallurgiste à la retraite depuis 1990, Henry Pefferkorn a effectué trois mandats de conseiller municipal à Vernouillet. Ancien combattant d’AFN, il est actif au sein de plusieurs associations. Passionné par l’histoire, il consacre une partie de son temps à l’écriture. Son inspiration est influencée par les situations et personnes qu’il a rencontrées au cours de ses diverses activités. Son premier roman, La Prime, a été publié en 1992. Henry Pefferkorn est aussi l’auteur de : « Vernouillet 1850-1950, du village de vignerons à la ville de banlieue». Cercle historique de Vernouillet, 2007. 420 pages 20 €. « L’église Saint-Etienne de Vernouillet », nouvelle édition en souscription. Renseignements : henry.pefferkorn@club-internet.fr www.journal-deux-rives.com


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Une commémoration juste et nécessaire Religion, société, pouvoir politique sont indissociables dans le temps et dans l’espace. D’une manière constante, ces trois dimensions doivent souvent trouver un écho dans le débat public afin de dissiper de possibles malentendus qui pourraient un jour devenir la source d’un conflit entre les différents segments de la société... française. L’Histoire montre aussi la nécessité absolue du dialogue et de la tolérance : c’était la première tentative de concorde entre catholiques et protestants. Voici la commémoration du « Colloque de Poissy 1561- 2011 ». Une leçon à retenir ! Dans le cadre de la commémoration des 450 ans du colloque de Poissy, la ville de Poissy propose au Musée du Jouet du 9 septembre au 1er juillet 2012 l’exposition « Le colloque de Poissy de 1561. Catholiques et protestants : dialogue et tolérance ? », et au théâtre les 10 et 11 septembre 2011, un colloque sur le même thème.

Deux actions d’envergure La ville de Poissy a vu grand et a proposé deux actions d’envergure : une exposition et un colloque. Examinons d’abord le colloque et son approche historique : le « Colloque de Poissy de 1561. Catholiques et protestants, dialogue et tolérance ? », et interrogeons les rapports entre catholiques et protestants. Cette rencontre, qui représente la première tentative de dialogue interconfessionnel de l’histoire de France, permet-elle de faire émerger la notion de tolérance ? Pour l’historien Nicolas Le Roux, le colloque de Poissy débouche sur le premier acte de tolérance religieuse : le premier édit de tolérance de l’histoire de France, l’édit de Saint-Germainen-Laye de janvier 1562. Mais le colloque de Poissy marquait aussi, et surtout souligne-ton, l’échec de la concorde religieuse.

Ce constat d’échec avait malheureusement conduit la France à trente années de guerres de Religion jusqu’à l’édit de Nantes d’avril 1598. Un colloque intitulé « Le Colloque de Poissy de 2011 ; au cœur de la laïcité, dialogue et tolérance », pour développer une approche culturelle et scientifique de ce dialogue intercommunautaire, mais dans le contexte politique et sociétal d’aujourd’hui : celui de la république laïque, dont la valeur « tolérance » représente une des composantes premières. Pour l’exposition, les organisateurs ont choisi de faire appel à un grand spécialiste de l’histoire de la Réforme en France, Nicolas Le Roux, professeur d’histoire moderne à l’université Lumière-Lyon 2. Il propose un vrai regard contextualisé du Colloque de Poissy, ses enjeux, ses acteurs, ses conséquences – avant d’évoquer la longue quête de la liberté de conscience et de culte, et d’en donner les principaux repères. Deux passionnées d’histoire locale, Bernadette Dieudonné et Agnès Guignard, ont également été sollicitées pour donner un témoignage sur ce que sont advenues, après trente années de guerres de Religion et trois siècles de répression religieuse, ces communautés catholique et protestante, dont elles sont elles-mêmes les représentantes éclairées. L’exposition est l’occasion de mettre en vawww.journal-deux-rives.com

leur les collections du musée d’Art et d’Histoire de Poissy. Une partie de ces collections sera présentée durant l’exposition commémorative au sein du Musée du Jouet situé dans l’ancienne porterie fortifiée de l’abbaye des Dominicaines, face aux vestiges de la salle du réfectoire qui a accueilli, pendant les mois de septembre et octobre 1561, les délégations protestante et catholique. L’exposition et le colloque entendent apporter un éclairage sur une page d’histoire nationale qui s’est écrite à Poissy, et sur un chapitre d’histoire locale qui rejoint la recherche universelle d’un mieux-vivre ensemble, quelles qu’en soient les composantes confessionnelles. La ville de Poissy peut s’enorgueillir de ses racines encore trop méconnues, porteuses de valeurs de paix, de dialogue et de tolérance.

