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suara le journal de l’Église en mission Trimestriel » 20ème année n°79 » mars - avril - mai 2020
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Renouveau ils ont chanté pour le Liban » au revoir P. Michel » donner l’eau vive
éditorial
sommaire
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dans ce numéro
Accueillir la nouveauté !
Ils ont chanté pour les enfants du Liban Projet | 5 projets soutenus par la Fondation Roi Baudouin Pleins feux sur : Le P. Michel Coppin Merci | Donner l’eau vive - L’Église du Sri Lanka en route vers Pâques En Mission en Belgique Billet
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ARMELLE GRIFFON
Mars, c’est l’entre-deux. On espère le printemps, le renouveau de la nature. Et pourtant, sous nos latitudes, on est encore dans le froid et l’humidité. On sent bien qu’il nous faudra quitter le confort douillet de nos maisons bien chauffées pour repérer les signes du renouveau dans la nature. Mais en a-t-on vraiment envie ? N’est-ce pas au fond ce à quoi nous invite le carême ? Le jeûne, la prière et la liturgie nous aident à revenir à l’essentiel. À nous demander ce qui compte vraiment dans nos vies. Ce que l’on doit « sacrifier ». Non pas pour « faire des sacrifices » mais pour accueillir l’éternelle nouveauté d’un Dieu qui se donne aux hommes au point de souffrir avec eux toutes les petites morts quotidiennes et la grande mort à laquelle personne ne pourra se soustraire.
Bientôt les premières communions et confirmations Pensez à nos croix de Bethléem, disponibles au prix de 3,00 €/pièce 02 679 06 30 commandes@missio.be www/missio.be/fr/webshop
Résurrection
« Porter autour de nous une parole et des gestes d’espérance. » Voilà donc à quoi nous appelle le carême. Repérer la nouveauté, le renouveau. Nous en réjouir. Porter autour de nous une parole et des gestes d’espérance. Des Chanteurs à l’étoile aux communautés ecclésiales disséminées dans le monde qui fourmillent de projets, ce message ce répand, quoiqu’en pensent les esprits chagrins. Et notre travail, à Missio, c’est de rendre cela possible. Nous ne pourrions pas le faire sans vous. Voilà pourquoi nous comptons sur votre prière et votre générosité. Et nous vous adressons un tout grand MERCI !
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La résurrection de Jésus est un secret, Que nous avons à vivre plus qu’à dire, Elle traverse toutes nos morts Et ressuscite tous nos bonheurs. Elle est éternité au cœur de nos tendresses, Elle est l’avers de nos fragilités, Elle est pour nous et non pour Dieu, Elle est pour l’homme qui a peur de la mort. © Lawrence OP
Toute l’équipe de Missio vous souhaite une belle montée vers Pâques !
Jacques Mortier
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Ils ont chanté pour les enfants du Liban Le 5 janvier 2020 a eu lieu la 36e édition des Chanteurs à l’étoile dans les cantons de l’Est. Environ 900 enfants et adolescents ont participé aux chants de l’Épiphanie dans les cantons de l’Est afin de soutenir des projets de paix au Liban et dans le reste du monde. Ces petits « rois » sont une véritable bénédiction pour les autres enfants du monde. LOTHAR KLINGES
Jamais autant d’Altesses Royales n’ont parcouru les rues des cantons de l’Est qu’au début du mois de janvier lors de la 36e action des Chanteurs à l’étoile. Au début de la nouvelle année, les Chanteurs à l’étoile ont à nouveau sonné aux portes de tous les villages et villes de la région. La tradition veut qu’ils parcourent les rues en petits groupes afin de répandre la bénédiction de Dieu fait homme dans les habitations pour la nouvelle année. À VOS MARQUES !
personnes de différentes religions, langues et cultures a été rendue possible au Liban. Toutefois, le processus de paix est confronté à d’importants défis. En effet, la cohabitation est toujours quelque peu hostile. C’est dans ce contexte que les partenaires du projet des Chanteurs à l’étoile travaillent avec des enfants autochtones et avec des enfants issus de familles réfugiées. Un objectif important est de promouvoir la paix et l’entente mutuelle au Liban entre des individus d’origines, de cultures et de religions différentes.