L’exposition Une introduction rappelle le contexte politique et religieux de la première moitié du XVIe siècle. Elle évoque les principes de la Réforme et de sa diffusion au travers des messages de Luther (1483-1546) et de Calvin (1509-1564). Deux bibles exceptionnelles ont été prêtées par la Bibliothèque nationale de France – une réédition de 1524 de la 33


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histoire version allemande traduite d’après les textes « Le Colloque de Poissy », issu des collec- tholiques, sur le Colloque de Poissy et dont grecs et hébreux par Luther en 1522 – et la tions du musée d’Art et d’Histoire de Pois- le texte est évoqué dans le recueil fait par première bible complète en français de 1553, sy, invite à une plongée dans l’événement. Rasse des Noeux, un des chirurgiens du roi, reprise de la version d’Olivétan et préfacée Guidé par plusieurs groupes de silhouettes protestant. par Jean Calvin. Cette dernière accompagne mettant en scène les différents protagonistes Enfin une troisième partie tire les conséle traité doctrinal et pratique du chrétien de du Colloque, le visiteur est invité à découvrir quences à long terme du Colloque de Poissy. Jean Calvin. Christianae religionis institutio, une vingtaine de manuscrits et imprimés, Elle retrace les principales étapes qui ont totam fere, édition en latin de 1561 conser- empruntés à la Société d’histoire du protes- émaillé le long chemin qui s’est dessiné en vée au Musée Jean Calvin de Noyon – une tantisme français. France, pour la reconnaissance de la liberdes vingt-cinq éditions successives qui verté religieuse et vers la laïcité, du XVIIe au ront le jour. Ils témoignent des nombreux débats qui ont Xe siècle. Ce cheminement se révèlera bien Quelle réponse est alors apportée par l’Égli- opposé Théodore de Bèze aux Cardinaux chaotique mais réel, si l’on jette aujourd’hui se catholique face à cette remise en cause de Lorraine et de Tournon, aux docteurs en un regard sur le développement parallèle et tant dogmatique qu’institutionnelle ? Et théologie Claude d’Espence et Claude de convivial des communautés catholiques et comment s’exerce la répression menée par Sainctes et au Supérieur général de la Com- protestantes, en prenant un exemple, au hales autorités royales dès 1534 par François pagnie de Jésus Diégo Laínez, en présence sard, celui du territoire de Poissy. 1er, après la diffusion des « placards », puis du roi Charles IX et sous la vigilance de la Tout au long de l’exposition, nombreuses par Henri II instituant un tribunal extraordi- régente Catherine de Médicis et du chance- sont les œuvres provenant des collections naire : « la chambre ardente » ? De nombreu- lier de France, Michel de l’Hospital. du musée d’Art et d’Histoire de Poissy, du ses reproductions Cercle d’études des gravures de historiques et arFrans Hogenberg chéologiques de du XVIe siècle, Poissy, du Presbyd’après Jean Pertère protestant de rissin et Jacques Poissy, de la PaTortorel, en ilroisse Notre-Dalustrent quelques me de Poissy, ainsi faits marquants. que de collections Une seconde parparticulières. tie s’intéresse au Colloque de PoisSont à retenir tout sy à proprement particulièrement : parler. Le cadre • Portraits des est posé. François peintres proII, le premier fils testants réunis d’Henri II, décèautour d’Ernest de le 5 décembre Meissonier (1815 1560. Le nouveau – 1891) – peintre roi, Charles IX, de religion caest un enfant de tholique, marié dix ans. Il est seà une femme de condé par sa mère confession luthéCatherine de Mérienne ; Gustave dicis qui devient Commémoration par les élus du Colloque de Poissy : Les enjeux religieux et politiques peu- Méquillet, Daniel régente. Elle est vent-ils faire sens aujourd’hui dans un contexte de république laïque ? (Photo J2R) Ridgway- Knight, très attachée à la Charles Meissotradition catholique, mais soucieuse de pré- Deux comptes-rendus, prêtés par la Biblio- nier, Maurice Courant, Georges Brétegnier server la paix dans son royaume et l’autorité thèque nationale de France, sont présentés : et Lucien Gros. Les œuvres de ce dernier du roi. Elle est prête cependant à des conces- • une copie du XVIIe siècle du procès-ver- ont été fortement inspirées par l’histoire du sions sur les questions jugées secondaires. bal officiel du colloque, écrit par les secré- protestantisme : Elle signe le premier édit accordant la liberté taires d’offices « Recüeil de ce qui s’est fait - Esquisses de l’Entrée triomphale du prince de conscience, l’édit d’avril 1561, interdisant en la ville de Poissy, durant l’assemblée des Maurice de Nassau (fils de Guillaume de toute perquisition chez les particuliers pour prélats de l’église gallicane, sçavoir depuis le Nassau) à Rotterdam, Lucien Gros (1845des motifs religieux. À partir du 31 juillet 26 juillet jusques au 14 octobre 1561, vulgai- 1913). Coll. Musée d’Art et d’Histoire, Ville 1561, une assemblée du clergé de France est rement appellé le Colloque de Poissy », de Poissy et Coll. particulière. ouverte à Poissy. Elle doit proposer des ré- • au regard de cette approche catholique, un - Étude pour Gaspard de Coligny, Lucien ponses aux « abus » affaiblissant l’Église gal- exemplaire du récit contemporain de 1561 Gros (1845-1913), huile sur toile - Coll. parlicane, préparer au niveau national le concile rédigé par les Calvinistes : « Ample discours ticulière universel de Trente et décider de l’effort fi- des actes de Poissy. Contenant le commen- • Procession de communiantes le jour de la nancier à accorder à la monarchie. Catherine cement de l’assemblée, l’entrée & issue du Fête-dieu de 1932 : elles sont suivies des « de Médicis se rallie au principe d’accueillir colloque des prélats de France, & ministres Enfants de Marie » avec leur bannière et de des ministres du culte protestant et de les de l’Evangile : l’ordre y gardé : ensemble la quelques soeurs de Saint-Paul-de-Chartres, laisser pour la première fois s’exprimer harangue du Roy Charles IX. Avec les som- carte postale. Coll. musée d’Art et d’Histoien public dans le royaume de France. Elle maires, poincts des oraisons de Monsieur le re, Ville de Poissy. convoque le « Colloque de Poissy » en sep- Chancelier, Théodore de Beze, & du Cardi- • Le suisse Albert Tuboeuf (1933-1951) en tembre 1561. À Paris, l’atmosphère est très nal de Lorraine... ». grand uniforme, tenant canne et hallebarde, tendue, entre les prédicateurs catholiques et Un regard poétique et satirique clôt la pré- et le dernier bedeau Yves Quéré (1953-1963) les partisans de la réforme. sentation des débats, avec notamment la avec la chaîne d’argent, insigne de sa foncUne copie d’atelier de 1840 du remarquable chanson grivoise élaborée par Pierre de tion. Coll. Cercle d’études historiques et artableau de Joseph-Nicolas Robert-Fleury Ronsard et Jean-Antoine de Baïf, poètes ca- chéologiques de Poissy. - L.R. 34

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prenons l’art

Journées du Patrimoine sur les berges de la Seine

Le week-end des 17 et 18 septembre 2011 a été marqué par les journées du Patrimoine et par deux événements entre les Mureaux et Meulan-en-Yvelines. L’association « Fleurs en Seine » conviait les amoureux de la nature et du jardin à la 8e édition de sa manifestation annuelle. «Prenons l’Art» inaugurait sa seconde édition.

Toujours sur les bords de Seine et dans le Parc de l’Oseraie des Mureaux, l’édition 2011 de « Fleurs en Seine », ou « l’instant jardin », est un événement majeur pour tous les passionnés de la nature. Son succès en a fait une fête des plantes de référence dans l’ouest parisien. De nombreuses animations, renouvelées chaque année, permettent de conserver l’intérêt du public pour ce salon floral. L’an dernier, 15 000 visiteurs sont venus déambuler entre les stands des jardiniers, paysagistes, pépiniéristes, horticulteurs, artisans en art et décoration du jardin. Pour cette 8e édition, 75 exposants étaient attendus et un événement particulier était prévu. Il s’agissait du baptême de la rose « Fleurs en Seine », créée par Dominique Massad et ayant pour parrain l’animateur de télévision Laurent Romejko, le samedi 17 septembre 2011 à 12h30. Des conférences et des ateliers étaient au programme de cette édition. Samedi 17 septembre de 10h30 à 11h30 et de 15h à 16h, Dominique Massad a tenu des conférences sur la « création des roses nouvelles » et les « 30 ans d’obtentions ». Dimanche 18 septembre, Patricia Beucher, auteure de «Mon potager tranquille», a animé des causeries autour de son livre. Samedi et dimanche de 13h30 à 14h30, des démonstrations d’art floral étaient proposées par la Société d’Horticulture des Yvelines (ateliers vert proposés aux enfants et expositions permanentes). Enfin, des ateliers de taille de rosiers avec le service des espaces des Mureaux avaient lieu le dimanche de 11h à 12h et de 14h à 15h. En parallèle de ces journées se déroulait sur les berges de la Seine entre les Mureaux et Meulan-en-Yvelines la seconde édition de «Prenons l’Art». Cette année, cette exposi-

Laurent Romejko (à g.), invité vedette des Fleurs en Seine aux Mureaux

(Photo J2R)

tion invita le public à découvrir 20 artistes et 200 œuvres à travers un parcours dédié au « land art » et à l’art environnemental. Les deux événements sont liés par leurs concours. Comme chaque année, « Fleurs en Seine » a organisé un concours de peinture sur le thème de « L’Espace » et un autre de broderie autour du thème « Roses et fontaines : amour et sources de poésie ». «Prenons l’Art» organisa également un concours d’Arts visuel divisé en deux catégories. La «Première catégorie» concernait les œuvres réalisées sur le thème de « l’Espace » et la “Deuxième catégorie” était pour les œuvres réalisées le samedi 17 septembre sur les bords de Seine. Les prix furent remis par les villes des Mureaux et de Meulan-enYvelines, l’association « Fleurs en Seine », le Conseil Général des Yvelines, le Parc aux Étoiles de Triel et leurs partenaires. Damien DELERIN www.journal-deux-rives.com

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Concert

Les Blérots de R.A.V.E.L. galvanisés par la pluie et par le public

Le samedi 17 septembre, à Maule, les Blérots de RAVEL(1) ont passé le cap des quinze ans. Aucun des 1 200 spectateurs d’une soirée inoubliable, au départ « orageuse », n’a regretté le déplacement. Retour sur une soirée réussie dans le cadre du Festival Toumélé.