BÉNÉDICTION
Les enfants connaissaient par cœur la chanson « L’étoile de Bethléem » ainsi que le message qu’ils récitaient à chaque porte qui s’ouvrait devant eux : « Nous inscrivons la bénédiction de Jésus Christ comme un symbole dans l’année qui vient de débuter. Ainsi, tout le monde peut voir que Dieu veut notre plus grand bien. » Ils ont inscrit, à l’aide de craies bénies, la prière de bénédiction traditionnelle 20*C+M+B+20 sur les portes et les chambranles des maisons. Au début du mois de janvier, cette prière de bénédiction est visible sur de nombreuses portes dans les cantons de l’Est. Cet écrit se réfère au dicton latin « Christus mansionem benedicat », qui signifie « Que le Christ bénisse cette maison ». Les chiffres qui encadrent l’inscription rappellent l’année de passage des chanteurs. 4
De nombreuses paroisses et familles ont cousu des vêtements royaux, ont fabriqué des couronnes et se sont procuré du maquillage noir. Les Chanteurs à l’étoile s’étaient préparés à leur mission avec l’aide de leurs accompagnateurs adolescents et adultes. Environ 900 Chanteurs et 175 accompagnateurs ont ainsi parcouru les cantons de l’Est. Le slogan de cette année 2020 était : « La paix ! Au Liban et dans le reste du monde. » LE DÉFI DE LA PAIX AU LIBAN
Si les enfants atteints de déficiences étaient à l’honneur l’année passée, cette année, c’est le thème de la paix qui était au cœur de l’action des Chanteurs à l’étoile. Après la guerre civile qui s’est déroulée de 1975 à 1990, une cohabitation particulièrement pacifique et démocratique entre des
Les Chanteurs ont collecté de l’argent pour soutenir la paix au Liban.
© Lothar Klinges
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se connecter à la source « Le thème de la paix était au cœur de l’action des Chanteurs à l’étoile. »
BIEN PRÉPARÉS
Les Chanteurs à l’étoile ont été parfaitement informés sur le sujet de cette année pendant les quelques semaines qui ont précédé l’action. Lors des réunions préparatoires, ils ont regardé un film sur le Liban réalisé par le reporter Willi Weitzel. En cette année 2020, l’action des Chanteurs à l’étoile a démontré à ses participants à quel point il est important de traiter les autres de manière pacifique et impartiale. Ainsi, les enfants et adolescents ont appris que les choses qui les unissent sont plus nombreuses que celles qui les divisent et qu’il vaut la peine d’être tolérant et respectueux les uns avec les autres. TOUS GAGNANTS
Cette action est une situation « donnantdonnant », ce qui signifie que tous les participants sont gagnants. S’ils récoltent une montagne de bonbons et surtout du chocolat sous toutes ses formes, les enfants apprennent surtout, grâce à cette action, qu’on peut aider les autres en s’amusant. Ainsi, les enfants des autres pays tirent profit de l’action des Chanteurs à l’étoile des cantons de l’Est.
ET SI VOUS VOUS LANCIEZ ?
De nombreuses personnes accordent beaucoup d’importance à cette bénédiction et attendent impatiemment l’arrivée des Chanteurs à l’étoile. Certains téléphonent même au presbytère alors que la cloche n’a pas encore sonné midi. Noémie Langer de Weywertz se réjouit : « La plupart des gens étaient très gentils ». Jonas Schumacher raconte : « Certaines personnes n’ont pas ouvert la porte, même si on voyait qu’elles étaient chez elles », avant d’ajouter : « Cela m’importe peu, car je trouve que s’engager et participer à une action commune avec d’autres personnes est merveilleux ». CONNECTÉS À JÉSUS
Grâce à cette action, les enfants tissent des liens entre eux, avec les personnes qui les accueillent, avec les enfants qui seront soutenus grâce à l’argent récolté.