À Maule, peu avant 19 heures, il a commencé à pleuvoir et, pendant presque une heure, l’orage a fait trembler les organisateurs et les fans. Pouvait-on continuer à garder espoir pour le concert de ce soir ? Avec un parapluie (mais sans conviction...), j’attends et je tente de compter les gouttes. Des techniciens s’agitent dans tous les sens : il faut faire vite pour couvrir le « matos ». Il s’agit d’une véritable bataille rangée contre les forces déchaînées du ciel. Les techniciens font tout pour sauver le festival de la noyade en œuvrant à accueillir, recueillir, maintenir à flots tous les festivaliers pris sous des trombes d’eaux... Et puis, les courageux membres de la Chorale des Sept Tempêtes (cela ne s’invente pas, c’est « Toumélé ») se lancent dans la « bagarre », comme les fantassins de jadis ouvraient la voie aux cavaliers. Vient le moment où il faut prendre une décision, au vu des conditions atmosphériques. Va-t-on ou non jouer ? Et dire que les fans des Blérots de RAVEL ont failli rentrer à la maison sans pouvoir fêter les 15 ans de leur groupe favori ! Dix minutes de conciliabule en coulisses, c’est comme une attente à la maternité. Yes !!! Les Blérots vont jouer ! Les Blérots de RAVEL, Alice, Fred, Arnaud, Claire, Camille, Franck et Yvan, au programme de la dixième édition du Festival Toumélé, se sont échauffés, encouragés et se sont jetés... à l’eau (il est vrai que la scène était un peu trempée). Les premières vingt-cinq minutes, avec le froid de canard qui s’est abattu après la tourmente, ne semblent pas favorables pour que le public se mette à l’unisson des Blérots. Mais avec l’entrée de « Tomax », la suite a été 36

«Nono» et Fred, le chef de la bande, en duo : inoubliable pour les 15 ans ! (Photo J2R)

un délice. Pour Fred et Alice, il était impératif de donner l’exemple avec des prestations irréprochables, notamment la chanson « La Tribale » qui faisait danser le public de joie sur un rythme endiablé. Ensuite, ce fut le tour de « Nanou » dans le morceau « Dégâts d’idées ». Un message plus engagé, une mélodie attachante et une mise en scène « bléresque » qui fait la spécificité de ce groupe des Yvelines depuis ses débuts aux Clayessous-Bois. Autre moment fort, l’entrée de « Nono », l’ancien batteur disjoncté (qui n’a plus ses lunettes de geek) et son interprétation de « Mamarre » (l’histoire d’un sans papier, épicier du coin, qui réussit dans la vie au point d’être dénoncé par l’Amicale des Commerçants...). On se serait crus à la Fête de « l’Huma » pour le retour de Joan Baez. Les Blérots interpréteront encore « Les nouveaux rois », qui fait le lien entre l’actualité politico-financière et leur indignation. Tout est dit : les kids des Yvelines sont anti-oligarchie. La dernière séquence de la soirée est plus classique. Fred se fait plaisir avec « Les petits plaisirs », « Les girafes bleues » et « Pétrouchka ». Le public aura répondu par un « Joyeux anniversaire » en chorus. La prestation du « Boléro » sera l’apothéose de la soirée. www.journal-deux-rives.com

Fred, le chef de la bande, conclut : « La pluie a galvanisé le public ! » Et les Blérots ont fait le reste. Pour une soirée d’anniversaire qui a mal commencé, l’esprit des Blérots reste solidement ancré dans les Yvelines. Les Blérots auront réussi à réunir toutes les générations, les anciens, les jeunes parents, les enfants... les indignés et les « babas ». La musique des Blérots transcende les barrières figées du monde contemporain. - R.A. (1) Renouveau artistique volontairement élaboré par des losers Blérots de 2011 Alice Noureux : Accordéon/chant Arnaud Joyet : Basse/Accordéon Claire Moulin : Trompette Camille Mayer : Clarinette/Sax Franck Tilmant : Contrebasse/guitare/tuba Fred Joiselle : Chant/guitare/trombone Yvan Ackermman : Batterie Anciens Thomas Le Saulnier Anne Le Saulnier Nono DJ Le Psy Mathieu Soyer Estèlle Erguy Raphael Foret-Bruno


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BiEN-ÊTRE

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gastronomie

Soigner son petit déjeuner C’est la rentrée, saison des bonnes résolutions, pas toujours tenues… Alors, si vous devez n’en prendre qu’une, ce serait celle-ci : un bon petit déjeuner pour toute la famille, tous les matins.

Au réveil, le corps n’a pas été nourri ni hydraté depuis environ 8 à 12 heures, il est important d’y remédier de façon saine et équilibrée. Le petit déjeuner doit apporter 25% des apports nutritionnels journaliers dont votre corps a besoin. Pour démarrer la journée en forme et éviter le coup de pompe de 10h00 et, de facto, de grignoter n’importe quoi : du trop gras, du trop salé, du trop sucré, du lourd... Révisons nos bases. En théorie, un petit déjeuner équilibré, ce sont : des protéines, des fibres, du calcium, du fer, de la vitamine B et de la vitamine C. Pour faire simple, il faut une boisson chaude ou froide pour s’hydrater (thé, café, jus de fruit,…), un fruit entier ou en jus pour les fibres et les vitamines (kiwi, orange, banane…), un laitage pour les protéines et le calcium (lait, yaourt, fromage…) et des céréales pour les glucides (céréales, pain, gâteau, biscuits…). Faites attention cependant aux viennoiseries, qui contiennent beaucoup de graisse. Il en faut aussi bien sûr, mais en petite quantité, tout comme le sucre (beurre, confiture, miel, arachides et oléagineux…).

Plats très appréciés D’un pays à l’autre, les habitudes peuvent varier. Nos voisins d’Outre-Manche aiment les petits déjeuners salés. Le traditionnel full English breakfast(1) se compose d’œufs (aux plats, brouillés ou pochés), de bacon grillé, de baked beans (haricots blancs à la sauce tomate) et de toasts, le tout accompagné d’une ou plusieurs tasses de thé noir spécial petit déjeuner. Aux États-Unis, les pancakes (petites crêpes épaisses faites avec du lait fermenté) au sirop d’érable et les eggs Benedict(2) (un œuf poché avec du bacon grillé sur un muffin anglais avec de la sauce hollandaise), inventés à Manhattan au célèbre restaurant Delmonico’s, sont très appréciés. Mais ne croyez pas que ces mets se consomment tous les jours car ils sont longs à préparer et sont réservés, comme chez nous les viennoiseries, aux petits déjeuners dominicaux ou aux jours de fêtes. Et c’est tant mieux, car ces plats sont très riches en cholestérol. Les champions de l’équilibre toutes catégories en matière de petit déjeuner sont les Japonais. Il est constitué d’un bol de riz,

Déguster un des meilleurs petits déjeuners du monde d’après votre recette. (J2R)

de thé vert, d’une soupe miso (une pâte de haricots de soja fermentée et salée, diluée dans de l’eau avec des algues, du tofu et des champignons), de poisson grillé ou cru et de légumes marinés. D’accord, je vois d’ici votre grimace : il faut pouvoir, dès le lever ! Mais si l’expérience vous tente, vous pouvez, sans aller jusqu’au Japon, réserver une table dans un de ces palaces parisiens qui, ayant dû s’adapter à leurs différentes clientèles, proposent généralement une formule « Petit déjeuner japonais » – attention à l’addition cependant ! Pour vous dépayser – mais pas trop – je vous conseille d’essayer le salon de thé anglais The Tea Caddy(3) où vous pourrez déguster un des meilleurs petits déjeuners anglo-saxons de la capitale.

Une règle d’or Les enfants, et même quelques adultes, ont du mal à petit déjeuner le matin. Dans ce cas, le principal est de trouver quelque chose qui leur fasse envie tout en restant dans la règle du pas trop gras et pas trop sucré. C’est la mode du smoothie (fruits mixés), qui a l’avantage de réunir le liquide et le fruit, ainsi que le laitage si vous y ajoutez du lait ou du yaourt liquide. Vous pouvez le faire vous-même, c’est meilleur, plus sain et moins cher. Vous pouvez utiliser des fruits congelés pour gagner du temps. Une célèbre marque de surgelés en propose de très bons, ananas, mangue… Complétez avec un muffin au muesli et vous aurez un petit déjeuner très nourrissant et équilibré. Essayez ! www.journal-deux-rives.com

Muffins au muesli Pour 12 muffins

225 gr de farine 1 sachet de levure chimique 100 gr de muesli aux fruits 115 gr de cassonade 250 ml de lait 2 œufs 100 gr de beurre fondu 75 gr de muesli, pour le dessus Mélanger les ingrédients secs. Mélanger dans un autre récipient les ingrédients liquides. Verser le liquide sur les ingrédients secs et mélanger sans trop travailler. Remplissez des moules à muffins. Utiliser des caissettes en papier pour éviter de beurrer et fariner les moules. Parsemer sur le dessus le reste de muesli. Cuire 20 minutes à 210°C (thermostat 6-7). Délicieux chauds ou froids, vous pouvez également les congeler. Pour les décongeler, les envelopper séparément dans une feuille de papier aluminium et réchauffer à 180°C entre 10 et 15 minutes. Piquezles avec un cure-dents pour savoir s’ils sont bien décongelés. - Rachel Banon Retrouvez-moi sur http://coup-d-food-a-andresy.overblog.com/ (1) Petit déjeuner anglais complet (2) Œufs Benedict (créés pour M. et Mme Benedict) (3) The Tea Caddy (La Boîte à thé), 14 rue Saint Julien le Pauvre, 75005 Paris Réservation : 01.43.54.15.56