Environ 900 Chanteurs ont parcouru les cantons de l’Est.
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La bénédiction qu’ils inscrivent sur les maisons visitées leur rappellent que la source de leur action se trouve en Jésus lui-même, venu annoncer au monde l’amour de Dieu pour tous les hommes.
© Lothar Klinges
Les enfants des cantons germanophones de Belgique se mobilisent ainsi chaque année, pour cette action de solidarité en faveur d’autres enfants. En Flandre aussi il y a de nombreux groupes. Alors pourquoi pas à Bruxelles ou en Wallonie ? Nous mettons à votre disposition du matériel pour organiser un groupe de Chanteurs à l’étoile francophones.
INFORMEZ-VOUS EN VISITANT NOTRE SITE www.missio.be/fr/notre-action/ chanteurs-a-l-etoile
OU CONTACTEZ-NOUS 02 679 06 30
project
5 projets de Missio soutenus par la Fondation Roi Baudouin Au nom de l’Évangile, Missio Belgique promeut la solidarité avec les populations les plus défavorisées dans le monde. Nous veillons notamment à offrir aux enfants un avenir meilleur grâce à l’éducation et à la formation. Un exemple : nos projets au Tchad. ROBERT VASTMANS FONDS DE SOUTIEN
Dans ce domaine, Missio a reçu l’aide de la Fondation Roi Baudouin par le biais du Fonds Robert Van Compernolle-Denise Porteman qui est dévolu aux plus faibles de la société. Le fonds soutient des projets en Belgique mais aussi au-delà des frontières. Fin 2019, la Fondation Roi Baudouin a mis à la disposition de Missio 30.000 € provenant de ce fonds.
L’eau potable à l’école est essentielle, mais elle encourage également les parents à envoyer leurs enfants à l’école. © Craig Murphy
5 PROJETS AU TCHAD
Missio a ensuite sélectionné cinq projets concrets dans le diocèse de Sarh, situé dans le sud du Tchad, en dessous de la région du Sahel. Le Tchad lui-même est limitrophe de la frontière nord de la République Centrafricaine. EAU POTABLE
Les deux premiers projets concernent la fourniture d’eau potable. Dans un cas il s’agit d’alimenter dix écoles : un bien précieux pour les élèves et les enseignants, incitant les parents à envoyer leurs enfants à l’école. Dans l’autre l’objectif est de construire un château d’eau dans un centre de formation où de grands groupes d’enfants se réunissent.
Le troisième projet consiste en la construction de nouvelles salles de classe. Les anciens bâtiments, délabrés, seront démolis pour des raisons de sécurité. Enfin, les deux derniers projets concernent l’achat de matériel didactique. L’alphabétisation et l’éducation de grands groupes d’enfants peuvent être grandement facilitées par l’utilisation de matériel audio-visuel. Cela permet d’organiser des activités culturelles, des pièces de théâtre ou de visionner des films. SOLIDARITÉ
Missio et tous les enfants sont très reconnaissants envers les donateurs du Fonds Robert Van Compernolle - Denise Porteman. Nous avons pu répondre à de grands besoins.
Mais ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Et notre solidarité est également nécessaire dans d’autres pays. Nous espérons donc que ces projets pourront vous inspirer pour améliorer l’avenir de nombreux enfants grâce à un don à Missio.