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EN BRef... ANDRÉSY

• Parc de la Côte Verte

Dimanche 9 octobre aura lieu l’inauguration du parc de la Côte Verte en la présence du député Arnaud Richard et du président du conseil général des Yvelines, Alain Schmitz. « Parc multi-générationnel exemplaire… particulièrement soigné et étudié pour tous les âges… nous avons tenu nos promesses… les Andrésiens peuvent être satisfaits… lieu idéal… exemple de développement durable… parfait exemple de concrétisation de l’Agenda 21… » : la majorité municipale et le maire, Hugues Ribault, n’y sont pas allés de main morte dans l’autocongratulation. Le parc de Verdun, étrangement appelé « Parc de la Côte Verte » (du nom d’une ancienne rue disparue) alors que le quartier est encerclé d’immeubles et qu’il se trouve sur la côte… de Verdun, est une vieille promesse électorale du maire. Il complète les investissements réalisés sur l’île Nancy et dans le parc sportif Diagana. (Voir aussi : www.journal-deux-rives.com)

• Polémiques entre la municipalité et le PS

La section socialiste d’Andrésy organise les primaires dans deux bureaux de vote de la ville, les 9 et 16 octobre prochains, de 9 heures à 19 heures à la Maison des associations. Son organisation est difficile dans une ville UMP qui a fait preuve de mauvaise volonté. Jean-François Thil, ancien maire PS et à la tête de la section locale PS, a dû écrire au maire, le 3 octobre, pour lui signifier ses difficultés à organiser les primaires dans la ville. Le maire d’Andrésy, Hugues Ribault, a répondu le 4 octobre à notre premier article sur le site J2R : «La municipalité a reçu personnellement monsieur Jean-François Thil. Les listes électorales et toutes les garanties sur la réservation des salles et la mise en place en temps utile des panneaux, des isoloirs et des urnes lui ont été fournies.» Par ailleurs, concernant les tracts PS recouverts par les affiches de la ville, le maire précise que «la municipalité fait confiance aux agents chargés de l’affichage des manifestations qui doivent effectivement recouvrir une partie seulement des très volumineuses

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et nombreuses affiches du PS et de la CGT qui empêchent anormalement tous autres affichages». En somme, c’est le prix à payer pour respecter la démocratie. Ajoutons que, suite à notre article sur le site du J2R, la section socialiste a reçu ses panneaux électoraux dimanche 2 octobre. Match nul, et balle au centre...

• Nettoyage des berges

A l’initiative d’un riverain, Thierry Sanchez, une opération de nettoyage des berges de Seine a été organisée le dimanche 18 septembre à partir de 10 heures en face de l’embarcadère (boulevard Noël-Marc). Avec le soutien de deux commerçants du centreville, Thierry Sanchez a appellé tous les volontaires à venir ramasser les déchets flottant dans la Seine. Habitant sur l’île Nancy, Thierry Sanchez supporte mal les déchets qui gâchent la beauté du fleuve et des berges du centreville d’Andrésy. Ce citoyen responsable a mobilisé deux commerçants du centre-ville. La librairie Point Virgule a offert des livres aux enfants qui ont accompagné les parents volontaires. Quant à la boulangerie Beaufils, elle s’est occupée des viennoiseries dès 10 heures. Un apéritif a été offert après les efforts, vers midi. La municipalité, ravie de l’aubaine, a mis à disposition des bénévoles des gants et des sacs poubelle. Cette initiative citoyenne louable en dit long sur le retrait progressif du service public, car l’entretien des rives de Seine est de la responsabilité des Voies Navigables de France, insuffisamment présent.

• Associations refusées !

Andrésy reste la dernière commune de notre interco à exclure des associations locales du forum de rentrée. Son maire, Hugues Ribault, ne désire ni du puissant collectif anti-A104 (COPRA), ni de la plus importante association environnementale de la ville (Sauvegarde des Coteaux de l’Hautil), ni de la Ligue des Droits de l’Homme… Déjà coiffé du «Bonnet d’âne de la Démocratie locale» par l’association nationale des élus de l’opposition (AELO), Hugues Ribault persiste et signe. Les associations in-

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désirables ont réagi en installant un stand devant l’entrée du forum des associations de la ville.

CARRIèRES-SOUS-POISSY

• Tout pour Carrières !

Lors du conseil communautaire du 26 septembre 2011, plusieurs délibérations votées confirment au sein de la Communauté d’agglomération des Deux Rives que la ville de Carrières concentre les principaux financements des projets d’urbanisation et de développement économique de l’interco. La CA2RS apporte 3,5 M € La ville de Carrières, sous la baguette d’Eddie Aït, va se transformer sur les dix années qui viennent : le projet Centralité prévoit à terme 2 800 logements supplémentaires et des équipements publics dans la ville. Eddie Aït a rappelé que le projet Centralité avait été « voté à l’unanimité du conseil municipal ». La CA2RS vient de s’engager à hauteur de 3 540 000 € pour financer certains équipements publics. De compétence étatique, la ZAC Centralité est entre les mains de l’établissement public d’aménagement du territoire Seine-Aval (EPAMSA) qui « garantira des financements lourds » pour l’urbanisation de Carrières, a rappelé Eddie Aït. Par ailleurs, dans le cadre du Grand Projet 3 et du plan Etat-Région 2007-2013, la Région Ile-de-France va financer une partie des projets de développement prévus sur la CA2RS, à hauteur de 1 526 250 €. Sur cette somme, Carrières-sous-Poissy absorbera, à elle seule, 52 % de la subvention de la région. « Les subventions profitent à Carrières » a d’ailleurs déclaré, au détour d’une délibération, l’adjoint aux Finances d’Andrésy, Denis Faist (NC). « Mais Carrières, c’est la CA2RS ! », lui a répondu calmement son maire, Eddie Aït… Si la communauté d’agglomération doit avoir un avenir, celui-ci se situe certes dans la plaine (avec son futur Cœur vert) mais surtout à Carrières. Dans ces conditions, on peut comprendre que le seul maire de gauche de la CA2RS soit rentré dans le rang et dresse des lauriers à l’EPAMSA et à l’opération d’intérêt national Seine-Aval : « La capacité des OIN est évidente » s’est exclamé Eddie Aït pendant le conseil communautaire, oubliant les réticences des élus


de gauche lors de la création des OIN par le gouvernement Fillon…

• Point d’Accès au Droit

Local «Octuor-sur-Seine» ouvert depuis le 11 janvier 2011, le Point d’accès au droit (PAD) de Carrièressous-Poissy a été officiellement inauguré le vendredi 30 septembre. Étaient notamment présents Henri Bonniot, président du Tribunal de Grande Instance de Versailles, Michel Desplan, procureur de la République, Arnaud Richard, député et Eddie Aït, maire et conseiller régional d’Ile-de-France. « Ce nouveau service public répond à un enjeu de cohésion sociale de premier ordre et témoigne de notre volonté de rapprocher la justice des habitants » souligne Eddie Aït, membre du conseil départemental d’accès au Droit des Yvelines. Le projet a été rendu possible grâce au soutien du conseil régional d’Ile-deFrance qui participe au financement à hauteur de 60 000€ sur un total de 135 000€. Le projet a également reçu le soutien du ministère de la Justice. Tél. : 01 30 65 76 74

CHANTELOUP

• Prix de la laïcité

Natalia Baleato, directrice de la crèche BabyLoup, a reçu, le 30 septembre à l’Hôtel de ville de Paris, le prix national de la laïcité. Cet reconnaissance est plus qu’un symbole, alors que l’arrêt de la cour d’Appel dans le procès qui l’oppose à l’une de ses ex-employées n’a toujours pas été prononcé. Ce prix récompense 20 années de travail, mais il est aussi la reconnaissance de la légitimité d’un combat qui sonne malheureusement, ici comme une exception. Un paradoxe dans notre pays, berceau de la laïcité. Paradoxalement, ce procès aura contribué à sensibiliser l’essentiel des laïcs, nourri de nombreuses réflexions et permis une prise de conscience de l’état de notre société. La crèche Baby-loup, véritable laboratoire, constitue un outil de cohésion sociale que l’on souhaite aujourd’hui voir se généraliser. Au lieu d’abandonner le terrain, comme ce fut la règle pour la majeure partie des structures d’accueil, celle-ci, de par son engagement a su sans arrêt se remettre en question et s’adapter aux contraintes socio-professionnelles de plus en plus lourdes. Plus de 400 personnes étaient donc rassemblées dans les salons de l’Hôtel de ville de Paris. Tour a tour se sont exprimés Anne Hidalgo, première adjointe, Patrick Kessel, président du comité Laïcité République, Alain Seksig, Élisabeth Badinter, Pierre Bergé et Odile Saugues, députée du Puy-de-Dôme et présidente du jury 2011. Une constante dans toutes ces interventions fut de rendre hommage à l’intervention essentielle de Manuel Valls sans qui, et ce malgré la mobilisation pourtant massive des associations et des personnalités présentes, le combat n’aurait probablement été gagné. Un coup de chapeau unanime à l’action citoyenne, née de l’indignation de cet élu, le seul à prendre sa position, à l’opposé de celle de l’ensemble de la classe politique. Le prix national a donc été attribué à Natalia Baleato pour son action courageuse en faveur de la laïcité assumée au quotidien. Le jury, au-delà

des mérites personnels de Mme Baleato, a voulu adresser un signal fort pour soutenir son combat. Ce prix permet d’attendre avec sérénité l’audience du 27 octobre à Versailles, car la voilà d’ores et déjà lavée des soupçons portés par la Halde.

• La gare rouverte

La gare SNCF de Chanteloup-les-Vignes a été rouverte au public le 1er octobre. Elle avait été fermée pour des raison de sécurité cet été, suite à un accident routier sur l’un des piliers. Selon la municipalité, et par mesure de sécurité suite à cet accident, «la circulation automobile et piétonne avait été interdite sous la passerelle de la gare depuis le vendredi 1er juillet.»