BE19 0000 0421 1012 | BPOTBEB 1 Communication : ‘207 – projets enfants’ Par virement bancaire ou en ligne sur www.missio.be
MERCI ! 5
pleins feux sur
Un missionnaire pour la vie Il y a un temps pour arriver et un temps pour partir, nous dit en substance le livre de l’Ecclésiaste. Et c’est le cours de la vie quotidienne, même à Missio. Au printemps de cette année, le mandat de Michel Coppin comme directeur de Missio a pris fin. Il est temps de faire le point et d’évoquer pour vous sa vision, ses souvenirs et ses rêves. CATHERINE DE RYCK
Michel Coppin a la mission dans la peau. Petit déjà, il rêvait de devenir missionnaire, d’une façon ou d’une autre. Et il a bel et bien réalisé ce rêve. D’où vous est venue cette passion pour la mission ? Ce sont ma mère et une religieuse enseignante au jardin d’enfants qui ont semé en moi la graine de moutarde de la foi. Elles ont su me parler du Père qui nous aime et de Jésus. J’étais suspendu à leurs lèvres et j’ai senti l’amour de Dieu
« Nous devrions avoir plus de contacts avec les autres religions. » grandir en moi. En outre, de nombreux missionnaires sont venus nous voir, pour la plupart des scheutistes. J’étais fasciné par leurs récits : ils transmettaient, si loin de chez moi, ces mêmes histoires sur Jésus racontées par ma mère !
Vous ont-ils incité à devenir missionnaire ? Leurs expériences ont certainement joué un rôle. J’ai vite su que je voulais aller moimême à l’étranger en tant que missionnaire. En fait, j’ai rejoint les Salvatoriens afin de pouvoir le faire. Je suis devenu prêtre pour être missionnaire. Je souhaitais aller au Congo. Mes supérieurs m’ont envoyé au Venezuela et je ne le regrette pas. Dans quel état d’esprit êtes-vous parti ? J’avais de grands projets : aider les gens, aider à construire des écoles et des hôpitaux, par exemple. Inspiré par l’Évangile, j’allais donner aux gens une vie meilleure. La réalité a été différente. Parce que lorsque je demandais aux gens ce dont ils avaient besoin, ils voulaient une belle chapelle, prier ensemble, lire la Bible, éduquer les enfants dans la foi. Bien sûr, ces écoles et ces hôpitaux étaient également nécessaires, mais c’est précisément la Bible qui nous a encouragés à les réaliser ensemble. Cela a-t-il influencé votre vision de la mission ? Les Vénézuéliens m’ont ouvert les yeux. Ils m’ont fait mesurer combien il est important de faire l’expérience de l’amour du Père et des autres, inspirés par cet amour divin. Les gens ont besoin de quelqu’un comme ma mère, qui vous en parle et vous le fait ressentir. Notre diaconie, nos actions pour aider les autres, découlent de cela et non l’inverse.
Témoins de Jésus au Bénin, les religieuses offrent aux orphelins la chaleur d’un foyer.
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© Missio
Cette même dynamique est-elle à l’œuvre à Missio ? La mission comporte en effet ces deux dimensions de l’activité missionnaire. Lorsque nous plaidons pour plus de solidarité au sein de l’Église mondiale, nous ne parlons pas seulement d’une distribution
équitable des biens. Nous visons également une bonne formation des personnes : chacun doit savoir ce qu’est la foi, comment on la vit au sein de l’Église universelle. Nous demandons aussi de prier les uns pour les autres, pour réaliser la solidarité. Notre foi est avant tout affaire de relations. Chacun doit avoir le sentiment d’être entouré d’un réseau chaleureux, d’un environnement sécurisé. L’Église peut offrir cela, mais nous devons aussi le vouloir. Tel est l’objectif fondamental de Missio. À partir de ce lien profond, nous ne pouvons que partager nos ressources, car nous donnons ainsi à chacun la possibilité de faire l’expérience de l’amour de Dieu et de le transmettre. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans les communautés ecclésiales que vous avez visitées ? Tant pendant mon séjour au Venezuela qu’au cours de mes voyages, j’ai vu de nombreux témoignages de vie évangélique. Ils sont à jamais gravés dans ma mémoire. Des gens de chair et de sang, les deux pieds sur terre, qui témoignent si magnifiquement de l’amour de Dieu pour chaque être humain et pour notre monde. Que ce soit des religieuses s’occupant d’orphelins au Bénin ou de malades au Brésil, un prêtre en Afrique du Sud prenant le temps d’écouter ses paroissiens ou un laïc s’occupant de ses voisins au Chili. Ces nombreux exemples me remplissent d’une joie profonde. Que pouvons-nous apprendre des autres communautés ecclésiales ? Chaque communauté ecclésiale locale a sa spécificité. Inutile de se copier les uns les autres, cela ne fonctionne jamais. Mais certains éléments peuvent certainement nous inspirer. De l’Église africaine, nous pourrions peut-être reprendre l’idée d’une Église-famille. Nulle part ailleurs je n’ai ressenti aussi fortement l’importance des
Les Asiatiques nous enseignent l’importance de l’intériorité et de l’harmonie avec Dieu, les gens qui vous entourent et avec votre environnement. © Missio
relations. Les Asiatiques nous enseignent l’importance de l’intériorité et de l’harmonie. Sans un équilibre dans les relations entre nous, Dieu, les gens qui nous entourent et avec notre environnement, nous restons centrés sur nous-même et ne voyons plus vraiment les autres. L’Église latinoaméricaine nous demande d’être plus attentifs aux émotions. Tout ne doit pas être complètement rationnel ou raisonné. Laissez aussi parler votre cœur et suivez ses intuitions. Regardez comme, en Amérique Latine, des personnes s’engagent en politique au nom de leur foi.
« Je suis devenu prêtre pour être missionnaire. » Y a-t-il vraiment beaucoup de choses qui doivent changer dans notre Église de Belgique ? On a toujours quelque chose à apprendre. Cela est vrai pour tout être humain, mais certainement aussi pour l’Église. Et il y a certaines lacunes dans nos communautés. Souvent, cela est dû à un manque
d’ouverture. Tout d’abord, nous devrions avoir plus de contacts avec les autres religions du monde, telles que l’islam et le judaïsme. Ensemble, nous pouvons faire beaucoup plus. Je m’inquiète aussi parfois du fossé entre les générations au sein de l’Église. Pourquoi a-t-on du mal à parler aux jeunes et à les faire participer ? Est-ce un manque d’ouverture de leur part… ou de la nôtre? Enfin, je plaide pour une plus grande ouverture liturgique. A partir de l’Évangile, nous devons oser faire de nouveaux pas. Ainsi, la liturgie peut nous rapprocher, mais elle peut aussi déboucher sur un engagement concret. En définitive, quel regard portez-vous sur votre vie de missionnaire jusqu’à présent ? Je suis un homme heureux. Et reconnaissant, aussi. Parce que j’ai appris à connaître Jésus et à suivre ses traces. Parce que je connais un Père aimant et miséricordieux et que je peux en parler à d’autres personnes. Maintenant que mon mandat de directeur de Missio est terminé, cette joie et cet engagement ne s’arrêtent nullement. Vous êtes missionnaire pour la vie. Et l’amour de Dieu est éternel et toujours nécessaire. J’espère donc pouvoir continuer à expérimenter de nouvelles manières d’être chrétien et de faire Église.
merci
Donner l’eau vive
Il faut parfois aller loin pour chercher de l’eau et celle-ci présente des risques pour la santé.
© Missio
Chaque année, Missio Belgique soutient une dizaine de projets pastoraux de communautés religieuses en Afrique, en Asie et en Amérique latine. En octobre 2018, Sœur Virginie Tshibangu, mère supérieure des Sœurs Servantes du Fils de Dieu, dans le diocèse de Luiza, en RD Congo, a fait appel à nous. ROBERT VASTMANS EN TENUE DE SERVICE
« Nous accueillons en moyenne chaque année 16 jeunes filles pour une initiation de trois ans à la vie religieuse. Dès la première année, ces postulantes sont impliquées dans le projet «Enfants de Marie», un projet éducatif pour les enfants qui vivent près du monastère. Elles sont aussi étroitement associées dans la préparation de fond des réunions hebdomadaires de la communauté chrétienne de base.
« Les postulantes préparent les réunions de la communauté chrétienne de base. » 8
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Il y a une dizaine d’années, les célébrations dans la chapelle des sœurs ne rassemblaient qu’une vingtaine de fidèles ; aujourd’hui, chaque semaine, les célébrations dans la chapelle des sœurs attirent quelque cinq cents personnes.» BOIRE A LA SOURCE
Cependant, en partie à cause de l’attrait de leur monastère sur la population locale, les sœurs sont confrontées à un problème : un manque croissant d’eau potable. Comme le montre la photo, en 2018, les sœurs ont dû s’approvisionner à une source située le long d’un ruisseau. Non seulement cette eau devait être apportée de relativement loin dans des bouteilles d’eau, mais sa consommation comportait également des risques pour la
santé. Comment soutenir efficacement la population locale dans ces conditions ? L’EAU VIVE
Sœur Virginie le résume ainsi : « Jésus lui-même nous donne l’eau qui fait vivre (Jn 4, 1-42). Avoir accès à une eau saine et potable permettrait à la communauté des sœurs de poursuivre sa mission ; et aux nombreuses personnes qui trouvent le chemin du monastère d’étancher leur soif. » Voilà pourquoi, à la mi-2019, Missio a décidé de faire un don de 4.000 € pour forer un puits d’eau potable à proximité du monastère et de la maison de formation. Sœur Virginie vous est très reconnaissante pour ce soutien à leur tâche pastorale.
SOUTENEZ LE TRAVAIL PASTORAL DES RELIGIEUX(SES) BE19 0000 0421 1012 Communication: 181S CIM
merci
En route vers Pâques En 2019, à Pâques, le Sri Lanka a été le théâtre d’attentats sanglants. Des terroristes se sont fait exploser dans des églises et à proximité pendant les célébrations de Pâques. De nombreuses personnes ont été tuées et blessées.
AIDEZ LES RELIGIEUX (SES) EN SOUTENANT L’ACTION ‘VÉHICULES POUR LA MISSION’ BE19 0000 0421 1012 Communication : 180001S Véhicules
ROBERT VASTMANS
La même année, Missio s’est engagé à soutenir la communauté de foi catholique dans ce pays. Nous avons offert l’an dernier à Mgr Joseph Ponniah, évêque de Batticaloa, non seulement les intentions de messes de Missio - soit environ 2 000 € - mais aussi la possibilité d’obtenir une aide financière. L’église où l’évêque devait célébrer la messe de Pâques a été prise pour cible par les terroristes ! MOTORISÉS
Nous avons également décidé de financer l’achat de cinq vélomoteurs. Trois d’entre eux, à la demande du Frère S. Edwin Vasantharajah - OMI, supérieur provincial, ont servi dans le diocèse de Badulla pour trois confrères. La paroisse de Paasara
dont ces religieux sont responsables se compose de 15 hameaux, dont dix possèdent leur(s) propre(s) église(s). Leur mission ? Chaque jour, nous écriventils dans leur lettre de remerciement, ils parcourent plus de 25 km sur la route dans un paysage vallonné. Outre leur tâche de curés, ils sont également actifs en tant qu’enseignants dans les écoles. Ils interviennent aussi quotidiennement lors de sessions de formation et organisent des moments de consultation avec la population locale dans différents endroits. DES VÉHICULES POUR LA MISSION
Avec le projet «véhicules pour la mission», Missio Belgique aide depuis de nombreuses
Grâce à votre soutien, le P. Lebon et le P. Thaya (OMI) peuvent rejoindre les paroisses les plus reculées.
années des religieux tels que le Frère Edwin, des sœurs et des prêtres aux quatre coins du monde à porter la Bonne Nouvelle du Christ aux plus démunis. En 2019, nous avons principalement financé des véhicules en Afrique (67 dont 21 vélos) et en Asie (45 motos). DES SOMMES MODESTES
Notre objectif est d’aider le plus grand nombre possible de communautés ecclésiales dans le besoin avec des montants de soutien relativement faibles, sans affecter de grandes sommes d’argent à l’une ou l’autre demande particulièrement importante. En 2019, le montant moyen de l’aide par véhicule financé s’élevait à 1.319 €.