TRIEL-SUR-SEINE

• Gens du voyage :

«Il faut donner l’exemple»

Avec l’arrivée de 600 caravanes depuis le 4 septembre, les sédentaires et les nomades se regardent mais s’ignorent. Ce problème est récurrent. Les autorités publiques ne sont pas prêtes de résoudre ce problème complexe... En attendant, on met l’hospitalité des Triellois à rude épreuve. Selon la mairie, les nomades devaient partir le soir du 25 septembre (NDLR : finalement ils sont partis le 2 octobre). Même avec la construction d’un mur de trois mètres de hauteur (on n’est encore à Berlin ou en Israël), la Plaine restera un espace convoité par tout le monde : aménageurs, promoteurs et... nomades ou Gens du voyage. Le maire de Triel, Joël Mancel (UMP) a passé le bébé à la préfecture tout en expliquant que «... les Gens du voyage [se sont installés] de façon illégale sur le site de l’ancienne décharge, dangereuse et toxique, à l’entrée de la Ville. [Mais,]... l’arrêté du sous-préfet intimant l’ordre aux occupants illicites de quitter les lieux dans les 2 jours a été annulé, suite à un recours de ces derniers devant le Juge des référés du tribunal administratif de Versailles.» Le maire ne comprend pas les raisons de cette décision. On va tenter de lui expliquer : effectivement, le juge interprète la loi et surtout met les élus de la CA2RS devant leurs responsabilités : pas d’aire d’accueil de grand passage, pas d’expulsion, même si l’occupation est réputée illégale. C’est l’état de droit car c’est d’abord à la puissance publique de se mettre en conformité avec la loi édictée par les parlementaires. Depuis 2008, ce dossier n’avance pas... et n’oublions pas que la loi Besson date de 2003. Par ailleurs, Pierre Cardo, président de l’agglomération le lui rappelle dans une conférence de presse du 27 septembre : il s’est montré volontaire et vif sur ce sujet brûlant : l’aire de grand passage pour les Gens du Voyage. Il faut agir vite et «donner l’exemple», et il a précisé avoir trouvé 4 hectares de terrain dans la Plaine... - sur la commune de... Triel - pour les nomades. (Merci qui ?) www.journal-deux-rives.com

• Un festival du court-métrage à Triel

L’association Seinema lance une première à Triel : un festival de court-métrage le samedi 26 novembre à 20 heures 30. Ce festival est parrainé par l’acteur de référence Julien Courbey. Au-delà des prix pour lesquatre films qui seraient primés, les passionnés du cinéma auront l’occasion de venir vivre et vibrer avec les futurs metteurs en scène de l’industrie cinématographique. La soirée de projection des films sélectionnés par un jury de professionnels aura donc lieu à cette date au théâtre Octave-Mirbeau à Triel-sur-Seine. Pour les cinéastes et metteurs en scène en herbe, envoyez vos films avant le 31 octobre 2011 à l’association Seinéma : 4 Placette des Cerisiers, 78510 Triel-sur-Seine. Pour plus de renseignements contactez le 06 13 93 35 54 (Michaël) ou par courriel assoc.seinema@gmail.com

VERNEUIL-SUR-SEINE

• «Spads is back !»

La section Ecole du SPADS (club VTT sur Verneuil et alentours depuis 1994) a organisé le 10 septembre une journée porte ouverte à la Base de loisirs Val-de-Seine 78. Sous un soleil radieux le club a proposé une matinée de découverte. Ce fut un succès, 29 enfants étant venus participer à cette matinée. Au programme pour les 12-15 ans : réglage des VTT, échauffement, randonnée autour du lac, repérage du parcours test, entraînement et enfin, pour le fun, une petite séance de passage chronométré (record obtenu par Valentin Bourdin en 29 secondes). Pour les 8-11 ans (nouveauté 2011-2012 pour l’école), ce fut plus soft : balades, séances d’apprentissage du freinage et entraînement sur le parcours test.

VERNOUILLET

• Le PS local prépare les primaires

C’est fait : les socialistes du canton de Triel dont Vernouillet fait partie - sont sortis pour faire de l’action politique. C’est qu’ils croient à nouveau dans leurs chances de victoire : : quel que soit le vainqueur de la primaire, cela n’a que peu d’importance pour les militants du canton de Triel et de ses environs. Sur le tract distribué, tout est expliqué : où on peut voter, le coût symbolique, les obligations... Les sections de Triel, de Verneuil, d’Andrésy/Chanteloup sont sur le pied de guerre et distribuent leurs tracts sur les marchés, gares, pour inciter à voter. 39


Les coups de coeur de la rédaction 9 septembre au 1e juillet

26 novembre à 20 h 30

22 octobre à 21h00

6 novembre à 18h

28 et 29 octobre

Salle de Théâtre Espace Médiathèque Octave-Mirbeau Les Mureaux Maurice-Béjart l’Amandier Vernouillet Verneuil Triel Exposition Concert WARM UP 20 000 lieues Commémora- 1e festival de Brigitte sous les mers à 14 h 30 le 28/10 tion du court-métrage Spectacle Colloque de (entrée gratuite) à 12 h 30 le 29/10 fantastique € Poissy 1561-2011 01 39 65 06 06 06 13 93 35 54 M y s p a c e . ville-verneuil- espritrock.org ville-poissy.fr courtmetrage. com/brigitte- sur-seine.fr sisters triel.free.fr Musée du Jouet


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Journal des Deux Rives numéro 100 by Journal des 2 Rives (Yvelines) - Issuu