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la Belgique, terre de mission
Un pasteur venu du Cameroun Après avoir beaucoup donné à la mission, l’Église de Belgique reçoit à son tour des missionnaires venus d’ailleurs. L’abbé Joseph Claude Zambo est de ceux-là. Depuis 2015, ce natif du Cameroun exerce son ministère dans le doyenné de Neufchâteau (diocèse de Namur). Il nous livre ici ses impressions. P. JOSEPH CLAUDE ZAMBO
aussi d’un chrétien parmi ses frères. Les points de contact sont variés cependant. D’abord avec les enfants de la catéchèse et ensuite par l’accompagnement des familles et enfin dans la pastorale des malades et des personnes âgées, point de rencontre de la fragilité humaine. ÉVANGELISATION PERMANENTE
L’évangélisation est un processus continu, dont je pense que les chrétiens de Belgique ne sont pas exemptés. Par contre, il y a une nécessité pour les pasteurs eux-mêmes d’être mieux évangélisés, car on note une grande relativisation de l’enseignement de l’Église par le clergé lui-même, au point que les chrétiens ignorent beaucoup de choses de leur Église. De ce fait aussi la foi devient pour certains un acte parfois banal qui se limite à la pratique sacramentelle sans conviction pour se conformer à une habitude sociale.
« L’évangélisation est un processus continu pour tous les croyants. »
Je suis un pasteur du peuple de Dieu, chrétien parmi ses frères.
J’ai été ordonné prêtre le 21 août 2004 dans le diocèse d’Ebolowa au Cameroun. VOCATION MISSIONNAIRE
Le sentiment missionnaire est à la base de ma vocation, puis-je dire ; car c’est dans une congrégation missionnaire que je débute mes études (Société de l’Apostolat Catholique – Pères Pallottins). Malgré mon
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retour au diocèse, j’ai toujours gardé cette vocation missionnaire au fond de moi. J’ai la charge de Vicaire de paroisse dans plusieurs paroisses du secteur de notre doyenné. PASTEUR
Au point de vue relationnel, les contacts avec les paroissiens sont cordiaux, ceux d’un pasteur avec le peuple de Dieu et
Il y a un abandon de la vie de foi sous des prétextes divers. Certes , il y a encore des demandes de sacrements ; mais elles gonflent un peu artificiellement les statistiques. Ceux qui reçoivent ces sacrements n’ont pas la vraie connaissance de l’Église et une foi parfois sans conviction. Il est probablement nécessaire de réformer les méthodes d’accompagnement sacramentel en vue d’une Église vivante et croyante tout en laissant la place à l’Esprit-Saint pour l’avenir de l’Église de Dieu qui est en Belgique.
billet
MICHEL COPPIN DIRECTEUR DE MISSIO-BELGIQUE
Après une carrière missionnaire de douze ans en Amérique du Sud et dixneuf ans à Missio, je fais mes adieux en tant que directeur de cette organisation. Très reconnaissant car toutes ces années, j’ai pu suivre les traces de Jésus. Comme lui, je suis parti à la recherche de la mission que le Père m’avait confiée. Un exercice, chers lecteurs, que je vous recommande vivement. Mais une organisation comme Missio doit aussi réfléchir à sa mission : recevoir et transmettre la Bonne Nouvelle du Christ. Il nous revient de prononcer des paroles d’espoir malgré nos limites, avec des essais et des erreurs. Ce message d’espoir et de joie, Missio s’efforce de le répandre dans le monde entier. Telle est la mission, depuis près de deux cents ans, des Œuvres pontificales missionnaires chères au cœur du pape François. Elle se déploie selon quatre axes spécifiques. Tout d’abord, Missio s’engage à construire des communautés d’Église dans le monde entier. Celles-ci constituent la base
logistique de notre travail caritatif, de consolidation de la paix et de lutte contre la pauvreté. Ensuite, Missio rend possible la mise en place d’une bonne formation des personnes ayant des responsabilités pastorales : laïcs, religieux et prêtres ; c’est incontournable pour annoncer l’Évangile et se mettre au service des communautés de foi et de leurs membres. Au 19ème siècle, deux Françaises, furent à la base de ce travail missionnaire. En outre, Missio permet la prise en charge des personnes les plus vulnérable dans le monde : les enfants. Nos projets missionnaires au profit des enfants leur permettent de grandir en toute sécurité, d’acquérir et de conserver une place digne dans la société. Enfin notre tâche est de faire prendre conscience aux chrétiens de leur propre mission au sein de l’Église mondiale. Ces deux dernières tâches de Missio sont la prolongation de l’œuvre de deux missionnaires actifs en Asie.
« Notre mission : recevoir et transmettre la Bonne Nouvelle du Christ. » Grâce à votre prière et votre engagement, nous sommes en mesure de remplir notre mission. J’ai souvent vu de mes propres
yeux ce que rendent possible la prière et le soutien financier, faisant ainsi vivre l’Évangile, non seulement en paroles, mais aussi en actes. Au nom de toutes les personnes dans le monde qui bénéficient de votre soutien, je vous en remercie. Sachez que nous aussi, nous pouvons compter sur leur prière. Aujourd’hui, notre christianisme doit être redéfini. Chaque génération est appelée à le faire. Personnellement, je voudrais écouter nos jeunes. Comment veulent-ils construire le monde ? Comment la Bonne Nouvelle du Christ peut-elle être une source de soutien et d’inspiration ? Je prie pour que l’Esprit de notre Père aimant et miséricordieux puisse aider et bénir chacun d’entre nous. Avec ce souhait et un cœur reconnaissant, je vous dis adieu en tant que directeur de Missio. Ma succession est progressivement assurée, car il y a presque une fumée blanche au Vatican au sujet de la nomination de mon successeur. En attendant, les services de Missio, avec onze membres du personnel et une vingtaine de bénévoles, travaillent à plein régime. Ils veillent à ce que la pastorale missionnaire soit de plus en plus présente dans le pays. Continuez à les encourager par votre intérêt et votre soutien, invitez-les à organiser des activités dans vos communautés.
Michel Coppin a été directeur de Missio-Belgique de 2009 à 2020.
Longue vie à vous et à votre générosité ! Les années passeront, mais l’Église continuera, en dépit de tout, à annoncer l’Évangile en aidant les plus pauvres et les plus fragiles. En inscrivant dans votre testament un legs au profit de Missio, vous continuerez à soutenir l’action des communautés catholiques dans le monde. Ce testament peut être manuscrit (écrit de votre propre main, daté et signé par vous) ou fait devant notaire. Comment procéder? Que puis-je léguer ? Nous sommes à votre disposition sur toute question que vous pourriez vous poser à ce sujet.
Renseignez-vous auprès de votre notaire ou contactez-nous: legs@missio.be ou 02 679 06 30
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suara Rédacteur en chef Michel Coppin Rédaction finale Armelle Griffon Ont collaboré Michel Coppin, Catherine De Ryck, Armelle Griffon, Lothar Klinges, Robert Vastmans, Joseph Claude Zambo Photos Lothar Klinges, Lawrence OP, Missio, Craig Murphy, Peter Potrowl, Shutterstock / FamVeld Mise en page et impression Halewijn nv Éditeur responsable Michel Coppin, Bd du Souverain 199, 1160 Bruxelles Info et contact Bd du Souverain 199, 1160 Bruxelles, 02 679 06 30, info@missio.be, www.missio.be Abonnements et changements d’adresse suarafr@missio.be N° d'entreprise: 0410647718 Réactions et suggestions communication@missio.be Missio Wallonie-Bruxelles Bd du Souverain 199, 1160 Bruxelles Tél.: 02 679 06 47, wallonie@missio Tél.: 02 679 06 50, formations@missio.be
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